Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 18:32

 

Emmanuel Macron exige la solidarité de ses ministres sur le cas de Richard Ferrand (Reuters)

 

Emmanuel Macron a pressé Mercredi 31 Mai 2017 le gouvernement d'être solidaire face aux difficultés rencontrées par Richard Ferrand et de faire le tri entre le grain et « l'avanie », soulignant que seule la justice pouvait dire ce qui constituait « une affaire ».

Le ministre de la cohésion des territoires est mis sous pression depuis dix jours par des informations sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne et comme député.

Ce fidèle de la première heure du chef de l’état, qui a reçu Mardi 30 Mai 2017 le soutien du premier ministre, Edouard Philippe, a indiqué Mercredi 31 Mai 2017 sur France Inter qu'il n'avait pas l'intention de démissionner.

Face à ce qui est considérée comme la première épreuve du quinquennat, Emmanuel Macron a tenu lors du conseil des ministres « à appeler à la solidarité, à la responsabilité au sein du conseil des ministres et à faire le tri en le grain et l’ivraie voire quelquefois l’avanie », a fait savoir le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Emmanuel Macron a ajouté que « seule la justice dans ce pays est habilitée à décider ce qui relève d’une affaire, d’une instruction et d’une enquête », a-t-il poursuivi lors du compte rendu du conseil des ministres.

L'exécutif ne doit jamais « gêner une quelconque procédure », a dit le chef de l’état, en ajoutant que « les choses ne vont pas forcément bien quand la presse devient juge », a-t-il ajouté.

Le Parquet National Financier (PNF) et le parquet de Brest ont jusqu'à présent refusé d'ouvrir une enquête sur des faits qui, selon eux, ne le justifient pas.

Au coeur de la polémique éclaboussant le ministre de la cohésion des territoires, il y a la création d'une Société Civile Immobilière (SCI) qui a permis à la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen, d'acquérir à bon compte des locaux loués par les Mutuelles de Bretagne quand Richard Ferrand les dirigeait.

Le Monde a pour sa part décrit Mardi 30 Mai 2017 ce qu'il a présenté comme le système Ferrand, « mélange des genres entre intérêts publics et privés » sur vingt ans.

Prié de dire s'il avait proposé au chef de l’état de se retirer, l'ancien député socialiste a répondu à France Inter que « je ne le ferai pas pour deux raisons, d'abord j'ai ma conscience pour moi, je ne suis pas mis en cause par la justice de la république, et puis j'ai une mission très importante, celle de la cohésion des territoires ».

Sept français sur dix jugent que Richard Ferrand, devrait démissionner, selon un sondage Harris Interactive pour Radio Monte Carlo (RMC) et Atlantico.

« Je comprends que, petit à petit, le doute a été créé et le doute c'est un poison, la suspicion c'est un poison de la démocratie et c'est normal que les françaises et les français s'interrogent », a déclaré Richard Ferrand.

Il a dit vouloir répondre aux interrogations des français, dont il a admis qu'ils pouvaient être « déçus » après les promesses de moralisation de la vie publique faites par Emmanuel Macron pendant la campagne des élections présidentielles.

« Je ne suis pas un faux-cul et je sais qu'il faut répondre aux questions des françaises et des français », a-t-il déclaré.

« Ce que je lis laisse apparaître des soupçons de duplicité, de vénalité et donc cela peut créer de la déception », a-t-il poursuivi, « mais nous n'avons rien trahi ».

S'il s'est abrité derrière le fait que la justice n'ait pas trouvé jusqu'ici matière à enquêter dans les informations publiées par la presse, il a néanmoins dit que, « par définition, il n'y a que la justice qui puisse lever le soupçon ».

Le ministre a toutefois ajouté que « tout ce que j'ai fait dans ma vie professionnelle est légal, public et transparent. Je suis un homme honnête ». Et il a dit vouloir désormais se consacrer aux priorités de son ministère.

L'association Front Républicain d’Intervention contre la Corruption (FRIC) a annoncé son intention de déposer une plainte en début de semaine prochaine auprès du procureur de Brest, pour délit d'entrave aux fonctions de commissaire aux comptes.

Elle estime que « les Mutuelles de Bretagne et leur directeur de l'époque Richard Ferrand auraient dû faire valider le montage immobilier permettant à la SCI de sa compagne de louer un local au réseau mutualiste par les commissaire aux comptes, ce qui n'a pas été le cas », écrit-elle sur son site internet.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 19:52

 

http://www.publico.es/sociedad/marchas-dignidad-llegan-madrid.html

 

Des milliers de manifestants des Marches de la Dignité dans les rues de Madrid
 

La manifestation réclamait « le pain, le travail, le logement et l'égalité ». De nombreuses organisations, partis et syndicats, ont soutenu la manifestation. Il n'y a pas eu d'incidents.
 

Arrivés de toutes les parties de l'Espagne, des milliers de manifestants ont défilé Samedi 27 Mai 2017 dans la capitale de l’état pour exiger la dignité, le logement, le pain et l'égalité. La colonne du sud est arrivée à Legazpi à 15 heures, comprenant entre quatre cent et cinq cent personnes, venant d’Orcasitas. Trois des quatre colonnes se sont rejointes à Atocha à 16 heures 30 aux cris de « vive la lutte de la classe ouvrière ».

Alberto Garzón, Antonio Maillo et les conseillers municipaux de la ville de Madrid, Carlos Sánchez Mayo et Mauricio Valverde, entre autres membres de la direction d’Izquierda Unida, ont participé à la manifestation. Les manifestants, deux cent mille selon les organisateurs et six mille selon la délégation du gouvernement, ont parcouru la Gran Via vers la Plaza de Espana.

Le leader d’Izquierda Unida, Alberto Garzón, a assuré aux médias que les réformes au parlement seront réalisées grâce à un « peuple mobilisé » qui réclame ses droits dans les rues et il a affirmé que le « succès » des Marches de la Dignité démontre « l’insatisfaction généralisée » contre la corruption du Parti Populaire. Alberto Garzón a mis en évidence la nécessité de poursuivre la « lutte dans les rues » et le soutien de ces mouvements par les partis politiques de gauche parce qu’il faut prouver qu'ils sont « l'alternative pour construire un nouveau pays ».

Juan Herrera, une figure militante de la Confédération Nationale du Travail (CNT), a assisté à la manifestation ainsi que d'autres membres de la fédération anarchiste pour exiger des conditions de travail et des salaires décents.

Il demande également l'abrogation des réformes du travail et du Pacte de Tolède pour avoir un système public de retraites stables. Interrogé sur le « refroidissement » de la rue après le sommet de la mobilisation que fut la première Marche de la Dignité, Juan Herrera a dénoncé le délégationnisme et l’individualisme. « Il faut amener les gens dans les rues comme cela est arrivé aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Des députés de Podemos comme Rafael Mayoral, Alberto Rodrígez et Íñigo Errejón ont participé à la manifestation. Les cortèges les plus importants de la manifestation étaient ceux d’Izquierda Unida et de la Confédération Générale du Travail (CGT).

Raquel Martinez est venue d’Almeria avec ses camarades de Podemos. La militante du parti violet a dit à Publico que « les niveaux d'insécurité de l'emploi sont les plus élevés, alors il est plus important que jamais d'être dans la rue ».

Le député d’Unidos Podemos Diego Cañamero a participé à la colonne du sud qui a quitté Orcasitas. Il est également militant du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT) et il considère que c’est une « responsabilité » de participer aux Marches de la Dignité « pour changer les choses et améliorer la vie des gens. Il y a suffisamment de raisons pour sortir dans la rue tous les jours », a-t-il dit à Publico. Le gouvernement « est devenu un parti, sinon un parti de délinquants, et nous devons essayer de le chasser par la mobilisation et par les élections », a-t-il expliqué.

Un groupe de dockers de Valence, de Sagunto et de Tarragone, entre autres ports, est venu pour protester au nom de six mille cinq cent dockers, selon Rafa Egea, docker du port de Valence et membre de la coordination nationale des travailleurs de la mer, pour soutenir les Marches de la Dignité. « Nous pouvons avec l'unité, l'effort et la discipline, obtenir ce que nous voulons », a-t-il expliqué à Publico.

La manifestation était massive, malgré la chaleur extrême dont a souffert la capitale. Cependant, elle était moins massive par rapport à celle du 22 Mars 2014, estimée à deux millions par les organisateurs et à trente six mille par la délégation du gouvernement.

Dans le meeting final aux portes de la Plaza de Espana, Víctor Jiménez et Silvia Salamanca, les membres de la coordination nationale des Marches de la Dignité ont lu le manifeste des Marches de la Dignité. La lecture de l’appel a été précédée par un spectacle donné par le groupe Rojo Cancionero.

Après avoir dénoncé la situation « d’urgence sociale », les porte-paroles ont demandé des retraites publiques décentes et, comme propositions pour le budget général de l’état, des emplois stables, des salaires décents, un revenu de base, l'abrogation des réformes du travail, la libération des personnes détenues pour des raisons de participation à des luttes, le non paiement de la dette, la défense des services publics et la fin des agressions contre les femmes.

Ils ont également réclamé le droit à décider des peuples, en particulier le référendum « sur l'avenir de la Catalogne ». L'abrogation de la loi Mordaza et de la législation antiterroriste a été une autre revendication lue à la fin de la manifestation.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 19:27

 

http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/20/2578543-les-21-candidats-dans-le-lot.html

 

Les vingt et un candidats dans le Lot

 

Dix candidats sur la première circonscription de Cahors et de Gourdon et onze candidats sur la deuxième circonscription de Figeac et de Souillac, les inscriptions sont closes depuis Vendredi 19 Mai 2017 et les listes de candidats sont communiquées sous réserve des contrôles de recevabilité en cours au ministère de l'intérieur.

Sur la première circonscription, ce sont les socialistes qui créent la surprise. Ils continuent à se déchirer, là n'est pas la surprise, et une partie du parti vient de créer le collectif « à gauche dans le Lot ».

Globalement il rassemble des partisans de Benoît Hamon, « mais pas que » précisent les intéressés.

Estimant que la députée sortante du Parti Radical de Gauche (PRG), Dominique Orliac, ne représente pas la ligne actuelle du Parti Socialiste, ils avaient demandé que l'investiture du Parti Socialiste lui soit retirée. Solférino a rejeté la proposition.

Qu'à cela ne tiennent, les sécessionnistes « sécessionnent » quand même. Ils rejoignent le candidat d'Europe Écologie Les Verts (EELV), Mathieu Ebbesen-Goudin, et ils occuperont le poste de suppléant via Sarah Profijt.

Le candidat de la République En Marche (REM) est Sébastien Maurel, la candidate du Mouvement de la France Insoumise (MFI) est Isabelle Eymes, la candidate du Front De Gauche (FDG) est Fanny Beggiato et le candidat de Lutte Ouvrière est Ghislain Domenec.

Bref, entre les candidats très à gauche, à gauche, un peu à gauche voire au centre, l'offre sera des plus sérieuses.

Idem à droite, où les traditionnels candidats du Front National et des Républicains seront confrontés à une concurrence plus dense qu'à l'accoutumée, le candidat de l'Union Populaire Républicaine (UPR) William Rineau et la candidate de Debout La France (DLF) Isabelle Duprat viendront chercher des suffrages qui pourraient manquer à d'autres à l'heure des comptes pour atteindre les 12,5 % des exprimés, la maille pour se qualifier au second tour.

En revanche Michel Roumégoux avait promis de revenir dans le jeu, fut-ce sans étiquette, il a finalement disparu.

Même cas de figure sur la deuxième circonscription avec une unité en plus, le nombre de candidats offrira un large choix.

Ici, la surprise vient de Roland Hureau. L'ancien secrétaire général de la préfecture du Lot dans les années 1980, qui fut également premier adjoint de Michel Roumegoux à Cahors, entre 2001 et 2003, avait repéré l'absence de candidats aux couleurs des Républicains sur la circonscription, il se lance dans l'aventure.

Soutien de François Fillon depuis les élections primaires de la droite et clairement marqué comme militant des Républicains, il ne dispose cependant pas de l'investiture. L'étiquette a été attribuée de longue date à Antoine Loredo, candidat de l'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) dans le cadre d'un accord national. L'UPR et DLF complètent le panel à droite.

Ils sont cinq à gauche avec le candidat du Parti Socialiste Vincent Labarthe, la candidate de la REM Huguette Tiégna, le candidat du MFI Pierre Dufour, le candidat du FDG Christian Ribeyrotte et le candidat de Lutte Ouvrière Jean-Marc Isnard.

Et enfin, en dehors de l'échiquier politique, Rose-Marie Bonneval représentera les citoyens du vote blanc.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 18:58

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN18P0X5-OFRTP?sp=true

 

Le torchon brûle entre Bernard Cazeneuve et Jean Luc Mélenchon (Reuters)

 

Bernard Cazeneuve a confirmé Lundi 29 Mai 2017 avoir déposé plainte pour diffamation contre Jean-Luc Mélenchon, qui l'accuse notamment d'être responsable de la mort d'un militant écologiste en 2014, un nouvel épisode de la guerre des gauches.

« J'ai mandaté mon avocat ce matin pour engager la procédure. A un moment donné, dans la république, quand le respect semble être impossible, c'est à la justice de trancher. Je n'ai aucune raison d'accepter que la manipulation, le mensonge et la violence, fassent peser sur moi des accusations qui n'ont aucun fondement », a commenté l'ancien premier ministre en marge d’une conférence de presse à Villeurbanne, dans le département du Rhône.

Bernard Cazeneuve est venu dans le département du Rhône pour soutenir l'ancienne ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, candidate au premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017 pour le Parti Socialiste, qui est en concurrence avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon pour rafler les suffrages des électeurs de gauche.

« Pour moi, la politique, c’est le respect, nous pouvons avoir des adversaires et nous pouvons développer face à eux des arguments qui portent. Mais ces arguments, quand nous sommes attachés aux principes républicains, ne peuvent pas être des manipulations, des mensonges et des abjections », a-t-il ajouté à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon.

Le leader du Mouvement de la France Insoumise (MFI) avait lancé les hostilités lors un meeting à Montreuil, dans le département de la Seine-Saint-Denis, Mercredi 24 Mai 2017, en qualifiant Bernard Cazeneuve de « gars qui s’est occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse. Le gars qui a fait gazer et matraquer toutes les manifestations et qui prend maintenant sa tête de petite sainte-nitouche pour me dire que c’est moi qui ne sais pas choisir entre le Front National et je ne sais pas qui », avait dit le quatrième homme du premier tour des élections présidentielles.

Le militant écologiste Rémi Fraisse a été tué par une grenade lancée par un gendarme alors qu'il protestait contre la construction du barrage de Sivens, dans le département du Tarn, en 2014.

Bernard Cazeneuve était à l'époque ministre de l’intérieur.

Evoquant le « j’accuse » d'Emile Zola, ce dernier a dénoncé Lundi 29 Mai 2017 des méthodes qui « sont celles du populisme le plus pur, peu importe la vérité et l’effet si on peut, par des accusations et des mises en cause, réveiller des instincts, susciter de la colère et créer de la division, alors l’objectif est atteint. Moi, je ne fais pas de la politique pour susciter des divisions, mais pour défendre des convictions auxquelles je crois », a insisté Bernard Cazeneuve, avocat de formation, « je ne suis pas impressionné par ces insultes, au contraire. Elles sont de nature à me donner de la force et à conforter en moi ce qu’il y a de plus ardemment républicain ».

La tension est vive entre les deux hommes depuis que Bernard Cazeneuve a qualifié d’impardonnable faute morale le refus de Jean-Luc Mélenchon d'appeler à voter pour Emmanuel Macron contre Marine Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles.

Le Parti Socialiste a aussi condamné Lundi 29 Mai 2017 les propos jugés « diffamatoires et volontairement provocateurs » du député européen, estimant que « le leader du MFI, en perte de vitesse, tente de relancer grossièrement sa campagne ».

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est dit « choqué par ces anathèmes. On ne peut pas dire des choses comme cela », a-t-il déclaré, « il faut qu'il retire ses propos ».

Le MFI n'a pas réagi dans l'immédiat à l'annonce de la plainte en diffamation.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 18:41

 

http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/22/2579526-pcf-utilise-image-melenchon-plainte-france-insoumise.html

 

En Haute-Garonne, le Parti Communiste Français (PCF) utilise l'image de Jean Luc Mélenchon, le Mouvement de la France Insoumise (MFI) va porter plainte

 

Par Sébastien Marti

 

Lundi 22 Mai 2017

 

La tension entre les candidats du MFI et ceux du PCF, en conflit ouvert dans la Haute-Garonne, est encore montée d’un cran au cours du week-end.

Le MFI, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, envisage de déposer plainte contre le PCF pour détournement d’image de leur leader. Dans plusieurs circonscriptions, notamment la quatrième circonscription de la Haute-Garonne qui avait massivement voté pour Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles, les militants du PCF ont collé des affiches reprenant le portrait de Jean-Luc Mélenchon associé au nom du candidat du PCF. « Ensemble pour une majorité de progrès, votons Luc Ripoll », peut-on ainsi lire sur les affiches du candidat du PCF de la quatrième circonscription avec le portrait du leader du MFI.

C’est une déclaration de guerre selon Liem Hoang Ngoc, le candidat investi sur la quatrième circonscription par le MFI. « Nous sommes en train de recueillir les éléments en vue de constituer un dossier qui sera déposé cette semaine en justice pour détournement de l’image de Jean-Luc Mélenchon », explique l’économiste du MFI pendant la campagne des élections présidentielles.

Liem Hoang Ngoc rappelle que seuls les candidats investis par le MFI peuvent utiliser le logo et le nom du mouvement et que le soutien de Jean-Luc Mélenchon n’est apporté qu’aux candidats investis par le MFI, « les seuls qui peuvent faire mention de ce soutien sur leur matériel électoral. Toute autre utilisation peut entraîner des poursuites », prévient Liem Hoang Ngoc qui dénonce de la part du PCF « un comportement de passager clandestin. Ils sentent une dynamique chez Jean Luc Mélenchon et ils jouent sur l’ambiguïté du Front De Gauche (FDG) qui n’existe plus », poursuit-il, « c’est d’un cynisme total, tout le monde sait qu’ils nous détestent mais ils utilisent l’image de Jean-Luc Mélenchon, pour recueillir quelques voix de plus ».

Le MFI et le PCF présentent chacun leurs candidats dans les dix circonscriptions du département de la Haute-Garonne. La semaine dernière, constatant le divorce entre leurs deux formations, le secrétaire départemental du PCF, Pierre Lacaze, justifiait au nom de leur « histoire commune » l’utilisation de l’image de Jean Luc Mélenchon, « c’est un divorce violent et en plus il faudrait jeter à la poubelle les photographies, les combats communs et l’ambition de rassemblement du FDG. Il n’en est pas question, le FDG, c’est une ambition de rassemblement et le respect des histoires diverses à gauche et nous garderons cet objectif. Jean Luc Mélenchon était le candidat du PCF en 2009, en 2012, en 2015 et en 2017, et nous garderons les photographies qui vont avec où, installé dans les locaux du PCF et soutenu par nos militants, il se présentait aux électeurs ».

Pierre Lacaze assure cependant « qu’aucune affiche n’a été imprimée avec le portrait de Jean-Luc Mélenchon. Il s’agit soit d’un collage, soit d’un montage réalisé par les militants d’un autre parti. C’est dommage que le MFI passe son temps à taper contre le PCF. L’adversaire, ce n’est pas nous. C’est triste ».

C’était le même Pierre Lacaze qui, au lendemain du meeting de Jean-Luc Mélenchon à la Prairie des Filtres, le dimanche de Pâques, ne dénombrait que trente mille sympathisants quand le leader du MFI en revendiquait soixante dix mille.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 17:01

 

http://www.courrierinternational.com/une/italie-milan-nous-sommes-100-000-pour-les-migrants

 

« Nous sommes cent mille pour les migrants »

 

Samedi 20 Mai 2017, à Milan, ils étaient dix fois plus nombreux que prévu. Cent mille personnes ont défilé dans les rues en affirmant que « nous ne construirons pas de murs ». Une information que le Corriere della Sera a choisi de mettre en une avec une impressionnante photographie.

 

Cette marche pour les migrants a été organisée à l’initiative du maire de Milan, Beppe Sala, après la polémique qui a suivi l’agression au couteau de deux policiers par un jeune italo-tunisien radicalisé. Les manifestants réunis dans la capitale de la Lombardie, la région qui accueille le plus de migrants en Italie, réclament une meilleure politique d’accueil.

 

Ils ont brandi des morceaux de couverture isotherme, « agités comme des drapeaux et pliés pour en faire des chapeaux, des bandanas, des rubans, des foulards, des couronnes ou des bracelets, selon l’imagination des manifestants, comme pour transmettre l’espoir que ces feuilles qui semblent faites d’or et d’argent ne servent plus de linceuls pour les désespérés qui se sont embarqués sur des radeaux de fortune », écrit le quotidien de Milan, qui note aussi quelques tensions en marge du cortège avec des opposants à la politique d’accueil prônée par la manifestation.

 

Plusieurs personnalités politiques, et notamment des maires de la région, étaient présents dans le défilé, qui « restera comme le plus grand événement en Italie au cours des vingt dernières années sur la question de l’immigration », a commenté le conseiller aux affaires sociales Pierfrancesco Majorino.

 

À l’issue de la manifestation, le premier ministre Paolo Gentiloni a quant à lui tweeté « merci Milan, sûr et accueillant ».

 

Depuis le début de l’année, rappelle l’Agence France Presse (AFP), l’Italie a vu arriver plus de quarante six mille migrants sur ses côtes, soit une hausse de plus de trente pour cent par rapport à la même période l’année dernière. Parallèlement, au moins mille deux cent quarante quatre personnes ont trouvé la mort cette année au large de la Libye, selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 16:55

 

http://www.politica.elpais.com/politica/2017/05/23/actualidad/1495531583_036123.html

 

Le congrès débattra de la motion de censure de Podemos le 13 juin 2017

 

Pablo Iglesias sera le candidat alternatif à la tête du gouvernement

 

La motion de censure contre Mariano Rajoy présentée Vendredi 19 Mai 2017 par le groupe d’Unidos Podemos a été reçue par le bureau du congrès Mardi 23 Mai 2017 et elle sera discutée lors de la séance plénière de la chambre le 13 juin 2017. Pablo Iglesias, leader de Podemos, sera le candidat alternatif de la formation pour présider le gouvernement.

Le débat durera au moins deux jours et se tiendra la même semaine que le congrès fédéral du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), du 16 juin au 18 juin 2017. L'un des effets secondaires est que Mariano Rajoy ne subira pas une session plénière du congrès jusqu'au 21 juin 2017. La tradition selon laquelle il n’y a pas de séance plénière de la chambre la semaine où les partis tiennent des congrès sera tout de même rompue.

Cette information a été donnée Mardi 23 Mai 2017 par la présidente du congrès, Ana Pastor, après avoir parlé avec les porte-paroles des groupes parlementaires qui ont été consultés sur la date du débat. Une fois que le bureau du congrès a déclaré recevable la motion de censure de Podemos, il y a un délai de deux jours pour que les autres groupes présentent des motions alternatives. « Nous devons célébrer la bonne humeur de la présidente » de faire le débat le Mardi 13 Juin 2017, a dit Mariano Rajoy lorsque les journalistes lui ont posé des questions sur la motion.

Le parti de Pablo Iglesias, qui n’a actuellement des garanties de soutien insuffisantes que d’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) et de Compromís, a affirmé que la période avait commencé à courir à partir du Vendredi 19 Mai 2017, quand il a présenté la motion.

Podemos a accusé Ana Pastor de « détourner » le parlement pour retarder la date du débat et a critiqué une « utilisation partisane » de sa fonction, selon sa porte-parole, Irene Montero.

Pablo Iglesias a écrit un tweet dans lequel il déclare que « le nombre de jours pour la présentation d'une motion au débat était de sept jours en 1980, de trois jours en 1987 et de vingt cinq jours en 2017 ».

Des sources de la présidence de la chambre expliquent que, cette semaine et la semaine prochaine, il ne peut y avoir de débat sur la motion de censure parce que les budgets sont traités et, conformément au cent-trente-troisième article du règlement, ils sont prioritaires par rapport à toute autre action du congrès.

La semaine du 5 juin 2017 est complète et, en raison d'engagements internationaux antérieurs de la chambre, la seule date disponible est le Mardi 13 Juin 2017.

Il a fallu plus de deux semaines à Podemos pour déposer sa motion de censure après son annonce.

Avant que le conseil des porte-paroles ne décide de la fin du débat, il commencera le Mardi 13 Juin 2017 et le vote est prévu pour le Mercredi 14 Juin 2017. En principe, Mariano Rajoy n'a pas à intervenir, mais il peut en faire la demande. L’orateur du Parti Populaire sera son porte-parole parlementaire, Rafael Hernando.

Le président du gouvernement a laissé entendre qu’il n'interviendra pas et il a ironisé sur la date choisie par Ana Pastor, « le choix de la date du Mardi 13 Juin 2017 révèle une certaine bonne humeur ».

Pour être une motion constructive, comme il le veut, Pablo Iglesias défendra son programme gouvernemental, ce ne sera pas seulement une critique de Mariano Rajoy. Le règlement stipule que « le débat commencera par la défense de la motion de censure, sans limitation de temps, faite par l'un des députés signataires de celle-ci. Ensuite, et sans limitation de temps, peut intervenir le candidat proposé par la motion pour la présidence du gouvernement, afin d'exposer le programme politique du gouvernement qu’il veut former ».

Autrement dit, la séance commencera par l'intervention d'un porte-parole de Podemos, qui pourrait être Irene Montero, responsable du groupe parlementaire. Elle continuera par une intervention de Pablo Iglesias lui-même.

« Après l'interruption décidée par la présidence, il peut y avoir une intervention d’un représentant de chacun des groupes parlementaires de la chambre qui en fait la demande, pour trente minutes. Tous les participants ont le droit à un temps de réponse ou de correction de dix minutes. Si une autre motion de censure a déjà été déposée, le président de la chambre, après avoir entendu le conseil des porte-paroles, peut accepter le débat conjoint de toutes les motions de censure qui figurent à l'ordre du jour de la discussion, mais elles doivent être mises aux voix séparément, suivant l'ordre de leur présentation », ajoute le règlement.

Le règlement conclut que « la motion ou les motions de censure seront mises aux voix au moment qui a été annoncé par la présidence et dans un délai qui ne peut être inférieur à cinq jours suivant la présentation de la première d’entre elles. L'approbation d’une motion de censure requiert, dans tous les cas, le vote favorable de la majorité absolue des membres du congrès des députés ».

Lundi 22 Mai 2017, après la victoire de Pedro Sanchez dans le processus des élections primaires du PSOE, la formation de Pablo Iglesias a offert au nouveau secrétaire général du PSOE la possibilité de retirer la motion de censure de Podemos pour que le PSOE présente sa propre motion de censure. Le leader du PSOE ne prendra aucune décision avant le congrès du PSOE.

En théorie, la motion peut être retirée jusqu'au dernier moment et une autre motion de censure peut être présentée qui s’ajouterait à celle de Pablo Iglesias. Cela ne peut arriver avant le 14 juin 2017, mais Mariano Rajoy peut procéder à la dissolution du parlement.

Le porte-parole d’ERC au congrès, Joan Tarda, a annoncé le vote de son groupe en faveur de la motion de censure présentée par Unidos Podemos, parce qu'il considère comme acquis le soutien de ce groupe à la fois au droit à décider comme au référendum que les souverainistes veulent organiser au mois de septembre 2017.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 15:29

 

http://www.lepassagerclandestin.fr/catalogue/bibliotheque-des-frontieres/de-lesbos-a-calais-comment-leurope-fabrique-des-camps.html

 

De Lesbos à Calais, comment l’Europe fabrique des camps

 

Par Michel Agier et Babels

 

De Lesbos à Calais, une myriade de lieux de mise à l’écart émaille les parcours des migrants. Entre bidonvilles, campements et centres de rétention, le retour des camps en Europe transforme les frontières en des espaces de vie et de mise en attente. Il marque un tournant et il nous alerte sur une crise de l’hospitalité qui fait du provisoire et de la mise à l’écart les seules manières de penser la gestion des migrations contemporaines.

 

Cette étude consacrée à la question des camps comme nouvelle forme de dispositifs d’accueil d’urgence en Europe interroge le rôle de ces structures de contrôle des flux et des personnes sur le continent. À travers des enquêtes de terrain, des témoignages et quelques illustrations, elle couvre un large champ, depuis l’impact des camps sur les parcours de vie des migrants jusqu’à la manne financière qu’ils représentent pour nombre de sociétés privées en Europe.

 

Nous y apprenons par ailleurs que les camps de réfugiés, lieux de mise en suspens de dizaines de milliers d’existences, sont aussi parfois des espaces d’expérimentation sociale voire d’utopie, en marge des états.

 

Bibliothèque des Frontières est une collection de sept titres dirigée par Michel Agier et Stefan Le Courant pour penser la violence des frontières contemporaines et réinventer les politiques d’hospitalité.

 

Le programme de recherche de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) Babels réunit une quarantaine de chercheurs en Europe sous la direction scientifique de l’anthropologue Michel Agier, assisté de Stefan Le Courant.

 

Cet ouvrage a été coordonné par Yasmine Bouagga avec la collaboration de Céline Barré et les contributions de Sarah Barnier, Sara Casella Colombeau, Camille Gardesse, Marjorie Gerbier-Aublanc, Zelda Guilbaud, Cyrille Hanappe, Nicolas Jaoul, Stefan Le Courant, Evangeline Masson-Diez, Sarah Mazouz, Sara Prestianni, Louise Tassin, membres du collectif Babels, ainsi qu’Isabelle Coutant et Michaël Neuman.

 

« La crise des migrants », « des dizaines de milliers de personnes fuyant les conflits et la misère », « incendie d’un campement de migrants », « des Organisations Non Gouvernementales (ONG) au secours des migrants », « le chiffre des décès de migrants en mer Méditerranée ne cesse d'augmenter » ou « création d’un centre humanitaire destiné à accueillir les migrants », pas un jour ne se passe sans que l’actualité nous parle des migrants. Mais les manchettes et les chiffres restent largement pour nous des abstractions. Il y a pourtant urgence à saisir l'ensemble des logiques sociales et humaines que recouvre le mot de migration, afin de lutter contre la réduction du débat sur la question à des slogans jouant sur l'ignorance et la peur.

 

À partir d’enquêtes approfondies menées dans les grandes villes européennes et du pourtour méditerranéen, cette collection d’ouvrages permet de comprendre ce que les frontières contemporaines font aux migrants et à l’Europe.

 

Chaque volume de la collection analyse un thème particulier à partir d'une démarche anthropologique et elle propose des témoignages des acteurs concernés, migrants, militants et observateurs directs, des cartes et des graphiques permettent d’appréhender les enjeux spatiaux et quantitatifs des questions traitées. Chaque livre contient également des illustrations, une chronologie et un lexique.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 15:05

 

https://www.laquadrature.net/fr/lettre-macron-etat-urgence

 

https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/etat-durgence--lettre-ouverte-a-emmanuel-macro

 

Appel contre la prorogation de l'état d'urgence

 

Lettre au président de la république

 

À l'issue du conseil de défense tenu Mercredi 24 Mai 2017, le président de la république Emmanuel Macron a annoncé qu'il demanderait au parlement la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au premier novembre 2017, ainsi que la discussion d'une nouvelle loi pour lutter contre le terrorisme.

La veille de cette réunion, nous, associations de défense des droits, avocats et universitaires, avions envoyé un courrier au président de la république lui demandant d'avoir le courage de ne pas renouveler une fois encore l'état d'urgence, déclaré inopérant dans la lutte antiterroriste par les missions de contrôle parlementaire qui ont eu à en connaître ces derniers mois.

Nous regrettons que le président de la république et son gouvernement aient annoncé, aussi rapidement et sans concertation avec les acteurs de la société civile qui travaillent sur le sujet, leur volonté de renouvellement de l'état d'urgence.

Leur engagement à évaluer les politiques publiques trouvait pourtant sur le sujet de l'état d'urgence un motif impérieux d'être mis en pratique immédiatement. Qu'en est-il de l'évaluation de l'efficacité et de la constitutionnalité du mille-feuilles juridique sécuritaire mis en place ces cinq dernières années au fil des différentes loi contre le terrorisme, cinq en trois ans ? Alors que de plus en plus souvent les mesures contre le terrorisme, ou liées à l'état d'urgence, sont appréhendées par les spécialistes comme relevant de la communication politique davantage que de la logique opérationnelle, quelle évaluation a été faite de leur impact sur l'état de droit, les libertés fondamentales ou la cohésion sociale ? De même, la réflexion sur une réorganisation des services de renseignement, telle qu'annoncée par le président de la république, au profit d'une meilleure lutte contre le terrorisme, ne devrait-elle pas être menée à son terme avant toute proposition de nouvelle loi antiterroriste ou sécuritaire ?

Nous rendons ici public notre lettre au président de la république qui reprend de façon synthétique la plupart des revendications que nous portons. De par nos expériences respectives, nos travaux et le dialogue avec certaines institutions, nous avons acquis la conviction de l’inefficience de l’état d’urgence et de son caractère contre-productif.

 

Lettre au président de la république contre le renouvellement de l'état d'urgence

 

Le conseil de défense et de sécurité nationale que vous avez convoqué Mercredi 24 Mai 2017 se réunira moins de deux jours après que le Royaume-Uni ait été durement frappé par une action terroriste. Nous souhaitons d’abord exprimer notre solidarité à l’égard des victimes et de leurs proches. Ce drame ne vous dégage toutefois pas de la responsabilité que vous confie la constitution de rétablir le fonctionnement régulier des institutions. L’état d’urgence ne favorise en rien la protection de nos concitoyens et empêche au contraire de concevoir une réponse de long terme à la menace du terrorisme international.

Nous, membres actifs de la société civile, assistons avec inquiétude à ce basculement normatif se diffusant durablement dans le droit en portant une atteinte insupportable aux libertés fondamentales, libertés pour la garantie desquelles nous nous battons et que nous ne voulons pas voir réduites sous la pression de la menace terroriste.

La menace qui pèse sur la France, comme sur d'autres pays d'Europe et du monde, reste et restera longtemps élevée. Plus de dix huit mois après son déclenchement, face à une menace terroriste persistante et latente, les conditions juridiques de prorogation de l’état d’urgence, le péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, ne sont pas réunies.

Nous pensons que la seule audition des services de renseignement ne vous suffira pas pour avoir une vision complète de la situation.

L’appréciation objective de la situation actuelle commande d’entendre l’ensemble des acteurs, juristes spécialisés, universitaires, avocats spécialisés, associations qui accompagnent les personnes visées par les mesures, éducateurs et médiateurs, qui vous éclaireront sur les effets toxiques de l’état d’urgence, pour certaines communautés comme pour l’ensemble de la société française, ainsi que sur l’efficacité de la lutte contre le terrorisme elle-même.

De par nos expériences respectives, nos travaux et le dialogue avec les institutions, nous avons acquis la conviction de l’inefficience de l’état d’urgence et de son caractère contre-productif. Nous faisons ici écho aux bilans dressés par la commission des lois de l'assemblée nationale chargée du contrôle parlementaire de l’état d’urgence et par des autorités indépendantes, comme le défenseur des droits, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) ou encore la Commission Européenne des Droits de l’Homme (CEDH).

La commission d’enquête parlementaire sur les moyens mis en œuvre dans la lutte contre le terrorisme a affirmé clairement que « s’il a été réel, cet effet déstabilisateur, lié à la surprise des opérations menées, semble s’être rapidement amenuisé ». En contournant la justice antiterroriste et en épuisant les forces de sécurité, l'état d'urgence s'avère même à long terme non seulement inefficace, mais aussi contre-productif.

Nous tenons par ailleurs à vous rappeler le coût, social, politique et institutionnel, très élevé de l'état d'urgence qui autorise des mesures impliquant des atteintes graves aux libertés individuelles sans contrôle en amont du juge judiciaire et sans que le contrôle a posteriori du juge administratif permette de compenser cet absence de contrôle a priori.

Un régime d'exception ne saurait durer si longtemps impunément pour la république et ses citoyens. Il tend à fragiliser la séparation et l’indépendance des pouvoirs, en particulier au prix d’une déjudiciarisation s’installant durablement dans notre paysage juridique.

Notre droit commun, déjà de plus en plus imprégné de dispositions dérogatoires aux principes fondamentaux de la constitution, se retrouve de facto disqualifié par la longueur de l’état d’urgence et cela nous inquiète pour l’avenir.

Vous avez plusieurs fois affirmé que vous souhaitiez réconcilier la France. Des vies ont été et sont encore bouleversées par des mesures disproportionnées et discriminatoires, assignations à résidence se prolongeant de manière indéfinie, fermeture prolongée et non motivée de certains lieux de culte et multiplication des contrôles au faciès stigmatisant les personnes de confession musulmane ou supposée telle, autant d’éléments dont l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme n’a jamais été démontrée. Au fil des mois, nous avons documenté de nombreux abus commis contre des personnes en vertu des pouvoirs d’exception conférés par l’état d’urgence.

A cet égard, l’avis rendu le 18 mai 2017 par la CNCDH sur la prévention de la radicalisation, confirme que les signes de radicalisation, souvent faibles, donnent lieu à des mesures disproportionnées, aussi bien administratives que judiciaires, témoignant des effets contre-productifs des mesures prises. L’état d’urgence est un facteur de division interne de la société française, ne pas le renouveler serait une marque de courage et un pas en avant vers une réflexion sur la résolution à moyen et long terme de la menace terroriste dans une société multiple et apaisée.

Vous aurez noté que ni l'Allemagne ni la Belgique, également touchés par des attentats, n'ont eu recours à un régime juridique d'exception tel que l’état d’urgence. En revanche, la France s’illustre négativement, en étant l’un des seuls pays du conseil de l’Europe qui déroge, avec l’Ukraine et la Turquie, à l’application de la convention européenne des droits de l'homme.

Nous rejoignons enfin la déclaration du ministre de l'intérieur Gérard Collomb du 19 mai 2017, selon laquelle « à un moment donné, il faudra sortir de l’état d’urgence ». Nous pensons que ce moment est venu.

Nous invitons donc le gouvernement à ne pas soumettre au parlement de projet de loi pour proroger une sixième fois l’état d’urgence.

Nous nous tenons à votre disposition pour nous entretenir de ce sujet avec vous ou avec vos proches collaborateurs.

 

Premiers signataires

 

Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture ; Action Droit des Musulmans ; Amnesty International France ; Club Droit, Justice et Sécurité ; European Prison Litigation Network ; Human Rights Watch ; Quadrature du Net ; Ligue des Droits de l'Homme ; Observatoire International des Prisons ; Syndicat de la Magistrature ; Syndicat des Avocats de France

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 18:11

 

ELECTIONS LEGISLATIVES EN ESSONNE

 

Par Bernard Fischer

 

Samedi 27 Mai 2017

 

Le media électronique www.essonneinfo.fr publiait récemment une dizaine de messages relatifs à la campagne pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017 dans le département de l’Essonne.

Vous trouverez ci-dessous des informations relatives à cette campagne en général et à la campagne du Mouvement de la France Insoumise (MFI) en particulier.

Il y a au total cent quarante quatre candidats dans les dix circonscriptions du département de l’Essonne.

La première circonscription est la circonscription de Manuel Valls à Evry. Manuel Valls est à nouveau candidat. Il y a vingt deux candidats.

La deuxième circonscription est la circonscription du député maire des Républicains d’Etampes, Franck Marlin. Franck Marlin est à nouveau candidat. Il y a onze candidats.

La troisième circonscription est la circonscription de Brétigny sur Orge et de Dourdan. Le député du Parti Socialiste Michel Pouzol est à nouveau candidat. Le Parti Communiste Français (PCF) soutient le candidat du Parti Socialiste. Il y a quinze candidats.

La quatrième circonscription est la circonscription de Longjumeau. L’actuelle députée Nathalie Kosciusko Morizet n’est pas candidate dans le département, elle est candidate à Paris, dans l’actuelle circonscription de François Fillon. Il y a quinze candidats.

La cinquième circonscription est la circonscription d’Orsay. La députée du Parti Socialiste Maud Olivier est à nouveau candidate. Il y a quinze candidats.

La sixième circonscription est la circonscription de Massy Palaiseau. L’actuel député du Parti Socialiste, François Lamy, un des principaux collaborateurs de Martine Aubry, n’est pas candidat dans le département, il est candidat à Lille. Le candidat du Parti Socialiste est Jérôme Guedj, ancien président du conseil général de l’Essonne et un des principaux collaborateurs de Benoît Hamon. Il y a seize candidats.

La septième circonscription est la circonscription de Savigny sur Orge et d’Athis Mons. L’actuelle députée d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) Eva Sas est à nouveau candidate. Il y a douze candidats.

La huitième circonscription est la circonscription du député maire d’Yerres et président de Debout La France (DLF), Nicolas Dupont Aignan. Il est à nouveau candidat. Il y a quinze candidats.

La neuvième circonscription est la circonscription de Draveil et de Ris Orangis. L’actuel député du Parti Socialiste Romain Colas est à nouveau candidat. Il y a treize candidats.

La dixième et dernière circonscription est la circonscription de Sainte Geneviève des Bois et de Grigny. C’est l’ancienne circonscription de Julien Dray. L’actuel député du Parti Socialiste, Malek Boutih, un des principaux collaborateurs de Manuel Valls, est à nouveau candidat mais, contrairement à Manuel Valls à Evry, c’est le candidat officiel du Parti Socialiste et le parti d’Emmanuel Macron, la République En Marche (REM) présente un candidat contre lui. Le PCF présente la candidature du maire de Grigny, Philippe Rio. Il y a dix candidats.

Mes lecteurs me permettront seulement un certain nombre de considérations supplémentaires relatives à la campagne du MFI.

Le département de l’Essonne est un département particulier du point de vue de l'histoire politique de Jean Luc Mélenchon. C’est le département dans lequel il exerçait ses premières fonctions politiques, conseiller municipal de Massy Palaiseau en 1983 et conseiller général de l’Essonne en 1985. Il était en 1986 le plus jeune sénateur de France et il était sénateur de l’Essonne d’abord pendant quatorze ans entre 1986 et 2000 et à nouveau pendant six ans entre 2004 et 2010.

La stratégie du MFI pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017 est d’une simplicité biblique. Il présente des candidats tout simplement partout dans les dix circonscriptions, dans l’ignorance et l’indifférence totale par rapport à la couleur et à l’histoire politique de la circonscription. Il présente un candidat contre Manuel Valls à Evry, contre Franck Marlin à Etampes, contre les actuels députés du Parti Socialiste dans au moins trois circonscriptions, contre Jérôme Guedj à Massy, contre Eva Sas à Athis Mons, contre Nicolas Dupont Aignan à Yerres et contre Philippe Rio à Grigny. Dieu reconnaîtra les siens et nous verrons bien les résultats.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens