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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 20:44

Qui laisse agir les milices sionistes à Paris ?

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=544

par Zulficar

Les milices sionistes font régner la terreur dans Paris. Certains événements qui se sont déroulés ces derniers jours mettent au jour une fois de plus les agissements anciens de milices sionistes ultra violentes, mais aussi les étranges accointances et l’impunité quasi totale dont elle semblent bénéficier depuis très longtemps, au sein de cette république.

Ce soir là mercredi 22 / 05 se tient au CICP, 21 ter rue Voltaire une petite réunion de solidarité pour Gaza, à l’initiative de Génération Palestine. Tout à coup, effervescence en contrebas sur le boulevard Voltaire. Quatre personnes sont en train de rouer de coups un participant au meeting qui remontait paisiblement la rue en direction du centre associatif situé à 200 m environ. S’ensuivent des affrontements très violents lorsque le petit service de sécurité du meeting, venu à la rescousse, se trouve débordé car confronté à une bande organisée d’une quarantaine de nervis sionistes identifiés comme tels, surgie comme par magie de nulle part. Un véritable guet-apens. Ce soir là, il y a bien eu attaque préméditée. Et ce d’autant plus que d’autres provocations ou agressions, verbales ou physiques, ayant eu lieu à peu près au même moment dans les environs, confirment cette thèse. Ainsi des jeunes femmes portant le hijab et se rendant à la réunion Palestine ont déclaré à la police avoir été menacées et suivies par un groupe hostile depuis la place de la nation, un autre jeune porteur de keffieh palestinien, entré imprudemment dans un café, « se fait courser » et violemment agressé par une bande d’hystériques. Le lendemain, c’est à dire jeudi soir un commando viendra à nouveau asperger de gaz lacrymogène les portes du CICP.

Bref tout cela ne serait demeuré qu’exactions supplémentaires à mettre au compte de milices pro israéliennes ayant pour nom Betar ou Ligue de Défense Juive, si, et c’est cela qui pose problème, cette agression ne s’était déroulée sous le regard même des forces de police. Celles ci présentes sur les lieux, justement à la demande de Génération Palestine, sans doute dans l’attente de consignes de leurs supérieurs ont temporisé suffisamment longtemps pour que les agresseurs aient le temps de blesser sérieusement deux des jeunes. In fine, intervention des fonctionnaires, contrôles d’identité et tout le monde, agresseurs, victimes, témoins, se retrouve au commissariat du XIe arrondissement. Les deux blessés y déposent plainte puis se rendent aux urgences hospitalières où ils passeront la nuit après s’être vus délivrer des ITT respectivement de 2 et 3 jours. Les policiers leur demandant juste de revenir le lendemain matin au commissariat pour compléter leur déposition.

Et c’est ce même jeudi à 11 h que le piège se referme sur eux. Ce qui n’aurait dû être qu’une formalité rapide, leur déposition, se transforme en cauchemar. Ils apprennent qu’ils sont convoqués dans un autre commissariat, celui du XIXe. Confiants en la justice de leur pays, ils s’y rendent immédiatement, non sans avoir été menacés et insultés, à nouveau, aux portes même de celui ci par un groupe organisé présent et apparemment bien renseigné sur leur rendez vous. A peine arrivés, ils apprennent, changement de rôle, qu’ils sont désormais en garde à vue.

A croire que le scénario qui depuis la veille attendait d’être peaufiné était désormais au point. Emprisonnés de jeudi midi à samedi dans les locaux du commissariat de Riquet, les deux jeunes, se sont ensuite vus déférés devant un juge d’instruction. Celui ci, ne peut que les remettre en liberté sous contrôle judiciaire après, incroyable mais vrai les avoir gratifiés, eux les agressés ainsi qu’une troisième personne, celle là même qui avait été assaillie en premier, d’une hallucinante inculpation pour « violences en réunion et actes antisémites ».

Dés lors plusieurs questions s’imposent. Que faisait Samy Gozlan sur le théâtre d’opérations du boulevard Voltaire ? En effet si l’on en croît plusieurs témoins, on aurait vu rapidement accourir sur le lieux des incidents cette figure connue du soutien à Israël. Cet ex commissaire de police et responsable communautaire au CRIF, est aussi le chef du très officiel SPCJ "Service de protection de la communauté juive". Il est surtout connu pour être un ennemi fanatique de la cause palestinienne. Avait-il décidé de se reconvertir dans la protection de la communauté musulmane, qui en avait bien besoin ce soir là, ou était-il en train de faire son footing vespéral ? L’inculpation scandaleuse des victimes n’est-elle pas le fruit d’un deal, histoire de contrebalancer l’inculpation pour violences des deux agresseurs sionistes arrêtés dont semble t-il un cadre connu d’une de ces milices ? En tout cas tout cela en dit long sur le niveau de connivence entre l’Etat et ces mêmes milices.

Depuis le temps qu’elles agissent dans l’impunité, de Mitterrand à Sarkozy, les milices sionistes sont très utiles, tout comme les milices de l’extrême droite classique, au pouvoir politique français. D’abord comme instrument de terreur à l’encontre du mouvement de solidarité pro-palestinien. Mais il semble qu’elles aient aussi désormais une autre fonction, celle de terroriser la jeunesse « indigène », dans le but de la mettre au pas. Ainsi de plus en plus souvent, celles ci se font le bras armé de l’islamophobie ambiante. A de nombreuses reprises ces dernières années, souvent en marge de manifestations pour la Palestine, des jeunes musulmanes se sont fait arracher leur Hijab par des admirateurs de l’Etat d’Israël.

Autre constat. Cette nouvelle affaire d’agression sioniste intervient curieusement après celle il y a quinze jour du gala "Nos talents pour Gaza" ( deux blessés parmi les gens qui faisaient la queue ) par un commando hurlant « mort aux Arabes ! ». Deux des assaillants de l’attaque contre le théâtre Adyar le 12 avril auraient d’ailleurs à nouveau été identifiés parmi ceux de mercredi soir. Dans une conjoncture marquée par la conférence de Durban et la commémoration de la création d’Israël, les milieux sionistes comme d’habitude vont tout faire pour banaliser leur soutien constant à des crimes de guerre, ceux de l’armée israélienne, surtout après l’agression contre Gaza. Ainsi l’hebdo Actualités Juive tente déjà, dans un article tout récent titré "les barbares", d’exploiter de façon indécente, l’émotion plus que légitime soulevée par l’odieux assassinat du jeune Ilan Halimi dont le procès des tortionnaires s’ouvre bientôt. En liant, rien de moins, ce crime crapuleux aux propos d’Ahmadinejad et à Durban II. Bien sûr au mépris total de la mémoire du jeune Ilan mais dans le sens d’un soutien accru à Israël. Sous le thème, "les mots ( comprendre ceux des pro-palestiniens, avérés ou supposés) conduisent aux actes" ( ceux du Gang des Barbares, assassins du jeune Ilan ).,

C’est ainsi que par la magie d’une promotion républicaine express, réservée aux seuls jeunes bronzés, deux victimes, des « issues de » passent en un clin d’œil, de la catégorie d’agressés à celle d’agresseurs. Ce qui, diront certains, n’est, ni plus ni moins, en raccourci, que le sort subi par le peuple palestinien depuis son expulsion hors de sa terre natale en 1948. Considéré depuis 60 ans, par un étrange strabisme occidental, comme le bourreau de son bourreau.

Dans la France de 2009, les jeunes bronzés de toute évidence demeurent les coupables tous désignés de tous les maux du moment. Délinquance, toxicomanie, violences scolaires, urbaines ou conjugales, bien sûr anti
sémitisme et bientôt, pourquoi pas, le chômage et la crise financière, eux qui en sont les premières victimes. Suspects professionnels, c’est à eux de prouver en permanence leur innocence. Surtout quand ils sont hors de
cause, surtout quand ce sont eux sur lesquels se déchaîne le monde politique. Leur innocence apparente ne peut être alors qu’un sortilège oriental et c’est bien là, la marque de leur perversité suprême que de réussir à dissimuler leur culpabilité ontologique. Ce que l’on veut faire payer à trois jeunes dans cette nouvelle affaire de violences sionistes est connu. Tout simplement la défense du droit à la liberté pour le peuple palestinien et l’opposition résolue à une idéologie colonialiste avérée, le sionisme. Mais c’est aussi leur dignité que l’on veut fouler des pieds et c’est leur soumission totale que l’on réclame à corps et à cris. Pourtant les politiques de ce pays devraient le savoir, rien n’arrêtera notre quête de justice.

Zulficar du MIR




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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 20:09

La France des droits de l’Homme...

Un charter de Kosovars, une rafle d’Afghans, deux enfants en prison, leur père en rétention, le père d’un enfant français, marié à une femme handicapée française, en rétention... : le tableau de chasse du ministre de la rafle et du drapeau, dressé par RESF (Reseau Education Sans Frontières).

Un charter de Kosovars

Eric Besson est un humaniste qui, trop modeste, n’apprécie guère le titre de ministre de la Rafle et du drapeau attaché à sa fonction. Et pourtant…

Et pourtant… La semaine dernière, expulsion de 50 Kosovars et Albanais sur un vol charter organisé en collaboration avec l’Autriche. Spectacle grandiose, propre à combler le ministre : 50 malheureux, certains avec leur baluchon, d’autres sans rien, menottés, entravés, attachés à leur siège, encadrés de deux policiers chacun. Ce devait être beau comme du Besson ! Pourquoi aucune photo n’a-t-elle été publiée dans le but de « dissuader les migrants » ?

Une rafle d’Afghans

Arrestations massives opérées à l’improviste par la police dans un quartier suspect : 200 Afghans arrêtés au petit matin à Calais au milieu d’un énorme déploiement de 500 policiers. Une rafle magnifique qui a sans doute tellement ravi le ministre qu’il s’est rendu à Calais quelques jours plus tard pour annoncer des récidives. 200 interpellations, sous prétexte de lutter contre les trafiquants. 200 personnes libérées le lendemain.

Deux enfants en prison, leur père en rétention…

Si M. Besson fait dans l’acharnement collectif, il fait aussi dans le traitement individuel sordide.

Bienvenu Mbelani a 34 ans, père de P. (10 ans) et de J. (8 ans). Il est congolais (RDC), un pays où les morts dus aux guerres civiles et aux violences politiques se comptent par millions. En 2006, il parvient à quitter le pays et demande l’asile en France. Débouté comme de bien entendu. Il se retrouve sans papiers et frappé d’un APRF (Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière). Malgré cela, ses deux enfants sont envoyés en France pour le rejoindre. Ils atterrissent à Roissy le 10 avril avec des papiers qui ne sont pas en règle. Selon les procédures maintenues en place par le ministre Besson, les enfants (8 ans et 10 ans !) sont placés en zone d’attente, une prison pour étrangers, adultes mais aussi enfants, à qui on souhaite refuser l’entrée en France.

L’apprenant, Bienvenu Mbelani se précipite en zone d’attente (sur les conseils de son avocat, paraît-il… Si c’est vrai, celui là ferait mieux de s’occuper d’autre chose que du droit des étrangers !) Il est arrêté sur le champ et mis en rétention. Papa en prison à Bobigny, les enfants en prison à Roissy. Le monde selon Besson est merveilleux.

Au quatrième jour de détention, les enfants sont présentés au Juge de libertés et de la détention de Bobigny, comme des grands, sur le banc des accusés, dans une salle bourrée de policiers en uniforme. Ils sont dans la même salle que leur père, lui aussi présenté au JLD, mais ils n’ont le droit ni de communiquer ni de l’embrasser. La classe ! 8 ans et 10 ans, le gibier de potence fourni à la justice par les services de M. Besson a de l’allure ! Heureusement quand même, le JLD ordonne la libération des enfants qui sont placés dans une famille d’accueil par l’ASE. Mais leur père n’a toujours pas pu les contacter.

On en est là.

Notre ministre humaniste a trois solutions. Renvoyer le père et les enfants dans un pays qu’ils ont fui et où il est fort possible que le père soit immédiatement emprisonné… si ce n’est pire car quoi qui ait pu se passer avant son départ, le simple fait d’avoir demandé l’asile en France le désigne comme un opposant. Les enfants seraient ainsi livrés à eux-mêmes, rendus quasi-orphelins au nom de la préservation de l’unité familiale à laquelle on sait que les services de M. Besson sont très attachés quand ça les arrange. La seconde solution serait de garder les enfants confiés à l’ASE en France et de renvoyer le père au Congo. Le coup du chassé-croisé (les enfants arrivent d’Afrique au moment où le père y est réexpédié) est original… Son caractère inédit séduira peut-être le ministre.

Reste enfin la seule solution humainement acceptable : que Bienvenu Mbelani soit libéré et régularisé et qu’il récupère ses enfants afin de leur donner enfin une vie décente. Trop simple et trop humaniste pour être possible ?

Père d’un enfant français, mari d’une handicapée française, en rétention !

Mohamed Allouche est tunisien, père d’un enfant français (sa femme est française). Il est arrivé en 2005 pour rejoindre sa femme et son fils. Outre le droit élémentaire de vivre en famille, la venue de Mohamed était d’autant plus nécessaire que la mère de son enfant est sourde et muette. Elle travaille dans une maison de retraite et a été la première femme atteinte de ce double handicap à obtenir le permis de conduire mais il n’empêche que la présence de son père est indispensable à Noufel (11 ans). Mohamed avait un récépissé provisoire de titre de séjour… sans autorisation de travail.

Mais, en août 2007, la préfecture de Nanterre faisait mener une enquête pour vérifier la réalité de la vie du couple. Pour un peu le ministère Hortefeux-Besson mériterait de s’appeler celui du trou de serrure ! Mohamed Allouche était contrôlé le 15 avril au métro Chatillon-Montrouge et placé en rétention après avoir reçu un APRF. Motif deux des nombreux documents fournis par le couple pour prouver leur vie commune portaient une adresse différente de leur adresse habituelle. C’est grave, ça, ça mérite de détruire une famille, de placer un individu en prison et sûrement de l’expulser… Sauf que l’adresse « suspecte » est celle des parents de l’épouse qui, pour une raison ou une autre avait jugé plus pratique de se faire expédier tel ou tel courrier chez ses parents. A se demander ce qui est le mieux partagé au ministère de M. Besson, la malveillance ou l’incompétence. Les deux peut-être ?

Il faut, naturellement, que Mohamed Allouche soit libéré, que le titre de séjour auquel il a droit lui soit immédiatement délivré, que les mauvais traitements qu’il a subis soient indemnisés et que le ministre lui présente des excuses."

RESF : communiqué du 24 avril 2009

CAPJPO-EuroPalestine

publié le dimanche 26 avril 2009

Article imprimé à partir du site de l'Association CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com



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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 19:46

Deux militants propalestiniens agressés par les sionistes et...placés en garde à vue !

Au cours du meeting boycott Israël le mercredi 22 avril au 21 ter rue Voltaire GP / Capjpo, des affrontements très violents ont eu lieu sur le boulevard Voltaire, entre le service de sécurité du meeting venu à la rescousse et au moins une quarantaine de nervis sionistes qui venaient juste d'attaquer des militants portant des keffieh, à proximité immédiate du CICP. Le tout en présence de la police qui bien sûr non seulement a assisté placidement à la scène, mais n'est intervenue qu'en second lieu, pour arrêter, certes plusieurs agresseurs, mais aussi, fait incroyable, deux des agressés également.

Les policiers leur ont affirmé qu'il s'agissait juste de venir confirmer leur plainte au commissariat mais les instructions ont dû venir peu après.  Et les deux militants de la catégorie d'agressés sont passés, suite aux déclarations sionistes, à celle d'agresseurs et mis en examen possibles. Ils sont en garde à vue et ce jusqu'à demain 19h. Une avocate a pu se constituer pour eux. On craint qu'ils ne soient inculpés, pour faire bonne mesure, suite aux pressions sionistes qui n'ont pas manqué d'affluer chez le procureur. Si des agresseurs sionistes sont inculpés alors, pour contrebalancer, il faut nécessairement que des militants pro-palestiniens le soient également. Même s'ils n'ont fait que se défendre. Ce que la police ne peut pas ne pas avoir constaté.

De plus, des militants présents ont vu rapidement accourir sur les lieux, Sami Gozlan.  Cette créature tous terrains, nous la connaissons bien. Un ex commissaire de police, responsable communautaire juif du côté de Drancy, mais aussi chef du SPCJ "Service de protection de la communauté juive". Il est aussi animateur radio sur RCJ.  Expert en désinformation et ennemi fanatique de la cause palestinienne, il a par exemple tout fait auprès des mairies pour torpiller la tournée de Leïla Shahid en banlieue, du côté de Drancy/Blanc Mesnil, lorsqu'elle était à Paris. C'est lui qui assure la couverture juridique et l'interface avec les gros bras Betar / LDJ en cas de pépin avec les flics.  N'hésitant pas à les recruter en échange, si besoin est.

Cette nouvelle affaire d'agression sioniste intervient après celle de dimanche dernier (deux blessés parmi les spectateurs du gala "Nos talents pour Gaza"), dans une conjoncture marquée par la conférence de Durban, la commémoration par les sionistes de la création d'Israël et l'ouverture du procès des assassins de Ilan Halimi.  Une bien triste affaire de délinquance pure mais que l'hebdo Actualités juive tente déjà, dans un article tout récent titré "les barbares", de lier à Durban II. Il faut s'attendre à une grande et prochaine excitation des sions. A commencer par le CRIF, qui de façon odieuse, ne va pas manquer j'en suis sûr, d'exploiter ce meurtre sordide, à mobile crapuleux, en cherchant à le linker à la cause palestinienne.  Sous le thème, "les mots (ceux des pro-palestiniens) conduisent aux actes" ( ceux du Gang des Barbares, assassins du jeune Ilan ).

Mobilisation pour nos amis emprisonnés ! Vigilance et unité chers frères, camarades, amis et partisans de la Palestine libre !

PS: AUX DERNIERES NOUVELLES, ILS TENTENT DE COMPLETEMENT RENVERSER LA VAPEUR ET FAIRE PASSER LES VICTIMES POUR DES AGRESSEURS!!!   ET ILS VEULENT LES GARDER EN DETENTION PROVISOIRE LE TEMPS DE L'ENQUETE!!


www.enfantsdepalestine.org


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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 19:34


www.ugtg.org

Mercredi 24 mai 1967 - Début de la grève des ouvriers du bâtiment : Les ouvriers du bâtiment qui réclament 2% d’augmentation et la parité en matière de droits sociaux entrent en grève.

Jeudi 25 mai 1967 : L’importance de la mobilisation et la tension régnant sur les piquets poussent le patronat à convoquer une réunion de négociations pour le lendemain à la Chambre de commerce de Pointe-à-Pitre.

La journée du vendredi 26 mai 1967 :

Tôt le matin, la mobilisation des ouvriers à la Pointe Jarry donne lieu à une "répression énergique" (mots du commissaire CANALES) des CRS et des Képis rouges : bastonnades, coups de crosse, tirs tendus sur les ouvriers.

Dans la matinée : A la Chambre de commerce de Pointe-à-Pitre, de nombreux ouvriers se rassemblent devant et aux alentours de la Chambre de commerce.

11H00 : En présence de l’inspection du travail, débutent les négociations entre la délégation syndicale de la CGT (composée notamment de Ms BERGAME, CALIFE & QUEREL) et la délégation patronale conduite par BRIZZARD.

12H45 : Les négociations, qui étaient sur le point d’aboutir, sont ajournées, en raison de l’opposition du représentant de la SOGOTRA. Dehors, le mot s’est répandu que c’est BRIZZARD qui est à l’origine de cet échec. Les CRS prennent position.

13H00 : A l’entrée du bâtiment, un responsable syndical membre de la délégation explique.

Vers 14H30 : Des renforts de CRS sont déployés sur la Place de la victoire et devant la Chambre de commerce pour permettre la sortie de celui qui a laissé entendre que : "lorsque les nègres auront faim, ils reprendront le travail". L’arrivée des CRS provoque la colère générale : les affrontements débutent. Les CRS lancent des grenades lacrymogènes pour disperser la foule et chargent à coup de matraques, à coups de crosses... et à coups de pieds, ceux qui tombent, glissent ou traînent. Les manifestants, renforcés par des jeunes, répliquent par des jets de pierres, de conques de lambi, de bouteilles.

15H00 : Brizzard évacué, les affrontements se poursuivent : dans toute la ville, des groupes se forment.

15H15 : Le préfet BOLOTTE - en repli à la sous-préfecture en compagnie des chefs militaires et du sous-préfet PETIT - donne alors l’ordre de tirer, "en faisant usage de toutes les armes". Il sait la portée de son ordre, et pour cause : l’homme a effectué deux séjours en Indochine (en 1950, au cabinet du maréchal de Lattre de Tassigny ; puis en 1953, au cabinet du ministre des Relations avec les Etats associés) ; et a passé trois années en Algérie où entre 1955 et 1958, il a été sous-préfet à Miliana, puis directeur de cabinet du préfet d’Alger... C’est donc un familier des tueries françaises en terre coloniales.

Le massacre de 87 civils guadeloupéens par des gendarmes, CRS et parachutistes français

15H30-15H35 : Le commissaire CANALES désigne un manifestant du doigt. Rafales d’IPM et de fusils automatiques. Sur la place de la Victoire, non loin du monument aux morts, un homme tombe. Atteint de deux balles dans le ventre. Très vite, il est ramassé, emporté et conduit à l’Hopital général. Il y décède peu après. Il s’agit de Jacques NESTOR, Jaki pour ses camarades, Kiki pour ses amis. Il a alors 26 ans, et milite au GONG.

Vers 15H40 : Autour de la Place, dans la foule des badauds, un guadeloupéen est atteint d’une balle en pleine tête. Puis c’est au tour du jeune PINCEMAILLE de s’effondrer, la tête elle aussi chiquetaillée par une balle meurtrière. C’est le signal de début d’un long massacre...

16H00 : Dans la ville, la sauvagerie de la répression et l’annonce de l’exécution de Jacques NESTOR puis de deux autres guadeloupéens déclenchent une vague de colère. Les armureries PETRELUZZI-QUESTEL & BOYER sont prises d’assaut : des armes et des munitions sont emportées.
Contre la barbarie militaire, un mouvement de résistance populaire s’organise. Les affrontements redoublent d’intensité : plusieurs groupes de civils armés s’opposent aux forces de répression ; ailleurs, des cars de CRS et de gendarmes déboulent en trombe, avec pour consigne de "nettoyer la ville".

17H30 : Le maire de la ville, Henri BANGOU, accompagné notamment d’HERMAN SONGEONS, d’Hégésippe IBENE, de Pierre TARER se rend au Canal et, sous prétexte d’appeler au calme. Toujours juché sur les vaillantes épaules de Daniel GENIES qui l’avait ainsi amené, il en profite une nouvelle fois pour dénoncer "les agitateurs professionnels" qu’il désigne comme autant de coupables à châtier :

Il est 18HOO : Une pluie incessante de rafales d’armes automatiques a déjà fauché des dizaines de guadeloupéens... : on signale à cette heure 4 tués et plus de 30 blessés civils. De nouvelles troupes de parachutistes, arrivées en renfort des gendarmes et des CRS, font leur apparition et commencent à prendre position. L’émeute populaire redouble alors d’intensité : les magasins UNIMAG & PRISUNIC, les immeuble d’AIR FRANCE & de FRANCE ANTILLES ainsi que le dépôt de la BANQUE de la GUADELOUPE sont attaqués et incendiés. Comme un symbole, TITECA - BEAUPORT, poursuivi, court se réfugier à la gendarmerie de MIQUEL ; le juge français COMBESCUR est blessé.

19H00 : Les képis rouges investissent la ville ; aidés et accompagnés dans leurs repérages, leurs déplacements et leurs interpellations par des policiers guadeloupéens : les LAPORAL, LAURENT, BOURGEOIS... et par d’autres indicateurs qui s’étaient glissés parmi les manifestants... C’est le couvre-feu, alors que la radio d’Etat annonce que le calme est revenu.

20H00 : La décision est prise - par qui : BILLOTE ? BOLOTTE ? FOCCARD ?.... - d’envoyer les "pots de fleurs", jeeps militaires équipées d’une mitrailleuse. Cette décision se double d’un ordre clair : "tirer sur tout ce qui bouge, qui est noir ou qui tire ses origines de cette couleur"... [2] . Pointe à Pitre est en état de siège. Le massacre va alors virer à la boucherie : Les artères de la ville sont dégagées ; plus aucun regroupement n’est admis ; badauds, passants, riverains essuient les rafales des meurtrières. Des centaines de guadeloupéens sont pris pour cible, mis en joue, blessés, mutilés, fauchés. Le jeune Camille TARET qui rentre du travail est abattu à deux pas du domicile de ses parents. Dans la nuit, la patrouille repasse alors que les parents et proches organisent la veillée : nouvelle rafale. Gildas LANDRE ne se relèvera pas.

00H00 : Un avion militaire en provenance de Martinique vomit d’autres assassins ; une nouvelle meute de militaires parachutistes français, chargée celle-ci de "finir le travail".

02H00 du matin : Le silence se fait. Les rues sont vides, nettoyées de toute présence guadeloupéenne exception faite des quelques policiers et indics servant de guides aux chiens...

La journée du samedi 27 mai 1967

06H00 : Douvan jou, le premier bilan de la journée du vendredi 16 mai est lourd, plusieurs centaines d’arrestations (27 officiellement), cinq morts identifiés parrmi les civils guadeloupéens, Jacques NESTOR, ZADIG-GOUGOUGNAM, PINCEMAILLE, Camille TARET et Guidas LANDREE, plus d’une centaine de blessés, passant sous silence le nombre réel de victimes innocentes guadeloupéennes, la radio d’Etat annonce 27 CRS et 6 ou 7 gendarmes blessés...

07H00 : Le matin, des guadeloupéens se rassemblent par petits groupes pour constater l’état de la ville et commenter les massacres de la veille. Ils découvrent une ville assiégée, transformée en champ militaire. Dans les rues de Pointe-à-Pitre, la France mène une guerre contre des civils désarmés. On murmure des noms : ceux de guadeloupéens assassinées par les képis rouges, ceux des blessés. Toujours à voix basse, on s’interroge sur le nombre de victimes et les véritables raisons d’un tel massacre.

08H00 : A moins d’un kilomètre de là, au lycée de Baimbridge, les jeunes lycéens s’apprêtent à manifester pour dénoncer les massacres et la sauvage répression de la veille. En route, ils seront rejoints par d’autres

10H00 : Le millier de jeunes s’arrête face à la sous préfecture, et après une prise de parole, commence à scander les noms des bourreaux : "CRS... SS !", "BILLOTE... Assassin !" Les cordons de képis rouges et de CRS postés sur place les encerclent, puis commencent à frapper. Plusieurs jeunes sont interpellés. Cette nouvelle agression, ravive la braise : des affrontements sporadiques continuent d’opposer des groupes de guadeloupéens aux CRS et aux képis rouges. Làs, le rapport de force est par trop déséquilibré (pierres et bouteilles contre fusils automatiques et mitraillettes). Tout au long de la journée des guadeloupéens continueront d’être assassinés, mutilés, ou arrêtés. Des corps sans vie dans les rues et quartiers de la ville sont furtivement récupérés par leurs proches.

17H00 : Des dizaines de Gaudeloupéens, bravant la politique de Terreur, accompagnent le corps de leur camarade Jacques NESTOR au cimetière de Mortenol. D’autres victimes sont enterrées au même moment. Assoiffés de sang guadeloupéen, les chiens déployés par centaines et postés sur tout le parcours, veillent. Leurs griffes enserrant soigneusement les armes de guerre pointées en direction des cortèges funéraires. En plus des centaines d’arrestations arbitraires en "flagrant délit", la chasse est lancée contre les "agitateurs, meneurs et instigateurs rendus responsables de cette boucherie dont la France coloniale est coutumière. L’étreinte de la nuit se referme sur la ville qui s’endort pour la deuxième fois en baignant dans une odeur de mort et de poudre.

Mardi 30 mai 1967 : Un accord, signé en préfecture avec le patronat accorde une augmentation de 25% aux ouvriers ; 12 fois supérieure à ce qui était réclamé le 26 mai, 25 fois supérieure à la proposition maximale faite par BRIZZARD le même jour.




 

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 19:25

http://continuitelkp.new.fr/


MANIFESTATION VENDREDI PREMIER MAI 2009
PARIS 14 heures Place Denfert Rochereau

Pour le respect de l’accord « Bino » !

Les travailleurs de Guadeloupe, de Martinique, de la Guyane et de la Réunion ont conduit une grève très dure pendant  plusieurs semaines contre le système de « pwofitasyon » qui provoque un coût de la vie exorbitant, et maintient une économie et des rapports sociaux de type colonial dans les DOM. Résolument constructif, ces mouvements populaires ont confectionné démocratiquement et dans l’unité une plate-forme de revendications légitimes permettant d’apporter des solutions concrètes dans l’ensemble des secteurs de la société locale.

Alors que les accords conclus dans chacun des DOM ne sont toujours pas honorés, le gouvernement dans une fuite en avant de « l’arbitraire colonial », vient, par le ministère de M. Hortefeux, de sortir un arrêté scélérat amputant l’article V de  l’accord « Bino » qui permettait la convertibilité au terme de trois ans de prise en charge de la région, du département et de l’Etat.

En amputant de son article V l’accord « Bino »  le Gouvernement par ses ministres Alliot-Marie, Jégo, Hortefeux, et le premier d’entre eux Fillon, a violé  les accords signés par les partenaires sociaux le 26 février dernier au bout de 44 jours de lutte et de mobilisation exemplaires et porté gravement atteinte pour la première fois dans l’histoire sociale française à la jurisprudence du droit du travail en matière de signature d’accord de fin de conflit !

Par cette décision scélérate de complaisance à l’égard du MEDEF Guadeloupéen, le Gouvernement instaure volontairement une disparité salariale et une injustice sociale « illégale » au détriment de 30 000 travailleurs pourtant concernés par l’extension.

C’est inacceptable !
 
Contre les Etats-Généraux !

Les départements d’Outre-Mer viennent de connaître probablement l’une des plus grandes crises de leur histoire en particulier en Guadeloupe à l’initiative du LKP, en Martinique avec le Collectif du 5 février, en Guyane avec le MKL et à la Réunion avec le COSPAR  …

Des mobilisations historiques et exemplaires compte tenu du caractère pacifique et de la maîtrise avec laquelle les militants se sont employés à organiser des manifestations qui ont recueilli l’approbation totale de la population et pour la première fois une participation tellement massive que rapportée à la France hexagonale on approcherait les 15 millions de participants.

Plus qu’une absurdité, ces états généraux constituent une véritable supercherie
 
Apporter une réponse politicienne à une exigence économique et sociale concrète n’a vocation qu’à pérenniser « une économie de plantation », ce que la LODEOM, loi sur le développement de l’outre-mer vient confirmer dans ses dispositions qui ne tiennent aucunement compte des faits, notamment par l’évidente  politique  de monopolisation du pouvoir et des réseaux économiques, fonciers et financiers entre les mains d’une infime minorité béké actrice principale de la « pwofitasyon » !

Comment peut-on faire croire que l’injonction sarkozyenne d’Etats Généraux peut remplacer plusieurs semaines de grève, de débats, de négociations et de décisions concrétisés par des accords contractuels entre la région, le département, le préfet, les syndicats et associations et le patronat ?
   
Combien de temps durera la manipulation de l’opinion publique sur les véritables responsables des conséquences économiques et sociales au terme de ces nombreux jours de grève qui ne peuvent être mis qu’à l’actif d’un Président de la république et sa cour ministérielle qui ont volontairement laissé pourrir la situation afin de diviser un mouvement soudé et un peuple solidaire ? 

Contre la politique anti-sociale et colonialiste du gouvernement Sarkozy !

Le Gouvernement croit pouvoir museler les salariés en lutte pour la protection de leur emploi, de leur pouvoir d’achat , du droit de grève et du respect du droit syndical, contre les licenciements massifs, la délocalisation des usines, la protection des stocks options et des salaires des banquiers et du haut patronat « ici » ;  et « là bas », Outre Mer,  pouvoir utiliser les vieilles méthodes d’intimidations coloniales tantôt paternalistes tantôt répressives !

Le CLKP - Continuité Liyannaj Kont Pwofitasyon - appelle l’ensemble des Travailleurs de France de l’Outre Mer à refuser l’injustice sociale et à se mobiliser massivement pour exiger une pleine et entière égalité sociale et salariale dans l’hexagone et dans les DOM ainsi que le respect des accords négociés et signés.

Le premier mai 2009 : Hexagone, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion  Territoires d’Outre-Mer  même combat !

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 20:27

Stop au cirque politique

Élections :: Tine, la gagnante de la semaine

La semaine dernière, Tine Van Rompuy a révélé qu’elle serait candidate sur la liste PTB+ pour les élections du 7 juin. La chose n’est pas passée inaperçue. Tous les médias lui ont consacré une attention des plus soutenues.

Nick Dobbelaere
 
Tine Van Rompuy combine contenu politique et engagement. Elle applique le programme du PTB+ tant au boulot que dans sa vie quotidienne. Quelle différence avec la floppée de VIP’s que les autres partis embarquent sur leurs listes. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

La sœur du Premier ministre qui se présente comme candidate indépendante pour un parti de gauche, les médias, évidemment, ne pouvaient manquer de s’emparer du sujet. Il s’est avéré bien vite, toutefois, que Tine n’est pas la tantième VIP, ni l’énième « sœur de », à tirer parti de son illustre nom de famille pour grappiller des voix. Non, Tine a un message et une histoire à exprimer. De ses années d’engagement en tant qu’infirmière et syndicaliste, on a vite compris que le pas vers une place de candidate sur la liste PTB+ est on ne peut plus logique et naturel.

Elle applique quotidiennement son programme du PTB+, tant à son travail que dans sa vie personnelle. Quelle différence avec la flopée de VIP que les autres partis embarquent sur leurs listes. Tine combine coutenu politique et engagement et c’est une des raisons pour lesquelles, la semaine dernière, on l’a vue partout dans les médias. Petit aperçu…

Tine dans la presse écrite

Lu dans les quotidiens du groupe Sud-Presse le 10 avril : « Tine Van Rompuy, sœur du Premier ministre Herman Van Rompuy, est 3e sur la liste pour l'Europe du PTB+/PVDA+. Infirmière, syndicaliste et active dans le secteur associatif, elle est une candidate d'ouverture. Elle a été séduite par le programme du PTB rénové notamment parce qu'il défend l'idée d'une “taxe européenne sur les millionnaires” et le modèle kiwi pour les soins de santé. “Ce n'est pas aux plus défavorisés à payer le prix de la crise”, dit-elle ».

Het Laatste Nieuws, le quotidien le plus lu de Flandre, où Tine occupait la quasi-totalité de la page deux, titrait : « Je suis une vraie socialiste ». Dans un encadré, elle présentait également son programme en dix points.

Le Soir était sous l’impression de la présence de Tine Van Rompuy. Le journal l’a même désignée comme « gagnante de la semaine ». La motivation d’un tel choix était la suivante : « Son franc-parler est inattendu : “Cela fait des années que je ne vote plus pour le CD&V” dit-elle. Elle aurait pu limiter cette rébellion familiale au secret de l’isoloir. Mais non ! Voilà l’infirmière Tine sur la liste du PTB+, critiquant la politique d’austérité de son frère, prônant la médecine du peuple. Le tout devant une affiche présentant Herman avec un nez de clown. Slogan : « Stop au cirque politique ». Croyez-le ou non : ces deux-là font encore les fêtes de famille ensemble. »

Pour De Standaard aussi, Tine Van Rompuy était la lauréate de la semaine. Sous un mode toutefois un peu plus ironique : « Ce n’est pas parce qu’une femme ressemble à Herman Van Rompuy qu’elle ne peut avoir du succès. »

Tine à la TV

« Mon frère défend les riches » a déclaré Tine sur le site de RTL-TVI . « Moi, je défends l’homme de la rue ». Pour la première fois, le PTB+ a eu accès à la télé francophone la plus regardée. Du côté néerlandophone, l’émission d’analyse Terzake l’a invitée pour un entretien. Le journaliste de service s’étonnait de voir quelqu’un provenant d’une famille chrétienne et active dans le syndicat chrétien, se présenter sur la liste du PTB+ et non sur celle du CD&V. Mais Tine n’y voit rien d’étonnant. Elle se qualifie en premier lieu de vraie socialiste. Quant aux revendications qu’elle défend, elle ne les retrouve pas au CD&V, mais bien au PTB+.

L’introduction de la taxe sur les millionnaires, par exemple, et le modèle kiwi pour réduire le prix des médicaments. De plus, « les communistes traduisent la Bible bien mieux que les démocrates-chré tiens, pour l’instant », a finalement dû admettre l’interviewer. Pour Tine, la solidarité avec les humbles, c’est une évidence.

La télé commerciale VTM, de son côté, s’est fait accompagner du frère Eric pour rendre visite à Tine. Autour de la table du salon, il n’était pas question de rivalité. Tine et Eric sont des frère et sœur comme les autres. Divergences d’opinion, oui. Disputes, non. Tine a même admis que, sur le plan du caractère, elle ressemble davantage à Eric, qui a dit ceci : « C’est quelqu’un qui est parfois radical et qui dit toujours ce qu’elle pense. »

Tine dans les éditos et les blogs

Des éditorialistes et bloggers ont consacré un article à la candidature de Tine. Sans exception, ils avaient tous quelque chose à dire sur cette candidature.

Hugo Camps, dans De Morgen : « Chapeau à Tine Van Rompuy. Alors qu’un de ses frères est Premier ministre et que l’autre fait du vélo dans la périphérie bruxelloise affublé d’un drapeau au lion délavé, elle préfère figurer sur la liste du PTB+. Ça, c’est annoncer sa couleur. (…)

Chris Van den Abeele, ancien journaliste de Terzake et de Panorama, aujourd’hui à la rédaction des sports de la VRT, écrit sur son blog : « J’ai trouvé en Tine une chouette femme. Une vraie Van Rompuy. Crédible, en tout cas. »

Tine pour rire

Une troupe humoristique flamande, les Kennedys, a même réalisé un petit film marrant sur internet, dans lequel un agent de la Sûreté de l’État révèle qu’en fait, Herman Van Rompuy est un travelo : le jour, il est Premier ministre pour le CD&V et, la nuit, il est Tine, infirmière à l’hôpital du Gasthuisberg.

Tout comme Tine, Herman peut en fait devenir l’homme politique qu’il avait toujours souhaité : de gauche et social. Il ne veut plus parler de BHV ni du trou dans le budget, mais de choses réellement importantes : le modèle kiwi et l’impôt sur les grosses fortunes.

Sur notre site : www.stopaucirquepolitique.be , vous pouvez visionner les émissions de TV mentionnées dans l’article ci-dessus.

Les lecteurs réagissent

Sur les sites internet de plusieurs journaux, les lecteurs ont la possibilité de commenter l’actualité. Morceaux choisis après l’annonce de la candidature de Tine Van Rompuy sur la liste du PTB+.

Bravo Tine, de prouver qu'il n'y a pas que des séparatistes dans cette famille.

En un seul mot elle se présente contre son frère et ses millions...et elle dit même que la politique est un cirque !

Enfin un article sur un parti d'alternative. Allez lire leur programme et si vous êtes mécontent de la politique actuelle ainsi que du système en place, vous avez trouvé pour qui voter.

Au moins à applaudir dans cette candidature : la sincérité politique, alors que tant d'autres se lancent dans la « carrière » politique sans la moindre idée, et sans autres ambition que d'y faire du fric, et trouvent le plus commode de mettre leurs pas dans ceux de leur père.

Parce que les deux frères sont au CD&V, la sœur devrait militer au même parti ? C'est n'importe quoi ! Qu'on lui foute la paix ! Et félicitations à elle qui a le courage de ses opinions. 

Parti du Travail de Belgique 2009 - Bd M.Lemonnier 171, 1000 Bruxelles 02/50 40 110 - 



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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 19:26


Notes de printemps

par Jacques Kirsner

www.socialisme-maintenant.org

Il fait soleil et la situation est passionnante pour qui tente de réfléchir sans a priori, sans formules toute faites. Répétons-le, pour l’essentiel la situation française est déterminée par la marche mondiale à la crise. Tant que dans un pays important le rapport des forces entre les classes n’aura pas été sérieusement ébranlé, les « traits nationaux » de la lutte des classes ne modifieront pas la situation internationale.

Pour l’heure le plan de relance chinois s’épuise et les différents plans pour stabiliser le système bancaire américain ne semblent guère porter leurs fruits. De l’avis général le G20 a accouché d’une souris. Surtout dans la plupart des grands pays la mobilisation sociale est inexistante (USA) ou très fragmentée (Chine-Japon). Certes, la bourgeoisie est inquiète parfois même effrayée par une crise qu’elle ne maîtrise absolument pas, mais de son côté la classe ouvrière s’avère pour l’instant incapable de résister avec un minimum de force, de cohérence, d’ampleur.
Sauf en France.

Il ne s’agit pas de crier cocorico, mais de constater, une fois encore, la spécificité française. Certes demain d’autres salariats rejoindront, dépasseront la lutte des classes en France, mais pour l’heure, la France est seule ; à certains égards, elle est isolée. Donc, depuis plusieurs mois salariés et jeunes combattent. Contre les réformes sarkozystes, contre le blocage des salaires, la montée du chômage, la liquidation -par centaines- des entreprises. Participation toujours plus massive aux journées d’action organisées par les confédérations pour freiner la mobilisation, la faire échouer et dans tous les cas l’encadrer pour en garder le contrôle. De sorte que, pour l’heure, les directions syndicales ne sont pas parvenues à briser la tendance à la mobilisation. Enfin, il y a l’essentiel, le mouvement spontané, auto-organisé. Les enseignants-chercheurs avec l’aide des étudiants mais sans participation massive ont
mené -mènent encore- une bataille remarquable contre Darcos et Pécresse. Ils ont obtenu des avancées significatives, les décrets ont été réécrits, malgré les fanfaronnades de Sarkozy, il a dû reculer et c’est, finalement le soutien des syndicats (FSU-FO-UNEF) qui une fois de plus a permis, pour l’heure d’éviter une débacle gouvernementale. De même, il faut apprécier, dans les écoles les refus de centaines d’enseignants, d’appliquer la loi…

Ce ne sont pas des méthodes habituelles de lutte du mouvement ouvrier, mais ce sont des luttes qui font sens, qui affirment, sélectionnent de nouvelles générations de combattants. A des degrés divers, qu’on ne peut généraliser, qui sont donc hétérogènes, les luttes se frottent, se heurtent à la politique des dirigeants syndicaux qui passent leur temps à « négocier » avec le MEDEF et N. Sarkozy.

C’est donc en ayant à l’esprit le dispositif d’ensemble qu’il faut aborder la flambée d’occupation et de séquestrations de cadres et dirigeants dans les usines. Rien n’est égal. Il faut solliciter la dialectique, « Il n’y a pas de mouvement sans matière, comme il n’y a pas de matière sans mouvement » (F. Engels). Il y a une progression de ces actions : elles ont toutes pour origine des plans de licenciements ou des fermetures d’usines. La plupart des grèves avec séquestrations réclament de meilleurs plans sociaux, pas la remise en cause des plans de licenciements ! Cet objectif pour l’instant semble inatteignable... Enfin nulle part -encore ?- une usine n’a séquestré ses dirigeants pour une longue période -la SNIAS à Nantes en 1968- permettant d’en faire un point de résistance régional, voire national.

Je ne cherche pas à minimiser ces actions mais à bien apprécier leur juste place. L’enthousiasme, le gauchisme verbal qui saluent ces formes d’actions sont ridicules ! Il faut raison garder. Si ces occupations ne s’élargissent pas, ne débouchent pas contre le MEDEF, Sarkozy, elle seront défaites. Ces mobilisations font partie d’un processus de maturation social et politique qui est en cours. Pour le réussir, ce ne sont pas les techniques de mobilisation qui comptent mais le contenu politique, l’objectif à atteindre pour vaincre.

De quoi s’agit-il ? Ces vagues mondiales de délocalisation, de désindustrialisation, ces millions de nouveaux chômeurs, ces dizaines, ces centaines de millions de nouveaux précaires sont à l’image de la crise écologique menaçant la planète, les pathologies d’un système à bout de souffle.

C’est d’abord cette question qu’il faut expliquer, illustrer. La crise actuelle du système capitaliste peut être surmontée par une société encore plus violente, inégalitaire, condamnant régions, nations à la pauvreté absolue ou, par l’organisation par les salariés, les chômeurs, d’une société par eux dirigée, mettant au cœur des actions et des préoccupations l’intérêt général et non pas celui d’une couche ultra privilégiée de propriétaires prédateurs. Cela peut se nommer socialisme. Chaque plan de licenciement, chaque « réforme » gouvernementale pose cette question.

Il faut mettre au cœur de la lutte les responsabilités du MEDEF et de N. Sarkozy. Hors de tels objectifs aucune chance de l’emporter, de les faire reculer.

Il est faux, vain, d’imaginer que l’aggravation de la crise augmentera inévitablement la résistance du salariat. Sans clarté, les salariés peuvent reculer, être gagné par la démoralisation, demain être sensibles aux discours fascistes sur la responsabilité de la crise.

A cet égard, la mobilisation chez Carterpillar est intéressante. Les grévistes commencent à comprendre qu’ils doivent contrôler leurs dirigeants, ici les délégués de la CGT. Ca c’est intéressant. Je ne généralise pas, je note simplement ici un progrès majeur. C’est dans un affrontement de ce type, contre le patronat, contre les appareils qu’une éventuelle victoire des salariés peut servir de tremplin à d’autres.

Bref, il faut cesser de mettre en avant une technique de lutte. Ni telle manif centrale contre les licenciements, ou même la grève générale ne règlera en soi quoi que ce soit. Organiser l’agitation politique contre le patronat, le système, la présidence de la république, c’est le seul moyen de donner une dimension aux combats particuliers, de fournir un objectif, d’articuler les revendications. Aider à comprendre c’est aider à agir.

Mais justement, qu’est-ce que l’auto-organisation ? C’est la prise en main par le « bas » des problèmes de la société, jusqu’en « haut ». C’est dans les luttes revendicatives que l’idée que les masses doivent diriger, gouverner peut se frayer un chemin. Qu’il s’agisse du POI, du NPA, de LO, ces organisations, hélas, évacuent la question centrale. Qui doit diriger la société. Comme si le catalogue revendicatif, la radicalité dans les formes d’actions, apportaient réponse à l’acuité de la crise capitaliste. Ou cette crise menace réellement l’humanité et alors il faut répondre sérieusement non pas par une politique syndicale -anarcho-syndicaliste ?- mais par une démarche révolutionnaire.

Le temps me manque mais je voulais développer ici la différence qui existe dans l’histoire du mouvement ouvrier, entre Marx et Lassalle sur la question de la démocratie, du « bas » (La Commune de Paris) par opposition à Lassalle et la conception étatique du combat politique pour le socialisme. Nous devons actualiser la démarche de Marx sur l’émancipation des travailleurs qui sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.

Quelques mots sur les événements majeurs de ces quelques semaines du point cde vue de la bourgeoisie.

Alain Minc est un affairiste. Il voit les uns et les autres. Les magnats du CAC 40 sont ses clients, presque des amis. Le 23 mars il publie dans Le Figaro une « Lettre ouverte à mes amis de la classe dirigeante ».

C’est un document politique de premier ordre. Certes, il ne dit pas tout ce qu’il pense de la situation, mais il dit l’essentiel. C’est une mise en garde à la bourgeoisie dans son ensemble. « Mesurez-vous que le pays a les nerfs à fleur de peau, que les citoyens ont le sentiment, fût-il erroné de subir une crise dont nous sommes tous à leurs yeux les fautifs ? Ignorez-vous que la quête de boucs émissaires est une constante de notre histoire et que 1789 se joue en 1788 ? »

Reprochant à ses amis leur « autisme », leur « inconscience », A. Minc signe là un document politique de premier ordre. Lui aussi fait référence à la spécificité politique française en prévoyant, dans un an une révolution ! Cela dit assez la crainte des milieux dirigeants. Les révolutionnaires devraient, sans sectarisme, réfléchir à la rédaction, à la destination des salariés et des jeunes d’une lettre de même nature posant comme une solution la question de la révolution !

Un mot encore. Il n’y a plus d’opposition institutionnelle à Sarkozy, hors François Bayrou.

Ainsi depuis plusieurs mois 24 parlementaires (députés et sénateurs) de droite, de gauche (emmenés par Emmanuelli, Chevènement et J.P. Braud) discutent, travaillent sur les problèmes de la crise économique ! Du jamais vu dans l’histoire politique française en dehors des gouvernement d’union nationale.

Naturellement la collaboration de classe s’est toujours menée, dans la discrétion, à la buvette de l’Assemblée. Finie cette époque. C’est au grand jour que majorité et opposition mettent en œuvre une élaboration commune. L’époque des fronts populaires est révolue. Reste l’union nationale.

23 avril






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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 19:13


Coup de force contre l'Union Locale CGT de Douai.

Communiqué par le site "Où va la CGT ?",
http://ouvalacgt.over-blog.com/

La lutte ne faiblit pas contre le syndicalisme de classe dans le Nord comme ailleurs. A peine Jacques Leclerc enterré, poussé au bout de ses forces par les menaces et pressions des dirigeants réformistes qu'il gênait, l'UD du Nord s'est empressée de monter une "contre UL", profitant du vide et du désarroi créés par la disparition de notre camarade.

Pourtant, l'UL de Douai existe bel et bien, elle a même tenu son Congrès en octobre dernier, après décision de justice qui a reconnu la validité de cet événement contre les tentatives de l'UD et de la Confédération pour l'en empêcher, regroupant 102 congressistes représentants 71 syndicats, le tout devant huissier.

La nouvelle UL fantoche, montée par la confédération s'est constituée en présence de Michel Doneddu, secrétaire confédéral et de multiples responsables fédéraux, comme pour valider par l'intimidation ce coup d'état, car c'est bien de cela qu'il s'agit.

L'UD du Nord, pilotée par le fameux Detrez, n'a pas traîné à publier l'information sur son site. On y apprend que seule l'UL fantoche sera reconnue par la Confédération (sur quelles bases ?), que ce pseudo congrès a réuni 35 syndicats, alors qu'il y en a 120 dans le Douaisis, et que même les bugs de Cogetise en reconnaissent officiellement au moins 65...

L'enjeu : c'est la remise au pas des syndicalistes de classe, l'élimination de ceux qui sortent des rails et affichent ouvertement leur orientation de classe, leur affrontement avec l'orientation CFDTisante de la direction confédérale.. Dans la confédération, l'opposition n'est tolérée que silencieuse et dans les couloirs. Sinon, c'est censure,
intimidations, menaces, exclusion...

Voilà notre problème : les opposants se cachent, pour "s'opposer" discrètement, sans monter au créneau. Résultat, les rares qui osent l'ouvrir en prennent plein la tête ! Si la moitié des camarades qui tiennent des discours guerriers dans les couloirs osaient affronter ouvertement le réformisme syndical, ils ne pourraient évidemment plus agir de la sorte, et seraient obligés de tenir compte d'un rapport de forces vivant et solide.

Que va-t-il se passer maintenant dans le Douaisis ? Que vont faire les camarades, les syndicats qui ont soutenu fidèlement l'orientation de classe de l'UL ?

Il ne faut pas céder au découragement, il ne faut pas se replier sur la boîte, abandonner le combat !

Camarades du Nord, vous n'êtes pas seuls, rassemblez-vous autour de l'Union Locale, renforcez vos rangs, développez l'activité syndicale de classe, continuez le travail collectif construit avec Jacques Leclerc !

Partout, dans toutes les fédérations, dans toutes les UD, les syndicalistes de classe sont sous la pression, mais résistent, pas à
pas !

Vive le syndicalisme de classe !

Non à une CGT CFDTisée !

Voici, sur le même sujet, le communiqué de l'UD CGT du Nord. Celle-ci
prend donc la responsabilité de créer une deuxième union locale à Douai
contre l'ancienne union.

48 syndicats regroupant 89 sections syndicales représentant 2244 adhérents de l'arrondissement étaient convoqués.

35 syndicats étaient présents à l'ouverture du congrès soit 106 mandatés qui étaient porteurs de 1760 voix sur les 1938 voix disponibles. (90,82 %)

Ce congrès se tenait en présence de Michel Doneddu, Secrétaire de la CGT, de Philippe Detrez, Secrétaire Général de l'Union Départementale des syndicats CGT du Nord, des représentants nationaux des Fédérations de la Métallurgie, de la Santé Action Sociale, des Transports, du Verre et de la Céramique, des Cheminots, des Services Publics.

A l'issue des débats, plusieurs votes ont eu lieu, quelques syndicats n'ont pas participé aux votes. Les statuts ont été adoptés à l'unanimité des présents par 1180 voix. Les axes revendicatifs par 1034 voix. Une Commission Exécutive de 20 membres a été élue ainsi qu'une Commission Financière et de Contrôle de 3 membres (liste jointe). Cette Commission Exécutive a élu un bureau exécutif composé de Bruno Adamo (St Gobain Sékurit), Lefebvre Christelle (Territoriaux d'Aniche), Jérôme Martin (TUB), Louis Ténoglia (FAPT – Poste) et Yves Quignon (EDF GDF Douai) Secrétaire Général de l'Union Locale.

En conclusion du congrès Michel Doneddu a pris acte au nom de la Direction
Confédérale des décisions des syndicats CGT du Douaisis prises à l'occasion de ce congrès.

Il a notamment insisté sur le fait que dorénavant la seule et unique organisation territoriale sur le Douaisis est celle issue dans ses statuts, dans sa direction, de ce congrès.

Yves Quignon a quant à lui rappelé l'état d'esprit qui a présidé à l'organisation et au déroulement de ce congrès : rassembler toutes les forces de la CGT du Douaisis pour répondre avec efficacité aux besoins et attentes des salariés actifs, retraités et privés d'emploi de l'arrondissement.

Il a conclu par un appel à une participation massive des salariés et de la population à la manifestation unitaire du 1er mai à 10 heures Place Carnot à Douai (CGT, CFDT, FO, CGC, FSU)

Douai le 16 Avril 2009



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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 20:37

Je suis une fille têtue. Ce n’est pas nouveau.

Mais depuis le temps que je tourne autour je pense que j’ai trouvé un argument assez irréfutable qui me permet de conclure ma recherche sur les liens que les communistes devraient entretenir avec la nation (de mon point de vue, aucun), en dehors du cas de l’agression impérialiste stricto sensu, évidemment, mais là c’est une autre question et Lénine en a parlé mille fois mieux que moi.

Si on exclut de nos débats ce qu’on appelle en philosophie politique le concept romantique (et allemand) de "la nation" ( cf Fichte "discours à la nation allemande"), qui équivaut grosso modo à une vision ethniciste du peuple (communauté humaine installée sur un même territoire, possédant une unité historique, linguistique, culturelle et économique ) mais qui n’a jamais eu d’existence politique autre que dérivée en "Etat-nation", on se retrouve avec le concept moderne de la nation, celui qui est techniquement issu de la période des Lumières et prend son plein essor en 1789 en France, et plus tard en Allemagne (milieu du 19ème siècle).

Mais il se trouve que ce concept là, ce concept de nation comme équivalent de peuple, ne correspond plus à aucune réalité, en tout cas en France, de nos jours (depuis longtemps en réalité, je dirais au moins depuis la Restauration) .

Ni politique. Ni constitutionnelle. Ni philosophique.

La nation est la représentation politique du peuple - mais encore faut il savoir de quel peuple ! Ce qu’on entend alors par "peuple".

Pourquoi avoir choisi "nation" si ce que l’on voulait dire c’est "peuple"? Voilà une question intéressante non?

C’est l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui pose clairement le principe de la Souveraineté nationale pour toute notre théorie constitutionnelle moderne : "Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément".

Dans ce cadre, la Souveraineté ne peut être exercée par un despote, ni divisée entre plusieurs fractions du peuple : elle est détenue par un être collectif et indivisible, distinct des individus qui la composent.

Aucune fraction du peuple ne peut s’approprier la souveraineté. Aucun corps composant la nation ne peut se l’approprier .

Mais ce qui dans la bouche d’un juriste bourgeois s’appelle "corps" ou "fraction", pour nous marxistes, cela doit être traduit par "classe", je pense.

Autrement dit, si on reconnait la validité du concept de lutte des classes, cet article 3 de la Déclaration de 1789, fondateur politiquement de notre concept de nation fait tout simplement obstacle à la dictature du prolétariat ( que j’appelle "démocratie prolétarienne") !

Pourquoi? Parce que techniquement parlant, la lutte des classes, et surtout, la dictature du prolétariat, visent, SONT l’appropriation de la souveraineté par une "fraction de la nation" ! Cette fraction qu’on peut appeler "peuple -classe".

Encore, accepter la lutte des classes, donc, reconnaître la validité de la division de la société en classes antagonistes, cela implique nécessairement et absolument de se défaire de la nation puisque celle-ci est réputée être "une et indivisible", et que notre combat vise quand même à donner le pouvoir à une classe, celle qui contient la majorité du peuple.

La nation, en tant que concept politique moderne, issue de la Révolution française, qui fondera notre "modernité constitutionnelle" est donc bien un concept bourgeois, car tant qu’on s’y tient on admet, au moins implicitement, de se soumettre à l’idée que "bourgeois et prolos sont dans le même panier" - et on entretient le mythe de l’égalité des membres individuels de la Nation...absolument incompatible avec ce que nous pensons de la société capitaliste !

Si nous communistes nous avons au moins un devoir à l’égard de notre classe (devoir qu’auparavant nous remplissions bien mieux) c’est bien de "traduire", de "démasquer" les paroles bourgeoises et de faire apparaître au grand jour la réalité qu’elles recouvrent.

Tout ceci est lié : souveraineté populaire, dictature du prolétariat, lutte des classes, nation, violence révolutionnaire.

Définitivement, donc, je ne donnerai pas dans la défense de "la nation" et surtout je me garderais bien de m’acharner comme beaucoup tentent de le faire, à effacer 200 ans d’histoire constitutionnelle, juridique, et politique qui firent de la nation ce qu’elle est aujourd’hui.

D’autant que nous avons un "concept" fait pour nous et qui nous tend les bras : celui de peuple, que nous devons expliciter, développer, dans les perspectives de la démocratie prolétarienne, de la démocratie directe, et surtout, articuler avec celui de classe.

http://osemy.blogspot.com




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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 20:34

Sur Ahmadinejad  : Comment la gauche radicale occidentale est en-dessous de tout.

de Ishtar Cohen

Je suis scandalisée par les propos de la gauche soi disant radicale, notamment en France, disons, en Occident, à l’égard de Mahmoud Ahmadinejad.

"Les républicains sont-ils des réactionnaires" ? On pourrait le croire, car au prétexte de républicanisme et de laïcité on entend certains se "lâcher" complètement contre le président de la République Islamique d’Iran, comme ce matin M Mélenchon, sénateur Français supposé être " de gauche" qui a traité M. Ahmadinejad, un des premiers (sinon le premier !) président laïc élu en Iran depuis la révolution de l’ayatollah Khomeyni, dois-je le rappeler, de "fou" et de "pauvre type", sauf erreur de ma part, si j’ai bien entendu et bien noté, au micro de M. Bourdin sur RMC.

Quand Bourdin lui demande si les Israéliens ne viennent pas d’élire eux-mêmes, cependant, des représentants racistes et d’extrême droite, M. le Sénateur a une jolie pirouette, qui consiste à dire, en gros, qu’il ne peut pas s’exprimer ainsi parce que, comprenez vous, dans notre pays le racisme est un délit (sous entendu traiter quelqu’un de raciste peut exposer à la diffamation, ce dont les sionistes, en effet, ne se privent jamais ou rarement...).

"L’Humanité" également, dans des termes beaucoup moins violents, en remet cependant "une couche" aujourd’hui en titrant en Une "Droits de l’homme - Prise d’otages à Genève - Libertés bafouées, colonialisme et racisme ont été éclipsés de la conférence Durban II par le discours extrémiste du président iranien et l’absence des États-Unis" .

Je ne parle pas de "Libération", dont toute personne saine d’esprit sait bien que ce n’est plus un "journal de gauche" depuis longtemps, et qui traite franchement Ahmadinejad d’antisémite.

A bien relire les journaux pourtant, on voit bien que nombre d’entre eux n’osent même pas écrire "propos antisémites" - ce serait trop gros - mais rapportent fidèlement d’ailleurs, les propos de Kouchner lui-même (dans "Le Parisien" par exemple) qui qualifie les paroles du Président iranien "d’anti-israéliennes". Nuance.

Et encore faudrait-il que l’on nous dise en quoi ceci (en tenant compte du fait que les traductions sont souvent éminemment criticables) :

"Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils (NDA : les Alliés) ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive".

Ou "Ils (NDA : les sionistes) ont envoyé des migrants d’Europe, des Etats-Unis et du monde de l’Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée". Ou encore : "L’idéologie et le régime sionistes sont les porte-drapeaux du racisme" seraient des propos antisémites ou même anti-israéliens. A la rigueur, ce sont des propos anti-sionistes.

Mais quelle personne vraiment de gauche peut ne pas être anti-sioniste, ne pas donner raison à Mahmoud Ahmadinejad, sur la question du sionisme, si elle est un peu courageuse et honnête, et ce, sans pour autant remettre en cause le droit d’Israël à exister?

Quelle serait la maladie dont souffrent des juifs comme moi, qui peuvent même vivre en Israël et qui se définissent pourtant clairement comme opposés au sionisme?

Qui souhaitent qu’Israël obéisse enfin aux résolutions de l’ONU, casse ces murs de la honte, se retire des terres occupées, et rende ce qu’elle a volé?

Les mille trois cents et quelques morts, les milliers de blessés de Gaza cet hiver, qui moi, me font encore pleurer de douleur et de honte à chaque fois que j’y pense, ne forment ils pas un cortège funèbre pour nous le rappeler, ou avons nous vraiment la mémoire si courte? Ou notre vision du monde est-elle indéniablement partagée entre "orient/occident", "musulman/pas musulman"? On voit bien que l’information est manipulée, détournée, travestie, assez honteusement.

On nous dit des choses comme "Ahmadinejad tue les homosexuels, et il lapide les femmes adultères" - ce qui est exagéré d’une part (oui, c’est arrivé, ces exécutions et ces punitions horribles, mais elles sont, heureusement peu nombreuses, décidées, localement - cela ne signifie pas qu’il ne faut pas combattre ces actes, bien-sûr- ), mais c’est même faux, cette position, d’autre part, si on veut bien considérer que M. Ahmadinejad, selon la Constitution iranienne, n’a pas le pouvoir, à ce jour , de mettre un terme à la shariah, justement parce qu’il y a une séparation entre le laïc et le religieux.

On nous dit cela pour nous intimer l’ordre de fermer nos bouches, la conclusion étant "Ahmadinejad ne peut pas être soutenu, ni de près ni de loin ; car de toute façon, c’est un salaud, un homme qui tue des homosexuels et des femmes adultères, et donc, n’a pas droit à la parole sur la scène internationale".

Et quelqu’un comme Avigdor Liebermann, qui tient des propos ouvertement racistes en Israel, oui?

Et Ehud Barak, Tzippi Livni, qui ont sur la consicence et sur les mains le sang de milliers d’innocents, enfants, vieillards, malades, femmes, travailleurs... palestiniens, oui ,c’est mieux sans doute? Je dois accepter qu’ils me représentent doublement, en tant que juive, et en tant qu’israélienne? Sans rien dire? Mais non j’ai trop mal et je pense aux derniers combats de Rabbin...tué en plein vol...

Mais eux, ces gens-là, ont droit au respect de la "communauté internationale"? Eux ont droit au respect de leur souveraineté, de leur indépendance, dans les organisations internationales? On n’a pas le droit de lapider une femme adultère ou un homosexuel. Oui je suis d’accord à mille pour cents. Cela doit être condamné, où que cela se passe.

On n’a pas le droit non plus de priver de vie des enfants. De raser leurs villages, leur maison, de brûler leurs mères au phosphore, de déchiqueter les jambes de leurs sœurs avec des bombes à fragmentation. Je suis d’accord avec cela aussi. Ça s’appelle la convention de Genève, justement. Israël se tamponne allègrement de cette convention depuis des décennies et ça ne choque personne ou presque "en Occident". Il faut dire que notre modernité "à nous", a le redoutable privilège d’avoir à sa tête le seul Etat "démocratique" qui a jugé humain et rationnel de balancer les deux seules bombes atomiques jamais explosées dans le monde, sur le Japon, une le 6 août 1945, pour remettre ça 3 jours plus tard, le 9 août, sur Nagasaki.

Un pays où de nombreux Etats pratiquent encore la peine de mort, la torture, ou l’emprisonnement pour sodomie entre époux consentants. Un pays qui comportait de nombreuses lois racistes et ségrégationnistes il y a encore quelques dizaines d’années. C’est dire comme notre modernité occidentale, notamment en Israël, est bien fondée. Comme notre modèle est irréprochable.

Quiconque oserait soutenir le droit à la liberté d’expression de M. Ahmadinejad, même modérément, même de façon objective, y compris pour le critiquer au fond, en se fondant sur des valeurs de la gauche, comme le respect de la souveraineté populaire qui a désigné M. Ahmadinejad comme Président de l’Iran (que ça plaise ou pas, qu’ils soit ou non un bon président pour les Iraniens et pour l’Iran, est un autre débat) est immédiatement suspecté (pour ne pas dire condamné) d’être une ignoble pourriture antisémite, raciste, facho et j’en passe.

Par contre, que le président d’une institution comme le CRIJF se croie autorisé en 2007 à dire dans un discours que "Ahmadinejad c’est le nouvel Hitler" -excusez du peu - ne choque personne. Tout le monde trouve cela normal.

On peut sans problème, que l’on soit de droite ou de gauche, laïque ou pas, s’essuyer les pieds, autant que l’on veut, sur le dos d’un des représentants d’un des pays les plus importants dans le monde et notamment dans le monde oriental, de par son histoire, sa population, ses richesses, sa culture etc. On encourra aucune sanction. C’est même vivement recommandé. Ca "fait bien".

Quelle inculture aussi. Comment oublier que l’Iran fut longtemps et de tous les régimes (dont celui du dernier "Shah" n’était pas le plus démocratique) l’un des pays d’Orient où les juifs vécurent (et continuent à vivre) bien et en paix? Que l’Iran et Israël ont fait bon ménage (diplomatique et économique) même encore quand Khomeyni est arrivé au pouvoir. Ensuite, ça s’est gâté, c’est vrai, pour des raisons politiciennes propres à chacun. Mais aucun crime antisémite commis sous la présidence d’Ahmadinejad en tout cas.

C’est juste comme ça, à force de raconter n’importe quoi, à force de diaboliser ce qui n’a pas lieu d’être, à des fins bassement économiques, et géo-stratégiques, qu’un jour, finalement, les gouvernements du monde de l’Occident, (vous savez, cette partie du globe qui se prétend si civilisée et si démocrate), a envahi militairement l’Irak, kidnappé son président en exercice (Saddam Hussein), et l’a pendu après un procès bidon, occupant toujours à cette heure ce territoire, tout ça au mépris des droits élémentaires des nations et des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Rien que parce que les manipulations et magouilles de l’Occident ont toujours eu des résultats désastreux pour les peuples dans cette région du Monde (en Irak, en Palestine, et bien-sûr en Iran et en Israël), rien que parce que je pense que nous, gens de gauche, socialistes, révolutionnaires, communistes, nous devons avant tout lutter contre l’impérialisme, quel qu’il soit, contre la domination des idées pro-sionistes, en conséquence, et que le droit des nations à être souveraines doit être un principe premier de toute action diplomatique réellement démocratique, on ne peut aujourd’hui qu’avoir honte de notre soi disant gauche radicale mondiale qui ferait mieux de fermer sa bouche.

Je ne dis pas que nous devons soutenir le fondamentalisme religieux (quel que soit son habit), non, mais respecter les autres peuples, les autres pays, les autres cultures aussi. Les combattre politiquement oui, si on l’estime important, mais être juste et honnête. Arrêter de mentir, de travestir. D’instrumentaliser.

Pour conclure, évidemment, je ne dirais rien de la bouffonerie des ambassadeurs européens (qui se sont fait le plus remarqués) qui avaient bien préparé leur petit coup d’éclat et qui, à mon sens, se sont couverts de ridicule aux yeux du monde, en se comportant comme des petits marquis offensés. Que pas un n’ait trouvé plus opportun, plus fort politiquement, symboliquement de répondre aux propos de M. Ahmadinejad, en dit long sur l’état de pourrissement idéologique et politique qui règne dans l’Union Européenne, dans le Monde dit occidental, justement, les USA eux ayant carrément boycotté (quel ridicule). Ce sont des tactiques de cour d’école.

"Durban II", c’est une preuve supplémentaire, si besoin, était que les forces et les idées pro-sionistes, de droite voire d’extrême droite, ne sont pas du tout mortes, et que les idées, pour le coup clairement anti-orientalistes, anti-musulmanes, et pour tout dire, néo coloniales, ont aussi de beaux jours devant elles, hélas.

Moi, j’en ai marre de marre, d’être instrumentalisée par des gens qui ne vivent pas ma vie, ne connaissent pas mon pays, ni ma culture ni ma religion. Et je ne parle pas D’Ahmadinejad.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article84483




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