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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 19:42

Un commando de la LDJ saccage la Librairie Résistances

http://europalestine.com/spip.php?article4246

Un commando d’une demi-douzaine d’individus, la plupart masqués, déclarant ouvertement appartenir à la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont attaqué vendredi 3 juillet en début d’après-midi la Librairie Résistances (4 Villa Compoint, 75017 – Paris).

Deux femmes travaillant à la librairie étaient présentes, ainsi que deux ou trois clients. Après les avoir bousculés, les nervis se sont attaqués avec frénésie à l’établissement, arrosant d’huile plusieurs milliers de livres et détruisant les ordinateurs, avant de prendre la fuite à bord d’une automobile.

L’attaque de vendredi est intervenue au lendemain d’une conférence, donnée à la librairie par Mahmoud Suleiman, du village palestinien d’Al-Masara, sur le thème des actions de résistance non violente à l’occupation israélienne.

La librairie Résistances, qui propose, notamment, de nombreux livres sur la Palestine et sur Israël, a été attaquée et menacée à de nombreuses reprises par les fascistes sionistes. Mais alors que les agissements de cette bande sont archi-connus de la police, le pouvoir politique a jusqu’à présent systématiquement manifesté sa sollicitude à leur égard.





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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 18:46

André Gerin, le pourfendeur infatigable de l'islamisme

LE MONDE | 02.07.09 | 15h34  •  Mis à jour le 02.07.09 | 20h10

C'est un peu son leitmotiv : André Gerin ne manque pas une occasion de pourfendre la montée de l'islamisme qui menacerait la République et les cités en particulier. Le député du Rhône n'en est pas à son premier coup d'éclat. Il a exposé sa vision de la banlieue et des dangers qu'y fait peser l'islamisme radical dans un ouvrage, Les Ghettos de la République (éd. Les Quatre Chemins, 2007). Le maire de Vénissieux (Rhône) y stigmatise sa banlieue comme en proie à une "guerre civile" où des "émeutes ont lieu tous les jours", où les bandes y pratiqueraient toutes sortes de trafics et les islamistes un prosélytisme inquiétant.

Dans le même livre, il disait comprendre les propos tenus par Jacques Chirac en juin 1991 à Orléans sur "le bruit et l'odeur" des immigrés : "Il n'avait dit que la vérité." Pour enfoncer le clou, il fait préfacer son ouvrage par le député UMP Eric Raoult, qui a fait de l'insécurité en banlieue son cheval de bataille.

Un an auparavant, il avouait partager les positions de Nicolas Sarkozy sur les émeutes de 2005. Le propos est volontairement outrancier, la rhétorique populiste et les glissements, jugés "sécuritaires" par ses camarades, sont fréquents. En 2005, il avait été jusqu'à inviter dans sa mairie Jacques Cheminade, du mouvement d'extrême droite Solidarité et Progrès.

Pourtant, en tant que maire de Vénissieux, M. Gerin a une pratique plus conciliante. Dés le début des années 1990, il a fait des associations musulmanes des Minguettes ses interlocuteurs privilégiés, y compris les plus raides. Depuis vingt ans, André Gerin a toujours annoncé la construction d'une grande mosquée sans qu'elle ne voie le jour. Les salles de prière clandestines se sont multipliées et le radicalisme musulman des salafistes avec. C'est à Vénissieux, en 2003, qu'a été arrêté l'imam Bouziane expulsé pour ses déclarations sur la lapidation des femmes.

Mais, désormais, M. Gerin n'est plus maire. Un an après sa réélection, l'élu de 63 ans vient de céder sa place à son adjointe, Michèle Picard. Aujourd'hui, il se dit simple député désireux de vouloir "sortir de l'indifférence et de l'aveuglement" face aux dangers du radicalisme musulman. Place du Colonel-Fabien, sa dernière initiative sur la burqa n'a pas été commentée. Voilà longtemps que les "coups" de M. Gerin sont regardés avec gêne à la direction du PCF. C'est pourtant contre elle qu'il concentrera ses efforts. Celui qui s'est présenté en 2008 contre Marie-George Buffet continue sans relâche de l'accuser de vouloir "liquider le parti".



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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 18:34

http://www.palestine-solidarite.org/interview.Robert_Baer.020709.htm

http://www.voltairenet.org/article160854.html

Robert Baer : « Les autorités militaires US opposent un véto à toute guerre contre l'Iran »

Robert Baer, ancien agent de la CIA et défenseur intelligent de l’Empire états-unien, multiplie les critiques sur la gestion US du dossier proche-oriental. Dans un entretien accordé à l’agence IPS, il livre sa vision de l’affrontement qui oppose Washington et Téhéran, et du rôle de Tel-Aviv dans les perceptions déformées de cette région.

IPS : Certains analystes pensent que l’attaque israélienne contre le Hamas à Gaza, deux ans après la guerre des Trente-Quatre jours entre Israël et le Hezbollah, s’inscrit dans un plan plus vaste qui aboutira à une offensive armée contre les installations nucléaires de l’Iran ? Israël en prend-il vraiment le chemin ?

Robert Baer : [1] Non. Je pense qu’il y a un veto des autorités militaires contre toute attaque contre l’Iran [2]. C’est tout simplement impossible.

IPS : Pourquoi donc est-ce impossible ?

