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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 19:03

 

http://www.rue89.com/making-of/2010/11/21/rue89-cambriole-une-vingtaine-dordinateurs-voles-176930

Rue89 cambriolé : une vingtaine d'ordinateurs volés

By Pierre Haski

Les locaux de Rue89, dans le vingtième arrondissement de Paris, ont été victimes d'un cambriolage, dans la nuit de samedi à dimanche, qui se solde par le vol de plus d'une vingtaine d'ordinateurs et autre matériel, et la destruction d'autres équipements.

Le ou les cambrioleurs ont défoncé la porte en bois de la rédaction, situé au premier étage d'un immeuble de bureaux en principe sécurisé, géré par la ville de Paris. On ignore encore comment les voleurs ont pu pénétrer dans l'immeuble, qui abrite surtout des start-up technologiques.

Le cambriolage a été découvert dimanche matin par Blandine Grosjean, rédactrice en chef adjointe, qui assurait la permanence ce week end.

La police est venue sur place pour les premières constatations. La deuxième Division de Police judiciaire est actuellement sur place.

Deux cambriolages en 2010

Ce n'est hélas pas la première fois que Rue89 est cambriolée depuis son lancement en mai 2007. A deux reprises, en août 2007, et en mars 2010 [2], nos locaux avaient été « visités » et des ordinateurs volés. Mais il s'agissait de notre précédente adresse, beaucoup moins sécurisée, en théorie, que l'actuelle.

Difficile, à ce stade, d'évaluer l'ampleur du préjudice, tant matériellement qu'en terme de données. La seule consolation, comme le faisait observer un intervenant sur Twitter, c'est que le vrai « disque dur » des journalistes est « dans leur tête ».

Même s'il intervient dans un contexte politique lourd, avec le vol de plusieurs ordinateurs de journalistes enquêtant sur l'affaire Bettencourt [3], et les polémiques sur la surveillance des journalistes [4], il n'est pas possible, à ce stade, de dire s'il s'agit d'un simple cambriolage crapuleux, ou d'une tentative de mettre la main sur des données ou simplement de nous intimider.

Une chose est certaine : pour choquée qu'elle soit par cet événement, et malgré la gène occasionnée par la disparition du matériel, l'équipe de Rue89 continuera à faire son travail d'information, de manière indépendante et rigoureuse, avec le soutien et la participation active de ses lecteurs et amis.

Merci à tous ceux, professionnels des médias, riverains de Rue89 ou anonymes, qui nous ont apporté leur soutien et leurs encouragements depuis ce dimanche matin. Ces marques de sympathie nous redonnent de l'énergie pour poursuivre.





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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 18:48

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5624

La LDJ tente de détruire une exposition photo sur les massacres à Gaza

Appliquant le mot d’ordre lancé par le CRIF, une trentaine de voyous dont certains (mais pas tous) encagoulés et munis de casques de moto ont attaqué dimanche en début d’après-midi le Musée d’Art Moderne de Paris (11 Avenue Wilson, 7016 – Paris – M° Iéna ou Alma-Marceau, ligne 9), pour tenter de détruire une exposition photographique consacrée aux massacres d’Israël de décembre 2008 – janvier 2009 dans la bande de Gaza.

Les voyous ont tenté d’atteindre la galerie d’exposition au sous-sol du musée pour saccager le travail du photographe Kai Wiedenhöfer. Sans succès : l’accès leur a été barré par le service de sécurité du musée.

Ils ont alors perturbé l’entrée des visiteurs en scandant des slogans hostiles à la direction du Musée d’Art Moderne et apposé des autocollants sur lesquels on pouvait lire : « Antisionisme=Antisémitisme politique //A bas l’antisémitisme d’où qu’il vienne //Le palestinisme actif, c’est l’activisme antijuif//Stop au palestinisme antijuif ».

Les émules des nazis n’ont évidemment pas craint, dans leur assaut, de tenter de saccager les multiples œuvres exposées aux côtés des photographies de Gaza dans l’enceinte du Musée d’Art Moderne (MAM), à savoir les toiles de Pablo Picasso, Henri Matisse, Amadeo Modigliani, Marc Chagall ou Henri Matisse.

Pas plus qu’ils ne se souciaient, quand ils attaquaient la librairie Résistances à Paris en juillet 2009, de savoir si les livres qu’ils détruisaient avaient pour auteurs Mahmoud Darwish ou Primo Levi.

Et nous mettons en cause le CRIF, vitrine « présentable » du lobby israélien en France, et non pas la seule « Ligue de Défense Juive », dont on ne savait pas encore, dimanche soir, si elle revendiquerait l’attentat contre le Musée. Car c’est le CRIF lui-même qui a donné le signal la semaine dernière, en appelant à la suppression de l’exposition, comme on peut le lire sur le site de cette officine :

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=22403&artyd=9


TOUS AU MUSEE DES MARDI 23 NOVEMBRE

Hommage au martyre du peuple de Gaza, l’exposition de Kai Wiedenhöfer connait depuis son ouverture le 5 novembre un succès mérité, dont a rendu compte la chaîne France 3 dans un de ses reportages :

 

http://www.culturebox.france3.fr/all/29623/gaza-2010-regards-sur-une-terre-meurtrie-par-kai-wiedenhoder#/all/29623/gaza-2010-regards-sur-une-terre-meurtrie-par-kai-wiedenhofer

Dimanche matin encore, quelques heures avant l’assaut des voyous, un public nombreux, attentif et recueilli, se pressait dans la salle où sont exposées les terribles photos.

