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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 19:33


La prochaine réunion publique du Club"Socialisme maintenant" aura lieu le

Samedi 12 septembre 14H30- 18h


Librairie, 8 Impasse Crozatier Paris 12è


Derrière l'Hôpital ST Antoine:
Angle Rue Crozatier/ Rue des Citeaux
Métro Faidherbe Chaligny ou Gare de Lyon.

 

Ce samedi 12 septembre à 14h30 est convoquée la réunion de rentrée du « Club socialisme maintenant » à laquelle nous vous appelons à participer nombreux.

Il y a maintenant presque un an nous nous sommes réunis alors que se manifestaient brutalement les conséquences de la crise ouverte du système capitaliste sur le plan productif, financier et commercial. Nous avons au cours de nos réunions militantes périodiques tenté de saisir la dimension mondiale et multiple de cette crise historique, d’en comprendre les origines, les interactions des diverses manifestations de ce que à juste titre on peut qualifier de «pandémie économique, sociale, écologique, sanitaire, alimentaire ». Nous avons essayé de resituer les manifestations de résistance opposées par les salariés français aux conséquences de cette crise de démolition de leurs conditions matérielles et morales dans le cadre des résistances multiformes des salariés et des peuples des différents continents.

Il nous a semblé indispensable d’ouvrir à ces résistances, dans un cadre malheureusement dégradé du rapports de forces, la perspective politique et sociale d’un changement prenant les choses à la racine, sous peine d’être ballottés dans une résistance émiettée, sans issue réelle et s’adaptant finalement aux politiques de restructuration des conditions de réalisation du profit des gouvernements capitalistes ; nécessité d’ouvrir la voie d’une réorganisation totale des bases du vivre ensemble du produire ensemble du gouverner ensemble, la nécessité aujourd’hui et maintenant du socialisme construit par nous tous.

Dans ce sens nous avons besoin de faire un pas nouveau et d’inscrire nos efforts, au-delà de nos engagements dans des associations, syndicats ou partis divers, dans le cadre de l’élaboration d’un texte, d’un appel en direction des salariés révoltés et des militants qui contribue à nourrir leur réflexion et action militante. Une telle élaboration ne peut être que collective. Cette réunion de rentrée se propose donc de mettre en chantier cet objectif et d’y associer le plus largement possible. Nous avons participé cet été à une rencontre nationale passionnante de camarades suisses des « Mouvements pour le socialisme » (MPS) à laquelle participaient des militants américain et italien et nous informerons des conclusions de ces journées de réflexion qui s’intègrent et nourrissent notre propre réflexion.

Alors que petites et plus grandes organisations politiques de gauche semblent essentiellement préoccupées de régler entre elles les problèmes d’ accumulation d’ un bon capital d’élus lors des prochaines échéances électorales, cet été, dans les nombreux conflits et occupations d’entreprises en France de nombreuses interrogations se sont exprimées à la base qui permettent de penser qu’ une recherche a cours pour passer à un stade supérieur d’affrontement avec le capital, ses patrons et son gouvernement. Pour sa part Sarkozy vient de déclarer qu’il reprenait « une très bonne idée » du secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault d’organiser des « Etats Généraux de l’ Industrie » qui «pourraient se terminer par une convention nationale pour une nouvelle politique industrielle pour la France ». Il s’agit bien sûr d’intégrer aux politiques de restructurations des entreprises privées et à leurs plans de conforter une meilleure exploitation, les représentants des organisations syndicales. L’ écart entre le mouvement qui cherche à se constituer à la base contre les plans de restructuration capitaliste et ce mouvement des « élites » dans une société confrontée à la crise économique et sociale qui s’approfondit, ne peut que se creuser. C’est aussi dans ce cadre que nous débattrons samedi prochain.

http://www.socialisme-maintenant.org/editoriaux.htm#1209jean



 

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 17:45

Luttes, Quarante neuvième congrès de la CGT : militants du terrain, tout dépend de vous

http://www.frontsyndical-classe.org/article-35474278.html


C'est à partir des années 1980 avec l'arrivée de la « gauche de gouvernement » aux affaires que la confédération CGT entre de plain-pied dans la théorie portée par la social-démocratie européenne : rompre avec le capitalisme n'est plus une nécessité mais il s'agit d'espérer le transformer en intervenant dans sa gestion. Place donc désormais à la négociation et à l'entente avec le Capital, qui vit de l'exploitation de la force de travail des salariés, afin de faire accepter une exploitation « décente », « responsable », « sociale » voire « durable », sans remettre en cause le pouvoir de ce Capital qui s'appuie sur sa propriété des moyens de production et d’échange pour casser l'emploi et les salaires, le droit du travail, pour délocaliser...

Rendre le capitalisme « social » tout en laissant aux capitalistes les commandes réelles, voilà, sous couvert de modernité et d'adaptation à la réalité, cette quadrature du cercle qu'est la collaboration de classes devenue stratégie de l'état-major CGT, laissant sur le bord de la route l'orientation de naissance du syndicalisme de classe : mener la lutte de classe en rassemblant les travailleurs, lutter au jour le jour pour augmenter la part du travail payé et réduire l’exploitation capitaliste, en rappelant qu’il n'est possible d’en finir avec cette exploitation que par la socialisation des moyens de production et d'échange.

Fin août 2009, après 30 ans de reculs sociaux considérables, les symboles de ce syndicalisme perdant, B. Thibault et F. Chérèque, lors des « rencontres estivales » de la CFDT, déclarent main dans la main que les « manifestations ont montré leurs limites ». Ils refusent l'organisation d'une journée nationale de grève et entendent obtenir des « inflexions » à la politique du gouvernement (B. Thibault) et ne pas sous-estimer les « avancées obtenues » (F. Chérèque), sous les applaudissements de la Confédération Européenne des Syndicats qui ne cesse de promouvoir l'accompagnement syndical du capitalisme, en pleine déroute dudit capitalisme.

La situation des travailleurs (travail du dimanche, casse des retraites et de la Sécu, chômage de masse et délocalisations, baisse des salaires et explosion de la précarité, casse des services publics et du statut de la Fonction publique (Education, Poste, Hôpitaux...), répression anti-ouvrière) serait-elle si bonne qu'on se félicite des « avancées » ou qu'on quémande seulement des « inflexions » ?

Comment ne pas comprendre alors la colère des nombreux syndiqués et travailleurs constatant que la forte combativité populaire du premier semestre 2009, des ouvriers de l'automobile aux étudiants et aux universitaires, en passant par les électriciens-gaziers ou les marins-pêcheurs a été menée dans l'impasse par une stratégie aberrante de refus des luttes débouchant sur le fiasco de la journée du 13 juin ? Ou que l'exemplaire lutte de Guadeloupe et de Martinique, prenant forme de grève générale, n'a jamais été défendue par les directions confédérales ?

Comment ne pas soutenir l'expression de nombreux délégués syndicaux d'entreprises en lutte contre les fermetures d'usines qui ont été laissés seuls face au patronat et au gouvernement et à qui a été refusée pendant des mois la construction d'actions convergentes, notamment dans le secteur de l'automobile ? Et qui en prime ont été dénigrés par des secrétaires confédéraux CGT expliquant que leurs luttes « radicales » n'étaient pas des exemples à suivre, qu'elles risquaient de desservir l'action syndicale et que la grève générale était proscrite car « le grand soir c'est dans les livres ».

Bien entendu, le refus de la lutte et de l'unité des travailleurs dans l'action pour gagner n'est guère surprenant venant de dirigeants de la CFDT, qui, de 1995 à aujourd'hui en passant par 2003, ont pour mission de casser toute mobilisation et de signer les accords les plus régressifs avec les gouvernements et le patronat.

Mais alors que les syndicats et les militants CGT de base se battent avec acharnement contre la casse sociale et l'exploitation patronale, la ligne d'abandon des principes de classe est en passe de tuer la « grande dame » combative de 1936, 1945 ou 1968 à qui les travailleurs de France et leurs acquis doivent tant. Au point que la direction confédérale actuelle portera une lourde responsabilité dans la perte d'acquis sociaux résultant de près d'un siècle de combat dont certains ont été gagnés par le sang des résistants contre l'hitlérisme.

Alors que la crise et l'offensive antisociale du Medef, du gouvernement et de l'UE vont encore s'accentuer, le moment est venu de rompre avec cette orientation désastreuse pour les travailleurs et pour la CGT elle-même. Cela suppose que les bouches s'ouvrent, en particulier dans l'optique du 49ème congrès CGT du mois de décembre.

En effet, le document d'orientation préparé par la direction confédérale reprend l'essentiel de son analyse de ces dernières années : évacuation de la lutte des classes au profit de l'intervention dans la gestion, célébration du syndicalisme rassemblé mais impotent, de ses résultats (!) et de l'action de la CES. Aucune autocritique, la stratégie est la bonne, il faut l'amplifier.

Mais un problème de taille se pose que révèlent les nombreuses prises de position d'organisations et de militants de base CGT. Cette réalité est d'ailleurs confirmée par l'enquête diligentée par la Confédération en juillet auprès des UD et des Fédés et dont les remontées sont très claires : si la ligne est approuvée par l'appareil permanent, elle ne passe pas dans les syndicats : « nous avons du mal à être écoutés », déplorent les cadres intermédiaires.

Rien de plus logique alors pour la direction confédérale : si la base résiste, c'est qu'il y a un problème d'efficacité, c'est que les structures, qui laissaient s’exprimer la base, sont obsolètes. Le document d'orientation propose en conséquence la remise en cause des syndicats d'entreprise et du fédéralisme et programme leur remplacement par de nouvelles structures « à la carte » validées par une commission confédérale d'affiliation en fonction de leur adaptation à la ligne confédérale. Adieu donc à ce qui a fait la richesse de la CGT : la conf' n'est plus la coordinatrice mandatée par la base mais, depuis Montreuil et les bureaux de la CES à Bruxelles, elle dirige, valide ou exclut : la démocratie syndicale est supplantée par le centralisme bureaucratique.

Ainsi serait définitivement verrouillé le recentrage confédéral et, après la mise en place du Cogetise au congrès précédent, l'état-major confédéral disposerait de tous les moyens pour mettre au pas les organisations de base encore largement imprégnées de lutte de classes – avant de les exclure.

L'enjeu est de taille pour les syndiqués CGT et, au-delà, pour l'ensemble des travailleurs. Mais les jeux ne sont pas faits car la résistance à la dérive confédérale progresse, à mesure que s’accumulent les dégâts occasionnés par sa stratégie d'accompagnement de l'offensive capitaliste.

De nombreuses entreprises cherchent à bâtir une coordination des luttes à partir de l'appel des New Fabris ; de nombreux syndicats de base de la Chimie et de la Métallurgie de la filière automobile ont réussi à obtenir de leurs fédérations l'organisation d'une journée d'action avec grèves et rassemblement le 17 septembre devant la Bourse à Paris, qui peut créer une dynamique et favoriser d’autres mobilisations public/privé sur les salaires, les retraites, la protection sociale etc..

C'est pourquoi le quarante neuvième congrès peut et doit être autre chose que ce que veulent en faire les stratèges de Montreuil. Souvenons-nous de la défaite cuisante du bureau confédéral au sujet du référendum européen de 2005.

Cela suppose qu'à l'exemple de la CGT Continental, de la CGT Goodyear Amiens ou de l'UL CGT de Douai, les bouches continuent de s'ouvrir à la base et que des liens se tissent pour unir toutes les forces qui entendent se battre pour la défense du syndicalisme de classe. Le Front Syndical de Classe poussera de toutes ses forces en ce sens et propose d'ores et déjà une rencontre publique unitaire à la fin du mois d'octobre.

Enlisement réformiste à marche forcée ou renouveau sur des bases de classe et de masse : du développement des luttes en bas et de l'intervention des syndiqués dépendent l'avenir de la grande CGT et des acquis des travailleurs.

Le bureau du Front Syndical de Classe, 31 août 2009





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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 14:20

http://www.npa2009.org/content/d%C3%A9claration-npa-31-molex-une-seule-solution-la-r%C3%A9quisition


Les travailleuses et travailleurs de Molex en grève depuis le 7 juillet seraient-ils en passe de gagner leur pari :

mettre le gouvernement Fillon devant ses responsabilités et le contraindre à faire pression sur les actionnaires de la multinationale états-unienne pour qu’ils cèdent à l’exigence des grévistes de la poursuite de la production sur le site de Villemur-sur-Tarn et du maintien de tous les emplois, les « 283 Molex » et la trentaine d’intérimaires ?

Oui, si l’on en croit La Dépêche du 4 août : « “Il est inacceptable que Molex brade le savoir-faire de son usine de Villemur-sur-Tarn et veuille fermer le site”, a tonné Christian Estrosi », le ministre de l’industrie. Cela après que le directeur de cabinet du même Christian Estrosi a rencontré les élus du comité d’entreprise le 31 juillet et leur a assuré qu’un repreneur fiable (mais qui ?) s’était manifesté.

Non, si l’on en croit toujours la même Dépêche du 4 août : « Christian Estrosi a martelé : “Les dirigeants de Molex doivent vendre l'entreprise de Villemur avec ses brevets, son outil de travail, son savoir-faire”. »

Vendre ? Voilà bien la pensée limitée d’un ministre de la bourgeoisie, respectueux de la propriété privée, qui réclament aux patrons voyous de Molex de bien vouloir tirer encore du profit de ce qu’ils ont volé depuis cinq ans. Des patrons rapaces qui ont doublé leur mise depuis 2004 en extorquant le travail des productrices et producteurs de Villemur à un « taux de profitabilité » de 19 % l’an (rapport de synthèse Syndex, mai 2009).

Le NPA 31 tient à rappeler que c’est un ami politique de Christian Estrosi, Francis Mer, grand patron du Medef et ministre de l’économie, des finances et de l’industrie de l’époque, qui a autorisé, le 24 mars 2004 (voir la pièce jointe), la vente de Cinch Villemur à Molex dont voulait se débarrasser la SNECMA, devenu Safran que préside… Francis Mer depuis 2006. Pantouflage et délit d’initiés de barons du Medef et de caciques de l’UMP transpirent par tous les pores de l’affaire Molex…

C’est pourquoi le NPA 31 exige du gouvernement qu’il réponde concrètement à la revendication des grévistes de Molex de pérenniser le site et ses emplois. Les actionnaires de Molex doivent être expropriés sans indemnités. Le site (ses biens matériels et immatériels, tels les brevets) doit être réquisitionné, déclaré propriété publique et sa production placée sous le contrôle des producteurs eux-mêmes, les propriétaires légitimes des « brevets, outil de travail et savoir-faire » dont parle Christian Estrosi.

Le NPA 31 accompagne suffisamment les travailleuses et travailleurs de Molex depuis le début du conflit ouvert par leurs patrons irresponsables, le 23 octobre 2008, pour savoir qu’ils sont prêts pour une telle solution de sortie de crise. Leurs délégués élus du comité d’entreprise le répètent à tous les micros qu’on leur tend. Pour elles et eux, il s’agit aussi de morale et de dignité quand ils revendiquent de travailler au pays, de produire au plus près des entreprises acheteuses de leurs connecteurs, de se former et d’initier de nouvelles technologies pour une production répondant aux besoins sociaux, celui-ci, entre autres, de concevoir et de fabriquer des pièces adaptées aux nouvelles gammes de véhicules électriques non polluants préservant l’écologie de la planète.

Ce qu’ils disent aussi, c’est l’aberration du gaspillage capitaliste qu’envisagent les patrons de Molex, obstinés à fermer le site à tout prix le 31 octobre, quand ils leur promettent 62 000 € d’« indemnités de départ » en moyenne, 17 546 000 € au total, soit plus de la moitié du budget total de fonctionnement annuel de l’entreprise (32 millions d’euros). Sans compter les autres 18 500 000 € que les actionnaires de Molex sont prêts à débourser dans le cadre du PSE (plan de « sauvegarde » de l’emploi) et du « plan de revitalisation », soit un total de 36 millions, 4 millions de plus de ce qui permettrait de faire tourner la boîte pendant une année.

A Villemur, comme ailleurs, le Capital est prêt à tout pour détruire le Travail.

Le NPA 31 s’adresse solennellement aux partis de gauche parlementaires, au PS particulièrement et son député élu de la circonscription, Gérard Bapt, pour qu’ils déposent au Parlement un proposition de loi de réquisition de l’entreprise Molex de Villemur-sur-Tarn et son passage en propriété publique gérée par ses producteurs.

Dans l’immédiat, le NPA 31 assurent les « 283 de Molex » du site de Villemur de son total soutien dans la grève qu’ils ont entamée le 7 juillet. Il les soutient et les remercie pour leur détermination à faire avancer la cause du monde du travail, quitte pour cela à « garder à vue » un Markus Kerriou pendant 26 heures les 20 et 21 avril dernier ou à proposer à Eric Doesdurg de goûter de leur omelette le 5 août dernier. Au moins ces deux-là n’ont pas à se plaindre, quand leur comparses William Brosnan et Philippe Fort, mis en examen, comparaîtront au pénal le 17 novembre prochain pour « entrave au fonctionnement du comité d’entreprise » et risquent un an d’emprisonnement.

Le NPA 31 appelle ses adhérents, ses sympathisants, toutes les travailleuses et tous les travailleurs du département et au-delà à répondre aussitôt à toute demande de solidarité active que les grévistes pourraient formuler dans le bras de fer qui les oppose aux patrons pour le contrôle du stock de pièces.

Il les appelle enfin à la solidarité financière, à verser un chèque de soutien sur le compte de la caisse de grève dès que l’Intersyndicale l’aura ouvert, parce qu’il faut les aider à éponger les 10 jours de retrait de salaire sur la fiche de paie de fin juillet, les aider à tenir jusqu’à la victoire. Leur victoire sera notre victoire, leur défaite serait notre défaite !

pour le NPA 31, Myriam Martin et Julien Terrié, porte-parole




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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 14:13


http://www.claude-ribbe.com/dotclear/index.php


Girot de Langlade et Karam : bonnet blanc et blanc bonnet

Qui a déclaré publiquement :

« Est-ce qu'il y a un point commun entre un Antillais, un Guadeloupéen qui a tété aux mamelles de la République et qui est catholique, et un sans-papiers qui serait musulman, polygame, et dont certains pratiquent l'excision? »

Girot de Langlade en passant les contrôles à Orly ?

Non, Patrick Karam, "délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre mer auprès du Premier ministre". Ce monsieur perd sans doute la mémoire puisqu'il se permet aujourd'hui de donner des leçons d'antiracisme en critiquant un préfet accusé d'avoir dit "on se croirait en Afrique ici". Un préfet avec lequel ledit Karam a travaillé main dans la main pour les états généraux de l'outre mer. Patrick Karam se dit en effet "responsable des états généraux de l'outre mer en métropole" (sic).

La différence entre les deux cas, c'est que les propos insupportables de Karam ont été tenus publiquement et diffusés à la télévision. Ils ont du reste donné lieu à des réactions indignées dont celle de Rama Yade, ce qui est tout à son honneur.

Ceux du préfet, en revanche, qui se défend de les avoir tenus, n'ont pas encore été prouvés.

Or c'est le même Patrick Karam qui, friand d'exister dans les médias et se prenant en quelque sorte pour le ministre de l'Intérieur, est monté au créneau pour dénoncer le racisme du préfet comme un fait avéré sans attendre qu'un tribunal se soit prononcé.

Ce qui est étrange, dans cette affaire, c'est qu'elle ait été révélée sur un site Internet connu pour relayer systématiquement les communiqués de M. Karam.

Le préfet Girot de Langlade vient de déposer plainte contre M. Karam pour avoir porté atteinte à la présomption d'innocence qui est en effet un principe fondamental du droit inscrit dans la législation française et dans la déclaration des droits de l'homme dont Karam se prétend le défenseur.

