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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 19:14

http://fr.news.yahoo.com/4/20090917/tts-france-automobile-ca02f96.html


Manifestation de salariés de l'automobile devant la Bourse (Reuters)

Plusieurs milliers de salariés de la filière automobile ont exprimé leur exaspération devant les plans sociaux et le chômage partiel lors d'une manifestation devant l'ancienne Bourse de Paris.

Quelques dizaines de manifestants ont pénétré symboliquement dans l'enceinte du palais Brongniart, "symbole des actionnaires et du monde de la finance", pour y taguer des murs.

Venus pour la plupart d'entreprises "en lutte", à l'appel de syndicats CGT locaux, les manifestants étaient au nombre de 6.000, selon les organisateurs et de 2.700 selon la police.

"On en a ras-le-bol ! La classe ouvrière en a assez de s'en prendre plein les dents", a dit Xavier Mathieu, délégué CGT de l'entreprise Continental, devenue emblématique des mouvements de révolte de ces derniers mois face aux plans sociaux.

Outre les "Conti", le cortège comptait dans ses rangs des salariés de Renault, Goodyear, Michelin ou New Fabris, notamment.

Des participants ont assuré que cette mobilisation avait été imposée par la base, insatisfaite de la stratégie des confédérations syndicales.

"C'est une lutte de 'rouges' qui veulent une autre alternative syndicale, on a l'impression que personne ne nous aide", a dit à Reuters Manu Georget, délégué syndical d'EGP à Dreux (Eure-et-Loir), filiale de Philips.

Présent au passage du cortège, Olivier Besancenot, le leader du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), a vu dans la "première manifestation nationale" de ce type la convergence des luttes locales menées depuis le début de la crise.

"Nicolas Sarkozy, sa seule force depuis le départ, c'est diviser pour mieux régner, donc la seule réponse c'est l'unité de tous les secteurs du monde du travail", a-t-il dit aux journalistes.

"DURETÉ DES TEMPS"

Dénonçant les subventions accordées "aux gens qui se sont enrichis sur le dos de la crise", le dirigeant d'extrême gauche a estimé que les salariés de l'automobile étaient "pris pour des yo-yo", passant "du chômage partiel imposé aux heures supplémentaires imposées".

Xavier Reynauld, délégué syndical de Renault Le Mans, a réfuté l'idée selon laquelle cette manifestation était dirigée contre la direction de la CGT.

"Cette initiative a été lancée par la CGT depuis le début de l'année, ça fait un moment que nous y travaillons", a-t-il dit tandis que les manifestants scandaient "tous ensemble" ou fustigeaient les "patrons-voyous."

Xavier Reynauld a souligné que 150.000 emplois avaient été supprimés dans la filière automobile, dont 9.000 chez Renault.

De nombreux manifestants ont dénoncé une volonté de criminaliser l'action syndicale après la récente condamnation de six ouvriers de Continental pour le saccage de la préfecture de Compiègne, dans l'Oise.

D'autres manifestants ont évoqué les suicides chez Renault, au moment où France Télécom est confronté à une vague de 23 suicides depuis février 2008.

Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, la chef de file des Verts, Cécile Duflot, le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, et le député PS Arnaud Montebourg ont défilé aux côtés des salariés marchant au son de tambours.




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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 19:03

http://www.frontsyndical-classe.org/article-36112270.html


"Tout d’abord je tiens à remercier les Amis de l’Humanité de nous avoir offert cette tribune pour parler de la lutte des 1120 travailleurs de Continental-Clairoix.

Cette lutte, démarrée le 11 mars dernier, n’est aujourd’hui malheureusement toujours pas terminée. Elle a pris un nouvel élan avec la condamnation de 6 d’entre nous par le tribunal de Compiègne à de lourdes peines. Cette condamnation infamante, qui vise à présenter comme des voyous les travailleurs qui défendent leur droit à la vie, est une basse vengeance de la part du gouvernement et de l’Etat pour les reculs que les travailleurs de Continental en lutte leur ont imposé, à eux et à nos patrons. Mais ce jugement est aussi une menace contre l’ensemble du mouvement ouvrier, ses militants et les travailleurs dans les manifestations et grèves du futur. En effet, ce jugement réinstaure la loi anticasseurs abrogée en 1981. En effet, alors qu’il y avait présents plusieurs centaines de manifestants, on a pris 6 salariés désignés par la direction de Continental, pour leur faire supporter, à eux six, l’ensemble des dégâts, évalués de façon totalement fantaisiste pour aboutir à des sommes considérables.

Nous savons que le public de la fête de l’Humanité, militants ou sympathisants communistes, militants ou sympathisants de gauche ou d’extrême gauche, syndicalistes, comprendront que ce combat contre la répression anti-ouvrière est notre combat commun et qu’il va falloir le mener ensemble au coude à coude. Il en va des droits des travailleurs et de la garantie des libertés publiques pour les luttes d’aujourd’hui et de demain.

Et je voudrais aussi en profiter pour faire en préalable une mise au point par rapport aux polémiques publiques, parfois vives et rudes, qui ont pu être rapportées ici ou là. Notre combat contre les licenciements est et a été un combat dur, où dès le départ nous avons eu à affronter les attaques d’un groupe très puissant, la multinationale Continental, 150 000 salariés dans le monde, avec à ses côtés le gouvernement, l’Etat, la justice, en France et en Allemagne. Nous avons pu bénéficier du soutien et de la sympathie de très nombreux travailleurs dans le pays. Nous avons eu également le soutien et l’appui de nombreux élus locaux communistes, socialistes, de gauche ou simplement attachés à la cause de notre combat. Et, face à la répression et au procès que voulait nous faire l’Etat, tous les partis de gauche et d’extrême gauche ont répondu présents quand nous les avons sollicités, en nous apportant leur soutien
public par la voix ou la présence de leurs dirigeants nationaux : parti communiste, parti socialiste, Lutte Ouvrière, NPA, parti de gauche et enfin les Verts. Et je peux vous dire que tous les travailleurs rassemblés dans nos assemblées générales et nos manifestations ont été très sensibles à ce soutien. Ce qui a été insupportable pour les 1120 travailleurs et tous les militants syndicaux des cinq confédérations syndicales représentées dans l’usine, c’est l’absence de réponse et le silence absolu de l’ensemble des dirigeants des confédérations CGT-CFDT-FO-CFTC-CFE-CGC à l’appel pressant que nous leur avions fait et refait par écrit. Et cela, alors que plusieurs d’entre nous risquaient, et risquent toujours dans l’appel que nous avons introduit, des peines de plusieurs années de prison ferme. Ce silence est d’autant plus incompréhensible et injustifiable que, de leur côté, les syndicats allemands, dont IG-BCE regroupant plus d’un million de syndiqués, nous ont apporté leur soutien constant, ce qui a été décisif dans l’issue de notre combat. Et cela malgré leurs divergences avec certaines de nos actions, y compris ce qui s’était passé à la sous-préfecture de Compiègne.

