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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:48

http://www.fr.lyrics-copy.com/chansons-populaires/le-chant-des-partisans.htm


Le chant des partisans

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?




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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:33

http://www.europalestine.com/spip.php?article4726


L’ultra-sioniste Frêche au tribunal : c’est pas trop tôt

Le politicien de Montpellier Georges Frêche, adorateur du terrorisme d’Etat israélien et champion du clientélisme local, est convoqué jeudi 4 février à 14 heures devant le tribunal correctionnel de la ville (au nouveau Palais de Justice, place Pierre-Flotte).

Dans un communiqué, Sylvain Pastor, responsable des Verts en région Languedoc-Roussillon et animateur de la campagne contre l’implantation aux frais du contribuable, de la société israélienne Agrexco dans la région, informe qu’il a porté plainte contre le chantage à l’antisémitisme pratiqué une fois de plus par Frêche.

Voici le communiqué publié par Sylvain Pastor :

« Le 25 septembre dernier, en séance du Conseil régional, G. Frêche me taxait d’antisémitisme pour avoir défendu les positions de la Coalition contre Agrexco, à laquelle participent Les Verts. J’avais dû recourir à la justice pour récupérer de l’administration régionale la preuve sonore de ce propos scandaleux

http://www.languedoc-roussillon.lesverts.fr/spip.php?article141

J’ai depuis cité G. Frêche à comparaître devant le Tribunal correctionnel de Montpellier pour diffamation. Il y est convoqué ce jeudi 4 février, à 14 heures.

J’appelle à se mobiliser à cette occasion toutes celles et tous ceux qui n’acceptent plus, ni les graves dérapages verbaux du président sortant du Conseil régional, ni la politique qu’il mène dans bien des domaines, en l’espèce celle en faveur de l’implantation du bras armé commercial de l’Etat d’Israël, Agrexco, sur le terminal fruitier du port de Sète.

L’audience sera suivie d’un point-presse, en présence de mon avocat, Me Stéphane Fernandez, et de représentants de la Coalition contre Agrexco.

N.B. : Le Tribunal correctionnel de Montpellier se situe dans le nouveau Palais de justice, place Pierre-Flotte ».

CAPJPO-EuroPalestine apporte son plein soutien, tant à Sylvain Pastor qu’à la campagne contre l’implantation de la firme d’apartheid Agrexco à Sète, et appelle ses adhérents et sympathisants à se rendre nombreux devant le tribunal de Montpellier jeudi 4 février à 14 heures.

Philosémite déclaré, c’est-à-dire antisémite, Georges Frêche est un spécialiste de propos vulgaires visant tantôt les Arabes, tantôt les harkis ou les « Blacks », parfois même des gens d’origine juive comme il vient de le faire en trouvant à Laurent Fabius « une tronche pas très catholique ». Il est inversement depuis des années un admirateur sans failles du massacre du peuple palestinien perpétré par Israël.

Merci à la Coalition contre Agrexco de mettre les pieds dans le plat.

CAPJPO-EuroPalestine




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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 19:17


http://www.rue89.com/philippe-marliere/2010/02/04/voile-et-npa-cher-jean-luc-melanchon-tu-derapes-136928


Voile et NPA: "Cher Jean-Luc Mélenchon, tu dérapes!"

By Philippe Marlière

Dans une interview accordée à Marianne [1], Jean-Luc Mélenchon a commenté la candidature aux régionales d'Ilham Moussaïd.. Cette jeune femme voilée est candidate sur la liste NPA du Vaucluse. Pour le sénateur, cette candidature, ce « n'est franchement pas une bonne idée » et « tout ça est régressif ».. Bloggeur sur Rue89 [2] et militant au NPA, Philippe Marlière, lui répond.

Cher Jean-Luc,

Nous avons eu droit à la grand messe sur l'identité nationale des sécuritaires Besson-Hortefeux (un « débat » pour attrape-nigauds ou pour fachos de tout poil). Puis, ce fut au tour du couple Gérin-Raoult [3], les pieds-nickelés de l'ordre républicain (et « éradicateurs » de burqas). Aujourd'hui, nous enchaînons avec la chasse à la candidate « islamiste » du NPA. Manque de pot, cette fois-ci, c'est toi qui lance la meute contre Ilham Moussaïd. Que tu le fasses à partir d'une feuille réactionnaire [1] (la mal-nommée Marianne) ajoute encore au trouble.

Tu dis que cette candidature est « régressive ». Qu'en sais-tu ? Connais-tu la candidate ? As-tu discuté avec elle de ses opinions politiques ? Qu'est-ce qui te permet de douter de son engagement féministe, laïque et de gauche ?

Tu affirmes que cette candidature est « immature ». Pourquoi ? En quoi le choix d'une femme dont les parents sont issus de l'immigration serait « immature » ? Cette initiative que tu qualifies subtilement de « racoleuse » vise en réalité à présenter une jeune femme d'origine populaire et qui est politiquement active dans sa région. Où est le mal ?

En quoi Ilham Moussaïd est-elle une candidate religieuse ?


On peut opposer cet acte pleinement politique à la pitoyable drague des « minorités visibles » par les partis de gauche (un terme hypocrite et impropre, car on sait bien que l'on s'intéresse ici au caractère ethnique des personnes). Dans ce cas, contre la mise en scène de la couleur sur une liste, des partis de la gauche laïque cèdent quelques strapontins à des minorités normalement invisibles. Qu'as-tu à dire de cette tartufferie électorale ?

Plus fort encore : tu affirmes que le NPA « entraîne le débat sur le terrain religieux ». En quoi Ilham Moussaïd est-elle une candidate religieuse ? Rien dans son discours public de militante ne te permet d'étayer cette accusation gratuite.

Allons, cessons de tourner autour du pot : ce qui te pose problème, ce n'est ni la candidate, ni ses origines ethniques ou sociales, mais le fait qu'elle porte un foulard. Un foulard ! Quelle horreur ! Et te voilà déclinant le prêt-à-penser soi-disant laïque : le foulard, c'est mal, ce n'est pas républicain, ce n'est pas progressiste, etc..

Tu es l'un des rares hommes politiques français qui lit, réfléchit, débat, tente de comprendre et d'interpréter le monde tel qu'il est. Quelle déception de te retrouver attablé au café du communautarisme laïcard. Le foulard est un « signe de soumission patriarcale » assènes-tu. Qu'en sais-tu ?

Le foulard n'a intrinsèquement rien à voir avec cela. Dans certaines situations, une femme voilée peut en effet être soumise à la domination masculine, mais c'est loin d'être une règle générale. Inversement, nombre de femmes en apparence « libérées » et « modernes » vivent sous le joug tyrannique de conjoints.

La domination patriarcale s'inscrit avant tout dans les rapports hommes-femmes au quotidien. Une femme qui a librement décidé de porter le voile et qui mène une existence autonome sera toujours plus libre que celle sans voile qui, du foyer au bureau, sera cantonnée à des rôles mineurs, parce que femme.

Cette laïcité est celle de l'intolérance et du refus de la différence


Nous avons toi et moi longtemps appartenu au Parti socialiste, où il est de bon ton de stigmatiser les « voilées ». C'est dans ce parti que j'ai pu observer les manifestations les plus machistes et misogynes, sans que cela ne suscite aucun tollé chez les éléments masculins : blagues sexistes, intimidations physiques et, last but not least, infractions délibérées à la loi sur la parité. C'est drôle, dans ces cas-là, personne ne s'élève contre la « domination patriarcale ».

Tu affirmes enfin qu'Ilham Moussaïd « divise » et qu'il lui faut « tirer les leçons de l'Histoire de France (…) parce que nous avons connu trois siècles de guerre de religion ». Si ce n'est pas un dérapage de ta part, cela y ressemble de près.

En quoi le foulard d'Ilham serait-il comparable à nos guerre de religions, à la déportation des juifs par la police française ou encore à la « mission émancipatrice » laïco-chrétienne en Algérie ? Il faut garder le sens de la mesure, Jean-Luc !

La laïcité qui décide comment il faut s'habiller sur la voie publique, qui prétend interpréter le sens que l'on donne à son apparence physique et qui exclut les têtes (et les voiles ! ) qui dépassent, ce n'est pas la laïcité : c'est l'intolérance et le refus de la différence. Jean-Luc, laisse cela aux Besson, Hortefeux, Gérin et Raoult.







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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 21:03


Nous soutenons la candidature d'Ilham Moussaïd sur la liste NPA départementale du Vaucluse pour les élections régionales.

Ilham est une militante engagée avant tout contre un système économique menant aux plus grandes inégalités, contre un système politique qui favorise les intérêts particuliers d'une minorité, contre un système où l'intérêt général est réduit à une vague référence dans un texte constitutionnel.

Ilham trouve dans ses convictions personnelles des raisons de militer contre un système stigmatisant les opprimés qu'ils soient musulmans, femmes, privés d'emploi, habitants de quartiers populaires ou homosexuel-le-s.

Ilham est d’abord et avant tout une jeune militante anticapitaliste, écologiste, internationaliste et féministe.

Par son engagement et son courage, elle représente un modèle d'émancipation. Elle prouve que l'on peut être femme, immigrée, habitant un quartier populaire, croyante et en même temps se battre pour la liberté, la laïcité et la démocratie, pour l’émancipation. Elle a le courage de ne pas dissimuler ses convictions personnelles et de refuser une attitude hypocrite.

Une nouvelle fois, ses détracteurs nient les valeurs qu’ils prétendent défendre et en particulier le rejet de toute forme de discrimination. Stigmatiser la candidature d’Ilham, c’est pratiquer une quintuple discrimination :

C'est pratiquer une discrimination entre les hommes et les femmes : une candidature masculine d’un homme de confession musulmane ne poserait pas de problème puisqu’elle ne serait pas visible,

C'est pratiquer une discrimination entre croyants : une candidature de quelqu’un portant une croix ou une kippa ne fait jamais problème, pourquoi une candidate portant un foulard serait-elle inacceptable ?

C'est pratiquer une discrimination entre croyants et non croyants : pourquoi nier que les motivations des uns et des autres peuvent conduire à un même objectif : une alternative au capitalisme qui exploite les hommes et la planète ?

C'est pratiquer une discrimination entre ceux qui font état de leurs convictions philosophiques pour justifier leur engagement politique et ceux qui les passent sous silence,

C'est pratiquer une discrimination entre citoyens de France selon leurs origines, alors que tout au long des siècles, le peuple de France s’est enrichi de sa diversité, de sa pluralité.

L’émancipation ne signifie pas l’alignement des opinions personnelles sur un mode de pensée unique. “La liberté, c’est d’abord la liberté de celui qui pense autrement” (Rosa Luxemburg).

Nous nous réjouissons qu’un parti politique, en dehors de tout racolage électoraliste et au terme d’un débat intense et difficile, n’ait pas fait obstacle à une candidature qui intervient dans un climat malsain provoqué par un débat aux relents nauséabonds sur l’identité nationale.

Nous nous constituons en comité de soutien à la candidature d’Ilham Moussaïd.

Véronique MARCEL (NPA 84) Raoul Marc JENNAR (NPA 66 – CPN)

Croire ou ne pas croire est une liberté individuelle fondamentale.  Sauf à brimer la liberté de pensée, ce n’est pas la religion qu’il faut combattre, ce sont les institutions qui veulent l’imposer. Ce n’est pas l’opium qu’il faut combattre, c’est celui qui le vend.


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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 20:56

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/03/un-imam-peu-orthodoxe_1300508_3224.html


Un imam peu orthodoxe

LE MONDE | 03.02.10 | 15h25  •  Mis à jour le 03.02.10 | 17h06

Un visage d'enfant sur un long corps poussé en graine : en costume-cravate ou en gandoura, Hassen Chalghoumi, 36 ans, garde une allure juvénile. Mais, depuis peu, ces traits sont tirés, reconnaissent ses proches. Au coeur d'une polémique judiciaro-religieuse depuis qu'il s'est déclaré favorable à une loi contre le voile intégral, dans Le Parisien du 22 janvier, le jeune responsable de la mosquée de Drancy (Seine-Saint-Denis) est-il en train de payer son empressement à vouloir incarner "l'imam républicain", titre du livre qu'il s'apprête à publier ?

Il est en tout cas en butte à l'hostilité d'une partie de la communauté musulmane, opposée, dans son immense majorité, à une loi anti-burqa. Les fidèles de la ville et "des personnes extérieures" n'ont pas apprécié que M. Chalghoumi défende une position contraire, "en tant qu'imam de Drancy". Des incidents ont éclaté sur ce thème, lundi 25, dans sa mosquée.

Intrusion d'un "commando islamiste de 80 personnes ayant proféré des menaces", comme l'affirment les proches de M. Chalghoumi, absent ce soir-là, ou débat vif organisé par des fidèles après ses propos sur le voile intégral ? Une enquête a été ouverte après la plainte déposée par l'imam pour menace de mort.

Ulcérées par ces accusations, deux personnes ont porté plainte pour dénonciation calomnieuse. D'autres lui reprochent d'avoir médiatisé une affaire qui aurait dû se régler "entre musulmans". Vendredi 29, après la grande prière (qu'il ne conduit pas), alors qu'il tentait une explication, l'imam a dû quitter la mosquée sous bonne garde et sous les appels à la démission.

Cet épisode houleux s'inscrit dans l'histoire courte mais déjà riche de M. Chalghoumi sur la scène musulmane de Seine-Saint-Denis.. En 2006, il se fait remarquer au camp de Drancy, antichambre de la déportation de nombreux juifs français, par une déclaration sur "l'injustice sans égale" de la Shoah ; sa maison est vandalisée le lendemain. Arrivé en France en 1996, imam dans un foyer de Bobigny, ce Tunisien s'est formé théologiquement en Syrie et au Pakistan, dans le tabligh, un courant fondamentaliste, piétiste, apolitique et prosélyte de l'islam. Ses amis voient dans cette origine religieuse la part "d'idéalisme, voire d'angélisme" qui le caractérise, ses détracteurs "une légèreté" et "un manque d'épaisseur intellectuelle".

En un temps record, M. Chalghoumi va devenir le responsable musulman le plus prisé des pouvoirs publics et de la communauté juive pour son indépendance autoproclamée, sa disposition au dialogue interreligieux et sa défense d'un "islam de France modéré". Choisi, en 2008, par le maire UMP de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, pour gérer la toute nouvelle mosquée que la municipalité loue aux musulmans, l'imam fait sienne l'histoire particulière de la ville et, dans son français hésitant, s'implique sans réserve dans le rapprochement avec la communauté juive. Le maire s'en félicite : "Depuis, l'intolérance et l'antisémitisme ont baissé à Drancy", nous assure-t-il.

Indexé sur les soubresauts du conflit israélo-palestinien, le dialogue judéo-musulman n'a pas bonne presse. Isolée, une partie de la communauté juive demeure pourtant en quête d'interlocuteurs musulmans. "La communauté juive a ses coups de coeur. Depuis quelque temps, c'est Chalghoumi. Il n'y en a pas deux comme lui, alors on le cajole", reconnaît un responsable juif. "C'est un homme sincère et honnête, témoigne Sammy Ghozlan, responsable communautaire dans le département. Ses positions atypiques dérangent sa communauté. C'est grave qu'un imam qui a des relations détendues avec les juifs devienne un paria chez les siens."

Sollicité de toutes parts, conforté par Nicolas Sarkozy et invité au Congrès juif mondial à New York (où il ne pourra se rendre faute de visa), M. Chalghoumi se sent pousser des ailes, jusqu'à s'aventurer sur le terrain politique. A deux reprises, il accueille à la mosquée le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), voix politique de la communauté. Lors des manifestations contre l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, en janvier 2009, il en dénonce la tonalité et les risques d'antisémitisme. Soupçonné d'être manipulé par la communauté juive, il s'en défend. "Il ne regrette rien, explique aujourd'hui son conseiller, Farid, qui, depuis une semaine, parle en son nom.. C'est dans les moments difficiles que l'amitié a un sens."

En juin 2009, il lance la Conférence des imams de France, avec l'idée de créer une instance théologique capable de prononcer des "fatwas (avis juridiques) conformes aux valeurs républicaines". Tous les responsables juifs de France sont présents à l'événement. Mais l'homme ne fait pas l'unanimité : les responsables des institutions musulmanes et les représentants officiels de l'Eglise catholique n'y assistent pas. La Conférence reste une coquille vide.

Plus que ses liens privilégiés avec la communauté juive, certains observateurs jugent que la rupture avec les siens a été consommée par sa position sur la burqa. "Il agaçait déjà. Là, il s'est mis à dos les salafistes et les tablighis qui défendent le port du voile intégral", explique un connaisseur de l'islam. "C'est vrai que la Conférence des imams est opposée à une loi, mais chacun a le droit de dire ce qu'il veut ; il a voulu créer un électrochoc chez les musulmans", plaide le porte-parole de la Conférence, Abdellali Mamoun. "En fait, il s'est cramé tout seul", commente un de ses amis.

Touchant là au coeur du "cas Chalghoumi", certains dirigeants juifs s'interrogent sur "sa capacité d'entraînement sur sa communauté". Mohammed Henniche, responsable de l'Union des associations musulmanes du 93, lui rend un hommage ambigu : "C'est dommage, on avait besoin de lui dans le paysage musulman ; il représente un islam non inféodé aux consulats ou aux Frères musulmans, et son travail avec les juifs est louable." Selon Farid, l'imam n'a pas baissé les bras, "sa priorité aujourd'hui, c'est de sauver la mosquée, de parler avec les fidèles". Dans ce contexte, il hésitait à se rendre, mercredi 3 février, au dîner du CRIF, où il est convié pour la deuxième année consécutive.






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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 20:06

http://www.pcf-paris14.over-blog.org/article-soutien-a-la-section-du-pcf-paris-1er-et-2eme-pcf-paris-14-se-reapproprier-notre-parti-solder-l-echec-de-rouges-vifs-c-41577149.html


Soutien à la section du PCF Paris 1er et 2ème. PCF Paris 14 : se réapproprier notre parti – solder l’échec de « Rouges vifs »
 
Communistes parisiens, nous sommes sollicités pour apporter notre soutien à nos camarades de la section Halle-Bourse du PCF des 1er et 2ème arrondissements.
 
Pour mes camarades du 14ème (cellule Plaisance-Michelaere) et moi-même, il est hors de question d’accepter que la direction départementale du PCF-Paris et son secrétaire Patrice Bessac se permettent de désigner des sections fantoches à leur convenance à la place des adhérents du PCF qui expriment un désaccord avec leur ligne de mutation-disparition du PCF. Aussi nous exprimons notre totale solidarité avec nos camarades de la section des 1er et 2ème.
 
Cette situation ne peut que nous rappeler notre propre expérience dans le 14ème arrondissement. De la même façon en 2006, à l’occasion du 33ème congrès du Parti, la direction départementale a constitué une nouvelle section, fantoche, en violation des statuts du PCF et de notre conférence (congrès) de section.

Une bonne partie des pièces rapportées pour ce coup de main sont reparties vers le PG ou dans d’autres arrondissements pour obtenir de bonnes places d’élu.

Ceux qui restent dans la « nouvelle » section, après avoir encore bafoué les statuts pour les municipales de 2008, se gardent de convoquer les adhérents qui pourraient les critiquer.
Nous n’acceptons pas cet état de fait.
 
Mais la situation du 1er/2ème doit faire à nouveau réfléchir sur les choix de ceux qui affichent la volonté de faire vivre un point de vue communiste, sinon un parti communiste, mais qui ont fait une croix sur le PCF.
 
A Paris, nous avons une expérience. A partir de 1998 s’est manifestée dans notre fédération une très forte opposition à la ligne de mutation-liquidation du Parti. L’Appel des 500, puis des 700 a rassemblé de nombreux responsables de section, des camarades des entreprises et des quartiers.

Dans les conférences de section du 30ème congrès (Martigues !), fin 1999, une majorité des adhérents parisiens, renforcés par les analyses élaborées et la perspective ouverte par l’Appel des 700, a rejeté les textes de la direction du Parti. La ligne de la direction départementale, très fragilisée, ne l’a emporté à la conférence fédérale qu’à la faveur de ses positions d’appareil. La suite des événements a vite ouvert les yeux de beaucoup d’autres camarades restés légitimistes et craignant pour l’unité du Parti.
 
Mais aussitôt après Martigues, en 2001 et 2002, la plupart des initiateurs de l’Appel des 500 ont décidé de déserter les instances du Parti (conseil départemental, 31ème congrès) puis de promouvoir une forme d’organisation parallèle, associative, dénommée « Rouges vifs » et rapidement d’inviter les camarades à quitter le PCF.
 
Les dirigeants de la section du 15ème, des camarades du 19ème, du 18ème, d’autres sections parties prenantes de l’Appel des 500, ne les ont pas suivis, faisant l’analyse que ce choix conduisait à l’isolement, à une impasse organisationnelle et idéologique.
 
Cela s’est confirmé malheureusement.

Le groupe « Rouges vifs » n’a aucune action. Son choix d’origine l’amène à principalement combattre le PCF sans distinction et à préconiser sa disparition, voire à rejoindre les théories fumeuses du dépassement de la « forme parti », aux côtés de différents groupuscules. L’un des deux premiers initiateurs de « Rouges vifs », Daniel Vaubaillon, a même rejoint les rangs du NPA. Ce qui confirme que nous n’étions et ne sommes vraiment pas sur la même démarche.
 
Dans les sections et arrondissements où le choix « Rouges vifs » a prévalu dans l’Appel des 500, la démobilisation a été rapide et a laissé les directions mutantes du PCF reprendre la main.
 
Dans notre 14ème, la stratégie « Rouges vifs » a conduit à laisser décliner la vie de la section du PCF jusqu’à laisser, sans réagir, la section fantoche prendre place, occuper les locaux du 149 rue du Château et même maintenant les vendre.
 
Dans le 1er/2ème, la secrétaire de la section du PCF, Simonne Goënvic, également élue PCF, a toujours occupé, quotidiennement, les lieux. Aujourd’hui, devant les prétentions de la direction départementale à évincer la section, à lui ôter ses locaux acquis par et pour le Parti, affirmer son identité de section du PCF, son appartenance au PCF, est une nécessité.
 
Et cela ne saurait traduire un choix opportuniste. C’est en communistes, dans notre parti historique, que nous ferons vivre et renforcerons ce que représente le PCF, même malgré la stratégie de la direction du Parti, d’ailleurs en pleine crise.
 
C’est pourquoi, en même temps que nous apportons notre soutien à nos camarades de la section Halle-Bourse, nous invitons les communistes isolés, coupés du Parti, des autres arrondissements à rejoindre leurs sections pour faire vivre et renforcer le PCF, nécessairement sur un point de vue de classe.
 
Le PCF et ce qu’il représente restent le seul outil pour unir les communistes et organiser le parti communiste dont le pays a besoin.
 
Camille Marques, membre du Comité de section de PCF Paris 14 depuis 1996, membre du Conseil départemental du PCF Paris, élue PCF du 14ème de 2002 à 2008

Lundi 21 décembre 2009     




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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 17:28


Inutile de le cacher : en cette rentrée, Sarkozy et les possédants ont de quoi être satisfaits - sur tous les terrains, incontestablement, leur camp, leur classe, marque des points.

Malgré les potentialités de résistance, la Poste est en cours de privatisation sans que les travailleurs concernés n'aient pu peser.

Dans l'Enseignement, la situation n'est guère meilleure – il suffit de rappeler le processus de démantèlement en cours de l'Enseignement Supérieur public.

Dans la fonction Publique, RGPP et loi sur la « mobilité » préfigurent le démantèlement total du statut.

On pourrait allonger cette litanie – mais tout le monde la connait.

Pourtant, face à une telle guerre sociale, force est de constater l'extrême modération, voire la collaboration ouverte des organisations syndicales avec le pouvoir et le patronat. Ainsi à l'occasion du récent 49° congrès de la CGT, la presse s'est faite l'écho de relations contre nature qui se sont établies entre le pouvoir et la direction confédérale.

Et le resserrement de ces liens est évidemment décisif pour expliquer l'attentisme actuel du monde du Travail.

Ce n'est donc pas sans raisons, que le 15 janvier, s'adressant aux directions syndicales, N. Sarkozy a pu se goberger en déclarant que « notre pays ne s'est pas déchiré (en 2009 - NR) parce que nous avons agi vite, ensemble, avec un sens aigu des responsabilités qui sont les nôtres ». Et il a pu les convoquer pour une nouvelle table ronde sociale dont chacun imagine déjà le résultat (on y annoncerait le lancement de la nouvelle charge contre les retraites). Ça n'empêche pas que Thibault et les autres se préparent à s'y rendre sagement.

Face à une telle situation, les réactions se multiplient au sein du mouvement ouvrier et syndical. Le succès rencontré l'an passé par la « Lettre ouverte aux États-Majors syndicaux » (plusieurs milliers de signatures) fut une indication. L'écho reçu par l'initiative de J.-P. Delannoy dans la CGT (quoiqu'on en pense par ailleurs) en est une autre.

Enfin les débats en cours au sein de la FSU sont une nouvelle illustration des processus en cours. Notre département n'est évidemment pas à l'abri de ces phénomènes : la crise de l'UD CGT ou le déroulement du congrès de la FSU 94 le montrent.

Pour tous ceux qui veulent combattre ce gouvernement, rien n'est donc plus important que de s'inscrire dans ces processus. La situation actuelle du mouvement ouvrier est un atout majeur de Sarkozy et Parisot – il n'y a donc pas de combat possible en défense des acquis sans militer contre le cours actuel des directions syndicales.

Mais pour pouvoir mener cette activité, disposer d'un cadre de débat et d'élaboration collective est indispensable. C'est pourquoi nous proposons de constituer le collectif « Tous Ensemble 94 » et organisons une réunion à cet effet le vendredi 5 février 2010 à 20 heures, introduite par un bref rapport sur la situation actuelle. Merci d'avance de faire connaitre cette initiative autour de vous, dans vos propres réseaux.

La réunion étant prévue dans un lieu privé, nous vous demandons de contacter un des signataires pour y participer.

Avec nos salutations militantes,

E. Aba, syndiqué SNES-FSU,
deislerballack@orange.fr, 06 82 73 31 86

O. Delbeke, syndiqué CGT,
olivier.delbeke@voila.fr, 06 81 86 53 78

P. Leguérinais, syndiqué SNUIPP-FSU,
leguerinais.patrice@free.fr, 06 10 13 74 31




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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 17:20

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-02-03/paca-une-jeune-femme-voilee-candidate-du-npa/917/0/419951


Paca : une jeune femme voilée candidate du NPA

On peut être "féministe, laïque et voilée". Le leader du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, n'y voit pas la moindre contradiction. Il ajoute même le geste à la parole et confirme au quotidien Le Figaro qu'une jeune femme voilée figure sur la liste NPA pour les élections régionales de mars prochain en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il s'agit d'Ilham Moussaïd, une étudiante de 25 ans. Membre du Comité populaire à Avignon, elle est la trésorière départementale du parti dans le Vaucluse. Pour Olivier Besancenot, cette jeune militante est "l'image de notre intégration (celle du NPA) dans les quartiers", où le facteur de Neuilly trouve, semble-t-il, de plus en plus d'écho.

Dans un communiqué, le NPA exprime un son de cloche légèrement différent de son leader puisqu'il reconnaît que la candidate "féministe, anticapitaliste, internationaliste" estime devoir porter le voile "en raison de ses convictions religieuses". Pierre-François Grond, porte-parole national du NPA, précise d'ailleurs que la jeune femme "porte un léger voile", par opposition au voile intégral, que le gouvernement s'est mis en tête de proscrire. Le parti explique en outre que "le choix du NPA du Vaucluse" a été fait "après un débat sérieux et complexe".

"Notre parti accueille des jeunes, chômeurs, précaires, salariés de tous horizons qui se reconnaissent dans ces idéaux. La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés", fait valoir le parti d'Olivier Besancenot. Le parti "respecte" la décision prise dans le Vaucluse, "mais sans en faire un effet d'affichage national", ajoute, pour sa part, Pierre-François Grond. La démarche ne fait toutefois pas l'unanimité dans les rangs de la formation d'extrême gauche. Pas sûr, en effet, que les militantes féministes issues de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) se contentent de tels arguments.






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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 17:12

http://www.afrik.com/article18677.html


Patrick Lozès aura-t-il le cran de défier la justice ?

Le TGI de Paris a annulé son élection à la tête du CRAN, mais il veut y rester

Le Tribunal de grande instance de Paris a annulé, la semaine dernière, la reconduction, fin novembre 2008, de Patrick Lozès à la tête du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN). La même décision interdit à certains de ses opposants de faire usage de la dénomination CRAN. Le camp Lozès prétend qu’il continuera de gérer l’association, la décision de justice étant susceptible d’appel. Mais pour ses adversaires, le CRAN n’a plus de président.

Nouvel imbroglio à la tête du CRAN. Dans une décision rendue mardi dernier, le Tribunal de grande instance (TGI) de Paris annule la reconduction de Patrick Lozès à la tête de l’association. Pour les adversaires de Patrick Lozès qui lui reprochaient d’avoir été réélu de façon irrégulière lors de l’assemblée générale de l’association qu’il avait convoquée le 23 novembre 2008, cette décision constitue une victoire.

Seules les associations membres du CRAN, qui sont des personnes morales, avaient en effet été autorisées à voter ce jour-là, pas les personnes physiques. « (…) Il ne résulte d’aucune de ces dispositions que les personnes physiques soient exclues des votes soumis à l’assemblée générale que ce soit pour définir la ligne du Cran ou pour élire son président », a argumenté le TGI, citant les statuts de l’association.

Toutefois, Patrick Lozès, qui avait de son côté demandé au tribunal d’interdire à certaines personnes d’agir au nom du CRAN, a également eu gain de cause sur ce point. Le jugement interdit ainsi aux principaux adversaires du président contesté, à l’instar de Nathalie Daouda, Françoise Jupiter, Maguy Gestel et Charles Lebelge Jombi, sous astreinte de 1000 euros par infraction, d’utiliser la dénomination du CRAN.

Panier à crabes

L’origine du contentieux remonte à un peu plus d’un an.. Le 18 octobre 2008, à Paris, une assemblée générale présidée par Nathalie Daouda, membre de l’association, voit se cristalliser deux blocs antagonistes entre pro et anti-Lozès. Elle s’achève dans la confusion sans que l’ordre du jour ait été épuisé. Il n’y a pas eu d’élections, et une motion anti-Lozès déposée par les partisans d’un audit de sa gestion de l’association n’a pas été examinée.

Le 15 novembre, Nathalie Daouda convoque une nouvelle assemblée générale, pour examiner les points laissés en suspens la dernière fois. Il en sort un directoire de six personnes censé remplacer l’équipe Lozès. Mais ce dernier ne s’avoue pas vaincu. Une semaine après, le 23 novembre, le conseil d’administration du CRAN, qui lui est resté fidèle, organise sa propre assemblée. A cette occasion, Patrick Lozès est reconduit dans ses fonctions de président.

Désormais irréconciliables, les deux parties saisissent, chacun de leur côté, la justice, au premier trimestre 2009. Un seul objectif de part et d’autre : obtenir l’interdiction du groupe adverse comme représentant du CRAN. Mariam Babale Mevaa, membre du directoire qui a intenté en solitaire son action contre Patrick Lozès, demande alors au tribunal d’ordonner la désignation d’un administrateur judiciaire qui remplacera ce dernier jusqu’aux prochaines élections.

Une décision de justice controversée

La décision rendue le 26 janvier dernier par le TGI de Paris n’arrange totalement les affaires d’aucun des deux camps. Dans le camp Lozès, on tente de minimiser l’impact du jugement. « Je suis président du CRAN, je reste président du CRAN, je le reste jusqu’à la prochaine élection » a réagi Patrick Lozès, interrogé par Grioo.com. « Une nouvelle élection sera organisée dans les meilleurs délais. Patrick Lozès sera naturellement candidat à la présidence du CRAN. (…) Le jugement n’étant pas assorti de l’exécution provisoire, il ne pourrait s’appliquer qu’en l’absence d’exercice d’un appel, lequel doit être formé dans le mois suivant la notification du jugement », lit-on dans un communiqué adressé à Afrik.com par Philippe Moreau, directeur de la communication et conseiller de Patrick Lozès. « Les membres du Conseil d’administration du CRAN renouvellent leur confiance à Patrick Lozès qui demeure, donc, président du CRAN jusqu’aux prochaines élections », ajoute le communiqué.

Chez les anti-Lozès, cette vision des choses fait sourire. « Je vous renvoie à la première page du jugement où il est marqué "Expédition exécutoire". Le CRAN pour l’instant, n’a pas de président. La décision du juge constate la nullité de son élection. Pour aller plus loin, ce qu’il a fait depuis novembre 2008 est entaché de nullité. Nous avons désormais un CRAN sans président et sans bureau », observe Mariam Babale Mevaa, ancienne secrétaire général adjointe de l’association, et seule membre du directoire à n’avoir pas été interdite de parler au nom du CRAN par le jugement. « Nous avons pris acte de la décision. Nous sommes en train de réfléchir quant à la suite à lui donner », conclut-elle. « La décision rendue ne va pas assez loin. On ne sait pas exactement qui peut aujourd’hui prétendre agir au nom du Cran, sans enfreindre ce jugement », commente Emmanuel Ntonga, ancien porte-parole du directoire. « On s’achemine vers une procédure en appel », ajoute-t-il.





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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 21:10

http://www.pagesperso-orange.fr/rduguet/iran.htm#theologie


http://www.alencontre.org/autres/IranMontazeri12_09.html

La trajectoire de Hossein-Ali Montazeri, par Nazanín Amirian *

Les mobilisations contre le régime en place en Iran restent une constante. Les affrontements entre diverses factions au sein de la mollahcratie s’exacerbent; le type de répression en est une des expressions. Il nous paraît utile de porter à la connaissance de nos lectrices et lecteurs une analyse de la trajectoire politico-religieuse de Montazeri dont le décès a été un des événements d’une relance des manifestations. (Réd.)

Avec le décès [le 19 décembre 2009] de l’ayatollah Hossein Ali Montazeri disparaît la plus haute autorité religieuse de l’utopique «démocratie islamique». S’est éteinte la voix de celui qui a fondé, ensemble avec l’ayatollah Ruhola Khomeiny, la première théocratie islamique en Iran. De religieux conservateur, il avait évolué jusqu’à devenir la figure religieuse la plus progressiste du chiisme. Loin était l’homme qui dans les années 1960 avait dirigé avec Khomeiny une protestation contre le suffrage universel et la timide réforme agraire entreprise par le chah Reza Pahlevi.

Emprisonné dans les prisons du chah, de 1974 à 1977, il y rencontra des centaines d’opposants de gauche, tant religieux qu’athées. C’est là que se forgea un changement dans sa vision personnelle et politique et dans ses rapports à d’autres groupes : il surmonta l’interdiction religieuse de partager la table d’un athée – les marxistes – et fut impressionné par la résistance de ces prisonniers communistes, dont certains étaient les plus anciens prisonniers du monde, derrière les barreaux depuis 20 ans c’est là aussi qu’il a connu les propositions socialistes de redistribution de la richesse. Les communistes cessaient d’être «ceux qui partagent leur conjoint dans la communauté», comme les diffamaient les appareils de propagande tant religieux que du shah.

A la suite de la Révolution de 1979, le clergé chiite prit le pouvoir politique pour la première fois dans l’histoire de l’Iran, en profitant de l’ignorance populaire des préceptes islamiques et de la faiblesse des autres courants politiques du fait de la dure répression par le régime du shah. Ce fut une opportunité pour Montazeri qui malgré la révision de ses idées et malgré les protestations populaires, exigeait d’introduire dans la constitution le concept du velayat-e faqih (le gouvernement par le juriste islamique). Cela attribuait le pouvoir absolu à un homme dont le choix n’émanait pas du peuple, en instituant un Etat totalitaire inédit, qui par l’idéologie qui le justifiait, posait en principe l’inégalité des personnes devant la loi. Si plus tard Montazeri a confessé avoir honte de cela, ce ne sera pas pour le caractère antidémocratique d’une telle idée, sinon parce que « ceux qui occupèrent la charge, se sont éloignés de Dieu et du peuple.. »,

Sur le chemin épineux dans lequel il s’engagea pour élaborer sa nouvelle théologie, l’ayatollah Montazeri resta éloigné des notions de république et de citoyens, pour jusqu’à sa mort raisonner en termes de califat et de sujets.

Le nouveau régime se nourrissait à son commencement d’idées qui changèrent de cap après la conquête du pouvoir. C’est ainsi que Khomeiny lui-même, au début de son mandat, en soutien aux paysans qui avaient occupé les terres, s’adressait à eux en ces termes : « Le seul titre valable pour s’approprier d’une terre, c’est les mains calleuses. » La gauche iranienne, égarée, lui prêta appui, croyant voir en lui une espèce de théologie de la libération islamique..

Après que les mollahs liés aux latifundistes eussent exercé une forte pression, Khomeiny se rétractait quelques mois plus tard pour proclamer que « la propriété est sacrée dans l’islam ». Des centaines de paysans furent emprisonnés et exécutés. Malgré cela, les déshérités maintenaient leur espérance dans ces hommes de Dieu. En 1989, Montazeri qualifia la République islamique de système pire que la monarchie et Khomeiny lui-même comme «plus despotique» que le shah. Il se détourna du pouvoir, comme aucun membre du clergé ne l’avait fait, quand il vit la signature de Khomeiny sur la lettre au Tribunal islamique qui sanctionnait le massacre de prisonniers politiques. Montazeri écrira : «Je ne voulus pas être complice de l’assassinat d’innocents. »

Dans ses Mémoires, Montazeri rappelait que 4700 prisonniers avaient déjà été exécutés en quelques jours et « ils prévoyaient d’en tuer encore 6000 autres. » Son intervention auprès des tribunaux fut décisive pour paralyser l’exécution de prisonnières politiques à partir de 1984. Il se montrera capable d’un autre geste sans précédent au sein du clergé shiite : défendre les droits de la minorité religieuse Baha’i, considérée comme des apostats de l’islam et dont les fidèles peuvent être condamnés à mort.

Ce n’était définitivement pas la République islamique dont Montazeri avait rêvé. Dans ses derniers mois de vie, il accorda son appui au Mouvement Vert citoyen et qualifia de frauduleux les résultats des élections présidentielles de juin 2009. Sa fatwa contre « le gouvernement policier et militaire » qui contrôle aujourd’hui l’Iran, est historique.

La «théologie islamique de la libération», dans sa version chiite, partage avec ses homologues chrétiens une pensée critique à l’égard de la hiérarchie religieuse conservatrice, une remise en question des dogmes de la foi, la désacralisation des messages religieux et la défense des dépossédés.

C’est une école récente, et si elle souligne les droits civiques, elle manque encore de visions alternatives au libéralisme qui ne soient pas simplement la charité et l’aumône. Ce qui est le plus intéressant dans cette théologie, c’est qu’elle n’occulte ni ne cache, ni ne justifie les points les plus polémiques de l’islam, comme la discrimination des minorités ethniques et religieuses, et des femmes, ou des questions comme le djihad et l’esclavage. Des préceptes conjoncturels, comme ils l’affirment, nés de circonstances concrètes et qui doivent aujourd’hui être relativisés. Le religieux Mohsen Kadivar [1], disciple de Montazeri, a y compris proposé la séparation de la religion et de l’Etat comme prémisse pour construire une société juste.

La «théologie islamique de la libération» est encore en gestation. Aujourd’hui, la société iranienne, de la part du Mouvement Vert, et après avoir expérimenté diverses formules de l’islam au pouvoir, revendique le retour de la religion à l’espace privé et la construction d’une République iranienne basée sur les traditions et les valeurs de sa civilisation millénaire originale. On ne peut nier la contribution, dans ce processus de démocratisation de l’Iran, de l’ayatollah Montazeri, qui incarne l’honnêteté incorruptible face aux tentations sataniques du pouvoir.

(Traduction A l’Encontre)

* Nazanín Amirian est professeure de sciences politiques de l'Université nationale espagnole d'enseignement à distance (UNED). Ella a publié cet article dans le quotidien Público du 29 décembre 2009.

1. Kadivar à cause de ses critiques du régime a été condamné à 18 mois de prison en 1999, accusé «d’aider les ennemis de la révolution islamique», entre autres en critiquant la concentration du pouvoir dans les mains du clergé.

(31 décembre 2009)




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