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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 16:56


Mikheïl Saakachvili en appelle au dialogue mais exclut de partir (Reuters)


Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a lancé un appel au dialogue mais exclu de démissionner alors que le mouvement de protestation de l'opposition entre vendredi dans sa deuxième journée.

"Nous d'avons pas d'alternative au dialogue et à la responsabilité partagée", a-t-il dit à la presse, avant de réclamer "l'unité de la classe politique".

Aux journalistes lui demandant s'il était prêt à céder aux manifestants, qui réclament sa démission, il a répondu : "Il va de soi que la réponse à cette question est non."

Jeudi, quelque 60.000 Géorgiens ont manifesté dans Tbilissi pour réclamer son départ. Ils accusent le président, dont le mandat court jusqu'en 2013, de museler les réformes démocratiques et d'avoir conduit le pays dans une confrontation armée avec la Russie l'été dernier.

Plusieurs dizaines d'entre eux ont ensuite passé la nuit sur place, bloquant l'avenue Roustaveli, la principale artère de la capitale géorgienne qu'ils occupaient toujours vendredi matin.

"Saakachvili et son administration ont plongé le pays dans une situation très grave. La population tout entière est démoralisée, la nation tout entière est inquiète", a dénoncé Temour Nijaradze, 68 ans, rencontré vendredi matin près d'un barrage établi par les manifestants.

Les dirigeants de l'opposition ont appelé à un nouveau rassemblement dans l'après-midi (11h00 GMT). Leur mouvement, affirment-ils, ne cessera qu'avec la démission de Saakachvili.

En novembre 2007, un précédent mouvement de contestation avait été réprimé par les forces de l'ordre à coups de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Au pouvoir depuis la "révolution des roses" de 2003, Mikheil Saakachvili a été fragilisé par la brève guerre de l'été dernier contre la Russie.

Mais les observateurs doutent de la cohésion de l'opposition et de sa capacité à mobiliser sur le long terme.

Une partie de la population géorgienne est par ailleurs toujours fidèle au président et, en pleine crise économique, réceptive aux appels à la stabilité lancés par son gouvernement.

"Chers amis, il est facile de se brouiller ou de lancer des ultimatums", a poursuivi Saakachvili. "Il est difficile de travailler ensemble, de coopérer, d'écouter et de partager des opinions, et d'accepter différentes opinions."




 

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 20:32

http://www.bakchich.info

Jérusalem | mercredi, 1er avril 2009 | par Gregory Salomonovitch , Marion Gay

L’implication d’Alstom et Véolia dans la construction d’un tramway à Jérusalem suscite la colère. Un procès est en cours contre les deux géants français depuis 2007 pour violation du droit international.

Il s’agissait à l’origine d’un projet ambitieux, né de la volonté de réduire la circulation et la pollution à Jérusalem. Mais très vite, la polémique a éclaté. Le tramway doit en effet relier le centre de Jérusalem à des colonies israéliennes, situées sur des territoires palestiniens annexés de fait depuis la guerre des Six jours en 1967 et jamais reconnus par la communauté internationale. D’autres tronçons prévus suivent la même logique, celle de relier les colonies par un réseau de transport en commun, permettant ainsi peu à peu de créer le « Grand Jérusalem » prôné par Ariel Sharon en 2005.

En 2002, le consortium City Pass a remporté un appel d’offre lancé conjointement par le gouvernement israélien et la ville de Jérusalem, empochant ainsi un contrat de 400 millions d’euros. City Pass regroupe des sociétés israéliennes et deux sociétés françaises. Alstom Transport, chargé de livrer le tramway, via sa filiale Citadis Israël Tld., et Veolia Transport (ex-Connex), chargé de sa future exploitation. A elles deux, les entreprises françaises détiennent 25% du capital de City Pass.

Alstom et Veolia sont empêtrées dans ce conflit qui les oppose à des ONG internationales de défenses des droits de l’homme. En France, une plainte avait été déposée contre elles en 2007 par l’association France Palestine Solidarité et une délégation française de l’OLP. Le motif repose sur la violation de la convention de Genève de 1949 et d’une résolution de l’ONU, dénonçant ainsi l’annexion illégale d’une partie du territoire palestinien par Israël.

Un tram-muet gênant

Egis Rail, société française d’ingénierie, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation, qui effectue régulièrement des missions pour le gouvernement israélien, est aussi impliquée dans cette affaire. L’un de ses représentants en France concernant ne souhaite cependant pas évoquer ce sujet « trop sensible » car trop politique : « on ne donne pas trop d’infos ».

Toute cette histoire met mal à l’aise notre petite diplomatie française. La France a joué un rôle dans la réalisation de ce contrat. Le gouvernement français maintien le même discours depuis le départ : « La participation française à la construction du tramway de Jérusalem est le fait d’entreprises privées. (…) Dès lors, la participation d’entreprises françaises à ce projet ne saurait être imputée à l’État français », avait expliquée la Ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie au Sénat dès 2006. Du côté du Quai d’Orsay un représentant confirme cette position, tout en refusant d’être cité.

Pourtant en 2005, le gouvernement français avait soutenu cette initiative. Jean-Pierre Raffarin, alors Premier Ministre, s’était même réjoui du renforcement de la « coopération bilatérale » entre Israël et la France. Le contrat avait par ailleurs été finalisé en présence de l’ambassadeur de France Gérard Araud en juillet 2005 dans le bureau d’Ariel Sharon, premier ministre israélien de l’époque.

Le 2 février 2009, les juges se sont une nouvelle fois réunis sur ce dossier. Ils ont maintenant jusqu’au 10 avril prochain pour rendre un jugement sur leur compétence dans cette affaire. City Pass est une société de droit israélien, et c’est sur ce point qu’Alstom et Veolia jouent pour faire tomber la procédure intentée contre eux sur le territoire français.

A Jérusalem les travaux continuent

Sur place, à Jérusalem, l’actuel maire de Jérusalem, Nir Barkat, élu le 11 novembre dernier, a du mal à assumer les choix de son prédécesseur, Ouri Lupoliansky, sur ce sujet tant polémique que coûteux. Il a par ailleurs proposé de remplacer une partie du trajet du tramway par des lignes de bus. La quarantaine de tramways déjà livrés par Alstom reste pour le moment en dépôt, les travaux ayant pris du retard. Les lignes devraient être mises en activité en 2010, contre 2009 initialement. Les tramways, qui coûtent plus de 2 millions pièce, bénéficient d’un blindage résistant aux jets de pierres et à l’explosion de bombes, la direction d’Alstom n’a pas souhaité nous indiquer combien de tramway avaient déjà été livrés. Sur place 42 rames sont en dépôt en attendant leur mise en service.

L’un des derniers effets collatéral de cette polémique concerne la perte d’un marché public par Veolia en Suède. Le 20 janvier dernier, la mairie de Stockholm a concédé à une entreprise chinoise l’exploitation détenue depuis 10 ans par la société française, faisant perdre à Veolia l’un des plus gros marché public européen. Selon la municipalité de Stockholm, le motif est d’ordre commercial. Néanmoins les médias suédois indiquent qu’elle aurait subit des pressions par le biais d’envois massifs de courriers visant à contester le choix de Veolia comme prestataire, aux vues de ces violations du droit international.




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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 20:06

http://www.csotan.org/textes/print.php?id=445


Le cercle vicieux otanien de la violence

Diana Johnstone

L'OTAN crée des menaces où qu'il aille. C'est son business. Que ce soit en Afghanistan ou à Strasbourg, la présence militaire étrangère provoque une rébellion violente, en particulier de la part de jeunes qui se sentent défié. Leur rébellion violente est utilisée pour justifier une augmentation de la violence répressive. Et ainsi de suite... C'est ce cycle apparemment sans fin de violence qui a été joué samedi dernier, le 4 avril à Strasbourg, où des milliers de policiers et de combattants de rue Black Block ont volé le spectacle de ce qui aurait dû être le lancement d'un nouveau mouvement de masse européen contre la politique de guerre de l'OTAN. La démonstration de la paix a été écrasée et désintégrée par des policiers armés tandis que des jeunes en cagoules noires jetaient des pierres et allumaient des incendies.

Provocateurs versus provocateurs

Dans ce cycle de provocation, il n'y a aucun doute sur qui a commencé: l'OTAN. La somptueuse célébration du 60e anniversaire de l'OTAN, qui s'est tenue dans les villes Rhénanes de Strasbourg, Kehl et Baden Baden pendant ce week-end, était une insulte pour les citoyens. Après tout, si le président Obama et les autres dirigeants de l'autoproclamé 'monde libre des démocraties' étaient si populaires, pourquoi les villes doivent être transformés en forteresses lourdement armées pour les recevoir? Si pour les Européens la protection de l'OTAN est si bienvenue, pourquoi doivent-ils être tenus sous la menace des armes à des km de leurs bienfaiteurs?

Mais évidemment, l'OTAN n'est pas une force de défense. L'OTAN a été progressivement transformé en une force expéditionnaire étrangère. Les mesures de sécurité draconiennes dans lesquelles ont été enserrées trois villes européennes pacifiques, traditionnelles, ont démontré que le monde de l'OTAN n'est plus un monde où les dirigeants se déplacent librement parmi leurs peuples. Malgré la popularité momentanée de Obama, le sommet de l'OTAN a illustré l'énorme fossé qui se creuse de plus en plus entre les gens ordinaires et leurs dirigeants.

Un grand vendeur, Obama, a essayé de persuader les Européens qu'ils sont encore plus menacées par Osama bin Laden et Al-Qaida que les Américains, et donc qu'ils devraient payer leur tribut en argent public et en soldats pour éliminer cette menace, quelque part dans le lointain Afghanistan, ou alors serait-ce le Pakistan, ou qui sait où ? Les médias européens ont largement éludé cette notion embarrassante et absurde, en se concentrant sur les vêtements que Michelle Obama portait. Mais des dizaines de milliers de citoyens européens se sont rendu à Strasbourg en espérant marquer leur désaccord. Ils avaient des arguments qu'ils voulaient faire entendre. Ils ont fini par recevoir les gaz lacrymogènes, par être parqués dans des enclos et être terrifiés. Beaucoup d'entre eux ne s'aventureront probablement plus à nouveau dans une manifestation.

La responsabilité d'un fiasco

La responsabilité de ce fiasco est triple. Les principaux responsables sont, bien entendu, les forces de sécurité qui sont de plus en plus horribles partout en Europe dans leur traitement des manifestations. Avec les hélicoptères qui stationnent bruyamment au-dessus des têtes, des phalanges de policiers casqués pressurisant les gens dans de petits espaces séparés, parfois entouré d'une clôture de métal d'où il est impossible de s'échapper. Cela revient à traiter les gens comme du bétail destiné à l'abattoir. Les groupes qui avaient prévu de se réunir ont été incapables de se trouver les uns les autres. La police a utilisé un arsenal des armes anti-personnelles les plus récentes contre des manifestants sans défense, brisant le rassemblement à coup de grenades lacrymogènes, de balles en caoutchouc ['Flash Ball'] et de matraques, et dispersant ensuite des gens qui étaient déjà dispersés et n'avaient aucune idée de l'endroit où ils pourraient aller. Le chaos était total.

Tout cela a été délibéré. Mais une part de responsabilité revient aux organisateurs, si c'est le bon terme pour un événement manquant aussi lamentablement d'organisation. L'appel à la manifestation anti-OTAN du 4 avril a été fait par un collectif d'activistes français, dont aucun n'avait le pouvoir d'imposer un plan cohérent. En vertu de l'ancienneté, le Mouvement de la Paix semble avoir exercé la plus grande autorité, notamment en soutenant la décision désastreuse d'accepter le choix du gouvernement français du site pour la manif. Au lieu d'être autorisés à se rejoindre dans un square de la ville et de marcher dans les rues de Strasbourg, avec leurs bannières, leurs slogans, leurs morceaux de théâtre de rue, les manifestants pour la paix ont été exilés dans une île périphérique entre le Rhin et un grand canal de navigation, avec seulement deux ponts d'accès. Quiconque regarde une carte pouvait voir que ce site était inacceptable pour plusieurs raisons. Il était difficile à atteindre - à environ huit kilomètres de la gare - en particulier un jour où tous les transports publics avaient été fermés et le centre-ville interdit. Le terrain était hors de la vue de tout public avec lequel les manifestants auraient pu vouloir communiquer- en bref, aucune "communication" avec les concitoyens n'était possible. Et le pire de tout, il s'agissait d'un piège évident, un lieu idéal pour que la police pratique ses techniques. Et pourtant, les organisateurs ont accepté ce site inacceptable, et ensuite ont échoué à organiser le moindre service de protection.

Pourtant la Préfecture (l'autorité régionale) avait fait certaines promesses en échange d'un accord sur ce site défavorable. Ces promesses ont été violées de manière flagrante. Les rues et les ponts qui étaient censés être ouverts ont été régulièrement bloqués par la police. Curieusement, plusieurs milliers de manifestants pacifiques ont été bloqués sur le côté allemand du Rhin, et n'ont jamais pu rejoindre le rassemblement, tandis que les Black Blockers allemands étaient actifs sur place. En général, la police a traité les manifestants pacifiques comme l'ennemi dans une guerre civile, tout en ne faisant rien pour protéger de la minorité violente les personnes ou les biens.

Le rassemblement lui-même, tenu dans un lieu en retrait de cette île, a été distrait par le spectacle déroutant d'un hôtel à proximité en proie aux flammes. Les hélicoptères noyaient orateurs et musique. La marche qui devait suivre n'a jamais été en mesure de prendre place. Les manifestants totalement désorientés ont été laissés à eux-mêmes, dans un environnement étrange et hostile, alors qu'ils tentaient de s'échapper d'un labyrinthe de pièges tendus par la police..

Le Black Block

Les manifestants pour la paix ont été totalement éclipsés par les casseurs du Black Block. À la différence des manifestants non-violents, ils apparaissent sur les vidéos bien s'amuser, en se battant contre la police. Il y a des chances qu'ils soient en train de revisionner leurs exploits avec fierté et satisfaction.

La désastre de Strasbourg a démontré que le mouvement anti-OTAN, pour survivre, doit faire face à trois problèmes: sa propre faiblesse flagrante d'organisation, la répression policière et le Black Block.

Une question qui circule est la suivante : Est-ce que les casseurs du Black Block sont des provocateurs de la police? Impossible d'étudier cette question sérieusement, ma propre réponse intuitive serait: "subjectivement non, objectivement oui". Certes, ils ne peuvent pas être tous des policiers portant des cagoules noires. La plupart d'entre eux croient sûrement qu'ils sont en train de «se battre contre le capitalisme», comme ils le proclament. Mais, objectivement, ils font le job de justifier cette même répression policière qu'ils combattent avec tant d'enthousiasme.

Errare humanum est. Ce pourrait être de mauvaises intentions, mais l'erreur est encore plus commune

Un mouvement pour la paix avancé, développé devrait être en mesure d'essayer d'appliquer l'alternative à la guerre - l'argumentation raisonnée - en toutes circonstances. Nous devons discuter avec les gens qui se trompent sur l'OTAN, pour expliquer ce qui ne va pas avec lui. Et nous devons discuter avec les personnes dans le Black Block, pour expliquer ce qui ne va pas avec leur forme de protestation.

Comment faire pour entrer dans un tel dialogue n'est pas évident. En supposant que tous les Black Block ne sont pas des provocateurs de police, si je le pouvais, je demanderais aux présumés sincères parmi eux de considérer ce qui suit:

- Les combattants du Black Block devraient s'interroger sur leurs propres motivations. Soyons réalistes, à travers l'histoire, les jeunes gens ont aimé se mettre en bande ensemble pour lutter contre leurs ennemis. La testostérone et l'adrénaline ne sont pas des arguments politiques. Mais ils sont très stimulants pour lancer des projectiles à l'ennemi armé. Des combattants de rue légèrement armés se sentent facilement supérieurs et victorieux en se confrontant à des masses de policiers lourdement armés, qui semblent lâches en comparaison. Ils remportent le concours macho, mais à quoi bon, sauf pour leur propre ego?

- Les combattants du Black Block devraient s'interroger sur l'effet qu'ils ont sur les citoyens ordinaires, qui peuvent être indécis politiquement. L'OTAN est un racket de protection. Elle vit du sentiment d'insécurité des gens. Les actions des Black Block nourrissent ce sentiment d'insécurité.

- Les combattants du Black Block devraient penser à l'effet dévastateur qu'ils ont sur les autres formes de protestation publique. Ensemble avec la police, ils chassent des rues les manifestants pacifiques.

- Les combattants du Black Block devraient réfléchir sur la facilité avec laquelle ils sont exploités par leurs ennemis. D'un côté, qu'ils veulent l'admettre ou non, ils sont presque certainement infiltrés par des agents de police. Et ils devraient se demander pourquoi certains d'entre eux ont été autorisés à casser les fenêtres de l'hôtel Ibis de l'île du Rhin, puis à mettre le feu bien à l'aise, pendant qu'aucune police n'intervenait. En outre, on a laissé aller cet impressionnant incendie pendant plus d'une heure avant que le service d'incendie n'arrive sur les lieux. Est-ce que le spectacle de cet incendie ne servait pas parfaitement à la fois à effrayer et à disperser les manifestants pour la paix, et surtout à remplir les écrans de télévision avec la preuve que «les manifestations sont dangereuses» ? Les autorités ont désigné cet incendie comme la preuve que la forte présence policière était nécessaire pour protéger la civilisation de ses ennemis. Et pourquoi mettre le feu à un hôtel Ibis? Il y a huit hôtels Ibis à Strasbourg, et celui-ci était peut-être le plus pauvre. Et pourquoi mettre le feu à la pharmacie voisine, qui était un service public pour des personnes malades de ce petit quartier relativement pauvre? Quel message politique possible cela transmettait?

- En bref, les combattants du Black Block , quel que soit leur âge, devraient grandir et se rendre compte que combattre des pouvoirs injustes doit être fait avant tout par des raisonnements, des faits et des arguments. Jouer avec la violence, c'est jouer leur propre jeu, sur un terrain où ils ont tous les atouts. L'Intifada est sans doute le seul recours pour les Palestiniens, mais en Europe il existe encore d'autres façons d'exprimer une opposition politique. Ces autres moyens doivent être inventés, explorés et développés.

Que faire?

L'année 2008 a été un tournant, avec deux événements majeurs qui ont changé la vision du monde des gens : l'effondrement financier et l'agression israélienne sur la bande de Gaza.

Les répercussions, les changements dans la façon de voir les choses, sont en cours. Ils sont en train de préparer le terrain à une opposition populaire massive aux pouvoirs financiers et militaires qui dirigent l'Occident, et qui tentent, par le biais de l'OTAN et d'autres institutions, d'étendre leur domination à l'ensemble du globe. Il y a des signes que ceux qui sont au pouvoir sont parmi les premiers à reconnaître ce fait et qu'ils sont en train de perfectionner leurs techniques de répression comme une frappe préventive contre les protestations massives à venir. Il est urgent de fournir des alternatives politiques en termes de programmes et de leadership.

Si des manifestations de masse sont vulnérables à la répression policière et aux actions des casseurs, d'autres moyens, plus variés et plus souples, doivent être inventés pour communiquer avec les citoyens et élargir un mouvement cohérent pour combattre la militarisation et construire une économie centrée sur les authentiques besoin du peuple. En tout cas, toute future manifestation de masse contre l'OTAN devra être organisée avec son propre service de protection, portant des brassards et suivant des instructions claires. Les manifestants doivent être protégés. Il ne peut y avoir de mélange avec les "Black Block" ou d'autres groupes à la recherche du même genre de problème que justement la police recherche.

C'est la leçon urgente du fiasco de Strasbourg.

Un merci spécial à Karen Sharpe et Annie Mc Stravick, qui ont fait l'expérience de tout cela.

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 19:57


Port, Rail, Plantations, Le triste bilan de Vincent BOLLORÉ au Cameroun

Par Thomas DELTOMBE
           
Grâce au rachat de vieilles entreprises coloniales Françaises et à la privatisation d’une part importante du patrimoine économique national, le groupe BOLLORÉ est devenu un acteur incontournable dans le tissu économique comme dans la vie politique du Cameroun.

Concessionnaire de la société de chemin de fer Camrail depuis 1999 (jusqu’en 2034), il a obtenu la concession du terminal à conteneurs du port de Douala en 2005 (jusqu’en 2020). Ses diverses agences, regroupées sous la marque Corporate BOLLORÉ Africa Logistics depuis septembre 2008, sont présentes dans la capitale économique, Douala, dans la capitale politique, Yaoundé et dans le nord du pays, à Garoua.

La gestion de l’ensemble des flux de production d’aluminium produit à l’usine d’Edéa, gérée par le géant Canadien Rio Tinto-Alcan, la logistique de la construction du pipeline Tchad-Cameroun, opéré par Exxon-Mobil, et la logistique "door to door" pour le compte de Total font partie des "références" Camerounaises dont se flatte le groupe sur son site internet.

S’il a abandonné les chantiers forestiers après avoir participé, selon certaines ONG, au "pillage" de la forêt Camerounaise, le groupe gère toujours un parc à bois, grâce à sa Société d’Exploitation des Parcs à Bois du Cameroun (SEPBC).

Il contrôle par ailleurs d’immenses plantations, soit directement, via Safacam qui exploite 8 400 hectares de palmiers à huile et d’hévéas, soit indirectement, via la société Belge Socfinal qui gère 31 000 hectares de palmiers à huile dans le pays. Les responsables du groupe BOLLORÉ jurent ne pas "contrôler" les plantations de Socfinal. Ce que contestent la plupart des observateurs.

La mainmise progressive du groupe BOLLORÉ sur ce vaste patrimoine et la "rationalisation" à marche forcée de ces "actifs" ne sont pas sans poser d’importants problèmes. Le premier d’entre eux est d’ordre symbolique et politique.

L’accaparement d’entreprises coloniales par de lointains jeux financiers et la cession de secteurs stratégiques des économies nationales Africaines par le biais des privatisations, ne peut qu’inciter une partie des Camerounais à considérer l’intrusion de BOLLORE comme une forme de néo-colonialisme. Et cela d’autant plus que le Cameroun, ancien territoire sous tutelle Française pendant la période coloniale, reste géré par une élite locale qui, héritière d’une indépendance dessinée par les Français eux-mêmes, agit plus en fonction de ses intérêts propres que de l’intérêt général.

Alors que les dirigeants du groupe BOLLORÉ s’affichent fréquemment avec le Président Paul BIYA, sa femme Chantal ou certains autres hauts responsables du régime, beaucoup de Camerounais se demandent jusqu’où va l’ingérence de BOLLORÉ dans les affaires intérieures de leur pays.

Nombreux sont ceux, par exemple, qui se sont interrogés, début 2008, sur le limogeage du directeur général du Port Autonome de Douala (PAD), Emmanuel ETOUNDI OYONO, par le Président Paul BIYA... alors même que ce dernier venait publiquement de le féliciter pour sa gestion du PAD. Paie-t-il la remise en cause de certains avantages obtenus, les années précédentes, par le groupe BOLLORÉ?, se demande alors le quotidien Camerounais Mutations.

Allégations aussitôt démenties par le groupe, avec modestie : "Ce serait prétentieux de croire que le Président de la République du Cameroun est à la solde du groupe BOLLORÉ " Pour Pius NJAWE, l’emblématique directeur du journal Le Messager, l’ingérence du groupe BOLLORÉ dans la vie politique du Cameroun ne fait pourtant aucun doute. "C’est une sorte d’État dans l’État, explique-t-il dans un récent reportage diffusé sur France Inter BOLLORÉ., c’est une illustration parfaite de la FrançAfrique !".

Quand bien même on exagérerait l’influence politique de BOLLORÉ, il est indéniable que son implantation au Cameroun est ressentie comme une mutilation par une partie de la population locale. C’est le cas par exemple depuis que le groupe a obtenu, en partenariat avec le groupe Sud-Africain Comazar, le contrat d’exploitation de la Regifercam (devenue Camrail). Construit dans le sang à l’époque coloniale, nationalisé à l’indépendance en 1960, et étendu au Nord et à l’Ouest du pays par la suite, ce réseau ferré était devenu un des symboles de la souveraineté économique et de l’intégration nationale du pays. La cession de sa gestion à un groupe Français apparaît dès lors comme un triste retour au passé.

L’amertume est d’autant plus grande que la mise en concession a eu pour conséquence l’augmentation des tarifs pour le transport voyageurs et la fermeture des lignes "non rentables" : offrant de bien meilleurs retours sur investissement, c’est surtout le "réseau utile", c’est-à-dire le transport des marchandises, qui a profité en priorité de la mise en concession.

"Du fait de la participation des ancêtres aux travaux forcés qui ont permis la pose du rail, l’on s’est approprié ce dernier comme un héritage", observe ainsi le chercheur Claude ABE en étudiant la situation autour du tronçon Yaoundé-Douala. "La suppression des arrêts et des gares est vécue comme une fabrique de l’oubli et du dépaysement de l’identité de soi ; c’est-à-dire comme une brouille du lien culturel et historique qui unit les vivants aux morts".

Le ressentiment est tout aussi profond autour des plantations industrielles récupérées par le groupe BOLLORÉ.

Personne n’oublie les conditions de travail qui y régnaient il y a seulement soixante-dix ans. Comme l’a rappelé dans son autobiographie l’ancien syndicaliste Gaston DONNAT, qui vécut au Cameroun dans les années 1940, des villageois étaient désignés par les chefs traditionnels, sur ordre des administrateurs coloniaux, pour être déportés vers les plantations, corde aux cous et encadrés par des miliciens. Installés dans des baraquements, retenus prisonniers par des clôtures, et toujours surveillés par des gardes armés, nombre d’entre eux ne sortirent jamais des plantations.

Compte tenu de ce lourd contexte historique, la "gestion sociale" dans les filiales Africaines du groupe BOLLORÉ se devrait donc d’être irréprochable. Elle est loin de l’être. "Sa gestion des ressources humaines est du cuir dont on fait les cravaches", note le journal d’enquêtes sociales Le Plan B, qui constate qu’en moins de dix ans de concession un tiers des trois mille six cents salariés de la Camrail ont été licenciés. En conséquence, ces dix années ne furent pas de tout repos pour les leaders syndicaux de Camrail qui durent subir des infiltrations patronales, des mutations forcées, des licenciements punitifs et même, pour certains, des mois d’emprisonnement.

A certains égards, les syndicalistes sont devenus les souffre-douleur de l’entreprise, au moment où toutes les populations villageoises sacrifiées sur l’autel de la "modernisation" protestaient, par des marches pacifiques ou en élevant des barricades sur les voies ferrées, contre "le caractère asocial de certaines restructurations (…) et les visages inhumains de la privatisation".

Sur le port de Douala, les relations sociales ne sont pas non plus au beau fixe. Dominante à travers ses différentes filiales enchevêtrées, la multinationale BOLLORÉ y est notamment suspectée de chercher à asphyxier les acconiers Camerounais. Que nenni, rétorque le conglomérat, qui trouve de bon ton de reprocher aux contestataires une "utilisation maligne d’arguments nationalistes"…

La situation n’est pas meilleure dans les plantations de la Société Camerounaise des palmeraies (Socapalm), ancienne société publique, privatisée en 2000 et détenue depuis à 38,75 % par BOLLORÉ, via le groupe Belge Socfinal.

Les syndicats reprochant entre autres au groupe "le limogeage en série des cadres Camerounais au profit des cadres Belges", les grèves et protestations se multiplient.

Dans la plus grande plantation de palmiers à huile du Cameroun, à Kienké, on assiste même, selon la correspondante au Cameroun du journal Français Libération, à "un Germinal sous les tropiques". Des milliers d’ouvriers y travaillent, six jours par semaines, sans couverture sociale et sans même de gants, pour 22 francs CFA par régime de 15 kg récolté.

Les plus privilégiés peuvent de cette façon gagner 53 euros par mois… quand la cascade de sous-traitants qui les emploient n’oublient pas de les payer. Et lorsque, fin 2007, le leader d’un syndicat improvisé – les autres sont souvent achetés – s’élève contre ces pratiques, et contre l’insalubrité et la surpopulation des baraquements où les travailleurs sont parqués, il est prestement arrêté par la police. Et les autorités lui glissent à l’oreille : "Si tu continues, on va te tuer"

Les choses ont peu de chances de s’améliorer. Car si BOLLORÉ a conservé ses exploitations de palmiers à huile malgré le recentrage de son groupe sur le secteur des transports et de la logistique depuis le début des années 2000, c’est qu’il mise sur les agro-carburants, censés servir dans un avenir proche de substituts "écologiques" aux énergies fossiles.

Aussi les plantations de palmiers à huile du groupe au Cameroun (Socapalm, Safacam, Ferme Suisse), ne cessent-elles de s’étendre, provoquant l’expulsion des populations, manu militari et sans dédommagement, et la destruction progressive des forêts et des cultures traditionnelles locales. Principales victimes : les Bagyeli, plus connus sous le nom de "pygmées".

"Certains d’entre eux sont maintenant entourés de toute parts par les plantations, dans lesquelles on ne leur permet pas d’entrer", s’inquiète par exemple Julien-François GERBER qui a enquêté sur la plantation de Socapalm à Kienké. "S’ils le font et si les gardes les attrapent, ces derniers les expulsent à coup de bâtons. Ils sont forcés de vivre dans une zone marécageuse inondable où pullulent moustiques et maladies associées".

Mettant en danger la souveraineté alimentaire des populations, l’expansion des plantations et le détournement de l’huile de palme pour la fabrication d’agro-carburants menacent aussi l’environnement. L’usine installée dans la plantation de la Socapalm à Kienké rejette ainsi une huile souillée, probablement mélangée à des produits chimiques, qui se déverse dans les cours d’eau environnants. "Les habitants interviewés sont parfaitement conscients du danger que cette pollution peut représenter pour la santé, et la pêche est évidemment devenue impraticable dans l’affluent en question", poursuit Julien-François GERBER. "Mais ils se débrouillent comme ils peuvent, notamment en recyclant cette huile de mauvaise qualité et en la vendant à des huiliers et savonniers artisanaux".

Le Cameroun ne fait malheureusement pas exception. Sur le port d’Abidjan (Côte d’Ivoire) aussi, les conflits sociaux sont fréquents entre les travailleurs locaux et le groupe BOLLORÉ, gestionnaire du port depuis 2004.

S’agissant de la Sitarail, société de chemin de fer Ivoiro-Burkinabé qu’exploite le groupe depuis 1994, les griefs des syndicalistes ne sont pas sans similitudes avec ceux qu’expriment leurs homologues Camerounais. Quant aux plantations, on trouvera sur internet un rapport édifiant réalisé en 2005 par la Mission des Nations Unies au Liberia (UNMIL) sur la situation des droits de l’homme dans cinq plantations d’hévéas Libériennes.

Y sont décrites, noir sur blanc, les méthodes utilisées par la plantation gérée par Socfinal : compression des coûts grâce au recours massif à la sous-traitance, utilisation de produits cancérigènes malgré le manque de formation et d’équipement offerts aux ouvriers, travail d’enfants de moins de quatorze ans, bâillonnement des syndicats, licenciements arbitraires, maintien de "l’ordre" par des milices privées, évictions des villageois gênant l’expansion de la zone d’exploitation.

Un seul détail manque dans cet exposé accablant, constatent les journalistes Nicolas CORI et Muriel GREMILLET : le nom de BOLLORÉ.

Certes, le rapport mentionne que la plantation Libérienne appartient à une société basée au Luxembourg, Intercultures. Mais il n’est nulle part précisé qu’Intercultures appartient au groupe Belge Socfinal, dont le groupe Français BOLLORÉ détient 38,75 %.

"Pourtant, c’est bien Vincent BOLLORÉ qui est derrière tous ces événements, précisent les deux journalistes. Grâce à l’opacité de son groupe il peut engranger de l’argent au Libéria, sans que son image en soit altérée".

Nous Sommes le Congo !

Cessons d'Avoir Peur !

Pour un Etat de Droit au Congo !

"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"

Celui qui lutte peut perdre ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !

Patrick Eric Mampouya

http://mampouya.over-blog.com/




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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 11:06


Publié sur Rue89 

www.rue89.com
 

Le débat israélo-palestinien tourne court à Paris

 

Par Pierre Haski

 

Le débat a tourné court. Comme prévu [1], pourrait-on ajouter. Après deux jours de « colloque scientifique » studieux sur l'état des lieux en Israël et en Palestine, la soirée de clôture, mardi à l'école normale supérieure de Paris, imaginée par Esther Benbassa [2] comme un débat avec la participation de représentants israéliens et palestiniens a été à la fois houleuse et improductive.

 

A l'extérieur de Normale Sup, rue d'Ulm, près du Panthéon à Paris, une cinquantaine de manifestants pro-palestiniens ont jeté des oeufs sur la façade pour protester contre la présence au débat d'un diplomate israélien. La police a dû assurer la protection des lieux, et, à la fin du débat, le diplomate a été exfiltré par les policiers par une porte de derrière.

 

Et à l'intérieur, outre des contestations dans la salle contre la présence du représentant de l'Etat d'Israël, il y a eu, à la tribune, un dialogue de sourds qui a montré l'ampleur du fossé actuel entre les deux peuples. Les propos léinifiants du ministre plénipotentiaire de l'ambassade d'Israël, Sammy Ravel, n'ont pas aidé, il est vrai, à jeter les bases d'un débat productif, au point que, à la fin de sa première intervention, Esther Benbassa, maîtresse de cérémonie, s'est tournée vers lui et lui a demandé sans détours : « croyez-vous à tout ce que vous dites ?  »…

 

Le diplomate israélien partageait la tribune avec Leila Shahid, représentante de l'Autorité palestinienne en Europe, ainsi qu'avec le philosophe Régis Debray, le chercheur français Alain Dieckhoff, et le chercheur israélien basé en Grande Bretagne Avi Shlaïm.

 

Dns un climat chauffé à blanc en raison du souvenir encore chaud de la guerre de Gaza en janvier dernier, et la toute fraiche constitution du gouvernement de Benyamin Netanyahou, comprenant des éléments d'extrême droite dont le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, les propos du diplomate israélien sur le « dialogue », la « paix », l'« union des modérés » de la région contre les « extrémistes » sont mal passés.

 

La colère de Leïla Shahid

 

Leïla Shahid, la représentante palestinienne, avec son habituel talent oratoire, a réagi au quart de tour aux paroles douces du représentant d'Israël :

 

« C'est une insulte de vous entendre. Vous prenez le monde occidental pour des imbéciles qui ne savent pas ce qui se passe. Ce discours de propagande ne passe plus. C'est une insulte à leur intelligence. Chaque mot est une fabrication qui ne passe plus ».

 

 

La représentante de l'Autorité palestinienne a souligné qu'en seize ans de négociations depuis la signature des accords d'Oslo en 1993, les Palestiniens « n'ont rien obtenu », ce qui, à ses yeux, enlève toute crédibilité à l'argument du diplomate attribuant l'impasse actuelle aux « terroristes du Hamas ».

 

« Ne dites pas qu'il y a d'un côté les bons Palestiniens et de l'autre les mauvais ».

 

Le philosophe Régis Debray a même poussé l'argument plus loin encore, en se demandant « à quoi bon toutes ces parlotes », au point de se faire reprendre par Leïla Shahid qui refuse de renoncer à la voie négociée. Régis Debray, auteur d'un récent « Candide en terre sainte » [3] (Gallimard), a fait valoir que la colonisation des territoires palestiniens se poursuit, réduisant les chances d'un Etat palestinien, alors que le reste du monde détourne le regard.

 

Il a expliqué qu'il avait fait un rapport aux autorités françaises après son dernier voyage en Israël et Palestine, pour attirer l'attention sur cette situation, mais qu'on lui avait répondu :

 

« vous avez raison, mais il ne faut pas le dire »…

 

Cette soirée tenait de l'impossible pari, du fait de la polarisation extrême provoquée par la guerre de Gaza et le résultat des élections israéliennes, mais aussi de ce qu'elle produit en France. On a en eu des exemples hier, entre un représentant israélien tenant un discours modéré en parfait décalage avec celui sans fioritures de son ministre, et un public lassé de discours vains sur une paix aux allures de mirage, sans cesse reportée. Pari impossible mais que l'audacieuse Esther Benbassa a quand même tenté, ce qui est tout à son honneur.

 

URL source: http://www.rue89.com/2009/04/08/le-debat-israelo-palestinien-tourne-court-a-paris

 

Liens:

 

[1] http://www.rue89.com/making-of/2009/04/06/debattre-du-proche-orient-le-pari-desther-benbassa

 

[2] http://www.rue89.com/passage-benbassa

 

[3] http://www.la-croix.com/livres/article.jsp?docId=2328271&rubId=43500

 

[4] http://www.rue89.com/making-of/2009/04/06/debattre-du-proche-orient-le-pari-desther-benbassa

 

[5] http://www.rue89.com/passage-benbassa

 

[6] http://www.parisduvivreensemble.org/

 

[7] http://fischer02003.over-blog.com/article-29718313.html

 

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 15:08

Fédération des travailleurs D’Afrique en France

AGENCE SPECIALISÉE DE L’ORGANISATION DE L’UNITÉ SYNDICALE AFRICAINE (OUSA)

MEMBRE OBSERVATEUR A L’UNION AFRICAINE (UA)

APPEL A LA MANIFESTATION de soutien au Président Omar El-Béchir et au peuple du SOUDAN

Samedi 11 avril 2009 à 14h30
devant l’Ambassade du SOUDAN
11, rue Alfred Dehodencq
Métro : La Muette

Non au diktat de la Cour Pénale Internationale ! (C.P.I).

Non à l’humiliation et du peuple soudanais et des peuples africains !

Solidarité active avec le Président légitime du SOUDAN Omar El-Bachir !

Le vaillant et glorieux peuple du Soudan, quintessence des brillantes civilisations et cultures africaines et arabes, après plus de cinquante (50) ans de guerre civile, souvent imposée de l’extérieur, a, contre vents et marées maintenu intactes les structures fédératives du plus grand pays d’AFRIQUE.

A l’heure actuelle, la crise qui sévit au DARFOUR, loin d’être une guerre génocidaire, est l’illustration la plus saisissante de la volonté des ennemis de la PAIX et des partisans du démembrement du SOUDAN, alors que le pays est en pleine expansion économique.

Dans leur volonté d’agiter l’éthnicisme, voire l’irréductibilité du conflit des races, les épigones (partisans) de la théorie du « choc des cultures veulent faire basculer ce vaste territoire (le DARFOUR, grand comme la France) dans un processus de racialisation artificielle et dangereuse.

Il n’y a pas de solution militaire à la crise actuelle.

La solution ne peut être que politique ; comme le proclame, du reste, « l’Accord de bonnes intentions et d’instauration de la confiance en vue du règlement du problème du DARFOUR », accord issu de la rencontre du Qatar, signe à DOHA, le 17 février 2009, les parties (QATAR)« accordent au processus de paix une priorité stratégique sur les autres questions, en vue de régler le conflit du DARFOUR et conviennent d’adopter une approche globale traitant des causes fondamentales du problème permettant d’établir une paix durable dans le pays ».

Aidons le peuple du Soudan, uni derrière le gouvernement légal que dirige son Excellence le président Omar El-Béchir à s’engager dans le seul combat qui vaille : le combat pour la PAIX et la Prospérité.

VIVE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

VIVE LE SOUDAN

Contact FETAF : fetaf91@yahoo.fr




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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 14:45


ZÉRO - Enquête sur le 11-Septembre

LE FILM-ENQUÊTE

du journaliste et député européen Giulietto Chiesa

en salles de cinéma au mois d´avril 2009

Le 13 mars dernier s´ouvrait à Marseille, à l´initiative de l´association ReOpen911, la première des projections en salles du film ZÉRO - Enquête sur le 11-Septembre. Cette séance en présence du réalisateur, le journaliste Franco Fracassi, fut suivie d´une première salve de projections à Paris, Lyon, Grenoble, Moimoiron, Bordeaux, Saint-Etienne, Nice, Paris... qui se sont toutes très bien déroulées avec un public venu parfois trop nombreux par rapport à la capacité du cinéma.

Si vous avez raté ces projections, d´autres sont en cours de programmation: merci d´avance de nous aider à divulguer l´information sur ces nouvelles séances auprès de vos proches, parents, amis, connaissances, de vos concitoyens des milieux associatifs, militants, pacifistes.. . Et de toute personne qui souhaite s´informer librement, indépendamment et en gardant son esprit critique.

La diffusion en salle s'accompagne de la sortie du DVD en version originale, sous-titrée en français.  Si vous ne pouvez pas vous déplacer, c´est le film qui vient vers vous ! Merci de nous aider à diffuser ce documentaire exceptionnel autour de vous : un exemplaire acheté du DVD (15 euros) peut être montré à des dizaines de personnes... Par ailleurs, la librairie du Réseau Voltaire offre des prix dégressifs encore plus attractifs pour une diffusion la plus large possible, à l´attention des journalistes, des politiques (conseillers municipaux, maires, députés...) En Italie, par exemple, le film a même été présenté dans des collèges et lycées et a été vu par plus de 18 000 personnes dans le cadre scolaire ! Nous sommes ouverts à toute idée et suggestion de salles et de lieux, pour de nouvelles projections, y compris gratuites... => voir les coordonnées à la fin de ce courriel.

Ce film-enquête, qui regroupe un panel inédit d'experts, bénéficie, en outre, de la participation exceptionnelle de Dario Fo, Prix Nobel de littérature 1997 et de Gore Vidal, écrivain et scénariste américain.

Produit grâce au soutien de centaines de citoyens italiens, ZÉRO - Enquête sur le 11-Septembre a été adapté pour la France et est distribué par l'association ReOpen911. Ce film, d'ores et déjà projeté dans des dizaines de salles de cinéma en Italie, a été diffusé, hors compétition, au Festival du film de Rome (2007) où il a reçu une critique unanimement positive, reprise en écho par l'ensemble de la presse italienne.

« La bombe, du Festival de cinéma de Rome ... Un documentaire incendiaire. Un rythme à couper le souffle. ... divertit et informe dans un même élan dramatique.. . Les personnes interviewées sont des ingénieurs, pilotes, hommes politiques et ex-agents américains sincèrement patriotes... »
- Il Messaggero - Quatrième quotidien italien en termes de diffusion

Les jours suivants le 11 septembre 2001, les familles de victimes, comme l´Amérique toute entière, a cherché à comprendre ce qui s´était passé, malgré une administration plus encline à la vengeance et au secret. Par leur persévérance, elles obtinrent finalement, 441 jours après cette tragédie, la mise en place d´une commission d´enquête qui rendit son rapport en juillet 2004. Ce rapport, malgré un accueil positif des médias, ne répondait pas à la majeure partie de leurs interrogations

 

« ZÉRO car il démarre du néant qu´a constitué l´explication officielle proposée par le gouvernement américain sur la tragédie du 11-Septembre. .. »
- La Stampa

Naquit alors un grand mouvement citoyen, pacifiste et international pour une nouvelle enquête sur le 11-Septembre. Principalement organisé sur Internet, ce mouvement rallie de plus en plus de personnalités, de politiques et de scientifiques à travers le monde. En s´appuyant sur un double travail de recueil d´informations d´une part et de critique rationnelle d´autre part, les incohérences, omissions et manipulations de la version officielle ont été largement mises en évidence.
 
« Un ensemble de contradictions, de lacunes et d´omissions d´une gravité impressionnante. Confirmant que la version officielle prend de plus en plus l´eau de toute part. »
- Il Corriere della Sera

L´association ReOpen911 s´inscrit dans ce mouvement citoyen visant à faire connaître les informations déjà disponibles et documentées. Le film ZÉRO - Enquête sur le 11-Septembre s´inscrit, lui, dans une démarche de recherche et d´enquête journalistique de fond.

« Une enquête journalistique rigoureusement menée. »
- Il Quotidiano della Sera

À l´origine de ce film, l´eurodéputé italien Giulietto Chiesa qui fut journaliste pour les plus grands journaux de la péninsule pendant 30 ans, s´est entouré d´autres journalistes qui ont enquêté une année durant aux États-Unis et en Europe. Ce film revient sur les principales zones d´ombre de la version officielle; les interviews inédites de nombreux experts apportent l´éclairage nécessaire à une meilleure  compréhension des événements et permettent de faire le point des connaissances sur ces attentats. Et nous l´espérons, d´ouvrir enfin le débat, comme ce fut le cas en Russie, où 32 millions de téléspectateurs ont vu ce film diffusé le 12 septembre 2008, sur la première chaîne de télévision du pays: un score historique.

« La méthode d´argumentation est redoutablement bien pensée. D´une grande lucidité et détermination, les idées sont développées de manière très claire. »
- Mario Sesto, directeur de la partie "hors compétition" du Festival international du film de Rome 2007

La tragédie du 11 septembre 2001 a permis la justification de deux guerres illégales, l´augmentation drastique des budgets militaires, mais aussi une remise en question des libertés individuelles. Cet événement a façonné la géopolitique de ce début de siècle. Alors que la remise en cause de la théorie du complot islamiste est de plus en plus acceptée à travers le monde, nous vous invitons à venir nombreux vous informer des faits et en débattre lors de ces projections.
 
« Un film à voir ! Pendant 2 heures, les voix du prix Nobel Dario Fo, et celles de Lella Costa, Moni Ovadia et Gore Vidal relient images et témoignages, attaquant la version officielle et la réduisant à une mauvaise plaisanterie... »
- La Repubblica

Comme le résume avec pertinence et un brin de provocation, Giulietto Chiesa : « La seule chose dont on peut être sûr, c´est que nous ne savons rien de ce qui s´est réellement passé le 11-Septembre ». Une autre chose est certaine : après avoir vu ce film et s'être confronté aux faits qu'il présente, la nécessité d'un débat contradictoire et rationnel ne plus être réfutée de manière objective.

« La tragédie du 11-Septembre est un sujet toujours brûlant. ZÉRO - Enquête sur le 11 Septembre aide à faire preuve de bon sens vis-à-vis de ce thème. »
- Tg1 - Journal télévisé italien le plus regardé

Association ReOpen911

Visitez le site de l´association :
www.reopen911.info

 

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 14:30

Royal demande pardon pour le discours de Sarkozy à Dakar (Reuters)

Ségolène Royal, en déplacement à Dakar, a demandé "pardon" à l'Afrique pour des propos jugés offensants prononcés par le président français Nicolas Sarkozy lors d'une visite au Sénégal il y a près de deux ans.

Dans ce discours très controversé prononcé en juillet 2007 dans la capitale sénégalaise, le président français avait estimé que "l'homme africain n'était pas suffisamment entré dans l'Histoire".

Beaucoup d'intellectuels et d'hommes politiques africains avaient trouvé ce discours "offensant et insultant".

Ségolène Royal, qui est née à Dakar alors que son père servait dans l'armée coloniale française, a pris le contrepied du discours de Nicolas Sarkozy en magnifiant l'histoire africaine.

"Quelqu'un est venu vous dire à Dakar après tout cela que l'homme africain n'est pas entré dans l'Histoire. Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes qui n'auraient jamais dû être prononcées," a-t-elle dit sous un tonnerre d'applaudissements dans l'enceinte de la maison du Parti socialiste sénégalais.

"Je vous le dis en confidence, ces paroles n'engagent ni la France, ni les Français", a ajouté l'adversaire malheureuse de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de mai 2007.

"Honneur aux historiens de l'Afrique qui ont rappelé au monde que non seulement l'Afrique était le berceau de l'humanité mais qu'elle était avec l'Asie mineure le berceau de la civilisation humaine," a-t-elle encore dit.

Ségolène Royal a également demandé "pardon" pour les faits de la colonisation. "Pour tous ces maux que le peuple français doit au peuple sénégalais et à tous les peuples africains qui ont souffert par nous et pour nous - ce sont des mots simples que j'ai envie de dire: pardon pour le passé".

La présidente de la région de Poitou-Charentes est en visite au Sénégal du 4 au 9 avril dans le cadre de la coopération entre sa région et celle de Fatick.



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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 14:17


http://yves.ducourneau.club.fr/2pub/strasbourg_cr.html

Compte-rendu de la manifestation du samedi 4 avril 2009 à Strasbourg (Contre-sommet de l’OTAN)

Strasbourg : l’incroyable impunité des casseurs

Samedi soir, après la manifestation monstre anti-OTAN qui a eu lieu à Strasbourg, la victoire est totale pour Sarkozy et ses alliés de circonstance, les casseurs, présents en masse. La manifestation prévue n’avait aucune chance de pouvoir se dérouler.

Il faut reconnaître ses défaites et c’en était une samedi pour le Mouvement pacifiste, inaudible tant la journée s’est déroulée dans un désordre indescriptible. Pas une seule fois le cortège n’a pu se former. Pas une seule fois le programme prévu par les organisateurs n’a pu se dérouler. Pas une seule fois au cours de la journée le cortège n’a eu l’occasion de se constituer, chaque débandade devant une charge policière en suivant une autre... Une heure avant le départ du cortège, celui-ci était déjà coupé en deux et les casseurs affrontaient déjà (durement) les policiers. Un peu plus tard, le concert s’interrompait à cause d’un envoi de gaz lacrymogènes particulièrement vigoureux à proximité ; mais les casseurs, présents partout, attaquèrent pendant l’échappée des camions de CRS progressant en sens inverse, provoquant une nouvelle riposte policière et une débandade dans la débandade... À 13 heure, eure de départ théorique, le cortège n’existait pas, une partie des gens cherchant les leurs, l’autre partie observant la mise à sac et parfois à feu du mobilier urbain et de bâtiments (hôtel, pharmacie, poste de douane, câbles du tramway, etc.). Parfois, une banderole suivie d’une poignée de militants marchait en suivant l’itinéraire prévu, dans le bon sens, mais c’était somme toute rare et très insolite. Devant un décor de guerre, je vois un couple de militants assis : la femme pleure. L’après-midi ne fut qu’une succession d’échappées devant les charges policières, le cortège déplaçant avec lui les casseurs qui n’arrêtaient une action que pour en démarrer une autre et qui n’ont pas laissé une minute de répit aux policiers et aux manifestants de toute la journée. Des casseurs visiblement préparés, organisés et déterminés, quasiment professionnels.

À 16 heure, dégoûté, je quitte le cortège en me demandant ce que je fais là, « quitter » étant un bien grand mot car la souricière était hermétiquement close. Je désapprouve la violence ; je n’ai pas le pouvoir d’y mettre fin mais j’ai par contre celui de ne pas m’en infliger le spectacle. De mon petit refuge qui se révélera plus tard bien fragile, je vois l’hôtel Ibis brûler jusqu’au toit et le cortège passer dans un sens ou dans l’autre, parfois dans la précipitation, tandis que le canon à gaz lacrymogène tonne.

L’action des casseurs servant les intérêts du pouvoir, il était compréhensible que la police n’essaye pas de l’arrêter, ou si peu, mais les forces « de l’ordre » n’en ont dès lors plus que le nom... La police s’appliqua par contre à réprimer indistinctement les manifestants : selon des témoignages directs et indirects recueillis sur place, canon à eau, flash-ball et tazer furent utilisés contre des manifestants non-violents, parfois les mains en l’air (sic). Il est vrai que les casseurs étant vêtus de noir et ayant leur visage dissimulé, il n’était pas facile de les reconnaître...

Je m’attendais à des casseurs avant, après ou à côté du défilé mais certainement pas dedans. Le concept est formidable car d’une part cela justifie de brimer les manifestants dans leur ensemble, et d’autre part parce que les militants n’ont aucune parade. Lorsque la personne à côté de vous tombe d’un coup de tazer, vous courrez ! Toute discipline vole en éclat. Les militants n’ont pas la vocation ni les moyens de se substituer à la police dans sa mission de maintien de l’ordre, surtout face à des casseurs aussi nombreux. L’absence de tentative pour arrêter les casseurs suggère qu’il y avait un ordre de laisser dégénérer, et non une mauvaise organisation policière. D’ailleurs, les forces « de l’ordre » étaient invisibles, sauf les barrages de CRS bien sûr. Si Sarkozy estime qu’un manifestant est un sous-citoyen qui ne mérite pas d’être protégé (ni la banlieue défavorisée de Strasbourg), une nouvelle ère de brutalité s’ouvre pour les opposants politiques et le Mouvement pacifiste doit s’y adapter, par exemple en privilégiant d’autres formes d’action comme les forums et les conférences. Sa participation à une journée comme celle de samedi a peu de chances d’éclairer le public sur les enjeux liés à l’OTAN et de gagner son soutien. Il y avait peu de place à Strasbourg pour la rencontre, le débat et l’échange, les manifestants n’étant que du bétail promené ici et là à coups de gaz lacrymogènes.

Le nombre des interpellations samedi, 25 selon le chiffre qui circulait samedi soir, est dérisoire et conforme à la quasi absence d’initiative policière observée sur le terrain. La déclaration de Nicolas Sarkozy selon laquelle il souhaite que « les casseurs soient punis avec la plus extrême sévérité » est rien moins que l’exact opposé de ses actes.

Yves Ducourneau, le dimanche 5 avril 2009

PS : C’est devenu un jeu : sur toutes mes photos il y a des cagoules noires, y compris lorsque je ne cherchais pas à les photographier. Vous aussi, jouez à les compter dans l’image ci-dessus !

La journée en images

Tout avait pourtant bien commencé... Le rendez-vous était place de la Nation (à Paris) à 23 heure, où 4 cars nous attendaient. Nous voilà partis.

C’est l’aube ; nous approchons de Strasbourg.

Premier barrage, où nous attendons notre escorte policière.

Précédés et suivis de l’escorte, nous contournons Strasbourg en traversant des villages typiques très jolis mais au nom impossible à retenir...

Nous arrivons (à pied) dans la deuxième partie du cortège, coupé en deux, une heure avant le “départ”. Les casseurs envoient divers projectiles sur la police, qui riposte avec les gaz lacrymogènes. Comme il y a un autre barrage policier derrière nous, des gens cherchent à s’échapper et surtout à rejoindre leur groupe dans le premier cortège.

Plus tard, de l’autre côté du barrage policier. Un barrage et un feu ont été installés sur le pont. Le premier cortège cherche à rejoindre le second et vice versa, ce qui explique pourquoi les gens marchent dans les deux sens.

Où est le cortège ? Les gens qui ne cherchent pas leur groupe observent les casseurs... Ici, les casseurs échoueront à faire tomber le lampadaire mais réussiront à casser le support de la caméra de surveillance.

Petit moment de repos pour les cagoules noires : la journée sera longue.

Cet endroit est destiné à recevoir le public du concert mais le paysage de guerre, derrière, capte toutes les attentions. À droite, ce sont les douanes qui flambent. À gauche, le mobilier de l’hôtel Ibis, l’hôtel lui-même ne brûlera que plus tard. Peu de temps après, un envoi massif de gaz lacrymogènes sur ces zones aura lieu, atteignant le concert et chassant la foule rassemblée ici, qui pour l’instant continue à arriver.

Personne n’écoute l’oratrice ! Les caméras filment la fumée de plus en plus noire et importante, sillonnée des traits blancs laissés par les gaz lacrymogènes tirés au canon.

Une foule dense s’échappe du concert. Mais les casseurs sont partout et attaqueront dans un instant le convoi policier dont on aperçoit un camion (les autres étant masqués par la banderole jaune), créant une nouvelle débandade dans la débandade.

À quoi pense ce militant pacifiste fort sympathique, entouré de cagoules noires ?

En fin d’après-midi, l’incendie de l’hôtel Ibis est monté jusqu’au toit. J’ai utilisé ces voies ferrées et le petit bois de droite pour m’éloigner des zones chaudes, dans la mesure où mon “refuge” précédent s’était soudain transformé en zone de “combat”. En effet, alors qu’à 16 heure je m’étais mis à l’écart dans un petit cul-de-sac à peu près désert, une pluie de bombes de gaz lacrymogènes me sont soudainement tombées dessus, la plus proche à 2 mètres. Erreur de tir ? Peut-être pas. Sur la route, des casseurs et des manifestants sont pris en étau entre des camions anti-émeutes et une charge de CRS, et sont poussés vers le cul-de-sac. Que la police tente aussi de fermer ? Mystère... Et le vent poussait les gaz vers le fond du cul-de-sac... J’ai couru en fermant les yeux jusqu’au fond, en prenant à gauche par les voies ferrées tandis que les autres prenaient à droite et rejoignaient le gros du cortège en dévalant un talus et en passant une clôture, plus loin.

Votre serviteur ! Derrière moi, la pharmacie a commencé à brûler. Même le (provocant) t-shirt “Made by Bush” n’a intéressé personne – ou presque, tant le désordre était grand, et je n’ai pas distribué mes tracts ReOpen911. Néanmoins, le t-shirt a plu à plusieurs personnes, dont une qui l’a pris en photo.

Conclusion

L’OTAN... Hum, il faut reconnaître que nous nous attaquions à un sacré morceau. Ce sont quand même les gens qui vont chercher, au canon, les ressources dont l’Occident a besoin.

Yves D.






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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 19:30


http://www.stopaucirquepolitique.be/

22 mars 2009 06:12 |

Communiqué de presse : Le PTB+ lance « Stop au cirque politique » lors d’un congrès devant 1200 personnes

Ce dimanche après-midi, le PTB+ a tenu un meeting électoral à Bruxelles.

Le parti de gauche compte sur une percée électorale le 7 juin.

Service de presse PTB

C’est une campagne surprenante, « Stop au cirque politique », qui a été présentée devant une salle comble de plus de 1200 personnes à la VUB à Bruxelles.

La fanfare Cramique a mis aussi l’ambiance, tout comme les nouvelles affiches « stop au cirque politique » (voir ci-joint). Le PTB+ a lancé aussi un nouveau site Internet, www.stopaucirquepolitique.be  .

« Nous avons tout connu ces derniers temps. La paralysie politique, les chamailleries autour de BHV, la commission opération oubliettes sur l’affaire Fortis, les promesses bon marché avant les élections. Quel cirque politique. Avec tout ce blabla à la rue de la Loi, Jean-Marie Dedecker, le Front National et autres populistes de droite risquent de tirer les marrons du feu.», a déclaré le porte-parole du PTB, Raoul Hedebouw, dans le principal auditoire de la VUB plein comme un œuf.

« Un sondage menée récemment montrait que nos concitoyens donnaient à nos hommes politiques la cote de 4/10.

Jamais le degré de confiance envers les institutions politiques belges n’a été aussi bas dans notre pays.  Nous voulons que cette antipolitique de la rue de la Loi cesse. Que ce cirque politique s’arrête, pour que la politique s’occupe enfin des véritables problèmes », a ajouté Raoul Hedebouw.

Les vrais problèmes, d’après le parti de gauche, ce sont l’emploi, les pensions, les factures énergie trop chères, les soins de santé et une banque pour placer ses économies en toute sécurité.

Le PTB+ plaide entre autres en faveur d’une réduction de 21 à 6 % de la TVA sur l’énergie,  des médicaments meilleur marché grâce au modèle kiwi et une suspension de tout licenciement dans les entreprises qui font des bénéfices.

Le porte-parole du PTB a également tenu un plaidoyer en faveur d’une taxe millionnaire. « Pour une taxe millionnaire, il faut du courage politique. Le courage politique de tourner les yeux de l’autre côté de la barrière.

Vers ceux qui ont profité le plus ces sept dernières années. Nous demandons une taxe sur les millionnaires, soit 2 % sur la partie de la fortune excédant le million d’euros. Ce qui rapporterait 6,8 milliards d’euros. De l’argent qui devrait être investi dans la sécurité sociale. Pour des pensions décentes, afin que les pensionnés vivent enfin au-dessus du seuil de pauvreté.

Et de l’argent qui devrait être aussi investi dans la création d’emplois publics. Comme dans les crèches, dans l’enseignement, dans le secteur des soins de santé et dans les services publics. Des secteurs qui, ces dernières années, ont été détricotés. Avec toutes les conséquences néfastes que l’on sait. »

« Un premier élu PTB apportera beaucoup plus au travailleur qu’un 35ème élu PS. Chaque voix apportée au PTB sera un signal fort donné au monde politique qu’il existe un mécontentement en Belgique et qu’il veut et qu’il peut s’exprimer à travers un vote contestataire, mais un vote de gauche et un vote constructif. » a conclu Raoul Hedebouw.

La liste européenne francophone du PTB+ sera emmenée par le porte-parole du PTB, Raoul Hedebouw.

La tête de liste européenne néerlandophone du PTB+ (PVDA+) sera Peter Mertens, originaire d’Anvers.

Plus d’infos : www.stopaucirquepolitique.be

Salutations amicales,

Sara Van Obbergen, 0485 62 35 06

Service de presse du PTB+



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