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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 21:01

 

CÔTE D’IVOIRE

A BAS LE PLAN D’INTERVENTION MILITAIRE DES IMPÉRIALISTES ET DE LEURS SUPPÔTS (ONU, CEDEAO...) !

SOUTIEN À LA RÉSISTANCE DES TRAVAILLEURS ET DE TOUTES CELLES ET CEUX QUI REFUSENT L’INGÉRENCE ÉTRANGÈRE : POUR LA DÉFAITE DES IMPÉRIALISTES, À COMMENCER PAR LA FRANCE !

Près de deux cent morts : tel est le terrible bilan, malheureusement provisoire, des affrontements qui ont suivi le second tour des élections présidentielles le 28 novembre. Ce jour-là, Alassane Ouattara a été proclamé vainqueur par une commission électorale prétendument indépendante, mais en fait acquise à sa cause et soutenue par la soi-disant « communauté internationale », tandis que le Conseil constitutionnel, affidé à Gbagbo, proclamait le triomphe de celui-ci. Tous deux s’affichent depuis lors en présidents officiels. Mais Ouattara, bien que soutenu par l’ONU et les principales puissances impérialistes dont la France et les États-Unis, est cantonné dans un hôtel de luxe à Abidjan. Pour reprendre la main et tenter de s’installer au pouvoir, il a lancé un mot d’ordre de grève générale et une journée de désobéissance civile qui se sont soldés par des échecs cuisants, le peuple ivoirien n’y ayant pas répondu.

Ouattara tente par tous les moyens d’asseoir la légitimité qu’il affirme sortie des urnes, ce qu’ont cautionné les observateurs internationaux alors même que des fraudes massives en sa faveur sont attestées par de nombreux témoins. Tandis que les deux prétendants au pouvoir appellent à combattre l’autre par la force, une partie de la population, poussée par la peur et la misère, fuit le pays. Une intervention militaire pilotée par les impérialismes occidentaux sous couvert de la CEDEAO (Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest) est imminente, visant à renverser Gbagbo, le remplacer par Ouattara et au final accroître encore leur tutelle sur ce pays semi-colonial déjà ravagé par huit ans de guerre civile ouverte ou larvée.

Ouattara est un agent stipendié de l’impérialisme américain, Gbagbo un dictateur raciste qui a longtemps servi les intérêts de la France avant d’être lâché par elle

Cette situation de violentes tensions est en effet le paroxysme d’une crise ouverte par le coup d’État manqué qui tenta de renverser Gbagbo en septembre 2002. Depuis cet épisode, le pays est coupé en deux, le Nord étant contrôlé par les « Forces nouvelles » acquises à Ouattara et le Sud par les forces officielles aux ordres de Gbagbo. Les impérialistes ont bien essayé de soutenir une politique de « réconciliation nationale », en imposant la présence de ministres de l’opposition et de la rébellion au sein du gouvernement Gbagbo, dans le sillage des accords de Marcoussis signés en janvier 2003 sous l’égide de la France. Mais ces tentatives ont lamentablement échoué, car Gbagbo n’a que partiellement obtempéré aux exigences toujours plus grandes de l’impérialisme en Côte d’Ivoire. L’emploi de la force a dès lors prévalu, avec l’opération « Licorne » — l’envoi de quatre mille soldats français —, qui n’hésitèrent pas à tirer sur les manifestants protestant contre leur présence. C’est pour mettre fin à cette situation qui entrave la sécurité des « ressortissants » occidentaux et le butin qu’ils se partagent, que les impérialistes se sont entendus pour mettre fin au règne de Gbagbo.

Il n’est pas étonnant que la « communauté internationale » soutienne Alassane Ouattara. C’est un pur produit des États-Unis où il a fait ses études d’économie. Ouattara a ensuite fait les preuves de sa parfaite soumission aux exigences du capitalisme le plus effréné. Après avoir été gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, il a exercé la fonction de premier ministre de la Côte d’Ivoire entre 1990 et 1993 ; il a alors parfaitement tenu le rôle de représentant d’un capitalisme utltra libéral, privatisant à tour de bras et plongeant la population ivoirienne dans une pauvreté exacerbée. Il a également rempli les offices de l’institution qui accule les peuples à la misère depuis plusieurs décennies, le Fonds monétaire international et ses plans d’ajustement structurel, puisqu’il en a été haut fonctionnaire pendant des années, jusqu’au poste de directeur général adjoint.

Laurent Gbagbo, issu d’un milieu plus modeste que celui de son rival, a fait quant à lui une partie de ses études en France, puis a été enseignant d’histoire, syndicaliste actif, opposant au régime dictatorial d’Houphouët Boigny qui a régné sur le pays de 1960 à sa mort en 1990. Gbagbo a d’ailleurs été plusieurs fois condamné et emprisonné dans les années 1970 puis dans les années 1990 quand Ouattara était premier ministre. Il a fondé au cours des années 1980 le Front populaire ivoirien, affilié à la mal nommée « Internationale socialiste » dont est membre notamment le PS français, a tissé des réseaux dans la mitterrandie, ce dont témoigne le soutien que lui ont apporté Jack Lang ou Henri Emmanuelli jusqu’au scrutin et encore aujourd’hui un Roland Dumas. Toutefois les liens avec le PS se sont distendus depuis quelques années, en fait depuis que Gbagbo a remis en cause la primauté de l’impérialisme français et ses ingérences permanentes, notamment en prenant l’initiative de coups de force militaires contre les troupes françaises ou en fomentant des manifestations anti-françaises. Cela n’en fait pas pour autant un nationaliste anti-impérialiste. Gbagbo n’a jamais remis en cause les intérêts des gros capitalistes français présents dans son pays, les Bouygues, Bolloré et consorts. Il a en revanche cherché à diversifier ses soutiens, en accueillant les investissements américains et en favorisant l’implantation de firmes américaines, mais aussi la venue des capitaux chinois.

La crise majeure que traverse actuellement la Côte d’Ivoire (qui oppose un Etat semi-colonial et les principales puissances impérialistes) vient donc historiquement après toute une série d’affrontements entre des fractions de la bourgeoisie compradore, soutenues chacune par des puissances impérialistes. Car la Côte d’Ivoire, malgré la pauvreté de l’écrasante majorité de sa population, est riche de ses matières premières : café, cacao, bois, pétrole off shore… Elle subit directement le joug du néocolonialisme et de l’oppression typique de la « Françafrique ». C’est ainsi que les capitalistes français ont pu rafler, tout au long des années 1990 et 2000, les juteux marchés qu’a engendrés la privatisation massive de tous les secteurs clés : eau, électricité, transports… Outre les quelque cinq cent PME françaises présentes en Côte d’Ivoire, ce sont les fleurons du capitalisme français le plus rapace qui détiennent les principales ressources économiques du pays : Bolloré contrôle entre autres les transports ferroviaires et les activités portuaires, Bouygues les secteurs de l’eau et de l’électricité, Vinci de nombreux chantiers de construction dont celui du palais présidentiel. Pour protéger son pré carré néo colonial depuis l’indépendance officielle de la Côte d’Ivoire en 1960, la France a envoyé, outre ses barbouzes et réseaux de mercenaires, des troupes qui y stationnent depuis des années — aujourd’hui, près de mille soldats français occupent le pays, auxquels se sont ajoutés des centaines de casques bleus.

Mais l’impérialisme français n’est plus seul à s’accaparer les richesses ivoiriennes. Le capitalisme états-unien s’est installé en Côte d’Ivoire, via certaines firmes comme Umic dans le secteur du pétrole off shore ou Philip Brothers dans celui du cacao ; les sociétés américaines Ocean Energy et Ranger Oil entendent bien quant à elles monopoliser les investissements pétroliers et gaziers. La Chine est elle aussi de plus en plus présente, en particulier dans les secteurs de la construction automobile, de l’industrie portuaire, des constructions autoroutières et de barrages hydroélectriques, du raffinage ou encore de la téléphonie. Ce sont, symboliquement, des entreprises chinoises qui ont construit l’Hôtel des Députés à Yamoussoukro. La Chine a multiplié les gestes de coopération intensive, par exemple en annulant 40% de la dette bilatérale ivoirienne.

Cette situation de concurrence directe de la Chine peut expliquer que la France ait depuis quelques années lâché Gbagbo et se soit ralliée au candidat soutenu quant à lui de longue date par les États-Unis, Alassane Ouattara. Les télégrammes de la diplomatie américaine révélés par Wikileaks l’illustrent d’abondance : « Le réflexe de suspicion (des Français) à l’égard de la concurrence américaine en Afrique a diminué particulièrement à mesure que la présence et l’influence de la Chine ont augmenté », exposent les diplomates américains, qui poursuivent : « Cette nouvelle politique peut donner aux États-Unis l’occasion d’étendre leur influence en Afrique sans rencontrer de résistance (de la part des Français). » On le sait, Sarkozy se veut le président français le plus pro américain ayant jamais existé. Il a proclamé vouloir rompre avec la politique exclusive de la « Françafrique », pour mieux lier les intérêts français à ceux des États-Unis, par une coopération nouvelle, et ainsi contrebalancer l’influence grandissante de la Chine en Afrique. En revanche, tous les communiqués officiels chinois depuis fin novembre se distinguent par leur volonté de ne favoriser explicitement aucun des deux prétendants, en proposant de « traiter, de manière appropriée, les différends par le dialogue et les négociations afin de réaliser la réconciliation politique et de sauvegarder la paix et la stabilité de la Côte d’Ivoire », comme l’a indiqué le 30 décembre la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu. La position chinoise revient en fait à ne pas récuser Gbagbo, contrairement au reste de la « communauté internationale ».

On le voit, il n’y a aucune illusion à entretenir à l’égard de Laurent Gbagbo, qui se contente de mettre dans son jeu plusieurs cartes impérialistes plutôt qu’une seule comme cela prévalait avant lui. Ce faisant, il n’a satisfait ni la France, ni les Etats-Unis, remettant partiellement en cause les intérêts français, mais sans vendre vraiment le pays aux Etats-Unis. Comme Saddam Hussein dans les années 1980, il a cru pouvoir jouer sur les intérêts divergents des impérialismes, mais n’a réussi en fait qu’à les liguer contre lui. Dictateur parmi tous ceux que soutiennent les impérialistes, il a perpétué l’appauvrissement de son peuple, en bloquant les salaires depuis dix ans tandis que flambent les prix des produits alimentaires notamment. Il a poursuivi le démantèlement de l’école, de la santé, des services sociaux et de tous les secteurs vitaux. Il a aussi cherché à diviser les travailleurs de Côte d’Ivoire pour mieux régner, en continuant de promouvoir la politique ethniciste et xénophobe de l’« ivoirité » qu’avait imaginée son prédécesseur Henri Konan Bédié. Cette politique lui avait permis d’éliminer de la compétition électorale, en 2000, son concurrent Alassane Ouattara et d’être élu président. C’est elle surtout qui entretient les discriminations à l’égard des travailleurs immigrés venus principalement du Mali et du Burkina-Faso. Gbagbo, à l’image de ses complices au pouvoir ailleurs en Afrique, a tout aussi impitoyablement pourchassé et réprimé ses opposants, comme en témoigne entre autres exemples l’assassinat d’Habib Dodo, militant du Parti communiste révolutionnaire de Côte d’Ivoire, en 2004.

C’est au peuple ivoirien et à lui seul de décider son destin ! Cela passe par la mobilisation révolutionnaire des travailleurs, imposant l’expropriation des multinationales impérialistes, la destruction de l’Etat bourgeois semi-colonial, un gouvernement des travailleurs eux-mêmes

Les travailleurs de Côte d’Ivoire n’ont donc aucun intérêt à soutenir l’un plutôt que l’autre des deux prétendants au pouvoir ; tous deux n’ont eu de cesse de les opprimer et de les exploiter. Ils représentent seulement deux clans corrompus reflétant eux-mêmes les intérêts des capitalistes étrangers. Les travailleurs ivoiriens ont refusé de suivre le mot d’ordre de grève générale lancé par Ouattara, conscients qu’elle ne servirait que ses intérêts de compradore. Par ailleurs, les observateurs estiment que les « Jeunes patriotes » de Gbagbo ont bien moins de soutien populaire qu’en 2004, quand ils avaient mis en cause quelques intérêts français en s’en prenant à des entreprises ou ressortissants, dans le cadre d’une opération formellement anti-impérialiste, en fait démagogique, de Gbagbo.

Les travailleurs et le peuple ivoiriens ne pourront lutter réellement contre l’impérialisme et s’auto-déterminer que par l’expropriation des multinationales capitalistes qui les exploitent et pillent leur pays, par l’expulsion des troupes françaises et de l’ONU, la liquidation des institutions pourries de l’Etat semi-colonial, en un mot par une mobilisation révolutionnaire indépendante débouchant sur le gouvernement des travailleurs eux-mêmes. Dans la situation politique dramatique où ils se trouvent, c’est la seule issue conforme à leurs intérêts.

Tout en œuvrant à préparer cette mobilisation par la lutte de classe, il faut empêcher immédiatement l’offensive impérialiste qui se prépare et qui vise à soumettre et exploiter encore plus le peuple ivoirien. D’ores et déjà, les forces impérialistes patrouillent et tirent sur les Ivoiriens qui exigent leur départ. Il s’agit à l’évidence d’une agression des principales puissances impérialistes contre un pays semi-colonial, certes sous prétexte de « démocratie », mais alors que les élections ont été truquées des deux côtés. Les travailleurs et les opprimés auront à combattre et vaincre cette offensive par un front de toutes les forces qui participeront à la résistance pour tirer ensemble sur les troupes impérialistes et leurs suppôts. D’ores et déjà, nous sommes du côté des Ivoiriens qui s’opposent aujourd’hui, ponctuellement, aux troupes impérialistes. L’unité d’action contre l’impérialisme suppose le refus absolu de toute division entre travailleurs ivoiriens et immigrés ou sur des bases ethniques : nourrie depuis des années par Gbagbo, ces divisions internes constituent l’un des plus graves dangers pour la résistance légitime et nécessaire de ce peuple opprimé. Mais la classe ouvrière aura à garder en même temps toute son indépendance et à développer inconditionnellement la lutte de classe contre les patrons, impérialistes comme ivoiriens, sur la base d’un programme anticapitaliste révolutionnaire et du front unique ouvrier.

Quant à nous, travailleurs et militants du mouvement ouvrier français, c’est en combattant avec la plus grande détermination notre propre impérialisme et les gouvernements successifs qui le servent, à commencer par le « nôtre » et son représentant Sarkozy, que nous pouvons manifester notre solidarité active avec les travailleurs et la population de Côte d’Ivoire. Dans le cas d’un conflit entre l’impérialisme soi-disant « démocratique » et un Etat semi-colonial, nous ne sommes pas neutres : nous sommes inconditionnellement pour la défaite de l’impérialisme. D’une part, l’auto-détermination du peuple ivoirien n’est pas possible le revolver sur la tempe, comme le montre parfaitement l’exemple de l’Irak où les impérialistes n’ont nullement apporté la démocratie, mais le chaos ; d’autre part, toute défaite de l’impérialisme est une victoire pour la classe ouvrière mondiale et les peuples opprimés, facilitant leurs mobilisations.

A bas le projet d’intervention militaire des impérialistes et de leurs suppôts (ONU, CEDEAO...) ! Soutien à la résistance des travailleurs et du peuple ivoiriens ! Pour la défaite des impérialistes à commencer par la France  !

Troupes françaises et onusiennes hors de Côte d’Ivoire ! Aucune illusion dans l’ONU, couverture des intérêts impérialistes dans les pays semi-coloniaux !

A bas la Françafrique et le néocolonialisme ! Annulation de la dette qui met les peuples d’Afrique sous tutelle impérialiste !  Halte au pillage des richesses par les impérialistes !

Régularisation des sans-papiers ivoiriens et de tous les autres !

Paris, le 8 janvier 2011

Collectif pour une Tendance Révolutionnaire du NPA

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 20:35

 

http://www.connectionivoirienne.net/?p=48088

La Convention de la Société Civile Ivoirienne épingle le Conseil Constitutionnel et recommande de nouvelles élections en cas de blocage

CONVENTION GENERALE EXTRAORDINAIRE SUR LA SORTIE DE CRISE, LES 5 ET 6 JANVIER 2011 COMMUNIQUE FINAL

La Convention de la Société Civile Ivoirienne a tenu sa deuxième Convention Générale Extraordinaire les 5 et 6 janvier 2011 à la Bibliothèque Nationale en présence de soixante quatre organisations membres sur la centaine que compte la CSCI. L’objectif principal est de proposer des solutions pouvant aider à sortir la Côte d’Ivoire de l’impasse post électorale actuelle. Les propositions portent sur quatre préoccupations majeures : l’apaisement du climat social, une meilleure sécurisation des prochaines élections (législatives, municipales et régionales), une meilleure appréhension du rôle de la communauté internationale en Côte d’Ivoire dans la sortie de crise et la contribution au dénouement de l’impasse du bicéphalisme au sommet de l’Etat.

Au titre de l’apaisement du climat social post électoral

La Convention Générale Extraordinaire a noté que les principales sources des tensions politiques et sociales sont les médias, les partis politiques, les forces armées et les populations. A cet effet, la CGE fait les recommandations suivantes :

Concernant les médias

Le pays n’étant pas en guerre, la raison d’Etat invoquée pour confisquer les médias publics à des fins de propagande au profit d’un seul camp est inopportune. Les dispositions suivantes devront être prises avec urgence :

Amener les organes de régulation, notamment le Conseil National de la Communication Audiovisuelle (CNCA), à faire leur travail avec beaucoup plus de rigueur, de vigilance et de professionnalisme ;

Arrêter la propagande politique et la diffusion de messages de haine et de violence dans les médias publics ;

Assurer un traitement équilibré et impartial de l’information dans les médias publics, notamment la RTI (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne).

Assurer l’accessibilité des médias publics à toutes les personnes physiques et morales ;

Assurer la couverture de toute l’étendue du territoire national par la RTI;

Prévoir des tranches horaires dans les programmes de la RTI pour l’éducation civique et citoyenne ;

Faire des émissions dans les langues nationales pour promouvoir la paix et la cohésion sociale ;

Autoriser la réouverture de tous les médias internationaux fermés, dans le strict respect des lois nationales ;

Fermer les médias (écrits et audio-visuels) qui échappent au contrôle du CNCA et du CNP, sur toute l’étendue du territoire national. Ces médias devront, avant d’émettre, se conformer aux lois et règlements en vigueur en Côte d’Ivoire

Accorder une plus grande représentation de la société civile dans les organes de régulation (CNCA et CNP).

Concernant les partis politiques

La CGE a déploré une radicalisation dans les discours et les comportements des partis politiques. Par conséquent, la CGE demande aux partis politiques de :

Eviter le recours aux considérations ethniques, régionales ou religieuses ;

Eviter l’usage d’armes et de la violence comme moyens d’expression et d’action ;

Eviter l’usage des moyens de l’Etat (finance, personnel, matériel, force publique) dans les actions ;

Faire preuve de modération dans leurs prises de position politique ;

Respecter le code de bonne conduite des partis politiques ;

Eduquer les militants à la tolérance et aux valeurs démocratiques.

Enfin, la CGE demande aux deux protagonistes (Messieurs Gbagbo et Ouattara) d’adresser des messages d’apaisement à leurs militants qui devront être diffusés dans les médias publics.

Concernant les Forces Armées

La Convention Générale Extraordinaire déplore les attitudes partisanes et bellicistes des FDS et FAFN. Elle demande donc :

La cessation immédiate, par les FDS et FAFN, de toute hostilité, de défiance ou d’annonce d’intention d’hostilité;

La réactivation du Centre de Commandement Intégré (CCI) et sa dotation en moyens conséquents pour accroître son efficacité;

L’encadrement pacifique des marches et des manifestations conformément à la législation en vigueur ;

La libération immédiate et sans condition du quartier général du RHDP ;

La levée immédiate du blocus de l’hôtel du Golf imposée par les FDS ;

La cessation des rackets sur les routes, entrainant parfois les mouvements de grèves dans le secteur des transports ;

L’arrêt immédiat dans les zones CNO des blocages récurrents des convois de ravitaillement du marché national en vivres et en bétail ;

Le non recours à toute intervention armée pour le règlement de la crise.

Enfin, la CGE demande que les négociations pour la sortie de crise ne s’enlisent pas et qu’elles permettent un dénouement rapide.

Concernant les populations

La CGE déplore la manipulation des masses populaires par les partis politiques. Trois partis ayant réunie à eux seule 95,5% des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle exercent une réelle hégémonie sur les populations.

La CGE contacte qu’une telle hégémonie est de nature à entrainer par moments, à entrainer les populations dans des logiques de méfiance, d’hostilité voire de violence.

Par voie de conséquence, la CGE demande :

A la jeunesse de ne pas céder à la manipulation et de refuser de servir de chaire à canon,

Aux chefs traditionnels et aux leaders religieux d’éviter les positions partisanes prise en publique,

A la population d’utiliser les moyens d’expression démocratique (meetings et marches pacifiques) dans leurs revendications.

A la population de respecter le droit à la différence.

La tenue de conseils locaux dans les familles, les quartiers, les communautés etc.

L’utilisation et la promotion des alliances inter-ethniques pour détendre l’atmosphère post électoral actuel.

Au titre des propositions pour améliorer la gestion et la sécurisation des prochaines élections

La Convention Générale Extraordinaire note que des problèmes et des défaillances ont été constatés dans la gestion et la sécurisation du deuxième tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Ces problèmes et ces défaillances sont en partie responsables de l’impasse post électoral actuel que vit le pays. En conséquence, la CGE suggère :

La reconstitution entière de la CEI et l’administration de cette institution par la société civile.

Le remaniement partiel du Conseil Constitutionnel en vue du renforcement de sa crédibilité et de son impartialité.

Le désarmement total de tous ceux qui détiennent illégalement des armes en Côte d’Ivoire,

La réunification effective de l’armée ivoirienne

Au titre du rôle de la communauté internationale et de ses rapports avec les autres acteurs.

La CGE reconnait l’importance du rôle joué par la communauté internationale dans la sortie de crise.

Elle note cependant que les activités et les prérogatives de la communauté internationale sont souvent méconnues et mal comprise par les ivoiriens.

La CGE Suggère donc :

Que l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) poursuivre ses missions en Côte d’Ivoire, mais que celles-ci soient davantage expliquées aux populations ;

Que les forces impartiales complémentaires ne comprennent pas de ressortissants de la CEDEAO et que leur désignation soit faite en accord avec les autorités nationales ;

Que les structures internationales appuient les organisations nationales sans se substituer à elles et sans les concurrencer.

Au titre du dénouement du bicéphalisme au sommet de l’Etat.

La CGE propose :

La poursuite des négociations jusqu’à la fin du mois de Janvier 2011.

En cas d’échec des négociations, propose la reprise de l’élection présidentielle conformément à l’article 64 du code électoral en ayant réuni les conditions d’une meilleure sécurisation et d’une totale transparence des élections.

Enfin la CGE propose parallèlement aux efforts de négociation et de médiation internationale actuellement en cours, la constitution d’un groupe de médiateurs nationaux comprenant la société civile ivoirienne, les organisations professionnelles et syndicales, la chefferie traditionnelle et les confessions religieuses.

Fait à Abidjan le 06/01/2011

La Convention Générale Extraordinaire




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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 20:25

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1066

A propos de la Résistance et du CNR : l’« Affaire » de Signes

Claude Roddier et Bernard Oustrières

samedi 8 janvier 2011, par Comité Valmy

L’ANACR rend chaque année hommage aux dix maquisards assassinés par les nazis à la ferme de La Limatte, près de Signes dans le Var, le 2 janvier 1944. La cérémonie se déroule selon un protocole quasi-immuable : rassemblement et dépôts de gerbes au pied de la stèle où sont gravés les noms des martyrs et celui du berger venu les prévenir de l’arrivée des Allemands ; défilé dans les rues du village ; nouveaux dépôts de gerbes au monument aux morts ; recueillement dans le cimetière devant la tombe des Résistants ; enfin, discours et vin d’honneur dans une salle municipale.

Cette manifestation annuelle, qui revêt un caractère sacré pour les Résistants, leurs familles et les amis de la Résistance du Var, attire toujours de nombreux élus auquel se joint le représentant du préfet.

Rien ne laissait présager que la dernière commémoration, le 2 janvier donc, donnerait lieu à un vif incident. Qui l’a provoqué ? Est-ce le discours iconoclaste de la présidente départementale de l’ANACR, Claude Roddier, résolue à dénoncer l’hypocrisie de ceux qui laissent « se dissoudre la France » ou bien, très en amont, ceux-là même qu’elle a dénoncés parce qu’ils ont déclaré une guerre totale au programme du Conseil national de la Résistance ? La présidente, rappelant que les martyrs de la La Limatte avaient aussi combattu pour l’instauration d’un monde plus heureux, expliqua que les Résistants et leurs amis ne pouvaient plus longtemps accepter ces atteintes réitérées aux acquis du CNR, en particulier les mesures contre les retraites et le démantèlement en cours de la Sécurité sociale.

 

Présents à la tribune aux côtés de Claude Roddier, le représentant du préfet et la députée de la circonscription, Josette Pons, donnèrent très vite les signes les plus évidents d’une grande nervosité. La présidente continuant d’appeler un chat un chat, tous deux se levèrent bientôt pour quitter la tribune et la salle, marquant leur désapprobation. Situation inouïe que le maire de Signes, Jean Michel, écartelé entre ses devoirs protocolaires et ses propres engagements de fils de Résistant, eut bien du mal à arbitrer.

Question : le consensus républicain, s’est-il brisé le 2 janvier à Signes ? Réponse : non. Jusqu’à ces deux dernières années, les élus, tous les élus, pouvaient en toute légitimité s’incliner sur la tombe des martyrs sans se déjuger car les gouvernements successifs de la IV° et de la cinquième République, quels que fussent leurs choix idéologiques, respectaient globalement les options de CNR auxquelles les Français doivent aujourd’hui les lois sociales les plus protectrices et les plus émancipatrices. Mais les temps ont brutalement changé. Depuis 2009, la majorité législative et l’exécutif multiplient les attaques contre les droits sociaux et démocratiques hérités de la Résistance. C’est à partir de là, donc (et non pas à Signes !) que l’unité du pays autour de ses valeurs, a commencé de se déliter. Faut-il se taire plus longtemps, interroge en substance Claude Roddier. N’est-il pas temps, avec Stéphane Hessel qu’elle cita, de se rebeller et de placer les élus qui cautionnent pareille politique devant leurs responsabilités ? Elle a répondu par l’affirmative.

Voici le discours, source de discorde

Monsieur le préfet, maires, conseillers généraux, régionaux, Mesdames et Messieurs les présidents d’associations, Chers camarades et chers amis de la Résistance ;

Merci de votre présence fidèle, année après année pour commémorer le souvenir des dix maquisards et du courageux berger Ambroise Honnorat abattus à la Limatte le dimanche 2 janvier 1944 au matin.

Il y a maintenant 67 ans. C’est l’âge qu’avait le pauvre berger Honnorat. Tous les autres étaient très jeunes bien que vétérans de la Résistance armée, fondateurs pour la plupart du camp FAITA en février 1943. Leur groupe était le camp MARAT. Nous voulons rappeler leur noms : Alphonso, officier aviateur de l’armée italienne; Paul Battaglia, 23 ans, ouvrier tailleur à Sainte Maxime; Joseph Gianna; Amédée Huon, 22 ans, pompier dans la région parisienne; Yvan Joanni, maitre skieur savoyard; Georges Lafont, 21 ans, matelot, originaire de Gironde; Jean Perrucca, 24 ans, originaire de Savoie; Pierre Valcelli, 22 ans,ouvrier céramiste à Salernes; Serge Venturrucci, 22 ans, ouvrier boulanger au Luc ainsi qu’Ambroise Honnorat, 67 ans, berger à Limattes.

A l’appel de leurs noms nous joignons toujours ceux de Lucien Henon, leur camarade, et de Sansonetti et Basset, disparus tous trois dans l’abjection des camps de la mort parce qu’ils avaient commis le crime de donner une sépulture décente aux maquisards massacrés avec férocité.

Au souvenir des quatorze de la Limatte associons celui des huit jeunes gens de Siou Blanc arrêtés sans armes, fusillés le 17 juin à la Rouvière, deux autres à Méounes le 20 juin, le souvenir des vingt neuf patriotes assassinés au premier charnier le 18 juillet et enfin - nous disons enfin parce que le chiffre total est énorme, des neuf du deuxième charnier, le 12 août, après d’horribles tortures.

Une élite française et internationale depuis les Italiens tombés à Limatte le 2 janvier, jusqu’à l’Américain Muthular d’Errecalde, le 12 août. Et souvenons nous de la population de Signes qui a fait preuve de courage et de dignité. Les enquêteurs n’ont jamais pu obtenir d’elle aucun renseignement. Nous la remercions au nom des suppliciés de Signes.

Ceci se passait voici plus d’un demi siècle.

Une question se pose toujours devant l’injuste sort réservé à ces jeunes martyrs. Pourquoi avaient-ils pris ce risque ? Quelles étaient leurs principales raisons ? Nous connaissons la réponse en ce qui les concernait au présent, en 1944. Tous les résistants l’ont dit et répété : leur première motivation a été la défense de la France. La deuxième, surtout pour quelques uns, dont ces jeunes FTP faisaient assurément partie, a été le projet de rendre les hommes heureux. Le programme du CNR s’appelait “les jours heureux”. Ils ont réussi leurs deux paris. La France libérée, libérée par nos alliés mais aussi par elle même, a pu mettre en place le programme pour lequel ces hommes avaient donné leur vie.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Que penseraient-ils de nous s’ils pouvaient connaître notre monde et nos actions ? Diraient-ils toujours “oui, je referais ce chemin” ? ou ne se demanderaient-ils pas s’ils n’ont pas donné leur seule vie pour des hommes et femmes indifférents aux deux causes qui leur tenaient tant à coeur ?

Leur regard ne peut être que sévère.

Nous avons laissé se dissoudre la France dans un magma informe et nous sommes en train de laisser se dilapider toutes les conquêtes sociales acquises à la Libération.

Faisons un état des lieux.

Des boutades en forme de provocations nous ont pourtant avertis. Warren Buffet, milliardaire américain, 1ère fortune mondiale en 2008, nous a dit : ”Il y a une guerre des classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner”.

En 2007 c’est Denis Kessler qui nous a fièrement annoncé “Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !

Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer”.

Comment imaginaient-ils réussir un pareil projet ? La réponse tient en partie dans cette autre boutade de Patrick Le Lay en 2004 “à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit”

Comment concilier ce “métier” avec la quatrième des mesures à appliquer dès la libération du territoire “assurer la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères”

Ces Résistants de 1944 nous regardent, se demandant jusqu’où nous allons accepter l’inacceptable. Ils peuvent être rassurés. La Résistance en 2011 a déjà bien commencé et elle se développe.

L’ANACR n’a cessé et ne cesse de rappeler les valeurs de la Résistance et l’importance du programme du CNR. Les résistants, malgré leur âge et leur fatigue continuent de témoigner sans relâche dans les lycées et collèges, décrivant la Résistance, ses valeurs, ses combats. Au cours des manifestations de cet automne contre la loi sur les Roms et celle de la réforme des retraites, ses membres à Draguignan comme à Toulon ont distribué des tracts expliquant notre refus de ces lois. Armand Conan, tenant un écriteau sur lequel était écrit “Moi, résistant, 90 ans, 34 ans de retraite=CNR ; Je vous soutiens” a été déclaré grand vainqueur à l’applaudimètre par Var Matin.

Stéphane Hessel vient de publier un petit opuscule, que vous trouverez sur la table, qui s’appelle “Indignez vous” et dont le succès montre que l’indignation est dans le coeur de beaucoup de Français. Ce petit livre est un discours qu’il a fait en 2008 lors du rassemblement maintenant bien connu des Glières. Nous avons décidé d’organiser un semblable rassemblement dans le Var et le 22 mai un collectif d’associations mené par l’ANACR et la Ligue des Droits de l’Homme organise un pique-nique républicain à La Seyne. Nous y présenterons le pacte pour les droits et la citoyenneté de la LDH et des résistants prendront la parole. Vous êtes tous conviés au pique-nique et si vous le désirez à faire partie du collectif.

Moins connu mais tout aussi indigné est le sénateur du Vermont Bernie Sanders. Fin novembre 2010 il a prononcé un long discours devant ses collègues du Sénat américain. Vous pouvez l’écouter et le lire sur le blog de la lettre du lundi ou en cherchant Bernie Sanders sur google.

Le discours commence ainsi :

“Il y a une guerre en cours dans ce pays, je ne fais pas référence à la guerre en Irak ou en Afganistan, je parle d’une guerre menée par certains des gens les plus riches et les plus puissants de ce pays contre les familles des travailleurs, contre la classe moyenne qui rétrécit et disparaît. En 2007 le 1% des gros revenus a fait 23.5% de tous les revenus, plus que les 50% du bas de l’échelle... Il y a une guerre en cours, la classe moyenne lutte pour sa survie, elle s’attaque aux forces les plus riches et les plus puissantes dans le monde dont la cupidité n’a aucune limite et si nous ne commençons pas à nous battre avec elle et à représenter ces familles, il n’y aura plus de classe moyenne dans ce pays”.

Bernie Sanders vient de retrouver la solution que les Résistants avaient appliquée avec la création du CNR. Nous devons tous nous unir contre ce un pour cent. Dans cette salle où nous ne sommes pas cent, statistiquement il ne devrait pas y avoir de représentant de ce groupe. Nous sommes donc d’accord entre nous. Pourquoi croyons nous que nos positions politiques sont si éloignées les unes des autres que le mot “politique” doive être tabou ? Le CNR n’était-il pas un concentré de politique ? Et l’union de toutes les familles politiques en son sein n’a-t-il pas été plus efficace que leur négation ?

Oui, nous devons arriver à nous unir, ne serait ce que pour pouvoir nous dire que les dix maquisards morts le 2 janvier à Signes nous donnent raison.

Je vous remercie.

Texte et discours de nos amis Claude Roddier et Bernard Oustrières publié en premier par Médiapart le 6 Janvier 2010



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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 20:07

 

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Bill_Van-Auken.090111.htm

http://www.legrandsoir.info/Les-depeches-de-Wikileaks-revelent-les-pourparlers-de-guerre-americano-israeliens-WSWS.html

     
Opinion - Counterpunch

Les dépêches de Wikileaks révèlent les pourparlers de guerre américano-israéliens

Bill Van Auken

Dimanche 9 janvier 2011

Des dépêches diplomatiques des USA citées par le quotidien norvégien Aftenposten font état d’entretiens entre des législateurs étasuniens et des officiels israéliens en vue de préparer la prochaine guerre au Moyen-Orient.

Ces documents font clairement ressortir à la fois les préparatifs d’Israël en vue d’une autre guerre d’importance dans la région et la soutien inconditionnel de membres du Congrès, démocrates et républicains, qui viennent apparemment en Israël recevoir les instructions de l’état hébreu sous le sceau du secret.

Aftenposten, le principal quotidien norvégien, a rapporté le mois dernier qu’il détenait les deux cent cinquante mille câbles diplomatiques secrets que Wikileaks a en sa possession et qu’il avait commencé à publier des articles basés sur ces documents sans publier les câbles eux-mêmes.

Un de ces câbles envoyé par l’ambassade des USA de Tel Aviv au Département d’Etat de Washington relate une rencontre entre une délégation du Congrès étasunien en visite qui était dirigée par l’ancien représentant des démocrates, Ike Skelton (le responsable de House Armed Services Committee qui ne fut pas réélu en novembre dernier) et le Lieutenantt Général Gabi Ashkenazi, le chef d’état-major israélien, et qui a eu lieu le 15 novembre 2009. Un autre câble détaille un briefing donné par des généraux israéliens à une autre délégation menée par le sénateur étasunien Kirsten Gillibrand (démocrate, New York) les 2 et 3 septembre de la même année.

Selon le journal norvégien, les dépêches contenaient "le message clair" que "les préparatifs de l’armée israélienne en vue d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient battaient leur plein."

Selon un câble de novembre 2009, le général Ashkenazi a dit que l’armée israélienne se prépare à attaquer " les mêmes secteurs que les fois précédentes, c’est à dire le Liban et la bande de Gaza."

Il a dit aux membres du Congrès étasunien en visite : "je prépare l’armée israélienne à une guerre de grande envergure parce qu’il est plus facile de réduire les opérations que de faire le contraire."

Ashkenazi a donné aux législateurs étasuniens une estimations exagérée de la soit disant menace que l’Iran, le Hezbollah libanais et le Hamas qui gouverne la bande de Gaza posent à Israël. Ces déclarations sont conformes à l’habitude invétérée d’Israël de dépeindre chacune de ses guerres d’agression comme des actes inévitables de self-défense.

Il a affirmé que les missiles balistiques iraniens ainsi que les roquettes stockées par le Hezbollah et le Hamas menaçaient la vie d’un million d’Israéliens, y compris les habitants de Tel Aviv.

Le général a affirmé que le Hezbollah détenait une réserve de 40 000 roquettes. Curieusement dans le briefing donné par l’armée israélienne au Sénateur Gillibrand un peu plus de deux mois plus tôt, le chiffre était de 20 000, et cela comprenait aussi les roquettes anti-chars et d’autres armes destinées uniquement à la défense du territoire libanais en cas d’invasion israélienne.

Le chef d’état major israélien a confié à la délégation étasunienne que l’armée israélienne envoie sans arrêt des drones sans pilote dans l’espace aérien libanais, au mépris complet de la souveraineté de ce pays, pour identifier les cibles à attaquer. Il a aussi exprimé sa gratitude à L’Agence Nationale de Sécurité Etatsunienne (NSA) pour son aide dans l’espionnage des ennemis d’Israël.

La dépêche rapporte aussi qu’Ashkenazi a dit aux élus étasuniens qu’Israël n’acceptera aucune restriction qui l’empêcheraient d’attaquer des secteurs urbanisés lors de sa prochaine guerre. Il prévenait apparemment les élus qu’il avait l’intention de se comporter encore plus sauvagement que pendant l’opération Cast Lead, l’invasion de trois semaines de Gaza de 2008-2009. Cette opération a coûté la vie à mille quatre cent Palestiniens, y compris plus de 900 civils dont plus de la moitié étaient des femmes ou des enfants. Ashkenazi a assuré les membres du Congrès que même si des "erreurs" avaient pu être commises jamais les soldats israéliens n’avaient intentionnellement visé des civils.

La même assurance fut donnée à la délégation menée par le sénateur Gillibrand lors du briefing de septembre 2009. Le général israélien Yoav Galant a dit aux politiciens étasuniens que l’armée israélienne avait agi avec "beaucoup de retenue" en "limitant sa puissance", affirmations qui ne soulevèrent apparemment aucune objection de la part de Gillibrand et de ses collègues.

L’officier israélien a affirmé que malgré la destruction massive que les Israéliens avaient opérée, le Hamas avait réussi a se procurer autant d’armes qu’il en avait avant l’invasion, signifiant par là que la prochaine guerre israélienne serait "plus difficile" que la précédente.

Un autre câble secret publié sur le net par Wikileaks en novembre dernier relate le déroulement d’un meeting de novembre 2009 du Joint Political Military Group (JPMG), une organisation étasunienne qui coordonne la politique des deux gouvernements. Le sujet principal de la discussion a été le programme nucléaire iranien, et les officiels de l’armée israélienne ont insisté sur le fait qu’il ne restait plus beaucoup de temps pour préparer une attaque militaire des installations iraniennes.

"Le GOI |[gouvernement d’Israël] a qualifié l’année 2010 d’année cruciale -si les Iraniens continuent à protéger et renforcer leurs sites nucléaires, il sera plus difficile de les atteindre et de les endommager" lit-on dans le document. "Les représentants des deux pays ont ensuite parlé de la livraison imminente de bombes anti-bunker GBU-28 à Israël, en précisant que le transfert devrait être effectué discrètement pour ne pas prêter le flanc à l’allégation que le USG aide Israël à préparer une attaque contre l’Iran."

La GBU-28 est une bombe à guidage laser de deux mille deux cent soixante huit kilogrammes que les USA ont fabriquée en préparation de la guerre du Golfe de 1991 contre l’Iraq. Elle a été dessinée pour pénétrer sous terre et pour traverser le béton armé dans le but de détruire les centres de commande et de contrôle iraquiens. Selon Aftenposten, Israël a reçu des USA 100 de ces puissantes bombes pour les utiliser contre l’Iran.






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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 20:31

 

http://www.palestine-solidarite.org/communique.npa.080111.htm

http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-ben-ali-assassin-sarkozy-complice

Communiqué du NPA   

Ben Ali assassin ! Sarkozy complice !

Le 4 janvier meurt Mohamed Bouazizi, jeune diplômé chômeur, contraint de vendre des fruits et légumes. Son immolation après la confiscation de son étal, avait déclenché la révolte de Sidi Bouzid. Après d'autres décès et tentatives de suicides, la colère et la contestation continuent de s'étendre.

Un grand élan de solidarité internationale a donné lieu à de nombreux rassemblements de soutien aux populations tunisiennes, notamment le 6 janvier en France et dans le monde.

Né de revendications sociales légitimes pour une aspiration à une vie digne, du travail pour tous et des salaires décents, ce mouvement, profondément populaire, ancré dans la jeunesse, s'est peu à peu transformé en une dénonciation politique de la dictature de Ben Ali. La population manifeste contre la censure omniprésente, la mainmise de la famille régnante sur l'économie du pays, la corruption et le népotisme qui gangrènent la société, l'utilisation mafieuse du pouvoir à des fins personnelles.

Cette radicalisation contredit dans les faits la version officielle du pouvoir, reprise à son compte par une opposition de façade, qui tente d'accréditer la thèse d'une manipulation des média étrangers .

Au prétexte de lutter contre l'islamisme, le régime de Ben Ali détruit les libertés individuelles et collectives, promettant en échange le fameux «miracle économique» dont le revers a été dévoilé par la crise mondiale. Ce «miracle», bien loin de profiter aux travailleurs tunisiens, enrichit le clan de Ben Ali et ses soutiens, européens notamment.

Le peuple tunisien étouffé par tant d'années d'un régime liberticide, ose affronter la répression pour dire sa colère et son ras-le-bol, un courage qu'il faut saluer quand on connaît la violence et le recours à la torture de ce régime meurtrier.

Il y a urgence à exiger du gouvernement français et de l'Union Européenne de rompre, conformément aux principes du Droit International, avec la clique au pouvoir en Tunisie qui en bafoue impunément toutes les règles relatives aux Droits humains.


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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 20:20

 

http://www.connectionivoirienne.net/?p=48226

Abidjan – Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigéria en visite surprise (Associated Press)

L’ancien président du Nigéria Olusegun Obasanjo s’est rendu en Côte d’Ivoire pour une visite surprise tard samedi, dans une tentative d’aider à la résolution de la crise politique qui sévit au pays.

La situation s’est aggravée après que plusieurs autres leaders de pays de l’Afrique de l’Ouest n’eurent pas réussi à convaincre le président sortant de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, de céder le pouvoir au gagnant de l’élection présidentielle Alassane Ouattara.

Un journaliste de l’Associated Press a indiqué avoir vu M. Obasanjo, entouré de ses gardes du corps, descendre dans un luxueux hôtel d’Abidjan.

L’ancien leader nigérian a refusé de donner davantage de détails sur le programme de sa visite.

L’envoyé spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, Choi Young-jin, a mentionné que M. Obasanjo s’était déplacé pour «discuter de la crise post-électorale».

Alassane Ouattara a été reconnu comme vainqueur de la présidentielle ivoirienne par la communauté internationale mais depuis plus d’un mois, Laurent Gbagbo refuse de reconnaître sa défaite électorale et de céder le pouvoir.

Une délégation de présidents de trois pays de l’Afrique de l’Ouest s’est rendue en Côte d’Ivoire à deux reprises pour tenter de persuader Laurent Gbagbo de céder sa place à Alassane Ouattara. Le président sortant a refusé et s’accroche au pouvoir, alors que les groupes de défense des droits humains accusent ses forces de sécurité d’avoir enlevé et tué des rivaux politiques.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, composée de quinze pays, a menacé de recourir à la force militaire pour forcer Laurent Gbagbo à quitter son poste. Le soutien dont bénéficierait une telle opération n’est pas certain. Le président du Ghana a déclaré, vendredi, que son pays ne serait pas apte à envoyer des soldats.

L’ancien président du Nigéria avait quitté le pouvoir en 2007, en raison de la limite de mandats successifs qui l’empêchait de se présenter à nouveau. Le transfert du pouvoir d’un membre de la communauté civile à un autre était alors une première pour le pays depuis l’obtention de son indépendance du Royaume-Uni, obtenue en 1960




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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 20:13

 

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/01/09/article_a-norrent-fontes-le-prefet-met-le-maire.shtml

À Norrent-Fontes, le préfet met le maire en demeure de raser le camp des Érythréens

dimanche 09.01.2011, 05:15 - PAR LAURENT DECOTTE

BRAS DE FER

Dans une missive envoyée le 24 décembre, le préfet du Pas-de-Calais met en demeure le maire de Norrent-Fontes de « faire disparaître le campement » qui accueille depuis des années sur sa commune des Érythréens en quête d'Angleterre. Il invoque des raisons sécuritaires et sanitaires. L'édile écolo répond un non ferme et avance des arguments humanitaires.

Ces deux-là se verront demain en préfecture d'Arras mais gageons qu'ils ne passeront pas leurs vacances ensemble. Marc Boulnois, jeune maire Europe Écologie de Norrent-Fontes, n'a pas du tout goûté la lettre qu'il a reçue le 29 décembre de Pierre de Bousquet de Florian, ex-patron de la DST et préfet des Hauts-de-Seine, actuel préfet du Pas-de-Calais. Ce dernier le « met en demeure de faire disparaître d'ici au 29 janvier le campement » d'Érythréens qui est sur sa commune.

Il s'agit de cabanes de bric et de broc dans lesquelles les migrants s'abritent et (re) prennent des forces quand ils ne tentent pas de monter dans un camion pour l'Angleterre depuis l'aire d'autoroute de Saint-Hilaire-Cottes, à côté.

Le préfet invoque deux motifs : la salubrité. « Il est indigne que des gens vivent dans ces conditions en France en 2011. » Et la sécurité : « Entre le 18 septembre et le 31 décembre, la SANEF (société des autoroutes) a déposé 11 plaintes pour cause de dégradations (notamment la destruction du grillage), les routiers 37 en un peu plus d'un an. Et en 2010, 497 interpellations de migrants en situation irrégulière ont eu lieu sur cette aire. »

« Habitat insalubre »

Marc Boulnois tacle : « Dans son courrier, le préfet pointe "l'absence de point d'eau, de toilettes et de ramassage régulier des ordures". Or, il y a une cuve d'eau, deux toilettes sèches et la communauté de communes collecte les ordures. Le préfet, qu'on n'a jamais vu ici, doit se fonder sur un vieux rapport. » « C'est jouer sur les mots », se défend le représentant de l'État. « C'est de l'habitat insalubre. » Effectivement, on n'y enfermerait pas son pire ennemi. Mais les bénévoles de l'association Terre d'Errance et le maire, main dans la main, insistent : « Si on détruit ce campement, ils n'auront plus d'abri, seront fragilisés et davantage exposés aux passeurs. » Le préfet ne veut pas en démordre : il veut profiter que la vingtaine d'Érythréens - « des gens qui souvent fuient le service militaire et sont des migrants économiques (1) » - présents en ce moment soient hébergés dans une salle communale pour faire raser le
camp vide pendant l'hiver.

Mais il ne peut pas le faire lui-même. Il a besoin d'une plainte du propriétaire du terrain. Or, il s'agit de la commune et il est hors de question que Marc Boulnois demande l'expulsion. D'où cette injonction : que le maire le fasse lui-même au motif que ce camp est générateur de « troubles à l'ordre public », évoqués plus haut. Ce que l'édile conteste : « S'il n'y avait pas ce campement, les migrants seraient là quand même, simplement parce qu'il y a cette aire. » Ce que nous confirment d'ailleurs deux Érythréens. Et dans cette logique, l'élu et surtout Terre d'Errance travaillent à leur offrir un minimum de confort (habits, nourriture, douches dans une salle mise à disposition par la commune d'Isbergues.).

« Au départ, les raisons peuvent être humanitaires, mais le maire en fait une utilisation militante. Quant à Terre d'Errance, ils n'ont aucun intérêt à ce que le camp soit rasé, c'est leur raison d'être. Comment se fait-il que ni l'un ni l'autre ne soit un jour intervenu sur des cas individuels au sujet de demandes d'asile ? » Les bénévoles de l'association, souvent des retraités dévoués - on se souvient de Monique Pouille, placée en garde à vue pour avoir rechargé le portable de migrants - apprécieront. •

1. Un service de dix-huit mois qui peut être prolongé pour une durée indéterminée, dans un pays où les droits de l'homme sont régulièrement bafoués.



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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 20:03

 

http://www.kholma.com/m/news/view/Affaire-3-500-milliards-de-FCFA-du-couple-Gbagbo

Affaires : trois mille cinq cent milliards de francs CFA du couple Gbagbo

Des “poches de moralité” devenues de vrais prévaricateurs

« Quelque soit le temps, la vérité finit toujours par rattraper le mensonge ». Cet adage à valeur universelle sied parfaitement bien à la révélation faite par un confrère, sur la fortune du couple Gbagbo dans des banques à travers des pays tels que l’Inde, l’Afrique du Sud, le Liban. Au total, trois mille cinq cent milliards de francs CFA, c’est la faramineuse somme qui dort dans les paradis fiscaux au nom du couple Gbagbo. En seulement dix ans de présence à la tête de la Côte d’Ivoire, on peut dire que la moisson a été bonne, très bonne et la prise à la hauteur de l’opiniâtreté des opposants des années 1990 à parvenir au pouvoir d’Etat. Et pourtant, que n’a-t-on pas entendu de l’opposant historique à Houphouët Boigny et ses thuriféraires ! Ils s’affublaient de tous les qualificatifs honorables jusqu’à se comparer à des « poches de bonne moralité ». Dix ans après leur accession dans « des conditions calamiteuses » à la Magistrature suprême, ces « poches de moralité » se sont révélées prévaricateurs impénitents de biens publics. Les Ivoiriens en particulier et les observateurs de la scène politique ivoirienne en général, sont d’autant plus ahuris face à cette révélation que le concerné a toujours crié qu’il n’avait aucun compte bancaire à l’extérieur de la Côte d’Ivoire.

 

Laurent Gbagbo a toujours argué que son seul compte bancaire se trouve à la Riviera. Il a, pendant des années, berné les Ivoiriens et arnaqué tout le peuple. Le vrai visage de Gbagbo et son commerce avec l’argent sont mis à nu. Avec le temps qui est l’autre nom de Dieu, selon lui, les Ivoiriens ont fini par découvrir l’homme dans toute sa dimension. En vérité, ils n’étaient pas assez naïfs pour croire que Gbagbo était le « Monsieur propre » qu’il prétendait être. L’on comprend à présent quelle direction prenaient les ressources tirées de l’exploitation du pétrole. L’on se rappelle que cette manne n’avait jamais été déclarée au budget de l’Etat depuis que le régime Gbagbo a pris le pouvoir par effraction. Il a fallu une mise en garde sévère de la Banque mondiale et les autres institutions de Breton Woods pour que Gbagbo daigne inscrire au budget, un chapitre concernant les ressources du pétrole. Et là encore, la quantité déclarée est inférieure à celle réellement exploitée. Les Refondateurs ont purement et simplement pillé les ressources du pays tout en se cachant derrière le fallacieux argument de la crise politico-militaire qui s’est déclenchée le 19 septembre 2002. Aujourd’hui, les langues se délient et la vérité éclate au grand jour. Les ténors de la Refondation sont détenteurs de comptes bancaires à l’extérieur estimés à des milliers de milliards de Francs CFA.

Gbagbo lui-même a, à maintes occasions, affirmé que ses camarades et lui se sont bien enrichis. « Avant on n’avait rien, maintenant on a un peu » se plait-il à dire. Laurent Gbagbo n’a pas jamais caché la prévarication des biens publics par lui et son clan. Pis, il a tenté, à chaque occasion, de les couvrir ou justifier leur forfaiture. On comprend maintenant pourquoi, il s’accroche tant au pouvoir.

Ibrahima B. Kamagaté pour Abijan.net



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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 20:47

 

http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/better/index.php?option=com_content&view=article&id=1810:de-plus-en-plus-inquietant--la-police-tunisienne-cible-la-jeunesse-engagee-dans-la-scene-artistique-mediatique-et-politique-autonome&catid=177:sidi-bouzid&Itemid=149

De plus en plus inquiétant : La police tunisienne cible la jeunesse engagée dans la scène artistique, médiatique et politique autonome

Le 6 janvier 2011, trois blogueurs ont été interpellés à leur domicile par la police tunisienne et conduits dans les locaux du ministère de l’intérieur. Leur crime : avoir manifesté publiquement leur attachement à la liberté d’expression.

Il s’agit de Slim Amamou, ingénieur informatique, chef d’entreprise, cinéaste amateur, marié, père d’un enfant, 33 ans ; Azyz Amamy, développeur informatique, poète, 27 ans ; Hamada Ben-Amor, surnommé “El Général”, rappeur.

Ces trois jeunes cyber militants tunisiens luttent depuis plus d’une année contre la censure des réseaux et sites internet, des blogs et des sites de partage de vidéo (youtube, dailymotion, wat.tv, etc.), ainsi que l’espionnage des mails des internautes tunisiens.

Ils ont choisi des formes de protestation citoyenne, pacifiques et originales, allant des flash mobs aux fameuses opérations « N’har 3la Ammar 1 » qui ont pour but de dénoncer la censure du Net par le gouvernement tunisien, en appelant à des manifestations un peu partout dans le monde, dont celle de Tunis qui a été interdite le 22 mai 2010.

L’opération « N’har 3la Ammar 2 » a consisté à publier des vidéos d’internautes lisant des lettres adressées aux députés du Parlement tunisien, appelant à la levée immédiate de la censure sur le web.

A la suite de ces deux opérations, d’autres jeunes cyber militants les ont rejoints et ont fondé, fin 2010, le Parti pirate tunisien afin d’organiser les campagnes de dénonciation de la censure du Net. Ils ont été très actifs lors des dernières protestations populaires qui ont suivi les émeutes de Sidi Bouzid, en relayant notamment l’information libre sur les évènements.

D’autres militants ont également été arrêtés par un pouvoir despotique aux abois qui intensifie une répression cruelle depuis que le peuple tunisien a manifesté sa colère contre un régime fondé sur l’arbitraire et la corruption.

Ainsi, Wissem Essghaier, responsable de la page Jeunesse du journal Al-Mawkef et animateur des « Jeunes Démocrates Progressistes », a été arrêté l'après-midi du 7 janvier 2011 devant le Conservatoire National de Musique.

Nous appelons à la libération immédiate de tous les prisonniers d’opinion en Tunisie et à l’instauration d’un Etat de droit garantissant la liberté d’expression et le pluralisme politique.

NOUS EXIGEONS LA LIBERATION DES JEUNES BLOGUEURS, ARTISTES ET JOURNALISTES TUNISIENS ARRÊTÉS

NOUS APPELONS A UNE FORTE MOBILISATION POUR LES SOUTENIR

Le Collectif de Solidarité avec les Luttes des Habitants de Sidi Bouzid



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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 20:39

 

http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/better/index.php?option=com_content&view=article&id=1808:le-maghreb-senflamme-communique-de-latmf-et-de-la-ftcr&catid=61:magreb&Itemid=82

Le Maghreb s'enflamme : Communiqué de l’A.T.M.F et de la F.T.C.R.

De Sidi Bouzid à Bab El Oued, les mêmes causes produisent les mêmes effets

La mal-vie, un chômage chronique des jeunes, la cherté de la vie et une corruption généralisée qui provoque un sentiment d'étouffement.

La rue reste le seul espace d'expression devant l'aveuglement des dirigeants.

Le gouvernement de Ben Ali et celui de Bouteflika répondent à des questions de fond par des artifices tels que le déboulonnage de certain sous-fifre (ministre de la communication, gouverneur...) des subventions destinées à calmer les gens et par la répression de ceux qui bougent.

L'ATMF et La FTCR dénoncent la répression des manifestations de la jeunesse algérienne.

Elles expriment leur solidarité avec la lutte du peuple algérien et de sa jeunesse pour la dignité et un avenir meilleur.

Elles appellent les forces démocratiques en France et dans le monde à soutenir cette lutte.

Elles demandent que la solidarité exemplaire qui s'est manifestée pour la Tunisie de part le monde soit élargie à l'Algérie.

Elles exigent la libération de tous les détenus

Elles demandent la remise en cause des politiques suivies et la démocratisation des pays du Maghreb.

Elles exigent le respect des libertés et des droits de l homme.

Elles appellent à la solidarité avec les luttes des peuples du Maghreb, pour la dignité l’emploi, la liberté et la démocratie et contre la précarité et la corruption.

Vive la solidarité Maghrébine

Pour une Maghreb solidaire des peuples

Paris le 8 janvier 2011


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