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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 19:32

 

Assemblée Générale du mercredi 20 octobre à la Bourse du travail de Lyon : communiqué de presse

Une assemblée générale s’est tenue à la Bourse du travail de Lyon suite au rassemblement devant le tribunal de grande instance ce mercredi 20 octobre. Ce rassemblement pacifique en soutien aux inculpés s’est heurté à un dispositif policier important démesuré et provocateur (gendarmerie CRS, BAC, hélicoptère, GIPN…). En dépit des provocations, ce rassemblement s’est tenu dans le calme et a décidé de la tenue de cette assemblée générale.

L’assemblée générale affirme son soutien intégral, politique et financier aux inculpés du mouvement social contre la réforme des retraites

Elle exige l’arrêt des poursuites et la libération des détenus

Elle condamne les provocations et la violence policières

Elle exige le respect des droits démocratiques (droit de grève, de s’exprimer, de s’organiser, de se rassembler, de manifester)

Elle refuse et condamne les pressions administratives qui empêchent l’organisation des opposants à la réforme

Elle exige le retrait pur et simple de la réforme des retraites

Elle exige le retrait pur et simple des lois et décrets racistes (CESEDA-Besson, LOPPSI)

En conséquence, elle exige la démission de ce gouvernement liberticide, antisocial et raciste

L’assemblée générale condamne les fermetures administratives arbitraires des universités (Lyon 2, etc.) qui ont pour seuls buts la désorganisation et la casse du mouvement étudiant, les pressions exercées sur les lycéens mobilisés par les directions d’établissement et la réouverture forcée des raffineries et dépôts de carburant, qui est une atteinte au droit de grève

En particulier, les administrations scolaires et universitaires qui adoptent un tel comportement ont une responsabilité majeure dans la répression à laquelle est confrontée la jeunesse. L’assemblée générale appelle la population et les organisations à rallier ces positions, et à rejoindre les comités de lutte pour organiser et élargir le mouvement jusqu’à la victoire.





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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 17:10

 

PROCES BDS EN FRANCE

Le prochain procès BDS qui est annoncé en France est celui de nos camarades de Mulhouse, le 29 novembre prochain.

Il y a d'autres personnes inculpées ailleurs, mais les dates des jugements sont soit plus tardives, soient encore non déterminées.

Ainsi, le procès de nos trois camarades de Perpignan, Jeanne, Yamina et Bernard, initialement prévu le 11 octobre 2010, a été renvoyé au 24 janvier 2011.

Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine est citée à comparaître devant la dix septième chambre correctionnelle du tribunal de Paris, pour avoir publié sur le site EuroPalestine la vidéo d'une action collective de la campagne BDS à Evry en juillet 2009, signée par une dizaine d'associations. La date de ce procès sera annoncée le 29 octobre prochain. Le même jour, au Palais de justice de Paris, il se trouve que nous serons confrontés à un membre de la LDJ, Steve Bismuth, qui nous a envoyé une vidéo de menaces. Il a été condamné à trois mois de prison avec sursis en première instance, et il fait appel.

Un autre procès impliquant quatre personnes (dont Olivia Zémor), citées à comparaître pour leurs actions de boycott en Seine Saint Denis (Saint-Denis et Aulnay) et à Paris, en février et mars 2009, juste après les massacres de Gaza, doit avoir lieu au tribunal de Bobigny. La date en sera fixée le 18 novembre prochain.

Les plaignants sont les mêmes (la bande à Ghozlan-Goldnadel), ainsi que les chefs d'inculpation.

Nous vous tiendrons informés de ces échéances dès qu'elles nous aurons été transmises, ainsi que du jugement en appel de Sakina Arnaud, qui doit être rendu ce vendredi à Bordeaux.

Mais nous pouvons d'ores et déjà indiquer que nous espèrons, pour ces différents actions, auxquelles avaient participé plus d'une centaine de personnes, mettre en oeuvre la procédure des comparants volontaires, tout comme nos camarades espagnols.

Et nous tenons à souligner, comme ces derniers, que nous ne cèderons pas aux tentatives d'intimidation. Les appels au boycott de l'occupant israélien se poursuivent en France comme dans les autres pays. Nous vous engageons notamment à interpeller tous les commerçants qui vendent des produits dits "israéliens" ou d'origine non précisée, et tous les politiques qui acceptent que ces produits illicites entrent en France.

L'appel lancé par la société civile palestinienne, le boycott d'Israël, est légitime. Il vise à mettre un terme à l'impunité de l'Etat d'Israël, en faisant payer à l'occupant le prix de l'occupation, de la colonisation, du nettoyage ethnique des Palestiniens, et de tous ses crimes de guerre. Il concerne le boycott économique, culturel, universitaire et sportif.
Ce mouvement est en plein essor. Hier encore, on apprenait la décision du célèbre réalisateur britannique Mike Leigh de boycotter un déplacement en Israël, en raison des nouvelles loi racistes votées par le Parlement israélien, qui exige désormais que les non-juifs prêtent serment d'allégeance à l'"Etat juif et démocratique" pour acquérir la citoyenneté israélienne)

TOUS A MULHOUSE LE 29 NOVEMBRE PROCHAIN

La mobilisation en soutien aux militants de Mulhouse, inculpés pour avoir distribué un tract appelant au boycott des produits "israéliens" et pour avoir porté un T.Shirt comportant les inscriptions "PALESTINE VIVRA/BOYCOTT ISRAEL" doit être aussi forte que celle mise en oeuvre pour la défense d'Alima et Omar.

Nous prendrons notre journée du lundi 29 novembre pour aller, de toutes les régions de France, exiger des sanctions contre Israël et le respect de la liberté d'expression. De Paris, nous avons d'ores et déjà pris une cinquantaine de billets de train nous permettant d'arriver à Mulhouse dimanche soir et d'en repartir lundi soir. Nous serons hébergés sans frais sur place. Le procès doit commencer à 8 H 30 le 29 novembre, qui se trouve être la Journée Internationale de solidarité avec la Palestine !

MERCI A TOUS CEUX QUI PEUVENT VOYAGER AVEC NOUS, DE L'INDIQUER (info@europalestine.com), AFIN QUE NOUS PUISSIONS VOUS RÉSERVER UNE PLACE DE TRAIN PARIS-MULHOUSE AU PRIX DE 30 EUROS ALLER-RETOUR. (tarif qui comprend une subvention importante de la part de CAPJPO-EuroPalestine).

UN OU PLUSIEURS CARS PARTIRONT DE STRASBOURG LUNDI MATIN DE BONNE HEURE. MERCI DE CONTACTER MICHEL FLAMENT (flament@evc.net) A CE SUJET.

MERCI A TOUS CEUX QUI PEUVENT VENIR D'AUTRES VILLES ET QUI RECHERCHENT DU CO-VOITURAGE DE NOUS LE COMMUNIQUER.

NOUS AVONS EGALEMENT BESOIN DE VOTRE SOLIDARITE FINANCIERE POUR MENER A BIEN TOUTES CES ACTIONS. CAPJPO-EuroPalestine soutient financièrement tous les inculpés, et le soutien dont ils ont besoin. Nous avons ainsi pris en charge la location d'un camion sono pour assurer les prises de parole devant le tribunal de Pontoise. Nous nous proposons de l'assumer également à Mulhouse, grâce à vos dons et cotisations.

Merci d'envoyer vos chèques à CAPJPO-EuroPalestine, 16 bis rue d'Odessa.75014 Paris, avec la mention "SOLIDARITE PROCES" au dos.


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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 16:56

 

Tout notre appui à la lutte des travailleurs et de la jeunesse français

Retrait immédiat du projet contre les retraites !

Le dernier mois, à six reprises, des millions de travailleurs français sont descendus dans les rues dans des manifestations contre le projet de remise en cause des retraites du gouvernement Sarkozy. Dans les manifestations de la dernière semaine, la jeunesse avec les organisations étudiantes s’est jointe aux mobilisations et grèves dans toute la France ; comme plusieurs secteurs de la classe des travailleurs , comme ceux des raffineries, ils cherchent à aider par leur exemple le comment garantir la défaite de Sarkozy et de son projet en paralysant tout le pays.

L’attaque de Sarkozy contre les travailleurs français est l’expression de la politique des gouvernements capitalistes du monde entier qui consiste à faire retomber sur le dos des travailleurs et de la jeunesse les coûts de la crise économique impérialiste.

La crise qui surgit en 2008, ayant comme centre les Etats-Unis, s’exprime maintenant de manière brutale dans tout le continent européen. Dans tous les pays d’Europe, la politique dictée par l’ Union Européenne représente une attaque contre les travailleurs et leurs droits sociaux et du travail conquis au cours de décades de lutte. La Grèce, l’ Espagne, le Portugal, la France, l’ Angleterre, l’ Italie , les pays de l’ Est européens ont déjà annoncé des mesures avec leurs particularités , mais qui vont toutes dans le même sens : des milliards d’euros dégagés par les gouvernements en faveur des banques et les grandes entreprises seront payés avec les emplois , les salaires et les droits des travailleurs.

Les travailleurs ont démontré leur disposition à la lutter : le premier semestre les grèves générales du peuple grec montrèrent le chemin de la lutte,de la résistance. Des manifestations et grèves ont eu lieu dans plusieurs pays. En ce moment le centre de la résistance est en France avec les mobilisations de millions et des grèves qui pointent vers la nécessité d’arrêter tout le pays jusqu ‘ à la défaite du Gouvernement Sarkozy. Notre tâche est d’ entourer de solidarité les mobilisations des travailleurs et de la jeunesse françaises; et de chercher à construire l’ unité entre tout le processus des luttes et des mobilisations qui se déroulent en ce moment en Europe.

Les manifestations et grèves ont eu lieu dans plusieurs pays, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, la République Tchèque et tant d’autres. L’unité des mobilisations et la solidarité sont le chemin pour renforcer la lutte et en même temps pour combattre la xénophobie et le racisme. Les responsables de la crise ne sont pas les immigrés ou n’importe quel autre secteur de notre classe. Mais au contraire, les grands capitalistes et leurs gouvernements.

Les attaques contre les salariés, les emplois, les droits sociaux et du travail ont lieu dans le monde entier. La victoire des travailleurs français et européens renforce la lutte et la résistance que nous mènerons dans tous les pays pour que le prix de la crise économique impérialiste soit payée par les banquiers et le grands patronat et non par la jeunesse et les travailleurs.

Vive le lutte des travailleurs et de la jeunesse français.

Construire l’ unité et la solidarité internationale des luttes et de la résistance.

Que les riches payent pour la crise.

Coordenação Nacional da CSP Conlutas - Brasil
Sarzedo - Minas Gerais
17 de outubro de 2010

Dirceu Travesso

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 10:52

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20101020/tfr-social-retraites-hortefeux-56633fe.html

Hortefeux: trois nouveaux dépôts de carburant débloqués, mille quatre cent vingt trois "casseurs" interpellés (Associated Press)

Les dépôts de carburant de La Rochelle (Charente-Maritime), Donges (Loire-Atlantique) et du Mans (Sarthe) ont été débloqués dans la nuit de mardi à mercredi par les forces de l'ordre pour "empêcher la paralysie de notre pays", a fait savoir mercredi matin Brice Hortefeux, qui a annoncé par ailleurs que mille quatre cent vingt trois "casseurs" avaient été interpellés en une semaine.

"Chacun doit bien en être convaincu: nous ne laisserons pas bloquer le pays; nous ne laisserons pas les voyous impunis", a martelé le ministre de l'Intérieur, président de la cellule interministérielle de crise, lors d'un point de presse convoqué tôt mercredi matin.

"J'en appelle à la responsabilité de tous. Il est temps de mettre fin aux blocages de dépôts de carburant", a ajouté Brice Hortefeux. "Il est temps de mettre un terme aux violences et à des débordements inacceptables".

Concernant les dépôts de carburant bloqués dans le cadre du mouvement social contre le projet de réforme des retraites, Brice Hortefeux a affirmé que 21 dépôts avaient été débloqués entre vendredi dernier et mardi. Trois autres dépôts ont été débloqués dans la nuit, un déblocage "indispensable", a-t-il dit, car "l'ouest de la France est menacé d'une très grave pénurie".

Selon le ministre, "la libération de ces dépôts s'est faite sans incident et a permis, dès à présent, à des dizaines de camions de procéder à la distribution de plusieurs millions de litres de carburant".

Les "tensions d'approvisionnement" observées dans plusieurs départements ces derniers jours découlent notamment de l'"augmentation considérable des achats de précaution", de cinq cent pour cent le week-end dernier, "mais surtout des blocages d'une vingtaine de dépôts parmi les plus importants de notre territoire", a-t-il expliqué.

"Ce blocage a gravement désorganisé la distribution des carburants dans notre pays et peut menacer désormais le fonctionnement des services publics et des services de secours et d'urgence", a-t-il insisté, dénonçant des actes "inacceptables", mais aussi "irresponsables.

"La situation actuelle ne saurait durer sans de très graves conséquences pour notre vie en société, notre économie, mais aussi la santé et la sécurité de nos concitoyens", a-t-il averti. "Concrètement, si la situation perdurait, ce sont des entreprises qui seraient sacrifiées et des emplois qui seraient supprimés. Chacun doit en être bien conscient, dans ce contexte de sortie de crise".

"Nous continuerons donc à débloquer autant que nécessaire ces dépôts, car quelles que soient les préoccupations et les revendications, l'immense majorité n'a pas à subir la loi d'une minorité", a-t-il averti.

Brice Hortefeux a aussi évoqué les incidents survenus lors des manifestations, expliquant que "des voyous ont fait, ces jours derniers, le choix délibéré de la violence la plus extrême".

"Hier encore, à Lyon, mille trois cent casseurs, dont la moitié de mineurs, ont semé la terreur dans le centre-ville, pillé dix magasins, incendié sept véhicules, en ont retourné vingt et un, et détruit de nombreux abris-bus", a -t-il dit, évoquant aussi le cas de Nanterre (Hauts-de-Seine) où "deux jours de suite, une bande de délinquants n'a eu de cesse de terroriser les lycéens du lycée Joliot-Curie".

"Nous ne tolérons et ne tolérerons aucun débordement et depuis le début de ces agissements", a assuré le ministre évoquant quatre cent vingt huit interpellations, dont soixante dix neuf à Lyon (Rhône) et soixante neuf au Raincy (Seine-Saint-Denis) pour la journée de mardi. "En une semaine, ce sont, au total, mille quatre cent vingt trois casseurs qui ont été interpellés", dont "mille ont été placés en garde à vue et cent quarante neuf ont, d'ores et déjà, été déférés", a-t-il précisé.

Brice Hortefeux a promis de mobiliser "tous les moyens nécessaires afin de mettre ces voyous hors d'état de nuire". "S'il faut envoyer des unités spécialisées, c'est-à-dire la FIPN (Force d'intervention de la police nationale) et le GIGN (Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale), je vous le dis, je n'hésiterai pas à le faire", a prévenu le ministre.




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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 19:26

 

http://www.cgteduc93.free.fr/?Vers-la-reconduction-de-la-greve

RECONDUIRE ET AMPLIFIER LA GREVE DES MAINTENANT

L’Assemblée Générale des établissements et des écoles -rassemblant une centaine d'enseignants représentant vingt et un collèges, sept lycées professionnels, treize lycées et, pour le premier degré, douze écoles issues de six villes- et les syndicats éducation du 93 SNES-FSU, SUD éducation, FO et CGT éduc'action appellent :

Au retrait du projet de loi

A participer massivement à la grève et à la manifestation du 19 octobre à 13 h 30 place d’Italie.

A voter partout la reconduction de la grève dans les AG d’établissements pour le secondaire et de ville pour le primaire.

A participer ou organiser des AG de ville interprofessionnelles pour multiplier les actions locales et ancrer la grève et le blocage de l’économie cette semaine et même durant les congés de Toussaint.

A accompagner les lycéens dans les manifestations et à être solidaires des lycéens face aux policiers et face aux sanctions administratives.

A la création d’une caisse de solidarité pour les personnels des raffineries et des autres secteurs du 93 en grève durant les congés scolaires.

A faire du jeudi 21 un temps fort de grève pour l’ensemble des collègues :
convergeons en manifestation depuis toutes les localités du département vers la bourse du travail départementale (1 place de la libération) pour manifester ensemble à 12 h 30 avec les autres secteurs vers la préfecture de Bobigny

A se retrouver dès jeudi soir avec l’ensemble des syndicats pour organiser la suite des actions au niveau de l’Ile de France, à la Bourse du Travail de Paris à 17 heures 30.

