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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 12:13

 

http://www.rue89.com/2010/11/18/mort-dabraham-serfaty-opposant-historique-dhassan-ii-176605

Mort d'Abraham Serfaty, opposant historique d'Hassan II

By Pierre Haski

Abraham Serfaty est mort : le Maroc [1] a perdu un pan de son histoire. Ancien militant marxiste-léniniste et opposant farouche au roi Hassan II, Marocain et juif antisioniste, Abraham Serfaty, dix-sept ans de prison, un temps dans la clandestinité et quelques années d'exil au compteur, est décédé jeudi à Marrakech, à l'âge de quatre vingt quatre ans.

Cet homme était un roc, qui en imposait à ses interlocuteurs, physiquement et mentalement. Une montagne de détermination et de conviction, que ni la prison, ni la torture, ni le temps n'ont réussi à ébranler. Il était l'un des survivants des « années de plomb marocaines », témoin engagé d'une époque noire dont les séquelles se font encore sentir au royaume chérifien.

Ingénieur de formation, ce natif de Casablanca est devenu militant communiste à l'âge de 18 ans, au Maroc comme au sein du PCF lors de ses années d'étude en France. Il a combattu activement en faveur de l'indépendance du Maroc, ce qui lui a valu la répression des autorités coloniales françaises.

Les années Ilal al-Amam (« En avant »)

Au moment de l'indépendance du Maroc, il s'engage dans la création des nouvelles institutions du royaume, alors dirigé par Mohamed V. Mais dans les années 70, après quelques années de règne de son successeur Hassan II [2], il rompt avec les communistes jugés « révisionnistes et trop accommodants, et s'engage à l'extrême gauche avec la fondation du groupe marxiste-léniniste Ilal-al-Amam (“En avant”).

Il se heurte de front au pouvoir implacable d'Hassan II, est arrêté et torturé une première fois en 1972, avant de plonger dans la clandestinité pour échapper à la chasse aux “gauchistes”. Il est de nouveau arrêté en 1974, pour ne sortir libre de prison que dix-sept années plus tard. Hassan II ne lui pardonna jamais son soutien aux indépendantistes du Front Polisario du Sahara occidental [3], annexé en 1975 par le Maroc.

Dans la revue marocaine Tel Quel [4], Mustapha Brahma, qui lui a succédé à la tête d'Ilal al-Amam avant de le retrouver en prison, témoigne :

“Je l'ai rencontré pour la première fois en 1985, après mon arrestation. Il était heureux de voir des jeunes assurer la continuité de son combat. C'était un colosse impressionnant par son physique, il avait de surcroît une aura pour nous, car il a préféré lutter pour la justice sociale, alors qu'il avait une grande carrière toute tracée dans l'administration.”

Il ajoute :

“En prison, Abraham Serfaty développait des conceptions nouvelles, comme lutter sur le plan légal pour arracher des libertés publiques. Il avait entre autres l'idée d'un journal pour faire passer le maximum d'idées possibles, sans mettre en équation la monarchie, afin d'éviter la censure.

Précurseur, il avait été le premier à discuter avec les détenus de la Chabiba Islamiya, qui le respectaient. Il ne voulait pas leur laisser l'apanage de la religion, contrer l'islam intégriste en insistant sur l'islam populaire et le soufisme. Il voulait que nous, marxistes, puissions commencer à défendre cet islam.”

A sa libération, il fut déchu de sa nationalité marocaine, et expulsé vers la France où il retrouva la femme qu'il avait épousée alors qu'il était en prison, Christine Daure-Serfaty, une ancienne coopérante au Maroc, militante inlassable de la cause des prisonniers politiques marocains.

Mohamed VI permet le retour

Il lui faudra attendre l'arrivée de Mohamed VI au pouvoir, la décrispation du pouvoir chérifien, pour qu'il soit réinstallé dans sa nationalité et autorisé à revenir au Maroc.

Ce retour montrera toutefois un homme déconnecté des réalités marocaines et d'une époque qui ne correspondait plus à sa vision. Un autre de ses anciens co-détenus, Abdelhamid Amine, raconte leurs retrouvailles dans Tel Quel :

“Il a pris la parole, évoquant Mohammed VI et la nouvelle ère qui s'ouvrait, selon lui. Il nous a affirmé croire que la monarchie et les forces du progrès pouvaient collaborer pour bâtir une démocratie au Maroc.

Il avait une analyse trop optimiste du nouveau règne, comptant beaucoup sur Mohammed VI. Il rêvait un peu à une expérience similaire à celle du roi Juan Carlos dans l'Espagne de l'après-Franco.

Beaucoup de gens, dont moi-même, sont restés interloqués devant ce discours. […] Le jour de son retour d'exil a vraiment marqué une rupture entre les militants de l'extrême gauche et lui.”

Il se raconte ici, dans une interview à la télévision marocaine après son retour, dans une chaise roulante. (Voir la vidéo)

Un juif pour la Palestine

Abraham Serfaty a beaucoup écrit, et l'un des sujets les plus sensibles est celui de la Palestine [5]. Lui le juif marocain, issu d'une communauté qui a massivement émigré en Israël, a pris radicalement partie pour la cause palestinienne (il en parle dans la vidéo ci-dessus). L'un de ses camarades s'exclame dans Tel Quel :

“Un juif antisioniste, c'était quelque chose pour nous.”

Serfaty publie même un livre, “Ecrits de prison sur la Palestine”, dans lequel il écrit :

“ Le sionisme est avant tout une idéologie raciste. Elle est l'envers juif de l'hitlérisme.”

Sa disparition accompagne l'extinction d'une génération, qui est passée de la lutte anticoloniale au combat en faveur d'un “autre” Maroc, et qui s'est fracassée sur la répression implacable de Hassan II. Le Maroc a fait, depuis, du chemin, même si la ligne n'est pas toujours rectiligne.


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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 20:53

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101118/tts-france-gauche-melenchon-ca02f96.html

Des embûches sur le chemin de Jean-Luc Mélenchon (Reuters)

Jean-Luc Mélenchon, qui brigue la candidature du Front de gauche en 2012, fait toujours feu de tout bois mais le populisme revendiqué de cet adepte de la "révolution citoyenne" nourrit désormais les critiques.

L'ex-député socialiste fait maintenant face à un challenger communiste, le député du Puy-de-Dôme André Chassaigne, qui se présente un peu comme son antithèse, tout en cherchant à combler son déficit de notoriété par rapport à son médiatique opposant.

Alors que s'ouvre vendredi au Mans le congrès du Parti de gauche (PG), qu'il a fondé, Jean-luc Mélenchon se sent conforté dans sa tentative d'inverser le rapport de forces à gauche en critiquant ses anciens amis socialistes, jugés trop mous.

Il avait lui-même donné des munitions à ses opposants en déclarant récemment à L'Express : "Populiste, moi ? J'assume !".

Mais le président du PG reconnaît néanmoins sur son blog avoir eu "les jambes coupées" par les critiques, en particulier celles lancées par le député européen Daniel Cohn-Bendit l'accusant de "labourer sur les terres de Le Pen."

En outre, Jean-Luc Mélenchon se voit désormais qualifié de "Le Pen de gauche" par ses détracteurs, nombreux sur la blogosphère. D'autres voient en lui une "pâle copie" de l'ex-dirigeant communiste de Georges Marchais, célèbre dans les années 1970 et 1980 pour des déclarations à l'emporte-pièce.

Les responsables communistes eux-mêmes ont mis en garde leur partenaire sur sa façon de faire campagne pour 2012, réclamant plus de "collectif" et l'invitant à ne pas céder au populisme.

Ces "accusations (...) ne sont pas dangereuses pour moi, ce serait risible car tout le monde sait que je me suis battu toute ma vie contre les positions de Le Pen", a récemment rétorqué le député européen dans Libération.

INVITÉ DU "CANAPÉ ROUGE"

En dépit de ses violentes attaques contre des journalistes - dans un film récent, on peut le voir lancer "salaud" et "larbin" en visionnant un journal télévisé de David Pujadas sur France 2 -, Jean-Luc Mélenchon reste très présent dans les médias.

Il a été ainsi l'invité au début du mois du "canapé rouge" de l'émission "Vivement dimanche" sur France 2, l'une des plus populaires du pays. Et son dernier livre, "Qu'ils s'en aillent tous", a été en tête des ventes de livres politiques.

Mais le bouillant président du Parti de Gauche occupe pour le moment une place réduite sur l'échiquier politique. Les sondages le créditent de 5% à 6% des intentions de vote s'il devait représenter le Front de gauche à la présidentielle.

Le Parti de Gauche, le PCF et la Gauche unitaire doivent soumettre au printemps 2011 au vote de leurs militants un seul candidat défendant un programme.

Le Parti communiste, qui craint d'être effacé par Jean-Luc Mélenchon, a mis sur orbite la candidature d'André Chassaigne, un élu de terrain sur lequel il ne tarit pas d'éloges tout en affirmant qu'il ne s'agit pas de son candidat officiel.

L'élu auvergnat, qui a réalisé le meilleur score du Front de Gauche aux régionales (14,26%), semble plaire aux communistes à en croire les premiers pas de sa tournée dans les départements.

Sur le site internet du Monde, André Chassaigne dit jeudi vouloir porter une "nouvelle pratique de la politique" comme un négatif de la campagne tonitruante de Jean-Luc Mélenchon.

Il souhaite ainsi que le Front de gauche "avance collectivement" sans devenir "une machine à fabriquer des egos".


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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 20:37

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/17/boycotter-israel-une-lutte-pour-une-paix-juste_1440957_3232.html

Boycotter Israël, c'est lutter pour une paix juste

LEMONDE.FR | 17.11.10 | 14h24  •  Mis à jour le 17.11.10 | 17h14

"Une arme indigne". Telle serait la nature de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) contre Israël, d'après les signataires d'une tribune publiée dans Le Monde daté du 2 novembre. Ses auteurs n'hésitent pas à accuser les acteurs de la campagne BDS de prendre le parti de la "censure", de la "séparation" et de la "haine"… Cette lourde charge contre BDS n'est pas la première du genre, mais la longue liste des signataires lui confère une portée singulière, qui appelle commentaires et éclaircissements

Tout d'abord, les signataires du texte omettent, ou dissimulent, le caractère international de la campagne BDS, en réponse à un appel émanant de la société civile palestinienne en 2005. Cette "entreprise qui commence à faire parler d'elle en France", selon leurs termes, fait en réalité parler d'elle depuis plusieurs années aux quatre coins du monde. Du Canada à l'Australie en passant par l'Afrique du Sud, les Etats-Unis, l'Amérique latine et l'Europe, c'est un mouvement international, non-violent et populaire qui se développe. Syndicats, ONG, associations, Eglises, universités, municipalités, personnalités de renommée mondiale et simples citoyens se retrouvent pour défendre un même objectif : l'application du droit.

En effet, et c'est un deuxième oubli notable de la tribune du 2 novembre, la campagne BDS a pour seule exigence qu'Israël "honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l'autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international". La campagne BDS n'est pas l'expression d'une haine irrationnelle d'Israël. Comme l'écrit John Berger, écrivain britannique et membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine, "BDS n'est pas un principe, mais une stratégie ; ce n'est pas Israël qui est visé, c'est sa politique ; si la politique change (dans le bon sens), le BDS prendra fin".

Les signataires de la tribune le répètent : "Nous sommes pour la paix". Mais pensent-ils que la paix est possible sans la justice, c'est-à-dire sans l'application du droit ? Car c'est bien ici que se situe le nœud du problème. Israël refuse depuis des décennies de se soumettre aux règles les plus élémentaires du droit international. Ce sont ainsi plus de 30 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qu'Israël a refusé ou refuse encore de respecter, attitude pour le moins paradoxale de la part d'un état créé par une résolution des Nations unies. Chaque jour, avec la colonisation, ce sont les conventions de Genève qui sont violées. En juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) demandait à Israël de détruire le mur construit en Cisjordanie : le mur est toujours là, et continue de s'étendre…

Que font nos gouvernements ? Que font les représentants de la communauté des nations ? Exercent-ils des pressions sur Israël ? Non. C'est fort de ce constat que la société civile palestinienne, un an après l'avis de la CIJ concernant le mur, a invité la société civile internationale à se charger elle-même de faire pression sur Israël et sur nos gouvernements, pour que l'impunité cesse. La fin de cette impunité est la seule voie possible vers une paix réelle, où le droit et la justice seraient des principes intangibles et non pas, comme c'est le cas à l'heure actuelle, des objets de négociation.

S'ils ont jugé nécessaire d'avoir recours à l'arme du boycott international, les animateurs de la campagne BDS ne confondent pas tout, contrairement aux signataires de la tribune du 2 novembre.

Evoquant la charte de la campagne BDS France, ces derniers affirment en effet que [pour ses initiateurs], "tout ce qui est israélien serait coupable". Ils auraient été mieux inspirés s'ils avaient consulté ladite charte, dans laquelle on peut lire que "ce boycott ne vise pas la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels, il vise la politique coloniale d'occupation israélienne et ses partisans".

Notre combat n'est pas fondé sur le rejet d'un peuple. Il s'agit d'exercer une réelle pression sur l'Etat d'Israël, en développant un boycott économique, diplomatique, et un boycott des institutions académiques, sportives et culturelles israéliennes. Ces institutions sont en effet trop souvent utilisées par Israël pour soigner son image et mieux masquer sa politique à l'égard des Palestiniens et son mépris des règles internationales. Michel Platini, président de l'Union européenne des associations de football (UEFA), l'a compris, menaçant d'exclure l'Etat d'Israël de l'UEFA s'il continuait d'entraver le développement du sport palestinien. Desmond Tutu, archevêque sud-africain récompensé par le prix Nobel de la paix en 1984 pour son combat contre l'apartheid, s'est de son côté élevé contre la visite prochainement prévue, en Israël, de la troupe de l'Opéra du Cap. En tant que soutien actif de la stratégie BDS, Desmond Tutu
mérite-t-il aussi les titres de saboteur et de naufrageur d'espoir ?

A ceux qui s'inquiètent de la dégradation de l'image d'Israël et qui accusent la campagne BDS d'en être responsable, nous disons qu'Israël est le seul auteur de cette dégradation. En violant chaque jour le droit international, en commettant des actes criminels comme les bombardements massifs sur Gaza en 2008-2009 ou l'assaut sanglant contre la Flottille de la liberté, en poursuivant le blocus de Gaza, la construction de colonies et l'arrachage des oliviers, Israël ne peut susciter qu'un rejet de plus en plus fort. Au-delà de ce rejet, cette fuite en avant meurtrière met en danger la population israélienne elle-même : c'est pourquoi à l'intérieur d'Israël se développe le mouvement de Boycott From Within, au sein duquel des pacifistes, intellectuels, artistes… se sont regroupés pour appeler la société civile internationale à amplifier BDS.

Pour toutes ces raisons, nous affirmons : tant que l'Etat d'Israël ne respectera pas le droit international et tant que nos gouvernements n'exerceront pas de véritables pressions pour qu'il le fasse, nous développerons BDS. Nous savons, fort du précédent sud-africain et de la campagne victorieuse de boycott contre le régime d'apartheid, que cette arme, loin d'être indigne, peut être noble et efficace lorsque les circonstances l'exigent. C'est le cas aujourd'hui. La campagne BDS est l'expression de la volonté de tous ceux qui pensent qu'il est encore possible d'agir et d'éviter le pire pour les peuples de la région. Car tant que le droit sera bafoué et que l'impunité durera, aucune paix ne sera possible.

En soutien à l'appel palestinien "Boycott, Désinvestissement, Sanctions" de 2005 et à la Campagne française BDS :

Nicole KIIL NIELSEN, députée européenne (Les Verts); Patrick LE HYARIC, député européen (Gauche unitaire européenne); Olivier BESANCENOT, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA); Monique CERISIER BEN GUIGA, sénatrice (PS), présidente du groupe d'information internationale France-Territoires palestiniens du Sénat; Alima BOUMEDIENE THIERY, sénatrice (Les Verts); Patrick BRAOUEZEC, député de Seine-Saint-Denis; Clémentine AUTAIN, directrice de "Regards", membre de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE); Annick COUPE, porte-parole nationale de l'Union syndicale Solidaires; Stéphane TASSEL, secrétaire général de la FSU; Mouloud AOUNIT, co-président du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP); Monseigneur Jacques GAILLOT, évêque; Eric HAZAN, éditeur; Gérard TOULOUSE, directeur de recherche au CNRS, membre de l'Académie des sciences; Mireille FANON MENDES FRANCE, Fondation Frantz Fanon, membre de l'Union juive française pour la paix (UJFP); Gilbert ACHCAR, politologue, écrivain et professeur à l'université de Londres et Paris-VIII; Nabil AL HAGGAR, universitaire, membre de l'Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (AURDIP); Jean-Marie MULLER, membre fondateur du Mouvement pour une alternative non-violente (MAN); Omar BARGHOUTI, palestinien, membre fondateur de la "Palestinian campaign for the academic and cultural boycott of Israel" (PACBI); Scandar COPTI, palestinien, réalisateur et co-auteur de Ajami (mention spéciale à la caméra d'or du festival de Cannes 2009); Juliano MER KHAMIS, palestinien, acteur et réalisateur, fondateur du Théâtre de la Liberté à Jénine; Michel WARSCHAWSKI, israélien, journaliste, membre fondateur du Centre d'information alternative (AIC) et de la campagne "Boycott from within"; Eyal SIVAN, israélien, réalisateur, auteur de Jaffa, la mécanique de l'orange (2009) et membre de la campagne  "Boycott from within"; Yael LERER, israélienne, éditrice, membre fondatrice des éditions Andalus, spécialisées dans la traduction vers l'hébreu d'œuvres littéraire en langue arabe, de la campagne "Boycott from within" et de la Coalition des femmes pour la paix (Tel Aviv).





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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 21:11

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20101117/twl-irak-talabani-aziz-execution-refus-1def439.html

Le président irakien refuse de signer l'ordre d'exécution de Tarek Aziz (Associated Press)

Le président irakien Jalal Talabani a déclaré mercredi qu'il ne signerait pas l'ordre d'exécution de l'ancien Premier ministre de Saddam Hussein, Tarek Aziz, car c'est un chrétien et qu'il est âgé de 74 ans.

"Je ne peux pas signer un tel ordre parce que je suis socialiste", a expliqué M. Talabani dans un entretien à la chaîne d'information France 24. "Je ressens de la compassion pour Tarek Aziz parce c'est un chrétien, un chrétien irakien (...) En outre, c'est un homme âgé, de plus de soixante dix ans. C'est pourquoi je ne signerai jamais cet ordre", a-t-il ajouté, s'exprimant en arabe par l'intermédiaire d'un traducteur.

Tarek Aziz était le chrétien le plus haut placé de la garde rapprochée de Saddam Hussein. Il a été condamné à mort par pendaison le 26 octobre pour son rôle dans la persécution des membres des partis religieux chiites qui dominent aujourd'hui la vie politique du pays, à majorité chiite. Condamné dans deux autres dossiers également, il a écopé d'un total de vingt deux ans de prison.

Il estimait dans un entretien à l'Associated Press l'été dernier qu'il mourrait probablement derrière les barreaux. La peine capitale a été prononcée deux mois après le transfert de Tarek Aziz de la garde des Américains aux Irakiens. Le condamné dispose de trente jours pour faire appel.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 21:01

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101117/tts-france-bettencourt-enquetes-bordeaux-ca02f96.html

Tutelle de Bettencourt envisagée, dossiers transférés à Bordeaux (Reuters)

La demande de placement sous tutelle de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt a été jugée mercredi recevable par une magistrate, qui n'a toutefois pris aucune mesure contraignante dans l'immédiat.

La juge des tutelles de Courbevoie "a ordonné une expertise médicale" de la principale actionnaire du groupe de cosmétiques avant de se prononcer sur le fond, a-t-on dit de source proche de la présidence du tribunal de Courbevoie (Hauts-de-Seine).

Liliane Bettencourt, 88 ans, peut donc continuer à siéger au conseil d'administration de L'Oréal et à faire gérer sa fortune comme elle l'entend, d'autant qu'elle va faire appel de la décision de recevabilité, ont dit ses avocats.

Sa fille Françoise Meyers, qui estime que sa mère est sous la coupe de son entourage qui profiterait de son état de faiblesse psychologique, demandait notamment la suspension du mandat de son gestionnaire de fortune Patrice de Maistre et la désignation d'un mandataire pour gérer les biens.

La magistrate a répondu qu'aucun élément du dossier ne démontrait l'utilité de telles mesures.

La juge va cependant examiner la demande, avec une possible convocation de la milliardaire et une nouvelle tentative d'expertise médicale, une mesure que celle-ci refuse.

Une première demande avait été déclarée irrecevable par un premier juge, puis par le parquet de Nanterre au motif qu'il n'était pas présenté de certificat médical.

BORDEAUX CHOISI POUR LES ENQUÊTES

Maître Olivier Metzner, avocat de Françoise Meyers, s'est dit satisfait de voir que la demande de tutelle serait instruite et a estimé que la milliardaire devrait cette fois se soumettre à l'expertise. Son appel n'est pas suspensif.

"Françoise Bettencourt-Meyers veut uniquement protéger sa mère, pas autre chose que cela. Elle arrive enfin au bout de trois ans à ce qu'on l'entende", a-t-il dit à la presse.

Françoise Meyers a fait transmettre au juge des tutelles la transcription des enregistrements clandestins réalisés par un employé, démontrant à ses yeux l'état de faiblesse de sa mère.

Ce litige est la toile de fond d'un conflit familial devenu affaire d'Etat, depuis la publication par la presse au printemps dernier des enregistrements.

Mercredi, la Cour de cassation, plus haute juridiction française, a choisi après une audience publique de transférer pour "bonne administration de la justice" toutes les enquêtes à Bordeaux, et non à Paris comme le demandait le parquet général.

Le parquet estimait que le choix de Paris s'imposait puisque les protagonistes habitent tous en région parisienne et que la police judiciaire parisienne travaille sur l'affaire. Paris dispose en outre de juges d'instruction spécialisés et dotés de moyens assez importants, au pôle financier du tribunal.

Une information judiciaire ouverte notamment pour blanchiment, trafic d'influence et financement illégal de parti politique et mettant en cause en particulier l'ex-ministre du Travail Eric Woerth sera donc traitée par les juges d'instruction de Bordeaux.

Une nouvelle audition d'Eric Woerth est déjà programmée, de nouveaux éléments étant apparus durant l'été. L'information judiciaire visant une douzaine d'autres faits annexes, plusieurs juges seront sans doute désignés.

Le volet visant l'abus de faiblesse présumé, concernant les dons d'un milliard d'euros de Liliane Bettencourt à François-Marie Banier entre 2002 et 2007, passe du tribunal correctionnel de Nanterre à celui de Bordeaux.

Un complément d'information était en cours et Maître Metzner vient de poursuivre d'autres personnes, dont Patrice de Maistre.

Le "dépaysement" des dossiers est la conséquence d'un affrontement public entre le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, et la juge de ce tribunal, Isabelle Prévost-Desprez, le premier ayant lancé une enquête de police sur la seconde.

Cet imbroglio fait lui-même l'objet d'une autre procédure, que la Cour de cassation transfère aussi d'un juge d'instruction de Versailles à un juge de Bordeaux.




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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 17:42

 

MEETING DEBAT MERCREDI 24 Novembre à 19 heures 15
BOURSE DU TRAVAIL DE LYON - Place Guichard métro ligne B Guichard
Avec des témoignages, avec l’intervention de magistrats et d’avocats du Rhône et SERGE PORTELLI Magistrat – Vice président du TGI de Paris

EN PLEINE MOBILISATION SUR LES RETRAITES, LE GOUVERNEMENT VIOLE LES LIBERTÉS FONDAMENTALES

Le gouvernement a franchi à Lyon une étape supplémentaire dans sa dérive sécuritaire et sa remise en cause des libertés fondamentales.

Pendant plusieurs jours, un chaos social a été organisé, avec des interruptions « préventives » des transports en commun et une sur présence de policiers lourdement armés, qui étaient là pour maintenir un climat d'angoisse.

Le jeudi 21 octobre, entre 13 heures 30 et 19 heures 30, plusieurs centaines de personnes, majoritairement des jeunes, voire des mineurs, ont subi, sur ordre de l'autorité préfectorale, une garde à vue de fait en plein air, place Bellecour, totalement illégale. Elles étaient venues rejoindre le cortège d'une manifestation autorisée, ou passaient simplement pour se rendre à leur travail ou ailleurs. De nombreux témoignages confirment qu’un grand nombre d’entre elles a été soit gazé, soit flashballé, ou encore matraqué, arrosé pendant plusieurs heures dans la nasse fermée par un double cordon de CRS, de gendarmes et de policiers qu'était devenue la place Bellecour.

De plus, ces nombreux témoignages nous conduisent à nous interroger sur les pratiques discriminatoires des forces de l'ordre, dont certains membres proféraient des injures racistes ou libéraient les jeunes selon leur faciès, et qui plus généralement, ont systématisé les contrôles d'identité de toutes les personnes retenues sur la place et les photographies d'identité au faciès.

A ces accusations graves, l'autorité préfectorale doit apporter une réponse claire et permettre une vérification de tous les dossiers constitués à cette occasion; il est regrettable que l'autorité judiciaire n'ait pas été mise en situation d’assurer immédiatement sa mission de protection des libertés individuelles, relativement aux mesures de rétention collective, de contrôles, de vérifications et de relevés d’identités opérées en ces circonstances.

Au surplus, la procédure de comparution immédiate a été utilisée, laquelle ne permet pas une véritable défense individuelle, repose rarement sur des éléments matériels de preuve et répond à un souci de médiatisation, au risque de méconnaître les principes du procès équitable énoncés par la Cour Européenne des Droits de l'Homme et repris par le Conseil Constitutionnel et la Cour de Cassation.

Les organisations soussignées entendent tout faire pour rétablir les droits démocratiques et les libertés fondamentales bafouées et les faire respecter. Elles appellent la population et les organisations attachées aux droits démocratiques à faire bloc contre l'ensemble de ces atteintes aux droits.

Elles décident d’organiser un meeting dans la semaine du 24 novembre avec témoignages, paroles de juristes et intervention d’une personnalité nationale donnant toute leur dimension à ces pratiques.

Elles décident de récolter des témoignages – au sens juridique du terme – pour examiner la possibilité d’un dépôt de plainte. Elles décident d’assurer le soutien aux inculpés et de demander l’abandon des poursuites.

Signataires : Appel des Appels et ADA69, CGT (UD Rhône), CIMADE, COVRA (Collectif Villeurbannais pour un Rassemblement Anti-libéral), CCRASS (Comité Critique de Réflexion et d'Action Solidaire et Sociale), CILL (Collectif Indépendant de Lutte Lycéenne), CRI (Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie), Divercité, FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique), FSE (Fédération Syndicale Etudiante), FSQP (Forum Social des Quartiers Populaires), GAL (Gauche Alter Lyon), MAN (Mouvement pour une Alternative Nonviolente), Mouvement Jeunes Communistes de France 69, Mouvement de la Paix Rhône, Parti Communiste Français Rhône, Parti de Gauche, PAG69 (Pour une Alternative de Gauche), RESF (Réseau Education Sans Frontières), RUSF (Réseau Universitaires Sans Frontières), UNEF

et les associations et organisations suivantes, membres du CIRDEL (Centre d’Initiative et de Réflexion pour la Défense des Libertés) : Alternatifs, attac-Rhône, CABIRIA, Europe Ecologie/Les Verts, FCPE Rhône, FSU, Gauche Unitaire, LDH Rhône, MFPF 69 (Planning familial), Mouvement des Jeunes Socialistes du Rhône, MRAP, NPA (Nouveau Parti Anti capitaliste), Parti Socialiste, Ras l’front69, Solidaires, SOS Racisme Rhône, SAF (Syndicat des Avocats de France), SM (Syndicat de la Magistrature), Témoins/Caisse de solidarité

MEETING DEBAT MERCREDI 24 Novembre à 19 heures 15
BOURSE DU TRAVAIL DE LYON - Place Guichard métro ligne B Guichard
Avec des témoignages, avec l’intervention de magistrats et d’avocats du Rhône et SERGE PORTELLI Magistrat – Vice président du TGI de Paris

Appel à témoignages : à temoignage.bellecour@rebellyon.info - et permanences les mercredis de 14h à 20h à la LDH - 5, place Bellecour Lyon et les mardis de 12h à 13h30 au CCO - 39 rue Courteline Villeurbanne.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 17:25

 

La campagne pour la libération de Tarek Aziz provoque depuis des années une vive polémique.

Elle pose d'abord bien sûr des questions de politique internationale.

Il y a de plus en plus de points communs entre la Palestine et l'Irak. Nous sommes pour la libération de tous les prisonniers irakiens comme nous sommes pour la libération de tous les prisonniers palestiniens. La question la plus importante en Irak comme en Palestine comme dans toute la région est la question coloniale. Il n'y avait jamais de Palestine indépendante, la Palestine passait directement de l'occupation britannique avant 1948 à l'occupation israélienne depuis 1948. Il y avait un Irak indépendant pendant quatre vingt trois ans entre 1920 et 2003, l'Irak était avant 1920 une colonie britannique, l'Irak est depuis 2003 un pays sous occupation coloniale étatsunienne. Le gouvernement baassiste de Saddam Hussein était le dernier gouvernement irakien indépendant.

Tarek Aziz est un symbole et un otage. Avant lui, il y en avait d'autres. Après son exécution ou sa disparition de mort naturelle, il y en aura d'autres. Les impérialistes et les collaborateurs poursuivront pendant des années et des dizaines d'années les derniers responsables du dernier gouvernement irakien indépendant.

Combien de temps durera l'occupation coloniale de l'Irak ? Combien de temps durera la nakba irakienne ? Notre génération verra t elle la libération de l'Irak et la libération de la Palestine ? Nous n'en savons rien.

Les véritables criminels de guerre, ce sont Bush, Blair, Maliki et tous les responsables de l'occupation. Il faut un tribunal international contre eux.

Le deuxième problème irakien et régional est le suivant. Du point de vue de la résistance irakienne, il y a aujourd'hui en Irak une double occupation étatsunienne et iranienne. L'Iran soutient la résistance au Liban et elle soutient l'occupation et la collaboration en Irak, cette contradiction est le résultat des manipulations impérialistes et elle provoquera de nouvelles guerres civiles et régionales.

Il y avait pendant quinze ans entre 1976 et 1991 la guerre civile au Liban, il y avait pendant huit ans entre 1980 et 1988 la guerre entre l'Iran et l'Irak, il y a la guerre entre le Fatah et le Hamas en Palestine, il y a les massacres communautaires entre les chiites et les sunnites depuis 2003 en Irak, de vrais faux groupes islamistes provoquaient des massacres de masse contre le peuple algérien dans les années 1990, il y a la fabrication du phénomène Ben Laden par l'impérialisme étatsunien depuis au moins les évènements du 11 septembre 2001 aux Etats Unis, il y a depuis des années des sanctions économiques internationales et des menaces d'une nouvelle guerre impérialiste contre l'Iran, il y a la guerre impérialiste et l'occupation coloniale de l'Afghanistan. Nous soutenons la résistance de tous les peuples du monde contre toutes les guerres impérialistes.

La campagne pour la libération de Tarek Aziz pose enfin des problèmes de politique intérieure française. L'extrême droite française fait de la démagogie pour l'Irak depuis vingt ans. Quand on lance une pétition pour l'Irak, on trouve tout de suite des signatures d'extrême droite. Quand on fait une réunion de solidarité pour l'Irak, on trouve tout de suite des militants d'extrême droite. Enfin, il y a actuellement une stratégie de répression policière et de harcélement juridique contre les militants français de la campagne pour le boycott d'Israël. Mais c'est une autre histoire.

Bernard Fischer   


 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 20:13

 

http://www.atlasalternatif.over-blog.com/article-faibles-reactions-internationales-apres-la-repression-marocaine-a-laayoune-61050437.html

Faibles réactions internationales après la répression marocaine à Laâyoune

Le 8 novembre dernier policiers et gendarmes marocains en tenue anti-émeute ont démantelé par la force un campement (Gdeim Izik) de quinze mille personnes installées à Laâyoune (El Ayoun), la capitale du Sahara occidental, qui demandaient des logements sociaux, un revenu minimum pour les familles dans le besoin, des embauches dans la fonction publique pour les jeunes diplômés. L'intervention des policiers a suscité une émeute, et des affrontements ont eu lieu. Le bilan officiel fait état de douze morts, dix parmi les forces de l'ordre et deux civils, ainsi que d'une centaine d'arrestations. Le Polisario évoque un grand nombre de blessés, sans les identifier. En outre, selon ministère sahraoui de l’Information, plus de deux mille personnes ont été emprisonnées.

La ministre des affaires étrangères espagnole a rappelé que l'Espagne, ancienne autorité coloniale du Sahara occidental, soutient le droit à l'autodétermination du peuple Saharaoui, mais les activistes à Madrid accusent le gouvernemet de JL Zapatero de n'avoir rien fait pour empêcher la police marocaine d'intervenir. En outre le PSOE au pouvoir s'est désolidarisé de la résolution proposée par sa députée Fátima Aburto qui condamnait la violence au Sahara occidental. Les activistes ne sont pas les seuls à attaquer l'inertie de Madrid sur ce sujet, puisque le leader du PPMariano Rajoy a accusé le gouvernement madrolène "d'abdiquer ses responsabilités", ce qui d'ailleurs lui a valu une réaction birulente du premier ministre marocain lui reprochant de porter "atteinte à l'intégrité territoriale" du Maroc.

Maja Kocijancic, porte-parole de la haute représentante de l'Union européenne Catherine Ashton a simplement indiqué que l'UE suivait "de près" la situation.

Aux Etats-Unis la U.S. Western Sahara Foundation (bizarrement présidée par une pasionaria républicaine qui fait aussi du lobbying contre la Corée du Nord) a aussi interpelé le président Obama, sans résultat.

Le président Hugo Chavez Frias quant à lui a condamné la répression marocaine à Laâyoune. L'Union africaine a appelé le Maroc à éviter le recours à la violence.

Une pétition pour la mise en œuvre d’une enquête internationale sur les événements qui se déroulent depuis le 8 novembre à El Ayoun occupée, suite à l’assaut des forces de l’ordre marocaines contre le campement de civils sahraouis de Gdeym Izik a été lancée par des associations solidaires avec le peuple sahraoui et soixante organisations membres du Comité international du Forum  social mondial. L’eurodéputée Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne  Europe écologie, membre de la sous-commission des droits de l’homme du parti des Verts suisses, a estimé samedi que «la répression a révélé malheureusement le vrai visage du régime marocain.»

En France les députés communistes ont demandé à Paris de réagir d'autant qu'un des leurs, Jean-Paul Lecoq (Seine-Maritime) s'est vu interdire de quitter l'aéroport de Casablanca de même que le député européen communiste espagnol Willy Meyer alors que tous deux souhaitaient se rendre à Laâyoune. Depuis le second mandat de Jacques Chirac la France est clairement alignée sur la position marocaine en ce qui concerne le Sahara occidental, position confirmée par M. Sarkozy en octobre 2007.


Frédéric Delorca
 



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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 20:06

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20101116/tfr-justice-bettencourt-depaysement-342d366.html

Affaire Bettencourt: examen mercredi des requêtes en dépaysement (Associated Press)

La Cour de cassation examine mercredi les requêtes en dépaysement des trois volets de l'affaire Bettencourt déposées par le parquet général de la cour d'appel de Versailles.

L'audience de la chambre criminelle de la Cour de cassation sera publique. La décision pourrait être rendue très rapidement.

Les magistrats devront décider si ces trois procédures de l'affaire Bettencourt doivent être instruites dans d'autres tribunaux que ceux de Nanterre (Hauts-de-Seine) et Versailles (Yvelines).

Le parquet général de Versailles a motivé ses requêtes en raison du "climat notablement perturbé par les nombreux et récurrents commentaires et critiques" visant "les différents volets des affaires concernant Mme Liliane Bettencourt".

Depuis plusieurs mois, une guerre larvée s'est engagée entre le procureur Philippe Courroye et la présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez. Un conflit symbolisant jusqu'à la caricature le débat sur la soumission du parquet à l'exécutif et l'indépendance des juges du siège.

La première requête concerne l'information judiciaire ouverte le 29 octobre par le parquet de Nanterre à la demande du procureur général afin de regrouper les différentes enquêtes préliminaires menées par le procureur Philippe Courroye.

Cette information judiciaire vise des faits aussi divers que l'"atteinte à l'intimité de la vie privée", le "trafic d'influence actif et passif", le "blanchiment" ou le "financement illicite de partis politiques et de campagnes électorales".

La seconde se rapporte à la procédure pour "abus de faiblesse" intentée par Françoise Meyers-Bettencourt, la fille de Liliane Bettencourt, contre le photographe François-Marie Banier, accusé d'avoir profité de l'état de faiblesse supposé de l'héritière de L'Oréal, âgée de 88 ans. Elle est instruite par la juge Isabelle Prévost-Desprez qui le 1er juillet a ordonné un supplément d'information.

La troisième a trait à l'information judiciaire ouverte à Versailles pour "violation du secret de l'enquête" qui vise la magistrate de Nanterre, soupçonnée par le parquet d'avoir alerté un journaliste du quotidien "le Monde" d'une perquisition au domicile de Liliane Bettencourt. Dont le quotidien a fait état le jour même.

Les enquêteurs ont relevé neuf SMS adressé à ce journaliste la veille de la perquisition et sept le jour même. Ce journaliste est co-auteur d'un ouvrage avec la magistrate.



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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 19:59

 

Comme annoncé, une réunion intersyndicale s’est tenue lundi 15 novembre.

Les organisations présentes ont réaffirmé leur accord pour garder un caractère unitaire au mardi 23 novembre (CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires).

Après débat, il a été convenu d’une organisation « plus dynamique » de l’initiative initialement prévue.

A 12 heures, rendez vous à Paris Place de l’Opéra (Métro : Opéra)

A 12 heures 30 : « marche revendicative » vers la Bourse des Valeurs  - (Une seule camionnette est prévue par organisation syndicale régionale, néanmoins pensez aux calicots, banderoles, drapeaux, mots d’ordre, etc.)

A 13 heures : chaîne humaine pour encercler la Bourse des Valeurs et Conférence de Presse des secrétaires généraux des Unions régionales (sonorisation prévue)

A 13 heures 30 : témoignages de luttes et succès. Cinq témoignages prévus (trois minutes par intervenant) (Grandpuits, nettoiement Ville de Paris, enseignant, Snecma, SNCF)

Vers 14 heures, fin de l’initiative

Thierry DUMEZ, secrétaire URIF CGT



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