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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 19:37

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/16/malgre-l-injure-raciale-le-parquet-estime-qu-hortefeux-ne-doit-pas-etre-condamne_1335088_3224.html



Malgré l'"injure raciale", le parquet estime qu'Hortefeux ne doit pas être condamné

LE MONDE pour Le Monde.fr | 16.04.10 | 21h41  •  Mis à jour le 19.04.10 | 09h53

Lorsqu'un ministre a le malheur d'échouer devant le tribunal et que le parquet de Paris envoie, au lieu d'un banal substitut, l'un de ses poids lourds, le suspense reste entier. Non pas sur le sens du réquisitoire, mais sur la façon dont le haut magistrat va magnifiquement sortir le ministre du mauvais pas. François Cordier, procureur adjoint et fin connaisseur du droit de la presse, en a fait vendredi 16 avril la brillante et juridique démonstration.

Brice Hortefeux s'attendait à passer un moment désagréable devant la 17e chambre correctionnelle, au point qu'il a évité d'y perdre son après-midi. Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) l'attaquait pour "injures raciales" après la blague douteuse qui lui avait échappé le 5 septembre 2009, lors d'une université d'été à Seignosse, dans les Landes.

Le ministre, alors de l'immigration et de l'identité nationale, plaisantait avec Jean-François Copé et un groupe de militants, dont Amine Benalia-Brouch, qui souhaitait être pris en photo avec lui. Une femme désigne le jeune homme en disant "Il est catholique, il mange du cochon et il boit de la bière…", Brice Hortefeux réplique : " Ah, mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype, alors. C'est pas du tout ça." Une participante ajoute : "C'est notre petit Arabe…" "Il en faut toujours un, conclut alors le ministre. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes. Allez, bon courage, hein !" La vidéo de la scène, publiée par Le Monde.fr, a été vue 1 244 000 fois, et le ministre s'est empêtré dans ses explications en assurant qu'il parlait du nombre de photos, puis des Auvergnats, avec une gêne croissante.

"PRISON FERME" POUR LE MINISTRE

Vendredi, Me Henri Braun, l'avocat de trois associations dont aucune, d'ailleurs, ne remplissait les conditions pour se porter partie civile, n'a pas fait dans la dentelle : "Que M. Hortefeux soit raciste résulte de l'évidence même. Il y a pour lui une essence de l'Arabe, qui ne changera pas, comme on a son bon juif." Les propos du ministre sont "méprisants, outrageants", et l'avocat "n'est pas hostile à, pourquoi pas, une peine de prison ferme", peut-être quand même avec un aménagement de peine, un bracelet électronique, parce qu'il faut "une tolérance zéro avec les délinquants ministériels".

Me Pierre Mairat, pour le MRAP, a été plus modéré. Il avait fait citer deux sociologues, Vincent Geisser et Véronique de Rudder, qui ont fort bien expliqué que la plaisanterie relevait d'"une ethnicisation de la France, qui se voulait auparavant universaliste", et d'"une rhétorique raciste". "Il y a d'abord la généralisation – tous les Arabes sont ceci ou cela –, a expliqué la chercheuse au CNRS, puis l'infantilisation – 'notre petit Arabe' -, la réification, on fait de cet homme un objet, un prototype, puis la diabolisation – quand il y en a beaucoup, ça nous fait du mal. Amine Benalia-Brouch n'a rien à dire, d'ailleurs il ne dit rien dans la vidéo, c'est nous qui définissons son identité" et l'humour a pour fonction de "laisser quelqu'un à la place qu'on lui a assignée".

Le procureur Cordier a rapidement recadré le débat : il n'est pas question "d'entrer dans les tréfonds des consciences ou de porter des jugements de valeur", mais de savoir si ces propos tombent sous le coup de la loi. "On est dans le cliché, les idées reçues, le paternalisme", a convenu le procureur adjoint, la première phrase attaquée ("il ne correspond pas au prototype") est "une opinion choquante, éminemment critiquable, mais qui ne dépasse peut-être pas l'opinion admissible". La seconde ("quand il y en a un…") est en revanche pour le parquet "un propos outrageant, méprisant", et  "le délit d'injure raciale" lui semble bel et bien constitué.

BRICE HORTEFEUX HABITE TOUJOURS CHEZ SES PARENTS

La responsabilité pénale de Brice Hortefeux est-elle pour autant engagée ? François Cordier n'a pas suivi l'avocat du ministre, Me Jean-Yves Dupeux, qui assurait que la plainte du MRAP n'était pas arrivée à la bonne adresse : le ministre a été cité à comparaître place Beauvau, il habiterait en fait à Saint-Saturnin (Puy-de Dôme), où, c'est vrai, il vote. C'est le premier ministre qui, à bientôt 52 ans, habite toujours chez ses parents.

La démonstration du parquet est plus subtile. "C'est un procès étrange et virtuel, a indiqué le procureur, aucun témoin direct n'est là. Que nous reste-t-il ? Une vidéo, alors que nous ne sommes pas saisis d'une diffusion publique d'injures racistes." Il doute que les faits aient été commis en public, au sens juridique du terme, c'était "un rassemblement de militants", "une discussion à bâtons rompus", qui s'adressait, dans un brouhaha certain, à un groupe privé et n'était pas destinée à être entendue par tous : "M. Hortefeux n'était pas en train de claironner."

Si ce n'est pas une injure raciale à caractère public, le ministre pourrait-il se voir infliger une contravention pour injure non publique ? Pas davantage : "Les débats ne rapportent pas la preuve qu'il savait qu'il était enregistré", et la jurisprudence est "extrêmement rigoureuse sur ce point". Donc il n'est pas possible de poursuivre les propos du ministre, "aussi critiquables soient-ils". La loi est dure, mais c'est la loi. Jugement le 4 juin.

Franck Johannès

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 19:22
http://www.liberation.fr/economie/0101630929-dans-le-costume-du-patron-la-cgt-ne-fait-pas-dans-le-detail

Dans le costume du patron, la CGT ne fait pas dans le détail

EnquêteHarcèlement moral, mesures de rétorsion contre les salariés affiliés à d’autres syndicats… La fédération cheminote compte plusieurs condamnations aux prud’hommes.

Par RENAUD LECADRE

«Le tribunal des prud’hommes s’est payé la CGT à moindre frais. J’attends vos commentaires pour organiser la riposte. La CGT ne peut pas rester silencieuse face à un jugement de classe.» Ce responsable de la Fédération des cheminots est très remonté. Un peu schizophrène, aussi. Car si la CGT enchaîne depuis des années des revers prud’homaux, c’est en tant qu’employeur, en charge des comités d’entreprises (CE) - mille salariés répartis entre des CE locaux et un CCE (Comité central d’entreprise) - de la SNCF. Accusé de se comporter en patron voyou. «Il n’y a, au sein de notre CCE, ni harcèlement moral ni discrimination pour quelque motif que ce soit», proclame son secrétaire, Dominique Lagorio. Il ne voit que des «attaques contre les CE prenant parfois appui sur des médias complaisants» (1). SUD rail nuance singulièrement : «Ce que nous n’accepterions pas à la SNCF, nous ne pouvons l’accepter au sein du CCE.

De récentes décisions judiciaires confirment qu’il y a de véritables problèmes et des situations qui ne devraient pas se retrouver dans une structure gérée par des syndicalistes.» Revue de détails qui fâchent.

De la souffrance des salariés

Dans ses vœux de bonne année 2010 adressés aux cheminots, la CGT annonçait une grande étude sur la souffrance au travail : «Oui, c’est une réalité; oui, elle fait des dégâts. La restructuration à pas forcés de la SNCF ne se fera pas sur le dos et la santé des cheminots.» Le 15 janvier, la cour d’appel de Lyon confirmait la condamnation du CE régional (CER) pour harcèlement d’une salariée affectée au restaurant d’entreprise de la gare Perrache, son supérieur ayant «un mode de management déviant, tant du point de vue relationnel que professionnel». La direction du CER est jugée responsable : «Alertée au moins depuis 2003», elle avait maintenu le cheffaillon en poste faute de preuve contre lui, ses subalternes terrorisées ayant peur de témoigner par écrit. La cour rappelle la CGT à son «obligation de sécurité envers ses salariés».

De la santé au travail

Jérôme Padet dirigeait un centre de vacances dans le Verdon. En septembre 2007, une épidémie de légionellose s’y déclare. Un dirigeant national du CCE se rend sur place, fait évacuer les vacanciers cheminots. Mais laisse en plan les salariés du centre. Seul mot d’ordre à son directeur :«A toi de voir s’il faut porter un masque pour passer la serpillière.» Jérôme Padet s’en indigne dans une lettre ouverte : «Le principe de précaution a été appliqué aux cheminots, pas au personnel […]. Le CCE m’a répondu que, si les salariés ne sont pas contents, ils n’ont qu’à démissionner.»Il est immédiatement licencié : «Votre conduite met gravement en cause la bonne marche de l’entreprise et est préjudiciable aux intérêts du CCE.»En mai 2009, la cour d’appel estime le licenciement sans «cause réelle et sérieuse» et accorde 25 000 euros à Jérôme Padet. Et de rappeler la CGT au respect de la liberté d’expression des salariés : «Si la lettre ouverte est écrite en termes véhéments, cela s’inscrit dans un contexte d’inquiétude légitime. Ces propos sont restés dans la limite de l’information et ne sont nullement attentatoires à la dignité de qui que ce soit.»

Du syndicalisme maison

A Paris, le CE a vu l’émergence, en 2006, du syndicat Tous ensemble, fondé par d’anciens cégétistes ne supportant plus d’avoir le syndicat pour patron - «nous ne sommes pas un îlot de socialisme», s’est exclamé un jour un directeur. Commence alors une intense guérilla procédurale, la CGT-employeur contestant la représentativité de Tous ensemble. Ce qui n’empêche pas ses candidats de se faire élire.

Malika Durand dénonce des représailles patronales : changement d’affectation durant un arrêt maladie, injonction de venir travailler entre Noël et jour de l’An (alors que le CE est fermé). En juillet 2009, les prud’hommes mettent les pieds dans le plat : «Les dirigeants du CE SNCF, dont les membres sont de la CGT, se sont servis de leur autorité patronale pour agir contre un salarié du même syndicat et le faire "craquer". Ils méritent, comme l’écrit la presse, le titre de patrons voyous.» Pierre de Viscayia, autre élu de Tous ensemble, a fait en mars 2009 un infarctus gare d’Austerlitz à Paris, peu après réception de sa lettre de licenciement pour «retards répétés et insubordination». Le licenciement sera refusé par l’inspection puis le ministère du Travail qui ne pointent «qu’un seul retard injustifié», un autre étant lié à «une avarie sur les voies du RER». Quant à l’insubordination, «le climat de défiance instauré par la direction en atténue la gravité». Qu’à cela ne tienne, la CGT fait un recours, à la suite d’un CE surréaliste tenu en octobre. Selon le procès-verbal, la CFTC «désapprouve depuis toujours l’acharnement à l’égard de ce salarié»; l’Unsa «estime que le CE a engagé beaucoup d’énergie et de fonds, cet argent provenant de ceux qui nous ont élus et ne soutiendraient pas ce recours»; et la CFDT n’ose défier la CGT dans cette «affaire complexe qui pose des problèmes de conscience».

Du bouquet final

Le 18 décembre, les prud’hommes condamnent le CE de la SNCF à trois reprises pour licenciement abusif et/ou harcèlement moral de trois salariées. En soulignant la «simultanéité entre les faits et leur adhésion au syndicat Tous ensemble». L’une recevait des ordres de son employeur par mail le samedi soir. Une autre s’est vue menacée d’un «ça va se payer !» après avoir porté plainte pour délit d’entrave ; ou encore a été soupçonnée d’avoir transmis des pièces comptables à des journalistes (2) - d’où fouille et modification du code d’accès de son ordinateur. «Quelqu’un qui me traîne au tribunal, qui nourrit la polémique, je ne vais quand même pas lui cirer les pompes», rétorque un dirigeant du CCE. Mais cette punition contre des syndicalistes - fussent-ils vindicatifs - a coûté 134 000 euros au CCE, sous forme de dommages et intérêts. Les cheminots apprécieront.

(1) Le mensuel «Capital», en janvier, et «Libération», l’an dernier, avaient titré sur la «CGT, patron voyou». (2) Notamment à l’émission «Pièces à conviction», sur France 3, consacrée en 2008 à l’argent des CE.




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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 18:08

 

Total mis en examen pour corruption en France

Irak/pétrole contre nourriture.

Total a été mis en examen le 27 février pour corruption par un juge en France dans l'affaire dite "pétrole contre nourriture" en Irak, dans laquelle plusieurs personnalités ont été mises en examen pour corruption, a indiqué mardi à l'AFP le groupe pétrolier.

"Total a été mis en examen le 27 février", ont déclaré un porte-parole de Total et l'avocat du groupe Jean Veil. Dans son édition de mardi, le quotidien économique Les Echos fait état d'une mise en examen "début 2010 pour corruption ainsi que complicité et recel de trafic d'influence" par le juge Serge Tournaire.

"Cette décision relance la procédure judiciaire", a admis Me Veil. "Le juge a pris cette décision contre toute attente, alors que son prédécesseur et le parquet avaient jugé le contraire, au moins implicitement", a-t-il ajouté.

Selon lui, "aucune juridiction étrangère (suisse, américaine, ou australienne) qui ont été amenées à statuer, pas plus que le comité Volcker désigné par les Nations unies, n'ont considéré qu'il pouvait y avoir eu la moindre corruption dans ce dossier".

En septembre, le parquet de Paris avait requis un non-lieu pour l'ancien ministre Charles Pasqua et le PDG de Total, Christophe de Margerie, dans cette affaire, et le renvoi en correctionnelle de onze personnes.

Avec Total, ce sont 20 personnes physiques, dont l'une est depuis décédée, et deux entreprises, Vitol et Total, qui ont été mises en examen en France.

L'enquête ouverte en 2002 s'était orientée vers diverses personnalités françaises soupçonnées d'avoir perçu au début des années 2000 des commissions occultes sous forme d'allocations de barils de pétrole de la part du régime irakien de Saddam Hussein, en violation du programme de l'ONU "pétrole contre nourriture".

Ce programme visait à aider les Irakiens à survivre face aux sanctions internationales imposées au régime de Saddam Hussein après l'invasion du Koweït en 1990. D'une valeur totale de 64 milliards de dollars, il avait permis à l'Irak de vendre sous contrôle des Nations unies, de 1996 à 2003, des quantités limitées de pétrole et d'acheter en échange des biens pour sa population.

Mais le gouvernement irakien avait réussi à détourner des millions de dollars de cette entreprise, un scandale qui avait impliqué des dizaines d'entreprises et éclaboussé l'ONU.

La commission d'enquête dirigée par l'ancien président de la Réserve fédérale américaine Paul Volcker sur les dérapages et les malversations de ce programme avait mis en cause quelque 2.200 entreprises issues de 66 pays, dont la Russie , la France et la Chine. Parmi elles, près de 180 étaient françaises.

Des procédures ont été engagées dans plusieurs pays. En septembre, la société britannique Mabey and Johnson a été condamnée par la justice à une amende de 3,8 millions d'euros, notamment pour avoir versé des pots-de-vin au régime de Saddam Hussein dans le cadre du programme "pétrole contre nourriture".

http://www.romandie.com/ats/news/100406075247.9vvo8shs.asp



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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 17:56

 

http://www.no-sarkozy-day.fr/2010/04/comptes-rendus-des-reunions-de-coordination

Comptes rendus des réunions de coordination :

SAMEDI 17 AVRIL TROISIÈME RÉUNION DU NO SARKOZY DAY – ILE DE FRANCE POUR LA PREPARATION DE LA MANIFESTATION PARISIENNE DU SAMEDI 8 MAI 2010.

Membres présents : 14

ORDRE DU JOUR :

INTERNET : Tour de table sur la mise en place des outils internet et des techniciens dédiés. Validation de la fin du groupe No Sarkozy Day 27 mars Facebook au profit d’un groupe plus recentré sur l’action : L’Onde Violette groupe éponyme de l’association créée (http://www.facebook.com/group.php?gid=280340015994). Compte rendu sur l’avancement du site Onde Violette par Christophe, il sera disponible courant de semaine prochaine, ainsi qu’un Pay Pal pour les souscriptions à l’association.

MATÉRIEL : Tracts et affiches personnalisées, pour toute la France, seront prises en charge par Yannick. Les commandes de tee shirts pour les régions (moitié nord de la France) ont été planifiées, le Morbihan et la Sartre devraient recevoir dans de brefs délais leur livraison. Un point de vente des tee shirt dans Paris a été acté, le Délice Jaurès en relation avec Hassan a accepté de servir de point de vente et de promotion du mouvement.

AIDE À LA COORDINATION EN RÉGION : L’impératif de trouver des relais en région a été très sérieusement évoqué. Charge à tous de faire connaitre le mouvement à un niveau national, nous aiderons au mieux tous ceux qui se mobilisent partout en France. Catherine a fait un point précis des référents en région et a rappelé que certains départements restaient muets (34, 35, 42, 69 etc) et qu’un effort particulier devait être mené pour sensibiliser nos contacts partout.

ORGANISATION SUR LA RÉGION ILE DE FRANCE : Des campagnes de tractage, d’affichages, vont être coordonnées par Hassan. Il a également évoqué la création d’évènements ponctuels ; Trois dates ont été actées le 24 avril un flash mob pour la presse sera organisé, le 4 mai une conférence de presse à Paris sera planifiée et enfin, un dernier flash mob le 5 mai avant la grande manifestation du 8. Philippe a également évoqué des actions rapides près de l’AFP et des médias nationaux situés à Paris. L’organisation de la manifestation, heure, parcours, musique, service de médiation etc.. Ont été réglé. La rapide mise en place d’un atelier d’écriture national, reste un projet à concrétiser, afin d’élaborer un nouveau communiqué de presse.

Flash mob le samedi 24 avril à Paris à partir de 11 heures lieu à confirmer (Secteur Élysée ou Bastille), venez nombreux !!!

Le samedi 8 mai :

Rendez-vous à 14 heures Place de la République à Paris

Départ à 15 heures de la manifestation parisienne de la Place de la République à la Rotonde de la Place Jean Jaurès, Métro Jaurès ou Stalingrad

Assemblée populaire et écriture de cahiers de propositions et de doléances Place Jean Jaurès de 17 heures 30 à 19 heures 30.

Concert et Pique Nique Place Jean Jaurès de 19 heures 30 à 22 heures




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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 20:12

 

Construire un espace d ’échanges pour l’écologie populaire et la gauche de transformation sociale.

Les premiers signataires (liste en fin de texte)  réunis à l’initiative de Elise Lowy , Gilles Bénard , Jérôme Gleizes , Gilles Lemaire , Jacques Perreux , et Eros Sana ont pour ambition de créer un lieu de débat et d’élaboration politique qui permette que les cultures écologistes et de la gauche sociale et radicale, communiste, libertaire,… confrontent leurs différences, débattent et se fécondent.

Les initiateurs de ce texte sont impliqués dans la construction d’Europe écologie et leur démarche tient donc compte de leur volonté de contribuer au débat sur les orientations d’Europe écologie grâce à cette initiative.

Mais ils sont respectueux des autres démarches politiques; l’existence de lieux de confrontation de celles-ci ne peut qu'être fructueuse. Nous pensons que nous avons tous à y gagner.

Mais l’essentiel n’est peut être pas là. La marginalisation sociale et politique de couches et classes sociales entières notamment dans les quartiers populaires avec le cortège de discriminations, d’exclusions et d’exploitations qui accompagne la crise sociale nous oblige. Elle nous oblige à favoriser leur expression et à leur permettre de peser dans le débat politique.

Les animateurs des communistes unitaires et de la FASE ont tout d'abord envisagé de signer le texte puis décidé d'attendre en fonction de leurs échéances propres et de leur crainte d’apparaître rejoindre Europe écologie en signant cet appel. Répétons que ce n’est pas le projet des initiateurs du texte. Nous sommes engagés dans Europe écologie sans aucune restriction et comptons bien participer à cette nouvelle construction.

Mais par ailleurs nous souhaitons favoriser le débat et ne sommes en aucun cas dans une opération de débauchage. Maintenant qu’à terme cela permette de nouveaux rapprochements, l’avenir le dira.

Nous rencontrerons plusieurs des animateurs de l’ACU (Association Des communistes Unitaires) et de la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique) le jeudi 22 avril et nous envisagerons alors les meilleurs moyens de nous associer à l'organisation des débats de la journée du dimanche 23 mai à Paris. Ceux-ci nous ont déjà signalé leur intérêt à y être présents.

Le texte a circulé depuis trois semaines et a subi plusieurs modifications et nous avons tenté de tenir compte des remarques reçues autant que possible. Bien que surement imparfait, Il est diffusé maintenant dans cet état largement sur les listes internet.

Nous allons donc rentrer dans la préparation de la journée du dimanche 23 mai, des débats qui nous paraissent prioritaires et de l'organisation concrète de la journée. Une première réunion dimanche 11 avril a abordé cette question, une nouvelle réunion est prévue à ce sujet :

Samedi 17 avril à 15 heures
Mairie du deuxième arrondissement de Paris
8 rue de la Banque Métro Bourse

Nous faisons circuler ce texte sur toutes les listes internet et recueillons les signatures de ceux qui veulent exprimer leur soutien à cette démarche

Construisons un espace d ’échanges pour une gauche de transformation sociale et écologique

Nous sommes un certain nombre, signataires ci-dessous, à faire ce même constat : à l’issue de ce cycle électoral 2009-2010 marqué par une forte abstention populaire, par une remontée des scores du FN, par un mouvement de yoyo du Parti socialiste au plus bas aux élections européennes, reprenant la place de premier parti aux élections régionales, par l’ancrage de l’écologie politique comme troisième parti de France et enfin par la claque prise par Sarkozy, la crise sociale et politique persiste mais la situation politique a changé; la mise en échec de Sarkozy est possible.

Il s’agit donc pour nous de débattre des contenus d’une alternative politique dès maintenant et pour 2012, de façon à ne pas en rester à une alternance décevante et à inscrire cette perspective dans la nouvelle phase de l'alter mondialisme ouverte par les mobilisations à Copenhague.

Nous sommes dans le camp de celles et de ceux qui refusent l'ordre "naturel" du monde, qui combattent toutes les formes de domination et d'aliénation. Nous assumons la rupture avec les pensées traditionnelles de gauche et de droite (économicisme, productivisme, techno science...) tout en posant qu'une réelle prise en compte du rapport nature/être humain est incompatible avec le processus d'accumulation du capital dans un monde fini.

Croissance verte, capitalisme vert ou écologie populaire et gauche de transformation sociale ?

L’écologie politique, populaire et solidaire remet radicalement en cause les modèles de production et de consommation actuels. Elle lutte contre les inégalités de sexe, de genre, sociales et environnementales.

L’écologie populaire doit être une force capable de subvertir les dominations et les oppressions, de faire face à la crise économique, sociale, environnementale et démocratique et aussi pour éviter les désillusions du passé et les renoncements aux conséquences terribles pour le mouvement ouvrier, de construire une nouvelle gauche qui doit devenir une force et une alternative incontournable.

Nous avons certainement des responsabilités communes : il nous faut en débattre et débattre des stratégies.

Pour celles et ceux d’entre nous qui sont engagés dans le processus de construction d’Europe Ecologie, l'écologie populaire et solidaire n'est pas un slogan. Elle est une construction sociale. Il n'y a pas de possibilité de transformation sociale et écologique sans la constitution d'une base sociale. Les changements ne se font pas que par les institutions mais aussi par les mobilisations sociales, le travail de terrain dans nos quartiers, nos lieux de travail et nos lieux de vie ainsi que par toutes les actions modifiant dés maintenant les modes de vie de consommation et de production. C’est aussi « de la rue aux urnes » que doit s’installer l’écologie populaire en Europe.

La répartition des richesses est donc au cœur de notre démarche, tant il est vrai que ce sont nos modes de vie et de production actuels qui détruisent la planète et accroissent les inégalités au Nord comme au Sud.

Mais une nouvelle répartition des richesses ne peut pas faire l’économie d’une nouvelle définition de la richesse elle-même. La croissance à tout prix, au prix de la qualité de la vie, de la souffrance au travail, ou de la destruction de nos cadres de vie, est un problème, en aucun cas une solution.

De son côté, la social-démocratie ne promet rien d’autre que de gérer la crise. Elle apparait en panne de projet au moment où l’écologie apparaît comme un vecteur possible d ’émancipation collective et individuelle.

Notre volonté de contribuer aux débats de construction d’une alternative dans tous les lieux où nous sommes présents doit permettre que cette conception de l’écologie radicale prévale et soit confrontée et enrichie de l’apport d’autres militant-e-s et intervenants-e-s associatifs, syndicaux, sociaux et institutionnels de cultures différentes. Crise environnementale, injustices sociales, exclusions sous toutes ses formes, discriminations, inégalités hommes/femmes, et conflits postcoloniaux sont les différentes facettes d’une même crise, la crise du capitalisme dans sa phase néolibérale qui sévit désormais sur toute la planète et impose un ordre injuste. Face à une crise à plusieurs facettes, l’alternative ne peut être portée que par une multitude de visages !

Les signataires appellent à une rencontre le dimanche 23 mai 2010 à Paris pour confronter leurs analyses et envisager les suites à y donner. Le lieu et l’organisation de la journée seront communiqués ultérieurement.

premiers signataires:

Alain Coulombel, Alban Cormerais-Hybert, Anne Le Strat, Annie Lahmer, Armelle Chevassu, Benoist Magnat, Bernard Bosc ,  Charlotte Nenner , Christian Métairie, Dominique Liot, Elise Lowy , Emmanuelle Cosse, Eros Sana , Francine Bavay , Françoise Alamartine, Françoise Kieffé, Gérard Leras, Gérard Perreau Bezouille, Gérard Peuriere, Ghislaine Jeannot-Pages, Gilles Bénard , Gilles Lemaire , Hervé Le Crosnier, Jacques Boutault, Jacques Olivier , Jacques Perreux , Jacques Picard, Jérôme Gleizes , Jean Lafont, Jean Louis Pagès, Jean Luc Touly, Karima Delli, Laurent Lévy , Lisette Sudic, Mamadou Camara, Manuel Domergue, Martine Alcorta , Michel Bock, Michel Bourgain , Michel Wilson, Michèle Lemaitre, Monique Dental, Noêl Mamère, Patrick Farbiaz , Raoul Marc Jennar, René Louail, Sergio Coronado, Simon Imbert-Viel, Stéphane Bernard , Stéphane Lavignotte , Stéphane Weisselberg , Tarek Ben Hiba , Thomas Giry, Véronique Dubarry.




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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 20:16

 

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2681:la-question-sociale-en-europe&catid=6:articles&Itemid=11

http://www.medelu.org/spip.php?article394



La question sociale en Europe 

Ignacio Ramonet     

Sous le slogan "Halte à la pauvreté !", la Commission européenne a déclaré 2010 "Année de la pauvreté et de l’exclusion sociale". Il était temps, car il y a, au sein de l’Europe des Vingt-sept, quelque 85 millions de pauvres [1]... Un Européen sur six vit dans le besoin [2]. Et la situation continue de se dégrader à mesure que s’élargit l’onde expansive de l’explosion de la crise.

La question sociale vient se replacer au coeur du débat. La colère populaire se manifeste contre les Plans d’austérité en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Irlande, en Islande, etc. Des grèves et des protestations violentes se multiplient. De nombreux citoyens expriment également leur refus de l’offre politique (l’abstention et le vote blanc atteignent des niveaux record) ou une adhésion à l’égard de divers fanatismes (l’extrême droite et la xénophobie progressent). Parce que la pauvreté et le désespoir social mettent aussi en crise le système démocratique. Faut-il s’attendre à un explosif printemps du mécontentement européen ?

En France, environ 13% de la population, soit un peu plus de huit millions de personnes, vivent déjà sous le seuil de pauvreté. Avec des cas particulièrement révoltants comme celui des "sans domicile fixe"(SDF), niveau maximum de l’exclusion sociale. Selon la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), il y avait en France, en 2007, quelque 200.000 SDF (ils étaient plus d’un demi million au sein de l’Union européenne). Chiffres qui auraient connu, en 2008 et 2009, une augmentation spectaculaire en raison de la brutalité de la crise. Chaque hiver, ses centaines de SDF meurent dans la rue... [3]

Qui sont ces pauvres d’aujourd’hui ? Des agriculteurs exploités par les grands réseaux de distribution, des retraités isolés, des femmes élevant seules des enfants, des immigrés, des jeunes avec des "emplois jetables", des couples avec enfants vivant avec un seul SMIC, et bien entendu la grande cohorte des actifs que la crise vient de jeter à la rue. Il n’y a jamais eu autant de personnes à la recherche d’emploi dans l’Union européenne : 23 millions (cinq millions de plus qu’en 2008). Le pire c’est que la violence du chômage frappe surtout les jeunes. En Espagne, par exemple, pays qui possède le taux le plus catastrophique d’Europe, le chômage des jeunes frappe 44,5% des moins de 25 ans ; en France, 24,5% (la moyenne européenne se situant aux alentours de 20%).

Si la question sociale se pose aujourd’hui de manière aussi dramatique c’est parce qu’elle vient se superposer à la crise de l’Etat-providence. Depuis la fin des années 1970 et l’essor de la globalisation économique, nous sommes sortis du cycle du capitalisme industriel pour entrer dans l’ère du capitalisme ultralibéral dont la dynamique profonde est la désocialisation, la destruction du contrat social. Les principes de solidarité et de justice sociale ont été jetés aux orties.


La principale transformation s’est produite dans le domaine de l’organisation du travail. Le statut professionnel des salariés s’est radicalement dégradé. Dans un contexte caractérisé par le chômage de masse, la précarité a cessé d’être un "mauvais moment à passer en attendant un emploi fixe", et est devenue un état permanent. Ce que le sociologue Robert Castel appelle : le "précariat" [4], une nouvelle condition infrasalariale qui s’est étendue à toute l’Europe. Au Portugal, par exemple, un "salarié" sur cinq est déjà recruté sur la base d’un contrat appelé "recibo verde" (reçu vert). Même s’il travaille depuis des années dans la même entreprise ou la même usine, à plein temps, son employeur n’est qu’un simple "client" auquel le travailleur facture un "service". Le "client" pouvant, à n’importe quel moment, sans aucune indemnité, rompre le contrat, ce fameux "reçu vert".

Une telle dégradation du statut des salariés élargit le fossé des inégalités. Un nombre de plus en plus grand de personnes (surtout des jeunes) se retrouve, de fait, exclu du système de protection (la sécurité sociale) de l’Etat-providence. Le système du "précariat" isole les travailleurs, les marginalise, les brise. Combien de suicides de salariés sur leur lieu de travail ? Abandonnés à eux-mêmes, mis en concurrence féroce chacun contre tous les autres, les individus vivent désormais dans une sorte de jungle. Ce qui désoriente les syndicats, jadis puissants mais souvent tentés aujourd’hui de collaborer avec les organisations patronales.

L’efficacité économique - conçue, exclusivement, en termes de bénéfices toujours accrus et de marges toujours positives - est devenue l’idée fixe, l’obsession centrale des entreprises. Celles-ci déchargent de plus en plus sur l’Etat leurs obligations de solidarité. A son tour, l’Etat - harcelé par la doctrine néolibérale qui lui dicte de réduire impérativement ses dépenses - dévie ces impératifs de solidarité vers les Organisations non gouvernementales (ONG) ou les réseaux humanitaires privés. De telle sorte que l’économique et le social s’éloignent durablement l’un de l’autre. Et l’écart entre les deux devient de plus en plus scandaleux.

Par exemple, en Espagne, alors que le nombre de chômeurs atteignait, en 2009, le nombre de 4,5 millions (3,1 millions en 2008), les entreprises cotées en Bourse distribuaient à leurs actionnaires 32,3 milliards d’euros de bénéfices (19% de plus qu’en 2008). Au sein de l’Union européenne, en plein désastre économique, les profits des dix principales banques ont dépassé, l’an dernier, les 50 milliards d’euros...

Comment cela est-il possible ? Voici l’explication : dès l’explosion de la crise bancaire, à l’automne 2008, les Etats, via leurs banques centrales, ont prêté massivement, à des taux d’intérêt très faibles, aux banques privées en difficulté. Celles-ci ont utilisé ces masses d’argent bon marché pour prêter à leur tour, à des taux beaucoup plus élevés, aux familles, aux entreprises, aux spéculateurs... et aux Etats eux-mêmes.

Faisant ainsi des profits exceptionnels. Conséquence : plusieurs Etats - la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne... - se retrouvent maintenant très lourdement endettés, affaiblis et attaqués par des acteurs financiers (banques, spéculateurs, etc.) largement responsables de la crise de 2008... et que les Etats avaient contribué à sauver de la banqueroute. Des Etats contraints de surcroît d’imposer des plans d’austérité drastiques à leurs citoyens pour satisfaire les exigences des spéculateurs. Ce qui met en fureur des millions de salariés européens.

Ainsi, dans des sociétés où la cohésion sociale vole en éclats, les riches continuent de s’enrichir pendant que le nombre de chômeurs et de précaires explose. Combien de temps les gens supporteront-ils une telle situation ? Le Fonds Monétaire International (FMI), fidèle serviteur de la finance mondiale, n’a-t-il pas lui-même averti, le 17 mars dernier, que si le système financier n’est pas réformé "il y aura des révoltes sociales" ?

Notes:

[1]  Est considérée comme "pauvre", la personne qui vit avec moins de 50% du Revenu médian d’un pays donné. En France, le seuil de pauvreté se situe à 2 000 euros par mois pour un couple avec deux enfants.

[2]  Cf. The Social Situation in the European Union 2007, Bruxelles, 2008 (http://ec.europa.eu/employment_social/spsi/reports_social_situation_fr.htm).

[3]  Selon Christophe Louis, président du collectif Morts de la rue, le nombre des SDF morts "dans la rue ou des suites de la vie dans la rue" en France s’élevait, en 2008. à 359, soit presque un mort par jour...

[4]  Robert Castel, Les Métamorphoses de la question sociale, Gallimard, col. Folio, Paris, 1999.




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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 19:55

 

Compte rendu de la réunion UCIJ du lundi 12 avril 2010

Présents : Attac, Fasti, Union Syndicale Solidaires, la Fase, MRAP, ATTAC 9-10ème, PG, Rajfire, NPA, CSP92, CSP Montreuil, CSP75, Collectif de soutien Montreuil, Lutte ouvrière, RESF 38, Cette France-là , Sud Education, RESF, Gisti, Alternative libertaire

CETTE FRANCE LA

Antonin nous a expliqué les objectifs du travail réalisé par le collectif qui a édité pour la deuxième année le livre cette France là, qui aborde la réalité de l’immigration au travers de témoignages de personnes, de déconstruction des discours officiels, de données sur la réalité et des valeurs en question.

Le collectif a alerté une quinzaine de parlementaires (PC,PS,PG,Verts, Modem et UMP) du Parlement européen, de l’Assemblée nationale et du Sénat pour mettre en place une mission d’audit, qui va demander un statut officiel mais risque fort de ne pas l’obtenir. Cette mission se penchera sur la réalité de la politique menée et ses effets en auditionnant fonctionnaires, associations, migrants,…

Le collectif est prêt à participer à des réunions publiques pour mettre à disposition les résultats de son travail. Il lui a été demandé de communiquer sur l’appel à pétition qu’il a lancé.

GREVE DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS


La grève des travailleurs sans papiers entre dans son septième mois. Rappelons que la stratégie choisie par le mouvement était de faire grève pour obtenir des patrons les promesses d’embauche (sous forme de document administratif CERFA) au nom réel des travailleurs et pour que ces employeurs fassent pression sur le gouvernement notamment sur le ministre du travail.

L’objectif en ne déposant pas de dossiers était d’obtenir une nouvelle circulaire plus favorable.

Or si de nombreuses promesses d’embauche ont été obtenues, si des associations patronales ou des employeurs ont accepté de débattre avec les syndicats représentant les grévistes et de réclamer avec eux une nouvelle circulaire, Besson reste intraitable et le ministère du travail refuse de se substituer à lui.

Cette longue grève plonge dans la précarité les grévistes, qui ne peuvent plus payer, loyers, quittances EDF,… d’autant plus que les soutiens ne sont pas assez nombreux, les quêtes rassemblent moins de fonds,… Beaucoup de grévistes demandent donc que les dossiers soient préparés et déposés, d’autant que les CERFAS n’ont qu’une validité limitée.

Entre syndicats et dans le mouvement de soutien, mais parmi les grévistes le débat sur la stratégie à suivre est important.

Il est donc d’autant plus important que le rassemblement de soutien qui devrait avoir lieu samedi 17 à 14H soit important. Soyez attentifs aux appels et nombreux à y répondre.

Mercredi 14 avril à 14 heures 30 un rassemblement devant l’entreprise MIT au 185 rue de Bercy a lieu.

Jeudi 15 avril 14 heures 30 contre le patron d’extrême droite de Multipro un autre au métro Ménilmontant.

Le soutien aux grèvistes est essentiel

 

 

MARCHE DES COLLECTIFS DES SANS PAPIERS PARIS NICE 

Les collectifs de sans papiers regroupés dans le Ministère de la régularisation de tous les sans-papiers ont décidé de faire une marche de Paris à Nice du 1er mai au 30 mai prochain. 80 marcheurs vont faire neuf cent kilomètres à pied.

Un appel de soutien à la marche circule et est reproduit ci-dessous :

Nous soutenons les sans papiers en marche pour la régularisation !

A Nice les 31 mai et 1er juin se tient un sommet pour commémorer le cinquantième anniversaire des indépendances des pays africains.

Les Collectifs de sans papiers réunis dans le Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers ont décidé de marcher de Paris à Nice pour réclamer la régularisation des sans papiers qui vivent et travaillent en France.

Beaucoup viennent des pays africains qui ont gagné leur indépendance en 1960.

Malheureusement le colonialisme de la France qui avait abondamment pillé les ressources, utilisé les peuples comme réservoir de main d’œuvre a continué à travers des rapports néocoloniaux. Les pays ne se sont pas développés et les habitants ont dû migrer pour nourrir leurs familles.

L’agriculture exportatrice européenne et le mode de développement des pays riches a accéléré le réchauffement climatique qui, dans les pays subsahariens, a diminué les pluies des moussons, et a contraint les paysans à fuir les campagnes, aller végéter dans les villes ou migrer vers l’Europe.

Le gouvernement français est responsable de cette situation, trop souvent les gouvernements africains sont complices de cette politique. Ainsi les Accords de réadmission signés par trop de pays organisent avec l’Europe forteresse de la directive de la honte « la chasse aux migrants » et leur expulsion.

Assez de ces traitements indignes !

Gouvernements africains arrêtez de collaborer !

Gouvernement français, régularisez les sans papiers !

Nous associations et organisations signataires appelons à constituer des collectifs dans toutes les villes étapes pour soutenir et accueillir les marcheurs qui durant le mois de Mai iront de Paris à Nice.

Sont actuellement signataires : Attac, Droits devant, Fasti, Gisti, MRAP, RESF, Assouevam, Union Syndicale Solidaires, Fédération Sud éducation, Emancipation, ACORT, ATMF, FTCR, Maison des Etudiants de Côte d'Ivoire, Alternative libertaire, les Alternatifs, Association des communistes unitaires, la FASE, NPA, les Verts, CSP75, CNSP, Alif Sans Papiers, CSP Montreuil

La FSU, le PS, le PCF, le PG, La CGT, la LDH, la CIMADE ont été sollicités. Nous attendons leurs réponses.

Cette marche est l’occasion dans les villes étapes et sur le parcours de provoquer le débat sur les politiques de l’immigration, la nouvelle loi Besson et le soutien aux sans papiers. Les organisations signatrices et les collectifs de sans papiers appellent à la création de collectifs dans les villes étapes.



MOBILISATION CONTRE LE PROJET DE LOI BESSON

 

A ce jour nous ne savons pas quand le projet de loi passera en première lecture à l’Assemblée nationaleDes associations compétentes sur les questions de droit de l’immigration se sont réunies pour réaliser une analyse détaillée du projet de loi sur l’immigration : Cimade, Adde, Anafe,SAF,Migreurope, Fasti, Mrap, LDH, RESF, Gisti,…

Un texte d’analyse détaillé sera prêt jeudi 15 avril organisé en 8 parties : zone d’attente, éloignement, asile, travail+carte bleue, outremer, jeunes majeurs, citoyenneté, délit de solidarité. Un texte plus synthétique et « grand public » sera diffusé fin avril.

Le collectif UCIJ a pris les décisions suivantes :

Ouvrir largement le collectif pour remplir cette fonction pour laquelle il a été créé de faire connaitre et mobiliser sur ces projets de loi à répétition qui durcissent toujours plus le CESEDA. (6 ème depuis 2002) donc LA REUNION DU LUNDI 3 MAI 19 h au GISTI sera consacrée à la mobilisation sur le projet de loi Besson et proposée à toutes les associations.

L’UCIJ proposera la tenue d’une réunion publique importante à Paris deuxième quinzaine de mai et appelle à ce que se tiennent des réunions publiques dans toute la France durant le mois de mai. Nous nous organiserons pour proposer des personnes pouvant les animer à la demande.

L'UCIJ met en place une nouvelle liste d'échanges "combattre le projet de loi Besson". Le Gisti gère cette liste; trois personnes par association ou organisation peuvent être inscrites. "Adressez les adresses" ;-) à Violaine Carrère <carrere@gisti.org>.

L’UCIJ avec le collectif des associations hautement compétentes en ce qui concerne le droit des étrangers réalisera un document synthétique grand public et une trame d’exposé du projet de loi.

Enfin l’UCIJ propose de faire une journée nationale d’action décentralisée le samedi 19 juin



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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 19:45

 

http://www.socialisme-2010.fr/appel20/doc02.html#politistarrin



Lettre au directeur de Politis, par Jean Michel Tarrin, le 13 avril 2010

Fidèle lecteur de Politis et appréciant autant l’engagement de ce journal que son objectivité, je tiens à signaler les dérives partisanes d’un de vos collaborateurs.

En effet Michel Soudais, rédacteur en chef adjoint de Politis, qui s’occupe particulièrement  de la gauche française et du PG précisément, censure toutes les informations concernant la crise du Parti de Gauche.

Je vous donne en vrac quelques éléments qui prouvent que cette crise existe

Le congrès du Parti de Gauche est reporté pour la deuxième fois,

Il n’y a eu aucune consultation des adhérents quant à la stratégie électorale,

Les « parachutages » se sont multipliés  pour les élections régionales : ainsi la conseillère municipale PG de Colombes a été imposée comme chef de file PG dans l’Oise. Ce qui a entraîné le départ de la majorité des adhérents du PG de l’Oise,

La moitié des adhérents des Alpes Maritimes a quitté le PG suite à des dysfonctionnements bureaucratiques,

La quasi-totalité des adhérents d’Argenteuil (95) a quitté le PG suite à un « parachutage » lors d’une élection cantonale et suite au non-respect des décisions prises par les adhérents,

Le Parti de Gauche s’est transformé en « parti de Mélenchon », relayé par Michel Soudais qui illustre systématiquement ses articles de photos de Mélenchon comme si le PG se réduisait à son président,

La direction du PG « propose » systématiquement des candidatures « officielles »  lors des élections internes, les candidatures venant des comtés de base sont rejetées sans explication

Les propositions d’amendements aux textes soumis aux militants, amendements proposés par les comités de base, ont été purement et simplement mis à la poubelle,

Les sanctions disciplinaires se sont multipliées et sans procédure d’appel,

Le droit de tendance demeure interdit.

Par ailleurs, ce journaliste (Michel Soudais) qui ne tarit pas d’éloges sur Mélenchon est adhérent du PG et participe activement à la mise en place d’une politique anti démocratique au sein du PG : il a traduit devant la commission des conflits des camarades des Hauts de Seine notamment au motif d’ « ouvrir systématiquement les réunions aux sympathisants ». La direction du PG lui a emboîté le pas et a « mis sous tutelle » les 140 adhérents du PG des Hauts-de-Seine.

Pour conclure : quelle que soit la pertinence des analyses élaborées par le PG, le fonctionnement bureaucratique de ce parti l’empêche de jouer un rôle moteur dans la construction d’un Front de Gauche pluraliste, démocratique et anticapitaliste.

Je vous demande de bien vouloir publier cette lettre tout en restant à votre disposition pour vous fournir de plus amples informations.

Cordialement

Jean Michel TARRIN, ex-secrétaire du PG 92 Nord         



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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 18:24
PAJU (Palestiniens et Juifs Unis) no 479, le 16 avril 2010

Arrêter le blocus à Gaza

Une coalition pour arrêter le blocus à Gaza : Plus de 500 passagers venant de plus de 20 pays seront à bord et 5 000 tonnes de fret, notamment du ciment, des maisons préfabriquées, d’autres matériaux de construction, de l’équipement médicale et des fournitures scolaires seront remis aux palestiniens de Gaza.

Istanbul, Turquie - Suite à des mois de préparation, une coalition rassemblant un nombre d’organisations et de mouvements travaillant pour briser le blocus israélien sur Gaza a été annoncée le 4 avril à Istanbul.

La coalition, composée de l’organisation IHH (Insani Yardim Vakfi) basée en Turquie, la Campagne Européenne pour lever le siège de Gaza (sigle en anglais: ECESG), la campagne Greek Ship to Gaza (Bateau Grec pour Gaza), la campagne Swedish Ship to Gaza (Bateau Suédois pour Gaza) et le Mouvement Free Gaza, va envoyer, le mois prochain à Gaza, une flottille de bateaux transportant du fret, des médias, des parlementaires, des célébrités et des activistes. La flottille sera composée d’au moins huit bateaux, dont trois de fret.

Ils quitteront les ports européens à partir du 3 mai pour arriver à Gaza plus tard dans le mois. Le Mouvement Free Gaza a envoyé des bateaux à Gaza depuis août 2008 en s’associant avec des organisations et des activistes du monde entier pour ces missions. En décembre 2009, l’IHH était à la tête d’un convoi pour Gaza qui a amené des tonnes d’aide humanitaire et du ravitaillement. En janvier 2010, la Campagne Européenne a amené 50 parlementaires à Gaza en solidarité avec le peuple palestinien et pour témoigner de la dévastation causée par les politiques illégales d’Israël.

Pendant ce temps, les mouvements "Ship to Gaza" en Grèce et en Suède ont mené des campagnes de sensibilisation et ont collecté des fonds pour cette mission et pour l’acquisition de matériaux qui seront transportés à Gaza.

Grâce à cette coalition, ces organisations pourront maximiser leurs ressources, expériences et engagements pour en finir avec le siège illégal de Gaza. Alors même qu’Israël continue quotidiennement à persécuter les palestiniens, par cette action, nous éveillerons la conscience du monde sur les crimes commis contre les palestiniens.

Adapté de « Coalition to Break the Blockade on Gaza Announced » publié par « Mouvement Free Gaza », www.freegaza.org

Distribué par Palestiniens et Juifs Unis

www.pajumontreal.org




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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 18:14

 

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/04/14/france-televisions-le-mefait-du-prince_1333364_3232.html

Edito du Monde

France Télévisions : le méfait du prince

LE MONDE | 14.04.10 | 13h52

A l'heure du bilan, le dossier France Télévisions apparaîtra, à l'évidence, comme l'un des plus emblématiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy et de sa "méthode" de gouvernement. Tout y est : fait du prince, bricolage et copinage.

Résumons, pour ceux qui n'auraient pas suivi ce feuilleton. Le 8 janvier 2008, le président de la République surprend tout le monde. Sans prévenir les principaux intéressés, dont le patron de France Télévisions, Patrick de Carolis, il annonce la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. C'est pour leur bien, assure-t-il : plutôt que de lutter à armes inégales avec le privé sur le terrain commercial, elles pourront se consacrer entièrement à la qualité de leurs programmes.

Une commission, présidée par le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, est chargée de ficeler l'affaire. Trois mois plus tard, ses conclusions sont écartées par le chef de l'Etat, qui fixe ses conditions : la suppression de la publicité sera effective après 20 heures dès le 1er janvier 2009 et totale à la fin de 2011. En outre, Nicolas Sarkozy décide qu'à l'avenir les patrons de l'audiovisuel public (France Télévisions et Radio France) seront nommés directement par lui et non plus par le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Ce double fait du prince est entériné par une loi du 5 mars 2009.

Mais bien des aspects du dossier restent confus. Comment compenser le manque à gagner pour France Télévisions ? L'augmentation de la redevance ayant été écartée par M. Sarkozy, une taxe acrobatique est prévue, dont tout laisse penser qu'elle n'aura pas l'aval de Bruxelles. Que faire de la régie publicitaire de France Télévisions, à terme inutile ? La vendre à qui en veut. C'est avec Stéphane Courbit, associé à Publicis, que Patrick de Carolis est fermement invité à engager une négociation exclusive. Qu'il soit producteur de télévision et que cela risque de créer un conflit d'intérêts( "un problème déontologique", selon le ministre de la culture lui-même) est sans importance : M. Courbit n'est-il pas un ami du chef de l'Etat, soutenu de surcroît par Alain Minc, très écouté à l'Elysée et en affaires avec M. Courbit ?

Les derniers épisodes donnent la mesure du bricolage. Compte tenu de l'état calamiteux des finances publiques, des voix dans la majorité, dont celle de M. Copé, s'interrogent sur l'utilité de supprimer complètement la publicité sur les chaînes publiques. Cela changerait évidemment les paramètres de la cession de la régie publicitaire.

Coup de théâtre le 13 avril : devant tant d'incertitudes, le patron de France Télévisions, contre l'avis des représentants de l'Etat, décide de suspendre sine die la négociation avec M. Courbit. Patrick de Carolis, dont le mandat s'achève en août, sait ses jours comptés. Le nom de son successeur circule déjà avec insistance : c'est un autre "chouchou" du président, Alexandre Bompard, actuel patron d'Europe 1.

Nicolas Sarkozy avait promis une "démocratie irréprochable" et un "Etat impartial". Chacun jugera.

Article paru dans l'édition du 15.04.10



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