Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 16:57

http://www.soutien-palestine.blogspot.com/2010/03/reponse-la-tribune-de-caroline-fourest.html


Réponse à la « tribune » de Caroline Fourest publiée le 24 février 2010 sur le site le monde.fr

Il y a des moments où il semble nécessaire de taper du poing sur la table et de rétablir un certain nombre de vérités pour tenter de faire entendre un autre son de cloche que celui de tous ces journaleux qui, parce qu’ils ont leurs entrées partout là où ils le souhaitent, se sentent autorisés à publier tout et n’importe quoi dans la presse française y compris celle que l’on qualifiait autrefois de presse de « référence »! Nous avons en ligne de mire un article écrit par la soit disant journaliste Caroline Fourest intitulé L’imam sacrifié paru sur le site le Monde.fr le 24 février 2010. Après lecture de ce qu’il conviendrait de qualifier de torchon ; notre sentiment est que cette personne n’a pas le moindre désir de faire preuve de déontologie et d’une quelconque volonté de rapporter des faits véridiques et donc vérifiables par tous ; à ce titre elle ne serait être digne d’être qualifiée de journaliste.

N’importe quel journaliste digne de ce nom, ayant mené une enquête en tant soi peu objective et sérieuse sur qui est le Collectif Cheikh Yassine et sur la nature de ses actions et dénonciations, serait parvenu à des conclusions traduisant un minimum la réalité des faits ; or ce qu’écrit Caroline Fourest constitue une pure fable qui est là pour traduire tout le mal qu’elle pense à priori de l’islam (celui que nous appelons l’islam authentique), de ces musulmans qui refusent de se taire et qui sont agissants pour préserver le devenir de leur religion à travers des actions dénonçant en autre, l’ingérence outrancière de l’Etat laïc dans le fonctionnement du culte musulman. Notez au passage, que selon elle, ce sont ces mêmes musulmans qu’elle n’hésite pas à qualifier de fondamentalistes qui représentent un des plus graves périls auxquels doit faire face la France! (Personne ne peut ignorer qu’être estampillée « islamistes » par Fourest et consorts équivaut de nos jours à une « fatwa républicaine » !) Peu importe qui sont les personnes qui tombent sous sa plume assassine, qu’ils soient des citoyens français avec une éthique qui les fait agir notoirement dans le cadre de la loi pour mener leurs actions de dénonciation, cela n’intéresse pas Caroline Fourest; pire elle le nie laissant à penser que ce sont des délinquants qui agissent avec des méthodes de voyous parce que son carburant à elle, sa raison d’être, son fonds de commerce c’est de casser du musulman encore et toujours.

Et force est de constater que le fiel islamophobe déversé par Fourest à longueur d’articles fonctionne très bien auprès de nos concitoyens, puisque depuis plusieurs années, sa méthode et son créneau, servent au mieux cette islamophobie devenue réellement pathologique dans ce pays comme l’ont justement écrit la semaine dernière nos amis anglais du Times.

Des Caroline Fourest, les lecteurs du Monde ou d’ailleurs en redemandent encore et encore. Voyons ! de si dévoués « journalistes » qui à longueur d’articles tapent sur tous ces « ennemis déclarés de la République » qu’il faut parvenir coûte que coûte à faire disparaître du paysage français dans lequel ils sont de plus en plus visibles, sont aujourd’hui des alliés très précieux pour le sauvetage de la Nation tout entière à n’en point douter !

Des Sarkozy, Besson, Le Pen ne peuvent que lui dire merci jour et nuit à cette représentante éminente du « racisme d’Etat » français. C’est en effet grâce à son dévouement patent en vue de servir cette grande cause nationale française qu’est la stigmatisation des musulmans (jusqu’à l’hystérie) que l’islamophobie peut gagner à ce point du terrain et être aujourd’hui un mal dont on ne sait si la société française parviendra un jour à guérir. Notons au passage que si Fourest est l’une de ceux qui contribuent à propager cette islamophobie elle fait partie de ceux qui en nie farouchement la réalité !!! Evidemment reconnaître son existence obligerait la prétendue élite cooptée de ce pays dont elle fait partie à considérer que l’Etat est à la source d’un système gravement discriminant et inégalitaire pour une partie de ses citoyens !

La méthode Fourest consiste donc à pouvoir déverser sa bile islamophobe sur tous les supports médiatiques que compte ce pays (c’est possible pour elle, depuis que ses attaques violentes et permanentes contre Tariq Ramadan, lui ont permis de se faire un nom et d’avoir toutes les portes ouvertes dans n’importe quel support médiatique). En effet, cette caste dont fait partie Caroline Fourest a toute latitude pour s’exprimer et déverser son venin et ses mensonges dans absolument tous les médias que comptent le pays ; les journaux, les émissions de radio et de TV, les livres, les sites internet et même des institutions aussi éminentes que Sciences Po. Ayant accès à tous les moyens d'expressions publiques que sont les médias, elle est donc regardée, publiée, lue et entendue jusqu’à plus soif, devenant par la même une faisuse d’opinions qui peut affirmer des choses mensongères sans jamais les expliquer ni jamais avoir à s’en justifier! Les musulmans, quant à eux, qui doivent subir les coups incessants de ces journaleux, non seulement sont totalement invisibles des médias (sauf bien sûr ceux jugés aptes à s’exprimer puisqu’ils ne sauraient remettre en cause le consensus politique bâti sur la nécessité de construire un islam républicain, moderne et éclairé en France...) mais en plus, ils sont priés de ne pas même avoir l'audace de vouloir répondre à la calomnie sur d'autres supports! Pourquoi les politiques et le CRIF cherchent-ils si ardemment à contrôler Internet, si ce n 'est pour priver les citoyens et les musulmans invisibles du seul support de communication qu'ils ont à leur disposition et dont ils se servent aujourd'hui largement pour faire entendre un autre discours que le discours dominant?

En effet, ceux qui sont agressés, diffamés en permanence n'ont jamais aucun droit de parole ! Un tout petit droit de parole ne serait-ce que du point de vue d’un principe de réciprocité éthique!!! Et c’est justement cette invisibilité des autres qui permet à cette narcissique maladive, à cette mégalomane de penser, que puisque personne ne la contredit jamais, elle est forcément une des plus légitimes à s’exprimer dans ce pays! Une sorte de Raison Suprême devant laquelle la Nation serait sommée de se prosterner... Mme Fourest a bien tort, les autres aussi existent et pensent et sans nul doute avec une réflexion et une éthique autrement plus prononcée que la sienne ! Mais cette réalité de l’existence de l’autre en tant qu’acteur réel de la société française est niée, parce que c’est uniquement à des gens comme Fourest, que le Monde ouvre tout grand ses tribunes pour que tous puissent y distiller leur prose nauséabonde islamophobe qui va permettre de servir au mieux les intérêts de l’Etat et de Mr Sarkozy ! Entre parenthèses, il ne fait aucun doute qu’en haut lieu, on doit être très en colère ces derniers temps, que soient dévoilées sur la place publique certaines des nombreuses manigances républicaines qui visent à mettre définitivement la communauté musulmane sous tutelle.

Résultat criant, dans cette France dite démocratique, la société civile musulmane est privée de son droit à la visibilité la plus élémentaire! Mais pour dire les choses comme elles sont, les citoyens français ne sont en rien dérangés par cette façon de traiter leurs concitoyens musulmans, puisque dès lors qu’il s’agit de stigmatiser l’islam, tout devient permissible et plus rien n’apparaît comme injuste. L’islam étant vécue dans l’imaginaire collectif comme le danger permanent dont il faut absolument se protéger; dès lors qu’il s’agit de contribuer à l’œuvre salvatrice qui va nettoyer la France de la pandémie verte, il y a consensus national qui permet de gommer toutes sortes de rivalités par ailleurs existantes !!!

Ce que ne peut pas supporter Mme Fourest, c’est que ces musulmans qu’elle déteste, (il faut avoir le courage d’appeler un chat un chat), ne sont pas les voyous qu’elle se complait à salir! Ils ont le droit d’être là autant qu’elle eu égard à leur pleine qualité de Français et comme n’importe quel citoyen vivant en démocratie ils ont des droits de citoyens dont ils entendent user pour protéger leur dignité de musulman piétinée de la plus vile manière par elle-même, par l’Etat et par un nombre toujours croissant de Français pleinement encouragés à le faire! Ces droits, ils entendent en user le plus légalement possible (n’en déplaise à cette dame qui diffame même sur ces points vérifiables par tous) pour dénoncer à la fois le racisme, l’islamophobie mais aussi la barbarie, les crimes perpétuels et les violations permanentes des droits de l’homme en Palestine occupée.

Ce que Fourest n'a toujours pas compris, c’est que ces musulmans qu'elle stigmatise sont loin d’être les idiots auxquels elles pensent avoir à faire et qu’ils n’ont jamais été dupes! Si elle est ce qu’elle est, à savoir une prétendue journaliste protégée par les médias dominants et les milieux intellectuels racistes soit, elle doit comprendre une bonne fois pour toutes que les autres eux aussi ont parfaitement le droit d'être ce qu'ils sont (y compris être musulmans) et non ce qu’elle veut qu'ils soient! S’en est assez ! Qu’elle se trouve d'autres sujets à aborder pour faire avancer les causes humaines ; qu’elle cesse de faire son beurre sur des gens qui ne sont en rien les coupables rêvés qui lui permettent de taire et de masquer à longueur d’articles les terribles échecs de la France ! Il y a des sujets d’une extrêmement gravité que Mme Fourest passent sous silence peut-être parce qu’il demande des connaissances qu’elle n’a pas, une réflexion qu’elle est bien incapable de mettre en œuvre mais surtout parce qu’ils demandent une générosité de l’âme dont elle semble totalement dépourvue pour que chacun de ses écrits reflète en permanence la haine de l'autre et de sa différence ! Comment peut-elle se déclarer républicaine alors qu’elle ne souffre pas la présence des musulmans dans ce pré carré qu’elle estime, comme tant d'autres qui lui ressemblent, être sa France à elle !

C'est d'autant plus terrifiant nous semble t-il, qu’elle exige en tant qu’homosexuelle le respect des autres, qu’elle mène des luttes pour faire reconnaître des droits à sa communauté alors qu’elle est parfaitement incapable d’accorder le moindre respect ni le moindre droit à la communauté musulmane si ce n’est celui de se taire!!! Mais elle est mal tombée avec nous, parce que nous n’avons pas envie de rester silencieux! Et même si tous les médias officiels, la presse, les radios et les TV lui sont ouverts et la font passer pour une spécialiste de l’islam (qu’elle ne sera jamais!), à travers sa plume venimeuse, elle ne cesse d’apparaître chaque jour davantage, uniquement comme l’archétype de l’intolérance islamophobe dans cette sinistre France de 2010.

Annexe au communiqué

Et puisque Fourest n’a pas jugé nécessaire de faire le moindre travail d’investigation journalistique digne de ce nom avant de parler du Collectif Cheikh Yassine et de déverser son fiel, nous allons lui expliquer deux ou trois choses qui étaient parfaitement vérifiables si elle s’en était donné la peine!

« l'imam Hassen Chalghoumi »

Hassan Chalghoumi n’est pas imam de la mosquée de Drancy ! C’est un homme qui a la fonction de président de l’association cultuelle des musulmans de Drancy ! Nuance de taille! Cela signifie qu’il n’a aucune autorité religieuse auprès des musulmans et n’en déplaise à Mme Fourest qui est à des années lumières d’être autorisé, de par son ignorance notoire sur l’islam, mais aussi parce qu’elle n’est pas elle-même musulmane, à se prononcer sur les qualités requises pour qu’un homme soit considéré comme un bon imam (guide) pour notre communauté ! Nous nous lui faisons savoir que cet homme ne peut pas être considéré d’emblée comme un guide acceptable vue son peu de savoir théologique ! Nous lui faisons savoir aussi qu’en tant que musulmans, nous avons toute latitude à juger la foi des hommes derrière lesquels nous-mêmes, ainsi que l’ensemble des fidèles de notre communauté acceptont ou non de prier n’en déplaise à tous ces autoproclamés muftis que compte désormais la République laïque!!! Il devient en effet plus que caricatural que tout un chacun soit appelé à s’exprimer sur le dogme musulman comme s’il en était le digne spécialiste ! La séparation de l’église et de l’Etat ne vaut apparemment plus rien dès lors que l’on parle d’islam ! Qu’on se le dise !

"Le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, soutient Chalghoumi !"

Et comment ! Peut-il lâcher en pleine crise celui qu’il a lui-même si bien posé à ce poste avec ses amis du CRIF!!! En outre, le gros problème pour lui, c’est que cette histoire permet de ressortir des dossiers qu’il aurait préféré boir oublier au fond des tiroirs sans aucun doute!!!

Nous redisons encore une fois qu’Hassan Chalghoumi a été placé là par Jean-Christophe Lagarde uniquement dans le but de remplir une mission très précise fixée dans les coulisses du pouvoir politique. Un homme qui a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion, un homme considéré comme un fondamentaliste par les RG, un homme dont la femme portait le voile intégral (Mme Fourest omet de préciser ce détail à ses lecteurs ; ce serait honnête que de le dire ! Non ?! Elle qui est si allergique à la « burqa »!) Et voilà que par miracle, notre homme en question, obtient la nationalité française et se retrouve propulser par le député-maire (qui avait pris grand soin de cacher la construction de la mosquée durant tout le temps des travaux à l'ensemble de ses administrés) le président de l’association qui gère la mosquée! C’est bizarre que Caroline Fourest si prompte à mettre en avant le principe de laïcité dans cette France républicaine n’est pas cru bon de consacrer davantage de lignes sur le financement de cette mosquée qui vraiment pour le coup peut-être considérée comme une mosquée municipale. Allez on lui donne tous les détails : « "le financement de la mosquée de 1,8 millions d'euros constitue un prêt remboursé par un loyer de 4000 €. 4000€ mensuels, cela donne un loyer annuel de 48.000€, soit 2,67% de 1.800.000 euros. Ce taux est un taux inférieur à l'inflation, aux intérêts du Livret A ou de n'importe quel prêt commercial immobilier actuel. Cela revient à dire que le loyer ne paie même pas les intérêts de la dette, et par conséquent, le capital d'1,8 millions d'euros « prêté » par la mairie ne sera jamais remboursé d'un seul centime. Autrement dit, la mairie de Drancy finance à 100% un culte privé. »

C'est juste hallucinant, les musulmans paient pour un lieu dont ils ne seront jamais les propriétaires! Et que Madame Fourest ne vienne pas accuser la communauté musulmane de quoi que ce soit dans cette affaire parce que tout simplement elle n’était en rien au courant de ce projet de mosquée jusqu’au jour de la remise des clés à Chalghoumi !!!

Juste impensable ce mépris à la fois pour les Drancéens mais aussi ce mépris total pour les musulmans mis totalement à l’écart de ce qui les touchait au plus près, à savoir la construction de leur lieu de culte! Sont-ils méprisables à ce point pour Mr Lagarde ?! Il suffit de d’avoir vu ce cube informe qui tient lieu de mosquée pour comprendre ce désir de ne pas faire une place visible à cette communauté à Drancy qui ne semble décidément fréquentable qu’au moment des scrutins électoraux !

« La version de ses agresseurs » ! « Qu’un groupe de radicaux a bel et bien fait irruption dans sa mosquée pour s'emparer du micro, diriger la prière et le désigner à ses fidèles comme un "ennemi de l'islam".

Le 24 février 2010 Mme Fourest en est encore à parler des agresseurs du faux imam ! Deux choses sont possibles soit la dame a « la comprenoire dure » soit sa mauvaise foi dépasse largement celle de nombre de ses collègues !!!

Nous penchons pour la version n°2 ; son nouveau protégé « saint Chalghoumi » a déclaré lui-même dans les nombreuses interviews qu’il a faites (en tant qu’invité star de tous les médias que compte ce pays, priés sans aucun doute de l’accueillir à bras ouverts) qu’il n’était pas dans « sa » mosquée (tiens même pour Fourest cette mosquée est celle de Chalghoumi ; elle n’a pas tort, nous avons eu le temps de vérifier et c’est d’ailleurs ce qui lui permet d’agir tel un roi sur son domaine !!!) le lundi 25 juin 2010 et que de fait il n’avait pas pu être agressé. Et la journaleuse doit savoir une chose, c’est que pour qu’il le fut - même s’il avait été présent - il aurait fallu que l’on eut à faire à des voyous à l’intérieur de cette mosquée or n’en déplaise à cette dame et à tous les détracteurs de son acabit, les fidèles présents ce soir-là dans ce leiu de culte, soit parce qu’en tant qu’habitués ils étaient venus faire la dernière prière de la nuit, soit parce qu’ils y avaient été conviés la veille par voie de SMS dont la police a vérifié l'existence, ne sont en rien des voyous contrairement à ce qu’elle laisse entendre et toutes les vidéos mises sur le net en ont attesté. Autre détail ; nous pensons que les confrères de Fourest apprécieront la façon dont elle s’est permise de juger leur travail d’investigation sur le terrain ; de quelle suffisance fait-elle donc preuve pour affirmer que ces derniers avaient fait des papiers « sinueux, laissant presque entendre que l'imam aurait fabulé pour se faire de la publicité. » S’ils l’ont suggéré, c’est que cela apparaissait dans le discours de nombreux fidèles Drancéens interrogés par leur soin. Quant à toutes les personnes présentes à la réunion ce soir-là et qui ont déposé plainte et pour diffamation et calomnie ; ce qui selon Fourest « est toujours du meilleur effet » nous lui répondons qu’ils ont eu parfaitement raison de le faire pour que leur honneur ne soit pas entaché par des accusations mensongères faites par des personnes comme elle et qui au nom de leur positon "d'intouchables" pensent qu’elles ont le champ libre pour calomnier qui elles veulent !!! Chaque personne diffamée et calomniée par des Caroline Fourest et consorts ont le devoir d’agir et de faire appel à la justice, non seulement pour défendre l’idée qu’ils se font de leur probité mais aussi pour que tous ces scribouillards n’aient plus toute latitude à diffamer et à calomnier sans cesse, par le biais d’organe de presse comme le Monde ; le Point.fr etc., tous ceux contre qui ils déversent leurs accusations sans jamais rien encourir devant la justice !

"Ce n'est pas rien quand on sait la sanction prévue par le Coran... Les agresseurs, eux, ne voient rien de violent dans ces paroles."

Mme Fourest serait bien avisée ainsi que ses confrères de prendre les services de traducteurs assermentés qui auraient été apte à traduire correctement les propos en arabe de Monsieur Sefrioui tels qu’il se devait de l’être !

"Celui qui accepte que cet homme reste dans cette mosquée, je jure par Dieu le Tout puissant, il encourt la colère de Dieu."

Même Google a réussi le tour de force de faire la bonne traduction ! C’est dire ! Il fallait que la traduction colle avec le scénario écrit par les médias au premier jour ; il fallait trouver tous les moyens possibles pour protéger saint Chalghoumi !

Autre détail qui n’est pas sans intérêt ; voilà que la laïcarde féroce islamophobe ose parler des sanctions qui sont prévues dans le Coran !!! C’est juste hallucinant, la justice d’Allah n’a de sens que pour les croyants musulmans et nous avons été abasourdi de constater qu’elle pouvait s’en servir elle, la laïcarde, comme d’un argumentaire de poids pour défendre Chalghoumi !!! Les musulmans de par leur foi et les textes qu’ils partagent ont un savoir basé sur des règles islamiques communes. Lorsque des musulmans s’adressent à d’autres musulmans aussi bien dans le sens positif de la louange que dans le sens négatif du rappel de la faute ce sont sur ces bases communes. Ces bases qui sont celles de la justice de Dieu sont pleinement compréhensibles par l’ensemble de la communauté des croyants parce qu’ils en acceptent les règles dès lors qu’ils se déclarent musulmans n’en déplaise à Mme Fourest!

