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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 16:09

http://www.liberation.fr/france/2016/06/03/philippe-martinez-ce-n-est-pas-de-notre-faute-s-il-pleut_1457159

Ce n’est pas de notre faute s’il pleut

Par Rachid Laïreche

En pleine mobilisation sociale, le leader de la Confédération Générale du Travail (CGT) a été accueilli en héros, Vendredi 3 Juin 2016, au trente septième congrès du Parti Communiste Français (PCF) à Aubervilliers.

Vendredi 3 Juin 2016, lors de la seconde journée du trente septième congrès du PCF à Aubervilliers, le thème de l’Europe ouvre les débats. Certains parlent d’une sortie du vieux continent. La majorité est contre cette idée. Pierre Laurent, le secrétaire national, s’attable avec une invitée, l’écologiste Cécile Duflot. Ils palabrent. Le temps passe et l’heure du déjeuner arrive. Les âmes se dirigent vers un grand réfectoire. Soudain, une arrivée, Philippe Martinez atterrit en héros. Les communistes posent les fourchettes. Debout, ils applaudissent. Le leader de la CGT, qui a rendu sa carte du parti en 2002, reste un temps debout. Il rejoint ensuite sa table discrètement, près de lui, Pierre Laurent, photographies, selfies et purée au menu. Le repas se termine. Les deux dirigeants quittent le réfectoire sous les caméras. Une curieuse passe. Une communiste l’informe, « ce sont Pierre Laurent et Philippe Martinez, ceux qui nous défendent ».

Les débats reprennent. Cet après-midi, le PCF met sur la table les élections présidentielles de 2017. Les avis divergent au sein de la maison. Le chef de la CGT, lui, se pose, près du bar avec Pierre Laurent. Le café est servi.

C'est le moment d’évoquer la loi travail et la mobilisation sociale.

« Manuel Valls dit que la porte des négociations est ouverte mais, pour le moment, nous avons du mal à entrer », lâche le patron de la CGT. Un confrère l’interroge sur la grève à la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) et sur les intempéries. Comprendre, la CGT peut-elle lever la grève pour faciliter l’accès aux transports ? Philippe Martinez répond, « un jour, c’est le championnat d'Europe de football, un autre jour, nous nous faisons insulter et, maintenant, ce sont les intempéries. Ce n’est pas de notre faute s’il pleut ».

Philippe Martinez, qui attire toute la lumière, répond à une dernière question avant de siroter son café. La question est la suivante. « Jean-Luc Mélenchon a prédit le départ de Manuel Valls d’ici le mois de juillet 2016 ».

Il coupe, sourit à sa manière et répond que « Jean Luc Mélenchon est-il un prédicateur ? Je n’étais pas au courant ». Rires des communistes, puis il conclut que « ce n’est pas un problème de casting mais un problème politique. Nous demandons un changement politique. Si on retire Manuel Valls pour mettre Emmanuel Macron, c’est pareil ». Les caméras s’éteignent mais tous les regards restent sur le syndicaliste. Un jeune militant, qui se grille une clope à l’entrée, commente, « aujourd’hui, il occupe une vraie place au sein de notre gauche et contrairement à d’autres, il n’en fait pas des tonnes ».

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 15:50

http://www.blogyy.net/2016/06/03/que-font-vraiment-manuel-valls-et-michel-sapin-actuellement-a-athenes

http://www.revolutionpermanente.fr/Valls-felicite-par-Tsipras-pendant-que-Sapin-coordonne-le-pillage

Que font vraiment Manuel Valls et Michel Sapin actuellement à Athènes ?

Par Yannis Youlountas

Vendredi 3 Juin 2016

Manuel Valls félicité par Alexis Tsipras pendant que Michel Sapin coordonne le pillage

Depuis hier soir, Jeudi 2 Juin 2016, Athènes est sous très haute surveillance. Une tentative d’enyaourtage du premier ministre français a malheureusement échoué près du parlement, suite à la fermeture du centre-ville, notamment de la station de métro de la place Syntagma, Jeudi 2 Juin 2016 à partir de 18 heures. Les déploiements policiers sont immenses et les gardes du corps sont sur les dents.

C’est avec un statut similaire à un chef d'état que Manuel Valls, visage fier et allure de colon, a passé en revue la garde nationale grecque devant le monument du soldat inconnu, avant de finir la soirée dans l’opulence, sur la terrasse du musée de l’Acropole, à quelques centaines de mètres seulement d’un campement de sans-abris, dont plusieurs enfants, expulsés de leur domicile suite à la réforme du code civil. Le repas gastronomique a été servi en compagnie du ministre de l’économie français Michel Sapin, coordinateur du pillage du bien commun en Grèce au bénéfice de grandes firmes françaises, Electricité De France (EDF), Vinci, Thalès, Veolia, Suez ou encore la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) qui s’apprête à racheter pour une bouchée de pain la société grecque de chemin de fer, TRAINOSE, ce qui aura pour effet de doubler des prix qui étaient jusqu’ici parmi les plus bas en Europe, et qui convoite également des infrastructures ferroviaires. Harlem Désir, secrétaire d'état aux affaires européennes figurait également parmi les convives, ainsi que Giorgos Stathakis, le très controversé ministre grec de l’économie, héritier d’une grande famille d’armateurs, connu pour avoir oublié de déclarer au fisc trente huit biens immobiliers, oui, vous avez bien lu, trente huit, et plus d'un million huit cent mille euros égarés sur un compte discret. Ce scandale dure depuis le mois de décembre 2015 en Grèce et les manifestants y font souvent allusion, parmi d’autres cas de corruption et de népotisme qui s’ajoutent au bilan désastreux de la capitulation du 13 juillet 2015.

Hier soir également, sous les applaudissements nourris d’une assistance triée sur le volet, Alexis Tsipras n’a pas manqué de féliciter Manuel Valls et de témoigner son « estime » à l’un des hommes politiques pourtant les plus détestés de l’hexagone français, qu’il a même qualifié « d'ami ».

Vendredi 3 Juin 2016, il a été également impossible de gêner la visite de Manuel Valls à l’Institut français d’Athènes, complètement encerclé de barrages filtrants. Vendredi 3 Juin 2016, depuis 10 heures 30 du matin, Michel Sapin est en rendez-vous avec son homologue grec et quelques amis costumés pour la séquence « bonnes affaires », alors que, depuis 11 heures du matin, Manuel Valls est reçu au Palais Maximou, résidence du premier ministre, pour finaliser une feuille de route basée sur un « partenariat stratégique ».

Quel sera le contenu réel de cet accord ?

Manuel Valls et Alexis Tsipras vont évoquer un partenariat économique pour « sortir le pays de la crise et rappeler le soutien indéfectible de la France depuis l’entrée de la Grèce dans l’union européenne », en 1981.

Mais en réalité, cet accord concerne les conséquences de la « seconde capitulation » du Mardi 24 Mai 2016, c’est-à-dire l’extension de la grande braderie qui prévoit désormais jusqu’à cinq cent quatre vingt dix sept îles mises en vente et cinq cent trente huit sites archéologiques. Le gouvernement français veut faire profiter ses amis grands patrons de cette juteuse affaire. C’est l’heure des soldes et tout le monde accourt en Grèce, à commencer par les responsables politiques russes et chinois, en début de semaine, accompagnés par des dizaines d’hommes d’affaires. Les domaines clés de la coopération gréco-française seront « le développement rural, la réforme de l’administration publique, l’innovation, le tourisme et, bien sûr, l’investissement », motif principal du séjour.

L’autre annonce qui va tenter de masquer la réalité mortifère, c’est la promesse du gouvernement français d’accueillir quatre cent ou cinq cent réfugiés par mois, en provenance de Grèce. Mais la face sombre de ce sujet, c’est que plus de deux cent policiers et gendarmes français participent actuellement à la gestion calamiteuse de la question des réfugiés et migrants dans les îles grecques. Ces jours-ci, les mutineries se multiplient dans les camps inhumains de Lesbos et de Samos. Mercredi Premier Juin 2016, le camp de réfugiés de Moria à Lesbos s’est encore rebellé, puis, Jeudi 2 Juin 2016, celui de Samos, entre 20 heures et minuit, suivi d’une répression terrible des gardiens et de la quasi-totalité des forces de police de l’île qui ont aussitôt convergé sur les lieux. Il y a au moins trente blessés donc plusieurs adolescents.

Certains sont dans un état grave et ont du être transportés vers un hôpital mieux équipé, celui de Samos étant complètement dégradé par les politiques d’austérité depuis quelques années.

Les mass-médias grecs, relayés par les agences de presse internationales, osent noyer le poisson en évoquant une obscure rixe entre des migrants, ce qui est totalement faux selon les témoignages directs recueillis depuis. C’est encore une mutinerie pure et simple contre des conditions de détentions violentes, arbitraires et inhumaines et rien d’autre. D’ailleurs, au moins deux bungalows ont été incendiés et plusieurs prisonniers ont réussi à s’échapper.

Pour seule réponse, Alexis Tsipras et Manuel Valls annoncent la prochaine conversion de l’agence de surveillance FRONTEX en « armada de gardes côtes européens », directement coordonnée depuis Bruxelles. Manuel Valls a également évoqué le renforcement imminent de la présence policière française dans les îles grecques, avec trois cent Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) et gendarmes supplémentaires d’ici peu.

« Tout va bien, Madame la marquise », semblent-ils entonner en trinquant, le championnat d'Europe de football va commencer, ainsi que la saison touristique estivale. Mais ils oublient d’évoquer les millions d’insoumis qui bloquent de plus en plus la Grèce, la France, l’Espagne, le Portugal et la Belgique, en attendant plus. Jusqu’à quand feindront-ils d’être sourds ? Et jusqu’où faudra-t-il aller dans nos luttes ?

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 15:27

'armée syrienne avance vers Rakka, combats autour d'Alep (Reuters)

L'armée syrienne est entrée dans la province de Rakka, poursuivant une offensive appuyée par la Russie contre l'organisation Etat Islamique, rapporte l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH), Samedi 4 Juin 2016.

Cette attaque fait partie d'une intensification de la lutte contre le groupe djihadiste. Elle s'ajoute à une offensive rebelle contre la ville de Manbij, dans le nord-ouest de la Syrie près de la frontière turque, avec le soutien des Etats-Unis, et à une autre de l'armée irakienne contre celle de Falloudja en Irak.

Parallèlement, des rebelles islamistes conduits par le Front al Nosra, branche syrienne d'al Qaïda, ont consolidé leurs gains au cours des dernières vingt quatre heures dans la campagne au sud d'Alep, autour de la ville stratégique de Khan Touman, ont affirmé des groupes insurgés syriens.

L'aviation russe a mené Vendredi 3 Juin 2016 d'intenses bombardements dans la partie orientale de la province d'Hama, dans la région d'Athriya proche de la frontière de la province de Rakka, et l'armée syrienne a pu pénétrer dans cette province qui est un fief de l'Etat Islamique.

La ville de Rakka, qui est la capitale de fait du groupe djihadiste en Syrie, se trouve plus à l'est et sa prise constitue, comme celle de Mossoul en Irak, l'objectif final des adversaires de l'Etat Islamique.

Les rebelles gagnent du terrain à Manbij

Les médias officiels syriens affirment que les troupes gouvernementales ont infligé de lourdes pertes à leurs adversaires. Ils ne précisent pas l'ampleur des forces engagées dans la bataille.

Selon l'OSDH, au moins vingt six combattants de l'Etat Islamique ont été tués, ainsi que neuf membres des forces loyalistes.

L'armée syrienne et ses alliées ne sont désormais plus qu'à une quarantaine de kilomètres des forces rebelles qui mènent avec l'appui des Etats-Unis une offensive pour isoler les positions de l'Etat Islamique au nord d'Alep des territoires que l'organisation djihadiste contrôle à l'est de l'Euphrate, où se trouve Rakka.

Le quotidien libanais al Akhbar, connu pour ses positions favorables à Damas, écrivait Vendredi 3 Juin 2016 que l'objectif de l'opération de l'armée gouvernementale n'était pas d'atteindre Rakka dans les semaines qui viennent, mais la ville de Tabqa et le lac de barrage Assad, que domine Tabqa.

L'Etat Islamique a conquis Tabqa en 2014 lors de son expansion fulgurante en Irak et en Syrie. La ville, qui abrite une base aérienne, est située à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Rakka. Elle se trouve sur l'axe routier stratégique qui relie Rakka aux territoires contrôlés par l'Etat Islamique au nord-est d'Alep.

Dans cette région, les rebelles soutenus par les forces spéciales américaines continuent à progresser rapidement, en particulier dans la poche de Manbij où ils ont gagné du terrain, selon des sources kurdes et l'OSDH.

Cet assaut vise à empêcher l'Etat Islamique d'accéder à la frontière turque.

Offensive islamiste au sud ouest d'Alep

Au sud d'Alep, les rebelles islamistes s'approchent de la grande ville d'Hader qui est, d'après les insurgés, une place forte des milices chiites soutenues par l'Iran.

Dans un communiqué diffusé Samedi 4 Juin 2016, le centre russe de surveillance de l'accord de cessation des hostilités a déclaré que plus de mille rebelles participaient à une offensive contre les positions de l'armée gouvernementale au sud-ouest d'Alep.

Cet assaut dirigé par le Front al Nosra avec l'appui du groupe islamiste Ahrar al Cham et le parti islamique du Turkestan a été annoncé dès Vendredi 3 Juin 2016 par l'OSDH.

Selon des témoignages de civils cités par les observateurs russes, des groupes armés partiellement composés de soldats turcs sont apparus au nord d'Alep.

Le centre de surveillance russe a également déclaré que plus de deux mille rebelles s'étaient regroupés à Sheikh Maqsoud, quartier nord de la ville d'Alep.

Selon la même source, des bombardements de la rébellion ont fait plus de quarante morts et une centaine de blessés à Alep. Moscou impute ces pilonnages au Front al Nosra.

L'armée syrienne a déclaré que des tirs de mortiers sur les quartiers de Midan et Hamadaniyah, tenus par le gouvernement, avaient coûté la vie à une douzaine de personnes.

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 20:08

http://www.daniellesimonnet.fr/conseil-de-paris/mai-2016/voeu-relatif-a-nuit-debout

Vœu relatif au mouvement des Nuits Debout

Par Danielle Simonnet

Mercredi 18 Mai 2016

Tous les groupes ont présenté des vœux au conseil de Paris au sujet du mouvement des Nuits Debout. Chacun pourra comparer. Vous trouverez ci-dessous l’ensemble de ces vœux. L’exécutif, après des négociations entre le Parti Socialiste, le Parti Communiste Français (PCF) et Europe Ecologie Les Verts (EELV) a présenté également un contre voeu. Je me suis abstenue sur ce dernier voeu, j’ai maintenu et voté le mien ainsi que celui commun d'EELV et du PCF.

Mon intervention de présentation de mon vœu, je n’avais droit qu’à deux minutes, est la suivante.

Mes chers collègues, c’est, ne l’oublions pas, à l’initiative du journal Fakir, de syndicalistes et de militants associatifs et citoyens qu’un appel « nous ne rentrons pas chez nous » à occuper la place de la République avait été lancé pour le soir de la grande manifestation du Jeudi 31 Mars 2016 contre la loi travail, donnant lieu notamment à l’époque à la projection de l’excellent film de François Ruffin, Merci Patron.

Depuis, le mouvement des Nuits Debout, ce n’est pas simplement la place de la République à Paris. Les Nuits Debout, ce sont des prises de places dans plus de trois cent villes et même parfois villages de France. Ce sont beaucoup de débats et beaucoup d’actions pour obtenir le retrait de cette loi travail mais également pour repenser le monde et pour réinventer aussi la politique de manière plus large.

C’est un mouvement citoyen unique qui s’articule avec le mouvement social et qui souhaite aussi contribuer à la convergence des luttes. Je tiens vraiment à souligner cette mobilisation assez unique, très plurielle, apartidaire et que certains d’entre nous soutenons ici.

Je voudrais rappeler les propos d’Anne Hidalgo lors du dernier conseil de Paris, soit deux jours avant la première Nuit Debout, lorsqu’elle déclarait que « le rôle historique des places parisiennes, que nos places ont toujours constitué des lieux et autant de points de convergence qui ont permis aux parisiens, en se rassemblant, de se constituer comme peuple, comme citoyens d’une même ville ».

Que s’est-il donc passé pour que quelques jours après, le Vendredi Premier Avril 2016, Anne Hidalgo considère qu’il s’agissait finalement d’une privatisation de l’espace public ? Non, il ne s’agit pas d’une privatisation de l’espace public et d’ailleurs même l’architecte reconnaît la diversité des usages.

A travers le vœu que je dépose, il ne me reste plus que trois secondes, je demande un certain nombre de choses, que les organisateurs souhaitent des aménagements techniques, qu’on interpelle la préfecture pour qu’il n’y ait plus de bâtons mis dans roues et pour que ce mouvement puisse continuer, et pour qu’il n’y ait pas d’interdiction ou de refus d’autorisation qui soient délivrés.

Il me semble extrêmement important de permettre à ce mouvement citoyen de se poursuivre place de la République, dont le titre même exige de nous que nous permettions à ces organisations de débat démocratique de se poursuivre.

Je vous remercie.

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 19:54

http://www.leparisien.fr/informations/ile-de-france-la-tuberculose-precipite-l-evacuation-du-camp-de-migrants-parisien-03-06-2016-5854483.php

La tuberculose précipite l’évacuation du camp parisien de migrants

Quelque mille deux cent migrants devraient être évacués des jardins d’Eole, dans le dix huitième et le dix neuvième arrondissement de Paris, dans les prochains jours, pour être répartis dans tous les départements d’Ile-de-France, y compris Paris, à l'exception de la Seine-Saint-Denis.

Les raisons sont multiples. Les conditions de vie sur place, sous des bâches, mais aussi les conditions sanitaires qui se dégradent. Trois cas avérés de tuberculose ont été signalés et il y a de fortes suspicions pour deux autres. Les personnes atteintes ont été évacuées vers un hôpital. Cette maladie, qui touche les poumons, est contagieuse et susceptible de se propager rapidement à cause de la promiscuité. Il y a donc urgence à mettre à l’abri cette population venue notamment d’Afrique subsaharienne.

« Ils seront accueillis dans des établissements animés par des équipes sociales », affirme Jean-François Carenco, en charge du dossier. Pour le préfet de la région Île-de-France et de Paris, cette décision intervient dans la continuité de la politique menée par ses services depuis des mois. « Il y a déjà soixante cinq centres d’accueil dans toute la région, ce n’est pas une nouveauté », assure-t-il.

Mais, faute de places suffisantes dans les délais nécessaires, plusieurs gymnases vont être mobilisés, parfois réquisitionnés. « Ces locaux, ce n’est pas ce que nous voulons, mais ils sont nécessaires dans certains endroits. Ce n’est en rien une solution et cela ne devra pas excéder une durée d’un mois », précise le haut fonctionnaire. La décision semble pourtant bien avoir été prise dans la précipitation. Les villes concernées ne l’ont appris que le Jeudi 2 Juin 2016. Les associations humanitaires ont été conviées à une réunion préparatoire Jeudi 2 Juin 2016. Les premières arrivées ont même été envisagées moins de vingt quatre heures après ce rendez-vous.

Vendredi 3 Juin 2016, la préfecture de région refusait cependant de communiquer les localisations et l’étendue du dispositif d’accueil. Mais selon nos informations, deux cent migrants devraient ainsi être hébergés dans des gymnases de Bezons et de Cergy, dans le département du Val-d’Oise, trois cent à Lagny-sur-Marne, dans le département de la Seine-et-Marne, et d’autres encore à Versailles, dans le département des Yvelines.

Une annonce qui a déclenché la colère de certains maires. « Trop c’est trop », tweetait Georges Mothron, maire des Républicains d’Argenteuil, envisagé comme commune d’accueil provisoire. Même grogne chez Hugues Portelli, président des Républicains de l’union des maires du Val-d’Oise, qui dénonce une opération de communication politique.

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 19:46

Mohamed Ali, boxeur magnifique et icône américaine, est mort (Reuters)

L'ancien boxeur Mohamed Ali, véritable icône aux Etats-Unis, est décédé Vendredi 3 Juin 2016 à l'âge de soixante quatorze ans dans un hôpital de Scottsdale, près de Phoenix en Arizona, où il était admis depuis deux jours pour de graves problèmes respiratoires.

L’ancien champion du monde des poids lourds souffrait depuis une trentaine d'années de la maladie de Parkinson et s'était montré très affaibli lors de ses dernières apparitions publiques.

« Une partie de moi-même s'en est allée, la plus grande, the greatest », a commenté l'ancien champion du monde George Foreman, auquel Mohamed Ali avait ravi la couronne mondiale à Kinshasa en 1974, par allusion au surnom donné à Mohamed Ali.

« Nul doute qu'il était une des meilleures personnes de son époque. Le réduire au statut de boxeur est une injustice », a ajouté l’ancien boxeur.

Barack Obama, premier président afro-américain de l’histoire des Etats-Unis, a salué « un homme qui s'est battu pour nous », le plaçant au même rang des grandes figures du combat pour les droits civiques que Martin Luther King ou Nelson Mandela.

« Son combat en dehors du ring lui a coûté son titre et son statut public. Il lui a valu beaucoup d'ennemis, il lui a valu d'être honni et l'a pratiquement envoyé en prison. Mais Mohamed Ali a tenu bon. Et sa victoire nous a aidé à nous habituer à l'Amérique que nous connaissons aujourd'hui », a dit le président américain.

Le combat du siècle

Né le 17 janvier 1942 à Louisville, dans le Kentucky, sous le nom de Cassius Clay, le boxeur a pris le nom de Mohamed Ali à l'âge de vingt deux ans après s'être converti à l'islam.

Son jeu de jambes et la rapidité de ses poings, ses combats légendaires contre Joe Frazier et George Foreman et ses engagements politiques, comme son refus d'être enrôlé dans l'armée pour la guerre du Vietnam, ont fait de lui une icône.

Ayant commencé la boxe à l'âge de douze ans, il décroche le titre mondial des poids lourds à vingt deux ans en obtenant à la surprise générale la victoire face à Sonny Liston, l'un des boxeurs les plus puissants de l'histoire, en février 1964 à Miami.

Peu de temps après, il rejoint le groupe militant Nation of Islam, se convertit et décide de changer de patronyme. C'est au nom de ses convictions religieuses et de son opposition au conflit vietnamien qu'il refuse en 1967 de rejoindre la conscription.

Son statut d'objecteur de conscience le transforme immédiatement en icône de la contre-culture américaine parmi la génération qui conteste la guerre du Vietnam.

Cette opposition lui vaut d'être arrêté, d'être reconnu coupable d'évasion et d'être déchu de son titre mondial. Cet épisode l'éloigne de la boxe pendant près de quatre années, du mois de mars 1967 au mois d’octobre 1970, Mohamed Ali se consacrant à une bataille juridique qui le conduit jusque devant la cour suprême des Etats-Unis qui, en 1971, annule sa condamnation.

Cette année marque le retour de Mohamed Ali pour « le combat du siècle » face à Joe Frazier au Madison Square Garden de New York au mois de mars 1971. La tension avant la rencontre est à son comble lorsque Mohamed Ali, jamais avare d'une provocation et se présentant comme « le plus grand, le plus courageux, le plus beau, le plus fort et le plus doué », affirme que son adversaire est « trop bête » pour être champion du monde.

« Je me bats pour le petit homme du ghetto », lance-t-il avant le match qui est retransmis dans trente cinq pays. Malgré toute sa résistance, Mohamed Ali envoyé au tapis à la dernière reprise est déclaré vaincu à l'unanimité des juges et concède sa première défaite professionnelle.

Une revanche est organisée en 1974 entre les deux adversaires, Joe Frazier ayant alors perdu son titre face à George Foreman. Mohamed Ali tient cette fois sa victoire et se voit offrir la possibilité de défier le tenant du titre, George Foreman, dans un match légendaire, « The Rumble in the Jungle », à Kinshasa au mois d’octobre 1974.

Plus malin et plus fort

Bien qu'âgé de trente deux ans et n'ayant plus les réflexes et la rapidité de ses premiers combats, Mohamed Ali réussit à triompher face à un George Foreman qui admet que son rival a été « plus malin et plus fort » que lui.

Ce succès ouvre la voie au troisième match contre Joe Frazier à Manille au mois d’octobre 1975. Le combat baptisé « Thrilla in Manila » se déroule par une chaleur accablante de trente huit degrés. Le manager de Joe Frazier refuse à l'appel de la quinzième reprise que son boxeur reprenne le combat, offrant une victoire technique à Mohamed Ali.

Ce dernier se retire des rings en 1981 avec un palmarès de cinquante six victoires, dont trente sept par Knock Out, et seulement cinq défaites.

Trois ans après sa retraite sportive, les médecins lui diagnostiquent la maladie de Parkinson, cause pour laquelle il a créé une fondation, le Muhammad Ali Parkinson Center.

En 1996, l'ancien champion avait fait une apparition surprise aux Jeux Olympiques d'Atlanta, où il était parvenu à surmonter les tremblements liés à sa maladie pour porter la flamme olympique.

En 2012, il était présent aux Jeux Olympiques de Londres, où il était apparu amaigri et se déplaçant en fauteuil roulant.

Marié quatre fois, Mohamed Ali est père de neuf enfants. L'une d'entre eux, Laila, elle aussi ancienne boxeuse, a publié sur twitter une photo de son père et de sa petite-fille, remerciant les fans du boxeur pour leurs prières.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 20:37

http://www.fakirpresse.info/solidarite-avec-les-travailleurs-francais-ken-loach

Solidarité avec les travailleurs français

Jeudi 2 Juin 2016, nous étions au Havre, pour soutenir les grévistes, avec Miguel Urban de Podemos, Serge Halimi et aussi, pour eux, des messages de Ken Loach, de Jeremy Corbyn et des dockers portugais.

Jeudi 2 Juin 2016, nous étions au Havre, avec Isabelle Attard, Gérard Filoche, Miguel Urban, Serge Halimi et d’autres copains, mais surtout avec les raffineurs, les portuaires et les dockers en grève.

Pour s’inspirer de leur exemple, trente mille personnes en manifestation, dans une ville de cent soixante dix mille habitants.

Pour qu’ils voient qu’ils ne sont pas seuls. Que le fer de lance de la bataille sache que la hampe tient bon derrière.

Et pour rappeler que nous sommes la majorité.

Nous avons frissonné ensemble pendant les prises de parole de Miguel Urban Crespo, député européen espagnol, membre de Podemos, et de Serge Halimi, directeur du Monde Diplomatique.

Et ceux qui n’ont pas pu venir, ont laissé un message.

Ken Loach, palme d’or à Cannes en 2016

« Enfin, les travailleurs engagent la lutte face aux multiples attaques contre leurs conditions de travail et leurs salaires. Au Royaume-Uni, nous avons une longue expérience de dirigeants politiques qui se disent socialistes, mais qui agissent comme les valets des multinationales. Tout ce qu’ils veulent, c’est une force de travail docile, qu’ils peuvent exploiter ou licencier à leur guise. Voila ce dont le capitalisme a toujours eu besoin. Grâce à votre combat, une autre Europe se dessine, qui repose sur la coopération et la solidarité, une Europe dans laquelle chacun pourrait bénéficier d’un travail et d’un salaire dignes. Solidarité avec les travailleurs français ».

Jeremy Corbyn, leader du parti travailliste britannique

« Nous savons parfaitement que les droits des travailleurs ont toujours été conquis par les luttes des syndicats et de la rue. Seules de telles campagnes peuvent défendre les droits des salariés et les renforcer en forçant les parlements à voter des lois encadrant la protection sociale. Nous sommes donc à vos côtés et aux côtés des mouvements et des partis progressistes européens qui se battent pour défendre les droits des travailleurs et renverser les politiques d’austérité qui ne fonctionnent pas et pour construire ensemble une Europe vraiment sociale, à la hauteur de nos espoir à tous ».

Antonio Mariano, président du syndicat des dockers portugais

« Les dockers de Lisbonne ont résisté à l’assaut final aux droits du travail dans le seul port portugais que résiste encore et toujours aux attaques coordonnées à partir de Bruxelles. Le scénario était apocalyptique. Menace de licenciement collectif pour nous tous et forces d’intervention de la police pour assurer la sécurité des briseurs de grève qui entraient dans les terminaux par la rivière. Unis jusqu’au bout, nous avons résisté à ce terrorisme patronal et nous avons empêché la généralisation d’un modèle d’esclavage que s’exporte en Europe. Je lance un appel vigoureux à tous les travailleurs français pour qu’ils continuent à se battre ensemble contre les forces du néolibéralisme qui touchent aussi la France. Nous savons que les dockers français, à Marseille ou au Havre, resteront déterminés. Au mouvement gréviste français, toute notre solidarité et encouragement, la lutte paie ».

Catarina Martins, coordinatrice du Bloco de Esquerda du Portugal

« Je suis avec vous dans ce combat, pour qu’à la faillite de cette Europe de Jean Claude Juncker et de François Hollande puisse répondre la solidarité de l’Europe des travailleurs ».

Mourad Musset, de la Rue Kétanou

« Nous apportons notre soutien au mouvement de blocage de la raffinerie du Havre et aux grévistes de tout le pays, car le vrai blocage n’est pas celui que nous croyons. Notre cri de jeunesse, ce n’est pas nous qui sommes à la rue, c’est la rue qu’est à nous, est toujours d’actualité, l’espace public appartient à tous et les lois devraient s’appliquer en prenant réellement en compte la vie et les avis des citoyens. Face au blocage d’une minorité de gouvernants, qui ont décidé de passer en force par le quarante neuvième article de la constitution plutôt que de dialoguer démocratiquement et de prendre le temps d’entendre les voix du peuple, nous ne pouvons continuer le travail comme si de rien n’était et, puisque visiblement les socialistes au pouvoir sont devenus sourds, il faut se faire entendre en utilisant les même techniques qu’eux, en passant en force. Le premier ministre ne parle que de fermeté, alors tenons fermement le blocage que nous chanterons, avec l’espoir que cette résistance débouche sur un vrai dialogue et que le gouvernement retrouve l’ouïe pour entendre nos revendications et les chansons qui les accompagnent. Vive les grains de sable qui bloquent le rouleau compresseur et vive les cigales dans la fourmilière ».

Fédération des Grands Ensembles de Jazz et des Musiques Improvisées

« Nous soutenons les grévistes, qui bien évidemment ne sont pas des terroristes, mais plutôt, le seul rempart contre la destruction du code du travail tant souhaitée par l’Europe, avec l’état français en exécutant ».

La Fédération des Grands Ensembles de Jazz et des Musiques Improvisées est représentée par Pierre Baldy-Moulinier, Patrice Caratini, Denis Charolles, Jean Christophe Cholet, Sylvain Cathala, Alban Darche, Andy Emler, Laurent Gehant, David Haudrechy, François Jeanneau, Philippe Laudet, Jean Marie Machado, Fred Pallem, Jordan Philippe, Bruno Tocanne, Fred Maurin, Jonas Muel, Julien Pontvianne, Christophe Rocher, Bruno Tocanne, Tante Yvonne, Alfred Vilayleck, Sylvia Versini-Campinchi et Paul Wacrenier

Collectif Circassien Cheptel Aleikoum

« Nous soutenons de tout notre coeur les grévistes, ultime et nécessaire rempart au démantèlement du code du travail. Merci pour tous les sacrifices auxquels ils consentent pour la défense des droits du plus grand nombre. Courage, tenez bon, on vous admire et on vous aime ».

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 20:12

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/03/2357782-le-siege-du-medef-occupe.html

Occupation du siège départemental du mouvement des entreprises de France (MEDEF)

Symboliquement, Jeudi 2 Juin 2016, une délégation de la Confédération Générale du Travail (CGT) a occupé durant plusieurs heures le siège départemental de l’Aude du MEDEF à Lézignan, alors qu'à Carcassonne un autre rassemblement réunissait cent cinquante personnes devant la cité administrative.

Dans l'est du département, c'est vers 8 heures du matin qu'un convoi est parti de Narbonne, en direction du siège départemental du MEDEF, dans la zone économique de Gaujac, à Lézignan.

Près de cent cinquante personnes, banderoles et camion sono de la CGT, peu avant 9 heures, le bâtiment du patronat audois était totalement investi, transformé en une sorte de lieu de kermesse improvisée. Pâté de Douzens, vin, boissons et musique, il y avait de quoi passer quelques heures agréables.

« Les cégétistes ne sont pas des terroristes », pouvait-on lire comme inscription à la peinture blanche à l'entrée des locaux, ou encore « Maison du Peuple » sur le tableau blanc de la salle de conférence, alors que devant l'immeuble se consumaient des pneus dégageant une épaisse fumée noire. « Nous occupons les lieux jusqu'à ce que nous ayons un contact avec le MEDEF », précisait le responsable de la section de Narbonne de la CGT, Christophe Garreta. Contact il y eut, mais pas celui espéré par les syndicalistes. « Le président du MEDEF de l'Aude ne condamne pas les propos de Pierre Gattaz, le président national, qui a parlé de terroristes à propos d'actions syndicales. Il précise que la loi peut faire sauter des verrous. Mais il est prêt à nous recevoir, c'est vous qui déciderez », expliquait Christophe Garreta, vers 11 heures du matin, aux militants présents à l'entrée du bâtiment. Cette intervention verbale signait aussi la fin de l'occupation des lieux, mais pas de l'action syndicale, car une opération escargot était alors organisée sur l'autoroute de Lézignan-Corbières à Narbonne. Une opération qui occasionnait plusieurs kilomètres de bouchon. Arrivés au péage de Narbonne-Sud, les manifestants ont continué vers la bourse du travail où devait se tenir un point bilan de la journée.

Cent cinquante aussi à Carcassonne

Cela fait trois semaines que chaque matin ils se retrouvent au pied de la cité administrative de Carcassonne. Des rassemblements qui débutent à 8 heures, n'épargnant aucune aube d'une montée de drapeaux syndicaux et de discussions. La CGT, la CGT Force Ouvrière, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), l'Union Syndicale Solidaire (USS) et les agents des services financiers ne décolèrent pas contre le projet de loi travail. « Nous arrêterons de venir tous les matins lorsque le gouvernement renoncera ». De nombreux points de la loi sont dénoncés et les employés prennent peur. « On veut par exemple peu à peu effacer l'accueil physique », déplore Arnaud Windenberger, de la CGT Force Ouvrière. « Passer par le téléphone plutôt qu'une vraie personne, dans certains cas cela va. Mais pour régler des problèmes financiers ou fiscaux, bonne chance ».

Chaque année, les syndicats estiment que deux mille postes en accueil disparaissent. « Pour 2017, ils seront encore en baisse ». Dans l'Aude, cela représente la suppression d'une quinzaine d'emplois par an selon eux.

Hier, les syndicats comptaient encore environ cent cinquante personnes, d'après eux, devant la cité administrative. Les seuls à Carcassonne à entamer un tel mouvement continu. « Mais à Narbonne, ils se sont engagés pour cinq semaines de blocage. Et nous aussi, nous ne lâcherons pas. C'est au gouvernement de céder ».

A Carcassonne, près de cent cinquante personnes étaient rassemblées devant la cité administrative de Carcassonne dès 8 heures du matin.

Cela fait trois semaines que la CGT, la CGT Force Ouvrière, la FSU et l'USS se mobilisent dès l'aube. Ils assurent que le blocage ne prendra pas fin tant que « le gouvernement n'aura pas cédé » sur le projet de loi travail, dont de nombreux articles sont pointés du doigt.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 17:21

http://www.lecourrierdelatlas.com/1145931052016Proces-LDJ-des-peines-allant-de-6-mois-avec-sursis-a-12-mois-ferme.html

http://www.europalestine.com/spip.php?article11924

http://www.france-irak-actualite.com/2016/06/justice-proces-de-4-membres-de-la-ligue-de-defense-juive-ldj.html

Procès contre la Ligue de Défense Juive (LDJ), des peines allant de six mois de prison avec sursis à douze mois de prison ferme

Par Nadir Dendoune

Le procès de quatre membres de la LDJ poursuivis pour violences en réunion avec circonstances aggravantes et arme par destination s’est tenu Mardi 31 Mai 2016 devant la quatorzième chambre correctionnelle de Paris. Les juges ont condamné les prévenus à des peines allant de six mois de prison avec sursis à douze mois de prison ferme assorties de condamnations pécuniaires solidaires.

En 2012, la LDJ, cette milice interdite aux Etats-Unis mais tolérée en France, s’était fait une spécialité d’asperger de peinture rouge ceux qu’elle considérait alors comme ses ennemis. Du mois de juin 2012 au mois d'octobre 2012, trois agressions vont être commises à l’encontre d’Olivia Zémor, présidente d’Europalestine, d’Houria Bouteldja, la porte-parole du Parti des Indigènes de la République (PIR), et de Jacob Cohen, « un juif antisioniste », comme il aime se définir.

Trois des inculpés, Steve Bismuth, Daniel Benassaya et Laurent Cashauda, étaient présents Mardi 31 Mai 2016 devant la quatorzième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Joseph Ayache, le cerveau de la bande, a pris la fuite en Israël au lendemain des faits, « parce qu’il craignait pour sa vie », il n’a donc pas répondu présent à la convocation. Il était tout de même représenté par un avocat.

Olivia Zémor est la première à s’avancer à la barre. Le 28 juin 2012, elle prend un verre du côté de la place de la Bastille avec un individu qui se présente sous le nom d’Amine Saraoui. « Il m’avait appelé en me disant qu’il était intéressé par nos actions et qu’il avait pour projet de se rendre en Palestine », déclare à la barre la militante.

A peine installée, Olivia Zémor reçoit sur la tête une énorme quantité de peinture rouge. « C’était de la peinture à l’huile, celle qu’on utilise pour peindre les murs, une substance très toxique. Je ne voyais plus rien, heureusement que des touristes américains sont venus à mon secours ». Elle file alors au commissariat du quatrième arrondissement qui l’emmène très vite à l'Hôtel Dieu. Pendant une heure, elle essaie avec les infirmières d’enlever la peinture, en vain, résultat, cinq jours d'Interruption Temporaire de Travail (ITT).

Le cas de Jacob Cohen est très vite évacué, compte tenu de son absence au tribunal et du fait qu’il n’ait pas pris la peine d’aller chez le médecin après l’agression. Le 5 juillet 2012, une semaine après celle commise contre Olivia Zémor, Jacob Cohen était lui aussi aspergé de peinture rouge et de farine dans le quartier du Marais à Paris.

Houria Bouteldja est la dernière des victimes à être interrogée. « J’ai été contactée via facebook par quelqu’un qui se présentait sous un patronyme maghrébin. Il disait qu’il était journaliste pour Saphir News. Je ne me suis donc pas méfiée. C’est un site internet que je connais très bien », détaille à la barre la figure du PIR.

Rendez-vous est donné ce 24 octobre 2012 dans le cinquième arrondissement de Paris. « J’entends quelqu’un crier mon nom et j’ai à peine le temps de me retourner qu’on m’asperge de peinture ». Elle file à l'Hôtel-Dieu pour des soins, six jours d’ITT.

C’est au tour des prévenus de répondre. Les trois s’avancent ensemble. Le juge demande à Daniel Benassaya d’enlever la kippa qu’il porte sur sa tête, « pas de signe religieux ici », précise le juge. Le tribunal veut d’abord savoir quel rôle jouait Joseph Ayache au sein de la LDJ. Tous le décrivent comme le chef de la LDJ.

Les trois affirment avoir rejoint la LDJ « à cause de la montée de l’antisémitisme et parce que certains discours peuvent alimenter la haine ». Laurent Cashauda, toujours, « j’en avais marre de synagogues qui brûlent ».

Les trois prévenus fuient tour à tour leurs responsabilités. « Je pensais plutôt à une interview d’Olivia Zémor », explique Laurent Cashauda, bien qu’il reconnaîtra lors de ses gardes à vue « recevoir des instructions de Joseph Ayache en vue des agressions ». Une vidéo de l’agression d’Houria Bouteldja est mise en ligne chez Steve Bismuth où Joseph Ayache est venu dîner. « J’ai su ce qu’il y avait dans la vidéo qu’une fois que celle-ci fut mise en ligne », jure Steve Bismuth. « Il a juste profité de mon réseau wifi pour la mettre en ligne », plaide-t-il.

Daniel Benassaya, le web master de la LDJ, reconnaît avoir posté sur you tube les vidéos des agressions d’Olivia Zemor et de Jacob Cohen, mais jure qu’il n’était pas présent sur les lieux.

« Laurent Cashauda prétend le contraire. Il dit que c’est vous qui avez filmé l’attaque contre Olivia Zemor », lui rappelle le juge, qui précise également que les policiers ont constaté qu’il s’était entretenu plusieurs fois avant l’agression de la militante avec Joseph Ayache. Des appels qui ont été repérés à proximité de l’endroit où la militante a été aspergée de peinture rouge et peu de temps avant. « C’est normal, j’habite dans le secteur », se défend Daniel Benassaya.

Les trois prévénus jurent désormais s’être rangés et affirment avoir quitté la LDJ. Steve Bismuth va se marier dans un mois, Daniel Benayassa enseigne dans une école religieuse juive.

Après quatre heures de procès, le jugement est rendu. Les juges ont suivi les réquisitions du procureur général.

Joseph Ayache est reconnu coupable des infractions comme co-auteur et écope, sans surprise, de la plus lourde peine, un an de prison ferme. S’il reste en Israël, il ne devrait pas être inquiété par la justice française.

Steve Bismuth obtient la relaxe pour les faits reprochés à l’encontre de Jacob Cohen, où sa culpabilité n’a pu être établie. Il est néanmoins reconnu coupable de diffusion d’image violente et écope d’une amende de mille euros.

Daniel Benassaya est reconnu coupable de violence à l’encontre d’Houria Bouteldja. « Il y a trop d’éléments qui vous mettent en cause », ont justifié les juges. En ce qui concerne les faits de violences à l’encontre de Jacob Cohen, il est seulement condamné pour diffusion d’images violentes.

Pour ces deux faits, il est condamné à une peine de six mois de prison avec sursis.

Laurent Cashauda est déclaré également coupable pour complicité de violence et il est condamné à une peine de six mois de prison avec sursis.

Ces peines de prison sont assorties de condamnations pécuniaires solidaires, onze mille huit cent euros pour Olivia Zemor et huit mille cinq cent euros pour Houria Bouteldja.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 16:59

http://www.liberation.fr/france/2016/05/31/anne-hidalgo-cree-un-camp-de-migrants-je-veux-pouvoir-me-regarder-dans-la-glace_1456482

Anne Hidalgo crée un camp de migrants, « je veux pouvoir me regarder dans la glace »

La maire de Paris a annoncé, Mardi 31 Mai 2016, la construction prochaine d’un campement humanitaire, avec ou sans le soutien de l’état.

Faire de Paris une « ville refuge », le mantra d’Anne Hidalgo depuis un an a pris un tour spectaculaire, Mardi 31 Mai 2016, lorsque la maire de la capitale a annoncé l’ouverture, d’ici « un mois et demi », d’un camp humanitaire de réfugiés dans le nord de la ville. Le site retenu sera précisé « dans les jours qui viennent ». Il se trouvera « intra-muros », un « symbole important » selon son cabinet, et devrait être composé d’habitations modulables, de type chalet en bois.

Cette annonce soudaine illustre les tensions croissantes entre Paris et l’état. « Nous faisons face depuis un an et demi à un flux de migrations sans précédent », explique-t-on dans l’entourage de la maire. « Nous avons dû aller bien au-delà de nos compétences. Et malgré des courriers et des communiqués réguliers, nous avons repris depuis trois mois cette triste habitude de voir des campements dans Paris ».

Ces dernières semaines, plusieurs évacuations ont eu lieu dans des camps de fortune du nord de la capitale, notamment sous le métro Stalingrad et au lycée Jean-Jaurès, dans le dix neuvième arrondissement de Paris. Plusieurs milliers de personnes ont pu bénéficier des opérations de relogement. Mais les capacités d’hébergement en Ile-de-France restent insuffisantes pour faire face à un flux d’arrivées continu, une centaine par jour dans la capitale, qui va encore s’accentuer avec la période estivale. En attendant d’être orientés vers les lieux adéquats, les migrants sont donc contraints de s’entasser dans des bidonvilles où les conditions sont déplorables. Actuellement, le point de tension se situe dans les jardins d’Eole, une vaste esplanade du nord de Paris où la population, soudanais, érythréens et afghans, autant de réfugiés potentiels, est passée en dix jours d’une cinquantaine de personnes à près de huit cent personnes. Evoquant la boue et les rats, Anne Hidalgo a jugé la situation ni acceptable, ni tenable. « L’Europe n’est pas à la hauteur de son histoire et notre pays non plus », a-t-elle martelé. « Nous avons un devoir d’humanisme. Dans dix ou quinze ans, je veux pouvoir me regarder dans la glace et ne pas me sentir coupable de non-assistance à personne en danger ».

Dans ce dossier, les pouvoirs publics, tant au niveau local que national, ont tous peu à peu évolué. Il y a un an, alors que la France semblait découvrir l’ampleur de la crise migratoire et humanitaire autour de la Méditerranée, les évacuations se faisaient encore dans une relative improvisation. Souvent, les migrants étaient envoyés dans des hôtels aux quatre coins de l’Ile-de-France, isolés et parfois privés de nourriture.

Le dispositif, s’il s’est rodé, demeure toutefois insuffisant selon la maire.

« Il est temps de passer à la vitesse supérieure et d’apporter des solutions dimensionnées », a-t-elle annoncé.

La première urgence est donc d’accueillir ces exilés dignement, dans un « campement conforme aux normes du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ». Pour ce faire, la mairie dit s’être inspirée de l’initiative de Damien Carême, l’édile écologiste de Grande-Synthe, qui a ouvert unilatéralement un camp humanitaire de mille cinq cent places cet hiver, sans le concours de l’état. Hasard du calendrier, le campement de la Linière a reçu Lundi 30 Mai 2016 la visite de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’intérieur, qui s’est engagé à reprendre la gestion du site. En fera-t-il de même à Paris ? Sollicitée par Libération, la place Beauvau a indiqué n’avoir « aucun commentaire à faire sur l’initiative d’Anne Hidalgo, qui relève de la libre administration des collectivités locales ». Le cabinet de Bernard Cazeneuve a aussi assuré que l’état « prend ses responsabilités pour fluidifier un dispositif national cohérent ».

Anne Hidalgo, de son côté, « espère que l’état sera partenaire ». Mais elle se dit prête à se passer de ce soutien et à « prendre les devants », avec l’aide des associations et des parisiens. Pour l’instant, plusieurs sites font encore l’objet d’évaluations par les services techniques.

L’endroit retenu devra « être suffisamment vaste pour accueillir plusieurs centaines de personnes », selon l’édile, qui n’a pas précisé la capacité exacte du dispositif. « Mais s’il faut plusieurs sites, nous le ferons », a-t-elle ajouté.

Ce premier campement humanitaire aura pour objectif d’offrir un hébergement digne et un accueil de jour, destiné à orienter les exilés au bout de quelques semaines vers les dispositifs adéquats. C’est cependant sur ce point que la politique d’Anne Hidalgo pourrait atteindre ses limites. Car s’il salue l’annonce de la création de ce camp humanitaire, Pierre Henry, le directeur général de l’association France Terre d’Asile (FTA), rappelle aussi la nécessité de changer de braquet.

« Nous pouvons enregistrer quatorze mille demandes d’asile par an à Paris. Or, le rythme actuel est deux fois plus élevé. Sans un dispositif cohérent national, l’initiative d’Anne Hidalgo sera vite confrontée à une embolie ».

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