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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 18:24
http://fr.news.yahoo.com/4/20100604/tts-france-justice-hortefeux-ca02f96.html

Brice Hortefeux condamné pour injure raciale (Reuters)

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a été condamné vendredi à sept cent cinquante euros d'amende et deux mille euros de dommages et intérêts pour injure raciale lors d'une conversation en 2009 avec un militant UMP d'origine maghrébine.

Le tribunal correctionnel de Paris a jugé que les propos n'avaient pas vocation à être entendus par d'autres personnes mais n'étaient pas confidentiels pour autant, et qu'ils stigmatisaient les arabes comme étant une source de problèmes.

Il a donc condamné le ministre à une contravention de quatrième classe pour "injure non publique envers un groupe de personnes en raison de leur origine", suivant les réquisitions du parquet qui estimaient que les propos n'étaient pas publics mais bien "outrageants" et "méprisants".

Le Parti socialiste a demandé la démission de Brice Hortefeux, qui a été défendu par le parti majoritaire.

Le ministre de l'Intérieur, absent à l'audience comme au délibéré, était cité à comparaître par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples).

"A lui maintenant d'en tirer les conséquences politiques. C'est une grande victoire contre le racisme et les expressions racistes", a déclaré l'avocat de l'association, Pierre Mairat.

L'avocat de Brice Hortefeux a annoncé qu'il ferait appel.

"C'est une décision juridiquement critiquable et M. Hortefeux décide de faire immédiatement appel", a dit Me Nicolas Bénoit.

Les faits se sont déroulés le 5 septembre 2009 sur le campus d'été des Jeunes UMP à Seignosse (Landes), alors qu'on présentait à Brice Hortefeux un jeune militant d'origine maghrébine et membre d'une délégation de l'Auvergne, qui précise cette dernière, n'est pas musulman et mange du cochon.

HORTEFEUX A DONNÉ DES EXPLICATIONS DIVERSES

A la fin de l'échange, aux côtés de Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, le ministre dit : "Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."

La séquence a été filmée par des caméras de Public Sénat, à l'insu du ministre selon la justice, et diffusée par le site internet du Monde.

La diffusion de ces propos avait provoqué un tollé, la gauche réclamant même la démission du ministre.

Brice Hortefeux avait donné des explications diverses, disant tantôt qu'il parlait du nombre de clichés pris avec lui dans la journée, tantôt qu'il parlait des habitants de l'Auvergne, dont il a fait sa cible électorale.

Le tribunal n'a pas jugé outrageant le terme "prototype", ne reprochant au ministre de l'Intérieur que la seconde partie de sa phrase.

"L'emploi du mot prototype (...) laisse entendre que tous les arabes de France seraient semblables" et assimile une origine géographique à une religion, a dit le président. Cette phrase est donc "de nature à flatter le préjugé" mais elle ne traduit pas du mépris envers une personne d'origine arabe, a-t-il considéré.

En revanche, la suite des propos, dont il est incontestable qu'ils concernent les personnes d'origine arabe selon le tribunal, constituent "un aphorisme incontestablement outrageant sinon méprisant".

Les arabes sont ici "présentées comme facteurs de problèmes du seul fait de leur origine", constate la justice.

Le Parti socialiste a immédiatement réclamé la démission du ministre de l'Intérieur au nom de l'exemplarité.

"Dans la République exemplaire de Nicolas Sarkozy, il ne devrait pas y avoir de place pour un ministre condamné pour injure raciale", a déclaré le porte-parole du PS Benoît Hamon lors d'un point de presse. "La dignité dans cette affaire, c'est d'abord de s'excuser et ensuite de partir", a-t-il ajouté.

En revanche, Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, l'a défendu sur France Info en parlant de "désagréable surprise".

"Je connais l'homme, il n'est absolument pas raciste", a-t-il dit en soulignant qu'il était présent lorsqu'ont été tenus les propos incriminés. "C'est vraiment choquant."






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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 19:59

 

L'association Onde Violette est invitée le lundi 7 juin 2010 devant l'Hôtel de ville de Paris à 18 heures 30 par le collectif "Je ne veux plus" présent tous les lundis devant les mairies de Paris et tous les premiers lundis du mois devant l'Hôtel de ville de Paris afin d'y ouvrir un espace de débat citoyen.

Afin d'avancer dans la convergence des luttes, le collectif a décidé d'inviter d'autres collectifs à ces assemblées populaires au moins les premiers lundis du mois dans un premier temps. L'onde violette est donc invité à cette première assemblée inter collectif avec "Le Mai", "l'appel et la pioche" et "l'appel des appels 75". Ça sera l'occasion de discuter de nos différentes actions, objectifs, fonctionnements, de voir ce que nous avons en commun, et peut-être d'envisager des actions communes ?

L'idée est d'avoir au moins quelques personnes (le plus possible évidemment!) de chaque collectif, chacun vient avec ses couleurs, son matos d'affichage, ses représentations.

L'idée aussi est d'utiliser l'espace que les JNVP utilisent tous les lundis: un espace de débat auquel les passants sont invités à participer.

Chaque lundi, des gens viennent discuter avec nous, laissent des messages sur nos affiches à cet usage, nous questionnent ou nous regardent de travers...  Bref, à plusieurs collectifs, nous attirerons plus l'attention et nous vous proposons donc de vous faire connaître dans ce petit espace 

Merci de me faire savoir ceux qui peuvent venir afin que je me débrouille pour que tous les collectifs soient représentés.

Par ailleurs, Nanni est en train de faire le compte-rendu de la réunion de coordination nationale. Elle est désolée de mettre du temps, elle a un maximum de trucs à faire (et c'est un euphémisme!!) elle vous demande donc encore un peu de patience



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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 19:43

 

Remerciements à nos soutiens

Appel à une manifestation à Paris le samedi 5 juin 2010 à 14 heures
Départ : 14, rue Baudelique 75018 Paris - métro Simplon, ligne 4
en direction du Ministère de l'immigration et de l'identité nationale,
carrefour rue du Bac et boulevard Raspail 75007 Paris

Les collectifs de sans-papiers du "Ministère de la régularisation de tous les sans-papiers" ont commencé le 1er mai, date symbolique entre toutes dans l'histoire du mouvement ouvrier, une longue marche devant les conduire de Paris à Nice. Ils iront à la rencontre des chefs d'Etat africains réunis au sommet France-Afrique pour attirer leur attention, par le slogan "Colonisés hier, exploités aujourd'hui, régularisés demain", sur le lien entre la situation post coloniale et leur surexploitation actuelle.

Grâce à votre soutien, aux manifestations et débats que vous avez organisés, cette marche est d'ores et déjà un succès. La diversité des organisations, associations, syndicats et soutiens individuels montre fortement que la situation faite aux sans-papiers rencontre un écho bienveillant dans la population.

La chaleur de l'accueil réservé par les habitants des villes et villages traversés contraste heureusement avec le débat nauséabond lancé par ce gouvernement sur l'identité nationale. Le plus grand nombre montre ainsi qu'il ne tombe pas dans le piège du racisme et de la xénophobie.

A l'heure où les gouvernements européens ont commencé à faire payer brutalement aux peuples la crise aiguë du capitalisme, la solidarité spontanée entre la population et les marcheurs montre clairement la convergence entre toutes celles et ceux que les puissances financières désignent comme victimes de leurs politiques.

La surexploitation des sans-papiers résume très bien la précarité dans laquelle les gouvernements essaient de faire tomber l'ensemble de la population, afin de maintenir par tous les moyens les profits des actionnaires. Les luttes des sans-papiers, des précaires, des chômeurs, des retraités participent du même combat mené par les salariés pour garantir leurs conditions de vie, ce qui inclut la défense de leurs rémunérations mais aussi, entre autres, le droit à un système de santé accessible à tous et le droit au logement.

Immigrés ou français, nous ne paierons pas leur crise !

C'est pourquoi nous vous appelons - organisations, associations, syndicats et soutiens individuels - à nous rejoindre le samedi 5 juin 2010 à 14 heures, pour une manifestation que nous souhaitons la plus large pour affirmer à la face de ce gouvernement, représentant des marchés financiers, que le combat des sans-papiers est celui de l'ensemble de la population.

Nous vous remercions, chèr-e-s camarades, de l'accueil et du soutien chaleureux que vous nous avez témoigné, contribuant ainsi à faire de cette longue marche un grand succès.

Régularisation globale de toutes et tous les sans-papiers !
   

 


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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 19:38

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5114

Sauvons le "Rachel Corrie" : grande manifestation jeudi à Paris

TOUS A LA MANIFESTATION JEUDI 3 JUIN A 18 H AU DEPART DU METRO GARE DU LUXEMBOURG SUR LE BOULEVARD SAINT-MICHEL (en face du jardin du Luxembourg).

La situation est grave : le bateau "Rachel Corrie" qui est parti d’Irlande et qui se dirige vers Gaza, est menacé d’une nouvelle attaque par Israël. Notre gouvernement a annoncé qu’il ne le soutenait pas, et ne prendrait aucune sanction contre israël, y compris en cas de nouvelle attaque.

Nous allons donc manifester demain, jeudi de manière spectaculaire à Paris, sur le Bd Saint Michel. Nous donnons RV à tous les Franciliens, à 18 H à la sortie du M° - RER Luxembourg (angle Bd St Michel et rue Gay Lussac) pour défiler sur le Boulevard Saint-Michel.

Ceci ne nous empêchera pas, bien entendu, de manifester également samedi de Bastille à Concorde à partir de 15H, mais les Palestiniens et les internationaux nous appellent à ne pas attendre jusque là, vu la situation.

Le Rachel-Corrie, navire de commerce qui porte le nom d’une Américaine tuée dans la bande de Gaza en 2003, a appareillé lundi de Malte avec quinze militants à son bord, dont l’Irlandaise Maired Corrigan-Maguire, lauréate du prix Nobel de la paix en 1976, et l’ancien diplomate irlandais aux Nations Unies, Denis Hallyday. Ce bateau transporte 1 200 tonnes de matériel médical, de chaises roulantes, de fournitures scolaires et de ciment.

Le premier ministre irlandais, Brian Cowen, a indiqué que le navire était propriété irlandaise et estimé qu’il devait être autorisé à terminer sa mission. "Le gouvernement a formellement demandé au gouvernement israélien de permettre au navire, de propriété irlandaise, d’être autorisé à terminer son trajet sans obstacle et à décharger sa cargaison à Gaza", a dit le chef du gouvernement devant les parlementaires.

La marine israélienne est prête à intercepter le navire, a assuré un officier : "Nous serons (...) prêts pour le Rachel-Corrie", a-t-il prévenu.

Ce qui est, souligne Jean Baumgarten, parfaitement illégal au regard de la Convention internationale des Nations Unies sur le Droit de la Mer, qui stipule :

Article 88 : "La haute mer est affectée à des fins pacifiques."

Article 89 : "Aucun État ne peut légitimement prétendre soumettre une partie quelconque de la haute mer à sa souveraineté."

TOUS A LA MANIFESTATION JEUDI 3 JUIN A 18 HEURES A PARIS AU DEPART DU METRO GARE DU LUXEMBOURG SUR LE BOULEVARD SAINT-MICHEL (en face du jardin du Luxembourg) ET PARTOUT AILLEURS EN FRANCE POUR EXIGER LA LEVEE IMMEDIATE DU SIEGE DE GAZA ET DES SANCTIONS CONTRE L’OCCUPANT ISRAELIENS.






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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 14:29

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/06/02/flottille-humanitaire-pour-gaza-comme-dans-une-guerre_1366543_3218.html#ens_id=1228030

"Comme dans une guerre"

LE MONDE | 02.06.10 | 14h33  •  Mis à jour le 02.06.10 | 15h31

Ce sera donc récit contre récit. Les autorités israéliennes ont disposé de vingt-quatre heures pour développer leur version de l'assaut meurtrier des commandos de marine contre la flottille internationale pour Gaza, lundi matin 31 mai. La parole est désormais aux militants arrêtés à bord des navires et qui, expulsés par Israël, ont commencé à regagner leurs pays respectifs mardi 1er juin.

Sur un point au moins, les déclarations de l'armée israélienne sont recoupées par celles des passagers : l'arraisonnement de la majorité des bateaux de la flottille s'est déroulé sans violences physiques excessives. L'assaut n'a tourné au drame que sur le Mavi-Marmara, navire turc qui transportait plusieurs centaines de passagers.

Renvoyée mardi à Istanbul, Nilüfer Cetin, qui était à bord avec son enfant de 1 an, Kaan, a été la première à pouvoir s'exprimer. Quand le Mavi-Marmara est passé outre les ordres israéliens de stopper, "ils ont lancé l'attaque. Ils ont utilisé des grenades lacrymogènes et du gaz, avant de descendre sur le pont du navire", a-t-elle raconté. "Le bateau a été transformé en lac de sang", a-t-elle assuré, évoquant des affrontements "très durs et violents".

La jeune femme a dit s'être réfugiée avec son enfant dans la salle de bains de sa cabine. Elle n'a pas donné de détails sur le déroulement des affrontements qui se sont achevés par la mort de neuf passagers, tués par balles.

"Nous nous sommes sentis comme dans une guerre", a témoigné mardi la députée allemande Annette Groth (Die Linke, gauche). "Les personnes à bord ne s'attendaient pas à autant de violence et de brutalité de la part du commando", a déclaré Inge Höger, une autre députée de Die Linke. "Les gens à bord n'ont pas recouru à la violence, ils n'auraient eu aucune chance contre les soldats israéliens", a ajouté l'ancien député Norman Paech.

Le capitaine turc d'un autre bateau, Huseyin Tokalak, a assuré pour sa part mardi soir que les commandos israéliens "ont commencé à tirer directement sur le Mavi-Marmara. Ils n'ont pas cherché à savoir si c'était l'avant ou l'arrière du bateau". D'autres témoignages sur ce point crucial et controversé de l'assaut, notamment ceux des blessés, étaient attendus mercredi 2 juin.

"C'était comme dans un film de guerre, avec des hélicoptères et des canots gonflables débarquant des commandos, on entendait des explosions, des tirs, des grenades assourdissantes", a raconté mardi, à Athènes, Aris Papadokostopoulos, un Grec qui se trouvait sur un autre navire. "On voyait bien ce qui se passait (sur le Mavi-Marmara), car le bateau était très éclairé et l'équipage se servait de projecteurs pour tenter de parer l'attaque. Mais on s'y attendait, et on a juste cru à une démonstration de force."

Sur les cinq autres navires arraisonnés, les commandos israéliens sont rapidement venus à bout de la résistance passive opposée par les passagers.

"Nous avions prévu de nous mettre les uns sur les autres pour les empêcher d'accéder à la salle des machines, et de protéger la cabine du capitaine de nos corps, sans armes", a raconté à Paris, mardi, Youcef Benderbal, porte-parole du Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP) dont sont membres la plupart des Français arrêtés lundi. Il s'est porté au-devant d'un soldat israélien en criant en anglais "nous sommes des pacifistes" avant d'être arrêté. Il a rapporté qu'un autre militant, Ahmed Oumimoun, aurait reçu "un coup violent sur la mâchoire" et aurait été "menacé d'un fusil sous la gorge".

"Nous avons fait rempart de nos corps sur le pont, de la résistance passive, a raconté mardi un autre Grec, Dimitrios Gelalis, qui se trouvait à bord d'une vedette grecque. Nous étions préparés mais ils ont vite pris le contrôle, en tirant avec des balles plastiques et des pistolets à électrochoc, et en touchant deux Grecs aux jambes. Ils étaient une vingtaine, nous ont dit de nous asseoir et nous ont ensuite maintenus pendant une dizaine d'heures assis, sous la menace d'armes. Nous pouvions aller aux toilettes, manger et boire mais toujours sous contrôle et la menace d'armes. Il y avait une très forte violence psychologique, ils nous filmaient aussi régulièrement." Ce récit du mode opératoire des commandos est corroboré par d'autres témoignages, notamment suédois, tout comme l'absence d'armes à bord.

Une fois placés sous le contrôle des soldats israéliens, les passagers ont tous été conduits vers le port israélien d'Ashdod, situé au nord de la bande de Gaza.

"A Ashdod, ils nous ont tout pris, appareils photo, ordinateurs, papiers, téléphones portables...", a raconté Dimitrios Gelalis. "A moi, ils ne m'ont laissé que mon argent, a-t-il ajouté, et je n'ai pu récupérer mes médicaments que peu avant mon départ et mon passeport qu'à ma descente de l'avion. Il y avait une violence physique et psychologique permanente, c'était une sorte de confusion organisée, ils essayaient de nous faire signer un papier disant qu'on était entrés illégalement. Nous avions été séparés, ils nous faisaient passer de bureau en bureau, sans rien dire, sans répondre à nos questions, j'ai subi plus de dix fouilles corporelles. On m'a laissé sans que je ne signe rien, je ne parle que grec et apparemment à ce moment-là ils n'avaient personne sous la main pour moi."

Rentré mardi à Göteborg, le député Vert suédois Mehmet Kaplan qui se trouvait sur un bateau suédois a assuré qu'une fois à terre, le président d'une association Les Juifs pour la paix israélo-palestinienne, Dror Feiler, "a été jeté à terre brutalement, avec une utilisation exagérée de la violence. Ils se sont assis sur lui et lui ont maintenu la tête à terre. Il a eu des égratignures au visage par deux soldats lourdement armés qui l'ont attaché et emmené".

"C'était de la piraterie, a résumé mardi l'écrivain suédois Henning Mankell. Israël a transformé ses marins en pirates. Et à partir du moment où ils nous ont emmenés vers Israël, nous avons aussi été kidnappés. C'est aussi simple que ça."

Service International (avec nos correspondants à Athènes, Berlin, Istanbul et Stockholm)





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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 14:12

 

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens dénonce l'attaque meurtrière de la flottille de la liberté pour Gaza, par l'armée israélienne dans les eaux internationales et appelle à manifester pour exiger

La levée du Blocus illégal de Gaza

La fin de l'impunité d'Israël jugement de tous les crimes de guerre

Des sanctions internationales suspension de l'Accord d'association avec l'Union Européenne -

Libération immédiate de tous les militants-es de la solidarité internationale, de toutes les nationalités détenus-es en Israël -

Acheminement de toute la cargaison humanitaire à Gaza sous contrôle international -

Retour de tous les bateaux.

Samedi 5 juin à 15 heures Place de la Bastille à Paris en direction de la Concorde

Sur la tribune à l'arrivée: les Français de la flottille de la liberté pour Gaza

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la Guerre (AAW-France) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC - France) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence  - Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR P-O) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - - Droit-Solidarité - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - - Gauche Unitaire (GU) - Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Les Verts - Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté - section française Women’s International League for Peace and Liberty (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femme Egalité - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Solidarité Palestine 18e – Une Autre Voix Juive (UAVJ) – Union de Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union syndicale Solidaires!






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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 18:14

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/06/01/pour-la-presse-israelienne-cette-operation-est-un-echec_1365836_3218.html#xtor=AL-32280184

Pour la presse israélienne, cette opération est "un échec"

LEMONDE.FR | 01.06.10 | 11h29  •  Mis à jour le 01.06.10 | 11h46

A qui la faute ?" s'interroge, mardi 1er juin, le journal Maariv. Au lendemain de l'abordage meurtrier d'un convoi maritime à destination de Gaza par l'arméee, le deuxième quotidien israélien note que "tout le monde blâme tout le monde" : les militaires, le ministère de la défense, les passagers de la flottille, les services de renseignement...

Mais au-delà de cette bataille des responsabilités, Israël a "déjà perdu la bataille des opinions publiques", poursuit le quotidien du soir, tandis que le Jerusalem Post remarque que l'armée s'ingénie à publier des documents accréditant sa version des faits, comme la vidéo diffusée lundi après-midi sur la chaîne de télévision Aroutz 2 où l'on voit notamment un soldat israélien jeté par-dessus bord.

"TROP TARD POUR POUVOIR CHANGER LA DONNE"

"Un désastre pour l'image d'Israël, encore un", renchérit Yediot Aharonot, qui se désole que sur les images de l'assaut diffusées sur toutes les télévisions du monde, "une seule voix demeure silencieuse", celle d'Israël, laissant le champ libre aux "activistes et porte-parole du Hamas qui ont continuellement condamné Israël".

"L'armée a attendu bien trop longtemps", avant de réagir officiellement, se lamente Gil Hoffman dans le Jerusalem Post, "trop tard pour pouvoir changer la donne", et Israël va passer "un moment pénible" après avoir failli dans "ce conflit qui se joue sur le champ de bataille de l'opinon publique internationale".

"Quelle que soit la façon dont on la considère, l'opération elle-même est un échec", estime l'éditorialiste Reuven Pedatzur dans Haaretz. Le quotidien de gauche liste des erreurs au niveau du droit international ("Comment peut-on mener une action militaire contre des vaisseaux civils dans les eaux internationales ?"), du renseignement ("Que les commandos aient été attaqués par surprise est tout simplement incompréhensible"), de la stratégie ("Pourquoi n'y a-t-il pas eu de tirs de grenades lacrymogènes avant d'envoyer les soldats sur le pont ?"), et de la sincérité des arguments ("Pourquoi des hommes décrits comme les mieux entraînés et les plus efficaces au monde auraient-ils peur d'une foule armée de couteaux et de bâtons ?").

"STUPIDITÉ INFINIE"

"C'est un jour de honte pour Israël, et de folie et de stupidité infinie, juge l'ancien député israélien Uri Avnery sur le site d'information palestinien Amin, un jour où le gouvernement israélien a pris grand soin de salir le nom de son pays dans le monde, ajoutant des preuves convaincantes d'agressivité et de brutalité à l'image déjà mauvaise d'Israël dans le monde, décourageant et éloignant le peu d'amis qui lui restaient."

"Nul ne peut prétendre avoir été surpris par [cette attaque], assure l'éditorialiste du site militant palestino-américain Electronic Intifada : depuis des jours, Israël menaçait ouvertement la flottille d'une attaque violente." L'unique raison de cette "obsession apparemment irrationnelle pour ces bateaux remplis de vivres" est que "les militants de la paix à bord étaient en train de déligitimer Israël", tente d'expliquer le webzine palestino-américain Palestine Chronicle. Une obsession sur laquelle s'interrogeait déjà Joharah Baker sur le webzine de Ramallah, Miftah, une semaine avant l'abordage : "De quoi ont-ils donc si peur ?"




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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 18:02

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/06/01/le-sort-incertain-d-une-dizaine-de-francais_1365894_3218.html#xtor=AL-32280184

Un des membres de la flottille parle d'une "agression" israélienne

LEMONDE.FR | 01.06.10 | 11h58  •  Mis à jour le 01.06.10 | 19h27

La France a confirmé, lundi 1er juin, que huit de ses ressortissants étaient actuellement retenus en Israël après l'attaque par un commando israélien de la flottille internationale qui faisait route vers Gaza. Devant les députés, le premier ministre, François Fillon, a exigé "la libération immédiate des ressortissants français qui étaient à bord des bateaux arraisonnés et qui sont encore en Israël".

A Nice, Nicolas Sarkozy, qui a condamné "à titre personnel (...) l'usage disproportionné de la force par les Israéliens", a précisé que les huit Français sont détenus "dans un centre de rétention" à Beer-Sheva, au centre du territoire israélien et qu'"une procédure est en cours pour qu'ils puissent quitter le pays". L'Elysée a précisé que ces personnes avaient "apparemment refusé l'expulsion" et étaient suivies par les services consulaires français.

Dans la matinée, Youssef B., un autre Français détenu en Israël, a été expulsé vers la France, ce qui a créé une incertitude sur le nombre exact de ressortissants français emprisonnés. Le Quai d'Orsay en avait évoqué sept, tandis que la radio RTL parlait de dix personnes et que le Comité national pour la flottille de la liberté (CNFL) en dénombrait huit. Cette incertitude tiendrait à la double nationalité de certains membres des associations, selon le CNFL, qui fait état de la présence de Franco-Algériens et de Franco-Turcs sans pouvoir préciser le nombre de personnes concernées.

"L'AGRESSION, CE N'EST PAS NOUS QUI L'AVONS CHERCHÉE"

Youssef B., qui a atterri à Paris dans la matinée de mardi après avoir passé près de 24 heures aux mains des autorités israéliennes, assure pour sa part n'avoir été en contact qu'avec sept autres Français : six membres du Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP, dont il est le responsable de la communication), et Thomas S., de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP). A plusieurs médias il a expliqué  qu'il y avait eu "des instructions précises : aucune provocation, quand bien même les Israéliens viendraient à bord". "L'agression, ce n'est pas nous qui l'avons cherchée, nous avons été agressés", a-t-il ajouté, reconnaissant toutefois que "dans d'autres bateaux, la résistance a été plus rude". "Ils prennent d'assaut le bateau, puis nous rassemblent dans la salle qui nous sert de dortoir, et là on n'a plus le droit de bouger, ils nous ont conduits directement à Ashdod."

Joint par LeMonde.fr, Youssef B. ne pouvait donner aucune précision sur l'état de santé et de détention des autres détenus. "Je n'ai appris qu'à Paris qu'il y avait eu des victimes à cause de l'assaut des militaires israéliens, et que certains des humanitaires avaient été conduits à la prison de Beer-Sheva. Avant de sortir de l'avion, et à partir du moment où j'ai été fait prisonnier sur le cargo, j'ai été absolument seul : on était cloisonnés et soigneusement séparés les uns des autres."

Il explique également que les prisonniers restant avaient délibérément choisi –  comme acte de résistance – d'être traduits devant les tribunaux israéliens. "Après être descendus du bateau, dans le port d'Ashdod, nous avons été interrogés un par un. On nous ont demandé notre état de santé, quelques renseignements personnels, et de choisir entre l'expulsion dans notre pays d'origine ou le passage devant la justice, avec des menaces de sanctions. Je me suis dit que je serai plus utile en France, en tant que conseiller de communication du CBSP, pour témoigner de ce qu'il s'était passé. J'ai donc refusé d'être jugé en Israël".

"ILS SONT PERSUADÉS DE N'AVOIR RIEN À SE REPROCHER"

Il poursuit : "Si beaucoup sont encore aujourd'hui prisonniers des Israéliens, c'est parce qu'ils sont persuadés, en tant qu'humanitaires pacifistes attaqués par des soldats armés et cagoulés, de n'avoir rien à se reprocher aux yeux de la justice. Ils ont donc choisi de passer devant le tribunal pour voir jusqu'où irait Israël, et ils continuent à protester avec les moyens qu'il leur reste."

Selon Marc Hecker, chargé de recherches à l'Institut français des relations internationales, trois associations françaises pro-palestiniennes étaient représentées dans la flotille : la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (Ccippp), le Comité de vigilance pour une paix réelle au Proche-Orient (CVPR) et le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), l'association de Youssef B. "Cette dernière a longtemps créé un certain trouble au sein des organisations pro-palestiniennes : contrairement à la plupart des grandes associations pro-palestiniennes qui se veulent laïques et qui sont souvent proches de l'extrême gauche, le CBSP se réclame d'une inspiration religieuse. De fait, le CBSP n'a été que tardivement intégré à la plate-forme des ONG françaises pour la Palestine".







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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 11:11

 

http://www.liberation.fr/monde/0101638646-la-grece-et-l-espagne-convoquent-les-ambassadeurs-israeliens

Sarkozy condamne «l'usage disproportionné de la force»

12h50. A lire: les versions contradictoires des militants de Free Gaza et du ministère des Affaires étrangères israélien.

12h40. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'est dit «choqué» lundi à Kampala par l'assaut de l'armée israélienne sur la flottille pro-palestinienne en route vers Gaza.

12h29. Nicolas Sarkozy condamne «l'usage disproportionné de la force» à propos de l'opération commando israélienne, exigeant «toute la lumière sur cette tragédie», selon un communiqué de l'Elysée.

«Le président de la République exprime sa profonde émotion devant les conséquences tragiques de l'opération militaire israélienne contre la "flottille de la paix" à destination de Gaza», indique le communiqué.

«Il condamne l'usage disproportionné de la force et adresse ses condoléances aux familles des victimes», est-il ajouté. «Toute la lumière doit être faite sur les circonstances de cette tragédie, qui souligne l'urgence d'une relance du processus de paix», souligne la présidence de la République.

12h20. Les ambassadeurs des 27 pays de l'Union européenne à Bruxelles tiennent une réunion extraordinaire ce lundi après-midi pour examiner les suites à donner à l'assaut israélien, annonce la Commission européenne.

12h10. Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou interrompt sa visite au Canada et rentre en Israël, annonce la radio israélienne.

11h55. Ci-dessous, une photo Reuters d'un commando israélien sur un des bateaux de la flottille pour Gaza.

11h39. L'assaut de la flottille pour Gaza par les commandos israéliens a fait 19 morts et 36 blessés parmi les passagers de la flottille, selon la télévision israélienne.

11h38. Le Crif «déplore profondément» l'opération militaire israélienne contre le convoi maritime destiné à Gaza, jugeant que «ce n'est pas une bonne nouvelle pour la paix», a déclaré lundi à l'AFP Haïm Musicant, directeur général du Conseil représentatif des institutions juives de France.

11h35. A voir ci-dessous, une vidéo SkyNews de l'assaut des commandos israéliens sur le Navi Marmara.

11h17. Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) appelle à des rassemblements dans plusieurs grande villes — à Paris à 18h30 au métro Franklin Roosevelt, à Marseille à 18 heures sur le Vieux-Port, à Montpellier à 18 heures. Place de la Comédie, et dans d'autres villes de France — afin de protester contre l'opération commando israélienne contre une flottille d'aide pro-palestinienne.

10h45. La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Navi Pillay se déclare «choquée» par l'assaut de l'armée israélienne.

10h32. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner se dit «profondément choqué» par l'assaut israélien sur la flottille pro-palestinienne en route vers Gaza, en estimant que «rien ne saurait justifier l'emploi d'une telle violence».
10h15. Ces images de la chaîne Al-Jazeera montrent les commandos israéliens prenant d'assaut le bateau Navi Marmara. L'envoyé spécial Jamal Elshayyal explique qu'au moins deux personnes ont été tuées.

10h08. Le mouvement islamiste palestinien Hamas appelle les Arabes et les musulmans à un «soulèvement» devant les ambassades d'Israël et à la grève dans les territoires palestiniens.

9h50. La Grèce et l'Espagne, qui exerce la présidence tournante de l'UE, ont convoqué l'ambassadeur d'Israël pour demander des explications après l'assaut de l'armée israélienne.

9h34. La Ligue arabe va tenir une réunion extraordinaire mardi pour décider des mesures à prendre après le raid meurtrier israélien contre la flottille internationale en route vers Gaza. Le secrétaire général de l'organisation panarabe Amr Moussa a estimé que l'abordage sanglant de la «Flottille de la liberté» constituait «un nouveau message, un message très fort, d'Israël signifiant qu'il ne veut pas la paix».

9h30. L'Autorité palestinienne réclame la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après le raid meurtrier israélien contre la flottille internationale en route vers Gaza, selon le négociateur palestinien Saëb Erakat.

9h10. Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a «regretté» la mort de militants pro-Palestiniens lors de l'abordage de leur flottille en route pour Gaza par des commandos israéliens tout en évoquant des «provocations» de la part «ceux qui se disent les amis des Palestiniens». Il a critiqué «ceux qui se disent les amis des Palestiniens», dénonçant de leur part «des provocations qui en réalité ont comme conséquence de durcir» les relations entre Israéliens et Palestiniens «à un moment où chacun veut la paix».




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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 19:59

 

http://www.offensivesocialiste.wordpress.com/2010/05/29/actualite-de-la-commune-139-ans-apres-la-semaine-sanglante

Actualité de la Commune, 139 ans après la “Semaine sanglante”

« Sauf des mouchards et des gendarmes / On ne voit plus par les chemins / Que des vieillards tristes en larmes / Des veuves et des orphelins / Paris suinte la misère / Les heureux même sont tremblants / La mode est au conseil de guerre / Et les pavés sont tout sanglants ». La première strophe de la chanson de Jean-Baptiste Clément, La Semaine sanglante, évoque bien l’ambiance mortifère qui régnait à Paris, le 28 mai 1871, il y a 139 ans. Le 21, l’armée versaillaise était entrée par surprise à Paris par la porte de Saint-Cloud. La soldatesque de Thiers  progressa rapidement dans les quartiers aisés de l’Ouest parisien et s’emparèrent même, le 23 mai, de Montmartre, la citadelle inexpugnable -pensait-on- de l’insurrection parisienne. Le mercredi 25, c’est une résistance désespérée qui commence dans les quartiers populaires où les communards s’étaient retirés pour défendre les leurs.

Dès le 22, Delescluze, le délégué de la Commune à la guerre, avait lancé un appel pathétique : « Assez de militarisme, plus d’états-majors galonnés et dorés sur toutes les coutures. Place au peuple, aux combattants aux bras nus ! L’heure de la guerre révolutionnaire a sonné » ! Après une résistance héroïque, le front cède à la Bastille et le Faubourg Saint-Antoine tombe le 26. Le lendemain, tout s’achève aux canons et au corps à corps et l’on se bat entre les tombes au Père Lachaise. Le 28 mai, la « Semaine sanglante » faisait retentir ses dernières salves sous le Mur des Fédérés, entre l’actuelle rue Timbaud et les rues du Faubourg du Temple, de Belleville et d’Oberkampf, où les derniers combattants furent exterminés. Mac-Mahon, le général qui avait piteusement capitulé à Sedan, pouvait enfin pavoiser et proclamer « Paris est délivré. L’ordre, le travail et la sécurité vont renaître »…

La violence des possédants fut à la hauteur de l’audace de l’insurrection parisienne : 20 000 combattants, peut-être davantage, furent massacrés de sang froid et rejoignirent dans la tombe les 3 à 4 000 communards qui étaient tombés pendant la reprise de Paris par les Versaillais. Dès la chute de Montmartre, on commença à tuer systématiquement. Tout homme trouvé avec une arme, de la poudre sur les mains, qui a l’air intelligent, ou pire, qui est étranger, sont abattus sans jugement. Puis on mit en place « des abattoirs » où on fusillait à la chaîne, parfois même à la mitrailleuse. C’est ainsi qu’est rétabli le prétendu « ordre » des classes possédantes : par le massacre et la barbarie, en laissant des travailleurs fanatisés par la presse aux ordres liquider leurs frères de classe. Combien de militants d’exception tels que l’internationaliste Varlin, reconnu, insulté et finalement assassiné rue des rosiers, tombèrent lors de cette curée ? Combien d’être irremplaçables et d’existences prometteuses furent ainsi fauchés par la réaction ? Combien allait manquer à l’appel quand il sera enfin possible de reconstruire le mouvement ouvrier français après l’amnistie ?

139 ans après son écrasement, la Commune reste bien vivante. Elle constitue un pas décisif de l’humanité dans le sens de sa propre émancipation. De sa libération de l’exploitation économique, sans laquelle toutes les autres formes d’aliénation sont également condamnées. Dans une période où la finance de marché s’en prend directement aux peuples et impose aux Etats de mettre en oeuvre la politique servant au mieux ses intérêts, dans un temps où l’union sacrée des actionnaires, des banquiers et des investisseurs du monde entier détruisent les bribes de démocratie et la notion même de souveraineté populaire que nos ancêtres avaient conquises aux dépends des conservateurs de tout poil, comment ne pas faire le parallèle avec la situation de la capitale martyre qu’était Paris au début de l’année 1871 ?

 

Car, à l’instar des peuples agressés conjointement par les plans d’austérité de leur gouvernement et par les spéculateurs internationaux, Paris était littéralement prise entre deux feux dans ces mois tragiques. Le peuple parisien a su se soulever face à la rapacité des hobereaux prussiens et de leur caste militaire rétrograde qui lui avait imposé un siège harassant, mais surtout face à couardise d’un gouvernement de « défense nationale » qui, par crainte de la subversion, organisait la défaite et négociait secrètement avec Bismarck dans son dos. Malgré la rigueur du siège et la famine qui le tiraillait, malgré la misère noire qui l’assaillait, il a osé dire non. Malgré l’échec des tentatives de sortie sabotées par des généraux qui craignaient bien moins l’armée prussienne que lui, il a su redresser fièrement la tête pour clamer son refus de « l’ordre des choses », c’est-à-dire la perpétuation éternelle des privilèges d’une infime minorité. Le peuple travailleur se soulevait enfin contre l’oisif. Comme l’a fait Jules Vallès au début de L’Insurgé, nous ne pouvons que rendre un hommage admiratif « à tous ceux qui prirent les armes contre un monde mal fait et qui formèrent sous le drapeau de la Commune, la grande fédération des douleurs ».

Le 18 mars 1871, en refusant son propre désarmement sur les pentes de Montmartre et en refusant du même coup à Thiers et consorts de s’asseoir dans le trône laissé vacant par la défaite de Napoléon III à Sedan, le peuple parisien s’est lancé dans une aventure enthousiasmante. Sans le savoir, en construisant une république généreuse, démocratique et sociale qui prenait le contre-pied du bonapartisme, il édifiait à tâtons un Etat d’un type nouveau qui, pour la première fois de l’Histoire, n’était pas dirigé pour et par des possédants alors en fuite, mais pour et par les travailleurs. L’Etat moderne, création de la monarchie adaptée ensuite par la bourgeoisie à ses propres intérêts historiques, laissait place à la première ébauche d’Etat ouvrier. Les membres de la Commune, où se côtoyaient petits patrons, artisans, ouvriers, fonctionnaires, intellectuels et artistes, représentaient admirablement la richesse de ce
peuple laborieux de la capitale martyre. Dans son activité incessante, poussée en avant qu’elle était par un peuple mobilisé qui comptait bien s’approprier la souveraineté populaire pour qu’elle ne soit plus un vain mot, la Commune a abattu un travail gigantesque. Dès sa naissance, elle a aboli la conscription remplacée par le peuple en arme, elle décrète des moratoires sur les loyers et les dettes. Par la suite, elle a imposé l’interdiction du travail de nuit dans certaines professions. Elle s’est également lancée dans l’organisation d’une véritable assistance sociale, en réformant le Mont de Piété, et dans l’édification d’un système de crédit permettant aux travailleurs de s’associer dans des coopératives. Sur le plan politique, elle a fait des élus des mandataires responsables et révocables et leur a imposé, tout comme aux fonctionnaires, un salaire moyen d’ouvrier. Selon Marx, la Commune a inventé « le
gouvernement à bon marché, en abolissant les deux grandes sources de dépenses, l’armée permanente et le fonctionnarisme.

Grâce à Edouard Vaillant, qui sera plus tard cofondateur de la SFIO en 1905 avec Guesde et Jaurès, elle a mis en place un enseignement général pour tous. Pour le délégué de la Commune à l’enseignement, « il importe que la Révolution communale affirme son caractère socialiste par une réforme de l’enseignement assurant à chacun la véritable base de l’égalité sociale, l’instruction intégrale à laquelle chacun a droit ». Pour ce faire, il fallait que la république soit maîtresse chez elle, ce qui fut fait. Dès le 2 avril, la Commune avait séparé l’Etat de l’Eglise, cette « infâme » qui trompait le peuple en ne lui promettant la félicité que dans l’au-delà, après une vie de souffrance vouée à la valorisation du capital… La Commune a enfin amélioré le sort des femmes plus que ne le firent des dizaines de prudentes réformes « progressistes » au XXe siècle. Les femmes participent avec passion aux discussions dans les clubs, sont nombreuses à rejoindre la Société pour l’éducation nouvelle et obtiennent la création de nombreuses écoles féminines. En outre, il est décidé que les institutrices gagneront désormais la même rémunération que leurs collègues masculins. Tous les féministes -hommes ou femmes- d’aujourd’hui sont les descendants du Comité de vigilance des femmes de Montmartre et de sa célèbre animatrice, Louise Michel. Elle qui voulait « que tous aient l’instruction et l’état, que les champs ne soient plus engraissés de sang ni la boue des trottoirs pleine de prostituée », elle a réussi à imposer par sa force de conviction l’idée que la condition de la femme ne pourra être améliorée radicalement qu’en liant cette cause au combat pour la laïcité et pour l’éducation. Quelle modernité dans le propos de la « Vierge rouge »,   Politiques, démocratiques, sociaux, économiques et culturels ; que de changement en à peine deux mois ! Car la réaction militariste et cléricale n’accorda à la Commune guère plus de 50 jours pour réaliser son oeuvre…

Malgré sa tragique brièveté, que reste-t-il aujourd’hui de cette œuvre à peine ébauchée  ? Que peut encore nous apprendre la Commune en 2010 ? L’expérience de la Commune nous permet tout d’abord de comprendre que la lutte pour un monde débarrassé de l’exploitation capitaliste, matrice de toutes les autres formes d’aliénation, est un combat âpre, sans répit, fait de flux et de reflux. Comment pouvait-on imaginer, à la fin de l’année 1870, qu’un peuple affamé, dans une France désemparée et encore fortement marquée par les séquelles de l’Empire, allait ainsi se lancer « à l’assaut du ciel » ? Marx lui-même dit sa surprise à Kugelmann, dans une lettre du 12 avril 1871, lorsqu’il rend hommage à ses « camarades parisiens » de la sorte : « affamés et ruinés pendant six mois, […] ils se soulevèrent sous les baïonnettes prussiennes comme s’il n’y avait jamais eu de guerre entre la France et l’Allemagne, comme si l’étranger n’était pas aux portes de Paris ! L’histoire ne connaît pas encore d’exemple d’une pareille grandeur ! ». Malgré la suffisance des classes dominantes, la violence de l’Etat policier de Sarkozy, il faut bien garder à l’esprit qu’un 18 mars est toujours possible. Notre camp, s’il est attaqué comme le furent les Parisiens par Thiers, est encore capable aujourd’hui de se soulever et d’avancer vers le socialisme. Il est parfois de bon ton, à gauche comme à « l’extrême gauche », de maugréer ce peuple précarisé et aliéné qui n’a plus de conscience de classe. Cette résignation, qui cache souvent un mépris latent pour le peuple, n’est pas de mise, car cet état d’esprit purement défensif, voire clairement défaitiste, oublie de prendre en compte les fluctuations rapides dont est capable cette fameuse « conscience de classe » en cas de mouvement d’ensemble de notre camp. La Commune, les grèves de 1936 et, plus prêt de nous, le mouvement de Mai 68 nous montrent à quel point le salariat se politise et se radicalise en quelques jours quand il relève enfin la tête.

La Commune nous apprend également que la démocratie n’est ni un gadget qu’il faut cyniquement brandir, ni une fin en soi éthérée que nous atteindrons en même temps que l’horizon du socialisme. C’est avant tout un moyen de gouvernement efficace et résolu. La Commune s’appuyait bon gré, mal gré sur le peuple en arme exerçant sa souveraineté en acte, et pas seulement en parole. Nous aussi, à l’avenir, nous aurons à nous appuyer sur le mouvement social et, plus généralement, sur une société mobilisée. Il nous incombera de ne pas glacer la situation, de ne pas suivre l’exemple des révolutionnaires de 1793 et des délégués de la Commune de 1871 qui, en raison de leur division et de leurs hésitations, avaient fini par lasser une partie du peuple, cette fraction hésitante qui fit précisément défaut le jour où il fallait sauver le pouvoir populaire… La gauche ne peut se satisfaire de l’existant. Tout comme la Commune a détruit de fond en comble l’Etat impérial et autoritaire, nous aurons pour tâche, une fois revenus au pouvoir, d’en finir avec la Vème république bonapartiste, monarchiste et antidémocratique. Contrairement à ce qui s’est passé en 1981 ou  en 1997, fidèles aux enseignements de Marx sur la Commune, nous ne devrons pas tomber dans le piège qui consiste à « se contenter de prendre la machine de l’Etat toute prête et de la faire fonctionner » comme par le passé. « L’état de grâce » qui suivra immanquablement une victoire de l’Union de toute la gauche sera le moment idéal pour détruire la république autoritaire issue du coup d’Etat gaulliste des années 1958-1962.

Enfin, la Commune est un remède préventif efficace contre toute dérive sectaire ou gauchiste. Cette expérience immense nous montre à quel point la transformation sociale chimiquement pure, réalisée par le parti révolutionnaire blanc comme neige, doté de principes intangibles, est une chimère pour beaux parleurs. En réalité, la Commune a été dominée par des petits patrons, des journalistes et des intellectuels -bref par des petits-bourgeois !- qui se chamaillaient quotidiennement entre les proudhoniens, les blanquistes, les jacobins, les internationalistes et autres radicaux… Dans ces circonstances, quid du parti centralisé et discipliné ? Et quid de la classe ouvrière idéale, forcément internationaliste ? En réalité, ce qui unifiait les membres de la Commune, c’était le patriotisme, n’en déplaise aux antipatriotes de salon ! La Commune n’a pas jeté la Nation avec l’eau verdâtre du nationalisme et du militarisme. Elle se voulait bien au contraire un organe de défense patriotique et brandissait non pas un, mais deux drapeaux : dans une main, le drapeau rouge du peuple en lutte et de la solidarité internationale, et dans l’autre, le drapeau bleu-blanc-rouge de la Révolution française et de la patrie en danger. Nous ne devons pas laisser ce drapeau aux Versaillais d’aujourd’hui. Leurs ancêtres avaient trahi les intérêts de la Nation, eux qui se décidèrent à négocier avec Bismarck dès les premières défaites, alors que la guerre était loin d’être finie et que l’énergie populaire aurait pu retourner la situation, comme ce fut le cas en 1792-1793 et comme l’espérait un certain Gambetta. Les Thiers et les Jules (Favre, Simon et Ferry) furent défaitistes à dessein, car il s’agissait pour eux de sauver les intérêts historiques des classes qu’ils représentaient. La Commune a puisé une partie de son énergie révolutionnaire dans ce renouveau d’un patriotisme socialisant qui vouait aux mêmes gémonies les galonnés et les richards de ce côté-ci et de l’autre du Rhin. Aujourd’hui, à l’heure où les gangsters de la finance de marché s’en prennent avec une violence sans précédent aux peuples et où les gouvernants à leur solde ne font même pas mine de s’opposer aux agences de notations et aux fonds d’investissement, l’expérience de la Commune est riche d’enseignements. Ceux qui veulent vraiment changer le monde doivent prendre conscience de la force révolutionnaire que contient l’idée même de Nation.

 

C’est en se constituant en nation souveraine, en excluant les réfractaires à ce nouvel ordre et en conviant à l’inverse les démocrates étrangers à la rejoindre que la France révolutionnaire a fait trembler les aristocraties et les têtes couronnées de l’Europe entière. La Commune a fait de même, elle qui avait à sa tête des Polonais, des Italiens… et qui avait nommé Garibaldi, le héros de l’indépendance nationale italienne, à sa tête ! Nous aussi, en 2010, nous devons être à la fois les meilleurs défenseurs de la Nation agressée par le capital national et international et les partisans les plus convaincus de l’entraide internationale des peuples, en Europe et dans le Monde, contre ces nouveaux Versaillais qui veulent détruire les acquis démocratiques et sociaux que les luttes de nos ancêtres ont permis d’arracher aux leurs. Incontestablement, malgré ses erreurs, ses illusions et ses manquements parfois grave, la Commune nous montre la voie à suivre vers la République sociale, cette république que le peuple insurgé de Paris avait tentée de bâtir du soulèvement de Montmartre aux derniers coups de feu qui résonnèrent près du Mur des Fédérés, lors de ces 60 jours qui ébranlèrent le monde !

On ne peut finir cet exposé sans citer La Guerre civile en France de Karl Marx. Il y affirmait : « le Paris ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle. Le souvenir de ses martyrs est conservé pieusement dans le grand cœur de la classe ouvrière. Ses exterminateurs, l’histoire les a déjà cloués à un pilori éternel, et toutes les prières de leurs prêtres n’arriveront pas à les en libérer »,





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