Robert Baer : Eh bien, c’est impossible ne serait-ce que parce que nous savons qu’il y aurait des représailles iraniennes dans le Golfe (arabo-persique). S’il était attaqué, l’Iran ne se contenterait pas de répliquer très localement comme le fait le Hamas. L’Iran répondrait au niveau international. Il n’a d’ailleurs pas le choix : c’est en cela que consiste sa puissance de dissuasion. Dès lors qu’il est question de l’Iran, nous marchons sur des œufs, et nous avons des tas de leçons à assimiler.

Si vous étudiez le site ouèbe des GRI [Gardiens de la Révolution Iranienne], vous prendrez connaissances des leçons qu’ils ont retenues de la guerre Iran-Irak. Ce fut une guerre d’usure, le genre de guerre qui ne se termine pour ainsi dire jamais. Ce genre de guerre, vous ne pouvez pas la gagner, en particulier pas contre les Etats-Unis. Alors ils ont mis au point un autre moyen stratégique, alternatif et asymétrique, redoutablement efficace : la guérilla.

Je ne sais pas si vous le savez, mais les forts en thème, en Iran, sont entrés dans les Pasdaran [les Gardiens de la Révolution], sans être pour cela nécessairement des fanatiques. Dans un certain sens, ce sont essentiellement des nationalistes. A ce que j’en ai vu, ces gens, chez les Pasdaran, au niveau opérationnel, sont probablement les penseurs politiques et les commandos de guérilla les plus capables et les plus intelligents au Moyen-Orient, Israël et Jordanie inclus. Ils savaient et ils savent exactement ce qu’ils faisaient et font. De plus, il est évident qu’ils ne rentrent dans aucune des cases de la vie politique iranienne.

IPS : L’éventualité d’une attaque israélienne limitée contre les installations nucléaires iraniennes est-elle également exclue ? En particulier lorsqu’on sait, grâce à un article du New York Times, qu’en 2008, les dirigeants israéliens ont demandé au Président Bush de procéder à une telle attaque, ce que le président américain a, toutefois, refusé ?

Robert Baer : C’est totalement hors de question. Même Bush l’avait compris ! Le New York Times voit juste, quand il écrit que si Bush a mis son veto à toute attaque israélienne, c’est pour la simple et bonne raison qu’il existe, au Moyen-Orient, un équilibre des forces entre les Etats-Unis et l’Iran, et que cet équilibre est vraiment, comment dire ?... équilibré ! Je précise : bien entendu, pas en termes de nombres de tanks projetables par voie aérienne ou en sous-marins, mais bien en matière de monopole de la violence. Là, il y a égalité.

Cela ne fait aucun doute qu’il y a égalité. Nous pourrions bombarder Téhéran, certes. Et puis après ? Après : rien. Cela équivaudrait au bombardement d’un complexe de l’Onu par Israël à Gaza. Qu’est-ce que cela apporte aux Israéliens ? Rien. Oui, ils ont pu le détruire, le compound de l’Onu, mais qu’est-ce que cela leur a apporté ? Le Hamas est toujours là.

Vous pouvez bombarder toutes les bases militaires iraniennes durant deux semaines, mais l’Iran sera toujours là ; et il aura toujours la capacité de projeter sa puissance, de projeter sa volonté et sans doute même de ressortir encore plus fort qu’avant de ce type de conflit. Et puis, pour l’Iran, la puissance militaire est tellement bon marché que le prix du pétrole lui importe peu, pour la simple et bonne raison que le fait d’armer le Hezbollah ou de soutenir le Hamas à Damas ne lui coûte pratiquement rien. Vous voyez, même si le prix du pétrole chutait jusqu’à 10 dollars le baril, l’Iran pourrait sans aucun problème se payer ce type de défense.

IPS : Obama ne cesse de mentionner sa volonté de parler avec les dirigeants iraniens et sa volonté d’apporter un changement à la politique étrangère des Etats-Unis. Jusqu’à quel point la nomination de Dennis Ross en tant que principal conseiller en matière de politique iranienne peut-il contribuer à la réalisation de ses promesses ? [3]

Robert Baer : En ce qui concerne Dennis Ross, le point important, c’est que les Israéliens sont à l’aise avec lui. Si un dialogue avec l’Iran s’instaure, les Israéliens savent qu’il ne les trahira point. Je veux dire qu’ils ont eu des années et des années pour mettre ce type à l’épreuve. Il est juif, il a toujours été franc avec les Israéliens, il a accompagné leurs projets, y compris les plus fous. Si un dialogue s’ouvre entre les Etats-Unis et l’Iran, les Israéliens savent qu’ils n’auront pas de mauvaise surprise. Si Obama avait recruté un homme totalement neuf, quelque professeur de Harvard que les Israéliens ne connaîtraient pas, ils l’auraient immédiatement ostracisé et mis au congélateur, et il y aurait eu d’énormes contrecoups, d’ordre politique.

IPS : Quand on connaît les positions de Ross sur certaines questions au Moyen-Orient et en particulier sur l’Iran, ces dix dernières années, comment Obama pourrait-il adopter une politique étrangère nouvelle dans cette région du monde ?

Robert Baer : Bon. Obama a besoin du soutien du parti démocrate pour faire passer ces choses sur le plan politique, et c’est la raison pour laquelle il a fait appel à des gens tels que Dennis Ross et Dennis Blair [4], le Directeur du Renseignement National, tout simplement parce qu’il a besoin de ce soutien politique. Il ne peut pas recruter des gens qui n’auraient pas fait leurs preuves et les laisser affronter le parti démocrate. En effet, s’il y a une ouverture américaine en direction de l’Iran, cela se fera avec une certaine connivence d’Israël, sans doute silencieuse, tout simplement parce que les Israéliens ne pourront rien faire d’autre que l’accepter.

Dans la vie politique américaine, vous ne pouvez rien faire au Moyen-Orient sans le feu vert de Tel Aviv, tout au moins à un certain niveau. C’est totalement impossible. Je veux dire : je ne vois pas d’autre cas, dans l’Histoire, ou un pays (de plus, une superpuissance) qui soit aussi pieds et poings liés vis-à-vis d’un pays aussi minuscule qu’Israël ! Non, je n’en vois aucun. Je ne peux même pas y songer.

IPS : Et pourquoi est-ce ainsi ?

Robert Baer : Voyez New York City. Prenez tous les plus grands journaux. Ils ont un agenda sioniste. C’est une évidence. Je ne suis pas juif. Moi (du point de vue religieux), je ne suis rien du tout, d’ailleurs. Je ne suis pas intéressé par les Israéliens. Et je ne suis pas antisémite non plus. C’est simplement une donnée de fait. J’ai proposé à mon éditeur d’écrire un nouvel ouvrage, sur Israël. Il m’a dit : « Vous feriez mieux de laisser tomber ». Personne ne peut dire la vérité, au sujet d’Israël. Personne. Le seul endroit au monde où vous pouvez dire la vérité sur Israël, c’est en Israël. Là-bas, en Israël, les gens vous raconteront des choses que vous n’entendrez jamais aux Etats-Unis.

IPS : Quel genre de choses ?

Robert Baer : Par exemple, pourquoi les gens qui vivent à Gaza sont-ils tellement malheureux ? Eh bien, si vous deviez vivre toute votre vie en prison, vous, vous seriez heureux ? Voilà le genre de chose que vous ne lirez jamais dans le New York Times. Ouvrez le New York Times : c’est quasiment un prolongement d’Israël.

IPS : Quel est l’impact du conflit à Gaza sur le devenir des relations irano-israéliennes et des relations irano-américaines ? Les dernières attaques israéliennes ont-elles totalement détruit le Hamas ?

Robert Baer : Bien sûr que non ; c’est totalement impossible. Le Hamas, c’est un concept, c’est une idéologie. Le Hamas n’est pas une organisation. Oui, c’est ça : le Hamas, c’est une idée, et à moins que les Israéliens n’entrent à Gaza et ne forcent un million et demi de personnes à fuir en Egypte, ils ne contrôleront jamais la bande de Gaza. Ils peuvent faire une opération terrestre, massacrer tous les dirigeants et jeter dix mille personnes en prison : le Hamas n’en ressortira qu’encore plus puissant. Les grands perdants, dans l’histoire, ce sera les gens du Fatah.

IPS : Quelles sont les principales caractéristiques du comportement militaire et politique du Hamas et du Hezbollah ?

Robert Baer : Les deux ont redéfini le concept de l’inscription de la guerre à l’intérieur d’une géographie donnée. Le fait que le Hezbollah se soit installé dans des souterrains, ou qu’il utilise des fibres optiques pour ses communications démontre une combinaison entre une énorme sophistication et une stratégie guerrière quasi primitive. Je veux dire : quelle armée, au monde, utilise-t-elle des fibres optiques, mis à part le Hezbollah ? Il est totalement impossible d’intercepter des communications par fibre optique, c’est imparable.

Regardez [le leader du Hezbollah Hassan] Nasrallah : il a totalement redéfini la politique islamique, du simple fait qu’il a conclu une alliance avec des chrétiens. Ben Laden, lui, les chrétiens, il veut les occire. Si je voulais symboliser l’opposition totale entre eux, je ne retiendrais que cela : Nasrallah considère, quant à lui, que les chrétiens sont ses alliés.

Propos recueillis par Omid Memarian pour Ipsnews.net. Notes du Réseau Voltaire

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier

[1] Ancien agent de la CIA, Robert Baer a été considéré comme l’un des meilleurs agents de terrain au Proche-Orient. Depuis son départ de l’Agence, il a publié de nombreux livres à succès, dont La Chute de la CIA - Les mémoires d’un guerrier de l’ombre sur les fronts de l’islamisme, Gallimard, collection « Folio documents », Paris, 2002. et Or noir et Maison-Blanche - Comment l’Amérique a vendu son âme pour le pétrole saoudien, Gallimard, collection « Folio documents », Paris, 2002. Ces ouvrages ont inspiré le film Syriana. M. Baer fait partie des nombreux experts US qui contestent la version bushienne des attentats du 11-Septembre.

[2] Le Réseau Voltaire a été le premier média à analyser le revirement de Washington face à l’Iran. Voir « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007. « Pourquoi McConnell a-t-il publié le rapport sur l’Iran ? », Horizons et débats, 17 décembre 2007.

[3] Dennis Ross a longtemps été l’alter ego de Paul Wolfowitz. Il a mené une brillante carrière au Pentagone, puis au département d’État. Il a co-fondé le Washington Institute for Near East Policy (WINEP), le think tank du lobby pro-Israélien aux États-Unis (AIPAC). Il est aujourd’hui conseiller spécial de la secrétaire d’État Hillary Clinton pour les questions proche-orientales, mais devrait prochainement rejoindre le Conseil de sécurité nationale à la Maison-Blanche comme conseiller du président pour l’Iran.

