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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 19:29

APRÈS QU’ON LUI REFUSE L’ACCÈS À GAZA, LA DÉLÉGATION QUÉBÉCOISE EN ISRAËL/PALESTINE SE REND À BIL'IN

Montréal, le 22 mai / L’accès à Gaza a été refusé aux 17 membres de la délégation québécoise, en tournée en Israël et dans les territoires palestiniens occupés depuis dimanche le 17 mai. Les autorités israéliennes au passage d’Erez ont refusé l’accès à Gaza aux 17 Québécois jeudi 21 mai.

«Nous sommes très déçus par le refus israélien de nous laisser entrer à Gaza» a dit un des membres de la délégation, Lorraine Guay. «Nous sommes ici pour promouvoir la paix. Pourquoi on ne nous laisse pas entrer ? Je ne comprends pas…. Je n’avais pas l’impression que nous avions à faire à des gardiens frontaliers qui nous disaient que nous ne pouvions pas rentrer, mais à des gardiens de prison qui nous disaient «L’entrée à la prison de Gaza est interdite !» Je pourrais comprendre une telle interdiction si Gaza était une prison... Peut-être bien que Gaza est en réalité une énorme prison…»

Ehab Lotayef, porte-parole pour la Coalition pour la justice et la paix en Palestine, a ajouté que le blocus de Gaza en place depuis 2 ans et le meurtre de 1400 civils sans défense il y a 5 mois n’a rien à voir avec la sécurité d’Israël: «Israël punit les Palestiniens pour ses choix électoraux. Israël a de facto un droit de veto sur les élections palestiniennes. Mais Israël n’a pas le droit de dicter au peuple palestinien pour qui il peut ou ne peut pas voter.»

La délégation se rendra à Bil’in vendredi le 22 mai pour participer à une protestation non-violente hebdomadaire contre l’occupation de la Palestine et la construction illégale de colonies. Bil’in est un parfait exemple de la souffrance du peuple palestinien. Dans ce village de la Cisjordanie, la construction de colonies illégales par des entreprises canadiennes et l’érection continue du mur rappellent le système de bantoustans en Afrique du Sud du temps de l’Apartheid.

Le cas de Bil’in est maintenant connu à l’échelle internationale. Par ailleurs, les entreprises canadiennes qui bâtissent des colonies sur des terres volées aux villageois sont poursuivies en justice au Québec. Il y a 3 semaines, un jeune Américain a été à bout portant par l’armée d’occupation alors qu’il ne faisait que participer à une manifestation. Pour plus de détails sur Bil’in : www.bilin-ffj.org

La délégation est composée de syndicalistes (FNEEQ, STTP/CUPW, SCFP/CUPE), de membres d’ONG (Alternatives, Ligue des droits et libertés, Marche mondiale des femmes/FFQ, Collectif de Québec pour la paix, Artistes pour la paix, Regroupement des maisons de jeunes du Québec, Funambules médias, Collectif d’Abord solidaires), de membres d’organisations préoccupées par la situation au Proche-Orient (PAJU, ou Palestiniens et juifs unis, VJI, ou Voix juives indépendantes) et de Québec solidaire.


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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 20:15


JOURNEE INTERNATIONALE DE MOBILISATION POUR DEMANDER LA LIBERATION IMMEDIATE DE GEORGES IBRAHIM ABDALLAH, JEUDI 28 MAI 2009

http://www.enfantsdepalestine.org/br,356

A L'OCCASION DU NEUVIEME ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DU SUD LIBAN

Nous demandons à toutes les forces progressistes de manifester devant les ambassades de France dans le monde pour exiger des autoritiés françaises la libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah.

Notre mouvement de soutien à la résistance du peuple palestinien organisera le jeudi 28 mai à partir de 18h30 un rassemblement devant le Ministère français de la justice, 13 place Vendôme, 75001 Paris (métro Opéra).

APPEL A LA LIBERATION IMMEDIATE DE GEORGES ABDALLAH

Georges est un militant libanais communiste révolutionnaire, il est détenu en France depuis 1984 parce qu'il revendique son droit à la résistance contre les puissances impérialistes et l'entité sioniste. Il a été membre des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL) qui ont mené des actions de résistance contre l'Etat colonial Israël qui envahit et bombarde régulièrement le territoire libanais depuis son implantation dans la région.

Face à ces agressions, les FARL ont revendiqué l'exécution en Europe de Charles Ray, attaché militaire à l'ambassade des USA en France (18 janvier 1982), puis Yakov Barsimantov (3 avril 1982), secrétaire en second à l'ambassade israélienne en France et responsable du Mossad.

En juin 1982, Israël lance l'opération "Paix pour la Galilée " qui a fait plus de 30.000 morts dont 12000 enfants, 45.000 blessés. Beyrouth était dévastée par des semaines de siège et de bombardements, et près de 3000 civils palestiniens et libanais ont été assassinés à Sabra et Chatila par des milices libanaises et des soldats de l'entité sioniste, et des centaines de militants arabes furent capturés et "disparus" dans les camps d'Ansar et de Khiam.

Georges Ibrahim Abdallah, membre des FARL, emprisonné en France depuis 25 ans à la prison à perpétuité avec une peine de sureté de 15 ans aurait dû selon le droit français être libéré en 1999. Une juridiction régionale autorisa sa libération en 2003. Mais l'Etat français a ordonné son maintien en prison.

Aujourd'hui, Georges Abdallah, continue de subir la vengeance des puissances impérialistes française et étatsunienne et de l'entité sioniste.

Le 5 mai 2009, la cour d'appel de Paris a rejeté sa demande de libération, le qualifiant « d'activiste résolu et implacable » risquant de reprendre son combat révolutionnaire en cas d'expulsion vers le Liban. « considérant que lors de ses différentes auditions (...) le condamné a clairement revendiqué le caractère politique de son action et ses convictions anti-impérialistes »,…

Aujourd'hui, la puissance impérialiste française qui intervient militairement en Afrique, en Afghanistan et au Liban qu'elle considère comme sa chose, maintient Georges en prison en contradiction avec le droit à l'autodétermination des peuples et surtout leur droit à la résistance contre l'occupation.

La France conditionne clairement sa libération à son engagement de s'abstenir de toute résistance, même si son pays, le Liban, était envahi à nouveau. En clair, on lui demande de renoncer à son droit à la résistance.
La punition que subit Georges est un message envoyé au camp de la résistance au Liban et ailleurs.

La libération de Georges Ibrahim Abdallah est de la responsabilité de tous ceux et celles qui se revendiquent du camp de la Résistance et de la lutte anti-impérialiste, anticolonialiste, antisioniste. Chacun peut réclamer sa libération auprès des autorités françaises, ministère ou ambassade.

Mouvement de soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP) - c/o MJP 43 bd Auguste Blanqui 75013 Paris - mail :
msrpp_buro@yahoo.fr




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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 20:09


L’Assemblée générale annuelle du CICUP se tiendra le 6 juin 2009 de 9h30 à 17h30, Salle 018 à l’UFR Géographie, Histoire et Sciences de la Société (GHSS), Université Paris VII, Tour Montréal, Dalle des Olympiades, Paris 13ème, Métro Tolbiac ou Olympiades (on accède à la Dalle des olympiades par les escaliers mécaniques situés 103 rue de Tolbiac, aller ensuite sur la gauche jusqu’au Bat de P7, on accède ensuite aux locaux de l’UFR en contournant ce bâtiment jusqu’à trouver une entrée située derrière à côté de l’ANPE ).

Pour des raisons de sécurité, il nous est demandé de fournir une liste des participants. Il est donc impératif de vous inscrire au plus tard le 3 juin auprès de Gérard Faÿ ( par courrier : 57 rue des Gobelins 75013 Paris, tel : 01 43 36 39 74 ou courriel : mgfay@club-internet .fr), si vous comptez assister à tout ou partie de notre AG.

Ordre du jour

A) Le matin (9h30–12h30) partie statutaire, (seuls prennent part au vote les adhérents à jour de leur cotisation), l’ordre du jour comprendra :

I- Présentation du rapport d’activité, discussion et vote.

II- Présentation du rapport financier, discussion et vote.

III- Renouvellement du Conseil d’administration.

IV- Vote sur la proposition suivante de modification du règlement intérieur concernant les étudiants doctorants :  en point D du règlement intérieur ajouter : « Toutefois , les doctorants étant insérés dans une équipe de recherche et susceptibles de poursuivre une carrière d’enseignement et de recherche , peuvent être admis comme membres du CICUP. »

V -Position du CICUP par rapport à la campagne BDS.

12h30 déjeuner sur la dalle des Olympiades

B) L’après-midi (14h30-17h30) table ronde :

I-Après l’attaque de Gaza, présentation de la situation des universités de Gaza et initiatives souhaitables:

Intervenants Hala El Khozondar, physicienne de l’université islamique de Gaza et Ziad Medoukh , Responsable du département de Français de l’université Al Aqsa.

II- Que faire pour briser l’isolement des universités palestiniennes ?

Intervenants :  Séraphin Alava (Pr. université de Toulouse) présentera «  Les passerelles du savoir » ; Noha Khalaf (ancienne ambassadrice de l’OLP) présentera le projet « d’université internationale des Palestiniens ». 

III- Organisation d’antennes locales dans les universités ? L’expérience de P8, invités associations  et syndicats (GUPS, UNEF, Génération Palestine, SNESUP,SNCS, SGEN, Ferc-CGT, SUD-Education,). 




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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 19:53


http://www.socialisme-maintenant.org/

Débat : face à l’Islamisme: l’autisme ! Entretien avec François Burgat *

Spécialiste du monde arabe, vous êtes très critique à l’égard de la guerre qui se mène au Proche et Moyen-Orient, faisant part de votre «scepticisme devant cet autisme guerrier de l’Occident qui renforce, encore et toujours, la suspicion vis-à-vis de l’autre au lieu de se décider enfin à assumer le coût de sa reconnaissance». Si l’on partage aisément cette analyse, peut-on pour autant dédouaner totalement les dirigeants arabes (et pas seulement les islamistes les plus violents qui, de l’Algérie au Pakistan en passant par la Somalie, prêchent la guerre contre les infidèles), de toute responsabilité dans la dégradation de la situation ?

Je ne dédouane pas particulièrement les régimes des pays musulmans, bien au contraire. J’associe seulement leur pérennité au soutien qu’ils reçoivent de leurs partenaires occidentaux. Lorsque je les évoque comme des «Pinochet arabes», c’est donc pour dénoncer à la fois leurs atteintes massives aux principes démocratiques et le soutien que leur apporte néanmoins cyniquement un «ordre» mondial dont ils sont les relais locaux. La liste des récipiendaires du prix «Louise Michel pour les droits de l’homme et de la démocratie» (dans l’ordre le tunisien Zine al Abidine Ben Ali, l’égyptien Hosni Moubarak et l’algérien Abdelaziz Bouteflika) illustre, mieux que de longues explications, cette flagrante contradiction.

Le militant israélien Michel Warschawski indiquait il y a quelques mois dans ces colonnes qu’une grande partie de la population israélienne a «complètement intériorisé le choc des civilisations». Six ans après le 11 septembre 2001, dans quel état sont les relations entre les peuples de l’Occident et du monde arabe ?

Elles se dégradent, je le crains. Le très courageux Michel Warschawski sait mieux que quiconque que la passivité des Etats-Unis et de l’Europe dans le vieux conflit palestinien envenime considérablement les relations avec le monde musulman. Le soutien aveugle au camp du plus fort - malgré ses manquements graves et répétés à la légalité internationale - contribue à discréditer la notion même de légalité internationale aux yeux de toute une partie du monde. Les politiques du «deux poids et deux mesures» font que le simple déplacement d’une dizaine de colons extrémistes par l’armée israélienne peut générer un titre barrant la première page d’un grand journal (par exemple Le Monde du 9 août 2007), alors qu’il faut un grand nombre de morts palestiniens pour mériter une telle attention.