C’est pourquoi nous appelons tous les lecteurs de notre site, et au-delà, à visiter, dès mardi 23 novembre à 10 heures l’exposition « Gaza 2010 », 11 avenue du Président Wilson, 75016 – Paris (M° Iéna ou Alma-Marceau, ligne 9).

Nous vous invitons également à téléphoner au directeur du MAM, M. Herrgott, au 01 53 67 40 00, pour lui dire qu’il en va de sa dignité de résister au terrorisme, et de maintenir les conditions normales d’accueil à l’exposition Gaza, soit du mardi au vendredi, de 10 heures à 18 heures.

Note : en raison de la présence d’une exposition spéciale, l’accès aux collections permanentes (et à l’exposition Gaza) se fait sur le côté du Musée, en passant dans la cafeteria.

CAPJPO-EuroPalestine

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 21:08

 

Adresse aux salariés, chômeurs, précaires de Grande Bretagne

Nous sommes un groupe de cheminots, enseignants, informaticiens, salariés de différents secteurs, de chômeurs et de précaires. Pendant les récentes grèves en France, nous nous sommes réunis en Assemblée Générale Interprofessionnelle, d’abord à la Gare de l’Est (Paris), ensuite en regroupant des travailleurs d’autres villes de l’Île de France, parce que nous en avions assez des pratiques syndicales qui nous menaient à la défaite, et nous avons voulu prendre notre lutte en main nous-mêmes.

Nous vous adressons notre solidarité, à vous, ouvriers en Grande Bretagne, parce que nous savons que vous aussi, vous êtes durement attaqués par la crise et par des mesures gouvernementales brutales. Au même moment, de part et d'autre de la Manche, la bourgeoisie attaque férocement nos conditions de vie : le gouvernement Cameron a annoncé la suppression de cinq cent mille emplois dans la fonction publique, sept milliards de livres de coupes dans les budgets sociaux, etc…, celui de Sarkozy vient de passer une nouvelle loi qui s’attaque à nos retraites et s'apprête à réduire encore l'accès aux soins.

Partout dans le monde, les patrons sont d’accord sur une chose face à la crise : qu’il faut la faire payer à nous, les ouvriers. Alors nous, les ouvriers, nous devons être solidaires entre nous pour résister.

En Grande Bretagne et ailleurs, la presse a présenté nos grèves et manifestations comme si c’était le fait de quelques excités qui ne pensaient qu’à provoquer la police. Sachez que c’est un mensonge, que nous étions des centaines de milliers à faire grève et à manifester pour défendre nos conditions de vie. Sachez qu’aujourd’hui, les jeunes lycéens – nos enfants – qui se sont rejoints à nous sont durement réprimés par la justice et la police qui cherchent à leur faire peur.

En Grande Bretagne et ailleurs, la presse a présenté les ouvriers français comme des « privilégiés » parce que nous pouvons toujours (en théorie) partir à la retraite avant 65 ans. C’est vrai que nous n’avons pas encore subi les mêmes attaques dont vous avez souffert sous Thatcher et Blair. Mais si nous ne nous défendons pas tous, maintenant, contre toute les attaques que nous subissons, alors il n’y pas de limite à ce que les patrons voudront nous prendre. Déjà l’âge de la retraite en Grande Bretagne passe à 66 ans, et The Economist annonce que nous devons nous attendre à travailler jusqu’à 70 ans « parce que nous vivons plus longtemps ».

Quel ouvrier du bâtiment pourrait travailler jusqu’à 70 ans ? Quel informaticien, rivé à son écran à longueur de journée, pourrait supporter le stress jusqu’à 70 ans ? Et il en va de même pour nous tous.

Ouvriers en Grande Bretagne, profitez de notre expérience !

Nous avons voulu nous défendre, et nous étions des centaines de milliers à descendre dans la rue pour le faire, mais c’est la pratique de l’intersyndicale qui nous a mené à la défaite :

Ils n’ont rien fait pour briser les barrières de métier et de corporation : au contraire, ils ont tout fait pour que les assemblées générales de chaque boîte restent fermées aux autres ouvriers,

Ils ont fait des actions spectaculaires pour « bloquer l’économie » mais n’ont rien fait pour organiser des piquets de grève ou des piquets volants qui auraient pu attirer d’autres ouvriers dans la lutte,

Ils ont négocié notre défaite derrière notre dos, derrière les portes fermées des cabinets ministériels.

Nous savons que ce n’est pas fini, ni pour nous en France, ni pour vous en Grande Bretagne, ni pour les ouvriers en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Irlande, ni pour les ouvriers en Allemagne et aux Etats-Unis et partout ailleurs dans le monde. Les attaques continueront, les conditions de vie seront de plus en plus difficiles pour nous tous, et la crise du capitalisme ne fera que s’empirer.

Personne ne nous défendra, nous devons le faire nous-mêmes !

Pour cela, nous devons retrouver confiance en nous-mêmes.

Nous devons pouvoir débattre librement entre nous sur les moyens de nos luttes et sur ce que l’avenir nous réserve. C’est une partie de cette espace de débat que nous voulons créer, à notre niveau.

Nous devons contrôler nos assemblées générales. Nous ne pouvons pas laisser la direction de nos luttes entre les mains des syndicats. Nos délégués doivent être élus par nos assemblées générales, responsables devant nos assemblées générales, révocables par nos assemblées générales.

Nous devons nous efforcer d’étendre nos luttes au-delà des entreprises, au-delà des corporations, et même au-delà des frontières nationales. Nous sommes tous dans la même galère, nos intérêts sont partout les mêmes.

Ouvriers en Grande Bretagne ! Nous sommes frères et soeurs de la même classe ! Vous comme nous, vous allez devoir vous battre pour défendre vos vies, et l’avenir de vos enfants ! Nous vous adressons notre solidarité chaleureuse !

Des participants de l'Assemblée Générale Gare de l’Est et Île de France



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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 20:56

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-nouvel-appel-pour-la-liberation-de-tarek-aziz-et-de-tous-les-prisonniers-politiques-en-irak-61425017.html

Nouvel appel pour la libération de Tarek Aziz et de tous les prisonniers politiques en Irak

Nous, signataires, appelons à la libération de Tarek Aziz et de ses compagnons condamnés à mort à l’issue d’un procès illégitime et inéquitable, ainsi que des milliers de prisonniers politiques détenus en Irak sans procès ou sans charge.

Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, ayant déclaré, en septembre 2004, l’attaque contre l’Irak  illégale, il s’ensuit que leur arrestation et leur détention sont, elles aussi, illégales.

Les condamnations à mort, fin octobre dernier, de Tarek Aziz, Saadoun Shaker, Abed Hammoud, Sabawi Ibrahim et Abdel Ghani Abdel Ghaffour, sont illégales, cette peine ayant été suspendue par l’Autorité provisoire de la Coalition entre juin 2003 et août 2004, la « Haute cour pénale » irakienne doit appliquer en ce qui les concerne - comme le stipule le droit international - la loi du Code pénal irakien la plus favorable aux accusés.

La « Haute cour pénale » doit également prendre en compte la loi irakienne précisant que les individus dont l’âge est supérieur à 70 ans – c’est le cas des derniers condamnés à mort - sont dispensés d’exécution ou graciés après leur condamnation. 

En conséquence, nous demandons la libération de Tarek Aziz, de ses compagnons condamnés à mort, et de tous les détenus politiques irakiens.

Paris, le 19 novembre 2010

Envoyer votre nom, prénom, adresse (et éventuellement qualité)

à: cldpi@gmx.com

Premiers signataires :

 

Paul Balta (écrivain, journaliste), Père Michel Lelong, Sliman Doggui, Yves Vargas, Gilles Munier, Bruno Drweski, Jacques Gaillot (Evêque), Robert Charvin (professeur de droit international), Claude Gaucherand, Roland Weyl (avocat), Pierre Lévy (rédacteur en chef de "Bastille-Republique-Nations"), Christiane Suchet (biologiste, Pôle de renaissance communiste en France), Bernard Cornut, Jean Picollec (éditeur), Subhi Toma, Alice Bséréni, Arnaud Spire, Jean-Michel Cadiot, Behnam Keryo, Alain Lecoeur, Yannick Sauveur, Ali Merhebi, Guy Poussy, Amaury Couderc, Xavière Jardez, Mohamed Baghdadi, Evelyne Dufresne, René Lacroix



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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 16:22

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101121/tts-france-melenchon-pcf-ca02f96.html

Débat sur la candidature du Front de gauche en 2012 (Reuters)

Jean-Luc Mélenchon, qui brigue la candidature du Front de gauche en 2012, souhaite que ses partenaires du PCF et de la Gauche unitaire se décident dès janvier sur le choix du prétendant à l'Elysée.

Mais Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, s'en est tenu dimanche en marge du congrès du Parti de gauche (PG), au Mans (Sarthe), au calendrier initial du printemps 2011.

"Il y aura un choix politique du Parti communiste pour faire une proposition entre les candidatures disponibles. Ca se passera tranquillement et on tranchera ça au printemps 2011, tous ensemble", a-t-il dit sur i>Télé.

Alors que le député communiste André Chassaigne ambitionne lui aussi d'être candidat, Jean-Luc Mélenchon a appelé dans l'Humanité à éviter "un processus du type primaires de confrontations de personnes" pour le choix du candidat.

"Il appartient à nos directions nationales de faire une proposition commune devant les adhérents de chaque parti du Front de gauche. Nous combinerons l'exigence démocratique et la responsabilité politique", assure le président du PG.

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent affirment avoir tourné la page des polémiques, quand, début novembre, le responsable communiste avait mis en garde le député européen contre toute dérive populiste.

Les communistes se disent persuadés que "la médiatisation d'une personne ne suffira pas à créer une dynamique forte du Front de gauche" à la présidentielle.

