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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 18:02

 

 

Donald Trump limoge Reince Priebus et le remplace par John Kelly (Reuters)

 

Le président Donald Trump a limogé Vendredi 28 Juillet 2017 le secrétaire général de la Maison Blanche Reince Priebus, en fonction depuis seulement six mois, et l'a remplacé par le secrétaire à la sécurité intérieure, John Kelly.

« J'ai le plaisir de vous informer que je viens de nommer John Kelly secrétaire général de la Maison Blanche. C'est un grand américain », a tweeté Donald Trump.

Ce bouleversement a été annoncé alors même que le nouveau directeur de la communication de la présidence, Anthony Scaramucci, avait suggéré récemment que Reince Priebus était à l'origine de la divulgation de sa déclaration de revenus par le site d'informations Politico.

Anthony Scaramucci, dans un article publié Jeudi 27 Juillet 2017 par le New Yorker, avait accablé Reince Priebus d'insultes, laissant éclater au grand jour certaines divisions au sein de la Maison Blanche.

Donald Trump a fait connaître sa décision au moment où son avion Air Force One atterrissait à la base d'Andrews, près de Washington, après une visite à Long Island. Reince Priebus, qui se trouvait à bord de l'avion avec le président, a quitté l'aéroport sans faire de déclaration.

Donald Trump avait perdu confiance en Reince Priebus, doutant en privé de ses compétences, plusieurs points à l'ordre du jour au Capitole n'ayant pu être adoptés, a déclaré un proche du président. John Kelly, a dit le président, fera un travail formidable.

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 17:51

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/07/29/le-proces-du-journal-cumhuriyet-ou-la-justice-turque-a-l-heure-des-purges_5166447_3210.html

 

http://www.ataturquie.fr/le-proces-du-journal-cumhuriyet-ou-la-justice-turque-a-lheure-des-purges/

 

Le procès du journal Cumhuriyet ou la justice turque à l’heure des purges

Alors que s’est tenue la première semaine d’audience, sept salariés du quotidien ont été libérés mais les principales plumes restent en détention.

 

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

 

Un tribunal d’Istanbul a remis en liberté provisoire, Vendredi 28 Juillet 2017, sept journalistes et employés du quotidien Cumhuriyet tout en maintenant cinq autres inculpés en détention. Au total, dix neuf journalistes, deux par contumace et cinq autres en liberté provisoire, dirigeants et contributeurs actuels ou passés de Cumhuriyet, sont jugés pour avoir aidé différentes organisations terroristes armées. Ils risquent de sept ans et demi à quarante trois ans de prison.

La justice turque accuse Cumhuriyet d’avoir été sous l’influence, entre autres, du prédicateur en exil Fethullah Gülen, accusé par les autorités turques d’avoir ourdi la tentative de putsch du 15 juillet 2016. Dans l’acte d’accusation de trois cent vingt quatre pages, il est reproché au plus vieux journal de Turquie d’avoir mené une guerre asymétrique contre le président Recep Tayyip Erdogan et d’avoir modifié sa ligne éditoriale.

La première semaine de ce procès retentissant s’est donc achevée Vendredi 28 Juillet 2017 en fin d’après midi dans la touffeur de la minuscule salle d’audience bondée du palais de justice de Caglayan à Istanbul. Le président du tribunal, Abdurrahman Orkun Dag, a alors annoncé qu’il maintenait en détention le président du directoire du journal, Akin Atalay, le rédacteur en chef Murat Sabuncu, les journalistes Kadri Gürsel et Ahmet Sik ainsi que le blogueur Kemal Aydogdu, en raison de la gravité des charges qui pèsent contre eux.

Sept autres collaborateurs du journal ont bénéficié de la liberté provisoire sous contrôle judiciaire jusqu’aux prochaines audiences de ce procès emblématique des atteintes à la liberté de la presse en Turquie. « Nous avions demandé la relaxe pour tous et l’abandon des charges. Nous pouvons dire que ceux qui ont été maintenus en détention sont les journalistes les plus critiques des autorités. Pour le reste, le dossier est vide. Les charges reposent sur du vent, entre autres sur des articles de presse sortis de leur contexte », déplore Steven Ellis, présent aux audiences pour l’Institut International de la Presse (IIP).

« Les autorités ont échoué à mener une véritable enquête », souligne la déclaration des associations de défense de la presse publiée à l’issue de l’audience du Vendredi 28 Juillet 2017.

Et pour cause, Murat Inam, le procureur qui a mené toute l’instruction du procès du journal Cumhuriyet, est lui-même soupçonné de liens avec le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen. A ce titre, il est sous le coup d’une enquête mais il peut continuer à exercer son métier.

Une ombre est ainsi jetée sur son impartialité au moment même où le président Recep Tayyip Erdogan vient de s’arroger un total contrôle de l’institution judiciaire. « Laissé en liberté, ce procureur a droit à la présomption d’innocence. Les journalistes de Cumhuriyet y ont droit eux aussi et pourtant ils ont passé près de neuf mois en prison », dit la déclaration signée par l'IIP, Reporters Sans Frontières (RSF), le Pen Club et d’autres.

