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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 20:14

 

Les garants d'Astana appuient la trêve en Syrie, les rebelles réservés (Reuters)

 

La Russie, l'Iran et la Turquie ont soutenu la trêve en place en Syrie en s'entendant Mardi 24 Janvier 2017 sur l'instauration d'un mécanisme de contrôle de sa bonne application, mais l'hostilité des rebelles envers l'Iran et l'offensive de l'armée syrienne à l'ouest de Damas semblent déjà compromettre l'accord trouvé à Astana.

Après deux jours de délibérations indirectes entre rebelles et représentants du régime de Damas, le ministre kazakh des affaires étrangères Kaïrat Abdrakhmanov a déclaré que les trois pays garants s'étaient mis d'accord sur un communiqué final prônant la mise en place d'un système « visant à surveiller et assurer la bonne application du cessez-le-feu, à empêcher toute provocation et à déterminer les modalités de la trêve ».

Concluant les discussions ouvertes Lundi 23 Janvier 2017 dans la capitale du Kazakhstan, Moscou, Téhéran et Ankara ont dit soutenir la volonté des groupes d'opposition armés de participer au prochain cycle de négociations, qui s'ouvrira le 8 février 2017 à Genève.

D'après un diplomate occidental, les trois pays se retrouveront le 6 février 2017 à Astana pour discuter du mécanisme.

L'émissaire spécial de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui a assisté aux pourparlers d'Astana, a dit Mardi 24 Janvier 2017 avoir désormais bon espoir de lancer ces négociations de paix le mois prochain au bord du lac Léman.

A Ryad, les ministres des affaires étrangères saoudiens et français, Adel al Djoubeïr et Jean-Marc Ayrault, ont également souhaité que le processus d'Astana débouche sur une reprise des pourparlers de Genève.

L'Arabie Saoudite n'a pas participé à la réunion d'Astana, à laquelle un diplomate français assistait de manière informelle, avec d'autres homologues occidentaux.

Tout en saluant le texte du communiqué, le négociateur en chef du gouvernement syrien, Bachar al Djaafari, a déclaré que l'offensive en cours contre les rebelles à l'ouest de Damas se poursuivrait. Les rebelles parlent à cet égard de violation majeure du cessez-le-feu conclu le 30 décembre 2016.

L'armée syrienne et ses alliés du Hezbollah libanais cherchent à déloger les rebelles d'Aïn al Fidja, où se trouvent des sources et une station de pompage qui alimentent en eau potable une bonne partie de Damas.

Du côté de Moscou, le chef de la délégation russe, Alexandre Lavrentiev, a dit à la presse que « nous avons réussi à donner naissance au processus d'Astana ».

Mohamed Allouche, le chef de la délégation des insurgés à Astana, a en revanche émis des réserves quant au communiqué final. Il a dit soutenir une solution politique parrainée par l’ONU aux négociations à venir à Genève, dont le but sera le retrait de Bachar al Assad du pouvoir.

Mohamed Allouche a dit en outre avoir transmis à la Russie une proposition de cessez-le-feu général et attendre une réponse d'ici une semaine.

« Cela appelle des réserves. Les russes avaient un statut de partie prenante du conflit et s'emploient désormais à devenir un garant. Ils se heurtent aux obstacles dressés par les forces du Hezbollah chiite libanais, par l'Iran et par le régime syrien », a dit Mohamed Allouche à la presse à l'issue des pourparlers d'Astana.

Les insurgés, a-t-il dit, n'accepteront jamais que l'Iran ait son mot à dire dans l'avenir de la Syrie.

Pour Bachar al Djaafari, « il est désolant que certains groupes armés terroristes présents à Astana critiquent l'Iran, l'un des trois pays garants des pourparlers ».

Les délégations du régime syrien et de l'opposition au président Bachar al Assad ont mené leurs premiers pourparlers depuis neuf mois, au moment où la Turquie, qui appuie les rebelles, et la Russie, alliée de Damas, cherchent à se désengager du conflit.

 

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 20:01

 

Israël va construire deux mille cinq cent nouveaux logements dans les colonies (Reuters)

 

Le ministère israélien de la défense a annoncé Mardi 24 Janvier 2017 avoir donné son feu vert à la construction de deux mille cinq cent nouveaux logements dans les colonies de peuplement juives en Cisjordanie occupée.

Il s'agit de la deuxième annonce du genre depuis que Donald Trump est devenu président des Etats-Unis, Vendredi 20 Janvier 2017.

Dans un communiqué, le ministère israélien de la défense indique que les nouvelles constructions ont été autorisées par le premier ministre, Benjamin Netanyahu, et par le ministre de la défense, Avigdor Lieberman.

Elles sont, dit-il, destinées pour la plupart à répondre aux besoins de logement pour maintenir la vie quotidienne dans des colonies qu'Israël entend conserver dans le cadre d'un éventuel accord de paix avec les palestiniens.

Pendant la campagne présidentielle américaine, Donald Trump a indiqué qu'il se montrerait beaucoup moins critique envers la colonisation israélienne que son prédécesseur à la Maison Blanche, Barack Obama, dont les relations avec Benjamin Netanyahu étaient notoirement exécrables.

Le premier ministre israélien s'est réjoui de ce changement de ton à venir et il a joint l'acte à la parole dès Dimanche 22 Janvier 2017 en annonçant la construction de centaines de nouveaux logements à Jérusalem Est, occupée par Israël depuis 1967.

Benjamin Netanyahu a indiqué à cette occasion à plusieurs de ses ministres que toutes les restrictions pesant sur la colonisation étaient dorénavant levées.

« Nous pouvons construire où bon nous semble, autant que nous voulons », a-t-il dit, selon des propos rapportés par un responsable israélien.

Mardi 24 Janvier 2017, il a confirmé sur Twitter avoir donné son feu vert à la construction de « deux mille cinq cent nouveaux logements en Judée et Samarie. Nous construisons et nous allons continuer à construire », a-t-il promis.

D'après la liste du ministère israélien de la défense, une centaine de ces nouveaux logements sont destinés à la colonie de Beit El, une implantation qui a selon les médias israéliens bénéficié par le passé de financements du gendre de Donald Trump, Jared Kushner.

David Friedman, que le nouveau président américain vient de nommer ambassadeur en Israël, est lui-même l'ancien président de l'association des amis américains de Beit El, qui a levé des fonds en faveur de la colonie.

Celle-ci serait construite sur le site biblique de Béthel, dans les collines au nord de Jérusalem.

Dans un communiqué, les services diplomatiques de l'Union Européenne ont estimé que cette nouvelle initiative, prise malgré les objections de la communauté internationale, allait « encore plus entraver la perspective d'une solution viable à deux états. Il est regrettable qu'Israël poursuive cette politique en dépit des inquiétudes et des objections internationales constamment exprimées à tous les niveaux », ajoute le communiqué.

Un porte-parole de Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité Palestinienne, a condamné la dernière initiative israélienne et prévenu que celle-ci aurait des conséquences.

« Cette décision compromettra les efforts visant à restaurer la sécurité et la stabilité, elle renforcera l'extrémisme et le terrorisme et elle placera des obstacles sur la voie de toute initiative visant à relancer un processus de paix", a déclaré Nabil Abou Roudainah.

L'Autorité Palestinienne considère la colonisation comme le principal obstacle à la paix et a exclu de participer à de nouvelles négociations tant qu'Israël n'y renoncera pas.

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 20:18

 

http://www.independent.co.uk/news/world/americas/inauguration-donald-trump-robert-de-niro-michael-moore-new-york-protest-alec-baldwin-a7537521.html

 

Robert De Niro et Michael Moore participent à la manifestation à New York contre Donald Trump

L'acteur fait des prédictions sur ce que le président élu pourrait tweeter plus tard

Robert de Niro et Michael Moore ont participé avec des dizaines de célébrités à une manifestation contre Donald Trump à New York, Jeudi 19 Janvier 2017, à la veille de l’investiture de Donald Trump.

Ils faisaient partie des célébrités qui ont rejoint des milliers de manifestants qui se sont rassemblés devant l'hôtel et la tour du président élu Donald Trump au coeur de sa ville natale.

Robert de Niro a remercié ses amis d'être venus, une référence sarcastique aux commentaires de Donald Trump contre Meryl Streep après qu'elle l'ait critiqué lors d'une récente cérémonie de remise de prix.

La star de cinéma a commencé à lire quelques messages que Donald Trump pourrait potentiellement tweeter lors de son investiture.

Il a suggéré qu’un tweet pourrait être que « la carrière de Robert de Niro est un désastre. Il devrait rendre ses Oscars. Le vote a été truqué. Il n'y a qu'un vrai Ragging Bull et c'est Vladimir Poutine ».

Et il a appelé l'homme d'affaires milliardaire « un mauvais exemple du pays et de cette ville ».

L'acteur a déclaré à la foule que « le président élu a dit que notre pays était la poubelle du monde. Ce sont les migrants aspirant à respirer la liberté qui ont construit notre pays et qui font la force de notre belle ville de New York. Ils nous ont donné la force de prospérer au milieu des années 1970 lorsque le gouvernement nous a dit que nous étions morts. Ils nous ont donné la force de nous remettre de la tragédie du 11 septembre 2001 ».

Alec Baldwin, Cher, Julianne Moore, Marisa Tomei, Sally Field et Nathalie Merchant, ont également assisté au rassemblement We Stand United, organisé par Greenpeace et Move On.

Parmi les autres grands noms qui sont apparus, figuraient le maire de New York Bill de Blasio et les acteurs Rosie Perez, Mark Ruffalo et Alec Baldwin, qui a ravi la foule avec sa caricature de Donald Trump.

Sur une note plus sombre, le cinéaste Michael Moore a averti la foule.

« Nous sommes à un moment très dangereux dans l'histoire. Aussi mauvais que vous pensez que cela va être, cela va être pire. Avec beaucoup de travail de notre part, nous arrêterons cet homme », a déclaré le cinéaste. « Il ne durera pas quatre ans ».

Michael Moore a appelé à « cent jours de protestation contre le sociopathe » Donald Trump au début de sa présidence.

Le maire de New York, Bill de Blasio, un démocrate, a appelé les américains à travers le pays à se lever et à faire connaître leur opposition à la nouvelle administration.

Il a dit que « Donald Trump a toujours aimé dire qu'il a construit un mouvement, maintenant il est temps pour nous de construire notre mouvement. Ce mouvement commence ce soir et il sera partout dans le pays demain et dans les jours à venir ».

Il a exhorté la foule à lutter pour préserver Obamacare, les mesures prises pour protéger l'environnement et les droits LGBT acquis sous le président sortant.

« Regardez les milliers ici ce soir et ce n'est que le début », a-t-il ajouté.

Un sondage publié par l’université Quinnipiac indique que quarante six pour cent des électeurs de New York veulent que le maire essaie de s'entendre avec le président élu, mais quarante cinq pour cent croient qu'il devrait être un leader national contre les politiques de Donald Trump.

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 20:10

 

http://www.politicususa.com/2017/01/21/womens-march-biggest-protest-history-estimated-2-4-million-march.html

 

La marche des femmes est la plus grande manifestation dans l'histoire des États-Unis, estimée à deux millions neuf cent mille personnes


 

Des millions d’américains ont pris les rues de New York à Los Angeles et la marche des femmes à Washington est estimée comme la plus grande manifestation dans l'histoire des États-Unis.

Le professeur Jeremy Pressman conserve un nombre total d'estimations de foules aux États-Unis dans un document Google.

Il estime que soixante mille personnes ont défilé à Atlanta, deux cent cinquante mille à Chicago, deux cent cinquante mille à Boston et deux cent mille à Denver. À New York, l'estimation varie entre deux cent mille et cinq cent mille.

Les responsables municipaux estiment que cinq cent mille personnes ont participé à la marche principale à Washington.

À Los Angeles, l'estimation varie entre deux cent mille et sept cent cinquante mille.

Il y avait également soixante mille personnes à Oakland, cinquante mille à Philadelphie, cent mille à Madison, vingt mille à Pittsburgh, vingt mille à Nashville et soixante mille à Saint Paul.

Dans l'histoire des États-Unis, il n'y a jamais eu de manifestation d’une seule journée aussi grande.

La marche contre le nucléaire de 1982 à New York a attiré une foule estimée à un million de personnes. La marche des droits civils de 1963 à Washington a attiré deux cent cinquante mille personnes. La marche contre la guerre du Vietnam de 1969 à Washington a été suivie par cinq cent mille à six cent mille personnes. La Million Man March de 1995 a été suivie par quatre cent mille à un million cent mille personnes. En 1993, la marche LGBT pour l'égalité des droits a été suivie par huit cent mille à un million de personnes.

Il n'y a jamais eu rien dans l'histoire américaine comme la marche des femmes.

C'est à l'échelle nationale la preuve que le peuple américain ne va pas accepter l'ordre du jour de l'administration de Donald Trump sans un combat sérieux.

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:53

 

Donald Trump enterre le partenariat trans pacifique (Reuters)

 

Donald Trump a signé Lundi 23 Janvier 2017 une ordonnance retirant les Etats-Unis du partenariat trans pacifique (TPP) et menace de faire de même avec l'Accord de Libre Echange Nord Américain (ALENA) faute d'un accord équitable avec le Mexique et le Canada.

Signé l'an dernier par douze pays d'Amérique et d'Asie dont les Etats-Unis, mais pas encore ratifié, le TPP visait à créer une nouvelle zone de libre-échange. En vertu de ses règles de ratification, le retrait des Etats-Unis signifie que le texte ne pourra pas entrer en vigueur.

« Une très bonne chose pour l'ouvrier américain », a commenté Donald Trump en signant l'ordonnance sur le TPP dans le bureau ovale, au troisième jour plein de son mandat.

Le partenariat trans pacifique, soutenu massivement par les milieux d'affaires américains et négocié par l'administration de Barack Obama, n'a jamais été approuvé par le congrès des Etats Unis.

L'accord constituait l'un des piliers de la politique du pivot vers l'Asie mise en oeuvre par l'ancien président.

La posture protectionniste de son successeur, qui a également plaidé pour que les alliés des Etats-Unis financent davantage leur défense, inquiète au Japon et dans d'autres pays de la zone Asie-Pacifique.

Harry Kazianis, directeur d'études de défense au Center for the National Interest, un groupe de réflexion de Washington, estime que Donald Trump devra maintenant trouver une nouvelle manière de rassurer les alliés asiatiques des Etats-Unis.

« Cela pourrait être sous la forme d'accords commerciaux bilatéraux. Le Japon, Taïwan et le Vietnam devraient être les premiers approchés, car ils jouent un rôle crucial dans la stratégie qu'appliquera le président Donald Trump, quelle qu'elle soit », dit cet analyste.

Le nouveau président américain compte aussi renégocier l’ALENA, qui lie les Etats-Unis, le Mexique et le Canada depuis 1994 et, faute d'un accord équitable, il décidera également d'en retirer les Etats-Unis, peut-on lire sur le site de la Maison Blanche.

Au Mexique, le président Enrique Pena Nieto a déclaré qu'il chercherait à préserver des échanges commerciaux exempts de droits de douane dans ses discussions avec la nouvelle administration américaine.

Le chef de l’état mexicain, qui sera reçu le 31 janvier 2017 à la Maison Blanche, a ajouté qu'il comptait négocier immédiatement avec les autres signataires du TPP des accords de libre-échange bilatéraux.

Son ministre de l’économie, Ildefonso Guajardo, a prévenu dans une interview publiée Lundi 23 Janvier 2017 par le quotidien Universal que le gouvernement mexicain devrait réfléchir à des mesures en miroir si Washington impose des restrictions aux importations vers le marché nord-américain.

Du côté du Canada, le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, a réuni son gouvernement en séminaire pour deux jours à Calgary, dans l'Alberta, pour débattre de la meilleure approche possible face à la renégociation exigée par le nouveau locataire de la Maison Blanche.

Dans son entourage, on estime que la nouvelle administration en place à Washington est davantage préoccupée par l'ampleur des déficits commerciaux avec la Chine et le Mexique que par les échanges avec le Canada.

Un conseiller de Donald Trump, Steve Schwarzman, a semblé aller dans ce sens en déclarant qu'il était très peu probable que le Canada subisse des dommages collatéraux d'une renégociation.

En Allemagne, le vice-chancelier Sigmar Gabriel a estimé que la politique commerciale de Donald Trump était susceptible de créer des opportunités pour les industriels allemands, aussi bien en Asie qu'en Amérique du Sud.

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:31

 

Martine Aubry et ses proches appellent à voter pour Benoît Hamon (Reuters)

 

La maire de Lille Martine Aubry et une vingtaine de ses proches, dont plusieurs anciens ministres, ont annoncé Lundi 23 Janvier 2017 leur soutien à Benoît Hamon, face à Manuel Valls, au second tour des élections primaires du Parti Socialiste et de ses alliés.

 

« En plaçant Benoît Hamon en tête du scrutin, avec trente six pour cent des suffrages exprimés, les électeurs des élections primaires ont adressé un message clair, le choix d’une gauche solide sur ses valeurs, lucide sur le défi social et écologique, porteuse d’une Europe refondée, et innovante sur ses solutions d’avenir », écrivent-ils dans un communiqué.

 

« Dimanche 29 Janvier 2017, nous voterons pour Benoît Hamon et nous appelons les électeurs de gauche à se mobiliser nombreux pour lui donner la force, demain, de rassembler les gauches que nous n’avons jamais cru irréconciliables », ajoutent-ils.

 

Les signataires appellent tous les socialistes « à se rassembler autour du candidat qui sera élu et à s’ouvrir aux autres forces de gauche et de l’écologie pour battre la droite et son projet de régression ».

 

Le texte est signé notamment par les anciens ministres François Lamy, Marylise Lebranchu, Philippe Martin, André Laignel, ainsi que par le député Jean-Marc Germain.

 

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 16:50

 

https://blogs.mediapart.fr/eugenio-populin/blog/210117/lettre-de-cedric-herrou-au-procureur-de-nice

 

https://citoyenssolidaires06.com/2017/01/21/lettre-de-cedric-herrou-au-grand-procureur-de-nice-jean-michel-pretre

 

Lettre de Cédric Herrou à Jean-Michel Prêtre, procureur de Nice

 

Samedi 21 Janvier 2017

 

Suite à l’arrestation de Morgan Herrou, de Lucile Boucard et de Cédric Herrou, ce dernier écrit au procureur qui, après une intervention musclée, a libéré tous les prévenus sans aucune poursuite judiciaire malgré plus de trente six heures de garde à vue et d’énormes moyens mobilisés, près de trente policiers casqués et armés, une mobilisation des militaires du dispositif sentinelle, des lunettes infrarouges, des enquêteurs en civil ainsi qu’un drone. Le bilan de cette opération se réduirait à l’arrestation de ces trois mineurs que Cédric Herrou avait pris en charge depuis plus d’un mois et pour qui il demandait aux pouvoirs publics une prise en charge. Ce bilan inclut aussi le traumatisme de l’infirmière de Médecins Du Monde (MDM) sur qui un policier a pointé son arme en hurlant, l’agression du journaliste de Libération plaqué au sol ayant subit par deux fois une clé au bras et bien sur le choc vécu par ces enfants soudanais.

 

Lettre de Cédric Herrou à Jean Michel Prêtre

 

Vous avez fait pleurer ma mère et mon père. Vous avez arrêté mon frère et mon amie. Vous nous avez mis sous les verrous, traités comme des chiens et des malfrats.

Vous avez ordonné à une trentaine de gardes mobiles, armes aux poings, d’entrer sur mes terres et de prendre ces trois enfants sans parents qui attendent chez moi, depuis plus d’un mois, d’être pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Ces enfants ont connu la guerre, la torture et l’esclavagisme. Ces enfants que je protège et qui m’ont donné leur confiance.

Vous avez, au nom de votre France, violé les droits de l'enfant. Ils attendaient sécurité de la part de notre pays. Vous me savez sensible aux personnes que j’aide et aux personnes que j’aime. Vous savez que ma liberté ne s’arrêtera pas aux barreaux de vos prisons et vous tapez là où cela fait mal.

Sachez que je resterai fidèle à mes convictions et que ma France, que notre France, continuera à défendre les droits des hommes, des femmes et des enfants présents sur le sol français au nom de nos valeurs qui fondent la république française.

Ne pensez pas que je suis seul, nous sommes des milliers et des millions.

Chacun son métier, le mien c’est agriculteur, le vôtre c’est de faire respecter la loi, la loi qui protège et qui fait que le vivre ensemble soit la règle primordiale de notre démocratie.

Vive notre France, celle que vous représentez.

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 16:29

 

Après l'avoir dénoncée, Donald Trump dit soutenir la Central Intelligence Agency (CIA) à mille pour cent (Reuters)

 

Donald Trump a tressé Samedi 21 Janvier 2017 des lauriers à la CIA, qu’il a dit soutenir à mille pour cent après l'avoir vivement critiquée pour avoir conclu à une ingérence de la Russie dans la campagne électorale 2016.

Le milliardaire, qui dénonçait il y a dix jours à peine les pratiques nazies de la CIA, a affiché son soutien aux agents en se rendant au siège de Langley, en Virginie.

« Très peu de gens pourraient faire le travail que vous faites et je veux que vous sachiez que je suis derrière vous », a déclaré Donald Trump sous les applaudissements.

Au lendemain de son investiture, le quarante-cinquième président des Etats-Unis n'a pas fait allusion à la Russie dans son discours d'une quinzaine de minutes et déclaré que la lutte contre le terrorisme radical islamique serait la priorité de la CIA.

Il a affirmé que ses désaccords avec les agences de renseignement avaient été inventés par les médias et déclaré que les journalistes figuraient « parmi les êtres humains les plus malhonnêtes sur terre ».

Donald Trump a également évoqué les images de télévision et les photographies de foules rassemblées Vendredi 20 Janvier 2017 pour la cérémonie d'investiture sur le National Mall à Washington, suggérant qu'elles avaient été façonnées pour tromper l'opinion et que le nombre de participants était bien plus élevé que ce qu'en avaient montré les médias.

Avant d'être investi à la présidence, Donald Trump s'en est vivement pris aux agences de renseignement après qu'elles ont conclu que des hackers avaient, sur instruction probable du président russe Vladimir Poutine, piraté les messageries du parti démocrate pour chercher à favoriser le milliardaire pendant la campagne électorale.

A quelques jours encore de son investiture, il les a accusées de « pratiques nazies », estimant qu'elles étaient à l'origine de fuites parues dans la presse selon lesquelles la Russie disposerait d'informations compromettantes le concernant.

Le directeur sortant de la CIA, John Brennan, a conseillé ensuite à Donald Trump de faire attention à ce qu'il dit, en particulier lorsqu'il s'agit de la Russie.

D'anciens responsables des services estiment qu'il faudra du temps pour panser les blessures infligées et soulignent l'inquiétude, largement partagée au sein des dix sept agences américaines de renseignement, quant aux compétences de Donald Trump, magnat de l'immobilier et ancien animateur de télévision réalité qui n'a jamais exercé de fonction publique.

« Beaucoup de gens se demandent si nous pourrons servir sous un président et un conseiller à la sécurité nationale qui ont fait preuve d'un tel mépris à l'égard de la communauté du renseignement. Ce n'est pas une séance de photographies pour la presse qui changera cela », a déclaré un agent de la CIA, qui travaille au siège après de multiples missions à l'étranger.

Ancien directeur adjoint de la CIA, Michael Morell a salué un « geste important et positif ». Mais, a-t-il ajouté, le « vrai test de la relation entre le président et sa plus importante agence de renseignement dépendra de l'ouverture qu'il manifestera sur ce que la CIA a à dire sur ce qu'il se passe dans le monde ».

Donald Trump avait initialement prévu de se rendre à Langley pour y investir Mike Pompeo à la tête de la CIA, mais le sénat n'a pas encore confirmé sa nomination. Le vote est prévu Lundi 23 Janvier 2017.

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 16:16

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/01/21/la-guerre-d-usure-de-la-mairie-de-barcelone-contre-un-projet-immobiler_5066647_3234.html

 

La guerre d’usure de la mairie de Barcelone contre un projet immobilier

 

Les promoteurs de la Tour Agbar, qui voulaient en faire un hôtel Hyatt, ont abandonné leur projet du fait de la lenteur et des complications posées par l’équipe municipale, hostile au développement sans frein du tourisme dans la ville catalane.

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

Samedi 21 Janvier 2017

 

Il n’y aura pas d’hôtel de luxe dans la Tour Agbar, cet édifice emblématique de Barcelone dessiné par l’architecte français Jean Nouvel. Les promoteurs de ce projet, Emin Capital et Westmont Hospitality Group, en ont eu assez des obstacles bureaucratiques, de la lenteur de l’administration municipale et des complications.

Après avoir attendu, en vain, pendant onze mois la licence d’activité de la mairie, les deux partenaires ont reconnu, Vendredi 13 Janvier 2017, qu’ils renonçaient à y ouvrir un établissement du groupe hôtelier Hyatt.

« Nous ne pouvons pas continuer à consacrer de l’énergie et des ressources à un projet dont, après tant de temps, nous ne sommes toujours pas sûrs qu’il verra le jour », ont-ils expliqué.

Oubliées les quelque quatre cent chambres d’hôtels surmontées d’un observatoire avec vue panoramique sur Barcelone, un projet censé créer trois cent quarante emplois directs et deux cent cinquante emplois indirects. Le gratte-ciel d’une hauteur de cent quarante cinq mètres, avec trente sept mille mètres carrés répartis sur trente quatre étages, ne sera pas un hôtel mais un immeuble de bureaux. La compagnie nationale des eaux de Barcelone, Agbar, une filiale du français Suez, l’a vendu à cette fin au groupe immobilier Merlin Properties pour un montant de cent quarante deux millions d’euros.

Que l’on ne s’y trompe pas. Pour l’équipe municipale de Barcelone, conduite par la militante du droit au logement Ada Colau, élue au mois de mai 2015 avec le soutien de Podemos, le retrait du projet hôtelier initial est une très bonne nouvelle. « Bien que ce soit une décision des propriétaires, nous l’accueillons comme une victoire », s’est félicité Josep Maria Montaner, le conseiller municipal chargé du district de Sant Marti, où est située la Tour Agbar. Sur la chaîne locale Barcelona Télévision, l’élu a rappelé « la volonté des habitants et de la mairie qu’il n’y ait pas d’hôtel » et reconnu que la mairie n’avait accordé « aucune facilité pour les formalités ».

Les socialistes catalans, en désaccord avec la maire, pensaient que le nouveau projet de la Tour Agbar pouvait « aider à diversifier l’économie de la ville ». Les nationalistes de droite du parti Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) regrettent, eux, que la municipalité ait ainsi lancé « le message que les investisseurs internationaux ne sont pas les bienvenus dans des projets à forte valeur ajoutée qui dynamisent le tourisme de qualité ».

Depuis son arrivée à la tête de la deuxième ville espagnole, Ada Colau a eu à cœur de freiner le tourisme de masse qui menace de faire de Barcelone un « parc à thèmes ». L’une de ses premières mesures fut d’instaurer un moratoire d’un an, qui a été reconduit, sur la concession de licences d’exploitation pour le secteur touristique, afin de faire une radiographie de cette activité et de son impact.

La chaîne Four Seasons avait dû abandonner son projet d’hôtel Passeig de Gracia. Celui de la Tour Agbar, quant à lui, possédait déjà les autorisations d’exploitation hôtelière. Mais la mairie a eu ses promoteurs à l’usure.

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 15:58

 

La conférence d'Astana, test de l'influence russe selon Mohamed Allouche (Reuters)

 

La conférence d'Astana sera un vrai test de l'influence de la Russie sur le régime de Damas et sur son allié iranien, a estimé Dimanche 22 Janvier 2017 le chef de la délégation de l'opposition Mohamed Allouche.

« C'est un vrai test du pouvoir de la Russie et de son influence sur le régime et sur l'Iran en tant que garante de l'accord. Si elle échoue dans ce rôle, il y aura de gros échecs », a prédit Mohamed Allouche, qui est aussi le chef de la branche politique du groupe Djaïch al Islam.

L'opposition syrienne accuse le gouvernement et les milices soutenues par l'Iran de poursuivre leurs offensives dans plusieurs régions de Syrie, notamment à Wadi Barada près de Damas, en violation du cessez-le-feu en vigueur depuis la fin du mois de décembre 2016.

« La Russie veut passer du statut de partie directement impliquée dans les combats à celui de garant et de pays neutre mais cette volonté est contestée par le régime syrien qui souhaite son échec et par l'Iran qui combat avec ses milices sectaires en Syrie », a déclaré Mohamed Allouche.

Moscou et la Turquie sont les parrains de la conférence qui débute Lundi 23 Janvier 2017 à Astana, la capitale du Kazakhstan. Les deux pays ont mis de leur côté leurs divergences sur l'avenir du président syrien Bachar al Assad dans la quête d'un règlement du conflit.

Le chef de la délégation gouvernementale syrienne, le représentant syrien auprès de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Bachar al Djafaari, a déclaré Dimanche 22 Janvier 2017 que le renforcement du cessez-le-feu et la recherche d'un terrain d'entente sur la lutte contre le terrorisme seraient les principaux points à l'ordre du jour de la conférence.

S'exprimant à Astana, il a ajouté que Damas considérait que ces pourparlers concernaient exclusivement les parties syriennes et que la Turquie ne participerait pas aux discussions.

 

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