Par cette généralisation de la grève, nous demandons aux fédérations et confédérations syndicales un appel national à la grève inter professionnelle jusqu’au retrait

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 19:01

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101019/tts-france-retraites-lyon-ca02f96.html

Journée de mobilisation des jeunes jeudi (Reuters)

Les syndicats étudiants et lycéens appellent à une "journée de mobilisation nationale des jeunes", jeudi, pour continuer le combat contre la réforme des retraites.

Mardi, les violences se sont multipliées en marge des manifestations de lycéens contre le texte, sur fond de mobilisation en hausse pour la sixième journée nationale d'action.

L'Unef, principal syndicat étudiant, et le syndicat lycéen UNL appellent dans des communiqués à "une journée nationale de mobilisation des jeunes jeudi 21 octobre".

L'Unef évoque pour la journée de mardi vingt neuf universités mobilisées et cent quatre vingt dix mille jeunes dans la rue. Des chiffres proches de ceux de l'Union nationale lycéenne (UNL), qui parlent d'environ cent quatre vingt mille jeunes, dont cent quarante mille lycéens, mobilisés dans toute la France.

Au chapitre des violences, les affrontements ont été particulièrement violents à Lyon, à Nanterre et dans plusieurs endroits de la région parisienne. Une collégienne a été blessée sans gravité dans le quinzième arrondissement de Paris par un feu de poubelle.

La police se dit inquiète de voir des "casseurs" étrangers aux lycéens se mêler aux manifestations mais souligne que les jeunes manifestants commettent parfois eux aussi des dégradations et des violences.

A Paris et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), les forces de l'ordre ont procédé à cent dix interpellations, dont quatre vingt une gardes à vue, selon une source policière.

Le ministère de l'Education faisait état dans la matinée de trois cent soixante dix neuf lycées perturbés, soit 8,8% des lycées du pays, contre deux cent soixante et un la veille. L'organisation lycéenne FIDL parlait de plus de mille deux cent lycées mobilisés, dont huit cent cinquante bloqués, sur les qutare mille trois cent deux que compte la France. Selon l'autre syndicat lycéen, l'UNL, mille deux cent lycées étaient mobilisés, dont neuf cent bloqués.

Les syndicats lycéens appelaient à participer aux manifestations qui se sont déroulées dans tout le pays.

A Lyon, où les incidents sont fréquents depuis le début du mouvement, des violences ont eu lieu d'abord en marge des manifestations lycéennes, puis tout au long de la journée.

Des groupes de jeunes ont incendié des automobiles et des poubelles, renversé des camions et des voitures, détruit du mobilier urbain, brisé des vitrines de magasins et de banques à l'aide de chaises volées aux terrasses des cafés, et pillé des magasins, a constaté un journaliste de Reuters.

Les forces de l'ordre ont répliqué par des jets de gaz lacrymogène et procédé à treize interpellations. La préfecture a recensé en fin de matinée cinq véhicules incendiés et trente véhicules renversés.

Le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, en déplacement en Asie, a annoncé son retour mercredi matin dans la ville.

NANTERRE PERTURBÉE

Des affrontements ont repris mardi matin pour la deuxième journée consécutive devant le lycée Joliot Curie de Nanterre, où environ deux cent jeunes ont fait face à une cinquantaine de CRS, selon un journaliste de Reuters TV.

Lundi, la tentative de blocage de ce lycée avait dégénéré en affrontements entre des jeunes extérieurs à l'établissement et des policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de flashballs.

Mardi, des jeunes, pour la plupart dissimulés sous des capuches et des cagoules, ont lancé des pierres et autres projectiles et incendié un véhicule. Les CRS ont répliqué par des charges et des tirs de gaz lacrymogènes.

A Corbeil (Essonne), une soixantaine de jeunes provenant, selon la police, de la cité des Tarterets ont rejoint deux cent cinquante lycéens de l'établissement Robert Doisneau et ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre.

Les manifestants ont volé des équipements de police et des grenades lacrymogènes dans la voiture d'une commissaire, dit-on de source policière.

A Savigny-sur-Orge (Essonne), ce sont, selon la police, les manifestants lycéens eux-mêmes qui ont dégradé du mobilier urbain, provoquant une intervention des forces de l'ordre.

A Mulhouse (Haut-Rhin), cinq cent à six cent lycéens et étudiants ont lancé des pierres, dégradé des voitures et brisé des vitrines, a constaté un journaliste de Reuters. La police a répliqué par des gaz lacrymogènes et procédé à plusieurs interpellations.

Le gouvernement et l'Elysée voient dans ces incidents la confirmation des mises en garde contre les risques d'une participation au mouvement.

"Il faut faire très attention à l'arrivée d'un certain nombre de casseurs et je verrai également avec les forces de l'ordre pour que l'ordre public soit garanti", a dit Nicolas Sarkozy, en marge d'un sommet franco-germano-russe à Deauville.

Les organisations lycéennes soulignent pour leur part que l'immense majorité des mouvements se font dans le calme, comme à Paris mardi matin, où des centaines de jeunes ont bloqué pacifiquement la place de la République avec des poubelles, avant que la police ne dégage le passage sans incidents, a constaté un journaliste de Reuters.


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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 20:00

 

http://www.rougemidi.org/spip.php?article=5364

Marseille, le mouvement social, les grutiers et les voleurs

vendredi 15 octobre 2010

par Charles Hoareau

Régulièrement, lorsque monte le mouvement social en France, ces dernières années d’aucuns s’interrogent sur la force du mouvement marseillais. Ce fut le cas en 1995, en 2003, en 2005, lors du mouvement chômeurs…

Cette année encore Marseille est baptisée « capitale des luttes », ce qui nous fait un peu drôle, n’ayant pas le sentiment de vivre sur une autre planète comparé aux autres régions de France. Marseille et sa région connaissent comme ailleurs leur lot de fatalisme, d’individualisme, le faible taux de syndiqué-e-s…et entrer en action, ici comme partout, ne relève pas d’un automatisme quelconque.

Sociologues, politiques et journalistes avancent des explications pas toujours très convaincantes (comme celles parlant du tempérament méditerranéen) ou carrément cocasses, comme celles expliquant la force des grèves par la « rivalité syndicale » [1] – comme si la division avait été une seule fois facteur de mobilisation – argument avancé qui plus est dans un moment où l’unité syndicale a rarement été aussi large pour une durée aussi longue.

Ce qui frappe le plus à la lecture de ces analyses et commentaires c’est le peu de références à l’histoire ou aux démarches des organisations syndicales pourtant à l’origine des mobilisations, comme si c’était un fait établi que de tous temps Marseille avait été un lieu de prédilection de la révolte : y a grève ? C’est normal c’est à Marseille. En somme selon eux la lutte serait un gène marseillais.

Nos brillants observateurs de la lutte ont-ils oublié la révolte des canuts à Lyon ou la commune de Paris ? Se rappelle-t-on que le 14 juillet 1935 la manifestation parisienne rassembla 500 000 personnes et que l’année d’après le mouvement démarra du Havre pour ensuite gagner Toulouse avant de faire tâche d’huile dans le pays tout entier ? En 1947 la première grève eut lieu à Boulogne Billancourt avant de s’étendre aux mines du Nord et à la métallurgie parisienne.

Plus près de nous, lors de la journée historique du 13 mai 1968, alors qu’on dénombrait un million de manifestants à Paris, Marseille en comptait cinquante mille ce qui était beaucoup, certes, mais logiquement bien loin de la capitale et sans commune mesure avec les manifestations que connait ces dernières années la cité phocéenne.

De même il semble hasardeux, comme le font certains, d’expliquer la force des manifestations marseillaises par le poids important de la fonction publique dans cette ville tout simplement parce que Marseille n’a pas le monopole de cet état de fait. Ce qui est vrai par contre, c’est que partout en France, à Marseille comme ailleurs, le démantèlement des grandes entreprises privées, la casse de nos industries, la parcellisation des productions, le développement du chômage et de la précarité ont affaibli la capacité de riposte du secteur privé, capacité symbolisée naguère par l’expression : « Quand Boulogne Billancourt éternue, la France s’enrhume ».

Si la destruction du tissu industriel marseillais n’a pas affaibli notablement les capacités de lutte du monde du travail de Marseille et sa région, si celles-ci semblent même s’être renforcées dans la dernière période, le phénomène est assez récent.

Cela remonte à une vingtaine d’années qu’à Marseille les mouvements sont devenus comparativement plus forts et plus tenaces qu’ailleurs. Au-delà des éléments externes au mouvement syndical et qu’il ne s’agit pas de nier, il y a des évènements et une démarche syndicale que personne ne relève et qui semblent pourtant déterminants.

« La solidarité n’est pas un champignon qui pousse en une nuit »

A Marseille pas plus qu’ailleurs, la solidarité nécessaire à toute lutte n’est inscrite irréversiblement dans le patrimoine, même si des traditions contestataires existent.

La solidarité est une notion qui se travaille au même titre que la conscience d’appartenir à une même classe. En 1988 il y eut dans ce département des Bouches du Rhône la grande grève des mineurs de Gardanne qui allait durer quatre mois et pour laquelle les militant-e-s du département furent appelés par la CGT à verser chaque mois une journée de salaire afin que les mineurs gagnent. A l’entrée de la bourse du travail un immense tableau papier de plus de trois mètres de haut portait mois après mois les sommes et la source des dons tant individuels que collectifs. Tout au long des quatre mois il y eut des assemblées de militant-e-s du département avec comme seul ordre du jour : comment aider les mineurs à gagner ? Evidemment cette solidarité fut un élément déterminant de la bataille et ce bien au-delà de la question financière. Comment voulez-vous arrêter une grève quand vous savez que des centaines de syndiqué-e-s donnent ce qu’ils ont pour votre victoire ? Quand les mineurs gagnèrent ce fut bien sûr la victoire de tout un département.

Le même dispositif fut repris l’année suivante dans le combat de La Ciotat pour son chantier naval. Les manifestations départementales tant à Marseille qu’à La Ciotat ou Paris se succédèrent, toutes les unions locales CGT du département (comme nombre de mairies à direction communiste) portèrent des banderoles avec inscrit : LA CIOTAT VIVRA ! Le combat dura des années, la mobilisation aussi. Le combat pour La Ciotat devint national et bien sûr cela renforça encore une solidarité qui marquera durablement la CGT de ce département. Dans la foulée de ces deux luttes, il y eut les deux longues grèves des traminots pour la défense du service public, grèves portées avec autant de force par l’ensemble de la CGT, les luttes des chômeurs pour lesquelles la CGT départementale consacra des moyens comme nulle part ailleurs en France, luttes qui s’enracinèrent dans les quartiers populaires auprès de populations que nulle autre organisation ne rejoignait.

Cette démarche syndicale non seulement renforça la CGT, mais elle créa aussi un climat qui dépasse encore aujourd’hui les frontières de l’organisation syndicale et rejaillit sur l’ensemble du mouvement social. Climat de confiance dans la lutte et perception du fait que pour gagner il faut un engagement fort des actrices et acteurs de celle-ci. Bien plus sûrement que le climat ou le tempérament, la spécificité marseillaise s’explique grandement par cela.

« Désormais en France quand il y a une grève personne ne s’en aperçoit »

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas encore demain que le président de la république va devenir prophète ! Droite et patronat qui riaient à son allocution de 2008 ne rient plus du tout et s’aperçoivent qu’il y a des grèves…Alors ils s’emportent, font feu de tout bois et mènent une guerre médiatique d’autant plus intense que malgré une campagne publicitaire qui a coûté fort cher au peuple de France (ce qui n’a pas gêné ceux qui nous gouvernent), ce dernier dit haut et fort et de manière de plus en plus massive, qu’il faut abandonner cette réforme mauvaise et plus largement la régression sociale ça suffit !

Comme le mouvement actuel prend chaque jour – et ce n’est pas nous qui allons nous en plaindre – une dimension plus large, la bataille des retraites n’en étant que le catalyseur, gouvernement et patronat essaient pitoyablement de disséquer le mouvement et d’isoler les motifs de mécontentement comme s’ils n’étaient pas liés les uns aux autres car résultant des mêmes choix politiques. Là encore Marseille et sa région se trouvent au centre des attaques en témoigne la récente campagne contre une profession portuaire montrée du doigt de façon scandaleusement mensongère, en jouant en plus sur l’amalgame, portuaires et dockers. Rappelons ici que plus de cinq cent employé-e-s du port sont dans l’action, entre autres, contre une loi qui privatise les ports, c’est-à-dire veut donner à quelques individus ce qui relève jusqu’à présent du bien commun. Au passage on est d’ailleurs surpris, que celles et ceux qui crient que la CGT a tué le port, que ce dernier est au bord de l’agonie, soient les mêmes qui piaffent d’impatience de reprendre pour eux-mêmes une affaire aussi calamiteuse !

Faut-il rappeler ici que les milliers de travailleurs en grève de l’enceinte portuaire, et parmi eux moins de quarante grutiers (qui gagnent deux mille cent quarante euros après dix ans d’ancienneté pour cent cinquante et une heures par mois), le sont, comme leurs autres camarades de la chimie, des cantines scolaires, du conseil général, des impôts, d’Air France, de la SNCF… pour une autre répartition des richesses ? Et c’est ça qui dérange les supporters de la bande du Fouquet’s au pouvoir. Connaissant leur appât du gain, il y a fort à parier que si les grutiers (comme hier les conducteurs de TGV ou les agents EDF qui ont subi les mêmes campagnes) avaient les conditions de travail annoncées, les membres de l’union patronale se bousculeraient au portillon de l’embauche…à moins qu’ils ne gagnent encore plus…

Qu’ils soient rejoints dans leur campagne par des élus socialistes locaux n’a rien de surprenant quand on connait le nombre de barons de ce parti qui, dans la lignée d’un Gaston Deferre fêtant son troisième milliard, ont fait fortune grâce à l’exploitation des travailleurs du port. Loo, Andrieux, Guérini, Ménucci, on ne compte plus ces édiles qui sont patrons avant d’être élus et qui naturellement à chaque conflit de cette nature rejoignent les intérêts de leur camp.

Les chiffres qui ne révoltent pas…tout le monde

Si on ne connait aucun grutier ni aucun autre salarié d’ailleurs qui a pu faire fortune par son travail, l’actualité vient nous rappeler qu’il en est pour faire fortune et pas qu’un peu sans que ça dérange le MEDEF…évidemment !

Selon le Rapport 2010 sur la richesse mondiale de l’Institut de recherche de Crédit Suisse la richesse mondiale a progressé de 72% au cours des dix dernières années, pour atteindre 195.000 milliards de dollars. La France, avec 2,2 millions de millionnaires, soit 9 % du total mondial est la troisième terre d’asile des millionnaires. Loin devant l’Italie (6 %), la Grande-Bretagne (5 %), l’Allemagne (5 %), le Canada (4 %) et la Chine (3 %), mais derrière le Japon (10 %) et surtout les Etats-Unis (41 %), qui comptent 9,94 millions de millionnaires.

L’Europe fournit 35 % des plus riches, la France fournit un quart de ce contingent. 24,4 millions d’individus (0,5 % de la population) détiennent plus d’un million de dollars de richesse, soit 35,6 % des richesses mondiales. L’étude révèle que 3,03 milliards disposent de moins de dix mille dollars de richesse, ce qui signifie que 68,4 % de la population mondiale ne possède que 4,2 % de sa richesse. Si l’on prend en compte la richesse moyenne par adulte, les Suisses sont à la première place. Ils se placent devant la Norvège, l’Australie et Singapour. La France se classe cinquième et les Etats-Unis septièmes.

N’en déplaise au MEDEF et au gouvernement, c’est exactement pour changer ces chiffres-là, qu’au côté des grutiers et de tant d’autres, nous sommes dans un combat que nous ne lâcherons pas, contre celles et ceux qui s’accaparent le bien d’autrui : en français cela se nomme des voleurs.





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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 19:44

 

APPEL CONTRE LA REPRESSION

L'assemblée Générale des enseignant (e)s mobilisés (e) des Hauts de Seine réunie le 18 octobre à Nanterre, dénonce la présence policière massive mais ciblée sur certains lycées du département comme à Joliot-Curie, Nanterre.

L'objectif de cette manœuvre est clair: discréditer le mouvement social en provoquant les jeunes des quartiers populaires pour les pousser à l'affrontement afin d'obtenir des images de prétendue "guérilla urbaine" et retourner l'opinion publique très majoritairement opposée à la contre-réforme des retraites.

En cas d'utilisation de la force et de la garde-à-vue à l'encontre de lycéens, nous serons à leurs côtés pour faire en sorte que leurs droits soient respectés.

Adopté à l'unanimité le 18 octobre à 11 h 30.


APPEL DE L ASSEMBLEE GENERALE DEPARTEMENTALE EDUCATION NATIONALE HAUTS DE SEINE

Appel de l'AG départementale Education nationale du lundi 18 octobre, Nanterre (92).

Nous, enseignant (e)s du premier et du second degré et des lycéens réunis à quatre vingt quinze en Assemblée générale départementale de grévistes, prenons acte de la mobilisation qui s'amplifie dans notre secteur depuis deux semaines notamment par la mise en place de la grève reconductible.

Aujourd'hui, de nombreux secteurs d'activités sont aussi en lutte en France. Les salariés en lutte prennent leurs responsabilités pour obtenir le retrait du projet de réforme des retraites. Il y a nécessité de faire converger les luttes et à mettre en place des initiatives interprofessionnelles.

L'Assemblée Générale appelle à participer massivement à la grève et aux manifestations du mardi 19 octobre, à intensifier le mouvement et se mettre en grève reconductible dès le lendemain.

L'Assemblée Générale appelle à manifester jeudi tous ensemble, salarié (e)s, étudiants, lycéens le jeudi 21 octobre à Nanterre.

L'Assemblée Générale du 18 octobre avec des syndiqués (SUD, CGT, FSU, CNT) et des non syndiqué (e)s.

Une prochaine Assemblée générale Education nationale aura lieu le jeudi 21 octobre à la Bourse du travail de Nanterre à 10 heures.


APPEL DE L ASSEMBLEE GENERALE INTER PROFESSIONNELLE DE NANTERRE

Appel de l'Assemblée Générale interprofessionnelle du lundi 18 octobre à Nanterre (92).

Nous, salarié (e)s de l'Education nationale, de la Poste, du rail, du conseil général, de la DDTEFP, les territoriaux de Nanterre, réuni (e)s à cent quatre vingt en Assemblée Générale à Nanterre le lundi 18 octobre, sommes convaincus de la possibilité aujourd'hui d'infliger une défaite au gouvernement. Défaite qui peut faire avancer des revendications sur l'emploi et les salaires.

Nous pensons que la convergence de tous les secteurs dans la lutte est une condition indispensable pour gagner. Ce qui permettra d'élargir le mouvement et de bloquer l'économie.

C'est pourquoi:

Nous appelons tous-tes les salarié (e)s à nous rejoindre dans le mouvement de grève pour le retrait de la réforme des retraites.

Nous appelons à un cortège commun des Hauts de Seine le mardi 19 octobre. Rendez Vous devant l'UGC Gobelins à 12 heures 30.

Nous appelons à une prochaine Assemblée Générale interprofessionnelle le mercredi 20 octobre à 12 heures à Nanterre, dans la grande salle de la Maison de la musique, rue des anciennes mairies.




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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 19:15

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101018/tts-france-nanterre-affrontements-ca02f96.html

Fin des affrontements entre des jeunes et la police à Nanterre (Reuters)

La tentative de blocage d'un lycée de Nanterre a dégénéré lundi en affrontements entre des jeunes extérieurs à l'établissement et les forces de l'ordre, qui ont fini par sécuriser les lieux vers 12 heures

Les lycéens de l'établissement Joliot-Curie à Nanterre, dont les actions contre la réforme des retraites étaient déjà encadrées la semaine dernière par un dispositif policier, ont été débordés par deux cent à deux cent cinquante jeunes extérieurs au lycée, a annoncé la préfecture.

Un face-à-face a ensuite eu lieu sur une grande avenue de la ville entre ces jeunes, pour la plupart dissimulés sous des cagoules ou des capuches, et des gendarmes mobiles, selon des images de télévision.

"Les forces de sécurité, physiquement agressées, ont alors réagi en utilisant des gaz lacrymogène et des flashballs", a dit la préfecture dans un communiqué.

Les policiers se sont retirés des environs vers 12 heures, après le départ des jeunes, selon un journaliste de Reuters TV.

Quatre véhicules ont été incendiés, plusieurs autres dégradés et des abribus ont été détruits, selon la préfecture.

"Ce matin, comme depuis un certain temps, le lycée Joliot-Curie avait été sécurisé par les forces de l'ordre et la direction avait mis en place un filtrage à l'entrée pour s'assurer que seuls les lycéens pénétraient dans l'établissement", a dit à Reuters Edouard Rosselet, l'inspecteur d'académie de Nanterre.

"Les choses se sont passées correctement jusqu'à ce que des casseurs, il n'y a pas d'autre nom, cagoulés, arrivent pour semer le désordre. Il s'agissait de jeunes extérieurs au lycée qui ont jeté toutes sorte de projectiles - boulons, tournevis, cailloux - à l'équipe de direction et à la police", a-t-il ajouté.

"Ce ne sont plus des affrontements entre policiers et lycéens mais entre policiers et casseurs qui ont décidé de profiter du contexte actuel pour semer le désordre et faire du vandalisme", a affirmé Edouard Rosselet.

Aucun blessé n'a été signalé parmi les élèves ou l'équipe de direction du lycée, a-t-il dit.

Les cours avaient repris normalement en fin de matinée, a-t-on appris de même source.




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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:53

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-adel-abdel-mahdi-candidat-de-la-france-en-irak-57657985.html

Adel Abdel-Mahdi, candidat de la France en Irak

Depuis les élections législatives du 7 mars 2010, les trois cent vingt cinq députés du Parlement irakien ne se sont réunis qu’une vingtaine de minutes. Malgré les voitures blindées et les gardes du corps mis à leur disposition, certains vivent à l’étranger, estimant que leur sécurité n’est pas suffisamment assurée en Irak. Mais, en fin de mois, ils n’oublient pas de vérifier si leur salaire mirifique a bien été versé ! Dans un pays où le salaire moyen est officiellement d’environ trois cent vingt euros, chaque parlementaire aura touché, au 31 octobre 2010, plus de cent soixante sept mille euros, sans compter les primes.

En coulisse, les négociations se poursuivent pour désigner le futur Premier ministre. Ces dernières semaines, un accord tacite américano-iranien militait pour la reconduction de Nouri al-Maliki. Mais, Moqtada al-Sadr, grand manœuvrier, l’a fait capoter. Du moins, provisoirement.

Alliance contre-nature

En juillet dernier, après s’être entretenu avec Moqtada à Damas, le pro-américain Iyad Allaoui a profité du mois de ramadan pour se rapprocher une nouvelle fois du Conseil suprême islamique d'Irak d’Ammar al-Hakim, organisation chiite liée quasi structurelleme,nt à l'Iran. Au Parlement, l'Alliance Nationale Irakienne (INA), composée des partisans d'Al-Hakim et du courant sadriste, compte soixante dix députés. En les additionnant aux quatre vingt onze du bloc Iraqiya et aux élus kurdes - s'il s'entend avec Barzani et Talabani - Allaoui espère rebombir. Depuis la désignation de Adel Abdel-Mahdi al- Muntafiki candidat de l’INA au poste de Premier ministre, Iyad Allaoui se verrait bien Président de la République, un Kurde présidant le Parlement.

Cette alliance contre-nature qui, faute de mieux, satisferait Washington, ne convient pas obligatoirement au régime de Téhéran qui a toujours plusieurs fers au feu. Mais, en France, elle fait rêver la « sarkozie »,  car si Allaoui n’est pas tout à fait en odeur de sainteté à Paris, Abdel-Mahdi y fait figure de pro-français.

Notre homme à Bagdad !

Ancien élève du collège des jésuites à Bagdad, Adel Abdel-Mahdi est passé en vingt ans du baasisme au maoïsme, puis au chiisme safawide militant.

Emprisonné en Irak pour ses idées nationalistes arabes, juste avant le renversement du Président Kassem, il fut libéré par la Révolution baasiste de février 1963 et élu vice-Président de l’Union nationale des étudiants irakiens. Aujourd’hui, Abdel-Mahdi affirme qu’il percevait déjà Saddam Hussein comme un ennemi, et avoue que n’ayant pas l’étoffe d’un héros, en 1969, pistonné par un parent, il s’arrangea pour être envoyé en France poursuivre ses études, et y rester.

L’arrivée de l’ayatollah Khomeiny à Neauphle-le-château, le renversement du Chah, puis l’instauration d’un régime théocratique de type safawide en Iran, lui ouvrirent de nouveaux horizons. Devenu en France communiste, tendance Mao, mais déçu, dit-on, par le PC irakien qui s’était allié au Baas pour gouverner le pays, Abdel-Mahdi adhéra, en 1982, en pleine guerre Iran-Irak, au Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII). Cette organisation fantoche, fondée par Khomeiny pour supplanter le parti islamique Al-Dawa, pas suffisamment malléable au goût de l’ayatollah, manquait cruellement de membres d’origine irakienne pour constituer sa structure et développer son bras armé, la Brigade Badr.

En France, où il revenait régulièrement, ses activités pro-iraniennes ne lui ont jamais posé de problèmes. Bien au contraire, car il aurait servi d’intermédiaire dans les négociations du contentieux Eurodif portant sur la non-livraison à l’Iran de 10% de l’uranium enrichi produit par l’usine d’enrichissement de Pierrelatte. Le régime des mollahs y avait contractuellement droit, grâce au milliard de dollars investi en 1974, par le Chah, dans l’opération.

A Téhéran,  Abdel-Mahdi monta rapidement en grade. Il se retrouva bientôt, de 1992 à 1996, à la direction de la représentation du CSRII à Téhéran. Cette position fit de lui un des opposants au Président Saddam Hussein les plus proches des Pasdaran, les Gardiens de la révolution et explique son élection à la vice-présidence chiite de l’Irak en 2005. Bien qu’à cette occasion Jacques Chirac lui ait adressé une lettre de félicitations particulièrement chaleureuses, ce n’est qu’après l’entretien fort peu diplomatique accordé par Bernard Kouchner, en août 2007, au magazine américain Newsweek qu’il est devenu « l’homme de la France en Irak ». Le ministre y déclarait : « de tous les gens disponibles, il (Abdel-Mahdi) est celui qui devrait être désigné comme premier ministre ». Nouri al-Maliki n’a toujours pas digéré l’affront, malgré les excuses exigées, et obtenues de la part de Kouchner.

Le casse de la banque Al-Rafidain

En Irak, des accusations de gangstérisme poursuivent Abdel-Mahdi depuis le casse de la succursale de la banque Al-Rafidain, dans le quartier de Karrada à Bagdad, le 28 juillet 2009. Ce jour-là, la paie mensuelle des fonctionnaires des forces de sécurité - six millions de dollars - a été dérobée par des hommes armés, commandés par des membres de sa garde personnelle. Bilan : six  policiers protégeant les lieux, tués. Abdel-Mahdi a beau clamer son innocence, rien n’y fait. Les soupçons demeurent d’autant plus que l’argent a été retrouvé au siège de son journal : Al-Adala (La Justice, en arabe !). Depuis, l’affaire a été étouffée et un des chefs du commando s’est réfugié en Iran.

Nicolas Sarkozy et « son » ambassadeur à Bagdad n’ont pas de raison de pavoiser. Si le vice-Président irakien est élu Premier ministre – ce qui est loin d’être certain - les contrats ne tomberont pas en pluie dans l’escarcelle du patronat français. En avril 2009, à Paris, Adel Abdel-Mahdi avait assuré que la compagnie pétrolière Total avait « une très bonne chance d’obtenir un bon contrat en Irak ». On connaît la suite : nada ! Cela donne une idée de sa marge de manoeuvre entre les mains du grand marionnettiste iranien : quasiment nulle.





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