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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 18:33

 

Deuxième jour de manifestations contre le décret anti-immigration de Donald Trump (Reuters)

 

Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés Dimanche 29 Janvier 2017 dans des grandes villes et des aéroports américains pour protester contre le décret suspendant l'entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, signé Vendredi 27 Janvier 2017 par Donald Trump.

Après une première vague de manifestations spontanées Samedi 28 Janvier 2017 dans les aéroports alors que les agents de l'immigration commençaient à appliquer le décret présidentiel, de nouveaux rassemblements ont eu lieu Dimanche 29 Janvier 2017 à New York, Washington et Boston et continuaient de s'étendre dans l'ouest des Etats-Unis.

Des centaines de personnes ont été arrêtées ou expulsées à leur arrivée dans des aéroports américains depuis Vendredi 27 Janvier 2017.

Le décret signé par Donald Trump interdit pendant quatre mois l'entrée des réfugiés aux Etats-Unis et suspend pendant au moins quatre vingt dix jours l'arrivée de voyageurs originaires de sept pays musulmans dont la Syrie.

A New York, où se tenait Dimanche 29 Janvier 2017 l'un des plus grands rassemblements, les manifestants se sont réunis à Battery Park, dans le sud de Manhattan, d'où l'on peut apercevoir la Statue de la Liberté, symbole d'une Amérique terre d'accueil.

Le sénateur démocrate de New York Charles Schumer y a condamné un décret contraire aux valeurs des Etats-Unis.

« Nous parlons de la vie et de la mort de tant de personnes », a-t-il déclaré. « Je n'aurais pas de cesse que ces horribles décrets soient abrogés », a-t-il ajouté.

Au plus fort de la manifestation, environ dix mille personnes se sont mises en marche vers le bureau du service des douanes et de la protection des frontières, dans le bas de Manhattan.

A Washington, des milliers de personnes ont investi Lafayette Square en chantant, « pas de haine, pas de peur, les réfugiés sont les bienvenus ici ».

Environ huit mille manifestants sont arrivés devant le Capitole, selon la police, après un passage devant le Trump International Hotel, où ils ont crié « honte ».

Le passage devant l'ambassade canadienne a lui été égayé de messages favorables au premier ministre canadien, « j'aimerais que notre dirigeant soit Justin Trudeau », qui a réaffirmé Samedi 28 Janvier 2017 son engagement en faveur de l'accueil des réfugiés.

Après la marche des femmes la semaine précédente, Washington vivait sa deuxième semaine de manifestations depuis l'investiture de Donald Trump le Vendredi 20 Janvier 2017.

Environ deux cent manifestants se sont rassemblés en outre à l'aéroport de Washington Dulles International, près de la capitale.

Un nombre similaire de manifestants étaient réunis à l'aéroport international de John Fitzgerald Kennedy à New York, où des familles attendaient encore l'arrivée de leurs proches, bloqués dans la zone de transit, et plusieurs centaines d'autres devant celui de Los Angeles ainsi qu'environ dix mille personnes dans le centre de Boston.

Dimanche 29 Janvier 2017, Donald Trump a défendu sa décision, expliquant que les Etats-Unis se mettraient à émettre à nouveau des visas pour tous les pays une fois mises en place des politiques de sécurité du territoire américain dans les quatre vingt dix prochains jours.

« Pour être clair, il ne s'agit pas d'une interdiction contre les musulmans comme la presse l'a rapporté d'une manière fausse », a déclaré Donald Trump. « Cela n'a rien à voir avec la religion, cela concerne le terrorisme et la protection de notre pays ».

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 18:43

 

https://www.fraternafrique.wordpress.com/2017/01/28/pour-la-reconnaissance-des-crimes-coloniaux-commis-par-la-france

 

Appel pour la reconnaissance des crimes coloniaux commis par la France

 

Samedi 28 Janvier 2017

 

Populations indigènes soumises au travail forcé, dispositions racistes et d’exception, code de l’indigénat, internement administratif et responsabilité collective imposées aux colonisés qui, dans leur écrasante majorité, n’étaient pas considérés comme des citoyens mais comme des sujets français jusqu’à la Libération, déportations, exécutions sommaires et massacres, autant de pratiques qui ont été constitutives de la construction et de la défense de l’empire colonial français. Les massacres de Thiaroye au Sénégal, au mois de décembre 1944, les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata en Algérie, qui débutent le 8 mai 1945 et leurs dizaines de milliers de morts, en témoignent sinistrement.

Il y a soixante-dix ans, au mois de mars 1947, la guerre d’Indochine et l’insurrection malgache débutaient. Le premier novembre 1954, un conflit long et sanglant commençait en Algérie.

Entre 1945 et 1962, la France a donc été presque constamment engagée dans des opérations militaires coloniales qui se sont soldées par près d’un million de morts. N’oublions pas la guerre longtemps occultée menée au Cameroun, entre 1955 et 1971, et les répressions sanglantes des militants guadeloupéens et kanaks.

Si la loi de Christiane Taubira et les initiatives de la société civile ont permis un début de reconnaissance sociale et politique de l’esclavage et de la traite négrière, il n’en est pas de même pour les crimes commis avant ou après la seconde guerre mondiale. Cette situation est inacceptable car elle ajoute aux massacres, l’outrage aux victimes, à leurs descendants et leurs proches.

Aussi, nous demandons aux plus hautes autorités de l'état et aux candidats au premier tour des élections présidentielles qu’ils se prononcent pour la création d’un lieu du souvenir à la mémoire de celles et ceux qui furent assassinés, l’ouverture de toutes les archives relatives à ces différents événements et la reconnaissance de ces crimes de guerre et de ces crimes d'état. C’est ainsi que justice sera rendue aux héritiers de l’immigration coloniale et post-coloniale et que les discriminations mémorielles qui les affectent toujours pourront être combattues. Enfin, de tels actes permettront à tous les français de mieux connaître cette histoire singulière.

 

Premiers signataires

 

Alain Bihr, Saïd Bouamama, Alima Boumediene, Henri Braun, Alain Brossat, François Brun, Jacques Boutault, Pierre Cours-Salies, Didier Daeninckx, Christine Delphy, Thomas Deltombe, Didier Epsztajn, Patrick Farbiaz, Eric Fassin, François Gèze, Samy Johsua, Mhamed Kaki, Pierre Khalfa, Olivier Le Cour Grandmaison, Philippe Marlière, Roger Martelli, Willy Pelletier, Christine Poupin, Michèle Riot-Sarcey, Catherine Samary, Patrick Silberstein, Louis Georges Tin, Odile Tobner, Olivia Zemor

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 18:18

 

http://www.cadtm.org/Le-reveil-du-geant-americain

 

Les plus grandes manifestations de l’histoire marquent le début d’une nouvelle ère et le réveil du géant américain

 

par Yorgos Mitralias

 

Dimanche 29 Janvier 2017

 

Même si quelques-uns ne s’en sont pas aperçus, ou ont feint de ne pas s’en apercevoir, ce qui s’est passé le Samedi 21 Janvier 2017 aux États-Unis d’Amérique est proprement historique, les plus grandes manifestations de rue de l’histoire des États-Unis mais aussi du monde. Au moins quatre et peut-être plus de cinq millions de manifestants et de manifestantes, un événement qui entre sûrement dans l’histoire et inaugure une nouvelle ère de luttes de classe après une longue et déprimante période de reculs et de défaites.

La première conclusion est évidente. Le géant américain est en train de se réveiller et, en sortant de son interminable torpeur, met tout le monde sens dessus dessous. Car en plus de l’énorme quantité, il y a aussi la qualité de ces manifestations. Et tout d’abord, la présence cataclysmique des femmes qui, imperceptiblement, rappelle d’autres manifestations de femmes qui ont marqué l’histoire de l’humanité ces trois derniers siècles. Oui, la tentation est grande et on y succombe volontiers pour rappeler que c’est d’une manifestation des femmes qu’ont commencé tant la grande révolution française de 1789 que l’encore plus grande révolution russe il y a exactement un siècle.

Mais ce n’est pas tout, puisque cette prédominance féminine acquiert tout son potentiel explosif en étant complétée par l’énorme participation de la jeunesse qui domine le si prometteur mouvement de masse américain. Une jeunesse à la fois combative et sensible, solidaire donc unitaire et unie au-delà des différences raciales et ethniques exploitées par ceux qui divisent pour régner. Dans cette Europe qui a presque oublié le jeune visage des manifestations et des révoltes, le spectacle de millions de jeunes américains, remplissant les rues et se déclarant même socialistes, est un antidépresseur puissant et un baume pour l’âme, venu à point nommé.

Mais il y a plus. L’océan des pancartes improvisées, qui donnait le ton et qui rendait les manifestations si multicolores, témoignait aussi de l’esprit d’initiative des manifestantes et des manifestants. Presque chacun et chacune brandissait sa propre pancarte faite avec ses propres mains et nos banderoles « prêt à porter » européennes étaient tout simplement inexistantes. Preuve supplémentaire de la bien consciente ferveur des manifestantes et des manifestants qui faisait que la foule interminable vibre, gémisse et hurle comme un seul homme, exactement comme au lointain mois de mai 1968.

Et tout cela non seulement à Washington, Chicago, Los Angeles, Boston, Denver, New York et dans les autres mégapoles américaines, mais dans chaque petite ville et, peut-être, village du pays parce que la révolte est vraiment générale. Et quand nous lisons la liste des manifestations, il se peut que l’admiration pour les deux cent cinquante mille manifestants de Chicago, les cinq cent mille manifestants de Washington ou les sept cent cinquante mille manifestants de Los Angeles, recule devant l’émotion que provoque l’unique manifestant héroïque dans une douzaine de villages du pays.

Tout reste à faire

Évidemment tout reste à faire. Et aussi évidemment, personne n’est en mesure de garantir que les manifestations gigantesques du Samedi 21 Janvier 2017 vont obligatoirement accoucher du mouvement qui renversera Donald Trump et qui apportera des solutions aux problèmes de l’humanité. Cependant, il n’est pas tolérable d’invoquer ce « tout reste à faire » pour ne pas reconnaître l’importance historique de ces manifestations. Ou pire, d’anticiper que « tout cela » ne va conduire nulle part. Bien que ces errements ne surprennent plus puisqu’ils ne font que refléter l’état comateux de la gauche européenne, force est de les combattre puisqu’ils ne font que conforter le défaitisme et le fatalisme ambiant au moment même où l’extrême droite européenne se lance à l’assaut du pouvoir.

Pourtant, ce qui est bien pire, c’est que derrière cette indifférence pour l’évolution de la situation américaine, montrée par quelques gens de gauche européens, se cache l’illusion que Donald Trump n’est pas si mauvais car ils prennent au sérieux sa démagogie anti systémique qui, prétendument, foutrait en l’air le néolibéralisme et donc faciliterait l’action de la gauche.

Au-delà du fait que ce genre d’approches ont un passé chargé de graves bévues et ont contribué dans une large mesure à ce que le fascisme italien et le nazisme allemand arrivent au pouvoir pratiquement sans coup férir, leur problème est que même si elles étaient fondées elles n’auraient pas eu le temps de faire leur preuve parce qu’elles ne tiennent compte ni de l’imminence ni du contenu mortel de la menace représentée par la présidence de Donald Trump, qui procède déjà de façon fort éloquente. Il met à exécution l’une après l’autre ses cauchemardesques promesses électorales et accélère la réalisation de l’ensemble de son programme raciste, obscurantiste, misogyne, chauvin, anti-ouvrier et inhumain. Et force est de constater que tous ceux qui nourrissent des illusions sur la nature de la présidence de Donald Trump, ou qui espèrent qu’il va s’adoucir et qu'il deviendra plus présentable, vont avoir exactement le même sort que l’histoire a réservé aux directions sociales démocrates et communistes de la gauche de l’entre-deux-guerres. Quand ils comprendront combien immédiate et mortelle est la menace et quand ils vont se réveiller, il sera malheureusement trop tard.

Pourtant, ce n’est pas tout. Au moins d’une importance aussi vitale que l’attitude face à la présidence de Donald Trump, est l’attitude que la gauche européenne devra adopter face à l’énorme mouvement populaire qui balaie les Etats Unis. Et ceci parce que sa relation organique avec ce mouvement de masse américain peut réussir ce que cette gauche européenne n’arrive pas à faire avec ses propres et désormais si maigres forces, sortir du bourbier de la défaite dans lequel elle s’enfonce de plus en plus.

Planifier la contre-attaque de « ceux d’en bas » à l’échelle internationale et même planétaire

De ce point de vue, les manifestations européennes en solidarité avec les manifestations américaines du Samedi 21 Janvier 2017 sont riches en leçons très didactiques. Et tout d’abord, on pourrait se demander pourquoi il y a eu cent mille manifestants à Londres et seulement cinq mille manifestants à Paris, dont plusieurs citoyens américains ? La réponse est facile, parce que durant l’an passé, la gauche et l’extrême gauche britannique ont réussi à jeter des ponts et à créer des liens avec la gauche américaine et plus particulièrement avec le grand mouvement de soutien à Bernie Sanders. Par contre la gauche française, mais aussi celle d’Espagne, n’a pas daigné s’intéresser à ce qui se passait dans la société américaine et a refusé obstinément d’exprimer le moindre soutien au combat du mouvement américain. Le résultat de ces deux attitudes diamétralement opposées crève les yeux. Si les cent mille manifestants de Londres représentent un soutien et une aide de premier ordre au mouvement américain, ils représentent une aide et un apport mille fois plus important à leur propre mouvement social et à la gauche britannique. Au contraire, le provincialisme et le refus de la gauche française de s’intéresser et encore plus d’agir en solidarité et de collaborer avec le mouvement américain, prive sûrement celui-ci d’un précieux soutien international mais nuit et porte préjudice d’abord et surtout à la gauche française elle-même, qui n’arrête pas de s’enfoncer dans sa crise.

Les manifestations gigantesques du Samedi 21 Janvier 2017 nous ont sûrement fait entrer dans une nouvelle ère où nous est permis non seulement d’affronter l’avenir avec optimisme mais aussi de planifier la contre-attaque de « ceux d’en bas » à l’échelle internationale et même planétaire. Mais à une condition, se mettre bien dans la tête que rien n’est inéluctable et que tout dépend de nous tous, de nos choix et de nos initiatives, et surtout de nos actes, d’autant plus que le proche avenir se dessine plus incertain, conflictuel et violent que jamais. En d’autres termes, peut-être plus que jamais dans le passé n’est aussi actuel qu’aujourd’hui le bon vieux dicton, « aides-toi et le ciel t’aidera ».

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 17:40

 

Levée de boucliers contre le décret de Donald Trump sur l'immigration (Reuters)

 

Les réactions négatives se sont multipliées Dimanche 29 Janvier 2017 dans le monde contre le décret de Donald Trump limitant l'immigration musulmane aux Etats-Unis, tandis que certains dirigeants républicains émettaient également des réserves.

De Londres à Berlin et de Djakarta à Téhéran, les gouvernements se sont exprimés contre la décision du président américain d'interdire pendant quatre mois l'entrée des réfugiés aux Etats-Unis et de suspendre pendant au moins quatre vingt dix jours l'arrivée de voyageurs en provenance de sept pays musulmans dont la Syrie.

L'objectif est, selon lui, de protéger les Etats-Unis contre la menace d'attentats.

En Allemagne, pays qui a accueilli environ un million de réfugiés en 2015, notamment des syriens qui fuyaient la guerre civile dans leur pays, Angela Merkel a déclaré que la lutte contre le terrorisme « ne justifiait pas une suspicion générale à l'égard de gens ayant certains antécédents ou certaines convictions religieuses ».

La chancelière a dit son inquiétude à Donald Trump lors de l'entretien téléphonique qu'ils ont eu Samedi 28 Janvier 2017 et lui a rappelé que les conventions de Genève obligeaient la communauté internationale à accepter les réfugiés de guerre pour des raisons humanitaires, a déclaré son porte-parole.

Paris et Londres ont fait écho aux propos exprimés à Berlin.

« L'accueil des réfugiés est un devoir de solidarité. Le terrorisme n'a pas de nationalité et la discrimination n'est pas une réponse », a déclaré le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, sur Twitter.

Son homologue britannique Boris Johnson a tweetté que « stigmatiser en raison de la nationalité est injuste et sème la discorde ».

Outre la Syrie, l'interdiction temporaire concerne les ressortissants d'Iran, d'Irak, de Libye, de Somalie, du Soudan et du Yémen.

Le décret, qui prévoit une interdiction d'une durée indéterminée pour les réfugiés en provenance de Syrie, n'est pas « une interdiction des musulmans », a assuré Donald Trump. Il a également indiqué qu'il chercherait à donner la priorité aux réfugiés chrétiens fuyant la Syrie.

Une famille de chrétiens orthodoxes syriens a toutefois été refoulée à Philadelphie en provenance du Liban.

A l'aéroport de Mustafa Kemal Ataturk à Istanbul, où des dizaines de personnes se sont vues interdire d'embarquer pour les Etats-Unis, Nail Zain, un syrien de trente deux ans, a déclaré à Reuters être arrivé en espérant s'envoler pour Los Angeles, mais qu'on l'avait empêché d'embarquer et son visa était annulé.

« Ma femme et mon fils sont aux Etats-Unis. Mon fils a la nationalité américaine. Nous attendons ce moment depuis deux ans. Finalement, quand j'ai eu l'occasion, ils m'ont empêché de voyager en tant que détenteur d'un passeport syrien ».

Il a ensuite été conduit hors du terminal par les autorités.

Le chef de la majorité au sénat américain, le républicain Mitch Mac Connell, a déclaré qu'il fallait « faire attention » dans la mise en oeuvre du décret.

« Il est important de se souvenir que certaines de nos meilleures sources dans la guerre contre le terrorisme islamique radical sont musulmanes à la fois dans ce pays et à l'étranger », a-t-il dit.

Le sénateur républicain John Mac Cain a évoqué « un processus confus » et il a estimé que le décret pourrait être utilisé comme matériel de propagande par l'Etat Islamique.

Samedi 28 Janvier 2017, la justice fédérale a suspendu l'expulsion des voyageurs dotés d'un visa, bloqués dans les aéroports américains.

Selon un point donné Dimanche 29 Janvier 2017 par la Maison Blanche, une vingtaine de voyageurs restaient encore retenus aux Etats-Unis.

« Ce n'était pas le chaos », a déclaré le secrétaire général de la Maison Blanche Reince Priebus sur la chaîne de télévision National Broadcasting Company (NBC). Il a précisé que trois cent vingt cinq mille voyageurs étaient entrés aux Etats-Unis Samedi 28 Janvier 2017 et que cent neuf d'entre eux avaient été interpellés.

« Nous avons fait sortir la plupart de ces gens. Nous en avons une vingtaine d'autres qui restent et je suppose que, tant que ce ne sont pas des gens horribles, nous allons les faire passer aujourd'hui dans la demi-journée », a-t-il déclaré.

Selon le département de la sécurité intérieure, trois cent soixante quinze personnes ont été affectées par le décret, dont cent neuf personnes étaient en transit et se sont vus refuser l'entrée aux Etats-Unis. En outre, cent soixante treize personnes ont été refoulées par les compagnies aériennes avant l'embarquement.

Les alliés arabes de Washington, les états du Golfe Persique et l'Egypte, non concernés par le décret, sont restés silencieux.

Le gouvernement irakien, allié de Washington dans la bataille pour la reprise de Mossoul et la lutte contre l'Etat Islamique, il accueille sur son sol plus de cinq mille militaires américains, n'a pas fait de commentaire sur le décret. Mais certains députés ont estimé que l'Irak devrait riposter par des mesures similaires à l'encontre des Etats-Unis.

A Bagdad, l'influent iman chiite Moktada al Sadr a estimé que les américains devaient quitter l'Irak, en signe de protestation contre le décret de Donald Trump.

Le gouvernement de Téhéran a indiqué Samedi 28 Janvier 2017 vouloir prendre des mesures en représailles à la décision du président américain, mais le ministre des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré sur Twitter Dimanche 29 Janvier 2017 que les américains détenteurs de visas iraniens pouvaient entrer en Iran.

« A la différence des Etats-Unis, notre décision n'est pas rétroactive. Tous ceux qui ont un visa en règle seront les bienvenus », a dit le chef de la diplomatie sur Twitter.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a déclaré que son pays accueillerait ceux qui fuient la guerre et les persécutions, même si les compagnies aériennes canadiennes ont dit qu'elles refouleraient certains passagers à destination des Etats-Unis pour se conformer avec le décret sur l'immigration.

« A ceux qui fuient la persécution, le terrorisme et la guerre, les canadiens vont vous accueillir. La diversité est notre force, welcome to Canada », a twitté Justin Trudeau.

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 16:48

 

http://uk.reuters.com/article/uk-usa-trump-immigration-lawsuit-idUKKBN15C0JL?il=0

 

Deux irakiens portent plainte contre le décret de Donald Trump contre les migrants

 

Un juge fédéral a bloqué Samedi 28 Janvier 2017 la déportation de dizaines de voyageurs et de réfugiés de sept nations à majorité musulmane, bloqués dans les aéroports des États-Unis par ordre du président Donald Trump, après un procès intenté au nom de deux irakiens liés aux forces de sécurité américaines.

Dans la plainte intentée devant une cour fédérale de Brooklyn, dans l’état de New York, les deux hommes ont contesté la directive de Donald Trump pour des raisons constitutionnelles. Le procès a indiqué qu’ils étaient devenus des cibles dans leur pays d'origine en raison de leurs liens avec les forces américaines et qu’ils avaient des visas valides pour entrer aux États-Unis.

Le procès met en évidence certains des obstacles juridiques auxquels fait face la nouvelle administration de Donald Trump lorsqu'elle tente de mettre en œuvre la directive que le président a signée Vendredi 27 Janvier 2017 pour imposer une interdiction de quatre mois aux réfugiés entrant aux États-Unis en provenance de la Syrie, de l'Iran et de cinq autres pays à majorité musulmane.

Dans une décision d'urgence rendue Samedi 28 Janvier 2017, la juge de district Ann Donnelly a ordonné aux autorités américaines de s'abstenir d'expulser des réfugiés précédemment acceptés, ainsi que « les détenteurs autorisés de visas d'immigrants et de non-immigrants valides et d'autres personnes légalement autorisées à entrer aux États-Unis » en provenance des pays ciblés par le décret de Donald Trump.

L’union américaine des libertés civiles (UCLA), qui a demandé le séjour temporaire, a déclaré qu'elle aiderait environ cent à deux cent personnes qui se sont retrouvées détenues en transit ou dans les aéroports des États-Unis après la signature du décret de Donald Trump.

« Je demande au gouvernement d'arrêter l’expulsion s'il y a quelqu'un en ce moment en danger d'être expulsé », a déclaré Ann Donnelly à l'audience. « Personne ne doit être expulsé dans cette situation ».

L'avocat du ministère américain de la justice, Susan Riley, a déclaré que « cela s'est déroulé avec une telle rapidité que nous n'avons pas eu l'occasion d'aborder toutes les questions juridiques ».

Beaucoup de personnes d’une foule immense qui s'était rassemblée devant le palais de justice de Brooklyn ont applaudi l’annonce de la décision du juge.

Le département américain de la sécurité intérieure a déclaré dans un communiqué des heures plus tard que seule une petite fraction des passagers aériens arrivant aux États-Unis Samedi 28 Janvier 2017 étaient « gênés alors que des mesures de sécurité renforcées étaient mises en place. Ces personnes ont subi des examens de sécurité améliorés et sont traitées pour entrer aux États-Unis, conformément à nos lois sur l'immigration et aux ordonnances judiciaires », a déclaré le communiqué.

Le ministère a déclaré que l'ordonnance de Donald Trump était toujours en vigueur et que ses agents l'appliqueraient.

Par ailleurs, un groupe de procureurs généraux de l’état discutait de l'opportunité de déposer leur propre contestation judiciaire contre l'ordonnance de Donald Trump, ont déclaré à Reuters des responsables de trois états.

Le sort de l'un des hommes qui ont porté plainte, un ancien interprète de l'armée américaine qui a été détenu à l'aéroport international de John Fitzgerald Kennedy, est particulièrement convaincant, a déclaré David Leopold, un ancien président de l'American Immigration Lawyers Association.

« Voici une personne qui a été un traducteur qui a travaillé pour les militaires américains pendant des années et qui a lui-même été visé par des terroristes », at-il dit. « Il est clair que, s'il est expulsé, il sera confronté à une menace directe à sa vie ».

Cet homme, Hameed Khalid Darweesh, a été libéré plus tard Samedi 28 Janvier 2017 et il a dit à une foule de journalistes à l'aéroport de John Fitzgerald Kennedy qu'il n'avait pas de mauvais sentiments au sujet de sa détention.

« Les Etats Unis sont la plus grande nation et le plus grand peuple du monde », a-t-il dit.

Hameed Khalid Darweesh, âgé de cinquante trois ans, a travaillé pour l'armée américaine et pour un entrepreneur américain en Irak de 2003 à 2013 en tant qu'interprète et ingénieur, selon le procès.

Le deuxième demandeur, Haider Sameer Abdulkhaleq Alshawi, trente trois ans, a également été détenu à l'aéroport de John Fitzgerald Kennedy, mais il a été libéré depuis. Il est le mari d'une femme irakienne qui a travaillé pour un entrepreneur américain en Irak. Elle vit déjà à Houston, selon le procès.

Donald Trump, un républicain, a déclaré que son ordonnance aiderait à protéger les américains contre les attaques terroristes.

Le procès pour le compte des irakiens conteste l'ordre de Donald Trump sur plusieurs points. Il dit que l'ordre viole la garantie de la constitution des États-Unis de la procédure régulière en supprimant leur capacité de demander l'asile et qu’il viole la garantie d'une protection égale en les discriminant sur la base de leur pays d'origine sans justification suffisante.

Il dit également que l'ordre viole les exigences procédurales de la réglementation fédérale.

La prochaine audience dans l'affaire a été fixée au 10 février 2017.

Les défenseurs du décret de Donald Trump disent que le président a une large autorité pour limiter l'entrée des ressortissants étrangers de pays spécifiques quand c’est dans l'intérêt national.

« Même s'ils le font et s’ils gagnent, cela ne change rien », a déclaré Mark Krikorian, le directeur du conservateur Center for Immigration Studies.

« Nous parlons de quelques dizaines de personnes, ce n'est qu'un effort de dernière minute pour faire entrer les dernières personnes, cela ne change pas vraiment la politique », a-t-il dit.

L'ordre de Donald Trump ne mentionne pas de religion spécifique, mais Donald Trump a déclaré dans une interview au Christian Broadcasting Network, Vendredi 27 Janvier 2017, qu'il agissait pour aider les chrétiens en Syrie qui ont été horriblement traités.

Des commentaires comme celui-là pourraient provoquer un problème supplémentaire au sujet de son ordre, a déclaré Hiroshi Motomura, un expert en immigration à l’école juridique de l'UCLA.

« Il y a eu des commentaires pendant la campagne qui ont mis l'accent sur la religion en tant que cible », a déclaré Hiroshi Motomura. « Si le dossier montre que les origines d'une mesure particulière sont fondées sur le ciblage d'un groupe particulier, cela pourrait être contesté devant les tribunaux ».

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 21:07

 

L'Iran promet d'interdire la venue des américains (Reuters)

 

L'Iran a promis Samedi 28 Janvier 2017 de fermer ses frontières aux américains, en représailles au décret signé Vendredi 27 Janvier 2017 par Donald Trump pour interdire provisoirement aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans, dont la république islamique d’Iran, de se rendre aux Etats-Unis.

« Bien qu'il respecte le peuple américain et ne l'associe pas aux politiques hostiles de son gouvernement, l'Iran va appliquer le principe de réciprocité jusqu'à la levée des restrictions américaines offensantes à l'encontre des citoyens iraniens », dit le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.

« Les restrictions de déplacement que les Etats Unis imposent aux musulmans sont un affront au monde musulman en général et à la nation iranienne en particulier, qui s'avéreront être un énorme cadeau fait aux extrémistes », ajoute-t-il.

Un million d’irano américains vivent aux Etats-Unis et leurs proches ne peuvent donc plus leur rendre visite.

 

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 18:35

 

http://penelopegate.wesign.it/fr

 

Penelope Fillon doit rembourser les cinq cent mille euros

 

Selon une information du Canard Enchaîné, la femme de François Fillon, candidat des Républicains au premier tour des élections présidentielles, aurait touché « cinq cent mille euros en huit ans, comme assistante parlementaire ».

Aujourd'hui, Jeudi 26 Janvier 2017, nous sommes des millions de citoyens à ne pas être convaincus par les explications de François Fillon.

Cette pétition apartisane vise simplement à exiger de Pénélope Fillon le remboursement intégral des cinq cent mille euros.

Selon le Canard Enchaîné, journal satirique français, Pénélope Fillon aurait touché cinq cent mille euros entre 1998 et 2002 au titre d’attachée parlementaire de son époux puis de son suppléant Marc Joulaud.

Or, de mémoire de journalistes, attachés parlementaires et autres habitués des couloirs du Palais-Bourbon comme dans le fief de son mari, personne n’a jamais croisé d’attachée parlementaire du nom de Pénélope Fillon. Interrogée par le journal satirique, Jeanne Robinson-Behre, qui a été l’assistante parlementaire de Marc Joulaud à cette période déclare que « je n’ai jamais travaillé avec elle et je n’ai pas d’information à ce sujet ».

En France aujourd’hui le salaire minimum en temps plein est de mille cent quarante neuf euros. Il y a plus de deux millions de français qui travaillent entre trente cinq et quarante heures par semaine qui sont payés au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) dont soixante pour cent sont des femmes. Plus de quatre millions de personnes travaillent à temps partiel et sont payées en moyenne de sept cent cinquante à mille euros par mois.

Cinq cent mille euros, c’est trente six ans de travail pour une personne payée au SMIC et cinquante six ans de travail pour une personne qui travaille à temps partiel. En plus dans son programme comme dans ces différentes déclarations, le candidat François Fillon veut augmenter le temps de travail sans augmenter le salaire.

Il est donc inadmissible qu’une personne que personne n’a jamais vu travailler et qui a elle-même déclaré « être au foyer » puisse être payée en huit ans ce qui peut représenter deux vies de travail pour une grande partie de la population.

Nous ne sommes pas convaincus par les arguments de François Fillon, de son équipe et de ses amis. En effet depuis deux jours, les amis de François Fillon défilent dans les médias amis pour nous expliquer que tout ceci n’est qu’un coup monté. Le système politico-médiatique fait comme ci tout ceci n’est qu’une banalité.

Nous restons sans réponse sur comment un député qui dispose d’un crédit mensuel de neuf mille cinq cent soixante et un euros lui permettant de recruter jusqu’à cinq collaborateurs peut payer sept mille neuf cent euros par mois une seule collaboratrice. En plus, si l’employé de l’élu est sa conjointe, la loi dit que la rémunération ne peut toutefois excéder la moitié de l’enveloppe de neuf mille cinq cent soixante et un euros. Comment François Fillon a-t-il laissé sa femme être payée jusqu’à sept mille neuf cent euros par mois ?

Ces doutes en plus des différentes déclarations du candidat François Fillon sur la lutte contre les fraudes nous poussent à exiger le remboursement pur et simple de la totalité de la somme.

 

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 18:13

 

Donald Trump suspend le programme d'accueil des réfugiés (Reuters)

 

Donald Trump a signé Vendredi 27 Janvier 2017 un décret suspendant pendant quatre mois le programme d'admission de réfugiés aux Etats-Unis et interdisant temporairement l'accès au territoire américain pour des visiteurs venant de Syrie et de six autres pays à majorité musulmane.

Le président américain a estimé que ces mesures, dénoncées par des associations de droits civiques, aideraient à protéger la population américaine d'attaques terroristes.

Les six autres pays concernés par l'interdiction temporaire, qui sera en vigueur pendant quatre vingt dix jours, de venir aux Etats-Unis sont l'Iran, l'Irak, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yemen, a précisé la Maison Blanche.

« Je mets en place de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir les terroristes islamiques radicaux hors des Etats-Unis d'Amérique », a déclaré Donald Trump lors d'une cérémonie au ministère de la défense.

« Nous ne voulons laisser entrer dans notre pays que ceux qui soutiendront notre pays et aiment profondément notre peuple », a ajouté le milliardaire new-yorkais.

Les associations de droits civils ont condamné ces mesures comme étant discriminatoires, ajoutant qu'elles cantonnaient des réfugiés dans des endroits dangereux pour eux et qu'elles entacheraient la réputation des Etats-Unis comme étant un pays d'immigration.

L'impact des mesures est immédiat, créant le chaos pour des arabo-américains dont des membres de famille étaient en route pour une visite aux Etats-Unis, a déclaré Abed Ayoub, directeur juridique du comité arabo-américain contre les discriminations.

Ce dernier ajoute que le décret pouvait affecter des voyageurs détenteurs de la carte verte, des étudiants ou encore des personnes venant aux Etats-Unis pour des raisons médicales.

Le décret touche également des réfugiés et leurs familles, a déclaré de son côté Jen Smyers, de la Church World Service, un groupe de confession protestante qui travaille avec des migrants.

Il a ainsi évoqué le cas d'une mère irakienne dont les filles jumelles étaient restées en Irak en raison d'un retard dans les procédures. « Ces deux filles de dix huit ans ne pourront rejoindre leur mère aux Etats-Unis ».

Les mesures annoncées Vendredi 27 Janvier 2017 figuraient en bonne place dans la campagne électorale de Donald Trump, qui avait un temps évoqué d'interdiction de l'accès aux Etats-Unis à tous les musulmans.

La guerre civile en Syrie et les violences en Irak, deux pays où le groupe terroriste Etat Islamique a conquis des territoires entiers, ont provoqué un afflux de réfugiés dans le monde et notamment en Europe.

S'agissant de la seule Syrie, la suspension du programme d'accueil des réfugiés restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre, Donald Trump ajoutant toutefois qu'une priorité sera accordée aux minorités religieuses, ce qui favorisera les chrétiens de Syrie.

Stephen Legomsky, ancien conseiller juridique des services d'immigration et de la citoyenneté américaine au sein de l'administration de Barack Obama, a déclaré que cette priorité accordée aux chrétiens pouvait être inconstitutionnelle.

Il était attendu que le décret signé Vendredi 27 Janvier 2017 comprenne également une directive concernant la mise en place de zones de sécurité en Syrie, mais rien à ce sujet ne figure dans le texte.

Des Irakiens qui estiment que leur vie peut être en danger parce qu'ils ont travaillé avec le gouvernement américain en Irak redoutent de voir disparaître leurs chances de trouver refuge aux Etats-Unis.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 20:59

 

La cour suprême grecque refuse l'extradition de huit militaires turcs (Reuters)

 

La cour suprême grecque s'est opposée Jeudi 26 Janvier 2017 à l'extradition de huit militaires turcs ayant fui leur pays après le coup d'état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016 en Turquie, ce qui a suscité l'indignation d'Ankara.

Le ministère turc des affaires étrangères à accusé Athènes de protéger des conjurés et de s'opposer à la lutte antiterroriste.

« Nous protestons contre cette décision qui empêche ces individus qui ont menacé la vie de notre président et de nos citoyens de comparaître devant la justice turque », dit-il dans un communiqué.

Les huit militaires, trois commandants, trois capitaines et deux sergents majors, sont arrivés par hélicoptère, Samedi 16 Juillet 2016 en Grèce où ils ont demandé l'asile en disant craindre pour leur vie.

Ils nient toute implication dans la tentative de putsch, qui a été suivie de vastes purges dans l'armée et la fonction publique turque, notamment.

« L'éventualité d'une violation ou d'une limitation de leurs droits, quels que soient leur degré de culpabilité ou la gravité des crimes dont ils sont accusés, ne permet pas la mise en oeuvre des règles d'extradition », a déclaré le président de la cour suprême grecque, dont l'arrêt est définitif.

Il a en outre ordonné leur remise en liberté. Les huit hommes avaient été placés en détention préventive.

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 20:44

 

Le président mexicain annule sa visite à Washington (Reuters)

 

Le président du Mexique, Enrique Peña Nieto, a annoncé Jeudi 26 Janvier 2017 qu'il n'irait pas à Washington Mardi 31 Janvier 2017 pour rencontrer son homologue américain.

Donald Trump lui avait auparavant conseillé sur Twitter de renoncer à se déplacement s'il n'était pas prêt à financer son projet de mur frontalier.

« Nous avons informé ce matin la Maison Blanche que je n'assisterai pas à la réunion de travail prévue Mardi 31 Janvier 2017 avec le président des Etats-Unis », écrit Enrique Peña Nieto sur le même réseau social.

« Le Mexique répète qu'il est prêt à coopérer avec les Etats-Unis pour parvenir à des accords profitables aux deux pays », ajoute-t-il.

Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche, a toutefois proposé de reporter sa visite. « Nous allons chercher une date pour programmer quelque chose ultérieurement. Nous allons garder les lignes de communication ouvertes », a-t-il promis.

Avant de lui conseiller d'annuler sa visite, Donald Trump avait signé un décret autorisant la construction du mur, ce qu'Enrique Peña Nieto a publiquement désapprouvé en répétant qu'il n'en paierait pas la facture.

« Si le Mexique n'est pas disposé à payer pour ce mur dont nous avons tant besoin, alors il serait préférable d'annuler la rencontre prévue », a alors écrit Donald Trump sur Twitter.

« Les Etats-Unis ont un déficit commercial de soixante milliards de dollars avec le Mexique », a-t-il souligné, laissant entendre qu'il était dans l'intérêt de Mexico de coopérer.

Le président a par la suite assuré que l'annulation de la visite avait été décidée en accord avec son homologue mexicain, mais il a répété qu'il n'était pas question pour les contribuables américains de financer la construction du mur.

« Tant que le Mexique ne nous traite pas équitablement et avec respect, une telle rencontre est inutile », a-t-il ajouté, s'adressant à des élus républicains à Philadelphie.

La confirmation du projet a été perçue comme une provocation alors que Mexico, malmené par Donald Trump pendant la campagne présidentielle, s'efforçait d'entamer le dialogue avec la nouvelle administration américaine.

Dans la sphère politique comme sur les réseaux sociaux, les appels se multipliaient depuis Mercredi 25 Janvier 2017 pour que le président mexicain renonce à son déplacement.

Mercredi 25 Janvier 2017, son ministre des affaires étrangères, Luis Videgaray, avait tenté de désamorcer la crise à son arrivée à Washington pour des discussions préparatoires. « La réunion entre les deux présidents à Washington Mardi 31 Janvier 2017 est toujours d'actualité », avait-il assuré.

Son collègue des finances, José Antonio Meade, a pour sa part estimé, Jeudi 26 Janvier 2017, après le tweet menaçant de Donald Trump, qu'une annulation entretiendrait l'incertitude sur l'avenir des relations bilatérales.

Donald Trump dit vouloir mettre fin à l'immigration clandestine et son homologue mexicain entend lutter contre le trafic d'armes en provenance des Etats-Unis, mais la question du mur et de son financement est devenue tellement politique qu'aucun des deux ne semble vouloir perdre la face.

Le président républicain du sénat des Etats Unis, Mitch Mac Connell, et son homologue de la chambre des représentants, Paul Ryan, ont annoncé Jeudi 26 Janvier 2017 avoir pris les premières dispositions pour permettre la construction d'un mur estimé entre douze et quinze milliards de dollars.

Ils n'ont pas précisé qui le financerait mais ont dit s'attendre à ce que l'administration de Donald Trump « débloque un budget supplémentaire ».

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision ABC News, Mercredi 25 Janvier 2017, le président des Etats Unis Donald Trump a promis à nouveau que le Mexique rembourserait, d'une manière ou d'une autre, cet investissement.

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