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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 19:47

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19J1CQ-OFRTP?sp=true

 

Muriel Pénicaud dément avoir voulu étouffer un audit à Business France (Reuters)

 

La ministre du travail, Muriel Pénicaud, a démenti Mercredi 28 Juin 2017 avoir tenté d’enterrer un audit alarmiste sur une soirée organisée au mois de janvier 2016 à Las Vegas autour d'Emmanuel Macron par Business France, établissement visé par une enquête préliminaire pour délit de favoritisme, complicité et recel.

Selon l'édition du quotidien Libération du Mercredi 28 Juin 2017, Muriel Pénicaud, qui fut directrice générale de Business France du mois de janvier 2015 au mois de mai 2017, a attendu le mois de décembre 2016 pour informer les instances internes de contrôle et les ministères concernés, de l’économie et des affaires étrangères, de dysfonctionnements dans la procédure.

Business France est un établissement public chargé de la promotion des entreprises françaises à l'étranger.

Le quotidien Libération affirme par ailleurs que le cabinet d'Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, s'était directement impliqué dans l'organisation de cette coûteuse soirée de promotion des entreprises françaises, alors que ce dernier et Muriel Pénicaud ont toujours nié toute intervention de Bercy.

« Le cabinet d'Emmanuel Macron à l'époque n'avait pas à décider de la manière dont s'organisaient les appels d'offres de l’état », a-t-on déclaré Mercredi 28 Juin 2017 dans l'entourage du chef de l’état, qui s'est refusé par ailleurs à tout commentaire sur une enquête préliminaire.

« Il y a eu une erreur de procédure dans une équipe, cela peut arriver sur cinq cent conventions par an. J'ai immédiatement déclenché un audit interne et externe. Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu'effectivement il y avait eu une erreur et d'autre part que j'avais pris les bonnes mesures », a réagi Muriel Pénicaud sur Radio Télévision Luxembourg (RTL).

« C'est moi qui ai alerté le conseil d'administration et qui ai déclenché l'audit. C'est une blague », a-t-elle répondu à l'évocation d'une possible tentative de dissimulation.

Selon le quotidien Libération, Muriel Pénicaud a commandé un audit au mois de février 2016 après une alerte interne, la soirée s'était déroulée le 6 janvier 2016.

L'audit externe, réalisé par le cabinet Ernst et Young, lui a été remis au mois de juillet 2016. Il relève des anomalies et il retranscrit notamment des échanges de mails qui « ne laissent aucun doute sur l'implication du cabinet du ministre de l’économie de l’époque », précise le quotidien Libération qui a pu consulter le document.

Fabienne Bothy-Chesneau, alors directrice exécutive chargée de la communication et de la promotion de Business France, s'en irrite d'ailleurs.

« Nous comprenons que la définition exacte des besoins a pu être en partie déterminée par des personnes extérieures à Business France, en particulier le cabinet du ministre de l’économie », note le cabinet Ernst et Young, selon un extrait publié par le quotidien Libération.

Ce rapport, daté du 28 juillet 2016, « va dormir dans le placard de Muriel Pénicaud pendant encore quelques mois », affirme le quotidien.

C'est au mois de décembre 2016 que le contrôleur économique et financier de Business France « découvre la situation et refuse alors de signer la transaction, puis alerte les ministères de tutelle ».

Le nouveau ministre de l’économie, Michel Sapin, saisira l'Inspection Générale des Finances (IGF) le 21 décembre 2016. L'auteur du rapport, qui recouvre les conclusions de l'audit, fera un signalement au parquet à la fin du mois de février 2017. L'enquête préliminaire a été ouverte le 13 mars 2017 après que le Canard Enchaîné ait publié des extraits du document de l'IGF.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, avait exclu le 21 juin 2017 que Muriel Pénicaud quitte le gouvernement, alors que quatre ministres visés par des enquêtes judiciaires l'ont fait.

« Muriel Pénicaud, qui était directrice générale, a provoqué immédiatement un audit, puis une inspection générale, puis l’IGF a validé un accord et c’est elle qui a donné cette information, donc je ne suis pas inquiet sur les conséquences de cette information », avait-il dit.

« Je pense que Muriel Pénicaud a été une directrice de Business France exceptionnelle qui a déclenché elle-même tous les voyants quand il y a eu une anomalie », avait-il ajouté.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 19:23

 

http://www.revolutionpermanente.fr/Des-ordonnances-oui-mais-contre-la-finance-le-meeting-de-Ruffin-a-la-Bourse-du-Travail

 

Comment affronter Emmanuel Macron et son gouvernement

 

« Des ordonnances, oui, mais contre la finance », le meeting de François Ruffin à la Bourse du Travail de Paris

 

A la veille de la rentrée parlementaire, le député du Mouvement de la France Insoumise (MFI) François Ruffin et son groupe Fakir donnaient rendez-vous à plusieurs représentants de la gauche radicale et du monde associatif à la Bourse du Travail de Paris, retour sur le meeting.

 

Par Damien Bernard

 

Mardi 27 Juin 2017

 

A la veille de la rentrée parlementaire, la Bourse du Travail de Paris accueillait dans une ambiance festive un meeting organisé par Fakir et le Syndicat National des Journalistes (SNJ) de la Confédération Générale du Travail (CGT). La fanfare invisible ouvrait le bal pour ensuite laisser l’introduction du meeting au tout nouveau député François Ruffin, soutenu par le MFI.

Différents représentants de la gauche radicale étaient présents. Parmi eux, André Chassaigne réélu député et membre du nouveau groupe du Parti Communiste Français (PCF), Eric Coquerel pour le MFI, ou encore Clémentine Autain, soutenue par le MFI et porte parole nationale d’Ensemble. Parmi les acteurs du monde syndical et associatif qui se sont exprimés, il y avait Emmanuel Vire du SNJ de la CGT, Jean-Baptiste Eyraud du Droit Au Logement  (DAL), Loïc Canitrot de la Compagnie Jolie Môme, une auxiliaire de vie sociale et Renaud Lambert du Monde Diplomatique.

