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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 15:21

 

Communiqué d’Europe Ecologie et des élus Europe Ecologie Les Verts du dixième arrondissement de Paris, Véronique Dubarry, Adjointe au Maire de Paris, conseillère municipale, Mehdi Guadi, conseiller municipal, Emmanuelle Cosse, vice présidente du conseil régional, Corinne Rufet, Julien Bayou, Augustin Legrand, conseillers régionaux, Yannick Jadot, député européen, sur l’évacuation du canal Saint Martin

Mardi 20 juillet dès 6 heures du matin, les forces de police mobilisées sur ordre du tribunal administratif saisi par la Mairie de Paris et le ministère Besson ont "déplacé" les exilés, principalement afghans, qui campaient dans des conditions scandaleuses sur le canal Saint Martin.

Les "évacuations" ont continué mardi soir et mercredi matin sans, cette fois, la présence visible de responsables associatifs dans tous les lieux proches du Canal Saint Martin (Cité de la Grange aux Belles, Stalingrad...).

Les trois communiqués auto-satisfaits de France terre d’Asile, de la Mairie de Paris et du ministère Besson, affirment agir pour reloger ou héberger les exilés. Une grande partie sont des demandeurs d’asile et des mineurs qui auraient du déjà être logés depuis longtemps, pour les premiers, par l’Etat en CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile) ou, pour les seconds, par l’Aide Sociale à l’Enfance (dont le président est M. le Maire de Paris) comme la loi le prescrit. Plusieurs fois condamnés, l’Etat et l’ASE ne respectent ni le droit, ni les décisions de justice.

Les exilés restants, en situation irrégulière, sont des jeunes dont personne ne voulait s’occuper précédemment, ce qui ne manque pas de nous inquiéter sur leur devenir. Les jeunes afghans ont été dispersés très loin en province et certains ont vu leurs documents officiels jetés par les employés municipaux lors de cette opération qui s'est soi disant "déroulée dans le calme", ce qui compliquera sévèrement leur séjour et leurs demandes d'asile en Europe.

Europe Ecologie a du mal a comprendre qu’il ait fallu une opération de Police pour donner un droit à ces jeunes gens, un droit qu’ils attendent depuis des mois ! Par ailleurs, la présence et la caution de l’association France Terre d’Asile dans cette sinistre affaire sont plus qu'inquiétants pour l'avenir, pour le respect des missions de solidarité et pour l'indépendance de cette ONG.

Europe Ecologie du dixième arrondissement s'élève vigoureusement contre ces rafles d’été de circonstances qui veulent dissuader les étrangers de demander l'asile en France, et qui servent à masquer l’incompétence des uns, l’immobilité criminelle (dans la tranquillité de Paris Plage) des autres et les affaires en cours des derniers.

Nous posons à Monsieur le Maire du dixième arrondissement les questions suivantes :

Après avoir fait circuler tout l'hiver, à grand bruit, une pétition pour un hébergement décent des exilés, que fait la Mairie du dixième arrondissement, que fait la Ville de Paris, pour le logement des sans-abris et en particulier de ces demandeurs d'asile ? La responsabilité incombe-t-elle seulement et toujours à l'Etat ? Ou sont les places d'hébergement que la Mairie a largement eu les moyens de créer depuis 2001 ?

Quel est le lien entre la mairie et l'action du Ministère de l'Identité Nationale de Monsieur Besson et de la préfecture de police dans cette opération ?

Après la fermeture du Square Villemin en 2009, les exilés sont venus s'installer cinq cent mètres plus loin, au bord du Canal Saint Martin.

Quel est le but de cette dernière manœuvre : les déloger et les déplacer encore un peu plus loin, afin que cela devienne le problème d'un autre arrondissement, d'un autre département ?

Quelles garanties pouvez-vous donner quand au fait que le droit et la dignité de ces personnes déplacées seront respectés? Qu'adviendra-t-il des personnes en situation irrégulière (dont nous rappelons qu'il s'agit d'un problème administratif et non d'un délit) ? Pouvez-nous nous garantir que personne ne sera renvoyé vers un pays en guerre ? Ce "démantèlement" n'est-il pas une énième expulsion, une énième rafle, indigne d’une municipalité "socialiste" ? Quid, enfin, des dernières personnes "évacuées" dans la journée de mercredi; des "hébergements" sont ils également prévus pour celles-ci ?







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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 14:56

 

APPEL A TOUS LES ELUS ET COLLECTIFS DE SOUTIEN DU MINISTERE DE LA REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS A UNE MANIFESTATION LE SAMEDI 7 AOUT 2010 A 12 HEURES A PARIS DE LA RUE BAUDELIQUE A LA PLACE DE LA REPUBLIQUE

APPEL DU Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers

Il y a environ un an, à la suite de l’expulsion de la bourse du Travail (de la Coordination des Sans Papiers 75), 14 collectifs de sans-papiers de Paris et de la région parisienne ont décidé d’occuper des locaux désaffectés de la CPAM, 14 rue Baudelique 75018 Paris. Par cette occupation politique nous voulions attirer l’attention de l’opinion française et du Ministère de l’immigration  sur notre lutte pour la régularisation. Nous avons baptisé cet endroit avec quelque ironie le « Ministère de la régularisation de tous les sans papiers » (MRTSP). Plus de trois mille personnes de 25 nationalités l’occupent, c’est un lieu de réunion, le point de départ de nos manifestations hebdomadaires vers les Préfectures, et c’est aussi un espace de rencontres politiques, culturelles, et de vie. Nous y avons organisé des évènements de tous types (concerts, journées portes ouvertes, projections de film, festivals etc.) et développé
des activités diverses (cours de français, d’informatique, atelier Vélorution, ateliers de livres, ateliers vidéos...)  afin de montrer qu’en parallèle de notre combat politique nous étions capables de sortir de l’isolement dans lequel le Gouvernement prétend nous laisser. Mais le Ministère de l’Immigration et la Préfecture de Police de Paris ont refusé d’entendre nos revendications, de même que la presse nationale n’a pas voulu s’en faire l’écho.

Après la grande marche Paris-Nice à pied qu’une centaine de marcheurs a faite au mois de mai pour demander la régularisation de tous les sans-papiers, et interpeller les gouvernements français et africains réunis à Nice lors du sommet France-Afrique, la Préfecture de Police nous a reçus et nous a fait savoir qu’elle n’examinerait aucun de nos dossiers avant la libération des locaux de la CPAM. Elle promet de reprendre le traitement de tous les dossiers des occupants de la CSP 75 uniquement (les collectifs d’Ile-de-France relevant d’autres préfectures) dès que nous aurons quitté les lieux. Face à ce chantage, las d’une occupation qui suppose de gros sacrifices, et désireux de sortir de cette impasse, nous avons décidé d’accepter cette proposition. Nous avons officiellement fixé la date du 7 août 2010 pour l’évacuation des locaux. Nous voulons ce jour-là organiser une sortie en grande pompe de notre MRTSP, et marcher
dans Paris la tête haute pour montrer aux autorités que nous sommes capables de partir, sans intervention de la police, quand nous l’avons décidé. En respectant nos engagements nous voulons obliger la Préfecture à respecter les siens : la reprise immédiate de l’examen de tous les dossiers (même ceux qui sont sous le coup d’Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière ou d’un Obligation à Quitter le Territoire Français) selon un calendrier échelonné que nous avons fixé ensemble.

Nous avons besoin que les personnes qui soutiennent à travers la France entière notre lutte pour la régularisation, qui est aussi un combat contre la discrimination, l’exploitation, et l’injustice, nous rejoignent à cette date et nous accompagnent, afin de montrer au Ministère de Besson que, même en plein mois d’août, les sans-papiers ne sont pas seuls.

Nous invitons donc les soutiens de la marche Paris-Nice, et tous les sympathisants, Français et immigrés indignés par la situation scandaleuse dans laquelle se trouvent les sans-papiers dans ce pays à marcher avec nous le 7 août 2010, départ à 12 H du Ministère de la Régularisation de tous les Sans-Papiers en direction de la place de la République pour partager ensemble un grand pique-nique à 14 h.





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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 19:23

 

Le 20 février une rencontre a eu lieu à Paris entre des groupes et des militants, voulant avancer pour en finir avec le gouvernement Sakorzy, le régime de la cinquième République et au-delà avec le système capitaliste lui-même, suite à un appel lancé en janvier autour de trois points que nous rappelons, comment construire un outil démocratique, comment construire l’unité dans les luttes sociales et démocratiques et quelle liaison entre les luttes sociales et les luttes sur le terrain électoral ?

Ce regroupement correspondait à un constat : le nouveau parti à la fondation duquel nous avions participé, le PG,  tournait le dos à l’espoir que nous avions mis dans sa construction : mettre en commun les idées, les propositions et les actions de tous, organiser le débat démocratique pour avancer vers ces objectifs et ce combat. Placés hors du PG du fait d’exclusions collectives et bureaucratiques,  nous refusions de renoncer à ces objectifs et à ce combat. Nous nous sommes regroupés avec des militants partis d’eux-mêmes à cause du fonctionnement non démocratique du PG, avec d’autres qui tentaient encore de résister à l’intérieur du PG, bien décidés à aller jusqu’au bout du débat et de l’action qui nous avaient portés vers ce parti.

Quelques camarades appartenant à d'autres organisations ou sans appartenance partidaire se joignaient à nos efforts.

Mais il ne suffit pas d’être en rupture avec une ou des organisations pour qu’un nouveau regroupement se constitue. Cela impose de commencer à définir des éléments programmatiques donnant cohérence à ce regroupement, et bien sûr de rompre avec les pratiques que nous avons combattues.

Aux réunions du 20 février puis du 24 avril, une discussion sur le fond des problèmes posés par la situation politique s’est amorcée ; mise en question radicale du gouvernement Sarkozy sans attendre 2012, sur les confédérations ouvrières et la politique du « dialogue social », sur les retraites, la Grèce et le développement de la crise du système capitaliste… Il était donc bien question aussi d’avancer dans la construction d’un outil nécessaire au combat : une « nouvelle matrice idéologique » (formule employée par un participant du 20 février) contre le gouvernement et sa politique, pour en finir avec le régime de la cinquième république et, au delà, avec le système capitaliste lui-même. S’est alors constitué un comité de liaison  qui a impulsé un premier travail fructueux.

Depuis nous avons été confrontés à des divergences politiques concernant la perspective socialiste, l’indépendance de classe, la laïcité, le refus des communautarismes, la nécessité de l’opposition frontale à la droite (qu’elle s’appelle UMP, MODEM ou souverainiste ou gaulliste de progrès…).

Ces divergences politiques n’ont pas toujours été clairement affirmées et, dans la dernière période, se sont accompagnées de dérives inadmissibles (injures, procès d’intention, manœuvres en tous genres et même attaques personnelles…).

De ce point de vue, si les quatre premiers mois d’existence du CNL ont permis de premiers échanges fructueux, ils nous ont contraints à clarifier immédiatement sur deux points. Le premier est la nécessité de débattre entre nous, loyalement et fraternellement, de tous nos désaccords, ce qui s’est avéré impossible au sein du PG. Cela exclut de manière absolue toute forme d’insulte et d'attaque personnelle dans le débat. Nous en faisons un préalable et n’acceptons pas de réunion qui ne s’établirait pas sur cette base. Cela d’ailleurs aurait dû être porté à la connaissance de toutes les personnes non concernées par de telles méthodes et qui devaient et veulent se réunir avec nous pour réaliser le débat. Le second est que le comité de liaison ne peut vivre sans une délimitation principielle : est exclu notamment de manière absolue toute discussion avec des organisations bourgeoises (même affublée de l’étiquette « de
gauche » comme les « gaullistes de gauches » et autres débris d’organisations bourgeoises), toute discussion avec des individus qui prônent par exemple un enseignement religieux à l’école. Et sur de tels points (refus des insultes, délimitation d’avec des forces bourgeoises ou religieuses), il ne peut y avoir aucune ambiguïté.

C’est pourquoi nos chemins se sont séparés de certaines personnes et groupe qui ne veulent pas comprendre nos exigences sur ces questions de principe.

Cela étant établi, nous pouvons passer à une nouvelle étape de construction et de renforcement du comité de liaison entre militants et groupes véritablement anticapitalistes, c'est-à-dire organisés démocratiquement sur un objectif clair : en finir avec une société fondée sur la propriété privée des moyens de production et d’échanges et sur l’exploitation du travail salarié.

Nous proposons donc une prochaine réunion le 18 septembre avec pour ambition de maintenir la discussion politique aux postes de commande :

Poursuivre et organiser la discussion sur des questions d’actualité immédiate et d’autres qui permettent de les mettre en perspective.

Face à la crise du système capitaliste quelle alternative opposons-nous? Quel horizon pouvons-nous profiler et quelles mesures commençons-nous à proposer pour avancer vers une société libérée de l’exploitation, vers le socialisme?

Faire le point précis de la crise politique  économique, sociale et politique, en France  et de nos réponses anticapitalistes, en particulier la mise en discussion d'un programme  éclairé par notre objectif du socialisme.

Le Front Populaire de 1936 et celui de ... demain, Front Unique pour empêcher le gouvernement Sarkozy de continuer de nuire et de le renverser à travers de la lutte politique et les mobilisations sociales contre les politiques européennes d'austérité, pour la défense et la promotion des services publics, contre la réforme des retraites engagée par Sarkozy-Fillon-Woerth, pour le retrait pur et simple du projet de contre réforme des retraites....

Quelles initiatives pouvons-nous prendre pour faire sauter le carcan du "dialogue social" que les responsables syndicaux continuent à mener avec ce gouvernement ?

Dans la lutte contre le gouvernement Sarkozy comment avancer vers un gouvernement à nous, un gouvernement des travailleurs au service des travailleurs et donc de l’intérêt général ? Quelles mesures, quel programme?

La politique de la droite, du PS, du PCF, de l'extrême-gauche...l’évolution du PG, du NPA, des militants et courants comme le MPEP, GU, les "unitaires" du NPA, GU, la FASE, Gauche Citoyenne, les Alternatifs..., l’accompagnement des prochains congrès du PG et du NPA.

Nous devons poursuivre et enrichir la discussion collective à la lumière de nos pratiques politiques. Nous devons débattre avec toutes les autres forces de la gauche anticapitaliste qui le souhaitent.

C'est en fonction de l'avancement de cette discussion et du débat avec nos partenaires que nous pourrons ensemble ouvrir la perspective de la construction d'un outil politique.

Tel est le cadre que nous fixons à notre activité politique et à notre projet de construction d’une nouvelle organisation. C’est le seul qui nous semble réaliste.

Les signataires:

Patrick ALBERT, Amaury COUDERC, Robert DUGUET, Corinne MAHE, Gérard MAHE, Catherine PINCHEDEZ, Jean PUYADE, Serge TAKIS, Jean- Michel TARRIN

Les camarades qui souhaitent s'associer à ce communiqué sont invités à se faire connaître

19 juillet 2010

http://www.appel-20-fevrier.org




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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 19:59

 

Droit au Logement

Cent vingt personnes expulsées, aux 4000, à la Courneuve

Sur le trottoir rue Balzac depuis jeudi 8 juillet

Solidarité !

Nous avons été expulsé jeudi dernier par les CRS. Nous habitions depuis un à trois ans dans des logements vides de la barre Balzac, qui est promise à la démolition. Nous avons été au départ escroqué, en payant une caution et un mois de loyer en espèce. Mais que faire lorsque l’on est à la rue avec ses enfants, on ne se pose pas trop de questions… puis l’office HLM de la Seine Saint Denis a lancé une procédure d’expulsion.

Fin juin, nous avions payé les indemnités d’occupation/loyers, à l’office HLM. Alors qu’ils savaient que l’on allait être mis dehors, ils ont accepté les loyers. Nous payons également des impôts locaux.

Nous voulons vivre décemment :

Nous travaillons honnêtement. Même ceux qui sont sans papier ont un emploi et payent des charges sociales. Il y a beaucoup d’enfants en bas âge. Nous voulons un logement décent et payer un loyer.

Pourquoi laisser tant de logements vides pendant des années, alors que c’est la crise du logement ? C’est la meilleure façon de faire prospérer escrocs et marchands de sommeil.

Le nouveau Préfet réprime:

Vendredi, les CRS ont faillit nous charger  pour nous dégager, car nous avons refusé de lever le campement contre 3 nuits d’hôtel et une table ronde avec le Préfet et la mairie. Mais après 3 jours d’hôtel, que faire ? Être à nouveau à la rue  ?

Plutôt que de poursuivre ceux qui nous ont escroqués, ils poursuivent notre délégué Aboubakar TOURE et le responsable du DAL , Jean Baptiste EYRAUD, qui sont convoqués au commissariat lundi matin, pour « manifestation non déclarée », passible de six mois de prison et de sept mille cinq cent euros d’amende. C’est la répression plutôt que la négociation et la recherche de solutions avec les expulsés. Or le préfet, pourrait appliquer la loi de réquisition ...

Nous demandons la mise  en place d’un processus de relogement pour tous, la régularisation de ceux et celles qui sont sans papier, l'arrêt de la répression et des expulsions sans relogement, alors que celles ci se sont multipliées dans le département depuis la fin de l’année scolaire.






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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 19:47

 

http://www.liberation.fr/politiques/0101641302-besancenot-poursuivi-pour-sequestration

Politiques 14/06/2010 à 12h57

Besancenot poursuivi pour «séquestration»

Olivier Besancenot et quinze autres postiers des Hauts-de-Seine sont convoqués par le tribunal correctionnel de Nanterre le 28 juin, poursuivis pour «séquestration» lors de l'occupation de la direction départementale de La Poste, à Nanterre, le 10 mai.

«On est seize à être convoqués le 28 juin pour séquestration», dont des responsables départementaux de Sud-PTT, deux responsables de la CGT-92 et des grévistes syndiqués ou non-syndiqués, a déclaré à l'AFP Olivier Besancenot, membre de Sud-PTT, confirmant une information du Parisien paru lundi.

«Cette démarche pénale est absurde et révoltante», a ajouté le leader du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), jugeant que cette procédure est «à l'image de la façon dont la direction départementale traite et réprime les conflits sociaux qui existent face aux restructurations».

«La séquestration il n'y en a même pas eu», d'ailleurs «si on avait fait une séquestration on l'aurait revendiquée», a-t-il argué, déplorant qu'«on nous demande des sanctions financières : 1.500 euros par personne, plus 3.000 euros en solidaire».

Risque de licenciement

Mais cette convocation n'est «qu'un des aspects de la répression qui nous touche», estime le facteur de Neuilly pour qui «concrètement, le vrai risque c'est qu'une série de syndicalistes risquent le licenciement».

Des salariés grévistes de La Poste, dont certains sont en grève depuis le 26 avril, avaient occupé pendant plusieurs heures le 10 mai les locaux de la direction départementale du groupe postal à Nanterre pour protester contre le projet «Facteurs d'avenir», qui prévoit une restructuration de la distribution du courrier dans le département.

Dans cette affaire, «le point d'achoppement» c'est le «boycott systématique des négociations par la direction départementale» qui a «même refusé la médiation des maires», fait valoir Olivier Besancenot qui doit participer en début d'après-midi à un rassemblement devant la direction opérationnelle territoriale du courrier de Nanterre.

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 19:07
L'histoire dans l'histoire : le tribunal de Nanterre

21.07.10 | 13h27  •  Mis à jour le 21.07.10 | 15h45

Manifestement, les conditions de l'exercice d'une justice sereine ne sont plus réunies au tribunal de Nanterre. A ceux qui en doutaient encore, le dernier épisode de l'affaire Woerth-Bettencourt en donne une triste démonstration.

Car que comprendre de la guerre de tranchées à laquelle se livrent la présidente de chambre, Isabelle Prévost-Desprez, et le procureur de la République, Philippe Courroye ? L'audition par l'un puis par l'autre à tout juste deux semaines d'écart du même témoin clé dans cette histoire, l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, jette un peu plus le trouble sur la conduite de l'affaire.

Après la guerre des polices qui sévissait dans les années 1970-1980, les années 2010 vont-elles être celles de la lutte fratricide des magistrats, écartelés entre siège et parquet ?

La justice paie là en crédibilité ce qu'elle croyait gagner en efficacité. D'abord, et c'est maintenant l'évidence, l'affaire aurait dû d'emblée être dépaysée, c'est-à-dire instruite en dehors du ressort du tribunal de Nanterre. Le contenu même des écoutes clandestines, dans lequel le nom de Philippe Courroye est cité comme un protagoniste du dossier, l'imposait afin d'éviter tout soupçon de collusion pour ce magistrat dont la proximité avec le président de la République est notoire. Le conflit ouvert qui l'oppose depuis plusieurs années à Mme Prévost-Desprez jette également une ombre sur la motivation de l'une et de l'autre, avec un risque évident d'instrumentalisation de l'affaire à des fins personnelles.

Second enseignement majeur : la justice ne peut retrouver sa crédibilité qu'en confiant le dossier à un juge du siège, indépendant de tout lien hiérarchique avec le pouvoir. Car il ne suffit pas de faire profession de foi de vertu, comme l'a fait M. Courroye dans ces colonnes, en affirmant enquêter librement en dehors de toute pression - ce dont on lui donne volontiers acte.

Encore faut-il être en mesure de pouvoir échapper au soupçon, ce que son statut de parquetier ne lui permet pas. Comme le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, dans l'affaire Clearstream, il est pris au piège de la théorie judiciaire de l'apparence : fondées ou non en droit, les conclusions judiciaires qu'il tirera ne seront lues qu'au travers du filtre du soupçon.

Enfin, dernier point : la complexité du dossier imposait d'écarter le cadre procédural d'une enquête préliminaire qui n'offre aucune garantie aux personnes mises en cause. Certes, la conduite d'un dossier par un juge d'instruction est souvent plus lente. Mais ce que la justice perd en rapidité, elle le gagne en incontestabilité. Quand un juge met en examen une personne, il permet à celle-ci d'avoir accès au dossier et d'organiser sa défense en conséquence : c'est le respect d'une procédure équitable et contradictoire, conforme aux exigences de la Cour européenne des droits de l'homme. C'est pourtant ce que souhaite abolir la réforme de la justice de Nicolas Sarkozy en supprimant la fonction de juge d'instruction.


http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/21/l-histoire-dans-l-histoire-le-tribunal-de-nanterre_1390497_3232.html#ens_id=1373579




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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:42

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100720/tts-france-justice-woerth-ca02f96.html

Le parquet demande et obtient d'entendre Eric Woerth (Reuters)

Le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) a annoncé avoir officiellement demandé l'autorisation d'interroger comme témoin le ministre du Travail, Eric Woerth, dans le cadre de l'enquête sur la fortune de l'héritière de l'Oréal, Liliane Bettencourt.

L'Elysée a immédiatement fait savoir que cette autorisation serait accordée dès le conseil des ministres de mercredi.

"Il a été décidé d'inscrire à l'ordre du jour du conseil des ministres de demain la demande du parquet", déclare la présidence de la République. "Il sera proposé au conseil des ministres de faire droit à cette demande."

Ce type d'autorisation est toujours accordée en pareil cas et Eric Woerth a lui-même demandé à être entendu, une audition qui pourrait donc intervenir dans les prochains jours.

Le ministre du Travail doit notamment être interrogé sur les conditions d'embauche en 2007 de sa femme par Clymène, société qui gérait les actifs de la milliardaire, ainsi que sur la Légion d'honneur qu'il a remise début 2008 à Patrice de Maistre, le patron de son épouse.

Figurent aussi au dossier de la police des accusations de financement illicite de la campagne de Nicolas Sarkozy.

L'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, a déclaré que le patron de la société Clymène, Patrice de Maistre, lui avait déclaré avoir remis 150.000 euros en espèces en 2007 à Eric Woerth, trésorier de la campagne présidentielle.

Eric Woerth a réaffirmé mardi matin sur Europe 1 qu'il n'avait pas l'intention de démissionner. "Je n'ai jamais demandé qu'on embauche ma femme. Jamais, jamais, jamais. Je ne l'ai jamais fait depuis 25 ans, elle a sa propre carrière (...) Ce n'est pas du tout ce qui s'est passé. Elle n'a pas besoin de ça", a-t-il dit.

ÉLÉMENTS NOUVEAUX SUR L'EMBAUCHE

Patrice de Maistre a déclaré à la police la semaine dernière avoir vu plusieurs fois Eric Woerth début 2007, quand ce dernier lui avait demandé de voir son épouse pour "la conseiller sur sa carrière".

Florence Woerth a été embauchée en novembre 2007 pour 200.000 euros annuels. A la demande du gestionnaire de fortune. Dans des enregistrements clandestins de conversations, Patrice de Maistre déclare avoir embauché Florence Woerth pour "faire plaisir" à son mari et à sa demande.

La fortune de l'héritière, troisième de France et dix septième au monde avec 17 milliards d'euros, ne semble avoir fait l'objet d'aucune vérification fiscale depuis de longues années.

Admettant dans la presse avoir "sous-estimé un conflit d'intérêts", Florence Woerth a quitté Clymène fin juin.

Dans Le Monde de mercredi, un responsable de Proway, cabinet de recrutement, explique sous le sceau de l'anonymat avoir fourni en mars 2007 à Patrice de Maistre les noms de quatre candidats pour le poste qu'il cherchait à pourvoir.

"Nous n'avons plus eu de nouvelles et nous avons appris par la presse que Mme Woerth avait été embauchée", dit-il.

Dans le cadre procédural actuel d'enquête préliminaire, une audition d'Eric et Florence Woerth ne débouchera sur aucune poursuite ou aucune mesure coercitive.

Le procureur Philippe Courroye n'a pas le pouvoir de les prononcer, sauf s'il choisit d'ouvrir une information judiciaire et de transmettre le dossier à un juge d'instruction indépendant, une option qu'il exclut en l'état du dossier.

Il peut ouvrir une information quand il jugera ses investigations complètes ou classer l'affaire sans suite, ou citer un ou plusieurs suspects directement devant le tribunal, le tout dans un délai dont il est maître.





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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:28

 

http://www.lemessager.net/2010/07/deces-accidentel-de-pius-njawe-le-fbi-se-saisit-de-laffaire

Décès accidentel de Pius Njawe: Le FBI se saisit de l’affaire

Le Messager – Quotidien d'informations et de debats au Cameroun

La dépouille de Pius Njawe, le président du Free Media Group, décédé lundi dernier aux Etats-Unis, a été restituée à la famille samedi 17 juillet après l’autopsie. Les conclusions de cette dernière souligne notamment un enfoncement de la cage thoracique du défunt, qui repose désormais dans une morgue américaine. Mais, compte tenu des déclarations contradictoires des témoins auditionnés, le Bureau fédéral d’investigation (Fbi) vient de se saisir de l’enquête.

« C’est une affaire complexe. Il faudra du temps pour démêler l’écheveau. Mais, nous ne doutons pas qu’on y arrivera. Il nous faut simplement travailler dans la sérénité, sans précipitation ». Le Bureau fédéral d’investigation(Fbi), est convaincu que quelque chose ne tourne pas rond quant aux circonstances de cette mort tragique. C’est pourquoi, ilveut aller au-delà du rapport d’autopsie. Les conclusions de cette dernière, connue depuis vendredi 16 juillet dans la journée, mentionne notamment un enfoncement de la cage thoracique du passager avant de la Lexus, ayant entraîné une hémorragie interne. A priori, le passager en question serait donc décédé des suites de cette hémorragie.

 

Toutefois, ces conclusions n’explicitent pas les circonstances exactes de l’accident. Sorti du coma d’où il était plongé depuis le lundi 12 juillet, le conducteur du véhicule à bord duquel se trouvait Pius Njawe est formel. Pour lui, « la Lexus roulait normalement sur l’autoroute en direction de la Virginie, sans le moindre problème technique ni une panne quelconque. » Pendant ce temps, Pius Njawe, visiblement fatigué, somnolait. Ce qui expliquerait d’ailleurs qu’il n’ait pas eu le temps de réagir au moment où le camion a percuté la Lexus à l’arrière. Autre témoignage, autre version. Le chauffeur du camion de la mort, un sexagénaire, affirme avoir aperçu la Lexus en panne garée sur le bas-côté. D’où vient-il alors qu’il se soit dirigé derrière elle jusqu’à la cogner si violemment et l’entraîner ? On comprend mieux pourquoi le FBI veut dépasser les simples conclusions du rapport d’autopsie. L’institution d’investigation américaine entend éplucher l’agenda de Pius Njawe depuis son arrivée vendredi 9 juillet aux Etats-Unis, afin de remonter jusqu’à la source même du drame. Le Fbi voudrait par exemple savoir pourquoi Pius Njawe qui devait à l’origine se rendre en Virginie dimanche 11 juillet soir a été dissuadé par son cousin qui l’a invité à attendre le lendemain pour y aller par la route le lundi 12 juillet.

Veillée à Washington le 24 juillet

Parallèlement, la famille, les amis et connaissances de Pius Njawe s’organisent pour lui rendre un ultime hommage à la hauteur de la dimension de cet apôtre de la liberté de la presse et grand défenseur des droits de l’Homme. C’est ainsi qu’une veillée en son honneur devrait être organisée dès le samedi 24 juillet à Washington. La diaspora camerounaise de Paris lui fera probablement ses adieux, lors d’une autre veillée qui devrait avoir lieu le même samedi 24 au le dimanche 25 juillet. Par ailleurs, l’ombre de Pius Njawe planera inévitablement lors de la conférence de presse sur Michel Thierry Atangana, au Centre d’aide de la presse étrangère (CAPE), à Paris, le vendredi 23 juillet de 17 h à 19 h. Le directeur de publication du quotidien Le Messager, qui avait révélé début juin dernier aux médias français et internationaux, le cas de ce français incarcéré au Cameroun depuis 13 ans dans une cellule du secrétariat d’Etat à la Défense (SED), devait revenir à la charge pour expliquer les zones d’ombre du dossier en compagnie de Maître Momo Jean de Dieu, du barreau du Cameroun, Maître Rémi Barousse, avocat à Paris, et Robert Ngono Ebodé, le président du Comité de libération de Michel Thierry Atangana (Colmita).

Autant dire que la mort de Pius Njawe, lundi 12 juillet dernier aux Etats-Unis, n’a pas fini de faire couler de l’encre et de salive.





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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:17

 

http://www.salah-hamouri.fr/node/207

J’espère que vous lirez cette lettre…

Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre.

Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.

Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.

Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.

Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.

Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?

Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant soixante deux ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.

Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de cinq ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.

Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.

Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.

Salah Hamouri
Prison de Guilboa
Le 14 juillet 2010




 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:03

 

Exilés afghans : hypocrisie gouvernementale et municipale.

Le collectif de soutien des exilés du dixième arrondissement de Paris a appris ce matin à 8 heures l’évacuation matinale du "campement" afghan du canal Saint Martin. Dans la matinée trois communiqués - la Mairie de Paris, l'association France terre d’Asile et le Ministre Besson se sont félicités de cette opération.

Le collectif dénonce depuis longtemps le non respect de la réglementation par l’Etat en ce qui concerne l’hébergement et le logement obligatoire des demandeurs d’asile, comme il est rappelé dans le communiqué FTDA. En ce qui concerne les exilés en procédure Dublin nombre de ceux pour qui obligation avait été faite à l'Etat de les loger suite aux référés faits, sont restés à la rue.

Malgré les affirmations d’usage de FTDA, de la Mairie et du ministère quand au relogement et à l’hébergement de tous les "déplacés", qu’ils soient en situation régulière de demande d’asile ou en situation irrégulière, le collectif s’inquiète du sort réel et final qui sera fait à chaque catégorie.

Il s'étonne qu'aucune mention n'ait été faite des mineurs présents, devant dormir chaque soir sous les tentes faute de place dans le dispositif d'accueil au mépris de la réglementation obligatoire de l’Aide Sociale à l’enfance dont Monsieur le maire de Paris est président.

Le collectif ne comprend surtout pas pourquoi il n’a pas tout simplement été proposé des logements aux jeunes demandeurs d’asile, logements qu’ils auraient évidemment troqués avec empressement contre leurs tentes de fortunes sur le canal. Rappelons ici qu'un logement décent, c'est ce qu'attendent aujourd'hui des milliers de demandeurs d’asile en France.

Il n'était pas besoin d'amener les CRS, pour convaincre de se rendre dans un lieu d'hébergement tous ceux qui, depuis des mois, réclament à FTDA le logement auquel ils ont droit.

Le collectif souligne par ailleurs que de nombreux exilés ont "perdu" leurs documents et autres affaires personnelles précipitamment embarqués et jetés par les agents municipaux au mépris de la loi.

Le collectif dénonce cette sordide opération politique d’été, nouvelle tentative de dissuasion à l’asile et visant à impressionner les exilés mais qui n'apporte pas plus de solution que l'évacuation du square Villemin le 18 août 2009. D'ici quelques semaines autant sinon plus d'exilés, mineurs comme majeurs, dormiront la nuit dans les rues du dixième arrondissement. Tel est le cycle infernal de ce lieu : campement/expulsions, re-campement/ré-expulsions sans cesse.

Paris le 20 juillet 2010

Le collectif de soutien des exilés du dixième arrondissement de Paris







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