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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 20:01

 

http://www.rougemidi.org/spip.php?article5002

Communiqué de la CGT de Radio France

Les pantins de l’Elysée se démasquent

Une déclaration salutaire...

Ça y est c’est fait. Il aura fallu une année à Messieurs Hees et Val pour mettre en application leur mission commandée directement par Nicolas Sarkozy : mettre au pas les chaînes de Radio France et en particulier la plus écoutée France Inter. Tous les mensonges de Hees nous assurant dés son arrivée de ses bonnes intentions, garanties du sceau de son passé d’intègre et prestigieux journaliste ; les références maintes fois reprises d’un passé contestataire de Philippe Val à Charlie Hebdo n’auront trompé personne, ni les salarié-e-s ni les auditeurs. Tout le monde le savait pertinemment : Ces deux hommes sont les portes flingues d’un président qui veut purement et simplement la peau de toute contestation, de toute objection sur les antennes du service public. D’un président qui prépare l’avenir. Son avenir.

Tout le monde le savait, mais tout le monde se demandait quand et comment l’assaut allait être porté.

2012 fin des travaux ???…

Le 23 juin, dans ses adieux aux auditeurs Guillon fait mine de se tromper, la fin des travaux de la maison de la radio n’est pas prévue pour 2012. Mais il s’agit bien de la fin des grandes manœuvres du pouvoir !!! … pour conquérir une nouvelle fois l’Elysée. Avec un bilan aussi désastreux et une chute vertigineuse dans les sondages, il faut sortir la grosse artillerie de la propagande pour espérer remporter ces élections. Après les médias privés, restait la mise au pas du service public. Nous y sommes ! Et messieurs Hees et Val, nommés pour ce faire, déminent consciencieusement en bons soldats les grilles de Radio France, que certains aimeraient tant rebaptiser « la voix de son maître ». Opération qui permettra de porter haut et fort, sans opposition éditoriale, l’appel de leur général.

Messieurs les Directeurs, vos agissements scandaleux pilotés par l’Elysée ne feront pas taire et n’endormiront pas les salariés, les auditeurs. C’est la liberté d’expression que vous foulez au pied !

Votre guerre des grilles fait des morts, les producteurs, les chroniqueurs.

Vous les troufions du gouvernement, vous allez devoir compter sur la détermination des personnels et des auditeurs de Radio France qui ne veulent pas voir leur entreprise, leur service public asservis aux causes les plus viles, anéantis pour des fins serviles.

Messieurs Hees et Val, vous dites ne plus vouloir de petits tyrans à Radio France et bien…partez alors !!!

La CGT appelle tous les salariés, tous les auditeurs à organiser la riposte à cette attaque et à se retrouver tous ensemble, devant les locaux de Radio France dans les régions, devant la maison de la radio à Paris, pour une journée nationale de mobilisation le 1er juillet.

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 19:50

 

http://www.blog.exigences-citoyennes-retraites.net/?p=188

Les lundis au Soleil

La réforme des retraites baissera les pensions et le pouvoir d’achat (chacun devra capitaliser auprès des assurances privées!). Elle s’attaque à la clé de voûte de la protection sociale. D’autres financements sont possibles. Infiniment moins inégalitaires. Le projet de loi doit être retiré.

Pour imposer ce retrait, nous appelons partout en France, tous les collectifs locaux, à se réunir localement (et festivement) les lundis 28 juin, 6 septembre, 13 septembre, 20 septembre, 27 septembre, de 19h à 21h, pour des « LUNDIS AU SOLEIL », qui opposent la force de notre nombre au passage en force du gouvernement.

Chaque collectif local dans le lieu qui lui semble approprié, suivant l’organisation qu’il décide, avec casse-croutes, musiques, interventions, mais « TOUS ENSEMBLE », pour « tous ensemble » monter le son contre la réforme !

A Paris : premier LUNDI AU SOLEIL, Place de la Bourse, 75 002 Paris, le lundi 28 juin, de 19 h à 21 h,  avec ATTAC, COPERNIC, le PCF, le NPA, le PG, Solidaires, la FSU, les Alternatifs, LES VERTS, la Gauche Unitaire, le PCOF, la FASE, les collectifs locaux d’Ile de France…

Intervenants : Jacques Boutault (maire du second arrondissement), Jean-Marie Harribey (ATTAC), Caroline Mécary (Copernic), Martine Billard (PG) Olivier Besancenot (NPA), Olivier Dartigolles (PCF), Alain Lipietz (Les Verts), Annick Coupé (Solidaires), Daniel Rallet (FSU), Gérard Filoche (Inspecteur du travail), Danielle Jillet (Femmes Egalité)  Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs), Freddy Bruneel (Collectif de défense des retraites des Yvelines), Jean-Claude Chailey (Résistance sociale)…

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 19:07

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5212

La Confédération syndicale internationale demande la levée du blocus de Gaza

Le congrès de la Confédération syndicale internationale (CSI), réuni de 21 au 25 juin à Vancouver (Canada), exige la levée du blocus de Gaza et menace d’exclure le syndicat israélien Histadrout s’il continue à soutenir l’occupation, le blocus de Gaza, et les crimes de guerre israéliens.

"Près d’un mois après la sanglante opération israélienne qui a fait neuf morts parmi les militants pro-palestiniens, certains syndicats ont tenu à ce que le congrès prenne position", rapporte l’envoyé spécial du Monde à Vancouver.

"La rumeur d’une demande d’exclusion de la CSI du syndicat israélien Histadrut a même couru. En fait, explique Rudy De Leeuw, président de la FGTB (Fédération générale du travail de Belgique), "notre congrès du début juin, en Belgique, avait exigé que le syndicat israélien se ressaisisse et soit plus clair sur la politique menée par son gouvernement". Le syndicaliste belge précise que si tel n’était pas le cas, son organisation demanderait une "mise à l’écart" d’Histadrut."

Le principal syndicat sud-africain, la Cosatu, a proposé un amendement demandant que la CSI s’engage en faveur du boycottage d’Israël, qualifié d’"Etat d’apartheid". Pour Bheki Ntshalistshali, son président, "il est de la responsabilité du syndicalisme de forcer Israël à appliquer les résolutions des Nations unies et à lever l’embargo".

La résolution finale demande entre autres "la démolition du mur" de séparation, la "levée du blocus à Gaza".

  

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 18:08

 

2 juin 2010 (AFP)

Huit cent Palestiniens ont franchi dans les deux sens le terminal de Rafah à la frontière de la bande de Gaza et de l'Egypte, desserrant légèrement le blocus du territoire que la flottille tentait de briser.

L'ouverture du terminal, seul point de passage de la bande de Gaza non contrôlé par Israël, que l'Egypte maintenait généralement fermé, a été ordonnée mardi par le président Hosni Moubarak pour l'acheminement de l'aide humanitaire et le passage des malades.

Cette décision a été prise après l'opération meurtrière menée par les forces israéliennes au large de Gaza contre une flottille internationale qui projetait de forcer le blocus israélien de l'enclave palestinienne pour y acheminer de l'aide humanitaire.

"Le terminal de Rafah est ouvert dans les deux sens", a indiqué un responsable du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, Bachir Abou al-Najaa, dans un communiqué.

Environ quatre cent Palestiniens ont franchi la frontière vers l'Egypte, et quelque 200 autres sont passés dans l'autre sens, regagnant Gaza depuis le territoire égyptien, a pour sa part précisé un responsable du côté égyptien sous couvert de l'anonymat.

Au moins huit cent Palestiniens devraient quotidiennement emprunter dans les deux sens le terminal, ouvert de 09H00 à 19H00 locales (06H00 GMT à 16h00 GMT), a-t-il estimé.

Les personnes autorisées à passer en Egypte ont en majorité besoin d'être soignées, ou possèdent des visas ou des permis de séjour à l'étranger et doivent sortir pour raisons humanitaires.

Les autorités égyptiennes ont en outre permis le passage à Gaza de quatre générateurs électriques, a précisé le responsable.

Neuf autres générateurs ainsi que de l'aide provenant de Russie, de Jordanie et du Croissant-Rouge égyptien, consistant en des vêtements, des tentes, des matelas, des climatiseurs doivent encore passer mercredi.

L'Egypte, régulièrement accusée de complicité de fait avec le blocus israélien pour son refus de maintenir en permanence l'ouverture du terminal, n'a pas cette fois fixé de durée à cette mesure. D'ordinaire, les ouvertures de ce point de passage sont limitées à quelques jours par mois.

"Nous espérons que le point de passage de de Rafah restera ouvert de façon permanente et complète", a affirmé Ahmad al-Kurd le ministre des Affaires sociales du Hamas aux journalistes.

"Aucune vie ne doit être sacrifiée pour obtenir l'ouverture du point de passage", a-t-il ajouté.

"Les Egyptiens font cela pour le médias. Ils ouvrent le terminal pour un millier de personnes et le lendemain un autre millier passeront avant de le fermer, et notre souffrance recommencera", dit avec colère Oum Ahmed.

Ce sentiment est partagé par Ahmad Abou Tawil qui craint une ouverture temporaire du terminal de Rafah.

"La dernière fois que le terminal a été ouvert, j'étais sur la liste (pour passer la frontière), mais ils ont soudainement arrêté tout le processus", a-t-il dit.

Des responsables des frontières au sein du Hamas ont précisé que le Croissant-Rouge avait acheminé dans six camions du matériel médical et des générateurs ainsi que cinq minibus offerts par le prince saoudien Al-Walid ben Talal.

L'Egypte justifie le verrouillage de sa propre frontière avec Gaza par la lutte contre les trafics de toutes sortes avec l'enclave palestinienne.

Le Caire entend aussi exercer une pression sur le Hamas afin qu'il signe un accord de réconciliation avec l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas.

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 17:58

 

http://www.liberation.fr/societe/0101643537-la-cour-de-cassation-donne-raison-a-un-rappeur-contre-nicolas-sarkozy

La Cour de cassation donne raison à La Rumeur contre Nicolas Sarkozy

Par STEPHANIE BINET

Après huit ans de procédure, la cour de cassation a donné finalement raison à Hamé, rappeur du groupe La Rumeur, contre l’ex-Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy.  «Le vent a tourné, ça valait le coup d’être endurant, jubile l’avocat du rappeur, Dominique Tricaud. Pour la première fois, les plus hauts magistrats de ce pays viennent de reconnaître qu’il n’est pas diffamatoire de dire que "les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces l’ordre sans que les assassins ne soient inquiétés".»

Son client, Mohamed Boroukba, dit Hamé, est moins enthousiaste : «Tout ça pour ça ? Cinq procès, huit ans de procédure… pour me dire que j’avais le droit d’écrire ce que j’ai écrit.»

C’est que l’affaire, somme toute banale d’un rappeur poursuivi pour diffamation envers la police nationale, avait pris une tournure politique. Elle se situait sur un autre cadre juridique, celui de la liberté de la presse, et pour la première fois dans une affaire de presse, l’Etat s’était pourvu une deuxième fois en cassation pour dénoncer la deuxième relaxe de la cour d’appel de Versailles.

En juillet 2002, c’est le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, qui porte plainte pour «diffamation, atteinte à l’honneur et la considération de la police nationale» contre Hamé non pas pour une chanson mais pour un article publié dans un fanzine qui accompagne la sortie de leur album L’ombre sur la mesure.

Passages non diffamatoires

Dans ce texte, L’insécurité sous la plume d’un barbare, écrit pendant la campagne présidentielle 2002, Hamé démontre que les jeunes de banlieue plutôt qu’acteurs de l’insécurité en sont surtout les victimes.

Le fanzine tiré à peine 10.000 exemplaires n’a pas fait long feu, puisqu’il était retiré des présentoirs lors des concerts deux mois après sa parution. Depuis huit ans, ce sont surtout les magistrats qui se sont penchés sur ce texte, dans les tribunaux de grande instance, les cours d’appel de Paris et de Versailles, la Cour de cassation…

À chaque relaxe, le Parquet faisait appel, jusqu’à un deuxième passage en cassation. Finalement lors de l’audience du 11 juin, l’avocat général a demandé le rejet du pourvoi en cassation, stipulant que cet article participe au débat d’idées, que la Cour européenne rappelle que dans une société démocratique, on a le droit d’avoir des jugements sévères sur les institutions.

Les trois passages incriminés de L’insécurité sous la plume d’un barbare ne peuvent être considérés comme diffamatoire car les faits retranscris ne sont pas assez précis et déterminés. A défaut, il ne s’agit que d’une injure ou d’une opinion. Il souligne que l’emploi du terme «assassin» est certes injurieux, mais il ne peut être condamné car le ministère de l’Intérieur n’a pas poursuivi pour ce délit mais pour diffamation. Après le jugement, Hamé s’est félicité dans un communiqué de l’indépendance de la justice.

Ce jugement intervient alors qu’à Pontoise, cinq habitants de Villiers-le-Bel sont jugés aux assises pour «tentatives d’homicides volontaires sur des fonctionnaires de police» pendant les émeutes qui ont touché leur ville les 25 et 26 novembre 2007.




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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 17:45

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19887

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Robert_Bibeau.240610.htm

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article104015

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

Une attaque imminente contre le Pakistan et l'Afghanistan

Pourquoi crier « au loup » avec l’État major israélien ?

Robert Bibeau

On fait grand cas depuis quelques jours du fait qu’une escadre américaine a traversée le canal de Suez en direction de la Mer Rouge. Le porte avion Truman et une douzaine de navires d’escortes, dont un lanceur de missiles israéliens, se dirigent vers le Golfe Persique selon le journal Haaretz lui-même alimentée de première main par l’État major israélien (1).

Pendant ce temps, des officiers de l’armée israélienne, encore eux, informaient le Sunday Times de Londres de l’accord de l’Arabie saoudite pour un usage offensif de son espace aérien en prévision d’une attaque israélienne imminente contre les centres de recherche nucléaires iraniens. Devant le démenti formel et précipité de l’Arabie saoudite, les colporteurs de rumeurs se sont fait soufflé une voie alternative soit la Jordanie, l’Irak puis le Kuweit sous occupation américaine (2) serait le nouveau couloir d’attaque imminente contre l’Iran. Des bombes de fort tonnage, anti-bunkers Blu-117, seraient acheminées vers la base américaine de Diego Garcia et vers les dépôts de sécurité américains en Israël. Les avions américains B-2, capables de percée les défenses anti-aériennes iraniennes, seraient prêts à décoller pour attaquer l’Iran, sans compter qu’un sous-marin nucléaire Dolphin, fournis par l’Allemagne à Israël, mouillerait dans le Golfe Persique.   

Comme si ce scénario d’apocalypse ne suffisait pas, le journal Il manifesto colporte une autre information très précise, émanant elle aussi de l’État major israélien; des troupes aéroportées et des marines feraient parties de l’escadre qui a traversée le canal de Suez. Le mystérieux officier d’État major israélien a toutefois refusé de dévoiler la date et l’heure précise de l’attaque contre le centre nucléaire iranien de Bushehr. On s’étonne d’un tel manque de courtoisie de la part d’un officier aussi prolixe. (3)

Pour Michel Chossudovsky la dernière résolution du conseil de Sécurité de L’ONU autorisant des sanctions aggravées contre l’Iran ne serait rien de moins qu’un « Feu vert » de l’ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l'Iran. Monsieur Chossudovsky de conclure que « La  résolution du Conseil de sécurité transforme l'Iran en proie facile » (4).

Aucune résolution de l’ONU ne peut transformer l’Iran en proie facile pour l’impérialisme américain.  Les États-Unis l’ont déjà prouvé lors de l’invasion de l’Irak, ils se passent très bien des résolutions de l’ONU quand ils décident d’agresser et d’envahir un État libre et indépendant. Les États-Unis n’ont absolument pas besoin des avions F-16 qu’ils ont fourni aux israéliens, non plus que du navire porte missiles ou encore moins du sous-marin nucléaire israélien de seconde main pour effectuer cette agression contre les centres de recherche nucléaires iraniens. Lors de l’attaque contre l’Afghanistan, de même lors de l’invasion de l’Irak, officiellement, les troupes israéliennes avaient été tenues à l’écart du théâtre des opérations. Si des avions B-2 sont basées à Diego Garcia elles peuvent effectuer le travail de destruction, il est inutile d’y impliquer les avions américains pilotés par des israéliens et il est totalement ridicule d’amener un porte avion américain dans le Golfe Persique pour en faire la proie de la contre-offensive iranienne et pour éventuellement le bloqué avec toute son escadre dans cette petite mer intérieure en cas de fermeture de l’étroit Détroit d’Ormuz.

Enfin, Les États-Unis en sont-ils réduits à envisager l’utilisation de l'arme atomique contre l’Iran ?  Non, pas encore assurément. Dernier argument, après  la déconfiture irakienne dont les américains ne sont toujours pas sortis, mais dont ils espèrent se sortir prochainement grâce à la collaboration de l’Iran Chiite et de son appel au calme en direction des résistants Chiites irakiens, il est absolument exclu que les États-Unis envisagent un débarquement et une invasion terrestre de l’Iran. Soyons sérieux, un million de soldats irakiens ont été tenu en échec par l’Iran Khoméniste. Combien de soldats américains seraient requis pour l’occupation du territoire iranien ?   

Sans compter que les troupes de L’OTAN s’embourbent de plus en plus en Afghanistan où elles sont mises en échec par la résistance afghane qui ne bénéficie pas du tout du soutien iranien,  mais seulement du soutien de leurs frères d’armes du Pakistan où les attaques aériennes américaines font de nombreuses victimes civiles mais ne marquent  aucun progrès militaires. Imaginez quelques instants l’avenir des troupes de l’OTAN dans cette partie du monde si l’IRAN soutenait la résistance afghane, la résistance pakistanaise, et si elle lançait la résistance Chiite irakienne contre les collaborateurs kurdes et contre les collaborateurs irakiens !  Après tous ces désastres militaires américains, qui croira sérieusement que les États-Unis s’apprêtent à ouvrir un nouveau front militaire contre l’Iran ?

La Résolution 1929 de l’ONU

Que dit la Résolution 1929 présentant une nouvelle volée de sanctions adoptée par le Conseil de sécurité le l’ONU le 9 juin dernier ?  « Le Conseil de sécurité a voté l'imposition d'une quatrième série de très larges sanctions contre de la République islamique d'Iran, qui comprennent un embargo sur les armes ainsi que des « contrôles financiers plus sévères ». Le président iranien Ahmadinejad a quand à lui qualifié la résolution du Conseil de papier souillé sans valeur (5).  Contrairement à M. Chossudovsky  nous ne croyons pas que cette résolution  fournisse « un feu vert à l'alliance militaire États-Unis-OTAN-Israël pour menacer l'Iran d'une attaque nucléaire préemptive punitive, appuyée du sceau du Conseil de sécurité de l’ONU. » (6).

C’est d’ailleurs la raison qui explique que les alliés de l’Iran,  la Russie et la Chine, ont préféré voter en faveur de cette résolution injuste, inique mais en pratique inoffensive et que ces deux puissances n’ont pas l’intention de respecter comme le subodore monsieur Chossudovsky : « Si elle était pleinement appliquée, non seulement la résolution invaliderait les accords bilatéraux de coopération militaire avec l'Iran, mais elle créerait une brèche dans l'Organisation de coopération de Shanghai (l’OCS). » (7). Bonnes conclusions monsieur Chossudovsky. 

Il est dangereux pour les démocrates du monde et pour les peuples épris de paix et de justice de spéculer sur les alliances impérialistes et de proposer d’appuyer une alliance agressive (l’OCS) contre une autre alliance agressive (L’OTAN)  comme le suggère l’auteur de l’analyse :   « La Fédération de Russie et la République populaire de Chine ont cédé aux pressions américaines et elles ont voté en faveur d'une résolution, qui n'est pas seulement préjudiciable à la sécurité de l'Iran, mais qui affaiblit sérieusement et sape leur rôle stratégique en tant que potentielles puissances mondiales rivales sur l’échiquier géopolitique eurasien. ». (8) Qu’est-ce que les peuples du monde ont a gagné du renforcement des puissances mondiales rivales russe et chinoise ? La guerre inter puissances rivales ?

Pour preuve que personne ne compte respecter cette nouvelle volée de sanctions adoptée par le Conseil de sécurité,  quelques jours après l’adoption de la Résolution 1929 le Pakistan signait un accord d’approvisionnement en gaz avec l’Iran et ouvrait la porte à l’approvisionnement chinois par oléoduc évitant le Détroit d’Ormuz tant menacé. Ce dernier point est de nature à indisposer fortement les américains (9) qui perdent ainsi un puissant moyen de pression sur l’économie chinoise. Nous l’avons déjà écris, les américains ne font pas la guerre dans cette partie du monde pour construire des pipelines et assurés l’approvisionnement en hydrocarbure mais pour entraver la construction de pipelines et l’approvisionnement de leurs concurrents commerciaux en pétrole et en gaz peu dispendieux (10). 

Les américains souhaitent-ils à ce moment-ci de l’histoire perturber l’approvisionnement en pétrole et en gaz de leurs alliés européen et japonais ainsi que de leurs concurrents et fournisseurs indien et chinois ?  Nous ne le croyons pas. Une hausse drastique du prix des énergies fossiles entraînerait l’économie américaine et mondiale dans une crise indescriptible alors qu'elle ne s'est pas encore remise de la crise spéculative contre l'euro (11). 

Qui est menacé par le porte avion américain et ses complices israéliens ?

Il est vrai que le loup américain rode dans cette contrée et il prépare une agression à grande échelle mais ce n’est pas à l’Iran qu’il va s’en prendre cette fois-ci. Les peuples du nord du Pakistan et du sud de l’Afghanistan courent d’immenses dangers et l’on peut s’attendre à des bombardements massifs et à des massacres de masses dans ces deux régions.

Ceux qui souhaitent comprendre les motifs de ce branle bas de combat au Proche-Orient doivent regarder du côté de l’éviction du général en chef des troupes d’occupation américaine en Afghanistan, le général McChrystal, « démissionné » pour avoir refusé de mener une nouvelle offensive meurtrière dans la province de Kandahar (12).  Il ne faut pas crier «  au loup » dès qu’un porte avion américain se déplace – il se déplace constamment – mais il est requis de bien analyser la situation, sans se laisser berner par les officiers d’État-major israéliens, sans cette élémentaire prudence l’analyste  devient leur porte voix et leur « papagaio » (perroquet).

Il faut dès à présent dénoncer l’agression imminente des forces combinées de l’OTAN, d’Israël et des États-Unis contre la résistance et contre les peuples du nord du Pakistan et du sud de l’Afghanistan.






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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 16:58

 

Appel à la manifestation du  mardi 13 Juillet 2010 à 18 heures à Paris Place de la République à l'angle du Boulevard Magenta

Cinquante ans de Françafrique, ça suffit ! Arrêtons le soutien aux dictateurs !
Soutenons les peuples africains !

Le 14 juillet à Paris, des unités militaires de 14 pays africains défileront sur les Champs - Elysées, au côté des troupes françaises. Convoqués par Nicolas Sarkozy, les chefs d'État, amis de toujours de la France et des réseaux de la Françafrique : les Gnassingbé (Togo), Bongo (Gabon), Compaoré (Burkina Faso), Déby (Tchad), Sassou Nguesso (Congo Brazzaville), Biya (Cameroun) seront présents dans la tribune présidentielle. 

Ceux-là, ainsi que d'autres dictateurs et putschistes, responsables pour certains du massacre d’une partie de leur population et du maintien de celle-ci dans la pauvreté, viendront s'assurer du soutien politique, économique et militaire et de leur enrichissement personnel auprès de leur ancienne puissance coloniale.

La France qui, durant la colonisation, avait abondamment pillé les ressources et utilisé les peuples comme réservoir de main d’œuvre, poursuit depuis 50 ans sa politique par tous les moyens, au détriment du développement des pays concernés, ce qui amène de nombreux africains à migrer pour nourrir leurs familles.

Dans la plupart des pays concernés, les gouvernements de la France ont éliminé ou se sont rendu complice des assassinats des leaders qui ont combattu pour l’indépendance de leur pays comme Patrice Lumumba, Medhi Ben Barka, Félix Moumié, Ruben Um Nyobé, Ernest Ouandié, Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, Farhat Hached …,

Les autorités françaises ont mis en place des dictateurs, intégrés dans les réseaux de la Françafrique où ils côtoient l’Etat major de l’Armée, l’Elysée et des grandes entreprises comme Total, Bouygues, Bolloré, ou Areva. De l’Afrique de l’Ouest au Maghreb où Ben Ali et Mohamed VI prospèrent sur le dos de leurs peuples, l’héritage du colonialisme est toujours présent

Aujourd’hui encore, la plupart des élections dans ces pays sont truquées, les opposants souvent emprisonnés, parfois torturés ou assassinés, par ceux là même qui défileront le 14 juillet , avec la complicité des autorités françaises ,

A cette politique françafricaine s’ajoute une agriculture exportatrice européenne et la recolonisation des terres qui détruisent les productions locales, accélère le réchauffement climatique et contraint les paysans africains à fuir les campagnes ou à migrer vers l’Europe. Cette « Europe Forteresse » qui fabrique des sans papiers, les exploite, et les expulse sous couvert d'accords de réadmission codifiés dans la Directive Européenne de la Honte, au mépris de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

CONTRE le soutien de la France aux  dictateurs  qui vivent impunément des rapports néocoloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des populations ;

Contre la torture, les massacres, les assassinats politiques, les trafics d'armes, et l'impunité de leurs auteurs et de leurs complices ;

Contre la vie chère et la hausse des produits de première nécessité

Contre le pillage du continent par les pays riches par le biais de leurs multinationales, de  la Banque Mondiale et du FMI ;

Contre l'impunité,  la criminalité financière et les paradis fiscaux et judiciaires

Contre la politique africaine de la France menée par Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs.

POUR la démocratie et des élections libres et transparentes ;

Pour le respect des droits humains ;

Pour l'annulation de la dette illégitime payée par les peuples africains ;

Pour l'accès de tous à l'alimentation, à l’eau, à la santé, à l'éducation, à l'emploi, à l'habitat, et à la justice ;

Pour une vraie mobilisation contre le Sida et le paludisme ;

Pour la régularisation de tous les Sans Papiers : Grévistes en lutte depuis 8 mois et Marcheurs partis de Paris le 1er Mai pour aller interpeller les dictateurs africains réunis à Nice le 31 mai, tous ensemble unis et déterminés dans un combat commun

Pour la fermeture des bases militaires françaises en Afrique et l’arrêt de l’aide militaire et policière française aux dictateurs sous couvert d’Aide Publique au développement.

Nous, organisations françaises et africaines, exigeons un partenariat entre l’Europe et l’Afrique pour le développement et l'émancipation de l'Afrique hors de la tutelle du gouvernement français.

Premiers signataires

Burkina-Faso : Union pour la Renaissance/Parti Sankariste (UNIR/P- S ; 
Cameroun : Union des Populations du Cameroun, CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise), CNR-MUN (Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste Cameroun/Allemagne) , ; 
Comores : Coordination des Associations comoriennes : CAAC  Comores
Congo Brazzaville : Fédération des Congolais de la Diaspora, 
Djibouti : ARD (Alliance Républicaine pour le Développement ), Uguta-Toosa , Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l'Impunité ,
Gabon :  Plate – Forme de Veille et d’Actions pour le Gabon, les Anges Gardiens du Gabon, Attac Gabon,
Madagascar : Collectif Gazy Tia Tanindrazana  (GTT)
Maroc : La Voie Démocratique
Mauritanie :  Assez de Coups d’Etats ( ACE)
Niger :  collectif Areva ne fera pas la loi
République Sahraouie: CORELSO,
Tchad : Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme/ Parti Révolutionnaire Populaire et Ecologique/ (ACTUS/PRPE)
Togo :  MoLiTo (Mouvement du 4 mars pour la Libération du Togo),
Tunisie : PCOT, FTCR

Amicale Panafricaine, Mouvement panafricaniste de Munich (AK Panafrikanismus München), Sortir du Colonialisme, Survie, AFASPA, MRAP, FASTI, Droits Devant, CEDETIM, IPAM, ACCA - Agir aujourd'hui contre le Colonialisme, Afriques en lutte, Respaix Conscience Musulmane (RCM), Réveil des Consciences, « 93 au cœur de la République » (Aubervilliers), Collectif Toussaint Louverture (Creil), Collectif Faty KOUMBA, ZEP, Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT), Ministère de la Régularisation de Tous les Sans papiers, CNT, Union Syndicale Solidaires, Alternative libertaire, les Alternatifs, NPA,  P.I. R ,  FASE, Parti de Gauche,  PCF, Les Verts

Personnalités : Catherine Grèze, euro député Europe Ecologie, Noël Mamère, député Vert, maire de Bègles


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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 18:30

 

NOUS SOUSSIGNES, CITOYENS ISRAELIENS, CINEASTES, ENSEIGNANTS ET OUVRIERS DE LA CULTURE

Nous souhaitons remercier le circuit des salles Utopia pour leur décision de décaler la programmation du film israélien A cinq heures de Paris et de programmer le film Rachel en réaction à l’attaque menée par l’armée israélienne sur la flottille de la liberté. Rachel, de la cinéaste marocaine israélienne française Simone Bitton, raconte l’histoire de Rachel Corrie, une militante américaine de vingt trois ans écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne alors qu’elle se posait en bouclier humain pour les habitants de Gaza. Un des bateaux de la flottille « Free Gaza » repoussée par l’armée israélienne portait le nom de Rachel Corrie. La décision du réseau Utopia a été prise au moment où le bateau « Rachel Corrie » faisait route vers la bande de Gaza sous blocus et alors que la comédie sentimentale A cinq heures de Paris sort dans cinquante salles à travers la France.

Nous voyons dans la décision d’Utopia la continuation d’une longue tradition de programmation de films israéliens et palestiniens et d’un engagement profond aux cotés de la culture, des spectateurs et des cinéastes. C’est à la lumière de cet engagement qu’Utopia a modifié son programme et a proposé à ses spectateurs de connaitre en profondeur  la réalité à Gaza – à travers les yeux d’une cinéaste israélienne. Il ne s’agit pas de censure. Personne n’appelle au boycott des artistes israéliens. Il s’agit d’un acte de solidarité citoyenne, solidarité avec les civils palestiniens de Gaza, avec les membres du mouvement international de solidarité et avec des citoyens israéliens comme nous, qui aspirent à une vie fondée sur l’égalité et la justice en Israel Palestine.

Malheureusement, la machine de propagande israélienne utilise également la création artistique, y compris le cinéma, pour donner d’Israel l’image d’un état démocratique et éclairé, afin de camoufler des crimes de guerre, la ségrégation, l’occupation et la répression. L’establishment israélien inaugure des campagnes de « repositionnement » publicitaire et des opérations d’image de marque en collaboration avec le ministre des affaires étrangères et celui de la culture, alors qu’en Israel, la ministre de la culture répète que « le cinéma israélien prouve à chaque fois que la culture est la meilleure ambassadrice de l’état ». La meme ministre s’en prend violemment et publiquement à toute critique de l’occupation et de l’apartheid, que celle-ci soit exprimée par des artistes citoyens israéliens ou étrangers.

Le gouvernement israélien emploie un appareil de terreur et de censure contre toute possibilité d’expression artistique palestinienne libre. Cet appareil persécute des artistes et des intellectuels palestiniens, empeche des projections de films, des conférences académiques et des évènements culturels. Et interdit l’entrée sur le territoire aux artistes et intellectuels internationaux qui souhaitent exprimer leur solidarité avec les opprimés.

Nous refusons de faire partie de cette machine bien huilée de propagande, nous refusons de prendre part au camouflage de l’occupation et de la répression et de contribuer à la création d’une image de « démocratie éclairée ». Nous refusons toute tentative de transformer le persécuteur en persécuté, et l’agresseur en agressé – que ce soit dans les eaux internationales  ou dans le monde de la culture.

Nous sommes heureux que les gens d’Utopia soient nos alliés et partenaires dans notre combat pour l’égalité et la justice.

Les cinquante premiers signataires au 14 juin 2010 

Hannan ABU HUSSEIN, artiste visuel – Udi ALONI, réalisateur – Ariella AZOULAY, cinéaste et essayiste – Yael BARTANA, artiste vidéo – Mohammad BAKRI, réalisateur et comédien – Saleh BAKRI, comédien – Daphna BARAM, écrivaine – Yael BERDA, sociologue et poète – Tamar BERGER, écrivaine – Haim BRESHEETH, cinéaste et universitaire – Amit BREUER, productrice – Sami BUKHARI, artiste visuel – Shai CARMELI POLLAK, réalisateur – Sam Shalom CHETRIT, cinéaste, écrivain et poète – Scandar COPTI, réalisateur – Yasmeen DAHER, poète – Anat EVEN, réalisatrice – Jack FABER, artiste visuel – Avner FAINGULERNT, réalisateur, directeur de l’école de cinéma Sapir à Sdérot – Yael FREIDMAN, universitaire – Gali GOLD, universitaire, programmatrice de cinéma – Natalie HAZIZA, réalisatrice – Ala HLEHEL, écrivain et scénariste – Avi HERSHKOVITZ, réalisateur – Rachel Leah JONES, réalisatrice – Hagit KEYSAR, artiste visuelle – Makram KHOURY, comédien et metteur en scène – Clara KHOURY, comédienne – Yael LERER, éditrice, Editions Andalus – Aim Deuelle LUSKI, universitaire et artiste visuelle – Yosefa LOSHITZKY, universitaire – Juliano MER KHAMIS, cinéaste, metteur en scène et comédien – Erez MILER, artiste visuel – Ruchama MARTON, présidente de PHR – Rela MAZALI, écrivaine – Amal MURKUS, chanteuse – Dorit NAAMAN, universitaire et vidéaste – Idit NATHAN, artiste visuelle – Judd NEEMAN, réalisateur et universitaire, lauréat du prix Israel du cinéma – Ofer NEIMAN, universitaire – Ilan PAPPE, historien et universitaire – Erez PERI, directeur du festival des films de Sud à Sdérot – Zmira RON, metteur en scène – Oz SHELACH, écrivain – Ella SHOHAT, universitaire et écrivain – Eyal SIVAN, réalisateur universitaire – Renée SIVAN, muséologue – Mati SHEMOELOF, poète – Amir TERKEL, cinéaste – Eran TORBINER, réalisateur – Einat WEIZMAN, comédienne     




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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 17:26

 

http://www.liberation.fr/societe/0101642476-gaza-trip

Gaza trip

Thomas Sommer-Houdeville. Ce thésard et militant était de la flottille qui a tenté de forcer le blocus de Gaza. Il entend remettre ça, à l’automne.

Par CATHERINE COROLLER

Pendant quelques jours, il a été le Français manquant de la flottille pour Gaza. Le lendemain de l’assaut sanglant par l’armée israélienne, sa mère s’inquiétait publiquement d’être sans nouvelles de lui. Et l’un de ses camarades de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple Palestinien (CCIPPP), commençait à tisser sa légende en brossant le portrait d’un activiste fiché par l’Etat hébreu : «On est inquiets. Thomas est connu des autorités israéliennes car il a déjà participé à des missions pour Gaza.» Finalement, Thomas Sommer-Houdeville a été libéré en même temps que le gros des militants de la flottille. La première fois qu’on l’a vu en vrai, c’était à l’issue de la manifestation, organisée par le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, contre l’assaut israélien. Juché sur un bateau en carton-pâte représentant symboliquement l’armada humanitaire, il saluait «le peuple palestinien qui se bat alors qu’il est assiégé depuis trois ans» et «les amis turcs lâchement assassinés».

On le retrouve au Centre international de culture populaire, sorte de QG de l’altermondialisme français. Les associations propalestiennes s’y partagent un local. Depuis que Thomas Sommer-Houdeville a été expulsé vers la France, il va d’interviews en réunions publiques. Son but : «Témoigner.»«On a vécu pendant quelques heures ce que les Palestiniens vivent tous les jours», répète-t-il en boucle.Libération de faire son portrait.

C’est un militant, un vrai, pas un idéologue en chambre. Il a fait ses armes à la LCR (Ligue communiste révolutionnaire), et milite aujourd’hui au NPA (Nouveau parti anticapitaliste, successeur de la LCR). En 2002, il découvre la Palestine avec la CCIPPP. «Je devais y passer quinze jours. J’y suis resté quatre mois.» Il est témoin des exactions de l’armée israélienne qui rase les maisons ou en déloge les habitants pour occuper leurs logements. «Ça a été la plus grosse claque de ma vie. On s’attend pas à un tel déni de justice.» Rentré en France, il décide de repartir en Israël. «Je voulais m’installer à Haïfa pour y faire ma maîtrise sur les premiers syndicats arabes et juifs qui se sont créés là au début du XXe siècle.» «Il me paraissait intéressant de montrer qu’à un moment de la courte histoire de ce pays, Juifs et Arabes ont eu des luttes en commun», ajoute-t-il.

Les autorités lui refusent son visa. Quelques mois plus tard, il tente d’y retourner en touriste, donc sans visa, mais est mis aussi sec dans l’avion de retour. A défaut d’Israël, ce sera l’Irak. Il y arrive en décembre 2003, neuf mois après le début de l’offensive américaine, et y demeurera jusqu’en avril 2004. «Avec une ONG italienne, on avait monté une observation sur les droits de l’homme et la question des prisonniers.» La détérioration des conditions de sécurité le chasse. «Au début, c’était dangereux mais il y avait tout un tas d’ONG. Après, c’est devenu le chaos.» Retour en France, master de sciences politiques à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Puis, séjour de trois ans en Syrie, entre 2005 et 2008, pour sa thèse sur les «Processus identitaires, identifications nationale et communautaires des réfugiés irakiens».

De ces expériences, il garde un formidable souvenir. «J’adore le monde arabe.» Il en a appris la langue. Parmi ses émotions les plus fortes, les concours de poésie organisés chaque lundi dans un hôtel de Damas. «Des poètes viennent s’affronter. C’est extraordinaire.» Lui-même apprécie ce genre littéraire. «C’est la meilleure façon de dire une vérité qu’on a dans le cœur.» Il aime Mahmoud Darwich et Adonis, peut réciter certaines de leurs œuvres en arabe, évoque également Beaudelaire et Michaux.

Sur la question du conflit israélo-palestinien, Thomas Sommer-Houdeville a des positions assez classiques. Pour les opprimés - les Palestiniens - contre les oppresseurs - «l’Etat criminel d’Israël» qualifié «d’Etat colonial» -, et les gouvernements occidentaux qui laissent faire. Il revendique des liens avec les pacifistes israéliens comme l’écrivain Michel Warschawski ou l’avocate Leah Tsemel. Le fait que l’opération de la flottille pour Gaza ait été menée par l’IHH, organisation islamiste turque, ne le gêne pas. «En Turquie, ils ont pignon sur rue.» Pas plus que le fait de savoir que des associations engagées dans cette opération ont des liens avec le Hamas. «Tous ceux qui sont dans les territoires travaillent avec lui, y compris Médecins sans frontières.»

Archétypique de l’homme d’action, il l’est jusqu’au bout. Sur le bateau en route pour Gaza, il a tenu un journal à la tonalité naïve et exaltée. «La peur n’est pas de notre côté, mais du côté d’Israël. Ils ont peur de nous parce que nous représentons la colère des gens tout autour du monde.» A propos de la cargaison humanitaire emmenée par les bateaux, il parle encore d’une «vague d’amour et d’espoir envoyée par d’humbles citoyens de Grèce, Suède, Turquie, Irlande, France, Italie, Algérie, Malaisie».

Thomas Sommer-Houdeville est né près du Havre d’un père professeur d’équitation et d’une mère secrétaire de direction. Il a grandi à Marseille, puis à Toulouse. En France, il n’est que de passage. Depuis novembre 2009 et, plus précisément depuis qu’il est salarié de l’ONG altermondialiste Focus on Global South, il vit entre Manille et New Delhi. Très loin de la Palestine et du Proche-Orient. Quoique. A peine embauché, il a rappliqué en Europe pour préparer le départ de la flottille. Pour lui, la lutte des luttes reste la Palestine. «Elle est l’élément central du combat pour le respect des droits, le symbole de la lutte contre l’oppression, et le symbole de tous les autres combats.»

Ses activités militantes prenant l’essentiel de son temps, son doctorat est en panne. Mais son directeur de thèse, le politologue Olivier Roy, est plein d’indulgence : «C’est le genre de jeune chercheur que j’apprécie particulièrement : le terrain avant tout, un courage physique et une bonne formation intellectuelle.»

En lui, l’ancien se reconnaît. «A son âge, en août 1980, je "forçais" avec un âne et quelques porteurs le blocus russe en Afghanistan pour faire passer une aide humanitaire dérisoire. L’opération "Caravanes pour l’Afghanistan", fort politique comme toute opération humanitaire, était montée par l’Action internationale contre la faim, et avait été conçue par… Bernard-Henri Lévy.»«On vieillit plus ou moins bien !», ironise Olivier Roy.

Et Thomas Sommer-Houdeville, comment vieillira-t-il ? Pour l’heure, il ne se projette pas très loin. «A partir de juillet ou août, je vais me mettre à rédiger sérieusement cette fichue thèse. J’en ai encore pour six mois.» A l’automne, il reprendra la mer si une nouvelle flottille tente de forcer le blocus de Gaza, comme prévu. A court terme, il n’envisage pas de fonder une famille même s’il a une «chérie» qui travaille également pour une ONG. Il n’a pas, non plus, de grandes ambitions financières. «Je gagne pas des mille et des cents, mille euros par mois, mais ça me suffit pour l’instant.» Plus tard, il essaiera peut-être de se faire embaucher par un institut français de recherche à l’étranger. Là, on le sent très moyennement motivé.



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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 16:54

 

http://www.ouvalacgt.over-blog.com/article-mise-sous-tutelle-du-syndicat-cgt-de-la-mairie-d-avignon-et-du-ccas-42527662.html

Vendredi 8 janvier 2010

Mise sous tutelle du syndicat CGT de la mairie et du CCAS d'Avignon

Nous avons reçu le courrier suivant, que nous publions dans la foulée des autres informations du même genre, qui commencent quand même drôlement à s'accumuler... Affrontement entre un syndicat qui laboure le terrain, syndique, construit des bases tout en ne mâchant pas ses mots à l'égard des journées bidon de la confédération, un syndicat qui refuse de se soumettre aux dirigeants réformistes, et est pris en étau dans de sombres manoeuvres politiciennes locales (le trio infernal UMP/PS/PC) face auxquelles les territoriaux sont évidemment en première ligne.

La CGT n'a que le mot démocratie à la bouche. Comme le fait remarquer la camarade, nous n'avons manifestement pas la même conception du mot !

Les camarades d'Avignon ont bien entendu notre soutien, et nous reparlerons bien sûr des péripéties qui ne manqueront pas d'avoir lieu !

Quoiqu'il en soit, une première leçon : dès qu'un affrontement se dessine avec les dirigeants réformistes, il faut "blinder" les questions d'organisation : trésorerie, archives, locaux et ne pas se laisser surprendre par les coups de force qui ne manquent pas d'arriver !

LETTRE DE MARTINE LARROSA

Depuis le 21 décembre 2009, le syndicat CGT mairie d'Avignon et CCAS est mis sous tutelle par la fédération CGT des services publics, par courrier adressé en recommandé avec AR par Michèle Kauffer, secrétaire fédérale, à Marie-Josée Roig, député et maire UMP d'Avignon, Présidente de la Communauté d'Aglomération du Grand Avignon...

J'ai reçu exactement le même courrier. Vous pourrez y lire le motif de la mise sous tutelle, à savoir que notre direction syndicale ne s'est pas rendue à Montreuil le 8 décembre 2009 à 13 heures 30 pour entendre les griefs qui lui étaient reprochés. Sauf que le courrier fédéral était daté du 3 décembre mais qu'il est arrivé au service du courrier en mairie d'Avignon le 7 décembre, l'accusé de réception en fait foi...

Mais tout cela avait pour seul but de nous empêcher de tenir notre congrès, car nous sommes dans le colimateur du secrétaire de l'Union Départementale du Vaucluse depuis qu'il a été élu et il ne veut absolument pas que nous soyons à nouveau reconduits.

Donc, le 11 décembre, date de le tenue de notre congrès, nous avons vu débarquer quatre représentants de notre fédération, quatre représentants de l'Union Départementale du Vaucluse et une ribambelle de militants de l'Union Locale d'Avignon accompagnés d'un huissier de justice pour nous obliger à les laisser participer au congrès. Alors que rien n'en fait obligation dans nos statuts, nous avons accepté pour faire cesser toute poémique.

Grosse erreur, une fois dans la place, ils n'ont pas cessé de nous interrompre, à tel point qu'une heure après, le bureau du congrès n'était toujours pas élu ce qui nous a conduit à l'annulation du congrès. En sortant de la salle, la secrétaire fédérale furieuse nous a bien précisé que "nous ne faisions plus partie de la CGT".

Dès le lendemain, nous avons reconvoqué notre congrès pour le 28 janvier 2010.

Le 21 décembre 2009 la  tutelle tombait. Joyeux noël !

Nous venions de gagner par la lutte (98% de grévistes) et en intersyndicale une augmentation de l'Indemnité Admnistrative de Technicité des agents de la Police Municipale qui est passée du coef  0.39 à 4, soit en gros 100 euros d'augmentation mensuelle, pas rien quand même !

Le 24 décembre, Gilbert Colomb qui n'est plus syndiqué aux territoriaux d'Avignon depuis sept ans, (ce qui n'a pas empêché la fédération de le désigner pour remplacer notre trésorière), récupérait tous les courriers adressés au syndicat, avant même qu'une consigne soit donnée par l'administration.

Le 24 décembre la fédé expédiait un courrier au Crédit Mutuel pour nous retirer les signatures bancaires sans même nous prévenir.

Le 6 janvier, l'administration faisait ouvrir le local syndical pour que G. Colomb en prenne possession. Son  premier travail a été de faire annuler le congrès du 28 janvier. Son deuxième, d'intervenir auprès des élus pour le retrait des heures syndicales dont je bénéficie en tant que permanente. Heureusement, je suis la seule dans cette situation.

Actuellement, dans la CGT, nous n'avons manifestement pas tous la même façon de concevoir la démocratie syndicale !

Notre Direction syndicale est composée de camarades militants depuis dix, quinze, voire pour un, trente ans. Nous siégeons en Commissions paritaires, en Commissions sociale, en Comité de suivi ARTT... Nous tenons nos permanences, nous accompagnons nos syndiqués (140), les agents qui nous interpellent... Pour ma part,  je suis mandatée par le syndicat pour coordonner la CSD 84 depuis deux mandats...

Bref, tout cela pour expliquer que nous menons une activité syndicale assidue, sans compter nos heures...et pour des salaires de merde. Nous représentons le renouvelement, malgré nos cinquantaines et ce sont les militants qui nous ont précédé qui sont remis en place aujourd'hui en faisant l'économie de leur élection.

Evidemment, eux sont dans les bonnes grâces du Secrétaire Général de l'Union Départementale du Vaucluse, qui lui est dans les bonnes grâces de la confédération. Il est aussi très lié avec le vice président PC du Conseil Général de Vaucluse, André Castelli, qui est aussi élu d'opposition en mairie d'Avignon, ce qui lui a permis d'intervenir auprès du maire UMP Marie-Josée Roig, pour nous empêcher de récupérer un plein temps de mise à disposition d'un militant à l'Union Départementale du Vaucluse, que le secrétaire général de l'Union Départementale a choisi sans même nous demander notre avis.

Nous avons mis neuf mois pour faire rectifier la situation, mais le secrétaire de l'Union Départementale n'a jamais voulu signer la convention de Mise à Disposition. De ce fait, nous perdions un 100%, voir l'article de presse "grande purge à la CGT d'Avignon" (tiré du journal "Le Ravi" de janvier)..

Pour conclure, notre direction syndicale a assigné la fédération CGT des services publics en référé. Nous serons fixés la semaine prochaine.

La secrétaire générale  "suspendue" Martine Larrosa





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