« Des ordonnances, oui, mais contre la finance », c'était l’intitulé du débat organisé par François Ruffin. A la veille de la rentrée parlementaire, l’objectif était de réunir la gauche radicale afin d’envoyer un signal selon lequel les urnes et la rue marchent ensemble, une façon de prendre date en attendant la rentrée. C’est dans une Bourse du Travail comble que plusieurs intervenants ont répondu à la question de comment bousculer Emmanuel Macron et sa bande. Le député du MFI François Ruffin a notamment appuyé sur la nécessité que « l’hémicycle soit porté à l’extérieur par la force des gens » pour que cette dernière ait un réel impact. En minorité à l'assemblée nationale, François Ruffin a ensuite insisté sur la nécessité de trouver des points d’appui et notamment que le MFI et le PCF marchent main dans la main. « Nous sommes la gauche, les adversaires, ce sont Emmanuel Macron, le gouvernement d'Edouard Philippe et l’oligarchie », a-t-il affirmé.

Parmi les organisateurs, Emmanuel Vire du SNJ de la CGT est intervenu en fustigeant notamment l’état d’urgence permanent ainsi que les signaux inquiétants quant à la liberté de la presse. Le dernier exemple en date est des plus inquiétants avec le refus de l’Agence France Presse (AFP) de divulguer des informations sur l’affaire de Richard Ferrand. Il a terminé en appelant à la manifestation Mardi 27 Juin 2017 place des Invalides à Paris contre la deuxième loi travail, pour préparer la rentrée. Par la suite, Jean-Baptiste Eyraud du DAL est intervenu. Il a appuyé la nécessité de manifester Samedi Premier Juillet 2017 contre la loi anti-terroriste en passe d’intégrer dans le droit commun l’état urgence. Il a affirmé que l’objectif d'Emmanuel Macron est de bâillonner toujours plus le mouvement social, notamment les quartiers. Il a par ailleurs répété la nécessité du droit au logement pour tous, ainsi que de batailler contre les futures attaques comme la dérégulation des loyers ou la précarisation des contrats de location.

Alors que les tensions entre le PCF et le MFI n’ont cessé de croître pendant les élections présidentielles et législatives, le dernier épisode en date a été marqué par la constitution de deux groupes parlementaires distincts. Dans une intervention particulièrement remarquée, André Chassaigne a saisi l’opportunité pour baisser le niveau de tension entre les deux organisations. Au nom des onze députés du PCF, André Chassaigne a annoncé l’engagement de faire front commun avec le groupe des députés du MFI. Les deux groupes se réuniront régulièrement pour se coordonner. Le député du PCF a par ailleurs réaffirmé que les groupes du MFI et du PCF étaient deux groupes frères de la gauche radicale. Pour donner une explication à la constitution d’un groupe des députés du PCF indépendant par rapport au groupe des députés du MFI, André Chassaigne a tenu à affirmer la nécessaire fidélité vis-à-vis des députés d'Outre Mer avec lesquels le Front De Gauche (FDG) formait déjà un groupe parlementaire.

La prise de parole de Loïc Canitrot de la Compagnie Jolie Môme a tranché singulièrement avec la majorité des interventions. « Je fais partie de ceux qui considèrent qu’il faut plutôt mettre son énergie dans les mobilisations plutôt que dans les élections », a-t-il commencé, en ajoutant que c’est dans la rue que cela se passe. « Les mobilisations existent en ce moment, des mobilisations qui ont commencé depuis la veille des élections présidentielles, des mobilisations dans toutes les formes, beaucoup d’entreprises en grève », poursuit-il, en posant ainsi la nécessité de la grève et des mobilisations comme moyen de lutte.

Reprenant le slogan du Front Social, il continue en affirmant que c’est dans la rue que cela se gagne, tout en évoquant l’initiative du Front Social qui essaye de fédérer un maximum de luttes. Pour conclure, Loïc Canitrot interpelle les députés pour savoir ce qu’ils vont bien pouvoir faire, les enjoignant notamment à visiter les prisons après avoir évoqué le cas de Jean-Marc Rouillan, condamné à de la prison ferme pour apologie du terrorisme.

Nous pouvons remarquer que, contrairement à Jean Luc Mélenchon, pour qui le vote permet d’économiser des kilomètres de manifestation, François Ruffin revendique la nécessité des luttes sociales pour appuyer les urnes et vice versa. Que les urnes, notamment au travers de l’élection de députés, puissent cristalliser un temps le rapport de force et puissent permettre d’être un point d’appui aux luttes est une réalité. Mais pour cela encore faut-il que ces députés défendent une politique qui permette de l’emporter sur le terrain des luttes sociales qui, en dernière instance, sont les seules à même de créer le rapport de force. Pour autant, étant donné que le mot grève n’a pas été prononcé par aucun des quatre députés présents ce soir, nous ne pouvons que nous demander quel type de lutte sociale est au cœur de leur projet.

L’illustration la plus criante est qu’à aucun moment n’a été nommé le Front Social, regroupement à ce stade limité de l’avant-garde, certes, mais qui a été seul à même de proposer un plan de bataille contre Emmanuel Macron et ses ordonnances. Qu’est-ce qu’une lutte sociale pour François Ruffin ? Doit-elle s’inscrire dans son mot d’ordre des ordonnances contre la finance ? On peut aussi d’ailleurs aussi s’étonner de l’absence de toute interpellation des directions syndicales qui, à l’heure actuelle, se concertent ouvertement avec Emmanuel Macron et son gouvernement.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 18:52

 

Theresa May conclut un accord de gouvernement avec le DUP (Reuters)

 

La première ministre britannique, Theresa May, a conclu Lundi 26 Juin 2017 un accord de gouvernement avec le principal parti unioniste d'Irlande du Nord en échange d'une aide supplémentaire d'un milliard de livres, un milliard cent trente millions d'euros, en faveur de la province.

