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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 18:23

 

France culture – Dimanche 9 mai 2010

Annie Lacroix-Riz, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris VII,

Paru dans La Raison, n° 553, sous le titre « Vichy et l'assassinat de la république », p. 17-20

On présente volontiers la Défaite de 1940 comme une sorte de malédiction technique, la France ayant été gouvernée par des hommes politiques recevant trop d’informations ou pas assez, et d'ailleurs inaptes à les interpréter correctement ; par des militaires gâteux, incapables de s’adapter aux conditions nouvelles d’une guerre de mouvement et attachés à la défensive s’en s’être rendu compte que l’Allemagne préparait l’offensive. Cette thèse a aujourd'hui seule droit de cité, par exemple dans un récent numéro spécial de la revue L’histoire d’avril 2010, dont les articles et interviews de « spécialistes » réels ou présumés ne tiennent aucun compte de l’apport des sources originales, françaises et étrangères, aujourd’hui disponibles.

Or, ces archives confirment l’analyse de nombreux contemporains des années de guerre et d’Occupation, et en particulier l’un des plus prestigieux, historien médiéviste et grand observateur de son époque, Marc Bloch. En avril 1944, à quelques semaines de son assassinat par la Milice, il présenta dans une revue clandestine comme la signature de la trahison de Pétain, au sens juridique d’intelligence avec l'ennemi, sa longue préface approbatrice au livre de 1938 du général de réserve Louis Chauvineau, ancien professeur à l’École de Guerre (1908-1910), Une invasion est-elle possible?, qui prônait la défensive et ridiculisait la guerre offensive (avec avions et blindés) et les alliance de revers de la France [1]. Le jugement général qu’en tira Bloch a fourni le cadre d’une longue recherche puis de deux ouvrages récents : Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930 et De Munich à Vichy, l’assassinat de la Troisième République, 1938-1940[2] : « Le jour viendra », affirmait Bloch, « et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés. Les responsabilités des militaires français ne peuvent se séparer sur ce point de celles des politiciens comme Laval, des journalistes comme Brinon, des hommes d'affaires comme ceux du Creusot, des hommes de main comme les agitateurs du 6 février, mais si elles ne sont pas les seules elles n’en apparaissent que comme plus dangereuses et plus coupables pour s’être laissé entraîner dans ce vaste ensemble ».

La hiérarchie de Marc Bloch des cinq principaux groupes coupables de la Défaite était ainsi établie : les militaires, les hommes politiques, la presse, les hommes d’affaires (firme Schneider, dont le président Eugène, roi de la Tchécoslovaquie, la tua en septembre 1938, avant de la vendre, concrètement, avec Skoda, à Krupp, en décembre), et les agitateurs du 6 février 1934, ce mouvement dans lequel nombre d’historiens voient une simple révolte de la droite « républicaine » et de l’extrême droite contre les tares de la république parlementaire. Depuis 1999, de nombreux fonds français ont été ouverts aux chercheurs après avoir été fermés pendant soixante ans. Leur dépouillement permet à la fois d’avérer l’analyse de Bloch et de modifier sa hiérarchie des responsables, que des années de recherches m’ont conduite à établir ainsi :

Les « hommes d’affaires », que je nomme les hommes du grand capital, de la fraction la plus concentrée des milieux économiques, dominent toutes les autres catégories. Ils jouent un rôle déterminant parce qu’ils sont maîtres de la politique économique, malgré le rôle grandissant de l’Etat, et de la vie politique au sens très large : ce contrôle hégémonique inclut la possession, donc la maîtrise permanente des moyens d’information.

Les politiciens. Il ne s’agit pas uniquement de Laval ou des hommes de droite et d’extrême droite, mais d’un ensemble de responsables, comprenant la gauche dite « de gouvernement », radicale et socialiste, d'autant plus que, dans l’entre-deux-guerres, depuis 1924, et plus encore pendant la crise des années 1930, une majorité de Français vota à gauche. Ne se distinguant pas sur l’essentiel – et surtout pas sur la gestion de l’économie – des élites de droite qui dirigeaient l’économie et la société, cette « gauche de gouvernement », Léon Blum inclus et les radicaux plus encore (Herriot, Chautemps, Daladier, etc.), confrontée à la crise (du profit) adhéra aux solutions requises par les responsables de l’économie. Or, les plans économiques et politiques mis au point depuis les années 1920 et surtout 1930 supposaient tous « réforme de l’État », c'est à dire réduction sensible, voire liquidation des pouvoirs du Parlement. Ils permettraient, pour régler la crise (rétablir le taux de profit) d’éliminer des institutions gênantes pour le grand patronat désireux de réduire les salaires directs et indirects. Pour les raboter de manière drastique, celui-ci disposait de modèles étrangers efficaces : il apprécia d’abord l’exemple donné par l’Italie fasciste depuis novembre 1922, puis et surtout par l’Allemagne pré-hitlérienne (de Brüning) et hitlérienne, car aucun pays n’avait sabré les salaires directs et indirects de manière aussi drastique que l’Allemagne depuis 1930 et surtout depuis février 1933.

De sorte que, pas seulement pour la droite et l’extrême droite, mais aussi pour une fraction grandissante de la gauche de gouvernement, la renonciation aux « acquis sociaux » par la masse de la population apparut comme la meilleure voie de sortie de crise – sur la base exclusive de la formule maintien ou augmentation des profits-casse des salaires. Dans les projets du grand capital fut établi un lien automatique entre ladite casse et la formule « très autoritaire » mise en œuvre dans les pays voisins.

Nulle part ne pouvait être obtenue l’acceptation spontanée des énormes « sacrifices » de la crise que devrait consentir le peuple seul. Il fallait donc se passer du consentement populaire par une réduction ou une disparition premièrement du Parlement toujours trop sensible aux desiderata des électeurs appelés à renouveler les sièges des députés, et deuxièmement des partis (de gauche) au service de la population, qui seraient tentés, poussés par leur base sociale ou spontanément, de faire obstacle aux mesures contre les salaires. Tout cela supposait nouvelle organisation politique où ne se retrouva pas seulement l’ensemble droite-extrême droite tenté de fusionner au cours de la crise : la gauche de gouvernement fut aussi séduite par les solutions jugées modernes et pertinentes développées dans les milieux les plus concentrés de l’économie. L’adhésion fut au moins partielle (Blum compris, immergé dans un milieu « moderniste » directement lié au grand capital), parfois totale (chez Daladier dès 1933 et comme chef du gouvernement d’avril 1938 à mars 1940, après un virage à gauche purement pré-électoral en 1935-1936).

Dès les années 1920 se constituèrent des groupes de réflexion et d’action à l’intérieur du grand patronat, dont le principal, créé en 1922 (l’année du triomphe du fascisme en Italie), s’appela synarchie. La synarchie, nous assure-t-on, n’existe pas [3]. Avérée par les sources, elle fut fondée par douze décideurs� issus de la grande banque (dont les banques Worms et d’Indochine) et de l’industrie lourde – et en compta une cinquantaine dans les années 1930. Ces milieux, quintessence de ce que la propagande du Front populaire appelait « les 200 familles » (les 200 plus gros actionnaires de la Banque de France), détenaient assez de pouvoirs pour convaincre les hommes politiques, les journalistes (mais aussi les publicistes et les syndicalistes compréhensifs), les hommes de main et les militaires de haut rang (auxquels il assuraient une retraite (précoce) dorée, comme Weygand, administrateur de la Compagnie internationale du canal de Suez pour six cent mille francs par an depuis sa retraite de 1935. Aux décideurs de la poignée dirigeante des synarques revint la décision, à toutes ses étapes ; aux féaux des quatre autres niveaux, la propagande et l’exécution.

Les hommes politiques, parlementaires compris, furent associés à des plans de liquidation de la République ou en furent précisément informés sans juger bon d’en aviser leurs électeurs ou les membres mineurs de leurs partis. Cette réalité, attestée par des sources françaises et étrangères, abondantes (malgré de considérables destructions d’archives), est aujourd'hui repoussée par les porteurs de l’idéologie dominante, en premier lieu les journalistes ou publicistes fabriquant l’opinion en la « dindonnant »[4] : ceux-ci arguent qu’étudier un complot, une conjuration, une stratégie, relèverait d’une « histoire du complot », concept inacceptable en soi. La question, en quelque sorte, « ne sera pas posée ».


Pourtant, comme je le dis souvent à mes étudiants, personne ne se demande si Allende est « tombé » tout seul : les archives américaines sont déclassifiées rapidement et l’on peut, sur la seule base des fonds publiés, vérifier que Washington a assuré, en s’appuyant sur les élites chiliennes que gênaient les réformes sociales en cours, d'abord la chute d’Allende puis sa succession par le régime de Pinochet, caractérisé d'une part, par la terreur et la baisse drastique du niveau de vie pour la masse de la population, et, d'autre part, par une liberté économique et politique sans limites pour le grand capital (chilien et américain).

Les archives française et les archives étrangères que j’ai consultées permettent d’établir aussi formellement que les projets politiques évoqués plus haut étaient déjà fort avancés dans les années 1920 (projet de putsch Lyautey de 1926-1928, auquel l’obscur clerc Emmanuel Suhard fut étroitement associé : sa promotion consécutive lui permit de participer, comme archevêque de Paris, à l’ultime étape de la trahison, celle de 1940). La solution prit forme définitive en 1933-1934 : c’est à la faveur de la première tentative d’étranglement de la République, le 6 février 1934, et surtout de ses suites (le gouvernement de Doumergue, autre entretenu, aux mêmes conditions que Weygand, par « le » Suez) que fut trouvée la formule politique finalement venue au jour à la faveur de la Défaite consciencieusement préparée : le duo formé par Laval et celui que ce dernier qualifiait de « dessus de cheminée », c'est-à-dire Pétain. En 1935, François de Wendel, déjà présenté, « sout[enait] Monsieur Laval de toute son influence » et préparait la chute du régime en préférant au le colonel de la Rocque, son ancien chouchou, et à ses Croix de Feu (qu’il finançait largement) « un homme disposant d’un grand prestige dans le pays et ayant eu également la faveur de l’Armée »[5].

La synarchie s’appuyait sur des hommes politiques et sur des hommes de main, trouvés, sauf exception notable (quelques renégats de gauche ou d’extrême gauche), dans la droite et l’extrême droite, c'est-à-dire dans les ligues fascistes qui, financées par le grand capital en général et la synarchie en particulier, s’étaient développées en France suivant deux étapes, dans les années 1920, puis dans la décennie de crise. Ces ligues, sans disparaître individuellement, fusionnèrent en « Cagoule » en 1935-1936. A « la Cagoule » qu’on nous présente volontiers, avec une arrogance égale à l’ignorance, comme un petit mouvement risible, fugace et inoffensif [6], la synarchie fournit des moyens considérables. Car elle lui servit de bras armé ou d’« “aile marchante” », selon le meilleur spécialiste de « La Cagoule » et des ligues, le juge d’instruction Pierre Béteille, dans son rapport de 1945 pour le procureur général du procès Pétain, Mornet[7] : elle groupait en 1939 environ « cent vingt mille hommes pour toute la France, répartis en quarante légions » au service d’une stratégie de la tension – mise en œuvre quand le Front populaire se tint debout (en 1936-1937), abandonnée ensuite au profit des grands projets de la phase finale dont vingt mille dans l’armée, car il y avait une « Cagoule » civile et une « Cagoule » militaire.

Au sommet de la « Cagoule » militaire, dont la direction comptait les étoiles de l’Etat-major (Gamelin, chef d'état-major général, ne fut pas de la dernière étape, mais fut informé de tout et ne s’y opposa jamais), on trouvait rien moins que Pétain et Weygand : le duo fut, le 18 mai 1940, mis en place par l’homme de la droite classique Paul Reynaud. Les liens étroits de ce dernier avec la synarchie avaient fait toute sa carrière ministérielle, mais l’historiographie dominante continue à le dresser en homme fatigué, hésitant ou en mystère[8]. Pour connaître les autres éminences (Darlan compris), il suffit de disposer de la liste des officiers peuplant les cabinets de Vichy. Les civils dirigeant la Cagoule se confondaient le plus souvent avec ceux de la Synarchie : trônèrent à Vichy tous les hommes qui avaient forgé et fait exécuter les plans de liquidation de la République, et qui s’auto-attribuèrent les deux premières promotions des médailles de la francisque.

Dans ce dispositif les journalistes jouèrent un rôle, hauts salariés qu’ils étaient d’organes de presse détenus par le grand capital : symbole d’une situation générale, Le Temps, prédécesseur direct du Monde, appartenait pour plus de 80% au Comité des Forges en 1934 (après avoir été partagé jusque là entre Comités des forges, des houillères et des assurances).

Ce qui détermina la Défaite ne fut pas seulement la perte de « la bataille de 1940 » par les généraux, par ailleurs affectés à une mission directe : Huntziger ouvrit d'emblée la percée de Sedan à la Wehrmacht, qui s’y engouffra ; Pétain et Weygand allèrent discuter autour du 20 mai avec des délégués du Reich. Ce fut la décision du Grand Capital, qui généra l’exécution de tous ses obligés, armée comprise. Il voulait des salariés dociles à la casse de leurs salaires. Il refusait de se battre contre le Reich, si précieux partenaire commercial et financier. Il convenait de lui vendre les produits dont n’avait pas besoin la France puisqu’elle ne préparait pas la guerre, au premier chef le fer des canons et la bauxite (pour l’aluminium) des avions. Il ne pouvait être question de contrarier cet énorme débiteur dont la mise en défaut avait failli détruire le système capitaliste dans la crise systémique, bancaire et monétaire, du printemps et de l’été 1931. Pour ne pas déplaire à l’Allemagne, le Grand Capital, clé de « l’Apaisement », orienta la politique de la France vers le compromis à tout prix. Entre autres, le futur gouverneur de la Banque de France et chef de la délégation française d’armistice de Wiesbaden, le synarque Yves de Boisanger, alla en traiter avec le directeur général de l’IRI (Instituto di ricostruzione industriale italiano), Giovanni Malvezzi, en juillet 1939. L’Allemagne, ayant, elle, envie de faire la guerre indispensable à la conquête, se trouva, face à ses partenaires complaisants, en mesure d’agir sans trouver résistance organisée. La France fut donc vaincue dans les cinq jours (à peine) qui suivirent l’assaut du 10 mai 1940, pas à cause du « pacifisme » présumé d’un peuple qui avait supporté plus de quatre ans de guerre à peine plus de vingt ans auparavant.






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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 18:00

 

Lettre ouverte au Président de la République

 

Depuis le lundi 9 août 2010 au matin, alors que les recours déposés devant le tribunal administratif n'ont toujours pas été jugés, la démolition d'un des plus importants bâtiments de la Résidence universitaire Jean Zay d'Antony (92) est la proie de "casseurs". C'est le début d'un démantèlement qui, à plus ou moins long terme, conduira à la disparition d'une des plus importantes cités universitaires de France, comme le souhaite ardemment Patrick Devedjian depuis 1983, date de son élection à la mairie d'Antony.

Aujourd'hui la France, comme d'autres pays européens, traverse une crise grave : vous êtes le premier à le reconnaître officiellement. Cette crise n'est pas seulement économique et financière : elle est aussi sociale et beaucoup de nos concitoyens ont du mal à vivre décemment, même quand ils ont un travail.

Est-il acceptable, Monsieur le Président, que, dans ce contexte de crise et de pénurie du logement social étudiant, plus de mille chambres soient aujourd'hui démolies ? Ce ne sont ni les cent vingt chambres prévues dans un quartier excentré d'Antony ni celles de Gennevilliers qui pourront compenser ces mille chambres dont les loyers sont bas (cent quarante euros pour une chambre) et qui sont admirablement situées près de la gare du RER B Croix-de-Berny, d'où il est possible de rejoindre toutes les universités parisiennes par les transports en commun.

Est-il acceptable, Monsieur le Président, que les dix huit millions de francs déjà investis par l'Etat en 1989 pour le début d'une réhabilitation (toits, fenêtres et balcons) l'aient été en pure perte ?

Est-il acceptable, Monsieur le Président, que le Centre Régional des Œuvres Universitaires (CROUS) de Versailles soit victime d'une véritable spoliation ? En effet, au terme du remboursement des emprunts conclus auprès de la Caisse des dépôts et consignations pour l'achat des terrains et la construction des bâtiments, le CROUS devait, en 2019, jouir de la pleine propriété de l'ensemble de cet équipement. Or, en vertu de la loi d'août 2004, rédigée par le Ministre des collectivités territoriales et des libertés locales de l'époque, non seulement le CROUS s'est vu contraint de céder GRATUITEMENT cet équipement à la Communauté d'Agglomération des Hauts-de-Bièvre, mais c'est lui qui, maintenant encore, est dans l'obligation de rembourser jusqu'au dernier centime les annuités d'emprunts !

Est-il acceptable, Monsieur le Président, que la Communauté d'Agglomération, après avoir obtenu gratuitement le transfert de ces onze hectares de terrain situés en face du Parc de Sceaux, puisse revendre le terrain libéré ? Est-il acceptable qu'elle puisse ainsi dégager un bénéfice qui lui permettra de rembourser la subvention accordée pour la démolition par le Conseil général des Hauts de Seine, à l'instigation de son président, Patrick Devedjian ?

Enfin est-il acceptable, Monsieur le Président, que l'on détruise un ensemble architectural, référence internationale de l'histoire de l'architecture du vingtième siècle, œuvre d'un ancien prix de Rome, Eugène Beaudouin, plutôt que de le réhabiliter ? Pourquoi toutes les résidences universitaires de la même époque ont-elles été réhabilitées ou sont-elles en voie de l'être ? Pourquoi aucun projet sérieux de réhabilitation de la résidence d'Antony n'a-t-il jamais été élaboré ? Cette réhabilitation est possible (nous avons un projet qui illustre cette possibilité) et la qualité exceptionnelle du bâti est confirmée par les experts.

Nous demandons qu'il soit mis un terme à ce massacre, rendu possible par une convention signée en octobre 2008 entre deux de vos ministres (le Ministre de la relance et la Ministre de l'enseignement supérieur),.


Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l'expression de notre haute considération.

Marie-Jo Ehrhard, Présidente de L'AARUA   


Pour les élus de l'opposition, Françoise Colmez, Conseillère municipale d'Antony   


Pascale Le Néouannic, Conseillère régionale


 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:57

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/08/14/obama-prend-position-en-faveur-du-projet-pres-de-ground-zero_1398869_3222.html#ens_id=1395749

Obama prend position en faveur du projet de mosquée près de Ground Zero

14.08.10 | 08h59  •  Mis à jour le 14.08.10 | 09h03

Dans un plaidoyer en faveur de la liberté de culte, le président américain Barack Obama a défendu vendredi 13 août un projet controversé de mosquée près du site des attentats du 11-Septembre à New York. Obama intervenait pour la première fois dans ce dossier potentiellement explosif. "En tant que citoyen, en tant que président, je crois que les musulmans ont le même droit de pratiquer leur religion que quiconque dans ce pays. Cela comprend le droit de construire un lieu de culte et un centre communautaire dans une propriété privée dans le sud de Manhattan", a-t-il affirmé lors d'un repas de rupture du jeûne de ramadan à la Maison Blanche.

"Nous sommes aux Etats-Unis, et notre engagement en faveur de la liberté de religion doit être inaltérable. Le principe, selon lequel les gens de toutes les croyances sont les bienvenues dans ce pays et ne seront pas traités différemment par leur gouvernement, est essentiel à ce que nous sommes", a ajouté le président, en citant le premier amendement de la Constitution des Etats-Unis qui garantit la liberté de culte.

"DIEU DE PACOTILLE"

M. Obama prend ainsi spectaculairement position dans une affaire qui provoque une polémique de grande ampleur depuis que le conseil municipal de New York a approuvé en mai la construction de cette mosquée. Ses déclarations interviennent aussi alors que des associations de musulmans américains se disent inquiètes d'un "climat d'islamophobie exacerbé" dans le pays à l'approche du 11 septembre, qui coïncide cette année avec la fin du ramadan, calculé sur le calendrier lunaire.

Les partisans du projet de New York soutiennent que la "Maison Cordoba" aidera à surmonter les stéréotypes dont continue à souffrir la communauté musulmane de la ville depuis les attaques contre les gratte-ciel du World Trade Center, qui avaient fait environ 3 000 morts.

Des représentants politiques de premier plan, comme Sarah Palin, l'ex-candidate républicaine et égérie de la droite américaine, ou Newt Gingrich, ancien président républicain de la chambre desreprésentants, ont appelé à l'abandon du projet. Mark Williams, porte-parole du Tea Party, un mouvementultra-conservateur très critique, a estimé que le centre culturel serait utilisé "par des terroristes pour vénérer leur dieu de pacotille". Ils assurent quant à eux que construire une mosquée si près de Ground Zero est une insulte à la mémoire des victimes.

Vendredi, M. Obama a reconnu la sensibilité de la question, soulignant que "les attentats du 11-Septembre ont été un événement profondément traumatisant pour notre pays". Et il a refusé tout amalgame entre musulmans et les terroristes d'Al-Qaida. "Rappelons-nous toujours contre qui nous nous battons et pourquoi nous nous battons. Nos ennemis ne respectent pas la liberté de religion. La cause d'Al-Qaïda n'est pas l'islam, c'est une déformation caricaturale de l'islam", a encore expliqué le président américain. "Ce ne sont pas des dirigeants religieux: ce sont des terroristes qui tuent des hommes, des femmes et des enfants innocents. Al-Qaïda a tué plus de musulmans que de gens pratiquant toute autre religion", a-t-il plaidé.






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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:47

 

Nicolas Sarkozy épinglé par la presse algérienne

LE MONDE | 13 août 2010 | Amir Akef | 491 mots

Journaux et intellectuels ont dénoncé la "dérive raciste et xénophobe" du président français.

Amalgame odieux", "Sarkozy fait le lit du lepénisme", "Xénophobie officielle". Contrastant avec le silence que s'imposent le gouvernement et les partis politiques au nom du principe de non-ingérence, la 
presse algérienne dénonce vivement le récent virage sécuritaire « anti étrangers » du président français.

Même s’ils sont habitués depuis longtemps à ce que l’immigration serve de thême électoral en France, les Algériens ont été surpris et choqués. « A ce niveau de l’Etat, ce genre de discours est sans précédent. Une digue républicaine s’est rompue » note un enseignant de la faculté des sciences politiques et de l’information d’Alger.

Le constat est largement partagé dans les milieux intellectuels. Chems Eddine Chitour, professeur à l’Ecole polytechnique s’indigne de ce que Beurs et Blacks en France servent de « variable d’ajustement » dans les périodes difficiles. Selon lui, le discours de Monsieur Sarkozy est une « dérive vers une société d’apartheid » avec une séparation entre « Français de souche » et étrangers devenus des Français « à durée déterminée ».

La presse algérienne se refuse à donner crédit aux sondages qui accordent un franc soutien des français aux mesures préconisées par leur président. De la « propagande subliminale » dit le journal Liberté, qui accuse l’institut IFOP de « fasciser la France ». Ici, on ne doute pas non plus que la communauté algérienne en France, toutes générations confondues, constitue une cible de choix dans une « diversion » organisée par un Nicolas Sarkozy en perte de popularité.

En avril, le ministre algérien de la solidarité indiquait qu’il y avait 1 655 863 Algériens « immatriculés » au niveau des ambassades algériennes et que la communauté algérienne en France représente 1 335 109 personnes. Un chiffre qui inclut les binationaux.

Les responsables des ligues algériennes des droits de l’homme, les seuls qui s’expriment ouvertement, considèrent que c’est l’ensemble de la population maghrébine de France qui est visée. Ils ont appelé les ONG maghrébines des droits de l’homme à constituer avec les associations françaises un « front de défense » pour « empêcher les lois anti immigrés et anti étrangers » de Monsieur Sarkozy.

Totale rupture

Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), constate avec regret qu’il est désormais difficile de faire une distinction entre « la droite et l’extrême droite » en France. Selon lui, une action commune des ONG maghrébines et françaises est nécessaire, car les « gouvernements de la région en raison de leur faible légitimité ne vont pas défendre les populations maghrébines ciblées ».

Boudjemaa Ghechir, président de l’autre Ligue algérienne des droits de l’homme (LADH), cité par le journal El Khabar, dénonce une « dérive raciste et xénophobe destinée à récupérer l’électorat du Front National ». Mustapha Bouchachi, lui, se dit effrayé par l’ampleur de la régression du débat politique en France. « Je trouve particulièrement grave que plus de deux cent ans après la Déclaration française des droits de l’homme, un chef d’Etat français la bafoue aussi ouvertement ». Citant une « dérive électoraliste en totale rupture avec les aspects les plus lumineux de l’histoire de la France », il conclut : « c’est la réputation de ce pays comme terre des droits de l’homme et de l’affirmation du principe d’égalité qui risquent d’être affectée ».






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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 16:05

 


http://www.europalestine.com/spip.php?article5292

http://www.french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=5019

Convoi d’aide humanitaire pour Gaza

10/08/2010

Le deuxième convoi Miles of Smiles (Kilomètres de Sourires) a atteint la frontière égyptienne avec Gaza, au passage de Rafah.     

Miles of Smiles est un convoi d'aide humanitaire en direction de Gaza. Ce second convoi, composé de quarante-cinq militants internationaux (incluant le CBSP) ont acheminé l'équivalent de un million d'euro de matériel médical. Il s'est créer à l'initiative de plusieurs associations, Partners for Peace (Partenaires pour la Paix), the International Committee to Break the Siege on Gaza (le Comité International pour Briser le Blocus de Gaza) et l'UNRAW. Lundi soir, le convoi a pu entrer dans Gaza.

Un premier convoi avait pu traverser le passage de Rafah en novembre dernier, et ainsi décharger des fauteuils roulants, du matériel médical, cent deux voitures ainsi que des ambulances.   





 

 

 

 

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 18:40

 

http://www.fr.news.yahoo.com/63/20100812/tfr-des-internautes-condamns-pour-avoir-019dcf9.html



Des internautes condamnés pour avoir comparé la "politique d'expulsions du préfet à celle de Vichy"

Ces internautes avaient envoyé au préfet des Pyrénées-Atlantiques des mails dans lesquels ils protestaient contre l’expulsion en juillet 2008 d’une famille albanaise.

Dans ces mails, ils faisaient "le rapprochement entre la politique d'expulsions actuelle de sans papiers et la période noire de Vichy", explique Sud Ouest.

Ils viennent donc d’être condamnés par le tribunal correctionnel de Pau à 1.000 euros d'amende avec sursis pour outrage envers le préfet des Pyrénées-Atlantiques. Sur les six internautes poursuivis, une seule a été relaxée car son commentaire "ne relevait pas de l’outrage".

Lors de la comparution devant le tribunal en juin dernier, les débats avaient porté sur la notion de liberté d’expression et notamment sur "les mots interdits", expression de l'avocate de quatre des poursuivis pour évoquer l'allusion au régime de Vichy.

L’avocat du Préfet avait lui parlé du "choc" du représentant de l'Etat "en se voyant comparé en bourreau nazi", rapporte Sud Ouest.

Dans son délibéré, le tribunal de Pau a donc considéré qu'il y avait bien "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique".

Le syndicat Unité-SGP Police s'est "félicité" de la décision du tribunal: "Les policiers ou préfets (...) appliquent et font appliquer les lois démocratiquement votées. Ils ont droit au respect".

De son côté, le Réseau éducation sans frontières (RESF) reconnaît que "les peines sont symboliques" mais déplore ce jugement qui laisse penser "qu’il serait interdit de penser à une époque historique du passé quand on se trouve face à une situation qui y fait irrésistiblement penser, et de le dire".






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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 18:20

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100812/tts-france-securite-onu-ca02f96.html

La France épinglée par un comité de l'Onu sur la sécurité (Reuters)

Des experts du Comité de l'Onu pour l'élimination de la discrimination raciale (Cerd), réunis mercredi et jeudi à Genève, ont épinglé la politique de la France envers les étrangers, considérée comme discriminante.

Le débat sur l'identité nationale, l'idée du président Nicolas Sarkozy de déchoir des personnes d'origine étrangère de la nationalité française dans certains cas et les récentes mesures prises contre les Roms ont choqué les experts, qui rendront leurs conclusions le 27 août.

Réfutant leurs critiques, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, a déclaré que la France était "un Etat de droit rigoureusement respectueux des droits de l'homme".

Les 18 membres de la Cerd sont chargés de vérifier les efforts des 173 pays signataires de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale pour se conformer à ce texte.

L'expert togolais Ewomsan Kokou, cité par Le Monde, a pointé une "recrudescence notable du racisme et de la xénophobie" en France.

Selon un compte rendu de la réunion que s'est procuré Reuters, le discours de Nicolas Sarkozy qui suggérait fin juillet à Grenoble de déchoir de la nationalité française "toute personne d'origine étrangère" portant atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police est "non seulement discriminant contre les Français d'origine étrangère" mais il "constitue également une incitation à la haine", a déclaré un membre non identifié.

Ce dernier a aussi qualifié de fait "grave" l'adhésion de la majorité de la population française à ce discours, comme l'a montré un récent sondage.

STIGMATISATION

"La politique sécuritaire de la France est marquée par la stigmatisation de l'immigration comme cause de tous les maux", a déploré un autre membre du Comité.

"De nombreux experts ont évoqué la situation des Roms et gens du voyage en France, l'un d'entre eux se demandant pourquoi, alors que la liberté de circulation est garantie en France, des Français appartenant à des minorités sont obligés de se munir de carnets de circulation", lit-on dans le compte rendu.

Le rapporteur du Comité, Pierre-Richard Prosper, a estimé pour sa part qu'il était "temps pour la France de faire vivre les rêves de liberté, d'égalité et de fraternité".

Pierre Lellouche a réagi dans un communiqué en indiquant que "la France est un Etat de droit rigoureusement respectueux des Droits de l'Homme dont elle a été la première inspiratrice depuis deux siècles".

"Les polémiques entretenues ici ou là au sujet de décisions prises par le gouvernement français n'ont par conséquent pas lieu d'être", a ajouté le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

"Qu'il s'agisse de notre politique de sécurité, de la lutte contre l'immigration clandestine et les trafics d'êtres humains, ou de l'interdiction du port du voile intégral dans l'espace public, toutes ces politiques actuellement menées par le gouvernement français ne visent précisément qu'à garantir les libertés publiques, et notamment l'égalité des droits des femmes, à protéger les plus vulnérables contre les trafics d'êtres humains et à préserver le premier des droits de l'homme, qui est le droit à la sécurité", souligne-t-il.

Dans leurs conclusions, qui n'ont aucun caractère contraignant, les experts du Cerd pourraient demander à la France d'apporter des améliorations sur certains points et de venir leur en rendre compte dans un délai défini.



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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 18:12

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5291

Boycott : Mobilisation en soutien à cinq militants de Mulhouse appelés à comparaître le 13 septembre prochain

Le BNVC (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) du lobbyiste pro-israélien Sammy Ghozlan, qui pourchasse tous les militants défenseurs des droits des Palestiniens, en exerçant le sempiternel chantage à l’antisémitisme, poursuit en justice cinq militants de Mulhouse qui participent à la campagne internationale de boycott de l’occupant israélien. Ces derniers comparaîtront le 13 septembre prochain devant le tribunal de Mulhouse. Notre soutien doit s’exercer pleinement, et commencer par l’envoi d’une lettre de chacun(e) de nous, telle qu’ils nous la réclament, pour en faire état auprès du président du Tribunal. Ci-dessous leur communiqué, la lettre à leur renvoyer, ainsi que l’article les concernant dans le quotidien L’Alsace de ce jour.

Vous trouverez ci-joint la déclaration des cinq militants dont je fait partie, poursuivis devant le tribunal correctionnel de Mulhouse le 13 septembre.

Un communiqué de soutien d’organisations est en cours de préparation.

Toutes les informations sur cette affaire seront publiées sur le blog http://palestine68.canalblog.com Vous y trouverez également une lettre de soutien que vous pouvez envoyer par mail après l’avoir complétée.

Les informations sur la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) sont disponibles sur le blog http://jplpboycott.canalblog.com notamment un rubrique Actions en Alsace

Nous sommes cinq militants convoqués le 13 septembre devant le tribunal correctionnel de Mulhouse, accusés de provocation « à la discrimination, à la haine ou à la violence ». Il nous est reproché d’avoir, par tract, le 26 septembre 2009 à l’hypermarché Carrefour d’Illzach, appelé au boycott des produits importés d’Israël et d’avoir porté des tee-shirts comportant l’inscription « Palestine vivra, Boycott Israël ».

Notre action a été menée dans le cadre de la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), une initiative non-violente lancée par 171 organisations palestiniennes et soutenue par des organisations israéliennes. Elle se développe en France comme dans le monde entier. Elle vise à faire appliquer le droit international, le droit humanitaire et les droits de l’homme en Palestine, ce que ni les Institutions internationales ni les Etats ne font. Soutenant le boycott, Stéphane Hessel écrivait le 15 juin : « L’absence d’action significative de la part des gouvernements pour rendre Israël responsable devant le droit international laisse ouverte une voie pour les citoyens de conscience : celle de prendre eux-mêmes cette responsabilité... ».

Cette campagne se veut une sanction de la politique israélienne pour faire cesser la colonisation des territoires palestiniens, lever le blocus de Gaza et défendre les droits d’un peuple qui vit sous l’occupation.

Le boycott a été utilisé efficacement par Gandhi pour la décolonisation de l’Inde, Martin Luther King contre la ségrégation envers les Noirs-américains et pour dénoncer l’apartheid qui sévissait en Afrique du Sud.

Par nos actions non-violentes nous voulons exprimer notre indignation face à l’oppression et l’occupation vécue par le peuple palestinien depuis plus de 60 ans. S’indigner devant le non-respect du droit est une liberté et à nos yeux un devoir.

Ce procès est politique. Il a été commandé par le gouvernement. L’accusation est choquante parce qu’elle veut étouffer notre liberté d’expression. Elle est choquante parce qu’elle cherche à pénaliser une action légitime et à faire taire les militants de la cause palestinienne.

Notre collectif Boycott 68 demande à tous les citoyens de participer à la campagne BDS et de signer la lettre-pétition « Moi aussi, je boycotte ! ».

Farida Trichine, Justice Pour La Palestine Alsace

Henri Eichholtzer, Association France Palestine Solidarité 68

Mohammad Akbar, Association REDA (de la dynamique Présence Musulmane)

Aline Parmentier, secrétaire départementale du PCF 68

Jacques Ballouey, Les Verts 68

Contact : tél : 06 23 63 65 23 ou 06 43 38 84 74

mail : collectif_boycott68@yahoo.fr

 

LETTRE AU TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE MULHOUSE

Merci de compléter cette lettre et l’envoyer aux militants de Mulhouse inculpés, qui la transmettront au Président du Tribunal correctionnel de Mulhouse

Monsieur le Président,

Je soussigné(e) m'adresse à vous, pour vous informer que je participe au boycott des produits de l’occupant israélien des territoires palestiniens, et refuse ainsi de me rendre complice des crimes commis par l’Etat d’Israël contre un peuple sans défense, et en violation totale du Droit International dont le droit humanitaire.

Je l’avoue, je participe au boycott des produits de ce pays aujourd’hui guerrier, conquérant et oppresseur. Je l’avoue, c’est de toute ma voix et de tout mon cœur que je participe à cet acte de résistance, qui est un acte pacifique et raisonné.

J’élève ainsi ma voix contre l’indignité des crimes commis, et contre la colonisation par l’Etat d’Israël de la Palestine.

Face à l’inertie des autorités françaises et européennes, qui se refusent à prendre des sanctions à l’encontre d’un Etat qui commet des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, j’estime qu’il est de mon devoir moral de porter assistance à un peuple en danger. Face à une colonisation qui se poursuit depuis des décennies, en violation de nombreuses résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies, face à la construction d’un mur jugé illégal par la Cour de Justice Internationale de la Haye, à l’emprisonnement et à l’assassinat de milliers de femmes d’hommes et d’enfants, je réponds à l’appel lancé par la société civile palestinienne, en participant à la campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanction (BDS) visant l’occupant israélien et les entreprises qui s’y associent.

Comme pour l’Afrique du Sud du régime d’apartheid, le boycott, dans le cadre de cette campagne, me semble le seul moyen pacifique de faire respecter les droits de l’homme et le droit international, sans lesquels nous sommes menacés par la loi du plus fort, c’est à dire la barbarie. C’est dans cet esprit que je participe à cette campagne et que j’appelle mes concitoyens à y participer.

Je cesserai de boycotter l’Etat d’Israël et ses produits quand il cessera de boycotter le peuple palestinien, de l’emmurer, de le priver de ses droits fondamentaux, de nourriture, de travail, de libre circulation, et de son droit à l’auto-détermination.

J’apprends que cinq militants du Collectif Boycott 68 sont convoqués devant le Tribunal correctionnel de Mulhouse. Je constate qu’aucun acte de violence, de dégradation ou de pression sur les personnes relatif à l’action du 26 septembre 2009, n’a été signalé.

Pour faire valoir ce que de droit lors de l’audience du tribunal correctionnel le 13 septembre 2010 concernant l’assignation des cinq militants du Collectif Boycott 68.

 

 

ARTICLE PUBLIE LE 10 AOUT 2010 DANS LE JOURNAL L ALSACE

 

Cinq militants poursuivis à Mulhouse

Après avoir appelé au boycott des produits israéliens à l’hypermarché Carrefour d’Illzach, cinq militants de la cause palestinienne sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse.

Ce sont eux qui l’annoncent, dans un communiqué diffusé hier : cinq membres du collectif Boycott 68 devront répondre, le 13 septembre prochain au tribunal correctionnel de Mulhouse, de provocation « à la discrimination, à la haine ou à la violence ». Il leur est reproché d’avoir participé, le 26 septembre 2009, à une action appelant au boycott des produits importés d’Israël dans les rayons de l’hypermarché Carrefour d’Illzach revêtus de T-shirts portant l’inscription « Palestine vivra, Boycott Israël » ( L’Alsace du 27 septembre 2009). L’accusation est choquante […] Notre action vise à faire appliquer le droit

Les poursuites engagées font suite à une plainte du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), une émanation de différents conseils des communautés juives, qui sera partie civile au procès. Carrefour a-t-il aussi déposé plainte et sera-t-il partie civile ? Contacté par L’Alsace, le service juridique de Carrefour France — vers qui le magasin d’Illzach avait fait remonter les faits — n’était pas en mesure, hier, de l’indiquer, en raison de congés en son sein.

Les cinq militants convoqués au tribunal correctionnel de Mulhouse sont membres de différents mouvements politiques ou associatifs : Les Verts 68, le Parti communiste 68, Justice pour la Palestine Alsace, l’association Reda (Dynamique présence musulmane) et l’association France Palestine solidarité 68. Dans le texte diffusé hier, ils s’indignent contre leur mise en cause : « Ce procès est politique […] L’accusation est choquante parce qu’elle veut étouffer notre liberté d’expression. Elle est choquante parce qu’elle cherche à pénaliser une action légitime et à faire taire les militants de la cause palestinienne », estiment-ils.

« Notre action a été menée dans le cadre de la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), une initiative non-violente lancée par 171 organisations palestinienne et soutenue par des organisations israéliennes […] Elle vise à faire appliquer le droit international, le droit humanitaire et les droits de l’Homme en Palestine […] Cette campagne se veut une sanction de la politique israélienne pour faire cesser la colonisation des territoires palestiniens, lever le blocus de Gaza et défendre les droits d’un peuple qui vit sous l’occupation. Le boycott a été utilisé efficacement par Gandhi pour la décolonisation de l’Inde, par Martin Luther King contre la ségrégation envers les noirs américains et pour dénoncer l’apartheid qui sévissait en Afrique du Sud […] S’indigner devant le non-respect du droit est une liberté et à nos yeux un devoir », écrivent encore les cinq militants.

Le BNVCA estime de son côté que l’appel au boycott des produits israéliens lancé par les militants de la campagne BDS participe au développement de l’antisémitisme en France.

« Ils importent un conflit. Ils échauffent les esprits. S’ils pensent faire gagner la cause palestinienne par ce biais, ils se trompent », dit Sylvain Zenouda, vice-président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, joint hier par L’Alsace. Il fustige « d’autant plus » cet appel au boycott « que certains produits israéliens sont fabriqués avec le concours de Palestiniens », relève-t-il, voyant par ailleurs dans les actions menées en grandes surfaces « une atteinte à la liberté de circuler » des consommateurs. Et quand on évoque « l’atteinte à la liberté d’expression » mise en avant par les militants haut-rhinois poursuivis en justice, M. Zenouda répond : « Il y a des moyens démocratiques pour s’exprimer ».

Les poursuites engagées au tribunal correctionnel de Mulhouse ne sont pas les premières du genre en France. Le 10 février dernier, le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné à mille euros d’amende, pour incitation à la haine raciale, une militante de la Ligue des droits de l’Homme qui avait apposé un autocollant « Boycott apartheid Israël » sur des jus de fruit provenant d’Israël dans une grande surface de Mérignac.

http://www.lalsace.fr/fr/region/alsace/article/3605264/Cinq-militants-poursuivis-a-Mulhouse.html

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 16:16

 

Assassinat de Rafic Hariri : M. Nasrallah pointe une "piste" israélienne

LE MONDE | 10 août 2010 | Benjamin Barthe (avec Laure Stephan) | 532 mots

Le chef du Hezbollah accuse le Tribunal spécial pour le Liban de ne pas "chercher la vérité".

En parfait tacticien convaincu que l'attaque est la meilleure défense, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a répondu, lundi 9 août, à la mise en cause de son mouvement dans l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri, en février 2005, en pointant du doigt son ennemi juré, l’Etat juif.

Dans une vidéo conférence de plus de deux heures, au crescendo soigneusement dosé, le leader de la milice chiite a incité le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), qui enquête sur l’affaire Hariri et s’apprête à inculper deux membres du Hezbollah, à creuser la piste d’une machination israélienne.

A l’appui de ses dires, Hassan Nasrallah a diffusé des images aériennes du parcours emprunté par le convoi de Rafic Hariri le jour de sa mort, qui ont été, selon lui, tournées par des avions espions israéliens avant d’être interceptées par ses services. « Ce que je montre n’est pas une preuve irréfutable mais cela ouvre la porte à une telle hypothèse. Depuis cinq ans, personne, ni le tribunal de l’ONU, ni l’enquête, ni personne au Liban n’explore cette piste », a déploré le chef du Hezbollah. Ce dernier s’exprimait depuis un lieu tenu secret, son intervention était diffusée à un parterre de journalistes et d’hommes politiques libanais, réunis dans la banlieue sud de Beyrouth.

Mardi 10 août au matin, Israël n’avait pas réagi officiellement mais sous le couvert de l’anonymat, un haut responsable tournait cette thèse en dérision. « La communauté internationale, le monde arabe et plus important, le peuple libanais savent tous que ces accusations sont simplement ridicules », affirmait il. L’idée qui prévaut en Israël veut que le dirigeant chiite cherche à faire diversion au moment où le travail du TSL le met en difficulté.

Les images présentées par Monsieur Nasrallah ne sont pas datées et rien ne permet d’en certifier l’origine. Elles montrent les routes entre le Parlement, dans le centre de Beyrouth, et la résidence de Rafic Hariri, sur les hauteurs de la ville, notamment la route côtière et l’hôtel Saint Georges, près duquel il a été assassiné, le 14 février 2005, dans l’explosion d’une camionnette piégée. « Quand on prend ce genre d’images, c’est généralement en introduction à l’exécution d’une opération », a estimé Hassan Nasrallah, ajoutant qu’un collaborateur d’Israël, Ghassan Al Jidd, qui a fui aujourd’hui le Liban, se trouvait la veille sur le lieu de l’attentat.

Selon son chef, le Hezbollah a acquis dans les années 1990 la capacité de capter les signaux émis par les appareils de surveillance israéliens. Cette expertise aurait notamment permis aux combattants chiites de mettre au point l’embuscade d’Ansariyyeh, au Liban Sud, en septembre 1997, au cours de laquelle une dizaine de commandos israéliens, débarqués par la mer, avaient été tués.

Afin d’asseoir sa démonstration, Hassan Nasrallah avait brossé au début de son exposé un historique de l’espionnage israélien au Liban, en détaillant le parcours de plusieurs collaborateurs notoires. L’un d’eux, Mahmoud Rafeh, impliqué selon le Parti de Dieu dans quatre assassinats, facilitait l’infiltration d’agents israéliens au Liban. « La commission d’enquête internationale est elle jamais venue l’interroger ? », a lancé Monsieur Nasrallah. « Celui qui cherche véritablement la vérité sur l’assassinat de Rafic Hariri devrait commencer par là.  «

A défaut de peser sur l’acte d’accusation du Tribunal spécial pour le Liban, attendu cet automne, qu’il qualifie de « projet israélien », Monsieur Nasrallah espère saper sa crédibilité auprès des libanais. Il a promis, comme à son habitude, de nouvelles révélations dans le futur.



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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 15:06

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100809/tts-france-sarkozy-marianne-ca02f96.html

Des élus UMP furieux de voir Sarkozy comparé à un voyou (Reuters)

Des responsables et élus de l'UMP se sont élevés lundi contre la une de l'hebdomadaire Marianne présentant Nicolas Sarkozy comme le "voyou de la République."

Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, a ainsi jugé "insultante" et "démagogique" l'édition du magazine datée du 7 au 13 août.

"Où est le respect envers le chef de l'Etat qui a été élu au suffrage universel et mène une politique pour laquelle il a été choisi et sa politique validée ?", a-t-elle demandé sur RMC.

Le député UMP Lionnel Luca a lui aussi dénoncé "l'outrage au président de la République élu démocratiquement."

"Rien ne justifie ces dérives, sinon l'intérêt financier d'une opération commerciale pour meubler l'actualité estivale", déplore-t-il dans un communiqué.

Pour Lionnel Luca, "il est paradoxal de dénoncer les dérives vichystes en utilisant les méthodes de la presse d'extrême droite d'avant-guerre, dont on sait ce qu'elle a été sous l'Occupation".

Sur RMC, Jean-François Kahn, co-fondateur de Marianne, a justifié le choix de l'expression "Voyou de la République" en reprochant au chef de l'Etat de se comporter comme un "caïd des cités" de banlieue.

"Il y a eu des réactions sur Sarkozy : pétainiste, vichyste, facho, raciste, xénophobe ! Dans cet article, je dis: ce n'est pas vrai", explique-t-il.

"Mais en revanche, dans le fond Sarkozy c'est un type qui, pour conquérir le pouvoir, ou pour garder le pouvoir avec talent, est capable de tout ! Rien ne l'arrête (...) C'est ça, l'idée, c'est ça un voyou."

Jean-François Kahn ajoute que "pour conserver le pouvoir", Nicolas Sarkozy "est capable de tout, exactement comme les caïds des cités de banlieue."



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