Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 19:30

 

Les éditions Démopolis publient le livre de Marceau Pivert « l’église et l’école » (1932)

Présentation de Robert Duguet

Dans les années 1970 j’avais découvert dans la bibliothèque d’un militant autodidacte et féru dans l’art de dénicher des éditions rares, le livre de Marceau Pivert « l’église et l’école » publié en 1932 aux éditions Figuières. Je l’ai fait connaître à l’époque comme j’ai pu, par les liens militants. Il est resté de longues années sur les étages de ma bibliothèque et je me disais souvent qu’un jour il faudrait en faire quelque chose et l’arracher « à la critique rongeuse des souris » (Marx).

L’œuvre politique de Pivert a été bien sûr ostracisé par sa famille politique, on le comprend aisément le parti de François Mitterand a organisé la grande liquidation des conquêtes laïques, mais aussi délicatement tenu en lisière par certains courants révolutionnaires se réclamant du combat laïque. L’informatique m’a aidé : en 2009 j’ai réalisé une édition électronique et repris tout l’appareil critique ; en effet les noms cités par Marceau nécessitaient de compléter les notes de l’auteur. La magie de la communication électronique a fait que les éditions Démopolis se sont intéressées à ce texte et entrepris de le publier. Justice enfin pour Marceau !

L’auteur a mené inlassablement le combat laïque, d’abord au sein de la direction du SNI (Syndicat National des Instituteurs), de la Ligue de l’enseignement puis au sein de la direction du Parti Socialiste SFIO, combat qui connaît un sommet avec la motion du congrès de Nancy en 1929 de l’organisation socialiste. Motion de congrès qui pourrait faire s’étouffer tous les dirigeants actuels du PS de sa droite néo à sa gauche officielle.

La pensée de Pivert est portée par ce combat acharné que lui et ses camarades de ce qui deviendra la Gauche Révolutionnaire mèneront d’abord contre l’offensive des néos (Marquet, Déat…) en 1930 puis dans la montée socialiste au sens générique du terme qui culmine avec la grève générale de juin 1936. Le caractère éminemment révolutionnaire de la pensée de Pivert sur la question laïque, des rapports de l’église et de l’état, de l’église et de l’école est aux antipodes d’une laïcité tricolorisée, « exception française » dans une république « une, laïque et indivisible », une laïcité « centre d’union » et de réconciliation des classes sociales, comme la défend aujourd’hui une certaine pensée maçonnique. Pour Marceau, seule la classe ouvrière dans sa lutte pour le socialisme est en capacité d’aller au bout de l’idée laïque et donc de poser les bases institutionnelles permettant l’émancipation complète de la pensée humaine, donc sa rupture institutionnelle définitive avec les églises; ce faisant Marceau épingle la timide avancée laïque des républicains bourgeois, les Jules Ferry, Gambetta, Combes, Buisson qui, bien qu’exprimant une avancée démocratique, reculeront bien vite devant l’offensive du cléricalisme.

Ceux-là ont défendu une laïcité timide, ne pas aller au-delà de l’inacceptable pour la hiérarchie catholique, bref quelque chose comme un compromis historique. Reprenant l’héritage de la révolution bourgeoise triomphante qui interdit l’enseignement aux congrégations religieuses, Marceau salue et fait sien l’effort prolétarien de la Commune de Paris, qui, s’il fut éphémère n’en posa pas moins les bases de l’émancipation laïque. Par la force des choses et en raison des relations sociales qui sont celles de la France de 1876, la 3ème république fera passer dans ses lois scolaires et constitutionnelles une partie de l’héritage révolutionnaire…

« l’église et l’école » un livre de Marceau qui mérite d’être, pour nous, relu et étudié, tant il tourne le dos à toutes les falsifications actuelles, souvent nauséabondes, opérées au nom de la laïcité.

Cet ouvrage est disponible en librairie ou peut être commandé en réseau militant à mon adresse rduguet@wanadoo.fr avec une remise de 40% sur le prix public 20 euros, soit 12 euros.

Un extrait de la conclusion :

« …Dans la société où le capitalisme se révèle pourvoyeur de guerre et de chômage, à une époque où des millions et des millions d'êtres humains sont jetés dans la misère ou massacrés sur les champs de bataille par le seul jeu d'un monstrueux régime d'exploitation, les principes essentiels d'une laïcité telle que nous l'avons définie apparaissent bien comme une sorte de « catégorie mentale » du prolétariat révolutionnaire. En elle se retrouve l'esprit d'indépendance, la réaction contre l'autorité, le besoin de justice et de raison de la vieille civilisation grecque. En elle se symbolise tout l'effort des travailleurs en lutte continuelle contre les forces de la nature et les iniquités sociales. En elle se réfugie le véritable optimisme humain, réaliste et scientifique, diamétralement opposé au pessimisme chrétien qui ne peut pas imaginer l'homme en dehors d'un gendarme pour le punir ou d'un prêtre pour l'absoudre. En face d'une société corrompue, d'une classe bourgeoise qui revient à la religiosité et au mysticisme, qui n'a plus confiance dans la valeur de l'intelligence humaine et qui se blottit peureusement, abdiquant toute dignité, à l'ombre des églises et des hiérarchies ecclésiastiques, oui, la classe ouvrière demeure le seul support de la laïcité, la seule sauvegarde du libre examen… » MP.






 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 19:16

 

http://www.lariposte.com/spip.php?page=article&id_article=1437

Dans les années précédant la révolution de 1917, la question de la nature de la future révolution russe était vivement débattue, au sein du Parti social-démocrate russe (POSDR). Les divergences concernaient le rôle que la classe ouvrière serait appelée à jouer, dans la révolution. La théorie de la « révolution permanente », élaborée et défendue par Léon Trotsky à partir de 1904, s’est avérée être une anticipation brillante du processus réel qui s’est déroulé en Russie – tout d’abord lors de la tentative révolutionnaire de 1905, puis lors de la révolution de 1917. Depuis, cette théorie est l’une des pierres angulaires du marxisme.

Le cours général de l’histoire de la plupart des pays capitalistes industrialisés nous permet de diviser leur évolution en un certain nombre d’étapes historiques successives. La classe capitaliste a pris forme graduellement, dans le cadre du système féodal, jusqu’au stade où elle ne pouvait plus progresser sans détruire l’ordre féodal lui-même. Telle était la force motrice de la longue série de révolutions qui ses sont déroulées, en Europe, aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Ces révolutions répondaient au besoin de « libérer » la main d’œuvre rurale du servage, de la mettre ainsi à la disposition de la classe capitaliste – et de créer, à la place des économies locales et fragmentées de l’Ancien régime, des Etats et des marchés véritablement nationaux, dotés de lois conformes aux intérêts de la classe capitaliste, ainsi que de monnaies et de langues communes. Ce sont là les tâches fondamentales des révolutions bourgeoises, telles que celles qui se sont déroulées en Grande-Bretagne en 1642-1651 et, en Europe continentale, entre le début de la révolution française (1789) et la fin du XIXe siècle.

Presque tous les dirigeants de l’Internationale Socialiste, au début du XXe siècle, considéraient que la Russie – et les pays tardivement industrialisés en général – devait suivre une évolution semblable aux pays européens, avec un train de retard. La Russie, pensait-on, se dirigeait vers une révolution bourgeoise. Selon ce schéma, la classe ouvrière ne pourrait envisager de conquérir le pouvoir que plusieurs décennies plus tard, lorsque les rapports de production capitalistes et la démocratie bourgeoise se seraient pleinement développés. Mais le jeune Trotsky n’acceptait pas ce point de vue. Procédant d’une analyse des rapports entre les classes sociales, il soutenait qu’au lieu de suivre le schéma classique qu’avaient connu la Grande-Bretagne ou la France, la Russie évoluait d’une façon particulière, « combinée et inégale ». Le rôle de l’impérialisme interdisait à un pays comme la Russie de suivre, étape par étape, l’évolution qu’avait connue l’Europe occidentale. Dans sa quête de nouveaux marchés, le capitalisme des pays le plus avancés s’installait dans les pays moins développés, comme la Russie. Ce faisant, il modifiait profondément la structure de classe de ces sociétés.

A ce propos, Trotsky écrivait : « L’évolution de la Russie se caractérise avant tout par son retard. Un retard historique ne signifie pas, pourtant, une simple répétition de l’évolution des pays avancés, avec un délai de cent ou deux cents ans, mais engendre une formation sociale tout à fait nouvelle, "combinée", dans laquelle les dernières conquêtes de la technique et de la structure capitalistes s’implantent dans les rapports sociaux de la barbarie féodale et pré-féodale, les transforment et se les subordonnent, créant ainsi une relation originale entre les classes. Il en va de même dans le domaine des idées. Précisément par suite de son retard historique, la Russie se trouva être le seul pays européen où le marxisme, en tant que doctrine, et la social-démocratie, en tant que parti, aient pris un grand développement avant la révolution bourgeoise. Il est naturel aussi que ce soit en Russie que le problème des rapports entre la lutte pour la démocratie et la lutte pour le socialisme ait subi l’élaboration théorique la plus approfondie. » [Trotsky, Trois conceptions de la révolution russe.]

En Russie, les formes de production les plus modernes – grandes usines, technologie industrielle, etc. – ont été introduites de l’extérieur par le capitalisme étranger et se sont greffées sur les formes de production pré-capitalistes. A côté des rapports sociaux primitifs et féodaux, une classe capitaliste et un salariat modernes émergeaient, comme celles qui existaient dans les pays industrialisés d’Europe occidentale. Cependant, la bourgeoisie nationale était bien trop faible pour prétendre à un rôle indépendant. Elle craignait la révolution qu’elle sentait venir. Après la frayeur que lui avait causé la révolution de 1905, elle s’est jetée dans les bras du régime tsariste, dans l’espoir de prévenir une nouvelle révolution. Les capitalistes russes devaient faire face à l’émergence du mouvement ouvrier non pas après, mais avant l’accomplissement de la révolution bourgeoise. Alors qu’en Grande-Bretagne, plus de deux siècles séparaient la révolution bourgeoise et la possibilité d’une révolution socialiste, les deux révolutions étaient inextricablement mêlées, en Russie.

La théorie de la révolution permanente était une perspective, une tentative de prévoir, dans ses grandes lignes, le développement de la révolution russe. Même si on admettait que les tâches révolutionnaires qui se posaient, en Russie, étaient celles de la révolution bourgeoise, la bourgeoisie était trop faible pour les accomplir. En conséquence, il n’y avait qu’une seule classe qui, en s’emparant du pouvoir, serait capable de supprimer les vestiges du système féodal, de rendre la terre aux paysans, de libérer le pays de l’impérialisme et de mettre fin à l’oppression nationale : la classe du salariat urbain, en alliance avec la paysannerie pauvre.

Une fois au pouvoir, expliquait Trotsky, le salariat ne saurait se limiter à des mesures dans le cadre du capitalisme, mais procéderait à des mesures de type socialiste, telles que l’expropriation des capitalistes étrangers et nationaux. Par ailleurs, dans les limites d’un seul pays, le nouveau pouvoir ne pourra pas résoudre les problèmes auxquels il se trouvera confronté. La révolution devra nécessairement se développer au-delà des frontières nationales, et notamment dans les pays les plus industrialisés. La révolution commence dans le cadre d’un seul pays, mais ne peut aboutir qu’en devenant internationale. D’où la « permanence » de la révolution.

Lénine, comme Trotsky, insistait sur le caractère contre-révolutionnaire de la bourgeoisie russe. Par contre, les mencheviks – la tendance réformiste du POSDR – justifiaient leur soutien à la bourgeoisie libérale par la « théorie des étapes ». Puisque la révolution à venir est de type bourgeois, disaient-ils en substance, elle doit être menée par les capitalistes libéraux. Le socialisme n’est pas à l’ordre du jour. La classe ouvrière doit accepter de subordonner ses revendications aux intérêts de la bourgeoisie libérale. Une lutte pour le socialisme ne pourrait qu’effrayer les capitalistes et les pousser dans le camp de la contre-révolution, disaient les mencheviks.

Lénine et Trotsky rejetaient catégoriquement cette analyse. Ils refusaient la dilution du programme du parti au nom d’une alliance avec la bourgeoisie libérale. Cependant, jusqu’en 1917, Lénine pensait que l’avènement d’un gouvernement ouvrier, en Russie, était impossible sans la victoire préalable des travailleurs dans un ou plusieurs des pays d’Europe occidentale. Les événements de 1917 ont changé ses idées sur cette question. Son ralliement à la théorie de la révolution permanente a trouvé son expression dans ses célèbres Thèses d’avril. Ecrites dans le feu de la révolution de 1917, les Thèses d’avril fixaient le cap vers la prise du pouvoir par la classe ouvrière, avec comme mot d’ordre central : « tout le pouvoir aux soviets ! »

Les soviets, dans lesquels les bolcheviks sont devenus majoritaires, en septembre 1917, ont pris le pouvoir le mois suivant. L’Etat soviétique a supprimé tous les titres et privilèges de l’aristocratie, exproprié les grands propriétaires terriens et rendu la terre aux paysans. Il a lutté pour en finir avec l’oppression des minorités nationales. Il a socialisé l’industrie, en la plaçant sous le contrôle direct des travailleurs. Il a vaincu les armées visant à restaurer la monarchie. Il réclamé la fin immédiate – et sans annexions – de la guerre mondiale. Il a publié les traités secrets signés entre l’ancien régime et ses alliés, pour montrer aux travailleurs du monde entier quels étaient les véritables enjeux de la guerre impérialiste.

En même temps, Lénine et Trotsky ne se faisaient aucune illusion quant à la possibilité de construire le socialisme dans un pays sous-développé et isolé. Ils ont fait immédiatement appel aux travailleurs de tous les pays pour qu’ils suivent l’exemple des travailleurs russes et renversent le capitalisme dans leurs pays respectifs. Les dirigeants du gouvernement révolutionnaire savaient que sans une extension de la révolution, la démocratie soviétique ne survivrait pas. En 1919, la IIIe Internationale a été formée. Le nom de la nouvelle internationale était hautement significatif : « Internationale Communiste, parti de la révolution mondiale ».

Le cours ultérieur des événements a confirmé le bien-fondé de la perspective internationaliste de Lénine et de Trotsky. L’échec de la révolution en Europe a scellé le sort du pouvoir ouvrier en Russie. Après l’échec des révolutions allemandes de 1918 et 1923, ainsi que d’autres défaites importantes en Europe, en Chine et ailleurs, l’isolement de la révolution a mené à l’épuisement des forces sociales qui l’avaient accomplie. Le pays était dévasté par les conséquences de la guerre mondiale, de la guerre civile, des guerres d’intervention étrangère et du blocus économique. La réaction qui en résultait s’est traduite par l’ascension politique d’une caste bureaucratique et par le démantèlement progressif de la démocratie soviétique. La théorie du « socialisme dans un seul pays », adoptée par Staline, était l’expression des intérêts particuliers de cette caste, qui ne s’intéressait plus à la victoire du socialisme à l’étranger, mais seulement à la consolidation et à l’extension de ses privilèges et de son pouvoir.

Greg Oxley (PCF Paris)

Publication : dimanche 13 juin 2010




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 20:12

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/05/grippe-a-nouvelles-accusations-contre-l-oms_1368269_3244.html

Grippe A : nouvelles accusations contre l'OMS

LE MONDE | 05.06.10 | 13h33  •  Mis à jour le 06.06.10 | 20h23

Les critiques sur la manière dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a répondu à la pandémie grippale sont montées d'un cran, vendredi 4 juin, avec la publication coordonnée d'une enquête menée conjointement par le British Medical Journal (BMJ) et le Bureau of Investigative Journalism de Londres, et du rapport adopté le même jour par la commission de la santé de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

La première révèle que certains des experts ayant participé à la rédaction des lignes directrices de l'OMS face à une pandémie grippale ont reçu des rémunérations d'industriels pharmaceutiques - Roche et GlaxoSmithKline - impliqués dans la fabrication des médicaments ou des vaccins contre les virus grippaux.

Le second souligne un "manque de transparence" dans la gestion de la crise du H1N1 par l'OMS et les institutions publiques de santé, les accusant d'avoir "dilapidé une partie de la confiance que le public européen a dans ces organisations hautement réputées" et juge que "ce déclin de la confiance pourrait représenter un risque dans le futur".

Un an après l'annonce, le 11 mai 2009, par Margaret Chan du début de la pandémie grippale, beaucoup des gouvernements occidentaux se retrouvent avec des stocks inemployés de médicaments antiviraux et de vaccins contre le nouveau virus A (H1N1), commandés au prix fort, tandis que dans le même temps, la banque JP Morgan estime que les ventes des vaccins antipandémiques ont rapporté entre 7 et 10 milliards de dollars (5,8 à 8,3 milliards d'euros) aux laboratoires.

Il apparaît que, depuis 1999, date à laquelle un document présentait les premières lignes directrices de l'OMS pour un plan pandémie grippale, des experts jouant un rôle clé dans l'élaboration de la stratégie de l'institution internationale dans ce domaine ont des liens d'intérêt avec les industriels. Les recommandations étaient rédigées par quatre experts en collaboration avec le Groupe de travail scientifique européen sur la grippe (ESWI dans sa version anglophone).

"Ce que ce document ne révélait pas est le fait que l'ESWI est entièrement financé par Roche et les autres fabricants de vaccins. Pas plus qu'il n'indiquait que René Snacken et Daniel Lavanchy (deux des experts, le second étant à l'époque employé de l'OMS) avaient participé à des événements financés par Roche l'année précédente, selon les documents de marketing consultés par le BMJ et le Bureau", écrivent les journalistes britanniques Deborah Cohen et Philip Carter.

L'article cite différents autres experts ayant participé à l'élaboration de documents stratégiques de l'OMS sur une pandémie grippale, parmi lesquels les professeurs Karl Nicholson (université de Leicester), Albert Osterhaus (université Erasme, Rotterdam) ou Frederick Hayden (université de Virginie), qui ont été rétribués par les industriels et ont publié des articles à l'appui de l'intérêt des médicaments antiviraux (le Tamiflu de Roche ou le Relenza de GlaxoSmithKline), intérêt aujourd'hui contesté au sein de la communauté médicale.

"Aucune déclaration d'intérêt n'a été publiée et aucun détail n'a été fourni par l'OMS en réponse à nos demandes", indiquent Deborah Cohen et Philip Carter, qui signalent que plusieurs experts cités ont affirmé avoir déclaré leurs liens d'intérêt.

Les deux journalistes déplorent aussi le secret entretenu par l'OMS sur la composition du comité d'urgence, mis sur pied par sa directrice générale et qui l'a conseillée pour décider du moment où déclarer une pandémie. "Une décision qui a déclenché les coûteux contrats préétablis sur les vaccins à travers le monde", commente dans son éditorial la directrice de la rédaction du BMJ, Fiona Godlee.

Interrogé par Le Monde, le porte-parole de l'OMS, Gregory Hartl précise que "chaque fois qu'elle réunit des experts, l'OMS leur fait remplir une déclaration d'intérêts, qui est soumise à l'appréciation du président du comité d'experts, mais elle ne les publie pas car elles contiennent beaucoup d'informations d'ordre privé."

Concernant le comité d'urgence, M. Hartl précise que sa composition sera rendue publique lorsqu'il aura terminé sa mission, une mesure qui vise "à éviter que ses membres subissent des pressions, compte tenu des conséquences énormes des décisions prises". L'argumentation n'avait pas convaincu le BMJ et le Bureau qui se demandent si cela sous-entendrait que d'autres comités de l'OMS dont la composition est publique sont soumis à ces influences extérieures.

Le rapport rédigé par Paul Flynn, parlementaire britannique socialiste, et adopté vendredi 4 juin par la commission de la santé de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, accuse lui aussi l'institution internationale de faire preuve d'un "grave manque de transparence" dans ses processus de décision, à quoi s'ajoute "la preuve écrasante que la gravité de la pandémie a été largement surestimée par l'OMS".

Le document souligne que "c'est principalement le passage rapide de l'OMS vers le niveau 6 de la pandémie, à un moment où la grippe donnait des symptômes relativement modérés, combinés au changement de définition des niveaux de pandémie juste avant l'annonce de la pandémie H1N1, qui a soulevé des préoccupations et des soupçons de la part de la communauté scientifique." Le rapport sera soumis à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et ses 47 Etats membres le 24 juin.

Paul Benkimoun




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 20:04

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-criminalisation-du-mouvement-ouvrier-appel-a-solidarite-avec-le-cgt-e-dalkia-51744203.html

 

 Depuis de nombreuses années, des responsables de notre syndicat, le CGT-E Dalkia dans lequel se sont regroupés des militants CGT exclus par la Fédération de la Construction et ce en violation des statuts confédéraux et de la démocratie syndicale, sont criminalisés pour leur défense du syndicalisme de lutte de classe. Ils sont assignés devant les tribunaux par la collusion de la direction patronale de Dalkia et les directions syndicales réformistes notamment la Fédération CGT de la Construction qui s’est illustrée par des actions analogues contre notamment les camarades d’Elyo du groupe Suez-Lyonnaise des Eaux, de Forclum Méditerranée et du Goupe Vinci.

En se livrant à un véritable harcèlement judiciaire jamais connu dans l’histoire du mouvement ouvrier (45 procédures et plaintes en pénale en 5 ans) la Direction de Dalkia (Veolia) et la CGT Construction espèrent empêcher l’enracinement et le développement du syndicalisme de lutte de classe dans l’entreprise et dans le groupe Veolia où les syndicats intégrés, dont la CGT, se sont récemment illustrés par leur soutien très médiatisé à Henri Proglio, le PDG milliardaire récemment nommé à la tête d’EDF. Une alliance que le Président Sarkozy a rendue publique lors de sa dernière conférence télévisée.     

Mais maintenant les atteintes montent d’un cran. Après des demandes faramineuses d’articles 700 (remboursement des frais d’avocats…) fixées au-delà même de la limite imposée par le législateur aux Tribunaux d’instance (qui pourtant jugent sans frais), le duo Dalkia/CGT  (auquel s’est associé un syndicat maison) a réclamé et obtenu des dommages et intérêts contre le CGT-E mais aussi contre ses principaux animateurs qui doivent en supporter personnellement les lourdes condamnations alors qu’ils sont en défense dans des procédures regroupées sous le titre générique de « contentieux des élections professionnelles ».

Désormais, ils ne sont plus seulement jugés en tant que syndicalistes mais individuellement comme des « droits communs » puisque le tribunal vient de leur infliger en plus une forte amende civile.

A ce titre, ils doivent payer nominativement les 30 000 euros qui leurs sont réclamés.

Nous faisons appel à votre conscience de militant révolutionnaire pour les soutenir financièrement sinon, sans règlement de cette amende ils risquent la saisine de leurs comptes bancaires et leurs biens immobiliers, et peut-être d’autres peines encore plus graves..
Vous pouvez adresser votre aide financière à :

Mme HARSANT Michelle - 26 Avenue de Bretagne 35135 Chantepie

(chèque à l’ordre de « Solidarité CGT-E » *)

*Un reçu vous sera remis




 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 19:51

 

http://www.endirectdegaza.fr/2010/06/12/conference-de-presse-11-juin-2010-assemblee-nationale

CONFERENCE DE PRESSE (11 juin 2010 Assemblée Nationale)

Les militants français de la flottille de la liberté portent plainte

Mouloud Bouzidi, un des humanitaires (CBSP) de la flottille de la liberté, a déclaré que pour lui leurs trois jours de souffrance leur ont démontré que les Palestiniens souffrent encore 100 ou 1000 fois plus. Pour M. Bouzidi, « aider c’est un droit et un devoir, nous avoir attaqué, c’est un crime ».

Pour Thomas Sommer, humanitaire des Missions Civiles (CCIPPP) il s’agit d’ « une situation d’urgence et de déni de droit, face à l’irresponsabilité de la communauté internationale, on agit et on dénonce. La communauté internationale doit prendre ses responsabilités et lever le blocus ».

Pour Youcef Benderbal, humanitaire du CBSP, il faut arrêter d’infliger des souffrances inhumaines à une population civile qui ne demande qu’à vivre dignement sur ses propres terres et qu’Israël comprenne enfin qu’on ne bâtit pas le bonheur d’un peuple sur le malheur de l’autre.

Comme l’ont rappelé Maître Liliane Glock et Maître Gilles Devers, le droit français, hélas, ne reconnait pas le crime de guerre. Il reste possible de déposer plainte pour arrestation illégale et détournement, ce qui sera fait par chaque victime devant le procureur de son domicile.

Une plainte collective sera déposée devant la Cour Pénale Internationale (CPI), territorialement compétente du fait de l’immatriculation des bateaux en Grèce et aux Comores, pour trois crimes de guerre : punition collective par le blocus, non distinction des objectifs civils et militaires et attaque d’un convoi humanitaire.

A l’occasion de la visite à Paris ce lundi 14 juin d’Ehud Barak, Ministre de la Défense d’Israël qui a revendiqué l’attaque, les humanitaires de la flottille exigent la restitution de leurs passeports.






Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 19:37

 

http://www.le-militant.org/Militant/Agenda/Entrees/2010/5/30_Journee_de_surf.html

TABLE RONDE AUTOUR DE LA CINQUIEME INTERNATIONALE

VENDREDI 18 JUIN à 19 heures 30

AGECA 177 rue de Charonne 75 011 Paris Métro : Alexandre Dumas (ligne 2)

avec : Vincent PRESUMEY (Militant), Patricia LATOUR (Appel pour la cinquième internationale)

Invitation à débattre (lettre ouverte à toutes les organisations)

Depuis quelques mois suite à un discours du président vénézuelien Hugo Chavez la question d'une "Cinquième Internationale" est discutée ça et là.

Tout à fait indépendamment de la politique du gouvernement vénézuélien ou de tout autre gouvernement, le groupe Militant avec le réseau Workers International Network pense depuis un certain temps qu'une nouvelle Internationale est non seulement une nécessité "objective" mais un sujet vivant qui peut motiver, intéresser et mériter débat et organisation pour des millions de travailleurs.

Sans doute, par sa manière de regrouper divers courants, celle-ci ne ressemblerait pas à la IV°, qui fut une fraction, ni à la III°, qui fut une armée, ni à la II°, qui fut une alliance de partis à base nationale, mais plutôt à la première Internationale, tout en ayant des taches et des possibilités très rapidement révolutionnaires. Il est temps d'oser imaginer.

C'est pourquoi nous vous invitons, sans engagement préalable, et parce que la discussion nous semble nécessaire et pressante, à un premier Tour de Table sur une Cinquième Internationale




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 18:25

 

Lettre du bureau CGT Goodyear à Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT

Nous t’écrivons pour la seconde fois concernant la position de la CGT face aux attaques dont les salariés sont victimes.

La CGT en intersyndicale à décidé d’appeler à une nouvelle journée d’action pour la défense des retraites à 60 ans le 24 juin 2010.

La CGT Goodyear demande à ce que le mouvement soit à la hauteur de l’enjeu et de l’attaque du MEDEF et du gouvernement, ras le bol des rassemblements tous les mois pour des marches dans les principales villes de France, une en Mars, une en Mai et une en Juin, en attendant le gouvernement lui avance à grands pas et ce ne sont pas des mouvements pour la forme qui le feront reculer !!!

Nous demandons que le 24 juin soit une vrai journée d’action, nous proposons le blocage de toutes les zones industrielles de France avec un mouvement reconductible jusqu’au retrait du projet de loi, nous devons faire fort face au mépris de ceux qui détruisent des millions d’emplois et qui veulent mettre à contribution ceux qui sont victimes de ce génocide salarial.

Il y a une crise montée de toute pièce par ceux qui veulent nous donner des leçons, jamais les patrons et les actionnaires n’ont eu autant de fric, les salariés souffrent comme jamais, les plans anti-sociaux se multiplient des centaines d’entreprises ferment et délocalisent utilisant comme prétexte une crise qui sert ceux qui l’ont mis en place.

La CGT est un syndicat qui se dit au plus près des préoccupations des salariés, depuis des années les formes de luttes deviennent de plus en plus souples voir adaptées à la demande du gouvernement, penses tu camarade que se sont des manifestations main dans la main dans les centres villes qui feront reculer la politique de la casse sociale ???

La CGT doit être le syndicat qui s’oppose vraiment et non qui fait semblant, ras le bol de perdre des journées de 8.00 heures pour faire des promenades de santé, l’attaque que nous subissons est violente nous devons réagir vite et fort !!!!

Nous avons une impression de mouvements obligatoires pour laisser croire que nous faisons quelque chose, un par mois jusque juillet et après les congés le gouvernement aura fait passer son projet !!!

Il faut donc agir vite et avec vigueur, nous voulons qu’un appel soit lancé pour le 24 Juin au blocage de toutes les zones industrielles de France ou même blocages des poumons économiques, depuis des années nous perdons nos acquis et ce ne sont pas de grands discours qui changeront la politique du MEDEF et du gouvernement.

A la vitesse actuelle et si les centrales confédérales se complaisent dans cette situation, le monde du travail va crever, la CGT doit être le syndicat qui enclenche le mouvement attendu par des millions de personnes, salariés, privés d’emplois, retraités, étudiants…

Nous sommes en attente d’un signal fort il est vital que nous réagissions sans faire semblant ou en se donnant bonne conscience, la CGT Goodyear n’est pas le seul syndicat à demander et revendiquer depuis des mois un appel à la grève générale en France, mais hélas rien ne vient sauf des appels sporadiques qui mobilisent peu et ne font aucun mal au système financier et à ceux qui nous méprisent.

La CGT doit revenir à ses bases, la frilosité actuelle, le manque de conviction et surtout de combativité, laisse une porte grande ouverte à la dictature patronale et au mépris du gouvernement, nous devons les stopper, les salariés du privés et du public saignent chaque jour un peu plus, nous devons nous unir pour être plus fort, la CGT nationale doit tout mettre en œuvre pour stopper la casse actuelle, faute de quoi elle sera coresponsable de l’avenir que nous dessinent les fossoyeurs qui nous gouvernent.

Le 24 juin 2010 nous ne ferons pas de grève de complaisance, nous voulons une action plus dure et plus réaliste des attaques que nous subissons, espérant être entendu et avoir une réponse favorable, nous t’envoyons nos salutations fraternelles.

Le bureau CGT Goodyear


Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 19:45

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-mettre-en-echec-le-lobby-pro-israelien-51744686.html

http://www.europalestine.com/spip.php?article5142

http://www.oumma.com/Mettre-en-echec-le-lobby-pro



"Mettre en échec le lobby pro-israélien", par Gille MUNIER

Des sanctions ! Le Boycott, et exiger de nos élus qu’ils cessent de fermer les yeux sur ces Français à la double nationalité, qui vont servir dans l’armée israélienne ou comme mercenaires en Irak et en Afghanistan.

"Comme l’avaient prévu les militants humanitaires en route vers Gaza, Israël a attaqué la « Flottille de la paix ». La décision avait été prise avant la visite qu’a effectuée Benjamin Netanyahou en France, fin mai.

Nicolas Sarkozy - qui en avait été informé - n’a pas mis en cause la légitimité de l’opération. Il s’en est tenu à une simple dénonciation de « l’usage disproportionné de la force » par les Israéliens. Il est vrai que, comme le déclarait Dominique de Villepin, à l’émission Mots Croisés, le 2 juin, ce gouvernement est le gouvernement le plus favorable à Israël depuis la IVème République (1).

Le bilan de l’intervention est tragique : neuf morts de nationalité turque, vingt-cinq disparus, de nombreux blessés. A Istanbul, la presse affirme que le commando israélien disposait d’une liste de personnalités à abattre. Le quotidien britannique The Guardian, qui a eu accès aux rapports d’autopsie des victimes, a révélé que leurs corps étaient criblés de balles (2).

Spirale de la violence

Benjamin Netanyahou (Likoud) et Ehoud Barak (Travailliste) – anciens officiers des forces spéciales de l’Unité secrète 262 – voulaient terroriser les militants qui cherchent à briser le blocus de Gaza, et au-delà, ceux qui réclament la restitution aux Palestiniens des terres colonisées et le jugement des criminels de guerre israéliens : c’est raté ! D’autres convois humanitaires auront lieu, soutenus par un nombre grandissant de personnalités d’horizons différents. Mais, si le tollé est international, des bémols apparaissent dès qu’est évoquée la possibilité de véritables sanctions.

Les gouvernements occidentaux n’ont jamais osé contraindre Israël à appliquer les résolutions des Nations unies (35 depuis 1948) et les dirigeants de l’Etat hébreu se moquent de la dégradation de leur image.

L’enquête sur cet acte de piraterie subira-t-elle le même sort que le rapport Goldstone de l’ONU sur les crimes de guerre commis par l’armée israélienne – plus de 1 600 tués - lors de l’opération Plomb durci à Gaza, fin 2008 (3) ? Il est aux oubliettes. Une agression de la Syrie et du Liban, ou le bombardement d’un site nucléaire iranien, étoufferont-ils l’émotion et la colère suscitées par le massacre des militants humanitaires ; comme l’attaque de la « Flottille de la paix » a occulté le refus d’Israël de déclarer ses missiles nucléaires ?

Pas de Français dans l’armée israélienne !

Certes, les proclamations militantes, les meetings et les manifestations sont nécessaires pour mobiliser l’opinion publique contre le blocus de Gaza et la colonisation de la Palestine, mais pas suffisants pour enrayer les activités du lobby pro-israélien en France. Que faire ? En dehors du boycott des produits israéliens (4), ou de rassemblements devant l’ambassade d’Israël, il serait bon que le plus possible de Français écrivent à leur député et à leur sénateur pour qu’ils demandent au gouvernement d’abroger le décret autorisant les extrémistes juifs à faire leur service militaire en Israël (5) et au Président de la République et au Premier ministre, pour qu’ils ordonnent l’ouverture d’une enquête sur les pro-israéliens qui, sous couvert de double nationalité - française et israélienne - s’engagent comme mercenaires en Irak et en Afghanistan, ou servent de supplétifs au Mossad dans notre pays.

Ces prises de position sont à la portée de tous. Elles seront efficaces, même si elles n’aboutissent - dans un premier temps - qu’à ouvrir le débat sur l’implication de Français dans les activités criminelles d’Israël.

Notes

(1) La Russie a qualifié l’opération de « violation grossière du droit international », en clair d’acte de piraterie. En France, Dominique de Villepin, invité à un débat télévisé, a déclaré que « Rien ne saurait justifier une politique de force qui bafoue le droit international, qui bafoue la justice et qui bafoue les espoirs de paix ». Concernant le blocus de Gaza, il a ajouté que « rien ne saurait justifier que l’on prenne en otages des populations civiles ».

Vidéo : Dominique de Villepin condamne le blocus de Gaza et l’opération israélienne contre la « Flottille de la paix » :

http://www.2villepin.free.fr/index.php/2010/06/02/1516-dominique-de-villepin-invite-de-mots-croises-gaza-l-assaut-de-trop

(2) Gaza flotilla activists were shot in head at close range, par Robert Booth

http://www.guardian.co.uk/world/2010/jun/04/gaza-flotilla-activists-autopsy-results

(3) L’enquête décidée par les Etats-Unis à la suite de la mort d’un Américain d’origine turque aboutira-t-elle ? En France, la Brigade de la répression de la délinquance astucieuse (BRDA) enquête toujours sur les passeports français utilisés par le Mossad pour assassiner Mahmoud al-Mabhouh à Dubaï…

(4) Boycott d’Israël. Pourquoi ? Comment ? Edité par CAPJP0-EuroPalestine -3 euros

http://www.librairie-resistances.com

Lire : Le boycott d’Israël commence à porter ses fruits, par Xavière Jardez (AFI-Flash – 2/6/09).

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Xaviere_Jardez.010609.htm

(5) Les Français d’origine algérienne peuvent effectuer leur service militaire en Algérie, mais ce pays n’est pas en guerre permanente avec ses voisins.

Par Gilles Munier





Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 19:23

 

compte rendu de la réunion de soutien aux postiers grévistes du 92 et appel

Présents : FSU, NPA, PCF, MJCF, LDH, GeM, CGT, SUD

Point rapide de la situation:

Aujourd'hui, suite au conflit démarré depuis le 26 avril à Châtillon, rejoint le 30 par Clamart et le 4 mai par Asnières, contre la suppression de tournées sur ces bureaux dans le cadre de"facteur d'avenir", la direction de la poste n'a répondu que par des sanctions : sept mises à pied, trois entretiens préalables au licenciement, vingt deux blâmes, soit un tiers des grévistes sanctionnées.

L'objectif du comité de soutien aux postiers est financier : les postiers se voient d'ores et déjà retirer leurs jours de grève sans attendre la fin du conflit (paies de 700 euros au maximum!): il faut donc faire circuler un appel à la solidarité financière. Les chèques sont à adresser à l'ordre de: SUD Poste 92 , 51 rue Jean Bonnal 92250 La Garenne - Colombes (avec la mention solidarité au dos).

Une fête de soutien aura lieu samedi 12 juin à Asnières. Le maire a promis une salle mais nous ne savons pas encore laquelle.

L'objectif du comité de soutien aux postiers est la levée des sanctions. Pour cela, un appel a été rédigé (cf PJ). Il est signé déjà par les organisations présentes à la réunion, mais il doit être le plus largement possible diffusé et signé par des organisations et des personnalités. Il sera possible de le signer en ligne bientôt, mais en attendant, les signatures doivent être remontées à Gaël Quirante : bombafr@yahoo. fr ou Nadia :

Une conférence de presse aura lieu vendredi 11 juin à 12 heures devant la direction départementale de la poste, 3 Boulevard du Levant à Nanterre, pour rendre public cet appel et ses signataires. Il faut donc avant jeudi 20h essayer de faire signer cet appel par le maximum de personnalités.


Lundi 14 juin, à 13h30 devant la DD de la poste, aura lieu un rassemblement contre les sanctions. Un préavis de grève au niveau de la poste a été déposé dans les autres départements d'IdF qui enverront probablement des délégations... mais les postiers attendent un soutien plus large. Il faut donc également diffuser l'annonce de ce rassemblement et y participer.

Une prochaine réunion du comité aura lieu mardi 15 juin à 18h30 au local de la FSU à Nanterre, 3bis, rue Waldeck-Rochet (à confirmer).


Soutien aux postiers grévistes du 92!

Depuis plusieurs semaines, un nouveau mouvement social affecte les activités de la Poste dans les Hauts de Seine.

En cause, le projet de réorganisation de l'activité de distribution du courrier et le projet « facteur d’avenir » qui fait craindre des restrictions de personnels, des réductions de tournées, une nouvelle dégradation du service rendu aux usagers avec, entre autres, la suppression du principe "Un facteur, une tournée" et des conditions de travail plus difficiles encore pour les salariés. En cela les grévistes luttent également pour l'embauche en CDI de plusieurs de leurs collègues en CDD.

Face à ces revendications et à la souffrance ressentie par nombre de postiers qui transparait aujourd'hui de manière dramatique à travers le rapport publié par les médecins de la prévention de la Poste, il est important que la direction accepte enfin de tenir immédiatement des négociations. Pour l'instant, elle n'a répondu que par de nombreuses sanctions à l'encontre des grévistes, allant du blâme jusqu'à l'entretien préalable au licenciement, ainsi qu'en empêchant l'accès aux locaux (y compris aux non-grévistes).

Le chemin pris avec ces sanctions est inacceptable. Ce n'est pas par la répression que la direction de la Poste doit répondre aux revendications des postiers, luttant simplement pour des conditions de travail acceptables. Elle doit à tout prix retirer l'ensemble de ces sanctions et rouvrir les négociations avec les grévistes dans l'intérêt de tous. Une solution pour ce conflit dans l’intérêt des usagers, des agents et de la Poste doit être rapidement trouvée.

Signataires: SUD PTT, CGT, FSU, LDH, PCF, NPA






Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 19:08

 

Déclaration commune des deux Courants qui composaient l'ex position C, et de militants de la position A , suite à la réunion des 5 et 6 Juin à Paris .
 
Rassembler pour une alternative anticapitaliste à gauche !
 
Les participant-e-s à la réunion nationale des 5 et 6 juin à Paris, réaffirment l¹importance vitale pour le NPA que son prochain congrès décide d un changement d¹orientation par rapport à celle mise en œuvre ces derniers mois, notamment lors de la campagne des régionales ou de la campagne emploi telle qu¹elle a été menée.
 
La déclaration dite des 28, intitulée « Ne pas abandonner ! Relancer le  projet large, pluraliste et unitaire du NPA », adoptée lors du CPN du mois de mars, reprise aujourd¹hui par plus de trois cent militant-e-s, affirmait :  « Il s agit bien de revenir au projet initial du NPA de construire un parti anticapitaliste large, pluraliste et unitaire. Cela implique de clarifier les ambiguïtés, les non-dits et un certain nombre de compromis du congrès de fondation. Ainsi, par exemple, la perspective de la construction d un parti anticapitaliste pour la transformation révolutionnaire de la société ne peut être qu'une simple formule.

Elle doit être sérieusement précisée car elle donne lieu à des interprétations  parfois contradictoires. Cela nécessite aussi de définir  une  politique unitaire conséquente dans les mobilisations sociales, mais aussi sur le plan politique de manière à pouvoir peser sur les recompositions politiques à l'oeuvre à la gauche du Parti socialiste. En un mot donner une dimension concrète à la formule « constitution d un front politique et social ».

Cette ambition est d'autant plus d'actualité qu’une partie de la position A défend une orientation isolationniste qui ne donne pas de traduction sur le plan politique à la résistance et aux mobilisations nécessaires contre les politiques d¹austérité menées en Europe et en France et refuse d intervenir dans les processus de recomposition politique en cours à la gauche du Parti socialiste. Cette orientation les rapproche des camarades du CPN de l ex- position B qui réduisent la définition du NPA à un simple slogan « le parti des luttes » - ce qu¹il doit être mais dont le rôle ne peut se limiter à cela. Paradoxalement, cette définition limite sa capacité à peser réellement dans les mobilisations et les luttes.
 
Il y a donc urgence à ce que s exprime une autre orientation !
 
Nous avons commencé à en tracer les contours avec la déclaration des 28 ou le contenu des amendements dit « Aguirre » face auxquels les camarades mentionnés ci-dessus ont fait un véritable tir de barrage.

Si des différences existent, le regroupement  de camarades partie prenante de la déclaration des 28 qui ne font pas partie du courant Convergences et alternative, nos convergences sont plus fortes. C'est pourquoi nous continuons à avancer ensemble dans la bataille de congrès, tout en mettant en place un mode de fonctionnement qui soit respectueux de nos autonomies respectives et ne nous oblige pas à assumer nos choix respectifs. C'est la raison de notre décision de mettre en place une coordination régulière.
 
Le bilan critique de la séquence des régionales tiré par une partie des camarades de la position A témoigne du fait qu’une modification substantielle de la configuration politique du NPA est à l'ordre du jour. Il en est de même, pour partie, de la récente déclaration de 38 membres du CPN de l'ex position A, mais celle-ci reste encore ambiguë dans sa conclusion sur les choix d'orientation à faire. Si un rassemblement est possible et souhaitable, il doit se faire sur des bases politiques claires, sinon il explosera lors des prochaines échéances politiques et la déception sera à la hauteur de l'espoir qu¹il aura suscité. Ainsi, nous pensons que les amendements dits « Christine-Sandra », l'orientation défendue dans plusieurs contributions et déclarations d'une partie de l'ex position A ne sont pas des divergences secondaires, comme l'écrivent les camarades dans leur déclaration, mais contradictoires avec l'orientation que nous
souhaitons que le congrès décide.
 
Le NPA que nous voulons doit rompre avec la logique d¹isolement qui est devenue, hélas, la sienne.
 
La crise politique, économique, sociale et écologique, aussi bien internationale que nationale, valide la nécessité pour le NPA de se doter de propositions politiques offensives. Celles-ci doivent nous permettre  de peser dans la recomposition de la gauche de la gauche, qui est urgente. Le prochain congrès doit se situer dans cette perspective et s'en donner les moyens.
 
Dans le même  temps, le NPA doit aussi participer aux débats, voire les initier, qui vont traverser toutes les forces se situant à la gauche du Parti socialiste. Le débat ne porte pas sur un  quelconque  ralliement au Front de gauche mais sur la nécessité de répondre à l'aspiration d'unité légitime et nécessaire à la gauche de la gauche. Dans ce sens, le NPA portera publiquement d une manière offensive devant les travailleurs, le mouvement social et la perspective d'un front social et politique. Il s¹adressera à toutes les forces de la gauche de la gauche, y compris le Front de gauche, pour leur proposer ce que devrait être une plateforme politique pour les mobilisations et qui pourrait être, sur le terrain politique, la base d'un front qui aille au-delà de simples accords ponctuels sur telle ou telle question. La viabilité d un tel projet se mesurera à la capacité de se mobiliser en commun contre la remise  en cause des  acquis sociaux et démocratiques perpétrée à l'échelle européenne par l'Union européenne et les différents gouvernements nationaux. C’est avec cet état d esprit que nous aborderons la  possibilité de campagnes et de candidatures communes lors des prochaines échéances sociales et électorales, ce qui implique une totale indépendance à l'égard de la social-démocratie.

La constitution d'un tel front politique et social pourrait s'ouvrir largement aux militants associatifs, syndicaux, et représenter ainsi un correspondant politique au mouvement social.

Les mobilisations dans les quartiers, les entreprises, contre la précarité et les discriminations, pour le féminisme et l écologie, et tant d'autres combats, doivent trouver une traduction dans cette proposition.

En conséquence, il faut poursuivre notre approche et notre démarche avec la volonté de rassembler.

Plus que jamais, nous avons la conviction qu¹au-delà des positions prises par les uns et les autres depuis la création du NPA, nous sommes beaucoup  à partager une grille d¹analyse voisine, qui n épuise pas tous les débats, mais dont le point commun, et c'est là l'essentiel, renvoie à une conception commune de ce que devrait être le NPA.





Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens