Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 20:50

Une militante des droits de l'homme assassinée en Russie

MOSCOU (AFP) - Une militante des droits de l'homme russe, Natalia Estemirova, qui dénonçait la poursuite des exactions en Tchétchénie officiellement pacifiée a été enlevée et assassinée mercredi, un crime qui a "indigné" le président russe Dmitri Medvedev.

Le corps de Natalia Estemirova de l'ONG Memorial, dont l'enlèvement avait été annoncé un peu plus tôt par l'organisation, a été découvert vers 17H20 (13H20 GMT) dans une forêt près de Nazran, principale ville d'Ingouchie.

"Le corps porte des traces de blessures à la tête et à la poitrine", a indiqué la commission d'enquête du Parquet dans un communiqué.

Le matin Mme Estemirova, 50 ans, avait été "poussée de force, près de chez elle, dans une voiture" et emmenée vers une destination inconnue, avait indiqué Memorial, citant des témoins.

"Le président Dmitri Medvedev s'est dit indigné par ce meurtre" et a présenté ses condoléances à la famille de la victime, a déclaré sa porte-parole Natalia Timakova citée par les agences russes.

Le président tchétchène Ramzan Kadyrov a qualifié mercredi d'"inhumain" l'assassinat de Natalia Estemirova et s'est engagé à superviser personnellement l'enquête. "Ceux qui ont levé la main sur elle n'ont pas le droit de revendiquer le qualificatif d'être humain et ne méritent pas de pitié", a déclaré M. Kadyrov cité par l'agence de presse russe Ria-Novosti.

Natalia Estemirova avait dénoncé dernièrement une exécution arbitraire en Tchétchénie, ce qui avait déplu aux autorités locales pro-russes, a déclaré à l'AFP Alexandre Tcherkassov, de l'ONG Memorial.

Il s'agit du meurtre d'un rebelle présumé par des hommes en tenue de camouflage à Akhkintchou- Borzoï le 7 juillet, un incident rendu public par Memorial.

L'ONG rappelle que l'activité de Mme Estemirova avait déjà suscité dans le passé "le mécontentement des autorités tchétchènes".

"Je n'ai aucun doute que ce meurtre est lié à l'activité professionnelle de Natalia qui dénonçait l'arbitraire des forces de l'ordre de Ramzan Kadyrov", le président tchétchène pro-russe, a déclaré à l'AFP Tatiana Lokchina de Human Rights Watch.

Selon elle, la manière dont elle a été enlevée, évoque les méthodes des hommes de Kadyrov.

Le gouvernement russe a pourtant levé en avril "l'opération antiterroriste" qui était en cours depuis une décennie en Tchétchénie, ce qui était censé symboliser une normalisation.

"Ce crime horrible a eu lieu là où on nous dit que la guerre est finie, que l'ordre et la loi règnent, dans la Tchétchénie de Kadyrov (...) Nous savons que la longue main de Kadyrov est capable d'atteindre les opposants partout", a dénoncé Lev Ponomarev de l'ONG russe Pour les droits de l'homme.

Le fait que le corps de la militante a été retrouvé en Ingouchie "porte un coup (de plus) au président ingouche Iounous-Bek Evkourov" connu pour dialoguer avec la société civile et lui-même grièvement blessé dans un attentat suicide fin juin, estime Alexeï Malachenko, analyste au centre Carnegie.

"C'est une tentative de prouver que ses méthodes ne marchent pas dans le Caucase", ajoute l'expert qui vient de publier un livre sur M. Kadyrov.

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s'est déclaré "horrifié" par le meurtre de Natalia Estemirova et a réclamé que les auteurs de ce crime soient jugés.

La présidence suédoise de l'UE a aussi condamné ce meurtre "brutal" et appelé "les autorités russes à essayer de trouver qui est responsable et à faire ce qu'il faut" pour cela.

Mme Estemirova était proche de la journaliste Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006 à Moscou et qui était l'une des rares à avoir continué à se rendre en Tchétchénie pendant le conflit. Ce crime n'a jamais été élucidé.

Elle fut la première lauréate en 2007 du Prix Anna Politkovskaïa, décerné à des militantes des droits de l'homme dans des zones de conflit. Elle s'est également vu décerner un prix du Parlement suédois et la médaille Robert Schuman du Parlement européen.

http://www.liberation.fr/depeches/0101579882-russie-une-collaboratrice-de-l-ong-memorial-enlevee-en-tchetchenie

http://www.lemonde.fr/sujet/1e93/natalia-estemirova.html




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 18:30

En s´attachant à supprimer plus de 20% des effectifs de Radio France International (RFI) sans apporter de projet alternatif, le gouvernement français montre à la fois son mépris d´une station qui est aujourd´hui reconnue et appréciée dans de nombreux pays d´Afrique et son incapacité à gérer un conflit social qui pénalise l´information francophone depuis huit semaines. Retour sur l´actualité d´une radio mondiale qui ne parvient plus à se faire entendre...

