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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 20:46

Editorial : Réflexions sur un verdict

Quand on jette un coup d’œil en arrière une évidence s’impose : la Ve République depuis sa fondation est une machine à fabriquer des « scandales » : affaires immobilières (la Garantie foncière, etc.), policières (l’affaire Ben Barka), militaires (barbouzes, affaire des frégates, scandale Dassault, etc.), droits communs (le SAC, meurtres de de Broglie, de Fontanet, suicides en tous genres), affaires évidemment financières (Mairie de Paris, URBA, financement des partis politiques, ascenseurs de l’Ile-de-France…). Naturellement, j’en oublie.

Il est arrivé que ces « scandales » se transforment en crise politique ouverte. L’une des raisons qui ont conduit J. Chirac premier ministre à démissionner -pour la première et seule fois dans l’histoire de la Ve République- ce sont les investigations policières que Giscard et Poniatowski multiplièrent contre le SAC, les réseaux de financements en Afrique. Bref, une crise dans l’appareil d’Etat peut provoquer les célèbres « dysfonctionnements » jusqu’à impuissanter pour un temps le gouvernement, le Président de la République. Mais soulignons immédiatement que toutes ces crises ont été surmontées. Jamais elle ne se sont transformées en crise sociale, jamais les masses n’ont utilisé la faiblesse du pouvoir pour frapper le gouvernement et le patronat. C’est un problème auquel il faut réfléchir et qui souligne la frilosité politique des salariés et des jeunes.

N’empêche, une crise politique affaiblit le gouvernement et le pouvoir d’Etat, facilite objectivement une mobilisation.

La crise qui vient d’éclater à propos du procès Clearstream est de très grande ampleur. Il faut, un instant s’y arrêter, surtout si on prétend « faire de la politique » c’est-à-dire notamment prendre en compte les problèmes de la superstructure comme déterminants dans l’analyse du rapport entre les classes.

Nous sommes de ceux qui, depuis le début, soulignons la fragilité politique de N. Sarzoky. Certes depuis deux ans il multiplie les réformes : elles sont mesurées et ne peuvent être mises en œuvre que grâce aux directions syndicales et à… l’appui du PS. L’affaire des retraites en est une nouvelle preuve. Sans la CGT, FO et le PS pas de réforme. Nous ne citons pas la CFDT puisqu’elle est toujours, en tout du côté de Sarkozy.

L’affaire Clearstream est une anecdote. Le fond c’est la colère qui monte, c’est le refus, au-delà des salariés, du système sarkozyste, notamment l’atmosphère ultra-sécuritaire (centaines de milliers de gardes à vue) et enfin la menaçante réforme de la justice qui vise à la suppression du juge d’instruction.

Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République , à l’occasion de la rentrée de la Cour de cassation, l’avocat général, principal magistrat dans la hiérarchie a pris la parole devant Alliot-Marie, les Présidents du Sénat et de l’Assemblée pour dénoncer le projet de réforme de l’institution ! Du jamais vu. Dominique de Villepin est-il ou non coupable ? Qu’importe. C’est une histoire de voyous. Ce qui compte, c’est que les juges ont refusé d’obéir à Sarkozy ! En cela cette affaire est plus qu’un petit scandale de plus dans la longue histoire de la Ve République.

Les juges se sont exprimés politiquement. D’où la panique.. En moins de quarante-huit heures, une cascade d’événements ont illustré et la faiblesse du pouvoir et son désarroi.

Décision de faire appel. Une écrasante majorité de Français considère que cette décision est injuste. Les affirmations du procureur Marin ne changent rien. On envoie sur le champ à la radio, à la télévision, les dirigeants de l’UMP, la femme du Président et in fine, le secrétaire général de l’Elysée !

Ca ne règle rien : le pouvoir est isolé. Dans le pays, et surtout dans l’appareil d’Etat. Enfin le dimanche c’est la totale : le gratin de l’UMP, le comité national appelé à ratifier les listes aux élections régionales, vote contre.

Le Figaro relève que le scrutin a été « arrangé » pour aboutir à 60 % de pour, 40 % de contre. Dans une maison comme l’UMP où on vote toujours à 100 %, ce résultat révèle un véritable problème. Nous sommes en fait en-dessous de la réalité. Voilà ce qu’écrit le reporter du Figaro : « Malgré les efforts de chacun, le service d’ordre de l’UMP doit à plusieurs reprises lancer la claque pour saluer le nom du président de la République ».

L’affrontement Sarkozy-Villepin marque le début de la fin pour le premier. Il ne s’agit pas seulement de haine et de ressentiment personnel. De véritables désaccords sur la manière de gouverner opposent les deux hommes. La machine infernale est en route, rien ne l’arrêtera. C’est dans ces conditions que les élections régionales -qui en soi n’ont aucun intérêt- vont intervenir. Evidemment une grande partie de l’électorat de droite s’abstiendra. Moins à gauche. L’écart sera considérable et malgré le PS, la défaite de Sarkozy sera consommée...

Nos camarades du NPA présentent, dans une certaine confusion politique, des listes dans tout le pays. Le seul intérêt d’être candidat pour les révolutionnaires aujourd’hui, c’est d’incarner l’anti-capitalisme. L’anti-capitalisme aujourd’hui, c’est l’anti-sarkozysme.

Certes il serait bon que les transports en commun soient gratuits et que le soleil brille pour tous. Mais ce n’est pas la question essentielle à laquelle les salariés, les jeunes sont confrontés. Le pouvoir est faible, fragile, divisé, en crise. Comment utiliser cette situation pour affronter le gouvernement et le patronat ?

Ces quelques lignes sont écrites pour amorcer le débat.

Club Socialisme Maintenant


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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 20:24

http://www.europalestine.com/spip.php?article4836


Lettre du Pr. Christophe Oberlin à Bertrand Delanoë

C’est une avalanche de lettres indignées par la décision de la Mairie de Paris d’inaugurer une "Esplanade Ben Bourion" sur les quais de Seine, que nous recevons depuis mardi. Nous sommes dans l’incapacité de publier tous ces courriers adressés à Bertrand Delanoë, et nous nous en excusons. Ci-dessous celui du Pr. Oberlin, chirurgien qui se rend régulièrement en mission à Gaza.

Mon cher Bertrand,

Je me permets ce tutoiement familier, car j’ai eu ma carte du parti socialiste pendant plus de 15 ans, et ai eu un modeste mandat de conseiller du 19ème arrondissement de Paris entre 1995 et 2001. A cette occasion je me suis occupé activement de lutte contre le Sida, notamment. En 2001, tu ne t’en souviens peut être pas, Nous n’étions au début, que… 4 socialistes de l’arrondissement à soutenir ta candidature face à Jack Lang. Nous avons bataillé ferme lors des réunions de campagne, et je me souviens de ta visite dans le 19ème : tu étais arrivé seul, très discrètement, et par ton talent la réunion s’était terminée par une ovation debout ! J’avais pour toi de l’estime, et ton parcours à la tête des parisiens confirme que nous avons eu raison de te faire confiance… à une regrettable exception près.

J’ai commencé à travailler comme chirurgien en Palestine fin 2001, et je me souviens qu’au retour d’une zone sinistrée en Amérique du sud, tu avais décidé un don de 500 000 francs pour une aide sanitaire à la Palestine, et grâce à Alain Lhostis j’en ai été le bénéficiaire, bien qu’une partie de ton entourage ait retardé au maximum l’octroi de cette subvention. Je me souviens en particulier que des mots inacceptables ont été prononcés en réunion par des membres de la délégation aux relations internationales de la Mairie de Paris. Quoi qu’il en soit cet argent a été utile. D’autres financeurs ont par la suite pris le relai, et nous avons aujourd’hui un solide bilan en matière de traitement des blessés palestiniens, et surtout de formations des chirurgiens locaux.

Mais je suis en même temps effaré par des gestes politiques dont manifestement tu ne mesures pas la gravité, à la fois par leur retombées dans l’opinion palestinienne (et donc mondiale) et sur ton image personnelle. Imagines toi un instant que j’étais à Gaza en janvier 2009 avec nos amis palestiniens, sous les bombardements, alors que dans le même temps tu venais de décréter « citoyen d’honneur de la ville de Paris » un soldat israélien capturé en uniforme par les palestiniens, et que 11 000 palestiniens croupissaient (et croupissent encore) dans les prisons israéliennes. En une signature, tu t’es discrédité à vie du monde musulman et bien au-delà.

Le fameux jugement « équilibré » entre les deux parties, israélienne et palestinienne, est aujourd’hui complètement battu en brèche tant l’opinion internationale sait aujourd’hui qu’il y a un oppresseur et un opprimé, un envahisseur et une population spoliée. Plus de dix lois israéliennes sont totalement indéfendables par leur caractère raciste. Et les déclarations racistes, j’en viens au sujet de ce message, ne manquent pas, tant dans les textes de Théodore Herzl que de David Ben Gourion, deux personnages sinistres que tu as accepté d’honorer en donnant leur nom à un lieu public parisien. Ces lieux, comme ceux honorant Alexis Carrel, seront débaptisés un jour. Je suis sincèrement attristé que, surement par ignorance de la réalité des faits et de l’Histoire, tu aies pu te laisser entrainer à des décisions aussi regrettables.

J’ose te demander, sans grand espoir de réponse, un rendez vous pour en parler en tête à tête. Je te propose aussi, naïvement sans doute, de t’accompagner à Gaza, afin que tu puisses prendre connaissance directement des réalités du terrain.

Christophe Oberlin




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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:29

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/12/hopitaux-manifestation-houleuse-devant-le-siege-de-l-ap-hp_1318259_3224.html


Hôpitaux : fin de l'occupation du siège de l'AP-HP

LEMONDE.FR avec AFP | 12.03.10 | 14h46  •  Mis à jour le 13.03.10 | 09h30

Les syndicalistes qui occupaient depuis jeudi le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont quitté le bâtiment, vendredi en fin de soirée, après avoir obtenu la suspension du plan de réorganisation de la direction, a-t-on appris de sources concordantes. Plusieurs dizaines de personnes occupaient depuis jeudi le bâtiment pour protester contre le projet de restructuration de la direction de l'AP-HP.

Plusieurs centaines de salariés étaient rassemblés vendredi 12 mars dans une ambiance houleuse devant le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Les manifestants, réunis à l'appel d'une intersyndicale (CFDT, CFTC, FO, SUD, CGT), demandaient "l'arrêt des suppressions d'emplois et des restructurations" au sein de l'AP-HP. Depuis jeudi, plusieurs dizaines de personnes occupaient la salle de conseil du siège de l'AP-HP. Ils contestaient le projet de la direction de regrouper autour de douze groupes hospitaliers les hôpitaux parisiens et franciliens, aujourd'hui au nombre de 37, ce qui se traduirait par la suppression de 3 000 à 4 000 emplois d'ici à 2012.

Des personnalités politiques candidates aux élections régionales ont été aperçues, notamment Olivier Besancenot (NPA), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), et la première adjointe au maire de Paris, la socialiste Anne Hidalgo, qui a été huée par certains manifestants. "Je regrette que les personnels soient obligés d'occuper physiquement des locaux pour se faire entendre. Cela dénote une fois encore l'incapacité du gouvernement à entamer un vrai dialogue sur le service pédiatrique de l'hôpital Trousseau et, plus généralement, sur l'avenir de l'hôpital en France", estime, dans un communiqué, Cécile Duflot, la tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France.

Les syndicats ont sollicité un entretien avec le directeur général de l'AP-HP, Benoît Leclercq, dont la direction a indiqué qu'il aurait lieu dans la journée. Le journal Libération a indiqué sur son site Internet, citant une source à l'Elysée, que M. Leclercq venait d'être limogé. Une information démentie par le ministère de la santé.



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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:23

http://www.regionales.blog.lemonde.fr/2010/03/12/ile-de-france-axel-poniatowski-condamne-a-10000-euros-damende/#xtor=RSS-32280322


Ile-de-France : Axel Poniatowski condamné à dix mille euros d’amende

Décidément, ces régionales n’auront pas réussi à Axel Poniatowki. Le député UMP, tête de liste dans le Val-d’Oise, avait relayé les accusations en partie fausses portées par Francis Delattre contre Ali Soumaré. Il vient en outre d’être condamné pour diffamation envers la socialistes Michèle Sabban, vice-présidente sortante du conseil régional.L’affaire remonte à la mi-février, en plein milieu de l’affaire Soumaré.

Toujours à l’offensive, le député s’était demandé, dans un communiqué de presse intitulé “une liste socialiste aux mains sales”, s’il fallait “s’attendre à trouver d’autres repris de justice sur les listes PS”. Et de répondre : “Apparemment, oui”, en citant “Michèle Sabban, candidate dans le Val-de-Marne et Jean-Paul Planchou, en Seine-et-Marne”. Deux élus qui, toujours selon son communiqué, “furent tous condamnés pour emplois fictifs”.

Mais, comme dans l’affaire Soumaré, l’élu avait été mal renseigné. Et Michèle Sabban avait aussitôt répondu qu’elle avait été “relaxée” à l’issue d’un procès en 2003 et qu’elle entendait bien attaquer en diffamation Axel Poniatowski. Le procès s’est tenu vendredi 12 mars, à deux jours du premier tour des régionales. L’avocat de Michèle Sabban a parlé de “méthodes blessantes” et affirmé que ces déclarations “erronées” étaient de “nature à fausser le scrutin”. Celui d’Axel Poniatowski a plaidé que son client n’avait aucune “intention de nuire”, parlant de déclarations “prudentes” et relevant de “l’affrontement politique”.

Le tribunal de Créteil n’est pas de cet avis. Il a reconnu Axel Poniatowski coupable de diffamation et l’a condamné à verser 10.000 euros de dommages et intérêts à Michèle Sabban. Il devra également publier, à ses frais, ce jugement dans deux quotidiens nationaux.

Les tribulations judiciaires du député ne sont pas terminées. Après les fausses accusations contre lui, Ali Soumaré a porté plainte contre X avec constitution de partie civile. Et Axel Poniatowski pourrait se retrouver à nouveau devant un juge pour cette autre manoeuvre de campagne peu ragoûtante.



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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:17

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13559&type=communique&lesujet=Poursuites%20judiciaires


Hamas et le gouvernement à Gaza saluent la décision européenne concernant le rapport Goldstone

Le gouvernement palestinien dirigé par Ismaïl Haniyeh, a bien accueilli l'adoption du Parlement européen, le mercredi 10/3, aux recommandations du juge Richard Goldstone, sur les crimes perpétrés par l'armée de l'occupation pendant la guerre contre la Bande de Gaza.

Le ministre de la Justice et vice-Premier ministre, Mohamed Faraj al-Ghoul, a dit dans une déclaration exclusive au centre 'palestinien d'Information : "nous saluons, aujourd'hui, la décision du Parlement européen, en espérant que les recommandations de Goldstone soient exécutées rapidement pour présenter les dirigeants sionistes comme des criminels de guerre devant la Cour pénale internationale".

Al-Ghoul a souligné que son gouvernement a bien accueilli, au passé, la commission de Goldstone et a facilité ses missions dans la Bande de Gaza, en ajoutant que ce rapport a été adopté et soutenu avec quelques réserves sur certains points qui touchent la résistance".

De sa part, le Hamas a salué la décision européenne en la qualifiant d'un pas avantageux sur le bon chemin, en appelant le parlement européen à poursuivre sa décision pour l'exécution des recommandations de Goldstone.

Notons que le parlement européen a adopté, à Bruxelles, les recommandations de Goldstone, où la résolution a été approuvée par 335 membres du parlement, alors que 287 députés se sont opposés et 43 autres se sont abstenus.

 




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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:09
Rassemblement contre une loi interdisant le voile intégral en France le lundi 15 mars à 9 heures devant le Conseil d'Etat, Place du Palais Royal à Paris

BURQA, BURQA PAS ?

Le collectif Unis face à l’islamophobie (UFI) appelle à la mobilisation

Depuis cet été et avec la volonté d’un seul homme, le niqab ou voile intégral est passé d’un phénomène plus que minoritaire à un « problème d’ordre national ». A l’heure où le chômage explose, où l’exclusion et la paupérisation atteignent des sommets, la seule préoccupation de notre Gouvernement et de nos politiques est de statuer sur le sort de quelques femmes en appelant à l’exception législative.

A la veille du scrutin des régionales, François Fillon, Premier Ministre de son état, affirme avec force à Nantes qu’une loi interdisant le niqab sera discutée pour ne pas dire votée au printemps prochain, et invite le Conseil d’Etat à apporter des solutions juridiques avec le concours du tribunal administratif pour une telle interdiction.

En cette date symbolique du 15 mars où la loi dite contre le voile a été votée, nous manifestons notre consternation face à de tels agissements et propos menaçant les libertés individuelles, valeur suprême et démocratique foulée du pied au bon gré de nos politiques. Comment accepter que dans le champ démocratique l’exception devienne la règle, et qu’une fois encore cette exception vise une population bien identifiée.

Monsieur Fillon, Monsieur Gérin, Monsieur Raoult, par notre mobilisation, nous vous invitons à ne pas détourner les institutions de leur rôle et à leur dicter leur conduite. Nous vous demandons d’arrêter là vos outrages à l’égard des Musulmans de France, cible privilégiée de vos diversions stratégiques vous permettant de ne pas faire face aux réels problèmes de notre pays.





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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 21:02

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/03/13/le-mouvement-du-peuple-violet-mobilise-en-italie-contre-m-berlusconi_1318631_3214.html#ens_id=1191686


Le mouvement du "Peuple violet" mobilise en Italie contre M. Berlusconi

LE MONDE | 13.03.10 | 13h02

Il n'a pas six mois d'existence mais il est devenu incontournable. "Le Peuple violet", mouvement citoyen né sur Internet en octobre 2009, en Italie, était présent, samedi 13 mars, aux côtés de toutes les formations politiques d'opposition sur la place du Peuple, à Rome, pour manifester contre la politique de Silvio Berlusconi. "Nous avons choisi le violet", explique un des nombreux responsables de ce mouvement qui se veut "horizontal", "parce que c'était la seule couleur qui n'ait pas encore une signification politique".

Depuis leur tour de force du 5 décembre 2009, lorsque, à leur appel, plusieurs centaines de milliers d'Italiens étaient descendus dans la rue pour se joindre au "No Berlusconi Day", le Peuple violet colle aux basques du président du conseil. Vifs et mobiles, jeunes et organisés, ses membres savent se faire voir.

Que M. Berlusconi fasse voter, le 10 mars, une loi accordant aux membres du gouvernement une immunité pénale pendant dix-huit mois, ils installent un camping-car à leur couleur devant le Parlement pendant toute la durée du débat. Qu'il encourage la suppression des émissions de débat politique sur la RAI, ils sont devant le siège de la télévision publique pour manifester au côté des animateurs menacés. Qu'il fasse signer par le président de la République, le 5 mars, une modification du règlement électoral, ils se retrouvent devant le Quirinal. Sur les photos des "manifs", désormais, on ne voit que du violet.

Les partis politiques d'opposition le courtisent. Les intellectuels et les artistes, comme le cinéaste Mario Monicelli ou l'écrivain Andrea Camilleri, l'encouragent. La revue intellectuelle Micromega, autrefois proche de l'ancien juge Antonio di Pietro, le louange. "Pour les partis, nous sommes une opportunité, explique Alex Toffu, un jeune Sarde de 31 ans chargé de la logistique du mouvement. Nous sommes jeunes, disponibles et eux n'ont plus de militants sur le terrain. Grâce à nous, ils peuvent espérer réduire la distance entre les politiques et les citoyens". "De plus, continue-t-il, nous ne sommes pas une concurrence directe, car nous voulons rester à l'extérieur pour mieux faire pression sur eux."

Reste à savoir quelle sera la durée d'existence d'un mouvement sans structure. Sera-t-il aussi éphémère que les "Girotondi" de 2002, qui manifestaient sous la houlette du cinéaste Nanni Moretti pour défendre la Constitution et lutter contre le berlusconisme. "C'était un mouvement d'intellectuels, explique le sociologue Antimo Farro. Le Peuple violet n'a pas de leader d'opinion. Il tire sa force et son impact de l'ensemble de ses membres et non pas d'un seul. C'est pour cette raison qu'il peut survivre."

Paradoxalement, la manifestation du 13 mars marque un adoubement et signale peut-être la fin de leur belle indépendance. Jusqu'à présent, les règles du Peuple violet ne souffraient pas de dérogations. Les partis politiques pouvaient se joindre à leur action en promettant de ne pas les transformer en meetings électoraux, même s'ils fournissaient une partie des infrastructures (scène, transport, service d'ordre).

Cette charte n'a pas tenu. A deux semaines des élections régionales, les principaux chefs de l'opposition, réunis pour la première fois depuis la fin du gouvernement de Romano Prodi, en 2008, ont saisi l'occasion de prendre la parole, à raison de cinq à dix minutes chacun. Comme si, alors que le climat est extrêmement tendu avec la droite, qui annonce sa propre manifestation pour le 20 mars à Rome, il fallait faire place aux professionnels.






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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 21:07

http://www.europalestine.com/spip.php?article4839


Le détail de la délibération édifiante sur Ben Gourion au Conseil de Paris

Ci-dessous le compte rendu de la séance du 8 juillet 2008 au cours de laquelle le projet d’inauguration de l’Esplanade Ben Gourion a été discuté et adopté sans la moindre voix contre ! On appréciera les louanges sur David Ben Gourion proclamé grand homme de la "décolonisation" (sic !)

Attribution de la dénomination "Promenade David Ben Gourion" à l’espace vert situé au droit du quai Branly (7e) entre le numéro 15 et le numéro 61

Mme Liliane CAPELLE, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire. En donnant le nom de “David Ben Gourion” à une esplanade de la Capitale, la Municipalité parisienne rend hommage à une personnalité exceptionnelle : celle de l’homme qui proclama voici 60 ans l’indépendance de l’Etat d’Israël, un des événements majeurs du 20e siècle.

Mais il est aussi d’autres dimensions de la vie de Ben Gourion qui rejoignent les valeurs de progrès dont nous nous réclamons. Ben Gourion était en effet un militant sioniste socialiste qui dirigea la Centrale syndicale juive à l’époque mandataire, puis réalisa l’unité des partis de gauche en Palestine.

Après avoir lui-même combattu dans l’armée britannique durant la Première Guerre mondiale, il fit en sorte que la Hagana s’engage dans la lutte armée contre les Nazis pendant la Seconde. Il fut également, lors de l’affaire de l’Exodus, à laquelle la France contribua à trouver un épilogue heureux, celui qui rappela au monde entier la dette qu’avaient contractée les pays occidentaux vis-à-vis des survivant de la Shoah. J’ajoute, et cela n’est pas accessoire, que Ben Gourion, en tant que Premier ministre de 1949 à 1963, fut l’homme d’Etat qui construisit la grande amitié franco-israélienne, dont je me réjouis qu’elle soit de nouveau à l’ordre du jour, car à son époque comme aujourd’hui, elle rassemble, au-delà des divergences politiques, toutes celles et ceux pour qui le peuple Juif a droit à un Etat sur sa terre historique, de même d’ailleurs que le peuple Palestinien doit pouvoir disposer du sien comme le
droit international et la simple justice le commandent.

Honorer la mémoire de David Ben Gourion est inscrire dans le paysage parisien le nom d’un des plus grands hommes du XXe siècle, c’est aussi rappeler que le mouvement sioniste sous sa direction était animé par les idées humanistes, socialistes et progressistes.

C’est pour cela qu’il fut proche des grandes figures de la S.F.I.O. comme Marius Moutet, Jules Moch, Guy Mollet et Léon Blum qui, dès les années 1930 et à contre-courant, appuyèrent le mouvement sioniste. Ce qui ne l’empêcha nullement d’admirer aussi les hommes politiques français de Droite qui se montrèrent amis d’Israël comme en témoigne jusqu’en 1967 ses excellentes relations avec le Général de Gaulle. David Ben Gourion était aussi l’homme de la laïcité, ce qui chez lui ne signifiait nullement le reniement de l’identité juive mais la construction d’un Etat moderne et émancipateur.

Pour toutes ces raisons, de toutes les figures politiques d’Israël depuis sa création, David Ben Gourion est celle sur laquelle le plus large consensus peut se réunir de sorte que la décision qui nous est soumise aujourd’hui recueillera, je l’espère, votre approbation comme elle emporte la mienne.

M. Ian BROSSAT, porte-parole du groupe communiste  : Monsieur le Maire, chers collègues, ce projet de délibération est pour le Conseil de Paris l’occasion de commémorer le soixantième anniversaire de la création de l’Etat d’Israël.

En souhaitant attribuer à l’un de ses espaces la dénomination Promenade David Ben Gourion, la Ville de Paris honore un homme autant qu’une histoire.

Le groupe communiste comprend bien évidemment le sens de cette proposition qui inscrit l’Etat d’Israël au cœur de notre Ville. Néanmoins, cette dénomination est un geste fort parce que symbolique, l’histoire complexe de cette région du monde n’est pas seulement celle d’un homme, alors que ces dernières années témoignent d’un combat permanent et douloureux pour la paix. Nous aurions aimé que la Ville de Paris aille au bout de son geste et dise aussi son souhait de paix. Nous aurions voulu qu’elle rappelle symboliquement le droit et le combat des Palestiniens qui luttent eux aussi pour un Etat.

Dans l’inexistence de cet Etat, des hommes et des femmes connaissent des souffrances ininterrompues, c’est pourquoi nous renouvelons la proposition que nous avions déjà faite d’un espace dédié à M. Yasser Arafat tout comme il en existe un pour M. Yitzhak Rabin.

Ici encore nous ne sommes pas allés au bout de notre geste. Ces deux hommes ont reçu le Prix Nobel ensemble en 1994 et il est dommage que 14 ans après la Ville de Paris ne les ait pas encore réunis. C’est la raison pour laquelle, tout en votant ce projet de délibération, le groupe communiste souhaitait exprimer cette préoccupation.

Pierre SCHAPIRA, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Je n’ai pas grand-chose à dire. Tout le monde est visiblement d’accord. Je n’ai pas entendu d’intervention contre. Rassurez vous, Monsieur Ian BROSSAT, nous avons tissé des liens avec les Palestiniens et à chaque fois que le Maire s’exprime, il parle aussi des Palestiniens et du droit des Palestiniens d’avoir un Etat. Cela ne pose aucun problème.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Je ne vais pas parler de Ben Gourion car en faire l’apologie est facile et tellement mérité.

Ne boudons pas notre plaisir de voir cet homme d’Etat, fondateur de l’Etat d’Israël, se voir reconnaître dans ce pays qui a soutenu la création de l’Etat d’Israël avant tout autre en 1948.

Je me félicite aussi de la progression de la reconnaissance du sionisme par notre Conseil, car je me souviens du débat qui avait eu lieu sur l’apposition de la plaque de Theodor Herzl il y a quelques années où l’on avait tellement renâclé à mettre le mot de sionisme sur la plaque de ce véritable penseur du sionisme pour lui préférer l’appellation de journaliste autrichien. Non sans combat, nous avions réussi à imposer un début de reconnaissance de ce mouvement politique fondamental du XXe siècle qu’est le sionisme.

Je considère qu’aujourd’hui, le Conseil de Paris a fait un pas de plus et je ne peux que m’en féliciter dans la mesure où la France est en train de revenir vers une politique beaucoup plus proche de l’Etat d’Israël qu’elle a contribué à fonder.

Je n’en veux pour preuve que les récents propos du Président de la République lors de la visite officielle qu’il a fait à la Knesseth il y a quelques jours.

Je suis heureux que nous nous retrouvions, j’espère à l’unanimité, dans cette reconnaissance a posteriori d’un grand homme d’Etat mais aussi du sionisme et du rapprochement d’Israël et de la France.

M. Yves POZZO-DI-BORGO. - Notre groupe votera ce voeu, j’ai pris la parole pour rappeler que le Conseil du 7e arrondissement a voté à l’unanimité ce vœu. Nous participons à cette ambiance générale.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Puisque nous en sommes aux précisions historiques, je rappelle que David Ben Gourion s’est élevé avec courage et obstination contre la puissance, la Grande-Bretagne, qui à l’époque refusait la naissance d’Israël. Ce fut un acte de décolonisation.

C’est sans doute à ce titre que David Ben Gourion est resté dans l’histoire.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 115 - SGRI 21.

Aucune voix contre. Le projet de délibération est adopté. (2008, DEVE 115 -SGRI 21).



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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 20:58

http://www.liberation.fr/societe/0101623957-le-no-sarkozy-day-cherche-a-sortir-de-la-toile


Le «No Sarkozy day» cherche à sortir de la Toile

Un collectif qui mobilise sur Internet appelle à une journée de manifestations le 27 mars.

Convertir en manifestants de chair et d'os un bataillon de protestataires virtuels, c'est tout le pari du «No Sarkozy Day» prévu pour le samedi 27 mars. A ne pas traduire pas «24 heures sans prononcer le nom de qui vous savez», ce serait même l'inverse: un appel à battre le pavé dans l'une des dizaines de manifestations «festives» prévues en France et à l'étranger devant les ambassades (voir sur le site) pour «dire non» à la politique du président de la République.

Derrière ce mouvement calqué sur le «No Berlusconi Day» suivi par près de 400.000 personnes en décembre à Rome (et dont il reprend le code couleur violet), un collectif de «simples citoyens» qui se revendique sans aucune bannière partisane ou syndicale. Tout en recevant – ce jeudi 11 mars – au local de la Fidl, le syndicat lycéen, et en faisant éditer ses affiches par Siné Hebdo, deux «partenaires».

Au départ, un groupe Facebook baptisé «un million de personnes contre Nicolas Sarkozy». Renommé «No Sarkozy Day» quand l'un des membres, Sébastien Ball, 25 ans, propose de suivre le modèle italien. Typique du nouveau militantisme qui essaime sur la Toile et se méfie des canaux partisans – à l'image de «24 heures sans nous» qui a récemment organisé la journée sans-immigrés –, les membres ont commencé par s'assurer du relais de blogueurs. Quitte à mettre de l'eau dans leur vin en renonçant à appeler à la démission de Sarkozy, trop antidémocratique pour fédérer.

«Elan citoyen»

Le groupe Facebook compte aujourd'hui près de 380.000 membres, parmi lesquels «plein de gens qui ne se sont jamais mobilisés» et même des «gens de droite», assurent les initiateurs. Qui insistent sur cette diversité sociale du mouvement et son caractère spontané, transversal : «Des jeunes, des vieux, des pauvres, des riches, des punks, des gens bien sur eux», égrène Sébastien Ball, qui lui-même travaille dans une entreprise de collecte de fonds pour l'humanitaire et «a milité un peu partout».

A ses côtés pour présenter le mouvement, une ingénieure licenciée économique il y a un an, d'origine maghrébine et «bonne élève de l'intégration» ; un patron dont la petite entreprise bat de l'aile, ancien de la Marine ; un «déçu de l'extrême gauche» qui «a fait quinze ans de rue» et voudrait ouvrir son label de musique, un bénévole des restos du cœur... L'ensemble livre un discours pas toujours très accordé mais se retrouve sur les grandes lignes et slogans fondateurs : «porter un élan citoyen», «le meilleur opposant à Sarkozy, c'est le peuple», «faire acte de résistance», «dire que le bulletin de vote ce n'est pas un chèque en blanc»...

Forcément, la listes des griefs imputés à «Sarkozy et à son clan» est fourre-tout: «inconséquence politique», «échec économique», «casse sociale», «politique de la peur», «lois liberticides», «ingérences judiciaires», «népotisme»... Et pourrait bien faire du 27 mars une journée de défoulement aussi collectif qu'éphémère. «On n'est pas là pour dire: "Tous les râleurs, réunissez-vous et après rentrez chez vous"», défend Sébastien Ball. «On essaie d'amorcer un mouvement constructif, de faire de cette journée un point de départ.» Vers où ? Le collectif a créé une association, l'Onde violette, pour réfléchir à l'après, qui pourrait passer par des «collectifs de réflexion», des «cahiers de doléances» et autres «assemblées populaires».




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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 20:41

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100311/tts-france-raffinage-total-ca02f96.html


La CGT appelle à la grève dans les raffineries Total en France (Reuters)

La CGT du groupe Total appelle à une reprise du mouvement de grève dans les raffineries du groupe pétrolier dès que la décision de justice sur un éventuel délit d'entrave sera prise, dit le syndicat.

Le Comité central d'entreprise (CCE) de Total va déposer en début de semaine prochaine une demande en référé pour délit d'entrave aux instances représentatives du personnel et pour arrêt illégal de la production dans la raffinerie de Dunkerque.

"Nous avons la preuve que Total avait déjà décidé le projet (de fermeture de Dunkerque) alors que le CCE doit être saisi pour un projet et non une décision", a dit à Reuters Charles Foulard, coordinateur CGT de Total.

La CGT compte obtenir une audience d'ici la fin de la semaine prochaine et un jugement d'ici 15 jours, a dit un autre représentant de la CGT.

Total a annoncé le 8 mars lors d'un comité central d'entreprise extraordinaire l'arrêt définitif de l'activité raffinage à Dunkerque dont la production était suspendue depuis septembre 2009.

Mi-février, un mouvement de grève d'une semaine dans les six raffineries que Total exploite en France avait eu lieu pour protester contre ce projet de fermeture.

Des assemblées générales doivent se tenir dans les deux prochaines semaines sur chaque site pour décider de la reprise du mouvement, a dit Charles Foulard, à l'issue d'une réunion intersyndicale qui se tenait jeudi après-midi à La Défense.

Par ailleurs, les syndicats CGT de la branche pétrole ont appelé mercredi à une grève de 24 heures dans toutes les raffineries françaises le 15 avril, jour d'une table ronde nationale sur l'avenir du raffinage français.

UN SEUL SITE CÉDÉ HORS DE FRANCE, DIT TOTAL

Le raffinage européen est confronté depuis quelques années à la baisse des marges et au manque de débouchés pour l'essence.

Total a déclaré à plusieurs reprises qu'aucun licenciement n'aurait lieu à Dunkerque, qui emploie environ 400 personnes.

Total s'est aussi engagé à ne pas fermer d'autres raffineries françaises pendant cinq ans.

EDF et Total ont annoncé lundi un accord prévoyant la construction d'un terminal méthanier à Dunkerque qui n'emploierait à terme qu'une cinquantaine de personnes.

Un centre d'assistance technique, un centre de formation aux métiers du raffinage et la transformation des capacités de stockage de la raffinerie en dépôt logistique sont également prévus sur le site de Dunkerque.

Jean-Jacques Mosconi, le directeur de la stratégie de Total a dit jeudi à Reuters que le groupe avait "encore besoin de céder 200.000 barils par jour" pour atteindre son objectif de réduction de capacité de production dans le raffinage de 500.000 barils par jour en Europe d'ici à 2011.

Il a précisé qu'un seul site serait cédé, hors de France, sans vouloir précisé son nom.

Une source industrielle a déclaré à Reuters fin février que Total s'apprêtait à vendre sa raffinerie de Lindsey en Grande-Bretagne d'une capacité de production de 223.000 barils par jour.




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