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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 17:10

http://www.marianne2.fr/La-bonne-blague-Hortefeux-prime-pour-son-combat-contre-le-racisme_a183154.html


http://www.europalestine.com/spip.php?article4584

La bonne blague : Hortefeux primé pour son combat contre le racisme

Hortefeux vient d'être récompensé pour son combat contre le racisme et l'antisémitisme par l'Union des Patrons et Professionnels Juifs de France. Guillaume Weill Raynal, spécialiste du « nouvel antisémitisme », vous informe sur ce que pense vraiment cette organisation qui considère Hortefeux comme un anti-raciste. Terrifiant.

L’annonce officielle a été mise en ligne sur le site du ministère de l’intérieur vendredi 11 décembre, à 22 h 44. Pas sur la page d’accueil. Il fallait  cliquer sur la rubrique «Espace Presse» pour voir apparaître, dans une liste d’articles, la mention «Colloque annuel de l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France»; et cliquer sur cette mention pour y lire que Brice Hortefeux viendrait clôturer, le dimanche 13 décembre à 18 h 30, le colloque annuel de l’UPJF, sans plus de précision. Peu de risques de rameuter les médias. On voit mal un journaliste bouleverser soudainement son week-end pour une annonce de dernière minute aussi vague, et surtout, aussi confidentielle.

Le sujet de ce colloque ? Les ruses de l’antisémitisme. Quoi de plus naturel, après tout, que le ministre de l’intérieur vienne honorer de sa présence une manifestation organisée sur ce thème très consensuel, comme il aurait pu le faire pour n’importe quelle autre manifestation du même ordre organisée par SOS Racisme ou Ni Putes Ni Soumises ? Certes, le programme annonçait que l’on parlerait des « ruses » de l’antisémitisme.

Traduisez qu’il y serait sans doute proposé et développé une définition très « extensive » de la chose. Mais seul un incorrigible esprit chagrin aurait pu, à ce stade, soupçonner le ministre de venir ainsi cautionner l’instrumentalisation de la lutte contre  l’antisémitisme au service d’une cause partisane.

Le discours de Brice Hortefeux fut d’ailleurs très convenu : le ministre de l’intérieur assura simplement à ses hôtes – les dirigeants de l’UPJF - que les pouvoirs publics seraient toujours à leurs côtés pour combattre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme. Restait seulement à s’entendre sur la définition de ces formes, qui - on l’aura compris - sont infiniment rusées, comme l’annonçait l’intitulé du colloque. Et comme le ressassent jusqu’à la nausée les articles fétides que le site de l’UPJF met inlassablement en ligne.

Par exemple, Les métastases de l’antisémitisme  : un poétique vocable pour désigner tout ce que l’UPJF dénonce comme de nouvelles formes et vecteurs de judéophobie, à savoir, pêle-mêle, « les Arabes, les Palestiniens, Dieudonné et le rapport Goldstone », mais aussi « les universitaires, les artistes et autres intellectuels israéliens (…) Amnesty International, les ONG des Droits de l’homme », mais aussi et surtout, « l’Union Européenne et les Etats-Unis » (sous Obama, bien sûr), lorsqu’ils « exigent des concessions israéliennes en faveur de la paix » et  réclament « l’expulsion des Juifs » des colonies de Judée et Samarie.

D’ailleurs Le temps de l’annexion (de ces territoires) est venu   : « Israël doit mettre fin à cette farce » que constitue, selon l’auteur de l’article, l’hypothèse d’une future négociation sur les territoires palestiniens. «Ces terres sont nôtres, de droit Divin », et il est plus que temps de faire « revivre notre domination formelle sur ces terres après un interlude de près de 2000 ans ». L’assurance ainsi donnée par Brice Hortefeux d’être toujours présent à leurs côtés pour lutter contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme ne pouvait donc que combler d’aise les organisateurs du colloque ainsi que le public au premier rang duquel siégeaient, en bonne place, Richard Prasquier, président du CRIF, et Meyer Habib, vice-président, par ailleurs l’un des plus proches conseillers de l’actuel Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahu…

Pour faire bonne mesure, Brice Hortefeux évoqua aussi le racisme anti-arabe et antimusulman, dénonçant les dégradations commises, le matin même, contre la mosquée de Castres. Certes, mais le ministre de l’intérieur, qui n’est tout de même pas l’homme le moins bien informé de France, ignore-t-il que le site de l’UPJF a publié depuis le début du mois de décembre une quinzaine d’articles qui se félicitent quasiment tous de l’interdiction des minarets en Suisse ? Ignore-t-il, surtout, que ce site publie régulièrement des articles qui, au-delà de la question des minarets, témoignent d’une véritable hystérie raciste antimusulmane, et  dont il est permis de s’étonner qu’ils n’aient à ce jour fait l’objet d’aucune poursuite ?

« Des mosquées à n’en plus finir en France et en Europe ». C’est le titre d’un article mis en ligne le 1er mai dernier. On y lit que la construction de mosquées, en France est un « scénario catastrophe » car elle serait le fait d’une population qui « avant 2020, atteindra, en France vingt million d’âmes », qui représente «un ordre politico religieux étranger à nos valeurs », et dont « l’exigence » (sic !) de constructions de lieux de cultes n’exprime rien moins que « la volonté affichée de notre éradication culturelle ».

Autre article, cinq jours plus tard : Comment l’islamisme m’a rendue islamophobe. Il y est surtout question d’islam et très peu d’islamisme : « Si j’évite les arabes et les musulmans de toutes origines », explique l’auteur, « ce n’est pas a priori, à cause de préjugés, mais en conséquence d’expériences malheureuses avec ces « gens-là », qui sont totalement responsables de mon islamophobie, ce virus qu’ils m’ont eux-mêmes inoculé (…) Les musulmans qui vivent en France sont responsables de l’hostilité grandissante que leur vouent les Français de culture occidentale et judéo-chrétien ».

Ce n’est pas fini. 11 mai :«  L’Europe est complice du Califat qui vient ». 17 mai : « La France et le renouveau de l’Islam », dans lequel l’auteur s’inquiète de voir la France devenir une république islamique. Et surtout, le 11 septembre dernier : « Un cheval de Troie moderne : la doctrine islamique de l’immigration ».  Il n’est plus question ni d’islamisme, ni de mosquées. Seulement d’immigration musulmane: « un projet insidieux vieux de 1 400 ans, de conquête et de domination », conçu « pour dominer les sociétés non musulmanes et paver la voie à leur totale islamisation », selon une « véritable stratégie », destinée à « tromper la vigilance des occidentaux portés à croire que les musulmans qui émigrent, le font essentiellement pour des raisons économiques – pour améliorer leur sort ». Un véritable complot mondial, en quelque sorte. Remplacez dans ce texte le mot « musulmans » par le mot « juifs » et vous avez une copie conforme des Protocoles des Sages de Sion…

A la fin de son discours, Brice Hortefeux se vit attribuer par les organisateurs du colloque le « Prix de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme », sous forme d’un imposant chandelier à sept branches. Symbole infiniment respectable mais pour le moins ambivalent. Emblème à la fois du Judaïsme et de l’Etat d’Israël. En tout cas, dans le contexte qui vient d’être décrit, sûrement pas la meilleure garantie d’une lutte effective contre tous les racismes.

Guillaume Weill Raynal est ancien avocat et auteur de Une haine imaginaire ? Contre-enquête sur «le nouvel antisémitisme»




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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 17:00

http://www.gauche-communiste.net/Contributions/Contributions-Barbazange-Ass-Montreuil-r%E9g-12-2009.html


Redonner à la politique du Parti communiste français toute sa lisibilité de classe

Intervention de Paul BARBAZANGE, secrétaire de la section de Béziers à l'assemblée des animateurs de sections

Montreuil, 5 décembre 2009

La conférence de Languedoc-Roussillon a qualifié la gestion régionale « gauche plurielle  2004/2009 « d’expérience négative pour le PCF ». Cette analyse produite par la tribune a été illustrée dans la salle et ratifiée par 87 % des adhérents qui se sont prononcés pour une « Liste Front de gauche élargie » et se sont opposés à la reconduction d’une liste PC/PS derrière le président sortant. Au moins quatre sortants, dont Jean-Claude Gayssot, ont fait connaître leur intention de se présenter quand même sur la liste validée par le PS. Ces « élus » restent-ils membres de notre Parti ? Cette question doit être posée à tous. C’est fait. Mais là n’est pas l’essentiel, loin de là.

