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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:29

 

http://www.rue89.com/2011/01/16/larmee-ne-tire-pas-lhomme-fort-de-la-tunisie-est-general-185923

"L'armée ne tire pas" : l'homme fort de la Tunisie est général

Sur le papier, Fouad Mebazaa est officiellement président par intérim [1]. Mais l'ancien président de la Chambre des députés, 78 ans, est un homme à la santé chancelante, qui n'a ni autorité, ni envergure, ni ambition. Il ne voulait pas du pouvoir et n'a pas été préparé à l'exercer.

Le vrai homme fort n'est donc ni le Président, ni le chef du gouvernement, Mohamed Ghannouchi [2], un technocrate spécialiste des questions économiques et financières, mais Rachid Ammar [3], le chef d'état-major de l'armée de terre.

Limogé par Ben Ali pour avoir refusé de tirer sur le peuple


Agé de 63 ou 64 ans, ce Sahélien natif de Sayada [4], une petite bourgade du littoral, était totalement inconnu du grand public il y a encore quelques semaines. Mais il a eu le courage de s'opposer à Ben Ali, quand le dictateur tunisien a appelé la grande muette à la rescousse pour mater l'insurrection populaire dans les villes de Kasserine, Thala et Sidi Bouzid.

« D'accord pour déployer les soldats, afin de calmer la situation, mais l'armée ne tire pas sur le peuple », a-t-il fait savoir. Limogé [5] séance tenante par Ben Ali et assigné à résidence, il a été rétabli dans ses fonctions par Mohamed Ghannouchi le 14 janvier, lors du dénouement de la crise.

La retenue de l'armée a évité un effroyable carnage. Fidèle à une tradition de non-ingérence dans les affaires politiques héritée de la présidence Bourguiba, elle a tenu à ne pas apparaître sur le devant de la scène. Mais c'est bien elle qui a rendu possible le départ de Ben Ali.

« Elle a joué un rôle déterminant et s'est clairement placée du côté de la transition », commente Néjib Chebbi, fondateur du Parti démocratique progressiste [6], un des principaux chefs de file de l'opposition, qui est pressenti pour participer au gouvernement d'union nationale [1].

Ben Ali a marginalisé l'armée au profit d'une police pléthorique

Fondée en 1957, l'armée tunisienne [7], qui n'aurait donc pas tiré un seul coup de feu contre les manifestants, a été délibérément marginalisée par le président Ben Ali au profit de l'autre composante de l'appareil sécuritaire, la police, dont les effectifs (cent vingt mille hommes) ont quadruplé au cours des vingt dernières années.

Avec seulement trente cinq mille hommes – dont vingt sept mille pour l'armée de terre – l'armée tunisienne est sous-dimensionnée et sous-équipée. Elle ne possède que douze hélicoptères. Quatre sont affectés à la surveillance du couvre-feu dans la capitale, et tournoient toutes les nuits au-dessus de Tunis et sa banlieue, pour sécuriser l'agglomération et prévenir les exactions des miliciens inféodés à l'ancien régime.

Zine el-Abidine Ben Ali, qui était lui-même militaire, se méfiait de ses frères d'armes. En avril 2002, un mystérieux accident [8] d'hélicoptère avait décapité l'état-major des forces terrestres au grand complet. Et tué les treize plus hauts gradés, dont le chef d'état-major, le général de brigade Abdelaziz Rachid Skik, personnalité très respectée de la troupe.




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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:44

 

Mouloud Aounit viré de la direction du MRAP

Mouloud Aounit n’apparaît plus dans la nouvelle présidence collégiale du MRAP. Suite à ses diverses prises de positions concernant l’ “islamophobie” et les actions engagées dans ce sens (comme dans l’affaire des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten), le président Mouloud Aounit était de plus en plus contesté au sein même du mouvement.

En 2008, le MRAP avait été la cible de nombreuses attaques dans la presse, notamment de l’hebdomadaire Marianne et du magazine Le Courrier de l’Atlas (mensuel des Maghrébins de France) qui reprochaient à la direction du mouvement un communautarisme et une confessionalisation de la question antiraciste.

Le communiqué du MRAP :

L’Assemblée Générale du MRAP s’est réunie en Congrès à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) les 8 et 9 janvier 2011 et a élu son nouveau Conseil d’Administration.

Le MRAP poursuivra son engagement dans la lutte contre le racisme, les discriminations racistes et la xénophobie quels qu’en soient la nature et les auteurs ainsi que pour les droits des migrants et la défense de la dignité de tout être humain.

Il poursuivra son combat pour la protection et la promotion des libertés et des droits humains en apportant son soutien aux peuples, minorités et groupes opprimés dans le respect du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, pour la paix et plus généralement l’amitié entre les peuples.

Bernadette Hétier, Jean Claude Dulieu, Renée Le Mignot et Gianfranco Fattorini composent la nouvelle Présidence collégiale du MRAP et, à ce titre, à compter d’aujourd’hui en sont les porte parole. Bernadette Hétier est la nouvelle représentante légale du MRAP.

Saint-Denis, le 9 janvier 2011



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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:35

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20110115/twl-tunisie-situation-1be00ca.html

Début de transition dans la confusion en Tunisie (Associated Press)

Les événements ont continué à s'enchaîner à grande vitesse samedi en Tunisie, qui vivait sa première journée sans Ben Ali. Alors que les troubles se poursuivaient dans le pays, la transition constitutionnelle se mettait en place dans la confusion, le président de la Chambre des députés Fouad Mebazzaâ prenant la tête de l'intérim et promettant la constitution d'un gouvernement d'union nationale. Une élection présidentielle doit avoir lieu dans les deux mois.

Samedi matin, alors qu'il se confirmait, après une nuit d'incertitude sur sa destination, que Zine el Abidine ben Ali s'était réfugié en Arabie saoudite, le Conseil constitutionnel tunisien a repris la main, son président Fethi Abdennadher désignant Mebazzaâ à la tête de la transition.

Et ce en vertu de l'article 57 de la Constitution, qui stipule qu'"en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès, démission ou empêchement absolu, le président de la Chambre des Députés est immédiatement investi des fonctions de président de la République par intérim pour une période variant entre 45 jours au moins et 60 jours au plus".

L'article 57 prévoit l'organisation d'une élection présidentielle durant cette même période.

Mebazzaâ a donc rapidement prêté serment, avant de confier au Premier ministre Mohamed Ghannouchi le soin de former un gouvernement d'union nationale, et d'appeler à l'apaisement dans sa première intervention télévisée. Ce gouvernement doit être un "gouvernement d'unité nationale dans l'intérêt supérieur du pays", a-t-il déclaré, et il sera constitué après consultation de tous les partis politiques de Tunisie, "sans exception ni exclusion", a-t-il ajouté.

L'opposition légale se compose de trois partis en Tunisie: le PDP (Parti démocratique progressiste), principale formation d'opposition, le Forum démocratique pour les libertés et le travail (FDLT) et le Mouvement Ettajdid.

Le nouveau dirigeant intérimaire a a aussi appelé la population à "assister l'armée et les forces de sécurité à restaurer la loi et l'ordre".

Mebazzaâ, 77 ans, vétéran de l'appareil dirigeant de la Tunisie, à la tête du Parlement depuis deux décennies, prend donc le pas sur Ghannouchi. Considéré comme proche de Ben Ali, ce dernier avait la veille assumé pour son compte les pouvoirs intérimaires, que le président lui avait confiés par décret avant de quitter le pays.

Dans le même temps, les troubles se sont poursuivis toute la journée, Tunis et ses banlieues étant en proie à la peur des pillards après une nuit de troubles, malgré le couvre-feu.

A Monastir, station balnéaire sur la côte méditerranéenne, au moins quarante deux détenus sont morts dans l'incendie de leur prison. A Mahdia, plus au sud, un autre incendie dans un établissement pénitentiaire a fait un nombre indéterminé de victimes, tandis que le directeur libérait un millier de prisonniers.

Le départ précipité de Ben Ali n'a pas ramené le calme. Après la grande manifestation qui s'était emparée du centre-ville de Tunis vendredi, la gare centrale de la capitale, place de Barcelone, a été incendiée. Un photojournaliste de l'agence EPA (European Photo Agency), Lucas Mebrouk, grièvement blessé à la tête vendredi lors des violences sur l'avenue Bourguiba, était entre la vie et la mort à l'hôpital Rabta, selon plusieurs de ses collègues.

Des tirs sporadiques ont retenti à Tunis, tandis que des hélicoptères survolaient la ville et que la population des quartiers, en proie à la terreur des pillages, décrivaient, notamment sur les ondes de la télévision publique TV7, des attaques contre les domiciles privés perpétrées par des assaillants armés de couteaux ou d'épées.

La population s'organisait pour résister à des pillards, dont certains s'en sont pris dans la matinée notamment l'hypermarché Géant de la banlieue de L'Ariana, déclenchant l'intervention de l'armée, ainsi qu'à d'autres sociétés ou banques appartenant aux proches du pouvoir.

Samedi matin, l'espace aérien tunisien, qui avait été fermé après le départ de Ben Ali vendredi soir, a rouvert ainsi que l'aéroport de Tunis-Carthage. Mais de nombreux vols étaient annulés, d'autres retardés, bloquant des milliers de touristes que les voyagistes cherchaient à évacuer.

A Riyad, le palais royal saoudien a confirmé que la famille Ben Ali avait été accueillie sur le sol du royaume, sans préciser où elle se trouvait. De sources locales, on évoquait la petite ville d'Abha, quelque 500 km au sud de Jeddah.


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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:26

 

http://www.mediapart.fr/club/edition/soutenons-stephane-hessel-et-les-pacifistes-de-la-campagne-bds/article/150111/lens-annu

Edition : Soutenons Stéphane Hessel et les pacifistes de la campagne BDS

Suite à l'annulation, sur ordre du CRIF et du gouvernement, de la rencontre avec Stéphane Hessel à l'ENS, rendez-vous mardi 18 janvier à 18 heures 30  pour un grand rassemblement contre la censure et pour le respect des libertés démocratiques.

Place du Panthéon à Paris RER Luxembourg, devant l'édifice où sont inhumés les grands hommes de la république, dont notamment Rousseau et Voltaire.

Nul n'a le droit d'interdire aux citoyens de notre pays de dénoncer l'impunité des violations israéliennes du droit international et la collusion de notre gouvernement avec la droite extrême au pouvoir en Israël!

http://www.mediapart.fr/club/edition/soutenons-stephane-hessel-et-les-pacifistes-de-la-campagne-bds/article/140111/le-crif-r

Le CRIF revendique la censure de Stéphane Hessel et l'atteinte à liberté d'expression à l'ENS

Edition : Soutenons Stéphane Hessel et les pacifistes de la campagne BDS

Nous apprenons avec stupeur la décision de Monique Canto-Sperber, la directrice  de l'Ecole Normale Supérieure, de retirer la réservation de la salle accordée pour la tenue d'une rencontre exceptionnelle avec Stéphane Hessel mardi 18 janvier. Cette conférence s'inscrivait dans la lignée de l'appel qui a reçu les signatures prestigieuses de personnalités politiques et intellectuelles de sensibilités très diverses, et de dix mille citoyens. L'appel peut encore être signé ici :

www.collectifpaixjustepalestine.org


Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) revendique cette victoire de la censure, et remercie ses amis : Valérie Pécresse (ministre de l'enseignement supérieur), Bernard-Henry Lévy, Alain Finkielkraut, Claude Cohen-Tanoudji, Arielle Schwab. Tous, selon lui, seraient intervenus activement pour bâillonner Stéphane Hessel et ses prestigieux soutiens. 

Mobilisées pour les droits démocratiques et contre les menaces visant Stéphane Hessel et les prévenus de la campagne BDS, de nombreuses personnalités devaient effectivement s'exprimer à la tribune ou par des messages : Benoist Hurel (secrétaire général adjoint du Syndicat de la Magistrature), Leila Shahid (ambassadrice de la Palestine auprès de l'Union Européenne), Haneen Zoabi (députée au parlement israélien), Michel Warschawski (Israélien, fondateur du Centre d'Information Alternative), Nurit Peled (mère israélienne d'une victime d'attentat, fondatrice du cercle des familles endeuillées, Prix Sakharov pour la paix du parlement européen), Elisabeth Guigou (députée, ancienne Ministre de la Justice et Garde des Sceaux), Daniel Garrigue (député, porte parole de République Solidaire), Gisèle Halimi et bien d'autres...

Trois cent personnes étaient déjà inscrites pour cette conférence, exclusivement annoncée sur Mediapart. La direction a déjà reçu de nombreux mails de protestation, auxquels elle répond par le déni.

Le comportement indigne de la directrice d'un des hauts lieux de l'intelligence française et de celles et ceux qui ont fait pression sur elle pose de nombreuses questions auxquelles nous répondrons, avec nos invités et amis, lors du rassemblement auquel appellent les organisations ayant soutenu cette conférence.

Rendez-vous mardi 18 janvier à 18h30  pour un grand rassemblement contre la censure et pour le respect des libertés démocratiques.

Place du Panthéon, devant l'édifice où sont inhumés les grands hommes de la république, dont notamment Rousseau et Voltaire.

Nul n'a le droit d'interdire aux citoyens de notre pays de dénoncer l'impunité des violations israéliennes du droit international et la collusion de notre gouvernement avec la droite extrême au pouvoir en Israël!

Organisation signataires : AFPS (Association France Palestine Solidarité), CCIPPP (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien), CJPP5 (Comité Paix Juste Palestine 5ème), Génération Palestine, GUPS (Union Générale des Etudiants de Palestine, UJFP (Union Juive Française pour la Paix)



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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 21:07
http://www.lariposte.com/cote-d-ivoire-l-imperialisme,1530.html

Côte d’Ivoire : l’impérialisme français dans une impasse

La Côte d’Ivoire est menacée, une fois de plus, de sombrer dans la guerre civile. Jour après jour, les grands médias français nous expliquent que la faute en revient exclusivement à Laurent Gbagbo et ses partisans. La plupart des puissances impérialistes – France en tête – soutiennent Alassane Ouattara, qui a été Premier ministre sous la dictature de Félix Houphouët-Boigny, puis directeur général adjoint du Fonds Monétaire International.

Contrairement aux légendes officielles, les impérialistes n’attachent absolument aucune importance au « respect de la démocratie » en Côte d’Ivoire. Ils sont de longue date habitués à faire et défaire les dictatures de ce continent dont ils pillent systématiquement les richesses. Ils sont les premiers responsables de l’effroyable misère qui frappe les masses africaines. Seuls des esprits naïfs peuvent croire un instant que les impérialistes déclenchent une tempête diplomatique – et menacent d’intervenir militairement, sur place – par amour de la démocratie. En Egypte, au Burkina Faso, au Soudan, au Togo, en Algérie, en Tunisie et au Gabon, les récentes élections étaient entachées d’« irrégularités » massives. Mais cela n’a pas posé de problèmes au gouvernement Sarkozy.

Ouattara et Gbagbo appartiennent à la même catégorie de politiciens corrompus qui ont fait fortune en ramassant les grosses miettes tombées de la table impérialiste. Ouattara n’a nullement l’intention de rompre avec la politique menée par Laurent Gbagbo, pendant des années, et qui a consisté à livrer les richesses de la Côte d’Ivoire aux grandes multinationales, notamment françaises. Simplement, Gbagbo a perdu la confiance de l’impérialisme français, qui l’avait longtemps soutenu. L’une des raisons de ce revirement est probablement l’ouverture du « marché ivoirien » à d’autres intérêts, notamment chinois. Ce n’est pas un hasard si les gouvernements chinois et russes ont soutenu Laurent Gbagbo, au lendemain des élections.

Les impérialistes ne veulent pas d’une nouvelle guerre civile en Côte d’Ivoire. Ils veulent un régime stable qui leur ouvre des perspectives d’investissements rentables. Mais leurs manœuvres et leurs crimes passés ont complètement déstabilisé le pays et la région. Ils ne contrôlent plus le monstre qu’ils ont eux-mêmes créé. La Côte d’Ivoire est divisée en deux. Après avoir tout fait pour marginaliser Gbagbo, l’impérialisme français aura le plus grand mal à imposer un compromis aux deux cliques dirigeantes qui se disputent le pouvoir. Cette situation illustre, une fois de plus, l’affaiblissement de la diplomatie française, qui est la conséquence du déclin économique et militaire de la France sur l’arène mondiale.

Ce sont d’abord les jeunes, les travailleurs et les pauvres ivoiriens qui payent et vont payer le prix de cette nouvelle crise. Le mouvement ouvrier international ne doit soutenir ni le camp de Gbagbo, ni celui de Ouattara. Notre premier devoir est de mener campagne contre la présence de troupes étrangères – y compris de l’ONU – en Côte d’Ivoire. Soldats français, hors de Côte d’Ivoire ! Seules des luttes massives de la jeunesse et des travailleurs ivoiriens, contre l’impérialisme et contre le capitalisme, pourront mettre un terme au cycle infernal de la misère, de l’exploitation et des guerres civiles qui saignent ce pays.





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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 20:56

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110113/tts-france-justice-zemmour-ca02f96.html

Des députés UMP apportent leur soutien à Eric Zemmour (Reuters)

Une trentaine de députés UMP ont apporté jeudi leur soutien à Zemmour jugé depuis mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la haine raciale et diffamation

Le journaliste, qui se pose en défenseur du "politiquement incorrect", avait déjà reçu le soutien de l'ex-ministre de l'Intérieur de gauche Jean-Pierre Chevènement et du président du Front national, Jean-Marie Le Pen.

Membres du Collectif parlementaire pour la liberté d'expression, vingt huit députés de la majorité estiment que sous couvert de lutte contre le racisme, "on prétend faire taire un journaliste qui exprime une opinion, qu'elle soit vraie ou non, parce qu'elle dérange".

Pour les signataires, ce procès "en dit long sur la dérive qui conduit à bâillonner la liberté d'expression par les tyranneaux de la pensée unique de l'antiracisme".

Parmi les vingt huit signataires figurent Lionnel Luca, Jacques Myard, Bernard Debré ou bien encore Christian Vanneste et Marc Le Fur, vice-président de l'Assemblée nationale.

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), qui est l'un des plaignants dans ce procès, s'est élevée contre ces soutiens.

"N'en déplaise à ce collectif, ce n'est ni aux élus, ni aux représentants de la société civile de fixer les limites de la liberté d'expression et de dire le droit, mais bien à la justice de notre pays", déclare-t-elle dans un communiqué.

SOS-racisme s'est également étonné des arguments avancés par Eric Zemmour lors des premières audiences.

"Il devra assumer ce qu'il a eu beaucoup de mal à faire devant les juges, que son 'politiquement incorrect' consiste en la contestation des lois d'une République qu'il invoque pourtant régulièrement", dit l'association.

Eric Zemmour a répété devant le tribunal que les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres "parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes", comme il l'avait dit le 6 mars 2010 sur l'antenne de Canal+.

Sur France Ô, il avait déjà assuré que les employeurs "ont le droit" de refuser des postulants arabes ou noirs.




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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 20:47

 

Le Collectif de Solidarité avec les Luttes des Habitants de Sidi Bouzid - Tunisie et le Collectif de Soutien aux Mouvements Populaires en Algérie appellent à une Manifestation Samedi 15 janvier 2010 à 14 heures à Paris de la Place de la République à la Place du Châtelet

Depuis le déclenchement des révoltes populaires en Tunisie et en Algérie, les dictatures ne cessent de réprimer dans le sang les manifestants. En Tunisie, le bilan est très lourd, plus de soixante morts ont été malheureusement recensés.

Face aux revendications justes et légitimes des populations et des jeunes pour les libertés et une vie digne, les tyrans tuent, bastonnent et emprisonnent pour sauver leurs privilèges.

Malgré des centaines de milliers de manifestants tunisiens qui réclament son départ, Ben Ali s’agrippe à son fauteuil et il vient de décréter l’Etat d’urgence

Soyons nombreux à manifester notre solidarité aux Peuples de Tunisie et d’Algérie et pour exiger la FIN DE LA DICTATURE EN TUNISIE, l’arrêt immédiat des massacres des civils, la libération immédiate et inconditionnelle de tous les manifestants arrêtés et de tous les détenus d’opinion, l’ouverture des champs politique et médiatique, le respect des droits de l’Homme, l’arrêt du pillage des ressources des deux pays et la fin du mépris du gouvernement français face aux revendications légitimes des populations maghrébine

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 20:36

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110114/tts-tunisie-ben-ali-ghannouchi-ca02f96.html

Le Premier ministre tunisien assure l'intérim de Ben Ali (Reuters)

Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi a annoncé vendredi que le président Zine el Abidine Ben Ali était temporairement dans l'incapacité d'exercer ses fonctions.

Selon la chaîne pan-arabe Al Djazira, Ben Ali a quitté la Tunisie en direction de Paris mais la présidence française a dit n'avoir aucune information sur la venue éventuelle du président tunisien. L'Elysée se montre extrêmement prudent en faisant valoir que la situation en Tunisie est d'une "extrême complexité" et que "plus on est discret, plus on est efficace".

Mohamed Ghannouchi a précisé à la télévision qu'il assumait la charge de président par intérim et a promis de respecter la constitution ainsi que de rétablir la stabilité dans le pays, en proie depuis un mois à une violente agitation sociale.

"Comme le président est temporairement dans l'incapacité d'assumer ses devoirs, il a été décidé que le Premier ministre exercerait provisoirement ses fonctions", a dit Ghannouchi.

"Je jure de respecter la constitution et de mettre en oeuvre les réformes politiques, économiques et sociales qui ont été annoncées (...) en consultation avec toutes les composantes politiques, y compris les partis politiques et la société civile", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont invité les autorités tunisiennes à tenir les promesses faites par Ben Ali, et notamment à respecter les droits de l'homme et à procéder à des réformes politiques. La Maison blanche a condamné d'autre part les violences et indiqué qu'elle suivait de près la situation.

ÉTAT D'URGENCE

Dans la journée, Ben Ali avait décrété l'état d'urgence, limogé le gouvernement et annoncé des élections législatives anticipées dans un délai de six mois.

"Cet état d'urgence signifie que les rassemblements de plus de trois personnes sont interdits, que les armes seront utilisées par les forces de l'ordre lorsqu'un suspect refusera d'obtempérer et, troisièmement, qu'un couvre-feu sera en vigueur de 17 heures à 7 heures pour une durée indéterminée", avaient annoncé les autorités.

Des coups de feu avaient retenti un peu plus tôt à Tunis devant le ministère de l'Intérieur où la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser plusieurs milliers de manifestants qui réclamaient la démission immédiate du chef de l'Etat.

Ben Ali, au pouvoir depuis 1987, avait promis jeudi soir de ne pas briguer de nouveau mandat en 2014.

Le président, qui intervenait pour la troisième fois à la télévision depuis le début des troubles le 16 décembre, avait ordonné jeudi soir aux forces de l'ordre de ne plus faire usage de leurs armes contre les manifestants et annoncé une baisse du prix du sucre, du lait et du pain. Il a également promis la liberté de la presse et la fin de la censure sur internet.

Ses promesses ont été suivies de scènes de liesse dans les rues de Tunis, malgré le couvre-feu décrété pour ramener le calme.

Selon des sources médicales, dix personnes ont été tuées à Tunis dans la nuit de jeudi à vendredi et deux autres dans la ville côtière de Rass Jebel (nord-est).

Le dernier bilan officiel fait état de vingt trois civils tués depuis le début des troubles, mais la Fédération internationale des droits de l'homme, dont le siège est à Paris, parle de soixante six morts.



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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 21:14

 

La notification des sanctions sont tombées ces jours-ci. Suite à la CAP du 31 août 2010 contre Bertrand Lucas (représentant départemental SUD) et Yann le Merrer (représentant départemental CHSCT), les sanctions sont donc tombées, douze mois de mise à pied dont trois mois avec sursis contre Bertrand Lucas et vingt quatre mois de mise à pied dont six mois avec sursis contre Yann le Merrer

En ce qui me concerne (également représentant départemental SUD) La Poste a fait un recours auprès du ministre du travail pour demander mon licenciement. Je suis convoqué par l'Inspection du Travail le 18 janvier 2011.

Les T-Shirts contre la répression sont toujours disponibles pour être commandés.

Il nous semble que nous pourrions tenir une réunion du collectif de soutien dans les jours qui viennent. On fera une proposition dans les jours qui viennent.

Gaël Quirante

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 21:04

 

http://www.venancekonan.com/aspx/mes-ecrit/3250-Chre-Franafrique.html

Jusqu’à ce jour en Afrique, tous les maux de la société sont toujours attribués à un sorcier ou une sorcière. Un homme meurt-il, dans un accident de voiture par exemple, on trouvera un sorcier à qui attribuer le décès. En 2007, après la cérémonie de la « flamme de la paix » à Bouaké, un leader de la FESCI, ce syndicat estudiantin qui soutient aveuglément Laurent Gbagbo trouva la mort dans un accident de la route en faisant un dépassement dangereux. Le jour de son enterrement, ses camarades étudiants incendièrent les cases de quelques vieilles personnes de son village qu’ils accusaient d’être les sorciers responsables de sa mort.

Cette mentalité anime encore bon nombre d’intellectuels africains et panafricanistes installés bien au chaud (façon de parler en ce moment) en France. Pour toute chose, il faut chercher le coupable ailleurs. Et pour eux, tout ce qui arrive de négatif en Afrique est le fait de la France ou de son excroissance, la Françafrique. C’est elle, notre sorcier. Ainsi, la crise post électorale qui secoue en ce moment la Côte d’Ivoire serait la faute à la France ou à la Françafrique. Chère Françafrique !

Que serions-nous devenus, nous intellectuels africains et panafricanistes, si tu n’avais pas existé pour nous dédouaner de toute responsabilité dans nos malheurs. Laurent Gbagbo et Blé Goudé sont ainsi présentés par nos chers intellectuels africains et panafricanistes de Paris comme de preux chevaliers qui se battent pour délivrer leur pays, voire tout le continent, des griffes de la vilaine Françafrique. 

Des rives enneigées de la Seine, personne parmi eux n’a remarqué que Laurent Gbagbo a cédé toute l’économie de son pays aux multinationales, surtout françaises, et qu’en dix ans de règne, il n’a formé aucun cadre susceptible de créer ou de diriger la moindre entreprise, puisqu’il a laissé la FESCI tuer tout le système éducatif en y pratiquant le racket, le viol, le meurtre. Personne n’a remarqué la formidable prédation à laquelle s’est livré son régime sur l’économie ivoirienne et la corruption que ce régime a secrété, gangrénant toute la société ivoirienne.

Personne là-bas n’a remarqué que Blé Goudé a triché pour obtenir sa licence, qu’il est le chef des « Jeunes patriotes » qui se sont surtout signalés par leur aptitude à racketter, à violer, et à tuer, et que ce Blé Goudé, aujourd’hui nommé ministre par Gbagbo, est sous sanctions de l’ONU pour tous ces motifs. Loin de moi l’idée d’excuser les mêmes crimes commis par la rébellion et que je n’ai jamais cessé de dénoncer, mais un crime n’excuse pas l’autre. Et personne là-bas n’a remarqué la liberté de la presse bâillonnée, les messages de haine délivrés par la radio télévision nationale et la presse proche de Laurent Gbagbo, les ressortissants étrangers quotidiennement menacés. Non ! Laurent Gbagbo est un grand combattant de la liberté !

Trêve de balivernes. Ce qui se passe en Côte d’Ivoire en ce moment est tout simplement une tentative de braquage de la démocratie. Les Ivoiriens ont voté et ont dans leur grande majorité donné leurs voix à Alassane Ouattara. Et Laurent Gbagbo qui proclame urbi et orbi que son pouvoir lui vient de Dieu ne veut pas le lâcher.

Nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris nous parlent d’ingérence de la communauté internationale dans les affaires d’un pays africain, du droit qui a été dit par le Conseil constitutionnel, de trucages des scrutins dans le nord de la Côte d’Ivoire, de pressions des rebelles des Forces nouvelles.

Sans doute que dans le confort dans lequel ils vivent à Paris, ils n’ont pas remarqué qu’en 2005, ce sont les leaders politiques ivoiriens, avec à leur tête le président de la république d’alors, Laurent Gbagbo, qui ont demandé à l’ONU de venir certifier tout le processus électoral ivoirien. Et chaque étape du processus a dû être validée par l’Onu avant que l’on ne passe à la suivante. On se souvient tous, pour ceux qui veulent s’en souvenir, qu’en février dernier, Laurent Gbagbo avait dissout la Commission Electorale Indépendante et obtenu des modifications dans sa composition, ainsi qu’un nouveau président. On se souvient que l’enrôlement sur les listes électorales avait été l’objet de plusieurs blocages et reports, pour satisfaire les désirs de Laurent Gbagbo. Je vous épargne toutes les péripéties des audiences foraines où le sang avait même coulé. 

Nous avons mis cinq ans pour arriver à ce que Laurent Gbagbo convoque le collège électoral au scrutin. Entre temps, il avait signé l’accord politique de Ouagadougou et ses différents ajouts, avec Guillaume Soro qu’il a présenté avant l’élection comme le meilleur des ses différents Premiers ministres. C’est cette communauté internationale, aujourd’hui vouée aux gémonies, qui avait financé tout ce processus. Et c’est lorsqu’elle a validé la liste électorale qu’on est allée à l’élection. Personne à cette époque n’avait parlé d’ingérence étrangère et de souveraineté nationale bafouée. Nous sommes allés au premier tour du scrutin, avec toujours les rebelles armés au nord. Personne, ni ici, ni ailleurs n’y avait trouvé à redire.

Les résultats qui plaçaient M. Gbagbo en tête ont été acceptés par tous, après la certification du représentant de l’ONU. Et dans les attendus du décret signé par M. Gbagbo pour convoquer les Ivoiriens au second tour, il est bien mentionné « vue la certification des résultats du premier tour par le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU… » Je vous rappelle que M. Gbagbo avait instauré un couvre-feu sur toute l’étendue du territoire, sans avoir prévenu qui que ce soit, à la veille de ce second tour.

Et il avait dépêché mille cinq cent soldats dans les zones occupées par la rébellion. A l’issue du scrutin, personne, parmi les personnes présentes sur place et habilitées à rendre compte de la manière dont les opérations se sont déroulées, à savoir les préfets et sous-préfets nommés par Laurent Gbagbo, les observateurs de l’ONUCI, de l’Union européenne, de l’Union africaine, de la CEDEAO, du Centre Carter, les journaliste présents, et Dieu seul sait combien ils étaient nombreux, personne n’a signalé d’incidents majeurs ayant entaché la sincérité du scrutin. On ne nous a signalé aucun incident entre les soldats envoyés pas Gbagbo et les Forces nouvelles. On est d’accord ? Et voici qu’à peine le président de la CEI a-t-il donné les résultats provisoires que le président du conseil constitutionnel se précipite sur le plateau de la télévision pour annoncer que ce que le président de la CEI a dit est nul et non avenu, parce que des résultats seront annulés. Et quelques heures plus tard, sans que l’on sache ni comment, ni quand il a enquêté, il annule d’un trait les résultats de tous les départements du nord en y ajoutant Bouaké qui est au centre, qui ont massivement voté pour M. Ouattara.

Vous ne trouvez pas cela un peu gros, amis intellectuels africains et panafricanistes de Paris ? Mais ce qui est absolument inacceptable dans l’attitude du Conseil constitutionnel est qu’il a pris sa décision totalement en dehors du droit. La loi ivoirienne dit très précisément ceci : « dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble, il prononce l’annulation de l’élection et notifie sa décision à la Commission électorale indépendante qui en informe le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et le Représentant du Facilitateur à toutes fins utiles. La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en conseil des ministres sur proposition de la CEI. Le scrutin a lieu au plus tard quarante cinq jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel. » Qu’est ce qui est ambigu dans ce texte ? Qu’est-ce qui est sujet à interprétation ? 

On pourrait peut-être pinailler sur la question de savoir qui du Conseil constitutionnel ou du Représentant du Secrétaire général de l’ONU a le dernier mot. Mais rien, absolument rien, dans le droit ivoirien n’autorise le Conseil constitutionnel à annuler les résultats du scrutin d’une région, de manière à inverser les résultats provisoires. Je voudrais que nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris m’indiquent ce qui en droit pourrait autoriser le Conseil constitutionnel à violer ainsi la loi dont il est le gardien. Le Conseil constitutionnel ivoirien a tout simplement inventé ici le droit. Or il n’est pas le législateur. Son rôle est de dire tout simplement le droit, et rien que le droit.

Aussi, lorsque j’entends ou lis nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris s’arc bouter sur le fait que le Conseil constitutionnel a le dernier mot, sans dire que ce Conseil a tout dit sauf le droit, je dis qu’il sont tout simplement malhonnêtes. Se rendent-ils compte de ce qu’ils défendent ? La Côte d’Ivoire est entrée dans cette période de turbulence qui a débouché sur une rébellion armée parce qu’à un moment donné, les ressortissants du nord de ce pays avaient été suspectés de n’être pas totalement ivoiriens. Après une dizaine d’années de tumulte, après plusieurs reports dus à la suspicion et dans le souci d’éviter toutes contestations ultérieures, des élections libres et transparentes se sont déroulées, sous le regard du monde entier. Elles ont été les plus coûteuses au monde.

 

Les Ivoiriens tenaient tellement à sortir de cette crise qu’ils ont accepté sans broncher qu’Adama Dolo, dit Dahico, humoriste de son état, qui avait été naturalisé depuis moins de cinq ans, soit candidat, par la seule volonté de Laurent Gbagbo, en violation de la constitution. Et le monde entier a constaté le très fort taux de participation qui était un record mondial. Et voici que le Conseil constitutionnel, sans aucune base juridique, raye d’un trait les votes de toutes les régions du nord. Il leur dénie ainsi tout simplement leur citoyenneté ivoirienne, ce que l’ivoirité tant décriée n’avait pas osé faire. Se rendent-ils compte, ces intellectuels africains et panafricaniste parisiens qu’en défendant cela, et si par hasard une telle forfaiture devrait prospérer, ils cautionneraient ainsi la future guerre civile qui dévasterait la Côte d’Ivoire ?

C’est cela leur panafricanisme ? S’en rendent-ils compte ? La question ici n’est pas de soutenir tel candidat contre tel autre. Il s’agit de défendre la démocratie. Les Ivoiriens ont voté, ils ont clairement exprimé leur vote, et Laurent Gbagbo veut confisquer leur volonté. Il n’y a pas de France ou de Françafrique dans cette affaire. Chercher des poux dans les cheveux de la France, c’est chercher à accuser un sorcier lorsqu’un homme ivre se tue au volant de sa voiture. Nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris ont presque tous fui leurs pays respectifs pour cause de déficit démocratique et d’absence de liberté. 

C’est en tout cas ce que la plupart d’entre eux disent. Nous autres qui avons fait le choix de continuer de vivre sur le continent malgré tout, nous avons toujours rêvé de voir nos pays devenir aussi démocratiques qu’ailleurs. Nous nous sommes toujours battus pour cela, avec la conviction que notre état actuel n’est pas une fatalité. Ce que l’on a toujours reproché à la France et à son excroissance la françafrique, c’est d’avoir maintes fois piétiné les désirs démocratiques des peuples africains et de leur avoir imposé des dirigeants corrompus. Et voici qu’un peuple africain, celui de Côte d’Ivoire, a pu choisir librement, pour la première fois de son histoire, celui qu’il veut comme dirigeant. Et un dictateur aux petits pieds veut tuer cette démocratie naissante en massacrant tous ceux qui dans son pays s’opposent à lui. 

Toute la communauté internationale dit « non » à ce hold-up. Et ce sont nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris qui, aujourd’hui, prennent la défense de cet assassin, aux côtés des Vergès, Dumas, et autres barons de l’extrême droite française ? Pincez-moi, je rêve ! Et ils ne disent pas un seul mot sur les centaines de personnes que Gbagbo et ses mercenaires tuent tous les jours ! C’est vrai que Paris est loin et ils n’entendent pas les crépitements de mitraillettes, les cris des personnes que l’on enlève, que l’on torture, les bruits des casseroles sur lesquelles les femmes tapent dans tous les quartiers où l’on ne dort plus, pour signaler l’arrivée des tueurs, dérisoires défenses contre le silence des intellectuels africains et panafricanistes de Paris. Non, vous n’entendez pas, et vous direz comme Blé Goudé, que ce sont des rumeurs, ou comme Laurent Gbagbo, que c’est encore un complot de la communauté internationale. 

Mais moi je vis à Abidjan et chaque nuit, je me couche avec la peur au ventre, et, pendant les nuits de couvre-feu, j’ai entendu durant des heures les tirs des miliciens et mercenaires de Gbagbo. J’ai moi aussi, fait le compte de mes connaissances tuées, torturées ou disparues. Je ne sais pas quand mon tour arrivera, parce que je suis dans leur collimateur. De grâce, que ceux qui ne peuvent rien pour nous aient au moins la décence de se taire.

Venance Konan






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