« La polémique, dérisoire, vient d'un malentendu. Certains journalistes ont cru comprendre que l'imam était présent lors de cette prise de parole, alors qu'il était en déplacement. Mais l'imam n'a pas menti.» Est-ce que le malentendu représente ce mensonge initial raconté par Chalghoumi sur tous les médias déclarant qu’il était présent, avait été agressé et décrivant une scène surréaliste dans la mosquée inventée de tout pièce ou bien le malentendu est-il le témoignage de tous les fidèles attestant à l’unanimité du caractère fallacieux des déclarations de Chalghoumi ? En tout cas une chose est manifeste, c’est que même les journaleux les plus acharnés contre l’islam et les musulmans sont prêts à défendre un « imam » du moment qu’il obéit aux exigences du pouvoir politique et au contrôle du CRIF ! Mis à part le fait qu’il n’a pas dit la vérité, « l’imam n’a pas menti. » C’est fort Mme Fourest!!!

Le collectif Cheikh Yassine, « son leader, Abdelhakim Sefrioui, est un fidèle du congrès de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), où il a convié Dieudonné et Alain Soral lors des élections européennes, en 2009. »

Si elle était juste un tant soit peu la journaliste qu’elle prétend être, elle n’aurait rien ignoré de la dure bataille que le Collectif Cheikh Yassine a mené sur internet pendant des semaines contre Alain Soral et la liste du Parti antisioniste. A l’époque, nous avons fustigé publiquement les responsables du congrès de l'Union des organisations islamiques de France pour avoir laissé rentrer ces personnes avec des badges VIP au sein du Congrès ; c’était selon nous une grave erreur que de donner une tribune à des gens majoritairement affiliés au Front National qui avaient annexé la cause palestinienne pour mieux mettre le grappin sur les voix des mulsumans !!! Alors encore une fois, les paroles de Fourest sont juste des plus fumeuses !!!

« Son petit groupe n'en est pas à sa première opération. Il a déjà essayé d'intimider Dalil Boubakeur, le recteur de la Mosquée de Paris, pour les mêmes raisons, en avril 2009 »

Fourest parle d’un groupuscule qui agit impunément comme une bande de hors la loi qu’il serait au vue et au su des autorités préfectorales de ce pays !!! Trop fort ces gens! Par la même, soit elle est en train de dire que les autorités sont impuissantes devant un groupuscule de quelques individus, soit elle refuse de dire la vérité, à savoir que les autorités ont à faire à un groupe de citoyens respectables et respectueux des lois de notre pays, qui déclarent conformément à la loi leurs manifestations ou leurs rassemblements pour dénoncer ce qui doit l’être. En l’occurrence, devant la Mosquée de Paris, il s’agissait de dénoncer le soutien apporté par Dalil Boubakeur aux criminels de guerre sionistes puisqu’au cours d’une interview réalisée auprès d’un magazine israélien quelques semaines après les massacres de Gaza, ce dernier avait à la fois justifié le génocide de Gaza mais aussi la formidable expansion d’Israël ; expansion qui nous en profitons pour le rappeler se fait chaque jour grâce au vol des terres appartenant aux Palestiniens, grâce aux assassinats quotidiens et au nettoyage ethnique commis par les sionistes en terre de Palestine occupée!!! A noter au passage que lors de la manifestation devant la Mosquée de Paris dont elle rend compte, Mr le préfet était présent du début jusqu’à la fin !!! (Vérifiable sur les vidéos) Ah oui, juste un dernier petit détail au sujet du rassemblement devant la Mosquée de Paris; le copié-collé d’un passage de l’article écrit par Stéphanie Le Bars à cette époque sent à pleines lignes! Très éthique le journalisme d’investigation de Caroline Fourest!!!

Le Collectif Cheikh Yassine





Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 16:44

http://www.npa.norddrome.over-blog.com/ext/http://npa69.eu.org



SUBVENTION DE LA REGION AUX ECHANGES AVEC ISRAEL : REPONSE DU NPA AU DEMENTI DU PCF

Suite à notre communiqué du 27 février 2010 relatif aux subventions accordées par le Conseil régional pour le développement des échanges économiques avec Israël (publié sur notre site), le PC et le PG ont adressé un démenti (voir ci-dessous), affirmant avoir voté contre ces subventions. Or, ces deux groupes politiques ont bien voté POUR lors de la commission permanente du 26 février.

C'est le 3 mars, soit 5 jours après la commission permanente et 3 jours après notre communiqué, que le groupe communiste a demandé au service des assemblées du Conseil régional d’enregistrer son vote CONTRE ces subventions.

Nous nous réjouissons de cette «désolidarisation», même tardive, vis-à-vis de la majorité de JJ Queyranne sur ce dossier scandaleux.

Ce revirement montre combien il est important que des élus indépendants des partis institutionnels de la social-démocratie puissent siéger dans les institutions pour recueillir des informations et les diffuser auprès de  la population.

Nous nous engageons, si nous sommes élus, à faire ce lien indispensable entre élus et population, en portant à sa connaissance les votes de chacun des groupes politiques représentés au Conseil régional.


VOICI LE DEMENTI QUE LE PCF A ENVOYE LE 3 MARS

« Rectificatif à propos d'un vote en Région Rhône-alpes

Nous vous informons que le groupe communiste et le groupe PG ont bien voté contre la subvention à l'association "Rhône-Alpes Israel échanges", contrairement à ce qui circule sur le net.

Par ailleurs, nous vous transférons en PJ, la délibération que nos deux groupes ont voté pour soutenir l'accueil de quatre étudiants palestiniens au titre de l'appel à projets coopération et mobilité internationale Rhône-Alpes (cmira)

Gilles RAVACHE, président du groupe communiste au conseil régional Rhône-Alpes »


SOUTIEN A LA CAMPAGNE BDS : HYPOCRISIE DE NOS ELUS REGIONAUX

Le 26 février dernier une commission permanente du conseil régional a voté un crédit de 42 000 Euros à l’association « Rhône Alpes Israël Echanges» pour développer les relations économiques, scientifiques et culturelles entre Rhône-Alpes et Israël.

Le même montant avait déjà été attribué à la chambre de commerce France-Israël Rhône-Alpes, pour faciliter les échanges économiques entre Israël et Rhône-Alpes.

Cette subvention a été votée par la majorité de JJ Queyranne qui comprend les Verts, le PC et le PG !

Pourtant Élisa Martin pour le Front de Gauche et Philippe Meirieu pour Europe Écologie, lors d'un débat organisé à l'université de Lyon 2 par différentes associations, s'engageaient  le 25 février à soutenir la campagne  BDS ((Boycott, Désengagement, Sanctions) ) initiée en 2005 par plus de 170 organisations palestiniennes. Cette campagne est destinée à dénoncer l'occupation et la colonisation israélienne et demande, entre autre, le gel des échanges économiques et culturels avec l'état d'Israël.

Les candidats NPA en Rhône-Alpes dénoncent ce double langage qui permet à des élus ou des futurs élus d'adopter des postures purement électoralistes que leur parti contredit ensuite par des choix budgétaires. En effet, comment annoncer lors d'une réunion publique le soutien à une campagne qui vise à délégitimer et discréditer l'état d'Israël et sa conduite indigne et colonialiste, et, le lendemain, voter des subventions à des organismes destinés à promouvoir des échanges avec ce même état?

Le NPA Rhône renouvelle son soutien au peuple palestinien, enclavé, emmuré, privé de ses droits et de ses terres. Il renouvelle son soutien la campagne BDS, campagne internationale non violente et réclame l'application des résolutions de l'ONU.

 

 




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 21:11

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17929


http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Ali_Fathollah-Nejad.010310.htm


Finkelstein fiche la trouille à une certaine Allemagne

Un universitaire réputé se voit interdit de parole par le lobby d’Israël allemand

Par Ali Fathollah-Nejad

Un universitaire réputé, fils de survivants de l’Holocauste se voit interdit de parole par le lobby d’Israël allemand : il devait donner des conférences sur Gaza.

Le spécialiste universitaire internationalement connu du conflit israélo-palestinien Norman Finkelstein devait faire des conférences sur l’état actuel de ce conflit interminable et sur la situation à Gaza, un an après l’agression israélienne, à Munich et à Berlin, la semaine dernière. Sa tournée européenne de conférences, incluant des interventions prévues dans un certain nombre d’institutions prestigieuses, telles que l’Académie des Sciences de la République tchèque, la Faculté de Philosophie and des Arts de l’Université Charles de Prague, aurait dû l’amener à venir s’exprimer en Allemagne, sa précédente intervention dans ce pays remontant à 2002.

Initialement, une des conférences berlinoises de Finkelstein était sponsorisée par la Fondation Heinrich Böll, une institution affiliée au parti allemand des Verts. Il était prévu que l’événement prendrait place dans l’Eglise (protestante) de la Trinité, mais cette église se dédit. Dans une déclaration annonçant sa décision d’annuler cette manifestation, l’église « regrettait d’avoir été impliquée, contre son gré et à l’encontre de ses prises de position publiques, dans des polémiques antisémites et anti-israéliennes ». Peu après, le 9 février, la Fondation Böll annonçait à son tour qu’elle se dégonflait : « En raison d’inattention, d’investigations insuffisantes et de confiance excessive en nos partenaires de coopérations, nous avons commis une grave erreur. Nous estimons en effet que ni le comportement de M. Finkelstein ni ses thèses ne s’inscrivent à l’intérieur des limites d’une critique légitime. » Elle terminait en « remerciant les nombreux courriers et interventions qu’elle avait reçu au sujet de cette manifestation ».

L’autre conférence de Finkelstein était programmée au siège de la Foundation Rosa Luxemburg (RLS), une institution allemande affiliée au Parti de la Gauche. Mais, le 17 février, cette boîte-à-idées du Parti de la Gauche retira lui aussi son soutien, déclarant qu’il avait sous-estimé le « caractère politiquement détonnant » de l’événement, ajoutant que sa proposition de mettre un contradicteur en face de Finkelstein afin de garantir un « débat controverse et pluraliste » avait été rejetée par les organisateurs. Mis à part son insistance inhabituelle à inviter un « contradicteur », la RLS refusa de nommer celui-ci, rapport Doris Pumphrey, du comité d’organisation.

Les deux conférences de Finkelstein prévues à Munich, dont l’une devait être prononcée à la Maison amérique de Munich, furent, elles aussi, annulées.

Le lobby d’Israël allemand et l’allégation d’antisémitisme

Cette vague d’annulations faisait suite à une campagne concertée de groupes de pression néoconservateurs et sionistes, tels qu’Honestly Concerned, connus pour leur soutien inconditionnel à la politique israélienne et pour leur diffamation des détracteurs d’Israël, qu’ils qualifient d’« antisémites », ou encore de BAK Shalom, une organisation pro-sioniste de l’union des jeunes du Parti de la Gauche, qui fut un des principaux moteurs de la campagne visant à faire supprimer les conférences publiques de Finkelstein. Une déclaration signée par BAK Shalom et d’associations du même acabit affirme que « Finkelstein est internationalement populaire parmi les antisémites », le qualifiant d’« historien autoproclamé » et l’accusant de « révisionnisme historique » et d’« antisémitisme ».

Finkelstein, dont les deux parents sont des survivants du Ghetto de Varsovie et des camps de concentration nazis, est titulaire d’un doctorat de sciences politiques de l’Université de Princeton, il est l’auteur de plusieurs ouvrages universitaires consacrés au conflit israélo-palestinien. Son ouvrage intitulé Mythes et réalités du conflit israélo-palestinien (2006) a été salué par des chercheurs éminents, tels que le professeur à l’Université d’Oxford Avi Shlaim (« une contribution majeure à l’étude du conflit arabo-israélien ») et par l’intellectuel mondialement connu Noam Chomsky (« l’étude la plus révélatrice du contexte historique du conflit et des négociations de paix en cours »). En 2007, à la suite d’une campagne de diffamation, dans laquelle le professeur de droit à Harvard Alan Dershowitz a été impliqué, Finkelstein (diffamé par Dershowitz comme « un antisémite classique qui a invoqué tous les stéréotypes antijuifs »), en dépit de l’aval académique, s’était vu refuser une chaire à l’Université De Paul de Chicago, où il enseignait. Il convient de noter que l’ouvrage de Dershowitz, The Case for Israel (Le droit d’Israël), dont l’intégrité scientifique a été fortement mise en cause par Finkelstein et d‘autres a bénéficié d’une publicité sur le site web de BAK Shalom.

McCarthyisme à l’israélienne versus humanisme juif

Finkelstein ne cesse de prôner un règlement du conflit israélo-palestinien qui soit conforme au droit international et à ses résolutions, tout en insistant sur le fait que la leçon qu’il a retenue des souffrances endurées par sa famille du fait de l’Holocauste l’ont conduit à appeler l’attention sur le calvaire des Palestiniens. Il n’est pas le seul juif critique à l’égard d’Israël à avancer un argument de cette nature.

En réponse aux groupes de lobbying pro-israélien, le professeur Rolf Verleger, président de la section allemande de l’association European Jews for a Just Peace (EJJP) – un des sponsors des conférences berlinoises – a rejeté les allégations mises en avant à l’encontre de Finkelstein. Au contraire, Verleger l’a qualifié de « juif fier et conscient, qui se défend contre l’appropriation de la tradition juive par le nationalisme juif ne jurant que par le sang et le territoire ». Critiquant ces groupes de pression en raison de leur refus de condamner les violations des droits de l’homme et le nationalisme dans le cas d’Israël, Verleger a comparé leur tactique à l’agitation mccarthyiste, dirigée en l’occurrence contre de prétendues « activités anti-israéliennes ».

M. Verleger, qui est l’auteur de l’ouvrage Le fourvoiement d’Israël : L’opinion d’un juif (en allemand, PapyRossa, 2e édition, 2009), est un ancien membre du bureau des délégués du Conseil central des Juifs d’Allemagne. Il n’a pas été réélu à ce poste en raison de ses critiques ouvertes à l’encontre de la politique israélienne. Dans une lettre envoyée à l’Eglise de la Trinité afin qu’elle revienne sur sa décision d’annulation, Verleger rejetait l’idée selon laquelle le fait de critiquer la politique d’Israël équivaudrait à de l’antisémitisme, parlant, au contraire, de « responsabilité juive » à avancer une telle critique. Notant, dans ce courrier, que son père, qui avait perdu son épouse et trois fils à Auschwitz, est décédé, voici de cela quarante-cinq ans, le jour-même de la conférence prévue de Finkelstein à Berlin, avec un « numéro d’Auschwitz tatoué sur le bras », Verleger poursuivait en félicitant Finkelstein pour sa position fidèle « à la tradition humaniste du judaïsme allemand » à la Martin Buber, Hannah Arendt, ou encore à la manière du rabbin Leo Baeck.

Raison d’Etat de gauche

Le dédit de la Fondation Rosa Luxemburg (RLS) a généré une longue suite de protestations, qui se poursuivent encore aujourd’hui. Dans une lettre ouverte, certains parlementaires du Parti de la Gauche et certains sympathisants en vue de ce parti ont critiqué la manière dont cette fondation a traité Norman Finkelstein, estimant « absurdes » les allégations diffamatoires proférées à son encontre. Dans une autre lettre ouverte, des titulaires anciens et actuels de bourses de la RLS concluaient que cette fondation risque de perdre « son caractère de lieu propice aux débats et aux controverses de gauche », si elle devait continuer à éviter toute critique de la politique israélienne. Beaucoup d’autres militants de gauche ont eux aussi critiqué la décision prise par la RLS, rappelant les célèbres propos de Rosa Luxemburg : « La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement », mettant en garde la fondation contre le risque de ne plus être digne d’en porter le nom prestigieux.

Pour la RLS, ces critiques ne sont pas une première : cette fondation a été durement critiquée, l’été dernier, pour avoir laissé trois fomentateurs de guerre bien connus – dont un représentant important de BAK Shalom – s’exprimer lors de sa plus grande conférence annuelle laissée à l’initiative des étudiants. Le Parti de la Gauche et son think-tank ont connu des dissensions internes autour de la question de l’antisionisme et de l’anti-impérialisme, en particulier après que le secrétaire du groupe parlementaire de ce parti, Gregor Gysi eut prôné, au printemps 2008, la remise en question de ces principes-mêmes. La plaidoirie de Gysi a été perçue comme visant à aligner le Parti de la Gauche sur la raison d’Etat allemande. Dans un discours devant le parlement israélien (Knesset) en mars 2008, la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré :

« Ici bien plus que nulle part ailleurs, je tiens à souligner explicitement que tout gouvernement allemand et tout chancelier allemand avant moi a assumé la responsabilité historique spéciale de l’Allemagne vis-à-vis de la sécurité d’Israël. Cette responsabilité historique fait partie intégrante de la raison d’être de mon pays. Pour moi, en tant que chancelière allemande, par conséquent, la solidarité d’Israël ne fera jamais l’objet d’une quelconque négociation ».

Faisant étalage de « solidarité inconditionnelle » avec la politique israélienne, deux jours après le début de l’opération militaire à Gaza déclenchée par Tel-Aviv l‘année dernière, la chancelière allemande et le Premier ministre israélien Ehud Olmert « tombaient d’accord pour déclarer que la responsabilité de l’évolution de la situation dans la région incombait clairement et exclusivement au Hamas ». Cette déclaration fut ensuite reprise par le secrétaire du Parti de la Gauche à Berlin, Klaus Lederer, lors d’une manifestation de soutien à Israël.

Après les annulations des diverses conférences de Finkelstein, le junge Welt, un quotidien indépendant de gauche connu pour son opposition irréfragable aux guerres illégales, est intervenu afin de proposer ses locaux plutôt modestes à Berlin, pour qu’il puisse y faire une conférence.

Finalement, dans une déclaration datée du 20 février, Finkelstein expliqua qu’il ne viendrait pas du tout en Allemagne : « Certains Allemands semblent déterminés à ce que leurs concitoyens n’entendent que des opinions sur le conflit israélo-palestinien qui soutiennent la politique du gouvernement israélien. Une telle intolérance n’est pas bonne pour les Palestiniens, qui vivent sous une occupation militaire brutale. Elle n’est pas bonne pour les Allemands, qui veulent que leur pays soutienne les droits de l’Homme et le droit international. Elle n’est pas bonne pour les Israéliens dissidents courageux, qui ont besoin du soutien de l’Union européenne. »

Au cours des conférences prévues, Finkelstein allait, entre autres choses, commenter le Rapport Goldstone, commissionné par les Nations unies, qui a trouvé Israël coupable de crimes de guerre lors de son agression contre Gaza durant l’hiver 2008-2009. En l’absence de voix critiques puissantes telle celle d’un Finkelstein, Berlin n’aura aucun problème à continuer de violer les lois tant allemandes qu’européennes, qui interdisent les ventes d’armes à des régions du monde déchirées par des conflits militaires (comme le territoire du conflit israélo-palestinien).

Cet étouffement des critiques à l’encontre de la politique israélienne a de nombreux précédents

L’on a connu plusieurs autres occurrences, en Allemagne, récemment, où des critiques de la politique d’Israël furent traitées de la sorte. En janvier de cette année, trois députées du parti de la Gauche (qui ont également signé la lettre ouverte à la RLS) ont été attaquées par des associations du même tonneau, en concert avec des pasteurs évangéliques, au motif qu’elles ont refusé de participer aux ovations debout à la fin de l’adresse de Shimon Peres au Bundestag, prononcée à l’occasion de la Journée de Commémoration de l’Holocauste.

Les trois parlementaires, qui avaient rendu hommage aux victimes des crimes nazis lors de cérémonies antérieures au discours de Pérès, ont expliqué leur refus en pointant l’exploitation par le président israélien de l’événement à des fins de propagande en faveur d’une guerre contre l’Iran. Dans son discours, Pérès, en effet, avait qualifié le gouvernement iranien « de danger pour le monde entier ». En dépit d’appels en cours d’Israël à une frappe militaire conter l’Iran, le Président israélien a déclaré, sans sourciller : « nous nous identifions aux millions d’Iraniens qui se révoltent contre la dictature et la violence ». La section allemande de l’EJJP, mentionnons-le au passage, avait auparavant critiqué l’invitation faite à Pérès.

Début 2009, un débat prévu portant sur l’offensive militaire israélienne à Gaza, lors d’une des principales émissions politiques à la télévision allemande, « Anne Will », avait été annulé quelques jours seulement avant sa diffusion prévue, la chaîne ayant apparemment fait l’objet de pressions politiques.

En octobre 2009, à la suite d’une campagne de lobbying analogue à celle de l’affaire qui nous occupe, un débat prévu à Munich avec l’historien israélien en exil Ilan Pappé fut annulé par les autorités municipales. Dans une lettre ouverte, le Professeur Pappé – qui s’exprimait alors dans un autre lieu public - écrivit que son père « s’était vu intimer le silence, de la même manière, en sa qualité de juif allemand, dans les années 1930 ». Comme lui, poursuivait-il, son père et ses amis étaient considérés des juifs « ‹ humanistes › et ‹ pacifistes › dont il fallait à tout prix étouffer l’expression et écraser ». Pappé a ajouté qu’il « était inquiet, comme devrait l’être toute personne consciente, au sujet de la liberté d’expression et de la santé de la démocratie dans l’Allemagne d’aujourd’hui », la décision de censurer sa conférence en étant une parfaite illustration.

Tant Finkelstein que Pappé sont les auteurs d’études de pointe sur le conflit israélo-palestinien. Ils sont considérés être des avocats éloquents d’une solution juste et légale au conflit. Leur origine juive les rend tout particulièrement dérangeants pour les partisans inconditionnels d’Israël, qui ont très souvent recours à des critiques infâmantes à leur égard, en les qualifiant d’antisémites, voire de « juifs se haïssant eux-mêmes ».

L’on pourrait soutenir qu’une telle distinction entre de « bons » et de « mauvais » juifs équivaut, en lui-même, à une sorte d’antisémitisme.

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier.

Ali Fathollah-Nejad est un chercheur spécialisé dans les relations internationales du Moyen-Orient. Il a un site web, consultable à l’adresse : http://www.fathollah-nejad.com







Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 20:59

http://www.fr.news.yahoo.com/82/20100304/tot-affaire-soumar-la-police-ouvre-une-e-723c20e.html


Affaire Soumaré: La police ouvre une enquête interne

Nouveau rebondissement dans l«affaire Soumaré». Le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, a ouvert «une enquête interne» après la divulgation d'informations, dont plusieurs fausses, sur le chef de file PS dans le Val-d'Oise aux régionales, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP.

Une réponse la semaine prochaine

«J'ai été saisi d'une demande d'enquête interne par le président de la Commission informatique et libertés», Alex Türk, a expliqué Frédéric Péchenard, confirmant une information du Monde daté de vendredi. Alex Türk a demandé au DGPN de chercher des éléments sur l'origine de ces accusations, particulièrement pour savoir si elles ne proviendraient pas de policiers qui auraient consulté le fichier Stic (Système de traitement des infractions constatées).

Cette «enquête interne est en cours», a ajouté Frédéric Péchenard, qui compte pouvoir fournir une réponse «à M. Türk dans le courant de la semaine prochaine».

«Savoir qui sest connecté»

«Techniquement, c'est très simple et cela passe par le biais de la sous-direction de la police technique et scientifique», (PTS, de la direction centrale de la police judiciaire), a poursuivi le DGPN, mais cela peut prendre un peu de temps: «Je dois faire une réquisition auprès d'un service pour savoir qui s'est connecté» au fichier, a-t-il expliqué.

Une première réponse lui permettra d'obtenir «des numéros et mots de passe», puis le DGPN demandera à un second service d'identifier les fonctionnaires correspondant à ces deux éléments. «Je devrai ensuite me livrer à une analyse des données», a indiqué Frédéric Péchenard, avant de pouvoir formuler sa réponse au président de la Cnil.

«Soit la CNIL me demandera autre chose, soit elle viendra, comme elle le peut, faire des vérifications, soit la justice me demandera d'ouvrir une autre enquête», a-t-il ajouté. Enfin, a souligné Frédéric Péchenard, «si j'estime qu'il y a matière à aller plus loin, je peux agir d'initiative».





Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 20:52

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=892


Le Congrès constitutif du « Parti des Indigènes de la République » (P.I.R.) a eu lieu 

« On peut modifier la méthode utilisée pour atteindre un objectif, mais l’objectif, lui, ne varie jamais. Ce que nous voulons par tous les moyens, c’est une liberté absolue, une justice absolue, une égalité absolue. Cela ne varie jamais. Etre absolument et immédiatement reconnus et respectés en tant qu’êtres humains, voilà ce que nous voulons tous, et cela ne varie pas. Peu importe votre appartenance - ce qui compte, c’est que vous vouliez être reconnus pour des êtres humains et respectés en tant que tels. »(Malcolm X, 1964)

Cinq années après le lancement de l’Appel des Indigènes de la République (janvier 2005) qui promettait la convergence au sein d’une dynamique politique autonome des luttes de l’immigration coloniale, des descendants de déportés africains, des quartiers populaires et des antiracistes anticolonialistes, le Parti des Indigènes de la République (P.I.R.) est né.

Il nous a fallu cinq longues années pour que le Mouvement des Indigènes de la République (MIR), première forme organisée issue de l’Appel de 2005, se métamorphose en un véritable parti, capable de mener le combat pour la libération décoloniale. Cinq longues années qui ont suivi les luttes pour empêcher l’adoption d’une loi inique contre le port du voile à l’école, auxquelles ont succédé la bataille contre la loi du 23 février sur le « rôle positif » de la colonisation, et, surtout, la grande révolte des quartiers populaires qui a permis l’émergence d’une nouvelle génération indigène prête à s’engager sur le front de la lutte politique.

Il nous a fallu cinq longues années consacrées à assimiler l’héritage de ceux qui nous avaient précédés dans ce combat, cinq années d’action et de lutte, cinq années d’élaboration et de réflexion, cinq années d’efforts d’organisation et de rassemblement, nous ont été nécessaires pour qu’enfin puisse se tenir le Premier Congrès, le Congrès constitutif, de ce parti dont nous espérons qu’il permette à nos luttes de franchir un nouveau palier.

Nous avons placé ce Congrès sous les auspices de Malcolm X, tout d’abord pour rendre hommage à ce combattant infatigable, assassiné le 21 février 1965. Nous avons tenu ainsi à souligner l’unité du combat antiraciste décolonial par delà les frontières. Surtout, la mémoire de Malcolm X nous est chère parce qu’il a mis au centre de ses préoccupations la nécessité de l’autonomie politique des peuples opprimés au cœur des métropoles coloniales et l’impératif d’agir sur le terrain politique.

C’est à cet impératif que nous avons voulu répondre avec la fondation du PIR : il n’est plus suffisant de résister au jour le jour contre les différentes formes de discriminations raciales, contre la négrophobie et l’islamophobie, les violences policières, les inégalités, etc., on ne peut plus se contenter d’affirmer notre solidarité avec les autres peuples opprimés, on ne peut plus se résoudre à faire confiance aux partis existants pour prendre en charge nos aspirations. Désormais, nous devons investir pleinement l’arène politique, assumant totalement la légitimité de notre droit à transformer la France et ses institutions. Nous ne serons les Arabes et les Noirs de service de personne ! Le Parti des Indigènes sera notre propre parti.

Pour la première fois au sein de l’hexagone, le PIR constituera un parti où, sans occulter les spécificités des uns et des autres, les militants issus de l’immigration coloniale, des actuelles colonies ou vivant dans les quartiers populaires, pourront agir ensemble et déterminer en toute autonomie leur pensée, leur programme et leur stratégie politique.

Le PIR sera un parti de résistance quotidienne, un parti de mobilisation populaire, un parti de rassemblement, un parti qui agira à l’échelle nationale et à tous les niveaux de la lutte politique, un parti qui ne fera aucune concession sur ses objectifs fondamentaux que sont l’antiracisme, l’antiimpérialisme, l’anticolonialisme et l’antisionisme. Il n’y a pas d’autres voies pour la libération des peuples !

Le PIR sera un parti de lutte contre la suprématie blanche et pour l’avènement, en France comme dans le reste du monde, d’une société assurant l’épanouissement de tous dans l’égalité, la justice et la dignité des individus, des communautés et des peuples.

Dans cette perspective, le PIR agira en France pour l’émergence d’une nouvelle majorité politique, capable de contrôler les principaux leviers institutionnels et déterminée à engager les profondes réformes institutionnelles, sociales, économiques et culturelles, nécessaires pour mener à bien le processus décolonial, dans ses différentes dimensions, et combattre les inégalités raciales.

Tout en participant au développement et à l’organisation des luttes, en particulier à l’échelle des quartiers populaires où sont concentrées les populations traitées comme des indigènes, le PIR agira pour être présent lors des échéances électorales de 2012 à 2014, et notamment aux élections présidentielles, législatives et municipales, de manière à construire l’autonomie politique indigène et à renforcer la dynamique décoloniale.

Sur le plan organisationnel, le PIR articulera en son sein deux niveaux d’organisation et de représentation interne : 1) le PIR est un parti composé d’individus unis par de mêmes objectifs politiques fondamentaux, indépendamment de leurs origines, de leurs croyances religieuses, de l’inspiration spirituelle qui est la leur, de leurs coutumes, ou de leurs options philosophiques ; 2) le PIR reconnaît en son sein l’existence de communautés organisées, constituées sur la base du volontariat autour des identités historiques et/ou culturelles infériorisées dans le cadre du processus colonial. Ces communautés culturelles participeront aux mécanismes d’élaboration et de définition politique du PIR et disposeront de possibilité d’expressions publiques.

