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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 17:07

 

https://www.powerfoule.org/campaigns/racisme/hayange/non-%C3%A0-la-fermeture-du-secours-populaire

 

Non à la fermeture du Secours Populaire

 

Un maire du Front National veut expulser le Secours Populaire de sa commune à Hayange. C'est un scandale. 

Il reproche à cette association caritative de venir en aide aux réfugiés, alors que c'est le coeur de leur mission que d'aider les plus démunis, y compris les réfugiés qui ont dû quitter leur pays en proie à la guerre et à la misère. 

Le Secours Populaire joue un rôle fondamental pour la solidarité en soutenant toutes les familles victimes de la pauvreté et de l'exclusion. Il faut l'y aider et non l'arrêter. 

Aujourd'hui, l'expulsion a été ordonnée, mais les responsables associatifs ont refusé de rendre les clés de leur local. Apportons-leur notre soutien pour qu'ils continuent à secourir les plus démunis à Hayange. C'est maintenant qu'ils en ont besoin.

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 16:44

 

FRONT SOCIAL ET POLITIQUE UNITAIRE

 

Le message ci-dessous est un document secret. Il y a une discussion politique contradictoire à l’intérieur d’Ensemble relative à la candidature de Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles de 2017. 

Cette discussion était à l’ordre du jour du conseil national d’Ensemble du Samedi Premier Octobre et du Dimanche 2 Octobre 2016. Dans le cadre de la préparation de ce conseil national d’Ensemble et de cette discussion, il y avait trois positions et trois documents de travail. Il y avait et il y a une position pour un soutien total à la candidature de Jean Luc Mélenchon, il y a une position pour un soutien critique et conditionnel à la candidature de Jean Luc Mélenchon et il y a une position contre la candidature de Jean Luc Mélenchon. 

Les militants d’Ensemble considèrent bien évidemment cette discussion comme une discussion interne. 

De mon point de vue, la discussion relative à la candidature de Jean Luc Mélenchon n’est pas du tout une discussion interne ni à Ensemble ni à aucune organisation politique, c’est une discussion totalement publique. 

C’est la raison pour laquelle vous trouverez ci-dessous le document de travail des militants d’Ensemble contre la candidature de Jean Luc Mélenchon.

 

Bernard Fischer

 

FRONT SOCIAL ET POLITIQUE UNITAIRE

 

La situation française est marquée par une contradiction majeure. D'une part, la force et la créativité politique du mouvement social du printemps 2016 contre la loi travail, avec l'émergence du mouvement des Nuits Debout et la mobilisation de la jeunesse et du secteur privé, ouvre un espoir. Le rejet du néo libéralisme, l'irruption citoyenne et l'imaginaire mobilisé correspondent à l'attente sociale. D'autre part, l'absence d'alternative politique unitaire de gauche pèse sur la situation.        

Parmi les forces de gauche et écologistes opposées à la politique du gouvernement, l’incapacité d'être unies pour le moment domine, comme pendant le mouvement lui-même. Ensemble se doit d’agir pour promouvoir un front politique et social, afin d’assumer la portée politique du mouvement. Les thèmes de ce rassemblement, à l’image du mouvement social, doivent se conjuguer avec le pluralisme des   moyens d’action et des cultures mobilisées, traditions du mouvement ouvrier, écologie, universalité et égalité des droits. Cette exigence peut se généraliser à toutes les campagnes et mobilisations de cet automne 2016, exigences sociales et démocratiques, luttes antiracistes, soutien aux migrants, égalité des droits et luttes écologistes. La concrétisation de ce front politique unitaire de gauche, plus large que le Front De Gauche (FDG), résistant à l’emprise libérale et en rupture avec la    politique de François Hollande, s'il était rendu visible à l’échelle  nationale, permettrait de rendre évidente et attractive une solution politique commune pour les élections présidentielles et législatives de 2017. L'arc de force à rassembler pour une alternative à gauche se situe dans le mouvement d'opposition, de mobilisation et de censure de la loi travail et le refus des dérives issues de l'état d'urgence, de la déchéance de nationalité, des remises en cause de l'égalité des droits et de la lutte contre les discriminations et la xénophobie. 

Les élections présidentielles structurent l’espace politique. L’après 2017 est inséparable de ce qui se passe avant 2017, le paysage d’après 2017 sera marqué par les luttes et les rapports de force d’avant 2017. 

Mais en même temps, toute la vie politique actuelle, aussi bien à gauche qu’à droite, est embarquée dans une folie présidentialiste destructrice. 

Quand de nombreux citoyens s’interrogent sur comment subvertir l’échéance de 2017 qu’on leur promet réduite à un duel entre la droite et l'extrême droite, il est nécessaire, tout en défendant nos orientations, de soutenir aussi une critique radicale du système institutionnel mortifère de cette république monarchique et autoritaire, dont les effets destructeurs sur le sens même de l’action politique sont de plus en plus évidents. A gauche, la crise politique multiforme, crise ouverte du quinquennat, possibilité d’éclatement ou de tensions vives au sein du Parti Socialiste, écartèlement d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), état actuel du FDG, et l’apparition d’une force de contestation issue des mobilisations sociales et citoyennes, jeunesse, réseaux sociaux créatifs, syndicalisme et mouvement des Nuits Debout, ouvre une séquence nouvelle. Nous ne pouvons pas exclure un ressaisissement et que quelque chose se passe, qui rassemble, produise du sens et exige des constructions nouvelles. En ce début d'automne 2016, ce sont plutôt les forces de dispersion qui sont à l’œuvre au sein de la gauche opposée à la politique du gouvernement. Mais ne faut-il pas prendre en compte la prise de conscience des effets d’une séquence électorale qui se conclurait par un duel entre la droite extrême et l'extrême droite et ferait disparaître aussi toute alternative de gauche ? 

Nous avons adopté au mois de juin 2016, à l'assemblée générale d'Ensemble, les axes d'orientation qui doivent guider notre action vers un nouveau front, alliance et coalition à gauche, incluant les forces       politiques et les secteurs du mouvement social, élargi et basé sur une dynamique citoyenne, un combat unitaire de rassemblement pour 2017 et après, des propositions de programme d'Ensemble pour cette politique de rassemblement, un texte d'orientation et une plaquette de propositions politiques, et une orientation de rassemblement et de candidatures unitaires pour les élections législatives. Ce  sont des points fondamentaux qui sont acquis en commun. 

Le conseil national du Samedi Premier Octobre et du Dimanche 2 Octobre 2016 devrait poursuivre la démarche ayant abouti au texte de consensus de l'assemblée générale du mois de juin 2016 et continuer à travailler à une réponse unitaire et fédératrice, dotée d’un message attractif. Cette orientation est conforme au combat fondateur         d’Ensemble depuis 2013. Des choix tactiques hâtifs, soutenir maintenant une candidature non unitaire tout en espérant ensuite reconstituer un pôle unitaire, nous amèneraient à prendre la responsabilité de conclure à l’impossibilité d’une politique de rassemblement. Aucune voie efficace et durable n’est possible autour d’une force unique, d’une tradition unique et d'une seule personnalité, pas plus pour 2017 que pour l’après 2017. Une configuration   isolationniste est devenue un obstacle à ce qui émerge des attentes de la société en mouvement. 

D’ici à la fin de l'année 2016, il faut agir pour constituer partout des espaces de débat et d’action pour une alternative politique, et faire apparaître sur la scène politique nationale un collectif pluraliste de forces politiques, Parti Communiste Français (PCF), Ensemble, Parti de Gauche, France Insoumise, République Sociale, EELV et socialistes criques, de forces sociales et de forces citoyennes, avec des portes paroles nationaux. Le projet des élections primaires de la belle alliance du Parti Socialiste qui cherche à encadrer la solution politique à gauche en serait ainsi fortement marginalisé. Cette orientation peut prendre la forme de réunions publiques, de campagnes et d'initiatives marquantes engageant les forces politiques et citoyennes. La mise en évidence de mesures d’urgence communes serait un aiguillon important pour faciliter les rapprochements. 

L'appel des cent demeure dans ce but un levier à faire progresser. Il est nécessaire que l’engagement de ses forces constitutives, et notamment l'apport des syndicalistes et des militants du mouvement social, doit être renforcé pour traduire une volonté d’aboutir. Si nécessaire, ce collectif peut lui même se fondre dans un cadre différent ou plus large à la faveur des évolutions politiques. Il ne doit pas y avoir de routine autour d’un seul chemin. Le paysage politique est traversé de multiples tensions et peut donc évoluer. En tout état de cause, un cadre de ce type permettra des collectifs de préparation des élections législatives et une solution pour imposer des candidatures unitaires et pluralistes où chaque composante serait respectée. Il permettra de continuer à chercher si possible une solution de rassemblement pour les élections présidentielles et de continuer le dialogue avec Jean Luc Mélenchon et les autres forces. Si se dégage une candidature de large rassemblement, nous la soutiendrons. Si le rassemblement pour une candidature unitaire aux élections présidentielles venait à échouer, Ensemble, en tant que mouvement, pourrait décider, tout en restant dans le cadre du rassemblement collectif en construction à partir de l'appel des cent, de soutenir de manière indépendante la candidature de Jean Luc Mélenchon, ou d'appeler à voter pour lui, ou encore si aucune majorité ne se dégageait pour qu’Ensemble en tant que tel soutienne un candidat en particulier, les différentes positions s’exprimeront. 

Ces choix ne peuvent être faits au conseil national du Samedi Premier Octobre 2016, suivi d’une consultation immédiate. Pour poursuivre le combat de rassemblement engagé, en tirer le bilan, continuer les dialogues avec Jean Luc Mélenchon et choisir quand une clarification des situations présidentielles à gauche sera plus avancée, ces choix et cette consultation doivent être organisée à la fin du mois de novembre 2016. C'est aussi la garantie pour maintenir l'unité du mouvement malgré des choix qui s’avèrent différents.

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 15:01

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/jean-luc-melenchon-ne-veut-plus-faire-chanter-l-internationale-7785259395

 

Jean-Luc Mélenchon ne veut plus faire chanter l'Internationale 

Le candidat à la présidentielle songe à arrêter de faire entonner le chant révolutionnaire à la fin de ses meetings. 

Jeudi 13 Octobre 2016 

Le fondateur du Parti de Gauche s'est prêté à une petite confidence devant quelques journalistes, parmi lesquels Olivier Bost de Radio Télévision Luxembourg (RTL), il songe à arrêter de faire chanter l'Internationale à la fin de ses rassemblements politiques. La décision semble mûrement réfléchie. Jean-Luc Mélenchon, candidat au premier tour des élections présidentielles de 2017, est à la tête d'un mouvement citoyen intitulé la France Insoumise. Cela passe beaucoup par les réseaux sociaux et la vidéo. L'objectif est bien sûr d'élargir sa base militante. Il revendique d'ailleurs quelque cent trente mille adhérents. 

Ce week-end à Lille, il doit, par exemple, faire adopter une ébauche de programme par une partie de ces adhérents. Mille personnes ont été invitées. 

Les deux-tiers ont été tirées au sort. Qui dit donc nouvelle forme de mobilisation dit nouveaux militants avec des cultures politiques différentes. Jean-Luc Mélenchon a constaté que beaucoup de ses militants ne connaissaient pas les paroles de l'Internationale. Les temps changent.

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 19:48

https://secure.avaaz.org/en/petition/Les_citoyens_Alep_Syrie_Arretez_le_massacre_1

Appel citoyen pour Alep en Syrie 

Arrêtez le massacre 

Depuis le début de la guerre en Syrie, le régime syrien vise et bombarde de manière systématique des hommes, des femmes et des enfants, violant de manière flagrante le droit international humanitaire qui exige la protection des populations civiles en temps de guerre. 

Cette situation dramatique atteint son paroxysme en ce moment même à Alep, où les habitants n’ayant nulle part où se cacher sont soumis à des bombes contre les bunkers, des bombes barils, des obus de mortier et des tirs d’artillerie. 

Face à ce drame humanitaire qui se déroule sous nos yeux et contre le silence et l’oubli, des citoyens ont lancé, Jeudi 6 Octobre 2016, une mobilisation silencieuse et non violente pour dénoncer cette situation, éveiller les consciences et demander au régime syrien et à l’ensemble des parties prenantes au conflit de respecter le droit humanitaire, comprenant l’obligation de créer des convois humanitaires. 

Pour manifester votre indignation et votre solidarité avec le peuple syrien, rejoignez nous tous les jeudis à 19 heures à Paris, Place André Tardieu, Métro Saint François Xavier. 

De là, nous nous déplacerons en petits groupes jusqu’à l’ambassade de Syrie, 20 Rue Vaneau, 75 007 Paris, devant laquelle nous allumerons et nous déposerons des bougies, en signe de soutien à la population syrienne et en mémoire de toutes celles et de tous ceux qui ont trouvé la mort, puis nous reviendrons Place André Tardieu. 

Tant que la population syrienne continuera d’être la cible de ces massacres odieux, nous reconduirons cette mobilisation silencieuse et non violente tous les jeudis à la même heure et au même endroit. 

Etant donné qu’il s’agit d’une mobilisation citoyenne, merci de ne pas apporter de signes d’appartenance, logos et banderoles, à une organisation particulière, parti politique ou syndicat. 

Premiers signataires 

Sergio Coronado, Pierre Larrouturou, Eric Fassin, Noël Mamère, Pierre Tevanian, Marie Christine Vergiat, Pierre Khalfa, Roland Mérieux, Yves Quintal

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 19:32

 

https://www.syriafreedomforever.wordpress.com/2016/10/04/lescalade-militaire-et-criminel-du-regime-assad-et-de-ses-allies-contre-alep-et-les-zones-liberees

Escalade militaire et criminelle du régime de Bachar al Assad et de ses alliés contre Alep et les zones libérées 

Par Joseph Daher 

Mardi 4 Octobre 2016 

La guerre du régime de Bachar al Assad et de ses alliés contre la population syrienne continue toujours et s’intensifie, particulièrement contre les quartiers libérés d’Alep, qui ne sont pas sous la domination du régime de Bachar al Assad, ni des groupes djihadistes comme l'Etat Islamique ou le Fatah al-Sham, ancien Jabhat al-Nusra, à nouveau assiégés et qui compte encore environ entre deux cent cinquante mille et trois cent mille personnes. Entre le 26 septembre et le 2 octobre 2016, encore plus de trois cent cinquante civils sont morts, dont une centaine d’enfants, dans les bombardements russes et du régime de Bachar al Assad contre Alep libre, tandis que sur le terrain les forces du régime avec l’aide de plusieurs milliers de combattants du Hezbollah et des milices confessionnelles fondamentalistes chiites encerclent et avancent sur les derniers quartiers sous le contrôle de l’opposition. L’armée syrienne a appelé Dimanche 2 Octobre 2016 dans un communiqué les groupes d’oppositions armées à évacuer les quartiers est d’Alep affirmant qu’elle garantirait la sécurité de leur passage et leur fournirait l’aide nécessaire. Pour rappel, depuis 2013, le régime de Bachar al-Assad largue des barils d’explosifs sur les secteurs libérés d’Alep, causant des milliers de victimes et des destructions massives. 

Deux nouveaux hôpitaux, dont le plus grand hôpital des quartiers libres, ont du suspendre leurs activités à la suite de bombardements. Seuls six établissements sont encore en activité dans les quartiers est d’Alep. Il faut savoir qu’il y a une politique délibérée du régime de Bachar al Assad et des forces russes de détruire les installations médicales dans les zones libérées. Il y a eu en effet trois cent quatre vingt deux attaques contre des installations médicales en Syrie entre le mois de mars 2011 et le mois de juin 2016. Quatre vingt dix pour cent des bombardements ont été menés par les forces du régime de Bachar al Assad ou de l’aviation russe. Ces forces ont également tué plus de sept cent travailleurs du personnel médical en Syrie. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Syrie est le pays le plus dangereux pour les personnels soignants avec cent trente cinq attaques contre des centres médicaux en 2015. En même temps, les centres de la défense civile, connus sous le nom des casques blancs, qui viennent en aide à la population civile sont également la cible des bombardements. Depuis la fin de la trêve, trois des quatre centres de la défense civile et dix neuf de ses véhicules ont été détruits seulement à Alep. Cela a des conséquences désastreuses sur leur capacité d’intervention en urgence, cette capacité ayant été réduite de moitié alors que les bombardements s’intensifient. 

Des membres de Médecins Du Monde (MDM) ont d’ailleurs lancé Dimanche 2 Octobre 2016 dans le quotidien le Monde un cri d’alarme sur la situation des quartiers libérés de l'est de la ville d’Alep, en Syrie.

La tribune dénonce « un massacre de masse et l’abandon d’un peuple » et détaille le terrible quotidien de « la trentaine de médecins héroïques qui ont survécu et qui sont restés sur place malgré l’impossibilité d’exercer des soins adaptés, opérations réalisées à même le sol, faute de médicaments, et amputations de sauvetage réalisées sans anesthésie ». 

Plusieurs manifestations et rassemblements ont eu lieu dans certaines zones libérées en solidarité avec Alep et condamnant Vladimir Poutine et Bachar al Assad comme criminels de guerres comme à Bosra Sham dans la province de Deraa et à Douma dans la province de Damas. 

Dans d’autres régions du pays, les forces du régime de Bachar al Assad poursuivaient aussi des offensives militaires. Dans la province de Damas, la ville libérée de Douma a été la cible de raids intenses par l’aviation du régime de Bachar al Assad et par l’aviation russe.

Soutenues par le Hezbollah et des milices fondamentalistes chiites afghanes et même iraniennes, les forces du régime se situent désormais à trois kilomètres à l’est de Douma, la plus grande ville de l’opposition de la Ghouta orientale. 

En même temps, le groupe de l’État Islamique a revendiqué ces derniers jours des attentats-suicides, notamment dans la ville d’Hama contrôlée par le régime, faisant au moins deux morts et surtout dans un village proche d’Hassake dans laquelle au moins vingt deux civils ont été tués et des dizaines d’autres blessés dans une attaque-suicide ayant visé un mariage.

Un kamikaze s’est fait exploser à l’intérieur d’une salle dans le village de Tall Tawil au nord d’Hassaké où se déroulait le mariage d’un combattant des Forces Démocratiques Syriennes (FDS). 

La poursuite de la guerre par le régime de Bachar al Assad et ses alliés russes, iraniens, du Hezbollah et d’autres milices confessionnelles contre le peuple syrien rend en l’occurrence impossible tout retour à la paix dans les conditions actuelles. La Russie a d’ailleurs annoncé qu’il enverrait encore davantage d’avions de combats pour intensifier sa campagne militaire en Syrie. Les discussions entre les gouvernements russes et américains pour une nouvelle trêve sont au point mort. Les États-Unis ont d’ailleurs annoncé Lundi 3 Octobre 2016 qu’ils suspendaient leurs pourparlers avec la Russie sur un cessez-le-feu en Syrie. Malgré la suspension de leurs tractations sur la Syrie, les États-Unis et la Russie vont continuer à échanger des informations à travers le mécanisme de « déconfliction » qui vise à éviter un incident entre leurs avions au-dessus de la Syrie. 

Le problème des états occidentaux, voire de certains courants de gauche, dans leur politique dite réaliste, est de penser qu’on peut réussir à se débarrasser de l’Etat Islamique et de ses semblables, considérés comme ennemis principaux en Syrie et non le régime de Bachar al Assad responsable de la quasi majorité des cinq cent mille morts et des destructions depuis 2011, avec les mêmes éléments qui ont nourri leur développement, soit l’appui au maintien de régimes ou de groupes autoritaires et confessionnels et le soutien apporté à des politiques néo libérales et des interventions militaires. 

Or il ne suffit pas de mettre fin militairement aux capacités de nuisance de l’Etat Islamique, au risque de le voir réapparaître à l’avenir comme ce fut le cas dans le passé, il s’agit de s’attaquer aux conditions politiques et socio-économiques qui ont permis leur développement. Il faut se rappeler que l’Etat Islamique, élément fondamental de la contre-révolution, a connu une avancée sans précédent à la suite de l’écrasement des mouvements populaires, en se nourrissant de la répression massive perpétrée par le régime autoritaire de Bachar al Assad et en attisant les haines religieuses. 

Il s’agit donc de lutter contre les éléments qui permettent le développement de l’Etat Islamique et ses semblables et non les maintenir, tout en soutenant les mouvements populaires démocratiques et non confessionnels qui, malgré des reculs importants, se poursuivent à travers la région, défiant à la fois les régimes autoritaires et les organisations fondamentalistes religieuses. C’est le seul moyen d’éviter les erreurs du passé, la paix, ou une nouvelle Syrie, n’est pas possible avec Bachar al Assad et ses colistiers.

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 19:02

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/10/04/quand-tout-acte-contestataire-peut-etre-qualifie-de-terrorisme_1519604

 

Quand tout acte contestataire peut être qualifié de « terrorisme »

 

Des universitaires et des étudiants lancent une pétition contre les violences policières. Ils demandent l’ouverture d’une enquête publique pour faire la lumière sur l’affaire du doctorant Guillaume Vadot. 

Nous, chercheurs et enseignants-chercheurs des universités, condamnons avec indignation les faits au sujet desquels notre collègue Guillaume Vadot a porté plainte auprès du parquet de Bobigny, le 27 septembre 2016. Ces faits sont les suivants, abus d’autorité, violences volontaires aggravées, agression sexuelle aggravée, menaces, injures publiques et vol. Guillaume Vadot est doctorant et enseignant de statut précaire, Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER), à la Sorbonne. Les menaces des policiers qui l’ont agressé s’inscrivent dans ce contexte plus large où la recherche en sciences sociales est de plus en plus accusée de fournir des excuses aux terroristes ou de relativiser l’horreur de leurs actes. Ces propos, relayés sous différentes formes par la majorité des élites politiques dans le contexte post-attentats, ne peuvent qu’être interprétés comme un chèque en blanc pour des pratiques toujours plus violentes et répressives. 

Nous réagissons pour Guillaume Vadot, mais au-delà, contre toutes les formes de violences policières. La question n’est pas seulement « que fait la police », mais aussi « à qui le fait-elle ». Les personnes ciblées par le racisme, habitants de quartiers populaires et, de manière plus accrue depuis l’état d’urgence, les militants sont les victimes de ce genre de traitements spéciaux ultra violents. 

Ce qui est arrivé à notre collègue, par l’écho rencontré par l’affaire, nous donne la possibilité et la responsabilité de rendre visible ce qui ne l’est malheureusement jamais. 

De plus, sous l’état d’urgence sans cesse prolongé, l’assimilation rapide au terrorisme de tout acte contestataire ou de toute infraction mineure, procédé bien rodé dans nombre de régimes dont on se plaît généralement à souligner le caractère autoritaire, ne peut être acceptée. 

Un climat lourd s’installe, les libertés publiques sont limitées et menacées.

Ainsi, ce qui est arrivé le 22 septembre 2016 et, plus encore, le 19 juillet 2016 avec la mort d’Adama Traoré dans les mains de la gendarmerie, nous amène à poser publiquement la question, « jusqu’où va-t-on aller ». 

Nous demandons instamment la tenue d’une enquête impartiale et publique et, si cette dernière aboutissait aux conclusions que nous redoutons, appelons à des sanctions exemplaires.

 

Premiers signataires :

 

Emmanuel Barot, Jean-Numa Ducange, Eric Fassin, Razmig Keucheyan, Olivier Le Cour Grandmaison, Michael Lowy, Philippe Marlière, Véronique Nahoum-Grappe, Willy Pelletier, Amandine Regamey, Sylvia Serrano, Sylvie Tissot, Sophie Wahnich

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 18:36

 

LE GRAND BANQUET DU BELVEDERE 

 

Merci d’accepter mon texte qui est en décalage avec ce qui s’est dit au grand banquet du Belvédère, mais cela reflétera notre diversité. 

Comme la grande majorité, les élections présidentielles ne m’intéressent pas. La politique spectacle est de plus en plus pathétique. Les « moi, président, je » qui, relayés par les mainates des médias ainsi que les partis politiques « écuries » me font vomir. 

Cela dit, à mon sens, il me semble qu’il n’est pas utile de déglinguer un abribus ou une permanence du Parti Socialiste ou encore de mettre de la colle sur une urne, car cela ne changera pas notre immonde société où la barbarie du capitalisme règne pour préserver la rente et maintenir dans la misère et la précarité des centaines de millions de femmes et d’hommes. 

Tous les gouvernements de droite et de gauche de la planète ont le rôle de favoriser l’expansion capitaliste, jusqu’à subventionner le capital avec l’argent des contribuables, à organiser des guerres pour lui conquérir des nouveaux marchés et à l’aider à piller les ressources naturelles. 

C’est pourquoi nos gouvernements organisent des élections, truquées.

« Vote toujours tu m’intéresses ». 

A l‘abordage est un joli nom, il me plaît. Imaginons un mouvement de fond qui va à l’abordage. Ce serait une autre histoire. 

Chers amis, posons-nous un moment et travaillons à amplifier « l’abordage » pour qu’il devienne un tsunami. Travaillons à comment faire pour que cela advienne. A mon sens un collectif ne suffit pas, cela ressemblerait à une piqûre de moustique. Un collectif par arrondissement sur Paris donne la mesure pour que cela s’étende sur les autres villes en France et ailleurs, à l’image de l’occupation des places. 

Chers amis du grand banquet, travaillons à cela, suggérons des questions et pas des réponses. Nous aurons les réponses en élargissant les collectifs à la population, en les démultipliant. En frottant nos cervelles, le débat peut produire l’intelligence collective, il peut produire aussi un mode de vie solidaire. 

Le mouvement des Nuits Debout l’a montré. Il y a des centaines d’exemples à travers le monde. 

Comment faire pour coordonner ces initiatives ? c’est la vraie difficulté, travaillons à cela. 1789 n’est arrivée que parce que des milliers d’assemblées de villages élaboraient des cahiers de doléances. 

1871, la commune de Paris a été le produit de milliers de clubs qui débattaient de comment vivre ensemble, jusque dans les moindres détails de la vie. 

Ces quelques lignes n’ont qu’un but, le débat avant l’action et pas l’inverse si nous voulons changer ce monde. 

Salut à vous et au prochain banquet. 

Jacky 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 21:01

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/121016/solidarite-avec-calais-et-les-migrantes-contre-la-destruction-du-bidonville

https://www.change.org/p/solidarité-avec-calais-et-les-migrantes-contre-la-destruction-du-bidonville

Solidarité avec Calais et les migrants, contre la destruction du bidonville.

Le pouvoir a décidé de détruire le campement de la Lande à Calais.

Laisser faire sera tragique pour les migrants, pour Calais et pour notre monde.

Le campement n'est pas la jungle et les migrants ne sont pas des sauvages. La jungle qui vient, la véritable jungle, c'est plutôt le monde de ceux et celles qui, de François Hollande à Marine Le Pen, en passant par Nicolas Sarkozy, veulent détruire le campement.

Rappelons que c'est ce même pouvoir qui a poussé les migrants à construire un bidonville dans ce lieu insalubre après les avoir expulsés de force des campements et lieux occupés dans le centre de Calais.

Rappelons que c'est ce même pouvoir qui a construit des abris sur le campement pour mieux justifier, il y a six mois, la destruction de sa partie sud. Rappelons que c'est ce même pouvoir qui a envoyé les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) réprimer la manifestation de solidarité du samedi premier octobre 2016 et détruire les sanitaires.

Rappelons que ce même pouvoir a déjà expulsé dans des vols groupés plus de mille cinq cent migrants de Calais ces derniers mois et qu'il pourchasse les réfugiés dans les rues de Paris. Rappelons que c'est ce même pouvoir qui planifie l'expulsion de milliers de réfugiés afghans dans un troc sordide avec le régime afghan.

Ce campement n'a jamais été une jungle. Malgré les conditions et la pression de la police, le campement est le lieu où peuvent se rassembler les migrants et où ils peuvent s'organiser. Le lieu où peuvent converger les personnes solidaires et se tisser des liens. Le lieu où ils et elles ne sont plus invisibilisés, pour exister politiquement, malgré les conditions.

Il n'y aura pas d'alternative au bidonville et autres campements ou lieux occupés tant que les migrants qui désirent aller en Grande Bretagne seront empêchés de le faire et tant que ceux et celles qui désirent s'installer en France n'auront pas l'assurance de pouvoir le faire.

En fait il y a une alternative qui est celle du pouvoir. Et cette alternative, avec la destruction du campement, c'est la jungle, la vraie. Une situation d'invisibilité, d'atomisation et de précarité accrue. Où les migrants seront d'autant plus la proie des passeurs, des violences policières, des expulsions et des racistes.

Car la jungle n'est pas un monde sans loi. La loi de la jungle, c'est la loi du plus fort. C'est la loi du capital qui asservit, qui détruit, qui impose sa technologie, ses médias, sa police, ses tribunaux et son état de plus en plus monstrueux, et qui veut faire de sa loi la loi exclusive.

Et cette jungle gangrène déjà Calais asphyxié par les murs, les barbelés, les caméras, les drones et le racisme, toutes ces entraves à sa vocation de passage et d'échange. Elle gangrène nos villes et nos quartiers. Elle gangrène jusqu'au moindre village de France où le Front National organise des rassemblements. Elle gangrène l'Europe des murs et de la haine.

Elle gangrène nos propres cerveaux qui s'habituent à l'indifférence tandis que les migrants continuent de mourir en mer par milliers. Elle tue dans les quartiers populaires, elle contrôle au faciès, elle agresse les musulmans et elle criminalise désormais tous ceux et celles qui refusent l'asservissement, syndicalistes, activistes des Zones A Défendre (ZAD) et personnes solidaires des migrants. Elle nous rappelle que les membres de l’affiche rouge exécutés par les nazis étaient à la fois juifs, étrangers et communistes. Qu'ils étaient « l'armée du crime ».

Le temps nous est compté. La destruction du bidonville de Calais c'est la jungle qui avance. Nous ne convaincrons pas ce pouvoir. Il est celui de la jungle. François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen veulent en être les rois.

Mais nous pouvons nous soulever, faire barrage aux progrès de la jungle et opposer à la loi du capital celle de nos solidarités.

Le temps nous est compté. Peut-être est-il déjà trop tard pour empêcher la destruction du campement. Mais les batailles perdues sont toujours celles que nous ne menons pas. Qu'au moins s'amorce la contre-offensive pour Calais, pour les migrants, pour notre monde et pour notre humanité.

Nous appelons ceux et celles qui le peuvent à aller à Calais pour témoigner leur solidarité avec les migrants et pour témoigner des moyens utilisés par les autorités.

Nous appelons à nous rassembler dans toutes les villes, dans tous les villages, le Samedi 15 Octobre et le Dimanche 16 Octobre 2016, devant les mairies et les préfectures, en solidarité avec les migrants et contre la destruction du campement de Calais. Nous appelons à converger vers Amiens le Mercredi 19 Octobre 2016 aux côtés des syndicalistes de Goodyear et de toutes les victimes de la répression et des violences policières.

De Vintimille à Calais en passant par Paris et toutes les villes et villages, nous appelons à nous organiser aux côtés des migrants pour la liberté et contre la jungle qui vient.

Premiers signataires :

Jean-Claude Amara, Olivier Besancenot, Patrick Farbiaz, François Gèze, Denis Godard, Serge Guichard, Almamy Kanouté, Stathis Kouvélakis, Philippe Marlière, Xavier Matthieu, Alain Pojolat, Gael Quirante, Omar Slaouti

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 20:15

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/10/10/calais-le-secours-catholique-refuse-de-cautionner-le-demantelement-de-la-jungle-tel-qu-il-se-prepare_5011399_3224.html

Le Secours Catholique refuse de cautionner le démantèlement de la jungle de Calais tel qu’il se prépare

Par Maryline Baumard

« Le Secours Catholique ne cautionnera pas le démantèlement de l'ensemble de la jungle de Calais, qui correspond à une enchère électoraliste nauséabonde ». A l’issue d’une réunion organisée, Lundi 10 Octobre 2016, entre les associations humanitaires qui travaillent sur le site et les émissaires du ministère de l’intérieur, le responsable départemental du Secours Catholique, Vincent de Coninck, s’est déclaré contre l’opération gouvernementale, avec le soutien de sa direction nationale.

A une semaine de l’évacuation du campement insalubre où s’entassent quelque huit mille migrants, selon les chiffres de l'Auberge des Migrants, l’association caritative estime que l’opération n’aura « d'humanitaire que le vernis de communication dans lequel on l’enrobe ». En fait, si elle ne peut qu’applaudir à la mise à l’abri des exilés, elle est farouchement opposée à la méthode gouvernementale qui veut parvenir à l’effacement total des infrastructures pour migrants dans cette zone.

« Qu’on le veuille ou non, Calais restera le passage obligé pour rejoindre le Royaume-Uni. La ville connaît des afflux depuis vingt ans, ils ne vont pas se tarir tout à coup en 2016 parce que le gouvernement le veut. Demain, les exilés seront de retour, rappelle Vincent de Coninck. C’est pourquoi il nous semble dangereux de détruire le centre d’accueil de jour avec ses douches, son foyer pour femmes et le centre d’accueil provisoire de mille cinq cent places dans des conteneurs ».

Le flux est loin d’être endigué

En clair, l’association déplore que l’état s’acharne à faire disparaître la verrue du campement insalubre, sans rien proposer pour les exilés, qui ne manqueront pas d’y passer dans les temps à venir. Les arrivées massives dans le sud de l’Italie ayant montré ces derniers jours que le flux est loin d’être endigué.

Alors que les associations avaient été mandatées à la fin du printemps pour proposer des aménagements de ce bidonville, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, est rentré de vacances avec l’obsession de faire disparaître la jungle de Calais. Au mois d’avril 2015, c’est ce même ministère qui avait demandé aux associations de rapatrier tous les migrants autour du centre d’accueil de jour Jules-Ferry, qu’il avait décidé d’ouvrir. Face à ces changements de cap, les associations avaient donc déjà les nerfs à fleur de peau.

Montée au créneau de la droite dure

Le 2 septembre 2016, Bernard Cazeneuve s’est rendu à Calais pour annoncer le démantèlement total du lieu avant la fin de l’année 2016. Dans un premier temps, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) n’étaient pas ravies de ce changement de pied et elles n’étaient pas certaines qu’un démantèlement qui tombe du ciel à dix mois d’une échéance électorale majeure soit le fruit d’une préoccupation humanitaire.

Surtout lorsque les camps ne sont pas là d’hier et que ce gouvernement aurait pu décider plus tôt que « la France ne sera pas le pays des camps », comme le chef de l’état le rappelait récemment.

Mais face à la levée de bouclier de la droite dure, symbolisée par la montée au créneau de Laurent Wauquiez, les associatifs sont pourtant restés sages dans un premier temps et ont décidé de soutenir le gouvernement dans sa démarche.

L’idée d’intenter un recours auprès du juge administratif contre cette éviction a donc été rangée au tiroir, les associations se rendant compte qu’elles étaient piégées et feraient le jeu de la droite si elles ne soutenaient pas l’initiative.

Désaveu sanglant

Mais ce répit pour la Place Beauvau n’a été que de courte durée. Alors que le démantèlement est prévu pour le Lundi 17 Octobre 2016, le positionnement du Secours Catholique est en effet un désaveu sanglant pour la méthode mise en œuvre par Bernard Cazeneuve.

« Nous avions demandé qu’un vrai diagnostic soit établi et que les opérations soient menées dans le respect de la dignité des migrants, après prises en compte des cas individuels. Nous comprenons aujourd’hui que l’opération est précipitée et sera menée au pas de charge, ce qui entraînera inévitablement des violences », regrette Vincent de Coninck.

Le ministre de l’intérieur met en effet une pression très forte sur les préfets de région qui avancent à marche forcée dans la recherche de places d’hébergement pour installer un peu partout en France les afghans et les soudanais de Calais.

Le Secours Catholique déplore aussi que le ministre ait « oublié de nous annoncer le 2 septembre 2016 qu’il allait aussi fermer le centre d’accueil provisoire qui héberge dignement mille cinq cent personnes et le centre Jules-Ferry qui sert entre trois mille et quatre mille cinq cent repas quotidiens, permet un accès aux douches et à une école. La suppression de ces infrastructures va nous ramener dans la même situation que celle dans laquelle nous étions au lendemain de la fermeture du centre d’accueil de Sangatte, en 2002, par Nicolas Sarkozy », rappelle le Secours Catholique, pour qui ce seul souvenir reste humainement inacceptable.

Une erreur humanitaire

L’Auberge des Migrants, elle aussi association historique du lieu, estime à l’unisson de l’association catholique « que fermer les centres créés depuis 2012 est une erreur humanitaire et nous ramène à la situation d’après Sangatte où nous retrouvions des gens dans les fossés ou les jardins, essayant de se cacher ». Elle déclare aujourd’hui, par la voix de son président, Christian Salomé, qu’elle restera présente auprès des migrants pour orienter les plus vulnérables vers des solutions qui leur conviennent.

Du côté de Médecins Sans Frontières (MSF), l’attente reste de mise avant une réunion, Mardi 11 Octobre 2016, avec le ministère de l’intérieur et le ministère du logement. L’après reste un problème pour Marie-Elisabeth Ingres, chargée des migrants à MSF. A ses yeux, « ce démantèlement ne réglera pas la question des réfugiés souhaitant se rendre en Grande-Bretagne ».

De son côté, Franck Esnée, chargé lui aussi du dossier, voudrait des garanties sur « le sort réservé aux mineurs isolés et aux migrants qui peuvent prétendre à une réunification en Grande-Bretagne ». Bernard Cazeneuve a fait un aller-retour express outre Manche aujourd’hui alors que depuis des mois le dossier avance à pas comptés.

Les relations se tendent donc entre le monde associatif et l’état. Une épine de plus dans le pied du gouvernement qui avait besoin de ces relais auprès des migrants. « Nous nous tiendrons à leurs côtés, dans notre rôle et veillerons au respect des droits fondamentaux », insiste Vincent de Coninck. Le ton est donné. Il reste quelques jours pour désamorcer la colère.

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 19:50

Démantèlement imminent de la jungle de Calais (Reuters)

Le démantèlement de la jungle de Calais, qui abrite environ dix mille personnes, interviendra « dans les meilleurs délais », a déclaré Mardi 11 Octobre 2016 le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve.

Aucune date n'a été officiellement confirmée, mais le Lundi 17 Octobre 2016 a été évoqué, notamment par le défenseur des droits.

« Nous sommes en train de préparer le démantèlement de Calais dans des conditions humanitaires que nous voulons exemplaires et ce, je vous le confirme, dans les meilleurs délais », a déclaré Bernard Cazeneuve lors de la séance des questions au gouvernement à l’assemblée nationale.

Dans un communiqué commun avec la ministre du logement Emmanuelle Cosse, il précise que le démantèlement de ce camp de fortune situé sur une lande et qui abrite des migrants en quête d'un passage au Royaume-Uni « interviendra lorsque les conditions fixées pour une prise en compte de chacun seront réunies ».

Les deux ministres ont tenté Mardi 11 Octobre 2016 de rassurer les associations engagées à Calais ou dans les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) des migrants sur le déroulement de l'opération.

« Quelques inquiétudes restent latentes, sur la qualité du diagnostic », dit toutefois à Reuters Jean-Claude Mas, secrétaire général du Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués (CIMADE). Un bon diagnostic de chaque personne, pour voir si elle est vulnérable et si elle est en famille, suppose « qu'il n'y ait pas de précipitation », explique-t-il.

Or « le temps risque d'être court si on précipite le démantèlement ».

Les associations s'inquiètent également du sort des migrants qui refuseraient les propositions de placement en CAO faites par les autorités.

Ces personnes seraient alors redirigées vers des centres de rétention, indique Jean-Claude Mas. « Cela n'est pas la réponse qui nous semble adaptée », dit-il.

Devant les associations, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse ont assuré que tous les mineurs isolés se verraient proposer une orientation adaptée à leur situation, au Royaume-Uni ou en France.

Ils ont également rappelé que près de sept mille places avaient pu être créées dans de nouveaux CAO, venant compléter les trois mille places déjà existantes, pour accueillir les personnes qui quitteront le campement de la Lande.

Selon des associations de terrain, environ mille migrants ont déjà quitté Calais d'eux-mêmes, en anticipation du démantèlement.

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