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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 18:52

 

http://www.hurriyetdailynews.com/chp-mps-arrest-was-last-straw-turkeys-main-opposition-leader-says-during-justice-congress-.aspx?pageID=517&nID=117221&NewsCatID=338

 

L’arrestation d’un parlementaire du parti républicain du peuple (CHP) a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, a déclaré le leader du principal parti de l'opposition turque lors du congrès de la justice.

Le principal parti de l’opposition turque a lancé Samedi 26 Août 2017 son congrès de la justice dans la province occidentale de Çanakkale, qui prévoit d’organiser des ateliers et des discussions sur le dossier actuel de la Turquie en matière de justice.

Le leader du CHP, Kemal Kilicdaroglu, s'est adressé aux participants au début du congrès, en disant que le parti « ne veut pas de tensions ou de combats, mais qu’il cherche plutôt la justice. Nous voulons vivre paisiblement dans notre pays. Nous voulons une Turquie juste », a déclaré Kemal Kilicdaroglu, alors que la foule chantait « droits, loi, justice ».

La CHP a précédemment mené une marche de la justice et un rassemblement de la justice après que son député d'Istanbul, Enis Berberoglu, ait été condamné à vingt cinq ans de prison le 14 juin 2017 pour avoir fourni au quotidien Cumhuriyet une vidéo montrant des camions de l’agence nationale de renseignement (MİT) se dirigeant vers la Syrie.

Dans son discours à Çanakkale, Kemal Kilicdaroglu a déclaré que l'arrestation d’Enis Berberoglu a été la dernière goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour le parti, ajoutant que la Turquie a connu deux 15 juillet différents.

« Le peuple de ce pays ne doit pas oublier qu'il y a eu deux 15 juillet différents. Dans le premier, le peuple a résisté contre la tentative de coup d’état. Nous honorons nos anciens combattants et nos martyrs », a déclaré Kemal Kilicdaroglu, se référant aux deux cent cinquante personnes tuées et aux plus de deux mille blessés lors de la tentative de coup d’état du 15 juillet 2016, largement considérée comme ayant été organisée par les partisans du prédicateur islamique Fethullah Gulen basé aux États-Unis.

« Il y a aussi le 15 juillet du palais présidentiel. Nous nous opposons à ce 15 juillet. Nous nous opposons à ceux qui ont fait un autre coup le 20 juillet », a-t-il déclaré en faisant référence à la date à laquelle l'état d'urgence a été proclamé en Turquie.

Des milliers de personnes ont été suspendues et ont été renvoyées de leurs postes par les décrets de l’état d'urgence.

« Un coup civil a été réalisé pour la première fois. Le peuple innocent souffre. Des milliers d'universitaires ont été licenciés. Les prisons sont pleines de journalistes. Nous n'oublierons pas ces réalités. Des députés sont en prison. L'arrestation d’Enis Berberoglu, qui n’est pas du tout coupable, a été la dernière goutte d’eau pour nous. Et nous avons marché. Nous avons marché d'Ankara à Istanbul. Nous avons marché pour les droits, la loi et la justice », a-t-il déclaré en se référant à la marche de la justice qui a été lancée le 15 juin 2017 à Ankara.

En disant que quatre vingt millions de personnes en Turquie ont soif de justice, Kemal Kilicdaroglu a noté que soixante treize pour cent de ceux à qui on demande s'ils pensent qu'il y a de la justice en Turquie ont répondu en disant non.

« Pas une personne, mais quatre vingt millions de personnes ont soif de justice en Turquie. Un sondage a été effectué. On a demandé aux citoyens si, quand ils vont au palais de justice pour une certaine raison, pensent-ils qu'une décision juste sera prise les concernant. Environ dix neuf pour cent de ceux à qui on a posé la question ont dit oui. Soixante treize pour cent ont déclaré qu’il n’y a pas de justice dans ce pays. Le pourcentage des participants qui ne montraient pas leur point de vue était de huit pour cent. Au moins quatre vingt pour cent de cette société nous dit qu'il n'y a pas de justice dans ce pays », a-t-il déclaré.

Au cours de son discours, Kemal Kilicdaroglu a dénoncé à maintes reprises les décrets de l’état d'urgence.

« Pensez-y, le nombre d'enfants dans les prisons avec leur mère est de six cent soixante huit. Ces enfants ont besoin de jouer à des jeux et ils ont le droit de voir leurs pères. Il faut se demander si c'est la justice. Pensez-y, vous êtes un universitaire. Vous vous réveillez un matin et vous comprenez que vous avez été renvoyé par un décret de l’état d'urgence. Vous voulez rechercher la justice, mais il n'y a pas d'institution à laquelle vous pouvez vous adresser. Parce qu'ils vous interdisent de défendre vos droits », a-t-il déclaré.

Le principal leader de l'opposition a également critiqué la détention des éducateurs Nuriye Gulmen et Semih Ozakça, qui ont été en grève de la faim pendant plus de cent soixante dix jours, demandant à être réintégrés dans leurs postes qu'ils ont perdus par les décrets de l’état d’urgence.

« Ils ont dit qu’ils étaient des terroristes. Ils sont en grève de la faim, mais ils sont emprisonnés. Comment ne pas penser à Nuriye Gulmen et à Semih Ozakça. Ce n’est pas la justice », a-t-il déclaré.

Dans son discours, Kemal Kilicdaroglu a exhorté la cour constitutionnelle à reconsidérer ses décisions concernant les députés en prison.

« La cour constitutionnelle a précédemment déclaré qu’un député peut être jugé, mais qu’il ne peut pas être arrêté. Quoi qu'il en soit, beaucoup de députés sont en prison aujourd'hui. Parce que les décisions dépendent du palais. Je demande à la tête et aux membres de la cour constitutionnelle, s’ils sont  vraiment juges, de réexaminer leurs décisions et de le faire immédiatement », a-t-il déclaré.

