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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 20:28


http://www.ism-france.org/news/imprimer_article.php?id=11661&type=communique

Un espoir pour Gaza : un convoi de plus de 100 camions de médicaments et de nourriture bientôt à Gaza

Par Campagne Européenne pour Briser le Siège de Gaza

Il est temps de bouger : la Campagne européenne pour mettre fin au siège de Gaza (ECESG) va envoyer un gros convoi de plus de 100 camions.
Le convoi partira début mai, depuis de nombreux pays européens comme la Grande-Bretagne, la France, l’Irlande, l’Ecosse, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche et la Norvège.

Cela fait maintenant trois ans qu’Israël impose un siège drastique et mortel sur Gaza. Ce siège brutal dévaste tous les aspects de la vie à Gaza. Des milliers de familles souffrent, alors que beaucoup d’autres meurent par manque de traitement et d’équipement médical.

La dévastation des infrastructures de base de fourniture d’eau, d’électricité et sanitaire rend la vie des 1,5 millions d’habitants insupportable et aggrave encore la misère des gens. La guerre a totalement détruit ce que le siège avait laissé. Des milliers ont été tués, blessés et mutilés.

Il est temps de bouger : la Campagne européenne pour mettre fin au siège de Gaza (ECESG) va envoyer un gros convoi de plus de 100 camions. Nous emmenons des fauteuils roulants, de l’équipement médical, des médicaments qui manquent actuellement et des jouets pour les gens de Gaza.

Le convoi partira début mai, depuis de nombreux pays européens comme la Grande-Bretagne, la France, l’Irlande, l’Ecosse, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche et la Norvège.

Oui, nous pouvons ! Que les actions se fassent plus entendre que les mots ! Sauvons plus de vies ! Soignons la souffrance des Gazaouis blessés !

Si vous avez une camionnette, un autobus ou n’importe quel véhicule, et si vous voulez aller à Gaza, c’est le moment ! Saisissez cette opportunité et rejoignez-nous.

Le convoi devrait quitter Milan aussitôt après la 7ème Conférence des Palestiniens vivant en Europe. Un nombre considérable de militants, de responsables et de députés européens y participeront.

Ceux qui veulent nous rejoindre devront venir avec leur véhicule à Milan. Le convoi quittera Milan le 3 mai et prendra la mer à Gênes pour se rendre à Alexandrie, en Egypte.

Les camions débarqueront à Alexandrie 3 jours plus tard d’où ils partiront directement pour Gaza.

Dans la phase de coordination, il faudra vérifier les camions pour s’assurer qu’ils sont correctement préparés au trajet depuis l’Egypte.

Si vous pouvez aider les Gazaouis, si vous voulez donner le sourire aux enfants traumatisés, n’hésitez pas à prendre contact avec notre équipe de coordination.

www.savegaza.eu




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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 20:20


Européennes 2009 : quelle politique pour le NPA ?

www.promcomm.wordpress.com 

Contribution du groupe Prométhée à la discussion pour l’élaboration de la profession de foi des listes du NPA aux élections européennes du 7 juin 2009

Les élections européennes auront lieu dans une situation de crise capitaliste et de poursuite de la politique de destruction sociale de Sarkozy et du MEDEF. Pour le monde du Travail, licenciements et remise en cause des acquis sont à l’ordre du jour. Le vote anticapitaliste sera d’abord l’occasion d’exprimer notre rejet du gouvernement Sarkozy, de sa politique.

Mais au-delà, on sait que capitalistes et nantis ont largement profité du système jusqu’au déclenchement de la crise. C’est pourquoi nous disons : ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise capitaliste !

Et nous serons porteurs des revendications du monde du travail, notamment interdiction des licenciements, rattrapage du pouvoir d’achat perdu, échelle mobile des salaires, retrait des « réformes » Sarkozy (Enseignement, Santé, etc., défense des services publics

Les manifestations massives (29 janvier, 19 mars), les grèves, comme en Guadeloupe, ne laissent aucun doute : les travailleurs n’acceptent pas de laisser Sarkozy sévir jusqu’en 2012, de voir nos acquis saccagés. A l’opposé du « dialogue social » avec Sarkozy et le MEDEF, nous militons pour l’unité pour chasser Sarkozy et l’UMP, pour un gouvernement des travailleurs, pour une politique anticapitaliste, socialiste, en s’organisant pour imposer aux directions syndicales, à la gauche officielle (PS, PCF, PG…), qui n’en veulent ni les uns ni les autres, de rompre avec Sarkozy et le MEDEF, d’appeler à la grève Générale

En 2005, l’électorat populaire rejeta un projet constitutionnel, le TCE, pourtant défendu par la quasi-totalité des partis politiques. Il rejetait ainsi une Union européenne (UE) au service des capitalistes. Mais Sarkozy s’est assis sur ce vote et a imposé le contenu du TCE par le traité de Lisbonne. Voilà pourquoi nous affirmons : A bas le Traité de Lisbonne !

Au-delà, nul ne peut le contester : l’UE sert depuis sa création à renforcer les capitalistes de chaque pays dans leur politique anti-sociale.

Le traité de Maastricht a été un puissant encouragement à la «discipline » budgétaire, à la mise en œuvre de coupes sombres, drastiques contre les acquis populaires, le niveau de vie. De même, la « stratégie de Lisbonne » a aidé à mettre en œuvre des politiques de remise en cause du droit à l’Enseignement - comme la LRU en ce qui concerne les universités françaises.   

La mise en concurrence des travailleurs de chaque pays de l’UE est systématique. La dérèglementation du marché du travail organise un dumping social rythmé par des délocalisations vers des pays où les travailleurs disposent de peu ou pas d’acquis.   

Concernant les libertés, le rôle de l’UE n’est pas moins nocif. Les grandes puissances impérialistes sont responsables de la situation de pays comme ceux du Maghreb ou d’Afrique - ça n’a pas empêché l’UE d’organiser « l’harmonisation » des mesures de police visant à endiguer les vagues d’immigration que crée cette situation.
   
L’UE est un pilier essentiel dans la conduite des guerres impérialistes, comme l’atteste le dernier sommet de l’OTAN et l’engagement de celle-ci dans des interventions militaires (Afghanistan…).

Par contre l’UE n’a eu aucune action réelle pour la préservation des ressources naturelles. Les intérêts capitalistes qu’elle sert sont incompatibles avec la sauvegarde de ces ressources !

Libérale, antisociale, antidémocratique, belliciste : voilà le vrai visage de l’UE. Pour toutes ces raisons, nous affirmons qu’aucune politique anticapitaliste ne peut exister sans remettre en cause une « Union » construite par les possédants pour leurs propres intérêts, exclusivement . Il n’y a pas de politique favorable aux travailleurs sans rupture avec l’Union Européenne

Il faut enfin le répéter : l’UE n’est pas l’Europe. Depuis 50 ans, les possédants et leurs gouvernements ont montré leur incapacité à progresser réellement dans la voie de l’unité européenne. Leurs seules réalisations sont ce qu’ils ont pu réaliser contre leurs populations laborieuses respectives.

Les intérêts capitalistes de chaque pays les empêchent de s’unir, et la crise économique actuelle montre même encore plus nettement leurs tendances à se diviser. Seuls les travailleurs uniront l’Europe, permettront que se construisent des États-Unis Socialistes d’Europe

Mais pour cela, la première condition est de défaire Sarkozy, Merkel etc., de mettre en place des gouvernements qui s’attaquent aux causes de la crise actuelle : l’économie de profit, le capitalisme.

Le 7 juin, un seul vote utile pour le monde du travail : le vote anticapitaliste !



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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 20:07


Europalestine veut rayer Israël des rayons Carrefour

Habillés de t-shirts verts Boycott Israël, des militants pro-Palestinien viennent mettre à sac les rayons de Carrefour commercialisant des produits israéliens ou même d'entreprises commerçant avec Israël. Les vidéos buzzent sur les sites radicaux et l'enseigne joue la neutralité.

Une trentaine de quidam, habillés du même t-shirt vert Boycott Israël se regroupent en sifflant dans les rayons du Carrefour d'Aulnay puis remplissent leurs caddies de fruits et légumes : «des fruits cultivés sur la terre des Palestiniens avec l'eau des Palestieniens», répète à la caméra un militant surexcité.

Un mouvement vigoureusement soutenu par Europalestine

Depuis quelques semaines, les rassemblements de ce type se multiplient, notamment dans le Nord de la banlieue parisienne (Drancy, Saint-Denis, Gennevilliers...) et principalement dans des supermarchés Carrefour. Le tout avec la bénédiction d'Europalestine, groupement politique ...qui relait toutes les vidéos, et une mise en scène à la violence sourde mais évidente.

Sur le blog de Campagne BDS France, ouvert le 13 janvier, les militants se revendiquent de Boycott Divestment Sanctions, collectif international créé en juillet 2005 suite à l'appel de l'autorité palestinienne de boycotter l'Etat hébreu. Les activistes en appellent à l'exemple de l'Afrique du Sud qui avait mis fin à l'Apartheid. A la différence notable que, plutôt que de se réclamer d'un Nelson Mandela, les résistants modèles de Boycott Israël sont les islamistes du Hamas.

Jus de fruit et Carrefour collabos

Le collectif invite à cibler les produits dont le code barre commence par 729, code se référant à Israël, (jus de fruit, poivrons, avocats, clémentines...) mais aussi les entreprises qui font commerce avec Israël : Veolia, qui a décroché le contrat pour un tramway à Jérusalem, Caterpillar et autres. L'argument : «grâce aux taxes que touche Israël sur ces produits», explique un militant, Israël entretient le blocus de Gaza. «L'Oréal se vante d'avoir ses meilleurs consommateurs en Israël, harangue une jeune femme. C'est sûr, les Palestiniennes elles se soucient pas de leur beauté, elles ont autre chose à faire, survivre et nourrir leurs enfants !» Pour stimuler les foules, quelques raccourcis ne font pas de mal !

Face à ces actions, Carrefour veut affirmer sa «neutralité de commerçant» : «nous veillons à la sécurité de nos équipes et des clients de nos magasins, explique-t-on en interne. Il est hors de question de modifier l'origine de nos achats : Carrefour souhaite offrir la plus grande variété de choix.» Même si le groupe reconnaît «faire la différence» entre ces mobilisations et les «piques-niques» du collectif alternatif La Pelle et la Pioche, c'est le laisser-faire qui s'impose : les manifestants sont repartis de chaque magasins avec leurs caddies, parfois sans rien régler.

Un buzz politiquement incorrect

Selon nos informations et contrairement à ce que soutiennent les militants sur certaines vidéos, Boycott Israël n'aurait pas eu d'entretien avec l'organisation. Mais histoire d'exploiter la neutralité de l'entreprise, Europalestine et d'autres invitent à écrire aux services clients de la grande distribution pour se plaindre de la vente de produits israéliens. Pour avoir porté plainte à la police contre un client suite à une lettre de ce type, une enseigne Cora se voit taxée de «méthodes mafieuses»...

Mais ces militants en costume vert au sifflement angoissant savent se montrer habiles : comment dire du mal de ceux qui brandissent les images des enfants tués dans l'offensive Plomb durci ? Comme avec le buzz de l'agression dans un bus, les médias ont fait le choix des gentilles et des méchantes victimes, laissant l'initiative aux sites laïques et à certains blogs d'extrême droite. Un signe de plus du vent mauvais de communautarisme qui parcourt nos villes et nos médias.

http://www.marianne2.fr

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 19:59

Attentif à l'Amérique du Sud, Barack Obama tend la main à Cuba (Reuters)

Le président Barack Obama a prêté une oreille attentive aux idées de coopération régionale et de nouvelle ère des relations avec Cuba lors du sommet des Amériques samedi à Trinidad-et-Tobago.

Le chef de l'Etat américain a multiplié les gestes d'ouverture, se déclarant à la fois prêt à apprendre de ses partenaires sud-américains et leur offrant un partenariat pour lutter contre les effets de la crise économique mondiale.

"J'ai beaucoup à apprendre et je suis impatient de voir comment nous allons pouvoir travailler ensemble d'une manière plus efficace", a déclaré Obama avant l'ouverture à Port-of-Spain de la séance plénière de ce cinquième sommet continental.

"Je crois que nous avons fait des progrès lors de ce sommet", a-t-il ajouté.

Signe de la détente qu'il entend proposer à plusieurs Etats qui affichaient une hostilité face à l'administration de George W. Bush, Obama est allé serrer la main du bouillant président vénézuélien Hugo Chavez, vendredi soir peu avant la cérémonie d'ouverture.

Répondant à cette main tendue, Chavez a offert samedi à l'hôte la Maison blanche un ouvrage intitulé "Les veines ouvertes de l'Amérique latine" de l'auteur uruguayen Eduardo Galeano connu pour ses sympathies de gauche.

Obama a accepté le présent en souriant. "J'ai cru que Chavez me donnait un de ses ouvrages", a plaisanté Obama, ensuite. "J'ai failli lui donner l'un des miens."

"Nous avons commencé à discuter avec Obama et je crois que nous sommes sur la bonne voie", a commenté le président vénézuélien, affirmant qu'il ne doutait pas que les relations s'améliorent entre son pays et Washington.

Le Venezuela avait expulsé l'ambassadeur des Etats-Unis à Caracas l'an dernier en raison d'un contentieux à propos de la Bolivie, pays allié.

DISCUTER DE TOUT AVEC CUBA

Le président américain a déclaré aux 33 dirigeants présents vendredi que son administration souhaitait un nouveau départ dans ses relations avec Cuba et que soit mis fin à la guerre idéologique qui a marqué l'histoire de cet hémisphère pendant un demi-siècle.

Cette question des nouvelles relations entre Washington et La Havane a été le sujet principal des discussions, malgré l'absence du président Raul Castro, tenu à l'écart.

Ces nouvelles relations passent pour Obama par un nouveau type de dialogue, incluant les questions des droits de l'Homme et de l'économie, mais également des réformes politiques au sein du régime communiste.

Ces propos du président américain faisaient écho à ceux de Castro qui avait annoncé jeudi au Venezuela que Cuba était prêt à discuter de "tout" avec les Etats-Unis, y compris les prisonniers politiques et la liberté de la presse.

Jusqu'alors La Havane avait toujours refusé de subordonner la reprise du dialogue avec les Etats-Unis à des réformes internes.

Cette amorce de détente répond aux attentes formulées par différents chefs d'Etat sud-américains, dont le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva ou encore Chavez.

Avant le début du sommet, Obama avait annoncé l'assouplissement de certaines dispositions de l'embargo américain sur Cuba.

Le sommet qui est prévu jusqu'à samedi devrait également aborder les questions économiques, la coordination pour développer des ressources énergétiques, la lutte contre le réchauffement climatique et les trafics d'armes et de drogue.



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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 21:14


www.michelcollon.info
       
Dix ans de sanctions économiques, ça suffit ! 

Aminata D. Traoré, Jean Ziegler, ...     

Plus de 3000 morts et près de 70 000 malades du choléra au Zimbabwe, avec des risques de propagation de l’épidémie aux pays voisins, n'ont donc pas suffi à mettre un terme aux sanctions économiques que la Grande-Bretagne et ses alliés infligent à ce pays depuis la fin de la décennie 90. C'est ainsi que le Conseil de l'Europe, à l'issue de sa session du 26 janvier 2009, a décidé de "proroger d'une année la position commune concernant les mesures restrictives à l'encontre du Zimbabwe". D'une extrême gravité, une telle décision ne peut qu'exacerber une situation déjà caractérisée par un taux de chômage (94%) et d'inflation qui sont les plus élevés au monde, la pénurie alimentaire dont souffrent près de 7 millions de personnes, la déscolarisation des enfants ainsi que la fuite des bras et des cerveaux dont de nombreux enseignants et membres du personnel soignant.

L’unique tort du peuple zimbabwéen, ainsi privé de travail, de revenu, d’eau potable, de soins de santé et de nourriture – condamné, en somme, à une véritable descente aux enfers - est d’être dirigé par Robert Mugabe dont l’éviction a été exigée pendant de longues semaines de campagne de déstabilisation et de diabolisation. L'ancienne puissance coloniale, les adversaires politiques du Président zimbabwéen ainsi que des ONG et les médias dominants l’accusent d’avoir ruiné son pays, de violer les droits de ses concitoyens et de se maintenir au pouvoir par la répression des opposants et la fraude électorale. A défaut de sa démission, le partage du pouvoir avec son principal rival, Morgan Tsvangirai, vient d'être conclu après quatre mois de négociations au cours desquelles le Président du Mouvement pour le Changement Démocratique (MDC) exigeait, en plus du poste de Premier ministre, le contrôle de postes ministériels stratégiques.

Il est heureux que la réunion du 30 janvier 2009 des pays membres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) ait débouché sur ce dénouement pacifique qui vient de se traduire par la constitution d'un gouvernement d'union nationale avec Morgan Tsvangirai comme Premier ministre. Espérons que le Président Robert Mugabé et la Zanu-PF seront à hauteur d'attente pour que cette crise soit un triste souvenir !

Mais, ce pas important n'est que l'amorce d'un processus de normalisation qui, pour mettre fin au martyre du peuple zimbabwéen, exige la levée immédiate et sans autres conditions des sanctions économiques qui ont largement contribué à plonger l'ancienne Rhodésie du Sud dans une situation aussi calamiteuse. Cette lecture du drame zimbabwéen sous l’angle des mesures punitives qui affament, appauvrissent et tuent des innocents n’exonère en rien le Président zimbabwéen et son parti pour les erreurs qu’ils ont pu commettre. Il s’agit de donner une chance à la paix en mettant en lumière des faits déterminants mais délibérément occultés.

Il faut remonter aux Accords de Lancaster House qui, en 1979, ont mis fin à quatorze années de lutte féroce pour la libération de l'ancienne Rhodésie du Sud des griffes du raciste Ian Smith. Ils ont été signés dans un contexte où quelques 6000 fermiers blancs possédaient plus de 15,5 millions d'hectares sur les terres les plus fertiles du pays. Pendant ce temps près de 4,5 millions de Noirs subsistaient péniblement sur les "terres communales" souvent arides où les colons les avaient confinés un siècle durant. Le consentement entre l'acheteur et le vendeur est l'un des principaux aspects du dispositif qui devait changer cette situation. Dix ans plus tard, elle n'avait pas évolué de manière palpable parce que les fermiers blancs avaient renchéri les prix et ne cédaient que les terres les moins fertiles.

En 1997, le gouvernement de Tony Blair signifia à Harare qu'il ne pouvait plus contribuer financièrement au transfert des terres aux Noirs, comme convenu, en dédommageant des fermiers britanniques qui devaient être expropriés. Le Président zimbabwéen a alors décidé de confisquer, sans compensation, les terres de ces derniers qui ont dès lors promis de faire sa perte. Les sanctions économiques constituent la machine de guerre financière, économique, sociale et politique qui a été déployée en guise de punition par la Grande Bretagne et ses alliés plus particulièrement les USA. Jugeons-en :

En décembre 2001, le Congrès des Etats-Unis d’Amérique a voté le « Zimbabwe Democracy and Economic Recovery Act » ou loi sur la relance économique et la démocratie au Zimbabwe. Elle comporte entre autres l’opposition des Etats-Unis d'Amérique à tout prêt au Zimbabwe et à l’annulation de sa dette auprès des institutions internationales de financement. Cette loi a largement contribué à plonger le Zimbabwe dans la récession économique et dans une inflation de plus en plus vertigineuse.

En 2002, l’administration Bush a également mis en place un programme dénommé « Gouvernance et démocratie » doté de 6 millions de dollars destinés à soutenir les opposants (MDC, syndicats, groupes religieux, ONG, médias « indépendants », etc.).

Au plus fort de la campagne de redistribution des terres, les Etats-Unis s’opposèrent à l’aide du Programme Alimentaire Mondial (PAM) aux Zimbabwéens.

En 2004, l’administration Bush s’opposa également à l’appui du Fonds Mondial contre le Sida aux malades du Zimbabwe.

A partir de 2002, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne poussèrent l’Union européenne à prendre des sanctions contre le Zimbabwe, en violation de l’article 98 de l’Accord de Cotonou signé en 2000 entre l’Union européenne et les pays ACP (Afrique, Caraïbe et Pacifique).

Tous les fonds consentis par différents pays occidentaux à l’éducation, à la santé et à l’assainissement furent suspendus.

Il suffit d’ajouter à ces sanctions les conséquences classiques et désastreuses des programmes d’ajustement (PAS) du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale (libéralisation, privatisations, bas salaires, détérioration des conditions de vie…) et le cycle plus rapproché des sécheresses pour réaliser les causes profondes de l'enlisement du Zimbabwe. Les autres pays africains n'échappent au même sort que parce qu'ils vivent sous perfusion, alimentés par les financements extérieurs dont ce pays est privé.

Les sanctions infligées au Zimbabwe sont d'autant plus injustifiables qu'elles émanent d'Etats et d'institutions non transparents et non démocratiques dans leurs pratiques en Afrique si nous considérons les règles du commerce mondial, les termes des accords de partenariat économique (APE) ou de réadmission des migrants africains. Ils sont illégitimes parce que non représentatifs des peuples africains dont ils bafouent les droits économiques mais savent instrumentaliser dans la défense de leurs propres intérêts.

Antidémocratiques et meurtrières, les sanctions économiques relèvent par ailleurs de la corruption politique et financière dans la mesure où en sanctionnant les dirigeants qu'ils jugent indésirables, les grandes puissances dissuadent ceux d'entre eux qui seraient tentés de s'écarter de ce que qu'elles considèrent comme le droit chemin.

Galvaudés, instrumentalisés et décrédibilisés, sont la démocratie, les droits de l'homme et la bonne gouvernance, à partir du moment où les puissants qui prétendent en être les garants, les bafouent quand ils ne les transforment pas en redoutables instruments de pression, de domination et de chantage au financement.

Aussi, est-il grand temps de privilégier dans le débat sur le présent et l'avenir de l'Etat postcolonial en Afrique, la question centrale mais souvent occultée du contrôle des richesses et de l'initiative du changement dont la réforme agraire. En plus de la personnalisation à outrance du débat politique, le pays de Robert Mugabé est, sur ce plan aussi, un cas d'école à méditer à l'heure de la ruée des multinationales de tous horizons vers les terres fertiles du continent et du grand bradage au nom de la croissance et du marché-roi.

Alors que le diagnostic de la situation est biaisé et les sanctions économiques meurtrières pour les populations des voix incitent le nouveau Président américain, Barack Obama, à les poursuivre, à son tour. Son « Yes we can », faut-il le rappeler exige un changement radical de regard, de discours et de pratiques en matière de politique américaine en Afrique. Il est de la plus grande importance qu'il joue sur le continent noir comme au Proche-Orient la carte de l’écoute et de la main tendue au lieu de la poursuite de sanctions qui d'une manière ou d'une autre ne sont que violence contre des peuples démunis, désemparés et désinformés.

Il s'agit plus concrètement d'en finir avec la thèse de l'axe du Bien et du Mal de George W. Bush qui a valu au monde l’agression et l’occupation de l’Irak de Saddam Hussein, les attaques barbares et répétées d’Israël contre le peuple palestinien, illustrées par le dernier déluge de feu sur la bande de Gaza. En Afrique, elle passe d'une certaine manière par le Zimbabwe. La mise en lumière des enjeux mondiaux économiques, sociaux, financiers et environnementaux de telle sorte que les Zimbabwéens et les Africains, d’une manière générale, s’engagent dans le jeu démocratique sur des bases autres que l'alternance pour l'alternance et la course aux postes stratégiques est le véritable défi qui devrait interpeller les dirigeants africains, les institutions sous régionales, l'UA et les véritables alliés du continent.

Nous rappelons qu'il est périlleux pour l'Afrique de suivre les conseils des maîtres du monde aujourd'hui embourbés dans une profonde crise, signe de l'échec de leur idéal de société que la moralisation de la sphère financière ne suffit pas à crédibiliser. Quant à la légitimité du pouvoir politique en Afrique, il convient de souligner qu'au-delà des élections qui sont nécessaires, elle réside aussi et surtout dans la volonté et la capacité des dirigeants élus à négocier et à gérer les richesses du continent dans le sens des intérêts de ceux et celles qui les ont mandatés.

Aussi, l'accalmie qui vient d'être obtenue par la SADC doit-elle être érigée en paix véritable pour les Zimbabwéens et pour l'Afrique tout entière en opportunité de jeter un autre éclairage sur les crises, son image habituellement malmenée ayant été considérablement ternie par l'hypocrisie et les mensonges qui prévalent dans l'analyse de la situation de ce pays.

Les intellectuels et les autres acteurs de la société civile critique ainsi que les politiques africains et non africains qui estiment que le continent noir n'est pas une planète à part mais bel et bien le berceau de l'Humanité et partie prenante du capitalisme fou et destructeur doivent contribuer à en déceler et à en démonter les rouages.

Pour donner une chance à une paix véritable et durable au Zimbabwe, nous joignons nos voix à celles des Zimbabwéens qui n’ont que trop souffert, de la SADC et de l'UA et rappelons à la Grande Bretagne, aux USA et à l'UE le coût social et humain exorbitant des mesures punitives infligées à ce pays.

Nous déclarons que l’eau potable, la nourriture et les médicaments doivent cesser d’être des armes de guerre

Nous demandons la levée immédiate du blocus qui prive des millions de Zimbabwéens de ces biens indispensables à une existence humaine digne de ce nom.

Nous considérons qu’il est profondément injuste et irresponsable de suspendre des vies humaines à un accord de partage du pouvoir politique au sommet.

Oui, nous le pouvons ! Il suffit de ne plus confondre les intérêts britanniques, américains et européens avec les droits des peuples zimbabwéen et africains à la terre, la nourriture, l’eau potable, la santé, l'éducation, l'emploi et le revenu.

NOUS SOMMES TOUS ZIMBABWEENS !

Bamako, le 11 février 2009.

Signataires : Aminata D. Traoré (Essayiste, Mali) – Jean Ziegler (Sociologue, Suisse) – Boris Boubacar Diop (Ecrivain, Sénégal) - Mireille Frantz Fanon (Fondation Frantz Fanon) – Diadié Y. Dagnoko (Enseignant, Mali) -Demba Moussa Dembélé (Economiste, Sénégal) – Assetou Founé Samaké (Biologiste, Mali) - Bruno Rebelle - Souleymane Koly (Artiste chorégraphe, Côte d’Ivoire)– Hamidou Magassa (Ecrivain, Mali) – Christian Koné (Journaliste, Burkina-Faso) – Ismaël Diabaté (Artiste-peintre, Mali) – Bibi Diawara (Démographe, Mali) – Lucette et Christian Morillon (LA BRASSAUDERIE 17120 EPARGNES France) – Mamadou Goïta (Socio-économiste, Mali) – Sarah Jane Mellor (Traductrice France/Angleterre) – Moussa Bolly (Journaliste, Mali) – Valerie Ngo Biem (Cameroun) – Jean Michel Naud (Enseignant, France) – Clariste Soh Moube(Cameroun) – Moustapha Diaté (Economiste, Sénégal) – Aziz Coulibaly (Comptable, Côte-d'Ivoire) –Aboubakary Gollock (Eonomiste, Canada) –Amadou Gollock (Consultant, Mali)


Si vous souhaitez prendre part à cette campagne, veuillez le signer en nous communiquant votre nom, profession et adresse à
djenneart@afribone.net.ml


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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 21:00

C’est fou quand même cette impression répétée qu’on peut avoir, parfois, que les politiciens "de gauche" et nous, on ne vit pas toujours sur la même planète.

Parfois, le ras le bol et le désespoir me saisissent, en tant que militante. J’ai envie de baisser les bras. De tout plaquer. Pourquoi le mousse souque si le capitaine tient pas le bon bout, on s’demande?

Quand je vois le nombre d’entre nous qui, avec leurs petits moyens, essaient de tisser la solidarité, mènent les combats sur plusieurs fronts à la fois, sans parler de leur famille, de leur vie quoi, le tout en n’ayant pas des moyens de députés, sénateurs, conseillers généraux....et que, eux, justement, ils semblent trop souvent cantonnés au minimum syndical...

On leur demande pas grand- chose pourtant. Des petits coups de pouce. D’attirer un peu de la lumière et des caméras qui les suivent, sur certaines causes, certains combats. Des combats unificateurs. Qui nous concernent toutes et tous, au-delà des partis, au-delà des étiquettes.

Y’en a une qui me tient à cœur, à moi et à bien d’autres, c’est la lutte contre la répression policière organisée à l’ère sarkozyste. Cette lutte contre la répression, contre le tout pénal, contre le tout répressif, elle a commencé il y a bien longtemps déjà, pour beaucoup d’entre nous. Dès les fameuses "lois Perben". Contre la réduction des droits syndicaux, ensuite.

Contre les fichages de toutes sortes. Contre tout ce qui était susceptible d’asseoir un État policier, contre tout ce qui pouvait constituer des freins à la liberté d’expression, à la liberté de manifester, au droit de grève. Pour nombre d’entre nous, ces luttes ont toujours été fondamentales, au sens strict.

Sans ces libertés-là, difficile ensuite, en période de crise aigüe, de manifester, comme on en a le droit, et même le devoir, contre le capitalisme, contre la droite, pour son travail, pour son salaire...sans se prendre un (ou deux ou trois) coup de matraque, sans faire un tour en gardav’, sans se retrouver fiché, inculpé...

Dur de se rassembler librement pour crier sa colère, exiger des comptes de nos mandataires, ou tout simplement, discuter entre voisins sur le prix exorbitant des loyers dans la cage d’escalier. Alors, manifester devant l’Assemblée Nationale (ce qu’il faudrait faire, pourtant, plutôt que de rendre visite à la Bastille..) - mais vous n’y pensez pas !?

Pour ces derniers mois, faisons une liste, non exhaustive. A Saint Nazaire le 29 janvier, il y avait des dizaines d’arrestation, 4 manifestants condamnés à des amendes de plusieurs centaines d’euros et à des sursis lourds.1 manifestant condamné à de la prison ferme avec mandat de dépôt, récemment libéré. Place de la Nation à Paris le 19 mars, il y avait des centaines d’arrestations, 49 inculpés, déjà deux condamnés au moins à du sursis allant jusqu’à 6 mois. A Strasbourg, contre le sommet de l’OTAN, le 5 avril, il y avait des centaines d’arrestations, et 49 inculpés. Que se passera-t-il le premier mai prochain, dites-moi, à ce tarif là? Des centaines d’arrestations dans des conditions "plus que pas claires", comme dirait une camarade. Des dizaines d’inculpations reposant presque toutes exclusivement sur des dépositions policières.

Des peines déjà prononcées allant de la prison ferme à de longs mois de sursis, sans parler des interdictions de manifester et de participer à des manifestations, pour "violence aggravée" sur "agents de la force de l’ordre".

"Violence aggravée"? Au pire, imaginons, je ne dis pas que j’ai la vérité, non, la vérité avec un grand "V", je ne la connais pas, bien sûr, mais allez, un ou deux jets de canette (vide) par un gringalet en tee-shirt, sur un policier caparaçonné de la tête aux pieds, en réaction instinctive et spontanée, face à un gros gazage devant les portes fermées d’un métro complice...ça mériterait donc 6 mois de prison avec sursis, aujourd’hui? Et puis, je rappelle quand même qu’il n’y a eu, heureusement, aucun blessé grave à déplorer parmi les dites forces de l’ordre, à Paris, le 19 mars. Certes, il y a eu quelques blessés, plutôt légers d’ailleurs, à Saint Nazaire et à Strasbourg, le gros des éclopés étant quand même à comptabiliser du côté des manifestants. On se dit que, forcément, de vrais dangereux "casseurs" d’ultra hyper extrême gauche, organisés, ils auraient peut être fait plus de dégâts que ça...

Peut être. Je n’en sais rien. Je n’en connais aucun dans mon entourage. J’imagine. Quand on voit, sur les photos d’archives, comment les camarades antifascistes, communistes, italiens, espagnols ou allemands allaient en manif’ dans les années 70/80, casqués, bottés, armés (et pas pour rire) de clefs anglaises, de manches de pioche, de cocktails molotovs, de frondes qui tiraient des roulements ou des boulons...

Ou, plus proche de nous, quand on voit ce que les gendarmes se sont pris dans la tête en Corse il y a quelques jours, on est en droit de se poser des questions sur l’appréciation que certains ont de la dangerosité d’une "action", à supposer que cette action" existe réellement, bien sûr, ce qui est loin d’être démontré.

Surtout quand on voit, ensuite, le regard incrédule et un peu paniqué des dits "casseurs", Julien, Alexandre, ou Carine*, par exemple, tous "inculpés du 19 mars", âgés de moins de 21 ans, qui pensaient, un peu bêtement, c’est vrai, qu’ils pouvaient rester là, tranquilles, après la manif.

Se faire un sit-in un peu ambiance "peace and love". Qui, a 20 ans , n’a jamais rêvé de ces moments que connurent nos parents ou nos grands- parents? Front Popu, Mai 68, Woodstock...que sais-je, mais tous ces moments où on semble vivre en communauté et où les cœurs battent à l’unisson...

A lire les journaux, à écouter la TV, on pourrait croire que tous ces manifestants étaient de dangereux terroristes d’ultra-hyper-extrême gauche, pris la main dans le sang et le couteau entre les dents, multi-récidivistes chevronnés ayant déjà accroché plusieurs scalps de CRS à leurs ceintures, avec des casiers comme des bottins téléphoniques....

Mais non ! Même pas. On se frotte les yeux pour bien voir. Et on voit quoi? On voit des syndicalistes. De "bons pères de famille". Des types et des nanas qui se bagarrent dans leurs boîtes contre les patrons, qui en ont marre de se faire plumer. L’un d’entre eux, un "historique" de la CGT Saint -Nazaire, Guy Texier, a bien témoigné de ce qu’il avait vu le 29 janvier. De jeunes étudiants, "primo-délinquants" comme on dit (manière déjà ambigüe de dire que leur casier est VIERGE et qu’ils ne sont jamais passés par la case "tribunal".) Quelques militants, rares, qui ont déjà un casier , oh, mais pas lourd, pour les mêmes "violences sur les forces de l’ordre". On voit des gens dont c’était la première manifestation parfois, et qui se demandent ce qu’ils foutent là, de la lacrymo plein les mirettes, dans ce qui ressemble à un traquenard. Bref , de tout, mais pas l’ombre de la queue d’un dangereux "casseur", d’un affreux terroriste. D’un danger pour la République. D’une menace pour la démocratie.

Alors, nous, les petites fourmis militantes, à la base, ensemble, coco, toto, anar, socialo, syndicalo...on essaie de construire notre défense, celle de nos enfants, de nos potes, de nos vieux, de nos semblables, contre ce qui ressemble de plus en plus à une stratégie organisée pour criminaliser le mouvement social et nous ficher une trouille bleue.

On regarde, éberlués, des vidéos étranges où l’on voit, à Strasbourg, ce qui semble être des représentants des forces de l’ordre jeter des cailloux sur la foule, à Londres, un groupe de policiers s’en prendre à coups de pieds et de matraque à un vieux qui passe sous le nez de leur patrouille, qui décèdera quelques minutes plus tard, plus loin...

On lit le témoignage d’un policier (oui, vous avez bien lu) sur l’incendie de l’hôtel Ibis, toujours à Strasbourg. Édifiant. A Nation, le 19 mars, on voit de drôles de types, plus si jeunes, toujours sur ces foutues vidéos, des types qui ne sont pas habillés comme des gendarmes, mais qui n’ont pas l’air d’avoir peur d’eux, des types qui ne ressemblent pas franchement à des étudiants en goguette, qui semblent se situer à une frontière mouvante entre manifestants et policiers, frontière qu’ils sont les seuls à franchir assez allègrement d’ailleurs, dans un sens, puis dans l’autre, une barre de fer à la main, pour certains. On se passe l’histoire de ce jeune allocataire moniteur de la Sorbonne, Clément Onimus, qui est accusé d’avoir jeté une bouteille à un policier et qui fait un appel à témoignages ici, appel même relayé par la présidence de l’Université Paris-4 !

On bosse. Et on attend, aussi. On attend toujours. Que "la gauche" se saisisse vraiment du problème. On attend que le PCF signe les appels anti-répression. On attend que "Désirs d’Avenir", que le PS, les signent aussi.

On attend que la CGT, FO... les signent aussi. Celui lancé pour les inculpés du 19 mars, par exemple, attend toujours les paraphes de la plupart d’entre eux - camarades militants, harcelez vos organisations respectives ! Et plus que de les signer, on attend qu’ils désignent dans leurs organisations, au moins une personne chargée de faire le lien entre eux et le mouvement anti-répression. On attend qu’ils désignent chez eux au moins une personne chargée de traiter des questions des libertés publiques. On attend, voire, qu’ils nous proposent un soutien matériel, financier, même pas grand chose, mais un petit peu.

On attend que Mme Royal, la mère de toute la Patrie, monte (légitimement) sur ses grands chevaux, pour dénoncer cette répression qui s’abat sur des gamins qui pourraient être ses fils.

Qu’elle nous demande pardon à nous aussi, tous les pauvres prolos, tous les jeunes, tous les exploités, qui s’en prennent plein la gueule, au nom de cette France qu’elle dit représenter et qui n’a pas voté Sarkozy, mais qui a perdu.

On attend que les secrétaires nationaux du PCF fassent un geste fort, autre qu’un tract sujet à caution, un geste de solidarité qui nous montre qu’ils ne sont pas exclusivement tournés vers le Front de Gauche, et pas exclusivement préoccupés par les Européennes.

On attend que M. Mélenchon utilise son évidente aptitude à la parole publique, ses tribunes, ses blogs et sites, ses réseaux pour dénoncer cette répression, et soutenir le mouvement qui se dessine ici et là.

On attend que M Le Hyaric et M Laurent utilisent "l’Humanité", "Regards", pour nous apporter ce soutien. On attend que Cl. Autain sorte de son fief Montreuillois, et mette sa gouaille, sa personnalité, ses micros, son blog au service d’une cause importante, juste. Plus on est de fous plus on rit...

On attend que Mme Aubry et M Hamon, M Désir... et tous ces gens qui essaient de nous acheter à nouveau nos "voix" (et plus si affinités) pour redorer leur blason, fassent quelque chose pour NOUS, nous les militants, nous les badauds, nous les prolos...pour nous protéger des coups (au propre et au figuré) du pouvoir sarkozyste. On attend que les (nos) organisations syndicales se saisissent sérieusement du problème.

