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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 18:13

 

http://www.lariposte.com/spip.php?page=article&id_article=1448

Deux jours après l’intervention télévisée du chef de l’Etat, dont l’un des objectifs était de balayer les soupçons de corruption qui pèsent sur Woerth et Sarkozy lui-même, le Canard Enchaîné révèle qu’Eric Woerth – encore lui – aurait autorisé la vente à « prix d’ami » d’une parcelle de la forêt de Compiègne au président de la Société des courses de Compiègne. Ce dernier est également l’un des dirigeants de l’association France Galop, qui compte parmi ses membres Florence Woerth – encore elle.

Le gouvernement répond que cette transaction est « parfaitement légale ». Mais cela ne convaincra pas les millions de jeunes, de travailleurs et de retraités dont les conditions de vie et de travail se dégradent sans cesse, en toute « légalité », pendant que les sommets de l’Etat mènent grand train aux frais du contribuable. Après tout, n’est-ce pas très légalement que Sarkozy a triplé son salaire, juste après son élection ? Et n’est-ce pas en toute légalité que Mme Bettencourt, riche d’au moins 17 milliards, a reçu du fisc un chèque de 30 millions d’euros, grâce au bouclier fiscal ? La légalité capitaliste autorise les riches à s’enrichir davantage au détriment de la grande majorité : telle est la conclusion à laquelle de plus en plus de gens parviennent. Et elle a des implications révolutionnaires.

Les enquêtes ouvertes sur les affaires en cours ont leur importance, bien sûr. Leurs conclusions peuvent achever le gouvernement. Mais elles ne pourront pas le « blanchir ». Même si la justice concluait à l’entière innocence de Woerth et Sarkozy, la masse de la population ne cesserait pas de les juger coupables. Ici, l’instinct de classe ne tient pas compte des éléments juridiques. Il ne s’embarrasse pas, non plus, de la présomption d’innocence. Les gens jettent un coup d’œil sur le tas de fumier qui grossit au fil des révélations – et, sans attendre les conclusions des enquêtes, ils tranchent : « c’est tout à fait le genre de ces voyous ». C’est exact. Vraies ou fausses, toutes les accusations qui pèsent sur Woerth et Sarkozy sont parfaitement dans le genre de ces voyous dont la politique sert les seuls intérêts matériels d’une petite poignée de grands capitalistes.

La décomposition du gouvernement Sarkozy est irréversible. Les affaires ne font qu’accélérer son pourrissement, dont les causes fondamentales sont la crise du capitalisme et son cortège de chômage, de misère et de régression sociale. Lorsque Nicolas Sarkozy, en 2007, partait en vacances sur le yacht du milliardaire Bolloré, beaucoup de gens se disaient : « qu’il fasse ce qu’il veut de ses vacances, du moment qu’il règle nos problèmes ». Mais il n’a rien réglé. Au contraire, il a aggravé les problèmes et la souffrance de la grande majorité de la population. Dès lors, les privilèges et passe-droits qui alimentent la chronique, au sommet de l’Etat, deviennent insupportables. Et les choses ne vont pas s’arranger. Dans les deux années qui viennent, le chômage ne baissera pas sérieusement. Il est même probable qu’il continuera d’augmenter. La misère s’aggravera. De nouvelles coupes sociales et contre-réformes – dont celle visant nos retraites – sont à l’ordre du jour. Tout ceci ne peut qu’accroître et intensifier l’impopularité du gouvernement.

En septembre, la mobilisation contre la casse des retraites doit franchir un nouveau cap. Nous avons déjà souligné, dans nos articles, les limites de la stratégie des « journées d’action ». Il y a désormais un autre élément de la stratégie syndicale qui doit être discuté. Le refus des dirigeants syndicaux de « politiser » le mouvement sur les retraites serait une erreur. Les conditions sont réunies pour, dans le même temps, repousser l’attaque contre les retraites et faire tomber le gouvernement Sarkozy. Les deux sont directement liés, d’ailleurs, car le gouvernement ne résisterait probablement pas à une défaite sur ce dossier. Aussi le mouvement syndical – à commencer par la CGT – doit-il mobiliser les travailleurs sur l’objectif de chasser la droite du pouvoir. Les partis de gauche et les organisations syndicales doivent réclamer des élections présidentielles et législatives anticipées. Ce mot d’ordre aurait un
puissant écho parmi des millions de jeunes et de travailleurs exaspérés par la politique du gouvernement. Il renforcerait le mouvement contre la réforme des retraites et la politique de l’UMP en général. Le gouvernement est gravement affaibli. Il faut et on peut l’abattre.

Jérôme Métellus (PCF Paris)

Publication : mercredi 14 juillet 2010




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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 17:37

 

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_70_art5.htm

REGARDS D'EUROPE

FAIRE RATIFIER LA CONVENTION INTERNATIONALE SUR LES TRAVAILLEURS MIGRANTS

Bien qu'elle ait été adoptée le 18 décembre 1990 par l'Assemblée générale des Nations unies et soit entrée en vigueur le 1er juillet 2003, la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants et de leurs familles n'est toujours pas appliquée car trop peu d'Etats (moins de 50) l'ont ratifiée.

Aucun pays d'Europe ni d'Amérique du Nord ne l'a ratifiée car l'application de cette Convention les empêcherait de mettre en œuvre leurs politiques d'immigration discriminatoires et liberticides. En effet, cette convention est le Traité international le plus complet en matière de droits des migrants qui sont égaux en dignité et en droit. Elle leur applique tous les droits de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, notamment l'égalité de traitement entre les travailleurs, nationaux ou étrangers, avec ou sans papiers, le droit de vivre en famille dans le pays d'accueil, la liberté d'opinion, de religion et d'expression et le droit de retourner régulièrement dans le pays d'origine et d'en revenir.

A l'occasion du vingtième anniversaire de l'adoption de cette convention internationale, le Centre international de ressources sur les droits des migrants et la plateforme européenne pour les droits des travailleurs migrants lancent la campagne "Il est temps de ratifier la convention sur les travailleurs migrants". L'objectif est de faire ratifier cette convention internationale par les 27 Etats membres de l'Union européenne. Cette campagne pourra s'appuyer sur des résolutions du Parlement européen qui a demandé à plusieurs reprises aux Etats membres de ratifier cette Convention (consulter le site: www.migrantswatch.org).

DEUX POIDS, DEUX MESURES...

Dans une résolution, adoptée le 17 juin à une forte majorité (470 voix contre 56 et 56 abstentions), le Parlement européen a condamné l'opération israélienne contre le flottille humanitaire, demandé une enquête internationale et impartiale ainsi que la fin immédiate du blocus. Toutefois, refusant de confirmer sa position d'avril 2002 pour la suspension de l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël, il s'est contenté d'inviter "le Conseil à prendre les mesures nécessaire pour convoquer sans délai le Conseil d'association UE-Israël afin de discuter de la situation actuelle".

Il a également demandé une nouvelle fois "la libération immédiate du sergent israélien Gilad Shalit" détenu à Gaza par le Hamas depuis juin 2006 mais il est resté muet sur le cas du franco-palestinien Salah Hamouri qui croupit dans les geôles israéliennes depuis plus de 2000 jours. Deux poids, deux mesures entre le franco-israélien Gilad Shalit et le franco-palestinien Salah Hamouri qui doit rester en prison! La campagne pour la libération de Salah Hamouri, relayée par "l'Humanité", doit se poursuivre et s'intensifier.

REJET D'UNE DIRECTIVE DE LIBERALISATION DES TRANSPORTS ROUTIERS

En mai 2010, nous avons rendu compte du rejet par la commission de l'emploi et des affaires sociales du Parlement européen d'une directive européenne dont la mise en œuvre aurait augmenté le temps de travail des routiers indépendants jusqu'à 60 heures par semaine (au lieu de 48 heures).

Le 16 juin, en session plénière à Strasbourg, le Parlement européen a refusé de céder aux pressions des gouvernements et des grandes sociétés de transports routiers qui voulaient se servir de cette directive pour pousser leurs salariés à devenir indépendants ou auto-entrepreneurs. La mobilisation des syndicats de camionneurs a payé puisque le Parlement européen a confirmé par 368 voix contre 301 et 8 abstentions le rejet de la directive fondée sur un régime différencié entre routiers indépendants et salariés dont l'application aurait entraîné un dumping social, une aggravation des conditions de travail et une détérioration en matière de sécurité routière. Après le vote du Parlement européen, la Commission européenne a décidé de retirer sa proposition de directive.

L'événement est suffisamment rare pour être souligné: seuls les dockers, et aujourd'hui les routiers, ont réussi à obtenir le rejet de directives concernant leur secteur d'activité. Leur victoire montre que la mobilisation peut permettre de bloquer sur le plan européen le rouleau compresseur de la déréglementation du travail et de la libéralisation.

L'EUROPE EN BREF...

Dans son rapport annuel, la Commission contre le racisme et l'intolérance du Conseil de l'Europe (ECRI) critique la France et juge préoccupants "la perception de la police par les minorités, les contrôles au faciès, les préjugés contre les musulmans et le ton du débat sur l'immigration"; le rapport dénonce aussi "les propos tenus par des responsables politiques, y compris des élus et des membres du gouvernement" qui contribuent à encourager "l'expression du racisme et de la xénophobie".

Selon une enquête réalisée dans le cadre du programme européen Daphne, destiné à prévenir toutes les formes de violence, le taux de mortalité lié aux violences conjugales a augmenté dans l'Union européenne. A l'échelle des 27 pays membres, "les fémicides (homicides de femmes par leur compagnon) représentent 41% de la mortalité liée aux violences conjugales".

Au cours de leur réunion du 14 juin, les Ministres des Affaires étrangères des 27 ont décidé de reporter à septembre 2010 l'examen de la position commune de l'Union européenne de 1996 qui encadre ses relations avec Cuba.

Au cours d'une rencontre avec le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a appelé l'Union européenne à changer sa position commune qui ne fonctionne pas, qui est obsolète et qui est marquée par l'ingérence.

L'ANECR a lancé une chaîne de solidarité des élus progressistes des pays d'Europe avec le peuple grec et "tous les autres peuples menacés par las assauts des "investisseurs" et la tutelle impitoyable des dirigeants de l'Union européenne et au FMI "(pour participer à cette chaîne envoyer les signatures à anecr@elunet.org).

Jean Paul Le Marec






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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 17:01

 

http://www.lariposte.com/spip.php?page=article&id_article=1442

 


Le NPA compte dans ses rangs un certain nombre de militants révolutionnaires qui luttent sérieusement contre la classe capitaliste et veulent en finir avec le capitalisme. Mais ces éléments sont de plus en plus isolés, au sein de leur propre parti. Le NPA se distingue de la LCR par le fait d’être beaucoup plus hétérogène, politiquement.

Longtemps avant sa dissolution, la LCR se caractérisait par une certaine désinvolture à l’égard des questions de théorie et de programme. Ceci dit, la grande majorité de ses adhérents voyaient dans la LCR une organisation révolutionnaire ayant pour objectif le renversement du système capitaliste et son remplacement par le socialisme. Or, le lancement du NPA, à grands renforts médiatiques, a attiré une masse d’éléments petits-bourgeois dont un bon nombre s’intéresse essentiellement aux élections et aux places que l’organisation pourrait éventuellement décrocher, dans les « institutions ». Le NPA avait le vent en poupe, pensaient-ils, et irait de succès en succès. Ils répétaient sans cesse que le PCF est « dépassé », en « phase terminale », et pensaient que le NPA le remplacerait comme la principale force « à gauche de la gauche ». Les résultats des élections régionales ont démontré qu’il n’en est rien. Le
score du NPA n’a pas été plus important que celui auquel la LCR aurait pu s’attendre, dans des circonstances analogues.

Cet échec aura des conséquences au sein du NPA. On entend dire, parfois, que la diversité du NPA fait sa force. C’est manifestement faux. A chaque épreuve sérieuse, les différentes tendances tireront des conclusions différentes, et parfois radicalement opposées. Désormais, les adhérents pour qui les résultats électoraux du NPA sont primordiaux tireront la conclusion que la rupture avec le « radicalisme » et le profil « communiste » de la LCR n’est pas allée assez loin. Ils feront pression pour faire passer l’« anticapitalisme » en arrière-plan, au profit d’idées plus modérées – vaguement écologistes, féministes, etc. – qu’ils estiment plus payantes, sur le plan électoral. En revanche, les militants pour qui le NPA est avant tout un instrument de la lutte des classes s’efforceront de l’orienter dans le sens inverse. La lutte entre ces tendances a déjà commencé, et ne manquera pas de s’accentuer dans les mois et les années à venir. A terme, elle mènera à sa dislocation.

Pressions idéologiques

L’effondrement de l’URSS et des autres régimes totalitaires, en Europe de l’Est, a fourni l’occasion d’une vaste offensive idéologique de la part des chantres du capitalisme. Le capitalisme et les forces aveugles du marché avaient définitivement triomphé de la planification économique et du « socialisme ». Cette offensive a eu un impact considérable sur les travailleurs du monde entier, et surtout sur les instances dirigeantes des partis de gauche, en France et ailleurs. La direction du PS a renoncé au socialisme, même à titre d’objectif lointain, pour rallier ouvertement « l’économie de marché ». Au PCF, Robert Hue et les instances dirigeantes du parti sont allés jusqu’à cautionner des privatisations, notamment à l’époque du gouvernement Jospin.

La LCR n’était pas, non plus, à l’abri de ces pressions. Au fond, la direction de la LCR suivait essentiellement la même trajectoire, avec un train de retard. L’idée qui sous-tendait le projet du NPA était de rompre avec la tradition « communiste et révolutionnaire », à la faveur d’une image vaguement « anti-capitaliste ». Ce n’était que l’aboutissement d’une longue période pendant laquelle de nombreux dirigeants de la LCR voyaient dans son héritage communiste, révolutionnaire et « trotskiste » un obstacle à son développement – et, en particulier, à l’amélioration de ses performances électorales. La propagande publique de la Ligue ne parlait pas du socialisme. Son programme se limitait à des mesures partielles, à l’image du programme du PCF.

Le mot d’ordre principal du NPA, que l’on retrouve systématiquement sur ses tracts et ses affiches, appelle à « taxer les profits ». Les profits sont déjà taxés, en l’occurrence. Mais ne faudrait-il pas les taxer plus lourdement ? Cette mesure irait dans la bonne direction, bien sûr. Seulement, compte tenu du fonctionnement du capitalisme, certaines conséquences en découleraient. Pour éviter les taxes, les capitalistes auraient davantage recours aux délocalisations et aux fermetures d’entreprises. Or, le programme du NPA n’avance aucune proposition pour contrecarrer cette réaction. Le NPA est peut-être « anti-capitaliste », mais que signifie ce terme si le programme que défend l’organisation ne propose aucune alternative sérieuse au capitalisme ?

Sectarisme

L’attitude sectaire de la LCR à l’égard du PCF et du PS était une source constante d’irritation, pour les militants de notre parti. Par exemple, aux élections présidentielles de 2002, on se rappelle que les dirigeants de la LCR avaient préconisé l’abstention dans l’hypothèse où le PS, au deuxième tour, ferait face à Jacques Chirac. Le PS et le PCF étaient « la même chose » que la droite, disaient-ils. Mais lorsque Chirac s’est trouvé face à Le Pen, la LCR a appelé à voter pour le candidat de l’UMP. De tels comportements sont pour beaucoup dans les préjugés qui existaient – et existent encore – chez les militants communistes à l’égard du « trotskisme ». Mais il faut reconnaître que l’existence d’organisations d’extrême gauche – LO, la LCR et, aujourd’hui, le NPA – est aussi le prix à payer pour les dérives et les incohérences politiques au sommet de notre propre parti, que ce soit à l’époque « stalinienne » ou depuis. Le stalinisme repoussait la jeunesse et les travailleurs, tout comme l’engouement de la direction du parti pour « l’économie de marché », depuis l’époque de Robert Hue. Des ministres communistes qui privatisent n’intéressent personne – à part les capitalistes.

Le capitalisme a échoué. Le marxisme n’a rien perdu de son actualité. S’il veut lutter contre le capitalisme de façon conséquente, un militant révolutionnaire doit s’intéresser à la théorie, aux idées et aux principes du marxisme. De très nombreux militants communistes sont convaincus que le PCF doit renouer avec ces idées. La Riposte s’inscrit dans ce mouvement et s’efforce d’y contribuer, dans son journal, sur son site internet et dans son activité publique en général. Nous sommes confiants dans le fait que les éléments authentiquement révolutionnaires du NPA y trouveront des idées, des explications théoriques et des perspectives qui correspondent à leurs aspirations.

La Riposte
Publication : vendredi 25 juin 2010



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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 14:23

 

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=28939

Soutien aux six de Pau

La justice poursuit pour délit d’outrage, sur plainte du préfet des Pyrénées Atlantiques, six personnes ayant soutenu par courriel une famille déboutée du droit d'asile risquant une expulsion.

Pierre Favre (Haute-Savoie), Gérard Chevrot (Haute-Savoie), Yves Ribault (Savoie), Valérie Martinez (Val d’Oise), Docteur Eric Soares (Charente-Maritime), Daniel Candas (Rhône) sont tous les six convoqués au tribunal de Pau le 10 juin prochain.

Le préfet leur reproche d’avoir : « … proféré à son encontre des accusations (…) allant jusqu’à établir un parallèle entre sa décision et les méthodes utilisées par les nazis et le régime de Vichy » (Philippe Rey - août 2008)

Comme les six de Pau nous estimons que les enfants n'ont pas leur place dans un centre d'enfermement et nous approuvons leur démarche.

Nous nous inquiétons de voir qu'une référence à l'histoire pour apprécier une politique puisse être assimilée à un outrage à haut fonctionnaire alors qu'il s'agit d'une démarche intellectuelle qui  procède de la liberté d'expression, droit  inscrit dans notre Constitution et fondamental dans toute démocratie.

Nous protestons contre l'utilisation faite ici du délit d'outrage pour tenter de limiter la portée de ce droit, dont nous revendiquons l'usage plein et entier.





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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 13:51

 

http://www.liberation.fr/societe/0101647015-une-breve-histoire-de-la-rafle

Une brève histoire de la rafle

Par OLIVIER LE COUR GRANDMAISON Enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l'université d'Evry Val d'Essonne

Les 16 et 17 juillet 1942, le régime de Vichy organise la rafle du Vél d’Hiv dont la commémoration approche. Le 10 juin 2010, des hommes et des femmes ont comparu devant le tribunal de grande instance de Pau suite à la plainte déposée contre eux par Philippe Rey, préfet des Pyrénées-Atlantiques, en vertu de l’article 433-5 du code pénal qui sanctionne le délit d’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Leur tort ? Avoir, pour certains d’entre eux, utilisé le terme «rafle» pour dénoncer les arrestations d’étrangers en situation irrégulière.

Consultons donc le Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française en sept volumes, dit le Robert, couronné par l’Académie française. «Rafle» est ainsi définie : «Spécialt. (fin XIXe siècle) Arrestation massive opérée à l’improviste par la police dans un quartier suspect, un établissement mal famé.» Et, à titre d’illustration, les auteurs citent un extrait de Nana, où Emile Zola relate la situation de péripatéticiennes parisiennes. «L’été, à douze ou quinze, ils (les agents) opéraient des rafles sur le boulevard, ils cernaient un trottoir, pêchaient jusqu’à trente femmes en une soirée.»

Intéressante définition et précieuse citation. De façon concordante, précise et circonstanciée, toutes deux prouvent ceci : la rafle est une technique utilisée dès la seconde moitié du XIXe siècle par la police contre les membres des classes pauvres, souvent jugées dangereuses, les prostituées et les vagabonds, notamment. A la fin de la IIIe République, des rafles furent aussi employées suite au décret du 18 novembre 1939 autorisant l’internement de tous les individus, nationaux ou étrangers, considérés comme «dangereux pour la défense nationale» et la «sécurité publique». Le 19 mars 1940, le radical-socialiste Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur, y a recours lors d’opérations policières dirigées contre les militants du Parti communiste. 10 550 perquisitions, 3 400 arrestations et 499 internements, tel est le bilan qu’il dresse fièrement à la tribune de l’Assemblée nationale. Pour la première fois dans
l’histoire de la France contemporaine et démocratique, les rafles et l’internement administratif étaient utilisés contre des nationaux pour des motifs politiques.

Contrairement à ce que beaucoup soutiennent - par ignorance ou par démagogie -, le régime de Vichy n’a nullement inventé cette technique policière dont il n’a pas le monopole quand bien même il en a fait un usage particulièrement important et criminel en collaborant ainsi de façon active au génocide des Juifs perpétré par les nazis. Dans un tout autre contexte, et à des fins complètement différentes, les IVe et Ve Républiques ont elles aussi procédé à des rafles. A preuve ce rapport rédigé en juin 1947 par le préfet de police de la Seine à l’intention du ministre de l’Intérieur. «Les statistiques récentes établies par mes services ont fait apparaître un important pourcentage d’originaires de l’Afrique du Nord parmi les individus coupables d’agressions ou de cambriolages nocturnes. […] Des rafles journalières sont menées […] par la Brigade volante de la police municipale.» Inutile d’être un universitaire ou un philologue de haute volée pour comprendre que le terme rafle, dépourvu ici de toute connotation péjorative, désigne des pratiques dont on découvre qu’elles sont alors quotidiennes.

Rappelons enfin que les 17 et 18 octobre 1961, des policiers agissant sous les ordres de Maurice Papon, préfet de police de la capitale, ont arrêté 14 000 manifestants algériens rassemblés pacifiquement à l’appel du FLN pour protester contre le couvre-feu raciste qui leur était imposé depuis le 5 octobre de la même année. Au regard des moyens mobilisés et de la définition du dictionnaire précité, nous sommes parfaitement en droit de qualifier ces opérations de rafles. C’est d’ailleurs le terme utilisé par Jean-Pierre Elkabbach le 13 octobre 1991 lors d’une émission de la Cinq consacrée à ces événements. En présence de Maurice Papon, il déclarait alors : «On a raflé ceux qui sortaient du métro, ceux qui sortaient des autobus, et on les a envoyés […] au Palais des sports et à Coubertin.» Nul ne s’est offusqué de l’emploi de ce mot, pas même le préfet mis en cause puisqu’aucune plainte ne fut déposée contre le journaliste.

Aujourd’hui, celles et ceux - nous en sommes - qui emploient le terme rafle pour désigner certaines actions policières dirigées contre des étrangers en situation irrégulière, le font donc à bon escient. Etre poursuivi pour avoir usé correctement de la langue française est pour le moins singulier. Etre condamné pour ce fait le serait plus encore au regard des principes et des droits fondamentaux inscrits dans la Constitution de la Ve République et dans son préambule. Si l’injustice venait à s’ajouter au ridicule de la situation, alors je demanderais à être poursuivi également en tant que directeur et auteur d’un ouvrage intitulé : Douce France. Rafles. Rétentions. Expulsions, publié en 2009 aux éditions du Seuil avec l’aide du Réseau Education sans frontières.



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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 18:59

 

http://www.baleiniers.org/la-petition

Solidaires des prévenu-e-s de Tours

Relaxe pour les quatre de Tours !

À l’initiative du ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, à qui ses propos racistes ont valu une récente condamnation correctionnelle, deux militant-e-s du réseau RESF d’Indre-et-Loire, et deux du collectif Soif d’Utopies sont poursuivis devant le Tribunal correctionnel de Tours pour « diffamation publique » contre l’administration préfectorale : ils avaient dénoncé les méthodes utilisées dans la chasse aux sans-papiers et à leurs enfants, rappelant celles de la police de Vichy, en particulier l’utilisation par l’administration des fichiers de la « base-élèves ».

Après l’affaire des six de Pau, poursuivis pour outrage pour avoir établi cette même comparaison, c’est un pas de plus qui est franchi dans la criminalisation du militantisme, les restrictions à la liberté d’expression, la toute-puissance sécuritaire.

Nous sommes solidaires du combat de ces militant-e-s pour le respect des droits et de la dignité de chacune et de chacun. Nous considérons qu’en s’exprimant comme elles l’ont fait, les personnes aujourd’hui poursuivies n’ont fait qu’exercer leurs droits de citoyens, en conformité avec leur conscience, et ont dit ce que, avec des millions de nos concitoyens, nous ressentons lorsque les enfants des écoles sont utilisés pour traquer leurs parents.

Dans le procès qui leur est fait, nous les soutenons, et nous appelons à les soutenir. Nous demandons leur relaxe pure et simple.

En 2002, le ministre de l’intérieur – aujourd’hui président de la république – avait fait poursuivre le rappeur Hamé pour le contenu d’un texte qu’il avait publié : au terme de huit années de procédure, la Cour de cassation vient de rendre définitive la relaxe prononcée par le tribunal et deux cours d’appel. C’est une victoire pour la liberté d’expression. Elle doit être consolidée par la relaxe des quatre de Tours.

Contre la pénalisation du militantisme, pour la liberté d’expression, contre la toute puissance policière, soutenons les quatre de Tours !

Relaxe pour les quatre de Tours !





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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 18:52

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100715/tts-france-justice-bettencourt-gav-ca02f96.html

Premières gardes à vue dans l'affaire Bettencourt (Reuters)

Quatre hommes ont été placés en garde à vue jeudi dans une enquête sur des soupçons d'évasion fiscale concernant la fortune de Liliane Bettencourt et un présumé conflit d'intérêt du ministre du Travail Eric Woerth.

Il s'agit du gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal Patrice de Maistre, de l'ex-avocat fiscaliste Fabrice Goguel, du photographe François-Marie Banier et de Carlos Vejarano, gérant de l'île d'Arros aux Seychelles, achetée par le couple Bettencourt en 1999, a dit le parquet de Nanterre.

Cette enquête pénale trouve son origine dans un conflit familial entre Liliane Bettencourt, 87 ans, 17e fortune mondiale avec 17 milliards d'euros, et sa fille Françoise Meyers, qui demande le placement de sa mère sous tutelle car, selon elle, son entourage profite de son état de faiblesse pour la spolier.

"Ces gardes à vue sont un cap important puisque, depuis des mois et des mois, nous dénonçons les prédateurs qui entourent Liliane Bettencourt", a déclaré sur France 2 Me Olivier Metzner, avocat de Françoise Meyers.

François-Marie Banier, 63 ans, fait l'objet d'un procès engagé par la fille de la milliardaire pour "abus de faiblesse", en raison de dons d'un milliard d'euros qu'il a reçus de la milliardaire entre 2002 et 2007.

Des perquisitions ont été conduites la semaine dernière chez les quatre suspects. La procédure vise tous les faits apparus dans les enregistrements clandestins de la milliardaire, réalisés entre mai 2009 et mai 2010 par un employé, publiés dans la presse mi-juin, et remis à la justice, a-t-elle dit.

Commencée dans la matinée, la garde à vue, qui peut durer jusqu'à 48 heures, se prolongeait jeudi en fin d'après-midi.

La mesure étant utilisée pour des auditions complexes, il était vraisemblable que les suspects passent la nuit en cellule.

Après la garde à vue, le procureur peut soit citer les suspects devant le tribunal, option peu probable, soit ouvrir une information confiée à un juge d'instruction, choix déjà exclu, soit laisser les suspects libres et continuer l'enquête.

Ce dossier devenu affaire d'Etat menace Eric Woerth, qui a déjà dû quitter son poste de trésorier de l'UMP. Il fut aussi celui de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

ÉVASION FISCALE, WOERTH ET ARROS

Dans les enregistrements clandestins, Patrice de Maistre évoque une évasion fiscale en Suisse, à Singapour et en Uruguay, mentionnant le rôle de Fabrice Goguel.

Liliane Bettencourt a annoncé après la publication des enregistrements le rapatriement de ses actifs en France et il est déjà avéré qu'elle détenait près de 80 millions d'euros sur des comptes en Suisse.

La brigade financière est aussi chargée d'examiner dans le cadre de l'enquête le possible conflit d'intérêt, voire le trafic d'influence qui serait imputable à Eric Woerth.

Dans les enregistrements, Patrice de Maistre, qui fait signer des chèques pour l'UMP à Liliane Bettencourt, déclare avoir embauché fin 2007 Florence Woerth, à la demande de son mari, alors ministre du Budget.

Le dossier professionnel de Florence Woerth, qui a démissionné de son emploi fin juin, a été saisi par la police. Eric Woerth et son épouse ont demandé à être entendus.

Il apparaît aussi dans les enregistrements que l'île d'Arros, villégiature d'une valeur de plusieurs centaines de millions d'euros et dissimulée au fisc, détenue via une fondation au Liechtenstein par Liliane et André Bettencourt, décédé en 2007, a été donnée à François-Marie Banier.

Des conversations houleuses portant sur le fait que le photographe refuse d'en financer l'entretien malgré le fait que 20 millions d'euros lui ont été donnés pour cela figurent dans les enregistrements clandestins.

Carlos Vejarano demande de l'argent en laissant entendre que si on refuse, il parlera, a dit aussi Patrice de Maistre le 12 juin 2009. Selon les bandes, il demande sept millions d'euros et s'en voit finalement accorder deux.




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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 18:44

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/la-redaction-de-mediapart/140710/lappel-pour-une-justice-independante-et-impartiale

Appel du 14 juillet pour une justice indépendante et impartiale à propos des affaires Bettencourt

Les affaires Bettencourt qui dominent la vie politique française depuis plus de trois semaines donnent en spectacle une justice aux antipodes des principes directeurs du procès pénal et des exigences du droit européen récemment rappelées par la Cour européenne des droits de l'homme dans ses arrêts «Medvedyev». 

Le procureur de la République de Nanterre comme le procureur général de Versailles, du fait de leur lien direct et statutaire avec le pouvoir exécutif, ne peuvent présenter aucune garantie d'impartialité. 

Quant à la procédure d'enquête préliminaire privilégiée par le pouvoir dans ce dossier, elle est secrète et non contradictoire. 

Il est urgent qu'une instruction soit ouverte et qu'elle soit confiée à un collège de juges indépendants respectant les règles du procès équitable, notamment la présomption d'innocence, le principe du contradictoire et les droits de la défense. 

Le discrédit jeté sur notre justice ne doit plus durer.   




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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 18:35

 

LES INTERPELLÉS INTERPELLENT L'ÉTAT, LA MAIRIE et TOUS LES HABITANT(E)S DE SAINT-DENIS

Jeudi 8 juillet, un certain nombre d'habitants, et de militants d'associations, d'organisations politiques et syndicales (RESF, Réseau Solidarité Logement, MRAP, SUD, PCF, NPA, Alternative Libertaire…) animés par des convictions humaines et solidaires sont venus soutenir le camp de réfugiés roms dressé en face de la Basilique, les familles étant sans solution de relogement depuis leur expulsion et la destruction du quartier du Hanul où ils vivaient pour certains depuis près de dix ans.

Aux environs de 21 heures 30, treize cars de CRS et dix voitures de police stationnaient sur la place du marché.

Nous avons immédiatement interpellé la mairie afin qu'elle demande à la préfecture de renoncer à l'expulsion. Nous lui avons rappelé que les habitants du Hanul, et plus particulièrement les enfants, avaient déjà subi des violences lors de l'expulsion et la destruction du quartier du Hanul le mardi 6 au matin. Nous ne souhaitions pas revivre de telles violences. Plusieurs élus de la majorité, présents sur place ou contactés par téléphone, ne sont pas intervenus.

Aux alentours de 22 heures, l'opération policière a commencé.

Les familles roms ont tout juste eu le temps de fuir, avant que plusieurs dizaines de CRS n'encerclent un petit groupe de vingt trois soutiens.

Les CRS ont violemment poussé les vingt trois personnes dans le car, plusieurs personnes ayant pris des coups au passage. Le car a démarré.

Arrivé sur la place du marché, le bus a stoppé, et les CRS se sont rués sur un jeune homme parce qu'il prenait des photos. Ils l’ont frappé et jeté dans le car, inerte. Nous avons aussitôt réclamé les pompiers, qui sont finalement venus le chercher au commissariat pour l'emmener à l'hôpital. Ce jeune homme a ensuite été placé en garde-à-vue, puis poursuivi en justice pour entrave au bon déroulement d'une opération policière.

Au commissariat, les vingt trois autres ont eu droit à une vérification d’identité. La police nous a expliqué que notre interpellation était liée à une manifestation non déclarée. Nous avons ensuite été enfermés dans une cage de garde-à-vue, avant d’être relâchés vers 2 heures 30 du matin.

Le lendemain, nous avons reçu le coup de massue final, en apprenant par la presse que c'était la mairie qui avait demandé l'évacuation, d’après la préfecture.

À ce jour, les familles roms sont pourchassées et traquées par la police.

Elles ne peuvent se poser à aucun endroit plus de six heures. Parmi elles, une femme vient de subir une opération, plusieurs sont gravement malades et deux enfants sont atteints d'un cancer.

L’Etat met en place une politique systématique de destruction violente des camps des roms, d’expulsion du territoire pour certains, et de harcèlement policier pour tous ! Mais les habitants ne disparaissent pas en même temps que leur bidonville ! Ils se retrouvent à la rue, dans une précarité encore plus grande et à la merci du harcèlement policier. La démonstration de force par l’envoi massif et disproportionné de CRS vise à décourager les soutiens et à affirmer une politique systématique de répression.

Les interpellés et tous les soutiens sont en colère. Nous tenons à dire haut et fort : l’intimidation ne marche pas. La mairie ne peut pas continuer à faire la sourde oreille et à mettre en danger les familles et leurs soutiens, se rendant ainsi complice de la politique grotesquement sécuritaire du gouvernement. Elle ne peut pas admettre que des militants soient embarqués pour avoir exprimé leur solidarité, et que le centre ville de Saint-Denis soit transformé en caserne de CRS.

Au contraire, nous lui demandons de prendre position clairement, de soutenir les familles du Hanul et de leur procurer un hébergement d’urgence dans un lieu sécurisé. Un hébergement temporaire et un soutien clair de la mairie sont indispensables pour protéger les familles de la police, leur assurer le minimum vital (un toit, de l’eau). C’est également la condition indispensable pour que tous ensemble, familles, soutiens et municipalité, nous puissions créer un rapport de force avec la préfecture et l’Etat.

Nous souhaitons que Saint-Denis reste une ville où les valeurs de résistance, de lutte contre les discriminations et de solidarité ne soient pas que des paroles en l’air.

Les soutiens interpellés : Loïc Baron NPA, Dominique Begusseau NPA, Clément Bonnin NPA, Marie Annick Butez MRAP, Ludovic Carle citoyen solidaire, Jérôme Castell NPA, Malika Chemmah RESF,  Laurent Cima citoyen solidaire, Agnès Cluzel, MRAP, Jean-Claude Cluzel militant communiste, Aurore Laborie Chapiteau Raj'Ganawak, Laure Labrosse NPA, Bastien Lambert Chapiteau Raj'Ganawak, Nils Lefevre NPA, Nouria Ouedda Réseau Solidarité Logement, Goulven Schaal NPA, Lucie T. Réseau Solidarité Logement, Stéphane, SUD , Pierre, Christopher, Agathe, Marie-Prune et Yasmina, citoyens solidaires






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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 18:56

 

http://www.liberation.fr/societe/0101646698-villiers-le-bel-trois-condamnes-font-appel

Villiers-le-Bel : trois condamnés font appel

Par WILLY LE DEVIN

Trois des cinq jeunes de Villiers-le-Bel, condamnés il y a dix jours par la cour d’assises du Val-d’Oise à des peines de prison ferme pour «tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers», ont fait appel, hier, de leurs condamnations. Abderhamane Kamara, 29 ans, son demi-frère du même âge Adama et Ibrahima Sow, 26 ans, avaient écopé respectivement de quinze, douze, et neuf ans de réclusion pour leur participation aux émeutes de fin novembre 2007 après que Mushin et Lakamy, deux adolescents de Villiers-le-Bel, eurent trouvé la mort lors d’une collision entre leur minimoto et un véhicule de police. «Ils ont décidé de ne pas se résoudre à ce verdict scandaleux qui ne repose sur aucun élément matériel, mais uniquement sur la parole de témoins sous X à qui la police avait promis une rémunération», a déclaré l’un de leurs avocats, Me Michel Konitz.

Mara Kanté, 23 ans, et Samuel Lambalamba, 24 ans, condamnés à trois ans de prison pour complicité et possession d’armes, ont en revanche accepté le verdict rendu par les jurés. W.L.D.





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