Sommes-nous au cœur de conflits de personnes, avec G. Frêche, avec des élus ne respectant plus depuis longtemps aucune discipline de parti ?

Non ! Ce que les communistes ont rejeté massivement, dans une des régions les plus dévastées par la crise, c’est une gestion accompagnant au niveau local les décisions du capitalisme français, européen, international. Les devançant parfois, de multiples exemples ont été donnés dans les débats : université, constitution de mégapoles, impôts locaux et gestion des personnels, présidentialisme, apologie du colonialisme… je ne peux ici développer. Le rejet de ce type de gestion a constitué le cœur de la conférence régionale.

Le mouvement politique en cours est fort. C’est bien cette politique d’accompagnement bienveillant de la crise que condamnent nos camarades. Ceux qui refusent de continuer sont majoritaires. Ils sont porteurs d’une évolution radicale de notre stratégie. Le Front de gauche, quelle que soit sa composition électorale, ne pourra poursuivre cette politique d’accompagnement.

Nous aurons des élus…avec 9,8 % des voix aux élections européennes, le Front de gauche, qui peut maintenant être élargi aux anticapitalistes conséquents, sera l’élément décisif d’une victoire de la gauche. Georges Frêche, soutenu ou non directement par le Parti socialiste, ne peut être considéré comme à gauche. La gestion passée le démontre. Les alliances à venir aussi : il s’allie à « Chasse, pêche, nature et traditions », ailleurs lié à la droite sarkoziste. Rien ne sera possible sans le rassemblement anticapitaliste, seul ce rassemblement ouvrira d’autres perspectives. Les exploités en tant que classe consciente d’elle-même peuvent marquer des points. Redevenir politiquement visibles. Les luttes sociales en prendront un autre tour. Les gestions locales aussi.

Difficultés et pièges jalonneront ce chemin à inventer.

Je terminerai par celui du moment : des discussions ont lieu avec des anticapitalistes, NPA en particulier … car notre situation régionale le permet. Et les militants communistes, les dirigeants de section que nous sommes n’ont eu par leur parti, de leur parti aucun compte- rendu. A l’heure d’Internet qui aurait permis de répercuter largement, c’est pour le moins dommageable… Nous avons eu en fin de matinée des exposés concernant les « nouvelles techniques de communications ». Camarades, ce qui est important, plus que la nature des tuyaux, c’est ce qu’on y met et le moment où on le met. Notre direction fédérale aurait transmis par le net bien sûr…, les éléments à tous, nous aurions pu en faire dans les sections, dans les cellules, du papier et de la parole. Donner ainsi à chaque communiste, comptant pour un, le moyen d’intervenir sur les alliances et les candidatures.

Est-ce en réservant à une élite les décisions que nous comptons intéresser les communistes, est-ce ainsi que nous prétendons gagner ?

Il faut changer ! L’adhérent doit être au centre des négociations comme de toutes les autres activités. C’est le passage obligé pour mieux agir ensemble.

L’étape actuelle est un pas significatif… Il en faudra beaucoup d’autres.

Paul Barbazange, secrétaire de la section de Béziers





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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 16:52


http://www.gauche-communiste.net/News/News-1er-2e-F%E9d%E9-paris-12-2009.html

 

http://www.reveilcommuniste.over-blog.fr/article-courrier-d-emmanuel-lyasse-pcf-section-paris-1er-et-2eme-arr-a-patrice-bessac-secretaire-de-la-federation-de-paris-et-porte-parole-du-pcf-40563577-comments.html#comment53459830



Courrier d'Emmanuel Lyasse (PCF section Paris premier et deuxième arrondissement) à Patrice Bessac, secrétaire de la fédération de Paris et porte parole du PCF

Cher camarade


J'avais gardé un bon souvenir de notre conversation pendant la Fête de l'Humanité au stand du Ve. Je suis donc extrêmement surpris par ce que Simonne et Éric m'apprennent de votre réunion de ce vendredi à Fabien..

Nous nous étions alors quitté sur un désaccord quant à la propriété du local du 62 rue Montmartre, puisque tu persistais à soutenir que ce n'était pas parce que la fédération n'avait jamais versé un sou pour son achat ou son entretien qu'elle ne pouvait pas s'en considérer comme propriétaire, et en disposer à sa guise, et t'obstinais à refuser de considérer quelles pouvaient être les conséquences pénibles pour nous tous d'une telle attitude, compte tenu des amusants problèmes juridiques que cela pose. Mais sur tout le reste, tu m'avais paru remarquablement ouvert, et lucide.

Tu avais admis sans peine, après une résistance de pure forme, qu'il y avait là une section légitime, qui payait ses cotisations, se confirmait aux statuts. Tu m'avais même dit que tu trouverais parfaitement normal qu'une partie de l'argent de cette section servît à financer l'association Rouges-Vifs Ile-de-France. Ce n'est bien évidemment pas le cas, comme je te l'avais confirmé immédiatement, mais cette supposition gratuite et spontanée de ta part montrait ta sympathie et ta grande capacité d'indulgence, certes totalement inutile, à notre égard. Ton souci était alors de permettre l'unité entre tous les communistes de nos deux arrondissements, et tu déplorais que la direction de notre section refusât de dialoguer avec toi. Ce dernier point m'avait fort surpris.

Depuis que j'ai le compte-rendu de vendredi dernier, je comprends que, si telle est ta conception du dialogue, tu aies beaucoup de mal à trouver avec qui dialoguer. J'apprends que, pour obtenir, enfin, leur carte 2009, des adhérents du PCF en 2008, dont je fais partie, devraient se présenter à Fabien à jours et heures fixés (six heures au total !), munis d'un justificatif de revenus, et à condition d'être prêts à payer en une fois douze mois de cotisation.

Une inquiétude me prend, en tant que membre de ce Parti, et soucieux de ses intérêts. Il me semble en effet que si cette procédure est, et elle ne peut être autre chose en droit, générale, si les 130 000 adhérents que nous revendiquons encore sont ainsi convoqués au siège national (ou même au siège fédéral, puisqu'il paraît que Fabien est maintenant aussi le siège de la fédération de Paris) pour justifier de leurs revenus et payer de cette façon, nous resterons fort peu nombreux, et perdrons beaucoup de bons militants qui, parce qu'ils ne seront pas libres aux heures indiquée, ou parce qu'ils ont toujours cru, parce qu'on le leur avait toujours dit, que le barème des cotisations était indicatif et que le Parti ne pratiquait ni l'inquisition fiscale, ni le suffrage censitaire.

Si d'aventure une telle mesure ne s'appliquait qu'à nous, j'aurais encore plus de raisons d'être inquiet, en me demandant ce qui peut justifier une pareille mesure d'exception. Je te rappelle que, comme tu l'avais admis volontiers à la fête, les militants concernés étaient à jour de cotisations à la fin de 2008. (Je veux croire que tu ne ressortiras pas ici l'argument qui  a été utilisé devant la commission des conflits, à savoir que notre trésorière, ayant négligé la dernière modifications des statuts qui changent tout le temps, a transmis ces cotisations à l'ancienne, et non par chèque à l'AF. Ce serait bien bas, et totalement ridicule puisque ces chèques ont été encaissés et que reçu en a été donné. S'ils avaient été renvoyés à Dominique, avec explication, elle les aurait sans aucun doute refaits avec le bon ordre).

S'agissant des cartes, cette précision est d'ailleurs purement anecdotique, puisque les statuts indiquent clairement qu'on peut être adhérent, et donc avoir le droit d'être convoqué à toutes les réunions de sa section, sans cotiser. S'agissant du droit de vote, je ne crois pas avoir lu dans les statuts qu'il était indispensable, pour l'exercer, d'avoir payé préalablement à l'assemblée douze timbres directement à la fédération.

