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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 17:56

 

http://www.no-sarkozy-day.fr/2010/04/comptes-rendus-des-reunions-de-coordination

Comptes rendus des réunions de coordination :

SAMEDI 17 AVRIL TROISIÈME RÉUNION DU NO SARKOZY DAY – ILE DE FRANCE POUR LA PREPARATION DE LA MANIFESTATION PARISIENNE DU SAMEDI 8 MAI 2010.

Membres présents : 14

ORDRE DU JOUR :

INTERNET : Tour de table sur la mise en place des outils internet et des techniciens dédiés. Validation de la fin du groupe No Sarkozy Day 27 mars Facebook au profit d’un groupe plus recentré sur l’action : L’Onde Violette groupe éponyme de l’association créée (http://www.facebook.com/group.php?gid=280340015994). Compte rendu sur l’avancement du site Onde Violette par Christophe, il sera disponible courant de semaine prochaine, ainsi qu’un Pay Pal pour les souscriptions à l’association.

MATÉRIEL : Tracts et affiches personnalisées, pour toute la France, seront prises en charge par Yannick. Les commandes de tee shirts pour les régions (moitié nord de la France) ont été planifiées, le Morbihan et la Sartre devraient recevoir dans de brefs délais leur livraison. Un point de vente des tee shirt dans Paris a été acté, le Délice Jaurès en relation avec Hassan a accepté de servir de point de vente et de promotion du mouvement.

AIDE À LA COORDINATION EN RÉGION : L’impératif de trouver des relais en région a été très sérieusement évoqué. Charge à tous de faire connaitre le mouvement à un niveau national, nous aiderons au mieux tous ceux qui se mobilisent partout en France. Catherine a fait un point précis des référents en région et a rappelé que certains départements restaient muets (34, 35, 42, 69 etc) et qu’un effort particulier devait être mené pour sensibiliser nos contacts partout.

ORGANISATION SUR LA RÉGION ILE DE FRANCE : Des campagnes de tractage, d’affichages, vont être coordonnées par Hassan. Il a également évoqué la création d’évènements ponctuels ; Trois dates ont été actées le 24 avril un flash mob pour la presse sera organisé, le 4 mai une conférence de presse à Paris sera planifiée et enfin, un dernier flash mob le 5 mai avant la grande manifestation du 8. Philippe a également évoqué des actions rapides près de l’AFP et des médias nationaux situés à Paris. L’organisation de la manifestation, heure, parcours, musique, service de médiation etc.. Ont été réglé. La rapide mise en place d’un atelier d’écriture national, reste un projet à concrétiser, afin d’élaborer un nouveau communiqué de presse.

Flash mob le samedi 24 avril à Paris à partir de 11 heures lieu à confirmer (Secteur Élysée ou Bastille), venez nombreux !!!

Le samedi 8 mai :

Rendez-vous à 14 heures Place de la République à Paris

Départ à 15 heures de la manifestation parisienne de la Place de la République à la Rotonde de la Place Jean Jaurès, Métro Jaurès ou Stalingrad

Assemblée populaire et écriture de cahiers de propositions et de doléances Place Jean Jaurès de 17 heures 30 à 19 heures 30.

Concert et Pique Nique Place Jean Jaurès de 19 heures 30 à 22 heures




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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 20:12

 

Construire un espace d ’échanges pour l’écologie populaire et la gauche de transformation sociale.

Les premiers signataires (liste en fin de texte)  réunis à l’initiative de Elise Lowy , Gilles Bénard , Jérôme Gleizes , Gilles Lemaire , Jacques Perreux , et Eros Sana ont pour ambition de créer un lieu de débat et d’élaboration politique qui permette que les cultures écologistes et de la gauche sociale et radicale, communiste, libertaire,… confrontent leurs différences, débattent et se fécondent.

Les initiateurs de ce texte sont impliqués dans la construction d’Europe écologie et leur démarche tient donc compte de leur volonté de contribuer au débat sur les orientations d’Europe écologie grâce à cette initiative.

Mais ils sont respectueux des autres démarches politiques; l’existence de lieux de confrontation de celles-ci ne peut qu'être fructueuse. Nous pensons que nous avons tous à y gagner.

Mais l’essentiel n’est peut être pas là. La marginalisation sociale et politique de couches et classes sociales entières notamment dans les quartiers populaires avec le cortège de discriminations, d’exclusions et d’exploitations qui accompagne la crise sociale nous oblige. Elle nous oblige à favoriser leur expression et à leur permettre de peser dans le débat politique.

Les animateurs des communistes unitaires et de la FASE ont tout d'abord envisagé de signer le texte puis décidé d'attendre en fonction de leurs échéances propres et de leur crainte d’apparaître rejoindre Europe écologie en signant cet appel. Répétons que ce n’est pas le projet des initiateurs du texte. Nous sommes engagés dans Europe écologie sans aucune restriction et comptons bien participer à cette nouvelle construction.

Mais par ailleurs nous souhaitons favoriser le débat et ne sommes en aucun cas dans une opération de débauchage. Maintenant qu’à terme cela permette de nouveaux rapprochements, l’avenir le dira.

Nous rencontrerons plusieurs des animateurs de l’ACU (Association Des communistes Unitaires) et de la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique) le jeudi 22 avril et nous envisagerons alors les meilleurs moyens de nous associer à l'organisation des débats de la journée du dimanche 23 mai à Paris. Ceux-ci nous ont déjà signalé leur intérêt à y être présents.

Le texte a circulé depuis trois semaines et a subi plusieurs modifications et nous avons tenté de tenir compte des remarques reçues autant que possible. Bien que surement imparfait, Il est diffusé maintenant dans cet état largement sur les listes internet.

Nous allons donc rentrer dans la préparation de la journée du dimanche 23 mai, des débats qui nous paraissent prioritaires et de l'organisation concrète de la journée. Une première réunion dimanche 11 avril a abordé cette question, une nouvelle réunion est prévue à ce sujet :

Samedi 17 avril à 15 heures
Mairie du deuxième arrondissement de Paris
8 rue de la Banque Métro Bourse

Nous faisons circuler ce texte sur toutes les listes internet et recueillons les signatures de ceux qui veulent exprimer leur soutien à cette démarche

Construisons un espace d ’échanges pour une gauche de transformation sociale et écologique

Nous sommes un certain nombre, signataires ci-dessous, à faire ce même constat : à l’issue de ce cycle électoral 2009-2010 marqué par une forte abstention populaire, par une remontée des scores du FN, par un mouvement de yoyo du Parti socialiste au plus bas aux élections européennes, reprenant la place de premier parti aux élections régionales, par l’ancrage de l’écologie politique comme troisième parti de France et enfin par la claque prise par Sarkozy, la crise sociale et politique persiste mais la situation politique a changé; la mise en échec de Sarkozy est possible.

Il s’agit donc pour nous de débattre des contenus d’une alternative politique dès maintenant et pour 2012, de façon à ne pas en rester à une alternance décevante et à inscrire cette perspective dans la nouvelle phase de l'alter mondialisme ouverte par les mobilisations à Copenhague.

Nous sommes dans le camp de celles et de ceux qui refusent l'ordre "naturel" du monde, qui combattent toutes les formes de domination et d'aliénation. Nous assumons la rupture avec les pensées traditionnelles de gauche et de droite (économicisme, productivisme, techno science...) tout en posant qu'une réelle prise en compte du rapport nature/être humain est incompatible avec le processus d'accumulation du capital dans un monde fini.

Croissance verte, capitalisme vert ou écologie populaire et gauche de transformation sociale ?

L’écologie politique, populaire et solidaire remet radicalement en cause les modèles de production et de consommation actuels. Elle lutte contre les inégalités de sexe, de genre, sociales et environnementales.

L’écologie populaire doit être une force capable de subvertir les dominations et les oppressions, de faire face à la crise économique, sociale, environnementale et démocratique et aussi pour éviter les désillusions du passé et les renoncements aux conséquences terribles pour le mouvement ouvrier, de construire une nouvelle gauche qui doit devenir une force et une alternative incontournable.

Nous avons certainement des responsabilités communes : il nous faut en débattre et débattre des stratégies.

Pour celles et ceux d’entre nous qui sont engagés dans le processus de construction d’Europe Ecologie, l'écologie populaire et solidaire n'est pas un slogan. Elle est une construction sociale. Il n'y a pas de possibilité de transformation sociale et écologique sans la constitution d'une base sociale. Les changements ne se font pas que par les institutions mais aussi par les mobilisations sociales, le travail de terrain dans nos quartiers, nos lieux de travail et nos lieux de vie ainsi que par toutes les actions modifiant dés maintenant les modes de vie de consommation et de production. C’est aussi « de la rue aux urnes » que doit s’installer l’écologie populaire en Europe.

La répartition des richesses est donc au cœur de notre démarche, tant il est vrai que ce sont nos modes de vie et de production actuels qui détruisent la planète et accroissent les inégalités au Nord comme au Sud.

Mais une nouvelle répartition des richesses ne peut pas faire l’économie d’une nouvelle définition de la richesse elle-même. La croissance à tout prix, au prix de la qualité de la vie, de la souffrance au travail, ou de la destruction de nos cadres de vie, est un problème, en aucun cas une solution.

De son côté, la social-démocratie ne promet rien d’autre que de gérer la crise. Elle apparait en panne de projet au moment où l’écologie apparaît comme un vecteur possible d ’émancipation collective et individuelle.

Notre volonté de contribuer aux débats de construction d’une alternative dans tous les lieux où nous sommes présents doit permettre que cette conception de l’écologie radicale prévale et soit confrontée et enrichie de l’apport d’autres militant-e-s et intervenants-e-s associatifs, syndicaux, sociaux et institutionnels de cultures différentes. Crise environnementale, injustices sociales, exclusions sous toutes ses formes, discriminations, inégalités hommes/femmes, et conflits postcoloniaux sont les différentes facettes d’une même crise, la crise du capitalisme dans sa phase néolibérale qui sévit désormais sur toute la planète et impose un ordre injuste. Face à une crise à plusieurs facettes, l’alternative ne peut être portée que par une multitude de visages !

Les signataires appellent à une rencontre le dimanche 23 mai 2010 à Paris pour confronter leurs analyses et envisager les suites à y donner. Le lieu et l’organisation de la journée seront communiqués ultérieurement.

premiers signataires:

Alain Coulombel, Alban Cormerais-Hybert, Anne Le Strat, Annie Lahmer, Armelle Chevassu, Benoist Magnat, Bernard Bosc ,  Charlotte Nenner , Christian Métairie, Dominique Liot, Elise Lowy , Emmanuelle Cosse, Eros Sana , Francine Bavay , Françoise Alamartine, Françoise Kieffé, Gérard Leras, Gérard Perreau Bezouille, Gérard Peuriere, Ghislaine Jeannot-Pages, Gilles Bénard , Gilles Lemaire , Hervé Le Crosnier, Jacques Boutault, Jacques Olivier , Jacques Perreux , Jacques Picard, Jérôme Gleizes , Jean Lafont, Jean Louis Pagès, Jean Luc Touly, Karima Delli, Laurent Lévy , Lisette Sudic, Mamadou Camara, Manuel Domergue, Martine Alcorta , Michel Bock, Michel Bourgain , Michel Wilson, Michèle Lemaitre, Monique Dental, Noêl Mamère, Patrick Farbiaz , Raoul Marc Jennar, René Louail, Sergio Coronado, Simon Imbert-Viel, Stéphane Bernard , Stéphane Lavignotte , Stéphane Weisselberg , Tarek Ben Hiba , Thomas Giry, Véronique Dubarry.




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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 20:16

 

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2681:la-question-sociale-en-europe&catid=6:articles&Itemid=11

http://www.medelu.org/spip.php?article394



La question sociale en Europe 

Ignacio Ramonet     

Sous le slogan "Halte à la pauvreté !", la Commission européenne a déclaré 2010 "Année de la pauvreté et de l’exclusion sociale". Il était temps, car il y a, au sein de l’Europe des Vingt-sept, quelque 85 millions de pauvres [1]... Un Européen sur six vit dans le besoin [2]. Et la situation continue de se dégrader à mesure que s’élargit l’onde expansive de l’explosion de la crise.

La question sociale vient se replacer au coeur du débat. La colère populaire se manifeste contre les Plans d’austérité en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Irlande, en Islande, etc. Des grèves et des protestations violentes se multiplient. De nombreux citoyens expriment également leur refus de l’offre politique (l’abstention et le vote blanc atteignent des niveaux record) ou une adhésion à l’égard de divers fanatismes (l’extrême droite et la xénophobie progressent). Parce que la pauvreté et le désespoir social mettent aussi en crise le système démocratique. Faut-il s’attendre à un explosif printemps du mécontentement européen ?

En France, environ 13% de la population, soit un peu plus de huit millions de personnes, vivent déjà sous le seuil de pauvreté. Avec des cas particulièrement révoltants comme celui des "sans domicile fixe"(SDF), niveau maximum de l’exclusion sociale. Selon la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), il y avait en France, en 2007, quelque 200.000 SDF (ils étaient plus d’un demi million au sein de l’Union européenne). Chiffres qui auraient connu, en 2008 et 2009, une augmentation spectaculaire en raison de la brutalité de la crise. Chaque hiver, ses centaines de SDF meurent dans la rue... [3]

Qui sont ces pauvres d’aujourd’hui ? Des agriculteurs exploités par les grands réseaux de distribution, des retraités isolés, des femmes élevant seules des enfants, des immigrés, des jeunes avec des "emplois jetables", des couples avec enfants vivant avec un seul SMIC, et bien entendu la grande cohorte des actifs que la crise vient de jeter à la rue. Il n’y a jamais eu autant de personnes à la recherche d’emploi dans l’Union européenne : 23 millions (cinq millions de plus qu’en 2008). Le pire c’est que la violence du chômage frappe surtout les jeunes. En Espagne, par exemple, pays qui possède le taux le plus catastrophique d’Europe, le chômage des jeunes frappe 44,5% des moins de 25 ans ; en France, 24,5% (la moyenne européenne se situant aux alentours de 20%).

Si la question sociale se pose aujourd’hui de manière aussi dramatique c’est parce qu’elle vient se superposer à la crise de l’Etat-providence. Depuis la fin des années 1970 et l’essor de la globalisation économique, nous sommes sortis du cycle du capitalisme industriel pour entrer dans l’ère du capitalisme ultralibéral dont la dynamique profonde est la désocialisation, la destruction du contrat social. Les principes de solidarité et de justice sociale ont été jetés aux orties.


La principale transformation s’est produite dans le domaine de l’organisation du travail. Le statut professionnel des salariés s’est radicalement dégradé. Dans un contexte caractérisé par le chômage de masse, la précarité a cessé d’être un "mauvais moment à passer en attendant un emploi fixe", et est devenue un état permanent. Ce que le sociologue Robert Castel appelle : le "précariat" [4], une nouvelle condition infrasalariale qui s’est étendue à toute l’Europe. Au Portugal, par exemple, un "salarié" sur cinq est déjà recruté sur la base d’un contrat appelé "recibo verde" (reçu vert). Même s’il travaille depuis des années dans la même entreprise ou la même usine, à plein temps, son employeur n’est qu’un simple "client" auquel le travailleur facture un "service". Le "client" pouvant, à n’importe quel moment, sans aucune indemnité, rompre le contrat, ce fameux "reçu vert".

Une telle dégradation du statut des salariés élargit le fossé des inégalités. Un nombre de plus en plus grand de personnes (surtout des jeunes) se retrouve, de fait, exclu du système de protection (la sécurité sociale) de l’Etat-providence. Le système du "précariat" isole les travailleurs, les marginalise, les brise. Combien de suicides de salariés sur leur lieu de travail ? Abandonnés à eux-mêmes, mis en concurrence féroce chacun contre tous les autres, les individus vivent désormais dans une sorte de jungle. Ce qui désoriente les syndicats, jadis puissants mais souvent tentés aujourd’hui de collaborer avec les organisations patronales.

L’efficacité économique - conçue, exclusivement, en termes de bénéfices toujours accrus et de marges toujours positives - est devenue l’idée fixe, l’obsession centrale des entreprises. Celles-ci déchargent de plus en plus sur l’Etat leurs obligations de solidarité. A son tour, l’Etat - harcelé par la doctrine néolibérale qui lui dicte de réduire impérativement ses dépenses - dévie ces impératifs de solidarité vers les Organisations non gouvernementales (ONG) ou les réseaux humanitaires privés. De telle sorte que l’économique et le social s’éloignent durablement l’un de l’autre. Et l’écart entre les deux devient de plus en plus scandaleux.

Par exemple, en Espagne, alors que le nombre de chômeurs atteignait, en 2009, le nombre de 4,5 millions (3,1 millions en 2008), les entreprises cotées en Bourse distribuaient à leurs actionnaires 32,3 milliards d’euros de bénéfices (19% de plus qu’en 2008). Au sein de l’Union européenne, en plein désastre économique, les profits des dix principales banques ont dépassé, l’an dernier, les 50 milliards d’euros...

Comment cela est-il possible ? Voici l’explication : dès l’explosion de la crise bancaire, à l’automne 2008, les Etats, via leurs banques centrales, ont prêté massivement, à des taux d’intérêt très faibles, aux banques privées en difficulté. Celles-ci ont utilisé ces masses d’argent bon marché pour prêter à leur tour, à des taux beaucoup plus élevés, aux familles, aux entreprises, aux spéculateurs... et aux Etats eux-mêmes.

Faisant ainsi des profits exceptionnels. Conséquence : plusieurs Etats - la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne... - se retrouvent maintenant très lourdement endettés, affaiblis et attaqués par des acteurs financiers (banques, spéculateurs, etc.) largement responsables de la crise de 2008... et que les Etats avaient contribué à sauver de la banqueroute. Des Etats contraints de surcroît d’imposer des plans d’austérité drastiques à leurs citoyens pour satisfaire les exigences des spéculateurs. Ce qui met en fureur des millions de salariés européens.

Ainsi, dans des sociétés où la cohésion sociale vole en éclats, les riches continuent de s’enrichir pendant que le nombre de chômeurs et de précaires explose. Combien de temps les gens supporteront-ils une telle situation ? Le Fonds Monétaire International (FMI), fidèle serviteur de la finance mondiale, n’a-t-il pas lui-même averti, le 17 mars dernier, que si le système financier n’est pas réformé "il y aura des révoltes sociales" ?

Notes:

[1]  Est considérée comme "pauvre", la personne qui vit avec moins de 50% du Revenu médian d’un pays donné. En France, le seuil de pauvreté se situe à 2 000 euros par mois pour un couple avec deux enfants.

[2]  Cf. The Social Situation in the European Union 2007, Bruxelles, 2008 (http://ec.europa.eu/employment_social/spsi/reports_social_situation_fr.htm).

[3]  Selon Christophe Louis, président du collectif Morts de la rue, le nombre des SDF morts "dans la rue ou des suites de la vie dans la rue" en France s’élevait, en 2008. à 359, soit presque un mort par jour...

[4]  Robert Castel, Les Métamorphoses de la question sociale, Gallimard, col. Folio, Paris, 1999.




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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 19:55

 

Compte rendu de la réunion UCIJ du lundi 12 avril 2010

Présents : Attac, Fasti, Union Syndicale Solidaires, la Fase, MRAP, ATTAC 9-10ème, PG, Rajfire, NPA, CSP92, CSP Montreuil, CSP75, Collectif de soutien Montreuil, Lutte ouvrière, RESF 38, Cette France-là , Sud Education, RESF, Gisti, Alternative libertaire

CETTE FRANCE LA

Antonin nous a expliqué les objectifs du travail réalisé par le collectif qui a édité pour la deuxième année le livre cette France là, qui aborde la réalité de l’immigration au travers de témoignages de personnes, de déconstruction des discours officiels, de données sur la réalité et des valeurs en question.

Le collectif a alerté une quinzaine de parlementaires (PC,PS,PG,Verts, Modem et UMP) du Parlement européen, de l’Assemblée nationale et du Sénat pour mettre en place une mission d’audit, qui va demander un statut officiel mais risque fort de ne pas l’obtenir. Cette mission se penchera sur la réalité de la politique menée et ses effets en auditionnant fonctionnaires, associations, migrants,…

Le collectif est prêt à participer à des réunions publiques pour mettre à disposition les résultats de son travail. Il lui a été demandé de communiquer sur l’appel à pétition qu’il a lancé.

GREVE DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS


La grève des travailleurs sans papiers entre dans son septième mois. Rappelons que la stratégie choisie par le mouvement était de faire grève pour obtenir des patrons les promesses d’embauche (sous forme de document administratif CERFA) au nom réel des travailleurs et pour que ces employeurs fassent pression sur le gouvernement notamment sur le ministre du travail.

L’objectif en ne déposant pas de dossiers était d’obtenir une nouvelle circulaire plus favorable.

Or si de nombreuses promesses d’embauche ont été obtenues, si des associations patronales ou des employeurs ont accepté de débattre avec les syndicats représentant les grévistes et de réclamer avec eux une nouvelle circulaire, Besson reste intraitable et le ministère du travail refuse de se substituer à lui.

Cette longue grève plonge dans la précarité les grévistes, qui ne peuvent plus payer, loyers, quittances EDF,… d’autant plus que les soutiens ne sont pas assez nombreux, les quêtes rassemblent moins de fonds,… Beaucoup de grévistes demandent donc que les dossiers soient préparés et déposés, d’autant que les CERFAS n’ont qu’une validité limitée.

Entre syndicats et dans le mouvement de soutien, mais parmi les grévistes le débat sur la stratégie à suivre est important.

Il est donc d’autant plus important que le rassemblement de soutien qui devrait avoir lieu samedi 17 à 14H soit important. Soyez attentifs aux appels et nombreux à y répondre.

Mercredi 14 avril à 14 heures 30 un rassemblement devant l’entreprise MIT au 185 rue de Bercy a lieu.

Jeudi 15 avril 14 heures 30 contre le patron d’extrême droite de Multipro un autre au métro Ménilmontant.

Le soutien aux grèvistes est essentiel

 

 

MARCHE DES COLLECTIFS DES SANS PAPIERS PARIS NICE 

Les collectifs de sans papiers regroupés dans le Ministère de la régularisation de tous les sans-papiers ont décidé de faire une marche de Paris à Nice du 1er mai au 30 mai prochain. 80 marcheurs vont faire neuf cent kilomètres à pied.

Un appel de soutien à la marche circule et est reproduit ci-dessous :

Nous soutenons les sans papiers en marche pour la régularisation !

A Nice les 31 mai et 1er juin se tient un sommet pour commémorer le cinquantième anniversaire des indépendances des pays africains.

Les Collectifs de sans papiers réunis dans le Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers ont décidé de marcher de Paris à Nice pour réclamer la régularisation des sans papiers qui vivent et travaillent en France.

Beaucoup viennent des pays africains qui ont gagné leur indépendance en 1960.

Malheureusement le colonialisme de la France qui avait abondamment pillé les ressources, utilisé les peuples comme réservoir de main d’œuvre a continué à travers des rapports néocoloniaux. Les pays ne se sont pas développés et les habitants ont dû migrer pour nourrir leurs familles.

L’agriculture exportatrice européenne et le mode de développement des pays riches a accéléré le réchauffement climatique qui, dans les pays subsahariens, a diminué les pluies des moussons, et a contraint les paysans à fuir les campagnes, aller végéter dans les villes ou migrer vers l’Europe.

Le gouvernement français est responsable de cette situation, trop souvent les gouvernements africains sont complices de cette politique. Ainsi les Accords de réadmission signés par trop de pays organisent avec l’Europe forteresse de la directive de la honte « la chasse aux migrants » et leur expulsion.

Assez de ces traitements indignes !

Gouvernements africains arrêtez de collaborer !

Gouvernement français, régularisez les sans papiers !

Nous associations et organisations signataires appelons à constituer des collectifs dans toutes les villes étapes pour soutenir et accueillir les marcheurs qui durant le mois de Mai iront de Paris à Nice.

Sont actuellement signataires : Attac, Droits devant, Fasti, Gisti, MRAP, RESF, Assouevam, Union Syndicale Solidaires, Fédération Sud éducation, Emancipation, ACORT, ATMF, FTCR, Maison des Etudiants de Côte d'Ivoire, Alternative libertaire, les Alternatifs, Association des communistes unitaires, la FASE, NPA, les Verts, CSP75, CNSP, Alif Sans Papiers, CSP Montreuil

La FSU, le PS, le PCF, le PG, La CGT, la LDH, la CIMADE ont été sollicités. Nous attendons leurs réponses.

Cette marche est l’occasion dans les villes étapes et sur le parcours de provoquer le débat sur les politiques de l’immigration, la nouvelle loi Besson et le soutien aux sans papiers. Les organisations signatrices et les collectifs de sans papiers appellent à la création de collectifs dans les villes étapes.



MOBILISATION CONTRE LE PROJET DE LOI BESSON

 

A ce jour nous ne savons pas quand le projet de loi passera en première lecture à l’Assemblée nationaleDes associations compétentes sur les questions de droit de l’immigration se sont réunies pour réaliser une analyse détaillée du projet de loi sur l’immigration : Cimade, Adde, Anafe,SAF,Migreurope, Fasti, Mrap, LDH, RESF, Gisti,…

Un texte d’analyse détaillé sera prêt jeudi 15 avril organisé en 8 parties : zone d’attente, éloignement, asile, travail+carte bleue, outremer, jeunes majeurs, citoyenneté, délit de solidarité. Un texte plus synthétique et « grand public » sera diffusé fin avril.

Le collectif UCIJ a pris les décisions suivantes :

Ouvrir largement le collectif pour remplir cette fonction pour laquelle il a été créé de faire connaitre et mobiliser sur ces projets de loi à répétition qui durcissent toujours plus le CESEDA. (6 ème depuis 2002) donc LA REUNION DU LUNDI 3 MAI 19 h au GISTI sera consacrée à la mobilisation sur le projet de loi Besson et proposée à toutes les associations.

L’UCIJ proposera la tenue d’une réunion publique importante à Paris deuxième quinzaine de mai et appelle à ce que se tiennent des réunions publiques dans toute la France durant le mois de mai. Nous nous organiserons pour proposer des personnes pouvant les animer à la demande.

L'UCIJ met en place une nouvelle liste d'échanges "combattre le projet de loi Besson". Le Gisti gère cette liste; trois personnes par association ou organisation peuvent être inscrites. "Adressez les adresses" ;-) à Violaine Carrère <carrere@gisti.org>.

L’UCIJ avec le collectif des associations hautement compétentes en ce qui concerne le droit des étrangers réalisera un document synthétique grand public et une trame d’exposé du projet de loi.

Enfin l’UCIJ propose de faire une journée nationale d’action décentralisée le samedi 19 juin



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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 19:45

 

http://www.socialisme-2010.fr/appel20/doc02.html#politistarrin



Lettre au directeur de Politis, par Jean Michel Tarrin, le 13 avril 2010

Fidèle lecteur de Politis et appréciant autant l’engagement de ce journal que son objectivité, je tiens à signaler les dérives partisanes d’un de vos collaborateurs.

En effet Michel Soudais, rédacteur en chef adjoint de Politis, qui s’occupe particulièrement  de la gauche française et du PG précisément, censure toutes les informations concernant la crise du Parti de Gauche.

Je vous donne en vrac quelques éléments qui prouvent que cette crise existe

Le congrès du Parti de Gauche est reporté pour la deuxième fois,

Il n’y a eu aucune consultation des adhérents quant à la stratégie électorale,

Les « parachutages » se sont multipliés  pour les élections régionales : ainsi la conseillère municipale PG de Colombes a été imposée comme chef de file PG dans l’Oise. Ce qui a entraîné le départ de la majorité des adhérents du PG de l’Oise,

La moitié des adhérents des Alpes Maritimes a quitté le PG suite à des dysfonctionnements bureaucratiques,

La quasi-totalité des adhérents d’Argenteuil (95) a quitté le PG suite à un « parachutage » lors d’une élection cantonale et suite au non-respect des décisions prises par les adhérents,

Le Parti de Gauche s’est transformé en « parti de Mélenchon », relayé par Michel Soudais qui illustre systématiquement ses articles de photos de Mélenchon comme si le PG se réduisait à son président,

La direction du PG « propose » systématiquement des candidatures « officielles »  lors des élections internes, les candidatures venant des comtés de base sont rejetées sans explication

Les propositions d’amendements aux textes soumis aux militants, amendements proposés par les comités de base, ont été purement et simplement mis à la poubelle,

Les sanctions disciplinaires se sont multipliées et sans procédure d’appel,

Le droit de tendance demeure interdit.

Par ailleurs, ce journaliste (Michel Soudais) qui ne tarit pas d’éloges sur Mélenchon est adhérent du PG et participe activement à la mise en place d’une politique anti démocratique au sein du PG : il a traduit devant la commission des conflits des camarades des Hauts de Seine notamment au motif d’ « ouvrir systématiquement les réunions aux sympathisants ». La direction du PG lui a emboîté le pas et a « mis sous tutelle » les 140 adhérents du PG des Hauts-de-Seine.

Pour conclure : quelle que soit la pertinence des analyses élaborées par le PG, le fonctionnement bureaucratique de ce parti l’empêche de jouer un rôle moteur dans la construction d’un Front de Gauche pluraliste, démocratique et anticapitaliste.

Je vous demande de bien vouloir publier cette lettre tout en restant à votre disposition pour vous fournir de plus amples informations.

Cordialement

Jean Michel TARRIN, ex-secrétaire du PG 92 Nord         



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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 18:24
PAJU (Palestiniens et Juifs Unis) no 479, le 16 avril 2010

Arrêter le blocus à Gaza

Une coalition pour arrêter le blocus à Gaza : Plus de 500 passagers venant de plus de 20 pays seront à bord et 5 000 tonnes de fret, notamment du ciment, des maisons préfabriquées, d’autres matériaux de construction, de l’équipement médicale et des fournitures scolaires seront remis aux palestiniens de Gaza.

Istanbul, Turquie - Suite à des mois de préparation, une coalition rassemblant un nombre d’organisations et de mouvements travaillant pour briser le blocus israélien sur Gaza a été annoncée le 4 avril à Istanbul.

La coalition, composée de l’organisation IHH (Insani Yardim Vakfi) basée en Turquie, la Campagne Européenne pour lever le siège de Gaza (sigle en anglais: ECESG), la campagne Greek Ship to Gaza (Bateau Grec pour Gaza), la campagne Swedish Ship to Gaza (Bateau Suédois pour Gaza) et le Mouvement Free Gaza, va envoyer, le mois prochain à Gaza, une flottille de bateaux transportant du fret, des médias, des parlementaires, des célébrités et des activistes. La flottille sera composée d’au moins huit bateaux, dont trois de fret.

Ils quitteront les ports européens à partir du 3 mai pour arriver à Gaza plus tard dans le mois. Le Mouvement Free Gaza a envoyé des bateaux à Gaza depuis août 2008 en s’associant avec des organisations et des activistes du monde entier pour ces missions. En décembre 2009, l’IHH était à la tête d’un convoi pour Gaza qui a amené des tonnes d’aide humanitaire et du ravitaillement. En janvier 2010, la Campagne Européenne a amené 50 parlementaires à Gaza en solidarité avec le peuple palestinien et pour témoigner de la dévastation causée par les politiques illégales d’Israël.

Pendant ce temps, les mouvements "Ship to Gaza" en Grèce et en Suède ont mené des campagnes de sensibilisation et ont collecté des fonds pour cette mission et pour l’acquisition de matériaux qui seront transportés à Gaza.

Grâce à cette coalition, ces organisations pourront maximiser leurs ressources, expériences et engagements pour en finir avec le siège illégal de Gaza. Alors même qu’Israël continue quotidiennement à persécuter les palestiniens, par cette action, nous éveillerons la conscience du monde sur les crimes commis contre les palestiniens.

Adapté de « Coalition to Break the Blockade on Gaza Announced » publié par « Mouvement Free Gaza », www.freegaza.org

Distribué par Palestiniens et Juifs Unis

www.pajumontreal.org




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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 18:14

 

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/04/14/france-televisions-le-mefait-du-prince_1333364_3232.html

Edito du Monde

France Télévisions : le méfait du prince

LE MONDE | 14.04.10 | 13h52

A l'heure du bilan, le dossier France Télévisions apparaîtra, à l'évidence, comme l'un des plus emblématiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy et de sa "méthode" de gouvernement. Tout y est : fait du prince, bricolage et copinage.

Résumons, pour ceux qui n'auraient pas suivi ce feuilleton. Le 8 janvier 2008, le président de la République surprend tout le monde. Sans prévenir les principaux intéressés, dont le patron de France Télévisions, Patrick de Carolis, il annonce la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. C'est pour leur bien, assure-t-il : plutôt que de lutter à armes inégales avec le privé sur le terrain commercial, elles pourront se consacrer entièrement à la qualité de leurs programmes.

Une commission, présidée par le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, est chargée de ficeler l'affaire. Trois mois plus tard, ses conclusions sont écartées par le chef de l'Etat, qui fixe ses conditions : la suppression de la publicité sera effective après 20 heures dès le 1er janvier 2009 et totale à la fin de 2011. En outre, Nicolas Sarkozy décide qu'à l'avenir les patrons de l'audiovisuel public (France Télévisions et Radio France) seront nommés directement par lui et non plus par le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Ce double fait du prince est entériné par une loi du 5 mars 2009.

Mais bien des aspects du dossier restent confus. Comment compenser le manque à gagner pour France Télévisions ? L'augmentation de la redevance ayant été écartée par M. Sarkozy, une taxe acrobatique est prévue, dont tout laisse penser qu'elle n'aura pas l'aval de Bruxelles. Que faire de la régie publicitaire de France Télévisions, à terme inutile ? La vendre à qui en veut. C'est avec Stéphane Courbit, associé à Publicis, que Patrick de Carolis est fermement invité à engager une négociation exclusive. Qu'il soit producteur de télévision et que cela risque de créer un conflit d'intérêts( "un problème déontologique", selon le ministre de la culture lui-même) est sans importance : M. Courbit n'est-il pas un ami du chef de l'Etat, soutenu de surcroît par Alain Minc, très écouté à l'Elysée et en affaires avec M. Courbit ?

Les derniers épisodes donnent la mesure du bricolage. Compte tenu de l'état calamiteux des finances publiques, des voix dans la majorité, dont celle de M. Copé, s'interrogent sur l'utilité de supprimer complètement la publicité sur les chaînes publiques. Cela changerait évidemment les paramètres de la cession de la régie publicitaire.

Coup de théâtre le 13 avril : devant tant d'incertitudes, le patron de France Télévisions, contre l'avis des représentants de l'Etat, décide de suspendre sine die la négociation avec M. Courbit. Patrick de Carolis, dont le mandat s'achève en août, sait ses jours comptés. Le nom de son successeur circule déjà avec insistance : c'est un autre "chouchou" du président, Alexandre Bompard, actuel patron d'Europe 1.

Nicolas Sarkozy avait promis une "démocratie irréprochable" et un "Etat impartial". Chacun jugera.

Article paru dans l'édition du 15.04.10



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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 19:52

 

http://www.silviacattori.net/article1177.html

L’étranglement de la population de Gaza par Israël

Une flottille internationale au secours de Gaza

La population de Gaza est victime du plus grand scandale de notre temps. Gaza est à l’agonie non pas à cause d’une catastrophe humaine naturelle mais à cause d’une catastrophe minutieusement organisée et exécutée par Israël. Une coalition internationale, qui rassemble nombre d’organisations et mouvements, se prépare à envoyer une flottille de dix bateaux pour briser le blocus israélien illégal qui asphyxie Gaza. Paul Larudee, un participant californien à cette audacieuse entreprise, répond aux questions de Silvia Cattori.

Silvia Cattori : Avec le Free Palestine Movement californien que vous présidez, vous vous préparez à vous joindre en Méditerranée à un convoi composé d’une impressionnante flottille. Vous étiez à l’origine du projet dont les bateaux ont réussi à accoster Gaza en août 2008. Ce succès avait alors consacré la naissance du Free Gaza Movement (FGM). Qu’est-ce qui n’allait pas avec ce mouvement qui vous a conduit à en créer un autre [1] ?

Paul Larudee : Nous n’étions à l’origine qu’un petit groupe de gens basés en Californie que le projet de partir à Gaza par mer avait réunis. Après avoir réussi à naviguer avec notre groupe jusqu’à Gaza, pour la première fois en 40 ans, je pensais que, après ce test réussi, Free Gaza devait s’en tenir là et cesser d’envoyer des petits bateaux sans envergure et sans matériel conséquent. Qu’il fallait envisager quelque chose de plus ambitieux susceptible d’ouvrir à la population de Gaza des perspectives concrètes. Je pensais qu’il fallait organiser un système régulier de transport de marchandises et de passagers capable de contribuer à l’amélioration de la vie des Palestiniens de Gaza.

Après cette expérience, notre groupe s’est scindé en plusieurs groupes, dont celui qui est devenu le Free Palestine Movement. De nouveaux groupes sont nés qui ont créé d’autres initiatives, et ont poursuivi la lutte pour contraindre Israël et l’Égypte à lever le blocus qui enferme Gaza [2].

Aujourd’hui le mouvement prend de l’ampleur. Grâce aux efforts de plusieurs ONG - pas seulement européennes - soutenues par des volontaires et des personnalités de 30 pays, une grande coalition s’est créée [3], ; elle prépare l’envoi d’une flottille de dix navires qui vont transporter plus de 500 personnes, et trois cargos qui vont livrer 5’000 tonnes de matériel urgent à Gaza.

C’est la plus grande initiative internationale de ce genre jamais organisée. Trente pays sont représentés par les gens qui vont partir avec ce convoi maritime. Le départ vers Gaza est prévu dans le courant de mai et les bateaux devraient atteindre leur destination avant la fin du mois.

Silvia Cattori : Avec quel groupe le Free Palestine Movement va-t-il naviguer ?

Paul Larudee : Nous allons naviguer avec les bateaux affrétés par le Greek Free Gaza Movement. Chaque groupe est responsable de ses propres bateaux et des passagers qu’il prend à son bord.

Silvia Cattori : Quelques jours après l’annonce de cette coalition destinée à secourir Gaza, il y a eu des menaces sur des militants [4]. Les organisateurs de cet impressionnant convoi n’ignorent pas que l’armée israélienne et ses agents se préparent certainement déjà à faire capoter ce projet ?

Paul Larudee : Avec une flotte de cette importance, dont les préparatifs ont duré plus d’une année, les organisateurs ont fait ce qu’ils pouvaient faire de mieux. La dimension de ce convoi se hausse à la hauteur de la tâche. Elle devrait rendre plus difficile toute tentative d’interdire le passage de la flottille.

Silvia Cattori : Cela n’en reste pas moins un défi dont l’issue est incertaine. Israël cherche notamment à liquider la direction du Hamas à Gaza. Ses agents se sont toujours servis du mouvement de solidarité pour faire du renseignement en Palestine. La suspicion demeure qu’Israël a laissé accoster plusieurs bateaux conduits par Free Gaza en 2008 parce qu’il y avait trouvé son intérêt. Quand il n’y a plus trouvé son intérêt, il les a stoppés [5]. Ce qui nous laisse penser qu’il ne laissera passer votre convoi que s’il y trouve son compte. Ou si, en cas d’épreuve de force en mer, votre flottille se voyait assurée du soutien d’États. Comment les organisateurs de ce convoi vont-il résoudre la question cruciale des infiltrations ?

Paul Larudee : Nous sommes des groupes ouverts et transparents. Nous sommes bien sûr conscients de tout cela et prenons des précautions en conséquence. Je crois que nos alliés palestiniens qui attendent notre arrivée savent mieux que quiconque que, malgré toutes les précautions, l’infiltration d’agents est possible. Cela fait partie du jeu.

Silvia Cattori : Avez-vous établi une stratégie dans le cas où Israël vous barrerait le passage ?

Paul Larudee : Oui, bien sûr. Je crois que ce ne sera pas chose facile pour Israël de nous barrer la route. Il y aura à bord des personnalités éminentes. Il y aura des journalistes. Il va être difficile aux médias qui voudraient l’ignorer de passer sous silence une flottille de cette ampleur et comprenant autant de personnalités ayant pour but de porter secours à une population en grande détresse.

Israël n’a aucune légitimité à empêcher notre convoi de naviguer dans les eaux internationales, puisque nous n’entrons pas dans des eaux reconnues par aucune autorité – y compris israélienne - comme territoire israélien. Nous sommes déterminés à ne pas nous laisser stopper par son armée car c’est notre droit de naviguer dans cette zone. Nous allons résister ; nous ne céderons pas. La marine israélienne devra faire usage de la force, envoyer des commandos à bord de nos bateaux….

Silvia Cattori : Depuis quarante trois ans, aucun bateau palestinien n’a jamais pu franchir cette zone ; la marine israélienne coule les bateaux palestiniens. Tout n’est-il pas envisageable ?

Paul Larudee : Toutes sortes de scénarios sont prévus. Nous nous préparons à mobiliser l’opinion publique et à faire connaître notre droit de navigation. Des avocats sont prêts à intervenir et à nous défendre si ce droit est menacé. Nous pouvons compter sur l’effet médiatique qu’une pareille opération ne manquera pas de provoquer. Plus de 30 pays vont avoir des ressortissants à bord de ces bateaux. Ils feront appel à leurs gouvernements. Quant au Free Palestine Movement, il peut compter sur l’appui de membres du Congrès des États-Unis. Barbara Lee, représentante de notre département en Californie, est prête à défendre nos droits. Je suis assez optimiste.

Silvia Cattori : Quand on parle avec des gens à Gaza, on les sent très désabusés sur les va-et-vient d’internationaux. Ils disent n’en avoir jamais vu de retombées. La première fois, les bateaux de Free Gaza ont suscité de la joie. Puis cela les a laissés totalement indifférents. C’était pour eux des effets médiatiques sans conséquences. En quoi ce nouveau convoi pourra-t-il véritablement trancher ?

Paul Larudee : Après le premier accostage en août 2008 avec les deux petits bateaux symboliques, je souhaitais que l’on transforme ce succès en envisageant la réalisation de projets plus substantiels : un cargo et l’utilisation de cette voie maritime pour transporter des marchandises et permettre aux gens de Gaza de faire des échanges commerciaux librement. Je n’étais donc pas très content de répéter l’envoi de petits bateaux à Gaza. Maintenant on voit que la grande coalition internationale est en train de réaliser ce grand projet. En tant que Free Palestine Movement, nous avons pour mandat d’assurer qu’il y ait une présence de personnalités états-uniennes parmi les participants au convoi.

Silvia Cattori : Une question est toujours posée par des gens qui ont contribué financièrement au succès de Free Gaza. Combien d’argent a-t-il été englouti dans l’achat de bateaux et les dépenses des militants ?

Paul Larudee : Un demi-million d’Euros a été dépensé pour l’achat des deux premiers bateaux et couvrir les dépenses des militants du Free Gaza Movement durant deux ans de préparatifs. C’est bien sûr beaucoup. Il est difficile de justifier un tel niveau de dépenses à long terme. Mais, cette fois, ce qui sera dépensé par les groupes qui composent la flottille devrait se voir justifié par des résultats plus concrets.

Silvia Cattori : Votre action est-elle humanitaire ou politique ?

Paul Larudee : Ni l’une ni l’autre. C’est une action en faveur des droits humains. Nous ne sommes pas liés à des partis politiques ; nous livrons une aide humanitaire à Gaza dans des circonstances dont la gravité nous impose de le faire. Nous voulons appeler la communauté internationale à faire appliquer le droit des Palestiniens de Gaza ; y compris le droit de sortir de Gaza. La liberté de mouvement est un droit qui doit être garanti à toute personne. Le Free Palestine Movement s’est engagé à soutenir le droit international et les droits humains du peuple palestinien.

Silvia Cattori : Il n’y aura de solution que politique. Raison pour laquelle les militants palestiniens [6] considèrent que le soutien des mouvements est effectif uniquement s’il se fonde sur deux exigences : le refus de l’occupation coloniale et la reconnaissance des droits fondamentaux des Palestiniens. Tous ceux qui vont naviguer avec le Free Palestine Movement sont-ils appelés à se déterminer à ce sujet ?

Paul Larudee : Tous les participants comprennent que ces principes sont à la base de ce projet et de notre message. Toutefois il y a des considérations stratégiques ; la présence de telle personnalité est déjà en soi un acte de résistance à l’occupation, même si sur les principes elle ne se prononce pas. Chaque personne a ses propres raisons quand elle accepte de se rallier à ce projet. Et nous avons nos propres raisons stratégiques en choisissant de l’inviter.

Silvia Cattori : Vous avez d’autres actions en projet ?

Paul Larudee : Oui nous avons de nombreux projets. Notre objectif est toujours le même : mettre en cause Israël à propos de ses violations des droits humains. Nous envisageons l’envoi d’un avion à Gaza à la fin de l’année. Dans l’immédiat, nous sommes concentrés sur les préparatifs liés à notre participation à la flottille.

Silvia Cattori : Ce n’est que le commencement d’une longue lutte ?

Paul Larudee : Nous espérons pour le peuple palestinien qu’elle ne soit pas trop longue ; et que la libération de la Palestine ne soit pas trop lointaine. La patience est une vertu ; mais l’impatience est elle aussi vertueuse.

Silvia Cattori

Notes

[1] https://www.freepalestinemovement.org/index.php

[2] La Gaza Freedom March, Viva Palestina, le Greek Free Gaza Movement basé à Athènes, et le Free Palestine Movement basé en Californie.

[3] Cette coalition est composée de l’ European Campaign to End the Siege on Gaza (ECESG), de l’ONG turque des droits humains Insani Yardim Vakfi (IHH), de la Greek Ship to Gaza campaign, de la Swedish Ship to Gaza campaign, et du Free Gaza Movement.

[4] Voir : http://savegaza.eu/eng/index.php ?id=309

[5] Par trois fois, en 2008, Israël a laissé passer les bateaux de Free Gaza. Par la suite, les autres tentatives ont été stoppées.

[6] La Palestinian campaign for the academic and cultural boycott of Israël (PACBI) a demandé aux mouvements de solidarité internationale qui veulent soutenir leur juste cause, de respecter deux conditions. Primo : tout projet doit exprimer une forme de résistance à l’occupation. Secondo : ceux qui participent à des projets doivent appuyer les droits fondamentaux des Palestiniens ; avoir des postions qui ne mettent pas en discussion ces droits.

Ce sont des mesures qui devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël reconnaisse le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en mettant fin à son occupation et à sa colonisation de tous les terres Arabes et en démantelant le Mur ; en reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens Arabo-Palestiniens d’Israel à une égalité absolue ; en respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU.



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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 19:41
Pour la journée internationale des Prisonniers Politiques, venez nombreuses et nombreux avec banderoles et drapeaux au rassemblement devant l'Administration Pénitentiaire à l'angle de la rue du Renard et de la rue de la Verrerie (75 004 Paris) samedi 17 avril 2010 à 14 heures.

(Si des orgas ou collectifs veulent signer l'appel ci-après, le Comité solidaire du peuple Basque (CSPB) centralise les signatures à l'adresse mail:  comite_basque@yahoo.fr )

A diffuser le plus largement possible :

Sixième Journée Internationale des Prisonniers Politiques

A Paris aussi, mobilisons-nous !

En 2004, réunis à l'occasion de la Première Conférence sur les Prisonniers Politiques à Donostia (Euskal Herria), plusieurs organisations ont adopté une déclaration faisant du 17 avril la Journée Internationale des Prisonniers Politiques. Cette date, choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien instituée en 1975, permet de rappeler à l'opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenus pour leurs idées politiques.

Aux quatre coins du monde, de Lewisburg (Pennsylvanie, USA) à Al Naqab (Palestine occupée), en passant par le Pérou ou l'Espagne, les institutions judiciaires des États impérialistes et colonialistes n'ont de cesse de remplir leurs sinistres geôles de milliers de militantes et militants profondément épris de liberté.

A cet égard, l'État français a constitué une véritable législation d'exception, mise en pratique par la 14ème section du Parquet de Paris et son bras policier, la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT). Cette juridiction spéciale se traduit par une procédure particulière, notamment au cours de l'instruction. Aussi, les Cours d'Assises chargées de faire comparaître les accusés sont uniquement constituées de magistrats professionnels, excluant ainsi tout jury populaire.

Depuis 1986 et la création de ces Cours d'Assises spécialement composées afin de combler le vide laissé par la disparition de la Cour de Sûreté de l'État cinq ans auparavant, ce sont ainsi des centaines de militantes et militants indépendantistes basques et corses ou révolutionnaires qui ont été condamnés à des peines extrêmement longues par ces juges envoyés en service commandé par un État vengeur. Ce dernier espérant par ce biais anéantir toute résistance, niant ainsi l'existence de graves problèmes politiques et sociaux.

Dans cette lignée, l'État français continue de nier à Jean-Marc Rouillan, à Georges Cipriani, à Georges Ibrahim Abdallah ou encore aux militants basques et corses, la reconnaissance de la particularité de leur lutte avec un statut de prisonnier politique. Ce statut entraînant de fait l'admission, par l'État, de conflits politiques sur son territoire.

La condamnation passée, l'institution pénitentiaire prends le relai et applique, aux prisonniers politiques ainsi qu'à tous les enfermés se dressant face à son cynisme, des traitements inhumains, s'assimilant à de véritables actes de torture.

Parmi ceux-ci, l'éloignement systématique des détenus politiques de leurs proches est inacceptable. L'article D402 du Code de Procédure Pénale affirme pourtant « [qu'] en vue de faciliter le reclassement familial des détenus à leur libération, il doit être particulièrement veillé au maintien et à l'amélioration de leurs relations avec leurs proches. » Aujourd'hui, les plus de 200 prisonniers politiques basques et corses incarcérés dans les prisons françaises sont majoritairement détenus à des centaines de kilomètres de leurs familles. Cela est intolérable !

A l'intérieur des prisons, l'attribution quasi-systématique du statut de Détenu Particulièrement Signalé (DPS) aux prisonniers qui ont fait le choix de se lever face aux nombreux traitements dégradants, ainsi que l'instauration de quartiers d'isolement, contribuent à l'entreprise de destruction morale et physique de femmes et d'hommes en lutte. A ce titre, le Collectif des prisonnières et prisonniers politiques basques veut faire de 2010 une année de revendications fortes, en menant notamment une grève de la faim annuelle.

A tout cela, nous opposons notre refus et notre révolte. Les organisations et associations signataires exigent la  reconnaissance du statut de prisonnier politique, le  rapprochement immédiat et inconditionnel de tous les prisonniers  détenus loin de leurs proches, l'abolition  du statut de DPS et des quartiers d'isolement pour tous et la  fin des longues peines pour tous

Pour porter nos revendications, nous appelons à un rassemblement devant l'Administration Pénitentiaire, à l'angle de la rue du Renard et de la rue de la Verrerie (75 004 Paris), samedi 17 avril 2010 à 14 heures.

Le même jour, nous appelons également à participer à la soirée de solidarité organisée au CICP, 21ter rue Voltaire (75 011 Paris), à partir de 19 heures, avec la participation de Gabi Mouesca, Jacques Gaillot, Stéphane Hessel et une animation musicale.

Signataires : Alerte Honduras - Associu Sulidarità (Corsica) - Coordinadora Popular Colombiana de París - Comité Perou – Comité de Solidarité avec le Peuple Basque - Nouveau Parti Anticapitaliste - Terre et Liberté pour Arauco (Mapuches Chile)




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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 19:10

 

Communiqué de l’Association des victimes de l’incendie de l’hôtel Paris Opéra (AVIPO)

Cinquième commémoration de l'incendie de l'hôtel Paris Opéra
Samedi 17 avril 2010 à 15 heures
Rendez-vous devant l’hôtel au 76 rue de Provence 75 009 Paris
Métro : Chaussée d’Antin ou La Fayette (ligne 9)

Que fait la justice ?

Le samedi 17 avril 2010, les victimes de l’incendie de l’hôtel Paris-Opéra (76 rue de Provence - 9ème) appellent à un rassemblement à 15 heures devant l’hôtel. Cette cinquième commémoration est placée sous le signe d’une fédération des différentes familles victimes d’autres sinistres dans les hôtels sociaux et les immeubles insalubres afin de dénoncer la lenteur des procédures judiciaires.

Cinq ans après le drame de l’hôtel Paris Opéra au cours duquel onze enfants et treize adultes ont péri, deux ans après le dépôt des conclusions des experts et dix mois après l’audience signifiant la clôture de l’instruction, la justice semble refuser de faire la lumière sur les causes et les responsabilités de ce drame : les manquements graves aux obligations de sécurité, la location de chambres sans fenêtre où beaucoup de victimes ont péri, le surpeuplement dans les chambres de l’hôtel, l’absence de qualification du personnel, les modifications des lieux sans autorisation, les contrôles laxistes des autorités administratives et l'encombrement permanent de l'unique escalier

Beaucoup de fautes, de négligences, d'aveuglement, voire de connivences et de mépris ont alourdi le bilan.

Or les charges appellent des réponses et des condamnations très fermes contre tous les acteurs de ce drame : le propriétaire, les gérants, les organismes sociaux qui alimentaient ce commerce hôtelier et les autorités administratives chargées du contrôle des conditions de sécurité. Il ne peut y avoir d’absents au procès !

Nous voulons la justice !

Association des victimes de l’incendie de l’hôtel Paris Opéra (AVIPO)


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