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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 20:14

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/11/07/accord-du-hezbollah-pour-la-formation-d-un-nouveau-gouvernement-libanais_1263958_3218.html#xtor=AL-32280151


Accord du Hezbollah pour la formation d'un nouveau gouvernement libanais

LEMONDE.FR avec AFP | 07.11.09 | 09h40

Après cinq mois de difficiles négociations avec le premier ministre désigné Saad Hariri, le camp mené par le Hezbollah a donné son accord pour la formation d'un nouveau gouvernement au Liban. "Les participants à la réunion se sont mis d'accord sur la formation d'un gouvernement d'union nationale conformément aux règles approuvées durant les négociations", indique le Hezbollah dans un communiqué.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui participait à cette réunion, ainsi que son allié chrétien Michel Aoun et son allié chiite, le président du Parlement Nabih Berri, ont espéré que "cette initiative soit pour le bien du Liban et de son peuple", selon le communiqué. Le nouveau gouvernement d'union nationale se faisait attendre depuis les législatives du 7 juin.

Les parties étaient d'accord sur la formule de répartition des portefeuilles (15 ministres pour la majorité, 10 pour la minorité et cinq ministres "neutres" choisis par le président de la République), mais les consultations bloquaient sur les noms de certains ministres et la nature des portefeuilles accordés à la minorité. Cette formule "15 + 10 + 5"  sera maintenue", d'après un source proche de l'entourage de M. Hariri. Une autre source, à la présidence de la République, a affirmé que le chef de l'Etat, Michel Sleimane, "était optimiste quant à la formation imminente du gouvernement".

La presse libanaise était aussi optimiste. "Le nouveau gouvernement est désormais sur le point de naître", titrait samedi le quotidien An Nahar, proche de la majorité. "La rencontre Berri-Aoun-Nasrallah-Frangieh fait naître le gouvernement de Hariri", titrait de son côté le quotidien proche de la minorité As Safir. Selon le quotidien francophone L'Orient-Le Jour, "les décrets de formation du nouveau gouvernement seraient pour demain (dimanche) au plus tard".

Le gouvernement d'union nationale est une revendication de l'opposition qui refuse que la majorité s'arroge les décisions importantes, notamment sur la question de l'arsenal du Hezbollah. Les deux camps s'accusaient mutuellement de blocage, la majorité estimant que le minorité est inféodée à Damas et Téhéran, tandis que celle-ci accuse l'autre camp d'obéir aux ordres de Washington et de Ryad.





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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 19:08

http://lariposte.com/Trois-amendements-au-document-de-congres-de-la-CGT-1279.html


Trois amendements au document de congrès de la CGT

Nous publions ci-dessous trois résolutions destinées à amender le texte d’orientation du 49ème Congrès de la CGT. Nous les soumettons à l’attention des militants CGT, qui peuvent s’en inspirer dans le travail de discussion et d’amendement préalable au congrès.

Résolution n°1 – Remplace les paragraphes I-131 à I-157

Le capitalisme traverse sa plus grave crise internationale depuis la récession mondiale du début des années 30. C’est une crise classique de surproduction, qui a été précédée d’une spéculation financière massive. Les mesures de « relance » désespérées des gouvernements ne peuvent provoquer, au mieux, qu’un répit temporaire. Les capitalistes sont dans l’impasse, et ils s’acharnent surtout à faire payer la crise aux salariés, aux jeunes, aux chômeurs et aux retraités.

La reprise économique se fera au prix de la destruction d’une grande partie de l’appareil de production – accompagnée d’une explosion du chômage de masse – et de la casse des acquis sociaux. L’éclatement du code du travail, l’extension des contrats précaires, la baisse des revenus, la remise en cause des droits syndicaux et la dégradation des conditions de travail sont à l’ordre du jour.

Pour la CGT, cette perspective est inacceptable. Elle entend développer des luttes visant à la défense des intérêts des travailleurs, dans la perspective d’une rupture avec le capitalisme.

1) Les salariés ne peuvent tolérer le développement du chômage de masse. Il signifie l’extension de la grande misère et la dégradation constante des conditions de salaire et de travail de ceux qui conservent un emploi. Le droit au travail est un droit fondamental. Le congrès de la CGT s’oppose aux fermetures d’entreprises. Notre mot d’ordre : l’occupation et la nationalisation, sous le contrôle des salariés, des entreprises menacées de fermeture.

2) La CGT milite également pour un vaste programme de travaux publics, de façon à répondre aux besoins de la population en matière d’hôpitaux, d’écoles, de routes, etc., et à embaucher des chômeurs pour les construire. Dans le même temps, par une réduction de la semaine de travail, sans perte de salaire, il faut partager le travail disponible entre tous les travailleurs.

3) Il faut en finir avec le secret bancaire, ouvrir les comptes des entreprises. Les travailleurs doivent tout savoir de la spéculation, des escroqueries comptables, des transactions crapuleuses, des profits et des bonus faramineux.

4) Face à la crise et à ses conséquences désastreuses, il faut que les salariés prennent le contrôle de l’économie. En premier lieu, l’ensemble du système bancaire et financier doit être arraché des mains des spéculateurs. Il faut mettre un coup d’arrêt aux plans de sauvetage pour les riches. Il faut nationaliser les banques et les institutions financières, sous le contrôle et la gestion démocratique des salariés.

5) Le congrès de la CGT revendique également des salaires et des pensions décents pour tous. Ces revenus doivent être indexés sur le coût de la vie, à partir d’indices des prix élaborés par les syndicats.

Résolution n°2 - Remplace les paragraphes II-111 à II-120

Au cours de la dernière période, la CGT a appelé à cinq journées de mobilisation interprofessionnelle, en cinq mois, dans le cadre d’une intersyndicale regroupant les huit principales confédérations syndicales du pays. Des millions de travailleurs se sont mobilisés, à ces occasions. Cependant, ces journées d’action n’ont pas fait reculer le gouvernement et le patronat. La remise en cause des droits et des conditions de travail des salariés, le démantèlement des services publics et la destruction massive d’emplois se sont poursuivis. Dans ce contexte, il ne faut pas s’étonner de la diminution sensible du nombre de participants aux mobilisations interprofessionnelles. Les deux dernières journées de mobilisation – les 13 juin et 7 octobre – ont été des échecs prévisibles. Beaucoup de salariés refusent de perdre une journée de salaire « pour rien ».

1) Le congrès prend acte de cet échec et propose un changement de stratégie. Les capitalistes et le gouvernement sont engagés dans une lutte implacable contre les conquêtes sociales précédemment gagnées par la classe ouvrière. Il ne peut y avoir de « partenariat social », sur cette base. Quant aux « journées d’actions », elles ont épuisé leur potentiel. Le congrès décide donc d’orienter l’ensemble des organisations CGT vers la préparation d’une grève générale reconductible, comme seul moyen de faire plier le gouvernement.

2) Les organisations CGT doivent toujours rechercher l’unité syndicale. Mais l’objectif de l’unité syndicale ne doit pas être un frein à la mise en œuvre d’une stratégie propre à la CGT, sur la base de ses propres revendications. Si l’unité syndicale signifie la limitation de l’action syndicale au dénominateur commun le plus bas, elle devient contre-productive. Sans jamais fermer la porte à des actions communes avec les autres confédérations syndicales, la CGT doit systématiquement préparer les salariés à la nécessité d’un mouvement de grève reconductible. Il faut dire la vérité aux salariés sur les limites de la stratégie des « journées d’action » – et en tirer toutes les conséquences stratégiques qui s’imposent.

3) Les négociations avec le patronat et le gouvernement n’ont de sens que sur la base d’un rapport de forces susceptible de les contraindre à reculer. Sans cela, les négociations et autres « consultations » servent le pouvoir en semant des illusions, chez les salariés, sur la possibilité de satisfaire nos revendications au moyen de simples discussions. Le congrès décide que la participation de la CGT à des consultations et des négociations avec le gouvernement sera conditionnée à la construction d’un rapport de forces susceptible de lui arracher des concessions. Et encore une fois, ce rapport de forces ne peut être établi que par un mouvement de grève reconductible.

Résolution n°3 – Remplace les paragraphes II-121 à II-138, III-64 à III-89, III-105 à III-122, III-139 à III-169 et III-179 à III-185.

Dans la période actuelle, les travailleurs ont plus que jamais besoin d’une CGT puissante, engagée avec détermination dans la lutte pour la défense de leurs salaires, de leurs droits et de leurs conditions de travail. Les capitalistes et leur gouvernement cherchent à affaiblir le mouvement syndical en l’intégrant à l’appareil d’Etat. Pour faire face à ces attaques et à ces pressions, il faut renforcer et démocratiser davantage notre organisation, à tous les niveaux.