Depuis le putsch raté du 15 juillet 2016, le pays est méconnaissable. Le soupçon règne, « ne parlez surtout pas de politique dans un lieu public, il y a des mouchards » est la recommandation d’usage. Les fonctionnaires tremblent depuis que cent mille d’entre eux ont été limogés car soupçonnés d’avoir soutenu des mouvements terroristes, le mouvement de l'imam Fethullah Gülen ou les séparatistes kurdes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Cinquante mille personnes ont été incarcérées et cent cinquante médias ont été fermés ainsi qu’une quinzaine d’universités et des centaines d’associations. Plus de neuf cent entreprises soupçonnées pour leurs liens avec l’imam Fethullah Gülen ont été placées sous séquestre.

Pas un jour ne se passe sans l’annonce d’un nouveau coup de filet contre des présumés adeptes du prédicateur Fethullah Gülen. Après avoir été le meilleur allié du président Recep Tayyip Erdogan, entre 2003 et 2013, l’imam en exil et ses centaines de milliers de fidèles sont devenus sa bête noire, au point que le numéro un a promis de leur arracher la tête lors des commémorations de l’échec du putsch, le 15 juillet 2017.

Un cache opaque a été mis sur les liens étroits que le gouvernement et le numéro un ont entretenu pendant dix ans avec la communauté et son maître, ce qui leur a permis d’infiltrer en profondeur toutes les institutions de l'état, de la police à l’institution judiciaire en passant par l’armée, comme on l’a découvert lors du soulèvement d’une partie de l’armée le 15 juillet 2016.

A l’audience du Mercredi 26 Juillet 2017, ces liens ont été rappelés par le journaliste d’investigation Ahmet Sik, très disert sur le sujet. Sa déposition était attendue. Le public retenait son souffle, sachant que le journaliste, déjà incarcéré de 2011 à 2012 pour avoir diffamé Fethullah Gülen, ne mâche pas ses mots. Dans son exposé, il a cherché à démontrer que la Turquie était victime de la guerre à laquelle se livrent les deux parties, celles de Fethullah Gülen et de Recep Tayyip Erdogan, après avoir été les meilleurs alliés. Leur but, a-t-il souligné, n’est pas « la démocratie ou l’émergence d’une société propre, mais plutôt de s’approprier l'état ».

Quant au coup d'état raté, il l’a résumé d’une phrase, « le coup a été empêché mais la junte a pris le pouvoir ». Puis il en a rappelé les zones d’ombre. « A bas la tyrannie, vive la liberté », a-t-il crié sous les applaudissements du public, ce qui n’a pas été du goût des juges. De nouvelles charges ont été versées à son dossier et Ahmet Sik risque d’être poursuivi pour insulte au peuple turc, selon le trois cent-unième article du code pénal. « Ils veulent nous faire ployer. Mais les tyrans doivent savoir que les seules personnes devant lesquelles je me mets à genoux sont mon père et ma mère et personne d’autre », a lancé le journaliste à la fin de l’audience.

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 16:50

 

INFORMATIONS POPULISTES

 

Vincent Presumey écrivait encore récemment un très long message relatif à Jean Luc Mélenchon et au Mouvement de la France Insoumise (MFI).

Il pose en particulier la question des relations entre le MFI et le Parti Ouvrier Indépendant (POI).

Vous trouverez ci-dessous le paragraphe de son message relatif à cette question.

Le message de Vincent Presumey est disponible en totalité si vous consultez son blog personnel à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

https://blogs.mediapart.fr/vincent-presumey/blog/280717/quelques-reflexions-sur-la-france-insoumise-suite

 

Le POI et le MFI, ce qui n'a pas été dit.

 

Nous avons signalé plus haut, dans l'article de Jean Luc Mélenchon du 10 juillet 2017, la manière dont il vante l'espace politique incolore et inodore installé dans le MFI à l'usage de ceux qui veulent encore faire semblant d'y faire de la politique comme avant. Il se félicite par exemple de la présence décorative de l'ancien député Sergio Coronado. Mais il ne dit pas tout.

Dans Informations Ouvrières, journal du POI, du Jeudi 20 Juillet 2017, nous apprenons en passant que Danielle Simonnet, avec des jeunes qui composaient sa direction de campagne, est venue à l'assemblée des comités du POI du onzième, du douzième et du vingtième arrondissement de Paris, et même que, lors d'un pot fraternel qui a suivi la réunion, ils ont chanté l'Internationale. L'Internationale est exclue des rassemblements du MFI place de la République à Paris, mais elle sied à un pot avec le POI. Nous apprenons aussi que, dans le treizième arrondissement de Paris, la dernière assemblée générale du POI était co-présidée par le MFI. Sur la ville de Paris, une grande partie du POI avait été exclue ou était passée au Parti Ouvrier Indépendant Démocratique (POID) lors de la scission qu'a connu ce courant en 2015. Il semble que, via le MFI, le POI se réorganise sur Paris.

Plus généralement, le journal Informations Ouvrières est devenu un écho fidèle des discours de Jean Luc Mélenchon et des interventions parlementaires du MFI. La seule note critique, dans le même numéro de ce journal, vise François Ruffin, qui n'est précisément pas au MFI, pour avoir déclaré qu'il fallait faire entrer la démocratie dans l'entreprise.

Alexis Corbière est au contraire félicité pour avoir dénoncé le corporatisme, selon lequel il y aurait dans l'entreprise des intérêts communs entre les ouvriers et les patrons. Nul doute que, en prononçant ces mots, il savait qu’un journal serait content de le citer.

Par contre, Informations Ouvrières ne cite ni ne critique les propos rapportés plus haut de Jean Luc Mélenchon sur l'entreprise comme bien commun.

Cela fait plusieurs années que les dirigeants actuels du POI n'essayent plus de développer celui-ci en tant que parti, ce qui fut justement l'une des raisons de la scission de 2015. Il est absolument évident que, à présent, c'est dans le cadre du MFI qu'il situe son activité. Comme l'indique l'article que j'ai cité, celle-ci est perçue et présentée aux militants du POI comme un grand réservoir de jeunes qu'il faut former.

Injecter près de deux mille militants ayant un bagage théorique et politique, à défaut d'une activité réelle autre que syndicale, permettrait, du point de vue de Jean Luc Mélenchon, de mettre un peu de plomb dans la cervelle et de structurer tous ces jeunes un peu trop tentés de se voir aux élections municipales, appliquant pour eux un aspect non dit, mais important, de la méthode de Danielle Simonnet à Paris.

Un accord au sommet a manifestement déjà été passé, permettant l'entrée des membres du POI dans le MFI, sans nulle discussion de l'orientation et du programme de celle-ci par ceux-là, permettant une certaine augmentation des ventes d'Informations Ouvrières qui ne disparaîtra pas, mais deviendra peut-être à terme plutôt l'organe d'un comité national de résistance et de reconquête pour la défense des conquêtes de 1936 et de 1945 que l'organe officiel d'un parti, à moins que Jean Luc Mélenchon n'estime utile à la décoration du mouvement la présence instituée en son sein d'un parti-musée, en tant que butte-témoin du temps ou des partis représentait des classes, en l'occurrence ouvrière, telle une statue de Vladimir Lénine dans le parc du conseil d'administration.

Ce comité national de résistance et de reconquête pour la défense des conquêtes de 1936 et de 1945 devrait être constitué au mois d'octobre 2017. Il y aura en effet matière à reconquête, puisque, répétons-le, les ordonnances d'Emmanuel Macron devraient être adoptées le 20 septembre 2017 et s'appliquer à partir de cette date. Il n'y a pas que la constitution de ce comité et le prochain rassemblement populaire du MFI qui sont prévus pour après cette adoption et cette application.

C'est également le cas du prochain Comité Confédéral National (CCN) de la Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière, pour la fin du mois de septembre 2017, malgré les demandes de plusieurs syndicats et unions pour un CCN extraordinaire plus tôt.

Revoilà cette histoire de calendrier, c'est que le POI est un courant politique dont bien des militants tiennent une place importante dans la CGT Force Ouvrière et dans son histoire et il ne s'agit ni d'entrisme ni de coucous comme l'écrivent les imbéciles. Alors précisément que la question se pose dans la CGT Force Ouvrière de l'attitude de son dirigeant Jean Claude Mailly envers le gouvernement et de la grève du 12 septembre 2017, Informations Ouvrières, qui semble pourtant accorder la plus grande importance au maintien de l'unité entre la CGT, la CGT Force Ouvrière, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) et l'Union Syndicale Solidaire (USS), contre la première loi travail, n'aborde pas ces enjeux, ce qui n'est en rien anecdotique, mais ce qui constitue une protection pour Jean Claude Mailly.

Quand j'écrivais plus haut que, malgré les divers débats et rumeurs sur le mouvement social, le dépassement de la forme parti et de la forme syndicat et l'affirmation d'un MFI acteur du mouvement social à part entière, l'orientation des dirigeants du MFI ne met certainement pas en cause la stratégie des dirigeants confédéraux, ceci s'éclaire donc singulièrement pour la CGT Force Ouvrière au regard de l'incorporation en cours du POI dans le MFI. Nous pouvons penser, certes, que cette opération peut contribuer à stabiliser le MFI voire éviter des dérives antisyndicales et autres, mais ce n'est pas garanti et le fait politique principal, dans l'immédiat, est qu'elle s'effectue alors qu'Emmanuel Macron fait passer ses ordonnances, sans chercher à l'en empêcher et en faisant de fait obstacle aux forces qui cherchent à se grouper pour leur retrait, le mouvement pour l'unité intersyndicale et interprofessionnelle dans la grève le 12 septembre 2017 et les actions pour empêcher l'adoption des ordonnances en conseil des ministres le 20 septembre 2017.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 18:19

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1AD159-OFRTP

 

Moscou va expulser des diplomates américains (Reuters)

 

La Russie a imposé Vendredi 28 Juillet 2017 des sanctions diplomatiques aux Etats-Unis, en représailles à des mesures similaires prises par les américains au mois de décembre 2016 et au lendemain du vote par le sénat américain de nouvelles sanctions contre Moscou.

