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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 19:21

http://www.liberation.fr/societe/0101559929-monaco-donne-une-lecon-de-transparence-a-paris

Société 03/04/2009 à 06h51

Monaco donne une leçon de transparence à Paris

Françafrique . Ouverture d’une enquête sur les comptes d’Edith Bongo.

RENAUD LECADRE

La justice bananière est à géographie variable. A l’amorce du G20, le parquet de Monaco vient de s’offrir un petit plaisir en renvoyant à ses turpitudes françafricaines le parquet de Paris. La Principauté a ordonné lundi l’ouverture d’une enquête préliminaire visant un compte offshore détenu par feu Edith Bongo Ondimba - épouse du président gabonais, Omar Bongo, et fille du président congolais, Denis Sassou-Nguesso.

Depuis son décès, le mois dernier, un étrange ballet de présumés ayants droit se déroule sur le Rocher, visant à siphonner les comptes d’Edith, contenant pas moins d’une cinquantaine de millions d’euros (Libération du 26 mars). Dans un premier temps, une source judiciaire monégasque a fait savoir à l’AFP que la Principauté n’entendait pas geler des avoirs bancaires, faute d’être saisie par une autorité publique - on n’ose imaginer Omar portant plainte contre son épouse… La requête, déposée par l’association Sherpa (juristes spécialisés dans la traque de comptes offshore de potentats africains), avait pourtant joué du violon à son «altesse suprême, monsieur le prince Albert II», lui suggérant qu’un tel gel bancaire «constituerait une occasion pour la Principauté de démontrer sa coopération active dans la lutte contre les opérations de détournements de fonds publics».

Liste noire.

L’effet G20 a joué à plein, Monaco multipliant dans la dernière ligne droite les gestes de bonne volonté pour ne plus se retrouver dans la liste noire des paradis fiscaux non-coopératifs (Libération d’hier). Et donc d’annoncer in extremis l’ouverture d’une enquête pénale sur les avoirs d’Edith Bongo. D’où ce satisfecit de Sherpa : «La décision des autorités monégasques est sans précédent s’agissant d’avoirs détenus par des dirigeants étrangers en fonction», tout en priant le Rocher de bien vouloir étendre son enquête à «l’ensemble des ayants droit, membres ou proches de la famille des deux chefs d’Etat» africains, Bongo et Sassou.

La France se retrouve en fâcheuse posture, ridiculisée par Monaco. Car au G20, Nicolas Sarkozy est censé être à la pointe du combat contre les paradis fiscaux - «J’en parlerai au Prince Albert», proclamait-il récemment. Sauf que le parquet de Paris, sous tutelle de la Chancellerie, refuse obstinément l’ouverture d’une enquête pénale visant les fortunes parisiennes des potentats africains. Après avoir fait semblant d’ouvrir une enquête préliminaire sur plainte simple de Sherpa, conclue rapidement par un non-lieu, il s’oppose mordicus à une nouvelle plainte - avec constitution de partie civile - déposée devant la doyenne des juges d’instruction. Elle doit statuer prochainement en toute indépendance, l’avis du parquet n’étant plus que facultatif. Perdant une nouvelle occasion de se taire, le parquet de Paris a réitéré hier à l’AFP - en plein G20 - son souhait de requérir un «refus d’informer» pour s’opposer à la désignation d’un juge d’instruction indépendant.

Voitures de luxe.

A la différence de Monaco, mis sur la piste des seuls comptes d’Edith Bongo, la France dispose pourtant d’un spectre bien plus large : 111 comptes au nom de la famille Sassou, 70 comptes au nom de la famille Bongo, d’innombrables propriétés immobilières dans les quartiers huppés de la capitale ou sur la Côte d’Azur, des voitures de luxe comme s’il en pleuvait… «Pas d’infraction», estime pourtant le parquet, comme si les potentats avaient acquis tout cela par le seul fruit de leur travail. Même si l’ouverture de l’enquête monégasque est un simple leurre visant à redorer temporairement le blason de la Principauté, le mal est fait.



 

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 19:06


Elie DOMOTA : Les Etats Généraux, un moyen de casser LKP !   

Intervention au meeting du jeudi 2 avril 2009

Nous sommes bien contents de nous retrouver, et surtout nous sommes bien contents que l’Etat et les patrons nous donnent l’occasion de nous retrouver.

Car si nous sommes ici ce soir, c’est aussi parce qu’il y a aujourd’hui entre 44 et 45 grèves en Guadeloupe.
Nou pa konpwann - on ?! Nous revenons de 44 jours de mobilisations, la grève générale a été suspendue... et il y a 44 ou 45 entreprises en grève ; et il y des grèves qui éclatent chaque jour !

Et c’est dans un tel contexte qu’ils ont dit et annoncé la semaine dernière qu’ils allaient faire des Etats-Généraux ! [1] Et dès lors pas mal d’individus ont fait leur apparition, pas mal de gens qui n’ont jamais honte. Car à chaque fois que l’Etat français dit " A table !", eh ben il y a beaucoup qui courent s’assoir.

Ils ignorent ce qu’il y a au menu, ils ne savent pas qui a cuit le repas, ils ignorent le nom des invités et des convives... mais ils sont là, assis à table !

Nous ne serons pas très long sur ce chapitre... nous n’avons pas encore pris de décision. car c’est samedi matin que le LKP se réunira pour prendre une décision et dire ce qu’on en pense de ces Etats-Généraux. Mais à titre personnel je tiens déjà à dire que je ne mange pas n’importe quel manger, même si j’ai faim ; et que je ne m’assieds pas à table avec n’importe qui.

Car il faut bien comprendre ce qui se passe et ce qui est en jeu, camarades. Pendant 44 jours, le peuple de Guadeloupe a fait les Etats-Généraux : nous avons posé des questions, nou monté nou désann (nous avons longuement marché) ; le peuple de Guadeloupe a dit ce dont il a envie et besoin, ce dont il ne veut pas ! Et pourtant, misyé SARKOZY la a tout bonnement décidé de faire faire ses Etats-Généraux et nous a dit : voilà les thèmes que j’ai choisi pour vous !

La nouvelle gouvernance, les modifications statutaires, les évolutions administratives et patiti local et patata national...

Puis on nous a dit : la formation des prix... Puis on nous a parlé de la rénovation du dialogue social... Ils ont donc inventé toute une série de choses pour nous et dit en substance : puisque vous protestez, voilà ce que nous allons faire !

Et ils ont alors cherché en tout premier lieu à casser le LKP ! Comment ?!

L’UGTG, la CGTG, la CTU, FO et la CFDT (5 organisations syndicales membres du LKP) ont reçu une lettre du sous préfet de Basse-Terre, M. Gautier nous disant que le préfet SAMUEL en charge des Etats-Généraux nous invitait à une réunion le vendredi 20 mars à 14H00. Point ! L’UGTG a reçu cette convocation pour 14H00, FO en a reçu une pour 14H45, la CGTG pour 15H30... Enfin, tous les 45 minutes, chaque organisation était reçue pour une "audition".

Ils ont fait la même chose avec les partis politiques : UMP, PS, GUSR...LKP et le peuple de Gwadloup ont posé des problèmes ; mais ce qu’ils cherchent à faire aujourd’hui c’est de casser la légitimité du peuple et de casser la légitimité du LKP !

A réception de ce courrier nous nous sommes dit qu’il y avait un sérieux problème. Comment ces messieurs pouvaient nous appeler à une rencontre et pas les autres ?! Nous avons donc décidé de ne pas nous y rendre !

En ne nous voyant pas, SAMUEL et DESFORGES (actuel préfet de Guadeloupe) nous ont alors appelés. Nous lui avons dit qu’il y avait un problème : nous avons reçu nous convoquant à une réunion à 14H00. Point. Nous n’allons pas à des réunions de la sorte ! Nous ne souffrons pas de réunonite ! Lorsque nous recevons un courrier nous invitant à une réunion, il faut pour que nous nous déplacions que nous sachions au moins qui a convoqué, sur quoi et pour quoi.

Et nous avons dit à SAMUEL que si justement ils avaient un minimum de respect pour le peuple guadeloupéen, ils nous auraient adressé un véritable courrier nous disant qui il était (lui SAMUEL), qui l’accompagnait, qui l’avait missionné, dans quel cadre et pour faire quoi, et ce que c’est que les Etats-Généraux... ! De nous l’expliquer avant que nous ne venions à une réunion en petit comité !!!

Sa réponse a été de nous que oui, il était d’accord pour recevoir le LKP mais que malheureusement il ne le pourrait pas car il s’en allait en Martinique avec JEGO ! Et qu’il allait demander au préfet (pourtant assis à ses côtés lors de l’échange téléphonique) de nous écrire et de nous recevoir si nous le souhaitions !

Le préfet nous a donc adressé un courrier samedi dernier (28 mars 2009) nous disant ce qu’étaient que les Etats-Généraux, qu’il y avait 8 thèmes, et nous indiquant qu’il était prêt à nous recevoir lorsque nous le souhaitions.

Nous lui avons répondu que nous lui ferions connaître notre position la semaine prochaine... Puisque c’est samedi que nous analyserons la situation.

Mais en attendant, comment peut-on comprendre qu’après tant de problèmes soulevés par nous, qu’avec tous les problèmes qui se posent en Guadeloupe aujourd’hui, on puisse trouver des Guadeloupéens pour aller s’assoir dans des ateliers des Etats-Généraux et qui souhaitent faire des Etats-Généraux en 10 JOURS ! Car c’est exactement ce qu’ils font !

Ils ont prévu de se rassembler la semaine prochaine entre eux pour savoir ce qui se passe en Guadeloupe ! Puis la semaine du 13 ils comptent dresser un état des lieux ! Ils comptent discuter entre eux et après, mòso SARKOZY la (le fier à bras de SARKOZY) viendra dans la semaine du 20 avril 2009 pour ouvrir officiellement les Etats-Généraux et pour faire des consultations publiques ! Et cela s’achèvera à la dernière semaine du mois de mai... puisque les élections européennes vont démarrer après. Et lorsqu’il y a des élections européennes, il ne doit rien y avoir d’autre, puisqu’on est précisément en période électorale. Cà, nous le savons tous.

Cela signifie qu’en 10 JOURS (avec Pâques, 1er Mai, 8 Mai) ils vont faire les Etats-Généraux de la Guadeloupe : la plus grande consultation du peuple dans l’histoire de la Guadeloupe, qui n’a jamais encore eu lieu et qui décidera de l’avenir de ce peuple. En 10 JOURS !!! Voilà ce qu’ils nous proposent !!!

Et bien évidemment, on entend deux ou trois venir nous dire : Ah oui, c’est une chance historique ! Il faut la saisir ! Il ne faut pas que vous pratiquiez la politique de la chaise vide, sinon on dira de vous que vous n’êtes qu’une bande de voyous !...

Comme l’affirme aujourd’hui Patrick KARAM qui a couilloné les Martiniquais, Guadeloupéens et Guyanais du temps où il était président du Collectif DOM. Aujourd’hui plus personne ne veut en entendre parler ni même le voir, même pas en photo ! Il a dans cette interview dit qu’il connait l’UGTG et qu’effectivement, il avait eu l’occasion de venir à notre local. Mais nous lui disons de ne plus jamais y foutre les pieds ! Et que si jamais il s’aventurait à gravir les 48 marches qui conduisent à notre local, il aurait à les redescendre la tête en avant ! Car nous ne fréquentons ni les minables ni les dirigonflistes (opportunistes qui vont à la soupe - au riz) ! [2]

Tout cela pour dire qu’il suffit à l’Etat de sonner la cloche du repas pour trouver des gens qui vont s’assoir là et qui nous disent : Non, non, c’est une chance historique, il faut y venir !

Toutes les décisions qui vont être arrêtées dans les Etats-Généraux sont déjà prises !

Camarades, il nous suffit de prendre un un exemple : Il y a un chantier [atelier] dirigé par le président du Conseil Economique & Social Régional (CESR), Misyé Jocelyn JALTON ! [3] Le nom de cet atelier est : "La rénovation du dialogue social & la formation professionnelle". Deux thèmes qui déjà ne vont pas du tout ensemble ! Mais c’est bien évidemment un traquenard.

Car tout le monde sait que la formation professionnelle est une question pour laquelle se battent toutes les organisations, et particulièrement les organisations syndicales, membres du LKP... Mais comme ils veulent à tout prix nous enchainer dans le dialogue social, ils ont fait le choix de nous inviter à parler de la formation professionnelle pour tenter de nous brècher (hameçonner). Utiliser donc le thème de la formation professionnelle comme appât pour faire avancer le dialogue social...

Et comme depuis 4 ans ils nous proposent de créer une Association de Promotion du Dialogue Social [4] ... Ils veulent voir comment ils arrivent à casser les grèves ici ; comme ils l’ont fait en Martinique, tout en sachant qu’il n’y a jamais eu autant de licenciements en Martinique que depuis la création de cette association...

La deuxième chose qu’ils veulent mettre en place c’est un Institut Régional du Travail

Et la troisième chose qu’ils entendent créer c’est, là aussi comme en Martinique, une Agence Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail ... Ainsi en cas de problème dans une entreprise, les salariés, point besoin de faire grève, point besoin de syndicat : il suffirait de saisir l’ARACT, qui viendra faire une médiation dans l’entreprise. Plus besoin de syndicat, finissons en avec cette culture syndicale et de la grève...

Voilà ce qu’ils veulent faire, voilà leur conception du Dialogue social ! C’est cela que cet atelier est chargé de prendre comme décision : La création d’un IRT, dune APDS, et d’une ARACT !

Leur invitation aux syndicats, aux travailleurs et au peuple de Guadeloupe ne vise qu’à légitimer leurs décisions ! Afin qu’ils puissent dire : vous étiez là ! Et pour le cas où vous veniez à dire demain que vous n’êtes pas d’accord... Les conclusions écrites de leurs synthèses, ateliers et chantiers commenceront par la phrase suivante : "Les participants - noms des participants - ont décidé de..." ! Vous n’étiez peut-être pas d’accord, mais vous étiez bien là !

Voilà leur manière de fonctionner ! Car bien évidemment ils nous prennent pour des couillons, car bien évidemment ils prennent les Guadeloupéens pour un peuple d’imbéciles ! Car ces gens là fonctionnent selon le même principe que celui dicté par un de nos proverbes : Kon malpwop ki vwè térinn nèf ! (excités comme les malpropres à la vue d’une bassine neuve). C’est exactement ce qui se passe !

C’est pourquoi nous profitons pour lancer un appel à tous ces gens aussi afin de leur dire : Essayons de nous respecter un tant soit peu ! Essayons d’avoir au moins un minimum de respect envers les Guadeloupéens ! Cessons de nous précipiter toutes les fois où on nous donne à manger ! Cuisons nous même notre repas ! Aimons un peu notre pays ! Décidons ensemble de ce qu’il faut à notre pays ! Car il est inadmissible que l’on veuille de nouveau décider pour nous ! Car ce qu’il y a d’important c’est ce dont nous nous avons envie ; et non pas ce dont les autres ont envie pour nous !

Et à ceux qui seraient tentés de dire qu’il y aura du désordre, nous tenons à les rassurer : il n’y aura jamais plus de bordel qu’il n’y en a eu hier et aujourd’hui, car ce pays il y a longtemps qu’il est en bordel ! Et c’est à nous précisément de le remettre bien !

Deux mots sur l’Accord Jacques BINO

Le jeudi 26 février dernier, un accord était signé par 6 organisations patronales. Cela représentait à peu près entre 17 et 20 mille salariés.

Camarades, depuis le 26 février, les camarades des différents syndicats - qu’il s’agisse de FO, de la CGTG, de l’UGTG, de la CTU, de la CFDT, CFTC, FSU... - s’activent sur le terrain des luttes sociales pour que les patrons signent l’accord Bino.

Et aujourd’hui, c’est plus de 25000 salariés supplémentaires qui y ont droit ! Cela fait au total plus de 45000 salariés concernés, bénéficiaires en Guadeloupe ; et ceci, dans tous les secteurs d’activité : cliniques privées [5] , sécurité privée, hôtellerie, grande distribution, Banques, Immobilier... Autant d’entreprises adhérentes du MEDEF ! Ils ont signé car nous leur avons clairement signifié que s’ils ne signaient, les travailleurs resteraient engrève chez eux. Et que s’ils venaient à ouvrir malgré tout avec la complicité de l’Etat et de ses manblos, aucun Guadeloupéen n’entrerait y acheter !

Et disons le haut et fort : Aujourd’hui nous restons sur cette même position ! Nous resterons en grève totale et générale tant qu’ils n’auront pas tous signé l’Accord Jacques BINO ! Et nous leur disons tout aussi fort afin qu’ils puissent l’entendre jusqu’au ministère : demain, vendredi 3 avril 2009, ils réunissent à nouveau une commission sur l’extension de l’Accord BINO. Camarades salariés, nous ne comptons pas sur leur extension ! C’est le MEDEF qui dicte à l’Etat sa politique et qui décide de ce que le gouvernement décidera ! S’ils veulent faire l’extension, ils commenceront par retirer le préambule, car ils n’aiment pas lire ou entendre la vérité. Et ils enlèveront aussi l’article 5 portant la clause dite de convertibilité ; afin que dans un an nous perdions 50 euro et 200 euro dans trois ans !

Cela signifie camarades que quelque soit la décision qu’ils prendront demain, nous devons nous mettre en grève partout où ils n’appliquent pas l’Accord BINO !

Publié par La Centrale UGTG le vendredi 3 avril 2009

Mis à jour le samedi 4 avril 2009




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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 19:21

http://adrpourunmondeplusjuste.ning.com/events/event/show?id=2390288%3AEvent%3A5181

reunion convergences des luttes
   
Détails de l'évènement

Heure: Lundi 6 Avril 2009 de 18 30 à 23 00
Emplacement : salle des mariages 1èr étage, mairie du 2ème
Rue : 8 rue de la banque
Ville : Paris 2ème
RER Châtelet Les Halles
Coordonnées : 06.04.06.37.57.
Type d'évènement : réunion, débats, aliances
Organisé par: FERRET Daniel

Description de l'évènement
reunion de convergence
venez nombreux
préparation des positions des mouvement actifs pour les élections européennes
   





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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 18:55


http://www.tdg.ch/print/node/74486

Publié par Tribune de Genève (http://www.tdg.ch)

JUSTICE | Patrick a été jugé à Avignon hier dans une salle bondée. Verdict le 8 avril.

PASCALE ZIMMERMANN AVIGNON | 04.03.2009 | 00:01

«Il existe en France une culture policière de la brutalité et de l’impunité!» tonne William Bourdon dans la salle Beccaria du Palais de justice d’Avignon, pleine de monde. L’avocat de Patrick Mohr, qui comparaissait hier devant le Tribunal de haute instance pour outrage et rébellion envers deux policiers, n’a pas hésité à parler de «procès à l’envers». «C’est bien Patrick Mohr qui est la victime, et non les CRS qui ont porté plainte contre lui», a-t-il souligné. Il faudra attendre pour savoir si l’homme de théâtre s’est rendu ou non coupable des infractions reprochées. Le président, Marc Jean-Talon, a fixé le jugement au 8 avril.

Trois plaintes

De fait, deux affaires auraient dû être traitées simultanément. La plainte des policiers et celle de Patrick Mohr contre eux pour coups et blessures volontaires. Le 21 juillet 2008, lors du Festival d’Avignon, le metteur en scène a eu une altercation avec les forces de l’ordre, qui s’est soldée par une interpellation musclée du Genevois et sa mise en garde à vue (voir la «Tribune de Genève» du 28 février).

A ces plaintes croisées vient s’en ajouter une troisième, déposée spontanément par deux festivaliers, Michel et Annie Mula. Indignés des brutalités commises sous leurs yeux par les deux policiers envers Patrick Mohr, ils ont écrit au procureur de la République pour les dénoncer.

«J’ai fait alors engager une première enquête», résume Catherine Champrenault, procureur d’Avignon, qui requiert 500 euros d’avertissement à l’encontre du metteur en scène. «Lorsque la plainte de Monsieur Mohr s’est concrétisée, j’ai confié une enquête, plus approfondie cette fois, à l’Inspection générale des polices nationales (IGPN), «la police des polices». Celle-ci a rendu ses conclusions la semaine dernière. Le major brigadier Eric Mathelin et le gardien de la paix Franck Conéjéro «n’ont commis aucune infraction». Ils ont fait leur travail. Et Catherine Champrenault de conclure: «Il faut que les képis soient là, pour éviter l’anarchie, même si c’est la fête de la liberté.»

«C’est cavalier»

William Bourdon proteste avec véhémence. «L’IGPN, chargée de l’enquête, a rendu ses conclusions il y a… quatre jours. Disons que c’est cavalier!» Le Parquet a donc décidé de classer l’affaire faute de temps. «J’aurais pu demander le report du procès, mais Patrick et moi avons décidé de plaider aujourd’hui, car je demande sa relaxe. Nous nous réservons le droit de poursuivre ensuite les CRS.»

L’avocat de la défense a dénoncé l’absence des deux policiers à l’audience. Ils se sont fait représenter par Philippe Mouret, avocat à Avignon, qui requiert 3000 euros plus 800 euros pour ses clients à titre de dommages et intérêts: «Si Monsieur Mohr n’était pas intervenu sur un sujet qui ne le regardait pas, rien de violent ne lui serait arrivé. Il s’est rendu coupable de rébellion, freinant des quatre pieds pour résister à son interpellation.»

La salle protesterait volontiers, mais le président la tient bien en main. Insistant sur la nécessaire sérénité des débats, il expulse bavards et commentateurs, grondant aussi l’audience qui applaudit l’éloquence de Patrick, ému aux larmes à deux reprises au souvenir des violences subies et de l’humiliation.

Le procureur d’Avignon et le défenseur de Patrick Mohr finissent par tomber d’accord. Ce procès est «une affaire de culture». Pour Catherine Champrenault,, «nous avons un homme de théâtre prompt à jouer les justiciers et des policiers appliquant des articles de loi et des procédures. C’est un décalage fondé sur un malentendu. Un conflit culturel. Il existe aussi un racisme antipolice. Qui porte un uniforme ferait forcément faux? Je dis non!»

«Et moi, je suis en train de faire l’autopsie d’une bavure», rétorque William Bourdon. Car la preuve n’est apportée dans ce dossier ni pour l’outrage ni pour la rébellion. «Il y a aujourd’hui dans ce pays une culture policière de la violence. Tant que l’on couvrira les méfaits de la police, on ne lui rendra pas service.»

Le 8 avril, Patrick Mohr connaîtra le verdict. C’est aussi une certaine manière d’envisager la tâche des gardiens de l’ordre, qui sera autorisée ou sanctionnée.




 

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 18:46

Comment critiquer un livre sans l'avoir vraiment lu, par Shlomo Sand

LE MONDE | 04.04.09 | 14h51  •  Mis à jour le 04.04.09 | 14h54


Mon livre Comment le peuple juif fut inventé a été, pendant six mois, ignoré par la critique ; ce mur du silence ne l'a, cependant, pas empêché de connaître un étonnant succès en librairie, et il a donc bien fallu y faire référence ! Celle-ci n'a, hélas, pas émané d'un historien mais d'un critique littéraire : Eric Marty, qui s'est invité pour donner son point de vue (Le Monde du 30 mars), avec une véhémence digne d'un militant nationaliste.