Il est donc fort improbable que je me présente à Fabien dans l'intervalle de six heures que tu octroies généreusement (quoi que non statutairement) pour solliciter une carte que je devrais avoir depuis janvier dernier.. Je tiens pourtant à rester membre du PCF, et de la section Halles-Bourse. Devrais-je, contre mon sentiment naturel mais en suivant ton exemple, m'adresser à la justice pour que les droits qui me sont reconnus par les statuts du PCF en fonction de l'adhésion que j'ai donnée et des cotisations que j'ai payées me soit reconnus ?

Emmanuel Lyasse



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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 18:41

http://www.soutien-palestine.blogspot.com/2009/12/communique-concernant-la-manifestation.html


Communiqué concernant la manifestation du 27 décembre 2009

Suite à plusieurs coups de téléphone reçus ces derniers jours concernant la manifestation du 27 décembre 2009 que nous avons intitulée « Gaza, un an après: la tragédie continue et nous n'oublions pas! », nous prenons la décision de faire le communiqué suivant pour mettre un terme à toute la polémique qui a cours.

Lors de la préparation de cette manifestation, nous étions tous convaincus qu’il fallait un grand évènement unitaire à Paris pour commémorer les massacres qui ont eu lieu à Gaza l’hiver dernier et dénoncer l’odieux siège exercé depuis plus de trois ans sur les Gazaouis; siège qui en cette fin d’année 2009 n’a toujours pas été brisé ! Notre intention était donc de ne faire qu’un seul et même cortège même si nous étions parfaitement conscients qu'aucune association propalestinienne, ni aucun parti politique n'aurait envie de nous voir à ses côtés.

En effet, le fait que nous soyons des citoyens français de confession musulmane pratiquants est un crime suffisant pour que personne ne puisse envisager d’être vue en notre compagnie. Nous avons tous eu l’occasion de lire et d’entendre l’année dernière à maintes reprises, lors des manifestations de soutien à Gaza, que le mot d’ordre général de la gauche, des associations propalestiniennes et de tous les autoproclamés démocrates de ce pays était de ne surtout pas se compromettre dans des manifs à côté des « barbus. » Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot; la réalité est celle-là et il ne sert strictement à rien de la taire. Notre entier soutien à la résistance palestinienne ne joue évidemment pas non plus en notre faveur; le discours est bien trop sans concession... Ces empêchements éthiques sont donc devenus aujourd’hui bien plus importants que la cause palestinienne elle-même et reflètent en tout point le
climat politique qui a cours dans notre pays.

Il y a quinze jours, pour aller dans le sens de cette unité que nous voulions, nous avons donc fait une déclaration à la Préfecture pour suivre le parcours déjà établi par quelques associations ; le départ devant se faire de Denfert Rochereau pour se terminer sur le parvis de Notre Dame. Deux jours après ce dépôt de déclaration à la Préfecture, celle-ci nous a appelés pour nous faire savoir que le parcours était totalement refusé en raison de l’affluence de touristes en cette période de Noël dans ce lieu hautement fréquenté de Paris et qu’il fallait donc choisir un autre itinéraire.

La Préfecture proposait aux autres associations qui devaient se rassembler sur le parvis de Notre Dame d’être redirigées à Châtelet les Halles... Pour nous, il n’était pas question de nous rassembler dans un lieu si discret et si peu symbolique de l’action à conduire pour Gaza... Nous avons donc proposé le parcours suivant: République-le palais de l'Elysée.

Trois jours après la Préfecture nous a de nouveau appelés pour nous dire que le parcours était refusé ; tout était donc à repenser.

Nous avons donc proposé en dernier ressort le parcours suivant : République-Nation via Bastille. Le tracé ayant été accepté, la préfecture nous a demandé si nous étions d’accord pour que les autres organisations manifestent à nos côtés sur le même trajet. Nous avons évidemment répondu que oui. Au moment de prendre rendez-vous pour la signature, la Préfecture nous a fait savoir que les autres organisations ne voulant pas manifester à nos côtés, nous serions donc la seule association sur ce parcours.

Il faut donc croire que le concept de fréquentabilité n’est pas différent à Paris de celui qui a cours en terre de Palestine ! Les actions pour nous discréditer ne cessent de s’allonger, il suffit d’aller sur Internet pour les lire... Nous n’y pouvons strictement rien et nous ferons donc avec comme nous l’avons toujours fait ! Nous avons une seule mission à accomplir : dénoncer l’infamie qui se passe en terre de Palestine ; le reste, tout le reste n’est pas de notre ressort !

Collectif Cheikh Yassine




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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 20:51

Le PCF répartit les têtes de liste du Front de gauche

La secrétaire nationale du Parti communiste, Marie Georges Buffet, a dévoilé, mercredi 15 décembre, l’offre de son parti à ses partenaires du Front de gauche pour les régionales. Au Parti de gauche de Jean Luc Mélenchon, cinq têtes de liste en Rhône Alpes, Languedoc Roussillon, Pays de Loire, Aquitaine et Poitou Charentes et 17 listes départementales, dont Paris, où devrait se présenter Eric Coquerel. La Gauche unitaire récolte la région Midi Pyrénées pour Christian Picquet et trois listes départementales. Le PCF se garderait dix régions dont l’Ile de France. Madame Buffet a indiqué que son parti « faisait un effort important » et que d’autres « ouvertures » seront faites aux Alternatifs et à des personnalités. Monsieur Mélenchon, qui estime qu’il était le « meilleur candidat » pour conduire l’Ile de France, a refusé de figurer sur une liste. 

(Article du Monde papier non disponible si vous consultez le site internet du Monde) (NDLR)
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 20:41

http://www.canempechepasnicolas.over-blog.com/article--la-guerre-de-39-et-ses-enjeux-le-debat-commence-sur-canempechepasnicolas--41624196-comments.html#comment53356699


La guerre de 39 et ses enjeux : le débat commence sur "canempechepasnicolas"
 
IL Y A 70 ANS : LA GUERRE COMMENCE…. MAIS, CONTRE QUI ?

Commentant l’article que j’ai rédigé sur mon blog le 14 décembre, intitulé : « Il y a 70 ans, la France déclara la guerre à l’Allemagne, mais la fait aux communistes », mon camarade, Bernard Fischer, m’écrit :

« Je lisais bien ton message ci-dessous relatif à la deuxième guerre mondiale.

Si je comprends bien, la France souhaitait une guerre entre l’Allemagne et l’URSS et la signature du pacte germano soviétique était une défaite de la diplomatie française. La guerre entre l’Allemagne et l’URSS commençait bien deux ans plus tard et, si je comprends bien également, la guerre entre l’Allemagne et l’URSS permettait le débarquement de Normandie.

Je respecte toutes les versions de l’histoire et cette version n’est pas moins respectable, même si elle me semble originale et si elle présente, de mon point de vue, des contradictions internes.

De mon point de vue, la morale de l’histoire est la suivante, laissons l’histoire aux historiens et n’instrumentalisons pas l’histoire pour des raisons de politique contemporaine dans aucun sens ».

D’abord, je remercie Bernard pour m’avoir fait part de ses doutes quant aux conclusions de mon article. Je regrette assez le manque de réactions à mes écris, pour ne pas être ravi de l’amorce du débat qui s’engage.

Et je convie nos amis lecteurs d’ajouter leur « grain de sel » à la discussion.

Venons aux faits. D’abord, quand Bernard écrit, dubitatif, « Si je comprends bien, la France souhaitait une guerre entre l’Allemagne et l’URSS », il faut bien s’entendre sur les mots. « La France » signifie naturellement pour moi, les dirigeants français de l’époque, et surtout leurs « donneurs d’ordre », le capital représenté alors par le Comité des Forges, de Wendel, Schneider, les grossium de l’industrie chimique.

Oui, à ce niveau, l’objectif permanent, depuis 1917, c’est de tout faire pour écraser « les Bolcheviks ». La classe dirigeante française ne s’est-elle pas associée à l’intervention militaire aux côtés des ‘Blancs’, au lendemain du premier conflit mondial, et n’a-t-elle pas participé à la mise en place du fameux « cordon sanitaire » (avec la création artificielle d’Etats tampons, tels les pays baltes, pris sur le territoire anciennement tsariste), pour réduire les « dangers » d’extension du communisme en Europe  ?

Cet état d’esprit n’était-il pas partagé par le patronat, en 1936, quand il « préférait Hitler au front populaire » ou quand, recevant Von Ribbentrop, le 6 décembre 1938, deux mois après Munich, les politiciens aux ordres donnaient toutes assurances au représentant du Führer, de « mettre en France, les communistes à la raison » ?

Toutes ces raisons idéologiques vont conduire la bourgeoisie à mener une politique de répression antiouvrière (celle-ci avait commencé au lendemain du 30 novembre 1938, visant les travailleurs, coupables d’avoir participé à la grève générale), et « antirouge ». Le gouvernement Daladier ouvre les premiers camps de concentration, en France, dès janvier 1939. Ils visent d’abord les réfugiés, fuyant les régimes nazi et fasciste d’Allemagne, de Hongrie, Pologne, de Roumanie, avant d’y entasser les combattants de l’Espagne républicaine.

Cette politique va trouver son point d’orgue avec l’interdiction du Parti communiste, de sa presse, des syndicats de classe et l’arrestation massive de militants ouvriers, dès août-septembre 39. Par contre, dans le même temps, les tueurs fascistes de la Cagoule sont libérés. Parmi ceux-ci, la presse célèbrera les faits d’armes d’un certain Joseph Darnand, un cagoulard niçois impliqué dans des attentats et des trafics d’armes fournies par l’Allemagne de Hitler et l’Italie de Mussolini.

Ceci étant rappelé, j’entrevois l’objection : « Tout cela est vrai, mais de là à invoquer une sainte alliance franco-allemande contre l’Union soviétique… ».

Certes, cette collaboration éclatera au grand jour, en octobre 40, à Montoire, avec le discours du maréchal Pétain, au lendemain de son entrevue avec Hitler.

Mais, bien avant cette date, les mêmes élites, politiques, militaires et, nous y reviendrons, patronales, préparaient depuis l’automne 39, une intervention armée contre l’Union soviétique, d’abord, pour « secourir ce malheureux peuple finlandais », victime de l’Ours russe, puis, dans le Caucase, avec pour objectif, les champs de pétrole soviétique de Bakou. Le général Weygand ira même, en Syrie, alors « française », préparer un corps expéditionnaire. La presse de l’époque ne cache pas ces préparatifs guerriers, qui, rappelons-le, s’effectuaient durant « la drôle de guerre » contre l’Allemagne, notre seule ennemie déclarée.

« Certes, certes, pourrait-on objecter, cela ne justifie pas l’assertion, selon laquelle, le Pacte de non-agression germano-soviétique d’août 1939, a déjoué les plans de ceux qui escomptaient un conflit opposant l’Allemagne à l’URSS ».

Sur ce point capital, je persiste et je signe. En France, pour les milieux dirigeants, un tel affrontement éloignait la guerre de notre pays. Et la victoire de la Wehrmacht attendue, permettait de concevoir une Europe dominée par l’Allemagne, dans laquelle notre pays aurait sa place.

« Mais qui vous fait croire que cette perspective répondait aux vœux des cercles dirigeants français ? ».

Pour une raison toute simple, que les faits ultérieurs ont prouvée : les patronats allemand et français collaboraient déjà étroitement depuis les années 20. Le capital des plus grosses entreprises sidérurgiques, minières et chimiques des deux pays était mixte, la part de chacun évoluant selon le pays, dominant ou dominé.

Les industriels et les banquiers français et allemands avaient donc les mêmes intérêts à défendre, et les mêmes ennemis à combattre. La « collaboration économique » ultérieure, sous l’Occupation, confirmera leur désir commun de s’entendre dans le cadre d’une Europe allemande.

C’est pourquoi le patronat de notre pays, et les hommes politiques à son service ont, comme l’a si bien montré Annie Lacroix-Riz, dans ses ouvrages,* préparé la défaite militaire et la chute de la III ème République.

Il nous reste à montrer que le rapport des forces militaires détermine le vainqueur.

Si l’Allemagne avait déclanché les opérations, d’abord contre l’URSS, celle-ci n’aurait pas, en 1939, tenu le choc. Les défaites soviétiques de l’été et de l’automne 41 en font la démonstration.

Il a fallu attendre plusieurs mois et décembre, pour que l’Armée rouge soit en mesure de contenir, puis de repousser l’ennemi. Et ce n’est qu’après les victoires de Stalingrad et de Koursk (où des divisions de panzers furent anéanties), que la contre-offensive de l’Armée rouge a pu se développer jusqu’à Berlin.

Le 6 juin 1944, les forces alliées débarquent en Normandie. Les Soviétiques sont, cet été-là, aux portes de Varsovie, devant Budapest et font la jonction avec les partisans de Tito, en Yougoslavie. L’armée allemande déploie encore plus de 200 divisions à l’Est, entre 50 et 60 en France.

Qui peut croire que si la totalité des forces nazie avait pu être concentrée dans notre pays, les armées alliées auraient réussi le débarquement ? L’auraient-ils seulement tenté ?

Et c’est ce qui se serait passé si l’URSS avait été mise hors champ, dès 1939.

Aussi, nous le répétons, le pacte de non-agression germano-soviétique a permis à Moscou de gagner deux ans, deux années de répit. L’Union soviétique a ainsi, été en mesure de résister d’abord, et retenir à l’Est, en 1944, la plus grande partie des armées allemandes.

Grâce à ce rapport de forces, les anglo-américains ont pu débarquer victorieusement en France.

Une preuve supplémentaire nous est donnée avec la contre offensive nazie dans les Ardennes belges, du 20 décembre 44.

Face à la ruée des chars à croix gammée, qui ont bousculé les GI’, le commandement allié, inquiet de la tournure des évènements, demande à Staline de passer d’urgence à l’offensive sur les 2000 kms du front de l’Est. C’est ce qui se fit, au grand soulagement des gouvernements américain et britannique, et de la population française, à nouveau menacée.

De tous ces évènements, nos médias n’en font aucune mention. Ils continuent d’affirmer que notre libération n’est venue que de l’Ouest.

Faut-il faire un lien entre ce mensonge et la dépendance directe de ces médias aux forces économiques, toujours disposées à « collaborer » dans le cadre de l’Union européenne ?

Jean LEVY





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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 19:58

http://www.npa-debatrevolutionnaire.org/lettre/dr18a2


Crise d’identité du NPA ou la démocratie révolutionnaire à l’œuvre ?

L’enjeu du conseil politique national du NPA qui s’est tenu le week-end dernier était d’importance puisqu’il s’agissait de dégager les enseignements des discussions en vue des élections régionales avec les antilibéraux ainsi que de la consultation qui venait de se dérouler en son sein. La tâche était difficile puisque  cette dernière n’avait pas permis qu'émerge une opinion majoritaire. Aussitôt, certains commentateurs parlent de crise d’identité, de signal d’alarme, de « turbulence »… Certes personne ne contestera que le fait que la majorité soit bien peu majoritaire constitue d’une certaine façon une crise. Mais faut-il encore s’entendre sur le sens du moment. S’il s’agit d’un moment d’évolution, de transformation au cours du processus que nous avons initié, oui, mais c’est une bonne chose, une nécessité même.

Confrontés à des choix tactiques, aux pressions des partenaires antilibéraux avec lesquels nous avons engagé les discussions, à une situation sociale et politique difficile, les camarades du NPA discutent, s’interrogent, quoi de plus normal pour celles et ceux qui ont eu l’audace de s’engager ensemble dans un processus inédit pour tenter de répondre à la faillite de la gauche politique et syndicale. C’est même un signe de bonne santé. Et quoi d’étonnant que dans un jeune parti les camarades se divisent sans que, pour autant, cela renvoie à des divergences cristallisées. Quoi d’étonnant aussi que la position majoritaire soit contestée alors que les discussions unitaires ont abouti à une rupture au niveau national ou à des ruptures annoncées dans la plupart des régions.

La position A qui assumait cette rupture était difficile à porter, il y a une certaine logique dans le fait qu’elle ait cristallisé les déceptions voire les désillusions. Même si cela ne suffit certes pas à expliquer cette contestation qui renvoie aussi à ses propres ambiguïtés, hésitations, faiblesses, nous y reviendrons. Mais la discussion engagée au sein du NPA, loin de l’affaiblir, est nécessaire pour qu’ensemble nous construisions une plus grande cohérence. Notre cohésion politique ne se construit pas par en haut, dans une logique d’appareil, mais par en bas dans une logique démocratique et révolutionnaire.

Un acquis démocratique

Ce premier moment de débat national autour de différentes positions est en soi un pas en avant. De la démarche consensuelle qui a prévalu depuis la fondation du parti nous sommes passés à la confrontation des points de vue, de la compréhension que les uns et les autres nous pouvions avoir du processus et des choix auxquels il est confronté. Moment décisif pour forger notre unité, nous approprier collectivement le NPA, à condition de ne pas discuter des résultats en simples termes de majorité-minorité mais en termes de discussion démocratique entre révolutionnaires.

En effet, la consultation que nous avons organisée n'a rien à voir avec un simple vote tel que le PS ou d'autres le font, elle est bien un débat, la mise en œuvre d'une démocratie révolutionnaire.. Loin de l'état d'esprit des batailles parlementaires, notre démocratie est respectueuse des différentes positions, permet à chacun de mieux s'approprier la réalité du débat, son contenu, la situation du parti lui-même. Elle laisse la place aux évolutions.

Des points d'appui pour rassembler le parti

Le premier, faut-il le souligner, est cet acquis démocratique. Pour avancer, dépasser nos propres contradictions, il fallait que les points de vue se formulent, s'expriment dans une démarche ouverte sans esprit fractionnel.

Les votes contradictoires ne renvoient pas nécessairement à des divergences de fond. La consultation portait sur une question de tactique électorale, il ne s’agit pas de surinterpréter les désaccords. On ne peut que regretter les mises en scène dramatisant les enjeux de la discussion comme si telle positionpouvait être responsable de toutes nos difficultés et telle autre ouvrir la porte du succès !

Ensuite, et le dernier Conseil politique national en atteste, l'éclatement du parti en trois positions dont aucune n'a une réelle majorité n'exprime qu'une part de la réalité. Derrière cet éclatement il y a des préoccupations communes, des orientations politiques proches et des points d'appui pour réunir la grande majorité des camarades. C’est ce qui a permis que se dégage sur les points essentiels, dont le contenu de notre campagne, une large majorité au dernier CPN. C’est ce qui maintenant devrait nous permettre de nous rassembler pour mener campagne.

Nous verrons ce qui sortira au final des discussions au niveau des régions mais les positions, cohérentes et logiques -il faut le souligner- du PC ruinent la position qui s’acharnait à croire que tout était encore possible. Il est évident que quelles que soient les concessions que nous aurions pu faire, le PC ne voulait pas d'un accord avec nous. Sauf bien sûr de venir sur ses positions, constituer des listes autonomes pour mieux aboutir à des majorités de gestion de toute la gauche. Autant rejoindre le Front de gauche et liquider le NPA ! Quant à faire un geste de plus pour faire une démonstration, il n'y en avait pas besoin, le PC assumait pleinement et la rupture et ses raisons politiques. A nous aussi de l'assumer.

Et surtout la vraie discussion est de savoir quelle démonstration nous voulons faire ? Que nous sommes les plus unitaires ou les raisons fondamentales de la rupture ?

Dans le premier cas, nous sommes dans une logique d'unité pour l'unité, qui nous conduirait de compromis en compromis à être prêts à participer à des listes n'ayant d'autre ambition que de constituer pour le deuxième tour et après des majorité de gestion de toute la gauche.

Or c'est bien là la cause fondamentale de la rupture avec le Front de gauche, nous voulons, nous, l'unité dans la clarté pour exprimer et répondre aux besoins des travailleurs, porter les luttes et mobilisations. Et le fond de la discussion est bien là.

Tout le monde est d'accord sur la justesse de la politique qui cherche à combiner défense de la politique de parti et démarche unitaire. La difficulté est l'articulation des deux dans une politique pratique concrète. Il n'y en a pas de mode d’emploi qui résoudrait par avance la difficulté.

Une expérience qui exige des clarifications

Cette difficulté s'est traduite par une certaine confusion qui a déstabilisé le parti. Certains regrettent que l'unité ait échoué, d'autres que le parti n'ait pas assez assumé sa personnalité, cela renvoie à un désarroi bien plus qu'à des divergences formalisées. Les hésitations de la majorité de la direction ont semé le doute. Aller de l'avant suppose de dépasser les raisonnements politiques qui sont à l'origine de nos faiblesses.

Déjà, lors de la campagne des européennes nous avions connu la même faiblesse, oscillant entre un certain gauchisme prenant au premier degré le lien entre campagne électorale et luttes, grève générale, au moment où le mouvement connaissait un recul, et une timidité pour répondre avec suffisamment de clarté politique à la démagogie unitaire du PG. Elle nous avait gênés pour mener une campagne s’adressant largement aux classes populaires, à toutes celles et ceux qui sont écœurés par les jeux politiciens et se réfugient dans l’abstention.

Nous avons à nouveau cédé aux mêmes défauts. Et cela dès fin juin avec la rencontre avec le PG et la déclaration commune qui en est sortie. Au lieu de nous limiter à une déclaration prenant acte de la rencontre et de nos convergences face à la crise, nous avons accepté de laisser entendre qu'un accord était en route. Cette déclaration pouvait de plus être comprise comme un désaveu de notre campagne européenne.

Chacun se souvient de la suite. Mélenchon annonçant à la radio un accord pour les régionales et la stupeur des camarades, le désarroi, voire la révolte.

A la rentrée, après l’université d’été, la direction s’est ressaisie pour engager les discussions unitaires sur des bases correctes ce qui a abouti à la déclaration commune du 28 septembre. Mais nos faiblesses nous ont rattrapés après que le PC ait adopté et lancé son offre politique qui définissait clairement son objectif : aboutir à des majorités de gestion de toute la gauche dans la continuité des majorités sortantes. A partir du moment où le Front de gauche se ralliait à cette position, il n’y avait plus d’accord possible, il fallait en prendre acte et faire la démonstration large et publique de la divergence qui rendait un accord impossible.

Au lieu de cela, comme une majorité de la direction le souhaitait, nous avons négocié non sur le fond mais sur les formules, cherchant un compromis impossible qui rendait confuse, voire incompréhensible notre propre démarche.

La difficulté à choisir entre unité pour l'unité et l'unité pour aider aux luttes et aux mobilisations s'est manifestée dans notre difficulté à porter le débat sur la place publique si ce n'est grâce à Olivier Besancenot, au point que la presse a pu souligner un décalage entre ses déclarations et une certaine confusion de la direction. Elle s'est aussi manifestée dans notre difficulté à aider l'ensemble des comités à s'emparer du débat, à faire pression sur nos partenaires. Nous n'avons pas assez conçu l'unité comme une bataille politique publique fonction du rapport de force mais plutôt comme une négociation où il s'agissait de trouver la bonne formule tout en jouant des contradictions de nos partenaires.

Assumer notre personnalité, un parti pour les luttes des travailleurs et de la jeunesse

Les débats qui divisent aujourd’hui le NPA participent d’une crise de croissance à travers laquelle le parti se regroupe, mûrit, affirme sa personnalité, gagne en confiance, en compétence. Nous avions à faire ensemble une nouvelle expérience pour ensemble, dans des rapports démocratiques et solidaires, en tirer les enseignements, avec esprit critique, renforcer le parti.

C'est aujourd'hui le défi que nous avons tous à relever en nous engageant dans la campagne pour les régionales en lien et continuité avec l'ensemble de notre activité, en particulier notre intervention dans les entreprises, les quartiers, notre travail de recrutement au sein de la jeunesse. Ce défi ne relève pas que de la bonne volonté mais de notre capacité à faire les bilans, à apprendre ensemble de chacune des expériences.

La question de comment se combine la construction du parti des travailleurs et la question de l'unité est compliquée, elle n'a pas de réponse toute faite. C'est une politique qui se discute à chaque étape, se corrige, connaît des hauts et des bas...

Il s’agit de concevoir la démarche unitaire comme une politique pour le parti, une politique pour les luttes, une politique pour aider aux évolutions des consciences, à la politisation.

Cela n'épuise pas le débat. A chaque étape les deux pôles de la contradiction sont à l'œuvre, exercent leur pression... Et la rupture avec le Front de gauche pour les régionales n'épuise pas non plus le débat. Notre orientation n'est pas « caduque », elle garde toute sa pertinence. Un des pièges que nous avons devant nous serait de faire l'opposé des européennes. Alors que nous nous sommes alors de trop justifiés, il serait erroné de trop attaquer. Le PC est certes responsable de la rupture, mais pas coupable devant le tribunal de l’unité ! Nous faisons de la politique, nous regrettons que l'unité n'ait pas été possible mais cela renvoie non pas à des attitudes morales, l’unité étant posée comme un but en soi, mais à la politique, un désaccord de fond. Cela veut dire que nous continuons à militer pour l'unité chaque fois que c'est possible et utile tout en menant publiquement le débat sur les obstacles à l'unité, les raisons politiques de son échec : une trop grande dépendance, plus grande vis à vis des institutions que vis-à-vis de la défense des intérêts des travailleurs et des classes populaires.

Les désaccords qui se sont exprimés à travers la consultation n'empêchent pas le parti de se retrouver, de se réunir pour faire face à ses responsabilités. L'urgence est de commencer la campagne des régionales pour défendre et populariser notre politique, construire, recruter, éduquer à travers la bataille politique dans laquelle, de fait, nous sommes tous engagés. Une campagne pour l'unité des travailleurs, de leurs organisations pour répondre aux attaques de la droite et du patronat sur leur propre terrain, celui des luttes sociales et politiques, celui de leur indépendance de classe.

Une nouvelle étape s’ouvre pour le processus du NPA. Après la première étape de fondation et des premiers pas, la confrontation avec les forces antilibérales a placé le parti en position d’affirmer sa propre personnalité, de donner un contenu concret, pratique, dynamique à l’idée du parti pour les luttes, parti pour la transformation révolutionnaire de la société. L'enjeu de la période est bien là, affirmer la physionomie, la personnalité, le caractère du nouveau parti, à la fois démocratique et révolutionnaire. Cette bataille se mène dans l’arène politique la plus large contre la droite et l’extrême droite, en poursuivant la confrontation politique avec la gauche libérale mais aussi avec les forces à la gauche du PS, le Front de gauche et ses satellites comme avec Lutte ouvrière. Elle se mène aussi en poursuivant le débat interne pour dégager ce qui nous réunit des influences qui nous affaiblissent, pour faire vivre la démocratie la plus large, une démocratie directe qui rompe avec le fonctionnement des appareils, une démocratie vivante capable d’associer et qui, pour cela, ne craint ni les désaccords ni les confrontations, convaincue que ce n’est que de ce bouillonnement militant, politique, intellectuel que peut naître un nouveau parti..

Loin de cristalliser les trois positions qui se sont dégagées à travers la consultation, il nous faut au contraire relancer le débat, l’approfondir à la lumière de l’expérience collective qui déjà unit les militantes et les militants du NPA.

Une nouvelle étape commence et la campagne à venir nous permettra de conquérir une plus grande autonomie politique pour que le NPA devienne, collectivement, plus à même de défendre sa propre politique tout en œuvrant à l'unité, en toute clarté.

Isabelle Ufferte, Yvan Lemaitre





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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 19:52

http://wsws.org/francais/News/2009/dec2009/ligu-d19.shtml


La ligue internationale des criminels de guerre

Par Chris Marsden

L’émission d’un mandat d’arrêt britannique contre l’ancienne ministre israélienne des Affaires étrangères et actuelle chef de l’opposition, Tzipi Livni, vient renforcer l’avis juridique international selon lequel Israël devrait être jugé pour crimes de guerre pour ses actions contre les Palestiniens.

Livni faisait partie du cabinet de guerre durant l’opération Plomb durci, l’offensive contre Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier de cette année. Quelque 1400 Palestiniens, la majorité d’entre eux des civils, dont 400 femmes et enfants, furent tués, au mois 5000 personnes furent blessées et 21.000 maisons et autres infrastructures vitales furent détruites.

En octobre, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a approuvé un rapport d’un juge sud-africain, Richard Goldstone, affirmant que la guerre constituait « une attaque délibérément disproportionnée conçue pour punir, humilier et terroriser une population civile, pour réduire dramatiquement son pouvoir économique régional de travailler et subvenir à ses besoins, ainsi que pour lui imposer un sentiment sans cesse croissant de dépendance et de vulnérabilité ».

Le mandat d’arrêt a été émis contre Livni par le tribunal d’instance de Westminster à la demande d’avocats représentant 16 plaignants palestiniens. Livni devait parler à la conférence du Fonds national juif le 13 décembre, mais on affirme qu’elle avait précédemment annulé sa participation en raison d’un « conflit d’horaire ». Le New York Times a toutefois rapporté jeudi que Livni avait été informé du mandat et de la possibilité de son arrestation.

C’est loin d’être la première fois où une personnalité politique ou militaire israélienne fait face à la menace d’une poursuite judiciaire. En 2001, un mandat avait été émis en Belgique pour l’arrestation de l’ex-premier ministre Ariel Sharon, de l’ancien chef d’état-major Raphael Eitan et de l’ancien dirigeant du commandement nord des Forces de défense israéliennes (IDF), Amos Yaron, pour les rôles qu’ils avaient joués dans les massacres de Sabra et Shatila en 1982.

En septembre 2005, l’ex-dirigeant du commandement sud des IDF, Doron Almog, était sous le coup d’un mandat d’arrêt au Royaume-Uni pour avoir ordonné la démolition de 59 résidences civiles palestiniennes. Le mandat d’arrêt avait supposément été lancé secrètement selon la loi, mais des diplomates israéliens furent informés et Almog refusa durant deux heures de quitter son avion jusqu’à ce qu’il s’envole à nouveau vers Israël.

Un mandat d’arrêt a aussi été lancé par l’Espagne contre sept Israéliens impliqués dans un attentat contre un immeuble à logements à Gaza City en juillet 2002 qui avait tué le chef militaire du Hamas Salah Shehadeh et 14 civils, y compris sa femme et plusieurs enfants. Parmi les accusés se trouvaient Moshe Ya’alon, vice-premier ministre israélien et ministre aux Affaires stratégiques, ainsi que l’ex-ministre à la Défense, Benjamin Ben-Eliezer.

En septembre, il y eut une demande auprès du tribunal de Westminster pour l’obtention d’un mandat d’arrêt contre Ehoud Barak, le ministre de la Défense d’Israël, sous la loi de la justice pénale de 1988, pour son implication dans la guerre de Gaza. Le tribunal a accepté l’affirmation faite par le ministère des Affaires étrangères selon laquelle il était un ministre en fonction qui rencontrerait ses homologues britanniques et qui, conséquemment, jouissait de l’immunité sous la loi de l’immunité d’Etat de 1978.

D’ex-ministres, qui ne sont pas en fonction, comme Livni, ne jouissent pas d’une telle immunité. Pour cette raison, Ya’alon et Avi Dichter, le ministre de la Sécurité publique et le chef de l’organe de sécurité Shin Bet, ont rejeté leurs invitations à participer aux évènements en Grande-Bretagne.

Le gouvernement du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a organisé une campagne pour mettre fin à toutes les possibilités d’arrestations futures sous des clauses de juridiction universelle des Conventions de Genève ou d’autres lois internationales. Selon les alliés israéliens, cependant, Tel-Aviv prend des précautions inutiles.

Chaque fois qu’il y a eu des menaces de poursuites contre un responsable israélien, Washington a mis de la pression pour les prévenir. Cela a mené à l’abandon des accusations belges contre Sharon et compagnie et à des changements au droit belge pour diminuer la possibilité de poursuites similaires à l’avenir. En juin de cette année, la cour espagnole a mis en suspens son enquête sur les bombardements dans la ville de Gaza. De plus, les Etats-Unis ont mené un bloc de six pays qui ont voté contre l’acceptation du rapport Goldstone, alors que la Grande-Bretagne et la France se sont abstenues.

La réponse de la Grande-Bretagne aux protestations officielles d’Israël contre le mandat d’arrêt émis contre Livni était plus que simplement servile. Elle a mené à des promesses de la part du secrétaire à la Défense David Miliband et du premier ministre Gordon Brown pour changer la loi qui permet aux non-citoyens d’être amenés devant le système de justice britannique.

Dans le langage cru de la realpolitik impérialiste, Miliband a déclaré : « Israël est un partenaire stratégique et un proche allié du Royaume-Uni. Nous sommes déterminés à protéger et à développer ces liens. » Voilà pour les prétentions de l’Occident à défendre le droit international et les droits démocratiques!

Pour ce qui est de la position prise par les Etats-Unis, il y a plus que de la simple loyauté envers un allié dans la réponse de la Grande-Bretagne. Il y a une question fondamentale d’auto-préservation.

A maintes reprises, des porte-parole israéliens ont averti que les dirigeants des grandes puissances, y compris George Bush et Tony Blair sur la question de l’Irak et Brown et le président Barack Obama sur la question de l’Afghanistan, sont menacés d’être poursuivis en vertu des clauses de juridiction universelle. Netanyahu lui-même a averti, faisant référence au rapport Goldstone, « Ce n’est pas que notre problème… S’ils ont accusé des officiers de l’IDF, des commandants de l’IDF, des soldats de l’IDF, des pilotes de l’IDF et même des dirigeants, ils vont vous accuser aussi. L’OTAN se bat dans plusieurs endroits, non ? La Russie ne se bat-elle pas dans plusieurs endroits ? »

Le concept de juridiction universelle permet lorsqu’il y a crime contre l’humanité que des poursuites puissent avoir lieu dans toutes les cours nationales et internationales parce qu’il est entendu qu’il est possible qu’elle n’ait pas lieu dans l’Etat même des criminels. C’est sur ce principe que repose la création d’une série d’institutions comme la Cour criminelle internationale (CCI), établie en 2002, le Tribunal criminel international pour l’ancienne Yougoslavie et la Cour internationale de justice (CIJ). Les Etats-Unis et les autres grandes puissances ont été enchantés de pouvoir utiliser ces institutions contre les régimes qu’ils ont déterminés comme hostiles à leurs intérêts, comme la Serbie. Mais tout comme Israël, les Etats-Unis s’opposent à ce que la juridiction universelle s’applique à eux-mêmes, et ils n’endossent donc pas ni la CCI ni la CIJ.

Dans son discours d’acceptation du prix Nobel la semaine passée, Obama a explicitement défendu l’idée de la guerre en tant qu’instrument de la politique étrangère américaine, défendant l’action militaire dont le but dépasse « l’auto-défense ou la défense d’une nation contre un agresseur ». Il a insisté que de telles guerres impérialistes préventives, comme celles qui ont déjà lieu en Irak et en Afghanistan, étaient essentielles pour que les Etats-Unis puissent maintenir leur position centrale dans « l’architecture du maintien de la paix » mise en place après la Deuxième Guerre mondiale.

Ceci inclut prétendument qu’il faut suivre « certaines règles de conduite » et que les Etats-Unis sont « un acteur habituel de la guerre ». A cette fin, il a insisté pour affirmer de nouveau « l’engagement des Etats-Unis à respecter les Conventions de Genève » et les « autres lois internationales régissant la guerre ».

Cette affirmation est un mensonge. Plusieurs journaux ont déclaré que l’Espagne et la Grande-Bretagne ont développé le concept de juridiction universelle en 1998 avec le mandat d’extradition du dictateur chilien Augusto Pinochet lancé par le juge espagnol Baltasar Garzon. Dans les faits, le concept est plutôt enraciné dans la Convention de Genève adoptées le 12 août 1949.

En ce qui concerne les crimes de guerre, la Convention demande que les nations qui l’ont endossée, comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, « s’engagent à prendre toute mesure législative nécessaire pour fixer les sanctions pénales adéquates à appliquer aux personnes ayant commis, ou donné l’ordre de commettre, l’une ou l’autre des infractions graves à la présente Convention ». L’article 129 continue en statuant qu’un pays signataire « aura l’obligation de rechercher les personnes prévenues d’avoir commis, ou d’avoir ordonné de commettre, l’une ou l’autre de ces infractions graves, et elle devra les déférer à ses propres tribunaux, quelle que soit leur nationalité ».

C’est pourquoi le rapport Goldstone a appelé explicitement les pays signataires de la Convention de Genève à faire usage de leur « juridiction universelle » pour rechercher et poursuivre les Israéliens, tout comme les dirigeants du Hamas, qu’il accuse de crimes de guerre.

En réalité, les puissances impérialistes et leurs alliés agissent dans les faits comme une ligue internationale de criminels de guerre qui a pour but leur protection mutuelle. Voilà pourquoi les Etats-Unis rejettent l’application de la juridiction universelle dans le cas de ses alliés tout comme pour ses propres politiciens et militaires.

Brown et Miliband ont été très clairs qu’ils vont nier l’indépendance des cours dans le but d’empêcher toute poursuite pour crimes de guerre qui irait à l’encontre des intérêts stratégiques de l’impérialisme britannique. En agissant ainsi, ils espèrent sans doute échapper eux-mêmes à la possibilité d’être trainés devant la justice. Ils doivent savoir que leurs crimes sont trop importants pour qu’ils puissent éviter d’être poursuivis pour toujours.






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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 21:03

http://europalestine.com/spip.php?article4589


Stop à l’islamophobie !

Ci-dessous un appel à un rassemblement mercredi 23 décembre 2009 de 18 heures à 19 heures 30 à la Fontaine Saint Michel, Place St Michel à Paris, pour protester contre l’islamophobie et réclamer la démission de Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité.

Déclaration commune contre l’islamophobie

Nous exprimons notre indignation suite aux propos tenus ce 13 décembre par Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité.

Celle-ci a déclaré devant 300 personnes, lors d’un débat sur l’Identité Nationale à Charmes, dans les Vosges :

"Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers."

Tenus dans la ville natale de l’écrivain raciste et anti-dreyfusard Maurice Barrès, ce sont des propos méprisants, islamophobes, qui incitent à la haine raciale, d’autant plus scandaleux qu’ils émanent de la bouche d’une ministre de la République.

Nous y voyons un nouvel exemple de ces "dérapages contrôlés" qui caractérisent le débat sur l’identité nationale voulu par Nicolas Sarkozy. Ce débat est orienté depuis ses débuts dans une perspective raciste et islamophobe. Les arguments du président Sarkozy, pour justifier ce débat étaient de cet ordre : " on ne peut pas vouloir bénéficier de la Sécurité sociale sans jamais se demander ce que l’on peut faire pour son pays … ", plus loin : " il n’y a pas de place en France pour la burqa ".

Nous exigeons la démission de Nadine Morano du Gouvernement, et ce d’autant plus qu’elle n’en est pas à son premier dérapage (elle avait déjà tenu des propos racistes lors de la campagne pour les municipales en mars 2008).

Ces propos ayant été facilités par la mise en place d’un débat nationaliste aux relents xénophobes, nous exigeons la démission de ceux qui ont proposé et organisé ce débat, d’Eric Besson, ministre de l’Identité Nationale, à Nicolas Sarkozy, président de la République.

