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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 17:27

 

http://www.cadtm.org/Que-la-revolution-commence

http://www.cetri.be/spip.php?article2174&lang=fr

 

Que la révolution commence …

 

Francine Mestrum est représentante du Conseil international du FSM, et par ailleurs membre du Conseil d’ Administration du CETRI. Elle revient d’un voyage de trois jours à l’invitation du syndicat UGTT en Tunisie. Elle nous rapporte :

par Francine Mestrum

 

21 avril 2011

 

‘Qu’on ne s’y trompe pas. La lutte continue. Ce que nous voulons c’est la justice, la dignité, le respect’.

Voilà ce que l’on nous a dit tout au long de ce voyage de trois jours . Nous étions avec une délégation de vingt-cinq personnes environ du Conseil international du FSM, invitée par le syndicat UGTT. Le voyage nous a amené à Tunis, à Kasserine et à Sidi Bouzid. Le dernier jour était consacré à une visite aux camps de réfugiés près de la frontière libyenne. A l’issue de ce voyage, je n’ai pas de position claire. Je reviens avec davantage de questions que je n’en avais déjà au début. Ce que j’ai vu et entendu, ce que je n’ai pas vu ni entendu me trouble.

Une chose est sûre : la révolution ne fait que commencer. Le dictateur est parti, la grande corruption a pris fin mais le système dictatorial n’a pas disparu. Il y a toujours des prisonniers politiques, il y a toujours des arrestations arbitraires, il y a toujours la torture, la police politique est toujours en fonction. A Kasserine, quand nous nous sommes arrêtés à la Place des Martyrs, une femme est venu nous voir en nous suppliant de l’accompagner à l’hôpital où est soigné son fils. Que s’était-il passé ? Quelques jours auparavant, un de ses fils avait été arrêté et torturé pour en savoir plus de ce qui se tramait parmi les jeunes. Sa mère était allée se renseigner au bureau de police où elle aussi avait été maltraitée et blessée. On lui dit que son fils risquait vingt ans de prison. En désespoir de cause, un autre fils s’est immolé… Les immolations sont fréquentes en Tunisie et dans quelques autres pays nord-africains, mais les quotidiens européens n’en parlent pas. Cependant, à Sidi Bouzid, une immolation fut l’étincelle qui mit le feu aux poudres.

Nous avons toujours combattu la dictature, nous a-t-on répété tout le temps. Mais la vraie révolte a commencé en 2008 dans le bassin minier (mines de phosphate). Ce soulèvement fut écrasé, mais la paix n’est jamais revenu. Le régime était très répressif. Les ‘Femmes démocrates’ à Tunis ne pouvaient pas se permettre de se rencontrer dans un café ou un restaurant, elles étaient connues et repérées par la police, elles risquaient à tout moment une arrestation. Dès qu’il y avait quelque part un début de manifestation ou de protestation, la police intervenait avec le gaz lacrymogène. L’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid a provoqué la colère de milliers de jeunes qui sont descendus dans la rue. Immédiatement, la police comprit que cette protestation était différente, plus importante et elle augmenta la dose de lacrymogène. Mais les jeunes ont continué, ils ont vu tomber leurs camarades, blessés et tués par des ‘snipers’ sur le toit des maisons. Ils comprirent qu’ils n’avaient plus le choix, qu’ils devaient persister. A Kasserine, début janvier, soixante dix jeunes furent tués !

Le soulèvement a d’abord été le fait des jeunes, des étudiants et des chômeurs diplômés. A Kasserine, une ville d’à peine cent mille habitants, treize mille cinq cent jeunes qualifiés sont au chômage. Quand nous y étions, un ‘sit-in’ venait d’être organisé avec une grève de la faim. Les jeunes avaient étalé tout autour des tentes dans lesquelles ils s’étaient installés leur diplômes d’enseignants, d’informaticiens, de docteurs … Des personnes plus âgées vinrent nous voir pour nous expliquer ce qu’ils gagnaient, sans contrat, sans statut, trop peu pour s’acheter du pain.

Et ce fut effectivement une révolution ‘facebook’ et téléphone mobile. Dès que la police intervint quelque part, des mots d’ordre étaient donnés pour se réunir ailleurs et pour détourner l’attention. Chaque soir, les mots d’ordre étaient donnés sur ‘facebook’. La révolution était vraiment mobile et les manifestations se déplaçaient d’un quartier à l’autre. Mais le soir personne ne savait s’il allait être vivant le lendemain. Le matin, personne ne savait s’il allait pouvoir rentrer le soir.

Briser le mur de la peur

Le plus douloureux étaient les récits des familles des victimes de Kasserine. Des hommes et des femmes se présentaient avec des photos de leurs enfants morts. Des hommes qui avaient perdu une jambe, des femmes blessées par balle … Tous n’avaient qu’une seule revendication : que les ‘snipers’ – dont on avait les noms – soient poursuivis. Leurs avocats ont déposé plaine, mais aucune suite n’y a été donné jusqu’à présent. Ils sont allés voir le gouverneur, mais n’ont pas été entendus. A Kasserine règnent le désespoir et la colère. Certains ont reçu des compensations financières mais ces gens ne veulent pas d’argent, ils ne veulent que la reconnaissance de leur douleur et de leurs sacrifices.