1) Les adhérents CGT doivent contrôler leurs dirigeants et leurs représentants, qui doivent être élus et révocables. Les délégués et représentants syndicaux doivent être systématiquement élus par les adhérents de leur section syndicale. Des assemblées générales de syndiqués doivent être régulièrement tenues afin de nourrir les débats sur les revendications et la stratégie de la CGT. Il faut garantir un contrôle démocratique des élus et mandatés. Les délégués aux congrès – à quelque niveau que ce soit – doivent être formellement élus par leur base syndicale, au terme d’un débat démocratique dûment organisé.

2) Les adhérents CGT doivent pouvoir bénéficier d’une meilleure formation militante. C’est la condition d’un militantisme syndical de lutte et du contrôle démocratique de l’organisation par ses adhérents. La CGT doit être une école d’éducation populaire capable d’organiser de larges couches du salariat pour mener des luttes et les préparer au contrôle démocratique des entreprises et de l’économie. Dans cette perspective, il faut renforcer les structures interprofessionnelles que sont les Unions Locales des syndicats CGT.

3) La direction de chaque organisation CGT doit défendre un programme militant capable de mobiliser les travailleurs pour la défense de leurs emplois et de leurs conditions de vie. Tout en étant placés sous le contrôle démocratique des bases syndicales, les exécutifs doivent être en mesure de proposer un plan d’action. Ils ont aussi la responsabilité de garantir une coordination de ces plans d’action avec les différentes structures CGT, dans le souci de bâtir un rapport de forces victorieux.

4) Les nouvelles règles de représentativité syndicale renforcent le contrôle de l’Etat sur le mouvement syndical, dans les entreprises, et portent atteinte au libre choix des adhérents dans l’élection de leurs représentants. Le congrès rappelle que les représentants du syndicat dans l’entreprise doivent être placés sous le contrôle des adhérents de la CGT – et non de l’Etat. La CGT gagnera en audience auprès des salariés par la justesse de ses idées et par sa capacité à créer des conditions de luttes victorieuses, et non par la conclusion d’accords avec le patronat, sous l’égide de l’Etat. Le congrès décide de retirer la signature de la CGT de la « Position commune » du 9 avril 2008, qui est contraire aux principes d’un syndicalisme de lutte indépendant de l’appareil d’Etat.

5) La CGT demande l’abolition de toute la législation anti-syndicale en vigueur dans les entreprises de moins de cinquante salariés, et revendique le droit de constituer des sections syndicales et de désigner des délégués syndicaux dans tous les lieux de travail. La CGT revendique enfin l’abolition de toute limitation du droit de grève – notamment s’agissant des transports et de la fonction publique.

La Riposte
Publication : mardi 3 novembre 2009
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 19:00

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Cirepal.291009.htm


Nous n'oublions pas : il y a 53 ans, le massacre de Kfar Qâssem

« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », c’est le mot d’ordre scandé et écrit sur les banderoles des participants à la marche commémorative, le 29 octobre 2009. Ils sont venus par milliers, de toute la Palestine occupée en 48 (ce qui est nommé Israël) à Kfar Qassem, des Palestiniens qui ont décidé d’affronter le pouvoir sioniste à chaque moment de leur histoire.

Il y a 53 ans, le 29 octobre en 1956, les sionistes commettent un massacre dans la petite ville tranquille de Kfar Qâssem, située dans le Triangle, région proche de la Cisjordanie. Plus de 50 personnes sont froidement assassinées, la plupart des ouvriers qui rentraient chez eux après leur dure journée de travail. Cet horrible massacre sera justifié par les sionistes de l’époque (les dirigeants travaillistes) par la crainte de l’Egypte, au moment où Israël se lançait avec la France et la Grande-Bretagne dans l’agression tripartite contre ce pays arabe dont le dirigeant nationaliste Abdel Nasser avait décidé de nationaliser le pétrole.

« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », car l’Etat sioniste est un Etat colonial construit sur la terreur et les massacres. Bien avant 1956 et le massacre de Kfar Qâssem, il (en tant qu’Etat ou bandes armées) avait commis des dizaines d’autres massacres, aussi horribles, pour expulser le peuple palestinien des zones dont il voulait s’emparer, en procédant à un nettoyage ethnique. Le massacre de Kfar Qâssem, justifié par les colons, moins de dix ans après la création de l’Etat colonial, visait en fait à poursuivre le nettoyage ethnique, non achevé en 1948-49. Profitant de la guerre contre l’Egypte et sous prétexte de sécuriser le front interne (rappelons-nous les guerres de 2006 au Liban et 2008-2009 à Gaza), l’armée sioniste exécute son massacre dans la petite ville tranquille. Le but : semer la panique dans tout le Triangle pour expulser la population palestinienne qui y était restée majoritaire, Kfar Qassem devant jouer le rôle de Deir Yassine en mai 1948, le village martyr où le massacre a semé la panique dans la population palestinienne de la zone d’al-Quds. En commettant le massacre de Kfar Qassem, les sionistes espéraient que la population du Triangle s’enfuierait. Mais elle ne broncha pas d’un pouce, au contraire. Elle avait compris et appris la lecon :

« Plus jamais, plus jamais, nous n’abandonnerons notre terre, même si nous devons être tous ensevelis. Nous le serons dans notre propre pays. »

C’est ce qu’on déclaré récemment plusieurs personnalités palestiniennes de Haïfa, lors d’une interview télévisée qui abordait la question des dernières mesures israéliennes envers les Palestiniens de 48, voulant les étouffer sinon les expulser (télévision al-Quds). Face aux cris de guerre lancés par l’establishment sioniste, civil et militaire, sécuritaire et médiatique, universitaire et populaire, contre les Palestiniens de 48 jugés « infidèles » au credo raciste et colonial, les Palestiniens ont levé la tête et résisté : sûrs de leurs droits sur leur patrie et leurs terres, ils refusent les menaces sionistes et ont décidé de poursuivre leurs luttes.

Parmi les récentes manœuvres militaires sionistes très fréquentes, l’une d’elle consistait précisément à affronter le « front interne », c’est-à-dire les Palestiniens de 48, en temps de guerre. Comment agir envers eux, que faire ? C’est la région du Triangle qui avait été ciblée pour ces manœuvres, et l’un des plans envisagés consistait à bloquer les routes des villes et villages palestiniens et à encercler toute la zone, en vue de faciliter des actions plus importantes de la part de l’armée sioniste.

Lors de ces manœuvres, les analystes avaient vu le danger menaçant les Palestiniens de 48 dans cette région, lors d’une prochaine guerre entreprise par les dirigeants israéliens : expulsion massive ? massacres ??? Ce qui signifie, en clair, reproduire en beaucoup plus grand ce qui s’est passé à Kfar Qassem, en 1956. Le mot d’ordre « nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas » reste un mot d’ordre d’actualité. L’ennemi sioniste continue à envisager des crimes de plus en plus monstrueux.

La marche commémorative à Kfar Qassem, ce 29 octobre 2009, porte également une autre signification : face aux tentatives sionistes de délégitimer toute commémoration de l’histoire palestinienne, à commencer par la Nakba, en votant lois sur lois dans leur parlement, et face aux cris de guerre racistes lancés par l’establishment sioniste, les Palestiniens de 48 affirment que non seulement al-Quds, Gaza, la Cisjordanie, le Golan, le Liban, les intéressent et qu’ils sont prêts à soutenir leurs populations contre les massacres israéliens, mais qu’ils continuent à défendre leur existence dans leur propre pays, même colonisé, et qu’ils ne baisseront pas les bras, quelle que soit la puissance de l’ennemi ou la puissance de ses alliés. Ils savent qu’ils sont dans leur droit, le droit des peuples à disposer de leurs terres, de leur air, de leur mer et de leur vie, le droit de résister à toute occupation, par tous les moyens et en tout temps.

Extraits de l’hymne aux martyrs de Kfar Qassem (Samih al-Qassem)

« Le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés, je n’ai pas pleuré, mais je me suis dit « un autre contingent suivra, de maison en maison », le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés, je me suis réveillé, les yeux brillants de joie, de mille joies. Moi, ô Kafr Qassem, je ne célèbre pas la mort, mais les bras qui n’ont cessé de résister, je remplis le monde d’acclamations, non négociables, Kafr Qassem, Kafr Qassem, Kafr Qassem, ton sang continue à couler et nous continuons à résister »

Cirepal (Centre d'Information sur la Résistance en Palestine)


 



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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 20:33

http://www.frontsyndical-classe.org/article--appel-a-soutien-de-la-candidature-de-jean-pierre-delannoy-comme-secretaire-general-de-la-cgt-au-49eme-congres-38684895.html


APPEL DE SOUTIEN A LA CANDIDATURE DE JEAN PIERRE DELANNOY COMME SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CGT AU QUARANTE NEUVIEME CONGRÈS   

«Ils n’étaient que quelques-uns, ils furent foule soudain, ceci est de tous les temps». Paul Eluard

Le capitalisme est inhumain. Il déclenche des guerres, pille et affame les peuples. Il licencie, bafoue nos droits, détruit les acquis des luttes. Il casse et vole le secteur public au profit des intérêts privés et boursiers.

Toujours plus sauvage, le capitalisme broie les femmes et les hommes dans les entreprises, les jette au chômage, les use jusqu’à la corde, parfois jusqu’au suicide !

Salariés, retraités ou chômeurs, avec ou sans papiers, nous ne voulons plus subir, nous luttons.

Nous menons le combat syndical contre les reculs imposés par le capitalisme (droit du travail, salaires, retraites, régimes spéciaux, protection sociale, services publics, solidarités, liberté syndicale…) et pour faire aboutir nos revendications immédiates : refus de tous les licenciements, pas de salaires ni de revenus inférieurs à 1600 euros net, augmentation de 300€ net pour tous, retour aux 37,5 annuités pour la retraite, arrêt des délocalisations, création d’emplois en CDI, régularisation de tous les sans-papiers.. Nous luttons contre la répression et les discriminations anti-syndicales (EDF, GDF-Suez, SNCF, Continental, Forclum, Dalkia, Cegelec, Elyo…). Notre colère est juste et nous ne lâcherons pas !

Nous ne gagnerons pas en organisant des journées d’action tous les deux ou trois mois, ni en laissant les actions isolées entreprise par entreprise. Pour gagner, il est indispensable de construire le rapport de force nécessaire à la convergence des luttes et à la concrétisation du « Tous ensemble ! » dans la grève générale.

La direction confédérale n’ignore pas que la mobilisation, pour être efficace, nécessite une autre orientation que celle du syndicalisme dit « rassemblé ». Sa stratégie actuelle est de s’adapter, comme le fait la Confédération Européenne des Syndicats (CES), au système capitaliste par l’accompagnement des contre-réformes des Etats bourgeois au lieu de le combattre. C’est pourquoi la direction confédérale entreprend de liquider l’identité de classe et anticapitaliste de la CGT qui a fait sa force et son histoire. Il est urgent d’engager, notamment à l’occasion du 49ème congrès, un vrai débat démocratique sur les orientations de la CGT.

Fermement opposés à la politique gouvernementale, nous ne voulons pas nous adapter au capitalisme, nous voulons le combattre !

Seules les luttes déterminées des travailleurs avec un syndicat de classe et de masse permettront le succès de leurs revendications et la construction d’une société émancipatrice débarrassée du capitalisme.

Nous devons nous mobiliser et nous engager dans la durée, au-delà du congres, pour retrouver confiance et force dans notre syndicat.

Nous dénonçons les pressions, poursuites et exclusions à l’encontre des militant(e)s et de leurs organisations qui pensent autrement que la direction confédérale (UL-CGT Douai, CGT Forclum, région Nord-Pas-De-Calais…).Les désaccords avec les orientations et la stratégie confédérales ne doivent pas servir de prétexte à une « chasse aux sorcières ».

Nous nous engageons à des pratiques démocratiques dans le fonctionnement à tous les niveaux de notre syndicat.

Voici les raisons de fond qui motivent la candidature de notre camarade Jean-Pierre Delannoy face au secrétaire général sortant dont la désignation à sa propre succession n’a pas respecté un véritable débat démocratique.


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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 20:18

http://wsws.org/francais/News/2009/nov2009/fran-n03.shtml


France: Sarkozy intensifie la campagne anti-immigrés

Par Pierre Mabut et Antoine Lerougetel

Eric Besson, le ministre de l'Immigration et de l'identité nationale du président Nicolas Sarkozy a annoncé dimanche 25 octobre la proposition d'un débat sur « l'identité nationale »organisé par l'Etat. Cette annonce arrive après un mois d'attaques incessantes contre les migrants et les réfugiés, notamment les Afghans qui fuient la guerre, les persécutions et les privations.

Ces mesures font partie d'une campagne gouvernementale visant à fomenter dans le pays un climat de chauvinisme. Nombreux sont les commentateurs qui y voient une tentative de détourner l'attention des difficultés croissantes du gouvernement dans sa gestion de l'impact économique, social et politique de la crise économique mondiale sur la France et l'Europe. Ces mesures sont le signe d'un virage à droite significatif de l'establishment politique français.

Besson, un ancien député du Parti socialiste qui avait rejoint le camp Sarkozy juste avant l'élection présidentielle de 2007, est venu sur le devant de la scène et a provoqué une vague de révulsion le 22 septembre lorsqu'il a donné l'ordre d'expulser manu militari les immigrés afghans de leur campement de Calais, connu sous le nom de « la jungle. » Sa décision du 22 octobre de rapatrier de force trois jeunes réfugiés afghans, prétendant qu'ils étaient envoyés dans des zones « sûres » a soulevé des inquiétudes plus grandes encore. Il s'agissait d'une opération conjointe avec les autorités britanniques qui ont expulsé 24 autres immigrés afghans sur le même vol charter.

Besson a prétendu avec cynisme qu'il « n'y avait aucun risque » pour ces trois Afghans de 18, 19 et 22 ans renvoyés dans la région de Kaboul. Le but, a-t-il affirmé, est d'envoyer un « signe »aux passeurs. «On s’en prend à la logique d’un trafic qui est odieux..La France est aujourd’hui la cible des passeurs . Elle est une sorte de repaire puisque nous n’avions pas reconduit d’Afghans depuis quelques mois, alors que le Royaume-Uni, la Norvège, l’Allemagne, la Suède et les Pays-Bas reconduisent en Afghanistan. » Malgré des condamnations répandues qui sont même venues du parti au pouvoir l'UMP (Union pour un mouvement populaire) il a insisté pour dire qu'il poursuivrait ces « vols groupés » vers l'Afghanistan.

La rafle de migrants afghans représente la partie émergée de l'iceberg des ratissages policiers à travers la France visant à atteindre l'objectif de 27 000 expulsions de migrants sans papiers pour 2009, chiffre en hausse par rapport aux 25 000 de l'année dernière. Besson a annoncé fièrement qu'avec 21 000 sans-papiers déjà déportés, il était confiant que l'objectif serait atteint.

Le président Sarkozy a déclaré que ce n'était pas seulement un message à l'attention des « passeurs » mais aussi des « réfugiés économiques » qui ne sont pas de « vrais demandeurs d'asile. » Actuellement, 40 autres Afghans attendent de connaître leur sort dans les centres de rétention de Lille, Paris, Coquelles (près de Calais) et Nice. Onze d'entre eux ont entamé une grève de la faim.

Selon Caroline Larpin, avocate de la Cimade, organisation qui s'occupe des sans-papiers, une note trouvée le lendemain matin et écrite par deux des trois Afghans expulsés décrit les dangers qu'ils encourent à leur retour à Kaboul. « Celui qui a été enfermé au CRA (Centre de rétention administrative) de Vincennes a expliqué que toute sa famille s’était réfugiée en Iran, car son oncle avait été emprisonné puis tué par balle en Afghanistan et son frère avait été blessé par balle. Celui du CRA de Palaiseau a indiqué qu’il craignait de retourner dans son pays parce que son père y avait été tué par les talibans et que d’après lui sa région était sous leur contrôle. »

Selon un reportage de Reuters daté du 26 octobre: « Deux des Afghans expulsés, hébergés aux frais de la France dans un hôtel, ont témoigné dans un reportage diffusé dimanche soir par France 2. Ils estiment que leur sécurité ne peut être assurée nulle part dans leur pays. » Weheen Salim a dit, «Je ne suis pas heureux d'être en vie. Il n'y a pas de place pour moi dans ce monde. Ma mère m'a dit d'aller en Europe. En France, on n'a pas voulu de moi. »

Nik Khan a raconté avoir été arrêté dans la « jungle » de Calais, sans avoir été autorisé à emporter ses vêtements, son MP3 ni son sac. «Je ne peux pas rester ici. Il y a les talibans et il y a des combats... Ma famille est menacée par les talibans, il faut que je quitte ce pays.»

Le reportage de France 2 a ensuite montré un employé de l'ambassade de France venu remettre 2 000 euros en liquide à chaque déporté. Nik Khan a dit que cela lui servirait à reprendre la route pour revenir en France.

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHRC) il y a eu en tout 185 000 demandes d'asile dans les pays industrialisés entre janvier et juin du fait de l'aggravation de la situation dans des pays comme l'Afghanistan et la Somalie. Durant les six premiers mois de l'année, il y a eu une augmentation de 80 pour cent des Afghans demandant l'asile. En tout, il y a 12 000 demandes d'asile d'Afghans et 11 000 de Somaliens déposées dans 40 pays. Mais ce sont toujours les Irakiens les plus nombreux à fuir les zones de combat et les conséquences de l'agression impérialiste.

La France compte 3 500 soldats qui participent à la guerre de type colonial en Afghanistan. Eric Besson a réagi aux critiques des organisations humanitaires devant les expulsions forcées en disant, « La France ne doit pas avoir honte de sa politique d’immigration. Au contraire elle doit en être fière. » Il a dit qu'il agissait dans le respect des « lois de la République » et du « fondement de la souveraineté d’un Etat. »

Mais il y a des craintes au sein de l'establishment politique quant à l'hostilité exprimée dans les sondages à l'égard de la présence militaire française en Afghanistan. Alors que ces sentiments n'ont aucune représentation politique au sein de la « gauche » française, ils pourraient s'enflammer en une opposition populaire active. La contradiction consistant à dire d'un côté que la présence militaire en Afghanistan a pour but de protéger la population, et de l'autre le traitement brutal par l'Etat français d'Afghans fuyant leur pays n'est pas passée inaperçue.

Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la ville, autre ancienne personnalité en vue du PS et militante antiraciste est circonspecte: « L’Afghanistan est toujours un pays en guerre...Il faut surseoir aux reconduites, particulièrement en ce qui concerne le peuple afghan. Il faut faire attention. La France n’est pas n’importe quel pays sur la scène internationale. » (Le Figaro, 26 octobre.)

La dirigeante du Parti socialiste Martine Aubry a déclaré le dégoût de l'opposition parlementaire pour les «charters de la honte » de Besson. Elle s'est dite opposée aux expulsions, non pas pour des raisons humanitaires, ni en opposition à la guerre d'agression française, mais du fait de convenance politique. « Nous sommes actuellement en Afghanistan pour lutter contre les Talibans et des hommes qui fuient les Talibans qui les oppriment, eh bien on les renvoie, si je puis dire, dans la gueule du loup. » Ce n'est, selon Aubry, pas « digne de la France de faire cela. » Encouragé par une telle « opposition », Besson a annoncé son intention de « lancer un grand débat sur les valeurs de l'identité nationale, sur ce qu'est être Français aujourd'hui. » Il a insisté sur la nécessité de réaffirmer « la fierté d'être français. »

Besson a donné la preuve vivante du vieil adage de Samuel Johnson: « Le patriotisme est le dernier refuge des crapules. »

Ces « débats » seront organisés par les préfets durant la période de deux mois et demi précédant les élections régionales de mars 2010. Ils atteindront leur point culminant en un «grand colloque de synthèse. »

Besson soutient aussi la campagne lancée par Sarkozy et André Gerin concernant l'interdiction de la burqa. Dans une discussion télévisée sur LCI TV, Besson a dit, «On peut débattre sur l'opportunité de la loi ... mais sur les principes il n'y a pas de débat: la burqa est inacceptable et contraire aux valeurs de l'identité nationale. »

Parmi ses propositions, on trouve l'obligation d'enseigner et de chanter l'hymne national, la Marseille, dans les écoles et d'offrir « à tout adulte désireux, de bénéficier d'une sorte d'instruction citoyenne. »

La perspective sociale profondément réactionnaire de ce discours nationaliste émerge dans sa déclaration citée dans Le Figaro du 25 octobre: « Un pays qui aurait une couverture sociale peu généreuse pourrait se permettre d'accueillir des étrangers en situation irrégulière. Mais nous devons protéger notre pacte social. »

Reprenant un thème cher aux fascistes, il identifie les immigrants, et non l'actuelle politique d'austérité de son gouvernement, à une menace contre l'Etat providence.

Besson reconnaît ouvertement qu'il est en train d'adopter d'importants éléments du programme du Front national de Le Pen. «Nous n'aurions jamais dû abandonner au FN un certain nombre de valeurs, comme le patriotisme, » dit-il. Il prétend qu'adopter de telles valeurs assènera un coup fatal aux néofascistes.

Avant de rejoindre le camp de Sarkozy, Eric Besson faisait partie de l'équipe de campagne de Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle de 2007. La candidate malheureuse du Parti socialiste a exprimé son accord fondamental avec son ancien collègue. Dans un article du 29 octobre, Le Figaro écrit, « Certes, elle a estimé mercredi que le débat sur l'identité nationale constituait une 'opération de diversion et une opération de conquête d'un certain électorat avant les élections régionales' de mars. Mais elle aussitôt ajouté qu'elle considérait que ce débat est 'un vrai débat'... 'J'ai été d'ailleurs la première à poser la question de la nation et de l'identité nationale ... Ce débat est fondamental.' »

Loin de considérer que la campagne chauvine de Besson les affaiblira politiquement, Marine Le Pen, probable successeur de son père à la tête du Front national (FN) a jubilé, « L'important, c'est que ce débat s'ouvre. Cela fait vingt-cinq ans que le FN réclame ce débat et qu'on nous le refuse. » (Le Figaro du 29 octobre.)

D'autres commentateurs du PS, prétendant l'indignation contre leur ancien collègue, ont accusé Sarkozy et Besson de manoeuvre électorale grossière. Jean-Christophe Cambadélis, député et secrétaire national du PS, a condamné Besson dimanche dernier. «Empêtré dans une gestion calamiteuse de l'immigration, confronté aux déficits publics, bousculé par les sondages, les licenciements, la vie chère, M. Besson se propose de faire un colloque sur l'identité nationale. La ficelle est grosse! » Il a poursuivi en notant que les thèmes de l'immigration et de la sécurité sont réactivés à cinq mois des élections régionales.

Ce ne sont pas des questions purement électorales qui sont en jeu. La classe dirigeante française, dont la « gauche » est une composante politique essentielle, est en train d'aligner les forces politiques et celles de l'Etat pour une mobilisation contre la résistance de masse inévitable de la classe ouvrière contre sa paupérisation, dans l'intérêt du capitalisme français en crise.

Tous les appels au racisme et au nationalisme doivent être rejetés avec mépris par les travailleurs et les jeunes sur la base de l'unité de classe. Pour cela, il faut développer une perspective socialiste et internationaliste en France, en Europe et de par le monde.





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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 20:03


http://www.frontsyndical-classe.org/article-face-a-la-crise-nicolas-sarkozy-mise-sur-les-syndicats-38816180.html


Face à la crise, Nicolas Sarkozy mise sur les syndicats (Reuters)

Face à la crise et à la montée du chômage en France, Nicolas Sarkozy mise sur les relations inédites qu'il a établies avec les grandes centrales syndicales pour désamorcer les tensions sociales.

Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, l'Elysée est devenu le centre névralgique du processus de décision, sous la houlette du très influent conseiller social du chef de l'Etat, Raymond Soubie .

Rompant avec les habitudes de ses prédécesseurs, le président avait reçu les partenaires sociaux dès les premiers jours de son quinquennat, en mai 2007, pour leur proposer de les associer à l'élaboration d'une série de réformes.

Il a multiplié depuis les rencontres avec les dirigeants de la CFDT, de la CGT, de FO, de la CFE-CGC et de la CFTC, séparément, ensemble ou lors de sommets sociaux.

"On n'a jamais vu un président de la République consulter aussi souvent les organisations syndicales en France", souligne Guy Groux, du centre de recherches politiques de l'Institut de sciences politiques de Paris, le Cevipof.

"Il y a une sorte de désacralisation des rapports entre le président de la République et les directions syndicales, ce qui est incontestablement nouveau", ajoute-t-il.

Les responsables syndicaux font état d'échanges "directs" et "sans protocole" avec Nicolas Sarkozy.

Dans un livre qui lui a valu d'être un temps en froid avec l'Elysée, le patron de la CFDT, François Chérèque, raconte les tentatives du chef de l'Etat d'établir une connivence, lors de déjeuners au restaurant ou à sa résidence de la Lanterne.

RAPPROCHEMENT AVEC LA CGT

Mais c'est sans doute avec le leader de la CGT, Bernard Thibault, que Nicolas Sarkozy appelle par son prénom, selon un ministre, que le rapprochement a été le plus spectaculaire.

"Il y a toujours des relations très confiantes avec la CFDT. Mais on a instauré pour la première fois des relations de même nature avec la CGT", explique Raymond Soubie.

Quand ce n'est pas avec Nicolas Sarkozy, c'est avec son conseiller social que les dirigeants syndicaux traitent.

Ce dialogue continu n'a pas empêché le bras de fer de fin 2007 sur la réforme des régimes spéciaux de retraite ou les accusations de trahison de la parole gouvernementale lors de celle de la semaine de 35 heures, début 2008.

Mais à mi-mandat, s'il y a un front sur lequel Nicolas Sarkozy semble pour le moment gagner son pari, c'est celui-là.

Les dirigeants des grandes centrales syndicales disent certes ne pas être "dupes" de ce qui participe à leurs yeux de la stratégie de communication du chef de l'Etat.

Ils n'en apprécient pas moins qu'il ait repris l'idée de la CFDT d'un Fonds d'investissement social, celle de la CGT d'états généraux de l'industrie, ou obtenu que l'Organisation mondiale du travail soit désormais invitée aux sommets du G20.

Les syndicats ont aussi été associés à la mise en oeuvre de l'extension du chômage partiel, pour éviter les plans sociaux, ou au traitement local des restructurations industrielles.

Quitte à crier à la récupération en faisant valoir qu'ils n'ont pas attendu le gouvernement pour signer des accords de chômage partiel dans des entreprises touchées par la crise.

PLUS DURE SERA LA SORTIE DE CRISE

La CGT n'a dit mot lors de la désignation du patron de Veolia Henri Proglio pour prendre la tête d'EDF, si ce n'est pour espérer que son arrivée permettra d'assainir le climat social dans l'entreprise.

Le fait qu'Henri Proglio ait de bonnes relations avec les syndicats a été "un élément" de la décision, confirme l'Elysée.

Les grandes centrales ont-elles indirectement rendu service au chef de l'Etat en canalisant l'expression des salariés lors des journées de manifestations de janvier, mars et mai ?

Une thèse rejetée par François Chérèque : "Je sais très bien que certains essayent de distiller l'idée dans l'opinion qu'on aurait organisé des manifestations pour empêcher les gens de se révolter. C'est une galéjade", a-t-il dit à Reuters.

Le président de la CFE-CGC, Bernard Van Craeynest, n'est cependant pas loin de penser qu'il y a "une forme de cogestion des risques d'explosion liés à la crise".

Raymond Soubie se félicite, lui, de ce que les syndicats aient eu "depuis le début de la crise un comportement totalement responsable" et qu'ils aient "condamné les extrémistes".

"Il faut comprendre que les syndicats ont besoin d'occuper le terrain contestataire. C'est une de leurs missions et s'ils ne l'occupaient pas, d'autres le feraient", souligne-t-il.

L'Elysée et la plupart des dirigeants syndicaux n'en récusent pas moins toute idée de "cogestion", terme qui renvoie aux relations entre patronat et syndicats allemands et reste tabou dans le monde syndical français, où il est associé à celle de compromission avec le pouvoir politique.

Tous s'accordent en tout cas à prédire une sortie de crise plus dure à gérer pour le chef de l'Etat que la crise elle-même.

Nicolas Sarkozy "en est conscient, j'en ai discuté avec lui", souligne le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, dont le témoignage recoupe celui d'autres dirigeants.

"La crise calme les ardeurs et il y a en France un système d'amortisseurs sociaux qui fonctionne", estime pour sa part un ministre. "Mais quand les bonus flamberont et quand la bourse remontera, les syndicats retrouveront leur vigueur."



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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 19:43


Audience du 30 octobre devant la Cour d’Appel de Paris

Par Mohamed Tehrani, Paris, 4 novembre 2009

L’un des agresseurs de Ginette Hess Skandrani, Ruben Colleu, condamné pour violence aggravée commise en réunion et avec armes, le 25 octobre 2006 au domicile de la victime, à deux ans d’emprisonnement dont 18 mois avec sursis, et à 10000 euros à titre de D.I en réparation du préjudice, avait fait appel du jugement prononcé le 3 février 2009.

Ruben Colleu, toujours en fuite en Israël, n’était pas présent à l’audience du 30 octobre. Il a été défendu par deux avocats particulièrement hargneux.

Madame Skandrani est intervenue en demandant pourquoi Colleu n’était pas présent devant la cour d’appel  alors qu’il a fait appel du jugement,  prétendant n’avoir pas été présent dans l’appartement lors de l’agression.  Elle a également réfuté les accusations d’antisémitisme proférées contre elle, en disant qu’elle a défendu bien des causes  mais n’a jamais subi ce genre de ratonnade. Elle se souvient d’avoir été agressée par deux individus : Jordan Benhamou et Mike Sfez qu’elle a reconnu, mais elle a entendu, lorsqu’elle était à terre, la vue voilée par le sang,  plusieurs voix différentes.

Maître Missamou,  l’avocat de Madame Skandrani, a prouvé la matérialité des faits en se basant sur  les déclarations de Mike Sfez, un  des  agresseurs  qui l’avait dénoncé Colleu en certifiant sa présence dans l’appartement.

Les deux avocats dont nous n’avons pas retenu les noms ont été particulièrement virulents  en justifiant la haine des agresseurs contre Madame Hess Skandrani.

Concernant le  défaut de présentation de Colleu devant la justice française, le premier avocat a  dit qu’il faisait son service militaire en Israël  durant trois ans et ne pouvait de ce fait se libérer. Il a justifié que son client ne maîtrisait pas les procédures judiciaires et qu’il a également un casier judiciaire vierge. Il a agi sur un coup de tête donc il ne pouvait s’agir de préméditation.

Il a fait une ébauche concernant la personnalité de Colleu Ruben, qui a  « émigré  en Israël afin de vivre pleinement son projet. II effectue son service militaire de trois ans  et il a eu l’autorisation du magistrat instructeur afin de réaliser son projet au cours de la procédure ».

Il a tenté de justifier l’agression, « tout en la condamnant » par plusieurs raisons : il faut essayer de comprendre ces jeunes car ils s’imaginaient par leur action venger six millions de morts.  Il explique le lien de parenté de Colleu avec la déportée de Bordeaux Madame Benzazon  et fait le lien avec l’affaire llan Halimi février 2006. Il a voulu venger la mort d’Ilan Halimi par cette agression en  octobre 2006 (sic).

Pour expliquer cette agression, le deuxième avocat a fait une recherche sur Internet  et  il a découvert que Madame Hess Skandrani  « publiait sur plusieurs sites négationnistes, elle n’arrêtait  pas de nous provoquer par ses propos concernant lsraël ».

Le Président du tribunal a recadré l’avocat lui précisant que ces faits n’avaient rien à voir avec l’affaire, mais celui-ci a poursuivi.

Il a expliqué au tribunal l’exclusion de Ginette Hess Skandrani des Verts par son opposition à la loi Gayssot, ses publications dans l’AAARGH  et la Plume et l’enclume, son lien avec Dieudonné et sa participation à la liste antisioniste.

Il a également fait référence au procès du 27 octobre dernier pour publication d’informations contenant le nom d’un mineur.

Maître Missamou, l’avocat de Ginette Hess Skandrani a rappelé avec justesse que l’affaire devant la dix septième chambre correctionnelle du 27 octobre, n’avait rien à voir avec cette affaire car Ruben Colleu n’avait pas porté plainte pour cette affaire.

Il a plaidé la confirmation de la peine et a rappelé les traumatismes liés à l’agression avec des certificats médicaux à l’appui.

Concernant Colleu, il a plaidé son défaut de présentation devant la justice française.

Il y a eu également  préméditation, car la descente chez Madame Hess Skandrani avait été décidée entre les quatre agresseurs en réunion rue des Rosiers.

Le procureur dans ses réquisitions n’imaginait pas autant de haine en France, des individus, peut-être manipulés, agressent lâchement une femme âgée.

Il a rappelé que Ruben Colleu n’a pas fait le minimum afin de se présenter devant la justice.

En conséquence, le procureur a demandé une requalification des faits car il y a eu des violences aggravées sur la victime et il y a une complicité au moments des faits dans l’appartement (présence confirmée par les déclarations de Mike Sfez)

Le délibéré aura lieu le 20 novembre.




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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 20:17

Attention : piratage informatique

Mi-septembre, suite au piratage de mon adresse gmail, mon blog « France-Irak Actualité », (http://www.gmunier.blogspot.com), a été supprimé. Reste à savoir exactement par qui. Les 67 articles qui y étaient disponibles depuis 2006 ne sont plus accessibles que « en cache », article par article.

L’escroc, ou l’organisme, résidant vraisemblablement en Grande-Bretagne s’est introduit, je ne sais comment, dans mon adresse courriel et en a modifié le code secret. Résultat : je ne pouvais plus accéder, ni à ma boîte aux lettres, ni à mon blog. Il a ensuite adressé, en se faisant passer pour moi, un message aux adresses inscrites dans mon carnet d’adresses, demandant de m’envoyer d’urgence mille cinq cent dollars par Western Union, en racontant que j’étais bloqué à Londres sans le sou, suite à la perte de ma carte bleue. Pas très intelligent, car je ne vois pas pourquoi j’aurais écrit en anglais à des amis ou connaissances résidant en France, et leur aurais réclamé des dollars, la monnaie utilisée étant la Livre, voir l’Euro. L’adresse indiquée pour le versement - Kensington High Street à Londres - était probablement une boîte aux lettres, car l’individu ne s’intéressait, apparemment, qu’au code de
transfert de l’argent.

J’ouvrirai prochainement un nouveau blog sur un autre hébergeur.

Gilles Munier




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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 20:04

http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=2865


http://www.comite-valmy.org/spip.php?article406

Le déclin précipité de l’hégémonie américaine, par Michael T. Klare

Les prédictions sur un probable déclin de l’hégémonie américaine sont récurrentes. La CIA elle-même s’était récemment livrée à cet exercice, prévoyant qu’à l’horizon 2025, le statut des USA serait révisé à la baisse et leur latitude d’action diminuée d’autant. Mais la crise économique a dramatiquement accéléré la marche de l’histoire. Lors de son audition par les sénateurs américains au printemps dernier, l’économiste Martin Wolf avait annoncé que la crise allait « porter un coup dévastateur à la crédibilité et la légitimité des États-Unis à travers le monde. »

Aujourd’hui, les indices de cet affaiblissement sont déjà sensibles sur tous les fronts. Michael Klare en recense six, parmi lesquels le remplacement du G7 par le G20, la remise en cause du dollar, le rôle accru du groupe BRIC, le renforcement des liens entre l’Iran et la Chine, et le refus des alliés d’envoyer des renforts en Afghanistan. A ce catalogue il conviendrait d’ajouter le récent refroidissement des relations avec le Japon, sans oublier la nouvelle orientation de la Turquie, qui elle aussi resserre ses liens avec l’Iran et s’éloigne d’Israël. Bienvenue donc, dès aujourd’hui, dans ce nouveau monde des années 2025.

Par Michael T. Klare, TomDispatch, 26 octobre 2009

Note à l’attention de la CIA : Vous n’êtes peut-être pas préparés à voyager dans le temps, mais bienvenue quand même en 2025 ! Vos bureaux sont peut-être un peu exigus, vos droits à exiger de meilleurs locaux se sont sans doute évaporés, et les avantages annexes ne seront peut-être pas à votre goût, mais il faudra vous y habituer. Car telle sera désormais la réalité.

Trêve de plaisanterie. Passons maintenant à la version sérieuse de ce qui précède : En Novembre 2008, le National Intelligence Council (NIC), une branche de la Central Intelligence Agency, a publié le dernier rapport d’une série de publications futuriste, destinées à défricher le terrain pour la future administration Obama. Cette consultation de boule de cristal analytique s’est conclue par un rapport intitulé « Tendances mondiales 2025 », où l’agence prédit que l’hégémonie américaine tendrait à disparaître progressivement au cours des 15 prochaines années - parallèlement à la montée de nouvelles puissances mondiales, en particulier la Chine et l’Inde. Ce rapport examinait de nombreux aspects de l’environnement stratégique du futur, mais sa conclusion la plus remarquable - et qui a fait les unes - était celle d’une érosion à long terme de la domination américaine et de l’émergence de nouveaux concurrents mondiaux. « Bien que les États-Unis puissent rester l’acteur le plus puissant [en 2025] », constatait sans ambages cette étude, la « puissance relative - même dans le domaine militaire - diminuera et les moyens d’actions des USA seront plus limités. »

Ce rapport, appartient déjà au passé. Aujourd’hui, quelques 11 mois plus tard, les choses ont déjà changé. Ces prédictions futuristes devront être adaptées aux réalités rapidement changeantes de la situation actuelle. Bien qu’ayant été publié après le début de la crise économique mondiale, ce rapport a été rédigé avant que cette crise n’atteigne son maximum. Il affirmait donc que le déclin de la puissance américaine serait graduel, s’étendant au-delà de l’horizon de 15 ans qui était celui de l’étude. Mais la crise économique et les événements qui l’ont accompagné ont radicalement bouleversé ce calendrier. À la suite des énormes pertes subies par l’économie américaine durant l’année écoulée, et d’un redémarrage surprenant de l’économie chinoise, la transition des pouvoirs que ce rapport prévoyait s’est accélérée. Lorsque l’on examine les faits, cette année 2025 est déjà là.

De nombreux évènements prévus par le « Global Trends 2025 » se sont en fait déjà déroulés. Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine - désignés collectivement par l’acronyme BRIC - jouent déjà un rôle beaucoup plus actif dans les affaires économiques mondiales, alors que le rapport prévoyait que cela ne serait le cas que dans une décennie ou deux. Dans le même temps, la position mondiale dominante auparavant monopolisée par les Etats-Unis avec l’aide des grandes puissances industrielles occidentales - le Groupe des 7 (G-7) - s’est déjà affaiblie à un rythme remarquable. Les pays qui autrefois demandaient conseil aux États-Unis sur les grandes questions internationales ignorent maintenant les recommandations de Washington et développent au contraire leurs propres réseaux politiques autonomes. Les États-Unis sont de moins en moins enclins à déployer leurs forces armées à l’étranger alors que les puissances rivales augmentent leurs propres capacités militaires et que les acteurs non étatiques recourent aux tactiques « asymétriques » pour contrecarrer l’avantage de la puissance de feu conventionnelle dont disposent les États-Unis.

Personne ne semble le dire haut et fort - pour le moment - mais exprimons les choses crûment : après que moins d’un an se soit écoulé sur les 15 années qu’analysait le rapport de la CIA, la période de la domination incontestée de l’Amérique sur le monde est arrivée à son terme. Cela pourra prendre une décennie ou deux (ou trois) avant que les historiens ne soient capables de porter leurs regards en arrière et de se prononcer avec certitude sur « le moment où les Etats-Unis ont cessé d’être la puissance dominante de la planète et ont été forcés de se comporter comme un acteur majeur parmi d’autres dans un monde où existent plusieurs grandes puissances rivales. » Cependant, pour les esprits observateurs, les indices de cette grande transition sont déjà visibles.

Six étapes vers un destin de nation ordinaire

Voici la liste de six événements récents qui indiquent selon moi que nous sommes entrés en « 2025 » dès aujourd’hui. Tous les six ont été rapportés par les médias ces dernières semaines, bien qu’ils n’aient jamais été mis en perspective tous ensembles. Ces six évènements (ainsi que d’autres, semblables) forment un motif : ils dessinent une nouvelle ère en formation.

Lors du sommet économique mondial de Pittsburgh, les 24 et le 25 septembre, les dirigeants des grandes puissances industrielles, le G-7 (G-8 si l’on inclut la Russie) ont accepté de transférer la responsabilité de la supervision de l’économie mondiale à un groupe plus vaste, plus ouvert : le Groupe des 20 (G-20), incluant la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie, et d’autres pays en développement. Bien que des doutes aient été soulevés quant à la capacité de ce groupe élargi à exercer un leadership efficace au niveau mondial, il ne fait aucun doute que cette transformation signale un déplacement de la puissance économique dans le monde, de l’Ouest en direction de l’Est et le Sud. Ce déplacement entérine une baisse considérable de la prééminence économique américaine.

« La véritable signification du G-20 n’est pas celle d’un passage de relais du G-7/G-8 mais du G-1 : les États-Unis », a écrit dans le Financial Times Jeffrey Sachs de l’Université de Columbia. « Durant les 33 années du Forum économique du G-7, les États-Unis ont impulsé les décisions économiques les plus importantes. » Le déclin du leadership américain au cours de ces dernières décennies a été obscurci par l’effondrement de l’Union soviétique et par l’avance initiale acquise par les USA dans les technologies de l’information, note également Jeffrey Sachs, mais on ne peut plus désormais se méprendre sur cette transition du pouvoir économique des Etats-Unis en direction de la Chine et des autres locomotives des économiques émergentes.

Selon la presse, les rivaux économiques de l’Amérique ont tenu des réunions secrètes (mais pas tant que cela) afin d’étudier une réduction du rôle du dollar US - qui perd de sa valeur - dans le commerce international. Jusqu’à présent, l’utilisation du dollar comme devise internationale procurait aux États-Unis un avantage économique important : ils pouvaient simplement imprimer des dollars pour faire face à leurs obligations internationales alors que les autres pays doivent convertir leurs propres devises en dollars, ce qui entraîne souvent des surcoûts significatifs. Désormais, nombre de grands pays exportateurs - dont la Chine, la Russie, le Japon, le Brésil et les pays pétroliers du golfe Persique - envisagent l’utilisation de l’euro, ou d’un « panier » de monnaies pour leurs échanges commerciaux. S’il est adopté, un tel plan accélérerait la chute vertigineuse du cours du dollar et éroderait encore davantage l’influence américaine sur les affaires économiques internationales.

L’une de ces rencontres aurait eu lieu cet été lors d’un sommet des BRIC. Alors qu’il ne s’agissait que d’un concept il y a un an, lorsque le terme de BRIC a été inventé par l’économiste en chef de Goldman Sachs, le groupe des BRIC est devenu une réalité en juin lorsque les dirigeants des quatre pays ont tenu une session inaugurale à Iekaterinbourg, en Russie.

Le fait même que le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine aient choisi de se constituer en groupe a été considéré comme significatif, car ces pays rassemblent conjointement environ 43% de la population mondiale et devraient représenter 33% du produit intérieur brut mondial d’ici 2030 - à peu près autant que les États-Unis et l’Europe occidentale à cet horizon. Bien que les dirigeants du groupe BRIC aient décidé à ce stade de ne pas former un organe permanent comme le G-7, ils sont convenus de coordonner les efforts visant à développer des alternatives au dollar et à réformer le Fonds Monétaire International, pour que les pays non occidentaux y disposent d’une voix plus forte.

Sur le front diplomatique, les efforts de Washington pour obtenir le soutien d’une pression internationale accrue sur l’Iran afin qu’il mette un terme à son programme d’enrichissement d’uranium ont été rejetés par la Russie et la Chine. Un mois après que le président Obama ait annulé le projet de déploiement d’un système anti-missiles en Europe orientale, souhaitant apparemment obtenir le soutien russe sur une position plus dure envers Téhéran, les hauts dirigeants russes ont clairement indiqué qu’ils n’avaient aucune intention de cautionner un renforcement des sanctions contre l’Iran. « Les menaces, les sanctions et les pressions dans la situation actuelle, nous en sommes convaincus, seraient contre-productifs », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey V. Lavrov, après une réunion avec le secrétaire d’État Hillary Clinton à Moscou le 13 octobre. Le lendemain, le Premier ministre russe
Vladimir Poutine déclarait que la menace de sanctions était « prématurée ». Étant donné les risques politiques qu’a pris Obama en annulant le programme de bouclier anti-missiles - une mesure largement condamnée par les Républicains à Washington - le refus rapide de Moscou de coopérer avec les Etats-Unis sur le dossier nucléaire iranien ne peut être interprété que comme un signe supplémentaire du déclin de l’influence américaine.

On peut tirer exactement la même conclusion après la réunion de haut niveau qui s’est tenue à Pékin le 15 octobre entre le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi. « Les relations sino-iraniennes ont connu un développement rapide, depuis que les dirigeants des deux pays ont de fréquents échanges et que la coopération dans le commerce et l’énergie s’est élargie et approfondie », a déclaré M. Wen, au Palais du Peuple. Intervenant à un moment où les États-Unis sont engagés dans une campagne diplomatique vigoureuse pour persuader la Chine et la Russie, entre autres, de réduire leurs liens commerciaux avec l’Iran, en prélude au renforcement des sanctions, cette déclaration chinoise ne peut être considérée que comme une nette rebuffade en direction de Washington.

Les tentatives de Washington pour obtenir un soutien international à l’effort de guerre allié en Afghanistan ont également rencontré des réponses étonnamment décevantes. Pour preuve, la manifestation de soutien réticent à l’effort de guerre américain du Premier ministre britannique Gordon Brown lorsqu’il a annoncé le 14 octobre que la Grande-Bretagne enverrait davantage de troupes pour renforcer le contingent britannique dans ce pays - mais seulement 500 de plus, et seulement si d’autres nations européennes augmentaient leur participation militaire, chose qu’il sait sans doute hautement improbable. Jusqu’à aujourd’hui, ce minuscule contingent provisoire représente le total des troupes supplémentaires que l’administration Obama a été en mesure d’obtenir de ses alliés européens, et ce en dépit d’une campagne diplomatique soutenue pour le renforcement de la force combinée de l’OTAN en Afghanistan. En d’autres termes, même l’allié le plus fidèle et docile des USA en Europe ne semble plus disposé à supporter le poids de ce qui est largement perçu comme une couteuse et épuisante aventure militaire américaine dans le Grand Moyen-Orient.

Enfin, en un geste dont la portée symbolique est frappante, le Comité International Olympique (CIO) a choisi d’ignorer Chicago (de même que Madrid et Tokyo) et désigné Rio de Janeiro pour la tenue des Jeux Olympiques d’été de 2016. C’est la première fois qu’une nation sud-américaine se voit décerné cet honneur. Avant le vote, Chicago était considérée comme un candidat sérieux, surtout depuis que Barack Obama, qui y a habité, s’était personnellement déplacé à Copenhague pour faire pression sur le CIO. Néanmoins, à la surprise générale, Chicago a non seulement perdu, mais a été éliminée dès le premier tour de scrutin.

« Le Brésil est passé d’un pays de deuxième classe à un pays de première classe, et aujourd’hui, nous commençons à être considéré avec le respect que nous méritons », a déclaré le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, lors d’une célébration de la victoire à Copenhague après le vote. Durant ce processus de décision des Olympiades les États-Unis se sont vus sans ménagement et ostensiblement rétrogradés du rang de seule superpuissance à celui de compétiteur malchanceux, et ce moment symbolisait l’entrée de la planète dans une nouvelle ère.

Devenir un pays ordinaire

Ce ne sont que quelques exemples de développements récents qui me laissent penser que les jours de l’hégémonie américaine sont déjà arrivés à leur terme, des années plus tôt que les services de renseignement américain ne l’avaient prévu. Il est de plus en plus clair que d’autres puissances - même parmi nos plus proches alliés - poursuivent une politique étrangère de plus en plus indépendante, quelles que soient les pressions que Washington tente d’exercer.

Bien sûr, rien de tout cela n’implique que les États-Unis ne pourront pas conserver pendant un certain temps encore la plus puissante économie au monde et, en termes de capacité de destruction, la plus puissante force militaire. Néanmoins, il ne fait aucun doute que l’environnement stratégique dans lequel les dirigeants américains doivent prendre des décisions critiques, lorsque les intérêts nationaux vitaux sont en jeu, a changé de façon spectaculaire depuis le début de la crise économique mondiale.

Plus significatif encore, le président Obama et ses principaux conseillers commencent à contrecœur à remodeler la politique étrangère américaine en ayant à l’esprit cette nouvelle réalité mondiale. Cela paraît évident, par exemple, dans la décision de l’administration de réexaminer la stratégie américaine en l’Afghanistan.

C’est seulement en mars que le président a adopté une nouvelle stratégie de contre-insurrection en Afghanistan, consistant en un renforcement de la présence américaine sur le terrain, accompagné d’un engagement de longue durée pour gagner les cœurs et les esprits dans les villages où les talibans ont réapparu. C’est sur cette base qu’il a limogé le commandant en chef en Afghanistan, le général David D. McKiernan, pour le remplacer par le général Stanley A. Mc Chrystal, considéré comme un partisan plus résolu de la contre-insurrection. Toutefois, lorsque Mc Chrystal a présenté à Obama la facture de cette stratégie - 40 000 à 80 000 soldats supplémentaires (en plus des 20.000 et quelques renforts récemment déployés) - nombreux sont ceux qui ont pâli dans la garde rapprochée du Président.

Un tel déploiement coûtera non seulement des centaines de milliards de dollars au Trésor, ce qu’il peut difficilement se permettre, mais la pression exercée sur l’armée et le Corps des Marines peut devenir presqu’insupportable après ces nombreuses années de déploiements multiples et répétés et de stress en Irak. Ce prix serait plus tolérable, bien sûr, si les alliés de l’Amérique acceptaient de prendre une plus grande part de cette charge, mais ils sont de moins en moins disposés à le faire.

Les dirigeants de la Russie et la Chine ne sont sans doute pas entièrement mécontent de voir les États-Unis épuiser leurs ressources financières et militaires en Afghanistan. Dans ces circonstances, il n’est guère surprenant que le Vice Président Joe Biden, entre autres, préconise un nouveau tournant dans la politique américaine, avec une stratégie moins coûteuse de contre-terrorisme - plutôt que de contre-insurrection - qui viserait pour partie à démanteler Al-Qaïda au Pakistan - à l’aide de drones et des forces spéciales - au lieu de mobiliser de nombreuses troupes américaines (tout en laissant le niveau des forces en Afghanistan relativement inchangé).

Il est trop tôt pour prédire sur quoi va déboucher cette réévaluation par le président de la stratégie américaine en Afghanistan, mais le fait qu’il n’ait pas accepté immédiatement le plan Mc Chrystal et ait laissé libre cours à Joe Biden pour défendre sa position suggère qu’il puisse finir par comprendre ce qu’il y aurait de déraisonnable à accroitre les engagements militaires américains à l’étranger au moment où la prééminence mondiale des USA est sur le déclin.

On perçoit cette prudence d’Obama dans autres décisions prises récemment. Bien qu’il continue d’affirmer que l’acquisition d’armes nucléaires par l’Iran est inadmissible et que l’utilisation de la force pour l’en empêcher reste une option, il a clairement fait en sorte de réduire au minimum la probabilité que cette option - qui pourrait également être compromise par des « alliés » récalcitrants - soit jamais utilisée.

Par ailleurs, il a donné une nouvelle impulsion à la diplomatie américaine, en cherchant l’amélioration des liens avec Moscou et en permettant que soient repris les contacts diplomatiques avec des Etats précédemment considérés comme parias, tels la Birmanie, le Soudan et la Syrie. Cela reflète également la réalité de notre monde en évolution : la posture du « je vaux mieux que toi » et de l’intimidation adoptée par l’administration Bush envers ces pays et d’autres durant près de huit ans n’a que rarement permis d’obtenir quoique ce soit. On peut se représenter cela comme la reconnaissance implicite que les États-Unis sont descendus de leur statut de « superpuissance unique » de la planète à celui de pays ordinaire. C’est après tout ce que font les pays ordinaires : ils engagent des pourparlers diplomatiques avec les autres pays, qu’ils aiment ou non leurs gouvernements actuels.

Bienvenue donc, dans le monde de 2025. Il ne ressemble plus à celui de notre passé récent, lorsque les États-Unis dépassaient de la tête et des épaules toutes les autres nations, et ne convient qu’assez mal aux fantasmes de puissance mondiale nés à Washington depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Mais c’est la réalité.

Pour beaucoup d’Américains, la perte de cette prééminence pourrait provoquer de l’inconfort, voire du désespoir. Mais d’un autre côté, il convient de reconnaitre les avantages qu’il y a à être un pays ordinaire, comme n’importe quelle autre nation : personne ne s’attend à ce que le Canada, la France ou l’Italie envoient 40 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, en plus des 68 000 qui y sont déjà et des 120 000 hommes en Irak. Personne non plus ne s’attend à ce que ces pays consacrent 925 milliards de dollars sur l’argent des contribuables à cette fin - ce que coûtent ces deux guerres, selon le National Priorities Project.

Une question demeure : Combien de temps encore persistera à Washington le sentiment que les Américains peuvent se permettre de financer leur rôle mondial, avec le maintien de bases militaires sur une bonne partie de la planète et la poursuite de guerres lointaines au nom de la sécurité mondiale, alors que l’économie américaine perd autant de terrain face à ses concurrents ? Tel est le dilemme auquel le président Obama et ses conseillers doivent se confronter dans ce monde transformé de l’année 2025.



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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 19:46

http://www.blog.mondediplo.net/2009-11-02-2-novembre-1917-la-declaration-Balfour


http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Alain_Gresh.021109.htm

2 novembre 1917, la déclaration Balfour

Alain Gresh

Il y a 92 ans, le 2 novembre 1917, le gouvernement britannique adoptait la déclaration Balfour, un texte qui est à l’origine du conflit palestinien. Pour en comprendre les enjeux, voici un extrait du chapitre 2 de Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Fayard, 2001 et 2007).

Le conflit se noue (1917-1939)

Un monde s’effondre. La première guerre mondiale entre dans sa dernière année. Des empires séculaires, celui des Ottomans – le turc –, l’empire austro-hongrois, n’y survivront pas. La Russie tsariste est déjà morte et les bolcheviks s’apprêtent à prendre le Palais d’hiver et à instaurer un régime dont la durée de vie coïncidera avec ce que les livres d’histoire désignent comme le XXe siècle. Nous sommes le 2 novembre 1917 et lord Arthur James Balfour, ministre du puissant empire britannique, met la dernière touche à sa lettre. Hésite-t-il un instant à y apposer son paraphe ? Est-il saisi d’une sombre prémonition ? Sans doute pas, car le texte, plus connu sous le nom de « déclaration Balfour », a été longuement débattu par le gouvernement de Sa Majesté. Celui-ci déclare qu’il « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif ». La déclaration qui, dans une première version, évoquait « la race juive », précise que, pour la réalisation de cet objectif, « rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les juifs jouissent dans tout autre pays ». Comment créer un foyer national juif sans affecter les populations locales arabes ? Cette contradiction, la Grande-Bretagne ne pourra jamais la résoudre et elle sera à l’origine du plus long conflit qu’ait connu le monde contemporain.

La lettre de Balfour est adressée à lord Walter Rothschild, un des représentants du judaïsme britannique, proche des sionistes. Qu’est-ce que le sionisme ? J’y reviendrai dans le prochain chapitre. Bornons-nous pour l’instant à dire que ce mouvement réclame « la renaissance nationale du peuple juif » et son « retour » sur la terre de Palestine. La déclaration Balfour répond à plusieurs préoccupations du gouvernement de Londres.

Alors que la guerre s’intensifie sur le continent, il s’agit de se gagner la sympathie des juifs du monde entier, perçus comme disposant d’un pouvoir considérable, souvent occulte. Cette vision, ironie de l’histoire, n’est pas éloignée de celle des pires antisémites qui détectent, partout, « la main des juifs ». Le premier ministre britannique de l’époque évoque dans ses Mémoires la puissance de « la race juive », guidée par ses seuls intérêts financiers, tandis que Lord Balfour lui-même avait été le promoteur, en 1905, d’un projet de loi sur la limitation de l’immigration en Grande-Bretagne, qui visait avant tout les juifs de Russie. Mark Sykes, un des négociateurs des accords qui partagèrent le Proche-Orient en 1916, écrivait à un dirigeant arabe : « Croyez-moi, car je suis sincère lorsque je vous dis que cette race [les juifs], vile et faible, est hégémonique dans le monde entier et qu’on ne peut la vaincre. Des juifs siègent dans chaque gouvernement, dans chaque banque, dans chaque entreprise. »

La déclaration Balfour s’adresse particulièrement aux juifs américains, soupçonnés de sympathie pour l’empire austro-hongrois, et aux juifs de Russie, influencés par les organisations révolutionnaires qui ont renversé le tsar au printemps 1917. Nombreux sont favorables à ce que la Russie signe une paix séparée. Londres espère éviter ce « lâchage ». Balfour évoque même la mission qui serait confiée aux juifs en Palestine : faire que les juifs du monde se comportent « convenablement » ! Ce calcul échouera puisque, dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917, les insurgés bolcheviks s’emparent du pouvoir à Petrograd et appellent à la paix immédiate.

Mais la Grande-Bretagne, en confortant le mouvement sioniste, vise un objectif plus stratégique, le contrôle du Proche-Orient. Le dépeçage des vaincus est négocié entre Paris, Londres et Moscou, alors même que la victoire n’est pas acquise. En 1916, sont signés entre Paris et Londres, puis ratifiés par le tsar, les accords connus sous le nom de Sykes-Picot (Mark Sykes et Georges Picot sont deux hauts fonctionnaires, l’un britannique l’autre français) qui définissent les lignes de partage et les zones d’influence au Proche-Orient. Pour Londres, la Palestine « protège » le flanc est du canal de Suez, ligne vitale entre les Indes, le fleuron de l’empire, et la métropole. Le parrainage accordé au sionisme permet au gouvernement britannique d’obtenir un contrôle total sur la Terre sainte.

Mais les Britanniques ne se sont pas contentés de promesses au mouvement sioniste, ils en ont fait aussi aux dirigeants arabes. Le calife ottoman (il exerce son autorité sur les territoires arabes du Proche-Orient et il est « le commandeur des croyants ») s’est joint en 1914 à l’Allemagne et à l’empire austro-hongrois. Il a même lancé un appel à la guerre sainte contre les infidèles. Pour riposter, Londres suscite une révolte des Arabes contre l’empire ottoman, animée par un dirigeant religieux, le chérif Hussein de La Mecque. En échange, Hussein obtient l’engagement britannique d’appuyer l’indépendance des Arabes. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient... Comment, en effet, concilier l’indépendance arabe et la création d’un foyer national juif ? La révolte arabe deviendra célèbre dans une version bien déformée forgée par un des agents britanniques qui y jouèrent un rôle capital, Thomas E. Lawrence, dit Lawrence d’Arabie. Ce récit, « Les Sept piliers de la sagesse », sera porté au cinéma par David Lean et Peter O’Toole dans le rôle de Lawrence.

Le Proche-Orient sera donc partagé entre la France et la Grande-Bretagne. Créée en 1920, la Société des Nations (SDN), l’ancêtre des Nations unies, ne regroupe alors que quelques dizaines d’Etats, pour l’essentiel européens. Elle invente le système des « mandats » que la charte de la SDN définit comme suit : « Certaines communautés, qui appartenaient autrefois à l’Empire ottoman, ont atteint un degré de développement tel que leur existence comme nations indépendantes peut être reconnue provisoirement, à la condition que les conseils et l’aide d’un mandataire guident leur administration jusqu’au moment où elles seront capables de se conduire seules. » Ainsi des peuples considérés comme « mineurs », auraient besoin de tuteurs pour accéder, un jour peut-être, à la majorité…

Le 24 juillet 1922, la SDN octroie à la Grande-Bretagne le mandat sur la Palestine. Le texte prévoit que la puissance mandataire sera « responsable de la mise à exécution de la déclaration originairement faite le 2 novembre 1917 par le gouvernement britannique et adoptée par [les puissances alliées], en faveur de l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif ». Les fils du chérif Hussein, étroitement contrôlés par Londres, s’installent sur les trônes d’Irak et de Transjordanie (pays créé par les Britanniques à l’Est du Jourdain), tandis que les territoires libanais et syrien tombent dans l’escarcelle de la France. L’Egypte, formellement indépendante depuis 1922, reste sous occupation britannique.

Tous les acteurs du drame palestinien sont en place : la puissance dominante, la Grande-Bretagne, qui souhaite maintenir son contrôle sur une région stratégique, riche en pétrole dont le rôle économique et militaire grandit ; le mouvement sioniste, fort de son premier grand succès diplomatique, et qui organise l’immigration en Palestine ; les Arabes de Palestine, que l’on ne désigne pas encore sous le nom de Palestiniens, et qui commencent à se mobiliser contre la déclaration Balfour ; enfin, les pays arabes, pour la plupart sous influence britannique et qui vont s’impliquer graduellement dans les affaires palestiniennes.





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