Il faut lire les journaux africains ou écouter les revues de presse internationale du continent noir pour bien mesurer la portée de la grève qui paralyse depuis plus de cinquante jours tout ou partie des programmes de Radio France International. Lire par exemple Le Républicain, un quotidien de Bamako (Mali), quelques jours après le début du conflit, le 28 mai dernier. Dans un éditorial intitulé « Requiem pour une radio autrefois mondiale », Adam Thiam écrit : « La grève de RFI fait mal à l´Afrique d´expression française (...). Son silence meublé par une musique lugubre a plus d´effet sur le fidèle public que la crise financière internationale. »

Au Mali, RFI a sans doute plus d´importance que TF1 en France. Le nom de Juan Gomez, qui ouvre tous les jours l´antenne aux auditeurs dans son émission « Appels d´actualité », y est plus connu que celui de Laurence Ferrari ou de David Pujadas. C´est cette relation inestimable d´un média d´information multiculturel vis-à-vis de pays essentiellement francophones qui est en train d´être fragilisée par l´obstination du gouvernement français à supprimer 22% des effectifs à RFI, soit 206 postes sur près d´un millier. En procédant, comme n´importe quelle entreprise privée, à des licenciements secs.

Les motifs avancés par la présidence de RFI présentent toutes les apparences de la logique comptable : un bilan en 2008 marqué par un déficit de 8,7 millions d´euros, une audience globale qui aurait tendance à s´effriter, y compris en Afrique francophone, face à l´émergence des nouveaux canaux d´information (radios et télévisions locales privées, sites Internet, câble et satellite... ), des émissions dans certaines langues étrangères de moins en moins suivies, etc.

Pour opposer à ces maux les grands remèdes, Alain de Pouzilhac, par ailleurs président de France 24 et de TV5, a donc choisi de supprimer six antennes en langues allemande, turque, polonaise, serbo-croate, albanaise, laotienne et moldave. Les journalistes y travaillant, pour la plupart issus des pays vers lesquels ils émettent, sont considérés comme déconnectés des réalités locales nées de l´après-guerre froide. Ce qui expliquerait la faible audience de leurs antennes dans les pays concernés. La direction de RFI affirme donc sa volonté de réinvestir dans des « langues prioritaires », de créer une rédaction en swahili et de développer de nouveaux vecteurs de diffusion sur Internet ou sur téléphone mobile.

Comptes et légendes du déficit 

La réalité est cependant assez différente. Commençons par le déficit de 8,7 millions d´euros. Selon un rapport d´expertise comptable INA (lire « RFI en grève contre les menaces de grande braderie », Acrimed, 12 mai 2009), commandé par le comité d´entreprise en 2009, 93% de ce déficit s´expliquent par des éléments exceptionnels qui se répartissent comme suit :  1,9 millions d´euros de redressement URSSAF suite à une erreur de la DRH en 2003, 2,4 millions d´euros dans la filiale en langue arabe Monte Carlo Doualiya (MCD), la direction impute le déficit au précédent directeur Philippe Beauvillard, 2,8 millions d´euros de charges de personnel incluant le coût des licenciements et des limogeages de membres de la direction précédente et un million d´euros de provisions pour contentieux.

S´agissant des dernières audiences communiquées par la direction de RFI, elles montrent que le nombre d´auditeurs dans le monde est de 46,1 millions en 2007 [1] contre 43,3 millions un an plus tôt. Mais, pour Alain de Pouzilhac et sa directrice générale Christine Ockrent, la troisième radio internationale de la planète - après la BBC et Voice of America - a des « parts de marché qui s´effondrent partout dans le monde ».. Même si elle occupe souvent les premières places des sondages dans les capitales d´Afrique francophone.

Enfin, le choix de restreindre le nombre de langues diffusées va à l´encontre du multilinguisme prôné par toutes les grands médias d´information (y compris en Chine et en Russie). Si RFI renonce par exemple à émettre en langue allemande, la Deutsche Welle, elle, va continuer à diffuser des bulletins d´information en langue française (lire « RFI, en version française uniquement ? », La Valise diplomatique, 2 décembre 2008)...

Ajoutons que les six langues menacées ne seront pas les seules à subir le plan de restructuration. Techniciens, réalisateurs mais aussi journalistes d´autres éditions, comme la rédaction en langue espagnole, devront également contribuer à l´effort de réduction des effectifs. Sont donc aujourd´hui menacés ces mêmes salariés qui avaient été chaudement félicités par Ingrid Betancourt, en visite à la rédaction de RFI après sa libération il y a un an, pour le lien qu´ils avaient su entretenir entre les deux rives de l´Atlantique durant sa captivité....

Reconfiguration- dissolution dans l´AEF 

Mais qui se soucie vraiment de RFI ? Qui se préoccupe de cette radio que l´ancien publicitaire Alain de Pouzilhac, ex-président du groupe Havas (lire « Des chaînes "tout info" bien peu dérangeantes », par Marc Endeweld, Le Monde diplomatique, juin 2007), voudrait principalement réserver aux élites africaines, aux « leaders d´opinion », comme il dit - quitte à renouer avec la vocation originelle d´une radio née de l´Exposition universelle de 1931 sous le nom de « poste colonial » ? En tout cas, le sort de RFI ne provoque généralement qu´une grande apathie en France. Lors de la manifestation du 16 juin, qui a réuni modestement quelque 300 personnes, rares étaient les salariés de Radio France ou de France Télévisions à s´être déplacés pour soutenir leurs camarades ou confrères. Et il a fallu que le conflit s´enlise pour que la presse française commence à répercuter ce mouvement social. On imagine aisément quelle caisse de résonance auraient trouvé les salariés de Radio France si un plan social avait affecté plus de 20% de leurs effectifs alors même que l´actionnaire public, par la voix du chef de l´Etat, demande aux entreprises de ne pas licencier en période de crise...

Pourtant, à travers le périmètre de Radio France International, c´est bien la reconfiguration de l´ensemble de l´audiovisuel extérieur de la France qui se profile. En confiant au président-créateur de France 24 la responsabilité de RFI comme du holding de l´audiovisuel extérieur de la France (AEF), l´Etat a pris le risque de desservir les intérêts de la radio au profit du développement de sa télévision internationale (France 24 ne voit d´ailleurs sans doute pas d´un si mauvais oeil la grève à RFI...). Economies d´échelle, synergies, mutualisation, professe Pouzilhac à la demande des conseillers ministériels. En réalité, si des moyens peuvent être mis en commun à la diffusion ou dans les services administratifs et commerciaux, on sait, depuis le cocasse rapport Benamou de 2007, que de telles synergies ne sont pas si simples à dégager.

Difficile, par exemple, de demander à un journaliste radio d´alimenter l´antenne de France 24 via une salle de rédaction unique. En revanche, oui, la question est posée du statut des personnels dans une maison hautement syndiquée où les luttes de pouvoir syndicales portent à l´affrontement permanent et, pour reprendre les termes de la direction, au « conservatisme ». Il n´est peut-être pas interdit de se demander si une chaîne formée de jeunes journalistes multitâches et dotés d´une culture syndicale encore embryonnaire n´est pas jugée préférable à une radio constituée en très large part de reporters aguerris qui sont aussi des salariés beaucoup moins malléables...

En cette période de refonte des conventions de l´audiovisuel public, la direction rêve sans doute d´un climat social apaisé dans la perspective de l´après-grève. On en est loin.

L´intersyndicale de RFI (FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT) n´a-t-elle pas été jusqu´à dévoiler le salaire de ses deux dirigeants, Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, qui toucheraient chacun 310 000 euros annuels fixes auxquels il faut ajouter 70 000 euros de part variable ? Soit près de trois fois le salaire de l´ancien PDG Antoine Schwartz et deux fois celui du PDG de Radio France...

Le nouveau règne de Christine Ockrent 

La relation de RFI avec sa nouvelle directrice générale Christine Ockrent est en soi un cas d´espèce.

Femme de l´actuel ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner, l´ancienne présentatrice de « France Europe Express », sur France 3, incarne aujourd´hui une forme de remise au pas de cette radio qui s´est pourtant efforcée d´échapper ces dernières années au rôle de « voix de la France » (lire « Christine Ockrent, la voix de la France », La Valise diplomatique, 21 février 2008). Un signe ? Citons d´abord le licenciement en juillet 2008 de Richard Labévière, rédacteur en chef international à RFI, coupable d´avoir diffusé une interview du président syrien Bachar Al-Assad sur TV5 puis sur RFI sans en référer à sa directrice générale (lire « Licenciement politique à RFI », La Valise diplomatique, 4 septembre 2008). A l´évidence, Richard Labévière a été victime d´un règlement de compte en interne pour n´être soutenu que par la seule CFDT - syndicat minoritaire - et alors que ses positions ouvertement pro arabes lui avaient attiré des ennemis tant à l´intérieur qu´à l´extérieur de RFI. Christine Ockrent, en tout cas, s´est empressée de marquer son pouvoir en se débarrassant d´un homme faiblement défendu et sans doute en dissonance avec Bernard Kouchner dans sa politique au Moyen-Orient (en décembre 2008, la France fera d´Israël le partenaire privilégié de l´Union européenne).

Christine Ockrent a encore montré son sens du dialogue social à l´occasion du Festival de Cannes en 2009. Dans un tract intitulé « La reine du mépris à RFI », le 9 mai, le Syndicat national des journalistes (SNJ) relève qu´elle n´a pas hésité à s´en prendre aux reporters envoyés sur place pour fustiger leur « inélégance » : « Evidemment, certains salariés, non grévistes mais qui soutiennent le mouvement, ne se sont pas privés des descendre au Festival de Cannes, de réaliser des reportages, d´enregistrer des débats en sachant pertinemment que tout ce travail ne serait jamais diffusé. Je ne trouve pas cela très élégant pour les invités qu´on a dérangés. » En sa qualité d´arbitre des élégances, Christine Ockrent a probablement omis de se renseigner sur le fonctionnement de son antenne, qui diffuse entretiens et reportages lors de la sortie des films en salles.

La voix de la Françafrique ? 

Reste la question essentielle : la réorganisation de RFI sous la férule de sa directrice générale est-elle de nature à affaiblir l´indépendance de la « radio mondiale » ? Les esprits avertis diront que cette indépendance a toujours été toute relative. On se souvient que le président du Togo Gnassingbé Eyadema, par exemple, n´hésitait pas à appeler directement Jacques Chirac, alors à l´Elysée, pour empêcher la diffusion d´une interview de son principal opposant. Le patron de RFI, Jean-Paul Cluzel, s´arrangeait alors pour que l´entretien ne soit diffusé qu´une fois coupés les réémetteurs FM au Togo... La gestion de ce dossier typique de la Françafrique coûtera son poste au directeur de la rédaction de RFI, Jérôme Bouvier, qui avait montré peu d´empressement à se conformer aux ordres venus d´en haut...

Mais l´arrivée de Christine Ockrent est aussi une façon d´assurer à la Françafrique la possibilité de se survivre à elle-même. En cela, la mort d´Omar Bongo, le 8 juin (lire, dans Le Monde diplomatique de juillet, actuellement en kiosques, « Omar Bongo, une passion française », par Boubacar Boris Diop), fut un cas d´école. Malgré la grève, pas moins de deux heures et demie d´émission spéciale furent consacrées au décès du vieux chef d´Etat africain, suivies, le 16 juin, de trois heures de couverture sur l´antenne monde et Afrique de ses obsèques auxquelles assistaient Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac et, bien sûr, Bernard Kouchner. Que ce dernier ait été grassement rémunéré (816 000 euros) pour un maigre rapport sur le système de santé au Gabon et qu´il ait été encore président, en janvier dernier, de la société chargée de facturer ce service (lire « Kouchner, ministre des factures étrangères », par Xavier Monnier, Bakchich.info, 13 janvier 2009) n´a évidemment rien à voir avec tant de sollicitude. .. « Bongo, mieux que Jean-Paul II, Senghor ou Aimé Césaire qui n´ont eu droit, en leur temps, qu´à une heure ou deux de spéciale en direct », note le blog de salariés, RFI Riposte.

L´Etat sourd à une demande de médiation 

Et maintenant, que faire ? L´intersyndicale de RFI continue de se battre devant la justice pour empêcher le plan social ; elle demande la « nullité » des licenciements exigés. Et la mobilisation s´est poursuivie, le 25 juin, avec l´émission sur le parvis de l´Hôtel de Ville de Paris d´un programme éphémère de soutien aux grévistes. Mais, disons-le clairement, seule une solidarité massive exprimée avec les salariés peut encore convaincre Nicolas Sarkozy de nommer son conseiller social Raymond Soubie à la tête d´une médiation pour sortir de l´impasse. Par leur gestion désastreuse du conflit - consistant le plus souvent à s´abriter derrière leur directrice déléguée Geneviève Goetzinger -, Alain de Pouzilhac comme Christine Ockrent ont démontré leur inaptitude à sortir par le haut de cette grève qui s´avère aujourd´hui la plus longue de l´audiovisuel public. Combien d´habitués, combien de fidèles auditeurs la radio mondiale aura-t-elle perdus au terme de ce bras de fer entre RFI et son actionnaire public... auquel la directrice Christine Ockrent assure une sorte de compagnonnage ?

Notes

[1] Dont 27,5 millions en Afrique 10,5 millions au Proche-Orient, Moyen-Orient et Maghreb, 4,2 millions en Amériques, 2,2 millions en Europe (dont près d´un million en Ile-de-France) , 1,7 million en Asie et en Océanie.

http://blog.mondediplo.net/2009-07-03-RFI-ou-le-retour-du-poste-colonial




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 20:38


http://www.aloufok.net/spip.php?article710


L´Autorité palestinienne suspend Al Djazira en Cisjordanie

L´Autorité palestinienne a interdit toute activité de la chaîne de télévision qatarie Al Djazira en Cisjordanie pour s´être fait l´écho d´une accusation de complot du président Mahmoud Abbas contre son prédécesseur Yasser Arafat en 2003.

L´Autorité a annoncé des poursuites contre la chaîne pour propagation par son service arabophone de fausses nouvelles de nature à porter préjudice au président palestinien au sein de la population du territoire sous occupation israélienne.

Al Djazira avait repris mardi un document remis dimanche en Jordanie aux journalistes par le secrétaire général en exil du comité central du Fatah, Farouk Kaddoumi, qui accuse Abbas d´avoir, en liaison avec Israël, comploté en 2003 en vue de tuer Yasser Arafat.

Chef du Fatah, principale composante de l´Organisation de libération de la Palestine (OLP), qu´il présidait, et premier chef de l´Autorité autonome palestinienne issue des accords d´Oslo de 1993, celui-ci est mort en novembre 2004 à Paris d´un mystérieux mal qui n´a jamais été clairement identifié.

"Ce rapport est un tissu de mensonges", avait réagi dès mardi le comité central du Fatah sur son site internet dans un communiqué, accusant Kaddoumi, un pro-syrien resté en exil à Tunis après les accords d´Oslo qui ont permis à Arafat de regagner sa patrie, de "diviser le Fatah et d´empêcher la tenue du sixième Congrès".

Il est question d´organiser le 4 août à Bethléem le premier congrès du Fatah depuis vingt ans, au moment où le mouvement nationaliste, qui a perdu le contrôle de la bande de Gaza en janvier 2007 au profit de son rival islamiste le Hamas, est en proie à de profondes divisions
internes.

Kaddoumi et d´autres dirigeants du mouvement veulent qu´il se tienne plutôt à l´étranger.

Le ministère de l´Information de l´Autorité autonome d´Abbas a reproché à Al Djazira d´avoir consacré un temps excessif de ses émissions à de la propagande hostile "malgré les conseils répétés qui lui ont été prodigués de couvrir les affaires palestiniennes de façon objective et équilibrée".

Trois policiers en civil se sont présentés mercredi au bureau d´Al Djazira à Ramallah pour remettre une injonction écrite à la chaîne de ne plus travailler, diffuser et dépêcher des reporters sur le terrain jusqu´à ce que la justice se prononce.

Un porte-parole des services de sécurité palestiniens a déclaré : "Nous les tiendrons à l´oeil." Mais le bureau d´Al Djazira n´a pas été fermé.

A Jérusalem, l´Association de la presse étrangère a exprimé dans un communiqué sa profonde préoccupation devant la mesure prise par l´Autorité palestinienne et a rappelée celle-ci à son engagement de respecter la liberté de la presse.

Rendant compte de la sanction frappant la chaîne en Cisjordanie, un présentateur d´Al Djazira a "exprimé son étonnement devant la décision de l´Autorité palestinienne" et annoncé que le média qatari répondrait ultérieurement aux accusations qui le visent.

Les relations entre l´Autorité palestinienne et Al Djazira sont tendues depuis la défaite des forces du Fatah face au Hamas, il y a deux ans.


Les correspondants de la chaîne avaient alors accusé l´Autorité de les persécuter. De leur côté, les dirigeants de l´Autorité autonome ont accusé Al Djazira de prendre parti pour le Hamas.




 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 20:28

Rassemblement Samedi 18 juillet 2009 à 15h Place du Trocadero à Paris en hommage à Marwa

Marwa El-Sherbini, 32 ans,  maman d'un petit garçon de 3 ans, mariée à un chercheur en génétique à l'Institut Max Planck, résidait en Allemagne où elle préparait une thèse en pharmacie.

Marwa, de confession musulmane a été victime d'un assassinat islamophobe le 1er juillet dernier à Dresde en Allemagne parce qu´elle portait le voile. Elle était enceinte de 3 mois  et a été poignardée à 18 reprises sous les yeux de son fils de 3 ans et de son mari également blessé (par les policiers qui l'ont pris pour l'agresseur et lui ont tiré dessus).

Marwa, témoignait, devant le tribunal où elle a été tuée par celui qui, quelques mois plutôt l´avait diffamée et insultée en raison de son appartenance à la religion musulmane.

N'attendons pas qu'il y ait une Marwa en France pour réagir ! Nos craintes sont fondées sur le constat alarmant de la montée inquiétante de l´islamophobie dans ses formes les plus sombres comme l´agression violente faite à une femme en pleine rue d´Argenteuil (Val d´Oise) par des hommes armés de cutters et qui lui ont tailladé le bras. Ajoutons à cela, les nombreux témoignages de femmes qui font part d´injures, crachats et menaces dont elles sont victimes.

Resserrons les liens de solidarité pour que cesse la haine islamophobe qui gangrène la France et l'Europe !   

Signataires : Collectif contre l´islamophobie en France (CCIF), Collectif des Musulmans de France (CMF)   

http://www.islamophobie.net/art_read.php?ai=167



Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 20:33

http://www.uam93.com/index.php?option=com_content&view=article&id=146:110709-rapport-detape-de-la-mission-humanitaire&catid=2:communiques&Itemid=3

Communiqué de l'UAM-93

« Rapport d’étape de la mission humanitaire »

La mission d'assistance chirurgicale envoyée à Gaza par l’Union des Associations Musulmanes de la Seine-Saint -Denis, (UAM93) et l'Union For Palestine (UFP) est arrivée au Caire le mercredi 1er juillet 2009. Elle a été accueillie à son arrivée par le syndicat des médecins Egyptiens et par le croissant rouge égyptien.
 
Pendant son séjour en Égypte, les membres de l’équipe  ont profité pour tisser des contacts avec les associations et les autorités égyptiennes.
 
Le lundi 6 juillet 2009, l’équipe a été conduite à Rafah et a pu traverser le Poste les frontières séparant l’Égypte de la Palestine pour rejoindre Gaza. A leur arrivée à Gaza ils ont été accueillie par le croissant rouge palestinien en la personne de son Président Abu Omar El Azzayzy à Rafah qui les a conduit aux locaux du croissant rouge où ils ont pu se rendre compte des destructions sur place. Ensuite ils ont rejoint Tayssir EL Beltagi directeur de l'hôpital Al Wafa.
 
Notre équipe s’est aussitôt mise au travail. Elle a assuré gratuitement une série de consultations, une centaine à ce jour et quinze (15) cas d'interventions chirurgicales ont été effectuées. L’hôpital Al Wafa ne désemplit pas les patients ont des séquelles mal cicatrisées, des brûlures, des balles restées dans leur corps, des malformations, les interventions chirurgicales sont surtout les chirurgies réparatrices et plastique.
 
Il y a un très grand besoin en soutien médical, l’UAM-93 et l'UFP pensent à développer des programmes de formation médicale avec un diplôme à la clé sur deux années; avec 30 heures de cours par semaine et des interventions chirurgicales sur place et ce dans le but d'alléger les souffrances imposé par la situation de blocus de Gaza   
 
L’arrivée à Gaza de notre mission a suscité énormément d'émotion chez les palestiniens car depuis le 5 février nous sommes les seuls avec une ONG Anglaise à être autorisées à entrer à Gaza. Nous avons d'ailleurs été félicités par les autorités françaises. Les journaux palestiniens ont consacrés plusieurs articles à notre mission.
 
Ont collaboré dans la réussite de cette mission l'Association pour le Développement de la Santé des Femmes (ADSF) et l'association Creil Palestine.
 
Fait à Gaza, le dimanche 12 juillet 2009

Le Président de l’UAM-93

H. FARSADOU



Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 20:12

http://www.liberation.fr/societe/0101579591-la-cgt-a-limoge-l-expulseur-de-la-bourse

La CGT a limogé l’expulseur de la Bourse

Sans-Papiers. Fin juin le syndicat «évacuait» ses locaux parisiens.

Par KARL LASKE

L’expulsion des sans-papiers de la Bourse du travail de la rue Charlot à Paris, le 24 juin, n’a pas été cautionnée par la direction nationale de la CGT, malgré le silence de ses responsables. Dès le 29 juin, le bureau confédéral du syndicat a «démis de ses fonctions» son responsable confédéral chargé de la sécurité pour avoir, entre autres choses, coordonné l’opération d’évacuation de la Bourse..

Lunettes. Ce sont des hommes masqués qui ont fait irruption au siège de la Bourse du travail occupée. Equipés de matraques et de grenades lacrymogènes, ils sont une cinquantaine. Certains d’entre eux ont des lunettes de plongée, pour se protéger des gaz qu’ils ont prévu d’employer contre les sans-papiers. «Le commando du service d’ordre qui nous a gazés, avant même que nous réalisions ce qui se passait, a fait irruption par la première porte à gauche passé le portail d’entrée, la porte qui donne accès aux bureaux que nous n’avons jamais occupés», explique la Coordination 75 des sans-papiers. Après plusieurs charges du service d’ordre cégétiste, dans la cour et dans les bâtiments, la centaine de sans-papiers encore présents se réfugie dans la grande salle, d’où ils tentent de résister, avant d’être évacués par la police.

«Après quatorze mois d’occupation stérile [des sans-papiers, ndlr], la CGT 75 a été malheureusement contrainte de prendre cette décision d’évacuation», a annoncé l’union départementale (UD) CGT de Paris. «Libération de la Bourse du travail», claironne leur communiqué. Mais, sur place, les responsables de l’opération ont quitté leurs masques. Sur les photos et les vidéos, on les identifie. Le responsable confédéral de la sécurité est présent.

Au niveau national, la CGT met plusieurs jours à réagir. Officiellement, elle ne condamne pas l’expulsion. Au contraire, son communiqué du 29 juin, intitulé «La lutte aux côtés des travailleurs sans papiers continue plus que jamais», s’en prend aux «instigateurs de l’occupation de la Bourse du travail» coupables d’avoir fait miroiter une régularisation aux occupants.

Lettre. «A la CGT, les syndicats sont autonomes», lâche pour toute réponse Francine Blanche, responsable confédérale chargée de l’immigration. «Il s’agit d’une décision prise par l’union départementale de Paris, sans nous consulter, explique un permanent confédéral. Mais, statutairement, ils n’ont pas l’obligation de nous demander notre avis.» Treize conseillés fédéraux chargés des questions internationales ont par ailleurs écrit une lettre de protestation à Bernard Thibault. Le syndicat du livre national (Filpac) CGT a demandé qu’on établisse «la responsabilité du ou des organisateurs» de l’opération et signale que des adhérents avaient refusé d’y participer.

De son côté, la CFDT Paris, qui poursuit en justice deux intermittents pour une brève occupation de ses locaux, s’est «félicitée» de «la libération» de la Bourse.

Précision : Le texte d’Emmanuel Terray sur l’évacuation de la Bourse (Libération d’hier) n’était pas cautionné par le collectif Uni(e)s contre une immigration jetable mais écrit à titre personnel.




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 20:02

http://www.europalestine.com/spip.php?article4274

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12337&type=temoignage&lesujet=Blocus

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

Briser le blocus de Gaza : le convoi humanitaire "Viva Palestina" refuse de se laisser bloquer par les autorités égyptiennes

Les membres de Viva Palestina qui ont passé la nuit dans les bus au checkpoint de Suez, en Egypte, après avoir été arrêtés par les autorités égyptiennes le 11 Juillet, se dirigent vers la ville voisine d’Ismailia et se préparent à reprendre leur voyage vers la bande de Gaza, indique un communiqué des organisateurs de ce nouveau convoi humanitaire.

Nouvelles du convoi Viva Palestina - Dimanche 12 Juillet – 19h Par Viva Palestina

Le Député britannique George Galloway, qui a retrouvé au Caire l’ancienne membre du Congrès américain, Cynthia McKinney, a travaillé avec les autorités égyptiennes et américaines pour accélérer le passage du convoi sur le canal de Suez et dans la bande de Gaza.

Le Conseiller de la ville de New York, Charles Barron, qui a conduit le groupe jusqu’au canal de Suez, affirme : "Les autorités égyptiennes ont bloqué le convoi en prétextant que nous n’avions pas obtenu les autorisations nécessaires des autorités pour entrer dans la bande de Gaza. Que ces exigences soient vraies ou non, nous contournerons ces obstacles. Nous allons à Gaza.""

"Si les autorités égyptiennes veulent encore nous tester, pas de problèmes, même si nous avons déjà fourni ces informations à leurs ambassadeurs à Washington DC, à Londres et à Tripoli , et ce à leur demande. L’ambassade américaine au Caire a été informée de la mission, tout comme le ministère égyptien des Affaires Etrangères," a déclaré Galloway. "Alors maintenant, nous espérons qu’il n’y aura pas d’autres raison pour retarder le transport de cette aide tellement urgente pour la population de Gaza. Nous avons des médicaments d’une valeur de centaines de milliers de dollars, qui sont sensibles au facteur temps et périssables et qui doivent atteindre les enfants de Gaza."

Un autre groupe de membres de Viva Palestina est à Alexandrie pour prendre possession de 47 véhicules qui seront utilisés pour faire passer l’aide médicale et humanitaire du groupe par le poste frontière de Rafah. Un troisième groupe de Viva Palestina continue de rassembler l’aide supplémentaire au Caire.

Lundi, Viva Palestina a l’intention de rassembler toutes ses forces à Ismaïlia où il chargera l’ensemble des aides collectées dans ses véhicules et fera ses derniers préparatifs pour la traversée du Sinaï. Le convoi espère des progrès sur tous les fronts, mais il est prêt à appeler à des protestations de solidarité devant les ambassades et les consulats égyptiens si cela ne réussissait pas.








Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 19:54

Critiques de magistrats après le procès du "gang des barbares" (Reuters)

Les deux principaux syndicats de magistrats ont critiqué la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, qui a demandé et obtenu un appel du parquet contre le verdict du procès de l'affaire Halimi.

L'Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (gauche) estiment que le ministère a cédé à des pressions et a ouvert la porte à un fonctionnement politique des juridictions..

"C'est la victoire du politique sur la justice. (...) C'est surtout très inquiétant pour l'avenir. Cette décision met le doigt dans une logique qui est malsaine", a dit à Reuters Christophe Régnard, président de l'USM.

"Le 'quantum' (montant - NDLR) de la peine n'est pas du ressort de la victime. La peine est là pour sanctionner un acte et pour protéger la société, et la décision est prise en fonction de la personnalité des accusés", ajoute-t-il.

Emmanuelle Perreux, présidente du SM, a déploré que la décision réponde aux demandes d'organisations confessionnelles juives, dont les représentants n'ont pas assisté au procès, et de la famille de la victime.

"Il y a un aspect très communautariste à cette demande de vengeance. Or c'est une cour d'assises, des jurés populaires, le citoyen qui s'est prononcé", a-t-elle dit.

"Qu'un ministère cède à une groupe de pression me paraît une dérive. Ça montre à quel point aujourd'hui le politique entend gouverner le cours de la justice et ce n'est pas un gage de sérénité", a-t-elle ajouté.

PRINCIPE D'INDIVIDUALISATION

Les syndicats de magistrats soulignent que le code pénal français prévoit le principe d'individualisation des peines.

Ce dernier signifie qu'on ne peut amalgamer tous les accusés de mêmes faits. Les magistrats doivent apprécier leur degré de responsabilité suivant leur participation et leur personnalité.

Par ailleurs, la partie civile n'a pas le droit d'appel et le parquet général ne requiert pas au nom des victimes mais représente l'ensemble de la société, soulignent-ils.

Les deux syndicats interprètent la décision de Michèle Alliot-Marie comme un renforcement de la tutelle politique imposée aux magistrats du parquet par son prédécesseur Rachida Dati, qui se proclamait "chef des procureurs".

Le garde des Sceaux a légalement le droit de donner des consignes générales de politique pénale et des instructions dans des affaires particulières par écrit, mais l'utilisation extensive de ce pouvoir contredit le principe constitutionnel d'indépendance de la justice, estiment les syndicats.

Ils remarquent que l'appel est demandé dans le dossier Halimi sur des condamnations que l'accusation jugeait globalement conformes à son avis, alors qu'aucun appel n'a été ni demandé ni déposé après l'acquittement le 4 juillet dernier du sénateur UMP Jean Faure, jugé pour viols. Le parquet avait requis six à huit ans de prison dans ce dossier.





Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 19:26

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-07-13/affrontements-entre-policiers-et-jeunes-manifestants-a-montreuil/920/0/361036

Publié le 13/07/2009 à 20:57 - Modifié le 13/07/2009 à 21:06 AFP

Affrontements entre policiers et jeunes manifestants à Montreuil
       
Des centaines de jeunes ont affronté lundi soir les forces de l'ordre à Montreuil après s'être rassemblés pour protester contre ce qu'ils qualifient de "violences policières" lors de l'évacuation d'un squat mercredi dans la ville.

La manifestation a débuté vers 19H00 près de la mairie de Montreuil. Une heure et demie plus tard, de nombreux jeunes, certains casqués et cagoulés, faisaient face à un important dispositif de forces de l'ordre, qu'il bombardaient à l'aide de fusées, de pétards ou de fumigènes.

Peu avant 21H00, les gardes mobiles ont commencé à tirer des grenades lacrymogènes puis ont chargé les manifestants, qui répliquaient à coups de chaises, de pots de peinture et de projectiles divers.

Aux cris de "Police nationale, milice du capital !" ou de "Condés, hors de nos quartiers!", les jeunes gens, dont nombre d'entre eux semblaient proches des milieux autonomes ou de l'ultra-gauche, se sont déployés dans des rues proches de la mairie.

Ils protestaient contre l'expulsion mercredi de plusieurs squatters qui occupaient une ancienne clinique, au cours de laquelle un jeune homme affirme avoir perdu un oeil, à la suite d'un tir de flash-ball par les policiers.

Le Parti Socialiste a demandé lundi que l'Inspection générale des services (IGS) de la police et la Commission nationale de déontologie de la sécurité "puissent faire toute la lumière" sur ce "grave incident".

D'après la mairie de Montreuil, la victime, Joachim Gatti, fait partie du mouvement autonome qui dénonce notamment la cherté des loyers à Paris et dans certaines banlieues parisiennes.




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 19:52

http://www.travail-dimanche.com/component/option,com_wrapper/Itemid,116/


Le dimanche, j'y tiens !

Les signataires, de la présente pétition estiment que le repos dominical, au-delà du temps de repos, juste et nécessaire, est un élément fondamental de la vie familiale, sportive, culturelle, associative, spirituelle. Il permet également de préserver les marchés traditionnels et le commerce de proximité qui seront écrasés par l'ouverture des grandes surfaces le dimanche.

La loi de 1906 a réussi à établir un équilibre juste entre les nécessités légitimes d’ouverture le dimanche (les services de santé, les commerces alimentaires, les marchés, etc.) et l’organisation de la société.

C'est cet équilibre que nous voulons maintenir. Celui de la France qui travaille et qui gagne, mais aussi de la France des bénévoles, des balades en forêts, des rires en famille, des parties de rugby entre copains, des chorales lyriques ou jazzy, du verre de blanc sur le comptoir, de la diversité des couleurs et des senteurs sur les marchés.

Face aux tenants d'un monde transformé en une immense galerie marchande aseptisée, où la culture est en tête de gondole, la nourriture en fast-food, la pensée code barrée, le salarié aux horaires décalés, la caissière sous-payée, la famille explosée, c'est sur une certaine idée de la France au travail que nous nous prononçons !





Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens