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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:28

http://lariposte.com/Solidarite-avec-le-mouvement-des-masses-iraniennes-1238.html


Solidarité avec le mouvement des masses iraniennes – Déclaration du Courant Marxiste Révolutionnaire (Venezuela)   

En réponse aux récentes interventions du Président Hugo Chavez sur la situation en Iran, nos camarades vénézuéliens ont publié cette déclaration. Ils y expliquent pourquoi nous soutenons le mouvement de masse en cours et quelle est la véritable nature du régime iranien.

En Iran, il y a une situation où l’opposition dénonce une fraude électorale, où ces accusations reçoivent le soutien des puissances impérialistes, et où des manifestations de rue contestent les résultats. On comprend que des révolutionnaires, au Venezuela, puissent y voir un parallèle avec des situations bien connues de la révolution bolivarienne. Plus d’une fois, au Venezuela, l’oligarchie contre-révolutionnaire – appuyée par l’impérialisme – a essayé de créer une situation de chaos, dans les rues, en criant à la « fraude électorale », dans le but de discréditer les victoires électorales de la révolution (lors du référendum révocatoire de 2004, lors des élections présidentielles de 2006, lors du référendum constitutionnel de 2007, etc.)

Cependant, un tel parallèle ne correspond pas à la réalité.

La République islamique : un régime révolutionnaire ?

Tout d’abord, la République islamique n’est pas un régime révolutionnaire. La révolution iranienne de 1979 était une authentique révolution de masse, à laquelle participaient activement les travailleurs, la jeunesse, la paysannerie, les soldats, les femmes, etc. La grève générale des travailleurs du pétrole fut l’élément décisif dans la chute du régime du Shah. Des millions de travailleurs s’organisaient dans des shoras (comités d’usine) et prenaient le contrôle des entreprises – d’une façon semblable à ce qu’ont réalisé les travailleurs du pétrole, au Venezuela, lors du lock-out patronal de décembre 2002. Des millions de paysans iraniens occupaient les terres des grands propriétaires terriens (comme le font les paysans vénézuéliens, aujourd’hui). Les étudiants occupaient leurs universités et s’engageaient dans leur démocratisation, pour mettre un terme à l’élitisme qui y dominait jusqu’alors. Les soldats, eux aussi, s’organisaient dans des shoras (conseils) et prenaient des mesures pour purger l’armée de ses officiers réactionnaires. Les nationalités opprimées (Kurdes, Arabes, Azéris, etc.) luttaient pour leur liberté. Le peuple iranien secouait le joug de l’impérialisme.

Cependant, entre 1979 et 1983, la République islamique s’est consolidée sur la base d’un écrasement de cette révolution par le clergé fondamentaliste. En quelques années, toutes les conquêtes de la révolution de 1979 ont été détruites. Les paysans ont été expulsés des terres qu’ils occupaient. Les comités d’usine ont été liquidés et remplacés par des shoras islamiques. Les travailleurs ont été privés du droit de s’organiser et de faire grève. Une interprétation particulière de l’Islam a été imposée à la population. Les droits de femmes ont été brutalement écrasés. L’oppression idéologique de la majorité du peuple a atteint des sommets.

Le détournement et l’écrasement de la révolution de 1979 ne fut possible que sur la base de la politique erronée des organisations de gauche, qui pensaient pouvoir former un Front unique avec le clergé musulman dirigé par l’Ayatollah Khomeini. Elles ont payé leurs erreurs au prix fort. En l’espace de quatre ans, la République islamique s’est consolidée en attaquant brutalement la gauche. Ce faisant, le clergé musulman a dû se parer d’un masque anti-impérialiste. Il a organisé l’incident de l’ambassade américaine et a habilement utilisé la guerre contre l’Irak. En 1983, tous les partis de gauche étaient interdits (malgré leur soutien initial à Khomeini), et quelque 30 000 militants de la gauche réformiste, nationaliste et révolutionnaire avaient été assassinés. Telles sont les origines de l’actuelle République islamique d’Iran. Ce n’est pas un régime révolutionnaire – mais, au contraire, un régime né de
l’écrasement d’une révolution.

Y a-t-il eu fraude électorale ?

Certains prétendent qu’il n’y a pas eu de fraude électorale, en Iran, le 13 juin dernier. Or, de nombreux éléments attestent de la fraude. Mais soulignons déjà que pour se présenter, tout candidat devait être préalablement approuvé par un organe non-élu de 12 dignitaires, le Conseil des Gardiens.

En ce qui concerne la fraude elle-même, ne donnons qu’un exemple. Le candidat conservateur Hoshem Rezaei, qui n’a ni appelé à manifester, ni participé aux manifestations, a dénoncé le fait que dans 80 à 170 villes, la participation était supérieure au nombre d’inscrits ! Dans toutes ces villes, Ahmadinejad l’a emporté à une large majorité – dans certains cas avec 80 ou 90% des voix. Le 21 juin, après une semaine de manifestations, le Conseil des Gardiens a dû partiellement reconnaître le bien-fondé des accusations de fraude. Au nom du Conseil des Gardiens, Abbas-Ali Kadkhodaei a déclaré que « les statistiques fournies pas les candidats, qui prétendent que dans 80 à 170 villes, il y aurait eu davantage de votes que d’inscrits – ces statistiques sont fausses. Ce n’est le cas que dans 50 villes. » Plus loin, il explique que dans la mesure « où cela ne concerne que 3 millions de personnes », cela ne pouvait pas
modifier le résultat final.

Ahmadinejad – un révolutionnaire ?

Comme le clergé en 1979, Ahmadinejad a cherché à gagner le soutien des masses en recourrant à une rhétorique anti-impérialiste et « pro-pauvres ». Mais comparons la situation au Venezuela, aux conditions réelles du peuple iranien, sous la présidence d’Ahmadinejad. Premièrement, au Venezuela, la révolution s’est traduite par un puissant développement des organisations syndicales et des luttes militantes des travailleurs. Le Président Chavez a appelé les travailleurs à occuper les entreprises abandonnées et à les administrer sous contrôle ouvrier. En Iran, les travailleurs n’ont ni le droit de se syndiquer, ni le droit de faire grève – et lorsqu’ils bravent ces lois anti-démocratiques, ils s’exposent à la répression la plus brutale. Par exemple, lorsque 3000 chauffeurs de bus de Téhéran ont pris l’initiative d’organiser un syndicat, l’entreprise a répondu par des licenciements massifs. Les dirigeants syndicaux ont également été attaqués par la police – y compris le secrétaire général du syndicat, Ossalou.

Lorsque des militants syndicaux, à Sanandaj, ont essayé d’organiser une manifestation, le 1er mai 2007, la police les a brutalement réprimés. Onze dirigeants ont été condamnés à une séance de flagellation et au paiement d’une amende. Lorsque 2000 militants ouvriers ont essayé d’organiser une manifestation du 1er mai, cette année, à Téhéran, la police les a également réprimés. 50 militants ont été arrêtés (certains sont toujours en prison). Des millions de travailleurs iraniens n’ont pas reçu de salaires depuis des mois. Lors qu’ils essayent de s’organiser, la police les réprime.

Au Venezuela, la révolution bolivarienne a mis un coup d’arrêt au processus de privatisation d’entreprises publiques – et a nationalisé un certain nombre d’entreprises. En Iran, Ahmadinejad a accéléré la privatisation des entreprises publiques. Près de 400 entreprises ont été privatisées, depuis 2007, y compris les télécommunications, l’aciérie Isfahan Mobarakeh, le complexe pétrochimique d’Isfahan, l’entreprise Ciment Kurdistan, etc. Parmi les entreprises qui ont été privatisées figurent la plupart des banques, des entreprises du pétrole et du gaz, les assurances, etc.

Même si le gouvernement d’Ahmadinejad critique l’impérialisme américain, dans le but de détourner l’attention des masses des problèmes internes, il n’est même pas conséquent dans sa lutte contre cet ennemi. L’intervention américaine en Irak a pu compter sur la passivité de la classe dirigeante et du gouvernement iraniens, qui voyaient d’un bon œil l’affaiblissement de cette puissance rivale, dans la région. Au lieu de favoriser une lutte de libération nationale unifiée, en Irak, le régime iranien a joué un rôle clé dans la division des Irakiens suivant des lignes religieuses.

Le « réformateur » Moussavi ne vaut pas mieux. Il était premier ministre dans les années 80, à l’époque du massacre de 30 000 militants de gauche. Tout d’un coup, il a découvert que la République islamique – à laquelle il ne s’oppose pas, sur le fond – avait besoin d’être « réformée », c’est-à-dire de subir quelques changements mineurs, de façon à ce que tout reste comme avant. L’opposition entre Ahmadinejad et Moussavi est l’opposition entre deux sections du régime réactionnaire : l’une veut faire des réformes d’en haut pour éviter une révolution d’en bas ; l’autre redoute que des réformes d’en haut ne déclenche une révolution d’en bas.

Ces divisions, au sommet, ont ouvert un espace pour un authentique mouvement de masse. Y a-t-il le moindre doute sur le caractère populaire et révolutionnaire de ce mouvement ? Voyons quelle est l’attitude de l’avant-garde ouvrière iranienne, à son égard. Pendant la campagne électorale, la plupart des organisations syndicales et ouvrières (qui sont illégales) n’ont appelé à voter pour aucun des candidats en lice, car, expliquaient-elles, aucun des candidats ne représentait les intérêts des travailleurs. Cette position était parfaitement correcte. Cependant, une fois le mouvement de masse engagé, le syndicat des chauffeurs de bus de Téhéran (Vahed) a exprimé son soutien sans faille au mouvement. De même, les travailleurs de Khodro Iran, la plus grande entreprise de l’industrie automobile du Moyen-Orient, ont organisé une grève d’une demi-heure pour soutenir le mouvement. A présent, les militants révolutionnaires iraniens discutent la question d’une grève générale contre le régime et pour les droits démocratiques.

Comme révolutionnaires, nous devons évidemment nous opposer à toute ingérence impérialiste en Iran. Ces dernières années, à l’occasion de forums internationaux, le président Chavez a correctement dénoncé les menaces impérialistes contre l’Iran. Cependant, il serait fatal de mélanger révolution et contre-révolution. La révolution bolivarienne doit être du côté du peuple iranien, des travailleurs, des jeunes et de femmes qui, dans les rues de Téhéran et d’autres villes, accomplissent leur Caracazo ou leur « 13 avril » contre le régime réactionnaire et détesté d’Ahmadinejad.

Le 18 juin, le Président Chavez a une nouvelle fois félicité Ahmadinejad pour sa réélection. Chavez a parlé de la « solidarité du Venezuela face à l’agression du capitalisme mondial contre le peuple de ce pays ». Le Courant Marxiste Révolutionnaire, au Venezuela, ne partage pas cette position. Les observations ci-dessus sont destinées à nourrir ce débat.

Les images de la répression brutale contre la jeunesse et les travailleurs d’Iran ont provoqué une vague d’indignation, dans la jeunesse et la classe ouvrière du monde entier. Conscients de cela, les médias bourgeois s’efforcent – avec un cynisme et une démagogie caractéristiques – d’assimiler le Venezuela à l’Iran – et Chavez à Ahmadinejad.

En comparant ces deux régimes et ces deux dirigeants, les médias capitalistes cherchent à semer la confusion, chez les travailleurs du monde entier, et à miner la sympathie dont bénéficie la révolution vénézuélienne. Les travailleurs et la jeunesse révolutionnaires du Venezuela ne peuvent contrer cette campagne qu’en ouvrant un débat sérieux sur le caractère réel du régime iranien, en étudiant l’histoire de ce pays et sa situation actuelle – et en manifestant notre solidarité avec la lutte que mènent nos frères et sœurs d’Iran pour conquérir ces droits dont nous bénéficions, ici, au Venezuela. Nous devons à la fois dénoncer la répression des masses iraniennes et les manœuvres des mpérialistes.

En même temps que nous rejetons toute interférence impérialiste, nous soutenons le mouvement révolutionnaire des masses iraniennes contre la République islamique, pour des droits démocratiques et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Au Venezuela, le 22 juin 2009





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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:04

CALAIS , ville en état de siège simplement pour provoquer et criminaliser les no-borders et les migrants

des milliers de policiers armés jusqu'aux dents ......

des militaires armés

des hélicoptères qui survolent la ville jour et nuit

la mairie, la sous préfecture, les commissariats, les centres commerciaux  entourés de grilles et surveillés par des dizaines de membres des forces de l'ordre armés !

plusieurs centaines de véhicules de police ( véhicules banaliés , fourgons, berlines, autobus )  venus de toute la France ne cessent de circuler en ville usant et abusant des sirènes ( bravo le PLAN CARBONE  ! )

contrôles incessants des passants "typés" : jeunes, décontractés, sacs à dos, étrangers, arrestation arbitraire, garde à vue arbitraire, fouilles des véhicules notamment immatriculés hors 62

CALAIS est en guerre, personne ne peut s'imaginer la situation

ce soir encore attaque du camp des no-borders avec des grenades à partir de l'autoroute coupée plus de deux heures !

et toujours le silence consternant de TOUS les POLITIQUES face à cette situation de non droit !  aucun POLITIQUE ne s'offusque du siège de CALAIS !

Jean Claude Lenoir  Calais






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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 19:51

LETTRE OUVERTE D’AVOCATS A NICOLAS SARKOSY

Pointe-à-Pitre, le 25/06/09

Monsieur le Président de la République,

Votre venue éclair en Guadeloupe et en Martinique est l’occasion pour les Avocats que nous sommes de vous interpeller sur la situation inique qui frappe tous ceux d’entre nous qui ont osé et osent encore se dresser contre les dysfonctionnements de l’appareil judicaire qui sévissent et prospèrent « sous les cocotiers ».

La lutte pour la défense des droits de l’Homme est un combat permanent et passe par la défense intransigeante de la violation des droits de ceux qui ont pour mission de DEFENDRE.

C’est en ce combat que nous Avocats Guadeloupéens et Martiniquais militants, croyons de  toutes nos forces, souvent au péril de notre liberté de penser, voire de notre liberté tout court.

Faut il vous rappeler que déjà, après les évènements de Mai 1967, qui ont décimé les populations ouvrières en Guadeloupe, le Bâtonnier Félix RODES, devait comparaître en 1968 devant la Cour de sûreté de l’état (français bien sûr) pour y être acquitté.

Faut il vous rappeler qu’en 1983, le Bâtonnier Roland EZELIN allait faire l’objet de poursuites disciplinaires à la demande du Parquet Général pour des faits d’outrage, faits pour lesquels la Cour Européenne des Droits de l’Homme le blanchira totalement et condamnera la France (arrêt  Strasbourg 26 Avril 1991 - EZELIN contre France).

Faut il vous rappeler que quelques années plus tard, Maître Brigitte RODES, connaîtra les foudres du Parquet pour des faits d’outrage, avant d’être relaxée par le Tribunal Correctionnel.

Faut il vous rappeler que Maître FALLA connaîtra la célérité du même parquet et d’un magistrat du siège pour avoir répondu à une interview et se voir par là même poursuivi à Paris pour des faits de diffamation envers un magistrat.

Faut il vous rappeler que Maître Harry DURIMEL (l’Avocat ayant dénoncé le scandale du chlordécone), sera la cible du Parquet en 2007, avant  que la procédure inique diligentée à son encontre ne soit purement et simplement annulée par la Chambre de l’Instruction, pour être finalement contre toute attente validée par la Cour de Cassation.

Faut il vous rappeler que Maîtres Sarah ARISTIDE et Patrice TACITA, déposeront plainte avec constitution de partie civile en 2007 et 2008 pour écoutes illicites et que le Parquet fera tout pour étouffer ces deux affaires.

Mieux faut il vous rappeler que ces deux Avocats se verront poursuivis par un juge d’Instruction et le procureur de la république de POINTE-A-PITRE, pour avoir osé dénoncé publiquement le traitement réservé à leurs plaintes, pour des faits de diffamation publique envers un magistrat et de violation du secret professionnel.

Faut il vous rappeler que la procédure initiée à l’encontre de Maître ARISTIDE et TACITA est aujourd’hui confiée à un juge d’instruction parisien dans le seul but de couper ces Avocats militants d’une véritable justice, de leur soutien populaire et de leurs Conseils Guadeloupéens Martiniquais et Guyanais.

Faut il vous rappeler que nos Confrères militants pour ces mêmes valeurs en terre Martiniquaise ne sont pas mieux lotis et que ce sont encore une fois toujours les mêmes Maîtres MANVILLE, DUHAMEL, GERMANY, CONSTANT et autres, qui subissent les affres de la même justice coloniale.

Faut il vous rappeler que d’autres Avocats outre les procédures judiciaires sus visées, subissent au quotidien la férocité du recouvrement fiscal et social.

Est il normal que les foudres de cette justice là s’abattent de façon systématique et implacable sur tous ceux qui osent la dénoncer et la combattre ?

Si nous n’avions pas fait le choix d’être des Avocats Militants, engagés aux côtés des plus démunis, des étrangers et des syndicalistes, il est certain que nous ne subirions pas encore aujourd’hui le sort de ceux que l’ordre répressif veut briser pour museler les droits de la défense.

Il y aurait largement matière à ce qu’une commission parlementaire enquête sur ces dysfonctionnements qui déshonorent l’état de droit.

Nous ne pouvions demeurer taisant, à l’heure où vous vous apprêtez à fouler notre Péyi Gwadloup et ne désespérons pas d’une réponse de votre part face à nos légitimes interrogations.

Nous vous prions de croire Monsieur le Président de la République à l’assurance de nos salutations distinguées.

Messieurs les Bâtonniers Roland EZELIN – Félix RODES,

Maîtres Sarah ARISTIDE - Evita CHEVRY – Brigitte RODES – René FALLA – Harry DURIMEL - Patrice TACITA –


www.ugtg.org


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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 19:34

La situation commence à être très inquiétante dans ce pays.

La CGT vient de dépasser les limites en envoyant ses vigiles matraquer les sans-papiers.

L'histoire se répète. L'arrivée de Sarkozy n'a pas suffi aux aveugles, sourds, muets de naissance pour comprendre que, dans ce pays, il n y a que l'UMP et l'aile gauche de l'UMP.

Le PS, le PC, les verts, la CGT, la CFDT qui ont torché les sans-papiers en 96, de Pajol à St Bernard, se sont servis de la misère des hommes pour leur fonds de commerce.

Aujourd'hui, devant la Bourse du travail, ce que je viens de dire se confirme : un groupe de 300 sans-papiers décident de rester devant les locaux, avec à peine 30 soutiens sans étiquette. Où sont tous les partis de gauche et les militants ?

Une grande partie de cette faute là vient des immigrés eux-mêmes : maliens, sénégalais. Aujourd'hui, sur 120 000 sénégalais résidant en France, il y a 50 000 doubles nationalités, 40 000 cartes de séjours et  30 000 sans papiers. Où sont-ils quand il s'agit de soutenir leurs frères? Surtout les doubles nationalités. Cela dit, si soutenir les sans papiers, c'est les gérer comme les gèrent les syndicats et partis politiques français, foutez leur la paix !

Les politiques en France imposent aux citoyens le communautarisme, ils le voit partout, alors assumons-le jusqu'au bout ! Ne soyons pas les dindons de la farce. Les politiques forment une communauté. Les opprimés doivent former la leur dans la théorie et la pratique.

La diaspora africaine est nuisible, lâche et opportuniste. Nous devons dès à présent boycotter les salles de réunion gérées par la CGT, autres syndicats et partis politiques. Nous devons compter sur nos propres forces et défendre nos causes. On ne peut pas être soit-disant de la même famille, même équipe avec des maillots différents. La faiblesse et le manque de solidarité de la diaspora africaine permettent à la réaction de l'opprimer. Que ferons demain les africains adhérents de la CGT ? Votre attitude est minable et honteuse. On récupère certains à qui l'on remet des cartes de séjour et on en exclut d'autres, d'une manière injuste, et vous fermez les yeux et courber l'échine.

Je persiste et signe que la double nationalité empêche l'émancipation des peuples qui s'en servent. Tous ces minables chefs d'Etats Africains ont une double nationalité. Les gouvernements européens la leur distribue pour mieux les posséder. Ce qui confirme que le sous-développement est mental. Ces hommes contribuent à l'exploitation de leur peuple. Quoi qu'on puisse dire, l'arrivée de Sarkozy a bien démystifié certaines pratiques. Le discours de Dakar a une grande part de vérité.

La diaspora africaine est invisible quand il s'agit de défendre ses frères. Nous l'avons constaté depuis la lutte de St Bernard. Le peu d'africains qui ont participé à cette lutte faisaient partie des groupuscules appelés « parties politiques africains » qui venaient mettre en place ce que leur patron français leur ordonnaient, entourés par le Parti Communiste et les Verts. Ces bouffons, par leur action, ont réduit de trois-quart la grandeur de cette revendication qui était partie de la rue St Ambroise. Je vous rappelle seulement que plus de 3000 dossiers étaient déposés à St Ambroise et il en restait 314 à Pajol. Il est temps de mettre fin à cette mascarade.

Maman Ségolène, où es-tu ? La place de la république est plus proche que Dakar. Olivier, l'anticapitaliste, je ne t'ai pas vu hier ? Et toi, Mélenchon, tu es déjà contaminé par le PCF ? Mon petit Benoît Hamon, l'aile gauche du PS, c'est ton poste de porte parole qui t'a fait peur ou ton échec des européennes ? Dany et José : vos 16 % des européens, élections où près de 60% des électeurs ne se sont pas présentés, vous ont donné des ailes et rapprochés de l'Elysée ou quoi ?

Quelle honte ! Ils sont tous les mêmes !

Je lance un appel aux camarades, proches, amis, de venir Samedi 27 juin à 14 heures au 58 rue des Amandiers, Métro Père-Lachaise pour rendre hommage à Lamine, parti brutalement, il y a déjà deux ans.

Je ne terminerai pas ce texte sans mettre en garde les nostalgiques des années des 40, et leur dire que la nature n'a jamais créé une chose de la même manière. Les indexés d'aujourd'hui ne se laisseront pas canarder.

Méprisable comme l'être humain peut l'être.

"Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l'accomplir ou la trahir" (Frantz Fanon)

Bamba Gueye Lindor, le 25 juin 2009

Collectif des Damnés de la Terre

www.damnesdelaterre.com
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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 19:20


L’évacuation des sans-papiers de la Bourse du travail par la direction de la CGT est une honte pour le mouvement ouvrier français

www.tendanceclaire.npa.free.fr


Les militants anticapitalistes et révolutionnaires, tous les militants combatifs du mouvement ouvrier ne peuvent que condamner avec la plus grande fermeté l’évacuation des travailleurs sans-papiers de l’annexe de la Bourse du travail de Paris (rue Charlot) par le service d’ordre de la CGT cagoulé et armé, secondé par les CRS. Cette décision est une honte pour le mouvement ouvrier français.

La CGT, comme tous les syndicats du mouvement ouvrier, doit être au service des travailleurs salariés, avec ou sans-papiers, pour lutter contre le patronat et le gouvernement à son service. Les désaccords stratégiques au sein du mouvement ouvrier et des luttes de travailleurs ne peuvent en aucun cas se régler en matraquant et en jetant à la rue (et par là même en livrant de fait à la police) les travailleurs et leurs enfants !

La CGT devrait être au service des travailleurs sans-papiers en lutte !

Les travailleurs sans-papiers sont parmi les plus exploités et opprimés de la classe ouvrière : leur choix de lutter pour leurs droits et leur dignité méritent la solidarité et le respect de tous les militants du mouvement ouvrier. Quoi que l’on pense de leur choix tactique d’occuper la Bourse du travail de Paris, ceux qui l’ont fait (dont un certain nombre sont membres de la CGT) se battent à juste titre pour l’extension de la lutte pour la régularisation à tous les travailleurs sans-papiers, au-delà des critères de la loi raciste de Sarkozy-Hortefeux, et pour que les directions syndicales (pas seulement la CGT) se battent dans le sens de cette extension.

L’argument selon lequel cette occupation entravait sérieusement l’activité des syndicats parisiens n’est qu’un misérable prétexte : quand on sait que les syndicats, y compris la CGT, sont financés majoritairement par des subventions patronales et étatiques, il est clair qu’on est loin, très loin du mouvement historique des Bourses du travail et que ce n’est pas la défection de quelques bureaux qui empêche l’activité syndicale !

La décision honteuse de la direction de la CGT confirme l’impasse de sa stratégie

S’il est évident que plusieurs centaines de militants CGT ont combattu corps et âme pour la régularisation des travailleurs sans-papiers par l’arme de la grève, il est clair aussi que la décision politique de réduire le combat à la régularisation au cas par cas dans le cadre de la loi raciste d’Hortefeux ne pouvait aboutir qu’à des résultats très limités. De fait, la direction de la CGT elle-même reconnaît que les grèves qu’elle a organisées sur cet axe depuis plus d’un an n’ont permis de régulariser que 2 000 travailleurs sans-papiers (voire beaucoup moins selon d’autres sources), alors qu’on en compte plusieurs centaines de milliers dans le pays. De plus, le titre de séjour de ceux qui ont été régularisés n’a dans la plupart des cas qu’une durée de quelques mois ou d’un an (certains arrivent donc déjà à expiration). Enfin, la direction de la CGT a refusé d’aller jusqu’au bout de sa propre orientation en stoppant de fait la vague de grèves qu’elle avait lancée au printemps 2008, malgré le soutien dont elle bénéficiait chez une grande partie des travailleurs conscients de leurs intérêts de classe.

Certes, les 2000 régularisations obtenues et la mise en avant de l’arme de la grève n’en restent pas moins des acquis, surtout qu’elles ont été imposées par des grèves et avec l’aide de militants syndicaux combatifs. Cependant, le combat pour la régularisation des sans-papiers exige de se battre d’abord et avant tout pour la régularisation collective de tous, qu’ils aient un travail ou qu’ils subissent le chômage, et quel soit leur secteur d’activité. Ce combat implique donc nécessairement d’exiger l’abrogation de la loi raciste de Sarkozy-Hortefeux et de toutes les lois anti-immigrés décidées depuis trente ans par les gouvernements de droite, mais aussi par les gouvernements PS-PCF de Mitterrand à Jospin. C’est fondamentalement ce combat que la direction bureaucratique de la CGT, profondément réformiste et largement chauvine, a toujours refusé de mener, faisant preuve d’un soutien de fait à la politique migratoire réactionnaire et xénophobe de l’État impérialiste français. De ce point de vue, il y a un lien évident entre l’orientation de la CGT et ses méthodes héritées de la bureaucratie stalinienne.

Pour gagner sur la régularisation des sans-papiers comme sur les autres revendications, il faut unifier la classe ouvrière, rompre avec le «dialogue social » et les « journées d’action » sans perspective et se battre pour la grève générale

Le combat pour la régularisation de tous les sans-papiers, pour l’abrogation des lois anti-immigrés, pour l’égalité des droits et des salaires entre travailleurs français et étrangers est un combat politique qui nécessite un affrontement central avec le patronat et le gouvernement. Il ne peut en aucun cas être isolé des autres luttes de la classe ouvrière. Il n’est pas possible d’avoir une politique juste sur la question des sans-papiers sans avoir une politique juste sur l’ensemble des autres revendications de la classe ouvrière. Or il n’y a pas deux politiques justes, mais une seule : face à la crise que les capitalistes et leurs valets du gouvernement font payer aux travailleurs, il n’y a pas d’autre solution que de lutter pour réaliser l’unité de toute la classe ouvrière sur l’ensemble de ses revendications par les méthodes traditionnelles du mouvement ouvrier. Il n’y a pas d’autre solution que d’élaborer une plate-forme de revendications claires et unifiantes, de se battre pour des grèves tous ensemble et reconductibles, d’organiser des manifestations de masse contre les licenciements et contre toute la politique du gouvernement, de mettre en œuvre un plan de lutte déterminé pour parvenir à la grève générale, seule solution pour que les travailleurs ne paient pas la crise…

Si elles voulaient vraiment avancer vers la régularisation de tous les sans-papiers et la satisfaction de l’ensemble des revendications mises en avant par les travailleurs en lutte qui refusent de payer la crise, les directions des syndicats du mouvement ouvrier auraient depuis longtemps rompu leur prétendu « dialogue social » avec le gouvernement de Sarkozy, elles auraient mis un terme à leur stratégie désastreuse des « journées d’action » dispersées et sans perspective (comme le leur demandent un nombre croissant de syndicats de base, notamment de la CGT), elles auraient coordonné les luttes des ouvriers contre les licenciements et organisé une manifestation nationale dans ce but, elles auraient engagé un combat unitaire et déterminé contre le patronat et le gouvernement, jusqu’à la grève générale, comme l’ont fait les syndicats de Guadeloupe et de Martinique avec le LKP. C’est dans ce sens qu’il faut se battre à l’intérieur même des syndicats du mouvement ouvrier, qui n’appartiennent pas aux bureaucrates ; il est plus urgent que jamais d’y constituer un courant lutte de classe pour aider la classe ouvrière à se réapproprier ses syndicats et à les faire fonctionner de façon démocratique de la base au sommet.

Sans attendre, avec tous les militants du NPA et bien d’autres, il s’agit de continuer de participer quotidiennement aux luttes des travailleurs, avec ou sans-papiers, et de militer pour des grèves reconductibles, pour la convergence des luttes, pour le front unique ouvrier, pour l’auto organisation démocratique de celles et ceux qui luttent et pour le respect des formes d’action qu’ils choisissent.

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 18:53

Des cadres du NPA démissionnent au lendemain d'un scrutin européen qui n'a pas répondu à leurs espoirs

LE MONDE | 27.06.09 | 16h21  •  Mis à jour le 27.06.09 | 16h22

Le NPA connaît quelques difficultés après les élections européennes. Avec les 4,88 % des voix, les listes du parti d'Olivier Besancenot n'ont pas répondu aux espoirs des militants, qui accusent le coup. Et les démissions de cadres semblent se succéder. Les 20 et 21 juin, la direction a annoncé avoir enregistré quatre démissions de membres du conseil politique national qui se tenait alors. Il s'agit, notamment, d'une militante de quartier à Avignon, d'un adhérent du 19e à Paris et d'un cadre CGT à Marseille, qui, lui, a décidé de quitter aussi l'organisation. Ce dernier exemple est un coup dur dans une ville où le NPA s'était enorgueilli d'avoir recruté des syndicalistes.

Jean-Claude Labranche était une grosse prise : membre de la direction de l'union départementale CGT, ce militant aguerri n'a pas digéré l'isolement dans lequel son parti s'est enfermé en partant seul aux européennes. "Le score obtenu n'est pas digne du projet qui était celui du NPA : faire un grand parti de masse et de classe. La direction n'a tiré aucune leçon et va recommencer les mêmes conneries aux régionales", explique-t-il. Il ajoute qu'il est las d'entendre ses camarades dénoncer "la trahison des bureaucrates syndicaux" comme la volonté de la direction de "doubler" les syndicats en appelant à organiser des "marches régionales contre les licenciements".

"AFFIRMATION SECTAIRE"

"L'alliance entre le mouvement social et le politique à laquelle avait appelé Olivier Besancenot a volé en éclats pour une affirmation identitaire et sectaire", ajoute ce militant de 52 ans. Ses critiques ont trouvé un écho dans la fédération, où trois autres militants l'ont suivi.

D'autres départs ont été annoncés dans une lettre publiée par huit militants de Clermont-Ferrand, eux aussi échaudés par les européennes, où, dénoncent-ils, le NPA s'est illustré par "l'affirmation durable d'une ligne de division" de la gauche du PS. Ils critiquent le fonctionnement du nouveau parti, où M. Besancenot aurait un "poids politique démesuré dans les débats internes".

Cette critique d'un fonctionnement trop centralisé et pas assez démocratique revient régulièrement depuis la constitution des listes aux européennes, en mars. Il semble que plusieurs comités connaissent des "départs sur la pointe des pieds" de militants déçus. "Le nombre d'adhérents est en baisse et les départs sont nombreux. L'impression générale des nouveaux militants est que Besancenot et sa direction verrouillent les débats", assure M. Labranche. La minorité Convergence et alternative a réclamé un nouveau décompte des adhérents. "Beaucoup de militants se posent des questions sur la place du NPA et sa tendance à seulement suivre l'ancienne direction de la LCR", assure Yann Cochin, l'un de ses animateurs.

La direction du NPA tente de minimiser la portée de ces départs. Dans une lettre aux militants, elle explique que "nos amis des médias ne manqueront pas l'occasion d'annoncer une crise majeure à la direction du NPA. Nous souhaitons assurer que ce n'est pas le cas". "Dans un collectif de 191 personnes, il y en a toujours qui ont du mal à trouver leur place", insiste Pierre-François Grond, bras droit de M. Besancenot.

Sylvia Zappi




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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 20:12

La France humiliée par Tsahal

Les soldats israéliens ont agressé plusieurs fois des diplomates français.

Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie. A preuve la multiplication des «bavures» commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay. Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats.

Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner» la visite de Nétanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.

Miette.

D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.

Excréments.

Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux - pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français. Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation.

Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeure palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : «Sale arabe, ont va revenir te tuer». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français - le «t» en trop - qui a choqué l’enseignante.

Jean Pierre Perrin

http://www.liberation.fr/monde/0101576075-la-france-humiliee-par-tsahal




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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 19:56

Lettre de Thierry Deronne à Jean Luc Mélenchon

Dixit Debray, la fonction de l’intellectuel est de refroidir la fièvre, de ralentir les délais de réponse. Au risque de décevoir "l’opinion". On peut aussi parler d’autres thèmes. Ou même aller a contre-courant.

Malgré la répression sanglante des manifestants d’opposition en Iran, le président sortant a très probablement gagné les élections. Malgré des fraudes partielles mais insuffisantes pour remettre en cause la victoire d’une majorité d’électeurs. Le Figaro avait titré à la veille de ces élections sur le "pourquoi de sa popularité". Les deux correspondants du Washington Post concluaient dès le 15 juin "Le fait est que le peuple iranien a peut-être tout simplement choisi de réélire le Président Ahmadinejad" (http://www.legrandsoir.info/Le-peuple-iranien-s-exprime-Washington-Post.html )

Vous pouvez lire aussi l’article mesuré du 19 juin signé de Robert Fisk - journaliste de The Independent et qui fait autorité sur le Moyen Orient - sur ce qui se passe en Iran http://www.rebelion.org/noticia.php?id=87349 ("Peligrosa fusión entre realidad y fantasía en Iran"). Son analyse confirme ce que l’historien Richard Gott nous racontait après un voyage sur place. Il y a un fossé entre ce que l’Occident veut voir à travers ses médias, et la réalité profonde de l’Iran. Tant sur la réalité du vote que sur les reformes sociales entreprises en faveur de couches populaires que nous ne voyons pas, et pour cause, à la télé. Je parle d’un abîme sociologique entre un Téhéran américanisé (eh oui), où on parle beaucoup l’anglais et l’autre Iran, qui pense et qui vote, aussi...

Cela excuse-t-il qu’un Etat se défende, par la suite, en tirant dans la foule ? Personne n’appuie la répression, pas plus le président Chavez que vous. Pourquoi dire alors comme vous le faites si lapidairement comme pour mieux vous en démarquer, qu’il donne raison au président iranien ? Pour faire croire au lecteur qu’il appuie un massacre ? Vous ne donnez aucun autre élément à votre lecteur, ce qui est grave lorsqu’on connaît l’image construite par les médias du "Chavez dictateur", "assassin" et donc identifié à un Iran répressif.

J’imagine déjà votre protestation, celle que j’entends souvent à Paris : "soutenir le processus de Chavez, cela n’empêche de pouvoir le critiquer sur tel ou tel point, un soutien aveugle n’a pas de sens, nous ne sommes plus chez les stals ni le doigt sur la couture, etc... etc..."

Nous en sommes bien d’accord, Monsieur Mélenchon, mais ce qu’a dit Chavez, et nous espérons que vous saurez le transmettre avec autant de chaleur que votre rectificatif sur Bové, c’est ceci : une partie de la population qui perd des élections ne peut se substituer à la décision de la majorité, et on ne peut tolérer aucune ingérence en ce sens.

Fisk parle aussi de certaine ingérence : http://www.rebelion.org/noticia.php?id=87396. Pas vous, curieusement, ni de qui est ce candidat d’opposition, ou de qui vote pour lui, etc... Autant je partageais, admiratif, votre analyse sociologique, historique tout en résistance au discours dominant sur le Tibet et au chantage médiatique en faveur de ces potentats féodaux-theocratiques reçus en héros à Paris ou votre démontage de RSF, etc.. autant je regrette dans ce cas ce qui me semble relever du conformisme le plus primaire sous un bel élan laïc et aussi inattaquable que celui de Val ou Sarkozy.

Votre "islamisme égal fascisme", etc.. ne correspond guère à la réalité de la société iranienne ni de ses institutions, qui ne dépendent pas que du religieux. Le socle laïque et républicain auquel nous adhérons serait mieux servi par des réflexions plus analytiques, moins soumises à l’Église médiatique et aux papes qui semblent vous faire peur par leurs mises en demeure. Pourquoi ne pas leur répondre, à contre-courant, qu’il n’est pas normal que l’Occident, qui parle tant de démocratie électorale, refuse l’exercice de celle-ci dès lors que les résultats ne lui conviennent pas ? Pourquoi ne pas dénoncer ce circuit fermé des medias occidentaux, inquiétant pour l’avenir de la démocratie sur cette planète ? On en sait quelque chose ici, au Venezuela, ou récemment avec le cas Colom au Guatemala, dont on n’imagine pas une seconde, en Europe, les enjeux et la perversité mediatico-politique et dont le scénario réel est l’inverse de que nous ont dit les médias.

Accepter d’entrer dans le tribunal du parti de la presse et de l’argent, c’est déjà légitimer son "agenda". Projeter sur Chavez ce que vous croyez qu’il dit sans vérifier à la source est grave.

Coupé de notre réel, couplé aux médias de France, vous ne concevez que la politique extérieure de la république bolivarienne qu’en creux, comme pure dialectique négative "primaire, erronée".

"Les ennemis de nos ennemis sont nos amis", vous moquez-vous. Vous trouverez normal que pour comprendre le Parti de Gauche on étudie Robespierre, la Commune, Jaurès ou le Front Populaire . Sachez que le Venezuela a une Histoire, lui aussi, et que Bolivar en parlant de l’équilibre du monde, des deux tiers du monde, en organisant contre l’Empire naissant, un congrès de Panama (1826), se fichait des contingences électorales "Ahmadinejad" ou autres et se situait déjà dans une construction à long terme d’États souverains, indépendants et libres de coopérer entre eux. L’histoire laïque, multipolaire, s’avance sous des masques obligés. Celui de l’islamisme, du Hamas, du Hezbollah ou des islamistes iraniens ne sont que ceux d’États qui se cherchent, déjà en prise avec la globalisation capitaliste. Rabaisser le jacobinisme au niveau de Charlie-Hebdo, se fabriquer une identité politique en creux par rapport à tout ce qui fleure
l’islamisme, c’est abdiquer l’initiative de l’Histoire en faveur des Obama. Dans une France qui a toujours éprouvé quelque difficulté à comprendre ce qui se passe aux limites d’un monde dont elle se croit encore le centre, votre discours aidera sans doute quelques militants du PG, déjà réticents face aux brèves références initiales à Chavez, à s’en éloigner un peu plus. Et sans doute à nous éloigner de vous.

Thierry Deronne

http://www.legrandsoir.info/Iran-reponse-a-Jean-Luc-Melenchon.html



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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 21:17

Entre 150 et 200 personnes se sont rassemblées mercredi soir à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) à l'appel de l'Union des communautés juives d'Ile-de-France pour protester contre la décision de la ville de nommer citoyen d'honneur le dirigeant palestinien emprisonné à vie en Israël, Marwan Barghouthi. 

La manifestation s'est déroulée dans le calme avant qu'une quinzaine de jeunes proches de la Ligue de défense juive, selon des témoins, pénètrent en force dans le hall de la mairie, visiblement prêts à en découdre, en criant "Israël vaincra".   

L'incident a provoqué une brève suspension du conseil municipal, à majorité communiste, avant que la quinzaine de jeunes ne soit repoussée à l'extérieur par les policiers.

La manifestation s'est dispersée vers 22h00, après le soutien apporté sur place par le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier.

Le rassemblement, le premier du genre organisé, avait commencé par un hommage à la mémoire des victimes des attentats imputés au dirigeant palestinien. "Halte à l'apologie du terrorisme", "Aujourd'hui Barghouthi, demain Fofana" (accusé de l'assassinat en 2006 du jeune juif Ilan Halimi), proclamaient les banderoles brandies par les manifestants.

Le président du conseil des communautés juives du Val-de-Marne, André Benayoun, a accusé, "au-delà des municipalités, le PCF d'être responsable" et d'inciter "à la haine raciale et à l'importation du conflit du Proche-Orient" en France.

Pour la mairie, cette "décision symbolique" est au contraire "un élément sur le chemin de la paix" entre Israéliens et Palestiniens.

En région parisienne, les villes communistes de Pierrefitte- sur-Seine et Stains (Seine-Saint- Denis), Ivry-sur-Seine et Valenton (Val-de-Marne) et Gennevilliers (Hauts-de-Seine) ont déjà fait citoyen d'honneur Marwan Barghouthi. La Courneuve devrait faire de même jeudi, selon M. Benayoun.

Cela "signifie qu'ils sont prêts à tout pour plaire à ceux qu'ils pensent être leur électorat", a déclaré M. Prasquier.

Le maire (PCF) de la ville, Alain Audoubert, qui avait quitté le conseil pour parler avec M. Prasquier, lui a proposé une rencontre ultérieurement.

M. Barghouthi, chef du Fatah pour la Cisjordanie, considéré comme l'un des principaux inspirateurs de l'Intifada, a été condamné en 2004 par un tribunal israélien à cinq peines de prison à vie pour implication dans quatre attentats anti-israéliens. Il est emprisonné depuis avril 2003.

http://lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39684019@7-40,0.html


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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 20:59

EXPULSION DES SANS PAPIERS DE LA CSP75 REFUGIES A LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS PAR DES NERVIS EN CAGOULE : UN GRAVE DERAPAGE DE LA CGT ET DU SYNDICALISME FRANCAIS !

Selon les témoignages des sans papiers eux mêmes : « une centaine de nervis du service de sécurité de la CGT portant des cagoules armés de barres de fer, de bâtons, de gaz lacrymogènes ont pénétré vers 11h30 au sein de la Bourse, à un moment où la majorité des sans papiers étaient partis manifester pour leur régularisation, se sont jetés sur les présents, notamment des femmes et des enfants pour les jeter dehors ».

Cette bavure anti-syndicale du syndicalisme français se fait le lendemain de la nomination de Brice HORTEFEUX au Ministère de l’Intérieur, celui là même qui a négocié avec la CGT suite aux grèves des travailleurs sans papiers les régularisations précaires non automatiquement renouvelable sur le critère « travail », critère en dessous de la revendication adoptée au 48éme congrès de la CGT Confédérale : « la régularisation de tous les sans papiers ».

Cette coïncidence est –elle un hasard? Les soupçons « d’accords secrets » entre la CGT et l’Etat Français pour laisser sur le carreau les sans papiers isolés dans le travail dissimulé par les patrons négriers ne sont-ils pas prouvés par cet acte anti-travailleur raciste? Telles sont les interrogations qui viennent à l’esprit.

La CNSP a publié plusieurs déclarations à chaque tension entre les syndicats et les travailleurs sans papiers de la Bourse du Travail de Paris pour apaiser et proposer des solutions allant dans le sens de l’unité des travailleurs et de leurs structures représentatives (syndicats et CSP) contre les pièges patronaux et gouvernementaux.

La CNSP a proposé à plusieurs reprises par écrit ou verbalement lors de contacts avec les syndicats de la Bourse ou la CSP75 des actions unitaires pour la régularisation de nos camarades sans papiers de la Bourse du Travail de Paris.

Mais malheureusement l’irresponsabilité de la division des travailleurs, notamment de la division raciste, l’a emporté au profit de la politique raciste et xénophobe du gouvernement Français.

Quand le mouvement syndical à travers ses dirigeants, y compris au plus haut niveau, succombe au poison de l’opportunisme teinté de surcroît de racisme, cela n’annonce rien de bon pour les travailleurs dans leur ensemble quelque soit leur statut et leurs origines. On appelle ici opportunisme la conciliation avec la politique patronale du gouvernement au point de sacrifier les intérêts de tout ou partie du monde du travail. 

La classe ouvrière est multinationale dans ce pays, elle est multicolore et multi-religieuse. Les dirigeants syndicaux du mouvement ouvrier doivent mesurer que cela concerne près de 30% des travailleurs.

Une telle situation accroît la responsabilité et la nécessité d’une prise en compte encore plus grande du poison raciste pour le combattre et unir les travailleurs dans la lutte pour la satisfaction de leurs légitimes revendications.

Le désastre de l’évacuation manu militari par des nervis du syndicalisme accompagnés de la police du gouvernement Français doit être vite réparée pour rétablire la confiance et l’unité des travailleurs.

C’est pourquoi nous disons que l’impuissance du syndicalisme à lutter pour la satisfaction des revendications des travailleurs, pour que la crise soit payée par les patrons est la cause véritable de cette fuite en avant raciste contre la fraction la plus précaire du monde du travail que sont les sans papiers réfugiés à la Bourse du Travail de Paris.

Faisons tout maintenant ensemble pour réparer cette bavure anti-syndicale et empêcher que l’ensemble des travailleurs ne payent cette faute opportuniste du mouvement syndical Français.

REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS!

Fait à Paris le 23/06/09     




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