Voilà ce qui peut expliquer les tensions du passé. Ce que nous espérons, c’est que le rassemblement pour la défense des droits ouvriers et des libertés publiques pourra se mener, cette fois avec les confédérations syndicales, en plus des partis de gauche et des associations attachées aux libertés. Nous leur avons demandé une nouvelle fois, nous espérons encore une réponse positive.

Si la lutte des 1120 travailleurs de Continental a fait la une de l’actualité pendant plus de quatre mois, si des centaines de milliers de travailleurs dans le pays et au-delà l’ont suivie avec sympathie, c’est qu’il ne s’est pas passé de semaines sans que nous soyons mobilisés massivement, toujours à plus de 500, souvent à 800 et même à plus de 1000, pour réclamer notre dû. Oui, je le dis sans avoir la grosse tête, mais parce que c’est la vérité, nous sommes fiers d’avoir relevé le gant et d’avoir montré que les travailleurs pouvaient et savaient se battre face aux agressions patronales. La lutte des travailleurs de Continental est malheureusement restée isolée. Pourtant nous savions que seule une lutte commune, nous rassemblant par dizaines de milliers, et même beaucoup plus, pourrait être en mesure de mettre en échec les plans patronaux en leur imposant par la force, le seul moyen réaliste, l’interdiction des
licenciement collectif et la réquisition de la fortune amassée par les actionnaires pour garantir le salaire et l’emploi de tous. A chaque fois, nous avons tout fait pour tendre la main aux autres travailleurs.

Malheureusement nous avons été réduits au bout du compte à nos seules forces et nous avons dû fixer les objectifs maximums qu’une lutte de 1120 travailleurs pouvait obtenir. Et ces objectifs nous les avons atteints, à cent pour cent, et de cela aussi, je dois vous le dire, nous sommes fiers : pour l’emploi, nous avons obtenu le maintien de tous les contrats de travail pendant 27 mois au-delà des dates de licenciements prévus dans le plan de la direction, jusqu’en 2012. C’est à dire que nous avons contraint la direction internationale de Continental à respecter les engagements qu’elle avait pris en 2007. Nous avons obtenu que les salariés de plus de cinquante et un ans demi, soient amenés à la retraite par des garanties spécifiques. Et enfin, ce qui a fait le plus de bruit, mais qui n’était pas à la une de nos revendications, nous avons obtenu au titre de l’indemnisation, en plus du doublement de l’indemnité
conventionnelle, une prime de 50 000 euros pour tous les salariés, y compris pour ceux embauchés le jour de l’annonce de la fermeture de l’usine. Ce qui fait une moyenne de 80 000 euros par salarié et jusqu’à 100 000 pour les ouvriers de fabrication les plus anciens et 150 000 euros pour les techniciens et la petite maîtrise.

Pour en arriver là il a fallu beaucoup de ténacité et l’unité sans faille du personnel. Nous sortions d’une situation difficile, faite de chantage permanent à l’emploi. Dans un climat de démoralisation où la CFTC majoritaire et la CFE-CGC avaient signé un accord de retour aux 40 heures, en abandonnant les 35 heures en échange de la garantie de l’emploi jusqu’en 2012.

A l’annonce de la fermeture, le personnel se sentant trahi et voulant se battre, il nous est revenu à nous, la CGT, pourtant jusque-là minoritaire, de nous retrouver à la tête de la lutte. Mais nous avons refusé d’en faire une bagarre de boutique, conscients qu’il fallait, pour avoir une chance de succès, veiller à rassembler les 1120 salariés de l’usine dans un combat commun, quelle que soit leur étiquette et leur catégorie.

D’ailleurs sans cette démocratie totale et permanente, sans imposer que notre combat soit le combat de tous, jamais nous n’aurions pu arriver là où nous sommes parvenus.

De mars à juillet il y eut une assemblée générale du personnel tous les jours. C’est là où toutes les décisions ont été prises devant 600 personnes au minimum et jusqu’à 800 et 900 personnes, soit à chaque fois la majorité des salariés de l’usine. La direction a tout fait pour briser cette unité, en vain. Elle a même fini par tenter le tout pour le tout en fermant l’usine par un lock-out à partir du 22 avril. Rien n’y a fait, les assemblées générales quotidiennes ont continué. Mais pour que pour cette lutte soit l’affaire de tous, pour la diriger, l’organiser, la mise sur pied d’un comité de lutte a été proposée, réunissant syndiqués et non-syndiqués, élus par l’assemblée générale et sous son contrôle, s’engageant à proposer des actions, soumises à l’approbation de cette même assemblée.

Ce comité de lutte a réuni plus de 80 personnes, dont la quasi-totalité des responsables des syndicats y compris les cadres. Et c’est ainsi, sous la direction incontestée du comité de lutte, qu’a été construit une unité syndicale sans faille, au grand désespoir de la direction et du gouvernement, même s’il y eut, comme c’est normal, des divergences tranchées démocratiquement par les assemblées du personnel.

Et c’est grâce à cette organisation qu’ont pu être mis sur pied toutes les manifestations en particulier les plus délicates et les plus éloignées. Je ne vais pas les énumérer ce serait fatiguant et sans intérêt aujourd’hui.

Plus de trente au total. Un des moments le plus fort est d’avoir décidé de tendre la main à nos camarades allemands, car la fermeture de l’usine de Stöcken, 800 salariés, près de Hanovre en Allemagne avait été annoncée en même temps que celle de Clairoix. Les syndicats allemands nous ont répondu d’accord pour une manifestation commune à Hanovre contre les licenciements. Ils ont maintenu leur accord malgré les incidents à la sous-préfecture de Compiègne. Et plus de mille travailleurs de Clairoix, avec des banderoles franco-allemandes se sont rendus là-bas par train spécial, pour rejoindre près de quatre mille manifestants qui nous attendaient à la gare et affirmer ensemble la solidarité internationale des travailleurs par delà les frontières artificielles que nos dirigeants essayent de dresser entre nous. Les syndicats allemands, leurs fédérations, et la confédération DGB étaient présents ce jour là, pour la première manifestation internationale de ce genre depuis Renault Wilvorde en 1996. Malheureusement, il y avait des absents de marque, les fédérations et confédérations françaises.

Quant au prétendu saccage de la sous-préfecture qui avait eu lieu deux jours avant, cette explosion spontanée de colère était due au refus de l’Etat de tenir ses engagements de mettre sur pied une négociation tripartite, Continental-Etat-salariés, et au jugement honteux du tribunal de Sarreguemines qui déboutait les salariés en déclarant que Continental avait le droit de violer les lois. Mais il aura fallu cette colère pour que, moins de deux heures après, le porte-parole du gouvernement annonce la mise sur pied de la négociation promise depuis six semaines.

Il aura fallu encore bien des manifestations pour arriver au but. En particulier il aura fallu que nous allions à près de 700 occuper l’autre usine française de Continental pour avoir le rendez-vous pour une négociation avec la direction internationale du groupe à Hanovre et pour que s’enclenche le processus des reculs. La négociation nous l’avons imposée avec un réel rapport de force et c’est pourquoi la direction de Continental a accepté de donner satisfaction à nos revendications.

Dans l’accord signé par les trois parties, il y avait l’engagement réciproque d’abandonner toutes les poursuites engagées les uns contre les autres. Malgré cela et les promesses solennelles du ministère de la Justice, la procureure a requis des peines sévères et l’Etat s’est porté partie civile en réclamant de sommes énormes, et cela au nom d’une responsabilité collective qui n’existe pas dans la loi.

Ce qui gène le gouvernement c’est que la lutte des Continental a montré à tous les travailleurs de ce pays que la lutte paye, à partir du moment où elle est menée démocratiquement et avec détermination. Ils voudraient faire un exemple. Eh bien nous leur avons montré que nous ne lâchions pas prise, malgré les vacances et six mois de lutte, nous étions encore plus de 600, lundi dernier à l’assemblée qui a décidé d’agir pour soutenir notre appel et participé massivement à la manifestation à la Bourse à Paris le 17 septembre.

Certains nous reprochent de ne pas nous être pas battus pour l’emploi. C’est un grossier mensonge, l’emploi nous l’avons protégé pour 27 mois et pour 1120 salariés. Bien des salariés des entreprises, même à forte implantation syndicale, voudraient bien avoir cette garantie écrite que personne ne soit licencié avant 27 mois en particulier les centaines de milliers d’intérimaires qui ont été jetés à la rue du jour au lendemain depuis des mois. Ce ne sont pas les militants du terrain, confrontés avec cette dure réalité, qui vont nous dire le contraire. Ils font ce qu’ils peuvent, comme on dit, avec les moyens du bord.

Pendant notre lutte Continental a fermé deux autres usines en France, Rambouillet et Asnières en région parisienne. Les travailleurs n’ont pratiquement rien eu. Je suis un militant syndical depuis bien longtemps, je sais que faire face aux agressions patronales c’est très dur, et encore plus quand il faut se battre contre les licenciements. Renault a pu fermer Billancourt, l’ancienne citadelle ouvrière et ses 25 000 salariés, fief de notre syndicat, sans pouvoir l’empêcher.

Pour sortir de l’impasse et empêcher les licenciements, je ne crois pas qu’on puisse l’obtenir en réclamant au patronat et au gouvernement Sarkozy une autre politique industrielle. Les patrons continueront à mener celle qui leur rapporte le plus, mais il faudra leur arracher par la lutte l’interdiction réelle de tous les licenciements collectifs. Pour y arriver, il nous faudra briser l’isolement dramatique des luttes entreprise par entreprise, secteur par secteur, il nous faudra être nombreux, très nombreux, réunis dans une lutte commune, avec la détermination de la mener jusqu’au bout, jusqu’à la victoire. Car le seul argument que nos patrons comprennent, c’est la trouille que nous pouvons leur inspirer. C’est bien pourquoi d’ailleurs, aux côtés d’autres travailleurs, en particulier ceux du secteur automobile, avec les camarades de Goodyear qui sont à l’origine de cette initiative, et qui y viendront très nombreux, nous participerons à plusieurs centaines à la manifestation du 17 avril à la Bourse contre les licenciements et contre la répression anti- ouvrière, et pour l’arrêt des poursuites contre les 6 condamnés de Continental. Nous espérons que beaucoup nous y rejoindrons.

Et il est bien évident que face à la situation difficile à laquelle nous sommes confrontés, nous appelons à la solidarité sous toutes ses formes, y compris la solidarité financière pour nous aider à faire face aux demandes exorbitantes de l’Etat. Merci d’avance.

Vive la lutte et la solidarité de tous les travailleurs"

Xavier Mathieu

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 18:44

http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve129


C’est décidément plus fort que nous : il nous est difficile de rester sereins face à la prometteuse pandémie de ce début de vingt-et-unième siècle. Non que nous soyons vraiment inquiétés par la gravité annoncée de la maladie. Non que sa menace nous détourne le moins du monde de nos occupations ni même de nos préoccupations habituelles ou impromptues. C’est le doute qui petit à petit envahit notre esprit. Et s’il ne s’agissait là que d’une terrifiante intoxication planétaire orchestrée par la classe techno-scientiste, mosaïque puissante faite des ténors de la médecine officielle, des responsables de la « santé publique », de patrons avisés de laboratoires pharmaceutiques et de dirigeants politiques sous influence ou calculateurs ? Paranoïa ? Jugeons-en !

Le 7 juillet s’est tenue à l’OMS la réunion d’un groupe consultatif bondé de dirigeants de Baxter, Novartis et Sanofi, trois des principaux acteurs de « big pharma ». Ce groupe, probablement plus que simplement consultatif, a recommandé la vaccination obligatoire à l’automne prochain aux États-Unis, en Europe et dans nombre d’autres pays, contre le virus H1N1 de la « grippe porcine ». L’OMS refuse de communiquer le compte-rendu de cette importante réunion. Un porte-parole de l’Organisation affirme même qu’il n’en existe pas de procès-verbal quand on a pourtant décidé de programmer la vaccination quasiment pour le monde entier ! Comment cela est-il possible sans que les élus et les dirigeants des pays démocratiques au moins s’en étonnent ? Un procès-verbal est ici indispensable, non pour vérifier sur le papier la recommandation de l’OMS, mais pour connaître les arguments qui la motivent. Nous ne savons toujours pas si le virus dont on parle tant a réellement été isolé, dûment répertorié, est observable avec certitude au microscope.

Pourquoi tant de mystère ? Nous savons depuis longtemps qu’il est difficile – et peut-être impossible – de déterminer le bon arbitrage entre la recherche de l’intérêt général et la poursuite d’intérêts lucratifs particuliers. L’OMS est censée incarner le premier ; les firmes susnommées portent les seconds sans conteste. Craint-on alors de révéler que la grippe dite porcine est avant tout un énorme marché pour des multinationales qui n’inventent plus grand-chose depuis des années ? Que la maladie n’est finalement pas si dangereuse sauf pour les personnes déjà fragilisées par d’autres causes ? Il est troublant de constater que les victimes du virus étaient toutes très vulnérables, comme toutes les victimes des grippes annuelles. Ne peut-on pas se contenter de vacciner les personnes vulnérables, en lieu et place des individus « indispensables à la nation » ? Dans le cadre du Règlement Sanitaire International, en cas d’urgence pandémique, du type prévu avec la deuxième vague plus meurtrière de propagation du virus H1N1, les directives de l’OMS ont un caractère fortement contraignant pour l’ensemble des 194 pays qui lui sont affiliés. L’OMS dispose de l’autorité pour obliger à la vaccination générale, d’imposer des quarantaines et de limiter les voyages. L’opacité entretenue par les protagonistes de « l’affaire de la rentrée » ne fait qu’accroître le doute.

Mais au fait, contre quoi va-t-on nous vacciner ? Dans un excès d’honnêteté, « big pharma » avoue que le vaccin massivement commandé par les autorités sanitaires de nombreux pays ne sera pas prêt avant la fin du mois d’octobre et que d’ici là le virus peut fort bien muter encore. Le cas échéant, le vaccin ne jouerait évidemment pas son rôle. Pire, il pourrait lui-même être très dangereux comme celui mis en circulation au Mexique au début de la « pandémie » et que Baxter, sans craindre le ridicule, justifie par une erreur de manipulation en laboratoire. Comme pour rassurer les firmes aventurières, la Secrétaire d’État à la santé des États-Unis, Kathleen Sebelius, a signé en juillet dernier un décret conférant une totale immunité aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, en cas de poursuite judiciaire. De plus le programme accéléré – de sept milliards de dollars – pour la fabrication du vaccin ne prévoit pas de test de sécurité. Est-il encore permis dans de telles conditions de parler de santé publique ?

Ainsi, les enjeux de la pandémie débordent largement le cadre sanitaire. Ce qui se prépare en France nous éclaire mieux sur le prétexte que va constituer la grippe au retour de nos vacances. Une nouvelle est passée inaperçue : Le 3 juillet dernier, la direction générale du travail a publié une circulaire « relative à la pandémie grippale » afin de préparer les entreprises et les administrations à une propagation rapide du virus. À la lecture de la circulaire DGT 2009/16, on remarque rapidement qu’il n’y est pas seulement question de santé et de masques. En cas de pandémie grave, les conditions de travail des salariés risquent d’en pâtir. Une série de préconisations, à caractère exceptionnel, permettra aux employeurs de jouer sur la flexibilité de leur personnel.

« Il en va de la survie de l’économie nationale, des entreprises et de la sauvegarde de l’emploi » dit-on dans ce texte pour le moins opportuniste. En cas de passage en phase 5B ou 6 de la pandémie – ce que Roselyne Bachelot envisage dès septembre – l’employeur pourrait donc « adapter l’organisation de son entreprise et le travail des salariés ». Le volume horaire de travail ou le nombre de tâches à effectuer pourraient augmenter « par décision unilatérale de l’employeur ». Et de préciser au passage que « le refus du salarié, sauf s´il est protégé, constitue une faute pouvant justifier le licenciement ».

L’aubaine était trop belle ! Le pouvoir s’attendant à une rentrée difficile sur le plan social, le virus H1 N1 lui offre une occasion inespérée de faire diversion tout en durcissant les règles du contrôle social. En ce dernier point, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Il ne faut donc rien attendre du côté de l’apaisement vis-à-vis d’une menace sanitaire qui pourrait rester vague encore longtemps. Ensuite, il faudra trouver autre chose pour tenter de faire oublier qu’en France le mécanisme de l’ascenseur social est bel et bien grippé depuis des lustres.

Yann Fievet




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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 18:31

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/09/12/berlusconi-et-les-medias-ou-la-democratie-a-l-agonie-par-fabrizio-tonello_1239572_0.html


Berlusconi et les médias, ou la démocratie à l'agonie, par Fabrizio Tonello

LE MONDE | 12.09.09 | 14h25  •  Mis à jour le 12.09.09 | 14h25

Pour bien saisir la situation italienne, il faut se figurer un homme politique français qui soit à la fois propriétaire de TF1, de France 2 et de M6, capable de nommer ses fidèles à la tête de Radio France et du reste du service public. A cela il faudrait ajouter quelques bricoles comme Hachette, Le Point, Le Figaro et une fortune personnelle évaluée par Forbes à 6,5 milliards de dollars. Impensable ? A Paris, peut-être, mais pas à Rome.

Les lecteurs m'excuseront si je leur demande encore un effort d'imagination : il faut accepter l'idée qu'un milliardaire comme celui que je viens de décrire soit élu président de la République et que, depuis le palais de l'Elysée, il lance une rafale d'actions en justice contre les journaux de l'opposition, fasse disparaître de l'audiovisuel toute voix critique (même celles des comédiens) et, pour faire bonne mesure, déclenche une campagne de calomnies contre le directeur du quotidien des évêques dans le but de l'obliger à démissionner.

Si cela ressemble à un médiocre scénario, refusé par n'importe quel producteur de cinéma pour son manque de crédibilité, c'est parce que la réalité italienne défie l'imagination : quarante-huit heures n'étaient pas passées depuis la parution de l'article du directeur de La Repubblica, Ezio Mauro, dans ces colonnes (Le Monde du 3 septembre) que M. Berlusconi remportait un nouveau succès dans sa guerre personnelle contre la presse libre.

Le 3 septembre, Dino Boffo, le directeur d'Avvenire, le journal de la Conférence épiscopale italienne, démissionnait après une attaque par Il Giornale, titre appartenant à la famille Berlusconi. Cette attaque a été qualifiée de "dégoûtante" par le cardinal Bagnasco. Hélas, le cri d'alarme de M. Mauro - "L'homme le plus riche et le plus puissant d'Italie a décidé de déclencher l'offensive finale contre des journaux qui critiquent son exercice du pouvoir" - apparaît aujourd'hui parfaitement justifié.

A l'évidence, il y a un glissement du régime de M. Berlusconi vers une forme de démocratie "à la Poutine", où des élections sont organisées régulièrement, mais où le résultat est faussé d'avance par l'emprise de l'argent et par le contrôle strict des médias. Le fait que les deux seuls leaders dans le monde que M. Berlusconi compte comme ses amis personnels, après la fin du mandat de M. Bush, soient MM. Poutine et Khadafi n'a rien de fortuit.

Il éprouve une sympathie instinctive pour les leaders qui ne s'embarrassent pas de "formalités" et ne souffrent pas de "lenteurs" dans leurs décisions. Le premier ministre (et ancien président) russe et sa famille sont régulièrement invités dans les nombreuses villas du président du conseil italien.

Le côté bouffon de M. Berlusconi dans les rencontres internationales masque une réalité qui n'a rien d'amusant : depuis ses débuts en politique, en 1994, il a oeuvré pour consolider son emprise sur l'ensemble de la presse, de l'édition et de la télévision. On oublie trop facilement qu'en 1991 M. Berlusconi était devenu propriétaire de la plus grande maison d'édition italienne, Mondadori, en achetant un juge par le biais de son avocat Me Previti, lui-même condamné pour corruption dans cette affaire (jugement confirmé par la Cour de cassation en 2007).

M. Berlusconi a débuté en politique en tant que propriétaire de la totalité des chaînes nationales de télévision privée, une position qu'en France on ne lui aurait jamais permis d'acquérir. Ses trois chaînes ne se bornent pas à proposer des variétés, des promotions commerciales et des vieux films américains. Cela va bien au-delà : les journaux de Canale 5, Italia 1 et Rete 4 sont le fer de lance de la propagande de son parti, Forza Italia, maintenant rebaptisé Popolo della libertà. Les quotidiens Il Giornale, Il Foglio, Libero, comme l'hebdomadaire Panorama, attaquent sans relâche non seulement les leaders de l'opposition, mais également toute voix critique : les intellectuels, l'Eglise, la Commission européenne.

Après chaque victoire électorale, il a obligé la RAI, la chaîne publique, à changer les directeurs des chaînes et des journaux télévisés, qui sont désormais à sa botte. Seuls la troisième chaîne et son journal ont pu jusqu'ici garder une sensibilité "de gauche", mais sont également entrés, au mois d'août, dans le collimateur.

Ses avocats, qu'il a fait élire au Parlement et a parfois nommés ministres, ferraillent dans tous les tribunaux italiens depuis quinze ans : avant, pour le protéger des conséquences judiciaires de ses actions ; maintenant, pour réduire au silence tout opposant.

Ils ont donc assigné en justice L'Unita, le quotidien fondé par Antonio Gramsci en 1924, et La Repubblica, le journal indépendant de centre gauche qui, depuis le 14 mai, lui pose quotidiennement dix questions concernant les comportements qui ont attiré l'attention de la presse internationale (ce n'est pas tous les jours qu'un président du conseil en exercice est enregistré dans sa maison par une call-girl au moment où il lui dit : "Attends-moi dans le grand lit de Poutine.")

Le manque de solidarité envers L'Unita et La Repubblica de la part des autres grands journaux italiens démontre que la stratégie fonctionne : le reste de la presse traite l'affaire du bout des doigts.

On prête à M. Berlusconi l'intention de poursuivre en justice la presse étrangère qui a fait état de ses extravagances. La première cible est l'hebdomadaire français Le Nouvel Observateur, suivi d'El Pais en Espagne et de plusieurs quotidiens anglais.

Il y a une très large dose de mégalomanie dans tout cela : on voit difficilement un juge français ou anglais condamner des journalistes pour avoir posé des questions à un homme politique. Et à Paris, que l'on sache, le crime de lèse-majesté a été supprimé en 1832. Mais le côté folklorique du personnage et les bouffonneries dont il se rend responsable à chaque rencontre internationale masquent une emprise farouche sur le pouvoir.

Les attaques contre la presse n'ont pas vraiment pour but d'obtenir les dédommagements dont il est question dans les dossiers judiciaires : la stratégie vise à intimider les autres journaux indépendants avec la menace de batailles judiciaires qui vont durer des années et des années, comme ce fut le cas lors de la confrontation entre William Westmoreland et CBS au sujet de la guerre du Vietnam. L'affaire commença par un documentaire à l'écran en 1982 et ne prit fin qu'en 2001 avec la marche arrière du général : les procès civils en Italie avancent à une vitesse comparable.

De plus, au printemps, M. Berlusconi a demandé aux entrepreneurs italiens réunis en congrès de ne plus passer d'encarts publicitaires dans les pages de La Repubblica, au prétexte que le quotidien ose le critiquer. Là aussi, malheureusement, c'est la première fois en Occident qu'un homme politique tente de manipuler le marché pour étrangler un journal qui lui déplaît. Bien sûr, ce n'est pas encore le système Poutine employé pour se débarrasser des reporters gênants...

Thomas Jefferson, l'auteur de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis, aimait dire que "chaque homme a deux patries : la sienne et la France". Il serait donc temps d'ouvrir un débat dans la presse française, pour répondre à une question très simple : l'Europe de Jean Monnet, de Robert Schuman et d'Altiero Spinelli peut-elle tolérer que la démocratie agonise dans un des pays qui l'a créée, l'Italie ?

Fabrizio Tonello est professeur de science politique à l'université de Padoue, auteur de Il nazionalismo américano






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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 18:23

http://la-commune.over-blog.com/article-33625003.html


Nous accusons Kléber Mesquida, fossoyeur des Hauts Cantons :

D'avoir été le promoteur du projet CSDU de Tanarès, au profit de la pieuvre Sita-Suez

D'être le député, héraut du Parti Socialiste, qui a fait voter l'article 4 de la loi du 23 février 2005, imposant les "bienfaits" de la colonisation ; qui voulait, dans la foulée, déclarer "morts pour la France" des rebelles à la loi républicaine (appel de l'OAS, rue d'Isly, Alger, mars 1962) et ne pas avoir, depuis, fait son autocritique sur le sujet, comme la direction de son parti.

D'avoir signé l'appel du Conseil Général à voter oui au référendum du 29 mai 2005, de ne rien faire pour sauver les services publics dans la vallée et de ne pas tenir les promesses faites aux vigneron-ne-s en crise (démision collective des élu-e-s, qui devaient faire plus fort que celleux de la Creuse...!)

D'être un cumulard invraissemblable : député, premier vice-président du Conseil Général, maire, président de la Communauté de Communes, président des maires de l'Hérault, président du Parc Régional Naturel du Haut-Languedoc, président de ceci, chef de cela, etc., etc. Le tout en totale contradiction avec les directives et la charte de son parti.

De ne pas avoir voté contre la loi infâme de Sarkozy sur l'iimmigration, comme la très grande majorité des député-e-s socialistes et de pratiquer un absentéisme honteux au Palais Bourbon depuis au moins 2 ans.

D'être sourd à tous les appels : celui d'organiser les référendums d'initiative populaire sur la méga-décharge et sur l'éolien industriel ; celui de donner un accord à l'alternative de traitement des déchets par compostage rustique - conception anticapitaliste, à taille humaine, écologique et créatrice d'emploi

De se conduire en despote de droit divin à l'égard du monde associatif, interdisant tout mode d'expression démocratique, toute réunion dans un local communal, brimant par des fins de non recevoir, des prétextes fallacieux quiconque -groupe ou individu-e - représenterait une pensée différente de la sienne.

D'agir à l'encontre des intérêts de celleux qui l'ont élu en trompant leur confiance, d'être un super-menteur, d'assujettir tou-te-s les élu-e-s de proximité, de faire le jeu de la droite dure réactionnaire, en cassant la dynamique socialiste du "pays", d'avoir été absent lors de toutes les manifestation saint-ponaises et biterroises contre la guerre en Irak, contre le CNE, contre le CPE, d'avoir un orgueil démesuré et pour finir, de ridiculiser et de dénaturer les idéaux du parti socialiste par ses manières de faire et ses prises de position, qui se situent radicalement à l'opposé de celles de la social-démocratie.

Liste non-exhaustive...


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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 20:27

http://www.leparisien.fr/societe/injures-racistes-au-conseil-francais-du-culte-musulman-14-09-2009-638526.php


Injures racistes au Conseil français du culte musulman

Cela tombe plutôt mal pour Brice Hortefeux. La rencontre à laquelle le ministre de l'Intérieur et des cultes doit assister ce lundi soir devant le Conseil français du culte musulman (CFCM) s'est préparée sur fond d'injures racistes, entre deux hauts responsables de l'organisation. L'un d'entre-eux allant même jusqu'à déposer plainte avant de la retirer.

L'histoire se noue vendredi en fin d'après-midi. Il a été décidé la semaine dernière, après la polémique suscitée par les propos équivoques du ministre sur les Arabes devant les jeunes de l'UMP à Seignosse (Landes), que Brice Hortefeux assiste, ce soir, à la rupture du jeûne avec les membres du CFCM. Les principaux responsables mettent alors la dernière main à l'organisation de la soirée et il est surtout question de la place des convives à la table du ministre de l'Intérieur.

Le plan de table met le feu aux poudres

C'est le débat autour de ce plan de table qui aurait mis le feu aux poudres. Assani Fassassi, le secrétaire général de la fédération française des associations islamiques d'Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA), demande à ce que le Cheikh Moussa Touré, haut dignitaire de la communauté islamique africaine, soit installé à proximité du ministre.

Chems-Eddine Hafiz, représentant de la Grande mosquée de Paris au sein du bureau du CFCM et par ailleurs avocat de l'ambassade d'Algérie, s'y oppose. La discussion s'envenime. Hafiz se serait emporté et aurait insulté son collègue à trois reprises. «Des injures racistes, outrancières», selon plusieurs témoins de la scène.

«Mohamed Moussaoui (ndlr : le président du CFCM) a dû l'exclure de la salle pour calmer les choses», rapporte l'un des membres de la communauté. Devant la violence des propos, «Fassassi est allé déposer plainte», explique un de ses proches. La procédure est engagée au commissariat de police du 8ème arrondissement, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris.

Le lendemain, l'affaire prend encore plus d'ampleur. Toute la journée, les appels se multiplient pour convaincre Assani Fassassi de retirer sa plainte avant la venue du ministre. Des membres du CFCM, des responsables de la grande Mosquée de Paris se relayent au téléphone. Devant cette insistance, le secrétaire général de la FFAIACA finit par s'exécuter en fin de journée. «En contrepartie, les responsables de la Grande Mosquée de Paris l'ont assuré que des mesures disciplinaires seraient prises en interne», rapporte t-on dans son entourage.

Joint ce lundi matin au téléphone, Mohamed Moussaoui, le président du CFCM, nous a déclaré que «l'incident est clos», affirmant même que «les personnes en cause se sont réconciliées.» Sollicité par Le Parisien-Aujourd'hui en France, Chems-Eddine Afiz n'a pas souhaité répondre.

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 20:20

http://www.slate.fr/story/10389/neuf-mois-de-prison-la-torture-et-la-celebrite-pour-un-lancer-de-chaussures


Le lanceur irakien de chaussures sur Bush torturé en prison

La force symbolique de son geste en a fait une figure internationale de la résistance à l'occupation américaine en Irak. Moutazer Al Zaïdi, incarcéré depuis 9 mois pour avoir lancé ses chaussures sur le président Georges Bush le 14 décembre 2008 [2], a été remis en liberté aujourd'hui mardi 15 septembre, selon l'AFP.

Le prisonnier le plus célèbre d'Irak a tenu une conférence de presse à sa sortie de prison. Al Zaïdi exige désormais des excuses du premier ministre irakien [3]et dénonce des tortures qu'on lui aurait infligé en détention. Coups de cables, électrocutions, cellules insalubres et simulations de noyades [4] étaient infligés au journaliste, alors que Nourri Al Maliki prometait publiquement «de ne pas dormir avant d'être rassuré sur son sort».

Le frère de ce journaliste désormais célèbre, raconte que des messages de soutien, des offres d'emploi, de carrière politique et même des demandes en mariage affluent depuis bientôt un an, au foyer de la famille Al Zaïdi. L'AFP rapporte que l'émir du Qatar [5] lui a promis un cheval en or, tandis que Mouhamar Kadhafi s'est engagé à le décorer. Une sculpture en forme de chausure [6] géante a été dressée en son honneur dans la ville natale de Saddam Hussein, à Tikrit. Le journaliste rebelle est célébré dans de nombreux pas arabes comme un héros [7], et il compte effectuer une tournée internationale de remerciement dès sa sortie de prison.

C'est à l'occasion de la dernière conférence de presse du président américain en territoire Irakien que Moutazer Al Zaïdi était sorti de ses gonds. A l'écoute du bilan positif que dressait Georges W. Bush après 5 ans d'occupation, il s'était levé en lui criant «c'est le baiser d'adieu espèce de Chien [8]», et avait propulsé ses chaussures vers la tête du résident. Arrêté et jugé, il avait écopé d'un an de prison pour «agression contre un chef d'État en visite officielle».

Dans la culture arabe, traiter quelqu'un de chien et le fouler au pied constituent des insultes très graves. Lors de la chute de Saddam Hussein en 2003 [9], des opposants avaient posé devant les caméras, une chaussure à la main, en frappant le visage des statues du raïs, explique l'AFP.

Moutazer Al Zaïdi a déjà annoncé qu'il ne reprendrait pas son poste de reporter pour la chaine Baghdadia où il travaillait, cette dernière ayant fait sa publicité avec son exploit. La chaine a cependant offert au journaliste un nouvel appartement, plus vaste que le deux pièces dans lequel il habitait. Il a déclaré vouloir se consacrer à présent à des oeuvres humanitaires à destination des veuves et des orphelins.


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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 20:15

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/09/12/les-etats-unis-et-l-iran-vont-amorcer-un-dialogue_1239496_0.html


Les Etats-Unis et l'Iran vont amorcer un dialogue

LE MONDE | 12.09.09 | 13h50  •  Mis à jour le 12.09.09 | 13h50

Malgré le refus des Iraniens de discuter de leur programme nucléaire, les Etats-Unis ont décidé, vendredi 11 septembre, d'accepter l'offre de Téhéran d'engager des conversations. Selon le porte-parole du département d'Etat, cette décision a été transmise par Javier Solana, le représentant européen, au négociateur iranien Saïd Jalili, au nom des cinq membres du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'Allemagne.

L'offre iranienne, présentée mercredi à Téhéran sous la forme d'une lettre de cinq pages remise aux ambassadeurs européens, russe et chinois, avait été jugée décevante dans un premier temps par les Occidentaux, car n'évoquant pas directement la question du programme nucléaire. Seuls les Russes l'avaient jugée de nature à exclure la discussion de nouvelles sanctions, notamment sur les produits pétroliers.

Vendredi, les directeurs politiques des six pays ont tenu une nouvelle conférence téléphonique. Selon le porte-parole américain, Philip Crowley, les gouvernements de ce groupe, dit "5 + 1", continuent à "étudier" le document, mais ont décidé de prendre Téhéran au mot. "Nous avons attendu pendant quelques mois que l'Iran réponde. Nous souhaitons maintenant une rencontre, sur la base du document iranien, pour voir ce que l'Iran est prêt à faire, a-t-il dit. Si l'Iran répond au fait que nous sommes intéressés par une rencontre, nous verrons quand celle-ci pourra avoir lieu. Le plus vite possible, nous l'espérons, et cela alors que nous nous dirigeons vers l'Assemble générale de l'ONU."

Le porte-parole américain, Philip Crowley, a aussi fait une mise au point sur le calendrier, éloignant ce qui est souvent présenté comme une date-butoir, le 15 septembre, et rappelant que M. Obama s'est donné jusqu'à la fin de l'année pour tirer le bilan de sa stratégie. "Comme le président l'a dit, nous allons employer ce mois-ci à évaluer où en est notre offre de dialogue. Cela nous conduira à une conclusion à la fin de l'année sur ce que cette approche a donné." Pendant la campagne électorale, M. Obama avait indiqué qu'il accepterait de négocier sans conditions préalables avec l'Iran.

Le document iranien a été publié à New York par le site d'investigation ProPublica par la journaliste Dafna Linzer, une spécialiste des questions de non-prolifération qui a couvert le débat irakien à l'ONU pour l'agence Associated Press avant de rejoindre le Washington Post. Il stipule que la République islamique est "prête à s'engager dans des négociations globales, complètes et constructives, visant à fournir un cadre précis pour des relations de coopération reposant sur le respect par toutes les parties des engagements collectifs (...)."

Comme la plupart des textes émanant de Téhéran, il abonde en généralités mais comporte des nuances qui ont été remarquées par les spécialistes : il n'attaque pas le "Grand Satan" sur sa politique étrangère des quarante dernières années, et n'insiste pas sur la volonté de Téhéran d'aller de l'avant dans son programme nucléaire. En revanche, il prend acte, indirectement, des efforts de l'administration Obama pour parvenir à une réduction des armements nucléaires dans le monde. Il salue aussi les efforts, sans autre précision, qui visent à "aider les Palestiniens à parvenir à une paix globale".

La lettre iranienne, dont l'authenticité n'a pas été mise en doute par Washington, met surtout en avant une liste de sujets de préoccupation que l'Iran souhaiterait évoquer : questions de politique et de sécurité, questions internationales et économiques. Parmi lesquelles, le trafic de drogue, l'immigration clandestine, et le souhait de voir "mis en oeuvre des programmes véritables de désarmement complet" ainsi que "la prévention du développement et de la prolifération des armes nucléaires", chimiques et biologiques.

Intervenant après une mise en garde de l'ambassadeur américain à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), la décision de l'administration Obama a provoqué une certaine incrédulité. Au département d'Etat, le porte-parole, qui venait lui-même de qualifier le texte iranien de "version réchauffée" d'une lettre précédente, a essuyé nombre de questions. "Il y a dans cette lettre un langage qui dit que le gouvernement iranien est disposé à entrer dans un dialogue. Nous allons tester cette proposition", a-t-il répondu.

Selon certains analystes, Washington a pris acte de la position russe, et ne souhaite pas donner le spectacle de divisions au sein du groupe des Six (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine et Allemagne) au moment où M. Obama doit participer à sa première Assemblée générale de l'ONU à New York du 22 au 24 septembre

M. Obama a prévu de présider le 24 septembre une réunion spéciale du Conseil de sécurité sur la non-prolifération, demandée par les Etats-Unis, qui ont introduit, vendredi, une résolution sur ce thème. Une fois de plus, le calendrier sert M. Obama. Les Etats-Unis occupant actuellement la présidence - tournante - du Conseil, un président américain présidera pour la première fois cette l'instance. La résolution introduite reprend les objectifs développés à Prague en avril par M. Obama dans son discours sur un monde "sans armes nucléaires", et notamment le renforcement du Traité de non-prolifération de 1970, qui vient en renégociation en 2010, comme tous les cinq ans, et qui comporte l'objectif d'un Moyen-Orient dénucléarisé.

Le porte-parole du département d'Etat a encore assuré que si des entretiens avaient lieu, les Six mettraient sur la table la question du nucléaire. Trita Parsi, l'un des avocats des négociations avec Téhéran, un analyste écouté de l'administration Obama, voit des aspects positifs dans cet élargissement des thèmes. "Si le gouvernement Ahmadinejad veut élargir l'ordre du jour jusqu'à parler" des racines de la crise économique et financière internationale "alors les Etats-Unis devraient inclure les droits de l'homme et la question des élections libres", dit-il.

Cette politique d'ouverture ne se limite pas à l'Iran. En même temps qu'il annonçait la décision sur ce dossier, le porte-parole du département d'Etat ajoutait que Washington acceptait une réunion bilatérale avec la Corée du Nord " dans le contexte des pourparlers à Six (Etats-Unis, Chine, Japon, Russie et les deux Corées)" alors qu'ils s'y étaient refusé jusqu'à présent.


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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 20:04

Le Héros de Bagdad Mountazer Al-Zaïdi sera bientôt libre

Par Chérif BOUDELAL – samedi 12/09/2009

Le plus célèbre lanceur de chaussures du siècle contre le boucher Bush sera libre ce lundi 14 septembre 2009 après 9 mois de détention. Il sera accueilli comme un héros par tout le peuple irakien (moins les vendus), et … les prétendantes au mariage se bousculent pour l’épouser. Qui fait mieux ?

Que le monde libre célèbre cette journée avec son peuple.

Que ses chaussures soient exposées au Musée de Bagdad pour l’éternité.

Voitures de sport, or, argent, appartement, fiancées: Mountazer al-Zaïdi, le plus célèbre lanceur de chaussures après son geste de colère contre George W. Bush, croulera sous les présents et la gloire à sa sortie de prison qui doit intervenir dans les prochains jours.

Reporter pour une petite télévision privée locale, al-Baghdadia, Mountazer al-Zaïdi a été propulsé au rang de héros, un jour de décembre 2008, quand il a lancé ses souliers à la tête de l'ancien président américain en criant "C'est le baiser de l'adieu, espèce de chien", devant les caméras du monde entier.

Depuis, il est célébré dans les pays arabes et au delà: son visage est apparu sur des tee-shirts, des manifestations de soutien ont été organisées de Rabat au Caire en passant par Gaza et Londres lors de son jugement.

Sur internet, sa popularité est immense et un groupe de soutien sur le site social Facebook possède près de 46.000 membres.

Après neuf mois de prison, le journaliste doit recouvrer la liberté le 14 septembre, après la fin légale de sa période de détention. Il avait été condamné en mars à trois ans de prison mais sa peine a été réduite en appel.

A sa sortie, il sera couvert de présents et sera reçue avec faste lors d'une grande fête organisée à Bagdad, affirme son frère, Dourgham al-Zaïdi, qui reçoit dans l'appartement aux murs noirçis et sales de Mountazer dans le quartier Rachid.

"Nous avons reçu des promesses d'argent. L'émir du Qatar a promis un cheval en or, le colonel Mouammar Kadhafi va le décorer et d'autres personnes veulent lui envoyer des voitures de sport", explique Dourgham, dans un salon où trône une grande photo de Mountazer.

Son ancien employeur, al-Baghdadia, lui a d'ores et déjà offert un nouvel appartement plus moderne et spacieux que son petit quatre pièces ouvert quatre vents auquel on accède par un escalier couvert de détritus et de graffiti.

Tout au long de sa détention, les coups de téléphone de pères prêts à marier leur fille au journaliste célibataire n'ont pas cessé, poursuit-il, tout comme les propositions de groupes politiques irakiens pour qu'il entre en politique.

"Des officiers de l'ancien régime de Saddam Hussein nous ont contactés pour nous dire que s'il se présentait aux prochaines élections législatives, beaucoup de personnes voteraient pour lui".

Mais, ajoute-t-il, "Mountazer ne souhaite pas faire de la politique. Il préfère rester dans les coeurs. Mais il nous a dit qu'il serait un empêcheur de tourner en rond pour ceux qui souhaiteraient spolier les Irakiens de leurs droits".

Le flou reste entier sur ses projets futurs. Son frère affirme qu'il souhaite créer un centre pour les orphelins et les veuves avec l'argent promis.

Mais un de ses collègues journalistes croit savoir qu'il retournera devant la caméra. Il a d'ailleurs reçu des propositions d'emplois au Liban et en Egypte pour présenter des émissions.

"Il les a refusés. Baghdadia l'a beaucoup soutenu et aidé et je ne pense pas qu'il quitte la chaîne", affirme Mohammed Wadeh.

Quoiqu'il fasse, beaucoup continueront à le considérer comme l'Irakien qui s'est élevé contre le chef de la première puissance mondiale, qui occupe son pays.

"Mountazer est un homme courageux", indique Salah al-Obeidi, le porte-parole du mouvement anti-occupation du chef radical Moqtada Sadr. "Sa libération sera une grande victoire pour toutes les personnes opposées à l'occupation", ajoute-t-il.

Pour d'autres en revanche, son geste est contraire aux traditions d'accueil et d'hospitalité irakiennes. "Une personne qui vient chez toi est ton invité même s'il est ton ennemi", dit Abdel Jabbar Hachem, 52 ans.




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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 20:12


Pour être tout à fait exact, il faut rappeler que Lénine a imposé CONTRE les bolcheviks d'Asie centrale qui se recrutaient souvent parmi les colons russes locaux passés du blanc au rouge à la faveur de la défaite des Russes blancs face aux Rouges, mais russes quand même, de réintroduire les tribunaux de la charia (les plaignants avaient le choix entre les tribunaux soviétiques et de la charia) et le droit pour les femmes de porter le foulard islamique.

C'était l'époque de Sultan Galiev, l'ouléma bolchevik et du Congrès des peuples d'Orient à Bakou, l'époque aussi où l'organisation islamiste indonésienne constitua le noyau du Parti communiste indonésien. Cette ligne politique fut maintenue jusqu'en 1929 puis Staline poussa effectivement à la "modernisation" accélérée en organisant des manifestations de femmes brûlant leurs foulards sur la place publique, époque qui dura jusqu'en 1941 lorsque, pour avoir proclamé la Djihad contre l'envahisseur nazi, les oulémas soviétiques survivants reçurent le droit de faire entrer leurs élèves dans le Parti ainsi que les membres des anciennes formations antibolcheviques des années 1917-1921 ralliés à la patrie soviétique. Petit à petit, l'islam se réinstalla dans le Parti communiste au point où, à la fin de l'URSS, il n'était pas rare en Ouzbekistan qu'un secrétaire du Parti le jour anime une école coranique informelle le soir dans son
HLM de quartier.

Mais il s'agissait d'un islam "progressiste", estampillé par les oulémas "soviétiques", c'est à dire accentuant l'examen des textes coranique et de la sunna en convergence avec les textes marxistes, en particulier sur les questions sociales, et laissant de côté les éléments les plus traditionalistes des coutumes islamiques locales.

Gérin, s'il était vraiment communiste bolchévisant aurait lu toute cette histoire avant de prendre part à la "croisade sarkozyenne", d'un président qui est aussi républicain que Napoléon III le fut.

On dit que Gérin fait cela, pas tant pour participer au grand raoult que pour contrer le FN local qui le talonne. Mais, si c'est le cas, tôt ou tard, les gens préféreront l'original à la copie et le vote musulman et arabe local de son côté ira vers d'autres cieux.

Il n'a même pas pensé consulter les femmes concernées sur la question. Comme pendant la colonisation algérienne, les colons et soldats mâles s'occupaient de "libérer" la femme indigène, ...en tentant de forcer le passage pour pouvoir regarder (ou plus !) sous son hayek (voile maghrébin). Ca les démange : "Mission civilisatrice" aurait dit Jules Ferry le "bourgeois progressiste".

Bruno Drweski




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