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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 19:52

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/08/deux-fran%C3%A7ais-sur-trois-oppos%C3%A9s-%C3%A0-lintervention-en-afghanistan.html


Deux Français sur trois opposés à l'intervention en Afghanistan
Selon un sondage Ifop pour le Figaro, dont on peut lire les détails ici, 64% des Français sont opposés à l'intervention militaire française en Afghanistan. Ils ne sont que 36% à y être favorables.

Le soutien des Français se réduit au fil du temps : en octobre 2001, 58 % ( contre 32 %) étaient favorables, puis 45% (contre 55%) en avril 2008..

Globalement, les sympathisants de gauche sont plus hostiles à l'intervention que ceux de droite. C'est aussi le cas des femmes (71%) que des hommes (56%), des catégories populaires (ouvriers-employés) que des cadres. Seuls sont favorables à plus de 50%, les cadres (53%) ainsi que les sympathisants de l'UMP (57%) et électeurs de Nicolas Sarkozy au 1er tour (55%).

92% des Français estiment que " la situation sur place est très difficile et nos militaires y sont très exposés", 86% qu'il y a "un vrai risque d'enlisement des troupes occidentales", 50% que "la présence militaire est nécessaire pour lutter contre le terrorisme international" et 42% que "la présence militaire a permis de faire progresser le pays vers la démocratie".

Commentaire : les résultats de ce sondage confirment le peu de soutien de l'opinion publique à la guerre en Afghanistan. Pour l'armée française, ce fait est lourd d'inquiétude. Les soldats, lorsqu'ils risquent leur vie à l'étranger, doivent avoir le soutien du pays : là se trouve la légitimité de leur action et non dans quelques résolutions internationales. Si ce soutien fait défaut, de manière trop importante et pendant trop longtemps, le risque est une coupure entre la nation et l'armée, comme on l'a vu, par exemple, lors de la guerre d'Indochine. Nous n'en sommes pas là, mais les signaux ne sont pas bons.

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 19:41


http://www.lariposte.com/Manifeste-du-parti-communiste-144.html

Un spectre hante l’Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d’Allemagne.

Quelle est l’opposition qui n’a pas été accusée de communisme par ses adversaires au pouvoir ? Quelle est l’opposition qui, à son tour, n’a pas renvoyé à ses adversaires de droite ou de gauche l’épithète infamante de communiste ?

Il en résulte un double enseignement. Déjà le communisme est reconnu comme une puissance par toutes les puissances d’Europe. Il est grand temps que les communistes exposent à la face du monde entier, leurs conceptions, leurs buts et leurs tendances ; qu’ils opposent au conte du spectre communiste un manifeste du Parti lui-même.

C’est à cette fin que des communistes de diverses nationalités se sont réunis à Londres et ont rédigé le Manifeste suivant, qui est publié en anglais, français, allemand, italien, flamand et danois.

Bourgeois et prolétaires

L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes. Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, en un mot oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une guerre ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une guerre qui finissait toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la destruction des deux classes en lutte.

Dans les premières époques historiques, nous constatons presque partout une organisation complète de la société en classes distinctes, une échelle graduée de conditions sociales. Dans la Rome antique, nous trouvons des patriciens, des chevaliers, des plébéiens, des esclaves ; au moyen âge, des seigneurs, des vassaux, des maîtres de corporation, des compagnons, des serfs et, de plus, dans chacune de ces classes, une hiérarchie particulière.

La société bourgeoise moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n’a pas aboli les antagonismes de classes Elle n’a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression, de nouvelles formes de lutte à celles d’autrefois.

Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l’époque de la bourgeoisie, est d’avoir simplifié les antagonismes de classes. La société se divise de plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat.

Des serfs du moyen âge naquirent les bourgeois des premières agglomérations urbaines ; de cette population municipale sortirent les premiers éléments de la bourgeoisie.

La découverte de l’Amérique, la circumnavigation de l’Afrique offrirent à la bourgeoisie naissante un nouveau champ d’action. Les marchés des Indes Orientales et de la Chine, la colonisation de l’Amérique, le commerce colonial, la multiplication des moyens d’échange et, en général, des marchandises donnèrent un essor jusqu’alors inconnu au négoce, à la navigation, à l’industrie et assurèrent, en conséquence, un développement rapide à l’élément révolutionnaire de la société féodale en dissolution.

L’ancien mode d’exploitation féodal ou corporatif de l’industrie ne suffisait plus aux besoins qui croissaient sans cesse à mesure que s’ouvraient de nouveaux marchés. La manufacture prit sa place. La moyenne bourgeoisie industrielle supplanta les maîtres de jurande ; la division du travail entre les différentes corporations céda la place à la division du travail au sein de l’atelier même.

Mais les marchés s’agrandissaient sans cesse : la demande croissait toujours. La manufacture, à son tour, devint insuffisante. Alors, la vapeur et la machine révolutionnèrent la production industrielle. La grande industrie moderne supplanta la manufacture ; la moyenne bourgeoisie industrielle céda la place aux millionnaires de l’industrie, aux chefs de véritables armées industrielles, aux bourgeois modernes.

La grande industrie a créé le marché mondial, préparé par la découverte de l’Amérique. Le marché mondial accéléra prodigieusement le développement du commerce, de la navigation, des voies de communication. Ce développement réagit à son tour sur l’extension de l’industrie ; et, au fur et a mesure que l’industrie, le commerce, la navigation, les chemins de fer se développaient, la bourgeoisie grandissait, décuplant ses capitaux et refoulant à l’arrière-plan les classes léguées par le moyen âge.

La bourgeoisie, nous le voyons, est elle-même le produit d’un long développement, d’une série de révolutions dans le mode de production et les moyens de communication.

A chaque étape de l’évolution que parcourait la bourgeoisie correspondait pour elle un progrès politique. Classe opprimée par le despotisme féodal, association armée s’administrant elle-même dans la commune [5], ici, république urbaine indépendante ; là, tiers état taillable et corvéable de la monarchie, puis, durant la période manufacturière. contrepoids de la noblesse dans la monarchie féodale ou absolue, pierre angulaire des grandes monarchies, la bourgeoisie, depuis l’établissement de la grande industrie et du marché mondial, s’est finalement emparée de la souveraineté politique exclusive dans l’Etat représentatif moderne. Le gouvernement moderne n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière.

La bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment révolutionnaire.

Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissent l’homme féodal à ses "supérieurs naturels", elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d’autre lien, entre l’homme et l’homme, que le froid intérêt, les dures exigences du "paiement au comptant". Elle a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange ; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l’unique et impitoyable liberté du commerce. En un mot, à la place de l’exploitation que masquaient les illusions religieuses et politiques, elle a mis une exploitation ouverte, éhontée, directe, brutale.

La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu’on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages. La bourgeoisie a déchiré le voile de sentimentalité qui recouvrait les relations de famille et les a réduites à n’être que de simples rapports d’argent.

La bourgeoisie a révélé comment la brutale manifestation de la force au moyen âge, si admirée de la réaction, trouva son complément naturel dans la paresse la plus crasse. C’est elle qui, la première, a fait voir ce dont est capable l’activité humaine. Elle a créé de tout autres merveilles que les pyramides d’Egypte, les aqueducs romains, les cathédrales gothiques ; elle a mené à bien de tout autres expéditions que les invasions et les croisades [5]

La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux. Le maintien sans changement de l’ancien mode de production était, au contraire, pour toutes les classes industrielles antérieures, la condition première de leur existence. Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l’époque bourgeoise de toutes les précédentes. Tous les rapports sociaux, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d’idées antiques et vénérables, se dissolvent ; ceux qui les remplacent vieillissent avant d’avoir pu s’ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés enfin d’envisager leurs conditions
d’existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés.

Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s’implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations.

Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l’adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n’emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe. A la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. A la place de l’ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles-mêmes, se développent des relations universelles, une interdépendance universelle des nations. Et ce qui est vrai de la production matérielle ne l’est pas moins des productions de l’esprit Les oeuvres intellectuelles d’une nation deviennent la propriété commune de toutes. L’étroitesse et l’exclusivisme nationaux deviennent de jour en jour plus impossibles et de la multiplicité des littératures nationales et locales naît une littérature universelle.

Par le rapide perfectionnement des instruments de production et l’amélioration infinie des moyens de communication, la bourgeoisie entraîne dans le courant de la civilisation jusqu’aux nations les plus barbares. Le bon marché de ses produits est la grosse artillerie qui bat en brèche toutes les murailles de Chine et contraint à la capitulation les barbares les plus opiniâtrement hostiles aux étrangers. Sous peine de mort, elle force toutes les nations à adopter le mode bourgeois de production ; elle les force à introduire chez elle la prétendue civilisation, c’est-à-dire à devenir bourgeoises. En un mot, elle se façonne un monde à son image.

