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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 20:11


Vous êtes invités à la réunion de création du Collectif des collectifs Jeudi 24 Septembre à 18H30 à la bourse du travail à Paris 3, Rue Château d'eau métro république.
75010 Paris

Si vous ne pouvez pas venir à la réunion et que vous êtes intéressé pour participer à titre individuel ou au titre de votre organisation n'hésitez pas à me le faire savoir en répondant à cet email.

Pourquoi créer le Collectif des collectifs :

Il est très difficile voir presque impossible de gagner une lutte sectorielle avec un gouvernement comme le notre.

Il faut une structure capable de donner du courage, le courage de l'unité en construction puis celui de l'unité en marche.

De nombreuses initiatives locales se font dans ce sens et sont dans l'attente d'une cristallisation nationale de leurs mouvements. Exemple intéressant de "LKP" locaux qui se créent, ou d'assemblée générales populaires, ou de collectifs inter organisationnels généralistes. Il faut rassembler ce qui est épars.

Quel contenu ?

Une plate forme de revendications large regroupant les plus importantes revendications des luttes en cours.

Nous ne partons pas de rien dans différents collectifs à front large de nombreuses revendications font l'unanimité et d'autres font l'objet de discussions afin de trouver un compromis sur la formulation.

Quelles actions commune?

soutenir chacune des luttes y compris locales afin de donner du courage à ceux qui luttent. Ce travail est déjà fait auprès de luttes d'entreprises par des réseaux intersyndicaux type "Tous ensemble" ou "réseau" , j'appelle ça le porte à porte des luttes. Il serait impensable que les salariés essayent de s'unir sans obtenir le soutien des collectifs sur la précarité, l'éducation, le logement, les sans papiers.

Organiser des temps de luttes communes allant en s'amplifiant (s'inspirer du collectif "Je ne veux plus" ou du collectif "et maintenant" en faisant un mouvement du Lundi est une piste. De cette manière une pluralité d'action dans une unité de temps et de revendications donne de la force. Cela permet d travailler également avec des modes d'action type "nouveaux contestataires" notamment comme celles soutenues par le collectif désobéissants. Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt le Collectif des collectifs doit se donner pour objet de participer à la construction d'une grève générale.

Une pétition commune qui nous donnera du courage et permettra de multiplier les collectifs des collectifs locaux.

Quel objectif :

Faire gagner les ouvriers les employés les précaires les mal logés les sans papiers, les jeunes les usagers, les retraités...

Quelle structuration :

Une structuration nationale avec des collectifs locaux. (là encore nous ne partons pas de rien)

Voila vous pouvez inviter des personnes d'autres collectifs, d'autres mouvements à la réunion pour l'instant nous avons des personnes intéressées de (Droit nouveau, Front de lutte pour l'éducation, collectif des mals logés en lutte, convergence des luttes, CRC, collectif sdf alsace, Jeudi noir, collectif pour une santé solidaire, appel pour la poste, collectif UCJS, les désobéissants, collectif je ne veux plus, les damnés de la terre, collectif tous ensemble, réseau syndical, lkp du perthuis, collectif des sans papiers du 17éme, ...

Voila tout pour le moment.

N'hésitez pas à transférer ce message à ceux qui pourraient être intéressés et bien sur la discussion est engagée. J'espère que vous saurais faire preuve d'enthousiasme.

Vous pouvez me contacter au 06 01 99 20 10 ou par mail à life1984@hotmail.fr

Benjamin BALL


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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 19:25


http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=5089#more-5089

 

http://www.jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-35323198.html


PAS D'ALLIANCE AVEC SARKOZY POUR COMBATTRE LA BURQA !

Le PRCF, le 25 Août 2009

La burka, ce cercueil portatif que les intégristes religieux de sexe masculin imposent à leurs filles, épouses, soeurs et mères, quel démocrate, quel communiste ne la combattrait-il pas de toutes ses forces?

Il suffit de rappeler le combat sans concession que menèrent les bolcheviks durant les années vingt et trente pour dévoiler les jeunes filles des républiques asiatiques de la jeune URSS, pour les envoyer à l’école sur les mêmes bancs que les gars, pour les ouvrir à l’instruction scientifique (voir le magnifique film de Kontchalovsky “le premier Maître”, sur un roman de l’auteur soviéto-kirghize Tchinguiz Aïtamatov), pour déployer sur tout le territoire de l’URSS les techniques d’avant-garde dites de “l’accouchement sans douleur”.

Autre chose est d’appeler le pouvoir sarkozyste, champion toutes catégories de la chasse aux immigrés, créateur du honteux ministère d’esprit néo-pétainiste de “l’immigration et de l’identité nationale”, destructeur en chef au profit du Vatican de la loi laïque de 1905, à mettre en place une commission de “réflexion” pour combattre la burka… sachant que cette  “réflexion” menée par les députés majoritaires, ceux-là même qui voulaient forcer les enseignants à propager les vertus de la colonisation, ne peut que nourrir de nouvelles agressions légales contre les jeunes, les femmes et les travailleurs étrangers. Des millions de femmes sont menacées dans leur vie quotidienne par ce régime fascisant porteur de délocalisation, de destruction des retraites (les lois Fillon frappent d’abord les précaires et les femmes ayant travaillé à temps partiel, et les retraites de réversion sont dans le collimateur du “féministe” Fillon).

Le danger principal pour la laïcité, c’est l’homme de l’Elysée qui prétend que le curé est mieux placé pour défendre les valeurs que l’instituteur et qui va à Riyad, devant les dirigeants féodaux de l’Arabie séoudite, pour y déclarer que “Dieu transcendant est présent dans le coeur de tout homme>  Il est donc scandaleux qu’un député “communiste”, qui se pose en chef de file de l’opposition de gauche à M.-G. Buffet (!!!), cherche ouvertement les convergences avec Sarkozy! Et il est triste que publiquement, Gérin ait accordé un satisfecit à Sarkozy: aux yeux de Gérin, Sarko aurait fait montre de “modération” à propos de la burka lors de son discours de Versailles. “Modéré”, cet homme qui envoie les flics arrêter des enfants de 7 ans à la sortie de l’école et qui pilote un Etat policier qui, l’an dernier, a envoyé 560 000 personnes en “détention préventive” ?

Rien avec Sarko-MEDEF, tout contre son régime détestable qui, comme les des gouvernements  anticommunistes de droite et de “gauche” qui se sont succédés en France depuis trente ans, a ont transformé l’Afghanistan en plate-forme mondiale de l’intégrisme islamique en abattant le régime populaire soutenu par l’URSS pendant les années 80. Un régime qui, rappelons-le, s’est efforcé dans les années 80 de développer la mixité, la laïcité et la réforme agraire dans ce pays médiéval (il y avait plus de filles que de gars à l’université de Kaboul en 1988!). Mais la CIA et les gouvernements occidentaux préféraient Ben Laden aux communistes ! C’est avec les progressistes laïques (y compris  les croyants acceptant la laïcité) et CONTRE Sarkozy, c’est en retrouvant le chemin du militantisme d’avant-garde dans les quartiers populaires, que les vrais communistes imposeront partout la mixité, la laïcité et les valeurs d’égalité en combattant la burka et tous ceux qui prétendent l’imposer à “leur” femme.

Bienvenue à A. Gérin s’il accepte enfin de discuter et d’agir avec tous les vrais communistes au lieu de donner à Sarko des brevets de modération républicaine!.




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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 19:10

http://www.liberation.fr/medias/0101588874-m6-defend-melissa-theuriau-prise-a-partie-par-un-syndicat-de-police


M6 défend Mélissa Theuriau, prise à partie par un syndicat de police

Alliance, deuxième syndicat de gardiens de la paix, avait dénoncé le «comportement agressif» de la présentatrice de «Zone interdite».

Le patron de M6, Nicolas de Tavernost, a défendu vendredi la journaliste Mélissa Theuriau auprès du syndicat de police Alliance, qui avait dénoncé un «comportement agressif» de la présentatrice de «Zone interdite», soulignant qu’elle avait fait son métier «objectivement».

Alliance, deuxième syndicat de gardiens de la paix, avait écrit jeudi à M. de Tavernost pour fustiger un «dérapage verbal» et un «comportement agressif» de Mélissa Theuriau, dimanche lors de l’émission «Zone interdite».

A la suite de la diffusion d’une enquête sur le travail des forces de l’ordre pendant l’été, la journaliste et rédactrice en chef de l’émission a interviewé le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux «pour faire le point avec lui, à la veille d’une importante réunion sur les difficultés du dialogue entre les forces de l’ordre et les jeunes de banlieue», écrit le président du groupe M6 dans une lettre au secrétaire général d’Alliance, Jean-Claude Delage.

«Le ministre a eu tout loisir de répondre à ce sujet et notre journaliste n’a fait que son métier objectivement, sur un sujet que nous savons tous délicat, et sur lequel les polémiques excessives ne font qu’attiser les flammes toujours promptes à repartir», poursuit-il.

«Ce reportage soulignait la grande difficulté de l’excercice de ce métier (…) notamment dans les zones dites sensibles», ajoute M. de Tavernost.

«Croyez bien, en tout cas, que notre chaîne continuera de traiter le plus objectivement possible des problèmes évoqués dans l’ensemble de cette émission en soulignant, comme il le faut, la difficile tâche qui est celle des forces de police», conclut-il.





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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 16:02

Ali BONGO ONDIMBA et Robert BOURGI : Deux Frères ?

Petite piqure de rappel pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi les Gabonnais (pas dupes de cette comédie électorale) s’en prennent à l’ambassade de France.

Année 1990, c’est le fameux mais hypocrite discours de François MITTERAND de la Baule sur la nécessaire démocratisation des ex colonies FrançAfricaines. Les potentats locaux se sont crus obligés de plus afficher des scores Staliniens aux élections. 90% ça fait tache.

Quelques années plus, les PASQUA boys, vrais spécialistes en élections truqués, exportent leurs logiciels maison chez BONGO. Pour la cuisine électorale, ils ont fait leurs preuves à Paris (TIBERI s’en souvient encore !). Bref tout est fait pour sauver les apparences et que rien ne change.

Aujourd’hui encore quand Robert BOURGI, le monsieur Afrique de Nicolas SARKOZY dit que : "Ali BONGO est son candidat", qui peut douter de son ’influence quand on connait le pouvoir opérationnel de la cellule Africaine Élyséenne sous la 5ème République ? Comment s’étonner ?

Jean de la GUÉRIVIÈRE (journaliste au monde, auteur des "fous d’Afrique"), quelqu’un d’assez complaisant vis-à-vis de la FrançAfrique, rappelait qu’en 1998 une mission d’observateurs Français s’est rendu au Gabon pour surveiller la régularité du scrutin lors des présidentielles.

Qui organise ce voyage ? Robert BOURGI avocat du président Omar BONGO ONDIMBA depuis plus de 20 ans et déjà conseiller de l’Elysée pour les affaires Africaines.

La lettre dans laquelle il rend compte des préparatifs au chef de l’état Gabonais commence par un savoureux "Bonjour Papa" et se termine ainsi "Allez Papa, vous nous reviendrez à Paris en triomphateur des élections. Dieu vous garde. Votre fidèle et respectueux Robert".

En clair, en donnant du "papa" à Omar BONGO ONDIMBA, Ali BONGO ONDIMBA a tout du "frère" pour lui ! Regarder Robert BOURGI sur la vidéo ci joint

Pour ceux pas encore convaincus de l’incroyable duplicité et cynisme de nos dirigeants en matière de magouille électorale en terre d’Afrique, lisez ce communiqué de Survie France pour les élections récentes de SASSOU NGUESSO au Congo Brazzaville.

L’Observatoire Congolais des droits de l’Homme (OCDH) qui a organisé une mission d’observation électorale et rendu un rapport documenté conclut : "Cette élection présidentielle, vu le très faible taux de participation, les fraudes et irrégularités constatées, n’a été ni juste, ni transparente et équitable ; et n’a pas exprimé la volonté du peuple congolais" .

Cependant une certaine Coordination des observateurs Franco-Africains (COFA) juge, elle, le scrutin "globalement satisfaisant" au prétexte que "les standards européens ne sont pas à adapter au Congo". Cette coordination, présidée par Jean-Michel FOURGOUS, député-maire UMP d’Elancourt (France), comprend, entre autres, Jean-François MANCEL, député de l’Oise, Lev Forster et Pierre André GABORIT, tous deux avocats à la Cour de Paris et Ari Ben ACOUNE, directeur des services d’une communauté d’agglomération.

Jean-Michel FOURGOUS et Jean-François MANCEL s’en sont pris également, dans un communiqué, au chef de la délégation de la Commission Européenne au Congo, M. Miguel AMADO pour ses "propos partisans". M. AMADO avait déclaré que l’une des raisons pour lesquelles l’UE n’avait pas envoyé d’observateurs à la présidentielle Congolaise était le gonflement du fichier électoral. Selon lui, le fichier électoral a été gonflé de plus de 60% avec 2,2 millions d’électeurs pour une population de 3,6 millions d’habitants.

Parmi les observateurs, M.M. Jacques TOUBON et Patrick GAUBERT, députés européens, ont déclaré : "Le matériel électoral était bien sur place dans les bureaux de vote, les listes d’émargement étaient disponibles et les représentants locaux de la CONEL [Commission Nationale Electorale mise en place par SASSOU NGUESSO étaient équipés de téléphones portables pour parer à tout problème".

Le soutien impudent apporté par ces hommes politiques et juristes Français à la propagande du dictateur SASSOU NGUESSO constitue une agression à l’égard du peuple Congolais bâillonné et opprimé.

Une manifestation de protestation contre cette parodie d’élection a en effet été violemment réprimée à Brazzaville le 15 juillet.

L’Observatoire Congolais des droits de l’Homme dénonce également "le harcèlement des journalistes étrangers venus à Brazzaville couvrir cette élection et la confiscation du processus par le gouvernement qui une fois de plus vient de confirmer à l’opinion publique nationale et internationale son manque de volonté d’instaurer une véritable démocratie dans le pays".

Il est trop tôt pour décortiquer la fraude électorale au Gabon mais il est important de comprendre que si les Français ne connaissent pas bien M. Robert BOURGI, les Gabonnais, eux, savent à leurs dépens le savoir faire de ce monsieur et de ses réseaux en matière électorale.

Patrick Eric Mampouya

http://mampouya.over-blog.com/


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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 15:52

"On ne prend plus de gants, vous bourrez les urnes"

Les auteurs de « Hold-ups, arnaques et trahisons » montrent comment Aubry a été élue à la tête du PS à l'issue d'une vaste fraude.

Le Point a publié mardi les bonnes feuilles [1] d'une enquête à charge sur le PS, et particulièrement sur sa nouvelle première secrétaire, Martine Aubry, qui risque d'agiter pendant plusieurs semaines le landerneau socialiste, pourtant en passe de se calmer depuis la dernière université d'été [2].

Si des passages sont consacrés aux querelles personnelles entre les uns et les autres (Julien Dray se disant lâché en rase campagne, Ségolène Royal pestant contre Vincent Peillon, Anne Sinclair jouant l'épouse parfaite auprès de Dominique Strauss-Kahn), dans les sept extraits publiés, le plus troublant concerne le déroulement de l'élection de la nouvelle dirigeante PS.

Selon Antonin André et Karim Rissouli, les auteurs de « Hold-ups, arnaques et trahisons » (Editions du moment), Martine Aubry [3] et son entourage ont mis en place une vaste fraude pour barrer la route à leur rivale, Ségolène Royal.

« Les résultats du Nord ajustés jusqu'au dernier moment »
Le 21 novembre 2008, la France assiste médusée au spectacle d'un PS qui se déchire publiquement entre Martine Aubry et Ségolène Royal. Ils rapportent cette anecdote survenue le soir du premier tour de l'élection :

« Il est midi, ce vendredi 21 novembre (2008), quand le téléphone d'une secrétaire de section lilloise se met à sonner. A l'autre bout du fil, Guillaume Blanc, le conseiller politique de Martine Aubry à la mairie de Lille (…)

La discussion est brève. Il n'y a qu'un seul message à faire passer. Dans un premier temps, la jeune femme pense avoir mal entendu. Mais la consigne est claire : “On ne prend plus de gants, vous bourrez les urnes.” »

A Lille, le conseiller politique de Martine Aubry, Guillaume Blanc, surnommé « la Stasi », envoie un SMS à tous les secrétaires de section pour interdire de communiquer les résultats de leurs fédérations. Pour Antonin André et Karim Rissouli, le but recherché est clair :

« Les résultats du Nord sont gelés pour pouvoir être ajustés jusqu'au dernier moment afin d'assurer une avance suffisante à Martine Aubry. »

La fraude décrite par les deux enquêteurs porterait sur plus de 1000 voix en faveur de Martine Aubry.

« Les 58 voix de Martine Aubry ont fait des petits »

Pour opérer, ses lieutenants n'usent guère de méthodes sophistiquées, ils remplacent simplement des résultats en la défaveur de la maire de Lille par de bons scores. L'exemple de Lille-Fives est édifiant :

« Dans ce bureau, le score de Martine Aubry a été gonflé de 30 voix. Le mandataire de Ségolène Royal, après le décompte des voix en section, a pointé 58 bulletins pour Martine Aubry, 8 pour Ségolène Royal.

Il se souvient parfaitement d'avoir apposé sa signature sur le PV de résultats faisant apparaître ce rapport de forces. Sur le tableau récapitulatif de la fédération, les 58 voix de Martine Aubry ont fait des petits : la maire de Lille est créditée de 88 voix ! »

Ce cas ne serait pas isolé. D'autres bureaux de vote à Lille présentent des différences de scores importants entre le premier et le second tour.

« Ils ont bourré les urnes »
Victorin Lurel, député socialiste et président de la région Guadeloupe, « constats d'huissier à l'appui », affirme que la fraude en Guadeloupe a profité à Martine Aubry. Dans deux sections, elle est arrivée très nettement en tête.

»« Anse-Bertrand », sur 48 inscrits, le PV de section attribue 36 voix à Martine Aubry et 1 voix à Ségolène Royal. Or le bureau d'Anse-Bertrand est resté fermé le jour du vote ! (…) L'autre section litigieuse est celle de Pointe-à-Pitre : 190 inscrits. Sur les 173 votants, Aubry obtient 160 voix contre 13 à Royal. »

Pour Victorin Lurel, pas de doute : « Ils ont bourré les urnes. » Le 22 novembre, ou plutôt le 23 à 5h40 du matin, Solferino donne Martine Aubry gagnante avec 42 voix d'avance.

« Je n'ai pas triché ! Fabius, d'accord ! Mais pas moi… »

Et ce n'est pas la commission de récolement, chargée de régler les litiges, qui va améliorer l'image du Parti socialiste. C'est même elle qui fera passer la victoire de Martine Aubry de 42 à 102 voix d'avance. Une commission, racontait à l'époque Rue89 [4], qui par trois épisodes notamment allait montrer dans quelle opacité elle avait travaillé :

Cinq des sept corrections avaient déjà été rapidement mentionnées par les médias. Il était alors difficile de penser que ses membres avaient réellement travaillé.

Alors que les résultats détaillés du second tour de l'élection du premier secrétaire du PS avait été rendus publics moins de huit heures après la clôture des bureaux de vote, ladite commission allait conserver plus de quinze jours durant, après l'officialisation du nouveau décompte, les résultats corrigés.

Parmi les sept fédérations corrigées, la Guadeloupe se sentait encore flouée. Le premier fédéral du PS ne savait même pas que ses scores avaient été corrigés, et déclarait : « Je ne sais pas où ils ont trouvé huit voix en plus pour Martine Aubry et vingt-six en moins pour Ségolène Royal. Je n'ai jamais été consulté. Si vous voulez mon avis, c'est une belle mascarade ce truc-là. »

Martine Aubry et ses comparses ne reconnaîtront jamais avoir triché. En tout cas, pas eux-mêmes. Le livre raconte que le 18 mars 2009, Martine Aubry « s'égosille » dans un salon du restaurant Tante Marguerite et lâche à François Rebsamen, lieutenant de Ségolène Royal :

»« Je n'ai pas triché ! Fabius, d'accord ! Mais pas moi… » La première secrétaire fait allusion à son score écrasant obtenu dans la Seine-Maritime, fief de l'ancien Premier ministre. »

« En 40, si j'avais porté l'étoile jaune… »

Pendant que Martine Aubry et Ségolène Royal s'affrontent, d'autres doivent faire face à la justice ou aux médias. On découvre un Julien Dray, pris dans le scandale de ses liens financiers avec SOS racisme et lâché par les siens [5] :

« Finalement, je suis un bâtard. Tant que le bâtard joue le rôle du fou du roi, ça va… Mais quand le fou du roi veut devenir le roi, on lui dit : T'es pas de la caste, t'es qu'un métèque. (…) C'est ce que j'ai -ressenti avec François et Ségolène » (…) Elle a montré ce qu'elle était, cette bonne femme.

La première chose qu'elle fait, c'est de téléphoner à mon assistante pour savoir si cette affaire la concerne ! Elle flippe que j'aille raconter des choses. Mais si j'avais voulu, je l'aurais déjà fait et j'aurais vendu trois best-sellers. Mitterrand, lui, n'aurait jamais agi comme ça. Jamais (…)

En 40, si j'avais porté l'étoile jaune, je ne sais pas où j'aurais été. Pas à Raspail, en tout cas, parce que je me retrouvais dans le wagon. »

« Je suis solidaire de Dominique, évidemment »

A Washington, les socialistes ne font pas meilleure figure. Les auteurs racontent comment Anne Sinclair s'est retrouvée contrainte de soutenir son mari Dominique Strauss-Kahn lorsque la presse révèle qu'il a eu une liaison avec une employée du FMI [6] :

« Lorsque Gilles Finchelstein [consultant d'EuroRSCG, ndlr] s'adresse à elle. “Et toi Anne ? Que comptes-tu faire ? ” Interloquée, Anne Sinclair répond : “Je suis solidaire de Dominique, évidemment.” “Bien, et tu vas le dire ? ”, interroge Finchelstein. “Publiquement, j'entends ? ”

La question fait l'effet d'un uppercut à Anne Sinclair. Certes, l'histoire est soldée entre elle et Dominique, mais de là à l'absoudre publiquement, en faisant passer au second plan son honneur, sa douleur de femme trompée, il y a un pas qu'elle ne peut se résoudre à franchir. »

Zineb Dryef, Julien Martin et Pascal Riché

http://www.rue89.com/2009/09/08/ps-on-ne-prend-plus-de-gants-vous-bourrez-les-urnes



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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 18:16

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/07/emoi-dans-l-herault-apres-les-interpellations-dans-l-enquete-sur-les-menaces-avec-balles_1236908_3224.html#ens_id=1235932


Emoi dans l'Hérault après les interpellations dans l'enquête sur les menaces avec balles

LE MONDE | 07.09.09 | 14h04  •  Mis à jour le 07.09.09 | 14h04

Les onze hommes interpellés le 3 septembre dans l'Hérault dans le cadre de l'enquête sur les lettres de menace accompagnées de balles de 9 mm envoyées à des personnalités politiques, dont Nicolas Sarkozy, et placés en garde à vue pour dix d'entre eux, ont tous été remis en liberté. Le dernier, Pierre Blondeau, déjà entendu une première fois par la police au mois d'août, est sorti samedi 5 septembre dans la soirée. La police soupçonnait cet ancien militaire, qui tient une librairie-bureau de tabac dans le village de Saint-Pons-de-Thomières et dirige la section locale du PCF, d'être l'auteur d'une trentaine de courriers anonymes et menaçants, signés "cellule 34", tous postés du département de l'Hérault. Il est aussi le principal rédacteur d'un petit journal local militant, La Commune, et fait partie des membres de l'association Hurlevent, créée en mars 2008 pour s'opposer au projet d'implantation d'éoliennes.

D'autres membres de cette association, dont son président, Marcel Caron, principal de collège à la retraite, ont fait partie des personnes arrêtées dans plusieurs villages proches de Béziers. Mais les enquêteurs n'ont pas trouvé ce qu'ils cherchaient. "Rien qui permette l'identification du corbeau", concède le parquet de Paris.

Dans ce coin rural du département de l'Hérault, au coeur du parc régional du Haut-Languedoc, la stupéfaction a désormais fait place à la colère, car les perquisitions se sont succédé ces derniers jours. "Il y a en eu un nombre incalculable, proteste Dimitri Makrygiannis, secrétaire d'Hurlevent. A tel point que les gens se sont mis à avoir peur à chaque fois qu'une voiture s'arrêtait devant chez eux à 6 heures. La police ne va pas visiter tout le 18e arrondissement de Paris quand elle tombe sur un trafic de drogue !" Tous ceux qui côtoyaient Pierre Blondeau ont eu droit à la visite des enquêteurs et ont été perquisitionnés, notaire de Saint-Pons compris.

Joint par téléphone, un habitant de Riol, autre village tout proche, témoigne aussi, sous le couvert de l'anonymat, d'une présence policière massive. "On les voyait passer et repasser en voiture, dit-il. C'était pas discret d'ailleurs et ça finissait par nous agacer." Beaucoup s'étonnent du fait que les militants associatifs aient été particulièrement concernés par les recherches des policiers. "Notez bien qu'ils ne nous ont jamais parlé de politique", souligne l'un d'eux.

Résidant à Premian, autre village alentour, Marcel Caron, placé en garde à vue et relâché samedi en début de soirée, raconte : "Jeudi matin, ils ont fondu sur l'arrière-pays avec 50 voitures, et se sont mis à perquisitionner partout. Un seul a résisté parce qu'il connaît le droit, un militant de la Confédération paysanne. Moi, ça a duré 6 heures la perquisition chez moi, puis ils nous ont emmenés à Montpellier, menottés dans le dos. C'était assez intimidant."

Lors de l'opération, M. Caron assure avoir entendu un policier dire : "il nous faut des résultats, alors on tape dans le tas". Selon lui, les enquêteurs ont déclenché ce coup de filet sur la foi d'une expertise graphologique qui aurait trouvé des "similitudes" avec l'écriture de Pierre Blondeau. "Ils m'ont posé beaucoup de questions, poursuit le retraité, car Pierre n'ayant pas d'ordinateur, c'est moi qui lui tape son journal. " La Commune paraît trois fois par mois, et cible régulièrement le maire de Saint-Pons, le député socialiste Kléber Mesquida.

Mais, sur place, personne ne croit à la culpabilité de Pierre Blondeau. "Ce serait très surprenant que ce soit lui le corbeau car il dit et écrit ce qu'il pense, il s'exprime", assure M. Makrygiannis.

Secrétaire de la section PCF de Béziers, dont dépend Saint-Pons, Paul Barbazange le décrit comme un "sympathisant pas très expérimenté", qui a adhéré au Parti communiste trois ou quatre ans auparavant. "Je l'ai vu une fois après sa première audition par la police, il était assez malheureux d'être pris pour cible, ce n'est pas facile à supporter. Ça m'étonnerait beaucoup que ce soit lui." M. Blondeau, dépeint par ses amis comme une "grande gueule avec un coeur d'or", a déclaré, dimanche, après sa libération, sur France Bleu Hérault : "Ils veulent absolument trouver par tous les moyens ce corbeau mais les moyens employés sont quand même limites, au moins moralement." Avant d'ajouter : "Je suis en colère, parce que je viens de voir encore deux policiers en face de mon magasin, que j'ai chassés. Ça s'appelle du harcèlement ou de l'acharnement, ils commencent tous à me chauffer la tête." Réunis une première fois samedi soir devant la mairie de Saint-Pons, les habitants ont prévu de se retrouver au même endroit, mercredi 9 septembre, pour protester contre le déploiement policier. Au parquet de Paris, on indique sobrement que "l'enquête se poursuit".






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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 18:02

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/09/07/afghanistan-de-faux-bureaux-de-vote-en-faveur-de-karzai_1236684_3216.html#ens_id=1228393&xtor=AL-32280151


Afghanistan : de faux bureaux de vote en faveur de Karzaï ?

LEMONDE.FR | 07.09.09 | 08h55


Des centaines ou des milliers de bulletins de vote ont été comptabilisés en faveur du président Hamid Karzaï, via des centaines de bureaux de vote fictifs enregistrés avant l'élection présidentielle du 20 août par des partisans de Karzaï, a affirmé, dimanche 6 septembre, The New York Times.

Selon le quotidien, qui cite des fonctionnaires afghans et occidentaux non identifiés, au moins 800 de ces faux bureaux de vote n'ont existé que sur le papier. Des employés locaux ont indiqué que des centaines, voire des milliers, de votes en faveur de Karzaï ont été comptabilisés dans chacun de ces bureaux fictifs. "Nous pensons qu'environ 15 % des bureaux de vote n'ont jamais ouvert le jour de l'élection", indique un diplomate occidental cité par le quotidien. "Mais des milliers de bulletins y ont été annoncés en faveur de Karzaï", ajoute-t-il.

Des partisans de Karzaï ont également pris le contrôle d'environ 800 bureaux de vote réels pour enregistrer frauduleusement des dizaines de milliers de suffrages en faveur du président, ajoute The Times. Le résultat est que, dans certaines provinces, les votes en faveur de Karzaï pourraient atteindre dix fois le nombre de ceux qui ont réellement voté, indique-t-il.

La Commission électorale indépendante (IEC) a annoncé dimanche que M. Karzaï restait en tête de l'élection avec 48,6 % des votes contre 31,7 % pour son principal adversaire, l'ancien ministre des affaires étrangères Abdullah Abdullah, d'après des résultats portant sur 74,2 % des bureaux de vote. Pour devenir définitifs, les résultats de l'IEC devront être validés au terme des enquêtes en cours sur les milliers de plaintes pour fraude. Les résultats définitifs seront annoncés au plus tôt le 17 septembre. Le porte-parole de la commission a déclaré que "l'intégralité des votes émis dans 447 bureaux de vote", sur 25 450 ouverts le jour du vote, "ont été déclarés nuls à cause de fraudes". "Cela pourrait concerner autour de 200 000 votes", a-t-il précisé.

"FRAUDE MASSIVE"

Cette affaire de fraude met dans l'embarras une administration américaine qui a déployé 68 000 marines en Afghanistan, et dont l'objectif est de renverser les talibans. Espérant que cette élection permettrait aux Afghans de contrer les insurgés en renforçant le pouvoir du président Karzaï, elle va devoir à la place défendre pendant cinq ans un pouvoir afghan largement perçu comme illégitime. "Il s'agit d'une fraude massive", souligne un diplomate occidental.

Si certains s'accordent à dire que le silence des autorités américaines au sujet de ces allégations de fraude ne signifie pas qu'en coulisses l'attention portée à cette affaire ne soit pas réelle, d'autres font état de divisions au sein de la communauté internationale et des cercles politiques afghans concernant la suite à donner à ces fraudes, allant jusqu'à dire que les prochains jours seront décisifs quant au maintien des résultats de l'élection présidentielle ou l'annulation du scrutin.

Août 2009 a été le mois le plus meurtrier pour l'armée américaine depuis le début du conflit fin 2001. Selon un sondage publié mardi, près de six Américains sur dix sont opposés à la guerre en Afghanistan. Par ailleurs, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont appelé de leurs vœux dimanche la tenue d'une conférence des Nations unies sur l'Afghanistan.




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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 20:18

http://www.lariposte.com/Non-au-sacrifice-des-salaries-de-Molex-1254.html


Non au sacrifice des salariés de Molex !

Depuis le 23 octobre 2008, les 300 salariés de l’usine Molex, à Villemur-sur-Tarn, sont en lutte pour sauver leurs emplois et leur usine, que les propriétaires veulent fermer. La direction de Molex voulait d’abord délocaliser cette usine vers la Slovaquie, mais a finalement décidé de déplacer l’activité et les brevets vers la Chine et les Etats-Unis. Ils ont annoncé la fermeture définitive du site pour le 31 octobre 2009.

Cette usine est pourtant économiquement viable, comme l’expertise l’a démontré. Et elle a rapporté de très gros bénéfices à ses propriétaires : 1,2 million d’euros, en 2008.

Depuis 10 mois, les salariés sont engagés dans un bras de fer avec une direction sans foi ni loi qui, malgré diverses condamnations pour non-respect des procédures légales, a refusé de donner les informations au cabinet d’expert désigné par le Comité d’Entreprise. Les dirigeants de Molex ont également trompé les salariés depuis des années, en cachant leur volonté de délocaliser l’usine et en dupliquant l’outil de travail aux Etats-Unis, dans le plus grand secret.

La direction de Molex a cherché à gagner du temps en occupant les élus du CE avec des réunions inutiles. Elle a refusé d’appliquer la décision de justice qui a suspendu le PSE (« Plan de Sauvegarde de l’Emploi » – comprenez : le plan social). Elle n’a apporté aucun élément justifiant la fermeture de l’entreprise. En réponse, les salariés ont décidé de durcir le ton. Réunis en assemblée générale, le 7 juillet dernier, ils ont voté la grève reconductible, qui a été massivement reconduite à chaque assemblée générale.

Craignant que la direction de Molex ne profite de la période d’été pour déménager l’outil de production et les stocks produits à Villemur, les salariés ont bloqué les accès au magasin (les stocks), à l’intérieur de l’usine. Fin juillet et début août, la direction de Molex et le ministre de l’industrie, Christian Estrosi, ont évoqué la perspective d’un repreneur. La direction a donc demandé le déblocage du magasin, dans la perspective d’une reprise du travail et pour des raisons de sécurité.

Le lundi 3 août, les salariés ont accepté le déblocage. Mais le lendemain, ils se sont aperçus que l’informatique ne fonctionnait plus et que les accès au magasin étaient bloqués. Les clés avaient disparu et les serrures avaient été changées.

En demandant des comptes à la direction, les syndicats ont appris qu’il n’y avait pas de repreneur en vue. Il s’agissait d’une manœuvre de la direction, d’un mirage, pour forcer les travailleurs au déblocage. Les syndicats ont également appris que la prochaine réunion de négociation était annulée et qu’une vingtaine de vigiles fraichement embauchés allait désormais bloquer l’accès à l’usine.

Le soir même, devant une telle provocation, les salariés en colère ont jeté des œufs sur un des dirigeants de Molex – qui a prétendu avoir reçu des coups. Le lendemain, 5 août, quatre représentants syndicaux et élus au CE ont été assignés au Tribunal de Grande Instance de Toulouse.

Prenant prétexte de ces « incidents » qu’elle a elle-même provoqués, la direction a fait tout un tapage médiatique autour de la « dérive violente » du conflit, et s’en est servi pour justifier, auprès du grand public, la fermeture de l’usine.

Le 6 août, les salariés ont voté la reprise du travail. Mais aucun salarié n’a été autorisé à pénétrer dans l’entreprise. Même l’inspection du travail, qui a constaté l’entrave, n’a pas pu rentrer sur le site, dans un premier temps. Il a fallu, pour cela, qu’elle se fasse accompagner par la gendarmerie, qui a été accusée d’outrepasser ses droits par l’ambassade des Etats-Unis. Lors de la visite de l’inspection du travail, une partie des vigiles se sont enfuis comme des lapins. Peut-être que nombre d’entre eux étaient employés illégalement, tels des mercenaires parés à une opération coup de poing.

Le 11 août, le juge des référés demandait la fin du blocage. Mais la direction de Molex avait décidé de maintenir le lock-out coûte que coûte. Le 13 aout, le ministre Estrosi a nommé Francis Latarche comme médiateur pour trouver une « solution » au conflit. Mais comme le dit bien l’Union Départementale CGT de Haute-Garonne, « le gouvernement et son Ministre de l’Industrie, malgré leurs déclarations dans les médias, ne sont même pas en capacité de faire respecter le droit français que la direction de Molex bafoue continuellement ». Comment peut-on croire, dans ces conditions, que le gouvernement a l’intention de faire quoi que ce soit pour sauvegarder l’usine de Villemur et l’emploi des salariés ?

Pourtant, l’Etat a une large part de responsabilité, dans cette affaire. Certes, les propriétaires de Molex sont évidemment les premiers responsables de cette situation gravissime. Mais il ne faudrait pas oublier qu’avant d’appartenir à Molex, l’usine de Villemur faisait partie du groupe semi-public Snecma, en 2004, et que le gouvernement de l’époque a donné sa bénédiction à la vente de l’usine à Molex.

Aujourd’hui, les médias focalisent l’attention sur le fait que les propriétaires de Molex sont américains. Mais il faut garder en mémoire que Molex est un sous-traitant majeur de l’industrie automobile française. En dernière analyse, c’est essentiellement le groupe PSA (Peugeot Citroën), principal client de l’usine de Villemur, qui donne les ordres et commande le matériel. C’est d’ailleurs la même situation pour les autres sous-traitants de la filière automobile qui ferment ou délocalisent les uns après les autres.

Ce sont les grands donneurs d’ordres de l’industrie automobile qui, après avoir progressivement externalisé leurs activités, imposent des contraintes de coûts à ses entreprises de sous-traitance. On ne peut donc pas résoudre la question des Molex sans s’attaquer à l’ensemble de la politique de l’industrie automobile, qui est dominée par les géants PSA et Renault. Des savoir-faire sont en train d’être liquidés. Plus grave encore, des milliers de salariés sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité capitaliste.

Dans un article précédent, nous avons souligné la nécessité de nationaliser Molex, qui doit être soumis au contrôle et à la gestion démocratique des salariés eux-mêmes, en collaboration avec la population du bassin d’emploi de Villemur – qui, soit dit en passant, fait preuve d’une grande solidarité, dans cette lutte. Et il faudrait bien sûr étendre la nationalisation à l’ensemble du secteur automobile.

Le problème, aujourd’hui, c’est que cette revendication n’est pas portée par les instances dirigeantes des organisations syndicales et des partis de gauche. Quand on pose la question aux politiques, ils renvoient la balle aux syndicats – et vice-versa.

Les salariés de Molex ont tout intérêt à exiger haut et fort la nationalisation de Molex, sous le contrôle des salariés. Le PCF, au niveau national, devrait prendre clairement position en ce sens, et s’engager pour la nationalisation de l’entreprise et, par extension, de l’ensemble du secteur de production des transports. Cela aurait un effet positif sur la lutte des Molex, mais aussi sur l’ensemble des salariés du secteur.

Hubert Prévaud (CGT - PCF 31)


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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 20:05

http://www.liberation.fr/societe/0101588964-les-etranges-suspects-de-la-cellule-34


Les étranges suspects de la «cellule 34»

Police. Dix personnes gardées à vue vendredi soir dans l’affaire des lettres accompagnées de balles.

Etrange équipage. Que peuvent avoir en commun un architecte, un notaire, un buraliste (ancien légionnaire), un chirurgien-dentiste et un plombier ? Les policiers pourraient les soupçonner d’être les auteurs d’une quinzaine de missives menaçantes adressées à des personnalités, accompagnées d’une munition et signées des «combattants de la cellule 34». En tout, onze personnes aux profils divers ont été interpellées jeudi dans l’Hérault, dans les villages de Saint-Chinian et Saint-Pons-de-Thomières, situés dans la région de Béziers. Et, vendredi soir, ils étaient toujours dix à être auditionnés, selon le parquet.

Le buraliste serait le rédacteur d’une feuille militante d’extrême gauche, alors que plusieurs interpellés militeraient contre l’installation d’éoliennes. D’ailleurs, la première lettre menaçante a été adressée, en 2007, à Marcel Roques, maire Nouveau Centre de Lamalou-les-Bains. Sur cette commune se trouve un important parc éolien. Enfin, plusieurs des suspects seraient qui amateur de stand de tir, qui chasseurs.

L’histoire est farfelue, mais elle ne mobilise pas moins de trois services de police : la brigade criminelle de Paris, la direction centrale de la police judiciaire et la direction centrale de la police judiciaire de Montpellier.

«Black-out». Il faut se rappeler. Le 3 mars, on apprend l’existence de six lettres accompagnées d’une balle de .9mm et adressées d’abord au maire de Béziers (UMP), Raymond Couderc, puis à des personnalités politiques (Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, Alain Juppé et Jacques Blanc, sénateur UMP de Lozère).

Dès le lendemain, les policiers tiennent un suspect. C’est sa compagne qui vient de le dénoncer. Un informaticien au chômage, militaire de réserve de 47 ans. Le profil colle. Les missives comportent des expressions militaires. Les enquêteurs l’interrogent. Ça ne donne rien. Il sort après trente-quatre heures de garde à vue.

Moins d’une semaine plus tard, le 10 mars, un courrier atterrit sur le bureau de l’avocate du malheureux. Les «combattants de la cellule 34», qui avaient promis le «black-out», reprennent la parole contre les policiers. «On n’accuse pas les gens comme ça», dit la lettre. Avant d’annoncer plus loin, une «phase 2 de l’opération» et d’exiger «l’arrêt des reconduites à la frontière, la remise en liberté de Jean-Marc Rouillan, de Julien Coupat, l’arrêt de la parodie de justice contre Yvan Colonna».

Pontes. En fait de black-out, François Fillon, Jean-Pierre Elkabbach, Jean-Pierre Pernaut, Christian Vanneste (député UMP), Ségolène Royal et bien d’autres reçoivent une lettre à la munition. Pendant ce temps, à l’Elysée, on piaffe. Il faut retrouver les auteurs. Des pontes s’inquiètent pour leur fauteuil et pressent les policiers de trouver le ou les épistoliers. Des personnes sont entendues. Elles quittent le poste sans être inquiétées.

Vendredi soir, au parquet, on restait toujours très prudent, laissant l’impression que l’enquête patauge encore.



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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 19:56

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-35701335.html


Yves Bertrand, ex-patron des RG, voit Sarkozy en général Alcazar (Reuters)
   
Dans un livre à paraître jeudi prochain, l'ancien patron des Renseignement généraux Yves Bertrand dresse un portrait cru de Nicolas Sarkozy, qu'il compare au général Alcazar de Tintin.

Soupçonné d'avoir encouragé la manipulation Clearstream contre le futur chef de l'Etat, Yves Bertrand raconte, dans des bonnes feuilles publiées par l'hebdomadaire Marianne, comment il a été limogé en une journée d'une administration - la police - dans laquelle il a travaillé quarante ans.

Il dépeint un Nicolas Sarkozy cynique et brutal avec un côté "général Alcazar" : "Le poisson qu'on lui sert dans l'avion ne lui plaît pas ? 'Qui a acheté ce poisson ?', demande-t-il ? Et le gars est viré le jour-même. C'est ce qui m'est arrivé."

Selon lui, l'ex-ministre de l'Intérieur n'a "reculé devant rien pour rafler le pouvoir" en se glissant dans l'ombre de Charles Pasqua, alors à la tête du département des Hauts-de-Seine, le plus riche de France.

"Jusqu'au jour où, Pasqua vieillissant, il l'a poussé et a pris sa place", raconte-t-il, évoquant "l'astuce politique rare", ainsi que "l'aplomb et le culot indescriptibles" de l'actuel chef de l'Etat.

"Le secret de Sarkozy : la manière dont il vous sert la soupe quand vous lui êtes utile. Quand vous ne le servez pas, il vous tue", dit-il.

Il y a un peu moins d'un an, la publication dans la presse des "carnets Bertrand", ces petits carnets à spirales dans lesquels il notait les informations, scandaleuses, saugrenues ou carrément imaginaires que ses correspondants lui faisaient parvenir, avait projeté l'ex-patron des RG en pleine lumière.

PROTÉGER JACQUES CHIRAC

Le président français a porté plainte contre lui pour atteinte à la vie privée, dénonciation calomnieuse ainsi que faux et usage de faux après cette publication.

Yves Bertrand se défend dans son livre d'avoir oeuvré pour empêcher le futur président d'accéder à l'Elysée en raison de sa proximité avec Jacques Chirac.

Selon lui, Nicolas Sarkozy était persuadé qu'il était l'auteur des faux listings des clients de Clearstream, où figurait le nom du père du président de la République.

"Nicolas Sarkozy était très remonté, je dirais même qu'il hurlait : 'Vous êtes dans le coup', répétait-il. 'Vous êtes dans cette affaire !'. C'était encore une fois si gros et je me sentais tellement innocent de ce dont il m'accusait que je suis resté imperturbable", raconte-t-il.

Le procès de l'affaire Clearstream doit s'ouvrir le 21 septembre à Paris pour tenter de savoir qui serait à l'origine de la manipulation.

Yves Bertrand évoque par ailleurs le rôle que joua Cécilia Sarkozy lorsque son ex-mari était ministre de l'Intérieur et n'épargne pas l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin et l'ancien ministre UMP de l'Intérieur Charles Pasqua, sous les ordres desquels il a travaillé.

L'ancien policier ne cache pas avoir cherché et réussi à protéger Jacques Chirac lorsque ce dernier était soupçonné d'avoir un fils japonais ou un compte bancaire dans ce pays, sans pour autant dire si ces soupçons étaient fondés ou non.

Selon lui, ces rumeurs avaient été lancées par un magistrat en poste au sein des services secrets et qui "agissait pour le compte du clan Jospin".




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