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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 19:10

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101006/tts-france-marseille-greve-ca02f96.html

Le mouvement de grève s'étend dans le port de Marseille (Reuters)

Les salariés des terminaux pétroliers du port de Marseille, en grève pour le dixième jour d'affilée, ont été rejoints mercredi par les agents du port de marchandises et tentent de rallier ceux des raffineries.

Le mouvement d'opposition à la réforme portuaire menace le sud-est de la France d'une pénurie de carburant, qui a déjà touché la Corse.

Quarante-sept navires, dont 32 pétroliers, sont bloqués en rade de Marseille, devant les terminaux de Fos-Lavera, a annoncé le Grand port maritime de Marseille (GPMM) dans un communiqué.

Réunis mercredi matin en assemblée générale, les agents des ports du bassin Est, dévolus au transport de marchandises, ont voté en faveur d'un arrêt de travail pour la journée, a-t-on appris de source syndicale.

Ils avaient repris le travail lundi après trois jours consécutifs de grève.

L'assemblée générale des salariés des terminaux pétroliers prévue mercredi n'aura finalement pas lieu, a dit Pascal Galéoté, secrétaire général CGT des agents du Port de Marseille.

Aucune rencontre avec la direction n'est prévue même si le contact n'est pas rompu, a-t-il ajouté.

La situation aux pompes à essence pourrait se compliquer si les syndicats de l'industrie pétrochimique rejoignent le mouvement de grève avant le 12 octobre, prochaine journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites.

Une rencontre doit avoir lieu dans l'après-midi entre les délégués CGT des raffineries et ceux des ports, a-t-on appris de source syndicale.

Le ravitaillement par un pétrolier venu de Sardaigne des stations-services de Corse, déjà en situation de pénurie, a été retardé par le mauvais temps, a-t-on appris auprès de la préfecture de région.

"Clara" devrait prendre la mer mercredi soir et desservir Ajaccio puis Bastia jeudi, afin que les pompes à essence soient à nouveau alimentées vendredi matin, a ajouté la préfecture.

A Marseille, la réforme portuaire prévoit notamment la création d'une filiale pétrole, détenue à 60% par le GPMM, dans laquelle seraient employés les deux cent vingt salariés actuellement en charge des terminaux.

La direction du GPMM estime avoir donné suffisamment de garanties aux salariés qui s'inquiètent pour leur avenir dans cette filière.

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 18:53

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5463

Lettre de Claude Ganne, envoyée du convoi Viva Palestina en Syrie

Participant avec un véhicule au convoi d’aide médicale en route pour Gaza, Claude Ganne, ISM, qui est de Saint-Etienne, nous transmet les infos ci-dessous.

Nous sommes arrivés à Latakia, port du nord de la Syrie, au petit matin de la journée d’hier au bout d’un voyage de quatre mille kilomètres en quatorze jours; la lenteur de la progression s’explique par les réceptions successives à Torino, Milano, le bateau entre Ancona et Igoumenitsa, puis Thessaloniki, Alexandroupoli, puis la Turquie ...

En Turquie nous sommes allés de réceptions extraordinaires en réceptions extraordinaires, d’abord à la frontière, puis à Istanbul, Ankara, Kayseri et Adana ; partout où nous nous sommes arrêtés, à la moindre petite halte, il y avait des gens pour nous accueillir, nous donner à manger et à boire, nous congratuler ;

A Istanbul, après le discours de Georges Galloway, en centre ville, sur le bord de la corne d’or et du président de IHH, grande organisation turque pour les droits de l’homme, nous sommes allés au cimetière, pour une cérémonie simple et émouvante sur la tombe d’une victime de l’agression israélienne dans les eaux internationales du bateau turc participant à la flottille de la liberté ;

A Kayseri nous avons refait une cérémonie semblable, puis à Adana où l’accueil a été aussi massif et populaire qu’à Istanbul et Kayseri ;

A la frontière Syrienne, accueil grandiose, plus officiel, avec un discours du représentant du Hamas en Syrie ;

Maintenant, à Latakia, nous sommes logés dans le camp qui a longtemps accueilli les Palestiniens réfugiés de Haifa ; aujourd’hui ces mêmes Palestiniens sont dans les maisons voisines du camp fermé et contrôlé par les policiers syriens ;

Bien logés, bien nourris, mais nous avons dû donner papiers et clefs du véhicule à un responsable de Viva Palestina, et quand nous descendons en ville pour transmettre sur le net surveillé et restreint nous devons au préalable nous inscrire auprès d’un responsable de Viva Palestina ; j’ai d’ailleurs de grandes difficultés à transmettre les 3 dernières vidéos faites ;

Nous attendons dans une chaleur tropicale le feu vert des autorités égyptiennes pour prendre le bateau qui nous emmènera à Al Arich à quarante kilomètres de la porte de Rafah, le poste frontière égyptien avec Gaza ;

Permettez moi de vous citer ici 2 passages du discours de Georges Galloway à Istanbul :

D’une part il a imploré son excellence Moubarak de laisser passer le convoi humanitaire à Al Arich et il a ajouté que pour plaire à son excellence Moubarak il était prêt lui même à n’être pas présent dans le convoi ; on se souvient qu’à Noël dernier, lors du quatrième convoi de Viva Palestina il avait été classé « persona non grata » en Egypte ;

D’autre part, il a dit que la seule confrontation qu’il voulait était avec Israël criminel, et que le bateau qui partirait de Latakia passerait à l’endroit exact de l’attaque israélienne, pour honorer la mémoire des victimes, des martyrs de l’action criminelle des commandos israéliens ;

Kevin et de Nicci qui étaient présents sur le bateau au moment de l’attaque, ont souligné que :

"Un hélicoptère est d’abord passé et a vidéoté longuement le bateau et les présents sur le bateau ; puis un autre hélicoptère est venu a largué les commandos, ceux-ci ont pris le contrôle sans tirer une cartouche, puis ils ont extraits neuf personnes, les ont emmenées et plus tard les ont tuées ; je rappelle ici que depuis 1936 les forces armées israéliennes ont pratiqué et pratiquent toujours la liste noire et les exécutions qui l’accompagnent ; la technologie a changé : ils tuent les Palestiniens résistants au missile avec des drones, les internationaux dérangeants d’après vidéo, mais la barbarie reste constante ;

Quand donc la fameuse communauté internationale déclarera-t-elle hors la loi cet Etat assassin, qui continue à vouloir imposer son colonialisme par la terreur ?

Dans ces conditions, le convoi a-t-il une chance d’arriver à Gaza après feu vert des autorités égyptiennes ?

Un responsable évalue comme suit nos chances :

D’une part comme nous avons été rejoints par plus d’une centaine de représentants de l’Algérie, plus des Marocains et des Mauritaniens, et que des représentants des Emirats arabes unis vont aussi nous rejoindre, nous formerons alors un convoi de plus de cent vingt véhicules dont les deux tiers de pays arabes, il sera alors bien difficile à son excellence Moubarak de bloquer cette aide humanitaire qui alors vaudra plus de dix millions de US dollars ;

D’autre part, le même responsable pense que malheureusement, le gouvernement israélien est assez « crazy » pour envoyer ses commandos, mais que peut être cette fois ci ils se contenteront de prendre le contrôle du bateau pour l’amener prisonnier dans un de ses ports et nous renvoyer dans nos pays respectifs « expulsés », sans pratiquer cette fois la liste noire …

Le même responsable concluait alors en évaluant nos chances aujourd’hui à 50/50. Personnellement je suis moins optimiste, car le gouvernement israélien sait très bien aussi qu’une nouvelle flottille de la liberté se prépare et il pourrait bien, pour la décourager, nous capturer après consultation de la maison blanche ; à bien y regarder il se pourrait bien qu’alors la confrontation voulue avec le seul Israël se transforme par ricochet en une confrontation des gouvernements arabes avec la politique d’Israël ;

Ainsi nous reviendrions au point de départ, à tester la volonté des gouvernements arabes face aux actions illégales, immorales du gouvernement sioniste ;

Bien entendu, pour avoir des infos, vous pouvez regarder le site de Viva Palestina, mais aussi en français le site d'ISM France et aussi en italien le site d’ISM Italia.

   

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 18:14

 

http://www.solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-l-exemple-bolivien-le-gouvernement-d-evo-morales-decide-d-abaisser-l-age-de-depart-a-la-retraite-de-65-a-58-ans-58154665.html

http://www.canempechepasnicolas.over-blog.com/article-l-age-de-la-retraite-est-abaisse-de-65-a-58-ans-mais-c-est-en-bolivie-58116947.html

L'exemple Bolivien: le gouvernement d'Evo Morales décide d'abaisser l'âge de départ à la retraite de 65 à 58 ans

La Bolivie n’est pas la France, les conditions de travail et de vie sont éloignées, mais le symbole est fort en termes de progrès social.

Au moment où le gouvernement français veut reporter à 62 et 67 ans l’âge de départ à la retraite des travailleurs, le gouvernement bolivien a décidé en mai 2010 de l’abaisser de 65 à 58 ans. Il a introduit également un dispositif de prise en compte de la pénibilité pour les mineurs qui pourront partir à 56 ans, les mineurs de fond qui pourront partir à 51 ans et pour lesquels chaque année travaillée comptera double.

Cette avancée s’inscrit dans le rétablissement et l’amélioration des droits sociaux réduits presque à néant par des décennies d’ultra-libéralisme. L’action du président Evo Morales et du Parlement à majorité socialiste (pas dans le sens français du PS !) est déterminante.

Mais rien ne serait possible sans l’action des travailleurs et leur syndicat, la Centrale ouvrière bolivienne (COB). L’accord sur la réforme des retraites résulte d’un fort mouvement revendicatif sur les salaires dans une situation générale de la Bolivie marquée par les tentatives permanentes de déstabilisation des possédants.

Nationalisations, conquêtes sociales historiques : l’expérience bolivienne, comme celle d’autres pays d’Amérique latine, est plus qu’un symbole. Elle montre toute l’actualité, pour l’intérêt immédiat des travailleurs, des luttes et de la perspective socialiste.

Pour la France aussi !



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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 17:34

 

De nombreux animateurs du Collectif issus de l'Appel du 20 février se sont réunis à Paris le 18 septembre; compte tenu des points d'accords qu'ils ont gardés entre eux quant à l'appréciation de la situation politique et de ce qu'il convient d'y faire, ils ont décidés de continuer à travailler ensemble et de constituer le collectif "Liaisons Militantes pour le Socialisme". Ceux et celles qui sont d'accord avec la déclaration de principes ci-dessous peuvent nous rejoindre.

Ouverture du site de LMS à l’adresse suivante :

http://socialisme-2010.fr/lms/index.html



Constitution de Liaisons Militantes pour le Socialisme (LMS)

Les militants qui, aujourd’hui, comme nous, cherchent une issue politique sont pris entre deux feux : l’accélération de la crise du mode de production capitaliste et celle de la représentation politique du mouvement ouvrier : chaque mesure que ce gouvernement prend confirme cette remise en cause frontale et brutale de tous les acquis de civilisation obtenus à l’issue de la seconde guerre mondiale : pour la situation française ce fut un compromis historique où la direction du PCF avait joué un rôle moteur, le mouvement ouvrier voyait satisfaites un certain nombre de revendications mais aussi d’aspirations plus larges sur lesquelles il pensait que la société devait être reconstruite, la question des retraites en fait partie, mais les sommets du mouvement ouvrier, singulièrement le PCF, s’engageaient à ne pas toucher à l’appropriation privée des grands moyens de production. L’accord de De Gaulle avec le PCF avait cette signification. Aujourd’hui le modèle social-démocrate sur lequel le mouvement ouvrier européen en particulier s’était globalement organisé est en état d’implosion et de déliquescence. Dans la dernière période historique les différents Partis Socialistes européens ont facilité, voire directement promu les exigences du capitalisme mondialisé. Toutes les formations politiques se réclamant du socialisme démocratique sont touchées par cette crise ; on peut s’interroger aussi sur l’incapacité des organisations d’extrême gauche, particulièrement la tradition trotskyste, à se montrer à la hauteur de la situation politique nouvelle.

Militants issus pour certains des gauches du Parti Socialiste ou d’autres accueillant avec satisfaction une rupture avec l’orientation social libérale du PS, nous avions rejoint le Parti de Gauche. Très vite cette organisation a été verrouillée par un petit appareil à visées strictement électoralistes et les militants qui l’avaient rejoint ont été dépossédés du contrôle et de la construction de leur propre parti. L’appel du 20 février réunissant à Paris une cinquantaine de militants et cadres politiques s’était arrimé sur cette réalité : sans démocratie interne un parti qui prétend rompre avec la ligne social libérale à gauche ne peut relever le défi de la recomposition et de l’affirmation d’une force anticapitaliste.

Aujourd’hui, alors que les conséquences sociales de la grande crise intervenue à l’automne 2008 s’alourdissent, nous sommes en face d’un gouvernement qui s’affaisse. Jamais la situation d’un gouvernement de la cinquième République , dont les institutions avaient été conçues pour réguler les relations antagonistes entre le capital et le travail par l’intervention du président-bonaparte au dessus des partis et des factions n’aura atteint un tel degré de déliquescence. L’exécutif apparaît crûment comme une association de copains et de coquins, dont les membres sont éclaboussés par divers scandales. Haine sociale, profond dégoût dans la tête de la grande masse des travailleurs, pourquoi une bande de voyous peuvent-ils se permettre de toucher à nos intérêts les plus immédiats ?

Pourtant ce gouvernement continue de frapper durement la population laborieuse. L’affaire des retraites concentre l’offensive de la bourgeoisie contre cette part du travail qui échappe au capital, « le salaire socialisé », contre cette solidarité entre les générations ouvrières et contre l’existence même du salariat comme classe sociale. Venant d’un gouvernement qui est dans un tel état de faiblesse, pourquoi cette offensive est-elle encore possible ? Ni du côté de la représentation politique de la gauche, ni du côté de la stratégie des confédérations syndicales, il n’y a la volonté de combattre pour le retrait pur et simple du projet et de contester dans les faits la légitimité du gouvernement. Du côté de la gauche de la gauche, les politique du PG et du NPA n’apparaissent pas comme formulant clairement une alternative. Le Parti de Gauche s’aligne sur la stratégie des appareils syndicaux et renonce à tout affrontement social avec Sarkozy. L’horizon c’est « la révolution par les urnes ». Après la déferlante sociale du 7 septembre, la seule mesure sérieuse à prendre était la montée en masse à Paris pour le retrait pur et simple du projet le jour du vote à l’Assemblée Nationale. Aujourd’hui il est possible de faire tomber ce gouvernement si l’on se situe sur le terrain de la lutte des classes. C’est l’orientation politique que devrait défendre un parti politique digne de ce nom combattant sous le drapeau du socialisme. Mais pour aller vers un mouvement d’ensemble qui remporte la victoire, il faut formuler l’exigence de la rupture avec la politique syndicale du « dialogue social ». Le point d'appui le plus important de Sarkozy aujourd’hui c'est la direction nationale de la CGT et en particulier son secrétaire général. Bernard Thibault discute tous les jours, heure par heure, avec le conseiller R.Soubie de l'Elysée, tout en maintenant la stratégie des journées d'action qui conduit à l'effilochage du mouvement comme au printemps 2008. Là est l'obstacle central au développement de la lutte.

L’appel du 20 février avait porté l’exigence de la démocratie pour construire un « nouvel outil » : sans respect des militants, sans la volonté collective de rechercher la vérité et de la dire, sans relations fraternelles, rien de nouveau dans le champ politique n’est possible. La force de l’Appel du 20 février prenait appui sur cette exigence : la réponse de la direction du PG, particulièrement de son président Jean Luc Mélenchon , aura été de construire l’organisation la plus antidémocratique de ce pays. Néanmoins la faiblesse de notre appel aura été de ne pas relier solidement la question de la démocratie à la perspective du socialisme. Tout regroupement politique s’inscrivant comme une alternative au social libéralisme, doit s’appuyer sur un socle non négociable : en finir avec une société fondée sur la propriété des moyens de production et d’échanges et sur l’exploitation du travail salarié. Ce qui implique le refus d’alliance et/ou de discussion avec la droite (de l’UMP au gaullisme de progrès en passant par le centre) ou des organisations communautaristes, non-laïques et/ou se présentant comme apolitiques. Cela sous-entend aussi la reconnaissance du rôle central de la lutte des classes dans les transformations historiques sociales et la volonté de combattre pour un gouvernement au service des travailleurs, donc de l’intérêt général. Aujourd’hui les différentes bourgeoisies s’appuient sur des organisations transnationales du capitalisme mondialisé, l’Union Européenne est une des formes institutionnelles de cette domination ; la gauche et l’extrême gauche françaises sont engluées dans des politiques hexagonales. Comment peut-on penser répondre à cette offensive si on ne relève pas le drapeau de l’internationalisme, et d’une réponse à l’échelle du continent.

En conséquence les militants qui ont été parmi les principaux initiateurs de l’Appel du 20 février et qui ont animé les réunions nationales des 20 février et 24 avril 2010, ont décidé de poursuivre leur combat en fondant le collectif : « Liaisons Militantes pour le Socialisme ». Dans la continuité de nos réunions précédentes, ce collectif s’assigne comme objectif, en partant des développements de la lutte des classes et de nos interventions dans ces mobilisations, d’être un espace de libre confrontation des points de vue entre nos expériences militantes. L’intervention dans la lutte et le programme d’action ne peuvent être féconds que si nous sommes en capacité d’opérer un regroupement de militants s’assignant l’objectif d’élaborer les premiers éléments de programme pour le socialisme

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 18:13

 

Conférence de solidarité et rencontre syndicale européenne avec les travailleurs grecs,

Athènes , 17 et 18 septembre 2010

Intervention de Jean-Pierre Page

ancien membre de la commission exécutive de la CGT

ancien chef du département international de la CGT

Il faut se féliciter de cette rencontre à l'initiative de PAME. 

Elle témoigne si il le fallait de l'influence grandissante  et de la crédibilité  acquise par le mouvement syndical de lutte de classes en Grèce. En se situant aux avants postes de la lutte contre les décisions réactionnaires d'un gouvernement socialiste aux ordres du FMI et de la commission européenne, les travailleurs de Grèce avec PAME ont montré la voie et sont devenus pour les travailleurs européens une source d'inspiration à leurs propres combats. 

Comme cela a été démontré ici il n'est d'autres alternatives pour le monde du travail que le choix de la lutte, de la lutte de classes contre le Capital. Affirmer cela ce  n'est pas  rhétorique ou incantation c'est affirmer une exigence incontournable à laquelle l'expérience historique le montre on ne saurait échapper.

Nous connaissons une situation nouvelle en Europe , elle est tout à la fois riche de possibilités mais elle est aussi caractérisée par des risques considérables pour les peuples et donc pour les travailleurs.

Avec le Traité  de Lisbonne , les gouvernements ont décidé  d'imposer la constitution européenne et cela quel qu'en soit le prix.  Pour les millions d'hommes et de femmes qui ont di NON à une Europe des inégalités ces derniers vont dans un contexte aggravé par la crise capitaliste devoir en subir les effets. Droits sociaux fondamentaux, services publics, laïcité,droits de l'homme, défense et sécurité. Il n'est pas inutile de rappeler à ceux qui vivent de leur travail de garder en mémoire ceux qui portent la responsabilité de la signature de ce Traité aux cotés de la droite , les socialistes, les verts et au plan syndical la CES.

C'est dans ce contexte que le Capital a décidé de pousser son offensive tout particulièrement sur les système de retraites , de santé, les libertés! 

Pour masquer les décisions unilatérales qu'imposent la Commission  de Bruxelles, les gouvernements de l'UE s'en prennent aux libertés  démocratiques, se déshonorent comme en France ou Sarkozy fait expulser dans des conditions inhumaines des milliers de Roms au point qu'on a pu parler d'"holocauste raciste", et  menacent de déchoir de leur nationalité des citoyens français. 

Cette période enfin  est propice  à accélérer également  l'intégration euro atlantique , cette vassalisation des nations européennes au service de l'Impérialisme Nord Américain dont l'agressivité fait courir à l'humanité une menace réelle de cataclysme nucléaire.

Dans ces conditions et face à de tels enjeux , on peut dire que le Mouvement syndical est confronté à des taches et des responsabilités inédites . Voila pourquoi nous nous devons de répondre à ce qu'exige cette situation radicalement nouvelle! Nous le devons  par la recherche d'initiatives, de dialogue, d'échanges au service exclusif de l'action.

Cette démarche suppose l'unité sur un contenu d'objectifs d'autant plus élevé que c'est l'ampleur de la crise et de la lutte de classes qui l'impose. Cette recherche de l'unité est d'autant plus indispensable que nul ne saurait prétendre seul faire face si il veut lutter victorieusement , cela  suppose aussi  clarté, lucidité, et loyauté.

Par conséquent, ce qui est nouveau en Europe,  ce n'est pas la collaboration de classes,le partenariat social, le pseudo dialogue social, l'accompagnement et la négociation du programme du capital décidé par Bruxelles et les institutions financières internationales comme ne cesse de le revendiquer la CES et les dirigeants des principales confédérations européennes. La solution ce n'est pas comme ils le préconisent  accélérer  l'application du Traité de Lisbonne! Toujours et encore plus d'Europe ce qui serait pour la CES et son secrétaire général John Monks la seule voie a suivre! Soyons clairs cette orientation cherche en fait à masquer le bilan accablant de celle-ci depuis 25 ans, un bilan en forme de faillite. 

La CES doit assumer aussi  la responsabilité au même titre que les gouvernements et la commission de Bruxelles aux ordres du Capital et ce bilan: c'est chômage, précarité, vie chère, liquidation de nos systèmes de retraites, et de protection sociale, privatisations, atteintes au doit de grève et aux libertés syndicales. Mais également outre le recul social, la division,la désyndicalisation,la perte de crédibilité du syndicalisme !

Comment s'étonner dès lors que le syndicalisme réformiste soit en panne, impuissant, inaudible, déliquescent et qu'il en soit venu à marginaliser par ses positions le monde du travail et la défense de ses intérêts. Par conséquent oui,  il n'y a rien à attendre de ce côté là et il est insultant pour les travailleurs Français qui viennent de réaliser le 7, et le 15 septembre deux importantes journées de lutte, de grèves et de manifestations que pour le 23 septembre ou l'ambition est d'être plus nombreux encore que les 3 millions qui étaient dans la rue, de voir inviter par les secrétaires généraux de la CGT et de la CFDT de France le secrétaire général de la CES .

Non! Ce qui est prometteur et riche de perspectives pour l'avenir même du syndicalisme c'est de se tourner vers les travailleurs pour les encourager à lutter , à contester de toutes les façons possibles le programme du capital. Ce qui est encourageant c'est de voir dans de nombreux pays d'Europe comme nous l'avons vu au Portugal, en Espagne, en Italie, en France, en Grèce  comment cette orientation a réellement commencé à s'enraciner et à prendre une ampleur nouvelle.  Nouvelle surtout par sa détermination , bouleversant ainsi les régles que certains dirigeants syndicaux souhaitaient imposer! Nul maintenant ne peut prévoir ou imposer  sa façon de faire et l'initiative démocratique des travailleurs doit en dernière analyse décidé de la suite de chaque action.

C'est indispensable car la crise capitaliste n'est pas une simple répétition de ce que l'on a connu en d'autres temps. C'est une crise systémique pas seulement financière, mais industrielle,alimentaire, sociale, culturelle, environnementale, politique , une crise de civilisation qui correspond  à la mondialisation capitaliste et qui provoque de fantastiques contradictions . On a transformé l'économie mondiale en casino et le crédit a été utilisé pour freiner la baisse du profit, une bulle financière a éclaté d'autres vont suivre et  au plan productif nous savons que nous sommes rentrés dans une période de récession prolongé.  Le sauvetage dont on nous parle tant est donc  impossible d'autant qu'il n'y a pas assez d'argent public pour combler l'ampleur des pertes et celle-ci ne cessent de s'aggraver comme c'est le cas en Europe et aux Etats Unis. Comme on le voit ici en Grèce il est d'autant plus absurde  d'avancer des dates, des calendriers que personne ne sait si les mesures préconisées vont fonctionner. 

En fait le dénouement de la crise ne saurait dépendre de la crise elle même ; elle ne peut dépendre que de la stratégie des acteurs sociaux et donc du monde du travail! 

Pour ma part je pense qu'il est indispensable de nous saisir de l'opportunité  de cette rencontre pour contribuer à faire progresser non seulement le débat sur le enjeux véritables des luttes et leur contenu pour une issue à la crise mais également pour nous donner les moyens d'y contribuer. Ceci  est d'importance parce que cela doit déterminer une alternative! Ne pas s'en préoccuper serait  faire le choix d'orienter l'action dans une impasse.   Nous avons  je le pense et à partir de ce que nous sommes  à partir des idées que nous défendons un rôle particulier, singulier à jouer dans le débat syndical en Europe pour donner du contenu aux luttes . En aucun cas ce débat  ne saurait rester monopoliser par quelque uns ou être le seul fait des directions syndicales liés à la CES.

Le mouvement syndical de lutte de classes occupe une place originale en Europe et ses forces sont loin d'être négligeables. Je pense que nous devrions contribuer à lui donner la dimension qui lui revient en coordonnant mieux nos efforts , en leur donnant un caractère plus permanent.

Ainsi en France une important discussion est engagée sur les objectifs du mouvement sur les retraites. On connaît la position du gouvernement Français qui entre autre souhaite allonger l'âge de départ a la retraite et donc les années de cotisations. Cette position n'est pas originale c'est celle de la plupart des gouvernements européens et celle du patronat.Pour Sarkosy et le patronat cette réforme doit s'imposer au point même de contester au parlement le droit d'en discuter pour l'amender! Pour les directions syndicales principalement celle de la CGT, de la CFDT, de FO de la FSU sans contester la réforme par elle même  elles revendiquent le droit de débattre et de négocier ce qui au fond n'est pas négociable, d'autant que tout le monde est d'accord pour reconnaître qu'il s'agit d'un recul social sans précédent.. Pour une majorité de travailleurs la solution c'est le rejet et l'abandon pur et simple de ce que l'on veut leur imposer,
c'est aussi la position que nous sommes nombreux à défendre! N'y a t'il pas là un sujet sur lequel il y aurait intérêt à échanger et sur lequel également s'exprimer collectivement?

Il en va de même en ce qui concerne la tactique et la stratégie des luttes , nous avons ce débat en France entre ceux qui entendent décider de journées d'action espacés dans le temps et ceux qui souhaitent les inscrire sur la durée, leur renouvellement décidé par les travailleurs eux mêmes et leur élargissement.

Nous avons par ailleurs à chercher les moyens d'élargir nos échanges à tous ceux qui dans les organisations syndicales en Europe tout en ne partageant pas toutes nos options expriment leur désaccords avec les orientations stériles de la CES et des directions confédérales nationales qui soutiennent celle-ci. Certains sont adhérents à la CES et d'autres sans affiliations européenne ou internationale! Tous sont souvent dans les minorités mais occupent parfois des positions majoritaires dans des Fédérations d'industrie, des Régions, des localités et surtout dans des entreprises. Je pourrai évoquer ici le cas de nombreuses organisations de la CGT dont la représentativité ne sauraient être contesté et  qui sont en désaccords avec les orientations préconisées par Bernard Thibaut . Ne faut il pas faire preuve d'un esprit plus offensif et plus ouvert pour aller au débat avec tous ces camarades qui sont souvent disponibles plutôt que de faire preuve d'étroitesse , d'exclusive de jugement à priori.

Cette initiative de PAME est importante au delà de l'occasion qu'elle nous donne de témoigner  notre solidarité aux travailleurs de Grèce, parce qu'elle nous interpelle sur notre propre capacité à  nous appuyer sur le Mouvement revendicatif à l'échelle européenne comme dans chaque pays et plus largement pour donner une opinion de classe  et contribuer à donner un nouvel élan aux luttes émancipatrices pour leur débouchés. N'avons nous pas à réfléchir sur l'exemple même de PAME forum syndical lieu de débats et d'actions au service de la lutte, comme forme d'organisation flexible particulièrement adapté et anticipatrice aux besoins des syndicats de lutte de classes comme au syndicalisme militant, et dont l'efficacité a été particulièrement mis en valeur à travers les luttes de ces derniers mois.

Réfléchir par conséquent à comment maintenir un lien permanent entre nous sans exclusive d'affiliation internationale ou régionale peut favoriser notre action au service de la lutte de classes d'autant qu'en définitive notre objectif n'est il pas pas être de faire progresser des conceptions au service de la lutte et faire régresser celles de collaboration de classes. Il existe un espace qui s'est ouvert du fait de l'aiguisement des contradictions au sein de la société capitaliste . Cela nous créer des obligations , des exigences, cela appelle aussi des comportements militants en rapport avec les possibilités. On ne choisit pas l'époque dans laquelle on vit , il nous revient d'être à la hauteur de ce qu'elle exige , il se fait chers camarades que la notre exige beaucoup!

Chers camarades, je vous remercie de votre attention. 






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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 18:02

 


Le boycott universitaire et culturel d’Israël prend une dimension européenne

Les 25 et 26 septembre se sont tenues, dans les locaux de l’Ecole Normale Supérieure à Paris, les premières rencontres européennes pour le boycott universitaire et culturel d’Israël. Elles rassemblaient une cinquantaine d’enseignants‐chercheurs, représentant les délégations d’une dizaine de pays européens et une délégation palestinienne, à l’invitation de l’AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine) et du BRICUP (British Committee for Universities of Palestine).

Ce mouvement de boycott se veut une réponse à l’appel de la société civile palestinienne intitulée PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel). Il consiste à remettre en cause les coopérations institutionnelles en matière d’enseignement et de recherche entre Israël et la communauté internationale, les programmes d’échange et les manifestations culturelles impliquant des institutions ou l’Etat d’Israël, afin de forcer cet Etat à respecter le droit international et les droits de l’homme. Il s’inscrit dans le cadre plus large de la campagne internationale pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions à l’encontre d’Israël (Campagne BDS).

Les délégations européennes ont posé les bases d’une coordination de leurs actions à l’échelle européenne. Une réunion publique dans l’Auditorium de l’INA a également rassemblé plus de cent personnes autour de personnalités soutenant le boycott universitaire et culturel telles que Christophe Oberlin (chirurgien français), John Berger (peintre et écrivain anglais), Eyal Sivan (cinéaste israélien) et Ivar Ekeland (ancien Président de l’Université de Paris Dauphine, Président de l’Aurdip).

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 17:54

 

http://www.plateforme-palestine.org/article.php3?id_article=1841

Une conférence de presse aura lieu le jeudi 7 octobre de 12 h à 13 h en présence de Raymond Aubrac et de Stéphane Hessel au SNUIPP (Syndicat National Unitaire des Instituteurs et des Professeurs des écoles), 12 rue Cabanis, 75014 Paris (Métro Glacière).

Communiqué de presse - Forum Mondial en Palestine : l’éducation comme moyen de résistance

Du 28 au 31 octobre 2010, le Forum Mondial de l’Education (FME) se tiendra pour la première fois en Palestine. Plusieurs centaines d’organisations se rassembleront pour évoquer la question de l’Education à travers le monde, et plus particulièrement en Palestine. Deux ans après l’opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, qui avait détruit ou endommagé deux cent soixante dix huit écoles, cette mobilisation mondiale revêt une importance majeure.

Depuis quarante deux ans, l’occupation israélienne continue de paralyser le système éducatif palestinien. Fermeture ou destruction des écoles, arrestation des professeurs ou des enfants, difficulté de circulation dans les Territoires palestiniens ou pour se rendre à l’étranger, passage de check points ou du Mur pour se rendre dans son école ou université : étudier normalement dans les Territoires palestiniens est extrêmement difficile.

Le Mur empêche ainsi professeurs et étudiants du reste de la Cisjordanie de se rendre dans les écoles de Jérusalem faute d’un permis. A Hébron, les écoliers de la vieille ville font face à l’hostilité constante des colons israéliens. Pour les étudiants de la bande de Gaza, la situation est encore pire. Récemment quarante mille étudiants n’ont pas pu intégrer les écoles gérées par les Nations unies faute de matériaux permettant la reconstruction des écoles détruites. Il y a peu le matériel scolaire a été autorisé à entrer dans la bande de Gaza après trois ans d’interdiction.

Malgré cette situation, le taux de scolarisation dans les Territoires palestiniens reste très élevé. La société civile, en palliant les manques dus à l’occupation israélienne, a joué un rôle majeur dans la scolarisation des enfants palestiniens. Le Forum qui aura lieu dans plusieurs villes palestiniennes, en Israël (avec des associations palestiniennes d’Israël) et au Liban est l’expression de sa volonté de résister à l’occupation par l’éducation.

Le FME réunira des milliers d’éducateurs et éducatrices, enseignants, étudiants, universitaires, journalistes, syndicats d’enseignants, militants de l’éducation et d’autres personnes actives à l’échelle locale, régionale ou internationale. Ensemble, ils échangeront sur les enjeux de l’éducation, leurs expériences et les moyens de mettre en pratique et de développer le droit à l’éducation.

En France, des dizaines d’associations impliquées dans le champ de l’éducation, avec le soutien de Raymond Aubrac et Stéphane Hessel, ont décidé de se mobiliser le 7 octobre sur le thème de « Résistances et éducation » en soutien au Forum. Cette journée est l’occasion de faire la lumière sur les conditions quotidiennes d’éducation dans les Territoires palestiniens et l’action des associations françaises sur le terrain.



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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 17:47

 

Mardi 5 octobre journée de grève et de manifestation
Rassemblement interprofessionnel de 12 h à 14 h à Paris
Place Francis Poulenc (devant le Sénat) – Métro Odéon

2, 5, 12 octobre, amplifions la mobilisation !

La mobilisation du 23 septembre est un succès. Trois millions de personnes dans la rue, la présence de nouveaux secteurs sont le signe d’un mouvement qui, loin de « décélérer », s’amplifie encore. Face à un gouvernement méprisant soixante dix pour cent de la population, les salariés soutiennent massivement le retrait de la réforme des retraites.

Les organisations syndicales de l’Ile-de-France CGT-Educ’action, SNPEFP-CGT, SUD-Education Versailles, CNT-Education 93 (premiers signataires), exigent le retrait de ce projet de loi particulièrement injuste. Réunies ce 29 septembre 2010, elles appellent à réussir la manifestation du 2 octobre 2010 et la grève interprofessionnelle du 12 octobre 2010 proposées par l’intersyndicale nationale.

Pour gagner, il faut accélérer les rythmes de mobilisation et poursuivre la construction d’un mouvement à la hauteur des enjeux. Le gouvernement veut passer en force sur sa réforme. Il fait porter le financement des retraites aux salariés (l’augmentation des cotisations amputerait nos salaires d’une journée par mois).

Chacun de nous devra travailler deux ans de plus, alors même que les jeunes sont au chômage et que les anciens s’usent au travail, notamment dans l’éducation où les suppressions de postes massives dégradent nos conditions de travail de façon alarmante.

Alors même que le gouvernement Sarkozy a décidé que la réforme serait votée en novembre, il est temps de lui montrer que cette mesure antisociale ne peut être décidée par une oligarchie méprisante, menteuse et décrédibilisée.

Pour créer le rapport de force nécessaire, élargir et approfondir le mouvement, les organisations syndicales de l’éducation d’Ile de France appellent à une journée de grève et d’actions le 5 octobre, et à participer au rassemblement intersyndical et interprofessionnel devant le Sénat lors du début des débats sur le projet de loi.

A cette occasion doit être mise en débat dans les assemblées générales d’établissement, et de ville, la question de l’organisation de la grève reconductible comme c’est le cas dans d’autres secteurs (transports, chimie, collectivités territoriales, énergie) à partir du 12 octobre et dès le 6 octobre partout où c’est possible. Multiplions les actions avec les collègues, les salariés des autres secteurs et avec la jeunesse.




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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 19:21

 

http://www.france-palestine.org/article15657.html

http://www.pascalbonifaceaffairesstrategiques.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/09/27/netanyahou-doit-plus-craindre-platini-qu-obama.html

Netanyahou doit plus craindre Platini qu’Obama

Pascal Boniface

Le président de l’Union européenne des associations de football (UEFA), Michel Platini, vient d’affirmer que les mesures israéliennes vis-à-vis du sport palestinien constituaient une violation des réglementations et lois internationales en vigueur, susceptible de le pousser à reconsidérer la qualité de membre de l’UEFA pour Israël.

Michel Platini vient de rencontrer Jibril Rajoub, président de la Fédération palestinienne de football. Celui-ci a mis en avant les pratiques israéliennes qui ont pour effet d’isoler le sport palestinien évoquant les restrictions imposées pour les allers et venues des sportifs palestiniens et les difficultés à pouvoir importer des équipements sportifs. Israël a interdit par ailleurs l’entrée de matériels destinés à favoriser le développement du sport en Palestine, octroyés en juillet 2009 par Platini, et qui sont toujours bloqués au niveau des ports israéliens. Jibril Rajoub a fourni un rapport détaillé au président de l’UEFA sur les difficultés des sportifs palestiniens, et notamment des footballeurs, à pouvoir se réunir, s’entraîner et se déplacer. Michel Platini a alors déclaré qu’Israël avait été accepté en Europe et qu’ils doivent respecter les messages des lois et réglementations sportives internationales, faute de quoi leur présence en Europe n’aura pas lieu d’être : « Je vais peser de tout mon poids pour mettre un terme à la souffrance du joueur palestinien notamment au football et je présenterai cet état de fait au bureau exécutif lors de la prochaine réunion prévue en automne 2010 d’autant plus qu’Israël est membre du bureau exécutif. » C’est un message particulièrement ferme et tout à fait inhabituel qu’Israël reçoit de la part d’un organisme international.

Israël avait quitté la confédération asiatique du fait du boycott des pays arabes et avait été accepté dans les instances européennes de football. C’est pour cela que les équipes de clubs israéliens disputent la Champion’s League et la Ligue Europa, tandis que l’équipe nationale dispute sa qualification pour la Coupe du monde au sein de la zone Europe et participe aux qualifications pour le championnat d’Europe des Nations. En 2002, l’UEFA avait empêché provisoirement des matchs internationaux de se dérouler en Israël mais pour des considérations liées à la sécurité et du fait de la menace d’attentats. Ce n’était en rien une condamnation politique d’Israël.

Si Platini maintient sa menace, le coût serait particulièrement lourd pour Israël. La menace de suspension de la participation des équipes nationales ou de clubs israéliens à des compétitions européennes serait un coup très dur porté à Israël. On se rappelle ainsi qu’en 1992, l’équipe de Yougoslavie avait été écartée du fait du début des guerres balkaniques. Contrairement à l’ONU avec l’Assemblée générale qui multiplie les résolutions sans aucune valeur juridique contraignante et où le Conseil de sécurité est bloqué par le veto des Etats-Unis, l’UEFA peut prendre de vraies décisions. La visibilité du sport, son impact quotidien profondément ancré dans les sociétés, donneraient au débat sur la participation d’Israël à l’UEFA, une importance politique et symbolique énorme.

On peut penser qu’Israël ne se méprendra pas sur le message envoyé par Platini en sachant que, pour de simples raisons d’attachement au sport, il ne cédera pas et que les moyens traditionnels de pression qui fonctionnent très bien pour les Etats européens n’auront pas d’effets sur l’instance suprême européenne sportive. Il est donc très probable qu’Israël revoit assez rapidement sa politique de restriction des déplacements des sportifs palestiniens et de la fourniture d’équipements sportifs à la Palestine. Les dirigeants israéliens sont suffisamment perspicaces pour savoir quelles pressions sont réelles ou purement verbales. Et Platini et l’UEFA auront probablement plus d’impact et d’influence sur leur décision que les différentes protestations verbales sans consistance des dirigeants politiques occidentaux.





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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 17:43

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101002/tts-france-ports-marseille-ca02f96.html

L'Etat organise l'approvisionnement des stations-service (Reuters)

L'Etat a pris un arrêté autorisant la circulation des poids-lourds de plus de 7,5 tonnes dimanche pour empêcher toute pénurie de carburant dans les stations-service, que pourrait provoquer la grève des terminaux pétroliers de Fos-Lavera, dans les Bouches-du-Rhône.

Signé conjointement par le ministère de l'Ecologie et le ministère de l'Intérieur, l'arrêté stipule que cette autorisation exceptionnelle s'applique aux véhicules acheminant des hydrocarbures et des produits chimiques.

Elle court de 0 h à 22 h et vise "à titre préventif" à "pallier les carences d'approvisionnement des stations-service, des dépôts ou stockages d'hydrocarbures et des sites industriels", précise le texte.

Au sixième jour de grève pour protester contre la réforme portuaire, la situation restait bloquée samedi sur les terminaux pétroliers de Fos et de Lavera.

Selon la direction du Grand port maritime de Marseille (GPMM), trente huit bateaux attendent de pouvoir être déchargés, dont onze pétroliers de brut, treize pétroliers de produits raffinés, neuf gaziers, trois chimiquiers et deux péniches.

Aucune réunion entre les grévistes et la direction du port n'est prévue avant lundi.

La Fédération nationale CGT des Ports et Docks a de surcroît lancé un appel à la grève jusqu'à dimanche dans tous les ports français pour s'opposer à la mise en place d'une nouvelle convention collective prévue par la réforme portuaire.

Le mouvement réclame en outre la prise en compte de la pénibilité des métiers dans le secteur dans le cadre de la réforme des retraites.

Selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip), une grève de deux à trois semaines risquerait de provoquer une fermeture des raffineries et affecterait l'approvisionnement pour les consommateurs.

A l'exception du trafic des ferries à destination de la Corse et du Maghreb, tous les autres secteurs d'activité du port de Marseille, le premier de France, sont à l'arrêt.

Deux navires de croisière des compagnies Costa et MSC, d'une capacité de huit mille passagers chacun, ont été contraints samedi de mouiller au large et de transférer leurs passagers à terre à l'aide de chaloupes. Un autre navire de croisière avait déjà été dérouté vendredi sur Toulon.




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