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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 20:39

La liste Dieudonné n'a pas pris dans les quartiers populaires

LE MONDE | 10.06.09 | 14h42  •  Mis à jour le 10.06.09 | 14h42


Le score global de 1,3 % enregistré par la liste "antisioniste" de Dieudonné Mbala Mbala en Ile-de-France, est un échec pour ses initiateurs. Cependant, malgré l'apparente faiblesse de ce résultat, l'analyse détaillée par bureaux de vote atteste, ici ou là, dans certains quartiers de banlieue, de scores à deux chiffres - tel par exemple 25,39 % des suffrages exprimés obtenus au bureau 20 de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).


En Seine-Saint-Denis, le seuil des 4 % est franchi dans 11 villes. Comme à Aulnay-sous-Bois (4,31 %) où des pointes à 23,3 %, 16,8 %, 15,1 % et 13,6 % sont enregistrées dans quatre bureaux de vote de la ville. A Tremblay-en-France (4,28 %), la liste "antisioniste" atteint 18,71 % et 16,44 % dans deux bureaux de vote. Dans les Yvelines, où M. Mbala Mbala ne récolte que 0,88 %, Les Mureaux se remarquent (4,94 %) avec des pics à 16,66 % et 11,53 %.

Ces résultats en apparence élevés sont réalisés dans des quartiers sensibles, qui présentent des caractéristiques de "déserts électoraux". L'abstention y est très supérieure à la moyenne nationale. Le nombre de votants par rapport au nombre d'inscrits y est très faible. Une vingtaine de voix suffit à y faire un score.

Ainsi, à Aulnay-sous-Bois, les 23,3 % enregistrés dans le bureau de vote 46 par la liste antisioniste, qui se classe en deuxième position derrière celle d'Harlem Désir (PS), sont réalisés avec 31 voix. 31 voix pour 133 suffrages exprimés, 140 votants, à rapporter aux 959 électeurs inscrits. Ou encore, à Gennevilliers, dans le bureau 20, celui de l'école Denis-Diderot, dans le quartier du Luth, il y a eu 134 votants pour 612 inscrits. Avec 32 voix, la liste Dieudonné s'est hissée à la première place devant celle du Front de gauche (23 voix) et celle du PS (19 voix).

Quelle interprétation donner à ces résultats ? Pour Hassan Ben M'Barek, président du mouvement Citoyenneté et Démocratie, membre du collectif Banlieues respects et ancien du Luth, ces chiffres reflètent "un vote de contestation et pas d'adhésion. Par une poignée de jeunes".


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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 20:07

Publié sur Rue89 (http://www.rue89.com)

Un chercheur menacé de sanctions : bronca au CNRS

Par Chloé Leprince

Créé 06/08/2009 - 19:31

Des poids lourds du monde universitaire français tels qu'Edgar Morin, Etienne Balibar, Olivier Roy, Pascal Boniface, Esther Benbassa et d'autres qui signent en vingt-quatre heures une pétition de soutien d'un chercheur CNRS [1] sous le coup d'une procédure disciplinaire : la rapidité de la mobilisation avait de quoi interpeller.

Esther Benbassa, universitaire et par ailleurs blogueuse occasionnelle sur Rue89 [2] , a ainsi réuni pas moins d'une cinquantaine de noms pour prêter main forte à Vincent Geisser, spécialiste de l'islam et de la diversité depuis 1991 [3]. Même l'ancienne directrice des sciences humaines au CNRS (longtemps supérieur hiérarchique de Geisser) a signé la pétition qui continue de circuler [4].

Cet universitaire est en effet convoqué le 29 juin devant un conseil de discipline au CNRS. Il risque un blâme, mais les pétitionnaires en ont fait « une position de principe sur une mesure inadéquate », comme l'a expliqué à Rue89 Edgar Morin [5] .

Ce que son comité de soutien craint, c'est en réalité une sanction qui ferait jurisprudence et qu'on oblige pour de bon les chercheurs au devoir de réserve.

Un « fonctionnaire défense » qui surveille certains travaux des chercheurs

A l'origine du problème, il y a un conflit entre deux personnes au sein du CNRS. L'un est chercheur, c'est Vincent Geisser. L'autre est ingénieur général de l'armement et « fonctionnaire sécurité défense » au CNRS depuis 2003, après un temps à la Défense et d'autres missions interministérielles.

Ce « fonctionnaire défense », [6] dont plusieurs pétitionnaires ont appris l'existence à l'occasion de ce conflit, se nomme Jospeh Illand. C'est lui qui signe par exemple les ordres de mission à l'étranger des chercheurs du CNRS, lui aussi qui est chargé officiellement de la veille sécuritaire sur le patrimoine scientifique.

En clair : protéger les recherches hexagonales d'une double allégeance possible ou d'éventuelles vélléités d'espionnage. Il a ainsi récemment refusé l'accueil d'une douzaine de chercheurs étrangers.

Le bras de fer entre Vincent Geisser et Joseph Illand remonte à 2004. Geisser, 36 ans à l'époque, entreprend une enquête sur la place des chercheurs maghrébins dans les travaux français.

« On m'accuse d'infiltrer le CNRS avec un “lobby islamique” »

Statistiques et fichiers à composante ethnique obligent, le projet doit avoir l'aval de la Cnil et l'autorisation tarde. Joseph Illand demande à rencontrer Vincent Geisser, qui raconte à Rue89 avoir passé « deux heures à lui expliquer le principe d'une enquête » :

« Et puis quand l'entretien a été terminé, il m'a dit qu'il avait d'autres questions à me poser. Il a sorti un dossier avec, notamment, des extraits de prises de position personnelles antérieures. Il m'a demandé de m'expliquer.

J'ai trouvé ce mélange des genres étrange, même si je viens d'une famille de militaires. Puis il a envoyé à mon directeur de laboratoire un mail pour lui demander de classer mes recherches comme « sujet sensible ».

Petit à petit, j'ai compris ce qu'on me reprochait, d'infiltrer le CNRS avec un « lobby islamique ». »

L'intéressé continue de trouver cela « d'autant plus ridicule que je ne suis même pas musulman ». Les choses se corsent à partir du 4 avril dernier, date à laquelle Geisser envoie un mail au comité de soutien d'une étudiante allocataire de recherche à qui le CNRS vient de supprimer son allocation parce qu'elle est voilée [7] comme l'avait raconté Rue89.

Le chercheur reconnait avoir réagi excessivement… mais en privé

Ce texte est publié sur un blog -sans son accord, dira Geisser. Extrait :

« Le FD [fonctionnaire défense, ndlr] est un idéologue qui traque les musulmans et leurs “amis”, comme à une certaine époque, on traquait les Juifs et les Justes. Le FD constitue des dossiers sécuritaires sur un nombre de chercheurs du CNRS afin de les faire sanctionner.

Sa cible privilégiée ? Les chercheurs travaillant sur le monde arabe et musulman, mais aussi les chercheurs ayant des accointances avec l'islam. »

La formule est discutable et peut inspirer une certaine prudence. D'ailleurs, le chercheur reconnaît aujourd'hui que c'est « peut-être un peu excessif ». Mais il soutient que ce texte n'avait pas vocation à circuler sur ce blog : « Mon numéro de téléphone figure en bas,  je commence par “bonjour”,  c'est bien que c'était une correspondance privée.»

Pourtant, alors que Esther Benbassa y voit un relents de « maccartysme », Joseph Illand ne l'entend pas ainsi. Interview fort concise ce lundi matin à Rue89 :

« C'est très frustrant mais je ne peux rien vous dire. Outre la procédure administrative, il y aura une procédure au pénal, vous verrez. C'est confidentiel, on me demande de ne rien dire.

Chacun son style, tout ce que je dirai, c'est que c'est la première fois que j'essuye une attaque aussi dure sur ma personne. D'autres cas de sanctions concernaient plutôt le négationnisme, ce genre de choses. »

« Morin, Edgar Morin ? Il a signé ? C'est n'importe quoi ? »

C'est vers son avocate, Me Cousin, que le fonctionnaire défense renvoie. Laquelle confirme à Rue89 qu'une plainte vient bien d'être déposée. Plutôt agacée par « l'ampleur que ça prend » :

« Morin, Edgar Morin ? Il a signé ? C'est n'importe quoi, je perds mes dernières illusions. Nos intellectuels sont en train de se fourvoyer ! »

Difficile de savoir précisément ce que le fonctionnaire défense reprochait concrètement à Vincent Geisser maintenant que la double procédure est en cours. Evidemment, nul mention par téléphone d'un quelconque « lobby islamique ».

Pour le directeur de l'Iris, Pascal Boniface [8] , qui connaît bien Geisser, c'est « tout simplement ridicule » et « caricatural pour l'armée » :

« Même si je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il écrit, dire que Vincent Geisser crée un lobby islamique est grotesque. J'ose croire qu'il s'agit d'un acharnement individuel de la part d'un fonctionnaire un peu obtus et à contre-temps qui se laisse emporter.

Pas d'une quelconque politique digne de ce nom. Ce serait beaucoup trop grave et beaucoup trop stupide, alors que le gouvernement est plutôt pluss ouvert à l'opinion issue de la diversité. »

Olivier Roy, de son côté, martèle qu'il ne s'agit pas d'une simple histoire d'inimitié entre deux personnes. Voilà ce qu'il raconte par e-mail :

En 2007-2008, j'ai reçu un mail signé du haut fonctionnaire de défense me reprochant de mieux traiter l'islam que le christianisme. Estimant que cette personne n'avait pas à faire état de ses fonctions en exprimant ses opinions personnelles à l¹encontre d'un fonctionnaire sur qui il pouvait avoir autorité, et en accord avec mon directeur de laboratoire, j'ai ignoré ce message et je l'ai mis en spam. Il apparaît maintenant qu'il s'agissait d'une sorte de provocation et je regrette d¹avoir traité cette affaire simplement par le mépris.

Modifié mardi 9 juin à 9h18 après ajout du témoignage d'Olivier Roy.

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 20:11


LA REPRESSION CONTRE LES OUVRIERS, CHERCHEURS, ENSEIGNANTS, ETUDIANTS PREND UN VISAGE DANGEREUX !

 

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=3169#more-3169


Le 29 juin, journée de lutte pour les libertés !

Depuis la rentrée 2008, époque où Sarkozy se félicitait de la disparition des grèves en France, les luttes pour le pouvoir d'achat, contre la casse des entreprises, de l'enseignement, des chercheurs et étudiants ont pris dans le pays une dimension importante dans leur diversité et leur enracinement. Face à la guerre de classe que mènent le gouvernement, le MEDEF et l’UE contre l'ensemble des acquis sociaux et démocratiques, les luttes sont innombrables depuis des mois dans de nombreux secteurs du privé comme du public.

L'ampleur des deux journées de mobilisation de Janvier et de Mars puis celle du 1er mai, aurait pu laisser penser qu'elles débouchent sur quelque chose de beaucoup plus fort. Mais les états-majors syndicaux notamment celui de la CGT préfèrent passer leur temps à l'Élysée ou à Matignon pour voir comment éviter les débordements et « sauver le capitalisme de lui-même » comme le préconisent la CES et son secrétaire général Monks.

Or, ces dernières semaines ont connu des répressions inégalées depuis 1953 : ouvriers de nombreux sites industriels confrontés aux vigiles du patronat, aux CRS et aux poursuites judiciaires, matraquages de manifestants et d'étudiants « bloqueurs », répression tous azimuts en Guadeloupe, poursuite de la chasse aux travailleurss dits « sans-papiers »..., et tout récemment :
   
74 gaziers parisiens interpellés, mis en garde a vue, déshabillés et examinés comme de supposés terroristes.

Charles Hoareau, militant CGT charismatique, qui a permis grâce aux luttes qu’il animait avec les chômeurs d'obtenir le 13ème mois il y a 10 ans de cela.  Charles HOAREAU a été mis en garde à vue durant deux jours pour avoir manifesté contre la délocalisation d’une entreprise de Marseille, menacé de comparution immédiate comme un terroriste et finalement convoqué le 29 juin chez le juge. 

Cela n’est pas un hasard, pas plus que ne l'était en 1989, la répression contre « les 10 de Renault Billancourt », répression qui précédait une formidable attaque contre les travailleurs et la privatisation de l'entreprise en 1990 que l'on doit à Rocard, 1er ministre à cette époque.
             
Quelques jours plus tard, un enfant de 6 ans est ramassé à la sortie de l'école et emmené au commissariat avec son frère de 10 ans. Un policier de l'UNSA déclare : « On ne fait que ce que l’on nous dit de faire », ce qui rappelle de sombres souvenirs.

De mémoire de militant, sans remonter aux heures noires de la fin des années 30, il faut remonter à 1952-1953 pour connaitre l'équivalent de la situation actuelle. A cette époque où le maccarthysme s'abat sur le monde, les Américains veulent créer en France, avec l'accord du MRP Schuman, la Communauté Européenne de Défense, et la bataille politique fait rage : la Communauté Européenne de défense est mise en échec par l'élan popoulaire, la guerre d'Indochine agonise avec Dien Bien Phu, les Américains et le bataillon français sont en échec en Corée, les luttes sociales connaissent en 1953 le plus fort développement depuis 1947. La répression sur le mouvement ouvrier sera la plus forte depuis 1938. Jacques Duclos est emprisonné,  Benoît Frachon, comme en 1940, entre en clandestinité avec de nombreux militants notamment de Billancourt.
                     
Aujourd’hui, les ingrédients et les méthodes sont les mêmes,  sauf que les états-majors syndicaux sont muets,  notamment le secrétaire général de la CGT. Aucune déclaration pour condamner et appeler à résister pour sauver les libertés démocratiques.

Pourtant, cette résistance, c'est l'affaire de tout ce que le pays compte de démocrates !

Que partout se créent des comités de défense des libertés et de la démocratie. Prenons nos affaires en main : le seul ennemi c'est le capital soutenu par le syndicalisme rassemblé prôné par les états majors syndicaux.

Le 29 juin, Charles Hoareau est convoqué au tribunal à Marseille. Une journée de lutte nationale d’action avec des rassemblements s’impose pour les libertés démocratiques et l’acquittement de Charles Hoareau.

Les militants du front syndical de classe aideront de toute leurs forces dans ce combat. La dérive autoritaire et anti-démocratique, les travailleurs ont déjà connu ça et ils ont déjà résisté. La dictature du fric veut nous faire payer sa crise pour relancer sa course au profit en massacrant ce qui nous reste de nos acquis :

VOILA LES ENJEUX DU COMBAT POUR LES LIBERTES ET LA DEMOCRATIE CELLE DU PEUPLE.







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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 19:55


Omar Barghouti: "L'appel palestinien au boycott d'Israël devient de plus en plus populaire".

 

http://europalestine.com/spip.php?article4150


Omar Barghouti est un membre fondateur de la campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d'Israël. Cette campagne fait partie du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), qui date de 2005, un an après la décision de la Cour Internationale de Justice contre le mur israélien et les colonies construites sur les territoires palestiniens. Il a été soutenu par plus de 170 syndicats, forces politiques, organisations, associations en Palestine. Ils représentent la société civile partout en Palestine, à l'intérieur des territoires occupés, en Israël et en exil.

Propos recueillis par Mireille Court et Chris Den Hond, le 19 avril 2009 à Ramallah.

BDS = BOYCOTT, DESINVESTISSEMENT, SANCTIONS

Les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza sous occupation israélienne sont une minorité du peuple palestinien. La grande majorité du peuple palestinien sont des réfugiés, qui sont en exil, victimes du nettoyage ethnique d'Israël en 1948 et depuis 1948.

Ce que dit l'appel BDS c'est que, puisque la communauté internationale n'a pas été capable de demander des comptes à Israël sur ses violations de la loi internationale et des droits de l'homme, nous appelons la société civile internationale à prendre ses responsabilités pour qu'elle montre sa responsabilité morale, pour qu'elle demande des comptes à Israël en mettant en oeuvre le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions.

A quoi appelons-nous exactement? Nous appelons à mettre fin à trois injustices fondamentales qu'Israël commet contre le peuple palestinien: l'occupation, la colonisation, le système de discrimination raciale contre les Palestiniens à l'intérieur d'Israël, qui est une forme spécifique israélienne d'Apartheid ainsi que la négation des droits des réfugiés palestiniens. Les réfugiés palestiniens ont droit au retour dans leurs foyers en accord avec les résolutions de l'ONU et Israël leur refuse ce droit. L'appel BDS est basé sur le droit, pas sur la recherche d'une solution. Il se concentre sur les trois droits fondamentaux et légitimes des Palestiniens. Nous appelons le monde à boycotter Israël, et désinvestir d'Israël et des compagnies qui soutiennent Israël jusqu'à ce qu'Israël accepte de se plier au droit international et nous accorde nos droits fondamentaux.

ISRAEL = PROJET COLONIAL

Depuis 1948, Israël a été créé sur la destruction de la société palestinienne. Donc ils ont détruit la société palestinienne et expulsé la plupart des Palestiniens – entre 750.000 et 850.000 Palestiniens ont été expulsés, ont été victimes d'un nettoyage ethnique de fin 1947 à 1949, la majorité des Palestiniens a été expulsée pour faire "de la place" aux immigrants juifs venant d'Europe pour fuir l'Holocauste. C'était un projet colonial dès le début avec l'intention de briser la société palestinienne, pour empêcher les Palestiniens de se réorganiser en tant que société. Les Palestiniens ont été immédiatement segmentés entre les Palestiniens de l'intérieur de ce qui est devenu Israël, les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza ainsi que les Palestiniens réfugiés. Cette segmentation continue.

Donc Israël très lentement, mais de façon très persistante ne se contente pas d'un nettoyage ethnique des Palestiniens, mais détruit la possibilité du développement d'une société palestinienne à l'intérieur de la Palestine historique.

ENTREPRISES PALESTINIENNES DETRUITES

Depuis qu'Israël a occupé la Cisjordanie et Gaza en 1967, depuis 42 ans et jusqu'à maintenant, Israël a systématiquement et très volontairement détruit les entreprises palestiniennes. Israël a détruit la possibilité d'une économie palestinienne indépendante et d'une industrie palestinienne indépendante. Nous avons très peu d'industries et la plupart sont très petites. Israël contrôle toutes les frontières, contrôle l'importation et l'exportation, donc nous sommes un marché captif pour Israël. Ils veulent vendre leurs produits et la meilleure méthode est de détruire notre capacité à produire nos propres produits.

Les colonies sont illégales aux yeux de la loi internationale. Selon la 4ème convention de Genève, déplacer des parties de la population du pays occupant vers le pays occupé constitue un crime de guerre. Mais Israël les construit fondamentalement pour aider au nettoyage ethnique des Palestiniens.

LE MUR SEPARE LES PALESTINIENS DE LEURS TERRES

Israël veut les meilleures terres, les meilleures terres agricoles et les points d'eau, les réserves d'eau pour que les Palestiniens ne puissent pas vivre en Palestine. Ca a toujours été la politique israélienne. Tous les gouvernements, de gauche, de droite et de centre, ont tous gardé ce principe: faire tout ce qu'il faut pour rendre la vie invivable à une majorité des Palestiniens pour qu'ils s'en aillent. Ca a marché jusqu'à un certain point. Beaucoup de Palestiniens sont partis parce qu'ils ne peuvent pas gagner leur vie en Palestine. Quand un fermier ou une fermière perd sa terre parce que le mur lui a pris sa terre, ils n'ont plus les moyens de vivre. Ils ne peuvent plus continuer, s'ils ont des enfants, ils ne peuvent plus assurer le bien-être de leurs enfants. Et donc souvent ils pensent à partir, à aller ailleurs, où ils peuvent, pour nourrir leurs familles. Donc Israël a fait cela de façon très consistante. Le mur a été le dernier chapitre dans ce processus de colonisation. Ca va très bien avec la construction des colonies, construire le mur pour confisquer les meilleures terres agricoles et les sources. Beaucoup de gens disent: "C'est un mur de séparation." Eh bien, il sépare les Palestiniens de leurs terres. L'intention n'est pas seulement de séparer les Palestiniens des Israéliens. C'est une fausse façon de voir les choses. Il sépare les Palestiniens de leurs moyens d'existence: de leurs terres, de leurs centre-villes, de leurs hôpitaux, de leurs écoles. C'est ça le but principal du mur. Rendre la vie invivable aux Palestiniens.

NETTOYAGE ETHNIQUE PREMEDITE

Depuis qu'Israël a été créé, c'est connu, les historiens ont des documents là-dessus, il a été créé sur la Nakba, le nettoyage ethnique massif et systématique qui a été prémédité. Il a été très bien planifié par Ben Gourion et les autres dirigeants israéliens des années avant le plan de partition, donc ce n'était pas une réaction à quoi que ce soit, contrairement à ce qu'Israël dit maintenant. C'était un plan prémédité pour se débarrasser de la majorité des Palestiniens. Depuis cette époque, les Israéliens dans l'ensemble ont nié la Nakba, ils nient le nettoyage ethnique des Palestiniens qu'ils ont réalisé. Et ce déni n'est pas très différent du déni de l'Holocauste en fait. Sans parler des différences – et il y a d'énormes différences entre l'Holocauste et la Nakba, dont je ne vais pas parler maintenant, il n'y a pas de comparaison entre les deux injustices – mais les juifs israéliens ont majoritairement nié leur participation, leur rôle dans la Nakba, et c'est très proche de la négation de l'Holocauste.

Jusqu'à maintenant, une grande majorité des partis politiques israéliens, tous les partis sionistes, de gauche, de droite et du centre, ont nié la Nakba. Donc ils le justifient parce que leurs super victimes, les victimes de l'Holocauste, ont des droits supérieurs plus importants que les indigènes palestiniens, musulmans, chrétiens et juifs – les indigènes palestiniens incluent des juifs aussi. Ce discours profondément raciste, qui considère la population indigène comme des sous humains, ce n'est pas quelque chose de nouveau que les Israéliens ont inventé. Les Français en Algérie ont fait la même chose, au Vietnam, et les Britanniques et les Hollandais, les Européens ont l'habitude de ce principe colonial qui consiste à considérer les indigènes comme des sous humains, si tant est que ce soit des humains.

BOYCOTT DES INSTITUTIONS ISRAELIENNES...

Les institutions israéliennes, et particulièrement les universités, les institutions culturelles, économiques, sportives sont toutes complices. La complicité n'est pas seulement par le silence, ce n'est pas seulement qu'ils ne condamnent pas l'occupation, ce qui est un fait. Aucune université israélienne n'a jamais condamné l'occupation. Aucun syndicat d'enseignants israéliens n'a jamais condamné l'occupation ni appelé à mettre fin à cette occupation. Aucun, jamais. Le nombre total des universitaires israéliens qui a ouvertement appelé à mettre fin à l'occupation est de quelques centaines sur un nombre de 9000. Donc les universitaires israéliens sont comme tout le monde en Israël, très complices dans l'oppression. Malgré cela, le but de notre appel au boycott n'est pas les individus, il s'adresse aux institutions et c'est très important. Un boycott institutionnel appelle à boycotter les institutions à cause de leur complicité.

Les institutions culturelles et universitaires jouent un rôle extrêmement important dans la justification de tout le système de l'oppression. L'oppression n'existe pas seulement par l'intermédiaire des tanks et des avions, elle existe par de nombreux petits ambassadeurs qui sortent du pays et présentent une fausse image et qui justifient tous les crimes que les Israéliens commettent. Tout à fait récemment, les massacres israéliens à Gaza, des crimes de guerre massifs ont été commis par l'armée israélienne à Gaza, ce n'est pas seulement l'armée israélienne qui est coupable de ce massacre et des graves violations de la loi internationale, c'est tout l'establishment israélien, y compris les institutions universitaires, culturelles et autres. Pas seulement parce qu'ils n'ont rien dit contre les massacres – bien sûr ils sont restés silencieux, il n'y a pas eu de condamnation – ils les ont complètement soutenus. Ils sont apparus en soutien complet aux massacres en les justifiant "pour combattre la terreur palestinienne, c'est une riposte" et en donnant toutes les raisons possibles pour que le monde croie que c'était un type d'action qui relevait de l'autodéfense et pas un crime de guerre. Donc ils ont joué un rôle essentiel dans la justification des crimes de guerre. Bien sûr ils doivent être boycottés. Le deuxième argument est l'Afrique du Sud.

... COMME EN AFRIQUE DU SUD

Des gens qui disent maintenant que nous ne devrions pas boycotter les universités israéliennes, qu'est-ce qu'ils ont fait dans les années 80? Est-ce qu'ils n'ont pas eux-mêmes boycotté les institutions universitaires sud-africaines? En fait le boycott sud-africain était un boycott total contre toute chose et toute personne d'Afrique du Sud, pas seulement les institutions. Le boycott palestinien est contre les institutions. Les mêmes personnes qui dans les années 80 ont rejoint un boycott total contre tout ce qui était sud-africain et l'Apartheid sud-africain sont les mêmes personnes qui disent hypocritement maintenant que nous ne devrions pas boycotter Israël. C'est de l'hypocrisie, c'est deux poids deux mesures et c'est traiter Israël comme une exception.

BOYCOTT SPORTIF, ARTISTIQUE, ACADEMIQUE

C'est la même chose pour les équipes sportives, pour les groupes musicaux, il n'y a pas de différence. Ils sont complices de la justification des crimes de guerre israéliens. Ils vont en Europe et jouent de la musique, jouent des compétitions sportives comme si Israël était un Etat comme les autres et pas un Etat colonisateur, un Etat d'Apartheid. Ils aident à maintenir cette fausse image d'Israël en tant qu'Etat démocratique éclairé entouré d'une mer d'Arabes barbares. Cette image n'a pas été cultivée seulement par le ministère des affaires étrangères israéliens ou par l'armée. Elle a été principalement cultivée par les institutions culturelles, par les institutions universitaires et leurs participations dans des événements dans le monde entier. Donc bien sûr, les équipes sportives doivent être boycottées comme les équipes sportives sud-africaines l'ont été. Donc encore une fois, nous ne sommes pas en train de réinventer la roue.

L'appel palestinien au boycott a commencé en 2004-2005. Quelques années plus tard, nous avons déjà un soutien important de la part de syndicats importants, même en Europe, même au Canada et ça commence aux Etats-Unis aussi. Ce n'est pas un mouvement marginal, ça devient de plus en plus populaire, soutenu par des gens du poids comme John Burger et des artistes importants dans le monde entier soutiennent le boycott, Naomi Klein au Canada etcetera. C'est un mouvement qui prend de l'ampleur. En comparaison, l'appel au boycott de l'Afrique du Sud a commencé à la fin des années 50 et la société civile internationale a commencé à réagir dans les années 80. Les actions les plus importantes du boycott se sont déroulées dans les années 80. Il y a eu quelques actions pionnières du boycott dans les années 70, mais le boycott le plus important a été dans les années 80, ça a pris entre 25 et 30 ans pour que les Sud-africains voient une réaction. Nous avons vu une réaction beaucoup plus importante dans les principaux syndicats en 4 à 5 ans. Donc ça marche.

Nous espérons que la société civile partout dans le monde rejoindra la campagne BDS comme la campagne la plus efficace politiquement et moralement et par des moyens à notre portée pour qu'Israël rende des comptes, pour en finir avec l'impunité d'Israël, avec l'oppression d'Israël et pour donner une chance quelconque à un espoir de paix dans l'avenir.






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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 19:28


www.tousensemblelyon.over-blog.com
 

Nous vous proposons une rencontre de syndicats, de tendances syndicales, de collectifs le samedi 20 Juin à 13h30, Maison des passages, 44 rue Saint Georges à Lyon (métro terreaux)

 

Nous proposons l’ordre du jour suivant :

 

Accueil, 13h30-14h

 

14 h Présentation courte des délégations,

 

14h30 Rapport présenté par un membre de la FSE ou de Tous Ensemble (20mns)

 

15h Echange d’expériences et de points de vue

 

16 h Pause

 

16h30  Proposition de discussion sur la base d’un projet de texte/appel synthétique qui sera envoyé avant la réunion aux participants déclarés pour amendement, transformation etc...

 

18h00 Propositions et discussion d’initiatives communes :

 

Organisation d’une discussion et d’une diffusion de la plate forme revendicative autour de celle émise par le collectif national CGT Lutte de Classe.

 

Proposition d’une initiative nationale inter-organisations contre la répression

 

Proposition d’un regroupement avec instance provisoire.

 

Autres (propositions de points à ajouter à ce projet sur la base de contributions écrites  préalables).

 

Fin de la réunion 18 h30/19h 00

 

Dès que vous aurez fait connaître vos souhaits de participation nous vous ferons parvenir le projet d’appel que nous proposons à la discussion ainsi que des documents complémentaires (plate forme revendicative etc ..)

 

Pour la meilleure organisation de la réunion, nous proposons que chaque syndicat ou collectif ou tendance syndicale soit représenté(e) par un maximum de deux personnes, et que les membres en surplus ou les individus puissent participer sans être astreints à se présenter au nom d’une délégation et  à intervenir.

 

Pour les mêmes raisons, il est particulièrement souhaitable que chaque organisation qui souhaite participer renvoie un mail à l’une des deux adresses suivantes : uselfse@yahoo.fr  ou tousensemblelyon@yahoo.fr en fournissant les informations décrites dans la fiche jointe :

 

Participation au regroupement du 20 Juin à Lyon :

 

(Merci de nous envoyer ces infos par mail :à : uselfse@yahoo.fr  ou tousensemblelyon@yahoo.fr)

 

Comme nous, comme toute la population, vous constatez que la situation des travailleurs, des jeunes empire de jour en jour. En France comme dans tous les autres pays.

 

La profonde crise économique pousse le capitalisme, dans le simple but de maintenir le profit de quelques uns, à aggraver encore les conditions d’exploitation du travail, à remettre en cause toutes les conquêtes antérieures, à expulser de la production des millions d’ouvriers. En France, son gouvernement en titre est chargé de mettre en œuvre le plus rapidement possible les réformes allant en ce sens ainsi que l’appareil répressif et la criminalisation de l’activité syndicale censés empêcher notre combat.

 

Face à ses attaques, les travailleurs, les jeunes, la population ont répondu par millions à l’appel à la grève et à la manifestation des centrales syndicales le 29 Janvier et le 19 Mars, démontrant leur volonté de combat. C’est également par milliers que les travailleurs des usines anéanties manifestent, mènent action sur action, tentent de sortir de leur isolement.

 

Force est de constater que les journées d’action, que les actions isolées ne font pas reculer le patronat et le gouvernement qui continuent de plus belle. Les états-majors syndicaux ont pourtant choisi de rester dans ce cadre, inoffensif pour le gouvernement, voire d’appeler le 26 Mai et le 13 Juin à des actions dérisoires, profondément démotivantes et démobilisatrices. Dans leur volonté acharnée de dialogue avec ce gouvernement ennemi et le patronat, d’accompagnement de leur politique, ces mêmes états-majors refusent clairement toute centralisation du combat pour les faire plier, arracher les revendications.

 

Or la seule solution pour enrayer cette politique réactionnaire, menée en défense du capital contre les intérêts des travailleurs et de la majorité de la population, est au contraire d’opposer un mouvement unique, massif, de classe, tous ensemble contre elle et le gouvernement qui la porte. Sous la forme de la grève générale, sous la forme d’une marche nationale etc.. la question reste à discuter, mais nous savons que cela ne sera pas sous la forme des journées d’action ou des pique-niques !

 

Certains d’entre nous pensent que pour obtenir satisfaction, il faudrait ouvertement mettre en cause ce gouvernement aujourd’hui dans son existence, d’autres pensent que ce moment n’est pas venu, la question reste aussi à discuter mais nous savons tous nécessaire un front de nos organisations unique et fort sur nos revendications et non celles du patronat, comme le LKP en a montré la voie à la Guadeloupe.

 

Nous ne détaillons pas dans cette lettre toutes les revendications qui doivent servir de base au combat, mesures d’urgence en sauvegarde des travailleurs, en contradiction totale avec à la « négociation » par les dirigeants syndicaux des réformes et attaques de la bourgeoisie : interdiction des licenciements, augmentation des salaires, blocage des loyers et distribution des logements vacants etc .. . Nous pensons en effet que nous entrons clairement dans une période ou aucune de nos revendications ne pourra être obtenue, aucune conquête maintenue sans l’unification et la centralisation sur des bases de classe de notre combat et qu’il nous semble nécessaire de mener dans un premier temps la discussion sur les obstacles à cette unification et les moyens de la construire ensemble et ensuite de poursuivre sur la plate forme revendicative .

 

Notre responsabilité est évidente : tout faire pour construire les organisations syndicales, tout faire dans les syndicats pour construire l’opposition qui redonnera son sens à nos organisations profondément affaiblies par cette politique de collaboration de classe, et tout faire pour aider les travailleurs, les jeunes à construire l’instrument de leur unité contre la politique du capitalisme, sans condition ni exclusive. Mais également combattre pour l’unité de classe internationale face à la mise en place de la concurrence entre les travailleurs.

 

Le collectif « Tous Ensemble » Rhône-Alpes, issu de la lettre ouverte nationale aux Etats-majors syndicaux, constitué de syndiqués de tous horizons et de non-syndiqués, combat depuis septembre 2008 pour cette centralisation, pour cette unification. Mais au-delà des  quelques succès locaux que nous avons enregistré, c’est la question d’un regroupement national qui est posée, regroupement qui puisse efficacement armer les militants dans leur combat pour l’unité de leurs organisations, pour les revendications, contre ce système et son gouvernement.

 

La FSE est une organisation syndicale étudiante qui a mené le combat contre la loi LRU à l’université. Pendant plus de 3 mois, la grève a été totale dans de nombreuses facultés, tant du côté des étudiants que de celui des enseignants. Mais le mouvement n’a pas réussi à s’élargir, à rompre l’isolement et à se centraliser pour menacer ce gouvernement, faute d’une mobilisation en ce sens des centrales syndicales. Il faut en tirer les conséquences.

 

De nombreux collectifs existent ainsi que des tendances syndicales qui défendent  ces objectifs ou une partie d’entre eux. Nous ne cherchons en aucun cas à les supplanter ou à les piloter. Nous ne souhaitons pas créer un énième collectif, mais nous pensons simplement qu’il est temps, plus que temps de mener fraternellement la discussion, pour agir ensemble. Si d’autre initiatives de ce type ont vu où voient le jour, nous y participerons avec le même esprit.

 

 

 

 

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 19:03

Barack Obama a défendu, jeudi, au Caire, le port du voile pour les musulmanes en Occident, prenant le contre-pied de la France. C'est par trois fois que le président américain a pris la défense du voile islamique dans son discours prononcé à l'université du Caire, critiquant le fait qu'un pays occidental "dicte les vêtements" qu'une musulmane "doit porter". Au nom de la laïcité, la France a banni, en 2004, dans les écoles, les signes religieux ostentatoires avec une loi interprétée comme ciblant surtout le voile islamique. La polémique fait également rage au Canada et en Allemagne, alors qu'en Belgique, 90 % des écoles le bannissent, et il est jugé "discriminatoire" par un décret du Conseil d'État. "Il est important pour les pays occidentaux d'éviter de gêner les citoyens musulmans" dans la pratique de leur religion, "comme ils le souhaitent, et, par exemple, en dictant les vêtements qu'une femme doit porter", a lancé Obama.

Sans jamais citer la France ou d'autres pays, il a enchaîné en affirmant : "On ne doit pas dissimuler l'hostilité envers une religion devant le faux-semblant du libéralisme." "Je sais qu'il y a un débat sur ce sujet", a-t-il ajouté devant un public trié sur le volet, parmi lequel de nombreuses femmes voilées. "Je rejette les vues de certains en Occident" pour qui "le fait qu'une femme choisisse de couvrir ses cheveux a quelque chose d'inégalitaire" . Obama a encore souligné que le gouvernement américain s'était porté en justice pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le voile et "punir ceux qui voudraient leur dénier". Une Américaine musulmane portant le voile, Dalia Mogahed, d'origine égyptienne, a fait son entrée comme conseillère du président à la Maison-Blanche, une première.

Débat dans le monde musulman

La question du port du voile, notamment à l'école, met aussi à l'épreuve des gouvernements et opinions publiques dans des pays musulmans. Le cheikh Mohammed Sayyed Tantaoui, imam d'al-Azhar, plus haute autorité de l'islam sunnite, a d'ailleurs donné sa bénédiction à la loi française en 2003. Si, selon lui, le voile est une "obligation divine" pour une femme musulmane vivant dans un pays musulman, elle doit se plier à son interdiction si un pays non musulman le décrète, comme c'est son droit. "Je répète, c'est leur droit et je ne peux pas m'y opposer", a insisté le responsable égyptien devant l'actuel président français Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre de l'Intérieur.

Si le port du voile est obligatoire dans certains pays musulmans, comme en Iran ou en Arabie saoudite, plusieurs pays arabes sont eux aussi confrontés à ce débat que la poussée du fondamentalisme a rendu houleux. La Cour constitutionnelle turque a ainsi invalidé il y un an un amendement levant l'interdiction de porter le foulard dans les universités qu'avait fait adopter le gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan. En Égypte, alors que 80 % des femmes sont désormais voilées, après trente ans de réislamisation, un interdit de fait reste sur le port du voile par une présentatrice des journaux des chaînes publiques de télévision. Et face à l'université du Caire, la grande statue symbolisant au début du XXe siècle la "Renaissance égyptienne" est représentée par une femme qui se dévoile.

www.lepoint.fr




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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 20:25

http://www.indigenes-republique.fr/imprimer.php3?id_article=584

Vincent Geisser convoqué devant le Conseil de discipline

Je me nomme Vincent Geisser. Je suis chargé de recherche au CNRS (CR 1) et président du Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI). J’ai été recruté au CNRS en octobre 1999, affecté à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM), localisé à Aix-en-Provence. Avant cette nomination, j’étais chargé de mission au Ministère des affaires étrangères (MAE : 1995-1999), en tant que chercheur à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) de Tunis. Dans ce cadre, je dirigeais un programme scientifique euro-maghrébin sur les migrations étudiantes et intellectuelles dans le bassin méditerranéen, dont les résultats ont été publiés en 2000 aux éditions du CNRS. C’est donc tout naturellement que j’ai sollicité en 2003-2004, auprès des instances du CNRS, une « Aide à projet nouveau », en vue de poursuivre mes recherches sur les migrations intellectuelles entre l’Europe et le Maghreb, en m’intéressant cette fois-ci aux chercheurs maghrébins ou d’origine maghrébine travaillant pour les institutions publiques françaises (université, CNRS et INSERM...). Il s’agissait pour mon équipe de faire une évaluation scientifique rigoureuse de la contribution des « chercheurs et des universitaires maghrébins » au rayonnement de la recherche française dans le monde, en privilégiant les sciences fondamentales. Ce projet a particulièrement intéressé les instances du CNRS, puisqu’elles ont décidé de financer mon programme de recherche APN à hauteur d’environ 20 000 euros. C’est précisément dans ce cadre « APN » labellisé « CNRS » que nous avons lancé officiellement en avril 2005 notre enquête quantitative sur « les enseignants-chercheurs issus des migrations maghrébines ».

Je tiens à préciser, toutefois, que nous avons débuté cette enquête dans un climat assez lourd et passionnel. En tant qu’auteur de l’ouvrage, La Nouvelle islamophobie, paru en septembre 2003 aux éditions La Découverte et qui a connu une certaine médiatisation (10 000 exemplaires vendus), j’ai fait l’objet de nombreuses attaques provenant de différents milieux, notamment de l’extrême droite. Ce rappel permettra de comprendre beaucoup de choses et, en particulier, la surveillance étroite dont j’ai fait l’objet de la part du Fonctionnaire défense du CNRS.

En effet, c’est en septembre 2004 que se manifeste pour la première fois le Fonctionnaire sécurité de défense (FD) du CNRS. Avant cette date, je ne connaissais même pas son existence. Le FD adresse un email au directeur de mon unité de recherche (IREMAM), lui faisant part d’un certain nombre de problèmes inhérents à mon enquête. Il s’agit officiellement de régulariser l’enquête auprès de la CNIL [Commission nationale informatique et liberté]. Au départ, nous pensons que son intervention dans le dossier est de nature purement technique, voire juridique. En réalité, nous allons très rapidement nous rendre compte des soubassements sécuritaires de l’affaire. Dans le même email, le Fonctionnaire défense annonce que l’IREMAM va être prochainement classé en « établissement sensible » et qu’il appartient au directeur de l’Unité de lui fournir mensuellement la liste des stagiaires étrangers hors-Union européenne.

C’est devenu une pratique routinière des directeurs de laboratoires du CNRS que de transmettre chaque mois la liste des « étrangers » travaillant dans leurs murs. En somme, l’email du Fonctionnaire défense tend à accréditer l’idée que notre enquête sociologique - pourtant banale - constitue une enquête « sensible » dans un établissement « sensible », touchant une population « sensible », sur une zone géographique « sensible » (le Maghreb et le monde arabe en général). Mais, il est vrai, qu’au départ, nous ne faisions aucun lien entre l’objet de notre enquête - strictement scientifique - et le « climat sécuritaire » qui commençait à gagner certaines institutions.

C’est la lecture a posteriori des correspondances email qui fait apparaître ce « climat de suspicion » qui entoure notre laboratoire, en général, et certains chercheurs, en particulier, notamment ceux qui, comme moi, ont le « malheur » de travailler sur les questions d’islam, d’islamisme et d’autoritarisme dans le monde arabe.

Dès lors, le Fonctionnaire défense ne me lâchera plus. A partir de septembre 2004, il ne ce cessera de faire pression sur les instances locales, régionales et nationales du CNRS afin de me limiter dans mes activités scientifiques et intellectuelles, allant jusqu’à exiger des sanctions à mon égard. Il se déplacera même à Aix-en-Provence, le 2 février 2006, pour m’inspecter, en présence du Directeur de mon unité de recherche et du Délégué régional du CNRS « Provence ». Officiellement, la visite du FD a un but purement technique, afin de finaliser la mise en conformité de mon enquête avec les exigences de la CNIL. Ce que je conçois tout à fait. Mais après deux heures d’examen, le FD commence à me poser des questions précises sur le contenu d’un certain nombre de mes écrits, conférences ou déclarations de presse. A ma grande stupéfaction, je me rends compte alors que le Fonctionnaire défense dispose d’un dossier complet sur mes activités publiques, y compris des prises de parole à l’étranger dans le cadre du Conseil de l’Europe. Il me demande de me justifier sur un certain nombre de prises de positions, notamment mes critiques sur l’association « Ni Putes, Ni Soumises ». L’examen technique du questionnaire (objet officiel de la rencontre) se transforme en interrogatoire sur mes activités scientifiques, philosophiques et politiques. De même, il met en garde notre directeur d’unité sur les chercheurs signataires de certaines pétitions et lui demande de les rappeler à l’ordre afin qu’ils ne signent plus avec la mention « CNRS ». Je ressens personnellement un profond malaise dans une situation où un simple entretien professionnel se transforme rapidement en « interrogatoire politique ». A ma grande stupéfaction, je découvre qu’un véritable système de fiches de renseignements sur les chercheurs - ou, du moins, sur certains d’entre eux - a été mis en place par le Fonctionnaire défense au sein même du CNRS.

Alors que nous avions constitué un dossier de régularisation de mon enquête auprès de la CNIL, celui-ci ne sera jamais transmis. Le 15 mars 2007, nous recevons un courrier officiel du secrétaire général du CNRS nous demandant de « procéder à la destruction de tous les éléments collectés dans le cadre de cette enquête ». Le secrétaire général du CNRS se réfère à une jurisprudence de la CNIL et non à une décision motivée par ladite commission. En somme, il semblerait que le dossier n’est jamais été transmis à la CNIL, alors que tous les éléments de « mise en conformité » avaient été envoyés et que le CNRS avait même rédigé un projet de lettre à son président. Ni le directeur de l’IREMAM, ni le responsable de l’enquête, n’ont été informés de cette « mise en sommeil » unilatéral du dossier. Nous pensions sincèrement qu’il était en cours d’examen à la CNIL. Cela confirme bien l’hypothèse sécuritaire : il semblerait que l’action du Fonctionnaire défense durant ces 4 années n’avait nullement pour but de m’assister techniquement dans la procédure de légalisation de l’enquête mais tout simplement de l’enterrer, sous prétexte que son auteur serait suspect d’ « islamophilie » ou de relations de proximité avec les milieux musulmans. Cette hypothèse m’est confirmée oralement par un collègue du CEVIPOF, Vincent T..., qui dit avoir été consulté par le ministère de la Défense sur mon enquête à propos du « risque » de constitution d’un « lobby arabo-musulman » au sein du CNRS (sic). A ce moment, je me confie à mes collègues chercheurs, ainsi qu’à un certain nombre de spécialistes des enquêtes quantitatives qui me conseillent de réagir, y compris en publicisant « l’Affaire ». J’avoue que pour protéger l’institution et ne pas nuire à l’image du CNRS, je n’ai pas voulu en faire une «
affaire d’Etat ».

En juillet 2008, la directrice SHS (sciences humaines et sociales) du CNRS, Marie-Françoise Courel, prévient oralement l’un de mes collègues, directeur de recherche, que le Fonctionnaire défense veut obtenir des sanctions à mon égard pour mes écrits d’opinion. La directrice SHS se pose en médicatrice, en me prévenant officieusement par email des pressions incessantes exercées par le Fonctionnaire défense sur les instances du CNRS afin que je sois sanctionné. J’avoue que mon moral est au plus bas et que, ce que je perçois comme un véritable « harcèlement moral » finit par peser sur ma santé. J’hésite alors à déposer plainte. Mais encore une fois, je ne veux pas nuire aux intérêts de mon laboratoire et au prestige du CNRS qui, plus est, dans une période de crise institutionnelle et de restructuration.

Le 4 avril 2009, j’adresse un message privé et personnel par email au Comité de soutien de la jeune allocataire de recherche, « Sabrina ». Dans le communiqué publié par ce Comité, il apparaît clairement que le Fonctionnaire défense est intervenu directement pour obtenir le non renouvellement de son allocation de recherche. J’avoue que la modération dont j’avais preuve jusqu’à présent finit par céder, et ce d’autant plus que je constate que le FD a fait une « nouvelle victime ». Il est vrai que dans mon message privé de soutien à Sabrina, je comparais l’action sécuritaire du FD aux méthodes utilisées contre les Juifs et les Justes. A aucun moment, je ne mets en cause le CNRS en tant qu’institution scientifique. Je m’étonnais simplement que la logique sécuritaire finisse par prévaloir sur la logique de la science et de la diffusion du savoir. Toutefois, je tiens à rappeler que mon email avait un caractère strictement privé, voire intime, et qu’il n’était pas destiné à être publié ni sur un Blog, ni sur un quelconque site Internet. C’est précisément pour cette dernière affaire que je suis convoqué officiellement devant le « conseil de discipline » du CNRS.

En réalité, ce qu’il faut bien appeler « l’Affaire Geisser / Fonctionnaire Défense » s’inscrit sur le long terme (2004-2009) et non simplement dans la « temporalité » de ces dernières semaines, fruit d’une attitude de suspicion et de pratiques concrètes de surveillance de mes écrits et de ma pensée qui ont souvent frôlé le harcèlement moral et ont nui à mes activités de chercheur et d’universitaire. Sur un plan plus général, cette affaire traduit l’intrusion inquiétante de logiques policières et sécuritaires au sein même des milieux scientifiques et universitaires, dont la finalité est de contrôler la production et la diffusion du savoir.

LETTRE OUVERTE A MME VALERIE PECRESSE, MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE

L’influence des savants et des intellectuels est certes quelque peu en déclin dans notre nouveau modèle de société. Chercheurs, universitaires et intellectuels n’en continuent pas moins de creuser leur sillon, faisant fi du bruit et de la fureur extérieurs. Ce qui ne signifie pas qu’ils vivent dans des bulles hors du monde. Au contraire, ils sont plus investis que jamais dans la mission qui est la leur : contribuer avec d’autres à apporter à leurs concitoyens cet élément de pensée critique indispensable à la préservation de la démocratie. Grâce aux réseaux qu’ils tissent par la circulation de leur pensée et de leur parole, au-delà des préjugés, des mythes ou des frayeurs en vogue et de leur instrumentalisation, ils n’ont de cesse d’agir au nom de la liberté et de l’impartialité, quelles que puissent être par ailleurs leurs éventuelles appartenances religieuses ou affinités politiques. Nos sociétés, trop souvent soumises aux diktats des médias et de l’internet, ont besoin de cette parole libre, au seul service des principes de la démocratie, évoluant sans entraves et produisant du savoir, de la connaissance et de la réflexion. Il se trouve que dans notre pays la majorité des intellectuels appartient à la fonction publique, ce qui ne signifie pas qu’ils soient de quelque façon inféodés à des institutions ou au pouvoir politique, même s’il existe certes parmi eux des intellectuels organiques. Si la liberté est nécessaire pour penser et écrire, il va de soi que l’obligation de réserve qui s’applique en général à certaines catégories de fonctionnaires ne peut aucunement s’appliquer à leur cas, sauf à n’attendre d’eux que la reproduction d’une doctrine officielle et stérile. Aujourd’hui, la convocation devant une commission disciplinaire, de notre collègue Vincent Geisser, chercheur au CNRS, accusé ne n’avoir pas
respecté cette « obligation », constitue un signe supplémentaire et particulièrement alarmant de l’idée que les institutions de notre pays semblent désormais se faire de notre rôle. Devrons-nous donc soumettre nos articles, nos livres, nos prises de position publiques à l’approbation de leur censure, alors qu’aucune consigne ne devrait émaner d’elles si ce n’est celle de la rigueur intellectuelle et de la créativité qui accompagne toute recherche ?

Quels compromis honteux devrons-nous accepter pour échapper à l’humiliation d’un conseil de discipline ? La France, pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression, est-elle en train de perdre son âme ? Comment continuer à faire notre travail, à assumer pleinement notre vocation, sous la menace constante de la sanction ?

Que sommes-nous ? De simples courroies de transmission des idées qui ont l’agrément de nos dirigeants et des institutions qui nous emploient, ou des hommes et des femmes autonomes exerçant leur métier librement, en toute responsabilité, en toute honnêteté, et au service d’une recherche, d’une pensée et d’un savoir libres de tout carcan idéologique, n’ayant d’autre limite que la considération du bien commun ?

L’obligation de réserve ne peut en aucun cas valoir pour les intellectuels, y compris lorsqu’ils sont fonctionnaires. Les y soumettre revient purement et simplement à les faire disparaître comme intellectuels, c’est ruiner la liberté dont ils ont besoin pour continuer leur œuvre salutaire, indispensable à la vie normale d’un pays politiquement sain, et qui a besoin d’eux pour son équilibre. Ce qui arrive à notre collègue Vincent Geisser, qui a le malheur de travailler sur l’islam, sujet brûlant s’il en est, est d’une extrême gravité et interpelle tous les citoyens de ce pays. Le traitement indigne auquel il est soumis est une honte pour la profession et pour la France.

COLLECTIF POUR LA SAUVEGARDE DE LA LIBERTE INTELLECTUELLE DES CHERCHEURS ET ENSEIGNANTS-CHERCHEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE



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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 13:51

NON A L’IMPLANTATION DE L’ENTREPRISE ISRAELIENNE AGREXCO A SETE !

PAS UN EURO D’ARGENT PUBLIC CONTRE LE PEUPLE PALESTINIEN !

OUI A LA CREATION D'EMPLOIS RESPECTANT LES DROITS DES PALESTINIENS ET PROTEGEANT LES PAYSANS LANGUEDOCIENS

En pleine guerre contre la population de Gaza en janvier dernier, le président de la région Languedoc-Roussillon, engageant tout le conseil régional, annonçait à grand renfort de promesses d’emplois et de subventions régionales l’implantation dans le port de Sète de l’entreprise israélienne AGREXCO. Incluant cette opération dans un plan d’investissement de 200M d’€ sur 10 ans, il promettait – sur fond d’élections régionales prochaines - la création de 200 emplois et 500 000 t de trafic supplémentaire.

Même si l’opération médiatique est certaine, il n’en demeure pas moins  que l’opérateur portuaire italien GF Group a remporté l’appel d’offres pour l’exploitation d’un terminal fruitier et d’un terminal conteneur pour « Port Sud de France » (nouveau nom selon Frêche du port de Sète) et qu’AGREXCO a remporté l’appel d’offres d’exportation des fruits et légumes et signé convention avec la Région. Si l’on ajoute les divers déplacements –largement médiatisés -  en France des responsables de ces deux groupes et ceux du président de la Région en Israël, tout indique que le processus est engagé et qu’une « politique de l’autruche » serait lourde de conséquences.

LA POLITIQUE DES DROITS DE L’HOMME DE L’ÉTAT D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LE PARLEMENT EUROPÉEN

En 2002, le parlement européen s’est prononcé pour la suspension des « accords d’association » avec Israël en raison du non respect par Israël des droits de l’Homme (en Palestine mais aussi en Israël à l’égard des arabes israéliens).

Le 4 décembre 2008, soulignant ainsi la permanence du problème, la plupart de nos élus au même parlement européen ont voté contre « le rehaussement des accords de suspension » avec Israël.

LA POLITIQUE COLONIALISTE DE L’ÉTAT D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LES INSTANCES INTERNATIONALES

En juillet 2004 la Cour Internationale de Justice de la Haye (CIJ) condamnait la construction du MUR en territoire palestinien et demandait sa démolition.

En décembre 2008, le président de l’assemblée générale de l’ONU, Miguel d’Escoto Brockmann demandait à l’ONU d’utiliser le terme d’apartheid pour qualifier la politique de l’état d’Israël et lançait un appel à soutenir la campagne non violente de boycott, désinvestissement et sanctions d’Israël.

GAZA : LA POLITIQUE CRIMINELLE D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LES PEUPLES DE LA PLANETE

1315 tués, 433 enfants 6000 blessés en 22 jours dont une écrasante majorité de civils et la destruction des habitations et infrastructures de santé d’enseignement etc. Des millions de personnes ont manifesté pour dénoncer les crimes de guerre commis par l’armée israélienne. Richard Falk, rapporteur de l’ONU sur les droits de l’Homme dans les territoires occupés depuis 1967 déclarait à l’issue de la guerre qu’en raison des armes utilisées et des attaques contre les civils : « L’approche militaire visant à « punir » Gaza était intrinsèquement criminelle ; elle violait les lois de la guerre et avait abouti à des crimes contre l’humanité ».

AGREXCO INSTRUMENT DIRECT DE LA COLONISATION AGRICOLE

Au nom du respect des droits humains, de la morale et de la justice et des décisions des instances internationales, les raisons ci-dessus seraient largement suffisantes pour refuser l’implantation d’une entreprise israélienne de quelque secteur que ce soit à Sète ou ailleurs, car toutes les entreprises israéliennes, tirent directement ou indirectement, profit d’une colonisation condamnée depuis des décennies par les instances internationales !

Mais le choix d’AGREXCO (fruits, légumes et fleurs) est caricatural car elle est l’instrument N°1 de la colonisation dans l’agriculture. D’abord parce que l’entreprise est directement liée au ministère de l’agriculture israélien qui la contrôle à 50% et dont elle applique la politique, mais aussi parce que les 70% de ses exportations proviennent des colonies (reconnu en 2006 par le directeur d’agrexco lors d’un procès en Grande Bretagne). Notamment des colonies de la vallée du Jourdain où 7000 colons se sont appropriés 95% des terres et contrôlent 98% de l’eau ! Réduisant à la misère ou à l’exil les paysans palestiniens des zones où sévit cette entreprise.

LE CHOIX D’AGREXCO EST CONTRAIRE A L’ETHIQUE ET AUX VALEURS DES DROITS HUMAINS

Aurait-on dans les années 70, en plein apartheid sud africain, – au nom de la seule création d’ emplois – accepté l’implantation de l’entreprise « Outspan » pour en faire la porte d’entrée européenne des oranges « Outspan » symbole d’un apartheid boycotté par le monde entier ? C’est en ces termes qu’il faut raisonner ! C’est la raison pour laquelle nous répondons à « l’Appel BDS » lancé par 171 organisations palestiniennes en juillet 2005 et refusons cette implantation.

Pour autant et parce que la question de l’emploi est au centre de nos préoccupations, notre intérêt pour les emplois sur le port et les activités du port nous amènent aussi à nous préoccuper des emplois dans l’agriculture. Quelles conséquences auraient les importations massives de fruits et légumes largement subventionnés en Israël sur l’économie paysanne de la région ? Et par voie de conséquence quels risques de pénurie alimentaire et de destruction de savoirs-faire encourons nous ? Va t-on, au prétexte de la création d'emplois de manutentionnaires précarisés sur le port, participer à la liquidation d'emplois agricoles paysans réels ? Pire encore, cela se ferait avec l’argent public ? C’est inacceptable et nous le refusons.

Et puisque le président de Région a annoncé un plan d’investissement de 200 millions d’euros sur 10 ans, il ne fait aucun doute qu’il soit possible de mettre en place d’autres projets alternatifs, réellement créateurs d’emplois pour le port de Sète, en synergie avec un autre type de développement régional, tant au plan agricole qu’en terme d’infrastructures et qui seraient conformes à l’éthique et aux valeurs des droits humains.

Nous appelons toutes les organisations, partis, syndicats et associations à rejoindre cette coalition «  Pour des emplois conforme à l’éthique et avec l’agriculture régionale, contre l’implantation d’AGREXCO à Sète ».

Signalez-vous auprès des signataires qui transmettront.

Conférence de presse 4 juin 10h Espace martin Luther King

Rassemblement/ Manifestation Montpellier 25 juin (heure et lieu à préciser)

Les signataires (A la date du 3 juin) :

AFPS (Association France Palestine Solidarité)
ALTERNATIFS (30,34),
APJ (Les Américains pour la Paix et la Justice, Montpellier)
AP-LR (Association des Palestiniens Languedoc-Roussillon)
APTI (Association pour la Promotion des Travailleurs Immigrés 30)
Association Salam (66)
ASTI (Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés, 66)
ATTAC (Sète Bassin de Thau)
CAPJPO (Europalestine)
CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien),
CIMADE,
CMF (Collectif des Musulmans de France),
COMITE BDS (Comité Boycott, Désinvestissement, Sanctions, Montpellier)
COLLECTIF PALESTINE (Narbonne),
CONFEDERATION PAYSANNE,
CREF (Centre Razi d'Education et de formation,66)
CUALs (Comités Unitaires pour une Alternative au Libéralisme : Mtp Centre, Mtp. Cévennes Petit Bard, Mtp.La Paillade,  Mèze)
EXPRESSION MUSULMANE (66)
IDENTITE PLURIELLE (66)
IJAN (Réseau Juif Antisioniste International)
Les Verts (Languedoc-Roussillon, Sète),
LDH (Ligue des Droits de l’Homme, sections : Alès, Montpellier, Uzès, Sainte Anastasie)
MAN (Mouvement pour une Alternative Non violente)
MDPL (Mouvement pour le Désarmement la Paix et la Liberté)
MIB (Mouvement Immigration Banlieues)
MdlP (Mouvement de La Paix, Montpellier)
NPA ( Nouveau Parti Anticapitaliste)
PALESTINE PORTE VOIX (Carcasonne)
PARASOL (Palestine, Résistance, Action Solidarité),
PCF (Parti Communiste Français)
PG (Parti de Gauche)
POLE ETHIQUE (66)
RESISTANCE 30
SUD EDUCATION (11)
UNION SYNDICALE SOLIDAIRES 34
UJFP  (Union Juive Française pour la Paix)
VIVRE EN PAIX




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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 18:54


http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2009/Q39106.htm#1

1 500 personnes réclament l'arrestation des criminels de guerre Bush et Clinton à Toronto

Plus de 1 500 personnes ont manifesté devant le Centre des Congrès du Toronto métropolitain le 29 mai pour dénoncer la présence des présidents Bush et Clinton à une conférence sélecte et pour exiger leur arrestation en tant que criminels de guerre.

Alors que Bush et Clinton s'adressaient aux riches participants à l'événement à l'intérieur, dans la rue les gens scandaient : « George Bush, criminel de guerre ! », « Emprisonnez George Bush », « Bill Clinton, criminel de guerre », « Stephen Harper, criminel de guerre » et « Renvoyez Bush chez lui, laisser les résistants de guerre rester ! » pendant plus de trois heures durant les heures de pointe au centre-ville.

Les nombreuses pancartes condamnant Bush comme criminel de guerre étaient visibles partout et il y avait une grande bannière suspendue portant le portrait de George Bush en uniforme de prisonnier. Avant le départ de la manifestation, les participants ont été invités à lancer des chaussures à la tête de Bush comme l'a fait le journaliste irakien Muntadar al-Zaidi, arrêté et condamné à trois ans de prison pour avoir lancé son soulier à Bush en signe de colère face aux crimes commis contre le peuple irakien.

Les manifestants ont exprimé la demande du peuple canadien que le Canada défende la primauté du droit international et s'acquitte de son devoir en tant que membre de la communauté des nations en traduisant les criminels de guerre en justice, quels qu'ils soient.

Rolf Gerstenberger, président de la section local 1005 du syndicat des Métallos, était un des nombreux intervenants à la manifestation. Il a dit que cette action était très importante parce que la communauté internationale a déclaré que le crime suprême contre l'humanité est celui de la guerre d'agression contre un pays souverain, un crime contre la paix. Il a dit que les travailleurs et le peuple du Canada ne toléreront pas que le gouvernement canadien et les riches laissent des criminels de guerre comme Bush et Clinton se promener librement au Canada et essayer de justifier leurs crimes auprès du public canadien et du public international.

Khaled Mouammar de la Fédération canado-arabe a parlé des millions de personnes qui ont été tuées ou déplacées en Afghanistan et en Iran sous le régime Bush, et des plus d'un million d'Irakiens qui sont morts à cause des sanctions économiques de l'administration Clinton. Il y a là suffisamment de preuve pour inculper Bush et Clinton de crimes contre l'humanité, a-t-il dit. Lui et d'autres intervenants ont condamné le gouvernement Harper pour avoir permis à ces criminels de guerre de venir au Canada alors qu'il a refusé l'entrée à l'activiste anti-guerre George Galloway et qu'il a expulsé des résistants américains qui ont refusé de participer à une guerre immorale en Irak, une guerre justifiée par le mensonge.

L'activiste autochtone Decajeweiah (Splitting the Sky) a raconté sa tentative de faire une arrestation de simple citoyen lorsque Bush était à Calgary en mars dernier. Il avait formellement demandé à la GRC de mettre Bush en état d'arrestation dès son arrivée au Canada aux termes de la loi canadienne sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité. Voyant que les autorité n'allaient rien faire, il a décidé d'aller l'arrêter lui-même. Mais au lieu de le laisser exercer son droit de faire une arrestation de citoyen, les policiers l'ont arrêté et c'est lui qui doit maintenant répondre à des accusations. Son procès n'aura pas lieu avant mars 2010. Decajeweiah a fait remarquer que lorsque l'État canadien refuse d'arrêter des criminels de guerre comme Bush et Clinton, c'est le peuple qui doit prendre les choses en main et défendre le droit international.

À la conclusion de la manifestation, la foule a scandé : « Arrêtez Bush », « Arrêtez Clinton » et « Faites votre travail » face aux nombreux policiers déployés derrière les barricades dressées pour protéger les criminels de guerre de la colère du peuple.




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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 18:33



Nous en arrivons à la fin de la campagne pour les élections européennes.

 

En France, comme conséquence de la profonde crise du mouvement populaire, de la gauche et de l'extrême gauche françaises, nous assistons à une multiplication des appels à l'abstention, chacun pour ses raisons. L’abstention populaire sera massive et majoritaire.

 

La polémique contre le Front de Gauche ou bien contre le NPA ne sert à rien non plus, tous les militants de base sont et seront ensemble dans le mouvement social. Après demain, dimanche soir, nous additionnerons les résultats du Front de Gauche et du NPA.

 

Nous refusons en même temps la profonde dégénérescence franco française de la gauche et de l'extrême gauche françaises.

 

En Belgique, il y a la liste du PTB. En Grèce, il y a la liste du KKK. En Italie, il y a une liste commune du PRC et du PDCI. Au Portugal, il y a une liste d'un véritable bloc de gauche.

 

Nous leur souhaitons les meilleurs résultats.

 

Bernard Fischer

 

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