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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 20:13


Jacques Tourtaux est ancien secrétaire général du syndicat des cheminots et de l’union locale CGT de Rethel dans les Ardennes. Il est au conseil d’administration du Front Syndical de Classe. Il écrivait récemment une longue contribution personnelle pour le quarante neuvième congrès confédéral de la CGT. Vous trouverez ci dessous la première partie de sa contribution personnelle. Elle est disponible en totalité si vous consultez son blog personnel à l’adresse ci dessous

 

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/pages/MA_CONTRIBUTION_AUX_TRAVAUX_DU_49eme_CONGRES_CONFEDERAL_DE_LA_CGT-1646631.html

 

Mon opinion sur l'avenir de la grande dame qu'est encore la CGT.

Concernant les structures intermédiaires à la confédération que sont les Fédérations, les UD auxquels s'ajoutent des syndicats, tout va bien pour les gens d'appareils que sont les permanents. Les consultations dans les structures de base, personnellement, je ne connais pas, n'étant jamais invité bien que je paie rubis sur l'ongle la totalité de ma cotisation syndicale annuelle chaque mois de janvier.

Nos dirigeants sont depuis bien longtemps coupés de leurs bases syndicales, leur carrièrisme qui leur colle à la peau ne pouvant leur permettre d'entrevoir les réalités de terrain vécues au quotidien par les syndiqués. Ces dirigeants d'appareils doivent tenir compte du point de vue de la base et le mettre en application.

Ce n'est pas aux hautes sphères de décider de la mise en oeuvre de la ligne de conduite de la CGT. Les décisions prises dans les syndicats doivent impérativement remonter  vers la confédération qui doit mettre celles-ci en application. Cela permettra à nos dirigeants, rivés sur leurs sièges éjectables, d'avoir une autre conception des réalités, d'appréhender autrement le vouloir des travailleurs.

J'entend par travailleurs, les salariés qui triment, quelque soit leurs corps de métier, ce qui est tout de même très différent pour nos donneurs d'ordres qui ont depuis bien longtemps oublié leurs conditions de salariés, certains permanents ne l'ont jamais été ou si peu.

Je voudrais tout d'abord rappeler les sages paroles pleines de bon sens tenues en 1948 par notre éminent camarade Benoit-Frachon :

LES PORTEURS DE VALISES AU BOULOT ! UNE SEMAINE PERMANENT ET TROIS SEMAINES AU BOULOT !

En effet, les opportunistes carrièristes qui font leur nid dans la CGT ont des comptes à rendre aux syndiqués.

Chaque jour, des familles entières sont jetées dans la misère parce que des patrons-voyous l'ont décidé mais aussi et surtout parce que le syndicat CGT, le plus représentatif du pays ne construit pas une riposte à la hauteur des enjeux de classe que sont la défense et le maintien de nos acquis sociaux et le combat pour en conquêrir d'autres face au MEDEF et à ses représentants installés aux commandes du gouvernement. 

Les travailleurs en ont assez des journées d'action qui leur font perdre des heures de grèves pour rien et qui font marrer MEDEF et gouvernement.

Ce ne sont pas les grévettes d'une journée tous les deux mois qui vont impressionner un patronat de combat plein de morgue et de mépris à l'égard de la classe ouvrière.

Après les grandes démonstrations de forces quasi réduites à néant par la mascarade grotesque organisée le samedi 13 juin et "savamment" orchestrée par les hautes sphères confédérales relayées par les UD, force est de constater que cette pantalonnade était voulue pour nous asséner le coup de grâce.

En effet, il est clair que dans les rangs de la CGT, un ressort a été cassé. Nous avions créé un rapport de force conséquent mais les dirigeants réformistes de notre CGT l'ont fait avorter, provoquant ainsi un sentiment d'impuissance face à la déferlante antisociale que nous subissons quotidiennement.

Ce samedi 13 juin, les rangs des manifestants étaient bien moindres que les fois précédentes et de nombreux camarades de la CGT ont volontairement boïcotté la ballade en ville, estimant que cette " manif " qui faisait déborder le vase était de trop et inutile.

Comme beaucoup de militants, je suis très critique à l'égard de nos dirigeants qui ne semblent ou ne veulent pas prendre au sérieux la gravité de la situation. Des milliers d'emplois sont supprimés, tous nos acquis sociaux sont détruits ou vont l'être par la lutte des classes acharnée que nous mènent de concert patronat et gouvernement qui ne cachent pas leur haine du peuple et que font notre confédération, ses fédérations et ses UD ?

Elles attendent l'arme au pied. Pire, elles laissent livrés à eux-mêmes les syndicats de base qui luttent contre la casse de leurs entreprises, donnant aux salariés l'image d'une CGT incohérente y compris au sein de notre propre organisation.

De plus en plus nombreux sont les travailleurs qui ne comprennent pas ou pensent que les directions syndicales se dérobent devant la nécessaire et indispensable construction des luttes notamment de la part de la CGT qui, de tous temps a toujours été le moteur, le fer de lance de la classe ouvrière.

Je ne vous apprendrai rien en disant que les autres organisations syndicales qui, à part faire du bruit et gesticuler pour tenter d'exister, ne font rien ou presque rien, l'essentiel du travail reposant sur les militants de la seule CGT et cela ne date pas d'hier. Je l'ai également souvent constaté durant mes trente années travaillées à la SNCF.

Face aux agressions incessantes du gouvernement Sarkozy, il est donc plus que temps que la base soit davantage écoutée, que soit pris en compte ce que disent et veulent nos militants, nos syndiqués car ce sont nous qui faisons la CGT, qui la faisons fonctionner.

Il faut aussi et surtout que les directions cessent de regarder leur nombril. Sans l'engagement militant à la base, moteur de notre CGT, il n'est point de rassemblement  représentatif possible telles les grandes manifestations qui ont déferlé dans tout le pays.

Les dirigeants de la CGT n'ont visiblement pas cherché ni voulu exploiter les deux grands rassemblements d'ampleur exceptionnelle qui n'ont pas rassuré les riches du pays, surtout le 19 mars où les ingrédients étaient réunis pour prolonger et étendre le mouvement. Pire, la CGT a laissé croire aux travailleurs que les huit organisations syndicales étaient unies alors qu'il s'agit d'une unité de façade remise en cause à chaque élection professionnelle.

L'élaboration d'une plate-forme commune doit se faire dans les syndicats de base, puis dans les UL et non au sommet ou dans les UD et les Fédérations, où les permanents carrièristes, qui feraient bien de reprendre le sac et de retourner au boulot, comme s'est plu à le dire notre camarade Benoît Frachon, décident à la place de la base qui est souveraine.

Comme nous le savons, la CFDT et FO ne sont pas des foudres de guerre. A part aboyer pour qu'on les aperçoive, ils sont inexistants et, comme d'habitude, ce sont toujours les militants de la CGT qui tractent sur le terrain.

De nombreuses réflexions de camarades ont eu lieu. Pourquoi avoir attendu si longtemps  entre le 19 mars et le premier Mai?

Pourquoi la CGT n'a-t-elle pas axé son action sur les syndicats dans les boîtes et dans les UL pour y développer et amplifier les luttes ouvrant ainsi des perspectives revendicatives et mobilisatrices permettant d'organiser et de renforcer la CGT?

Le comportement de nos dirigeants syndicaux me conforte dans l'idée qu'ils craignent autant que le patronat et ses valets du gouvernement, l'affrontement de classes. Nos dirigeants redoutent l'ampleur des mobilisations sociales tant ils ont peur d'être débordés, surtout à proximité d'échéances politiques qui vont sans aucun doute avoir lieu dans une période de fortes turbulences sociales et dont les responsables politiques, soit-disant de gauche voudraient qu'elles se déroulent en dehors de toutes agitations sociales et populaires.

Je pense que si la CGT veut tenir pleinement son rôle d'organisation syndicale démocratique, sérieuse et responsable, elle doit rester sur des bases saines, de classe et de masse, tenant compte de nos valeurs, de notre expérience militante basées sur les rapports de forces créés sur le terrain des luttes dans les entreprises.

Je suis fermement opposé à l'unité au sommet entre carriéristes réformistes. Cette "unité" ne reflète en rien le point de vue de la base.

Comme le disent aussi de nombreux camarades, je suis de ceux qui vivent très mal la dégénérescence de la gauche française dont les errements constants et son incapacité à gouverner lorsqu'elle est aux affaires du pays ou dans l'opposition, s'apparente à une trahison envers la classe ouvrière.

Je suis également partie prenante des 61% de citoyens qui ont refusé de cautionner la mascarade du 7 juin dernier où tous les partis dits de gauche qui se sont engagés aux côtés de l'UMPS et du MODEM ont reconnu le fait européen, renié leur vote NON au référendum de mai 2005 et trahi le suffrage universel où 55% de Français ont rejeté l'Union européenne.

Le 1er Mai et visiblement dans l'optique des élections européennes du 7 juin, une kyrielle de politiciens se sont mêlés aux cortèges. Cela ne les a pas favorisés pour autant puisqu'ils ont subi, notamment le PS et le NPA un camoufflet retentissant.

L'actuelle période des congés estivaux marque un ralentissement important de l'activité économique et de la mobilisation des travailleurs, des luttes importantes ont lieu là où les salariés subissent des plans sociaux. Force est de constater que les directions syndicales, dont la CGT, laissent les syndicats de base et les travailleurs abandonnés à eux-mêmes face à des patrons-voyous qui n'hésitent pas à faire appel à des vigiles, voire à les traîner en justice.

Malgré la collaboration manifeste de la confédération avec nos ennemis de classe, la rentrée s'annonce torride, les travailleurs ne pouvant plus supporter d'être humiliés par un patronat et un gouvernement qui affichent ouvertement leur haine de classe.

La CGT qui, à la base ne peut pas renoncer à l'unité d'action, ne doit pas perdre de vue que la colère qui s'exprime dans l'ensemble de la classe ouvrière ne va plus pouvoir être contenue, ce dont ont si peur le MEDEF, le gouvernement et...les syndicalistes d'accompagnement dont notre confédération, qui freine des quatre fers le développement des luttes.


La CGT doit rester la CGT et pour cela nous devons conserver nos fondamentaux qui passent inévitablement par le combat de classes contre nos ennemis...



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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 19:30

http://ouvalacgt.over-blog.com/article-34972743.html

Des militants CGT dénoncent l'expulsion de la Bourse et sur ce qu'elle révèle de l'orientation de la direction de la Confédération

Nous, militants CGT dans les secteurs suivants : OPH, SANOFI Aventis, Retraités, Éduc’action 93, St Gobain, CGT Montreuil, Comité de Sans-papiers grévistes de Viry Châtillon, engagés dans le soutien à la lutte des Sans-papiers, nous sommes réunis en réponse à l’appel du blog Ouvalacgt, 14 rue Baudelique à Paris 18ème, pour faire le point sur les contradictions internes qui ont éclaté au grand jour dans la CGT depuis l’évacuation de la Bourse du travail, le 24 juin dernier.

Conscients de ne pas être les seuls dans notre Confédération à avoir été révoltés non seulement par la forme qu'a prise cette expulsion, mais aussi sur le processus qui y a conduit, en contradiction avec les positions prises par notre dernier Congrès, nous avons décidé d'élargir cette réflexion et de la partager avec tous les militants qui le souhaitent.

Deux premières réunions nous ont permis un échange approfondi sur les réactions des syndicats et collectifs auxquels nous appartenons face à la mise en œuvre brutale de l’orientation de la Confédération vis à vis de la CSP75 et des dégâts qu'elle a produits chez nos syndiqués. Nombre de militants sont scandalisés ; des jeunes déchirent leur carte…

Par ailleurs, des militants sincères poursuivent leur soutien aux Sans-papiers, mais sans remettre en cause les orientations actuelles de la CGT. Ce refus d’analyse repose pour certains sur une information insuffisante, pour d’autres sur la crainte des conséquences d’une critique du fonctionnement anti-démocratique et d’une pratique en contradiction avec les orientations du dernier congrès de notre syndicat.

Convaincus au contraire que ce qui s'est passé à la Bourse est significatif de l'orientation mise en œuvre par la direction de notre syndicat, en particulier par l’expérience directe de la trahison de la Confédé qu’ont vécue les camarades Sans-papiers, nous rendons publiques les premières conclusions de ce débat :

Le véritable historique de l’occupation de la Bourse par la CSP75 doit être connu :

Quand le mouvement a été lancé par la CGT le 15 avril 2008, les délégués de la CSP75 se sont rendus à l’UD de Paris où ils ont été reçus le 17 avril par l’ex secrétaire général de l’UD et le secrétaire de l’UL de Massy. Les sans papiers leur ont rappelé leur attachement de longue date à l’UD de Paris, le nombre de réunions faites en commun, les manifestations où tous les collectifs parisiens défilaient sous les banderoles de l’UD CGT de Paris. Ils ont rappelé également qu’ils étaient syndiqués à la CGT, depuis plusieurs années pour certains d’entre eux. Conscients de l’importance du mouvement qui se déclenchait, ils ont demandé à être y intégrés. On leur a répondu d’aller eux-mêmes à la préfecture, mais en leur précisant qu’il y avait déjà le compte de dossiers convenus avec Hortefeux (1000) et qu’on n’avait donc pas besoin d’eux. En un mot, on les a envoyés balader... Quand ils se sont aperçus que, le 20 ou le 21 avril, Francine Blanche et Raymond Chauveau étaient allés chez Hortefeux et s’étaient mis d’accord sur ce dépôt unique de 1000 dossiers, ils se sont sentis trahis. D'où l'occupation de la Bourse.

Il devenait clair que l’objectif de la Confédé n’était pas d’élargir le mouvement, alors qu'elle l'avait fait miroiter et que toutes les conditions étaient réunies… mais seulement de médiatiser quelques exemples symboliques et d’utiliser les Sans-papiers en tête des manifestations pour l’image. Comme disent les Sans-papiers, "ils ont fait de nous des hommes sandwich". La CGT a dépossédé les travailleurs Sans-papiers de leur lutte.

Clair aussi que les propositions de la CGT ne concernaient pas les travailleurs Sans-papiers isolés : aucune perspective de lutte collective ne leur était proposée, alors que leur isolement ne leur permettait ni d’obtenir le Cerfa par le patron, ni de faire grève.

L'ouverture de négociations directes avec le ministère sur la régularisation selon les critères Hortefeux dans le cadre de la politique d’immigration choisie rendait inutile pour la Confédération l’extension du mouvement des Sans-papiers à d’autres secteurs. Voire, elle devenait nuisible pour sa crédibilité de "syndicat responsable".

Tout cela n'est-il pas en totale contradiction avec les engagements du 48ème Congrès à défendre la régularisation globale de TOUS les Sans-papiers ?

Le choix de se désolidariser de fait des Sans-papiers, en les jetant brutalement à la rue place de la République, n’est donc pas une dérive de quelques bureaucrates, mais bien une orientation qui se trouve confirmée par d’autres actes de capitulation de la direction CGT dans la dernière période : absence de mobilisation générale après les grandes journées d’action de janvier et mars dernier ; absence de coordination des secteurs en lutte, en particulier dans l’automobile où les salariés sont touchés de plein fouet par la crise : PSA, Continental, sous traitants de Renault…

Absence de directives de lutte offrant des perspectives aux milliers de licenciés réduits à des gestes de désespoir pour attirer l’attention des médias, et à réclamer une prime de dédommagement alors que leur avenir et celui de leur famille est barré.

La responsabilité de la Confédé est clairement engagée, car seule la direction d’un syndicat interprofessionnel dispose de tous les réseaux et moyens d’impulser rapidement et puissamment le mouvement d’ensemble qui s’impose.

Par ce compte-rendu, nous invitons tous nos camarades CGTistes à engager au plus vite le débat à l’intérieur de leur syndicat afin de construire ensemble l’orientation de lutte de classe qui pourra seule nous faire affronter la crise :

Vis à vis des Sans-papiers : la reconnaissance de leur rôle dirigeant dans la conduite des luttes pour la régularisation de tous. Quelle légitimité ont des accords signés sans la présence d'aucun représentant des Sans-papiers ? Quelle justification peut avoir l’absence d’impulsion de luttes pour défendre les Sans-papiers isolés et les intérimaires ? Quel type d’avenir nous offre la restriction de la défense de nos camarades Sans-papiers à l’application "réaliste" de critères Hortefeux dont on voit bien aujourd'hui où ils mènent ?

Vis à vis de l’ensemble des travailleurs touchés par la crise, quelles perspectives offre l’orientation actuelle de la Confédération qui nous maintient isolés secteur par secteur, et qui négocie à froid dans notre dos ?

Conscients de nos responsabilités de solidarité ouvrière avec les Sans-papiers, nous appelons les syndicalistes à diffuser largement ce texte et à apporter leur propre contribution au débat.

L’appareil syndical n’appartient pas à quelques professionnels de la négociation. Il doit être aux mains de ceux qui en feront l’outil des combats de classe de la période.

La lutte des Sans-papiers pour la régularisation de tous doit reprendre l'essor qu'elle avait pris début 2008, soutenue par l'opinion publique en tant que lutte de travailleurs pour leurs droits fondamentaux.

Cet élan a été cassé par la direction de notre Confédération. La CGT doit reprendre ce combat avec tous les Sans-papiers.



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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 18:41

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/08/23/le-npa-veut-un-rassemblement-anticapitaliste-a-gauche_1231190_823448.html


Prévoyant une rentrée sociale morose, Olivier Besancenot appelle à "entrer en résistance face à Sarkozy"

LE MONDE | 24.08.09 | 15h33  •  Mis à jour le 24.08.09 | 15h33

Eviter une rentrée calme à Nicolas Sarkozy". La consigne donnée par Olivier Besancenot à ses militants, dimanche 23 août, lors de son meeting de rentrée à l'université d'été du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à Port-Leucate (Aude), est claire : "Il faut appeler l'ensemble du mouvement ouvrier à entrer en résistance face à Sarkozy et lutter contre la fatalité ambiante", a insisté le porte-parole. Après un printemps riche en mobilisations sociales, la rentrée s'annonce plus morose. Avec les licenciements qui vont reprendre et l'arrivée de quelque 300 000 jeunes de plus sur le marché du travail, "le rapport de forces s'est dégradé", a reconnu M. Besancenot. Mais "le cycle des luttes n'est pas refermé", a-t-il affirmé.

Pour le NPA, on est juste passé de "la course de vitesse au marathon". Pour montrer qu'il n'est pas seul sur sa ligne radicale, le leader révolutionnaire s'était entouré de quelques symboles de ces mobilisations toujours en cours. Alexis Antoine "des Molex", mais surtout, en guest star, Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental, qui avait sévèrement critiqué l'inaction de Bernard Thibault. "Ceux qui ont accusé notre combat d'être instrumentalisé par l'extrême gauche, qui colportent ces inepties, nous méprisent. Face à un conflit exemplaire, l'absence de toute marque de solidarité des confédérations syndicales de toute obédience est proprement indigne", a lancé ce militant, à la CGT "depuis près de vingt ans et fier de l'être". L'ovation qui lui a été faite sonnait comme un pied de nez aux propos du leader de la CGT, Bernard Thibault, reprochant au NPA de "se substituer aux syndicats" et de "se tromper de mission".

"ARRÊTER DE SE FAIRE BRISER"

Certes, la situation sociale a changé, avec un mouvement social entré dans une "phase descendante". Mais c'est surtout de la responsabilité des centrales syndicales qui ont renoncé à organiser un "mouvement d'ensemble" et une grève générale au printemps, veulent croire les militants du NPA. Désemparés par une cascade de licenciements et des salariés prêts à en découdre, les syndicats (CGT, CFDT et FO confondus), selon le porte-parole du NPA, se seraient recentrés vers des revendications raisonnables. Il serait donc désormais plus difficile de "faire partir les boîtes en grève". Mais foin de fatalité : "On peut remporter dans les semaines et les mois à venir des victoires sociales", croit M. Besancenot. Pour cela, la gauche syndicale et politique a un rôle à tenir. "L'objectif, c'est d'être plus fort qu'eux et d'arrêter de se faire briser", a-t-il lancé devant quelque 1 200 sympathisants ravis.

Alors, quoi qu'en disent les dirigeants syndicaux, les militants du NPA continueront leurs interventions dans les "boîtes". "Nous allons consolider un milieu autour de nous par une activité perpétuelle dans les entreprises", a prévenu le porte-parole du NPA. "On va être attentif à ce qui se passe à la base et guetter par où cela peut démarrer", renchérit Pierre-François Grond, son bras droit. Le NPA va organiser une campagne pour l'emploi et contre les licenciements dès septembre. Et lance un appel à une "manifestation nationale des entreprises en lutte" en décembre, en lien avec la marche contre le chômage et la précarité. Avec les centrales syndicales, "si possible". Sinon ce sera sans.
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 19:13

http://www.frontsyndical-classe.org/article-35214368.html


Que les bouches s'ouvrent

GUY POUSSY syndicaliste CGT depuis 1950

La journée du 13 juin a illustré l’échec de la stratégie des manifestations « saute mouton ». A l’arrivée elle n’a rapporté aucun résultat, et celle-ci s’est terminée en queue de poisson.  Une belle occasion a été perdue. Alors que SARKOZY craignait un printemps chaud, le 19 mars au plus fort des luttes, aucune initiative n’a été prise pour réaliser la convergence des luttes.  Par centaines de milliers des salariés,  des enseignants, des chercheurs, des médecins hospitaliers, des juristes luttaient et se retrouvaient dans la rue. En métropole et aux Antilles le monde du travail et de la création attendait le TOUS ENSEMBLE. La CFDT répondait qu’il ne fallait pas » Politiser le mouvement » La direction de la CGT s’alignait sur cette capitulation. Aujourd’hui SARKOZY et le MEDEF amplifient leur politique destructive.

Au cœur de l’été, alors que des luttes très dures se poursuivent, le silence de la direction confédérale est assourdissant. Son opposition aux formes de luttes âpres et vigoureuses imposées à des travailleurs en légitime défense, est confirmée dans le document d’orientation du 49e congrès. Elles seraient des « Tentatives pour discréditer les luttes syndicales ». Les travailleurs, et militants cégétistes, de FABRIS, CONTINENTAL, MOLEX , NORTEL , CATERPILLAR, d’EDF GDF, et bien d’autres encore, apprécieront.

Dure avec les travailleurs qui luttent courageusement, mais complaisante avec le syndicalisme réformiste et le pouvoir, c’est ainsi que peuvent se résumer les choix actuels de la direction confédérale. Faux procès ? Mais comment caractériser une orientation qui préconise » Un processus de transformations sociales progressives » obtenu par le »Rééquilibrage de la négociation sociale dans un sens plus favorable aux salariés pour mener à la conclusion de compromis » La crise discrédite le système capitaliste. Son cortège d’injustices, de misères et de chômage, l’arrogance affichée par les nantis, les patrons et les banquiers voyous, sont insupportables. Tout milite en faveur de la lutte anti-capitaliste, pour un changement de système fondé sur la socialisation des moyens de production et d’échange. La conquête de nouveaux droits, et de nouvelles libertés pour le monde du travail à l’intérieur et à l’extérieur des entreprises, conditions indispensables pour réaliser une société plus juste et plus démocratique.

C’est le moment choisi par la direction confédérale pour s’inscrire plus encore  dans la mise en œuvre des choix politiques de la CES. Elle considère le système capitaliste comme un horizon indépassable pour l’humanité, il demande simplement à être moralisé. Fait hautement symbolique, pour la première fois BERNARD THIBAULT participera à l’université d’été de la CFDT dont l’ordre du jour porte sur » Les défis du syndicalisme de demain » L’évènement témoigne de l’exceptionnelle harmonie qui règne entre les deux principaux syndicats. Moralisateurs du capitalisme : Nous sommes loin des positions défendues par un ancien secrétaire général de la CGT HENRI  KRAZUCKI » Rien ne fait plus mal aux travailleurs que la collaboration de classe, elle provoque la division. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse. Renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer, pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement. »

La direction confédérale arrivera t elle à escamoter le débat sur son bilan, ses orientations au profits d’un débat sur la seule question des structures internes ? Aussi importantes soient elles la bonne réponse à ces questions dépend avant tout des choix stratégiques. Ces questions dérangent, mais comment ne pas les poser ?

Porté par les militants les plus engagés dans les récents combats, ce débat doit s’imposer. Il faut que les bouches s’ouvrent. Aujourd’hui il convient de mettre en échec cette stratégie de compromission politique et idéologique, et de travailler à un vaste mouvement populaire regroupant le monde du travail de la recherche, la jeunesse, les retraités, seul moyen de répondre à la crise et de faire bouger la situation sociale, politique, et idéologique. Ceci ne peut venir des politiciens de « Gôche » discrédités ; dont le seul objectif est l’alternance de 2012. C’est aussi ce vaste mouvement populaire qui créera un sursaut, redonnera aux masses populaires  confiance en leurs propres forces.





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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 18:44

http://fr.news.yahoo.com/3/20090823/twl-irak-bagdad-attentats-securite-1def439.html


Les Irakiens reconstruisent les murs de sécurité à Bagdad (Associated Press)

Quelques jours à peine après les attentats aux camions piégés qui ont fait une centaine de morts, les autorités irakiennes font reconstruire les murs de sécurité autour des bâtiments gouvernementaux.

La sécurité s'étant améliorée, le Premier ministre Nouri al-Maliki avait décidé d'abattre ces murs de béton afin que les Irakiens retrouvent un semblant de vie normale à l'approche des élections de janvier 2010.

Mais après les attentats de mercredi, qui ont visé les ministères des Affaires étrangères et des Finances, le gouvernement irakien a changé de position.

"Nous devons regarder la vérité en face", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari lors d'une conférence de presse samedi. "Il y a eu une dégradation flagrante de la sécurité au cours de ces deux derniers mois".

En prévision d'un retrait d'Irak fin 2011, les troupes américaines ont quitté les zones urbaines le 30 juin, passant le relais aux forces de sécurité irakiennes.

Une enquête a été ouverte pour déterminer comment les camions chargés d'explosifs ont réussi à passer les contrôles routiers et s'approcher des bâtiments gouvernementaux. Hoshyar Zebari n'exclut pas que ces attentats aient été montés de l'intérieur.

Samedi, des ouvriers irakiens utilisaient une grue pour disposer les pans d'une barrière de béton autour du ministère des Affaires étrangères. D'après des responsables, des travaux semblables étaient en cours autour du ministère des Finances et des bureaux alentour. AP





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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 18:27

http://www.liberation.fr/societe/0101566484-non-lieu-pour-le-depute-didier-julia-dans-l-affaire-des-otages-en-irak


Société 11/05/2009 à 06h51

Non-lieu pour le député Didier Julia dans l’affaire des otages en Irak

Justice. L’instruction a démontré l’implication de l’Elysée et du Quai d’Orsay.

Par FRANÇOIS SERGENT

On les disait pieds nickelés de la République, francs-tireurs et barbouzards qui auraient mis en danger la vie de Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Mais la bande à Didier Julia, qui avait fait scandale en intervenant dans l’affaire des deux journalistes retenus en Irak entre août et décembre 2004, était bel et bien en étroites relations avec l’Elysée et tous les ministères en charge. C’est ce que démontre, en dix-neuf pages bien serrées, l’ordonnance de non-lieu dont Libération a eu connaissance, et qui exonère non seulement le député UMP Didier Julia mais aussi ses deux acolytes, Philippe Brett et Philippe Evanno, mis en examen depuis le 29 décembre 2004.

«On est vraiment soulagés. Cela confirme tout ce qu’on a raconté», affirment les deux sulfureux Philippe : Brett, l’homme d’action au physique imposant, et Evanno, le prof d’histoire à la fac, tout en rondeurs. En raison de sa qualité de député UMP depuis quarante ans, Julia n’avait pas été mis en examen mais bénéficiait du statut de témoin assisté. Le juge antiterroriste de l’époque, Jean-Louis Bruguière, accusait l’équipe d’«intelligence avec une puissance étrangère», en fait la Côte-d’Ivoire de Laurent Gbagbo, qui avait prêté son avion et financé la foireuse expédition syrienne de récupération des otages. Mais aujourd’hui, les juges Marie-Antoinette Houyvet et Marc Trevidic ne peuvent être plus clairs. «Les autorités françaises ont été tenues informées des négociations engagées pour obtenir la libération des otages, comme cela a été notamment confirmé par l’étude des facturations téléphoniques détaillées.» Et d’ajouter, pour bien souligner l’implication de l’Elysée et du Quai d’Orsay en contradiction avec leurs démentis indignés à l’époque, «dès lors, l’intervention des autorités françaises aux côtés de Philippe Brett, Philippe Evanno et Didier Julia, pour faciliter la libération des otages, est avérée et aucune infraction pénale ne peut donc être retenue contre eux.»

Implacable. La démonstration des juges tout au long de l’affaire, y compris au moment de la rocambolesque équipée de Damas, en septembre et octobre 2004, est implacable. Les chambres de l’équipe à l’hôtel Cham Palace de Damas ont ainsi été retenues par l’ambassade de France en Syrie. «On a même eu 50 % de réduction», raconte aujourd’hui Evanno.

Surtout, les écoutes téléphoniques montrent que tout au long de leur aventure, Brett et Evanno ont tenu informés l’Elysée, le Quai d’Orsay et le ministère de la Défense. Sur la base de l’analyse des puces des mobiles des deux Philippe, les juges notent : «Quatorze appels étaient émis ou reçus sur un numéro de portable attribué au ministère de la Défense, entre le 4 et le 8 septembre 2004.» Le 8 septembre, ce sont cinq appels vers une ligne du Quai d’Orsay. Et ça continue : «Six appels reçus d’une ligne attribuée au ministère de la Défense entre le 6 octobre et le 1er décembre 2004.»

Mieux encore, Bruno Carnez, un autre membre de l’équipe jamais inquiété, explique aux juges «qu’il avait agi sur instruction de son correspondant habituel à la DST et qu’à Damas, il faisait régulièrement le point avec le chef d’agence de la DGSE, qui était même associé à certaines réunions». On est loin des sévères admonestations de l’Elysée ou de Michel Barnier, alors ministre des Affaires étrangères, critiquant vertement l’équipe de Julia. «Carnez, c’est l’homme de Brochand [responsable alors de la DGSE et proche de Chirac, ndlr] et il avait mis sur pied l’équipe», explique une source proche du dossier.

Douteux. Il reste à savoir pourquoi le pouvoir s’est laissé embarquer dans cette diplomatie à la noix. L’Elysée espérait-t-il que les contacts supposés de Julia et Brett, tous les deux proches du régime de Saddam Hussein, allaient faire fléchir les ravisseurs ? Fallait-il alors se retrouver avec cette équipe mal ficelée d’intermédiaires douteux, proches des réseaux Afrique du RPR, avec en fond de sauce la Françafrique et Laurent Gbagbo, qui espérait reprendre langue avec Chirac ?





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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 18:16

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-08-23/ps-cohn-bendit-et-le-modem-repondent-au-clan-peillon/917/0/370748


Cohn-Bendit et le MoDem répondent au clan Peillon

Par Charlotte Chaffanjon (à Marseille)

"C'est un moment historique pour notre pays." Si François Rebsamen s'enflamme, c'est que samedi, Vincent Peillon a rassemblé sur scène, à l'occasion des Ateliers d'été de son courant au PS L'Espoir à gauche, une "très belle tribune", selon le maire de Dijon. Sur scène, l'ancien numéro un du PCF Robert Hue, la députée PRG de Guyane Christiane Taubira, la star écolo des dernières européennes Daniel Cohn-Bendit et la vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez sont côte à côte. L'amphi du Pharo, placé au coeur d'un somptueux parc marseillais, est quasiment plein (1.500 places). Intitulé explicite du débat : "Une nouvelle majorité progressiste pour la France : comment et avec qui ?". La question agite un PS divisé.

La direction plaide pour l'union de la gauche quand les membres de L'Espoir à gauche, soutiens de Ségolène Royal au congrès de Reims, veulent discuter avec le MoDem. Des centristes qu'ils ont invités "en socialistes ouverts", dixit Rebsamen. Contrairement à la direction ?

C'est en tout cas Marielle de Sarnez qui a l'honneur de parler en premier. "Nous venons d'horizons divers, reconnaît-elle. Nous partageons la même inquiétude pour notre pays. Et nous portons le même jugement sur le pouvoir en place. Nous n'aimons ni sa façon de faire ni sa façon d'être.." La salle exulte. La députée européenne poursuit : "Tous ceux qui n'ont pas renoncé (...) à l'idéal républicain ont à faire ensemble.. (...) Ensemble. Pas les uns sans les autres. Et pas les uns contre les autres." Standing ovation. Rebsamen : "Tu vois Marielle, je t'avais dit que tu serais bien accueillie ! Il faut dire que t'as mis la barre à gauche."

"Faire un inventaire des valeurs de la gauche"

Robert Hue enchaîne : "Il y a des millions de gens qui n'intégreront jamais nos partis politiques d'origine si nous ne bougeons pas. Nous avons l'obligation d'aller au-delà." Christiane Taubira ironisera quelques minutes plus tard, sur "l'alchimie" qui règne entre les intervenants. "Tout le monde est prêt à s'embrasser sur la bouche !" Mais la députée de Guyane, citant Charles Péguy, met en garde : "Celui qui ne crie pas la vérité se fait complice des faussaires."

Entre-temps, Daniel Cohn-Bendit s'est employé à dire sa vérité, refroidissant quelque peu l'ambiance. Après avoir affirmé l'absolue nécessité pour la gauche, de "faire un inventaire de ses valeurs avant 2012", le député européen a lancé : "L'unité, nous la ferons si nous sommes capables de rassembler. Elle n'existe pas aujourd'hui, cela doit être une conquête. Pour l'instant, on n'en est pas là."

Le leader d'Europe-Écologie, qui a déjà dit que son mouvement présenterait des listes autonomes pour les régionales 2010, s'est donc employé à définir un calendrier - encore un peu flou - pour arriver à ce qu'il appelle "le rassemblement écologique, socialiste et démocratique".. Il compte organiser des débats sur les grands thèmes de société "dans les mois à venir". Et il a soumis l'idée que tout nouvel adhérent à un parti - PS, PCF, MoDem, Verts... - puisse appartenir également à ce rassemblement. "Si nous arrivons, après les régionales, à ce que 4 millions de personnes soient membres de ce rassemblement, alors, nous évoquerons les primaires."

Les primaires ouvertes pour désigner le candidat de la gauche en 2012... autre thème en vogue à Marseille . L'atelier sur le sujet, samedi matin, a permis de constater une fois de plus que les membres de L'Espoir à gauche y étaient plus que favorables. Il s'agit même d'un "débat de vie ou de mort", selon le député-maire d'Évry, Manuel Valls. Pour la direction du PS, il s'agit au contraire d'une "question secondaire". Les débats à La Rochelle le week-end prochain promettent d'être explosifs.



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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 19:15

http://www.liberation.fr/monde/0101586473-los-angeles-se-rue-sur-la-clinique-gratuite


Los Angeles se rue sur la clinique gratuite

Depuis mercredi, ophtalmologues, dentistes ou généralistes ont déjà soigné 6 000 non ou mal assurés.

LOS ANGELES, de notre correspondante LAUREEN ORTIZ

Les plages et les palmiers de Venice ou Santa Monica ne sont qu’à quelques kilomètres de ce quartier modeste d’Inglewood où des milliers d’Américains dans le besoin accourent depuis mercredi. Pendant une semaine, une clinique est installée dans une immense salle de concert afin d’offrir des soins aux personnes pas ou peu assurées.«Ce qu’on observe ici est similaire à ce qu’on voit dans des pays du tiers-monde, l’état de leur dent, de leurs yeux… La différence, c’est qu’il y a tout de même beaucoup moins d’enfants», raconte Stan Brock, qui a fondé Remote Area Medical en 1985, à l’origine pour aider les populations démunies des pays pauvres d’Amérique du Sud, d’Inde, d’Haïti, etc.

Aujourd’hui, 60 % des missions sont effectuées aux Etats-Unis. «La demande nous dépasse», dit-il. Cette opération est la première dans une zone urbaine de cette taille. L’organisation a eu du mal à faire face à la foule d’arrivants. «On manque de volontaires, notamment d’ophtalmologues et de dentistes. On prévoyait de traiter 1 500 personnes par jour, mais on ne peut en traiter que la moitié», regrette-t-il.

Bus. Des milliers de malchanceux ont été renvoyés chez eux, alors même que la société de transports urbains de Los Angeles avait affrété des bus supplémentaires pour desservir l’arrêt soudain très fréquenté. Au total, environ 6 000 personnes ont déjà été soignées gratuitement. Des soins dentaires au traitement des yeux (y compris des dons de lunettes de vue), en passant par des mammographies et des examens généraux et gynécologiques, l’offre était large… Mais accessible au prix d’une patience sans faille.

«On est venu le premier jour mais il y avait tellement de monde qu’on n’a pas pu entrer, témoigne Carolyn, 60 ans, accompagnée de son mari. On est resté toute la nuit devant les portes, de 6 heures du soir à 5 heures du matin, avec une centaine de personnes.» Carolyn a fini par obtenir son tour, a fait un check-up total, puis est repartie avec deux paires de lunettes et un dentier. Le verdict d’un médecin lui a porté un coup : «Apparemment, j’ai quelque chose qui ne va pas ; il faut que j’aille voir quelqu’un d’autre pour savoir si j’ai un cancer ou je ne sais quoi…» Carolyn fait partie des 47 millions d’Américains qui n’ont pas de couverture maladie. Sans emploi depuis cinq ans, elle n’a pas les moyens de se payer une assurance privée et n’est donc plus retournée dans un cabinet médical depuis 2002.

«Mal au cœur». Il y a pire. Nkwain William Ngamfon, étudiant en médecine d’origine Camerounaise et volontaire à Inglewood, raconte avoir rencontré un patient qui n’était pas suivi depuis 1992. L’homme, atteint par une balle de revolver, avait dû cette année-là se faire enlever un rein. Depuis, rien. Malgré tout, les volontaires se sentent utiles. «Je suis heureuse de pouvoir aider, confie Karen Dobies, une dentiste venue de San Diego. Ça fait mal au cœur d’arriver à l’aube et de voir autant de gens attendre dehors. Mais les soins que je leur fais, un détartrage ou un plombage par exemple, c’est toujours utile.» Plus nécessaire sur le long terme serait évidemment une réforme profonde du système de santé. Stan Brock, qui peine pourtant à croire en un vrai changement, ajoute ironique«Pour ceux qui comptent avoir une maladie grave, je leur dirai d’aller en France !»





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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 19:08

http://www.liberation.fr/monde/0101586477-suede-et-israel-les-nerfs-a-vif


Suède et Israël, les nerfs à vif

Polémique . Un tabloïd accuse Tsahal de trafic d’organes sur des Palestiniens.

Les relations diplomatiques entre la Suède et Israël ont toujours été tourmentées. L’Etat hébreu reproche fréquemment au royaume scandinave ses prises de positions propalestiniennes, tandis que Stockholm ne manque jamais une occasion de dénoncer les violations des droits de l’homme, commises par Tel-Aviv. Le ton est monté d’un cran après la publication d’un article, le 17 août, dans les pages du tabloïd suédois Aftonbladet.

Excuses.

Le journaliste Donald Boström y accuse Tsahal de se livrer à un trafic d’organes, prélevés sur des Palestiniens, tués en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Colère en Israël. A Tel-Aviv, l’ambassadrice de Suède s’empresse de dénoncer l’article, qu’elle qualifie de «choquant et répugnant». Mais c’est sans l’accord de Stockholm qui rappelle à l’ordre sa diplomate et les excuses sont retirées. Il en va de la défense de la liberté de la presse, assure le ministère des Affaires étrangères suédois. Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, se tourne alors vers le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, à qui il demande de «se dissocier publiquement» de la publication de l’article. L’intéressé compare sur son blog l’affaire à celle des caricatures de Mahomet et rétorque : «Ce n’est pas ainsi que fonctionne notre pays.»

Convoqué.

En Israël, on manque de s’étouffer. «Cela nous rappelle l’attitude de la Suède pendant la Seconde Guerre mondiale, quand elle n’est pas non plus intervenue», s’insurge le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman. A Stockholm, l’ambassadeur de l’Etat hébreu est convoqué pour s’expliquer. De son côté, Israël envisage de porter plainte pour diffamation contre le journaliste. Et s’interroge sur l’opportunité de la visite prochaine de Carl Bildt, pourtant prévue de longue date.




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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 19:01

http://www.liberation.fr/economie/0101586470-la-cgt-secouee-par-l-ire-d-un-militant


La CGT secouée par l’ire d’un militant

Xavier Mathieu, délégué chez Continental, qualifie Bernard Thibault de «parasite».

Il persiste et signe. Xavier Mathieu, leader CGT du site Continental de Clairoix (Oise), est loin de se repentir après sa sortie contre Bernard Thibault. «Beaucoup de délégués syndicaux me soutiennent.. Ils me disent : "Bravo ! Tu dis tout haut ce qu’on pense tout bas".» Seul regret : «Je n’aurais pas dû sortir "racaille", connoté Sarkozy, mais "parasite".» Dans le creux de l’été, ses propos sur France Info ont fait l’effet d’une bombe. «Les Thibault et compagnie, c’est juste bon qu’à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu’à ça, toute cette racaille, fustigeait-il lundi. […] Thibault, on l’a jamais vu, on n’a jamais eu un appel !»

Aujourd’hui, le leader syndical de l’équipementier automobile, qui a obtenu 50 000 euros d’indemnités pour chacun des 1 120 salariés licenciés, se sent tout de même obligé de préciser sa pensée : «J’attaquais uniquement les fédérations. J’ai un respect immense pour la base qui se bat au quotidien mais qui voit qu’en haut, ça ne suit pas.» Car c’est bien ce que reproche le délégué à sa hiérarchie : son manque de combativité en période de crise. Muet au départ, l’entourage de Bernard Thibault, encore en vacances, s’est décidé à répliquer. «Ces propos dépassent largement ce qui est normal dans une organisation syndicale» , s’est indigné Jean-Christophe Le Duigou, bras droit du secrétaire général, dans La Tribune de jeudi.

C’est le 21 avril que tout dérape entre Xavier Mathieu et la CGT. Ce jour-là, près de 200 «Contis» saccagent la sous-préfecture de Compiègne dans l’Oise, furieux de la décision du tribunal de Sarreguemines (Moselle) qui entérine la fermeture de l’usine. Sept salariés, dont Xavier Mathieu, comparaissent le 17 juillet devant le tribunal de grande instance de Compiègne. «Bernard Thibault a refusé de demander notre relaxe. C’est honteux ! La seule réponse qu’on a eue est que la CGT ne soutient pas les voyous et que la radicalisation ne fait pas partie de ses méthodes» , lance-t-il révolté.

Le syndicaliste touche là le vrai point de discorde avec la CGT : la manière de mener un conflit. Car si Xavier Mathieu ne se revendique d’aucun parti, il a pour conseiller Roland Szpirko, ancien leader des ouvriers de Chausson dans les années 90 et surtout ancien élu régional Lutte ouvrière. «Roland n’a jamais voulu faire intervenir Arlette Laguiller dans le conflit. Mais pour la CGT, ça a été la catastrophe», confirme Xavier Mathieu qui attend le congrès de sa centrale CGT, en décembre, pour savoir s’il rend sa carte du syndicat.




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