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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 21:10

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-32770866.html

Mercredi 17 juin 2009

La "révolution verte" iranienne, les "fraudes" et les ingérences étrangères

Quelques précisions factuelles pour aider à se faire une opinion au moins sur la sincérité du scrutin qui s'est tenu dimanche dernier en Iran et sur les éventuelles ingérences extérieures.

Sur le plan factuel deux camps s'affrontent, l'un et l'autre en principe fidèles à l'idéologie de la République islamique et l'héritage de l'Ayatollah Khomeiny puisque c'est une condition sine qua non pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle dans ce pays (ce qui a fait dire à Obama que les deux candidats se valaient du point de vue des USA, mais ce peut être là un propos qui cherche à masquer le intérêts réels de Etats-Unis). D'un côté le président sortant Mahmoud Ahmadinajed, parfois qualifié de "populiste", radical dans sa politique à l'égard d'Israël, et qui 'appuie sur le groupe des Gardiens de la révolution (anciens combattants de la guere Iran-Irak comme lui qui contrôlent des secteurs importants de l'économie iranienne). De l'autre Mir Hossein Moussavi, ancien premier ministre de 1981 à 1989, qui, selon l'universitaire Yann Richard aurait réalisé l'union des réformateurs derrière lui quand Ahmadinejad a mis en cause l'ancien président Hachemi Rafsanjani, patron d'une multinationale, soupçonné de corruption (alors que Moussavi dans les années 1980 était uun "radical" hostile à Rafsanjani). Moussavi paraît plus ouvert aux Occidentaux en politique internationale, il a notamment proposé de reprendre les pourparler sur le nucléaire.

La réalité des fraudes prête à débat. Le quotidien français Le Figaro explique, le 16 juin 2009, que selon certaines sources internes, « la commission électorale aurait d'abord prévenu Moussavi de sa victoire, dans la soirée du vote, vendredi, tout en lui demandant d'attendre pour annoncer le résultat Mais, le soir même, les rumeurs circulent selon lesquelles la réélection d'Ahmadinejad fera la une du journal conservateur Keyhan, dès le lendemain.

Ayant, semble-t-il, eu vent de l'affaire, Moussavi convoque alors, juste avant minuit, une conférence de presse, en dévoilant toute une liste de fraudes : le manque de bulletins de vote dans certaines grandes villes comme Chiraz, Ispahan et Téhéran, la fermeture anticipée de certaines urnes, malgré la prolongation annoncée des horaires de vote. Il évoque aussi l'impossibilité, pour ses représentants, d'assister au dépouillement, comme prévu par les autorités. Mais ses appels restent sans réponse./Pire. Le lendemain, un cordon de voitures de police empêche les journalistes d'accéder à un nouveau point presse, organisé par Moussavi dans les locaux du journal Etelaat. Furieux, ses partisans commencent alors à organiser des manifestations spontanées à travers la capitale, qui ont dégénéré en minicombats de rue face aux miliciens islamiques pendant le week-end». Selon Libération en date du même jour, selon des fuites obtenues auprès d'experts du ministère de l'Intérieur, « les vrais scores des candidats sont radicalement différents de ceux annoncés officiellement : le réformateur Mir Hussein Moussavi serait ainsi arrivé en tête avec 19 millions de voix (sur 42 millions de votants), devant le second candidat réformateur, Mehdi Karoubi, qui a recueilli 13 millions de suffrages, Ahmadinejad n'arrivant qu'en troisième position avec 5,7 millions. 

Ces chiffres rappellent les résultats contradictoires qui furent avancés lors de l'élection présidentielle yougoslave de septembre 2000 à l'issue de laquelle les résultats finaux n'ont finalement jamais été connus, le président sortant ayant capitulé devant le pouvoir de la rue.

Ici, la thèse de la fraude se fonde sur des arguments qui tous pour le moment peuvent paraître contestables.

1) Des sondages ont donné M. Moussavi gagnant.

Selon la BBC, un sondage réalisé du 3 au 4 mai, indiquait que 58,6 % des Iraniens allaient voter en faveur d'Ahmadinejad, alors que 21,9 % pour Moussavi. Quelques jours plus tard, selon une autre étude, ils étaient 44,8 % à choisir le président sortant, contre 29 % à Mir-Hossein Moussavi

Toutefois déjà le 12 mai un sondage d'opinion mené à Téhéran ainsi que dans 29 autres capitales provinciales et dans 32 villes importantes du 3 au 4 mai, indiquait que 58,6% personnes interrogées voteraient en faveur d'Ahmadinejad, alors que 21,9% choisiraient Moussavi

2) Les résultats ont été proclamés très vite, ce à quoi les partisans d'Ahmadinejad répondent que les partisans de Moussavi eux aussi s'étaient proclamés vainqueurs avant même la cloture du scrutin.

3) M. Moussavi qui est un azéri est donné perdant en Azerbaïdjan iranien. Toutefois Ken Ballen and Patrick Doherty dans un article du Washington Post ont révélé récemment que leur propre sondage avait donné Ahmadinejad vainqueur das les circonscriptions azéries (selon leur sondage du reste Moussavi ne l'emportait que dans la bourgeoisie urbaine diplômée). L'idée selon laquelle les Azéris ne votent que pour un azéri apparaît à beaucoup trop "communautariste" pour être appropriée à a situation de l'Iran.

4)  Des irrégularités mineures ont été relevées

Des absences de bulletins ont été constatées. On reproche aussi au système de ne pas favoriser le secret du vote car les illettrés ont besoin de l'aide de tiers pour écrire le nom de leurs candidats sur les bulletins. Mais ce genre de carence qui se constate aussi dans d'autres pays n'a pu, de l'avis de nombreux observateurs, ne peut jouer qu'à la marge. Selon Al Manar-TV (la chaîne du Hezbollah, mais c'est une source qui peut prêter à caution) le chef du service de renseignements israélien Meïr Dagan, a lui-même aurait déclaré mardi à la Knesset que "la fraude électorale en Iran n'est pas différente de ce qui se passe dans les États libéraux lors des élections". Un observateur russe Pavel Zarifoulline, rédacteur en chef du portail analytique Geopolitika a déclaré " A titre d'observateur, j'ai participé à bien des élections, notamment en Biélorussie et en Moldavie, mais je n'ai vu nulle part d'élections aussi démocratiques
qu'en Iran". Selon lui seule la capitale Téhéran soutenait Moussavi.

La réalité des ingérences étrangères aussi prête à débat. Si la "révolution verte" peut être comparée aux révolutions colorées de Serbie, d'Ukraine et de Géorgie par les thèmes qu'elle invoque (l'attrait du mode de vie occidental, la mise en valeur des jeunes) et par les brouillages idéologiques auxquels elle se livre (Moussavi se veut par moment plus fidèle à l'esprit du Khomeinysme qu'Ahmadinejad... tout en prônant une intifida électronique en Palestine plutôt qu'une intifida réelle), le preuves sont pour le moment rares.

Ce que l'on sait avec certitude c'est que les actions de la CIA en Iran sont effectives depuis mai 2007, mais on ignore si elles ont pris une ampleur particulière à  l'occasion de ce scrutin.

Depuis quelques jours, les Etats-Unis donnent des petits signes discrets de soutien à Moussavi. Selon Associated press par exemple Washington a demandé à Twitter (un outil de réseau social et de microblogage par messagerie et SMS) de reporter une opération de maintenance prévue pour lundi, qui aurait privé les jeunes Iraniens de l'un de leurs moyens de communication privilégiés en pleine contestation de l'élection présidentielle, selon trois responsables américains ayant requis l'anonymat.

Le département d'Etat américain (Affaires étrangères) est intervenu auprès de la direction de Twitter afin d'éviter l'interruption d'une heure et demie initialement prévue sur le réseau, qui permet de publier des messages au format SMS (140 signes) sur un forum en ligne, par ordinateur ou par téléphone portable (AFP).

La demande de l'administration a apparemment été satisfaite, et les Iraniens privés d'accès Internet qui pouvaient encore se connecter au réseau téléphonique ont ainsi continué d'envoyer des SMS sur la situation sur place.

Est-ce à dire que les partisan de Moussavi sont "téléguidés" par des lobbies occidentaux, ou du moins fortement appuyés par eux à l'intérieur même des frontières iraniennes ?

Les dirigeants occidentaux connus pour être les plus favorables aux intérêts d'Israël, sont parmi les plus ardents à dénoncer les soi-disant fraudes électorales : tel est le cas en France de M. Kouchner qui peu de temps avant que l'armée américaine ne force G. W. Bush à modérer ses positions avait suggéré que l'Iran devait se préparer à la guerre, et de M. Sarkozy (lequel semble songer à placer Abu Dhabi sous le parapluie nucléaire français face à l'Iran), qui trouve "intéressant" le réveil de l'opposition à Ahmadinejad. L'Union européenne a demandé lundi 15 juin à l'Iran qu'une enquête soit réalisée sur les accusations de fraude électorale. Les principaux leaders ont condamné la répression qui s'abattait sur les partisans de Moussavi. Selon le diplomate indien M K Bhadrakumar, seuls les Européens peuvent être en première ligne sur le dossier iranien, vu l'impopularité des ingérences américaines en Iran depuis 1953, mais les Européens ne sont pas aussi habiles que les néo-conservateurs étatsuniens pour organiser des "révolutions de couleur"...

Dès le 10 juin le responsable des gardiens de la Révolution Yadollah Abbasi avait parlé d'un risque de "révolution de velours" ou de "révolution orange" à Téhéran du fait que Moussavi voulait accaparer le "vert" (couleur de l'Islam) pour mener à bien son projet de renverser Ahmadinejad.

Est-ce à dire que les organismes autrefois accusés d'avoir organisé des révolutions de couleur  (la Fondation Soros, USAID, le National Endowment for Democracy, la Albert Einstein Institution, voire la CIA) sont impliqués de façon directe dans les événements des derniers jours ? Comme c'est souvent le cas, Thierry Meyssan depuis son exil proche-oriental fait partie de ceux qui mettent en cause plus précisément la CIA : en reprenant la nouvelle ci-dessus concernant l'intervention des Etats-Unis auprès de Twitter, Meyssan accuse la CIA de semer systématiquement la confusion dans l'opinion publique iranienne "en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires". Twitter aurait déjà été utilisé dans l'insurrection moldave d'avril dernier. Mais la thèse de Meyssan pourrait n'être qu'une extrapolation.

Pour l'heure le soupçon d'une "révolution orange" comparable à celles d'Europe de l'Est demeure hypothétique.

F. Delorca



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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 20:14

www.info-palestine.net

Carter écoeuré par l’ampleur des destructions dans Gaza

mercredi 17 juin 2009 - Ma’an News Agency

Le Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh, a déclaré mardi qu’il serait favorable à une véritable proposition de créer un État palestinien indépendant et souverain sur les frontières de 1967 avec Jérusalem comme capitale.

Les déclarations d’Haniyeh ont été faites au cours d’une conférence de presse tenue conjointement dans la ville de Gaza avec l’ancien président américain Jimmy Carter. « Je vais agir dans le sens de la réalisation de cette vision », a dit Haniyeh.

Il a déclaré dans le même temps que son gouvernement maintiendrait le cessez-le-feu, en coopération avec d’autres organisations palestiniennes, mais que le passage des frontières devaient être ouvert afin de garantir la poursuite de ce cessez-le-feu.

Haniyeh a également expliqué que Carter avait rencontré une délégation de dirigeants du Hamas et discuté la question des prisonniers, affirmant par ailleurs que son gouvernement soutiendra les efforts pour parvenir à un échange de prisonniers.

Pour sa part, Carter souhaite que les Palestiniens se réconcilient, affirmant qu’il fera un rapport au président des Etats-Unis Obama, à la secrétaire d’État Clinton et à l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient, George Mitchell concernant ce qu’il a vu dans la bande de Gaza.

« Je me sens en partie responsable »

« Mon premier sentiment est aujourd’hui le chagrin, le désespoir et aussi de la colère quand je vois les destructions perpétrés contre des innocents », a dit Carter lors de sa visite dans les zones dévastées de la bande de Gaza.

« Malheureusement, la communauté internationale ignore trop souvent les appels à l’aide et les citoyens de la Palestine sont plus traités comme des animaux que comme des êtres humains », a-t-il encore dit.

« Le fait de priver 1,5 million d’êtres humains de ce qui est nécessaire à la vie — jamais dans l’histoire une communauté grande comme celle-ci a harcelée par les bombes et les missiles, puis s’est vue refuser les moyens de se rétablir par elle-même », a déclaré Carter lors d’une cérémonie de remise de diplômes dans une école des Nations Unies dans la ville de Gaza.

Il a déclaré à propos du blocus de la bande de Gaza : « La responsabilité de ce crime terrible contre les droits humains est à Jérusalem, au Caire, à Washington, et dans l’ensemble de la communauté internationale. Ces abus doivent cesser, les murs doivent être abattus et votre droit fondamental à la liberté doit être respecté. »

Les États-Unis et l’Europe « doivent faire tout ce qui est nécessaire pour convaincre l’Egypte et Israël de permettre aux produits de base d’entrer dans la bande de Gaza », a-t-il dit.

« En même temps, il ne doit plus y avoir de tirs de roquettes » à partir de Gaza vers Israël, a déclaré l’ancien président.

« Je suis obligé de retenir mes larmes lorsque je vois la destruction délibérée dont de votre peuple a été la victime », a-t-il encore dit devant les ruines de l’école internationale américaine, ajoutant qu’elle avait été « délibérément détruite par les bombes de F16 de mon pays. »

L’offensive d’Israël a tué plus de 1400 Palestiniens et laissé de larges zones en ruines dans le territoire côtier coincé entre Israël et Egypte. Treize Israéliens sont morts durant le dernier conflit.

« Je me sens en partie responsable de cela, comme devraient l’être tous les Américains et les Israéliens », a ajouté Carter.

« Tentative d’assassinat ? »

La police de Gaza a nié les informations selon lesquelles aurait été déjouée une tentative d’assassinat contre Carter.

Carter est arrivé en début de matinée et peu après les agences de presse israéliennes ont commencé à parler d’une tentative d’assassinat contre Carter.

Le quotidien israélien Ma’ariv a cité une source en provenance des services de sécurité palestiniens [de Ramallah ?] disant que le Hamas aurait déjoué une tentative d’assassinat contre Carter, peu après son arrivée dans le nord de la région par le passage frontalier d’Erez.

le porte-parole de la police dans Gaza, Islam Shahwan, a démenti ces informations, disant que « la police et les services de sécurité dans Gaza ont réalisé un contrôle de la zone avant la visite de Carter, » et a garanti qu’aucun explosif ni aucune arme [en batterie] n’avaient été découverts au cours de ce contrôle approfondi.

« Les mesures de sécurité ont été prises comme prévu, sans aucune exception », a déclaré Shahwan Ma’an.

Selon Marriv, la police aurait trouvé deux engins explosifs placés sur la route qui conduit du passage d’Erez vers la bande de Gaza et que le président devait emprunter.

La même source affirme que la police, des unités gouvernementales du génie et de la sécurité étaient arrivées sur les lieux et enquêtaient.

Visites controversées

Carter n’a pas hésité à provoquer la polémique durant sa visite en cours au Proche-Orient, rencontrant la semaine dernière à Damas le premier dirigeant du Hamas, Khalid Mash’al, puis se réunissant avec des colons israéliens ce dimanche.

Avant sa rencontre avec Mash’al jeudi dernier, Carter a estimé que le Hamas devait être impliqué si on voulait une paix durable dans la région.

« Je ne crois pas qu’il existe de possibilité de parvenir à la paix entre les Palestiniens et Israël à moins que le Hamas ne soit directement impliqué, ainsi que le Fatah », a déclaré Carter après sa réunion à Damas avec le président syrien Bashar Al-Assad.

Le vendredi, Carter s’est entretenu avec Noam Shalit, le père du soldat israélien Gilad Shalit, retenu en captivité depuis 2006 par des combattants de la résistance palestinienne dans la bande de Gaza. Noam Shalit a transmis une lettre pour son fils, dans l’espoir que Carter la remette au Hamas dans la bande de Gaza. Carter a prévu de le faire lors d’une de ses réunions avec les responsables du mouvement Hamas.

Mahmoud Az-Zahhar, un des principaux dirigeants du mouvement Hamas, a déclaré dans une interview à Radio Israël que son organisation allait étudier la possibilité de communiquer cette lettre à Shalit.

Il a ajouté que si Israël était intéressé à résoudre la question de Shalit, il fallait alors libérer les prisonniers palestiniens et en particulier ceux réclamés par le Hamas.

Il a déclaré aussi qu’Israël était moins intéressé par un échange de prisonniers que par connaître le lieu où était Shalit afin de le libérer par une incursion militaire.

Az-Zahhar a également critiqué le récent discours du premier ministre israélien Benjamin Netenyahu, en disant : « Il met en avant des conditions tout à fait inacceptables, comme l’abandon de Jérusalem et l’abandon du droit au retour ».



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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 19:45

DEUX AVOCATS SE REBELLENT

« Nous n’irons pas à Paris » Cette phrase, qui en d’autres circonstances serait tout à fait anodine, constitue dans le cas présent, un véritable défi à un pouvoir qui semble utiliser la justice pour régler quelques comptes avec le LKP depuis la fin de la grève générale (voir la fin de l’article suivant http://chien-creole.blogspot.com/2009/05/parallele-historique.html) La jeune femme qui la prononce lors d’une conférence de presse, n’est autre que la jeune avocate du LKP, Sarah Aristide, dont l’engagement au côté de l’UGTG ou des sans-papiers haïtiens ne date pas d’hier. Elle et son confrère, Patrice Tacita, une des figures du LKP, représentant du groupe Akiyo, ont été convoqués à Paris, respectivement les 17 et 16 juin, afin d’être mis en examen.

1° « Deux avocats en mal de notoriété »

L’affaire a débuté après que les deux avocats ont déposé plainte, dénonçant le fait que leurs lignes téléphoniques avaient fait l’objet d’interception lors de conversations avec leurs clients en 2005 et 2006. Les 23 et 24 octobre 2008, ils se sont interrogés sur RFO sur le fait que personne ne semblait s’émouvoir de cette affaire à laquelle aucune suite sérieuse n’était donnée. Ils ont donc réitéré leurs accusations. Quant aux policiers mis en cause, ils avaient par la voix de leur supérieur, fait savoir qu’ils ne diraient rien sur cette affaire au parquet qui devait les auditionner. Loin de condamner cette attitude, c’est la sortie médiatique des deux avocats qui a déclenché les foudres du procureur, Jean-Michel Prêtre.

Il les a publiquement traités de menteurs, d’affabulateurs. Il n’a pas hésité à réduire leur exigence de respect des principes fondamentaux de la justice à un coup de pub orquestré par « deux avocats en mal de notoriété »… C’est dans ce contexte qu’une juge, madame Charloux, a, à son tour, porté plainte, cette fois contre nos deux avocats, estimant que sa probité de magistrat avait été mise en cause par leurs allégations dans cette affaire.

2° Dès le 22 février

Jean-Michel Prêtre a ouvert une information à une date qui n’a probablement rien de fortuite : il s’agit du 22 février 2009, deux jours à peine après le commencement de la grève générale initiée par le LKP. Déjà les deux jeunes avocats avaient fait savoir qu’ils défendraient ce mouvement. Difficile d’y voir une coïncidence. Notons que par la suite, Sarah Aristide va devenir l’avocate de Jimmy Lautric, dans une affaire embarrassante pour le pouvoir comme Chien Créole l’a déjà dénoncé et peut-être liée au meurtre du syndicaliste Jacques Bino (voir l’article suivant http://chien-creole.blogspot.com/2009/04/contre-enquete.html). Autant dire que ces deux avocats dérangent.

3° Convoqués à Paris

Une première convocation leur a été délivrée, leur demandant de se présenter à Pointe-à-Pitre le 19 mai. Sans explication, cette convocation a été annulée. C’est quand ils ont reçu la seconde convocation, cette fois pour Paris, qu’ils ont compris. Le motif invoqué pour expliquer ce changement subit de décision est que l’affaire serait de nature « à troubler l’ordre public local ». La requête déposée pour être entendus en visio-conférence a été rejetée.

4° Ordre public colonial et avocats indigènes

Plusieurs avocats, et pas des moindres, solidaires de leurs jeunes confrères, ont décidé de se constituer en comité de soutien. Il donne, ce vendredi en fin d’après-midi, une conférence de presse. Dans l’auditoire, en solidarité, plusieurs membres du LKP sont présents et écoutent attentivement, parmi lesquels, Elie Domota et Jean-Marie Nomertin, pour ne citer qu’eux. En revanche RFO brille curieusement par son absence… Maître Rodes, doyen du barreau de la Guadeloupe, se présente comme un infatigable pèlerin de la lutte anti-coloniale. Grande figure de l’indépendantisme guadeloupéen, il a fait partie des accusés au procès des 18 patriotes (à ce sujet, lire l’article suivant http://chien-creole.blogspot.com/2009/05/parallele-historique.html), ce qui fait de lui un symbole vivant de cette cause. Citant Dessaline, héros de l’indépendance haïtienne qui signait ses missives comme général indigène, il se qualifie lui-même
d’avocat indigène.

Le plus ancien avocat de la Caraïbe commence par rappeler que la justice est le dernier rempart de l’ordre colonial : « sans justice coloniale, il n’y a pas de colonie ». Puis, il se livre à un vaste balayage historique allant du code noir écrit sous Louis XIV, en passant par la magistrature coloniale, à l’époque où celle-ci n’avait pas honte de s’appeler ainsi, s’égarant ensuite assez longuement sur ses souvenirs de la seconde guerre mondiale, avant de revenir à l’affaire qui nous préoccupe. Il revient sur le concept d’"ordre public local" qu’il traduit par « ordre public colonial » et qui semble s’opposer au fait qu’un magistrat de Paris vienne sur place mettre en examen deux avocats « indigènes ». « L’ordre public colonial s’oppose à ce que la justice se passe normalement. C’est effrayant ! » Il annonce ensuite son attention de faire appel contre la décision de la juge parisienne car elle induit que la
Guadeloupe est en marge de la République Française puisqu’on distingue cette dernière du fameux ordre public local.

5° Un aveu de faiblesse

Maître Evita Chevry rappelle que c’est la troisième fois en peu de temps que le parquet s’en prend à la parole des avocats. Il y a d’abord eu les poursuites contre maître Harry Durimel, par ailleurs dirigeant des Verts Guadeloupe, ensuite est venue l’affaire des écoutes, « des faits que la profession considère comme exceptionnellement graves » ; et enfin voici les mises en examen pour diffamation. L’avocate dénonce le dépaysement de l’affaire. Selon elle, à travers cette manœuvre, le procureur n’a d’autre objectif que de « jouer à domicile, sur son terrain ». Ce n’est ni plus ni moins qu’un aveu de faiblesse ; « l’aveu qu’ici, il ne maîtrise ni le terrain, ni les hommes ». Elle pointe du doigt au passage les irrégularités dans la procédure quant à la façon dont ils ont été convoqués. Patrice Tacita, le visage grave, dénonce le manque de considération dont ils font l’objet dans cette affaire et
rappelle sentencieusement que « le totalitarisme n’est pas loin lorsqu’on tente de substituer un ordre répressif au droit commun ».

6° « Dans mon pays »

Lorsque Sarah Aristide prend enfin la parole, elle expose sereinement son point de vue, dans un discours teinté de nationalisme où chaque mot est pesé. Elle dénonce un procès politique et le fait qu’en dépaysant l’affaire il s’agit ni plus, ni moins que de les couper de leur soutien populaire, de leur force qui réside dans le LKP. Elle réaffirme ne pas vouloir se dérober à la justice, elle a d’ailleurs des choses à dire, mais continue-t’elle « puisqu’on me reproche quelque chose dans mon pays, je dois être entendue dans mon pays ». Elle précise que dans le cadre de leur convocation à Paris, le billet d’avion, les nuits d’hôtel, et les frais courants sont entièrement à leur charge. Il leur a déjà fallu, à eux deux, débourser 6000 euros à consigner, pour que leur plainte pour écoutes illicites soit reçue, puisque le procureur refusait d’y donner suite. Mais conclut-elle, « tout ça n’est qu’accessoire, car
vous l’avez compris, il s’agit en fait d’une question de principes. On nous a refusé la visioconférence, nous n’allons nulle part. Nous n’irons pas à Paris. »

7° Esprit insoumis

Une sorte de stupéfaction s’empare de la salle. Evoquant la suite probable des événements, à savoir le mandat d’amener, l’arrestation menottée et la déportation en métropole, elle affirme calmement mais avec détermination : « je suis prête à assumer ces bracelets car ils représentent ce que j’ai de plus sacré, ma liberté ».

Cette allusion fait bien sûr écho au passé esclavagiste de l’archipel et parle à tout Guadeloupéen. Cependant, au-delà de cette symbolique très forte, dans l’histoire de la lutte contre le pouvoir colonial, on retrouve en Guadeloupe cette constante qui consiste à détourner la répression coloniale pour la retourner contre ce même pouvoir. On l’a vu récemment avec les commémorations du massacre de mai 67, un événement qui devient constitutif de l’identité guadeloupéenne, qui soude les Guadeloupéens autour de la mémoire (voir : http://chien-creole.blogspot.com/2009/05/tout-en-image.html) On a vu aussi, comment le procès des 18 patriotes, en 68, accusés d’avoir portés atteintes à la sûreté de l’Etat, est devenu le procès des pratiques colonialistes de la France en Guadeloupe. Dans cet oxymore des menottes symboles de liberté, c’est toute cette tradition qu’on retrouve. La froide violence répressive n’a pas de
prise sur l’esprit insoumis qui fait montre de son indéniable supériorité en transcendant ce qui devrait lui couper les ailes. Comme au Judo, on se sert du poids de l’adversaire pour le faire chuter.

8° Désobéissance civile

La décision courageuse de cette jeune femme et de son confrère, qui empruntent le sentier périlleux de la désobéissance civile, pourrait bien faire plier l’Etat, soit en le poussant à faire preuve de plus d’intelligence et de modération, soit en amenant le peuple à se soulever si on devait leur faire subir le traitement dégradant évoqué plus haut, alors qu’ils n’ont fait que défendre des principes de justice. Le ton nationaliste emprunté aujourd’hui par chacun des intervenants n’est pas innocent. Ils savent pouvoir rassembler bien au-delà des clivages politiques si le masque tombe et que l’opinion publique perçoit les relents colonialistes qui se cachent derrière cette affaire. Interrogé par Chien Créole en marge de cette conférence, Elie Domota a bien fait comprendre que le LKP, directement visé dans cette affaire, ne resterait pas les bras croisés si cela devait arriver : « s’ils les veulent, qu’ils viennent donc
les chercher… » Il va falloir suivre cette affaire avec la plus grande attention car elle est de nature à remettre le feu au poudre en Guadeloupe, dans un climat de plus en plus délétère…

Le LKP devrait très bientôt appeler à une mobilisation massive le 22 juin, en soutien à ses deux avocats.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article87443

http://chien-creole.blogspot.com/2009/06/la-riposte-des-avocats.html




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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 19:10

LA PÉTITION EST A SIGNER ICI: http://www.lapetition.be/en-ligne/ils-ne-nous-feront-pas-taire--4483.html#form 

Vous pouvez la mettre aussi en lien sur vos blogs et sites !

ILS NE NOUS FERONT PAS TAIRE !

Pétition en soutien à Charles Hoareau et contre la criminalisation du mouvement social et de la résistance syndicale.

Rappel:

Le 29 juin 2009, Charles Hoareau, responsable CGT des Bouches du Rhône, est convoqué au tribunal correctionnel de Marseille, dans le cadre d'un conflit du travail qui oppose la société ADOMA et 39 de ses salariés depuis novembre 2007, pour répondre des accusations de "menaces répétées" lancées contre lui par l'un des représentants d'ADOMA.

Il y a quelques semaines, Charles Hoareau a même été placé plus de 24 heures en garde à vue dans ce cadre.

Il voit ainsi son nom inscrit à la suite de la longue liste des nombreux militants poursuivis judiciairement, de façon systématique, et parfois avec acharnement, notamment, depuis quelques années, les travailleurs en lutte des chantiers navals de Saint-Nazaire, Roberto Ferrario et Bellaciao, Elie Domota (LKP), Gérard Jodar et les militants de l'USTKE (Kanaky), les manifestants et syndicalistes inculpés à Saint Nazaire le 29 janvier, Gérard Filoche, inspecteur du travail poursuivi pour délit d'entrave, Clément Onimus, doctorant à l'EPHE accusé de violence envers un CRS au moment du conflit des universités, mais aussi, les 49 inculpés de la place de la Nation le 19 mars, les 74 agents d'EDF-GDF, et bien d'autres.

Cette pétition vise à le soutenir, mais au-delà, à soutenir tous les syndicalistes et salariés en lutte pour leur dignité, leurs salaires et leurs emplois, et pour s'opposer à la criminalisation du mouvement social.

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TEXTE DE LA PÉTITION:
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Depuis quelques mois se multiplient les actes d’intimidation en direction de celles et ceux qui se battent pour le progrès social ou la défense des droits des salarié-e-s et citoyen-nes de ce pays. Dans cette entreprise, pouvoir et grand patronat font de plus en plus souvent appel aux services de police et à l’appareil judiciaire.

Ainsi, dans cette logique, se retrouvent entrainé-e-s dans des procédures pénales des hommes et des femmes dont le seul tort est d’avoir défendu une autre conception de la société que celle d’une logique de profit et d’écrasement de l’homme, d’avoir participé à des luttes pour l’emploi, les salaires, le service public, la démocratie, les libertés, la défense des sans papiers.

Victimes de cette répression sans précédent, solidaires de ces militant-e-s du bonheur, nous voulons dire avec force aux tenants du pouvoir que l’on ne nous fera pas taire !

Héritiers et héritières d’un mouvement ouvrier qui a connu dans son histoire la répression, la clandestinité, la lutte antifasciste et les guerres coloniales et n’a jamais reculé, nous ne reculerons pas nous non plus devant les menaces.

L’avenir des droits et libertés de ce pays en dépend.

Jamais dans l’histoire la répression n’est venue à bout durablement de la lutte pour la justice.
Nous continuerons !

PREMIERS SIGNATAIRES:
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- André Fadda, responsable USM CGT Saint Nazaire

- Elie Domota, porte-parole du LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon), Gwadloup

- Jean François Tealdi, secrétaire général SNJ CGT France Télévisions

- Roberto Ferrario, co-fondateur du site Bellaciao.org, poursuivi pour diffamation en 2007 par les Chantiers navals de Saint Nazaire et relaxé, SNJ CGT

- Solidarité Kanaky, collectif de lutte contre la répression de l’USTKE en Kanaky

- France Weyl, Avocate à la cour (Paris)

- Raymond Mérat, Avocat à la cour, Représentant à Genève de l'Association internationale des juristes démocrates

- Roland Weyl, Avocat à la cour (Paris)

- Union Départementale CGT de Paris (CGT 75)


http://www.lapetition.be/en-ligne/ils-ne-nous-feront-pas-taire--4483.html#form





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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 18:41


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     MANIFESTATION A PARIS  DIMANCHE 21 JUIN 15 H 00
     RER LES HALLES Fontaine des Innocents

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   Des comités de soutien aux inculpés de Tarnac, à ceux qui luttent
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On se bat aujourd’hui, comme hier, comme avant-hier, comme toujours, des hommes et des femmes se battent, pour leurs droits, pour garder leur emploi, pour travailler moins ou moins durement, pour des salaires moins rachitiques ; partout on se bat pour la liberté, pour son hôpital ou contre la prison, pour trois sous, pour des médicaments, pour l’honneur, pour les allocations, on se bat pour ses amis, sa soeur, son père, son frère ou sa mère, pour sauver la recherche, pour l’idée qu’on se fait de l’éducation ou de la psychiatrie ; pour plus d’avantages, pour moins de soucis, on se bat pour sa survie, on se bat parce qu’on ne veut pas crever ou parce que l’on crève de rage, ou bien encore parce que le mépris des gouvernants et des patrons, des juges et des contrôleurs sociaux, des cabinets d’études, des experts, des connards patentés et de ceux qui vous expliquent qu’il faut patienter encore, encaisser un petit peu plus, sous peine de payer de sa peau – parce que le mépris qu’on nous oppose est si évident et si insolent, on se bat aussi sans savoir bien pourquoi mais parce que ça vous tombe dessus ; partout, toujours, on se bat. Les raisons ne sont pas à discuter, la force qui les habite se charge de leur donner raison. Mais à coup sûr on se bat aujourd’hui avec plus de sérieux qu’hier, avec plus de sérieux qu’il y a dix ans, on se bat avec plus de sérieux qu’on ne l’avait fait depuis longtemps. On n’est moins prêts à se faire virer, massacrer ou affamer sans conséquence. Quand une délocalisation comme il y en a tant entraîne la destruction d’une préfecture (Continental), quand les employés d’ErDF et de GrDF rappellent par les faits qu’être employé dans les secteurs de l’énergie c’est aussi être en mesure d’éteindre la machine, quand on sort le canon pour garder son hôpital (Carhaix), voilà qui est sérieux, voilà qui a le mérite de rappeler que l’histoire est une puissance dont les hommes peuvent à chaque instant se ressaisir, au grand dam de ceux qui en sont, temporairement, les vainqueurs.

A ce sérieux du peuple, et comme en miroir, répond le mépris des gouvernants et des gestionnaires, leur mépris sans limite, et ceci est leur forme de sérieux propre, c’est le sérieux des gouvernants. A ce sérieux du peuple, à ce sérieux qui est plein d’histoire, qui est plein de l’histoire du peuple, à ce sérieux qui est le retour de l’histoire, les gouvernants opposent leurs airs de bouffons grimaçants, leurs airs de courges satisfaites à Saint-Tropez, la nouvelle petite Marie-Antoinette présente son caniche à la presse, on organise comme de rien des sommets sur l’immigration, à Vichy bien sûr. Mais cela n’est pas tout. Il faut au sérieux vacillant de nos petits maîtres une quille, comme en ont les bateaux, une quille pour ne pas basculer trop fort, à la première vague.


Et cette quille, c’est la peur. Au fait tout simple, au fait très élémentaire, et de toujours, que des hommes et des femmes se battent, on invente des noms de croquemitaine. C’est ainsi qu’on produit sur la scène médiatique les « casseurs », les « bandes » et les « terroristes », les « jeunes des cités » ou les « clandestins », comme on présentait jadis les « sorcières » au public avant de les brûler. Par un usage savant et crapuleux des nomenclatures, le journal de 20h et les discours des ministres ont rebaptisé, pour les lui rendre étrangères et odieuses, des techniques de lutte qui ont toujours appartenu au peuple, et notamment au mouvement ouvrier : il est devenu banal d’appeler une simple grève une « prise d’otages », on a même essayé récemment de qualifier un sabotage sans danger « d’attentat terrroriste ». Contre les sorcières, c’est bien connu, tout est permis. La prison bien sûr, avec ou sans procès, les contrôles judiciaires exorbitants, qui fixent les lieux d’habitation et les trajets autorisés, interdisent à l’ami de voir l’ami, au frère de voir la soeur ; et, quand « l’ennemi intérieur » est suffisamment avéré, par sa mauvaise naissance par exemple, les vexations infinies, les attaques de la police, à l’occasion le massacre. Tout ceci, les dénonciations publiques, les
fabriques d’épouvantails, les dispositions pénales et militaires, visent d’abord à défaire les liens, les liens non-neutres, qu’il y a entre les êtres, les liens politiques. Les liens ne cessent pas quand on le leur demande, ils ne connaissent pas de Grenelle, l’amitié est la chair du politique – ou bien le politique est une insanité.

Évidemment, nous avons besoin de bien plus qu’une manifestation, il nous faut des liens plus durables et plus joyeux, à la mesure du sérieux de la situation. Mais cette manifestation-là pourrait être une première rencontre, c’est notre invitation. Faites comme chez vous.

RENDEZ-VOUS LE 21 JUIN, à 15h - MANIFESTATION
PARIS - RER LES HALLES - Fontaine des innocents

-->
http://manifdu21juin.com
--> l'affiche : https://soutien11novembre.org/IMG/jpg/CROCHETA2-2.jpg


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   Fête de la cagoule
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Le pouvoir panique. Il se débat, gesticule ; sans hasard, il frappe aveuglément : Tarnac, Villiers-le-bel, les séquestrateurs de Caterpillar ou les coupeurs d’EDF. Les facs bloquées, les profs obstinés, les « casseurs » de Continental, les « terroristes » de l’ultra-gauche, les cheminots « preneurs d’otage », tellement d’ « exemples ».

Le lynchage médiatique, la police, les gardes à vue, les inculpations, les procès, les amendes, la prison. Ce n’est pas seulement une réponse à tous ceux qui s’organisent pour survivre et contre-attaquer, c’est aussi un symptôme : il n’y a plus que le recours permanent à la police qui puisse retenir le pathétique effondrement de cette société.

Le gouvernement craint les cagoules, parce qu’il sait que la révolte n’a plus de visage. Parce que les bandes sont devenues la forme la plus élémentaire de solidarité, il met tout en oeuvre pour les atomiser.

Mais ces attaques insistantes pourraient aussi bien devenir une formidable opportunité. Alors qu’ils rêvent de nous voir seuls, isolés et désarmés, il est temps, enfin, de nous retrouver.

RENDEZ-VOUS LE 21 JUIN, à 15h - MANIFESTATION
PARIS - RER LES HALLES - Fontaine des innocents

-->
http://fetedelacagoule.com
--> https://soutien11novembre.org/IMG/jpg/NOIRA2-2.jpg
--> https://soutien11novembre.org/IMG/jpg/AFFICHEcagpetit-2.jpg


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   Note à propos des "pages qui ne marchent pas"
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En cette période de généralisation du contrôle, nous vous proposons en priorité des liens en httpS, c'est à dire des liens avec des connexions "sécurisées", un peu comme quand on se connecte à sa banque. Il est possible que votre navigateur râle en visitant ces sites ; si c’est le cas,  lisez et suivez les recommandations de cette page [1] ou enlevez le S de https et ça devrait aller

Pour aller plus loin, si vous souhaitez anonymiser votre surf, découvrez le projet Tor [2].

[1]
http://wiki.boum.org/Boum/CertificatSSL
[2] http://www.torproject.org

 

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 21:27

Pour la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs de la fonction publique

Chers signataires ou non-signataires,

Vous trouverez ci-après une lettre ouverte du Comité de lancement adressée cette fois à Mme Catherine Bréchignac, Présidente du CNRS.

Ce second texte a le même objectif que le premier.

Il ne s'agit pas seulement de défendre notre collègue Vincent Geisser, convoqué devant un conseil de discipline le 29 juin prétendûment pour avoir manqué à l'obligation de réserve qui s'imposerait à lui comme fonctionnaire, en fait pour avoir travaillé sur l'islam d'une façon qui n'avait par l'heur de plaire au Fonctionnaire de Défense du CNRS.

Il s'agit aussi de défendre un principe plus général, dépassant ce cas particulier: celui de la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs de la fonction publique.

Vous pouvez trouver sur http://petition.liberteintellectuelle.net tous les détails utiles sur cette affaire (historique, témoignage, texte de l'appel initial, communiqués et articles de presse parus - le dernier étant celui publié dans Le Monde daté du 13 juin -, réponse de Mme la Ministre, etc.).

Parmi les 3.500 signataires de notre appel, outre un très grand nombre de chercheurs, d'enseignants-chercheurs, de techniciens, d'ingénieurs, d'agents administratifs et d'étudiants, français ou établis en France, outre de simples citoyens qui se sentent concernés, en tant que tels, par ce problème, nous comptons désormais aussi un nombre croissant de collègues étrangers et de personnalités issues du monde des arts et des lettres.

Vous pouvez vous-même, si vous ne l'avez fait et souhaitez le faire, vous associer à notre action en signant notre appel, à partir du même site.

Je vous salue cordialement.

Esther Benbassa, directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études





Lettre ouverte à Madame Catherine Bréchignac, Présidente du CNRS, avec copie à Mme Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Madame la Présidente,

Membres du Collectif pour la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs de la fonction publique, à l'initiative d'un appel ayant à ce jour rassemblé 3.500 signataires, nous constatons, à la lecture du communiqué du CNRS daté du 10 juin relatif à la convocation de M. Vincent Geisser devant un conseil de discipline, que l'institution que vous présidez use de méthodes peu compatibles avec sa mission.

On y lit ceci : " Vincent Geisser a utilisé des termes diffamatoires d'une grande violence : 'Le FS est un idéologue qui traque les musulmans et leurs 'amis' comme à une certaine époque, on traquait les Juifs et les Justes' ". Ce communiqué, qui présente curieusement les faits reprochés à M. Geisser comme dûment établis et notre collègue comme déjà jugé, contribue lui-même à rendre public - sans autorisation de l'intéressé - le contenu d'un courriel de M. Geisser de nature strictement privée et n'ayant jamais été destiné par son auteur à faire l'objet d'une telle publication.

Ce même communiqué, par ailleurs, omet prudemment de mentionner l'autre et principal motif de cette convocation : " le manquement grave […] à l'obligation de réserve " à laquelle M. Geisser serait " tenu en tant que fonctionnaire " (termes de la lettre de convocation signée par Monsieur Arnold Migus, Directeur général, datée du 29 mai 2009).

Enfin, il omet tout aussi prudemment de signaler le contexte dans lequel s'inscrit cette convocation : le harcèlement de ce chercheur, par le Fonctionnaire de Défense, depuis plus de quatre ans, les ingérences intolérables de ce même Fonctionnaire de Défense dans la politique scientifique des laboratoires et dans les études conduites par les chercheurs, spécialement lorsqu'ils travaillent sur l'islam, ainsi que l'atteste, parmi d'autres, M. Olivier Roy, directeur de recherche.

En réduisant les motifs de " la procédure disciplinaire " engagée contre M. Geisser à une affaire de diffamation, alors qu'elle s'inscrit dans la continuité d'une surveillance de type idéologique, le CNRS a recours à des procédés qui ne devraient pas avoir cours dans un pays démocratique et dont nous connaissons les dérives possibles dans les moments troubles de l'histoire.

M. Geisser est bel et bien poursuivi en raison de ses travaux sur l'islam et l'invocation de " l'obligation de réserve " dans un tel contexte nous inquiète au plus haut point.

Depuis quand et au nom de quel principe un Fonctionnaire de Défense aurait-il le droit de juger les travaux d'un chercheur ou d'un universitaire? De quelle compétence peut-il se prévaloir pour le faire? Seuls leurs pairs ont compétence à émettre un avis légitime en la matière. Quant à Vincent Geisser, il est soutenu par ses collègues, par son laboratoire et plusieurs associations de sociologues et spécialistes des sciences sociales.

Cette entrave à la liberté de ceux dont le métier est de " produire " du savoir et de le transmettre est grave, de même que ce mépris affiché pour la communauté scientifique et les procédures normales d'évaluation qui ont cours en son sein.

Demain, d'autres motifs d'ordre privé pourront, comme dans ce cas, être invoqués pour brimer, sanctionner ou exclure tel chercheur dont l'orientation scientifique et les opinions personnelles déplaisent à tel haut fonctionnaire d'Etat. Et " l'obligation de réserve " aujourd'hui brandie signifie-elle qu'il peut nous incomber désormais de relayer les idées reçues et les fantasmes en vogue ?

Nous exigeons en conséquence que la nature et l'étendue des attributions du Fonctionnaire de Défense soient très rigoureusement définies et limitées et que toute intervention de ce fonctionnaire dans les recherches conduites par les laboratoires et par leurs membres soit purement et simplement interdite.

Nous exigeons par ailleurs l'annulation immédiate de la " procédure disciplinaire " engagée contre M. Geisser, seul signe fort capable de rétablir la confiance entre les chercheurs et leur tutelle.

Nous ne voyons guère d'autre moyen, comme le rappelait Mme Valérie Pécresse dans sa lettre adressée le 10 juin 2008, " de garantir la liberté de pensée et d'opinion des chercheurs, qui est fondatrice de leur travail et de leur légitimité scientifique ".

De même, nous demandons au CNRS de retirer son communiqué, attentatoire à l'honneur de notre collègue, et par-delà à celui de toute la profession.
Avec notre considération la meilleure,

Le Collectif pour la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs de la fonction publique



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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 21:17

Les partisans d'Ahmadinejad et de Moussavi manifestent à Téhéran (Associated Press)

Au lendemain de la manifestation monstre de l'opposition iranienne, plusieurs milliers de partisans de Mahmoud Ahmadinejad se sont rassemblés mardi après-midi à Téhéran, à l'appel des chefs religieux iraniens, pour exprimer leur soutien au pouvoir en place. Une nouvelle manifestation favorable à Mir Hossein Moussavi, le candidat réformateur battu à la présidentielle de vendredi, a également eu lieu dans la capitale. Le Conseil des gardiens, la plus haute instance juridique du pays, s'est déclaré prêt à recompter une partie des bulletins du scrutin contesté.

En déplacement au Gabon à l'occasion des obsèques du président Omar Bongo, le président français Nicolas Sarkozy a jugé la situation en Iran "extrêmement préoccupante", et dénoncé une réaction "brutale" et "totalement disproportionnée" du pouvoir.

"Le pouvoir prétend avoir gagné les élections haut la main. Si c'était vrai, on se demande bien pourquoi il faut mettre les opposants en prison, il faut réprimer avec une telle violence et tant de victimes les manifestations", s'est-il indigné.

Le président américain Barack Obama a, lui, réaffirmé sa "profonde préoccupation" devant "la violence dirigée contre des manifestants pacifiques" et "des manifestations pacifiques réprimées". Il a toutefois jugé qu'"il ne serait pas productif, étant donné l'histoire des relations entre les Etats-Unis et l'Iran, d'avoir l'air de se mêler" des affaires iraniennes.

Brandissant des drapeaux iraniens et des pancartes à l'effigie du guide suprême de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, les manifestants se sont rassemblés mardi sur la place Vali Asr (centre-nord de Téhéran) pour demander des sanctions contre les partisans du candidat réformateur battu, Mir Hossein Moussavi, qui avaient participé la veille à une manifestation géante dans la capitale iranienne pour exiger l'annulation du scrutin.

Les seules images de la manifestation de mardi disponibles étaient celles de la télévision d'Etat, les autorités iraniennes ayant interdit à tous les journalistes travaillant pour des médias internationaux de couvrir sur le terrain la situation, toujours très tendue après le scrutin de vendredi.

Cette disposition concernent tous les journalistes, y compris iraniens, oeuvrant pour des médias étrangers. Elle les oblige à ne travailler que depuis leurs bureaux, à partir d'entretiens téléphoniques ou de sources officielles telles que la télévision d'Etat. Plusieurs journalistes étrangers ont déjà commencé à quitter le pays après la décision des autorités iraniennes de ne pas renouveler leur visa de travail. Au moins dix journalistes iraniens ont par ailleurs été interpellés depuis le scrutin de vendredi; "nous sommes très inquiets" à leur sujet, a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières à Associated Press Television News (APTN).

Les partisans de M. Moussavi se sont également rassemblés à Téhéran, selon des témoins et des images amateurs obtenues par APTN, montrant une importante colonne de protestataires qui marchaient dans le calme sur une avenue du nord de Téhéran. Les images ont été tournées à peu près au moment où des milliers de personnes agitant des drapeaux iraniens et des photos du guide suprême de la révolution participaient dans l'après-midi à un rassemblement à proximité.

Un témoin a déclaré à l'Associated Press que le rassemblement pro-Moussavi s'était étiré sur plus d'1,5km le long de l'avenue Vali Asr, de la place Vanak au siège de la télévision d'Etat iranienne. Il a rapporté que les forces de sécurité n'étaient pas intervenues et que la manifestation s'était déroulée entre 17h environ et 20h. D'après d'autres témoins, une centaine de personnes protestaient toujours devant la télévision d'Etat vers 21h45 locales.

Ali Akbar Mohtashamipour, religieux réformateur proche de Mir Hossein Moussavi, a appelé à poursuivre le mouvement sans recourir à la violence.

"Si tout le peuple (...) évite les mesures violentes et poursuit sa confrontation civile, il gagnera. Aucun pouvoir ne peut s'opposer à la volonté du peuple. Je ne pense pas que le Conseil des gardiens aura le courage de s'opposer au peuple", a-t-il déclaré. "Nous avons préparé des inculpations contre le gouvernement et les organes qui ont enfreint les règles et recouru à la violence, et ce texte va être officiellement publié".

Dans un message diffusé sur son site Internet, M. Moussavi a fait savoir qu'il ne participerait pas à ce rassemblement et a demandé à ses partisans de "ne pas tomber dans le piège des émeutes de rues et de faire preuve de retenue".

Quelques heures avant ces manifestations, le Conseil des gardiens, la plus haute instance juridique d'Iran, s'était déclaré prêt à recompter une partie des bulletins de l'élection présidentielle. Cité par la télévision d'Etat, le porte-parole du Conseil des gardiens, Abbas Ali Kadkhodaei, a précisé que ce réexamen serait limité aux bureaux de vote où des candidats ont signalé des irrégularités. On ignorait dans l'immédiat combien de bureaux seraient concernés et quand les opérations commenceraient.

Malgré la tension dans le pays, Mahmoud Ahmadinejad a, lui, honoré ses obligations présidentielles lors d'un sommet sur la sécurité régionale en Russie, où il n'a pas fait mention de la situation en Iran.

La radio d'Etat iranienne a pourtant rapporté qu'au moins sept personnes avaient été tuées dans la nuit de lundi à mardi lorsque la foule participant à "un rassemblement non autorisé" avait "tenté d'attaquer un site militaire" à Téhéran. Il s'agit de la première confirmation officielle de la fusillade lors de la manifestation pro-Moussavi organisée lundi. Ces sept décès sont les premiers annoncés depuis le début des manifestations et des heurts dans la capitale iranienne. AP


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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 21:03

Ouvrez les portes de Gaza !

http://www.liberation.fr/monde/0101574136-ouvrez-les-portes-de-gaza

Par YASMINA KHADRA écrivain, FRANCA RAME comédienne, NOAM CHOMSKY linguiste, MARTIN GRAY résistant survivant du ghetto de Varsovie, DAVID GROSSMAN écrivain, AMOS OZ écrivain, MICHEL ROCARD ancien Premier ministre

Encore un accrochage sanglant, ce 8 juin, à la frontière de Gaza, nous rappelant combien la situation reste explosive. Quatre tués et douze blessés chez les Palestiniens, aucune perte côté israélien.

Dans la bande de Gaza, sur une liste de 4 000 «produits autorisés» par Israël (avant le siège imposé depuis juin 2007), 30 à 40 seulement sont tolérés aujourd’hui, et un million et demi de personnes restent enfermées, soumises à l’arbitraire le plus total. Livres, disques, vêtements, tissus, chaussures, aiguilles, ampoules électriques, bougies, allumettes, instruments de musique, draps, couvertures, matelas, tasses, verres… sont interdits et ne peuvent transiter que par les fragiles tunnels vers l’Egypte, cibles de bombardements répétés.

En 2008, plus de cinquante personnes sont mortes dans ces tunnels, par suite d’effondrements. Aucun des matériaux nécessaires à la reconstruction (ciment, portes, vitres, fenêtres…) ne sont non plus autorisés, après les effroyables bombardements de décembre 2008 - janvier 2009. Le thé, le café, la semoule, restent interdits (cf. enquête d’Amira Hass «Israel bans books, music and clothes from entering Gaza»,Haaretz, 17 mai 2009).

Cinquante-six prix Nobel, dont dix Nobel de la paix, 202 membres du Parlement européen (2004-2009, tous les eurodéputés d’Irlande et de Chypre ont signé), ainsi que des personnalités, participent avec l’ONG Peace Lines à la campagne «Ouvrez les portes» pour la levée définitive du siège de Gaza et une série de libérations selon des critères humanitaires et juridiques.

Nous demandons à tous les dirigeants politiques et aux membres du nouveau Parlement européen de tout mettre en œuvre pour ces libérations - dont celle du sergent Shalit et de l’ex-ministre de l’Education Al-Shaer, réarrêté le 19 mars, dans des conditions contraires au droit international. L’Europe et l’Union pour la Méditerranée ne peuvent continuer à tolérer à leur porte de telles conditions de privations et de suffocation.

Voilà pourquoi nous lançons l’appel suivant : Ouvrez les portes !

Israël doit mettre fin au blocus de Gaza, à toutes les tueries, et permettre à Gaza de s’ouvrir au monde, de façon à assurer la possibilité d’une économie viable. Les Palestiniens doivent mettre fin à toute attaque de roquettes sur Israël et les Israéliens. Les êtres humains ne sont pas une monnaie d’échange.

En conséquence : les Palestiniens doivent libérer le sergent Shalit qu’ils gardent prisonnier depuis presque trois ans.

Les Israéliens, qui détiennent plus de dix mille personnes dans leurs prisons, doivent libérer un nombre significatif de femmes, de malades, ceux qui sont les plus âgés, au terme de longues condamnations, ainsi que les prisonniers en détention administrative, y compris tous les membres élus de la législature palestinienne.

Parmi les signataires de l’appel : Dix prix Nobel de la paix : Mgr Carlos Belo, le dalaï-lama, Shirin Ebadi, John Hume, Mairead Maguire, Mgr Desmond Tutu, Betty Williams, Jody Williams, Cora Weiss, Adolfo Perez Esquivel .

Ainsi que Elfriede Jelinek, Dario Fo, Wole Soyinka, Christian de Duve, Albert Fert, Baruj Benacerraf, Torsten Wiesel, Harlem Désir, Nicole Fontaine(ex-présidente du Parlement européen),général Philippe Morillon, Daniel Cohn-Bendit, Francis Wurtz, etc.

Liste complète des signataires sur www.peacelines.org.





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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 20:28

Mamère invite l'opposition à boycotter le Congrès du 22 juin (Reuters)

Le député Vert Noël Mamère a invité dimanche toute la gauche à boycotter la "mascarade" du Congrès de Versailles du 22 juin où s'exprimera le président de la République.

Nicolas Sarkozy sera le premier président français à pouvoir s'exprimer lors d'un Congrès, grâce à une révision de la Constitution voulue par lui.

"Moi, j'appelle toute la gauche à boycotter", a déclaré Noël Mamère sur Canal +, évoquant une "mascarade".

"Depuis la réforme de la Constitution, on a petit à petit, chaque jour un peu plus, rogné un peu plus les pouvoirs du Parlement", a-t-il estimé, donnant pour exemple la loi Hadopi sur internet et celle sur l'hôpital.

"Moi je trouve qu'il y a escamotage du Parlement et que tant qu'on n'est pas dans un régime présidentiel où le président, comme (le président américain) Barack Obama, est responsable devant le Parlement, le président n'a aucune raison de venir devant le Congrès", a ajouté Noël Mamère




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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 20:17

Présidentielle iranienne: nouveaux heurts à Téhéran, Moussavi réclame l'annulation du scrutin (Associated Press)

Pour la deuxième journée consécutive, des protestataires ont allumé des feux et brisé des vitrines dimanche dans les rues de Téhéran pour contester la réélection annoncée du président sortant Mahmoud Ahmadinejad. Son principal rival, Mir Hossein Moussavi, a réclamé l'annulation de la présidentielle de vendredi, appelant ses partisans à poursuivre leur mouvement.

L'ultraradical Mahmoud Ahmadinejad, dont les partisans ont défilé dans la journée dans la capitale, a rejeté les accusations de fraude, assurant que sa réélection ne faisait aucun doute.

Dimanche, des groupes de jeunes Iraniens qui scandaient "Mort au dictateur" ont brisé les vitres d'autobus dans plusieurs rues du centre de la capitale. Ils ont mis le feu à des poubelles et installé des barricades de pneus enflammés. La police anti-émeute a chargé certains manifestants, les attaquant à coups de matraque tandis que des cordons de dizaines de policiers derrière des boucliers ou à moto montaient la garde non loin. Commerces, bâtiments publics et bureaux ont fermé plus tôt, la tension montant dans la ville.

Une manifestation pro-Ahmadinejad a par ailleurs été organisée dans la capitale, le long de la rue Vali Asr, où les partisans du candidat réformateur Mir Hossein Moussavi avaient organisé une chaîne humaine géante avant le scrutin. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé agitant des drapeaux iraniens et scandant le nom du président ultraradical.

Lors d'une conférence de presse, ce dernier a balayé les accusations de fraude et d'irrégularités lancées par son principal adversaire. "En Iran, l'élection était une élection réelle et libre", a déclaré le président sortant lors d'une conférence de presse dans une salle comble, la première depuis l'annonce par le gouvernement de sa réélection pour un deuxième mandat lors du scrutin de vendredi. "Ce scrutin améliorera le pouvoir du pays et son avenir".

Interrogé sur les accusations de l'opposition, il a balayé du revers de la main les allégations de fraude et irrégularités. "Certains pensaient qu'ils allaient gagner et cela les a rendus furieux", a-t-il expliqué. "Cela n'a aucune crédibilité légale. C'est comme les passions qui se déchaînent après un match de football. Ce n'est pas important de mon point de vue".

"L'écart entre mes voix et celles des autres est trop important et personne ne peut le mettre en doute", a-t-il conclu, accusant par ailleurs les médias étrangers de lancer "une guerre psychologique contre" l'Iran. Plusieurs des journalistes iraniens présents lui ont présenté leurs félicitations pour sa réélection avant de poser leurs questions.

L'ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi a demandé de son côté aux autorités l'annulation du scrutin, seule façon selon lui de restaurer la confiance des citoyens. Dans un nouveau communiqué mis en ligne sur l'un de ses sites de campagne, le candidat réformateur, qui dénonce des fraudes et irrégularités, a exhorté ses partisans à poursuivre leur opposition "civile et légale" contre les résultats officiels.

Selon les résultats officiels Mahmoud Ahmadinejad l'a emporté par 62,6% des voix, contre 33,7% pour Mir Hossein Moussavi lors du scrutin de vendredi. L'annonce des résultats samedi avait été accueillie par des heurts à Téhéran, les incidents les plus violents depuis les manifestations étudiantes de 1999. AP



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