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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 21:10


"Biens mal acquis": le juge décide d'instruire sur les biens de chefs d'Etat africains (Associated Press)

La justice française va enquêter sur les biens acquis en France par trois chefs d'Etat africains. Un juge d'instruction a en effet décidé d'instruire la plainte déposée notamment pour "blanchiment" par une association, Transparence internationale France, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le 20 avril, le parquet de Paris s'était opposé à l'ouverture d'une information judiciaire sur les biens en France des présidents Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Théodore Obiang (Guinée-Equatoriale). La juge d'instruction Françoise Desset a passé outre les réquisitions du parquet.

En décembre, l'association Transparence International France et un ressortissant gabonais, Grégory Ngbwa Mintsa, ont déposé une plainte contre X pour "recel de détournement de fonds publics", "blanchiment", "abus de biens sociaux" et "abus de confiance".

La juge d'instruction a estimé que l'association avait un intérêt à agir en France, mais pas le ressortissant gabonais. Le parquet avait considéré au contraire que les deux plaignants n'avaient aucune qualité à agir en France et ne pouvaient se prévaloir d'aucun préjudice.

Transparence International France "ne saurait (...) être directement et spécialement touchée par les faits, eux-mêmes peu circonscrits, qu'elle dénonce, en l'espèce les détournements de fonds publics de trois Etats africains", avait estimé le parquet dans ses réquisitions. Le parquet a cinq jours pour faire appel de cette décision qui devrait mettre à mal les relations diplomatiques entre ces trois Etats africains et la France.

Transparence International France et une autre association avaient déjà déposé deux plaintes simples, classées sans suite, au terme d'une enquête préliminaire qui avait donné un reflet à peu près exact du patrimoine détenus en France par ces présidents africains ou leurs proches.

De nombreux biens immobiliers sont ainsi détenus par ces chefs d'Etat ou par leurs familles, notamment dans les quartiers chics parisiens.

L'enquête a également identifié leurs comptes bancaires, ou ceux de proches, ainsi que les nombreuses voitures de luxe -Aston Martin, Bugatti ou Mercedes- achetées parfois en espèces ou, comme pour l'une des filles du président Bongo, par chèque d'un avocat français et de la Paierie du Gabon en France. AP




 

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 20:40

Les doutes du lobby pro-israélien

LE MONDE | 04.05.09 | 15h20  •  Mis à jour le 04.05.09 | 15h20

NEW YORK CORRESPONDANT

La bonne nouvelle est tombée deux jours avant l'ouverture, dimanche 3 mai, de la conférence annuelle de l'American Israel Public Affairs Committee (Aipac), plus connu sous son autre intitulé officiel : le "lobby américain pro-israélien". Le procureur de Virginie a abandonné les poursuites engagées en 2005 contre deux de ses anciens hauts responsables, Steve Rosen et Keith Weissman.

Avec Lawrence Franklin, haut fonctionnaire du département de la défense, ils étaient accusés de "complot" en vertu de l'Espionnage Act (loi sur l'espionnage). Le FBI les soupçonnait d'avoir transmis à l'Etat d'Israël des informations classifiées. M. Rosen était alors le directeur politique de l'Aipac. Le lobby avait mis fin à ses fonctions. Il n'a jamais publiquement exigé l'abandon des poursuites - il sortirait de son rôle. Mais il a fait intervenir en ce sens de nombreux relais. Et là, il était exactement dans son rôle : se faire l'avocat de l'Etat d'Israël, qui n'avait aucune envie de voir s'ouvrir aux Etats-Unis un procès pour espionnage en sa faveur - encore moins en ce moment que jamais.

Le procureur a finalement estimé le dossier insuffisamment étayé. L'Aipac aurait donc toutes les raisons de se réjouir. Or "sa direction et plus encore sa base sont très inquiètes. Elles se méfient énormément de la politique de Barack Obama au Proche-Orient", assure M. J. Rosenberg, qui a longtemps travaillé pour l'Aipac et dirige aujourd'hui l'Israel Policy Forum. Michael Miller, invité à la conférence comme directeur du JCRC, un regroupement d'associations communautaires juives américaines, conteste cette opinion : "Trois mois, c'est trop peu pour juger Obama. Donc inquiet, non ; préoccupé, oui. C'est normal lorsqu'on a pour mission de protéger un Etat menacé dans son existence."

Porte-parole de l'Aipac, Josh Block confirme : "Notre rôle n'est ni de nous réjouir ni de nous inquiéter. Il est d'assurer la meilleure sécurité d'Israël, premier garant des intérêts américains au Proche-Orient. Il n'y aura pas de "paix magique" avec les Palestiniens. Pour progresser, il faudra d'abord réduire l'influence néfaste de l'Iran." La conférence prévoit de consacrer le gros de ses débats à la menace nucléaire iranienne. Un thème aujourd'hui également privilégié en Israël par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou.

Les craintes de l'Aipac sont de deux ordres. Sous George Bush, la "relation privilégiée" américano-israélienne avait atteint son apogée. Avec l'équipe Obama, elle débute. Or, jusqu'ici, son administration a envoyé des signaux contradictoires. Après l'opération récente menée par l'Etat juif à Gaza en décembre 2008 et janvier 2009, M. Obama a avalisé l'augmentation du montant des fournitures d'armes à Israël. Autre signe rassurant : lorsque le patron du renseignement américain, l'amiral Dennis Blair, a pris pour adjoint Charles Freeman, un diplomate que l'Aipac jugeait trop favorable aux thèses arabes, le "lobby" a engagé une campagne pour le délégitimer, et la Maison Blanche a renoncé à cette nomination.

Mais nombre d'observateurs ont jugé que l'Aipac a remporté là une victoire à la Pyrrhus. La thèse controversée d'un ouvrage des professeurs Walt et Mearsheimer (Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, La Découverte, 2007) est que l'Aipac exerce une influence prépondérante et illégitime sur les décisions américaines au Proche-Orient. Des commentaires ont estimé que si le lobby avait voulu confirmer cette thèse avec l'affaire Freeman, il ne s'y serait pas pris autrement. L'Aipac assure n'avoir "joué aucun rôle" dans la décision de l'administration. M. Miller admet que, "malheureusement, personne ne le croit".

La Maison Blanche sait que M. Obama était le dernier des candidats que l'Aipac - comme la classe politique israélienne - souhaitait voir élu. En désignant George Mitchell comme son envoyé spécial au Proche-Orient, le président a inquiété Jérusalem - et donc l'Aipac, quoique les deux s'en défendent. Et plusieurs éléments récents ont avivé leurs craintes. Dans le Washington Post, jeudi 30 avril, le général Jones, conseiller à la sécurité nationale, disait à mots à peine voilés que Washington imposera ses vues tant dans la négociation israélo-palestinienne que sur l'Iran, le moment venu.

M. Nétanyahou fait-il remarquer que le règlement du problème palestinien sera très ardu et forcément long ? Le président rétorque que les problèmes sont certes importants, mais qu'aucune négociation n'a vocation à être "infinie"... La désignation de son chef de cabinet, Rahm Emanuel, fils d'un nationaliste israélien émigré, avait été perçue à Jérusalem comme très rassurante. Mais voilà que celui-ci fait la leçon à des élus israéliens de passage : son patron est "déterminé" à obtenir un accord israélo-palestinien. Le député israélien Yaakov Katz s'insurge : "M. Emanuel devrait se souvenir qu'il est juif." Tout cela n'est pas bon pour le lobby.

M. Obama a reçu une lettre de dix personnalités américaines, démocrates et républicaines, qui le poussent à prendre langue avec le Hamas palestinien et récusent l'idée selon laquelle "la paix ne peut être imposée par une tierce partie". Manière de dire qu'ils sont favorables à des pressions américaines sur Israël. En d'autres temps, l'Aipac aurait dénoncé cette initiative : un de ses thèmes de prédilection est de récuser systématiquement toute pression sur Israël, qui, dit M. Block, "est une démocratie souveraine". Or, cette fois, l'Aipac a fait profil bas. La missive des dix avait été remise en main propre au président par son conseiller Paul Volcker, qui en est signataire.

Dans les rangs de l'Aipac, la crainte est perceptible. Divers signes montrent que le rapport de l'opinion américaine à Israël évolue. En 2003, la thèse des professeurs Walt et Mearsheimer s'était spontanément heurtée au soupçon d'antisémitisme. Les critiques, d'accord ou pas, ont estimé que cette analyse, publiée aux Etats-Unis dans un livre en 2006, n'a rien d'antisémite et mérite débat. Le 19 janvier, Time a titré en manchette : "Pourquoi Israël ne peut pas gagner". Le magazine expliquait que son recours systématique à la force dans l'espoir de régler le problème palestinien constitue une faiblesse politique, qui aggrave le danger dans lequel vit Israël plutôt qu'il ne le réduit.

Pour J. J. Goldberg, ancien directeur du journal juif The Forward, "on ne perçoit pas combien l'opinion américaine a évolué défavorablement avec la guerre israélienne à Gaza". M. J. Rosenberg, lui, fait remonter les difficultés de l'Aipac plus avant. "D'un lobby strictement pro-israélien, cet organisme est devenu une courroie du Likoud, identifiée par l'opinion américaine à la tendance Dick Cheney." Résultat : avec l'échec en Irak et une fois M. Cheney devenu le politicien le plus discrédité des Etats-Unis, l'Aipac a vu son impact politique fortement réduit, estime-t-il.

Quant à la mobilisation de l'Aipac sur la menace iranienne, l'ambassadeur Philip Wilcox, président de la Foundation for Middle East Peace et ex-consul américain à Jérusalem, l'analyse ainsi : "M. Obama juge les craintes israéliennes légitimes. Mais il veut sortir de trente ans d'absence de dialogue avec l'Iran qui ont précisément amené les Etats-Unis à être confrontés à sa menace nucléaire. Si Israël et l'Aipac tentent de miner notre nouvelle diplomatie ou brandissent la menace iranienne comme dérivatif pour éluder un règlement de la question palestinienne, ils vont à l'échec."

Une collision serait donc inéluctable ? "Pas du tout, répond le diplomate. Si M. Obama présente aux Israéliens une solution attractive, je ne crois pas qu'ils envisageront de perdre le soutien de l'ami américain. Leur opinion suivra, et l'Aipac aussi." Partisans et critiques du "lobby" ne partagent qu'une certitude : entre Washington et Jérusalem, de grandes manoeuvres sont engagées.



Sylvain Cypel


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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 20:28


www.protection-palestine.org

Le FASCISTE LIEBERMAN N`EST PAS LE BIENVENU EN FRANCE !

Plusieurs associations dont la CCIPPP, l’UJFP et Génération Palestine appellent à un rassemblement de protestation Mardi 5 mai a 18 h devant le Quai d’Orsay .

Le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, sera reçu à Paris le 5 mai prochain, étape d’une tournée européenne.

Ce sinistre personnage, est aussi le chef du parti d’extrême droite et raciste « Israël Beiténou », et les propos haineux et incitations au meurtre de Palestiniens qu’il ne cesse de tenir le conduiraient dans n’importe quelle démocratie devant les tribunaux :

Il a publiquement proposé de noyer les prisonniers Palestiniens dans la Mer Morte et d’exécuter les députés Palestiniens israéliens qui discuteraient avec le Hamas.-En 2000, il proposait à Ariel Sharon de faire raser Ramallah par l’aviation.

En janvier 2009, durant la guerre d’Israël contre Gaza, il soutient qu’Israël doit « continuer de combattre contre le Hamas, de la même manière que les Etats-Unis l’ont fait contre les Japonais durant la seconde guerre mondiale. Après, l’occupation du pays n’a plus ét9 nécessaire. »

Le ministre des Affaires Etrangères israélien du gouvernement Netanyahou promet le transfert aux Palestiniens d’Israël, et conditionne leur citoyenneté et leurs droits civiques à leur soumission déclarée au nationalisme sioniste !

Membre d’un gouvernement qui refuse toute perspective politique pour la région autre que l’occupation, la colonisation et la ségrégation des populations, il ne peut décemment être reçu par un gouvernement français.

Nous demandons au gouvernement de ne pas le recevoir comme l’ont déjà fait dans le passé les gouvernements précédents pour des personnalités fascistes et d’extrême droite comme Haider premier ministre d`Autriche, dont ils avaient tenu à se distancier.

La France ne peut cautionner le choix d’un ministre raciste et fasciste par le gouvernement israélien et ce que cela signifie pour la paix.


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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 20:33


http://www.afghana.org/1015/index.php?option=content&task=view&id=420

A voir : Afghanistan, sur la piste des dollars (enquête de Canal+)   

Où sont passés les 18 milliards de dollars investis par la communauté internationale pour reconstruire l’Afghanistan, développer écoles et hôpitaux, éradiquer le trafic d’opium ? A l’heure où l’offensive des taliban sur Kaboul se fait de plus en plus violente, Paul Moreira s’est rendu sur le terrain, dans des conditions difficiles, pour mener l’enquête.

Le résultat est à voir ce vendredi soir sur Canal+ en deuxième partie de soirée.

Alors que les donateurs américains de USAID clamaient à Paris, en juin 2008, qu’ils avaient construit 680 écoles dans tout le pays, Paul Moreira est parti vérifier cette affirmation à Kaboul. Sa contre-enquête révèle que, par manque de place, les enfants suivent les cours dehors, dans un froid glacial. Huit ans après la chute de Kaboul, pas une seule école n’a été construite dans la capitale par USAID. Il existe pourtant un secteur où la construction ne traîne pas. Celui des villas de luxe.

Dans un quartier de Kaboul, de véritables palais sont bâtis à la vitesse de l’éclair ; des maisons de 400 000 à 500 000 dollars pièce. Le quartier de Shirpour est un étrange “Dollaristan“ défendu par des gardes privés et dont on a exproprié les pauvres qui y vivaient, à coups de bulldozer. C’est le premier scandale du gouvernement Karzai. L’investigation de Paul Moreira établit que ces terrains du domaine public ont été spoliés par des seigneurs de guerre, anciens lieutenants du commandant Massoud. Alors que le portrait du martyr à l’intégrité morale intacte est placardé partout dans la ville, ses proches ont fait main basse sur le pays et s’enrichissent de manière mystérieuse.

La presse américaine a émis des doutes sur le trafic d’héroïne au sein même du gouvernement. Paul Moreira montre que tout est fait pour ne rien savoir. Il rencontre le numéro un de la lutte anti-corruption, qui a dû démissionner de son poste après la révélation de son incarcération aux États-Unis pour trafic d’héroïne. Enfin, l’argent de la reconstruction est pillé par millions. Il enquête sur un hôpital de Kaboul qui tombe littéralement en ruine. La qualité des matériaux est en cause. L’ONG italienne qui a commandité les travaux ne s’émeut pas des images, alors que le sous-traitant afghan est en fuite. Ce niveau de corruption, cette absence de sens du service public sont les premiers arguments utilisés par la propagande des taliban. Et ce regard sur l’état de l’économie du pays recèle sans doute la clé pour comprendre la progression des insurgés, non seulement sur le terrain, mais dans le coeur et l’âme des
Afghans.

Enquête de Paul Moreira (France, 2009). 60 mn. Inédit.

Paul Moreira fait partie des trop rares journalistes indépendants à nous donner des nouvelles de pays devenus des trous noirs de l'info. Sa dernière enquête l'a conduit en Afghanistan pour pister les milliards de dollars investis dans la reconstruction par la communauté internationale. Le résultat est édifiant et on peut regretter que Canal+ n'ait pas eu la présence d'esprit de diffuser cette enquête, début avril, avant le sommet de l'Otan. Elle fournit des clés utiles pour comprendre la situation réelle de l'Afghanistan. Point de départ de l'enquête, la conférence de Paris, en juin 2008. On y voit Sarkozy plastronner en annonçant le doublement de l'aide française, le représentant américain revendiquer la construction de 680 écoles et Hamid Karzaï jurer, la main sur le coeur, que son gouvernement veille au bon usage de l'aide.

La réalité sur le terrain est bien différente. Ce que montre Paul Moreira, ce sont effectivement des enfants à nouveau scolarisés mais... en plein air. Huit ans après la chute de Kaboul, pas une seule école n'a été construite dans la capitale avec l'aide américaine. Un nouveau quartier est en revanche sorti de terre. Celui de Shirpour, une sorte de « dollaristan » où les anciens seigneurs de guerre se sont fait construire des maisons qui ressemblent à des palais. Dans ce pays qui demeure un des plus pauvres du monde, l'argent de la reconstruction est massivement détourné, les services publics, inexistants, la production d'héroïne, florissante, et une partie de la population crève de faim. Partout règnent le chaos et la corruption, qui sont devenus les meilleurs alliés de talibans à nouveau conquérants. Paul Moreira aime les enquêtes à charge. Dans son habituel style rentre-dedans, il dessine au final un tableau bien sombre de la situation. Pas sûr que la nouvelle politique mise en place par la communauté internationale sous l'impulsion d'Obama suffise à inverser le cours des événements.

Olivier Milot

Télérama, Samedi 18 avril 2009





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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 20:25


www.mondialisation.ca

Le coup de grâce de la crise immobilière: le grand crash s’en vient

Un immense « inventaire caché » par Mike Whitney

En raison de la levée du moratoire sur les saisies à la fin mars, la tendance à la baisse dans l’immobilier gagne en vitesse. Le moratoire a été mis en vigueur en janvier pour donner une chance de réussite au programme d'anti-éviction d’Obama, un programme qui est une combinaison de modifications et de refinancement hypothécaires. L’objectif de ce plan consistait à venir rapidement en aide à près de 9 millions de propriétaires qui luttent pour garder leurs maisons, mais il est dorénavant clair que le programme va se pulvériser de même que son objectif.

En mars, l'accélération du mouvement à la baisse des prix de l’immobilier indiquait qu'il y aurait de plus importants ajustements à venir. Les tangentes sont plus fortes que jamais - presque perpendiculaires. Les prix de l’immobilier ne sont pas en baisse, ils s’effondrent et ils s’effondrent sérieusement. Maintenant que le moratoire sur l'éviction a pris fin, les Avis de défaut [de paiement] (NOD) ont grimpé à leurs plus hauts niveaux historiques. Dans 4 à 5 mois, ces avis vont devenir des saisies créant une autre série de saisies. Les analystes du marché prédisent qu’il y aura 5 MILLIONS DE NOUVELLES SAISIES ENTRE AUJOURD’HUI ET 2011. Il s'agit d'une catastrophe plus grande que l'ouragan Katrina. La sidérante augmentation du chômage et la hausse des saisies rendent certain que des centaines de banques et d’institutions financières vont être contraintes à la faillite. Quarante pour cent des propriétaires en défaut de paiement ont déjà évacué leurs maisons. Il n'y a rien qu’Obama puisse faire pour les faire rester. Pire encore, seulement 30 pour cent des [maisons] saisies ont été remises en vente suggérant ainsi encore plus d’entourloupettes au sein des banques. Où sont donc passées les maisons? Ont-elles tout simplement disparues?

600,000 « MAISONS DISPARUES ? »

Voici un extrait du quotidien San Fransisco Gate expliquant le mystère:

« Les bailleurs de fonds du pays sont assis sur des centaines de milliers de maisons saisies qu'ils ne sont pas revendues ni même mises en vente, selon de nombreuses sources statistiques. Et les [maisons] saisies, que les banques se débarrassent aux prix d’une vente de feu, sont un facteur majeur qui fait chuter le valeur des maisons.

« Nous croyons qu'il y a environ dans tout le pays 600,000 propriétés que les banques ont reprises, mais qu’elles n’ont pas remises en vente sur le marché », a déclaré Rick Sharga, vice-président de RealtyTrac, qui compile les statistiques sur les saisies au niveau national. « La Californie possède probablement 80,000 de ces maisons. Il pourrait être catastrophique si les banques devaient soudainement inonder le marché de ces propriétés en difficulté. Vous auriez alors plus de dépréciation et de carnage. »

Dans une récente étude, RealtyTrac comparait sa base de données de maisons reprises par les banques avec les annonces de maisons mises en vente sur MLS dans quatre États, dont la Californie. Il a été constaté un écart important - seulement 30 pour cent des saisies ont été inscrites à la vente dans le « Multiple Listing Service (MLS)». Le reste est connu dans l'industrie sous le nom « d’inventaire caché ». («Les banques ne mettent pas en vente un grand nombre de maisons saisies » SF Gate)

Si les vérificateurs étaient déployés dans les banques qui gardent hors du marché des maisons saisies, ils découvriraient probablement que les banques sont en fait en train de refinancer le service des hypothèques sur une base mensuelle afin de dissimuler l'ampleur de leurs pertes. Ils découvriraient également que les banques s'efforcent de maintenir les prix de l’immobilier artificiellement élevés afin d’éviter d’essuyer d’énormes pertes qui pourraient les ruiner. Une chose est certaine, 600,000 maisons «disparues» signifient que le prix de l’immobilier est loin d’avoir fini de chuter et qu’un pan plus large du système bancaire est en eaux troubles.

Voici plus d’informations sur l'histoire de Monsieur Hypothèque (bloggeur au nom anglais de: Mr. Mortgage) : « Le nombre de saisies en Californie va exploser…encore une fois »

« Êtes-vous prêt à voir le futur? Des dizaines de milliers de saisies se feront dans les 1 à 5 mois à venir, ce qui fera monter le nombre total des saisies à des sommets historiques. Cela va inonder le marché immobilier déjà strangulé avec encore plus de maisons juste à temps pour la saison printemps été de vente de maisons ... Les Avis de défaut [de paiement] (NOD) et les syndics de faillite (NTS) démontrent que l’on se dirige à des niveaux jamais vus depuis la mi-2008. Lorsque le syndic de faillite se pointe, la propriété est saisie par un Palais de justice et mis aux enchères dans les 21 à 45 jours suivants... En fin de compte, c'est qu'il y a une énorme vague de saisies qui frappera à partir d'avril et qui ne pourra pas être arrêtée sans un moratoire national. »

JP Morgan Chase, Wells Fargo et Fannie Mae ont intensifié leur activité de saisies au cours des dernières semaines. Les défauts de paiement ont grimpé en flèche présageant toujours plus de réduction des prix dans un avenir prévisible.

Selon le Wall Street Journal: « Ronald Temple, co-directeur de recherche au Lazard Asset Management, prévoit des baisse de prix dans l’immobilier de 22% à 27% par rapport à leurs niveaux de janvier. Plus de 2,1 millions de maisons seront perdues cette année parce que les emprunteurs ne peuvent pas payer leurs mensualités. Ce nombre s’ajoutera aux quelque 1,7 millions [de maisons] de 2008. » (Ruth Simon, « La crise immobilière est sur le point de prendre encore une fois les devants de la scène » Wall Street Journal)

Un autre 20 pour cent de réduction sera retranché de la valeur des maison aux États-Unis signifiant ici un autre 4 trillions de dollars de perte pour l’ensemble des propriétaires de maison. Cela signifie toujours moins d’épargne pour la retraite, moins de dépenses et une diminution du niveau de vie. La prochaine étape dans le secteur immobilier sera atroce, tous les secteurs en seront affectés. Le plan de sauvetage hypothécaire de 75 milliards de dollars d’Obama n’est qu’une maigre pitance; il ne réduit pas le montant d’emprunt des prêts hypothécaires et il ne stoppera pas la saignée. Les dirigeants politiques ont décidé qu'ils en avaient fait assez, et ils se refusent d’aider. Ils ne voient pas le tsunami qui surgit de manière évidente devant eux. Le marché immobilier est plongé à des profondeurs abyssales et il va draguer une bonne partie de l'économie en général avec lui. Les actions [en bourse], aussi.



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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 20:17

Les listes "antisionistes" de Dieudonné menacées d'interdiction (Reuters)

Les pouvoirs publics français étudient la possibilité d'interdire les listes "antisionistes" que l'humoriste Dieudonné entend présenter aux élections européennes du 7 juin, déclare Claude Guéant.

"Les pouvoirs publics sont en train de voir si ces initiatives tombent sous le coup de la loi. Je ne suis pas sûr que nous parvenions à les interdire, nous ne pouvons interdire que ce que le droit permet d'interdire", a dit le secrétaire général de l'Elysée sur Radio J.

"Est-ce qu'on peut se présenter aux élections avec un programme ouvertement antisémite ?", s'est-il interrogé.

"Dieudonné est antisémite tout le temps, c'est absolument odieux", a-t-il ajouté.

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, s'est lui aussi prononcé pour le bannissement des listes Dieudonné.

"Les listes dont le seul moteur est la haine n'ont rien à faire dans le débat", a-t-il dit dans le cadre de l'émission "Dimanche soir politique" diffusée par i-télé-France Inter-Le Monde.

Condamné pour des propos sur la Shoah et les juifs, Dieudonné, qui s'était rapproché en 2006 du Front national de Jean-Marie Le Pen, a annoncé fin avril sa candidature aux européennes en Île-de-France.

Déjà candidat lors du scrutin de 2004, l'ancien compagnon de scène d'Elie Semoun a appelé tous les "infréquentables" à rejoindre sa liste, parmi lesquels l'écrivain Alain Soral, ancien membre du FN, et Thierry Meyssan, qui conteste dans son ouvrage "L'effroyable imposture" la version officielle des attentats du 11 septembre 2001.

Lors d'une représentation de son spectacle "J'ai fait le con" le 26 décembre dernier au Zénith de Paris, Dieudonné avait fait remettre à Robert Faurisson, universitaire condamné pour négationnisme, le "prix de l'infréquentabilité et de l'insolence" par une personne déguisée en déporté juif.





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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 20:08

Le maire d'Hénin-Beaumont suspendu de ses fonctions pour un mois (Associated Press)

Gérard Dalongeville, récemment mis en examen et écroué pour "détournement de fonds publics", a été suspendu de ses fonctions de maire d'Hénin-Beaumont pour un mois par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, sur proposition du préfet du Pas-de-Calais, annonce la préfecture.

"Cette décision se fonde sur les manquements graves et réitérés de M. Dalongeville aux devoirs qui lui incombent en sa qualité de maire et d'ordonnateur et qui ont conduit à une profonde détérioration de la situation financière de la commune", explique la préfecture dans un communiqué.

L'arrêté en date du 27 avril a été publié samedi dans le Journal officiel, ajoute la préfecture précisant que "cette suspension est effective depuis sa notification à l'intéressé le 30 avril 2009".

Gérard Dalongeville, le maire PS de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) ainsi que son ancien adjoint aux finances et un homme d'affaires local ont été mis en examen le 9 avril pour "détournement de fonds publics par personne chargée d'une fonction publique", "complicité et recel", "faux en écriture et usage" et "recel de favoritisme". Les trois hommes ont été placés en détention provisoire.

Selon le procureur de Béthune, Brigitte Lamy,, un "système de fausses factures établies par la ville à l'adresse de plusieurs entreprises sous-traitantes pour un montant d'au moins 900.000 euros" aurait été "mis en évidence". AP



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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 20:26


L'administration Obama se prépare pour une violente confrontation avec les Israéliens

Les relations entre Israël et les États-Unis semblent se dégrader chaque jour un peu plus. L'émissaire de Barack Obama pour le Proche-Orient, George Mitchell, qui rencontrait pour la première fois le nouveau premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou ce jeudi, à mis en garde l'État hébreu contre toute action militaire contre l'Iran, faisant suite aux récentes déclarations du vice-président Joe Biden, presque menaçant contre Israël. M. Mitchell s'est également prononcé en faveur de la solution des « deux États pour deux peuples » pour régler le conflit israélo-palestinien, confirmant ainsi, et de façon radicale, le récent discours de Barack Obama en Turquie et son intention de « faire de la paix globale au Proche-Orient une priorité absolue. »

Or, Benyamin Nétanyahou a toujours refusé de se prononcer en faveur de la solution de deux États, excluant même cette idée lors de sa campagne électorale. Sa conception d'un État palestinien est celle d'un État croupion, sans aucune souveraineté ; « une série de cantons déconnectés les uns des autres avec une autonomie limitée », comme l'a affirmé Saëb Erakat, responsable palestinien des négociations. La visite de l'émissaire étasunien à manifestement contrarié le ministre israélien des Affaires Étrangères, Avigdor Lieberman, qui a immédiatement appelé a un rejet immédiat du processus d'Annapolis.

Mais c'est surtout sur le dossier iranien que les relations israélo-américaines pourraient trouver leur point de rupture. Un article du New York Times daté du 13 avril dernier indique les États-Unis prépareraient de nouvelles propositions autorisant Téhéran à continuer ses activités d'enrichissement d'uranium. Jusqu'à présent, les Occidentaux conditionnaient l'ouverture de pourparlers avec Téhéran à l'arrêt de toute activité sensible d'enrichissement par l'Iran. En renonçant à faire d'une suspension de l'enrichissement un préalable, l'administration Obama confirmerait ainsi sa disposition déjà clairement exprimée à discuter sans condition avec Téhéran. Une information qui s'ajoute à la mise à l'écart de Dennis Ross, néo-conservateur pro israélien placé au département d'État comme conseiller spécial pour l'Iran d'Hillary Clinton. Cet agent sioniste notoire écarté de la délégation US, dirigé par le sous-secrétaire d'État Burns, lors d'une récente réunion à Londres du groupe de coordination dit "P5+1", réunissant l'Allemagne, la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les USA, qui traite les négociations avec l'Iran sur le nucléaire iranien.)

C'est donc bien à une modification sans précédent de la politique US à l'égard d'Israël auquel nous assistons, plus encore : un réalignement progressif de la stratégie des Etats-unis au Moyen-Orient. Ce qui ne manquera pas de radicaliser chacune des parties dans un bras de fer ou tous les coups sont désormais permis, comme n'a pas manqué de menacer Elie Yishaï, ministre de l'intérieur de l'Etat juif : « Barack Obama devrait savoir que contraindre Israël à un dialogue peut avoir des résultats aussi inverses qu'inattendus »

Inattendus, comme la recrudescence d'attentats terroristes ?

Samedi 18 Avril 2009

redaction@mecanopolis.org

http://www.alterinfo.net

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 20:18


http://oumma.com/L-UOIF-et-la-question-palestinienne

Parler de la Palestine, est pour moi une question d’honneur. En tant qu’être humain, j’assiste avec impuissance à une injustice commise à l’encontre d’un peuple à qui on a ôté son droit à une vie digne d’un être humain. Un peuple à qui on a dit que ta terre est une terre sans peuple destinée à un peuple sans terre, et qui lui est promise. Ne parlez plus de démocratie

Ne prétendez plus la sympathie

A l’égard des peuples anéantis

Par la misère, les guerres ou les épidémies

Pourquoi ce silence et ce parti pris

Des médias pour qui la conscience suffit

Le sang des enfants n’a plus de prix

Utilisez-le pour écrire, ils vous diront merci

Laissons parler les chiffres et l’histoire

La Palestine, c’est l’histoire d’un peuple à qui on a imposé des conditions de vie inhumaines, et on a planté sur sa terre plus de 300.000 colons. Les colonies par centaines encerclent les villes et les villages des palestiniens dans ces territoires.

En 1948, plus de 84% de la superficie de Jérusalem ouest a été prise en main par le nouvel colonisateur, et à 100 % en 1967.

En 1947, les nations Unies, en une période où la colonisation des pays et l’asservissement des peuples battent leur plein, décident de partager cette terre sans peuple entre les autochtones (palestiniens, arabes) et les nouveaux arrivants (les juifs). 54% aux juifs et 45 % aux arabes, et 1% Jérusalem décrétée zone internationale.

En 1948, 900.000 palestiniens sont réduits au statut de réfugiés.

En 1967, 300.000 palestiniens supplémentaires subissent le même sort. Au début des années 2000 (2002) 50% de la population palestinienne a le statut de réfugiés ; plus de 5 millions de personnes. Malgré ceci la grande majorité des familles garde encore sur elle ses titres de propriété et même les clés de leurs maisons, qu’elles ne désespèrent pas rejoindre un jour. Les deux territoires palestiniens Cisjordanie et Gaza constituent moins des 23 % de l’ensemble de la Palestine.

Les travailleurs palestiniens ont le statut de travailleurs journaliers au statut extrêmement précaire.

De l’autre côté, 80% des juifs qui ont débarqué en Palestine sont des Ashkinaz venant essentiellement d’Allemagne, des EUA et des pays de l’Europe de l’Est ; qui n’ont aucun lien ni historique ni ethnique avec la Palestine.

Les juifs durant le XIXe et la moitié du XXe siècle ont subit humiliation et génocide en Europe, ils étaient l’Homme à abattre, toutes les accusations étaient portées contre eux. Le monde musulman les a accueillis à bras ouvert. Cette attitude du monde musulman n’était pas une faveur, mais une position qui trouvait ses racines dans l’essence même de la religion musulmane et de ses valeurs. Nous les musulmans de France, et d’Europe nous sommes fiers de cet héritage et nous en sommes les porteurs et les défendant.

Jamais l’Islam n’a enseigné la haine envers l’autre pour ce qu’il est. Nous continuons à dire que celui qui porte atteinte à la dignité d’un être humain, quelque soit sa religion, ou ses croyances, nous nous y opposerons et à défendre leur dignité touchée.

Notre soutien à la cause palestinienne n’est pas pour nous un soutien communautaire, mais un soutien à une cause universelle juste ; et nous aurions aimé qu’il y ai un consensus en France sur ce sujet, surtout entre nous et les principales familles religieuses françaises, et précisément nos concitoyens de confession juive.

Le projet sioniste porte atteinte à l’image des juifs de partout dans le monde, il les utilisent et les instrumentalise. Heureusement, qu’il existe encore des juifs qui refusent cette instrumentalisation et ne se reconnaissent pas dans cette idée du rassemblement des juifs dans un espace géographique donné motivé par un prétendu droit de retour à une terre promise. Nous ne ménagerons aucun effort pour faire revenir les institutions représentatives juives de France à la raison et au sens de la responsabilité collective et citoyenne.

Nous tenons fermement à la paix et à la stabilité sociale de notre pays, et nous voulons que cette volonté soit partagée par toutes les familles religieuses.

Lors des derniers événements en Palestine occupée on a entendu des rumeurs qui annonçaient l’installation d’un climat de tensions « communautaires » entre musulmans et juifs de France.

En réalité, les musulmans de France, à l’instar de l’immense majorité des citoyens, a très mal perçu l’aliénation inconditionnelle des autorités juives de notre pays aux côtés de l’oppresseur israélien en lui exprimant sa « confiance » et son soutien. Cette position a blessé les citoyens épris de paix et l’ensemble des musulmans de France.

Les musulmans de France ne font aucun amalgame entre la politique meurtrière de l’occupant israélien, et leurs concitoyens juifs en France ou ailleurs.

La situation actuelle en Palestine, et depuis plusieurs décennies, n’est pas le résultat d’une guerre entre l’Islam et le judaïsme, mais plutôt entre un occupant et un occupé qui demande que justice lui soit rendue. Au même temps, nous voulons que notre pays, et ses responsables politiques soient à la hauteur de ses principes fondateurs, qu’ils soient du côté de l’opprimé, et qu’il dénonce l’agresseur. Nous sommes contre l’antisémitisme. Par contre, aucune communauté religieuse, ou autre, n’est à l’abri de l’extrémisme ni des illogismes de l’errance et de la bêtise humaine.

Nous avons toujours dit, et je le réitère aujourd’hui, il est hors question pour nous d’importer le conflit israélo-palestinien en France. Par contre, nous entendons des voix malveillantes qui utilisent cette affirmation pour stigmatiser toutes les voix qui s’élèvent pour dénoncer le crime qui s’opère en Palestine, et cherchent à réduire ces voix à un silence complice. La vraie importation du conflit s’opère lorsqu’on organise des galla pour soutenir l’armée d’occupation israélienne.

Nous refusons le face-à- face musulmans et juifs au sujet de la question palestinienne. Cette juste cause doit concerner toutes les familles religieuses de France, ainsi que toutes les forces vives de notre pays.

QUEL SONT LES ELEMENTS D’UNE SOLUTION OU D’UNE PAIX JUSTE ?

On en est à la 4ème génération depuis l’occupation de la terre de Palestine. Le rêve sioniste, que les Palestiniens disparaissent en se fondant dans le monde arabe environnant ou qu’ils ne soient plus en situation de réclamer leurs droits est hors d’atteinte. Aucune paix juste ne sera possible tant que le projet sioniste sera à l’œuvre parce que ce projet a toujours reposé et repose sur la négation de la Palestine et du droit à l’existence de son peuple. Une paix juste se conçoit sur la base d’un retour de tous les réfugiés palestiniens sur leurs terres et la terre de leurs ancêtres.

Il est injuste d’autoriser une immigration massive sur la terre palestinienne de toute personne qui se déclare de confession juive, en lui apportant toutes les conditions d’une bonne vie, et au même temps mettre en œuvre tout un arsenal répressif pour obliger les populations autochtones palestiniennes à quitter leurs terres et leur pays ! Non c’est de la pure injustice, et nous exhortons toutes les forces vives de notre pays à le dire fort sans aucune hésitation.

Une paix juste se conçoit si on offre au peuple palestinien une vie en sécurité sur des frontières sûres et un Etat souverain qui rassemble toutes ses composantes. Nous refusons toutes les démarches qui visent à séparer le peuple palestinien soit par des murs de la honte et de l’apartheid, soit par des prétendus états sur des territoires sur lesquels aucune souveraineté ne s’exerce.

Une paix juste doit permettre à tous les palestiniens de choisir eux-mêmes la forme et le contenu de leur Etat souverain dans lequel ils se reconnaîtront, et dont Jérusalem est sa capitale. Un Etat souverain qui garanti l’égalité entre ses citoyens au-delà de leurs confessions ou de leurs origines.

Nous appelons du fond de notre cœur nos concitoyens juifs de France à rejoindre cette cause juste du peuple palestinien. Le judaïsme ne doit pas demeurer l’otage de l’idéologie, ni du projet sioniste. Le projet sioniste altère la pureté de la religion monothéiste juive. Nos concitoyens juifs sont pour nous, les musulmans de France, des compagnons de route sur le chemin de la construction d’une société juste et fraternelle où nos fois respectives doivent conjuguer leurs efforts pour être en conformité avec leurs fondements.

Enfin, nous affirmons notre soutiens au peuple palestinien et nous seront à ses côtés durant ces moments difficiles, mais que chacun sache qu’aucune juste cause ne se perd tant qu’il y a des hommes et des femmes qui la défende.

Les enfants de Gaza ont appris à toi et à moi

Que même si on démolit ton toit

Garde ta tête haute et montre ta joie

Car l’honneur d’un peuple réside dans sa foi

Fouad Alaoui

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 17:37


Une analyse de l'évolution de la société israélienne, plus religieuse, plus à droite, extrême droite, avec une émigration croissante des Israéliens modérés en Amérique du Nord et en Europe, et le Grand Israël comme fait accompli transformant cet état en état d' Apartheid.

La Face D'Israël Est En train De Changer- John Mearsheimer

Avraham Burg croit, semble-t-il, que l'occupation a eu un effet profondément corrupteur sur Israël. Mais il y a quelque chose de plus qui se passe à l'intérieur d' Israël qui le préoccupe beaucoup : la nature changeante de cette société. Il dit, par exemple, que "la société israélienne est foncièrement divisée", et bien qu'il ne détaille pas les spécificités de cette division, c'est évident qu'elles ont une dimension politique et religieuse. Il croit que le centre politique de gravité d'Israël s'est déplacé de façon marquée vers la droite. Effectivement, il croit que la gauche a "diminué en nombre et est devenue marginale". Il voit également l'équilibre entre les Israéliens séculiers et religieux se déplaçant en faveur des religieux, et c'est pourquoi il écrit " l'établissement d'un état dirigé par des rabbins et des généraux est un possible cauchemar".

J'aimerais essayer d'étayer l'analyse de Burg, en faisant remarquer certaines tendances dans la société israélienne qui ont et continueront d'avoir un effet profond sur l'état juif dans la durée, mais dont on parle peu dans les médias de masse ici en Amérique. J'aimerai spécifiquement me concentrer sur la croissance des ultra orthodoxes ou Haredim en Israël, et l'émigration d' Israël, ce qu'on pourrait appeler une " Aliyah à l'envers". ( Le mot Aliyah signifie montée : monter en Israël c'est à dire aller s'y installer ndlt).

Quand l'état a été crée en 1945, il y avait seulement un tout petit nombre d'ultra orthodoxes en Israël. En fait, les Haredim étaient profondément opposés au Sionisme, qu'ils voyaient comme un affront à la tradition juive. Cependant, leur nombre a augmenté à pas de géant ces dernières années, de même que leur proportion dans la population israélienne. La raison en est simple : en moyenne, une femme Haredi a 7,6 enfants ce qui est grosso modo le triple du taux de natalité de la population juive israélienne. Ainsi donc, le Forward a rapporté en aout 2007 qu' en 15 ans de 1992 à 2007, la proportion d'enfants juifs fréquentant les écoles primaires d'état a diminué de 55% sur un total de 67%; en 2012, il tombera à 51%.Pendant ce temps, le pourcentage de ceux qui fréquentent les écoles Haredim est passé de 12,4% en 1992 à 26,7% en 2007 et une projection le donne à 31% en 2012."

La croissance rapide de la communauté ultra orthodoxe a des conséquences significatives pour Israël, car 30% des hommes ne travaillent pas et trés peu d'entre eux vont leur service militaire. Plus généralement, cela veut dire qu'ils joueront probablement un rôle majeur dans les décennies à venir dans la gouvernance d'Israël. Cela vaut la peine de noter que lors des récentes élections municipales de Jérusalem, le candidat ultra orthodoxe, Meir Porush, a dit que " dans 15 ans il n'y aura plus de maire séculier dans chaque ville d'Israël, à l'exception peut être de certains villages au fin fond du pays". Bien sûr il exagérait, mais son commentaire montre ce vers quoi Israël se dirige, et pourquoi Burg s'inquiète de rabbins dirigeant l'état.

La deuxième tendance c'est le grand nombre d' Israéliens qui ont émigré en Amérique du Nord et en Europe, et qui ne comptent pas retourner en Israël. Selon la plupart des estimations, il y a environ 5,3 millions de Juifs israéliens, et 5,2 millions de Palestiniens qui vivent dans le Grand Israël ( la Palestine historique). Il y a environ 300 000 individus vivant en Israël que le Bureau des Statistiques définit comme "autres". La plupart sont des membres de famille de Juifs immigrants ou d'individus qui ont des ancêtres juifs, mais pas de mère juive, et par conséquent ne sont pas classés comme Juifs par le gouvernement israélien. Si on compte ces "autres" comme Juifs, alors il y a 5,6 millions de Juifs israéliens. Voyons, cela veut dire qu'il y a 5,6 millions de Juifs israéliens et 5,2 millions de Palestiniens. Cependant tous ces Juifs ne vivent plus tous en Israël. C'est difficile d'obtenir des chiffres exacts sur combien d' Israéliens vivent à l'étranger, car le gouvernement a arrêté de publier ces chiffres depuis le début des années 70. Sur la base de différents articles publiés sur le sujet et de conversations que j'ai eu quand j'étais en Israël en Juin dernier, je peux valablement estimer qu'il y a au moins 750 000 Israéliens qui vivent à l'étranger. Cela veut dire qu'il y a maintenant moins de Juifs que de Palestiniens vivant dans le Grand Israël, même si on compte les 300 000 "autres" comme Juifs.

De plus, il y a d'énormes preuves qu'un nombre conséquent de Juifs israéliens aimeraient quitter Israël s'ils le pouvaient. Dans un article qui vient juste d'être publié dans le National Interest, John Mueller et Ian Lustic rapportent qu' " une étude récente indique que seulement 69% des Juifs israéliens disent qu'ils veulent rester dans le pays et un sondage réalisé en 2007 affirme que 1/4 des Israéliens envisage de partir, inclus presque la moitié des jeunes". Ils continuent en rapportant que i" dans une autre étude, 44% des Israéliens disent qu'ils seraient près à partir s'ils pouvaient trouver des meilleurs conditions de vie ailleurs. Plus de 100 000 Israéliens ont acquis des passeports européens")i. Je parie que la plupart de ces Israéliens qui ont opté pour la Diaspora sont séculiers et politiquement modérés, au moins dans le contexte israélien. Cela vaut ausi la peine de noter qu'il y a eu une immigration limitée en Israël depuis le début des années 90, et certaines années le nombre d'émigrants était supérieur à celui des immigrés.

Ces données semblent confirmer l'analyse de Burg que la société israélienne devient plus religieuse et moins séculière, et que le centre de gravité politique est bien plus à droite qu'il ne l'était auparavant. Je peux penser à 5 implications possibles de cette situation qui évolue.

Premièrement, ces tendances feront qu'il y aura peu de chance qu'Israël quitte la Cisjordanie et permette aux Palestiniens d'avoir un état viable à eux. Le Grand Israël va devenir un fait accompli, si cela ne l'est pas déjà.

Deuxièmement, il semble clair que les Juifs seront particulièrement dépassés en nombre par les Palestiniens dans le Grand Israël. Le fait démographique clé que je n'ai pas inclus ci dessus c'est qu'en moyenne une femme palestinienne a approximativement 4,6 enfants, tandis que le chiffre israélien est de 2,6 enfants. Le Grand Israël sera un état d' Apartheid.

Troisièmement, les jeunes Israéliens qui pensent comme Burg ont de grandes chances de se sentir de plus en plus mal à l'aise en Israël, et trouvent l'idée de vivre en Europe ou en Amérique du Nord de plus en plus attirante. Et l'Europe, qui va devoir affronter des problèmes de faible démographie d'ici peu, a de grandes chances d'accueillir favorablement - si ce n'est essayer d'attirer - ces Israéliens qui veulent y immigrer.

Quatrièmement, il y a de fortes chances pour que ce soit de plus en plus difficile pour les forces pro Israël aux Etats Unis de soutenir l'idée que Washington doit maintenir sa "relation privilégiée" avec Israël, parce que les deux pays ont des "valeurs communes". Il n'y a pas vraiment de similitude en terme de valeurs principales entre l' Israël émergente et l'Amérique contemporaine.

Cinquièmement, il semble aussi apparent que ce sera de plus en plus difficile pour les Juifs américains, spécialement les plus jeunes, de s'identifier avec Israël, et de sentir un profond attachement pour ce pays, ce qui est essentiel pour maintenir la relation spéciale.

En résumé, Israël a des problèmes, c'est pourquoi tous les Américains de toutes tendances - spécialement ceux qui se disent amis d'Israël - devraient lire le livre de Burg et commencer à en parler.

 John Mearsheimer est professeur émérite R. Wendell Harrison de science politique à l’Université de Chicago

http://www.planetenonviolence.org/La-Face-D-Israel-Est-Entrain-De-Changer-John-Mearsheimer_a1879.html?PHPSESSID=4ddd856fb3fa335d955d2404c9f4e540

http://www.alterinfo.net

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