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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 19:56


Collectif National pour un Front Syndical de Classe

mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »

http://tous-ensemble.dyndns.org/

collectif.syndical.classe@laposte.net

« Que les bouches s'ouvrent » !

Le monde du travail est confronté depuis des années à une offensive des gouvernements, du MEDEF et de l’UE contre l'ensemble de ses acquis sociaux et démocratiques (casse des services publics, de la protection sociale, du droit et de la durée du travail, de l'emploi, des salaires, du logement populaire, de la petite production indépendante, mépris de la souveraineté populaire...). Cette politique de classe, menée au profit des grands groupes capitalistes, est à l'origine de la crise économique actuelle au nom de laquelle le pouvoir prétend accélérer encore sa politique anti-populaire, en l'assortissant d'une répression féroce des résistances.

Face à cette véritable guerre de classe, les luttes sont en effet innombrables depuis des mois dans de nombreux secteurs du privé comme du public. Mais elles souffrent du choix délibéré des états-majors syndicaux nationaux de freiner des quatre fers la mobilisation des travailleurs au nom d'un « syndicalisme rassemblé » au sommet mettant les luttes à la merci des directions, CFDT en tête, qui accompagnent tous les mauvais coups depuis des années et refusent de « globaliser le mouvement » ou de « bloquer le pays ». Des journées d’action espacées de plusieurs semaines aux négociations-bidons avec le gouvernement en passant par le manque total de soutien aux luttes sectorielles ou locales (par exemple, alors que les luttes dans l'automobile sont extrêmement nombreuses contre la casse de l'emploi, à quand une manifestation nationale du secteur que demandent de nombreuses bases syndicales ?), cette ligne qui décourage les travailleurs les plus combatifs tout en laissant le champ libre au pouvoir est clairement assumée y compris par B. Thibault qui déclarait en mai sur France Bleu Loire Océan : « il faut regarder chaque cas pour ce qu'il est, les réponses à apporter dans le secteur public sont de nature différente de ce qui existe dans le secteur privé, dans le secteur privé, en fonction des branches professionnelles, des activités, il nous faut une forme d'expertise de la situation pour voir quelles sont les revendications les plus appropriées ». Sous le jargon technocratique et le refus de prendre en compte les revendications tout à fait appropriées qu'expriment les luttes (non à la casse des emplois, augmentation des salaires, défense des services publics et de la protection sociale...) apparaît la volonté délibérée de diviser et de tout faire pour bloquer l’aspiration au « tous ensemble » alors que seule l’union des travailleurs dans l’action leur permettra de gagner sur leurs revendications.

En conséquence, les luttes sont laissées à elles-mêmes secteur par secteur voire entreprise par entreprise et le pouvoir a tout loisir de criminaliser les salariés les plus combatifs et d’avancer de nouvelles contre-réformes (travail dominical, 35000 suppressions d’emplois dans la Fonction publique pour 2010...) tandis que le chômage, la précarité et la misère font des bonds de géant. On comprend que Fillon, le casseur des retraites de 2003 et premier ministre d’un gouvernement décidé à « démanteler le programme du CNR », ne puisse s'empêcher de féliciter les directions syndicales pour leur « esprit de responsabilité ». Pour mieux mesurer le degré de compromission auquel sont arrivés nombre de dirigeants syndicaux actuels, il suffit de relire ce qu'écrivait H. Krazucki quelques mois avant mai 1968 : « Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs
intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

D'ailleurs, la période qui s’ouvre va aller dans le sens d’un aiguisement de la lutte de classes : la crise, la casse sociale et la répression ne vont pas s'arrêter durant les mois qui viennent, pas plus que les luttes pour y résister. Beaucoup de choses vont donc dépendre de la capacité à mener cette lutte de manière coordonnée et à renouer avec le syndicalisme de classe pour construire un rapport de force gagnant sur les revendications de la base.

C'est dans ce contexte que se prépare et va se tenir le 49ème congrès confédéral de la CGT (Nantes, décembre 2009). Pour les syndiqués CGT comme pour l'ensemble des travailleurs, il prend une importance considérable dans la mesure où la direction confédérale entend enfoncer le clou de la CFDTisation de la plus grande centrale ouvrière française et renier définitivement son héritage de classe et de masse. Pour commencer, les documents d'orientation ne seront connus que fin août mais la direction a fixé à fin juin la désignation des congressistes par les Fédérations et les UD, sans donc que les syndicats de base aient pu débattre et mandater les délégués. En outre, la direction a défini les priorités du congrès en formant une « commission ad hoc », menée par Louis Viannet (prédécesseur de Thibault et artisan du recentrage de la CGT et de son adhésion à la CES) et chargée de rendre un rapport sur… les structures de la CGT. Ce rapport adresse bien sûr un satisfecit sur l’orientation actuelle mais stigmatise les syndicats d’entreprise et la fédéralisation. Dans la foulée du désastreux accord de 2008 sur la représentativité, il pose la perspective d'un syndicalisme de service à l'anglo-saxonne, intégré aux institutions officielles, non plus ancré sur le lieu même de l'exploitation mais sur des « territoires », offrant un conseil au salarié plutôt qu'un outil de résistance collective.

L'état-major confédéral espère du même coup, avant et pendant le congrès, contourner le mécontentement d'une grande partie de la base et escamoter les questions centrales du moment : le problème essentiel de la CGT est-il celui des structures ou celui de l'orientation ? quel est le bilan pour les travailleurs de la stratégie du syndicalisme rassemblé et du primat de la négociation « tous azimuts » entre « partenaires sociaux » ? la CGT va-t-elle continuer à s'inscrire avec Chérèque, Monks ou Sarkozy dans la perspective d'un capitalisme horizon indépassable de l'humanité qu'il s'agit simplement de moraliser ou va-t-elle être replacée sur ses orientations fondamentales qui posent comme incontournable la socialisation des moyens de production et d'échange pour réaliser une société juste ?

Ces débats vitaux pour le mouvement populaire et pour la CGT elle-même, il est essentiel que les organisations de base s'en emparent, qu'elles se ressaisissent de leurs prérogatives (le congrès est théoriquement le congrès des syndicats) et se réapproprient l'outil syndical en s'appuyant sur les luttes. Sauver la CGT en replaçant « la grande dame » sur ses fondamentaux de classe et de masse, tel doit être le mot d'ordre actuel ; cela suppose que « les bouches s'ouvrent », comme le réclamait déjà un dirigeant du mouvement ouvrier dans les années 30, et que des liens se tissent entre syndicats et camarades prêts d'une manière ou d'une autre à livrer bataille.

Ce travail à la base auquel le CNFSC essaie de contribuer est d'autant plus nécessaire que le pouvoir, fragilisé par sa crise et la résistance populaire, est en train de franchir une nouvelle étape dans sa dangereuse dérive autoritaire : limitation du droit de grève (cheminots, enseignants), fusion de la DST et des RG pour surveiller le mouvement social, entraînement de l'armée à la contre-guérilla urbaine, ouvriers de nombreux sites industriels confrontés aux vigiles du patronat, aux CRS et aux poursuites judiciaires, arrestation de 74 syndicalistes d'ErDF-GrDF à Paris ou du responsable CGT Charles Hoareau à Marseille, matraquage de manifestants et d'étudiants « bloqueurs », « mise au placard » de personnels universitaires, répression tous azimuts en Guadeloupe, poursuite de la chasse aux ouvriers dits « sans-papiers », arrestation d'enfants à la sortie des écoles, ...

Outre la bataille permanente à mener pour le « tous ensemble en même temps » et le renouveau du syndicalisme de classe, rien n'est aujourd'hui plus urgent que de mener campagne contre la répression anti-ouvrière et anti-démocratique et d'affirmer haut et fort notre soutien l'ensemble des militants arrêtes et traînés en justice en revivifiant la solidarité de classe ancrée au plus profond de l'histoire du mouvement ouvrier.

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 16:16

INTÉGRALITE DE L’INTERVENTION DE GERARD FILOCHE AU CONSEIL NATIONAL DU PARTI SOCIALISTE FRANCAIS DU MARDI 9 JUIN 2009.

www.democratie-socialisme.org

je voudrais d’abord dire à Pierre Moscovici qui parlait des « accords techniques » au Parlement européen avec Barroso que c’est à cause de tous ces « accords techniques » d’avant-hier si le PSE a perdu hier. C’est à cause de son accord avec la droite si le SPD a perdu hier. Il y avait en Allemagne une majorité de gauche SPD, Verts et Die Linke mais le SPD a choisi de ne pas la concrétiser et de diriger avec Angela Merkel… Cela l’a fait s’effondrer le 7 juin et ce sera pareil aux élections de septembre 2009. La troisième voie, l’alliance avec le centre ou la droite, c’est perdant partout. Ce 7 juin 2009, c’est la mort de la troisième voie, c’est la mort du blairisme ! Nous vivons dans un affrontement entre Europe de droite et Europe de gauche, pas dans des combines, pas dans des voies intermédiaires, ni des « compromis techniques ». Pendant la campagne électorale, le PSE n’a pas été un atout mais un boulet. C’était un boulet que de n’avoir pas de position claire contre le Traité de Lisbonne et c’était un boulet de n’avoir pas un candidat contre Barroso. Alors on s’est fait tacler !

Je suis venu à ce Conseil national en lisant sur internet Vincent Peillon qui appelait à la “rénovation du dispositif” et Malek Boutih qui appelait à la “démission” de Martine Aubry : mais là n’est nullement la question. La question n’est pas de remettre le bazar, la question est d’approfondir la voie qui est sortie du congrès de Reims. Car ce n’est pas de « technique » dont nous avons besoin ! Bien sûr on peut améliorer, compléter encore et encore la direction de notre parti, mais ce n’est pas un problème de structure, ni d’instance, ni de fonctionnement, de courants, de thérapie de groupe, ni de dirigeants, qui se pose à nous, c’est un problème de ligne politique. IL FAUT ALLER A GAUCHE !

J’entends dire qu’il faudrait une nouvelle génération : mais il vaut mieux des sexagénaires expérimentés bien à gauche, que des quadras fringants qui jouent les coqs droitiers. Ce que nous demande le peuple c’est d’être plus à gauche. Comme dans le film italien où Nanni Moretti, dans sa cuisine, écoute D’Aléma sur son écran de télévision et qui l’interpelle : «  - Mais dis nous quelque chose de gauche, D’Aléma, dis nous quelque chose de gauche ! ». Il y a des millions de gens, chez nous, quand ils entendent le PS, qui pensent pareillement. Bien sûr, je suis pour une « maison commune » de toute la gauche, comme l’ont dit Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, et Martine Aubry avant moi, je suis pour un front de TOUTE la gauche, pour qu’on y œuvre de toutes nos forces et dés maintenant, unité de la gauche (et pas avec la droite, pas avec le Modem !). Sans unité de la gauche rien de grand ne peut se faire.

Mais pour cela il faut qu’on ait une orientation de gauche. Il faut dire des choses précises sur le fond, sur le Smic et les salaires, sur la sécu,(contre la loi Bachelot, la T2A, les complémentaires, les “patrons”, il faut démocratiser l’hôpital pas le caporaliser)  sur les services publics, sur le contrôle des licenciements abusifs, sur  le droit du travail. Pas des mots, pas des slogans, pas des généralités sur nos « valeurs » et sur « le social », Inutile de crier « social, social » comme des cabris s’il n’y a rien dedans ! On avait gagné 30 % des voix en juin 2004 parce qu’on défendait UN Smic européen aligné sur le haut, et une Europe des 35 h, pourquoi ne l’a t on pas défendu contre l’Europe des 65 h qu’a voulu imposer Sarkozy ? Car lorsqu’il y a 1 million de chômeurs de plus, l’urgence est de réduire la durée du travail sur la semaine et sur la vie… de défendre la retraite à 60 ans et pas « le travail des seniors ». Je viens d’entendre Manuel Valls dire ici qu’il faut parler des retraites, de leur financement, de la durée de la vie, qu’il faudrait « être lucide », mais pour Manuel Valls, la “lucidité”, en fait c’est qu’il est pour la retraite par points du Medef à 63 ou 65 ans sans oser le dire… et il a raison de ne pas le dire parce que chaque fois qu’il parle dans ce sens il nous fait perdre des voix ! Il rend impossible l’unité de la gauche, car celle-ci ne peut se faire sur une ligne droitière ! La crise est ravageuse, on retourne vers un énorme chômage de masse, le niveau des salaires est misérable. Il faut faire des propositions hardies précises pour un Smic à 1600 euros, pour revenir aux 35 h pour tous, et à la retraite à 60 ans, redistribuer le travail et les richesses massivement, pour une économie mixte, où le service public l’emporte. 

Manuel Valls dit que les « petits partis de gauche qui défendaient une ligne de gauche n’ont pas fait recette moins que les écologistes plus modérés ». Mais c’est normal, die Linke, même avec le meilleur programme possible,  ne gagnera ni en France, ni en Allemagne, ce n’est pas un « aiguillon » qu’il nous faut, CE QU’IL FAUT C’EST QUE LES GRANDES IDEES DE GAUCHE SOIENT  DEFENDUES PAR UN GRAND PARTI DE GAUCHE CREDIBLE SI ON VEUT QU’ELLES FASSENT RECETTE ! Ce ne sont pas des petites formations qui convaincront notre peuple de s’enthousiasmer pour une grande politique antilibérale, c’est un grand front de gauche où les socialistes ont (encore) le rôle clef. Mais faisons le, vite, sérieusement, car sinon le rôle clef ce sera encore la droite qui le jouera. Quant au vote prétendu modéré qui serait celui qui s’est porté sur les verts, lisez le bien, car il y a José Bové, Eva Joly et pas seulement le libéral Cohn-Bendit, il ne peut y avoir d’écologie sans social, nul ne peut sauver la banquise sans nous sauver des banquiers d’abord !

Ceux qui disent que le Parti socialiste est mort, mourant, langue morte, devraient réfléchir : nous dirigeons 20 régions sur 22, deux villes de plus de 3500 habitants sur trois, 61 % des départements, il a 18 mois en mars 2008 nous avons eu 51 % des voix au deuxième tour, une majorité nette (sans le Modem). En 2004, nous avons gagné les régions parce que, en 2003, nous avions lutté fortement contre Chirac-Raffarin, contre la loi Fillon sur les retraites, parce qu’au Congrès de Dijon, nous avons proclamé que nous abrogerions la loi Fillon sur les retraites, et les Français étaient opposés à près de 70 % à cette loi, et ils ont voté massivement pour nous en mars 2004.

Mais je vous le prédis : pour gagner les régionales de 2010, il faut une ligne nationalement de gauche. Les régions ne se gagneront pas dans les régions ! Je le répète fortement : les régions ne se gagneront pas région par région… ce sera une confirmation ou un basculement global. Si certains ne comprennent pas cela et jouent des cartes locales différentes, il y aura des déconvenues ! Cela se jouera sur des questions politiques centrales, sociales, pas sur des questions techniques de gestion régionale !  Les 20 présidents de région n’ont pas été élus sur leur charisme personnel mais sur une vague rose politique et nationale ! Pour renouveler cette victoire, il faut ALLER A GAUCHE. C’est pas difficile à comprendre, à regarder le triste tableau du PSE, archi-modéré, et son effondrement. C’est pas de la modération qu’il faut, c’est de l’audace, de l’élan à gauche. Si on n’en tire pas cette leçon politique, on continuera à passer  à côté des salariés, et des jeunes qui se sont massivement abstenus le 7 juin, on passera encore à côté du mouvement social, ce sera comme les européennes et on pleurera encore SI ON NE VA PAS A GAUCHE VRAIMENT ! !





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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 16:05

http://www.stopaucirquepolitique.be

Peter Mertens et Raoul Hedebouw (PTB+): "Un grand merci à nos électeurs, à nos collaborateurs et à nos membres"

« Bien dormi ? Une première réaction après les élections ? » Peter Mertens, président du PTB, et Raoul Hedebouw, porte-parole, ont de petits yeux quand nous les retrouvons ce lundi matin, à la sortie de la réunion du Bureau du Parti.

Gaston Van Dyck et Alice Bernard

Raoul, quelle est ton analyse des résultats au sud du pays?

Raoul Hedebouw. Nous pouvons être très contents. Le PTB a doublé le nombre de ses voix en Région wallonne. C’est un signal important, qui montre que beaucoup de gens en ont assez de ce cirque politique et qu’ils ont vu une alternative crédible à gauche dans le PTB+.

Mais Ecolo n’a t’il pas capté l’essentiel des votes d’opposition?

Raoul Hedebouw. Il faut analyser les choses à leur échelle. Nous avions des buts très clairs dans trois circonscriptions en Wallonie : Charleroi, Soignies et Liège. Or, dans ces trois circonscriptions, nous dépassons la barre des 2 %. C’est là-dessus qu’il faut nous juger. Je voudrais mentionner une pointe assez remarquable dans la circonscription de Liège où nous dépassons le cap des 2,5 % et où nous devenons le cinquième parti. C’est un honneur pour nous aussi d’avoir pu détrôner le Front National, qui était encore entre 5 et 6 % en 2004.

Et sur Bruxelles ?

Raoul Hedebouw. Présenter une liste à Bruxelles n’est pas chose facile, vu le grand nombre de listes. Mais malgré cela, le PTB+ a fait une belle avancée. Nous dépassons le cap des 5 200 voix aux européennes. Bref, we are happy.

Plus globalement, en fonction des objectifs que nous nous sommes fixés pour 2012 dans quelques grandes villes, quelques résultats sont très encourageants : comme à Liège ville où nous passons de 1,5 à 2,6 % ou à Charleroi ville où nous passons de 1,5 à 2,3 %. Soit les deux grandes villes de plus de 200 000 habitants de Wallonie. Nous avons fait aussi un excellent score, de près de 4 %, à La Louvière. Tout cela alors que les gens ont été véritablement matraqués par le dogme du « vote utile ».

Au-delà du vote en notre faveur, il y a aussi un courant de sympathie qui s’est développé même si, à cause du « vote utile », cela ne s’est pas toujours traduit en voix.

Le PTB n’est plus le parti de « zéro virgule et des rawettes ». Passer le cap des 2 % dans des arrondissements importants comme Charleroi, Liège et Soignies est un signe encourageant. Ces élections-ci ne peuvent être qu’une étape intermédiaire avant d’avoir des élus à l’échelon régional, voire fédéral, dans les années à venir.

Mais finalement en Wallonie, le PS résiste bien, le MR diminue. Voyez-vous des raisons particulières qui permettent de l’expliquer?