Ces principes et ses orientations politiques et organisationnelles ont été établis et développés par notre premier Congrès dans plusieurs documents fondateurs adoptés par les congressistes au cours de deux journées de débats intenses.

Il s’agit des principes politiques généraux du PIR, des statuts du PIR, d'une résolution sur l’orientation politique du PIR pour la période à venir, d'une déclaration sur l’islamophobie, d'une déclaration sur les réparations relatives à la traite négrière transatlantique et à la réduction en esclavage des Africains, d'une motion sur la négrophobie et d'une motion sur la solidarité avec le peuple palestinien, victime de la barbarie coloniale sioniste

D’autres documents ont été l’objet de discussion, traitant des « statistiques ethno-raciales », de la question culturelle, des réformes à engager au niveau des régions.

La plupart de ces documents seront rendus publics sous peu. Par ailleurs, le Congrès a élu une direction politique et désigné 4 porte-parole : Houria Bouteldja, Joby Valente, Bidzanga Nana et Mbaireh Lisette.

Beaucoup reste encore à faire. Le Congrès constitutif du PIR a représenté un premier pas. Nous appelons tous ceux qui veulent s’engager contre les formes contemporaines du colonialisme et du racisme, contre l’oppression subie par les populations des quartiers populaires et les inégalités, à nous rejoindre dans notre combat.

Le Parti des Indigènes de la République

Paris, le 28 février 2010
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 20:43

http://www.demosphere.eu/node/16269


Les collectifs du Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers appellent tous les sans papiers, toutes les organisations politiques, syndicales, associatives et les citoyens à une manifestation nationale le 6 Mars 2010 ainsi qu’aux autres manifestations et activités pour la préparer.

MANIFESTATION NATIONALE LE 6 MARS

Rendez vous à 13 heures 30 Place de la République à Paris







Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 20:59

Contribution de la Tendance CLAIRE du NPA

Sept jours de grève générale des raffineries Total, victoire des Philips à Dreux, grèves offensives pour l’emploi et les salaires, poursuite de la grève des ouvriers sans-papiers…

Le retour des luttes ouvrières de portée nationale remet à l’ordre du jour le combat pour un affrontement d’ensemble contre le patronat et Sarkozy !

Cette fois, il faut oeuvrer sans attendre à la convergence des luttes par l’auto-organisation, la coordination nationale des travailleurs mobilisés et le front unique des organisations ouvrières

Avec la crise et les licenciements, le retour des luttes du prolétariat industriel avait marqué le premier semestre 2009, dynamisé par la mobilisation de plusieurs millions de travailleurs lors des grandes manifestations et la grève générale antillaise. Des combats ouvriers de portée nationale (Caterpillar, Continental, Goodyear, Molex, New Fabris, Freescale…) avaient frappé les esprits, avec des actions radicales, comme les séquestrations de patrons ou l’action contre la sous-préfecture de Compiègne, mais aussi des limites programmatiques (revendication de meilleures indemnités de licenciements dans la plupart des cas) et stratégiques (isolement des luttes, tentatives trop timides et trop tardives de coordination). Cela avait abouti généralement à des défaites au-delà des augmentations d’indemnités. Depuis la rentrée, de nombreuses luttes ouvrières ont eu lieu, confirmant une combativité potentiellement dangereuse pour la bourgeoisie, mais elles sont restées dispersées et la plupart n’ont pas eu d’audience nationale.

En revanche, ce début d’année 2010 est marqué à la fois par un début de retour de luttes ouvrières de portée nationale et par une inflexion dans la nature même de ces luttes, qui tendent à devenir plus offensives ou à se radicaliser politiquement. Si cette tendance se confirme, cela pourrait annoncer un changement important dans la situation.

Après leur expérience sans précédent de production sous contrôle ouvrier, les travailleurs de Philips à Dreux remportent une victoire contre le lock-out patronal

Dès le début du mois de janvier, une nouvelle forme de lutte est réapparue en France, quoique de manière embryonnaire et éphémère, avec la mise en place d’une production sous contrôle ouvrier par les travailleurs de Philips à Dreux. Pendant plusieurs jours, ils ont montré qu’il est possible de transgresser les lois de la propriété privée pour maintenir l’emploi et de faire repartir cette usine que le patron veut fermer uniquement pour augmenter ses profits.

Le patron a voulu leur faire payer leur audace le 15/02 en fermant l’usine du jour au lendemain avant même que le « plan social » ait été validé — ce qui revient à un lock-out. Mais les travailleurs ont repris immédiatement leur lutte, combinant action judiciaire, présence massive et assemblées générales quotidiennes devant l’usine, montée à Paris pour soutenir la délégation reçue par le ministre Estrosi (18/02), audience médiatique de niveau national, soutien actif d’autres travailleurs en lutte, de syndicalistes combatifs et d’étudiants.

Le patron a cherché à imposer l’idée que la lutte était déjà perdue et qu’il n’y aurait plus jamais de production de téléviseurs à Dreux afin de pousser les syndicats à signer pour des indemnités. Le refus ferme et catégorique de la CGT Philips Dreux de négocier tant que le lock-out ne serait pas levé et le plan social annulé a été décisif. Quoique minoritaire, ce syndicat CGT combatif (dirigé par Manu Georget, qui est par ailleurs militant du NPA) a en effet montré qu’il était possible de se battre, même dans des conditions très difficiles, pour garder les emplois et non pour des indemnités plus ou moins importantes.

Le jugement du tribunal de Chartres ordonnant la réouverture de l’usine le 19/02 est une victoire non seulement pour les travailleurs de Philips, qui ont repris le travail la tête haute le 22, mais pour toute la classe ouvrière : elle montre que, grâce à la combativité des travailleurs depuis le début de la crise, le patronat ne peut pas encore recourir impunément à la méthode illégale du lock-out, même s’il est autorisé à licencier massivement en suivant les procédures du Code du travail.

Les travailleurs de Philips-Dreux savent que leur patron ne va pas pour autant renoncer à la fermeture de l’usine, mais ils vont pouvoir affronter le nouveau plan dans un rapport de forces plus favorable. Si certains espèrent ainsi obtenir de plus grosses indemnités de licenciements, d’autres veulent rouvrir la discussion sur le contrôle ouvrier et la combiner au combat pour la nationalisation sans indemnités ni rachat de l’usine, afin de sauver les emplois, voire d’en créer de nouveaux dans un département (l’Eure-et-Loir) où le taux de chômage officiel atteint 30%.

Cette discussion est un enjeu politique majeur des prochaines semaines : sur la base d’un tel programme, et après cette première victoire, la poursuite et la radicalisation de la lutte à Philips Dreux pourraient avoir un effet d’exemple et d’entraînement pour tous les travailleurs en lutte contre les licenciements.

Grèves offensives

La grève des travailleurs sans-papiers pour l’égalité des droits avec les autres travailleurs, donc pour leur régularisation collective, se poursuit depuis quatre mois et demi. Leur courage et leur détermination, malgré la misère dans laquelle ils se retrouvent et les conséquences financières pour leurs familles, leurs communautés ou leurs villages d’origine (surtout en Afrique), sont d’autant plus admirables que la grève s’enlise politiquement à cause de la stratégie désastreuse de la direction CGT, qui refuse de l’étendre hors de la région parisienne, d’exiger la régularisation de tous les sans-papiers, d’appeler les autres travailleurs à la soutenir et de faire ainsi de cette lutte un combat politique majeur contre le gouvernement. Le développement du soutien aux grévistes sans-papiers est d’autant plus crucial qu’ils sont confrontés à la répression de la police et de certains patrons, comme le montre l’agression des grévistes de Multipro à Paris 20e par une milice patronale vendredi 19/02.

La mobilisation des enseignants du 93, qui exige des créations de postes et refusent les contre-réformes du gouvernement, s’est construite par en bas, avec plusieurs journées de grève et de manifestations réussies et quelques cas de grèves reconductibles. Elle a permis d’imposer le soutien des directions syndicales en région parisienne, même si celles-ci n’ont en réalité rien fait pour étendre la grève au-delà du 93. Les directions nationales se gardent bien de mobiliser les enseignants de province qui reprennent le travail, mais elles ont été contraintes d’appeler à une « journée d’action » nationale le 12/03.

La grève des travailleurs d’Ikéa, en cours depuis le 09/02, est une grève offensive, puisqu’elle vise à imposer une augmentation collective des salaires de 4%. Elle est d’autant plus importante qu’il n’y a pas de tradition de lutte dans cette entreprise où le paternalisme a toujours régné pour faciliter le consentement des travailleurs à leur propre
exploitation.

De leur côté, les travailleurs boulangers de Barilla Harry’s, qui emploie mille six cent salariés sur cinq sites, ont fait grève massivement du 19 au 22/02 pour exiger une augmentation des salaires, que le patron leur a partiellement concédée.

De même, les bagagistes de la société Alyzia à Orly ont fait grève les 21 et 22/02 pour exiger des créations d’emplois et des augmentations de salaires.

De même encore, depuis le 23/02, les travailleurs de Vestalia, société de nettoyage qui travaille pour Renault, notamment au technocentre de Guyancourt, sont à leur tour entrés en grève pour exiger des augmentations de salaires.

À cela s’ajoute depuis le 22/02 la grève des contrôleurs aériens contre la restructuration de ce service public, la remise en cause de leur statut et des conditions de travail.

La grève générale d’une semaine dans les raffineries de Total, « suspendue » par une trahison de la CGT, montre la puissance de la classe ouvrière

Enfin et surtout, les travailleurs des six raffineries et d’une quinzaine de dépôts de Total ont réalisé une grève générale massivement suivie du 17 au 23/02. Il a fallu que la direction de la CGT (majoritaire et dirigeante de la grève) prétende que des « avancées » avaient été obtenues pour que les travailleurs décident la reprise du travail le 24/02, après des assemblées générales parfois houleuses, comme celle de Gonfreville l’Orcher où les grévistes de la première équipe consultée, tout comme le syndicat SUD, voulaient poursuivre la grève — avant qu’une seconde assemblée générale décide de l’arrêter comme sur les autres sites. En réalité, la direction de Total a certes promis qu’il n’y aurait pas d’autres fermetures de ses raffineries ces cinq prochaines années, mais elle n’est nullement revenue sur sa décision de fermer la raffinerie des Flandres à Mardyk près de Dunkerque. Or la grève générale des raffineries avait comme précisément comme premier objectif de soutenir la grève des travailleurs contre cette fermeture, commencée quant à elle le 12/01 avec un soutien massif de la population locale (manifestation de 2000 personnes à Dunkerque le 04/02). En laissant ces salariés isolés alors qu’il était possible de faire plier les patrons de Total et le gouvernement par la poursuite de la grève jusqu’à l’asphyxie du pays, les directions syndicales et notamment celle de la CGT ont donc bien trahi.

Il n’en reste pas moins que cette grève générale des raffineries Total est un événement d’une grande importance :

Il s’est agi une grève de solidarité (d’autant plus significative que les travailleurs de Dunkerque ne seront pas licenciés, mais reclassés sur d’autres sites de Total).

Il s’est agi en outre d’une grève offensive dans la mesure où elle était préventive : elle a mis expressément en avant l’exigence politique d’une garantie du maintien durable de toutes les raffineries du pays, contre la désindustrialisation et la mise en cause des acquis par le chantage à la délocalisation ou au nom de la concurrence des pays qui surexploitent les travailleurs (en l’occurrence l’Arabie saoudite).

De plus, cette grève, initialement appelée pour deux jours seulement, a duré parce que les travailleurs l’ont décidé eux-mêmes et elle a commencé à s’étendre à deux raffineries d’Exxon (le 23/02) lorsque la direction de la CGT a décidé d’y mettre fin.

Enfin, il s’est agi objectivement d’une grève politique : non seulement l’État reste le premier actionnaire de Total (avec 38% du capital), mais surtout le ministre Estrosi et Sarkozy en personne sont intervenus directement car ils craignaient une paralysie du pays et un effet d’entraînement pour d’autres travailleurs de l’industrie ou des entreprises publiques (d’autant plus préoccupants avant les élections). De fait, les travailleurs de Total ont prouvé la puissance potentiellement redoutable de la classe ouvrière dans les secteurs-clés de l’économie.

Les travailleurs de la raffinerie des Flandres ont décidé de poursuivre la grève au moins jusqu’au 8 mars, jour du Comité central d’entreprise. Il est crucial de les soutenir pour qu’ils ne restent pas isolés. Pour imposer le maintien de cette raffinerie (et des autres à plus long terme), il est vain de demander au gouvernement une « table ronde sur l’avenir du secteur énergétique en France », comme l’ont fait les directions syndicales de Total, préparant ainsi leur trahison : l’avenir de la classe ouvrière et de l’outil industriel ne se discutent pas avec le patronat et le gouvernement qui veulent les disloquer ! Total est la plus grosse entreprise française et l’une des premières du monde, elle affiche chaque année des profits records (encore 7,8 milliards en 2009 malgré la crise), elle a été construite depuis des décennies avec des fonds publics et le soutien stratégique des plus hauts sommets de l’État impérialiste français, notamment pour organiser le pillage de l’Afrique. Il est donc évidemment légitime que Total soit nationalisée sans indemnités ni rachat et placée sous le contrôle des ses travailleurs.

Appuyons-nous sur ce regain des luttes ouvrières pour préparer la lutte contre la réforme des retraites annoncée par Sarkozy

Le regain des luttes ouvrières de portée nationale, au-delà de leur objet immédiat, offre aussi de bonnes conditions pour préparer la résistance à la contre-réforme majeure des retraites prévue par Sarkozy (élévation de l’âge légal de la retraite et augmentation du nombre d’années de cotisations pour bénéficier d’une retraite à taux plein).

Sachant qu’elle pourrait mettre le feu au poudre, Sarkozy a prudemment annoncé le report de cette réforme à l’automne plutôt qu’au printemps comme il l’avait dit initialement. Il veut ainsi s’assurer du soutien des directions syndicales, qui se plaignaient de sa méthode et demandaient à « négocier ». Sarkozy a voulu attendre notamment sur le congrès de la CFDT, qui aura lieu en juin, alors que des voix oppositionnelles s’y font entendre — de nombreux militants se souviennent que la trahison de 2003 leur avaient valu de nombreuses démissions et une réprobation durable de la part des travailleurs du public.

Pour nous, ce délai doit en tout cas permettre aux travailleurs de se préparer au mieux à combattre, sans attendre, la contre-réforme. Les directions syndicales appellent à une « journée d’action » pour le 23/03, sans autre perspective que de compter avant les « négociations » avec Sarkozy. Pour les militants lutte de classe, il s’agit d’informer les travailleurs sur la gravité de ce qui se prépare, de développer un contre-argumentaire pour combattre le discours idéologique et les mensonges par lesquels le gouvernement et les médias essaient d’ores et déjà de justifier la réforme soi-disant « inévitable ». Il faut en même temps mener la discussion sur la façon de mettre en échec le gouvernement, en revenant sur les luttes de 2003 et sur celles de l’année dernière et en montrant qu’il n’y a pas d’autre solution que de combattre pour la grève générale et l’auto-organisation des travailleurs, tout en interpellant les directions syndicales pour qu’elles rompent leurs « négociations » avec l’ennemi de classe et préparent la lutte frontale et décisive contre lui. Si une telle orientation était défendue systématiquement par les syndicats combatifs et les organisations d’extrême gauche, cela aiderait les travailleurs en lutte à mettre au pied du mur les directions syndicales, à déborder leur stratégie de collaboration et à imposer la convergence des luttes pour un affrontement d’ensemble avec le patronat et le gouvernement.

Pour la convergence des luttes : pour une coordination nationale

En s’appuyant sur le regain actuel des luttes ouvrières d’importance nationale, leur caractère plus offensif et plus avancé politiquement — même si cela doit encore se confirmer et s’approfondir, il est possible d’oeuvrer immédiatement à la coordination des luttes. Il ne faut pas hésiter, mais tirer les leçons de l’année dernière, où la nécessité de ce combat avait été comprise trop tardivement par les travailleurs en lutte contre les licenciements : il avait fallu attendre le 31/07 pour une manifestation commune à l’appel des New Fabris à Châtellerault et la montée nationale du 17/09 à Paris, construite par en bas et combative, avait plus été le point d’orgue des luttes du premier semestre que le point de départ d’un débordement massif des directions syndicales.

Aujourd’hui, les travailleurs de la raffinerie Total de Dunkerque restent en grève malgré la trahison des directions syndicales nationales : ils ont décidé de poursuivre leur grève jusqu’au 8 mars au moins, jour où se réunira le Comité central d’entreprise de Total.

Ils ont plus que jamais besoin de notre soutien : il faut que l’audience nationale acquise par leur lutte se transforme en un facteur de victoire au compte de toute la classe ouvrière !

Le 10/02, 450 travailleurs de la CGT du Nord et du Pas-de-Calais, notamment des métallurgistes, en présence de militants d’autres syndicats, se sont réunis en meeting et ont adopté à l’unanimité un très bon appel qui interpelle les directions syndicales, dénoncent la stratégie des « journées d’action tous les deux, trois ou quatre mois », proposent de lutter tous ensemble sur la base d’une plate-forme revendicative claire et estime « urgent d’impulser une mobilisation nationale interprofessionnelle puissante et durable (c’est-à-dire reconductible) avec comme objectif la grève générale ». 

De plus, le syndicat CGT de Philips-Dreux lance, sur la base de la victoire obtenue par les travailleurs de cette usine, un appel à la convergence des luttes qui peut être un point d’appui importance en ce sens.

De fait, les militants et les travailleurs en lutte peuvent oeuvrer concrètement à la rencontre et à la jonction des travailleurs en lutte, qui supposent à la fois leur auto-organisation, la pression sur les directions syndicales et l’organisation du soutien le plus large dans la population. C’est la tâche des militants syndicaux lutte de classe et des partis qui se réclament de la classe ouvrière, à commencer par le nôtre, le NPA. C’est à cela que devrait servir essentiellement la campagne électorale — et c’est d’ailleurs la seule solution pour que des travailleurs et des jeunes s’y intéressent. Mais surtout, il faut battre le fer tant qu’il est chaud : la victoire des travailleurs de Philips, les grèves pour les salaires, la semaine de grève générale des raffineries et la poursuite de la grève à la raffinerie des Flandres offrent les conditions pour mettre en place dès maintenant le premier noyau d’une coordination nationale des luttes ouvrières.









Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 19:32

http://www.frontsyndical-classe.over-blog.com/article-total-appel-national-a-comite-de-soutien-45945773.html


Soutien total du Front Syndical de Classe aux salariés de la raffinerie de Dunkerque

Pas question de laisser sacrifier les salariés de la raffinerie de Dunkerque au nom de la sacro-sainte rentabilité financière pour répondre aux exigences du capitalisme mondial entraînant des milliers de licenciements, délocalisations, restructurations, chômage dans le pays.

Les grèves et manifestations qui se développent et se durcissent en France, en Europe à l'image de la Grèce, sanctionnent sévèrement l’Europe du capital et sa politique de casse industrielle, sociale et économique. Cela est un signe de confiance pour les luttes à venir et les convergences d’actions rassemblant le plus grand nombre de travailleurs du public comme du privé.

La soumission des confédérations syndicales françaises aux injonctions des directives Européennes au nom de la Confédération Européenne des Syndicats est insupportable pour un très grand nombre de salariés en lutte pour l'emploi, les salaires, les conditions de travail, la retraite....

Les profits, les dividendes, les stock-options, les parachutes dorés, les spéculations, les aides financières aux constructeurs automobiles et les garanties financières données aux banques confirment, s’il le fallait, que l'argent existe pour répondre aux revendications qui peuvent être imposées par la lutte unie allant à la grève générale.

Le Front syndical de Classe appelle l'ensemble des salariés actifs, retraités, privés d'emploi à bien mesurer les enjeux actuels et ceux de demain pour l'avenir de nos enfants. C’est de cette manière que nous serons aux côtés et avec les raffineurs de Dunkerque car leur combat doit être aussi le nôtre. Signez massivement l'appel national au comité de soutien des salariés de la raffinerie de Dunkerque.


Total : Appel national à comité de soutien

La grève des salariés de TOTAL à Dunkerque a démarré le 12 janvier à l’appel des syndicats SUD, CGT et FO de la Raffinerie des Flandres. Cette grève ne doit pas, ne peut pas rester isolée. Le conflit TOTAL est devenu un conflit emblématique du combat contre le chômage et les licenciements.

Ce que les actionnaires de TOTAL veulent ; c’est la fermeture de cette raffinerie, c’est le chômage, la misère, pour les 380 salarié-e-s de l’usine pour les centaines de salariés travaillant pour la sous-traitance. Ils veulent préserver et accroitre les 20 milliards de bénéfice record, accumulés en 2008 et 2009, ils veulent préserver les dividendes des milliardaires qui sont propriétaires d’une des plus grandes multinationales du monde.

Depuis le 15 février la raffinerie TOTAL des Flandres est occupée suite à l’ultimatum de l’intersyndicale SUD, CGT, FO à la Direction, lui demandant de relancer l’activité de la raffinerie pour le 15 février : « passée cette date nous prendrons possession des lieux ».

La grève nationale du groupe TOTAL n’a pas permis d’apporter de réponse à la question posée depuis le 12 janvier : le redémarrage de l’entreprise pour permettre sur le site de Dunkerque la préservation de tous les emplois de la Raffinerie des Flandres mais aussi de toute la sous-traitance.

Dans l’unité à l’appel de SUD, CGT, FO le combat continue !

Nous salariés, employés, retraités, étudiants. Nous syndicalistes, militants associatifs, élus, membres d’un parti. Nous organisations signataires, appelons toute la population et l’ensemble du mouvement populaire à construire un mur de solidarité autour de ce conflit.

Les salariés de TOTAL Dunkerque montrent la voie.

Avec eux battons nous pour que les salariés ne paient pas la crise !

Chaque jour, un peu, chacun, à sa mesure nous pouvons aider à ce combat. Ensemble nous sommes plus forts.

Nous appelons dores et déjà à un grand rendez vous à Paris le 8 Mars 2010 jour du CCE TOTAL où doit être annoncée la décision des patrons de Total.

Texte adopté par l’intersyndicale TOTAL, le 25 février 2010.

Organisations nationales signataires : Alternative libertaire, AC (agir contre le chômage), APEI (Association Pour l’Emploi et l’Information), ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne), CGT Ferc secteur associatif, Fédération SUD PTT , Fédération SUD Collectivités Territoriales, FSE (fédération syndicale étudiante), Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Fédération SUD RAIL, Fédération SUD étudiant, Front syndical de classe, Les Alternatifs, Nouveau parti Anticapitaliste (NPA), Parti de Gauche, Respect conscience musulmane, Solidaires Industrie, SUD Chimie Pharma, SUD recherche EPST, Union syndicale Solidaires, Union Solidaires Transports.

Premiers signataires au niveau national : Antoine ALEXIS (CGT ex Mollex), Didier BERNARD (CGT et comité de lutte Continental Clairoix), Olivier BESANCENOT (NPA), Annick COUPE (Union syndicale Solidaires), Guillaume DAVRANCHE (Alternative libertaire), Jean-Pierre DELANNOY (métallurgie CGT), Marc DELEPOUVE (SNESUP FSU), Philippe ENCLOS (SNESUP FSU), Georges GASTAUD (PRCF), Christian MAHIEUX (Union syndicale Solidaires), Xavier MATHIEU (CGT et comité de lutte Continental Clairoix), Jean-Luc MELENCHON (Parti de Gauche PG), Pierre PARESYS (union syndicale de la psychiatrie), Evelyne PERRIN (réseau stop précarité), François TEYSSIER (syndicat national SUD Chimie pharma), Aurélie TROUVE (coprésidente d’ATTAC)…

Pour signer l’appel : Philippe Floury : pfloury@laposte.net , 06 89 65 21 86 et pour participer à la manifestation à Paris le 8 mars 2010 (bus au départ de Dunkerque, Lille , Maubeuge et Valenciennes).







Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 15:49

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article98960


Soutien du CRC au "No Sarkozy Day"

vendredi 26 février 2010

Communiqué de presse du Comité de Résistance Citoyenne

Participons massivement au « No Sarkozy Day », le 27 mars 2010

Le 25 février 2010

Le Comité de Résistance Citoyenne apporte tout son soutien aux organisateurs du « No Sarkozy Day ». Nous nous félicitons de cette initiative citoyenne et nous appelons tous les opposants au sarkozysme à rejoindre les manifestations qui se dérouleront le samedi 27 mars prochain.

A la suite d’un appel de blogueurs, relayé par une partie de la presse italienne, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Rome le cinq décembre dernier. Ces manifestants demandaient la démission de Silvio Berlusconi. C’est dans le même esprit que des citoyens français, de sensibilités et d’horizons variés - mais tous convaincus par la dangerosité de la politique sarkozyste - ont lancé le projet de journée sans Sarkozy.

Le CRC, dans la continuité des actions menées depuis deux ans au sein du nouveau Conseil national de la Résistance, ne peut que soutenir le No Sarkozy Day. Nous espérons que cette journée de manifestations sera l’occasion de mettre au point un rapport de force favorable à la majorité des français, qui rejette aujourd’hui la politique du gouvernement.

A l’image de l’Italie, la presse libre de France peut soutenir ce mouvement. Le monde associatif, syndical et politique peut également s’y associer et y trouver la continuité des multiples luttes sociales en cours dans tout le pays.

Pour dénoncer les réformes injustes, les lois liberticides, les débats scabreux, la collusion des pouvoirs, etc., c’est dans la rue que nous serons le 27 mars.

Courriel : contact.crc@gmail.com

http://lecrc.canalblog.com / http://lecrc.forumactif.fr





Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 15:41

Il y avait donc le 19 et le 20 novembre 2009 une conférence internationale des partis de gauche à Caracas. A la fin de cette conférence internationale, Chavez lançait un appel pour une cinquième internationale.

Des grands partis de la gauche et de l’extrême gauche européennes participaient à cette conférence et entendaient l’appel de Chavez. Ils gardaient manifestement l’information pour eux, ils mangeaient la commission, ils mettaient cette information dans leur poche et un gros mouchoir par-dessus. Cet appel franchissait très mal le mur de l’Atlantique, le mur entre le Sud et le Nord. Peuples et prolétaires de tous les pays, unissez vous, la gauche européenne ne connaît plus ces mots et cette langue. La gauche européenne est sourde et muette. De son point de vue, ces mots sont des gros mots, ce sont des hyéroglyphes, elle a besoin d’un sonotone et d’un nouveau Champollion.

Il n’y avait aucune information relative à cette conférence avant la conférence. Le seul message relatif à cette conférence après la conférence est un message du site www.legrandsoir.info du 1° décembre 2009. Le message d’origine est un message d’un groupuscule trotskyste. Ce message est disponible si vous consultez mon blog personnel depuis le 25 décembre 2009, plus d’un mois après la conférence.

Le 5 février 2010, plus de deux mois après la conférence, des intellectuels de gauche français, dont Francis Combes, Patricia Latour et Bruno Drweski, lançaient une campagne de signature d’une pétition électronique de soutien à l’appel de Chavez. Elle est disponible si vous consultez le site www.lapetition.be . Il y a une vingtaine de signatures supplémentaires à la date d’aujourd’hui. Je suis signataire de cette pétition et le présent message est une explication de signature.

Quant à la faisabilité d’une cinquième internationale, il y avait depuis des dizaines d’années de nombreux appels pour une cinquième internationale, ils n’avaient jamais aucune suite. Chavez est un chef d’état, ce n’est pas un chef de parti. Le Vénézuela a des ambassades dans le monde entier. Il n’y a pratiquement aucune relation entre le PSUV et aucun autre parti dans aucun pays du monde. La crise du communisme provoque une véritable dispersion des militants et des organisations communistes dans le monde entier. Nous en sommes seulement au début du commencement d’action commune entre tous ces militants et toutes ces organisations.

Un autre message encore plus faible en sens inverse nous arrivait du Vénézuela. Un certain Geronimo Carrera, président du Parti Communiste du Vénézuela, écrivait un violent message de critique contre l’appel de Chavez.

Qui faisait et qui fait la révolution au Venezuela ? Chavez ou bien Carrera ? Si le peuple vénézuélien attendait le parti communiste vénézuélien, il n’y aurait jamais de révolution au Venezuela.

C’est aujourd’hui en 2010 une très vieille histoire. Je ferais simplement la comparaison entre d’une part la révolution vénézuélienne et d’autre part la révolution chinoise et la révolution cubaine.

La victoire de la révolution chinoise en 1949 est le résultat du combat du parti communiste chinois et n’est pas le résultat du combat du PCUS. Vous connaissez certainement la célèbre citation de Mao, si le PC chinois suivait la stratégie de Wang Ming, le représentant de Staline en Chine, il n’y aurait jamais de révolution chinoise. La stratégie du PCUS était une stratégie de collaboration entre le PCC et le Kuo Min Tang.

La victoire de la révolution cubaine en 1959 est le résultat du combat de Castro et de Guevara et n’est pas le résultat du combat du PC cubain de 1959. En 1959, Castro et Guevara n’étaient pas au PC cubain, ils étaient les leaders du Mouvement du 26 Juillet et le PC cubain de 1959 critiquait et condamnait le Mouvement du 26 Juillet comme un mouvement petit bourgeois.

Bernard Fischer.




Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens