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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 18:09

http://www.m-pep.org/spip.php?article1551


LETTRE OUVERTE A LA GAUCHE

Pourquoi rien ou presque n’est-il fait pour mobiliser dans le cadre du sommet de l’OMC à Genève ?

Du 30 novembre au 2 décembre, la 7e conférence interministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) se tiendra à Genève. Parallèlement, de multiples initiatives auront lieu dans le cadre d’un « contre-sommet » qui marquera le 10e anniversaire du mouvement altermondialiste.

La gauche française apparaît totalement dispersée dans la préparation de ce contre-sommet. Elle n’en dit presque rien et rares sont ses composantes qui appellent à y participer. Ainsi, l’Appel à manifester à Genève, lancé par le collectif qui s’occupe de cette initiative, n’a été signé que par dix organisations françaises, trois mouvements politiques, les Alternatifs, le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), deux syndicats, la Confédération paysanne et l' Union syndicale solidaires et cinq associations, Action consommation, AITEC, Attac-France, Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM) et CEDETIM-IPAM.

Chacun comprendra que le Parti socialiste, dont l’un des membres est le directeur général de l’OMC (Pascal Lamy), n’appelle pas à manifester sous les fenêtres de leur camarade. Mais le PCF ? Le PG ? Les Verts ? Le MRC ? La Fédération ? La CGT ? FO ? La CFDT ? La FSU ? Etc.

Le M’PEP ne comprend pas cette indifférence d’une partie de la gauche politique, syndicale et associative française. Il veut alerter sur l’importance de la lutte contre le libre-échange et la diversion qui consiste à découpler les questions climatiques de celles du commerce international.

Avec la Banque mondiale (BM), le Fonds monétaire international (FMI), l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), et l’Union européenne (UE), l’OMC est le 5e pilier de l’ordre libéral mondial. Fondée sur la doctrine libre-échangiste, elle prône la guerre commerciale par la « conquête » de marchés à l’étranger. Elle veut tout transformer en marchandise et met en concurrence les travailleurs à l’échelle planétaire. Son but : accélérer la « libéralisation » du commerce international (faire disparaître les « barrières tarifaires et non tarifaires » réputées nuire aux échanges internationaux et donc à la croissance).

Le sommet de Genève aura quatre enjeux

Pourrons-nous imposer un coup d’arrêt aux politiques libre-échangistes et avancer dans la construction d’un nouvel ordre commercial international ?

La baisse des droits de douane peut avoir des effets catastrophiques. Au Nord, c’est l’augmentation des importations qui va déséquilibrer la balance des paiements, organiser la pression sur les salaires et encourager le chômage. Au Sud, certains pays recueillent 30 ou 40% de leurs recettes fiscales des droits de douane. Les réduire provoquera une diminution des dépenses publiques dans des domaines cruciaux comme l’éducation et la santé. La politique de l’Union européenne aggrave la situation avec la mise en place des Accords de partenariat économique (APE) pour les pays d’Afrique, de Caraïbe et du Pacifique (ACP), visant à imposer le libre-échange.

Le mouvement altermondialiste parviendra-t-il à reprendre l’offensive ?

En 1999, à Seattle, 100 000 personnes avaient occupé la rue, première manifestation du genre. C’était la fin d’un cycle idéologique marqué par l’hégémonie néolibérale. L’immense espoir qui s’était levé, passant par Porto Alegre, va-t-il être alimenté par le contre-sommet de Genève ?

La gauche va-t-elle enfin briser le tabou du protectionnisme qui la paralyse et la prive de crédibilité quand elle parle d’augmentation des salaires, de défense de l’emploi, de lutte contre les délocalisations ou de coopération internationale ?

Le mouvement syndical est ambigu sur le libre-échange alors que c’est une des causes principales des délocalisations, du chômage et de la pression sur les salaires. La gauche est dans la même situation. Elle se méfie du mot « protectionnisme », craignant d’être accusée de « nationalisme » et de se voir confondre avec l’extrême droite. Mais aucune politique authentiquement de gauche, c’est-à-dire la recherche de l’égalité par le redressement significatif de la part de la valeur ajoutée en faveur du travail (emploi, salaires, dépenses sociales…), ne pourra être menée sans prendre des mesures protectionnistes.

Pourrons-nous faire échec à la diversion qui vise à opposer les sommets de Genève et de Copenhague ?

Quelques jours après le sommet de Genève se tiendra celui de Copenhague sur le changement climatique. La gauche et le mouvement altermondialiste, à juste titre, font grand cas de cette dernière réunion. Mais ils oublient celle de Genève ! Pourtant le climat se détériore aussi, et même beaucoup, par l’accélération des transports provoquée par le libre-échange. Le capitalisme, façonné par la révolution conservatrice (le « consensus de Washington »), est en échec. Cet échec n’est pas à rechercher dans le chômage, la précarité ou la montée des inégalités dont les classes dirigeantes n’ont que faire, mais il se trouve dans la difficulté d’assurer la régularité et le niveau du profit. L’idéologie chargée de légitimer le système capitaliste – le néolibéralisme – est maintenant elle aussi périmée. Qui peut croire aujourd’hui, pour ne prendre que cet exemple, que l’intervention de l’Etat dans l’économie serait nuisible par principe, comme on nous l’a affirmé pendant des années ? Et ceci au moment où les pays les plus libéraux comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne font intervenir massivement l’Etat pour sauver le système bancaire ? C’est pourquoi les classes dirigeantes cherchent une adaptation du capitalisme et une nouvelle idéologie. Ils croient avoir trouvé la solution dans le « développement durable », le « capitalisme vert » et la « croissance verte ». Le « green business » a également été inventé de toute pièce pour des raisons géostratégiques. Les Etats-Unis devront en effet augmenter leurs importations de pétrole et de gaz de 60% d’ici une quinzaine d’années. Compte tenu du fait qu’il sera probable que la production mondiale ne pourra suivre cette croissance, les Etats-Unis souhaitent freiner la consommation de pétrole et de gaz dans les autres pays, en particulier en Europe et en Chine. D’où la pression idéologique sur l’Union européenne, notamment, pour l’engager dans les énergies « vertes », idéologie relayée par les partis verts en général. D’où le silence sur Genève et le bruit sur Copenhague.

Au total, le libre-échange accable les pays du Sud, écrase les travailleurs du Nord et détruit la planète. C’est l’arme principale des politiques de mondialisation, stratégie des classes dirigeantes visant à rediscipliner les travailleurs du Nord et les pays du Sud pour redresser les profits, par la réorganisation du travail à l’échelle planétaire.

Dans le cadre universaliste de la Charte de La Havane, des mesures protectionnistes, immédiates et unilatérales, sont nécessaires

La Charte de La Havane fut signée en 1948 par 53 pays, dont la France et la plupart des pays de l’Union européenne actuelle, et devait être celle de l’Organisation internationale du commerce (OIC), dépendant de l’ONU. Elle ne fut pas ratifiée par le Congrès des Etats-Unis dont la majorité avait changé et fut remplacée par les accords du GATT qui ont favorisé les accords de libre-échange et donné naissance à l’OMC en 1995.

Le principe essentiel de la Charte de La Havane est celui de l’équilibre de la balance des paiements : « Aucun pays, à long terme, ne peut fonctionner avec une balance déficitaire » lit-on dans ce texte qui précise que « les Etats membres chercheront à éviter les mesures qui auraient pour effet de mettre en difficulté la balance des paiements des autres pays ». Des « restrictions » aux importations sont alors possibles pour se protéger. Ce principe est à l’opposé de la concurrence effrénée pour la « conquête des marchés » par la « priorité aux exportations » pratiquée dans le cadre de l’OMC. Si ce principe avait été appliqué, on n’aurait pas vu les excédents chinois et les déficits états-uniens qui ont été en partie à l’origine de la crise actuelle.

La Charte évoque également « des normes de travail équitables » ; le « contrôle des mouvements de capitaux » ; les aides de l’Etat qui sont « autorisées » comme des « restrictions quantitatives » et des « garanties sur les produits de base »…

En attendant la mise en œuvre collective des principes de la Charte de La Havane – et la création de l’OIC (Organisation internationale du commerce) qui reste une perspective -, la France, comme d’autres pays, doit appliquer des barrières douanières en prenant des mesures protectionnistes immédiates et unilatérales (hausse des tarifs douaniers, quotas…). Une précision s’impose : il ne s’agit pas de remplacer le libre-échange par LE protectionnisme, car ces politiques sont toutes les deux issues de la même matrice libérale. Il s’agit de prendre DES MESURES protectionnistes et de les insérer dans une perspective universaliste. Nuance ! Cette forme d’internationalisme ne présente aucun risque de nationalisme ou de confusion avec l’extrême droite !

Par exemple, dans le domaine de l’agriculture, chaque pays doit pouvoir assurer sa souveraineté et sa sécurité alimentaires. Pour les biens, chaque pays doit pouvoir augmenter ses droits de douane et mettre en place des quotas d’importations, tout comme interdire les délocalisations si la sécurité du système industriel et social le rend nécessaire. Même chose dans le domaine des services où chaque Etat doit pouvoir délivrer des autorisations d’importation. Enfin, les mouvements de capitaux et de changes doivent être contrôlés.

Or, toutes ces mesures sont rigoureusement interdites par les institutions garantes de l’ordre libéral, et particulièrement par l’OMC et l’UE. Faut-il, dès lors, envisager la tenue de conférences internationales pour faire évoluer ces institutions et leurs politiques ? Sans aucun doute. Mais pour quel résultat ? Et quand ? Lorsque toutes les usines auront été vidées au Nord, et les paysans décimés au Sud ?

Il faut donc désobéir à ces institutions, prendre des mesures unilatérales, c’est-à-dire décider à l’échelle d’un pays ou d’un petit groupe de pays. Cependant, ces décisions unilatérales, pour être comprises par les autres peuples et jouer un rôle d’entrainement, devraient s’inscrire dans le cadre universaliste de la Charte de La Havane rénovée.

Les pays membres de l’Union européenne doivent donc reprendre le mandat qu’ils lui ont donné pour négocier en leur nom à l’OMC. Ils pourront alors sortir de l’OMC et bâtir, à côté, un deuxième système de commerce international avec les pays qui voudront passer de la guerre commerciale à la coopération internationale. Sans stopper tout échange avec les pays restant dans l’OMC ! Les pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), en la matière, donnent l’exemple.

Pour sortir de l’OMC, et éventuellement de l’Union européenne, un ou des référendums seront nécessaire afin d’expulser de la Constitution française tous les virus néolibéraux et euro-libéraux qui y ont été introduits et de s’appuyer sur la souveraineté populaire.

C’est à ces conditions que la gauche, à l’échelle mondiale, européenne et nationale, pourra se redresser.



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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:53

A propos de l'identité nationale .

Qui suis-je ?

Mes parents ont quitté la Pologne en 1921 et 1923 pour fuir l'antisémitisme qui régnait la bas.

Ils sont venus en France «  le pays des droits de l'homme » où ils n'ont obtenu la nationalité française ( plusieurs fois refusée) que lorsque ma sour aînée âgée de 12 ans venait d'être classée première de la ville de Paris au certificat d'études, en 1934...

Ils ont subi le racisme du gouvernement français , la haine des Juifs et ont été sauvés par hasard grâce à quelques français . Ils ont perdu leur nationalité en 1942 .

La soeur de ma mère - Ida - et sa petite fille Irène ainsi que la sour de mon père Esther et son mari Moïse on été déportés en juillet 1942 .

Moi même âgé de 10 ans j'ai porté l'étoile jaune du début juin 1942 au 20 juin environ et je l'ai déchirée et jetée dans le caniveau qui se trouvait devant l'école communale où j'allais cinq fois par semaine suivre des cours et où le professeur nous faisait chanter « Maréchal nous voilà ». j'ai vécu la guerre comme un proscrit et j'ai échappé à la déportation . La famille de mon père et celle de ma mère restées en Pologne ont totalement été exterminées par le régime nazi. ( Sauf deux petits cousins perdus de vue depuis 60 ans).

J'ai subi dans ma jeunesse la guerre d'Indochine , odieuse et synonyme du pire colonialisme et je me suis battu au quartier latin contre un nommé le Pen et ses acolytes . Ensuite il y a eu la guerre d' Algérie , odieuse et synonyme du pire colonialisme.

En 1958 j'ai lutté contre le colonialisme patronné par de gaulle et Guy Mollet et qui a imposé à la France un régime constitutionnel réactionnaire dans lequel nous vivons toujours 51 ans après.

Je milite depuis l'année 1947 où j'ai connu les Auberges de jeunesse ( le MLAJ ) internationaliste, mixte , démocratique, anti-colonialiste et autogestionnaire , puis le Parti Communiste Internationaliste ( Trotskiste ) auquel j'ai fait adhérer François de Massot ( le fils de l'écrivain surréaliste) , Félix Guattari Jean Marie Vincent . et quelques autres .

A partir de l'année 1956 j'ai participé à l' Union de la Gauche avec Yvan Craipeau, Pierre Naville, et Claude Bourdet.

En 1960 j'ai participé à la création du PSU, où, en tant que membre de la tendance marxiste révolutionnaire j'ai été élu membre du Bureau fédéral de la région parisienne avec à ma droite Mireille Osmin transfuge du Parti Socialiste ainsi que Michel Rocard . J'ai participé à mai 1968, à la manifestation de Malville (en 1976) ou j'ai vu des CRS envoyer des grenades sur des jeunes allemands en les estropiant à vie ( et où j'ai crié avec des milliers d'autres «CRS - SS ») , j'ai adhéré aux Verts en 1995 et j'en ai démissionné en 2000 : aujourd'hui je suis membre du NPA et je vomis d'horreur à chaque fois que j'entends ce petit prétentieux de Sarkosy parler .

Je n'ai pas choisi d'être français, j'ai honte très souvent , de l'être :

Par exemple quand je vois de jeunes Français se faire tuer ou blesser dans cette guerre honteuse d' Afghanistan où on n'a pas demandé de vote aux citoyens français, mais dont on sait par sondages qu'ils la rejettent à une grande majorité .

Quand je vois la France officielle protéger des régimes africains corrompus de Guinée, du Gabon, de Côte d'Ivoire, du Tchad etc.

Quand je vois ce petit mec dit « Sarko » recevoir ce fasciste de Nethanyaou et n'avoir rien voulu faire quand l'Etat colonial et raciste israélien avait déclenché la guerre contre Gaza et n'avoir, aujourd'hui encore même pas eu l'idée et encore moins la volonté,  de mobiliser l'Europe contre les méfaits de l'Etat colonial et raciste israélien; ou encore quand j'entends ce petit teigneux faire de la propagande pour « l'identité nationale » !

Qu' est - ce donc l'identité nationale ? Quels sont les Français qui sont fiers de leur nationalité et qui endossent tous les méfaits réalisés depuis plus de 150 ans en leur nom? Quels sont les Français qui sont fiers de l'écrasement de la Commune de Paris et de la mort de 40.000 communards massacrés par ce Nabot de Thiers? Qui sont ces Français qui sont fiers de la victoire de 1918 et dont les grands parents ou les arrière grands parents se sont laissés entraîner dans une guerre injuste, imbécile et qui a déclenché finalement une deuxième guerre mondiale atroce où sont morts 60 millions de personnes dont certaines dans les fours crématoires nazis .

Qui sont donc ces Français fiers de leur passé colonialiste et de la haine qu'ils véhiculaient?

Non je ne suis pas français, je n'ai absolument rien à voir avec tous ces Franchouillards qui n'ont rien compris à l'histoire.

Je ne suis pas non plus européen : je suis Internationaliste , je suis du côté de ceux qui n'ont rien , qui luttent contre un état de classe, raciste, qui refait aujourd'hui contre les immigrés « les étrangers » , les clandestins, ce qu'il faisait pendant la dernière guerre contre les Juifs, les Roms, les Espagnols .

Je suis internationaliste et à ceux qui chantent aujourd'hui la Marseillaise je réponds par L'Internationale qui dit clairement et simplement :

« C'est la lutte finale et demain l'Internationale sera le genre humain ».

Le 16 novembre 2009 .

Jean Baumgarten



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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:43

http://fr.news.yahoo.com/4/20091125/tts-france-justice-tarnac-ca02f96.html


La police accusée de montage dans l'affaire de Tarnac (Reuters)

Des parlementaires de gauche et les avocats de neuf suspects accusent la police d'avoir fabriqué des preuves dans l'enquête sur des sabotages de lignes de TGV il y a un an, l'affaire dite "de Tarnac".

Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, ils ont notamment mis en cause un témoignage "sous X" à charge, qu'ils soupçonnent d'avoir été fabriqué.

"Le gouvernement n'échappera pas à une demande de commission d'enquête parlementaire de la gauche sur ce dossier, qui ressemble de plus en plus à une affaire d'Etat", a résumé le député socialiste André Vallini.

Noël Mamère, député des Verts, a interpellé le gouvernement, tout comme l'ancien premier secrétaire du PS François Hollande, qui a invité la ministre de la Justice et ancienne ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie à "dire tout ce qu'elle sait".

Neuf personnes arrêtées en novembre 2008 pour la plupart à Tarnac (Corrèze) sont en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" pour des sabotages commis par le placement de fers à béton sur des caténaires dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, ainsi que le 26 octobre 2008.

Ils sont membres d'un supposé groupe d'ultra-gauche. Leur défense se fonde sur le fait qu'un agriculteur interrogé le 14 novembre 2008 "sous X", comme le permet la procédure, et qui disait le groupe de Tarnac violent et capable de tuer, s'est rétracté dans plusieurs médias.

Il a expliqué que les policiers lui avaient fait signer sous la pression des fausses déclarations. De plus, la défense estime que le procès-verbal pourrait avoir été antidaté.

"ILS ONT INVENTÉ"

"On est au-delà de la déloyauté, on est dans le soupçon de la falsification, de la fabrication de preuves", a dit Maître William Bourdon, un des avocats.

Un autre grief de la défense concerne le procès-verbal de filature établi par la police le soir des sabotages et qui semble démontrer la présence près d'une ligne du TGV sabotée, en rase campagne et en pleine nuit, de Julien Coupat, supposé chef du groupe, et de son amie Yldune Lévy.

Maître Jérémy Assous a relevé une incohérence dans le "timing" mentionné par les policiers, qui rend selon lui impossible un des déplacements relatés. Il estime que les policiers n'ont pas réalisé cette filature. "Ils n'y étaient pas et ils ont inventé", a-t-il dit lors de la conférence de presse.

La police suit toujours la piste du groupe de Tarnac, comme le montre l'arrestation mardi dans le village d'un nouveau suspect, compagnon d'une des femmes mises en examen. Il est soupçonné d'être impliqué dans la confection de faux documents d'identité retrouvés lors des perquisitions de 2008.

Les déclarations initiales de Julien Coupat et Yldune Lévy devant les enquêteurs restent le fondement principal du dossier. Ils ont expliqué leur présence nocturne sur les lieux par le fait qu'ils avaient eu un rapport sexuel dans leur voiture.

Maître Assous souligne toutefois que cette déposition ne concerne qu'un stationnement sur la commune, en Seine-et-Marne, de Trilport, et non Dhuisy, lieu où le sabotage a été commis, située à 27 km. Le couple nie s'y être rendu ensuite. Les policiers affirment le contraire.


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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 21:12

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/23/identite-nationale-refusons-un-debat-pose-en-termes-xenophobes_1270866_3232.html


Identité nationale : refusons un débat posé en termes xénophobes !

LE MONDE | 23.11.09 | 13h46

Le lancement du débat sur l'identité nationale est-il un acte politique ou seulement politicien ? Dans le contexte de la campagne pour les élections régionales de 2010 et de l'accumulation de sondages d'opinion qui lui sont défavorables, chacun devine que le gouvernement cherche à exploiter les peurs des Français en reliant les thèmes de l'étranger et de la sécurité, de même que ceux du communautarisme et de la condition des femmes. Mais n'y aurait-il pas, par ailleurs, un débat politique de fond qu'on ne saurait refuser par principe ? Beaucoup le pensent. Toutefois ils risquent de le regretter quand ils découvriront la façon dont ce débat aura été organisé concrètement.

Pour le comprendre, il faut lire la circulaire envoyée aux préfets le 2 novembre par le ministre de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale, Eric Besson, leur demandant "d'organiser et de présider" partout en France des débats locaux sur l'identité nationale, et dont la synthèse sera ensuite imposée par le gouvernement comme le résultat de cette vaste consultation des Français.

On y découvre une liste de préjugés et de fausses évidences définissant par avance l'identité nationale alors que l'on prétend la mettre en débat. Beaucoup de sujets sont abordés, mais le thème de "l'étranger" est en réalité central. Et certaines questions formulées à ce sujet sont orientées, choquantes et inacceptables. Détaillons celle-ci : "Comment éviter l'arrivée sur notre territoire d'étrangers en situation irrégulière, aux conditions de vie précaires génératrices de désordres divers (travail clandestin, délinquance) et entretenant, dans une partie de la population, la suspicion vis-à-vis de l'ensemble des étrangers ?" On trouve ici, condensés dans une même phrase, tous les poncifs du discours xénophobe.

Les sans-papiers seraient nécessairement arrivés irrégulièrement. En réalité, l'irrégularité du séjour ne suppose pas l'entrée illégale. Les dernières réformes ont précarisé le statut des étrangers résidant en France, les faisant basculer dans l'irrégularité pour des motifs de plus en plus nombreux (polygamie, séparation du couple, fin du contrat de travail, rejet de la demande d'asile, fin des études, etc.).

Les sans-papiers auraient nécessairement des conditions de vie précaires. C'est la fameuse "misère du monde" et ce n'est pas totalement faux. Toutefois, en réalité, si leur situation administrative est nécessairement précaire, les sans-papiers peuvent aussi être qualifiés, intégrés, travailler, avoir un logement et payer des impôts.

Cette précarité serait forcément source de travail clandestin. Ce n'est pas totalement faux. Toutefois, en réalité, nombre de sans-papiers travaillent avec un vrai contrat de travail et sont déclarés. Au demeurant, le "travail au noir" n'est pas réservé aux étrangers irréguliers. Il est au contraire assez répandu (garde d'enfants, cours du soir, ménage, couture, repassage, aide à domicile, etc.).

Cette précarité serait forcément source de délinquance. C'est le vieux thème d'extrême droite, étranger = délinquance, dissimulé sous le masque de l'apitoiement sur la pauvreté. En réalité, les clandestins sont bien sûr tous délinquants au sens administratif (absence de papiers). Mais pour le reste, leur particularité est généralement d'être au contraire très respectueux de l'ordre public pour ne pas se faire remarquer.

Cela entretient la suspicion de la population à l'égard de l'ensemble des étrangers. Cette idée que la lutte contre les immigrés clandestins permettrait aux immigrés légaux d'être acceptés et de s'intégrer est une idée fausse. D'abord le discours xénophobe, même limité aux clandestins, ne peut qu'alimenter une xénophobie plus générale (il n'est qu'à voir les discours sur la religion musulmane et ses "signes ostensibles"). Ensuite, les pratiques policières qui découlent de la lutte contre l'immigration clandestine touchent en réalité tous les Français dont la peau n'est pas blanche. L'exemple le plus évident est le contrôle d'identité sur la voie publique, autrement dit le contrôle au faciès.

Ainsi, ce débat sur "l'identité nationale" n'est pas seulement contestable sur le fond, il l'est aussi et d'abord sur la méthode. La lecture de la circulaire Besson montre que les conclusions sont largement écrites d'avance. Non seulement la circulaire formule les questions qui seront débattues, mais elle se termine de surcroît par une liste de quinze propositions précises qui, comme par hasard, concernent dans 11 cas sur 15 les étrangers (le reste consiste en cours d'instruction civique, en obligation pour les enfants de chanter régulièrement La Marseillaise et pour les bâtiments publics d'arborer le portrait de Marianne et le drapeau tricolore).

Cela indique bien le niveau réel du débat qui est proposé et le fond de la pensée de ceux qui l'ont conçu. Et qui pourrait élever ce débat, le sortir de ces cadres étriqués aux accents xénophobes ?

A aucun moment il n'est requis la présence des chercheurs spécialistes de la société française, capables d'aider à objectiver son histoire et sa composition actuelle, pas plus que la présence de représentants des divers partis politiques, syndicats professionnels, grandes associations nationales, institutions religieuses ainsi que les diverses "communautés" pourtant évoquées dans la circulaire.

Dans ces débats, il est seulement demandé aux intendants du prince de recueillir attentivement les peurs du "bon peuple" pour pouvoir ensuite le rassurer en lui parlant de la "fierté d'être français". Non, décidément, les dés sont pipés, il s'agit une manipulation et nous appelons nos concitoyens à contester ces procédés politiciens rétrogrades qui menacent davantage qu'ils ne servent la cohésion sociale en réactualisant le bon vieux manichéisme opposant deux entités mythiques : la "communauté nationale" et les "corps étrangers" qui la menaceraient.

