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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 17:39

 

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110428/tts-france-tunisie-migrants-ca02f96.html

 

 

Protestations en France contre les arrestations de migrants (Reuters)

 

 

Des associations et syndicats s'élèvent contre les arrestations de migrants, en majorité tunisiens, qui se multiplient en France.

 

Des dizaines d'immigrés, pour la plupart arrivés récemment d'Italie, ont été interpellés au cours des dernières quarante huit heures heures à Paris, Pantin (Seine-Saint-Denis) et à Marseille.

 

Ces opérations ont eu lieu alors que les associations caritatives tentaient de trouver dans la capitale des solutions d'hébergement pour les clandestins, en majorité tunisiens mais également égyptiens ou libyens.

 

Les préfectures concernées soulignent que l'objectif est de contrôler les personnes "arrivées en masse" et d'établir un "diagnostic" de la situation de chacun avant d'envisager un traitement au cas par cas.

 

Pour les associations, il ne fait guère de doute qu'une partie des migrants interpellés seront expulsés.

 

Pour pouvoir rester en France, les migrants tunisiens doivent être détenteurs d'un permis de séjour en zone Schengen octroyé par Rome et posséder 31 euros par jour pour justifier leur présence sur le territoire français.

 

A Paris, où plusieurs centaines de migrants dorment en plein air dans des squares, le maire socialiste, Bertrand Delanoë, s'est élevé mercredi contre l'interpellation d'une soixantaine de migrants. Mais les opérations ont repris le soir même.

 

Pour France Terre d'Asile, la réponse policière apportée à la situation des jeunes Tunisiens arrivés en France "est inacceptable parce que disproportionnée".

 

"REPLI FRILEUX"

 

Les interpellations ont eu lieu à proximité des lieux de distribution alimentaire par la Croix Rouge, "sur des personnes en grande précarité", souligne-t-elle dans un communiqué.

 

"Les droits de l'homme et le droit d'asile sont bafoués par ce gouvernement. Ce dernier n'a de cesse de mener une politique anti-immigrés", estime de son côté l'Union syndicale solidaire.

 

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) souligne que des mineurs figurent parmi les migrants et qu'ils devraient être spécialement protégés au titre des lois sur la protection de l'enfance.

 

Les vingt cinq mille Tunisiens débarqués dans l'île italienne de Lampedusa depuis le début de l'année constituent un "bien modeste mouvement migratoire" au regard de "l'exode biblique" prophétisé par le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, écrit-il dans un communiqué.

 

"A l'heure où la Tunisie accueille elle-même plus de deux cent mille personnes ayant fui la Libye voisine, la France, comme l'Union européenne, devrait arrêter de se couvrir de honte en pratiquant le repli frileux", ajoute le Mrap.

 

A Marseille, la préfecture des Bouches-du-Rhône a annoncé la mise en place d'un dispositif de retour volontaire et un renforcement des forces de l'ordre pour éviter que la ville ne devienne une "destination privilégiée" des immigrés clandestins.

 

Une centaine de migrants tunisiens arrivés d'Italie ont trouvé refuge sur un square proche du quartier de la gare Saint-Charles avant de disparaître dans les rues de la ville avec l'apparition des forces de police.

 

Une quinzaine d'entre eux ont été interpellés mercredi.

 

"Nous avons constaté ces derniers jours l'arrivée de ressortissants tunisiens. Nous avons pris les mesures pour tarir ce flux et faire en sorte que les personnes soient reconduites soit en Italie, soit fassent l'objet d'un retour volontaire vers la Tunisie", a dit jeudi à la presse le préfet délégué pour l'égalité des chances, Raphaël Le Méhauté.

 

"On ne s'attend pas à un afflux massif", a-t-il ajouté, annonçant toutefois l'installation d'un dispositif renforcé aux endroits stratégiques de Marseille.

 

En collaboration avec le consulat de Tunisie et l'Office français de l'immigration et de l'intégration, la préfecture a mis en place une aide au retour pour les migrants qui se sont déclarés "spontanément volontaires" pour rentrer dans leur pays.

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 20:07

 

http://www.liberation.fr/economie/01012334436-renault-la-bravade-des-anti-ghosn

29 avril 2011

Renault : la bravade des anti Ghosn

Le PDG de Renault-Nissan affronte aujourd’hui en AG des actionnaires remontés contre sa gestion de la fausse affaire d’espionnage.

 

Par YANN PHILIPPIN

 

Il va y avoir du sport, cet après-midi, au Palais des congrès de Paris. En montant sur la scène pour animer l’assemblée générale (AG) de Renault, le PDG, Carlos Ghosn, va devoir affronter une ambiance houleuse, suite à la désastreuse vraie-fausse affaire d’espionnage. Renault comptait sur le sacrifice de son numéro deux, Patrick Pélata, pour tourner la page. Cela n’a pas suffi à calmer la grogne contre l’emblématique Ghosn, désormais pris pour cible par des petits actionnaires. Le cabinet de conseil aux actionnaires Proxinvest a lancé cette semaine une campagne contre «le pouvoir incontesté d’un PDG incontrôlé» et les administrateurs «complaisants». Le cabinet appelle à rejeter les comptes et à voter contre le renouvellement de Philippe Lagayette. Ce banquier préside le comité d’audit du conseil d’administration, qui a entièrement blanchi Carlos Ghosn, pourtant pas exempt de tout reproche - le PDG avait assuré sur TF1 avoir des preuves «multiples» de l’espionnage.

 

«Infaillibilité papale».

 

«Ghosn a fait des erreurs parce qu’il n’a pas de contre-pouvoir. Il est entouré d’adulateurs, c’est le dogme de l’infaillibilité papale !» dénonce le président de Proxinvest, Pierre-Henri Leroy. Colette Neuville, présidente de l’Association de défense des actionnaires minoritaires, a la dent tout aussi dure : «Ghosn a fait la démonstration de son incapacité à gouverner la société de manière à inspirer confiance à ses équipes, aux salariés, aux actionnaires. On l’a laissé en place car tout le monde a l’air de considérer qu’il est irremplaçable.» C’est le nœud du problème.

 

L’Etat comme les syndicats considèrent en effet Ghosn comme intouchable, car il est aussi PDG de Nissan, le japonais contrôlé à 43% par Renault. Avec le risque que son départ de Renault n’affaiblisse le français, déjà le plus faible des deux constructeurs de l’alliance. «On ne sait pas faire sans lui. Du coup, ça énerve des gens qu’il soit passé entre les gouttes» grâce à sa double casquette, décrypte une source interne. Le leader de la CFDT, François Chérèque, a résumé le sentiment général, hier matin sur France Inter : «Je trouve étonnant que le PDG de Renault soit intouchable !» Avant d’ajouter, un peu penaud, qu’il ne réclamait pas son départ. Il est d’ailleurs peu probable que les résolutions soumises à l’AG soient rejetées. D’autant plus que l’Etat (premier actionnaire avec 15%) ne s’y opposera pas. «Les votes sont verrouillés. Ghosn sera un peu chahuté, c’est tout», glisse un syndicaliste.

 

Stock-options.

 

Proxinvest avait pourtant levé des lièvres. A commencer par la rémunération du patron. Le rapport annuel de Renault mentionne qu’il gagne 1,2 million d’euros. Mais le groupe refuse toujours d’ajouter, malgré les recommandations de l’Autorité des marchés financiers, que Ghosn touche aussi 8 millions supplémentaires comme patron de Nissan. Un oubli d’autant plus symbolique que Ghosn est soupçonné chez Renault de privilégier le constructeur japonais. Proxinvest appelle aussi à refuser de voter le plan de stock-options 2011-2013, car Renault n’a pas, «contrairement à plusieurs sociétés du CAC 40», plafonné le nombre d’actions réservées au patron. Ghosn, qui a renoncé à ses options cette année suite à l’affaire, pourrait se rattraper les années suivantes.

 

Les syndicats vont aussi faire pression. Les administrateurs salariés ont remis hier au PDG une lettre signée par les cinq syndicats du groupe. Ils demandent à Ghosn de s’engager, lors de l’AG, à poursuivre les négociations sur les réformes «en profondeur» de l’entreprise. Et soulignent la «défiance de l’ensemble du personnel à l’encontre de la direction générale».De sources concordantes, c’est pour rassurer les troupes que Renault privilégie un recrutement interne pour remplacer Patrick Pélata, qui sera aujourd’hui présent à l’AG, assis au premier rang mais pas à la tribune. Signe du malaise, un «groupe de cadres» anonymes a lancé une pétition de soutien à Pélata sur Internet, comme l’a révélé hier le Monde.

 

Si l’Etat va confirmer pendant l’AG qu’il veut calmer le jeu, l’affaire marque une inflexion du rapport de forces entre Ghosn et son actionnaire. «Pendant l’affaire, ils ne bougeaient plus le petit doigt sans nous informer», sourit une source gouvernementale. Les ministres de l’Economie et de l’Industrie vont bientôt convoquer Ghosn pour évoquer l’équilibre entre Renault et Nissan ainsi que la stratégie industrielle. S’il a sauvé sa tête, le PDG starisé par le sauvetage de Nissan est bien tombé de son piédestal.

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 19:50

 

http://www.liberation.fr/monde/01012334199-nous-n-avons-aucun-probleme-avec-la-presence-des-tunisiennes-en-politique

 

« Nous n’avons aucun problème avec la présence des tunisiennes en politique »

 

Interview de Rached Ghannouchi, leader du parti islamiste Ennahda, interdit dans la Tunisie de Ben Ali 

 

Par CHRISTOPHE AYAD

 

Pendant ses années d’exil britannique, de 1990 au début de cette année, Rached Ghannouchi, 69 ans, était persona non grata en France. Accueillir le fondateur et chef spirituel du parti islamiste interdit Ennahda aurait été immanquablement perçu comme une provocation par les autorités de Tunis.

Mais les temps ont changé et il était l’un des invités vedettes du rassemblement annuel organisé par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), ce week-end au Bourget. Rentré triomphalement en Tunisie, le 30 janvier, il fait le point, pour Libération, sur la transition en Tunisie.

Est-ce que vous considérez aujourd’hui que l’ancien régime est vraiment parti en Tunisie ?

Le régime est parti, mais ses ombres sont là. Ses hommes, ses lois, ses valeurs et ses intérêts sont toujours présents.

Quelle est la priorité aujourd’hui ? Juger le passé ou tourner la page pour passer le plus vite possible à la démocratie ?

Notre priorité, désormais, c’est de réussir la période de transition afin de passer à la démocratie, via l’élection d’une Assemblée constituante.

La loi électorale impose que les femmes représentent 50% des listes aux élections du 24 juillet. Qu’en pensez-vous?

Nous n’avons aucun problème avec cette loi. Cela va nous donner l’opportunité de mettre en avant des responsables féminines dont nous avons grand besoin.

Mais sur quinze membres, les instances dirigeantes d’Ennahda ne comptent que deux femmes…

Cela montre que nous n’avons aucun problème avec la présence de femmes dans la direction du parti. Mais c’est insuffisant et nous travaillons à y remédier. Par le passé, les femmes tunisiennes ont été opprimées par le régime Ben Ali. Nos femmes devaient remplir tout à la fois le rôle de l’homme et de la femme, c’est-à-dire subvenir aux besoins de la famille tout en élevant les enfants. Ce qui fait qu’elles n’avaient pas le temps de s’intéresser à la politique. Désormais, il y a une opportunité de réaliser une véritable égalité. C’est pour cela que nous soutenons la loi électorale, alors même que des soi-disant progressistes s’y sont opposés.

A quoi la Constituante élue en juillet va-t-elle devoir s’attaquer en priorité ?

Sa priorité sera d’installer un Etat démocratique offrant des garanties suffisantes en termes de libertés. Cela passe aussi par un pouvoir responsable devant son peuple, une garantie de transparence et l’interdiction des abus de pouvoir.

Etes-vous pour un régime parlementaire ou plutôt présidentiel ?

Comme les Tunisiens ont souffert des méfaits du régime totalitaire de Ben Ali, je pense qu’un régime parlementaire est préférable. C’est-à-dire un régime dans lequel le Président a un statut symbolique. Peut-être que, pour la suite, on peut penser à un modèle plus proche du modèle français.

Vous êtes conscient qu’Ennahda fait peur…

C’est un héritage de Zine el-Abidine Ben Ali, qui a utilisé les islamistes comme un épouvantail, pour faire peur aux progressistes, aux femmes et à l’Occident, et pour faire taire tous ceux qui s’élevaient contre lui. Malheureusement, certains politiciens ont recours aux mêmes tactiques pour gagner les élections.

Tout le monde vous donne vainqueur des élections de juillet…

Ennahda est le parti qui a été le plus persécuté sous le régime Ben Ali. Cela lui donne peut-être un surcroît de sympathie auprès du peuple tunisien. Mais personne ne peut prédire quel score fera Ennahda. Je note que la loi électorale, fondée sur la proportionnelle, ne favorise pas les grandes formations, mais bien plus les petits partis. Par ailleurs, nous travaillons à mettre sur pied une coalition électorale. Les défis qui attendent la Tunisie ne peuvent pas être relevés par un seul parti, quels que soient son poids et son importance.

Une coalition sur quelle base : des valeurs religieuses ou un programme politique ?

Notre identité ne fait pas débat parmi les Tunisiens. Nous sommes un pays arabo-musulman : c’est un fait partagé par tous. Si nous passons des alliances, ce sera sur une base politique, économique et sociale.

Des bars, des commerces d’alcool et des maisons closes ont été attaqués en province. Quelle est la position d’Ennahda ?

Ennahda est un parti reconnu, qui respecte les lois. Mais sur le terrain, il existe plusieurs courants islamiques, qui ont prospéré sous le régime Ben Ali, alors que nous étions interdits. Certains de ces mouvements minoritaires se livrent à des activités hors-la-loi. Et, consciemment ou inconsciemment, les responsables de ces délits se présentent comme des membres d’Ennahda. Ils savent très bien que ce n’est pas notre politique. Ennahda n’a rien à voir avec cela.

Vous vous êtes rendu en Turquie pour l’enterrement du premier chef de gouvernement islamiste de l’histoire de ce pays, Necmettin Erbakan. La Turquie de l’AKP (islamiste modéré) est-elle un modèle ?

Le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, étaient des amis avant même d’accéder au pouvoir. Nous sommes fiers de leur expérience, car ils offrent de l’islam un autre visage que celui présenté par Ben Laden. Il y a beaucoup de points communs entre l’histoire de la Turquie et celles de la Tunisie. Les Turcs sont une référence pour nous, et nous le sommes pour eux. Mes livres ont été traduits en turc.

Dans les années 90, vous étiez plutôt proche du Soudan islamiste. Vous avez même bénéficié d’un passeport soudanais.

En vingt-trois années d’exil, je n’ai passé qu’un mois au Soudan, alors que je suis allé une dizaine de fois en Turquie.

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 17:39

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110429/twl-syrie-onu-38cfb6d_2.html


Le conseil des droits de l’homme de l’Onu condamne Damas (Reuters)


Le conseil des droits de l’homme de l’Onu (CDH) a voté vendredi à Genève une résolution américaine condamnant la sanglante répression des manifestations pro démocratie en Syrie.

 

Le texte a été adopté par vingt six voix pour, neuf contre et sept abstentions. Cinq délégations, dont celles de la Jordanie, du Qatar et de Bahreïn, étaient absentes.

 

Le Conseil a demandé la création d'une commission d'enquête pour faire la lumière sur l'attitude des forces de l'ordre et opposer par ailleurs une fin de non-recevoir à la candidature de la Syrie, qui espérait intégrer l'instance le mois prochain.

 

A l'ouverture de la séance extraordinaire organisée à la demande de Washington, les délégations américaine et européennes s'étaient efforcées de rallier les suffrages latino-américains et africains nécessaires à l'adoption de la résolution.

 

Dans son discours d'ouverture, Kyung-wha Kang, adjointe du haut commissaire aux droits de l'homme de l'Onu, a accusé l'armée syrienne de faire tirer les chars dans des zones densément peuplées et d'assiéger des villes entières.

 

"On rapporte que des tireurs embusqués ouvrent le feu sur des personnes tentant de venir en aide aux blessés ou d'évacuer les morts des lieux publics", a-t-elle dit, parlant d'atteintes aux droits de l'homme "nombreuses, continues et flagrantes".

 

Julie de Rivero, au nom de l'organisation Human Rights Watch, souligne quant à elle que "le Conseil des droits de l'homme doit faire savoir sans équivoque (au président Bachar al) Assad que la répression violente de manifestations pacifiques est inacceptable et qu'elle aura des conséquences".

 

"Les gouvernements doivent dire clairement à la Syrie que ses exactions effrénées discréditent sa candidature", ajoute-t-elle, évoquant la campagne de Damas pour l'obtention d'un siège au Conseil des droits de l'homme.

 

L'Assemblée générale de l'Onu doit se prononcer le 20 mai.

 

Selon le mouvement syrien de défense des droits de l'homme Souassiah, la répression a fait au moins cinq cent morts depuis le 18 mars en Syrie.

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 17:27

 

http://www.cadtm.org/Que-la-revolution-commence

http://www.cetri.be/spip.php?article2174&lang=fr

 

Que la révolution commence …

 

Francine Mestrum est représentante du Conseil international du FSM, et par ailleurs membre du Conseil d’ Administration du CETRI. Elle revient d’un voyage de trois jours à l’invitation du syndicat UGTT en Tunisie. Elle nous rapporte :

par Francine Mestrum

 

21 avril 2011

 

‘Qu’on ne s’y trompe pas. La lutte continue. Ce que nous voulons c’est la justice, la dignité, le respect’.

Voilà ce que l’on nous a dit tout au long de ce voyage de trois jours . Nous étions avec une délégation de vingt-cinq personnes environ du Conseil international du FSM, invitée par le syndicat UGTT. Le voyage nous a amené à Tunis, à Kasserine et à Sidi Bouzid. Le dernier jour était consacré à une visite aux camps de réfugiés près de la frontière libyenne. A l’issue de ce voyage, je n’ai pas de position claire. Je reviens avec davantage de questions que je n’en avais déjà au début. Ce que j’ai vu et entendu, ce que je n’ai pas vu ni entendu me trouble.

Une chose est sûre : la révolution ne fait que commencer. Le dictateur est parti, la grande corruption a pris fin mais le système dictatorial n’a pas disparu. Il y a toujours des prisonniers politiques, il y a toujours des arrestations arbitraires, il y a toujours la torture, la police politique est toujours en fonction. A Kasserine, quand nous nous sommes arrêtés à la Place des Martyrs, une femme est venu nous voir en nous suppliant de l’accompagner à l’hôpital où est soigné son fils. Que s’était-il passé ? Quelques jours auparavant, un de ses fils avait été arrêté et torturé pour en savoir plus de ce qui se tramait parmi les jeunes. Sa mère était allée se renseigner au bureau de police où elle aussi avait été maltraitée et blessée. On lui dit que son fils risquait vingt ans de prison. En désespoir de cause, un autre fils s’est immolé… Les immolations sont fréquentes en Tunisie et dans quelques autres pays nord-africains, mais les quotidiens européens n’en parlent pas. Cependant, à Sidi Bouzid, une immolation fut l’étincelle qui mit le feu aux poudres.

Nous avons toujours combattu la dictature, nous a-t-on répété tout le temps. Mais la vraie révolte a commencé en 2008 dans le bassin minier (mines de phosphate). Ce soulèvement fut écrasé, mais la paix n’est jamais revenu. Le régime était très répressif. Les ‘Femmes démocrates’ à Tunis ne pouvaient pas se permettre de se rencontrer dans un café ou un restaurant, elles étaient connues et repérées par la police, elles risquaient à tout moment une arrestation. Dès qu’il y avait quelque part un début de manifestation ou de protestation, la police intervenait avec le gaz lacrymogène. L’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid a provoqué la colère de milliers de jeunes qui sont descendus dans la rue. Immédiatement, la police comprit que cette protestation était différente, plus importante et elle augmenta la dose de lacrymogène. Mais les jeunes ont continué, ils ont vu tomber leurs camarades, blessés et tués par des ‘snipers’ sur le toit des maisons. Ils comprirent qu’ils n’avaient plus le choix, qu’ils devaient persister. A Kasserine, début janvier, soixante dix jeunes furent tués !

Le soulèvement a d’abord été le fait des jeunes, des étudiants et des chômeurs diplômés. A Kasserine, une ville d’à peine cent mille habitants, treize mille cinq cent jeunes qualifiés sont au chômage. Quand nous y étions, un ‘sit-in’ venait d’être organisé avec une grève de la faim. Les jeunes avaient étalé tout autour des tentes dans lesquelles ils s’étaient installés leur diplômes d’enseignants, d’informaticiens, de docteurs … Des personnes plus âgées vinrent nous voir pour nous expliquer ce qu’ils gagnaient, sans contrat, sans statut, trop peu pour s’acheter du pain.

Et ce fut effectivement une révolution ‘facebook’ et téléphone mobile. Dès que la police intervint quelque part, des mots d’ordre étaient donnés pour se réunir ailleurs et pour détourner l’attention. Chaque soir, les mots d’ordre étaient donnés sur ‘facebook’. La révolution était vraiment mobile et les manifestations se déplaçaient d’un quartier à l’autre. Mais le soir personne ne savait s’il allait être vivant le lendemain. Le matin, personne ne savait s’il allait pouvoir rentrer le soir.

Briser le mur de la peur

Le plus douloureux étaient les récits des familles des victimes de Kasserine. Des hommes et des femmes se présentaient avec des photos de leurs enfants morts. Des hommes qui avaient perdu une jambe, des femmes blessées par balle … Tous n’avaient qu’une seule revendication : que les ‘snipers’ – dont on avait les noms – soient poursuivis. Leurs avocats ont déposé plaine, mais aucune suite n’y a été donné jusqu’à présent. Ils sont allés voir le gouverneur, mais n’ont pas été entendus. A Kasserine règnent le désespoir et la colère. Certains ont reçu des compensations financières mais ces gens ne veulent pas d’argent, ils ne veulent que la reconnaissance de leur douleur et de leurs sacrifices.

Ce qui frappait était que les organisations pour la défense des droits humains ne se sont apparemment pas encore mis au travail pour inventorier tous les faits, pour établir des dossiers sur les morts, les blessés, les torturés. Certes, les avocats font leur travail, mais eux aussi sont relativement impuissants. Que doivent faire les victimes ?

Au niveau politique, les organisations font défaut. A Tunis, un travail important a commencé pour créer des partis et pour préparer l’élection du 24 juillet d’une assemblée constitutionnelle. Mais à l’intérieur du parti, personne n’est disponible pour aider, accompagner, encadrer la population. Le syndicat n’a pas toujours la confiance de tous. Il est vrai que l’UGTT n’était pas au premier rang les premiers jours du soulèvement et qu’une partie de ses dirigeants était proche du régime dictatorial même si, dans l’organisation, la dissidence était importante. Mais la population a bonne mémoire et malgré les efforts importants des syndicalistes aujourd’hui, on nous dit à maintes reprises que le syndicat ne pouvait pas récupérer ‘leur’ révolution. Cependant, l’UGTT a au moins une organisation et un potentiel réel de mobiliser les gens.

En fait, le soulèvement a commencé de façon relativement spontanée et apolitique par des jeunes en quête d’avenir. Ils ont convaincu leurs parents et leurs aînés de l’utilité des réseaux sociaux. Ils ont réussi à impliquer les autres organisations de la société civile à leurs protestations. Ce n’est qu’au moment où la révolte gagna les quartiers populaires de Tunis et que des grèves furent organisées que le régime comprit que la répression n’était plus possible. Tout comme les manifestants comprirent qu’il n’y avait pas de recul possible, en cas d’échec les représailles auraient été trop dures. On comprit qu’il fallait aller jusqu’au bout, qu’il fallait briser le mur de la peur.

‘Cette révolution’, nous dit un jeune, ‘m’a fait redécouvrir les valeurs de mon peuple : la solidarité, la fraternité, le dévouement’. Un exemple magnifique en fut donné quand les premiers réfugiés arrivèrent de la Libye voisine. Les Tunisiens accoururent avec du café, de l’eau, du pain. Ils vidaient les magasins pour acheter ce dont avaient besoin les étrangers. Quel contraste avec le sort réservé en Europe aux migrants tunisiens !

Un avenir incertain

Et maintenant ? Toutes les personnes avec qui nous avons parlé nous disaient que jusqu’à présent rien de fondamental n’avait changé. Le gouvernement actuel n’est pas perçu comme étant légitime. Dans la capitale, du travail est fait pour créer des espaces politiques démocratiques. Des partis politiques sont créés mais il n’est pas toujours très clair quels groupes se cachent derrière les nouveaux sigles. Le risque d’un recul politique n’est pas qu’imaginaire.

La contre-révolution est en cours. Les fondamentalistes se font entendre. Ceux qui aujourd’hui, ont les moyens pour organiser les gens à l’intérieur du pays pour les organiser et les mobiliser, peuvent engranger des avantages énormes. Le manque actuel de perspectives est criant et risque de provoquer une radicalisation.

Il est évident que les quelques mois qui nous séparent des révoltes du début de l’année ne suffisent pas à entamer de vraies réformes sociales et économiques. Mais le peuple est impatient. Il veut des emplois. C’est ce qui explique le départ massif des jeunes pour l’Europe.

Les revendications les plus importantes qui nous ont été communiquées par les organisations de la société civile sont avant tout une autre politique européenne d’immigration, un audit de la dette extérieure afin d’annuler les dettes illégitimes, une reformulation des accords commerciaux et enfin des emplois, des emplois et des emplois.

Que la révolution commence …

Dans toutes nos conversations avec les syndicats, les organisations pour la défense des droits humains, les avocats, les femmes, les jeunes et les victimes, pas une seule fois n’est tombé le mot ‘socialisme’. L’impression que j’ai eu, avec quelques-uns de mes camarades, était que ce soulèvement a été le fait de jeunes dont la dignité a été ignorée, de jeunes sans perspectives d’avenir. Ils étaient en grande partie apolitiques, mais ils ont vu mourir leurs camarades et ils se sont vite politisés. Les organisations qui ont rejoint les protestations les ont aidés.

Cette révolution est politique et socio-économique. Les revendications politiques concernent la démocratie, le respect des droits humains et la participation. Il y a des chances réelles que cela se concrétisera. Une démocratie libérale sera instaurée avec un système multipartite et des élections régulières. Les revendications socio-économiques seront plus difficiles à réaliser car elles supposent la fin des politiques néolibérales.

La Tunisie donne l’image d’un pays développé, il n’y a point de situations ‘tiers-mondistes’. Tout est bien entretenu, des immeubles modernes dans les villages et les villes, routes asphaltées, des commerces multiples. Mais dans les quotidiens, on lit des histoires sur des villages où les femmes n’ont encore jamais vu de médecin…

En 2008, la Tunisie avait un revenu national de 3290 $ par habitant, ce qui est la moyenne d’un pays à revenu moyen. La pauvreté monétaire y est particulièrement peu élevé, à peine 6,5 % selon le seuil de pauvreté de la Banque mondiale de deux dollars par jour et 7,5 % selon le seuil de pauvreté national. La croissance économique a été en moyenne de 3,3 % de 1990 à 2005, mais le chômage officiel s’élève à quatorze pour cent. Un quart de la population a moins de quinze ans. Selon le Forum économique de Davos, la Tunisie est un des pays les plus compétitifs d’Afrique. Selon le rapport ‘Doing Business’ de la Banque mondiale, la Tunisie est une des pays les mieux classés. Le Président Ben Ali avait commencé un programme de libéralisation néolibérale, avec beaucoup de corruption et une inégalité croissante.

Voilà donc l’histoire typique d’un modèle de développement qui a effectivement du ‘succès’ et qui donne naissance à une classe moyenne. Les jeunes peuvent faire des études mais restent au chômage. Certaines régions ne sont pas concernées par ce développement tandis qu’une élite s’enrichit de façon scandaleuse. En d’autres mots, une fois de plus, on constate que ce n’est pas la pauvreté qui est à l’origine des révoltes, mais l’inégalité et le sentiment d’injustice quant une partie du pays et de la population s’enrichit et qu’une autre partie est ignorée. Ce sentiment d’injustice se nourrit lentement, le peuple développe des ‘discours dissimulés’ de résistance, des instruments discursifs mais politiques qui seront accumulés et mobilisés dès que le moment de la révolte est arrivé. Mais les révoltés d’Afrique du Nord doivent savoir que leur révolution ne fait que commencer, qu’ils n’obtiendront rien si le système économique ne change pas, si le développement se concentre sur l’exportation au lieu de la demande intérieure, si le système social ne connaît que la ‘pauvreté’ et ignore l’inégalité.

La révolte tunisienne est bel et bien un conflit de classe, même si ce nom ne lui sera peut-être jamais attribué. Elle en porte toutes les caractéristiques. Ce que demande le peuple c’est la liberté, la reconnaissance de leur dignité et la justice sociale. Le chemin à parcourir sera long et nous ne pouvons qu’espérer que le courage ne manquera pas. Le soutien international des syndicats, des mouvements et des partis qui partagent ces idéaux sera plus que bienvenu. Le peuple tunisien a donné un exemple magnifique et mérite un avenir meilleure. ‘Notre révolution est universelle’, nous dit un jeune, à très juste titre.

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 20:11

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110429/twl-libye-tunisie-monde-bd5ae06.html

 

Incident frontalier entre soldats tunisiens et libyens (Reuters)

 

Des forces kadhafistes ont pénétré vendredi en Tunisie au niveau du poste frontière de Dehiba et affronté les militaires tunisiens.

Le vice-ministre tunisien des Affaires étrangères, Radouane Nouicer, a déclaré que le représentant de la Libye à Tunis avait été convoqué pour se voir notifier une "ferme protestation". L'ambassadeur de Tunisie à Tripoli a été chargé de transmettre le même message, a-t-il dit.

 

"Le sol tunisien est une ligne rouge et personne n'est autorisé à la franchir", a-t-il dit à la chaîne de télévision Al Djazira en soulignant que Tunis n'était "pas partie au conflit".

 

Les forces de Tripoli ont tiré des obus sur la ville de Dehiba, endommageant des bâtiments et faisant au moins un blessé. Un de leurs véhicules y a poursuivi un groupe d'insurgés hostiles au régime du colonel Mouammar Kadhafi.

 

Les troupes kadhafistes traquent les rebelles de la région principalement berbère des montagnes occidentales au sud-ouest de Tripoli qui ont pris part à la rébellion contre le régime et ont fui par milliers vers la Tunisie via le poste de Dehiba.

 

Le poste était aux mains des rebelles ces derniers jours mais les forces régulières de Tripoli en ont repris un moment le contrôle avant que les rebelles disent s'en être à nouveau emparés.

 

Les affrontements pour le contrôle du poste de Dehiba, et pour celui de Wazin, côté libyen, illustrent la fluidité et la confusion des combats entre les deux camps, qui ont éclaté à la mi-février.

 

Certains militaires de Kadhafi ont été tués et blessés dans les combat à Dehiba. L'artillerie libyenne a tiré sur la ville à partir du territoire libyen, blessant au moins une jeune Tunisienne, a rapporté un habitant. Les tirs ont ensuite cessé

 

DES MINES DANS LE PORT DE MISRATA

 

"La Tunisie se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ces citoyens à la suite de ces victimes à la frontière, dont une jeune fille", a prévenu Radouane Nouicer.

 

L'armée tunisienne ratisse la ville. "Nous n'avons aucune idée du sort des forces de Kadhafi parce que l'armée tunisienne a fermé les grilles de la ville et personne ne peut y pénétrer", a ajouté Ali, un habitant contacté par téléphone.

 

La rue tunisienne, qui a chassé en janvier l'ex-président Zine Ben Ali, lors d'une révolution qui a fait école dans le reste du monde arabe, sympathise avec les insurgés anti-Kadhafi.

 

Jeudi soir, le gouvernement tunisien avait déjà publié un communiqué condamnant les incursions des forces libyennes à la suite de la chute d'obus dans le désert du côté tunisien.

 

Selon Radouane Nouicer, la frontière a été violée à trois reprises en dix jours. Mais, vendredi, c'était la première fois que des troupes terrestres libyennes avaient franchi la frontière pour pénétrer dans une ville tunisienne.

 

Des habitants rapportent que des habitants s'étaient rassemblés pour tenter d'empêcher les soldats libyens d'entrer en ville mais des militaires tunisiens ont tiré en l'air pour qu'il se dispersent et se mettent à l'abri chez eux.

 

Dans l'ouest de la Libye, des appareils de l'Otan ont frappé des positions kadhafistes dans la ville de Zintane, tenue par les insurgés, a déclaré un porte-parole de ces derniers.

 

Toujours dans l'Ouest, l'Otan a accusé les forces fidèles à Mouammar Kadhafi d'avoir miné le port de Misrata, troisième ville du pays, également aux mains des insurgés, afin d'empêcher l'envoi d'une aide humanitaire à la population assiégée.

 

A Benghazi, le bastion des rebelles en Cyrénaïque, un médecin a fait état de douze morts la veille à Misrata dans le bombardement de la ville par les forces de Kadhafi.

 

Dans les milieux pétroliers asiatiques, on déclare qu'un pétrolier géant venu de Chine est attendu la semaine prochaine dans l'est de la Libye.

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 19:59

 

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110428/twl-syrie-38cfb6d_1.html

 

 

Le président Assad face à un début de dissidence en Syrie (Reuters)

 

 

Le président syrien Bachar al Assad est confronté à un début de dissidence au sein de son parti Baas et à des signes de mécontentement dans l'armée devant la répression violente des manifestations pour la démocratie, qui a fait cinq cent morts selon une ONG.

 

Deux cents membres du parti Baas au pouvoir ont démissionné mercredi dans le sud de la Syrie après le déploiement de chars pour écraser la résistance à Deraa, où le mouvement de contestation, calqué sur des soulèvements cette année en Tunisie, en Egypte et ailleurs, a éclaté il y a six semaines.

 

Des diplomates rapportent que des signes de mécontentement émergent au sein de l'armée, où les soldats sont en majorité sunnites et la plupart des commandants issus de la minorité alaouite - une branche du chiisme - du président Assad.

 

Le parti Baas revendique plus d'un million d'adhérents en Syrie, ce qui rend surtout symboliques les démissions de mercredi. Mais comme celles de deux parlementaires de Deraa la semaine dernière, elles auraient été impensables avant la vague de manifestations pour la démocratie.

 

Selon un autre diplomate, des soldats se sont opposés au moins une fois ce mois-ci à la police secrète pour l'empêcher de tirer sur des contestataires. "Personne ne dit qu'Assad est en train de perdre le contrôle de son armée, mais dès qu'on se met à utiliser l'armée pour massacrer son peuple, c'est un signe de fragilité", a-t-il dit.

 

ACCROCHAGE PRÈS DE LA FRONTIÈRE LIBANAISE

 

Les critiques adressées à Assad se sont intensifiées depuis la mort de cent personnes au cours de manifestations vendredi et le déploiement de chars à Deraa.

 

Les Etats-Unis envisagent de renforcer des sanctions et les gouvernements européens s'entretiendront de la Syrie vendredi.

 

Mais aux Nations unies, une initiative européenne en faveur d'une condamnation de la répression en Syrie a échoué mercredi soir au Conseil de sécurité en raison de l'hostilité de la Russie, de la Chine et du Liban.

 

Pékin a estimé jeudi que Damas devait résoudre ses problèmes par le dialogue, tandis que la Russie exhortait les autorités syriennes à traduire en justice les responsables de tueries.

 

Les remous actuels peuvent avoir des répercussions à l'échelle de toute la région, la Syrie étant située sur les lignes de faille du conflit proche-oriental. Assad a noué une alliance anti-israélienne avec l'Iran chiite, les deux pays soutenant le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien bien que Damas cherche encore à faire la paix avec Israël.

 

Selon un responsable libanais, des centaines de Syriens ont franchi la frontière nord de son pays jeudi à la suite de tirs du côté syrien. On ignore si l'accrochage a fait des victimes, mais des représentants de la sécurité libanaise ont déclaré que l'armée intensifiait ses patrouilles dans le secteur.

 

La Syrie a expulsé la plupart des correspondants étrangers, ce qui rend difficile de vérifier la situation sur le terrain. La chaîne de télévision Al Djazira a annoncé jeudi la suspension de certaines de ses activités en Syrie, ce qu'un organisme indépendant interprète comme le résultat de pressions et d'agressions à l'encontre de son personnel.

 

SOLDATS EXÉCUTÉS

 

Damas affirme que des dizaines de soldats ont été tués dans les manifestations et la télévision nationale a retransmis de nombreuses funérailles, mais des diplomates rapportent que certains ont été tués par les propres troupes de Bachar Assad.

 

"Les plus grandes funérailles organisées jusqu'à présent en Syrie ont été celles de soldats qui ont refusé d'obéir aux ordres de tirer sur les manifestants et qui ont été sommairement exécutés sur place", a déclaré un diplomate.

 

Le chef de l'Etat, qui a succédé en 2000 à son père Hafez, au pouvoir pendant trente ans, a envoyé lundi à Deraa la quatrième division mécanisée, commandée par son frère Maher.

 

Des coups de feu ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Deraa. L'eau, l'électricité et les communications y restent coupés et les produits de première nécessité commencent à manquer, rapportent des habitants.

 

"Les martyrs ont été placés dans des camions frigorifiques utilisés en temps normal pour transporter des marchandises. Nous versons de l'alcool sur les corps pour atténuer les odeurs", a dit un habitant de la ville.

 

Selon l'organisation syrienne de défense des droits de l'homme Saoussiah, la répression des manifestations par les forces de sécurité s'élève globalement à cinq cent morts au moins.

 

"Nous engageons les gouvernements civilisés à prendre des mesures pour arrêter le bain de sang en Syrie, ramener au pas le régime syrien et mettre fin à ses meurtres, aux tortures, aux sièges et aux arrestations. Nous avons les noms d'au moins cinq cent morts confirmés", dit un communiqué de Saoussiah.

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 19:49

 

http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/better/index.php?option=com_content&view=article&id=2212:lacquittement-de-mohieddine-cherbib--premier-pas-vers-lindependance-de-la-justice-tunisienne&catid=83:bassin-minier&Itemid=108

 

L'acquittement de Mohieddine Cherbib : Premier pas vers l’indépendance de la justice tunisienne

 

Samedi, 23 Avril 2011 11:03 Administrateur

 

Lors d’une audience du tribunal de Gafsa le 21 avril 2011, concernant l’opposition à la condamnation de notre camarade Mohiédine CHERBIB à deux ans et quinze jours de prison par contumace pour délits de solidarité avec le mouvement social du bassin minier de Gafsa – Redayef les juges ont prononcé l’acquittement.

La FTCR et le CRLDHT saluent cette décision courageuse des juges de Gafsa qui est un premier pas vers une justice indépendante et équitable.

La FTCR et le CRLDHT ont tenu à faire opposition du jugement par contumace contre Mohiédine CHERBIB malgré la promulgation d’une amnistie générale pour permettre à la justice de faire un premier vers son indépendance.

La FTCR et le CRLDHT tiennent à remercier tous les amis qui nous ont manifesté leurs soutiens durant cette épreuve, elles saluent les magnifiques plaidoiries des avocats.

Enfin la FTCR et le CRLDHT expriment leurs gratitudes aux militants et aux associations et syndicats de France, du Maroc, de l’Algérie, de la Libye, du Sahara, de la Belgique, du Canada, de Palestine qui se sont déplacés à Gafsa pour soutenir notre camarade. 

Pour la FTCR et le CRLDHT

Tarek BEN HIBA

Tunis le 22 Avril 2001

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 19:36

 

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-se-mobilise-pour-les-migrants-tunisiens-27-04-2011-1424093.php?xtor=EREC-109

 

 

Paris se mobilise pour les migrants tunisiens

 

 

L’entraide s’organise pour les centaines de Tunisiens qui se regroupent porte de la Villette depuis plusieurs jours. La Ville a décidé de coordonner les initiatives.

 

SÉBASTIEN RAMNOUX | Publié le 27.04.2011, 07h00

 

Un couscous géant cuisiné par des dizaines de familles tunisiennes de Paris et de banlieue, distribué samedi gratuitement… Voilà une des nombreuses marques de solidarité envers les centaines de Tunisiens venus chercher un avenir à Paris. La plupart sont arrivés de l’île italienne de Lampedusa, après un périple souvent harassant.

 

Depuis une semaine, ils se regroupent aux alentours de la porte de la Villette (dix neuvième arrondissement), dorment dans le square du Chemin de Fer, limitrophe de Pantin, ou dans le parc de Belleville, ou chez des proches qu’ils ont retrouvés dans la capitale. Dans ce secteur, ils sont à proximité d’associations caritatives comme les Restos du cœur, la Chorba, ou Une chorba pour tous, qui distribuent des repas.

Cent mille euros débloqués en urgence

« Depuis quelques jours, on sert une centaine de repas en plus chaque jour, confirme Chafia, responsable à Une chorba pour tous. Il faut s’occuper de leur situation administrative et même donner quelques cours de langue, car à ma grande surprise, beaucoup ne parlent pas français. »

 

D’après les dernières estimations, il y aurait entre trois cent et cinq cent Tunisiens rassemblés chaque jour à la porte de la Villette. Une situation qui a conduit la mairie de Paris, hier, à annoncer des mesures d’aide, en raison de « l’indifférence de l’Etat », accuse Bertrand Delanoë, le maire (PS) de Paris dans un communiqué diffusé hier. « La question des réfugiés et des migrants relève de l’Etat, pas des mairies, explique-t-on au cabinet de Bertrand Delanoë. Jeudi, le maire a envoyé un courrier au ministre de l’Intérieur pour l’informer de la situation et lui demander quelles mesures il pensait mettre en œuvre. On attend toujours la réponse. » Contactée hier, la préfecture de région n’a pas répondu à nos questions.

 

La mairie a décidé de missionner les associations France Terre d’asile et Emmaüs pour répondre à l’urgence. France Terre d’asile sera chargée de faire le point sur les dossiers de chacun des migrants, leur situation administrative, et voir si certains acceptent de revenir en Tunisie moyennant une aide. Emmaüs s’occupera plus particulièrement des problèmes sociaux ou des urgences sanitaires. Une enveloppe de cent mille euros sera consacrée à ces mesures d’urgence. Pour les associations, le temps presse : « Nous avons repéré des mineurs, on ne peut pas les laisser à la rue comme ça, explique-t-on à France Terre d’asile. Depuis des semaines, avec les crises en Egypte et en Libye, la Tunisie accueille deux cent soixante mille réfugiés! La France peut bien s’occuper de quelques centaines… »

 

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 19:09

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110427/twl-palestiniens-accord-bd5ae06_2.html

 

Fatah et Hamas se réconcilient, élections d’ici un an (Reuters)

 

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le Hamas ont conclu mercredi un accord de réconciliation qui prévoit des élections simultanées dans les deux territoires, Cisjordanie et Gaza, dans un délai d'un an.

L'accord entre les dirigeants du Fatah d'Abbas et ceux du mouvement Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, avait été initialement annoncé par les services de renseignement égyptiens.

 

Cette réconciliation est cruciale pour les perspectives de cohabitation pacifique d'un futur Etat palestinien avec Israël, dont le Hamas a jusqu'à présent refusé de reconnaître le droit à l'existence.

 

Le Hamas a déclaré que Le Caire, qui jouait les médiateurs depuis plusieurs années, accueillerait prochainement la cérémonie de signature de cet accord qui, dit-on de source égyptienne, prévoit la mise sur pied d'un gouvernement intérimaire.

 

Selon un porte-parole du mouvement islamiste, "tous les points de divergence" avec ses rivaux du Hamas ont été surmontés.

 

De source égyptienne, on confirme que "les consultations ont abouti à des ententes totales sur tous les points en discussion, y compris (...) sur la fixation d'une date pour des élections présidentielle et législatives" dans les deux territoires palestiniens séparés de facto depuis bientôt quatre ans.

 

Selon un communiqué des services de renseignement égyptiens, l'accord a été conclu par Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas, et Azzam al Ahmad, membre du comité central du Fatah.

 

L'accord prévoit que d'autres factions palestiniennes pourront être invitées à signer le document dans les prochains jours.

 

Parmi les points de litige réglés figure l'intégration du Hamas à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), l'instance suprême de la cause nationaliste palestinienne.

 

Un haut responsable égyptien a dit s'attendre à ce que Mahmoud Abbas et Khaled Méchaal, chef du bureau politique du Hamas en exil à Damas, soient personnellement présents à la cérémonie de signature.

 

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