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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 20:29

http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2009/11/19/jean-yves-cendrey-mari-de-marie-ndiaye-reagit-aux-attaques-deric-raoul


Jean-Yves Cendrey, mari de Marie Ndiaye, réagit aux attaques de Raoult

L'écrivain Jean-Yves Cendrey, dont nous vous avons déjà parlé [1], est l'époux de Marie NDiaye [2], récente lauréate du prix Goncourt et récemment prise à parti par Eric Raoult. Pour Rue89, il a souhaité revenir sur cette polémique, mais également évoquer les problèmes d'identité d'Eric Besson, ainsi que les raisons pour lesquelles lui et son épouse sont partis vivre à Berlin, s'écartant des fumets de la pensée « ultranationale ». Le débat sur l'identité nationale a déjà fait des petits, petits soldats de l'aigle élyséen, ce drôle d'oiseau qui tient du paon pour la vanité et du coq nain pour l'agressivité.

Le sous-sergent Raoult [3], pioupiou gonflé de bile et de billevesées, bachi-bouzouk à béret, a tiré le premier [4].

Tous les observateurs lui ont dit qu'il avait mis à côté, à l'exception notable d'un ministre de la Culture [5] bradée et de la Communication flageolante qui, après quarante-huit heures de réflexion la tête dans le sable (méthode recommandée par Nicolas Sarkozy en pleine drague ultranationale : « C'est avec cette politique de l'autruche qu'on laisse le champ libre à tous les extrêmes »), a pondu un communiqué si hasardeux qu'il ne relève de rien d'autre que du tourisme textuel.

Agacé par les moqueries et même les inquiétudes sur sa capacité cérébrale, le sous-sergent Raoult a pris du plus gros calibre, a ficelé ensemble Noah et Thuram et NDiaye [6] pour s'en faire une cible immanquable, énorme, toute noire sur le fond bleu de l'UMP. Et il a de nouveau fait feu, et sa vieille pétoire lui a explosé à la figure, lui arrachant un râle de raciste déconfit et le peu de cervelle qu'il avait.

Raoult, grand brûlé de la Sarkomania

Hospitalisé en urgence au service des grands brûlés de la sarkomania, il gît sur son lit de douleur.

Dans ses délires paranoïaques il voit des noirs encore plus noirs que Marie NDiaye remporter des prix littéraires, Dany Laferrière le Médicis, Lyonel Trouillot le Wepler, et cela aggrave son Etat.

Voilà le sous-sergent rongé par une épouvantable maladie de peau. Une maladie fort contagieuse, qui nécessiterait que Xavier Bertrand mette le malade à l'isolement. Mais Xavier Bertrand, avec une rare inconséquence, n'a rien fait d'autre depuis le verdict du Goncourt qu'adresser ses « sincères félicitations » à Marie NDiaye (j'ai son bristol sous les yeux).

Désormais, tandis que son parti enfile les gants de l'ambiguïté et le masque des libertés républicaines, le pauvre sous-sergent devra compter sur Marine le Pen, De Villiers et l'aigle élyséen, pour laver son honneur avec la cendre de ses échafaudages xénophobes.

Sur le plateau du Vercors, un pur discours de guerre civile

Du coup, moi qui depuis deux ans et demi avais tourné le dos à ce qui se passait outre-Rhin, loin de l'Allemagne où je vis, j'ai éprouvé le besoin de regarder la France contemporaine au fond de ses yeux chassieux.

Je suis ainsi tombé sur une scène que j'ai cru tirée d'archives archaïques, et qui ne datait en vérité que du 12 novembre 2009.

Dans l'austère paysage du Vercors, sur un immense parvis de pierre grise, face à des porteurs de drapeaux au garde-à-vous, il y avait l'aigle élyséen, raide comme un poteau d'exécution promis à ses ennemis de l'intérieur, encadré de deux enfants de petite taille, ces derniers massacrant a capella ce qui m'a semblé être La Marseillaise, sans que je puisse affirmer qu'il s'agissait effectivement des paroles de Rouget de Lisle et non pas de la dernière chansonnette du Rougeaud du Raincy, grand abreuveur de sillons avec le sang impur des envahisseurs.

Ensuite, ce que j'ai entendu ne faisait pas de doute : il s'agissait d'un pur discours de guerre civile [7], tout bleu de terre franche comme le pain volé aux Français, tout blanc de haine envers chômeurs et étrangers, tout rouge du pourpre de la chrétienté inquisitoriale et totalitaire (un rouge qui se marie à merveille avec le jaune diarrhéique des amitiés scientologues du discoureur).

C'était une promesse électorale, et celle-là il la tenue

C'était aussi bouffon que glaçant. La France était poussée vers l'avenir dans le fauteuil roulant du pétainisme, et elle bavait, et faisait sous elle.

Mais, de fait, c'était une promesse électorale, et celle-là du moins se trouvait tenue. Une ancienne promesse du Front national, une promesse d'ostracisme. Elle avait été faite au cours d'un meeting de l'UMP, durant la campagne présidentielle de 2007.

L'aigle de l'époque n'était pas encore couronné, mais déjà paon flambard et coq nain de très basse-cour. Souvenez-vous de l'agité-des-épaules (si je disais « du bocal », ce ne serait qu'une insulte au chef de l'Etat qu'il n'était pas encore, certes, mais je préfère lâchement me dispenser de cette bonne vieille saillie pour éviter d'être poursuivi jusqu'à Berlin et traîné devant les tribunaux et roué de coûts) qui soulevait d'enthousiasme et de rire les militants UMP, tous debout dans les baignoires d'un théâtre (des baignoires où aucun Mahométan ne se serait risqué à égorger un mouton) et applaudissant ces mots : »…d'ailleurs si y en a qu'ça gêne d'être en France…(rires) qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas (rires). »

La messe n'était pas encore dite, mais c'était tout comme. Marie NDiaye et moi avons taillé la route, et notre carburant n'était nullement la peur mais un violent dégoût. A ceux qui s'inquiètent de voir le prix Goncourt 2009 nuire à l'image de la France à l'étranger, qu'ils se rassurent, le mal est fait, et irréparable jusqu'en 2012, « Casse-toi pôve con ! » étant passé par là.

Dernier livre paru : « Honecker 21 » (éd. Actes Sud). Dont le Cabinet reparlera très bientôt, avec une vidéo enregistrée bien avant l'« affaire », convient-il de préciser.



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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 20:19

http://fr.news.yahoo.com/4/20091130/twl-uruguay-election-bd5ae06.html


José Mujica remporte la présidentielle en Uruguay (Reuters)

José Mujica, ancien chef de la guérilla des Tupamaros ayant assuré qu'il mènerait une politique modérée, a remporté dimanche l'élection présidentielle en Uruguay.

L'équipe de campagne de son rival de centre droit, l'ex-président Luis Lacalle, a annoncé que son candidat reconnaissait sa défaite avant même l'annonce des résultats officiels.

Après dépouillement dans 96% des bureaux de vote, José "Pepe" Mujica était crédité de 53% des voix, dix points de plus que son rival.

Ses partisans ont célébré son élection en défilant en voiture dans les rues de Montevideo, sous une pluie battante.

Âgé de 74 ans, José Mujica avait mené une révolte armée contre le pouvoir dans les années 1960 et 1970 et avait été emprisonné durant 14 ans sous la dictature militaire.

Il affirme avoir été blessé six fois par balles, torturé, et détenu au fond d'un puits à l'isolement. Sa libération est intervenue grâce à l'accord d'amnistie signé à la fin de la dictature (1973-1985).

VICTOIRE DU FRENTE AMPLIO

Réputé pour son franc-parler, Mujica s'en est excusé dimanche soir dans son discours de victoire. "Si à un moment ou à un autre mon tempérament, d'un naturel combatif, a laissé ma langue devancer ma pensée, j'en demande pardon", a-t-il dit.

Mais ce trait de caractère l'a rendu populaire auprès de certains électeurs. "J'aime le fait qu'il dise ce qu'il pense, même si je ne suis pas toujours d'accord avec lui", a expliqué Maria Noel Gonzalez, une cuisinière de 24 ans.

La victoire de Mujica tient surtout à la popularité de la coalition qu'il représentait, le Frente Amplio, qui selon de nombreux Uruguayens est l'artisan d'une économie dynamique ayant connu une croissance annuelle moyenne de 7% durant la présidence du chef de l'Etat sortant, Tabare Vazquez.

"Notre meilleur publicité, c'était Tabare Vazquez", a reconnu Mujica lors d'une interview télévisée. "Nous allons poursuivre son programme", a-t-il ajouté, reprenant une promesse de campagne.

Ancien sénateur et ministre de l'Agriculture, Mujica avait promis durant la campagne qu'il poursuivrait la politique du président sortant, favorable à l'investissement et à l'origine de l'instauration d'un impôt progressif qui a financé des programmes sociaux.

Premier élu de gauche de l'Uruguay, Vazquez ne se présentait pas à sa propre succession, la constitution interdisant d'effectuer deux mandats consécutifs. En fin de mandat, sa popularité est supérieure à 60%.

José Mujica prendra ses fonctions le 1er mars pour cinq ans. Il disposera d'une majorité d'élus de son camp au parlement.

Lors du premier tour, le 26 octobre, il était arrivé largement en tête avec 48% des suffrages contre 29% à Lacalle.

Sa victoire couronne un long processus de transformation personnelle. Partisan de la lutte armée dans les années 1960 et 1970, Mujica, qui était l'un des principaux dirigeants du mouvement des Tupamaros, s'est converti à l'action politique.

Il est l'un des architectes de l'intégration de la guérilla dans le jeu politique.

Peu porté sur le costume-cravate, Mujica est particulièrement populaire auprès des classes populaires et des déshérités mais ses déclarations parfois peu diplomatiques nourrissent les inquiétudes de ses détracteurs.




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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 22:04

http://fr.news.yahoo.com/3/20091129/tfr-social-sans-papiers-manifestation-56633fe_2.html


Plusieurs milliers de personnes défilent à Paris pour la régularisation des sans-papiers (Associated Press)

Plusieurs milliers de personnes (2.700 selon la police) répondant à l'appel des principaux syndicats, partis de gauche, et associations de défense des droits de l'Homme, ont défilé dimanche à Paris pour la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers et une politique d'immigration "respectueuses des droits fondamentaux".


Partis du jardin du Luxembourg vers 15h, les manifestants ont défilé jusqu'aux abords du ministère de l'Immigration.

"Immigration jetable, non!", pouvait-on lire sur la banderole de tête du cortège, en grande partie composé de travailleurs sans-papiers engagés dans le mouvement de grève illimitée entamé depuis le mois d'octobre pour exiger leur régularisation.

"Il y a une mobilisation exemplaire, avec des gens qui luttent, qui ne pleurent pas et qui relèvent la tête", a déclaré le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot, présent en tête de cortège aux côté d'Annick Coupé (Solidaires), ou encore du président du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon.

"Je veux que le gouvernement nous dise ce qu'il compte faire de ces milliers de braves gens qui font honneur à notre pays s'il ne veut pas les régulariser. Qu'il réponde à cette question. Le gouvernement ne sait même pas combien ils sont", a déclaré M. Mélenchon.

"Sans-papiers, on bosse ici, on vit ici, on reste ici! Régularisation de tous les travailleurs", scandaient les manifestants.

Confronté à ce mouvement, le ministre de l'Immigration Eric Besson a adressé aux préfets, le 24 novembre, une circulaire de régularisation au cas par cas des travailleurs sans-papiers, selon les critères suivants: une ancienneté de séjour en France d'au moins cinq ans, un emploi déclaré dans un secteur à tension (c'est-à-dire où il existe des postes ne trouvant pas preneur), une ancienneté d'un an dans l'entreprise, une proposition d'embauche en CDD d'au moins un an ou en CDI, et "l'intégration du demandeur", notamment "la compréhension, au moins élémentaire, de la langue française".

Selon le ministre, cette circulaire devrait permettre de régulariser un millier de personnes, alors que selon les syndicats, plus de 5.000 salariés sans-papiers sont engagés dans le mouvement actuel.

Samedi, lors du conseil national de l'UMP, Nicolas Sarkozy a répété que tant qu'il serait président de la République, "il n'y aura pas de régularisation générale" des sans-papiers. Il avait accusé le parti socialiste "d'agiter le chiffon rouge pour faire remonter le Front national" en demandant une régularisation "large" pour les travailleurs sans-papiers. AP




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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 21:55

http://www.frontsyndical-classe.org/article-thibault-a-sarko-donnez--moi-quatre-jours-je-vous-promets-la-reprise-du-travail--40188084.html


Thibault à Sarko : «Donnez- moi quatre jours, je vous promets la reprise du travail.» Martine Gilson Le Nouvel Observateur

Thibault, le réformiste

Le leader de la CGT sera réélu, début décembre, pour un dernier mandat Paradoxalement, il a installé une relation de confiance avec l'Elysée de Nicolas Sarkozy. Il a aussi profondément changé la culture de la première centrale syndicale française

"Sarkozy, au moins, il a des c... Il défend l'industrie française !» Cri du coeur d'un parlementaire sarkozyste pur sucre ? Pas du tout ! Cet éloge émane d'un très proche de... Bernard Thibault, le leader de la CGT, qui, le 7 décembre à Nantes, va ouvrir le 49e Congrès de la centrale syndicale. Thibault va bien sûr être réélu pour trois ans à la tête du premier syndicat français. Mais ce devrait être son dernier mandat : il compte ensuite «faire monter» Frédéric Imbrecht, le leader de la Fédération de l'Energie. Ca tombe bien : ce serait Imbrecht qui - en 2004 - aurait donné à un Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie, le «goût» de la CGT, au moment de l'ouverture du capital d'EDF...

Hé oui. Il semblerait que l'arrivée de Sarkozy à l'Elysée ait installé une version moderne des «gaullo-coco», le mythique attelage gaullistes- communistes d'après la Seconde Guerre mondiale. Bernard Thibault, le héros des grèves des transports de 1995, qui a 50 ans aujourd'hui, ne nie pas le réchauffement : «Pour Sarko, tous les sujets passent par des relations personnelles. Mais il y a longtemps que j'ai épuisé mes capacités d'influencer ses décisions !» Pour Raymond Soubie, le conseiller social du chef de l'Etat, «ils ont, certes, tous les deux un penchant pour l'industrie. Mais au plus le président tient tout simplement compte du principe de réalité qui fut sous-estimé dans le passé : la CGT est la première organisation syndicale française. L'équilibre est rétabli». Si François Mitterrand n'avait pas de syndicaliste préféré, de fait, le chouchou de Jacques Chirac, c'était Marc Blondel, à l'époque secrétaire général de FO. Blondel, la bonne chère, les bonnes bières. Et le préféré de son Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ? François Chérèque, le numéro un de la CFDT, le réformiste. Longtemps après la chute du mur de Berlin, ces deux hommes politiques de droite continuaient à se méfier de la CGT, historiquement trop proche des communistes.

Les signes de cette entente paradoxale abondent. Souvenez-vous de la grève des cheminots, à l'automne 2007. Le président Sarkozy décide de réformer les régimes spéciaux de retraite de la SNCF, de la RATP et des électriciens-gaziers. Il veut, en 2012, faire passer de 40 à 41 le nombre d'années de cotisation. La grève éclate à la mi-octobre. Prévue pour 24 heures, elle dure. Le secrétaire général de la CGT ne sait comment arrêter ses troupes. Didier Le Reste, un «dur», responsable de la Fédération CGT des Cheminots, est embêté : il a peur de la concurrence de SUD-Rail. Thibault se rend à l'Elysée, où Sarkozy lui répète qu'il ne cédera pas.

Thibault lui dit en substance : «Donnez- moi quatre jours, je vous promets la reprise du travail.» Son entourage doute, mais Sarkozy croit à cet engagement. Thibault propose alors un deal à Xavier Bertrand, ministre du Travail : si les négociations ont lieu entreprise par entreprise, en présence d'un représentant de l'Etat, le mouvement cessera. Marché conclu. Et, après quelques hoquets... le travail reprend effectivement. Le numéro un de la CGT vient d'entrer définitivement dans le clan des réformistes !

Recherche de compromis

Autre épisode : à la rentrée 2008, Nicolas Sarkozy reçoit à l'Elysée l'ensemble des syndicats. Il serre longuement la main de Bernard Thibault, lui demande s'il a passé de bonnes vacances. Mais il passe devant François Chérèque comme s'il ne l'avait pas vu. Sarkozy n'a pas du tout apprécié le livre que le leader de la CFDT vient de publier (1). Dans cet ouvrage, Chérèque révèle que le président de la République lui a proposé une amnistie, quelques semaines après le scandale de l'UIMM, Il faudra toute l'habileté de Raymond Soubie pour ramener son patron à de meilleures intentions. Plus récemment, le choix d'Henri Proglio, le président de Veolia, pour remplacer Pierre Gadonneix à la tête d'EDF s'est fait avec l'appui de Bernard Thibault. La CGT émettait des critiques sur les acquisitions internationales de l'électricien.

Cette propension à réformer la centrale, à chercher des compromis sur les grands sujets, faisait bien partie du mandat de Bernard Thibault quand son prédécesseur Louis Viannet lui passe le relais, en 1999. Mais la stratégie n'allait pas de soi pour cet homme au parcours étonnant. Enfant, le jeune Bernard ne lit pas les journaux. Son père est bûcheron à la Ville de Paris, sa mère élève ses trois enfants. Le week-end, il bricole son Solex. A 16 ans, il entre dans un centre d'apprentissage de la SNCF. Pas rebelle pour un sou. Ce n'est qu'en 1977 qu'il s'encarte à la CGT : un vieux syndicaliste est harcelé par un petit chef, ce qu'il ne supporte pas.

Moins de vingt ans plus tard, il portera pendant trois semaines la grève lancée par les cheminots (sauf les cédétistes) contre la... réforme des régimes spéciaux de retraite voulue par Alain Juppé. C'est la grève historique de décembre 1995 qui finit par faire reculer le Premier ministre. Ce pragmatisme est davantage dans les gènes de l'autre grande centrale. «Thibault fait ce que la CFDT a décidé avant lui, et il s'y tient. Et je pense qu'il s'y tiendra, estime Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT. Le problème, c'est l'évolution nécessaire des structures de la CGT. Et ça, je ne sais pas comment il s'y prendra.» Bernard Thibault, lui, est serein. «Aujourd'hui, affirme-t-il, nous sommes dans le vrai. Nous n'avons plus de crise identitaire.» Pourtant, la contestation interne a été bruyante ces derniers temps. Il y a eu Xavier Mathieu, responsable cégétiste de Continental, qui - déçu du faible soutien de la centrale - a traité son secrétaire général de «racaille»... Et aussi Jean-Pierre Delannoy responsable de la CGT Métallurgie du Nord-Pas-de-Calais, opposant de toujours à la ligne réformistes, qui, pour la première fois, se présente à Nantes contre Thibault.

Pas de quoi affoler le numéro un. «Le syndicalisme à la «Conti» n'est pas le nôtre, explique le secrétaire général. Dans une négociation, notre premier objectif n'est pas d'obtenir la prime de départ la plus importante.» Il reste cependant beaucoup à faire, concède Thibault : «Nous n'avons toujours pas atteint le million d'adhérents E nous faut conquérir les jeunes, leur parler vrai» Autre objectif majeur : favoriser l'unité d'action pour parvenir au «syndicalisme rassemblé». Depuis quelque temps, on voit souvent Thibault et Chérèque bras dessus, bras dessous. Finies les fâcheries de 2003, quand le numéro un de la CFDT signait seul l'accord sur les retraites de François Fillon, alors ministre du Travail. Les retrouvailles ont été scellées en août 2008, avec l'accord sur la représentativité des organisations syndicales.

Le congrès de Nantes doit, enfin, s'attaquer à la question des structures de la CGT. Le nombre des dirigeants va être considérablement réduit. Ce qui signera le départ de piliers historiques comme Jean-Christophe Le Duigou, le monsieur «retraites», et Maryse Dumas, la madame «emploi». Thibault installe la relève avant de passer la main.

(1)«Si on me cherche...», avec Caroie Barjon, Albin Michel.

Longtemps Force ouvrière et son secrétaire général André Bergeron ont été les interlocuteurs privilégiés des présidents de la République comme de Gaulle, Pompidou ou Giscard d'Estaing.

Le chouchou de Jacques Chirac, c'était Marc Blondel, le patron de FO, avant qu'il ne lui préfère Nicole Notât à la suite des grèves de 1995. 

 
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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 21:44

http://promcomm.wordpress.com/2009/11/29/pour-le-npa-cest-le-moment-doser


Après des semaines de discussions clandestines avec les directions du PCF, du PG et de diverses petites organisations le NPA se trouve isolé. Les rencontres unitaires n’ont jamais porté sur le contenu politique d’un éventuel accord électoral. Elles ont porté sur la tactique – pour ne pas dire la cuisine – électorale. Ainsi la pierre d’achoppement fut celle de la participation aux exécutifs régionaux.

Jamais le NPA n’a mis la discussion sur la place publique. Il ne s’est pas donné les moyens pour impliquer le maximum de travailleurs et de jeunes dans la définition d’une éventuelle plate-forme électorale. Des questions vitales pour le monde du travail n’ont jamais été abordé comme la lutte contre le capitalisme en crise, la lutte pour en finir avec le pouvoir de Sarkozy. La fonction de l’institution régionale dans le cadre du pays et de l’Union européenne n’a pas non plus été posée. La question – pourtant non négligeable – du bilan de la gestion des régions par la gauche parlementaire a été passée par perte et profit.

Dans ces conditions, le résultat était connu d’avance : la direction du PCF a exclu le NPA d’un processus unitaire initié par ce dernier.

Voilà dans quel contexte les militants et les militantes du NPA sont appelés à se prononcer en choisissant entre trois positions. La première chose qui frappe à la lecture des trois textes c’est l’absence d’analyse de la situation du monde du travail, de ses luttes nombreuses mais isolées et le plus souvent le dos au mur, du rôle des directions syndicales pour éteindre le mouvement de masse du début de l’année. La deuxième chose qui frappe c’est l’absence de toute référence à la lutte pour empêcher la privatisation de la Poste. La troisième chose qui frappe c’est l’absence d’approche des faiblesses évidentes du pouvoir de Sarkozy. Enfin, on est frappé par l’absence d’approche de la façon dont se construit le NPA, de quels sont ses objectifs politiques.

La position C, qui se propose « d’infliger une défaite politique à Sarkozy » fait le choix de l’unité pour l’unité sous prétexte qu’une « division des forces à la gauche du PS (…) serait incompréhensible ». Pour cela elle se prononce pour la reprise des négociations afin de « lever les derniers obstacles ». L’examen des diverses réunions depuis le 18 septembre indique que cela ne peut se traduire que par une capitulation du NPA.

La position A, majoritaire dans la direction (CPN), a choisi de « battre la droite » et s’obstine à revendiquer « la continuité de la déclaration unitaire que nous avons signé le 18 septembre. » Qu’importe que cette dernière ne contenait aucun engagement politique concret, ce qui a permis à la direction du PCF de jouer le jeu qu’on connaît. La position A défend « un programme radical permettant de donner des réponses à celles et ceux qui souffrent des conséquences de la crise économique. » Rien à redire ou presque car l’esquisse de ce programme est essentiellement régional et que la crise est celle du système d’exploitation.

La position A ne désespère pas de voir le NPA figurer sur des listes « si possible unitaires ». Une telle ambiguïté est lourde de conséquences, elle ouvre les portes sur toutes les combinaisons possibles d’une région à l’autre. C’est la visibilité du NPA qui est en jeu. Une chose est certaine ce n’est pas en cultivant le flou politique que l’on construira le NPA sans parler des possibilités de regrouper des forces similaires en Europe.

La position B constate l’échec du processus unitaire. Elle enregistre que les partis du Front de gauche n’envisagent pas « la possibilité d’un affrontement global contre la politique du patronat et du gouvernement. » Ces deux constats la conduise à proposer que le NPA mène la bataille électorale sur le label : « Face à la crise sociale et écologique, imposons des mesures d’urgence anticapitalistes. »

Pour cela, la position B avance un certain nombre de revendications essentielles pour le mouvement ouvrier : interdiction des licenciements, augmentation des salaires et des pensions, défense et redéploiement des services publics, régularisation des sans-papiers, arrêt des expéditions militaires en Afghanistan et en Afrique. Par contre ces revendications ne sont pas incluses dans un projet global qui se propose d’en finir avec le capitalisme en ouvrant la perspective du socialisme. Même si c’est un peu de façon incantatoire la position B affiche la couleur : « Il faut un mouvement d’ensemble capable de chasser Sarkozy et son gouvernement. »

Au delà de nos différences d’appréciations et malgré ses lacunes nous voterons pour la position B. En effet, elle représente la première tentative politique depuis le congrès de fondation de définir les contours d’un parti anticapitaliste. Pendant et après la consultation des membres du NPA, nous agirons pour que cette tentative se développe et prenne corps.





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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 21:03

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/25/jeudi-noir-ou-les-squatteurs-surdiplomes-de-la-place-des-vosges_1271827_3224.html


Jeudi noir ou les squatteurs surdiplômés de la place des Vosges

LE MONDE | 25.11.09 | 14h04  •  Mis à jour le 25.11.09 | 20h09

En voisin de la très chic place des Vosges dans le quatrième arrondissement de Paris, Jack Lang n'a pas été le dernier pour les assurer de son soutien. Depuis qu'ils occupent un hôtel particulier du dix septième siècle, vidé en 1963, le collectif Jeudi noir a vu se presser les élus de tous bords.

Mardi 24 novembre, c'était au tour de Cécile Duflot, candidate Europe Ecologie en Ile-de-France pour les élections régionales, de venir saluer les squatteurs de la demeure historique, lieu de naissance de la marquise de Sévigné. Mme Duflot, qui accueille sur sa liste Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, a salué, à cette occasion, "le courage et l'engagement" de ces jeunes.

Du NPA d'Olivier Besancenot jusqu'à l'UMP, le collectif "des galériens du logement", créé en 2006 pour dénoncer le mal-logement et la flambée des prix des loyers, est soigné par les politiques. "Plusieurs élus nous ont carrément proposé d'installer une permanence au sein du squat. Il n'en est pas question", explique Stéphane Roques, installé depuis le 27 octobre sous les plafonds peints de "la Marquise".

Jeunes, non violents, défendant avec humour des causes qui dépassent les clivages politiques, ses militants ont compris comment attirer la sympathie des élus, de l'opinion publique, et l'intérêt des médias. "Nous sommes de très bons clients, loin de l'image des squatteurs "punks à chien"", reconnaît Manuel Domergue, 28 ans, cofondateur du collectif. Diplômé du Centre de formation des journalistes et de Sciences Po Paris, le jeune homme, avant de se lancer dans les visites festives et impromptues de chambres de bonnes ou la réquisition de logements vacants, s'est bagarré contre l'abus de stages à travers Génération précaire. Avec Julien Bayou, Lionel Primault, Leïla Chaibi, ils forment une petite bande de militants, à l'origine de plusieurs collectifs.

Beaucoup des 200 sympathisants qui gravitent autour d'eux sont non encartés, les autres sont issus de tout le spectre de la gauche. Au fil des années, les convictions politiques des cofondateurs se sont, elles, affirmées. Militant Vert, depuis 2004, Manuel Domergue, aujourd'hui journaliste au mensuel Alternatives économiques, a été assistant parlementaire du sénateur Jean Desessard du même parti. Julien Bayou et Lionel Primault, après avoir fondé une coopérative de communication pour des ONG et des syndicats, se sont présentés sur la liste d'Europe Ecologie aux élections européennes.

Non élus, ils vont bientôt travailler avec une de leurs amies de Jeudi noir, Karima Delli, élue euro-députée au côté de Daniel Cohn-Bendit. Cette "branche verte" a créé, en avril 2008, le collectif Sauvons les riches contre les inégalités de revenus. Leïla Chaibi, diplômée de l'Institut d'études politiques de Toulouse, a fondé de son côté, le collectif l'Appel et la pioche contre la baisse du pouvoir d'achat, au sein du NPA.

Malgré leurs différences politiques, la plupart des "anciens" militent toujours ensemble au sein de Jeudi noir, même s'ils sont moins présents sur le terrain. "La relève est assurée", affirme Manuel Domergue. Stéphane, Solène ou Raphaël, qui occupent l'hôtel particulier de la place des Vosges ont été formés aux techniques du "sous-marin", qui consistent à occuper un bâtiment pendant au moins quarante-huit heures sans se faire remarquer - ce délai permet ensuite de ne plus être expulsé manu militari - ou encore au système "RPR" (réquisition, préemption, récupération, dans le jargon de Jeudi noir).

Stéphane Roques, traducteur littéraire, qui a un peu le "rôle d'intendant en chef" à "la Marquise", ne revendique aucune étiquette politique. Solène, étudiante au conservatoire de Paris, "au départ plutôt proche des idées du NPA ", a un peu changé depuis qu'elle s'est engagée dans Jeudi noir. "Au-delà des clivages politiques, je vois que l'on peut agir concrètement", explique-t-elle.

Libertaire - "mais c'est plus une philosophie" -, Raphaël, en master d'urbanisme, assure que les débats politiques ne sont de toute façon pas au coeur du quotidien de la trentaine d'étudiants et de jeunes travailleurs qui vivent dans le bâtiment. "Nous passons plus de temps à voir comment on peut faire respecter les règles de la vie en commun, à discuter sur nos moyens d'action, qu'à rêver au grand soir."





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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 20:55

http://www.france-palestine.org/article1798.html


Déclaration d’indépendance de l’État de Palestine (15 novembre 1988)

publié le mardi 1er mars 2005

Au nom de Dieu, clément et miséricordieux.

Terre des messages divins révélés à l’humanité, la Palestine est le pays natal du peuple arabe palestinien C’est là qu’il a grandi, qu’il s’est développé et qu’il s’est épanoui. Son existence nationale et humaine s’y est affirmée, dans une relation organique ininterrompue et inaltérée, entre le peuple, sa terre et son histoire.

Continuellement enraciné dans son espace, le peuple arabe palestinien a forgé son identité nationale, et s’est élevé, par son acharnement à la défendre, jusqu’au niveau de l’impossible... En dépit de la fascination suscitée par cette terre ancienne et par sa position cruciale à la charnière des civilisations et des puissances, en dépit des visées, des ambitions et des invasions qui ont empêché le peuple arabe palestinien de réaliser son indépendance politique, l’attachement permanent de ce peuple à sa terre a néanmoins imprimé au pays son identité et au peuple son caractère national.

Inspiré par la multiplicité des civilisations et la diversité des cultures, y puisant ses traditions spirituelles et temporelles, le peuple arabe palestinien s’est développé dans une complète unité entre l’homme et son sol. Sur les pas des prophètes qui se sont succédés sur cette terre bénie, c’est de ses mosquées, de ses églises et de ses synagogues que se sont élevés les louanges au Créateur et les cantiques de la miséricorde et de la paix. [...]

En dépit de l’injustice historique imposée au peuple arabe palestinien, qui a abouti à sa dispersion et l’a privé de son droit à l’autodétermination au lendemain de la résolution 181 (1947) de l’Assemblée générale des Nations unies recommandant le partage de la Palestine en deux États, l’un arabe et l’autre juif, il n’en demeure pas moins que c’est cette résolution qui assure, aujourd’hui encore, les conditions de légitimité internationale qui garantissent également le droit du peuple arabe palestinien à la souveraineté et à l’indépendance. [...]

Avec l’Intifada, et l’expérience révolutionnaire accumulée, le temps palestinien est parvenu au seuil d’un tournant historique décisif. Le peuple arabe palestinien réaffirme aujourd’hui ses droits inaliénables et leur exercice sur le sol palestinien.

Conformément aux droits naturels, historiques et légaux du peuple arabe palestinien à sa patrie, la Palestine, et fort des sacrifices des générations successives de Palestiniens pour la défense de la liberté et de l’indépendance de leur patrie,

Sur la base des résolutions des sommets arabes,

En vertu de la primauté du droit et de la légalité internationale incarnées par les résolutions de l’Organisation des Nations unies depuis 1947,

Exerçant le droit du peuple arabe palestinien à l’autodétermination, à l’indépendance politique et à la souveraineté sur son sol.

Le Conseil national palestinien, au nom de Dieu et au nom du peuple arabe palestinien, proclame l’établissement de l’État de Palestine sur notre terre palestinienne, avec pour capitale Jérusalem.

SOURCE : Nadine Picaudou, Les Palestiniens, un siècle d’histoire, Éditions Complexe, 2003, p. 312. Cité dans Revue d’études palestiniennes, n° 30, hiver 1989.





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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 21:13

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/26/les-depositions-tres-contradictoires-d-un-agriculteur-ex-temoin-sous-x_1272456_3224.html


Les dépositions très contradictoires d'un agriculteur, ex-témoin sous X

LE MONDE | 26.11.09 | 14h05

En l'espace de deux mois, Jean-Hugues Bourgeois a été entendu à deux reprises par les policiers de la sous-direction de la lutte antiterroriste (SDAT), la première fois en tant que témoin sous X..., la seconde sous son identité. Et les deux versions n'ont rien à voir.

Cet agriculteur de 30 ans, qui résidait alors dans le Puy-de-Dôme, à environ deux heures de route de Tarnac en Corrèze, se serait présenté spontanément à la gendarmerie de Riom. Son premier témoignage est recueilli le 14 novembre 2008 à 9 heures, selon le procès-verbal (PV) établi par la police, soit trois jours après l'interpellation des neuf personnes mises en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. La veille, le juge des libertés et de la détention a donné son autorisation pour lui accorder le statut protecteur de témoin sous X..., qui devient dans le dossier le "témoin 42". Il livre alors ses impressions sur Julien Coupat et un "groupe constitué" autour de lui, mais ne dit pas un mot sur les sabotages des lignes SNCF qui leur sont reprochés.

"Fantasme collectif"

A propos de Julien Coupat, dépeint comme le "leader charismatique et l'idéologue (qui) tient l'ensemble des membres sous son charme à la façon d'un gourou de secte", il déclare : "A plusieurs reprises, lors de réunions avant 2007, il exprimait le fait que, même si le moment n'était pas encore venu, il pourrait être un jour envisagé d'avoir à tuer car la vie humaine a une valeur inférieure au combat politique". Selon ce PV, coté D43, les policiers présentent un "album photos" qu'il commente désignant ici un "responsable de la branche des relations sociales" (Benjamin Rousoux, mis en examen), là un "responsable de la branche armée" (Raphaël M., non mis en examen), tout en ajoutant qu'il "croit que cela relève d'un fantasme collectif ". Tout change le 11 décembre 2008, lors de sa deuxième audition à 14 h 30, cette fois sous son identité, dans les locaux de la police judiciaire de Clermont-Ferrand. Là, il parle de Raphaël M. comme d'un ami et d'une communauté répondant "avant tout à un projet de vie en commun se développant sur des activités agricoles, artisanales, commerciales". "Je les conseillais notamment pour leur élevage de bêtes et leurs récoltes", souligne-t-il.

Le témoin explique que son numéro de téléphone portable apparaît sur la facturation détaillée de la ferme de Tarnac, car il souhaitait "leur emprunter leur bouc pour la reproduction de (son) élevage" - bouc qu'il dit avoir été cherché "à la fin août 2008". Sur ce PV, il refuse de répondre à une interrogation sur le "projet politique" du groupe, car cela relève des "opinions privées de chacun". Et à la question "les résidents de Tarnac vous ont-ils jamais fait part de projets violents ?", il répond : "Non, jamais."

On lui présente à nouveau un album de "38 individus" : il affirme, cette fois, n'en reconnaître que quatre. A propos de Julien Coupat, Jean-Hugues Bourgeois dit : "J'ai un peu de mal à croire qu'il est celui que les autorités présentent comme un terroriste."



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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:54

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article--apres-le-vote-des-communistes-suite--40072786.html


Elections régionales en Languedoc-Roussillon : Gayssot avec Georges Frêche
contre le PCF

Samedi 21 novembre 2009, les adhérents du Parti Communiste Français du Languedoc-Roussillon votent. Ils décident à 87,8 % de présenter une liste Front de Gauche élargi, face à la liste UMP menée par Raymond Couderc et à celle dirigée par Georges Frêche.

Mardi 24 novembre, la presse informe que les instances fédérales du Parti Socialiste viennent de décider que Jean-Claude Gayssot serait 5ème sur la liste de G. Frêche !

Les membres du PCF et les électeurs doivent le savoir : la trahison est consommée. Cette désertion s'inscrit dans une orientation précédente qui va de la politique du renoncement aux idéaux communistes, au soutien, aux dernières municipales, à une liste socialiste contre l'avis de la section locale du PCF. Sur le plan de la gestion du pays, cela a été le dépeçage de la SNCF, livrée pour sa partie rentable aux intérêts privés; l'abandon du péage du viaduc de Millau aux banques; plus récemment au Conseil Régional, le vote pour des investissements favorisant l'installation sur le port de Sète d'une entreprise israélienne exploitant les agriculteurs palestiniens.

C'est donc sans surprise que nous apprenons dans le même journal, la future prestation de M. Gayssot à Béziers, aux côtés d'un faire-valoir du MEDEF et d'un dirigeant national de la CGT, connu pour ses renoncements dans l'affrontement de classe.

Tout se tient. Chacun sait que les hommes seuls, pratiquant l'abandon des valeurs qui leur ont permis d'avancer, disparaissent assez vite de l'avant-scène. Nous portons ces faits à la connaissance de tous pour que les exploités, et les autres, disposent de toute l'information sur celui qui ambitionne les représenter.

Béziers le 25 novembre 2009

Aimé COUQUET, élu communiste de Béziers,
Paul BARBAZANGE, secrétaire de la section de Béziers du PCF



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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 20:32

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Ian_Hamel.171109.htm


Comment être juif après Gaza ? Le cri de colère d'Esther Benbassa

Ian Hamel

C’est incontestablement l’un des meilleurs livres parus cette année. Très court, mais très corsé et très courageux. Dans « Etre juif après Gaza », l’intellectuelle Esther Benbassa se demande jusqu’à quand la grande majorité des juifs de France va-t-elle continuer à cautionner les yeux fermés tous les actes d’Israël ? Même les plus odieux, comme les bombes au phosphore déversées sur Gaza.

Curieusement, il est presque difficile de faire une synthèse de ce petit ouvrage de 74 pages. Tant chaque mot est pesé. Ce n’est absolument pas en pamphlet, avec son pesant d’exagération, de provocation. C’est simplement un cri, un cri de rage ou de colère d’une Française qui se présente ainsi : « C’est parce que je suis une Juive sans Dieu qu’Israël fait partie de la religion que je n’ai pas, mais c’est aussi parce que j’y ai grandi que je tiens à son existence et ne puis donc qu’être critique ».

Née à Istanbul, Esther Benbassa a fait des études supérieures en Israël, à l’université de Tel-Aviv, puis en France, à Paris. A l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), elle occupe une chaire du judaïsme moderne et contemporain. On lui doit notamment une « Histoire des Juifs de France » et « La souffrance comme identité ».

Le persécuté devient persécuteur

Que dit-elle ? Que les Israéliens sont « égarés » par leur nationalisme. Un nationalisme que redoutait déjà un Juif en 1917, instituteur à Ispahan. « Le premier usage de leur liberté que font les peuples nouvellement délivrés du joug est de persécuter les éléments étrangers se trouvant parmi eux, et que la tyrannie qu’ils exercent est en fonction directe de celle qu’ils ont supportée », écrivait cet instituteur au début du siècle dernier.

Une attitude qui n’est pas propre aux Juifs. Qu’ont fait les esclaves libérés aux Etats-Unis et renvoyés en Afrique pour créer le Liberia ? Ils ont aussitôt opprimé leurs frères africains… « En devenant israéliens, ces Juifs ont-ils été frappés d’amnésie jusqu’à oublier les principes premiers de l’éthique, socle de leur être juif ? », s’interroge Ester Benbassa dans « Etre juif après Gaza » (*). Comment des Juifs, dont les parents ont vécu la persécution, la souffrance, peuvent-ils tolérer qu’un autre peuple, les Palestiniens, connaisse un sort similaire ?

Passer de victime à bourreau

Si l’expression n’était pas galvaudée, on dirait que l’intervention de l’armée israélienne sur Gaza en décembre 2008 et janvier 2009, est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Comment tolérer une opération qui a tué entre 1 166 et 1 417 personnes, en majorité des civils (contre 13 Israéliens) ? qui a provoqué la coupure de 75 % de l’électricité de la bande de Gaza, qui a privé un demi million de Gazaouis d’accéder à l’eau courante ? Pour l’intellectuelle, cette offensive contre Gaza s’apparente bien davantage à une guerre coloniale qu’à une guerre de défense. Comment justifier l’utilisation de bombes au phosphore, qui provoquent sur les corps des dégâts irréparables, en violation du droit humanitaire ?

«  Gaza, c’est un nouveau mur qui s’élève en diaspora, celui de l’impossible communication entre les Juifs et leur entourage, qui ne peut plus comprendre leur excessive tolérance à l’endroit d’Israël », lance Esther Benbassa, qui ne veut pas « être juive et rejeter Israël. Je ne veux pas non plus être juive et approuver cette guerre immorale que mène Israël ».

Si la diaspora se détournait…

C’est l’un des aspects les plus originaux brièvement abordé dans cet ouvrage : par ses excès, Israël ne va-t-il pas se couper petit à petit des Juifs du reste du monde, devenus de moins en moins autistes ? Selon un chiffre lancé par le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), 95 % des Juifs de l’Hexagone aurait approuvé l’intervention israélienne dans la bande de Gaza. Esther Benbassa constate qu’aux Etats-Unis, les Juifs américains, que l’on imagine encore plus pro-israéliens, n’étaient que 75 % en mars 2009.

Chiffre encore plus significatif, 69 % des Juifs américains « soutiendraient sans réserve les efforts de leur pays pour aboutir à un accord de paix associant un gouvernement d’unité nationale, réunissant le Hamas et l’Autorité palestinienne ». Il n’est pas non plus inintéressant de souligner qu’Israël affiche un solde migratoire proche de zéro, ceux qui partent étant pratiquement aussi nombreux que ceux qui arrivent. Vu l’état de guerre perpétuel, Israël n’apparaîtrait plus forcément comme la terre promise aux yeux de la diaspora.

(*) Esther Benbassa, « Etre juif après Gaza » , CNRS Editions, 4 €

Ian Hamel, Journaliste, publie “L’énigme Oussama Ben Laden” aux Editions Payot le 5 novembre 2008, auteur également du livre « La vérité sur Tariq Ramadan, sa famille, ses réseaux, sa stratégie » aux éditions Favre, préface de Vincent Geisser.





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