Premiers signataires : Christophe Daadouch, juriste ; Laurent Mucchielli, sociologue ; François Dubet, sociologue ; Jean-Pierre Dubois, président de la LDH ; François Geze, éditeur ; Véronique Le Goaziou, sociologue ; Claire Lévy Vroeland, sociologue ; Gérard Marle, prêtre ; Stéphane Maugendre, président du GISTI ; Antoine Math, économiste ; Marwan Mohammed, sociologue ; Richard Moyon, co-fondateur de RESF ; Marie NDiaye, écrivain ; Laurent Ott, éducateur ; Pierre Piazza, politiste ; Philippe Rigaut, sociologue ; Serge Slama, juriste ; Alexis Spire, sociologue ;
Jérémie Wainstain, chef d'entreprise ; Vincent Tiberj, politiste ; Pierre Tritz, prêtre.





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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 20:36

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/23/villiers-le-bel-tarnac-fallait-pas-nous-mettre-dans-la-meme-prison-par-maka-kante-et-benjamin-rosoux_1270865_3232.html


Villiers-le-Bel, Tarnac... "Fallait pas nous mettre dans la même prison !", par Maka Kanté et Benjamin Rosoux

LE MONDE | 23.11.09 | 13h46  •  Mis à jour le 23.11.09 | 13h46

Je suis Maka, j'ai 22 ans, je suis en détention préventive depuis le 23 février 2008. Je suis mis en examen pour "tentative d'homicide volontaire sur agents des forces de l'ordre" depuis le grand baroud policier qui avait suivi les émeutes de novembre 2007 à Villiers-le-Bel. Des centaines de jeunes ont affronté la police suite à la mort de deux adolescents, dans une collision avec un véhicule de police.

Je suis Benjamin, j'ai 31 ans, je suis sous contrôle judiciaire, mis en examen pour participation à "une association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste" suite aux opérations de police menées sur tout le territoire, notamment à Tarnac, en réaction aux sabotages simultanés de l'alimentation électrique de plusieurs voies TGV en novembre 2008.

Un Blanc. Un Noir. Cité du Val-d'Oise. Petit village de Corrèze. Parents immigrés africains de première génération. Classe moyenne de province. Diplôme universitaire. Déscolarisation précoce. Nos histoires se croisent au hasard d'une désertion des voies tracées pour nous dans le grand cirque de la reproduction sociale.

Désertion des "possibilités" d'un plan de carrière universitaire et professionnel tout tracé. Désertion de la perspective de rejoindre la France qui se lève vraiment tôt, celle qu'on croise à 5 heures du soir dans le RER, celle qui nettoie la scène où la France qui compte se produira au grand jour.

Désertion en tout cas de cette France qui expulse, qui parque, qui discrimine, qui classe, ordonne, juge et enferme toujours selon la classe, la race, le "patrimoine". Nous nous sommes trouvés dans une petite cour de promenade humide et glauque de la prison de Fresnes, de sinistre réputation. A l'ombre des barbelés, les pieds dans l'urine des rats. Un an déjà s'est passé depuis notre rencontre et le système judiciaire n'a pas manqué de manifester sa véritable nature : un système qui fixe au jour le jour les critères de ce qui est acceptable et de ce qui ne l'est pas au bénéfice, le plus souvent, des classes dominantes de cette société. Face à ce système, et pris dans le viseur d'un gouvernement qui ne cesse de mettre la vieille tradition réactionnaire française au goût du jour, nous endossons chacun la défroque d'une figure de l'ennemi intérieur nouvelle vague.

On comprend bien l'acharnement que met ce gouvernement - appuyé en cela par la plupart des médias - à faire de nous, chacun à sa façon, les plus terribles portraits, "barbares", "inconscients", "ultra-violents", "anarcho-autonomes", "racailles" et toutes sortes d'autres outrances langagières. On sent aussi à quel point ce que l'on conjure à tant nous calomnier c'est la crainte que ces figures soient finalement plus désirables que les figures officielles de la réussite et de l'intégration.

Et elles le sont sans aucun doute... Le jeune diplômé qui crache dans la soupe de l'Occident triomphant et ne compte pas en rester là ; le jeune fils d'immigré qui refuse de rempiler dans les fonctions de larbin qu'on a toujours massivement réservées à ceux de sa couleur.

Notez que, même aux rangs des ennemis intérieurs désignés, la couleur de peau et l'extraction font encore une terrible différence. La "société civile", les médias s'émeuvent beaucoup moins du sort de quelques jeunes "indigènes" aux prises avec une police galvanisée que lorsqu'il s'agit de rejetons de la classe moyenne blanche - socle politique de ce pays. Et les magistrats ont toujours la main plus lourde.

Nous nous sommes retrouvés là, l'un et l'autre, sur foi de réquisitoires aussi peu fondés l'un que l'autre, où le bon vieux "témoignage anonyme", pour ne pas dire "délation crapuleuse", dispense opportunément de la "charge de la preuve"... Pris dans de véritables affaires d'Etat où les enjeux politiques dépassent largement le sort particulier de nos petites personnes, voire s'en balancent, au profit d'enjeux électoraux, de compétition des services de renseignement et de police, de politiques de communication policières et ministérielles.

Nicolas Sarkozy avait dit, avant même son élection à la tête de l'Etat, toute sa crainte d'une "jonction" - jamais advenue - entre le mouvement des universités contre le contrat première embauche (CPE) et les différentes vagues de révoltes de la jeunesse de banlieue, ce n'est pas le moindre des paradoxes que ce soit sa politique de répression elle-même qui nous fasse nous rencontrer. Il n'y a jamais eu meilleur catalyseur que l'épreuve d'une hostilité commune pour passer des frontières qui étaient parfois apparues infranchissables. La simple juxtaposition de nos deux histoires éclaire le présent d'une lumière plus crue. Nous pensons que notre rencontre n'est pas qu'une anecdote sympathique. Elle nous a paru à tous deux préfigurer ce qui doit arriver, ce qui, comme peu d'autres choses, indique une sortie du marasme politique du présent.

Si nous prenons la parole aujourd'hui, c'est qu'il est temps d'en finir avec l'habituel fatalisme qui entoure ceux qui sont pris dans les rouages de la justice et qui n'ont d'autre horizon que le broyage pénitentiaire. Nous ne sommes pas des épouvantails, nous sommes doués de parole et de pensée et nous comptons bien en faire usage envers et contre tout étouffement.

Fin octobre a été prononcé un non-lieu pour les policiers qui étaient à bord du véhicule qui a provoqué la mort de Larami et Moushin. Il n'y aura pas de procès. Dans le même temps, on annonce le renvoi aux assises des quatre personnes soupçonnées, sans preuves, d'avoir participé aux tirs contre les forces de police pendant les émeutes. Tout semble annoncer un procès expiatoire.

Il s'agira de faire un exemple pour toute la jeunesse révoltée de ce pays : "N'espérez même pas pouvoir vous défendre ! Nous jouissons de l'impunité totale, vous risquez des peines énormes. Vous êtes pieds et poings liés", semblent hurler tous les pouvoirs réunis en une seule et même chorale infernale. Et nous n'avons pas fini de l'entendre : le 27 octobre avait lieu à Clichy-sous-Bois une commémoration de la mort de Zyed et Bouna dans un transformateur électrique lors d'une course-poursuite avec la police en 2005 ; ce même jour les policiers ont déposé une plainte contre Muhittin, seul survivant du trio d'adolescents, aujourd'hui majeur, pour "non-assistance à personne en danger".

Je suis Benjamin, je suis resté à peine trois semaines en détention. Comme mes co-mis en examen je suis depuis onze mois sous contrôle judiciaire strict avec l'interdiction de rentrer chez moi. Je cherche à faire que ce temps volé par l'appareil judiciaire ne soit pas un temps mort.

Je suis Maka, comme mes co-mis en examen je suis depuis vingt mois en détention "préventive", et placé à l'isolement. Je lis, j'écris, j'aiguise ma compréhension de ce monde et de la place qui nous y a été dévolue ; je fais ma révolution dans 9 mètres carrés.

Nous ne sommes que deux exemples parmi tant d'autres que nous ne pouvons tous citer ici. L'année 2010 devrait voir de nouveaux rebondissements dans nos deux "affaires". Elles sont toutes deux emblématiques de la guerre totale que mène ce gouvernement contre tout ce qui ne se soumet pas à son idéal glacé et policé. Nous pensons que ces victoires ne leur sont pas assurées.

Nous savons que nous sommes toujours plus nombreux, de tous horizons, déterminés à ne pas les laisser marcher sur nos têtes. Il faut que ces "épisodes" judiciaires soient aussi pour chacun l'occasion d'une prise de parti dans l'époque. Rester silencieux en de telles circonstances revient à tenir le manche de la pelle qui s'évertue à vouloir nous enterrer vivants.





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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 19:22

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Yossi_Sarid.141109.htm


Abbas doit déclarer unilatéralement l'Etat de Palestine

Yossi Sarid

Depuis quelques jours, des rumeurs circulent dans la presse israélienne sur les intentions qu¹auraient certains dirigeants palestiniens de déclarer unilatéralement la création de l¹Etat de Palestine. Certains journalistes vont même jusqu'à évoquer un accord secret passé avec l'Administration Obama qui encouragerait positivement une telle initiative. Il est difficile de faire la part de la vérité et de l'intox dans ces articles, mais il est sûr que cette question se pose aujourd¹hui au sein de l¹Autorité palestinienne qui chercherait, en laissant filtrer cette information, à exercer des pressions sur les Etats-Unis pour obliger le gouvernement de Netanyahou à geler la colonisation. La déclaration d'Abbas de ne pas se représenter aux élections palestiniennes de janvier doit aussi être comprise dans ce contexte. Mais ces ballons d'essai doivent aussi nous alerter sur l'urgence à trouver une solution au conflit. Aucun dirigeant palestinien ne pourra promettre indéfiniment à son peuple un Etat sans perdre tout crédit. Si les Israéliens ne décident pas de négocier rapidement et sérieusement avec Abbas, ils risquent de se trouver, dans le cas où les Palestiniens prendraient une telle initiative, confrontés à une situation où ils seraient soumis à une forte pression internationale car il est certain que la majorité des Etats représentés aujourd¹hui à l'ONU reconnaîtrait rapidement le nouvel Etat. C'est pour réfréner les dirigeants palestiniens favorables à une telle initiative que Netanyahou menace, dans le cas où une telle déclaration devait être faite, d¹annexer unilatéralement les blocs de colonies en Cisjordanie.

C'est maintenant, précisément, que le président palestinien Mahmoud Abbas ne doit pas abandonner l¹espoir,  et cela n'a rien à voir avec les douceurs insignifiantes prononcées par Shimon Peres samedi soir dernier lors de la manifestation  à la mémoire de Rabin à propos de certains qui donnent de l¹espoir du côté de Ramallah. Comme si, à la présidence (chez Peres, président, ndt), c'était tous les jours carnaval, et pas seulement quand il fait ses valises pour le Brésil.

Abbas a eu raison de décider d'annoncer sa démission prochaine. Car il est impossible de mener une négociation « sans conditions préalables », alors que la colonisation se poursuit. Depuis 42 ans, Israël pose partout des conditions préalables et des faits accomplis en tuiles rouges (« tuiles rouges des toits des maisons » devenues le symbole des colonies ndt), faisant du processus de paix rien d'autre qu¹un processus sans fin.

Mais, avant qu'Abou Mazen (Mahmoud Abbas ndt) ne parte, il lui reste quelque chose à faire : déclarer unilatéralement, la création d'une Palestine indépendante. La Palestine, maintenant.

Les deux côtés sont en droit d'agir unilatéralement. Abbas le doit à son peuple, à lui-même et à nous. Cette semaine, des informations ont filtré selon lesquelles le premier ministre Benjamin Netanyahou trouve cette
perspective effrayante, et qu¹il attend des Américains qu¹ils calment les esprits. Mais le cauchemar de Netanyahou constitue notre seule chance d'en finir avec l¹occupation, nous vivants.

Lorsqu¹il déclarera l¹indépendance, Abbas doit appeler les Juifs qui vivent dans l'Etat de Palestine [les colons, donc, ndt] à préserver la paix et à faire leur part du travail pour construire le nouveau pays, en
tant que citoyens aux droits pleins et entiers, jouissant d'une représentation dans toutes ses institutions. David Ben Gourion n'aurait pas été choqué par ce plagiat, tiré de la Déclaration d¹Indépendance d'Israël.

Ainsi, Mahmoud Abbas deviendra le Ben Gourion palestinien. Les circonstances n'étaient pas moins incertaines quand Ben Gourion a déclaré l'indépendance en 1948. Mais notre père fondateur a pris le risque, et nous avons de la chance qu'il l'ait fait.

Le risque que prendrait Abbas serait bien moindre. Sur les 192 Etats membres des Nations unies, plus de 150 reconnaîtraient une Palestine libre, et la Palestine deviendrait bientôt le 193e. Bien que nous ignorions la position des Etats-Unis, il est difficile de croire que Barack Obama accepterait de se laisser entraîner de nouveau dans l'isolation, maintenant que l'Amérique refait partie du monde.

Et que ferait Netanyahou ? Envahir et reconquérir la Cisjordanie ? Restaurer le gouvernement militaire à la Muqata de Ramallah ?

Et quels ordres Ehoud Barak donnerait-il à l'armée ? La Serbie n'a pas osé envahir le Kosovo après que celui-ci a déclaré son indépendance, et même la grande Russie ne s'est pas permis de demeurer dans le territoire géorgien souverain après la guerre russo-géorgienne.

Tout de suite après la déclaration d'indépendance, des fêtes commenceraient dans la capitale, Jérusalem-Est, et des gens du monde entier s'y joindraient, y compris des Israéliens. Les masses de la Maison Ismaël feraient la fête joyeusement dans les quartiers de la ville, en particulier dans les quartiers dont ils ont été évincés par des gens aux prétentions religieuses. Cela devra être des manifestations de joie sans violence, et aucune pierre ne devra voler.

Cette semaine, j'ai appelé Abbas au téléphone. Cela faisait plus de quatre ans que nous ne nous étions pas parlé. Je lui ai fait part de tout ce que je suis en train d'écrire aujourd¹hui. Je lui ai encore dit autre chose : ce qui s'est produit au Mur de Berlin il y a 20 ans, et à l¹apartheid quelques mois plus tard, arriverait aussi à l¹occupation. Elle s'effondrera, même s'il y aura encore des tentatives de la renforcer à l'aide de clous.


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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 19:15

http://fr.news.yahoo.com/pages/story/story_metro.php?id=/rtrs/20091123/r_t_rtrs_ts_other/tts-france-grippe-ecole-ca02f96_1


Des gendarmes pour fermer une école pour cause de grippe A-H1N1 (Reuters)

Les gendarmes sont intervenus lundi matin pour fermer une école contre l'avis du maire, qui refusait de mettre en application l'arrêté préfectoral de fermeture pour cause de grippe A-H1N1, apprend-on auprès de la mairie et de la préfecture.

L'école de Saint-Sulpice-de-Royan (Charente-Maritime), qui comprend sept classes et 160 élèves, a été fermée par les gendarmes à la demande de la préfecture alors que le maire, Martial de Villelume, attendait une décision des parents.

« Tout est rentré dans l'ordre. Ça s'est passé dans le plus grand calme. Il m'a été rappelé que c'est le préfet qui prend la décision et que le maire n'a rien à voir là-dedans », a indiqué à Reuters Martial de Villelume.

Le premier magistrat de cette commune de 2 700 habitants proche de Royan a précisé que « depuis ce matin les enfants partent au fur et à mesure de l'arrivée de leurs parents qui galèrent pour certains pour organiser la garde ».

Martial de Villelume a expliqué que son refus était né de la méthode utilisée.

« On m'a prévenu par téléphone vendredi soir alors que l'école était fermée jusqu'à lundi et c'était compliqué de prévenir les familles. J'ai considéré qu'on pouvait attendre lundi pour en parler avec les parents », a-t-il dit.

Le maire de la petite commune proche de l'embouchure de l'estuaire de la Gironde a regretté que la décision de fermeture ait été prise uniquement sur des « suspicions de grippe A ».

« Vendredi, il y avait 14 cas suspects mais les médecins ont avoué qu'ils étaient incapables de dire s'il s'agissait de la grippe A ou de la grippe saisonnière », a précisé le maire, qui dit avoir tenté en vain de négocier avec le préfet pour une fermeture seulement des classes les plus touchées.

Les sept classes de l'école primaire de Saint-Sulpice-de-Royan seront fermées jusqu'à lundi prochain.



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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 21:53

http://www.jeunesclimatjustice.fr/2009/11/18/j-30-des-bus-pour-manifester-a-copenhague/


Des bus pour manifester à Copenhague !

Le 12 décembre l’ensemble des organisations et acteurs de la société civile agissant sur le climat appellent à une grande manifestation internationale à Copenhague, afin de peser sur le sommet des Nations Unies qui sera alors en train de négocier un nouvel accord mondial de réduction des gaz à effet de serre prenant le relais du protocole de Kyoto.

Une réduction massive et rapide des émissions est en effet nécessaire pour éviter l’emballement climatique et des conséquences environnementales et sociales catastrophiques : montée des mers, destruction des écosystèmes, désertification, raréfaction des ressources essentielles, migrations forcées…

En 1997 les gouvernements des pays industrialisés s’étaient engagés à réduire leurs émissions, celles-ci ont continué d’augmenter dans des proportions encore plus importantes[1]. Aujourd’hui, alors que le réchauffement climatique s’accélère, il faudrait selon les climatologues que les pays développés diminuent de 40%  les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, de 95% d’ici 2050… Mais au lieu de véritables politiques alternatives permettant d’atteindre véritablement ces objectifs (taxation internationale, relocalisation des activités, transition solidaire…), ce sont les « fausses solutions » (finance carbone, nucléaire, agrocarburants) qui sont toujours à l’ordre du jour des gouvernements !

Seule une mobilisation populaire massive peut imposer les changements nécessaires à la stabilisation du climat.  Ne les laissons pas jouer notre avenir, agissons !

Aussi appelons-nous à une participation des jeunes qui soit la plus large possible au contre sommet de Copenhague, en particulier à la manifestation internationale du 12 décembre, et dans la mesure du possible aux autres actions telles que la manifestation Reclaim Power du 16 décembre… La jeunesse partout dans le monde est un acteur majeur du mouvement social, et a su montrer qu’elle pouvait faire reculer des gouvernements, comme par exemple en France avec les manifestations contre le CPE.

Afin de permettre au plus grand nombre de militants d’aller à Copenhague, nous avons pour projet d’organiser des bus. Contactez les référents locaux du collectif les plus proches de chez vous (contacts sur le site), afin de nous permettre de connaître les besoins ! Des bus sont d’ors et déjà ouverts à réservation en région parisienne[2]. Nous recherchons enfin des gens motivés, des financements, et nous sommes intéressés pour relayer dans nos réseaux toute initiative de transports pour Copenhague.

Dix ans après Seattle, un autre monde n’est pas seulement possible, il est urgent !

Collectif Jeunes pour le Climat et la Justice Sociale

Attac Campus, Avenir Climat, Fac Verte, Fédération Sud Etudiant, Jeunes Alternatifs, Jeunes Laïcs et Solidaire, Jeunes Verts, Mouvement des Jeunes Socialistes, Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne, NPA Jeunes, Parti de Gauche Jeunes, Réformistes et Solidaires, Union nationale des Etudiants de France, Utopia Jeunes, Zone d'écologie populaire.



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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 21:48

Patrick Karam : Je n’accepte plus d’être injurié, diffamé et calomnié

Cela fait maintenant un an et demi que trois ou quatre individus, désœuvrés et jaloux, mènent une campagne obsessionnelle, malsaine et diffamatoire contre ma fonction et ma personne, contre ma famille, mes proches, mes amis, mes collaborateurs sur des sites internet ou par des envois massifs de mails à plusieurs dizaines de milliers de personnes, à tous les ministères et responsables politiques quasiment toutes les semaines.

Je me suis tu pendant tout ce temps, préférant me concentrer sur ma mission au service de mes compatriotes ultramarins. Mais trop c’est trop.

Ces individus pensent être au-dessus des lois en se cachant pour salir et diffamer impunément.

Mais c’est fini, je n’accepte plus qu’on salisse mon honneur comme lorsqu’on me calomnie en disant que j’ai détourné des fonds publics. Je n’accepte plus d’être diffamé et injurié quotidiennement, d’être traité de « bata syrien ». Je refuse que ma famille et mes proches soient insultés et traînés dans la boue. Les auteurs de ces injures et de ces diffamations auront désormais à en rendre compte devant la justice.

J’ai déposé une plainte avec constitution de partie civile contre Claude Ribbe. Après avoir été entendu par la police, Claude Ribbe a été mis en examen par un juge d’instruction pour diffamation et injures et renvoyé devant le tribunal correctionnel. Il sera jugé le 11 février 2010.

Dans le seul but de me salir et pour faire diversion, Claude Ribbe a introduit devant le Tribunal Correctionnel de Paris en septembre 2009 une plainte fantaisiste en citation directe pour détournement de fonds publics.

Il me calomnie en prétendant que j’utilise les fonds de la délégation interministérielle pour l’attaquer en justice. C’est précisément le contraire. Comme n’importe quel fonctionnaire, j’ai le droit à la protection juridique de mon autorité de tutelle dès lors que je suis attaqué dans le cadre de mes fonctions. En l’espèce, c’est bien parce qu’il m’a calomnié et injurié à maintes reprises que le Secrétariat général du gouvernement (SGG) après instruction m’a accordé légitimement cette protection et donc prend en charge les frais de mon avocat. 

Claude Ribbe devra rendre compte de ses inventions malveillantes de détournement de fonds publics lorsque le Tribunal examinera la question le 7 janvier 2010. Il devra ensuite en assumer toutes les conséquences car je demanderai des dommages et intérêts très lourds pour procédure abusive.

Par la suite, je redéposerai plainte et demanderai une condamnation pour dénonciation calomnieuse.

Afin que les choses soient claires, j’annonce tout de suite que je verserai tous les dommages et intérêts perçus à des associations ultramarines, et notamment à celle qui milite contre la drépanocytose.

Quant à la campagne honteuse et malsaine menée par des individus malveillants, racistes et lâches qui se cachent derrière l’anonymat d’un site internet (dont Veilledom), j’annonce que j’ai déposé une plainte contre X pour diffamation et injures avec constitution de partie civile.

J’ai aussi saisi le procureur de la République. L'enquête de police sous la direction d'un juge d'instruction fera toute la lumière sur les auteurs et les diffuseurs de ces communiqués.

Cet acharnement et ces mensonges sont sans précédents. Aucun autre responsable public n’a eu à subir d’attaques aussi violentes et aussi injustifiées. Et c’est sans doute cette conscience de l’injustice que je subis qui vous a poussés à vous mobiliser massivement en ma faveur.

J’ai reçu plusieurs milliers de témoignages de sympathie et de soutien, je ne peux répondre à chacun de vous individuellement mais je voudrais vous dire combien votre solidarité m’a ému et combien elle me conforte dans ma volonté de continuer à me battre pour vous, pour une société plus juste et plus fraternelle.

Patrick Karam, Délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer


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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 21:42

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/11/21/au-moins-31-morts-dans-une-mine-de-charbon-en-chine_1270129_3216.html#xtor=AL-32280151


Au moins 87 morts dans l'explosion d'une mine en Chine

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 21.11.09 | 09h15  •  Mis à jour le 22.11.09 | 08h21

Le bilan du coup de grisou survenu samedi dans une mine de charbon du nord-est de la Chine s'est alourdi à 87 morts et l'espoir de retrouver des survivants, 24 heures après le drame, diminuait ce dimanche.

L'explosion s'est produite samedi à 2 heures 30 locale (18 heures 30 GMT vendredi) à près de 400 mètres de profondeur. Sur les 528 mineurs présents dans les galeries, à Hegang dans la province du Heilongjiang, au moment du coup de grisou, 420 ont été secourus, écrit l'agence de presse Chine nouvelle. Une vingtaine de mineurs n'ont toujours pas été retrouvés.

Les efforts des secouristes sont gênés par la présence de gaz denses et des coulées de terre qui obstruent certaines galeries, a expliqué Zhang Fuchen, responsable chargé des secours, à la télévision chinoise.

La mine, qui produit 1,45 million de tonnes par an de charbon, est la propriété du groupe public Heilongjiang Longmay Mining, basé à Harbin, la capitale provinciale. Heilongjiang Longmay Mining se présente comme la première entreprise minière du nord-est de la Chine. Selon les statistiques officielles, 3 215 ouvriers chinois ont été tués dans les mines de charbon en 2008.









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