"PIÈGE MORTEL DU VOTE UTILE"

Au congrès du Mans, Jean-Luc Mélenchon a mis en garde samedi contre "le piège mortel du vote utile du PS" contre Nicolas Sarkozy en 2012. "Il faut casser le vote utile", a-t-il dit.

L'ancien sénateur, qui a claqué la porte du PS il y a deux ans pour fonder son propre parti, dit vouloir créer "du débat sur le fond avec le Parti socialiste", déplorant que ses anciens collègues "ne répondent pas", que ce soit sur la sortie du Traité de Lisbonne ou le départ des troupes d'Afghanistan.

Il avait auparavant estimé que le choix de Dominique Strauss-Kahn par les socialistes pour la présidentielle de 2012 empêcherait tout rassemblement de la gauche au second tour.

"Si les socialistes ont la bêtise de désigner Dominique Strauss-Kahn comme candidat et que je ne puisse pas passer devant lui, nous aurons le plus grand mal à rassembler la gauche autour du programme du directeur du FMI", a-t-il dit.

Pour Jean-Luc Mélenchon, Dominique Strauss-Kahn est l'homme qui "pratique dans tous les pays du monde la même politique de contraction de la dépense publique, de réduction des dépenses sociales et qui en est content".

Le député européen ne ménage pas ses critiques envers ses anciens amis socialistes, jugés trop mous, et prône une "révolution citoyenne".

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 16:09

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101121/tts-france-karachi-ca02f96.html

L'affaire Karachi relance l'affrontement Villepin/Sarkozy (Reuters)

Après le dossier Clearstream, l'affaire Karachi a relancé l'affrontement entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, dans le prolongement de celui qui opposa leurs mentors Edouard Balladur et Jacques Chirac

L'enjeu est de taille - deux présidents et deux ex-Premiers ministres sont cités - alors que s'insinue le soupçon que 11 Français sont morts à Karachi en mai 2002 en raison d'une corruption qui aurait mal tourné.

Nicolas Sarkozy a promis samedi de transmettre à la justice française tous les documents nécessaires à l'enquête sur l'attentat.

Mais pour Magali Drouet, fille d'un salarié de la Direction des constructions navales (DCN) décédé lors de l'attentat, cet engagement "sonne comme un aveu" et "on sent de la panique au plus haut niveau de l'Etat".

Le président "reconnaît qu'il existe des documents intéressant l'instruction qui n'ont pas encore été transmis", dit-elle dimanche dans Le Parisien.

Le ministre de la Défense, Alain Juppé, a estimé que l'interprétation des propos du chef de l'Etat était erronée.

"Ca ne veut pas dire qu'on a caché quoi que ce soit. Ca veut dire qu'il (Nicolas Sarkozy) est prêt à répondre à des demandes supplémentaires" des juges en charge de l'enquête, a-t-il dit sur Canal +.

Après le député PS Bernard Cazeneuve, Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des Finances, a réclamé la relance de l'enquête parlementaire sur Karachi.

"On doit la vérité aux familles (...) La coexistence de cette quête de vérité avec une ambiance de soupçon crée un malaise incontestable", a-t-il dit sur Europe 1.

"COMMENTAIRES POLITICIENS"

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (PG), a estimé lors du congrès de son parti que l'affaire Karachi pouvait "être la peau de banane finale sur laquelle va glisser tout le système" compte tenu de la gravité des faits évoqués.

La piste d'une vengeance après l'arrêt du versement de commissions a pris de l'ampleur dans l'enquête sur l'attentat suicide qui fit en 2002 15 morts, dont onze Français de la DCN travaillant à la construction de sous-marins vendus par Paris.

Plusieurs témoins-clés, dont l'ancien ministre de la Défense Charles Millon et Dominique de Villepin, secrétaire général de l'Elysée sous Jacques Chirac, ont confirmé que, tout juste élu en 1995, le chef de l'Etat avait demandé de mettre fin aux contrats pouvant donner lieu à des rétro-commissions, dont celui des ventes de sous-marins.

La justice s'interroge sur un possible financement illégal de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.

Alain Juppé a insisté sur le fait qu'on en était pour le moment "au stade des rumeurs et des allégations." "Est-ce qu'il y a un lien entre l'attentat de Karachi et l'interruption des commissions, on n'en sait rien", a-t-il dit.

Dominique de Villepin a lancé la charge vendredi soir en confirmant l'existence de "très forts soupçons de rétrocommissions illégales" dans la vente de sous-marins.

De Lisbonne, en marge du sommet de l'Otan, Nicolas Sarkozy a aussitôt contre-attaqué, dénonçant une "polémique qui n'a pas lieu d'être".

"La justice est saisie, qu'elle fasse son travail et qu'on n'essaye pas de coller dessus des commentaires politiciens qui ne sont vraiment pas à la hauteur de la douleur des familles qui ont perdu leurs proches", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy a également promis la communication de tous les documents sur l'affaire.

Le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, a refusé de transmettre au juge Renaud Van Ruymbeke les délibérations sur les comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, ces dernières étant couvertes par le secret pendant 25 ans.

Un moment visé par les familles de victimes de l'attentat, Dominique de Villepin a demandé à être entendu comme témoin par le juge Van Ruymbeke le plus vite possible.

En conséquence, les familles ont décidé de surseoir à la plainte envisagée contre lui dans l'attente d'éventuelles précisions de sa part.

