Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 16:19

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/10/21/jungle-de-calais-le-gouvernement-detaille-l-operation-de-demantelement-qui-debutera-lundi_5018279_1653578.html

 

Jungle de Calais, le démantèlement débutera Lundi 24 Octobre 2016 à l’aube 

Lundi 24 Octobre 2016 à partir de 8 heures du matin, les premiers autocars commenceront à évacuer six mille quatre cent exilés vers deux cent quatre vingt lieux répartis dans toute la France. 

Par Maryline Baumard 

C’est une opération inédite en France. L’évacuation des six mille quatre cent migrants de la jungle de Calais, qui doit commencer Lundi 24 Octobre 2016 à l’aube, équivaut au démantèlement d’une véritable petite ville. L'état s’est donné une semaine pour y parvenir. 

Lundi 24 Octobre 2016, les premiers autocars devraient quitter Calais tous les quarts d’heure à partir de 8 heures du matin, afin que plus de deux mille quatre cent personnes quittent le bidonville dès le premier jour. La noria des bus ne s’arrêtera que le soir avec le départ du soixantième véhicule. Au fil de la semaine, les six mille quatre cent exilés qui campaient aux portes de l’Angleterre seront répartis dans toutes les régions de France, à l'exception de la Corse. 

Loué pour l’occasion, un hangar de trois mille mètres carrés situé à trois cent mètres de la jungle sera au cœur du dispositif. A l’entrée, « les migrants seront séparés en quatre files, les hommes seuls majeurs, les mineurs isolés, les familles et les personnes vulnérables », rappelle le préfet du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, à la tête des opérations. 

« Chaque personne se présentera à un guichet géré par l’Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII), où elle choisira entre deux régions et se verra remettre un bracelet dont la couleur indiquera sa destination. Puis elle se rendra sous la tente spécifiquement réservée à son départ. Un bus garé quelques rues plus loin arrivera dès que cinquante migrants seront réunis sous une même tente et l’embarquement se fera immédiatement », a prévu Fabienne Buccio. 

Le centre de commandement, situé sous le même hangar, contactera alors le préfet de la région concernée pour qu’il puisse anticiper l’heure d’arrivée dans son Centre d'Accueil et d'Orientation (CAO). 

Avant, chaque migrant aura dû décliner son identité, sa date de naissance et sa nationalité, mais « aucun examen de la situation administrative n’aura lieu là », assure l’entourage du ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve. Ce qui signifie que même les migrants sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) seront les bienvenus dans le bus. 

Depuis la rentrée, le préfet du Pas-de-Calais se concentre sur ce défi. Dès qu’elle a su que les heures du plus grand bidonville de France étaient comptées, avant que l’information ne soit rendue publique le 2 septembre 2016, elle a installé trois groupes de travail. « L’un sur l’organisation des opérations, le second sur leur sécurisation et le dernier sur le nettoyage du terrain », raconte-t-elle. Depuis lors, les trois groupes creusent leur sujet chaque mardi après-midi, avant que le vendredi matin Fabienne Buccio les réunisse tous en plénière, pour prendre en compte les avancées, mutualiser l’information et lancer les chantiers suivants. 

Derrière ses murs en pierre de taille tricentenaires, l’hôtel particulier de la préfecture d’Arras a vécu la vie agitée d’un quartier général depuis le début du mois de septembre 2016. Toutes les informations ont convergé vers le bureau du préfet, avant de redescendre sur le territoire, en accord avec Bernard Cazeneuve, qui a suivi le dossier de très près. 

Les visio conférences avec le cabinet du ministre et les préfets de région ont ponctué les semaines, trouvant place entre les réunions, les visites de terrain et les allers et les retours avec les autres chevilles ouvrières de cette opération. 

« L’OFII et la sécurité civile ont organisé le transport. La Direction Générale des Etrangers de France (DGEF) a centralisé les places en CAO qu’ont fait remonter les régions », ajoute Delphine Brard qui a été la chef d’orchestre des six mille quatre cent départs. 

« Après Lundi 24 Octobre 2016, le premier jour où nous essaierons de faire partir tous les volontaires, vers toutes les régions de France, nous devrions affréter quarante-cinq bus le Mardi 25 Octobre 2016 et quarante bus le Mercredi 26 Octobre 2016 », explique celle qui a tout prévu, des trajets à suivre par les chauffeurs, aux arrêts pipi et aux pauses déjeuner, pour que chaque fois la police ou la gendarmerie locale soit présente sur les lieux. 

C’est l’OFII qui a trouvé les quelque cent soixante dix bus nécessaires pour disperser, partout sur le territoire, soudanais, afghans et érythréens massés depuis des mois à Calais. « Chaque véhicule comptera deux accompagnateurs et sera équipé d’un système de géolocalisation », complète Didier Leschi, son directeur général. Certains estiment que c’est le moyen d’éviter les fuites dans la nature à la première pause, d’autres y voient simplement une façon pour les préfectures et les CAO de savoir à quelle heure arriveront leurs hôtes. 

Personne ne sait prédire si la résistance au départ sera forte ou marginale. Les mille deux cent cinquante policiers mobilisés en plus des deux mille cent agents déjà présents à Calais auraient ordre de laisser sortir les migrants qui veulent quitter la jungle par leurs propres moyens. 

Le ministère dément avoir réservé des places en Centre de Rétention Administrative (CRA) pour les récalcitrants qui refuseraient de renoncer à leur rêve de Grande-Bretagne. Mais le Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués (CIMADE) a observé « qu'à Hendaye, Strasbourg et Plaisir, trois CRA jusque-là fermés ont rouvert leurs portes en prévision de cette opération de démantèlement. Ils représentent une centaine de places, auxquelles s’ajoutent plus de deux cent autres réservées dans tous les CRA de France métropolitaine ». 

La direction des étrangers du ministère de l’intérieur reconnaissait tout de même, Jeudi 20 Octobre 2016, en restant très floue, que « des contrôles d’identité pourront être opérés ainsi que des placements en rétention administrative ». 

Au mois d'octobre 2015, l’opération menée pour réduire la présence des migrants à Calais avait conduit à un millier de placements en rétention. Des enfermements assez aléatoires pour que quatre vingt quinze pour cent des victimes en soient rapidement libérées par les juges et pour que le contrôleur des lieux de privation de liberté condamne la méthode. 

Pour cette évacuation promise avant la fin de l’année, les préfectures ont été beaucoup sollicitées. Le ministre de l’intérieur a en effet sommé ses préfets de région de trouver des lieux d’hébergement. Ces derniers ont fait redescendre la demande aux préfets, qui ont répertorié les bâtiments vides aménageables rapidement en centre d’accueil. 

Les deux cent quatre vingt lieux trouvés sont un à un remontés à la DGEF, qui a piloté la constitution de ce parc, en lien avec le cabinet du ministre, les préfectures et les opérateurs, afin de pouvoir proposer une liste cohérente à Fabienne Buccio. L’objectif de neuf mille places n’a pas été atteint, le compteur s’est arrêté à sept mille cinq cent places. Ce qui devrait suffire pour Calais, puisque près de deux mille migrants ont déjà quitté le lieu, en prévision du démantèlement, sans doute parce qu’ils ne veulent pas demander l’asile en France, et que les mille deux cent quatre vingt onze mineurs de la jungle ne prendront pas de bus. 

Sur ce dossier épineux, « les négociations avec les britanniques se poursuivent », insiste le cabinet de Bernard Cazeneuve. Depuis le début de la semaine, quatre vingt dix huit mineurs ont été autorisés à traverser la Manche pour rejoindre un membre de leur famille installé au Royaume-Uni et cent deux mineurs partent Samedi 22 Octobre 2016.

Ce qui fera un total de deux cent départs avant le début du démantèlement. Puis quatre cent autres devraient suivre ces deux prochaines semaines. 

Le premier jour du démantèlement, tous les adolescents qui se présentent seront orientés vers les conteneurs du Centre d'Accueil Provisoire (CAP). Ils resteront là deux semaines avant d’être envoyés pour « une période transitoire » vers des CAO spécialement prévus pour eux, avec un dispositif d’accompagnement renforcé. 

Eviter de nouveaux campements 

Si les britanniques refusent de les accueillir, ils rejoindront ensuite le dispositif français de prise en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) et seront répartis dans les départements petit à petit. La France aimerait non seulement que les britanniques les prennent tous, mais qu’ils acceptent l’ouverture d’un corridor pérenne pour la réunification familiale. 

En parallèle, Bernard Cazeneuve plaide aussi pour que les femmes de la jungle qui ont un époux au Royaume-Uni puissent y entrer légalement. Si, sur le premier dossier, Londres fait désormais le nécessaire, sur le second, nous en sommes au point mort. 

Une fois ce démantèlement terminé, il restera à éviter que de nouveaux campements se reconstituent dans cette zone qui en a toujours connu depuis l’aube des années 1990. Bernard Cazeneuve a chargé le préfet Jean Aribaud et le président de l'observatoire national de la pauvreté, Jérôme Vignon, déjà auteurs d’un rapport sur Calais, de lui faire des propositions sous dix jours. 

Si le déplacement ailleurs en France des conteneurs du CAP pour offrir un lit aux migrants est à l’étude, la réponse sera surtout sécuritaire, avec présence de forces de l’ordre à Calais « pour empêcher l’installation de squats », rappelle le préfet, mais aussi dans le Calaisis, à la frontière belge et à la frontière italienne. 

« Cela plaît à l’opinion, mais nous ne sommes pas près de juguler les passages à pied par la montagne à Menton », remarque un associatif calaisien, bien plus dubitatif sur l’après-Calais que sur le démantèlement. 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 15:39

 

L'armée irakienne reprend Qaraqosh, près de Mossoul (Reuters)

 

L'armée irakienne a annoncé Samedi 22 Octobre 2016 avoir repris la ville chrétienne de Qaraqosh, qui était sous le contrôle du groupe Etat Islamique depuis 2014, dans le cadre des opérations en cours pour dégager les abords de Mossoul, grand bastion urbain de l'Etat Islamique dans le nord de l'Irak. 

Le ministre de l’intérieur du gouvernement régional kurde a indiqué de son côté que les peshmergas n'étaient plus qu'à cinq kilomètres de la ville, où il a dit s'attendre à devoir mener une bataille « féroce » contre l'Etat Islamique dont le chef, Abou Bakr al Baghdadi, aurait encore été vu il y a trois jours dans la ville, selon des informations non confirmées. 

A Bagdad, dans le même temps, le secrétaire américain à la défense, Ashton Carter, est arrivé pour une visite inopinée au cours de laquelle il a été reçu par le premier ministre Haïdar al Abadi. Celui-ci a annoncé à cette occasion avoir décliné la proposition de la Turquie de participer à l'offensive de Mossoul, lancée Lundi 17 Octobre 2016. 

Depuis six jours, l'armée irakienne s'efforce de progresser vers Mossoul à partir du sud, tandis que les combattants kurdes tiennent les fronts à l'est et au nord de la métropole. 

Sur le front sud, des unités de l'armée ont atteint Samedi 22 Octobre 2016 le centre de Qaraqosh, ville à une vingtaine de kilomètres de Mossoul, et entrepris une opération de nettoyage de la ville, qui a été vidée de sa population en 2014, lorsque les djihadistes ont mené une offensive-éclair dans le nord et l'ouest de l'Irak. 

Avant de s'attaquer à Qaraqosh, des unités spéciales de l'armée irakienne avaient reconquis cette semaine Bartella, une localité chrétienne au nord de la ville. 

Un militaire américain a estimé à moins de deux cent le nombre de combattants djihadistes encore présents à Qaraqosh. 

« J'ai vu des barricades et je suppose qu'il y a des tranchées et des tunnels entre les bâtiments », a-t-il ajouté sous le sceau de l'anonymat. 

Mille personnes intoxiquées 

Selon le service de presse de l'armée irakienne, une cinquantaine de villages ont été repris à l'Etat Islamique depuis le déclenchement de l'offensive. Quatre à huit mille djihadistes sont retranchés dans Mossoul, selon diverses estimations. 

Un photographe de Reuters présent sur le front sud a vu des colonnes de fumée qui s'élevaient d'une usine de soufre sous le contrôle de l'Etat Islamique, dispersant des gaz toxiques dans l'atmosphère. On ignore si ce sont les djihadistes qui l'ont incendiée pour couvrir leur retraite, comme des puits de pétrole voisins, ou si elle a été endommagée au cours des combats. 

Les émanations toxiques ont provoqué l'hospitalisation de près d'un millier d'habitants pour des difficultés respiratoires depuis Vendredi 21 Octobre 2016, mais n'ont causé pour le moment aucun décès, a-t-on appris Samedi 22 Octobre 2016 de sources hospitalières. 

Les soldats américains déployés dans ce secteur, en particulier sur la base aérienne de Kayyara Ouest, ont reçu l'ordre de porter leurs masques à gaz à titre de précaution, ont dit des responsables de l'armée américaine. 

Le journaliste de Reuters a aussi vu des soldats irakiens équipés de masques à gaz. 

A Kirkouk, où l'Etat Islamique avait lancé Vendredi 21 Octobre 2016 une attaque de diversion, les autorités ont indiqué Samedi 22 Octobre 2016 avoir repris le contrôle de la ville et partiellement levé le couvre-feu décrété la veille, a rapporté la télévision d’état irakienne en citant son correspondant dans la ville. 

Haïdar al Abadi avait ordonné Vendredi 21 Octobre 2016 à une brigade de l'armée de faire marche sur Kirkouk pour aider les peshmergas, qui contrôlent la ville, à venir à bout des djihadistes retranchés dans certains bâtiments. 

Une cinquantaine de morts à Kirkouk 

Une cinquantaine de personnes ont été tuées dans les affrontements, en grande majorité des membres des services de sécurité kurdes mais aussi quatre ingénieurs iraniens qui effectuaient des travaux de maintenance dans une centrale électrique située au nord de la ville, selon une source médicale. On dénombre en outre quatre vingt blessés. 

Ce bilan n'englobe pas les djihadistes qui ont été tués ou se sont fait exploser durant ces affrontements. 

Les combattants kurdes ont pris le contrôle de Kirkouk en 2014, après le retrait de l'armée irakienne de la région, face à l'avancée-éclair de l'Etat Islamique dans le nord et l'ouest de l'Irak. 

Selon le ministre de l’intérieur du gouvernement régional kurde, les derniers développements sur le terrain montrent que les djihadistes se battront jusqu'au bout pour défendre Mossoul. 

« Si Mossoul tombe, le califat qu'ils ont proclamé est fini », a déclaré Karim Sindjari à Reuters. « S'ils perdent Mossoul, ils n'auront plus nulle part où aller, à part Rakka en Syrie ». 

Le responsable kurde, qui détient aussi le portefeuille de la défense, s'attend à ce que ses troupes aient à livrer une bataille acharnée dans les ruelles de la vieille ville de Mossoul. 

« Les rues sont très étroites. Nous ne pouvons pas y envoyer des véhicules et des chars. Cela va être un combat d'homme à homme », prédit-il. 

D'après Karim Sindjari, la bataille de Mossoul a en réalité déjà commencé à l'intérieur de la ville, où des habitants se seraient soulevés contre les djihadistes et auraient abattu plusieurs d'entre eux en pleine rue. 

« Ils ne veulent pas de l’Etat Islamique. Il y a des gens qui ont des armes, qui lancent des attaques ciblées la nuit puis qui disparaissent », a-t-il dit en évoquant des « informations concordantes » que Reuters n'a pas pu vérifier. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 15:23

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/10/23/espagne-les-socialistes-decident-de-laisser-le-conservateur-rajoy-former-un-gouvernement_5018808_3214.html

 

Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) décide de laisser le conservateur Mariano Rajoy former un gouvernement 

Le PSOE a décidé de faciliter une nouvelle investiture du premier ministre pour éviter de troisièmes élections législatives et mettre fin à dix mois de paralysie politique. 

L’horizon s’éclaircit pour Mariano Rajoy, président du Parti Populaire et chef du gouvernement espagnol par intérim. Après dix mois de blocage politique, le PSOE a décidé, Dimanche 23 Octobre 2016, à l’occasion d’une réunion de son comité fédéral, de s’abstenir lors du prochain débat d’investiture. 

Les délégués du comité fédéral du PSOE réuni à Madrid ont pris cette décision à une large majorité, par cent trente neuf voix contre quatre vingt seize, pour permettre à Mariano Rajoy, au pouvoir depuis la fin de l'année 2011, de former un gouvernement minoritaire. Le PSOE, fracturé et en perte de vitesse, évite ainsi aux espagnols de retourner aux urnes pour la troisième fois en un an, un scrutin où il risquait une nouvelle déroute. 

Une logique de moindre mal défendue par Javier Fernandez, président de la commission exécutive provisoire qui a pris les rênes du parti. Le PSOE est certes encore divisé entre ceux qui veulent maintenir le non à Mariano Rajoy coûte que coûte et ceux qui préfèrent le laisser gouverner pour éviter de nouvelles et périlleuses élections. Mais les défenseurs de l’abstention, qui ont obtenu au début du mois d'octobre 2016 la tête du secrétaire général sortant Pedro Sanchez, ont finalement eu le dernier mot. 

Lundi 24 Octobre et Mardi 25 Octobre 2016, le roi Felipe VI convoquera les chefs de file des divers partis pour les sonder sur la possible tenue d’un nouveau débat d’investiture. Il recevra ensuite Mariano Rajoy, Mardi 25 Octobre 2016 à 15 heures 30. 

Maintenant assuré de la neutralité socialiste, Mariano Rajoy devra faire savoir au roi qu’il pense pouvoir obtenir la confiance du congrès de trois cent cinquante députés, avec les cent trente sept voix du Parti Populaire et les trente deux voix que lui ont promises les centristes de Ciudadanos. 

Le roi pourra ensuite le désigner comme candidat à l’investiture, probablement dès Mardi 25 Octobre 2016. C’est la présidente de la chambre des députés, Ana Pastor, qui annoncera la nouvelle. Mariano Rajoy sera alors reconduit à la tête du gouvernement espagnol. 

Ana Pastor devra décider quand elle convoque les débats parlementaires au cours desquels la candidature de Mariano Rajoy sera soumise au vote. 

La constitution prévoit deux votes, espacés de quarante huit heures.

Mariano Rajoy a besoin de la majorité absolue au premier tour. Au second tour, il suffit que les voix pour l’emportent sur les voix contre. 

La première séance de vote pourrait avoir lieu Jeudi 27 Octobre ou Vendredi 28 Octobre 2016, la seconde et dernière séance, Samedi 29 Octobre ou Dimanche 30 Octobre 2016, certains souhaitant que le débat final ne se tienne pas avant le retour du roi de Colombie. Felipe VI se rend en effet du Jeudi 27 Octobre au Samedi 29 Octobre 2016 dans ce pays d’Amérique du Sud à l’occasion du sommet ibéro-américain de Carthagène des Indes. 

La constitution ne précise qu’une chose, que le vote d’investiture doit se tenir avant le Lundi 31 Octobre 2016 à minuit, faute de quoi les chambres seront dissoutes et les espagnols devront retourner aux urnes au mois de décembre 2016. 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 15:28

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/22/la-turquie-reaffirme-ses-pretentions-en-syrie-et-en-irak_5018514_3218.html

 

L’Irak refuse que la Turquie participe à la bataille de Mossoul 

Le premier ministre irakien a refusé la proposition de la Turquie de prendre part à l’offensive. Washington avait pourtant fait état d’un accord de principe entre Bagdad et Ankara après une réunion avec le président turc. 

Par Marie Jégo, correspondante du Monde à Istanbul 

L’éventualité d’une intervention de la Turquie dans l’offensive des forces irakiennes contre l’organisation Etat Islamique s’éloigne. Le premier ministre irakien Haïdar al Abadi a annoncé Samedi 22 Octobre 2016 avoir refusé la proposition de la Turquie de prendre part à l’offensive contre l’organisation djihadiste à Mossoul. 

« Je sais que les turcs veulent y participer, nous leur disons merci, mais c’est quelque chose que nous, irakiens, allons gérer nous-mêmes », a déclaré Haïdar al Abadi aux journalistes qui accompagnent le secrétaire à la défense américain, Ashton Carter, à Bagdad. 

« Si nous avons besoin d’aide, nous en demanderons à la Turquie ou à d’autres pays de la région ». 

Ashton Carter s’est pourtant rendu Samedi 22 Octobre 2016 à Bagdad pour une visite non annoncée, durant laquelle il devait faire un point sur l’offensive des forces irakiennes contre l’Etat Islamique à Mossoul, dans le nord du pays. A cette occasion, le chef du ministère de la défense des Etats Unis devait chercher à faciliter un accord entre les gouvernements turcs et irakiens sur la participation de troupes turques à la bataille de Mossoul. Mais ses efforts semblent vains. 

Interrogations sur la Syrie 

La veille, en visite à Ankara, Ashton Carter avait déjà tenté de rassurer l’allié turc, impatient de jouer un rôle dans cette offensive malgré les réticences des autorités irakiennes. En revanche, il est resté muet sur les combats entre forces kurdes et rebelles syriens parrainés par Ankara dans le nord de la Syrie, qui risquent d’entraver la guerre contre l’Etat Islamique. 

En Irak, la présence de l’armée turque au nord-est de Mossoul, où près de trois mille combattants arabes sunnites sont entraînés, irrite Bagdad, qui réclame son départ. « Nous voulons que la Turquie participe aux opérations contre l'Etat Islamique. Entre nous des divergences existent, mais sur le principe, nous sommes toujours d’accord. La Turquie doit prendre part aux opérations sur Mossoul », a tempéré Ashton Carter après s’être entretenu avec le président Recep Tayyip Erdogan. Selon l'américain, « un accord de principe » a été conclu entre Ankara et Bagdad sur le rôle que pourrait jouer l’armée turque en Irak. 

Deuxième armée de l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), la Turquie supporte mal d’être tenue à l’écart des opérations.

Le président Recep Tayyip Erdogan, en défenseur des sunnites, veut voir reconnaître les villes de Kirkouk et de Mossoul, deux anciennes entités administratives de l'empire ottoman, comme faisant partie de la zone d’influence turque. Un haut responsable américain a laissé entendre, Vendredi 21 Octobre 2016, sous couvert d’anonymat, qu’Ankara pourrait jouer un rôle « non directement militaire », centré sur l’aide humanitaire ou la formation militaire, une option bien en deçà du rêve de reconquête néo-ottomane caressé par le numéro un turc. 

Disert sur l’Irak, Ashton Carter est en revanche resté muet sur la Syrie, où l’armée turque a bombardé à dix-huit reprises les positions des unités de protection du peuple (YPG) dans la région de Marea, au nord-ouest d’Alep, dans la nuit du Mercredi 19 Octobre au Jeudi 20 Octobre 2016. Selon Ankara, deux cent combattants kurdes ont été tués. Selon des sources kurdes, onze combattants kurdes ont été tués. 

Les frappes avaient été précédées par des échanges de tirs d’artillerie sur Afrin, le canton kurde du nord-ouest de la Syrie. Considérées comme « terroristes » par la Turquie, les YPG sont soutenues par les Etats-Unis dans le cadre de la lutte contre l’Etat Islamique en Syrie.

Lorsque l’armée turque s’est engagée dans le nord de la Syrie le 24 août 2016, il s’agissait tout autant de combattre les YPG que l’Etat Islamique. 

« Situation inquiétante » 

Ashton Carter a éludé les frappes contre les YPG, tandis que des militaires américains confiaient que les milices kurdes visées à Marea ne faisaient pas partie du contingent entraîné par eux. Ces frappes ont fait monter la tension entre Damas et Ankara. Jeudi 20 Octobre 2016, l’armée syrienne a menacé « d’abattre par tous les moyens les avions militaires turcs qui se risqueraient à franchir une fois encore l’espace aérien de la Syrie ». Mais la seule vraie maîtresse du ciel syrien est la Russie. Or Moscou n’a guère réagi aux frappes turques, se contentant d’évoquer « une situation inquiétante ». 

Vendredi 21 Octobre 2016, au moment même où Ashton Carter était à Ankara, les combats entre rebelles syriens de l’Armée Syrienne Libre (ASL), épaulés par l’armée turque, et miliciens kurdes, soutenus par les Etats-Unis, se sont intensifiés, alors que les deux parties sont censées combattre l’Etat Islamique. Près d’une centaine de roquettes ont visé des positions kurdes. C’est la course à qui prendra al Bab, ville stratégique au nord d’Alep. Libérer al Bab du joug de l’Etat Islamique représente, aux yeux des kurdes, l’assurance d’établir la jonction entre les deux cantons kurdes du nord-est de la Syrie, les cantons de Kobané et de Djézireh, et le canton d'Afrin, un scénario catastrophe pour Ankara. Pour les rebelles syriens, la prise d'al Bab ouvrirait la voie vers Alep. Enfin, l’armée syrienne, épaulée par l’aviation russe, est au sud de la ville tant convoitée. 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 15:08

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/10/22/echec-du-ceta-l-isolement-de-l-europe-est-un-contresens_5018548_3232.html

 

Echec du Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), l’isolement de l’Europe est un contresens 

Editorial du Monde 

Après l’échec des négociations du traité de libre-échange avec le Canada, l’Union Européenne se montre de plus en plus isolée, une aberration pour un continent exportateur net vers le reste du monde 

Samedi 22 Octobre 2016 

Les canadiens ont sonné la fin de la partie et ils ont eu raison. Après avoir multiplié les concessions, exempté de visas les bulgares et les roumains, alors que ce n’était pas l’objet de la négociation, ils sont rentrés à Ottawa faute d’accord pour signer avec l’Europe un traité de libre-échange. 

« L’Union Européenne n’est pas capable de conclure un accord international, même avec un pays qui a autant de valeurs européennes que le Canada », a déploré la négociatrice canadienne, Chrystia Freeland. 

Le Canada explicite une réalité consternante, l’Europe est fermée pour travaux. Fermée comme le fut l'état fédéral américain sous Barack Obama, bloquée par l’intransigeance des républicains. L’historien Francis Fukuyama avait alors dénoncé une Amérique victime de la « vetocratie », victime d’intérêts minoritaires. C’est le sort dans lequel se complaît l’Union Européenne. 

Vetocratie 

Le blocage est venu du ministre-président de Wallonie, le socialiste Paul Magnette, dont le parti est pourtant des plus europhiles. L’Union Européenne n’est même plus une « fédération d'états nations », expression inventée par Jacques Delors pour signifier que Bruxelles ne pouvait pas faire abstraction des états. Elle est un patchwork de vingt huit principautés, sous-découpées en régions, dont on découvre les pouvoirs improbables, en organisant le démantèlement de leur état central, les belges ont confié la compétence commerciale aux régions et à Paul Magnette un pouvoir exorbitant. 

L’Union Européenne n’avait pas besoin de cet épisode humiliant. Cette vetocratie conduit au délitement de la parole des européens. On pourrait chercher à la contourner, en négociant des accords purement commerciaux, relevant de la seule commission européenne. C’est techniquement ce qu’il aurait fallu faire, mais les dirigeants européens, à commencer par François Hollande et Angela Merkel, n’en ont pas voulu, soucieux de pouvoir bloquer à chaque instant la commission européenne. 

Nous assistons ainsi à une farandole de veto, veto au traité d’association avec l’Ukraine, bloqué au parlement néerlandais après un Référendum d'Initiative Populaire (RIP) négatif. Refus de l’accord de répartition des migrants, voté à la majorité à Bruxelles, mais que les pays de l'est n’appliquent pas et que la Hongrie de Viktor Orban a contesté par référendum. Ajoutons-y le Brexit, dont la seule certitude est qu’il plonge l’Union Européenne dans un brouillard paralysant. Nul ne voudra s’engager avec les européens tant qu’ils n’auront pas réglé cette affaire. 

Splendide isolement 

Les fatalistes verront dans ces blocages la conséquence inexorable du populisme ambiant et de la contestation de la mondialisation. C’est un peu court. D’abord, l’accord avec le Canada est un traité raisonnable. Il a été amendé avec succès par le parlement européen, tandis que l’avènement de Justin Trudeau à Ottawa a permis d’obtenir des concessions. 

Mais, surtout, il ne faut pas tomber dans le piège d’un prétendu mouvement mondial protectionniste. C’est inexact. En dépit du ralentissement du commerce mondial, les économies sont de plus en plus imbriquées. 

Quant à la « trumpisation » du discours, elle révèle un malaise de l’Amérique face à la mondialisation, mais elle ne l’a pas encore stoppée. 

La preuve, Washington a signé un traité de libre-échange avec les économies du Pacifique dont la ratification n’est pas impossible. 

Le splendide isolement de l’Europe est un contresens pour un continent exportateur net vers le reste du monde. Il va la conduire à sa marginalisation. Elle ne peut pas en rester là. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 14:52

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/10/22/coup-de-force-judiciaire-au-venezuela_5018545_3222.html

 

Coup de force judiciaire au Venezuela 

La collecte des signatures de vingt pour cent des électeurs en vue de l’organisation d’un référendum révocatoire du président Nicolas Maduro a été annulée Vendredi 21 Octobre 2016. 

Par Marie Delcas, correspondante du Monde à Bogota 

Coup de force ou aveu de faiblesse, les autorités vénézuéliennes ont annoncé, Vendredi 21 Octobre 2016, le report sine die du référendum révocatoire demandé par l’opposition pour écourter le mandat du président chaviste Nicolas Maduro. Dans un communiqué, le Conseil National Electoral (CNE) dit « appliquer les mesures ordonnées par les tribunaux » et ordonne « la suspension du processus de collecte des signatures jusqu’à nouvel ordre judiciaire ». Etape nécessaire pour l’organisation d’un référendum révocatoire, la collecte des signatures de vingt pour cent des électeurs devait avoir lieu du Mercredi 26 Octobre au Vendredi 28 Octobre 2016. 

Dans l’après-midi du Vendredi 21 Octobre 2016, l'ancien candidat présidentiel Henrique Capriles a dénoncé « un coup d'état contre tous les vénézuéliens ». « Le CNE a fermé la soupape d’une sortie pacifique à la crise », se désolent à l’unisson les opposants. « Seules les dictatures privent les citoyens de leurs droits », a renchéri Luis Amalgro, secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA). A Washington, le porte-parole du département d'état a condamné la décision du CNE. 

A l’occasion de la collecte des signatures, la coalition d’opposition, la table de l’unité démocratique (MUD), espérait une mobilisation massive des électeurs, exaspérés par la récession et la dégradation de leurs conditions de vie. Selon le Fonds Monétaire International (FMI), la chute du Produit Intérieur Brut (PIB) vénézuélien pourrait cette année atteindre dix pour cent et l'inflation pourrait atteindre cinq cent pour cent. Selon l’institut de sondage Datanalisis, soixante seize pour cent des vénézuéliens souhaitent le départ de Nicolas Maduro. « Le gouvernement a tué la seule issue démocratique », a déclaré le chaviste dissident Nicmer Evans. 

« Pas de référendum » 

Henrique Capriles qui, au sein de la MUD, défend la voie de la légalité et du référendum contre l’aile la plus radicale, qui rêve de voir le pays se soulever, s’est exprimé sur un ton particulièrement énergique. « Il appartient aux démocrates de défendre la démocratie », a-t-il martelé, « et de souhaiter que les militaires fassent respecter la constitution ». Il a appelé ses compatriotes à se mobiliser massivement à partir du Mercredi 26 Octobre 2016. « Nous allons occuper le Venezuela de bout en bout », a-t-il annoncé. « Etre pacifique ne veut pas dire être idiot. S’ils veulent nous mettre en prison, qu’ils essayent ». 

Jeudi 20 Octobre 2016, le tribunal pénal de première instance de la ville de Valencia, dans l’état du Carabobo, avait interdit la sortie du territoire d’Henrique Capriles, ainsi que celle de Jesus Torrealba, secrétaire général de la MUD, et de six autres responsables de l’opposition. Pour sa part, Lilian Tintori, épouse de Leopoldo Lopez, le dirigeant d’opposition condamné à quatorze ans de prison, a appelé les vénézuéliennes à manifester Samedi 22 Octobre 2016, en invoquant « le trois cent cinquantième article de la constitution qui reconnaît le droit à la désobéissance civile ». 

Les dirigeants chavistes se sont, eux, réjouis de la décision de justice qui a conduit à la suspension du référendum révocatoire. « La contre-attaque du chavisme ne fait que commencer », a prévenu publiquement le député et vice-président du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV), Diosdado Cabello. Les opposants peuvent pleurnicher tout ce qu’ils veulent, mais il n’y aura pas de référendum ». 

Pour que le CNE accepte de mettre en œuvre la procédure susceptible de déboucher sur l’organisation d’un référendum, la loi exige qu’un pour cent des électeurs se manifeste. Le 2 mai 2016, la MUD avait donc présenté quelque deux millions de signatures au CNE, soit dix fois plus que nécessaire. Après plusieurs semaines d’examen, le CNE en a finalement validé trois cent quatre vingt dix neuf mille quatre cent douze, un chiffre suffisant pour mettre en œuvre la procédure d’organisation du référendum. 

Mais plusieurs dirigeants chavistes ont alors accusé en justice la MUD de « fraude électorale ». Jeudi 20 Octobre 2016, cinq tribunaux de première instance de province leur ont donné raison et ont simultanément invalidé cette première collecte de signatures. C’est sur la base de ces décisions de justice que le CNE a décidé de suspendre la procédure d’organisation du référendum. Selon des chavistes, plusieurs milliers de signatures sont celles de personnes mortes, de mineurs ou de citoyens condamnés pour crimes graves. 

Le président Nicolas Maduro a quitté Jeudi 20 Octobre 2016 son pays pour une courte tournée, durant laquelle il espère obtenir des pays pétroliers qu’ils acceptent de réduire leur production pour faire remonter le cours du baril. D’Azerbaïdjan, il a appelé ses compatriotes « au calme et au dialogue ». Henrique Capriles a accusé le chef de l’état d’avoir abandonné « le pays et son poste ».

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 14:26

 

https://www.passeursdhospitalites.wordpress.com/2016/10/21/destruction-du-bidonville-que-pouvez-vous-faire

 

Destruction du bidonville, que pouvez-vous faire ? 

C’est une question que beaucoup se posent, nous apportons donc des éléments de réponse. 

Si vous n’êtes pas à Calais. 

Le gouvernement essaye de faire passer la destruction de l’équivalent d’une petite ville et le déplacement forcé de sa population en opération humanitaire. N’hésitez pas à faire circuler largement l’information sur ce qui se passe réellement à partir des sources que vous estimez fiables, par mail, par les réseaux sociaux et par les autres canaux à votre disposition. 

Plusieurs appels à rassemblement partout en France circulent pour le soir du premier jour de l’expulsion et pour le samedi suivant. La date du Lundi 24 Octobre 2016 se précisant, des appels circulent en ce sens.

Rejoignez les rassemblements déjà organisés ou regroupez-vous pour en organiser dans votre localité si rien n’est encore prévu. 

Les personnes expulsées du bidonville de Calais vont être envoyées dans cent soixante Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) partout en France, sauf dans les régions de l'Ile-de-France et de la Corse, qui s’ajouteront aux CAO déjà existants. Vous aurez donc fatalement un CAO pas trop loin de chez vous. Nous n’avons pas la liste de ces centres. Vous pouvez avoir des informations par les pages facebook info CAO par grande région, par la page facebook générale info CAO, par les associations de votre région comme le Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués (CIMADE) ou par la presse. Il est important de savoir ce qui se passe dans ces CAO, ce que deviennent les personnes, s’il y a des risques d’expulsions vers d’autres pays et si les personnes ont besoin d’un soutien sur place ou pour revenir vers Calais. Si des associations sont déjà actives par rapport à un CAO, prenez contact avec elles. 

Des places ont été libérées dans différents centres de rétention pour des personnes expulsées de Calais, soit venant directement de Calais soit venant des CAO. Vous trouvez dans un document du site internet du CIMADE une carte des centres de rétention, ainsi que d’autres informations, pour savoir s’il en existe près de chez vous. Vous pouvez prendre contact avec les associations ou collectifs impliqués sur le sujet pour les aider dans leur action. 

Les personnes dont le projet n’est pas de rester en France et qui veulent aller au Royaume Uni ne resteront pas dans les CAO et tenteront de revenir à Calais ou de rejoindre d’autres campements à la frontière britannique. Il est probable que des contrôles au faciès et des arrestations auront lieu dans les gares et les trains en direction de Paris et du littoral. Si vous êtes témoin de contrôles au faciès, d’arrestations ou de comportements agressifs ou violents de la police, rédigez un témoignage précis et circonstancié, lieu, date, heure, policiers impliqués et description des faits, et saisissez le défenseur des droits. 

Vous pouvez aussi communiquer ces informations aux associations de défense des droits de l’homme et des droits des personnes étrangères de votre voisinage. Il serait souhaitable que des vigies citoyennes se mettent en place dans les principales gares. 

Si vous êtes à Calais. 

Il est important qu’un maximum de personnes puissent voir les conditions réelles de l’évacuation et de la destruction du bidonville et donc puissent être présentes sur place et aux alentours. Il est par contre probable que la police bloquera les accès pour éviter qu’il y ait des témoins. 

La moitié du dispositif policier sera utilisé pour empêcher les exilés de s’installer ailleurs dans le Calaisis, ce qui signifie contrôles au faciès dans les gares et dans les rues, arrestations, possibles violences et expulsion des nouveaux lieux où les exilés tenteront de se mettre à l’abri. Vous pouvez également envoyer vos témoignages au défenseur des droits. 

Toute forme de veille citoyenne est la bienvenue. 

Les exilés ne s’arrêteront pas de venir à Calais et une opération à grand spectacle du gouvernement ne stoppera pas les mouvements migratoires. 

Il est donc fondamental que la solidarité et la veille citoyenne continuent au-delà de l’expulsion. 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 16:21

 

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=133070

 

Congrès National du Kurdistan 

Halte à l’invasion du nord de la Syrie par la Turquie 

L’aviation turque bombarde des villages dans les zones d’al Shahba et d’Afrîn du Kurdistan de Syrie 

Vendredi 21 Octobre 2016 

Voulant à tout prix entraver la résistance contre les groupes extrémistes et terroristes du Kurdistan de Syrie, l’armée turque a commencé il y a quelques jours à bombarder les villages d'Um al Housh et d'Um al Qura dans la zone d'al Shahba, au nord d’Alep. Les bombardements sont survenus quelques heures après que ces villages aient été libérés de l'Etat Islamique par les forces démocratiques syriennes composées majoritairement de combattants kurdes. En plus d'al Shahba, l’artillerie turque vise aujourd’hui des villages dans la zone d'Afrîn. Cette dernière offensive a jusqu’à présent causé la mort de quatre civils et grièvement blessé des dizaines d’autres. Dix combattants de la liberté ont par ailleurs été tués. Cette offensive meurtrière s’inscrit dans une campagne d’extermination menée par l'état turc contre les peuples de Syrie. Elle constitue un soutien direct aux mercenaires de l'Etat Islamique sérieusement ébranlés par les forces révolutionnaires. 

Ce faisant, le régime turc viole les conventions internationales qui le lient. La communauté internationale et les puissances engagées dans la lutte contre le terrorisme doivent agir pour empêcher l’intervention turque. Leur silence encourage cependant l’expansion de la Turquie dans la région de Jarablus et permet à son aviation de bombarder les zones environnantes. 

Ces pratiques témoignent du despotisme et de la tyrannie de l'état turc, à l’égal du régime syrien. Elles sont la preuve que la Turquie, tout comme la Syrie, tente d’empêcher toute solution à la crise syrienne en permettant aux forces extrémistes de regrouper leurs forces partout où elles ont été antérieurement défaites. 

Nous condamnons fortement l’intervention meurtrière de la Turquie dans les régions d'al Shahba et d'Afrin. Frustré de ne pouvoir intervenir à Mossoul et en Iraq, Recep Tayyip Erdogan se venge en violant le territoire syrien. Le but poursuivi par la Turquie est de réaliser l’expansion du territoire turc telle que voulue par le Misak i Milli en 1920. 

La Turquie ne vise pas seulement à envahir le nord de la Syrie, mais l'ensemble de son territoire. Il est du devoir de la communauté internationale d'agir immédiatement pour mettre fin à l'expansion de la Turquie au nord de la Syrie.

Nous appelons à manifester partout en Europe contre les offensives meurtrières de l'état turc et contre la violation de la souveraineté du Kurdistan de Syrie et de l'ensemble de la Syrie.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 16:08

 

L'aviation turque bombarde les unités de protection du peuple (YPG) dans le nord de la Syrie (Reuters)

 

Des bombardements de l'aviation turque dans le nord de la Syrie ont fait cent soixante à deux cent morts dans les rangs des miliciens kurdes des YPG, soutenues par les Etats-Unis, selon un communiqué de l'armée turque diffusé Jeudi 20 Octobre 2016. 

Vingt-six raids aériens menés dans la nuit du Mercredi 19 Octobre au Jeudi 20 Octobre 2016 ont visé leurs positions dans un secteur repris récemment aux djihadistes de l'Etat Islamique, précise l'état-major de l'armée turque . 

L'administration kurde mise en place dans le nord-est de la Syrie parle de plusieurs dizaines de tués tandis que l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) avance un bilan beaucoup moins lourd d'au moins quatorze morts et plusieurs dizaines de blessés. 

L'OSDH précise que les bombardements ont eu lieu à al Hassiya, Oum al Qoura et Oum al Hoch, trois villages situés au nord d'Alep tenus par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), coalition dirigée par les YPG. Ces localités se trouvent à une trentaine de kilomètres à l'ouest d’al Bab, dernier fief de l'Etat Islamique dans le nord-ouest de la Syrie. 

Dans la soirée, l'armée gouvernementale syrienne a dénoncé une agression flagrante et prévenu qu'elle abattrait tout appareil militaire turc entrant dans l'espace aérien syrien. 

« Tout nouvelle tentative de violer l'espace aérien syrien par des avions de guerre turcs sera traité et ils seront abattus par tous les moyens disponibles », prévient le commandement général de l'armée gouvernementale syrienne. 

L'armée turque et ses alliés locaux ont lancé le 24 août 2016 une offensive dans le nord de la Syrie baptisée Bouclier de l'Euphrate dont l'objectif est à la fois de repousser l'Etat Islamique et d'enrayer la progression des miliciens kurdes. 

Même s'ils sont le principal relais sur le terrain de la campagne américaine de lutte contre l'Etat Islamique en Syrie, Ankara les assimile aux séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). 

Le secrétaire américain à la défense Ashton Carter est attendu Vendredi 21 Octobre 2016 à Ankara. 

Les raids dans la nuit du Mercredi 19 Octobre au Jeudi 20 Octobre 2016 ont été d'une intensité sans précédent depuis le début de l'incursion turque en Syrie. Le président Recep Tayyip Erdogan avait annoncé la veille que la Turquie pourrait agir seule pour éradiquer ses ennemis à l'étranger. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 15:25

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/10/21/mariano-rajoy-en-route-vers-la-reelection_5017899_3214.html

 

En Espagne, Mariano Rajoy en route vers la réélection 

Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) pourrait décider de faciliter une nouvelle investiture du premier ministre pour éviter de troisièmes élections législatives. 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid 

Le président du Parti Populaire et chef du gouvernement espagnol par intérim, Mariano Rajoy, voit enfin son horizon s’éclaircir. Après dix mois de blocage politique, il est probable que le PSOE décide, Dimanche 23 Octobre 2016, à l’occasion d’un comité fédéral, de s’abstenir lors du prochain débat d’investiture pour permettre au Parti Populaire de gouverner. C’est en tout cas la logique du « moindre mal » que défend le président de la commission exécutive provisoire qui a pris les rênes du parti, Javier Fernandez. 

Le PSOE est certes encore divisé entre ceux qui veulent maintenir le non à Mariano Rajoy coûte que coûte et ceux qui préfèrent le laisser gouverner pour éviter de nouvelles et périlleuses élections. Mais les défenseurs de l’abstention, qui avaient obtenu au début du mois d'octobre 2016 la tête de l’ancien secrétaire général Pedro Sanchez, continuent de gagner du terrain. « L’abstention ne me provoque pas d’urticaire si c’est la seule option pour éviter de troisièmes élections », a déclaré le numéro deux de la puissante fédération andalouse, Juan Cornejo. 

Le secrétaire général de la fédération de Castille y Leon, Luis Tudanca, rejette cette option, estimant que les socialistes ne peuvent pas « ni activement ni passivement faciliter l’accession d’un gouvernement aussi corrompu et de droite. L’abstention serait le suicide du PSOE ». De leur côté, les socialistes catalans se disent prêts à briser les consignes de vote du parti pour maintenir le non à Mariano Rajoy. Silencieux, indolent, fidèle à lui-même, celui-ci attend son heure, il est souriant et détendu en public, malgré le procès pour corruption qui vise une quinzaine d’élus du Parti Populaire et pourrait confirmer un possible financement illégal du parti. 

Le Lundi 24 Octobre et le Mardi 25 Octobre 2016, le roi Felipe VI convoquera les chefs de file des différents partis pour les sonder sur la possible tenue d’un nouveau débat d’investiture. Si les socialistes se sont mis d’accord sur l’abstention d’ici là, Mariano Rajoy sera reconduit à la tête du gouvernement espagnol.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens