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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 17:52

 

Ryad envoie une liste de doléances au Qatar, al Djazira s'insurge (Reuters)

 

Fermeture de la chaîne de télévision al Djazira, limitation des relations avec l'Iran et rupture des liens avec des organisations classées comme terroristes, l'Arabie Saoudite et les trois autres états arabes qui ont suspendu leurs relations avec le Qatar ont transmis à Doha leurs conditions à une sortie de crise, a annoncé Vendredi 23 Juin 2017 un responsable d'un des pays.

Dans ce texte, l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis (EAU), Bahreïn et l'Egypte, présentent au total treize requêtes présentées comme indispensables au rétablissement des relations.

Ils donnent dix jours à Doha pour obtempérer à ces demandes, transmises par le biais du Koweït, qui joue un rôle de médiateur dans le différend.

L'Arabie Saoudite et ses alliés du golfe, ainsi que l'Egypte et le Yémen, ont rompu le 5 juin 2017 leurs relations avec l'émirat, qu'ils accusent de soutien au terrorisme et de complaisance envers l'Iran, puis ils ont fermé toutes leurs frontières aériennes, maritimes et terrestres.

Le ministre qatari des affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abdulrahman al Thani, avait déclaré Lundi 19 Juin 2017 que l'émirat ne négocierait pas tant que les quatre états n'auraient pas levé leurs mesures de rétorsion.

Dans le détail, Ryad et ses alliés exigent, outre la fermeture d'al Djazira, la chaîne de télévision panarabe créée en 1996, et un éloignement avec l'Iran, que le Qatar rompe tout lien avec les Frères Musulmans, l'Etat Islamique, al Qaïda, le Hezbollah et le Front Fatah al Cham, ancienne branche syrienne d'al Qaïda.

La chaîne al Djazira a dénoncé une atteinte à la liberté d'expression de la part des pays qui ont rompu avec le Qatar.

« Nous affirmons notre droit à pratiquer notre métier de journaliste de façon professionnelle sans céder aux pressions des gouvernements et des autorités et nous demandons que les gouvernements respectent la liberté des médias pour permettre aux journalistes de continuer à faire leur travail sans intimidations ni menaces », a annoncé sa direction.

Ryad et ses alliés réclament aussi la fermeture d'une base militaire turque au Qatar, demande à laquelle Ankara, alliée de Doha, a répondu par une fin de non-recevoir.

S'exprimant Vendredi 23 Juin 2017 sur l'antenne de la chaîne de télévision NTV, le ministre turc de la défense, Fikri Isik, a souligné que la Turquie n'envisageait pas de réexaminer le sort de cette base.

« Notre base au Qatar est à la fois une base turque et une base qui préservera la sécurité du Qatar et de la région », a-t-il dit.

La Turquie soutient Doha depuis le début de la crise. Un premier bateau turc chargé de denrées alimentaires a appareillé Jeudi 22 Juin 2017 à destination du Qatar, où sont arrivés quelques soldats et des véhicules blindés turcs.

L'Arabie Saoudite, les EAU, Bahreïn et l'Egypte, demandent aussi aux autorités de Doha l'extradition de toutes les personnes considérées comme terroristes.

Le Qatar, poursuivent-ils, doivent leur verser des réparations financières pour tout dommage ou coût accumulé ces dernières années du fait de sa politique.

Ils attendent également que le petit émirat cesse d'interférer dans leurs affaires intérieures et étrangères et d'accorder la nationalité qatarie à leurs ressortissants.

Toujours selon ce responsable, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, tout accord avec le Qatar sur la base de ces exigences fera l'objet d'un examen mensuel la première année puis trimestriel pendant dix ans.

Le président américain Donald Trump, qui était à Ryad à la fin du mois de mai 2017, affiche une position sévère à l'encontre du Qatar, qu'il accuse d'être un parrain à haut niveau du terrorisme.

Mais il a aussi offert son aide aux parties impliquées pour résoudre leurs divergences tandis que le département d’état américain s'est dit quant à lui abasourdi, Mardi 20 Juin 2017, que l'Arabie Saoudite et ses alliés n'aient fourni aucune preuve à l'appui des accusations de soutien au terrorisme lancées contre l'émirat pour justifier son isolement.

Le secrétaire d’état américain Rex Tillerson a invité Mercredi 21 Juin 2017 les pays arabes impliqués dans la crise à remettre à l'émirat leurs doléances afin de normaliser la situation.

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 17:34

 

http://www.nicematin.com/justice/amendes-avec-sursis-contre-les-papys-passeurs-de-migrants-148412

 

Amendes avec sursis contre les grands pères passeurs de migrants

 

Le tribunal correctionnel de Nice a condamné Vendredi 23 Juin 2017 quatre grands pères, passeurs de migrants, à huit cent euros d'amende avec sursis.

Si le tribunal a relaxé les retraités du chef d'aide à l'entrée et au séjour irrégulier, il les a en revanche reconnus coupables d'aide à la circulation d'étrangers en situation irrégulière sur le territoire français.

