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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 20:52

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=892


Le Congrès constitutif du « Parti des Indigènes de la République » (P.I.R.) a eu lieu 

« On peut modifier la méthode utilisée pour atteindre un objectif, mais l’objectif, lui, ne varie jamais. Ce que nous voulons par tous les moyens, c’est une liberté absolue, une justice absolue, une égalité absolue. Cela ne varie jamais. Etre absolument et immédiatement reconnus et respectés en tant qu’êtres humains, voilà ce que nous voulons tous, et cela ne varie pas. Peu importe votre appartenance - ce qui compte, c’est que vous vouliez être reconnus pour des êtres humains et respectés en tant que tels. »(Malcolm X, 1964)

Cinq années après le lancement de l’Appel des Indigènes de la République (janvier 2005) qui promettait la convergence au sein d’une dynamique politique autonome des luttes de l’immigration coloniale, des descendants de déportés africains, des quartiers populaires et des antiracistes anticolonialistes, le Parti des Indigènes de la République (P.I.R.) est né.

Il nous a fallu cinq longues années pour que le Mouvement des Indigènes de la République (MIR), première forme organisée issue de l’Appel de 2005, se métamorphose en un véritable parti, capable de mener le combat pour la libération décoloniale. Cinq longues années qui ont suivi les luttes pour empêcher l’adoption d’une loi inique contre le port du voile à l’école, auxquelles ont succédé la bataille contre la loi du 23 février sur le « rôle positif » de la colonisation, et, surtout, la grande révolte des quartiers populaires qui a permis l’émergence d’une nouvelle génération indigène prête à s’engager sur le front de la lutte politique.

Il nous a fallu cinq longues années consacrées à assimiler l’héritage de ceux qui nous avaient précédés dans ce combat, cinq années d’action et de lutte, cinq années d’élaboration et de réflexion, cinq années d’efforts d’organisation et de rassemblement, nous ont été nécessaires pour qu’enfin puisse se tenir le Premier Congrès, le Congrès constitutif, de ce parti dont nous espérons qu’il permette à nos luttes de franchir un nouveau palier.

Nous avons placé ce Congrès sous les auspices de Malcolm X, tout d’abord pour rendre hommage à ce combattant infatigable, assassiné le 21 février 1965. Nous avons tenu ainsi à souligner l’unité du combat antiraciste décolonial par delà les frontières. Surtout, la mémoire de Malcolm X nous est chère parce qu’il a mis au centre de ses préoccupations la nécessité de l’autonomie politique des peuples opprimés au cœur des métropoles coloniales et l’impératif d’agir sur le terrain politique.

C’est à cet impératif que nous avons voulu répondre avec la fondation du PIR : il n’est plus suffisant de résister au jour le jour contre les différentes formes de discriminations raciales, contre la négrophobie et l’islamophobie, les violences policières, les inégalités, etc., on ne peut plus se contenter d’affirmer notre solidarité avec les autres peuples opprimés, on ne peut plus se résoudre à faire confiance aux partis existants pour prendre en charge nos aspirations. Désormais, nous devons investir pleinement l’arène politique, assumant totalement la légitimité de notre droit à transformer la France et ses institutions. Nous ne serons les Arabes et les Noirs de service de personne ! Le Parti des Indigènes sera notre propre parti.

Pour la première fois au sein de l’hexagone, le PIR constituera un parti où, sans occulter les spécificités des uns et des autres, les militants issus de l’immigration coloniale, des actuelles colonies ou vivant dans les quartiers populaires, pourront agir ensemble et déterminer en toute autonomie leur pensée, leur programme et leur stratégie politique.

Le PIR sera un parti de résistance quotidienne, un parti de mobilisation populaire, un parti de rassemblement, un parti qui agira à l’échelle nationale et à tous les niveaux de la lutte politique, un parti qui ne fera aucune concession sur ses objectifs fondamentaux que sont l’antiracisme, l’antiimpérialisme, l’anticolonialisme et l’antisionisme. Il n’y a pas d’autres voies pour la libération des peuples !

Le PIR sera un parti de lutte contre la suprématie blanche et pour l’avènement, en France comme dans le reste du monde, d’une société assurant l’épanouissement de tous dans l’égalité, la justice et la dignité des individus, des communautés et des peuples.

Dans cette perspective, le PIR agira en France pour l’émergence d’une nouvelle majorité politique, capable de contrôler les principaux leviers institutionnels et déterminée à engager les profondes réformes institutionnelles, sociales, économiques et culturelles, nécessaires pour mener à bien le processus décolonial, dans ses différentes dimensions, et combattre les inégalités raciales.

Tout en participant au développement et à l’organisation des luttes, en particulier à l’échelle des quartiers populaires où sont concentrées les populations traitées comme des indigènes, le PIR agira pour être présent lors des échéances électorales de 2012 à 2014, et notamment aux élections présidentielles, législatives et municipales, de manière à construire l’autonomie politique indigène et à renforcer la dynamique décoloniale.

Sur le plan organisationnel, le PIR articulera en son sein deux niveaux d’organisation et de représentation interne : 1) le PIR est un parti composé d’individus unis par de mêmes objectifs politiques fondamentaux, indépendamment de leurs origines, de leurs croyances religieuses, de l’inspiration spirituelle qui est la leur, de leurs coutumes, ou de leurs options philosophiques ; 2) le PIR reconnaît en son sein l’existence de communautés organisées, constituées sur la base du volontariat autour des identités historiques et/ou culturelles infériorisées dans le cadre du processus colonial. Ces communautés culturelles participeront aux mécanismes d’élaboration et de définition politique du PIR et disposeront de possibilité d’expressions publiques.

Ces principes et ses orientations politiques et organisationnelles ont été établis et développés par notre premier Congrès dans plusieurs documents fondateurs adoptés par les congressistes au cours de deux journées de débats intenses.

Il s’agit des principes politiques généraux du PIR, des statuts du PIR, d'une résolution sur l’orientation politique du PIR pour la période à venir, d'une déclaration sur l’islamophobie, d'une déclaration sur les réparations relatives à la traite négrière transatlantique et à la réduction en esclavage des Africains, d'une motion sur la négrophobie et d'une motion sur la solidarité avec le peuple palestinien, victime de la barbarie coloniale sioniste

D’autres documents ont été l’objet de discussion, traitant des « statistiques ethno-raciales », de la question culturelle, des réformes à engager au niveau des régions.

La plupart de ces documents seront rendus publics sous peu. Par ailleurs, le Congrès a élu une direction politique et désigné 4 porte-parole : Houria Bouteldja, Joby Valente, Bidzanga Nana et Mbaireh Lisette.

Beaucoup reste encore à faire. Le Congrès constitutif du PIR a représenté un premier pas. Nous appelons tous ceux qui veulent s’engager contre les formes contemporaines du colonialisme et du racisme, contre l’oppression subie par les populations des quartiers populaires et les inégalités, à nous rejoindre dans notre combat.

Le Parti des Indigènes de la République

Paris, le 28 février 2010
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 20:43

http://www.demosphere.eu/node/16269


Les collectifs du Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers appellent tous les sans papiers, toutes les organisations politiques, syndicales, associatives et les citoyens à une manifestation nationale le 6 Mars 2010 ainsi qu’aux autres manifestations et activités pour la préparer.

MANIFESTATION NATIONALE LE 6 MARS

Rendez vous à 13 heures 30 Place de la République à Paris







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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 20:59

Contribution de la Tendance CLAIRE du NPA

Sept jours de grève générale des raffineries Total, victoire des Philips à Dreux, grèves offensives pour l’emploi et les salaires, poursuite de la grève des ouvriers sans-papiers…

Le retour des luttes ouvrières de portée nationale remet à l’ordre du jour le combat pour un affrontement d’ensemble contre le patronat et Sarkozy !

Cette fois, il faut oeuvrer sans attendre à la convergence des luttes par l’auto-organisation, la coordination nationale des travailleurs mobilisés et le front unique des organisations ouvrières

Avec la crise et les licenciements, le retour des luttes du prolétariat industriel avait marqué le premier semestre 2009, dynamisé par la mobilisation de plusieurs millions de travailleurs lors des grandes manifestations et la grève générale antillaise. Des combats ouvriers de portée nationale (Caterpillar, Continental, Goodyear, Molex, New Fabris, Freescale…) avaient frappé les esprits, avec des actions radicales, comme les séquestrations de patrons ou l’action contre la sous-préfecture de Compiègne, mais aussi des limites programmatiques (revendication de meilleures indemnités de licenciements dans la plupart des cas) et stratégiques (isolement des luttes, tentatives trop timides et trop tardives de coordination). Cela avait abouti généralement à des défaites au-delà des augmentations d’indemnités. Depuis la rentrée, de nombreuses luttes ouvrières ont eu lieu, confirmant une combativité potentiellement dangereuse pour la bourgeoisie, mais elles sont restées dispersées et la plupart n’ont pas eu d’audience nationale.

En revanche, ce début d’année 2010 est marqué à la fois par un début de retour de luttes ouvrières de portée nationale et par une inflexion dans la nature même de ces luttes, qui tendent à devenir plus offensives ou à se radicaliser politiquement. Si cette tendance se confirme, cela pourrait annoncer un changement important dans la situation.

Après leur expérience sans précédent de production sous contrôle ouvrier, les travailleurs de Philips à Dreux remportent une victoire contre le lock-out patronal

Dès le début du mois de janvier, une nouvelle forme de lutte est réapparue en France, quoique de manière embryonnaire et éphémère, avec la mise en place d’une production sous contrôle ouvrier par les travailleurs de Philips à Dreux. Pendant plusieurs jours, ils ont montré qu’il est possible de transgresser les lois de la propriété privée pour maintenir l’emploi et de faire repartir cette usine que le patron veut fermer uniquement pour augmenter ses profits.

Le patron a voulu leur faire payer leur audace le 15/02 en fermant l’usine du jour au lendemain avant même que le « plan social » ait été validé — ce qui revient à un lock-out. Mais les travailleurs ont repris immédiatement leur lutte, combinant action judiciaire, présence massive et assemblées générales quotidiennes devant l’usine, montée à Paris pour soutenir la délégation reçue par le ministre Estrosi (18/02), audience médiatique de niveau national, soutien actif d’autres travailleurs en lutte, de syndicalistes combatifs et d’étudiants.

Le patron a cherché à imposer l’idée que la lutte était déjà perdue et qu’il n’y aurait plus jamais de production de téléviseurs à Dreux afin de pousser les syndicats à signer pour des indemnités. Le refus ferme et catégorique de la CGT Philips Dreux de négocier tant que le lock-out ne serait pas levé et le plan social annulé a été décisif. Quoique minoritaire, ce syndicat CGT combatif (dirigé par Manu Georget, qui est par ailleurs militant du NPA) a en effet montré qu’il était possible de se battre, même dans des conditions très difficiles, pour garder les emplois et non pour des indemnités plus ou moins importantes.

Le jugement du tribunal de Chartres ordonnant la réouverture de l’usine le 19/02 est une victoire non seulement pour les travailleurs de Philips, qui ont repris le travail la tête haute le 22, mais pour toute la classe ouvrière : elle montre que, grâce à la combativité des travailleurs depuis le début de la crise, le patronat ne peut pas encore recourir impunément à la méthode illégale du lock-out, même s’il est autorisé à licencier massivement en suivant les procédures du Code du travail.

Les travailleurs de Philips-Dreux savent que leur patron ne va pas pour autant renoncer à la fermeture de l’usine, mais ils vont pouvoir affronter le nouveau plan dans un rapport de forces plus favorable. Si certains espèrent ainsi obtenir de plus grosses indemnités de licenciements, d’autres veulent rouvrir la discussion sur le contrôle ouvrier et la combiner au combat pour la nationalisation sans indemnités ni rachat de l’usine, afin de sauver les emplois, voire d’en créer de nouveaux dans un département (l’Eure-et-Loir) où le taux de chômage officiel atteint 30%.

Cette discussion est un enjeu politique majeur des prochaines semaines : sur la base d’un tel programme, et après cette première victoire, la poursuite et la radicalisation de la lutte à Philips Dreux pourraient avoir un effet d’exemple et d’entraînement pour tous les travailleurs en lutte contre les licenciements.

Grèves offensives

La grève des travailleurs sans-papiers pour l’égalité des droits avec les autres travailleurs, donc pour leur régularisation collective, se poursuit depuis quatre mois et demi. Leur courage et leur détermination, malgré la misère dans laquelle ils se retrouvent et les conséquences financières pour leurs familles, leurs communautés ou leurs villages d’origine (surtout en Afrique), sont d’autant plus admirables que la grève s’enlise politiquement à cause de la stratégie désastreuse de la direction CGT, qui refuse de l’étendre hors de la région parisienne, d’exiger la régularisation de tous les sans-papiers, d’appeler les autres travailleurs à la soutenir et de faire ainsi de cette lutte un combat politique majeur contre le gouvernement. Le développement du soutien aux grévistes sans-papiers est d’autant plus crucial qu’ils sont confrontés à la répression de la police et de certains patrons, comme le montre l’agression des grévistes de Multipro à Paris 20e par une milice patronale vendredi 19/02.

La mobilisation des enseignants du 93, qui exige des créations de postes et refusent les contre-réformes du gouvernement, s’est construite par en bas, avec plusieurs journées de grève et de manifestations réussies et quelques cas de grèves reconductibles. Elle a permis d’imposer le soutien des directions syndicales en région parisienne, même si celles-ci n’ont en réalité rien fait pour étendre la grève au-delà du 93. Les directions nationales se gardent bien de mobiliser les enseignants de province qui reprennent le travail, mais elles ont été contraintes d’appeler à une « journée d’action » nationale le 12/03.

La grève des travailleurs d’Ikéa, en cours depuis le 09/02, est une grève offensive, puisqu’elle vise à imposer une augmentation collective des salaires de 4%. Elle est d’autant plus importante qu’il n’y a pas de tradition de lutte dans cette entreprise où le paternalisme a toujours régné pour faciliter le consentement des travailleurs à leur propre
exploitation.

De leur côté, les travailleurs boulangers de Barilla Harry’s, qui emploie mille six cent salariés sur cinq sites, ont fait grève massivement du 19 au 22/02 pour exiger une augmentation des salaires, que le patron leur a partiellement concédée.

De même, les bagagistes de la société Alyzia à Orly ont fait grève les 21 et 22/02 pour exiger des créations d’emplois et des augmentations de salaires.

De même encore, depuis le 23/02, les travailleurs de Vestalia, société de nettoyage qui travaille pour Renault, notamment au technocentre de Guyancourt, sont à leur tour entrés en grève pour exiger des augmentations de salaires.

À cela s’ajoute depuis le 22/02 la grève des contrôleurs aériens contre la restructuration de ce service public, la remise en cause de leur statut et des conditions de travail.

La grève générale d’une semaine dans les raffineries de Total, « suspendue » par une trahison de la CGT, montre la puissance de la classe ouvrière

Enfin et surtout, les travailleurs des six raffineries et d’une quinzaine de dépôts de Total ont réalisé une grève générale massivement suivie du 17 au 23/02. Il a fallu que la direction de la CGT (majoritaire et dirigeante de la grève) prétende que des « avancées » avaient été obtenues pour que les travailleurs décident la reprise du travail le 24/02, après des assemblées générales parfois houleuses, comme celle de Gonfreville l’Orcher où les grévistes de la première équipe consultée, tout comme le syndicat SUD, voulaient poursuivre la grève — avant qu’une seconde assemblée générale décide de l’arrêter comme sur les autres sites. En réalité, la direction de Total a certes promis qu’il n’y aurait pas d’autres fermetures de ses raffineries ces cinq prochaines années, mais elle n’est nullement revenue sur sa décision de fermer la raffinerie des Flandres à Mardyk près de Dunkerque. Or la grève générale des raffineries avait comme précisément comme premier objectif de soutenir la grève des travailleurs contre cette fermeture, commencée quant à elle le 12/01 avec un soutien massif de la population locale (manifestation de 2000 personnes à Dunkerque le 04/02). En laissant ces salariés isolés alors qu’il était possible de faire plier les patrons de Total et le gouvernement par la poursuite de la grève jusqu’à l’asphyxie du pays, les directions syndicales et notamment celle de la CGT ont donc bien trahi.

Il n’en reste pas moins que cette grève générale des raffineries Total est un événement d’une grande importance :

Il s’est agi une grève de solidarité (d’autant plus significative que les travailleurs de Dunkerque ne seront pas licenciés, mais reclassés sur d’autres sites de Total).

Il s’est agi en outre d’une grève offensive dans la mesure où elle était préventive : elle a mis expressément en avant l’exigence politique d’une garantie du maintien durable de toutes les raffineries du pays, contre la désindustrialisation et la mise en cause des acquis par le chantage à la délocalisation ou au nom de la concurrence des pays qui surexploitent les travailleurs (en l’occurrence l’Arabie saoudite).

De plus, cette grève, initialement appelée pour deux jours seulement, a duré parce que les travailleurs l’ont décidé eux-mêmes et elle a commencé à s’étendre à deux raffineries d’Exxon (le 23/02) lorsque la direction de la CGT a décidé d’y mettre fin.

Enfin, il s’est agi objectivement d’une grève politique : non seulement l’État reste le premier actionnaire de Total (avec 38% du capital), mais surtout le ministre Estrosi et Sarkozy en personne sont intervenus directement car ils craignaient une paralysie du pays et un effet d’entraînement pour d’autres travailleurs de l’industrie ou des entreprises publiques (d’autant plus préoccupants avant les élections). De fait, les travailleurs de Total ont prouvé la puissance potentiellement redoutable de la classe ouvrière dans les secteurs-clés de l’économie.

Les travailleurs de la raffinerie des Flandres ont décidé de poursuivre la grève au moins jusqu’au 8 mars, jour du Comité central d’entreprise. Il est crucial de les soutenir pour qu’ils ne restent pas isolés. Pour imposer le maintien de cette raffinerie (et des autres à plus long terme), il est vain de demander au gouvernement une « table ronde sur l’avenir du secteur énergétique en France », comme l’ont fait les directions syndicales de Total, préparant ainsi leur trahison : l’avenir de la classe ouvrière et de l’outil industriel ne se discutent pas avec le patronat et le gouvernement qui veulent les disloquer ! Total est la plus grosse entreprise française et l’une des premières du monde, elle affiche chaque année des profits records (encore 7,8 milliards en 2009 malgré la crise), elle a été construite depuis des décennies avec des fonds publics et le soutien stratégique des plus hauts sommets de l’État impérialiste français, notamment pour organiser le pillage de l’Afrique. Il est donc évidemment légitime que Total soit nationalisée sans indemnités ni rachat et placée sous le contrôle des ses travailleurs.

Appuyons-nous sur ce regain des luttes ouvrières pour préparer la lutte contre la réforme des retraites annoncée par Sarkozy

Le regain des luttes ouvrières de portée nationale, au-delà de leur objet immédiat, offre aussi de bonnes conditions pour préparer la résistance à la contre-réforme majeure des retraites prévue par Sarkozy (élévation de l’âge légal de la retraite et augmentation du nombre d’années de cotisations pour bénéficier d’une retraite à taux plein).

Sachant qu’elle pourrait mettre le feu au poudre, Sarkozy a prudemment annoncé le report de cette réforme à l’automne plutôt qu’au printemps comme il l’avait dit initialement. Il veut ainsi s’assurer du soutien des directions syndicales, qui se plaignaient de sa méthode et demandaient à « négocier ». Sarkozy a voulu attendre notamment sur le congrès de la CFDT, qui aura lieu en juin, alors que des voix oppositionnelles s’y font entendre — de nombreux militants se souviennent que la trahison de 2003 leur avaient valu de nombreuses démissions et une réprobation durable de la part des travailleurs du public.

Pour nous, ce délai doit en tout cas permettre aux travailleurs de se préparer au mieux à combattre, sans attendre, la contre-réforme. Les directions syndicales appellent à une « journée d’action » pour le 23/03, sans autre perspective que de compter avant les « négociations » avec Sarkozy. Pour les militants lutte de classe, il s’agit d’informer les travailleurs sur la gravité de ce qui se prépare, de développer un contre-argumentaire pour combattre le discours idéologique et les mensonges par lesquels le gouvernement et les médias essaient d’ores et déjà de justifier la réforme soi-disant « inévitable ». Il faut en même temps mener la discussion sur la façon de mettre en échec le gouvernement, en revenant sur les luttes de 2003 et sur celles de l’année dernière et en montrant qu’il n’y a pas d’autre solution que de combattre pour la grève générale et l’auto-organisation des travailleurs, tout en interpellant les directions syndicales pour qu’elles rompent leurs « négociations » avec l’ennemi de classe et préparent la lutte frontale et décisive contre lui. Si une telle orientation était défendue systématiquement par les syndicats combatifs et les organisations d’extrême gauche, cela aiderait les travailleurs en lutte à mettre au pied du mur les directions syndicales, à déborder leur stratégie de collaboration et à imposer la convergence des luttes pour un affrontement d’ensemble avec le patronat et le gouvernement.

Pour la convergence des luttes : pour une coordination nationale

En s’appuyant sur le regain actuel des luttes ouvrières d’importance nationale, leur caractère plus offensif et plus avancé politiquement — même si cela doit encore se confirmer et s’approfondir, il est possible d’oeuvrer immédiatement à la coordination des luttes. Il ne faut pas hésiter, mais tirer les leçons de l’année dernière, où la nécessité de ce combat avait été comprise trop tardivement par les travailleurs en lutte contre les licenciements : il avait fallu attendre le 31/07 pour une manifestation commune à l’appel des New Fabris à Châtellerault et la montée nationale du 17/09 à Paris, construite par en bas et combative, avait plus été le point d’orgue des luttes du premier semestre que le point de départ d’un débordement massif des directions syndicales.

Aujourd’hui, les travailleurs de la raffinerie Total de Dunkerque restent en grève malgré la trahison des directions syndicales nationales : ils ont décidé de poursuivre leur grève jusqu’au 8 mars au moins, jour où se réunira le Comité central d’entreprise de Total.

Ils ont plus que jamais besoin de notre soutien : il faut que l’audience nationale acquise par leur lutte se transforme en un facteur de victoire au compte de toute la classe ouvrière !

Le 10/02, 450 travailleurs de la CGT du Nord et du Pas-de-Calais, notamment des métallurgistes, en présence de militants d’autres syndicats, se sont réunis en meeting et ont adopté à l’unanimité un très bon appel qui interpelle les directions syndicales, dénoncent la stratégie des « journées d’action tous les deux, trois ou quatre mois », proposent de lutter tous ensemble sur la base d’une plate-forme revendicative claire et estime « urgent d’impulser une mobilisation nationale interprofessionnelle puissante et durable (c’est-à-dire reconductible) avec comme objectif la grève générale ». 

De plus, le syndicat CGT de Philips-Dreux lance, sur la base de la victoire obtenue par les travailleurs de cette usine, un appel à la convergence des luttes qui peut être un point d’appui importance en ce sens.

De fait, les militants et les travailleurs en lutte peuvent oeuvrer concrètement à la rencontre et à la jonction des travailleurs en lutte, qui supposent à la fois leur auto-organisation, la pression sur les directions syndicales et l’organisation du soutien le plus large dans la population. C’est la tâche des militants syndicaux lutte de classe et des partis qui se réclament de la classe ouvrière, à commencer par le nôtre, le NPA. C’est à cela que devrait servir essentiellement la campagne électorale — et c’est d’ailleurs la seule solution pour que des travailleurs et des jeunes s’y intéressent. Mais surtout, il faut battre le fer tant qu’il est chaud : la victoire des travailleurs de Philips, les grèves pour les salaires, la semaine de grève générale des raffineries et la poursuite de la grève à la raffinerie des Flandres offrent les conditions pour mettre en place dès maintenant le premier noyau d’une coordination nationale des luttes ouvrières.









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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 19:32

http://www.frontsyndical-classe.over-blog.com/article-total-appel-national-a-comite-de-soutien-45945773.html


Soutien total du Front Syndical de Classe aux salariés de la raffinerie de Dunkerque

Pas question de laisser sacrifier les salariés de la raffinerie de Dunkerque au nom de la sacro-sainte rentabilité financière pour répondre aux exigences du capitalisme mondial entraînant des milliers de licenciements, délocalisations, restructurations, chômage dans le pays.

Les grèves et manifestations qui se développent et se durcissent en France, en Europe à l'image de la Grèce, sanctionnent sévèrement l’Europe du capital et sa politique de casse industrielle, sociale et économique. Cela est un signe de confiance pour les luttes à venir et les convergences d’actions rassemblant le plus grand nombre de travailleurs du public comme du privé.

La soumission des confédérations syndicales françaises aux injonctions des directives Européennes au nom de la Confédération Européenne des Syndicats est insupportable pour un très grand nombre de salariés en lutte pour l'emploi, les salaires, les conditions de travail, la retraite....

Les profits, les dividendes, les stock-options, les parachutes dorés, les spéculations, les aides financières aux constructeurs automobiles et les garanties financières données aux banques confirment, s’il le fallait, que l'argent existe pour répondre aux revendications qui peuvent être imposées par la lutte unie allant à la grève générale.

Le Front syndical de Classe appelle l'ensemble des salariés actifs, retraités, privés d'emploi à bien mesurer les enjeux actuels et ceux de demain pour l'avenir de nos enfants. C’est de cette manière que nous serons aux côtés et avec les raffineurs de Dunkerque car leur combat doit être aussi le nôtre. Signez massivement l'appel national au comité de soutien des salariés de la raffinerie de Dunkerque.


Total : Appel national à comité de soutien

La grève des salariés de TOTAL à Dunkerque a démarré le 12 janvier à l’appel des syndicats SUD, CGT et FO de la Raffinerie des Flandres. Cette grève ne doit pas, ne peut pas rester isolée. Le conflit TOTAL est devenu un conflit emblématique du combat contre le chômage et les licenciements.

Ce que les actionnaires de TOTAL veulent ; c’est la fermeture de cette raffinerie, c’est le chômage, la misère, pour les 380 salarié-e-s de l’usine pour les centaines de salariés travaillant pour la sous-traitance. Ils veulent préserver et accroitre les 20 milliards de bénéfice record, accumulés en 2008 et 2009, ils veulent préserver les dividendes des milliardaires qui sont propriétaires d’une des plus grandes multinationales du monde.

Depuis le 15 février la raffinerie TOTAL des Flandres est occupée suite à l’ultimatum de l’intersyndicale SUD, CGT, FO à la Direction, lui demandant de relancer l’activité de la raffinerie pour le 15 février : « passée cette date nous prendrons possession des lieux ».

La grève nationale du groupe TOTAL n’a pas permis d’apporter de réponse à la question posée depuis le 12 janvier : le redémarrage de l’entreprise pour permettre sur le site de Dunkerque la préservation de tous les emplois de la Raffinerie des Flandres mais aussi de toute la sous-traitance.

Dans l’unité à l’appel de SUD, CGT, FO le combat continue !

Nous salariés, employés, retraités, étudiants. Nous syndicalistes, militants associatifs, élus, membres d’un parti. Nous organisations signataires, appelons toute la population et l’ensemble du mouvement populaire à construire un mur de solidarité autour de ce conflit.

Les salariés de TOTAL Dunkerque montrent la voie.

Avec eux battons nous pour que les salariés ne paient pas la crise !

Chaque jour, un peu, chacun, à sa mesure nous pouvons aider à ce combat. Ensemble nous sommes plus forts.

Nous appelons dores et déjà à un grand rendez vous à Paris le 8 Mars 2010 jour du CCE TOTAL où doit être annoncée la décision des patrons de Total.

Texte adopté par l’intersyndicale TOTAL, le 25 février 2010.

Organisations nationales signataires : Alternative libertaire, AC (agir contre le chômage), APEI (Association Pour l’Emploi et l’Information), ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne), CGT Ferc secteur associatif, Fédération SUD PTT , Fédération SUD Collectivités Territoriales, FSE (fédération syndicale étudiante), Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Fédération SUD RAIL, Fédération SUD étudiant, Front syndical de classe, Les Alternatifs, Nouveau parti Anticapitaliste (NPA), Parti de Gauche, Respect conscience musulmane, Solidaires Industrie, SUD Chimie Pharma, SUD recherche EPST, Union syndicale Solidaires, Union Solidaires Transports.

Premiers signataires au niveau national : Antoine ALEXIS (CGT ex Mollex), Didier BERNARD (CGT et comité de lutte Continental Clairoix), Olivier BESANCENOT (NPA), Annick COUPE (Union syndicale Solidaires), Guillaume DAVRANCHE (Alternative libertaire), Jean-Pierre DELANNOY (métallurgie CGT), Marc DELEPOUVE (SNESUP FSU), Philippe ENCLOS (SNESUP FSU), Georges GASTAUD (PRCF), Christian MAHIEUX (Union syndicale Solidaires), Xavier MATHIEU (CGT et comité de lutte Continental Clairoix), Jean-Luc MELENCHON (Parti de Gauche PG), Pierre PARESYS (union syndicale de la psychiatrie), Evelyne PERRIN (réseau stop précarité), François TEYSSIER (syndicat national SUD Chimie pharma), Aurélie TROUVE (coprésidente d’ATTAC)…

Pour signer l’appel : Philippe Floury : pfloury@laposte.net , 06 89 65 21 86 et pour participer à la manifestation à Paris le 8 mars 2010 (bus au départ de Dunkerque, Lille , Maubeuge et Valenciennes).







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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 15:49

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article98960


Soutien du CRC au "No Sarkozy Day"

vendredi 26 février 2010

Communiqué de presse du Comité de Résistance Citoyenne

Participons massivement au « No Sarkozy Day », le 27 mars 2010

Le 25 février 2010

Le Comité de Résistance Citoyenne apporte tout son soutien aux organisateurs du « No Sarkozy Day ». Nous nous félicitons de cette initiative citoyenne et nous appelons tous les opposants au sarkozysme à rejoindre les manifestations qui se dérouleront le samedi 27 mars prochain.

A la suite d’un appel de blogueurs, relayé par une partie de la presse italienne, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Rome le cinq décembre dernier. Ces manifestants demandaient la démission de Silvio Berlusconi. C’est dans le même esprit que des citoyens français, de sensibilités et d’horizons variés - mais tous convaincus par la dangerosité de la politique sarkozyste - ont lancé le projet de journée sans Sarkozy.

Le CRC, dans la continuité des actions menées depuis deux ans au sein du nouveau Conseil national de la Résistance, ne peut que soutenir le No Sarkozy Day. Nous espérons que cette journée de manifestations sera l’occasion de mettre au point un rapport de force favorable à la majorité des français, qui rejette aujourd’hui la politique du gouvernement.

A l’image de l’Italie, la presse libre de France peut soutenir ce mouvement. Le monde associatif, syndical et politique peut également s’y associer et y trouver la continuité des multiples luttes sociales en cours dans tout le pays.

Pour dénoncer les réformes injustes, les lois liberticides, les débats scabreux, la collusion des pouvoirs, etc., c’est dans la rue que nous serons le 27 mars.

Courriel : contact.crc@gmail.com

http://lecrc.canalblog.com / http://lecrc.forumactif.fr





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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 15:41

Il y avait donc le 19 et le 20 novembre 2009 une conférence internationale des partis de gauche à Caracas. A la fin de cette conférence internationale, Chavez lançait un appel pour une cinquième internationale.

Des grands partis de la gauche et de l’extrême gauche européennes participaient à cette conférence et entendaient l’appel de Chavez. Ils gardaient manifestement l’information pour eux, ils mangeaient la commission, ils mettaient cette information dans leur poche et un gros mouchoir par-dessus. Cet appel franchissait très mal le mur de l’Atlantique, le mur entre le Sud et le Nord. Peuples et prolétaires de tous les pays, unissez vous, la gauche européenne ne connaît plus ces mots et cette langue. La gauche européenne est sourde et muette. De son point de vue, ces mots sont des gros mots, ce sont des hyéroglyphes, elle a besoin d’un sonotone et d’un nouveau Champollion.

Il n’y avait aucune information relative à cette conférence avant la conférence. Le seul message relatif à cette conférence après la conférence est un message du site www.legrandsoir.info du 1° décembre 2009. Le message d’origine est un message d’un groupuscule trotskyste. Ce message est disponible si vous consultez mon blog personnel depuis le 25 décembre 2009, plus d’un mois après la conférence.

Le 5 février 2010, plus de deux mois après la conférence, des intellectuels de gauche français, dont Francis Combes, Patricia Latour et Bruno Drweski, lançaient une campagne de signature d’une pétition électronique de soutien à l’appel de Chavez. Elle est disponible si vous consultez le site www.lapetition.be . Il y a une vingtaine de signatures supplémentaires à la date d’aujourd’hui. Je suis signataire de cette pétition et le présent message est une explication de signature.

Quant à la faisabilité d’une cinquième internationale, il y avait depuis des dizaines d’années de nombreux appels pour une cinquième internationale, ils n’avaient jamais aucune suite. Chavez est un chef d’état, ce n’est pas un chef de parti. Le Vénézuela a des ambassades dans le monde entier. Il n’y a pratiquement aucune relation entre le PSUV et aucun autre parti dans aucun pays du monde. La crise du communisme provoque une véritable dispersion des militants et des organisations communistes dans le monde entier. Nous en sommes seulement au début du commencement d’action commune entre tous ces militants et toutes ces organisations.

Un autre message encore plus faible en sens inverse nous arrivait du Vénézuela. Un certain Geronimo Carrera, président du Parti Communiste du Vénézuela, écrivait un violent message de critique contre l’appel de Chavez.

Qui faisait et qui fait la révolution au Venezuela ? Chavez ou bien Carrera ? Si le peuple vénézuélien attendait le parti communiste vénézuélien, il n’y aurait jamais de révolution au Venezuela.

C’est aujourd’hui en 2010 une très vieille histoire. Je ferais simplement la comparaison entre d’une part la révolution vénézuélienne et d’autre part la révolution chinoise et la révolution cubaine.

La victoire de la révolution chinoise en 1949 est le résultat du combat du parti communiste chinois et n’est pas le résultat du combat du PCUS. Vous connaissez certainement la célèbre citation de Mao, si le PC chinois suivait la stratégie de Wang Ming, le représentant de Staline en Chine, il n’y aurait jamais de révolution chinoise. La stratégie du PCUS était une stratégie de collaboration entre le PCC et le Kuo Min Tang.

La victoire de la révolution cubaine en 1959 est le résultat du combat de Castro et de Guevara et n’est pas le résultat du combat du PC cubain de 1959. En 1959, Castro et Guevara n’étaient pas au PC cubain, ils étaient les leaders du Mouvement du 26 Juillet et le PC cubain de 1959 critiquait et condamnait le Mouvement du 26 Juillet comme un mouvement petit bourgeois.

Bernard Fischer.




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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 15:30

Le 20 Septembre 1960, en plein procès du réseau Jeanson, Maître Roland Dumas prend la parole pour lire une lettre de Jean Paul Sartre, « retenu au Brésil pour une tournée de conférences ». O n apprendra que cette missive n’était qu’un pastiche, rédigé par Marcel Péju, des Temps modernes, avec l’accord du philosophe. Elle n’en fait pas moins l’effet d’une bombe. Extraits.

Mattea Battaglia, Le Monde Magazine, 20 février 2010

« C’est peu que d’affirmer ma « solidarité totale » avec les accusés : encore faut il dire pourquoi. (…) Je connais assez bien, par Francis Jeanson, les conditions dans lesquelles travaillait le « réseau de soutien » dont on fait aujourd’hui le procès. Jeanson, je le rappelle, compta longtemps parmi mes collaborateurs (…) J’ai suivi jour après jour ses efforts qui furent ceux de la gauche française pour trouver une solution à ce problème par les moyens légaux. Et c’est seulement devant l’évidente impuissance de cette gauche, qu’il s’est résolu à entrer dans l’action clandestine (…)

Mais il convient ici de dissiper une équivoque : la solidarité pratiquée avec les combattants algériens ne lui était pas seulement dictée par de nobles principes ou par la volonté générale de combattre l’oppression partout où elle se manifeste : elle procédait d’une analyse politique de la situation en France même. L’indépendance de l’Algérie en effet est acquise. Elle interviendra dans un an ou dans cinq ans, par accord avec la France ou contre elle, après un référendum ou par l’internationalisation du conflit, je l’ignore, mais elle est déjà un fait. (…) Ce qui ne l’est pas, c’est l’avenir de la démocratie en France.

Car la guerre d’Algérie a pourri ce pays. L’amenuisement progressif des libertés, la disparition de la vie politique, la généralisation de la torture, l’insurrection permanente du pouvoir militaire contre le pouvoir civil, marquent une évolution que l’on peut sans exagération qualifier de fasciste. Devant cette évolution, la gauche est impuissante, et elle le restera si elle n’accepte pas d’unir ses efforts à la seule force qui lutte aujourd’hui réellement contre l’ennemi commun des libertés algériennes et des libertés françaises. Et cette force, c’est le FLN (…)

Je ne pense pas qu’il y ait dans ce domaine des tâches nobles et des tâches vulgaires, des activités réservées aux intellectuels et d’autres indignes d’eux. Les professeurs de la Sorbonne, pendant la Résistance, n’hésitaient pas à transmettre des plis et à faire des liaisons. Si Jeanson m’avait demandé de porter des valises ou d’héberger des militants algériens, et que j’aie pu le faire sans risque pour eux, je l’aurais fait sans hésitation. » 



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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 20:33

Randall Robinson (né le 6 Juillet 1941 -) est un avocat, un auteur et un militant afro-américain, fondateur de TransAfrica, théoricien phare de la pensée afro-américaine et grand connaisseur d'Haïti. Il est connu notamment pour son opposition à l’apartheid en Afrique du Sud et pour ses interventions en faveur des immigrants haïtiens et du président haïtien Jean-Bertrand Aristide.

Robinson est né en Richmond (Virginie). Il est diplômé des universités de Virginie et de Harvard.

Robinson a fondé en 1977 TransAfrica, une structure de la communauté afro-américaine proposant des analyses constructives de la politique américaine à l’égard de l'Afrique et de la diaspora africaine dans les Caraïbes et en Amérique latine. Il a été président TransAfrica jusqu'en 2001.

Au cours de cette période, il a gagné en visibilité en organisant un sit-in à l’ambassade d’Afrique du Sud afin de protester contre l'apartheid. Il a fait une grève de la faim pour faire pression sur le États-Unis afin de remettre au pouvoir Jean-Bertrand Aristide après le coup d'État du Général Raoul Cédras (1991-1994). Il a également protesté contre ce qu'il considère comme des politiques commerciales discriminatoires visant les états caraïbes.

En 2001, il publie un best seller, La dette: Ce que l'Amérique doit aux noirs (traduction à paraître aux éditions Alphée), qui défend l’idée de réparations aux Afro-Américains pour des siècles d’esclavage, de discrimination et d'oppression.

En 2003, Robinson a refusé un grade honorifique à l'université de Georgetown.

Il enseigne le droit à l’université de Pennsylvanie depuis 2008.

En 2001 Robinson a quitté la présidence de TransAfrica pour émigrer à Saint Christophe (St-Kitts) dont sa femme est originaire, une décision relatée dans son livre, Quitter l'Amérique: Le départ d'un homme noir de sa terre natale. Il a cependant gardé toujours une maison dans l'état de Virginie

Il explique son exil volontaire par son aversion profonde à l’égard des politiques intérieure et extérieure de l'Amérique qui consistent à exploiter systématiquement les minorités et les pauvres.

Son dernier ouvrage, HaÏti, l’insupportable souffrance (Alphée Jean-Paul-Bertrand, février 2010) est un terrible réquisitoire contre les puissances occidentales, dont son propre pays les USA et la France le notre.

Ces pays colonisateurs qui ont joué et jouent encore un rôle très néfaste dans le passé et le présent de la république de Haîti.

Haîti, ce pays qui a eu l'audace de lutter et d'obtenir l'abolition de l'esclavage et son indépendance en 1804 après avoir battu la plus grande et plus forte armée du monde de l'époque, celle de Napoléon 1er....et qui a été contraint de payer à l'Etat français 150 millions de francs or de l'époque soit 21 milliards d'euros de nos jours...






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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 20:15

Grêve européenne Appel à mobilisation

Aujourd’hui, des mobilisations s’amplifient dans toute l’Europe face à la marchandisation du savoir. Un sommet alternatif sera organisé à Bruxelles à l’occasion du conseil européen des 25 et 26 mars qui fera le bilan de la stratégie de Lisbonne, et alors que les Etats vont célébrer à Vienne, les 11 et 12 mars, les dix ans du processus de Bologne, des réseaux étudiants et universitaires dans différents pays européens agissent, préparent un contre-sommet militant, et appellent ensemble à une véritable grève européenne.

Ces mouvements sociaux percent l’épaisse couche de consensus qui prévaut dans les institutions : sous prétexte d' « harmoniser » les systèmes d’enseignement supérieur, le processus de Bologne prépare leur mise en concurrence et privatisation rampante. Il s’inscrit dans la stratégie de Lisbonne, dite pour « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde », et qui a guidé les politiques européennes depuis dix ans. Celle-ci prévoit entre autres choses l’édification d’un marché européen de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les récentes réformes mise en œuvre au niveau national dans les différents pays européens.

Au nom de la « compétitivité », ces réformes obligent les Universités à recourir à des financements privés et à augmenter les droits de scolarité.

Elles creusent les inégalités en contraignant de plus en plus d’étudiants à un endettement massif qui décourage les plus démuniEs de la poursuite des études. Le service public est sacrifié à la rentabilité : sur le « marché du savoir », les étudiantEs sont sélectionnéEs en fonction de leurs ressources. Avec la mise en place de méthodes de gestion managériales, la précarisation des personnels, l’accroissement du pouvoir des entreprises, le savoir tend à être mis entièrement au service des intérêts économiques, au détriment de ses fonctions sociétales, et les filières jugées « peu rentables » sont le plus souvent promises à la disparition…

L'éducation est l’une des plaques tournantes du système, sa transformation traduit et détermine des rapports de forces nouveaux dans la société, qui pèsent sur les droits sociaux des (futurs) travailleurs/chômeurs.

C’est en effet tout un modèle social que la stratégie de Lisbonne entreprend plus largement de déconstruire, en poursuivant un objectif général de déréglementation et dérégulation. Ce n’est pas seulement le monde de la connaissance qui est attaqué mais aussi celui du travail, flexibilisé et précarisé, les grands services publics, tels que l’énergie ou les transports, qui sont soumis à la concurrence, désorganisés et privatisés, les systèmes de solidarités et de redistribution grignotés par le dumping social et fiscal, l'environnement ravagé par les logiques productivistes d'une pseudo « croissance économique durable » ...

Par la nécessaire « adaptation à la mondialisation », on justifie ainsi toutes les régressions sociales et catastrophes écologiques, alors même que c’est la Commission européenne de concert avec les gouvernements qui a développé le libre-échange comme moyen de faire peser une contrainte sur les choix publics. L’objectif de ces politiques est d’augmenter toujours plus les profits et revenus des classes dominantes, et d’asseoir leur pouvoir à la fois économiquement et culturellement. Quand la Commission européenne ambitionne de « diffuser dès les petites classes l’esprit d’entreprise », ce n’est pas seulement le savoir, mais aussi la pensée et la société entière au service d’une minorité détenant le pouvoir économique.

Les résistances et mobilisations doivent converger, ici et en Europe, contre toutes ces attaques, contre la précarité, le chômage, la casse des solidarités et des services publics, le pillage de l’environnement, la marchandisation du savoir...

Nous devons mettre en réseau et solidariser les luttes en Europe, initier un nouveau processus militant, amorcer les premiers contours d'un contre-système éducatif qui irait de pair avec une nouvelle définition des priorité économiques et sociales.

Aussi appelons-nous à participer au contre-sommet de Vienne et nous inscrivons-nous pleinement dans l’appel aujourd’hui lancé à la grève européenne. Solidaires des actions menées dans ce cadre dans toute l’Europe, nous appelons à faire grève sur nos universités lors de la journée d'action du 12 mars pour faire de celle-ci un temps fort de la mobilisation européenne. Nous appelons aussi à deux semaines d’actions locales du 11 au 26 mars, faisant la jonction entre le contre-sommet de Vienne et le Sommet alternatif de Bruxelles, entre les luttes contre la marchandisation du savoir et les enjeux plus larges de la stratégie de Lisbonne qui au nom de la compétitivité détruit les droits sociaux. Il faut nous réapproprier l’espace public, par le débat et l’action militante, dans les amphis et les cafés, dans la rue et le métro, pour montrer et faire entendre qu’une autre Europe existe, une Europe résistante et en mouvement…

Signataires : Attac Campus, Fédération Sud Etudiant, Fac Verte, NPA jeunes…





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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 19:04

Communiqué après la réunion du 20 février

La réunion du 20 février 2010 à Paris, à l’AGECA, convoquée par le Comité de liaison des regroupements militants issus du PG en décembre 2009 : « Gauche en mouvement 92 », « Etre de gauche 95 », du « Club socialisme maintenant » et de « Rassembler à gauche » a été un véritable succès.

Nous l’avons dit dans l’appel proposé par le Comité de liaison des regroupements cités plus haut  et constituée au début de l’année 2010 :

« (…) Si deux partis nouveaux, NPA et PG, sont nés dans l’année qui vient de s’écouler, et s’ils ont regroupé un nombre significatif de militants, c’est bien parce qu’ils prenaient appui sur l’aspiration à changer les règles sociales et économiques, à ouvrir une issue vers le socialisme »(…)

Lorsque le PG s’est constitué il y a un an nombre de militants parmi lesquels nous étions y ont vu une ouverture possible » (…) La déception est immense. Ce que nous avons combattu dans les vieux partis du mouvement ouvrier, peut être aussi pour certains dans les organisations d’extrême gauche, se retrouve intégralement dans la vie interne du PG : exclusions, mise sous tutelle d’unités locales, parachutages, mise à l’écart de militants qui contestent les consignes de la direction…

Nous sommes des militants : nous avons en commun d’être libres et de vouloir le rester dans l’action politique comme dans la pensée. La première exigence que nous posons d’emblée, c’est la rupture avec ce modèle » (…) Il est de notre devoir de nous regrouper, d’élaborer ensemble et de poser la question d’une issue politique. Pour le socialisme ».

Les témoignages de militants, venant de plus de 25 départements de 15 régions de France, sont arrivés au Comité de liaison, montrant le fossé entre le discours affiché du PG et la réalité interne. Des contributions publiques en ont été publiées dès l’ouverture de notre Blog : http://appel-20-fevrier.over-blog.com/. Malgré des délais très courts la rencontre nationale est devenue une nécessité urgente.     

Le samedi 20 février nous étions plus de 50 militants venus de 14 départements, représentant des regroupements continuant la vie politique en dehors du PG, d’autres continuant à le faire dans ce parti, ainsi que quelques militants du NPA et militants syndicalistes ou associatifs. Nous avons intensément échangé nos positions, apprenant à nous connaître par le libre débat, mesurant la parenté de nos expériences et la diversité des situations

Tout en affirmant la démocratie interne comme condition première du fonctionnement de tout regroupement militant, prétendant lutter pour une réorganisation démocratique et socialiste de la société, la réunion a cherché les raisons d’un tel déni de démocratie interne et les problèmes d’orientation politique que cela révèle.

Le débat interne ayant été tronqué au sein du PG, toujours reporté au nom de perspectives à court terme, exigeant un activisme incessant et épuisant des militants, nous avons pris entre nos mains, humblement mais sans complexes, l’examen des problèmes peu ou non traités, sans peur des différences ou divergences qui inévitablement dans ces conditions peuvent apparaître. (Dans le cours du débat, la réunion a pris connaissance du rapport de la Commission Démocratie Interne du PG dont l’édition et la diffusion sont sérieusement entravées par la direction). La réunion a tenu à affirmer son total respect de l’engagement des militants qui ont décidé de mener ce combat dans le PG, offrant ses propres débats démocratiques pour les aider dans cette lutte.

Très vite il est apparu que les problèmes rencontrés et les interrogations militantes ne se limitent pas au seul PG et que la crise existe également dans le PS et le PCF ainsi que dans le NPA, au sein des syndicats, dans le monde associatif. Cette crise est le produit du fait que depuis plus de vingt ans la gauche ne discute plus réellement  pour tracer les éléments d’une alternative au capitalisme.

Dans la discussion bien des questions et problèmes politiques se sont croisés. D’un côté l’écoute réciproque a été très grande ainsi que la recherche  de convergences et en même temps nous avons tous ressenti le besoin de mettre ces questions et problèmes en débat pour aller jusqu’au bout  et approfondir :

Nature de la crise en cours du système capitaliste mondialisé, système prédateur, destructeur y compris des conditions mêmes de la reproduction de la vie  sur la terre.

Comment construire dans le mouvement contre lui l’unité de la classe des salariés que le système, son état et ses gouvernements, s’ingénient à diviser, émietter, profitant de ses hétérogénéités et introduisant en son sein les normes marchandes de la concurrence de tous contre tous ?

Comment affirmer dans ce mouvement une alternative socialiste, libérée de l’exploitation capitaliste et de l’aliénation et comment en définir le profil ?

Comment rompre avec la dichotomie pratiquée en permanence entre les luttes sociales d’un côté et la lutte électorale de l’autre ?

Comment rassembler en une seule lutte politique pour l’unité contre le capital et son gouvernement, les luttes sur le terrain social,  idéologique, culturel, électoral?

De quels outils se doter ? Comment reconquérir l’outil syndical au service de l’unité?  Création d’un nouveau parti « honnête »? Cela est il possible ? nécessaire ? et comment alors en créer les conditions?

Comment développer et approfondir la réflexion? Des clubs, des associations… ? Comment rassembler ces réflexions? Quelle place donner à l’éducation populaire dans notre combat? Comment frapper ensemble même si on marche séparément ? Unité de la gauche de la gauche?

Comment construire un Front de gauche démocratique et anti capitaliste ?

Toutes ces questions ne sont qu’une partie de celles qui ont surgi. Il convient d’avancer patiemment et systématiquement. Dans le cadre de notre action nous sommes tous en contact avec des réseaux de militants de toutes origines et il nous paraît important de leur communiquer nos discussions  et de faire converger leurs réactions et contributions.

Pour tout cela nous décidons de construire une coordination élargie autour du comité de liaison organisateur de la réunion du 20 février, élargie aux représentants de province que librement les différents regroupements éliront avec comme objectif de réunir cette coordination élargie  fin mars/début avril. 

Création donc de regroupements en province, comités, associations ou clubs qui soient des lieux de débats et d’interventions.

Comme première mesure nous décidons de publier le compte rendu de nos débats de ce 20 février et d’engager les premiers échanges autour d’eux.

Techniquement pour organiser et élargir les échanges nous nous dotons d’un Site et d’un Forum Internet comme instruments complémentaires.

Nous proposons que la coordination élargie convoque dans des délais de quelques mois une conférence nationale des regroupements constitués

Le Comité de liaison Paris 24 février 2010






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