Ce qui frappait était que les organisations pour la défense des droits humains ne se sont apparemment pas encore mis au travail pour inventorier tous les faits, pour établir des dossiers sur les morts, les blessés, les torturés. Certes, les avocats font leur travail, mais eux aussi sont relativement impuissants. Que doivent faire les victimes ?

Au niveau politique, les organisations font défaut. A Tunis, un travail important a commencé pour créer des partis et pour préparer l’élection du 24 juillet d’une assemblée constitutionnelle. Mais à l’intérieur du parti, personne n’est disponible pour aider, accompagner, encadrer la population. Le syndicat n’a pas toujours la confiance de tous. Il est vrai que l’UGTT n’était pas au premier rang les premiers jours du soulèvement et qu’une partie de ses dirigeants était proche du régime dictatorial même si, dans l’organisation, la dissidence était importante. Mais la population a bonne mémoire et malgré les efforts importants des syndicalistes aujourd’hui, on nous dit à maintes reprises que le syndicat ne pouvait pas récupérer ‘leur’ révolution. Cependant, l’UGTT a au moins une organisation et un potentiel réel de mobiliser les gens.

En fait, le soulèvement a commencé de façon relativement spontanée et apolitique par des jeunes en quête d’avenir. Ils ont convaincu leurs parents et leurs aînés de l’utilité des réseaux sociaux. Ils ont réussi à impliquer les autres organisations de la société civile à leurs protestations. Ce n’est qu’au moment où la révolte gagna les quartiers populaires de Tunis et que des grèves furent organisées que le régime comprit que la répression n’était plus possible. Tout comme les manifestants comprirent qu’il n’y avait pas de recul possible, en cas d’échec les représailles auraient été trop dures. On comprit qu’il fallait aller jusqu’au bout, qu’il fallait briser le mur de la peur.

‘Cette révolution’, nous dit un jeune, ‘m’a fait redécouvrir les valeurs de mon peuple : la solidarité, la fraternité, le dévouement’. Un exemple magnifique en fut donné quand les premiers réfugiés arrivèrent de la Libye voisine. Les Tunisiens accoururent avec du café, de l’eau, du pain. Ils vidaient les magasins pour acheter ce dont avaient besoin les étrangers. Quel contraste avec le sort réservé en Europe aux migrants tunisiens !

Un avenir incertain

Et maintenant ? Toutes les personnes avec qui nous avons parlé nous disaient que jusqu’à présent rien de fondamental n’avait changé. Le gouvernement actuel n’est pas perçu comme étant légitime. Dans la capitale, du travail est fait pour créer des espaces politiques démocratiques. Des partis politiques sont créés mais il n’est pas toujours très clair quels groupes se cachent derrière les nouveaux sigles. Le risque d’un recul politique n’est pas qu’imaginaire.

La contre-révolution est en cours. Les fondamentalistes se font entendre. Ceux qui aujourd’hui, ont les moyens pour organiser les gens à l’intérieur du pays pour les organiser et les mobiliser, peuvent engranger des avantages énormes. Le manque actuel de perspectives est criant et risque de provoquer une radicalisation.

Il est évident que les quelques mois qui nous séparent des révoltes du début de l’année ne suffisent pas à entamer de vraies réformes sociales et économiques. Mais le peuple est impatient. Il veut des emplois. C’est ce qui explique le départ massif des jeunes pour l’Europe.

Les revendications les plus importantes qui nous ont été communiquées par les organisations de la société civile sont avant tout une autre politique européenne d’immigration, un audit de la dette extérieure afin d’annuler les dettes illégitimes, une reformulation des accords commerciaux et enfin des emplois, des emplois et des emplois.

Que la révolution commence …

Dans toutes nos conversations avec les syndicats, les organisations pour la défense des droits humains, les avocats, les femmes, les jeunes et les victimes, pas une seule fois n’est tombé le mot ‘socialisme’. L’impression que j’ai eu, avec quelques-uns de mes camarades, était que ce soulèvement a été le fait de jeunes dont la dignité a été ignorée, de jeunes sans perspectives d’avenir. Ils étaient en grande partie apolitiques, mais ils ont vu mourir leurs camarades et ils se sont vite politisés. Les organisations qui ont rejoint les protestations les ont aidés.

Cette révolution est politique et socio-économique. Les revendications politiques concernent la démocratie, le respect des droits humains et la participation. Il y a des chances réelles que cela se concrétisera. Une démocratie libérale sera instaurée avec un système multipartite et des élections régulières. Les revendications socio-économiques seront plus difficiles à réaliser car elles supposent la fin des politiques néolibérales.

La Tunisie donne l’image d’un pays développé, il n’y a point de situations ‘tiers-mondistes’. Tout est bien entretenu, des immeubles modernes dans les villages et les villes, routes asphaltées, des commerces multiples. Mais dans les quotidiens, on lit des histoires sur des villages où les femmes n’ont encore jamais vu de médecin…

En 2008, la Tunisie avait un revenu national de 3290 $ par habitant, ce qui est la moyenne d’un pays à revenu moyen. La pauvreté monétaire y est particulièrement peu élevé, à peine 6,5 % selon le seuil de pauvreté de la Banque mondiale de deux dollars par jour et 7,5 % selon le seuil de pauvreté national. La croissance économique a été en moyenne de 3,3 % de 1990 à 2005, mais le chômage officiel s’élève à quatorze pour cent. Un quart de la population a moins de quinze ans. Selon le Forum économique de Davos, la Tunisie est un des pays les plus compétitifs d’Afrique. Selon le rapport ‘Doing Business’ de la Banque mondiale, la Tunisie est une des pays les mieux classés. Le Président Ben Ali avait commencé un programme de libéralisation néolibérale, avec beaucoup de corruption et une inégalité croissante.

Voilà donc l’histoire typique d’un modèle de développement qui a effectivement du ‘succès’ et qui donne naissance à une classe moyenne. Les jeunes peuvent faire des études mais restent au chômage. Certaines régions ne sont pas concernées par ce développement tandis qu’une élite s’enrichit de façon scandaleuse. En d’autres mots, une fois de plus, on constate que ce n’est pas la pauvreté qui est à l’origine des révoltes, mais l’inégalité et le sentiment d’injustice quant une partie du pays et de la population s’enrichit et qu’une autre partie est ignorée. Ce sentiment d’injustice se nourrit lentement, le peuple développe des ‘discours dissimulés’ de résistance, des instruments discursifs mais politiques qui seront accumulés et mobilisés dès que le moment de la révolte est arrivé. Mais les révoltés d’Afrique du Nord doivent savoir que leur révolution ne fait que commencer, qu’ils n’obtiendront rien si le système économique ne change pas, si le développement se concentre sur l’exportation au lieu de la demande intérieure, si le système social ne connaît que la ‘pauvreté’ et ignore l’inégalité.

La révolte tunisienne est bel et bien un conflit de classe, même si ce nom ne lui sera peut-être jamais attribué. Elle en porte toutes les caractéristiques. Ce que demande le peuple c’est la liberté, la reconnaissance de leur dignité et la justice sociale. Le chemin à parcourir sera long et nous ne pouvons qu’espérer que le courage ne manquera pas. Le soutien international des syndicats, des mouvements et des partis qui partagent ces idéaux sera plus que bienvenu. Le peuple tunisien a donné un exemple magnifique et mérite un avenir meilleure. ‘Notre révolution est universelle’, nous dit un jeune, à très juste titre.

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 20:11

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110429/twl-libye-tunisie-monde-bd5ae06.html

 

Incident frontalier entre soldats tunisiens et libyens (Reuters)

 

Des forces kadhafistes ont pénétré vendredi en Tunisie au niveau du poste frontière de Dehiba et affronté les militaires tunisiens.

Le vice-ministre tunisien des Affaires étrangères, Radouane Nouicer, a déclaré que le représentant de la Libye à Tunis avait été convoqué pour se voir notifier une "ferme protestation". L'ambassadeur de Tunisie à Tripoli a été chargé de transmettre le même message, a-t-il dit.

 

"Le sol tunisien est une ligne rouge et personne n'est autorisé à la franchir", a-t-il dit à la chaîne de télévision Al Djazira en soulignant que Tunis n'était "pas partie au conflit".

 

Les forces de Tripoli ont tiré des obus sur la ville de Dehiba, endommageant des bâtiments et faisant au moins un blessé. Un de leurs véhicules y a poursuivi un groupe d'insurgés hostiles au régime du colonel Mouammar Kadhafi.

 

Les troupes kadhafistes traquent les rebelles de la région principalement berbère des montagnes occidentales au sud-ouest de Tripoli qui ont pris part à la rébellion contre le régime et ont fui par milliers vers la Tunisie via le poste de Dehiba.

 

Le poste était aux mains des rebelles ces derniers jours mais les forces régulières de Tripoli en ont repris un moment le contrôle avant que les rebelles disent s'en être à nouveau emparés.

 

Les affrontements pour le contrôle du poste de Dehiba, et pour celui de Wazin, côté libyen, illustrent la fluidité et la confusion des combats entre les deux camps, qui ont éclaté à la mi-février.

 

Certains militaires de Kadhafi ont été tués et blessés dans les combat à Dehiba. L'artillerie libyenne a tiré sur la ville à partir du territoire libyen, blessant au moins une jeune Tunisienne, a rapporté un habitant. Les tirs ont ensuite cessé

 

DES MINES DANS LE PORT DE MISRATA

 

"La Tunisie se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ces citoyens à la suite de ces victimes à la frontière, dont une jeune fille", a prévenu Radouane Nouicer.

 

L'armée tunisienne ratisse la ville. "Nous n'avons aucune idée du sort des forces de Kadhafi parce que l'armée tunisienne a fermé les grilles de la ville et personne ne peut y pénétrer", a ajouté Ali, un habitant contacté par téléphone.

 

La rue tunisienne, qui a chassé en janvier l'ex-président Zine Ben Ali, lors d'une révolution qui a fait école dans le reste du monde arabe, sympathise avec les insurgés anti-Kadhafi.

 

Jeudi soir, le gouvernement tunisien avait déjà publié un communiqué condamnant les incursions des forces libyennes à la suite de la chute d'obus dans le désert du côté tunisien.

 

Selon Radouane Nouicer, la frontière a été violée à trois reprises en dix jours. Mais, vendredi, c'était la première fois que des troupes terrestres libyennes avaient franchi la frontière pour pénétrer dans une ville tunisienne.

 

Des habitants rapportent que des habitants s'étaient rassemblés pour tenter d'empêcher les soldats libyens d'entrer en ville mais des militaires tunisiens ont tiré en l'air pour qu'il se dispersent et se mettent à l'abri chez eux.

 

Dans l'ouest de la Libye, des appareils de l'Otan ont frappé des positions kadhafistes dans la ville de Zintane, tenue par les insurgés, a déclaré un porte-parole de ces derniers.

 

Toujours dans l'Ouest, l'Otan a accusé les forces fidèles à Mouammar Kadhafi d'avoir miné le port de Misrata, troisième ville du pays, également aux mains des insurgés, afin d'empêcher l'envoi d'une aide humanitaire à la population assiégée.

 

A Benghazi, le bastion des rebelles en Cyrénaïque, un médecin a fait état de douze morts la veille à Misrata dans le bombardement de la ville par les forces de Kadhafi.

 

Dans les milieux pétroliers asiatiques, on déclare qu'un pétrolier géant venu de Chine est attendu la semaine prochaine dans l'est de la Libye.

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 19:59

 

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110428/twl-syrie-38cfb6d_1.html

 

 

Le président Assad face à un début de dissidence en Syrie (Reuters)

 

 

Le président syrien Bachar al Assad est confronté à un début de dissidence au sein de son parti Baas et à des signes de mécontentement dans l'armée devant la répression violente des manifestations pour la démocratie, qui a fait cinq cent morts selon une ONG.

 

Deux cents membres du parti Baas au pouvoir ont démissionné mercredi dans le sud de la Syrie après le déploiement de chars pour écraser la résistance à Deraa, où le mouvement de contestation, calqué sur des soulèvements cette année en Tunisie, en Egypte et ailleurs, a éclaté il y a six semaines.

 

Des diplomates rapportent que des signes de mécontentement émergent au sein de l'armée, où les soldats sont en majorité sunnites et la plupart des commandants issus de la minorité alaouite - une branche du chiisme - du président Assad.

 

Le parti Baas revendique plus d'un million d'adhérents en Syrie, ce qui rend surtout symboliques les démissions de mercredi. Mais comme celles de deux parlementaires de Deraa la semaine dernière, elles auraient été impensables avant la vague de manifestations pour la démocratie.

 

Selon un autre diplomate, des soldats se sont opposés au moins une fois ce mois-ci à la police secrète pour l'empêcher de tirer sur des contestataires. "Personne ne dit qu'Assad est en train de perdre le contrôle de son armée, mais dès qu'on se met à utiliser l'armée pour massacrer son peuple, c'est un signe de fragilité", a-t-il dit.

 

ACCROCHAGE PRÈS DE LA FRONTIÈRE LIBANAISE

 

Les critiques adressées à Assad se sont intensifiées depuis la mort de cent personnes au cours de manifestations vendredi et le déploiement de chars à Deraa.

 

Les Etats-Unis envisagent de renforcer des sanctions et les gouvernements européens s'entretiendront de la Syrie vendredi.

 

Mais aux Nations unies, une initiative européenne en faveur d'une condamnation de la répression en Syrie a échoué mercredi soir au Conseil de sécurité en raison de l'hostilité de la Russie, de la Chine et du Liban.

 

Pékin a estimé jeudi que Damas devait résoudre ses problèmes par le dialogue, tandis que la Russie exhortait les autorités syriennes à traduire en justice les responsables de tueries.

 

Les remous actuels peuvent avoir des répercussions à l'échelle de toute la région, la Syrie étant située sur les lignes de faille du conflit proche-oriental. Assad a noué une alliance anti-israélienne avec l'Iran chiite, les deux pays soutenant le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien bien que Damas cherche encore à faire la paix avec Israël.

 

Selon un responsable libanais, des centaines de Syriens ont franchi la frontière nord de son pays jeudi à la suite de tirs du côté syrien. On ignore si l'accrochage a fait des victimes, mais des représentants de la sécurité libanaise ont déclaré que l'armée intensifiait ses patrouilles dans le secteur.

 

La Syrie a expulsé la plupart des correspondants étrangers, ce qui rend difficile de vérifier la situation sur le terrain. La chaîne de télévision Al Djazira a annoncé jeudi la suspension de certaines de ses activités en Syrie, ce qu'un organisme indépendant interprète comme le résultat de pressions et d'agressions à l'encontre de son personnel.

 

SOLDATS EXÉCUTÉS

 

Damas affirme que des dizaines de soldats ont été tués dans les manifestations et la télévision nationale a retransmis de nombreuses funérailles, mais des diplomates rapportent que certains ont été tués par les propres troupes de Bachar Assad.

 

"Les plus grandes funérailles organisées jusqu'à présent en Syrie ont été celles de soldats qui ont refusé d'obéir aux ordres de tirer sur les manifestants et qui ont été sommairement exécutés sur place", a déclaré un diplomate.

 

Le chef de l'Etat, qui a succédé en 2000 à son père Hafez, au pouvoir pendant trente ans, a envoyé lundi à Deraa la quatrième division mécanisée, commandée par son frère Maher.

 

Des coups de feu ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Deraa. L'eau, l'électricité et les communications y restent coupés et les produits de première nécessité commencent à manquer, rapportent des habitants.

 

"Les martyrs ont été placés dans des camions frigorifiques utilisés en temps normal pour transporter des marchandises. Nous versons de l'alcool sur les corps pour atténuer les odeurs", a dit un habitant de la ville.

 

Selon l'organisation syrienne de défense des droits de l'homme Saoussiah, la répression des manifestations par les forces de sécurité s'élève globalement à cinq cent morts au moins.

 

"Nous engageons les gouvernements civilisés à prendre des mesures pour arrêter le bain de sang en Syrie, ramener au pas le régime syrien et mettre fin à ses meurtres, aux tortures, aux sièges et aux arrestations. Nous avons les noms d'au moins cinq cent morts confirmés", dit un communiqué de Saoussiah.

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 19:49

 

http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/better/index.php?option=com_content&view=article&id=2212:lacquittement-de-mohieddine-cherbib--premier-pas-vers-lindependance-de-la-justice-tunisienne&catid=83:bassin-minier&Itemid=108

 

L'acquittement de Mohieddine Cherbib : Premier pas vers l’indépendance de la justice tunisienne

 

Samedi, 23 Avril 2011 11:03 Administrateur

 

Lors d’une audience du tribunal de Gafsa le 21 avril 2011, concernant l’opposition à la condamnation de notre camarade Mohiédine CHERBIB à deux ans et quinze jours de prison par contumace pour délits de solidarité avec le mouvement social du bassin minier de Gafsa – Redayef les juges ont prononcé l’acquittement.

La FTCR et le CRLDHT saluent cette décision courageuse des juges de Gafsa qui est un premier pas vers une justice indépendante et équitable.

La FTCR et le CRLDHT ont tenu à faire opposition du jugement par contumace contre Mohiédine CHERBIB malgré la promulgation d’une amnistie générale pour permettre à la justice de faire un premier vers son indépendance.

La FTCR et le CRLDHT tiennent à remercier tous les amis qui nous ont manifesté leurs soutiens durant cette épreuve, elles saluent les magnifiques plaidoiries des avocats.

Enfin la FTCR et le CRLDHT expriment leurs gratitudes aux militants et aux associations et syndicats de France, du Maroc, de l’Algérie, de la Libye, du Sahara, de la Belgique, du Canada, de Palestine qui se sont déplacés à Gafsa pour soutenir notre camarade. 

Pour la FTCR et le CRLDHT

Tarek BEN HIBA

Tunis le 22 Avril 2001

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 19:36

 

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-se-mobilise-pour-les-migrants-tunisiens-27-04-2011-1424093.php?xtor=EREC-109

 

 

Paris se mobilise pour les migrants tunisiens

 

 

L’entraide s’organise pour les centaines de Tunisiens qui se regroupent porte de la Villette depuis plusieurs jours. La Ville a décidé de coordonner les initiatives.

 

SÉBASTIEN RAMNOUX | Publié le 27.04.2011, 07h00

 

Un couscous géant cuisiné par des dizaines de familles tunisiennes de Paris et de banlieue, distribué samedi gratuitement… Voilà une des nombreuses marques de solidarité envers les centaines de Tunisiens venus chercher un avenir à Paris. La plupart sont arrivés de l’île italienne de Lampedusa, après un périple souvent harassant.

 

Depuis une semaine, ils se regroupent aux alentours de la porte de la Villette (dix neuvième arrondissement), dorment dans le square du Chemin de Fer, limitrophe de Pantin, ou dans le parc de Belleville, ou chez des proches qu’ils ont retrouvés dans la capitale. Dans ce secteur, ils sont à proximité d’associations caritatives comme les Restos du cœur, la Chorba, ou Une chorba pour tous, qui distribuent des repas.

Cent mille euros débloqués en urgence

« Depuis quelques jours, on sert une centaine de repas en plus chaque jour, confirme Chafia, responsable à Une chorba pour tous. Il faut s’occuper de leur situation administrative et même donner quelques cours de langue, car à ma grande surprise, beaucoup ne parlent pas français. »

 

D’après les dernières estimations, il y aurait entre trois cent et cinq cent Tunisiens rassemblés chaque jour à la porte de la Villette. Une situation qui a conduit la mairie de Paris, hier, à annoncer des mesures d’aide, en raison de « l’indifférence de l’Etat », accuse Bertrand Delanoë, le maire (PS) de Paris dans un communiqué diffusé hier. « La question des réfugiés et des migrants relève de l’Etat, pas des mairies, explique-t-on au cabinet de Bertrand Delanoë. Jeudi, le maire a envoyé un courrier au ministre de l’Intérieur pour l’informer de la situation et lui demander quelles mesures il pensait mettre en œuvre. On attend toujours la réponse. » Contactée hier, la préfecture de région n’a pas répondu à nos questions.

 

La mairie a décidé de missionner les associations France Terre d’asile et Emmaüs pour répondre à l’urgence. France Terre d’asile sera chargée de faire le point sur les dossiers de chacun des migrants, leur situation administrative, et voir si certains acceptent de revenir en Tunisie moyennant une aide. Emmaüs s’occupera plus particulièrement des problèmes sociaux ou des urgences sanitaires. Une enveloppe de cent mille euros sera consacrée à ces mesures d’urgence. Pour les associations, le temps presse : « Nous avons repéré des mineurs, on ne peut pas les laisser à la rue comme ça, explique-t-on à France Terre d’asile. Depuis des semaines, avec les crises en Egypte et en Libye, la Tunisie accueille deux cent soixante mille réfugiés! La France peut bien s’occuper de quelques centaines… »

 

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 19:09

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110427/twl-palestiniens-accord-bd5ae06_2.html

 

Fatah et Hamas se réconcilient, élections d’ici un an (Reuters)

 

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le Hamas ont conclu mercredi un accord de réconciliation qui prévoit des élections simultanées dans les deux territoires, Cisjordanie et Gaza, dans un délai d'un an.

L'accord entre les dirigeants du Fatah d'Abbas et ceux du mouvement Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, avait été initialement annoncé par les services de renseignement égyptiens.

 

Cette réconciliation est cruciale pour les perspectives de cohabitation pacifique d'un futur Etat palestinien avec Israël, dont le Hamas a jusqu'à présent refusé de reconnaître le droit à l'existence.

 

Le Hamas a déclaré que Le Caire, qui jouait les médiateurs depuis plusieurs années, accueillerait prochainement la cérémonie de signature de cet accord qui, dit-on de source égyptienne, prévoit la mise sur pied d'un gouvernement intérimaire.

 

Selon un porte-parole du mouvement islamiste, "tous les points de divergence" avec ses rivaux du Hamas ont été surmontés.

 

De source égyptienne, on confirme que "les consultations ont abouti à des ententes totales sur tous les points en discussion, y compris (...) sur la fixation d'une date pour des élections présidentielle et législatives" dans les deux territoires palestiniens séparés de facto depuis bientôt quatre ans.

 

Selon un communiqué des services de renseignement égyptiens, l'accord a été conclu par Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas, et Azzam al Ahmad, membre du comité central du Fatah.

 

L'accord prévoit que d'autres factions palestiniennes pourront être invitées à signer le document dans les prochains jours.

 

Parmi les points de litige réglés figure l'intégration du Hamas à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), l'instance suprême de la cause nationaliste palestinienne.

 

Un haut responsable égyptien a dit s'attendre à ce que Mahmoud Abbas et Khaled Méchaal, chef du bureau politique du Hamas en exil à Damas, soient personnellement présents à la cérémonie de signature.

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 19:07

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110427/tts-france-telecom-suicide-ca02f96.html

 

Colère des salariés de France Télécom après un suicide (Reuters)

 

Environ trois cent salariés de France Télécom ont rendu hommage mercredi à Bordeaux à leur collègue qui s'est suicidé mardi en s'immolant par le feu à Mérignac (Gironde), relançant les critiques contre l'entreprise.

Une minute de silence a été observée au pied du siège régional de France Télécom par l'ensemble des salariés réunis autour de l'épouse et des quatre enfants du défunt, qui ont refusé d'être photographiés et de s'exprimer.

 

Ses proches ont demandé à la directrice régionale de France Télécom, Brigitte Audy, de quitter les lieux.

 

Le salarié âgé de 57 ans s'est donné la mort mardi matin en s'immolant par le feu sur le parking de l'agence "entreprises" de Mérignac, où il travaillait encore il y a trois ans avant d'être déplacé vers le siège de Bordeaux.

 

Il avait changé de métier et était chargé des conditions de travail, de l'hygiène et de la sécurité.

 

Ce suicide a provoqué la colère des salariés, tous persuadés qu'il est lié à ses conditions de travail.

 

"Il y a beaucoup de tristesse aujourd'hui, des gens qui ne comprennent pas trop parce qu'on le côtoyait tous les jours. C'était quelqu'un de très ouvert, de très sociable, qui était toujours à l'écoute des autres", a dit à la presse Florence Bordes, déléguée CFDT chez France Télécom.

 

Son parcours professionnel à l'intérieur de l'entreprise, à l'époque de l'ancien PDG Didier Lombard qui a cédé sa place depuis à Stéphane Richard, aurait pesé lourd dans son geste alors qu'une vague de suicides au sein du groupe a conduit France Télécom à présenter en septembre dernier un ensemble de mesures visant à améliorer les conditions de travail.

 

"Ce salarié a été viré de l'agence entreprises de Mérignac, il a fait des petits boulots et a mal vécu cette déclassification. Il y a en a d'autres qui ont essayé de se réinsérer mais qui aujourd'hui sont fracassés", a indiqué Chantal Gourgues, déléguée FO.

 

MOBILITÉ "MAL ACCEPTÉE"

 

Selon la CGT, il avait finalement accepté son poste à Bordeaux et ses nouvelles fonctions mais les vivait très mal.

 

"Ce salarié vivait une mobilité mal acceptée et des témoignages attestent d'une souffrance morale constatée ces dernières semaines", a dit mardi le syndicat dans un communiqué.

 

"On savait qu'il n'était pas bien ces derniers temps. Il voyait des choses qui se passaient dans l'entreprise et qui auraient dû être abolies depuis la mise en place du nouveau contrat social", a précisé Florence Bordes.

 

Selon la syndicaliste, le défunt avait envoyé un mail à la direction faisant état de ses remarques, resté sans réponse.

 

"Malheureusement, il n'a pas eu d'écoute", a-t-elle dit, assurant qu'il avait fait part il y a une dizaine de jours de son intention de quitter le cas échéant l'entreprise dans laquelle il travaillait depuis trente ans ans.

 

Stéphane Richard a promis mercredi de tirer les leçons de ce drame et a dit avoir ordonné une enquête.

 

"J'entends faire que cette enquête soit particulièrement minutieuse et transparente", a-t-il dit à l'Elysée à l'issue de la cérémonie d'installation du Conseil national du numérique.

 

Il a précisé qu'elle porterait à la fois sur les circonstances du drame et sur le passé professionnel de ce salarié et promis d'y associer la famille et les syndicats.

 

"Si cette enquête fait état d'une quelconque forme de responsabilité de l'entreprise, j'en tirerai toutes les conséquences, notamment en ce qui concerne la reconnaissance de ce drame en accident du travail", a-t-il ajouté en précisant qu'il était "plus que jamais" décidée à rebâtir dans l'entreprise un "véritable lien social".

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 19:55

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110426/twl-yemen-mo-38cfb6d_1.html

 

Un accord pourrait être signé d’ici une semaine au Yémen (Reuters)

 

Un accord sur la démission du président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, pourrait être conclu d'ici une semaine.

Un responsable de l'opposition a précisé que le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdoullatif al Zayani, était attendu mercredi à Sanaa, la capitale, avec une invitation à une cérémonie de signature, lundi prochain à Ryad.

 

Le CCG a offert ses bons offices dans les négociations entre Saleh, qui est au pouvoir depuis 32 ans, et l'opposition.

 

Les six pays membres du CCG, alliance régionale militaire et politique comprenant notamment l'Arabie saoudite et le Koweït, et les pays occidentaux s'emploient depuis des semaines à trouver une solution à la crise politique du Yémen, où les manifestants de l'opposition manifestent depuis trois mois en faveur d'un départ de Saleh et de réformes démocratiques.

 

"Nous nous attendons à ce qu'un arrangement soit trouvé et que la signature d'un accord soit bouclée - et le plus tôt sera le mieux", a dit mardi un autre dirigeant de l'opposition, Mohammed Bassindoua, donné favori pour diriger un futur gouvernement de transition.

 

Mais signe que l'accord n'est pas encore totalement bouclé, un responsable du CCG a déclaré que des discussions directes se poursuivaient à Ryad entre les parties yéménites.

 

Mardi encore, des tireurs embusqués juchés sur des toits ont tué un manifestant antigouvernemental à Taëz, au sud de Sanaa.

 

Une coalition de l'opposition comprenant des islamistes, des hommes de gauche et des nationalistes arabes a levé lundi soir un obstacle de premier plan à la mise en oeuvre de l'accord, en acceptant de participer à un gouvernement de transition.

 

La coalition, qui réclame le départ du président Saleh avait salué samedi la médiation du CCG mais, en désaccord sur certains points, avait alors refusé de participer à un gouvernement d'union nationale.

 

LES MANIFESTATIONS VONT CONTINUER

 

Saleh a accepté le principe du plan, élaboré par les ministres des Affaires étrangères du CCG et prévoyant qu'il démissionne trente jours après la signature de l'accord, en échange de l'immunité pour lui-même, sa famille et ses collaborateurs.

 

L'accord de transition du CCG prévoit aussi que Saleh nomme un Premier ministre issu de la coalition d'opposition et qu'une élection présidentielle se tienne deux mois après sa démission.

 

Des responsables de l'opposition ont déclaré à Reuters avoir finalement accepté le plan lundi après avoir reçu la garantie de diplomates américains à Sanaa que le président, âgé de 69 ans, démissionnerait effectivement un mois après la signature.

 

La coalition d'opposition craignait à l'origine que Saleh, vieux routier de la politique yéménite, ne fasse capoter le plan au cas où le parlement n'accepterait pas sa démission.

 

Les manifestants se sont engagés à poursuivre leurs rassemblements jusqu'à la démission et le procès de Saleh. Ils craignent aussi que certains partis de l'opposition, qui comptent d'anciens alliés de Saleh, ne fassent que coopérer au plan pour obtenir une part du pouvoir sans mettre en oeuvre de réels changements.

 

"Cet accord déçoit nos attentes. Le président n'a pas quitté le pouvoir. Il a obtenu ce qu'il recherchait - que lui et ses partisans partent sans être jugés pour la mort de manifestants et pour les fonds qu'ils ont détournés", a estimé Hamdan Zaïd à Sanaa, où des milliers de manifestants campent depuis des semaines. "Il a remporté une victoire sur l'opposition, mais pour ce qui nous concerne, nous continuons notre révolution. Nous ne quitterons pas les rues à cause de cet accord (...)".

 

Au moins cent vingt cinq manifestants ont été tués depuis le début des manifestations au Yémen, dont une grande part des vingt trois millions d'habitants déplorent la corruption rampante et la mauvaise gestion du pays. Au Yémen, quarante pour cent des habitants vivent avec deux dollars par jour, voire moins. Un tiers de la population est confronté à des problèmes chroniques de malnutrition.

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 19:46

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110426/tts-syrie-opposition-tp-ca02f96_1.html

 

L’opposition syrienne demande de faire pression sur Assad (Reuters)

 

Des membres de l'opposition syrienne, réunis mardi à Istanbul, ont demandé à la communauté internationale de les aider à convaincre le président Bachar al Assad de mettre fin à la répression brutale du soulèvement populaire en cours dans son pays.

"S'ils veulent nous aider, nos amis en Occident, en Turquie, dans le monde arabe peuvent le faire en (...) exerçant un maximum de pression sur le régime syrien afin qu'il cesse de s'en prendre aux civils", a dit à Reuters Anas Abdah, président du Mouvement pour la Justice et le Développement, basé en Grande-Bretagne.

 

Il s'exprimait en marge d'une réunion de mouvements d'opposition et de défense des droits de l'homme organisée par des ONG turques pour venir en aide à la population syrienne.

 

Depuis le début des manifestations en faveur de la démocratie en Syrie, il y a six semaines, plusieurs centaines de personnes ont été tuées par les forces de sécurité.

 

Les violences se sont intensifiées ces derniers jours avec le déploiement de l'armée à Deraa, berceau de l'insurrection, mais des membres de l'opposition vivant en exil se réjouissent d'informations faisant état de dissensions au sein de l'armée.

 

"Il semble que Bachar al Assad ait pris la décision stratégique d'écraser un mouvement non violent en Syrie en ordonnant à son frère, Maher al Assad, de donner l'assaut à Deraa", a dit Abdah.

 

Maher, considéré comme le personnage le plus puissant en Syrie après le président, commande la Quatrième Division, équivalent des forces spéciales dans l'armée syrienne.

 

DISSENSIONS DANS L'ARMÉE ?

 

Anas Abdah a fait état d'informations selon lesquelles dans une autre division, des officiers, allant du capitaine au général, auraient tenté d'empêcher la Quatrième Division d'entrer dans la ville.

 

"Nous disposons d'informations selon lesquelles certains éléments de la Cinquième Division de répondent pas de la manière dont Bachar et Maher le souhaiteraient et se rangent aux côtés du peuple", a dit Abdah.

 

La Cinquième Division est basée dans le sud de la Syrie, dans une plaine surplombée par le plateau du Golan, occupé par Israël. Elle compte dans ses rangs de nombreux sunnites.

 

Depuis un demi-siècle, le pouvoir et l'état-major de l'armée sont dominés en Syrie par la minorité alaouite, une branche du chiisme, mais les hommes du rang sont en majorité sunnites.

 

"L'armée syrienne est une armée nationale. Elle finira par se ranger aux côtés de la population", prédit Rabhan Ramadan, un Kurde syrien basé en Autriche et travaille avec la Fondation Haitan Maleh, mouvement des droits de l'homme basé à Bruxelles.

 

Anas Abdah a précisé qu'il se trouvait à Istanbul, lui, en tant que représentant des signataires de la Déclaration de Damas de 2005, instance regroupant l'opposition syrienne et qui dispose d'un programme de réformes économiques et politiques.

 

Il a néanmoins souligné que si les civils devaient continuer d'être pris pour cibles par le régime syrien, parler de réformes n'aurait aucun sens.

 

Le mouvement syrien des droits de l'homme Saouassiah estime que quatre cent personnes au moins ont été tuées depuis le début du mouvement de contestation. Walid Saffour, président du Comité syrien des droits de l'homme, basé à Londres, a avancé un bilan de plus de sept cent morts et de cinq mille arrestations.

 

Selon ses informations, un soldat au moins a été exécuté pour avoir refusé de tirer sur des civils à Deraa et certains officiers et soldats auraient fui en Jordanie pour y demander asile.

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 19:33

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110426/twl-libye-ua-bd5ae06.html

 

L’Union Africaine reproche aux occidentaux de miner sa médiation en Libye (Reuters)

 

L'Union africaine (UA) a reproché mardi aux pays occidentaux de miner ses efforts pour trouver une solution continentale au conflit libyen et prédit que la guerre civile actuelle allait aboutir à une impasse.

Le ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelati Obeïdi, et des émissaires des insurgés rencontrent séparément depuis lundi des responsables de l'UA dans la capitale éthiopienne, siège de l'organisation panafricaine.

 

"J'aimerais souligner que la poursuite d'autres efforts en Libye, par des acteurs non africains, a eu des répercussions sur la mise en oeuvre de la feuille de route de l'UA", a déclaré le commissaire de l'Union pour la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, aux ministres des Affaires étrangères africains réunis à Addis-Abeba.

 

"Des efforts ont été faits pour marginaliser une solution africaine à la crise, à savoir la mise en oeuvre à point nommé de la feuille de route de l'UA de façon conforme et complémentaire aux résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu."

 

L'UA a rejeté toute forme d'intervention extérieure et proposé une solution prévoyant une cessation immédiate des hostilités suivie par une période transitoire et un dialogue politique.

 

Les rebelles, qui sont soutenus par voie aérienne par une partie des Occidentaux, ont rejeté ce plan, exigeant que tout règlement inclue le départ du colonel Mouammar Kadhafi et de ses fils, qui ont juré de se battre jusqu'à la mort.

 

Après des déboires avec ses tentatives éphémères d'union avec d'autres pays arabes, dans les premières années de ses quarante et un ans de règne, Kadhafi s'est tourné vers l'Afrique, où il jouit désormais d'une grande influence financière et idéologique.

 

Il a présidé en 2009 l'UA, poussant à sa plus grande intégration, et il a financé lui-même les contributions de plusieurs petits pays membres.

 

Lamamra a fait observer que l'imposition par l'Onu le mois dernier d'une zone d'exclusion aérienne dans le ciel libyen et les bombardements occidentaux n'avaient pas apporté de solution à la crise. "En fait, la situation militaire sur le terrain semble s'acheminer vers une impasse."

 

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