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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 15:42

http://www.demosphere.eu/node/16245


Manifestation pour l'arrêt des expulsions, la baisse des loyers et la création de logements sociaux

Manifestation samedi 13 mars. Départ à 15 h de la Place de la République à Paris

Le 15 mars, qui marque la fin de la trêve hivernale et le retour des expulsions, risque cette année d'être dramatique pour un nombre croissant de personnes. Avec la crise, la montée du chômage et les effets de la loi Boutin - qui a réduit par trois les délais d'expulsion - davantage de locataires sont menacés, alors que les loyers et les charges ont partout atteint des niveaux historiques. Demain l'huissier peut frapper à n'importe quelle porte, locataire, accédant, occupant précaire …

La flambée des loyers, de l'immobilier, et des charges, y compris en HLM, conjuguées à la baisse des revenus, a rendu difficile voire impossible l'accès à un logement stable pour les familles populaires, les salariés modestes, les jeunes, les précaires, les personnes vulnérables.

La cherté du logement réduit le pouvoir d'achat des ménages, voire les précarise. L'offre de logements à loyer abordable est très nettement insuffisante. Les formes d'habitat précaire se développent, les marchands de sommeil s'enrichissent, la crise du logement s'étend.

En 2010, le budget de l'Etat en faveur du logement social est en baisse. Le gouvernement ne tient pas ses engagements. De nombreuses familles sont expulsées sur autorisation de certaines Préfectures, alors qu'elles doivent les reloger en vertu de la loi DALO (droit au logement opposable de 2007). La loi Boutin a encore restreint les droits des locataires (entorses au droit au maintien dans les lieux), tandis que les nouvelles « Conventions d'utilité sociale » organisent la marchandisation du parc HLM.

La nouvelle « Garantie des risques locatifs », vantée par le gouvernement, ne s'accompagne d'aucune mesure en faveur d'un encadrement des loyers et ne s'attaque donc pas au cœur du problème. Rien n'est fait pour encadrer le marché, décourager la spéculation et la vacance des logements, et faire reculer la crise du logement.

Dans ce contexte, nous exigeons un moratoire sur les expulsions locatives, le droit à un logement stable, au lieu de la précarisation des locataires, l'encadrement des loyers et des charges, la taxation de la spéculation immobilière, pour rendre le logement accessible à tous, la réalisation massive de vrais logements sociaux et l'application de la loi de réquisition.

Signataires : CNL, CSF, DAL, AC !, ACDL, ADVOCACY, AIH, AITEC, ANECR, APEIS, ATTAC, Bagagérue, CAL, FSU, Jeudi Noir, HIC, LDH, Union Syndicale Solidaires, SNES, Stop Précarité, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la Magistrature…

Avec le soutien de : Les Alternatifs, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti communiste Français, Parti de Gauche, Parti Socialiste, Les Verts…






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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 21:18

http://www.fr.news.yahoo.com/76/20100309/twl-l-algrie-s-insurge-contre-l-affiche-1a8f422.html


http://www.liberation.fr/monde/0101623481-l-algerie-s-insurge-contre-l-affiche-anti-islamiste-du-front-national

L'Algérie s'insurge contre l'affiche «anti-islamiste» du Front National

Le ministre algérien des Affaires étrangères annonce avoir protesté «officiellement» auprès de la France.

L'Algérie a protesté «officiellement» auprès de la France contre une affiche qui met «à genou» ses symboles placardés par le Front national dans le cadre de sa campagne pour les élections régionales, a annoncé lundi le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

«Nous avons protesté officiellement et c'est à l'Etat français de prendre les dispositions qui s'imposent lorsque des symboles de pays étrangers sont mis à genoux», a déclaré Mourad Medelci en marge d'une cérémonie présidée par le président Abdelaziz Bouteflika, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, selon l'agence APS.

L'affiche du Front national (extrême droite) représente une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien sur laquelle se dressent des minarets en forme de missiles, avec en titre «non à l'islamisme».

«Je n'ai pas besoin de dire aujourd'hui que des comportements de ce type sont condamnables, qu'il s'agisse de la France ou d'autres pays. Nous devons respecter les symboles des uns et des autres. C'est la position de notre pays et nous ferons en sorte qu'elle soit respectée chez nous», a ajouté Mourad Medelci.

La diffusion par le FN d'affiches dénonçant l'islamisme, avec une carte de France couverte du drapeau algérien et de minarets, est à nouveau attaquée en justice par deux associations antiracistes, le MRAP et SOS-Racisme, après le rejet d'une demande d'interdiction formulée par la Licra.
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 21:04

Le No Sarkozy Day s'organise et sort d’internet.

Conférence de presse jeudi 11 mars 2010, 43 quai Seine 75019 PARIS dans les locaux de la FIDL, à partir de  14 heures, où les organisateurs seront à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.

Un dossier de presse pourra vous être remis.

Contacts presse, Benjamin Ball 06 01 99 20 10, Pierre Maréchal 06 62 15 94 69, Laurent Cougnoux 06 58 26 21 39

No Sarkozy Day : http://www.no-sarkozy-day.fr/

Face aux dérives d’un système financier devenu incontrôlable,  constatant la pensée unique politique qui s’est imposée et  l’incapacité des partis européens au pouvoir ou dans l’opposition à   être force proposition et les garants des droits des peuples,  face à l’aphasie des syndicats, le No Sarkozy Day appelle les citoyens à descendre dans la rue le 27 mars, pour dire NON à ces dérives.

Ces manifestations qui se dérouleront dans tous les départements de France débuteront à 14 heures, seront citoyennes, sans représentation ni des partis politiques, ni des syndicats. Ce mouvement citoyen, non violent et festif, se terminera par des rassemblements. De nombreuses animations culturelles, des concerts, des spectacles de rue sont programmés durant cette journée de manifestation.

Parce que l’éveil des consciences citoyennes est aujourd’hui devenu urgent pour pousser nos représentants politiques et syndicaux à prendre leurs responsabilités, le No Sarkozy Day marquera le début d’un mouvement qui n’aura de cesse tant que les valeurs de la démocratie seront bafouées.

L'association L'Onde Violette est aujourd'hui en marche ;  elle organisera, à la suite du 27 mars des comités de réflexions, des forums citoyens, des actions et manifestations populaires partout en France.

Parce que demain se construit aujourd'hui, pour défendre ces valeurs, ces droits pour les générations futures, pour arrêter de dire « On ne peut rien y faire », le 27 mars participez au No Sarkozy Day et rejoignez l’Onde Violette.

Dans toute la France le samedi 27 mars à 14 heures, les citoyens Français sont appelés à se réunir dans les Chefs lieu de départements (préfectures et sous préfectures), à manifester leur mécontentement, à exprimer leurs doléances, tous unis en dehors de tout clivage politique ou syndical





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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 20:43

http://www.drapeaurouge.over-blog.com/article-total-et-ses-soutiens-se-mobilisent-46292203.html



Nous étions cet après-midi lundi 8 mars 2010 à la manifestation de soutien aux ouvriers de chez Total.

Le cortège a réussi à rentrer dans la tour Total malgré les portes fermées. Mais une fois à l'intérieur, les CRS et Gardes Mobiles ont chargés. Les Camarades ont fait preuve de leur combativité en résistant aux forces de l'ordre. Après avoir été gazés, un face à face tendu s'est installé, certains allant jusqu'à déchausser les pavés.

Finalement, le cortège s'est rendu devant la deuxième tour Total. Là, un Camarade a fait un compte rendu partiel de la réunion du CCE (deux motions avaient été votées pour que la décision de fermeture de l'usine et la mise au chômage des salariés passent devant les tribunaux).

Il y a eu d'autres interventions qui disaient globalement la même chose : il faut l'unité avec les autres boîtes en lutte et il faut avancer ensemble ! Un intervenant a dit qu'on pouvait même enlever nos autocollants et faire tomber nos drapeaux et avancer dans l'unité, avec fierté. Xavier Mathieu, des Contis, est intervenu dans le même sens.

Ce n'est pas différent de ce que nous disons : il faut relever la tête, prendre nos affaires en main, rendre coup pour coup et construire l'unité à la base !

Lorsque nous sommes retournés dans la bonne humeur devant la première tour Total, les flics ont encore gazé les manifestants. Pas d'hésitation, la police est bien le bras armée de l'Etat. Les réponses étaient unanimes de la part des manifestants : c'est une honte qu'ils répriment les ouvriers qui luttent pour conserver leur emploi... C'est certain ! Et pourtant, en tant que bras armée de l'Etat, la police est prête à faire bien pire pour que l'ordre établi ne bouge pas d'un poil.

Maintenant c'est : OSER LUTTER, OSER VAINCRE ! CONTRE LE CAPITALISME ET LES CONCILIATEURS, RENDONS COUP POUR COUP ! UNITE A LA BASE !


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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 21:07

http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Irak.Gilles_Munier.040310.htm


http://www.france-irak-actualite.com/article-ahmad-chalabi-l-homme-de-soufre-46003788.html

Ahmed Chalabi, l'homme de soufre

Gilles Munier

Le nom de Chalabi est associé aux mensonges qui ont alimenté la machine de propagande américaine pour justifier la Seconde guerre du Golfe et renverser Saddam Hussein, les plus connus étant l’existence d’armes de destruction massive en Irak et les liens entre Saddam Hussein et Ben Laden. Moins médiatisés sont l’étendue de ses relations avec Israël, l’Iran, et son rôle dans le déclenchement de la « purge anti-baasiste » qui perturbe actuellement l’organisation des prochaines élections législatives.

Etablir des relations diplomatiques et commerciales avec Israël

Les premiers contacts d’Ahmed Chalabi avec le Mossad sont anciens. Ils datent de l’époque où il dirigeait la Banque Petra en Jordanie. En effet, dans les années 70, Israël l’autorisa à ouvrir des succursales dans les territoires occupés de Cisjordanie. Son premier voyage secret à Tel-Aviv, connu, eut lieu en 1985 pour rencontrer Albert Wohlstetter, un de ses professeurs à l’université de Chicago, considéré comme le « parrain des néo-conservateurs américains », dont la personnalité a inspiré le personnage psychopathe de Docteur Frolamour, le film de Stanley Kubrick. Wohlstetter lui présenta Richard Perle - surnommé « le prince des ténèbres », ou Dark Vador ! -, alors sous-secrétaire à la Défense de Ronald Reagan, et, plus tard, Paul Wolfowitz, qui propageait dans les années 70 une soi-disant menace irakienne sur l’Arabie Saoudite.

Malgré les accusations d’escroquerie portées contre Chalabi après la faillite frauduleuse de la Banque Petra - plus de 200 millions de dollars envolés –, Wohlstetter l’introduisit dans le cercle restreint des amis de Dick Cheney et de Donald Rumsfeld. Leur poulain s’étant engagé à établir des relations diplomatiques et commerciales avec Israël et à reconstruire l’oléoduc reliant Kirkouk à Haïfa *, ils en firent le pivot des opérations de déstabilisation de l’Irak et le président éventuel du pays après le renversement de Saddam Hussein. A ses alliés arabes qui craignaient que ses liens avec l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), le lobby sioniste américain, le desservent, Chalabi répondait qu’il « avait besoin des Juifs pour obtenir ce qu’il voulait de Washington, et qu’après il les laisserait tomber » !

Qui manipule qui ?

Ni les néo-conservateurs, ni la CIA ne se doutaient que Chalabi était en relation d’affaires avec le Vevak, le service secret iranien. Scott Ritter, ancien chef des inspecteurs des Nations unies, s’en était inquiété lorsque Chalabi, cherchant à le manipuler, lui avait proposé de rencontrer le chef de poste du Vevak à Bagdad. Personne ne se rappelait que la Banque Petra n’avait pas seulement couvert des opérations du Mossad, mais géré des comptes du mouvement  pro-iranien Amal au Liban, dans les années 80.

Sur les conseils de Téhéran – seul à préparer sérieusement l’après-Saddam -Chalabi avait convaincu David Wurmser, un des maîtres à penser néo-conservateur, que le remplacement du régime baasiste par son opposition chiite « terrifierait » les mollahs khomeynistes ! En 1999, il lui fit écrire dans « Tiranny’s Ally », que la concurrence des chiites irakiens contrebalancerait l’influence de l’Iran au Proche-Orient, et, qu’ainsi, naîtraient des coalitions proaméricaines dans toute la région… Ce scénario défendu par Wurmser, co-auteur d’« Un changement radical pour sécuriser le royaume » (… d’Israël, bien sûr), rapport expliquant à Benjamin Netanyahou comment redessiner la carte du Proche-Orient, remonta aux plus hauts niveaux de l’administration Bush. On connaît la suite : une coalition chiite s’empara du gouvernement à Bagdad, aucune des prédictions de Chalabi ne se réalisa et l’Irak sombra dans un chaos sanglant sur lequel surfent des groupuscules manipulés par l’Iran.

Mortifié par le refus de George Bush de le laisser créer un « gouvernement provisoire de la république irakienne », marche pied permettant d’accéder à la présidence du pays, Chalabi en déduisit que sa seule chance d’arriver un jour au pouvoir était Mahmoud Ahmadinejad, car ce dernier n’acceptera jamais un retour du parti Baas à Bagdad, surtout orchestré par les Occidentaux. En avril 2004, la DIA (Service secret de la Défense) découvrit le pot aux roses en écoutant les conversations téléphoniques entre l’ambassade d’Iran en Irak et Téhéran. Comme Scott Ritter l’avait subodoré, Chalabi trahissait les Etats-Unis. Il avait informé le Vevak que les services secrets américains avaient cassé le code cryptant ses messages. Celui que les néo-conservateurs appelaient "Notre homme à Bagdad" était un sous-marin iranien.






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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 21:00

http://www.claude-ribbe.com/dotclear/index.php?2010/03/03/170-karam-vraiment-tres-mal-place-pour-attaquer-soumare


Karam vraiment très mal placé pour attaquer Soumaré

Par Claude Ribbe, mercredi 3 mars 2010 à 11:16

Au moment où l’on pensait que l’UMP avait enfin compris qu’il n’était pas payant d’attaquer un homme sur son passé, surtout si ce passé est inventé par des racistes, voici que ressort de sa boîte Patrick Karam, le braque dressé à verser de l’huile sur le feu et dont le principal mérite est de se dire «protégé» par Nicolas Sarkozy. Le seul rôle de Karam depuis qu’il a surgi du néant en 2004 a été de tenter de faire battre les Français originaires d’Afrique contre les Français originaires des Antilles en exacerbant chez ces derniers un ignoble sentiment de xénophobie, d’autre part de saboter la loi Taubira en empêchant la célébration du 10 mai. C’est pour diviser et semer la zizanie – la seule chose dont il soit capable – que ce personnage notoirement incontrôlable a été choisi pour occuper un poste fantôme dont il se sert à des fins uniquement personnelles depuis plus de deux ans. Patrick Karam se dit guadeloupéen.

Mais il n’est, hélas, à la Guadeloupe que ce que Depardieu est à Alexandre Dumas. Même s’il a tenté de s’en servir, Patrick Karam n’a absolument rien à voir avec une histoire marquée par l’esclavage et la déportation des Africains. Aucun Guadeloupéen, même dans la communauté libanaise de Guadeloupe dont il est issu, ne le considère comme représentatif. Si tel était le cas, il se serait présenté aux élections régionales en Guadeloupe et non pas à Paris. Mais en Guadeloupe il est honni. Et en Ile de France, c’est encore pire : aucun Guadeloupéen, aucun Martiniquais, à moins d’être fou, ne peut se reconnaître en Karam. Présenter cet homme-là, dont la violence verbale est digne des pires moments de notre histoire politique, comme représentant de la diversité, c’est, plus qu’une imposture grossière, une provocation qui risque de coûter très cher à la liste tout entière. Patrick Karam attaque Ali Soumaré pour deux raisons: parce qu’il est d’origine africaine et qu’il habite une banlieue dont les jeunes, à juste titre, se sont révoltés. Le mai 2006, Karam s’était distingué en déclarant publiquement sur Canal Plus (émission Le vrai journal de Karl Zéro) : "Est-ce qu'il y a un point commun entre un Antillais, un Guadeloupéen qui a tété aux mamelles de la République et qui est catholique, et un sans-papiers qui serait musulman, polygame, et dont certains pratiquent l'excision?" Cette déclaration révoltante, indigne d’un futur conseiller régional, à moins qu’il ne siège avec le Front national, résume à peu près la pensée de celui dont tout le monde s’est étonné qu’il se retrouve numéro 2 de la liste UMP de Paris. Voici ce que Karam écrivait à Nicolas Sarkozy le 14 janvier 2006 dans une lettre de dénonciation visant Rama Yade : « Êtes-vous certain que Yama Radé (sic) a réellement mobilisé en votre faveur après les émeutes urbaines et votre mot sur les racailles ? ». Il était a reproché à Rama Yade d’avoir soutenu les émeutiers. Karam, lui, voulait une répression exemplaire.

Voici ce que, de son côté, Rama Yade écrivait en mai 2006 à Jean-Claude Beaujour, militant UMP à l’époque proche de Karam, à propos des déclarations de ce dernier qu’elle jugeait xénophobes :

« Chez vous, on pense donc que les Africains et les Français d’origine africaine sont tous des marabouts polygames et exciseurs ? Curieuse offensive, que l’on n’a même jamais entendue de la part de l’extrême-droite. Faut-il donc croire que vous n’avez rien retenu du passé? En voulant « laver plus blanc que blanc », vous reprenez à votre compte les attitudes des racistes blancs, ce qui ne fait pas honneur aux descendants de la période esclavagiste, que vous êtes, produit de tels préjugés. Une question : à ton avis, cette technique qui consiste à diviser pour mieux régner, à qui profite t-elle ? »

Oui, à qui profite réellement Patrick Karam ? Faut-il se le demander, au moment où le Front National progresse de plus de deux points grâce à l'affaire Soumaré ?

Pour Karam, comme pour le FN, son vrai parti, Soumaré n’est qu’un sans papiers musulman, soupçonné d’être polygame et de pratiquer l’excision. Pour essayer de leur faire croire qu’il serait leur représentant, Karam tente d’exciter les Antillais à la haine de l’Africain, à la haine des hommes et des femmes à la peau noire, à la haine d’eux mêmes.

Tout le monde sait que Karam a été imposé par un conseiller de l’Élysée qui, après l’avoir protégé et utilisé, a voulu se débarrasser de sa créature en l'embarquant sur le radeau de la Méduse. Tout le monde sait que Valérie Pécresse a vainement bataillé pour ne pas avoir de crypto-fascistes sur ses listes. Tout le monde sait que la liste UMP en Ile de France est considérée comme perdante par Nicolas Sarkozy lui-même au point qu’il a demandé début décembre à Roger Karoutchi de reprendre les rênes de l‘opposition au conseil régional après la Bérézina annoncée. Ce n’était pas une raison pour envoyer au conseil régional un quidam qui fait honte à l’outre mer.

Karam a systématiquement intenté, en utilisant abusivement les moyens de l’État, des procès aux Antillais de l’Ile de France. Il les a calomniés en instrumentalisant de petits nervis à sa solde qu’on n’entend plus parce qu'ils se trouvent tous aujourd’hui en examen pour diffamation. Il évoque à propos de Soumaré un passé judiciaire. Avant d’accuser un homme qui demain pourrait être le vice-président du conseil régional de l’Ile de France, que Karam commence par regarder autour de lui et qu’il prenne bien garde, en ce qui le concerne, à ne pas avoir d’avenir.




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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 20:07

http://www.midilibre.com/articles/2010/03/06/A-LA-UNE-1-300-opposants-a-la-venue-d-Agrexco-sur-le-port-1137803.php5


http://www.palestine-solidarite.org/boycott.Agrexco.060310.htm

http://www.europalestine.com/spip.php?article4824

Sète : mille trois cent opposants à la venue d'Agrexco sur le port

Sète a été le point d’orgue, hier, d’une journée d’action nationale contre cette société israélienne accusée d’exploiter les paysans palestiniens.

« Agrexco, casse-toi, le port de Sète n’est pas à toi ! ». C’était l’un des slogans les plus entendus hier après-midi dans les rues de Sète. L’Ile Singulière était le point d’orgue d’une journée d’action nationale (et même européenne) contre l’implantation de cette société israélienne sur le futur terminal fruitier à 45 M€.

Une décision de Georges Frêche qui en a aussi pris pour son grade hier. Car cette entreprise d’Etat est accusée d’exporter 70 % de ses produits (fruits, légumes, fleurs) des colonies israéliennes, et donc « de voler l’eau et les terres des paysans palestiniens qui sont obligés d’y travailler ». Et ce en violant la 4e convention de Genève qui interdit l’exploitation économique des territoires occupés. Quant aux 150 à 200 emplois promis par le président de la Région, « c’est un mensonge ! ».

Il était 16 h lorsque les participants à la marche, partie dans la matinée de Montpellier, sont arrivés, via Frontignan, sur l’esplanade (la place Aristide-Briand) dont le kiosque était enrubanné de banderoles. Selon les organisateurs issus des quatre vingt treize (!) associations et mouvements divers regroupés dans la coalition anti-Agrexco, la mobilisation était trois fois supérieure à celle espérée puisqu’elle aurait rassemblé mille cinq cent personnes (mille cent, selon la police) dont sept cent marcheurs.

Après les interventions d’un paysan palestinien, d’un cinéaste israélien ou encore de Nicolas Duntze de la Confédération paysanne, un cortège s’est formé pour défiler jusqu’à l’entrée de la gare maritime, en passant devant la mairie, par le quai Lemaresquier et la rue Euzet. Le port, dont l’accès était barré, était placé sous haute surveillance, entre les gendarmes mobiles et maritimes, les policiers et même un hélicoptère. La manifestation s’est dispersée sans incident.





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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 18:44

http://www.cmpcc.org/2010/01/06/85


Considérant que le changement climatique est une menace réelle pour l’existence de l’humanité, des êtres vivants et de notre Terre Mère telle que nous la connaissons aujourd’hui,Constatant le grave péril existant pour les îles, les zones côtières, les glaciers de l’Himalaya, des Andes et des montagnes du monde, les pôles de la Terre, les régions chaudes comme l’Afrique, les sources d’eau, les populations touchées par les desastres naturels croissants, les plantes et les animaux, et pour l’écosystème en général;

Soulignant que les personnes les plus touchées par le changement climatique seront les plus pauvres de la planète, qu’elles verront leurs foyers et leurs sources de vie détruits et qu’elles seront obligés d’émigrer et de chercher un refuge;

Confirmant que 75% des émissions historiques de gaz à effet de serre sont apparus dans les pays irrationnellement industrialisés du nord;

Constatant que le changement climatique est le produit du système capitaliste;

Regrettant l’échec de la Conférence de Copenhague à cause des pays dit “développés” qui ne veulent pas reconnaître la dette climatique qu’ils ont envers les pays en voie de développement, les futures générations et la Terre Mère;

Affirmant que pour garantir le plein respect des Droits de l’Homme au XXI siècle, il faut reconnaître et respecter les Droits de la Mère Terre;

Réaffirmant le besoin de lutter pour la justice climatique;

Reconnaissant le besoin d’assumer des actions urgentes afin éviter des dommages plus importants et des souffrances à l’humanité et à la Terre Mère, et de rétablir l’harmonie avec la nature;

Certains que les peuples du monde, guidés par les principes de solidarité, justice et respect de la vie, seront capables de sauver l’humanité et la Terre Mère; et

Conmémorant le jour international de la Terre Mère,

Le Gouvernement de l’Etat Plurinational de la Bolivie convoque les peuples, les mouvements sociaux et les défenseurs de la Terre Mère du monde entier, et invite les scientifiques, les chercheurs, les juristes et les gouvernements qui veulent travailler avec leurs peuples, à la Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre Mère, qui aura lieu du 20 au 22 avril 2010 à Cochabamba, Bolivie.

Les objectifs de la Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre Mère sont :

Analyser les causes structurelles et systémiques qui provoquent le changement climatique et proposer les mesures de fond qui permettent le bien-être de l’humanité toute entière en harmonie avec la nature.

Discuter et s’accorder sur le projet de la Déclaration Universelle  des Droits de la Terre Mère.

Convenir des propositions des nouveaux engagements pour le Protocole de Kyoto et pour les projets de Décisions de la Convention des Nations Unies sur le Changement Climatique qui guideront les actions des gouvernements défenseurs de la vie lors des négociations sur le changement climatique et dans toutes les instances des Nations Unies, sur les points suivants, la dette climatique, les migrants-réfugiés du changement climatique, la réduction des émissions, l'adaptation, le transfert de technologie, le financement, les forêts et le changement climatique, la vision partagée, les peuples indigènes et d'autres points.

Travailler sur l’organisation du Référendum Mondial des Peuples sur le Changement Climatique.

Analyser et établir un Plan d’Action pour avancer dans l’établissement d’un Tribunal de Justice Climatique;

Définir les stratégies d’action et de mobilisation pour la défense de la vie face au changement climatique et pour les Droits de la Terre Mère.

Bolivie, le 5 janvier 2010

Evo Morales Ayma, Président de l’Etat Plurinational de la Bolivie




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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 18:33

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Chems-Eddine_Chitour.040310.htm


http://www.lexpressiondz.com/article/8/2010-03-04/73740.html

LA CANDIDATURE D'EL BARADEI

Yes we can !

Pr Chems Eddine Chitour

«Le véritable progrès démocratique n’est pas d’abaisser l’élite au niveau de la foule, mais d’élever la foule vers l’élite.» Gustave Le Bon

Depuis quelques mois un vent d’espoir souffle en Egypte: un homme ose défier le pharaon d’opérette qui a mené son pays à la ruine morale et matérielle. Il s’agit d’El Baradei, Avec 83 millions d’habitants, l’Egypte a un seul record à son actif: c’est le pays le plus peuplé des pays parlant arabe. L’’Egypte de Moubarak n’a pas la baraka; ne brille guère par ses performances économiques. C’est le moins que l’on puisse dire à en juger par le bilan du «Raïs» depuis son arrivée au pouvoir, en octobre 1981. «La pauvreté, écrit Samir Gharbi touche près de 42% de la population et le chômage a plus que doublé (11% contre 5%). La structure économique est restée quasi inchangée alors que la livre égyptienne a perdu 87% de sa valeur face au dollar américain. En fait, l’économie égyptienne ne tient que grâce à l’aide extérieure, américaine surtout : 47 milliards de dollars en vingt-deux ans.» (1)

C’est donc un pays exsangue, plus connu pour ses émeutes de la faim que pour la pertinence des rodomontades de Moubarak à l’endroit de l’Algérie se permettant même de se citer en exemple, «C’est moi ou l’Algérie», disait-il pendant la tragédie nationale de l’Algérie pour arracher l’appui et l’aumône des Américains. Parmi les autres points à ajouter, le rôle peu glorieux de l’Egypte vis-à-vis de Ghaza. «Le régime égyptien, qui s’était rendu impopulaire par sa gestion de la guerre, une gestion fortement sujette à caution, notamment par son verrouillage hermétique des frontières avec Ghaza en plein déluge de feu sur la Palestine, vient d’aggraver son cas en annonçant l’édification d’un rempart métallique censé neutraliser les tunnels creusés entre l’Egypte et la Palestine pour desserrer un peu l’étau sur la population ghazaouie. Aujourd’hui, on reproche à l’Egypte d’entraver l’acheminement de l’aide internationale vers les Territoires occupés. Dernier fait en date: un convoi humanitaire, conduit par le député britannique George Galloway, s’est vu refuser l’accès à Ghaza par la mer Rouge (port de Noueiba), qui représente le chemin le plus court, rapporte l’AFP.» (2)

Un pays exsangue

La carrière politique de Moubarak commença sous le président de l’époque, Anouar el Sadate, qui le nomma chef de l’armée de l’air et ministre des Affaires militaires en 1972. Le président de l’époque, Anouar el Sadate, fut assassiné le 6 octobre 1981. Moubarak prit le pouvoir, le 14 octobre 1981. Il poursuivit les politiques de privatisation et de libéralisme économique «El infitah» déjà mises en place par Sadate Pour pouvoir autant «durer» et prendre en otage tout un peuple, il faut reconnaître au «Raïs» l’art de la magouille. Ainsi, il fit place nette lors des élections présidentielles «s’arrangeant» pour être le seul candidat.

Dany Lescault-Grenier nous explique la machine à gagner moubarakienne: «En 2005, après des pressions de la part des États-Unis, il gagna l’élection au suffrage universel avec 88,5% d’appuis. À la suite de l’élection, le président Moubarak fit emprisonner Ayman Nour, son principal opposant durant la course à la présidence. Tout semble indiquer que 2011 marquera la fin de la mainmise de Hosni Moubarak sur la présidence de l’Égypte.»

«Sa succession est un enjeu important qui pourrait changer les relations qu’entretient l’Égypte avec les différents acteurs internationaux. Deux candidats semblent se distinguer, soit son fils Gamal Moubarak et Omar Suleiman. Actuel chef des services de renseignements égyptiens, Omar Suleiman est reconnu pour sa forte opposition aux Frères musulmans. En 2011, il aura 76 ans. Après 30 ans de règne, tout indique que 2011 marquera la fin de Hosni Moubarak comme président de l’Égypte. Sa présidence fut contestée sur le plan de l’ouverture démocratique et les deux candidats possibles à sa succession semblent tendre vers une continuité des politiques mises en place depuis 1981.

On se souvient de la mascarade des dernières élections de 2005 dans une fausse démocratie... Mustaha Tossa décrit à sa façon comment: «Le Raïs a été reconduit haut la main, avec la bénediction des Etats-Unis (..) Mascarade électorale, référendum déguisé et ouverture en trompe-l’oeil, c’est par ces mots durs et abrasifs que les détracteurs du Raïs égyptien ont décrit cette reconduction, en grande pompe démocratique, de Hosni Moubarak à la tête du pays. Une série d’éditoriaux de la presse américaine sous le titre violent et ironique Our man in Cairo (notre homme au Caire) trahissait la volonté de l’équipe de George Bush de transformer l’Égypte en laboratoire à ciel ouvert d’une démocratisation pacifiée.(...)»

«Que s’est-il passé, entre-temps pour que, partie d’une attitude volontaire, étonnement, éruptive et totalement réactive aux voix de la réforme et du changement en Égypte, l’administration Bush s’engonce dans une surprenante timidité, quand, en réponse à ses exigences, le régime égyptien lui propose les ingrédients de ce que l’opposition égyptienne appelle une farce présidentielle? Un multipartisme sous haute surveillance et une compétition électorale à sens unique. Plusieurs facteurs sont à l’oeuvre pour expliquer la paralysie américaine, à la tête desquels se trouve indéniablement le bourbier irakien. (...) Un travail d’argumentation et de conviction, d’offre de services et de menaces sur le thème: si l’Égypte applique les exigences démocratiques américaines à la lettre, cela ouvrirait un grand boulevard devant les forces radicales foncièrement hostiles aux USA pour s’emparer du pouvoir en Égypte, en référence au mouvement des Frères musulmans, tapi dans l’ombre attendant que son heure arrive. (...) L’autre facteur qui explique sûrement la brusque indulgence américaine à l’égard de Moubarak a trait à l’utilité régionale du régime égyptien. Nul n’ignore le rôle déterminant joué par le patron des services égyptiens, Omar Soulaymane, dans l’entente secrète entre Palestiniens et Israéliens pour faire aboutir le plan de retrait de Ghaza. (...) Omar Soulaymane est régulièrement décrit par les journaux israéliens comme le possible successeur de Hosni Moubarak.»

2011, après 30 ans au pouvoir, Hosni Moubarak cédera sa place. Son fils paraissait être comme le principal candidat à sa succession. Un grain de sable dans le rouage de l’intronisation: Qui est l’homme par qui le scandale arrive? Celui qui ose défier le Raïs, Mohamed El Baradei, est né le 17 juin 1942 au Caire en Égypte Il a été directeur général de l’Aiea à partir du 1er décembre 1997. Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) de décembre 1997 à novembre 2009. Le retour d’El Baradei le 19 février a été fêté comme il se doit par les Egyptiens de tout bord. Ecoutons la journaliste nous décrire l’engouement et la sincérité de l’accueil: «Revenu en Egypte dans l’intention de se porter candidat à l’élection présidentielle, l’ex-patron de l’Aiea soulève l’enthousiasme d’une population qui avait perdu tout rêve de changement.

J’étais dans la foule qui a accueilli Mohamed El-Baradei à l’aéroport du Caire le 19 février. Tous ceux qui étaient là ont eu l’impression d’assister à un moment historique. La presse a parlé de quelques centaines de personnes, mais, en réalité, on était des milliers. Toutes les générations étaient présentes: des enfants, des vieillards, mais surtout des jeunes, pleins de vie et d’espoir. (...) C’était un concentré d’Egypte, que le Dr El-Baradei a décrit ensuite à la télévision, où il s’est exprimé avec une sincérité palpable: «A mon retour, je me suis retrouvé en face d’un modèle réduit de l’Egypte.» (...) En observant cette foule à l’aéroport, j’ai senti un désir de changement chez les Egyptiens.

Le désir de changer tout ce que nous vivons depuis des décennies». Nolens, volens, le régime de Hosni Moubarak, qui accapare le pays depuis des décennies, reconnaît que l’immobilisme ne peut plus durer. Ses hommes font à présent la promotion de Gamal, le fils du président, évoquant une «nouvelle pensée». Cela revient à dire que le régime tel qu’il est aujourd’hui doit avoir une «pensée» bien archaïque. Ils croyaient pouvoir mener à bien leur projet d’introniser le fils comme successeur du père.

Ils étaient sûrs d’arriver à leurs fins en faisant accroire que le fils serait la seule alternative au père.Nous étions à l’aéroport dès 10 heures. L’avion devait arriver à 15 heures, mais il a eu deux heures de retard. Certains commençaient à sentir la fatigue, la faim et la soif, mais personne ne songeait à repartir. Au contraire, d’autres arrivaient.

Nous lisions les uns dans les yeux des autres, cette attente de voir notre espoir se concrétiser d’un instant à l’autre. On chantait l’hymne national, des chants patriotiques et on criait des slogans tels que: «El-Baradei, on est tous avec toi. On ne reculera pas. Pendant quelques instants, j’ai eu peur. Peur que tout cela se limite à un rêve, sans possibilité de le réaliser. Je me suis demandé si l’homme aurait le courage de tenir, s’il accepterait de prendre sur lui la responsabilité dont nous l’investissons, s’il pourrait résister à ce régime qui accapare le pouvoir et les ressources depuis si longtemps et s’il sortirait indemne des campagnes de dénigrement ayant pour but de salir sa personne, et à travers elles, le peuple tout entier. Finalement, sa voiture a pu se frayer un passage. Puis les gens sont repartis, seuls ou en groupes.Beaucoup avaient des pancartes arborant sa photo avec le slogan «El-Baradei président!» «Puisqu’il n’est pas avec eux [le régime], ce doit être quelqu’un de bien. Mais est-ce qu’il ne va pas se faire écraser? Ces gens-là, ma fille, sont sans foi ni loi!» Nous avons besoin de reprendre confiance et de dépasser le sentiment d’impuissance qui nous inhibe. Les intellectuels, les artistes et les écrivains ont désormais le devoir de se montrer courageux et de saisir toutes les occasions d’en finir avec la tyrannie. Cette journée m’a fait comprendre que nous ne sommes pas impuissants. Nous pouvons agir. Maintenant. Tout de suite.»

Le candidat de l’espoir

«Là-bas j’ai vu des paysans, venus de diverses régions d’Egypte, portant des banderoles où étaient inscrits les noms de leurs gouvernorats; des gens à qui Mohamed El Baradei n’avait rien payé pour qu’ils viennent lui souhaiter la bienvenue. J’ai vu des familles égyptiennes participant pour la première fois à des événements politiques....Le nombre de femmes était notable, leur grand nombre témoigne du réveil des mouvements féminins égyptiens, et de la manière dont ils ont brisé les barrières des traditions et de la peur qui entravaient leur participation aux affaires publiques.(...) L’écrivain égyptien Alaa El Aswany lui-même écrit sur son blog, pourquoi il faudrait être derrière Mohamed El Baradei aux prochaines élections: Le Dr Mohamed El Baradei a nombre de qualités impressionnantes qui l’ont rendu populaire. M.El baradei a prouvé à quel point il aime le pays quand il a fait don de tout l’argent de son prix Nobel pour aider les habitants des bidonvilles, et a ensuite publiquement critiqué la corruption et l’oppression en Egypte, s’ouvrant les portes de l’enfer.

Avec un peu de dissimulation il aurait pu rester ami avec le régime et obtenir un poste important au gouvernement s’il l’avait voulu, mais sa dévotion à la vérité a été plus forte que son intérêt personnel. Aussi, aux yeux des Egyptiens, M. El Baradei est-il un patriote qui est compétent et honorable, dont les mains ne sont pas tachées par la corruption? Tout cela vaut au Dr El Baradei l’estime de tous les segments du spectre politique égyptien, depuis les Frères Musulmans jusqu’à la gauche en passant par les libéraux et même les Coptes de la diaspora.» (6)/Sa popularité ne cesse de grandir. Sur Facebook, plus de 51 groupes notamment «El-Baradei président 2011» et «Avec El-Baradei, yes we can» se sont formés rassemblant près de 100.000 personnes favorables à sa candidature. Interrogé par la chaîne de télévision Dream TV, M.El-Baradei s’est dit «prêt à être candidat à la présidentielle 2011, si le peuple me le demande, peu importe qui se présentera contre moi à l’élection».

M.Moubarak ne serait pas sûr de l’emporter si le scrutin était libre, a expliqué l’ex-patron de l’agence onusienne, renouvelant ses critiques contre la corruption et la pauvreté et affirmant que tous les Egyptiens devraient avoir accès aux services médicaux et à une bonne éducation. Il est toutefois barré par la Constitution, qui impose aux candidats indépendants d’obtenir l’appui de 250 élus, dont au moins 65 membres de l’Assemblée nationale, 25 du Conseil consultatif (Sénat) et au moins dix élus municipaux, alors que le Parlement et les municipalités sont dominés par le parti au pouvoir, le Parti national démocratique (PND). (...) Les médias officiels et des responsables du PND ont déclenché une violente campagne contre M.El Baradei, le présentant comme étranger à son pays, incapable de gérer les affaires intérieures et facteur d’instabilité pour l’Egypte. «Je tente de mobiliser les masses populaires, qui sont pour le changement, afin de transformer le système égyptien en un système démocratique qui assure la justice sociale», a affirmé M.El Baradei. «Le premier pas de ce voyage est d’amender la Constitution pour garantir des élections libres et équitables», a-t-il poursuivi. Mardi 23 février, il a annoncé la formation d’une «Assemblée nationale pour le changement» appelant à des élections libres et à la fin des entraves pour les candidats à la présidentielle. Cette coalition rassemble des dirigeants des Frères musulmans et du mouvement Kefaya, Ayman Nour, et Alaa al-Aswany.

Pour le pouvoir en place, écrit Abdelbari Atouan, il est l’épine dont il faut se débarrasser. En voyant les médias égyptiens s’acharner contre Mohamed El Baradei, on a l’impression de lire les organes officiels d’un parti crypto-communiste à la tête d’un Etat engagé dans une lutte sans merci pour la libération de la Palestine et contre l’occupation américaine de l’Irak et de l’Afghanistan. Ils le dépeignent en effet comme un agent des Etats-Unis, de mèche avec l’Oncle Sam pour dissimuler la réalité de la bombe israélienne et pour combattre le programme nucléaire iranien, voire nord-coréen. Ils lui reprochent même d’avoir contribué à l’invasion en Irak en affirmant que ce pays détenait des armes de destruction massive. Dieu est grand! Voilà donc que l’Egypte se fait l’avocat de l’Iran et exprime sa solidarité avec la Syrie, qui a subi un bombardement israélien à Deir El-Zor, dans le nord-est du pays, sur ce qui aurait été une installation nucléaire. (...) A côté des vulgarités qu’ils déversent actuellement sur El Baradei, leurs invectives contre les Algériens à l’occasion du match de qualification pour la phase finale de la Coupe du monde de football [l’Egypte n’a pas obtenu son ticket pour l’Afrique du Sud] sont d’aimables plaisanteries. (...) Quant à nous, nous avons envie de remercier El Baradei, parce qu’il a brisé la peur et mis des bâtons dans les roues du processus d’intronisation de Gamal Moubarak en tant que successeur du père.» (8) Nous ne pouvons que souhaiter bon vent à monsieur El Baradei, en espérant qu’il donne l’exemple à ces peuples musulmans harassés par les temps morts et qui rêvent d’un vent de liberté plus que d’un parfum de paradis selon le juste mot de Burhan Ghalioun. Amen.




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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 17:58

http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Irak.Gilles_Munier.020310.htm


http://www.france-irak-actualite.com/article-piege-electoral-en-irak-45892688.html

Piège électoral en Irak

Gilles Munier

Le 7 mars prochain, les Irakiens auront le choix entre voter pour des candidats manipulés par l’Iran ou la CIA - à quelques exceptions près bien sûr - … ou s’abstenir. La chasse aux patriotes lancée par le Comité pour l’Intégrité et la Justice (CIJ) – pro-iranien - a relégué au second plan les préoccupations des Irakiens que sont la double occupation du pays, l’insécurité, la corruption et la misère. Le scrutin ne sera ni plus démocratique ni plus légitime que la mascarade électorale de janvier 2005 (1).

Le CIJ qui a rayé des listes électorales plus de 511 candidats et 14 partis politiques soupçonnés de sympathie envers le parti Baas (2), mène campagne pour purger la société de tous ceux qui rappellent l’époque de Saddam Hussein. Qui sait que plus de la moitié des candidats interdits de se présenter aux législatives sont « chiites », comme le sont la plupart des dirigeants désignés par le jeu de cartes du Pentagone (3)? En Irak, le chiisme n’est pas menacé, quoi qu’en disent les agents de Téhéran. Seules sont en cause les pratiques introduites à partir du 16ème siècle dans le chiisme duodécimain par la dynastie perse safavide, qui permettent aux mollahs khomeynistes d’instrumenter les adeptes de leur secte pour exporter leur « révolution » (4). Ainsi, dans le sud du pays, majoritairement chiite, des conseils provinciaux ont créé leur propre comité pour exclure les fonctionnaires chiites qui ne se plient pas aux desiderata des partis pro-iraniens au pouvoir.

Saleh al-Mutlaq (5), principalement visé par l’Iran, avait le tort de diriger le Front du dialogue national, dont les membres sont issus de toutes les couches sociales, sans distinction d’appartenance religieuse ou ethnique. Le respect que ses prises de position inspire dans le pays donnait un vernis nationaliste à la liste Iraqiya, coalition où il côtoie l’ancien Premier ministre Iyad Allaoui - connu pour son passé baasiste, puis d’opposant pro-occidental à Saddam Hussein (6). Iraqiya est créditée, grâce à Mutlaq, de 22% des suffrages exprimés (7), selon un sondage réalisé pour Al-Hayat. Zafir al-Ani, autre député exclu, porte-parole du Front de l’Accord irakien, avait aggravé son cas il y a quelques mois en s’opposant à l’expulsion des Moudjahidine du Peuple iranien du camp Ashraf.

La débaasification, cocktail américano-israélo-iranien

Le CIJ qui a succédé au Conseil de débaasification créé en 2003 par le gouverneur Paul Bremer, est un organisme conçu avant l’invasion par Salem Chalabi (8), juriste neveu d’Ahmed Chalabi, chef du Conseil national irakien (CNI). Salem était à l’époque très lié à Marc Zell (9), de Zell, Goldberg & Co, « un des cabinets juridiques d’affaires israélien dont la croissance est la plus rapide » (10), avec qui il constitua l’Iraqi International Law Group (IILG) pour introduire les entreprises israéliennes de sécurité sur le marché irakien. Le Conseil de débaasification était dirigé par Ahmed Chalabi et un certain « Jawad » al-Maliki, désigné plus tard Premier ministre sous le nom de Nouri al-Maliki. Selon Ali al-Lami, leur porte-parole… et actuel président du CIJ, 150 000 personnes (professeurs, fonctionnaires, policiers) furent licenciées pour délit d’opinion rien qu’entre mai et septembre 2003.

Après la mise à l’écart des Chalabi - Salem pour l’assassinat de Haithem Fadhil, directeur général du ministère des Finances (11), et Ahmed pour espionnage au profit du Vevak (le service secret iranien), et fabrication de fausse monnaie - « Jawad » al-Maliki relança la campagne anti-bassiste en janvier 2005, juste avant les législatives, en dénonçant la présence de 15 baasistes sur la liste d’Iyad Allaoui (12). Nommé Premier ministre en 1986, il fit voter – non sans difficultés - une nouvelle loi sur la débaasification en prétendant qu’elle faciliterait la « réconciliation » entre chiites et sunnites ! 143 députés étaient présents sur 245… 90 l’approuvèrent. Saleh al-Mutlaq avait quitté la salle avec les députés du Front du dialogue national en signe de protestation. Le Comité pour l’Intégrité et la Justice (CIJ) fut créé peu après, mais les parlementaires ne réussirent jamais à se mettre d’accord sur sa composition. Ali al-Lami en prit la direction d’autorité, en toute illégalité.

Comme en 2005, la fraude sera massive

Dans le camp pro-iranien, on assiste à une belle empoignade. La liste « Etat de droit » de Nouri al-Maliki est créditée de 30% des suffrages, mais n’en cherche pas moins à écraser ses concurrents de l’ « Alliance nationale irakienne (INA) », coalition des partisans d’Ammar al-Hakim et de Moqtada al-Sadr qui ne dépasserait pas les 17%. Comme en 2005, et lors des élections régionales (13), des fraudes massives sont à prévoir. Qasim Daoud, député de la liste chiite INA, estime à 800 000 le nombre de faux électeurs pro- Maliki, notamment sur les listes d’expatriés. Il accuse le Premier ministre d’exclure et de réintégrer des anciens baasistes, selon son bon vouloir, pour engranger des voix sunnites. Sur le terrain, des liasses de dinars, des terres et même des armes sont offertes en fonction de l’importance de l’interlocuteur. L’Irak n’est malheureusement pas prêt de sortir du chaos provoqué par le renversement du Président Saddam Hussein.

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