Raoul Hedebouw. Le PS ne chute pas comme annoncé. C’est dû au moins à deux facteurs :le premier est la mobilisation de ses membres, qui restent nombreux. Le deuxième, c’est qu’il a réussi aussi à influencer les membres de toute une série d’associations (syndicats, mutuelles et autres) qui ne savent plus trop où placer leurs espoirs pour arrêter le bain de sang social annoncé.

Mais nous verrons en automne ce que fera effectivement le PS, quand l’austérité frappera.

Je comprends tout à fait la mobilisation contre le MR et je suis aussi heureux qu’il ait reculé. Ce n’est pas pour rien que nous avons mis sur notre affiche Didier Reynders, qui incarne toutes les idées de la droite.

Mais je pense que l’option de certaines organisations, notamment syndicales, d’apporter un soutien public au PS, n’est pas bonne pour la gauche. On doit constater que plus le PS fait un travail critiquable (notamment en votant le Pacte des Générations) et des erreurs dans l’éthique (comme l’affaire Donfut), plus il a besoin du soutien d’organisations sociales extérieures pour sauver son résultat électoral. C’est un peu comme si on dit à un gamin qui a fait des bêtises, qu’on ne va jamais le punir.

Peter, vous avez déjà dit que vous n’étiez pas très content des résultats en Flandre et que vous espériez plus après l’intense campagne que vous avez menée.

Peter Mertens. J’ai dit que j’avais un sentiment double. Non, je ne suis pas content des résultats en Flandre. Ni du résultat politique global ni de notre résultat. Oui, nous avons doublé notre score par rapport à 2004. Mais notre objectif était de le multiplier par trois dans le nord du pays : c’était l’objectif proposé par les congrès provinciaux l’an dernier. Et, durant la campagne, l’enthousiasme à vouloir atteindre largement cet objectif n’avait cessé de croître. Nous avons un plus grand potentiel que l’actuel nombre de voix, j’en suis absolument convaincu. Nous avons désormais besoin d’un peu de temps pour examiner ce que nous pouvons améliorer.

En même temps, je suis content du fond de notre campagne. Nous avons donné une nouvelle dynamique au PTB+, on l’a vu partout. Mais cette dynamique ne s’est pas totalement traduite en nombre de voix. Nous devons encore y réfléchir davantage ensemble.

Dans les villes où le PTB+ est déjà actif depuis longtemps, il obtient un score de 2 à 3 %…

Peter Mertens. Oui, dans toute l’histoire sociale, les signes de changement se sont toujours manifestés en premier lieu dans les villes (il rit). Effectivement, nous obtenons 1,5 % à Louvain, 1,8 % à Gand,  2,3 % à Charleroi, 2,5 % à Anvers, 2,6 % à Liège, 3 % à Genk et 3,8 % à La Louvière. Ces résultats, nous les avons gagnés voix par voix et un climat de droitisation ne pourra les faire s’envoler.

Nous avons incontestablement une organisation de base sur laquelle nous pouvons continuer à bâtir. Aussi, je souhaite remercier de tout cœur les nombreux nouveaux collaborateurs et jeunes membres pour les efforts qu’ils ont consentis afin de maintenir le PTB+ dans le paysage comme force de gauche, à une époque où se produit un vrai glissement vers la droite.

Par ailleurs, nous avions espéré que, grâce au renforcement de notre organisation, nous pourrions faire un saut vers le haut en empruntant l’ascenseur ; il s’avère que nous devrons nous contenter de l’escalier pour le moment.

Mais ne l’oubliez pas, nous montons bel et bien !
     
En Flandre, à l’exception du PTB+, les partis de gauche régressent. Comment analysez-vous cela ?

Peter Mertens. Nous ne sommes encore qu’au début de la crise. Dans toute l’Europe, les gens se cramponnent à des hommes politiques qu’ils connaissent et à qui ils pensent pouvoir faire confiance. Dans ce climat de confusion, où on ne sait pas trop d’où on vient ni où on va, on craint de nouveau l’aventurisme et on se met en quête d’hommes politiques qui promettent surtout de conserver ce qu’on a déjà. Cela a été la stratégie gagnante du CD&V, qui est toujours le parti le mieux implanté en Flandre.

Mais, après les vacances, il y a la question du budget : l’argent est épuisé et il va sans nul doute falloir faire des choix pénibles. La question centrale sera alors de savoir si la résistance aux mesures de restrictions va croître. La gauche ne pourra se renforcer que si nous réussissons à donner forme à cette résistance et à lui permettre de s’exprimer réellement.

En Flandre, l’un des vainqueurs est le N-VA, alors qu’en compagnie du CD&V, il a paralysé le pays pendant deux ans. Comment expliquez-vous cela ?

Peter Mertens. Le problème du nationalisme est quelque peu sous-estimé, y compris par nous d’ailleurs. Bart De Wever a recueilli le fruit de deux ans de surenchère communautaire : il est devenu une fois pour toutes le premier sur le marché du nationalisme et il a en outre pu se profiler comme un vrai homme politique, solide et tout. Il y a aussi un fort glissement des voix nationalistes du Vlaams Belang vers le N-VA.

La défaite du VB est passablement importante, mais ses voix sont allées au N-VA et non à la gauche.

Durant cette campagne, le PTB+ a été bien plus présent dans les médias que naguère. Comment l’expliquez-vous?

Raoul Hedebouw. On peut se réjouir d’une certaine ouverture de la presse nationale vers ce qu’elle appelle les petits partis. Cependant cette ouverture reste très timide. Ce qui a été nouveau cette fois, c’est notre passage à la télé, notamment dans l’émission Controverse sur RTL.

L’ouverture est plus grande dans la presse locale : cela est dû à la présence active du PTB sur le terrain, dans des combats concrets comme par exemple pour les bureaux de poste.
   
En Wallonie, comment jugez-vous l’impact de votre campagne ?

Raoul Hedebouw. La campagne « Stop au cirque politique » répondait à une véritable attente de la population, comme en témoignent les scores qui ont parfois doublé, y compris dans des cantons où le PTB est pourtant peu présent. Ce n’est pas un hasard si les principaux personnages présentés en clowns sur notre affiche ont perdu des plumes dans ces élections.

Vous avez beaucoup investi financièrement dans votre campagne. À combien évaluez-vous votre budget?

Peter Mertens. Beaucoup ? C’est relatif. En Flandre, nous avons investi environ 60 000 €. Tandis que Geert Lambert (qui dirige le parti SLP, successeur de Spirit, aile gauche de l’ancienne Volksunie, et qui a recueilli 1,09% des voix en Flandre malgré une très large couverture médiatique, pour l'Europe seulement 0,4% ndlr), qui a investi 600 000 €, récolte de son côté moins de voix. Nous avons donc judicieusement investi !

En tant que petit parti, nous devions nous distinguer et surprendre. Nous avons voulu faire connaître le PTB+, ainsi que son renouveau, avec une teinte d’humour. Cette approche était approuvée par les milliers de membres et de collaborateurs qui ont fait la campagne. La preuve : c’est avec enthousiasme qu’ils ont récolté 125 000 € de soutien, montant que nous avons dépensé au niveau national.

À ce propos, je tiens à remercier chaleureusement, une fois de plus, tous ceux qui ont apporté leur soutien.

Notre concept de communication était bon. Cohérent et simple, il proposait un clin d’œil ; et bien des membres et collaborateurs se sont lancés dans cette campagne avec plaisir et conviction. Nous avons aussi beaucoup utilisé YouTube et Facebook. Nous devrons certainement conserver ce genre d’approche tous azimuts.

Vous avez gagné beaucoup de membres durant la campagne. Que leur diriez-vous, aujourd’hui ?

Peter Mertens. Un des slogans de De Decker était : « Un flocon de neige peut se muer en avalanche. » Mais quel est le problème d’une avalanche ? Une fois qu’elle est passée, tout est terminé aussi. Nous, nous ne sommes pas une avalanche qui fait beaucoup de bruit, nous construisons une maison solide.

Je suis vraiment impressionné par l’engagement de nos nouveaux membres qui ont distribué des tracts, collé des affiches et surtout mené des tas de discussions dans toutes sortes de milieux.

Nous sommes un parti actif : si nous savons maintenir cette dynamique et cet engagement dans la période qui vient et aussi dans la période d’opposition aux restrictions, alors, les choses se présenteront très bien pour le PTB.

Raoul Hedebouw. Je crois aussi que le PTB n’est pas un parti qui se réveille tous les cinq ans pour faire des promesses aux électeurs. C’est bien au contraire un parti qui lutte chaque jour. Et pour pouvoir mener cette lutte au jour le jour sur de nombreux dossiers différents, il a besoin de membres qui sont là aussi au jour le jour. Or je constate avec plaisir qu’il y a des gens par dizaines qui découvrent le PTB et qui y trouvent un endroit où règne une ambiance cordiale et solidaire, nécessaire pour gagner ensemble.

Je voudrais encourager tout le monde à rejoindre le PTB, pour que nous puissions passer de 3 600 à 5 000 membres et ainsi être aussi nombreux qu’Ecolo.

Et pour le futur immédiat, vous avez des perspectives ?

Raoul Hedebouw. Je crois qu’on va d’abord se reposer un peu ! Après trois mois de campagne, tout le monde l’a bien mérité. Vous savez qu’au PTB, et nous en sommes fiers, la plupart de membres travaillent pendant la journée et mènent campagne bénévolement après. On ne peut pas dire ça de tous les partis.

Et puis il faut préparer la rentrée. Les gouvernements européens ont déjà tous annoncé des coupes sombres sur le plan social. La grande question sera de voir si l’Olivier (coalition entre PS-Ecolo-CDH), qui semble se mettre en place, fera quelque chose pour sortir de ce cadre des plans d’austérité.

Je peux en douter. Avant les élections, j’ai assisté à une conférence de presse de la fédération des étudiants francophones, où les partis de gauche comme Ecolo ou le PS annonçaient déjà que, même s’ils voulaient améliorer la situation dans l’enseignement, ils ne pourraient pas le faire à cause de l’austérité budgétaire.

Le grand choix pour la rentrée, ce sera de savoir qui paiera : les travailleurs ou les grosses fortunes ? J’attends de voir. Ce que je peux déjà dire, c’est que le PTB sera aux côtés des travailleurs, nous serons avec eux dans la rue.

Et dans deux ans, ils nous reverront aux élections.




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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 15:54


Après les élections européennes, quelques réflexions d’un « fêlé »(1)

 

Par Robert Duguet


www.socialisme-maintenant.org
 

La fait marquant de ces élections réside dans le chiffre record de 60% d’abstentions :  75% chez les employés, 77% chez les ouvriers, 79% chez les chômeurs, selon un sondage Opinion Way réalisé le jour du vote. Notre analyse doit s’amorcer sur ce fait sans précédent.

 

Contrairement à ce qu’écrivent les commentateurs politiques des médias officiels, ce n’est pas en raison du fait que l’Europe apparait aux citoyens comme une affaire lointaine et éloignée des préoccupations des citoyens, il s’agit bien d’un rejet de cette Europe là.. Le mouvement politique de 2005 qui a conduit à un non profondément motivé au TCE, lié au fait que les salariés ne voient pas d’alternative aujourd’hui à Sarkozy, est un des nœuds de la situation politique. Les salariés comprennent fort bien par exemple que 80% des lois votées par le parlement français émanent de la commission de Bruxelles, que les lois qui sont votées par la majorité UMP ont pour conséquence de s’attaquer violemment à tous nos acquis de civilisation. La crise du mode de production capitaliste survenue à l’automne 2008 amplifie le processus. C’est donc un acte de défiance politique sans appel contre l’Europe de Maastricht, du TCE de 2004-2005 et de Lisbonne. Socialement rien n’est changé ; un échec électoral est habituellement suivi d’un recul plus ou moins important des luttes sociales. Alors que le matériel de vote est à peine rangé, les mouvements sociaux reprennent leur cours (agriculteurs, travailleurs du pneu…) Le salariat ne trouve pas de solution mais résiste…

 

En l’absence d’alternative crédible à gauche, Sarkozy réussit un coup politique, certes mais qui doit d’emblée être relativisé. 28%, cela ne représente en fait que 12% de l’électorat. Sarkozy est majoritaire avec 12% de l’électorat. Ce résultat souligne l’absence de légitimité de ce gouvernement. D’ailleurs ce que ce gouvernement compte encore d’hommes d’états réalistes, par exemple Jean François Copé, ne pavoisent pas. Selon la déclaration officielle qu’il fait au nom de l’UMP, il dit en substance : Nicolas Sarkozy "est conforté, il n'y a pas de doute, mais il y a une question de fond à se poser sur le taux d'abstention" qui a été "très élevé". Même si le FN recule par rapport aux dernières élections européennes de 2004, avec 6,3% il repart à la hausse par rapport aux législatives de 2007. La composition de son électorat est toujours très populaire et il rassemble environ 12% des ouvriers et employés qui ont voté. Cela reste potentiellement un élément inquiétant dans la situation, si aucune route n’est ouverte sur le terrain de l’anticapitalisme.

 

Le fait majeur de cette élection réside sans nul doute dans une nouvelle crise du Parti Socialiste, bien plus importante que le choc de 1983-1984, ou encore celle qui résulte de la défaite aux législatives de 1993. La logique politique de la ligne du parti d’Epinay, la ligne mitterandienne exprimée par la stratégie d’Union de la gauche et la rupture du moins formelle avec le capitalisme qui le fondait, est frappée à mort. Ce parti a géré l’Etat bourgeois hérité des institutions bonapartistes de 1958 et nous avons vu dans quel sens.  La ligne mitterandienne permettait de rassembler derrière le bloc réformiste la petite bourgeoisie, les couches moyennes qui se posaient de manière progressiste les problèmes sociétaux et environnementaux. Lors du choc de 1983-1984, marqué par la ligne d’adaptation (Delors) à la mondialisation et le reniement du mandat laïque (Savary), ces couches moyennes se retrouvent dans les élections municipales sur les listes écologistes. Les Verts réalisent des scores importants. Nous retrouvons aujourd’hui dans le score d’Europe et Ecologie le même élément de dislocation de la représentation réformiste du salariat. Certes les problèmes posés par l’écologie politiques sont réels, mais ne peuvent être résolus en dehors d’une alternative anticapitaliste. Le courant Vert a toujours été une nébuleuse politique réalisant des coups électoraux mais sur des contours doctrinaux antiproductivistes, avec des représentants souvent issus de l’aile droite du PS et des connotations idéologiques puisées dans le christianisme social. L’idéologue officiel du CERES, Didier Motchane, dans les années 1978 appelait cela « les christiano-champêtres ». La formule ne manque pas d’humour, cela s’applique encore à la situation d’Europe et Ecologie.

 

Les résultats électoraux du Front de Gauche sont à considérer à leur juste mesure : 6,5% et 5 députés. Mélenchon et la direction du PG ont très partiellement réussi l’opération de constitution d’un Linkspartei à la française. Aux élections européennes de 2004 le PCF fait 5,9% dans le cadre d’un scrutin qui est fondé sur la proportionnelle, donc plus conforme à ce que représente cette formation dans la vie politique du pays. En effet les 2% de Marie Georges Buffet dans la présidentielle de 2007 ne peuvent être considérés comme l’exacte représentation électorale du PCF. Ce que je note ici ne veut pas dire naturellement que la crise du PCF ne continue pas. Mélenchon, qui fut dans un temps très lointain trotskyste, a réussi le tour de force de sortir momentanément le PCF de sa crise de décomposition… Durant la campagne du Front de Gauche, on a pu relever de la part de la direction du PG les coups de chapeau « aux heures de gloire »(Delapierre) du parti ouvrier de 1936 et de 1945… La jeunesse est oublieuse… La dynamique Front de Gauche reste tout à fait relative, elle n’a pas mordu sur l’électorat socialiste et elle n’enraye pas le report des voix de gauche sur les positions écologistes. Reste à expliquer pourquoi. Est-ce parce que le PG est un parti récent, qui doit encore s’affirmer et définir son espace ? Sans doute, mais ce n’est pas la seule raison. Ou est-ce parce que le PG s’est enfermé dans un accord exclusif avec la direction Marie Georges Buffet, envisagé ses accords avec d’autres formations (NPA par exemple) en fonction des exigences de la direction du PCF ? Là est sans doute la vérité.

 

Il y a les déclarations officielles du PG qui en appellent à l’unité et à un Front de Gauche permanent et il y a les oukases de Mélenchon devant les journalistes à l’encontre de la gauche de gauche ou de la gauche radicale. Par exemple dans un récent numéro de l’Express il déclare à propos du Parti de Gauche: « 5000 militants, c’est très bien. Nous sommes un parti d’action, pas besoin de tous ces fêlés qui veulent discuter… »

 

Citons la déclaration officielle de la direction du PG établissant un bilan des européennes :

« Les partis sociaux-démocrates dominants à gauche en Europe portent la principale responsabilité de ce désastre. Face aux partis de droite, ils n’offrent aucune alternative. Aux mieux proposent-ils la régulation du capitalisme financier. Pascal Lamy et Dominique Strauss-Kahn comme horizon. « Non merci » ont répondu les salariés dans tous les pays, délaissant une partie qui semblait jouée d’avance entre pareil et même. Tous les modèles sociaux-démocrates sont en déroute. En Italie, pays des primaires, la défaite est sans appel. En Grande-Bretagne, pays du « parti unique à gauche », le Labour, l’effondrement est historique. C’est donc un problème d’orientation politique qui est posé à la social-démocratie en Europe. Le Parti socialiste en France peut-il en tirer les conséquences ? Va-t-il renoncer à son alignement sur le PSE ? Va-t-il enfin renoncer à cogérer le Parlement européen avec la droite à travers le groupe du PSE ? Le Parti de Gauche appelle solennellement le Parti socialiste à changer d’orientation en rompant ses liens avec la droite européenne et les politiques libérales qu’ils impliquent. ».

 

Après 1983 la ligne mitterandienne choisit l’européïsme et toutes les dérives de l’adaptation à la mondialisation. Le PG n’assimile pas la politique du PS aux dérives et à l’effondrement de la social-démocratie européenne.  Point de vue qu’il est pour le moins difficile de tenir. Sans vouloir revenir loin en arrière, la politique de l’alliance gauche plurielle, dans le cadre de la cohabitation avec Chirac, Lionel Jospin étant premier ministre était tout à fait conforme à la politique de la social-démocratie européenne. Le gouvernement Chirac-Jospin a privatisé autant, sinon plus qu’un gouvernement de droite. Dans le domaine des services publics, il a largement répondu aux exigences de la commission de Bruxelles de privatisation. Et je ne voudrais pas devenir indélicat en posant la question du processus de privatisation de l’enseignement professionnel public… Mais il est vrai qu’il s’agit là d’une réflexion de « fêlé »…


Le PG maintient son adresse au PS à travers les trois questions qu’il pose.  Faisant partie de « ces fêlés qui veulent bavarder », je veux dire de ceux qui aiment savoir où on leur propose d’aller, on peut poser la question : chercher l’alliance avec le PS, pour faire quelle politique ? Un front populaire ? pour aller où ? Avec ceux qui ont « largement désespéré Billancourt ». On remet le couvert ?

 

Sur les relations du PG avec l’extrême gauche et notamment avec le NPA, on note ceci :

« Enfin, on note le résultat élevé de l’autre gauche. Au sein de celle-ci le Front de Gauche a été le plus convaincant et obtient 6,5% des voix. Il apportera 5 élus au groupe de la Gauche Unitaire Européenne (3 dans le mandat précédent alors que le nombre de députés européens élus en France a baissé). Le résultat montre aussi qu’unie l’autre gauche aurait changé le paysage politique de l’élection. Nous aurions obtenu 12 élus au lieu de 5 pour le Front de Gauche et 0 pour le NPA et LO. Nous aurions privé le FN de son siège dans l’Est, battu Le Pen dans le Sud-Est et Hortefeux dans le Centre. Nous aurions produit un bouleversement politique majeur. Si nous nous unissons celui-ci est toujours à notre portée. »

 

J’étais pour ma part favorable à un Front de Gauche construit sur une base unique : s’appuyer sur le mouvement profond qui s’était développé en 2005 pour le non au TCE, rassembler sans exclusive tous les courants de gauche du non à l’Europe libérale. Liberté absolue de pensée à l’intérieur de ce front, notamment pour ceux qui de l’opposition à l’Europe libérale, combattent sur une orientation anticapitaliste. De ce point de vue le NPA a sans doute une responsabilité de n’avoir pas voulu ce front. Il a eu quelques bonnes raisons de ne pas le vouloir, même si sa direction a eu tort de ne pas aller au bout d’une logique de front unique du non. Par exemple dans deux élections locales au lendemain même de ces élections européennes, le PCF se précipite dans un accord local avec le PS, laissant le PG sur la touche…

 

Mais je ne laisserai pas la direction du PG dire qu’ils ont combattu jusqu’au bout pour l’unité, ils ont aussi une responsabilité. Dans le bal des faux culs, NPA-PCF-PG ils ont joué un rôle. L’accord exclusif avec le PCF a représenté un frein considérable : le soutien du courant Gauche Unitaire de Christian Picquet rassemblant à peine une trentaine de militants a servi de faire-valoir, Le fonctionnement ultra-bureaucratique des structures du PG en aura été une expression évidente. La marginalisation dans le PG de « tous ces fêlés qui veulent bavarder », nous entendons de ces militants qui veulent discuter du fond des problèmes politiques auxquels le salariat est aujourd’hui confronté est aussi une des expressions du cadenas bureaucratique posé par les exigences de la direction du PCF.

 

(1) référence à l’interview de Mélenchon donnée à l’express  où il explique qu’il veut un parti de « 5000 militants, c’est très bien. Nous sommes un parti d’action, pas besoin de tous ces fêlés qui veulent discuter… »

 

 

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 15:41


REJOIGNEZ LA MARCHE CONTRE L’APARTHEID EN PALESTINE !!!


Par Collectif Resistance 30 > resistances30@gmail.com

Georges Frêche, président de la Région Languedoc Roussillon vient de finaliser un accord commercial avec la société israélienne AGREXCO, spécialisée dans l’import-export de fruits, légumes et fleurs provenant des colonies israéliennes.

Cet accord fera du port de Sète la plateforme qui écoulera ces produits dans toute l’Europe et fera ainsi d’Israël « le nouvel allié commercial de la Région ». La Région investira 200 millions d’euros dans ce projet tandis que les Israéliens investiront 30 millions d’euros !

Ce projet est intolérable ! Rappelons que 5 mois après le carnage de Gaza, la Cisjordanie est plus que jamais spoliée, violée et martyrisée par des centaines de milliers de colons qui volent les terres, s’accaparent des ressources en eau, détruisent des centaines de milliers d’Oliviers et brutalisent la population palestinienne qui vit dans un véritable cauchemar.

NOUS, DEFENSEUR DES DROITS DE L’HOMME, CITOYENS FRANÇAIS, CONTRIBUABLES DE LA REGION, CONSIDERONS CET ACCORD COMME UNE VERITABLE PROVOCATION !!!

DANS LE CADRE DE LA DYNAMIQUE DU BOYCOTT DES PRODUITS ISRAELIENS INITIEE PAR LES PALESTINIENS, NOUS, CITOYENS NIMOIS, LANÇONS UNE MARCHE PACIFIQUE ET NON VIOLENTE AFIN D’EXIGER L’ANNULATION DE L’ACCORD AVEC AGREXCO ET AFIN DE DENONCER L’APARTHEID QUE SUBIT LE PEUPLE PALESTINIEN DEPUIS TANT D’ANNEES.

REJOIGNEZ LA MARCHE !

NOUS VOUS APPELLONS A NOUS REJOINDRE POUR CETTE MARCHE QUI PARTIRA DE LA MAIRIE DE NIMES LE MERCREDI 24 JUIN A 9H30.

LA MARCHE REJOINDRA LE LENDEMAIN LA MANIFESTATION A MONTPELLIER CONTRE LE PROJET AGREXCO QUI PARTIRA DU CONSEIL REGIONAL A 18H.

NON, A L’IMPLANTATION DE L’ENTREPRISE ISRAELIENNE AGREXCO A SETE !!!

OUI, A LA FIN DE L’APARTHEID EN PALESTINE!!!

Pour les Nïmois, contact Nabil au 06 35 16 75 89.

Pour les Avignonnais : depart EN COVOITURAGE JEUDI 25 JUIN A 15H30. Rendez-vous au parking du marché de la rocade, en face de la médiathèque. Contacts Avignon : 06/18/57/85/ 32 ou 06/20/18/67/ 67
 

Contact : resistances30@gmail.com
06 35 16 75 89 / 06 12 03 34 17
Blog :
http://resistances30.skyrock.com/

Le Collectif Resistance 30



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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 19:33

CNRS : polémique autour d'une procédure disciplinaire

LE MONDE | 12.06.09 | 15h12  •  Mis à jour le 12.06.09 | 15h12

C'est une petite phrase qui a tout déclenché. Dans un courrier électronique envoyé en avril, en soutien à une allocataire de recherche toulousaine menacée de licenciement pour port du voile islamique, le chercheur Vincent Geisser, spécialiste de l'islam au CNRS, laisse éclater son exaspération : "Le fonctionnaire de défense (qui, selon le comité de soutien, est intervenu dans cette affaire) est un idéologue qui traque les musulmans et leurs "amis" comme, à une certaine époque, on traquait les juifs et les Justes."

Le "fonctionnaire de défense" en question est Joseph Illand, un ingénieur-général, chargé au CNRS de la "sauvegarde du patrimoine scientifique". S'estimant diffamé, il porte plainte au pénal ; dans la foulée, la direction du CNRS convoque M. Geisser devant la commission de discipline le 29 juin, estimant ses propos "calomnieux et injurieux", et de surcroît contraires à l'obligation de réserve qui s'applique à tout fonctionnaire.

Sans cautionner les propos, qu'ils jugent souvent "excessifs" du mail de M. Geisser, nombre de chercheurs ont été indignés par cette convocation : 2 800 d'entre eux ont à ce jour signé une pétition lancée à l'initiative d'Esther Benbassa, directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études, au nom d'un collectif pour "la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs de la fonction publique". Interpellée, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, estime, dans une lettre datée du 10 juin, qu'elle ne peut s'exprimer sur "un litige qui donne lieu à une procédure judiciaire", mais rappelle qu'il est de sa "responsabilité de garantir la liberté de pensée et d'opinion des chercheurs". Mme Benbassa demande la suspension de la procédure disciplinaire contre M. Geisser.

Car, sur la forme et sur le fond, cette affaire fait visiblement écho à des inquiétudes partagées par nombre de chercheurs sur le respect de leur statut d'intellectuels indépendants et, plus généralement, sur l'état de la recherche française. Comme il l'explique dans un long texte, M. Geisser replace en effet cette affaire dans un contexte plus large.

Sur la forme, les écrits pour lesquels il est convoqué relèvent, assure-t-il, d'une correspondance "privée, voire intime", qui n'était pas destinée à être rendue publique sur le blog de soutien à la jeune chercheuse (il en a été retiré). Il n'y aurait donc, selon ses défenseurs, aucune raison d'invoquer une éventuelle "obligation de réserve" ou une quelconque "diffamation". Le CNRS conteste le caractère "privé" des propos. Sollicitée, l'avocate de M. Illand n'a pas souhaité répondre à nos questions.

Sur le fond, le chercheur, réputé pour ses recherches, mais aussi pour ses prises de position publiques parfois vives et ses chroniques sur le site d'information Oumma.com, a saisi l'occasion pour alerter ses collègues sur le "harcèlement" dont il estime être l'objet de la part du militaire depuis 2004, date à laquelle il a lancé une recherche sur "la contribution des chercheurs et universitaires maghrébins au rayonnement de la recherche française dans le monde".

S'ensuit, selon M. Geisser, une série de convocations et "d'interrogatoires sur mes activités scientifiques, philosophiques et politiques", jusqu'à la demande "de destruction des éléments collectés dans le cadre de cette enquête" en 2007. "Il semblerait que l'action du fonctionnaire de défense durant ces quatre années n'avait nullement pour but de m'assister techniquement dans la procédure de légalisation de l'enquête (auprès de la CNIL), mais tout simplement de l'enterrer sous prétexte que son auteur serait suspect "d'islamophilie" ou de relations de proximité avec les milieux musulmans."

Citant des témoignages de ses collègues, qui l'auraient averti d'une enquête sur sa personne au motif qu'il était en train de constituer "un lobby arabo-musulman" au sein du CNRS, il accrédite la thèse que "cette affaire traduit l'intrusion inquiétante de logiques policières et sécuritaires au sein même des milieux scientifiques et universitaires". "Je confirme tout ce qu'écrit Vincent Geisser", nous déclare Marie-Françoise Courel, directrice sciences humaines et sociales du CNRS au moment des faits. "Et je garantis la qualité scientifique de ses travaux."

S'ils peinent à étayer leurs convictions par des faits, plusieurs chercheurs, sous le couvert de l'anonymat, dénoncent un contexte de "délire sécuritaire", accentué par le sentiment "antimusulman" du fonctionnaire de défense en poste au CNRS. Il se murmure par exemple que la jeune musulmane chercheuse en microbiologie sanctionnée à Toulouse l'a été "parce que, dans le cadre de ses recherches, elle avait accès à des virus". "Depuis quatre ans, un chercheur spécialiste de l'Afghanistan est empêché d'aller enquêter sur son terrain. Il fait quoi ? Il change de métier ?", s'interroge une chercheuse.

Seul Olivier Roy, également spécialiste de l'islam, témoigne avoir reçu il y a deux ans un courrier électronique de M. Illand lui reprochant "de mieux traiter l'islam que le christianisme". Pour le chercheur, preuve est faite qu'il ne s'agit pas "d'un conflit personnel entre (le fonctionnaire de défense) et Vincent Geisser, mais bien d'une attaque systématique envers les chercheurs qui refusent les clichés sur l'islam". "C'est une croisade contre l'islam", nous assure-t-il, regrettant aujourd'hui d'avoir jeté le message en question et traité cette affaire "par le mépris".

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 20:29

A Bongo, la France reconnaissante

LE MONDE | 10.06.09 | 14h05  •  Mis à jour le 10.06.09 | 18h21

Dans le bureau d'apparat d'Omar Bongo, à Libreville, ils figurent en photo, à côté de la famille du chef d'Etat. Tous les présidents de la Ve République. Le général de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

Valéry Giscard d'Estaing a révélé le 9 juin, sur Europe 1, un des aspects de l'intérêt que portait le président gabonais à la politique française. C'était en 1981. Le président sortant devait affronter à la présidentielle le chef de l'opposition François Mitterrand, mais aussi son ancien premier ministre Jacques Chirac, chef du RPR. Et il avait compris que ce dernier était financièrement aidé par son ami gabonais. "J'ai appelé Bongo, a raconté Giscard, et je lui ai dit : "vous soutenez actuellement la campagne de mon concurrent". Alors, il y a eu un temps mort, et il m'a dit "Ah, vous le savez ?", ce qui était merveilleux. A partir de ce moment-là, j'ai rompu mes relations personnelles avec lui."

Ces relations entre Paris et Libreville ont débuté bien avant que ce petit pays ne devienne indépendant, en 1960, et donc bien avant qu'Omar Bongo n'en prenne la présidence en 1967. Un homme en organise d'abord les rouages : Jacques Foccart. Résistant, gaulliste, il est le "M. Afrique" du général. Avant même qu'Omar Bongo n'ait succédé, par son entremise, au président Léon M'Ba, les connaisseurs appellent déjà le Gabon "Foccartland". Le Gabon est riche de son pétrole. L'Union générale des pétroles, qui deviendra Elf, pourvoit aux besoins du régime, dont les hommes clés sont des rouages du système Foccart. Il y défend autant les intérêts de la France, ceux du général, que les siens propres, au sein de sa société d'import-export. Si Georges Pompidou se méfie du SAC, cette organisation gaulliste qui fait figure de police parallèle, que dirige Foccart, il ne touche pas à ses réseaux africains.

En 1974, Jacques Chaban Delmas n'ayant aucune chance de l'emporter à la présidentielle, Foccart mobilise ses réseaux en faveur de Valéry Giscard d'Estaing. Devenu président de la République, ce dernier rencontre Foccart une fois par mois. "Voilà Foccart d'Estaing", ironise le Canard enchaîné. Les réseaux Foccart reconstituent, au sein même d'Elf au Gabon, un service de renseignement capable de concurrencer les services spéciaux de la République. En 1981, Foccart met la manne du Gabon au service du candidat Jacques Chirac. Même si Charles Pasqua assure au Monde : "en tant que responsable de la campagne de Chirac, je n'ai jamais eu aucune indication sur de telles sources de financement".

Mais Omar Bongo a pris soin de tisser aussi des réseaux au sein de la gauche française. Il exhibe volontiers une carte de la SFIO datant des années 1950 en riant : "Je suis un très vieux socialiste." Après l'élection de François Mitterrand, en 1981, il s'exaspère cependant de voir le ministre de la coopération Jean-Pierre Cot plaider la fin de ce que l'on n'appelle pas encore la "Françafrique". Une procédure judiciaire menace par ailleurs le président soupçonné d'avoir fait assassiner en 1979 à Villeneuve-sur-Lot, Robert Luong, l'amant de sa femme Marie-Joséphine. Omar Bongo usera manifestement d'arguments convaincants. En quelques semaines, le parquet conclut au non-lieu dans l'affaire Luong, et Jean-Pierre Cot est poussé à la démission, en 1982.

Roland Dumas, chargé de retisser les liens avec Bongo, résume tranquillement les choses aujourd'hui : "Jean-Pierre Cot n'avait compris ni les gens, ni les enjeux, ni les liens de la France avec l'Afrique." Guy Penne et le fils du président, Jean-Christophe Mitterrand, sont désormais les envoyés africains du chef de l'Etat. A ceux qui s'inquiètent de le voir soutenir des dictateurs qu'il dénonçait dans l'opposition, Mitterrand explique : "A quoi cela sert-il de changer les hommes ? Celui que l'on mettrait à la place ferait la même chose..."

Dès les premiers jours de la cohabitation, en 1986, Jacques Foccart revient installer ses bureaux rue de Varenne, en face de ceux de Jacques Chirac à Matignon. A nouveau, le Gabon financera vraisemblablement la campagne du président du RPR à la présidentielle. En 1989, un an après sa réélection, François Mitterrand demande à Loïc Le Floch-Prigent, nouveau président d'Elf, d'organiser un système de financement pour la gauche, notamment via le Gabon. Au procès Elf, en 2002, Le Floch-Prigent explique à la barre. "On va appeler un chat un chat. L'argent d'Elf part en Afrique et revient en France."

Il explique alors ce financement politique "installé au coeur de l'Etat" : la caisse noire d'Elf. "Il est de notoriété publique que les candidats à l'élection présidentielle avaient accès au secrétaire général du groupe (Elf) et demandaient l'enveloppe correspondante", poursuit-il, en précisant que ce système bénéficiait "essentiellement au parti gaulliste, le RPR". Devant le tribunal, il racontera cette scène : "En septembre 1989, je m'en suis ouvert au président de la République. Je lui ai demandé : "voulez-vous ou non que je ferme le robinet" ? Réponse du président : "Ah ! non, nous continuons ce qui a été mis en place par le général de Gaulle." Il m'a simplement demandé de rééquilibrer les choses, sans toutefois oublier le RPR."

Dès la fin de 1993, Omar Bongo a perçu la rivalité qui se dessine entre Jacques Chirac et Edouard Balladur pour l'élection présidentielle de 1995. Il adore la complicité de son "copain" Chirac. Il n'aime pas la componction de Balladur. Il l'apprécie d'autant moins que celui-ci dévalue le franc CFA en septembre 1993. Edouard Balladur a pourtant choisi comme ministre de la coopération un connaisseur de l'Afrique, Michel Roussin, ancien du Sdece et ex-directeur de cabinet de Jacques Chirac. Celui-ci doit cependant essuyer la colère de Bongo : "Qui es-tu, toi, pour parler au nom de la France !" A chaque accrochage, le président gabonais réitère la menace : "Vous voulez que je donne le pétrole gabonais aux Américains ?" De fait, il continue de préserver les intérêts français. Edouard Balladur tente de son côté d'apprendre les règles africaines.

A l'enterrement du président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, en décembre 1993, François Mitterrand lui rapporte cette anecdote : "Margaret Thatcher avait demandé à Houphouët : "mais qu'est-ce qui vous attache tant aux Français, qui vous ont pourtant colonisés ?" Et Houphouët avait répondu : "ils ont fait de nous des ministres."" Après la démission de Michel Roussin, mis en examen dans des affaires de financement du RPR, Edouard Balladur nomme en 1994 à la coopération Bernard Debré qui, comme médecin, soigne Bongo et une grande partie de son gouvernement. Rien n'y fait. Le premier ministre qui, avant la présidentielle, rend visite à Foccart pour lui demander son aide, l'entend énoncer : "Par fidélité, nous soutiendrons Jacques Chirac. Si vous l'emportez à l'issue du premier tour, bien sûr, tous mes réseaux basculeront avec loyauté vers vous."

Chirac élu en 1995, les relations avec le Gabon sont au beau fixe. Omar Bongo ne fait jamais défaut lors des votes à l'ONU. Robert Bourgi, fils spirituel de Jacques Foccart, a repris les réseaux de son maître, à la mort de celui-ci en 1997. La cohabitation avec Lionel Jospin et surtout l'ouverture du procès Elf, en 2002, poussent Jacques Chirac, réélu, à tenter une rupture avec Robert Bourgi : "Celui-là, je ne veux pas le voir ici", a-t-il dit à l'un de ses conseillers. Mais Robert Bourgi, cependant, reste puissant et oeuvre dans l'ombre de Nicolas Sarkozy.

Raphaëlle Bacqué et Pascale Robert-Diard








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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 19:54

www.tendanceclaire.npa.free.fr

Contribution de la Tendance CLAIRE du NPA après les élections européennes

Le refus de voter des travailleurs et des jeunes est un acte de défiance contre l’UE capitaliste, ses gouvernements et leurs partis

Pour que cette défiance débouche sur une lutte de classe victorieuse, il faut une orientation ouvrière et révolutionnaire

Refus de vote massif des travailleurs et des jeunes

Comme prévu, les élections européennes du 7 juin ont été marquées avant tout par une abstention massive partout en Europe, atteignant près de 60% en France. Le refus d’aller voter a été encore plus fort dans les classes populaires : 75% des employés, 77% des ouvriers, 79% des chômeurs, selon un sondage Opinion Way réalisé le jour du vote. Ce n’est pas l’indifférence politique qui explique la majorité des abstentions, mais il s’agit à l’évidence d’un acte de défiance contre les institutions de l’Union européenne capitaliste, ses gouvernements et leurs partis : les travailleurs savent que le Parlement européen n’a aucun pouvoir (encore moins que les Parlements nationaux), ils n’ont guère d’illusions dans la capacité de l’Union européenne et des gouvernements nationaux à les protéger de la crise et un nombre croissant d’entre eux ne fait plus confiance aux politiciens de droite comme de gauche qui servent ces
institutions .

Victoire en trompe-l’œil pour l’UMP et déroute du PS bourgeois

De ce point de vue, l’apparente « victoire » des partis de droite dans les principaux pays de l’UE est un leurre. En France, par exemple, la soi-disant « majorité présidentielle » se glorifie d’avoir recueilli près de 28% des suffrages exprimés, mais cela ne correspond en réalité qu’à 11% des électeurs, confirmant l’impopularité massive de Sarkozy et de son gouvernement. Mais surtout, partout en Europe et plus encore en France, les principaux partis bourgeois de gauche (PS, SPD, Labour Party, etc) paient leur incapacité à proposer une quelconque politique alternative à celle des partis bourgeois de droite : les travailleurs ne sont pas dupes des nuances qui les distinguent à peine de leurs rivaux, ils savent que les gouvernements de gauche n’ont pas fait, ne font pas et ne feront pas une politique substantiellement différente. En particulier, le séisme électoral qui frappe le PS (16,4% des voix) confirme la désaffection des travailleurs à son encontre depuis des années, avec maintenant le franchissement d’un palier supplémentaire : la majorité des travailleurs ne croit même plus au prétendu « vote utile » auquel le PS a réduit son ambition après son échec de 2002, dont il ne s’est toujours pas remis.

Le succès du vote écologiste en France (16,2%) est spectaculaire, mais largement superficiel : s’il signifie indéniablement la montée des préoccupations écologistes parmi les bourgeois de gauche et les couches supérieures du salariat (Cohn-Bendit fait 25% des voix dans ces catégories et par exemple 30,5% dans le Ve arrondissement de Paris !), il témoigne plus encore du désarroi de ces électeurs traditionnels du PS ; ces couches sociales intermédiaires et supérieures continuent de se faire des illusions sur la possibilité de construire une Europe progressiste et écologique sans remettre en cause le capitalisme. D’ailleurs, nombre de ces électeurs ont hésité entre la liste écologiste, le PS et le MODEM et il est symptomatique que Cohn-Bendit, le soir du scrutin, ait profité de sa victoire en appelant à un front commun avec le PS, e Modem et le Front de gauche au Parlement européen.

Même si le FN recule par rapport aux dernières élections européennes de 2004 avec 6,3%, il repart à la hausse par rapport aux législatives de 2007. La composition de son électorat est toujours très populaire et il rassemble environ 12% des ouvriers et employés qui ont voté.

Le Front de Gauche (PC-PG), malgré un appareil beaucoup plus fort, n’obtient pas plus de voix que le NPA et LO réunis

Les partis réformistes du mouvement ouvrier, unis dans le « Front de gauche », réalisent un score de 6% qui confirme la très petite dynamique créée par le lancement du Parti de gauche de Mélenchon après sa rupture avec le PS (même s’il faut rappeler que le PCF seul avait obtenu un résultat similaire en 2004, avec 5,9% des voix). Mais cela ne suffira pas à enrayer de manière significative le déclin historique du PCF, dont l’appareil et les militants ont fourni les principales forces pour la campagne commune. Et surtout, si l’on rapporte ses résultats à ceux du PCF lors de scrutins comparables (municipales, cantonales, régionales, précédentes européennes), le Front de gauche a très peu profité de la faillite du PS. Il est en outre significatif que le Front de gauche n’ait pas un électorat particulièrement populaire : 4% des ouvriers et employés selon CSA, 6% selon Opinion Way et 3% (selon CSA) ou 4% (selon Opinion Way) des salariés du privé qui ont voté ! C’est que les partis qui le constituent ne peuvent se présenter de manière crédible comme une alternative au PS : après avoir fait partie des gouvernements dirigés par celui-ci entre 1981 et 2002, ils continuent de participer avec lui à la gestion bourgeoise des régions, des départements et des municipalités, à voter des budgets qui incluent des subventions au patronat, des coupes dans les services publics, etc. En outre, ce refus du PCF et du PG de rompre avec le PS a été confirmé durant la campagne par leur volonté assumée de reconstituer une alliance avec le PS dès les prochaines élections (les régionales de 2010), voire pour un éventuel gouvernement de gauche en 2012…

Si le Front de gauche devance le NPA, il n’obtient pas plus de voix que les deux organisations d’extrême gauche réunies (le NPA ayant 4,9% des voix et LO 1,2%). Et si, comme le préconisait la Tendance CLAIRE du NPA, le NPA et LO avaient voulu s’allier pour ces élections (comme en 1999 et 2004), cela aurait créé une dynamique qui leur aurait permis de battre clairement les réformistes du Front de gauche. Au-delà, si l’ex-LCR avait privilégié la recherche d’une convergence avec LO lors du processus constituant du NPA (au lieu de donner la priorité à des altermondialistes réformistes comme Raoul Marc Jennar), et si LO n’avait pas adopté une position sectaire à l’égard du processus NPA (tout en s’alliant avec le PS pour les municipales de 2008 !), les travailleurs auraient pu disposer dans les luttes comme dans les élections d’une nouveau parti anticapitaliste beaucoup plus grand et dont l’identité de classe aurait été beaucoup plus claire.

Bilan de la campagne de notre parti : des potentialités sous-utilisées faute d’une orientation communiste et révolutionnaire

Le résultat de notre parti est mitigé (conforme malheureusement notre pronostic ), malgré la campagne généralement très active que nous avons faite. D’une part, une fraction croissante des travailleurs et des jeunes sont sensibles à l’anticapitalisme défendu par le NPA, confirmant la possibilité de construire un parti anticapitaliste : c’est ainsi que 9% (selon CSA) à 12% (selon Opinion Way) des ouvriers qui se sont exprimés aient ont voté pour le NPA (score plus de deux fois supérieur à celui du Front de gauche). Mais, d’autre part, la campagne du NPA n’a pas réussi à convaincre les millions de travailleurs frappés par la crise à voter pour lui : 73% de ceux qui avaient voté pour Olivier Besancenot en 2007 — sans craindre alors l’étiquette « communiste révolutionnaire », mais en appréciant la dénonciation radicale du système capitaliste et de ses serviteurs de droite comme de gauche ! — se sont abstenus le 7 juin, selon le sondage TNS Sofres/Logica déjà cité. En revanche, la campagne NPA qui a été la plus prolétarienne et lutte de classe, celle conduite par le camarade ouvrier Yvan Zimmerman dans la région Est, n’a nullement « effrayé » les travailleurs et les jeunes ; bien au contraire, la liste NPA a recueilli 5,65% des suffrages exprimés, soit 2,3 fois plus de voix que la liste LO-LCR en 2004 (2,45%), bien que LO ait dans le même temps recueilli 1,5% des voix : cela porte le score total de l’extrême gauche dans cette région à plus de 7%, loin devant les 3,9% du Front de gauche.

Au-delà de la question des résultats électoraux, une campagne communiste et révolutionnaire (telle que notre Tendance l’avait proposée dès le congrès) aurait fait progresser la conscience politique de centaines de milliers de travailleurs frappés par la crise, les licenciements, l’arrogance du patronat et les attaques gouvernementales et aurait ainsi nourri la recrudescence des luttes. Elle aurait dénoncé l’exploitation et l’oppression quotidiennes de la classe ouvrière, affirmé l’unité d’intérêts entre les travailleurs de tous les pays, mis en évidence le lien entre l’orientation bourgeoise du PS, le réformisme du Front de Gauche et les trahisons des directions syndicales qui ont bloqué la dynamique des luttes et les ont conduites à des défaites, fait une propagande active pour la grève générale à partir de l’exemple des Antilles, montré l’impasse des prétendues solutions réformistes, expliqué la nécessité d’exproprier les capitalistes pour ne pas payer la crise, attaqué les institutions de l’UE capitaliste tout en soulignant qu’elle repose sur des États nationaux au service de la bourgeoisie et ouvert une perspective ouvrière et socialiste, pour le gouvernement des travailleurs et les États-Unis socialiste d’Europe…

Il revient aux militants du NPA de tirer collectivement les leçons d’une campagne nationale largement erronée. Si cette campagne a certes permis de dénoncer le capitalisme, le gouvernement et le PS, et si elle s’est fait l’écho des luttes, elle est restée trop proche du réformisme et a glissé vers l’électoralisme . En fin de campagne, la direction du parti est allée jusqu’à présenter le vote pour le NPA comme un « vote utile », prétendant que notre parti était le mieux placé pour avoir des élus parmi ceux situés à la « gauche du PS », alors que, tout au contraire, plus la campagne avançait, plus les intentions de vote pour le NPA reculaient. Force est de constater, en effet, que l’orientation du NPA ne répond que trop partiellement aux aspirations des travailleurs et des jeunes qui luttent aujourd’hui, aux espoirs de celles et ceux qui veulent en finir avec le capitalisme, mais sans savoir comment faire. La raison en est que la seule réponse juste à ces aspirations et à ces espoirs réside dans le programme de la révolution socialiste accompli par le pouvoir des travailleurs auto-organisés : entre ce programme et celui du réformisme, il n’y a pas de compatibilité, il est plus que temps de trancher ! C’est ce qu’enseigne toute l’histoire du mouvement ouvrier et c’est encore plus évident face à la crise mondiale du capitalisme, dont les effets vont être de pire en pire au cours de la prochaine période : tout prouve que des centaines de milliers de licenciements supplémentaires vont être décidés et que Sarkozy et son gouvernement, tentant de s’appuyer sur leur prétendue victoire électorale, vont redoubler la violence de leurs coups contre les travailleurs, les diviser au maximum et réprimer encore plus ceux qui luttent. La lutte de classe va s’aiguiser, devenir de plus en plus dure : il ne doit plus y avoir de place pour la confusion programmatique et stratégique.

Et maintenant, que faire ?

La direction (comité exécutif) du NPA ne semble pas près de revoir son orientation, mais veut au contraire la poursuivre et l’aggraver. Elle conclut ainsi son communiqué du 7 juin à 20h15 : « Nous continuons à proposer à toutes les formations de la gauche antilibérale et anticapitaliste un accord durable valable dans les échéances sociales et politiques à venir, pour encourager la convergence des luttes, plus que jamais nécessaire. » Si l’unité doit se faire immédiatement sur les revendications des travailleurs (notamment sur le refus de tous les licenciements), il n’y a aucun « accord durable » possible entre l’anti-capitalisme conséquent et cohérent, c’est-à-dire révolutionnaire, et l’anti-libéralisme, ce réformisme de l’époque actuelle, qui caractérise les bureaucraties syndicales collaboratrices du patronat et du gouvernement, politiquement liées les unes au PS, les autres au PCF ou au Parti de gauche ! Il
n’y a aucun « accord durable » possible entre ceux qui ont privatisé à tour de bras, cassé les droits ouvriers, subventionné le patronat, expulsé les sans-papiers, trahi les grèves, mené des guerres impérialistes (Yougoslavie, Afrique, Afghanistan), et ceux qui combattent pour que les travailleurs se libèrent de toute exploitation et de toute oppression.

La Tendance CLAIRE propose, quant à elle, que le NPA, nationalement et dans tous ses secteurs, mobilise tout le potentiel militant qui s’est manifesté durant la campagne électorale pour l’intervention dans la lutte de classe directe, avec la même intensité et le même niveau de centralisation. Le NPA doit aussi lancer un appel à le rejoindre aux travailleurs et aux jeunes qui ont voté pour lui comme à ceux qui ont refusé de voter pour manifester leur défiance à l’égard du système politique.

Les travailleurs ont besoin d’un parti anti-capitaliste qui tire jusqu’au bout les leçons des échecs et des trahisons des réformistes rancis. Seule la perspective révolutionnaire, qui doit faire l’objet d’une propagande systématique dans la presse et les discours du parti, permet de s’orienter correctement dans la lutte de classe immédiate. Seule une orientation anti-réformiste aide les travailleurs à ne compter que sur eux-mêmes, à démasquer et combattre les directions syndicales et réformistes qui trahissent les luttes, à avancer des mots d’ordre qui partent des revendications immédiates et leur permettent d’aller le plus loin possible, sans se préoccuper des impératifs du système capitaliste, en aidant à la convergence et à l’unification des luttes jusqu’à la grève générale — laquelle permettrait de chasser Sarkozy et ouvrirait une situation prérévolutionnaire.

Paris, le 10 juin 2009


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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 21:05

http://www.info-palestine.net/impression.php3?id_article=6738

VICTOIRE ! Veolia abandonne le projet de tramway à Jérusalem sous les pressions politiques

mardi 9 juin 2009 - Omar Barghouti

En une première victoire géante et éclatante du mouvement mondial BDS dans le domaine de la responsabilité des entreprises et de la conformité éthique, Veolia abandonne le projet de tramway léger de Jérusalem, projet illégal qui vise à relier les colonies israéliennes construites sur le territoire palestinien occupé à la ville de Jérusalem.

Comme l’admet l’article du Ha’aretz, le succès de la campagne BDS, qui a coûté à Veolia quelques 7 milliards de dollars de contrats, est à l’origine de la décision prise par la compagnie dans la tourmente de se retirer du projet.

Il est utile de mentionner que Le Monde a récemment publié un article qui révélait aux lecteurs français et, de façon cruciale, aux actionnaires de Veolia, que l’entreprise perdait de l’argent du fait de sa complicité dans un projet qui constitue une violation majeure du droit international, sinon un crime de guerre.

Cette grande victoire est le résultat d’années d’un travail difficile, éthique, méticuleux et tenace des groupes français de solidarité (...) et du mouvement BDS français croissant, qui fut l’instrument de la perte d’un énorme contrat par Veolia à Bordeaux.

C'est le résultat du travail des militants hollandais qui obtinrent les premiers un succès en convainquant la Dutch Bank de désinvestir de Veolia et de faire pression sur d’autres banques pour qu’elles fassent de même,

C'est le résultat du travail des groupes suédois pour la justice et la paix, en particulier ceux qui sont en lien avec l’Eglise de Suède, dont Diakonia et les groupes de solidarité avec la Palestine suédois, qui coûtèrent à Veolia la perte du plus gros contract, celui du métro de Stockholm, d’un montant de 4,5 milliards de dollars,

C'est le résultat du travail des groupes et militants britanniques, en particulier ceux qui sont affiliés à Palestine Solidarity Campaign, qui ont énormément contribué à l’exclusion de Veolia d’un contrat lucratif dans les West Midlands et, bien sûr, du Comité National Palestinien BDS, qui s’est associé avec tous les partenaires ci-dessus, dans la célèbre campagne « Faisons dérailler Veolia et Alstom » pour pousser l’entreprise à abandonner ce projet illégal.

La campagne « Faisons dérailler Veolia et Alstom », qui implique des militants et des groupes de nombreux pays, tous faisant pression sur les deux géants français pour qu’ils abandonnent le projet du Tramway Léger de Jérusalem (JLR), a été officiellement lancée lors de la conférence de l’Initiative de Bilbao, au Pays Basque, en novembre dernier.

Il est temps maintenant de faire pression sur l’Arabie Saoudite, l’Egypte, l’Iran, les Etats du Golfe, parmi d’autres, pour foutre Alstom dehors de ce projet illégal. La solidarité avec la Palestine ne signifie rien si elle ne se traduit pas par des actions BDS qui coûtent cher au régime israélien d’occupation et d’apartheid.

Il est temps de faire DERAILLER ALSTOM !

8 juin 2009 - BDS movement - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.bdsmovement.net/?q=node/434

Traduction française : http://www.ism-france.org/news/arti...



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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 20:57

 

Ce message vous est envoyé par un visiteur grâce au formulaire de contact accessible en bas de page de votre blog: fischer02003.over-blog.com

Droit de reponse Philippe Moreau CRAN

 En réponse à votre article http://fischer02003.over-blog.com/article-25281779.html



En vertu de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, nous vous prions de publier le droit de réponse suivant à votre article indiqué en référence ci-dessus :

Patrick Lozès a été réélu à la présidence du CRAN le 23 novembre dernier, à 85% des suffrages exprimés. Le quorum était atteint pour le vote, qui s'est déroulé d'une manière tout à fait régulière et dans la plus grande transparence.

Des personnes se prévalant d'un "directoire du CRAN" ont contesté en justice la réélection de Patrick Lozès à la tête du CRAN. Il n'y a pas de "directoire" au CRAN, dont les statuts sont
consultables par tous au siège du CRAN, 55 rue du Château d'eau, 75010 Paris.

Ces personnes ont été intégralement déboutées de leur demande par un jugement du TGI Paris statuant en référé (décision N°09/53097) en date du 14 mai 2009, et condamnées à verser à Patrick Lozès et au CRAN des dommages et intérêts d'un montant de 1500 euros."

Philippe Moreau Conseiller du Président CRAN 06 82 72 46 72


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