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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 15:34

Fédérer les Nuits Debout

Nous sommes quelques-uns, sur Paris, mais en nombre grandissant, à vouloir consolider Nuit Debout afin de nous redynamiser. Cela nous amène à plusieurs propositions qui visent à rassembler des ressources existantes et mettre en place un processus participatif d'adoption de textes qui nous rassemblent sur des points clé.

Pendant l'été, la coordination de Nuit Debout République a demandé aux commissions parisiennes de répondre à un questionnaire pour savoir sur quelles forces compter à la rentrée.

Nous proposons aux commissions et aux individus à commencer d'élaborer des propositions à adopter en assemblées au cours du mois de septembre 2016.

Les documents nous semblant nécessaires sont la compilation et présentation des bilans qui ont été demandés aux commissions par la coordination de Nuit Debout Paris, ou les interviews de la Gazette Debout, l’appel à contributions individuelles et l’étude de la synthèse de la commission cahiers de doléance, publiées au sein du wiki, sur www.nuitdebout.fr et à faire circuler par internet.

Au questionnaire existant, nous voudrions que chaque commission ajoute deux ou trois propositions de mesures concrètes afin de produire un programme de base qui restera évolutif.

Il faudrait une charte qui s'adresse à toutes et tous, et présente le mouvement à l'échelle nationale.

Si vous voulez contribuer, écrivez à leonpictu@yahoo.fr

Nous pensons utile de nous rassembler sur des mesures car nous n'arriverons pas à trouver une position unique pour les élections. Si nous ne pouvons imaginer adopter une stratégie commune entre la défense de la reconnaissance du vote blanc, le boycott, le hacking de la campagne, ceux qui voteront et ceux qui pensent que nous avons besoin de candidats, faire campagne sur quelques priorités peut être un moyen de nous regrouper dans les actions et l'élaboration pratique d'une alternative.

La vraie démocratie, loin de se résumer au niveau institutionnel, vit dans les places et dans notre capacité à construire des rapports de force, à combattre les injustices et à défendre nos droits, particulièrement ceux des plus démunis.

Nous mettre d'accord sur un processus d'adoption légitime passe par une bilan méthodologique, porté su Paris par la commission démocratie sur la place, de nos expériences de processus de vote, notamment celle sur une semaine au mois de mai 2016.

Sur quoi pouvons-nous nous rassembler d'une manière qui motive notre unité et donne envie de nous rejoindre ? Ouvrons le débat.

Nous faisons cette proposition publiquement de manière à ce que toutes les Nuits Debout et collectifs de lutte intéressés puissent se joindre à ce processus afin d'arriver à adopter un texte national.

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 18:19

http://www.alencontre.org/europe/grece/grece-premiere-conference-de-lunite-populaire.html

https://www.ensemble-fdg.org/content/grece-premiere-conference-de-lunite-populaire

Première conférence d'Unité Populaire

Par Antonis Ntavanellos

Mercredi 6 Juillet 2016

La première conférence d'Unité Populaire, qui s’est tenue du Vendredi 24 Juin au Dimanche 26 Juin 2016 à Athènes, fut le lieu et le moment d’un rassemblement d’un effectif militant, précieux et combatif, de la gauche radicale et anti-mémorandaire. Unité Populaire compte quelque cinq mille membres. Les instances dirigeantes, entre autres le conseil politique composé de cent onze membres, ont été élues par mille neuf délégués présents. Etant donné les problèmes de transport, un certain nombre de délégués ont été contraints de partir avant la fin des travaux.

Les trois principales composantes de ce front politique qu’est Unité Populaire sont les suivantes, la tendance de gauche, dont le porte-parole le plus connu est Panagiotis Lafazanis, avec cinquante cinq pour cent des élus, la coalition rénovation radicale avec vingt pour cent des élus et le Red Network avec treize pour cent des élus.

La première conférence d'Unité Populaire marque une différence par rapport à d’autres courants de la gauche dite radicale qui, soit s’orientent essentiellement dans la perspective de participation aux élections, soit considèrent que, dans la conjoncture actuelle, il faudrait d’abord se regrouper, en mettant l’accent surtout sur une évaluation politico-théorique de la période de Syriza, ce qui implique que l’action politique est objectivement reportée à un moment ultérieur.

Pendant les deux jours de dense discussion politique, avec toutes les difficultés propres aux procédures liées à la fondation d’une telle organisation dans une telle phase socio-politique, Unité Populaire a approuvé un cadre programmatique et une résolution politique qui constituent la feuille de route pour l’action politique de ses cent quatre vingt organisations locales et de secteur. Ces textes ont nécessairement le caractère d’un compromis entre des positions politiques parfois distantes. Toutefois, comme a pu le constater la grande majorité des délégués, ce compromis marque un progrès dans l’élaboration et la convergence politique. Il ne pouvait en être autrement, Unité Populaire est un front politique, donc les accords fondamentaux doivent être larges. En même temps, Unité Populaire est un nouveau front, personne ne doit oublier que cela fait moins d’un an qu’il a été créé, et en son sein existent des tendances qui ont des trajectoires et des expériences politiques assez différentes. Une grande partie vient de la plateforme de gauche de Syriza, donc du courant de gauche et du Red Network, tandis qu’une autre partie est issue des bilans effectués par des groupes d’Antarsya, entre autres en relation avec des postures passées sectaires.

La discussion politique pendant les deux jours de la conférence a abordé des questions d’importance cruciale. Quelques courants ont tenté de définir le caractère d'Unité Populaire comme avant tout un courant contre l’Union Européenne, en sous-estimant qu’il est nécessaire de lier notre but de rupture et de sortie de la zone euro aux batailles décisives et immédiates contre l’austérité, les mémorandums et le néo libéralisme. Cette sous-estimation du contenu clairement classiste de notre opposition à l’euro et à l’Union Européenne est liée à la sous-estimation de la stratégie anticapitaliste, qui est adoptée explicitement par les décisions de la conférence, à la sous-estimation de la référence plus générale à la libération et à l'émancipation socialiste, une référence qui colore de façon décisive notre politique et place des limites claires, par exemple en ce qui concerne les alliances politiques admissibles, et aux stratégies qui s’articulent autour de la dite perspective de l’indépendance nationale.

Pourtant, le monde aujourd’hui n’est pas le même qu’il était pendant les décennies 1950 et 1960. La politique de l’impérialisme n’impose pas une colonisation par la dette au moyen de canonnières, mais principalement par le bras de levier les banques. La différence n’est pas seulement tactique, dans les pays comme la Grèce, la classe dominante locale est liée aux centres européens impérialistes par mille fils. Cette classe dirigeante a soutenu avec toutes ses forces les accords avec les créanciers. Elle a donné son accord aux mémorandums. Elle n’a montré aucune volonté de faire des expérimentations de type nassérien, c’est-à-dire de rechercher une quelconque autonomie par rapport aux options des institutions internationales, même selon une version conservatrice. Ce constat central enlève tout fondement à ces stratégies d'indépendance nationale, le renversement anti-mémorandaire de l’austérité, la sortie de l’euro avec un programme populaire et ouvrier, cela soit fera partie d’un programme de transition internationaliste vers le socialisme, soit n’existera pas. C’est cela le fondement des différentes estimations sur le Brexit.

C’est une prise de position de considérer le Brexit en tant que preuve de la crise de l’Union Européenne et des contradictions de l’adversaire et d’être ravi par cela. C'est autre chose que d’insister sur une approche autonome, classiste et politique. C’est une chose d’être ravi par le Brexit, mais c’est autre chose que de sous-estimer les problèmes spécifiques de direction politique qu’on peut constater en Grande-Bretagne, sans même parler de rechercher en Grèce les Nigel Farage locaux, en leur accordant, qui plus est, quelque rôle libérateur.

Notre insistance sur la définition de la ligne d'Unité Populaire en tant qu'antimémorandaire et anticapitaliste se précise sans problème dans les décisions que nous avons prises concernant la planification de l’activité des organisations et des sections d'Unité Populaire. Nous avons décidé d’agir contre la réforme de la loi travail, de résister à la contre-réforme du système de la sécurité sociale, de lutter contre les privatisations et la mise aux enchères des logements populaires et d’organiser la solidarité avec les réfugiés.

Que signifierait au niveau crucial de l’action, ce qui nous rappelle le modèle français de la mobilisation, sur la durée, contre la loi travail, ce qui a été quelque peu sous-estimé dans la discussion, la stratégie de l’indépendance nationale ? Quel serait, par exemple, le contenu spécifique des comités de défense de la souveraineté nationale ? Quel serait le contenu des propositions, heureusement très minoritaires, de contrôler les frontières ?

Ceux qui veulent vraiment comprendre l’esprit de la base d'Unité Populaire devraient aussi avoir à l’esprit qu'Unité Populaire est désormais, officiellement, le premier parti politique en Grèce à affirmer le refus de l’homophobie, après avoir sanctionné par une large majorité l’amendement sur le droit de couples du même sexe d’adopter des enfants.

Nous ne nous faisons pas d’illusions que cette discussion soit terminée, nous savons qu’elle continuera et, par la suite, en liaison étroite avec l’activité des cent quatre vingt organisations locales et sectorielles d'Unité Populaire. C’est la raison pour laquelle nous sommes optimistes quant au résultat final de ce débat, puisque nous sommes convaincus qu’il y a une grande majorité orientée vers la politique radicale de gauche.

La discussion sur les statuts d'Unité Populaire n’a pas pu être menée à bout, pour des raisons de temps. La recherche de la constitution la plus démocratique possible, discussion liée étroitement à des questions telles que l’élargissement d'Unité Populaire, le fonctionnement collectif de sa direction et la relation entre les décisions du parti et le discours public de ses cadres dans les médias, a suscité le dépôt de dizaines d’amendements. Pour des questions de temps, donc, ce débat n’a pas été conclu.

A notre avis, tout ce matériel devra être étudié par les nouveaux organes élus, les questions devraient être groupées de façon claire. Et il faudrait convoquer un congrès pour y discuter avec du temps et décider, sans heurts, les statuts et les règles de fonctionnement d'Unité Populaire.

Entre-temps, Unité Populaire devrait fonctionner en suivant la proposition qui a été sanctionnée en principe et avec la sensibilité qui s’impose après avoir entendu les exigences déposées.

Unité Populaire est le lieu crucial du regroupement de la gauche radicale anti-mémorandaire, après la capitulation de Syriza et ses effets de désintégration sur la gauche. La conférence était un pas positif dans cette direction, une direction dans laquelle nous allons nous engager avec détermination.

Pendant la conférence, le Red Network a démontré qu’il a fait des pas dans sa consolidation et sa maturation politique, nous avons élu quatorze camarades dans le nouveau conseil politique d'Unité Populaire, sur une base ouverte à des collaborations, mais en faisant aussi des choix idéologiques et politiques clairs. Nous avons refusé de suivre le modèle des blocs et des regroupements qui constituent des cercles de collaboration dans le but d’obtenir plus d’élus dans les instances du front, ces blocs peuvent être utiles sur ce plan, mais ils sont remplis de contradictions non explicitées.

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:45

http://www.lesinrocks.com/2016/08/06/actualite/marchent-de-marseille-a-paris-exiger-democratie-11857307

Ils ont marché de Marseille à Paris pour exiger une réelle démocratie

Par Cyril Castelliti

Samedi 6 Août 2016

Partis à pied du Vieux-Port de Marseille le Samedi 18 Juin 2016, une quinzaine de marcheurs sont arrivés Jeudi 4 Août 2016 à Paris où plusieurs manifestants les ont accueillis. Au cœur de leurs revendications, une réelle démocratie et la création d’une nouvelle constitution écrite par le peuple.

« Nous ne réalisons pas encore que nous sommes presque arrivés. Tous ces moments, j’ai l’impression d’être parti il y a un an ». Après plus de neuf cent kilomètres parcourus en quarante huit jours, les participants de la marche citoyenne pour la démocratie sont à quelques heures de l’arrivée.

Partis du Vieux-Port de Marseille le Samedi 18 Juin 2016, ces marcheurs entament Jeudi 4 Août 2016 la dernière étape d’un périple lourd de sens jusqu’à la tour Eiffel. Tente sur le dos et bâton de marche dans la main, les militants s’apprêtent à rejoindre la centaine de manifestants parisiens mobilisés pour les accueillir.

Des moments magiques, mais aussi des galères

Si l’événement porte en lui des revendications politiques, rejet des traités de libre-échange, désir d’une réelle démocratie et création d’une constitution citoyenne, beaucoup retiennent avant tout l’aventure humaine de ces dernières semaines. « Nous sommes partis avec des inconnus dans un but commun. Il y a eu des moments magiques mais aussi des galères qui nous ont appris à nous écouter et à partager. Au final j’ai beaucoup changé après ce périple », se remémore Camille, étudiant en musicologie à Aix-en-Provence. Question logistique, les marcheurs ont soit dormi à la belle étoile, soit chez des activistes du mouvement des Nuits Debout de toute la France. Certains individus se sont parfois joints au groupe le temps de quelques kilomètres, « je ne les aurais pas suivi depuis Marseille. Mais c’est une belle initiative citoyenne qui fait plaisir à voir. Alors je me suis motivé à les rejoindre pour cette dernière étape », explique Mathias venu au rendez-vous de 10 heures à Créteil.

A 12 heures 30, les militants arrivent place de la Nation où un premier groupe de manifestants les attend. On y retrouve Sophie Tissier, l’une des fondatrice de Nuit Debout Paris. Sourire aux lèvres, la jeune femme se réjouit de l’événement à l’heure où Nuit Debout prépare sa rentrée.

« C’est la première fois qu’une solidarité pareille se met en place à l’échelle de toutes les villes debout. Selon moi, c’est dans ce sens que le mouvement doit évoluer, une mobilisation totalement pacifique qui ne se réduit pas aux rassemblements nocturnes sur des places publiques ». Exalté par leurs camarades, le cortège se dirige vers la place de la République en chantant « de Marseille à Paris pour la démocratie ».

Sur des pots de peintures donnés par des ouvriers, les marcheurs rythment le pas à coup de percussions. L’ambiance est bon enfant pour ces militants pressés d’arriver à destination.

Nuit Debout n’est pas fini

Place de la République, une assemblée générale est improvisée pour accueillir les marcheurs.

Au centre du débat, il y a la rédaction d’une nouvelle constitution écrite par le peuple. Censée être rédigée par l’intermédiaire des villes debout, les militants se réjouissent du succès de leur solidarité à l’égard des marcheurs. L’événement ayant permis de structurer des Nuit Debout dans toute la France, beaucoup y voient un présage positif pour l’avenir du mouvement.

Intriguée par le rassemblement sur la place de la République, une femme se joint au cortège, « je pensais que Nuit Debout était fini et puis j’ai vu ces gens se réunir. Je me suis dis que ce n’est pas encore terminé. Et j’ai décidé de les suivre ».

Dans un dernier effort, le cortège, qui rassemble maintenant une centaine d’individus, se dirige vers son objectif final, la Tour Eiffel.

La voix cassée, les jambes tremblantes et des sourires jusqu’aux oreilles, les marcheurs se prennent dans les bras à leur arrivée sur le Champs-de-Mars. « Nous l’avons fait. Nous avons réussi », s’écrient-ils. Submergés par l’excitation, ils s’élancent dans une course folle pour déterminer qui arrivera le premier sous la Tour Eiffel. Le calme revenu, ils s’installent à quelques mètres du monument pour un apéritif bien mérité. Si la majorité assure ne pas se rendre encore compte de l’exploit, la fierté se lit sur tous les visages.

En dépit du manque de médiatisation, les marcheurs n’ont aucun doute sur la nécessité de leur initiative et comptent même ne pas s’arrêter là.

Lorsqu’on demande à l’un d’entre eux s’il a déjà songé à abandonner le parcours, il répond avec fermeté, « non, jamais ».

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:26

Les forces rebelles syriennes en contrôle quasi total de Manbij (Reuters)

Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), soutenues par les Etats-Unis, ont pris le contrôle quasi total de Manbij, ville du nord de la Syrie que tenaient les djihadistes de l'Etat Islamique, rapporte, Samedi 6 Août 2016, l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH).

L'OSDH, qui s'appuie sur un réseau d'informateurs sur le terrain, précise qu'il reste des poches de résistance.

Le porte-parole du conseil militaire de Manbij, allié aux FDS, a confirmé à Reuters que près de quatre vingt dix pour cent de la ville était désormais débarrassée de la présence de djihadistes.

Des combats se poursuivent, a ajouté Charfan Darouich.

Formée l'an dernier, l'alliance des FDS regroupe la milice kurde des unités de protection populaire (YPG) et des combattants arabes.

Elle a déclenché à la fin du mois de mai 2016 son offensive contre Manbij, verrou menant vers la frontière turque, et bénéficie notamment de l'appui d'éléments des forces spéciales de l'armée américaine.

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:14

Les rebelles disent avoir brisé le siège d'Alep (Reuters)

Deux groupes de rebelles syriens ont annoncé Samedi 6 Août 2016 que le siège d'Alep imposé par les forces gouvernementales avait été brisé après plusieurs jours d'intenses combats dans le sud-ouest de la ville.

Cette revendication, qui intervient alors que les insurgés ont lancé une offensive de grande ampleur contre un complexe militaire stratégique, a été démentie par les médias pro-gouvernementaux.

L'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a en revanche confirmé que les rebelles venus du sud-ouest d'Alep avaient fait la jonction avec les combattants retranchés dans les quartiers est de la ville. Il a toutefois ajouté qu'aucun couloir sécurisé n'avait été établi entre les deux territoires tenus par les insurgés.

Le groupe Djabhat Fatah al Cham, ancien Front al Nosra lié à al Qaïda, a mis en ligne un communiqué affirmant que « les combattants qui se trouvaient à l'extérieur de la ville ont retrouvé leurs frères combattants à l'intérieur de la ville et les efforts pour établir un contrôle sur les positions restantes pour briser le siège sont en cours ».

Un commandant d'un autre groupe de rebelles a également affirmé à Reuters que le siège avait été brisé mais que les choses demeuraient peu faciles.

Selon l'OSDH, les combats font rage dans la zone de la forteresse de Ramoussah, dont les insurgés tentent de prendre le contrôle.

Un média lié au Hezbollah libanais qui combat aux côtés de troupes de Bachar al Assad a démenti l'information dans un communiqué mis en ligne Samedi 6 Août 2016.

Bataille pour la forteresse de Ramoussah

La prise de contrôle de la forteresse de Ramoussah reviendrait à isoler les quartiers ouest d'Alep tenus par les hommes du régime en coupant la principale route vers le sud et la capitale Damas.

Cela permettrait également aux rebelles de s'emparer d'importants stocks d'armes et de munitions dans cette base utilisée depuis le début de la guerre civile comme centre opérationnel pour bombarder les positions de l'opposition.

Vendredi 5 Août 2016, les insurgés ont investi le principal bâtiment du complexe militaire, l'école d'artillerie, mais les troupes syriennes ont repoussé l'offensive.

L'OSDH a indiqué que les rebelles s'étaient emparés de l'école d'armement qui fait partie de l'école d'artillerie dont ils tentent maintenant de se rendre maîtres. Leur autre cible est l'école technique de l'aviation.

La télévision d’état a indiqué que l'armée syrienne avait fermé la route de Ramoussah afin de protéger les civils de l'avance des rebelles et qu'un important contingent de renforts était arrivé.

Les rebelles tentent de desserrer l'étau des forces de Bachar al Assad qui encerclent les quartiers de l'est de la ville aux mains des insurgés depuis le début du mois de juillet 2016.

La prise d'Alep, ville la plus peuplée du pays avant le début du conflit, est jugé vitale par le régime syrien car elle constituerait un revers majeur pour la rébellion.

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 18:34

http://www.france-palestine.org/Israel-et-la-Turquie-normalisent-leurs-relations

Israël et la Turquie normalisent leurs relations (Reuters)

La Turquie et Israël ont annoncé Lundi 27 Juin 2016 une normalisation de leurs relations et la signature Mardi 28 Juin 2016 d’un accord en ce sens, après six années de tensions provoquées par l’incident de la flottille de la paix à destination de la bande de Gaza au mois de mai 2010.

Le premier ministre turc, Binali Yildirim, a indiqué que les deux pays allaient échanger des ambassadeurs dès que possible en vertu de ce rapprochement, qui prévoit le versement de vingt millions de dollars, dix huit millions cent cinquante mille euros, aux proches des victimes d’un bateau turc qui tentait d’apporter de l’aide dans l’enclave palestinienne.

Dix militants turcs pro-palestiniens avaient été tués par des commandos israéliens dans l’assaut du Mavi Marmara, navire amiral d’une flottille qui tentait de briser le blocus imposé par Israël.

En vertu de l’accord, un premier navire transportant dix mille tonnes d’aide humanitaire, destinée à la bande de Gaza, se rendra Vendredi Premier Juillet 2016 dans le port israélien d’Ashdod.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué toutefois que le blocus naval se poursuivrait malgré la normalisation des relations avec Ankara. Cet accord, a-t-il ajouté Lundi 27 Juin 2016 à Rome, interdira toute activité terroriste contre Israël à partir du sol turc.

« Notre intérêt suprême est notre sécurité. Je ne transigerai pas avec cela. Cet intérêt est essentiel pour empêcher que le Hamas constitue une force et cela restera comme cela », a dit Benjamin Netanyahu.

Selon Binali Yildirim, le blocus de Gaza pour le marché de gros a été en grande partie levé dans le cadre de cet accord, permettant à la Turquie d’acheminer de l’aide humanitaire et des produits non militaires.

Outre le chargement prévu Vendredi Premier Juillet 2016, des mesures vont être mises en oeuvre immédiatement pour s’attaquer au problème de la fourniture d’eau et d’électricité dans l’enclave, a ajouté le chef du gouvernement turc.

« Nos frères palestiniens à Gaza ont énormément souffert et avec cet accord nous leur donnons la possibilité de reprendre leur souffle », a ajouté Binali Yildirim devant la presse à Ankara.

Coopération énergétique

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s’était entretenu Dimanche 26 Juin 2016 avec son homologue palestinien, Mahmoud Abbas, pour évoquer avec lui l’accord de normalisation des relations entre Israël et la Turquie.

S’exprimant à l’issue d’une rencontre à Rome avec le secrétaire d’état américain, John Kerry, Benjamin Netanyahu a déclaré que l’accord de normalisation marquait une étape importante et serait un plus pour l’économie israélienne. « Il aura d’énormes conséquences pour l’économie israélienne et je pèse mes mots », a-t-il dit à la presse.

Cette reprise des relations constitue la première étape vers une éventuelle coopération israélo-turque dans l’exploitation de réserves de gaz naturel évaluées à plusieurs centaines de milliards de dollars en Méditerranée orientale.

L’état hébreu cherche des marchés d’exportation et envisage déjà l’option d’un gazoduc transitant par la Turquie à la fois pour servir le marché local et pour approvisionner l’Europe.

« C’est une question stratégique pour l’état d’Israël. Cette question n’aurait pas pu progresser sans cet accord et maintenant nous allons la mettre en œuvre », a ajouté le chef du gouvernement israélien parlant d’immense fortune.

Sur cette question, Binali Yildirim s’est montré prudent. « Commençons d’abord par la normalisation et ensuite le niveau de coopération sur des sujets à déterminer dépendra des efforts des deux pays », a dit le premier ministre turc. « Il ne sert à rien de parler de ces détails maintenant ».

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 18:11

http://www.cadtm.org/Quand-enfin-la-gauche-europeenne

Brexit, élections en Espagne et en Italie

Quand enfin la gauche européenne jouera à domicile ?

par Yorgos Mitralias

Mercredi 6 Juillet 2016

A première vue, rien ne semble relier le Brexit britannique aux récentes élections en Italie et en Espagne, la crise sans précédent du parti travailliste britannique à la cosmogonie américaine de Bernie Sanders.

Les grands événements de cet été 2016 semblent n’obéir à aucune logique et n’être explicables que comme une manifestation de plus de ce qui d’habitude est appelé la crise de notre temps, en d’autres termes, confusion totale et évidemment, angoisse et terreur devant l’inconnu.

Et pourtant, tous ces événements plus ou moins cataclysmiques des dernières semaines obéissent a une logique interne. Ils ont un dénominateur commun qui leur donne un sens et les rend compréhensibles. Et ce dénominateur commun, si inavouable qu’il soit par les médias et les divers experts, est que la majorité des populations intéressées, la gauche, les mouvements ouvriers et ceux d’en bas sont partout en crise profonde parce qu’ils sont contraints de répondre à des dilemmes qui ne sont pas les leurs. Qui n’ont rien à faire avec leurs problèmes à eux. Qui sont artificiels et préfabriqués par leurs bourreaux, afin de rendre la crise de ceux d’en bas encore plus profonde. En d’autres termes, parce que depuis un certain temps, les très peu nombreux ceux d’en haut contraignent la multitude de ceux d’en bas de jouer a l’extérieur, sur le terrain de leur ennemi de classe, avec comme conséquence de partir perdants d’avance. Et cela indépendamment du résultat sorti des urnes du référendum ou de la confrontation électorale à laquelle ils participent.

Une parfaite illustration de cette situation lamentable est offerte par le désormais célèbre Brexit.

Ce n’est pas que le dilemme dedans ou dehors de l’Union Européenne n’est pas directement en lien avec les grands problèmes de la vie quotidienne de la grande majorité des citoyens britanniques.

Ce n’est même pas qu’il a divisé et scindé en deux le mouvement ouvrier britannique, la gauche de toute sensibilité et ceux d’en bas de Grande Bretagne avant même l’ouverture des urnes.

C’est surtout que ce faux dilemme les a divisés encore plus au lendemain du référendum, plongeant dans une terrible crise non pas le parti conservateur, qui a inventé et organisé le référendum, mais le parti travailliste lui-même, offrant même à son aile droite néo libérale et blairiste l’occasion de fomenter un véritable coup d’état contre son leader Jeremy Corbyn, jugé trop radical et de gauche.

Et ce qui est pire, c’est que tout cela arrive pendant que le pays est balayé par une vague sans précédent d’agressions racistes contre des immigrés polonais, qui fait suite à la victoire d’un Brexit particulièrement xénophobe, nationaliste et d’extrême droite.

Évidemment, rien de tout cela en Italie pour la simple raison qu’en Italie, la gauche parlementaire ne peut pas être divisée, car elle est en voie de disparition depuis belle lurette. Cependant, même ici les récentes élections communales et leurs résultats permettent de tirer des leçons analogues.

En effet, les politiques autoritaires et néo liberales du gouvernement de Matteo Renzi ont été condamnées massivement par les citoyens. Mais ces mêmes citoyens ne pouvaient choisir qu’entre la Ligue du Nord raciste, ou plutôt pogromiste, de Matteo Salvini et le plus modérément xénophobe Mouvement Cinq Étoiles (MCE) de Beppe Grillo pour exprimer leur condamnation.

En optant finalement pour le MCE et ses candidates aux mairies de Rome et de Turin, les citoyens Italiens ont porté un coup particulièrement rude et douloureux à Matteo Renzi et ses politiques antipopulaires, mais n’ont pas pu mettre en avant une perspective bien a eux qui tient compte de leurs propres priorités, qui sont d’ailleurs pareilles partout en Europe, lutte contre l’austérité, le chômage, la pauvreté, la précarité et le racisme. En d’autres termes, ils sont restés prisonniers des faux dilemmes face auxquels ils sont perdants d’avance, indépendamment de la réponse qu’ils y donnent. En somme, ils sont contraints de choisir entre Charybde et Scylla.

Naturellement, la situation est bien différente en Espagne, où la gauche a été représentée aux dernières élections parlementaires par son fleuron européen, la coalition Unidos Podemos, du tandem de Pablo Iglesias et d'Alberto Garzon. En conséquence, nous pourrions dire qu’en Espagne, les citoyens de gauche n’ont pas été orphelins et n’avaient pas à choisir entre Charybde et Scylla. Cependant, un coup d’œil plus attentif à l’échec électoral d'Unidos Podemos, qui se traduit par la perte d’un million cent mille voix entre le mois de décembre 2015 et le mois de juin 2016, révèle une toute autre réalité.

En effet, étant donné que l’échec d'Unidos Podemos est, de l’aveu commun, l’échec de Podemos et de sa direction, les raisons de la défaite doivent être recherchées aux choix faits bien avant les dernières élections. Et la conclusion est sans appel, les zigzags continus de la direction de Pablo Iglesias, combinés à la confusion produite, à juste titre, par les serments d’allégeance occasionnels à la sociale démocratie ou même au bien démagogique ni droite ni gauche, ont eu des conséquences catastrophiques, d’un coté, ils ont conduit à ce que Podemos n’exploite pas l’occasion historique présentée à lui il y a environ deux ans pour porter le coup final au bipartisme néo libéral espagnol. Et de l’autre coté, ils ont privé Podemos de sa grande crédibilité offerte par sa radicalité initiale, laquelle a été progressivement remplacée, dans la conscience de millions de citoyens, par l’image d’un Podemos plus ou moins patriotique qui ne diffère pas trop des partis traditionnels puisqu’il revendique lui aussi le fameux espace au centre, afin d’exercer la politique nationale mieux que ses gestionnaires traditionnels.

Le résultat de toutes ces acrobaties naïves est plutôt lamentable et porte un coup bien rude à toute la gauche européenne. Pourtant, il ne constitue pas une surprise. Le fait que les citoyens européens soient piégés dans des dilemmes se situant à des années lumière de leurs vrais problèmes, conduit à coup sûr à une ultérieure désorientation et désorganisation du peuple de gauche et nous rapproche des pires cauchemars de l’Europe de l’entre deux guerres. Il est donc urgent que des dizaines et des centaines de millions de citoyens européens jouent de nouveau sur leur propre terrain de classe, mettant en avant leurs propres revendications, propositions et perspectives, les seules qui puissent inspirer et redonner confiance à la multitude des opprimés qui cherchent désespérément un débouché politique à leurs luttes et à leurs résistances.

Tout cela est évidemment facile à dire mais bien plus difficile à traduire en actes, surtout dans une période comme la notre, marquée par la désorientation et la démobilisation du mouvement ouvrier et de la gauche européenne. Alors, pour que nous puissions commencer à reprendre du courage et passer à l’offensive, le tout premier devoir serait de regrouper le peu de forces désormais disponibles. Et cela parce que c’est aujourd’hui, plus que jamais, que ces forces doivent se rencontrer, se mettre en réseau et collaborer entre elles. Autour d’un programme et d’une vision de l’avenir, mais aussi autour d’un point de référence commun qui pourra inspirer par son exemple. Et ce point de référence ne peut être autre que le mouvement gigantesque en train de se développer aux États-Unis en soutien à la campagne de Bernie Sanders. Tant parce qu’il n’y a aucun autre qui puisse le remplacer, que parce que ce mouvement nord-américain réunit toutes les caractéristiques qui manquent aujourd’hui désespérément au mouvement européen, massivité sans précédent, radicalité, optimisme, agressivité et énormément d’énergie et d’enthousiasme juvénile.

La leçon à tirer crève les yeux, au moment où nous assistons à une accélération extraordinaire de l’histoire, marquée par le fait que ceux d’en bas et leurs organisations, partis, syndicats et mouvements, sont de plus en plus contraints à la défensive, ou plutôt sont le dos au mur, c’est de la folie et du pur suicide que d’essayer de survivre en luttant séparément, qui plus est sur le terrain de l’adversaire. Par les temps qui courent, l’internationalisme en actes n’est plus un simple devoir. C’est la condition sine qua non de notre salut commun.

Vœux pieux qui ne tiennent pas compte des réalités ? Pas tant que cela, si on en juge de la toute récente prise de position du leader du parti travailliste britannique et grand admirateur du mouvement de masse créé aux États-Unis en soutien à la campagne de Bernie Sanders, Jeremy Corbyn, en faveur de la nécessite absolue de la jonction des mouvements européens et nord-américains, « je veux voir le mouvement contre l’austérité, le mouvement politique radical en Europe qui se bat pour un autre continent et contre l’austérité, se lier et faire la jonction avec ceux de l’autre coté de l’Atlantique qui font exactement la même chose ».

Et sans doute, le plus tôt sera le mieux, car le temps presse comme jamais auparavant.

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 17:43

https://www.mediapart.fr/journal/france/030816/mort-d-adama-traore-des-elements-cruciaux-ont-disparu-du-dossier?onglet=full

Mort d’Adama Traoré, des éléments cruciaux ont disparu du dossier

Par Faïza Zerouala

Mercredi 3 Août 2016

Selon nos informations, plusieurs pièces essentielles manquent au dossier concernant le décès d’Adama Traoré, mort à vingt quatre ans, Mardi 19 Juillet 2016, après son interpellation par les gendarmes de Persan Beaumont, dans le département du Val d'Oise. Le rapport d’intervention détaillé du Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU) et des pompiers n’a pas été communiqué à la juge d’instruction. La famille réfléchit à porter plainte pour dissimulation de preuves.

L’affaire Adama Traoré n’en finit pas de s’envelopper de mystères. Les circonstances de la mort du jeune homme de vingt quatre ans, Mardi 19 Juillet 2016, à la gendarmerie de Persan Beaumont, dans le département du Val d'Oise, commencent à mieux être cernées mais plusieurs inconnues, et pas des moindres, demeurent.

Selon nos informations, plusieurs preuves cruciales manquent toujours au dossier. Dès le lendemain du décès du jeune homme, Mercredi 20 Juillet 2016, une information judiciaire pour éclaircir les causes de la mort est ouverte par le parquet de Pontoise. Seulement, l’intégralité du dossier n’a pas été transmise à la juge d’instruction désignée. Seuls lui ont été communiqués les éléments médicaux, tels que les résultats d’autopsie ou le certificat rédigé au centre hospitalier de Gonesse, dans le département du Val d'Oise, où Adama Traoré a été transporté.

D'après une source judiciaire, il manque le rapport du Service Mobile d'Urgence et de Réanimation (SMUR) et des pompiers qui sont intervenus à la demande de la gendarmerie. Sans ce document essentiel, dans lequel l’intégralité de l’intervention est détaillée, impossible de connaître l'heure d'appel des pompiers sur place ou la nature exacte des soins médicaux prodigués à Adama Traoré, ni même d'avoir une description précise de l'intervention. Pour le moment, la seule certitude concerne les heures de l'interpellation du jeune homme, à 17 heures 45 environ, et celle du décès, constaté à 19 heures 05.

Dans les minutes qui ont précédé sa mort, l'interpellé, encore menotté, était-il déjà dans un coma irréversible ou était-il encore conscient ? Avait-il effectivement son tee-shirt maculé de sang ? Toutes ces constatations effectuées par le SMUR et les pompiers sont absentes du dossier.

De fait, les médecins légistes n’ont même pas pu accéder à ces informations pour appuyer leur propre travail et avoir un maximum de détails sur la première intervention médicale. Les médecins ont eu entre les mains les procès-verbaux de transport, constatations et mesures prises par la gendarmerie et ceux de la section de recherche de Versailles, rédigés le jour du décès du jeune homme.

Ils ont pu aussi consulter le procès-verbal d’interpellation de la compagnie de gendarmerie de l'Isle-Adam et ceux des auditions des gendarmes réalisés le lendemain, Mercredi 20 Juillet 2016.

Ces documents doivent leur permettre de reconstituer les circonstances exactes de l’interpellation d’Adama Traoré. Les gendarmes ont bien fait mention du fait qu'Adama Traoré « présente les signes d’un malaise », mais les médecins n’ont aucune donnée médicale précise émanant des quatre pompiers et des quatre membres du SMUR appelés pour sauver le jeune homme.

De fait, les premiers médecins qui ont examiné le jeune homme se sont basés sur les déclarations orales du SMUR concernant les antécédents médicaux d’Adama Traoré, comme le fait qu’il « serait porteur d’une toxicomanie aux stupéfiants et d’un éthylisme chronique ». Alors même que ce genre d'éléments doivent être confirmés par des analyses plus poussées, donc par nature plus longues.

La famille, interrogée un peu plus tard à la gendarmerie, réfute toute addiction et précise aussi que le jeune homme était en bonne santé.

Un autre élément factuel, lui aussi crucial pour la procédure, s'est miraculeusement évaporé, le rapport de police technique et scientifique rassemblant les constatations et prélèvements effectués dans le véhicule des gendarmes, là où tout s'est noué.

Le temps que le jeune homme a passé, menotté, en plein soleil dans la cour de la gendarmerie devrait aussi apparaître, tout comme le temps qui s'est écoulé entre son arrivée à la gendarmerie et l'appel aux pompiers. Les médecins légistes ont constaté une hyperthermie sur le corps d'Adama Traoré, sa température corporelle s'élevait à trente neuf degrés. Cette augmentation est-elle due à la canicule de ce jour-là, à une fièvre ou au fait que le jeune homme soit resté en plein soleil dans la cour ? Le déroulé précis de l'intervention est aussi censé permettre de répondre à ces interrogations. C'est pour cette raison que la famille envisage de saisir la justice concernant l'absence de ces documents.

Contacté par Mediapart, Yassine Bouzrou, l’un des avocats de la famille d'Adama Traoré, explique que « nous réfléchissons et n’excluons pas de déposer une plainte pour dissimulation de preuves ».

L’affaire est sensible. La version officielle, communiquée par le procureur de la république de Pontoise, Yves Jannier, se délite peu à peu. Dès le lendemain des faits, il avance comme cause du décès à l’Agence France Presse (AFP), seul canal de communication choisi, « un malaise cardiaque et une infection très grave touchant plusieurs organes ». Or le compte-rendu préliminaire d’autopsie du Jeudi 21 Juillet 2016, réalisé par un médecin légiste de l'institut médico-légal à l’hôpital de Garches, ne mentionne aucunement un quelconque malaise cardiaque. La première phrase est éloquente, « absence de cause immédiate au décès ». Puis, « un syndrome asphyxique aspécifique » est mentionné. Un « syndrome asphyxique », confirmé dans le second rapport d’autopsie effectué le Mardi 26 Juillet 2016, dont le procureur avait évidemment connaissance et dont il n’a jamais parlé, préférant insister sur « l’absence de violences significatives ».

D’autant que les procès-verbaux des gendarmes sont éloquents. En effet, selon des révélations de l'Observateur, les gendarmes qui ont arrêté Adama Traoré se sont expliqués devant les enquêteurs. Et leurs déclarations ne souffrent d'aucune ambiguïté. Ils indiquent que « nous avons employé la force strictement nécessaire pour le maîtriser ». Ils ajoutent ensuite « qu'il a pris le poids de nos corps à tous les trois au moment de son interpellation ».

Une enquête a été confiée à l'Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale (IGGN), pour déterminer si la responsabilité des gendarmes est engagée. À l'évidence, l'affaire n'a pas encore livré tous ses secrets.

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 17:17

http://www.litci.org/en/statement-of-the-national-leadership-of-pstu-brazil

Déclaration de la direction nationale du Parti Socialiste des Travailleurs Unifié (PSTU) du Brésil

Mercredi 6 Juillet 2016

Un groupe de camarades a quitté les rangs de PSTU pour former une organisation différente. La scission a eu lieu après des mois d'un débat interne largement démocratique, dans lequel les différences politiques, théoriques et programmatiques ont été exposées. La différence la plus importante était sur ce que devrait être notre politique en ce qui concerne la chute du gouvernement de Dilma Rousseff de collaboration de classe, soutenu par le Parti des Travailleurs brésilien et ses alliés bourgeois.

Le groupe qui a maintenant rompu avec le PSTU était contre la politique du PSTU, exprimé dans le slogan « dehors Dilma Rousseff, Aécio Neves, Michel Temer et Eduardo Cunha, dehors chacun d'entre eux ».

À leur avis, le PSTU devrait soulever « non à la destitution » comme slogan principal et, dans ce contexte, affirmer notre opposition à la fois à Dilma Rousseff et à Michel Temer. Ils ont défendu la participation du PSTU à des événements appelés par le Frente Pueblo Sin Miedo (FPSM), pour appeler à construire un troisième camp autour du slogan « non à la mise en accusation ».

La majorité du PSTU a rejeté cette position pour considérer que « non à la mise en accusation » et la participation aux événements du FPSM signifiait, en réalité, d'avoir la même politique que la campagne contre le coup d’état, conduite par le Parti des Travailleurs brésilien pour maintenir Dilma Rousseff au pouvoir.

Le FPSM, dirigé par le Mouvement des Travailleurs Sans Terre (MTST) et le Partido Socialismo O Liberdade (PSOL), était essentiellement l'aile gauche de la campagne pour la défense de Dilma Rousseff.

La position des camarades considère en fait que le gouvernement de Dilma Rousseff, soutenu par le Parti des Travailleurs, n’a pas misérablement trahi les travailleurs et attaqué leurs droits, éveillant en eux un sentiment de haine plus que mérité. Les travailleurs voulaient la chute du gouvernement et ce sentiment était juste et correct. Le gouvernement de Dilma Rousseff n’était pas un gouvernement progressiste à côté d'une autre alternative bourgeoise, comme celle de Michel Temer. Pour les travailleurs, ce sont les mêmes. Par conséquent, il ne faut pas défendre l'un contre l'autre, mais la lutte contre les deux, dehors Dilma Rousseff, Michel Temer, Eduardo Cunha et Aécio Neves, dehors chacun d’entre eux.

En outre, à notre avis, les camarades donnent une plus grande importance aux élections bourgeoises que celles-ci devraient avoir pour les révolutionnaires. Ils défendent que nous devrions établir systématiquement des alliances et des fronts avec des partis comme le PSOL, qui est une organisation réformiste, et que nous nous isolons quand nous nous présentons nous mêmes. Cette évaluation est basée sur la vision que nous vivons globalement une longue période dans laquelle la possibilité des révolutions socialistes ne se pose pas, mais seulement la possibilité des révolutions démocratiques, et il est donc nécessaire d'élire des députés et de participer au parlement.

La majorité de notre parti n’est pas d'accord avec ce point de vue. Le projet du PSOL est de radicaliser la démocratie et le projet du PSTU est de faire la révolution socialiste. Ce sont deux choses complètement différentes. Il n'y a aucune manière de présenter et de construire une alternative révolutionnaire pour le mouvement avec une alternative réformiste, car elles sont opposées.

Nous sommes pour le front unique et l'unité d'action, mais au service de la lutte de notre classe.

Pour construire une alternative révolutionnaire, il est nécessaire de se présenter aux travailleurs clairement.

L'expérience du Parti des Travailleurs permet de faire la lumière dans ce débat.

Le Parti des Travailleurs n'a jamais été un parti révolutionnaire. Il était un parti de classe, donc progressiste. Mais quand il a décidé de faire des alliances avec d'autres partis pour gagner les élections à tout prix, il est devenu autre chose, ce que nous pouvons voir ici en ce moment.

Les camarades ne voulaient pas attendre le congrès du parti, parce qu'ils ne voulaient plus défendre la politique de la majorité de notre organisation.

Le PSTU est désolé qu’ils aient décidé la scission, car cela ne fait aucun doute que cela affaiblit la lutte pour la construction d’un parti révolutionnaire dans notre pays. Ce recul est un fait. Mais la lutte de la classe ouvrière pour sa libération est pleine d'obstacles et des revers. Cela renforce notre ferme détermination pour la construction du parti révolutionnaire.

Sans aucun doute, nous faisons beaucoup d'erreurs. Mais nous sommes fiers de montrer une trajectoire cohérente et un drapeau sans tâche d’opportunisme et de collaboration de classe.

Nous allons continuer sur cette trajectoire.

Les jeunes qui, il y a quarante ans, fondèrent la Ligue Ouvrière, puis Convergence Socialiste et aujourd'hui le PSTU, avaient depuis le début le projet politique de la construction d'un parti de combat de la classe ouvrière pour faire la révolution, prendre le pouvoir, en finir avec l’exploitation capitaliste, en finir avec toute sorte d'oppression et construire le socialisme. Ils avaient depuis le début le projet de construire un parti internationaliste, lié à partir de la base à une organisation révolutionnaire internationale, la Ligue Internationale des Travailleurs Quatrième Internationale (LITQI), prête à prendre la tête de tout front ou unité d’action pour la lutte pour les intérêts des travailleurs, contre le capital et aussi contre toute sorte d’oppression machiste, raciste ou homophobe, mais aussi à ne jamais perdre de vue notre objectif principal.

Pour les camarades qui ont accompagné notre trajectoire au cours de ces dernières années et aidé à construire le PSTU, et plus précisément pour le millier de travailleurs et de jeunes qui se sont battus au cours de ces dernières années, nous lançons cet appel, il est temps d'intensifier les efforts pour la construction de cet outil révolutionnaire. Prenez ce drapeau dans vos mains.

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 18:20

http://fr.hdpeurope.com/?p=3319

Visite officielle d'Eyyup Doru en Navarre et au Pays Basque espagnol

Le représentant du parti démocratique des peuples (HDP) en Europe, Eyyup Doru, a effectué une visite au Pays Basque espagnol et en Navarre du Mercredi 18 Mai au Vendredi 20 Mai 2016.

La validation de la loi qui vise au retrait de l’immunité parlementaire des députés du HDP au parlement de Turquie et la situation alarmante de la guerre civile en cours dans la région kurde du pays, notamment les agressions des forces de l’ordre de l'état contre la population civile, étaient les deux thèmes à l’ordre du jour lors des différentes rencontres auxquels Eyyup Doru a pris part.

Eyyup Doru a débuté sa mission en s’adressant à l’assemblée du parlement de Navarre où s’est tenue une cérémonie d’accueil en présence de la majorité des parlementaires et pendant laquelle il a reçu un titre. La présidente du parlement de Navarre, Ainhoa Aznárez Igarza, a inauguré la rencontre dans le cadre d’une réception officielle ou elle a évoqué l’habituelle « solidarité de la Navarre avec les exigences des peuples qui luttent pour la reconnaissance et le respect de la part de la communauté internationale », en soulignant que le texte fondateur de l’Organisation des Nations Unies (ONU) appelait à « éviter la guerre, pratiquer la tolérance et promouvoir le progrès et l’égalité des droits ».

Dans ce contexte, la présidente à affirmé que le « peu d’informations, et dans de nombreux cas des informations déformées, piétinent les problèmes et les processus historiques que traverse le peuple kurde ».

La présidente a également regretté que « l’instabilité des pays voisins met en lumière les inégalités qui se cachent derrière le conflit actuel et le manque d’un soutien international clair ».

Ainhoa Aznárez Igarza a conclu le discours lors de l’inauguration en dénonçant la « politique répressive concernant la négation de l’identité, l’atteinte à la culture, la langue et les coutumes du peuple kurde ».

Après la cérémonie d’accueil, Eyyup Doru s’est adressé, dans le cadre de la séance de travail de la commission des droits de l'homme du parlement de l’entité autonome de Navarre, aux parlementaires chargés des questions des droits humains et les thèmes exposés lors du meeting d’introduction y ont été approfondis. Les différents parlementaires ont exprimés leurs fortes inquiétudes concernant la dégradation des droits humains et ils ont proposé en conclusion de soumettre un avis au sein du parlement de Navarre dans son ensemble pour que soit prises des mesures à l’encontre des actes de violations flagrantes et anticonstitutionnelles en cours dans le pays.

Le deuxième jour de la visite s’est principalement composé de rencontres avec les différents partis officiels de l’entité autonome du Pays Basque espagnol pendant lesquelles Eyyup Doru a débattu des thèmes exposés la veille dans l’entité autonome de Navarre et où les différents représentants y ont par ailleurs exprimés leur profondes inquiétudes.

Le représentant du HDP s’est rendu Vendredi 20 Mai 2016 au parlement basque où il participé à la commission des droits humains, de l'égalité et de la participation citoyenne et où il a fait également une conférence de presse.

Les deux parlements autonomes ont par ailleurs décidé de voter une déclaration institutionnelle pour protester contre la loi sur l’immunité parlementaire des députés de la grande assemblée de Turquie et de se solidariser en faveur du droit à l’auto détermination du peuple kurde.

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