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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 10:00

http://www.liberation.fr/planete/2016/07/27/tariq-ali-sortie-a-gauche_1468895

Tariq Ali, sortie à gauche

Par Guillaume Gendron

Mercredi 27 Juillet 2016

Totem de la gauche radicale britannique et proche de Jeremy Corbyn, l’écrivain d’origine pakistanaise se félicite du Brexit.

Aux confins de la Lituanie, il existe un parc où ont été regroupées toutes les statues de l’ère soviétique sauvées de la destruction après l’effondrement du bloc, des dizaines de Vladimir Lénine, de Joseph Staline et d’autres illustres monolithes en pleine forêt, un Jurassic Park communiste. Le quartier bourgeois et boisé de Highgate, sur les hauteurs de Londres, c’est un peu la même chose. On peut s’y recueillir sur la tombe de Karl Marx, moyennant six livres sterling à l’entrée du cimetière, les capitalistes ont gagné, et se réjouir de vivre, à l’ombre des grands chênes, dans le dernier bastion trotskiste du royaume. Jeremy Corbyn, le contesté leader du parti travailliste, est un voisin. Mais celui que l’on est venu trouver, c’est Tariq Ali, cet « ami de quarante ans » qui l’a récemment mis dans l’embarras en déclarant au New Yorker que son camarade était en réalité un brexiter convaincu, malgré la ligne officielle du parti travailliste. Et pendant que Jeremy Corbyn démentait et défendait du bout des lèvres le maintien de la Grande Bretagne dans l’Union Européenne, Tariq Ali multipliait les appels à voter pour le Brexit au nom du Brexit des gauchistes contre l’austérité et pour les migrants.

Il reçoit dans son salon, sous un tableau de Vladimir Lénine plongé dans ses notes.

« Je n’ai jamais cru que les choses iraient mieux en votant pour le Brexit. Mais l’Union Européenne avait besoin d’un bon coup de pied au cul. Les arguments de chaque camp étaient nombrilistes, c’était qu’est-ce qui va me bénéficier à moi ». Il fallait donc punir « cette institution non démocratique dominée par la bourgeoisie allemande, qui nous refuse la moindre tentative d’expérience sociale-démocrate ».

Les tirades sortent d’autant plus facilement que Tariq Ali n’a, depuis un demi-siècle, jamais dévié de sa ligne.

Au mois d’avril 2016, il débattait avec le grec Yánis Varoufákis. « Tout ce qu’il avait à dire, c’est qu’il était d’accord avec moi à quatre vingt dix pour cent. Sauf que lui croit qu’on peut se battre à l’intérieur du système ». Le focus médiatique sur les actes xénophobes post-Brexit n’est que propagande selon lui, visant à culpabiliser les partisans du Brexit en les traitant de racistes sous-éduqués. « Faire croire que la Grande-Bretagne est plus raciste que le reste de l’Union Européenne. Nigel Farage est bourré de préjugés, mais il est clair là-dessus. Manuel Valls est au moins aussi raciste, sauf qu’il ne joue pas franc-jeu ». Il compare la réaction hystérique de la jeunesse au Brexit à la mort de la princesse Diana, « ils ne savent même pas pourquoi ils pleurent ». Il roule ses yeux, deux grandes billes fiévreuses, puis éclate d’un grand rire de sale gosse, fier de sa double profanation envers l’Europe et la monarchie.

Tariq Ali a soixante douze ans et plus d’une vingtaine de livres au compteur. Des essais politiques sur l’impérialisme américain, le fondamentalisme religieux ou l’impasse politique de l’extrême centre, mais aussi deux cycles romanesques, l’un sur la chute du communisme et l’autre sur l’islam, et même une bande dessinée pour les adolescents, « Trotsky pour les débutants ». Il réalise des documentaires, donne une interview hebdomadaire pour la télé vénézuélienne et continue de sillonner la planète.

Le « Street Fighting Man » qui a inspiré la chanson des Rolling Stones est un homme affable et vif, la moustache et les mèches, aujourd’hui blanches, aussi drues et rebelles qu’à ses vingt ans, quand il était l’infatigable manifestant dont John Lennon convoitait l’estime. On ne peut s’empêcher de faire une remarque sur sa demeure, vaste bâtisse néogothique surnommée « château Tariq », a priori aux antipodes des idéaux marxistes dans un Londres où la jeunesse s’entasse dans des colocations sordides. Il a l’habitude des contradictions, après tout, c’est un athée qui a écrit un quintette sur la grandeur de la civilisation musulmane. « Ce qui définit une personne, ce ne sont pas les origines sociales, mais le positionnement politique », répond-il.

« Je n’ai jamais eu à réfléchir à ce dilemme car je suis né avec ». Plus précisément en 1943 à Lahore, alors sous férule britannique, descendant d’une lignée « plutôt aristocratique », que ses parents avaient rejeté en faveur d’un communisme militant. Encore mineur, il combat la dictature militaire établie en 1958. Un oncle haut placé conseille de l’envoyer en Angleterre pour sa sécurité. L’exil se fait dans l’élite, à Oxford, où il suit le prestigieux cursus Philosophie Politique Economie (PPE), passeport pour le pouvoir. Il devient président du principal syndicat étudiant de l’université en 1965, ce qui lui permet de débattre avec Malcolm X. Journaliste à la fin des sixties, il couvre la guerre du Vietnam et la mort d’Ernesto Che Guevara, son modèle. En tête de tous les cortèges, il rêve d’un mai 1968 britannique, signe un appel à la légalisation du cannabis avec les Beatles, et se présente au parlement sous étiquette trotskiste. Autant dire que Tariq Ali a longtemps cru davantage à la révolution qu’à la victoire dans les urnes.

L’impensable s’est pourtant produit, les dinosaures de Highgate ont enfin capté la lumière. Au mois de septembre 2015, Jeremy Corbyn est élu à la tête du parti travailliste, grâce à des vingtenaires exaltés qui peinent à croire qu’il fut un temps où l’université était gratuite. Tariq Ali, « le néo libéralisme efface l’histoire sociale. Pas un hasard si tout ce qu’il y a à la télévision, ce sont les Tudors ». Complots internes et démissions s’enchaînent au parti travailliste depuis que Jeremy Corbyn, trop rouge pour les héritiers de Tony Blair, est aux commandes. « Un vrai lynchage, mais ils ne le connaissent pas. Ce n’est pas un faible, il a une volonté d’acier ».

De passage à Paris, il déjeune avec Edwy Plenel, « nous nous connaissons depuis 1971 », et il rêve d’un Mediapart anglais. Ses modèles d’écriture restent français, Stendhal d’abord, puis Honoré de Balzac, dont l’obsession pour l’argent l’a toujours amusé, lui qui en prônait l’abolition. Il préfère en rire, « nous l’avons au moins fait virtuellement avec les cartes de crédit ». Il vit avec sa femme, Susan Watkins, qui dirige la revue marxiste New Left Review, dont il est la plume principale. Il a trois enfants, une productrice de télévision, une attachée de presse reconvertie institutrice et un fils qui passe son droit.

Il refuse les caricatures de l’islam en religion malfaisante et il pense que chaque texte sacré porte en lui justification à la violence. L’Etat Islamique n’est, à ses yeux, que la dernière métastase d’un cancer inoculé par l’Amérique et ses alliés, coupables d’avoir éradiqué laïcs et nationalistes du Moyen-Orient. Dans les années 1950, au Pakistan, aucun de ses amis n’était croyant. Tariq Ali raconte la campagne pakistanaise d’antan et ses festivals soufis où, pendant des jours entiers, « des poètes gays enchaînaient orgies et joints. C’était très relax ». Tout cela a pris fin en 1977 avec un nouveau coup d’état militaire islamisant, « soutenu par l’Amérique, encore une fois ». Pas de doute, pour Tariq Ali, le monde d’aujourd’hui est bien pire que celui dans lequel il a grandi. La montée de l’extrême droite l’inquiète, mais il est persuadé que « chaque génération trouve les solutions à ses problèmes ». Une fois de plus, il a choisi d’y croire.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 09:31

La Turquie congédie des militaires et ferme des médias (Reuters)

Les autorités turques ont congédié près de mille sept cent militaires et fermé plus de cent trente organes de presse, ont dit Mercredi 27 Juillet 2016 des sources officielles, dans le cadre d'une vaste répression, qui ne laisse pas d'inquiéter les alliés du pays au sein de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), suivant la tentative de coup d'Etat du Vendredi 15 Juillet 2016.

Un total de mille six cent quatre vingt quatre soldats ont été exclus de l'armée pour conduite déshonorante, a précisé un responsable gouvernemental turc, citant leur rôle joué dans la putsch avorté du Vendredi 15 Juillet et du Samedi 16 Juillet 2016, quand certains militaires ont tenté de renverser le gouvernement.

Aux yeux du président turc Recep Tayyip Erdogan, le prédicateur en exil aux Etats-Unis Fethullah Gülen a fomenté le complot avorté. Depuis, les autorités ont suspendu, interpellé ou placé en détention plus de soixante mille militaires, policiers, magistrats, enseignants, fonctionnaires et autres personnes soupçonnés de liens avec le mouvement de Fethullah Gülen.

Le prédicateur, qui a condamné la tentative de coup d’état en Turquie, a dit que cette dernière avait peut-être été montée de toutes pièces pour servir les intérêts du pouvoir turc.

Parmi les militaires dont la destitution a été annoncée, Mercredi 27 Juillet 2016, cent quarante neuf étaient des généraux et des amiraux, a dit le responsable gouvernemental.

Cela représenterait quelque quarante pour cent de tous les généraux et amiraux que compte l'armée turque, selon des données militaires.

Par ailleurs, dans son journal officiel, le gouvernement a dit avoir ordonné à trois agences de presse, seize chaînes de télévision, quarante cinq quotidiens, quinze magazines et vingt neuf éditeurs de mettre la clef sous la porte.

Ces fermetures d'organes de presse, qui interviennent après des fermetures d'autres médias soupçonnés d'avoir des liens avec le mouvement de Fethullah Gülen, ne manqueront pas de soulever les inquiétudes des associations de droits de l'homme ainsi que les alliés occidentaux du pays, qui redoutent de voir le président Recep Tayyip Erdogan profiter de la tentative ratée de coup d’état pour accentuer son emprise sur le pays.

Lors d'un point de presse, le porte-parole du département d’état américain a ainsi dit que les Etats-Unis, tout en comprenant la nécessité éprouvée par la Turquie d'arrêter les auteurs du putsch, voyaient l'arrestation d'encore plus de journalistes comme une évolution troublante.

Dans la journée, une source gouvernementale a dit que les autorités turques avaient lancé des mandats d'arrêt à l'encontre de quarante sept journalistes dans le cadre de la répression visant les gülenistes depuis le putsch raté.

Sur la liste figurent néanmoins aussi des journalistes connus pour leur militantisme de gauche mais qui ne partagent pas la vision religieuse du mouvement güleniste.

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 19:54

http://enmarchepourlademocratie.fr/2016/07/26/presse-yonne-les-militants-de-nuit-debout-sont-en-marche/

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/yonne/auxerre/yonne-les-militants-de-nuit-debout-sont-en-marche-1055051.html

Les militants du mouvement des Nuits Debout sont en marche

Le mouvement des Nuits Debout réalise un tour de France à la marche pour diffuser leurs idées.

Ils sont une quinzaine. Ils faisaient étape à Auxerre, dans l’Yonne, Mardi 26 Juillet 2016, avant de reprendre la route pour Paris.

Le mouvement des Nuits Debout est un mouvement citoyen et spontané qui s’est créé le Jeudi 31 Mars 2016 en réponse à la loi travail. Pendant deux mois, ils ont occupé la place de la République, à Paris, ainsi que de nombreux autres agoras en province. Ils sont également très actifs sur les réseaux sociaux. Ils se sont fixé comme but d’alimenter le débat démocratique et de redonner la parole au peuple.

Alors que le mouvement avait disparu de l’espace public aussi vite et mystérieusement qu’il l’avait envahi, le voilà qui réapparaît sous la forme d’une marche. Une quinzaine de citoyens a quitté Marseille le Samedi 18 Juin 2016. Ces marcheurs doivent arriver à Paris le Jeudi 4 Août 2016. Leur objectif consiste à diffuser les idées du mouvement des Nuits Debout au fil de leur périple.

C’est précisément ce qu’ils ont fait à Auxerre, Lundi 25 Juillet et Mardi 26 Juillet 2016, lors d’une étape. Ils ont lancé le débat autour de revendications qui leur tiennent à cœur telles que la fin de la cinquième république, la démission du gouvernement et la fin des accords de libre-échange transatlantique avec l’Amérique et le Canada. Ils veulent voir le citoyen remis au centre des décisions.

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 19:37

https://nuitdebout.fr/blog/2016/07/27/en-marche-pour-la-democratie/

En marche pour la démocratie

Le mouvement en marche pour la démocratie s’est élancé le Samedi 18 Juin 2016 de Marseille et arrivera le Jeudi 4 Août 2016 à Paris sur le Champ-de-Mars à 17 heures.

Nous avons créé cet événement Facebook spécialement pour cette dernière étape qui partira de la mairie de Créteil le Jeudi 4 Août 2016 à 10 heures.

La marche passera par les lieux historiques du Paris révolutionnaire.

Jeudi 4 Août 2016, pique-nique de 12 heures 30 à 14 heures, place de la Nation.

Jeudi 4 Août 2016 à 14 heures 30, place de la Bastille.

Jeudi 4 Août 2016 à 15 heures, place de la République.

Jeudi 4 Août 2016 à 15 heures 30, place de l'Hôtel de Ville.

Jeudi 4 Août 2016 à 16 heures, jardin des Tuileries.

Jeudi 4 Août 2016 à 16 heures 15, place de la Concorde.

Jeudi 4 Août 2016 à 16 heures 30, Assemblée Nationale.

Jeudi 4 Août 2016 à 17 heures, Champ de Mars.

Nous vous invitons à nous rejoindre pour cette dernière étape afin d’arriver nombreuses et nombreux sur le Champ-de-Mars Jeudi 4 Août 2016 à 17 heures tout en revivant le Paris révolutionnaire à travers quelques uns de ces lieux emblématiques.

Un événement Facebook pour l’arrivée sur le Champ-de-Mars existe par ailleurs.

Nous vous invitons à le rejoindre.

Le mouvement en marche pour la démocratie porte quatre revendications, l'abrogation de la loi travail, le rejet des traités de libre échange, la démission du gouvernement et l'initiation d'un processus de constitution citoyenne.

Nous vous invitons à converger avec nous vers le Champ-de-Mars le Jeudi 4 Août 2016 et à faire entendre ces quatre revendications.

Par ailleurs, nous vous invitons à nous rejoindre pour les étapes restantes. Vous trouverez tous les informations sur notre page Facebook et notre site internet.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 14:20

http://www.kedistan.net/2016/07/26/gazi-hdp

Qui a parlé du meeting de Gazi à Istanbul, Samedi 23 Juillet 2016 ?

Alors qu’un rassemblement se tenait à l’initiative du parti démocratique des peuples (HDP) dans le quartier rebelle de Gazi à Istanbul, Samedi 23 Juillet 2016, notre site était encore quasi inaccessible. Nous n’avions donc pu retranscrire le déroulé de ce rassemblement.

Depuis, un autre rassemblement, à l’initiative cette fois du parti républicain du peuple (CHP), parti désormais libéral démocrate, qui continue à pousser devant lui une image de gauche qu’on ne peut plus lui reconnaître depuis longtemps, était autorisé par Recep Tayyip Erdoğan lui même, sur la place historique de Taksim à Istanbul.

Ce rassemblement du Dimanche 24 Juillet 2016, rejoint à la fois dans une totale confusion nationale, autant par une partie des écologistes, de la gauche désorientée, d’organisations de la société civile, de corporations et de syndicats, que par des représentations du parti de la justice et du développement (AKP) qui s’étaient annoncées, a eu, lui, l’honneur des médias en Europe et en Turquie, les médias de Recep Tayyip Erdoğan en premier.

Même ici en France, alors que le Monde lui même prenait quelques distances, que n’a-t-on pas vu l’Humanité titrer « par centaines de milliers, pour la démocratie et la laïcité » à propos de ce Charlie turc, auquel le HDP justement n’avait pas voulu se mêler. Refuser de se mettre en remorque de ceux là même qui avaient voté aussi au parlement la levée de l’immunité parlementaire de leurs députés, menacés désormais d’emprisonnement, était une décision justifiée.

Nous avons depuis, nous aussi, consacré un billet entier à ce meeting du CHP du Dimanche 24 Juillet 2016, dont beaucoup, peu motivés et qui pourtant y ont participé pour occuper la rue et la place Taksim, sont depuis revenus. Ils ont comme tout le monde, constaté comment le CHP kémaliste, principal organisateur, a vendu à Recep Tayyip Erdoğan cette mascarade « contre le coup d’état et pour la démocratie ».

A la sortie du palais présidentiel ce matin, où leur dirigeant était reçu pour la première fois, c’était déjà devenu une concorde nationale.

Et nous avons beau chercher, cette supercherie a littéralement effacé le meeting de la veille, qui a bien failli ne pas pouvoir se tenir lui, puisqu’organisé par la seule opposition aujourd’hui crédible et réelle à Recep Tayyip Erdoğan. Des correspondants de presse y étaient pourtant présents, tant turcs qu’européens. Trois lignes par-ci, trois lignes par-là et un paragraphe dans le fameux article de l’Humanité qui glorifie lui le rassemblement de la confusion nationaliste en paragraphes entiers.

Et comme d’habitude, nous nous sommes tournés vers les amis et nous relayons une mise en forme des tweets d’une journaliste qui mérite qu’on lui rende hommage et dont nous avions déjà retranscrit les articles parus dans le Monde Diplomatique de ce mois de juillet 2016.

Voici donc, comme si vous y étiez, avec retard, les seuls témoignages, hors ceux du HDP lui même, que nous ayons trouvés, sans langue de bois, sans recul faux cul, et riche de contenus. Mille mercis encore à Laura Maï.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 13:58

L’Etat Islamique revendique l'assassinat d'un prêtre dans une église (Reuters)

Deux preneurs d'otages qui ont tué Mardi 26 Juillet 2016 un prêtre et grièvement blessé un fidèle d'une église en Normandie avant d'être abattus par les forces de l'ordre étaient « deux terroristes se réclamant de l’Etat Islamique », a déclaré François Hollande.

L'Etat Islamique a salué l'attaque, perpétrée par deux de ses soldats, via son agence de communication Amaq.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, confiée à la Sous Direction Anti Terroriste (SDAT) et à la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), a indiqué le procureur de Paris.

Le prêtre tué est le père Jacques Hamel, quatre vingt quatre ans, qui officiait à l'église de Saint-Etienne du Rouvray, a fait savoir dans un communiqué l'archevêque de Rouen, Dominique Lebrun.

Il a été égorgé, selon une source policière.

« Nous sommes face à une épreuve, une de plus, après tout ce que nous avons vécu ces derniers jours et même ces dernières années », a déclaré François Hollande à la presse, après s'être entretenu sur place avec la famille du prêtre et les otages. « J'ai pour tous les catholiques de France une pensée. Ce sont tous les catholiques qui ont été frappés, mais ce sont tous les français qui se sentent concernés ».

L’un des deux suspects, originaire de Saint-Etienne-du-Rouvray, a tenté de partir en Syrie en 2015 avant d'être refoulé en Turquie puis renvoyé en France et incarcéré. Libéré au mois de mars 2016, il avait été placé sous bracelet électronique avec autorisation de sortie de 8 heures 30 à 12 heures 30, précise une chaîne de télévision.

Le parquet de Paris a fait savoir que les identifications étaient toujours en cours et qu'il était bien trop tôt pour parler d'un possible profil.

Tuerie barbare

Les deux assaillants sont entrés en milieu de matinée dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, où ils ont pris en otage cinq personnes, a indiqué le porte-parole du ministère de l’intérieur, Pierre-Henry Brandet.

« La Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Rouen est rapidement intervenue, a encerclé l'église et a établi un périmètre de sécurité. A un moment donné, les deux preneurs d'otages sont sortis et ils ont été abattus par les services de police », a-t-il dit à la presse.

Le porte-parole a confirmé le bilan des victimes, précisant que le pronostic vital de la personne grièvement blessée était engagé. Les trois autres otages sont ressortis vivants. Deux d'entre eux sont blessés, d'après l'archevêque de Rouen.

Le prêtre, des religieux et des fidèles étaient présents dans l'église au moment de la prise d'otages. Les deux assaillants étaient armés de couteaux, selon des sources policières.

Des opérations de déminage et de sécurisation de l'église ont eu lieu Mardi 26 Juillet 2016, et des chiens détecteurs d'explosifs ont été chargés de vérifier que l'église n'avait pas été piégée par les assaillants, a indiqué Pierre-Henry Brandet.

Le Vatican a dénoncé une tuerie barbare qui s'est déroulée dans un lieu sacré. L'attaque a eu lieu alors que commençaient à Cracovie, en Pologne, les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ).

Au mois d’avril 2015, la police avait déjoué un projet d'attentat contre une église à Villejuif.

Sid Ahmed Ghlam, un étudiant franco-algérien en informatique soupçonné d'avoir préparé un attentat imminent contre au moins une église à Villejuif et d'avoir tué une jeune femme retrouvée morte dans sa voiture, a été mis en examen et écroué.

Il avait reçu des « instructions données vraisemblablement de Syrie et pour le compte d'organisations terroristes », ainsi qu'une aide sous forme de véhicules et d'armement, d'après le ministre de l’intérieur.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 09:38

Une convention démocrate sur fond de tension à Philadelphie (Reuters)

Le parti démocrate américain a affiché ses divisions Lundi 25 Juillet 2016 lors de l'ouverture de sa convention où seule Michelle Obama a réussi à soulever l'enthousiasme, à l'heure où le sénateur du Vermont Bernie Sanders peine à contrôler ses partisans, qui refusent à grands cris de soutenir Hillary Clinton.

« Hillary Clinton doit devenir la prochaine présidente des Etats-Unis », a dit le sénateur du Vermont face à des défenseurs remontés, qui ont hué jusqu'à la seule mention de l’ancienne secrétaire d’état.

« Hillary Clinton fera une présidente remarquable et je suis fier de me tenir à ses côtés », a-t-il ajouté dans un discours que les supporters de Bernie Sanders et les supporters d’Hillary Clinton ont parfois couvert de chahuts concurrents.

Au terme de quatre jours de réunion, la convention démocrate doit adouber l’ancienne secrétaire d’état pour l'élection présidentielle du 8 novembre 2016 aux Etats-Unis. Les troubles du Lundi 25 Juillet 2016 laissent craindre que la conquête des électeurs de Bernie Sanders par Hillary Clinton sera difficile, sinon compromise.

Dans un courriel aux délégués, le sénateur du Vermont les avait invités Lundi 25 Juillet 2016 à plus de tenue, consigne peu respectée.

« Notre crédibilité en tant que mouvement sera ternie par des huées, les dos tournés, les sorties de la salle et autres démonstrations. C'est ce que veulent les médias. C'est ce que veut Donald Trump », avait-t-il dit.

Dans un discours qui a suscité plus d'unité, la première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, a volé la vedette au sénateur du Vermont et elle a semblé renouveler l'enthousiasme des démocrates.

Evoquant la manière dont elle éduque ses filles, Sasha et Malia Obama, elle a résumé sa posture face à la campagne de Donald Trump, qui met en cause régulièrement Barack Obama et le dit musulman.

« Quand quelqu'un est cruel ou se comporte comme une brute, on ne s'abaisse pas à son niveau. Non, notre devise, c'est, quand ils visent bas, nous visons plus haut », a dit la première dame.

Reprenant le slogan du candidat républicain, de « rendre l'Amérique grande à nouveau », Michelle Obama l'a déconstruit mot pour mot, « ne laissez personne vous dire que ce pays n'est pas grand, que nous devons d'une certaine manière le rendre grand à nouveau, car ici et maintenant, c'est le plus grand pays sur terre », a-t-elle dit.

« Il n'y a qu'une personne dont je pense qu'elle soit vraiment qualifiée pour être présidente des Etats-Unis, il s'agit de notre amie Hillary Clinton », a-t-elle poursuivi avant de défendre une candidate démocrate « qui ne cède jamais à la pression ».

Excuses sincères

La divulgation par Wikileaks de dix neufmille courriels suggérant que le Comité National Démocrate (CND) a cherché à saborder la campagne de Bernie Sanders a mis à mal le front uni que souhaitaient présenter les dirigeants du parti pour mieux contrer la campagne accidentée du candidat républicain Donald Trump.

L'instance dirigeante du parti a présenté ses excuses à Bernie Sanders après la publication par Wikileaks de courriels du CND questionnant notamment son athéisme et évoquant sa judaïté.

« Au nom de tout le monde au CND, nous voulons présenter au sénateur Bernie Sanders nos profondes et sincères excuses pour les remarques impardonnables faites par courriel », a dit Lundi 25 Juillet 2016 le CND dans un communiqué.

Battu lors de la primaire démocrate par l’ancienne secrétaire d’état, Bernie Sanders a dénoncé à plusieurs reprises les oppositions du parti dont il aurait fait l'objet.

Investi la semaine dernière à Cleveland dans l'Ohio par le parti républicain, Donald Trump a pratiquement refait son retard sur sa rivale démocrate dans les intentions de vote selon le dernier sondage de l’Institut Politique de Sondages et d’Opinions Sociales (IPSOS) pour Reuters. Un sondage d’Opinion Research Corporation (ORC) pour Cable News Network (CNN) lui donne même trois points d'avance, à quarante huit pour cent contre quarante cinq pour cent.

Une piste russe

Le sénateur du Vermont a contribué lui-même au malaise du Lundi 25 Juillet 2016 en réclamant et obtenant Dimanche 24 Juillet 2016 la démission de la présidente du parti démocrate, Debbie Wasserman Schultz, après la publication des courriels incriminants.

Debbie Wasserman Schultz, qui s'exprimait Lundi 25 Juillet 2016 quelques heures avant l'ouverture officielle de la convention devant des délégués de son état, la Floride, s'est fait huer.

La présidente démissionnaire du CND a annoncé par la suite qu'elle renonçait à prononcer le discours d'ouverture de la convention.

Les partisans de Bernie Sanders, plus jeunes et plus marqués à gauche que ceux d’Hillary Clinton, ont accueilli avec amertume ces courriels qui donnent du crédit aux accusations formées par leur champion pendant les élections primaires. Ils étaient déjà déçus qu’Hillary Clinton ait choisi comme colistier le sénateur modéré de Virginie Tim Kaine plutôt qu'Elizabeth Warren, sénatrice du Massachusetts et figure de la gauche du parti.

Le Federal Bureau of Investigation (FBI) a annoncé Lundi 25 Juillet 2016 qu'il enquêterait sur le piratage qui a conduit à la publication de ces courriels.

L'équipe de campagne d’Hillary Clinton s'est publiquement interrogée sur une possible piste russe, notant que Donald Trump avait eu des mots élogieux à l'égard de Vladimir Poutine et que Moscou pourrait avoir intérêt à favoriser son élection.

Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a démenti ces accusations en marge d'une réunion avec le secrétaire d’état américain John Kerry Mardi 26 Juillet 2016 au Laos.

« Je ne veux pas utiliser de gros mot », a-t-il dit à des journalistes qui l'interrogeaient sur la responsabilité russe dans le piratage des courriels.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 09:10

https://www.unitepopulaire-fr.org/2016/07/21/tariq-ali-parle-du-brexit-invite-au-meeting-dunite-populaire-a-athenes

Tariq Ali parle du Brexit invité au meeting d’Unité Populaire à Athènes

Jeudi 21 Juillet 2016

Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui. Comme vous le savez déjà, la campagne en Grande-Bretagne faveur du Brexit a été largement dominée par la droite. La campagne des mouvements et des partis de gauche en faveur du Brexit a mis un peu de temps à démarrer, mais nous avons mené une campagne plutôt dynamique. Notre problème fut que pas un seul représentant d’envergure du parti travailliste ne s’est déclaré en faveur du Brexit et cela a été un problème énorme pour nous.

Jeremy Corbyn, le leader de gauche du parti travailliste, a déclaré que « nous ne mènerons pas une campagne conjointe avec les conservateurs », ce qui était très positif, et il a passé le plus clair de son temps à attaquer le néo libéralisme et l’austérité, mais il s’est finalement déclaré en faveur du maintien dans l’Union Européenne.

Et la gauche grecque nous a fait un cadeau pas vraiment bienvenu. Ce cadeau avait pour nom Yanis Varoufakis. C’était un bien mauvais cadeau, parce qu’il a passé presque tout son temps à faire campagne en faveur du maintien dans l’Union Européenne et, quand je l’ai interpellé lors d’un débat public, il a répondu qu’il était d’accord avec la plupart de mes vues mais que, pour changer l’Union Européenne, il est nécessaire de lutter de l’intérieur. Donc, nous avonsdit, « mais comment peut-on changer cette Union Européenne ».

Non pas que nous ne soyons pas internationalistes, non pas que nous ne soyons pas européens. Ce contre quoi nous luttons, c’est l’Union Européenne en tant qu’institution. Et à cette question-là, ils n’ont pas de réponse.

En fait, nous proposons maintenant d’essayer d’organiser, au mois de septembre ou au mois d’octobre 2016, une petite conférence afin que les opposants de gauche à l’Union Européenne se rassemblent et discutent l’idée d’une institution alternative, avec d’éminents économistes comme Costas Lapavitsas et d’autres, pour prendre ensemble le temps de se poser la question, « peut-on trouver une alternative », parce que c’est notre responsabilité.

Voilà donc à quoi nous nous sommes attelés, en ce qui concerne l’Union Européenne.

Cette campagne pour lemaintien dans l’Union Européenne a présenté un aspect très intéressant, même de la part de ceux à gauche qui défendaient le maintien dans l’Union Européenne, c’est qu’ils étaient très provinciaux. Ils prétendaient lutter pour l’Europe, mais ils ne savaient pas ce qu’est vraiment l’Europe. L’Europe en tant qu’Union Européenne était perçue comme une abstraction. Les seuls à avoir pointé ce que l’Union Européenne a fait à la Grèce, ce sont les partisans du Grexit de gauche.

Et moi-même, et John, et beaucoup d’autres, pendant la campagne, nous avons dit que pour nous, l’une des principales raisons pour lesquelles il faut mettre un coup de pied aux fesses de l’Union Européenne, c’est pour les punir de ce qu’ils ont fait à la Grèce. Mais du côté du maintien dans l’Union Européenne, il n’y a eu aucune critique, même les personnes qui se considéraient comme critiques n’ont jamais formulé la moindre critique sur le mode de fonctionnement de l’Union Européenne.

Ne nous y trompons pas, le vote pour le Brexit est une grande claque en plein dans la figure de l’establishment britannique, de l’establishment financier britannique et de l’establishment de l’Union Européenne, et je dois dire que ceux ont été battus en sont déjà à discuter de comment ils pourraient retourner leur défaite et ils se glissent discrètement l’un à l’autre, à l’oreille, « Alexis Tsipras l’a bien fait, lui, en Grèce. Apprenons de son expérience ».

Mais le problème, pour eux, est le suivant, il leur faut arbitrer entre le coût politique et le coût économique. Et je pense que les plus intelligents parmi eux réalisent que le coût politique, s’ils décident de passer outre le résultat du référendum, sera bien plus élevé que le coût économique, et Jeremy Corbyn, le leader du parti travailliste, a appelé publiquement à la mise en application du cinquantième article du traité de Lisbonne pour la sortie de l’Union Européenne.

Nous avons actuellement une triple crise au Royaume-Uni, la première est une crise de légitimité du Royaume Uni lui-même, les écossais se prononcent très clairement pour leur indépendance et le débat va s’ouvrir pour déterminer dans quelle mesure ils peuvent être indépendants dans le cadre de l’Union Européenne. Ils jugeront eux-mêmes s’il vaut mieux entrer dans l’Union Européenne ou avoir un bloc du nord avec la Norvège et l’Islande, comme cela a été suggéré.

Le second problème, c’est la crise énorme, aujourd’hui, en Angleterre. Je parle bien de l’Angleterre, pas de l’Ecosse, mais bien de l’Angleterre.

Il y a encore une autre crise de légitimité. Nombreux sont ceux qui veulent un parti de gauche et l’establishment, au sein même du parti travailliste, s’oppose à cette volonté très forte. On est ainsi témoin de scènes ignobles, chaque semaine, avec les tentatives de la plupart des députés du parti travailliste pour se débarrasser de leur leader élu.

Et, en soutien à leur leader, nous avons des chiffres incroyables, depuis la tentative faite pour se débarrasser de Jeremy Corbyn, une centaine de milliers de personnes ont rejoint le parti travailliste en moins de deux semaines, la plupart l’ont fait pour le soutenir à l’intérieur du parti travailliste. Donc le parti travailliste a un quart de million de membres, ce qui en fait, je crois, le plus grand parti politique d’Europe.

Et cette crise est loin d’être résolue.

Jeremy Corbyn rend les coups, il se bat fort, de son côté, il est soutenu par les membres du parti et la plupart des représentants parlementaires, qui ont été élus sous les mandats des premiers ministres précédents, tels que Tony Blair et Gordon Brown, refusent de l’admettre. Il s’agit donc d’une situation critique au sein du parti travailliste. Et puis il y a une situation, aussi bien en Ecosse qu’en Angleterre, qui ne va pas disparaître comme par enchantement.

L’avantage du Brexit, c’est que c’est un grand pays d’Europe qui a décidé de le faire, et non un petit pays. Concernant la façon dont le débat va se développer, à l’échelle européenne, nous pouvons d’ores et déjà voir, au Danemark, que tous les sondages montrent une revendication de référendum. En France, François Hollande est si inquiet à la perspective de ce Brexit qu’il a fait ce dont on ne l’aurait jamais cru capable, il ne s’agit que d’une menace, mais significative, en soi. Il a dit que la France opposerait son veto à un pacte de l’Union Européenne avec le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP).

Le dernier point que je voudrais évoquer ici, c’est la question du racisme et de l’immigration.

Bien entendu, l’extrême droite a joué un rôle important dans cette campagne, et l’United Kingdom Independant Party (UKIP) a fondé son argumentation sur cette position.

Mais permettez-moi de vous faire part d’une chose étrange et intéressante, qui s’est produite il y a quarante huit heures. La femme qui est sans doute promise aux fonctions de premier ministre d’Angleterre, Theresa May, elle était pour le maintien dans l’Union Européenne, a déclaré qu’il convenait de statuer sur la situation des étrangers ressortissants de l’Union Européenne. Nigel Farage a alors réagi vivement, en s’indignant, « c’est une déclaration absolument révoltante. Les étrangers devraient avoir le droit de séjour ».

Vous voyez que l’idée selon laquelle les partisans du maintien dans l’Union Européenne sont de blanches colombes antiracistes est un non-sens total.

Deux des plus grandes villes comptant de larges minorités, parfois même des majorités, ethniques, Birmingham et Bradford, ont voté pour le Brexit.

Donc, c’est un argument simpliste que d’affirmer que ce n’était qu’une question de racisme.

Ce l’était effectivement, si l’on évacue le fait que le Brexit procède de la volonté de dix sept millions de personnes de mettre une claque magistrale à l’establishment britannique et de dire « qu’on en a marre de vous, de vos politiques, du néo libéralisme et de vivre des vies invivables », voilà de quoi il est question.

Voilà de quoi il s’agit et c’est pourquoi nous disposons maintenant d’une base de travail en commun avec les socialistes européens, les syndicats, les réseaux informels et les mouvements sociaux, pour tenter de construire quelque chose de meilleur. Voilà ce à quoi nous devons travailler.

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 18:24

http://www.bbc.com/news/uk-wales-politics-36856126

Jeremy Corbyn peut gagner une élection générale, dit un député du parti travailliste

Jeudi 21 Juillet 2016

Le leader travailliste Jeremy Corbyn pourrait gagner une élection générale et devenir premier ministre, a dit un député du parti travailliste.

Mike Hedges, député de Swansea East, a réitéré son soutien au leader du parti travailliste, en disant que Jeremy Corbyn « n’a rien fait de mal ».

Jeremy Corbyn a lancé sa campagne pour rester leader travailliste, Jeudi 21 Juillet 2016.

Il a promis un « processus de sélection complet et ouvert » pour choisir les députés travaillistes si les nouvelles limites des circonscriptions sont en place avant 2020.

Jeremy Corbyn est contesté par le député de Pontypridd, Owen Smith, pour la direction du parti travailliste.

Mike Hedges a dit qu'il pensait que Jeremy Corbyn pourrait gagner une élection générale.

« Je sais qu’Ed Miliband ne pouvait pas. Je sais que Gordon Brown ne pouvait pas », a-t-il dit.

« Toutes ces personnes, qui disent maintenant que Jeremy Corbyn ne peut pas gagner, soutenaient avec enthousiasme Gordon Brown et Ed Miliband quand il était évident qu'ils allaient perdre ».

Mike Hedges a dit qu'il pensait que Jeremy Corbyn « n’a rien fait de mal. Il y a eu de nombreuses victoires du parti travailliste contre le gouvernement conservateur. Je pense que Jeremy Corbyn a fait un travail compétent et je ne vois aucune raison de changer dans un aussi court intervalle de temps ».

Les ministres gallois du cabinet fantôme ont décidé de ne pas faire de déclarations publiques sur la campagne pour la direction du parti, a dit une source du cabinet fantôme.

Mike Hedges a dit qu'il croyait que les ministres du cabinet fantôme ont décidé de ne pas faire de commentaires, « donc nous ne verrons pas les ministres gallois aller dans des directions différentes ».

Pendant ce temps, Jeremy Corbyn a critiqué son challenger pour la façon « un peu bizarre » dont il a démissionné du cabinet fantôme.

Jeremy Corbyn a dit que le député de Pontypridd a quitté le cabinet fantôme après lui avoir dit qu’il était satisfait de la composition de l’équipe et qu’il voulait rester.

Le leader du parti travailliste, parlant à l’occasion du lancement de sa campagne, a également interrogé Owen Smith sur sa position relative au National Health Service (NHS) après le temps qu’il a passé à travailler comme lobbyiste pour la société pharmaceutique Pfizer.

Prié de dire si Owen Smith serait invité à revenir dans le cabinet fantôme après l'élection de la direction, Jeremy Corbyn a dit « qu’Owen Smith était dans le cabinet fantôme jusqu'à il y a deux semaines. Il est venu me voir pour me dire qu'il était très heureux d’être dans le cabinet fantôme et qu’il voulait y rester et ensuite il a quitté la réunion et il a démissionné, ce qui était un comportement un peu bizarre. Bien sûr, il sera le bienvenu s’il revient et j'espère qu'il le fera, parce que c’est la bonne manière de faire les choses ».

Un porte-parole de la campagne d’Owen Smith a déclaré que ce n’était pas possible

Un porte-parole de la campagne d’Owen Smith a déclaré que, « quand ils étaient encore membres du cabinet fantôme, Owen Smith, Lisa Nandy, John Healey, Nia Griffith et Kate Green ont rencontré Jeremy Corbyn pour discuter de l'avenir du parti. Ils avaient espéré quitter cette réunion en continuant à soutenir la direction ensemble à l'intérieur du cabinet fantôme. Au cours de la réunion, il est apparu que ce ne serait pas possible. A la fin de la réunion, il était clair que Jeremy Corbyn ne serait pas et ne pouvait pas répondre à leurs préoccupations avec un plan concret et l'engagement d'unir le parti. Il était évident qu'ils n’étaient pas satisfaits de la réponse et des propositions de Jeremy Corbyn. Ils ont démissionné immédiatement après cette réunion ».

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 17:37

http://www.revolutionpermanente.fr/La-guerre-qui-vient

La guerre qui vient

Par Hugo Melchior

Vendredi 8 Juillet 2016

Après la nette victoire du oui lors de la consultation publique, organisée par l'état, Dimanche 26 Juin 2016, en Loire-Atlantique, dans le but de conférer au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes l’onction du suffrage universel, espérant de fait renforcer considérablement sa légitimité auprès de l’opinion publique et d’une classe politique censée être respectueuse de la règle majoritaire, le gouvernement socialiste semblerait ne plus vouloir perdre de temps.

En effet, la date de la nouvelle tentative d’évacuation par la force de la Zone A Défendre (ZAD) et de ses habitants, condition de possibilité pour que les travaux puissent, enfin, effectivement débuter, semble se préciser. Ainsi, comme il y a quatre ans, une opération de « pacification » du territoire de Notre Dame des Landes, sur lequel doit voir le jour l’aéroport du Grand Ouest, devrait intervenir au début de l’automne, alors que la campagne présidentielle aura déjà commencé, notamment chez les Républicains.

Particulièrement satisfait d’avoir remporté la bataille du suffrage universel, après avoir pris néanmoins, faut-il le rappeler, les dispositions nécessaires pour maximiser ses chances de succès avec l’exclusion de la Bretagne, région particulièrement hostile à ce projet, du périmètre de consultation, le gouvernement voudrait pousser son avantage et ainsi faire sauter le verrou que constitue la présence sans titre, et donc illégale, de ces centaines d’opposants à ce projet de transfert d’aéroport. Ces derniers avaient en effet continué à occuper, une fois « l’opération César » mise en échec et suspendue au mois de décembre 2012, tout en les mettant en valeur par leur travail productif et collectif, en lien étroit avec les opposants historiques de culture paysanne, les terres fertiles devant être détruites à cause des travaux.

Une sortie de crise est-elle réellement envisageable, après le vote du Dimanche 26 Juin 2016, ou une nouvelle épreuve de force entre les parties aux prises depuis des années est-elle inévitable ?

Pour qu’il y est une sortie de crise à court terme, il faudrait nécessairement qu’une des deux parties consente à capituler en renonçant à ce que pourquoi elle se bat depuis des années.

Ainsi, il faudrait soit que le gouvernement décide en dernière analyse d’abandonner le projet, en dépit du feu vert donné par une majorité de citoyens-votants de Loire Atlantique, soit que les opposants renoncent à lutter contre ce pourquoi ils luttent depuis des décennies et laissent par voie de conséquence l’aéroport se faire. Or, ces mêmes opposants ont été parfaitement clairs dès l’annonce des résultats de la consultation démocratique, le vote est considéré comme nul et non avenu. Celui-ci ne les engage en aucun cas. C’était attendu, et ni le gouvernement, ni les partisans de l’aéroport n’étaient, il faut l’espérer, suffisamment naïfs pour imaginer que les opposants allaient devenir enfin « raisonnables » grâce à la seule magie de la règle majoritaire et renoncer par voie de conséquence à occuper collectivement la ZAD.

Non, les opposants à ce projet de transfert d’aéroport, jugé à la fois inutile et scandaleux d’un point de vue environnemental, ne partiront pas spontanément, jamais. Ils resteront, prêts à défendre leurs espaces de vies, ce de quoi la lutte contre ce projet d’aéroport est le nom, quitte recourir à des formes d’actions variées, y compris l’usage délibéré de la force face à une offensive sécuritaire d’envergure de la part de l'état agresseur.

La lutte contre le projet d’aéroport est devenue un lieu d’attraction, d’aimantation et d’identification pour des milliers de femmes et d’hommes parce qu’elle cristallise la volonté partagée de remettre en cause la continuité productiviste, l’espérance de pouvoir faire bifurquer l’humanité pour l’amener à prendre un autre chemin que celui de l’ordre productif capitaliste qui, pavé de bonnes intentions, conduit inexorablement l’humanité à sa perte programmée. Cela peut être un facteur d’explication permettant de comprendre pourquoi le processus d’identification dépasse très largement Notre Dame Des Landes, la région du Grand Ouest, et pourquoi l’opposition à ce projet s’est progressivement nationalisée jusqu’à épouser l’ensemble du territoire avec plusieurs dizaines de collectifs existant à l’heure actuelle.

Elle est également un événement du fait que par sa seule existence, elle rende possible des jointures et des liaisons entre des personnes issues d’horizons divers qui ne se seraient jamais rencontrées normalement. Elle est, ainsi, un lieu de convergences des aspirations, des espérances et des intentions qui, par-delà leur multiplicité, ont pour dénominateur politique commun leur refus de se résigner à considérer la société capitaliste comme la seule forme d’organisation sociale faisant partie du champ des possibles. Cette lutte exemplaire est l’expression d’un refus du paradigme productiviste, mais aussi d’une volonté de rappeler qu’il est plus jamais nécessaire de travailler à la création de nouveaux possibles et de nouveaux autrement, ici et maintenant, sans attendre un hypothétique changement systémique par la loi.

Ce vote risque bien d’être le prélude à de nouveaux affrontements, avec le risque d’une explosion de violence, car ce sont des milliers de personnes venues de toute la France, et même de pays frontaliers, qui convergeront, dès que l’information de l’intervention policière leur seront parvenue, vers Notre Dame Des Landes, afin de venir soutenir concrètement les occupants. La mobilisation contre la loi travail, bien que défaite, aura été une excellente école de formation pour des dizaines de milliers de jeunes gens et aussi de moins jeunes, le cœur très à gauche et très sensible à la question des « grands projets inutiles imposés », dont l’aéroport Notre Dame des Landes constitue l’archétype.

Nombre d’entre eux ne manqueront pas de réinvestir les savoir-faire acquis au cours de ces semaines de lutte pour mettre en échec l'état du Parti Socialiste et au passage prendre leur revanche.

Ainsi, pour tous les opposants à ce projet, les problèmes demeurent entiers, comment protéger les lieux de vie d’une offensive policière irrésistible ? Comment gagner la bataille de l’opinion malgré le vote en faveur du projet ? Comment élargir toujours plus l’assise populaire du mouvement d’opposition ? Les opposants ont profité de ces quatre années d’accalmie sur place pour créer du fait accompli et cela en multipliant le plus possible les constructions habitables sur la ZAD, mais aussi l’érection de barricades, pour rendre ainsi quasiment impossible le nettoyage complet de cette zone. En 2012, le gouvernement, dirigé alors par Jean-Marc Ayrault, avait commis l’erreur politique majeure de sous-estimer la réalité de l’opposition à ce projet d’aéroport et de minorer sa base sociale.

Confronté à la détermination et à l’unité plurielle des opposants qui opposèrent sur place, par différentes modalités d’actions, manifestation de masse tel le 17 novembre 2012, résistance non-violente et confrontation directe avec les force de l’ordre, vues comme des troupes d’occupation, pour retarder leur progression, il a fallu au gouvernement temporiser et finalement renoncer à conduire cette difficile opération de maintient de l’ordre jusqu’à son terme.

Quatre années ont passé. Et nous voici revenu au point de départ. Face à des opposants de plus en plus nombreux et organisés, qui ne comptent pas se résigner à aller négocier les conditions de leur défaite, le gouvernement sait qu’il ne pourra pas faire l’économie d’un recours à la force publique pour rendre propre la ZAD de ces nombreux foyers de résistances et de ceux qui personnifient par leur présence sur place le refus obstiné de cet aéroport et par là-même de la « logique productiviste mortifère » qui l’a fait naître.

Alors que l’échéance approche, il faudra que le gouvernement, qui sort déjà particulièrement affaibli de quatre mois de mobilisations contre la réforme néo libérale du code du travail fasse un choix définitif, soit il refuse de perdre la face et il décide de continuer à soutenir jusqu’au bout ce projet approuvé par une majorité de votants de Loire Atlantique et, dans ces conditions, il lui faudra alors assumer une offensive sécuritaire pour pouvoir le mener à bien et donc l’explosion de violences qui aura lieu inévitablement sur la ZAD, mais aussi ailleurs en France en réaction.

Soit, au contraire, il juge que l’opération d’évacuation est bien trop risquée et trop coûteuse en hommes, plusieurs milliers seront nécessaires pour évacuer et sécuriser la zone, alors que la menace terroriste demeure, admettant que les conditions ne sont plus réunies pour qu’un tel projet puisse se faire.

Cette bifurcation sera, certes, interprétée par les commentateurs comme une défaite politique et le gouvernement subira à n’en pas douter un procès en capitulation de la part de la droite déjà en campagne.

Toutefois, celle-ci lui évitera un probable nouvel enlisement comme en 2012, car les mêmes causes, offensive sécuritaire d’envergure, produiront les mêmes effets, défense acharnée de milliers d’opposants, au risque de commettre à nouveau l’irréparable, si la répression devait tourner à nouveau au drame, comme à Sivens en octobre 2014, avec la mort du jeune militant écologiste Remi Fraisse, à la suite de l’explosion d’une grenade offensive.

Au bout du compte, seul le gouvernement peut empêcher qu’un tel scénario de violences ne se produise, mais pour cela il se de doit renvoyer aux calendes grecques ce projet de construction aéroportuaire.

Après quatre mois d’obstination déraisonnable relative à la loi travail, il est encore temps de se raviser.

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