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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 17:46

 

Décès d'Henri Emmanuelli, figure de l'aile gauche du Parti Socialiste (Reuters)

 

L'ancien président de l’assemblée nationale Henri Emmanuelli, figure historique de l'aile gauche du Parti Socialiste, est décédé à l'âge de soixante et onze ans, a-t-on appris Mardi 21 Mars 2017 auprès du groupe socialiste de l’assemblée nationale.

Le député des Landes, qui avait annoncé au mois de décembre 2015 souffrir de neuropathie, avait été hospitalisé Vendredi 17 Mars 2017 à Bayonne pour une double bronchite infectieuse, selon le quotidien Sud Ouest.

L’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste, pilier de la commission des finances de l’assemblée nationale dont il a été le rapporteur général et le président, avait apporté son soutien au mois de janvier 2017 à Benoît Hamon, investi depuis candidat du Parti Socialiste au premier tour des élections présidentielles.

Il avait été réélu en 2015 président du conseil départemental des Landes.

« Cela me bouleverse, c’était comme on dit une forme d’âme sœur pour moi », a réagi l'ancien ministre de l’éducation en marge d'un déplacement à Bruxelles. « Il a joué un rôle extrêmement important dans ce que je suis et je lui dois beaucoup. Il était plus vieux que moi mais il était comme un frère en politique », a-t-il ajouté.

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a pour sa part exprimé sur Twitter sa stupeur et son émotion, saluant un homme de gauche et de conviction.

« La mer a emporté le rocher », a quant à lui écrit le candidat du Mouvement de la France Insoumise et cofondateur du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon.

L'ancien premier ministre Alain Juppé, maire des Républicains de Bordeaux, a salué dans un communiqué « un homme politique qui savait assumer ses responsabilités jusqu'au bout. Il a été chef de parti et premier secrétaire du Parti Socialiste et il en a subi les conséquences. Cela avait créé entre nous une forme de compréhension mutuelle. Dans les moments difficiles, nous nous étions échangé des mots plutôt sympathiques », ajoute-t-il dans un communiqué.

Banquier de profession, Henri Emmanuelli avait été nommé au mois de mai 1981 secrétaire d’état aux Départements d’Outre Mer et aux Territoires d’Outre Mer (DOM TOM) dans le gouvernement de Pierre Mauroy puis secrétaire d’état au budget au mois de mars 1983.

Il avait été confirmé à ce poste au mois de juillet 1984 par le nouveau premier ministre Laurent Fabius. Président de l’assemblée nationale entre le mois de juin 1992 et le mois d’avril 1993, il devient premier secrétaire du Parti Socialiste entre le mois de juin 1994 et le mois d’octobre 1995.

Henri Emmanuelli avait été condamné au mois de décembre 1997 dans le cadre de l'affaire de financement occulte du Parti Socialiste, dite affaire Urba, à dix huit mois de prison avec sursis et deux ans de privation de ses droits civiques.

Le 17 juillet 2012, il avait été nommé président de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts et des Consignations (CDC).

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 17:26

 

http://www.actualite-news.com/fr/international/europe/151-actualite-turquie/3986-turquie-le-verdict-du-proces-du-kck-est-tombe

 

Le verdict du procès du groupe des communautés du Kurdistan (KCK) est tombé


 

L'ancien maire de Mardin Ahmet Türk, le co-président du parti démocratique des régions (DBP) Kamuran Yüksek et l'ancien député Hatip Dicle ont été condamnés à des peines de prison.

Dans le cadre du procès du KCK, sous-structure du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) agissant dans les villes, ouvert à Diyarbakır en 2010, la deuxième chambre du tribunal pénal a annoncé, Lundi 27 Mars 2017, son verdict.

Sur les cent quatre vingt onze personnes mises en cause, dans le cadre de cette affaire, se trouvent huit anciens députés du parti démocratique des peuples (HDP), tandis que trente sept dossiers ont été dissociés de cette procédure.

L'acte d'accusation de ce procès, qui aura duré presque sept ans, comportait huit cent cinquante classeurs.

Des peines de prisons ont été prononcé pour cent onze des cent cinquante quatre prévenus, quarante trois ayant été acquittés.

Parmi les condamnés se trouvent l'ancien maire de Mardin Ahmet Türk, le co-président du DBP Kamuran Yüksek et l'ancien député Hatip Dicle.

Kamuran Yüksek a été condamné à une peine de vingt et an de prison pour avoir dirigé une organisation terroriste, Hatip Dicle a été condamné à neuf ans de prison pour appartenance à une organisation terroriste et Ahmet Turk a été condamné à un an et trois mois de prison.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 17:07

 

http://www.socialistesavecmacron.fr

 

On dénombre déjà cinq cent soixante cinq élus socialistes avec Emmanuel Macron dont cinq ministres ou secrétaires d'état plus neuf communistes et quatorze écologistes

 

Plus de huit cent maires de communes de moins de mille habitants soutenant Emmanuel Macron ne sont pas comptabilisés dans notre liste.

 

Jacques Mahéas, ancien sénateur et maire de Neuilly-sur-Marne ; Frédéric Cuvillier, ancien ministre et secrétaire d'état aux transports et député du Pas de Calais ; Philippe Saurel, maire de Montpellier ; Manuel Valls, ancien premier ministre et député de l'Essonne ; Malek Boutih, député de l'Essonne ; Patrick Braouezec, ancien député-maire de Saint-Denis ; Jean-Noël Carpentier, député du Val-d'Oise ; Robert Hue, ancien ministre, ancien secrétaire général du Parti Communiste Français (PCF) et sénateur du Val-d'Oise ; Eric Jalton, député de Guadeloupe ; Leila Aichi, sénatrice de Paris ; Aline Archimbaud, sénatrice de Seine-Saint-Denis ; Daniel Cohn Bendit, ancien député européen ; François de Rugy, député de Loire Atlantique ; Stéphane Gatignon, maire de Sevran ; François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône ; Matthieu Orphelin, ancien vice-président de la région Pays-de-la-Loire et ancien porte-parole de Nicolas Hulot ; Barbara Pompili, secrétaire d'état chargée de la biodiversité et députée de la Somme ; Bertrand Delanoé, ancien maire de Paris ; Jean Yves Le Drian, ministre de la défense et ancien président du conseil régional de Bretagne ; Bernard Poignant, ancien maire de Quimper ; Thierry Braillard, secrétaire d’état aux sports et député du Rhône ; Alain Tourret, député du Calvados ; Michel Amiel, sénateur des Bouches du Rhône ; François André, député d’Ille et Vilaine ; Dominique Baert, député du Nord ; Christian Bataille, député du Nord ; Delphine Bataille, sénatrice du Nord ; Michel Berson, sénateur de l’Essonne ; Alain Bertrand, sénateur de Lozère ; Nicole Bonnefoy, sénatrice de Charente ; Florent Boudie, député de Gironde ; Jean Claude Boulard, sénateur maire du Mans ; Michel Boutant, sénateur de Charente ; Nicole Bricq, sénatrice de Seine et Marne ; Jean Jacques Bridey, député du Val de Marne ; Alain Calmette, député du Cantal ; Christophe Caresche, député de Paris ; Martine Carrillon Couvreur, députée de la Nièvre ; Christophe Castaner, député des Alpes de Haute Provence ; Jean Yves Caullet, député de l’Yonne ; Bernard Cazeau, sénateur de Dordogne ; Jean David Ciot, député des Bouches du Rhône ; Yvon Collin, sénateur du Tarn et Garonne ; Gérard Collomb, sénateur maire de Lyon ; David Comet, député de Charente ; Jacques Cornano, sénateur de Guadeloupe ; Jacques Cresta, député des Pyrénées Orientales ; Yves Daniel, député de Loire Atlantique ; Pascal Demarthe, député de la Somme ; Jean Louis Destans, député de l’Eure ; René Dosière, député de l’Aisne ; Anne Emery Dumas, sénatrice de la Nièvre ; Corinne Erhel, députée des Côtes d’Armor ; Philippe Esnol, sénateur des Yvelines ; Richard Ferrand, député du Finistère ; Jean Jacques Filleul, sénateur d’Indre et Loire ; François Fortassin, sénateur des Hautes Pyrénées ; Jean Louis Gagnaire, député de la Loire ; Paul Giacobbi, député de Haute Corse ; Marc Goua, député de Maine et Loire ; Monique Iborra, députée de Haute Garonne ; Bariza Khiari, sénatrice de Paris ; Bernard Kouchner, ancien ministre ; Jacques Krabal, député de l’Aisne ; Françoise Laborde, sénatrice de Haute Garonne ; Anne Christine Lang, députée de Paris ; Jean Launay, député du Lot ; Jean Yves Le Déaut, député de Meurthe et Moselle ; Jean Pierre Le Roch, député du Morbihan ; François Loncle, député de l’Eure ; Jean Pierre Masseret, sénateur de la Moselle ; Jacques Mezard, sénateur du Cantal ; Gérard Miquel, sénateur du Lot ; François Patriat, sénateur de Côte d’Or ; Jean Claude Perez, député de l’Aude ; Daniel Raoul, sénateur du Maine et Loire ; Jean-Claude Requier, sénateur du Lot ; Yves Rome, sénateur de l’Oise ; Patricia Schillinger, sénatrice du Haut Rhin ; Pascal Terrasse, député de l’Ardèche ; Jean Louis Touraine, député du Rhône ; Alain Tourret, député du Calvados ; Stéphane Travert, député de la Manche ; Raymond Vall, sénateur du Gers ; Patrick Vignal, député de l’Hérault ; Maurice Vincent, sénateur de la Loire ; Jean Michel Vuillaume, député de Haute Saône

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 19:48

 

NI GAUCHISME NI OPPORTUNISME

 

Vous trouverez ci-dessous la deuxième et dernière partie d’un long message de Jérôme Métellus relatif à la campagne électorale de Jean Luc Mélenchon, de Philippe Poutou et de Nathalie Arthaud.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site www.marxiste.org à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

https://www.marxiste.org/actualite-francaise/politique-francaise/2140-l-extreme-gauche-et-melenchon-une-caricature-de-sectarisme

 

L'extrême gauche et Jean Luc Mélenchon, une caricature de sectarisme

 

Par Jérôme Métellus

 

Mercredi 29 Mars 2017

 

Les causes fondamentales du succès de Jean Luc Mélenchon ont un caractère international. Les mêmes causes ont déterminé l’émergence de Syriza en Grèce, de Podemos en Espagne, de Bernie Sanders aux Etats-Unis et de Jeremy Corbyn en Grande-Bretagne. Ici, des militants d’extrême gauche nous répondent que « justement, Alexis Tsipras a capitulé, Bernie Sanders a rallié Hillary Clinton et Jeremy Corbyn recule sous la pression de l’aile droite du parti travailliste. Tous ces réformistes reculent, trahissent et capitulent. Il en ira de même avec Podemos et Jean Luc Mélenchon. Nous ne pouvons pas soutenir, même de façon critique, quelqu’un qui va trahir ».

Cette façon de poser la question est désespérément abstraite. Si Jean Luc Mélenchon n’est pas élu, il est évident qu’il ne risque pas de trahir.

Mais nous ne serions pas plus avancés. Nous aurions alors un gouvernement de droite, lequel, c’est certain, ne trahira pas la bourgeoisie.

Quelle alternative immédiate à Jean Luc Mélenchon proposent Lutte Ouvrière et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), à l’occasion du premier tour des élections présidentielles ? Ils ne proposent pas eux-mêmes. Ils savent bien qu’ils feront un très petit score. Tout ce qu’ils proposent, au final, c’est de priver Jean Luc Mélenchon de quelques centaines de milliers de voix. Ils s’empressent d’ajouter « qu’il faudra surtout se mobiliser dans les rues ». Fort bien mais, ces dernières années, les travailleurs ont massivement manifesté, à de nombreuses reprises, et n’ont pratiquement subi que des défaites. Nous avons analysé ailleurs les causes de ces défaites. Ici, soulignons simplement que, en conséquence, les travailleurs cherchent désormais une solution sur le terrain électoral. Or, que cela plaise ou non aux dirigeants de Lutte Ouvrière et du NPA, le fait est que le mouvement de Jean Luc Mélenchon apparaît comme une possible solution à des millions de travailleurs, à commencer par une majorité de ceux qui ont manifesté contre la politique réactionnaire du gouvernement de François Hollande.

Les centaines de milliers de personnes qui s’engagent dans la campagne de Jean Luc Mélenchon, à des degrés divers, le font précisément parce qu’elles pensent qu’il ne va pas trahir ou, au moins, parce qu’elles espèrent qu’il ne trahira pas. Il faut partir de ce fait, non de perspectives abstraites, déconnectées de la conscience des militants et des sympathisants du Mouvement de la France Insoumise.

Il n’est pas question, bien sûr, de semer des illusions dans le programme réformiste de Jean Luc Mélenchon ou d’expliquer que son élection réglera tous les problèmes. Il faut dire la vérité aux travailleurs en toutes circonstances. Mais il faut la dire d’une façon positive et constructive, en lien avec le mouvement et l’expérience de notre classe. Au lieu de proclamer que « Jean Luc Mélenchon va trahir », il faut d’abord participer au mouvement qui lutte pour son élection. Puis il faut expliquer que son programme est progressiste, certes, mais inapplicable dans le cadre du capitalisme en crise et qu’il doit donc être complété par des mesures visant à briser le pouvoir économique de la classe dirigeante. Il faut expliquer que si, une fois au pouvoir, Jean Luc Mélenchon ne mettait pas le socialisme à l’ordre du jour, il finirait par devoir renoncer à son programme initial, c’est-à-dire, en effet, par trahir. Voilà comment il faut procéder si l’on veut être écouté et convaincre.

La formule « Jean Luc Mélenchon va trahir » est mauvaise non seulement d’un point de vue tactique, comme nous venons de le voir, mais aussi du point de vue des perspectives. Elle est abstraite et fataliste. Sur fond de crise économique et de crise de régime, l’élection de Jean Luc Mélenchon ouvrirait une phase potentiellement explosive de la vie politique et sociale du pays. Jean Luc Mélenchon caractérise la situation actuelle de pré-révolutionnaire. En réalité, nous n’y sommes pas encore, mais son élection pourrait bien y conduire. La bourgeoisie lèverait le poing, menacerait puis, si nécessaire, passerait à l’offensive. Or les travailleurs ne resteraient probablement pas les bras croisés en simples spectateurs face à la tentative de faire plier un tel gouvernement de gauche élu aux cris de « résistance ». Très vite, l’élection de Jean Luc Mélenchon pourrait mettre à l’ordre du jour, non sa trahison, mais une explosion de la lutte des classes. Ce genre de considérations, hélas, ne traverse même pas l’esprit des dirigeants de Lutte Ouvrière et du NPA.

Parmi les rares arguments politiques que les dirigeants de Lutte Ouvrière et du NPA mobilisent contre Jean Luc Mélenchon, son nationalisme occupe une place centrale. Malheureusement, cette critique, juste, au fond, est souvent formulée de façon très lapidaire sans entrer dans le détail de la question. Les travailleurs profiteraient pourtant d’une argumentation approfondie. C’est l’occasion d’expliquer ce qu’est l’internationalisme ouvrier. Par ailleurs, les tendances nationalistes de Jean Luc Mélenchon méritent d’être caractérisées, car elles s’alimentent à d’autres sources que le nationalisme de la droite et de l’extrême droite.

Au lieu de cela, les dirigeants de Lutte Ouvrière et du NPA se contentent trop souvent d’accrocher une étiquette nationaliste à la veste de Jean Luc Mélenchon. C’est typique du sectarisme qui se complaît à prêcher aux convaincus. Ceux qui savent déjà n’ont pas besoin d’explication.

Les marxistes ne doivent pas faire la moindre concession de principe au nationalisme car c’est un poison qui ronge la conscience de classe des travailleurs et fait toujours, au final, le jeu de nos adversaires. C’est vrai même lorsque des éléments de nationalisme sont étroitement associés à des idées progressistes, comme c’est le cas chez Jean Luc Mélenchon.

Le nationalisme français, en particulier, n’a pas un atome de contenu progressiste car la France n’est pas un pays dominé par l’impérialisme.

Au contraire, l’impérialisme français est l’un des plus réactionnaires au monde malgré son déclin. La classe dirigeante française opprime, pille et tue aux quatre coins du monde. Sur le territoire français, elle opprime systématiquement les jeunes et les salariés issus de l’immigration, à grand renfort de nationalisme républicain et de prétendue laïcité. La bourgeoisie française a poussé très loin la vieille formule de toutes les classes dirigeantes, diviser pour mieux régner. Le nationalisme est l’un des piliers de l’édifice politique vermoulu du capitalisme français.

Encore une fois, aucune concession de principe n’est admissible dans ce domaine. Mais dans le même temps, il est important de comprendre la façon dont les masses interprètent les tendances nationalistes de Jean Luc Mélenchon. Ces idées suscitent souvent un malaise, voire de franches critiques, parmi les éléments les plus conscients et expérimentés. Mais dans la masse des jeunes et des travailleurs qui se tournent vers Jean Luc Mélenchon, ces idées sont souvent interprétées dans un sens progressiste et essentiellement démocratique. Par ailleurs, beaucoup de partisans de Jean Luc Mélenchon retiennent plutôt ses forces que ses faiblesses ou subordonnent ses faiblesses à ses forces, ce qui est caractéristique de la psychologie politique des masses.

Enfin, les tendances nationalistes de Jean Luc Mélenchon sont d’un genre particulier car elles se réclament du républicanisme jacobin de la révolution française de 1789, mais aussi des idées d’un géant du socialisme français, Jean Jaurès, qui lui-même était plus jacobin que marxiste et ajoutait une coloration nationaliste à sa conception de la république sociale. Ainsi, les idées indépendantistes et souverainistes de Jean Luc Mélenchon ne tombent pas sur un sol vierge. Elles s’inscrivent dans une vieille tradition du mouvement ouvrier français qui a toujours été marqué par un républicanisme confus. Cela contribue à une interprétation positive de ces idées chez bon nombre de militants et de sympathisants du Mouvement de la France Insoumise.

En conséquence, la critique des tendances nationalistes de Jean Luc Mélenchon doit être concrète. Elle doit s’appuyer sur des éléments précis de la situation internationale et du programme du Mouvement de la France Insoumise. Il faut analyser, en particulier, les leçons de la crise grecque de 2015, en expliquant que seule une politique révolutionnaire et internationaliste aurait pu ouvrir et peut toujours ouvrir une issue aux travailleurs grecs. Il faut dévoiler le lien intime entre réformisme et nationalisme, car celui-ci soutient celui-là. Par exemple, le protectionnisme solidaire est au final, et indépendamment des intentions de ses concepteurs, une tentative d’exporter la crise du capitalisme français chez les voisins, comme si les voisins n’allaient pas faire de même en retour. Il faut aussi démontrer que le capitalisme et la paix s’excluent absolument. Nous ne pouvons avoir l’un et l’autre.

Seule une politique révolutionnaire et internationaliste permettra d’en finir avec les guerres. Sur toutes ces questions, il faut démontrer l’impasse du réformisme souverainiste et lui opposer la seule politique viable, l’internationalisme révolutionnaire et ouvrier.

Léon Trotsky soulignait que le gauchisme et l’opportunisme sont les deux faces de la même pièce et du même manque de confiance dans la capacité de la classe ouvrière à transformer la société. Lutte Ouvrière et le NPA en offrent une illustration frappante. Leur sectarisme à l’égard du Mouvement de la France Insoumise se double d’une adaptation opportuniste au réformisme de gauche.

Prenons par exemple l’éditorial du journal Lutte Ouvrière du Lundi 20 Mars 2017. Le programme qu’il développe se réduit aux propositions suivantes, baisser le temps de travail pour le partager entre tous, interdire les licenciements, augmenter les salaires, les pensions et les allocations, et lever le secret commercial des grandes entreprises. Ces revendications sont progressistes, bien sûr. Mais elles ne se distinguent pas franchement du programme du Mouvement de la France Insoumise.

Elles ne sont pas articulées à la perspective d’une rupture avec le système capitaliste. Et ce n’est pas une exception. Tous les éditoriaux de Lutte Ouvrière, qui sont repris dans les bulletins d’entreprise de Lutte Ouvrière, ont cette même caractéristique. Les révolutionnaires de Lutte Ouvrière n’osent pas expliquer la nécessité d’une révolution, d’une expropriation des grands capitalistes et d’une réorganisation de la société sur des bases socialistes, en France et à l’échelle internationale.

Pourquoi n’osent-ils pas ? Parce qu’ils pensent que c’est trop radical et que les travailleurs ne le comprendraient pas. Alors, ils se contentent d’avancer un programme un peu plus à gauche que celui du Mouvement de la France Insoumise. Le sectarisme marche ici main dans la main avec l’opportunisme.

Bien sûr, on trouve aussi dans la presse et les publications de Lutte Ouvrière des articles qui défendent la perspective d’une révolution. Il en va de même dans la presse du NPA. Mais là où l’opportunisme de ces organisations est le plus flagrant, c’est lorsque leurs dirigeants sont invités sur des radios ou des télévisions, c’est-à-dire lorsque l’occasion leur est donnée d’expliquer les idées et le programme du marxisme à une très large audience. Jamais ils ne saisissent cette occasion. Ils se contentent de commenter l’actualité et de développer un programme de réformes progressistes. Ils confinent leurs idées les plus radicales à certaines pages de leurs publications pour un lectorat d’initiés et de convaincus. Ils doutent de la capacité des masses à comprendre les idées du marxisme. Ils parlent sans cesse des travailleurs mais, au fond, ils ne leur font pas confiance.

Lutte Ouvrière et le NPA comptent dans leurs rangs de nombreux militants dévoués à la cause des travailleurs. Mais ils font fausse route.

Jamais un authentique parti révolutionnaire ne sera construit sur la base des méthodes que nous venons de décrire. Le sectarisme est une impasse. Il joue même un rôle contre-productif. La place des militants révolutionnaires est dans le mouvement des masses, pas à sa marge, et le programme du marxisme doit être défendu habilement, mais ouvertement. C’est le seul moyen de construire une organisation révolutionnaire au fur et à mesure que les masses tirent des conclusions de leur propre expérience. Telle était la démarche de Karl Marx, de Vladimir Lénine et de Léon Trotsky. Nous ne voyons aucune raison d’y renoncer.

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 20:04

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article12762&lang=fr

 

Lettre ouverte de citoyens et de militants israéliens à François Hollande, Bernard Cazeneuve et Michel Cadot

 

Choqués par les pressions exercées par le lobby israélien contre le gouvernement français, une vingtaine d’opposants israéliens en appellent aux dirigeants français, afin qu’ils respectent la liberté d’expression relative à la campagne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS).

 

Nous vous écrivons en tant que citoyens juifs de l'état d’Israël, nous qui nous opposons au comportement illégal et immoral des gouvernements israéliens qui dure depuis des années.

On nous a appris que, dans la ville de Paris, on se prépare à freiner, même à interdire les manifestations de soutien à la campagne pour le BDS contre les violations israéliennes des droits humains. Nous jugeons donc qu’il est extrêmement important de déclarer très clairement que la campagne pour le BDS n’a rien d’antisémite et qu’elle s’oppose précisément à toute forme de racisme. Au lieu d’être raciste, elle se base fermement sur le droit international et sur les droits humains universels.

Tout récemment, le 7 mars 2017, cette campagne a déclaré sans équivoque que « conformément à la définition de l'Organisation des Nations Unies (ONU) de la discrimination raciale, le mouvement pour le BDS ne tolère aucune action ou langage suggérant l’adoption ou la promotion du racisme quel qu’il soit, racisme anti-noir, racisme anti-arabe, islamophobie, antisémitisme, sexisme, xénophobie et homophobie ».

Nous condamnons fermement l’apartheid, le génocide, l’esclavage, l’exploitation coloniale et le nettoyage ethnique, qui sont des crimes contre l’humanité fondés sur le racisme et la suprématie raciale. Qui plus est, nous exigeons le droit de leurs victimes, y compris leurs descendants, à une réparation complète. Nous condamnons de même les autres violations des droits humains, y compris la traite d’êtres humains, l’exploitation des travailleurs et l’exploitation sexuelle.

En outre, nous sommes consternés par les fausses accusations lancées par Nathalie Kosciusko-Morizet dans une lettre datée du 15 février 2017, adressée à Michel Cadot, préfet de police de Paris, dans laquelle elle déclare que les propos de la campagne pour le BDS ne sont rien moins que des mots de haine.

Nous nous opposons sans hésitation aux sérieuses violations israéliennes du droit international, y compris la perpétration du crime d’apartheid, tel qu’il est défini dans le statut de Rome de la Cour Pénale Internationale (CPI), que nous jugeons inexcusable. En exigeant la fin de l’apartheid israélien, nous exprimons notre amour pour tous les habitants d’Israël et de la Palestine, tout en revendiquant les valeurs les plus fondamentales que sont la liberté et la justice pour tous.

Quel outrage si la France, spécialement l’état français, supprimait la liberté d’expression de sa population qui prône le respect de la loi et ces valeurs humaines fondamentales qui sont à la base de la constitution française et de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

C’est pourquoi nous vous appelons à respecter et à protéger les droits de ceux qui contestent les graves violations israéliennes des droits humains et à protéger vos citoyens français qui militent au nom du mouvement pour le BDS, afin qu’ils puissent le faire librement, sans être intimidés par une persécution sous forme de mesures légales ou par des menaces physiques comme cela est arrivé auparavant.

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 19:49

 

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/03/28/le-soutien-de-la-russie-aux-kurdes-entrave-l-incursion-turque-en-syrie_5101891_1618247.html

 

Le soutien de la Russie aux kurdes entrave l’incursion turque en Syrie

 

Moscou et Ankara font des choix divergents dans la poursuite de la guerre

 

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

 

La Turquie se targuait, au début du mois de mars 2017, de vouloir acheter des systèmes anti aériens à la Russie, présentée alors comme un partenaire au moins aussi stratégique à ses yeux que l’Union Européenne et l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

L’idylle s’est considérablement refroidie depuis que des troupes russes ont débarqué, Lundi 20 Mars 2017, dans la province d’Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie. Attenant à la frontière turque, ce territoire est tenu par les milices kurdes syriennes des unités de protection du peuple (YPG), le bras armé du parti de l’union démocratique (PYD), autant d’organisations qualifiées de terroristes par Ankara.

La relation s’est franchement gâtée lorsqu’un garde-frontière turc a été tué dans la région turque du Hatay, à la suite de tirs en provenance d’Afrine, Mercredi 22 Mars 2017. Dans la foulée, le chargé d’affaires russe à Ankara a été mis en garde. Si semblable incident devait se reproduire, la Turquie n’hésiterait pas à bombarder les positions kurdes du nord de la Syrie.

Officiellement, Moscou a placé ses soldats à Afrine pour mieux surveiller l’accord de cessez-le-feu parrainé au mois de décembre 2016 avec la Turquie. Les YPG, pour leur part, assurent qu’une base militaire russe verra le jour et que les combattants kurdes y seront entraînés.

La présence militaire russe à Afrine est un véritable coup de poignard dans le dos du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui n’a pas été averti par son ami Vladimir Poutine. Que Moscou se pose en défenseur des YPG et du PYD, des organisations soeurs du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), est un sérieux revers. « Nous sommes peinés de l’intérêt manifesté par la Russie et les Etats-Unis envers l’organisation terroriste YPG », a déploré le président Recep Tayyip Erdogan, Jeudi 23 Mars 2017. Une réaction tout en retenue si on la compare au torrent d’invectives déversé sur les alliés européens, les dirigeants d’Allemagne et des Pays-Bas surtout, que Recep Tayyip Erdogan est allé jusqu’à qualifier de suppôts du terrorisme et de nazis pour avoir refusé que des ministres turcs fassent campagne en sa faveur à Rotterdam et à Cologne.

Des prises de vue de soldats russes arborant à Afrine les insignes des YPG sur leurs uniformes ont ensuite circulé sur les réseaux sociaux, suscitant l’émoi des internautes et les critiques des éditorialistes. « Le PYD a une représentation à Moscou mais pas à Berlin. Ce sont des soldats russes en Syrie qui portent les insignes des YPG et non des soldats allemands », rappelait Akif Beki, un ancien conseiller du président, dans le quotidien Hürriyet, Jeudi 23 Mars 2017.

Une première fêlure dans les relations entre la Turquie et la Russie est apparue au moment des négociations de paix à Astana, quand les russes ont fait circuler, à la fin du mois de janvier 2017, un projet de constitution pour la Syrie avec un certain degré d’autonomie prévu pour les kurdes. Et puis le courant est mal passé lors de la dernière rencontre entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, à Moscou, le 10 mars 2017. Le Kremlin n’a pas apprécié que l’armée turque se soit emparée d'al Bab au mois de février 2017, une ville syrienne stratégique enlevée à l’organisation Etat Islamique. Selon les accords passés entre Moscou et Ankara, l’armée turque aurait dû laisser al Bab aux troupes de Bachar al Assad après l’avoir prise.

Les russes ont dû alors dessiner une ligne de démarcation au sud d'al Bab pour séparer les turcs et les syriens. Dans la foulée, la Russie a bloqué l’avancée turque vers Manbij, une ville du nord de la Syrie conquise par les milices kurdes au mois d'août 2016.

Le plus étonnant s’est produit lorsque les russes et les américains se sont mis en travers de l’armée turque et de ses alliés rebelles syriens aux abords de Manbij. Empêchée d’avancer dans l’est à Manbij et entravée par la présence russe dans l’ouest à Afrine, l’armée turque est limitée dans ses mouvements. Le projet de Recep Tayyip Erdogan, consistant à sécuriser une zone de cinq mille kilomètres carrés dans le nord de la Syrie, semble durablement compromis.

De facto, l’incursion militaire turque en Syrie a pris fin. Elle visait deux objectifs, nettoyer les abords de la frontière des djihadistes de l’Etat Islamique et empêcher les combattants kurdes syriens de faire la jonction entre leurs cantons de l’est et de l’ouest. Le premier est atteint, le second est hors de portée.

Autre contrariété pour Ankara, le secrétariat d'état à la défense des Etats Unis mise ouvertement sur les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dont les milices kurdes des YPG sont les noyaux, pour lancer l’offensive sur Rakka, le fief de l’Etat Islamique en Syrie. Il s’agit d’un revers supplémentaire pour le président Recep Tayyip Erdogan dont l’armée, la deuxième de l’OTAN en nombre d’hommes, semble avoir été tenue à l’écart des opérations. Attendu en Turquie le Jeudi 30 Mars 2017, le secrétaire d'état américain Rex Tillerson devra rassurer l’allié turc.

En faisant des YPG un acteur majeur dans la région, Washington et Moscou renforcent la légitimité du PKK, alors que la guerre a repris de plus belle dans le sud-est de la Turquie entre les rebelles kurdes et les forces turques. Dès lors, la Turquie se retrouve confrontée au « plus grand défi sécuritaire auquel elle ait eu à faire face depuis la seconde guerre mondiale », écrit le chercheur américain Aaron Stein, du centre Rafik-Hariri pour le Moyen-Orient.

« La Turquie redoute une agression de la part du PYD. Il faudrait une garantie selon laquelle les intérêts turcs seront respectés et que le PYD associera d’autres courants politiques à la gestion des cantons kurdes, mais cela n’est certainement pas pour demain », assure Vahap Coskun, professeur à l’université de droit de Dicle, à Diyarbakir, et spécialiste de la région.

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 19:25

 

Pénélope Fillon mise en examen (Reuters)

 

Pénélope Fillon a été mise en examen Mardi 28 Mars 2017, notamment pour complicité et recel de détournement de fonds publics dans l'affaire de ses emplois présumés fictifs, a-t-on appris de source judiciaire.

L'épouse du principal candidat de la droite au premier tour des élections présidentielles, qui a été entendue dans la journée par les juges chargés de l'enquête, est également mise en examen des chefs de complicité et de recel d'abus de biens sociaux et d'escroquerie aggravée, précise-t-on de même source.

François Fillon avait été lui-même mis en examen il y a deux semaines dans ce dossier qui empoisonne sa campagne électorale depuis les première révélations parues dans le Canard Enchaîné à la fin du mois de janvier 2017.

Le Pénélope Gate a depuis lors projeté cette femme de l'ombre, âgée de soixante et un ans, en pleine lumière.

Les magistrats cherchent à déterminer si elle a bien travaillé comme attachée parlementaire au service de son mari et de son suppléant Marc Joulaud et comme collaboratrice à la Revue des Deux Mondes en contrepartie de ses rémunérations, d'un montant total de près d'un millions d'euros brut.

Contrairement à son mari qui s’était contenté devant les juges d’une brève déclaration, Pénélope Fillon était décidée à s’expliquer, avaient fait savoir les avocats du couple avant l'audition.

Pénélope Fillon a été employée par son mari de 1988 à 1990 puis de 1998 à 2002 et du mois de mai 2012 au mois de novembre 2013, un poste qui n'a pourtant jamais été officialisé, comme elle l'a elle-même reconnu devant les enquêteurs lors d'une précédente audition, selon un procès verbal d'audition révélé par le Monde.

L’ancien premier ministre a déclaré au début du mois de février 2017 qu'elle avait été employée par ses soins pendant quinze ans, pour un salaire mensuel moyen de trois mille six cent soixante dix sept euros nets, un salaire qu'il juge parfaitement justifié en raison de ses diplômes.

Marc Joulaud, lui aussi mis en examen ce mois-ci, l'a pour sa part employée comme collaboratrice parlementaire du mois de mai 2002 au mois d’août 2007.

Pénélope Fillon a été employée comme conseillère littéraire de la prestigieuse Revue des Deux Mondes, propriété d'un ami de la famille, l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière, entre le mois de mai 2012 et le mois de décembre 2013.

Le Canard Enchaîné a évalué le total de ces rémunérations à neuf cent trente mille euros brut.

Pénélope Fillon était sortie de son silence au début du mois de mars 2017 dans une interview au Journal Du Dimanche (JDD) pour apporter son soutien sans failles à son mari et affirmer qu'elle a confiance dans la justice.

Revenant sur les accusations dont elle fait l'objet, Pénélope Fillon affirmait avoir bel et bien effectué des tâches très variées. « J'ai fait donner par mon avocat des documents aux enquêteurs, des courriers avec des notations prouvant qu'ils étaient passés par moi et des échanges de mails avec les autres collaborateurs de mon mari ».

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 19:10

 

Le choix de Manuel Valls pour Emmanuel Macron scelle l'implosion du Parti Socialiste (Reuters)

 

Le choix de Manuel Valls, annoncé Mercredi 29 Mars 2017, de voter pour Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles entérine au Parti Socialiste le divorce entre deux gauches irréconciliables, possible prélude à une scission du parti fondé en 1971.

La tentative de mise à mort anticipée Dimanche 26 Mars 2017 par le candidat issu de l’élection primaire organisée par le Parti Socialiste, Benoît Hamon, est donc advenue, signant en quelque sorte la fin de la séquence ouverte le premier décembre 2016 par le renoncement de François Hollande à briguer un deuxième mandat au nom du rassemblement.

Prenant acte de ce grand coup de plus porté à la démocratie, Benoît Hamon a dénoncé un jeu morbide et, dans un nouvel appel quasi désespéré, invité le candidat du Mouvement de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui le précède désormais dans les sondages, à se rallier à sa candidature, jugeant que sa position était une position centrale.

« Je fais cette adresse forte et fraternelle pour que nous ne laissions pas les forces de destruction et de l'argent présider aux destinées de notre pays », a-t-il lancé lors d'une brève déclaration à son siège de campagne à Paris.

Le communiste Pierre Laurent a proposé pour sa part une rencontre entre Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et lui-même pour « créer les conditions de la victoire autour d'un projet profondément ancré à gauche, d'une campagne et d'une candidature commune », écrit-il dans un communiqué.

En campagne à Douai, dans le département du Nord, Benoît Hamon a accepté cette invitation à former « un contrat de gouvernement et un contrat de législature sur des bases claires ».

A ses côtés, la maire de Lille, Martine Aubry, a dit n'être ni surprise ni triste face au rapprochement entre Manuel Valls et Emmanuel Macron.

« Quand les valeurs et les idées passent au second plan et quand les intérêts personnels et l'envie du pouvoir pour le pouvoir sont en premier lieu, on se ressemble et on s'assemble », a déclaré aux journalistes l’ancienne première secrétaire du Parti Socialiste qui avait rallié François Hollande après sa défaite à l’élection primaire du Parti Socialiste en 2011.

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a refusé devant la presse d’ajouter de la division à la division au sein d'un Parti Socialiste où il milite depuis quarante six ans.

La décision de Manuel Valls a outré certains partisans de Benoît Hamon, qui ont crié au déshonneur, tandis que le camp de l'ancien premier ministre invoquait l'impérieuse nécessité de lutter contre l'extrême droite.

« Face au danger que représente le Front National, on ne peut pas hésiter », a fait valoir Manuel Valls sur BFM Télévision et Radio Monte Carlo (RMC).

« Ce n'est pas un ralliement, c'est le choix de la raison », a ajouté celui que beaucoup soupçonnent de lancer, par ce geste, la bataille pour la direction du Parti Socialiste, qui devrait faire l'objet d'un congrès avant la fin de l'année 2017.

Le sénateur socialiste Alain Richard a d'ailleurs jugé la situation clarifiée, « la ligne politique du Parti Socialiste sera soit celle de Manuel Valls soit celle de Benoît Hamon », a-t-il dit.

Pour ses partisans comme Harold Hauzy, responsable de sa communication à Matignon, Manuel Valls a fait le choix de la dignité, sans chichis. « Face au risque de l'extrême droite, dignité, clarté, responsabilité et valeurs, pas de chichis », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Dans le camp de Benoît Hamon, les avis sont amers, à l'image du tweet de l'ancien ministre Arnaud Montebourg qualifiant Manuel Valls d’homme sans honneur. Minable, a renchéri la députée Karine Berger.

Anticipant ces critiques, Manuel Valls a estimé n'avoir aucune leçon à recevoir de « ceux qui n'ont respecté aucune règle pendant cinq ans. Mais c'est vrai le Parti Socialiste ne sera plus comme il a été jusqu'à maintenant après cette élection », a-t-il reconnu.

Dans ce climat de guerre civile à vingt cinq jours du premier tour des élections présidentielles, le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a tenté un appel au calme qui a peu de chances d'être entendu.

Dans une lettre aux militants, il demande de se méfier des sondages « qui ont déjà démontré qu'ils pouvaient être démentis par la réalité » et il rappelle que « ceux qui ont rejoint le Mouvement En Marche ne sont plus au Parti Socialiste ».

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 19:44

 

Le parlement écossais valide un référendum sur l'indépendance (Reuters)

 

Le parlement écossais a autorisé Mardi 28 Mars 2017 la première ministre écossaise à organiser un nouveau référendum sur l'indépendance, entre l'automne 2018 et le printemps 2019, une fois les conditions du Brexit connues.

Le gouvernement britannique, qui doit déclencher Mercredi 29 Mars 2017 le processus de sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne, a fait savoir qu'il refusait de négocier en vue d'une consultation à de telles dates, alors que les tractations sur le Brexit, qui peuvent durer jusqu'à deux ans, ne seront pas achevées.

« Il serait injuste de demander au peuple écossais de prendre une décision cruciale sans les informations nécessaires sur notre future relation avec l'Europe ou sur la forme que prendrait une Ecosse indépendante », a déclaré le gouvernement britannique dans un communiqué.

Lors d'un précédent scrutin en 2014, les écossais ont voté à cinquante cinq pour cent contre l'indépendance.

Le vote du Mardi 28 Mars 2017, dont l'issue ne faisait guère de doute, est conforme aux souhaits de Nicola Sturgeon pour qui le Brexit a changé la donne.

L'Angleterre et le Pays de Galles ont en effet voté en majorité pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne le 23 juin 2016, tandis que l'Ecosse et l'Irlande du Nord ont voté contre le Brexit.

Le vote du Mardi 28 Mars 2017 au parlement d'Edimbourg, acquis par soixante neuf voix pour et cinquante neuf voix contre, donne mandat à Nicola Sturgeon pour solliciter l'autorisation du parlement de Westminster de préparer la tenue d'un référendum.

Le feu vert de Westminster, où le gouvernement de Theresa May dispose d'une courte majorité, est indispensable pour que le référendum écossais ait valeur légale.

« L'Ecosse, comme le reste du Royaume-Uni, est à un tournant », a déclaré la dirigeante nationaliste écossaise devant le parlement d'Edimbourg.

« Quand le cinquantième article du traité de Lisbonne sera déclenché demain Mercredi 29 Mars 2017, le changement deviendra inévitable pour notre pays », a-t-elle poursuivi. « Il y aura des conséquences sur le commerce, sur l'investissement, sur le niveau de vie et sur le caractère profond de la société dans laquelle nous vivons. Le peuple d'Ecosse doit avoir le droit de choisir entre le Brexit, sans doute un Brexit très dur, et le fait de devenir un pays indépendant capable de fixer son propre cap », a ajouté Nicola Sturgeon.

La première ministre écossaise a déclaré aussi que si Londres bloquait son projet, ce qui est le cas, elle reviendrait devant le parlement après les vacances de Pâques afin de débattre de la suite.

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 19:28

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/mars2017.php#mars28

 

Mettre la démocratie au centre de l’élaboration programmatique

 

Par Robert Duguet

 

Jacques Cotta s’inquiète du fait que dans la situation actuelle nous n’arrivions pas à aller au-delà de la caractérisation d’une période historique.

L’expérience durant grosso modo les vingt dernières années que nous avons vécu comme militants nous indique que, chaque fois qu’un mouvement politique s’est dégagé à gauche des appareils du vieux mouvement ouvrier, il s’est le plus souvent enlisé ou les appareils petits ou grands ont repris la main pour l’enterrer. C’est une donnée objective de la situation contre laquelle jusqu'à maintenant il a été difficile d’agir. Pour agir, il faut un minimum d’éléments programmatiques et il faut savoir où l’on veut aller, donc il faut un parti.

Sommes nous entrés dans la situation où nous pouvons collectivement élaborer pour agir ? Jacques Cotta pose la question, c’est aussi mon souci. Toutefois il est difficile de le faire sans caractériser les événements en cours. Je reviens sur un certain nombre d’éléments présents dans sa lettre.

Il y a d'abord la question centrale de la démocratie, pas le joyeux bordel, mais la démocratie. Le mouvement Ensemble, qui est en fait orphelin du Front De Gauche (FDG), est devenu une foire d’empoigne où coexistent au moins trois courants sur la question de savoir s’il faut soutenir la candidature de Jean Luc Mélenchon.

Jacques Cotta pose des questions relatives au processus de décomposition du Parti Socialiste d’Epinay, le parti de François Mitterrand.

C’est important d’autant que pour le moins cette crise s’accélère aujourd’hui. Qu’en restera t’il après les élections présidentielles ? Est-ce l’hallali ? Revenons sur le passé récent.

Marc Dolez a fait un petit tour de piste au moment de la lutte pour le non au referendum de 2005 sur l’Union Européenne. Puis Marc Dolez a abandonné bien vite la construction du courant des Forces Militantes qui commençait à regrouper des cadres politiques sur une ligne de résistance à l’Union Européenne, lesquels portaient une exigence de fonctionnement démocratique du courant. Ceux qui posaient cette question à l’intérieur du courant des Forces Militantes, dont moi à l’époque en tant que membre de la délégation nationale, seront vite mis sur la touche.

Marc Dolez n’était pas un chef, le chapeau était trop large pour lui mais il connaissait toutes les roueries bureaucratiques, léguées par sa propre histoire au sein du Parti Socialiste de François Mitterrand, et par ailleurs aussi l’influence de la franc-maçonnerie dans sa circonscription du Nord. Lorsque le Parti de Gauche a été proclamé, Marc Dolez s’est d’emblée couché devant Jean Luc Mélenchon, en acceptant de dissoudre son propre courant politique dans le Parti de Gauche. Il n'y avait pas de place pour des tendances et des fractions dans le Parti de Gauche puisqu'une seule fraction, celle de Jean Luc Mélenchon, avait le droit d'exister. De ce fait les contradictions au sein du Parti de Gauche allaient très vite s’exprimer et se régler par les exclusions et les excommunications majeures. Sur la démocratie, Marc Dolez capitulera sans combat devant Jean Luc Mélenchon et se réfugiera dans sa circonscription.

Les militants qui n’ont pas accepté d’agir et de penser dans les limites fixées par les règles de l’électoralisme et des institutions de la cinquième république n’ont eu aucune chance de gagner une place qui leur permette d’influer sur les franges sociales sur lesquelles nous voulons agir. Nous avons été déménagés, ou virés, ou isolés par les petits appareils censés représenter la nouvelle gauche. Et l’extrême gauche française dans la diversité de ses tribus gauloises ne vaut pas mieux, d'où notre situation aujourd’hui qu’il faut analyser comme un état en rapport avec la situation objective. Tant que la classe ouvrière recule et qu’elle ne trouve plus de réponse dans les représentations du vieux mouvement ouvrier, ce dernier étant par ailleurs en complète décomposition, elle hésite à reprendre l’offensive. Est-ce que la lutte contre la loi travail ouvre une situation de type nouveau marquée par une volonté de résistance de la classe ouvrière ? Pour l’instant, l’effet politiquement différé de cette avancée de la lutte des classes s’exprime dans la campagne présidentielle de Jean Luc Mélenchon.

Examinons la composition de la marche du Mouvement de la France Insoumise du Samedi 18 Mars 2017, cinquante pour cent sont des personnes ou des militants de notre génération et cinquante pour cent sont des jeunes gens qui viennent à la politique contre cette société.

Entre les deux une génération, la génération des militants qui ont entre trente et cinquante ans, a été cassée par le mitterrandisme. A l’heure qu’il est, l’émergence de la jeunesse est un élément très important. Je pense que les militants de notre génération peuvent encore être des passeurs. Le site de Denis Collin et de Jacques Cotta a mis l’accent sur la recomposition d’une pensée de l’émancipation sociale et sur ce point ils ont raison. Toutes les tentatives ces vingt dernières années de faire exister des regroupements en dehors des appareils officiels du mouvement ouvrier n’ont pas abouti ou sont retombées dans les ornières des petits appareils de l’extrême gauche.

Une reconstruction programmatique, ce ne sont pas trois intellectuels qui élaborent dans un coin le futur programme de transition sur lequel devront s’aligner les masses, mais une élaboration démocratique dont les hommes sont la chair et le sang. Les idées n’ont un sens que si elles sont saisies par des forces sociales. Nous appartenons à une génération, venue à la politique par la grève générale de 1968 et qui a rejoint la quatrième internationale, pour un certain nombre le courant lambertiste. Les déconvenues que nous avons connues ont conduit des militants, par ailleurs chevronnés, à rejeter la forme parti. Mais comment faire autrement pour associer des hommes et des femmes, dans une perspective commune, le socialisme, que par la forme parti ? Léon Trotsky disait que « le parti, c’est la compréhension commune des événements et des tâches ».

Sur Jean Luc Mélenchon, il faut être plus précis dans la caractérisation de ce qu’il est devenu aujourd’hui. Tant que nous étions dans la logique du Front De Gauche (FDG), c’est-à-dire d’un accord électoral entre plusieurs forces politiques issues du mouvement ouvrier et en rupture avec la politique du Parti Socialiste, le combat dans ce regroupement restait possible. Il faut noter à ce sujet que le rassemblement de forces politiques, même limité par le cadre étroit de l’électoralisme, a fait litière au passage de la construction d’un parti du type de ce que fut conjoncturellement le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). C'est pas moins de trois composantes du NPA qui rejoindront le FDG.

L’expression que nous pouvions avoir à l'intérieur du FDG restait cadrée par des délimitations très précises imposées par un accord entre le Parti Communiste Français (PCF) et le Parti de Gauche. Ainsi la principale revendication avancée par les nombreux militants qui participeront aux estivales du FDG à l’été 2012 était la construction de collectifs locaux sans obligation d’être membre d’une organisation politique. Les militants voulaient se saisir du cadre du FDG tout en voulant en faire un cadre permanent d’élaboration démocratique et d’action politique. Ils allaient au-delà des limitations imposées par l’électoralisme. Le PCF s’y est opposé formellement et le Parti de Gauche s’est débrouillé pour que la responsabilité de ce refus de répondre à cette aspiration démocratique repose sur le seul PCF. A partir de là, la décomposition du FDG a commencé par là où il pêchait, à savoir l’électoralisme. Le PCF, en retournant s’allier avec le Parti Socialiste dans les élections locales, rendait la politique du FDG totalement illisible pour nos concitoyens.

Durant l’été 2014, Jean Luc Mélenchon répond à la situation créée par l’implosion du FDG à travers un ouvrage intitulé « l’ère du peuple ». Il passe d’une position politique qui restait sur le terrain du mouvement ouvrier, avec les limitations que les appareils constituant imposaient aux militants, à autre chose. Il y a d’un côté la caste ou l’oligarchie qui colonise l'état et, de l’autre côté, il y a le peuple. Et à partir de là tout se décline. Ce n’est plus la lutte des classes qui est le moteur de l’histoire et à travers cette lutte la seule classe en capacité de reconstruire la société sur d’autres bases que celles du capitalisme, la classe ouvrière. Donc la seule en fait en capacité de rassembler le peuple et de nous redonner un destin commun. De manière abstraite, le peuple, cela ne veut rien dire. Jean Luc Mélenchon passe en fait sur une position que ne renierait pas Charles de Gaulle, pour l’un il y a l’oligarchie et pour l’autre il y a le régime des partis. Le candidat président est celui qui rencontre le peuple par-dessus l’oligarchie ou le régime des partis. La pensée politique de Jean Luc Mélenchon s’est entièrement coulée dans le modèle de la cinquième république bonapartiste et du gaullisme. On me rétorquera qu’il rassemble de nombreux salariés et une fraction de la jeunesse. Certes mais sur quelles bases et pour faire quoi ? Il occupe une place laissée vacante par les révolutionnaires et la crise de la quatrième internationale. La ligne politique sur laquelle Jean Luc Mélenchon dirige sa campagne est celle du néo-populisme, ce faisant il prend modèle sur ce qu’il se passe dans plusieurs pays où l’on observe ces processus. Toutefois à la différence de ce qui peut se passer avec Podemos en Espagne, c’est que ce mouvement s’est construit relativement démocratiquement, même s’il connait aujourd’hui une vraie crise interne du fait des limites que veut y mettre sa direction. Le Mouvement de la France Insoumise ne connaîtra jamais une vie démocratique et ce sont une poignée d’hommes et de femmes à la dévotion du chef qui le font fonctionner. Il faut dire les choses sans fard, le néo-populisme, ce n’est plus le mouvement ouvrier. Nous ne sommes plus chez nous. En fonction de cette place laissée libre par une génération révolutionnaire, la nôtre, dont les élites pour moi ont entièrement fait faillite, Jean Luc Mélenchon rassemble. Les choses sérieuses commenceront après les élections présidentielles. La candidature de Jean Luc Mélenchon fait apparaitre qu’une fraction de la jeunesse cherche une issue politique. Et là nous avons une carte à jouer.

Sur un autre registre, j’ai participé dans la matinée du Samedi 18 Mars 2017 à la manifestation tenue par le Parti Ouvrier Indépendant et Démocratique (POID) devant le Mur des Fédérés.

Fêter la commune de Paris, tout de même, je préfère le faire avec des gens qui se réclament de la république sociale et de Léon Trotsky. Le rassemblement était convoqué sur une ligne de rupture avec l’Union Européenne et la cinquième république. J’ai observé que la part de jeunes militants et de vieux militants de ma génération était exactement le même que dans la manifestation convoquée par le Mouvement de la France Insoumise. C’est intéressant. La rupture entre le courant qui constitue aujourd’hui le POID et le courant lambertiste officiel, le Parti Ouvrier Indépendant (POI), porte sur quoi ? En fait sur le lien qui existe aujourd’hui entre les confédérations ouvrières, particulièrement la Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière, et le gouvernement au service des intérêts capitalistes et de l'Union Européenne. Aujourd’hui nous devons prendre en compte que le POID est un courant qui construit.

Reste à appréhender comment ils entendent traiter la question de la démocratie face à des aspirations qui commencent à s’exprimer. Jacques Cotta fait état d’une discussion avec eux sur la question d’un appel sur la question de l’Union Européenne et de la cinquième république. C'est décevant, certes. Mais il faudra bien que, eux aussi, ils tirent le bilan du lambertisme.

Toutes les formes politiques qui ont existé ces vingt dernières années à gauche des appareils se sont décomposées à partir du moment où elles tournaient le dos à l’aspiration des militants à contrôler leur activité. Le POID n’échappera pas à cette règle. C’est donc un enjeu pour nous et aussi pour eux.

Jacques Cotta écrit en conclusion à propos de Jean Luc Mélenchon que « demain, quel que soit le résultat, dans l’éventualité d’une explosion du Parti Socialiste et donc d’une recomposition dans les faits, il devra bien lui aussi se plier aux nécessités de rassemblement. Son programme fourre-tout, qui se mêle de tout sauf de l’essentiel, la lutte implacable contre le capitalisme et les rapports sociaux et donc les mesures immédiates à prendre pour le travail au détriment du capital, ne fera pas l’affaire ».

Plus Jean Luc Mélenchon se rapproche du pouvoir et plus il évolue sur la droite et c’est chez lui un cours constant. Les qualités du tribun et le savoir-faire au niveau de l’organisation ne peut faire oublier le contenu de la politique défendue. La période qui suivra les élections présidentielles risque plutôt de voir la décomposition du mélenchonisme.

Reste ouverte la question posée par Jacques Cotta dans son propos, et maintenant que faire ? Personne n’y répond pour l’instant. Un capital apparaît, une nouvelle émergence de la jeunesse exploitée, et il n'est pas exploité dans le bon sens. Le mieux serait quand même que ceux qui partagent un certain nombre de points de vue sortent de leur retraite pour se voir et travailler ensemble.

 

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