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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 18:24

 

http://www.ipetitions.com/petition/boycottlibertedexpression

Non à la criminalisation du boycott d'Israël

Appel de personnalités pour la liberté d’expression

Par des opérations non-violentes et symboliques, des élu-e-s et militant-e-s, dont une parlementaire, ont souhaité attirer l’attention de l’opinion publique sur le refus de l’Etat d’Israël de se conformer aux principes inscrits dans les traités européens et dans les accords d’associations qu’ils ont signé, à savoir le respect des Droits Humains et celui de la traçabilité des produits à l’exportation. 

Par la même occasion, ils dénoncent l’impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, impunité qui cautionne ces violations répétées du droit international et l’injustice que subit au quotidien le peuple palestinien du fait de l’occupation coloniale.

Pour avoir osé user de leur liberté d’expression dans le respect des principes républicains, ces élu-e-s et militant-e-s sont aujourd’hui poursuivi-e-s devant la justice pour provocation à la discrimination raciale, voire pour antisémitisme. Il s’agit d’un chantage fondé sur un amalgame inacceptable!

La critique de la politique du gouvernement israélien relève du débat d’idées et s’exerce dans le respect des grands principes fondamentaux de notre droit, dont celui de la liberté d’expression.

En aucun cas, les actions menées par ces élu-e-s et militant-e-s ne peuvent être considérées comme des actes, paroles ou propos « discriminatoires à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, à raison de son origine ou de son appartenance ou non appartenance à une nation ».

Nous dénonçons cet amalgame qui voudrait nous faire taire devant cette injustice qui heurte nos valeurs universelles.

Premiers signataires :

Stéphane Hessel, Ambassadeur honoraire; Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice (PS), Adrien Gouteyron, sénateur (UMP); Yael Lerer, collaboratrice parlementaire de Haneen Zoabi - députée israelienne; Patricia Adam, députée (PS); Jean Claude Amara , président de Droits Devant; Jean-Baptiste Ayrault président du DAL; Olivier Besancenot, porte parole du NPA; Jean-Paul Besset, député européen (Europe Ecologie); Marie Blandin, sénatrice (Les Verts); Patrick Braouezec, député (PCF); Mohieddine Cherbib, président de la Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR); Monique Crinon (Sociologue, philosophe); Violette Daguerre, Présidente ACHR; Véronique De Keyser, députée européenne (Vice présidente du Parlement européen); Guy Delcourt, Député-Maire de Lens (PS); Jean Desessard, sénateur de Paris (Les Verts); Isabelle Durant, députée européenne, Vice-Présidente du Parlement européen; Sonia Fayman, sociologue; Hélène Flautre, députée européenne (Europe Ecologie); Jacques Gaillot; Ali Gedikoglu, Président de Cojep International; Maxime Gremetz député de la Somme (PCF); Yannick Jadot, députée européenne (Europe Ecologie); Serge Janquin, député du Pas de Calais (PS); Alain Joxe sociologue, directeur d'études à l'EHESS, président du CIRPES; Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne (Europe Ecologie); Patrick Le Hyaric, député européen (Front de Gauche); Mireille Mendès-France; Zohra Mahi, avocate; Jean-Pierre Michel, sénateur (PS); Jacques Muller, sénateur (Les Verts); Jean Christophe Poulet, maire de Bessancourt; Catherine Samary, Maître de conférence (Université Paris Dauphine); Marie-Christine Vergiat, députée européenne (Front de gauche); Olivier Lecour-Grandmaison, universitaire



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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 17:54

 

MEDIAPART

Des grèves reconductibles ou pas ? Les hésitations de la base

Par Mathieu Magnaudeix

Article publié le vendredi 1 octobre 2010

Durcir ? Un peu partout en France, des assemblées générales improvisées réfléchissent ces jours-ci à la suite du mouvement contre la réforme des retraites. Bien sûr, il y a les journées « officielles » déjà calées par l’intersyndicale : les manifestations de ce samedi partout en France, la journée de grève du 12 octobre, deux actions qui font suite aux mobilisations réussies du 7 et du 23 septembre. (Retrouvez la carte des cortèges du 2 octobre ici.)

Pourtant, sur le terrain, des militants voudraient aller plus vite, et plus fort : à quoi bon multiplier les journées «saute-mouton» , disent-ils, alors que le projet de loi a déjà été voté à l’Assemblée nationale et arrive devant les sénateurs le 5 octobre ? Puisque le gouvernement ne plie pas, pourquoi ne pas lancer des grèves reconductibles ? Parmi eux, beaucoup de militants des syndicats contestataires : Solidaires, la FSU, FO (qui appelle à la grève générale), des pans entiers de la CGT. Les réformistes (CFDT, CGC...) restent la plupart du temps hors du mouvement.

Çà et là, de tels appels se multiplient. Lundi, quatre syndicats (CGT, Unsa, CFTC, Sud) représentant une majorité de cheminots ont évoqué cette hypothèse après le 12 octobre. Le site www.7septembre2010.fr , partisan de la «grève générale» , tente de les recenser. On y lit que la CGT des Bouches-du-Rhône appelle à reconduire la grève dès lundi prochain, tout comme des hôpitaux à Paris, en Isère... Les syndicats de Météo France demandent aux organisations syndicales une «radicalisation» ...

Ces mouvements épars peuvent-ils déboucher sur un conflit majeur, du type CPE ou décembre 1995 ? Dans les Assemblées Générales où Mediapart s’est rendu ces jours derniers, les participants sentent que la réforme est impopulaire. Mais ils savent aussi que le gouvernement ne cédera pas sur l’essentiel, Nicolas Sarkozy ayant fait de cette réforme une affaire personnelle. Et les assemblées générales ne font pas franchement le plein.

Comment transformer l’essai ? Est-ce seulement possible, vu le morcellement du salariat et la situation très difficile d’une grande partie des Français ? Après les jeunes en 2006 lors des manifestations anti CPE et les régimes spéciaux en 1995, quels secteurs pourraient, cette fois, servir de locomotive ? Faute de réponse, les militants débattent, en attendant une hypothétique étincelle. Lundi et mardi, Mediapart s’est rendu à trois AG, à Paris et à Marseille, pour humer l’atmosphère de la base. Reportage.

Paris. Bourse du travail, lundi 27 à 9 heures 45.

Sur les murs de la bourse du Travail de Paris

«Bon, ben, on va commencer.» Trois quarts d’heure après l’heure dite, l’Assemblée Générale des personnels de la Ville de Paris débute. Dans l’auditorium de la Bourse du travail de la rue Charlot (troisième arrondissement), on compte une soixantaine de personnes : soixante sur les quarante mille employés municipaux. Ceux qui sont là sont tous syndiqués. Quelques-uns sont en grève, comme les salariées des crèches municipales. «On aimerait vous dire que c’est un succès, on ne vous le dira pas» , dit Benjamin Poiret (FSU).

Le 7, il y a eu 17% de grévistes à la Ville, 15,4% le 23. Plusieurs syndicats, CGT, FSU, FO et Unsa, rejoints par Solidaires, ont décidé de durcir le mouvement. A la tribune, leurs représentants exigent le «retrait» du texte, mot tabou pour les grandes confédérations. La salle, constituée pour l’essentiel d’élus syndicaux qui prennent le micro les uns après les autres, est d’accord. Mais comment ? «Pourquoi ne pas faire une journée de grève toutes les semaines pour monter en puissance ?» , propose un cégétiste. «On ne fera reculer ce gouvernement que si on bloque le pays et l’économie , dit un autre. Les gars sont prêts à y aller, mais pas tout seul : il faut que les confédérations lancent des mots d’ordre de grève reconductible.» La salle applaudit.

«On est tous en train de s’appauvrir au niveau des cartouches, met en garde un militant Force Ouvrière. La base est claire, elle veut une grève illimitée, les centrales ne doivent pas être frileuses !» «A force de faire des grèves ponctuelles, on va démoraliser tout le monde» , dit un cadre CGT, partisan de l’«affrontement» . «Les gens en ont ras-le-bol de ce gouvernement, de ses attaques racistes et de l’affaire Bettencourt-Woerth», dit une représentante CGT des non-titulaires. En même temps, on ne lance pas un mouvement en claquant des doigts. Moi je pense aux précaires qui n’ont pas une thune ou n’osent pas se mettre en grève. En 2006, c’était les jeunes qui avaient lancé le mouvement anti-CPE.»

Une autre, plus âgée, plus virulente aussi : «Ce serait bien de bloquer les piscines, les crèches et de fermer les mairies, mais ça ne suffira pas. Des millions de personnes sont à 50 euros près à la fin du mois. Est-on en capacité de demander aux cheminots de nous rejoindre ?» Personne ne sait vraiment quoi lui répondre.

Le débat vire sur les 37,5 de cotisation, supprimés dans le privé en 1993 et dans le public en 2003. A midi, la salle est un peu plus remplie : quatre vingt personnes environ. A l’unanimité moins une abstention, l’Assemblée Générale décide de se réunir le 5, jour de l’examen au Sénat. Elle continue d’exiger le retrait du texte, et acte la possibilité d’une grève reconductible à partir du 12 octobre.

Marseille. Ecole Korsec, lundi 27 à 17 h 30.

L’AG de l’école Maurice-Korsec

Ils sont une soixantaine, pour la plupart enseignants, réunis dans le gymnase de cet établissement du centre-ville. Les professeurs de l’école de la Busserine dans les quartiers nord de Marseille, partis en grève reconductible après la manifestation du 23 septembre, se sont pris une «douche froide» en constatant ce week-end que les autres secteurs ne suivaient pas. «On s’est sentis isolés , regrette Sébastien Fournier, enseignant Snuipp, leader du mouvement. La raffinerie Total a repris le boulot le samedi ; le blocage des ports, tout ce qui se présageait à la poste et dans le rail n’a pas eu lieu.»

Une enseignante d’un gros lycée des quartiers nord reproche aux médias d’avoir fait «un black-out sur les actions de ce week-end». Un autre parle de «légendes urbaines : on ne sait plus trop quelle est la réalité de la mobilisation» . «C’est l’histoire de la poule et de l’oeuf , dit un professeur d’un lycée de centre-ville. Les collègues sont persuadés que faire des actions d’un jour ne suffit pas, mais ils restent attentistes.» «Tout le monde est prêt à faire des jours de grève, mais on garde nos forces, on ne veut pas s’épuiser», témoigne une enseignante de primaire.

A Marseille pourtant, une bonne moitié des cantines étaient fermées lundi du fait d’un mouvement intersyndical des agents territoriaux, reconductible jusqu’au 5 octobre. Crèches, agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles, cantines : dans ces «professions à quatre vingt dix pour cent féminines» , «c’est la pénibilité qui a fait partir le
mouvement» , selon Pascale Beaulieux, syndiquée CGT. «A partir d’un certain âge les enfants commencent à peser, surtout quand on augmente le nombre d’enfants par adulte, dit-elle. Je ne suis pas sûre que le gouvernement se rende compte de la réalité du travail.»

Vers 19 heures, un consensus se dessine pour relancer la grève le 5 octobre, jour d’examen de la réforme des retraites par le Sénat. Avec «une action, car les collègues en ont marre des manifestations plan-plan» , dit Sébastien Fournier. Les permanences UMP sont évoquées, voire un sénateur mais chut... «Tout ça est informel, car ça bloque en haut des syndicats» , soupire une enseignante qui repart pourtant «motivée».

Paris. Gare de l’Est, mardi 28 à 18 heures.

L’Assemblée Générale de la Gare de l’Est.

Rendez-vous avait été donné gare de l’Est, sur la voie 2, au bout du quai. Eux ? Le «noyau dur» , dit un participant. Quatre vingt personnes, cheminots, enseignants du Val-d’Oise et des Hauts-de-Seine, postiers, quelques salariés du privé, réunis pour «construire un mouvement» autonome, hors des partis de gauche ou des centrales syndicales à qui «on ne peut pas faire confiance» . Beaucoup sont syndiqués (FSU, Sud, CGT), issus de mouvements de chômeurs et de précaires, étudiants, membres de groupuscules d’extrême gauche... Mickael, jeune militant barbu de Sud-Rail, fait partie des animateurs : «Le 23, il y avait cinquante pour cent de grévistes à gare de l’Est. Mais en Assemblée Générale, il n’y a personne, soixante dix à tout casser. On sent que ça part un peu partout, mais les gens restent isolés.»

L’objectif de la soirée est donc de fédérer les initiatives, pour créer un mouvement large «affectant le secteur productif», dixit un professeur. «Les journées d’action sont sans lendemain, décrète le cheminot. Thibault, Chérèque et compagnie nous ont envoyés dans le mur depuis des années, en 2003, en 2007, en 2009. Cette fois encore, ils veulent enterrer le mouvement.» Venus en délégation, de jeunes professeurs du lycée Joliot-Curie de Nanterre racontent qu’ils tentent de lancer une reconductible, «mais ce n’est pas évident». Jean-Mathias, universitaire à Créteil et militant du Snes-FSU, dresse un état des lieux moins sombre : «Par rapport à 2003, on est mieux barré, le gouvernement n’a pas encore gagné l’opinion. Par contre, il y a de l’attentisme, c’est ça qui pose problème.» Franchement pas chaud sur la mobilisation de week-end du 2 octobre, il réclame des «revendications claires» comme le retrait pur et simple. «Tant qu’on est dans le flou, on va se payer les traîne-culs le samedi qui, le lundi, ne voudront pas partir en reconductible.»

Sur les quais, tout près, des TGV et leurs équivalents allemands, les ICE, ne cessent d’arriver et de partir. L’Assemblée Générale se tient juste devant la salle de repos des employés du groupe Challancin, chargés du nettoyage des rames. Beaucoup de femmes, une grande majorité de personnes d’origine étrangère, qui fument une cigarette et boivent un café entre deux trains. Ils passent et repassent devant les militants réunis, qui les regardent à peine.

19 heures 40, l’heure des propositions d’actions. Pas facile : ça foisonne. Un salarié de l’agro-alimentaire propose des «blocages d’un quart d’heure» , pour associer le privé. On propose, pêle mêle, de manifester devant le Sénat tous les jours la semaine prochaine, de lancer des cortèges spontanés dans les quartiers nord de Paris, de bloquer les TGV... Finalement, on s’accorde sur plusieurs rendez-vous : rendez-vous jeudi à midi place de la Bourse, puis nouvelle Assemblée Générale le soir même à 19 heures à la Coordination des intermittents et des précaires, où une réunion pour élaborer un tract était déjà calée. Puis le 2, ceux qui voudront partiront de gare de l’Est pour rejoindre la manif à République. Il y aura une banderole commune, et peut-être un meeting à la fin, s’il reste assez de gens place de la Nation.

Et après ? On verra bien. Chacun note l’adresse internet où s’inscrire pour recevoir les alertes.





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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 19:35

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5437

« TOUCHE PAS A MA SENATRICE ! » : DES PARLEMENTAIRES ALGERIENS SE MOBILISENT POUR LEUR CONSOEUR ALIMA BOUMEDIENE-THIERY

La mise en examen de la sénatrice française Alima Boumediene, inquiétée par la justice pour avoir promu le boycott de l’Etat israélien et de ses produits, fait des vagues de l’autre côté de la Méditerranée. A preuve, le lancement d’une déclaration de soutien, rendue publique mercredi, par le sénateur algérien Mostefa Boudina, accompagné d’une quarantaine de premiers signataires.

Mostefa Boudina a quelques références, c’est le moins que l’on puisse dire, quand il est question de colonialisme. Jeune combattant lors de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, il passa en effet les dernières années de la guerre dans la cellule des condamnés à mort d’une prison française, pour n’être libéré qu’en 1962, quand l’occupant comprit enfin, et laissa l’Algérie aux Algériens.

En route pour l’Afrique du Sud, pour une session du Parlement Pan-Africain où il informera ses collègues de tout le continent du scandaleux procès engagé par le gouvernement français à l’encontre des citoyens français solidaires du peuple palestinien, Boudina nous a fait parvenir le texte de la déclaration, que voici :

DECLARATION DE SOUTIEN ET DE SOLIDARITE A ALIMA BOUMEDIENE-THIERRY SENATRICE (VERTS) AU SENAT FRANÇAIS ET TOUS LES MILITANTS QUI SOUTIENNENT LA CAUSE PALESTINIENNE EN FRANCE

Nous, Parlementaires et personnalités de la société civile Africaine.

Venons de prendre connaissance des poursuites engagées contre la sénatrice ALIMA BOUMEDIENE et les militants de la cause palestinienne et du boycott des produits israéliens sur le marché français, suite à des accusations sordides d’un maître chanteur, le dénommé Sammy GHOZLAN, connu et vomi dans l’opinion publique internationale.

Nous tenons, ici, à exprimer notre indignation quant aux méthodes employées, par les tenants d’une politique et d’une justice, à deux vitesses, pour bâillonner, jusque dans le Sénat, tous ceux qui expriment leur soutien, à la lutte du peuple palestinien, par des actions concrètes.

Nous condamnons énergiquement cette machination judiciaire qui vise, en outre, à décrédibiliser cette Sénatrice qui est à l’avant-garde avec tous ceux qui représentent réellement la conscience et les véritables idéaux et valeurs de la France des droits de l’homme.

Nous soutenons son juste combat qui est le nôtre, en faveur de la cause du peuple palestinien contre l’Etat terroriste d’Israël qui continue à massacrer tout un peuple et occuper son territoire depuis plus de 60 ans.

Halte à la confusion !

L’esclavage, le féodalisme, le colonialisme, le fascisme, le sionisme et l’apartheid ont constitué, pour l’humanité, un même mal criminel condamné par l’histoire.

Le judaïsme est une religion que nous respectons comme toutes les autres religions.

Nous soutenons cette sénatrice et nous lui exprimons notre sympathie et notre solidarité agissante car nous connaissons son itinéraire plein de luttes.

* Contre toutes les formes de racisme et de discrimination. * Elle s’est rendue, plusieurs fois, à Gaza pour apporter son soutien au peuple palestinien. * C’est une militante d’avant-garde pour la cause des peuples, la liberté, la justice et les droits de l’homme.

Nous savons que cette honteuse machination vise à la faire condamner à l’inéligibilité pendant cinq ans, pour l’empêcher de se représenter prochainement, pour un deuxième mandat au Sénat.

Sénateurs français, n’êtes-vous pas moralement tenus d’être solidaires avec votre collègue ?!

Nous appelons tous les hommes et femmes épris de justice et de liberté, en Afrique, à rejoindre ce mouvement international de solidarité, pour faire échouer cette machination fomentée par les supporteurs de la colonisation israélienne qui massacrent tous les jours le peuple palestinien.

PS : les signatures de cette déclaration sont déposées auprès de l’honorable BOUDINA Mostefa, Président de Commission au sein du Parlement Africain. Tél/Fax : 021 74 60 29 - 021 71 86 20 Email : boudina1939@yahoo.fr

LISTE DES PREMIERS SIGNATAIRES DE LA DECLARATION

BOUDINA Mostefa, Sénateur; BOULESNANE Abdallah, Sénateur; HANOUFA Ahmed, Sénateur; CHARA Bachir, Sénateur; DRAOUI Mohamed, Sénateur; MILOUD OuCherif, Sénateur; SOUILAH Boudjemaa, Sénateur; SARI Chaabane, Sénateur; BENTEBBA Mohamed, Sénateur; BOUMESLAT Touhami, Sénateur; EL OUED Mohamed, Sénateur; BOULAHIA Brahim, Sénateur; BELKHELKHAL Abdelkader, Député; OMARI Hocine, Député; HACENE Saïd, Journaliste; ZIANE Abdelhamid, responsable associatif; DRAFLI Ali, responsable associatif; CHELLIG Messaoud, responsable associatif; BENAYAD Kaddour, responsable associatif; BELABED Mohamed, responsable associatif; TOUIZA Mohamed, responsable associatif; ABID BENYAMINA Abdelouahab, responsable associatif; MALLEM Mohamed Salah, responsable associatif; BOULAHLIB Saïd, responsable associatif; CHEURFI Salah, responsable associatif; KACI Mohamed, responsable associatif; BAHRI El-Hacen, responsable associatif; BENMILOUD Driss, responsable associatif; BENMISRA Snoussi, responsable associatif; HOUACINE Lahcen, responsable associatif; DAMERDJI Nadjia, Enseignante; DJENATI Rabah, Ingénieur d’Etat; MOUMENINE Sarah, Etudiante; CHEROUATI Lies, Retraité; OUDJEDI Ahmed Toufik, Fonctionnaire; OUADAH Noureddine, Fédération Pétrole UGTA; MALLEM Hocine, Douanier; ARAR Zouhir, Pr d’Univesité, Tlemcen; KHEDIM Toufik, Pr d’Université, Tlemcen; BOUDINA Samy, Etudiant; BENAYAD Brahim, Commerçant






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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 19:14

 

23 septembre : une multitude descend dans les rues de Paris

Près de trois millions de travailleurs ont participé dans deux cent trente villes de France aux manifestations contre la Réforme des retraites du Gouvernement Sarkozy, ce 23 septembre.

Entre autres  mesures, la réforme du gouvernement retire des conquêtes historiques des travailleurs français et augmente l’ âge légal de départ à la retraite.

Les arguments sont les mêmes que ceux des gouvernements capitalistes dans le monde entier : le manque d’argent pour assurer le paiement des pensions de retraite.

Argument inacceptable puisque ce furent ces mêmes gouvernements qui dès les premiers signes de la crise économique impérialiste internationale ont trouvé des milliards dans les coffres publics pour les donner aux banquiers et aux grandes entreprises multinationales.

Les menaces contre ces conquêtes ne doivent laisser aucun doute sur le caractère réactionnaire du capitalisme et ses gouvernements. L’ espoir  qu’ on a vendu  aux travailleurs dans le monde entier qu’un jour ils pourraient atteindre les conquêtes des travailleurs européens, montre aujourd’hui que c’était une pure illusion.

Ils veulent imposer aux travailleurs européens le retrait de leurs droits, les licenciements, les baisses de salaire, la diminution des services publics,  qui montrent le besoin du capitalisme, pour se maintenir, d’imposer les taux  d’exploitation en vigueur dans les pays dits du tiers monde. Ou pire que cela. Rabaisser les conquêtes et droits de tous, ceux des travailleurs des pays dits développés et ceux des travailleurs des autres pays du monde.

Ce n’est pas un hasard si au Brésil aussi on commence à parler de la nécessité d’une nouvelle réforme des retraites avec les mêmes objectifs que ceux de Sarkozy en France :  retirer des droits.

Mais les travailleurs dans les rues, dans toute l’ Europe, et maintenant en France, montrent qu’ils peuvent défaire les gouvernements et préserver leurs droits.

Nous avons défilé avec les trois cent mille travailleurs qui ont participé à Paris aux manifestations ( chiffre de l’ Intersyndicale, coordination des huit centrales syndicales qui ont convoqué les manifestations).

La manifestation unitaire  s’est rassemblée Place de la Bastille et de là sont parties deux manifestations qui ont traversé la ville.

Dans la manifestation, la grande majorité des centrales syndicales et d’autres mouvements se partageaient l’ espace chacune avec ses mots d’ordre propres, ses tracts, ses camions et hauts parleurs et… beaucoup de ballons gigantesques, non seulement ceux des centrales mais aussi de certains secteurs  et différentes catégories.

Nous avons participé au cortège organisé par Solidaires. La manifestation a duré plus de trois heures se dirigeant vers la Place Denfert Rochereau.

Le cortège de Solidaires était un des plus animés, avec une forte présence de travailleurs de la santé, des PTT(Poste et Télécommunications) du Rail (cheminots), des employés publics et d’autres secteurs. Il y avait beaucoup de jeunes garantissant énormément  d’enthousiasme à la marche, impactant par le nombre et aussi dans tous les endroits par où nous passions.

Chaque rue, chaque place par où passait la manifestation rappelait l’ histoire d’une classe travailleuse qui, et ce n’est pas un hasard, a des conquêtes sociales parmi les plus avancées au monde. Au cours du trajet nous sommes passés devant la Sorbonne, unique lieu « protégé »
par la Police militaire. Sur tout le reste du trajet il n’ y avait pas de présence visible de policiers.

Place Denfert Rochereau, lieu d’arrivée de la marche ! C’est de là que partaient les manifestations étudiantes en Mai 68.

Pendant le trajet nous avons été présentés à divers militants syndicaux. La méfiance vis-à-vis des directions majoritaires est grande, en particulier vis-à-vis de celle de la CGT, la principale centrale syndicale du pays.

Crise Institutionnelle

Au-delà des grandes manifestations, le Gouvernement Sarkozy connaît une grande crise. Dénonciations de corruption, scandales d’affaires de familles bourgeoises compromettant des ministres… le gouvernement Sarkozy a été conduit à ne compter aujourd’hui qu’avec 35% d’approbation des français, pourcentage des plus bas pour un gouvernement, qui a amené à la défaite de Sarkozy dans les dernières élections régionales et qui pointe vers une défaite électorale dans les prochaines élections nationales.

Les conversations parmi les manifestants et les mots d’ordre scandés dans les cortèges de chacune des organisations reflètent le débat et les enjeux  posés dans ce processus. Professeurs, électriciens, travailleurs de la Poste, cheminots, employés des aéroports, employés de banques, et tant d’autres secteurs, exprimaient  la satisfaction pour la dimension massive des manifestations et en même temps le doute sur comment va continuer la lutte.

Alors que dans  le cortège de Solidaires un des mots d’ordre scandé avec le plus de force était : « Tous ensemble, tous ensemble, Grève Générale », dans le cortège de la CGT on criait du haut des camions des hauts parleurs : « Tous ensemble, tous ensemble,  ouais, ouais ».

Ce mot d’ordre (Tous ensemble, tous ensemble…) a été introduit dans le mouvement ouvrier par la grève des cheminots de 1995, qui causa une commotion nationale et « força » à l’unité d’un ample secteur des organisations et mouvements en faveur de la défense des cheminots.

Jusqu’à maintenant, à l’ exception de Solidaires, les autres centrales refusent de mettre en avant la grève générale et appellent à des arrêts de travail d’un jour avec manifestations.

Outre ce débat il y a une autre différence dans les mots d’ordre : «retrait du projet » comme criaient les secteurs les plus combatifs et « Non au projet » comme le criaient d’autres secteurs.

Dans le fond il y a un débat sur comment conduire la lutte: en paralysant la France, ouvrant y compris une crise majeure, avec la possibilité de la chute du gouvernement Sarkozy, ou en faisant pression pour une négociation pour altérer certains  points à l’ intérieur du projet du gouvernement, permettant que passe la réforme nécessaire à la bourgeoisie et canalisant tout le processus vers la voie électorale et les prochaines élections présidentielles, via le bloc PS-Verts-PCF.

Le 15 septembre le projet de réforme a été voté et approuvé par la Chambre de Députés. Maintenant le projet sera voté au Sénat, vers la mi octobre.

Les secteurs qui défendent la voie de la négociation ont refusé d’appeler à la grève et manifestation le 15 septembre et ont mobilisé pour hier, pour le 23 septembre.

Une fois encore le débat sur la continuité de la lutte et la possibilité de défaire l’ ensemble des attaques du gouvernement français est à l’ ordre du jour.

Qui doit payer la crise ? Ou ce sont les banquiers et les multinationales ou bien faut- il accepter la logique de la bourgeoisie, qui veut que les travailleurs la payent et négocier quelques détails du projet gouvernemental?

Ceux qui pensent qu’il s’agit là d’un débat des seuls travailleurs français se trompent.  Ce qui est en train de se jouer en Europe c’est, quelle issue à la crise économique pour le monde entier ! Si les gouvernements capitalistes européens, particulièrement le gouvernement français, imposent cette attaque en défaisant les secteurs les plus organisés de la classe travailleuse mondiale, la bourgeoisie et l’ impérialisme, comme un tout, sortiront renforcés pour attaquer les travailleurs et les peuples du monde.

La victoire de notre classe en Europe, au contraire, renforcera la lutte et le résistance au niveau international.

Les travailleurs de France ne sont pas seuls. Des mobilisations ont lieu dans plusieurs autres pays et, une grève générale est convoquée pour le 29 septembre en Espagne.

Mais il y a des difficultés de coordination et d’unification de ces luttes, dues à la politique des directions majoritaires.

La CSP-Conlutas s’est fait présente dans les mobilisations du 23 septembre, en France, apportant notre solidarité de classe et cherchant à établir des contacts, à fortifier des relations avec des secteurs syndicaux combatifs.

Dirceu Travesso « Didi » et Sebastiào Carlos « Cacau », de Paris 24/09/10

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 17:52

 

http://www.solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-greve-generale-massivement-suivie-en-espagne-10-millions-de-grevistes-et-1-5-million-de-manifestants-expriment-leur-colere-contre-les-mesures-anti-sociales-du-gouvernement-zapatero-57992982.html

Grève générale massivement suivie en Espagne : dix millions de grévistes et un million cinq cent mille manifestants expriment leur colère contre les mesures anti-sociales du gouvernement Zapatero
 
Cette grève générale du 29 septembre marque un tournant dans l'organisation de la résistance des travailleurs espagnols à la politique de casse sociale orchestrée par le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero.

C'est la première grève générale convoquée par les deux syndicats majeurs espagnols – l'UGT socialiste et les Commissions Ouvrières (CC.OO) historiquement liées au PCE – depuis l'arrivée au pouvoir des socialistes en 2002 et seulement la septième depuis la chute du franquisme.

Elle est l'expression d'un mouvement qui prend une toute autre ampleur que le premier mouvement de grève lancé seulement dans la fonction publique le 8 juin dernier. Une mobilisation d'une autre dimension ne serait-ce que par les taux de grévistes communiqués par les deux syndicats: entre 70 et 75% de grévistes, soit plus de 10 millions de travailleurs espagnols qui ont cessé le travail ce mercredi.

Par ailleurs, le mouvement bénéficie d'un très large mouvement de sympathie parmi la population espagnole qui soutient le mouvement massivement, ce qui est corroboré par plusieurs sondages publiés dans la semaine, y compris chez ceux qui ne peuvent matériellement la faire.

La politique de casse sociale du gouvernement Zapatero devient de plus en plus insupportable pour l'ensemble des salariés espagnols, et en particulier les plus modestes: baisse de 5% du salaires des fonctionnaires; coupes dans les allocations sociales; gel de toutes les retraites; recul de l'âge de départ légal à la retraite de 65 à 67 ans sans oublier la nouvelle contre-réforme du marché du travail avec généralisation d'un « CDI précaire » avec procédures de licenciements facilitées, indemnités de licenciement minorées et flexibilité dans les horaires de travail consacrée.

C'est devant l'existence d'une très forte colère sociale que la grève générale du 29 septembre s'est imposée d'elle-même à des directions syndicales jusqu'ici frileuses à lancer un mot d'ordre appelant à la grève générale.

Un pays paralysé malgré le service minimum, l'industrie à l'avant-garde de la mobilisation

Un autre phénomène nouveau est la paralysie généralisée causée par le mouvement.Parmi les images marquantes de cette journée de grève : les kiosques sans journaux, les gares vides, les files d'attentes devant les arrêts de bus, les panneaux des aéroports indiquant les vols annulés ou encore les piquets devant les principales unités de production industrielle du pays.

Aucun secteur n'a été épargné.

Le Ministre du Travail lui-même, pourtant enclin à minorer l'importance du mouvement, a dû concéder que le pays fonctionnait au ralenti, admettant une baisse de consommation d'électricité comprise entre 16 et 20% dans le pays par rapport à la norme.

Les ouvriers de l'industrie ont été le fer de lance du mouvement, avec des taux frôlant les cent pour cent dans la sidérurgie, les mines, l'automobile de quatre vingt dix à quatre vingt quinze pour cent dans le bâtiment, les cimenteries et le bois. L'industrie espagnole a presque été totalement paralysée durant toute la journée.

Chiffres entre quatre vingt quinze et cent pour cent également dans le secteurs para-industriel de l'énergie et dans le secteur du ramassage d'ordures.

C'est dans les transports que la situation a été la plus tendue. La mobilisation massive de l'ensemble des salariés des entreprises de transport a paralysé le trafic aérien (entre vingt et quarante pour cent des vols totaux assurés), le trafic ferroviaire avec quatre vingt pour cent des trains à grande vitesse annulés, soixante quinze pour cent des trains de banlieue et cent pour cent des trains régionaux ainsi que le fonctionnement du système d'autobus dans les grandes villes qui a cloué la plupart des bus aux dépôts.

C'est dans le métro, et en particulier le métro Madrilène, que se concentrait l'essentiel de la bataille symbolique.

Le gouvernement socialiste a en effet tenté d'imposer sa loi anti-syndicale du « service minimum » aux grévistes. Si le service minimum a fait son effet, permettant le fonctionnement du réseau métropolitain, 85% des travailleurs de l'entreprise des Transports Madrilènes se sont toutefois mis en grève perturbant fortement le trafic Madrilène.

Dans la fonction publique, les résultats sont plus mitigés, en-deçà des chiffres de la mobilisation du 8 juin : quarante quatre pour cent de grévistes au total pour les fonctionnaires et soixante pour cent dans le milieu enseignant.

Un million cinq cent mille espagnols descendent dans la rue défiant les intimidations policières

Près d'une centaine de rassemblements étaient convoqués par les deux grandes centrales syndicales, ainsi que le PCE. Si elles ont mobilisé de façon inégale, près de un million cinq cent mille salariés espagnols ont tout de même défilé dans les principales villes du pays.

C'est en Andalousie, bastion du mouvement communiste espagnol, que les concentrations ont été relativement les plus impressionnantes, tout du moins à la mi-journée, et les mieux réparties sur le territoire. Près de cent quarante quatre mille manifestants dans 12 cortèges, dont cinquante mille à Séville, vingt mille à Huelva ou Cordoue, dix huit mille à Malaga, douze mille à Grenade, ont défilé sous des cris de « Zapatero démission! » et de « Zapatero menteur! ».

Dans les régions, affluence exceptionnelle à Vigo où près de soixante dix mille manifestants ont arpenté les rues de la cité Galicienne à l'appel des deux syndicats UGT et CC.OO ainsi qu'à Oviedo, capitale des Asturies, terre ouvrière et bastion historique des communistes, avec cent mille manifestants. Les Asturies ont également été la région avec le plus fort taux de grévistes du pays, 87%.

La manifestation la plus massive de la journée, en région, est celle de Barcelone, où quatre cent mille manifestants ont remonté le Passeig de Gracia en fin de journée, à l'appel des trois principales centrales syndicales catalanes (CC.OO, UGT et Usoc).

Plus de cinq cent mille manifestants ont finalement participé au rassemblement qui clôturait cette journée de mobilisation. A Madrid, le cortège est parti à 18 h 30 de la place des Cibeles pour arriver dans la soirée à la Puerta del Sol, mené par les deux leaders syndicaux, Ignacio Toxo (CC.OO) et Candido Mendez (UGT).

De multiples incidents entre la police et les manifestants ont émaillé les cortèges dans plusieurs villes de région, ainsi qu'à Madrid et Barcelone, avant le départ des deux grands cortèges, en début d'après-midi. Plus d'une centaine de manifestants ont été arrêtés, selon les syndicats, par les forces de l'ordre dans tout le pays.De nombreux incidents entre policiers et grévistes ont été signalés devant les dépôts de bus ou à la porte d'entreprises en grève, comme devant l'usine EADS à Getafe, dans la banlieue de Madrid.

Là où les manifestations se sont déroulés dans le calme, comme en Andalousie, le dispositif policier déployé se révélait impressionnat et intimidant pour les manifestants. Ignacio Toxo, secrétaire-général des CC.OO a déploré les violences policières, pointant du doigt « certaines interventions disproportionnées de la part des forces de l'ordre ».

Ambiguïtés de la ligne des syndicats: Durcissement du ton... mais ouverture au « dialogue social » prôné par le gouvernement

La conférence de presse conjointe des leaders des deux principales centrales syndicales du pays révèle une singulière radicalisation du discours. Tout d'abord, les deux dirigeants syndicaux parlent d'une seule voix pour saluer « un succès incontestable. Un succès de participation et un succès démocratique ».

Candido Mendez, secrétaire-général de l'UGT socialiste se montre le plus offensif: « Aujourd'hui se manifeste le rejet des politiques imposées par le gouvernement et la disposition à continuer à lutter pour sortir au plus vite de cette crise et réduire le chômage, mais pour cela, sans aucun doute, il est essentiel que se produise un changement de cap dans les politiques vis-à-vis de la réforme du marché du travail, des retraites, des coupes dans les salaires des fonctionnaires, dans l'intention du gouvernement de reculer l'âge de départ à la retraite et dans la révision du budget d'Etat pour 2011 ».

Ignacio Toxo, des CC.OO, syndicat historiquement proche des communistes mais qui a glissé depuis une vingtaine d'année s vers le réformisme, poursuit dans la même voie avec une inclination plus marquée au « dialogue so cial »: « Cette clameur, cette expression de la démocratie ne peut pas laisser impassible le gouvernement. Le gouvernement doit réagir (…). La réforme du marché du travail est réversible, voilà ce que dit la classe ouvrière de ce pays. Ce que l'on change par une loi, on peut le changer par une autre loi. Nous sommes disposés à négocier, mais à partir de la rectification ».

Derrière le ton qui se durcit nettement de la part des directions syndicales espagnoles, reflet tant de la poussée de la base militante des syndicats que de la colère généralisée parmi les travailleurs d'Espagne,les ambiguïtés de la ligne des directions syndicales espagnoles demeurent.

Les deux syndicats qui ont contribuer à faire passer toutes les réformes néo-libérales de Gonzalez à Zapatero ne ferment pas la porte à l' « appel au dialogue social » lancé par Zapatero. Ils exigent simplement un autre projet de loi, une « rectification » du projet gouvernemental.

Devant le risque de canaliser le mouvement et de le diriger vers une impasse politique, seule la question d'une plus large mobilisation des travailleurs d'Espagne et donc de la grève reconductible et illimitée peut permettre d'en sortir. C'est la question que pose ouvertement le Parti communiste d'Espagne (PCE) dans son communiqué: « Le PCE considère, tout comme les dirigeants syndicaux des CC.OO et de l'UGT, que la grève du 29 septembre est un point de départ pour de nouvelles mobilisations, si l'orgueil de Zapatero l'empêche de voir la forêt de travailleurs qui a rempli les rues des villes de ce pays ».





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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 19:43

 

http://www.7septembre2010.fr/post/2010/09/28/L-Union-D%C3%A9partementale-parisienne-de-la-CGT-pr%C3%A9pare-ses-forces-pour-aller-jusqu-au-bout!

L'Union Départementale parisienne de la CGT prépare ses forces pour aller jusqu'au bout!

Ce message officiel s'adresse à toutes celles et ceux qui portent un badge Cgt dans le 75!!!

Extraits:

Le rapport des forces doit monter sérieusement d’un cran. Il nous faut créer les conditions de la poursuite de l’action et de la grève dès le 13 octobre.

L’UD CGT de Paris invite ses structures à prendre, très rapidement, toutes les dispositions pour couvrir toutes les formes d’action pour la période jusqu’au 12 octobre et après, et à le faire savoir largement dans les entreprises, dans la CGT, et auprès du grand public, comme la CGT Energie de Paris qui nous informe qu’elle a déposé un préavis couvrant les salariés à partir du 12 octobre.


ADRESSE AUX SYNDICATS, UNIONS SYNDICALES ET UNIONS LOCALES CGT DE PARIS.

ENSEMBLE, NOUS GAGNERONS LA BATAILLE DES RETRAITES !

Depuis plusieurs mois, les journées d’actions, de grèves et de manifestations unitaires et interprofessionnelles rassemblent des millions de salariés. Contrairement à ce que tentent de faire croire le gouvernement et les patrons, la mobilisation s’amplifie et s’étend de plus en plus, y compris aux salariés des entreprises du privé.

La population rejette très majoritairement le projet de loi sur les retraites et, le 24 septembre, les organisations syndicales ont réaffirmé leur totale détermination à combattre jusqu’au bout cette réforme injuste et brutale qui aggraverait la situation de l’ensemble des salariés, des retraités, des chômeurs, des jeunes et encore plus particulièrement des femmes.

C’est dans ce contexte que l’Union départementale CGT de Paris appelle toutes les structures parisiennes, les militants, les syndiqués à concentrer toute leur énergie et leurs forces pour faire grandir encore la mobilisation et la rendre beaucoup plus visible.

La bataille qui est engagée est interprofessionnelle. Elle nous concerne tous : salariés du privé et du public ; petites, moyennes et grandes entreprises ; petites, moyennes et grandes bases CGT ; retraités ; chômeurs ; femmes ; jeunes et étudiants. Nous avons l’ambition de déclencher un mouvement social majeur et de très grande ampleur.

L’UD CGT de Paris invite toutes ses structures professionnelles et interprofessionnelles à prendre des actes concrets de direction syndicale pour poursuivre et amplifier, ensemble, la lutte engagée.

Samedi 2 octobre 2010 : soyons encore plus nombreux

La manifestation unitaire du 2 octobre, à l’appel de l’intersyndicale, doit permettre de rassembler de nouveau des centaines de milliers de salariés entre République et Nation à partir de 14 h 30. Un tract régional sera distribué de façon unitaire dans les gares parisiennes le jeudi 30 septembre 2010.

Cette manifestation est une nouvelle occasion de rassembler beaucoup plus de monde, en particulier des salariés qui n’ont pas encore pu se mobiliser. Elle peut aider à enclencher des suites dans de nouvelles entreprises.

Mardi 5 octobre 2010 : interpellation unitaire du Sénat

Les organisations syndicales régionales d’Île-de-France appellent les salariés à un rassemblement intersyndical le mardi 5 octobre, jour de l’ouverture des débats au Sénat. (info UD à suivre)

Tout en exigeant des sénateurs qu’ils rejettent ce projet de loi, cette initiative est un moyen de faire grandir la mobilisation d’ici au 12 octobre.

Mardi 12 octobre 2010 : faisons de cette journée de grève un ultimatum interprofessionnel

Nous sommes tous conscients que pour que ce projet de loi soit rejeté et que des négociations s’ouvrent sur la base des revendications portées par la CGT et les salariés, nous devons en arriver à bloquer l’économie du pays. C’est aussi ce que pensent beaucoup de salariés.

Or, les salariés ne se mettront pas massivement en grève sur un simple appel des confédérations, même si celles-ci ont un rôle, une responsabilité d’impulsion à jouer. Il reste encore à convaincre, y compris dans nos propres rangs.

L’ultimatum lancé par Bernard Thibault dans les médias et repris par l’intersyndicale dans le communiqué du 24 septembre, doit être décliné dans les entreprises et les unions locales.

Les suites immédiates du 12 octobre : mettons les partout en débat maintenant

La CGT doit être quotidiennement et partout à l’offensive pour consolider la lutte et la grève. Nous avons besoin de lier la question des choix de société avec les revendications, dans les entreprises, sur les conditions de travail et de vie, les salaires, l’emploi, les services publics et la retraite.

Le rapport des forces doit monter sérieusement d’un cran. Il nous faut créer les conditions de la poursuite de l’action et de la grève dès le 13 octobre.

La question de la grève reconductible est dans les têtes et dans beaucoup de discussions. Des professions y sont prêtes, mais nous devons y travailler ensemble et d’un même élan, dans le privé et dans le public, dans les secteurs professionnels et dans l’interprofessionnel.

Des professions mettent en débat la grève reconductible à partir du 12 octobre, comme les fédérations de cheminots CGT-UNSA-SUD rail-CFDT, ou la fédération CGT des services publics, dont vous trouverez les communiqués en pièces jointes.

L’UD CGT de Paris appelle à généraliser dès maintenant les assemblées générales de salariés et de syndiqués, afin de leur permettre, dans l’unité la plus large, de se prononcer très vite sur la suite à donner à la grève du 12 octobre, sous toutes les formes, sans en exclure aucune, y compris la grève reconductible, partout où c’est possible.

L’UD CGT de Paris invite ses structures à prendre, très rapidement, toutes les dispositions pour couvrir toutes les formes d’action pour la période jusqu’au 12 octobre et après, et à le faire savoir largement dans les entreprises, dans la CGT, et auprès du grand public, comme la CGT Energie de Paris qui nous informe qu’elle a déposé un préavis couvrant les salariés à partir du 12 octobre.

Ensemble, avec les salariés, traçons les perspectives de la victoire, en cultivant la dynamique de lutte interprofessionnelle et intersyndicale, en consolidant ces luttes à partir des revendications des salariés.

OUI, NOUS GAGNERONS. ENSEMBLE, BATTONS-NOUS !

La Commission Exécutive de l’UD CGT de Paris se réunira le mercredi 6 octobre salle Jean Jaures 3, rue du Château d’Eau .

Celle-ci est élargie aux secrétaires généraux de toutes les structures parisiennes à partir de 11 heures.




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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 16:24

 

Rectifications et mise au point quant à l’Assemblée Générale du 24 Septembre et au tract cheminot-enseignant

Nous sommes venus à quelques cheminots de la Gare de l’Est à l’ Assemblée Générale interprofessionnelle du 24 septembre. Nous n’avions pas de mandat pour représenter nos collègues. C’est en notre nom propre que nous sommes venus et intervenus à cette Assemblée Générale.

Avant toute chose, il a été expliqué en Assemblée Générale Ile de France que le rendez vous du tract n’appelait pas à une Assemblée Générale puisque nous n’étions plus en grève sur la Gare de l’Est. C’est plus une invitation à une réunion à ceux qui souhaitent conserver des liens de discussion et afin de faire un bilan et discuter des perspectives. C’est dans cet état d’esprit que nous avons fait circuler ce tract lors de l’Assemblée Générale Ile de France.

Sur les cheminots de la Gare de l’Est présents, certains avaient participé à l’écriture du tract, diffusé depuis sur différents sites. Nous avons apporté des précisions qui n’ont pas été reprise dans le compte rendu de l' Assemblée Générale Ile de France. D’où cette mise au point.

Lors de l’Assemblée Générale Ile de France, une de nos intervention a fait remarquer qu’à l’image de bien d’autres endroits, malgré des taux de grévistes plutôt bon (45% à la production sur la région de gare de l’est et 74% chez les conducteurs à titre d’exemple), nous n’étions pas nombreux en Assemblée Générale.

Le 23, nous étions entre soixante et soixante dix. Le lendemain, nous avons tournées dans différents services pour inviter à l’Assemblée générale. Malgré cela, nous avons été moins nombreux à nous réunir : quarante cinq cheminots. Une délégation d’enseignants (une dizaine d’instits du dix huitième arrondissement de Paris et de Gennevilliers) est venue discuter à notre Assemblée Générale. La discussion a notamment porté sur les raisons d’un si faible nombre de grévistes, sur la nature du mouvement nécessaire à faire reculer les classes dirigeantes et imposer nos revendications.

Ces débats ont été rapportés le soir même à l’Assemblée Générale Ile de France. Nous sommes intervenus pour dire que le tract était le fait de quelques uns d’entres nous qui avaient tenus à se réunir ensemble dans la suite de l’Assemblée Générale de la Gare de l’Est.

Ce tract est un compromis parmi ceux, qui au sein de l’Assemblée Générale, se sont réunis parce qu’ils voulaient discuter ensemble. Nous voulions continuer au delà de la grève (sur la gare l’Assemblée Générale votait la reprise) à maintenir des liens et à discuter avec le plus grand nombre de travailleurs de la situation, des revendications à mettre en avant et des moyens pour avancer vers la construction d’un mouvement capable de faire reculer le gouvernement et les classes dirigeantes indépendamment des échéances de l’intersyndicale. Nous avons discuté trois heures avant de nous mettre d’accord.

Aussi avons nous rapporté à l’Assemblée Générale du 24 la discussion qui a permis l’élaboration de ce tract. Nous n’avons pas caché à l’Assemblée Générale les désaccords qui ont eu lieu tout au long de sa rédaction et nous les avons exposés.

Nous avons constaté que, partout, malgré des bons chiffres de grévistes, les Assemblées Générales réunissaient peu de personnes. Mais pourquoi en serait il autrement, quand de toute part (syndicats et partis) nous explique depuis des mois qu’il suffit d’être nombreux dans la rue à manifester.

Pourtant, depuis janvier 2009, nous avons été appelés à de nombreuses journées et été des millions à battre le pavé. Force est de constater que cela n’a empêché ni les fermetures d’usines dans le privé, ni les suppressions de postes dans les services publics. Et on nous demande encore aujourd’hui de recommencer ce qui a échoué.

Si nous ne voulons pas subir de nouvelles défaites, les travailleurs doivent cesser de faire confiance dans les syndicats et commencer à ne compter que sur leur propre force. Et cela commence par se réunir pour débattre de la situation.

Aussi, comment convaincre les travailleurs de venir en Assemblée Générale se réunir (au-delà de ceux qui sont résignés) quand l’immense majorité des organisations politiques et même d’extrême gauche défendent auprès des travailleurs que c’est aux syndicats d’organiser la grève générale.

C’est donner des illusions quant à la politique que peuvent mener les syndicats et de ce qui peut ressortir de ces journées. Mais ce n’est pas la seule tactique utilisée.

Depuis le début de la crise, d’ailleurs les syndicats dans leur ensemble, ont alternés des journées d’action sans lendemain avec des grèves sectorielles comme à Total, la SNCF, les Hôpitaux sur des mots d’ordres catégoriels éparpillant les réactions et démobilisant les travailleurs face aux attaques du patronat et du gouvernement.

Ces expériences récentes montrent donc clairement qu’ils ne veulent pas d’une grève générale. C’est une politique consciente de leur part. Ne pas le dire et le défendre devant les travailleurs comme les organisations d’extrême gauche, c’est nous mettre à la remorque des bureaucraties syndicales.

En fait ce qu’il manquait dans le tract, c’est une dénonciation claire de la politique des syndicats. Et c’est dans ce sens qu’il y a eu une intervention à l’Assemblée Générale Ile de France. Mais cet aspect n’apparait dans le compte rendu.

Certains d’entre nous, bien qu’ils aient été syndiqués et le sont toujours (UNEF, CGT spectacle, CGT Poste, Sud-Rail), défendent auprès des travailleurs qu’ils n’ont aucune confiance dans les syndicats pour mener les luttes et organiser les travailleurs.

Voilà pourquoi, tous ceux et celles qui veulent vraiment défendre les intérêts des travailleurs ne doivent pas craindre de défendre autour d’eux que si nous ne voulons pas subir de nouveaux reculs, les travailleurs ne doivent pas faire confiances à ces faux amis et s’attellent eux mêmes à construire le mouvement qui fait défaut. Et ça commence par se réunir entre nous dès que l’occasion se présente pour débattre et s’organiser.

C’est à nous travailleurs quelques soit le secteur (hôpitaux, éducation nationale, la poste, agent de la propreté, Sncf, automobile, …), précaires, chômeurs de décider des revendications, des échéances et des moyens pour imposer nos revendications.

Et c’est dans ce sens qu’a été défendue la nécessité de contrôler nos luttes et de les coordonner à tous les niveaux au travers des comités de grève, comités de lutte, de quartier. Sur ce point, aussi rien n’apparaît dans le compte-rendu de l’Assemblée Générale Ile de France.

Mais la politique des syndicats n’est pas le seul écueil. Car l’autre obstacle que les travailleurs devront surmonter ce sont les tromperies de la gauche. Cette dernière fait semblant aujourd’hui d’être pour le maintien de la retraite à 60 ans. Mais elle a déjà voté les 42 ans. Quand elle a été au pouvoir, elle a pratiqué les suppressions de postes. Elle ne s’est jamais opposée aux licenciements dans le privé comme à Renault Vilvorde en 1997.

Une chose qui n’a pas été défendu mais que nous tenons à faire ici est la raison pour laquelle la gauche verse dans l’anti sarkosysme. C’est pour mieux masquer la responsabilité de la bourgeoisie.

Car derrière Sarkozy, les vrais maîtres ce sont Parisot et le grand capital. En gros, la gauche est en train de prendre la tête d’un nouveau front populaire en voie de construction pour désarmer politiquement les travailleurs et les empêcher dans le cadre d’une radicalisation (ce qui est plus que probable avec la grave crise que nous connaissons) de remettre en cause le pouvoir de la bourgeoisie.

Cette mise au point est envoyée à l’ensemble de ceux qui ont collaboré à l’écriture du tract. Ainsi pourront-ils rectifier à leur tour mes propos si j’ai mal retranscrit les discussions ou les oublis éventuels.




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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 14:31

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100929/tts-espagne-greve-tp-ca02f96.html

Les transports madrilènes perturbés par la grève générale (Reuters)

La grève générale décrétée par les syndicats espagnols pour protester contre la baisse des dépenses publiques était largement suivie dans les transports en commun madrilènes mercredi matin.

Très peu de bus et de trains circulaient dans la capitale. Un photographe de Reuters a précisé qu'aucun bus n'a quitté le principal dépôt de la ville tandis que tous les trains sauf un étaient annulés jusqu'à 7 heures GMT à la gare d'Atocha.

En revanche, les trains de banlieue et les métros fonctionnaient presque normalement.

Les syndicats ont appelé à une grève générale mercredi dans tout le pays, afin de s'opposer aux mesures du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero pour réduire le déficit budgétaire.

Cette grève générale, la première en huit ans en Espagne, aura valeur de test pour l'équipe socialiste au pouvoir qui ne devrait toutefois pas revenir sur ses mesures d'austérité.

Le président du gouvernement a dû les mettre en place pour répondre à la dégradation de la note souveraine espagnole, qui a accru le coût du service de sa dette. Les agences de notation craignaient notamment une crise similaire à celle vécue par la Grèce.

Les journalistes et employés de la presse écrite se sont mis en grève mardi, un jour en avance afin de pouvoir couvrir les manifestations mercredi.

Selon les syndicats, les employés de l'industrie et des services de nettoyage se sont joints en nombre au mouvement qui a débuté à minuit.

Les syndicats, qui représentent 16% des salariés espagnols, jugent que le gouvernement sera contraint de revenir sur certaines de ses mesures d'austérité, qui comprennent une baisse des salaires dans la fonction publique, un gel des retraites et une réforme du code du travail.

Les analystes estiment toutefois que le gouvernement, attaché à remplir les critères imposés par l'Union européenne en matière de dette, ne fera pas volte-face.

"La grève n'aidera en rien à remédier à la situation économique de l'Espagne et elle ne fera que dégrader un peu plus notre image à l'étranger", a commenté Camilo Abietar, président de l'organisation des artisans et travailleurs indépendants.

"L'économie s'améliore lorsque des emplois sont créés et non lorsque des entraves sont mises au marché du travail", a ajouté Abietar dont le syndicat représente plus de 195.000 adhérents.





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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 14:17

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20100929/twl-ue-france-roms-0ef7422.html

Roms : la Commission européenne décide d'ouvrir une procédure d'infraction contre la France (Associated Press)

La Commission européenne a décidé mercredi l'ouverture d'une procédure d'infraction contre la France pour non respect de la législation européenne après les renvois de Roms, a déclaré mercredi à Bruxelles une porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde.

Selon Madame Ahrenkilde, la commission a décidé "d'envoyer une lettre de notification officielle à la France" et de lui demander des précisions.

D'après un communiqué de la Commission, "à ce stade, la Commission considère que la France n'a pas transposé la directive sur la libre circulation en droit national de manière à rendre ces droits complètement efficaces et transparents".

"Par conséquent, la Commission a décidé aujourd'hui qu'elle enverra une lettre de mise en demeure à la France en demandant la transposition complète de la directive, à moins qu'un projet de mesure de transposition ainsi qu'un calendrier précis pour son adoption ne soit transmis avant le 15 Octobre 2010", ajoute le communiqué.

La Commission, "en même temps", est "en train d'analyser la situation dans tous les autres Etats membres en ce qui concerne la transposition de la directive sur la libre circulation pour évaluer la nécessité ou pas d'entamer des procédures d'infraction également à l'encontre d'autres Etats membres".

Si tel était le cas, elle enverrait "une lettre de mise en demeure pour tous les cas similaires également dans le contexte des prochains paquets sur les procédures d'infraction".

La polémique sur la politique française d'expulsion des Roms a enflammé les discussions entre dirigeants européens lors du sommet du 16 septembre dernier à Bruxelles. Le président français Nicolas Sarkozy a longuement dénoncé à cette occasion les propos "outranciers" de la commissaire européenne à la Justice Viviane Reding, ravivant les tensions entre Paris et Bruxelles, malgré sa volonté affichée de ne pas "polémiquer".

Le 14 septembre, Madame Reding s'était déclarée "personnellement consternée par la situation qui a donné l'impression que des gens sont expulsés d'un Etat membre de l'Union européenne simplement parce qu'ils appartiennent à une minorité ethnique. C'est une situation dont je pensais que l'Europe ne serait pas témoin après la deuxième guerre mondiale", avait-elle ajouté. Elle avait exprimé le lendemain ses "regrets" concernant ses déclarations, interprétées comme dressant un parallèle avec les déportations de la Seconde guerre mondiale.

La Luxembourgeoise était toutefois restée ferme sur sa condamnation générale de la politique d'expulsion des Roms, menaçant toujours de saisir la Cour européenne de justice à l'encontre de la France, pour infraction à la législation européenne. Ces tensions avaient complètement éclipsé les discussions prévues à l'agenda du sommet sur la politique économique et étrangère de l'UE. AP



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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 19:23

 

http://www.enfantsdepalestine.org/ar,1385

Communiqué suite aux attaques récentes contre le CICP, le MRAP et l'appartement du président de Génération Palestine

Qui veut la peau de notre solidarité ?

Dans la nuit de samedi à dimanche 19 septembre, le CICP (Centre International pour les Cultures Populaires) a été cambriolé. Les portes des bureaux de plusieurs associations ont été fracturées, ordinateurs portables et caisses ont été dérobés. La nuit suivante, la devanture du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) a été aspergée d'essence. Lundi 20, l'appartement d'Omar Alsoumi, président de Génération Palestine, a été cambriolé à son tour. Au total, les préjudices financiers s'élèvent à plus de dix mille euros.

Le CICP est le siège de nombreuses associations de solidarité internationale et de défense des droits humains. Il héberge notamment les bureaux de l'AFPS (Association France Palestine Solidarité), l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix), la CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien), Génération Palestine et de "BDS France". Le MRAP recueille les fonds pour la campagne "Un bateau pour Gaza" impulsée par le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens", qui regroupe quarante associations et organisations syndicales et politiques.

Ces trois évènements se sont produits en l'espace de trente six heures. Il nous est très difficile de croire à un concours de circonstances. En tout cas, nous prenons ces actes très au sérieux.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou définissait le mouvement international de solidarité avec le peuple palestinien comme une des trois "menaces stratégiques majeures" prioritaires pour son gouvernement. Ron Dermer, un de ses principaux conseillers, affirmait en juillet dans une interview au Jerusalem Post : "le gouvernement israélien va consacrer davantage de temps et de ressources humaines pour combattre ces ONG" (*).

Des groupes qui soutiennent le gouvernement extrémiste israélien multiplient actuellement les procès contre les militants de la campagne pacifique pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions contre l'occupation et la colonisation israéliennes. Des voix, au sein du gouvernement français, se sont élevées pour traiter de "criminels" les appels à ces actions non-violentes de citoyens mobilisés pour la paix et le droit. Nous avons déjà dénoncé l'injustice de ces positions.

Aujourd'hui, nous l'affirmons avec force, les criminels ne sont plus seulement ceux qui violent les droits humains des Palestiniens. Ce sont aussi ceux qui voudraient, par l'intimidation et la menace, faire taire la société civile française mobilisée pour l'application du droit international.

Le gouvernement français doit clarifier sa position : contre la colonisation et les crimes de guerre israéliens et pour la défense de la démocratie et les droits des citoyens. Nous nous battrons pour le respect du droit à l'expression de notre solidarité.

Génération Palestine

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