La bourgeoisie a soumis la campagne à la ville. Elle a créé d’énormes cités ; elle a prodigieusement augmenté la population des villes par rapport à celles des campagnes, et par là, elle a arraché une grande partie de la population à l’abrutissement de la vie des champs. De même qu’elle a soumis la campagne à la ville, les pays barbares ou demi-barbares aux pays civilisés, elle a subordonné les peuples de paysans aux peuples de bourgeois, l’Orient à l’Occident.

La bourgeoisie supprime de plus en plus l’émiettement des moyens de production, de la propriété et de la population. Elle a aggloméré la population, centralisé les moyens de production et concentré la propriété dans un petit nombre de mains. La conséquence totale de ces changements a été la centralisation politique. Des provinces indépendantes, tout juste fédérées entre elles, ayant des intérêts, des lois, des gouvernements, des tarifs douaniers différents, ont été réunies en une seule nation, avec un seul gouvernement, une seule loi, un seul intérêt national de classe, derrière un seul cordon douanier.

La bourgeoisie, au cours de sa domination de classe à peine séculaire, a créé des forces productives plus nombreuses ; et plus colossales que l’avaient fait toutes les générations passées prises ensemble. La domestication des forces de la nature, les machines, l’application de la chimie à l’industrie et à l’agriculture, la navigation à vapeur, les chemins de fer, les télégraphes électriques, le défrichement de continents entiers, la régularisation des fleuves, des populations entières jaillies du sol - quel siècle antérieur aurait soupçonné que de pareilles forces productives dorment au sein du travail social ?

Voici donc ce que nous avons vu : les moyens de production et d’échange. sur la base desquels s’est édifiée la bourgeoise, furent créés à l’intérieur de la société féodale. A un certain degré du développement de ces moyens de production et d’échange, les conditions dans lesquelles la société féodale produisait et échangeait, l’organisation féodale de l’agriculture et de la manufacture, en un mot le régime féodal de propriété, cessèrent de correspondre aux forces productives en plein développement. Ils entravaient la production au lieu de la faire progresser. Ils se transformèrent en autant de chaînes. Il fallait les briser. Et on les brisa.

A sa place s’éleva la libre concurrence, avec une constitution sociale et politique appropriée, avec la suprématie économique et politique de la classe bourgeoise.

Nous assistons aujourd’hui à un processus analogue. Les conditions bourgeoises de production et d’échange, le régime bourgeois de la propriété, la société bourgeoise moderne, qui a fait surgir de si puissants moyens de production et d’échange, ressemblent au magicien qui ne sait plus dominer les puissances infernales qu’il a évoquées. Depuis des dizaines d’années, l’histoire de l’industrie et du commerce n’est autre chose que l’histoire de la révolte des forces productives modernes contre les rapports modernes de production, contre le régime de propriété qui conditionnent l’existence de la bourgeoisie et sa domination. Il suffit de mentionner les crises commerciales qui, par leur retour périodique, menacent de plus en plus l’existence de la société bourgeoise. Chaque crise détruit régulièrement non seulement une masse de produits déjà créés, mais encore une grande partie des forces productives déjà existantes elles-mêmes. Une épidémie qui, à toute autre époque, eût semblé une absurdité, s’abat sur la société, - l’épidémie de la surproduction. La société se trouve subitement ramenée à un état de barbarie momentanée ; on dirait qu’une famine, une guerre d’extermination lui ont coupé tous ses moyens de subsistance ; l’industrie et le commerce semblent anéantis. Et pourquoi ? Parce que la société a trop de civilisation, trop de moyens de subsistance, trop d’industrie, trop de commerce. Les forces productives dont elle dispose ne favorisent plus le régime de la propriété bourgeoise ; au contraire, elles sont devenues trop puissantes pour ce régime qui alors leur fait obstacle ; et toutes les fois que les forces productives sociales triomphent de cet obstacle, elles précipitent dans le désordre la société bourgeoise tout entière et menacent l’existence de la propriété bourgeoise. Le système bourgeois est devenu trop étroit pour contenir les richesses créées dans son sein. - Comment la bourgeoisie surmonte-t-elle ces crises ? D’un côté, en détruisant par la violence une masse de forces productives ; de l’autre, en conquérant de nouveaux marchés et en exploitant plus à fond les anciens. A quoi cela aboutit-il ? A préparer des crises plus générales et plus formidables et à diminuer les moyens de les prévenir. Les armes dont la bourgeoisie s’est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd’hui contre la bourgeoisie elle-même.

Mais la bourgeoisie n’a pas seulement forgé les armes qui la mettront à mort ; elle a produit aussi les hommes qui manieront ces armes, les ouvriers modernes, les prolétaires.

A mesure que grandit la bourgeoisie, c’est-à-dire le capital, se développe aussi le prolétariat, la classe des ouvriers modernes qui ne vivent qu’à la condition de trouver du travail et qui n’en trouvent que si leur travail accroît le capital. Ces ouvriers, contraints de se vendre au jour le jour, sont une marchandise, un article de commerce comme un autre ; ils sont exposés, par conséquent, à toutes les vicissitudes de la concurrence, à toutes les fluctuations du marché.

Le développement du machinisme et la division du travail, en faisant perdre au travail de l’ouvrier tout caractère d’autonomie, lui ont fait perdre tout attrait. Le producteur devient un simple accessoire de la machine, on n’exige de lui que l’opération la plus simple, la plus monotone, la plus vite apprise. Par conséquent, ce que coûte l’ouvrier se réduit, à peu de chose près, au coût de ce qu’il lui faut pour s’entretenir et perpétuer sa descendance. Or, le prix du travail [6], comme celui de toute marchandise, est égal à son coût de production. Donc, plus le travail devient répugnant, plus les salaires baissent. Bien plus, la somme de labeur s’accroît avec le développement du machinisme et de la division du travail, soit par l’augmentation des heures ouvrables, soit par l’augmentation du travail exigé dans un temps donné, l’accélération du mouvement des machines, etc.

L’industrie moderne a fait du petit atelier du maître artisan patriarcal la grande fabrique du capitalisme industriel. Des masses d’ouvriers, entassés dans la fabrique, sont organisés militairement. Simples soldats de l’industrie, ils sont placés sous la surveillance d’une hiérarchie complète de sous-officiers et d’officiers. Ils ne sont pas seulement les esclaves de la classe bourgeoise, de l’Etat bourgeois, mais encore, chaque jour, à chaque heure, les esclaves de la machine, du contremaître et surtout du bourgeois fabricant lui-même. Plus ce despotisme proclame ouvertement le profit comme son but unique, plus il devient mesquin, odieux, exaspérant.

Moins le travail exige d’habileté et de force, c’est-à-dire plus l’industrie moderne progresse, et plus le travail des hommes est supplanté par celui des femmes et des enfants. Les distinctions d’âge et de sexe n’ont plus d’importance sociale pour la classe ouvrière. Il n’y a plus que des instruments de travail, dont le coût varie suivant l’âge et le sexe.

Une fois que l’ouvrier a subi l’exploitation du fabricant et qu’on lui a compté son salaire, il devient la proie d’autres membres de la bourgeoisie : du propriétaire, du détaillant, du prêteur sur gages, etc., etc.

Petits industriels, marchands et rentiers, artisans et paysans, tout l’échelon inférieur des classes moyennes de jadis, tombent dans le prolétariat ; d’une part, parce que leurs faibles capitaux ne leur permettant pas d’employer les procédés de la grande industrie, ils succombent dans leur concurrence avec les grands capitalistes ; d’autre part, parce que leur habileté technique est dépréciée par les méthodes nouvelles de production. De sorte que le prolétariat se recrute dans toutes les classes de la population.

Le prolétariat passe par différentes phases d’évolution. Sa lutte contre la bourgeoisie commence avec son existence même.

La lutte est engagée d’abord par des ouvriers isolés, ensuite par les ouvriers d’une même fabrique, enfin par les ouvriers d’une même branche d’industrie, dans une même localité, contre le bourgeois qui les exploite directement. Ils ne dirigent pas seulement leurs attaques contre les rapports bourgeois de production : ils les dirigent contre les instruments de production eux-mêmes ; ils détruisent les marchandises étrangères qui leur font concurrence, brisent les machines, brûlent les fabriques et s’efforcent de reconquérir la position perdue de l’artisan du moyen age.

A ce stade, le prolétariat forme une masse disséminée à travers le pays et émiettée par la concurrence. S’il arrive que les ouvriers se soutiennent par l’action de masse, ce n’est pas encore là le résultat de leur propre union, mais de celle de la bourgeoisie qui, pour atteindre ses fins politiques propres, doit mettre en branle le prolétariat tout entier, et qui possède encore provisoirement le pouvoir de le faire. Durant cette phase, les prolétaires ne combattent donc pas leurs propres ennemis, mais les ennemis de leurs ennemis, c’est-à-dire les vestiges de la monarchie absolue, propriétaires fonciers, bourgeois non industriels, petits bourgeois. Tout le mouvement historique est de la sorte concentré entre les mains de la bourgeoisie ; toute victoire remportée dans ces conditions est une victoire bourgeoise.

Or, le développement de l’industrie, non seulement accroît le nombre des prolétaires, mais les concentre en masses plus considérables ; la force des prolétaires augmente et ils en prennent mieux conscience. Les intérêts, les conditions d’existence au sein du prolétariat, s’égalisent de plus en plus, à mesure que la machine efface toute différence dans le travail et réduit presque partout le salaire à un niveau également bas. Par suite de la concurrence croissante des bourgeois entre eux et des crises commerciales qui en résultent, les salaires deviennent de plus en plus instables ; le perfectionnement constant et toujours plus rapide de la machine rend la condition de l’ouvrier de plus en plus précaire ; les collisions individuelles entre l’ouvrier et le bourgeois prennent de plus en plus le caractère de collisions entre deux classes. Les ouvriers commencent par former des coalitions contre les bourgeois pour la défense de leurs salaires. Ils vont jusqu’à constituer des associations permanentes pour être prêts en vue de rébellions éventuelles. Çà et là, la lutte éclate en émeute.

Parfois, les ouvriers triomphent ; mais c’est un triomphe éphémère. Le résultat véritable de leurs luttes est moins le succès immédiat que l’union grandissante des travailleurs Cette union est facilitée par l’accroissement des moyens de communication qui sont créés par une grande industrie et qui permettent aux ouvriers de localités différentes de prendre contact. Or, il suffit de cette prise de contact pour centraliser les nombreuses luttes locales, qui partout revêtent le même caractère, en une lutte nationale, en une lutte de classes. Mais toute lutte de classes est une lutte politique, et l’union que les bourgeois du moyen âge mettaient des siècles à établir avec leurs chemins vicinaux, les prolétaires modernes la réalisent en quelques années grâce aux chemins de fer.

Cette organisation du prolétariat en classe, et donc en parti politique, est sans cesse détruite de nouveau par la concurrence que se font les ouvriers entre eux. Mais elle renaît toujours, et toujours plus forte, plus ferme, plus puissante. Elle profite des dissensions intestines de la bourgeoisie pour l’obliger à reconnaître, sous forme de loi, certains intérêts de la classe ouvrière : par exemple le bill de dix heures en Angleterre.

En général, les collisions qui se produisent dans la vieille société favorisent de diverses manières le développement du prolétariat. La bourgeoisie vit dans un état de guerre perpétuel ; d’abord contre l’aristocratie, puis contre ces fractions de la bourgeoisie même dont les intérêts entrent en conflit avec le progrès de l’industrie, et toujours, enfin, contre la bourgeoisie de tous les pays étrangers. Dans toutes ces luttes, elle se voit obligée de faire appel au prolétariat, de revendiquer son aide et de l’entraîner ainsi dans le mouvement politique. Si bien que la bourgeoisie fournit aux prolétaires les éléments de sa propre éducation, c’est-à-dire des armes contre elle-même.

De plus, ainsi que nous venons de le voir, des fractions entières de la classe dominante sont, par le progrès de l’industrie, précipitées dans le prolétariat, ou sont menacées, tout au moins, dans leurs conditions d’existence. Elles aussi apportent au prolétariat une foule d’éléments d’éducation.

Enfin, au moment où la lutte des classes approche de l’heure décisive, le processus de décomposition de la classe dominante, de la vieille société tout entière, prend un caractère si violent et si âpre qu’une petite fraction de la classe dominante se détache de celle-ci et se rallie à la classe révolutionnaire, à la classe qui porte en elle l’avenir. De même que, jadis, une partie de la noblesse passa à la bourgeoisie, de nos jours une partie de la bourgeoisie passe au prolétariat, et, notamment, cette partie des idéologues bourgeois qui se sont haussés jusqu’à la compréhension théorique de l’ensemble du mouvement historique.

De toutes les classes qui, à l’heure présente, s’opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie ; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique.

Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu’elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices ; bien plus, elles sont réactionnaires : elles cherchent à faire tourner à l’envers la roue de l’histoire. Si elles sont révolutionnaires, c’est en considération de leur passage imminent au prolétariat : elles défendent alors leurs intérêts futurs et non leurs intérêts actuels ; elles abandonnent leur propre point de vue pour se placer à celui du prolétariat.

Quant au lumpenprolétariat [7], ce produit passif de la pourriture des couches inférieures de la vieille société, il peut se trouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne ; cependant, ses conditions de vie le disposeront plutôt à se vendre à la réaction.

Les conditions d’existence de la vieille société sont déjà détruites dans les conditions d’existence du prolétariat. Le prolétaire est sans propriété ; ses relations avec sa femme et ses enfants n’ont plus rien de commun avec celles de la famille bourgeoise ; le travail industriel moderne, l’asservissement de l’ouvrier au capital, aussi bien en Angleterre qu’en France, en Amérique qu’en Allemagne, dépouillent le prolétaire de tout caractère national. Les lois, la morale, la religion sont à ses yeux autant de préjugés bourgeois derrière lesquels se cachent autant d’intérêts bourgeois.

Toutes les classes qui, dans le passé, se sont emparées du pouvoir essayaient de consolider leur situation acquise en soumettant la société aux conditions qui leur assuraient leurs revenus propres. Les prolétaires ne peuvent se rendre maîtres des forces productives sociales qu’en abolissant leur propre mode d’appropriation d’aujourd’hui et, par suite, tout le mode d’appropriation en vigueur jusqu’à nos jours. Les prolétaires n’ont rien à sauvegarder qui leur appartienne, ils ont à détruire toute garantie privée, toute sécurité privée antérieure.

Tous les mouvements historiques ont été, jusqu’ici, accomplis par des minorités ou au profit des minorités. Le mouvement prolétarien est le mouvement spontané de l’immense majorité au profit de l’immense majorité. Le prolétariat, couche inférieure de la société actuelle, ne peut se soulever, se redresser, sans faire sauter toute la superstructure des couches qui constituent la société officielle.

La lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, bien qu’elle ne soit pas, quant au fond, une lutte nationale, en revêt cependant tout d’abord la forme. Il va sans dire que le prolétariat de chaque pays doit en finir, avant tout, avec sa propre bourgeoisie.

En esquissant à grands traits les phases du développement du prolétariat, nous avons retracé l’histoire de la guerre civile, plus ou moins larvée, qui travaille la société actuelle jusqu’à l’heure où cette guerre éclate en révolution ouverte, et où le prolétariat fonde sa domination par le renversement violent de la bourgeoisie.

Toutes les sociétés antérieures, nous l’avons vu, ont reposé sur l’antagonisme de classes oppressives et de classes opprimées. Mais, pour opprimer une classe, il faut pouvoir lui garantir des conditions d’existence qui lui permettent, au moins, de vivre dans la servitude. Le serf, en plein servage, est parvenu a devenir membre d’une commune, de même que le petit-bourgeois s’est élevé au rang de bourgeois, sous le joug de l’absolutisme féodal. L’ouvrier moderne au contraire, loin de s’élever avec le progrès de l’industrie, descend toujours plus bas, au-dessous même des conditions de vie de sa propre classe. Le travailleur devient un pauvre, et le paupérisme s’accroît plus rapidement encore que la population et la richesse. Il est donc manifeste que la bourgeoisie est incapable de remplir plus longtemps son rôle de classe dirigeante et d’imposer à la société, comme loi régulatrice, les conditions d’existence de sa classe. Elle ne peut plus régner, parce qu’elle est incapable d’assurer l’existence de son esclave dans le cadre de son esclavage, parce qu’elle est obligée de le laisser déchoir au point de devoir le nourrir au lieu de se faire nourrir par lui. La société ne peut plus vivre sous sa domination, ce qui revient à dire que l’existence de la bourgeoisie n’est plus compatible avec celle de la société.

L’existence et la domination de la classe bourgeoise ont pour condition essentielle l’accumulation de la richesse aux mains des particuliers, la formation et l’accroissement du Capital ; la condition d’existence du capital, c’est le salariat. Le salariat repose exclusivement sur la concurrence des ouvriers entre eux. Le progrès de l’ industrie, dont la bourgeoisie est l’agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l’isolement des ouvriers résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l’association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d’appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables.

Karl Marx et Friedrich Engels (1848)

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 20:14

http://fr.news.yahoo.com/3/20090816/twl-iran-france-reiss-ba66223.html


Iran: Clotilde Reiss est sortie de prison (Associated Press)

La Française Clotilde Reiss, interpellée le 1er juillet en Iran, est sortie de la prison d'Evin à Téhéran, a annoncé dimanche soir l'Elysée dans un communiqué.

La jeune femme de 24 ans, ajoute la présidence, est en "bonne santé" et "garde un bon moral". Selon le communiqué, "il a été convenu avec elle qu'elle serait hébergée à l'Ambassade de France dans l'attente de son retour en France" dont la date n'est pas connue pour le moment.

Selon le communiqué, "dès la sortie de prison de Clotilde Reiss", le président de la République Nicolas Sarkozy "s'est entretenu avec elle". Il lui a "exprimé sa joie et son plein soutien ainsi que celui de tous les Français, qui ont suivi avec inquiétude son arrestation et la procédure judiciaire à laquelle elle est soumise. Il a relevé la dignité et le courage avec lesquels Clotilde Reiss a affronté cette épreuve".

La jeune femme "est en bonne santé et garde un bon moral. Il a été convenu avec elle qu'elle serait hébergée à l'Ambassade de France dans l'attente de son retour en France. Le Président de la République s'est aussi entretenu avec M. Rémi Reiss, le père de Clotilde".

Les "autorités françaises demandent maintenant qu'il soit mis fin au plus vite aux procédures judiciaires à l'encontre de Clotilde Reiss et de Mme Nazak Afshar, que rien ne peut justifier". Employée de l'ambassade de France, la franco-iranienne Nazak Afshar, avait été arrêtée le 6 août et avait comparu le 8 au côté de Clotilde Reiss devant la justice iranienne, avant d'être libérée sous caution le 11 août.

M. Sarkozy, ajoute l'Elysée, "continue de suivre les développements de ces affaires avec la plus grande attention. Il remercie les pays de l'Union européenne et d'autres pays amis, comme la Syrie, de la solidarité et de l'appui qu'ils nous ont apportés et continueront de nous apporter jusqu'à ce que nos deux compatriotes aient recouvré leur pleine liberté".

Clotilde Reiss a été interpellée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à rentrer en France après avoir travaillé comme lectrice de français à l'université d'Ispahan pendant cinq mois.

Elle est accusée d'espionnage pour avoir transmis sur Internet des photos des manifestations qui ont suivi la réélection controversée le 12 juin du président Mahmoud Ahmadinejad.

Elle a comparu le 8 août devant un tribunal de Téhéran, lors d'un procès de masse des opposants arrêtés après les manifestations de protestation consécutives à l'élection présidentielle. Les autorités iraniennes lui reprochent aussi d'avoir transmis des informations à l'attaché scientifique de l'ambassade de France.

Paris dénonce depuis le début de cette affaire le caractère "hautement fantaisiste" des accusations portées par Téhéran contre Clotilde Reiss. Celle-ci n'est "coupable de rien du tout", a insisté le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner. AP


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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 16:53

http://www.ugtg.org/article_1050.html


http://www.zinfos974.com/Plainte-contre-le-prefet-Paul-Girod-de-Langlade-pour-propos-racistes_a9152.html

Paul Girod de Langlade : un raciste à la tête des états généraux
   
Un article du site d’informations Zinfos974 qui permet d’avoir une idée claire et nette de la valeur de ces Etats Généraux de l’Outre Mer [EGOM] et de ceux par qui ils ont été réalisés.

Plainte contre le préfet Paul Girot de Langlade pour propos racistes

Les faits se sont déroulés le 31 juillet dernier. La veille, le Préfet Paul Girot de Langlade avait terminé sa mission de responsable de l’organisation des Etats généraux et il avait passé le relais à Françoise Vergès, l’experte transversale, et avant de prendre l’avion pour rentrer à Paris.

A l’arrivée à Orly, peu avant 7 heures du matin, le préfet Girot de Langlade est passé, comme tous les passagers, sous les portiques de sécurité de l’aéroport. C’est à ce moment que l’alarme a retenti et que l’agent de sécurité de la société "Sécuritas" lui a demandé de vider ses poches. Il n’en a pas fallu plus pour que le préfet Girot de Langlade "pête un cable" et lance le contenu à la tête de l’employé, tout en tenant des propos racistes : "On se croirait en Afrique" et "il n’y a que des noirs ici"...

Effectivement, les deux agents de sécurité étaient des "blacks", comme on dit en Métropole.

Une collègue du premier agent de sécurité qui assistait à la scène lui a alors demandé de garder son calme. Ce à quoi Paul Girot de Langlade a mis en avant sa qualité de préfet, ce qui lui a valu la réponse cinglante de l’employée : "Vous êtes donc bien placé pour savoir qu’il faut respecter les lois".

La jeune femme n’a pas voulu en rester là et a porté plainte hier nominativement contre le préfet Paul Girot de Langlade pour "propos diffamatoires à caractère raciste" auprès du parquet d’Evry, tandis que son collègue masculin se contentait d’une main courante.

A noter que la femme qui accompagnait Paul Girot de Langlade y est allée elle aussi de son couplet raciste : "De toutes façons, il n’y a que des personnes de couleur comme vous qui montent au créneau...."

Paul Girot de Langlade, n’en est pas à son coup d’essai dans le domaine. Au mois de septembre 2007, il avait été placé "hors cadre" par le Conseil des ministres. Autrement dit, il avait été révoqué de son poste à la suite de sa condamnation à 2.000 euros d’amende pour "incitation à la haine raciale". Il avait déclaré dans "La Nouvelle République" : "Il y a trop de gens du voyage sur l’Indre et Loire. On a été trop laxiste pendant trop longtemps (…) il faut arrêter de se voiler la face. Chacun sait que quand ils arrivent quelque part, il y a de la délinquance"... Il avait fait appel du jugement et avait obtenu gain de cause après avoir reçu le soutien d’un très grand nombre de personnes dont l’ensemble des élus de droite et socialistes d’Indre-et-Loire et d’une grande majorité des élus des départements dont il a eu la charge. Une pétition avec près de 2 000 signatures a même été remise fin 2007 au Président de la République par Yves Dauge (PS) et Philippe Briand (UMP), parlementaires d’Indre-et-Loire. Il a finalement été relaxé de toutes les charges pesant à son encontre par un arrêt de la Cour d’appel de Paris le 25 juin 2008.

En 2004, le même tribunal correctionnel de Paris avait relaxé Paul Girot de Langlade, alors préfet du Vaucluse, pour avoir déclaré le 23 octobre 2002 lors d’une conférence de presse à Carpentras que les gens du voyage "vivent d’escroquerie et de rapines". Si le procureur avait estimé que la diffamation était constituée, le tribunal ne l’avait pas condamné, jugeant que le représentant des nomades avait mal formulé la poursuite.

Jamais deux sans trois...



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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 17:06


Nous apprenons le décès de Ernest GLINNE, Conseiller communal de Courcelles.

Les funérailles auront lieu le lundi 17 août 2009.

Levée du corps au funérarium DEMIERBE/JONCKERS,  avenue Jean Jaurès, 50, à 10h10’ (Visites le samedi et dimanche de 16h à 18h)

Cérémonie d’hommage à la Posterie à 10h30’

Crématorium de Gilly à 12h30’

Dispersion des cendres à Gilly ou à Forchies la Marche.

Notes de Roger Romain   

Ernest GLINNE fut député belge de 1961 à 1984, ancien Ministre de l' Emploi et du Travail de 1973 à 1974, député socialiste européen de 1979 à 1994, il fut président du groupe au Parlement Européen, bourgmestre de COURCELLES, membre du Bureau national du Psb, vice-président de la Fédération Ps de Charleroi, présenté à diverses reprises comme homme de gauche et rebelle au sein du Parti "socialiste" . Je reviendrai sans doute sur le sujet dès que possible, car il fut aussi à bien des égards un anti-soviétique et anti-communiste de combat.

Cela n' empêche, l'homme était très intelligent, très instruit, très combatif et travailleur. Il a droit à mon plus profond respect fraternel, car COURCELLES, perd, après Georges GLINEUR, député communiste qui siégea 50 ans, au sein du Conseil communal local, une de ses très grandes pointures politiques locales, régionales, nationales et même internationales.

Il laisse beaucoup de traces à Courcelles, certaines très à propos, d' autres sujettes à critique et à discussion, du moins de mon point de vue de communiste l' ayant connu depuis la fin de 1961, dès le lendemain de mon service militaire et l' ayant très souvent affronté pendant mes 24 années de présence au sein du Conseil communal de Courcelles.

Sa vie politique et ses choix furent assez souvent chaotiques. Un de ses derniers choix un peu surprenant,  étant donné son attachement à la culture francophone et à la France, fut son récent ralliement électoral à RWF ...

Mes dernières rencontres avec Ernest remontent aux funérailles de mon père le 05 juin 2009, et lors de la séance d'hommage du Conseil communal de Courcelles qui suivit.

Comme tout le monde, adversaires et amis, je suis très troublé et peiné par un départ aussi inopiné. 

Ces derniers temps, nous nous étions cependant très rapprochés sur certains points de vue, actions et prises de position.



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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 17:08

http://promcomm.wordpress.com/2009/08/11/priorite-a-un-programme-dunion-et-de-combat/#more-285


Priorité à un programme d’union et de combat

Un débat politique animé est en cours à l’intérieur du NPA et il a été accéléré suite aux initiatives prises par la direction en vue des élections régionales. La déclaration commune NPA-PG est très critiquée : protestation de huit membres du CPN (Comité Politique National), motions, lettres et contributions de camarades et de comités. C’est un signe de vitalité militante. Au même temps, ce débat nous interpelle sur les questions les plus importantes de la lutte de classes et de l’activité du mouvement ouvrier, de la jeunesse et de la population exploitée.

Les membres du Collectif Communiste Prométhée qui militent dans le NPA apportent leur contribution à la discussion, dans la suite de leur intervention dans la construction du NPA et dans les luttes et combats du mouvement ouvrier et démocratique. Nous essayons de souligner les contenus programmatiques, politiques et organisationnels qui concernent le combat pour le communisme révolutionnaire.

Un débat nécessaire sur le mouvement ouvrier

Le CPN des 20 et 21 juin a approuvé une résolution intitulée « La situation politique après les élections européennes ». Cette dernière établit un bilan des élections européennes et fixe une « orientation générale » pour les élections régionales. Au delà des questions que soulèvent ce bilan et cette orientation, le trait marquant de cette résolution est qu’elle tourne le dos aux questions les plus cruciales qui traversent le mouvement ouvrier. Les militants ont le droit de se demander si leur direction vit dans le monde étroit des élections et de l’opinion publique ou dans celui beaucoup plus riche mais aussi plus conflictuel de l’activité de la population exploitée.

En effet, le CPN arrive après la première campagne politique du NPA mais aussi et surtout après ce qu’on peut appeler la première séquence de mobilisation des organisations syndicales nationales dans la longue période de la nouvelle crise capitaliste. Cette mobilisation – marquée par les puissances journées du 29 janvier et du 19 mars – s’est soldée par le fiasco du 13 juin. La « politique d’unité » des huit confédérations et leur plateforme revendicative du 5 janvier ont ouvert – avec la victoire symbolique de l’UMP aux élections européennes – un boulevard pour la politique du gouvernement et de la classe capitaliste.

Nous sommes face à des difficultés réelles, qui méritent un profond débat et qui demandent une réflexion et une intervention militante indépendant des intérêts, des traditions et des formes de pensée de la gauche institutionnelle et des appareils. Le critère politique essentiel pour nous – pour reprendre des mots classiques – est le changement à opérer dans la conscience et l’organisation du prolétariat. Le débat électoral doit découler de ce critère et non l’inverse

Nous sommes dans une période de crise, de crise profonde du capitalisme. Qui dit « crise » dit aussi coups terribles pour la population, dislocation des relations traditionnelles entre les classes et à l’intérieur de la classe ouvrière, y compris des expressions syndicales de lutte contre l’exploitation.

La classe ouvrière et la jeunesse sont entrées dans cette période de crise – confrontées à une offensive de la classe capitaliste – avec des organisations faibles, dispersées et pour la plus part décidées à collaborer plus ou moins ouvertement avec le Président dans sa quête de « moralisation » du capitalisme. Simultanément, la classe ouvrière et la jeunesse affichent un capital militant et de lutte considérable, avec des centaines et des milliers de noyaux de résistance. Cette contradiction s’est exprimée entre le 5 janvier et le 13 juin et va continuer à se développer.

Le NPA doit consacrer toute son énergie aux exigences qui découlent de l’intervention des exploités dans la crise capitaliste. C’est une tâche soulevée par le Congrès de fondation et qui est en train d’être abandonnée. La protestation de huit membres du CPN indique avec raison que les « camarades ouvriers [sont] trop peu nombreux dans le NPA ». Le NPA a les ressources politiques pour combler ce déficit ; il attire l’intérêt des militants et essaye de se situer sur le terrain de la lutte contre le capitalisme et ses institutions. Mais s’il considère que la politique s’est se consacrer aux questions électorales et non à celles posées par la crise capitaliste et aux exigences de mobilisation du mouvement ouvrier, il va dilapider et perdre son capital.

Les organisations de la gauche et le mouvement ouvrier

La politique de Sarkozy contre le mouvement ouvrier et la politique de la classe capitaliste dans la crise s’exécutent – au moins pour le moment – avec la collaboration et l’adaptation des directions des partis de la gauche institutionnelle. Comme l’attestent certains faits significatifs : commission Rocard-Juppé sur l’emprunt national, commission Rocard sur la création d’un nouvel impôt injuste baptisé « taxe carbone », commission de parlementaires du PCF à l’UMP pour « régler la crise économique. »

Toutes les formes d’intégration des syndicats à l’État ont été préservées et même consolidées. La politique d’unité de la plateforme du 5 janvier a servi pour justifier la discipline des organisations syndicales. Les journées d’action ont été un gaspillage et une diversion. La mobilisation d’ensemble a été disciplinée, étouffée et finalement découragée.

Le NPA aurait dû se différencier de cette orientation de collaboration et d’adaptation. Ça découle des impératifs du combat élémentaire contre le capitalisme, de l’anticapitalisme. La crise et ses conséquences terribles ne poussent pas les directions syndicales et la gauche institutionnelle à la rupture, à l’opposition aux institutions – nationales et européennes – et à la remise en cause du capitalisme.

Pendant les six derniers mois (et le CPN garde le silence sur ce fait) toutes les organisations de gauche, y comprit le NPA, ont signé à chaque opportunité une déclaration d’appui à la politique d’unité syndicale et de soutien des pratiques découlant de la plate-forme du 5 janvier. La Charte d’Amiens et le principe d’indépendance entre syndicats et partis ne l’ont pas empêché. Le NPA voudrait continuer à entretenir l’illusion que les directions des organisations de gauche dans le cadre actuel peuvent contribuer à la mobilisation et développer une opposition réelle même réformiste à la politique de la bourgeoisie face à la crise. Nous pouvons appeler cette paralysante illusion comme le danger d’une nouvelle union de la gauche.

Les discussions et accords avec le PG, le PCF et d’autres formations, se justifient d’après le CE (Comité exécutif du NPA) par la nécessité d’ « un accord durable sur programme écologiste,anticapitaliste, social et démocratique de rupture », accord qui s’adresse « à l’ensemble de la gauche anticapitaliste et écologique ». La dure réalité est que le PG et le PCF ne sont pas des forces anticapitalistes et de rupture et que si le NPA essaye de se construire comme un parti de lutte de classes, aucun accord programmatique durable est possible avec ses partis. Une analyse même sommaire des choix politiques du PCF et du PG montre clairement qu’ils participent pleinement aux institutions de l’État capitaliste et qu’ils n’ont aucune intention d’y déroger. On ne peut pas exclure, bien sûr, que dans certaines situations ces partis soient amenés à « aller plus loin » de ce qu’ils voudraient et qu’ils s’affrontent à la bourgeoisie et à son système. Ce n’est pas le cas aujourd’hui en France et en Europe. Pour ne pas aller plus loin, les élections européennes viennent de démontrer que le PCF et le PG sont des partisans de l’Union européenne en développant la thèse réformiste et illusoire de sa « réorientation ». Alors que la lutte pour la rupture avec les traités et les institutions capitalistes européens est une des conditions pour défendre les conquêtes et les conditions de vie de la population laborieuse. Cette lutte impose l’unité d’action des classes ouvrières d’Europe contre leurs propres gouvernements et l’Union européenne.

On peut citer un autre exemple très instructif de la campagne européenne : le PG s’est refusé aux mots d’ordre « régularisation de tous les sans papiers » parce qu’il se considère comme un parti de gouvernement. Ce fait révélateur a été soulevé par la Gauche unitaire accompagné par un silence assourdissant de la direction du PCF. Donc acte, ils sont des partis de gouvernement, donc ils ne peuvent être des partis anticapitalistes de lutte. Aucun accord programmatique durable peut justifier les accords avec le PCF et le PG. Le NPA ferait fausse route s’il s’engageait dans cette voie. Il ferait le mouvement inverse de celui qui a donné lieu à sa constitution. C’était une rupture, même limitée du point de vue du programme mais néanmoins réelle, avec la gauche institutionnelle et son orientation pour un gouvernement d’union de la gauche avec le PS. L’écho et la signification de la candidature Besancenot allaient dans le même sens. Aujourd’hui on transite à nouveau sur les sentiers des comités unitaires, qui vont soit nous conduire dans le marais soit nous faire perdre un temps précieux.

La question d’un accord avec le PG et le PCF n’est pas posée seulement pour le second tour des élections. En France, un appel à voter PS et les autres partis ouvriers bourgeois dans des élections contre la droite, est cohérent avec une orientation révolutionnaire et anticapitaliste s’il se fait dans la clarté. Or, les directions du PG et du PCF l’envisagent comme la cheville ouvrière de leur politique de participation à la gestion de l’État bourgeois. Un tel choix est incompatible avec les objectifs d’un parti anticapitaliste comme le NPA.

Le combat pour le front unique, pour l’unité d’action

L’unité d’action est une exigence permanente de la lutte des exploités. Le front unique exprime dans l’ action politique cette nécessité quand la classe ouvrière est organisée et/ou encadrée par des organisations différentes. Mais la transcription arithmétique à la lutte de classes dans la France d’aujourd’hui n’est pas automatique. Nous ne renonçons pas à demander aux directions syndicales et politiques qui se réclament de la classe ouvrière et de la population laborieuse, qu’elles engagent leurs organisations dans la lutte et la mobilisation. Le contraire serait un gauchisme stérile. Cette politique de front unique est possible seulement à partir d’une orientation indépendante de toute illusion sur la politique de ces directions.

La direction du NPA conçoit deux et même trois formes de front unique : avec l’ « ensemble des forces syndicales, associatives et politiques » pour lutter contre Sarkozy ; avec la « gauche radicale » pour un accord programmatique durable. Cette dernière est une chimère ou une impasse. La première mérite une élaboration de la part des militants et regroupements de lutte de classes. C’est à celle-ci que le NPA doit s’atteler.

Les six derniers mois ont été marqués par le congrès de fondation du NPA, l’installation de la crise durable du capitalisme et de la plate-forme intersyndicale du 5 janvier. L’expérience vécue montre que la question élémentaire de l’unité d’action contre le gouvernement Sarkozy n’est pas pour autant une évidence. La mobilisation contre la privatisation de la Poste – privatisation que le gouvernement vient de confirmer – le prouve une fois de plus. On peut lancer des pétitions et organiser des rassemblements, quand il s’agit de se mobiliser contre le gouvernement, les organisations traditionnelles de la gauche institutionnelle politique et syndicale trouvent toujours le prétexte pour ne pas le faire ou pour détourner le mouvement de ses objectifs.

A Prométhée nous persistons : le front unique exige une capacité d’action autonome vis-à-vis des appareils, pour l’impulser et l’imposer. Front unique et comités unitaires vont ensemble, sinon c’est la gauche institutionnelle qui mène la danse et bloque la prise de conscience des exploités. Le NPA se trouve dans un cadre nouveau, en relation à l’expérience historique des organisations révolutionnaires. Son influence et sa capacité de regroupement lui permettent de prendre d’initiatives unitaires et pas simplement de demander aux autres de le faire.

Quel est aujourd’hui l’initiative de front unique, d’unité d’action à prendre ? Un exemple s’impose au moment où que le patronat détruit des emplois à tour de bras : l’interdiction des licenciements. Ce qui implique de constituer des collectifs unitaires pour l’interdiction des licenciements (collectifs qui doivent décider de tout, slogan, textes, matériels, date de réunion et de manifs) et l’organisation d’une manifestation nationale (là encore décidé collectivement…).

Se mobiliser et s’organiser pour un programme anticapitaliste

La position politique du NPA pour les régionales doit découler de son programme face à la crise. Pour l’instant, la direction du NPA procède à l’inverse. La résolution politique du CPN constate que « Nous avons eu du mal à tout faire et surtout à lier luttes sociales et campagne politique ». C’est important et notre tache dans les prochains mois n’est pas d’obtenir un « accord de la gauche radicale » pour les élections régionales mais d’avancer sur le chemin de l’unité d’action « pour que la crise soit payée par les riches ».

On connaît les prémisses et la colonne vertébrale de ce programme : des mesures qui doivent mettre en question la propriété privée des moyens de production, la gestion capitaliste et qui – surtout – doit s’affronter avec l’État capitaliste. Il s’agit d’un projet qui doit inclure l’ensemble des problèmes de la classe ouvrière, de la jeunesse et de la population : interdiction de licenciements, ouverture des livres de comptes des entreprises et des banques, logement , éducation, santé pour tous, bourses d’alimentation, répartition des heures de travail, expropriation sans indemnités des banques et des grands groupes capitalistes. Ce projet doit également poser la la question de quelle classe détient le pouvoir, ce qui implique d’affirmer la nécessité de la rupture avec les institutions de gestion du capitalisme depuis l’État jusqu’aux institutions mondiales en passant par l’Union européenne.

Un tel programme n’est pas une liste de mots d’ordre mais une articulation entre les revendications qui peuvent mobiliser la population et faciliter la progression de son organisation dans des cadres autonomes des appareils institutionnels. Alors il ne peut pas et il ne doit pas jaillir d’une organisation politique même animée par un programme révolutionnaire. C’est le résultat d’une impulsion politique. C’est la résultat de l’activité des militants et des masses. C’est le résultat de réflexions, de débats, de propositions et de révisions.

Le NPA est en situation pour impulser ce travail. Mais on doit infléchir les priorités et les orientations : « Il est encore temps de faire apparaître notre volonté unitaire sur le terrain des luttes à mener en commun d’abord, sans mettre en avant le PG et Mélenchon qui devient le centre et le pivot d’une alliance électorale pour la préparation des régionales », comme l’expliquent si justement les huit membres du CPN opposés à la déclaration commune NPA-PG.

Quel accord pour les élections régionales ?

A notre avis, deux éléments centraux doivent être pris en compte dans notre agitation politique pour les élections régionales.. La politique de Sarkozy est de transférer vers les collectivités territoriales une partie importante de la gestion de la misère et de la pénurie : RSA, hôpitaux, éducation, transports, services publics. Cette politique aggrave les difficultés et les inégalités en favorisent la privatisation et en augmentant les impôts payés par la population et les tarifs.

D’un autre côté, les régions (presque toutes sont gérées par la gauche) se livrent à une concurrence sauvage aggravée par la crise pour les investissements et la localisation du capital, à travers les subventions et les privilèges . La crise donne lieu à des vraies hécatombes dans certaines régions, villes et territoires avec son cortège de misère sociale, de disparition des services publics, de chômage et de travail précaire.

Notre agitation politique pour les régionales doit inclure donc la nécessité de défendre les services publics pour tous, l’opposition à toute fermeture d’entreprises et aux licenciements en affirmant le passage sous contrôle public de toute entreprise en liquidation. Aucune subvention pour les groupes capitalistes comme – à l’instar du gouvernement Sarkozy – le font les Conseil régionaux gérés par les partis de la gauche institutionnelle. Notre agitation politique découle d’une défense inconditionnelle des conditions de vie matérielles et morales de la population. Nous nous opposons contre tout impôt, taxe, et tarif qui aggravent les conditions de vie des salariés et des jeunes. Nous défendons la gratuité des transports pour les chômeurs et les jeunes.

Enfin, nous démontrerons que la politique conduite par les partis de la gauche institutionnelle à la tête des régions n’est pas fondamentalement différente de celle imprimée par Sarkozy au niveau de l’État central. Nous démontrerons qu’il existe – dans les faits – une forme de cogestion des affaires de la classe dominante. Un parti qui se place résolument sur le terrain de la défense des intérêts de la population laborieuse ne peut pas se vautrer dans cette cogestion toujours favorable au capitalisme.

Les Info hebdo du CE du 9 juillet annoncent un calendrier qui essaie de donner l’impression que rien n’a été décidé avec le PG et les autres forces politiques : « Rien n’est acté, avec personne. (…) Il n’y a aucune urgence, le CPN de rentrée fera le point. A cette occasion nous proposerons que celui-ci organise en novembre une procédure de ratification des décisions à prendre sur la question, par l’ensemble des membres du parti tel que le prévoit nos statuts provisoires. » Donc acte.

En effet, c’est encore trop tôt pour dire qu’un accord sera possible pour les élections régionales avec certaines forces. De toute façon la seule façon de procéder est d’inverser les priorités. Faire du programme d’action pour l’intervention unitaire du NPA le premier point en agissant, ici et maintenant, pour faire confluer l’agitation sociale et politique. L’intervention du NPA dans les élections régionales doit se situer dans la continuité de son intervention contre la crise du capitalisme et dans son combat pour l’unité d’action pour que la crise soit payée par les riches.

L’intervention politique fondée sur un programme d’union et de combat doit en toute occasion poser la question d’un gouvernement capable de satisfaire les revendications vitales de la population laborieuse, d’un gouvernement qui ne peut être que celui des travailleurs.




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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 20:09

http://fr.news.yahoo.com/3/20090812/twl-iran-france-reiss-ba66223.html


Le procureur de Téhéran laisse entendre que Clotilde Reiss pourrait être libérée sous caution (Associated Press)

Le procureur de Téhéran a laissé entendre mercredi, selon l'agence semi-officielle Fars que Clotilde Reiss pourrait être libérée sous caution. L'agence officielle IRNA, qui cite une "source politique informée" a par ailleurs affirmé que l'ambassade de France à Téhéran avait envoyé une note à la justice iranienne acceptant le versement d'une caution pour la libération de la jeune femme.

Le procureur de Téhéran Saeed Mortazavi, cité mercredi par l'agence semi-officielle Fars, a expliqué en cas d'accord sur une libération sous caution, Clotilde Reiss, qui est détenue à la prison d'Evin, ne serait pas autorisée à quitter l'Iran, a-t-il précisé, selon Fars.

Interrogé sur ces informations, le ministère français des Affaires étrangères précisait que "la France continue à demander la libération immédiate de Clotilde Reiss" ainsi que "l'abandon des poursuites" contre la jeune femme et l'employée locale de l'ambassade de France Nazak Afshar. "On fait le nécessaire pour l'obtenir", ajoutait-on au Quai d'Orsay en précisant que "si Clotilde Reiss obtient une libération conditionnelle, on est évidemment prêts à l'accueillir à l'ambassade de France à Téhéran".

Plus tôt lors du journal de 13h sur France-2, le porte-parole du gouvernement français Luc Chatel avait déclaré que la France attendait "dans les meilleurs délais", la libération, "sous caution dans un premier temps" de Clotilde Reiss.

La libération mardi de la Franco-iranienne Nazak Afshar, employée locale de l'ambassade de France à Téhéran, est une "première satisfaction", avait-il déclaré. "Nous attendons maintenant, dans les meilleurs délais, la libération, sous caution dans un premier temps, de Clotilde Reiss sachant que notre objectif, c'est bien d'obtenir sa libération définitive".

Clotilde Reiss, 24 ans, a été interpellée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à rentrer en France après avoir travaillé comme lectrice de français à l'université d'Ispahan pendant cinq mois. Elle est accusée d'espionnage pour avoir transmis sur Internet des photos des manifestations, d'après les autorités françaises. Elle a comparu samedi, ainsi que Nazak Afshar, devant un tribunal de Téhéran, lors d'un procès de masse des opposants arrêtés après les manifestations de protestation qui ont suivi la présidentielle contestée du 12 juin. On lui reproche aussi d'avoir transmis des informations à l'attaché scientifique de l'ambassade de France à Téhéran, selon l'acte d'accusation cité par l'agence de presse semi-officielle Fars. AP


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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 10:10


http://fr.news.yahoo.com/4/20090812/tsc-france-grippe-chatel-011ccfa.html

 

La France prête à fermer les écoles en cas de pandémie de grippe (Reuters)


Le gouvernement se tient prêt à fermer les écoles en cas de pandémie totale du virus de la grippe A (H1N1), déclare le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel.


Dans une interview publiée mercredi par Le Figaro, il affirme cependant qu'une vaccination généralisée pour les enfants "n'est pas d'actualité."


"Aucun seuil n'a été fixé pour fermer une école. On s'adaptera au cas par cas. La décision sera prise par le préfet, en concertation avec les autorités de l'Éducation et les directeurs des établissements, après examen de la situation épidémiologique nationale et locale", explique-t-il.


Selon Luc Chatel, la procédure de réouverture suivra les mêmes règles. "En cas de pandémie totale, si les circonstances l'exigent, nous nous tiendrons prêts à fermer les établissements", ajoute-t-il.


Le ministre précise qu'une circulaire détaillera prochainement les instructions à suivre pour les préfets et les directeurs d'établissement et qu'une réunion se tiendra le 18 août pour faire le point, à quinze jours de la rentrée scolaire.


Des scientifiques ayant reproché au gouvernement de trop en faire face à la menace d'une large diffusion du virus à la rentrée, Luc Chatel répète que les autorités se doivent de se préparer à l'éventualité d'une pandémie. "Il ne faut ni minimiser, ni dramatiser", dit-il.


Dans son dernier point du 4 août, l'Institut de veille sanitaire (InVS) relevait que la circulation du virus en France restait pour l'instant modérée.


La France métropolitaine comptait le 4 août 921 cas confirmés ou probables de grippe A et en intégrant les Dom-Tom, le bilan approchait les 1.200 cas.

 

Le virus a été identifié en métropole chez une jeune fille de 14 ans qui présentait une surinfection pulmonaire bactérienne et qui est décédée en juillet. Mais les autorités n'ont pas établi si la grippe A était directement responsable du décès de l'adolescente.

 

 

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 19:45

http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Salah_Hamouri.jcl.100809.htm


Comité national de soutien à Salah Hamouri

De façon soudaine, la presse et la télévision israéliennes ont fait état du cas de Salah Hamouri. On parle enfin de Salah publiquement en Israël suite à une lettre qui a visiblement été envoyée par le Président de la république au premier ministre israélien, une lettre demandant juste « la clémence » pour Salah qui effectué les 2/3 de sa peine de 7 ans de prison. Les parents de Salah, Denise et Hassan, sont passés au journal de 20 heures de la chaine israélienne n°2, jeudi dernier 6 août.                   

Cette effervescence, positive en soi, soulève toutefois des interrogations.

1. La première, qui n'est pas des moindres, est que selon le grand quotidien israélien « Haaretz » et l’ambassade d’Israël en France, le Président Sarkozy aurait envoyé sa lettre le 30 juillet, soit 4 jours après l'examen de la remise de peine de Salah. Erreur d'information ? La question mérite à tout le moins une clarification.

2. Un leitmotiv revient dans l'ensemble des commentaires israéliens publiés : cette lettre du Président français constitue une « ingérence » dans les affaires intérieures israéliennes, Salah étant « un terroriste français » jugé comme tel et qui a « avoué ».  Sur ce point aucune réaction non plus des autorités françaises.

3. Au même moment notre jeune compatriote Clotilde Reiss « passait » devant un tribunal iranien. A juste titre les autorités françaises ont demandé la libération de notre jeune compatriote et elles ont estimé et fait valoir que les accusations portées contre elle étaient « sans fondement ».

4. Ces déclarations tranchent sérieusement avec celles formulées par les autorités françaises s'agissant de Salah. Et c'est pourquoi les médias israéliens ont beau jeu de parler « d'ingérence intérieure » ainsi que des « aveux » qu'auraient exprimé Salah.

5. En effet, depuis le début et au mépris de tout respect du droit, les autorités françaises ont admis le caractère « légal » du « jugement » de Salah. A aucun moment elles n'ont fait objection du fait qu'un tribunal militaire d'occupation ne pouvait être qu'illégal et donc que sa sentence était illégitime. Elles ont demandé un procès « rapide », au contraire. De même elles n'ont jamais rejeté les « accusations » portées contre Salah comme étant « sans fondement » ni fait observé que ses « aveux » étaient de même nature que ceux arrachés à Clotilde Reiss. Salah n'a eu le choix qu'entre 7 ans ou 14 ans de prison.

6. Le quai d'Orsay s'est élevé contre l'absence de personnel consulaire au procès de Clotilde. C'est légitime. Le droit international est en effet parfaitement clair sur ce point. Mais les mêmes n'ont élevé aucune protestation devant le refus de la Commission israélienne de la présence du Consul-adjoint de France à Haïfa dans la salle d'audience le 26 juillet.

7. A ne pas se tenir sur une ligne de principe notre pays se voit accusé par Israël d'ingérence tandis que l'ingérence principale, et le mot est bien faible, est l'occupation israélienne des Territoires palestiniens. Si on condamne celle-ci on ne peut que condamner ses instruments que sont, en particulier, ses tribunaux militaires installés en pleine Cisjordanie. Or jamais l'Elysée ou le quai d'Orsay n'ont demandé la « libération de Salah ».

8. Il y a donc au minimum une « faute » de positionnement de l'Elysée si son intention était réellement d'obtenir la libération de Salah. Le Président et ses conseillers se sont placés sur le même terrain que celui des israéliens estimant, ni plus ni moins, qu'Israël était un Etat de droit quand ce pays pourtant occupe et colonise. Ceci aboutit à cette situation dont ne manquera pas de nous dire que « c'est ainsi » et que le Président « a bien agi mais sans succès ».

Quand donc ces messieurs « je sais tout » écouteront ceux qui, comme nous, se placent uniquement sur le terrain du droit international.

9. Un ministre du parti Shas, du rabbin Yossef Ovadia, est même allé jusqu'à annoncer qu'il quitterait le gouvernement en cas de libération de Salah. Cela confirme que Salah est bien aussi, comme nous le soutenons, l'otage du « jeu » politique israélien.

10. Il faut en venir aux principes concernant le cas de Salah tout comme la France exprime des principes concernant Clotilde Reiss dont nous souhaitons la libération immédiate de même que pour Salah qui a déjà effectué plus de 4 ans de prison. 

11. La Cisjordanie est occupée. Le dossier de Salah est vide et l'accusation portée contre lui est « sans fondement ».

12. C'est si vrai que la Commission de « remise des peine » réunit le 26 juillet à Gilboa a ajouté une autre accusation totalement arbitraire contre Salah, jamais évoquée précédemment, à savoir que Salah, qui n'avait que 16 ans à l'époque, aurait pris contact avec les personnes ayant assassiné en 2001 le ministre du tourisme israélien Rehavanen Zeevi.

13. Cette nouvelle « accusation » sortie tout d'un coup de dessous des casques de juges militaires a un sens politique. En effet, et bien que les autorités israéliennes ne disposent d'aucune preuve formelle, celui qui a été arrêté pour cet assassinat n'est autre que Ahmad Saadat, le chef du FPLP. Il a été capturé en 2006 par les israéliens, contre toute espèce de légalité, tandis qu'il était en prison à Jéricho. En Palestine. Ils ont attaqué et défoncé la prison palestinienne et ont kidnappé Saadat. Le chef d'accusation étant « atteinte à la sécurité » d'Israël...

14. Cette nouvelle accusation arbitraire, comme toutes les autres portées contre Salah, ne vise qu'à indiquer que Salah, en cherchant ce contact avec Saadat, est bien membre du FPLP alors que c'est faux.

15. Combien de temps encore la France va-t-elle accepter pareille machination ? Tribunal illégal d'occupation. Accusation sans preuves. Aveux extorqués. Arbitraire total... Il est temps que les autorités françaises disent, de même que pour Clotilde Reiss, que Salah doit être libéré pour toutes ces raisons de principe. On ne peut accepter de se placer sur le terrain israélien qui est le terrain de la Force occupante qui dit et fait comme bon lui chante. Ce positionnement français vient de montrer toutes ses inconséquences. Il faut oser parler vrai à Israël comme à Téhéran. Il est temps que, comme nous ne cessons de le demander depuis le début, les autorités françaises exigent la libération de Salah qui est victime de l'occupation, victime de tribunaux illégaux, victime du « jeu politique » interne à Israël. Il est otage de tout cela.

16. Nous ne céderons pas pour notre part sur cette exigence jusqu'à la faire partager par ceux qui nous gouvernent. Salah et Clotilde sont fondamentalement dans une même situation où l'arbitraire est roi. Salah et Clotilde c'est le même combat ! Libérez nos compatriotes ! Libérez Clotilde. Et libérez Salah. Leur emprisonnement est sans fondement !

Jean-Claude Lefort



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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 14:39

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/08/10/agacee-la-cgt-n-ira-pas-a-l-universite-d-ete-du-nouveau-parti-anticapitaliste_1227205_823448.html


Agacée, la CGT n'ira pas à l'université d'été du Nouveau Parti anticapitaliste

LE MONDE | 10.08.09 | 14h25  •  Mis à jour le 10.08.09 | 14h25

Le ton est plutôt sec. La CGT a répondu par la négative à l'invitation du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) de participer à son université d'été, qui se tiendra du 23 au 26 août à Port-Leucate (Aude). Selon Alain Guinot, secrétaire confédéral, qui signe la lettre envoyée au NPA le 10 juillet, la CGT ne peut participer à un débat intitulé "quelles stratégies pour les luttes ?", qui conforte la CGT "dans l'idée qu'il y a entre nos organisations une divergence de conception sur nos prérogatives respectives".

Confrontée à des mouvements durs dans certaines entreprises et à la difficulté d'offrir des perspectives à l'ensemble des salariés victimes de la crise, la CGT, comme les autres confédérations, a peu apprécié les interventions du NPA sur le champ des conflits sociaux. Les visites répétées du porte-parole du parti, Olivier Besancenot, aux entreprises en lutte ont achevé d'irriter les dirigeants syndicaux.

La CGT se dit, dans son courrier, "disponible pour des rapports d'organisation à organisation avec les partis politiques démocratiques, fondés sur le respect mutuel des prérogatives de chacun". Elle attend d'eux "qu'ils respectent son autonomie d'analyse, de propositions et d'actions". Or, à quelques mois de son 49e congrès confédéral, qui se tiendra en décembre, le syndicat de Bernard Thibault doit discuter de son orientation. Et d'aucuns, à l'intérieur de la CGT, comme des syndicats de la métallurgie et de la chimie sont très critiques, dénonçant un "tournant réformiste".

Pour justifier son refus, alors qu'à plusieurs reprises des représentants de la CGT ont participé aux universités d'été de ce qui était alors la LCR, la direction du syndicat fait le tri. "Nous avons pu distinguer au moins deux attitudes chez les partis s'affirmant aux côtés des salariés", écrit M. Guinot. La première reconnaîtrait "la mission et les responsabilités particulières des organisations syndicales". La seconde, et le NPA comme Lutte ouvrière en font partie, "prétend donner des leçons aux responsables syndicaux, voire même de se substituer aux syndicats dans leurs responsabilités d'assumer la défense des salariés et la conduite des luttes". Et selon la CGT, "un certain nombre de déclarations du NPA et de son premier responsable ont, à l'évidence, emprunté cette voie".

"ATTITUDES AGRESSIVES"

"Il existe un contexte particulier dans lequel nous avons constaté un certain nombre d'attitudes agressives", explique Alain Guinot. Selon lui, cela remet en cause l'indépendance syndicale. M. Guinot ne veut cependant pas que le refus de la CGT vaille rupture. "Nous sommes dans un moment particulier et nous répondons négativement à cette sollicitation", dit-il encore, rappelant que la CGT a déjà rencontré la LCR. Il espère aussi que ce refus puisse "interpeller le NPA sur la conception des rapports qu'il entretient avec le mouvement syndical". Du côté du NPA, on ne veut pas dramatiser. Sandra Demarcq, membre du conseil politique national du NPA, se dit "désolée". "Nous avons invité la CGT, la CFDT, FO, la FSU et Solidaires, précise-t-elle. La CGT a refusé, CFDT et FO n'ont pas répondu et Gérard Aschiéri (FSU) et Annick Coupé (Solidaires) ont accepté."

Surtout, les dirigeants du NPA pointent ce qu'ils appellent les "contradictions" de la CGT. "La CGT a déjà participé à des universités d'été de la LCR, au niveau confédéral avec Jean-Christophe Le Duigou, Bernard Thibault participe à des débats avec le PS, sera présent à la Fête de l'Humanité en septembre, dit Mme Demarcq, on ne voit pas pourquoi cet ostracisme." Elle note aussi que Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, a participé début juillet à un forum du Front de gauche intitulé "Trois heures pour une alternative de gauche".

Autant d'éléments qui font dire à François Sabado, dirigeant historique de la LCR et membre du CPN du NPA que "l'histoire montre que les partis politiques, PCF et PS compris, ont pu s'interroger sur les stratégies de la CGT sans que cela signifie une remise en cause de l'indépendance syndicale". De fait, dans les dernières semaines, les militants du NPA, mais aussi du PCF, ont critiqué l'absence de perspectives offertes par l'intersyndicale. "On pense que la réponse n'était pas à la hauteur des enjeux et des possibilités, et le NPA, comme l'ensemble des partis politiques, peut avoir son avis", fait valoir Sandra Demarcq.

Le NPA doit répondre à la CGT en proposant une rencontre à la rentrée. "Nous voulons discuter avec elle des perspectives pour la rentrée, de l'unité large qu'il faut construire entre les syndicats et les organisations politiques", explique la dirigeante du NPA. Tout en affirmant la nécessaire "confrontation des points de vue, des analyses des partis politiques".

Rémi Barroux



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