Ces propos ont été tenus à quelques jours de la Profanation de la mosquée Billal de Castres (nous tenons aussi à exprimer notre solidarité envers nos frères de Castres)

Nous dénonçons les actes commis contre la mosquée de Castres dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 décembre, suspension au bâtiment d’oreilles et de pieds de cochons, dessins de croix gammées et inscriptions racistes vantant le "White Power" (pouvoir blanc) et "la France aux Français".

De tels actes se répandent en France dans le sillage du référendum suisse sur les minarets qui a eu pour effet de libérer, en France aussi, la pensée et les actes xénophobes et islamophobes.

Ce climat délétère est également encouragé par le débat sur "l’identité nationale" que le ministre de l’immigration, Eric Besson a lancé dans la société française.

Nous qui avons condamné en son temps la création d’un nouveau ministère de l’Immigration, en charge de l’Identité nationale, de l’intégration et du "co-développement" devenu "développement solidaire" - soutient l’initiative citoyenne récente qui demande la dissolution de ce ministère.

Nous exigeons le retrait de toutes les lois islamophobes et racistes, en particulier la loi du 15 mars 2004 qui exclut de l’école publique les femmes et les filles voilées.

Premiers signataires : le CRI - Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie, Mouvement citoyen pour la diversité (MCD), Collectif pour le droit et respect des parents d’élèves (CDRPE) , Association Culturelles des Musulmans de Villeneuve St Georges, Association Pour la Palestine, Respaix Conscience Musulmane, Réveil des Consciences, Marxistes Unitaires, IJAN Réseau juif international antisioniste (France), Association Franco-Marocaine des Yvelines (AFMY), Peace Breather, Alliance de la Jeunesse contre le Racisme, L’Exclusion et la Violence, NPA comité populaire 84 Avignon.





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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 20:53

http://lariposte.com/Echec-de-Copenhague-impasse-du-capitalisme-1305.html


Echec de Copenhague – impasse du capitalisme

Le fiasco du sommet de Copenhague était parfaitement prévisible. Dans un tract annonçant une réunion publique sur le marxisme et l’écologie, fin novembre, nous écrivions : « les gouvernements se rejettent déjà mutuellement la responsabilité de l’échec annoncé de ce sommet. » Dans les semaines qui l’ont précédé, les grands médias ont saturé l’atmosphère d’optimisme et d’espoirs. Mais pour qui sait déchiffrer les formules de la diplomatie capitaliste, il était évident que les dirigeants des grandes puissances ne croyaient pas eux-mêmes en un succès de ce sommet. Dès lors, son principal enjeu consistait à se rejeter publiquement la responsabilité de son échec. Même l’optimisme théâtral de Jean-Louis Borloo servait cet objectif : « nous sommes optimistes, donc pas coupables ! »

La déclaration finale du sommet, concoctée en coulisse par les puissances impérialistes, ne vaut même pas le papier sur lequel elle est écrite. Elle sera rangée dans le même tiroir poussiéreux que les dizaines de déclarations et « engagements » de l’ONU sur la « lutte contre la pauvreté dans le monde ». Même s’ils se matérialisent, les 30 milliards de dollars d’« aide » promis au pays les plus pauvres ne serviront pas la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Comme toutes les « aides » de ce type, ces milliards alimenteront les circuits de la corruption qui gangrène les classes dirigeantes et les gouvernements des pays en question. Et ils ne seront pas accordés sans quelques contreparties juteuses : ouverture de marchés, privatisations, accords commerciaux, etc.

Bien sûr, Nicolas Sarkozy s’efforce de donner un semblant de substance à la déclaration de Copenhague – pour s’en attribuer tout le mérite. Nous y sommes habitués. A l’entendre, on a parfois le sentiment que s’il n’avait pas été élu, en 2007, une 3ème guerre mondiale aurait éradiqué toute vie humaine, à l’heure qu’il est.. Le fait que Sarkozy se présente toujours comme la pièce maîtresse de l’échiquier mondial, celui grâce auquel « les choses avancent », trahit précisément une réalité inverse, à savoir la marginalisation croissante de l’impérialisme français face aux Etats-Unis, à l’Allemagne et à la Chine – entre autres. Bien aidé en cela par son orgueil hypertrophié, Sarkozy s’efforce de cacher la misère derrière d’incessants cris de gloire. De leur côté, Merkel et Obama ont bien du mal à dissimuler leur irritation face à l’agitation sonore du président français.

Après avoir suscité de faux espoirs, la cohorte bariolée des « écologistes » pro-capitalistes se répand en complaintes et gémissements. Ils expliquent que le sommet n’a servi à rien. C’est faux. Par son échec même, qui était inévitable, ce sommet aura d’importantes répercussions politiques : il contribuera à ouvrir les yeux de millions de jeunes et de travailleurs sur la nature du système capitaliste, qui est à la fois un obstacle monstrueux au progrès social – et, comme l’a dit Hugo Chavez à Copenhague, « une menace pour la survie de l’espèce humaine ». Ceux qui sortent vainqueurs de ce sommet, politiquement, ce sont les dizaines de milliers de manifestants qui, dans les rues de la capitale danoise, ont bravé la répression policière pour réclamer « un changement de système ».

« Si le climat était une banque, ils l’auraient déjà sauvé » : ce slogan des manifestants résume assez bien la situation. Face à la crise économique, des centaines de milliards d’euros ont été versés dans les coffres de banques et des multinationales, dont l’addition sera présentée aux couches les plus pauvres de la population, sous la forme d’une politique d’austérité drastique. L’objectif de cet endettement massif est de sauver le système reposant sur la course aux profits. Or, dans ce domaine, le climat et l’environnement n’entrent pas en ligne de compte. « Sauver la planète » ne rapporterait pas un euro aux dirigeants des multinationales qui contrôlent l’essentiel de l’économie mondiale. Dans leur lutte frénétique pour des marchés et des profits, les multinationales n’hésitent pas à détruire l’environnement, pour les mêmes raisons qu’elles aggravent l’exploitation des salariés, ou encore fomentent des guerres et des coups d’Etats.

L’échec du sommet de Copenhague était d’autant plus inévitable que la récession mondiale aggrave les tensions et contradictions entre les différentes classes capitalistes nationales. Loin d’envisager d’unir leurs forces pour « sauver la planète », elles cherchent toutes à exporter le fardeau de la crise. Ainsi, contrairement aux apparences, les émissions de CO2 n’étaient pas le véritable sujet de conflit entre les Etats-Unis et la Chine, à Copenhague. En réalité, Obama ne visait pas les émissions de CO2 chinoises, mais les marchandises chinoises à bas prix qui inondent le marché mondial – au détriment, souvent, de marchandises américaines. Le CO2, ici, n’est qu’une arme diplomatique dans la guerre économique et commerciale à laquelle se livrent les grandes puissances.

Il ne manque pas de ressources humaines, technologiques et scientifiques pour s’attaquer sérieusement aux problèmes environnementaux.. Cependant, les lois fondamentales du système capitaliste sont incompatibles avec l’utilisation de ces ressources pour le bien de tous. Les mécanismes de la concurrence et de l’anarchie capitalistes sont en contradiction complète avec la nécessité d’une gestion rationnelle et démocratique des richesses naturelles et technologiques. Or, sans une telle planification, il ne sera pas possible d’en finir avec la pollution des mers, des sols et de l’air – comme avec l’ensemble des menaces écologiques. Mais on ne peut planifier ce qu’on ne contrôle pas, et on ne contrôle pas ce qu’on ne possède pas.

En fin de compte, l’« urgence écologique » se ramène à l’impérieuse nécessité d’exproprier les banques, les grandes multinationales, et de les placer sous le contrôle démocratique des travailleurs eux-mêmes. Libérée de la camisole de force de la course aux profits, une société socialiste pourra engager les investissements colossaux qu’exige le développement d’énergies propres et renouvelables, ou encore la dépollution des mers, de l’air et des sols. Des ruines du sommet de Copenhague s’élèvent les mots célèbres de Rosa Luxembourg, repris à la tribune par Hugo Chavez : « socialisme ou barbarie ! »

Jérôme Métellus (PCF Paris)




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