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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 18:49

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110121/tts-po-gaza-france-ca02f96.html

Michèle Alliot-Marie prise à partie par des Palestiniens à Gaza (Reuters)

La ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a été vivement prise à partie par une foule de Palestiniens en colère, vendredi, lors d'une visite dans la bande de Gaza.

Selon des témoins, plusieurs dizaines de Palestiniens ont bloqué le véhicule dans lequel elle circulait et tapé du poing sur le capot en criant "Hors de Gaza!", à son arrivée dans le territoire sous contrôle du Hamas.

Des oeufs et des chaussures se sont abattus sur le pare-brise de la voiture, alors que la ministre y reprenait place après avoir visité un hôpital. Les forces de sécurité du Hamas ont dû intervenir pour permettre au véhicule de repartir.

Les manifestants étaient des proches de Palestiniens détenus en Israël indignés par les propos attribués à Michèle Alliot-Marie lors d'une rencontre avec les parents du militaire franco-israélien Gilad Shalit, détenu depuis l'été 2006 par des activistes, ont précisé des Gazaouis.

Selon la presse locale, la ministre française a parlé de "crime de guerre" pour qualifier la détention du soldat Shalit, mais n'a pas évoqué le sort des prisonniers palestiniens. Le Hamas réclame la libération de centaines d'entre eux en échange de celle de Shalit.

"Nous rejetons cette déclaration et nous exhortons la France à revoir sa position qui ne sert pas le rôle qu'elle joue dans la région", a déclaré Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas.

L'Allemagne travaille depuis des mois à la libération de Shalit.

Il s'agit du premier voyage de Michèle Alliot-Marie dans la région depuis sa nomination à la tête de la diplomatie française, lors du remaniement ministériel intervenu à la mi-novembre.





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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 20:49

 

http://www.liberation.fr/politiques/01092314225-pourquoi-a-t-on-annule-la-conference-de-hessel

Pourquoi a-t-on annulé la conférence de Hessel?

Par un groupe de professeurs de l Ecole normale supérieure

Le 8 janvier, le site Mediapart annonçait une conférence-débat de Stéphane Hessel, aujourd’hui, à l’ENS, autour de l’appel remis au ministre de la Justice, Michel Mercier, défendant la légalité du boycott des produits israéliens. Le 13 janvier, Richard Prasquier, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) saluait la décision de Monique Canto-Sperber, directrice de l’ENS, d’annuler la conférence (texte mis en ligne sur crif.org). A l’appel d’un collectif de normaliens, un rassemblement «contre la censure et pour la défense de la liberté d’expression» est prévu mardi 18 janvier à 18 h 30, place du Panthéon.

Nous apprenons avec stupeur et indignation par un communiqué du Conseil représentatif des institutions juives de France que la rencontre prévue le 18 janvier à l’Ecole normale supérieure avec Stéphane Hessel a été annulée à la demande du Crif. Un homme qui a dédié toute sa vie au combat pour la liberté se voit ainsi interdit de parole pour avoir rappelé les droits du peuple palestinien.

Cette intervention n’est pas un fait isolé. Il y a longtemps déjà que le Crif et des personnalités qui lui sont liées exercent la calomnie et l’intimidation à l’égard des militants, artistes ou universitaires juifs et israéliens coupables de s’opposer aux violations du droit international perpétrées par l’Etat israélien. Ils ont notamment réussi à faire partir de France un cinéaste israélien dont les films ne leur plaisaient pas. Aujourd’hui cette institution affirme sans ambages son droit de décider qui a, en France, le droit ou non de parler d’Israël et de la Palestine. Elle n’a pas sans intention choisi de le faire en un lieu symboliquement associé à l’idée de la libre recherche. Si la directrice de l’Ecole normale supérieure a accepté son diktat, elle a déshonoré sa fonction. Il en va de même pour la ministre de l’Enseignement supérieur s’il est avéré qu’elle est personnellement intervenue pour faire annuler la rencontre prévue.

Ces faits sont inadmissibles. Le droit de critiquer les actes du gouvernement israélien comme de tout autre gouvernement doit être respecté sur notre territoire. Aucune institution n’a le droit de nous prescrire, en fonction des intérêts particuliers qu’elle représente, ce que nous devons dire, écrire, voir et entendre.

Signataires : Alain Badiou (ENS 1956, professeur émérite à l’Ecole normale supérieure), Etienne Balibar (ENS 1960, professeur émérite à l’université de Paris-ouest), Ivar Ekeland (ENS 1963, professeur à l’University of British Columbia, Vancouver), Jean-Marc Lévy-Leblond (ENS 1958, professeur émérite à l’université de Nice), Marie-José Mondzain (ENS 1962, directrice de recherches au CNRS), Jacques Rancière (ENS 1960, professeur émérite à l’université Paris-VIII) et Emmanuel Terray (ENS 1956, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales).





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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 20:43

 

http://www.elwatan.com/regions/ouest/oran/le-reseau-euro-mediterraneen-se-reunit-17-01-2011-107482_135.php

Syndicats autonomes : le réseau euro-méditerranéen se réunit

Les représentants du réseau des syndicats autonomes euro méditerranéens, réunis samedi au siège de la SNAPAP à Oran, ont décidé d’envoyer une délégation en Tunisie pour «apporter leur soutien dans le dur processus de construction de la démocratie que le peuple tunisien a entamé et de poursuivre leur travail de mobilisation dans les pays du réseau».

Celui-ci, qui se compose des  SNAPAP, CLA, Coordination nationale des sections CNES (Algérie), Organisation démocratique du travail (Maroc), CGT (Espagne), Union Syndicale Solidaire (France), rappelle, dans un communiqué rédigé à l’issue de cette cinquième rencontre ordinaire, que, «depuis le procès inique des manifestants du bassin minier de Gafsa (Tunisie) le réseau n’a cessé de dénoncer les exactions de la dictature du non regretté Ben Ali». Dans ce même document, les représentants du réseau exigent dans l’immédiat le respect des droits constitutionnels et des libertés en Algérie et dénoncent les manœuvres et le harcèlement que subissent les syndicats autonomes comme ils exigent l’arrêt des licenciements massifs partout en Europe et dans le Maghreb.

A titre d’exemple, le communiqué rapporte qu’au «Maroc, les licenciements se multiplient comme dans les multinationales Mornatex et Cloman. Dans ce pays, ajoute le document, des réformes préparent de graves régressions sociales dans la Fonction publique et vont augmenter le cortège des chômeurs dont les jeunes sont les premières victimes». Cette situation est évidemment celle de l’Europe où les pouvoirs multiplient les plans d’austérité et la casse des services publics en appauvrissant toujours plus les populations. Les représentants de ce réseau estiment par ailleurs que la nécessité d’une réaction coordonnée de toutes les forces combatives des deux côtés de la Méditerranée est, plus que jamais, visible.         




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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 21:10

 

http://www.promcomm.wordpress.com/2011/01/18/algerie-un-bien-curieux-parti-des-travailleurs

Algérie : Un bien curieux Parti des travailleurs

Le site du Parti Ouvrier Indépendant publie un communiqué du Parti des Travailleurs d'Algérie sur les émeutes des jeunes. Ce communiqué ne dit pas un mot des jeunes tués par les forces de répression, et n’appelle pas à la fin de la répression et des arrestations. Il appelle le gouvernement algérien à prendre des mesures contre la crise – mesures justes – mais n’appelle en rien la population et les travailleurs à la solidarité active avec les jeunes, c’est-à-dire à descendre dans la rue.

Aucun appel à l’UGTA pour organiser le combat avec la jeunesse. Pas une seule fois le nom de Bouteflika n’est cité. Pas une seule fois, le communiqué ne fait référence aux manifestations qui ont lieu en Tunisie et qui participent d’un même mouvement des masses de la région contre l’exploitation. Ce communiqué s’accompagne de déclarations de Louisa Hanoune reprises dans la presse algérienne.

Dans le journal Horizons du 8 janvier 2011, la dirigeante du PT déclare que « l’Algérie n’est pas à feu et à sang » », qu’il ne s’agit « pas d’un soulèvement de toute la jeunesse » et que « le gouvernement n’a en aucun moment fait la sourde oreille aux préoccupations citoyennes ». Sur le site d’El Hannabi, Louisa Hanoune déclare que « huit cent mille logements sociaux ont été distribués » et « qu’il y a un début de réponse aux problèmes mais cela ne répond pas aux attentes ». Elle ajoute : « il faut être malhonnête pour nier tous les efforts de développement du gouvernement ces dernières années ».

Toujours dans Horizons, Louisa Hanoune affirme qu’il n’y a aucun rapport entre les émeutes de Tunisie et d’Algérie. Selon la dirigeante du PT algérien, la politique du gouvernement algérien n’est pas une politique d’austérité. Il est vrai que le 23 octobre dernier, elle déclarait que « le bilan du gouvernement est en partie positif ». On se souvient que fin novembre, à Alger, le PT algérien et le POI étaient, avec d’autres organisations , les organisateurs d’une conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation. Une conférence qui avait reçu un message du premier ministre algérien. Aujourd’hui le PT d’Algérie et le POI ne disent pas un mot de la guerre que le président Bouteflika et son gouvernement font au peuple algérien pour accroître son exploitation.

Le numéro 131 d’Informations ouvrières , daté du 13 janvier consacre plus d’une page à l’Algérie. Le mot répression n’est jamais utilisé. Le lecteur de ce journal ne peut y apprendre que des jeunes manifestants ont été tués par la police de Bouteflika. Il ne peut également y apprendre que, selon certains journaux algériens, plus de 1 000 personnes ont été arrêtées et que des procès ont déjà eu lieu.

Comme la direction du PT d’Algérie , la rédaction d’Informations ouvrières établit une stricte séparation entre l’Algérie et la Tunisie, et refuse de lier le combat des deux peuples pour le respect de leurs droits. Comme on peut le constater, Informations ouvrières, qui se vante souvent d’être le seul à rapporter tous les faits nécessaires au combat de classe et à la construction d’une Internationale ouvrière, fait preuve d’une conception pour le moins étonnante de l’information, de la solidarité entre les peuples et de l’internationalisme. De même, force est de constater que la direction du POI, qui donne volontiers des leçons d’indépendance de classe, semble, c’est le moins que l’on puisse dire, pas très indépendante du gouvernement Bouteflika.

Pour notre part, conformément aux traditions du mouvement ouvrier, nous sommes totalement solidaires du peuple algérien dans son combat contre l’impérialisme, contre le FMI et l’Union européenne et pour toutes ses revendications. C’est pourquoi nous dénonçons la répression dont il est victime, et nous réclamons la libération immédiate et sans condition des tous les manifestants emprisonnés.



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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 20:59

 

http://www.promcomm.wordpress.com/2011/01/18/la-revolution-tunisienne-a-commence

La révolution tunisienne a commencé

Les communistes qui éditent le site Prométhée sont solidaires du peuple tunisien qui dans un élan fantastique vient de chasser le dictateur et continue le combat pour exiger la fin définitive de la dictature de Ben Ali, dictature avec laquelle Bouteflika entretient d’excellentes relations. Conformément aux traditions du mouvement ouvrier, nous lions le sort des peuples algérien et tunisien, qui, dans des conditions qui ne sont certes pas totalement identiques, combattent contre l’exploitation et l’impérialisme et pour la démocratie.

Un « nouveau » gouvernement tunisien vient d’être constitué. Il compte six ministres de Ben Ali aux postes clés (intérieur, défense, économie) et des ministres d’opposition à Ben Ali. C’est un ministère qui a pour but de protéger les rouages de la dictature et de tenter de maintenir l’essentiel du système. Son objectif est de gagner du temps et de faire reculer le mouvement des masses au compte de l’impérialisme. Un impérialisme inquiet, puisque Obama à déjà envoyé son conseiller pour la lutte anti-terroriste en Algérie où il a été reçu par Bouteflika pour discuter de la situation militaire dans la région, mais en réalité de la situation créée par la révolution tunisienne. Comme tous les autres dictateurs de la région, Bouteflika craint que le mouvement des masses en Tunisie se prolonge en Algérie, il vient de déployer ses forces de répression à Alger et fait arrêter un syndicaliste.

Jusqu’au bout, l’impérialisme français a soutenu son protégé Ben Ali. Le gouvernement Sarkozy a maintenu, jusqu’à la dernière minute, un appui indéfectible au régime et à son chef. La ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, allait même jusqu’à proposer l’expéertise des forces de répression françaises. Mobilisé, le peuple tunisien vient d’infliger une défaite à la bourgeoisie française, défaite qui ne sera pas sans conséquences dans sa zone d’influence.

Le peuple tunisien a renversé Ben Ali pour en finir avec tout le système de la dictature et sa politique pro-FMI. Et ceci n’est une vue de l’esprit, il y a quelques mois le président du FMI – le « socialiste » français Dominique Strauss-Kahn – était venu à Tunis féliciter Ben Ali pour sa politique économique, celle-là même contre laquelle le peuple tunisien s’est révolté.

Ce dernier ne s’est pas mis en mouvement pour avoir un gouvernement de continuité. Il manifeste toujours pour la rupture avec l’ancien régime et pour la satisfaction de toutes ses revendications. Il manifeste pour un gouvernement qui prenne toutes les mesures nécessaires à la rupture avec la dictature, ses partis, et ses hommes, pour un gouvernement populaire mettant en oeuvre une politique de reconstruction économique et sociale centré sur les besoins de la population, c’est-à-dire une politique d’indépendance vis-à-vis des impérialistes et des entreprises multinationales, tout particulièrement pour briser l’emprise de la bourgeoisie française sur la Tunisie.

Le peuple tunisien est seul en droit de décider de son sort. Il doit pouvoir discuter librement et débattre de la question de son gouvernement. C’est pourquoi il faut rétablir les libertés démocratiques élémentaires et organiser la tenue une assemblée nationale des comités de défense des quartiers, des organisations ouvrières et démocratiques qui ont combattu la dictature pour élire un gouvernement qui s’engage à préparer la convocation d’une Assemblée constituante souveraine et à défendre la révolution.

Cela constituerait un point d’appui pour le peuple algérien et pour tous les peuples de la région. De la même façon, cela constituerait un point d’appui pour les classes ouvrières des pays capitalistes qui affrontent la politique antisociale de leurs gouvernements orchestrée par le FMI et l’Union Européenne.

BAS LES PATTES DEVANT LA TUNISIE !



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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 16:06

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5797

Elisabeth GUIGOU soutient le boycott des produits israéliens

Elisabeth Guigou, députée (PS) de Seine-Saint-Denis et ancienne ministre de la justice s’explique sur Mediapart sur son soutien à Stéphane Hessel et aux militants poursuivis pour discrimination envers Israël. Elle défend "l’acte politique" qu’est le boycott des produits israéliens et s’oppose à tout amalgame avec de l’antisémitisme. Face à la poursuite de l’occupation et de la colonisation, elle estime que l’Europe devrait "être plus active", avoir "une expression politique plus forte" et elle demande au ministre de la justice, Michel Mercier, de faire cesser les poursuites contre les militants de la campagne BDS.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 15:53

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5798

Pas de représentants de la dictature Ben Ali au gouvernement !

Le collectif de Solidarité avec les Luttes des Habitants de Sidi Bouzid  appelle à un Rassemblement Jeudi 20 Janvier 2011 à 18 heures à la Fontaine des Innocents à Paris métro Châtelet RER Les Halles.

"La commission administrative de l’UGTT vient de décider le retrait de ses trois représentants du Gouvernement.

Elle demande que ce gouvernement soit apuré des symboles de la dictature de Ben Ali, notamment des ministères de souveraineté (la Défense, l’Intérieur et les Affaires étrangères), ainsi que de certains membres de ce gouvernement, connus pour avoir été associés à tous les crimes (torture, assassinat…) de Ben Ali depuis vingt trois ans.

Plus que jamais, restons mobilisés aux côtés de la rue, qui refuse ce gouvernement, elle exige le départ des représentants du RCD et la dissolution du parti de Ben Ali."




 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 20:48

 

http://www.elwatan.com/evenement/hamma-hammami-les-sbires-du-president-dechu-veulent-confisquer-la-revolution-18-01-2011-107682_115.php

Hamma Hammami : «Les sbires du président déchu veulent confisquer la révolution»

L’opposant Hamma Hammami met en garde contre toute tentative de «récupération de la révolution du peuple. Les hommes de Ben Ali tentent de reprendre les choses en main». «Ce n’est pas encore la victoire», estime-t-il, tant que les caciques et les institutions de l’ancien régime sont encore en place. Comme beaucoup d’autres forces politiques radicales, des syndicats et organisations de la société civile, Hammami revendique «l’élection d’une Assemblée constituante, la mise en place de nouvelles institutions et une élection présidentielle la plus démocratique qu’elle soit».

El Watan : Comment se présente la situation politique dans le pays deux jours après le départ de Ben Ali du pouvoir ?

Hamma Hammami : La révolution démocratique est en marche. Le peuple tunisien a réussi, dans un soulèvement historique, à déposer le dictateur Ben Ali. A l’heure où je vous parle, il y a deux visions politiques qui s’affrontent. La première est celle menée par Mohammed El Ghannouchi, désigné par le président autoproclamé pour constituer un gouvernement de coalition nationale avec les partis dits légaux. Il faut dire que le président par intérim et le Premier ministre sont des caciques du régime. El Ghennouchi a entamé donc des consultations avec, notamment, le Parti démocrate progressiste, le Forum démocratique pour le travail et les libertés et le parti Ettajdid qui affichent leur disponibilité à faire partie d’un gouvernement de coalition même avec le parti de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel tunisien (RCD), le cœur du système Ben Ali et qui a dilapidé toutes les richesses du pays au service d’une seule famille et autour duquel gravitent des milices qui tentent de semer le désordre.

La deuxième vision est représentée par la rue qui a déposé Ben Ali et qui s’organise maintenant en des comités populaires dans les villes et villages pour défendre la sécurité des personnes et des biens, et les partis comme le nôtre, PCOT, le Congrès pour la République de Moncef El Marzouki, des structures régionales de l’UGTT, les organisations de la société civile comme le Conseil national tunisien pour les libertés, les avocats et les militants des droits de l’homme. Ce bloc refuse donc de travailler avec les hommes de Ben Ali et exige la mise en place d’un gouvernement d’union nationale sans les sbires de l’ancien régime. Le passage vers la démocratie ne peut se faire avec les caciques de Ben Ali. La dictature ne se démocratise pas. Le passage vers la démocratie nécessite l’élection d’une Assemblée constituante qui mettra en place les nouvelles institutions.

El Watan : Donc, ce n’est pas encore la victoire finale contre l’ancien régime…

Hamma Hammami : Sans doute, nous sommes à mi-chemin de la victoire finale. Les hommes de Ben Ali tentent de voler la victoire au peuple. Nous considérons que les manœuvres d’El Ghannouchi et du président par intérim ainsi que le président de la Chambre des conseillers, qui est un des hommes de main de Ben Ali les plus cruels, sont une menace pour la révolution. Il y a risque de voir cette belle indépendance récupérée par ceux-là mêmes qui, il y a quelques mois, réprimaient et opprimaient le peuple tunisien. Nous sommes très vigilants et nous demandons aux partis qui veulent prendre part au gouvernement d’El Ghannouchi de faire attention, la colère du peuple ne s’est pas estompée.

El Watan : Pourquoi n’êtes-vous pas associés aux consultations menées par El Ghannouchi ?

Hamma Hammami : Il faut souligner que nous sommes toujours considérés comme des partis «illégaux» comme au temps de Ben Ali, alors que c’est le combat d’une génération de militants qui ont connu les pires atrocités dans les prisons de Ben Ali et l’exil. C’est le combat d’un peuple qui en a ras-le-bol de la terreur et de l’injustice d’un pouvoir tyrannique et qui a décidé d’en finir définitivement avec un régime et les hommes qui le symbolisent. Il est évident que nous ne soyons pas associés à des consultations menées par un des symboles justement de l’ancien régime. Nous aussi nous refusons de travailler avec lui. Tout comme le peuple, nous exigeons son départ. Nous voulons une rupture radicale avec l’ancien régime. El Ghannouchi doit rendre le pouvoir pacifiquement au peuple.

El Watan : Et pourquoi les partis «légaux» ont accepté de composer avec El Ghannouchi ?

Hamma Hammami : De notre point de vue, ces partis ont commis une erreur en acceptant la proposition d’un gouvernement de coalition nationale sous la direction d’un Premier ministre qui est là depuis des années. Nous craignons fort le retour à un 7 novembre et l’avortement de la révolution démocratique. Il ne faut pas qu’on soit naïfs, les hommes de Ben Ali sont en train de manœuvrer pour se maintenir au pouvoir et échapper ainsi à des poursuites. Je dois dire aussi que les partis qui ont accepté de travailler avec El Ghannouchi de tout temps sont en embuscade et ne demandent qu’une part du pouvoir. Ils étaient aux aguets lors des événements. A aucun moment, ils ont exigé le départ de Ben Ali, se contentant d’appeler à des réformes et laisser Ben Ali y aller jusqu’à la fin de son mandat.

El Watan : Que faut-il donc pour faire aboutir cette révolution ?

Hamma Hammami : Les Tunisiens ne vont pas rentrer chez eux tant que les barons de l’ancien régime sont encore là. Il y aura encore des manifestations de rue jusqu’à faire tomber le régime. Les Tunisiens s’organisent dans les villes et les quartiers. Si les hommes de Ben Ali avec la complicité des partis qui ont accepté de faire partie du gouvernement de coalition sous les institutions de la dictature pourraient connaître le même sort que Ben Ali.

El Watan : On s’interroge sur le rôle et le poids de l’armée dans cette phase cruciale…

Hamma Hammami : L’armée tunisienne a de tout temps été écartée du pouvoir. Il faut rappeler que la Tunisie sous Ben Ali était un véritable Etat policier. L’appareil sécuritaire était structuré autour du ministère de l’Intérieur avec des milices parallèles composées des éléments du parti au pouvoir, le RCD. Le tout est contrôlé par le dictateur Ben Ali et sa belle-famille qui avait une grande une influence sur l’appareil policier. Le fait que l’armée était écartée du pouvoir lui permet de jouer un rôle dans cette phase. Nous avons toujours appelé cette armée pour justement intervenir afin de déposer Ben Ali. Elle jouit d’une autorité morale pouvant lui permettre d’agir dans l’objectif d’assurer le passage à la démocratie.




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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 20:29

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20110118/twl-tunisie-gouvernement-demissions-synt-1be00ca_1.html

Tunisie: le gouvernement de transition ébranlé par quatre démissions (Associated Press)

A peine formé, le gouvernement tunisien d'union nationale est contesté. Quatre de ses membres ont annoncé leur démission mardi, tandis que dans les rues de Tunis environ deux cent personnes ont manifesté contre le maintien de ministres de Ben Ali à des postes clefs et celui de Mohamed Ghannouchi à la tête de l'exécutif.

Par ailleurs, l'opposant Moncef Marzouki, forcé à l'exil en France depuis une vingtaine d'années, est rentré mardi en Tunisie, où il entend se présenter à la future élection présidentielle. Il a reçu un accueil chaleureux de ses partisans, dont certains l'ont porté sur leurs épaules à l'aéroport de Tunis. Il comptait se rendre à Sidi Bouzid (centre-ouest), d'où était partie à la mi-décembre la "révolution de Jasmin" qui a abouti à la chute de Zine el Abidine ben Ali vendredi soir.

Moncef Marzouki, président du Congrès pour la République (CPR, non reconnu) et ex-président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH), a exhorté les Tunisiens à rester fermes pour écarter du pouvoir le parti du président déchu Ben Ali, le RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique), dont il réclame la dissolution. "Ne laissez personne vous voler cette révolution bénie", a-t-il lancé, appelant à ce que "la révolution populaire soit pacifique afin de préserver cette liberté et de s'écarter des règlements de comptes et de la vengeance".

Les manifestations violemment réprimées par la police qui ont abouti au départ du président Ben Ali ont fait 78 morts parmi les civils, selon le bilan officiel, qui mentionne aussi un nombre non précisé de morts dans les forces de sécurité.

La dissolution du RCD et le départ des ministres RCD étaient également les revendication des manifestants qui ont défilé mardi à Tunis et dans des régions de l'intérieur dont Menzel Bouzayane, près de Sidi Bouzid, selon le syndicaliste Mohamed Fadhel.

Plusieurs Tunisiens contactés par l'Associated Press ou parlant à la radio trouvaient cependant cette position trop "radicale". "Il faut faire confiance à ce gouvernement qui est composé d'hommes et de femmes intègres. Il faut les laisser travailler pour que le pays se remette au travail et qu'on puisse dépasser cette période difficile", plaidait ainsi un certain Jamel sur par RTC, la chaîne internationale de la radio tunisienne.

Mais moins de vingt quatre heures après sa formation, le gouvernement de transition est déjà ébranlé de l'intérieur par le départ de quatre de ses nouveaux venus.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Anouar Ben Gueddour, a annoncé sa démission ainsi que celles de Houssine Dimassi, ministre de la Formation et de l'Emploi, et Abdeljelil Bédoui, ministre auprès du Premier ministre. Tous trois appartiennent à la centrale syndicale UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens). "Ce gouvernement n'existe pas pour nous parce qu'il fait fi de la volonté du peuple", a accusé lors d'une conférence de presse le patron de l'UGTT, Abdessalem Jrad, cité par l'agence de presse gouvernementale TAP.

Le chef du Forum démocratique pour les libertés et le travail (FDLT/opposition légale), Mustapha Ben Jaâfar, devenu lundi ministre de la Santé publique, a également rendu son portefeuille, selon l'avocat Hédi Raddaoui, membre du FDLT lui aussi. M. Ben Jaâfar était, lui, injoignable.

En revanche, la nouvelle ministre de la Culture Moufida Tlatli, qui avait déclaré à l'AP avoir pris "la décision de principe" de démissionner, a finalement prêté serment mardi, a déclaré à l'AP son gendre Mourad Chassei, joint par téléphone.

De son côté, Adel Chaouch, chef du mouvement Ettajdid de l'opposition légale (Le Renouveau, ancien Parti communiste), a apporté un "démenti catégorique" aux rumeurs de sa démission, même si le bureau politique du mouvement a conditionné son maintien à plusieurs revendications, dont le départ des ministres reconduits appartenant au RCD. M. Chaouch a déclaré qu'il se contenterait éventuellement de du "retrait de leur adhésion à ce parti".

Ettajdid réclame également le gel des avoirs et des comptes bancaires du RCD, qu'il considère comme "des biens du peuple". De son côté, Moncef Marzouki appelle l'Arabie Saoudite à livrer à la Tunisie Zine el Abidine ben Ali afin qu'il puisse "être jugé et de récupérer l'argent du peuple".

A son arrivée à Tunis mardi, M. Moncef a en particulier exigé le départ du gouvernement de transition du ministre de l'Intérieur, Ahmed Friaâ, membre du RCD, "afin d'éviter toute manipulation de la volonté populaire" lors des élections. Il a jugé "nécessaire de désigner une personnalité nationale indépendante à la tête du ministère de l'Intérieur pour superviser l'opération électorale".

Appelé à la rescousse deux jours avant la chute du président Ben Ali, Ahmed Friaâ avait occupé plusieurs postes ministériels du temps de la domination écrasante du RCD.

L'élection présidentielle, qui selon la Constitution doit se tenir dans les 60 jours suivant l'investiture du président par intérim, en l'occurrence d'ici au 15 mars, ne devrait pas avoir lieu avant six mois, a déclaré le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, promettant des "élections libres, transparentes et contrôlées par une commission indépendante". La cheffe du Parti démocratique progressiste (PDP), Maya Jrbi, a affirmé à l'AP que le report des scrutins avait été proposé par l'opposition.


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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 21:38

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110117/tts-tunisie-gouvernement-ca02f96.html

Trois opposants dans le gouvernement d'union tunisien (Reuters)

Trois jours après la chute du président Zine el Abidine Ben Ali, le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, a dévoilé lundi la composition d'un gouvernement d'union nationale dans lequel siègent trois figures de l'opposition.

Mohamed Ghannouchi a annoncé d'autre part que son gouvernement, qualifié de "mascarade" par un opposant en exil, était résolu à libérer tous les prisonniers politiques et dit que quiconque avait une importante fortune ou était soupçonné de corruption serait l'objet d'une enquête.

Un millier de personnes étaient descendues dans la rue dans la matinée dans le centre de Tunis pour demander au RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique) de quitter le pouvoir. Certains, dans la foule, disaient ne pas accepter que des membres du gouvernement en place sous Ben Ali figurent dans la nouvelle coalition d'union nationale.

"A bas le parti de la dictature!" et "Dehors le RCD!", scandaient les manifestants. Les forces de sécurité ont fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes et tiré des coups de feu en l'air pour disperser la manifestation.

Les ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Finances et des Affaires étrangères conservent leurs attributions dans le nouveau gouvernement, où trois figures de l'opposition font leur entrée. Ahmed Friaa a été nommé à l'Intérieur seulement la semaine dernière, à la suite du limogeage de son prédécesseur sur ordre de Ben Ali.

Najib Chebbi, fondateur du Parti démocratique progressiste (PDP, opposition), devient ministre du Développement régional. Moustafa Ben Jaafar, président du Forum démocratique pour le travail et la liberté (FDTL), obtient le portefeuille de la Santé; et Ahmed Ibrahim, du parti Ettajdid, récupère celui de l'Enseignement supérieur.

MARZOUKI DÉNONCE UNE "MASCARADE"

"Nous sommes résolus à accroître nos efforts pour rétablir le calme et la paix dans le coeur de tous les Tunisiens. Notre priorité, c'est la sécurité, ainsi que les réformes politiques et économiques", a expliqué le Premier ministre au cours d'une conférence de presse.

Les nouveaux dirigeants s'efforcent de stabiliser rapidement la situation politique pour écarter le risque de nouvelles émeutes, trois jours seulement après la fuite précipitée sous la pression de la rue de Ben Ali, qui a trouvé refuge en Arabie saoudite.

Un économiste tunisien en vue, Moncef Chekhrouhou, a dit à Reuters avoir appris par la Banque centrale que la famille de Ben Ali avait emporté dans sa fuite une tonne et demie d'or, l'équivalent d'une cinquantaine de millions d'euros.

Dans les rues de Tunis, on réagissait avec scepticisme aux derniers événements.

"Nous ne faisons pas confiance à ce gouvernement parce que ce sont les mêmes figures, comme Ghannouchi (...) et notamment Friaa. Il n'a rien changé", dénonce ainsi Mohamed Mishrgi. "C'est comme si le système Ben Ali était toujours en place. C'est pour ça que les manifestations se poursuivent dans Tunis. Nous voulons un nouvel Etat avec de nouvelles têtes".

A Paris, l'opposant Moncef Marzouki a dénoncé, lui, une "fausse ouverture".

"Je suis indigné, parce qu'on se moque de l'intelligence des Tunisiens et inquiet sur l'avenir de la Tunisie", a dit sur i>Télé le dirigeant du Congrès pour la république (CPR), qui vit en exil en France.

Moncef Marzouki, qui avait laissé entendre qu'il serait candidat à la future élection présidentielle, a estimé que sa candidature était "momentanément" remise en cause.

"Je pense que le peuple tunisien ne va pas se laisser faire par cette espèce de mascarade et que très vraisemblablement ce gouvernement devra accepter le verdict du peuple, pour que ce soit un vrai gouvernement d'union nationale, ce qui n'est pas le cas actuellement", a-t-il dit.


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