Le dénigrement de la culture de l’adversaire musulman sert de stratégie de communication à l’Etat hébreu et cela alimente dans les opinions publiques occidentales un dangereux processus. Notre «information» sur le conflit palestinien se réduit souvent ainsi à la criminalisation sectaire des membres de la résistance palestinienne, condamnés bien plus pour ce qu’ils sont accusés d’être (des «fondamentalistes musulmans») que pour ce qu’ils font c’est à dire résister à une occupation militaire parfaitement illégale. Les motivations de la nouvelle génération de la résistance palestinienne (le Hamas) sont lues par un prisme seulement culturaliste ou religieux, histoire d’inciter le public occidental à croire que si les Palestiniens combattent la présence israélienne, ce n’est que parce que «ce sont des fondamentalistes musulmans qui ont une civilisation que tout oppose à la nôtre».

Au sortir de l’épreuve de la décolonisation, confrontées à des problèmes d’immigration, déstabilisés par la perte de leur vieille hégémonie culturelle, les «opinions européennes» sont particulièrement disposées à prendre au pied de la lettre ce genre de raccourci rhétorique extrêmement pernicieux. La «théorie» du choc des civilisations n’est en fait qu’une caution scientifique imprudemment apportée à la vieille peur de l’autre.

Elle consiste à culturaliser (ou à théologiser) la lecture d’une crise pour mieux la dépolitiser et en évacuer la part de responsabilité de l’un des camps. Bon nombre de ceux qui pensent ainsi qu’il faut avant tout, pour régler la question palestinienne, promouvoir le dialogue «entre les religions» ou «entre les cultures» tombent ainsi dans le panneau de cette propagande en trompe l’œil qui réussit à nous faire dire «vive le dialogue des cultures» alors qu’il vaudrait mieux avoir le courage de dire plus simplement «à bas l’occupation militaire».

Fatah à Ramallah, Hamas à Gaza : en mettant tout en œuvre pour que cette fracture ait lieu - un an et demi de punition collective infligée au peuple palestinien, sanctionné pour avoir «mal voté» -, Washington, Tel-Aviv et leurs alliés ont clairement signifié qu’aucune organisation se réclamant de l’Islam politique ne sera considérée comme un interlocuteur valable par les puissances occidentales. Quelles conséquences cela peut-il avoir ?

Nous sommes là au cœur de la crise relationnelle présente et à venir entre le monde «occidental» et le monde «musulman». Nos interlocuteurs y sont essentiellement des régimes que nous savons largement impopulaires. Nous pourrions atténuer les effets de cette carence de notre ancrage en ayant également d’autres interlocuteurs plus représentatifs. Mais notre conception des sociétés civiles aussi bien que des formations d’opposition se réduit malheureusement à ceux qui acceptent de communier avec nous dans la stigmatisation de l’entière génération «islamiste». Dans le cas de la Palestine, cela a débouché sur des contradictions particulièrement manifestes : lorsque Yasser Arafat était perçu comme trop nationaliste, les Israéliens lui ont imposé, avec le soutien de la communauté internationale, un premier ministre (Mahmoud Abbas) qu’ils considéraient (à juste titre) comme plus malléable et, pour affaiblir Arafat, ils lui ont fait transférer de larges pouvoirs. Mais lorsque des élections législatives cautionnées par toute la communauté internationale ont désigné un «mauvais» premier ministre «islamiste», cette même communauté internationale a cautionné un second coup d’Etat, contre le premier ministre cette fois, au bénéfice du «bon» président qui avait succédé à Arafat. Ce n’est pas seulement la légalité internationale mais tout autant la norme constitutionnelle palestinienne qui ont été ainsi explicitement bafouées.

Où donc un tel cynisme peut-il conduire ? Le label «islamiste» est dangereux car il sous entend que les actions de celui a qui il s’applique ne peuvent avoir de motivations qu’idéologiques et donc illégitimes. Dans l’idéal, il faudrait ne juger les acteurs que sur leurs actes et non sur le vocabulaire et les références qu’ils emploient pour les exprimer et les légitimer. On y verrait alors beaucoup plus clair : bien des modernisateurs démocrates autoproclamés apparaîtraient comme les tyrans qu’ils sont et les islamistes, systématiquement désavoués, comme de possibles partenaires des processus de libéralisation politique et de modernisation.

Vous ne cessez jamais de rappeler «l’extrême diversité des acteurs que [le concept de mouvement islamiste] désigne sous une même appellation». Ces six ans de guerre contre «le terrorisme islamique» au Proche et Moyen-Orient ont-ils eu pour effet de resserrer les rangs entre les différents mouvements se réclamant de l’Islam politique ou, au contraire, chacun s’est-il conforté dans ses positions ?

Si l’on considère que les islamistes représentent une large partie de la population politique du monde arabe, même si cette population est très diversifiée, force est de constater qu’une certaine exaspération monte un peu partout à l’égard des méthodes de l’administration américaine et de ses alliés européens. La diplomatie américaine s’est efforcée, après le 11 septembre, de dresser tous les pays du Proche Orient contre l’Irak, avec les résultats catastrophiques que l’on sait. Elle tente maintenant de faire de même vis-à-vis de l’Iran, accusé quant à lui non pas de détenir mais seulement de vouloir acquérir des armes de la même catégorie que celles que …l’Irak n’a jamais eu, mais que l’Etat hébreu a développé en toute impunité.

Entre les islamistes, qui malgré la diversité dont vous faites état, restent au minimum conservateurs sinon franchement répressifs sur les questions de libertés individuelles, et les dirigeants autoritaires que vous appelez les «Pinochets arabes», Ben Ali et consorts, quelles autres voies politiques existent aujourd’hui pour les peuples du monde arabe et musulman ?

Il est difficile d’inscrire ma réponse dans une question dont je n’accepte pas pleinement les termes. Je me suis souvent employé à réfuter l’idée que la défense des libertés est un combat qui ne fait sens, dans le paysage arabe, que chez ceux que nous considérons comme nos alliés politiques.

Et qu’il serait strictement imperméable à l’esprit de ceux que nous qualifions d’ «islamistes», comme l’affirment tous ceux qui nous «expliquent» régulièrement que si nous sommes la cible des terroristes c’est «à cause de notre amour de la liberté et de la démocratie». Je me suis employé à montrer, et d’autres avec moi, que la modernisation politique et le renforcement des libertés individuelles qu’elle implique, (des femmes aussi bien que des hommes) sont loin d’être simplement contradictoires avec cette dynamique d’affirmation identitaire islamique que j’évoque comme la dynamique de «réislamisation».

L’usage par les islamistes d’un lexique «religieux» est source de profonds malentendus. «Islamique» ne veut pas dire, ou en tout cas pas seulement «sacré». Bien plus qu’il n’est sacré, le lexique islamique est en fait surtout «endogène», «home made», autre qu’occidental, «de chez nous»… «pas de chez eux». En ce sens on peut considérer que sa réintroduction facilite le processus de modernisation plus qu’il ne l’entrave.

Pour qu’un processus de libéralisation politique ou de sécularisation ait quelque chance de s’ancrer dans le tissu des sociétés «musulmanes», il est essentiel en effet qu’il soit exprimé dans une terminologie et légitimé par des références qui ne soient pas perçues comme strictement «importées» de l’étranger, comme cela a été le cas lors du processus de sécularisation «à l’occidentale» au cours duquel l’idée laïque a été défendue avec des références et parfois même (au Maghreb) dans une langue, arrivés sur les selles des cavaliers de la conquête.

Les notions de sécularisation, de libertés, de droits de l’homme ou de la femme, pour être intériorisées gagnent en fait à être exprimées avec le lexique de la culture locale, c’est-à-dire, à bien des égards, avec le «parler musulman». L’alchimie sémantique de ce qui apparaît aux observateurs les plus pressés comme «la réintroduction du religieux» ne préjuge donc absolument pas de la capacité des sociétés à opérer une certaine laïcisation. Cette laïcisation est en fait manifestement en marche à l’intérieur du monde musulman, y compris à l’intérieur de ces courants islamistes que nous percevons comme occupés seulement à «réintroduire le religieux».

Il est donc plutôt contre-productif d’agir dans notre relation avec le sud de la Méditerranée comme si la dynamique de progrès était toute entière aux mains de la seule frange sociale et politique héritière de la gauche laïque, qui serait notre seul interlocuteur possible. Nous devons au contraire être capables d’établir le contact avec tous ceux qui – quand bien même ils «parlent musulman – partagent les mêmes objectifs d’établissement d’un état de droit et de renforcement des libertés individuelles et collectives. Ils existent bien plus sûrement que le discours dominant des médias occidentaux ne nous permet de l’entrevoir.

* François Burgat est politologue, directeur de recherche au CNRS à Aix-en-Provence. Il a publié, entre autres, L’islamisme en face. Ed. La Découverte 2007 (édition actualisée). Cet entretien a été diffusé par le CETRI (Louvain-la-Neuve) (8 mai 2009)

A l'encontre, case postale 120, 1000 Lausanne 20
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 19:31


REGION METALLURGIE C.G.T. NORD/PAS DE CALAIS

Jean Pierre DELANNOY

Au Secrétaire général de la FTM CGT
Aux Secrétaires généraux des UD CGT du Nord et du Pas de Calais
Aux Organisations Syndicales CGT des Actifs et Retraités du Nord et du Pas de Calais

La semaine dernière, nous avons été informés par de nombreux syndicats et sections syndicales de la CGT de la Métallurgie d’un courrier rédigé et signé par les Secrétaires Généraux de la F.T.M. et des U.D. du Nord Pas de Calais concernant l’activité et les orientations de la Région Métallurgie CGT sans que nous en soyons personnellement destinataires.

A la demande des organisations syndicales, La Région a décidé dans un premier temps de répondre à ce que nous considérons comme des « contre-vérités » et des « affabulations » vis-à-vis de nombreuses Organisations Syndicales CGT de notre Région et de notre Corporation, avant qu’un certain nombre d’entre elles ne le fassent elles-mêmes.

Et cela, d’autant plus qu’il nous a été confirmé que ce courrier avait été signé par au moins un Secrétaire Général sur les trois à titre personnel sans que celui-ci n’ose réunir la Commission Exécutive de sa structure.

On peut donc s’interroger, à juste titre, si ce courrier n’a pas été « dicté » par la Confédération, étant donné le manque de cohérence de celui-ci où les différentes structures se considèrent à la fois comme des victimes et, dans le même temps se transforment en accusateurs voire en agresseurs !

Certains pourraient s’interroger sur le « pourquoi » d’un tel courrier à l’approche du quarante neuvième Congrès de la CGT qui se déroulera à la fin de cette année ?

La réponse se lit dans la synthèse qu’a effectué la Région de la Métallurgie CGT du Nord Pas de Calais à partir d’un document de la Commission Ad Hoc, chargée par la Confédération de restructurer toute la CGT en interne, document que nous avons trouvé dans la Presse et plus particulièrement, … dans le journal « Les Echos » … document accessible par n’importe quel quidam alors que les principales structures et Organisations Syndicales de la CGT n’étaient pas au courant de l’existence de celui-ci.

Il faut dire que le calendrier du quarante neuvième Congrès de la CGT prévoit la publication des documents de congrès et l’ouverture des débats dans les Syndicats qu’à partir de Septembre 2009 jusqu’au 7 Décembre 2009 !!!???

La Direction Confédérale estime-t-elle que c’est de cette façon, soit en moins de 3 mois, qu’elle ouvre en grand la participation de tous les Syndiqués à un débat qui pourrait déboucher sur une modification historique des orientations de la CGT ?

Nous regrettons donc, sans être surpris, la façon dont la Fédération et les U.D. du Nord Pas de Calais ont décidé d’intervenir sur des « banalités », sans oser ouvrir un échange franc et direct et surtout, un vrai débat sur la stratégie qui se décide dans les plus hautes instances de notre Confédération à quelques mois d’un Congrès qui se veut décisif dans le changement des orientations de la CGT.

Au niveau de la Région Métallurgie, effectivement nous voulons que ce débat soit largement abordé par l’ensemble de nos Syndiqués et de nos militants qui, chaque jour, sont attaqués par le Patronat et le Gouvernement, sous l’égide du Grand Capital, sur l’ensemble de leurs acquis sociaux obtenus de hautes luttes !

Sur la réalité des faits soulevés dans ce courrier :

Sur le quarante huitième Congrès : Comment les auteurs de ce courrier peuvent-ils affirmer que « la Région Métallurgie a préféré organiser un meeting d’opposition syndicale plutôt que de prendre part aux discussions avec les mille Délégués représentant les Syndicats de toute la France », alors que ce meeting n’a eu lieu qu’en milieu de semaine et que depuis le début du Congrès, nos camarades du Syndicat Local de LILLE, du Syndicat BOMBARDIER, Serge PIEDPLAT et Jean Pierre DELANNOY étaient inscrits sur plusieurs thèmes sans qu’aucun d’entre eux ait pu s’exprimer !!!???

Sur le trente huitième Congrès : Comment aurions-nous pu accepter que deux camarades de la Région Nord Pas de Calais aient pu intégrer le C.E.F. alors que notre Région avait été exclue depuis le précédent congrès de NANTES et qu’aucune garantie ne nous avait été donnée par Daniel SANCHEZ et Philippe MARTINEZ pour que nous bénéficions d’un minimum de garanties afin de pouvoir nous exprimer en toute liberté lors de ce mandat ! D’autant plus que c’est la FTM, alors que nous n’étions pas candidats à la Direction fédérale, qui nous avait sollicités pour la réintégrer.

Sur la manifestation du 29 janvier : c’est quand même aberrant, que ceux qui en parlent le plus de cette manifestation sont ceux qui n’ont pas participé à la décision de celle-ci !

Colporter ce genre d’informations sans essayer de connaître la réalité des faits n’est pas fait pour donner du crédit à un courrier signé par des Secrétaires Généraux de la Fédération et des Unions départementales d’une région aussi importante que la nôtre !

La responsabilité des deux manifestations est uniquement de la responsabilité de l’Union locale, incapable de prendre une décision lors de son Assemblée Générale pour ensuite décider et changer à la dernière minute en catimini l’horaire et le lieu de rassemblement.

D’ailleurs pour confirmer ces problèmes, lors de la manifestation du 1er mai, l’UD Nord donnait un horaire différent que celui lancé par les UL, qui n’était pas non plus le même dans l’appel à la Presse.

Ce n’est quand même pas sérieux d’utiliser ce genre d’argument pour essayer de déstabiliser l’homogénéité d’une Région.

Au sujet du titre de l’article de la Voix du Nord (du 5 avril 2009) : le seul argument qui aurait pu être jugé sérieux, mais il appartient aux Secrétaires Généraux des FTM et UD du Nord et du Pas de Calais de s’adresser au journaliste qui, seul, décide du titrage de ses articles.

Par contre le contenu de l’article, hormis nos désaccords sur le fond, confirme notre volonté de travailler à retrouver les fondamentaux qui ont fait l’Histoire et la particularité de la CGT, c’est-à-dire une organisation de Classe et de Masse.

J-C Le Diguou n’avait-il pas déclaré, lors de son meeting de rentrée des congés à Lille, que le syndicalisme de classe n’est plus d’actualité ?

La crise dans laquelle le système capitaliste nous plonge aujourd’hui, doit nous faire réfléchir sur ce genre de déclaration et surtout nous interroger sur cette orientation du « syndicalisme d’adaptation » vers laquelle se tourne la Direction confédérale. Voilà l’élément essentiel de fond de l’article du journal qui va à l’encontre du titre de cet article du journaliste de la Voix du Nord.

Maintenant si l’on considère comme être délétère d’affirmer ses désaccords, en rappelant qu’il y avait tous les syndicats de l’Auto, les équipementiers et sous traitants lors de cette rencontre avec la Presse, cela devient inquiétant !

Mais si l’on considère que de déclarer que la Direction confédérale s’éloigne des fondamentaux de la CGT et particulièrement des conceptions de Classe et de Masse qui ont fait l’Histoire de la CGT, c’est être délétère, cela devient grave parce que cela voudrait dire qu’il n’est plus possible d’avoir un débat contradictoire !

Voilà pour ce qui est des éléments ou arguments auxquels nous avons tenu à répondre avec précision en resituant l’objectivité des faits.

Au sujet des valeurs de la CGT

Pour ce qui est des valeurs de la CGT et le terrain du débat d’idées où vous vous réclamez de « l’immense majorité des adhérents », comme nous l’avait déclaré D. Sanchez il y a déjà quelques années, « on ne doit pas voir les mêmes adhérents ».

En effet lors de nos Congrès d’USTM du Nord et du Pas de Calais, ce sont quand même environ 500 militants qui représentent près de 80 % des organisations syndicales qui s’expriment sur des orientations qui, c’est vrai, ne sont pas les mêmes que celles qui sont votées aux Congrès confédéraux et de la FTM.

Y compris pour beaucoup de Congrès d’Unions locales, on peut constater pour bon nombre d’entre elles que les décisions de leurs Congrès ne sont pas les mêmes que celles décidées aux Congrès confédéraux.

Lors de ces Congrès de structures de bases, chaque organisation est présente au Congrès, et pour les quelques organisations syndicales qui pourraient être absentes, personne ne récupère leurs voix.

Ce n’est pas comme aux Congrès confédéraux où l’on constate que des congressistes sont porteurs de milliers de voix de différents syndicats (qui par la force des choses ne peuvent suivre la réalité des travaux d’un Congrès confédéral ou fédéral).

Oui, dans ces conditions, Daniel Sanchez a raison lorsqu’il déclare que l’on ne doit pas voir les mêmes adhérents.

Pourtant nous vous rassurons, ce sont les mêmes qui paient leurs cotisations aux différentes structures.

En conclusion, nous regrettons que, plutôt que de proposer une rencontre ou un entretien direct avec les Responsables de la Région Métallurgie, on utilise ce genre de procédé en écrivant aux Organisations Syndicales, sans informer le Responsable Régional.

Cette attitude « courageuse » de votre part n’est pas pour vous honorer. D’autant plus que La Région attend toujours une réponse du Secrétaire Général de la FTM suite à un entretien téléphonique avec la Région durant le premier conflit important des salariés de Toyota Valenciennes.

Ce genre d’initiative avec ce courrier qui nous semble téléguidée par l’étage supérieur ne peut qu’être très mal accueillie par des militants et les travailleurs qui souffrent et qui, faute de perspectives fédératrices, sont amenés à gérer la radicalité des actions et à négocier l’impensable : c’est-à-dire des indemnités de départ !

La rencontre du 31 mars (entre autres) pouvait être une première réaction et permettre de donner une impulsion nationale. Cela a été malheureusement repoussé par la FTM. Là également l’avenir dira ceux qui ont eu raison.

Il est quand même étonnant que l’on puisse passer autant de temps et d’énergie à vouloir faire ce genre de courrier pour s’attaquer à des dizaines, voire des centaines de militants, alors qu’il serait nécessaire de donner des perspectives nationales de véritables actions d’envergures, manifestations nationales ou Grève Générale, à tous ces travailleurs en lutte comme les Continental, les Molex, les Caterpilar, les Faurecia, les Valéo, les Wagon, … et beaucoup d’autres qui ont besoin de fédérer et donner une dimension nationale à leurs luttes.

La raison essentielle qui motive les signataires de ce courrier est bien liée au débat de fond sur les conceptions du syndicalisme et particulièrement de la suppression du Syndicalisme de Classe et de Masse, pour l’instauration d’un syndicalisme d’accompagnement !

D’ailleurs si les arguments qui semblent vouloir justifier votre courrier avaient pu être débattus en direct avec la Région Métallurgie (nous attendons toujours une date de réunion avec la Région et le Secrétaire Général de la FTM), cela aurait évité sans doute ce genre de courrier.

Visiblement l’objectif était de nuire au Responsable Régional, sinon pourquoi écrire aux Organisations Syndicales en évitant soigneusement qu’il soit destinataire du courrier.

A moins que l’objectif était de diviser la Région et ses Organisations Syndicales !!!???

L’évidence c’est bien le débat de fond lancé par la Région CGT de la Métallurgie du Nord et du Pas de Calais qui n’est plus seule puisque d’autres régions ou départements, d’autres Structures de la CGT de la plus petite aux plus importantes, sont également sur cet enjeu qui gêne : la transformation de la CGT qui est en route !

Il apparaît nécessaire et salutaire pour l’avenir du syndicalisme et particulièrement de la CGT de revenir sur cet enjeu, d’en débattre largement.

Pour les organisations syndicales Actifs et retraités,
J.P. Delannoy
Responsable régional Nord/Pas de Calais

Ci-dessous les premiers syndicats et Sections Syndicales CGT de la Région du Nord Pas de Calais qui ont validé ce courrier :

Valdunes, Ykki, Afr, VetM LC5, Gunkenriche, Renault Douai, Snfa, Vistéon, Sicto, Hamon’dhont, Wagon, ANF Bombardier, Schindler, Inoplast, Alstom, Chabb, Ufr Raismes, Allural, Lacat, Forges de Fresnes, local Dunkerque, Interfit, Valdunes Leffrinckoucke, Réagroup Douai, Lme, Malbranque, Local Lille, Promérac, Mca, Somabo, Railtech Douai, Rfa, Peugeot Umv sman, Sta Ruitz, VetM Aulnoye, Alcatel Lucent Sub Marine Networks, Bodycott, Iac Stopson, Siac, JS Jeumont, Renault Villeneuve, Colmant Cuvelier, Coquant, CMD Cambrai, Mécavimy, Nyrstar, Faurécia Auchel, Descamps, Local Raismes, ThyssenKrupp,Ecl, Bouchonnerie Somain, Hawkers, Experian Nord, Local Valenciennes, Retraités Douai, Etilam Solesmes, Farmétal, JSPM, Hobart, Akebono, Mercedes, KSB, Meca Telec, Lambin, Ufr Trith, Spie Communication, Sévelnord, Peugeot, Delsen, Akers, Renault Fâches, Traca, Ufr Forgeval, Sian Desmet, FM, Ufr Crespin, Delos, Fcb Ciment, Hertz France,Faurecia, Ben Alu, Septra, Renault Lille, Railtech Raismes, Ufr Cimt, Delcorte, Thales, NRG, Altrel, Huwer


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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 20:57

http://www.unitecommuniste.org/pages/04alhomepag.html


Assemblée autour du livre marxiste dans le Val D'Oise   
         
Le Samedi 23 Mai 2009 de 14 heures à 18 heures
   
Salle N°1- Espace Mandela     
adresse: Boulevard du Général Leclerc. (Ex av Lénine) Argenteuil (95)
Bus à partir de la gare centrale  TVO N° 9 et 514 B descendre arrêt BARATIER
Descendre l’Avenue du Général Leclerc C’est 300 m a droite en face d’un stade                                       

En cours d'après midi de courtes allocutions par les auteurs autour du marxisme et de leurs œuvres

Participants

Henri Alleg : avec plusieurs de ses œuvres

Annie Lacroix-Riz : historienne auteur de : De Munich à Vichy

J.Jacques Karman : (conseiller Gal du 93) Gauche communiste du PCF,

G.Gastaud (Philosophe) auteur de : Mondialisation capitaliste projet communiste et Sagesse de la révolution                     

Michel Collon : (présence probable) Chavez, le rôle du pétrole au Venezuela et au Moyen-Orient,

Francis Arzalier auteur de : Le plaisir de convaincre. Et la Révolution de 1789 en vallée de Montmorençy

Francis Combes et la maison d'édition Le temps des cerises

Roger Silvain et Michel Certano auteurs de : MAI 1968 à Renault Billancourt

Yvan Lavallée : un n° de La Pensée, coordonné avec le camarade Francis Velain sur Mai 1968 40 ans après

Michel Mélinand : Le matérialisme historique

Editions Delga.         

Egalement présence de : Jean Lévy

Initiative soutenu par : Gauche Communiste du PCF; PRCF ; URC du Val d'Oise ; " Communistes " d'Argenteuil ; collectif communiste polex.   

Les Revues : " Etincelles ", " Approches Marxistes "

Venez nombreux pour manifester votre attachement à la lutte des classes, au marxisme, à la bataille actuelle contre la crise et le capitalisme revanchard qui cherche à faire payer cette crise par les peuples. Venez nombreux pour le renouveau de la bataille pour le socialisme et le communisme 
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 16:23

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/05/14/elections-europeene1.html

Elections européenes : lettre ouverte des universitaires aux candidats

Le 14 mai, les porte-parole de la Coordination Nationale des Universités annoncent la mise en ligne de la lettre ouverte qui suit.

Pétition : Universités: Lettre aux candidats aux élections européennes

http://4306.lapetition.be/

Aux candidats aux élections européennes

Voici plus d’un an et demi que les chercheurs sont mobilisés pour sauver la recherche française dangereusement menacée, notamment par le démantèlement des Établissements Publics à caractère Scientifique et Technologique. Depuis plus de quatorze semaines, l’université française est à son tour secouée par la plus grave crise qu’elle ait traversée depuis des décennies. D’innombrables pétitions, articles, motions, explications, requêtes, argumentaires en tout genre ont été écrits, envoyés et publiés pour dénoncer les projets du gouvernement visant à briser le pacte républicain autour de l’université et de la recherche et à livrer celles-ci aux lois de la concurrence interne, de la privatisation des moyens, de la précarité des emplois, de la mise sous tutelle des chercheurs, de la dénaturation des concours nationaux de recrutement des enseignants, etc. Des dizaines de manifestations, de rondes d’obstinés, d’actions de sensibilisation, de cours hors les murs, d’actions de toute sorte ont été organisées dans tout l’Hexagone. Au bout de toutes ces semaines de protestation argumentée et légitime, aucune réponse crédible n’a été apportée par le ministre de l’Éducation Nationale ni la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Le mensonge, le déni de la réalité, l’obstination idéologique – sans parler de trop nombreux cas de répression policière et de chantage administratif – ont été les seules réactions enregistrées. Aujourd’hui, la question de la validation du semestre se pose et l’on essaie de faire reprendre les cours aux enseignants en lutte à n’importe quel prix et n’importe comment.

Cela a assez duré. Au-delà des nombreuses lâchetés, des arrangements, des compromissions et de la lassitude, entraînés par la stratégie de pourrissement menée par le gouvernement, l’une des raisons majeures de cette situation invraisemblable est le désintérêt d’une grande partie de la classe politique pour cette question de l’université et de la recherche, trop aisément rejetée comme simplement « corporatiste ». Or, elle ne l’est pas : nous nous battons pour des principes républicains, pour la défense de la fonction publique, pour la qualité de l’enseignement et de la recherche en France, pour la formation de la jeunesse d’aujourd’hui et de demain. Notre combat s’inscrit au cœur de la question des orientations que notre pays s’apprête à suivre.

Il est plus que temps que les responsables politiques fassent de cette question une priorité. Il faut faire obstacle à cette politique de destruction de l’enseignement et de la recherche qui risque, si elle est menée à son terme, de faire régresser la France de façon radicale pour de nombreuses années à venir.

Nous en appelons donc solennellement à la représentation politique de ce pays au moment où vont avoir lieu de nouvelles élections pour le parlement européen. Nous engageons les partis qui présentent des candidats à se prononcer clairement et à se battre haut et fort et sans relâche, à nos côtés, jusqu’à obtention de l’abrogation des décrets incriminés. Nous attendons qu’ils dénoncent avec nous la loi L.R.U et le Pacte pour la Recherche et remettent explicitement en cause la stratégie de Lisbonne qui est la base, à l’échelle européenne, du démantèlement programmé de l’Université. En aucun cas nous ne donnerons nos voix aux partis en lice qui n’auront pas apporté leur soutien public et effectif à nos revendications. Le temps presse.

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 16:07


http://palestine-solidarite.org/dossier.Irak.Gilles_Munier.030509.htm

La révolte des mercenaires du Sahwa

Gilles Munier

Depuis le lancement du Surge par le général Petraeus, l’ordre des communicants du Pentagone est de positiver, de donner l’impression que l’Us Army va quitter l’Irak sur une victoire. Or, non seulement le départ de cette dernière, tout relatif, fait figure de retraite, mais la capacité de l’opinion américaine à ingurgiter sans réfléchir la propagande officielle, est dépassée. Des dirigeants de l’Armée al-Rashideen remarquaient, début avril, que le refus de rendre compte des activités de la résistance se retournait, avec le temps, contre les grands médias. Ils notaient que les sites Internet des organisations clandestines, les vidéos d’opérations placées sur You Tube, avaient raison, petit à petit, du bourrage de crâne.

Longtemps présentés comme des supplétifs modèles, les miliciens du Sahwa – « Réveil » en arabe - sont aujourd’hui dans la ligne de mire des journalistes « embedded » d’outre-Atlantique. Ils découvrent que la résistance les infiltre depuis leur création, estiment à 40% ceux jouant double jeu. Les Brigades de la Révolution de 1920, dont on ne parlait plus pour cause de ralliement à la lutte contre « al-Qaïda », renaîtraient sous le nom de Hamas-Irak, une de leurs anciennes branches, et encadreraient une partie des mercenaires. Autre conséquence de la révolte du Sahwa : le New York Times a fait état pour la première fois d’une déclaration d’Izzat Ibrahim. Le chef du Baas irakien s’y pose en interlocuteur responsable en cas de retrait « total et définitif des envahisseurs ».

Ces derniers développements rendent plus acrobatiques les tentatives de Nouri al-Maliki de se présenter en chantre de la réconciliation. Difficile pour lui - à la fois - de réprimer le Sahwa à Bagdad et de s’allier au Cheikh Ahmed Abou Risha qui le dirige dans la région d’al-Anbar, de faire du pied aux baasistes réfugiés à l’étranger en leur demandant de renier leurs idées… tout en donnant la chasse, sans pitié, aux cellules de leur parti en Irak. L’enfer irakien est pavé d’arrière-pensées assassines.

Publié le 3 mai 2009 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier






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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 15:57


La famille niçoise de Boumediene salue "la fin d'un calvaire" (Reuters)

La famille niçoise de Lakhdar Boumediene se dit impatiente de recevoir l'ex-détenu de Guantanamo innocenté par la justice américaine, que la France a accepté d'accueillir.

Arrivé vendredi sur le sol français, cet Algérien de 42 ans était détenu depuis plus de sept ans sur la base américaine installée à Cuba où il a, selon son avocat, subi de mauvais traitements et observé une grève de la faim.

En annonçant son arrivée, le porte-parole du Quai d'Orsay a rappelé qu'il avait été "reconnu innocent de toute charge relative à la participation à d'éventuelles activités terroristes par des décisions de justice de plusieurs pays, dont celle des Etats-Unis qui a ordonné sa libération".

Très affaibli selon ses proches et son avocat, Lakhdar Boumediene a été pris en charge, notamment médicalement, par les autorités françaises.

Désormais libre, il devait retrouver son épouse Abassia et ses deux filles Radjaa, 13 ans, et Rahma, huit ans, qui ont vécu en Algérie durant sa détention.

A Nice, sa belle-soeur Louisa - soeur de son épouse - et son beau-frère Djilali Baghdadi, qui se sont portés garants de pouvoir l'accueillir, ont fait part de leur joie.

"Il a fait sept ans et demi strictement pour rien. Depuis le départ, nous sommes persuadés qu'il est innocent. Nous sommes prêts à l'accueillir quand il veut", dit à Reuters Djilali Baghdadi. "C'est la fin d'un calvaire", a-t-il souligné.

GRÈVE DE LA FAIM

Lakhdar Boumediene avait été envoyé à Guantanamo en janvier 2002 par les autorités bosniaques, qui l'avaient arrêté en octobre 2001 avec cinq de ses compatriotes.

Selon son avocat, il a mené une grève de la faim de Noël 2006 à mercredi dernier.

"Il a recommencé à prendre des aliments solides, ayant appris qu'il serait libéré de Guantanamo et envoyé en France", a expliqué Robert Kirsch vendredi sur France 24.

Selon lui, l'ex-détenu, nourri avec un tuyau, soumis à des mauvais traitements ainsi qu'à des interrogatoires "sans fin" et "absurdes", ne pèse plus que 65 kg.

"Je pense bien évidemment qu'une indemnisation serait justifiée. Il a perdu sept ans de sa vie, sept ans séparé de sa famille, mais nous n'avons encore pris aucune décision avec M. Boumediene sur ses prochaines démarches", a-t-il dit.

L'ex-détenu bénéficie de l'arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis qui autorise désormais les prisonniers de Guantanamo à contester auprès de la justice le bien-fondé de leur incarcération.

Trente-cinq détenus ont utilisé cette procédure et la justice américaine a ordonné la remise en liberté de 25 d'entre eux, dont 17 Ouighours, des Chinois de confession musulmane. Cinq demandes ont été rejetées.

Considérés comme "ennemis combattants", notion inconnue du droit international, 255 personnes sont toujours emprisonnées dans ce camp ouvert après l'offensive contre l'Afghanistan à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Elles ne bénéficient d'aucun statut légal, n'étant ni poursuivies en justice ni prisonniers de guerre.

Le président américain Barack Obama a promis de fermer le centre en 2010.

Les Etats-Unis ont déjà libéré environ un demi-millier de détenus, notamment sept Français en 2004 et 2005.

La France est le premier pays de l'Union européenne à accueillir un ancien détenu de Guantanamo ne faisant pas partie de ses ressortissants.

"L'examen par la France d'une demande individuelle se fait au cas par cas, à la lumière de ses implications juridiques et de sécurité et de l'existence d'un lien avec notre pays", a précisé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier.

"L'accueil en France de Lakhdar Boumediene, qui a exprimé le souhait d'être accueilli dans notre pays dans lequel réside une partie de sa famille, s'inscrit dans ce cadre", a-t-il ajouté.




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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 15:32

France : le Syndicat SNASUB-FSU vote le boycott d’Israël

Le sixième Congrès National du Syndicat National de l’Administration Scolaire, Universitaire et des Bibliothèques - Fédération Syndicale Unitaire (SNASUB-FSU) réuni toute la semaine à Bussang, vient de terminer ses travaux en adoptant une motion en faveur du boycott d’Israël.

TEXTE DE LA MOTION ADOPTEE CE VENDREDI 15 MAI :

Motion Palestine

"Le gouvernement israélien a lancé il y a cinq mois une offensive sans précédent contre la population de la bande de Gaza. Cette offensive militaire massive, au cours de laquelle des crimes de guerre ainsi que des violations du droit international ont été commis, où environ 1300 personnes ont trouvé la mort. Depuis lors, la population de Gaza doit faire face à une situation humanitaire critique ; la colonisation continue et le blocus imposé par l’armée israélienne n’a pas été levé, paralysant et étouffant lentement des millions de palestiniens contraints au chômage et devant continuer à survivre dans des conditions précaires dans ce que l’écrivain et militant pacifiste israélien Michel Warshawski qualifie lui-même de « camp de concentration à ciel ouvert ».

Cette situation inacceptable vient de s’aggraver encore avec l’élection d’un nouveau gouvernement israélien composant largement avec l’extrême droite. Ainsi a-t-il été exigé par le ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui s’est proposé de « noyer dans la Mer Morte » les arabes israéliens, que l’autorité palestinienne reconnaisse le caractère juif de l’Etat israélien comme préalable à toute reprise des négociations. Face à cela, et considérant qu’il ne saurait y avoir de paix sans justice, le SNASUB exige la levée immédiate du blocus imposé aux Gazaouis, la traduction des criminels de guerre israéliens devant une cour internationale de justice, la destruction du mur israélien de séparation illégal et le retour des réfugiés palestiniens.

En outre, le SNASUB s’inscrit dans la démarche de l’appel initié en faveur de l’organisation du boycott d’Israël. Il invite toutes les organisations du mouvement ouvrier à en faire de même.

Il considère qu’il est en particulier de la responsabilité de la FSU :

de dénoncer l’accord signé par Xavier Darcos en Israël le 14 décembre dernier en faveur d’une « coopération éducative renforcée » qui prépare l’institution d’un baccalauréat franco-israélien ;

d’appeler au boycott de toute coopération scientifique franco-israélienne, à commencer par l’accord Lille-Haïfa dénoncé par l’Association France-Palestine Nord-Pas-de-Calais, EuroPalestine et l’Union Juive Française pour la Paix."

www.europalestine.com






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