Je ne souhaite pas réagir, ici et maintenant, à ses accusations stupéfiantes ! Je ne puis que sourire en apprenant mon statut d'"historien autodidacte" ! A cet énoncé inexact (je suis professeur d'histoire à l'université de Tel-Aviv depuis vingt-quatre ans), il me faut ajouter une seconde correction : je ne suis pas l'auteur de l'hypothèse selon laquelle les Palestiniens seraient les descendants des Judéens de l'Antiquité ; la paternité en revient à David Ben Gourion, fondateur de l'Etat d'Israël, et à Isaac Ben Zvi, qui en fut le deuxième président. Cette thèse a été, ensuite, formulée à plusieurs reprises par d'autres qui ont observé que la population juive en Palestine fut convertie à l'islam au VIIe siècle.

Je suis fondé à demander si Eric Marty a vraiment lu mon livre. S'il l'a lu, il aura pu mieux comprendre que les grands textes sacrés ne construisent pas des peuples ou des nations, mais donnent naissance à de grandes religions. Malheureusement pour lui, la Bible n'a pas créé un peuple juif, tout comme le baptême de Clovis n'a pas fondé un peuple français.

Dans Comment le peuple juif fut inventé, je ne traite pas directement de l'histoire des juifs mais j'analyse l'historiographie sioniste, en essayant de démontrer que le récit national juif sur le passé relève davantage d'un empilement de mythes mobilisateurs successifs que de l'écriture historique qui nous est familière depuis les trente dernières années. A cet égard, mon livre ne témoigne d'aucune originalité ; j'ai, en effet, appliqué à l'historiographie sioniste des principes théoriques développés antérieurement dans d'autres contextes historiographiques. Je n'ai mis en évidence que très peu de données réellement nouvelles ; je me suis "contenté" d'ordonner différemment un savoir historique déjà existant.

Voici un exemple de "mon manque d'originalité" : il apparaît dans tout manuel d'histoire en Israël, mais également en Europe, que le "peuple juif" a été exilé de sa patrie au premier siècle après J.-C., à la suite de la destruction du Temple. Or, très étrangement, on ne trouvera pas le moindre ouvrage de recherche consacré à cet acte d'exil ! Les Romains emmenaient, certes, des rebelles en captivité mais ils n'ont pas exilé de peuple du Moyen-Orient : la chose est connue de tout historien de métier, spécialiste de cette époque, mais demeure ignorée du grand public.

D'où viennent, dans ce cas, les juifs apparus en grand nombre, de l'époque romaine jusqu'au Xe siècle ? Il faut y voir le résultat d'un processus de conversions massives qui touchaient des individus isolés mais aussi des royaumes entiers d'où seront issues de nombreuses communautés religieuses. Faut-il les définir comme un "peuple" ?

Au Moyen-Age, ce terme était appliqué aussi aux religions : il était habituel de parler du "peuple chrétien". Dans les temps modernes, le mot "peuple" désigne, en langage courant, des groupes humains qui partagent une même langue, des habitudes de vie et une culture laïque commune. Je recommande, à ce propos, la lecture des Mémoires de Raymond Aron - célèbre "négateur du peuple juif" ! -, qui ne craignait pas de s'interroger : "Que signifie le peuple juif ? Existe-t-il ? Peut-on parler du peuple juif comme on parle du peuple français ? Ou comme on parle du peuple basque ? La seule réponse valable me paraît celle-ci : si l'on parle du "peuple juif", on emploie la notion de peuple en un sens qui ne vaut que dans ce seul cas" (p. 502-503).

UN "ETHNOS" ERRANT

Tout historien sérieux reconnaîtra l'impossibilité conceptuelle et l'illogisme d'une telle chose que, précisément, j'ai voulu clarifier dans mon livre. Le sionisme a décrit les juifs non pas comme un ensemble religieux important mais comme un "ethnos" errant, non pas comme une race pure mais tout de même comme un groupe humain relevant d'une origine commune qui lui donne un "droit historique" à une certaine terre.

Le sionisme, encore aujourd'hui, ne voit pas Israël comme une république au service de son "démos", c'est-à-dire de tous les citoyens israéliens qui y vivent mais comme l'Etat des juifs du monde entier. Une telle situation fait planer sur l'avenir d'Israël une interrogation peut-être plus grave, encore, que la conquête des territoires en 1967.

Si l'on a pu affirmer, un jour, que la patrie constitue l'ultime recours de l'impie, on pourrait, aujourd'hui, dire que la Shoah est devenue l'ultime recours des démagogues prosionistes ! Pourquoi se priver d'assimiler mon approche à celle des négateurs de l'existence des chambres à gaz ? C'est direct, plus c'est gros et plus ça passe, et c'est la garantie de mobiliser beaucoup de monde contre mon livre.

Je tiens à souligner qu'en Israël, dans tous les débats tempétueux autour de ce livre, jamais une telle comparaison n'a été évoquée. Mais Paris n'est pas Tel-Aviv. En France, rien de plus facile, pour faire taire des contradicteurs que d'insinuer qu'ils sont antisémites, ou peut-être pire encore : qu'ils n'aiment pas suffisamment les juifs !

On a pu dire, jadis, que la France est toujours en retard d'une guerre. J'ai, aujourd'hui, l'impression que la France a plutôt tendance à être en retard d'une souffrance ! Jusqu'à quand va-t-on, en effet, continuer à dilapider l'héritage moral de la souffrance précédente qui fut, certainement, la plus terrible d'entre toutes ? Là se situe, en fin de compte, le réel danger.

Shlomo Sand

Professeur d'histoire à l'université de Tel-Aviv,

auteur de "Comment le peuple juif fut inventé" (Fayard, 2008)

Traduit de l'hébreu par Michel Bilis




 

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 18:31

Le sommet de l'OTAN entaché par de violents incidents à Strasbourg (Associated Press)

A quelques kilomètres du Palais des Congrès de Strasbourg où étaient réunis les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'OTAN, des incidents violents ont éclaté samedi en marge des manifestations contre le sommet. Une dizaine de manifestants ont été légèrement blessés.

Des émeutiers ont mis le feu à une pharmacie, à l'Office du tourisme et à l'hôtel Ibis près du Pont de l'Europe et ont dégradé une chapelle, selon la gendarmerie. Une station-service a également été vandalisée. Plusieurs manifestants ont été interpellés suite à ces dégradations, selon la préfecture de la région Alsace.

Vers 16h (14h GMT), la préfecture comptabilisait quelque 10.000 manifestants, "dont environ un millier particulièrement violents (Black Block)". "En accord avec les organisateurs de la manifestation, qui ont fait connaître leur volonté de se dissocier des auteurs des actes de violence, le parcours a été raccourci", selon la préfecture.

Dans la foule, on pouvait voir des drapeaux de la CGT, du NPA, du PCF, et d'autres arborant le visage de Che Guevara. "Non à l'OTAN, Non à la guerre", pouvait-on lire sur une banderole.

De l'autre côté du Pont de l'Europe, à Kehl, sur la rive allemande, les policiers ont empêché environ 7.000 manifestants d'entrer sur le territoire français, à la demande de la préfecture de région Alsace.

"Pas de nations, pas de frontière. Combattez la loi et l'ordre", criaient-ils à l'unisson sous les yeux des policiers. Les manifestants ont commencé à se disperser en début d'après-midi.

Au même moment, à Strasbourg, des manifestants ont essayé de franchir un barrage de police au Pont d'Anvers, mais ils ont été repoussés par des canons à eau, des tirs de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc.
Quelques manifestants ont été blessés, mais apparemment aucun grièvement.
Selon la préfecture, il y aurait au total "une dizaine de blessés légers, parmi les manifestants", dont la plupart ont été pris en charge par le SAMU.

Un peu plus tôt, un ancien poste des Douanes avait été incendié par des protestataires qui avaient brisé les fenêtres à coups de pierres et de barres métalliques. Des manifestants vêtus de noir ont attaqué les forces de police. Et des tas de pneus ont été incendiés. D'épaisses colonnes de fumée noire s'élevaient dans le ciel.

Dans la matinée, près de 40 personnes avaient été interpellées à Strasbourg et Kehl. Vingt-cinq personnes avaient notamment été interpellées à Strasbourg alors que les forces de sécurité dispersaient plusieurs centaines de manifestants qui tentaient d'accéder au centre de Strasbourg, a fait savoir la cellule communication de la préfecture du Bas-Rhin.

Selon un des responsables de la police chargée de la sécurité pour le sommet, s'exprimant sous couvert d'anonymat, aucune arme de poing n'a été trouvée sur les manifestants. Des cocktails Molotov, des barres de fer et des battes de baseball ont en revanche été saisis sur certains manifestants.

Au total, 15.000 policiers allemands et 9.000 policiers français avaient été mobilisés pour assurer la sécurité du sommet, alors que des hélicoptères survolaient Strasbourg.

Dans un communiqué, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) a dénoncé "l'état de siège mis en place à Strasbourg avant et pendant la réunion de l'OTAN". "Tout a été fait pour empêcher les manifestants de défiler pacifiquement", estimait le parti d'Olivier Besancenot, jugeant que "l'objectif du gouvernement était clair, faire passer pour des casseurs tous ceux et celles qui souhaitaient manifester leur opposition à l'OTAN". AP




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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 20:12


Européennes : se battre pour l’unité !

www.lafederation.org

Nous ne prenons pas notre parti de la division qui s’installe dans la gauche de gauche pour une autre Europe, sociale, écologique, pour l’égalité des droits, antiraciste, et féministe.

Il est indispensable de continuer le combat pour une liste unitaire jusqu’à la fin, c’est à dire jusqu’à la clôture du dépôt officiel des listes. Une fusion des listes actuellement concurrentes reste toujours possible.

La division est un recul pour l’Europe que nous voulons

La crise, la montée dramatique du chômage de masse, rendent une Europe démocratique, sociale, écologique, plus que jamais nécessaire.

Ensemble, en 2005, nous avons mené un combat pour la démocratie des citoyennes et des citoyens, contre une Europe des multinationales, des technocrates et des lobbies. Jugeons-nous aujourd’hui ce combat inutile ?

Ensemble, en 2005, nous avons dit que nous voulions construire une Europe sociale, écologique, pour l’égalité des droits, antiraciste, et féministe, à la place de celle du capital. Nos guerres internes rendent-elles ce combat caduc ?

La division va renforcer la droite et le social-libéralisme

L’écart entre la résistance au Sarkozyme et les logiques de boutiques partisanes va grandissant. C’est pourquoi la droite risque une fois encore de l’emporter électoralement, alors qu’elle est massivement désavouée dans la rue. Nous ne pouvons pas nous réfugier derrière les responsabilités bien réelles du PS dans cette situation : il y a bel et bien crise de notre gauche.

Nous ne pouvons reporter, échéance après échéance, les réponses à cette crise : les forces de gauche qui s’opposent au libéralisme doivent se rassembler, dans la rue et dans les urnes. La Fédération a toute sa place dans ce rassemblement. C’est pourquoi nous devons continuer à faire signer l’appel « réaliser une campagne unitaire, c’est possible ! ».

L’unité, comment ?

La crise de notre gauche, c’est son incapacité à donner à voir largement le monde que nous voulons. Nous proposons des comités unitaires larges et ouverts, non seulement dans la perspective de la campagne européenne, mais aussi dans celle d’un front permanent contre la droite et le social-libéralisme, et dans celle de la construction d’une alternative sociale et écologique.

La crise de notre gauche, c’est encore son incapacité à agir ensemble, dans le respect des diversités de chacune de ses sensibilités politiques, sociales, associatives et culturelles. A l’opposé des logiques d’hégémonie partidaire ou de cartel électoral, nous pensons que la diversité est une force, qui doit être visible.

La crise de notre gauche, c’est aussi son incapacité à mettre en œuvre une autre manière de faire de la politique. Nous devons proposer d’y intégrer la « société civile militante » dans ses dimensions citoyennes, syndicales, associatives et culturelles, afin de constituer une masse critique capable de disputer l'hégémonie au PS sur le terrain militant et électoral.

Nous continuons à poser la question de l’élection à partir des mobilisations en cours, comme leur prolongement.

Si, à la date limite du dépôt des listes, la division l’emporte, nous appellerons à voter pour battre la droite et pour battre toutes les listes qui approuvent le Traité de Lisbonne.

Le vote indicatif très majoritaire :

Sur 80 personnes présentes au moment du vote : 4 contres, 5 abst, 2 NPPV, le reste Pour.




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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 20:01

http://lafederation.org

contact@lafederation.org


Motion : Boycott des produits israéliens et campagne pour la libération de Salah  Hamouri         

Le 7 février lors de la réunion des militant-e-s de la Fédération, nous exprimions notre opposition à la guerre coloniale de l’Etat d’Israël contre le peuple palestinien et notre soutien aux demandes légitimes de ce peuple alors que l’armée israélienne perpétuait des massacres à Gaza. [pour mémoire : 1 434 morts, dont 960 civils, 239 policiers, et 235 combattants. Parmi eux, 288 enfants et 121 femmes, Source : Palestinian Centre for Human Rights (PCHR)]

La Fédération en prenant cette résolution que vous pouvez retrouver sur notre site  et en annexe rappelait ces exigences, pour permettre l’existence d’une paix juste et durable au Proche-Orient.

Nous pensons que cette lutte pour les droits du peuple palestinien doit s’amplifier et pour cela s’exprimer dans des préoccupations quotidiennes.

Nous décidons de populariser et d’aider à se réaliser l’appel qui nous est lancé :   « Nous, représentants de la Société Civile Palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles  internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d'investissement contre Israël tels que ceux  appliqués à l'Afrique du Sud à l'époque de l'Apartheid ».

Nous décidons ce jour d’inviter tous les groupes et collectifs de la Fédération et aussi chacun et chacune à s’inscrire dans la campagne relancée récemment de boycott des produits israéliens (plus d’infos ici : http://www.boycottisraelinternational.org ),

De même, nous pensons  insupportable que, depuis le 13 mars 2005, Salah Hamouri, étudiant Franco-palestinien, soit détenu illégalement en Israël. 

Nous décidons donc aussi de faire nôtre la campagne exigeant sa libération tant en direction de l’Etat d’Israël qu’en direction du Gouvernement Français afin qu’il agisse réellement et obtienne sa libération (plus d’infos ici : http://soutiensalahhamouri.over-blog.com )



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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 21:37

http://fr.news.yahoo.com/63/20090401/tpl-des-journalistes-de-france-3-et-rue-5cc6428.html

Des journalistes de France 3 et Rue 89 convoqués pour la vidéo off de Sarkozy: "On est dans l'absurde"

Ce mercredi 1er avril, rue du Château des Rentiers dans le XIIIème arrondissement de Paris, devant la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, il y avait une effervescence inhabituelle.

Augustin Scalbert, journaliste à Rue 89, Joseph Tual et Carine Azzopardi journalistes à France 3 étaient convoqués à 9h30 à la BRDP. Pierre Haski, le directeur de la publication de Rue89, était convoqué dans l'après-midi.

Une convocation réelle - malgré ce 1er avril - qui s'inscrit dans la plainte déposée par France 3 suite à la diffusion d'une vidéo off montrant Sarkozy avant une interview le 30 juin 2008.

Ce mercredi matin donc, Augustin Scalbert et ses confrères ont été entendus entre 2 et 3 heures au sujet de cette vidéo par la police judiciaire.

Plusieurs médias, mais pas tous, s'étaient déplacés pour couvrir l'évènement.

Dans le discours que tient Jean-François Téaldi, président de l'intersyndicale de France Télévisions, avant que les journalistes n'entrent à la BRDP, il n'hésite pas à évoquer "le régime de Pétain" et dénonce une "dérive du pouvoir".

Le Post l'a interviewé un peu plus tard dans la matinée:

Des slogans comme "Carolis, ridicule", "Nous aussi on a des cassettes" ou" De Carolis indic de la police" n'ont cessé de fuser toute la matinée, lancé notamment par des syndicalistes de France 3.

Ici: "Liberté d'information":

Ici "Carolis ridicule" et "Nous avons la cassette":

Toute la matinée également, on a évoqué la menace d'une garde à vue, mais finalement, il n'en est rien.

Joseph Tual est sorti en premier. L'affaire fait sourire ce routard de l'information, qui rappelle à ses confrères qu'il est déjà poursuivi dans d'autres affaires tout simplement pour avoir fait son travail. Joseph Tual travaille notamment sur l'affaire Ben Barka, la mort du juge Borrel ou encore l'enlèvement de Guy-André Kieffer.

Une demi-heure plus tard, ce fut au tour de Carine Azzopardi de sortir, mais la journaliste était visiblement sous le coup de l'émotion et n'a pas souhaité s'exprimer outre-mesure.

Dernier sorti, Augustin Scalbert. Le journaliste de Rue 89 était plutôt décontracté. Comme il le dit dans l'interview ci-dessous, il n'a cessé d'invoquer l'article 109 du code pénal qui permet à un journaliste entendu comme témoin de protéger ses sources.

Mercredi midi, Pierre Haski, le directeur de la publication de Rue 89, se dit "soulagé" mais rappelle "Rue 89 reste sous la menace d'un procès pour vol et recel".

Quelques éléments en suspens:

1. Caméras de surveillance VS protection des sources: les journalistes de France 3 dénoncent le système de caméra de surveillance mis en place dans les locaux de France Télévisions depuis une dizaine d'années. Pour eux, ce système met en danger la protection des sources, preuve en est avec la convocation de deux journalistes de France 3 après qu'ils aient été reconnus sur des bandes de vidéos surveillances.

2. La mise à disposition des bandes de vidéo surveillance par France 3 à la police: Comme Augustin Scalbert l'affirme à la sortie de son audition, le procès verbal de France 3 indique que la chaîne s'est proposée pour donner ces images. Un point qui inquiète les journalistes de la chaîne.

3. Une convocation le 1er avril, un hasard? L'un des trois journalistes auditionnés ce mercredi confiait qu'un policier avait lâché: "une convocation le 1er avril, c'est pas un hasard". Un pied de nez de la police pour démontrer le ridicule de la poursuite? C'est ce que certains croient.  En outre, les trois journalistes auditionnés mercredi matin ont souligné la grande courtoisie de la police à leur égard.

4. Pas de garde à vue ce mercredi mais... cela ne signifie pas qu'il n'y ait pas de suites comme le rappelle Pierre Haski.



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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 21:30

Appel de la coordination nationale étudiante réunie à Paris 1
dimanche 29 mars 2009 (21h07)

Nous, étudiant-e-s mobilisé-e-s, délégués de 39 universités, en lutte depuis mi-janvier sommes réunis ces 28 et 29 mars à Tolbiac Paris I (Saint-Hippolyte) pour la sixième coordination nationale étudiante (CNE). Nous réaffirmons que la CNE, émanation directe des Assemblées Générales qui réunissent des dizaines de milliers d’étudiant-e-s en France, est la seule et unique instance légitime pour représenter le mouvement étudiant dans son ensemble et qu’aucune direction syndicale ou politique ne saurait se substituer à son rôle.

Nous constatons que la mobilisation se poursuit dans les universités. Il est important d’amplifier la grève, mais aussi de l’étendre à d’autres secteurs. De la maternelle à l’université, mêmes attaques, même combat ! Etudiant-e-s, enseignant-e-s, lycéen-ne-s se sont mobilisés pour l’instant tour à tour. Il est temps d’agir tou-te-s ensemble en même temps. Nous appelons aux manifestations communes « de la maternelle à l’université » du 2 et du 8 avril.

Après le 19 mars, nous dénonçons l’attentisme des directions syndicales. La seule stratégie conséquente est la construction de la grève générale qui seule peut nous permettre de gagner sur nos revendications. A cet égard, les organisations syndicales doivent prendre leurs responsabilités et s’inscrire dans cette perspective. Sans attendre, construisons à la base partout un front unitaire réunissant étudiant-e-s, lycéenne- s, salarié-e-s, précaires, chômeur-euse-s organisations et collectifs pour poser des perspectives, notamment par des AG et forums interprofessionnels dans la réalisation concrète d’une véritable convergence des luttes. Nous proposons une journée d’action interprofessionnelle le 7 avril.

Nous dénonçons la tactique du gouvernement qui vise à diviser le mouvement par des effets d’annonce. Nous répondons : Darcos a été obligé de reculer d’un an la mise en place de la masterisation. C’est le produit de la lutte et de la non-remontée des maquettes des diplômes. Mais comme pour le reste, nous ne voulons pas de report mais le retrait. Nos revendications sont claires et plus que jamais nous exigeons l’abrogation de la LRU, l’abandon de ses différents plans d’application et le retrait des décrets qui en découlent...

Plan Campus, plan réussite en Licence, réforme dite de la « masterisation de la formation des personnels éducatifs », réforme du financement des universités sur des critères de performance, réforme du contrat doctoral unique, réforme du statut des enseignants-chercheurs, globalement nous rejetons toute la politique universitaire initiée depuis le processus de Bologne qui impose une même logique de rentabilité et de mise en concurrence des universités sur l’Europe entière (contre-sommet de Louvain les 28 et 29 avril prochains qui s’oppose à ce processus). Cela se traduit concrètement par les différentes mesures contre lesquelles nous luttons actuellement.
   
Aujourd’hui un-e étudiant-e sur deux est contraint de se salarier pour financer ses études. Avec la destruction du système d’aide sociale, le démantèlement des CROUS (rapport Lambert) et du planning familial, la dégradation des conditions de vie va encore s’aggraver. Aussi, nous réclamons l’augmentation en nombre et montant des bourses sur critères sociaux et leur indexation sur le coût de la vie ainsi que la construction massive de logements sociaux.

Nous demandons également le retrait immédiat du projet de loi sur les prêts étudiants qui ouvre la porte à une augmentation des frais d’inscription. Toute forme de sélection à l’université est inacceptable. Nous réaffirmons notre attachement à un système éducatif totalement public, gratuit, laïc et accessible à tou-te-s. La mission de l’université ne doit pas être la marchandisation du savoir, ni une professionnalisation à outrance, mais bien la diffusion de connaissances et la promotion de l’esprit critique, et la délivrance de diplômes de qualité reconnus par les conventions collectives donnant accès à des droits sur le marché du travail. Face aux mouvements sociaux en cours, la seule réaction des dirigeant-e-s est le déploiement d’un arsenal sécuritaire particulièrement violent (vigiles, forces de l’ordre sur les campus, arrestations massives, contrôles d’identités, fichages...) et la criminalisation de la contestation. Nous appelons au soutien de tout-e-s nos camarades victimes de la répression policière, judiciaire et administrative et à l’abandon de toutes les poursuites engagées, ainsi qu’à la création de collectifs de soutien.

Parmi les plus touché-e-s par ce système oppressif, se trouvent aussi en première ligne les sans-papier. Nous soutenons leur lutte et exigeons la régularisation immédiate et inconditionnelle de chacun-e d’entre eux/elles.

La coordination nationale appelle tou-te-s les étudiant-e-s à continuer la grève jusqu’à satisfaction, à la radicalisation, à l’extension du mouvement, à amplifier les blocages d’universités, à tenir des piquets de grève en continu ou, à défaut, les jours de mobilisation nationale, au blocage économique etau blocage des CA

Nous appelons à la participation aux journées du 2 avril, manifestation nationale de la maternelle à l’université appelée par la CNU, du 7 avril, journée d’action interprofessionnelle et du 8 avril, manifestation nationale de la maternelle à l’université appelée par la CNU

La prochaine CNE se tiendra à Orléans le 4 et 5 avril.



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