Il ne s'agit pas de défendre le préfet Girot de Langlade. Bien au contraire. S'il s'avère qu'il a tenu les propos qui lui sont imputés, il s'est tout simplement placé au niveau de ce même Karam qui l'accuse aujourd'hui d'être raciste. Sauf que ce dernier, lui, les a tenus publiquement, non seulement en toute impunité, mais avec profit puisqu'il bénéficie depuis deux ans d'un contrat qui, heureusement, expire dans quelques mois.. A moins que la dénonciation du préfet lui vaille une prolongation pour cause d'antiracisme ? J'oubliais de dire que le rêve de M. Karam est, paraît-il, d'être nommé préfet. On a les rêves qu'on peut.




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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 13:55

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/09/03/henri-guaino-plume-presidentielle-aujourd-hui-universelle-demain-par-claude-lanzmann-et-bernard-henri-levy_1235372_0.html


Henri Guaino, plume présidentielle aujourd'hui, universelle demain, par Claude Lanzmann et Bernard-Henri Lévy

LE MONDE | 03.09.09 | 15h22  •  Mis à jour le 03.09.09 | 20h29

L'article de Natalie Nougayrède (Le Monde du 2 septembre) nous apprend qu'Henri Guaino, la plume universelle du président de la République, aurait sinon rédigé lui-même, tout au moins "lu avant publication", la réponse de Farouk Hosni, ministre de la culture du gouvernement égyptien, à la dénonciation que nous avions faite de sa nomination probable comme directeur général de l'Unesco avec le soutien militant de la France (Le Monde du 22 mai 2009).

Nous rappelions, dans notre tribune, que Farouk Hosni était l'auteur d'une série de déclarations clairement et odieusement antisémites égrenées au fil des années, la plus récente étant celle où, en réponse à une question d'un élu des Frères musulmans, il se proposait de brûler lui-même les livres israéliens qui, d'aventure, se seraient clandestinement glissés sur les rayons de la Bibliothèque d'Alexandrie.

Entre Farouk Hosni et la direction générale de l'Unesco, il y avait selon nous - et selon beaucoup - une scandaleuse incompatibilité. Ecrite dans un français impeccable, la réponse de Farouk Hosni ne nie rien des faits pour lesquels on l'incrimine. Ceux-ci sont imputables, laisse-t-il entendre, à des erreurs de jeunesse qu'il avoue regretter, mais surtout au sang chaud qui bout dans ses artères devant l'oppression à laquelle Israël soumet le peuple palestinien et qui lui fait perdre le contrôle de ses propos.

Nicolas Sarkozy n'a jamais caché qu'Henri Guaino est le rédacteur principal de ses discours. Et celui-ci, homme aux talents multiples, d'une rare capacité de travail, ne renâclant sur aucun sujet, même le plus aride, occupe une place essentielle dans l'organigramme gouvernemental et semble peser fortement sur la politique française - comment en irait-il autrement ?

Le conseiller spécial s'est vu, en particulier, chargé de mettre en oeuvre, ès qualités, le projet d'Union pour la Méditerranée voulu par le président de la République. Tout cela va de soi.

Pourtant, ce qui vient de se produire relève d'un véritable saut qualitatif et nous semble pour le moins étonnant. Si les rumeurs selon lesquelles l'idée d'une réponse de Farouk Hosni dans Le Monde a été suggérée par Henri Guaino, si le texte du ministre égyptien de la culture est sorti de la plume du conseiller français ou "a été "lu par lui avant publication" au cas où il eût fallu le modifier", Henri Guaino passe du statut de plume française à celui de plume mondialisée !

Mais, après tout, il y a peut-être là un effet collatéral de la logique sous-jacente à toute l'action du président, qui est celle de l' hyperprésidence : Henri Guaino accédera peut-être à l'universalité véritable et sans frein en devenant la plume de tous les grands de ce monde sur les cinq continents, préfigurant ainsi la plus radieuse des fusions interhumaines. C'est lui, en vérité, qui mériterait le poste prestigieux de directeur général de l'Unesco !



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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 16:39

Les messages relatifs à l’esclavage musulman sont truffés de raccourcis, de contre vérités et des clichés classiques, ou des versets extraits de leurs contextes ou des citations fictives. Donc je ne vais pas m’attarder dessus. Sur un milliard et demi de musulmans, et parmi tous les africains qui se convertissent massivement en islam il n’y a pas que des imbéciles. Mais je vais essayer de présenter rapidement ce que disent les textes fondateurs de l’islam.

La traite des Noirs, et plus généralement des captifs des guerres étaient pratiquée depuis l’aube de l’humanité. Les tribus arabes entre elles le pratiquait aussi suite à des « razzias », et des arabes se trouvaient en situation d’esclavage entre les mains d’autres arabes. On trouvait aussi des « esclaves » achetés d’autres endroits et ne se limitaient pas à des noirs.

L’islam arrive dans un contexte local et international, il traite ce contexte pour en sortir, il adopte des mesures pour libérer ces « esclaves » et impose de règles de traitement.

D’abord le mot « esclave » n’est jamais utilisé dans le Coran pour désigner les gens dans cette situation d’esclavage. Le mot arabe « Abd » correspondant à « esclave », est un qualificatif attribué à tous les êtres humains qui sont considérés comme « esclaves » du Dieu/Allah, dans le sens où ils lui sont créés par Dieu, ils lui appartiennent en quelque sorte. Tout être humain, et à fortiori les plus nobles, les envoyés du Dieu/Allah, est qualifié dans le Coran de « Abd-Allah » (l’esclave du Dieu).

Le Coran utilise le terme « raqabah » (cou) pour désigner un « esclave » en faisant allusion au joug attaché au cou de cet être humain, et les seuls versets coraniques qui en parlent, n’en parlent que pour appeler à libérer ces « cous ». Cet acte de libération est considéré comme une œuvre pieuse pour s’approcher du Dieu/Allah, et proposé comme acte pour se faire pardonner ces pêchés.

Ainsi, Abu Bakr, l’un des compagnons du Prophète, rachetaient des « esclaves » aux arabes polythéistes pour les libérer. Son père, un arabe non polythéiste, lui reprochait le fait de racheter même des gens faibles qui ne lui seront pas utiles. Mais Abu Bakr lui avait fait comprendre qu’il ne le faisait pas pour un intérêt de cette sorte mais pour les libérer comme acte de foi. Des versets coraniques furent révélés pour louer l’œuvre d’Abu Bakr comme exemple à suivre.

Le Prophète désigne Bilâl, un compagnon noir originaire de l’Ethiopie qui fut « esclave » d’un Arabe et qui a été racheté et libéré par Abu Bakr, il le désigne comme son « Muazzin » (chargé de faire l’appel à la prière) et c’était lui, le noir, l’ex-esclave, qui montait sur al-Kaaba, l’édifice vénéré par tous les Arabes musulmans et polythéistes, pour appeler les croyants à la prière.

L’islam a considéré que tous les êtres humains étaient des frères et sœurs qui remontent à un seul père et une seule mère, et que personne ne pouvait se prévaloir de son origine, mais seulement par ses bonnes œuvres. Et il a complètement interdit de rendre un homme libre en situation d’esclave. Et tout le monde connaît la célèbre déclaration d’Omar, un compagnon du Prophète et deuxième Calife, qui en punissant le fils du gouverneur d’Egypte car il avait agressé un copte égyptien avait déclaré « Comment pourriez vous traiter les gens en esclaves alors qu’ils sont nés libres ».

L’islam n’a pas institué ce système d’esclavage qui ne dépendait pas de lui, car c’était une pratique internationale. Alors que cette pratique était instituée et reposait sur une idéologie « raciste » auprès d’autres civilisations et systèmes de pensées que l’on connaît.

Comme je viens de le dire, l’islam a adopté des mesures énergique pour libérer les « esclaves », pour les traiter comme des êtres humains dignes et leur accorder des droits, et en période de paix, il a complètement interdit de réduire des gens libres en esclavage. Car la question n’était pas seulement de libérer, mais surtout d’insérer socialement. Ceci est aussi valable de nos jours pour les simples prisonniers du droit public.

En revanche, c’est vrai qu’il ne a pas clairement interdit cette pratique car restait la question des captifs de guerre, et l’interdiction ne pouvait être qu’internationale en se mettant d’accord sur des lois de guerre. L’islam a effectivement institué des lois à respecter pendant les guerres pour n’agresser que les combattants et d’éviter les civils et la faune et la flore, et surtout il a institué un code moral de traitement des captifs, des lois des prisonniers de guerre, au point que le fait de s’occuper du captif et le nourrir est considéré comme bonne œuvre rapprochant du Dieu/Allah.

Mais comme il n’y avait pas d’accord international. Des peuples, notamment ceux où cette pratique était théorisée et instituée, continuaient à traiter des captifs comme des « esclaves » et même à enlever des gens en période de paix. Des commerçant arabes ou « musulmans » ont fait de même, parfois par réciprocité en période de guerre, et parfois en trahison de l’esprit de leur foi. L’histoire est faite par des hommes, et les hommes ne peuvent qu’abuser.

De nos jours, il y a des accords internationaux et les êtres humains sont censés être libres et égaux. Il n’y a pas besoin de faire un dessein et un grand discours pour voir qu’il n’en est rien. Je dirais même que des gens de notre époque pourraient envier certains « esclaves » d’autres époques.

Iyad Abbara




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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 16:24


La pax americana et la crétinerie des Arabes


Par Abdel Bari Atwan

 

Al Qods Al Arabiya


http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12610&type=analyse&lesujet=normalisation

Le président américain prépare une nouvelle initiative de paix pour régler le conflit arabo-israélien qui sera présentée à la prochaine réunion de l'assemblée générale des Nations Unies prévue pour fin septembre. Le sénateur George Mitchell, véritable artisan de cette initiative, préfère travailler dans le secret le plus absolu et loin des médias, mais les bruits qui courent laissent entendre que cette initiative se concentre sur l'initiative de paix arabe affectée de certaines modifications essentielles telles que l'annulation du droit au retour et l'introduction d'une formule "nébuleuse" faisant de Jérusalem la capitale des deux Etats, en fait en introduisant quelques retouches à la situation actuelle.

L'application de cette initiative se fera probablement à l'inverse du planning de l'initiative arabe, de sorte qu'elle commence par la normalisation préalablement au retrait israélien des territoires arabes occupés, conformément aux conditions posées par Netanyahu. Ce qui peut expliquer les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes, surtout dans le Golfe et au Maghreb, en vue de produire des "premiers pas" de normalisation, tels que l'ouverture de bureaux de représentation commerciale et l'autorisation de circulation en toute liberté dans l'espace aérien pour les avions de la compagnie aérienne israélienne El Al, en contrepartie du gel de la construction des colonies en Cisjordanie, mais pas à Jérusalem.

Ces pressions de l'administration Obama pourraient donner des résultats dans les prochaines semaines, et il ne serait pas étonnant que l'on assiste à des rencontres, des réunions et des échanges de sourires entre des responsables et des leaders arabes et Netanyahu en marge des réunions de l'assemblée générale des Nations Unies, histoire de rompre la glace, et que ces gesticulations soient suivies de démarches diplomatiques effectives.

Du côté palestinien, les préparatifs vont bon train, avec des soins et une minutie exceptionnels, conformément aux directives américaines et européennes et avec la bénédiction israélienne indirecte, de manière que la société palestinienne soit parfaitement et entièrement disposée à intégrer la nouvelle initiative.

Ces préparatifs peuvent être résumés dans les points suivants :

Le président de l'autorité de Ramallah, Mahmoud Abbas, a réuni le congrès du Fatah, et procédé à l'"élection" d'un nouveau comité exécutif qui comprend quatre des anciens responsables de la sécurité et dont ont été exclus, d'une manière ou d'une autre, la plupart des membres de l'ancienne garde opposée au processus d'Oslo ; il faut reconnaître cependant que certains des nouveaux membres du comité jouissent d'une bonne réputation et sont considérés comme des personnalités indépendantes et dévouées à la cause nationale.

Monsieur Abbas a bien réussi à convoquer le conseil national palestinien en une réunion extraordinaire "en présence des présents" pour compléter la légitimité du comité exécutif de l'OLP et l'élection de six nouveaux membres, parmi lesquels deux personnes responsables des négociations: Ahmad Qorei (Abou Ala') et Saeb Erekat. On peut en conclure qu'ils seront appelés à négocier prochainement sur la base de la nouvelle initiative de paix, non en tant que représentants de Fatah, mais au nom de l'OLP, seul représentant légitime du peuple palestinien.

Salam Fayad, le premier ministre palestinien, a révélé qu'il préparait un nouveau projet pour l'infrastructure de l'Etat palestinien qui sera prêt dans deux ans. Ce projet se compose de deux volets : le premier sécuritaire avec la mise sur pied des forces de sécurité palestiniennes sur la base des critères américains et sous la supervision du général Dayton, et les bénédictions israélienne, jordanienne, égyptienne et palestinienne. Le deuxième économique visant à améliorer le quotidien de la population de la Cisjordanie afin de lui faire oublier l'intifada et l'éloigner définitivement de la résistance considérée comme un facteur d'instabilité et de souffrance.

L'entourage du président Mahmoud Abbas a réussi, sur instructions de Tony Blair "envoyé de la paix" européen, à réduire la cause palestinienne à la "Cisjordanie", à l'amputer de son essence qui est la "cause des réfugiés" et à en faire une question purement économique gouvernée par les conditions de vie des habitants de la Cisjordanie. Et c'est bien là sa plus dangereuse réussite.

Aujourd'hui, au lieu de comparer la situation actuelle du peuple palestinien avec celle qui prévalait lors de la première ou de la deuxième intifada, ou celle qui existait en 1965 lorsque la première balle de la résistance a été tirée et que la Cisjordanie et Gaza étaient arabes, on oppose la dégradation des moyens de subsistance et de la sécurité à Gaza sous la domination de Hamas à la prospérité de la Cisjordanie sous le règne de l'autorité. A Gaza, la situation économique est détériorée en raison du blocus asphyxiant que tout le monde a décidé d'oublier, et la sécurité est maîtrisée sous la poigne de fer de la police du Hamas, qui s'est illustrée par l'attaque sanguinaire et sans précédent contre la mosquée Ibn Taymiyah à Rafah pour en "extraire" le mouvement Ansar Jund Allah, et par l'interdiction de toute opération de résistance et de lancement de missiles.

Quant à la prospérité économique de la Cisjordanie, elle est surtout redevable à l'afflux dans les poches de l'autorité de milliards de dollars en provenance des Etats-Unis, de l'Europe et des pays arabes, la générosité de ces derniers résultant plus des injonctions américaines que du devoir moral de solidarité.

Mais il faut se rappeler que cette prospérité correspond à la mise en oeuvre à la lettre du plan Netanyahu et du précédent plan de "paix économique" de Tony Blair. Une paix qui signifie dans la pratique l'oubli, même temporaire, des fondamentaux de la cause palestinienne.

La question à laquelle personne ne veut répondre c'est comment cet Etat palestinien qu'on nous promet, va-t-il pouvoir exister en présence de 249 colonies israéliennes où vivent un demi-million de colons, sans oublier les 600 check points israéliens supposés assurer la sécurité ?

Les subtilités byzantines du discours actuel ne portent pas sur la légalité des colonies, mais plutôt sur leur croissance naturelle, sur l'admissibilité légale totale ou partielle de cette croissance et sur la contrepartie que les Arabes devront payer en termes de "normalisation".

On constate que le chantage israélien a remarquablement réussi à dicter ses conditions, et pas seulement au plan de l'évacuation du droit au retour, de la "dilution" de la question de Jérusalem occupée, mais aussi par le lien créé entre le moindre "gel provisoire" des colonies (considéré comme une énorme concession) et l'imposition d'un blocus maritime, aérien et terrestre total contre l'Iran.

De la même façon que la conférence pour la paix de Madrid avait servi en 1991 à frapper, détruire et isoler l'Irak, on veut rattacher aujourd'hui la nouvelle initiative de paix américaine à la question du nucléaire iranien et donc procéder au démantèlement des installation iraniennes par voie militaire ou par voie de sanctions, en échange de promesses, de simples promesses, d'une solution américaine à la question palestinienne et conformément à une formule qui ne fâche ni Israël ni les régimes arabes « modérés ».

Remarquez qu'au lieu de mettre en parallèle un réacteur israélien qui a produit à ce jour 300 têtes nucléaires et un réacteur iranien encore en gestation, on a établi un rapport entre le réacteur iranien et une liste d'abdications arabes sur les fondamentaux palestiniens en contrepartie de promesses de solution, qui viennent s'ajouter aux nombreuses promesses qu'on nous a fait dans le passé et qui ont disparu les unes après les autres après avoir servi les objectifs américains.

Mais le grand problème aujourd'hui c'est la faiblesse du front du refus arabe, la détérioration du camp du refus palestinien, la préoccupation syrienne par l'ouverture sur l'Amérique et la réception de ses envoyés dans le but de l'amadouer, et la concentration des efforts sur la constitution du gouvernement libanais comme si c'était la priorité des priorités au niveau régional, tandis que le Hamas est empêtré dans le "piège" de Gaza, la subsistance alimentaire d'un million et demi de Palestiniens et les ouvertures sur l'Occident pour régler le dossier de Gilad Salit.

A notre grande désolation, Hamas ne porte plus aujourd'hui la bannière de la résistance avec la force qu'on attendait du mouvement islamique jihadiste. Ajoutons qu'il existe en son sein un courant qui lui porte préjudice par les efforts qu'il déploie en vue de gagner la reconnaissance de l'Occident, en tissant des contacts et, bien plus, en participant à des conférences à Genève en présence d'Israéliens, dans le but de convaincre le monde que Hamas est un mouvement réaliste et modéré avec lequel on peut travailler et qui mérite de rester au pouvoir.

La cause palestinienne telle que nous la connaissons se trouve actuellement sous le scalpel du chirurgien "esthétique" américain, pour une opération qui va lui refaire la face, le produit sera ensuite commercialisé par des experts en communication arabes et surtout palestiniens et vendu à tous ceux qui croient à la paix économique, à la sécurité et à la prospérité de la Cisjordanie.





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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 16:13

http://www.saphirnews.com/Amira,-15-ans,-saisit-la-justice-contre-Israel_a10466.html


Amira, 15 ans, saisit la justice contre Israël

Première plainte au CPI

Une grande première. Lundi 31 août, Amira Al Qerem, 15 ans, a déposé une plainte contre Israël à la Cour pénale internationale de la Haye (Pays-Bas). La jeune Palestinienne avait été victime de tirs délibérés israéliens durant l’opération « Plomb durci » à Gaza, lui causant de graves complications médicales.

Près de cent vingt personnes ont accompagné Amira Al Qerem à la Cour pénale internationale de La Haye, ce lundi 31 août.

Lundi 31 août. Il est 10 h 30 à Lille. Deux autocars, un départ en fanfare aux couleurs de la Palestine. Direction la Cour pénale internationale (CPI) de la Haye (Pays-Bas). Ils étaient quelque cent vingt sympathisants venus des quatre coins de la France, de Belgique et des Pays-Bas, pour soutenir Amira Al Qerem.

Cette jeune Palestinienne a une histoire des plus communes à Gaza. Le 14 janvier 2009, un mercredi soir, le quartier résidentiel de Tal al-Hawa, où loge la famille Al Qerem, est entouré de chars israéliens. Vers 21 heures, Fathi Dawson Al Qerem et ses trois enfants passent la nuit au rez-de-chaussée de leur maison. Avant minuit, une forte explosion retentit, réveillant les enfants, qui accourent à la porte, trouvant leur père mort, allongé sur le sol. Un deuxième tir de char vise Amira et son père, causant de graves blessures à la jambe de l'une et achevant de déchiqueter le corps de l'autre. Au troisième tir, ses deux petits frère et sœur, Ismat et Ala, sont abattus sous ses yeux alors qu’ils allaient chercher les secours..

Dans un état extrêmement faible, la jeune rescapée se réfugie alors dans une maison qu’elle connaissait pour appartenir à un journaliste, Emad Eid, de l’agence palestinienne Man’a, dont la fille était l'amie de sa sœur. Perdant plusieurs fois connaissance et n'ayant qu'une bouteille d’eau pour seul moyen de survie, elle est retrouvée le lendemain par le propriétaire, qui la conduit aussitôt à l’hôpital Shifa pour lui faire subir une série de transfusions.

Le chirurgien Mohammed Salem, un Lillois, l'a vue arriver à l'hôpital. Après des soins intensifs et une opération chirurgicale, il tente de la faire sortir du territoire. Refus de la police égyptienne.. Dernier espoir : la Jordanie, où elle peut entrer mais non se faire soigner. Après maints efforts diplomatiques, elle peut enfin venir en France, début août. Au bout de trois semaines de traitements durant lesquelles elle subit une deuxième opération chirurgicale de la jambe, son état s’est « largement amélioré », d’après le Dr Salem, qui l’a suivie durant toute cette période. Cependant, elle souffre toujours du syndrome post-traumatique.

Amira réclame justice

Amira Al Qerem demande une enquête pour crime de guerre et crime contre l'humanité auprès de la CPI. Amira ne s’en arrête pas aux soins médicaux. Avec un petit air timide et déterminé, elle dit à qui veut l’entendre qu’elle souhaite « obtenir justice ».

La loi israélienne interdit aux Palestiniens de porter plainte contre Tsahal. Seul recours : la CPI, qui a vu le jour il y a cinq ans, à la suite de la signature du traité de Rome. Son rôle est de poursuivre les crimes les plus graves tels les génocides, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.

Au 1er avril 2009, 108 États ratifient le traité de Rome et reconnaissent l’autorité de la CPI, à l’exception de l’État d’Israël, ce qui pourrait compliquer la procédure.

« La démarche d’Amira est novatrice, et s’inscrit dans un idéal de la justice », analyse Maître Gilles Devers, un avocat lyonnais en charge du dossier de la jeune fille. Déterminé, il affirme détenir des preuves indiscutables sur cette affaire : « Les faits sont très circonstanciés, nous attendons Israël sur le terrain du droit et de la justice. »

Avec lui, vingt signataires. Parmi eux, parlementaires, associations, telles que EuroPalestine, et quatorze avocats. « On a dû limiter le nombre de signataires », confie-t-il à Saphirnews, avant d’accompagner Amira au Tribunal pour y déposer la plainte, et en revenir sous les applaudissements de la foule venue la soutenir.

Rapport

Le Dr Mohammed Salem et la sénatrice Alima Boumédiene-Thiery font partie de la délégation. La sénatrice française Alima Boumédiene-Thiery, qui faisait partie du voyage, s’est dit « épatée par tant de courage », ajoutant qu’elle regrettait « l’absence de [ses] collègues politiques dans cette lutte contre l’impunité ».. Côté israélien, on ne s’est pas encore prononcé.

« Il ne peut y avoir de paix durable sans respect pour les droits de l’homme et sans responsabilité pour les violations des droits de l’homme », a déclaré Navi Pillay, la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, le 14 août à Genève.

L’enquête confiée par le Conseil au juge Richard Gladstone sur les violations commises à Gaza en hiver 2008 donnera lieu à un rapport qui sera présenté le 29 septembre prochain. Un appui qui sera non négligeable pour le dossier d’Amira, devenue malgré elle porte-parole des enfants palestiniens.

Pour la jeune fille, pas question de rester en France, « ma vie est à Gaza », insiste-t-elle, le regard doux et fatigué. Elle voulait devenir journaliste. Son rêve s’est brisé, elle ne le veut plus : « Les chirurgiens sont plus utiles que les journalistes.. »





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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 20:21

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=589


Boycottez Israël par Neve Gordon

Editorial d’opinion- Los Angeles Times

Cet été, les journaux israéliens sont pleins d’articles coléreux sur la montée d’un boycott international d’Israël. Des films ont été retirés de festivals israéliens du film, Leonard Cohen est sous un feu mondial contre sa décision de jouer à Tel Aviv, et Oxfam a rompu les liens avec une porte-parole célèbre, une actrice Britannique qui fait aussi l’article pour des cosmétiques produits dans les territoires occupés. Clairement, la campagne pour utiliser les tactiques qui ont aidé à abolir la pratique de l’Apartheid en Afrique du Sud attire beaucoup de gens dans le monde.
Sans surprise, beaucoup d’Israéliens – même des pacifistes – n’y adhèrent pas. Un boycott international ne peut s’empêcher de porter des échos d’antisémitisme. Il pose aussi des questions sur un double standard (pourquoi ne pas boycotter la Chine pour ses violations évidentes des droits de l’homme ?) et sur l’attitude apparemment contradictoire d’approuver un boycott de sa propre nation.

Il n’est effectivement pas facile pour moi, comme citoyen israélien, d’appeler les gouvernements étrangers, les autorités régionales, les mouvements sociaux internationaux, les organisations croyantes, les syndicats et les citoyens à suspendre la coopération avec Israël. Mais à présent, alors que je regarde mes deux garçons jouer dans la cour, je suis convaincu que c’est le seul moyen de sauver Israël de lui-même.

Je dis ceci parce qu’Israël a atteint un carrefour historique, et les temps de crise appellent des mesures extraordinaires. Je dis ceci en tant que Juif qui a choisi d’élever ses enfants en Israël, qui a été un membre du camp de la paix israélien pendant près de 30 ans et qui est très angoissé sur le futur du pays.

Etat d’Apartheid, c’est la façon la plus juste de décrire Israël aujourd’hui. Pendant plus de 42 ans, Israël a contrôlé le sol de la vallée du Jourdain à la Méditerranée. Dans cette région habitent environ 6 millions de Juifs et près de 5 millions de Palestiniens. De cela, 3,5 millions de Palestiniens et près d’un-demi million de Juifs vivent dans les zones occupées par Israël en 1967, et alors que ces deux groupes vivent dans la même région, ils sont pourtant soumis à deux systèmes légaux totalement différents. Les Palestiniens sont sans Etat et dépourvus des droits humains les plus élémentaires. Contraste aigu, tous les Juifs – qu’ils vivent dans les territoires occupés ou en Israël – sont des citoyens de l’Etat d’Israël.

La question qui me tient éveillé la nuit, comme parent et comme citoyen, est comment assurer que mes deux enfants et les enfants de mes voisins Palestiniens ne grandissent pas dans un régime d’Apartheid..

Il n’y a que deux manières morales d’y parvenir.

La première est la solution par un Etat : offrir la citoyenneté à tous les Palestiniens et établir ainsi une démocratie binationale dans toute la région contrôlée par Israël. Vue la démographie, ceci reviendrait au décès d’Israël comme Etat juif ; pour la plupart des Israéliens, c’est l’anathème.

La deuxième façon de finir notre Apartheid est par la solution par deux Etats, qui implique le retrait d’Israël sur ses frontières d’avant 1967 (avec des échanges de terres 1 pour 1 possibles), la division de Jérusalem, et une reconnaissance du droit palestinien au retour à la condition que seul un nombre limité des 4,5 millions de réfugiés Palestiniens seraient admis en Israël, alors que le reste pourrait revenir dans le nouvel Etat palestinien.

Géographiquement, la solution par un Etat semble bien plus faisable parce que les Juifs et les Palestiniens sont déjà complètement emmêlés ; en vérité, « sur le terrain », la solution par un Etat (sous sa version d’Apartheid) est une réalité.

Idéologiquement, la solution par deux Etats est plus réaliste parce que moins de 1% des Juifs, et une minorité des Palestiniens, soutiennent le binationalisme.

Actuellement, malgré les difficultés concrètes, il est plus sensé de toucher aux réalités géographiques aux réalités idéologiques. Si dans le futur les deux peuples décident de partager un Etat, ils peuvent le faire, mais actuellement ce n’est pas une chose qu’ils veulent.

Alors, si la solution par deux Etats est le moyen de stopper l’Etat d’Apartheid, comment peut-on y parvenir ?

Je suis convaincu que les pressions extérieures sont la seule réponse. Au cours des trois dernières décennies, le nombre des colons Juifs des territoires occupés a terriblement augmenté. Le mythe du Jérusalem unifié a conduit à la création d’une ville d’Apartheid où les Palestiniens ne sont pas citoyens et manquent des services de base. Le camp de la paix israélien s’est réduit progressivement si bien qu’à présent il est presque inexistant, et la politique israélienne va de plus en plus vers l’extrême droite.

Pour moi, il est clair par conséquent que le seul moyen de contrer la tendance vers l’Apartheid est par une pression internationale massive. Les mots et les condamnations de l’administration Obama et de l’Union Européenne n’ont donné aucun résultat, pas même un gel de la colonisation, sans parler d’une décision de se retirer des territoires occupés.

Par conséquent j‘ai décidé de soutenir le mouvement Boycott, Désinvestissements Sanctions lancé par des militants Palestiniens en juillet 2005, et qui a rassemblé depuis un large soutien autour du monde. L’objectif est de garantir qu’Israël respecte ses obligations sous la loi internationale et que les Palestiniens reçoivent le droit à l’auto-détermination.

A Bilbao (Espagne) en 2008, une coalition d’organisations du monde entier a formulé la Campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions en 10 points <http://www.bdsmovement.net/?q=node/213> destinée à faire pression sur Israël d’une façon « graduelle et à long terme, adaptée au contexte et aux moyens ». Par exemple, l’effort commence par les sanctions sur, et le désinvestissement, des firmes israéliennes qui opèrent dans les territoires occupés, suivies par des actions contre ceux qui aident à maintenir et à renforcer visiblement l’occupation. Sur des voies parallèles, les artistes venant en Israël pour attirer l’attention sur l’occupation sont bienvenus, ceux qui ne veulent que se montrer ne le sont pas.

Rien d’autre n’a marché. Mettre une pression internationale massive sur Israël, c’est le seul moyen de garantir que la prochaine génération d’Israéliens et de Palestiniens – mes deux fils parmi eux – ne grandissent pas dans un régime d’Apartheid.

Neve Gordon a publié « Israel's Occupation” et enseigne la politique à l’Université Ben Gourion du Neguev (Naqab) à Beersheba (Bir As-Sab), Israël.






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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 20:07

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-35392815.html


http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-35403731.html


Xavier Mathieu refoulé par les "Amis de l'Huma" ???!!!

Jo mentionne un article de Charle Silvestre (un homonyme du chroniqueur de France Inter? lol), le voici, trouvé sur le site de l'Humanité.

Un petit commentaire tout de même:

Cette décision des amis de l'huma me choque davantage que les paroles prononcées Mathieu qui a eu au moins le mérite de dire tout haut ce que bcp pensent tout bas...

J'espère vraiment que les organisateurs de ce débat reviendront sur leur décision.

PS: si on fouille bien parmi les signataires de l'Appel des appels, je suis sûre qu'on trouvera des gens pas gentils gentils envers le PCF ou la cégète...Pourtant, eux, ont toute leur place dans les débats des Amis de l'Huma et dans toute la Fête en général...

Amis de l’Huma à la Fête : le débat sans l’insulte

Les Amis de l’Humanité, depuis bientôt quinze ans, animent des rencontres très ouvertes, en particulier à la Fête de l’Humanité. Ces débats n’ont jamais été entachés, dans leur préparation, par des qualificatifs insultants proférés à l’égard de responsables syndicaux ou politiques quels qu’ils soient. Pour une raison évidente : l’insulte tue la parole, nie le débat, discrédite la controverse des idées. Il doit en être encore ainsi, s’agissant du respect des personnes, pour la prochaine Fête de l’Humanité. Le samedi 12 septembre, à 17 heures, dans l’espace des Amis de l’Huma, trois personnalités de l’Appel des appels (Roland Gori, Serge Portelli, Philippe Meirieu) ont été invitées dès le mois de mai à rencontrer, à propos des conflits du premier semestre 2009, des leaders de luttes ouvrières dans des usines frappées par des décisions de fermeture : Pierre Piccarretta pour Caterpillar à Échirolles et Xavier Mathieu pour Continental à Clairoix. Ce dernier, critiquant durement la stratégie de la direction de la CGT, son organisation syndicale, ce qui est son droit, a qualifié dernièrement Bernard Thibault et « compagnie » de « racaille ». Un mot qui a dépassé sa pensée ? Il vient de « regretter » le mot, employé par Nicolas Sarkozy, pour lui préférer, concernant le dirigeant de la CGT, celui de « parasite ». On comprendra, dans ces conditions, que Xavier Mathieu ne puisse encore être l’invité de la Fête de l’Humanité, en particulier dans l’espace des Amis de l’Huma. Le fait est regrettable, mais l’inverse serait inacceptable.

Charles Silvestre

Secrétaire de la Société des Amis de l’Humanité





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