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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 22:01

Le Trésor américain veut "liquider" l'assureur AIG

LE MONDE | 18.03.09 | 14h49  •  Mis à jour le 18.03.09 | 15h37

Clap de fin pour AIG. Devant le scandale autour du sauvetage de l'ancien numéro un mondial de l'assurance, le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, se voit contraint d'abandonner AIG et d'accélérer son démantèlement. Contesté pour sa gestion du dossier, qu'il avait initié alors qu'il était président de la Fed de New York, il a indiqué, dans une lettre adressée à la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et publiée mardi 17 mars : "Nous allons travailler sur des mesures pour liquider AIG de manière ordonnée et pour protéger le contribuable américain." M. Geithner a précisé rechercher "tous les moyens responsables pour accélérer cette liquidation".

Le gouvernement américain, qui détient 79,9 % du capital d'AIG, espérait jusqu'ici sauvegarder une entreprise amincie, largement recentrée sur les Etats-Unis, en cédant des actifs pour rembourser les aides de l'Etat.

Mais dans ce dossier, l'opinion publique est allée de surprise en surprise. AIG a annoncé la perte la plus élevée jamais subie par une société américaine (99,3 milliards de dollars en 2008, soit 76 milliards d'euros). Elle a dû faire l'objet de quatre plans successifs d'aide de l'Etat pour un total de 180 milliards de dollars.

Le dossier a viré au scandale il y a quelques jours lorsque les Etats-Unis ont découvert que l'argent public avait essentiellement servi à dédommager d'autres banques et surtout que le groupe avait versé d'énormes primes aux responsables de sa chute.

Le Wall Street Journal a indiqué qu'AIG avait prévu de verser 450 millions de dollars de bonus, dont 165 millions avaient été distribués dimanche. Ce comportement a déclenché l'indignation de l'opinion publique et les foudres de la classe politique, jusqu'au président américain Barack Obama qui a demandé au Trésor "d'employer tous les moyens légaux pour bloquer ces primes".

Le sénateur démocrate Max Baucus, le président de la commission des finances du Sénat et le républicain Charles Grassley ont évoqué, mardi soir, un projet de loi visant à imposer fortement les cadres d'AIG pour les contraindre à rendre les primes reçues.





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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 21:48

COURCELLES et les élections européennes et régionales du 07/06/2009 en Belgique "démocratique" : parrainage et discriminations électorales ...

 

Pour pouvoir déposer sa liste de candidats aux élections européennes, dans la partie francophone du pays, le Ptb doit récolter quelque 6.000 signatures de parrainage auprès des électeurs. Idem pour la Flandre.

 

Ce travail est épargné aux pseudos grands partis "démocratiques" , les calottins "humanistes" , les libéraux, les "socialistes" , les verts, voire même les faschos... qui peuvent se contenter de faire signer 5 parlementaires ...

 

Vous pouvez donc aider le Ptb+, en signant personnellement ses listes de parrainage, voire participer en récoltant d' autres signatures dans votre entourage: famille, voisins, compagnons de travail et/ou d'école, etc...

 

Pour l'entité de COURCELLES (Courcelles, Souvret, Trazegnies, Gouy-lez-Piéton, Bois du Sart), je récolte ces signatures jusqu'à la fin mars 2009.

 

Vous pouvez me faire signe si vous voulez aider, signer, récolter également  ...

 

Merci à tous et merci à ceux qui ont déjà signé  !

 

Le Ptb est un parti qui monte la pente, doucement, mais sûrement !

 

Roger Romain

 

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 21:41

Barack Obama propose une relation apaisée à l'Iran (Reuters)

Barack Obama propose à l'Iran un "nouveau départ" dans leurs relations afin de tourner la page de 30 ans d'hostilité américaine envers Téhéran, qui dit attendre des gestes concrets de la part de Washington.

Son message a pris la forme inédite d'un enregistrement vidéo destiné à être diffusé sur plusieurs chaînes du Moyen-Orient à l'occasion de la fête de Norouz, le nouvel an du calendrier iranien célébré à l'arrivée du printemps.

Réagissant avec une rapidité inhabituelle, un conseiller du président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est félicité de "l'intérêt du gouvernement américain à combler les divergences", tout en l'invitant à "réaliser les erreurs commises par le passé et à faire le nécessaire pour les réparer".

"En changeant fondamentalement de comportement, l'Amérique peut nous tendre une main amicale", a dit Aliakbar Javanfekr.

"La nation iranienne a montré qu'elle pouvait oublier les décisions hâtives, mais nous attendons des gestes concrets de la part des Etats-Unis", a-t-il souligné sans plus de précisions, ajoutant que "soutenir Israël n'est pas un geste amical".

"Les sanctions illimitées qui perdurent et ont été renouvelées par les Etats-Unis sont une erreur. Elles doivent être réexaminées", a-t-il encore dit.

L'administration Obama avait déjà manifesté son intention de renouer le contact avec l'Iran, isolé par l'équipe de George Bush qui en avait fait l'un des pôles de son "Axe du Mal", mais la dernière initiative du nouveau locataire de la Maison blanche est la plus spectaculaire depuis son investiture, le 20 janvier.

DÉMONTRER SA "GRANDEUR"

"J'aimerais m'adresser directement au peuple et aux dirigeants de la République islamique d'Iran. Nous cherchons la promesse d'un nouveau départ", déclare Barack Obama, qui reconnaît la difficulté de la tâche mais se dit prêt à tendre la main à l'Iran s'il consent à "desserrer le poing".

"Mon administration est désormais dévouée à une diplomatie incluant l'ensemble des questions qui se présentent à nous, en vue de nouer des liens constructifs", poursuit-il sur un ton conciliant qui tranche avec la rhétorique de son prédécesseur.

Son homologue iranien, qui briguera vraisemblablement un nouveau mandat en juin, s'est dit prêt au dialogue avec les Etats-Unis, moyennant un virage politique de la part de Washington.

Sans mentionner le message d'Obama, Mahmoud Ahmadinejad a assuré vendredi, dans une allocution enregistrée pour le Nouvel An, que les sanctions infligées à l'Iran pour la poursuite de ses activités nucléaires suspectes avaient mené à une "impasse".

Les puissances occidentales sont désormais convaincues qu'elles ne pourront empêcher Téhéran de maîtriser l'atome, a renchéri l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution iranienne, qui n'a pas non plus relevé l'ouverture américaine.

L'invitation adressée à l'Iran en vue de la conférence internationale sur l'Afghanistan qui se tiendra fin mars à La Haye a été interprétée comme le premier signe d'un assouplissement des relations entre les deux pays.

"Ce processus n'avancera pas grâce aux menaces. Nous attendons plutôt un engagement honnête et fondé sur le respect mutuel", avertit Barack Obama dans son message.

Les Etats-Unis souhaitent voir Téhéran prendre "la place qui lui revient de droit dans la communauté des nations.

"Vous avez ce droit, mais il s'accompagne de grandes responsabilités et cette place ne saurait être prise par le terrorisme ou les armes, mais plutôt par des actions pacifiques qui démontrent la grandeur réelle du peuple et de la civilisation iraniens", dit le président des Etats-Unis.

"L'échelle de cette grandeur n'est pas la capacité à détruire, c'est la capacité manifeste à créer et construire", souligne-t-il, évoquant les ambitions nucléaires militaires dont l'Iran est soupçonné.

L'UE SALUE LA "MAIN TENDUE"

Barack Obama souhaite que "l'avenir permette des échanges renouvelés entre nos peuples" et offre de grandes occasions commerciales et en terme de partenariat. Il invite en outre Téhéran à rompre avec les mouvements figurant sur la liste américaine des organisations terroristes et à renoncer aux "propos belliqueux" à l'égard d'Israël.

Javier Solana, porte-parole de la diplomatie européenne, a exhorté Téhéran à saisir cette main tendue. "J'espère que cela ouvrira un nouveau chapitre dans les relations avec l'Iran", a-t-il déclaré à la presse à Bruxelles.

"Le message d'Obama reflète exactement ce que les Européens ont toujours voulu, à savoir qu'une offre soit présentée à l'Iran et qu'elle soit saisie", a quant à elle déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel.

Saluant l'initiative d'Obama, le président français Nicolas Sarkozy s'est dit "convaincu qu'avec un baril de Brent en dessous de 50 dollars assez sensiblement, la politique des sanctions reste d'actualité mais qu'en même temps, il faut discuter".

Les relations diplomatiques irano-américaines ont été rompues à l'initiative de Washington après la crise des otages de 1979-1981.

Cinquante-deux diplomates américains avaient alors été retenus dans leur ambassade pendant 444 jours par des étudiants iraniens.





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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 21:36

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article8222


Toutes les impasses ayant désormais été parcourues avec leur cortège d’horreurs et le droit international ne pouvant plus , sous peine de perdre tout crédit, tolérer la poursuite des massacres, de l’apartheid, de l’incarcération d’un peuple entier, les partisans d’un Etat unique mettant un terme à une division ethnico-religieuse réactionnaire se font plus nombreux.

La première expression collective de cette position remonte à la déclaration de Londres de Novembre 2007 rédigée et signée par de nombreux intellectuels (voir liste des auteurs et des premiers signataires in fine).

Mais le mouvement s’accélère et gagne les Etats-Unis, pilier du soutien mondial au sionisme.

Ainsi après un appel d’universitaires étasuniens sous forme de lettre ouverte adressée en Janvier 2009 à Barack Obama laquelle a recueilli des milliers de signatures sur les campus, c’est au tour de la CIA elle-même d’annoncer dans un récent rapport la fin prochaine – encore qu’insoutenablement lointaine pour les palestiniens emmurés – de l’Etat d’Israël et son remplacement par un Etat unique rassemblant les palestiniens et ceux des citoyens israéliens qui choisiront de rester sur place dans le cadre d’une république égalitaire.

L’existence de ce rapport vient d’être dévoilée par FRANKLIN LAMB , un juriste étasunien qui s’est exprimé à ce sujet sur une chaine de télévision Us (PRESS TV) et dont les propos ont été repris par le quotidien turc en ligne (http://en .timeturk.com)

Le rapport prévoit la disparition de l’Etat d’Israël dans les 20 ans qui viennent. Dans ce laps de temps s’opérerait un double mouvement de population : les réfugiés palestiniens regagneraient leur pays, tandis que deux millions d’israéliens partiraient vers les Etats-Unis et qu’un million ou plus partirait vers la Russie et l’Europe. Il s’agirait, à l’échelle des grands transferts de population qu’a connus le monde comme ceux engendrés par exemple par la partition de l’Inde et du Pakistan, d’un mouvement assez facile à maitriser si l’on songe à l’ampleur des moyens financiers qui sont aujourd’hui mis à la disposition du sionisme pour poursuivre sa sale politique coloniale. Les Milliards de dollars qui ont servi et servent encore à la colonisation de la terre palestinienne et au financement de la terreur militaire sioniste peuvent servir à installer les futurs émigrants là où ils le souhaiteront et à redonner des maisons et des terres aux palestiniens spoliés. Le rapport, qui rappelle la rapidité avec laquelle le régime d’apartheid sud africain s’est écroulé, souligne que d’ores et déjà 500 000 israéliens ont un passeport étasunien et que 300 000 israéliens avec la double nationalité vivent dans la seule Californie. Il confirme que les demandes de passeport étranger par les citoyens israéliens se multiplient ce que le régime sioniste tend à dissimuler autant qu’il le peut.

Certes un rapport n’est qu’un rapport et la CIA n’est qu’une des institutions de l’appareil d’état étasunien et ce rapport n’est pas, loin s’en faut, l’expression de la politique présente d’OBAMA qui a, au contraire décidé de continuer à financer l’Etat sioniste. Mais cette nouvelle condamnation des principes fondamentaux du régime sioniste confirme que ce régime est, après la publication du livre de Mearsheimer et Walt *, de plus en plus considéré aux Etats-Unis comme une aberration, une monstruosité et que l’obsession obsidionale, sécuritaire et raciste qui hante l’esprit des sionistes est une véritable pathologie mentale générant des actes de plus en plus inhumains. De surcroit l’affirmation de puissance d’un régime théocratique dans cette région du monde ne peut que favoriser la crispation théocratique de ses voisins et une militarisation démesurée au détriment de toute politique de développement.

Tout doit être fait et le mouvement de soutien au peuple palestinien doit en faire son objectif stratégique pour que cette grande transformation s’effectue dans le plus bref délai possible, pour que cessent au plus tôt les souffrances et l’exil du peuple palestinien et pour sortir cette région du monde d’un conflit presque vieux d’un siècle que l’impérialisme anglo-saxon y a installé pour les seuls besoins de sa domination.

Vingt ans, c’est trop long !

Rédacteurs de la declaration de Londres

Ali Abunimah, Chicago. Naseer Aruri, North Dartmouth, Massachusetts. Omar Barghouti, Jerusalem. Oren Ben-Dor, London. George Bisharat, San Francisco. Haim Bresheeth, London. Jonathan Cook, Nazareth. Ghazi Falah, Akron, Ohio. Leila Farsakh, Boston. Islah Jad, Ramallah. Joseph Massad, New York. Ilan Pappe, Totnes, UK. Carlos Prieto del Campo, Madrid. Nadim Rouhana, Haifa. The London One State Group

Signataires

Nahla Abdo, Ottawa. Rabab Abdul Hadi, San Francisco. Suleiman Abu-Sharkh, Southampton, UK. Tariq Ali, London. Samir Amin, Dakar. Gabriel Ash, Geneva, Switzerland. Mona Baker, Manchester, UK. James Bowen, Cork, Ireland. Daniel Boyarin, Berkeley. Lenni Brenner, New York City. Eitan Bronstein, Tel Aviv. Michael Chanan, London. Lawrence Davidson, West Chester, Pennsylvania. Uri Davis, Sakhnin. Raymond Deane, Dublin. Angelo D’Orsi, Turin. Haidar Eid, Gaza. Samera Esmeir, Berkeley. Claudine Faehndrich, Neuchatel, Switzerland. Arjan El Fassed, Utrecht. As’ad Ghanem, Haifa. Jess Ghannam, San Francisco. Ramon Grosfoguel, Berkeley. Laila al-Haddad, Gaza. Haifa Hammami, London. Alan Hart, Canterbury. Jamil Hilal, Ramallah. Isabelle Humphries, Cambridge, UK. Salma Jayyusi, Boston. Claudia Karas, Frankfurt. Ghada Karmi, London. Hazem Kawasmi, Ramallah. Joel Kovel, New York City. Ronit Lentin, Dublin, Ireland. Malcolm Levitt, Southampton, UK. Yosefa Loshitzky, London. Saree Makdisi, Los Angeles. Nur Masalha, London. Ugo Mattei, Turin. Sabine Matthes, Munich. Walter Mignolo, Raleigh-Durham. Yonat Nitzan-Green, Winchester, UK. Gian Paolo Calchi Novati, Pavia, Italy. Kathleen O’Connell, Belfast. Rajaa Zoa’bi O’mari, Haifa. One Democratic State Group, Gaza. Gabriel Piterberg, Los Angeles. Claudia Prestel, Leicester. Mazin Qumsiyeh, New Haven. Michael Rosen, London. Emir Sader, Buenos Aires/Rio de Janeiro. Guenter Schenk, Strasbourg. Jules Townshend, Manchester, UK. Danilo Zolo, Florence

Les archives de Comaguer : http://comaguermarseille.free.fr






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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 21:12

La mission mondiale nauséabonde de l’OTAN

Par Diana Johnstone

CounterPunch, publié le 17 mars 2009


L’OTAN, le bras principal à l’étranger du complexe militaro-industriel des Etats-Unis, ne fait que s’étendre. Sa raison d’être originale, le bloc soviétique supposé menaçant est mort depuis 20 ans. Mais à l’instar du complexe militaro-industriel lui-même, l’OTAN est maintenue en vie et continue de croître par des intérêts économiques bien établis, l’inertie institutionnelle et un état d’esprit officiel proche de la paranoïa, avec des groupes de réflexion qui cherchent désespérément des « menaces ».


Ce mastodonte s’apprête à célébrer son 60ème anniversaire en avril, sur le Rhin, dans les villes jumelles de Strasbourg (en France) et de Kehl (en Allemagne). Le président français, Nicolas Sarkozy, de plus en plus impopulaire, offre un cadeau exceptionnel : le retour de la France dans le « commandement intégré » de l’OTAN. Cet événement bureaucratique, dont la signification pratique reste peu claire, fournit aux chœur des fonctionnaires et des éditorialistes OTANolâtres de quoi s’enorgueillir. Voyez ! Ces idiots de Français ont reconnu leur erreur et sont rentrés au bercail.

Sarkozy dit les choses autrement. Il affirme qu’en rejoignant le commandement de l’OTAN l’importance de la France s’accroîtra, en lui donnant de l’influence sur la stratégie et les opérations d’une Alliance qu’elle n’a jamais quittée et pour laquelle elle a continué de contribuer plus que sa part en forces armées.

Le défaut dans cet argument est que c’était le contrôle total et inébranlable des Etats-Unis sur le commandement intégré de l’OTAN qui persuada en premier lieu le Général Charles de Gaulle à le quitter, en mars 1966. De Gaulle ne le fit pas sur un coup de tête. Il avait essayé de changer le processus de prise de décision et avait découvert que c’était impossible. La menace soviétique avait diminué et de Gaulle ne voulait pas être attiré dans des guerres qu’il pensait inutiles, comme les efforts étasuniens de gagner la guerre en Indochine et que la France avait déjà perdue et considérait ingagnable. Il voulait que la France soit capable de poursuivre ses propres intérêts au Proche-Orient et en Afrique. D’autre part, la présence militaire des Etats-Unis en France stimulait les manifestations « Yankee go home ». Le transfert du commandement de l’OTAN en Belgique satisfaisait tout le monde.

Le prédécesseur de Sarkozy, Jacques Chirac, étiqueté à tort par les médias étasuniens comme « anti-américain », était déjà prêt à rejoindre le commandement de l’OTAN s’il pouvait obtenir quelque chose de substantiel en retour, comme le commandement de l’OTAN en Méditerranée. Les Etats-Unis refusèrent platement.

A la place, Sarkozy accepte des miettes : l’affectation d’officiers supérieurs français à un commandement au Portugal et dans quelques bases d’entraînement aux Etats-Unis. « Rien n’a été négocié. Deux ou trois officiers français supplémentaires en position de recevoir des ordres des Américains ne changeront rien », a observé l’ancien ministre français des affaires étrangères, Hubert Védrine, lors d’un récent colloque sur la France et l’Otan. Sarkozy a annoncé ce retour le 11 mars, six jours avant que cette question ne soit débattue par l’Assemblée Nationale. Les protestations de gauche comme de droite seront vaines.

Il semble qu’il y ait deux causes principales à cette reddition inconditionnelle.

L’une est la psychologie de Sarkozy lui-même, dont l’adoration pour les aspects les plus superficiels des Etats-Unis s’est exprimée dans son discours embarrassant devant le Congrès des Etats-Unis en novembre 2007. Sarkozy est peut-être le premier président français qui semble ne pas aimer la France. Ou , du moins, qui semble préférer les Etats-Unis (par ce qu’il regarde à la télévision). Il peut donner l’impression d’avoir voulu être le président de la France, non pas par amour pour son pays, mais par vengeance sociale contre lui. Depuis le début, il s’est montré pressé de « normaliser » la France, c’est-à-dire, de la refaçonner en accord avec le modèle américain.

L’autre cause, moins flagrante mais plus objective, est la récente expansion de l’Union Européenne. L’absorption rapide de tous les anciens satellites d’Europe de l’Est, ainsi que des anciennes républiques soviétiques d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie, a radicalement changé l’équilibre du pouvoir au sein de l’UE elle-même. Les nations fondatrices, la France, l’Allemagne, l’Italie et les pays du Benelux, ne peuvent plus guider l’Union vers une politique étrangère et de sécurité unifiée. Après le refus de la France et de l’Allemagne d’accepter l’invasion de l’Irak, Donald Rumsfeld a discrédité ces deux pays comme faisant partie de la « vieille Europe » et il s’est gargarisé de la volonté de la « nouvelle Europe » de suivre l’exemple des Etats-Unis. La Grande-Bretagne à l’Ouest et les « nouveaux » satellites européens à l’Est sont plus attachés aux Etats-Unis, politiquement et
émotionnellement, qu’ils ne le sont à l’Union Européenne qui les a recueillis et leur a apportés une aide économique au développement considérable et un droit de veto sur les questions politiques majeures.

Cette expansion a enterré efficacement le projet français de longue date de construire une force de défense européenne pouvant agir hors du commandement de l’OTAN. Les dirigeants de la Pologne et des Etats Baltes veulent une défense américaine, à travers l’Otan, point. Ils n’accepteraient jamais le projet français d’une défense européenne qui ne serait pas liée à l’OTAN et aux Etats-Unis.

La France a son propre complexe militaro-industriel , un nain comparé au complexe militaro-industriel américain, mais le plus grand de l’Europe occidentale. Tout complexe de ce type a besoin des marchés à l’exportation pour son industrie d’armement. Le marché au meilleur potentiel aurait été des forces armées européennes indépendantes. Sans cette perspective, certains pouvaient espérer qu’en rejoignant le commandement intégré les marchés de l’OTAN s’ouvriraient à la production militaire française.

Un espoir tenu, cependant. Les Etats-Unis protègent jalousement les acquisitions majeures de l’OTAN au bénéfice de leur propre industrie. La France n’aura probablement pas beaucoup d’influence au sein de l’OTAN pour la même raison qu’elle abandonne sa tentative de construire une armée européenne indépendante. Les Européens sont eux-mêmes profondément divisés. Avec une Europe divisée, les Etats-Unis règnent. De plus, avec la crise économique qui s’accentue, l’argent est de moins en moins disponible pour l’armement.

Du point de vue de l’intérêt national français, ce faible espoir de commercialiser des équipements militaires lourds est largement miné par les conséquences politiques désastreuses de l’acte d’allégeance de Sarkozy.

Il est vrai que même hors du commandement intégré de l’OTAN l’indépendance de la France n’était que relative. La France a suivi les Etats-Unis dans la première guerre du Golfe – le Président François Mitterrand espéra vainement gagner ainsi de l’influence à Washington, le mirage habituel qui attire les alliés dans les opérations étasuniennes douteuses. La France s’est jointe à l’OTAN en 1999 dans la guerre contre la Yougoslavie, malgré les doutes aux plus hauts niveaux. Mais en 2003, le Président Jacques Chirac et son ministre des affaires étrangères Dominique de Villepin ont réellement usé de leur indépendance en rejetant l’invasion de l’Irak. Il est généralement reconnu que la position française a permis à l’Allemagne de faire de même. La Belgique a suivi.

Le discours de Villepin, le 14 février 2003, au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, donnant la priorité au désarmement et à la paix sur la guerre, reçut une rare standing ovation. Le discours de Villepin fut immensément populaire dans le monde entier et a accru énormément le prestige de la France, en particulier dans le monde arabe. Mais, de retour à Paris, la haine personnelle entre Sarkozy et Villepin atteignit des sommets passionnels et l’on peut suspecter que le retour de Sarkozy dans l’obédience de l’OTAN est également un acte de vengeance personnelle.

Le pire effet politique est beaucoup plus vaste. L’impression est à présent créée que « l’Occident » - l’Europe et l’Amérique du Nord - se barricadent contre le reste du monde par une alliance militaire. Rétrospectivement, la dissidence française a rendu service à l’ensemble du monde occidental en donnant l’impression - ou l’illusion - que la pensée et l’action indépendantes étaient toujours possibles et que quelqu’un en Europe pouvait écouter ce que d’autres parties du monde pensaient et disaient. Désormais, ce « resserrement des rangs », salué par les fervents défenseurs de l’OTAN comme « améliorant notre sécurité », sonnera l’alarme dans le reste du monde. L’empire semble resserrer ses rangs en vue de faire la loi dans le monde. Les Etats-Unis et ses alliés ne prétendent pas ouvertement diriger le monde, seulement le réguler. L’Ouest contrôle les institutions financières mondiale, le FMI et la
Banque Mondiale. Il contrôle le judiciaire, la Cour Criminelle Internationale , laquelle, en six années d’existence, a jugé seulement un obscur chef de guerre congolais et mis en accusation 12 autres personnes, toutes africaines – et pendant ce temps, les Etats-Unis causent la mort de centaines de milliers, voire de millions de personnes en Irak et en Afghanistan et soutiennent l’agression continuelle d’Israël contre le peuple palestinien. Pour le reste du monde, l’OTAN n’est que la branche armée de cette entreprise de domination. Et cela à un moment où le système du capitalisme financier dominé par l’Ouest entraîne l’économie mondiale dans l’effondrement.

Cette gesticulation, consistant à « montrer l’unité occidentale » pour « notre sécurité », ne peut que rendre le reste du monde inquiet pour l’avenir. Pendant ce temps, l’OTAN manœuvre chaque jour un peu plus pour encercler la Russie avec des bases militaires et des alliances hostiles, notamment en Géorgie. En dépit des sourires pendant les dîners avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, Hillary Clinton répète le mantra étonnant selon lequel « les sphères d’influence ne sont pas acceptables » - voulant dire, bien sûr, que la sphère historique russe d’intérêt est inacceptable, tandis que les Etats-Unis l’incorporent vigoureusement dans leur propre sphère d’influence, qui s’appelle l’OTAN.

Déjà, la Chine et la Russie accroissent leur coopération en matière de défense. Les intérêts économiques et l’inertie institutionnelle de l’OTAN poussent le monde vers un alignement préalable à la guerre bien plus dangereux que la Guerre Froide.

La leçon que l’OTAN refuse d’apprendre est que sa recherche d’ennemis crée des ennemis. La guerre contre le terrorisme nourrit le terrorisme. Entourer la Russie avec des missiles soi-disant « défensifs » - lorsque tout stratège sait qu’un bouclier accompagné d’une épée est aussi une arme offensive – créera un ennemi russe.

La Recherche de Menaces

Pour se prouver à elle-même qu’elle est réellement « défensive », l’OTAN continue de rechercher des menaces. Eh bien, le monde est un endroit agité, en grande partie grâce à la sorte de mondialisation économique imposée par les Etats-Unis au cours des décennies passées ! Cela pourrait être le moment d’entreprendre des efforts diplomatiques et politiques afin de mettre au point des moyens internationalement acceptés pour traiter les problèmes tels que la crise économique mondiale, le changement climatique, l’utilisation de l’énergie, les pirates informatiques (« la guerre cybernétique »). Les groupes de réflexion de l’OTAN se jètent sur ces problèmes comme de nouvelles « menaces » qui doivent être traitées par l’OTAN. Cela conduit à une militarisation des décisions, là où elles devraient être démilitarisées.

Par exemple, que peut bien vouloir dire répondre à la menace supposée du changement climatique avec des moyens militaires ? La réponse semble évidente : la force militaire peut être utilisée d’une manière ou d’une autre contre les populations obligées de fuir de chez elles à cause des sécheresses ou des inondations. Peut-être, comme au Darfour, la sécheresse conduira-t-elle à des conflits entre groupes ethniques ou sociaux. Ensuite, l’OTAN peut décider quel est le « bon » camp et bombarder l’autre camp. Quelque chose de ce genre.

Le monde semble en effet se diriger vers une période de troubles. L’Otan semble se préparer à affronter ces troubles en utilisant la force armée contre des populations indisciplinées.

Cela sera évident lors de la célébration du soixantième anniversaire de l’OTAN, qui se déroulera les 3 et 4 avril prochains à Strasbourg et à Kehl.

Ces villes seront transformées en camps armés. Les habitants de la ville tranquille de Strasbourg sont obligés demander des badges pour pouvoir quitter leurs propres habitations ou y entrer durant ce joyeux évènement. Aux moments cruciaux, ils ne seront pas autorisés du tout à quitter leur domicile, sauf en cas d’urgence. Le transport urbain sera stoppé. Ces villes seront aussi mortes que si elles avaient été bombardées, afin de permettre aux dignitaires de l’OTAN de simuler une démonstration de paix.

Le point culminant sera une séance de photos de dix minutes, lorsque les dirigeants français et allemand se serreront la main sur le pont au-dessus du Rhin reliant Strasbourg à Kehl. Comme si Angela Merkel et Nicolas Sarkozy faisaient la paix entre la France et l’Allemagne pour la première fois ! Les gens du cru seront enfermés afin de ne pas déranger cette mascarade.

L’OTAN se comportera comme si la plus grande menace à laquelle elle est confrontée est le peuple d’Europe. Et la plus grande menace pour le peuple européen pourrait bien être l’OTAN.

Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]




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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 20:17

Lettre ouverte d’EuroPalestine aux candidats aux élections européennes

Lettre ouverte à tous les candidats qui ne sont pas allés au dîner du CRIF et aux partis qui rejettent toute forme de racisme.

L’association EuroPalestine a été amenée à présenter une liste aux élections européennes, dans la région parisienne, en juin 2004, après avoir constaté qu’aucun parti, aucune organisation, présentant des candidats ne souhaitait aborder, dans sa profession de foi, le problème des territoires palestiniens occupés. De fait, malgré nos demandes, pas un seul parti de la gauche ou de l’extrême-gauche, pas plus que les Verts, n’ont voulu, à l’époque, écrire ne serait-ce qu’une fois le mot PALESTINE dans le document qu’ils ont fait parvenir à des millions de foyers. Bien d’autres sujets, y compris de politique internationale, étaient pourtant abordés dans leurs "professions de foi" respectives. Mais la situation de non droit qui perdure au Proche-Orient, et qui concerne l’Europe au plus haut point, y était absente.

Devant ce refus général, EuroPalestine avait donc décidé de présenter des candidats pour souligner le nécessaire respect du droit international et des résolutions de l’ONU au Proche-Orient. Et nous avions pu constater, au travers de notre campagne, comme des résultats, que malgré nos moyens limités et l’absence de couverture médiatique, cette question paraissait effectivement cruciale aux électeurs.

Cinq ans plus tard, l’Etat d’Israël, non seulement n’a pas mis un terme à ses violations des droits de l’Homme et du droit international, mais s’est livré à des agressions barbares sur les populations libanaise et palestinienne, profitant de sa supériorité militaire pour bombarder des millions de personnes, ravager des pays. Israël a en outre enfermé l’ensemble des habitants de la bande de Gaza dans un blocus inhumain, et a résolument tourné le dos à la paix.

La paix, il est clair que toute la population israélienne pourrait en bénéficier à condition de mettre un terme à l’occupation et à la colonisation totalement illégales de terres qui n’appartiennent pas à Israël. Tout le monde a été témoin des offres généreuses faites à plusieurs reprises par les Palestiniens, y compris par le Hamas, à condition qu’Israël se retire sur les frontières de juin 1967 et laisse les Palestiniens avoir le contrôle de la Cisjordanie, de Jérusalem Est et de Gaza.

Mais Israël refuse ces conditions minimales, et s’empare chaque jour de terres supplémentaires, expulse les Palestiniens, annexe Jérusalem Est, et vient ensuite se plaindre des Quassam qui s’abattent sur Sdérot, ou encore que le Hamas ne veuille pas "reconnaître" Israël ! Reconnaître Israël, d’accord ! Mais sur quelles frontières ? Celles fixées par le droit international ? Tous les Palestiniens ont déjà répondu oui ! Mais cela ne convient pas à Israël. Israël veut tout, et a choisi le nettoyage ethnique pour chasser les Palestiniens.

Si Israël ne recule devant aucun crime pour cela, c’est parce que ses gouvernants sont assurés de bénéficier d’une impunité totale, notamment de la part des dirigeants européens, qui collaborent et participent à ce nettoyage ethnique, à ce blocus inhumain, à cette occupation brutale.

Soixante ans, c’est long. Pas seulement pour le peuple palestinien, qui résiste courageusement, mais aussi pour nous Européens qui nous préparons des lendemains qui déchantent, en acceptant que la justice, le droit international comme les droits humains n’aient plus la moindre valeur. Ne pas lutter de toutes ses forces pour le respect de ces valeurs par un Etat avec lequel l’Europe entretient les liens les plus étroits, auquel elle accorde des privilèges toujours plus importants, c’est avouer que les principes de liberté, d’égalité, de fraternité ne nous concernent plus. C’est accepter que la loi du plus fort règne en maître dans tous nos pays.

C’est pourquoi nous nous adressons solennellement à tous les candidats aux élections européennes, qui restent attachés à ces principes, pour leur demander d’appeler publiquement au boycott d’Israël, tant que cet Etat bafouera le droit international et persécutera le peuple palestinien. Le boycott est le seul moyen pacifique à notre disposition. Il a montré son efficacité pour venir à bout du régime d’apartheid en Afrique du Sud.

Si nos dirigeants ne veulent pas appliquer de sanctions à l’encontre d’Israël, et encouragent au contraire ses crimes de guerre, n’oublions pas que les opposants israéliens, comme la Coalition des Femmes israéliennes pour la Paix, ainsi que l’ensemble de la société civile palestinienne, nous appellent à boycotter Israël, à prendre nos responsabilités et à cesser de nous rendre complices de ses crimes.

Le chantage à l’antisémitisme a longtemps retenu des gens honnêtes d’exprimer leur indignation face à la politique criminelle d’Israël. Mais le génocide des Juifs, les conditions dans lesquelles il a pu avoir lieu, c’est à dire la passivité de bon nombre de citoyens européens, doit au contraire être un exemple pour nous de ce qu’il ne faut pas faire quand un peuple, ou une partie de la population, est en danger. Quand nous disons : PLUS JAMAIS CELA ! Il faut que cela ait un sens. Il faut qu’il n’y ait plus jamais de non assistance à peuples en danger, à personnes en danger. Défendre le droit à la liberté des Palestiniens et appliquer le boycott de la puissance qui l’opprime, ce n’est pas être antisémite, c’est lutter pour l’ensemble de l’humanité, contre la barbarie qui s’avance à grands pas.

EuroPalestine espère ne pas avoir besoin de présenter de listes spécifiques pour défendre ces principes fondamentaux. Nous espérons qu’à l’occasion de ces prochaines élections européennes, des candidats de différents partis auront à coeur d’appuyer publiquement cet appel.

A ceux-là nous apporterons tout notre soutien, tous nos efforts militants, dans toutes les régions.

Olivia Zémor

Présidente de CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 19:55

Il y a 60 ans, l’ONU votait la résolution 194 sur le droit au retour des réfugiés palestiniens :

L’AJPF en coordination avec les associations de jumelages et les villes françaises jumelées avec les camps de réfugiés palestiniens, organisent la :   

Deuxième conférence internationale sur le Droit au Retour


Les 28 et 29 mars 2009


A la Bourse du Travail de la ville de Saint-Denis

60 réfugiés palestiniens de Cisjordanie, de Gaza, du Liban, de Syrie, de Jordanie et des camps non déclarés par l’UNRWA, isolés les uns des autres dans leurs camps, seront réunit pour célébrer la mémoire palestinienne.


C’est une occasion unique de refuser qu’ils soient une nouvelle fois les grands oubliés des négociations, de débattre avec eux sur la question du droit au retour et de leur donner le droit à la parole. Le peuple palestinien ne fait qu’un et le sort des millions de réfugiés palestiniens et de leur droit au retour, toujours éludé dans les négociations, doit être au cœur de celles-ci pour espérer une paix digne, juste et durable dans la région.
 
Israël doit son existence à la résolution 181 de l’Organisation des Nations Unies votée en 1947 définissant le partage de la Palestine et intègre l’ONU à deux conditions : l’application de la résolution 181 avec l’établissement de l’Etat Hébreu sur les frontières de 1947 et l’application de la résolution 194 sur le droit au retour des réfugiés palestiniens forcés à l’exil suite à la création de l’Etat d’Israël.

Né d’une résolution de l’ONU, l’Etat d’Israël refuse depuis plus de 60 ans de les appliquer pour ce qui le concerne !

L’impunité dont il jouit depuis le début de sa création, le silence, la lâcheté voire la complicité des grandes puissances internationales de ce monde face au drame palestinien encourage l’Etat d’Israël dans sa politique de colonisation du peuple palestinien afin qu’il abandonne sa résistance et sa terre. Les nouveaux massacres de Gaza du début 2009 sont la continuation d’une politique visant à nier de le peuple palestinien, son histoire, ses droits, ses espoirs, sa liberté et la création d’un Etat viable et indépendant. La question des réfugiés palestiniens qui représentent 70% du peuple palestinien et de leur droit au retour reste donc plus que jamais centrale dans la résolution du conflit. Elle pose la problématique de la reconnaissance de l’injustice historique faite aux palestiniens sans laquelle aucun avenir ne sera possible dans la région.

Programme

Samedi 28 mars 2009

9h30 – 10h : Ouverture de la conférence par Patrick Braouezec, député de Seine-Saint-Denis, président de la communauté d'agglomération Plaine Commune en présence de Madame Hind Khoury, Déléguée Générale de la Palestine en France.

Le mot de bienvenue de Fernand Tuil et Ahmed Muhaisen co-présidents de l’AJPF / Pourquoi une conférence aujourd’hui ?

10h00 – 10h30 : Safwat Ibraghith, Docteur en Droit Public, spécialiste de la question des réfugiés palestiniens, conseiller auprès de la Délégation de Palestine en France : l’histoire de l’expulsion des réfugiés palestiniens.   

10h30 – 11h : Maurice Buttin, Avocat Honoraire à la Cour de Paris, Président du comité de vigilance pour une paix réelle au Proche-Orient : la question du droit des réfugiés palestiniens   

11h-11h30 : Hind Khoury, Déléguée Générale de Palestine en France : Quels sont les points importants de négociations depuis Oslo ? Où en est-on de la question du Droit au retour ?   

11h30-12h00 : Ahmed Muhaisen, co-président de l’AJPF

Le travail d’ONG BADIL (Resource Center for Palestinian Residency & Refugee Rights) sur la question du droit au retour des réfugiés palestiniens.

14h-14h30 : ouverture de la séance par Pascal Boniface, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, docteur d'État en droit international public.

La responsabilité de l’Occident sur l’histoire de la Palestine et les conséquences des injustices commises au nom de l’Etat de Droit.

14h30 : Introduction de la GUPS (Général Union of Palestine Students)

14h45-17h30 : des représentants des camps de Cisjordanie, de Gaza, de Syrie, de Jordanie, du Liban et des camps non déclarés, présenteront leur conception du Droit au retour.

17h30-18h30 : les élus nationaux et européens et la question des réfugiés palestiniens avec     Francis Wurtz, député européen et président de la GUE-NGL (groupe confédéral de la gauche unitaire européenne/gauche verte nordique),  Luisa Morgantini, députée européenne membre du GUE-NGL,  Halima Boumediene sénatrice d'Ile de France et  Philippe Massein, vice-président du Conseil Général de Picardie

Dimanche 29 mars 2009

9h30 – accueil des participants et ouverture de Fernand Tuil, co-président de l’AJPF

La question du jumelage, les pistes de travail et actions en commun

10h-12h30 : les projets, les expériences concrètes, ici et ailleurs avec les interventions de     Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire (Oise) première ville jumelée avec un camp de réfugiés et Abu Khalil, député palestinien, comité du camp de réfugiés de Dheisheh en Cisjordanie,  Didier Paillard, maire de Saint Denis et Zyad Al Faranji, président du comité populaire du camp de Rafah – Bande de Gaza,  Marc Everbecq, maire de Bagnolet, première ville jumelée avec un camp du Liban et un représentant du camp de Chatila au Liban,  Michel Fourcade, maire de Pierrefitte et Jamal Abu Lil, comité populaire du camp de Kalendia en Cisjordanie,  Jacques Saint-Amaux, maire de Limay (Yvelines) avec un représentant du camp de Shufat en Cisjordanie,  Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité, la campagne du Droit à l’éducation, la délégation à Gaza 2009, Ronald Cameron, CSN (Confédération des Syndicats Nationaux) du Québec,  Massimo Rossi, association Vento di Terra d’Italie,  An Muylaert, association Free Palestine, de Belgique et un représentant d’une association de Norvège




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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 16:22

Après les Etats-Unis, les Européens ont menacé à leur tour lundi de ne pas participer du tout à la conférence de l'ONU contre le racisme, dite Durban II, prévue fin avril à Genève, si les documents préparatoires n'étaient pas modifiés.

"Nous allons probablement envoyer maintenant les suggestions de l'Union européenne" concernant les documents préparatoires à cette conférence, a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, dont le pays préside l'UE.

"Si la conférence est en conformité avec cela, nous resterons ; sinon il y a des appels très fermes à nous retirer", a-t-il ajouté après une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles.

Les Etats-Unis et Israël ont déjà claqué la porte pour protester contre le ton anti-israélien de la réunion et la tentative de pays arabes de faire adopter une résolution assimilant le sionisme à du racisme.

Le Congrès juif européen avait appelé début mars les pays de l'UE à boycotter la conférence, qu'il a qualifiée de "tribunal anti-israélien" , dénonçant notamment "le vocabulaire et le ton" du projet de déclaration d'ouverture de la conférence.

L'Allemagne s'est clairement prononcée lundi pour un retrait de l'UE de cette conférence, à défaut de modification substantielle de ses documents préparatoires.

Ces documents pour l'instant "suggèrent qu'il ne s'agit ici pas simplement de racisme, mais que la conférence pourrait être détournée, avec des prises de position partiales sur le conflit au Proche-Orient, ou pour condamner des positions européennes ou américaines sur le monde arabo-musulman" , a déclaré le ministre allemand Frank-Walter Steinmeier.

"Je plaiderai pour que nous renoncions à participer à cette conférence si dans les prochaines heures ou les prochains jours, nous n'arrivons pas à une modification substantielle de ces documents", a-t-il ajouté.

Son homologue suédois, Carl Bildt, a confirmé que l'UE avait "des lignes rouges bien définies. Si elles sont franchies, nous ne pourrons pas participer".

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait de son côté appelé vendredi les pays de l'UE à se fixer une "date limite" pour décider de participer ou non à la conférence.

Paris avait précisé refuser "toute référence à la notion de diffamation des religions, car ce concept est incompatible avec la liberté d'expression et de conscience", ainsi que "toute stigmatisation d'Israël en tant que tel" et "toute expression de racisme".

Londres avait déjà conditionné sa présence à un "changement de cap" des travaux préparatoires; l'Italie a déjà décidé de ne pas participer à la conférence.

La conférence de Durban II, qui se tiendra du 20 au 24 avril, doit assurer le suivi de celle de 2001 dans la ville sud-africaine de Durban, qui s'était terminée dans la confusion et sur des accusations d'antisémitisme.

(©AFP / 16 mars 2009 18h48)




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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 16:13

Des juges internationaux appellent à une enquête sur les crimes de guerre commis à Gaza

Ecrit par Younes Salameh   

PNN via AMNESTY INTERNATIONAL

L'archevêque Desmond Tutu, Mary Robinson et le juge Richard Goldstone sont parmi les signataires d'une nouvelle lettre ouverte qui revient sur les récents événements dans la bande de Gaza.

Un groupe de 16 enquêteurs et juges de renom ont appelé aujourd´hui à une enquête sur les allégations de violations du droit international au cours du récent conflit à Gaza.

L´appel, soutenu par Amnesty International, est une lettre ouverte adressée au secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon ainsi qu´a tous les membres du conseil de sécurité.

La lettre arrive au moment où une commission d'enquête des Nations Unies doit rendre un rapport au Secrétaire général de l'ONU sur les premières conclusions concernant les attaques sur les installations et le personnel des Nations Unies dans la région.

La nouvelle lettre met l'accent sur la nécessité d'une enquête sur "toutes les violations graves du droit international humanitaire commis par toutes les parties au conflit". Elle fait valoir que l´enquête de l´ONU "ne devrait pas être uniquement ciblé sur les attaques dont ont été victimes les installations des Nations Unies".

Les signataires - qui ont mené des enquêtes sur les crimes commis en ex-Yougoslavie, Kosovo, Darfour, Rwanda, Sierra Leone, Afrique du Sud, le Timor oriental, au Liban et au Pérou - soulignent qu´ils ont été `´choqués´´ les événements dans la bande de Gaza.

Les signataires affirment qu'ils "ont jugé nécessaire de rechercher la vérité et rendre la justice pour les victimes des conflits´´. Et d´ajouter : `´nous croyons que c´est une condition préalable pour aller de l'avant et de parvenir à la paix au Moyen-Orient.´´ 

Les signataires de la lettre - parmi lesquels Antonio Cassese (Premier Président et juge au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et chef de l'ONU dans l´enquête sur le Darfour) et Richard Goldstone (procureur en chef du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et pour  le Rwanda et Président de l'enquête des Nations unies sur le Kosovo) - exhortent les dirigeants du monde "d'envoyer un signal sans faille que le fait de cibler des civils durant un conflit est inacceptable et constitue un chef d'accusation. "   

La lettre appelle à la création d'une commission d´enquête des Nations Unies sur le conflit de la bande de Gaza.

Pour M. William A. Schabas, ancien membre de la Commission de réconciliation sur le Sierra Leone et signataire de la lettre, «La communauté internationale doit appliquer la même norme à Gaza qu´aux autres conflits et enquêter sur toutes violations de la législation de la guerre et des droits de l'homme. Les Nations unies ne peuvent se substituer à une enquête complète.

Ce n'est pas seulement le personnel de l'ONU qui mérite la vérité et la justice, mais les Palestiniens et les Israéliens eux-mêmes´´.

Et à la lettre de conclure: "les secours et la reconstruction sont absolument nécessaires, mais pour guérir les plaies, nous devons aussi établir la vérité sur les crimes perpétrés contre les civils des deux côtés."

http://www.french.pnn.ps



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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 16:04

Pétition de soutien au porte-parole du LKP, Elie DOMOTA.

Texte de la pétition :

A propos de la volonté de musèlement et de criminalisation du LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon) par l'Etat français,

Nous soussigné-e-s, déclarons tout comme le porte-parole du LKP, Elie DOMOTA :

" Tous ceux qui refuseront d'appliquer l'Accord devront quitter la Guadeloupe... Jamais nous n'accepterons qu'une bande de békés rétablisse l'esclavage en Guadeloupe..."

http://ugtg.org/petitions/index.php?petition=2




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