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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 21:03

http://europalestine.com/spip.php?article4589


Stop à l’islamophobie !

Ci-dessous un appel à un rassemblement mercredi 23 décembre 2009 de 18 heures à 19 heures 30 à la Fontaine Saint Michel, Place St Michel à Paris, pour protester contre l’islamophobie et réclamer la démission de Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité.

Déclaration commune contre l’islamophobie

Nous exprimons notre indignation suite aux propos tenus ce 13 décembre par Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité.

Celle-ci a déclaré devant 300 personnes, lors d’un débat sur l’Identité Nationale à Charmes, dans les Vosges :

"Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers."

Tenus dans la ville natale de l’écrivain raciste et anti-dreyfusard Maurice Barrès, ce sont des propos méprisants, islamophobes, qui incitent à la haine raciale, d’autant plus scandaleux qu’ils émanent de la bouche d’une ministre de la République.

Nous y voyons un nouvel exemple de ces "dérapages contrôlés" qui caractérisent le débat sur l’identité nationale voulu par Nicolas Sarkozy. Ce débat est orienté depuis ses débuts dans une perspective raciste et islamophobe. Les arguments du président Sarkozy, pour justifier ce débat étaient de cet ordre : " on ne peut pas vouloir bénéficier de la Sécurité sociale sans jamais se demander ce que l’on peut faire pour son pays … ", plus loin : " il n’y a pas de place en France pour la burqa ".

Nous exigeons la démission de Nadine Morano du Gouvernement, et ce d’autant plus qu’elle n’en est pas à son premier dérapage (elle avait déjà tenu des propos racistes lors de la campagne pour les municipales en mars 2008).

Ces propos ayant été facilités par la mise en place d’un débat nationaliste aux relents xénophobes, nous exigeons la démission de ceux qui ont proposé et organisé ce débat, d’Eric Besson, ministre de l’Identité Nationale, à Nicolas Sarkozy, président de la République.

Ces propos ont été tenus à quelques jours de la Profanation de la mosquée Billal de Castres (nous tenons aussi à exprimer notre solidarité envers nos frères de Castres)

Nous dénonçons les actes commis contre la mosquée de Castres dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 décembre, suspension au bâtiment d’oreilles et de pieds de cochons, dessins de croix gammées et inscriptions racistes vantant le "White Power" (pouvoir blanc) et "la France aux Français".

De tels actes se répandent en France dans le sillage du référendum suisse sur les minarets qui a eu pour effet de libérer, en France aussi, la pensée et les actes xénophobes et islamophobes.

Ce climat délétère est également encouragé par le débat sur "l’identité nationale" que le ministre de l’immigration, Eric Besson a lancé dans la société française.

Nous qui avons condamné en son temps la création d’un nouveau ministère de l’Immigration, en charge de l’Identité nationale, de l’intégration et du "co-développement" devenu "développement solidaire" - soutient l’initiative citoyenne récente qui demande la dissolution de ce ministère.

Nous exigeons le retrait de toutes les lois islamophobes et racistes, en particulier la loi du 15 mars 2004 qui exclut de l’école publique les femmes et les filles voilées.

Premiers signataires : le CRI - Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie, Mouvement citoyen pour la diversité (MCD), Collectif pour le droit et respect des parents d’élèves (CDRPE) , Association Culturelles des Musulmans de Villeneuve St Georges, Association Pour la Palestine, Respaix Conscience Musulmane, Réveil des Consciences, Marxistes Unitaires, IJAN Réseau juif international antisioniste (France), Association Franco-Marocaine des Yvelines (AFMY), Peace Breather, Alliance de la Jeunesse contre le Racisme, L’Exclusion et la Violence, NPA comité populaire 84 Avignon.





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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 20:53

http://lariposte.com/Echec-de-Copenhague-impasse-du-capitalisme-1305.html


Echec de Copenhague – impasse du capitalisme

Le fiasco du sommet de Copenhague était parfaitement prévisible. Dans un tract annonçant une réunion publique sur le marxisme et l’écologie, fin novembre, nous écrivions : « les gouvernements se rejettent déjà mutuellement la responsabilité de l’échec annoncé de ce sommet. » Dans les semaines qui l’ont précédé, les grands médias ont saturé l’atmosphère d’optimisme et d’espoirs. Mais pour qui sait déchiffrer les formules de la diplomatie capitaliste, il était évident que les dirigeants des grandes puissances ne croyaient pas eux-mêmes en un succès de ce sommet. Dès lors, son principal enjeu consistait à se rejeter publiquement la responsabilité de son échec. Même l’optimisme théâtral de Jean-Louis Borloo servait cet objectif : « nous sommes optimistes, donc pas coupables ! »

La déclaration finale du sommet, concoctée en coulisse par les puissances impérialistes, ne vaut même pas le papier sur lequel elle est écrite. Elle sera rangée dans le même tiroir poussiéreux que les dizaines de déclarations et « engagements » de l’ONU sur la « lutte contre la pauvreté dans le monde ». Même s’ils se matérialisent, les 30 milliards de dollars d’« aide » promis au pays les plus pauvres ne serviront pas la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Comme toutes les « aides » de ce type, ces milliards alimenteront les circuits de la corruption qui gangrène les classes dirigeantes et les gouvernements des pays en question. Et ils ne seront pas accordés sans quelques contreparties juteuses : ouverture de marchés, privatisations, accords commerciaux, etc.

Bien sûr, Nicolas Sarkozy s’efforce de donner un semblant de substance à la déclaration de Copenhague – pour s’en attribuer tout le mérite. Nous y sommes habitués. A l’entendre, on a parfois le sentiment que s’il n’avait pas été élu, en 2007, une 3ème guerre mondiale aurait éradiqué toute vie humaine, à l’heure qu’il est.. Le fait que Sarkozy se présente toujours comme la pièce maîtresse de l’échiquier mondial, celui grâce auquel « les choses avancent », trahit précisément une réalité inverse, à savoir la marginalisation croissante de l’impérialisme français face aux Etats-Unis, à l’Allemagne et à la Chine – entre autres. Bien aidé en cela par son orgueil hypertrophié, Sarkozy s’efforce de cacher la misère derrière d’incessants cris de gloire. De leur côté, Merkel et Obama ont bien du mal à dissimuler leur irritation face à l’agitation sonore du président français.

Après avoir suscité de faux espoirs, la cohorte bariolée des « écologistes » pro-capitalistes se répand en complaintes et gémissements. Ils expliquent que le sommet n’a servi à rien. C’est faux. Par son échec même, qui était inévitable, ce sommet aura d’importantes répercussions politiques : il contribuera à ouvrir les yeux de millions de jeunes et de travailleurs sur la nature du système capitaliste, qui est à la fois un obstacle monstrueux au progrès social – et, comme l’a dit Hugo Chavez à Copenhague, « une menace pour la survie de l’espèce humaine ». Ceux qui sortent vainqueurs de ce sommet, politiquement, ce sont les dizaines de milliers de manifestants qui, dans les rues de la capitale danoise, ont bravé la répression policière pour réclamer « un changement de système ».

« Si le climat était une banque, ils l’auraient déjà sauvé » : ce slogan des manifestants résume assez bien la situation. Face à la crise économique, des centaines de milliards d’euros ont été versés dans les coffres de banques et des multinationales, dont l’addition sera présentée aux couches les plus pauvres de la population, sous la forme d’une politique d’austérité drastique. L’objectif de cet endettement massif est de sauver le système reposant sur la course aux profits. Or, dans ce domaine, le climat et l’environnement n’entrent pas en ligne de compte. « Sauver la planète » ne rapporterait pas un euro aux dirigeants des multinationales qui contrôlent l’essentiel de l’économie mondiale. Dans leur lutte frénétique pour des marchés et des profits, les multinationales n’hésitent pas à détruire l’environnement, pour les mêmes raisons qu’elles aggravent l’exploitation des salariés, ou encore fomentent des guerres et des coups d’Etats.

L’échec du sommet de Copenhague était d’autant plus inévitable que la récession mondiale aggrave les tensions et contradictions entre les différentes classes capitalistes nationales. Loin d’envisager d’unir leurs forces pour « sauver la planète », elles cherchent toutes à exporter le fardeau de la crise. Ainsi, contrairement aux apparences, les émissions de CO2 n’étaient pas le véritable sujet de conflit entre les Etats-Unis et la Chine, à Copenhague. En réalité, Obama ne visait pas les émissions de CO2 chinoises, mais les marchandises chinoises à bas prix qui inondent le marché mondial – au détriment, souvent, de marchandises américaines. Le CO2, ici, n’est qu’une arme diplomatique dans la guerre économique et commerciale à laquelle se livrent les grandes puissances.

Il ne manque pas de ressources humaines, technologiques et scientifiques pour s’attaquer sérieusement aux problèmes environnementaux.. Cependant, les lois fondamentales du système capitaliste sont incompatibles avec l’utilisation de ces ressources pour le bien de tous. Les mécanismes de la concurrence et de l’anarchie capitalistes sont en contradiction complète avec la nécessité d’une gestion rationnelle et démocratique des richesses naturelles et technologiques. Or, sans une telle planification, il ne sera pas possible d’en finir avec la pollution des mers, des sols et de l’air – comme avec l’ensemble des menaces écologiques. Mais on ne peut planifier ce qu’on ne contrôle pas, et on ne contrôle pas ce qu’on ne possède pas.

En fin de compte, l’« urgence écologique » se ramène à l’impérieuse nécessité d’exproprier les banques, les grandes multinationales, et de les placer sous le contrôle démocratique des travailleurs eux-mêmes. Libérée de la camisole de force de la course aux profits, une société socialiste pourra engager les investissements colossaux qu’exige le développement d’énergies propres et renouvelables, ou encore la dépollution des mers, de l’air et des sols. Des ruines du sommet de Copenhague s’élèvent les mots célèbres de Rosa Luxembourg, repris à la tribune par Hugo Chavez : « socialisme ou barbarie ! »

Jérôme Métellus (PCF Paris)




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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 19:57

http://comite-valmy.org/spip.php?article451


« Ne changez pas le climat, changez le système. »

Le socialisme est la voie du salut de la planète - Hugo Chavez

Sommet des Nations unies sur le changement climatique,

Discours prononcé par Hugo Chavez Frias, président de la République bolivarienne du Venezuela, au Sommet des Nations unies sur le changement climatique, à Copenhague, le 16 décembre 2009

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Excellences, chers amis,

Je vous promets de ne pas parler plus longuement que celui qui a parlé le plus ici, cet après-midi.

Permettez-moi un premier commentaire, que j’aurais voulu aborder avec le point précédent, traité par les délégations du Brésil, de Chine, de l’Inde et de la Bolivie. Depuis notre place, nous avons demandé la parole, mais il ne nous a pas été possible de la prendre.

La représentante de Bolivie a dit –j’en profite pour saluer le camarade président Evo Morales, ici présent (Applaudissements), président de la République de Bolivie-, elle a dit entre autres choses ce qui suit –je l’ai noté sur ce papier : « Le texte présenté n’est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion ».

A peine suis-je arrivé que nous avons entendu la présidente de la séance précédente, la ministre, dire qu’il y avait un document, mais personne ne le connaît. J’ai réclamé le document, mais il ne nous est pas encore parvenu. Je crois que personne ne sait au juste ce que c’est que ce document, il doit être « top secret ». La camarade bolivienne n’avait donc pas tort de dire : « Il n‘est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion ».

Mais, Mesdames et Messieurs, ceci n’est-il pas justement à l’image de la réalité du monde ? Vivons-nous dans un monde démocratique ? Le système mondial se base-t-il sur l’inclusion ? Y a-t-il une once de démocratie ou d’inclusion à attendre du système mondial actuel ? Cette planète est régie par une dictature impériale, et depuis cette tribune, nous continuons de le dénoncer. A bas la dictature impériale, et vivent les peuples, la démocratie et l’égalité sur cette planète ! (Applaudissements)

L’exclusion que nous constatons ici en est le reflet. Il existe un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous, ceux du Sud, à nous, ceux du tiers monde, à nous, les sous-développés, ou, comme le dit le grand ami Eduardo Galeano : nous, les pays écrasés par l’histoire qui nous est passée dessus comme un train.

Il n’y a donc vraiment pas lieu de s’en étonner : il n’y a pas de démocratie dans ce monde, et nous sommes confrontés ici, une fois de plus, à une preuve évidente de l’existence de la dictature impériale mondiale.

Deux jeunes gens ont fait irruption ici, bien heureusement les forces de l’ordre se sont comportées correctement, il n’y a eu qu’une petite bousculade, et ils se sont montrés coopératifs, si j’ai bien compris…

Mais dehors, vous savez, il y a beaucoup de monde. Bien sûr, ils ne tiennent pas tous dans cette salle. J’ai lu dans la presse que quelques personnes ont été arrêtées, qu’il y a eu des manifestations intenses dans les rues de Copenhague, et je tiens à saluer tous ces gens qui sont dehors, des jeunes pour la plupart (Applaudissements). Ce sont des jeunes qui s’inquiètent, et avec raison, beaucoup plus que nous de l’avenir du monde. La plupart d’entre nous qui sommes dans cette salle ont le soleil dans le dos, alors qu’eux le reçoivent en pleine figure, et ils s’en inquiètent sérieusement.

On pourrait dire, Monsieur le Président, qu’un spectre hante Copenhague, pour paraphraser Karl Marx, le grand Karl Marx. Un spectre hante les rues de Copenhague, et je crois qu’il hante cette salle en silence, il est là, parmi nous, il se glisse dans les couloirs, monte, descend. Ce spectre est un spectre qui épouvante tellement que presque personne n’ose même le nommer. Ce spectre, c’est le capitalisme ! (Applaudissements) Presque personne n’ose le nommer, mais il s’appelle capitalisme, et les peuples grondent dehors, entendez-les !

Je lisais certains des slogans que les jeunes scandaient dans les rues, et je crois en avoir entendu de nouveau quelques-uns quand ces deux jeunes gens ont fait irruption ici. J’en cite un : « Ne changez pas le climat, changez le système. » (Applaudissements). Je le reprends à notre compte : Ne changeons pas le climat, changeons de système, et c’est ainsi que nous pourrons commencer à sauver la planète. Le capitalisme, ce modèle de développement destructeur, est en train d’en finir avec la vie, il menace de détruire définitivement l’espèce humaine.

Un autre slogan donne à réfléchir, parce qu’il est tout à fait d’actualité, avec cette crise bancaire qui a ébranlé le monde et qui continue de le secouer, et la manière dont le Nord riche a volé au secours des banquiers et des grandes banques. Les Etats-Unis à eux seuls… Le montant de la somme qu’ils ont versée pour sauver les banques est astronomique, on s’y perd… Voilà ce qu’on dit dans la rue : « Si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé. » Et je crois que c’est vrai (Applaudissements). Si le climat avait été une banque capitaliste, une des plus grandes, il y a belle lurette que les gouvernements riches l’auraient sauvé.

Je crois qu’Obama n’est pas arrivé. Il a reçu le prix Nobel de la Paix pratiquement le même jour où il envoyait 30 000 soldats de plus tuer des innocents en Afghanistan, et le président des Etats-Unis va se présenter ici auréolé du prix Nobel de la Paix.

Les Etats-Unis détiennent la planche à billets, la machine à faire des dollars. C’est ainsi qu’ils ont sauvé, ou du moins croient avoir sauvé, les banques et le système capitaliste.

Bien, ceci était un commentaire en marge. Je voulais le faire avant, je levais la main pour pouvoir accompagner le Brésil, l’Inde, la Bolivie, la Chine, soutenir leur position intéressante et dire que le Venezuela et les pays de l’Alliance bolivarienne la partagent totalement, mais la parole ne m’a pas été donnée. Je vous demande seulement de ne pas compter ces minutes, M. le Président, ce n’était qu’une petite mise au point. (Applaudissements)

Figurez-vous que j’ai eu le plaisir de rencontrer ici cet écrivain français, Hervé Kempf. Je vous recommande vivement ce livre, il existe en espagnol -Hervé est par ici-, en français bien sûr et en anglais sûrement : Comment les riches détruisent la planète, d’Hervé Kempf. Voilà pourquoi le Christ a dit : « Il sera plus facile de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille que de faire entrer un riche au Royaume des Cieux. » C’est ce qu’a dit le Christ, Notre Seigneur. (Applaudissements)

Les riches détruisent la planète. Ils veulent peut-être aller s’installer dans une autre quand ils auront fini de détruire celle-ci. Peut-être caressent-ils ce projet. Mais pour le moment, on n’en voit pas d’autre à l’horizon de la galaxie.

J’ai feuilleté ce livre dès qu’il m’est parvenu - c’est Ignacio Ramonet, lui aussi présent dans cette salle, qui me l’a offert - et je retiens du prologue ou du préambule cette phrase, significative. Voilà ce qu’écrit Kempf : « Nous ne pourrons pas réduire la consommation de biens matériels à l’échelle mondiale si nous ne faisons pas en sorte que les puissants diminuent la leur de plusieurs crans, et si nous ne combattons pas l’inégalité. Il est nécessaire d’adjoindre au principe écologiste, si utile à l’heure de la prise de conscience –penser globalement et agir localement–, un autre principe qu’impose la situation : consommer moins et distribuer mieux. »[1] C’est là un bon conseil que nous donne l’écrivain français Hervé Kempf.

Monsieur le Président, le changement climatique est sans aucun doute le problème environnemental le plus dévastateur de ce siècle : inondations, sécheresses, tempêtes sévères, ouragans, dégel ; montée du niveau moyen de la mer, acidification des océans, vagues de chaleur… Tous ceci aggrave l’impact des crises mondiales qui s’abattent sur nous.

L’activité humaine actuelle dépasse le seuil du développement durable et met en danger la vie sur la planète. Mais, je tiens à le souligner, nous sommes là aussi profondément inégaux. Les 500 millions de personnes les plus riches, soit 7%, sept pour cent, seven, de la population mondiale, ces 7% sont responsables de 50% des émissions polluantes, alors que la moitié la plus pauvre de la population de la planète – la moitié, 50% – n’émet que 7% des gaz polluants. Voilà pourquoi je m’étonne : il me paraît bizarre de solliciter ici la Chine et les Etats-Unis dans les mêmes termes. Les Etats-Unis comptent peut-être 300 millions d’habitants, et la Chine, cinq fois plus. Les Etats-Unis consomment plus de 20 millions de barils de pétrole par jour, et la Chine arrive à peine à 5 ou 6 millions. On ne peut pas demander la même chose aux Etats-Unis et à la Chine. Voilà un sujet qui mérite discussion. Espérons que les chefs d’Etat et de gouvernement pourront s’asseoir ensemble et discuter ces questions pour de bon, cartes sur table.

En outre, Monsieur le Président, 60% des écosystèmes de la planète sont endommagés, et 20% de l’écorce terrestre est dégradée. Nous avons été les témoins impassibles de la déforestation, de la conversion de terres, de la désertification, des altérations des systèmes d’eau douce, de la surexploitation des ressources marines, de la contamination et de la perte de la diversité biologique. La surexploitation de la terre dépasse de 30% sa capacité de régénération. La planète perd sa capacité d’autorégulation, elle est en train de la perdre. Nous produisons chaque jour bien plus de déchets que nous ne sommes capables d’en traiter. La survie de notre espèce est une question qui hante la conscience de l’humanité.

Malgré l’urgence, deux années de négociations se sont écoulées pour élaborer une seconde série d’engagements sous le Protocole de Kyoto, et nous participons à cette réunion sans être parvenus à un accord réel et significatif..

Soit dit en passant, sur ce texte surgi du néant - c’est ce qu’ont dit certains, dont le représentant chinois - le Venezuela annonce, les pays de l’ALBA, de l’Alliance bolivarienne annoncent que nous n’accepterons pas, qu’on le sache déjà, d’autre texte que celui qui provient des groupes de travail, du Protocole de Kyoto et de la Convention. Ce sont des textes légitimes qui ont donné lieu ces dernières années et ces dernières heures à des débats intenses. Je crois que vous n’avez pas dormi. Vous n’avez ni déjeuné ni dormi, c’est bien cela ? Il ne semble pas logique, dans ces conditions, qu’un texte surgisse du néant, comme vous le dites.

Aujourd’hui, en ce moment même et jusqu’à présent, de toute évidence l’objectif scientifiquement établi de réduire les émissions de gaz polluants et de parvenir à un accord de coopération à long terme semble avoir échoué. Quelle en est la raison ? Il ne fait aucun doute que la raison est l’attitude irresponsable et le manque de volonté politique des nations les plus puissantes de la planète. Que personne ne se sente blessée. Je ne fais que reprendre les propos du grand José Gervasio Artigas quand il affirmait : « Avec la vérité, je n’offense ni ne crains personne » ; mais il s’agit vraiment d’une attitude irresponsable, caractérisée par ses tergiversations, son exclusion, sa manipulation élitiste d’un problème qui nous incombe à tous et que nous ne pourrons résoudre que tous ensemble.

Le conservatisme politique et l’égoïsme des grands consommateurs, des pays les plus riches, révèlent un manque de sensibilité et de solidarité flagrant envers les plus pauvres, les affamés, les plus vulnérables aux maladies et aux désastres naturels.

M. le Président : il est indispensable de parvenir à un nouvel et seul accord applicable à des parties absolument inégales, par l’ampleur de leurs contributions et de leurs capacités économiques, financières et technologiques, et basé sur le strict respect des principes énoncés dans la Convention.

Les pays développés devraient contracter des engagements contraignants, clairs et concrets de réduction de leurs émissions, et assumer des obligations d’assistance financière et technologique aux pays pauvres, pour faire face aux dangers destructeurs du changement climatique. A cet égard, la situation particulière des Etats insulaires et des pays les moins développés devrait être pleinement reconnue.

M. le Président : le changement climatique n’est pas le seul problème qui frappe aujourd’hui l’humanité. D’autres fléaux et d’autres injustices nous guettent. Le fossé qui sépare les pays riches des pays pauvres n’a cessé de se creuser en dépit de tous les Objectifs du millénaire, du Sommet de Monterrey sur le financement, de tous ces sommets, comme le faisait remarquer ici le président du Sénégal, qui dénonçait une grande vérité : les promesses, tant de promesses non tenues, alors que le monde continue sa marche destructrice.

Le revenu total des 500 individus les plus riches du monde est supérieur au revenu des 416 millions de personnes les plus pauvres. Les 2,8 milliards de personnes qui vivent dans la pauvreté, avec moins de deux dollars par jour et qui représentent 40% de la population mondiale –je dis bien 40% de la population de la planète !– se partagent seulement 5% du revenu mondial.

Aujourd’hui, environ 9,2 millions d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans, et 99,9% de ces décès ont lieu dans les pays les plus pauvres. La mortalité infantile est de 47% décès pour 1 000 naissances vivantes ; mais elle est de 5 décès seulement dans les pays riches. L’espérance de vie sur la planète est de 67 ans, mais de 79 ans dans les pays riches et de 40 ans seulement dans certains pays pauvres.

En outre, il existe 1,1 milliard d’habitants privés d’accès à l’eau potable ; 2,6 milliards sans services sanitaires et plus de 1,02 milliard de personnes affamées. Tel est le tableau actuel du monde.

Mais, et la cause ? Quelle en est la cause ? Parlons-en un peu, ne nous dégageons pas de nos responsabilités, n’éludons pas la profondeur du problème. La cause, sans l’ombre d’un doute –je reviens sur cette question– de tout cette situation désastreuse, c’est le système métabolique destructeur du capital et son modèle incarné : le capitalisme.

J’ai ici une citation que j’aimerais vous lire, brièvement, de ce grand théologien de la Libération, Leonardo Boff, qui comme chacun sait, est brésilien, c’est-à-dire « notre-américain ».

Voici ce que dit Leonardo Boff sur cette question : « Qu’elle est la cause ? Eh bien, la cause c’est le rêve de vouloir chercher le bonheur à travers l’accumulation matérielle et du progrès sans fin, en recourant à la science et à la technique, avec lesquelles on peut exploiter de manière illimitée toutes les ressources de la Terre ». Et il cite quelque part Charles Darwin et sa théorie de la sélection naturelle, la survie des plus forts ; mais nous savons que les plus forts survivent sur les cendres des plus faibles.

Jean-Jacques Rousseau –il est bon de s’en souvenir– signalait quant à lui : « Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime ». C’est pourquoi l’empire parle de liberté : la liberté d’opprimer, d’envahir, d’assassiner, d’anéantir, d’exploiter, voilà sa liberté. Et Rousseau ajoute la phrase libératrice : « Seule la loi libère ».

Certains pays s’amusent à empêcher qu’un document soit adopté à cette rencontre. Pourquoi ? Parce que, précisément, ils ne veulent pas de loi, ils ne veulent pas de norme, car le fait qu’il n’y ait pas de norme leur permet d’exercer leur liberté d’exploiter, leur liberté destructrice.

Faisons un effort et faisons pression, ici et dans les rues, pour qu’ici, de cette rencontre, naisse un engagement, un document qui engage les pays les plus puissants de la Terre ! (Applaudissements).

M. le Président : Leonardo Boff se demande –vous avez connu Leonardo Boff ? J’ignore si Leonardo a pu faire le voyage. J’ai fait sa connaissance au Paraguay ; je l’ai toujours beaucoup lu– : « Une Terre finie peut-elle supporter un projet infini ? ». La thèse du capitalisme du développement infini est un modèle destructeur. C’est un état de fait et nous devons l’accepter.

Et Boff de nous demander : « Que pouvons-nous attendre de Copenhague ? » A peine ce simple aveu : nous ne pouvons plus continuer ainsi, et un objectif simple : nous allons changer de cap ? Faisons-le, mais sans cynisme, sans mensonges, sans doubles agendas, sans documents issus du néant, et avec la vérité comme valeur ultime.

M. le Président, Mesdames et Messieurs, depuis le Venezuela nous demandons jusqu’à quand allons-nous permettre de telles injustices et de telles inégalités ? Jusqu’à quand allons-nous tolérer l’actuel ordre économique international et les mécanismes de marché en vigueur ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que de grandes épidémies comme le VIH/sida déciment des populations entières ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que les affamés soient privés de la possibilité de se nourrir et de nourrir leurs enfants ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que des millions d’enfants continuent de mourir de maladies curables ? Jusqu’à quand allons-nous permettre des conflits armés qui massacrent des millions d’être innocents à seule fin que les puissants puissent s’approprier les ressources d’autres peuples ?

Que cessent les agressions et les guerres ! C’est que nous, les peuples du monde, demandons aux empires, à ceux qui prétendent continuer de dominer le monde et à nous exploiter. Nous ne voulons plus de bases militaires impériales ni de coups d’Etat ! Construisons un ordre économique et social plus juste et équitable. Eradiquons la pauvreté. Stoppons immédiatement les niveaux élevés d’émission de gaz, freinons la dégradation environnementale et évitons la grande catastrophe du changement climatique. Adhérons au noble objectif d’être tous plus libres et solidaires !

M. le Président, il y a près de deux siècles, un Vénézuélien universel, libérateur de nations et précurseur de consciences, légua à la postérité cet apophtegme, chargé de volonté : « Si la nature s’oppose, nous lutterons contre elle et nous la forcerons à nous obéir ». C’était Simon Bolivar, le Libertador.

Depuis le Venezuela bolivarien où, un jour comme aujourd’hui… à propos, il y a exactement dix ans que nous avons vécu la plus grande tragédie climatique de notre histoire, la tragédie dite de Vargas ; depuis ce Venezuela dont la révolution tente de conquérir la justice pour tout son peuple, uniquement possible à travers la voie du socialisme… Le socialisme, cet autre spectre dont parlait Karl Marx, se promène aussi par là-bas ; mais il s’agit plutôt d’un « contre-spectre ». Le socialisme est la voie à suivre, c’est la seule voie qui permettra de sauver la planète, je n’ai pas l’ombre d’un doute là-dessus. Et le capitalisme est le chemin de l’enfer, le chemin qui mènera à la destruction du monde.

Le socialisme, depuis ce même Venezuela qui, pour cette même raison, est en butte aux menaces de l’empire nord-américain, depuis les pays qui forment l’ALBA, l’Alliance bolivarienne, nous lançons notre exhortation. J’aimerais, avec tout le respect que je vous dois et du plus profond de mon âme, au nom de beaucoup sur cette planète, exhorter les gouvernements et les peuples de la Terre, en paraphrasant Simon Bolivar, le Libertador : Si la nature destructrice du capitalisme s’oppose, alors luttons contre elle et forçons-la à nous obéir ; n’attendons pas le bras croisés la mort de l’humanité.

L’histoire nous appelle à l’union et à la lutte. Si le capitalisme s’oppose, nous sommes dans l’obligation de livrer la bataille contre le capitalisme et d’ouvrir les voies du salut de l’espèce humaine. Cette tâche nous incombe à tous, sous les bannières du Christ, de Mahomet, de l’égalité, de l’amour, de la justice, de l’humanisme, du véritable et plus profond humanisme. Si nous ne le faisons pas, la plus merveilleuse création de l’univers, l’être humain, disparaîtra, elle disparaîtra !

Cette planète à des milliards d’années, et elle a vécu pendant des milliards d’années sans nous, l’espèce humaine. Autrement dit, elle n’a pas besoin de nous pour exister. Par contre, nous ne pouvons pas vivre sans la Terre, et nous sommes en train de détruire la Pachamama, comme dit Evo, comme disent nos frères aborigènes d’Amérique du Sud.

Pour conclure, M. le président, écoutons Fidel Castro lorsqu’il a dit : « Une espèce est en voie d’extinction : l’Homme ». Ecoutons Rosa Luxembourg lorsqu’elle a lancé : « Socialisme ou barbarie ». Ecoutons le Christ rédempteur lorsqu’il dit : « Bienvenus les pauvres, car le royaume des cieux leur appartient ».

M. le Président, Mesdames et Messieurs, soyons capables de faire de cette Terre non pas la tombe de l’humanité ; faisons de cette Terre un ciel, un ciel de vie, de paix et de fraternité pour toute l’humanité, pour l’espèce humaine.

M. le président, Mesdames et Messieurs, merci beaucoup et bon appétit (Applaudissements)





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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 17:48

http://europalestine.com/spip.php?article4582


Prison avec sursis requise contre un membre de la LDJ

Une peine de prison de trois à six mois assortie du sursis a été requise vendredi à l’encontre d’un militant de la Ligue de Défense Juive, jugé pour menaces de mort sur les membres de CAPJPO-EuroPalestine, et en particulier la présidente de l’association Olivia Zémor.

L’individu, Steve Bismuth, est poursuivi pour avoir produit en février dernier un email ordurier, assorti d’une vidéo promettant aux membres de CAPJPO-EuroPalestine un traitement « à l’israélienne ».

Après dépôt d’une plainte par CAPJPO-EuroPalestine, Bismuth, qui avait utilisé l’ordinateur familial pour ses cochonneries, était rapidement interpellé. Il reconnaissait les faits, non sans arrogance, puisqu’il déclarait à la police être prêt à recommencer.

Vendredi à l’audience, Bismuth, toujours convaincu que l’impunité est assurée aux délinquants comme lui-même, dès lors qu’ils affichent une appartenance à la « communauté juive », avait fait venir une douzaine de ses amis, dont Jason Tibi, actuellement sous le coup d’au moins deux mises en examen pour agressions, notamment contre les participants à une soirée culturelle palestinienne au printemps dernier à Paris.

Les amis de Bismuth, chaperonnés par une avocate du cabinet Goldnadel, ont d’ailleurs provoqué des incidents pendant l’audience, amenant la présidente de la 14ème chambre correctionnelle à faire expulser Tibi par les gendarmes.

Lors de sa plaidoirie, l’avocate de CAPJPO-EuroPalestine, partie civile, a démontré que Steve Bismuth, parallèlement mis en cause dans une autre affaire d’agression qui sera prochainement jugée, appartient, aux côtés de Tibi, de Gregory Chelli et ses complices dans l’attaque de la librairie Résistances, à une seule et même bande opérant sous la bannière du mouvement dénommé Ligue de Défense Juive (LDJ).

A savoir, une bande organisée particulièrement violente, spécialisée dans l’attaque physique de quiconque ose critiquer les crimes israéliens.

Mais si les agressions commises par la LDJ se comptent par dizaines au cours des dernières années, parfois sous les yeux mêmes de magistrats (au Palais de Justice de Paris, au Tribunal administratif de Paris, notamment), leurs auteurs, dans les rares cas où ils ont quand même été traduits en justice, n’ont jamais été réellement sanctionnés. Une telle impunité ne peut donc être interprétée, par les agresseurs, que comme un encouragement à continuer, a constaté notre avocate.

Mis en délibéré, le jugement sera rendu le 15 janvier 2010.






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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 17:11

Soutien à la résistance du peuple palestinien jusqu’à la libération nationale

MARCHE POUR GAZA DIMANCHE 27 DECEMBRE A PARIS
DEPART PLACE DENFERT ROCHEREAU à 15 HEURES

Le 27 décembre 2008, l’Entité sioniste lançait un déluge de feu contre la bande de Gaza afin de briser l’esprit de résistance du peuple palestinien. Après vingt-deux jours de bombardements par ciel, terre et mer, le sinistre bilan des criminels sionistes se chiffrait à plus de 1.350 morts et 5.450 blessés. Pourtant, déjouant les funestes desseins des stratèges de « Tel-Aviv », l’esprit de résistance du peuple palestinien ne s’est pas consumé sous le feu des hélicoptères Apache et des avions F-16. Au contraire, l’agression sioniste a renforcé la résistance du peuple palestinien malgré le blocus imposé à la bande Gaza depuis juin 2007.
 
Les massacres de l’hiver 2008-2009 ne peuvent pas être séparés de la politique menée par les sionistes contre le peuple palestinien et arabe depuis un siècle. En 1948, pour pouvoir créer l'Entité usurpatrice, les colonisateurs sionistes ont expulsé 900..000 Palestiniens de leurs terres et de leurs demeures. Ils ont également détruit 531 villages et 300 hameaux pour empêcher le retour des Palestiniens et entériner leur politique de purification ethnique.
 
Depuis plus de soixante ans, l’Entité coloniales sioniste n’a jamais cessé de commettre crimes et massacres à l’encontre du peuple palestinien et arabe, en vue de le chasser de ses terres et d’y implanter l’Etat colonial sioniste dans une Palestine débarrassée de sa population. Cette guerre a commencé et se poursuit toujours avec le soutien indéfectible des puissances occidentales impérialistes.
 
Dans le même temps, les classes dirigeantes de certains pays arabes collaborateurs, s'emploient à détruire ou à instrumentaliser la cause palestinienne et à soutenir l'Entité usurpatrice. Le soutien actif au blocus de Gaza de la part de l'Egypte, de l'Arabie Saoudite, de la Jordanie et des pays du Golfe, a révélé le degré de trahison régnant chez les laquais de l'Occident dans la région. Les crimes, qui ont été commis à Gaza, sont en grande partie dus à la complicité active des régimes arabes réactionnaires.
 
En Palestine, la collaboration avec l'ennemi a profité de l'attaque sioniste pour finir de dévoiler son vrai visage. Mahmoud Abbas est allé jusqu’à se faire l’avocat de l’Entité sioniste face au dossier d’accusation que représente le rapport Goldstone. Cela montre à quel point Abbas et son clan sont dépendants de leurs tuteurs de l’Entité qui ont menacé de dévoiler publiquement les prises de positions pro-sionistes des responsables de la soi-disant « Autorité » palestinienne pendant et après l’agression contre Gaza. Toutefois, face à la levée de bouclier de la résistance palestinienne et de ses soutiens internationaux, Abbas et sa clique ont dû s'incliner. En plus de dévoiler l’incohérence et la versatilité des positions du clan de Ramallah, le vote du rapport Goldstone a montré que même les plus soumis étaient obligés de tenir compte de la résistance palestinienne et de ses soutiens.
 
Si la résistance du peuple palestinien n’a pas été brisée par l’attaque contre Gaza, les sionistes n’ont pas abandonné pour autant leurs objectifs. Les sionistes cherchent à finaliser le projet colonialiste qui a toujours été le leur : le nettoyage ethnique de la Palestine par l’expulsion de l’ensemble de la population palestinienne et la destruction de son patrimoine afin d’effacer toute trace de sa présence.
 
Actuellement, on constate un développement accéléré des colonies de peuplement dans les territoires occupés en 1967, mais aussi dans les territoires occupés en 1948. De plus, cette politique coloniale se manifeste par le vote de lois reconnaissant le caractère juif de l'Entité sioniste par crainte de voir les Palestiniens de 1948 le remettre en cause par la simple croissance démographique de leur population. La politique de judaïsation d’al-Qods, de la Galilée , du Naqab s’accélère alors que les attaques contre la mosquée Al-Aqsa, par le creusement de tunnels souterrains devant provoquer son effondrement, s’intensifient sans provoquer de véritable réaction du monde musulman. Pire encore, il y a plusieurs semaines déjà, le parlement de l’Entité sioniste a discuté de l’option «  la Jordanie - pays alternatif des Palestiniens » et proclamé sa détermination à faire reconnaître par les instances internationales cette option
politique. Par ces différentes manœuvres, les sionistes poursuivent leur objectif qui est d'imposer des conditions d'existence infernales aux Palestiniens dans le but qu'ils quittent leur terre ou qu'ils renoncent à la résistance et se soumettent définitivement au « fait accompli » du pouvoir sioniste.
 
Face à cette politique colonialiste, l’apathie du monde arabe et musulman est intimement liée à l’hégémonie (politique, économique, culturelle, militaire) que lui impose l’Occident et qui tend à dissoudre toute forme d’opposition à la domination impérialiste. Cette hégémonie prétend imposer à l’ensemble des « périphéries » la vision du monde, l’idéologie et la culture produite par l’Occident impérialiste. Dans ce cadre, la volonté de faire reconnaître le caractère juif de l'Entité par les masses arabes sert la détermination des dirigeants sionistes à annihiler tout esprit de résistance à leur projet de colonisation. La colonisation des esprits est une arme indispensable pour faire accepter la politique coloniale sioniste et la domination impérialiste de l’Occident.
 
L'impérialisme français soutient depuis plus de soixante ans les forces qui colonisent la Palestine. Du vote en faveur de la création de l'Etat sioniste en 1947 à la répression de la Révolution algérienne, de l'« expédition » de Suez contre l’Egypte nassérienne en 1956 aux différentes guerres menées contre le Liban, en passant par la fourniture de l'arme nucléaire à l'Entité sioniste et par la Guerre du Golfe de 1991, les impérialistes français et les sionistes se sont toujours alliés pour maintenir l'hégémonie occidentale sur le monde arabo-musulman. L'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy n'a fait que marquer une étape supplémentaire dans la collaboration politique, économique, militaire et culturelle entre l'Etat impérialiste français et l'Entité usurpatrice. La collusion entre les cercles dirigeants français et le régime sioniste s’est une nouvelle fois affichée publiquement, lors du vote du rapport Goldstone à l’ONU où le « pays des droits de l’homme » s’est « courageusement » abstenu, marquant par là son soutien indéfectible à l’Entité.
 
Du fait de cette hégémonie occidentale et de la politique pro-sioniste et coloniale de l’Etat français, le soutien à la résistance du peuple palestinien est criminalisé dans l'Hexagone. Face à cela, les revendications fondamentales du peuple palestinien, celles du droit au retour des réfugiés et de la constitution d’un Etat national souverain, sont éludées par la mise en avant de problématiques secondaires. Dans ce contexte, la campagne « Boycott Désinvestissement Sanction » (BDS), lancée par 171 associations palestiniennes en juillet 2005, doit rester un moyen parmi d'autres de soutenir la résistance du peuple palestinien et non un but en soi, étant entendu que la caractéristique principale de la question palestinienne est celle d’une lutte de libération nationale contre le colonialisme.
 
Contre la politique sioniste de colonisation de la Palestine, contre l’hégémonie qui veut criminaliser le soutien à la résistance du peuple palestinien, contre les révisions à la baisse des objectifs du mouvement de soutien à la Palestine, nous appelons tous les individus épris de justice à s’engager pour dénoncer l'Entité sioniste, sa politique criminelle et à soutenir activement la résistance du peuple palestinien.
 
Le Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP) soutiendra cette résistance jusqu'à l'aboutissement du projet national de libération totale de la Palestine.

La Marche rejoindra en fin de parcours le RASSEMBLEMENT organisé par l'APF, la GUPS et Mémoire de notre Terre sur l'esplanade devant Notre Dame de 17 heures 30 à 19 heures 30

http://www.enfantsdepalestine.org/br,193



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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 16:54

http://www.demosphere.eu/node/15636


lundi 21 décembre 2009 à 18 heures Mairie de Saint-Denis
2 place Victor Hugo Saint-Denis (93) Métro Saint-Denis-Basilique

Assemblées populaires "Je ne veux plus rentrer chez moi"

Comme chaque lundi le collectif "Je ne veux plus..." permet à tous de se ré approprier l'espace publique en organisant des rassemblement devant les mairies en France.

Je ne veux plus est un collectif né de la volonté de faire par la base un mouvement social capable de tout changer. Nous travaillons à la grève général. Comment ? Simplement en donnant rendez vous, chaque lundi partout en France, à tous ceux qui ne veulent plus de ce système, qui marche sur la tête en écrasant les nôtres. Chaque lundi nous discutons et élaborons pas à pas la convergence des luttes par la mise en commun, l'échange et la prise de parole.

Chacun peut s'exprimer librement dans nos assemblée générales populaires à ciel ouvert, chacun peut ecrire ce qu'il veut ou ce qu'il ne veut plus sur des affiches de doléances et de propositions.

Voici une petite foire au questions :

Qui êtes vous ? Nous sommes des révoltés ordinaires, tout comme vous qui venez sur ce site ou qui, de passage vous exprimez devant les mairies avec nous.

Combien êtes vous ? Il y a dans notre pays des millions de révoltés ordinaires et plusieurs milliers d'entre eux sont venus s'exprimer, élaborer avec nous.

Êtes vous constitués en association ? Non, c'est inutile pour ce que nous faisons le peuple n'a pas besoin d'être en association pour être le peuple

Est-ce légal de ce réunir ainsi sans en avoir les autorisations ? Non, nous sommes tolérés car notre action est pacifique.

Que voulez vous? Nous voulons ce que les révoltés ordinaires qui viennent veulent

Pourquoi ne pas être plus précis ? Quand nous serons en grève générale nous élaborerons dans la lutte ce que nous voulons exactement.

Pourquoi pas maintenant ? Il faut un temps de pause de société un "on arrête tout on recommence" pour pouvoir élaborer ensemble.





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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 21:12

http://www.france-irak-actualite.com/article-lobby-kurde-40540654.html


http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Irak.Gilles_Munier.151209.htm


Les pétrodollars du lobby kurde

Gilles Munier

Rien ne va plus pour Peter Galbraith, ancien ambassadeur américain en Croatie et spécialiste du Kurdistan, qui espérait devenir gouverneur (démocrate) de l’Etat du Vermont. Son implication dans le scandale pétrolier DNO, en Norvège, met en doute son intégrité et laisse penser que sa campagne est financée par les pétrodollars de Massoud Barzani, président du Kurdistan irakien, dont il a été le conseiller spécial. De plus, on lui reproche de ne pas être enregistré comme lobbyiste, formalité obligatoire aux Etats-Unis quand on sert des intérêts étrangers.

Peter Galbraith, connu pour ses relations avec la CIA, est le fils de l’économiste John Kenneth Galbraith, conseiller du président Kennedy. En 1988, membre du Comité aux relations extérieures du Sénat et proche du secrétaire d’Etat George Schultz, il rédigea les rapports à l’origine des campagnes de diabolisation du président Saddam Hussein, notamment celui l’accusant d’avoir utilisé des gaz de combat lors de la bataille de Halabja. Nommé en 1993 ambassadeur en Croatie, il fut un des protagonistes du dépeçage de la Yougoslavie. En 2000-2001, Galbraith est intervenu au Timor oriental en négociant, au nom de l’ONU, le partage des revenus pétroliers et gaziers de la Mer de Timor avec l’Australie.

Fin 2002, professeur au Naval War College, Galbraith a préparé l’agression de l’Irak comme conseiller de Paul Wolfowitz, sous-secrétaire à la Défense. Après l’invasion, en désaccord avec l’administration néo-conservatrice sur la marche à suivre, il a mis fin à sa carrière de diplomate. Il reprochait à George Bush de ne pas accorder suffisamment d’autonomie aux Kurdes, notamment le droit d’exploiter les ressources pétrolières du Kurdistan sans en référer à Bagdad... Dans l’ombre, Galbraith participa ensuite, secrètement  - comme consultant du Gouvernent régional kurde - à la rédaction de la nouvelle constitution irakienne. Il expliqua aux deux représentants kurdes, Barham Saleh et Nechirvan Barzani, tout l’intérêt qu’il y aurait à instaurer un Etat irakien fédéral. Le Kurdistan irakien, leur dit-il, serait seul maître de son pétrole. Parallèlement, il créa avec son fils, en 2004, la société pétrolière Porcupine (Porc-épic).

Son premier client fut le groupe pétrolier norvégien DNO. Dès l’installation de Porcupine à Erbil, Massoud Barzani lui renvoya l’ascenseur en autorisant DNO à prospecter le champ de Tawke, près de Dohouk. Dans son livre « La fin de l’Irak », paru en 2007, Galbraith expliquait – contre toute évidence - que ce n’était pas la balkanisation du pays qui était déstabilisatrice… mais le maintien de son unité ! En novembre 2008, tous les espoirs lui semblaient permis : son vieux complice Joe Biden, partisan de la désintégration de l’Irak, était élu à la vice-présidence des Etats-Unis. Oui, mais…

Attention : chien méchant !

Les activités commerciales de Peter Galbraith - devenu provisoirement un nouveau Gulbenkian, Monsieur 5% des années 20 - seraient passées inaperçues sans le scandale provoqué par l’Oslo Stock Exchange (OSE), le 18 septembre, révélant que DNO avait versé 30,04 millions de $ sur le compte bancaire personnel de Ashti Hawrati, ministre des Ressources naturelles du Kurdistan irakien. L’enquête de l’Okokrim, police économique norvégienne, allait remonter inévitablement à Porcupine.

Un malheur n’arrivant, dit-on, jamais seul, le 29 septembre, Ban Ki-moon licencia Galbraith qui co-dirigeait l’équipe de l’ONU surveillant le processus électoral en Afghanistan. Il lui reprochait d’accuser le Norvégien Kai Eide, chef de la mission, de couvrir les fraudes constatées au profit du président Hamid Karzaï. Depuis, Galbraith est soupçonné, en relation avec Richard Holbrooke, représentant d’Obama dans la région, de chercher à remplacer Karzaï - ancien consultant du pétrolier UNOCAL, absorbé depuis par Chevron - par une marionnette proche à la nouvelle administration américaine et, peut être, de Porcupine. Une chose est sûre : Galbraith n’a pas réagi au bourrage des urnes constaté au Kurdistan irakien, en faveur de Massoud Barzani, à l’élection régionale du 25 juillet.

Enfin, le 10 octobre, le quotidien norvégien Dagens Naeringsliv, rendant compte du dernier rapport d’activités de DNO, signala que Porcupine était en procès d’arbitrage contre un milliardaire yéménite et réclamait 250 millions de dollars de compensations à la société norvégienne pour avoir, semble-t-il, perdu sa licence au cours d’un retournement de situation commerciale, très fréquent vue la corruption qui sévit au Kurdistan irakien.

La révélation du contrat DNO-Porcupine embarrasse le lobby kurde qui faisait passer Galbraith pour un saint. En Irak, elle conforte le discours de la résistance sur l’illégitimité de la dernière constitution. A Bergen, interrogé près de son domicile sur ses activités occultes par des journalistes norvégiens, l’ancien diplomate ne trouva rien de mieux que de les menacer de son chien… et de s’enfuir !

Lobby kurde (suite) - Najmaldin O. Karim et Kendal Nezan, piliers du lobby kurde, et respectivement directeurs des instituts kurdes de Washington et de Paris, joueraient un rôle non négligeable dans la politique pétrolière du KRG. En février 2008, ils participaient à une conférence sur « La question kurde au 21ème siècle », organisée au Palais Bourbon, en compagnie de l’incontournable Peter Galbraith. François Loncle (PS, ex MRG), ancien secrétaire d’Etat, député de l’Eure, y avait annoncé la création d’un groupe d’études sur le Kurdistan à l’Assemblée nationale. Danielle Mitterrand, présente à une table ronde, avait encouragé les Kurdes « dans leur combat pour la démocratie ».










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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 20:58

http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2021


Retrait immédiat de toutes les troupes étrangères d’Afghanistan !

Ainsi Barack Obama a été amené à concéder à ses états-majors et à ses secrétaires d’état partisans à l’envoi de 30 000 hommes de plus à Kaboul. Il a présenté l’affaire comme s’il s’agissait de « finir le job ». Mais quel « job » ? La situation est telle là-bas que nul ne pense possible une « victoire ».

D’ailleurs, qu’est ce que voudrait dire « victoire » ? Occupation ? Impossible d’occuper cette terre accidentée, difficile, dure où les habitants résistent depuis 150 ans.

Conquête ? Les guerriers zombies habillés de pied en cap comme des cosmonautes, ayant peur de tout, n’ont aucune chance de gagner le coeur des Afghans. Défaite des Talibans ? Tous les avis convergent : les insurgés talibans sont chez eux, imbattables et gagnent chaque jour en audience et en prestige en résistant à l’invasion étrangère. Recherche et élimination des terroristes d’Al Qaïda ? Mais cela fait bientôt 10 ans que cela sert de prétexte, en vain car les terroristes étaient saoudiens, et Ben Laden n’est pas en Afghanistan. Défense de la civilisation et des « petites filles qui vont à l’école » ? Ce slogan de propagande pour « gogos », ils n’y croient pas une seconde, ils paient même les talibans (leurs ex-alliés des années 80) et les laissent imposer la charia… pourvu qu’ils acceptent de ne pas combattre.

Imposer la démocratie  ? Par définition, la démocratie ne s’impose pas par les armes, elle se construit par le peuple. Mettre en place un régime alternatif ? Celui d’Hamid Karzaï est corrompu jusqu’à la moelle, il a manipulé les élections du 20 août 2009 à un point inimaginable obligeant les 27 pays occupants à se rallier en novembre au résultat truqué. Alors pourquoi dépenser des centaines de milliards là-bas, davantage pour faire la guerre, que ce que produit le pays tout entier ? Pourquoi ne pas négocier tout de suite pour, ensuite faire jouer les puissances économiques, l’argent, les investissements comme partout ailleurs ? Pour l’exemple ? Il ne faut pas que les « insurgés  » paraissent triompher, il faut qu’ils soient battus, écrasés le plus possible. D’où les 30000 hommes envoyés là-bas, sans conviction, sans but de guerre, sans perspective de victoire, mais pour améliorer le rapport de force avant de partir. Pour le futur pipe-line stratégique voulu depuis si longtemps, pour peser dans la région, sur le Pakistan, encercler l’Iran, la Russie. On n’est plus du tout ni dans « la lutte contre le terrorisme », ni dans la prétendue « défense de la civilisation » : on en reste aux enjeux stratégiques lourds, le pétrole, le gaz, le contrôle du centre de l’Asie.

Il n’y a encore que les « gogos » qui croient « à l’après-pétrole » : tant qu’il faut du pétrole pour faire marcher les chars, les bateaux et les avions, il n’est pas envisagé de taxe carbone contre les guerres. Les lobbies militaro-industriels des grandes puissances font dépenser 1641 milliards de dollars aux états du monde (même les plus pauvres !) chaque année : le capitalisme a besoin de guerres ! Il nourrit la guerre, il prépare la guerre, et, en attendant, il entretient les foyers, les conflits « régionaux ». Il cultive l’idéologie nationaliste qui va avec, en promouvant la solidarité avec les « boys » morts au combat. À eux seuls, les US produisent, vendent, usent de la majorité de ces 1641 milliards : ce lobby militaire est plus puissant que celui des assurances et des groupes pharmaceutiques opposés à la réforme de sécurité maladie voulue courageusement par Obama. Mais 56 % des Etats-uniens sont déjà pour le retrait des troupes, 54 % des Britanniques, et 70 % des Français ! C’est possible de mobiliser l’opinion. Il faut, à notre niveau, initier, construire, lancer un mouvement national unitaire pour exiger le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan. L’important est le mot « immédiat » car chaque jour, des civils et des jeunes soldats vont mourir là-bas.

Gérard Filoche

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 18:43

Démission collective du PG du Comité de Circonscription d'Argenteuil/Bezons

Vous trouverez ci-joint, la démission collective du Comité de Circonscription d'Argenteuil/Bezons. L'effectif, qui est de 23 personnes à jour de leur cotisation représente 32% des militants PG dans le Val d'Oise. Ils ne devraient plus, désormais , dépasser les 45 personnes.  Il est égallement utile de préciser qu'à Argenteuil/Bezons il ne reste aucun militant.

Cette cinquième circonscription rejoint de facto la première, la huitième et la neuvième circonscription qui n'ont pas du tout de comité faute de militants.

Par ailleurs, je reste à votre disposition pour vous apporter tout autre élement d'information complémentaire à cette démission c ollective.

Ali ROMDHANE, ex- Secrétaire de Comité de Circonscription Argenteuil/Bezons du Parti de Gauche.

Démission Collective

Nous, soussignées, membres du Comité de Circonscription Argenteuil/Bezons du Parti de Gauche, regrettons que les instances nationales du PG ont eu une attitude d’indifférence, d’arrogance et du mépris à notre regard. A dire vrai, ce comportement ne date pas de juin dernier, période pendant laquelle des tractations affligeantes ont eu lieu pour désigner arbitrairement un candidat PG à la dernière élection cantonale partielle d’Argenteuil-Est. Ce comportement remonte hélas à plusieurs mois.

En mars dernier, nous avons adressé une requête exhaustive, approuvée par toutes les militantes et tous les militants, à la direction du parti pour attirer son attention sur l’amateurisme politique de la part de certains camarades du département Ainsi nous avons voulu mettre fin à toute tentative de clanisme, de clientélisme et à tout risque de blocage
quant au fonctionnement de la coordination départementale.

Plus précisément, il s’agissait d’une assemblée générale départementale très houleuse organisée dans la précipitation. Cette manoeuvre despotique avait pour fin d’entériner des décisions prises en cercle restreint avec l’aval de la responsable régionale d’Ile-de-France du PG. Ainsi trois comités de circonscription sur six, rassemblant 16 militants sur un effectif départemental de 72, se sont répartis toutes les responsabilités au sein de la coordination départementale.. Tout cela s’est déroulé, bien évidemment en l’absence des deux comités les plus importants du Val d’Oise (Cergy/Pontoise et Argenteuil/Bezons), comptant 53 militants.

Voilà la première leçon démocratique que le Parti de Gauche a voulu donner à toutes les autres formations politiques de gauche comme de droite.

La deuxième leçon est connue de tous, c’est la désignation du candidat à la cantonale partielle d’Argenteuil-Est en septembre dernier.

Il est temps de reconnaitre que plusieurs militants socialistes ont claqué la porte de ce parti pour des griefs infiniment moins surprenants de ce que nous avons vécus pendant les quelques mois de militantisme au parti de gauche. C’est le stakhanovisme militant du vingt et unième siècle

C’est pourquoi, fidèles à la vérité non dissimulée en politique, nous estimons qu’il est devenu plus que jamais urgent de siffler l’arrêt du traquenard politique du PG à Argenteuil /Bezons. Toutes les manigances vaines, pour acquérir seulement le pouvoir dans un territoire sans l’implication effective de ses militantes/militants, doivent cesser
rapidement et être dénoncées fermement.

Pour ce faire, nous utiliserons tous les moyens dont nous disposons pour mettre en garde toutes celles et ceux qui sont tenté(es) de rejoindre ce parti qui n’a en définitive qu’un seul objectif : « permettre à ses cadres d’accéder, coûte que coûte, au pouvoir ». Et ce même en dépit des valeurs et des principes qu’il défend publiquement. Cette hypocrisie doit être portée à la connaissance de tous les Argenteuillais(es).

Notre ville attend davantage de volontarisme politique et notre département plus de détermination pour faire face à cette crise sociale, économique et écologique. Il est très mal sain de s’en servir pour assouvir la soif du pouvoir. Ce qui est le cas au PG !

Pour preuve, le congrès programmatique est, une fois de plus, repoussé. Le temps et les énergies sont consacrés à se préparer avant toute autre chose à l’échéance 2012.

Mais ce qui est illogique au regard d’une ambition irréaliste et irréalisable, ce sont les méthodes effarantes utilisées en interne. D’une part elles sont irrespectueuses des militants, et d’autre part elles bafouent entièrement les principes démocratiques. En effet aucune consultation locale n’a été organisée depuis le congrès du lancement. Les instances nationales sont sanctifiées. Et les militants de base doivent se contenter d’appliquer les directives d’une direction qui ignore ce qui se passe réellement sur le terrain. Ils doivent également se sentir privilégiés et fiers d’appartenir à un Parti qui n’a certes pas de projet politique ni stratégie convaincante, mais quand même un leader !

En outre la direction de ce Parti impose aux militants de faire abstraction de toute réflexion personnelle. Cette dernière risquerait, selon la direction du PG, de perturber la prétention démesurée de présider la destinée de la France ou de faire croire que les candidats qu’elle investit sont en capacité de changer la vie de nos concitoyens. Mais force est de constater que les électeurs ne se laissent pas berner par les discours rhétoriques. Tous les résultats des élections partielles en sont l’illustration.

Voilà ce qu’est le fonctionnement du Parti de Gauche. C’est la promotion du centralisme démocratique dans toute sa splendeur, remis au goût du jour afin que le clanisme et le clientélisme retrouvent leur efficacité politique pour 2012.

En septembre dernier l’investiture PG, accordée à Michel F. qui n’était même pas adhérent, n’est que l’arbre qui cache la forêt.

Les observateurs politiques (médias, citoyens engagés et organisations politiques) trouveront des preuves tangibles de ce dysfonctionnement lorsque la composition de la liste PG dans notre département pour les prochaines élections régionales sera publiée. Ils constateront d’eux mêmes que le PG continue à recourir au parachutage même en compromettant l’implantation locale. Son président l’a bien affirmé au cours d’une de ses déclarations qu’il ne veut pas avoir un parti ouvert et renforcé de peur de se confronter à des conceptions politiques qui ne sont pas identiques aux siennes.

Il est clair que ce Parti est d’ores et déjà gangrené par des pratiques qui ne sont pas de nature à unir la gauche. A toutes les élections partielles qui ont eu lieu, il a été un acteur de division sans raison réelle liée à des divergences politiques, mais par une grande boulimie du pouvoir pour se venger du Parti Socialiste.

C’est pourquoi nous avons pris la décision de démissionner collectivement parce que ce parti est non seulement marqué par un déni de démocratie en interne mais parce que nous refusons de prendre la responsabilité de la division de la gauche et de facto de son échec électoral.

Après mure réflexion, les membres du Comité de Circonscription d’Argenteuil/Bezons ont pris la décision de tourner définitivement la page du PG sans regret, ni amertume. Ils sont plutôt fiers des actions militantes menées pour l’identification et l’ancrage du PG lors de la création du Comité d’Argenteuil/Bezons. Dans le cadre du Front de gauche, malgré la défaillance du PCF local pendant la dernière campagne européenne, les militants ont, avec beaucoup de courage, démultiplié leurs efforts. Les Argenteuillaises et les Argenteuillais ainsi que les médias, les observateurs politiques en sont les témoins.

Forts de notre ancrage local, de notre expérience politique, nous avons pris la décision de mettre fin à notre militantisme dans un Parti qui ne respecte ni les militants, ni les principes démocratiques élémentaires. Cette décision n’obère en rien notre détermination. Par conséquent « Être de Gauche » ne restera en aucun cas spectateur au niveau local, lors des élections régionales en mars prochain.

Argenteuil, le 09 décembre 2009

Les signataires démissionnaires :

1) Hakima Adlani- 2) Gisèle Brudy- 3) Danièle Romdhane- 4) Monjia Latrach- 5) Besma Ayari 6) Imdhia Romdhane- 7) Malika Lakhnech- 8) Roselyne Anacle- 9) Nathalie Lizeroux- 10) Nadhia Daklia- 11) Ridha Adlani- 12) Jameleddine Kanzari- 13) Choukri Ayari- 14) Mohamed Laknech- 15) Lamine Kenzari- 16) Makram Chaïr- 17) Hammadi El hajri- 18) Michel Leclerc- 19) Jerôme Frénal- 20) Ali Romdhane.




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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 11:56

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/12/16/pcf-la-fronde-continue-en-ile-de-france_1281299_823448.html


PCF : la fronde continue contre la candidature de Pierre Laurent en Ile-de-France

LEMONDE.FR | 16.12.09 | 12h42

La décision du PCF de présenter Pierre Laurent comme tête de liste aux élections régionales en Ile-de-France, confirmée lundi 14 décembre par une conférence régionale, provoque de nouveaux remous. Jacques Perreux, vice-président du conseil général du Val-de-Marne, a annoncé, mardi 15 décembre, qu'il quitte le parti et rejoint la liste Europe Ecologie. Il sera numéro deux de Cécile Duflot dans le Val-de-Marne. C'est une nouvelle défection après celle de Stéphane Gatignon, maire de Sevran qui sera, tête de liste dans le 93.

Le même jour, Daniel Brunel, vice-président du conseil régional, a quant à lui décidé de ne pas mener la liste du Front de gauche – alliance du PCF, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire – en Seine-et-Marne.

Jacques Perreux, c'était un peu le "Monsieur écologie" parmi les élus communistes. Il avait été un des rares représentants de son parti à se rendre aux rassemblements altermondialistes du Larzac en 1999 et 2003. En charge des dossiers de l'eau, du développement durable et des énergies alternatives au conseil général du Val-de-Marne, il s'est longtemps battu, y compris contre son parti, pour une gestion publique de l'eau. En 2007, lors de l'élection présidentielle, il fut directeur de campagne de José Bové.

"FUITE EN AVANT RÉITÉRÉE DANS LE SECTARISME"

La décision de barrer la candidature, comme tête de liste en Ile-de-France, de Patrick Braouezec – à ses yeux "la seule capable de rassembler largement" – a été la goutte d'eau : "En proposant son futur secrétaire national, [le PCF] se trompe d'enjeu et casse l'éventuelle dynamique qui aurait pu s'instaurer. Ce n'est même pas un retour en arrière, mais une fuite en avant réitérée dans le sectarisme. C'est un nouveau gâchis", écrit M.. Perreux dans la lettre qu'il a adressée à ses camarades.

Il y annonce qu'il quitte le PCF. Pour lui, "le PCF n'est plus ce qu'il a été et depuis longtemps. Les jeunes, les intellectuels, qu'il avait massivement rassemblés, l'ont déserté. La classe ouvrière ne lui fait plus confiance".

Mais c'est surtout la politique d'alliance du parti qu'il critique, depuis l'échec de la candidature unique de la gauche radicale à la présidentielle de 2007. "Après avoir empêché une candidature unitaire des antilibéraux aux dernières élections présidentielles, explique-t-il, le PCF s'entête à nouveau à ce que le rassemblement se fasse autour de lui pour les élections régionales."

Cette fois-ci encore, déplore-t-il, au lieu de "tenter de se réoxygéner par une politique de rassemblement avec d'autres forces", Marie-George Buffet impose le candidat de l'appareil.

Jacques Perreux quitte donc le PCF mais dit rester communiste. Il ne cherche pas un nouveau parti, n'adhère pas aux Verts mais rejoint Cécile Duflot parce qu'il a "une démarche ouverte".

"LA SAUVEGARDE D'UN APPAREIL"

C'est cette même fermeture du PCF qui a poussé Daniel Brunel a refuser de conduire la liste départementale du Front de gauche. Lui aussi soutenait Patrick Braouezec, convaincu que la candidature du député de Seine-Saint-Denis était la meilleure en Ile-de-France. "Je crains que l'engagement pour la candidature de Pierre Laurent soit un signe pour toutes celles et tous ceux qui prônent un repli identitaire", écrit-il dans un courrier à sa secrétaire départementale.

L'élu régional critique fortement la manière dont la décision a été prise : sans consulter les adhérents ni les partenaires alliés, comme le réclamait M. Braouezec.

"Lorsque l'appareil tranche ainsi, en sacrifiant au passage une opinion très majoritaire des élus, celle d'un nombre plus important de communistes qu'on ne croit et celle de nos partenaires actuels et potentiels, c'est bien que la sauvegarde d'un appareil paraît bien plus importante que les résultats électoraux et l'intérêt de nos concitoyens. Je ne pense pas que la majorité des communistes veuillent cela", conclut-il.

L'hémorragie dans les rangs du PCF ne semble pas terminée.
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