L'accord avec le Democratic Unionist Party (DUP) permettra au parti conservateur de Theresa May de disposer d'une majorité absolue à la chambre des communes, majorité qu'il a perdue lors des élections législatives anticipées du Jeudi 8 Juin 2017.

Le leader du gouvernement britannique avait besoin de l'appoint des dix députés du DUP, une formation connue pour ses positions très conservatrices sur des questions de société, pour retrouver cette majorité et gouverner avec les coudées franches.

Le DUP apportera son soutien au parti conservateur lors de votes clés sur des sujets essentiels, comme le budget, la sécurité nationale, l'économie ou encore le Brexit. L'accord ne signifie pas toutefois la création d'un gouvernement de coalition.

En échange, Londres s'engage à accroître les financements en faveur de l'Ulster, à hauteur d'un milliard de livres, sur les deux prochaines années.

Cet argent servira pour les trois quarts à financer des projets d'infrastructure routière ainsi que dans les domaines de l'éducation et de la santé.

Theresa May et la présidente du DUP, Arlene Foster, toutes deux souriantes et échangeant des plaisanteries, ont procédé à la signature de cet accord lors d'une rencontre au siège du gouvernement britannique à Londres.

Theresa May a salué un accord « qui va nous permettre de travailler ensemble dans l'intérêt de l'ensemble du Royaume-Uni et qui va nous apporter la certitude dont nous avons besoin au moment où nous lançons notre sortie de l'Union Européenne ».

Arlene Foster a abondé dans le même sens, jugeant que l'accord, intervenu au terme de deux semaines de négociations plus ardues que prévu, garantissait « un gouvernement stable dans l'intérêt du Royaume-Uni, à un moment vital ».

Theresa May avait convoqué le scrutin législatif anticipé afin de conforter son assise politique avant d'entamer les délicates négociations avec les européens sur le Brexit. Celles-ci ont débuté Lundi 19 Juin 2017 et elles devraient durer deux ans.

Mais elle a perdu son pari électoral et ce revers cinglant a fragilisé sa position de leader au sein du parti conservateur, certains de ses ministres allant jusqu'à souhaiter son remplacement par l'actuel ministre des finances, Philip Hammond.

Dans les rangs du parti conservateur, on s'inquiète en outre de voir un accord avec le DUP nuire au délicat équilibre du partage du pouvoir en Ulster.

Le Sinn Féin, principale force nationaliste qui milite pour la réunification de l'Irlande, a quitté le gouvernement de Belfast au mois de janvier 2017, provoquant des élections au mois de mars 2017 et une série de rendez-vous manqués pour rétablir la coalition entre nationalistes catholiques et unionistes protestants.

Le gouvernement britannique a donné jusqu’au Jeudi 29 Juin 2017 aux deux camps pour reformer une coalition de gouvernement dans la province, conformément à l'accord de paix signé au mois d’avril 1998.

« Le temps presse pour que les parties s'entendent et pour qu’elles rétablissent un partage du pouvoir », a rappelé Theresa May.

Mais le Sinn Féin se montre prudent. Il a estimé la semaine dernière ne pas être en mesure d'évaluer les conséquences d'un accord entre le DUP et le parti conservateur au niveau national.

Son président, Gerry Adams, a jugé Lundi 26 Juin 2017 que l'accord fournissait au parti conservateur un chèque en blanc pour négocier le Brexit, ce qui en soi représente « une menace pour l'accord du vendredi saint » de 1998.

En Irlande, le ministre des affaires étrangères, Simon Coveney, a pris note du fait que l'accord entre le parti conservateur et le DUP, parti notoirement eurosceptique, donnerait du poids à la position particulière de la province d'Irlande du Nord dans les négociations sur le Brexit.

L'accord avec le DUP a été en revanche mal accueilli en Ecosse et au Pays-de-Galles, où certains dénoncent une forme de favoritisme mettant en péril l'équilibre même du Royaume-Uni.

« Toute idée de justice sacrifiée sur l'autel du gourmand DUP afin de permettre à Theresa May de s'accrocher au pouvoir », dit sur Twitter la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon.

Le chef du gouvernement gallois, Carwyn Jones, y voit une « injure faite à l'engagement de construire un pays plus uni », jugeant que cet accord « affaiblit plus encore le Royaume-Uni ».

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 18:19

 

L'auteur de l'attaque à l'hélicoptère à Caracas toujours en fuite (Reuters)

 

L'auteur du mitraillage de la cour suprême et du ministère de l’intérieur à Caracas par un hélicoptère de la police vénézuélienne était toujours recherché Mercredi 28 Juin 2017.

D'après des responsables vénézuéliens, l'appareil a tiré à quinze reprises Mardi 27 Juin 2017 contre le ministère de l’intérieur, où plusieurs dizaines de personnes participaient à une cérémonie. Quatre grenades ont été lancées des airs contre la cour suprême.

Le président Nicolas Maduro a dénoncé une attaque terroriste et il a mis en demeure les dirigeants de la table de l'unité démocratique (MUD), la coalition de l'opposition, de condamner une action destinée à provoquer un putsch.

Le Venezuela connaît depuis le début du mois d’avril 2017 une énième crise politique, qui a fait au moins soixante quinze morts, et des chefs de file de l'opposition exhortent de longue date les membres des forces de sécurité à la désobéissance.

Mais pour certains partisans de l'opposition, prompts à alimenter toutes les théories du complot possibles, cette spectaculaire attaque par hélicoptère pourrait avoir été orchestrée par le pouvoir pour justifier la répression.

Aux yeux de Julio Borges, un des dirigeants de l'opposition, « nous avons cru que c’était un film, certains disent que c'était une machination et d'autres disent que tout cela était vrai. Mais s'il faut résumer tout cela, nous pouvons dire que nous avons un gouvernement en voie de décomposition ».

Dans un communiqué, le gouvernement a dit que l'hélicoptère a été dérobé par un pilote de la police identifié sous le nom d'Oscar Perez.

Une vidéo mise en ligne sur son compte Instagram le montre devant quatre hommes en armes portant une cagoule, affirmant qu'une opération est engagée pour rétablir la démocratie.

Oscar Perez ajoute qu'il représente une coalition de militaires, de policiers et de fonctionnaires, hostiles au gouvernement criminel de Nicolas Maduro et il appelle le successeur d’Hugo Chavez à démissionner.

Le gouvernement a accusé Mercredi 28 Juin 2017 Oscar Perez d'être lié à la Central Intelligence Agency (CIA) et aussi à l'ancien ministre de l’intérieur et ancien chef des services de renseignement, Miguel Rodriguez, qui a récemment pris ses distances avec l'administration de Nicolas Maduro.

Joint par Reuters, Miguel Rodriguez a émis des doutes sur cet incident de l'hélicoptère. Il s'est étonné que le pilote ait pu voler librement au-dessus de Caracas.

Il a estimé en outre que les personnes derrière lui dans la vidéo paraissaient être des poupées.

Oscar Perez demeurait introuvable, Mercredi 28 Juin 2017.

L'hélicoptère a été abandonné près de Caracas, à Higuerote, sur la côte caraïbe.

Nicolas Maduro avait prévenu plus tôt dans la journée du Mardi 27 Juin 2017 que ses partisans prendraient les armes si son gouvernement était renversé par la violence.

« Je dis au monde, et j'espère que le monde l'entendra après quatre vingt dix jours de manifestation, de destruction et de mort, si le Venezuela était plongé dans le chaos et la violence et si la révolution bolivarienne était détruite, nous irions au combat », avait-il dit lors d'un rassemblement politique.

« Nous n'abandonnerons jamais et ce qui ne pourrait être fait par les votes, nous le ferons avec des armes et nous libérerons notre patrie avec des armes », avait-il poursuivi.

Il s'exprimait lors d'un meeting organisé en vue de l'élection d'une assemblée constituante qu'il veut organiser le 30 juillet 2017.

L'opposition, majoritaire à l’assemblée nationale depuis les élections législatives du mois de décembre 2015, refuse ce projet et réclame la tenue d'une élection présidentielle anticipée.

En l'état du calendrier électoral, le prochain scrutin présidentiel n'est pas prévu avant la fin de l’année 2018.

Nicolas Maduro, qui accuse Washington de soutenir ses opposants dans l'objectif de contrôler les richesses pétrolières du pays, a également dit que la destruction du Venezuela provoquerait une crise migratoire plus forte qu'en Méditerranée.

« Ecoutez-moi, président Donald Trump, il vous faudrait construire vingt murs en mer, un mur du Mississippi jusqu'à la Floride et de la Floride jusqu'à New York, ce serait de la folie. La responsabilité vous en incombe, stoppez la folie de la droite vénézuélienne violente », a-t-il dit.

 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 19:57

 

http://www.huffingtonpost.com/entry/supreme-court-travel-ban_us_5950faf3e4b02734df2babaa

 

La cour suprême autorise l’entrée en application de l'interdiction de voyager

 

L'interdiction est l'une des promesses de campagne les plus controversées du président.

 

Les citoyens des six pays répertoriés dans l'interdiction de voyager du président Donald Trump, la Libye, l’Iran, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen, ne peuvent se rendre aux États-Unis que s'ils possèdent une relation de bonne foi avec les États-Unis.

 

La grande majorité des gens qui viendraient aux États-Unis en provenance de ces pays peuvent facilement prouver cette relation.

 

Ni les réfugiés réinstallés aux États-Unis ni les titulaires de visa ne seront touchés.

 

La cour suprême a accepté d'examiner l'interdiction de voyager du président Donald Trump au mois d’octobre 2017, ce qui permet la mise en application d’une version limitée de l'ordonnance entre-temps.

Les individus des six pays à majorité musulmane touchés par l'interdiction, l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen, qui ont une relation de bonne foi avec les États-Unis ne sont pas empêchés d'entrer dans le pays.

L'ordonnance de la cour suprême publiée Lundi 26 Juin 2017 a déclaré qu'une « relation familiale étroite est nécessaire » pour les personnes qui souhaitent vivre avec ou visiter un membre de la famille. Lorsque la relation est avec une entité comme une université, elle doit être « formelle, documentée et formée dans le cours normal, plutôt que dans le but d'éviter » l'ordre exécutif.

À titre d'exemple, la cour suprême dit que les étudiants et les conférenciers auraient une relation formelle, tout comme quelqu'un qui accepterait un emploi avec une entreprise américaine. Mais cela ne s'appliquerait pas à quelqu'un qui « entre dans une relation simplement pour éviter » l'ordre exécutif. Par exemple, l'ordre a déclaré « qu’un groupe à but non lucratif consacré aux problèmes d'immigration ne peut pas contacter les ressortissants étrangers des pays désignés, les ajouter aux listes de clients, puis sécuriser leur entrée en réclamant un préjudice suite à leur exclusion ».

L'annonce ne devrait pas perturber la plupart des personnes qui, autrement, se rendraient aux États-Unis en provenance de ces six pays. De nombreux réfugiés qui sont réinstallés aux États-Unis viennent des six pays ciblés, mais comme ils travaillent avec des organismes de réinstallation financés par le gouvernement fédéral, ils devraient être considérés comme ayant une relation de bonne foi avec les États-Unis.

« Les parties qui sont autorisées à entrer sont actuellement incroyablement étroites », a déclaré Lundi 26 Juin 2017 Becca Heller, directrice exécutive du projet international d'aide aux réfugiés (IRAP), « presque toute personne venant aux États-Unis qui a un visa ou qui a participé au programme de réfugiés a un lien avec une personne américaine ».