A la sortie de l'audience, Vendredi 23 Juin 2017, Maeva Binimelis a regretté que ce jugement n'ait pas été motivé à l'audience par le tribunal et elle a immédiatement annoncé son intention de faire appel.

René, Françoise, Daniel et Gérard, tous anciens fonctionnaires à la retraite, avaient été interpellés le 6 janvier 2017 vers 15 heures 45 alors qu'ils transportaient dans deux voitures un groupe de six érythréens et tchadiens, dont deux enfants.

Ces militants associatifs avaient été émus par la détresse des migrants perdus dans la vallée de la Roya dans le froid.

Le jugement est conforme aux réquisitions du procureur de la république, qui s'était montré bien embarrassé à l'audience, jugeant la procédure lacunaire, mais rappelant qu'il était là pour appliquer la loi pénale.

Pour Maeva Binimelis, l'action des retraités visait « à prévenir la dignité et l'intégrité de six personnes. Leur désobéissance s'est imposée ».

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 17:10

 

https://www.theguardian.com/music/2017/jun/24/jeremy-corbyn-calls-for-unity-in-glastonbury-speech

 

Jeremy Corbyn appelle à l'unité dans le discours de Glastonbury

 

Le leader du parti travailliste demande instamment à Donald Trump de construire « des ponts, pas des murs », en s'adressant à l'énorme foule depuis la tribune principale du festival de Glastonbury, tout en disant au Guardian que l’état d’esprit de sa campagne était de s’adresser aux jeunes électeurs

 

L’ovation était assourdissante quand Jeremy Corbyn monta à la tribune principale de Glastonbury. La participation du vétéran politique de soixante huit ans était l'un des moments les plus attendus du week-end, un tournant extraordinaire un an après avoir annulé sa participation au festival en 2016 après le vote pour le Brexit et l'incertitude sur son avenir en tant que leader du parti travailliste.

Face aux dizaines de milliers de festivaliers qui se sont réunis pour le voir, Jeremy Corbyn, arrivant sur scène avec le fondateur de Glastonbury, Michael Eavis, était rayonnant et il a attendu que la foule cesse de scander son nom.

« Michael, vous avez apporté l'esprit de la musique, de l'amour, des idées et des grands messages », a-t-il dit, en donnant à Michael Eavis une copie du manifeste du parti travailliste.

« Et si vous voyez loin », a-t-il dit à la foule, « regardez le mur qui entoure ce festival. Il y a un message pour le président Donald Trump. Nous lui demandons de construire des ponts, pas des murs ». Les applaudissements ont éclaté à nouveau.

« La politique est en réalité la vie quotidienne. C'est, pour nous tous, ce que nous rêvons, ce que nous voulons, ce que nous obtenons et ce que nous voulons pour tous les autres. Les commentateurs se sont trompés, les élites se sont trompées. La politique concerne la vie de chacun d'entre nous. La merveilleuse campagne que j’ai conduite a amené le peuple à la politique parce qu'il croyait qu'il y avait quelque chose qui lui était offert ».

En l’accueillant, Michael Eavis a présenté Jeremy Corbyn comme le héros du moment.

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour écouter le discours du milieu de l'après-midi, une foule d'une taille habituellement réservée aux vedettes de Glastonbury. Presque tous les participants étaient des supporters, beaucoup portant des T-shirts avec son visage ou son nom, et il y avait des dizaines de drapeaux de soutien.

« Lorsque Theresa May a convoqué les élections anticipées, en revenant sur ce qu'elle avait dit précédemment, Jeremy Corbyn avait le droit de contester cela », a déclaré Danny Owen, vingt sept ans, « il a été défié par son propre parti deux fois et il a gagné. Il a galvanisé son parti et son parti a progressé grâce à lui et à son manifeste. Il est devenu une figure de tête maintenant et il peut réaliser l’unité autour de lui. Les gens disent qu'il est radical. Je ne pense pas qu'il le soit. Il veut des salaires et des résultats équitables et des services sociaux bien financés. Le fait que les gens voient cela comme radical est une triste accusation contre notre société ».

La popularité de Jeremy Corbyn a explosé après avoir enthousiasmé les jeunes électeurs et elle a défié les experts politiques pour battre la majorité des conservateurs lors des élections générales du Jeudi 8 Juin 2017. Nulle part sa popularité n'a été plus forte qu'à Glastonbury, où son visage a décoré des T-shirts, des leggings et des drapeaux, et les festivaliers ont rapidement scandé son nom dans des chansons improvisées dans les circonstances les plus improbables, lors d'un disco silencieux, sur la piste de danse de Shangri-La, ou au milieu du principal concert de Radiohead.

En parlant au Guardian après son discours, Jeremy Corbyn a décrit le culte de la personnalité qui s’est construit autour de lui ces dernières semaines comme étrange, très étrange. « Je ne le favorise pas », a-t-il déclaré, « je fais ce que je crois, j'essaie de promouvoir ce que je crois et de changer les choses en politique, et je suis heureux de faire partie de ce changement ».

Il a déclaré qu'il croyait que c'était l'esprit de l’espoir qui conduisait sa campagne qui avait pris l'imagination des jeunes électeurs qui avaient passé ces dernières années à faire des choix difficiles et désagréables à cause des réductions des subventions à l'éducation et de l'introduction des frais universitaires. Il a appelé à en finir avec une société où « nous acceptons la pauvreté, l'inégalité et le désespoir de certaines personnes. Les jeunes ont souvent peur, ils souffrent de façon disproportionnée de stress pour leur santé mentale, ils souffrent souvent de beaucoup de choses et ils subissent beaucoup d'abus », a-t-il déclaré.

Jeremy Corbyn a rejeté les suggestions selon lesquelles il pourrait maintenant avoir à gérer des attentes irréalistes chez les électeurs, en particulier les jeunes électeurs, pour éviter une sorte de Corbynmania.

« Nous avons pensé à tout cela très clairement, au sujet du genre de choses que nous voulons atteindre et de toutes sortes de choses que nous pouvons atteindre, alors nous sommes très clairs à ce sujet », a-t-il déclaré, « mais il s'agit aussi de changer l'atmosphère politique ».

Il a déclaré au Guardian que, après avoir reçu le puissant mandat de la jeunesse, son orientation serait en particulier destinée à l'accessibilité et à la sécurité du logement. « Nous devons presser le gouvernement afin de s'assurer qu'ils financent de manière appropriée toutes les autorités locales pour faire face à la crise de la sécurité dans les immeubles de hauteur et, aussi, des immeubles de faible hauteur, dans lesquels des matériaux dangereux sont utilisés pour la gaine et dans les travaux de construction, mais aussi d'avoir une attitude différente vis-à-vis du logement », a déclaré Jeremy Corbyn, « nous semblons accepter que le logement devrait être géré par le marché alors que, en fait, la politique du logement devrait être appliquée sur la base de s'assurer que tout le monde a un endroit décent pour vivre ».

Charlie Foster Lewis, quarante deux ans, un conducteur de bus de Victoria, a déclaré que « c’était vraiment extraordinaire, il était amical, il rencontrait tout le monde et il prenait des pintes au bar en prenant des selfies. Il parlait de Grenfell Tower, il a dit que personne ne devrait devoir vivre dans ces conditions. Il défend tout le monde et il parle à la population. Nous sommes des supporters de Jeremy Corbyn depuis cinq ans. C'est très important et il est temps d'engager les jeunes à faire de la politique ».

Dans son discours, le député d'Islington North a parlé de sa vision d'un monde dans lequel les personnes de différentes cultures et croyances vivent ensemble en paix. Il a appelé à la fin du dénigrement des réfugiés et il a exhorté les dirigeants à s'attaquer aux causes de la guerre et à la cupidité.

« Il y a un certain nombre de questions fondamentales que nous devrions nous poser. Est-il exact que tant de personnes dans notre pays n'ont pas de maison ou ils peuvent dormir ? Que tant de gens ont peur de vivre là où ils sont, ayant vu les horreurs de Grenfell Tower ? Est-il juste que tant de personnes vivent dans la pauvreté dans une société entourée de richesses ? Est-il juste que les ressortissants européens qui vivent dans ce pays en contribuant à la société ne savent pas s'ils vont rester ici ? Je dis qu'ils doivent rester ».

Jeremy Corbyn était sur scène avant Run the Jewels, le duo du rap américain connu pour sa politique de gauche évangélique et ses paroles qui touchent les problèmes sociaux.

Le groupe Killer Mike a fait campagne pour Bernie Sanders tout au long de sa campagne pour la direction du parti démocrate et, lors d'un récent concert au festival de London Field Day, il a apporté son soutien à Jeremy Corbyn et il a encouragé la foule à voter pour le parti travailliste.

Depuis la tribune principale, Jeremy Corbyn est allé directement à l’espace de gauche du festival, où il a prononcé un autre discours passionné. La foule a applaudi en rendant hommage au fondateur du festival, Michael Eavis, et il a parlé du résultat des élections générales.

« Le peuple en avait assez, absolument assez, qu’on lui dise ce qu’il devait penser », a-t-il déclaré.

Jeremy Corbyn a été rejoint sur scène par le chancelier du cabinet fantôme, John Mac Donnell, qu'il a qualifié de « timide, réservé, calme et zen, comme moi ».

Jeremy Corbyn a déclaré que le parti travailliste avait subi une violente attaque médiatique lors de la campagne électorale. « Ce que Diane Abbott a dû supporter, personne ne devrait jamais le supporter », a-t-il déclaré.

Les électeurs les plus jeunes, a-t-il dit, ont joué un rôle important dans le résultat des élections générales. « Je pense que les réseaux sociaux ont été une très grande partie de cela », a-t-il dit, « en changeant cette orthodoxie, beaucoup d'autres choses deviennent possibles et c'est ce qui a motivé tant de personnes plus jeunes, ainsi que les personnes âgées qui sont retournées à la politique après avoir été chassées par le cynisme du passé ».

Il a également souligné son attachement aux causes environnementales et, se référant au retrait américain de l'accord de changement climatique à Paris, Jeremy Corbyn a déclaré qu'il n'aurait pas peur de prendre le téléphone pour dire « Donald Trump, vous avez tort ».

Jeremy Corbyn a déclaré que sa participation à Gastonbury était relativement discrète, « écoutez un peu de musique et rencontrez beaucoup d'amis qui m'ont envoyé des messages pour dire qu'ils sont là ».

Interrogé après son discours sur quelle était la pire chose qu'il n’avait jamais faite lors d'un festival, Jeremy Corbyn est resté sans voix.

« C’est dommage, je ne peux pas vous le dire », a-t-il dit, avant de demander où était le champ de blé le plus proche.

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 19:57

 

http://www.liberation.fr/futurs/2017/06/23/affaire-ferrand-la-direction-de-l-afp-assure-n-avoir-rien-etouffe_1579040

 

La direction de l'Agence France Presse (AFP) assure n'avoir rien étouffé

 

Par Jérôme Lefilliâtre

 

Contre l'accusation du Syndicat National des Journalistes (SNJ) de la Confédération Générale du Travail (CGT), la direction de l'AFP explique qu'il s'agissait d'une décision éditoriale, mue par la volonté de procéder à toutes les vérifications.

 

C’est une affaire embarrassante pour l’AFP. Dans un communiqué publié Jeudi 22 Juin 2017, le SNJ de la CGT de l'AFP accuse sa direction d’avoir « étouffé des informations gênantes pour le nouveau pouvoir ». D’après son récit, des journalistes de l'AFP, issus du bureau de Rennes, étaient en possession des informations relatives au montage immobilier de l’éphémère ministre de la cohésion des territoires, Richard Ferrand, avant leur publication par le Canard Enchaîné. De même, ils avaient obtenu le témoignage d’un avocat mettant en cause ce proche d’Emmanuel Macron, avant que le Parisien en fasse l’écho.

 

Mais, dans les deux cas, les sujets auraient été refusés par la rédaction en chef du service France, selon le SNJ de la CGT, qui « rappelle que l’AFP est et doit rester indépendante et que ses journalistes doivent pouvoir enquêter librement et publier toute information même si elle est gênante pour tout type de pouvoir, en particulier le pouvoir politique ». Le SNJ de la CGT cite enfin le cas d’une dépêche de l'AFP, le 17 mai 2017, sur le renvoi en correctionnelle pour diffamation de François Bayrou, qui « n’a pas été diffusée, la rédaction en chef France trouvant son intérêt trop limité ».

 

Autocensure, excès de prudence ou simple décision éditoriale ? En réunion de rédaction, Vendredi 23 Juin 2017, la directrice de l’information de l’AFP, Michèle Leridon, a condamné cette prise de position du SNJ de la CGT et elle a apporté son soutien à la rédaction en chef visée. « C’est ignominieux et diffamatoire, il est indigne de penser que la rédaction en chef a gardé pour elle ces informations pour ne pas gêner le pouvoir. Il n’y a pas de censure à l’AFP et il n'y a pas d’affaire étouffée », a-t-elle déclaré, selon un mémo interne consulté par Libération.

 

De son côté, le directeur de la région France, Philippe Onillon, a évoqué un communiqué « insultant, malveillant et indigne » et il a défendu une décision éditoriale. Les sources sur lesquelles étaient basées les histoires liées à Richard Ferrand n’étaient pas tout à fait claires selon lui. « Nous avons tous les mails, tout est écrit et je mets quiconque au défi d’affirmer que, sur la base des informations dont nous disposions, il fallait donner le sujet », a-t-il justifié. L’AFP reste marquée par la publication de la fausse information sur la mort de Martin Bouygues il y a deux ans, à la suite de laquelle Philippe Onillon avait été nommé à son poste. Devant ses équipes, ce dernier a rappelé plaider pour une rédaction en chef forte. « Le problème pour une rédaction en chef, c’est de ne pas faire son travail, ne jamais retoquer un papier ou ne jamais négocier un angle ». Façon de dire que le niveau d’exigence demandé au sein de l'AFP et le nombre de vérifications impliquent parfois de rater quelques scoops ou de se faire doubler par des concurrents.

 

Joint par Libération, le délégué d’un autre syndicat à l’AFP que le SNJ de la CGT va dans le sens de la direction, « il n’y a rien de politique dans cette affaire », assure-t-il, « il y a seulement eu un arbitrage rédactionnel discutable qui n’était pas forcément le bon. Mais il ne faut pas sur interpréter la situation ».

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 19:39

 

https://www.politis.fr/articles/2017/06/gerard-collomb-plus-proche-des-identitaires-que-des-humanitaires-37219

 

Gérard Collomb, les identitaires et les humanitaires

 

En visite à Calais,Vendredi 23 Juin 2017, le ministre de l'intérieur s'est lâché contre les migrants pour le plus grand bonheur de Génération identitaire, groupuscule d’extrême droite, qui lui propose ses services.

 

Par Nadia Sweeny

 

En visite à Calais, suite à la mort d’un chauffeur routier dans un accident consécutif à un barrage dressé sur l’autoroute par des migrants, Gérard Collomb s’est lâché contre les migrants.

 

Ironisant, tout d’abord, sur les accusations de violences policières qui étaient tout à fait excessives au regard de la douceur légendaire des migrants, il a affirmé que les forces de l’ordre agissaient avec beaucoup d’humanité face à des gens enkystés. Le ministre de l'intérieur, censé représenter la gauche d’un gouvernement progressiste, propose donc de « renforcer la sécurité avec l’arrivée de deux compagnies de forces mobiles supplémentaires pour éviter que de nouveaux campements ne se forment ».

 

Annonçant la présentation dans les quinze jours d’un plan sur la question migratoire, Gérard Collomb a insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas de Centre d'Accueil et d'Orientation (CAO) à Calais.

 

« Je me méfie des centres qui se disent prêts à accueillir des migrants pour seulement quelques jours et qui finalement durent dans le temps », a-t-il déclaré.

 

Jacques Toubon, défenseur des droits, s’est, pour sa part, offusqué sur Radio Télévision Luxembourg (RTL), Vendredi 23 Juin 2017, qu’on ne respecte pas « l’obligation légale et non morale de leur donner accès à leurs droits fondamentaux, ne serait ce que manger et boire ». Mais le ministre de l’intérieur ne s’en émeut pas, préférant dire aux associations humanitaires « qu'il y a peut-être d'autres lieux que Calais où elles pourront déployer leur savoir-faire ». Parce que, selon lui, « le vrai problème, se sont les routes de passeurs qu’il faut couper pour qu’on n’ait pas ces flux d’immigration qui ne sont plus des demandeurs d’asile mais de la migration économique ».

 

Une position saluée par Génération Identitaire, groupuscule d’extrême droite qui « sait avoir contribué, par ses activités, à cette nouvelle position politique au plus haut sommet de l’état ».

 

Vantant son action Defend Europe qui « vise à stopper les bateaux de passeurs et à empêcher les bateaux des Organisations Non Gouvernementales (ONG) complices de ramener les migrants en Europe », le groupuscule proche du Front National propose même ses services au ministère. « Une demande de subvention publique va être adressée à ce ministère dans les prochaines heures », peut-on lire dans un communiqué.

 

« Quand aujourd'hui dans le Pas-de-Calais, nous nous apercevons qu’il y a beaucoup de députés au Front National, cela veut dire qu'il y a un vrai problème », a osé Gérard Collomb. Mais flirter avec leurs orientations idéologiques n’en poserait aucun.

 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 18:34

 

http://www.lejdd.fr/politique/nique-la-france-jean-luc-melenchon-defend-sa-deputee-3370370

 

Jean-Luc Mélenchon défend sa députée

 

Par Florence Morel

 

Jean-Luc Mélenchon défend Danièle Obono, députée parisienne du Mouvement de la France Insoumise (MFI), à la suite de la polémique sur une pétition qu'elle avait signée en 2012.

« Amitié, affection et respect pour le sang-froid de Danièle Obono, députée de Paris », a posté Jean-Luc Mélenchon sur sa page Facebook Jeudi 22 Juin 2017. Depuis son passage dans l'émission des Grandes Gueules de Radio Monte Carlo (RMC), Mercredi 21 Juin 2017, la députée du MFI est au cœur d'une polémique lancée par l'extrême droite sur la toile. Danièle Obono est critiquée pour avoir signé une pétition soutenant le chanteur du groupe Zone d’Expression Populaire (ZEP) et le sociologue Saïd Bouamama mis en examen pour la chanson Nique la France en 2012.

En 2012, le chanteur du groupe ZEP, connu sous son nom de scène Saïdou, et le sociologue Saïd Bouamama sont mis en examen puis relaxés pour injure publique et provocation à la discrimination, la haine ou à la violence. En cause les vers suivants, « nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes. Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes ». La plainte avait été déposée par l'Alliance Générale contre le racisme et pour le Respect de l’Identité Française et chrétienne (AGRIF), une association d'extrême droite.

Une pétition paraît alors dans le magazine des Inrockuptibles pour soutenir le chanteur et le sociologue. Des personnalités comme Noël Mamère, Eva Joly, Olivier Besancenot ou Clémentine Autain, signent cette pétition. Mais aussi des personnes moins en vue, dont Danièle Obono, encore inconnue de la scène médiatique à l'époque.

Invitée sur le plateau des Grandes Gueules de RMC, Mercredi 21 Juin 2017, la députée du MFI est interrogée par Alain Marschall sur la signature de cette pétition, « vous êtes députée de la république, avec l'écharpe bleu-blanc-rouge, et vous aviez signé une pétition en faveur de la chanson Nique la France du groupe ZEP. Est-ce que, en tant que députée, vous êtes fière de l'avoir fait ». L'élue du MFI explique que « c’était pour défendre la liberté d'expression de ces artistes, cela fait partie des libertés fondamentales ».

Après quelques tentatives de justifications et remarques de chroniqueurs choqués, Alain Marschall la questionne, « est-ce que vous pouvez dire Vive la France ». La députée hésite, se demande pourquoi Vive la France et finit par concéder un timide Vive la France. Trop tard, la polémique est déjà là.

Les réactions s'enchaînent. Le chroniqueur Jean-Michel Apathie se fend sur Twitter d'un « entendre Nique la France la gêne moins que de dire Vive la France. Elle est pas mal l’insoumise », citant le tweet d'un proche de Jean-François Copé, Antoine Lévèque. Des sites d'extrême droite n'hésitent pas à publier les liens vers les anciens comptes Twitter et Tumblr de la nouvelle députée, enjoignant leurs internautes à poster leur avis en commentaire.

Les membres du MFI n'ont pas tardé à afficher leur soutien à la députée. Après Jean-Luc Mélenchon sur Facebook, Jeudi 22 Juin 2017, c'est au tour d'Alexis Corbière et d'Eric Coquerel de réagir. Le premier, invité des Grandes Gueules du Vendredi 23 Juin 2017, critique fortement l'attitude des deux animateurs, « ce que vous avez fait avec Danièle Obono, ce n'est pas bien. Vous avez fait une erreur. Je n'apprécie pas ce que vous avez fait et je suis en colère. C'est un procès d'intention que vous lui faites ».

Comme son collègue, Eric Coquerel dénonce des intentions racistes de la part des présentateurs, « ce qui m’étonne c’est que, depuis 2012, ni moi, ni Olivier Besancenot, on ne nous a jamais parlé de cette affaire. Et Danièle Obono, on lui en parle. Je vais vous dire pourquoi je pense qu’on lui en parle, parce qu’elle est noire. Je pense qu’il y a un racisme patent dans ce qui a été fait. Je suis totalement solidaire avec Danièle Obono. Il y a quelque chose d’absolument d’insupportable au fait d’estimer qu’une personne, parce qu’elle est noire, on lui demande de crier Vive la France. Moi, on ne me l’a jamais demandé ».

Invitée de Radio France Internationale (RFI), Vendredi 23 Juin 2017, Danièle Obono affirme ne pas regretter sa position, « c’est important de défendre les libertés démocratiques et la liberté d'expression, c'est dans ce cadre que j'ai participé avec d'autres à cette pétition », et elle enjoint les auditeurs à « aller au-delà et essayer de comprendre ce qu'il y a derrière ». Dans un nouveau message publié Vendredi 23 Juin 2017 sur Facebook, Jean-Luc Mélenchon appelle, lui, à « soutenir autant que possible et sur tous les supports Danièle Obono contre la meute » et il dénonce « une vague raciste ».

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 17:51

 

http://www.fakirpresse.info/des-ordonnances-oui-contre-la-finance-meeting-a-paris

 

https://paris.demosphere.eu/rv/55980

 

Lundi 26 Juin 2017 à 19 heures

 

Bourse du Travail de Paris

 

3 Rue du Château d'Eau 75 010 Paris Métro République

 

Meeting pour des ordonnances contre la finance

 

Meeting organisé par Fakir et le Syndicat National des Journalistes (SNJ) de la Confédération Générale du Travail (CGT) avec la participation des députés François Ruffin, Clémentine Autain, André Chassaigne et Eric Coquerel.

 

Mardi 27 Juin 2017, c'est la rentrée parlementaire. Alors nous nous sommes dit que cela serait bien que nous nous causions la veille.

 

Comment allons-nous faire pour que les députés de gauche à l'assemblée nationale servent de point d'appui aux gens ? Et l'inverse aussi, comment les députés de gauche vont trouver un point d'appui chez les gens ?

 

Bref comment allons-nous faire pour lutter à l'intérieur et à l'extérieur de l'hémicycle ? Comment allons-nous faire pour mêler les urnes et la rue ? Comment allons-nous bousculer Emmanuel Macron et sa bande ? Comment allons-nous imposer des ordonnances contre la finance ? Cela vaut le coup que nous y réfléchissions ensemble.

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 19:49

 

http://soutenonsdanielleobonocontrelefn.wesign.it/fr

 

Soutenons Danièle Obono, députée du Mouvement de la France Insoumise (MFI) de la dix-septième circonscription de Paris, contre le Front National

 

Julien Bacou, conseiller municipal du Front National d'Albi, dans le département du Tarn, a lancé une pétition pour demander la démission de Danièle Obono, députée du MFI de Paris, engagée ouvertement dans la lutte contre le racisme et les discriminations.

 

Danièle Obono a signé, en 2012, une pétition de soutien au chanteur Saïdou et au sociologue Saïd Bouamama, auteurs d’une chanson et d’un livre contre le néo-colonialisme.

 

Aujourd'hui, des cadres du Front National, comme Julien Bacou, conseiller municipal du Front National du Tarn, ont décidé de prendre des bouts de phrases pour s'attaquer à Danièle Obono dont chacun connait l'engagement antiraciste.

 

Le Front National sous couvert d’une pétition tente encore une fois de décrédibiliser une députée française en s'attaquant à ses origines et en laissant planer le doute sur son engagement citoyen et républicain.

 

Nous soutenons Danièle Obono en signant et en diffusant massivement cet appel.

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 19:19

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/06/22/communistes-et-insoumis-feront-groupe-a-part-a-l-assemblee-nationale_5149356_823448.html

 

https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article41362

 

Les députés du Parti Communiste Français (PCF) et les députés du Mouvement de la France Insoumise (MFI) feront deux groupes à l'assemblée nationale

 

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

Le PCF dit pouvoir compter sur quatre députés d'Outre Mer, avec lesquels il est en train de finaliser un accord, en plus de ses onze élus.

 

Cette décision ne surprendra pas grand monde. André Chassaigne, député du PCF du Puy-de-Dôme et ancien président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR), a annoncé, Mercredi 21 Juin 2017, que les députés du PCF feraient chambre à part à l'assemblée nationale. Ils ne siégeront pas avec leurs collègues du MFI.

« Nous avons effectivement quinze députés en mesure de créer et de prolonger le groupe de la GDR », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse convoquée en urgence.

Un groupe technique, qui permet de mutualiser les moyens tout en respectant l’indépendance de vote de chacun, est en voie de finalisation avec quatre des cinq députés ultra marins, réélus Dimanche 18 Juin 2017 et qui participaient déjà au groupe GDR. « Avec eux, les choses sont actées », a assuré André Chassaigne. Ce dernier, qui entretient des relations exécrables avec Jean-Luc Mélenchon, a cependant affiché une volonté farouche de collaborer avec les députés du MFI. Pour lui, « la conjugaison de deux groupes travaillant ensemble aura beaucoup plus d’efficacité qu’un seul. En aucun cas, il ne s’agit d’une atomisation », a-t-il ajouté.

Dans un tel cas de figure, si les moyens financiers sont moindres à deux, le temps de parole est plus important. Lundi 19 Juin 2017, André Chassaigne reconnaissait cependant qu’un seul groupe, autour de trente députés, aurait plus de lisibilité politique. Avec cet effectif, ils auraient pu faire une sérieuse concurrence au groupe du Parti Socialiste qui rassemble trente élus. « Nous ne fonctionnons pas comme le MFI, y compris d’ailleurs dans le travail parlementaire et la relation au travail démocratique », avait souligné, Mardi 20 Juin 2017, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

André Chassaigne a précisé que ce choix résultait « d'un front uni des onze députés du PCF », laissant entendre que Marie-George Buffet, députée PCF de Seine-Saint-Denis et très proche de Jean Luc Mélenchon, ou Stéphane Peu, un communiste issu du même département mais élu avec l’étiquette du MFI, resteraient à la maison.

Ce dernier est cependant tombé des nues en apprenant la tenue de cette conférence de presse alors qu’une réunion entre des représentants du PCF et du MFI devait se tenir Jeudi 22 Juin 2017.

« Je suis très embêté », confie-t-il, « j’essaie de convaincre de la nécessité d’un groupe commun mais avec peu de réussite ». Même s’il n’a pas perdu espoir de voir ses camarades changer d’avis, il ne peut s’empêcher de regretter un gâchis. Si Stéphane Peu est amené à choisir, il ne dit pas clairement quelle sera sa décision, « je prendrai la moins mauvaise », mais il rappelle « qu’il y a une logique d’appartenance ».

La rupture entre le PCF et le MFI a été actée lors de la campagne pour les élections législatives devant la volonté du mouvement de Jean Luc Mélenchon de présenter des candidats partout, y compris face aux députés sortants du PCF. « Nous avons tendu la main, mais elle a été refusée », note Eric Coquerel, député du MFI du département de la Seine-Saint-Denis, « il y a une certaine logique, le PCF veut continuer son chemin mais notre cohérence n’est pas entachée ». Les amis de Jean Luc Mélenchon, qui sont seize sans Stéphane Peu, pourront se passer de leurs anciens alliés pour former un groupe parlementaire.

L’annonce, Mardi 20 Juin 2017, du député des Bouches-du-Rhône de prendre la présidence de cette entité ainsi que sa volonté de constituer un ensemble discipliné et offensif a également pu en refroidir certains.

« Je souhaite bien du plaisir à François Ruffin et à Clémentine Autain, nous, nous restons ouverts », glisse un communiste. Le réalisateur de Merci Patron et la porte-parole d’Ensemble, qui ont été soutenus par les deux formations mais sous l’étiquette du MFI, souhaitent un large rassemblement. Ils ont cependant laissé entendre qu’ils rejoindraient l’ancien candidat au premier tour des élections présidentielles en cas d’échec. « Je n’ai senti aucun désir de me caporaliser », affirme François Ruffin, « et s’ils m’ont accepté, c’est avec ma liberté ». Idem pour Clémentine Autain, « oui à la solidarité et à la cohérence avec le programme, non à la caporalisation ».

Une vieille histoire entre le Parti de Gauche et le PCF a aussi ressurgi cette semaine et elle concerne les élections européennes de 2014.

« Si l’accord précédent n’est pas réglé, nous ne pouvons pas en passer de nouveau », a prévenu Jean Luc Mélenchon, Mardi 20 Juin 2017. Selon le Parti de Gauche, un accord aurait été passé à l’époque avec le PCF.

Le PCF aurait accepté que Marie-Pierre Vieu, une dirigeante du PCF en deuxième position sur sa liste du sud ouest aux élections européennes derrière Jean Luc Mélenchon, démissionne, si ce dernier abandonnait son mandat européen. Le but était de faire élire Manuel Bompard, ancien directeur de campagne de Jean Luc Mélenchon alors à la troisième place, afin que le siège reste au Parti de Gauche. « Ce serait aller à Canossa », estime un proche de Pierre Laurent, « Jean Luc Mélenchon le sait bien, il ne veut juste pas s’emmerder avec nous ».

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 18:45

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19E144-OFRTP?sp=true

 

Gérard Collomb promet un plan pour les migrants (Reuters)

 

Gérard Collomb a annoncé Vendredi 23 Juin 2017 à Calais un plan pour l'accueil des migrants en France dans les quinze jours et il a redit son refus de créer de nouveaux points de fixation dans cette ville où le défenseur des droits et les associations alertent sur les conditions de vie des candidats à l'exil.

C'est la première fois, depuis sa nomination, que le ministre de l’intérieur se rendait à Calais où le nombre de migrants serait de trois cent à six cent selon le défenseur des droits, Jacques Toubon. Ils étaient jusqu'à huit mille avant le démantèlement de la jungle de Calais au mois d’octobre 2016.

Gérard Collomb a redit son opposition à l'ouverture d'un nouveau centre de migrants afin de ne pas favoriser d’appel d'air.

« Il ne faut pas de Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO) à Calais pour ne pas reproduire ce qui avait été fait. De quelques centaines de migrants, nous passons à quelques milliers. La politique d’asile et de flux migratoire doit se faire au niveau du pays, il faut traiter les problèmes, mais ils ne peuvent pas l’être seulement à Calais », a-t-il dit après une rencontre avec les acteurs économiques de la ville et les associations humanitaires.

« Dans les prochaines semaines, nous allons réformer le droit d’asile, aujourd’hui il fonctionne mal et il est urgent de le réformer. Nous allons essayer de traiter le problème de l’asile de manière à réduire les délais d'instruction des dossiers de manière drastique », a-t-il précisé.

Il a rappelé qu'Emmanuel Macron lui avait demandé de proposer, dans les quinze jours, « un plan qui nous permettrait de traiter le problème de l’asile de manière plus facile qu’aujourd’hui. Nous ne voulons pas qu’il y ait un point de fixation qui ferait qu’à long terme on retrouverait sept mille personnes qui soient installées ici, ce qui est totalement insupportable », avait-il auparavant souligné.

Le ministre a évoqué la mort d'un chauffeur routier polonais en début de semaine dans un accident provoqué par un barrage de troncs d'arbre dressé sur l'autoroute par des migrants.

« Cela ne peut pas se reproduire. Cela aussi, cela fait partie des droits de l’homme et moi, un mort polonais, excusez-moi, je trouve que c’est un mort de trop », a-t-il dit.

Les associations humanitaires, qui se plaignent de l'attitude des forces de l'ordre et disent être empêchées de distribuer de l’eau aux migrants, ont fait part de leur mécontentement à l’issue de leur rencontre avec le ministre.

« Nous aimerions un endroit pour travailler dans la dignité et nous ne l’aurons pas. C’est le statu quo. Nous allons continuer à travailler avec les entraves de la police. Mais nous continuerons », a commenté, amer, François Guennoc, responsable de l’Auberge des Migrants.

« C’est un déni de réalité. Les migrants sont là, que nous le voulions ou que nous ne le voulions pas. Nous, humanitaires, nous voulons les soigner, leur donner à boire et leur procurer des douches », a renchéri Baghdouche Trouve, coordinateur de Médecins Du Monde (MDM).

Saisi par onze associations qui réclament le droit d'aider les migrants, le tribunal administratif de Lille doit rendre sa décision Lundi 26 Juin 2017.

« Nous étions mieux traités dans les autres pays que nous avons traversés. Interdiction d’eau et de douche, je ne comprends pas, nous ne demandons rien, juste de l’eau pour boire et nous laver », témoigne Ahmed, un afghan de vingt six ans, qui dit être à Calais depuis un mois.

Le défenseur des droits, qui a déploré les conditions de vie des migrants à Calais dans une décision publiée Jeudi 22 Juin 2017, a appelé Vendredi 23 Juin 2017 au respect des droits insurpassables.

« Le droit à être à l'abri, le droit à la nourriture et le droit à ne pas être traité de manière inhumaine, sont des droits de base pour l'ensemble de l'humanité, pas seulement pour quelques personnes privilégiées », a-t-il déclaré sur Radio Télévision Luxembourg (RTL), « pour y arriver, il faut donner un certain nombre de prestations qui sont susceptibles de répondre à ces droits et par exemple, à la base, de l'eau et de la nourriture ».

Emmanuel Macron a appelé Jeudi 22 Juin 2017 à la plus grande humanité dans la gestion de la crise des migrants.

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