Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 20:43

 

Compte rendu et analyse de la coordination des Assemblées Générales  interprofessionnelles d’Île-de-France du 30 octobre 

La coordination des Assemblées Générales interprofessionnelles d’Île-de-France s’est tenue à la bourse du travail de Paris samedi 30 octobre.

Quatre vingt six personnes étaient présentes lors du décompte représentant des Assemblées Générales interprofessionnelles (Saint Denis, Hauts de Seine, Montreuil et la coordination se réunissant dans le même temps à la CIP), des Assemblées Générales de secteur ou d’entreprise (Cheminots de Mantes la Jolie, enseignants du vingtième arrondissement de Paris, postiers de Gennevilliers, étudiants de Nanterre, personnel et étudiants de l’ENS, personnel de l’Hôpital Tenon, lycéen de Courbevoie et de Saint-Denis, animateurs de Saint Ouen), des associations ou collectifs (CIP, collectif unitaire de Montreuil) et quelques personnes isolées.

La réunion a duré un peu plus de trois heures. Les débats ont tourné autour de trois thèmes principaux, état de la mobilisation et perspectives du mouvement, spécificité, organisation et perspectives de coordination régionale et nationale des Assemblées Générales interprofessionnelles, des propositions d’actions collectives.

Etat de la mobilisation et perspectives du mouvement. 

Les postiers, cheminots, enseignants présents ont reconnus la difficulté de maintenir une logique de grève reconductible dans la situation actuelle mais affirme leur volonté de maintenir la mobilisation en ayant recours à de fréquents débrayages de cinquante neuf minutes ou plus pouvant jouer un rôle de désorganisation important (SNCF, colis postaux) ou en maintenant un calendrier de journées de mobilisation régulières. Certains ont proposé des grèves tournantes (par poste, par secteur professionnels, par région…). Les colis postaux de Gennevilliers réduisent leur productivité.

L’idée est d’adopter une tactique de guérilla pouvant être menée longtemps et s’amplifier ou permettre de revenir plus facilement à une logique d’affrontement direct (grève générale reconductible) si le mouvement arrive à entraîner de nouveaux secteurs d’activité ayant peu participé jusqu’alors. A Paris, les fossoyeurs sont entrés en grève mais n’étaient pas représenté à la coordination.

Les représentants étudiants (Saint Denis, Nanterre) ont signalé l’importance de la mobilisation dans leur université : assemblée générale regroupant plusieurs centaines de personnes à Saint Denis, extension prévue des blocages à Nanterre. L’ENS est aussi fortement mobilisé et à mis en place une caisse de grève efficace. Les lycéens présents sont revenus sur l’importance du mouvement avant les vacances, les efforts d’organisation (mise en place de coordinations, création de journaux) et de convergence avec d’autres secteurs en lutte (manifestations de soutien, participation à des interprofessionnelles). Ils sont confiants et pensent pouvoir relancer le mouvement à la rentrée. Ils signalent l’importance de la répression aussi bien policière qu’administrative (conseil de discipline contre un leader du mouvement au lycée Jacques Feyder mercredi 8 novembre à 18 heures) et craignent, rejoint en cela par un certain nombre de professeurs, un durcissement de cette répression à la rentrée pour briser dès le départ la contestation. 

Les participants se sont accordés pour considérer la mobilisation du 28 octobre comme un succès (historique en période de vacance scolaire) et voir dans la convergence des luttes une des grandes forces du mouvement actuel et son caractère le plus innovant. Le fort développement des caisses de grèves, manifestations de soutien et des Assemblées Générales interprofessionnelles ouvre des perspectives de lutte au-delà du recul actuel des grèves reconductibles. Ce recul renforce l’importance des formes alternatives de lutte permettant de combattre dans la durée et d’être rejoint par des gens ne pouvant pas (chômeurs, retraités…) ou difficilement (précaires, employés de PMI…) débrayer. Le mouvement des Assemblées Générales interprofessionnelles doit jouer un rôle central pour développer ce type d’action ou mettre en place des techniques plus élaborées de grève ou maintenir la mobilisation dans la perspective d’une grève générale. Il doit donc poursuivre ses efforts de développement au niveau local et de coordination au niveau régional et national.

Les Assemblées Générales interprofessionnelless, spécificité, organisation et perspectives de coordination régionale et nationale.

Les participants ont souligné l’ampleur des résultats obtenus du point de vue de la convergence des luttes sans omettre de signaler les difficultés rencontrées (réticence des personnels hospitaliers face à cette démarche, existence d’une deuxième coordination Ile de France). Cette convergence est multiforme et fait de la coordination un lieu de concertation des Assemblées Générales interprofessionnelles locales mais aussi de construction d’une logique interprofessionnelle pour les nombreux participants non organisés en interprofessionnelle (Assemblées Générales d’entreprise, d’établissement, catégorielle, démarche individuelle de participation). L’hétérogénéité de statut des intervenants (représentant de divers types d’Assemblées Générales ou d’eux mêmes, dument mandatés ou observateurs) pose un problème évident de légitimité qui ne peut que croître avec le développement des coordinations et l’élargissement de leur horizon (passage à une coordination nationale ?). A mon sens, le renforcement des coordinations, unanimement souhaité par les participants, suppose un effort de structuration  démocratique à tous les niveaux.


Un premier pas important à été fait dans ce sens par la coordination en adoptant un texte de tract permettant de mieux définir le rôle de la coordination (et potentiellement, des interprofessionnelles), le sens et les modalités de la lutte menée.

« Ils ont voté la loi, nous on continuera ! »

Appel de la coordination du 30 octobre

« Nous, salarié (e)s de l'Education nationale, de La Poste, du Rail, les territoriaux, lycéens, étudiants, des Hauts de Seine et de la Seine Saint Denis réunis en coordination à Paris le 30 octobre 2010, sommes toujours convaincus de la possibilité aujourd'hui d'infliger une défaite au gouvernement sur la réforme des retraites. Défaite qui peut faire avancer nos revendications sur l'emploi, les salaires et les minima sociaux.

Nous pensons que la convergence de tous les salariés, chômeurs, précaires dans la lutte est une condition indispensable pour gagner. Ce qui permettra d'élargir le mouvement et de bloquer l'économie. En ce sens, nous soutenons les piquets de grève et les opérations de blocage et nous appelons tout particulièrement à la solidarité contre la répression qui touche les jeunes et les salariés mobilisés. Au contraire de certains dirigeants syndicaux, nous ne voulons ni « passer à autre chose », ni « changer de mode d’action ». Nous restons fermes sur l’objectif de la grève générale jusqu’au retrait de la loi. »

La coordination a décidé de se réunir à nouveau le dimanche 7 novembre.

Elle a demandé, d’autre part, à l’interprofessionnelle de Tours de reporter au 7 son initiative de coordination nationale pour permettre au différentes Assemblées Générales de s’organiser et de mieux définir leur positions. Elle a voté quelques initiatives communes…

Des propositions d’actions collectives.       

La réunion a aussi permis de connaître de nombreuses initiatives locales passées ou à venir et d’en proposer de nouvelles. L’Assemblée Générale interprofessionnelle de  Saint Denis a adopté quatre critères lui permettant de reconnaître une action menée localement, visibilité, alimentation des caisses de grève, blocage et extension du mouvement.

Cette approche permet de libérer les initiatives. Toute action pouvant se faire au nom de l’Assemblée Générale et bénéficier de son soutien à partir du moment où elle est reconnue pertinente politiquement et tactiquement.

Les différences  de pratiques politique deviennent dès lors une richesse permettant une grande diversité d’intervention et non une cause de blocage. Blocage évident lorsque ne peuvent être reconnues que les actions auxquelles tous les membres d’une AG ont envie de participer.

Cette proposition peut faciliter les débats, elle ne les supprime pas, en particulier au niveau d’une coordination régionale dont le rôle est de proposer de larges initiatives communes ou coordonnées. Certaines questions divisent :

Relation à l’intersyndicale : faut-il l’ignorer, la contourner ou, au contraire, chercher à faire pression sur elle pour l’amener à revoir ses positions ?

Faut-il privilégier la visibilité et diriger, par exemple, les manifestations vers des lieux symboliques –Assemblée Nationale, MEDEF- ou médiatiques –siège de TF1, des journaux- ? L’extension du mouvement et se diriger plutôt vers les lieux en lutte et les quartiers populaires ou nous pouvons nous faire des amis ? Les actions de blocage, général (nœud de circulation, plateforme d’échanges…) ou ciblé (la Défense, Neuilly…) ?

A quel point faut-il se concentrer sur la question des retraites ou élargir le débat sur l’évolution générale de la société ? Privilégier une victoire ponctuelle permettant de relancer la contestation ou développer, plutôt, une contestation plus large permettant d’espérer des victoires ponctuelles ? Quelle place donner aux revendications spécifiques des différentes catégories de travailleurs en lutte ?

Quelle place donner à la lutte contre la répression ?

La coordination n’a pas été en mesure d’apporter des réponses à ces questions. Et pour cause, il n’en existe pas d’entièrement satisfaisantes, aucune susceptible de faire l’unanimité. Le risque est de se condamner à ne pouvoir coordonner que des actions évitant de prendre position sur ces questions centrales (manifestations classiques, distribution de tracts d’approche généraliste…). Ne doit-on pas chercher à expérimenter successivement ou conjointement les différents modalités d’action de la façon la plus déterminée et organisée possible chacun restant libre d’y participer ou pas ?

En attendant, la coordination à décidé de…

Participer le jeudi 4 novembre à la manifestation étudiante parisienne dans un cortège commun avec banderoles de l'Assemblée Générale interprofessionnelle Ile de France.

Participer selon les mêmes modalités à la manifestation du 6 novembre

Appeler à une nouvelle journée de grève et de manifestation le 9 novembre.

Samuel, enseignant au collège A.Camus de Rosny, syndiqué SUD éducation 93, participant à l’Assemblée Générale interprofessionnelle de Montreuil




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 20:17

 

Adresse à tous les travailleurs et travailleuses, retraités, salariés, chômeurs, rsistes, lycéens, étudiants et sans-papiers par des travailleurs et précaires de l'Assemblée Générale interprofessionnelle de la Gare de l'Est et de l’Assemblée Générale interprofessionnelle Ile de France

Les 19 et 28 Octobre, nous avons encore été des millions à manifester. Et malgré un mouvement de grève reconductible dans certains secteurs (raffinerie, transports, éducation, lycées, facs...) et des blocages, le gouvernement ne recule toujours pas. La stratégie de l'intersyndicale de ne pas s'appuyer sur les secteurs en grève pour étendre ce mouvement est un échec pour tous les travailleurs. Au lieu de cela, l'intersyndicale se contente d'appeler à une nouvelle kermesse le 6 novembre, et n'hésitera pas à laisser démarrer de nouveaux secteurs en grève reconductible les uns après les autres pour essayer de nous décourager, de nous épuiser, afin d'éviter l'émergence d'un mouvement de masse.

Pour étendre la mobilisation et rompre l'isolement des secteurs grévistes, des assemblées de lutte doivent s'organiser localement partout et se coordonner. C'est à nous de décider des revendications et des moyens d'actions et à personne d'autre.

Vous qui êtes dans les Assemblées Générales interprofessionnelles, vous qui participez à des comités de quartier, vous qui n'êtes pas encore dans un collectif mais qui êtes concernés, vous qui souhaitez que ces luttes dispersées s'agrègent et se renforcent.

Réunissons nous Assemblées Générales interprofessionnelles d’Île de France

Assemblée Générale ouverte à tous Samedi 6 novembre de 10 heures à 12 heures à la Bourse du travail de Paris (annexe : salle du petit congrès)
85 rue Charlot 75 010 PARIS (Métro : République)

Le samedi 6 novembre, à l’appel de l’Intersyndicale, nous manifesterons à nouveau dans le cortège Hauts de Seine Interprofessionnel  (Rendez vous à 13 heures 30 à l’angle du Boulevard Voltaire, de la rue Jean-Pierre Timbaud et de la rue de Malte)

Et après la manifestation, bilan et suites de 18 heures à 21 heures à la mairie du deuxième arrondissement de Paris
8 rue de la Banque 75 002 Paris (Metro Bourse)

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 20:43

 

http://www.atlasalternatif.over-blog.com/article-les-chretiens-du-proche-orient-dans-l-engrenage-de-l-ingerence-occidentale-60199870.html

Les chrétiens du Proche-Orient dans l'engrenage de l'ingérence occidentale

 

Dimanche dernier, un groupe d'hommes armés a pris en otage des dizaines de fidèles dans à la cathédrale de rite catholique syriaque Sayidat al-Nejat (Notre Dame du Salut) à Bagdad. L'incident a duré près de quatre heures jusqu'à ce que la police intervienne. Le ministère de l'Intérieur irakien a indiqué plus tard que cinquante deux personnes ont été tuées et plus de soixante blessées dans l'incident. Les forces de police ont désamorcé quatre bombes, huit grenades à main et deux ceintures d'explosifs et arrêté cinq hommes en uniforme de compagnies de sécurité privées .

Sionistes et anti-sionistes s'accusent mutuellement d'avoir commandité ce crime (sur la réaction du Hezbollah voir ici, Haaretz met en cause Al Qaida et plus précisément le groupe "Etat islamique d'Irak", lié à Al Qaida, qui aurait revendiqué l'attentat). La chaîne du Hezbollah au Liban Al Manar fonde son accusation sur le fait qu'une église a brûlé quelques jours plus tôt à Jérusalem. Cette info fut reprise par des blogs comme AlterInfo ou No War. Mais l'incident de Jérusalem est plus complexe. Des colons israéliens ont été accusés d'avoir incendié le premier étage d'une église (l'église de l'Alliance rue Haneviim) la semaine dernière. Mais en fait, après vérification, il pourrait s'agir là d'un incendie accidentel.

C'est du moins la conclusion à laquelle est arrivée la police israélienne (et aucun élément concret n'est venu infirmer cette dernière version). Les soupçons contre les colons avaient été inspirés par le témoignage d'un gardien des locaux sur une vitre cassée et par le fait que dans la nuit du 23 au 34 octobre 2007, les colons israéliens s'en étaient pris à l'église baptiste rue Narki. Mais l'incendie de la rue Narki était lié à la présence d'une congrégation messianique juive russe accusée de convertir des Juifs au christianisme. Le mobile était plus clair que dans l'affaire de la rue . 

Les chrétiens du Proche-Orient sont piégés dans des conflits religieux complexes qu'il faut aussi saisir dans le contexte des conflits internes au monde musulman - en Irak hier dix explosions simultanées ont tué au moins soixante seize personnes dans le quartier chiite de Bagdad.

L'impérialisme occidental dans la zone est pour beaucoup dans cette montée des intolérances. L'invasion de l'Irak par les Etats-Unis est directement à l'origine des violences anti-chrétiennes qui n'avaient jamais eu lieu sous la dictature de Saddam Hussein.

Le cas des Coptes d'Egypte illustre aussi ce phénomène. Il semble directement lié à l'assaut contre l'église de Bagdad puisque dans son communiqué revendiquant l'attaque de la cathédrale Notre Dame du Salut à Bagdad le groupe Etat islamique d'Irak dit avoir voulu ainsi agir contre les Coptes d'Egypte accusés d'enlever des femmes musulmanes pour les convertir de force au christianisme.

Le 15 septembre 2010, Selim el-Awah,ancien secretaire-général du Conseil mondial des sages musulmans (World Council of Muslim Scholars - un organisme introuvable sur net) aurait accusé sur Al Jazeera les Coptes de stocker des armes pour préparer la partiton de l'Egypte pour le compte d'Israël après la mort d'Hosni Moubarak. Une campagne musulmane pour la démision du patriarche copte Chenouda III accusé d'être un agent des Etats-Unis s'en est suivie. Pourtant Debbie Schlussel, journaliste du New York Post et du Jerusalem Post, accuse les Coptes d'Egypte et notamment leur patriarche, d'être parmi les Chrétiens les plus antisémites du Proche-Orient ("among the most viciously anti-Semitic Christians in the Mid-East are the Copts"). Et en effet de nombreux responsables coptes d'Egypte (comme beaucoup de religieux chrétiens au Proche-Orient), ont accusé les responsables étatsuniens de trahir le christianisme en se laissant conduire par les intérêts d'Israël.

Mais l'interventionnisme occidental en faveur des Coptes, et plus généralement des Chrétiens du Proche-Orient, les plonge dans un cercle vicieux qui en fait aux yeux de certains extrémistes le "parti de l'étranger". En 1998, "Freedom From Religious Persecution Act " promu par le représentant au Congrès Frank Wolf qui prônait le boycott de pays qui persécutaient avait placé les chrétiens avait placé les Coptes d'Egypte dans une situation délicate, ce qui n'a cependant pas empêché Wolf devenu sénateur de poursuivre son lobbying pour les Coptes dans les années 2000.

 

Des associations coptes aux Etats-Unis entretiennent cette logique d'ingérence. Le 26 octobre dernier le président de la Voix des Coptes participait à un colloque "The Plight of Minorities in Arab and Muslim Countries: What Should the U.S. Do?” organisé par le Centre pour la Démocratie et les Droits de l'Homme en Arabie Saoudite à Washington DC et demandait à l'administration Obama de suspendre son aide au gouvernement égyptien accusé de persécuter la minorité chrétienne. L'association American Coptic Union, demandait en 2008 seulement que l'agence USAID (l'organe paraététique d'ingérence humanitaire des Etats-Unis) qui verse une aide aux Coptes cesse de le faire par l'intermédiaire du gouvernement égyptien mais subventionne directement les associations coptes. Cette association fait aussi pression pour que l'administration Obama présente le cas des Coptes devant la commission des droits de l'homme des Nations-Unies.  

L'action des églises évangéliques étatsuniennes, qui cherchent à convertir les Musulmans au Proche-Orient contribue elle-aussi à précariser le christianisme dans la région. Le Joshuah Fund fondé en 2006 affirme que vingt mille Irakiens ont été convertis par les évangélistes depuis la chute de Saddam Hussein. Le risque d'amalgame avec les églises chrétiennes autochtones n'est pas mince. La seule issue à cet engrenage de la haine a été rappelé par les deux principaux représentants musulmans au synode des évêques du Proche-Orient réuni au Vatican en octobre, le sunnite libanais Muhammad Al-Sammak et l'ayatollah chiite iranien  Seyed Mostafa Mohaghegh Ahmadabad : les Musulmans doivent protéger les minorités chrétiennes du Proche-Orient.  

En Occident, les citoyens doivent pour leur part militer pour une paix juste en Palestine et le retrait des troupes d'occupation occidentales dans la région




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 20:14

 

Merci d’avoir contacté le service clientèle de Yahoo France.

Le problème d’envoi de message qui a touché quelques usagers est réglé et toutes les fonctionnalités de votre compte Yahoo Mail devraient être accessibles et utilisables.

Veuillez noter la possibilité que vous aurez besoin de saisir le code CAPTCHA avant que l’envoi du premier mail soit effectué.

Nous nous excusons pour la gêne occasionnée. Nous nous efforcerons de prévenir ces problèmes dans le futur.

Merci une fois encore de votre patience et de votre compréhension.

N’hésitez pas à nous faire savoir si vous avez besoin d’aide supplémentaire.

Nous vous remercions à nouveau d’avoir contacté le service clientèle de Yahoo France.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 20:34

 

PARIS, le 28 Octobre 2010

Cent quarante français en Palestine pour défendre le droit à l'éducation contre toutes les régressions

Aujourd'hui s’ouvre le Forum Mondial de l'Education, accueilli par les Palestiniens. Plus de 140 Français y participent pour réaffirmer le rôle fondamental de l'éducation comme moyen de résistance contre les régressions sociales et politiques et de promotion des droits humains, de la culture et de la tolérance.

Garanti par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et de multiples traités internationaux, l'accès à l'éducation est un droit fondamental qui reste loin d'être acquis : selon les chiffres du PNUD, soixante quinze millions d'enfants dans le monde n'ont toujours pas accès au primaire, et sept cent soixante seize millions d'adultes à une éducation de base.

"Assurer l'éducation primaire pour tous" était le second Objectif du Millénaire pour le Développement. Non seulement cet objectif ne sera pas atteint en 2015, mais l'accès à l'éducation primaire pour tous est menacé par la privatisation et la commercialisation là où il semblait pourtant pérennisé. Les coupes budgétaires imposées par le FMI aux pays du Sud et désormais aux pays européens touchés par la crise fragilisent l'éducation publique et renforcent les logiques de privatisation. Plutôt qu'une éducation démocratique et émancipatrice, c'est une éducation élitiste et à plusieurs vitesses que prônent les institutions financières internationales.

"L'éducation pour tous est un droit social inaliénable qui devrait être, et doit redevenir, porteur d’une vision de l’éducation comme un bien commun, un droit universel. Elle doit donc être obligatoire, gratuite et de qualité, accessible à tous, sans distinction de sexe, d'âge, d’appartenance ethnique ou religieuse", déclare Sophie Zafari, chargée du secteur international pour la Fédération Syndicale Unitaire (FSU).

En venant au Forum Mondial de l'Education, les participants français – d’associations, de syndicats – souhaitent montrer que les enjeux liés à l'éducation sont cruciaux non seulement en France et en Palestine, mais aussi partout où elle est en danger. C'est par la convergence des luttes sociales que l'éducation pourra réussir à s'imposer comme une alternative indispensable à la construction d'un monde où chaque enfant aura accès à la formation et au savoir.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 20:15

 

http://www.jean-luc-melenchon.com/2010/10/jai-fait-ma-valise-et-rien-ne-marretera

J’ai fait ma valise et rien ne m’arrêtera!

D'un commentateur de ce blog: "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles." Sénèque

Je suis rentré de la manifestation du jeudi 28 octobre plutôt content de ce que j’ai constaté comme niveau de mobilisation. Même la menace de Ben Laden n’a pas marché. Pour la suite, le rendez vous est pour le 6 novembre et il va falloir préparer ça soigneusement. Je le répète : ce n’est pas fini, le bras de fer continue car nos syndicats nous appellent à l’action samedi prochain. Cette note sera brève parce que je dispose de peu de temps pour la rédiger. Je vais faire une pause de trois jours et c’est peu dire que j’y cours ! Il y a un mot sur les flots d’injures dont j’ai été accablé. Puis je donne le texte de notre demande de commission d’enquête sur la gestion des forces de l'ordre et les méthodes utilisées dans le cadre des mobilisations sociales de 2010 contre la réforme des retraites. Puis, pour proposer une synthèse des évènements en cours, je publie une tribune lue dans « l’Humanité » sous la signature de Benoit Schnekenburger dans laquelle je me reconnais assez complètement. Peut-être voudrez-vous la faire circuler si vous la ressentez comme moi.

Mes lecteurs qui découvriraient ce blog aujourd’hui savent qu’ils peuvent jeter un œil sur les notes précédentes pour se faire une idée de mon appréciation du moment que nous vivons. Et tous doivent se souvenir qu’il est possible de recevoir la lettre d’information de ce blog en s’inscrivant dans la cadre prévu à cet effet à droite de l’écran.

Je suis rudement traité. C’est bien normal quand on s’avance dans le combat social et politique de gauche. Mais pourquoi faut-il qu’à gauche aussi d’aucuns se mettent aux infamies ? Pourquoi m’injurier de façon aussi blessante. Car le record d’infamie est facilement attribuable à Jean Paul Huchon s’il est bien exact qu’il ait affirmé selon l’express.fr que je serai « pire que  Le Pen ». Rien de moins. Au moins vous saurez que cet honnête homme préfèrera voter Le Pen que Mélenchon au deuxième tour si le cas se  présentait car il sait qui est le moins pire à ses yeux. Avant celui-ci madame Ruth Elkrief avait déjà affirmé qu’elle ne voyait aucune différence entre moi et lui. Supposez un quart de seconde que j’ai dit le dixième de cela au sujet d’une quelconque de ces précieuses personnes. Et pourquoi tout cela ? Parce que j’ai dit ce que je ressentais en écoutant monsieur Pujadas maltraiter l’ouvrier Xavier Mathieu ! Le Parti Socialiste, dont j’ai été membre trente ans et dirigeant pendant quinze ans, Martine Aubry acceptent-t-il que l’on parle ainsi d’un autre responsable de la gauche ? Mais qui suis-je pour oser réclamer le respect de l’engagement politique de toute ma vie ? Pour eux, je ne suis pas à leur niveau, au propre et au figuré. Comment le pourrais-je ? Bernard Henri Levy vient de déclarer que j’ai « le niveau de la classe de cours élémentaire première année ». Pourtant pas un ne s’est risqué au début de commencement d’une critique sur la moindre ligne de mon livre « Qu’ils s’en aillent tous ». A moins que ce soit seulement la réponse au titre.

« Le cri du peuple : le retour de la politique ». C’est le titre du papier de  Benoît Schneckenburger, Professeur de Philosophie à Paris, chercheur en sciences politiques, paru dans « l’Humanité ». Sa lecture permet de placer de façon sérieuse la signification de l’accusation de populisme brandi par les belles personnes chaque fois que parait quelque chose qui dérange leurs privilèges.

«Le choix du chef de l’État d’accélérer la procédure parlementaire pour faire adopter son projet concernant le recul de l’âge de départ à la retraite ne participe pas seulement d’une crainte de voir le mouvement de grève s’enraciner. Il signe le refus d’écouter la parole du peuple, à l’assemblée comme dans la rue. Il montre par là une crainte ancestrale, celle du peuple. C’est une constante dans l’histoire de la domination politique que d’ignorer les messages issus du peuple, que de vouloir lui dénier toute participation directe. Le projet de la majorité gouvernementale, comme tant d’autres depuis des années, a été présenté comme le seul possible, placé sous la double évidence de la démographie et de l’économie. L’appel à une solution consensuelle lancé au lancement de cette contre-réforme entendait là encore faire croire que cette solution tombait sous le sceau de la nécessité, c’est-à-dire à la faire sortir du débat politique. Que n’a-t-on entendu sur la rationalité de cette réforme face à laquelle les opposants figuraient alors pour des fous, des dangereux rêveurs ou des opportunistes. Ne nous laissons pas tromper par les tenants du discours dominant. La politique change de camp. Ce sont précisément ceux qui méprisent le peuple qui entendent lui dicter sa conduite, lui dire sa vérité, et placer leurs intérêts propres sous la caution d’un discours économique par là indiscutable. Pour cela il leur faut aussi dénier que le cri du peuple ait un sens.

Il ne manque pas d’observateurs sérieux pour dénoncer démagogie, archaïsmes et corporatismes portés par les protestataires. Ils entendent rendre inaudible le discours du peuple. Il s’agit toujours de répéter que le peuple qui crie n’a rien à dire, que les vociférations de la foule n’ont rien de raisonnable. D’ailleurs tous les dérapages seront montés en épingle pour renforcer l’idée que le peuple assemblé dans la rue n’est, selon le mot de Bodin, que «la populace qu’il faut ranger à coups de bâtons». Quelques centaines de casseurs masquent bientôt les millions de manifestants et de grévistes, quelques émeutiers cachent la masse immense des salariés. Dans un entretien récent, Gérard Mordillat soulignait combien les images médiatiques tendaient à transformer les revendications populaires en un simple bruit: tambours, slogans à peine audibles, pétards. Tout l’attirail des manifestants retourné contre eux, il
devient l’écran de fumée qui masque son expression.

Et pourtant, comme lors du débat contre le traité constitutionnel européen, ces cris du peuple manifestent son retour en politique. Ce retour passe certes par un moment négatif, celui de la révolte contre. Mais comme le soulignait Camus, ce «non», scandé mille fois, est un oui: «Qu’est-ce qu’un homme révolté ? Un homme qui dit non. Mais s’il refuse, il ne renonce pas: c’est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement.» Il faut entendre ce que porte le discours de défense du système de retraite par répartition et de l’âge légal de départ à 60 ans. Exemplaire à ce titre l’autocollant «Je LUTTE des classes» que l’on voit à chaque manifestation. Le cri de chacun devient celui de tous.


L’atomisation des solidarités à laquelle veut nous contraindre la logique libérale se heurte au sentiment profond de la nécessité d’une réponse collective. Exemplaire également la lente construction d’un mouvement qui aujourd’hui reçoit l’aval de la majorité de la population. Il a fallu que chacun se déprenne de l’évidence sans cesse ressassée de ce projet de loi. Il a fallu sortir peu à peu de la stupeur provoquée par le discours dominant, pour oser crier son refus. Il a fallu que chacun prenne conscience du caractère politique et du choix de société que suppose la question des retraites. Le profond sentiment d’injustice se transforme peu à peu en revendication politique d’autres rapports que ceux portés par des décennies de discours libéral qui en appelaient à la seule logique marchande. L’injustice appelle la solidarité, et celle-ci appelle à son tour des réponses collectives.

Le cri du peuple porte la renaissance du peuple. Car un peuple n’est rien en dehors des combats politiques qu’il mène. Tout l’enjeu des mobilisations consiste à faire entendre ce cri par lequel le peuple prend conscience de lui-même et réclame le droit de s’intéresser à la politique. Le cri du peuple porte le retour de la politique. »

Voici, à présent, le texte de la proposition de commission d’enquête parlementaire déposée par les parlementaires du PG, du PCF et des Verts. Je le publie parce qu’il propose une forme concrète et républicaine pour répondre aux interrogations qui pèsent sur la question de l’emploi des forces de police dans les mouvements sociaux récents. Je renvoie mes lecteurs à ce que j’en dis dans les deux précédentes notes que je viens de publier cette semaine, à mesure que le problème se précisait. Le contenu extrêmement précis des motifs de saisine de cette commission d’enquête montre que nous n’avons pas l’intention d’être dans le vague et l’insinuation mais sur le terrain très précis des faits vérifiés et pris de la bouche des responsables et témoins. C’est exactement la méthode qui a été appliquée en 1986 pour la commission d’enquête qui avait été constituée dans chacune des deux assemblées à la suite de
la mort de Malik Oussékine.

«le projet de loi sur les retraites suscite une forte mobilisation sociale, multiforme et inscrite dans la durée. L'opposition à la dérive sécuritaire du gouvernement et à sa politique envers les résidents étrangers, les revendications de certaines professions telles que les infirmiers-anesthésistes, la défense des mal-logés et bien d'autres causes ont également donné lieu à des actions revendicatives. Ces dernières semaines, face à ces mobilisations, il a été observé une politique répressive en rupture avec les pratiques habituelles. Elle suscite de nombreuses interrogations, quant au respect des libertés individuelles et des droits collectifs, et des principes mêmes qui fondent notre République.

Parmi ces pratiques répressives, il a été relevé notamment :

La technique d'encerclement des manifestants sans possibilité de quitter les lieux de la manifestation, et ce, pendant des heures (lors de manifestations place Bellecour à Lyon, lors de l'évacuation d'un squat place des Vosges à Paris…)

La présence de policiers en civil sans signes distinctifs permettant de les distinguer lors d'actions violentes

Des agressions contre des manifestations syndicales suivies de poursuites judiciaires contre des syndicalistes et de condamnations (par exemple à Saint-Nazaire)

L'utilisation répétée d'armes dangereuses (lanceur de balle de défense – « flash-ball » – à Montreuil, grenades offensives à Lorient…)

D'autre part, le recours à la réquisition contre les travailleurs des raffineries, procédure tombée en désuétude depuis 1963, a été décidé dans la précipitation, sur des bases juridiques contestées à plusieurs reprises, avec des décisions de justice invalidant certains arrêtés préfectoraux.

Enfin, des journalistes se sont plaints d'entrave à l'exercice de leur profession, voire de violences à leur encontre, alors qu'ils couvraient les manifestations et que leur qualité de journaliste était connue.

La cohérence de cet ensemble de données questionne sur l'évolution des réponses policières et judiciaires apportées aux mobilisations populaires. La commission d’enquête que l’Assemblée nationale aurait pour mission :

De procéder à un relevé aussi complet que possible des faits et à la vérification des témoignages des différentes parties, de déterminer dans chaque cas d'espèce les modalités de décision et les responsabilités des différents acteurs, d'étudier la validité juridique des choix effectués, d’évaluer les conséquences de ces nouvelles pratiques. Et, le cas échéant, de formuler des recommandations pour remédier aux éventuels dysfonctionnements.

Proposition de résolution.

Article unique. En application des articles 140 et suivants du Règlement, est créée une commission d’enquête de trente membres relative à la gestion des forces de l'ordre et aux méthodes utilisées dans le cadre des mobilisations sociales courant 2010. Elle devra notamment faire le point sur : 1) les techniques, armes et choix tactiques utilisés lors des mobilisations sociales depuis le printemps 2010, envers les manifestants, les passants et la presse, 2) les modalités de décision et les responsabilités des différents acteurs, 3) la validité juridique des choix effectués et les conséquences de ces pratiques, 4) dans ce cadre, un point d'attention particulier sera porté par la commission sur les forces de l'ordre volontairement non identifiées en tant que tel, leurs méthodes, leurs choix tactiques, la chaîne de commandement et les conséquences juridiques et pratiques.

Elle formulera des propositions pour remédier aux éventuels dysfonctionnements qui seraient en contradiction avec le respect des libertés publiques et les valeurs fondamentales de la République. (…) »

Enfin, à l'instant de quitter mon clavier, je découvre une polémique à propos d’un vote négatif au parlement européen du groupe GUE auquel j’appartiens sur une résolution  demandant entre autre chose l’instauration d’une taxe type taxe Tobin. Pour une raison que j’ignore des élus prennent le mors aux dents et en font prétexte pour s’en prendre au Front de gauche. Je ne réponds à rien de ce qui se lance d’agressif qui me parait assez mal venu et plutôt politicien. Je peux expliquer pourquoi nous avons voté contre en publiant l’article 77 qu’il fallait avaler avec cette résolution. Et je vous laisse juge de savoir si une promesse de taxe Tobin valait la peine que nous sous dédions de nos engagements et principes sur la question des retraites. Lisez et jugez : «  77. prend acte de ce que le grand krach éclaire d'un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites; considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, dûment garantis par une réglementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs; considère en outre que les retraites devront être réformées à l'échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle; considère que l'allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d'organisation de la société qui n'ont pas été anticipées; »

Jean Luc Mélenchon




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:36
 
http://www.lucky.blog.lemonde.fr/2010/10/31/pourquoi-cette-etrange-defaite-de-la-greve-des-raffineries-12-questions-sans-reponses

Pourquoi cette étrange défaite de la grève des raffineries ? Douze questions sans réponses

Tous les amis solidaires qui ont visité dernièrement une raffinerie bloquée ont rencontré des salariés grévistes extraordinairement motivés, fermement décidés à ne surtout pas céder au moment où ce début novembre allait enfin voir se réaliser l’assèchement complet des approvisionnements d’essence du pays, et que, techniquement, les flux d’importations étrangers par la route ne pourraient jamais y suppléer.

Tous étaient conscients qu’ils faisaient la grève « par procuration » des trois Français sur quatre qui soutiennent le mouvement sans faiblir, et que le monde entier avait les yeux fixés sur la France, peut-être le seul grand pays pouvant encore contrarier l’offensive planétaire de la finance déchaînée contre les conquêtes sociales de l’après-guerre et de l’humanisme ouvrier.

Tous savaient que si seulement les trois millions de manifestants motivés versaient chaque mois dans les caisses de solidarité des raffineries une somme comprise entre deux et cent euros, mettons d’une moyenne de vingt euros, cela faisait immédiatement soixante millions, de quoi verser mille cinq cent euros nets à quarante mille grévistes, et cela pendant le temps qu’il faudrait pour faire céder le gouvernement et que d’autres secteurs prennent le relais après les vacances scolaires.

D’autre part, même la presse patronale avait remarqué que cette grève des raffineurs n’était pas perdable, car « le secteur bénéficie ensuite d’un effet de levier extraordinaire parce que le lancement d’un mouvement de grève ne nécessite pas un grand nombre de salariés. Organisées en trois huit, les équipes chargées d’opérer les installations en salle de contrôle sont très réduites. Pour un site de mille deux cent salariés comme la raffinerie Total de Gonfreville (Seine-Maritime), une équipe de quart représente moins d’une centaine de personnes. Si la majorité d’entre eux se met en grève, le site sera contraint de s’arrêter. » (Emmanuel Grasland, « Pourquoi les raffineries sont à la pointe de la contestation », Les Échos, 18 octobre 2010).

Alors pourquoi ce revirement subit des douze raffineries en seulement quarante-huit heures ?

De quels chantages ou intimidations ces valeureux grévistes ont-il fait l’objet ?

Quel a été le rôle du ministre désigné par Sarkozy pour gérer la crise des raffineries à la place du titulaire Borloo, cet Hortefeux dédié aux basses oeuvres policières du régime ?

De quelles informations, de quel tableau de bord secret, ce ministre vichyssois aura-t-il bénéficié, et dont aura été privée l’opinion publique ?

Pourquoi les fédérations des industries chimiques CGT, CFDT et autres n’ont pas instauré un dispositif coordonné, transparent, lisible, facilité, pour dynamiser la collecte nationale des fonds de solidarité aux raffineurs, dispositif qui aurait pu servir pour d’autres grèves et résistances sociales ?

Quels jours de grève seront finalement payés et comment vont-être distribués les fonds recueillis ?

Pourquoi les intersyndicales n’ont pas expliqué les vrais motifs d’avoir incité soudainement à voter la reprise du travail, sans avoir au moins envisagé une suspension jusqu’à la rentrée scolaire et universitaire ?

Pourquoi la plupart des sites internet de grève n’ont plus été réactualisés depuis quarante huit heures, et ne diffusent toujours pas de communiqués expliquant les motifs de la reprise de travail ?

Pourquoi les sites internet de l’Union nationale des industries chimiques CGT et même de la confédération CGT (www.cgt.fr) sont-ils inaccessibles ce dimanche matin 31 octobre et depuis samedi ?

Pourquoi les deux cent vingt agents des terminaux pétroliers du port de Marseille ont déverrouillé vendredi leur grève qui bloquait soixante dix huit navires et quatre péniches, c’est-à-dire l’approvisionnement pétrolier de la plus grande partie de la France ?

Pourquoi la CGT du port marseillais « n’a livré aucun détail sur le contenu des dernières négociations ? » et que « la direction du port n’a pas non plus voulu dire ce qui avait permis de sortir de l’impasse » ? (Luc Leroux, « La CGT met fin au blocus du port de Marseille », Le Monde, ce dimanche 31 octobre).

Pourquoi cette étrange et soudaine défaite de la grève de la filière pétrolière, célébrée avec une joie gourmande par les médias officiels afin de faire douter le peuple de ses capacités ?

Ce sont donc ici douze questions sans réponse pour les douze raffineries de l’hexagone.

Nous ne voulons accuser personne ni mettre en cause la solidité et la sincérité de l’unité intersyndicale. À la base, elles furent et demeurent admirables.

Mais il importe maintenant que chacun prenne ses responsabilités, à tous les niveaux, des anonymes jusqu’aux porte-parole syndicaux, face à un enjeu dont chacun sera personnellement comptable devant l’Histoire : Que le président Sarkozy grand vainqueur de ce conflit puisse spéculer sur le désarroi du peuple de gauche pour marquer son avantage, avant même une réélection en 2012, afin d’achever de détruire complètement les conquêtes sociales de la Résistance et de la Libération et mêmes nos Droits et libertés démocratiques arrachés en 1789.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:25

 

http://www.paris.indymedia.org/spip.php?article3826

flics, casseurs et manifestation parisienne du 28 octobre

Comme on défilait tranquille sur les grands boulevards, au niveau des grands magasins, à droite du cortège de la CNT ont commencé à s’infiltrer une bande de mecs, sweets et capuches bandeaux sur la bouches et ça le long des vitrines. Très vite tout le monde commence à gueuler pour qu’ils dégagent : "police casseur", "dehors les flics", "police partout justice nulle part" etc... Les flics ou les mecs payés par eux commencent à se retrouver encerclés, les canettes et autres projectiles sont balancés sur eux. Les mecs battent en retraite et les pauvres manifestants (snif) qui chassent les casseurs se retrouvent face à des flics en civils, tonfa et bombes lacrymo qui arrosent gentiment, qui ? Nous, les protecteurs des nouvelles galeries ou autres enseignes du capitalisme consommateur , on morfle une première fois.

Là, Je vois un mec quelques mètres plus loin, par terre qui se fait savater à coups de tonfa par un flic, alors chauffé par l"épisode précédent, je me dis : "quoi ils envoient des casseurs foutrent la merde et en plus ils nous marave" avec plusieurs gars on commence à gueuler et à courir vers le lynchage. Un flic en faisant des sauts de crapaud tout en reculant nous gaze proprement à moins d’un mètre et voilà que ça pleure et voilà que ça suffoque et que ça bat en retraite de notre bord. Le mec a sans doute fini de se faire dérouiller sans que personne ne puisse intervenir...

On continue la manif en chialant mais on s’arrête, c’est bon plus de casseurs, on a sauvé les vitrines... super...

On arrive sur la place de fin de manifestation et là on voit la CGT et des SUD qui courent apres des mecs, même allure que de tout à l'heure qui se barrent vers les cordons de flics qui bloquent une des rues d’accès à la place et disparaissent derrière (les flics s’écartent et se remettent en rang). On me dit que c’est la bac et qu’ils foutaient la merde alors ils ont été foutus dehors. Je me barre avec mes potes à 19 heures, la place est encerclée, ça va dérouiller sévère sans doute, les manifestants sont calmes cependant, peut être les télés auront de quoi causer, s’indigner, polémiquer et nous bah on a manifesté et on a dégagé tous les suppôts d’Hortefeux, les casseurs que les flics protegent.


Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:13

 

http://www.demosphere.eu/node/21016

mardi 2 novembre 2010 à 14 heures 30

Manifestation Jussieu en direction du centre de traitement des déchets d'ivry

Jusqu'à la grève générale

Depuis plus de trois semaines, partout en France, des grèves, des manifestations, des actions, des blocages de l'économie, des assemblées générales, interprofessionnelles et des coordinations reflètent le ras le bol global qui se cristallise actuellement autour du refus de la réforme des retraites.

Nous, assemblées générales de plusieurs universités d'Ile de France, appelons à manifester le mardi 2 novembre à 14 heures 30 à Jussieu pour se rendre à l'incinérateur d'Ivry bloqué depuis plusieurs jours. Cette manifestation passera par différents piquets dans le treizième arrondissement afin de renforcer la solidarité interprofessionnelle qui se met en place dans ce mouvement de grève. Dans le même sens, nous appelons l'ensemble des personnes en lutte à rejoindre le cortège.

On ne peut que constater que la majorité d'entre nous refuse d'être contrainte à travailler de plus en plus longtemps et profite de ce mouvement pour pointer du doigt la pénibilité du travail, et la maigreur des salaires; pour remettre en question ce qu'elle subit au quotidien. Il nous semble nécessaire que se multiplient les initiatives visant à faire converger nos luttes et à élargir nos revendications. Nous devons nous rassembler pour faire que nos luttes existent enfin d'elles mêmes et qu'elles nous permettent vraiment de nous organiser. Cela passe nécessairement par une réappropriation de nos rues, de nos lieux de travail, de vie ou d'études.

Aux parisiens et gens d'alentours, prenons la rue mardi 2 novembre à 14 heures 30

Le mouvement de ces dernières semaines a permis de vérifier à grande échelle que, si brutalement réimposée par des dizaines d'années de restructuration capitaliste qu'elle soit, la triste perspective d'avoir à perdre sa vie pour la gagner n'était pas pour autant devenue plus désirable.

Mettre en cause le droit à la retraite radicalise la violence de rapports sociaux profondément destructeurs : vivre un temps enfin libéré de l'exploitation devrait être un privilège que les société d'assurance seront chargés de monnayer tout au long de la vie. Par là, c'est l'horizon d'un temps retrouvé que l'on obscurcit encore davantage.

Au sein d'un refus généralisé qui cherche encore les moyens de s'affirmer plus largement et de façon plus décisive, la force du mouvement a jusqu'alors reposé d'une part sur une partie des catégories (cheminots, salariés des ports, de la pétro chimie) à la fois parmi les plus aptes à bloquer l'économie et aussi pour lesquelles ce temps libéré de l'exploitation reste tangible du fait de pouvoir jusqu'à aujourd'hui sortir de l'emploi avant 60 ans sans devoir dépendre de très chiches allocations chômage, et, d'autre part, sur les entrants dans le salariat que sont les lycéens, eux qui sont soumis à l'emprise sur la vie d'un temps de travail (le scolarisé a à se produire comme force de travail) non reconnu comme tel. (Parmi les revendications opposées à la réforme, nul hasard alors à ce qu'il soit entre autres choses réclamé que les année d'école effectuées soient comptabilisées comme trimestres ouvrant droit à la retraite.)

Chacun a bien compris, au point que les voix officielles elles-mêmes ne manquent pas d'y faire allusion, que ce qui est en cause a pour effet de rassembler au-delà de toutes les catégories et concerne toutes les générations, et cela non seulement théoriquement mais en pratique. Les divisons réelles d'une population que l'on voudrait ordonner selon une lutte des place, des rôles et des identités, toujours exploitées politiquement, ne fonctionnent actuellement que très mal.

L'érosion des frontières bien apprises, incorporées, qui séparent la population des dominés est avec l'adoption de la modalité du blocage l'une des principale richesse d'un conflit en cours dont tous les organes de la domination s'évertuent à annoncer la fin pour tenter de la faire advenir. La présence sur les blocages, comme dans les assemblées générales interpro, de chômeurs et précaires a priori déjà privés de tout autre droit à la retraite qu'un minimum vieillesse misérable accessible seulement à 65 ans confirme, si il en était besoin, que c'est tendanciellement une majorité de la population qui, non seulement ne veut pas de cette réforme et du monde qui l'instaure, mais cherche, encore et toujours, y compris dans les plus grandes difficultés (pauvreté, temps quadrillé par l'emploi et le contrôle social, freins à la possibilité et à la portée de la grève, dispersion, répression, hostilité des organisations instituées vis-à-vis de l'auto-organisation des premiers concernés, etc.), à affirmer pratiquement ce refus. La force de cette cause réside dans cette recherche. C'est de là qu'il nous faut partir. Déjà, ces retrouvailles avec la durée constituent une angoissante et magnifique sortie du présentéisme qui tient lieu de temporalité générale à notre domesticité éternisée.

De l'école à la retraite, du chômage à l'emploi, la concurrence de tous contre tous structure la vie du plus grand nombre. À tel point que les formes de solidarité efficaces sont désormais l'apanage des nantis, seuls aptes en temps ordinaire à défendre et promouvoir leurs intérêts et leurs aspirations. Face à ce collectivisme réellement existant, lui qui se charge d'imposer aux autres l'égoïsme individuel pour tout horizon, l'orientation défaitiste d'une intersyndicale plus soucieuse de représentativité, de respectabilité et de compromis que du sort de ses mandants supposés vient redoubler une atomisation que les pratiques actuelles critiquent en acte.

La situation à Paris, et dans une certaine mesure, dans la région, sont parmi les fruits empoisonnés d'une morphologie fonctionnelle à la domination : police, direction des organisations politiques et syndicales, mass media, concentration de capitaux, tout concourt à dépeupler le désert qui nous tient lieu d'habitat, parce que tout ici conspire à la privatisation de l'existence.

Pour qui survit ici, englué dans ce maillon faible du mouvement, là où la liaison entre réalités sociales diverses est des moins faciles, là où le territoire est plus qu'ailleurs dominé par la logique capitaliste et le pouvoir d'État, il y a un défi à relever collectivement : ce que les luttes en région nous apprennent, que pouvons-nous en faire ici ? Serons nous capables de bloquer des galeries marchandes ? D'aider des salariés à débrayer ? De bloquer des plates formes logistiques ? Et comment le faire face à l'énorme mobilisation policière qui prévaut en nos terribles contrées ? Pourrons nous instituer des rdv réguliers qui permettent à chacun selon sa disponibilité de rester lier à une collectivité en devenir, à une communauté de lutte ? À quoi les tentatives réalisées ici se heurtent-elles et qu'est ce qui permettrait d'y parer ? Faut-il dès maintenant inciter tous ceux qui ne peuvent faire la grève reconductible à multiplier les courts débrayages, les arrêts maladie ? Comment gagner le temps de s'organiser et de nuire au capital ?

On a vu lors des manifestations à l'appel de l'intersyndicale, lorsque d'aucuns en ont heureusement pris l'initiative, une disponibilité à ne pas se borner au cadre de la protestation instituée s'est traduite par des manifs prolongeant les cortège officiels (mais sans doute dans une faiblesse trop aisée à disperser pour le pouvoir), par de multiples assemblées, par la circulation de n'importe qui dans divers lieux de lutte et par de trop rares actions de blocage.

On a vu des lycéens aller débrayer des étudiants, les appeler à la grève, les emmener en manifestation. On a vue des scolarisés de banlieue manifester jusqu'à la capitale de leur propre chef (de Montreuil au vingtième arrondissement de Paris, sur les Champs Elysées, au Sénat, ailleurs encore), réalisant avec bonhomie et entrain ce crime de lèse-capitale, cette incursion au centre, que l'État cherche précisément à prévenir et empêcher depuis des décennies (1986, CIP, CPE) et en permanence (il suffit de constater le niveau de répression auquel on été soumis les manifestants lyonnais place Bellecour...).

Aujourd'hui, il n'y a pas d'autre choix pour continuer que de parier sur une reprise de la mobilisation des lycéens dès jeudi, et de ne pas laisser les organisations officielles et en l'occurrence socialistes "de lycéens" (c'est à dire d'un parti qui s'est prononcé "contre l'assistanat" dont les retraités sont aujourd'hui accusés de jouir en dispendieux parasites, tout comme ce fut le cas des chômeurs sous Jospin), les syndicats de profs et autres, les orgas de parents d'élèves, dépolitiser la situation qui s'y construit comme ils ont commencé à le faire sous prétexte d'« accompagnement » ; pas d'autre choix que de contribuer à la constitution progressive d'un « mouvement étudiant » (souvenons nous que la lutte contre le CPE avait mis des mois à se mettre en place après l'adoption de la loi), pas d'autre choix que de chercher tous les moyens pour que le refus persiste à s'affirmer.

L'appel de l'Assemblée Générale de l'université de Tolbiac à manifester ce mardi à 14 heures 30, de Jussieu à la déchèterie bloquée de la rue Bruneseau dans le treizième arrondissement de Paris, parce qu'il ne se borne pas au respect de l'agendadodo de l'intersyndicale, parce qu'il provient d'une assemblée, parce qu'il prévoit d'organiser des blocages, parce qu'il cherche à se lier avec des grévistes, parce qu'il préfigure ce que pourrait être le retour des lycéens dans le mouvement en même temps qu'il s'adresse à des étudiants encore trop indécis, est un rendez-vous qui peut revêtir une grande importance politique pour la situation « parisienne », et de ce fait même, pour le mouvement d'ensemble.

En cette journée des morts, nous avons un petit moment pour envisager ce que sera notre résurrection et prévoir de la jouer dès ce premier jour ouvré de novembre. Alors ce serait pas mal que chacun appelle toutes ses connaissances à venir ce mardi à 14 heures 30 et qu'on s'y retrouve le plus nombreux possible. Si cela se passait au mieux, se décideraient aussi dans la foulée des actions à mener pour la rentrée lycéenne, vis-à-vis de telle ou telle grève (celle des agents de Pôle emploi ce 9 novembre par exemple), de telle ou telle question.

D'aucuns nous parlent de la votation de 2012 comme du débouché de ce qui a eut lieu et ne pourrait se prolonger que dans les urnes. Mensonge. Ces prolongations- là ne sont pas l'affaire d'on ne sait quel arbitre mais des acteurs eux-mêmes. Il est encore et toujours temps de voter avec nos pieds, ici et maintenant, de circuler, palabrer, s'organiser et bloquer, bloquer encore ce qui nous entrave.

Piquets volants, bloquons l'argent, piquets mobiles, bloquons la ville !




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 15:54

 

http://www.palestine-solidarite.org/activites_Al-Aqsa.rencontre.311010.htm

Le département de français rencontre Stéphane Hessel et Régis Debray à Gaza

Ziad Medoukh

Le département de français a participé, de façon très active, à la rencontre avec deux personnalités françaises en visite dans la bande de Gaza , le diplomate Stéphane Hessel et l’écrivain Régis Debray, rencontre organisée au Centre Culturel Français de Gaza, le mercredi 27 octobre 2010.

Plus de cinquante personnes : professeurs, journalistes, étudiants, et personnalités civiles, notamment des Palestiniens francophone, ont assisté à cette soirée-témoignage, animée par les deux visiteurs français.

Lors de cette rencontre, le département de français était représenté par  Ziad Medoukh, son responsable, ainsi que cinq de ses étudiants. Ils ont écouté avec attention et intérêt les deux personnalités françaises, en visite dans la bande de Gaza pour trois jours, donner un compte-rendu de leur séjour et en faire le bilan.

Tout d’abord, Stéphane Hessel, a parlé de l’objectif de sa visite : en premier lieu, exiger la levée de ce blocus inhumain imposé par les forces de l’occupation israélienne depuis plus de quatre ans, et ensuite, rencontrer les représentants de la société civile, sans oublier aussi de manifester sa solidarité envers la population qui souffre de ce blocus et des mesures atroces de l’occupation. Il a évoqué dans son intervention la nécessité d’appliquer le droit international en Palestine, droit violé par Israël.

Il a parlé du travail de l’association "Voix de l’enfant"  dont il est membre, et de ses différentes activités et projets à Gaza, notamment dans les camps de réfugiés, afin de rendre leur sourire aux enfants Gazouis.

Puis, l’écrivain Régis Debray, a parlé de son livre : "l’occident face à la questionne palestinienne", il a signalé l’évolution de l’opinion publique en Europe en faveur de la cause palestinienne, et le soutien, à cette noble cause,  de la société civile et les organisations des droits de l’Homme en France.

Ensuite,  un débat s’est ouvert entre les invités et le public. Celui-ci a posé beaucoup de questions et échangé avec eux. Ziad Medoukh, a interrogé Stéphane Hessel sur  la compagne BDS en France, et son implication dans cette compagne, sur l’annulation de son procès et sur les attaques dont il fut l’objet de la part des  associations juives françaises ; il a expliqué que les Palestiniens ne demandent pas aux solidaires d’être pro-palestiniens, mais d’être pro-justice, car la cause palestinienne est une cause de justice avant tout.

Ziad Medoukh fut invité d’honneur du dîner qui suivit ce débat, en présence du personnel du Consulat de France à Jérusalem, des membres du Centre Culturel Français de Gaza, des deux personnalités françaises invitées et de Martine Brousse, présidente de l’association "voix de l’enfant". On a pu constater combien les  institutions et personnalités françaises apprécient et respectent le responsable de ce seul département  de langue française, ainsi que la qualité de son travail au sein l’université Al-Aqsa et dans la bande de Gaza.





Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens