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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 18:44

 

http://www.lepcf.fr/spip.php?page=article&id_article=240

Maxime Gremetz emmené au SAMU après une charge policière

Nous apportons notre solidarité fraternelle au député communiste Maxime Gremetz, bousculé par les forces de l’ordre à la fin de la manifestation du 7 Septembre.

Comme toujours, la bataille idéologique transforme les victimes en coupables potentiels, mais la vidéo complète montre sans aucune ambiguïté le contexte de la bousculade ; une intervention musclée des forces de l’ordre chargée de "nettoyer" une place, alors que rien ne s’y passe d’autre qu’une fin de manifestation calme et pacifique. Nul groupe d’agitateur, pas de casque ou de visage caché, pas de bagarre ou de jet de projectile... Et au milieu, un député qui répond à un journaliste !

Ces faits ne viennent bien sûr que s’ajouter à la longue liste des agressions contre les syndicalistes, manifestants, contestataires dans toute la France.

Mardi 7 septembre 20 heures 30 à Paris : Maxime Gremetz, député de la Somme, vient d’être emmené au SAMU suite à une intervention policière.

Maxime Gremetz manifestait contre la réforme des retraites depuis le milieu d’après midi. Après la dispersion de la manifestation, le député s’écarte puis téléphone. Il est dos au CRS quand ceux ci chargent, il est bousculé, le choc éteint notre caméra. Tout le monde reprend ses esprits quand un jeune homme est interpelé sans raison apparente, le député demande des explications. Il est important de préciser que dès l’annonce de la fin de manifestation, plusieurs personnes sont arrêtées dans des conditions similaires : elles ne bougent pas, ne disent rien et sont hors des limites imposées par les cordons de CRS. S’agit-il d’individus qui ont été filmés dans des situations violentes ou sont-ils victime de la politique du chiffre, voir même de dissuasion politique ? Aucun policier ne répond…

Notre équipe rallume la caméra quand les CRS repoussent le député à coup de bouclier, un barrage est établit entre lui et nous. Le temps de faire le tour, Maxime Gremetz insiste pour avoir des explications sur l’interpellation en cours, il est repoussé du bout d’une matraque et à coup de pieds dans les tibias. Après la bousculade il tombe au sol. Les pompiers mettent ensuite 20 minutes avant d’arriver, le camion passant dans la mauvaise rue sans qu’aucun membre des forces de l’ordre ne lui fasse signe, les officiers en civils préférant filmer le député à terre. Pompiers et SAMU rejoignent enfin les lieux. Maxime Gremetz semble très éprouvé, il est emmené dans l’ambulance…

De ce que nous avons pu voir, il est impossible de dire que Maxime Gremetz est tombé lorsqu’il a reçu un coup, il semblerait même y avoir un petit laps de temps entre les deux. Mais nous l’avons très clairement vu recevoir des coups de boucliers.






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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 18:33

 

Nous venons de recevoir une (nouvelle) citation à comparaître le 29 octobre au Tribunal de Paris, pour la  publication sur site europalestine.com, d'une Action BDS à Carrefour Evry, le 4 juillet 2009, considérée comme un "délit de provocation à la discrimination, la haine ou la violence envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à la nation israélienne"

Il se trouve que cette vidéo que vous pouvez voir ou revoir sur notre site ou bien sur

http://www.youtube.com/watch?v=dWFlRDfcxYQ

est, comme c'est écrit en toutes lettres à la fin de cette vidéo, une action collective, organisée par la Campagne BDS France. Elle est signée par une série d'organisations : Génération Palestine, CCIPPP, NPA, IJAN, Comité Palestine Montreuil, CAPJPO- EuroPalestine, Collective Villeneuve, Respaix...

Les T.Shirts bleus que l'on voit sur la vidéo "sont ceux de la campagne BDS France",  relève la citation à comparaître, et les propos qui sont cités comme "délictueux", selon le plaignant (toujours le fameux Sammy Ghozlan du Bureau National de Vigilance Contre l'antisémitisme) sont prononcés par des personnes qui ne sont pas membres de notre association,  l'une d'entre elles étant le maire du Village de Masaara en Cisjordanie, qui s'était joint à cette action, alors qu'il était de passage en France (son identité est indiquée dans la vidéo).

Il nous semble que cette nouvelle attaque vient à point nommé pour organiser une riposte unitaire d'envergure. Tout d'abord parce que l'action visée est une action emblématique de la Campagne BDS en France, et qu'elle se présente comme telle, puisqu'il est indiqué dans cette vidéo que ce magasin Carrefour n'a pas été choisi par hasard mais parce qu'il se trouve à Evry, tout comme le siège de cette enseigne qui met en vente des produits sans traçabilité, qui triche sur les provenance des produits (nous avons les preuves), qui encourage la colonisation en vendant des machines Soda-Cub, produites dans la colonie de Maale Adounim dans les territoires palestiniens et qui se permet d'attaquer en justice des militant(e)s qui, eux, défendent le droit (Bordeaux, Mulhouse)

Et d'autre part parce qu'il est grand temps de se regrouper pour mettre un terme à ces attaques, qui sont un détournement de la loi sur la discrimination en faveur de criminels de guerre, une atteinte grave à la liberté d'expression et un scandale quand on ose venir nous accuser de "discrimination", alors qu'il n'y a pas pire discrimination que celle imposée au peuple palestinien, et ce depuis des décennies !

Nous demandons donc à l'ensemble des organisations parties prenantes de la campagne internationale BDS de

Mettre cette vidéo unitaire sur leur site. C'est simple, voici les codes pour ce faire :

Demander à Monsieur le Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de Paris : Palais de Justice 14, quai des Orfèvres. 75001 Paris,  à être jugés solidairement pour cette action et pour sa publication sur les sites de chaque association ou parti concernés, parce que nous en sommes tous fiers et que nous la revendiquons

D'organiser sans plus attendre une vaste mobilisation pour protester contre ces mesures de répression intolérables contre des personnes qui, dans toute le pays, se lèvent pour dire NON à l'étranglement d'un peuple, NON à la privation de liberté, NON aux crimes de guerre, NON au blocus de Gaza.

Non seulement, cette répression ne nous fera pas taire, mais elle engendrera une mobilisation exemplaire, pour faire honte à un gouvernement qui tente de baillonner ceux qui n'ont pas une conception à géométrie variable des droits de l'homme et du droit international.

Nous vous signalons que, outre le procès de Sakina Arnaud, militante de la Ligue des Droits de l'Hmme, qui viendra en appel le 24 septembre à Bordeaux, ont été annoncés ceux de trois militants à Perpigan le 11 octobre prochain (cf notre site), celui de Alima Boumedien-Thiery (sénatrice Verts) et d'Omar Slaouti (dirigeant NPA) le 14 octobre à Pontoise, celui indiqué plus haut à Paris le 29 octobre et d'autres. Samy Ghozlan se vante, n'est-ce pas, d'avoir déposé plus de quatre vingt plaintes.

Unis, nous avons les moyens de faire regretter à nos dirigeants d'avoir choisi le camp de l'occupant !

Olivia Zemor


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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 18:24

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5393

Boycott : Trois militants de Perpignan appelés à comparaître le 11 octobre. Mobilisation !

Yamina Tadjeur, Jeanne Rousseau et Bernard Cholet du Collectif 66 Paix et Justice en Palestine ont appris hier qu’ils sont convoqués à l’audience du Tribunal Correctionnel le lundi 11 octobre 2010 à 14 heures pour avoir appelé au boycott des produits israéliens. La solidarité doit s’exercer sans faille !

Les trois militants du Collectif 66 Paix et Justice en Palestine ( Yamina Tadjeur, Jeanne Rousseau et Bernard Cholet) sont sortis ce jeudi 16 septembre de l’antenne de la police judiciaire de Perpignan où après audition, le procureur a « demandé » qu’ils soient convoqués à l’audience du Tribunal Correctionnel le 11 octobre 2010 à 14 heures.

Ces trois militants seront " jugés sur les faits suivants" :

"pour avoir à Perpignan dans le département des Pyrénées Orientales le 15 mai 2010 depuis temps non prescrit pour :

(...) des discours proférés dans un lieu public en l’espèce en interpellant les clients du magasin Carrefour en leur demandant de ne pas acheter des produits en provenance d’Israël---

(...) des écrits distribués ou exposés dans un lieu public en l’espèce en distribuant aux clients du magasin Carrefour ou en exposant dans ce magasin des tracts à l’entête de BDS appelant au BOYCOTT des produits en provenance d’Israël---

(...) des affiches exposées au regard du public en l’espèce en exposant des affiches dans le magasin Carrefour mentionnant notamment « BOYCOTT APARTHEID ISRAEL » et « refusez d’acheter des produits israéliens…refusez le code qui commence par 729… »

(...) provoqué à la discrimination à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée faits prévus et réprimés par les articles 23, 24 alinéa 8, alinéa 11 et 1 article 42, article 43 de la loi du 29 juillet 1881---

(...) en tout cas sur le territoire national et depuis temps n’emportant pas prescription, par écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images, cris, discours ou menaces rendus publics, moyen de communication au public par voie électronique, en l’espèce, provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne (plaignant Samy GHOZLAN représentant le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) à raison de son origine ou de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, nation, race ou religion déterminée. »

Le collectif 66 est appelé à se réunir mardi pour mettre en place une vaste campagne de solidarité dans le département.

Y compris au-delà du département, la riposte à ce baillonnement de la liberté d’expression, qui nous concerne tous, doit être la même que pour les militants de Mulhouse : Pour chaque tentative d’intimidation et de répression, le boycott de l’occupant israélien, doit être revendiqué par un nombre croissant de femmes et d’homme.

Il y en a assez de ce chantage à l’antisémitisme ! De ce scandale qui consiste à inverser les rôles : qui est discriminé aujourd’hui ? Qui pratique la haine et la violence ? Qui bafoue le droit ?

"Moi aussi je boycotte. Inculpez-moi !"

CAPJPO-EuroPalestine

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 18:00

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5390

Grand meeting avec Viva Palestina ce dimanche à Bagnolet (93)

Nous vous invitons à participer à un grand meeting, qui vous permettra de rencontrer ce dimanche 19 septembre à 15 heures, les militants de la caravane Viva Palestina, en présence de George Galloway, Alima Boumediene-Thiery et des responsables de la municipalité de Bagnolet, qui hébergent ce convoi humanitaire pour Gaza, pour leur première étape en France.

Ce meeting aura lieu dimanche à 15 heures au Gymnase FANARA, rue Jeanne Hornet (angle 15 avenue Raspail) - 93170 Bagnolet

Pour aller au gymnase en transports en commun :

Descendre au métro Porte des Lilas (ligne 11), prendre l’autobus n°115 direction Chateau de Vincennes ; descendre à l’arrêt Girardot ; puis marcher 400 mètres environ, par la rue Sadi Carnot, tourner à droite dans l’avenue Raspail, et prendre à gauche la rue Jeanne Hornet.

Quelques portraits des animateurs de la caravane Viva Palestina :

George Galloway : député britannique honoraire, est le fondateur et président de l’initiative Viva Palestina. Outre la solidarité avec le peuple palestinien, Galloway s’est beaucoup fait connaître pour son engagement contre les guerres criminelles d’Irak et d’Afghanistan, dans lesquelles l’armée britannique et ses gouvernements, de Tony Blair puis Gordon Brown, sont honteusement compromis. Galloway a lui-même déjà conduit plusieurs des convois de Viva Palestina.

Kevin Ovenden : Kevin Ovenden a notamment été l’un des passagers de la Flottille attaquée par l’armée israélienne dans les eaux internationales le 31 mai dernier. Il était lui-même à bord du Mavi Marmara, où les soldats israéliens ont assassiné 9 passagers. Kevin, qui a vu les soldats tirer sur des hommes désarmés, est témoin dans les enquêtes et procédures visant à traduire en justice les criminels de guerre israéliens responsables du massacre.

Jim Nichol est un grand avocat londonien spécialisé dans la défense des droits de l’homme. Il a conduit des missions à l’étranger, dans les couloirs de la mort des pénitenciers américains, ou encore en Amérique centrale. Mais c’est dans son pays, la Grande-Bretagne, qu’il consacre le plus d’efforts à lutter contre la brutalité du système policier et judiciaire. Il a conquis une notoriété nationale et internationale dans la défense des "Six de Birmingham", des travailleurs accusés d’un crime avec des preuves fabriquées de toutes pièces par la police, et qui ont croupi des années en prison avant que la vérité parvienne à éclater. Outre-Manche, l’affaire des "Six de Birmingham", c’est un peu l’équivalent de notre affaire Dreyfus ici en France.

A dimanche !

Si vous avez la possibilité d’apporter des gâteaux et des jus de fruits pour les volontaires de la caravane, n’hésitez pas !

CAPJPO-EuroPalestine


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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 19:56

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100916/tts-france-roms-halde-ca02f96.html

La Halde saisie de la circulaire ciblant les Roms (Reuters)

La Halde a annoncé jeudi avoir été saisie de la circulaire du ministre de l'Intérieur sur les évacuations de camps de gens du voyage, ciblant spécifiquement les Roms.

Dans un communiqué, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité indique que cette saisine fera l'objet d'une étude et que le collège "sera appelé à en délibérer."

La publication par la presse d'une circulaire du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux du 5 août avait mis le gouvernement en difficulté en pleine polémique sur le durcissement de la politique gouvernementale envers les Roms.

Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme avaient annoncé leur intention de saisir La Halde.

La Ligue des droits de l'homme et le Gisti ont décidé de leur côté de saisir la Cour de justice de la République contre Brice Hortefeux pour "attentat aux libertés et discrimination raciale".

Critiqué de toutes parts, Brice Hortefeux a signé le 13 septembre une nouvelle circulaire aux préfets sur les évacuations de campements illicites, sans mention de l'ethnie des occupants.

Nicolas Sarkozy a expliqué jeudi, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, avoir décidé "à la minute" de faire annuler la circulaire contestée dès qu'il en avait eu connaissance.

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 19:42

 

http://www.marianne2.fr/Inoui-comment-Lutte-Ouvriere-a-cache-la-mort-de-Hardy,-son-chef-occulte_a197458.html

Inouï: comment Lutte Ouvrière a caché la mort de Hardy, son chef occulte

Dirigeant historique de Lutte Ouvrière, Robert Barcia, alias Hardy, est mort. Avec lui disparaît l’une des figures de la politique française : il était le fondateur de la première organisation trotskyste du pays. Mais il n’est pas mort hier ; en réalité, il est décédé il y a plus d’un an. Et depuis, les quelques mille militants de Lutte ouvrière gardent farouchement le secret sur sa disparition… Enquête sur une dérive humaine et politique

12 janvier 2010. Daniel Bensaid, philosophe et théoricien marxiste, cofondateur et dirigeant de la LCR puis du NPA, s’éteint à Paris. En quelques heures, à peine, la nouvelle fait le tour de la capitale et du microcosme politique, déclenchant des centaines de réactions et de communiqués. Quelques jours plus tard, 4000 personnes se pressent dans la grande salle de la Mutualité, à Paris, pour lui rendre hommage sous les projecteurs et les caméras. 12 juillet 2009. Six mois, jour pour jour, avant la mort de Bensaid, un autre dirigeant révolutionnaire s’en allait.

Robert Barcia, alias Hardy, fondateur de Lutte ouvrière né à Paris le 22 juillet 1928, décédait à Créteil. Sans tambours, ni trompettes. Il mourait en secret. Au point qu’aujourd’hui encore, aucun militant de Lutte Ouvrière n’accepte de parler de la mort de Barcia, pas même pour la confirmer à d’anciens camarades. Comment une organisation de mille personnes a-t-elle pu garder ce secret aussi longtemps sans que jamais rien ne filtre ? Et surtout, pourquoi ?

La mort d’un « gourou » cachée par la « secte » ?

Extrait de l'acte de naissance de Robert Barcia, etat civil de la mairie du XIVe arrondissement de Paris

Les mauvaises langues ont pour habitude de dire que Lutte Ouvrière est une secte, et qu’Hardy en était le « gourou ». Il serait facile de conclure qu’ils ont raison. L’étrange silence de la direction semble vouloir faire croire que le leader est encore en vie. « Il se pourrait même qu’Hardy ait été momifié ou congelé en attendant des jours meilleurs », plaisante-t-on à l’extrême gauche. Pourtant, l’homme ne faisait pas l’objet d’un culte de la personnalité et n’était pas aux responsabilités dans son parti. «

C’était un homme de l’ombre, ni grand théoricien, ni intellectuel », explique un militant de la Fraction (groupe exclu de Lutte Ouvrière en 2008), «  plutôt une bête politique, qui a construit un parti sur des bases solides et en donnait la ligne ».

Barcia était un dirigeant à la poigne de fer, imposant à ses militants une discipline que ne renierait pas un régiment de paras. Par lui transitaient tous les rapports d’activité, jusqu’au moindre compte-rendu remonté du fin fond d’une ville de province. Lui encore décidait de l’exclusion des militants, comme en 1997. De lui dépendaient les alliances électorales.

Lui, enfin, édictait les règles de conduite. Non pas parce qu’il était le « dictateur » de Lutte Ouvrière, mais parce qu’il en était le père fondateur, à qui les militants se référaient dans une période trouble où la clarté politique n’avait pas le vent en poupe. C’est d’ailleurs ce qui a conduit Lutte Ouvrière à se resserrer, voire se replier sur elle-même, et à taire tout ce qui concerne de près ou de loin les militants et l’organisation.

Papa PC, Maman URSS et la clandestinité

Ce serait en effet méconnaître l’Histoire que de simplement traiter de fous les membres de Lutte Ouvrière. Pour comprendre ce culte du secret et cette discipline de fer, il faut remonter des années en arrière, à la création du parti. Au sortir de la seconde guerre mondiale, les organisations trotskystes qui se structurent en France optent pour la clandestinité. Tant à cause du pouvoir en place, que du tout-puissant Parti communiste, qui à l’époque soutenait Staline. Critiquer l’URSS était délicat, voire douloureux. Si douloureux que quelques militants trostkystes en sont morts (à commencer par Mathieu Bucholz, jeune résistant et ami de Robert Barcia assassiné à la Libération). « A une époque, la seule chose qu’on demandait à un militant qui voulait entrer à Lutte Ouvrière c’était de vendre le journal de l’organisation dans la rue », raconte un militant de la Fraction. « Parce que c’était l’assurance de se faire tomber dessus par des staliniens et qu’il fallait donc être prêts à se faire casser la gueule pour ses idées. »

C’est pourtant l’affaiblissement du PCF puis la disparition de l’URSS en 1991 qui ont provoqué le repli de LO sur elle-même. La direction considérait alors que le monde entrait dans une période de néolibéralisme écrasant, dont il ne sortirait pas indemne. Les luttes sociales reculeraient, les idées d’extrême-droite gagneraient du terrain, bref rien ne pouvait plus être gagné. Pire, on risquait de perdre beaucoup, à commencer par soi-même. Le parti a donc décidé de se refermer, un peu par défaitisme mais surtout pour conserver intact son corpus idéologique afin de le transmettre aux générations futures. Il est donc devenu de plus en plus dur d’intégrer le parti - certains mettant plus de dix ans pour y arriver- car il fallait préserver le nid des bolcheviques...

Immédiatement, ce repli a entrainé une série d’attaques contre Lutte Ouvrière. Sans cesse accusés, caricaturés, les militants se sont aussi repliés humainement, fonctionnant en vase clos, se protégeant les uns les autres. Ne parlant même pas de l’organisation avec leurs compagnes ou leurs compagnons. Ils ont beau être révolutionnaires et se forger une cuirasse, ils souffrent de se voir marginalisés, stigmatisés, humiliés.

Alors ils se taisent et se tiennent à l’écart. Si l’état civil n’avait pas donné confirmation de son décès, personne ne saurait que Robert Barcia s’en est allé. Et avec lui, un petit morceau d’Histoire.

Jeudi 16 Septembre 2010

Marie-Lys Lubrano - Marianne






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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 17:33

 

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-affaire-hariri-le-general-jamil-sayyed-monte-au-creneau-57099520.html

Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /2010 12:12

Affaire Hariri : le général Jamil Sayyed monte au créneau

Le général Jamil Sayyed, ancien chef de la Sûreté générale libanaise, a été placé en détention pour «meurtre par préméditation», «tentative de meurtre par préméditation», et «perpétration d’actes terroristes», le 30 août 2005, et emprisonné arbitrairement pendant quatre ans sur ordre de l’Allemand Detlev Mehlis, procureur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL). Ce dernier prétendait détenir contre lui, ainsi que contre trois autres généraux libanais (1), des « témoignages et des preuves convergentes » de leur participation présumée à l’attentat dont été victime Rafic Hariri. Il ne disposait, en fait, que de faux témoignages, fabriqués pour les impliquer, ainsi que la Syrie.

Complot contre la Syrie

Le procureur canadien Daniel Bellemare les a libéré, le 29 avril 2009, « faute de preuves suffisamment crédibles », son prédécesseur le belge Serge Bramertz ayant reconnu manquer de courage pour le faire. Depuis, Jamil Sayyed ne ménage aucun effort pour que la vérité éclate concernant l’assassinat de Rafic Hariri et le complot contre la Syrie. Il a aussitôt porté plainte aux Nations unies et en France contre Detlev Mehlis et son adjoint Gerhard Lehmann qui lui ont demandé, en échange de sa libération, de « persuader la Syrie d'identifier une victime officielle qui avouerait le crime, puis serait découverte morte des suites d'un suicide ou d'un accident de voiture, après quoi un arrangement serait conclu avec la Syrie » (2). Sinon… ce serait lui « la victime ». Suite à son refus de coopérer, Jamil al-Sayed a été confronté, le 1er septembre 2006, à un faux témoin masqué qui l’a accusé d’avoir planifié l’attentat avec le frère du Président Bachar Al-Assad et le directeur des services des renseignements syriens (3). Bien que le « témoin » - Houssam Taher Houssam, coiffeur kurde prétendant appartenir aux services secrets syriens -  se soit rétracté ensuite, que les allégations quasi identiques de Zouheir Siddiq n’aient pas longtemps tenu la route (4), et que Ibrahim Jarjoura ait finalement reconnu que ses déclarations avaient été inspirées par le député Marwan Hamadé, le général est resté en prison.

Le projet « Nouveau Moyen-Orient » et la « milice noire »

Lors d’une conférence de presse, le 30 août 2009, Jamil Sayyed, a désigné Marwan Hamadé (parlementaire, ancien ministre), Johnnie Abdo (ancien ambassadeur à Paris et ancien chef des services de renseignements libanais), Hani Hammoud et le colonel Wissam al-Hassan (conseillers de Saad Hariri), le lieutenant-colonel Samir Chéhadé, Sakr Sakr (juge), Saïd Mirza (procureur général), Fares Khachan (journaliste membre du Mouvement du Futur, de Saad Hariri) et Hassan Sabe, comme faisant partie des personnes ayant encouragé les faux témoins à falsifier l’enquête (5).

Depuis, Saad Hariri s’est excusé platement des propos diffamatoires qu’il avait proférés à l’égard du Président Bachar al-Assad, mais pour le général Sayyed cela ne suffit pas. Le Premier ministre doit aussi présenter ses excuses aux Libanais. Le 1er  septembre 2010, à Beyrouth, devant un parterre de journalistes, il s’est montré décidé à se faire justice lui-même, si ses droits ne sont pas reconnus. Pour lui, Saad Hariri a « bradé le sang » de son père « en plaçant le pays dans une orbite destructrice… pour le compte du Nouveau Moyen-Orient de George Bush ». Après les accusations portées contre le Hezbollah, a-t-il déclaré, le marchandage proposé au cours d’un tête à tête par Hariri à Hassan Nasrallah ressemble à celui concocté en 2005 par les juges allemands : « Présentez une victime, sinon ce sera vous » (6). Jamil Sayyed a redit aux journalistes que le TSL doit surseoir à ses activités jusqu’au
règlement de l’affaire des faux témoins, et conseillé au procureur Bellemare de démissionner pour sauver sa réputation.

Point n’est besoin d’être expert pour remarquer que la situation au Liban ressemble à celle entretenue en Italie, dans les années 1970-80, par la « stratégie de la tension », avec ses assassinats inexpliqués, comme celui d’Aldo Moro, dirigeant de la Démocratie chrétienne, en 1978. Pour le député Nawwaf Moussawi, membre du Bloc de la Résistance (7), il faut mettre un terme aux activités de la « milice noire » qui a fabriqué les faux témoins et qui menace la stabilité du Liban (8).  Si une sorte de Loge P2 et de Gladio sont à l’œuvre à Beyrouth: qui les démasquera ? Il ne faut pas compter sur le Tribunal spécial pour le Liban puisqu’il s’interdit d’enquêter en Israël et aux Etats-Unis.

Notes :

(1) Les trois autres généraux incarcérés sont : Ali al-Hajj (directeur des FSI), Raymond Azar (directeur des renseignements de l'armée), et Mustafa Hamdan (chef de la garde présidentielle).

(2) Assassinat d'Hariri: La Syrie accuse les premiers enquêteurs de coup monté (Le Point.fr – 17/9/09)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/378283

(3)Communication adressée par la Commission des droits de l’homme de l’ONU  au Gouvernement libanais (27 avril 2007).

http://www.voltairenet.org/article154760.html

(4) Affaire Hariri : un dossier monté de toutes pièces par des professionnels, par Ghada Houbalah (30/4/09)

http://www.alterinfo.net/Affaire-Hariri-un-dossier-monte-de-toutes-pieces-par-des-Professionnels_a32080.html

(5) Jamil Sayyed à Harriri: punis tes alliés qui ont faussé l'enquête (30/8/09).

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=101271&language=fr

(6) Le TSL doit cesser toute activité en attendant de régler le dossier des faux témoins (L’Orient-Le Jour - 13/9/10).

(7) Le Bloc de la Résistance et du développement regroupe le mouvement Amal, le Hezbollah, le Parti nationaliste social syrien, le Parti Baas, les Nasséristes, les Kataëb (tendance Pakradouni) et des indépendants. Il dispose de trente cinq députés au Parlement.

(9)Moussawi : Reconnaître son erreur envers la Syrie devrait l’être aussi avec la Résistance (L’Orient-Le Jour – 14/9/10).





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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 17:18

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5382

Mulhouse : procès reporté au 29 novembre prochain, journée mondiale de solidarité avec la Palestine !

Les supporters de la colonisation israélienne ont obtenu ce matin le renvoi du procès qu’ils avaient réclamé contre les 5 militants de Mulhouse, appelant au boycott de l’occupant israélien. Ils n’ont ’pas eu suffisamment de temps pour prendre connaissance du dossier", ont-ils expliqué sans rire.

Grand seigneur, Maître Thomas Vetterer, l’avocat des cinq prévenus, ne s’est pas opposé au report, et la date du 29 novembre, qui se trouve être la journée internationale de solidarité avec la Palestine ( !), a été retenue comme prochaine date d’audience.

Entretemps, la campagne BDS aura eu le temps de s’amplifier dans le monde entier, sur le terrain, là où se joue réellement la progression de la mobilisation pour le droit et pour la justice, et ceci indépendamment des déclarations de nos dirigeants en faveur des crimes de guerre israéliens.

Ce matin en tout cas, malgré l’annonce d’un probable renvoi de cette audience, plus d’une centaine de personnes de la région se sont rassemblées devant le tribunal de Mulhouse à partir de 8 heures, avec pancartes "Moi aussi, je boycotte" et banderoles. Toute la presse régionale est sur les lieux. Elle continue à couvrir les méthodes d’intimidation à l’oeuvre contre des femmes et des hommes qui font exactement ce qui a été fait contre l’Afrique du Sud de l’apartheid... et qui a permis de mettre un terme au racisme institutionnalisé et à la violence de cet Etat contre une partie de la population.

Plus que jamais : Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) ! Jusqu’à la fin de l’occupation et l’application du droit international par Israël.

CAPJPO-EuroPalestine


   



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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 16:20

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100914/tts-france-justice-bettencourt-ca02f96.html

L'enquête sur Liliane Bettencourt va se poursuivre et s'élargir (Reuters)

L'enquête conduite par le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) sur un éventuel abus de faiblesse de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt va se poursuivre, malgré l'opposition de cette dernière et du parquet.

Cette procédure, conduite en parallèle à celle du procureur de Nanterre Philippe Courroye, ne vise pour l'instant que le photographe François-Marie Banier, qui a reçu un milliard d'euros de la milliardaire, mais elle pourrait être étendue à son gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, proche de l'UMP.

La cour d'appel de Versailles, comme elle avait rejeté l'appel du parquet avant l'été, a déclaré irrecevable mardi celui de Liliane Bettencourt qui voulait faire annuler la décision du tribunal de Nanterre de conduire un supplément d'enquête sur cet aspect de l'affaire.

La présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez, peut donc continuer ses investigations, qui l'ont déjà conduite à interroger de nombreux témoins de l'entourage de l'héritière de L'Oréal, à effectuer des perquisitions à son domicile au début du mois et à forcer ses coffres.

La plainte pour abus de faiblesse est à l'origine de toute l'affaire qui ébranle le gouvernement, après la publication en juin dans la presse d'enregistrements clandestins de Liliane Bettencourt réalisés par un domestique.

Maître Olivier Metzner, avocat de Françoise Meyers, fille de Liliane Bettencourt qui a lancé l'affaire par sa plainte en 2007, a estimé que les juges de Versailles avaient fait échec aux tentatives d'étouffer le scandale.

"C'est la victoire de l'indépendance de la justice", a-t-il dit à la presse. Il a annoncé avoir sollicité "amicalement" Liliane Bettencourt pour qu'elle accepte une expertise médicale sur son état de santé, ce qu'elle a jusqu'ici refusé.

DE MAISTRE POURRAIT ÊTRE VISÉ

Ce dossier a une forte résonance politique en raison des liens entre Liliane Bettencourt et le ministre du Travail, Eric Woerth, dont l'épouse a été embauchée chez le gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre. Ce dernier a par ailleurs reçu la Légion d'honneur des mains du ministre en 2008.

L'enquête a démontré que Patrice de Maistre, membre d'un club de donateurs de l'UMP, pourvoyait au financement légal de l'UMP avec la fortune Bettencourt.

Cet aspect de l'affaire visant Eric Woerth est traité par le procureur de Nanterre Philippe Courroye, dont l'inimitié avec Isabelle Prévost-Desprez est publique.

Philippe Courroye, connu pour avoir des liens amicaux avec Nicolas Sarkozy et dont le statut le lie au pouvoir politique, avait classé sans suite en 2009 la plainte de Françoise Meyers.

Maître Metzner, qui a saisi le tribunal par une citation directe, a dit qu'il entendait maintenant que la lumière soit faite sur ce qu'il voit comme le pillage de la fortune Bettencourt par des "prédateurs".

"Il faut la protéger contre elle-même, contre ses conseillers, ces prédateurs, qui se prétendent ses protecteurs et ne font que profiter de la situation", a-t-il dit.

Il annonce de prochains "éléments nouveaux" démontrant selon lui que Liliane Bettencourt n'est plus en état de décider de manière consciente.

Patrice de Maistre pourrait par ailleurs être visé par une autre citation directe au titre de "l'abus de faiblesse", a dit Maître Metzner.

"D'autres seront poursuivis à mon initiative d'ici quelque temps. Je pense très simplement, par exemple, à M. de Maistre, qui était là comme protecteur, et s'est rendu complice de tous les abus de M. Banier, qui en a lui-même profité", a dit l'avocat. Il pourrait y avoir d'autres personnes, a-t-il ajouté.




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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 15:55

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20100915/tfr-social-retraites-manifestations-56633fe.html

Retraites : plusieurs milliers de manifestants massés devant l'Assemblée nationale (Associated Press)

Plusieurs milliers de manifestants (six mille cinq cent selon la police, vingt mille à vingt cinq mille selon la CGT) se sont rassemblés mercredi à Paris à proximité de l'Assemblée nationale, pour dénoncer le projet de loi gouvernemental portant réforme des retraites, adopté en milieu d'après-midi par les députés par 329 voix pour et 233 contre.

Tous les syndicats avaient appelé à des actions locales un peu partout en France à l'occasion de ce vote, une manière de "maintenir la pression" dans l'attente du débat au Sénat à partir du 1er octobre, et de la journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations prévue le 23 septembre.

Des rassemblements étaient ainsi prévus dans une cinquantaine de villes, mercredi, devant les préfecture et les sièges locaux de l'UMP ou encore du MEDEF.

Dans la capitale, la majorité des manifestants s'étaient rassemblés peu avant 12 heures 30 Place de la Concorde à l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-CGC-FSU-UNSA-Solidaires, tandis qu'une partie d'entre eux avait franchi le pont de la Concorde pour se masser face à l'Assemblée, devant une rangée de CRS.

"Messieurs Mesdames les députés, ne votez pas. Cette réforme est injuste", pouvait-on lire sur une grande banderole déployée sur place.

"Ni amendable, ni négociable! Retrait, retrait, du projet de loi", ou encore "Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n'en veut pas de cette société-là!", ont scandé les manifestants.

L'affaire Bettencourt était également mise en avant par les protestataires. Au-dessus d'un montage photo sur lequel figuraient Liliane Bettencourt et en arrière-plan Nicolas Sarkozy et le ministre du Travail Eric Woerth, on pouvait lire: "Il n'y a plus d'argent pour les retraites qu'ils disent...".

"Un scandale par jour. Vous n'en avez pas marre de cette racaille? On va vous en débarrasser", pouvait-on aussi voir sur une pancarte, détournement d'une phrase lancée par Nicolas Sarkozy en octobre 2005 lors d'un déplacement en banlieue.

Les secrétaires généraux des principales confédérations participaient à ce rassemblement, notamment Jean-Claude Mailly (FO), François Chérèque (CFDT), Bernard Thibault (CGT).

Bernard Thibault s'est interrogé sur "l'autonomie du législateur", après la séance tendue de la nuit de mardi à mercredi à l'Assemblée, et la suspension décidée par Bernard Accoyer mercredi matin, évoquant "en quelque sorte un coup de force". AP

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