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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 19:10

http://www.jelloul.net/spip.php?article324

Il y a quatre vingt ans, les brigades internationales

Par José Fort

Jeudi 28 Avril 2016

Ils étaient trente mille volontaires venus du monde entier pour défendre la république espagnole contre le fascisme. Il y avait neuf mille français.

Le 22 octobre 2016, ce sera l’inauguration d’une œuvre monumentale à la gare d’Austerlitz à Paris.

Les brigades internationales ont surgi comme la réplique des démocrates du monde entier face au putsch fasciste de Francisco Franco soutenu par Adolf Hitler, Benito Mussolini et Antonio de Oliveira Salazar. Le voyage en Espagne de la presque totalité des volontaires de toute l’Europe était organisé dans les locaux de la fédération de la métallurgie de la Confédération Générale du Travail (CGT), des baraquements installés avenue Mathurin Moreau dans le dix neuvième arrondissement de Paris. Après une visite médicale et un entretien d’incorporation, venait le temps de prendre les différents chemins de la lutte notamment par le train à bord du célèbre train de Paris à Perpignan de 22 heures 17 au départ de la gare d’Austerlitz à Paris.

La brigade internationale des français sera la quatorzième brigade internationale dite brigade de la Marseillaise avec à sa tête Jules Dumont, fusillé par les nazis en 1943, Boris Guimpel, Jean Hemmen, fusillé par les nazis en 1942, Joseph Putz, tué en Alsace à la fin de l’année 1944, et le métallurgiste Henri Tanguy qui deviendra ensuite Henri Rol Tanguy, du nom d’un de ses copains tué en Espagne, et dirigera plus tard la libération de Paris.

Le départ des brigades internationales a donné lieu à des adieux émouvants, Dolorès Ibarruri déclarant « mères et épouses, quand passeront les années et que seront cicatrisées les blessures de la guerre, quand le souvenir des jours douloureux et sanglants sera estompé dans un présent de liberté, de paix et de bien-être et quand les rancœurs iront s’atténuant et que l’orgueil de la patrie libre sera également ressenti par tous les espagnols, parlez à vos enfants, parlez-leur de ces hommes des brigades internationales ».

L’année 2016 a été et sera ponctuée par de nombreuses initiatives en l’honneur des brigades internationales. Le 22 octobre 2016, un événement de portée internationale aura lieu à la gare d’Austerlitz à Paris. Une œuvre monumentale dédiée aux volontaires internationaux réalisée par le sculpteur Denis Monfleur sera inaugurée. Ce monument a été rendu possible grâce au soutien de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF), de la fédération des cheminots de la CGT, du comité d’établissement de la gare d’Austerlitz de la SNCF et de la ville de Paris.

L’association des Amis des Combattants en Espagne Républicaine (ACER) a lancé une souscription pour tenir ses propres engagements financiers.

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 18:35

http://www.humanite.fr/decheance-de-posterite-613990

Déchéance de postérité

Editorial du quotidien l'Humanité

Par Maud Vergnol

Vendredi 19 Août 2016

« Le drame, c’est quand vous laissez la place et que vos traces sur le sable s’effacent elles-mêmes ». Figurez-vous que François Hollande a du vague à l’âme. « C’est dur, beaucoup plus dur que ce que j’avais imaginé ». Comme tous les monarques républicains en fin de règne, le président de la république s’est prêté au jeu du livre testament, estampillé « pour la postérité », histoire de conjurer le sort d’un quinquennat dont lui-même doute de ce que l’histoire en retiendra.

Aidons-le un peu.

D’abord avec cette carte postale estivale, sombre photographie d’une république délabrée, dans laquelle en moins d’une semaine les plages de Corse sont devenues le théâtre inquiétant d’affrontements communautaires, un commerçant chinois est mort sous les coups du racisme et un camp de roms attaqué au cocktail Molotov à Marseille.

Autant de stigmates du plus grand gâchis politique de la cinquième république. En 2012, François Hollande a été élu pour panser les blessures du sarkozysme pour que Marianne embrasse de nouveau sur le front tous les citoyens. Mais, non content de ne pas avoir fait progresser l’égalité, d’avoir laissé au bord de la route les français les plus fragiles, déroulant le tapis rouge au populisme, François Hollande porte la responsabilité d’avoir creusé un peu plus les plaies béantes du vivre ensemble. Il l’a fait en toute conscience, laissant le soin à la droite et son extrême droite d’empoisonner le débat public avec des polémiques montées de toutes pièces pour diviser le pays, le burkini est un cas d’école, jusqu’à l’hystérie collective qui aura conduit des députés de la nation à envisager la création d’apatrides.

Ce funeste testament est celui d’un monarque engoncé dans le fauteuil d’une cinquième république agonisante qui voudrait condamner les progressistes à rester les spectateurs malheureux d’une démocratie en apnée dont il faudrait redouter à chaque élection la dernière convulsion. C’est le piège tendu par ce quinquennat. Et il reste peu de temps pour le déjouer.

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 19:19

http://www.liberation.fr/debats/2016/08/09/refugies-la-violence-de-l-etat-doit-cesser_1471297

La violence d’état doit cesser

Mardi 9 Août 2016

Plusieurs associations dénoncent la toute puissance policière contre les migrants et demandent à ce que les citoyens se fédèrent et témoignent de cette violence, toujours plus présente, contre les plus précaires.

Depuis un an, les pouvoirs publics nous ont habitués à ornementer la moindre action liée à la crise migratoire d’opérations de communication bien ficelées. A Paris, point de chute de la majorité des exilés, les responsables politiques se gargarisent, lorsqu’un campement de fortune de plus est évacué, du nombre de personnes temporairement relogées.

Et comme pour sonner le glas de nombreuses critiques, la mairie de Paris a récemment annoncé l’ouverture prochaine de deux centres d’accueil, censée résoudre tous les maux et mettre définitivement fin au renouvellement inexorable des campements parisiens. L’envers du décor est beaucoup moins reluisant selon nous, associations, collectifs et citoyens solidaires œuvrant au quotidien auprès des personnes migrantes pour pallier la défaillance des autorités.

Des violences physiques et verbales

Nous constatons depuis quelques jours un usage croissant et quotidien de la violence verbale et physique de la police à leur égard. Ainsi, Vendredi 22 Juillet 2016, le dernier démantèlement du camp qui s’était formé aux abords du métro Jaurès, dans le dix neuvième arrondissement de Paris, a donné lieu à des charges policières aveugles et de jets de gaz lacrymogènes.

Un cap a depuis été franchi lors de la première semaine du mois d'août 2016. Dans la nuit du Dimanche 31 Juillet 2016, les forces de l’ordre n’ont pas hésité à charger brutalement et à matraquer indistinctement les migrants, dont une vingtaine de femmes et des mineurs, pour les empêcher d’installer un nouveau campement à même le sol.

En parallèle, la police harcèle quotidiennement ces personnes en organisant des opérations massives de « vérification des situations administratives » comme elle le fait régulièrement pour traquer les personnes sans-papiers. Ces rafles ont conduit environ quatre cent personnes migrantes au commissariat et quatre vingt d’entre elles, qui n’avaient pas eu le temps d’effectuer les démarches de demande d’asile, se sont vues notifier une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF).

Nous ne sommes pas dupes, nous savons que cette mécanique sécuritaire gouvernementale est bien rodée et que la brutalité policière est de plus en plus commune à différentes franges sociales. Elle existe depuis de trop nombreuses années dans les quartiers populaires où la police contrôle, harcèle, frappe et tue sans ne jamais être inquiétée. On ne compte plus les personnes arrêtées mortes par « asphyxie », comme Ali Ziri, Lamine Dieng, Wissam al Yamni et, très récemment, Adama Traoré, les bavures, comme la mort de Zyed et Bouna ou comme à Pantin sur une mère de famille et ses deux enfants mineurs au mois de décembre 2015 ou encore les tués par balle, comme Amine Bentounsi.

L’intimidation policière décomplexée

Les manifestants en font également largement les frais lorsqu’ils et elles se heurtent à des policiers qui frappent, gazent, matraquent, blessent et tuent. Les exemples ne manquent pas, opposants à la loi travail, zadistes de Notre Dame Des Landes, éborgnés du flash-ball, manifestants contre la conférence climatique à Paris au mois de novembre 2015 ou encore la mort de Rémi Fraisse. Les migrants ont donc rejoint la liste des personnes ciblées par une gestion étatique des problèmes sociaux qui ne prend presque plus que la forme de l’intimidation policière décomplexée.

À travers cela, le gouvernement nous fait savoir qu’il n’y a pas de discussion possible. La réponse sécuritaire est devenue la règle et les migrants se voient traités en ennemis politiques et condamnés avant même d’avoir pu entamer leurs démarches de demande d’asile. Nous nous interrogeons sérieusement si c'est une réelle incapacité à gérer la crise migratoire ou bien si c'est une manœuvre visant à décourager les migrants de la part du pays des droits de l’homme.

Nous, associations, collectifs et citoyens accompagnant les migrants et luttant contre les violences policières, dénonçons le fait que des personnes précaires, des racisés, des révoltés sociaux et des exilés ayant fui la mort puissent faire l’objet d’une violence étatique à travers son bras armé légitime, la police. Nous fustigeons les démonstrations de force policière qui visent à effrayer pour mieux faire régner l’ordre de la terreur chez les citoyens.

Riposte solidaire

Nous condamnons l’impunité des forces de l’ordre qui est l’un des pires ennemis d’un état de droit et qui renforce chaque jour le règne de la toute-puissance policière en France. Nous appelons les citoyens à prendre conscience de cette violence, à se fédérer et à s’organiser. Le temps de la réflexion collective est venu pour construire une riposte solidaire, manifester, filmer les bavures et déposer des plaintes.

L’impunité ne peut continuer à gagner du terrain et elle doit cesser partout, pour tout le monde et maintenant.

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 18:55

http://www.humanite.fr/blogs/les-brigades-internationales-un-grand-recit-fondateur-une-epopee-necessaire-aujourdhui-613745

Les brigades internationales, un grand récit fondateur, une épopée nécessaire aujourd’hui

Par Jean Ortiz

Vendredi 12 Août 2016

Les brigades internationales, cinquante trois pays, de trente deux mille à trente cinq mille volontaires, la plupart jeunes et ouvriers, sont un patrimoine héroïque de l’histoire des communistes et de celle de tous les révolutionnaires, de tous les antifascistes et de tous les progressistes.

Les classes dominantes voudraient nous dépouiller de notre histoire, celle des combats émancipateurs de classe et des luttes populaires. Raison de plus pour la brandir, l’assumer, l’étudier et la faire vivre concrètement dans le monde actuel. En être fiers, fiers de valeurs à réactiver et du travail des Amis des Combattants de l'Espagne Républicaine (ACER) présidée par notre chère Claire Rol Tanguy, fille d'Henri et de Cécile Rol Tanguy, entourée d’autres internationalistes d’aujourd’hui, passionnés, généreux et qui font honneur à la cause qu’ils portent et perpétuent.

Les brigades internationales ne sont pas l'armée de l'internationale communiste mais une armée et un univers communiste, aime à répéter l’historien spécialiste Rémy Skoutelsky. Le contingent français était le plus nombreux, un tiers, et comptait entre cinquante pour cent et soixante pour cent de communistes encartés. Pourquoi tant de bave aujourd’hui pour décommuniser les brigades internationales ? Pourquoi tant d’acharnement à les dénigrer, les brigadistes seraient tous des staliniens, donc des mercenaires sanguinaires. Les autres brigadistes non membres du Parti Communiste Français (PCF) étaient des ouvriers antifascistes, des syndicalistes, des militants de gauche, des idéalistes, des républicains et une minorité d’anarchistes et de socialistes.

Les mois de septembre, octobre et novembre 2016 marqueront le quatre vingtième anniversaire de leur création par l'internationale communiste et leur arrivée au mois de novembre 1936 sur un front de Madrid sur le point de tomber. « No pasarán » et les fascistes n’ont pas pris Madrid. Ne nous loupons pas. Ne nous laissons pas déposséder.

Un ouvrage collectif évènement politico-littéraire de rentrée et un documentaire de trente minutes prêt à la fin du mois de septembre 2016 sur ce qu’il reste aujourd’hui de cette épopée et tourné à Albacete, la base des brigades internationales, seront en plein dans le mille d’une célébration qui doit être vivante, historique, politique, festive et liée aux enjeux de 2016. Nous avons ô combien besoin des valeurs que portaient ces hommes, justice sociale, solidarité internationaliste, socialisme et engagement total et désintéressé.

Il ne s’agit pas ici de rentrer dans l’analyse, les contradictions, les conflits, les motivations et la composition des brigades internationales.

Cela sera fait ultérieurement. Précisons seulement que, avant la création des brigades internationales, dès que le coup d'état de Francisco Franco éclate, des centaines de militants anarchistes, des communistes français, des socialistes, des trotskystes et des immigrés antifascistes réfugiés en France, traversent les Pyrénées et partent individuellement combattre aux côtés des milices antifranquistes.

Que se lèvent les internationalistes d’aujourd’hui. « Vous êtes le mythe, vous êtes la légende, douleur et fierté, se siente, las brigadas están presentes ».

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 18:23

https://www.rtbf.be/info/monde/europe/detail_climat-electrique-au-camp-de-refugies-de-softex-en-grece?id=9376786

Climat électrique au camp de réfugiés de Softex en Grèce

Par Marie-Pierre Fonsny

Vendredi 12 Août 2016

Depuis une dizaine de jours, les réfugiés syriens et irakiens du camp de Softex, dans la banlieue industrielle de Thessalonique, sont sous tension. Ils ont décidé d'observer une grève de la faim tant que les conditions de vie ne seront pas améliorées.

C'est le décès d'une future mère de famille qui a provoqué la colère des résidents, en attente d'un hypothétique accueil dans un des pays de l'Union Européenne. Elle serait décédée d'une crise d’épilepsie mais les réfugiés soutiennent que la chaleur suffocante et la piètre qualité de la nourriture du camp ont favorisé son décès.

Le ton a monté entre les réfugiés et les forces militaires qui gardent le camp où deux mille personnes logent dans des conditions d'inconfort peu supportables avec des coupures d'eau courante et d'électricité régulières, sans réfrigérateur pour conserver les aliments et dans un environnement déprimant de banlieue en crise.

En protestation, les résidents du camp ont bloqué les distributions de nourriture et ont manifesté à plusieurs reprises devant aucune télévision.

Les médias n'ont pas l'autorisation de pénétrer dans ce camp, une de nos équipes de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF) en avait fait, en vain, la demande au mois de juin 2016.

Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) qui en sollicitent l'accès sont soumises à l'aval des autorités grecques.

Les réfugiés proviennent pour la plupart de l'ancien camp d'Idomeni, à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, site évacué au mois de mai 2016. Ils se sentent totalement abandonnés.

Nous avons reçu ce message d'une famille, « nous voulons retourner en Syrie, ce n'est plus possible de vivre ici. Autant mourir sur notre terre », témoigne Malik, père de trois enfants de deux ans, sept ans et neuf ans.

« Ma femme a un eczéma de stress, son corps est couvert de plaques, mon père est diabétique, il est vieux et fragile et son état se dégrade. Nous sommes tous épuisés physiquement et moralement. Les enfants n'en peuvent plus. Nous ne savons pas qui va nous aider à sortir de là ».

Les commissaires européens à l’aide humanitaire et à la migration sont conscients du problème mais relativement impuissants, « nous avons dépêché sur place un coordinateur européen pour aider les autorités grecques, les agences européennes et les ONG », explique un collaborateur du commissaire européen à la migration. « Assurer un accueil adéquat sur le terrain est de la responsabilité des autorités grecques, mais nous les aidons quotidiennement à améliorer l'accueil des migrants et des demandeurs d'asile, en s'assurant que les normes fixées par la législation de l'Union Européenne sont respectées. Nous avons fourni des fonds importants pour améliorer les capacités d'accueil et la construction d'abris et d'hébergements pour les migrants ainsi que pour la fourniture de la nourriture et des soins de santé. Nous comptons sur les autorités grecques pour s'assurer que la distribution de nourriture recommence, qu’elles continuent de travailler pour améliorer les conditions d'accueil des migrants et des réfugiés et nous continuerons à les aider par tous les moyens possibles ».

Le désespoir des familles nourrit la colère. Quand vont-ils sortir des camps et reprendre une vie plus ou moins normale? Le problème n'est pas prêt de se régler.

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 17:57

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/08/15/travail-d-interet-general-pour-trois-militants-du-mouvement-des-parapluies-a-hongkong_4982979_3216.html

Travail d’intérêt général pour trois militants du « mouvement des parapluies » à Hong Kong

Par Brice Pedroletti, correspondant permanent du Monde à Pékin

Reconnus coupables en juillet de « rassemblement illégal » pour avoir occupé en 2014 un périmètre interdit devant le siège du gouvernement de Hong Kong, trois militants du « mouvement des parapluies » ont reçu, Lundi 15 Août 2016, des peines plus légères que prévu. Aujourd’hui dirigeants du nouveau parti Demosisto, tous trois risquaient plusieurs années de prison.

Joshua Wong, l’égérie du mouvement étudiant hongkongais, aujourd’hui âgé de dix neuf ans, devra effectuer quatre vingt heures de travail d’intérêt général, tout comme un autre activiste, Nathan Law, vingt trois ans. « Je ne regrette pas mon implication dans le mouvement des parapluies », a posté sur Twitter Joshua Wong dès l’annonce du verdict.

A l’approche des élections législatives du 4 septembre 2016, le climat politique est survolté à Hong Kong. Une demi-douzaine de nouveaux partis dits « localistes », issus comme Demosisto du « mouvement des parapluies » de 2014, ont bouleversé les forces politiques en présence.

Cette sentence n’empêchera pas Nathan Law de se présenter au scrutin. Il est le seul candidat pour Demosisto, Joshua Wong n’ayant pas l’âge requis de vingt et un ans.

Un troisième dirigeant du mouvement et de Demosisto, Alex Chow, a été condamné à cent vingt heures de travail d’intérêt général et trois semaines de prison avec un an de sursis pour « incitation au rassemblement illégal ».

La juge, June Cheung, a estimé que les trois accusés étaient préoccupés de bonne foi par les questions de société et avaient « transformé en action » leur passion pour la politique. Il aurait été « injuste de leur imposer une condamnation dissuasive », a-t-elle conclu.

Les trois militants avaient forcé le passage au mois de septembre 2014 pour reprendre à la police Civic Square, la bien nommée « place civique » devant le siège du gouvernement. La région administrative spéciale était en ébullition suite à l’élaboration d’un projet de suffrage universel tronqué pour la sélection de son chef de l’exécutif, il prévoyait que seuls les candidats approuvés par Pékin pourraient se présenter. Le suffrage universel a été abandonné pour la prochaine élection du chef de l’exécutif, au mois de mars 2017.

Demander l’indépendance, la fin d’un tabou

La riposte policière avait fait descendre en réaction d’autres jeunes dans la rue, marquant le coup d’envoi d’un mouvement de protestation massif.

Des dizaines de milliers de citoyens de Hong Kong se joindront aux manifestations et plusieurs points névralgiques de la ville resteront occupés pendant soixante-dix-neuf jours, provoquant la plus grave crise politique depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997.

Deux ans après le début du « mouvement des parapluies », Hong Kong voit son système semi-démocratique et son état de droit mis au défi par les nouveaux partis localistes. Ceux-ci ont dynamité le statu quo dans les relations avec la Chine, basé sur le principe « un pays, deux systèmes ».

Plusieurs militants revendiquent ouvertement l’indépendance pour Hong Kong, une option longtemps restée taboue. Moins radical que d’autres, Demosisto milite pour l’auto détermination et une démocratie authentique.

Face aux prises de position explicites d’une partie des localistes en faveur de l’indépendance, le gouvernement a pris des décisions controversées.

Au moins six candidats ont été disqualifiés par la commission des affaires électorales en amont des élections législatives pour non-respect de la constitution de Hong Kong. Ces décisions ont été largement critiquées pour leur caractère arbitraire et pourraient à leur tour être attaquées en justice ou conduire à des actions de désobéissance civile.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 20:06

Manuel Valls soutient l'interdiction du burkini mais ne légiférera pas (Reuters)

Mercredi 17 Août 2016

Le premier ministre, Manuel Valls, soutient le choix d'une poignée de maires français d'interdire le burkini sur leurs plages tout en excluant une législation nationale sur ce sujet, contesté en justice par une association islamiste.

La présidente du Front National, Marine Le Pen, a également estimé que ce vêtement de plage cachant le corps des femmes musulmanes devait être « proscrit des plages françaises », tout en jugeant qu'il s'agissait de rustines.

« Quelques maires des Républicains et du Parti Socialiste interdisent le burkini dans leur commune, c’est bien. Mais ces maires-là auront-ils la cohérence et le courage de reconnaître que c’est la politique d’immigration et de clientélisme communautaire de leurs partis respectifs qui les a conduits un jour à devoir prendre un tel arrêté », écrit-elle sur le blog des carnets d'espérance.

François Baroin, le président des Républicains de l'Association des Maires de France (AMF), a également apporté, sur Twitter, son soutien aux maires qui, « pour des raisons d'ordre public », ont interdit le port du burkini.

La mairie de Cannes a pris un arrêté le 27 juillet 2016. Une demi-douzaine d'autres élus ont suivi son exemple après des heurts, Samedi 13 Août 2016, attribués à un différend sur le burkini à Sisco, en Haute-Corse.

« Je comprends les maires qui, dans ce moment de tension, ont le réflexe de chercher des solutions et d'éviter des troubles à l'ordre public », déclare Manuel Valls dans une interview au quotidien la Provence publiée Mercredi 17 Août 2016.

Il apporte son soutien aux élus ayant pris des arrêtés contre le burkini, « s'ils sont motivés par la volonté d'encourager le vivre ensemble, sans arrière pensée politique ».

Recours devant le conseil d’état

« Les plages, comme tout espace public, doivent être préservées des revendications religieuses. Le burkini n'est pas une nouvelle gamme de maillot de bain, ni une mode. C'est la traduction d'un projet politique, de contre-société, fondé notamment sur l'asservissement de la femme », poursuit-il.

Le premier ministre refuse cependant d'envisager de légiférer sur le sujet.

« La réglementation générale des prescriptions vestimentaires ne peut être une solution », précise-t-il, ajoutant que la loi interdisant le port du voile intégral dans l'espace public doit d'abord être appliquée.

Le maire socialiste de Sisco, en Haute-Corse, a annoncé lui aussi Lundi 15 Août 2016 avoir pris un arrêté interdisant le burkini sur les plages de sa commune.

« Dans le cas de Sisco, l'enquête est en cours et j'appelle au calme, comme d'ailleurs l'ensemble des élus corses », dit encore Manuel Valls.

« De manière générale, ce n'est pas aux personnes de se faire justice elles-mêmes, d'autant moins dans une période où il y a trop d'amalgames et où la droite dure et l'extrême droite veulent créer un climat de mise en cause globale des musulmans de France ».

Il cherche également à rassurer les musulmans de France. « Je rajouterai, à l'attention de nos compatriotes musulmans, que nous serons aussi impitoyables à l'encontre de tous ceux qui voudraient les prendre comme boucs émissaires et voient dans l'islam un coupable idéal des actes de terrorisme », dit-il.

Le tribunal administratif de Nice a rejeté la requête en référé du Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF), qui voulait suspendre l’interdiction du burkini à Cannes. Mais l’association a déposé un nouveau référé et un recours au fond auprès du tribunal administratif.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 19:48

https://rsf.org/fr/actualites/turquie-un-quotidien-kurde-ferme-manu-militari-une-vingtaine-de-journalistes-arretes

Un quotidien kurde fermé manu militari, une vingtaine de journalistes arrêtés

Mercredi 17 Août 2016

Reporters Sans Frontières (RSF) dénonce la fermeture du quotidien kurde Özgür Gündem et l’interpellation d’une vingtaine de journalistes, Mardi 16 Août 2016 à Istanbul.

Un tribunal d’Istanbul a ordonné la suspension indéfinie d’Özgür Gündem, Mardi 16 Août 2016, accusant le quotidien de se faire le porte-parole du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de se livrer ainsi à la « propagande d’une organisation terroriste ». La police a investi le siège du quotidien à Istanbul, elle a saisi des ordinateurs et elle a interpellé au moins dix-sept membres de la rédaction. Deux reporters de l’agence DİHA et deux collègues de la chaîne de télévision IMC, qui se trouvaient dans les locaux, ont également été arrêtés.

« Doit-on s’habituer à voir des rédactions prises d’assaut par la police en Turquie », s’interroge Johann Bihr, responsable du bureau Europe de l’Est et Asie Centrale de RSF. « La suspension d’un média est la forme de censure la plus extrême, qui démontre une volonté de bâillonner et non de contester une ligne éditoriale. Avec cette mesure inacceptable, un nouveau coup est porté au pluralisme et un puissant signal d’intimidation est envoyé à tous les journalistes de Turquie. RSF exige la levée immédiate des mesures prises contre Özgür Gündem ».

Lancé en 1992 au plus fort des affrontements entre l’armée turque et la rébellion kurde du PKK, Özgür Gündem a une longue histoire de persécutions, interdit entre 1994 et 2011, le journal a été contraint de changer régulièrement de nom. De nombreux correspondants du titre ont été assassinés entre 1992 et 1995 et sa rédaction a été plastiquée en 1994. Moins sanglantes, les années suivantes ont néanmoins vu se succéder perquisitions, arrestations et saisies. Trois défenseurs des droits humains, dont le représentant de RSF en Turquie, Erol Önderoğlu, ont passé une dizaine de jours en prison au mois de juin 2016 et sont toujours en procès pour avoir pris part à une campagne de solidarité avec Özgür Gündem.

Le site internet d’Özgür Gündem est bloqué en Turquie depuis la reprise des affrontements entre l’armée turque et le PKK au mois de juillet 2015.

La justice a également demandé le blocage de son compte Twitter à la fin du mois de juillet 2016. Au mois d’octobre 2015, RSF a publié un rapport sur les rapports entre la question kurde et la liberté de la presse en Turquie.

La Turquie occupe la cent-cinquante-et-unième place, sur cent quatre vingt, au classement mondial de la liberté de la presse pour l’année 2016, publié par RSF. Déjà grave, la situation des médias s’est encore alourdie dans le cadre de la chasse aux sorcières enclenchée par le coup d’état avorté du Vendredi 15 Juillet 2016, cent deux médias critiques ont été liquidés par décret, un état d’urgence drastique a été instauré et pas moins de quarante quatre journalistes ont été placés en détention provisoire, rendant à la Turquie la palme de la plus grande prison du monde pour les professionnels des médias.

Les journalistes interpellés sont Günay Aksoy, Kemal Bozkurt, Reyhan Hacıoğlu, Önder Elaldı, Ender Öndeş, Sinan Balık, Davut Uçar, Fırat Yeşilçınar, İnan Kızılkaya, Zeki Erden, Elif Aydoğmuş, Bilir Kaya, Ersin Çaksu, Sevdiye Ergürbüz, Amine Demirkıran, Bayram Balcı, Burcu Özkaya du quotidien Özgür Gündem, Özgür Paksoy et Mesut Kaynar de l’agence DİHA et Gülfem Karataş et Gökhan Çetin de la chaîne de télévision IMC.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 19:37

http://www.independent.co.uk/voices/jeremy-corbyn-prime-minister-iraq-war-chilcot-inquiry-labour-party-mps-coup-a7125311.html

Pour la première fois cette semaine, Jeremy Corbyn ressemblait à un premier ministre

Par Faduma Hassan, enseignante, militante du parti travailliste de Brent et membre du comité national de Momentum

Jeudi 7 Juillet 2016

Il y a eu plusieurs semaines difficiles pour nous tous dans le parti travailliste. Chaque jour, je lisais les rapports des députés du parti travailliste critiquant publiquement notre parti, au lieu de faire face à la crise que connaît notre pays. Il y en avait assez pour me faire désespérer de l'avenir de notre parti et du Royaume-Uni. Mais tout au long de tout cela, j’ai été rassurée par le calme et la détermination montrée par Jeremy Corbyn.

J’ai toujours connu Jeremy Corbyn comme un leader, pas comme un produit du moule machiste typique, mais un leader démocratique et réfléchi dont la force vient de sa capacité à écouter et à comprendre. Mais cette semaine, je ne l’ai pas vu seulement comme un leader, je l’ai vu comme quelqu’un d'autre.

Je l'ai vu comme un premier ministre.

Quand j'ai entendu les conclusions de l'enquête de John Chilcot, il ramena toute la colère que j’ai contre Tony Blair pour nous avoir entraîner dans la guerre en Irak.

Je suis sûre que Jeremy Corbyn, qui a passé toute sa vie à s’opposer la guerre, ressentait la même chose. Mais au lieu de dire « je vous l’avais dit », ou de régler ses comptes dans le parti travailliste, il a fourni un leadership moral nécessaire.

Jeremy Corbyn a parlé au pays dans son ensemble, aux familles de nos soldats dont les vies ont été inutilement perdues, aux irakiens dont le pays a été déchiré et aux millions de citoyens britanniques dont la démocratie a été minée par une décision d’entrer en guerre prise sur la base de fausses informations.

John Chilcot a souligné exactement les raisons pour lesquelles le parti travailliste a besoin de Jeremy Corbyn.

Pendant ce temps, David Cameron et le parti conservateur ont fait de leur mieux pour éviter leur responsabilité. Ils essaient de prétendre que l'Irak est un « problème du parti travailliste », en dépit du fait que cent trente neuf des cent soixante six députés du parti conservateur ont voté pour la guerre à l'époque, y compris David Cameron. De même, il y en a au sein du parti travailliste qui refusent de montrer leurs mains et d’admettre qu'ils ont fait une erreur. Le pire de tous sont les députés qui ont essayé d'utiliser cette journée de réflexion nationale pour attaquer leur leader élu, le député Ian Austin a chahuté son propre leader en lui disant « tais toi », tandis que Jeremy Corbyn a fait un discours critiquant la guerre à me faire mal à l’estomac.

J’entendais les excuses de Jeremy Corbyn pour la guerre en Irak au nom du parti travailliste et les larmes me venaient aux yeux. Cette période est une tâche pour l'histoire fière de mon parti et pour les traditions démocratiques de ce pays. Les excuses de Jeremy Corbyn vont enfin nous permettre d'aller de l'avant.

Mais j’ai aussi imaginé ce qui se serait passé si l'histoire avait été différente et si une autre personne s’était tenue debout ici. Nous aurions pu avoir une déclaration d’une personne qui non seulement a voté pour la guerre, mais qui s’oppose d’abord et avant tout à l'existence d'une enquête. Il y a beaucoup de députés qui aurait voté comme cela. Peut-être qu’ils auraient présenté des excuses, peut-être qu'ils auraient esquiver leur responsabilité. De toute façon, leur crédibilité a été irrémédiablement endommagée.

Comme l'a dit Tony Benn, les politiciens peuvent être divisés en deux catégories. Il y a ceux qui disent « ceci est la bonne direction », quel que soit le temps. Et si vous êtes d'accord ou pas d'accord, vous savez où ils se situent. L'autre groupe sont les girouettes dont la position change avec le vent. La politique a besoin de plus que cela, Je suis reconnaissante que nous ayons Jeremy Corbyn.

La semaine dernière a vu Jeremy Corbyn et la majorité des militants attaqués sans cesse par les commentateurs des médias et certains de nos députés. Je suis parmi celles qui soutiennent les droits démocratiques des militants du parti.

Hier soir, j'ai aidé à organiser un rassemblement de Momentum pour soutenir Jeremy Corbyn, ses idées et le mouvement derrière lui. Plus de deux mille personnes ont participé après avoir été prévenues en moins de quarante huit heures. Je voulais que Jeremy Corbyn parle, mais il n’était pas disponible. Il devait avoir senti la pression pour se concentrer sur les querelles à l’intérieur du parti et pour consolider son soutien, mais ce n’était pas la raison pour laquelle il était occupé. Au lieu de cela, il a passé la soirée avec les familles des soldats tombés au combat et des civils irakiens qui ont perdu leur vie. En véritable homme d’état, il a pris la décision que le pays doit venir en premier.

La contestation à l’intérieur du parti travailliste a perdu et le mouvement en faveur des idées de Jeremy Corbyn a augmenté de façon spectaculaire.

Maintenant, nous devons tous nous concentrer sur le prochain défi, aider à ce qu’il devienne notre premier ministre. Cette semaine, il a prouvé qu’il en était capable.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 18:47

http://www.marianne.net/ex-conseiller-myriam-el-khomri-pierre-jacquemain-publie-ils-ont-tue-gauche-100245073.html

L'ancien conseiller de Myriam el Khomri, Pierre Jacquemain, publie « ils ont tué la gauche »

Par Delphine Legouté

Dimanche 14 Août 2016

Il a assisté à la naissance de la loi travail, il a claqué la porte du ministère et il ne s'est pas gêné pour expliquer à quel point ce projet de loi n'était pas de gauche. Pierre Jacquemain, ancien conseiller stratégie de Myriam el Khomri, continue avec la parution le 29 août 2016 de son ouvrage, « ils ont tué la gauche ».

Au début du mois de février 2016, Pierre Jacquemain, jusqu'alors conseiller stratégie de Myriam el Khomri, claquait la porte du ministère. Il passera les semaines et les mois suivants à expliquer tout le mal qu'il pense de la loi travail contre laquelle défilent alors des milliers de personnes.

Dans l'Humanité du 29 février 2016, il explique ainsi en quoi ce projet de loi est une erreur historique et la preuve d'un non sens politique, « quand on se dit de gauche et quand on s’estime progressiste, je ne vois pas comment on peut soutenir un tel texte ». C'est également lui qui dira tout haut que son ancienne patronne n'a que très peu d'influence sur le texte et que le premier ministre tire en réalité toutes les ficelles, par le biais du directeur de cabinet de Myriam el Khomri.

Après ce premier coup d'éclat, Pierre Jacquemain continue dans son rôle de premier opposant à la loi de son ancienne ministre de tutelle. Au début du mois de mars 2016, il publie dans le Monde une tribune intitulée « ils ont tué la gauche ». C'est ce titre qu'il a choisi pour la sortie d'un ouvrage le 29 août 2016, aux éditions Fayard, sous-titré « postures et imposteurs au sommet de l’état ». Il explique au Journal Du Dimanche (JDD), Dimanche 14 Août 2016, que « c’est cette expérience désenchantée au coeur de la machine gouvernementale qui m'a donné l'envie d'écrire ce livre ».

Sur le quatrième de couverture, cette promesse, « Pierre Jacquemain raconte comment la technocratie a pris le pouvoir sur le et la politique. En dévoilant les coulisses de la loi travail, il nous montre une ministre dépossédée de ses prérogatives, récitant les éléments de langage de Matignon, reléguée au rôle de figurante et condamnée, parce qu’elle le veut bien, à porter une loi qu’elle n’a ni pensée, ni rédigée, pas même négociée. Une loi faite par et pour des technocrates hors-sol dans une France paupérisée ».

Et une conclusion, « ils ont tué la politique. Ils ont tué la pensée. Ils ont tué la gauche ».

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