Alors, qu’est-ce que vous attendez toutes et tous, nom d’un chien, soi disant "de gauche", pour vous manifester, pour nous soutenir, pour soutenir les inculpés, pour soulever le problème dans les médias? Faire entendre une autre voix? Donner un autre "son de cloche"?

Il faudra combien de noms sur la liste, après Yldune Lévy, Julien Coupat...? Vous attendez quoi? Un deuxième Malik Oussekine? Un autre 8 février 1962, où des manifestants pacifiques mourront étouffés contre les grilles du métro? Vous attendez qu’un petit jeune (ou un petit vieux) reste sur le carreau, pour vous indigner "durablement"? Et décider, enfin, de quel côté vous êtes? Avez-vous oublié qui sont nos ennemis et de quoi ils sont capables? Vous croyez qu’ils ont changé parce que vous, vous avez, hélas, bel et bien "changé", depuis 30 ans. Mais "eux", non, ils n’ont pas changé d’un poil.

Au fond, si on gratte juste un peu, ce sont toujours les mêmes synarques, les mêmes cagoulards, les mêmes liguards, anciens proches ou membres d’Occident, d’Ordre Nouveau, barons du capitalisme pur et dur, piaffant, pour certains, de faire connaître enfin à la France son "heure fasciste".

Vous qui irez au Mur des Fédérés le premier mai, rappelez-vous, ceux qui nous font face aujourd’hui, ce sont les héritiers directs des Versaillais qui massacrèrent la Commune de Paris !

A quoi sert la mémoire si on ne tire pas d’enseignements de l’Histoire? A quoi sert de commémorer, si on ne sait pas prolonger? Que des citoyens non politisés ne pigent pas ça, admettons, mais vous ! (Et après, vous vous demanderez, plus ou moins benoîtement, le soir du 7 juin, "mais pourquoi donc y-t-il plus de 50 % d’abstention aux élections européennes", ou "pourquoi le peuple ne nous aime plus"?....)

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article84196




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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 20:52


www.canempechepasnicolas.over-blog.com

Fidel reçoit sept parlementaires US

Fidel commente l'évènement :

"Une importante délégation politique des États-Unis se trouve parmi nous : il s’agit de membres du Groupe noir du Congrès (CBC) qui constitue dans la pratique l’aile la plus progressiste du Parti démocrate.

Il a été fondé en janvier 1969 par les douze membres afro-américains du Congrès d’alors. Durant les cinquante premières années du XXe siècle, seuls quatre Noirs avaient été élus ; de nos jours, à la suite de ses luttes, le Groupe compte quarante-deux membres, dont plusieurs ont maintenu des positions constructives très actives sur des points en rapport avec Cuba.

La première délégation du Groupe noir à nous rendre visite, en février 1999, avait été présidée par Maxime Waters ; la seconde était venue en janvier 2000.

Des membres influents de ce Groupe avaient pris position publiquement et réalisé d’autres actions positives durant notre bataille pour le retour du petit Elián dans notre patrie.

Une autre délégation du Groupe noir était venue en mai 2000 ; elle était présidée par son principal leader d’alors, James Clyburn (Caroline du Nord), et formée de Bennie Thompson (Mississippi) et de Gregory Meeks (New York) ; ils furent les premiers à apprendre de moi que Cuba était disposée à offrir un certain nombre de bourses à des jeunes Étasuniens sans grandes ressources afin qu’ils puissent faire des études de médecine dans notre pays, après sélection du Groupe noir. Nous avions fait la même proposition à l’ONG Pasteurs pour la paix, présidée par le révérend Lucius Walker, qui a envoyé les premiers élèves à notre École latino-américaine de médecine (ELAM).

Après que l’administration Bush eut renforcé ses pressions et actions contre les voyages à Cuba et contre la présence dans notre pays de personnes sujettes à la juridiction des États-Unis, des membres du Groupe noir s’adressèrent au secrétaire d’État, Colin Powell, et finirent par obtenir l’autorisation pour que les jeunes Étasuniens puissent poursuivre leurs études de médecine à Cuba.

Powell, un haut gradé possédant beaucoup d’autorité et de prestige, aurait peut-être été le premier président noir des États-Unis, mais il renonça à briguer ce poste par respect pour sa famille qui, se rappelant l’assassinat de Martin Luther King, s’opposait avec entêtement à ce qu’il postule.

La délégation du Groupe noir en visite à Cuba est présidée par Barbara Lee, représentante de Californie. Elle était déjà venue dans notre pays comme assistante de Ronald Dellums dont elle a occupé le siège à son départ et que j’avais eu alors l’occasion de connaître, admirant son esprit combatif et sa capacité de lutte.

La délégation qu’elle préside est formée de sept démocrates membres du congrès : Melvin Luther Watt (Caroline du Nord) ; Michael Makoto Honda (Californie) ; Laura Richardson (Californie) ; Bobby Rush (Illinois) ; Marcia L. Fudge (Ohio) et Emanuel Cleaver II (Missouri).

Patrice Willoughby, assistante exécutive du Groupe noir du Congrès et quatre autres militaires du bureau de liaison avec le Congrès, sous les ordres du lieutenant colonel Daniel Wolf accompagnent la délégation.

J’apprécie à sa juste valeur le geste de ce Groupe qui s’en tient rigoureusement au programme qu’il a lui-même demandé. L’auréole de Luther King l’accompagne. Nos médias se sont largement fait l’écho de sa visite. Ses membres sont des témoins exceptionnels du respect avec lequel notre population accueille toujours les Étasuniens qui visitent notre patrie. Ils auront du mal à voir un visage exprimant la haine, et peut-être admirent-ils l’absence totale d’analphabètes ou de petits cireurs de chaussures dans les rues. Les files d’enfants, d’adolescents et de jeunes allant à l’école et à l’université, les crèches, les foyers du troisième âge, les hôpitaux et les polycliniques où un personnel de santé hautement qualifié traitent tous les citoyens, n’auront sans doute pas échappé à leur œil critique. En pleine crise économique internationale, ils n’auront vu aucune queue de demandeurs d’emplois. Les personnes déambulant dans les rues, actives et presque toujours joyeuses, ne correspondent pas aux images stéréotypées qu’on offre bien souvent de Cuba à l’étranger.

Notre patrie prouve qu’un petit pays du Tiers-monde, harcelé, agressé et en butte au blocus depuis des dizaines d’années, peut porter dignement sa pauvreté.  De nombreux citoyens de la nation la plus riche au monde ne reçoivent pas le même traitement et une grande partie ne vote même pas ; or, ce droit est exercé par bien plus de 90 p. 100 de notre population qui sait lire et écrire, et possède un niveau de culture et de connaissances politiques enviable.

Les visiteurs ont des avis soit collectifs soit personnels. Ils estiment en général que 68 p. 100 des Étasuniens sont favorables à un changement de politique envers Cuba.

L’un d’eux a affirmé qu’il fallait saisir le moment historique qu’offrait la coïncidence d’un président noir à la Maison-Blanche et d’un courant d’opinion favorable à la normalisation des relations.

Quand Alarcón a dit que retirer Cuba de la liste arbitraire des pays terroristes était un devoir moral, ils lui ont rappelé que Nelson Mandela aussi bien que le Congrès national africain avaient été taxés de terroristes par le Congrès des Etats-Unis.

Un  autre membre de la délégation a remercié les autorités cubaines et la présidence du Groupe noir d’avoir favorisé ce voyage et ce genre d’échanges.

Un autre représentant a expliqué l’importance qu’Obama signifiait pour les États-Unis et la nécessité de le réélire. Le président, a-t-il dit, se considère comme un dirigeant politique qui doit gouverner pour tous les secteurs sociaux du pays. Il s’est dit toutefois sûr qu’Obama changera la politique envers Cuba, mais que celle-ci doit l’aider de son côté.

Un quatrième membre du Groupe noir a dit que, malgré la victoire d’Obama, la société étasunienne restait raciste. Qu’Obama représentait la dernière occasion de cette nation d’avancer et de se délester de tous les boulets des administrations antérieures. « Le président ne peut aller au-delà de la libéralisation des voyages et des envois de fonds familiaux, car s’il déclarait la levée du blocus ou la normalisation totale des relations bilatérales, il ne pourrait pas être réélu. » Selon lui, la droite anticubaine a encore assez de pouvoir pour l’acculer et empêcher sa réélection.

Un autre représentant a affirmé enfin avec une grande franchise au ministère des Relations extérieures que les États-Unis ne devaient pas rater l’occasion de reconnaître que leur politique vis-à-vis de Cuba avait été un échec total. Il a ajouté que son gouvernement devait demander pardon à Cuba pour toutes ces années d’hostilité et pour la politique de blocus, car ce n’est qu’ainsi que nous serions en mesure d’avancer ensemble vers le règlement du différend bilatéral. Il a signalé qu’il ferait tout son possible, de son poste, pour éliminer le blocus.

Durant la visite au Centre de génie génétique et de biotechnologie, l’un d’eux, exprimant les sentiments de tous les autres, a qualifié d’excellents les résultats de Cuba dans ce domaine, et a jugé que l’atmosphère politique était propice à ce moment pour jeter des ponts d’entente et de communication entre les communautés scientifiques des deux pays. Il nous a recommandé de bien veiller à breveter toutes nos découvertes, selon les normes internationales de la propriété intellectuelle, pour éviter qu’on nous vole les efforts d’une œuvre si merveilleuse.

Ils se sont tous dits très impressionnés par leur visite à ce Centre, où le ministre de la Science, de la Technologie et de l’Environnement en personne, accompagné de plusieurs directeurs d’institutions scientifiques, leur a expliqué le travail de notre pays dans ce domaine.

Leur principale activité le 4 avril, quarante et unième anniversaire de l’assassinat du défenseur des droits de l’homme, Martin Luther King, a été une visite au square de la capitale qui porte son nom et où se dresse un monolithe de marbre vert foncé, jaspé de noir, portant en bas-relief l’effigie en bronze du grand militant noir abattu par les racistes. Barbara Lee, Laura Richardson, Emanuel Cleaver II et Bobby Rush y ont pris la parole, soulignant en public les retombées positives des échanges qu’ils avaient soutenus.

Hier, dimanche, à 13 h 20, Barbara Lee s’est rendue à l’église Ebenezer, du Centre Martin Luther King, où elle a été accueillie par Raúl Suárez et des dirigeants du Conseil national des Églises de Cuba, en présence d’Alarcón et de cadres du ministère des Relations extérieures.

Auparavant, Barbara Lee avait visité deux autres églises du Vedado. Y prenant la parole, elle a répété ce qu’elle avait déjà dit en public et exprimé son intention de faire des démarches auprès de l’administration pour favoriser un changement de politique envers Cuba et réactiver les échanges entre les Églises des deux pays.

J’ai reflété le plus brièvement possible les échanges soutenus. Je me suis bien gardé de donner les noms de ceux qui ont pris les positions que j’ai indiquées, ne sachant pas s’ils tiennent à les rendre publiques.

Je souhaitais simplement offrir un certain nombre de données afin que notre opinion publique nationale possède le plus d’information possible sur ce thème sensible des relations entre Cuba et les États-Unis sous la présidence de Barack Obama et sur la visite du Groupe noir du Congrès à Cuba."

Fidel Castro Ruz

Le 6 avril 2009



 

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 20:37

Appel pour le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes

Ci-joint un appel qui vient d’être lancé par Nadine Rosa-Rosso à l’adresse des candidats aux 736 sieges du parlement europeen à l’occasion des élections européennes de juin prochain, leur demandant le retrait du Hamas de la liste europeenne des organisations terroristes.

Cet appel a été lancé en 11 langues. Vous pouvez le SIGNEZ ET LE FAIRE SIGNER, en envoyant votre signature a
nadinerr@gmail.com

Vous trouverez ci-dessous la liste des premiers signataires. et la liste des premiers signataires

Appel pour le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes

Bruxelles, 1er février 2009

A l’occasion des élections européennes de juin 2009, nous adressons un appel urgent à tous les candidats aux 736 sièges du Parlement européen.

Nous leur demandons de s’engager à obtenir le retrait immédiat et inconditionnel du Hamas et de toutes les organisations de libération palestiniennes de la liste européenne des organisations terroristes.

Nous demandons que l’Union européenne reconnaisse le droit à l’autodétermination du peuple palestinien. Cela implique la reconnaissance du Hamas par l’Union européenne comme un mouvement légitime de libération nationale.

 

La lecture et la signature de l’appel sont disponibles si vous consultez le site www.recogniseresistance.net

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 19:53

Je réagis au fil de la plume au courriel de Raoul Marc Jennar. Nous nous connaissons suffisamment à travers nos travaux et notamment à travers le Sarkophage et la décroissance pour qu'il soit utile de (re)préciser ici nos analyses. J'irai donc directement à l'essentiel :

1) Outre mon impossibilité matérielle d'assister à cette réunion en raison du bouclage de nos journaux (la décroissance et le sarkophage), je pense que ma présence dans ce cadre inter-organisationnel (non prévu initialement) serait fort peu justifiée. Je ne pourrai y figurer qu'en mon nom personnel et au titre du Sarkophage. Cette réunion semble être davantage une inter-orga entre le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), le Parti Pour La Décroissance (PPLD) et le Mouvement des Objecteurs de Conscience (MOC). J'ai fait personnellement (comme l'immense majorité des Objecteurs de Conscience) le choix de ne pas nous doter (à ce jour) d'un appareil politique spécifique à la décroissance convaincu, d'une part, qu'il ne s'agit pas d'un concept scientifique ni d'un courant homogène, d'autre part que la décroissance n'est pas la petite grenouille ayant vocation à se faire aussi grosse que le boeuf. Bref ce n'est pas autour de nous que les choses doivent se recomposer. Notre fonction est davantage de pousser les diverses gauches à assumer pleinement leur positionnement écologique (ce qui est neuf) ce qui  suppose pour elles de solder un passé/passif. Nous avons fait (jusqu'à présent) le choix de privilégier le combat culturel et trans courant. D'où notre place dans les mouvements anti-Malbouffe, anti pub, anti harcèlement. D'où aussi le lancement du mensuel la décroissance et du plus classique le Sarkophage. D'où l'organisation du Contre-Grenelle 1 (durant lequel nous avons invité la LCR Vincent Gay) et du contre-Grenelle 2 le 2 mai prochain à Lyon (durant lequel Corcuff représentera le NPA).

2) L'expériences des listes Audaces sur Lyon lors des dernières municipales a prouvé deux choses. D'une part que nous pouvions travailler ensemble sur la base d'un programme politique et mener des luttes. D'autre part que notre discours (celui de l'Objection de Conscience) était entendable puisque notre tête de liste a obtenu plus de 13 % des voix dans le 1er arrondissement de Lyon soit beaucoup plus que les autres têtes de liste LCR

3) Nous pensons donc qu'il est politiquement nécessaire qu'une nouvelle gauche anticapitaliste et anti productiviste apparaisse et assume pleinement d'une part son caractère anticapitaliste (aucune crainte sur ce terrain avec le NPA) et, d'autre part, son caractère écologique/anti productiviste/anti consumériste. Notre appel au NPA est justifié par le fait que nous connaissons bien les luttes menées par la LCR depuis des décennies contre certaines formes du productivisme (nucléaire notamment). Nous pensons cependant qu'il est nécessaire d'aller encore plus loin dans ce double positionnement. Etre anticapitaliste est indispensable mais ne suffit pas à nos yeux. On ne peut faire l'impasse sur 70 ans de "socialisme réellement existant" et sur les tendances productivistes qui ont fortement marqué le mouvement révolutionnaire. Je me retrouve donc pleinement dans les propositions anticapitalistes du NPA. Je pense cependant que le versant anti productiviste demande à être non seulement grandement étoffé mais surtout mis au même niveau que le versant social/économique.

D'accord à 100 % avec l'idée de quotas gratuits (ce que j'appelle la gratuité de l'usage) mais si nous affirmons en même temps le renchérissement ou interdiction du mésusage. D'où la revendication centrale pour nous d'un revenu minimum inconditionnel couplé à un revenu maximal autorisé. Sinon le risque est grand d'entretenir l'illusion sur la généralisation d'un mode de vie petit bourgeois. D'autres thèmes comme le ralentissement, la relocalisation devraient être au coeur de la campagne.

Nous sommes donc convaincus que nos sensibilités peuvent apporter beaucoup à la refondation de l'anticapitalisme. Nous sommes convaincus que le grand Sud-Est pourrait être cet espace politique permettant d'expérimenter cette convergence pour "en finir avec la domination des uns sur les autres et de tous sur la planète".

Pour des raisons historiques lourdes, la région Rhône-Alpes fut (et reste) depuis au moins un siècle un des hauts lieux de l'écologie, de l'anti productivisme, de l'anti consumérisme, de la coopération. Nous attendons donc du NPA un geste politique fort, à la hauteur du passif productiviste des gauches. Ce geste ne peut être que d'accorder une tête de liste   régionale à un militant identifié comme Objecteur de Conscience et de lui permettre de développer le volant anti productiviste au-delà du programme/projet national du NPA. Nous regrettons par exemple que le NPA n'ait pas choisi de se nommer NP2A anticapitaliste et anti productiviste. Il ne peut être question d'accord global entre le NPA d'une part et la décroissance d'autre part puisque cette dernière n'existe pas (jusqu'à ce jour) de façon structurée et partisane, à l'exception de certains groupes (extrêmement minoritaires) comme le MOC et le PPLD. Il est fort probable que des militants Objecteurs de Conscience choisissent également de faire campagne avec le Front de Gauche en particulier des élus proches de nos sensibilités anti productivistes comme René Balme le maire de Grigny.

L'initiative ne peut donc venir que du NPA choisissant d'ouvrir ses listes à des mouvances de la décroissance et à des personnalités représentatives de certaines de ses sensibilités. Le succès de notre appel paru dans Politis prouve que beaucoup de militants attendent un tel geste. Nous faisons et publions depuis des années la même analyse que vous en ce qui concerne le PS. Le choix de prôner une indépendance totale (et pas seulement pour ces élections) est en effet vital...mais comme le remarque (je crois) Daniel Bensaïd dans le dernier contre-temps cette épineuse question ne peut se régler uniquement sur la scène électorale. Peut être dans le cadre d'une recomposition serait-il nécessaire de distinguer les élections locales et nationales... car on ne fait du neuf qu'avec du vieux. Le risque autrement est de précipiter des élus locaux vers par exemple le Parti de Gauche.



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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 19:34


www.lariposte.com

Ce que j’ai vu le 19 mars, place de la Nation   

Je fais partie des 300 manifestants arrêtés et des 49 inculpés, le 19 mars dernier, au terme de la grande manifestation qui s’est terminée place de la Nation, à Paris. Je remercie tous ceux, auteurs d’articles et militants, qui nous ont soutenus et nous soutiennent encore. J’ai créé un blog pour récolter les témoignages sur les violences policières :
http://parolesdu19mars.over-blog.com.

La fin du cortège arrive entre 18h30 et 19h, place de la Nation. L’ambiance est festive. Pas de problème, pour le moment. Les gens ne sont pas encore prêts à partir, ce qui tombe bien, puisqu’ils ont officiellement le droit de rester jusqu’à 21h. Il y a de la musique aux quatre coins de la place, des djembés, un concert de hip-hop sur la pelouse, des drapeaux qui flottent sur la statue centrale.

Mais très vite, l’ambiance devient malsaine. Quelque chose ne tourne pas rond : des dizaines, des centaines de CRS affluent et bloquent toutes les artères de la place, interdisant le passage. Des escouades prennent pied dans le métro, juste en bas des escaliers et dans les couloirs. De là, elles tirent des grenades et bloquent l’accès aux personnes qui désirent s’en aller. Des manifestants qui ont tenté de quitter la place par une petite rue refluent en courant vers le centre de la place. A leurs trousses, des lignes de CRS. Il y a du gaz dans l’air, dans tous les sens du terme. Les CRS se rapprochent progressivement, nous encerclent petit à petit. Les yeux piquent, la respiration se fait plus difficile : ça pue le lacrymo.

Quelques feux de poubelles se déclenchent ici et là. Des individus encagoulés, barre de fer à la main, jettent des projectiles en direction des hommes en bleu puis, quelques minutes après – surprise ! – les mêmes se ruent sur un manifestant et le rouent de coups, avant de le traîner vers leurs collègues rangés en ligne, quelques mètres plus loin. Tactique perverse des policiers en civil, vieille comme le monde, mais qui surprend toujours…

La place de la Nation se révèle être une souricière de premier choix pour les policiers qui font le ménage. Dans l’espoir d’échapper aux arrestations arbitraires, beaucoup de gens se réfugient sur le terre-plein et autour de la statue (qui représente le « Triomphe de la République » : tout un symbole !). Mais bientôt, ils se retrouvent complètement encerclés, comprimés les uns contre les autres, sans aucune issue, abasourdis par la manœuvre policière à laquelle ils assistent. Parmi les encerclés, trois hommes dégainent soudainement des matraques télescopiques et s’attaquent à un jeune homme qui n’a pourtant rien fait, le frappent, puis l’entraînent vers les lignes de CRS. Encore une intervention musclée des policiers en civil, qui déclenche la colère générale. Certains « gardiens de la paix » tiennent en respect la foule avec des flash-balls.

Après plus d’une heure d’encerclement, les CRS décident enfin de libérer leurs captifs, brisant à coups de matraque la chaîne humaine qui s’était formée autour de la statue, contrôlant l’identité de chaque personne présente, un par un, et nous insultant au passage. Ceux qui n’ont pas de papiers passent directement par la case commissariat.

A 21h30, on pense la manifestation totalement dispersée. Quelques groupes, encore sonnés par la violence de cette intervention, s’attardent sur la place. Mais apparemment, les forces de l’ordre n’en ont pas fini, puisque les CRS bloquent toujours l’accès au métro, gazant et frappant à tout va. La soirée se terminera par une nouvelle flopée d’arrestations.

Bilan de ce début de soirée : 300 personnes arrêtées, dont 49 seront par la suite poursuivies en justice, interdites de manifestations au moins jusqu’à leur jugement, et peut-être privées de leur droit de vote. Plusieurs manifestants ont été littéralement passés à tabac. Certains sont passés en comparution immédiate et sont toujours incarcérés. Ce coup de filet était « pour l’exemple ». Fait étrange : des chaînes de télévision (notamment LCI et I-Tele) annoncent dès 22 heures le nombre d’inculpations (49), alors qu’elles n’auraient normalement dû l’apprendre que le lendemain, après la décision du procureur. Le nombre d’inculpations était-il prévu et communiqué d’avance aux médias ?

De manière générale, les journalistes, pourtant présents en nombre, n’ont relayé qu’une pâle copie du communiqué de la préfecture de police.

Le pouvoir craint la contestation qui enfle. C’est pour cela qu’il durcit sa répression : pour museler cette révolte qui gronde. Alors que Julien Coupat est toujours en prison malgré le manque flagrant de preuves contre lui, et alors que des jeunes sont piégés, intimidés et incarcérés par la police, il est à craindre que cette emprise du pouvoir se resserre encore.

Jules


Publication : dimanche 5 avril 2009





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