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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 18:30

NI DIEU NI CESAR NI TRIBUN

Par Bernard Fischer

Mardi 16 Août 2016

Des activistes du mouvement des Nuits Debout proposent la participation de Nuit Debout à la fête de l’Humanité.

Je suis radicalement contre cette proposition de participation officielle et collective du mouvement des Nuits Debout à la fête de l’Humanité en raison de l’indépendance du mouvement des Nuits Debout par rapport à tous les partis.

De mon point de vue, cette proposition est une tentative de récupération du mouvement des Nuits Debout par le Parti Communiste Français (PCF).

Si le mouvement des Nuits Debout participe à la fête de l’Humanité, pourquoi ne participerait il pas aussi aux universités d’été du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), d’Ensemble, d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), du Parti Socialiste ou bien des Républicains ?

Cette position est une position relative à une participation officielle et collective.

Elle ne concerne pas les militants individuels.

Les militants individuels vont où ils veulent, ils ne représentent pas Nuit Debout, personne ne représente Nuit Debout, le mouvement des Nuits Debout n’a ni porte parole, ni leader, il n’a pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 18:25

Le calme est revenu à Milwaukee après deux nuits de violence (Reuters)

Un calme relatif est revenu à Milwaukee où le couvre-feu imposé Lundi 15 Août 2016 aux adolescents et les appels à la retenue lancé par les représentants de la communauté noire semblent avoir apaisé les esprits.

La ville du Wisconsin est en proie à de vives tensions depuis la mort d'un jeune noir de vingt trois ans, Sylville Smith, tué Samedi 13 Août 2016 par un policier noir alors qu'il tentait de se soustraire à un contrôle. Les autorités ont indiqué qu'il était armé et qu'il avait refusé de lâcher son arme.

Deux nuits de violentes manifestations émaillées de coups de feu ont suivi. La mairie a imposé un couvre-feu s'appliquant aux adolescents à partir de 22 heures et les appels au calme se sont succédé.

Les forces de l'ordre n'ont fait état que de six arrestations dans la nuit du Lundi 15 Août au Mardi 16 Août 2016. Aucune destruction majeure de biens matériels n'a été signalée.

Le chef de la police de Milwaukee, Edward Flynn, a déclaré qu'un calme relatif était revenu. Il a remercié le rôle joué par les représentants de la communauté noire pour réduire les tensions.

Le maire de la ville, Tom Barrett, a prévenu Lundi 15 Août 2016 que le couvre-feu resterait en vigueur « aussi longtemps que nécessaire ».

Donald Trump, le candidat républicain à la Maison Blanche, était attendu Mardi 16 Août 2016 dans la ville pour une réunion électorale.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 17:21

https://socialistworker.co.uk/art/43091/The+Independent+Labour+Party+-+prioritising+parliament+gave+more+power+to+the+right

Le parti travailliste indépendant (ILP) qui donnait la priorité au parlement a donné plus de pouvoir à la droite

Charlie Kimber étudie l’ILP, l'une des organisations fondatrices du parti travailliste

Mardi 19 Juillet 2016

L'histoire de l'ILP a des leçons importantes pour les socialistes. Il montre les possibilités et les pièges de l'organisation à l'intérieur et à l'extérieur du parti travailliste.

L’ILP a été fondé en 1893 par les socialistes qui voulaient une rupture nette avec les libéraux.

Il visait à « assurer la propriété collective et communautaire des moyens de production, de distribution et d'échange » et il était un vrai pas en avant, car il insistait sur l'indépendance de classe.

Ses dirigeants comprenaient Keir Hardie, un nouveau député, et Ben Tillett, qui avait dirigé la grève des dockers de 1889.

En 1900, l'ILP est devenu un élément central du plus large Labour Representation Committee (LRC), le précurseur du parti travailliste moderne.

Les dirigeants de l'ILP ont convenu que la seule façon de parvenir à un changement était par l’élection de députés.

Au congrès du parti de 1909, le leader de l’ILP, Ramsay Mac Donald a insisté pour dire que le « gouvernement démocratique », il voulait dire le parlement, « était essentiel pour la construction de l’état socialiste ».

L'ILP n’était pas une organisation révolutionnaire. Mais il a refusé de défendre ses propres dirigeants quand la première guerre mondiale a commencé.

En 1914, il a dit que « hors de l'obscurité, nous saluons nos camarades de la classe ouvrière dans tous les pays ».

L'ILP est resté dans le parti travailliste, mais ses dirigeants ont démissionné de plusieurs de leurs positions à l’intérieur du parti. Son opposition était pacifiste plutôt que révolutionnaire et, à la différence des bolcheviks en Russie, il n'a pas cherché à transformer la guerre en un assaut contre la classe dirigeante.

L'ILP prenait position contre le massacre, mais il était inefficace pour l'arrêter.

La révolution russe de 1917 a enthousiasmé les travailleurs partout.

L'ILP a grandit à environ sept cent cinquante sections et il avait des dizaines de milliers de militants dans la classe ouvrière. Les leaders de l’ILP sont arrivés à la direction du parti travailliste.

Au lieu de rejoindre le nouveau parti communiste, l'aile gauche de l'ILP est restée à l’intérieur du parti travailliste pour chercher à le gagner dans son ensemble au parti communiste.

Mais il y avait des pressions dans l'autre sens.

Les travailleurs révolutionnaires ont été enfermés derrière une direction droitière du parti travailliste qui, par exemple, a refusé de soutenir la grève générale de 1926.

Puis vint la grande crise de 1929. Ramsay Mac Donald, membre de l’ILP et premier ministre du parti travailliste, était déterminé à mettre en œuvre l'austérité.

Lorsque les ministres du gouvernement hésitaient, Ramsay Mac Donald a formé un gouvernement de coalition avec les conservateurs et les libéraux.

Quand l’ILP a rompu avec le parti travailliste un an plus tard, il est parti avec quinze mille des meilleurs militants et cinq députés. L'ILP évoluait fortement vers la gauche. Mais en dépit de la rupture organisationnelle, sa politique restait centriste, oscillant entre la révolution et la réforme.

En 1934, le révolutionnaire russe Léon Trotsky écrivait que « l’ILP a rompu avec le parti travailliste. C'était correct. Si l'ILP voulait devenir un levier révolutionnaire, il était impossible de laisser ce levier dans les mains de carriéristes soigneusement opportunistes et bourgeois. L'indépendance politique et organisationnelle complète et inconditionnelle d'un parti révolutionnaire est la première condition préalable à son succès ».

Mais Léon Trotsky a également insisté sur le fait que « tout en rompant avec le parti travailliste, il était immédiatement nécessaire de se tourner vers lui » et de chercher un travail de front uni.

Au lieu de cela, l'ILP a dégénéré. En 1936, sa conférence a voté contre la direction du parti sur les mesures à prendre après l'invasion italienne de l'Ethiopie. Les députés ont menacé de démissionner et la conférence a immédiatement inversé sa politique.

Politiquement, l'ILP était mort.

Les révolutionnaires ont besoin de clarté politique sur les grandes questions de la politique, quel que soit l’organisation qu’ils choisissent. Et ils ont besoin d’une organisation révolutionnaire indépendante quelle que soit les structures dans lesquelles ils travaillent.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 16:22

Ankara demande le retrait des kurdes à l'est de l'Euphrate (Reuters)

La Turquie souhaite que les combattants kurdes, qui ont contribué à la libération de la ville syrienne de Manbij en chassant les djihadistes du groupe Etat Islamique, se retirent sur la rive orientale de l'Euphrate, a déclaré le ministre turc des affaires étrangères, Lundi 15 Août 2016.

Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance de miliciens kurdes et arabes soutenue par les Etats-Unis, ont annoncé Vendredi 12 Août 2016 avoir repris la totalité de cette ville située à l'ouest de l'Euphrate près de la frontière turque.

« Bien sûr que nous avons une attente », a déclaré Mevlut Cavusoglu devant la presse à Ankara. « Les Etats-Unis ont promis que les forces syriennes kurdes de la coalition et les forces démocratiques reprendraient position à l'est de l'Euphrate après l'opération à Manbij », a-t-il dit.

La Turquie considère que les unités de protection du peuple (YPG), qui participe aux FDS, est une émanation du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène une insurrection depuis trois décennies dans le sud-est de la Turquie.

Les Etats-Unis et l'Union Européenne considèrent le PKK comme une organisation terroriste.

La prise de Manbij constitue l'un des plus importants succès militaires enregistrés par une organisation soutenue par Washington depuis que les américains ont lancé leur campagne contre l'Etat Islamique il y a deux ans.

La récupération de Manbij représente une première étape en vue de la poursuite de l'offensive en direction de Rakka, capitale de fait de l'Etat Islamique en Syrie.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 16:06

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/08/15/turquie-trois-tribunaux-perquisitionnes-a-istanbul_4982944_3214.html

Le rédacteur en chef du journal Cumhuriyet démissionne

Le rédacteur en chef du quotidien d’opposition turc Cumhuriyet a annoncé sa démission, Lundi 15 Août 2016, expliquant ne plus croire en la justice de son pays. Au mois de mai 2016, Can Dündar avait été condamné en première instance à cinq ans et dix mois de prison pour divulgation de secrets d'état, dans une affaire qui avait provoqué la colère du président Recep Tayyip Erdogan. Il avait été autorisé à rester en liberté en attendant la décision de la cour d’appel.

Dans une tribune publiée Lundi 15 Août 2016 dans le quotidien Cumhuriyet, il a fait savoir qu’il ne se rendrait pas au tribunal « tant qu’il y aura l’état d’urgence », imposé à la suite du putsch manqué du Vendredi 15 Juillet 2016. Il estime que cette situation l’empêche d’avoir droit à un procès équitable, « faire confiance à un tel pouvoir revient à mettre sa tête sous la guillotine. Désormais, nous ne faisons pas face à la justice mais au gouvernement. Aucun tribunal supérieur ne pourra s’opposer au non-droit qui s’installe ».

Le journaliste a aussi annoncé qu’il continuerait d’écrire des tribunes en tant que chroniqueur.

Perquisitions dans des tribunaux à Istanbul

Le même jour, la police turque a mené des perquisitions dans trois tribunaux d’Istanbul à la recherche de plus de cent soixante dix juges, procureurs et employés, soupçonnés de liens avec le coup d'état avorté du Vendredi 15 Juillet 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan.

Selon l’agence de presse privée Dogan, des perquisitions ont été menées au sein du palais de justice de Caglayan ainsi que dans deux autres tribunaux d’Istanbul dans les quartiers de Gaziosmanpasa et Bakirkoy.

Les cent soixante treize mandats d’arrêt visaient des personnes soupçonnées d’avoir des liens avec prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, accusé par Ankara d’être le cerveau du coup d'état manqué, ce que l’intéressé nie. Le nombre de personnes arrêtées au cours de ces perquisitions n’a pas été précisé.

D’après les chiffres officiels, plus de trente cinq mille personnes ont été arrêtées à ce jour dans le cadre d’une vaste purge menée depuis le coup d'état qui a fait deux cent soixante treize morts. Parmi elles, onze mille cinq cent quatre vingt dix sept personnes ont toutefois été libérées, mais l’ampleur de la purge, qui a touché l’armée et la police mais aussi l’enseignement, les médias et la justice, a été vivement critiquée à l’étranger et dénoncée comme une chasse aux sorcières.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 15:48

https://blogs.mediapart.fr/edwy-plenel/blog/140816/un-vetement-comme-les-autres

Un vêtement comme les autres

Par Edwy Plenel, président et cofondateur de Mediapart

Dimanche 14 Août 2016

Le propre des époques de transition comme la nôtre, de trouble et d’incertitude quand un vieux monde se meurt lentement et qu’un nouveau monde tarde à naître, c’est la perte des repères les plus élémentaires et notamment l’oubli des libertés fondamentales.

Ces libertés fondamentales pour lesquelles, en 1789, 1830, 1848, 1871, 1898, 1936, 1944 et 1968, pour ne prendre que les dates de surgissement des révoltes créatrices, notre peuple s’est battu contre des pouvoirs qui servaient les puissants et les dominants, au service en somme des injustices sociales. Parmi ces principes, qui sont ceux d’une république démocratique et sociale, il y a la liberté individuelle, l’égalité de droits pour toutes et tous, sans distinction d’origine, de condition, d’apparence ou de croyance, de sexe ou de genre, dont la seule limite est de ne pas imposer aux autres sa propre loi, celle d’une idéologie politique ou d’un dogme religieux.

Ainsi sur une plage, chacun d’entre nous peut penser ce qu’il veut des postures choisies par les autres estivants, selon leurs cultures, leurs convictions et leurs religions, mais aucun d’entre nous n’a le droit d’imposer autoritairement aux autres son choix, à la manière d’un uniforme obligatoire. Ainsi, de même que je m’opposerai demain de toutes mes forces à un pouvoir qui obligerait les femmes à couvrir leur corps dans l’espace public, de même je m’oppose aujourd’hui à ce qu’on interdise sur les plages une tenue qui les couvre parce qu’elle serait liée à une religion. Dans les deux cas, nous cédons nos libertés individuelles au profit d’une logique autoritaire et discriminatoire qui, dans le premier cas, vise les femmes en continuant d’en faire une minorité politique opprimée et, dans le second cas, vise les musulmanes en les constituant comme minorité à exclure.

La liberté ne se divise pas, et elle est donc aussi celle de ceux dont nous ne partageons pas les idées ou les préjugés. À condition, évidemment, qu’ils ne cherchent pas, à leur tour, à nous les imposer autoritairement et ce n’est certes pas le cas de ces femmes musulmanes qui, comme en témoignent nombre de reportages, vont vêtues à la plage en compagnie d’amies aussi dévêtues qu’on peut l’être, affichant ainsi la diversité et la pluralité qui anime les musulmans de France.

Faut-il rappeler à nos intolérants d’aujourd’hui qu’en 1905, lors du vote sur la loi de séparation des églises et de l'état, certains républicains conservateurs voulurent faire interdire le port de la soutane dans l’espace public ? Et qu’évidemment, Aristide Briand, qui portait la loi, fermement soutenu par Jean Jaurès, s’y opposa au nom de la liberté, celle d’afficher ses opinions, donc aussi sa croyance, avec le soutien de tous les républicains progressistes, lesquels hélas, comme les autres, oubliaient les femmes qui, alors, n’avaient pas voix au chapitre, ni droit de vote, avec parfois, ce prétexte, qui ne manque pas d’ironie rétrospective, qu’elles seraient sous l’emprise de l’obscurantisme religieux.

Les tenants de l’interdiction du « costume ecclésiastique », comme d’autres, aujourd’hui, qui veulent interdire tout « costume islamique », affirmaient qu’il s’agissait d’un habit de soumission et que le devoir de l’état républicain était d’émanciper par la loi, donc par la force de la loi, les prêtres de la soutane. Au passage, machistes affirmés, ils affirmaient que la soutane, qui est une robe, portait atteinte à la « dignité masculine ». Voici ce qu’Aristide Briand leur répondit, en refusant qu’une loi qui entend « instaurer un régime de liberté » veuille imposer aux prêtres « l’obligation de modifier la coupe de leurs vêtements, votre commission a pensé qu’en régime de séparation la question du costume ecclésiastique ne pouvait se poser. Ce costume n’existe plus pour nous avec son caractère officiel. La soutane devient, dès le lendemain de la séparation, un vêtement comme les autres, accessible à tous les citoyens, prêtres ou non ».

Autrement dit, et d’ailleurs Aristide Briand lancera, provocateur, à cette assemblée masculine qu’il était du droit de chacun, dans un régime de liberté, de se promener s’il le souhaitait « en robe », si, demain, des hommes, quels qu’ils soient, veulent se rendre en soutane à la plage et se baigner sous cette apparence, ils en ont le droit. De même, d’ailleurs, que l’on peut rencontrer, en feuilletant Paris Match de cette semaine, un homme nu se promenant sur une plage non naturiste de Biarritz qui, croisant Emmanuel Macron et son épouse, les salue, salut que le ministre lui rend avec le sourire. Mais les mêmes qui s’alarment des tenues de plage couvrantes de musulmanes ne se sont pas émus de cette transgression exactement opposée.

Dans les deux cas, nous sommes face à des choix relevant de la liberté individuelle. Si son exercice ne s’accompagne d’aucun prosélytisme, cherchant à contraindre la liberté d’autres individus, accepter qu’une autorité la contraigne, c’est ouvrir la voie à ces morales d’état qui ont toujours accompagné les régimes autoritaires, quels qu’ils soient et quelle que soit leur intensité.

Toutes ces polémiques, qui n’ont pour effet que de tomber dans le piège tendu par l’Etat Islamique, stigmatiser les musulmans par quête de boucs émissaires à nos peurs, sont profondément ridicules quand on les confronte à un raisonnement logique. Va-t-on interdire, demain, au nom du refus de toute visibilité des convictions religieuses dans l’espace public, que des religieuses catholiques en coiffe se rendent à la plage ?

Ou que des juifs pratiquants s’y promènent avec une kippa sur la tête ?

Mais, demain, va-t-on également, au nom de la neutralité de l’espace public interdire des T-shirts affirmant des opinions supposées subversives ou des tenues juvéniles supposées dissidentes ? Faire la chasse aux cheveux longs, aux piercings et aux tatouages ?

Quand une liberté commence à tomber, sous un prétexte idéologique qui, en l’espèce, est sécuritaire, il est non seulement difficile de la reconquérir mais, surtout, elle en vient à être perdue pour tous et pas seulement pour ceux que sa restriction semble viser. Demain, selon les aléas de notre vie politique, des municipalités, des gouvernements et des entreprises prendront prétexte de la restriction idéologique d’une liberté visant les corps et les apparences pour s’en prendre à d’autres attitudes jugées non conformes à leurs préjugés, à leurs dogmes ou à leurs intérêts. Défendre nos libertés individuelles, parmi lesquelles celles de nos corps, de leurs vêtures ou de leurs nudités, c’est défendre la liberté de se battre pour nos droits et de ne pas être soumis à la servitude des pouvoirs, qu’ils soient étatiques, économiques, idéologiques, religieux ou sexuels.

La deuxième déclaration des droits de l’homme, la plus aboutie mais la plus éphémère, celle de la première année de la république, en 1793, énonce ceci, dans son sixième article, « la liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. Elle a pour principe la nature, pour règle la justice et pour sauvegarde la loi, sa limite morale est dans cette maxime, ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait ».

J’ajoute à ce billet ce que j’ai récemment posté sur les réseaux sociaux, simple appel à la raison quand tant d’autres sujets, démocratiques, sociaux, écologiques, géopolitiques et scientifiques, devraient mobiliser nos énergies comme en témoignent les priorités éditoriales de Mediapart tout cet été.

À l’été 2014, il y a deux ans donc, avant les attentats de 2015 et 2016, j’ai écrit ce qui suit, dans « Pour les musulmans », aux éditions de la Découverte. Est-il besoin de souligner que cette mise en garde est toujours d’actualité, plus que jamais ? Et qu’il est de notre devoir de soutenir toutes celles et tous ceux qui sont stigmatisés non pas pour ce qu’ils auraient fait mais pour ce qu’ils sont, en raison de leur croyance ou de leur apparence ? Voici donc l’extrait.

Sous toutes les latitudes, le sort fait aux minorités dit l’état moral d’une société. Au-delà de mon pays, j’écris contre cette guerre des mondes dans laquelle on veut entraîner les peuples en fabriquant des haines identitaires dont la religion est l’alibi. Mais je suis en France, j’y vis et j’y travaille et c’est ici même que, pour nous, se joue ce sursaut des consciences. Jamais les crimes commis par de prétendus musulmans ayant eux-mêmes sombré dans ces guerres sans fin ne justifieront que, en retour, nous persécutions les musulmans de France. Jamais des dérives individuelles ou des conflits lointains n’autoriseront que, dans notre pays, on en vienne à assimiler en bloc des hommes, des femmes et des enfants à un péril qui menacerait l’intégrité, voire la pureté de notre communauté nationale, au prétexte de leur foi, de leur croyance, de leur religion, de leur origine, de leur culture, de leur appartenance ou de leur apparence. Jamais les désordres du monde ne sauraient excuser l’oubli du monde, de sa complexité, de sa diversité et de sa fragilité.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 15:59

https://socialistworker.co.uk/art/43215/Why+the+Labour+right+love+to+twist+the+truth+about+Trotsky

Pourquoi la droite du parti travailliste ne dit pas la vérité sur Léon Trotsky

Par Dave Sewell

Mercredi 10 Août 2016

Le leader des députés travaillistes Tom Watson est loin d'être le premier à utiliser le révolutionnaire russe Léon Trotsky comme une insulte pas chère.

C’est une manœuvre classique des pirates du parti travailliste quand ils doivent faire des manœuvres électorales ou travailler dans des syndicats bureaucratiques contre des « extrémistes effrayants ».

Ils poussent le ridicule jusqu’à la dénonciation d’une possibilité que les terrifie encore.

Léon Trotsky, avec Vladimir Lénine, était un leader clé de la révolution russe de 1917. Ils ont construit leur lutte sur les théories révolutionnaires de Karl Marx.

Mais contrairement à Vladimir Lénine ou Karl Marx, Léon Trotsky a vécu pour défendre la révolution contre la contre-révolution de Joseph Staline. Son nom est plus que tout autre lié à l'idée de la prise du pouvoir par la classe ouvrière elle-même.

De son vrai nom Lev Davidovitch Bronstein, il a pris le pseudonyme de Trotsky qui était le nom d’un de ses gardiens de prison quand il a été emprisonné par la monarchie tsariste de la Russie.

Lorsque les travailleurs se sont soulevés à Saint Pétersbourg, qui était alors la capitale de la Russie, en 1905, ils ont élu Léon Trotsky, âgé de seulement vingt cinq ans, comme président de leur nouveau soviet, ou conseil ouvrier. Un militant d'origine juive a conduit la ville qui avait vu certains des pires pogroms antisémites de l'histoire.

Léon Trotsky a vu que les soviets étaient plus que des outils dans la lutte. Ils étaient des centres de pouvoir de la classe ouvrière pour concurrencer les organismes de l’état tsariste à travers lesquels les travailleurs pourraient diriger la société.

La révolution de 1905 a été écrasée, mais Léon Trotsky fut le premier à comprendre sa leçon.

La plupart des marxistes croyaient que les travailleurs ne pouvaient pas prendre le pouvoir dans la Russie arriérée avant que ses capitalistes n’entrent dans une démocratie moderne.

Mais Léon Trotsky a fait valoir que les restes de la société féodale coexistaient avec une intense industrie de pointe. La classe ouvrière de la Russie, bien que petite, avait un rôle important dans la société russe.

Cela a été prouvé lorsque les travailleurs se sont soulevés de nouveau en 1917 pour mettre fin au massacre de la première guerre mondiale et ont gagné.

Le nouveau gouvernement ouvrier envoya Léon Trotsky pour négocier avec l'Allemagne.

Mettant fin à des siècles de diplomatie secrète, il proposa une paix sans condition pour appeler à la solidarité avec les travailleurs allemands.

La révolte en Allemagne mit fin à la guerre. Mais les anciens dirigeants russes s’allièrent avec des armées étrangères pour écraser la révolution.

Léon Trotsky rallia les travailleurs pour former leur propre armée rouge pour repousser la revanche contre-révolutionnaire. Il a mené la guerre sur le front.

Contre toute attente, ils ont battu l’armée blanche réactionnaire. Mais la guerre civile de quatre ans a ravagé la société russe.

Les militants de la classe ouvrière sont morts dans l’action. La famine a dépeuplé les villes. La guerre civile n'a pas restauré le tsar, mais elle a miné la base du pouvoir des travailleurs et elle a créé un espace pour l’émergence d’une nouvelle classe dirigeante.

Joseph Staline transforma le parti communiste qui avait mené la révolution en une parodie grotesque. Les révolutionnaires ont été emprisonnés, tués ou exilés. La terreur a été imposée à travers une industrialisation rapide et douloureuse.

Le stalinisme a pervertit les priorités des partis communistes à travers le monde.

Au lieu de se battre pour les révolutions, ils sont devenus les agents de l'impérialisme russe.

Léon Trotsky a mené l'opposition, d’abord en Russie et ensuite en exil. Jusqu'à son assassinat par un agent de Staline en 1940, il était le principal théoricien mondial de la lutte révolutionnaire.

Il a gardé en vie l'héritage de la révolution russe, une véritable alternative socialiste à la dictature stalinienne et aux partis sociaux démocrates.

Léon Trotsky n’était pas infaillible. Il a écrit qu’il fallait se battre et qu’il ne fallait pas avoir un dogme.

Une grande partie de ce qu'il a écrit pendant la seconde guerre mondiale était faux. D'autres ont eu à théoriser les sociétés qui sont arrivées en Russie et en Europe orientale.

Mais le leader révolutionnaire Léon Trotsky a vu que la classe ouvrière n'a pas disparu. Il reste un exemple et une source d’inspiration pour tous ceux qui se battent pour réaliser le pouvoir de la classe ouvrière.

Si Tom Watson vous appelle un trotskyste, prenez cela comme une marque de fierté.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 15:05

http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2016/08/09/le-forum-social-mondial-en-quete-de-renouveau-a-montreal_4980526_1656941.html

Le Forum Social Mondial (FSM) en quête de renouveau à Montréal

Par Marine Forestier

Le douzième FSM s’ouvre Mardi 9 Août 2016 à Montréal, au Canada, où il se tient jusqu’au Dimanche 14 Août 2016. Pour la première fois organisé dans un pays du nord, ce grand rassemblement altermondialiste doit accueillir environ cinquante mille participants, réunis pour « construire des alternatives concrètes au modèle économique néo libéral et aux politiques fondées sur l’exploitation des êtres humains et de la nature ».

Le FSM est marqué cette année par le refus des autorités canadiennes de délivrer des visas d’entrée à près de deux cent conférenciers ou invités étrangers. C’est notamment le cas de la militante altermondialiste malienne Aminata Traoré, du président du syndicat palestinien des postiers Imad Temiza, ou encore de Rogerio Batista de la Centrale Unique des Travailleurs du Brésil.

Qu’est-ce que le FSM ?

Présenté comme un contre Davos, une alternative au forum économique mondial qui se tient en Suisse et où se rassemblent annuellement des grands patrons et des chefs d’état et de gouvernement, le premier FSM avait eu lieu du 25 au 30 janvier 2001 à Porto Alegre au Brésil.

Le rassemblement était toutefois enraciné dans des mouvements de contestation antérieurs. La manifestation de Seattle aux Etats-Unis en 1999 a, par exemple, constitué l’un des moments fondateurs du FSM. Des associations de consommateurs et des mouvements de défense de l’environnement et des petits paysans avaient alors arpenté les rues de la ville américaine pour dénoncer le projet d’accord sur la libéralisation du commerce international, qui y était négocié sous l’égide de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et auquel les pays pauvres et émergents n’avaient pas été associés. Ce sommet s’était soldé par un échec.

Cette victoire a ensuite encouragé d’autres militants, qui ont multiplié les contre-sommets et manifestations contre les institutions financières internationales, menant à la création du FSM.

Le forum de Porto Alegre avait été initialement organisé par plusieurs associations brésiliennes, dont l’association des hommes d’affaires pour la citoyenneté (CIVES) et l’institut d’analyses socio-économiques (IBASE), avec l’Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC).

Quels enjeux pour le FSM de Montréal ?

Les dernières éditions du FSM ont été marquées par une participation en baisse, cinquante mille personnes sont attendues à Montréal, alors que les inscrits étaient deux fois plus nombreux auparavant. En 2005, l’affluence avait même atteint un pic de plus de cent cinquante mille personnes, selon les organisateurs.

Par ailleurs, lors de la dixième édition, en 2010, les participants avaient exprimé leurs frustrations face à la difficulté de transformer leur réseau d’influence en un véritable contre-pouvoir planétaire, une question aujourd’hui toujours en suspens.

En choisissant pour la première fois une ville d’un pays du nord pour organiser l’événement, « nous essayons de donner un nouveau départ au mouvement », a expliqué à l’Agence France Presse (AFP) le coordonnateur du collectif du FSM, Raphaël Canet. « Les inégalités sociales sont partout, nous voulons dépasser l’opposition entre le nord et le sud et dire qu’il y a effectivement des problèmes mondiaux, mais qu’il y a aussi des pistes de solutions », dit-il.

Le FSM affirme avoir choisi Montréal en raison de la présence d’une société civile animée, mais aussi en tant que relais des mouvements ayant émergé ces dernières années comme le mouvement Occupy Wall Street, le mouvement des indignés ou le mouvement des Nuits Debout.

Une meilleure connexion avec ces groupes pourrait participer au renouvellement du FSM.

Les organisateurs y voient par ailleurs la possibilité d’impliquer d’avantage les mouvements nord-américains et de diversifier les origines des organisations portant le mouvement alter mondialiste, ainsi que de voir « comment la lutte peut être menée au nord ».

En quinze ans d’existence, le FSM s’est déroulé à quatre reprises à Porto Alegre. L’événement a aussi eu lieu au Mali, en Inde, au Pakistan, au Kenya, au Venezuela et deux fois en Tunisie.

Quel est le but du forum et qui le compose ?

Le FSM se veut un lieu d’échanges et de débat « visant à approfondir la réflexion d’instances et de mouvements de la société civile qui s’opposent au néo libéralisme ». A l’issue de la rencontre, aucune résolution finale n’est adoptée. Les différentes organisations participantes publient néanmoins des déclarations ou profitent de l’événement pour lancer des pétitions ou adresser des demandes précises à un gouvernement ou à une institution.

Le FSM est historiquement composé de mouvements écologistes, de mouvements féministes, de syndicats, de partis de gauche et de mouvements pacifistes, en partie issus du monde chrétien.

A Montréal, les participants pourront prendre part à plus d’un millier d’activités diverses, allant d’ateliers d’échanges solidaires à des conférences ou même des spectacles. Près de quatre vingt conférenciers ont été invités, des professeurs, des politiciens, des syndicalistes et également des militants alter mondialistes, comme la journaliste environnementaliste canadienne Naomi Klein, le vice-président bolivien Alvaro Garcia Linera ou le sociologue et philosophe français Edgar Morin.

Quels sont les combats du mouvement ?

Sécurité alimentaire, droits humains fondamentaux, lutte contre la pauvreté, rejet du libre-échange, justice climatique, droits des femmes ou encore création d’une taxe sur les transactions financières, les causes défendues par le FSM sont variées, à l’image des militants composant le mouvement.

Le premier rassemblement de Porto Alegre avait comme slogan « un autre monde est possible » et cinq principales revendications, l’annulation de la dette des pays les plus pauvres, la réforme des institutions financières internationales, la suppression des paradis fiscaux, la lutte contre la spéculation financière et la lutte pour de nouvelles règles du jeu pour le commerce international.

Les sujets évoqués lors des forums dépendent de l’actualité, mais aussi des enjeux propres au pays hôte. En 2003, les participants du rassemblement avaient multiplié les déclarations antimilitaristes contre la guerre, alors que les Etats-Unis s’apprêtaient à envahir l’Irak.

A Montréal, seront notamment abordées la question de l’auto détermination des peuples, la solidarité internationale et « les migrations et la citoyenneté sans frontières ».

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 14:09

Israël accuse le Hamas de détourner l'aide de l'Organisation des Nations Unies (ONU) à Gaza (Reuters)

Israël a une nouvelle fois accusé Mardi 9 Août 2016 le Hamas d'avoir détourné à son profit l'aide de l'ONU destinée aux civils palestiniens de la bande de Gaza.

Révélant l'arrestation au mois de juillet 2016 de Wahid Abdallah al Bourch, un ingénieur palestinien travaillant pour le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Shin Beth, le service de sécurité intérieur israélien, a déclaré que le suspect avait avoué avoir été recruté en 2014 pour aider le Hamas, le groupe qui dirige la bande de Gaza.

Parmi ses missions diverses effectuées pour le Hamas, l'ingénieur palestinien a aidé à construire une jetée maritime pour les combattants du groupe, « en utilisant les ressources du PNUD », dit un le communiqué du Shin Beth sans autre précision.

Walid Abdallah al Bourch, ajoute le Shin Beth, a également persuadé ses supérieurs de donner la priorité aux quartiers où vivent les dirigeants du Hamas en ce qui concerne les sommes allouées à la reconstruction de Gaza. L'enclave palestinienne a été dévastée par une guerre avec Israël il y a deux ans.

« Cette enquête prouve une fois encore la façon dont le Hamas exploite l'aide des groupes internationaux dans la bande de Gaza qui est prévue pour la population civile », déclare le Shin Bet, qui précise que Walid Abdallah al Bourch a été inculpé par la justice israélienne.

Dans un communiqué, le PNUD précise que l'accusé, un contractuel, a été interpellé par les autorités israéliennes le 3 juillet 2016 et se dit très préoccupé par les affirmations d'Israël. Le PNUD dit avoir « une tolérance zéro pour les infractions dans tous ses programmes et projets ».

Le PNUD précise que Walid Abdallah al Bourch a participé à son projet de déblaiement des décombres à Gaza et que les accusations israéliennes concernent trois cent tonnes environ du projet, lequel a permis de déblayer un million de tonnes de débris et près de deux mille huit cent obus non explosés.

La semaine dernière, un palestinien employé par l'association caritative américaine World Vision a été inculpé en Israël. Il est accusé d'avoir transmis des millions de dollars au Hamas à Gaza. Mohammed al Halabi nie les faits qui lui sont reprochés, de même que le Hamas. World Vision dit ne pas avoir encore vu les preuves étayant les allégations israéliennes.

Israël a informé le bureau du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, ainsi que le directeur du PNUD à New York de l'arrestation de Walid Abdallah al Bourch et du détail de son inculpation, a dit un porte-parole du ministère des affaires étrangères.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 13:38

http://tendanceclaire.org/breve.php?id=20086

Inquiétude sur le sort d'Abdullah Öcalan

Communiqué du Conseil Démocratique Kurde en France (CDKF)

Samedi 13 Août 2016

Vives préoccupations quant à la situation du leader kurde Abdullah Öcalan détenu en isolement total

Menaces pour la sécurité d'Abdullah Öcalan dans le contexte de tentative de putsch et de répression après la tentative de putsch en Turquie

La tentative échouée de coup d'état du Vendredi 15 Juillet 2016 a conduit à une légitimation accrue des politiques antidémocratiques et liberticides du pouvoir turc, en particulier à l’encontre des kurdes.

La Turquie a en réalité connu un coup d'état, réussi celui-ci, il y a un an, lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan a rejeté les résultats des élections législatives du 7 juin 2015, brutalement interrompu le processus de paix avec le mouvement kurde et semé la terreur dans tout le pays et en particulier au Kurdistan, ce qui a finalement permis à son parti, le parti de la justice et du développement (AKP), de remporter par la peur les élections anticipées du premier novembre 2015. Plusieurs villes kurdes ont été détruites par les bombes de l’armée turque, des centaines de civils ont été exécutés et de nombreux maires et élus locaux ont été destitués et emprisonnés. Et, en dernier lieu, l’immunité parlementaire des députés kurdes a été levée.

Ce sont ces atrocités et ces politiques anti-démocratiques imposées par l’AKP en Turquie et au Kurdistan qui ont préparé le terrain pour la tentative de coup d'état du Vendredi 15 Juillet 2016.

Si les résultats des élections législatives du 7 Juin 2015 avaient été respectés et si le processus de paix n’avait pas été interrompu, il n’y aurait pas eu de tentative de coup d'état. L’impasse de la question kurde et le déficit démocratique en Turquie ont toujours entraîné des coups d'état.

La tentative de putsch et le mécanisme répressif contre le coup d'état déclenché par Recep Tayyip Erdoğan suscitent de fortes préoccupations quant à la situation du leader kurde Abdullah Öcalan dont on n’a plus aucune nouvelle depuis le mois d'avril 2015. Avant cette date, à l’occasion de ses rencontres avec ses avocats, les représentants de l'état turc ou les délégations de députés du parti démocratique des peuples (HDP), Abdullah Öcalan avait à plusieurs reprises souligné le risque d’un coup d'état et les conséquences qui pourraient en découler pour sa sécurité.

C’est pourquoi le peuple kurde exprime les plus vives inquiétudes quant à l’état de santé d’Abdullah Öcalan qui est considéré par des millions de kurdes comme le principal représentant de leur volonté. Il est urgent et indispensable que les autorités turques permettent aux avocats du leader kurde ainsi qu’à la délégation du HDP de se rendre sur l’île-prison d’Imrali.

La Turquie traverse une phase cruciale dans laquelle la politique adoptée vis-à-vis de la question kurde sera déterminante pour l’avenir de ce pays.

Nous appelons toutes les instances internationales compétentes et toutes les personnes responsables, sensibles et susceptibles d’être influentes, à agir pour faire cesser l’isolement d’Abdullah Öcalan et à faire pression sur la Turquie pour la reprise des pourparlers de paix.

La solution à la question kurde et la démocratisation de la Turquie passent par la libération d’Abdullah Öcalan qui est un acteur incontournable dans les relations entre l'état turc et le mouvement kurde.

Une pétition lancée il y a quelques années pour demander sa libération a recueilli au moins dix millions de signatures. Aujourd’hui, partout au Kurdistan, en Turquie et dans le monde, les kurdes manifestent massivement pour dénoncer son isolement et demander sa libération.

Nous appelons les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et toutes les personnes attachées à la démocratie et au respect des droits humains à soutenir et relayer les revendications du peuple kurde

Halte à l'isolement, libération d'Abdullah Ocalan

Nous vous invitons à rejoindre la campagne « liberté pour Abdullah Öcalan » initiée par des syndicats anglais en signant la pétition en ligne disponible si vous consultez le site www.freedomforocalan.org

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