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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 21:48

http://www.lepost.fr/article/2009/07/05/1607940_lettre-de-cynthia-mckinney-depuis-une-prison-israelienne.html

Lettre de Cynthia McKinney depuis une prison israélienne

Je suis Cynthia McKinney et je parle depuis ma cellule, dans une prison israélienne à Ramle. [Je fait partie] des 21 activistes des droits humains du Free Gaza Movement incarcérés actuellement pour avoir essayé de transporter de l’aide médicale, des matériaux de reconstruction - et même des crayons pour enfants; j’avais une valise remplie de crayons pour les enfants. Pendant notre traversée, en route pour Gaza, les israéliens ont menacé de tirer sur notre bateau, mais nous n’avons pas fait demi-tour. Les israéliens ont arraisonné le bateau et nous ont détenus parce que nous voulions offrir des crayons aux enfants de Gaza. Nous sommes détenus et nous voulons que les citoyens du monde sachent comment on nous a traités parce que nous voulions livrer de l’aide humanitaire au peuple de Gaza.

Au début de l’opération israélienne, intitulée «Plomb Durci» [en décembre 2008], je suis montée à bord d’un bateau du Free Gaza Movement, avec un jour de préavis, et j’ai essayé, en tant que représentante des États-Unis dans une délégation multi-nationale, de livrer 3 tonnes d’aide médicale à Gaza déjà assiégée et ravagée.

Pendant "Opération Plomb Durci", des avions F-16, fournis par les États-Unis, ont lâché leurs feux infernaux sur un peuple pris au piège. Le nettoyage ethnique s’est transformé en un génocide généralisé, purement et simplement. Du phosphore blanc, de l’uranium appauvri, de la technologie robotique, des munitions DIME et des armes à sous-munitions, fournis par les États-Unis - des nouvelles armes provoquant des blessures encore jamais traités par les médecins jordaniens et norvégiens. Les médecins, qui présents à Gaza pendant le massacre israélien, m’ont dit plus tard que Gaza était devenue le vrai laboratoire d'Israël pour tester ses armes, les personnes étant utilisées comme cobayes pour tester et améliorer l’efficacité du taux de mortalité de ses armes.

Grâce à Al Jazeera, diffusée en arabe et en anglais, et à Press TV, diffusée en anglais, le monde a pu voir la violence méprisable d’Israël. J’ai vu ces transmissions, jours et nuits en direct, non pas aux États-Unis mais au Liban où ma première tentative pour rentrer à Gaza s'était terminée car les militaires israéliens avaient éperonné, dans les eaux internationales, le bateau à bord duquel j'étais... C'est un miracle si je suis ici pour écrire sur ma deuxième rencontre avec les militaires israéliens, une autre mission humanitaire avortée par les militaires israéliens.

Les autorités israéliennes ont essayé de nous faire confesser que nous avions commis un crime .. Je suis maintenant connue comme la prisonnière d'Israël numéro 88794. Comment puis-je être en prison pour avoir rassembler des crayons pour les enfants?

Le sionisme est sûrement arrivé au terme de sa légitimité si ceci est sa réponse aux personnes croyant tellement profondément dans les droits humains pour tous qu'ils mettent leur propre vie en jeu pour les enfants de quelqu'un d'autre. Israël est l'expression du sionisme à son summum, mais si Israël a peur pour sa sécurité car des enfants de Gaza ont des crayons, alors non seulement Israël a perdu son dernier lambeau de légitimité mais Israël doit aussi être déclarée un état défaillant.

Je risque d'être déportée par un état qui m'a amenée ici sous la menace des armes après avoir réquisitionné notre bateau. J'ai été amenée en Israël contre mon gré. Je suis retenue dans une prison car j'avais un rêve, celui que les enfants de Gaza puissent colorier et peindre, que les blessures de Gaza puissent être soignées et que les maisons bombardées de Gaza puissent être reconstruites.

Mais j'ai appris une chose intéressante en étant dans cette prison. Premièrement, la population est majoritairement noire: peuplée principalement par des éthiopiennes qui, elles aussi, avaient un rêve... comme mes compagnes de cellule, dont une d'elles est enceinte. Elles ont toutes une vingtaine d'années. Elles pensaient qu'elles venaient en Terre Sainte. Elles avaient un rêve, que leurs vies soient meilleures... L'Éthiopie, autrefois fière et jamais colonisée, [s'est retrouvée] sous la coupe des États-Unis et est devenue un lieu de torture, de "rendition" (transfert et détention secrète) et d'occupation. Les éthiopiens doivent libérer leur pays car les politiques des super-puissances [sont] devenues plus importantes que les droits humains et l'autodétermination.

Mes compagnes de cellule sont venues en Terre Sainte pour se libérer des exigences des politiques des super-puissances. Elles n'ont commis aucun crime à part celui d'avoir eu un rêve. Elles sont venues en Israël car elles pensaient qu'Israël leur offrait un espoir. Leur voyage pour Israël, passant par le Soudan et l'Égypte a été très ardu. Je peux seulement imaginer ce que se fût pour elles. Et il n'était pas donné. Beaucoup d'entre elles sont le symbole des efforts collectifs importants de leurs familles. Elles se sont frayées un chemin jusqu'à la Haute Commission aux Réfugiés de l'ONU. Elles ont reçu leurs papiers d'identité jaunes. Elles ont eu leurs certificats pour la protection de la police. Elles sont des réfugiées de la tragédie et elles sont arrivées en Israël et seulement après qu'elles soient arrivées, Israël leur a dit "il n'y a pas d'ONU en Israël".

La police, ici, est libre de les attraper et de les donner en pâture à un semblant de système judiciaire. Chacune de ces femmes, superbes, diligentes et fières, est l'espoir de toute sa famille. L'image d'Israël les a bien eu et nous avec. Dans une campagne de publicité astucieuse et diffusée à grande échelle, Israël s'est représentée elle-même comme le premier lieu de refuge et de sécurité pour les juifs et les chrétiens. Moi aussi, j'ai cru en cette publicité et j'ai manqué de regarder plus en profondeur.

La vérité est qu'Israël a menti au monde. Israël a menti aux familles de ces jeunes femmes. Israël a menti aux femmes elles-mêmes qui maintenant sont prises au piège dans le centre de détention de Ramle. Et qu'allons nous faire? Une de mes compagnes de cellule a pleuré aujourd'hui. Elle est ici depuis 6 mois. En tant qu'américaine, pleurer avec elles n'est pas assez. La politique des États-Unis doit être améliorée et alors que le président Obama donne 12.8 billions de dollars aux élites financières des États-Unis, il devrait être clair que l'espoir, le changement et le "oui, nous pouvons" furent de très fortes images de dignité et d'accomplissement de soi, individuellement et nationalement en lesquelles, de partout, les personnes assiégées ont réellement crues.

C'était une campagne de publicité rondement menée, habilement vendue au monde et aux électeurs américains, tout comme la publicité d'Israël le fût au monde. Nous nous sommes tous fait avoir, mais plus tragiquement, ces jeunes femmes.

Nous devons voter en toute connaissance de cause pour de meilleurs candidats désireux de nous représenter. J'ai lu et relu la lettre du Dr. Martin Luther King Junior écrite depuis une prison de Birmingham. Jamais dans mes rêves les plus fous, je n'aurais imaginé que moi aussi, un jour je devrais en écrire une. Il est clair que les contribuables en Europe et aux États-Unis ont beaucoup à se repentir pour ce qu'ils ont fait à d'autres autour du monde.

Quelle ironie! Mon fils rentre à l'école de droit sans moi car je suis en prison, en essayant de faire de mon mieux, à ma manière, pour les enfants d'autres personnes. Pardonne moi, mon fils. Je suppose que je suis en train de connaître la dure réalité, la raison pour laquelle les gens ont besoin de rêver. [Mais] j'ai de la chance. Je sortirai de cet endroit. Est-ce qu'Israël est devenue le lieu où les rêves meurent?

