Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 17:28

 

Grève très combative de plusieurs semaines à la poste des Hauts de Seine, répression patronale contre les militants, notamment du NPA

Plusieurs dizaines de postiers des Hauts de Seine sont en grève depuis fin avril (soit depuis près de deux mois au moment où nous écrivons) contre les conséquences de la contre-réforme « Facteurs d’avenir ». Pendant les premières semaines, la grève a été majoritaire (soixante à quatre vingt pour cent) sur les trois bureaux de Châtillon, puis Clamart, puis Asnières, et elle l’était encore mi-juin dans ce dernier cas. Elle a touché enfin des bureaux de Bois-Colombes et de La Défense.

Partie de Châtillon avec la seule revendication que la réorganisation du travail soit reportée de trois semaines, la grève a ainsi entraîné d’autres postiers amenant leurs revendications : refus des suppressions de tournées, qui reviennent à accroître chaque tournée ; refus de l’auto-remplacement et de la flexibilité des tournées, qui met en cause le principe « un facteur, une tournée » ; exigence que les CDD soient transformés en CDI sur place ; refus des suppressions de postes et de la délocalisation (Bois-Colombes)...

C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’a été rendu public le rapport du syndicat des médecins de prévention des agents de la poste, qui a fait grand bruit car il dénonce en termes extrêmement clairs les effets catastrophiques des restructurations de la poste sur les agents, selon un scénario similaire à celui de France Telecom. Dénonçant les « réorganisations rapides et successives » et des « injonctions contradictoires », ces médecins écrivent notamment : « Les agents de distribution sont confrontés à des situations d’épuisement physique et psychique. Cela est lié aux nouvelles organisations de travail, dont la mise en place est très variable d’un établissement à un autre. » Ils vitupèrent aussi le silence de la direction de la poste face aux avertissements qu’ils lancent depuis plusieurs années.

Détermination des grévistes, refus de négocier et répression de la direction

Au début de la grève, pendant une dizaine de jours, la direction départementale de la poste (DOTC : direction opérationnelle territoriale et courrier) a refusé d’ouvrir des négociations, espérant que la grève ne tiendrait pas. Mais les grévistes ont décidé d’occuper les locaux de la direction départementale le 10 mai à Nanterre, ce qui a forcé la direction à ouvrir des négociations, même si elle a tout fait ensuite pour les ralentir. De plus, les grévistes du 92 ont décidé, lors d’une AG, de réaliser la jonction avec les postiers d’un centre de tri parisien (Paris 8) qui était lui aussi en lutte à ce moment-là. Même si la grève parisienne a cessé peu après, cela a permis un début de convergence des luttes le 28 mai et, malgré l’opposition de la CGT et notamment des militants de LO, une action commune a eu lieu au siège de la direction nationale de la poste pour exiger l’ouverture de négociations au niveau global.

Mais la direction a préféré miser sur l’intimidation et la répression en interdisant l’accès des grévistes du 92 aux locaux, voire en fermant purement et simplement les bureaux, et en envoyant des vigiles, des maîtres-chiens et autres huissiers. Et surtout, elle a décidé d’engager des procédures judiciaires et disciplinaires contre une trentaine de grévistes du 92 (ainsi que contre le secrétaire de Sud-PTT Paris pour sa participation à l’action commune du 28 mai). D’une part, une partie des postiers qui ont occupé la direction départementale le 10 mai sont traînés devant le tribunal correctionnel sous l’accusation de « séquestration »... alors qu’ils s’étaient contentés de s’asseoir dans les escaliers, sans empêcher la circulation des personnes ! D’autre part, ils se voient menacés au mieux de blâme, au pire de procédures de mises à pied pouvant conduire à la révocation (pour les fonctionnaires) ou au licenciement (pour les contractuels). Les cibles de la direction sont principalement les délégués syndicaux (essentiellement de SUD) et les postiers mandatés par leurs collègues pour négocier en leur nom, contre lesquels elle maintient pour le moment ses sanctions alors qu’elle les a retirées pour certains autres grévistes.

Une répression politique contre le NPA

Il s’agit ainsi de faire un exemple en tentant de briser une équipe militante combative pour dissuader les postiers de lutter. Cette équipe militante avait déjà permis que l’application de la contre-réforme « Facteurs d’avenir », qui s’est faite département par département et bureau par bureau, soit retardée dans de nombreux bureaux du 92, alors qu’elle est désormais en vigueur presque partout en France. Il y avait eu notamment une grève de soixante douze jours début 2009, qui avait mobilisé jusqu’à deux cent postiers. Les militants du NPA jouent un rôle important dans cette équipe et dans la grève en cours et subissent de plein fouet la répression, y compris Olivier Besancenot.

Il s’agit donc d’une répression extrêmement grave, non seulement contre des grévistes et des syndicalistes, mais aussi contre des militants et dirigeants du NPA, accusés en tant que tels. La direction de la poste bénéficie pour cela des relais de l’UMP (dont le 92 est un fief), mais aussi de la CFDT, qui a osé diffuser (par l’intermédiaire de cadres de l’entreprise) un tract diffamatoire contre les camarades du NPA, accusés d’utiliser des méthodes de « voyous » ! Ce tract disait notamment que « Besancenot a peut-être sa place dans les médias, mais le terrain social, c’est celui des organisations syndicales : il n’a rien à y faire, ni lui, ni ses méthodes ! ».

Solidarité avec les grévistes et notamment avec les camarades NPA !

Il est donc essentiel de soutenir massivement les postiers grévistes du 92 et les camarades du parti. Une caisse de grève a été mise en place et des fêtes de soutien organisées pour aider les grévistes, dont les paies de mai ont été largement amputées. Un comité de soutien départemental a été monté (FSU, CGT-Fapt, Solidaires, Sud-PTT, Sud-Education, CFTC, NPA, PCF, Fase, MJCF, Attac, GEM, PG, M'PEP). Une pétition de soutien des postiers du 92 a récolté près de mille signatures, et une autre circule dans la population et parmi les élus du département. Les maires de Clamart et Asnières ont proposé de jouer les médiateurs, mais la direction de la poste a refusé. La pétition est maintenant adressée aux responsables nationaux des organisations syndicales et politiques de gauche. Enfin, des rassemblements de soutien ont eu lieu au moment des premiers entretiens préalables aux révocations ou licenciements.

La direction nationale du NPA doit monter en première ligne

Il est de la responsabilité de la direction nationale du NPA d’être au premier rang du combat contre la répression, puisque celle-ci touche des membres du parti, dont son porte-parole national. Nous devons montrer aux travailleurs qui veulent nous rejoindre que, dans la lutte, nous sommes toujours solidaires de nos camarades : c’est non seulement un devoir, mais aussi une condition pour que les travailleurs aient confiance en nous. Or, si la fédération du 92 a su mobiliser une partie des militants en soutien aux postiers (quoique d’une manière trop fragmentaire et insuffisamment politisée), la direction nationale du parti a quant à elle tardé à apporter son soutien aux camarades : elle ne l’a pas fait pendant plusieurs semaines, ses représentants n’étaient pas présents aux rassemblements jusqu’à celui du 14 juin, l’information n’a pas beaucoup circulé dans le parti et il a même fallu attendre début juin pour que "Tout est à nous" publie de vrais articles sur cette grève et sa répression !

À l’heure où nous écrivons, la grève continue même si elle est devenue minoritaire dans les bureaux où elle avait commencé. Elle reste majoritaire à Asnières alors même que les travailleurs aient obtenu le rétablissement de deux des quatre tournées supprimées, l’embauche en CDI de quatre postiers en CDD et le report de la réforme jusqu’à 2011. Mais les grévistes restent soudés face à la répression, exigeant la levée des sanctions.

Lors du rassemblement du 28 juin contre l’inculpation des grévistes devant la tribunal de Nanterre, ont pris la parole les syndicalistes postiers (SUD et CGT), mais aussi Annick Coupé pour Solidaires, Arlette Laguiller pour LO, Alain Krivine pour le NPA, Pascale Le Léouannic pour le PG et Xavier Mathieu au nom des travailleurs de Continental Clairoix licenciés en 2009. Le procès a été fixé à juin 2011.

Même s’il est trop tôt pour faire un bilan définitif de ses forces (détermination, solidité du groupe gréviste, radicalité, efforts considérables pour l’extension à d’autres bureaux...) et de ses faiblesses (absence de comité de grève qui aurait permis de mieux développer l’auto-organisation, retard dangereux dans l’interpellation des directions fédérales SUD et CGT comme dans le lancement de la campagne unitaire et de masse contre la répression...), cette grève est d’ores et déjà une lutte d’importance nationale. Sa victoire ou sa défaite sur la question décisive de la répression est un enjeu de premier plan pour la lutte de classe.

Ludovic Wolfgang






 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 17:10

 

LETTRE de l'ATMF, de la FTCR et de l’UJFP aux organisations démocratiques françaises.


Nos trois organisations se sont rencontrées ce 4 septembre, à l'issue de la manifestation pour dire non à la politique du pilori. Nous nous félicitons du succès des mobilisations. Nous pensons que le combat pour les libertés s'en trouve conforté.

Nous avons décidé d'appeler ensemble le 13 septembre au rassemblement devant le Sénat initié par plusieurs associations à l' occasion du passage devant cette chambre de la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.

Nos organisations reconnues comme laïques et luttant contre les replis communautaires ne sont en général pas soupçonnées de promouvoir la burqa, le niqab, ou tout autre vêtement exprimant une appartenance religieuse.

Comme beaucoup parmi vous nous voyons dans cette loi une logique raciste et liberticide, en résonance avec la multiplication des caméras de surveillance- mais aussi une loi qui sous prétexte de lutte contre l'intégrisme, voire au nom du féminisme, stigmatise une religion- l'Islam- et ses adeptes.

Cette loi participe selon nous de la volonté de détourner les victimes de l'insécurité sociale vers le rejet raciste et xénophobe des arabes et des musulmans.

Il nous semblerait paradoxal pour ne pas dire plus, de laisser les seules organisations religieuses ou communautaires musulmanes réagir contre cette loi, pour ensuite les accuser de communautarisme.

C'est pourquoi nous pensons qu'il serait une avancée du mouvement de défense des droits humains dans ce pays que nous nous retrouvions tous ensemble à ce rassemblement.







Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 18:20

http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/030910/avec-une-solidarite-regionale-nationale-et-euro

Avec une solidarité régionale, nationale et européenne, il est possible d'accueillir les Roms

Douze élus d'Ile-de-France, parmi lesquels Dominique Voynet ou Patrick Braouezec, interpellent le premier ministre après l'annulation par le ministre de l'immigration et de l'identité nationale des réunions prévues avec les élus locaux pour tenter de trouver un moyen d'accueillir dignement les Roms dans la région parisienne.

Depuis de nombreux mois, nous saisissons régulièrement les membres de votre gouvernement, ainsi que les Préfets, sur la situation catastrophique des Roms vivant en Ile-de-France.

Nous avons demandé, à de multiples reprises, la tenue d'une table ronde sur cette question et la création d'une mission régionale de traitement socio-économique des campements Roms qui soit pilotée par l'Etat et à laquelle seraient associées les collectivités locales concernées et les associations qui agissent aux côtés des Roms.

Début juillet, M. Besson, ministre de l'immigration et de l'identité nationale, nous a proposé d'organiser une réunion entre les ministères concernés et les élus locaux. Quoique ne correspondant pas exactement à notre demande, cette rencontre aurait permis aux collectivités de l'Ile-de-France de dialoguer avec les services de l'Etat sur une question qui les concerne au premier chef. Nous avions formé à cet effet une délégation d'élus locaux, de tous les départements d'Ile de France, tous impliqués de longue date sur la question Rom et avec une large représentation politique.

Nous espérions notamment que cette première réunion dont la date avait été fixée au 7 septembre 2010, serait suivie de propositions concrètes pour un accueil digne des populations Roms en France.

Nous protestons vivement contre la décision désinvolte d'annuler cette réunion qui vient de nous être signifiée par mail, « en raison de la préparation de l'examen fin septembre par l'Assemblée nationale du projet de loi immigration, intégration et nationalité et d'un calendrier extrêmement chargé tout au long de septembre ».

Cette annulation unilatérale intervient dans un contexte particulièrement dramatique de durcissement de la répression envers les Roms, avec, dans des conditions inacceptables, le démantèlement des campements et des expulsions massives organisées, expulsions dont les conséquences désastreuses pour les populations sont principalement gérées par les collectivités locales. Nous ne pouvons y voir qu'un signe supplémentaire, s'il en fallait encore un, de la volonté du gouvernement de ne traiter la question des Roms que sous un angle sécuritaire et répressif, en refusant de réfléchir à toute forme de prise en charge sociale et humanitaire ainsi qu'à tout règlement diplomatique.

Votre gouvernement semble renoncer au dialogue avec les élus locaux, alors que nous sommes en premier lieu concernés, dans nos villes et sur nos territoires, par l'installation des campements Roms, que nous menons des expériences novatrices auprès de ces populations en vue de leur intégration et de leur insertion professionnelle. Nous savons qu'avec une véritable solidarité régionale, nationale et européenne, il est tout à fait possible d'accueillir dignement ces femmes, hommes et enfants, citoyens européens qui, rappelons le, ne seront plus sous le coup des mesures transitoires qui restreignent aujourd'hui leur accès au marché du travail, au plus tard fin 2013, d'autant qu'il est dans les prérogatives des Préfets de déroger plus favorablement à ces mesures. L'Etat doit, aujourd'hui, en appeler à l'Union Européenne pour que des politiques efficaces de lutte contre les discriminations soient mises en uvre dans des pays d'origine des populations Roms. 

Nous ne considérons évidemment pas que les occupations illégales de terrains et la construction de véritables bidonvilles, avec tous les risques que cela comporte pour ces familles, en particulier les risques d'incendie, soient une solution. Nous souhaitons que l'Etat assume ses responsabilités, tout comme bon nombre de collectivités locales assument les leurs, afin que des solutions de fond soient examinées et que cesse la politique qui consiste à renvoyer les familles d'un camp à un autre, et les condamne, à chaque expulsion, à toujours plus de précarité. A l'approche de l'hiver, nous demandons que des solutions d'hébergement dignes soient proposées, sur l'ensemble de l'Ile de France, à ces populations, notamment dans le cadre du Plan régional d'accueil d'hébergement et d'insertion(PRAHI).

Nous protestons contre la stigmatisation des ces populations et ne tolérons pas que la politique que nous menons soit qualifiée de « laxiste ».

Nous en appelons donc à votre responsabilité pour maintenir cette réunion et mettre fin à l'instrumentalisation médiatique d'une politique visant à stigmatiser toute une population, confirmant en cela vos récentes déclarations.

Michel  BISSON, Maire de Lieusaint; Patrick BRAOUEZEC, Président de Plaine Commune, Député; Alain DESMAREST, Premier Vice-président du Conseil général du Val de Marne; Bertrand KERN, Maire de Pantin, Président de la Communauté d'Agglomération Est Ensemble; Didier PAILLARD, Maire de Saint-Denis, Vice-président de Plaine Commune; Jacques PERREUX, Vice-président du Conseil général du Val de Marne; Gilbert ROGER, Maire de Bondy, Premier Vice-président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis; Jacques SALVATOR, Maire d'Aubervilliers; Olga TROSTIANSKY, Adjointe au Maire de Paris; Didier VAILLANT, Président de la Communauté d'Agglomération Val de France; Bernard VINCENT, Vice-président de Plaine Commune; Dominique VOYNET, Sénatrice-Maire de Montreuil






 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 16:38

 


Expulsion de Roms : la lettre qui embarrasse Martine Aubry

Par Jean-Marc Leclerc

01/09/2010 | Mise à jour : 20:40 Réactions (153)

INFO LE FIGARO - Un document prouve que la présidente de la communauté urbaine de Lille a bien demandé en juillet au TGI de sa ville l'expulsion d'un camp de Roms à Villeneuve-d'Ascq.

«La Communauté urbaine de Lille, EPCI, représentée par sa Présidente, domiciliée en cette qualité 1, rue du Ballon à Lille, (…) a l'honneur de vous exposer (…) qu'elle est propriétaire d'une parcelle (…) que, depuis plusieurs jours, plusieurs véhicules et caravanes s'y sont installés, sans droit ni titre (…) qu'il s'agit d'une violation flagrante de son droit de propriété (…) et qu'il y a donc urgence à ordonner leur expulsion ». Un document frappé du sceau de la justice aura-t-il raison des dénégations de Martine Aubry ?

Le Figaro est en mesure de révéler le contenu d'un courrier envoyé par la première des socialistes, par l'entremise de son avocat, pour réclamer au TGI de sa ville, le 19 juillet dernier, en tant que présidente de la communauté urbaine de Lille, l'expulsion d'un camp de Roms à Villeneuve-d'Ascq (Nord). Expulsion prononcée par le tribunal de grande instance de Lille le 21 juillet. Et suivie d'une demande de réquisition de la force publique pour faire exécuter le jugement, le 23 juillet. [Lire ces documents en PDF]

A tout moment pourtant, la présidente de Communauté urbaine de Lille aurait pu revenir sur sa décision. Quand l'affaire fut révélée lundi dernier par le premier ministre, François Fillon, et son ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, pour dénoncer, selon eux, le «double langage» de Martine Aubry, qui condamne les expulsions de Roms à Paris ou La Rochelle en août et les réclame à Lille en juillet, celle-ci avait aussitôt répliqué sur France Info : «Il n'y a pas eu de demande de la communauté urbaine en juillet. Il y en a eu, je le sais, de la part de maires.»

En tant qu'édile, sa dernière demande d'expulsion datait, selon elle, d'avril. Mais les documents sont accablants. L'avocat de Martine Aubry au président du TGI de Lille, précise bien dans son courrier : «Qu'elle sollicite en conséquence, qu'il vous plaise, Monsieur le Président, bien vouloir ordonner, d'urgence, l'expulsion de tous occupants installés sur ce terrain.» Le vice-président du tribunal de Lille fit droit aussitôt à la demande de Martine Aubry : «Vu l'urgence, ordonnons l'expulsion de tous occupants véhicules et caravanes (…)», mentionne le jugement du 21 juillet.

La copie du «procès-verbal de réquisition de la force publique», en date du 23, formulé par l'huissier lillois chargé de faire exécuter le jugement, est tout aussi explicite : «Agissant en vertu de la requête (NDLR : de Mme Aubry) et de l'ordonnance (NDLR : du tribunal)», l'officier du ministère public demande au préfet du Nord, «d'avoir à (lui) prêter son concours pour procéder à l'expulsion de : nomades.» Lundi dernier, le vice-président de Communauté urbaine de Lille, Michel-François Delannoy, volant au secours de sa présidente, avait dénoncé les «mensonges du premier ministre»…





 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 16:08

 



Briser le blocus de Gaza : Viva Palestina va se mettre en route

La coalition internationale Viva Palestina établie pour briser le blocus de Gaza, prendra prochainement un nouveau départ, pour un périple à travers l’Europe et l’Asie Mineure, qui doit l’amener à la mi-octobre dans le territoire palestinien martyre.

"Viva Palestina 5" se compose dès son départ de Londres, le 18 septembre prochain, de plusieurs dizaines de véhicules, qui seront rejoints par des centaines d’autres avec le passage du convoi en France, puis en Italie, Grèce, Turquie, Syrie, Jordanie et Egypte.

"Le gouvernement égyptien, après le massacre perpétré par l’armée israélienne contre la Flottille, a déclaré que sa frontière avec Rafah était désormais ouverte. C’est pourquoi nous nous y présenterons avec des tonnes de matériels d’aide à la population de Gaza", indiquent les organisateurs.

Les véhicules, financés par les participants, sont destinés à rester sur place. Le matériel collecté et transporté comprend notamment des équipements médicaux, des matériels éducatifs, et différents matériaux pour la reconstruction d’une mosquée détruite par les bombardements israéliens, ainsi que pour la construction d’un orphelinat et d’une maternité, à Beit Hanoun (nord de la bande de Gaza)

Viva Palestina doit arriver en région parisienne le 18 septembre au soir, et partir en direction de Lyon le 20 septembre au matin. Nous vous tiendrons informés des lieux précis d’arrivée de la caravane.







Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 15:43

 

Questions, par Charles Jérémie

Chaque jour un peu plus, doucement le pouvoir s’affaisse sur lui-même. La machine infernale, l’affaire Bettencourt-Woerth, est au centre de cette tragi-comédie. Et cette affaire nourrit ressentiment populaire, rejet, colère.

Mais n’y-a-t-il pas exagération dans notre appréciation, le pouvoir s’affaisse-t-il vraiment ?

Ridicules, Kouchner avoue avoir songé à démissionner, Fadela Amara s’oppose aux propositions d’amendements de B. Hortefeux, Eric Besson tergiverse, mais surtout, publiquement, le premier ministre se démarque du président de la République ! Quant au procureur de la Cour de Justice, celle qui juge les ministres, il se propose d’étudier le dossier Woerth… Le gouvernement implose, l’appareil d’Etat se divise. Oui, sans excès, le pouvoir n’y est plus.

C’est dans ces circonstances, alors qu’il n’y avait pas eu le moindre cortège d’étudiants que N. Sarkozy est revenu tout de go sur les mesures financières prises contre les étudiants en général, en particulier les étudiants-salariés, une telle volte-face a été justifiée par les conseillers de l’Elysée : éviter à tout prix la liaison possible des étudiants avec les salariés manifestant contre le nouveau régime des retraites.

Le pouvoir a peur.

Pour s’en sortir, pour poursuivre la mise en œuvre du programme européen de la mondialisation, Nicolas Sarkozy a besoin de l’aide des dirigeants syndicaux confédéraux et celui des responsables politiques. Delanoe « deale » avec l’UMP et Chirac, et J.L. Mélanchon vient à la rescousse de… Chirac. Dans ces affaires, chacun interprète un rôle apparemment improbable. Mais ce sont là de vieilles petites histoires. L’ampleur de la crise économique mondiale inquiète tous les chefs d’entreprises, pardon tous les chefs d’Etat. Au point que l’opposition entre majorité et future majorité ne porte plus que sur des détails de forme.

Ainsi aux Université d’été du PS, Martine Aubry a nous assure-t-on prononcé un long et vigoureux discours « anti-sarkozyste »1[1]. Bien. La première secrétaire du PS a défini en général le tableau d’une « autre France ». Plus de policiers, une « révolution des services publics », pas un mot sur le licenciement des fonctionnaires et dressant, un tableau de la situation internationale, elle a apporté son soutien politique public à M. Papandréou, le premier ministre socialiste grec qui met en œuvre d’une main de fer le programme du FMI.

Contrairement à ce que les journalistes ont affirmé, entre Martine Aubry, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, il y a accord total sur l’essentiel : le FMI fournit le programme.

Tant que la bourgeoisie pourra passer de la majorité de « droite » à une majorité de « gauche » pour gouverner, c’est le même programme – avec d’autres mots, qui s’appliquera.

Une question se trouve posée. Comme c’est parti, l’alternance ressemblera en 2012 au gouvernement Jospin. Comment les salariés peuvent-ils accepter ? Invoquer les appareils contre-révolutionnaires pour justifier cette situation ne suffit pas. Les appareils sont faibles, fragiles. Il suffirait d’un coup d’épaule des salariés pour jeter toute la superstructure à bas.

C’est de la capacité des salariés et des jeunes de surgir sur la scène en posant le problème que dépend la situation. Seront-ils en mesure de le faire ? Comment se disposer pour contribuer à les y aider ? Il faut en discuter .

[1] On apprend que le Maire de Lille a soutenu l’évacuation d’un camp de Roms dans sa région.







Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 15:28

 

http://www.gaucheenmouvement.fr/index.php?categorie=1


COMMUNICATION SUR LA CONTRE-REFORME DES RETRAITES

Le 16 juin 2010 le gouvernement a annoncé sa contre-réforme sur les retraites. Il s’agit d’une attaque sans précédent contre les travailleurs.

Son objectif est d’en découdre une bonne fois pour toute avec les salariés.

Pour les travailleurs la défense des retraites passe par le refus de  l’allongement de la durée de cotisation, le maintien du droit au départ à la retraite à soixante ans à taux plein, le maintien du code des pensions civiles et militaires et des régimes spéciaux, la défense du système de retraite par répartition, l'abrogation des lois Balladur-Fillon pour le retour aux 37,5 ans et aux dix meilleures années et le retour à l’indexation des pensions sur les salaires et non sur les prix.

Pour GeM, le financement est possible, il suffit de supprimer les multiples exonérations patronales, que l’Etat paie ses dettes à la Sécurité Sociale, d’augmenter les salaires par une diminution des dividendes qui sont passés de 3,2% du PIB en 1982 à 8,5% en 2009, de créer des emplois.

Face à cette attaque frontale, il faut une réponse frontale.

La bataille doit être menée immédiatement et il serait illusoire de faire croire que des initiatives telles qu’un projet de loi ou un référendum seront suffisantes pour faire reculer le gouvernement.

Comme ce fut le cas pour le CPE, le retrait du projet gouvernemental doit être la revendication unitaire de l’ensemble des partis de gauche et des organisations syndicales.

A partir de la journée du 7 septembre 2010 la question de la grève générale reconductible doit être posée. Il ne s’agit pas de la décréter. D’ailleurs, aucune organisation politique ou syndicale n’a ce pouvoir.

Par contre, il est du devoir des partis se réclamant de la classe ouvrière de poser clairement cette question. Il est nécessaire de préparer des assemblées générales dans les entreprises pour débattre de la grève générale. Le 7 septembre 2010 doit être un succès. Mais, au lendemain de cette journée, la mobilisation devra monter d’un cran et ce n’est pas avec une nouvelle journée d’action que nous ferons reculer le gouvernement.

Pour faire reculer le gouvernement ; commençons à discuter dans des assemblées générales de la grève générale.

Constatant que la remise en cause des acquis sociaux est européenne et que les plans de rigueur, imposés par le FMI et l'Union européenne, concernent tous les travailleurs européens, il est à souhaiter que la riposte soit européenne. C'est la responsabilité des organisations syndicales et politiques du mouvement ouvrier de prendre les initiatives unitaires à la hauteur des enjeux."

Gauche en Mouvement








Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 17:55

 

Des milliers de Français défilent contre "la répression" (Reuters)

Des dizaines de milliers de personnes - cent mille selon les organisateurs - sont descendues dans la rue samedi en France pour dénoncer la politique sécuritaire du gouvernement, accusé de répression et de xénophobie.

"Stoppons la répression", "Non à la politique inhumaine de Sarkozy" ont scandé les manifestants mobilisés à l'appel d'une centaine d'organisations soutenues par le Parti socialiste, les Verts, les partis d'extrême gauche et les syndicats.

Selon la LDH, quelque cent quarante manifestations rassemblant cent mille personnes ont eu lieu dans plus d'une centaine de villes dont Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Montpellier, Metz, Bordeaux et Strasbourg, ainsi que devant les ambassades de France dans plusieurs capitales européennes.

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, n'a compté, lui, "sur l'ensemble du territoire, que quelques dizaines de milliers" de manifestants. Dans un communiqué, il se dit déterminé à poursuivre son action.

A Paris, entre douze mille et cinquante mille personnes - selon la police et les organisateurs - ont défilé sous le soleil entre le quartier de la République et l'Hôtel de ville.

Sur la statue de la République au milieu de la place du même nom, un grand drapeau français de plusieurs mètres de large a été tendu, avec une tache en son centre où était inscrit le mot "sarkozysme".

"PAS DE FRANCE AU KÄRCHER"

Des manifestants brandissaient le drapeau tricolore et des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire "Non à la xénophobie du gouvernement français", "Pas de Roms en charter, pas de France au Kärcher" ou encore "Privés de liberté sans décision de justice, merci Brice".

La secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet, les dirigeants Verts Noël Mamère et Cécile Duflot, le porte-parole du NPA Olivier Besancenot, l'ancienne première dame Danielle Mitterrand et le leader du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon étaient présents, de même que des leaders syndicaux.

Tous devraient se retrouver mardi pour une manifestation nationale contre la réforme des retraites du gouvernement.

"La défense des libertés, des principes démocratiques et la défense des droits sociaux vont de pair", a dit à la presse Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT. "Et en général, quand les libertés reculent, le droit social recule aussi".

A Bordeaux, trois mille personnes selon les organisateurs, mille deux cent selon la police, ont manifesté entre le parvis des Droits de l'Homme et la place de la Victoire, dans le centre-ville.

A Lyon, les estimations varient entre quatre mille cinq cent et sept mille.

Dans un court discours très applaudi, le président de l'association régionale des Tziganes et de leurs amis Gadjé a déclaré : "Nous, les gens du voyage, ce qu'on veut, c'est la liberté, comme vous tous".

A Marseille, les organisateurs ont recensé dix mille personnes, la police deux mille cinq cent, entre le Vieux-Port et la préfecture. "Vichy c'est fini, Sarkozy ça suffit", ont repris en choeur les manifestants. Dans la foule, un homme porte un t-shirt orné d'une photo du président et de la mention "expulsable en 2012".

"ROM ET FRANÇAISE"

"Mère de huit enfants, grand-mère de quatorze : tous français", a déclaré une manifestante, Esmeralda, "Rom et Française" à la fois. "Nous sommes français depuis le quinzième siècle, c'est bien plus que les Niçois et les Savoyards".

Organisée au terme d'un été marqué par une cristallisation du débat politique autour des questions sécuritaires, la journée de samedi a pour but, selon ses organisateurs, de défendre la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" à l'occasion du cent quarantième anniversaire de la République française.

Elle survient un mois après le discours sur la sécurité prononcé par Nicolas Sarkozy à Grenoble, où le chef de l'Etat a annoncé que toute personne d'origine étrangère qui porterait atteinte à la vie d'un représentant de l'autorité publique serait déchue de sa nationalité.

Le gouvernement a également accéléré la politique de démantèlement des campements illégaux de Roms et insisté sur les reconduites à la frontière des membres de cette minorité, représentée samedi dans les défilés.

"Il y a un racisme qui revient en 2010 et c'est quand même assez grave", a dit à l'agence Reuters Délia Romanès, qui dirige avec son mari Alexandre le cirque tzigane qui porte leur nom.

Pour Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme, "que nous soyons nombreux à dire calmement que l'avenir de ce pays, ce n'est pas le repli vers les vieilles haines et les vieux préjugés racistes, paraît important et ce sera une indication pour les mois qui viennent".

Dans la matinée, des artistes comme Régine, Jane Birkin et Agnès Jaoui ont manifesté devant le ministère de l'Immigration, où ils ont symboliquement interprété la chanson de Serge Gainsbourg "Les p'tits papiers".


Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 17:54

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-declaration-du-front-syndical-de-classe-56044916.html

Déclaration du Front Syndical de Classe

TOUS ENSEMBLE LE 7 SEPTEMBRE DANS L’ACTION

UNITE POUR LE RETRAIT DU PROJET DE CASSE DES RETRAITES

Protection sociale, salaires, emploi, services publics, libertés : une seule voie pour gagner, l'action sur les revendications de la base

Après un 24 juin d'une très forte intensité, la journée d’action du 7 septembre s'annonce exceptionnelle de participation et de combativité. En effet, la colère populaire continue de grandir contre la casse des retraites et plus généralement contre un pouvoir ultra-minoritaire qui n’a de cesse d’attaquer l’emploi, les services publics, la protection sociale, les salaires et le pouvoir d’achat… afin de soutenir les profits des monopoles capitalistes : les entreprises du CAC 40 qui ont présenté leurs résultats au premier semestre 2010 ont plus que doublé leurs profits par rapport à 2009 (33,1 milliards d’euros contre 14,7) tandis qu’elles sont à l’origine de la forte augmentation des prix de base.

Et de nombreux appels à la grève et de nombreuses déclarations de syndicats et de structures territoriales (intersyndicales départementales, UL, UD, régions CGT) confirment que le mot d’ordre qui s’exprime à la base est :

RETRAIT DU PROJET SARKO-MEDEF DE CASSE DES RETRAITES !

De leur côté, les directions syndicales réunies à nouveau le 23 août en intersyndicale ne reprennent pas cette exigence (à part FO), tout en essayant de ne pas perdre le contact avec leurs bases. Pour Chérèque, « la loi ne doit pas être votée en l'état. Nous arracherons tout ce que nous pourrons pendant le débat parlementaire. » (Télégramme de Brest, 20 juillet). Les déclarations de Bernard Thibault ne doivent pas être non plus prises à la légère : «Sur les retraites, l'exécutif va devoir bouger» mais "je refuse qu'on s'inscrive dans une stratégie du tout ou rien. Parler de grève générale, c'est une stupidité." (Mediapart et Le Monde, juillet 2010).

Ne soyons d’ailleurs pas dupes : juillet et août ont été propices aux discussions clandestines entre les émissaires syndicaux et Soubie, l'homme de l'Elysée pour le social, afin de trouver un consensus sur quelques aménagements à la marge du projet Sarko (en réalité le projet européen de Barcelone 2002 signé par Chirac et Jospin) ne touchant rien au fond, c'est-à-dire la retraite à 67 ans à l'horizon 2020 nivelant tous les régimes par le bas.

Pour les états-majors réunis depuis des années dans la Confédération Européenne des Syndicats et le syndicalisme de collaboration entre partenaires sociaux, la ligne est claire : pas de retrait du projet euro-gouvernemental, négociation sur les moyens de la régression.

Dans ces conditions, avec pour seule perspective le 7 septembre et une nouvelle réunion intersyndicale le lendemain, nous risquons de repartir dans le schéma de 2009 ou du premier semestre 2010 avec comme résultat l'enterrement automnal des luttes.

Rien n’est joué, tout dépend de la base

Toutefois, rien n’est joué à l’avance, si les travailleurs et les militants syndicaux prennent les choses en main à la base comme cela s’est fait en 1968. Le 16 mai au soir, les gars de Billancourt réunis en meeting dans l'île Seguin déclenchaient la grève générale sans demander aucune autorisation à personne. 48 heures après, le pays comptait 10 millions de grévistes et la classe ouvrière remportait le plus grand succès revendicatif du vingtième siècle avec 1936, face au général de Gaulle qui avait une autre stature que le sieur Sarko.

Même si la direction CGT n’a malheureusement plus rien à voir avec ce qu’elle était à l’époque, ce chemin gagnant pour la classe ouvrière existe toujours. Aujourd’hui aussi, c’est l’ensemble du monde du travail qui est en effervescence, des salariés des Services Publics dégraissés et étranglés aux salariés du Privé précarisés, délocalisés, surexploités en passant par les étudiants aux aides réduites et aux frais de scolarité qui explosent, les retraités qui subissent d'année en année la perte de leur pouvoir d'achat, ou la petite production indépendante écrasée par les banques et la grande distribution (petits paysans, petits pêcheurs) ….

Loin d’être une « stupidité » comme le proclame B. Thibault insultant au passage l’héritage de la grande CGT, le « tous ensemble en même temps » privé-public-étudiants est en réalité le seul moyen pour le mouvement populaire de marquer des points et de sortir de l’infernale spirale de reculs sociaux issue de la stratégie du syndicalisme rassemblé privilégiant la négociation et le « dialogue social » sur l’action et la lutte de classe pour gagner.

Pour cela, il faut faire du 7 septembre un grand succès à partir des exigences de la base, en oeuvrant dans le même temps à développer les liens avec les peuples en lutte à partir de l’appel de  la Fédération Syndicale Mondiale à faire du 7 septembre une journée internationale contre la crise capitaliste et les sacrifices imposés aux travailleurs.

Mais une journée d’action ne suffira pas. C’est bien une grève reconductible tous ensemble qu’il convient non pas de décréter mais de mettre en débat. Que le soir du 7 septembre dans toutes les entreprises et les bassins d'emploi se réunissent les travailleurs pour décider du sens et des suites de la lutte.

LA REGRESSION NE SE NEGOCIE PAS

LE 7 SEPTEMBRE TOUTES ET TOUS DANS L'ACTION POUR LE RETRAIT DE LA CONTRE-REFORME WOERTH-SARKOZY

PREPARONS DES MAINTENANT LA SUITE POUR GAGNER




 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 17:09

 



La France aux français, l'Europe aux européens, l'Afrique à tous

Cher French doctor, je préfère être déserteur que complice. Trop c'est trop. Le discours de Grenoble et l'attitude du président de la république tire sa source de la mentalité et du comportement de tous les politiques de droite et de gauche depuis plus de 40 ans dans ce pays. Quelle farce et quelle injustice !

La communauté rom bannie, rejetée par ses propres compatriotes et méprisée partout en Europe sert aujourd'hui de bouc émissaire. Cette histoire de « problème de roms » dont tout le monde parle aujourd'hui cache la problématique posée par

le discours de Grenoble. Ne nous voilons pas la face, les vrais indexés se sont les immigrés, les hommes et les femmes issus de l'immigration, surtout africaines.

Les roms ne sont ils pas des européens? Expulser des roms vers la Roumanie c'est aussi insensé que d'expulser un breton de Paris vers Rennes.

Convoquer des représentants roumains pour soi-disant trouver une solution au sort des roms en Roumanie, ceux-là même qui ont toujours nuis à leur existence et contribué à leur déchéance, voilà qui montre nettement le sort réservé à ces européens par leurs propres compatriotes.

Si la France est capable d'avoir une telle attitude vis à vis des femmes et des hommes de sa propre communauté, que fera-t-elle demain envers les femmes et les hommes venus d'ailleurs ?

On entend comme à l'accoutumée des discours post-présidentiel venant de notre chère gauche, tout ceci n'est qu'une farce.

Mon message s'adresse aux immigrés africains devenus français de quatrième zone et considérés en tant que tels.

Vous êtes des centaines de milliers à vivre en France avec la nationalité française, politiquement absents de la vie politique française tout en vous occupant pleinement de la scène politique africaine. Plutôt que de courber l'échine, longer les murs et faire la sourde oreille, il est temps de se positionner, organisez-vous politiquement dans ce pays dans lequel vous avez « des droits »,  prenez vos cartes dans les partis politiques de votre nouveau pays et affirmez vous en tant que citoyens ou rendez votre carte d'identité et participez pleinement à l'indépendance totale des pays d'Afrique. Par votre absence sur la scène politique, vous contribuez à la main mise de ceux qui vous traitent comme des moins que rien pour des intérêts personnels conjugués. Le discours de Grenoble est le complément du discours de Dakar du président de la république.

Vous êtes devenus français par opportunisme, êtes vous incapables de créer chez vous des universités, des hôpitaux, des routes, de résoudre le problème de l'insuffisance alimentaire ?

Mes chers, un sacrifice s'impose pour relever l’Afrique et surtout soulager sa population. Sachez qu'une dose de patriotisme aide au développement économique.

Je ne terminerai pas ce texte sans tendre la main à mes compatriotes sénégalais. Les gars, l'heure n'est plus au collectif ni à l'association des sénégalais de l'extérieur mais au parti des sénégalais de l'extérieur.

Vous avez les moyens de le faire et vous devez le faire. Comme vous le savez aussi bien que moi, nous devons tout à notre peuple, essayons avec le peu de moyens dont nous disposons de soulager sa souffrance en nous organisant pour libérer notre pays de la domination néocoloniale. Aujourd'hui les roms, demain ce sera votre tour.

Trouvez-vous normal le nombre d'africains emprisonnés dans ce pays avec pour tout délit d'être sans papier et les centres de rétention remplis ? Sans parler des milliers de jeunes qui perdent leur vie chaque année en essayant de rentrer en Europe. Tout cela au vu et au su de tous. Le plus grave c'est que les premiers concernés qui devraient les défendre acceptent sans broncher la situation, acceptent la répartition des ressortissants d’Afrique par catégories : ceux devenus français de quatrième zone, les immigrés carte de séjour de dix ans, immigrés carte de séjour de cinq ans, immigrés carte de séjour d' un an, et même immigrés avec carte de séjour de deux mois.

Quand on accepte d'être des sous-hommes, on reçoit le traitement que l'on mérite. Notre « cher » ministre de l'immigration vient d'en rajouter une couche, la loi qu'il prépare pour destituer de la nationalité, tenez-vous bien, ne concernera que ceux devenus français depuis 10 ans. Mon cher ministre, de quoi avez-vous peur ? Pourquoi cette limitation dans le temps ? Mon petit doigt me dit que vous avez peur de gêner une grande partie de votre équipe qui est loin d'être française de souche.

La France a été très ingrate vis à vis de l'Afrique, il faut que les africains restent grands comme toujours. Répondre au coup de pied de l'âne c'est se mettre à son niveau.

Chers Damnés de la Terre, n'épousons pas les tares et l'égoïsme des femmes et hommes qui gouvernent cette terre.

Nous demandons la libération de tous les opprimés, privés de vie, dans ce pays et préparons un grand projet pour contribuer à diminuer la souffrance des femmes et des hommes restés sur la terre qui nous a vu naître, ce continent africain dont nous pouvons être si fier, qui a toujours reçu des coups, du marché triangulaire à nos jours. La France n'a pas rendu sa monnaie de la pièce à l'Afrique, la terre française est truffée d'enfants d’Afrique venus pour sa libération ou sa construction de 14-18 à 2010. Le triste constat c'est que si Sarkozy s'appelait Mamadou, il ne serait jamais à l’Élysée. La France a déroulé le tapis rouge aux soldats américains à Deauville en oubliant complètement le rôle joué par les fils d'Afrique dans cette 2ème guerre mondiale. Sans leur engagement dès les premiers jours, jamais les américains n'auraient eu les moyens de mettre le pied sur le sol français. Tout cela c'est du passé disent certains, d'autres disent qu'ils n'étaient pas nés alors pas concernés, c'est ce que commencent à dire ceux qui ont utilisé les immigrés à la fin des années 60 au début des années 70 pour contribuer à l'économie de ce pays. Quelle ingratitude!

La pratique précède la théorie. L'heure est venue de montrer qu'une autre Afrique est possible. Et là, c'est aux africains de s'y mettre « sans complexe », comme ils le disent.

Bamba GUEYE LINDOR





Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens