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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 19:56

 

Dans l'Hérault, les enseignants en grève depuis le 13 septembre se sont réunis et ont décidé de proposer rapidement une Assemblée Générale interprofessionnelle pour préparer la grève reconductible et faire le point sur le mouvement social contre la réforme des retraites.

Cette Assemblée Générale aura lieu vendredi 17 septembre à partir de 18 heures 30 à Montpellier à l'amphi 5.01 de l'université Montpellier II.

Merci de relayer l'info le plus largement possible de façon urgente dans vos réseaux, et tant pis pour les doublons et les triplons.

Tous les réseaux sont concernés par la politique générale de ce gouvernement toxique.

Mandatés ou pas, à mon humble avis, les syndicats et leurs représentant(e)s ne peuvent pas faire l'impasse sur cette assemblée qui sera très largement annoncée d'ici vendredi

Xavier Marchand

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 19:48

 

http://www.rue89.com/2010/09/14/la-france-et-les-roms-pour-bruxelles-trop-cest-trop-166629

La France et les Roms : pour Bruxelles, « trop, c'est trop ! »

Viviane Reding, commissaire européenne à la Justice, va demander l'ouverture d'une procédure d'infraction contre Paris.

« Une honte ! » s'est exclamée ce mardi la commissaire européenne à la Justice à propos de la circulaire du gouvernement français ciblant les Roms pour les expulsions. Viviane Reding va demander l'ouverture d'une procédure d'infraction contre Paris pour violation du droit européen. Les 27 commissaires devront s'entendre sur une « mise en demeure » qui pourrait déboucher sur des sanctions.

Longtemps hésitante sur l'attitude à adopter concernant les expulsions de Roms bulgares et roumains décidées par la France, la Commission européenne vient de trancher : elle part en guerre contre la France.

C'est la commissaire en charge de la Justice, la luxembourgeoise Viviane Reding qui l'a déclaré elle-même lors d'une conférence de presse à la mi-journée.

La publication dans le Canard social d'une circulaire ministérielle du 5 août 2010, ciblant explicitement les Roms a été l'élément déclencheur. « Ce document est une honte ! » s'est exclamée Viviane Reding, regrettant la situation et l'attitude des autorités françaises qui ont manqué de franchise depuis le début de l'affaire. Et d'ajouter :

« Ma patience a des limites. Trop c'est trop. »

Deux motifs de poursuite

Deux procédures vont être lancées :

La première concernera le non-respect des garanties légales prévues par les textes européens lors d'expulsions -examen au cas par cas des situations, possibilité d'appel, etc).

La seconde portera sur le caractère discriminatoire des actions de la France puisque qu'elles ciblent explicitement les Roms.

Première étape, un accord au sein du collège des 27 commissaires pour poursuivre la France qui doit être décidé par consensus entre les membres.

Il est fort possible que le commissaire français, Michel Barnier (en charge du marché intérieur et services), se range à l'avis de ses homologues, ne pouvant à lui seul faire barrage. En effet, selon les textes européens, sa fonction n'est pas de représenter les intérêts de la France, mais de garantir l'application des traités en toute indépendance.

Une fois l'accord conclu, la Commission notifiera une « mise en demeure » au gouvernement français. Si ce dernier ne modifie pas sa politique dans les deux mois, un avis motivé suivra, donnant deux nouveaux mois à la France pour se conformer aux injonctions de la Commission européenne.

Dans l'hypothèse où Paris persisterai dans la défense de sa politique, l'affaire pourrait être portée devant la Cour de justice de l'Union européenne qui tranchera. En cas de condamnation, la France pourrait devoir verser une lourde amende à l'Union européenne.

Suspension des droits de vote de la France ?

Autre possibilité, beaucoup plus extrême, la suspension des droits de vote de la France. En effet, le Traité de l'Union européenne (TUE) permet selon l'article 7 de retirer à un Etat membre, ne respectant plus les valeurs de l'Union européenne (incluses dans l'article 6 du TUE) son droit de vote.

Une telle procédure est contraignante car elle nécessite un vote à l'unanimité du Conseil européen, où siègent les vingt sept chefs d'Etats.

En 1999, lorsque l'extrême droite autrichienne de Jörg Haider entre au gouvernement, elle fut évoquée, mais sans être mise en route. Aucun gouvernement n'est prêt à condamner un voisin, sachant que cela pourrait lui arriver par la suite.
Une situation inédite

Selon le porte parole de Viviane Reding contacté par MyEurop.info, ce serait la première fois qu'un Etat membre serait poursuivi pour ces motifs

« Le protocole de 2004 relatif aux expulsions n'est en vigueur que depuis peu. Même chose pour la Charte des droits fondamentaux qui ne fait partie des traités que depuis 2009 et sur laquelle repose le dossier. »

En réponse aux déclarations de la commissaire européenne, le Quai d'Orsay s'est contenté de faire part de son « étonnement ».

Les groupes politiques du parlement européen (Verts, socialistes et libéraux), qui avaient voté la semaine dernière une résolution demandant l'arrêt des expulsions de Roms dans toute l'Europe, se sont réjouis de la décision de Bruxelles.



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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 19:14

 

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse annonçant la présentation de l'action civile contre AGREXCO qui se déroulera mercredi 15 septembre à 14 heures 30 au siège de la Confédération paysanne à Bagnolet.

Je vous rappelle que cette action est conduite par six organisations au nom de l'ensemble de la Coalition contre AGREXCO. La conférence de presse est bien évidemment ouverte à l'ensemble des organisations de la coalition. Des élus des partis membres de la coalition (NPA, Verts, PG) seront présents, notamment des élus du parlement européen. Les représentants d'autres organisations sont les bienvenus. merci par avance de m'informer de votre participation (christophe.perrin@lacimade.org).

CONFERENCE DE PRESSE
Mercredi 15 septembre au siège de la Confédération Paysanne
104 rue Robespierre - 93170 Bagnolet, Métro Gallieni

CONTRE LE CRIME DE COLONISATION (Créé par la loi n°2010-930 du 9 août 2010) DES ORGANISATIONS FRANCAISES ENGAGENT UNE PROCEDURE JUDICIAIRE CONTRE LA SOCIETE ISRAELIENNE CARMEL AGREXCO

La Confédération Paysanne, l'UJFP (Union des Juifs Français pour la Paix), la Cimade, ISM France (International solidarity movement), la CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple palestinien) et l'AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine ) membres de la Coalition contre Agrexco (France) engagent une procédure civile contre Carmel-Agrexco devant le tribunal de Marseille, C'est en effet à Marseille que sont actuellement débarqués les produits (fruits, légumes et fleurs en particulier).

La politique d’Israël repose sur une viol ation constante du droit international.

Israël s’approprie des terres qui ne lui appartiennent pas, pour en chasser les Palestiniens et installer sa propre population. Cette politique systématique de colonisation repose sur l’exploitation économique de ces territoires, qui en est la condition de viabilité. Ainsi, la colonisation et l’exploitation économique des territoires forment un tout indissociable.

Carmel-Agrexco est l’instrument numéro un de la colonisation dans l’agriculture.

D’abord parce que l’entreprise est directement liée au ministère de l’agriculture israélien qui la contrôle à 50% et dont elle applique la politique, mais aussi parce qu'elle est le principal exportateur des produits issus des colonies, notamment ceux de la vallée du Jourdain où 7000 colons se sont appropriés 95% des terres et contrôlent 98% de l’eau.

Les associations entendent agir sur deux points, le droit humanitaire fondamental car il s’agit de la violation grave des droits des Palestiniens et le droit économique car ces exportations, issues de l’exploitation d’un crime, créent une concurrence déloyale pour les agriculteurs français et européens.

Les éléments classiques d’analyse du droit, entérinés par la Cour Internationale de Justice dans l’affaire du mur (9 juillet 2004), se trouvent confortés par deux références juridiques de premier plan intervenues au cours de l’année 2010 :

L’arrêt BRITA (CJUE, 25 février 2010) : Pour la Cour, la seule frontière opposable est celle de 1949 et Israël n’a aucun droit pour délivrer des certificats d’origine s’agissant de produits fabriqués dans les territoires palestiniens.

La loi du 9 août 2010 a transposé en droit interne le statut de la Cour Pénale Internationale. Il existe désormais une définition du crime de colonisation dans le Code pénal.

Une procédure civile, en référé

Les associations engagent une procédure civile pour obtenir la communication des documents de douanes autorisant les exportations d’AGREXCO et les faire analyser par des experts maritimes afin de vérifier si ces certificats permettent de déterminer avec précision l’origine. Dans le respect de l’arrêt BRITA, les certificats doivent tous démontrer de manière certaine que les produits exportés par Agrexco sont strictement fabriqués l’intérieur des frontières de 1948.

Après l’analyse de ces documents, les organisations membres de la Coalition contre Agrexco poursuivrons la procédure pour imposer l’application de l’arrêt BRITA, et l’arrêt des exportations illégales.

la date de l'audience qui se tiendra courant octobre sera précisée lors de la conférence de presse.





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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 19:04

 

Rassemblement de lutte Mercredi 15 septembre 2010 à 12 heures 30 Place de la Concorde à Paris

CGT - CFE/CGC - CFDT - CFTC - FSU - Solidaires – UNSA

Appel de l'union nationale CGT-Educ'action

La CGT Educ'action se félicite du succès des grèves et des manifestations de la journée du 7 septembre (plus de 2,7 millions de manifestants) contre une réforme injuste, régressive et inégalitaire (85 % des « efforts » porteraient sur les salariés).

Pourtant le gouvernement reste sourd aux revendications exprimées et appelle les députés à tenir bon et à voter le report de l'âge légal de soixante à soixante deux ans. 

Pour la CGT Educ'action, le retrait s'impose. Il faut une autre réforme basée sur une autre répartition des richesses qui permettrait de faire perdurer et d'améliorer le système par répartition.

Augmenter les salaires (un pour cent d'augmentation des salaires représente un milliard d'euros de recettes pour la protection sociale), créer de l'emploi dans la Fonction publique et les Services Publics (hôpitaux, enseignement, énergie…) et le secteur privé (un million d'emplois en plus, c'est 5 milliards d'euros de rentrées de cotisations supplémentaires) sont des solutions balayées d'un revers de la main par le patronat, le gouvernement et une majorité des parlementaires. 

Pourtant de l'argent disponible il y en a dans un pays qui a le cinquième PIB mondial (2152 milliards d'euros en 2009)

Exonérations de cotisations patronales : 32 milliards d'euros,

Bouclier fiscal : 650 millions,

Baisses d'impôts (qui ont surtout profité aux plus fortunés) sur dix ans : 100 milliards d'euros,

Dividendes des actionnaires en 2008 : 248 milliards.
 
Il s'agit donc bien d'un choix de société : au détriment des intérêts de la population, le gouvernement poursuit sa politique forcenée de casse des acquis sociaux (issus du programme du Conseil National de la Résistance) et des services publics.

C'est évidemment le cas dans l'École : suppressions massives de postes (seize mille à la rentrée 2010, seize mille prévus à la rentrée prochaine), suppression de la formation, réformes régressives. Cela a pour conséquence une aggravation des conditions de travail des personnels, notamment pour les professeurs stagiaires, et donc des conditions d'études des élèves (classes surchargées…).

Pour imposer le retrait de la « réforme », nos revendications et donc un autre choix de société, l'amplification de la mobilisation est une nécessité !
                         
Nos revendications EFFICACES ET JUSTES !
 
La retraite à 60 ans pour tous, c'est de l'emploi pour les jeunes, 

Retour aux 37,5 annuités pour tous public/privé,

L'acquisition des droits à la retraite doit prendre en compte les années d'études et les périodes de précarité subies,

Les pensions à 75% du meilleur salaire

Pas de pensions inférieures au SMIC (mille six cent euros bruts comme départ des grilles de salaires),

Actualisation des pensions indexées sur l'évolution des salaires,

Augmentation générale des salaires

Abrogation des lois Fillon et Balladur.
 
La CGT-Educ'action s'inscrit dans les mobilisations décidées par l'intersyndicale les 15 et 23 septembre.

C'est pourquoi la CGT Educ'action appelle à rester mobilisés par la grève et la manifestation dès le 15 septembre, date prévue du vote à l'Assemblée nationale, dans l'unité la plus large possible.
 
Mercredi 15 septembre 2010 Rassemblement de lutte à 12 heures 30 Place de la Concorde à Paris à l'appel des organisations d'Île-de-France CGT - CFE/CGC - CFDT - CFTC - FSU - Solidaires – UNSA 

Par ces mobilisations et dans les assemblées générales, la CGT Educ'action appelle à préparer et réussir la grande journée de grève du 23 septembre et à discuter de la reconduction de la grève comme d'autres secteurs professionnels (des préavis existent) si le gouvernement et Sarkozy persistent dans leur acharnement.   

http://www.cgteduc93.free.fr/?15-septembre-23-septembre-On-remet





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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 20:24

 

http://www.rue89.com/2010/09/13/affaire-woerth-le-monde-accuse-le-cabinet-noir-de-lelysee-166434

Affaire Woerth : Le Monde accuse le « cabinet noir » de l'Elysée

By Augustin Scalbert

Le Monde dénonce l'utilisation « irrégulière » de la DCRI par la présidence pour identifier l'une de ses sources.

Le Monde va déposer plainte contre X pour violation du secret des sources d'un de ses journalistes, après la révélation d'une enquête menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) dans l'affaire Bettencourt-Woerth. Dans son éditorial [1], le quotidien qualifie la DCRI de « cabinet noir » qu'utilise l'Elysée pour « s'affranchir des règles de la simple justice ».

En fin de semaine dernière, Le Nouvel Observateur se demandait [2] si Le Monde avait été « écouté » dans le cadre de l'affaire Bettencourt-Woerth, après la révélation de la mutation express à Cayenne du conseiller pénal de la garde des Sceaux, David Sénat [3], officialisée il y a dix jours.

Selon l'hebdomadaire, cette mutation fait suite à une enquête de la DCRI menée pour identifier les sources du journaliste du Monde Gérard Davet, auteur d'un article publié dans le journal des 18 et 19 juillet sous le titre « Patrice de Maistre met en difficulté le couple Woerth » [4].

L'Elysée directement visé par Le Monde

Le Monde y révélait le contenu de l'audition du conseiller de Liliane Bettencourt, qui montrait clairement l'ampleur du conflit d'intérêts. « D'après des procès-verbaux d'audition auxquels Le Monde a eu accès, la Brigade financière traque bien le trafic d'influence et oriente ses investigations en direction du couple Woerth », commençait l'article.

Dans son édition de ce lundi après-midi, le journal publie un long article signé de la directrice de la rédaction, Sylvie Kauffmann, et intitulé « L'Elysée a utilisé le contre-espionnage pour identifier une source du “Monde” » [5].

On y apprend que la publication de l'article de Gérard Davet « a, selon des sources proches du dossier, particulièrement irrité l'Elysée », qui a donné l'ordre à la Direction générale de la police nationale de « mettre fin aux fuites » :

« Les services de la DCRI, c'est-à-dire du contre-espionnage français, ont été mis à contribution hors procédure judiciaire […]. Ils ont d'abord cherché à cerner le profil de la source potentielle.

Parmi les personnes qui pouvaient avoir accès aux procès-verbaux des auditions, ils se sont arrêtés sur un haut fonctionnaire. Le téléphone administratif de ce dernier a fait l'objet de discrètes expertises techniques.

Les identités des personnes ayant contacté ce membre de l'appareil d'Etat ont été remises à la DCRI par un opérateur téléphonique, sous forme d'un listing. C'est à cette occasion que le nom de Gérard Davet, journaliste au Monde, est apparu. »

Le fonctionnaire en question, David Sénat, a été brusquement muté à Cayenne « à sa demande », selon la Place Vendôme [6].

« Il est commode d'accuser les journalistes »

Dans son éditorial, Le Monde rappelle que l'actuel gouvernement a renforcé récemment la loi sur la protection des sources des journalistes pour se mettre en conformité avec le droit européen :

« La loi est sans équivoque : “Le secret des sources des journalistes est protégé dans l'exercice de leur mission d'information du public.” C'est sous la présidence de Nicolas Sarkozy que cet article a été ajouté à la loi sur la presse. C'est sous sa présidence qu'il vient d'être transgressé. […]

La chronique du dossier Bettencourt-Woerth s'enrichit, avec cette intervention de la DCRI, dont le pouvoir use comme d'un cabinet noir, d'une nouvelle irrégularité. […]

S'affranchir ainsi des règles de la simple justice est la solution qu'a imaginée l'Elysée pour circonscrire l'incendie. Comme le feu, chaque jour ou presque, repart de plus belle, il est commode d'accuser les journalistes d'être les incendiaires. Et d'essayer de les faire taire. »

Au début de l'été, des proches du chef de l'Etat avaient lancé une violente offensive médiatique contre Mediapart [7], en raison d'autres révélations sur la même affaire.

Links:

[1] http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/13/le-monde-l-elysee-et-la-liberte-d-informer_1410326_3232.html#ens_id=1373579

[2] http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100912.OBS9727/fuites-dans-l-affaire-bettencourt-le-monde-a-t-il-ete-ecoute.html

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Sénat

[4] http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/17/l-audition-de-patrice-de-maistre-met-eric-woerth-en-difficulte_1389184_823448.html

[5] http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/13/l-elysee-a-utilise-le-contre-espionnage-pour-identifier-une-source-du-monde_1410328_823448.html#ens_id=1373579

[6] http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100910.OBS9674/info-obs-affaire-bettencourt-une-plainte-deposee-et-le-conseiller-penal-de-mam-vire.html

[7] http://www.rue89.com/2010/07/07/face-a-mediapart-les-politiques-sortent-lepouvantail-salengro-157929


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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 16:26

 

A Choisy le Roi, un nouveau rassemblement aura lieu le 12 septembre à 18 heures toujours au gymnase Joliot Curie, rue Joliot Curie, Choisy le Roi, prises de paroles des personnalités, des soutiens, des familles,  projection d’un diaporama des photos prises depuis le début de l’action à Choisy le Roi, buffet partagé à la fin de ce moment de soutien et d’échanges (Apporter fruits, gâteaux, boissons, …)

Samedi 11 septembre à 10 heures, l'Evêque du Val de Marne viendra soutenir les familles roms au gymnase.

Dimanche 12 septembre à 10h00, rendez vous au marché de Choisy le Roi pour continuer la distribution de l'appel à soutien et l'information à la population de la commune.

Une partie des familles seront présents ce week end à la Fête de l'Humanité, avec une partie de l'exposition Romeurope 94 et les musiciens dans les stands de Choisy et Orly.

La section d'Amnesty International de Londres enquête en Europe sur la sitaution faite aux roms.

Elle sera présente dans le Val de Marne et reçue par les comités de soutien mardi 14 septembre.

Vous pourrez lire ci dessous un  point de situation et de perspectives concernant les familles roms de Choisy le Roi hébergées dans le gymanse Joliot Curie par la municipalité et les associations regroupées en Comité de Soutien.

La situation  des roms en France est extrêmement alarmante : d'expulsions en expulsions, la violence faite aux roms est terrible.

L'état a décidé de faire de ces quinze mille personnes des boucs émissaires, distillant ainsi haines et discours racistes. Il faut savoir et faire savoir que des dizaines de familles en France se cachent, ont peur de la police, se sentent salis par les rapprochements systématiques avec la délinquance. Le parlement européen a sommé le gouvernement français de stopper les expulsions.

La violence faite aux enfants roms est inacceptable, les retards de scolarisations, les expulsions, les peurs grandissantes de leur familles, tout cela nous pousse à les prendre sous notre protection avec leurs familles. La mobilisation citoyenne se développe et c'est un effet boomerang pour ce gouvernement xénophobe vis à vis des roms.

C'est ce qui se passe à Choisy le Roi, où un projet d'hébergement en construction devrait permettre une sortie prochaine de l'hébergement au gymnase. Les enfants vont enfin pouvoir intégrer leur classe à l'école mardi 14 septmebre au matin, avec la fierté de leurs parents.

L'action menée à Choisy le Roi par les familles roms, le Comité de Soutien, la Municipalité  et d'autres soutiens s'ajoute aux autres réactions en France. Dans le Val de Marne des comités de soutien se développent, d'autres se constituent.

Lire dans un prochain mail les actions prévues et la situation de plusieurs terrains dans le Val de Marne...

L'appel de soutien aux roms de Choisy est toujours signé massivement, faites circuler!

Vous trouverez en ligne l'appel qui circule dans la ville, sur le site RESF.

"Appel pour un soutien aux familles roms de Choisy le Roi" : pétition en ligne sur le site RESF. 

http://www.resf.info/P1628

La situation des familles de Choisy le Roi après la réunion du Comité de Soutien du 9 septembre

Les échanges sont traduits en roumain soit par les roms qui maitrisent la langue française, soit par des militants parlant roumain.

Mardi 7 septembre, un temps de travail a réuni avec le Maire de Choisy le Roi des élus, des représentants du Comité de Soutien, des représentants des familles roms.

Un conflit sur la question de la scolarisation a pu être abordé et a permis de déboucher sur une décision de scolarisation le 14 septembre. la question d'une méthode de travail favorisant une plus grande coopération a été abordée; si on marche dans la même direction, il est souhaitable de faire certains bouts de routes sur un même chemin.

RAPPEL Des soutiens financiers ( pour les aides alimentaires, achats papiers et timbres pour les dossiers juridiques,AME) sont nécessaires.

Vos dons financiers sont à faire parvenir à Citoyenneté Entraide Solidarité de Choisy le Roi 26 bis avenue de Villeneuve Saint Georges 94 600 Choisy le Roi. Des collectes ont été organisées, des chèques sont fournis par les associations

VISITES : Il est important aussi d'être présent auprès des familles la journée comme en soirée. Un tableau des présences est affiché au gymnase. Vous pouvez vous y inscrire.

La question des perspectives de vie pour ces familles reste  centrale et la recherche de solutions progresse. Cette question centrale ne doit pas éluder l'action  des groupes de travail que vous pouvez rejoindre en vous faisant connaitre, on a besoin de renforts. Ces actions permettent de mettre en place des fondations pour la suite des projets, alimentation, vêtements, matériel, pôle social et sanitaire, question du séjour (OQTF), scolarisation, périscolaire (cantine, centres de loisirs) et aide sociale à l'enfance, communications avec la population, les médias et institutions pour l'avancée politique du projet...

Situation vis à vis du séjour des personnes : OQTF (recours) , retours dit volontaire", sans OQTF

Les recours aux OQTF ont été envoyés ce jour après un gros travail juridique. ll faut à présent attendre la convocation par le Tribunal Adminsitratif de Melun. A partir du 12 septembre, les recours ayant été déposés, la police ne peut plus expulser les familles tant que le recours n'a pas été jugé au Tribunal Administratif.

Les personnes auront sur eux le texte du recours, le récépissé de l'envoi recommandé et une carte avec les N de tel des soutiens en cas de tracasseries avec la police.

La scolarisation effective le 14 septembre.

Après un temps de discussion conflictuel avec la municipalité, les enfants seront bien scolarisés mardi matin 14 septembre soit près de deux semaines après la rentrée.

Ce retard est d'autant plus étonnant que jusqu'ici il n'y avait pas eu de problème depuis dix ans de scolarisation des enfants roms avec cette commune. Il reste la scolarisation des enfants en maternelle.

Les questions sociales et sanitaires

Relancer ce qui avait été commencé  avec la PMI qui doit poursuivre les visites et  les familles peuvent s'y rendre ensuite seules.

Plusieurs adultes ont besoin de soins; demande au médecin de la commune de revenir pour organiser tout cela.

Une organisation est en cours de mise en place pour permettre les soins en attendant que les AME soient effectives.

Les dossiers de demande d'AME ont été déposés. Il faut attendre à présent les réponses.

La  demande de domiciliations devrait être acceptée par le CCAS.

Organisations d'activités pour les enfants à développer :

Important que des personnes puissent venir proposer des activités aux enfants qui sont toute la journée dans le gymnase. Maintenant que l'école va démarrer, il faut poursuivre les activités un peu commencées par des militants pour les mercredi et soirée: sorties au parc ? piscine ? jeux ? histoires racontées par des adultes? les bibliothèques ? Association de conteurs ? Une aide aux devoirs pourra être mise en place.

Affaires personnelles: après plusieurs interventions auprès de la police, les familles pourront  récupérer leurs biens dans les caravanes saisies et mises en fourrière. Ce sera fait au moment du nouvel hébergement. par ailleurs le service juridique de la LDH travaille sur la nécessité de récupérer les biens et sur des recours juridiques contre les destructions de certaines caravanes. 

Informations,  médiatisation.

Création d'un blog  pour regrouper infos et photos.

Réalisation d'un film sur les premiers temps de l'action. Un lien a été fourni dans une dernier Compte Rendu et permet de le visionner

Des photos des rassemblements sont en lien sur le site de la municipalité, sur des sites de RESF et Romeurope et vont faire l'objet d'un diaporama.

Présence à la fete de l'Humanité, avec les musiciens du gymnase.

Quelques perspectives d'actions possibles parmi d'autres, participer à un rassemblement départemental d'envergure et médiatique à la préfecture avec les familles, prévoir un moment de solidarité dans la commune, réunion publique et moment festif, afin que les Choisyens et les familles roms se rencontrent encore mieux, diffuser les  badges Roms citoyens européens, et créer des cartes postales de soutiens pour financer partiellement la lutte.

Mes excuses pour certains oublis dans ce CR

Michel FEVRE, Romeurope 94.





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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 15:57

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100912/tts-france-roms-ca02f96.html

Brice Hortefeux a bien ciblé les Roms, selon une circulaire (Reuters)

Une circulaire du ministère de l'Intérieur français publiée par plusieurs médias montre que les Roms ont bien été explicitement et directement visés par la politique de démantèlement des camps illégaux commencée cet été et très critiquée.

Des organisations de défense des droits de l'homme estiment donc que l'action du gouvernement français est juridiquement illégale, puisqu'est visée directement une catégorie de population en tant que telle et non des individus qu'on incriminerait pour certains faits.

On lit dans cette circulaire du 5 août 2010 signée par Michel Bart, le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur: "trois cent campements ou implantations illicites devront avoir été évacués d'ici trois mois, en priorité ceux des Roms. Il revient donc, dans chaque département, aux préfets d'engager (...) une démarche systématique de démantèlement des camps illicites, en priorité ceux de Roms".

Le ministre de l'Immigration Eric Besson avait contesté la semaine dernière que les Roms aient été spécialement visés par ce que le gouvernement présente comme une politique d'aide aux retours volontaires.

L'Onu, le Parlement européen, le Vatican, la Roumanie et dernièrement l'ancien maître de Cuba, Fidel Castro, qui a parlé "d'holocauste racial", ont critiqué cette politique.

La France, qui a expulsé neuf mille Roms depuis le début de l'année, dont un millier en août, dit ne procéder qu'à des expulsions individuelles, même si les personnes refoulées sont embarquées sur des vols spécialement affrétés.

"Le droit européen a été respecté. Il n'y a pas eu d'expulsion collective", a dit Eric Besson la semaine dernière à Bucarest.

La Commission européenne, qui a demandé des "informations" à Paris pour évaluer si les expulsés avaient bénéficié de tous les droits qui leurs sont garantis en matière notamment d'intégration, devrait rendre prochainement ses conclusions.

Le Parti socialiste français a estimé dimanche que la circulaire était le "symbole d'une politique xénophobe", demande son retrait et demande à la Commission européenne de poursuivre la France.

"Je demande à la Commission européenne et à son président José Manuel Barroso d'engager une procédure d'infraction à l'encontre du Gouvernement français pour que cesse le traitement indigne et la stigmatisation inacceptable des citoyens européens que sont les Roms", dit Harlem Désir, député européen et secrétaire national, dans un communiqué.

Plusieurs associations vont demander la suspension de la circulaire sur le fondement de la discrimination qu'elle met en oeuvre selon elle, a dit à Reuters Stéphane Maugendre, président de l'association d'aide aux immigrés Gisti. Une plainte pénale pour "provocation à la haine raciale" est aussi à l'étude, a-t-il ajouté.



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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 15:21

 

http://www.rue89.com/2010/09/05/kouchner-ockrent-apres-la-splendeur-le-crepuscule-en-couple-165225

Kouchner-Ockrent : après la splendeur, le crépuscule

By Augustin Scalbert

La carrière du ministre et celle de la dirigeante audiovisuelle ont rebondi grâce à Sarkozy, mais tous deux sont désormais à la peine.

Monsieur est ministre des Affaires étrangères, Madame est numéro deux de l'audiovisuel extérieur français. Mais depuis quelques mois, le couple Kouchner-Ockrent vacille, professionnellement parlant. Bernard est l'objet de critiques croissantes. Quant à Christine, elle se trouve depuis dix jours au coeur d'une confuse bataille de pouvoir à France 24.

Ces difficultés professionnelles, ils les traversent ensemble. Mercredi soir, on a vu le couple, en concubinage depuis une trentaine d'années, dans un restaurant couru de Saint-Germain-des-Prés.

Christine Ockrent, 66 ans, et Bernard Kouchner, 70 ans ont eu des parcours professionnels parallèles, grimpant les échelons et subissant des revers souvent au même moment.

Après 2002, la carrière de Kouchner, toujours très populaire dans les sondages, s'essouffle. C'est l'époque où il pond des rapports pour des multinationales [1]. La « reine Christine », elle, n'est plus aux commandes d'un JT depuis longtemps, et continue ses émissions politiques et ses directions éditoriales avec moins d'éclat qu'auparavant.

Mais par la grâce de Nicolas Sarkozy, leurs deux carrières vont rebondir, avec pour lui le poste de ministre des Affaires étrangères et pour elle celui de directrice générale déléguée de l'audiovisuel extérieur de la France (AEF) [2], société holding, qui chapeaute France 24, RFI, TV5 Monde… La presse crie au conflit d'intérêt.

Au Quai d'Orsay, Kouchner enchaîne gaffes et coups de sang

Trois ans plus tard, la donne a bien changé pour le duo. Depuis sa nomination au Quai d'Orsay dès le premier gouvernement nommé par Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner enchaîne les gaffes [3] et les coups de sang [4].

Le ministre d'ouverture subit des critiques, croissantes ces dernières semaines [5], notamment dans Le Monde où ses prédécesseurs et d'éminents diplomates justifient leur déception de ses trois années à la tête de la diplomatie française. S'il a songé à démissionner [6], il considère ces « attaques » comme un « complot ».

De son côté, Ockrent n'a jamais été accusée d'une seule intervention politique sur le contenu en plus de deux ans. Seul le renvoi du directeur de l'information Ulysse Gosset, décidé par le PDG de l'AEF Alain de Pouzilhac, a posé problème [7] : il est intervenu juste après la diffusion d'un portrait de Kouchner qui avait rendu ce dernier fumasse [8]…

Lorsque Pouzilhac, nommé comme Christine Ockrent par Nicolas Sarkozy, vire un proche de la directrice, Vincent Giret, on se dit qu'il a l'aval de sa tutelle. Et que le Président n'hésite donc pas à froisser le concubin de la journaliste, que la plupart des observateurs donnent partant du gouvernement.

Vincent Giret, directeur de la rédaction de France 24, a été mis à pied avec effet immédiat il y a dix jours. Son renvoi constitue le moment le plus fort d'une violente bataille de pouvoir entre Pouzilhac et Ockrent -en Grande-Bretagne le Guardian évoque une cour médiévale [9] et cite un journaliste parlant d'un « très très sanglant massacre de la Saint-Barthélémy »…

Ockrent veut maintenir son pouvoir

Giret a refusé de s'exprimer, tout comme Ockrent. Pouzilhac n'a pas rappelé après notre message. Mais plusieurs sources internes parviennent désormais à décrypter le déroulement de ce « massacre ».

Au mois de juillet, Ockrent a été rétrogradée lors d'un conseil d'administration de France 24, passant de directrice générale à DG déléguée, pendant que le président du directoire Pouzilhac devenait PDG. Dans l'entourage d'Ockrent, on précise que « c'était prévu dès le début », puisque cette répartition des postes existe dans la holding AEF et ses autres filiales.

Après avoir mené le plan social de RFI [10], Alain de Pouzilhac, un gestionnaire venu de la pub, se penche sur France 24, télévision trilingue censée devenir la « CNN à la française ». Christine Ockrent, qui a la haute main sur le rédactionnel, décide d'écarter Albert Ripamonti, le numéro 2 de la rédaction, pour promouvoir un homme à elle.

Fronde à la rédaction, où Ripamonti, décrit comme aussi désagréable qu'Ockrent, est en revanche beaucoup plus populaire qu'elle. Pouzilhac décide de maintenir Ripamonti et de virer Giret, l'homme de la reine Christine. « Pouzilhac a dit qu'il y a un déficit d'un million d'euros dû notamment à une hausse de la masse salariale de 8% », précisent deux syndicalistes. « Il n'a rien à lui reprocher d'un point de vue rédactionnel », selon un journaliste.

« Soit tu es son vassal, soit tu es son ennemi »

« C'est elle qui devrait sauter, pas Giret », considèrent plusieurs membres de la rédaction, qui soupçonnent « Poupou », comme ils disent, de préparer un dossier contre Ockrent. Son bilan, notamment la « V2 » (deuxième version) de la chaîne qu'elle a mise en place, serait un échec, à la fois en termes d'audience et de finances.

« Ces deux-là n'ont jamais pu se supporter », précise une source présente à France 24 depuis sa création, il y a quatre ans -qualité rare quand on sait qu'une dizaine de dirigeants sont déjà partis dans des circonstances plus ou moins brutales.

« Il y a déjà eu des morts dans chaque camp », commente un journaliste. Christine Ockrent « mène des batailles contre tous ceux qui ne sont pas de son avis », selon un syndicaliste. Un journaliste résume le fonctionnement très sarkozyen de sa patronne :

« Ockrent, soit tu es son vassal, soit tu es son ennemi. »

Pouzilhac aurait demandé un aval de l'Elysée

On retrouve là les critiques qui visent aussi Kouchner au Quai : il ne supporte pas la contradiction.

Selon des bruits de couloirs, Alain de Pouzilhac aurait rencontré Nicolas Sarkozy durant l'été. Qui lui aurait donc donné le feu vert pour dégommer Ockrent pendant qu'à quelques kilomètres, Kouchner vacille.

Dans l'entourage de Christine Ockrent, on balaie d'un revers le flot de critiques anonymes qui visent en même temps la journaliste et le ministre. Mais sous couvert d'anonymat :

« Les diplomates anonymes, on connaît, les journalistes anonymes aussi. Mais les gens de bonne foi, on connaît moins, il ne sont jamais cités dans la presse. »





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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 15:10

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5365

Procès de Mulhouse : De nouvelles personnes, dont un sénateur, demandent à être co-inculpées

Après l’initiative d’Avignon, c’est au tour de cinq personnalités du Haut et du Bas Rhin de demander à être inculpées en même temps que les 5 militants de Muhlouse, accusés de discrimination et de provocation à la haine pour avoir distribué des tracts appelant au boycott des produits israéliens et porté un T.Shirt "Palestine Vivra/Boycott Israël".

Jacques Muller (sénateur du Haut-Rhin, Maire de Wattwiller), Henri Stoll (conseiller Général du Haut-Rhin, maire de Kaysersberg), Guy Peterschmitt (président de l’Association France Palestine Solidarité du Haut-Rhin), Perrine Olff-Rastegar (Collectif Judéo-Arabe, citoyen de Strasbourg) et Yves Moulin (membre du CCFD-Terre-Solidaire, membre, avec les cinq inculpés, du collectif Boycott 68) ont annoncé hier, à l’occasion d’une conférence de presse à Colmar, qu’ils ont demandé au Procureur de La République à étre co-inculpés dans le cadre du procès qui doit se tenir le 13 septembre prochain au tribunal correctionnel de Mulhouse.

"A l’instar de ce qui s’était passé en Afrique du Sud, ces pressions sont destinées à faire changer la politique actuelle du gouvernement d’Israël pour qu’il mette fin au blocus de Gaza et qu’il respecte enfin les droits fondamentaux du peuple palestinien ainsi que les nombreuses résolutions des Nations Unies qui continuent d’être été violées, notamment à travers la colonisation des territoires palestiniens", ont-ils déclaré à la presse.

A noter également l’article paru hier dans le quotidien L’Alsace après la conférence des deux députés européens et des 5 inculpés

 

 

Soutien européen aux cinq militants de Mulhouse

Plusieurs députés européens de gauche et écologistes ont manifesté, hier à Strasbourg, leur soutien aux cinq militants mulhousiens poursuivis, lundi prochain, devant la justice pour « incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence ».

Rappel des faits : le 26 septembre 2009, cinq militants du collectif « Boycott 68 » qui regroupe des associations de soutien à la cause palestinienne ainsi que les Verts et le parti communiste, étaient intervenus devant l’hypermarché Carrefour d’Illzach pour distribuer des tracts et appeler au boycott des produits israéliens dans le cadre d’une campagne internationale ( lire L’Alsace du 10 août dernier). A cette occasion, ont affirmé hier à Strasbourg les prévenus, ils ont découvert que l’hypermarché commercialisait des produits venus d’Israël, étiquetés comme originaires du Pérou ou d’Afrique du Sud.

Protéger l’image d’Israël

Cette action a provoqué un dépôt de plainte du BNVCA, le Bureau de vigilance contre l’antisémitisme, une organisation issue de la communauté juive française. « Le BNVCA, outre la lutte contre l’antisémitisme a, dans ses statuts, pour but de protéger l’image de l’État d’Israël », précise Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne.

Le BNVCA, aurait ainsi déposé une cinquantaine de plaintes à travers la France, avec le soutien du gouvernement qui, par la voix de Mme Alliot-Marie, alors ministre de la Justice, a fait passer une consigne de fermeté aux parquets. Une première condamnation est intervenue, en début d’année à Bordeaux, et doit être réexaminée en appel le 24 septembre.

Israël chargé de s’autocontrôler

Ces poursuites mettent en lumière les ambiguïtés des relations économiques entre l’Union européenne et Israël. Ce dernier pays dispose d’un accord particulièrement favorable. Toutefois, les 27 ne reconnaissant Israël que dans ses frontières internationalement reconnues, les produits issus des territoires occupés, colonisés ou annexés, ne peuvent bénéficier de cet accord. Bruxelles a délégué aux pays membres d’y veiller, ce qu’ils ne font pas.

Devant la difficulté, Bruxelles a conclu avec Tel-Aviv, en 2004, « un arrangement technique » chargeant Israël de faire respecter les termes de l’accord avec l’Union européenne. Avec le zèle que l’on peut envisager.

Dans ces conditions, estime Patrick Le Hyaric, député européen de la Gauche unitaire européenne, « l’action des militants de Mulhouse relève de l’état de nécessité. Carrefour n’est pas au-dessus des lois et les militants ont une démarche citoyenne pour faire appliquer la loi alors que le gouvernement ne le fait pas ».

Par ailleurs, soulignent les députés européens présents, dans des affaires similaires, dans le cadre de la même campagne internationale « Boycott, désinvestissement et sanctions », les tribunaux britanniques ont donné raison aux boycotteurs, estimant que leur démarche politique n’avait rien à voir avec l’antisémitisme.

Michel Arnould

http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article/3746973/Soutien-europeen-aux-cinq-militants-de-Mulhouse.html

et pour le compte-rendu de la démarche des cinq de Colmar, lire aussi :

http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article/3753381/Cinq-militants-pro-palestiniens-veulent-etre-juges.html





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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 19:07

 

En pleine lutte contre la réforme des retraites, l'Appel pour un Front Populaire Anticapitaliste du vingt et unième siècle, lancé après les régionales de mars 2010, va atteindre les six mille signataires, soit mille par mois, sans relai médiatique ni appui d'organisations politiques syndicales ou associatives.

Pourtant, plus de six cent élu(e)s ou citoyen(ne)s engagé(e)s dans ces organisations l'ont signé (voir ce billet).

Par ailleurs, les signataires se répartissent sur la totalité du territoire, comme le montre cette liste régionale.

Le mouvement social a plus que jamais besoin, comme perspective politique, de l' unité des forces anticapitalistes, quel que soit le nom qu'on leur donne (vraie gauche, gauche de gauche, autre gauche, gauche radicale, etc).

Pour mettre en relation les signataires, et évoquer notamment les diverses manières de continuer à faire vivre l'appel, une liste de discussion est maintenant à votre disposition. Vous pouvez vous y inscrire en cliquant sur le lien suivant, ou bien en allant sur le site

http://www.frontpopulaireanticapitaliste.fr.

Afin de préciser les motivations diverses des gens qui portent l'appel, et continuer à l'animer, une nouvelle rubrique sera bientôt mise en ligne.

Elle publiera les raisons pour lesquelles chacun, chacune est devenu signataire. N'hésitez pas à nous envoyer votre contribution à l'adresse de contact du site: contact@frontpopulaireanticapitaliste.fr

Un forum, un compte tweeter et un groupe facebook (deux mille membres!) sont aussi à votre disposition sur le site. N'hésitez pas à commenter les billets...

Avec six mille signataires, l'appel pour un Front Populaire Anticapitaliste, prouve qu' une base unitaire, impatiente de construire une alternative sociale et écologique, existe non seulement dans la population mais dans toutes les organisations syndicales, associatives et politiques.

Mais ce chiffre est sans doute bien inférieur à ce qu'il pourrait être. L'utilisation des outils électroniques évoqués plus haut peut permettre de le doubler de façon quasi instantanée, pour révéler et matérialiser la largeur de la base unitaire anticapitaliste.

Avec plus de dix mille signataires, des réunions locales sont envisageables, pour "sortir du web", comme elles peuvent l'être, déjà, dans les régions où l'appel a le mieux été entendu. Des réunions qui pourront travailler concrètement à la perspective politique du mouvement social, par exemple en exigeant des candidatures unitaires pour porter les exigences citoyennes... Maintenant!






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