"Les familles ont trouvé l'attitude de Dominique de Villepin courageuse, de venir s'expliquer rapidement à TF1, de fournir les précisions sur les enquêtes", a expliqué leur avocat Maître Olivier Morice.

Il avait annoncé vendredi le dépôt d'une plainte pour mise en danger d'autrui et homicides involontaires visant Dominique de Villepin, Jacques Chirac et d'anciens dirigeants de la Direction des constructions navales (DCN).


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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 18:22

 

Ce message est un message de réponse aux contributions de Fawsya et de Baladi suite à mon premier message pour la défense de Tarek Aziz. Les contributions de Fawsya et de Baladi sont disponibles si vous vous inscrivez et si vous consultez les messages de la liste de diffusion électronique musulmaninfo@yahoogroupes.fr

Vous le comprendrez facilement, il y a beaucoup de convergences entre Baladi et moi et il y a beaucoup de divergences entre Fawsya et moi.

Comme je l'écrivais dans mon premier message, la question centrale est bien la question de la comparaison entre l'Irak et la Palestine, entre la résistance irakienne et la résistance palestinienne, entre l'occupation étatsunienne de l'Irak et l'occupation israélienne de la Palestine.

Comparaison n'est pas raison, comparaison n'est pas, bien sûr, identité de situation géographique et historique. De mon point de vue, la compréhension de la situation passe par une tentative d'histoire de la résistance palestinienne. Je ferais la distinction entre trois périodes. La première période entre 1948 et 1964 est une période dans laquelle il n'y a pas encore d' organisation de la résistance nationale palestinienne indépendante, la résistance palestinienne est encore totalement sous la domination des gouvernements arabes, dans une situation dans laquelle les armées des gouvernements arabes perdaient lamentablement la première guerre israélo arabe. En 1957, ce sont les premières opérations militaires du Fatah. En 1964, c'est la fondation de l'Organisation de Libération de la Palestine et la rédaction de la charte de l'OLP. En 1974, c'est le discours de Arafat devant l'assemblée générale de l'ONU à New York.

La deuxième période de la résistance palestinienne est la période pendant laquelle l'OLP est la composante majoritaire sinon unique de la résistance palestinienne. La fin de cette deuxième période, le passage du Fatah et de l'OLP de la résistance à la collaboration est l'histoire de la longue crise de la résistance palestinienne. En 1987, c'est le début de la première intifada. En 1988, c'est le célèbre discours d' Arafat à Paris selon lequel la charte de l'OLP serait caduque. En 1993, c'est la signature des accords d'Oslo. En 2000, c'est le début de la deuxième intifada. En 2004, c'est la mort d' Arafat. En 2006, c'est la victoire du Hamas aux élections palestiniennes et le début du blocus international de Gaza en réaction à cette victoire électorale. En 2007, c'est la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza. On en arrive à la situation actuelle, la troisième période de la résistance palestinienne dans laquelle le Hamas est la composante majoritaire de la résistance.

Il y a effectivement aujourd'hui un problème d'existence, d'identité, de définition et de légitimité de la résistance irakienne. C'est de mon point de vue le sens de la comparaison entre la catastrophe palestinienne de 1948 et la catastrophe irakienne de 2003. Nous en sommes à la première période de la résistance irakienne. La bonne comparaison est la comparaison entre la résistance palestinienne d'avant 1964 et la résistance irakienne d'aujourd'hui. Toute résistance nationale est politique et militaire, militaire à l'intérieur des frontières nationales et politique dans l'émigration.

Il y a plusieurs centaines de milliers de citoyens irakiens dans l' émigration dans des camps et dans les banlieues des grandes villes de Syrie et de Jordanie. Le front politique de la résistance irakienne naîtra dans les camps irakiens de Syrie et de Jordanie.

Dans la nuit irakienne, tous les chats sont gris mais il y a au moins deux certitudes. Premièrement, le parti de Maliki et tous les partis de tous les gouvernements irakiens depuis 2003 sont des gouvernements compradores, des gouvernements collaborateurs. Ces partis étaient pour certains d'entre eux pendant plusieurs dizaines d'années en exil en Iran, la raison existentielle régionale la plus fondamentale de ces partis est l'alliance entre eux et l'Iran, et je ne parle même pas de leur appartenance confessionnelle.

La deuxième  certitude est la suivante. Le parti baas irakien et le nationalisme arabe dont il est une expression actuelle est une tendance, une composante de la résistance irakienne.

Il faut ensuite effectivement des détails supplémentaires. Il n'y a pas d'identité bien sûr entre les impérialistes et les collaborateurs. La comparaison entre Maliki et les phalanges libanaises me semble une bonne comparaison, ils ne sont pas dans la résistance, ils sont dans la collaboration, comme Karzai en Afghanistan.

L'argument de Fawsya relatif aux attentats contre les populations civiles n'est pas recevable. Toute guerre impérialiste ou coloniale est une guerre contre les populations civiles, toute armée coloniale prend en otage le peuple contre la résistance, le blocus de Gaza est une guerre contre les civils, la guerre d'Afghanistan est une guerre contre les civils. En Irak, ou finit la résistance et ou commencent les massacres communautaires sous faux drapeau ? Personne n'en sait rien.

Bernard Fischer         


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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 18:11

 

http://www.rue89.com/2010/11/20/le-cholera-et-autres-plaies-fragilisent-lonu-a-haiti-176826

Le choléra et autres plaies fragilisent l'ONU à Haïti

L'épidémie de choléra [1] qui sévit en Haïti [2] a déjà fait plus de mille cent dix morts [3] et contaminé quelque dix huit mille trois cent personnes. A une semaine des élections législatives et présidentielle, le climat est extrêmement tendu dans un pays qui n'avait pas connu cette maladie depuis au moins un siècle.

De nombreux incidents ont eu lieu jeudi 18 novembre dans la capitale Port-au-Prince. Une centaine de manifestants s'en sont pris aux soldats de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah [4]). Bilan : un mort et plusieurs blessés.

En début de semaine déjà, les soldats chiliens avaient essuyé des jets de pierres et répliqué en tuant deux personnes et en blessant quatorze autres.

Les Népalais accusés à cause la bactérie de souche sud-asiatique


Pourquoi ces affrontements ? La population accuse les soldats népalais membres de l'ONU d'avoir introduit le choléra via une base de la région rurale de la rivière Artibonite [5], où sont apparus les premiers cas de contamination.

Ces accusations font écho au résultat de l'étude réalisée par les centres de prévention et de contrôle des maladies d'Atlanta [6] : cette dernière conclut que la bactérie du choléra en Haïti est de souche sud-asiatique.

Depuis, les forces de l'ordre, Médecins sans frontières (MSF) et d'autres organisations sont la cible d'un peuple en colère qui réclame le départ de la Minustah. Des rumeurs [7] selon lesquelles des soldats népalais auraient déversé leurs excréments dans un affluent du fleuve Artibonite alimentent les tensions.

Dans certaines villes d'Haïti, les routes sont bloquées, ce qui empêche les ONG de soigner les malades ou de les ravitailler.

Dans l'imaginaire collectif, « l'épidémie vient toujours d'ailleurs »


Joint par Rue89, Jean-François Riffaud, porte-parole de la Croix-Rouge française présent en Haïti, dit ne pas avoir été victime des manifestants :

« Depuis quelques semaines, les rumeurs circulent, mais nous n'avons pas fait face à une population agressive.

Quand on est dans les camps ou dans les centres de traitement, les violences ne sont pas dirigées contre les ONG et on arrive à travailler sur le terrain. »

MSF a tout de même été victime de jets de pierres et de projectiles. Un des responsables de Médecins du monde tente une explication :

« Le choléra a une telle image et est tellement méconnu de la population qu'ils ne veulent surtout pas côtoyer les malades. »

Pour Jean-François Riffaud, dès qu'un pays connaît de nombreuses catastrophes, il faut accuser le coup :

« Il y a la question de l'autre, de l'étranger qui se pose dès que des catastrophes naturelles se produisent. Même inconsciemment, la population préfère se dire que cela vient de l'extérieur plutôt que de l'intérieur. »

Rony Brauman, président de MSF, partageait cet avis ce 18 novembre sur France Info :

« Dans les représentations collectives, l'épidémie vient toujours d'ailleurs. […] Mais il y a une forte chance que l'épidémie vienne de la mer [du plancton, nldr]. » (Voir la vidéo)

Et si L'ONU payait ses anciens scandales ?

Namie Di Razza, juriste et spécialiste de la Minustah, estime qu'il n'est plus rare qu'un peuple s'en prenne aux forces de l'ONU.

« La population vit comme une forme d'ingérence la présence de l'armée internationale alors que le gouvernement approuve sa présence. Mais il y a aussi un contexte précis qui fait écho aux accusations de la population.

En 2008 par exemple, l'ONU avait aussi été violemment prise à partie lors des émeutes de la faim.

Mais même avant, certains scandales provenant des casques bleus sont restés dans les mémoires et l'image de l'ONU n'a fait qu'en pâtir. »

En effet, nombre de scandales, avérés ou non, fragilisent la réputation de ces forces de paix.

En juillet 2004, certains soldats des Nations unies présents en Haïti étaient accusés de plusieurs viols [8] sur la population.

Les mêmes accusations ont été émises contre les casques bleus déployés au Soudan. Comme le rapportait Libération [9], le Daily Telegraph affirmait qu'entre 2004 et 2007, des soldats et du personnel des Nations unies ont violé et abusé d'enfants âgés d'une douzaine d'années.

Un rapport d'Amesty international de 2006 [10] écrit que les forces internationales ont fait usage, en Côte d'Ivoire [11], de la « force létale » et ajoute que « des dizaines de civils ont été tués et blessés ». Selon l'organisation « les forces françaises ont, à certaines occasions, fait un usage excessif et disproportionné de la force ».

En novembre 2007 [12], la porte-parole de l'ONU, Michèle Montas, annonçait que cent onze soldats sri-lankais de la force de l'ONU en Haïti allaient être rapatriés pour avoir acheté des services sexuels. Un contingent onusien marocain avait aussi été suspendu [13] en Côte d'Ivoire la même année pour les mêmes raisons.

En 2008 [14], lorsque le Conseil de sécurité décide d'augmenter le nombre de soldats engagés à l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), de nombreuses installations des Nations unies sont saccagées et des rumeurs accusent la mission de maintien de paix d'être complice des rebelles.

Toutes ces rumeurs ou accusations fondées, qui sont loin d'être exhaustives, alimentent le climat de suspicion qui plane sur ces forces internationales. Et avait incité Kofi Annan [15]- ancien secrétaire général de l'ONU- à décréter une »tolérance zéro, qui vaudra pour l'ensemble du personnel des opérations de maintien de la paix des Nations unies ».

Les responsables de l'ONU présents sur place, dénoncent eux, une instrumentalisation du peuple qui serait responsable des affrontements. La Minustah a précisé dans un communiqué que « la façon dont les événements se sont déroulés porte à croire que ces incidents ont une motivation politique, visant à créer un climat d'insécurité à la veille des élections ».



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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 13:21

 

http://www.liberation.fr/societe/01012301637-joachim-et-noe-deux-jours-en-garde-a-vue-et-interdits-de-manif

jeudi 11 novembre 2010

Joachim et Noé, deux jours en garde à vue et interdits de manifestation

Arrêtés en octobre, ces deux jeunes contestent leur singulier contrôle judiciaire.

Par SONYA FAURE

«C’est une affaire originale, amorce le président du tribunal. Et d’une actualité brûlante…» Devant lui, deux hommes de vingt ans, un peu impressionnés. Noé et Joachim sont accusés d’avoir jeté des bouteilles sur des policiers à l’issue d’une manifestation contre la réforme des retraites. Ils le contestent. Ils seront jugés le 16 décembre. Jusqu’au procès, ils ont été soumis à un contrôle judiciaire peu commun, qui leur interdit de participer à une manifestation. «J’ai défendu beaucoup de manifestants, je n’avais encore jamais vu cela», témoigne Me Irène Terrel, leur avocate. Hier, au Palais de justice de Paris, ils faisaient appel de cet imaginatif contrôle judiciaire.

Noé Chambon est paysagiste à Paris. Joachim Devillers, étudiant en musicologie à la Sorbonne. Le 16 octobre, ils ont défilé contre le projet du gouvernement sur les retraites. La manifestation dispersée, ils s’attardent place de la Nation. Des jeunes (que Noé et Joachim assurent ne pas connaître) jettent des bouteilles sur les forces de l’ordre qui encerclent progressivement le groupe. «On a fini par rentrer dans une bouche de métro, raconte Joachim. Arrivé sur le quai, j’entends derrière moi quelqu’un qui crie : "Ils arrivent !" Je me retourne, je vois un militant CGT qui court, du coup je cours aussi. Et je me retrouve par terre, menotté dans le dos : le militant était en fait un policier avec un autocollant CGT.» Contactée hier, la préfecture de police de Paris n’a ni infirmé ni confirmé cette information.

Noé et Joachim sont emmenés en garde à vue au commissariat du onzième arrondissement. Ils en sortiront une cinquantaine d’heures plus tard, pour gagner les cellules du dépôt du Palais de justice, où ils passent encore près de dix heures. Convocation chez le procureur, puis direction le juge des libertés et de la détention (JLD), qui leur notifie le contrôle judiciaire : obligation de pointer chaque semaine au commissariat et interdiction de paraître dans une manifestation. Noé et Joachim retrouvent leur famille trois jours après leur interpellation.

«Démesurée».

Hier, les voilà devant les magistrats. A leur côté, leur avocate : «Un contrôle judiciaire peut interdire de se livrer à certaines "activités de nature professionnelle ou sociale". Aller au cinéma est une activité sociale, mais la manifestation n’en est pas une ! Manifester, c’est l’exercice d’un droit politique reconnu et protégé par la Constitution ! On a voulu faire un exemple, intimider. Je vous demande un contre-exemple pour ces jeunes qui commencent leur vie citoyenne.» Pour Irène Terrel, le contrôle judiciaire «ne peut être ordonné qu’à titre de sûreté». Pour éviter, notamment, que les prévenus prennent la fuite avant la date de leur procès. Mais Joachim et Noé sont «parfaitement insérés», répète-t-elle, vivent chez leurs parents. «Cette mesure est inadaptée, démesurée.»

Sur ce point, la représentante du parquet à l’audience lui apporte son soutien - et contredit ses confrères parquetiers et JLD : «C’est vrai, nous assistons à une évolution des contrôles judiciaires qui sont autant d’atteintes à la liberté, plutôt que l’alternative à la détention qu’ils devraient être. Pour ces deux jeunes, l’obligation de pointer au commissariat ne doit pas être maintenue.» Quant à l’interdiction de paraître dans une manifestation, la procureur tourne autour du pot, fait une brève leçon de morale aux jeunes : «Vous dites que vous n’avez pas jeté vos canettes sur les policiers, mais on ne balance pas non plus ses canettes de bière par terre !» Et déclare : «Les conclusions écrites du parquet demandent le maintien de cette décision. Quant à moi, je m’en remets à la sagesse de la cour.» Traduction de Maître Terrel : «Elle s’est désolidarisée du parquet, ce qui n’est pas si courant. Visiblement, le parquet est très mal à l’aise. Je m’en réjouis.»

«Sévérité». Dans les prochaines semaines, l’avocate assistera une quinzaine de personnes interpellées lors des dernières manifestations, pour jets de projectile ou outrage. «La grande majorité démentent, et des témoins peuvent confirmer qu’ils n’ont rien fait, assure-t-elle. Tous ont été envoyés chez le procureur alors qu’un officier de police judiciaire peut très bien donner lui-même une convocation à un procès. La plupart ont eu un contrôle judiciaire, quand ils n’ont pas été envoyés en comparution immédiate.»

L’un d’entre eux, âgé de 30 ans et vivant à Paris, a eu pour obligation d’habiter chez sa mère, en banlieue, et de ne pas retourner dans la capitale avant son procès. «Il s’agit surtout de l’empêcher de participer au mouvement social, estime Irène Terrel. Lors des manifestations contre le CPE, il y a également eu beaucoup de poursuites, mais on ne rencontrait pas une telle sévérité du parquet ni ces contrôles judiciaires quasi systématiques. Les débordements avaient pourtant été beaucoup plus fréquents.» Sollicité par Libération, le parquet de Paris n’avait pas commenté cette analyse hier soir.

Il y a aussi l’histoire de Franck Breuil, 47 ans. Scénographe et décorateur télé, il a été interpellé «sur les marches de l’opéra de la Bastille», pour jet de bouteille. Lui aussi conteste. Après une vingtaine d’heures de garde à vue, il a été convoqué par le procureur et transféré au dépôt. «Là, vous n’êtes plus rien», dit-il. Il a dénoncé les conditions de sa détention dans une lettre à la presse et à plusieurs parlementaires : séropositif, il n’a pu obtenir de médicaments lors de son séjour au dépôt. «C’est toujours la même chose : "jet de bouteille", prétendus "rébellions ou outrages". En réalité, on attrape ceux qui courent moins vite que les autres», conclut Irène Terrel.

Noé et Joachim sauront le 24 novembre, lorsque la cour d’appel rendra sa décision, s’ils peuvent cesser de se rendre chaque semaine au commissariat et à nouveau manifester.



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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 20:53

 

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A LA LUTTE DU PEUPLE SAHRAOUI

SAMEDI 20 NOVEMBRE de 15 heures à 18 heures

ESPLANADE DES DROITS DE L'HOMME PLACE DU TROCADERO 75 016 PARIS

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE SAHRAOUI

ASSEZ DE RÉPRESSION! AUTODÉTERMINATION !

L'assaut criminel des forces policières et militaires marocaines le 8 novembre contre le camp de Gdeim Izik abritant plus de vingt mille Sahraouis a été suivi par une violente répression des manifestations pacifiques de solidarité dans les villes sahraouies. Alors que les familles sahraouies enterrent leurs martyrs dans la douleur et la dignité, le déchaînement de violence des forces d'occupation se poursuit. Les maisons sahraouies sont perquisitionnées et détruites, des centaines de Sahraouis sont arrêtés, tabassés et torturés. Le bilan s'alourdit de jour en jour: des blessés meurent faute de soins, de nouveaux cadavres sont retrouvés et on compte des centaines disparus. Plus de quatre cent militants sahraouis sont détenus sans contact avec leurs familles; huit d'entre eux, dont Ennaâma Asfari, co-président du CORELSO, ont été déférés devant un tribunal militaire.

Pour ne pas avoir de témoins de ses exactions, le Maroc filtre toujours l'accès des journalistes et observateurs internationaux au Sahara occidental. Il donne des informations mensongères et poursuit une intense  campagne de propagande dans les médias pour dénaturer la lutte du peuple sahraoui. Il a reçu le soutien du gouvernement français qui a empêché le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni le 17 novembre, d'envoyer une mission d'enquête internationale sur place.

Face à la poursuite de la répression dans les territoires occupés, il faut renforcer la mobilisation internationale

Après le succès  des manifestations du 10 novembre devant l'Ambassade du Maroc et du 13 novembre au Châtelet, nous appelons à intervenir auprès des élus, à signer la pétition sur

http://www.cyberacteurs.org/actions/index.php

et à participer à UN RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A LA LUTTE DU PEUPLE SAHRAOUI

SAMEDI 20 NOVEMBRE de 15 heures à 18 heures

ESPLANADE DES DROITS DE L'HOMME PLACE DU TROCADERO 75 016 PARIS

pour dénoncer la position du gouvernement français complice du Maroc et exiger l'arrêt de la répression et le respect des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés, la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, le libre accès des journalistes et observateurs internationaux, l'envoi d'une mission internationale d'enquête et de surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental et l'organisation rapide du référendum d'autodétermination

Signataires: ACCA,  AFASPA, AFAPREDESA, APSO,  ARAC, ASEI, Association des Amis de la RASD, Association des Sahraouis en France, CLSPS, CORELSO, DROIT SOLIDARITE, FTCR,  Mouvement de la paix, MRAP, Plateforme de solidarité avec le peuple du Sahara occidental, SURVIE

Avec le soutien de: FASE, Les Alternatifs, Les Verts, NPA, PCF, CGT, Union syndicale Solidaires







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