En disant que le CHP « ne se rendra pas à l'oppresseur », Kemal Kilicdaroglu a noté que certains journalistes ont été arrêtés simplement parce qu'ils ont été appelés par des personnes utilisant l’application de téléphone portable Bylock, utilisée presque exclusivement par les gulenistes.

« Ils disent que les journalistes sont arrêtés parce qu’ils utilisent Bylock alors que, en fait, ils n’ont aucun lien avec l’organisation de Fethullah Gulen. Plus de cent cinquante journalistes sont en prison. Vous ne pouvez pas parler de démocratie », a-t-il ajouté.

Kemal Kilicdaroglu a également affirmé que ceux qui ont de l'argent peuvent se promener librement même si leurs liens avec l’organisation de Fethullah Gulen sont établis.

« Si vous faites partie d’une famille, vous pouvez acheter ce que vous voulez et vous pouvez voyager librement. C'est pourquoi il n'y a pas de justice en Turquie. Ceux qui ont utilisé leur pouvoir et ont donné de l'argent ont été libérés. Cependant, il existe des citoyens emprisonnés simplement parce qu'ils sont des opposants », a-t-il déclaré.

Au cours de son discours, Kemal Kilicdaroglu a accusé le président Recep Tayyip Erdogan de ne pas être un patriote.

« Pensez-y, les personnes qui gouvernent l'état demandent à l’organisation de Fethullah Gulen ce qu’elle a demandé et ce qu’ils ne lui ont pas donné. Elle a demandé des écoles et elle les a eues. Elle a demandé des gouverneurs et elle a eu des gouverneurs. Elle a demandé des généraux et elle a eu des généraux. Donc, vous avez donné à l’organisation de Fethullah Gulen tout ce qu’elle voulait. Vous n'êtes pas des patriotes », a-t-il déclaré.

De plus, le principal leader de l'opposition a déclaré que le parti examinera tout du point de vue des droits, de la loi et de la justice.

« Nous allons nous assurer que le pouvoir judiciaire devienne indépendant. Le pouvoir judiciaire répartira la justice. Nous allons agir ensemble pour la liberté des médias. Les journalistes pourront écrire librement. Nous allons nous assurer qu'il y ait la liberté de religion et de conscience », a-t-il déclaré.

En disant que la politique ne devrait pas faire partie de l'armée, des mosquées ou des palais de justice, Kemal Kilicdaroglu a noté que le parti ne ferait pas de politique sur les identités ou les croyances.

« Par conséquent, nous laisserons tous les éléments qui créent des tensions et des divisions dans la société hors de la politique », a-t-il ajouté.

Le congrès de la justice rassemblera plus de sept cent conférenciers dans huit débats principaux sur la justice dans les tribunaux, la vie quotidienne, l'éducation, la religion, les médias, les élections et les moyens de subsistance, jusqu'au Mercredi 30 Août 2017. Le premier sujet à discuter par le congrès devrait être la justice dans les tribunaux.

Comme la marche de la justice et le rassemblement de la justice, aucun drapeau ou aucune bannière des partis politiques ne sont autorisés dans le congrès et seuls les drapeaux turcs peuvent être affichés.

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 19:17

 

 

https://www.bastamag.net/De-l-Europe-aux-Etats-Unis-ces-villes-qui-s-opposent-a-leurs-gouvernements-pour

 

De l’Europe aux Etats-Unis, ces villes qui s’opposent à leurs gouvernements pour mieux accueillir les migrants

 

Par Rachel Knaebel

 

Mardi 29 Août 2017

 

Aux Etats-Unis, des centaines de municipalités ont fait le choix de ne pas contribuer à la chasse aux sans-papiers lancée par Donald Trump.

En Europe, des communes s’engagent pour un accueil digne des migrants. Villes sanctuaires et villes refuges, de l’Italie à la Grande-Bretagne, de Barcelone à Grande-Synthe, ces communes tentent de se constituer en véritables contre-pouvoirs face aux politiques indignes et xénophobes.

A peine élu président des États-Unis, Donald Trump adoptait un décret pour couper les fonds fédéraux aux centaines de municipalités qui ont critiqué sa politique contre les migrants.

Face au programme de Donald Trump, à sa volonté d’expulser manu militari les sans-papiers quel que soit le nombre d’années de résidence, et à son souhait d’ériger un mur à la frontière mexicaine, de nombreuses villes se sont rapidement déclarées villes sanctuaires.

Ces municipalités « ont adopté des politiques qui promettent de protéger et de servir tous leurs résidents, quel que soit leur statut migratoire », explique la puissante association American Civil Liberties Union (ACLU).

Dans les faits, ces villes refusent de coopérer avec les forces de l’ordre fédérales lorsque celles-ci leur demandent de mettre des sans-papier en détention. Elles n’exigent pas forcément de leurs habitants de produire un certificat de naissance ou de séjourner légalement pour accéder aux services publics locaux. Certaines municipalités sanctuaires décident même de reconnaître comme valables sur leur territoire des papiers d’identité non états-uniens ou de distribuer leurs propres papiers d’identité municipaux à tous leurs résidents, quelle que soit leur nationalité.

Les métropoles parmi les plus importantes des États-Unis, comme New York, Los Angeles, Chicago, Boston ou Washington, ont adopté cette position. Et n’ont pas perdu la bataille face à Donald Trump puisqu’un juge fédéral a bloqué au mois d'avril 2017 le décret du président qui voulait leur couper les vivres.

En Europe aussi, confrontée à une crise historique de la gestion des migrations, des collectivités locales prennent le contrepied de la politique de fermeture menées par les états de l’Union Européenne.

Quand la plupart des gouvernements européens misent sur une gestion sécuritaire et des accords avec des pays aussi peu démocratiques que la Libye et la Turquie,  à Milan, le 20 mai 2017, cent mille personnes ont manifesté à l’initiative du maire de gauche de la ville pour promouvoir l’accueil des migrants.

Au mois de février 2017, c’était la maire de Barcelone, Ada Colau, alliée du parti Podemos, qui appelait à une manifestation pour l’accueil des migrants. Là aussi, plus de cent mille personnes ont répondu présentes. La capitale catalane a aussi initié un réseau international de villes engagées dans l’aide et l’accueil des migrants, Solidarity Cities. Une impulsion également destinée à pousser le gouvernement espagnol à accélérer l’accueil des réfugiés arrivés en Europe et qui devaient être relocalisés vers l’Espagne.

« Il faut faire la différence entre les réseaux de villes solidaires en Europe et le mouvement de villes sanctuaires aux États-Unis », souligne cependant Filippo Furri, cherchceur membre du réseau Migreurop et doctorant à l’université de Montréal, « en Europe, les municipalités se constituent en villes refuges sur la question de l’asile. Aux États-Unis, le mouvement s’est plutôt construit pour protéger des personnes qui retombent dans l’irrégularité administrative après avoir déjà vécu un moment dans le pays ».

Filippo Furri connaît bien le cas italien, en particulier celui de Venise, « avec les guerre des Balkans dans les années 1990, il y a eu une vague de réfugiés. À Venise, un élan de solidarité citoyenne et associative s’est joint à une volonté politique pour organiser un accueil digne. Un système d’accueil organisé s’y est mis en place dans la foulée, au début des années 2000. Venise est devenue une sorte de prototype du système d’asile qui s’est développé ensuite en Italie et qui est en train de péricliter avec la situation d’urgence actuelle ».

Aux côtés de la Grèce, l’Italie est l’un des deux principaux pays d’arrivée pour des centaines de milliers de personnes qui débarquent chaque année en Europe par la mer pour y chercher l’asile et la sécurité. Plus de trois cent soixante mille personnes sont arrivées par la mer Méditerranée en Europe en 2016. Plus de quatre vingt dix huit mille sont arrivées depuis le début de l’année 2017. Plus de deux mille personnes migrantes sont déjà mortes en mer Méditerranée cette année. L’Italie est donc l’un des pays qui doit gérer en urgence et en grand nombre l’accueil des migrants, en plus des sauvetages en mer.

Au début du mois de juillet 2017, son gouvernement a appelé à l’aide les autres pays européens pour faire face aux nécessités de prise en charge des nouveaux arrivants. Mais loin de prendre le parti de l’hospitalité, Rome a aussi menacé dans le même temps de fermer ses ports aux migrants.

« L’Italie, comme la Grèce, est en train de devenir un véritable territoire de rétention », déplore Filippo Furri, « il y existe des formes d’hospitalité et d’accueil dans la société civile. C’est une réponse face à une gestion de la part des états qui vise avant tout à contrôler les flux, à trier les gens et à disperser les centres d’accueil en les imposant aux collectivités locales. Il y a un conflit entre l’accueil local des municipalités et le contrôle étatique ».

De la même manière que des Organisations Non Gouvernementales (ONG) prennent le relais des états et des autorités européennes pour sauver des vies en mer Méditerranée, des communes italiennes s’organisent pour faire ce que l’état italien refuse, organiser un accueil digne, et favoriser les échanges entre la population locale et les nouveaux arrivants.

Le réseau des communes de la terre pour le monde, fondé en 2003 en Italie, réunit aujourd’hui plus de trois cent municipalités de tout le pays.

L’association organise par exemple un festival interculturel à Riace, village de Calabre devenu l’un des points d’entrée de nombreux migrants dans l’Union Européenne. L’association des communes mène aussi des projets de solidarité internationale, comme un projet de développement de l’énergie solaire au Sahel. « Le réseau Recosol est organisé sur une logique de solidarité qui dépasse la question des migrations », précise Filippo Furri, « c’est un réseau d’entraide entre communautés locales ».

Se constituer en associations de solidarité, au delà du seul objectif de gérer l’urgence, voilà ce qui fait sûrement la spécificité des réseaux des villes-refuges face aux politiques migratoire des états. « L’état laisse en partie seules les municipalités italiennes pour l’organisation de l’accueil des migrants. Ce sont les municipalités qui organisent le logement, les cours de langue et l’intégration locale », expliquent les coordinateurs du réseau de communes Recosol, « la politique du gouvernement italien souffre de l’absence d’une vision globale et d’un plan national pour l’accueil et l’intégration des migrants. Ce sont donc les associations et les citoyens, sur le territoire, qui font la différence ».

En Grande-Bretagne aussi, des citoyens et des communes prennent le contrepied de la politique xénophobe du gouvernement conservateur.

« Le réseau City of Sanctuary a été créé à Sheffield, en 2005, par un petit groupe de personnes qui voulaient mieux accueillir les réfugiés », explique Forward Maisokwadzo, porte-parole de ce réseau britannique.

Le maire de cette ville de cinq cent mille habitants du nord de l’Angleterre avait pleinement soutenu l’initiative et il avait pris l’engagement public d’accueillir les demandeurs d’asile et les réfugiés dans sa ville. « Puis le mouvement est devenu très important en terme de nombre de personnes et de communes impliquées. Il compte aujourd’hui une centaine de municipalités. L’idée est de travailler avec tout le monde, les citoyens, les associations et les autorités locales ».

Pour le mouvement City of Sanctuary, la clé de l’accueil est dans ce travail collectif. « Les actions menées par le mouvement varient selon les endroits. Elles peuvent par exemple consister à sensibiliser les gens à la question de l’accueil des demandeurs d’asile », précise Forward Maisokwadzo, « à Bristol, la ville s’est attaquée au problème du dénuement des demandeurs d’asile qui reçoivent très peu de soutien financier et qui n’ont pas le droit de travailler pendant l’étude de leur demande. Une douzaine d’autres villes se sont engagées sur la question. Leur travail est aussi de pousser le gouvernement à se pencher sur ce problème ».

En France, il y a l’exemple de Grande-Synthe, une ville du Nord de vingt mille habitants, où la municipalité a pris le parti de l’accueil des migrants en route vers l’Angleterre, notamment en construisant avec Médecin Sans Frontières (MSF) un centre d’accueil permettant des conditions de vie décentes. Repris en main par la préfecture, le centre a été détruit par un incendie au mois d’avril 2017. Des citoyens s’engagent aussi évidemment, de Calais à la frontière italienne, et se trouvent parfois traîné en justice pour  délit de solidarité.

À Paris, où des milliers de migrants débarqués dans la capitale se retrouvent à la rue sans aucune prise en charge et harcelés par la police, la maire Anne Hidalgo a annoncé l’ouverture d’un premier centre d’accueil au mois de mai 2017. Le centre a ouvert six mois plus tard. Prévu pour cinq cent personnes, il est pourtant sous-dimensionné et saturé en permanence.

Selon l’association France Terre d’Asile (FTA), plus de mille personnes migrantes dormaient encore dans la rue au début du mois de juillet 2017 à proximité du centre d’accueil. Le Groupe d’Information et de Soutien aux Travailleurs Immigrés (GISTI) a aussi dénoncé les violences policières dont sont victimes les migrants dans les files d’attentes du centre. Malgré des initiatives bien réelles mais dispersées, « la France n’est pas dans une démarche d’accueil », regrette Filippo Furri. Les villes françaises prendront-elles le relais d’un état défaillant ?

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 18:45

 

 

https://www.humanite.fr/salah-hamouri-place-en-detention-administrative-pour-six-mois-641082

 

Salah Hamouri placé en détention administrative pour six mois

 

Par Pierre Barbancey

 

Sur la seule base d’un dossier secret, l’administration militaire d’occupation israélienne a décidé de laisser en prison le jeune franco-palestinien, arrêté la semaine dernière.

 

Salah Hamouri, franco-palestinien de trente deux ans, arrêté la semaine dernière par la police israélienne à son domicile, a été placé en détention administrative pour six mois, donc jusqu’au 22 février 2018. Mardi 29 Août 2017, il avait été présenté devant un juge de la cour de Jérusalem qui avait décidé tout d’abord de le placer en résidence surveillée à al Reineh pour vingt jours, sans qu’aucune des charges n’aient été révélées, contenues dans un dossier secret. Le magistrat lui interdisait également l’entrée à Jérusalem, dont la partie orientale est illégalement occupée et annexée par Israël depuis 1967, ainsi que toute sortie du pays, rappelons que les palestiniens qui veulent sortir des territoires doivent obligatoirement passer par Israël, pendant trois mois, jusqu’au 28 novembre 2017. En plus de cette décision, Salah Hamouri devait s’acquitter d’une caution de dix mille shekels, environ deux mille trois cent euros. Sa famille s’est alors rendue à al Moskobyeh, le centre d’interrogatoire pour payer la caution. C’est alors que la décision militaire, les territoires occupés sont toujours placés sous la coupe d’un gouverneur nommé par le ministère de la défense, est tombée, six mois de détention administrative. Une nouvelle audience est prévue Jeudi 31 Août 2017 pour savoir si le juge entérine cette décision. Ce qui se produit presque toujours, le mot justice se couplant difficilement avec celui d'occupation. 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 18:17

 

 

http://www.cdkf.fr/2017/08/26/appel-a-observer-le-proces-de-mme-figen-yuksekdag/

 

Appel à observer le procès de Figen Yuksekdag

 

Par la commission des affaires étrangères du parti démocratique des peuples (HDP)

 

La coprésidente du HDP Figen Yuksekdag a été arrêtée le 4 novembre 2016, en même temps que le coprésident Selahattin Demirtas et huit autres députés du HDP. Elle est depuis détenue dans la prison de type F de Kandira. La deuxième audience de son procès se tiendra le 18 septembre 2017, dans le complexe de la prison de Sincan, à Ankara.

Les opérations politiques et arbitraires menées contre le HDP par Recep Tayyip Erdogan et son gouvernement du parti de la justice et du développement (AKP) visent Figen Yuksekdag particulièrement en tant que femme et en tant que socialiste turque. La justice est entièrement mise au service de cette politique répressive.

En ciblant des membres non kurdes du HDP, cette répression vise à détruire la coalition multiethnique et multiculturelle qu’incarne notre parti. A travers la personne de Figen Yuksekdag, elle porte également atteinte à la parité et à la représentation des femmes dans la vie politique. Ce n’est pas une coïncidence si Figen Yuksekdag a été la première députée à avoir été privée de son immunité parlementaire.

Voici quelques un des chefs d’accusation retenus à son encontre, fonder ou diriger une organisation terroriste, faire la propagande d’une organisation terroriste, inciter la population à la haine et à l’hostilité, inciter la population au crime et inciter la population à violer la loi, à participer à des manifestations et à des réunions interdites. L’acte d’accusation consiste en une compilation de huit dossiers. La quasi-totalité des dossiers concernent des discours prononcés en tant que dirigeante du HDP. Il lui est reproché par exemple d’avoir, dans le cadre de ces discours, qualifié de résistance les manifestations qui ont eu lieu dans les villes kurdes placées sous couvre-feu. Il lui est reproché d'avoir soutenu l’autonomie démocratique, alors même que celle-ci est inscrite dans le programme du HDP. Il lui est reproché d'avoir qualifié de massacre la mort de centaines de civils durant les opérations menées par les forces turques de sécurité.

Nous vous invitons à assister en tant qu’observateur à cette audience pour montrer à l’opinion publique internationale que ce procès politique est suivi de près par les forces démocratiques.

Nous appelons en particulier les organisations internationales de femmes à observer ce procès afin de dénoncer les politiques misogynes du régime de l'AKP et de manifester leur soutien aux femmes opprimées du fait de leur lutte pour la liberté, l’égalité et la justice.

Nous sommes à votre disposition pour toute information supplémentaire sur cet appel ou sur les modalités de votre participation à une mission d’observation.

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 18:02

 

 

http://www.leparisien.fr/paris-75015/les-migrants-levent-le-camp-avant-l-heure-27-08-2017-7217232.php

 

Les migrants lèvent le camp avant l’heure porte de Versailles

 

Le camp temporaire accueillait quatre cent cinquante hommes, principalement des soudanais, des afghans et des érythréens.

La préfecture de région avait promis de tenir les délais. Elle est allée au-delà. Le camp temporaire de migrants installé depuis le Vendredi 18 Août 2017 sur le campus universitaire sportif de l’Institut d’éducation physique de l'université de Paris Panthéon Assas, rue Lacretelle, près de la porte de Versailles, dans le quinzième arrondissement de Paris, sera libéré avant l’heure. La deadline était portée au week-end prochain.

En fait, dès le Lundi 28 Août 2017, le démontage des vingt grandes tentes de la sécurité civile va commencer. Puis les gymnases seront progressivement vidés de leurs lits de camp.

Vendredi Premier Septembre 2017, au plus tard, il ne restera rien du passage de ces quatre cent cinquante hommes, principalement des soudanais, des afghans et des érythréens.

L’association Aurore, en charge du camp, rendra les clés de ce terrain complètement vidé et nettoyé, avec sa piste d’athlétisme et ses équipements sportifs, restitués aux étudiants pour leur rentrée.

« Vendredi 25 Août 2017, il ne restait sur le camp que cent quatre vingt huit migrants sur les quatre cent cinquante », se félicitait le porte-parole de la préfecture de région, « peu à peu, les migrants partent ». La plupart ont été orientés dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) répartis sur tout le territoire et d’autres sont dans la nature.

L’arrivée de ces quatre cent cinquante migrants à la porte de Versailles était le résultat de l’évacuation du camp sauvage de la porte de la Chapelle, dans le dix huitième arrondissement de Paris, du Vendredi 18 Août 2017 où deux mille cinq cent réfugiés s’entassaient dans la rue, dans des conditions déplorables tant pour eux que pour les riverains. La décision de les évacuer avait été prise par l’état et la préfecture de région avec le soutien de la préfecture de police et de la ville. 

Ce week-end, la nouvelle de la fermeture anticipée du camp de la porte de Versailles a ravi Philippe Goujon. Le maire des Républicains du quinzième arrondissement de Paris avait dès le début crié au scandale,  reprochant à l’état, à la préfecture de région et à la préfecture de police de Paris, d’avoir organisé cette opération en douce.

En même temps, soufflait alors un élu sous couvert d’anonymat, « si les riverains avaient été informés, on aurait eu Jean-François Lamour qui aurait dégainé son sabre pour barrer la route aux migrants avec Philippe Goujon, le maire et les opposants qui se seraient enchaînés aux grilles ». 

L’élu « qui ne traite pas avec les sous-fifres » a rencontré directement le préfet de région, Vendredi 25 Août 2017, et le ministre de l’intérieur, Jeudi 24 Août 2017. Philippe Goujon critique « cette non-maîtrise des flux migratoires ». Pour le maire des Républicains du quinzième arrondissement de Paris, « on ne règle rien ». Et de prévenir que « je vous donne rendez-vous dans deux mois. Le camp sauvage de la porte de la Chapelle se sera reformé avec ses deux mille cinq cent migrants. Et on évacuera pour la trente sixième fois en deux ans ».

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 19:48

 

 

CHAVEZ CASTRO ET MADURO

 

Par Bernard Fischer

 

Lundi 28 Août 2017

 

Le Venezuela sombre dans une profonde crise économique, sociale et politique, et cette crise provoque une importante discussion politique à l’intérieur de la gauche et de l’extrême gauche française.

La position des défenseurs de l’actuel gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro procède d’une double négation. C’est d’abord la négation de cette crise et l’inversion des causes de cette crise. C’est ensuite la négation du contexte historique et international de cette crise.

L’élection d’Hugo Chavez en 1998 à la présidence de la république du Venezuela est un tournant et un changement qualitatif dans l’histoire politique récente du Venezuela.

C’est l’acte de naissance de la révolution bolivarienne dont les deux caractéristiques les plus importantes sont les suivantes.

D’un point de vue politique, c’est la participation du peuple du Venezuela à un certain nombre d’organes d’auto organisation populaire. Hugo Chavez et son Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) présentent systématiquement pendant au moins dix ans des candidats aux élections, ils respectent les résultats et les échéances électorales, les candidats du PSUV gagnent systématiquement les élections et les observateurs internationaux reconnaissent et garantissent généralement la régularité de ces élections.

D’un point de vue économique et social, les gouvernements successifs d’Hugo Chavez procèdent à une distribution partielle de la rente pétrolière par des programmes sociaux  et cette distribution partielle de la rente pétrolière entraîne une élévation et une amélioration substantielle du niveau et des conditions de vie des masses populaires vénézuéliennes.

Combien de temps et d’années dure la révolution bolivarienne et quelle est la date exacte de la fin et de l’épuisement du modèle bolivarien et de la transformation de la révolution en contre révolution ? Quelles sont les modalités précises par lesquelles la contre révolution de Nicolas Maduro succède, remplace et provoque la défaite de la révolution d’Hugo Chavez ?

Il faudrait certainement un message d’au moins une dizaine de pages pour une réponse précise à ces questions. Vous trouverez seulement dans ce message trois réponses générales.

Premièrement, la révolution bolivarienne connaît le destin de toutes les révolutions, des révolutions démocratiques comme des révolutions sociales.

Les révolutions sont comme les ogres, elles mangent leurs enfants. Après la grande révolution bourgeoise française de Maximilien Robespierre et de Georges Danton en 1789, il y avait la contre révolution du premier empire de Napoléon Bonaparte.

Après la révolution russe de Vladimir Lénine, de Léon Trotsky et de Nestor Makhno en 1917, il y avait la contre révolution de Joseph Staline. Après la révolution cubaine en 1959, il y avait les divergences entre Fidel Castro et Ernesto Guevara et la lente transformation de la révolution cubaine en dictature castriste. Après la révolution chaviste au Venezuela, il y a la contre révolution maduriste.

Quelles sont les principales formes d’expression de la contre révolution maduriste ?

Du point de vue de la situation économique, il y a d’abord l’effondrement du cours mondial du baril de pétrole et de la rente pétrolière. Il y a ensuite une modification importante de la répartition de la rente pétrolière et des dépenses budgétaires de l’état vénézuélien. Les trois postes budgétaires les plus importants étaient et sont les programmes sociaux, l’aide économique à Cuba et la corruption. L’augmentation exponentielle de l’aide économique à Cuba et de la corruption entraîne la disparition des programmes sociaux, une inflation exponentielle et la disparition des biens économiques les plus élémentaires dans les magasins.

La corruption générale prend une part de plus en plus importante du budget de l’état et provoque l’apparition d’un nouveau groupe social parasitaire, une nouvelle bourgeoisie rouge, la bolibourgeoisie, dont la principale composante est la caste des officiers de l’armée vénézuélienne et des gestionnaires des entreprises d’état et dont une partie de la fortune viendrait du trafic de drogue.          

Du point de vue de la situation politique, les organes d’auto organisation populaire disparaissent au profit de la dictature du parti unique.

Du point de vue de la diplomatie internationale du gouvernement vénézuélien, le syndrome cubain frappe le Venezuela de Nicolas Maduro et son gouvernement soutient les pires dictatures du monde entier. Le gouvernement de Nicolas Maduro nous sert encore et toujours la vieille propagande anti impérialiste de l’union soviétique du vingtième siècle. Cette propagande anti impérialiste est toujours la propagande officielle de la dictature cubaine trente ans après la dissolution de l’union soviétique. La base la plus fondamentale de cette propagande anti impérialiste est un contre sens historique, économique et idéologique total dont le point de départ est la question de l’embargo économique des Etats Unis contre Cuba.

Nous sommes bien évidemment pour la levée et pour la suppression de l’embargo économique des Etats Unis contre Cuba mais cet embargo est bien un embargo économique contre le peuple cubain et ce n’est pas un embargo économique contre la dictature castriste. Nous sommes donc pour la levée de cet embargo économique pour deux raisons. Premièrement, l’ouverture du marché cubain au marché régional et au marché mondial entraînerait une augmentation significative des conditions de vie du peuple cubain. Deuxièmement, elle précipiterait la chute de la dictature castriste.

Il y a enfin la question de l’inversion des relations, des valeurs et des flux migratoires entre le Venezuela et la Colombie, la question des deux dernières années de la vie d’Hugo Chavez à Cuba et la question de la désignation de son successeur. La désignation de Nicolas Maduro comme successeur d’Hugo Chavez était de toute évidence une décision de la direction castriste.    

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 18:58

 

 

Entretien entre Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan sur la situation de Loup Bureau (Reuters)

 

La situation du journaliste français Loup Bureau, détenu depuis la fin du mois de juillet 2017 en Turquie, a fait l'objet d'un entretien téléphonique Dimanche 27 Août 2017 entre Emmanuel Macron et le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Le président français a demandé à son homologue turc, au-delà de l'amélioration obtenue des conditions de détention, sa libération rapide et son retour en France, est-il précisé dans un communiqué diffusé en fin d'après-midi par l'Elysée.

D'après le texte diffusé par la présidence française, les deux présidents comptent « trouver, dans les meilleurs délais, une issue positive », par une poursuite des contacts entre Paris et Ankara, également au niveau ministériel.

Quelques heures plus tôt, des syndicats de journalistes français, le Syndicat National des Journalistes (SNJ), le SNJ de la Confédération Générale du Travail (CGT) et le syndicat des journalistes de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), ont appelé à une multiplication des actions de solidarité afin de « pousser la France, l'Europe, l’United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO) et l’Organisation des Nations Unies (ONU), à durcir le ton, pour amener Ankara à respecter les principes démocratiques ».

Au-delà du sort de Loup Bureau, placé à l'isolement et qui s'est vu refuser une demande de libération par les autorités turques, ces organisations rappellent que cent soixante journalistes turcs et kurdes sont en détention.

Etudiant en journalisme de vingt sept ans, Loup Bureau est détenu depuis son arrestation, le 26 juillet 2017, en Turquie, où il est soupçonné de liens avec une organisation terroriste.

Selon l'agence de presse turque Anatolie, il a été arrêté alors qu'il entrait en Turquie depuis l'Irak via un point de passage sous le contrôle des miliciens kurdes syriens des unités de protection du peuple (YPG).

Loup Bureau a déjà collaboré avec la cinquième chaîne de la télévision française, qui a diffusé en 2013 un de ses reportages consacré aux combattants des YPG.

Ces milices sont considérées par Ankara comme une émanation du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). La Turquie, les Etats-Unis et l'Union Européenne classent le PKK parmi les organisations terroristes.

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 18:30

 

 

https://www.humanite.fr/israel-salah-hamouri-place-en-isolement-jusqua-mardi-641015

 

Salah Hamouri placé en isolement jusqu'au Mardi 29 Août 2017

 

Par Pierre Barbancey

 

La détention du franco-palestinien a été prolongée. Son avocat a précisé à l’Humanité que les charges n’ont pas été communiquées. 

Arrêté Mercredi 23 Août 2017 à son domicile de Jérusalem-Est, Salah Hamouri devait sortir Dimanche 27 Août 2017. Mais les autorités israéliennes en ont décidé autrement. Présenté devant un juge, Dimanche 27 Août 2017, le franco-palestinien a vu sa détention prolongée jusqu'au Mardi 29 Août 2017, malgré l’appel interjeté immédiatement par son défenseur, Mahmoud Hassan.

C'est bien l'arbitraire le plus total. « Nous ne savons pas trop ce qu’ils font », explique l'avocat, « c’est un dossier secret qui a été remis au juge et nous ne connaissons pas les charges ».

Salah Hamouri a été interrogé pendant une vingtaine de minutes immédiatement après son arrestation et c'est tout. Il est, depuis, à l'isolement dans une cellule à Jérusalem.

 « Il ne peut voir personne. Il est complètement coupé du monde extérieur à part quand il est présenté devant le juge et que nous pouvons le voir », souligne Mahmoud Hassan. La police israélienne serait particulièrement intéressée par le téléphone de Salah Hamouri et par des dossiers saisis chez lui. 

Il serait soupçonné d’appartenir à une organisation ennemie ou illégale. Au vu des pratiques israéliennes, tout est désormais à craindre.

Certes, le consulat général de France à Jérusalem suivrait le dossier et tenterait d’apporter une aide consulaire à Salah Hamouri, mais ses démarches ne semblent pas avoir abouti pour l’heure. Nous savons également que la pratique du dossier secret est chère à la justice israélienne, qu’elle est un prétexte pour masquer le manque de preuves et qu’elle ouvre la voie à la détention administrative, une pratique héritée du mandat britannique et perpétuée par Israël. Elle permet de détenir un palestinien pendant six mois renouvelables sans que les éléments du dossier constitué ne soient révélés. Plusieurs députés palestiniens, dont Khalida Jarrar, se trouvent dans ce cas, parmi les quatre cent cinquante détenus administratifs. 

Salah Hamouri, qui avait lui-même purgé une peine de sept ans de prison pour des faits qu’il a toujours niés, a obtenu très récemment son diplôme d’avocat. Une formation qu’il entend mettre au service de d’Addameer, association palestinienne de défense des droits de l’homme et de soutien aux prisonniers. 

Les députés et sénateurs du PCF sont immédiatement intervenus auprès d’Emmanuel Macron pour qu’il exige la libération de Salah Hamouri mais, pour l’heure, le président est bien silencieux. Europe Écologie Les Verts (EELV) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ont également protesté. De nombreuses associations, dont l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), s’élèvent aussi contre l’enfermement du jeune avocat. Une pétition a déjà recueilli des milliers de signatures. Plusieurs rassemblements sont envisagés en France.

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 18:10

 

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/08/26/le-pcf-deplore-le-manque-de-respect-de-la-france-insoumise_5176994_823448.html

 

Le Parti Communiste Français (PCF) déplore le manque de respect du Mouvement de la France Insoumise (MFI)

 

Par Yves Tréca-Durand, correspondant du Monde à Angers

 

Réunis à Angers jusqu'au Dimanche 27 Août 2017 pour leur université d’été, les militants du PCF préparent la rentrée sociale, appellent à l’union et pourfendent Jean-Luc Mélenchon.

Benoît Hamon a fait faux bon Vendredi 25 Août 2017, David Cormand aussi. Mais ils ont envoyé des représentants du mouvement du premier juillet et d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Le MFI n’a pas pris cette peine. Aucun cadre n’était disponible pour venir faire acte de présence à l’université d’été des cousins du PCF.

« Il y a un manque de respect, c’est clair », relève calmement Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, qui préfère ne pas insister sur cette absence. « Cela ne m’intéresse pas beaucoup d’entrer dans cette polémique. Le MFI estime peut-être pouvoir incarner à lui seul l’ensemble des différentes oppositions, c’est une erreur. Nous, nous allons continuer à tendre la main à toutes les forces de gauche ». Un mantra qu’il a répété pendant près d’une heure Samedi 26 Août 2017 devant un amphithéâtre bondé.

Le patron de la fédération du Maine-et-Loire du PCF est plus disert. « C’est terrifiant », lâche Alain Pagano, « que Jean-Luc Mélenchon ait une stratégie pour asseoir son hégémonie à gauche, je peux le comprendre. Mais il faudrait qu’il relise François Mitterrand, son idole. Lui travaillait à rassembler la gauche. Ceux qui veulent faire cavalier seul contribuent au naufrage collectif ».

Sur le campus universitaire de Belle-Beille, où ils sont rassemblés depuis Vendredi 25 Août 2017, les mille cent militants sont tous d’accord sur ce point. « Pour l’instant, son truc est neuf, c’est attirant », cingle Adrien, un nantais de vingt cinq ans, coordinateur du Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF), « par contre, tout est construit autour de sa personne et de sa garde rapprochée, je ne suis pas sûr que ce soit sain pour construire une stratégie pérenne. On ne peut pas seulement faire les clowns à l’assemblée nationale pendant cinq ans en attendant que le fruit soit mûr. Il y a des choses à faire dès maintenant pour que les conditions de vie des gens s’améliorent ».

« Cette absence, c’est un manque d’intelligence », tacle encore Jacky Hénin, l’ancien député européen et maire de Calais venu parler de la délicate question des migrants. « S’il a été candidat au premier tour des élections présidentielles en 2017, c’est aussi parce qu’il a été soutenu par les communistes. On ne peut pas donner des leçons à tout le monde en refusant le rassemblement. Si on reste chacun de notre côté, on sera inutiles ».

Moins frontal, et visiblement lassé de cette opposition interne à la gauche, Pierre Laurent veut avancer. D’ailleurs, en cinquante minutes d’allocution, le nom de Jean-Luc Mélenchon ne sera prononcé qu’une seule fois, presque à la fin.

Le secrétaire national préfère se concentrer sur « la rentrée de combat et de riposte qui se prépare contre le président Emmanuel Macron et ce pouvoir qui se disait ni de droite ni de gauche mais qui ne frappe que d’une seule main, la droite ». Et d’ajouter, sourire aux lèvres, que « vingt six mille euros de frais de maquillage n’auront pas suffi à masquer le vrai visage du nouveau pouvoir ».

Il cite la baisse de cinq euros de l’Aide Personnalisée au Logement (APL), la suppression de deux cent quatre vingt treize mille contrats aidés, la hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) ou encore la mise en place des ordonnances et il dénonce « un pouvoir libéral à forte tendance autoritaire au service des mêmes intérêts financiers ».

Le premier rendez-vous est fixé à la manifestation du Mardi 12 Septembre 2017. « Il faudra une grande mobilisation. Le PCF est disponible pour construire une riposte nationale avec la ferme volonté d’imposer des reculs à ce gouvernement et de promouvoir le plus vite possible des propositions alternatives efficaces et crédibles chaque fois que ce sera possible », dit-il.

« Voici pourquoi je ne crois pas, personnellement, à la nécessité d’une parenthèse populiste, fut-elle baptisée de gauche. Non, le PCF et notre projet de transformation sociale concrète ne sont pas solubles dans un populisme de gauche », ajoute Pierre Laurent, très applaudi, avant d’assurer qu’il ne dit « pas cela pour créer je ne sais quelle polémique, mais pour souligner l’atout que représente le PCF et l’originalité de sa démarche ».

Un PCF qui veut continuer à exister après des élections présidentielles où il a renoncé à présenter un candidat pour noyer son score dans celui de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril 2017, avec vingt pour cent des voix, et des élections législatives au bilan très mitigé, trois pour cent des voix au premier tour, le 11 juin 2017, pour dix sièges de députés obtenus le 18 juin 2017 contre dix sept sièges pour le MFI. Au sénat, où seize sièges sur dix huit occupés par des communistes sont renouvelables, l’élection du 24 septembre 2017 pose là aussi la question du maintien d’un groupe de dix élus minimum. « Les rapports de force se sont dégradés, mais nous pensons que nous avons la possibilité de maintenir un groupe », espère le secrétaire national et sénateur de Paris, directement concerné.

En attendant le congrès du PCF, qui aura lieu en 2018 et où « toutes les questions seront mises entre les mains des militants », le prochain rendez-vous, incontournable pour les cent vingt mille adhérents revendiqués, reste la fête de l’humanité qui aura lieu du Vendredi 15 Septembre au Dimanche 17 Septembre 2017 à La Courneuve et qui doit être, selon les mots de Pierre Laurent, « une immense caisse de résonance à l’effervescence sociale qui s’annonce ».

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 16:36

 

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/08/20/un-ecrivain-critique-du-president-turc-interpelle-en-espagne_5174279_3214.html

 

Un écrivain, critique du président Recep Tayyip Erdogan, interpellé en Espagne

 

Allemand d’origine turque, Dogan Akhanli faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par Interpol à la demande d’Ankara. Dimanche 20 Août 2017, il a été placé en libération conditionnelle.

L’écrivain allemand d’origine turque Dogan Akhanli, arrêté à la demande d’Ankara, a bénéficié Dimanche 20 Août 2017 d’une libération conditionnelle. Critique de l’homme fort d’Ankara, Recep Tayyip Erdogan, Dogan Akhanli avait été interpellé, Samedi 19 Août 2017, à Grenade, en Espagne. Il faisait l’objet d’un mandat émis par Interpol à la demande de la Turquie. Son avocat s’est félicité sur Facebook de la libération de son client. « La bataille valait la peine », écrit Ilias Ulyar, précisant que l’écrivain « est libéré à condition de rester à Madrid ».

Cette arrestation s’inscrit dans le cadre d’une « traque ciblée contre les détracteurs du gouvernement turc vivant à l’étranger en Europe », avait déclaré un peu plus tôt l’avocat au magazine allemand Spiegel, qui a le premier fait état de cette information.

La chancelière allemande Angela Merkel s’est félicitée de cette remise en liberté, soulignant que la Turquie ne devait pas abuser d’Interpol.

L’arrestation de Dogan Akhanli est « malheureusement l’un des nombreux cas d'allemands contre lesquels la Turquie a lancé des poursuites », a-t-elle poursuivi.

Un représentant du ministère des affaires étrangères allemand avait fait savoir que Berlin était en contact avec les autorités espagnoles pour exiger d’être impliqué dans la procédure, tout en soulignant qu’aucune extradition ne devait avoir lieu. Tout pays peut émettre une notice rouge auprès d’Interpol mais la Turquie va désormais devoir convaincre la justice espagnole du bien-fondé d’une demande d’extradition.

Cet épisode devrait contribuer encore un peu plus à la dégradation des relations entre Berlin et Ankara, déjà très tendues en raison de la répression engagée dans son pays par le président Recep Tayyip Erdogan, y compris contre des personnes possédant la nationalité allemande, depuis qu’il a échappé à une tentative de coup d'état au mois de juillet 2016.

Dogan Akhanli, emprisonné dans les années 1980 en Turquie pour ses activités d’opposant, notamment pour avoir dirigé un journal classé à gauche, a fui son pays en 1991. Il vit et travaille à Cologne depuis 1995.

Au début du mois d'août 2017, le journaliste et écrivain turc Hamza Yalçin avait lui aussi été arrêté et placé en détention en Espagne, en application d’un mandat d’arrêt international émis par la Turquie, qui l’accuse d’avoir insulté le président Recep Tayyip Erdogan et d’être lié à un groupe d’extrême gauche illégal.

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