Dans un communiqué, le ministère russe des affaires étrangères a estimé que ces sanctions votées par le sénat, contraires selon lui au droit international, « confirment l'extrême agressivité des Etats-Unis dans les affaires internationales ».

Il a annoncé que la Russie interdirait à compter du premier août 2017  l'accès du personnel de l'ambassade des Etats-Unis à une datcha et à un entrepôt à Moscou et il a exigé de la mission américaine qu'elle réduise ses effectifs à quatre cent cinquante cinq personnes d'ici au premier septembre 2017.

Ce total est le même que celui des diplomates russes restés aux Etats-Unis après l'expulsion l'année dernière de trente cinq d'entre eux par Washington.

Le ministère russe des affaires étrangères a également prévenu que Moscou répliquerait en cas de nouvelle expulsion de diplomates russes par les Etats-Unis.

« En se dissimulant derrière leur exception, les Etats-Unis ne prêtent aucune attention aux points de vue et aux intérêts des autres pays », a dit le ministère, « sous le prétexte fallacieux d'une interférence russe dans leurs affaires intérieures, les Etats-Unis prennent, en toute agressivité, des mesures grossières, les unes après les autres, contre la Russie. Toutes vont à l'encontre des principes du droit international ».

Le ministère n'a pas précisé avec exactitude le nombre de diplomates américains susceptibles d'être expulsés.

Selon un membre du personnel diplomatique américain à Moscou s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, les effectifs du corps diplomatique américain représentent près de mille cent personnes, un chiffre qui comprend des ressortissants russes.

La plupart travaillent à l'ambassade américaine à Moscou, les autres étant employés dans des consulats.

Selon l'agence de presse Russian news and Information Agency (RIA), qui cite ses propres sources, les Etats-Unis pourraient devoir supprimer deux cent à trois cent postes au sein de leurs effectifs diplomatiques.

De source américaine, l'ambassadeur américain à Moscou, John Tefft, a exprimé sa déception et protesté contre la décision russe. « Nous avons reçu une notification du gouvernement russe », a dit la source qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat, « l’ambassadeur John Tefft a fait part de sa déception et il a protesté ».

L'administration de Barack Obama a expulsé trente cinq diplomates russes et elle a fermé deux centres russes au mois de décembre 2016 en réaction au piratage informatique ayant visé le parti démocrate pendant la campagne électorale de 2016, Washington accusant la Russie d'être à l'origine de ce piratage, ce que Moscou a toujours démenti.

Le président Vladimir Poutine n’avait pas ordonné de mesures de rétorsion à l'époque, disant attendre de voir ce que ferait la nouvelle administration de Donald Trump, investi le 20 janvier 2017.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 18:03

 

Le sénat américain enterre l'abrogation de l'Obamacare (Reuters)

 

Le sénat américain a rejeté Vendredi 28 Juillet 2017 un texte prévoyant une abrogation partielle de la loi sur l'assurance-maladie dite Obamacare, ce qui pourrait mettre fin aux efforts déployés depuis sept ans par le parti républicain pour supprimer cette réforme emblématique de la présidence de Barack Obama.

Trois sénateurs républicains, John Mac Cain, Susan Collins et Lisa Murkowski, ont joint leurs voix à ceux des démocrates pour voter Vendredi 28 Juillet 2017 vers 1 heure 30 du matin contre ce texte, rejeté par cinquante et une voix contre quarante neuf voix. Les républicains ont une majorité de cinquante deux voix à la chambre haute du congrès.

« Trois républicains et quarante huit démocrates laissent tomber le peuple américain. Comme je le dis depuis le début, laissons imploser Obamacare, puis négocions », a réagi Donald Trump sur Twitter.

Ce projet était censé ouvrir la voie à des négociations entre le sénat et la chambre des représentants, qui a voté son propre texte d'abrogation au mois de mai 2017.

« C'est à l'évidence une déception », a commenté le chef de la majorité républicaine à la chambre haute, Mitch Mac Connell, « le peuple américain regrettera que nous n'ayons pas trouvé un meilleur moyen d'avancer ».

Le document de huit pages représentait un compromis, les sénateurs ayant déjà rejeté cette semaine, par cinquante sept voix contre quarante trois voix, une abrogation pure et simple sans remplacement de la loi existante, que réclament les conservateurs mais auquel s'oppose l'aile modérée du parti républicain.

Dans la foulée, le sénat avait toutefois voté, à une voix près, en faveur de la réouverture d'un débat sur la réforme de la loi santé.

La voix de John Mac Cain s'est révélée décisive, le vote des deux autres sénateurs républicains, les modérés Susan Collins et Lisa Murkowski, ne constituant pas une surprise.

« John Mac Cain est un héros », a commenté le chef de la minorité démocrate au sénat, Chuck Schumer. John Mac Cain a fait son retour au congrès cette semaine après de graves problèmes de santé, un cancer du cerveau lui ayant été diagnostiqué.

Les démocrates, ainsi que certains républicains, espèrent que le vote du Vendredi 28 Juillet 2017 fournira l'occasion aux deux partis de travailler ensemble à la correction de certains défauts de l'Obamacare, sans l'abroger.

D'autres républicains jugent qu'il est temps pour le congrès de se fixer d'autres priorités.

« Nous aurions dû d'abord nous préoccuper de la réforme fiscale et c'est ce que nous allons faire désormais », a déclaré le sénateur Ron Johnson aux journalistes.

Quant au président de la chambre des représentants, Paul Ryan, il a exprimé Vendredi 28 Juillet 2017 sa déception tout en affirmant vouloir poursuivre le combat pour réformer l'assurance santé.

« Je suis déçu et frustré, mais nous ne devons pas renoncer. J'encourage le sénat à continuer de travailler pour trouver une véritable solution qui tienne notre promesse », a dit le républicain dans un communiqué.

La suppression de l'Affordable Care Act, qualifié de cauchemar par le président américain, était l'une des principales promesses de campagne de Donald Trump.

Six mois après son investiture, le chef de la Maison Blanche ne peut pour le moment s'enorgueillir d'aucun succès législatif de taille.

Tout en fustigeant l'inaction des parlementaires, Donald Trump n'a proposé de lui-même aucun projet de remplacement.

Le texte débattu Jeudi 27 Juillet 2017 prévoyait de lever rétroactivement les pénalités imposées aux américains n'ayant pas souscrit de couverture médicale, abolissant de facto l'obligation contenue dans l'Affordable Care Act.

Il supprimait pour une durée de huit ans les amendes sur certains employeurs ne fournissant pas d'assurance-santé à leurs employés et il prévoyait d'abolir une taxe sur la vente de matériel médical jusqu'en 2020.

Le Congressional Budget Office (CBO), institution fédérale non partisane, a estimé Jeudi 27 Juillet 2017 que, si cette abrogation réduite était adoptée, elle priverait quinze millions d’américains d'assurance-santé d'ici 2018, par rapport au scénario d'un maintien de la loi actuelle.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 17:45

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1AD1CN-OFRTP

 

Jean Luc Mélenchon accuse l'exécutif d'organiser le bazar à l’assemblée nationale (Reuters)

 

Jean-Luc Mélenchon a accusé Vendredi 28 Juillet 2017 l'exécutif d'organiser le bazar à l’assemblée nationale après les différents couacs qui ont ponctué cette semaine les débats en séance, afin selon lui de faire adopter en force ses réformes, notamment sur le code du travail et la moralisation de la vie publique.

« Je suis navré par cette ambiance », a déclaré Vendredi 28 Juillet 2017 le président du groupe du Mouvement de la France Insoumise (MFI) après un nouveau cafouillage dans la nuit du Jeudi 27 Juillet au Vendredi 28 Juillet 2017 qui a provoqué le départ de ses troupes après que le président de séance ait refusé de recompter les voix après un vote à main levée.

« Ce n'est pas de l'amateurisme. C'est un système pyramidal où le pouvoir essaie de faire passer les choses en force », a-t-il estimé. « On essaie de nous faire baisser la tête », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. « Ce débat a augmenté la confusion. La confiance est plus détruite qu'avant », a dit l'ancien candidat au premier tour des élections présidentielles à propos de l'incident sur la moralisation de la vie publique. Le leader du groupe du MFI a dressé la liste des contradictions, a-t-il dit, de l'exécutif. « Nous avons l'impression déjà d'avoir un pouvoir usé », a-t-il ajouté.

L'opposition reproche à la majorité de la République En Marche (REM) son amateurisme, de nombreux députés étant novices.

La députée de la Nouvelle Gauche Delphine Batho a parlé Vendredi 28 Juillet 2017 de dysfonctionnements inacceptables à l’assemblée nationale, accusant la majorité de n'être pas dirigée.

Comme plusieurs de ses collègues des Républicains, du Parti Communiste Français (PCF) ou du MFI, elle s'est étonnée de l'absence des chefs de la majorité présidentielle en séance.

Le président du groupe de la REM, Richard Ferrand, le président de l’assemblée nationale, François de Rugy, ou le ministre des relations avec le parlement, Christophe Castaner, semblent en effet bouder l'hémicycle.

Ce dernier est venu Vendredi 28 Juillet 2017 assister à l'ouverture de la séance où la ministre de la Justice Nicole Belloubet défend seule les projets de loi sur la moralisation de la vie publique.

Il a quitté l’assemblée nationale dans la matinée pour se rendre au conseil des ministres, se déclarant confiant dans la suite des débats. Tout va bien, a-t-il dit aux journalistes avant de quitter le Palais-Bourbon.

Interrogé sur ce point lors du compte rendu du conseil des ministres, Christophe Castaner a relativisé. « Bien sûr il y a des incidents de séance, ce qui n'est pas très nouveau », a-t-il souligné.

« Nous pouvons commenter, mais je vous invite à regarder le bon déroulement global des travaux au parlement, que ce soit le sénat ou l’assemblée nationale, et à ne vous focaliser que sur l'essentiel, c'est-à-dire que les textes qui sont votés sont conformes » aux orientations définies par le chef de l’état.

Le président de l’assemblée nationale a lui aussi minimisé l'importance des différents couacs et a accusé les groupes d'opposition de pratiquer la surenchère.

« Il y a une certaine surenchère entre les groupes d'opposition pour se faire entendre davantage », a-t-il déclaré.

François de Rugy a rappelé que de tout temps il y a eu à l’assemblée nationale des incidents de séances « provoqués volontairement par des députés de l'opposition. Malheureusement, cela fait partie d'une certaine tradition parlementaire que certains députés, notamment des anciens, veulent entretenir », a-t-il poursuivi en réaffirmant que beaucoup de nouveaux élus étaient en période de rodage et que certains étaient victimes d'une forme de bizutage.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 17:08

 

http://www.humanite.fr/affaire-muriel-penicaud-est-disqualifiee-comme-ministre-du-travail-639509

 

Muriel Pénicaud est disqualifiée comme ministre du travail

 

Par Aurélien Soucheyre et Olfa Ayed

 

Les révélations de l’Humanité sur les rémunérations de la ministre du travail Muriel Pénicaud ont bousculé les débats, Jeudi 27 Juillet 2017, à l'assemblée nationale et au sénat.

Les sénateurs du Parti Communiste Français (PCF) ont brandi, Jeudi 27 Juillet 2017, l’Humanité dans l'hémicycle. Notre édition du Jeudi 27 Juillet 2017 a dévoilé comment la ministre du travail Muriel Pénicaud a gagné plus d’un million d’euros en une seule journée, le 30 avril 2013.

Celle qui était alors Directrice Générale des Ressources Humaines (DGRH) chez Danone a récupéré cette somme en vendant ses stocks options, juste après une forte montée de l’action à la faveur de la suppression de neuf cent emplois. En plein examen du projet de réforme du droit du travail par ordonnances, les sénateurs du PCF ont sans surprise interrogé la ministre sur cette opération. « C’est extrêmement grave. De par vos fonctions, vous avez organisé ce plan social et en avez récolté les fruits pour votre profit personnel », s’est indignée la présidente du groupe Communiste, Républicain et Citoyen (CRC), Éliane Assassi. Puis, cette dernière a exigé une clarification, « comme ministre du travail, vous avez en charge un projet de loi qui porte une véritable atomisation du code du travail dont la conséquence sera la précarisation de milliers de salariés. Nous apprenons que vous avez engrangé des bénéfices indécents sur le dos de la souffrance de neuf cent salariés et de leurs familles. Des explications sont nécessaires dans la plus grande urgence ».

Muriel Pénicaud a sèchement répondu ne pas être « ici pour des approximations, voire de la démagogie ». Estimant que « chacun peut avoir son appréciation sur le niveau de rémunération des dirigeants des grandes entreprises internationales », elle a rappelé « très fermement et avec force » que celle la concernant a été « décidée des années avant le plan de départs volontaires qui a concerné deux cent salariés chez Danone ». Et pourtant, si les stock-options lui ont été attribuées dès le 23 avril 2009, la ministre a bel et bien levé l’option d’achat en 2013. Elle l’a de plus fait au tarif de 34,85 euros l’unité fixée en 2009, pour le revendre au tarif de 2013, qui venait de flamber à 58,41 euros l’unité à la suite de l’annonce du plan de suppressions d’emplois. Une opération que la ministre n’était nullement obligée de faire et qu’elle a décidée en connaissance de cause. Quant au chiffre de deux cent salariés, il y avait en fait deux cent trente emplois concernés en France et neuf cent en tout dans le monde. Ironie de l’histoire, Mercredi 26 Juillet 2017, toujours au sénat, Muriel Pénicaud a fait rejeter un amendement d’interdiction des licenciements boursiers défendu par le communiste Dominique Watrin.

L’affaire a aussi fait du bruit à l'assemblée nationale, qui examinait Jeudi 27 Juillet 2017 le projet de loi de confiance dans la vie publique. « L’opération de la ministre est de nature à jeter l’opprobre sur le projet de moralisation. D’autant plus que vous n’avez pas voulu traiter la question de la connivence entre la classe politique et la finance. Vous voulez même la graver dans le marbre », a tancé le député du PCF Sébastien Jumel. Tous les amendements visant à empêcher les cas de pantouflage avaient auparavant été rejetés par la majorité de la République En Marche (REM). Une majorité qui n’a pas souhaité commenter les révélations de l’Humanité. « Je n’ai pas lu ce journal et je ne suis pas au courant », ont avancé ses représentants dans la salle des Quatre Colonnes. « Il va falloir que la ministre s’explique », a mesuré de son côté Olivier Dussopt, député du Parti Socialiste, quand Julien Aubert, député des Républicains, trouvait « contradictoire pour une ministre du travail de s’enrichir en licenciant ». « Cette affaire est scandaleuse. Muriel Pénicaud est disqualifiée. Elle n’est pas ministre du travail mais ministre du capital », s’est étouffé Pierre Dharréville, député du PCF, « on nous explique depuis des semaines que la finance n’a rien à voir avec les problèmes des salariés et les problèmes de vie publique. On voit là que c’est tout l’inverse. La loi travail va encourager ce type de comportement et gonfler les poches des actionnaires ».

Pour Eric Coquerel, député du Mouvement de la France Insoumise (MFI), il « n’est pas étonnant que la ministre porte une telle loi faite pour les riches ».

Il reste une question. Ira-t-elle jusqu’au bout ? « Peut-être, mais ce qu’elle a fait est répréhensible pour tous et incompatible avec la fonction de ministre du travail. Je pense qu’il faut qu’elle démissionne », a dit Stéphane Peu, député du PCF.  

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 17:13

 

Le chef du gouvernement espagnol nie avoir su pour la corruption (Reuters)

 

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a assuré Mercredi 26 Juillet 2017 devant la justice qu'il ignorait tout des cas de corruption dont sa formation, le Parti Populaire, est accusée.

« Je n'ai jamais entendu parler de rien car, comme je l'ai dit, je n'ai jamais été responsable des finances du parti », a-t-il déclaré.

Mariano Rajoy est le premier chef de gouvernement en Espagne à être cité à comparaître devant un tribunal en tant que témoin.

Il n'est lui-même accusé d'aucune malversation dans cette affaire de caisse noire ayant alimenté des campagnes électorales et financée par de généreux donateurs anonymes. Les faits remontent au début des années 2000.

La principale personnalité en cause à la faveur de ce procès aux multiples ramifications et qui compte trente sept prévenus est l'ancien trésorier du parti Luis Barcenas.

Mais le dossier, qui alimente la chronique politico-judiciaire depuis des années, est embarrassant pour le chef de l'exécutif, qui exerce depuis le mois d’octobre 2016 un deuxième mandat de quatre ans sans majorité au parlement.

Plusieurs dizaines de membres du Parti Populaire, dont l'ancien ministre de l’économie et ancien directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), Rodrigo Rato, ont été impliqués dans des scandales de corruption au cours des dernières années.

Mariano Rajoy avait demandé de témoigner par visioconférence faisant valoir que son déplacement jusqu'au tribunal, dans la grande banlieue de Madrid, avec les frais de sécurité associés, était coûteux pour le contribuable. La cour a refusé.

Le spectacle donné par Mariano Rajoy a conduit les partis d'opposition à multiplier les appels à la démission.

« Il n'y a qu'une voie, la démission », a déclaré le leader du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) Pedro Sanchez lors d'une conférence de presse.

Le leader du parti contre l’austérité Podemos, Pablo Iglesias, a jugé honteux le témoignage livré par le chef du gouvernement.

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 16:55

 

LES CENT JOURS D EMMANUEL MACRON

 

Par Bernard Fischer

 

Jeudi 27 Juillet 2017

 

A la fin du mois de juin 2017, nous en arrivions enfin à la fin d’une campagne électorale permanente de près d’un an. Cette campagne électorale permanente commençait par les élections primaires de la droite, elle continuait par les élections primaires de la gauche et par les deux tours des élections présidentielles et elle finissait par les deux tours des élections législatives.

Elle provoquait un changement et un renouvellement du paysage et du personnel politique français sans précédent depuis la fondation de la cinquième république en 1958 et elle provoquait une crise également sans précédent de ces institutions.

Les trois principales formes d’expression de cette crise sont l’élection du candidat de la République En Marche (REM) à la présidence de la république, l’élimination au premier tour des élections présidentielles des deux candidats du bipartisme, le candidat du Parti Socialiste et le candidat de la droite républicaine, et l’élection d’une chambre introuvable à l’assemblée nationale.

D’autres l’écrivaient avant moi, cette crise des institutions de la cinquième république apparaît paradoxalement comme un nouveau pas en avant dans le sens du renforcement de la présidentialisation du régime.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron est-il un gouvernement fort ou bien est-il un gouvernement faible ? La domination de l’assemblée nationale par le groupe parlementaire hégémonique des trois cent quatorze députés de la REM est-elle une preuve et une manifestation de force ou bien de faiblesse de ce gouvernement ?

Je prendrais un seul exemple. Emmanuel Macron décidait pendant la campagne pour les élections législatives de l’utilisation de la procédure des ordonnances pour l’adoption de la deuxième loi travail. Il prévoyait manifestement à cette époque une situation dans laquelle le groupe parlementaire de la REM ne serait pas majoritaire à l’assemblée nationale.

L’utilisation de la procédure des ordonnances ne correspond pas du tout à une situation dans laquelle le groupe parlementaire de la REM est majoritaire à lui tout seul à l’assemblée nationale.

La procédure des ordonnances prévoit l’adoption d’un certain nombre de lois en urgence, dans une situation dans laquelle la majorité parlementaire d’un gouvernement est numériquement faible et dans laquelle les groupes parlementaires d’opposition ralentissent la procédure d’adoption des lois par la rédaction, la présentation, la discussion et le vote de nombreux amendements.

Dans cette situation, le gouvernement présente d’abord une loi générale d’habilitation des ordonnances. Cette loi générale d’habilitation permet ensuite l’adoption rapide des ordonnances elles-mêmes.

Les ordonnances de la deuxième loi travail ne correspondent pas du tout à cette situation.

Au début du mois de juillet 2017, une semaine après le discours de politique générale du nouveau premier ministre Edouard Philippe, les quatre principaux groupes parlementaires de l’assemblée nationale, les groupes de la REM, des Républicains, des Constructifs et du Mouvement Démocrate, votaient à l’unanimité comme une seule personne le premier article de la loi d’habilitation des ordonnances de la deuxième loi travail.

Dans ce premier article, il y avait les trois principales dispositions de la deuxième loi travail, l’inversion de la hiérarchie des normes, la fusion des institutions représentatives du personnel et le plafonnement des indemnités des conseils des prud’hommes.

Dans ces conditions, le vote des ordonnances elles-mêmes à la fin du mois de septembre 2017 ne sert plus à rien et le simulacre de dialogue social entre le gouvernement et les confédérations syndicales ne sert plus à rien non plus.

Il en va de même de la politique internationale du nouveau gouvernement d’Emmanuel Macron. Les trois premiers événements de sa politique internationale, c’est l’invitation à Paris de Vladimir Poutine, de Donald Trump et de Benjamin Netanyahou.

Ces trois gouvernements sont des gouvernements d’extrême droite et leur invitation à Paris est totalement symbolique, elle ne change absolument rien à leur politique respective. Ce sont des marqueurs de la politique internationale d’Emmanuel Macron pour la totalité du quinquennat, s’il arrive à la fin de son quinquennat.

L’invitation de Vladimir Poutine à Paris, c’est forcément un soutien à sa politique de répression contre l’opposition et le peuple russe et aux crimes de guerre de Bachar al Assad en Syrie.

L’invitation de Donald Trump à Paris, c’est forcément un soutien à sa politique de fermeture des frontières contre l’immigration hispanophone et musulmane et de négation du réchauffement climatique.

L’invitation de Benjamin Netanyahou à Paris, c’est forcément un soutien à sa politique d’apartheid contre le peuple palestinien.

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 08:38

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/07/26/5978b0c3468aebf07f8b4589.html

 

Le parlement catalan approuve la réforme de déconnexion expresse

 

Le parlement catalan a ouvert la voie à une mesure qui permettra de mettre en place en une seule journée et sans débat les lois pour configurer les structures de l’état

 

Les groupes souverainistes ont ignoré l’opposition qui a critiqué leur autoritarisme

 

Le parlement a ouvert, Mercredi 26 Juillet 2017, une nouvelle voie vers la république catalane. La majorité souverainiste du parlement a approuvé, au milieu des critiques d’autoritarisme de l'opposition, un moyen qui permettra d’avancer en une seule journée et sans débat, connu sous le nom de « lois de déconnexion ». C’est une stratégie à travers laquelle Junts Pel Si et la Candidature d’Unité Populaire (CUP) visent à empêcher que le gouvernement ait le temps de freiner les lois de référendum et de transition juridique, dernière idée pour remplacer la loi espagnole par un cadre exclusivement catalan pour la déconnexion complète.

Les groupes favorables au référendum du premier octobre 2017 ont uni leurs voix pour approuver la réforme du règlement du parlement qui permet d'adopter des lois en urgence en une seule lecture.

Autrement dit, ils se sont mis d’accord pour abandonner la pratique du débat parlementaire et de la présentation d’amendements.

La réforme a été désapprouvée  par tous les groupes d'opposition, Ciudadanos, le Parti Socialiste Catalan (PSC), Catalunya Si Que es Pot (CSQP) et le Parti Populaire, mais aussi par les avocats du parlement eux-mêmes et par le conseil des garanties statutaires, considéré comme le Tribunal Constitutionnel catalan. Les groupes souverainistes, cependant, sont restés sourds à tous les avertissements au motif que la même mesure est utilisée régulièrement dans d'autres parlements, entre autres le congrès des députés.

L’utilisation de la procédure de lecture unique au parlement n'est pas sans précédent. Cependant, jusqu'à présent, elle était utilisée seulement dans le cas des lois soumises par les partis qui avaient le soutien de tous les groupes du parlement. Selon le conseil des garanties statutaires, cette procédure était uniquement destinée aux lois qui avaient un caractère d’urgence, sans importance politique et sociale.

Une fois approuvée la réforme du règlement, il reste seulement à connaître le calendrier de présentation des lois de déconnexion au parlement. Selon les informations d’Europa Press, Mardi 25 Juillet 2017, la loi référendaire pourrait être présentée entre le Vendredi 28 Juillet et le Lundi 31 Juillet 2017. C’est une option soutenue par la CUP et Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) et qui dépend du Parti Démocrate européen Catalan (PDC). Une section du parti néo convergente est réticente par crainte que le gouvernement conteste la loi et préfère attendre la fin de l'été pour la présenter quelques jours avant le référendum.

Les portes paroles des groupes de l’opposition ont accusé le gouvernement catalan de supprimer les droits des minorités du parlement par la réforme du règlement, d’avoir un comportement autoritaire et de saper les bases de la démocratie parlementaire. Le Parti Populaire a déjà annoncé qu'il contestera la réforme du règlement du parlement devant le Tribunal Constitutionnel.

La CUP a répondu aux partis qui s’opposent à la réforme qu’il est contradictoire de défendre les droits des minorités du parlement et de s’opposer  à la volonté la majorité des catalans.

 

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