La portée de ce qui constitue un lien de bonne foi avec les États-Unis n'est pas clair et de nombreux groupes de défense sont préoccupés par les agences fédérales qui l'interpréteront différemment. De telles différences pourraient entraîner une nouvelle confusion dans les aéroports, a souligné Johnathan Smith, directeur juridique des avocats musulmans. L’IRAP se prépare à envoyer des avocats dans les aéroports des États-Unis dans le cas où ceux qui ont des visas se retrouvent détenus.

Le ministère de la sécurité intérieure a assuré dans un communiqué Lundi 26 Juin 2017 qu'il appliquerait l'ordonnance « professionnellement, avec un avis public clair et suffisant, en particulier pour les voyageurs potentiellement touchés ».

L’union américaine des libertés civiles (ACLU) a répondu à l'annonce avec un message pour Donald Trump, « le muslim ban du président Donald Trump enfreint le principe constitutionnel fondamental selon lequel le gouvernement ne peut pas favoriser ou défavoriser une seule religion », a déclaré Omar Jadwat, directeur du projet des droits des migrants de l'ACLU, qui a soutenu l’affaire en appel, dans un communiqué, « les tribunaux ont bloqué à plusieurs reprises cette interdiction indéfendable et discriminatoire. La cour suprême a maintenant la possibilité de l'arrêter définitivement ».

« Je suis heureux que la cour suprême ait décidé d'entendre cette affaire et que le ministère de la justice soit invité à plaider au nom du président et de son devoir constitutionnel de protéger la sécurité nationale des États-Unis », a déclaré le ministre de la justice Jeff Sessions dans une déclaration, « nous avons vu trop souvent ces derniers mois que la menace pour notre sécurité nationale est réelle et qu’elle devient de plus en plus dangereuse. Des groupes comme l’Etat Islamique et al-Qaïda cherchent à semer le chaos et la destruction dans notre pays et ils opèrent souvent à partir de pays déchirés par la guerre tout en menant leur réseau terroriste mondial. Il est essentiel que nous examinions correctement ceux qui cherchent à venir en Amérique à partir de ces endroits et ne pas le faire nous met en danger ».

Dans les deux semaines suivant son entrée en fonction, Donald Trump a émis un ordre exécutif restreignant les visites de sept pays à majorité musulmane, les six précédemment listés plus l'Irak, pendant trois mois et en suspendant le programme de réinstallation des réfugiés en Amérique, en faisant valoir que les fonctionnaires fédéraux devaient examiner le processus de contrôle dans l’intérêt de la sécurité nationale.

L'ordre a respecté l'une des promesses électorales les plus controversées du nouveau président. Mais le week-end chaotique qui a suivi, des dizaines de personnes détenues dans les aéroports et les manifestations à l'échelle nationale, a également joué un rôle précoce dans la définition de l'administration Donald Trump comme maladroite et désintéressée dans les détails et le processus d'élaboration politique.

Donald Trump a signé l'ordre sans laisser les responsables clés, y compris le secrétaire du ministère de la sécurité intérieure (DHS), John Kelly, l'examiner à l'avance. Les agents des douanes et de la protection des frontières ont eu du mal à interpréter si l'ordonnance s'appliquait aux détenteurs de cartes vertes et à ceux qui arrivaient avec des visas valides. Des manifestations ont éclaté dans les aéroports du pays. Apparemment inébranlable, Donald Trump a déclaré aux journalistes le lendemain de la signature de l'ordre que les restrictions de voyage « fonctionnaient très bien », ajoutant que « vous le voyez dans les aéroports, vous voyez tout ».

La confusion a pris fin dans la nuit du 29 janvier 2017, lorsqu'un juge fédéral à Brooklyn a émis une injonction pour que les parties clés de l'ordonnance ne soient exécutées que lorsque les contestations judiciaires soient faites.

Le lendemain, le secrétaire du DHS, John Kelly, a officiellement exempté les détenteurs de cartes vertes des dispositions du décret.

Dans les mois suivants, plusieurs autres juges fédéraux ont émis des décisions semblables affirmant que l'ordonnance devrait être interrompue. Donald Trump a signé un deuxième ordre au mois de mars 2017, cette fois en enlevant l'Irak de la liste originale de sept pays après des négociations avec le gouvernement irakien, dans le but de remédier aux problèmes juridiques posés par son premier ordre.

Mais le résultat était en grande partie le même. Les cours d'appel du neuvième et du quatrième circuit des Etats Unis ont confirmé les injonctions empêchant l'entrée en vigueur des restrictions de voyage. Le ministère de la justice a interjeté appel des deux affaires, les amenant jusqu'à la cour suprême.

Alors que la Maison Blanche a un pouvoir presque illimité pour restreindre qui est autorisé à entrer dans le pays, les fonctionnaires des États-Unis ne peuvent pas discriminer les visiteurs pour des raisons religieuses. Les mots de Donald  Trump pendant la campagne électorale sont revenus pour le hanter alors que les tribunaux examinaient ses ordres.

« La preuve dans le dossier, considérée du point de vue de l'observateur raisonnable, crée un cas convaincant selon lequel le but principal de l’ordonnance est religieux », a déclaré la décision rendue par la cour d'appel du quatrième circuit des États-Unis au mois de mai 2017, « les déclarations de campagne du candidat Donald Trump révèlent que, à maintes reprises, il a exprimé un sentiment antimusulman, ainsi que son intention, s’il était élu, d'interdire les musulmans aux États-Unis ».

Donald Trump est resté un défenseur si ferme de son interdiction de voyager qu'il a promis de « lutter contre cette terrible décision », jusqu'à la cour suprême si nécessaire, après qu'un juge fédéral d'Hawaii ait bloqué certaines parties de la deuxième interdiction au mois de mars 2017.

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 19:13

 

http://www.leparisien.fr/paris-75018/insalubrite-les-refugies-de-la-porte-de-la-chapelle-sous-tension-27-06-2017-7092927.php

 

Les migrants de la porte de la Chapelle sous tension

 

Par Cécile Beaulieu

 

Les riverains sont indignés par l’inhumanité et l’insalubrité des lieux, dans le dix huitième arrondissement de Paris.

 

Monceaux de déchets jonchant le sol, intervention de police, circulation coupée et défilé de camions de la propreté, boulevard Ney, dans le dix huitième arrondissement de Paris, face au centre humanitaire de la porte de la Chapelle, qui ne parvient plus à absorber le flux des réfugiés depuis des semaines, la tension est montée d’un cran, dans la nuit du Lundi 26 Juin au Mardi 27 Juin 2017, déclenchant la colère des riverains, indignés par l’inhumanité et l’insalubrité des lieux. 

Vendredi 23 Juin 2017, ils avaient organisé un vaste rassemblement pour condamner l’abandon du quartier et demander à vivre dans la dignité. Lundi 26 Juin 2017, peu après 21 heures, les premiers soubresauts ont agité le campement sauvage où se sont réfugiés plusieurs centaines de migrants en attente d’une place dans le centre humanitaire. 

Les poubelles, qui ne seraient plus évacuées depuis des jours par les services de la propreté de la ville en raison d’une épidémie de gale difficilement maîtrisable, tant les conditions d’hygiène sont déplorables dans les camps de fortune, ont été jetées sur la chaussée, jonchant le boulevard Ney. 

Rapidement, des effectifs de police de la Brigade Anti Criminalité de Nuit (BACN) et de la Direction de l'Ordre Public et de la Circulation (DOPC) ont été déployés dans le secteur et le boulevard Ney a été interdit à la circulation. « Il y a eu des affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes de réfugiés », témoigne un riverain, « des gaz lacrymogènes ont été utilisés et les gens couraient dans tous les sens. La situation ne cesse d’empirer porte de la Chapelle pour nous et pour les réfugiés ». 

Un homme a été arrêté et placé en garde à vue pour avoir jeté des projectiles en direction d’un policier. Temporairement éloignés, le temps que les lieux soient nettoyés et les déchets évacués, les réfugiés ont pu retourner, Mardi 27 Juin 2017 vers 1 heure du matin, dans le camp où se poursuit l’interminable attente. La ville de Paris, de son côté, a saisi l’état, voici plus d’un mois, pour que soient dégagées des solutions permettant d’augmenter la fluidité du centre d’accueil et d’éviter les campements sauvages. Mais elle l’assure, « les agents de nettoyage, revêtus de combinaisons spéciales, pour se protéger de la gale, interviennent chaque jour, matin, midi et soir, dans des conditions difficiles ».

Aucune décision de mise à l’abri des réfugiés, de plus en plus nombreux, n’a encore été prise.

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 18:52

 

http://www.publico.es/politica/sanchez-dara-paso-mocion-censura-garantiza-desalojo-rajoy.html

 

Pedro Sanchez déposera une motion de censure seulement si elle garantit l'éviction du pouvoir de Mariano Rajoy

 

Le leader du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) prétend avoir trouvé un Pablo Iglesias plus réaliste et il assure qu’ils ont eu une bonne entente en abordant ensemble de nombreuses questions.

 

Le secrétaire général du PSOE, Pedro Sánchez, a insisté Mardi 27 Juin 2017 sur le fait que son parti n’exclut toujours pas le dépôt d’une motion de censure, mais il a dit qu'il le fera seulement s’il a des garanties qu’elle entraîne l’expulsion de Mariano Rajoy de la Moncloa.

Pedro Sanchez a dit à la Sexta, après avoir rencontré le leader de Podemos Pablo Iglesias pendant plus d'une heure et demie au congrès des députés, que si le PSOE déposait une motion de censure, cela sera « réfléchi, travaillé et non improvisé », ce qui implique qu'il a encore le temps de prendre cette mesure.

Par conséquent, avant de pouvoir articuler avec Unidos Podemos un agenda social qui renverse les politiques régressives du Parti Populaire, il a admis qu'il a trouvé une bonne réceptivité de Podemos. « Nous sommes deux partis de gauche », a-t-il ajouté.

Le leader socialiste a dit qu'il a trouvé un Pablo Iglesias plus réaliste et il a estimé qu'il y avait une bonne compréhension sur de nombreux sujets abordés ensemble, notamment en citant la défense des jeunes, la régénération démocratique et la lutte contre la pauvreté.

Pedro Sanchez a dit qu'ils veulent se mettre au travail le plus tôt possible et les deux formations commencent à former des équipes pour concrétiser des propositions au cours du mois de juillet 2017 pour qu’elles soient pleinement adoptées au mois de septembre 2017.

Pour le PSOE, la porte-parole socialiste Margarita Robles prendra en charge ce travail au niveau parlementaire et ce sera la secrétaire générale adjointe du PSOE, Adriana Lastra, qui coordonnera les initiatives au niveau du parti.

Le secrétaire à l’organisation du PSOE, José Ábalos, a été le porte-parole socialiste de la réunion entre les deux dirigeants. Pedro Sanchez fera un bilan final, après une rencontre également avec Albert Rivera et avec le coordonnateur général d’Izquierda Unida, Alberto Garzón. José Abalos a confirmé que le PSOE et Podemos peuvent lancer aujourd'hui « une nouvelle dynamique qui permette une alternative pour le changement dans ce pays », a-t-il dit.

José Abalos a également confirmé que le PSOE déposera une motion de censure seulement si elle est gagnante ou si elle est une alternative claire de gouvernement, mais l’opinion du dirigeant socialiste est que ces circonstances ne sont pas actuellement réalisées.

Par conséquent, il a défendu la proposition de Pedro Sanchez de rechercher d’abord des propositions alternatives communes contre le Parti Populaire et il a mis en valeur le fait que Podemos est actuellement en disposition de travailler dans ce sens.

Par conséquent, il a rejeté le fait que le nouveau PSOE de Pedro Sánchez soit polémique et il a dit que, peut-être, c’est le contraire, et que c’est maintenant Podemos qui se rapproche du PSOE. En fait, il a rappelé que la formation de Pablo Iglesias accepte maintenant de négocier des propositions avec le PSOE, sans les rejeter purement et simplement.

Cependant, José Abalos n’entre pas dans cette polémique et il a déclaré que le PSOE ne cherche pas ni des partenaires ni des adversaires, mais seulement des alternatives réelles de gauche pour freiner les politiques régressives du Parti Populaire.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 19:55

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19H28C-OFRTP

 

La justice dit non à un centre d'accueil pour migrants à Calais (Reuters)

 

Le tribunal administratif de Lille a rejeté Lundi 26 Juin 2017 la demande d’associations d’aide aux migrants d’un centre d’accueil à Calais, mais il leur a donné partiellement raison en ordonnant une amélioration de la prise en charge des candidats à l'exil.

Le juge des référés explique son refus par le fait que « les pouvoirs publics ont fait le choix d’orienter les migrants arrivant à Calais vers les dispositifs de droit commun, notamment le dispositif national d’asile, ailleurs sur le territoire français ».

Il estime en outre que cette décision « ne relève pas des pouvoirs du juge des référés ».

Toutefois, le tribunal juge « nécessaire qu’un certain nombre de mesures soient prises, a minima, pour éviter que les personnes concernées soient exposées à des risques de traitements inhumains et dégradants ».

Les associations s'insurgent contre l'attitude des forces de l'ordre à l'égard des migrants, notamment depuis la fermeture de la jungle au mois d’octobre 2016, et elles demandent que les droits fondamentaux de ces personnes soient respectés. Un appel relayé par le défenseur des droits, Jacques Toubon.

Il y a actuellement entre trois cent et six cent migrants à Calais.

Le juge des référés ordonne « le renforcement des maraudes, à destination des mineurs, la création, selon des modalités qui restent à déterminer entre l’ensemble des acteurs concernés, de plusieurs points d’eau et de sanitaires, le renforcement du dispositif d’accès à des douches et l’obligation de laisser les associations continuer à distribuer des repas ».

Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, qui s'est rendu Vendredi 23 Juin 2017 à Calais, a marqué son opposition à toute mesure susceptible de provoquer un appel d'air à Calais.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 17:23

 

https://www.snjcgt.fr/2017/06/26/en-marche-contre-letat-durgence

 

En marche contre l'état d'urgence

 

Contre la reconduction de l’état d’urgence

 

Contre l’instauration d’un état d’urgence permanent

 

Pour nos droits et pour nos libertés

 

Manifestation Samedi Premier Juillet 2017 à 15 heures Place de la République à Paris

 

Premiers signataires

 

Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne (ATTAC) ; Campagne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) ; Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) ; Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient (CAPJPO) Europalestine ; Confédération Nationale du Travail (CNT) ; Droit Au Logement (DAL) ; Droits Devant ; Fondation Copernic ; Front Social ; Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP) ; Sortir Du Colonialisme (SDC) ; Syndicat de la Magistrature (SM) ; Syndicat National des Journalistes (SNJ) de la Confédération Générale du Travail (CGT) ; Survie ; Union Juive Française pour la Paix (UJFP) ; Union Syndicale Solidaire (USS) ; Alternative Libertaire (AL) ; Europe Ecologie Les Verts (EELV) ; Ensemble ; Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) 

 

L’état d’urgence, doit être renouvelé encore six mois par le gouvernement, au mois de juillet 2017. Or l’état d’urgence a largement démontré son inefficacité contre les attentats et il  a surtout été employé contre le mouvement social contre la loi travail, contre la vingt et unième conférence climatique, contre les musulmans ou supposés l’être, contre les migrants et leurs soutiens et contre les habitants des quartiers populaires où les violences policières se sont multipliées, en toute impunité.

Encore le Lundi 8 Mai 2017, soixante neuf militants ont été assignés à résidence pour leur interdire de se rendre à la manifestation du Front Social, car ils avaient pris part à des manifestation contre la loi travail.

En même temps, le gouvernement d'Emmanuel Macron a présenté un projet de loi pour mettre en place un état d’exception permanent, introduisant dans le code pénal des mesures issues de l’état d’urgence.

Ce projet de loi en instaurant des sanctions administratives permettant la privation de liberté ou la limitation de la liberté de circuler, banalise la rupture de l’état de droit et du principe de séparation des pouvoirs. Il est conçu pour  s’appliquer bien au delà de la lutte contre le terrorisme, comme l’état d’urgence, et il sera bien évidemment durci à la prochaine alerte, comme les différentes lois répressives qui se sont succédé depuis quinze ans.

Cette fois, il prévoit la création de périmètres de sécurité sur la voie publique, c’est à dire dans la rue, qui ne sont pas  limités dans la durée ni dans leur emprise géographique, toujours au nom de la menace terroriste. Il donnera lieu à des fouilles de véhicules, de bagages et à des palpations par la police municipale ou des vigiles, devenant ainsi supplétifs de la police.

Il peut s’appliquer sur le périmètre d’une manifestation, comme en 2016, mais aussi sur toute la Guyane, tout Paris si besoin, ou tout un quartier populaire pour contrôler les habitants en permanence.

Arbitraire, abus et colères seront les fruits de cette mesure conçue pour bâillonner le mouvement social qui s’annonce contre la destruction de la protection sociale et des droits des salariés ou face à l’urgence sociale.

Les mesures individuelles d’assignations à résidence, de perquisitions vingt quatre heures sur vingt quatre, de perquisitions électroniques et de surveillance hertzienne, s’appliqueront à l’initiative de la police et du préfet,  dans certains cas avec une validation préalable, mais de principe, du juge ou du procureur de Paris, « lorsque la personne représente une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics et qui soutient ou adhère à des thèses incitant au terrorisme », les termes  définissant les personnes visées sont flous et pourront s’appliquer à des militants et à des syndicalistes.

Le contrôle aux frontières sera rétabli contre les migrants et il sera renforcé autour des gares, les fermetures de certains lieux de culte seront facilitées, le fichier des voyageurs sera pérennisé et les données seront conservées pendant cinq ans.

Il doit être mis fin à l’état d’urgence et à cette tentative de le rendre permanent.

Ce projet de loi dangereux sera présenté au sénat puis sans doute à l’assemblée nationale au mois de juillet 2017.

Il y a urgence.

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 18:16

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19C18H-OFRTP?sp=true

 

La scission de la droite entérinée à l’assemblée nationale (Reuters)

 

Thierry Solère, chef de file officieux des républicains constructifs à l’assemblée nationale, a prononcé Mercredi 21 Juin 2017 le divorce de la droite au parlement en annonçant la création d'un groupe dissident de celui des Républicains avec l'aide des centristes de l'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI).

Cette rupture, qui était en germe depuis l'élection d'Emmanuel Macron, sépare désormais les députés des Républicains prêts à travailler sous conditions avec le gouvernement et ceux qui préfèrent opter pour une stratégie d'opposition classique.

Elle expose par ailleurs les rebelles à une exclusion si le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, finit par mettre à exécution une menace à peine voilée formulée lors d'un bureau politique du parti, Mercredi 21 Juin 2017.

« Nous travaillons à la construction d'un nouveau groupe parlementaire qui est une nouvelle force parlementaire », a déclaré Thierry Solère lors d'une conférence de presse commune avec le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde.

La démarche constructive vise, selon lui, à « accompagner les réformes qui vont dans le bons sens, obtenir des inflexions quand il y aura besoin d'obtenir des inflexions et s'opposer quand il y aura besoin de s'opposer ».

Les fondateurs de ce nouveau groupe refusent donc de se voir comme une simple force d'appoint à la majorité présidentielle et se rangent dans une opposition libre et ouverte au dialogue, selon les mots de Jean-Christophe Lagarde.

Dans un premier temps, cette attitude souple vis-à-vis de l'exécutif se traduira pour certains constructifs par le vote de la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, au début du mois de juillet 2017, et pour d'autres par une abstention lors du scrutin.

Les députés issus des Républicains sont une vingtaine à participer à l'initiative, dont beaucoup d'anciens soutiens de Bruno Le Maire, lui-même entré au gouvernement au mois de mai 2017 comme ministre de l’économie.

En y ajoutant les dix huit députés de l'UDI, la nouvelle force parlementaire des Républicains Constructifs Unitaires et Indépendants devrait approcher la quarantaine de membres, appelés à se choisir un président, Mardi 27 Juin 2017.

En recrutant des personnalités des Républicains dans son gouvernement et défendant des positions susceptibles de plaire à droite, par exemple sur la réforme du travail, Emmanuel Macron a réveillé les dissensions profondes qui travaillent depuis toujours cette partie du champ politique.

Voilà donc la droite, qui avait tenté de réaliser son unité avec la création de l'Union pour une Majorité Populaire (UMP) en 2002, arrivée à son point d'implosion, que tentent d'éviter les hautes instances des Républicains.

« L'inscription au sein d'un autre groupe que celui des Républicains vaudrait mise à distance de notre famille politique », a dit Bernard Accoyer lors du bureau politique, en présence notamment de l'un des constructifs en chef, Jean-Pierre Raffarin.

« Il ne s'agit pas de faire de procès à qui que ce soit mais nous incitons fortement nos amis à rester au sein du groupe des Républicains », a ajouté le secrétaire général, selon des propos rapportés à Reuters par un participant.

« Il n'y a pas deux droites. Vous avez les supplétifs de la République En Marche (REM), le parti d’Emmanuel Macron, qui se sont regroupés et puis vous avez ensuite le groupe des Républicains », a pour sa part dédramatisé Christian Jacob, président du groupe des Républicains, devant la presse.

Dans son histoire récente, le principal parti de droite s'est déjà scindé en deux sous-groupes à l’assemblée nationale, au plus fort de la guerre entre François Fillon et Jean-François Copé, en 2012 et en 2013, mais la partition s'expliquait alors par une lutte de pouvoir plutôt que par des divergences de fond. L'aventure n'avait alors duré qu'un peu plus d'un mois et demi.

Mercredi 21 Juin 2017, les députés des Républicains qui ont conservé leur affiliation d'origine ont reconduit à leur tête Christian Jacob, leur président depuis 2010, qui a battu son seul adversaire, Damien Abad, par soixante deux voix contre trente deux voix. Autrement dit, le groupe des Républicains compte pour l'heure deux fois plus de membres environ que celui des constructifs.

Laurent Wauquiez, qui n'est pas député mais qui se prépare à jouer un rôle prépondérant dans la reconstruction de son parti après les déconvenues des élections présidentielles et législatives, a prôné Mercredi 21 Juin 2017 une opposition non sectaire.

« Mais je pense que c'est une profonde erreur de signer a priori un chèque en blanc et au fond abdiquer sa liberté de parole » en votant la confiance au gouvernement, a dit sur BFM Télévision celui qui incarne l'aile la plus à droite des Républicains.

Eric Ciotti, réélu Dimanche 18 Juin 2017 dans les Alpes-Maritimes, a pour sa part critiqué les constructifs sur la deuxième chaîne de la télévision française, décrits comme des opportunistes sans conviction.

La sécession d'une partie des députés de droite et les débats sur la confiance au gouvernement donnent un avant-goût des enjeux qui attendent les Républicains dans les mois à venir en vue de la désignation de leur président, au mois de novembre 2017.

 

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