[4] L’amiral Dennis Blair a notamment été directeur associé de la CIA pour le soutien militaires aux opérations, puis chef du Pacific Command. Considéré comme un possible chef d’état-major interarmes, il avait été écarté par Donald Rumsfeld, principalement en raison de son amitié personnelle avec les Clinton. Obama en a fait le directeur du Renseignement national malgré la désapprobation affiché de John McCain pour les républicains.

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 20:25

Les sans-papiers du boulevard du Temple dans l'impasse

LEMONDE.FR | 30.06.09 | 21h16

Une semaine après leur expulsion de la Bourse du travail, rue Charlot à Paris, la situation des sans-papiers qui campent boulevard du Temple semble bloquée. Les responsables associatifs et politiques qui suivent le dossier ne se font pas beaucoup d'illusions sur un mouvement qui semble "dans l'impasse".

"Nous sommes toujours dans la rue. On n'a pas de nouvelles de la préfecture et on restera là tant que nos demandes ne sont pas entendues", explique Djibril Diaby, un des porte-parole de la CSP75 et des sans-papiers qui campent depuis le 24 juin boulevard du Temple, à deux pas des restaurants de la place de la République. Ils sont au moins deux cents à dormir là tous les soirs, protégés par de simple bâches, et bien plus à venir passer un moment de la journée sur ce bout de trottoir. "Les conditions d'hygiène sont difficiles", reconnaît Djibril Daby. La mairie du 3e arrondissement de Paris a ouvert une fontaine pour leur offrir un accès à de l'eau potable, des associations leur apportent des bouteilles d'eau, mais ils n'ont toujours accès qu'à un simple WC public en guise de toilettes.

"On est effectivement dans une impasse", juge Pierre Aidenbaum, maire du 3e arrondissement, qui a suivi le dossier depuis un an et le début de l'occupation des locaux CGT de la Bourse du travail. Aujourd'hui, "la situation n'est plus tenable", estime l'élu. La principale demande des sans-papiers reste la régularisation, mais depuis leur expulsion par le service d'ordre de la CGT, ils demandent également l'accès à un local qui puisse accueillir l'ensemble des membres du mouvement. Une revendication qui paraît pour le moment difficile à satisfaire, de l'avis de plusieurs responsables associatifs. La mairie a fait savoir qu'elle ne disposait pas d'un tel local. "De toute manière ça ne résoudrait pas le principal problème, qui est la demande de régularisation", estime Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme. Selon lui, la concentration d'autant de personnes sur un trottoir de la capitale ne manquera pas de causer des problèmes. Il dit craindre une expulsion à la faveur de l'été si aucune solution ne se présente d'ici là.

RISQUE DE NOUVELLE EXPULSION

Nombre d'entre eux disposent d'un endroit où loger. Mais refusent de se disperser et de voir leurs dossiers traités au cas par cas, car ils se sentent ainsi isolés et pensent "ne pas faire le poids" face à l'administration. Les attentes sont très grandes, nourries par 14 mois de revendications et de manifestations hebdomadaires. La plupart attendent une régularisation groupée, ce qui a peu de chance de se produire puisque le gouvernement privilégie la gestion des dossiers au cas par cas. Gestion qui a d'ailleurs permis la régularisation d'une centaine des premiers occupants de la Bourse du travail. Il resterait au moins 200 dossiers sur les bureaux de la préfecture, dont seulement 33 seraient en cours d'examen.

"Comment peut-on laisser tous ces gens sur le trottoir ?" s'interroge Violaine Carrère, membre du Gisti, qui a suivi ce dossier. "Depuis le début de l'occupation, on sentait que la situation était difficile et on craignait une expulsion, explique-t-elle. Aujourd'hui ils sont encore plus soumis au risque d'interpellations et d'une nouvelle expulsion." D'autres responsables associatifs avouent à mot couvert leur impuissance face à la situation. "On tente de recoller les morceaux, mais il ne faut pas oublier que le principal responsable de l'impasse, c'est le gouvernement qui refuse de régulariser", explique de son côté Richard Moyon, membre du Réseau éducation sans frontières.

Une réunion rassemblant de nombreuses associations doit avoir lieu mercredi 1er juillet sous l'égide de RESF (Réseau éducation sans frontières). La question d'un éventuel local devrait être abordée, même si elle ne suffira qu'à mettre les sans-papiers à l'abri et pas à satisfaire leurs revendications. Pierre Aidenbaum a décidé de porter l'affaire devant devant le Conseil de Paris, lundi 6 juillet, et dit appeler à "un geste de la part de la préfecture de police de Paris ou du ministère de l'immigration".





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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 20:28

 
Les résultats des élections présidentielles du 12 juin en Iran fascinent l’opinion publique occidentale.

 

   Nous avons pourtant dans les pays occidentaux une longue tradition de fraude électorale et de fabrication des résultats électoraux. Aux Etats Unis en 2000 il y a neuf ans, la première élection du fils Bush n’est pas le résultat du vote des électeurs et des citoyens étatsuniens, c’est le résultat d’un arrêt de la cour suprême fédérale des Etats Unis. En France en 2002, c’est la fabrication artificielle du deuxième tour des élections présidentielles entre Chirac et Le Pen par la multiplication d’un certain nombre de candidatures de gauche et par la disparition d’un certain  nombre de candidatures de droite au premier tour. La fabrication artificielle de ce deuxième tour entraîne la victoire triomphale de Chirac. C’est aussi l’abstention ouvrière massive aux élections européennes du 7 juin de cette année dans toute l’Europe cinq jours avant les élections présidentielles en Iran, dont la principale cause est la négation des résultats du vote majoritaire du peuple français au référendum contre la constitution européenne du 29 mai 2005.

 

  La fraude électorale et la fabrication artificielle des résultats électoraux serait finalement comme la possession, le développement et l’utilisation des armes nucléaires de destruction massive, ce serait un privilège et un monopole colonial impérialiste.

 

  L’occident aurait droit à la bombe atomique, l’Iran n’y aurait pas droit. L’occident aurait droit à la fraude électorale, l’Iran n’y aurait pas droit.

 

  Il y a une multiplication des messages et des déclarations selon lesquels Moussavi serait un agent de l’impérialisme. Les rédacteurs de ces messages me permettront l’hypothèse exactement inverse selon laquelle Ahmadinejad serait un agent de l’impérialisme, et son élection serait le prétexte pour de nouvelles sanctions économiques occidentales contre l’Iran et pour de nouvelles menaces de guerre d’Israël et des Etats Unis contre l’Iran.

 

  Dans mon premier commentaire après le 12 juin, sans réponse à ce jour, je faisais la comparaison entre Ahmadinejad et Saddam Hussein. Il y avait pendant plus de vingt ans entre 1968 et 1991, en particulier pendant les huit ans de guerre entre l’Irak et l’Iran entre 1981 et 1988 un soutien politique et militaire total des Etats Unis et de l’Europe occidentale à Saddam Hussein, souvenons nous en particulier de la célèbre poignée de main entre Saddam Hussein et Rumsfeld en 1983. Il y avait ensuite entre 1991 et 2003 douze ans d’embargo et de guerre des Etats Unis contre l’ Irak de Saddam Hussein. Cet embargo et ces guerres n’étaient pas d’abord et avant tout des guerres contre Saddam Hussein, c’était d’abord et avant tout des guerres contre le peuple irakien. Nous ne soutenions pas Saddam Hussein, nous soutenions le peuple irakien.

 

  De la même manière aujourd’hui en Iran, nous ne soutenons pas ni Ahmadinejad, ni Moussavi, ni Rafsandjani, ni Khameiny, ni Khatami, nous soutenons le peuple iranien.

 

  En réalité, les deux hypothèses sont fausses. Il n’y a pas d’agent de l’impérialisme en Iran. Les résultats des élections présidentielles en Iran ne sont pas l’œuvre des services de renseignement des Etats Unis ou bien de la Grande Bretagne, ce serait une vision policière de l’histoire, c’est une contradiction à l’intérieur du peuple, c’est une question de politique intérieure iranienne. La seule intervention extérieure acceptable et positive serait une tentative de négociation et de conciliation entre Ahmadinejad et Moussavi, mais comme par hasard il n’y a aucune proposition occidentale en ce sens.

 

  Des millions d’électeurs iraniens votaient pour Moussavi, des centaines de milliers de citoyens iraniens manifestaient pour Moussavi, ce ne sont pas des agents de l’impérialisme. Des millions d’électeurs iraniens votaient pour Ahmadinejad, des centaines de milliers de citoyens iraniens manifestaient et manifesteront plus ou moins spontanément pour Ahmadinejad, ce ne sont pas non plus des agents de l’impérialisme. Quand la moitié d’un peuple manifeste contre l’autre moitié, on appelle cette situation une révolution.

   

  Bernard Fischer

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 19:31

Saint-Cyprien : l'envers du tableau

LE MONDE | 12.06.09 | 15h07  •  Mis à jour le 12.06.09 | 15h07

SAINT-CYPRIEN (PYRÉNÉES-ORIENTALES) ENVOYÉ SPÉCIAL

Là-bas, ils appelaient cela le "panier de la mariée". C'était simple : pour qui voulait bénéficier de contrats avec la mairie de Saint-Cyprien, sympathique station balnéaire catalane, il y avait deux possibilités : soit l'on graissait en liquide la patte du maire et de ses collaborateurs - les chèques étaient parfois acceptés -, soit l'on achetait des oeuvres d'art pour le compte de la mairie. Il fallait donc venir avec sa dot, et l'on était sûr de pouvoir décrocher des permis de construire, ou de s'approprier quelques marchés publics. Mais voilà, c'en est fini, depuis que la justice a décidé de mettre fin à ce "pacte de corruption institutionnalisé", selon le procureur adjoint Dominique Alzeari. "Nous irons jusqu'au bout dans ce dossier, en toute transparence", dit-il.

Il y eut d'abord l'arrestation, en décembre 2008, de Jacques Bouille, maire UMP de Saint-Cyprien depuis 1989. L'édile s'est suicidé en prison le 24 mai. Puis le placement en détention provisoire, mercredi 10 juin, de Pierre Fontvieille, qui avait pris sa place le 2 juin sans trop d'états d'âme. Du maire au simple employé municipal, une dizaine d'élus et fonctionnaires sont mis en examen, pour trafic d'influence ou blanchiment.

Un collectif "anti-usurpateurs" a vu le jour, mené par un retraité de 71 ans au quintuple pontage coronariens, Henri Fournols. Un jeune loup du Nouveau Centre, Thierry Del Poso, tente d'obtenir la démission collective de ce qui reste de la majorité municipale, afin de provoquer de nouvelles élections. Il n'hésite pas à inciter ses partisans à traiter de "salauds" les gens de la mairie, ce qui agace passablement ces derniers. Et c'est une population effarée qui attend chaque jour, entre colère et curiosité, de nouvelles révélations.

Prenez le cas d'Eric Hernandez. On le connaît bien, en ville, c'est un électricien en vogue. Il a décroché de beaux contrats, ces dernières années. Et pour cause. "C'est un fardeau que je porte depuis deux ans, confie-t-il. En 2006, j'ai commencé à avoir du travail grâce à la mairie de Saint-Cyprien. Un jour, le maire, Jacques Bouille, m'a fait venir dans son bureau." Bel endroit d'ailleurs, que ce bureau musée, où le maire pouvait admirer, chaque jour, ses 300 netsuke, des statues miniatures japonaises achetées au fil des ans. "Il m'a dit qu'il fallait financer ces oeuvres, se souvient l'électricien. Alors j'ai fait un chèque, 15 000 euros sortis de ma trésorerie. Il présentait cela comme un partenariat, c'était un calife ici. Personne ne l'a jamais arrêté..." Il croit se souvenir avoir contribué à l'achat d'une toile de Moïse Kisling, un peintre ami de Modigliani. "Mais je ne l'ai jamais vue, dit-il, les peintures allaient directement chez M. Bouille." Parfois, un contrat "acquéreur prêteur" était signé, le simple "habillage" d'un véritable racket, selon le parquet de Perpignan.

Ce n'est plus de la passion, mais une véritable boulimie. Rien qu'en 2007, la mairie acquiert pour plus de 2,2 millions d'oeuvres d'art, et on parle là, par exemple, de dessins de Maurice Utrillo. Pas banal pour une municipalité dont les dettes dépassent les 55 millions d'euros en 2009. Problème supplémentaire : les opposants s'émeuvent de ne jamais voir ces achats exposés dans les deux musées que compte la ville.

La justice embraye. Et c'est ainsi que les enquêteurs, fin 2008, acquièrent la certitude que Jacques Bouille a pris la fâcheuse habitude de conserver les oeuvres d'art par-devers lui. Il est même vu, juste avant son interpellation, en train de déménager quelques oeuvres, en toute hâte. Les policiers en découvriront cachées dans le poulailler de sa mère, ou enfouies dans un vieux terrain vague. Les écoutes téléphoniques font elles aussi le ravissement des policiers, tant les suspects se montrent peu prudents.

Marie-Antoinette Bouille, la veuve du maire, conteste ces faits. "Si ces oeuvres ont transité chez nous, c'est parce qu'elles étaient souvent livrées le week-end, dit-elle, nous ne les conservions pas, il fallait bien les entreposer quelque part." Tout comme elle assure que son mari, contrairement aux affirmations des enquêteurs, n'a jamais été détenteur d'une quinzaine de comptes bancaires. Elle sait bien que son mari a toujours eu de l'argent. "Mais il travaillait comme un fou, médecin, maire, conseiller général. Oui, c'est vrai, nous avions une cagnotte chez nous, plus de 200 000 euros en grosses coupures, dans un coffre que mon beau-père avait installé dans notre chambre. Mais cet argent provenait de son travail, et de la revente de terrains qui lui appartenaient", dit-elle.

Les enquêteurs ne croient pas à cette version des faits. Ils épluchent méticuleusement la comptabilité de la mairie. Ils découvrent avec étonnement le train de vie des élus. Jacques Bouille aurait ainsi fréquenté avec assiduité des restaurants huppés à Paris, tel la Tour d'argent ; une année, il se serait fait rembourser pour 28 000 euros de frais de taxi. Et il n'aurait pas hésité à faire Perpignan-Cannes en taxi, aux frais de la mairie, pour acheter un collier à 24 000 euros pour sa femme. Ses collaborateurs profitent aussi largement des deniers municipaux. Des ordres de mission sont signés à tout-va, on fait embaucher ses enfants, sa femme, ses amis. C'est la gabegie érigée en style de vie.

Un ancien fonctionnaire des impôts, devenu adjoint à la mairie, était qualifié en toute amitié, de "bouclier fiscal". Il y a aussi le cas de ce maire adjoint, Jean Dumas, chargé du tourisme, qui ne rechigne pas quand sa femme, actionnaire de la société Train d'enfer, décroche quelques jolis contrats de communication avec l'office de tourisme de Saint-Cyprien. "J'ai quitté le comité directeur de l'office de tourisme quand ma femme a obtenu ces contrats, dit-il, et puis cela a duré à peine treize mois, pour quelques milliers d'euros." Aujourd'hui, M. Dumas songe à démissionner, avant que la justice, un jour, ne l'interroge.

Car les enquêteurs, en partant de cette rocambolesque affaire d'oeuvres d'art, ont mis au jour un vaste écheveau de complicités et d'intérêts mêlés. D'où cette vague récente de gardes à vue, ces élus et fonctionnaires successivement mis en cause, jusqu'à ces promoteurs, rackettés consentants.

Beaucoup, dans le dossier, ont déjà relaté les méthodes pratiquées à Saint-Cyprien. Comme Jérôme Ferrer, un jeune promoteur, qui a dû verser 37 500 euros pour enfin obtenir un permis de construire qu'on lui avait refusé à trois reprises. A la mairie, on lui avait indiqué le tarif : il fallait payer en commission 3 euros par mètre carré. Il s'est exécuté, dans une brasserie de Perpignan, avec ses billets cachés dans une enveloppe. Il n'avait pas vraiment le choix.

Il ne pèse pas très lourd, dans le petit monde de l'immobilier local. Mais les enquêteurs, qui disposent de témoignages et de preuves - un promoteur suisse aurait ainsi déboursé pour 700 000 euros de commissions -, salivent déjà à l'idée de taquiner ceux qui ont monté ces dernières années de beaux projets à Saint-Cyprien, cette ville en vogue où tout s'achetait. Ils sont nombreux, connus. Et peuvent s'inquiéter.

Gérard Davet

Article paru dans l'édition du 13.06.09



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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 19:25

http://www.voltairenet.org/article160337.html

La Rand Corporation recommande au Pentagone un dialogue stratégique avec l’Iran

Une longue étude, réalisée par la Rand Corporation à la demande de l’U.S. Air Force, marque une rupture dans le discours stratégique à Washington. Intitulée Dangereux, mais pas omnipotent. Examen de l’influence et des limites du pouvoir iranien au Proche-Orient (Dangerous But Not Omnipotent. Exploring the Reach and Limitations of Iranian Power in the Middle East), elle conclut :

1) L’Iran se pense comme un modèle dans l’islam, mais n’a pas de prétention hégémonique sur le monde musulman. Il s’ensuit que la politique étrangère iranienne est beaucoup plus pragmatique qu’idéologique. Ainsi en Irak, Téhéran a cherché à éviter l’éclatement du pays plutôt qu’à soutenir les factions qui lui sont proches. De même, Téhéran a tissé des liens étroits avec Damas malgré le caractère séculier du régime syrien.

2) Le Hezbollah et le Hamas ne sont pas des courroies de transmission de la politique iranienne. Ce sont des alliés indépendants sur lesquels Téhéran exerce une influence, mais pas d’autorité. C’est d’autant plus évident avec le Hamas qu’il est sunnite et lié aux frères musulmans.

3) Les deux principales menaces contre l’Iran, l’Irak et les Talibans, ont été détruites par les États-Unis après le 11-Septembre. Cependant l’Iran doit faire face à d’autres dangers : le terrorisme sunnite au Khuzestan et au Balouchistan ; l’arrivée massive de réfugiés irakiens qui déstabilise son économie ; et la concurrence théologique des centres chiites irakiens.

Dans ce contexte, l’Iran ne cherche pas à se doter de la bombe atomique, ce qui ne l’empêche pas de disposer des moyens nécessaires pour lancer rapidement un programme de recherche en la matière.

La Rand Corporation recommande un changement d’attitude vis-à-vis de l’Iran : la reconnaissance claire de son rôle régional, l’abandon de toute tentative d’isolement ou de containment, un dialogue construction sur les sujets d’intérêt commun comme l’Irak et l’Afghanistan.

La Rand Corporation est le principal centre de recherche stratégique du complexe militaro-industriel US. Ses rapports ne sont pas tant des études universitaires que des argumentaires pour soutenir des conclusions écrites à l’avance. La présente étude marque le ralliement du complexe militaro-industriel à un point de vue qui avait déjà été énoncé fin 2006 par la Commission Baker-Hamilton.



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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 19:18


Mission d'assistance chirurgicale à Gaza   

 

L'Union des Associations Musulmanes de la Seine-Saint-Denis (UAM-93) s'est associée avec l'Union For Palestine (UFP) et l'Association pour le Développement de la Santé des Femmes (ADSF) dans une mission médicale humanitaire consistant à envoyer à Gaza des chirurgiens spécialisés dans la réparation des blessures de guerre.

 

Le 20 janvier 2009, nous nous sommes rendus à Gaza quelques heures après le cessez-le feu. Sur place, nous avons constaté l’étendu des dégâts causés par l’armée israélienne. Aujourd’hui il s’agit de pratiquer des opérations de chirurgie réparatrice nécessaires à tous et en particulier aux enfants dont la qualité de vie est fortement altérée par les handicaps consécutifs aux blessures.

 

Cette mission d’une vingtaine de jours est prévue pour le 28 juin, nous nous rendons à l’hôpital Wafa de Gaza ville. Notre équipe est constituée de cinq membres : deux chirurgiens, d'un anesthésiste et d'un représentant de l’UAM 93 chargé d'assurer la logistique et de faciliter les échanges linguistiques. Les chirurgiens de la mission sont le Dr Jacques Beres chirurgien orthopédique, spécialiste de chirurgie osseuse,  le Dr Patrick Knipper chirurgien en plastique réparatrice et le Dr Zouhair Lahna gynécologue et obstétricien.

 

Outre sa mission chirurgicale, l'équipe viellera à associer, initier et former le corps médical de l’hôpital WAFA où nous logerons. La mission sera chargée aussi de recueillir des informations concernant la situation sanitaire actuelle de la population de Gaza afin de permettre l'envoi d’autres missions et de répondre au mieux aux besoins que nous aurons identifiés. La mission collaborera également avec le croissant rouge égyptien et palestinien.

 

Le financement de cette mission repose actuellement sur fonds propres de l’UAM 93 ces fonds provenant de dons des particuliers. Nous comptons fortement sur votre soutien, faites en sorte que les victimes de Palestine ne soient pas oubliées.

 

 

www.uam93.com

 

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 21:08


http://www.europalestine.com/spip.php?article4224

 

Afghanistan et EuroPalestine : jugement le 17 septembre

Le tribunal de Paris rendra son jugement le 17 septembre prochain, au sujet de la plainte déposée par le ministre de la Défense Hervé Morin pour des articles sur la guerre en Afghanistan publiés en août dernier sur notre site.

L’audience a eu lieu jeudi 25 juin devant la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris.

Le tribunal a d’abord été saisi par notre avocat, Me Antoine Comte, de demandes de nullité du procès, arguant d’erreurs juridiques commises par le ministère dans la formulation de sa plainte. Après une interruption de séance, le tribunal a opté pour « joindre au fond » ces demandes, c’est-à-dire de ne se prononcer sur la nullité qu’après avoir entendu les parties sur le fond proprement dit de l’affaire.

Outre Maître Comte, le tribunal a entendu Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine, qui a répondu point par point sur les passages incriminés par le ministère de la défense. Sont également intervenus, en tant que témoins cités par la défense, l’écrivain et politologue Michel Collon, qui a notamment exposé les véritables enjeux économiques et géostratégiques sous-tendant l’intervention militaire de l’OTAN en Afghanistan ; la sénatrice (Verts) Alima Boumédiene-Thiéry, qui a déploré que le premier débat de fond sur l’intervention militaire française en Afghanistan intervienne dans l’enceinte d’un tribunal correctionnel ; et l’enseignante-chercheuse Maryam Abou Zahab, spécialiste de la région depuis 30 ans, qui a indiqué au tribunal comment l’intervention militaire avait anéanti l’image positive dont la France bénéficiait jusqu’à une date récente en Afghanistan.

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:49


www.comite-valmy.org:/spip.php?breve82


Les communistes historiques du quatorzième arrondissement de Paris expulsés de leur local par la direction du PCF

Communiqué de la majorité des communistes du quatorzième arrondissement de Paris

A peine les bureaux de vote fermés, le PCF, obligé de se cacher derrière le Front de Gauche pour obtenir deux députés européens, a franchi une étape supplémentaire dans le bradage du patrimoine acquis par des générations de communistes.

Mardi 9 juin, le service d’ordre du PCF 75, prétendant être une entreprise de surveillance à la solde du nouveau propriétaire, a forcé les serrures de notre local du 149 rue du Château et empêché nos camarades arrivés sur place de rentrer. Ils ont embarqué leurs affaires personnelles et celles de notre collectif. Au-delà de l’effraction et du vol, c’est surtout une méthode inacceptable de règlement des conflits politiques.

Ceux qui ont agi sur ordre doivent comprendre qu’ils se sont rendus complices d’une action contre des camarades, dont certains sont venus en renfort lors des manifestations ou lors de la fête de l’Huma. Quelques soient les raisons qu’on leur a donnés, cela pose la question des limites de l’obéissance.

La vente de ce local acheté en 1975 et entretenu exclusivement par les militants communistes du 14ème arrondissement est d’autant plus choquante que la direction du PCF et la société/écran propriétaire « officiel », n’ont jamais versé le moindre centime. Aujourd’hui, ils prétendent rafler la mise et spolier les communistes du 14ème du bien pour lequel ils ont fait tant de sacrifices.

Trouver des liquidités immédiatement, plutôt que de créer les conditions d’une activité locale ayant pour objectif le changement de société, telle est la préoccupation actuelle de la direction du PCF. On peut se demander si les communistes parisiens ont encore des capacités de contrôle de l’utilisation de leur patrimoine.

Depuis plusieurs années, la majorité des communistes du 14ème arrondissement est en désaccord avec les orientations prises lors des derniers congrès de ce qu’était notre parti. Pour autant, elle a permis à la minorité, rejointe par des apports extérieurs à l’arrondissement, l’accès au local pour y mener l’activité qu’elle voulait. Ian Brossat, actuel président du groupe communiste au Conseil de Paris, s’est ainsi construit sa notoriété pour se faire ensuite élire dans le 18ème sur recommandation du PS.

Dans notre dos, cette minorité, qui n’a jamais participé au paiement de la moindre facture, a donné son accord pour la vente. Mais le pire, c’est qu’aucun d’entre eux n’a eu la décence de nous prévenir du coup de force imminent alors qu’ils avaient déjà déménagé leurs propres affaires. Alors que ce local était mis à leur disposition gratuitement dans des conditions de bonne entente, leur lâcheté politique va compliquer les rapports dans l’arrondissement.

La stratégie du front de gauche, en totale cohérence avec les orientations mises en œuvre depuis plusieurs congrès, conduit inexorablement à l’effacement du Parti Communiste. Il est primordial que les communistes, adhérents du PCF ou non, au-delà du XIVème, aient connaissance des agissements d’opportunistes politiques qui donnent le sentiment de se préparer à partir avec la caisse pour de nouvelles aventures politiciennes. Pour cela, ils ont recours aux mêmes méthodes que les affairistes immobiliers sans scrupules. C’est le pourquoi du coup de force dans le 14ème et du procès intenté aux camarades du 1er/2ème.

D’ores et déjà, nous prenons toutes les dispositions pour informer largement de la situation vécue à Paris et examinons tous les recours juridiques possibles même si c’est sur le terrain politique que nous aurions préféré régler la question.

Les communistes historiques du quatorzième arrondissement regroupés désormais au sein de l’association « COCOS 14 »





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