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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:54

 

 

 

http://www.lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/03/22/normale-sup-le-gratin-de-la-recherche-mondiale-consterne-par-monique-canto-sperber

 

Ecole Normale Supérieure : le gratin de la recherche mondiale « consterné » par Monique Canto Sperber

 

"Nous, soussignés universitaires américains, canadiens et britanniques ayant de nombreux et prolongés contacts avec la France, et qui avons longtemps admiré le rôle historique de l’Ecole normale supérieure dans la vie intellectuelle de ce pays, sommes consternés par les récents événements au sein de cette école". Ainsi, commence une pétition signée par près de cent soixante chercheurs internationaux de premier plan de toutes les disciplines, issus des meilleures universités mondiales, comme Berkeley, Oxford ou Columbia. Elle a été évoquée, lundi 21 mars, par le site du Guardian.

 

Après les universitaires français, qui s’étaient indignés de l’annulation de la conférence de Stéphane Hessel, ce sont les universitaires anglo-saxons qui critiquent vertement la politique de Monique Canto Sperber . Lancée par Judith Butler, professeure de rhétorique à Berkeley, Michael Harris, professeur de mathématiques à Paris-Diderot, Natalie Zemon Davies, historienne à Toronto et Joan Wallach Scott, historienne à Princeton, cette pétition réunit du très beau monde. De l’incontournable Noam Chomsky, qui est de tous les combats, à l’historien israélien Avi Schlaim en passant par Paola Bacchetta, spécialiste des "gender studies" à Berkeley ou Rashid Khalidi, historien à Columbia.

 

« Restaurer la liberté d’expression »

 

Dans ce texte, ces chercheurs condamnent non seulement l’interdiction de la conférence de Stéphane Hessel, mais aussi le refus d’organiser au sein de l’école des réunions publiques sur Israël à l’initiative du Collectif ENS Palestine."Nous ne sommes guère convaincus, expliquent les pétitionnaires, par le raisonnement de la directrice et du Conseil d’Etat, qui estiment que ces réunions constituent une menace à l’ordre public ou bien que la responsabilité qu’a l’ENS de garantir à tous les étudiants leur liberté d’expression et le droit de réunion ne saurait s’appliquer dans ce cas".

 

"Nous pensons que les actions de la directrice vont à l’encontre d’une longue tradition de liberté d’expression politique au sein de l’ENS, comme elle a coutume de se présenter : "Pendant des décennies, l’ENS a été le plus prestigieux centre de la vie intellectuelle et scientifique française. Elle participait à tous les grands débats intellectuels de la France moderne, de l’affaire Dreyfus aux mouvements des années 1930, et de la fondation des sciences humaines à l’avant-garde des mouvements des années 1970″. Nous appelons la directrice à modifier ses décisions et à restaurer la liberté d’expression, une pratique longtemps associée à cette institution reconnue."

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:45

 

Côte d’Ivoire : la guerre et l’ingérence militaire soulignent et aggravent l’échec de l’ONU et de la France


http://www.survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-guerre-et-l


Communiqué de Survie, le 6 avril 2011


Survie condamne fermement les agissements belliqueux dont l’ONU et les autorités françaises font preuve en Côte d’Ivoire et rappelle les manquements des prétendus « médiateurs » du conflit, qui ont laissé prévaloir le règne de la violence et de l’impunité.

 

La France et l’ONU ont finalement décidé d’intervenir directement dans le conflit ivoirien. Le scénario qui se joue en Côte d’Ivoire est un des pires qui pouvait avoir lieu. Il n’est pas possible de croire à cette heure que cette intervention armée onusienne et française, dont le seul but sera de remplacer un président contesté par un autre légitimé dans le sang, résoudra durablement la crise ivoirienne. Tous les protagonistes de cette crise, à commencer par les clans politiques et militaires qui s’affrontent depuis dix ans pour le pouvoir sont responsables de cet enlisement et de la dérive criminelle qui s’accentue aujourd’hui. Mais les prétendus « médiateurs » du conflit ne sont pas en reste.

 

Les graves manquements de l’ONU

 

Le mandat de « protection des civils ivoiriens » et d’ « interdiction des armes lourdes » brandi avec opportunisme par l’ONUCI pour intervenir militairement à Abidjan ne peut faire oublier les graves manquements dont ces mêmes forces ont fait preuve, incapables de prévenir ou d’arrêter les massacres perpétrés à Abidjan, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et ailleurs, particulièrement à Duékoué. Dans la période précédente, l’ONU avait déjà renoncé à accompagner à son terme le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion, pourtant préalable aux élections et condition de leur certification, comme convenu dans les accords de Ouagadougou. Alors que le pays subissait encore les exactions de milices et forces armées (« loyalistes » ou « rebelles ») incontrôlées, le point focal de l’activisme diplomatique multilatéral a été l’organisation de l’élection présidentielle.


La partialité et l’ingérence de la diplomatie et de l’armée française

 

Dans une continuité historique marquée par une ingérence persistante et la volonté de conserver son d’influence militaire, économique et monétaire, la diplomatie française fait preuve depuis de nombreuses années d’une attitude partiale, voire partisane dans la crise ivoirienne, qui s’est renforcée à l’issue de l’élection présidentielle et de la contestation de ses résultats. Cette attitude est aujourd’hui particulièrement lourde de conséquences dans la mesure où il ne s’agit plus d’un positionnement sur un contentieux électoral mais bien d’une implication directe dans un conflit armé. Les militaires français de la force Licorne étaient les plus mal placés pour une action de maintien de la paix, au vu notamment des événements de 2004, où ils avaient ouvert le feu sur la foule devant l’Hôtel Ivoire.

 

Aujourd’hui, ce sont ces soldats qui, sous le paravent d’une légitimité onusienne très discutable et toujours sous commandement opérationnel français, contribuent à imposer par les armes à un pays déchiré son nouveau président. Les bombardements du palais présidentiel et de la Radio Télévision Ivoirienne par les hélicoptères français, outre leur côté particulièrement symbolique, outrepassent le mandat onusien. Cette intervention brutale illustre par ailleurs une fois de plus la toute puissance du pouvoir exécutif français dans le déclenchement d’une opération militaire si lourde de conséquences, en l’absence de tout contrôle parlementaire.


Une impunité toujours de mise

 

Quel que soit le résultat des urnes, Alassane Ouattara ne tire aujourd’hui sa légitimité que des armes, celles des rebelles et celles de l’ONU et de la France. Dès lors, il est difficile d’imaginer une issue pacifique à la situation actuelle. Ajoutons que l’unanimité, en France, pour dénoncer, avec raison, les crimes commis par les forces de Laurent Gbagbo, s’est accompagnée d’un aveuglement sur ceux, tout aussi graves, commis par le camp d’Alassane Ouattara. Il faudra pourtant en passer par la fin de l’impunité des uns et des autres qui règne depuis dix ans. Il est impératif que la Cour Pénale Internationale (CPI) s’empare de manière impartiale et complète de l’ensemble des crimes qui ont été commis en Côte d’Ivoire, comme cette cour le souhaite elle-même. Un processus de Vérité, Justice et Réconciliation doit dans le même temps être mis en œuvre en Côte d’Ivoire, comme le demande la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).


Des acteurs de la société civile trop souvent écartés

 

Enfin, les deux camps qui s’affrontent aujourd’hui, en plus des aspects criminels, ont pour point commun d’avoir systématiquement écarté les acteurs de la société civile du jeu politique. Si la communauté internationale espère être crédible dans sa volonté affichée d’œuvrer pour la paix en Côte d’Ivoire, elle doit imposer la présence de la société civile ivoirienne dans tous les scénarios de transition.

 

L’association Survie demande :

 

A nouveau le retrait définitif des militaires français de Côte d’Ivoire ;

 

Que la lumière soit faite sur l’implication de l’armée française et de l’ONU dans l’avancée vers Abidjan des ex-rebelles (dont certains pourraient s’être rendus coupables de crimes de guerre) ;

 

Que le parlement français exerce son contrôle sur l’opération Licorne, conformément aux dispositions prévues par la réforme de la Constitution de juillet 2008, et crée une commission d’enquête parlementaire sur l’ensemble de cette action depuis son déploiement en 2002 ;

 

De conditionner les relations avec le nouveau pouvoir ivoirien à l’obligation de poursuivre les responsables des crimes commis dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et de les exclure de tout rôle politique.

 

Survie demande en outre :

 

La publication du rapport du groupe d’experts de l’ONU chargé de surveiller l’embargo de 2004 sur les armes et diamants, dont celle-ci reste bloquée depuis septembre ;

 

La saisine de la CPI pour l’ensemble des crimes commis en Côte d’Ivoire et la mise en œuvre d’un processus Vérité, Justice et Réconciliation, comme le demande la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 20:02

 

http://www.ouvalacgt.over-blog.com/article-fn-la-vase-commence-a-etre-remuee-dans-la-cgt-70649863.html


 

Front National : la vase commence à être remuée dans la CGT


 

Fabien Engelmann pas encore exclu après sa réception d’honneur à Montreuil (cela doit se régler le 6 avril, beaucoup n'ont pas eu droit à toutes ces attentions... mais bon), les vagues commencent à remuer la vase dans notre Confédération, comme nous le prévoyions.


Le cas Engelmann, en tant que tel, n'est pas très important. Mais il peut très bien illustrer les dérives d'une certaine petite bureaucratie syndicale ambitieuse (comme le détaille de manière intéressante un site des RedSkins), à la dérive faute de base idéologique solide (mais c'est hélas de plus en plus le cas dans notre syndicat...), et en plus évidemment manipulée par le FN. Cela dit, celles et ceux qui l'ont entendu à France Inter le 31 mars, ont compris que le personnage était bien clair dans sa tête, un bon militant de la préférence nationale, et que si manipulation il y a, elle est consentante.

   

Quoiqu'il en soit, Engelmann annonçait le "coming out" de "dizaines" de militants FN au sein de la CGT, c'est peut-être un peu prétentieux, mais nous savons qu'il y a une part de vérité, avec une vieille influence frontiste dans notre syndicat. Dès les années 90, on en avait vu la présence (honteuse) dans certains secteurs du Livre, dans le Nord Pas de Calais et ailleurs. On en verra d'autres, sans aucun doute. 


Mais il y a plus grave que le Front National.


Oui, les militants du FN, nous savons les combattre, il sont quelque peu bannis officiellement.


Il y a tou(te)s celles et ceux qui avancent masqués, sous couvert de préférence nationale, de laïcité ou de "fabriquons français". Nous reviendrons prochainement sur le thème de la préférence nationale en termes économiques. Mais nous voulons insister ici sur la question de la laïcité.  


Aujourd'hui, dans l'Union Départementale du Val de Marne, se mène une lutte compliquée contre un militant connu des territoriaux (tiens, comme Engelman, comme Pech le militant de SUD à Toulouse, y aurait-il quelque chose à creuser de ce côté ? - Aux camarades territoriaux de répondre...).


Vieux militant CGT, la CSD des territoriaux du Val de Marne vient de refuser qu'il les représente au Congrès de la Fédération des Services publics.


Car ce militant a été actif sur le site "Riposte laïque", même s'il a rompu avec lui récemment, et a vu ses articles reproduits sur des sites d'extrême-droite, ce qui veut dire au moins qu'il n'y avait pas de contradictions... Et il n'a pas changé de convictions.


La polémique est d'autant plus vive que la situation est délétère dans le Val de Marne depuis quelque temps, nous en avons déjà parlé, et que celles et ceux qui mènent l'offensive ne sont pas par ailleurs les plus radicaux.

 

Alors  parlons de laïcité et de ce site qui semaine après semaine se révèle une annexe nauséabonde des thèses les plus sordides de l'extrême-droite (c'est l'initiateur de l'apéro saucisson-pinard à la Goutte d'Or, c'est pour dire !).


Tiens, tiens, ce site est animé par un militant CGT de longue date, Pierre Cassen, syndiqué du livre CGT depuis 1974. Au nom de la "laïcité", il mène de fait combat contre l'islam, et de fait contre la fraction immigrée de la classe ouvrière. Il contribue à développer l'idéologie de la "préférence nationale", le nationalisme, le chauvinisme, la haine de l'étranger.


Il n'est pas possible de faire une virgule de concession à ce courant "Rouge-Brun" qui a déjà fait des dégâts dans le passé dans le mouvement militant. En ce sens, nous ne pouvons qu'approuver, sans aucune réserve, l'impossibilité de ce militant du Val de Marne de participer au congrès fédéral (ce qui ne dédouane nullement les manoeuvres réformistes, bien sûr).


Quand on voit d'autres militants syndicalistes et politiques prendre sa défense (par exemple un militant FSU et PG sur Agoravox), on se dit que le combat va être rude, et qu'il ne faut pas lâcher. Il ne s'agit pas d'une chasse aux sorcières (comme effectivement on en a connu dans la CGT contre des militants de classe...), mais bien d'une lutte frontale contre le nationalisme et ses dérives.  


Mais comment ces dérapages sont-ils possibles ?


Tout simplement parce que les laïcards ont perdu tout repère de classe. Il faut dire que l'évolution de la Confédération pousse dans ce sens. Au quarante huitième Congrès, la notion de Lutte des classes était totalement absente du document d'orientation. Au quarante neuvième Congrès, elle a été réintroduite de manière marginale (pour limiter les vagues face à l'opposition) mais dans le cadre du  « développement humain durable" d'une société fraternelle débarrassée de tout conflit de classe...  


Quand on se dit internationaliste, quand on se dit révolutionnaire, quand on prétend représenter la classe ouvrière et les prolétaires, on doit au contraire absolument séparer nettement les camps, s'ancrer sur un point de vue de classe.


D'un côté la classe ouvrière multinationale et la solidarité internationale, de l'autre la bourgeoisie, ses manoeuvres, son patriotisme d'entreprise et la défense du rang de son impérialisme dans la guerre économique mondiale.


C'est pour cela que nous défendons les sans papiers, non pas sur critères et au cas par cas, en fonction de la bonne santé de tel ou tel secteur économique, mais sans condition, pour l'unité et la libre circulation des prolétaires. C'est pour cela que nous revendiquons l'ouverture de la Fonction Publique à tous, sans condition de nationalité.


C'est pour cela que nous disons que dans la lutte pour l’emploi, nous refusons toute préférence nationale qui nous entraîne sur le terrain de la guerre économique de nos exploiteurs.


C'est pour cela que nous disons qu'en termes de laïcité, il y a des combats plus importants que l'islam,  comme par intégration sans condition des établissements privés dans l'école publique.


C'est pour cela que nous refusons toutes les discriminations qui ne provoquent que les divisions néfastes dans le mouvement ouvrier ! 


Il faut être sans concession contre le FN et tous les remugles nationalistes et xénophobes. Il faut mener le combat contre la préférence nationale, laïque ou pas, non pas en termes de société en général, mais en termes de classe, pour l'unité de combat des travailleurs de toutes nationalités, contre les exploiteurs de toutes les nationalités !


Le combat ne fait que commencer dans notre syndicat, il faut le mener jusqu'au bout, extirper toutes les racines de ce poison !

 

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 16:25

 

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article115834

 

http://www.atmf.org/spip.php?article1400

 

En Solidarité avec les Migrants de Lampedusa

APPEL A UN RASSEMBLEMENT JEUDI 7 AVRIL 2011 DE 17 HEURES A 19 HEURES
devant la représentation de la commission de l Union Européenne
288 Boulevard Saint Germain 75 007 Paris
Métro Assemblée nationale

Les associations citées ci dessous appellent à un rassemblement devant le bureau de l'Union Européenne pour dénoncer la politique de renvoi des migrants tunisiens, le discours sur  l'invasion migratoire, la chasse aux migrants  à la frontière franco-italienne et les pressions de l'Union Européenne à travers Berlusconi sur la Tunisie pour qu'elle joue le rôle du gendarme de l'Union Européenne.

 

Nous exigeons un moratoire immédiat sur les renvois des tunisiens en Tunisie 

 

Nous exigeons la garantie à l'accès au territoire européen aux personnes en quête de protection et  s'abstenir de toute mesure ou accord qui pourraient l'entraver,
               

Nous exigeons la mise en ouvre du dispositif permettant d'accorder la protection temporaire prévue par la directive du 20 juillet 2001 à toutes celles et ceux qui peuvent s'en prévaloir,

 

Nous exigeons l'accueil, dans le cadre de la réinstallation, des réfugiés  présents à la frontière tuniso libyenne qui le souhaitent,


 

Nous exigeons l'asile et la protection de toutes les personnes qui ne peuvent être rapatriées du fait de la situation dans leur pays d'origine.


Premiers signataires :

 

ATMF, FTCR, ASDHOM, GISTI, LDH, MRAP, Droit-devant, FASTI, AMF, Union Syndicale Solidaire, ATF, ATF(Paris), MIGREUROP, CEDETIM, La FASE, CIMADE NPA, Parti de Gauche

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 15:27

 

http://www.palestine-solidarite.org/communique.Gaza-Strophe.050411.htm

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6046

 

 

Communiqué de presse des réalisateurs du film « Gaza-Strophe, Palestine »

 

Un commando de la LDJ a attaqué le cinéma Saint Michel à Paris qui programme le film « Gaza-strophe », Palestine

Dimanche 3 avril à 17 heures 55, un commando d'une vingtaine de nervis d'extrême droite pro-Israël de la LDJ (Ligue de Défense Juive), s'est attaqué au Cinéma Espace Saint Michel à Paris qui projette en ce moment notre film documentaire "Gaza-strophe, Palestine". Grâce à l'intervention du projectionniste, leur opération a échoué, et les séances programmées ont pu se dérouler comme prévu.

 

Si les nervis de la LDJ auraient voulu "discuter" avec nous, eh bien c'est raté : nous étions à deux mille kilomètres de Paris, à Belgrade, où notre film a été présenté au cinquante huitième Festival de film documentaire et de court métrage, ce week end.

 

En fait, nous étions en train d'admirer le Danube avec un couple d'amis depuis la forteresse turque qui domine Belgrade, lorsque le responsable du cinéma St Michel nous a appelé pour nous raconter ce qui venait de se passer : équipés d'antivols, le commando (formé de jeunes gens très excités) a tenté d'enfermer le projectionniste et l'ouvreuse derrière la caisse du cinéma afin de pouvoir interrompre la séance. Mais le personnel du cinéma a courageusement résisté à l'agression et appelé la police. Visiblement surpris par cette résistance inattendue, les brutes ont rapidement pris la fuite, après avoir frappé le projectionniste, et promis de brûler le cinéma. Ils ont collé dans le hall les autocollants de la Ligue de Défense Juive, et jeté des tracts haineux. Une plainte a été déposée par le projectionniste, le directeur du cinéma envisage les suites judiciaires et dénonce l'agression contre son cinéma. Alertés dans la soirée, plusieurs sympathisants de la lutte pour les droits humains en Palestine ont accouru sur les lieux pour apporter leur soutien au personnel du cinéma. Ils se sont donné rendez-vous aux prochaines séances.

 

Après les pressions diverses des groupes intolérants pro-israël qui ont conduit à la déprogrammation du film à Versailles, et d'un débat à Ris Orangis, le 16 mars, les menaces et intimidations de leurs nervis racistes (dont le guide spirituel le rabbin Meir Kahane appelait à tuer les Arabes et à former le grand Israël sur toute la Palestine après en avoir expulsé tous les Palestiniens) ne nous empêcheront pas de continuer à animer sereinement les projections du film à Paris et ailleurs.

 

Les réalisateurs, Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk

 

 

 

 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 20:13

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110405/tts-cote-divoire-gbagbo-france-ca02f96_2.html

 

Paris confirme que Laurent Gbagbo ne s’est pas encore rendu (Reuters)

 

La reddition du président sortant ivoirien Laurent Gbagbo faisait toujours l'objet de négociations mardi soir, ont dit les autorités françaises.

 

"Il y a des tractations mais pas encore de reddition", a-t-on déclaré à l'Elysée.

 

Un document interne de l'Onu dont Reuters a vu une copie faisait état de la reddition du dirigeant, mais un porte-parole des Nations unies a déclaré par la suite que les tractations sur les conditions de son départ se poursuivaient.

 

Dans un entretien à LCI, enregistré à 19 heures 30, Laurent Gbagbo a déclaré qu'il ne reconnaissait pas la victoire d'Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre.

 

"L'armée a appelé à un cessez-le-feu et l'armée est actuellement en train de discuter des modalités avec les autres forces sur le terrain. Sur le plan politique, aucune discussion n'est engagée", a-t-il dit.

 

"Pour ramener la paix en Côte d'Ivoire, il faut que nous discutions tous les deux (avec Ouattara)", a-t-il ajouté.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a confirmé sur France 2 la poursuite des discussions "entre Gbagbo et ceux qui l'entourent encore et puis le représentant du secrétaire général des Nations unies, M. (Y.J.) Choi, et également l'ambassadeur de France", Jean-Marc Simon.

 

"On peut imaginer que Gbagbo a encore des prétentions. Ce que nous avons demandé, c'est que sa sécurité personnelle, son intégrité physique, soient garanties", a-t-il ajouté.

 

"J'espère que le plus rapidement possible, Gbagbo va accepter la réalité, c'est-à-dire qu'il est désormais isolé et qu'il doit reconnaître que le seul président légitime et légal de la Côte d'Ivoire, c'est Alassane Ouattara", a dit le chef de la diplomatie française.

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 20:01

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20110405/twl-libye-turquie-blesses-evacuations-0ef7422_1.html

 

Des blessés libyens évacués par un bateau turc (Associated Press)

 

Un bateau turc transportant plusieurs centaines de blessés libyens est arrivé mardi à Cesme en Turquie, a annoncé mardi le ministre de la Santé Recep Akdag.

 

Le ferry transformé en hôpital de fortune transportait trois cent vingt et un libyens blessés dans la ville de Misrata (ouest) assiégés par les forces pro-Kadhafi et à Benghazi (est), fief de l'insurrection. Les blessés devaient être répartis dans plusieurs hôpitaux de l'ouest de la Turquie.

 

Le ministre des Affaires éttangères Ahmet Davutoglu avait expliqué lundi que la Turquie était parvenue à obtenir un cessez-le-feu temporaire à Misrata permettant de secourir les blessés. Misrata, à deux cent kilomètres au sud-est de la capitale Tripoli, est quasiment coupée du monde depuis plusieurs semaines.

 

"La Turquie est le pays en pointe de l'aide humanitaire" aux blessés libyens, a souligné Recep Akdag. L'opération de secours a été financée par le gouvernement turc, avec la participation logistique du Croissant Rouge de Turquie et l'organisation caritative islamique IHH. Une frégate de la marine et douze appareils de l'armée de l'air turque ont assuré la protection du ferry.

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 19:40

 

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4487

 

Lampedusa : les barbelés de notre médiocrité

 

Annamaria Rivera

 

Traduit par Fausto Giudice

 

 Face à l’exode, tout à fait prévisible, de quelques milliers de migrants et de réfugiés, on ne pourrait imaginer de farce plus indigne que celle qui se joue dans le malheureux pays dans lequel il nous est échu de vivre, désormais padanisé* du Nord au Sud, à quelques exceptions près.

 

Et le contraste est strident entre la noblesse du printemps arabe et la misère des réponses italouillardes** à l’issue escomptée et secondaire de cet extraordinaire tournant historique : rien que chaos, déshumanisation, alarmisme social, compétition entre égoïsmes institutionnels, camps de concentration, barbelés, menaces de rapatriements collectifs, patrouilles “spontanées” et chasse aux fugitifs jusque dans les hospitalières Pouilles.

 

La jeune taupe a bien creusé : le mélange monstrueux de liguisme nazi, de cynisme individualiste de propriétaires, de provincialisme pingre et inconscient dessine aujourd’hui le portrait le plus fidèle de la nation italienne.
 

Nous sommes le pays qui est incapable – ou refuse – de contraindre à la démission son médiocre despote, camarade de goûter et de bunga-bunga***des tyrans renversés par les révoltes : un homme qui, après l’apocalypse japonaise, a eu le culot de qualifier l’arrivée de réfugiés de “tsunami humain”. Et il est donc cohérent que nous en exprimions au niveau institutionnel et social les attitudes, les tics, les sautes d’humeur indécentes.

 

À l’opposé - et ce n’est pas un hasard – l’héroïsme et la générosité collectifs qui ont guidé le soulèvement tunisien se sont reflétés dans la solidarité, l’altruisme, le naturel serein avec lesquels les populations très pauvres des villages frontaliers – et les autorités tunsiennes elles-mêmes – ont accueilli presque cent cinquante mille réfugiés arrivés de Libye : cela, dans un pays d’à peine dix millions et demi d’habitants, se trouvant dans une phase très difficile de transition politique, sociale et économique.

 

Chez nous – un pays de plus de soixante millions d’habitants – il a suffi de vingt mille arrivées pour entraîner le cycle pervers et crapuleux dont nous avons parlé, qui va de l’impéritie et du chaos à leur instrumentalisation alarmiste, du malaise et du rejet populaires aux renvois de balles entre institutions. Il faut ajouter que c’est seulement en apparence que la France est à peine moins dégoûtante, qui, à Vintimille, renvoie les Tunisiens vers l’Italie : pour retrouver leur honneur perdu - si l’on ose dire – Sarkozy et compagnie., eux aussi anciens camarades de goûter de Kadhafi et grands protecteurs de Ben Ali, préfèrent les bombardements “humanitaires” à l’accueil et à la solidarité.

 

Et pourtant il n’y a dans toute cette situation aucun lien objectif, mais plutôt des volontés perverses et des inaptitudes subjectives. Pour ne parler que du niveau institutionnel, il suffirait, pour garantir aux migrants un traitement digne d’un pays civilisé, de réaliser un plan d’accueil diffus, organisé en petits groupes, et surtout édicter un décret sur la protection temporaire, parfaitement possible selon les lois et règlements actuels. Cela permettrait entre autres aux migrants de transiter dans les pays européens et de rejoindre la France et l’Allemagne, c’est-à-dire leurs objectifs réels, contournant ainsi le “bouchon” de Vintimille. C’est ce que demande la myriade d’associations de défense des droits des migrants, à commencer par l’ARCI.

 

Le Parti démocratique évoque lui aussi la protection temporaire, mais de manière passablement plus ambiguë, car il ne résiste pas à la tentation de demander dans le même souffle un “accord avec la Tunisie pour gérer l’arrêt des arrivées et la programmation des rapatriements”. Peut-être les « démocrates » ignorent-ils qu’ainsi ils trahissent la volonté et l’esprit du printemps arabe, dont la déclaration récente du Forum économique et social tunisien est un exemple. Le Forum demande à son propre gouvernement l’exact contraire : de refuser “la demande des autorités italiennes concernant un rapatriement de masse obligatoire des émigrés” et ”l’interruption de l’application des accords sur les questions migratoires, passés avec l’ex-dictature”.

 

Mais les nôtres sont durs de la feuille. Ils n’ont pas encore compris que la liberté pour laquelle les jeunes Tunisiens et Égyptiens, peut-être aussi Libyens, ont lutté et luttent, c’est aussi la liberté de mouvement. Les jeunes révoltés qui ont expérimenté virtuellement le droit à la mobilité – avec les blogs, Facebook et autres réseaux sociaux – et qui donc se sentent déjà partie prenante d’une communauté globale sans frontières, n’acceptent plus (en admettant qu’ils l’aient jamais accepté) d’être confinés à l’intérieur des enceintes nationales. Par leurs révolutions ils ont déclarés faire partie d’au moins une région euro-méditerranéenne.

 

Certes les raisons qui les poussent à risquer leur vie en embarquant sur les habituelles charrettes de la mer sont aussi multiples que leurs biographies individuelles. Pour beaucoup de jeunes prolétaires tunisiens, la transition, avec l’effondrement du secteur touristique et de tout le secteur informel induit, signifie perte de travail et de revenu, impossibilité de continuer à faire vivre leur famille. Pour d’autres, cette transition, avec le relâchement de la surveillance policière, représente l’occasion de réaliser enfin un projet de migration qu’ils avaient dans le tiroir. Pour beaucoup d’entre eux, partir, aller voir ce qu’il y a sur l’autre rive, est simplement le corollaire de la liberté conquise par le soulèvement.

 

Penser qu’on peut contraindre de telles aspirations entre les barbelés de notre médiocrité fainéante et devenue méchante, de notre égoïsme incapable et provincial, est pure sottise car cela va dans la direction opposée à celle des désirs collectifs des autres et du mouvement historique.

 

Dès maintenant, des brèches et des voies de fuite s’ouvrent dans les clôtures de barbelés. Et à propos : pourquoi est-ce que nous, les vrais “hommes et femmes de bonne volonté”, ne nous armons pas de cisailles - des vraies, pas des symboliques - pour encourager le cours de l’histoire ?

 

 

 Notes du traducteur


*Padanisé : néologisme formé à partir du mot Padania, la chimérique république virtuelle de la région du Pô inventée par la Ligue du Nord. Une version post-moderne de l'esprit de clocher et du “maître chez soi”.

 

**Italouillardes : néologisme du traducteur, formé à partir de franchouillard et de trouillard, pour rendre l’italien italiche.

 

*** Bunga-bunga : Terme inspiré à Berlusconi par Kadhafi pour désigner ses orgies.

 

Message original en italien

 

http://www.liberazione.it/rubrica-file/I-fili-spinati-della-nostra-mediocrit----LIBERAZIONE-IT.htm

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 19:57

 

LE GRAND SOIR CONTRE ARTICLE ONZE

 

Il y avait récemment un message de violente polémique du site www.article11.info contre le site www.legrandsoir.info .


Dans un premier temps, le site www.legrandsoir.info décidait la publication du message du site www.article11.info et d’un message de mise au point. Dans un premier temps, je faisais comme les gestionnaires du site www.legrandsoir.info , je décidais la publication du message du site www.article11.info et d’un message personnel de mise au point.


Dans un deuxième temps, j’aboutis à la conclusion selon laquelle le message du site www.article11.info n’est pas diffusable. Il pose trop de problèmes médiatiques, politiques et juridiques. Il y a dans ce message trop de polémiques contre trop de militants et d’organisations de gauche et d’extrême gauche.


Vous trouverez donc ci-dessous premièrement le lien vers le message du site www.article11.info


 http://www.article11.info/spip/Le-Grand-soir-analyse-des-derives


 Vous trouverez deuxièmement le lien vers la première réponse du site www.legrandsoir.info aux gestionnaires du site www.article11.info


http://www.legrandsoir.info/Le-Grand-soir-analyse-des-derives-droitieres-d-un-site-alter.html


Vous trouverez enfin ci-dessous mon message de commentaires personnels.


Le message du site www.article11.info est un message de violente polémique contre le site www.legrandsoir.info . Ces deux sites sont à priori des sites de gauche et d’extrême gauche.


Je ne ferais pas de grand discours quant à la véritable identité des gestionnaires du site www.article11.info ni quant à l’identité des véritables rédacteurs du message. Le véritable nom des deux signataires officiels du message n’a d’ailleurs pas beaucoup d’importance. Ils faisaient comme beaucoup d’autres du copiage et du collage et leur message n’apporte vraiment pas beaucoup sinon pas du tout d’informations originales.


Le site www.article11.info pose et dénonce un véritable problème, c’est la publication d’un certain nombre de messages d’extrême droite par un certain nombre de sites d’extrême gauche.


Je ne pose généralement pas ce problème sous la forme d’un problème subjectif et intentionnel. Plus exactement, la véritable subjectivité et intentionnalité est exactement inverse.


La véritable extrême droite fait en permanence et par définition de la démagogie et du populisme. La dernière forme d’expression de cette démagogie et de ce populisme est la publication systématique d’un certain nombre de messages d’extrême gauche par  un certain nombre de sites d’extrême droite. Ce sont autant de tentatives d’amalgame entre l’extrême droite et l’extrême gauche et c’est une importante stratégie contre toute véritable discussion et action révolutionnaire anti impérialiste. Nous tombons tous forcément de temps en temps dans ce piège.


Le site www.article11.info dénonce donc ces tentatives d’amalgame mais son message, si on le considère comme un véritable message du site www.article11.info et si on ne le considère pas comme un faux, est en lui-même un message d’amalgame entre d’une part un certain nombre de véritables militants et organisations d’extrême gauche (PTB, PRCF) et d’autre part un certain nombre de véritable militants  d’extrême droite (Soral) et ce message d’amalgame est très nettement supérieur par rapport à toutes ses dénonciations.


Ce message est un problème supplémentaire, il ne va pas du tout dans le sens de la solution du problème.


Bernard Fischer 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 17:51

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110403/twl-libye-grece-bd5ae06_2.html

 

L’émissaire de Kadhafi en Grèce prône l’arrêt des combats (Reuters)

 

L'émissaire dépêché dimanche en Grèce par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a informé le Premier ministre George Papandréou que son pays souhaitait une solution et un arrêt des combats, indique une source gouvernementale grecque.

 

"Il semble que les autorités libyennes cherchent une solution", a dit le ministre grec des Affaires étrangères Dimitris Droutsas, après une rencontre avec le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelati Obeïdi.

 

Obeïdi s'était rendu en Grèce dimanche en étant porteur d'un message du dirigeant libyen dont la teneur n'avait pas été dévoilée.

 

Un responsable gouvernemental a précisé à Reuters qu'Obeïdi a exprimé le souhait de la Libye de voir les combats s'arrêter. Obeïdi a informé Papandréou qu'il va ensuite se rendre à Malte et en Turquie, a ajouté Droutsas.

 

La Grèce entretient depuis de nombreuses années de bonnes relations avec le régime libyen et le chef du gouvernement grec a eu une série d'entretiens téléphoniques avec des responsables à Tripoli mais également avec ses homologues britannique et turc et avec des dirigeants qataris au cours de deux derniers jours.

 

Le message délivré par le vice-ministre libyen des Affaires étrangères intervient alors que la situation humanitaire devient préoccupante à Misrata, où un navire-hôpital turc a réussi à évacuer deux cent cinquante blessés dimanche.

 

Le bâtiment a été dépêché dans la cité portuaire sur ordre du ministère turc des Affaires étrangères et a passé quatre jours au large à attendre d'avoir l'autorisation de mouiller dans le port pour procéder aux évacuations.

 

Le ferry Ankara, transformé en navire-hôpital, a pu accoster en bénéficiant de la protection aérienne de dix chasseurs F-16 de l'armée de l'Air turque et de l'appui de deux frégates de la Marine, a expliqué un diplomate turc.

 

Il a embarqué des blessés et cent membres de leurs familles avant d'appareiller en toute hâte alors qu'une foule importante se pressait sur les quais espérant quitter la Libye.

 

"C'est une situation très difficile... Nous avons dû appareiller très tôt", a dit Ali Akin, chef des affaires consulaires au ministère turc des Affaires étrangères.

 

"Il n'y a pas assez de places dans l'hôpital (de Misrata) donc ils soignent certains blessés et les renvoient ensuite chez eux. Cela fait que nous avons eu du mal à les récupérer", a-t-il ajouté.

 

Un comité hospitalier a informé les autorités turques que cent vingt blessés nécessitaient d'être évacués. La navire a également fait une escale à Benghazi pour évacuer d'autres victimes.

 

Il va maintenant faire route vers la Turquie où un hôpital de campagne a été installé.

 

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