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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 17:17

Plainte de Bernard Cazeneuve contre le chef de la vidéo de Nice (Reuters)

Bernard Cazeneuve a annoncé Dimanche 24 Juillet 2016 porter plainte pour diffamation contre la responsable du centre de vidéo surveillance de la police municipale de Nice, qui affirme avoir subi des pressions du ministère de l’intérieur lors de la rédaction d'un rapport sur la soirée meurtrière du Jeudi 14 Juillet 2016.

Dans un communiqué, le ministre de l’intérieur parle d’accusations indignes qui s'inscrivent, selon lui, « dans la suite des polémiques virulentes que certains élus de Nice ont souhaité entretenir puis alimenter chaque jour depuis le terrible attentat du Jeudi 14 Juillet 2016 ».

Ces polémiques portent sur les moyens mis en oeuvre par l’état pour assurer la sécurité du public lors du feu d'artifice du Jeudi 14 Juillet 2016, le Front National et certains à droite jugeant que l'attaque au camion qui a fait quatre vingt quatre morts sur la promenade des Anglais aurait pu être évitée.

Dans une interview au Journal Du Dimanche (JDD), Sandra Bertin, chef du Centre de Supervision Urbain (CSU) de la ville de Nice, qui était en poste le soir de l'attaque, indique qu'un représentant de la place Beauvau lui a donné pour instruction de mentionner la présence de policiers nationaux sur les lieux de l'attaque.

« J'ai eu affaire à une personne pressée qui m'a demandé un compte-rendu signalant les points de présence de la police municipale et les barrières et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité », dit-elle.

« Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos. Cette personne m’a alors demandé d'envoyer par mail une version modifiable du rapport », ajoute-t-elle.

« J'ai été harcelée pendant une heure et on m'a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l'écran », précise encore Sandra Bertin, également secrétaire générale du Syndicat Autonome de la Fonction Publique Territoriale (SAFPT) de Nice.

Le Front National réclame la démission de Bernard Cazeneuve

La policière dit avoir finalement envoyé deux versions du rapport, l'une modifiable et l'autre non.

Dans son communiqué, Bernard Cazeneuve conteste formellement ces accusations et fait état d'une déclaration du procureur de Paris, François Molins, qui assure que c'est sous sa seule autorité que deux policiers ont été dépêchés au CSU de Nice dans le cadre de l'enquête sur l'attentat.

Le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, a souligné de son côté dans un autre communiqué que l’enquête relevait exclusivement de l’autorité judiciaire et que « c’est sous la seule autorité du parquet de Paris que les services d’enquête ont exercé dans les premiers jours suivant l’attentat leur compétence de police judiciaire ».

Pour le ministre de l’intérieur, « il serait très utile que Sandra Bertin soit auditionnée par les enquêteurs et puisse leur produire les identités et les fonctions des personnes qu'elle met en cause, les mails qu'elle évoque et leur contenu ».

François Hollande a promis Vendredi 22 Juillet 2016 une transparence totale dans l'analyse du dispositif de sécurité déployé ce soir-là.

Bernard Cazeneuve avait annoncé la veille l'ouverture d'une enquête interne, confiée à l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), dont les conclusions doivent être dévoilées la semaine prochaine.

Dans un communiqué, le Front National a estimé que les déclarations de la responsable du CSU de Nice constituaient un « témoignage accablant qui confirme les craintes des français sur une tentative de dissimulation de la vérité par le pouvoir ».

Il ajoute que la démission du ministre de l’intérieur « devient plus encore inévitable, au nom de la transparence démocratique ».

« Ce témoignage pose des questions très graves, c’est une prise de position très troublante », a réagi de son côté le député des Républicains Eric Ciotti, également président du conseil départemental des Alpes-Maritimes.

« C'est un élément de plus qui démontre que quelque chose n'est pas transparent », a-t-il ajouté sur France Info.

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 16:07

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3693903/Is-Kinnock-Paddy-Party-150-Labour-MPs-plotting-breakaway-Jeremy-Corbyn-clings-power.html

Est-ce le Parti de Stephen Kinnock ? Cent cinquante députés travaillistes préparent une scission si Jeremy Corbyn reste au pouvoir

Les députés contre Jeremy Corbyn sont prêts à faire des propositions aux cinquante plus importants donateurs du parti travailliste

Ils financeront le nouveau parti si Jeremy Corbyn reste au pouvoir

Stephen Kinnock, le fils de l'ancien leader du parti travailliste Neil Kinnock, a eu des entretiens secrets avec l'ancien leader du parti libéral démocrate Paddy Ashdown

Mais Paddy Ashdown nie les discussions sur la formation d'un nouveau parti centriste

Par Glen Owen, correspondant politique du Mail on Sunday

Samedi 16 Juillet 2016

Plus de cent cinquante députés travaillistes sont en train de préparer la formation d’un parti dissident baptisé Continuity Labour si Jeremy Corbyn gagne la bataille pour la direction, avec Stephen Kinnock pressenti pour le diriger.

Le Mail on Sunday dit qu’un groupe de premier plan de députés contre Jeremy Corbin sont prêts à faire des propositions aux cinquante plus importants donateurs du parti travailliste pour financer le nouveau parti si le leader du parti travailliste repousse les défis d’Angela Eagle et d’Owen Smith.

Le complot annoncé par ce journal a également établi que Stephen Kinnock, le fils de l'ancien leader du parti travailliste Neil Kinnock, a eu des entretiens secrets avec l'ancien leader du parti libéral démocrate Paddy Ashdown au sujet de « la sauvegarde des intérêts de notre pays ».

Paddy Ashdown nie que les discussions ont porté sur la formation d'un nouveau parti centriste.

Jeremy Corbyn est la cible d’une campagne de contestation de la direction du parti travailliste, après avoir perdu un vote de confiance des députés du parti travailliste par cent soixante douze voix contre quarante, suivi par des dizaines de démissions de son équipe de direction. Angela Eagle, l'ancienne première secrétaire d’état du cabinet fantôme, et Owen Smith, l'ancien secrétaire du travail et des retraites du cabinet fantôme, ont annoncé tous les deux leur candidature à la direction.

Alors que Jeremy Corbyn conserve une forte popularité parmi les membres ordinaires du parti, la plupart des députés modérés prédisent une scission du parti travailliste si Jeremy Corbyn reste à la direction du parti lors du vote du mois de septembre 2016.

Une source de haut rang a déclaré que « si Jeremy Corbyn gagne, ce sera la fin du parti dans sa forme actuelle. Au moins cent cinquante députés le quitteront et beaucoup font déjà des propositions discrètes aux donateurs du parti au sujet de ce qu'ils appellent Continuity Labour. Stephen Kinnock est au centre des plans. Les comploteurs ont calculé qu'ils pourraient lancer un nouveau parti, sans dette, tout en laissant Jeremy Corbyn embourbé dans des problèmes financiers ».

La nuit dernière, le plus grand donateur individuel du parti travailliste, John Mills, qui a donné plus d’un million six cent mille livres sterling au parti, a déclaré que « je suis au courant de ces sortes de discussions, mais je suis très réticent à m’impliquer dans les complots et les plans. Une scission du parti serait un désastre dans le cadre du système électoral uninominal à un tour, car ce serait plus difficile de gagner ».

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 15:23

Le groupe Etat Islamique aurait refusé une offre de quitter Manbij, en Syrie (Reuters)

Le groupe sunnite Etat Islamique a rejeté une offre de sauf-conduit présentée par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) qui l'encerclent dans la ville de Manbij, a déclaré Samedi 23 Juillet 2016 un porte-parole des FDS.

L'alliance des FDS, composée de rebelles arabes et kurdes et soutenue par les Etats-Unis, a rapidement progressé dans les premiers jours de son offensive pour prendre Manbij, dans le nord de la Syrie, le mois dernier, mais la bataille est désormais figée.

Jeudi 21 Juillet 2016, le conseil militaire de Manbij, qui est allié aux FDS, a déclaré que les combattants de l’Etat Islamique seraient autorisés à quitter la ville avec leurs armes légères, sans combattre, durant un délai de quarante huit heures.

Cette offre a été lancée par des « acteurs locaux », a déclaré le porte-parole du conseil militaire de Manbij, Charfan Darouiche, sans autres précisions. « L'heure butoir approche et les combats continuent », a-t-il dit. « A notre connaissance, la situation n'a pas changé ».

Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), la coalition contre l’Etat Islamique conduite par les Etats-Unis bombarde plusieurs secteurs de la ville ou de ses environs.

La Coalition Nationale Syrienne (CNS) a demandé Jeudi 21 Juillet 2016 la suspension des frappes aériennes en attendant les conclusions de l'enquête sur la mort de dizaines de civils lors d'un raid près de Manbij.

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 15:11

http://www.liberation.fr/france/2016/07/21/les-peu-discretes-allees-et-venues-d-un-19-tonnes-blanc_1467764

Les peu discrètes allées et venues d’un dix neuf tonnes blanc

Par Tonino Serafini

Jeudi 21 Juillet 2016

Mohamed Lahouaiej Bouhlel a effectué plusieurs repérages les jours précédant son acte, dans un périmètre pourtant strictement interdit aux poids lourds.

C'était le 19 janvier 2015, devant le conseil municipal de Nice, moins de deux semaines après l’attentat contre Charlie Hebdo. A la tribune, Christian Estrosi, à l’époque maire des Républicains de la ville, fanfaronne, « aujourd’hui, grâce à notre réseau de neuf cent quatre vingt dix neuf caméras et une caméra pour trois cent quarante trois habitants, à Paris, il y en a une pour mille cinq cent trente deux habitants, je suis à peu près convaincu que si Paris avait été équipé du même réseau que le nôtre, les frères Kouachi n’auraient pas passé trois carrefours sans être neutralisés et interpellés ».

Sous-entendu, le système de vidéo surveillance généralisée est très efficace contre les auteurs d’attentats.

Pourtant, le Mardi 12 Juillet et le Mercredi 13 Juillet 2016, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a pu faire tranquillement ses repérages sur la promenade des Anglais au volant de son dix neuf tonnes, stationnant devant des palaces et effectuant des allers et retours au vu des caméras et au su des agents de la police municipale niçoise qui sont derrière les écrans, sans que personne ne s’en préoccupe et sans qu’aucune alerte ne soit donnée, alors que les gros camions sont interdits de circulation sur cet axe tout au long de l’année.

« Mardi 12 Juillet 2016, Mohamed Lahouaiej Bouhlel est filmé en train de pénétrer dans son camion à 6 heures du matin. Il traverse Nice d’est en ouest, il rejoint la promenade des Anglais, il stationne devant l’hôtel Negresco et il met ses warnings », avait détaillé, Lundi 18 Juillet 2016, le procureur de la république de Paris, François Molins. Mercredi 13 Juillet 2016, il effectue le même parcours à 22 heures. Pourquoi personne ne s’est inquiété de la présence de cet étrange camion ? Jusqu’ici, la communication de Christian Estrosi a consisté à pointer des failles de la police nationale, en évitant les questions sur sa police municipale.

Pourtant, là aussi, il y a eu des manquements, un arrêté municipal du 29 septembre 2014 interdit clairement la circulation aux véhicules de plus de trois tonnes et cinq cent kilogrammes sur la promenade des Anglais.

Le ravitaillement des commerces et hôtels est effectué «par des petits camions», indique Patrick Mortigliengo, patron d’une société de transports de Carros, à vingt cinq kilomètres de Nice, et président départemental de la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR). Pour lui, les choses sont claires, « les poids lourds sont interdits sur la promenade des Anglais ». Pour qu’un gros camion puisse y accéder, déménagement ou transport de matériaux volumineux pour les chantiers, il faut obtenir une dérogation auprès des services municipaux.

« Je ne m’explique pas que ce camion ait pu circuler en un lieu et en des jours où il est strictement interdit de le faire sans que personne ne s’en inquiète derrière les écrans de vidéo surveillance de la police municipale », note Marc Concas, conseiller municipal de Nice et membre du groupe radical et divers gauche, qui « demande une enquête ». Avocat à la ville, son cabinet défend trois membres d’une famille victimes la tuerie, l’une est morte, deux autres ont été blessées. Jeudi 21 Juillet 2016, Libération a tenté sans succès de joindre Jean-Michel Truglio, le directeur de la police municipale.

Au lendemain du drame, Christian Estrosi donnait des leçons en matière d’état d’urgence, « cela veut dire que vous êtes censés regarder quelles sont les armes préconisées par l’ennemi pour vous abattre et que vous prenez donc toutes les précautions pour pouvoir contrecarrer l’utilisation de ces armes ». Jeudi 14 Juillet 2016 au soir, « l’arme préconisée » était un camion qui avait circulé les jours précédents sur la promenade des Anglais au vu des caméras.

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 14:38

ANATOMIE D UNE PERIODE D EXCEPTION POLITIQUE

Vous trouverez ci-dessous le dernier paragraphe d’un message d’Hugo Melchior de bilan du mouvement social contre la loi travail du printemps 2016.

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site de la revue Contretemps à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.contretemps.eu/interventions/anatomie-période-exception-politique

Des mouvements de grève demeurés limités, malgré la disponibilité des directions syndicales pour leur généralisation

Par Hugo Melchior

Cette fois-ci, aucun procès en « renoncement » ne peut être raisonnablement fait à la direction de la Confédération Générale du Travail (CGT). En effet, une fois n’est pas coutume, encouragée par son congrès de Marseille, qui tomba en plein mouvement et au cours duquel l’extrême gauche pesa remarquablement, le syndicat appela par la bouche de son secrétaire général, Philippe Martinez, le 24 mai 2016, à « une généralisation des grèves partout en France dans tous les secteurs », ce qui revient en réalité à convoquer la mythique grève générale, chose que la CGT s’était abstenue de faire en 2010. L’Union Syndicale Solidaire (USS) et la CGT Force Ouvrière déposèrent de la même façon des préavis de grèves reconductibles et appelèrent le maximum de salariés à durcir le mouvement le plus possible en cessant durablement le travail. Les directions syndicales paraissaient donc bien disposées à contraindre le gouvernement par tous les moyens légaux, quitte à en passer par une paralysie, fut-elle partielle, de l’économie. Elles s’en remettaient à la base par le biais des assemblées générales de salariés pour trancher la question des modes d’action.

Or, cet appel à la généralisation des grèves demeura très largement un vœu pieux. Si l’on se réfère au conflit de 1995 contre les projets d’Alain Juppé à propos de la réforme de la sécurité sociale et des régimes spéciaux de retraite de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) et de la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP), on remarque que les grèves furent alors très massives, marquant le retour du mouvement social sur la scène et l’ouverture d’une nouvelle période politique, celle de la résistance à « la nouvelle raison du monde », après les longues « années d’hiver ». Avec l’arrêt total des transports collectifs, des métros, des bus et du Réseau Express Régional (RER), avec les grèves qui touchèrent la Poste, l’éducation nationale, Electricité De France (EDF), Gaz De France (GDF) et certaines grandes administrations, le nombre de jours de grève pour la seule année 1995, de cinq à six millions selon les sources, fut de cinq à six fois plus important que celui concernant la période de 1982 à 1994 et c’est rapidement l’image d’une « France à l’arrêt » qui s’imposa à l’époque dans les représentations.

En 2016, les grèves sont demeurées cantonnées à quelques secteurs clés, SNCF, RATP, routiers, agents portuaires, dockers et centrales nucléaires. Si ces secteurs ont pour dénominateur commun de disposer d’une capacité de « nuisance » très élevée du point de vue de l’ordre existant, les mouvements de grève sont demeurés limités à la fois dans le temps et dans leur ampleur, à l’exception notable des salariés des raffineries. En effet, comme en 2010, ces dernières auront été le fer de lance du secteur privé mobilisé. La cessation d’activité, jusqu’à vingt jours pour certains salariés, conduira à des ruptures totales ou partielles d’essence dans plus de mille cinq cent sur douze mille stations d’essence, processus alimenté, par ailleurs, par des actions de blocage des dépôts de carburants conduites conjointement par des étudiants, des privés d’emploi et des syndicalistes, comme celui de Vern sur Seiche, près de Rennes, donnant naissance à des « rencontres improbables ».

Ainsi, la France n’a pas connu de paralysie prolongée ni de son économie, ni de ses principaux moyens de communication. Elle ne s’est pas retrouvée figée et entravée et la très grande majorité des secteurs d’activité, et par voie de conséquence la quasi-totalité des trois millions neuf cent mille entreprises privées, furent totalement épargnées par les grèves, sans compter les trois grandes fonctions publiques et leurs cinq millions quatre cent mille fonctionnaires.

Mai 2016 n’aura pas été, en dernière analyse, un nouveau Mai 1968, contrairement aux espoirs de nombre de contestataires, ne connaissant à aucun moment une montée irrésistible du nombre de salariés en grève. On aurait pu penser que ceci serait compensé par d'autres formes, les grèves actives étant remplacées par le mouvement d’occupation de places. Mais le phénomène politique du mouvement des Nuits Debout, débuté le Jeudi 31 Mars 2016, se caractérisa d’abord par la faiblesse du nombre des participants, en dépit d’une relative rotation, que ce soit à Paris, quelques milliers de personnes rassemblées en moyenne chaque soir, ou ailleurs en France, quelques centaines de personnes, comme à Rennes, que par son incapacité à se structurer et à se fédérer à l’échelle du pays en s’accordant, par exemple, sur une plate-forme revendicative commune, mais aussi à se fixer un but politique clairement défini, qui dépasserait la seule occupation prolongée à ciel ouvert d’un espace réduit.

Cette absence de généralisation des grèves révéla dans toute son acuité ce que l’on nomme la « crise du syndicalisme », débutée à la fin des années 1970, désyndicalisation, désidéologisation, multiplication des déserts syndicaux, essentiellement dans les petites et très petites unités productives, et dilution accélérée de la conscience de classe. De plus, elle apporta la preuve que le droit de grève, droit constitutionnel en théorie, est en réalité un droit fictif, parce qu’inexerçable pour des millions de salariés, notamment ceux soumis aux formes particulières d’emploi, Contrats de travail à Durée Déterminée (CDD), intérim et stages, et/ou subissant une telle pression sociale au sein du monde du travail qu’ils sont empêchés pratiquement de l’exercer librement, indépendamment du coût prohibitif que son recours peut représenter, par ailleurs, pour les millions de salariés à temps partiel ou payés au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC). Dans de telles conditions, la grève générale, souvenir mythique dans la mémoire collective, apparaît plus que jamais comme une perspective chimérique, un mot d’ordre qui ne résiste pas aux évolutions structurelles du mode de production capitaliste en France depuis les années 1980, désindustrialisation, déconcentration et segmentation du marché du travail, et à ses multiples conséquences sur le salariat et ses capacités à résister.

Ainsi, si le gouvernement peut se satisfaire de n’avoir pas cédé à l’opposition de gauche politique et syndicale, quitte à brutaliser les contestataires par la médiation des forces de l’ordre, qui mirent en œuvre, sur demande des pouvoirs publics, une véritable stratégie de saturation de l’espace urbain, il est certain que l’adoption de ce projet de loi ne saurait être qu’une victoire à la Pyrrhus. Le coût politique de cette obstination « déraisonnable » du gouvernement de Manuel Valls, qui en agissant de la sorte a définitivement coupé les ponts qui le reliaient encore à des millions d’électeurs de gauche, ressortira à n’en pas douter en 2017 lors des élections pour la présidence la république, et cela d’autant plus que cette dernière apparaît déjà perdue pour la grande majorité des électeurs des gauches.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 19:50

Le tueur de Nice a bénéficié de soutiens et de complicités (Reuters)

L'auteur de l'attaque de Nice a bénéficié de soutiens et de complicités dans la préparation et l'accomplissement de son acte, qu'il semble avoir mûri pendant plusieurs mois, a déclaré Jeudi 21 Juillet 2016 le procureur de Paris.

Cinq personnes de son entourage devaient être mises en examen Jeudi 21 Juillet 2016 dans le cadre d'une enquête pour association de malfaiteurs criminelle ouverte par le parquet de Paris.

« Les investigations menées depuis la nuit du Jeudi 14 Juillet 2016 n'ont cessé d'avancer et elles ont permis, non seulement de confirmer plus encore le caractère prémédité du passage à l'acte mortifère de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, mais également d'établir que ce dernier avait pu bénéficier de soutiens et de complicités dans la préparation et la commission de son acte criminel », a déclaré François Molins lors d'un point presse.

« Mohamed Lahouaiej Bouhlel semble avoir envisagé et mûri son projet criminel plusieurs mois avant son passage à l'acte », a-t-il ajouté.

Dans l'année précédant son crime, le tunisien de trente et un ans a eu de nombreux contacts téléphoniques avec les cinq personnes présentées Jeudi 21 Juillet 2016 à la justice. Ces contacts ont permis d'interpeller ces quatre hommes et cette femme, âgés de vingt et un ans à quarante ans, parmi lesquels figurent un couple d’albanais, deux franco tunisiens et un tunisien.

« Leur implication apparaît dans leur participation à la préparation du passage à l'acte », a souligné le procureur.

L'enquête a ainsi révélé que, neuf jours avant sa course meurtrière, Mohamed Lahouaiej Bouhlel envoyait un texto à trois d'entre eux faisant référence à une réservation d’un poids lourd pour le Mardi 12 Juillet et le Mercredi 13 juillet 2016, finalement annulée.

Des photographies et des traces papillaires ont aussi mis en évidence la présence, quelques jours avant l'attaque, de Choukri, un tunisien de trente sept ans, et de Mohamed Wallid, un franco tunisien de quarante ans, dans le camion utilisé par le tueur.

Trois des cinq suspects, Ramzi, un franco tunisien de vingt et un ans, et le couple d’albanais, semblent par ailleurs avoir servi d'intermédiaires dans l'obtention du pistolet automatique dont Mohamed Lahouaiej Bouhlel s'est servi.

Dès 2015, des photographies de la promenade des Anglais

Le soir du crime, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a envoyé trois textos à Ramzi. Dans l'un d'eux, il se félicitait du pistolet qu'il lui avait donné et il en sollicitait de nouveaux.

Sur indication de ce jeune homme, une kalachnikov a été découverte Mercredi 20 Juillet 2016 dans une cave. « La destination et l'utilisation de ce fusil d'assaut n'est pas établie et nous ne savons pas à quoi il était destiné », a indiqué François Molins.

L'enquête, qui a connu des avancées notables, a aussi permis de mettre à jour plusieurs clichés révélateurs dans le téléphone portable du tueur, qui montrent la grande préméditation de l'attaque, un projet mûri pendant près d'un an.

Dès le mois de juillet 2015, Mohamed Lahouaiej Bouhlel prenait ainsi des photographies du feu d'artifice de Nice et d’un concert sur la promenade des Anglais, a dit le procureur.

Quant à son intérêt pour l'islam radical, jusque-là présenté comme récent, il pourrait remonter à beaucoup plus loin.

Le 10 janvier 2015, trois jours après l'attaque djihadiste contre la rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, l'un des cinq suspects lui écrivait ainsi que « je ne suis pas Charlie et je suis content, ils ont amené les soldats d’allah pour finir le travail ».

Aucun des cinq suspects n'était connu des services de renseignement et tous avaient un casier judiciaire vierge, excepté Ramzi, condamné à six reprises entre 2013 et 2015 pour des délits de droit commun.

Six magistrats instructeurs sont chargés de ce dossier. « Les investigations devront bien évidemment s'attacher à déterminer d'éventuels liens, non établis à ce jour, des protagonistes de l'attentat, notamment avec des acteurs de l'organisation terroriste Etat Islamique », a souligné François Molins.

L'attaque de Nice a été revendiquée par l'Etat Islamique. Mais l'enquête n'a pas révélé à ce stade d'allégeance du tueur de trente et un ans à l'organisation djihadiste.

Quatre-vingt quatre personnes sont mortes dans cette attaque sur la promenade des Anglais.

Le pronostic vital de quinze autres était toujours engagé, Jeudi 21 Juillet 2015.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 19:22

https://www.entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2016/07/20/deces-de-charlie-najman

Décès de Charlie Najman

Par Sylvain Silberstein

Je viens d’apprendre le décès de Charles Najman, Charlie Najman comme nous l’appelions alors, Lundi 18 Juillet 2016, et c’est une grande partie de mon adolescence qui part avec lui. Il avait un an de moins que moi.

Nous nous sommes connus dans les combats lycéens des années 1971, 1972 et 1973, avec d’autres amis ou ennemis politiques. Nous avions adhéré à la même organisation politique, l’Alliance Marxiste Révolutionnaire (AMR). Il était le frère de Maurice Najman, je suis le frère de Patrick Silberstein. Nous n’étions qu’une poignée de lycéens dans cette organisation, peut-être nous deux, au début de l'année 1972, quelques autres que nous fîmes adhérer arrivèrent ensuite.

Nous avions milité ensemble dans l'affaire du lycéen Gilles Guiot, en 1971, une coordination lycéenne s’était tenue dans mon lycée, Turgot, et, délégué de ce lycée, je devais prendre la parole au lycée Buffon pour appeler à une manifestation. La coordination lycéenne reprend la proposition de Charlie Najman, d’un sit-in au quartier latin au moment où Gilles Guiot passe devant la cour d’appel. Charlie Najman était un orateur convainquant qui soulevait l’enthousiasme.

A l’été 1972, il se joignit au groupe que je formais avec deux copains, après notre participation à un stage de l’AMR à Gourgas, en partance pour la Scandinavie via Avignon. Il lui fallu très vite acheter une « carte inter-rail » pour pouvoir voyager. Nous étions donc quatre dans une petite tente canadienne déjà prévue pour deux, belles vacances, en attente de nouveaux combats.

En 1973, c’est la longue grève contre la loi de Michel Debré pour la réforme des sursis militaires et nous courons les réunions et les manifestations. A la fin de cette année, je suis exclu du lycée Turgot et, comme je suis dans ma seizième année, je suis orienté vers la voie active, fini le lycée, au boulot.

En 1974, je réussirai mon bac B en candidat libre tout en continuant à militer, mais loin des lycées et de leurs camarades.

Bien sûr, je connaissais sa mère à l’époque qu’il rendit célèbre dans son film, « la mémoire est-elle soluble dans l’eau », mais c’est surtout sa grand-mère qui me revient en mémoire maintenant car, régulièrement, lorsque je téléphonais à Charlie Najman chez lui, souvent c’est elle qui répondait et disait quand je demandais à lui parler, « er iz geshtarbn, Charlie », « il est mort, Charlie », et elle raccrochait. Il fallait rappeler en espérant tomber sur quelqu’un d’autre.

Ce n’est plus la peine de rappeler.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 19:04

Nouveaux incidents dans le Val-d'Oise après la mort d'un jeune (Reuters)

Cinq personnes ont été interpellées dans la nuit du Jeudi 21 Juillet au Vendredi 22 Juillet 2016 après de nouveaux incidents dans le Val-d'Oise liés à la mort Mardi 19 Juillet 2016 d'un jeune homme de vingt quatre ans, Adama Traoré, peu après son interpellation, rapporte la gendarmerie.

Six véhicules ont été incendiés dans le département et des feux de poubelles ont été constatés.

A Beaumont-sur-Oise, une station service a été dégradée, à la suite d'un départ d'incendie.

Cette troisième nuit de violences a toutefois été plus calme que les précédentes, avec une cinquantaine de personnes impliquées, contre deux cent personnes la veille, souligne la gendarmerie.

L'autopsie d'Adama Traoré n'a pas révélé Jeudi 21 Juillet 2016 de traces de violences significatives, d'après une source proche du dossier. Il semblerait que le jeune homme souffrait d'une infection très grave.

Des proches affirment qu'il a été frappé par des gendarmes, laissant entendre qu'une bavure a été commise.

Adama Traoré a été arrêté Mardi 19 Juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise pour rébellion après s'être opposé à l'interpellation de son frère, visé par une enquête pour extorsion de fonds, d'après le parquet de Pontoise. Il est décédé alors qu'il se trouvait dans le fourgon qui le conduisait à la gendarmerie de Persan.

Une enquête sur les causes de sa mort a été confiée par le parquet de Pontoise à la section de recherches de Versailles et à l'Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale (IGGN).

Le défenseur des droits a également ouvert sa propre enquête, Jeudi 21 Juillet 2016.

La mort accidentelle en 2005 à Clichy-sous-Bois de deux adolescents qui s'étaient réfugiés dans un transformateur après avoir été poursuivis par la police avait déclenché trois semaines d'émeutes dans les banlieues.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 18:54

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-plus-d-un-milliers-de-migrants-evacues-du-camp-de-la-villette-22-07-2016-5986595.php

Evacuation sous tension de deux mille cinq cent migrants du camp de la Villette

Ils étaient près de deux mille cinq cent à dormir sous des tentes ou sur des matelas, au milieu des détritus. Leur évacuation du camp du boulevard de La Villette, dans le nord de Paris a débuté Vendredi 22 Juillet 2016 vers 6 heures 30 du matin. Peu après le début de l'opération, les importantes forces de l'ordre ont dû contenir des mouvements de foule, les réfugiés se pressant pour monter dans les bus qui arrivaient au compte-goutte. Les gendarmes, équipés de tenues et de boucliers anti-émeutes, les ont repoussés en utilisant à certains moments des bombes lacrymogènes.

Dans la nuit du Jeudi 21 Juillet au Vendredi 22 Juillet 2016, des centaines de réfugiés supplémentaires avaient rejoint le camp, dans l'attente de cette évacuation. Installés sous le métro aérien entre la station Jaurès, dans le dixième arrondissement, et la station Colonel-Fabien, dans le dix neuvième arrondissement, la plupart sont des hommes de vingt à quarante ans originaires de Syrie, d'Ethiopie, du Soudan, d'Erythrée, de Somalie ou d'Afghanistan.

Il s'agit de la vingt sixième évacuation du genre en un an, mais surtout de la plus importante en nombre. Pierre Henry, directeur de France Terre d'Asile (FTA), confiait avant l'opération de police son sentiment d'épuisement, « nous avons tous le même regard sur le problème, il faut dans toutes les capitales régionales des centres pour accueillir et orienter les migrants et pour arrêter d'attirer les gens à Paris et à Calais. Si ce n'est pas fait, c'est que la décision politique n'est pas prise ».

Vendredi 22 Juillet 2016 à 15 heures 30, plus de deux mille migrants, dont une centaine de personnes vulnérables, des femmes et des enfants, avaient été dirigés en bus vers des centres d'hébergement en Ile-de-France et dans les régions, des gymnases ainsi qu'une maison de retraite désaffectée de Sarcelles réquisitionnée pour accueillir près de trois cent personnes, a indiqué la préfecture de la région Ile de France. Mais plusieurs centaines d'entre eux attendaient toujours sous le soleil d'être pris en charge.

Pour cette opération, quelque mille cinq cent places d'hébergement ont été dégagées, dont environ huit cent dans des gymnases. « Sur le plan humain, sanitaire et sécuritaire, la situation est désastreuse », s'alarmait de son côté François Dagnaud, maire du Parti Socialiste du dix neuvième de Paris il y a trois jours. Des incidents entre migrants avaient eu lieu lors d'une distribution de nourriture il y a deux jours. Lui et Rémi Féraud, son homologue du dixième arrondissement, avaient demandé une mise à l'abri d'urgence, Lundi 11 Juillet 2016, dans un courrier à la ministre du logement, Emmanuelle Cosse, et au ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve.

La Coordination Française pour le Droit d'Asile (CFDA), qui regroupe des associations d'assistance aux migrants, a déploré Jeudi 21 Juillet 2016 le « harcèlement policier et administratif dont sont victimes les personnes exilées, alors que la France a l'obligation d'accueillir dignement et d'héberger l'ensemble des personnes qui demandent une protection sur son territoire. Cet accueil doit en principe se faire dans des Centres d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA) où elles doivent être suivies et accompagnées tout au long de leurs démarches », rappelle la CFDA.

« Mais en dépit de créations importantes de places d'hébergement, vingt mille places supplémentaires en deux ans, les capacités demeurent insuffisantes ».

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 19:22

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/07/19/le-nucleaire-militaire-divise-le-labour_4971737_3214.html

Le nucléaire militaire divise le parti travailliste

Par Philippe Bernard, correspondant permanent du Monde à Londres

Posée par un député écossais, face à Theresa May, la question était faite pour choquer l’audience de la chambre des communes, Lundi 18 Juillet 2016, « la première ministre est-elle prête à autoriser une frappe nucléaire pouvant tuer cent mille hommes, femmes et enfants innocents ». La réponse de l’intéressée a claqué sans la moindre hésitation, « yes ». Pour souligner son effet, la nouvelle locataire de Downing Street a laissé passer quelques secondes d’un pesant silence avant de poursuivre, « je me dois de dire à l’honorable gentleman que le principe même de la dissuasion est que nos ennemis savent que nous sommes prêts à y recourir ».

Plutôt surréaliste alors que le pays est sous le choc du Brexit, le débat sur le renouvellement du programme de dissuasion nucléaire avait été programmé par David Cameron pour le mois de juillet 2016 avec un double dessein entièrement politique, sceller la réconciliation au sein du parti conservateur, à couteaux tirés sur l’Europe mais unanime sur la force de frappe, et exacerber les divisions parmi l’opposition travailliste entre pro-nucléaires et partisans du désarmement unilatéral. Emporté par son échec au référendum, David Cameron n’est plus aux commandes et c’est depuis les bancs des simples députés qu’il a assisté au spectacle produit par sa haute stratégie. Theresa May, qui a déjà recollé les morceaux des tories en panachant son gouvernement de « brexiters » et de « remainers », en a profité pour remuer le couteau dans les plaies du parti travailliste en proie à une guerre civile interne depuis le référendum perdu sur l’Europe.

Son « yes » au nucléaire se voulait la réplique du « no », jugé irresponsable, que Jeremy Corbyn, le chef du parti travailliste, avait lancé en répondant à la même question voici quelques mois. Le programme nucléaire est « l’assurance ultime » pour la sécurité du pays, a asséné Theresa May.

« Nous devons envoyer le message sans équivoque à tout adversaire que le coût d’une attaque contre le Royaume-Uni ou nos alliés sera toujours beaucoup plus grand que tout ce qu’il pourrait espérer gagner d’une telle attaque ». Le vote, dénué de volet financier, était de pure forme et certains élus de l’opposition l’ont qualifié de mascarade.

Le piège s’est donc refermé sur le parti travailliste. Pur prétexte, le texte gouvernemental, qui dispose que la dissuasion nucléaire « reste centrale pour la sécurité du Royaume-Uni » et reconnaît « l’importance des sous-marins Successor pour l’industrie de défense et des milliers d’emplois qualifiés », a été adopté par quatre cent soixante douze voix contre cent dix sept voix après cinq heures de débat. Vieillissants, les quatre sous-marins nucléaires Vanguard porteurs de missiles Trident, basés à Faslane, en Ecosse, doivent être remplacés par des Successor à l’horizon 2030.

Sur deux cent trente députés travaillistes, cent quarante et un ont voté pour et quarante huit ont voté contre, comme Jeremy Corbyn et comme les cinquante quatre députés indépendantistes écossais du Scottish National Party (SNP) qui ne veulent pas des sous-marins sur leur sol, tandis que quarante et un se sont abstenus. Mission accomplie, les fractures du parti travailliste sont apparues au grand jour. A la démonstration de force de Theresa May, Jeremy Corbyn, qui milite depuis des décennies pour le désarmement unilatéral contrairement aux positions officielles du parti qu’il dirige désormais, a répliqué que « je ne prendrais pas une décision qui tuerait des millions d’innocents. Je ne crois pas que la menace de meurtres de masse soit un moyen légitime de conduire les relations internationales ».

Il a souligné que la bombe atomique n’avait arrêté ni Saddam Hussein ni l’organisation Etat Islamique. Les syndicats, qui défendent les emplois liés aux sous-marins, avaient obligé Jeremy Corbyn à laisser les députés libres de leur vote. Le résultat a confirmé le faible soutien dont le chef du parti travailliste jouit parmi les députés, qui cherchent précisément à le renverser.

Les deux challengers de Jeremy Corbyn, Angela Eagle et Owen Smith, ont lancé leur campagne Lundi 18 Juillet 2016. Tous deux ont voté en faveur des nouveaux sous-marins nucléaires. Soutenu par l’extrême gauche et de nombreux jeunes adhérents, Jeremy Corbyn, lui, a promis de mettre le désarmement au cœur de sa campagne. « Une position irresponsable, narcissique et puérile », a tonné un député du parti travailliste. Le jeu de massacre doit durer tout l’été.

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