Demandez-le au peuple palestinien. Demandez-le à la file ininterrompue d'hommes noirs et asiatiques que je vois arriver à Ramle. Demandez-le aux femmes de ma cellule. [Demandez-vous:] Qu'êtes-vous prêts à faire?

Changeons le monde ensemble et réapproprions-nous ce dont nous avons tous besoin en tant qu'êtres humains: la Dignité. Je demande aux Nations Unies que ces femmes, qui n'ont rien fait de mal sinon d'avoir cru en Israël comme gardienne de la Terre Sainte, soient réinstallées dans des maisons paisibles. Je demande au département d'État des États-Unis d'inclure la situation désespérée des réfugiés certifiés par le HCR et détenus dans le rapport sur Israël lors de son rapport annuel sur les droits humains. Je demande, une fois encore, au président Obama d'aller à Gaza: dépêchez votre envoyé spécial, Georges Mitchell, là-bas pour qu'il rencontre le Hamas en tant que parti élu par les palestiniens.

Je dédicace ce message à celles et à ceux qui se battent pour une Palestine libre, et aux femmes que j'ai rencontrée à Ramle.

Je suis Cynthia McKinney, connue comme prisonnière de Ramle numéro 88794, le 2 juillet 2009.

Cynthia McKinney est une ancienne membre du Congrès américain, candidate présidentielle pour le Parti des Verts et est une avocate acharnée pour les droits humains et la justice. La première femme noire américaine a représenter l'état de Géorgie, McKinney a été élue six fois à la Chambre des Représentants, de 1993 à 2003 et de 2005 à 2007. Elle a été arrêtée et kidnappée puis emmenée de force en Israël alors qu'elle tentait d'apporter de l'aide humanitaire et des matériaux de reconstruction à Gaza, le 30 juin.




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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 21:35

http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Diana_Johnstone/LDJ_librairie_Resistances_attaques_sionistes_060709.htm


L’attaque contre la libraire “Résistances”

A Paris, des fanatiques sionistes pratiquent le vandalisme en série

Par Diana Johnstone

CounterPunch, publié le 7 juillet 2009

article original : "Zionist Fanatics Practice Serial Vandalism in Paris"

Des milliers de livres aspergés d'huile de friture - c'est le dernier exploit des fanatiques sionistes qui attaquent régulièrement des biens et des personnes à Paris, cela s'en être inquiétés.

Le vendredi 3 juillet en début d'après midi, cinq hommes, la plupart cagoulés, ont fait irruption dans la librairie "Résistances" située dans un quartier résidentiel calme du 17ème arrondissement de Paris. Aux deux femmes interloquées qui travaillaient dans la boutique et aux deux clients présents, ils ont annoncé qu'ils faisaient partie de la Ligue de Défense Juive et ils ont commencé à virer les livres des étagères et des tables, les aspergeant abondamment d'huile de cuisson, puis ils ont détruit quatre ordinateurs avant de s’enfuir rapidement dans une voiture qui les attendait à l’extérieur.

Cette librairie appartient et est gérée par Olivia Zemor et Nicolas Shahashani qui sont aussi les dirigeants d'un groupe militant très actif, le « CAPJPO – EuroPalestine » ( CAPJPO veut dire Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient). En plus d'une importante collection de livres sur le Proche-Orient et d'autres sujets, dont des livres de fiction, la librairie dispose d’une salle de lecture et d’un service de prêt de livres, donne des cours d'anglais et d'arabe et possède un auditorium modeste mais régulièrement fréquenté, où des auteurs sont invités à s'exprimer.

Il y a deux ans, le 7 décembre 2006, un groupe similaire d'attaquants avait jeté des grenades lacrymogènes dans la librairie, alors qu'un groupe de personnes s'était réuni pour écouter l'auteur israélienne, aujourd’hui décédée, Tanya Reinhart et son compagnon, le poète israélien Aharon Shabtai. A cette occasion, Shahashani avait dû être soigné pour avoir inhalé des gaz lacrymogènes, mais les dommages matériels étaient légers. Mais cette fois-ci, c’est toute la librairie qui a été mise à sac, avec un nombre considérable de livres détruits et des dommages estimés à des dizaines de milliers d'euros, selon Shahashani.

Mais, ce dernier a insisté sur le fait que c'est "une parmi des centaines d'actions violentes" menées ces dernières années par la version française de la Ligue de Défense Juive des Etats-Unis. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils s'arrêtent tant qu'ils peuvent compter sur l'indulgence des autorités françaises et le silence assourdissant des grands médias. Le vandalisme commis contre la librairie Résistances a été rapporté par l'AFP, mais seul le quotidien Le Parisien a repris l'information, les principaux journaux ne l'ayant pas fait, et encore moins la Télévision. Habituellement, pratiquement les seules personnes à être informées de tels actes font partie des cercles politiques actifs visés par ces actes d'intimidation.

Le public en général n'est pas informé de ces agressions, alors qu'il est régulièrement informé par la télévision d'actes d'antisémitisme, même relativement mineurs – certains d'entre eux imaginaires (comme le fameux cas il y a quelques années d'une jeune femme qui avait complètement inventé une histoire prétendant qu’elle avait été victime d'une "attaque antisémite" par des noirs dans un wagon d'un train de banlieue, afin d'attirer l'attention de sa famille ; et elle a bénéficié de l'attention de toute la France y compris du Président de la République). Il y a de réels "actes d'antisémitisme", mais la plupart sont du type insultes de cour de récréation. Cependant, la publicité qui leur est faite sert à alimenter la notion que l'existence même des Juifs est perpétuellement menacée - l'alibi de base utilisé par la Ligue de Défense Juive. L'affirmation fausse selon laquelle "le gouvernement français ne fait rien pour protéger les Juifs" est utilisée comme prétexte pour avoir recours à une "autodéfense" agressive.

En tant que disciples de Meir Khahane, la LDJ prône non seulement la purification du Grand Israël des Arabes, mais elle veut importer la lutte contre les Arabes et le « fascisme islamique » en France même. Discuter n'est pas dans leur style. Après s'être entraînés aux arts martiaux israéliens, ils mènent leur combat en ayant recours à des moyens physiques, ils attaquent des Arabes, des Juifs et des défenseurs de la cause palestinienne. La LDJ est un groupe officieux de quelques centaines de membres et n’est pas une organisation enregistrée avec une adresse. La police française, adepte de l'infiltration de toutes sortes de groupes politiques, doit certainement savoir qui ils sont et où ils se trouvent, mais elle semble ne jamais se préoccuper des attaques qu’ils commettent. De plus, à moins que les agresseurs s'identifient eux-mêmes, les victimes ne savant pas avec certitudes si elles ont été attaquées par la LDJ ou le Betar, une vielle organisation de la jeunesse sioniste fondée en 1929 par Vladimir Jabotinsky et proche du Likoud. Ces deux organisations utilisent des méthodes similaires et interagissent probablement entre elles, alors que l'on dit que la LDJ, la plus radicale des deux organisations, attire à elle les membres du Betar.

Dans les rares cas où des fanatiques sionistes sont arrêtés et jugés, ils sont habituellement traités avec une indulgence spéciale. En Décembre 2003, un groupe d'étudiants pro-palestiniens a été violemment attaqué par les suspects habituels. Un étudiant palestinien a été gravement blessé à l’œil. Face à une police laxiste, les étudiants ont mené leur propre enquête qui a abouti au procès d'Anthony Attal, le 16 septembre 2004. Ce dernier a été condamné à 10 mois de prison avec sursis.

Les membres de la LDJ et du Betar bénéficient également d'un sanctuaire : Israël. Le 25 octobre 2006, une militante radicale de 68 ans, Ginette Hess Skandrani, a été attaquée à son domicile par trois inconnus qui l'ont sauvagement battue en lui expliquant seulement : "tu sais pourquoi". Hospitalisée, ses blessures à la tête ont nécessité plusieurs points de suture. Le 4 février dernier, ses agresseurs ont finalement été reconnus coupables et condamnés, et l'un d'entre eux, Ruben Colleu, a été condamné à 2 ans de prison dont 18 mois avec sursis, mais il s'était déjà enfui en Israël ; le deuxième, Stevel Elie, a été condamné à trois ans de prison ferme – mais le tribunal français l'avait déjà autorisé à se rendre en Israël pour "accomplir son service militaire" au sein de Tsahal.

Seul, le troisième, Mike Sfez, était encore en France. Comme Colleu, il a bénéficié de 18 mois de sursis sur sa condamnation à deux ans de prison et les six mois restant pourraient être transformés en travaux d'intérêt général.

Tout récemment, d'importants groupes de délinquants présumés appartenir à la LDJ ont attaqué des personnes sortant d'un théâtre ou avait eu lieu une représentation au bénéfice des enfants de Gaza ; et des personnes d'apparence arabe ont été attaquées alors qu'elles se rendaient à une réunion organisée par divers associations pour discuter du mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions).

A l’intérieur même de la police, la LDJ dispose de ses propres apologistes. Le 5 juin 2006, le dirigeant du petit groupe syndicaliste chrétien de droite "Action Police CFTC", Michel Thooris, a rendu hommage à la LDJ et au Betar qui "s'acquittent d'une mission de service public en défendant les personnes et les biens". Il n'a pas été publiquement réprimandé par son patron, le ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy.

Les deux poids deux mesures de la politique sévère "loi et ordre" de Sarkozy sont trop évidents. Sa politique est nettement passée d'un certain équilibre français au Proche-Orient à un solide soutien pour Israël et elle ne peut qu'encourager le sentiment d'impunité de la LDJ. Le printemps dernier, un auteur à succès, Paul-Eric Blanrue*, n'a pas pu publier en France son livre "Sarkozy, Israël et les Juifs" et il a dû trouver un éditeur en Belgique. Pire encore, le distributeur français habituel de son éditeur belge a refusé de distribuer son livre en France. Sa conférence de presse à Paris a été boudée par les journalistes et son livre, qui documente en détail la politique de Sarkozy pour s'attirer le soutien juif en France en s'alignant sur Israël et en s’attaquant à l'agitation dans les banlieues, a largement été ignoré par les critiques littéraires français.

Malgré la saturation, il y a cependant toujours de la place dans les médias français pour les lamentations sur la menace que pose le "communautarisme" musulman à la tradition laïque française. Les provocations idéologiques violentes des fanatiques sionistes sont rarement épinglées comme étant la cause principale de cette tendance perturbatrice. Bien sûr, de nombreux intellectuels sionistes en France n'ont pas recourt aux méthodes de la LDJ et du Betar. Mais le thème de la victimisation juive, constamment présente dans les écoles, au cinéma, dans le discours politique et dans les médias, crée une atmosphère propice à la violence pathologique des milices juives en France, et à l'indulgence dont elles bénéficient.

La situation est difficilement améliorée par le fait de l'extrême division en France du mouvement de solidarité avec la Palestine – qui peut être vu comme l'un des aspects du sectarisme endémique de la gauche française. Les différentes victimes de la LDJ et du Betar – telles le CAPJPO, Ginette Skandrani, le comédien Dieudonné, etc. - ne se parlent généralement pas entre eux, de sorte que même s'ils professent tous leur solidarité avec la Palestine, il n'y a que peu ou pas de solidarité entre eux.

Cependant, on peut espérer que l'attaque du 3 juillet contre la librairie Résistances pourra faire naître une protestation plus large que les autres attaques récentes, tout simplement à cause de la forte signification de la destruction de livres. Un appel à une manifestation de protestation, le mercredi 8 juillet, a été lancé afin de demander au gouvernement d'interdire finalement la LDJ, qui a déjà été interdite aux USA et en Israël. Ce sera l'occasion pour le gouvernement français de montrer sa solidarité à la résistance contre la forme la plus active du fascisme aujourd’hui en France.

Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]






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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 19:17

http://www.liberation.fr/societe/0101578134-la-non-solidarite-ouvriere-et-syndicale

La non-solidarité ouvrière et syndicale

Par OLIVIER LE COUR GRANDMAISON enseignant à l’université Evry-Val-d’Essonne.

Bourse du travail, mars 1938. «J’ai honte de ceux dont je me suis toujours sentie le plus proche. J’ai honte des démocrates français, des socialistes français, de la classe ouvrière française.» Poursuivant, l’auteure des lignes ajoute à propos des ouvriers : «Depuis des années ils voient leurs compagnons de travail nord-africains souffrir à leurs côtés plus de souffrances qu’eux-mêmes, subir plus de privations, plus de fatigues, un esclavage plus brutal.» «Y a-t-il beaucoup d’hommes, parmi les militants ou les simples membres de la SFIO et de la CGT, qui ne s’intéressent pas beaucoup plus au traitement d’un instituteur français, au salaire d’un ajusteur français, qu’à la misère atroce qui fait périr de mort lente les populations d’Afrique du Nord ?»

Ainsi s’exprimait la philosophe Simone Weil, qui dénonçait les positions des partis politiques et des syndicats du mouvement ouvrier relativement aux colonies de la République impériale et aux travailleurs «indigènes» présents en métropole. Victimes de dispositions discriminatoires et racistes dans les territoires d’outre-mer dominés par la France, ceux qu’il faut appeler «les colonisés-immigrés» subissent alors dans l’Hexagone une exploitation et une oppression spécifiques trop souvent inaperçues ou tenues pour secondaire par ceux-là mêmes qui prétendent défendre les «intérêts matériels et moraux» de tous les prolétaires. Quant à la «solidarité ouvrière», elle n’est qu’un mythe, affirme Simone Weil.

24 juin 2009. La commission administrative de la Bourse du travail à Paris, composée de représentants de la CFDT, de la CGT, de FO, de l’Unsa et de Solidaires, publie un communiqué pour saluer la «libération» de ce lieu - c’est le terme employé, dévoyé serait plus juste - par des militants de la CGT. Libéré de qui ? Des centaines de sans-papiers qui y vivaient dans des conditions précaires depuis le 2 mai 2008 et empêchaient les réunions des «salariés», comme on peut le lire dans le même texte qui dénonce aussi «une sorte de prise en otage». Remarquable rhétorique qui n’a rien à envier, du point de vue des arguments et du vocabulaire utilisés, à celle du Medef ou du gouvernement lorsqu’ils sont confrontés à des situations voisines. Pour rétablir l’ordre dans les entreprises, par exemple, eux aussi affirment agir au nom de la liberté bafouée par des activistes irresponsables. Libéré de quelle manière ? Par la violence, de nombreux témoignages concordants le prouvent, et l’appel aux fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, comme le reconnaît le secrétaire général de la commission précitée, Edgar Fisson, membre de la CGT. En effet, alors que «l’évacuation» était en cours - admirons une fois encore la délicate euphémisation du langage employé pour désigner ce qui doit être considéré comme une expulsion conduite manu militari - il s’est adressé au maire de Paris pour obtenir l’intervention de la «police».

Adéquation des discours et des pratiques qui transforment les victimes de la politique xénophobe aujourd’hui mise en œuvre par l’Etat en adversaires stigmatisés qu’il faut combattre et jeter à la rue en couvrant cette ignominie d’une phraséologie empruntée à la défense des salariés et de leurs organisations syndicales. La CGT n’est pas seule en cause. Toutes les confédérations syndicales, qui observent aujourd’hui un silence bruyant, de même les partis de la gauche parlementaire, qui n’ont pas jugé nécessaire de dénoncer cette action perpétrée à la Bourse du travail, sont concernés.

Bavure, comme certains l’affirment ? C’est oublier un long passé, celui rappelé par Simone Weil, et un long passif qui a vu, au début des années 80, certains applaudir la destruction par des bulldozers de l’entrée d’un foyer de travailleurs maliens à Vitry-sur-Seine, et la dénonciation publique de jeunes Marocains présentés comme des dealers par Robert Hue, alors maire de Montigny-lès-Cormeilles.

Plus récemment, quand Manuel Valls, confronté à des «populations de couleur», déclare qu’il faut plus de «Blancs» dans la ville qu’il dirige - Evry -, peu s’en sont émus au Parti socialiste, et nul dirigeant national, à notre connaissance, ne s’est précipité pour dénoncer ce discours. Au mieux l’indifférence, un mol soutien aux luttes des sans-papiers ou l’abandon à «l’air du temps» sécuritaire et xénophobe en espérant des jours meilleurs alors qu’une telle attitude conforte les préjugés et la stigmatisation dont sont victimes les étrangers en situation irrégulière, notamment. Au pire l’exploitation partisane et syndicale des inquiétudes des «Français» comme disent les uns, des «salariés» comme disent les autres, sur le dos de ces nouveaux parias que sont les «clandestins». Dangereuses dérives. Sinistre époque.


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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 20:59

http://lariposte.com/Le-coup-d-Etat-au-Honduras-1239.html

Le coup d’Etat au Honduras   

Cet article de Jorge Martin date du lundi 29 juin.

Tôt dans la matinée du dimanche 28 juin, 200 soldats ont encerclé la résidence du président du Honduras, Manuel Zelaya. Après 20 minutes de combat avec les 10 membres de sa garde personnelle, le président a été arrêté. Il a alors été expulsé par avion au Costa Rica, où, dans une conférence de presse, il a dénoncé un coup d’Etat à l’instigation « d’oligarques de droite ». Il a également appelé la population à se mobiliser, dans la rue, et promis de revenir.

L’origine immédiate de ce coup d’Etat réactionnaire est le référendum que Zelaya voulait organiser sur la convocation d’une Assemblée Constituante. Le Congrès (dominé par la droite), le Haut Commandement de l’armée et la Cour Suprême s’opposaient à ce projet.

Zelaya avait remporté les élections présidentielles de 2005 sous le drapeau du Parti Libéral du Honduras. Il avait devancé de peu le candidat du Parti National. Il est lui-même un riche propriétaire terrien, mais la polarisation politique de ce petit pays d’Amérique centrale l’a poussé à prendre un certain nombre de mesures favorables aux pauvres, aux travailleurs et aux paysans. Il s’est réclamé du « bolivarisme ».

Rapidement, il a perdu le soutien de sa propre formation, le Parti Libéral (centre-droit), et a donc été forcé de s’allier avec des organisations ouvrières et paysannes. Voici ce qu’il dit dans une interview accordée au quotidien espagnol El País : « J’ai voulu faire des changements dans le schéma néo-libéral. Mais les riches ne font aucune concession – pas même un centime. Ils ne veulent pas renoncer à la plus petite partie de leurs fortunes. Ils veulent tout garder pour eux. Alors, bien sûr, pour changer les choses, il faut mobiliser le peuple. »

Le Honduras est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine. 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté. L’illettrisme frappe 20% des citoyens. Plus d’un million d’habitants – sur les 7,8 millions que compte le pays – a dû émigrer aux Etats-Unis pour chercher du travail. Dans ces conditions, même les mesures progressistes les plus modérées devaient inévitablement se heurter à l’hostilité brutale de la classe dirigeante, des propriétaires terriens et des grands médias.

Parmi les réformes progressistes du gouvernement, il y avait une campagne d’alphabétisation basée sur les exemples cubains et vénézuéliens, une tentative d’améliorer la santé des sections les plus pauvres de la population (via l’accès à des médicaments moins chers et l’octroi de bourses pour étudier la médecine à Cuba), une baisse des taux d’intérêts pour les petits fermiers et une augmentation de 60% du salaire minimum.

Le gouvernement a également pris des mesures contre certains des privilèges les plus flagrants de la classe dirigeante hondurienne. Il a brisé le monopole des multinationales sur l’importation du fuel, grâce à un accord passé avec Petrocaribe, basée au Venezuela. Zelaya a également pris des mesures contre les multinationales pharmaceutiques qui contrôlent 80% de tous les médicaments vendus au Honduras, et qui les vendent au prix fort. Pour ce faire, Zelaya a signé un accord avec le Venezuela et Cuba pour importer des versions génériques – et donc moins chères – des médicaments les plus couramment utilisés. Le président a également dénoncé le monopole de l’oligarchie sur les médias de masse et supprimé les subventions de l’Etat aux grands groupes de l’industrie médiatique.

Sur l’arène internationale, Zelaya a rallié l’ALBA (Alternative Bolivarienne des Amériques), une alliance régionale initiée par le Venezuela.

Toutes ces mesures ont contribué à accroître la popularité de Zelaya parmi les couches les plus pauvres de la population – et à alimenter l’hostilité de l’oligarchie locale, qui depuis deux siècles dirigeait le pays (conformément aux intérêts américains). Pendant la plus grande partie du XXe siècle, le Honduras a été une « République bananière » dominée par la compagnie United Fruit, qui contrôlait la plupart des meilleures terres agricoles du pays et les exploitait comme son jardin privé, sans se soucier de ce qu’en pensaient les gouvernements officiels du pays. Périodiquement, les marines américains intervenaient pour renverser des gouvernements qui tentaient de limiter le pouvoir d’United Fruit. L’indépendance formelle du pays n’était qu’un écran de fumée. L’impérialisme américain était maître à bord. Les marines américains sont intervenus au Honduras en 1903, 1907, 1911, 1912, 1919, 1924 et 1925. En
1911, le nouveau président du pays a été directement nommé par un médiateur américain. En 1930, lorsqu’une grève solide a éclaté, dans les plantations bananières, un bateau de guerre américain a été envoyé pour la réprimer.

Le Honduras a également une longue histoire de présidents libéraux qui, pour avoir tenté de timides réformes, ont été renversés par un coup d’Etat – avec le soutien et la participation directe des Etats-Unis. Ce fut le cas du président Vincente Mejía (1929 – 1933), qui a été remplacé par la dictature du général Carías Andino. Il a conservé le pouvoir jusqu’en 1949. La même chose est arrivée au président Villeda Morales, qui, après avoir engagé une réforme agraire très modeste, fut renversé par le coup d’Etat de López Arellano. Appuyé par les Etats-Unis, Arellano dirigea le pays de 1965 à 1974. Enfin, dans les années 80, le Honduras est devenu la principale base d’opération des contras, ces milices contre-révolutionnaires organisées par les Etats-Unis qui luttaient contre la révolution sandiniste, au Nicaragua.

Face à l’opposition de la classe capitaliste et de l’impérialisme, Zelaya espérait pouvoir s’en sortir en organisant un référendum sur la convocation d’une Assemblée Constituante, suivant le modèle du Venezuela, de la Bolivie et de l’Equateur. Il a proposé d’organiser un référendum, le dimanche 28 juin, pour décider si un autre référendum serait organisé, dans le cadre des élections générales de novembre prochain, pour convoquer une Assemblée Constituante. Mais le Congrès et la Cour Suprême ont déclaré cette consultation illégale. Le Haut Commandement de l’armée refusa d’apporter son soutien logistique à l’organisation de cette consultation – avant d’arrêter Zelaya, le 28 juin.

La classe dirigeante hondurienne n’a pas perdu de temps. L’Etat d’urgence et un couvre-feu ont été décrétés. Le Congrès a immédiatement désigné un nouveau président, Roberto Micheletti, qui était jusqu’alors le président du Congrès. Des militants de gauche et d’organisations ouvrières et paysannes ont été arrêtés. Cesar Ham, un candidat de gauche à la dernière présidentielle, a échappé de peu à une arrestation. Le Congrès a ordonné l’arrestation de nombreux dirigeants d’organisations populaires ou sociales, dont Juan Baraona (Bloc Populaire), Carlos H. Reyes (Bloc Populaire), Andrés Padrón (Mouvement des Droits de l’Homme), Luther Castillos (un dirigeant syndical), Rafael Alegrón (Via Campesina), César Han (Conseil Civique des Organisations des Peuples et des Indigènes du Honduras, CCOPIH), Andrés Pavón (CCOPIH), Marvin Ponce (CCOPIH), Salvador Zúñiga (CCOPIH) et Berta Cáceres (CCOPIH).

Les ambassadeurs du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua ont été détenus par des militaires masqués, qui les ont tabassés, puis relâchés. Exactement comme lors du coup d’Etat d’avril 2002, au Venezuela, la chaîne d’Etat – Canal 8 – a été fermée par les putschistes, qui ont également publié une fausse lettre de démission de Zelaya.

Il est évident que les Etats-Unis étaient au courant de la préparation de ce coup d’Etat. Des dirigeants du Congrès en avaient discuté avec des responsables de l’administration américaine. Echaudés par l’expérience du coup d’Etat d’avril 2002, au Venezuela, les Américains semblent leur avoir conseillé de poursuivre dans la voie d’un « coup constitutionnel » (empêcher la tenue du référendum), sans aller jusqu’à arrêter Zelaya, à ce stade. Malgré ces possibles désaccords tactiques, l’administration américaine et l’oligarchie du Honduras sont d’accord sur l’objectif du coup d’Etat : empêcher Zelaya de se maintenir au pouvoir et de poursuivre sa politique de réformes sociales.

La réaction d’Obama au coup d’Etat était très modérée. Il a appelé « tous les acteurs politiques et sociaux du Honduras à respecter les normes démocratiques et l’autorité de la loi », ajoutant que la situation « doit être réglée de façon pacifique, sans interférence extérieure ». Ainsi, alors qu’un président démocratiquement élu a été illégalement arrêté et expulsé de son pays, Obama appelle « tous les acteurs politiques et sociaux » à respecter les normes démocratiques. C’est un soutien implicite à l’argument des putschistes selon lequel Zelaya aurait violé la loi en cherchant à organiser un référendum.

En substance, la position des impérialistes est la suivante : on rejette le coup d’Etat, mais on en soutient l’objectif. Comme l’explique le quotidien réactionnaire El País, « ce qui est en jeu, finalement, c’est le rapport de force en Amérique latine. Si Zelaya était parvenu à rendre possible sa ré-élection, le chavisme aurait gagné du terrain en Amérique centrale. » C’est parfaitement clair. El País considère que le coup d’Etat n’était pas la meilleure méthode, mais soutient pleinement l’objectif de bloquer la progression du « chavisme » dans la région.

Il y a deux leçons majeures, dans les événements au Honduras. Premièrement, la classe dirigeante ne peut même pas tolérer les réformes progressistes les plus modestes. La lutte pour la santé publique, l’éducation, la réforme agraire, l’emploi et le logement ne peut être victorieuse que dans le cadre d’une lutte pour le socialisme. Deuxièmement, on ne peut mener une authentique révolution en laissant intact l’appareil d’Etat bourgeois, qui sera toujours utilisé, tôt ou tard, contre la volonté de la majorité du peuple.

Les organisations syndicales du Honduras, y compris la CGT, ont appelé à une grève générale contre le coup d’Etat. C’est la bonne réaction. Seule une mobilisation massive des travailleurs et des paysans peut faire échouer le coup d’Etat. Un appel à la base de l’armée est également nécessaire, pour inciter les simples soldats à refuser d’obéir aux ordres de leurs officiers. Hugo Chavez l’a dit dans ces termes : « Soldats, videz vos fusils sur l’oligarchie, pas sur le peuple ».

Nous devons un soutien sans faille aux travailleurs et aux paysans du Honduras dans leur lutte contre ce coup d’Etat. Nous en appelons au mouvement ouvrier international pour qu’il manifeste son opposition à ce coup. En particulier, les organisations ouvrières et paysannes d’Amérique centrale et du Mexique ont un rôle déterminant à jouer. Des manifestations et des rassemblements, devant les ambassades, encourageraient les masses du Honduras.

A bas le coup d’Etat réactionnaire au Honduras !

Mobilisation de masse et grève générale !

Soldats, tournez vos fusils contre vos officiers – et ralliez le peuple !






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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 20:48

http://www.palestine-solidarite.org/interview.Aziz_Duwik.010709.htm

Duwik: J'ai toujours juré d'être pour l'intérêt de mon peuple palestinien

Les trente-six mois passés en prison n’ont guère pu saper le moral de Dr. Aziz Ad-Duwik, président du Conseil Législatif Palestinien. Libéré des prisons de l’occupation israélienne, il le voit avec plus de motivation, plus de volonté de continuer son chemin au service de son peuple palestinien, le chemin du Droit. Il est plus calme, plus savant, plus assuré et rassurant.

Dans la file des nombreux visiteurs et journalistes, l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) était présent. Il a pu réaliser avec lui une brève interview dont voici la traduction accomplie par le département français du CPI.

CPI : Dr. Duwik, comment revoyez-vous la scène politique palestinienne, après trois ans d’absence ?

Dr. Duwik : Tout ce qui se passe ces jours-ci est le résultat d’ingérences extérieures dans notre système parlementaire, dans notre vie tout court, une vie sous l’occupation. Mon interpellation, en tant que chef du législatif, représente une injustice totale. Une telle arrestation, même pour une minute, ne pourra jamais être justifiée.

CPI : Vos constatations des prisons israéliennes ? Avez-vous un message ?

Dr. Duwik : Les prisons israéliennes sont pleines de Palestiniens, les meilleurs de notre peuple. Ils y souffrent le martyre. Malgré toutes les souffrances, en dépit des estomacs vides, les captifs palestiniens ont pu retirer plus de trente privilèges.

Dans les prisons israéliennes, les occupants israéliens veulent imposer la tenue orange, afin de laisser croire au monde entier que les résistants palestiniens sont de simples criminels. Toutefois, les captifs ont décidé de faire face aux manigances de ces bourreaux.

Les députés derrière les barreaux

CPI : Les occupants israéliens enferment un grand nombre de représentants légitimes du peuple. Quel regard y portez-vous ?

Dr. Duwik : Au départ de cette campagne menée contre les députés, la situation était très difficile. Personne n’a cru qu’un nombre aussi grand de députés allaient être enfermés. C’est plus tard que nous nous sommes rendus compte que nous étions face à une opération de basse cour menée contre le Conseil Législatif Palestinien.

Et puis nous avons compris que les grandes puissances ne pratiquaient la démocratie que pour des buts médiatiques. Elles s’intéressent à nous voir enfermés.

Nous avons aussi compris que les captifs sont les meilleurs parmi nous et que la captivité ne nous empêche pas de continuer notre travail.

L’unité nationale

CPI : La scène palestinienne connaît une division – forcée. A votre connaissance, y a-t-il des rencontres à l’intérieur des prisons pour renforcer l’unité nationale ?

Dr. Duwik : Les rencontres entre les captifs sont toujours en marche. Ils envoient des suggestions, mais ils pratiquent de plus des pressions pour réaliser cette union perdue.

Nous, en tant que Palestiniens, nous devons rester ensemble. Nous ne devons pas diviser notre petite patrie. J’appelle à tourner la page et à en commencer une autre, une page d’unité et de résistance contre l’occupation israélienne.

CPI : Les captifs avaient-ils un nouveau plan pour une réconciliation nationale, comme vous l’avez dit dès votre sortie de prison ?

Dr. Duwik : Oui ! J’ai laissé les captifs étudier une initiative, une tentative pour recoudre les morceaux du peuple palestinien et les deux parties de la patrie. Moi, personnellement, j’en dirai un mot sous la coupole du parlement.

L’autorité palestinienne

CPI : Pourquoi vous n’avez pas rencontré Abou Mazen (le président de l’autorité palestinienne de Ramallah), comme cela a été le cas du député Djémal Hawil, membre du mouvement du Fatah ? Lui, il a été bien reçu le jour de sa libération.

Dr. Duwik : Abou Mazen représente le pouvoir exécutif. Moi, je représente le pouvoir législatif. Notre relation est bien clairement établie. Sur le chemin de la ville d’Al-Khalil, après ma sortie de prison, il m’a téléphoné. Il m’a fallu trop longtemps pour y arriver, à cause du barrage militaire Al-Tiba. En tout cas, j’ai beaucoup de choses à dire. L’importance est qu’on m’écoute. Toutefois, j’appuierai toujours le Droit.

Combler la lacune

CPI : Les Palestiniens comptent beaucoup sur le président du Conseil Législatif Palestinien qui vient de quitter la prison. Comment cette personnalité charismatique travaillera pour combler la lacune existant entre les frères du Hamas et ceux du Fatah ?

Dr. Duwik : Pour le moment et dans le contexte actuel, je ne fais partie d’aucun parti. Je suis à la tête du pouvoir législatif. Je ne travaillerai pas au profit d’une faction contre une autre. J’avais juré sur le Livre du Seigneur que je serai toujours pour l’intérêt supérieur du mon peuple. Je travaillerai avec tout le monde, pour tout le monde, pour rendre au peuple son unité.

Les arrestations

CPI : Mais avec ces campagnes d’arrestation touchant même les femmes, comment Mr. Duwik pourra travailler ?

Dr. Duwik : Dès la première seconde après ma sortie de la prison de l’occupation israélienne, j’ai lancé un appel solennel à stopper les arrestations et à nettoyer les prisons, en libérant tous les détenus politiques. Il faut commencer par la bande de Gaza afin de confirmer que les Palestiniens possèdent un seul pouvoir législatif.

Est-ce logique que j’appelle à la libération des Palestiniens enfermés dans les prisons israéliennes, au moment où il y a des détenus politiques dans les prisons palestiniennes ? C’est une logique inacceptable. Et moi, je n’accepte pas qu’on dise que mon peuple pratique une telle action tandis qu’il vit sous l’occupation.

La position de Netanyahu

CPI : Netanyahu s’est récemment, dans un discours, montré plus dur avec la cause palestinienne. Qu’en dites-vous ?

Dr. Duwik : La rue et la presse israéliennes ont remarqué que le discours de Netanyahu porte beaucoup de tromperie. Cependant, il ne pourra jamais duper le peuple palestinien. Il en a déjà vu pas mal.

L’absence de loi

CPI : La loi étant mise de côté, comment Dr. Duwik pourra-t-il travailler ?

Dr. Duwik : Mon premier travail sera de mettre fin à cet état de division. Puis j’accomplirai mon travail sous la coupole du parlement. Et un bon nombre de parlementaires ont aussi la volonté que le parlement assume son rôle.

Notre peuple doit rester uni. Toute la Nation, tout le peuple palestinien, tous ses leaders doivent trouver le remède à cet état de division.

Un dernier mot

CPI : Qu’auriez-vous à dire à la Nation arabo-islamique et aux politiciens du peuple palestinien ?

Dr. Duwik : Je leur dis, tous, soyez unis. Et chaque nation possède un but. Que la ville d'Al-Quds et la mosquée d’Al-Aqsa soient votre but. Demandez le soutien de la part de notre Seigneur et sachez que la victoire peut arriver plus rapidement qu’on ne le pense.









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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 20:13

http://www.enfantsdepalestine.org/ar,1175

CA SUFFIT COMME ÇA ! DISSOLUTION DE LA LIGUE DE DÉFENSE JUIVE.

La Librairie Résistances, située dans le dix-septième arrondissement à Paris, a été attaquée et saccagée par des nervis de l'extrême-droite sioniste ce vendredi 3 juillet en plein après midi.

La Librairie Résistances est connue pour son engagement concernant le soutien au peuple palestinien et, au-delà, aux luttes des peuples du tiers-monde.

Il n'est donc pas étonnant qu'elle ait été aujourd'hui, une nouvelle fois, la cible de la violence des groupes ultra-sionistes, au premier lieu desquels la Ligue de défense juive (LDJ).

Interdite en Israël et aux Etats-Unis pour son caractère raciste et fascisant, la LDJ reste tolérée en France par les autorités, alors même que depuis plusieurs années, elle a été impliquée dans de nombreuses opérations de ratonnades de militants et de sympathisants de la cause palestinienne ainsi que d'agression contre la population magrhebine

La dernière en date étant l'attaque de la Mairie de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, à l'occasion du cérémonie municipale faisant d'un dirigeant palestinien, Marwan Barghouti, citoyen d'honneur de la ville.

Les agissements fascisants de la LDJ et des groupes de l'extrême-droite sioniste n'ont que trop duré.

Les signataires expriment leur totale solidarité avec la Librairie Résistances, et demande fermement l'interdiction de la Ligue de défense juive, et la traduction en justice de ses nervis.

Les organisations signataires appellent à un rassemblement mercredi 8 juillet 2009 à 19 heures devant la librairie Resistances 4, Villa Compoint Paris 17e (près du 42 rue Guy Moquet). Mo Guy Moquet (ou Brochant).

Premiers signataires :

Abna Philistine (Enfants de la Palestine), AFD France, AJPF Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises, Américains contre la guerre AAW France, Al Rowad, CAPJPO, CCIPPP, Collectif Faty Koumba, Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix, CPPI St Denis, CVPR, Femmes en Noir, FTCR, Génération Palestine, La Courneuve Palestine, Les Verts, MAIF, NPA, Union juive française pour la paix UJFP, UTIT, Une Autre Voix Juive UAVJ



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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 20:04

http://www.frontsyndical-classe.org/article-33471815.html

Intervention du FSC à l'AG de la région métalllurgie CGT NPDC

Trois cent cinquante militants se sont réunis à Thivencelle (Valenciennois) pour l'assemblée générale de la Région métallurgie CGT.

Un rendez-vous important en vue du 49e congrès de la CGT qui aura lieu à Nantes en décembre sur fond de tensions entre ceux qui revendiquent «  la défense des valeurs de classe » et ceux qui travaillent sur la restructuration de la CGT sur la base d'un document établi en début d'année par une commission ad hoc. Le responsable régional des USTM-CGT, Jean-Pierre Delannoy, dénonce «  la mise en danger de l'identité même du syndicat ». Il a proposé aux militants une motion permettant d'ouvrir le débat à Nantes. Le texte a été adopté à l'unanimité. «  Il est temps de retrouver notre CGT », indique le responsable régional.

La Voix du Nord

Intervention du FSC lors de l’assemblée de la région métallurgie Nord /Pas de Calais le 1 juillet 2009.

Gérard Six, CGT Renault, secrétaire du FSC.

Tout d’abord, je tiens à remercier Jean Pierre Delannoy responsable de la région métallurgie Nord/Pas de Calais d’avoir invité à votre meeting Bernard Parquet et moi-même membres du bureau du Front syndical de classe qui s’est structuré en association le samedi 27 juin 2009 à Paris. Ce front syndical de classe est né en Juin 2008 suite à une pétition nationale qui interpellait l’ensemble des confédérations syndicales pour qu’ils s’éloignent des bureaux feutrés de l’Elysée et pour prendre appui sur le mouvement social grandissant dans le pays pour créer toutes les conditions d’un rapport de force durable allant jusqu’à la grève générale.

Cette pétition a rassemblé sur quelques mois plus de 4000 signatures sur l’ensemble du pays où des militants de la CGT, FSU se sont contactés pour contester fortement l’ensemble des confédérations syndicales et leur immobilisme latent face aux exigences du monde du travail d’en découdre avec le pouvoir actuel représenté par Sarkozy et ceux qui l’accompagnent à l’image de la sociale démocratie.

C’est tellement vrai que la classe ouvrière a rejeté en bloc la politique de l’Europe du capital engagé par la droite ultra libérale dans le cadre des élections Européennes où plus de 57% des français n’ont pas participé à cette fausse démocratie qui consiste à faire voter les peuples et si cela ne convient pas au grand capital on passe en force. C’est la plus faible participation depuis que le parlement est élu au suffrage universel direct.

Par contre, le référendum sur la constitution européenne en 2005, rejeté à 56% par les français avec 70% de votants a été un échec cuisant pour la droite et la sociale démocratie mais le traité de Lisbonne en 2007 replace la constitution Européenne en bafouant la démocratie et le vote des français.

Ce qu’il faut retenir des résultats des élections européennes, c’est que le mouvement social a sanctionné sévèrement l’Europe du capital et sa politique de casse industrielle et sociale. Cela donne confiance pour les luttes à venir mais il est nécessaire de construire des convergences d’actions rassemblant le plus grand nombre de travailleurs du public comme du privé. C’est à quoi le Front Syndical de Classe s’est attelé en créant un réseau de communication entre toutes celles et ceux qui veulent amener la classe ouvrière à la grève générale qui est maintenant le seul outil à la disposition des travailleurs pour faire reculer les ambitions du capitalisme qui n’a plus de limite pour écraser le monde du travail.

La feuille de route des militants qui adhérent au front syndical de classe est d’informer, de diffuser, de proposer, de s’organiser et de rassembler les travailleurs dans l’unité pour obliger les confédérations syndicales à se repositionner du côté de tous ceux qui luttent pour leur avenir et ceux de la jeunesse qui est une orientation différente du syndicalisme européen où siègent les syndicats français qui ont choisi par les déclarations devant la presse du secrétaire général de la CES M. Monks, de sauver le capitalisme.

On pourrait croire que j’extrapole, que c’est un mauvais film, mais expliquez- moi pourquoi des millions de travailleurs manifestent et rentrent en grève sur des revendications aussi importantes que la pérennité des entreprises publiques, privées et l’avenir du service public, du combat pugnace des chercheurs et universitaires sans oublier les nombreuses luttes sur les salaires et les retraites sur plusieurs mois qui se terminent par une manifestation pitoyable le samedi 13 juin 09 qui satisfait pleinement Chérèque et Thibault.

Ceux qui sont satisfaits c’est l’Europe du capital, le grand patronat, Sarkozy, la sociale démocratie mais pas le monde du travail.

Ce que nous pouvons constater aujourd’hui plus qu’hier, c’est que la contestation des syndiqués CGT envers la direction confédérale est en évolution constante et que nous assistons du côté des syndicats à des déclarations fortes envers le secrétaire général à l’exemple des camarades de Goodyear qui écrivait ceci : 

« Les ouvriers, salariés attendent un mouvement qui mettra fin à l’insolence de ceux qui détruisent des milliers d’emplois et autant de vies de familles et nous n’avons droit qu’à des journées de mobilisation éclatées sur plusieurs mois, janvier, mars, juin et il faudrait attendre septembre pour remettre ça????

Il est évident que rien ne va plus, comment pensez vous réussir à mettre à genoux se gouvernement qui haït le monde du travail avec des journées de mobilisation si peux cohérentes avec la cruauté de ce que nous subissons à la base!!!

Des milliers de salariés en France attendent un appel à une grève générale et totale, les manifestations encadrées dont les parcours sont connus de tous ne servent plus à rien, si ce n’est se faire plaisir et montrer qu’il y a encore des syndicats dans ce pays. »

Voila ce qu’écrivaient les camarades de Goodyear à Thibault et que nous partageons totalement en tant FSC avec cette exigence d’un appel à la grève générale.

C’est à quoi nous travaillons depuis plusieurs mois au travers de notre réseau Internet avec nos 8OOO adresses et les relais qui se réalisent avec tous ceux qui contestent l’union sacrée des confédérations pour moderniser le capital ainsi que les contacts physiques avec les camarades de la CGT et ceux de la FSU et d’autres qui viennent nous rejoindre comme les médecins urgentistes qui entrent en résistance ou les camarades de Peugeot avec les équipementiers qui se sont rassemblés à Paris le 24 juin face aux délocalisations et licenciements en lançant un appel à la mobilisation générale que nous diffusons largement.

Pour le FSC, il est urgent d’engager une manifestation nationale de l’automobile à Paris dès la rentrée des congés car les équipementiers, sous traitants seront frappés une nouvelle fois durant la période estivale qui se prolongera en septembre.

De même que le 49è congrès de la CGT où les camarades de la région métallurgie Nord/Pas de Calais ont déniché par la presse un document préparatoire qui au long de la lecture fait apparaître l’éclatement du fédéralisme à la sauce de la CFDT après l'adoption du cogétise au dernier congrès.

Il est intéressant de voir que la direction confédérale essaye de mettre en application les méthodes CFDTistes, cela préparait- il une fusion CGT/CFDT pour un grand syndicat Européen réformiste dans les années à venir ?

Bref, la synthèse réalisé par le responsable de la région métallurgie JP Delannoy dévoile tous ces dangers et le besoin urgent de contrer ces mauvais coups et le FSC a diffusé ces deux textes aux 8000 adresses qui ont fait réagir de nombreux camarades et mis en position de recul la confédération qui essaye d’expliquer avec bien du mal pourquoi ce document n’a pas été transmis aux syndiqués. La démocratie syndicale s’arrêterait- elle au siège de la CGT à Montreuil.

Quoi qu’il en soit, le monde syndical a toujours été traversé par les courants réformistes, de collaboration de classe à plus ou moins fortes doses. Cette fois-ci la CGT devance les autres confédérations syndicales par une démarche qui consiste à étouffer les luttes pour laisser place à la négociation de la revendication du possible et non de la revendication des besoins qui se décroche par le rapport de force.

C’est tellement vrai que l’annonce du gouvernement Sarkozy sur la retraite à 67 ans n’a pas fait réagir la confédération pour se mettre à l’offensive sur la revendication d’une véritable retraite dès 55ans et 50 ans pour les travaux pénibles, on meurt de plus en plus jeune dans l’ensemble des industries, c’est la preuve d’une accélération de la dégradation des conditions de vie à l’entreprise qui touche maintenant toutes les catégories sociales.

Les confédérations vont-elles négocier de départs en retraite anticipés pour les métiers pénibles sous formes de licenciements cachés, pour placer la retraite à 67ans, cela est la négociation du possible qui se traduit par le recul social important que nous subissons depuis des années.

Et bien camarades si le FSC a la possibilité de lancer à grande échelle cette revendication moderne de la retraite à 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles en convergence avec les militants de la CGT, FSU et autres, cela aurait pour bénéfice de placer les confédérations syndicales sur les besoins réels de la classe ouvrière dans un rapport de force durable.

Il est bien attendu que nos adversaires distilleront le venin nécessaire pour brouiller les cartes comme quoi le Front syndical de classe veut créer un nouveau syndicat. La question n’est pas de créer un énième syndicat mais de placer toutes les confédérations syndicales sur les besoins des travailleurs pour la lutte et la grève générale, Voila camarades, j’en ai terminé, je vous remercie de m’avoir écouté.




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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 20:08

http://www.sncs.fr/article.php3?id_article=1890

Coup d'État avorté au CNRS : SNCS-HEBDO 09 n°17 du 2 juillet 2009   

La direction générale du CNRS a convoqué, le 29 juin 2009, un chargé de recherche, Vincent Geisser, devant la commission de discipline, sous prétexte de manquement grave à l’obligation de réserve. La commission a rejeté toutes les sanctions contre V. Geisser. Ce verdict met en échec la volonté de la direction générale de sanctionner ce chercheur par l’utilisation de tous les moyens à sa disposition.

Jean-Luc Mazet, secrétaire général du SNCS-FSU, Véronique Martin-Jézéquel et Fabien Jobard, élus de la CAP n°2   

Pour la première fois au CNRS, un chercheur a été convoqué, par le directeur général, devant la commission de discipline sous l’accusation de manquement grave à l’obligation de réserve, obligation qui n’est définie dans aucun texte de loi.

Lundi matin 29 juin, au cours d’une réunion préalable à la saisine, la CAP n°2 (commission administrative paritaire des chargés de recherche) s’est réunie à parité (7 nommés, 7 élus), pour l’approbation de son règlement intérieur. L’obligation de parité des votants, demandée par les élus et refusée par le directeur général, n’étant pas inscrite au procès-verbal portant les modifications au règlement intérieur, les élus n’ont pas signé ce procès-verbal.

La CAP s’est ensuite réunie en formation disciplinaire pour statuer du cas de V. Geisser. Le directeur général a alors imposé la présence de 8 nommés face aux 5 élus des personnels (2 SNCS-FSU, 2 SGEN-CFDT, 1 SUD-Recherche-EPST), tous avec voix délibérative. Ce déséquilibre des voix a immédiatement conduit au refus de la demande de report de la commission de discipline, posée par l’avocat de la défense de V. Geisser.

Contactée, la DRH (déléguée aux ressources humaines) a confirmé l’exigence de maintenir huit nommés, interprétant à sa façon le décret de 1982 relatif aux commissions paritaires (1). En l’occurrence, ce refus de la parité est une révolution dans la jurisprudence de la fonction publique, dont l’effet pervers a été démontré dès le début des débats. C’est aussi une véritable absurdité, en ce qu’elle nie la raison d’être des commissions paritaires.

Devant ce qui ressemblait à un coup de force de l’administration, il était impossible de rester silencieux. Le SNCS-FSU, avec l’aide d’autres syndicats, est intervenu à tous les niveaux institutionnels, depuis l’administration du CNRS jusqu’à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La réponse, venue du plus haut niveau, a exigé le rétablissement de la parité. Le tirage au sort des personnes votantes parmi les nommés, procédure proposée depuis le matin par les élus et déclarée impossible par le directeur général sur l’avis de la DRH, est alors devenu possible.

Lors du vote final, toutes les sanctions supérieures à l’avertissement ont été repoussées à une forte majorité. Sur l’avertissement (sanction la plus faible), les votes se sont partagés entre cinq « pour » et cinq « contre ». Ce résultat ne dégageant aucune majorité, la commission de discipline n’a finalement proposé aucune sanction (2). En tout état de cause, la décision finale revient au directeur général du CNRS. Le SNCS-FSU veillera à ce que le rejet de toute sanction par la commission de discipline soit respecté.

Depuis plusieurs années, l’intervention du FSD (fonctionnaire de sécurité et défense) a été constante dans l’affaire V. Geisser. Il est avéré, par certains documents du dossier, que le FSD a collecté des informations sur les activités professionnelles de V. Geisser et que son intérêt s’est étendu aussi à ses activités privées et à ses opinions exprimées dans les médias. Ces pratiques sortent clairement des missions du FSD, telles qu’elles ont été définies par son supérieur, le haut fonctionnaire de la défense du ministère (3). On peut donc s’interroger sur l’origine de ces initiatives et sur les moyens dont dispose le FSD du CNRS.

Le dossier a aussi révélé qu’en mars 2007, abusant de son pouvoir, le secrétaire général a décidé de refuser, pour non-conformité, un dossier d’enquête déposé par V. Geisser et en cours de régularisation auprès de la CNIL (Commission nationale informatique et liberté), sans en référer à celle-ci. Au-delà de V. Geisser lui-même, c’est la liberté de recherche de tous les chercheurs qui est menacée.

Dans le contexte de la réforme de l’organisme, la tentative de coup de force de la direction générale prend un aspect particulièrement inquiétant. Le renforcement du secrétariat général, prévu par le projet de décret organique, n’est pas fait pour nous rassurer. Nous espérons que les succès de la bataille syndicale (obligation d’une parité dans les votes des commissions paritaires, refus de sanction de l’expression des chercheurs) marqueront un coup d’arrêt à la mise en place, au CNRS, d’une dictature administrative sur la recherche.

1. http://www.dsi.cnrs.fr/RMLR/textesintegraux/volume5/52371-d82-451.htm (voir l’article 35) 2. Les commissions paritaires ne prennent pas de décision et le président n’a pas de voix prépondérante. 3. http://www.sg.cnrs.fr/FSD/securite-systemes/revues-pdf/si1.pdf (voir l’éditorial)


SNCS-HEBDO 09 n°17 du 2 juillet 2009




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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 20:01

http://www.linternationalmagazine.com/article6676.html

Les Chefs d’État africains indiquent dans un texte qu’ils ne coopéreront plus à l’arrestation et la livraison des personnalités africaines inculpées par le Cour Pénale Internationale (CPI).

L’Union africaine a adopté vendredi une résolution suspendant la coopération avec la Cour pénale internationale (CPI) sur son inculpation du Président soudanais Omar el-Béchir.

"L’Union africaine décide qu’en raison de l’absence de réponse à la requête formulée par l’Union africaine, les Etats membres de l’UA ne coopéreront pas conformément aux dispositions de l’Article 98 du Statut de Rome sur la CPI à l’arrestation et la livraison des personnalités africaines inculpées" indique le texte final du 13ème sommet de l’UA qui s’est ouvert mercredi.

Le 4 mars, la Cour pénale internationale (CPI) basée à la Haye, a émis un mandat d’arrêt contre el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la région agitée soudanaise du Darfour entre 2003 et 2008.

Pour l’Union Africaine, le mandat d’arrêt contre le Président soudanais pourrait compromettre le processus de paix au Soudan.

Trente pays africains ont ratifié le Statut de Rome qui a créé la cour.





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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 19:49

Gilles Munier autorisé à se rendre à l’étranger pour donner une suite de son dernier livre !

Bonne nouvelle pour le Rennais Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes : il va pouvoir donner une suite aux « Espions de l’or noir », ouvrage qu’il a publié en avril dernier et qui rencontre un certain succès*. En effet, mi- juin, après un entretien avec son avocat Jacques Vergès, la juge Xavière Siméoni a décidé de lui rendre son passeport et de lever l’interdiction qui lui était faite, depuis 4 ans, de voyager à l’étranger… y compris dans l’espace Schengen.

Mis en examen en 2005 dans l’affaire « Pétrole contre nourriture », astreint au versement d’une caution de 50 000 euros, par le juge Philippe Courroye pour non-respect de la résolution de l’ONU mettant l’Irak sous embargo, il n’avait plus d’autre moyen de subsistance que sa plume, et le salaire de son épouse. Ses demandes, réitérées, de recouvrer sa liberté de circulation avaient toutes été refusées, l’obligeant à abandonner deux projets de livres sur les questions de Proche-Orient – et les avances sur commissions prévues – et à annuler un reportage en Afrique du Sud pour le magazine Afrique Asie auquel il collabore. « Difficile de vivre dans ces conditions », dit Gilles Munier, « et d’autant plus quand on s’aperçoit que les personnes impliquées dans cette affaire voyagent, elles, sans difficulté ». C’est le cas, précise-t-il sans acrimonie, « du patron de Total, qui est allé en Angola et en Syrie avec Nicolas Sarkozy, et qui a même été reçu à Bagdad par Nouri al-Maliki, Premier ministre irakien ».

Alors, il a adressé au Procureur de la République de Paris son dernier livre - qui brosse le portrait d’espions occidentaux envoyés dans le Caucase et au Proche-Orient de l’époque napoléonienne aux lendemains de la Seconde guerre mondiale -, et une demande de restitution de son passeport pour lui permettre d’enquêter sur le jeu des grandes puissances en Méditerranée ces soixante dernières années. Bien lui en a pris. Cette fois, les arguments avancés par Maître Vergès ont été entendus. A 64 ans, c’est peut être pour Gilles Munier le début d’une nouvelle carrière !





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