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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 15:48

http://www.regards.fr/web/article/espagne-le-psoe-creuse-sa-tombe-podemos-maintient-son-cap

Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) creuse sa tombe, Podemos maintient son cap

Par Loïc le Clerc

Lundi 26 Septembre 2016

Dimanche 25 Septembre 2016, la Galice et le Pays Basque espagnol renouvelaient leurs parlements. Si les droites nationales et régionalistes demeurent en tête, Podemos confirme sa position de premier parti d’opposition. Le PSOE n’en finit plus de rejoindre le cimetière de la sociale démocratie européenne.

Au royaume d’Espagne, Podemos espérait faire le sorpasso, comprenez passer devant le PSOE, aux dernières élections législatives du Dimanche 26 Juin 2016. En attendant les prochaines élections législatives, au mois de décembre 2016, Pablo Iglesias peut se rassurer, après deux bons résultats lors des élections régionales en Galice et au Pays Basque espagnol, qui ont eu lieu Dimanche 25 Septembre 2016.

En Marea, la plate-forme soutenue par Podemos, arrive en deuxième position avec dix neuf pour cent des voix en Galice, bastion du Parti Populaire, lequel conserve sa majorité absolue avec quarante sept pour cent des voix, et devance ainsi les socialistes de seize mille voix, ce qui leur vaut malgré tout quatorze sièges chacun. Au Pays Basque espagnol, Podemos se place en troisième position avec quinze pour cent des voix, derrière le parti national basque (PNV), indépendantiste de droite, avec trente sept pour cent des voix, et Euskal Herria Bildu, indépendantiste de gauche, avec vingt et un pour cent des voix. Le PSOE sombre à douze pour cent des voix. Il y a quatre ans, le PSOE gouvernait l’Euskadi, soutenu par le Parti Populaire.

Il y a quelques leçons à retenir de ces scrutins. Premièrement, les sondages espagnols ne savent jamais anticiper le résultat de Podemos. Qu’ils le minimisent, comme ce fut souvent le cas auparavant, ou qu’ils le survalorisent comme ce fut le cas cette fois-ci, voilà bien un paramètre à mettre de côté. Les sondages n’alimentent qu’une seule chose, la machine à discrédit des éditorialistes.

Le PSOE, nouveau malade de la sociale démocratie

Il y a eu le PASOK en Grèce, il y aura bientôt le PSOE. Comme les premières victimes de la fin de la sociale démocratie européenne, ces partis socialistes meurent d’avoir joué le jeu de la droite, de l’austérité, du There Is No Alternative (TINA). En Galice, le PSOE se retrouve au même plan qu'En Marea, quatorze élus, avec moins de voix, une humiliation pour certains membres du PSOE. Au Pays Basque espagnol, les choses sont presque pires.

Le PNV cherche un allié pour obtenir une majorité et il choisira certainement le PSOE. Mettre les indépendantistes basques au pouvoir et lutter contre l’indépendantisme catalan, un des premiers freins à une coalition entre le PSOE et Podemos au parlement national, la position sera des moins aisées à tenir sur la durée.

Conclusion, le PSOE est au bord de l’implosion. Pedro Sanchez, qui depuis des mois tente un plan à trois avec Ciudadanos et Podemos en vain, est toujours plus attaqué par l’aile droite de son parti. Susana Diaz, leader socialiste en Andalousie, est le leader de cette opposition interne.

Son rêve, secret de polichinelle, est de faire du PSOE un parti travailliste à la sauce de Tony Blair. À l’instar de ce qu’a pu faire Matteo Renzi, elle ne voit qu’une issue à la crise qui secoue le parlement espagnol, gouverner avec le soutien, actif ou passif, du Parti Populaire. Une position bien à droite, parfaitement assumée, qui ne ferait qu’appuyer le rôle de Podemos en tant que leader de l’opposition à la caste du Parti Populaire et du PSOE.

Podemos continue de s’installer, Ciudadanos disparaît

Voilà bien une nouvelle qui a dû faire couler quelques larmes à Arnaud Leparmentier du Monde et à Jean Quatremer de Libération. Dans ces deux parlements régionaux, Ciudadanos reste à la porte. Ils pourront dire que les identités de ces régions sont particulières. Mais que dire alors du fait que, dans une Galice nationaliste, comprenez très favorable à l'unité de l'état espagnol, et un Pays Basque espagnol régionaliste et indépendantiste, Podemos s’en tire bien dans les deux cas ?

Il y a deux choses. Premièrement, Podemos est très malléable et soluble dans les plates formes politiques locales préexistantes. Deuxièmement, Podemos porte en lui une certaine cohérence dans sa volonté de jeter le Parti Populaire hors du pouvoir et de ne pas y laisser le PSOE sans qu’il ait procédé à une épuration politique. À l’inverse de Ciudadanos qui, en moins d’un an, a promis de mettre fin au règne de Mariano Rajoy, s’est allié avec le PSOE, avant de pactiser avec Mariano Rajoy. D’aucuns qualifieront cela de réalisme. Le seul conseil que nous pourrions leur donner, continuez.

En attendant le mois de décembre 2016 et de nouvelles élections législatives, dont l’issue s’annonce irrémédiablement la même, le PSOE va organiser une élection primaire à laquelle Pedro Sanchez participera. Du gagnant découlera l’avenir de l’Espagne. Podemos doit continuer à débattre et à s’ouvrir vers le bas, car nous espérons mieux d’un parti dont l’ambition est de renverser la table. Le Parti Populaire va pouvoir souffler un peu et se concentrer sur ses affaires judiciaires. Quant à Ciudadanos, c’est quoi déjà, Ciudadanos ?

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 15:16

Susana Diaz favorite à la succession du PSOE (Reuters)

Après la démission Samedi Premier Octobre 2016 du secrétaire général du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, la présidente de l'exécutif régional d'Andalousie, Susana Diaz, émerge comme favorite pour lui succéder et mettre fin à neuf mois de blocage politique.

Si elle accédait à la tête du PSOE, Susana Diaz serait la première femme à diriger le PSOE depuis sa fondation il y a cent trente sept ans et la première femme à la tête d'un grand parti politique espagnol.

Selon plusieurs sources socialistes, Susana Diaz est l'instigatrice du mouvement des frondeurs qui a déposé Samedi Premier Octobre 2016 la motion gagnante proposant de remplacer sans délai le secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez.

Après dix heures de débats houleux, Pedro Sanchez a été mis en minorité et cette motion a été adoptée à la majorité, déclenchant sa démission.

L'Espagne est depuis neuf mois dans l'impasse politique, les élections législatives du mois de décembre 2015, puis celles du mois de juin 2016, n'ayant pas permis de dégager de majorité.

Si elle accède à la direction du PSOE, Susana Diaz devra, comme son prédécesseur, trancher le dilemme sur l'attitude à adopter au parlement, où le président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, tente de former un gouvernement minoritaire du Parti Populaire, arrivé premier aux élections législatives.

Si les députés du PSOE s'abstiennent, Mariano Rajoy pourra le faire.

Pedro Sanchez excluait de permettre au chef de la droite conservatrice de se maintenir au pouvoir.

Nouveau style pragmatique

La présidente de l'exécutif régional d'Andalousie a dit être opposée à un gouvernement de droite, mais ses partisans la jugent plus pragmatique que Pedro Sanchez, qu'ils estiment responsable par son intransigeance du recul du PSOE dans les urnes.

Selon eux, elle est la seule capable d'unir le PSOE et de l'engager à accepter ce gouvernement minoritaire.

« Bien que je peine à voir une grande différence entre elle et Pedro Sanchez d'un point de vue idéologique, elle pourrait amener un nouveau style et une nouvelle manière d'exercer le pouvoir », juge l'analyste Antonio Barroso, de la société américaine Teneo Intelligence.

« Elle prévoit probablement d'autoriser un gouvernement minoritaire en échange du départ de Mariano Rajoy », ajoute-t-il.

En tant que présidente de la communauté autonome la plus peuplée d'Espagne, Susana Diaz a fait preuve d'un esprit de consensus.

L'année dernière, après l'échec d'un vote local, elle a passé un accord de coalition avec le parti de centre-droit Ciudadanos en vue de former un gouvernement régional.

Ce type d'approche, susceptible de résoudre le blocage politique du pays, n'est toutefois pas du goût de nombre de militants du PSOE, qui jugent qu'offrir le pouvoir au Parti Populaire constituerait une trahison et un suicide politique pour le PSOE et restent favorable à Pedro Sanchez.

« J'irai là où me met la base, au sommet ou en bas de l'échelle », a dit Susana Diaz Jeudi 29 Septembre 2016 devant ses partisans, avant la démission du secrétaire général.

Soutiens de poids

Susana Diaz endosse depuis trois ans un rôle politique de premier rang dans le paysage politique espagnol, après avoir remplacé son mentor, José Antonio Griñán, à la tête du gouvernement régional andalou.

Elle peut aujourd'hui compter sur des soutiens influents pour appuyer sa candidature, Felipe Gonzalez, ancien président du conseil et figure tutélaire du PSOE, la soutient, tout comme son successeur José Luis Rodríguez Zapatero, selon des sources socialistes.

Outre la première fédération socialiste du pays, l'Andalousie, Susana Diaz a aussi l'appui des régions de Valence, d'Estrémadure et de Castille la Manche.

El Pais, quotidien qui dispose d'un certain crédit auprès des partisans socialistes, a publié Jeudi 29 Septembre 2016 un éditorial appelant Pedro Sanchez à démissionner et soutenant les propositions de Susana Diaz quant au choix d'un nouveau dirigeant.

Conformément à ses voeux, le PSOE va désormais être confié à une direction provisoire avant la tenue d'un congrès extraordinaire pour désigner le successeur de Pedro Sanchez.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 19:15

http://www.liberation.fr/planete/2016/09/27/detournements-de-fonds-en-espagne-le-proces-d-une-epoque_1512614

Détournements de fonds en Espagne, le procès d’une époque

Par François Musseau, correspondant permanent de Libération à Madrid

Embonpoint tirant la chemise hors du pantalon, le pas mal assuré d’un retraité à la santé difficile et le visage triste et sérieux de celui qui se sait sur un chemin de croix, « l’architecte du miracle économique espagnol », comme les médias l’appelaient dans les années 2000, faisait peine à voir Mardi 27 Septembre 2016 sous les moulures de l’Audience Nationale, à Madrid, la principale instance judiciaire pour les actes de terrorisme ou de corruption.

En compagnie de soixante quatre autres accusés pour détournement de fonds, Rodrigo Rato, soixante sept ans, devra prendre son mal en patience.

Lui et ses compagnons judiciaires ont l’obligation d’assister intégralement à leur procès. Le parquet accuse ces suspects d’avoir détourné douze millions d’euros de la caisse d'épargne Bankia, via un système de cartes de crédit. Au total, quatre vingt mille opérations ont été dénombrées. Ces cartes ont reçu le nom de « tarjetas blacks », car les dépenses luxueuses des accusés n’étaient jamais justifiées. Ancien directeur du Fonds Monétaire International (FMI), entre 2004 et 2007, « gourou économique » des gouvernements conservateurs de José María Aznar, entre 1996 et 2004, Rodrigo Rato n’est certes pas seul dans cette tourmente judiciaire.

Sur le banc, aussi, des hommes d’affaires, des syndicalistes et des politiques, autant de dirigeants de Bankia, la plus grande caisse d’épargne espagnole sauvée de la banqueroute en 2012 par l’injection de vingt deux milliards quatre cent millions d’euros d’argent public que les espagnols n’ont toujours pas fini de rembourser.

A travers eux, c’est toute une époque qui est jugée, celle des agissements sans contrôle des caisses d’épargne dont la chute obligea Bruxelles à se porter garant, à hauteur de cent milliards d’euros, du sauvetage financier du système bancaire espagnol. « En soi », souligne Isaac Rosa du site www.eldiario.es, « ces cartes de crédit peuvent paraître peu de chose. Mais elles furent l’huile qui permit de graisser le système ».

« Avec ces cartes », a estimé Jesus Maraña, ancien directeur du quotidien de gauche Publico, « un groupe de dirigeants sans scrupule a pu se blinder et se protéger lui-même ». Cette opacité se brisa il y a deux ans grâce à la fuite d’un mail datant du mois de septembre 2009, dans lequel apparaissait une liste de hauts dirigeants et de leurs dépenses faites avec des « cartes de crédit professionnelles », non-déclarées au fisc et clandestines.

Restaurants et hôtels de luxe, massages coquins, boutiques de luxe, safaris et clubs privés avec prostituées, tels étaient les « frais et dépenses » non justifiés des cadres de Bankia. Et ce, au moment où la crise économique jetait des centaines de milliers d’espagnols au chômage.

Le cas de Rodrigo Rato est forcément à part. Dans les années 1990, ce fils de riche famille madrilène qui prisait les « clubs privés d’affaires » incarnait le pragmatisme libéral. Après avoir privatisé à tout va et jeté les bases législatives d’une spéculation immobilière sans frein, il apparaissait comme le champion d’une droite décomplexée, mais « bonne gestionnaire ». Ce qui lui avait valu la présidence du FMI. En 2012, patatras, il avait dû démissionner de Bankia. Il avait annoncé trois cent cinq millions d’euros de bénéfices alors que le trou dépassait en réalité les trois milliards d’euros.

Parmi les détails croustillants dont disposent les juges, nous apprenons que, le 27 mars 2011, il a dépensé trois mille cinq cent quarante sept euros en frais professionnels justifiés comme « chaussures et boissons alcoolisées ».

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 18:41

La bataille d'Alep se poursuit, dans les airs et au sol (Reuters)

Les avions de guerre russes ont bombardé Samedi Premier Octobre 2016 les quartiers au nord d'Alep tandis que l'armée syrienne tirait des obus sur le secteur de la vieille ville, ont rapporté des rebelles et l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH).

Les frappes aériennes se sont concentrées sur les voies d'approvisionnement qui mènent aux secteurs tenus par les rebelles, à savoir la route Castello et le quartier de Malah, au nord de la ville.

Les combats au sol font également rage dans le quartier de Souleiman al Halabi, la ligne de front au nord de la vieille ville d'Alep.

Dix jours après le début de l'offensive lancée par les armées russes et syriennes pour reprendre aux insurgés la partie est d'Alep, il est difficile de connaître l'évolution précise des forces sur le terrain.

Au nord-ouest d'Alep, les insurgés d'Ahrar al Cham ont dit Samedi Premier Octobre 2016 avoir repris plusieurs secteurs du quartier stratégique de Boustan al Pacha dont les forces gouvernementales s'étaient emparées la veille.

Selon les médias officiels syriens, l'armée dit de son côté avoir progressé dans le centre d'Alep, ce qu'ont démenti les rebelles, assurant avoir repoussé ce nouvel assaut.

« Ils bombardent la vieille ville après une nouvelle tentative de gagner du terrain qui a échoué. Ils ont perdu plusieurs combattants et nous sommes résolus », a déclaré Abou Hamam, un rebelle du groupe Failak al Cham.

L'OSDH fait état de bombardements intenses de la part des forces gouvernementales et de combats « dans les deux sens » dans le quartier de Souleiman al Halabi.

Des bombes ont aussi été larguées sur un hôpital dans le quartier d’al Sakhour, régulièrement pilonné, a indiqué l'OSDH. C'est la seconde frappe de ce genre contre cet établissement, un des plus grands de la ville. Au total, ce sont quatre hôpitaux qui ont été visés par les raids aériens ces derniers jours.

Paris condamne le bombardement d’un hôpital

La France a vivement condamné la frappe du Samedi Premier Octobre 2016, qui a fait au moins un mort et plusieurs blessés, selon l'OSDH, mais qui prive surtout un peu plus les habitants d'Alep d'accès aux soins.

« Dans le déluge de violence qui submerge Alep depuis plusieurs jours, le ciblage systématique des structures et des personnels de santé est particulièrement inqualifiable. Comme l'a rappelé le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), ces attaques sont constitutives de crimes de guerre », écrit le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, dans un communiqué.

Selon les habitants d'Alep, les frappes aériennes sont sans précédent par leur férocité. Les bombes larguées sont plus puissantes. Elles écrasent les bâtiments dans lesquels sont réfugiés les habitants.

Cela fait exactement un an que la Russie a décidé d'intervenir en Syrie pour soutenir son président, ce qui a fait pencher l'équilibre du pouvoir en faveur de Bachar al Assad. Le président syrien est également soutenu par des forces au sol de l'Iran chiite et des milices chiites venues du Liban et d'Irak.

A Moscou, une porte-parole du ministère des affaires étrangères cité par l'agence de presse Russian Information Agency (RIA) a déclaré qu'une agression directe des Etats-Unis contre l'armée et le gouvernement syrien provoquerait des « bouleversements tectoniques effrayants » au Proche-Orient.

Le secrétaire d’état américain, John Kerry, s'est plaint la semaine dernière en marge d'une réunion de l'assemblée générale de l’ONU du fait que ses efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit syrien n'aient pas été accompagnés d'une menace sérieuse d'usage de la force militaire.

L'armée syrienne a pour sa part indiqué son intention de profiter de son avantage après avoir repris Jeudi 29 Septembre 2016 le camp de réfugiés d'Handarat, à quelques kilomètres au nord d'Alep. Le régime syrien l'avait déjà conquis Samedi 24 Septembre 2016 pour le perdre quelques heures plus tard lors d'une contre-offensive des insurgés.

Selon l'OSDH, les bombardements russes et syriens ont fait au moins trente quatre morts depuis Vendredi 30 Septembre 2016.

D'après les médias de Damas, les attaques au mortier des insurgés sur Midan et d'autres quartiers d'Alep tenus par le pouvoir ont de leur côté fait vingt morts.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 18:19

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/catalogne-un-referendum-sur-l-independance-quoi-qu-il-arrive-603181.html

Un référendum sur l'indépendance de la Catalogne, quoi qu'il arrive

Par Romaric Godin

Mercredi 28 Septembre 2016

Le président catalan Carles Puigdemont a annoncé qu'il maintenait sa priorité, l'indépendance de la Catalogne. Il préfère un référendum négocié avec l'Espagne. Mais désormais, si ce dernier n'est pas possible, il s'engage à tenir une consultation unilatérale au mois de septembre 2017.

Le président de la Generalitat, le gouvernement catalan, Carles Puigdemont, avance de plus en plus clairement vers son objectif, l'indépendance de la Catalogne. Lors de son discours devant le parlement catalan à qui il a posé la question de confiance, il a posé les jalons du processus qui doit amener la communauté autonome espagnole à une séparation d'avec le royaume ibérique. Car Carles Puigdemont n'entend pas revenir sur le cœur du programme de la majorité parlementaire. « Il est évident que nous voulons nous transformer en un état et c'est ce mandat que nous devons accomplir », a-t-il indiqué devant les députés.

Pour cela, le président de la Generalitat doit pouvoir compter sur une majorité parlementaire unie. Aussi a-t-il lancé un appel à la Candidature d'Unité Populaire (CUP), le parti de l'extrême-gauche indépendantiste qui, au début du mois de juin 2016, avait rejeté le budget de son gouvernement.

« Je ne pourrai accomplir ma tâche si je n'ai pas une majorité sans aucune fissure », a-t-il indiqué. Avant de menacer que si le prochain budget est rejeté, le parlement sera dissout et il faudra retourner aux urnes. La CUP n'a donc plus le choix. Elle doit accepter de soutenir le gouvernement ou se résoudre à préférer de nouvelles élections. C'est clairement de la part de l'ancien maire de Gérone une déclaration d'autorité. Déclaration qui, néanmoins, s'accompagne d'un engagement fort à mener la Catalogne vers la sécession. Carles Puigdemont propose donc à la CUP d'oublier provisoirement ses engagements sur le plan économique pour parvenir à l'indépendance.

Mais ce qui était le plus attendu était l'ajustement de la feuille de route vers l'indépendance. Carles Puigdemont a clarifié cette dernière en traçant un véritable calendrier et un chemin de priorités. Comme précédemment, le point de départ de la sécession sera le mois de juin 2017, date à laquelle, affirme le président catalan, « nous disposerons des structures de l'état ». La Generalitat va donc faire adopter les trois « lois de déconnexion » permettant la création d'une légalité catalane, d'une administration fiscale indépendante et d'une structure d'état providence propre. Ces trois lois veulent permettre une séparation avec l'Espagne « dans la sécurité juridique ». Mais l'essentiel est ailleurs, une fois ces lois votées, il faudra déclarer l'indépendance ou prendre acte du rejet de cette indépendance par les catalans. Et c'est là le nœud du problème.

Une solution idéale et une solution de rechange

Carles Puigdemont, de ce point de vue, clarifie aussi la procédure. La priorité de la Generalitat reste le « référendum pacté », autrement dit accepté par Madrid. C'est, selon Carles Puigdemont, la « formule idéale » pour laquelle il existe un « immense consensus ». Mais c'est aussi une formule que refuse le gouvernement espagnol et qu'il a refusé plusieurs fois. Carles Puigdemont entend encore la proposer et s'engage, si elle est acceptée, « à négocier sur la formule » de ce référendum avec les autorités espagnoles.

Mais si le dialogue n'est pas possible avec Madrid, si une nouvelle fois l'Espagne refuse de négocier, alors Carles Puigdemont s'engage à organiser un référendum unilatéral. « Nous tenterons de construire un accord jusqu'au dernier jour pour faire un référendum accepté par l'Espagne, mais s'il n'y a pas d'accord au dernier moment, il y aura un référendum », a-t-il indiqué. « Ou il y aura un référendum, ou il y aura un référendum », a ainsi résumé le président catalan qui a promis que cette consultation aura lieu « dans la seconde quinzaine du mois de septembre 2017 ».

Une feuille de route complétée

Avec cette nouvelle feuille de route, Carles Puigdemont, qui devrait obtenir la confiance du parlement Jeudi 29 Septembre 2016, tente d'apaiser sa majorité et d'exercer une pression sur Madrid. Il officialise ainsi la possibilité du recours au référendum unilatéral, solution périlleuse sur le plan juridique qui n'est pas acceptée par tous au sein de sa majorité, mais qui était une exigence de la CUP.

La priorité reste, comme auparavant, le référendum pacté mais, désormais, il existe une porte de sortie au blocage qui persiste depuis 2012 et cette porte de sortie est le référendum unilatéral. Carles Puigdemont complète donc la feuille de route de la majorité établie après les élections du 27 septembre 2015 en intégrant le caractère unilatéral proposé par la commission sur le processus constituant du parlement. Il s'agit toujours de construire des structures d'état en dix-huit mois et donner, quoi qu'il arrive, la parole aux catalans sur l'indépendance dans la foulée. Mais désormais les outils sont sur la table.

Pression sur Madrid

Avec cette stratégie, le président catalan place aussi la pression sur le gouvernement madrilène. Pour éviter un référendum unilatéral et l'entrée dans une région juridique et politique inconnue et dangereuse, le gouvernement espagnol dispose d'une année. C'est une forme de chantage qui vise à briser l'indifférence de Madrid et sa réponse purement juridique à un problème catalan que les Indépendantistes et une partie des unionistes estiment d'ordre politique.

Rien ne laisse présager une solution négociée

La situation est cependant complexe. Il n'y a toujours pas de gouvernement investi en Espagne. Mariano Rajoy ne parvient pas à construire une majorité et la gauche se déchire, notamment sur le problème catalan. Les troisièmes élections générales pourraient se tenir au mois de décembre 2016 et la question de la réponse à Carles Puigdemont sera sans doute centrale. La question risque d'aggraver les déchirements du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Au final, il n'est pas sûr qu'une majorité favorable à la négociation sorte de ce troisième scrutin. Du reste, le gouvernement espagnol pourrait prendre le président catalan au mot et le défier d'organiser un référendum unilatéral qui risquerait de ne rassembler que les indépendantistes et qui ne serait pas reconnu par l'Union Européenne. Dans ce cas, la situation pourrait encore se dégrader.

Rien ne semble donc devoir favoriser la voie idéale de Carles Puigdemont. L'Union Européenne peut d'ores et déjà placer cette date du mois de septembre 2017 comme un des nombreux dangers qui l'attendent l'an prochain.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 13:57

Pour une nouvelle initiative du Club Politique Bastille (CPB)

Par Charles Jérémie

Vendredi 30 Septembre 2016

« Les vers de terre » de Jacky Assoun, bienvenus, disent le chaos qui s’installe, crise gouvernementale en Espagne, crise profonde provoquée par le Brexit à Londres mais aussi dans la commission européenne, référendum menaçant en Italie et défaites électorales à répétition de la grande coalition, au premier chef du parti d’Angela Merkel au profit d’un parti préfasciste, l’Alternative Für Deutschland (AFD). Les élections générales s’annoncent compliquées. Nous pourrions ajouter la Grèce et le Portugal. Et partout montée de partis d’extrême droite constituant le terreau qui donnera demain naissance à des regroupements plus ou moins fascistes. C’est volontairement que je m’en tiens à l’Europe. Sans évoquer la Russie, le Proche Orient, le Moyen Orient et bien sûr les États-Unis.

Chaos partout et cependant, cela tient.

Certes les partis de la bourgeoisie, de droite et de gauche, ont appris à gouverner sur un volcan, depuis longtemps ils ont intégré l’instabilité gouvernementale comme forme d’exercice du pouvoir. La seule question à laquelle nous ne pouvons pas répondre, sauf à annoncer « des tournants » qui ne viennent jamais, c’est bien sûr de savoir si cette situation d’instabilité chronique peut durer.

Je n’ai évidemment pas de réponse à cette question. Il serait intéressant que les camarades s’expriment. Depuis des décennies les mouvements trotskystes et surtout l’un d’entre eux a pronostiqué la « crise mortelle de la cinquième république ». Le mort se porte relativement bien.

Il a résisté depuis 1968 à des affrontements sérieux de la lutte des classes, à des batailles dans les partis majoritaires, à des scissions et à des excommunications. La cinquième république est toujours là.

Voilà pourquoi j’aborde le chaos français avec un regard relativement distancié et, surtout, un peu d’humour.

Le refus de vote en 2017 peut réserver des surprises. Il y a un véritable dégoût à l’égard de François Hollande mais aussi de la droite. Aux élections primaires comme aux élections présidentielles, l’abstention sera énorme.

Si les élections primaires ont lieu à gauche, nous pourrions voir le matin le président de la république diriger à l’Élysée un conseil de défense de la France pour le soir, lors d’un débat télévisé, affronter Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Marie Noëlle Lienemann contestant sa politique.

Cela va être difficile, très difficile et drôle, beaucoup plus que les élections primaires à droite car, dans tous les cas de figure, Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé, il sortira un candidat, vainqueur sans problème face à Marine Le Pen, la gauche appelant une fois de plus à voter pour la droite.

Hélas pendant ce temps, un militant syndical a perdu un œil et nul n’a proposé une riposte unie.

Ce n’est pas drôle, pas drôle du tout.

Ce qui s’annonce l’est un peu plus.

La déclaration de Jean Luc Mélenchon saluant l’intervention utile de Nicolas Sarkozy sur les gaulois est un élément supplémentaire de la comédie politique.

En échange de signatures, l’aventurier de la France Insoumise s’apprête à débattre de l’identité.

La France vaut bien cet acte de soumission. La comédie se fait pathétique.

Une crise sans précédent ronge les partis et syndicats ouvriers de la cinquième république. Le fait que, à partir de 2017, il n’y ait plus d’opposition parlementaire de gauche annonce un chaos encore supérieur sans compter que les rescapés du Parti Socialiste éclateront en sous-groupes.

Le mouvement des Nuits Debout a épelé les premières lettres de l’alphabet, premier geste probable d’une auto-organisation politique. Il y aura peut-être une suite car 2017 ne marquera pas seulement la quasi disparition du Parti Socialiste, du Parti Communiste Français (PCF) et d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), les organisations trotskystes d’extrême gauche vont naturellement payer la note de leur impuissance à proposer des solutions dans l’action et l’organisation du débat sur l’avenir de la société. Jacky Assoun a raison d’évoquer les exemples du chaos mondial. Le débat sur une société civilisée ne peut-être que mondial avec, au centre la lutte contre la guerre. Celles qui se mènent et celles qui se préparent…

Donc Jean-Luc Mélenchon parle de la France. De fait c’est un candidat français qui ne prend pas à la légère le débat sur l’identité et les mesures à prendre contre les réfugiés.

Terrible trajectoire d’un ancien lambertiste, alors que les deux Partis Ouvriers Indépendants (POI) font assauts de citations de Pierre Lambert alors que Jean Jacques Marie et ses camarades sont exclus « démocratiquement » du Centre d’Etudes et de Recherches sur les Mouvements Trotskystes et Révolutionnaires Internationaux (CERMTRI).

L’un des héritiers de Pierre Lambert, Michel Serac est à la manœuvre de ce « nettoyage démocratique ». Nous pouvons en rire mais la dégénérescence et l’explosion de l’organisation trotskyste la plus puissante annonce d’inévitables recompositions. Les grandes périodes historiques intègrent la multiplicité des péripéties, des petits évènements, des anecdotes et des aventures personnelles. Tout cela permet de caractériser un moment de l’activité humaine.

2017 marquera la défaite de toutes les organisations politiques de gauche et d’extrême gauche.

Débats et initiatives ne manqueront pas, nous commencerons à disposer du recul pour peut-être envisager des recompositions.

Le pays a reçu un nouveau coup de massue, cinquante mille chômeurs de plus au mois d’août 2016. Le fameux « cela va mieux » a encore frappé. Le président et le gouvernement sont à l’agonie. Rien de bon ne peut pour les salariés sortir des élections présidentielles et législatives. Il faut enjamber ces péripéties.

Cinquante mille chômeurs de plus, les « luttes » chères à de nombreux camarades n’éclateront pas aisément. Les salariés sont confrontés à une des crises les plus profondes du capitalisme.

Et un nouveau coup de torchon financier menace la planète. Autant que faire ce peut, il faut parler politique. Cela ne fera pas rire. « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre » disait Baruch Spinoza.

Il me semble que les prochaines réunions du CPB devraient, notamment, être consacrées à discuter et à rédiger un texte manifeste.

Michel Lanson devait préparer un projet. Peut-être, après discussion, pourrait-il reprendre sa plume.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 16:16

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/09/29/espagne-combat-de-chefs-a-podemos_5005375_3214.html

Combat de chefs à Podemos

Le chef de file de Podemos, Pablo Iglesias, et son numéro deux, Iñigo Errejon, se livrent une bataille en public sur l’orientation que doit prendre la formation de la gauche anti-austérité.

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

Jeudi 29 Septembre 2016

La crise des socialistes espagnols pourrait être une aubaine pour Podemos. Le jeune parti de la gauche anti-austérité n’a jamais caché son souhait de se substituer au Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et devenir le parti hégémonique de la gauche en Espagne. Mais pourra-t-il récupérer les voix des électeurs épouvantés par la guerre interne à laquelle se livrent les dirigeants socialistes ? Rien ne le laisse présager. Non seulement les résultats des dernières élections, législatives et régionales, auxquelles il s’est présenté, ont été décevants, mais Podemos est lui aussi en proie à des luttes internes. Celle qui oppose Pablo Iglesias, le chef de file charismatique qui a propulsé le parti sur le devant de la scène médiatique en 2014, et son numéro deux, Iñigo Errejon, le stratège modéré qui est parvenu à séduire d’anciens électeurs socialistes, menace depuis plusieurs semaines de déchirer le parti.

Les divergences entre les deux hommes ne sont pas nouvelles, mais elles ont atteint une dimension publique, avec la décision, prise au début du mois de septembre 2016 par des proches d’Iñigo Errejon, de présenter une liste alternative à celle des candidats officiels de Pablo Iglesias pour les élections primaires du parti dans les régions de Madrid et d'Andalousie.

Derrière ce combat de chefs, c’est la stratégie de Podemos, et son orientation, qui est en jeu.

Ces derniers mois, Pablo Iglesias s’est rapproché du Parti Communiste Espagnol (PCE) et des anticapitalistes. Il a abandonné le ton modéré qu’il avait adopté lors de la campagne pour les élections législatives du Dimanche 26 Juin 2016, quand il appelait à voter pour la vraie sociale démocratie qu’il disait représenter. Dans un meeting en Galice, le 20 septembre 2016, Pablo Iglesias a justifié cette nouvelle stratégie en affirmant que « le jour où nous arrêterons de faire peur à ceux qui s’enrichissent sur le dos des gens, nous n’aurons plus aucun sens comme force politique ».

Iñigo Errejon, qui avait été le stratège de la dernière campagne, se sent alors visé. « Aux puissants, nous leur faisons déjà peur, ce n’est pas cela le défi. Le défi, c’est de séduire la partie de notre peuple qui souffre mais n’a pas encore confiance en nous », lui répond-il.

Dans ce climat tendu, les langues se délient. Et après avoir nié pendant des mois des divergences de fond, des membres de Podemos reconnaissent que les proches d’Iñigo Errejon seraient prêts à soutenir un gouvernement minoritaire de Pedro Sanchez, s’il conserve sa place à la tête du PSOE, pourvu que Mariano Rajoy quitte le pouvoir, alors que Pablo Iglesias exige un gouvernement de coalition avec la moitié des portefeuilles ministériels pour Podemos.

Dans les prochains mois, les deux courants mesureront leurs forces en Andalousie et à Madrid. Sauront-ils éviter une crise interne dans la ligne de celle que vit aujourd’hui le PSOE ?

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 15:58

L'énergie, l'eau et quatre entreprises publiques passent dans le super fonds des privatisations

Déclaration de Panayotis Lafazanis, secrétaire du conseil politique d'Unité Populaire

Samedi 24 Septembre 2016

Le gouvernement d'Alexis Tsipras sur la voie de la plus importante liquidation de la richesse nationale dans l’histoire du pays.

Le projet de loi multiple a été déposé par le gouvernement pour être voté selon des procédures expresses antidémocratiques, qui humilient une nouvelle fois le parlement en en faisant un simple décor dressé à la va-vite pour légaliser des dispositions mémorandaires. Il constitue une monstruosité profondément réactionnaire qui affecte lourdement le cœur du pays, de l’économie et du peuple.

Ce projet de loi impose une nouvelle offensive mémorandaire contre l’assurance sociale, au détriment des professions et des activités économiques à petit et très petit revenu. Elle conduira à une nouvelle vague d’épuisement et d’élimination de milliers de personnes dans les professions scientifiques, techniques et libérales, en particulier parmi les jeunes et les plus pauvres, mais aussi la disparition de milliers de petites entreprises, avec pour conséquence une nouvelle escalade du chômage et du désespoir dans notre société.

Mais le pire, c’est qu’avec ce projet de loi multiple on transfère dans le super fonds des privatisations six entreprises et services publics parmi les plus grands, les plus importants et les plus essentiels du pays, l’électricité (DEI), l’eau à Athènes (EVDAP) et à Thessalonique (EVATH), la fabrication de véhicules militaires (ELVO), le réseau ferroviaire en Attique et à Salonique (ATTIKIMETRO) et les constructions publiques (Ktiriakes Upodomes), avec pour objectif de les brader à la va-vite au profit des créanciers.

Les déclarations du TAIPED selon lesquelles le transfert des entreprises et des services publics dans le super fonds ne se confond pas automatiquement avec leur privatisation constituent, comme disent les gens du peuple « une consolation pour le malade » et de la « poudre aux yeux » pour aveugler le peuple grec.

Le transfert dans le super fonds de ces six entreprises et services publics d’une valeur inestimable qui englobent l’énergie électrique et l’eau, pour être vendues, constitue littéralement un acte de liquidation, de renoncement et de transformation de la Grèce en quasi protectorat au service d’intérêts économiques étrangers, réactualisant des époques de tutelle du genre de celle de Power et Ulen, de triste mémoire, deux sociétés américaines qui se sont emparés de la distribution de l’eau et de l’électricité dans les années 1920 à Athènes.

Seul un gouvernement qui usurpe sans honte le qualificatif de gauche comme le gouvernement d’Alexis Tsipras pourrait être tenté de commettre au détriment du pays et du peuple un crime d’une ampleur telle que la braderie de l’énergie électrique et de l’eau.

Dans ces circonstances, le peuple grec et la jeunesse sont appelés à la résistance et au soulèvement général pour annuler la liquidation des six entreprises et services publics, pour abolir le super fonds colonialiste et esclavagiste des créanciers et pour mettre fin aux mémorandums et à l’austérité, afin que la Grèce sorte de la crise avec une monnaie nationale et un programme radical de reconstruction, sur un nouveau modèle de développement et avec une juste répartition des richesses.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 15:36

http://www.lavoixdunord.fr/51626/article/2016-09-29/la-prefete-interdit-toute-manifestation-en-lien-avec-la-question-des-migrants-ce

Le préfet interdit toute manifestation en lien avec la question des migrants, Samedi Premier Octobre 2016

Le préfet du Pas-de-Calais a pris un arrêté pour interdire « toute manifestation revendicative en lien avec la question des migrants Samedi Premier Octobre 2016 ». L’arrêté concerne Calais où une manifestation de soutien aux migrants devait se tenir au départ de la jungle, mais aussi Sangatte, Coquelles, Fréthun et Marck. Le collectif a toutefois annoncé maintenir son rassemblement et avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Lille.

L’arrêté préfectoral a été pris ce jeudi par Fabienne Buccio, en réponse à la déclaration de manifestation faite par la Coalition Internationale des Sans Papiers et Migrants (CISPM), qui envisageait d’organiser un rassemblement devant la jungle avant un défilé en direction du centre-ville.

Le préfet du Pas-de-Calais motive sa décision en rappelant les incidents, à Calais, qui avaient émaillé le précédent rassemblement à l’appel de la CISPM. C’était le 23 janvier 2016 et ce jour-là, des troubles à l’ordre public avaient été enregistrés. La soirée avait été chaotique avec des centaines de migrants et des activistes qui étaient parvenus à déjouer le dispositif des forces de l’ordre. Plusieurs dizaines d’entre eux étaient parvenues à pénétrer dans le terminal car-ferry et à occuper, pendant quelques heures, un navire.

Le préfet met également en avant « le risque d’affrontement entre extrémistes d’ultra-gauche et d’ultra-droite présents dans le Calaisis en marge de cette manifestation qui ne peut qu’exacerber les tensions sur la crise migratoire ».

Dans un dernier point, la préfecture du Pas-de-Calais rappelle « la très forte mobilisation des forces de l’ordre pour lutter contre l’immigration clandestine et prévenir la menace terroriste qui ne permet pas de dégager des moyens supplémentaires pour assurer la sécurité du cortège ».

Le collectif maintient son rassemblement

Parmi les signataires de l’appel à manifester Samedi Premier Octobre 2016 à Calais, on relève, entre autres, l’Union Syndicale Solidaire (USS).

Les organisateurs réclament que la Grande-Bretagne « assume ses responsabilités par rapport aux migrants », la rupture des accords du Touquet, la fermeture de tous les lieux de rétention et l’annulation du démantèlement de la jungle.

Sur la page Facebook appelant au rassemblement, la CISPM a indiqué avoir déposé « un recours contentieux en référé au tribunal administratif de Lille ». Le collectif assure que « la manifestation est maintenue en attendant le jugement ».

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 15:15

http://www.aveclarevolutionsyrienne.blogspot.fr/2016/09/syrie-rassemblement-le-samedi-1er.html

Depuis le déclenchement de la révolution syrienne, en 2011, le régime de Bachar al-Assad massacre le peuple syrien.

Il y a un an, le 30 septembre 2015, le régime russe commençait une offensive militaire en soutien au régime de Bachar al Assad et il n'a eu cesse, depuis, de cibler en premier lieu les civils, avec plus de cinquante neuf centres médicaux bombardés par l'aviation russe.

Quant au gouvernement français, qui intervient avec les avions américains, en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre l'Etat Islamique, il a décidé d'inviter Vladimir Poutine en France, au mois d'octobre 2016, pour des raisons politiques et cultuelles, l'inauguration d'une cathédrale.

Le collectif de soutien à la révolution syrienne appelle à rejoindre le rassemblement appelé par des syriens et qui aura lieu le Samedi Premier Octobre 2016 à 17 heures devant l'ambassade de Russie à Paris

40 Boulevard Lannes 75 016 Paris

Métro porte Dauphine ou Rue de la Pompe

RER avenue Henri Martin

Arrêt immédiat de tous les bombardements en Syrie

Aucune collaboration avec les dictateurs, ni Bachar al Assad, ni Vladimir Poutine

Halte à l’encerclement et au siège d'Alep et des autres villes de Syrie

Halte à la répression des mouvements populaires

Mobilisation internationale pour l'aide humanitaire et l'accueil des réfugiés

Affirmons notre solidarité avec le peuple syrien pour une alternative démocratique aux logiques totalitaires du régime de Bachar al Assad et de l'Etat Islamique.

C'est au peuple syrien et à lui seul de décider de son avenir.

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