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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 19:17

http://www.npamenton.unblog.fr/2010/02/07/le-npa-de-menton-exprime-sa-solidarite-avec-ilham-moussaid-et-le-npa-du-vaucluse


Communiqué du NPA de Menton

Le NPA de Menton exprime sa solidarité avec Ilham Moussaïd et le NPA du Vaucluse

Voir et écouter avant de juger

Une campagne islamophobe

le NPA de Menton est solidaire de la composition de la liste commune des Alternatifs et du NPA dans le Vaucluse dans le cadre des élections régionales.

La présence sur cette liste de Ilham Moussaïd, une jeune militante portant un foulard sur ses cheveux a fait évènement dans les médias et déclenché un tapage haineux contre la jeune militante et contre notre parti.

Une confusion fut entretenue par la droite et une partie de la gauche qui invoquent la laïcité et les droits des femmes uniquement quand il s'agit de l'islam.

Une confusion entre islam et islamisme fut pratiquée. Foulard, voile et burqa furent mélangés, sur fond de débat nauséabond relatif à l'identité nationale, pour pousser à la xénophobie et au racisme.

Cette attaque disproportionnée avait deux objectifs, discriminer une partie de la population et s'en prendre au NPA comme parti le plus visiblement anticapitaliste

Le conjugaison de ces deux causes (une musulmane et un parti anticapitaliste) explique la campagne orchestrée de désinformation.

Ainsi on essaya de faire croire que notre camarade se cachait le visage (la droite), le corps entier (Martine Aubry), on assimila systématiquement la Burqa (vêtement qui couvre tout le corps, même les yeux) au fichu qui tient les cheveux d' Ilham Moussaïd.

Personne ne semble s'en être ému, mais il existe et a existé des candidates élues avec d'autres partis et alliances, sur d'autres élections qui portaient ce type de fichu sur la tête sans que cela soulève grande émotion, montrant en cela que ce qui a indisposé énormément certains intérêts  était bien l'engagement clairement anti-capitaliste de Ilham Moussaïd.

Un discours qui occulte la personne réelle pour mieux l'attaquer

Le discours mené a complètement occulté la personne réelle et le programme du NPA que cette militante soutient . On juge d'un coup sans connaitre, menaçant, en se contentant de suivre le discours médiatique. 

Il suffit de voir et d'entendre, de lire notre camarade Ilham et nous invitons chacun à le faire, pour comprendre qu'elle est une militante clairement engagée dans le combat que mène le NPA pour une société juste et solidaire, que ce soit en matière de droits des femmes, de bataille pour l'égalité, contre le racisme et le capitalisme, contre les discriminations, à mille lieues des caricatures qui en ont été données dans la presse et les médias du pouvoir.

Et quelque part c'est bien parce que notre camarade ne reste pas à la maison, ne reste pas seulement dans sa communauté, dans son quartier, ne reste pas transparente et cachée, ne reste pas soumise au pouvoir, qu'elle est ainsi jetée en pâture par des gens qui cachent mal leur islamophobie.

Le NPA, un parti pour une société autogestionnaire, contre toutes les discriminations, contre le capitalisme dévastateur et son cortège de chômage

Le choix du NPA du Vaucluse, après un débat passionné, a été d'inclure sur ses listes une de ses membres, militante féministe, anticapitaliste, internationaliste qui estime devoir porter un voile sur ses cheveux parce qu'elle se sent plus à l'aise ainsi et parce qu'elle ne souhaitait pas cacher ce qui fait également partie de sa personnalité, sa religion.

C'est un des centaines ou milliers de choix de candidatures  qui ont été opérés par des comités NPA en France pour exprimer la diversité des engagements vers un objectif commun.

Notre parti accueille des jeunes, chômeurs, précaires, travailleurs de tous horizons qui se reconnaissent dans nos idéaux. Il appelle les personnes de toutes origines, quelque soit leur foi, avec leurs personnalités, leur culture, à le rejoindre dans une bataille pour rendre cette société plus juste, moins violente avec les plus faibles et les plus pauvres, une société pour l'égalité et l'autogestion.

La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à cette démarche dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont partagés.

Le NPA continue et continuera ce débat en son sein, avec ouverture, loin des réflexes que cherche à susciter une droite possédant l'essentiel des médias et une certaine gauche qui, hélas, n'arrive pas à s'extraire d'un fond diffus excluant et préfère régler ses comptes avec le “facteur” en se servant de n'importe quel prétexte.

Le NPA est un  parti, au travail pour en finir avec les divisions dans la classe populaire

Ce travail passe par le respect de tous et toutes, quelque soit leur confession ou leur absence de confession, sans les obliger à se renier.

Le NPA de Menton invite tous ceux et toutes celles qui se reconnaissent dans son combat à nous rejoindre.

Nous invitons également toutes et tous à soutenir aux élections régionales la liste “La gauche 100% sociale et écologiste”, qui, également, rassemble des hommes et des femmes de toutes origines vers des objectifs communs et précis (à la différence de bien d'autres listes).

Le NPA de Menton

Le 7 Février 2010

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 20:08

http://www.claude-ribbe.com/index.php?option=com_content&view=article&id=87:les-amis-du-general-dumas-a-tous-les-responsables-politiques-economiques-sociaux-et-culturels-francais


Les amis du général Dumas à tous les responsables politiques, économiques, sociaux et culturels  français.

Le président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, avant de fouler le sol d’Haïti, doit avoir rendu justice au général Alexandre Dumas !

Le président de la République française s’apprête à se rendre en Haïti, à la suite du cataclysme qui a frappé ce pays, faisant plus de deux cent mille morts. C’est la première fois qu’un chef d’État entreprendra une telle visite qui est lourde de sens quand on sait le rôle peu glorieux que la France a joué dans cette île depuis le traité de Ryswick en 1697. La France a martyrisé HaÏti pendant quatre siècles. La compassion un peu forcée affichée aujourd’hui ne saurait le faire oublier.

La traite, tout d’abord.

Un million d’hommes, de femmes et d’enfants, ont été déportés d’Afrique en Haïti par la France, entre 1697 et 1791, laissant au cours des opérations de traite cinq millions de victimes en Afrique.

L’esclavage ensuite.

Ces déportés ont été exploités en Haïti dans des conditions qui furent les plus dures de toute l’histoire de l’esclavage aux Amériques. L’espérance de vie d’un esclave déporté par la France en Haïti n’était que de quelques années. Heureusement les esclaves se révoltèrent et devinrent citoyens français en 1794. Avant l’abolition, ils faisaient vivre un Français sur huit et assuraient l’équilibre du commerce extérieur de ce pays. Les richesses procurées aux Français par le travail criminellement infligé aux esclaves se chiffrerait en dizaines de milliards d’euros.. Ce préjudice n’a jamais été réparé, ni seulement regretté.

Les crimes contre l’humanité de 1802-1803. 

En 1802 et 1803. La France, bafouant les acquis de la Révolution, a tenté de rétablir l’esclavage en Haïti. Devant l’impossibilité de ce rétablissement, un génocide a été tenté avec des moyens qui rappellent parfois les heures les plus sombres du XXe siècle. La guerre civile et les exactions commises par la France pendant la période 1802-1803 ont causé autant de victimes parmi les Haïtiens que le tremblement de terre de 2010.

L’extorsion frauduleuse d’une indemnité aux Haïtiens en 1825.

Sous la menace d’une reconquête, la France a exigé d’Haïti, le pays qui l’avait vaincue, le paiement d’une ignoble indemnité de 150 millions de francs or, ultérieurement réduite à 90 millions. C’était le prix des esclaves perdus. Au lieu de les indemniser pour le mal qu’on leur avait fait, on leur a fait payer, à eux et à leurs descendants, le prix d’une liberté qui n’a jamais appartenu à la France. Au paiement du principal, est venu s’ajouter le paiement de nombreux emprunts consentis par des banques françaises. Malgré l’établissement de la République et la proscription générale de l’esclavage, les Haïtiens ont continué à payer aux Français leur dette jusqu’au beau milieu du XXe siècle. En 2004, le gouvernement haïtien estimait le préjudice à 21 milliards de dollars.

L’hébergement du dictateur Duvalier.

La France héberge depuis 1986 le dictateur Jean-Claude Duvalier, alias baby Doc, accusé de violation des droits de l’homme et de vol de sommes appartenant aux Haïtiens. Le statut dont il bénéficie a été refusé à des centaines de milliers d’Haïtiens, expulsés du territoire français.

La participation au coup d’État du 29 février 2004.

La France, au mépris de la constitution haïtienne et des élections régulières qui s’étaient déroulées, a participé, d’une manière aujourd’hui indiscutable, à un coup d’État contre le président Jean-Bertrand Aristide, qui était le premier président légitimement élu de l’histoire d’Haïti. Elle a également participé à son enlèvement et à sa séquestration dans un pays qui était notoirement, à l’époque, sous le contrôle de la France, la république centrafricaine. Elle a en outre organisé une campagne de diffamation à son encontre, notamment par le biais du ministère des Affaires étrangères.

La réglementation particulière imposé aux Haïtiens à l’entrée des départements d’outre-mer français.

Alors que la France se gargarise de grands principes et de « continuité territoriale », le visa d’entrée en France pour un Haïtien n’est valable ni en Guadeloupe ni en Martinique, ni en Guyane. Un second visa doit être accordé par le préfet de ces départements, qui agit dès lors comme pouvait agir le gouverneur d’une colonie au temps de l’esclavage. Ces mesures résultent de la hantise de la France esclavagiste de voir ses colonies contaminées par le virus de la liberté dont le germe s’était développé en Haïti.

La symbolique vexatoire.

La France a donné à l’aéroport de Cayenne en Guyane le nom de Rochambeau, le général qui tenta d’exterminer les Haïtiens en les gazant au souffre et en les livrant ç des chiens dressés à dévorer les « nègres ».

La volonté constante d’empêcher Haïti de se développer.

La politique de la France à l’égard d’Haïti depuis 1802 est de s'en servir comme d’un épouvantail pour les Français d’outre mer qui songeraient à l’indépendance. De ce fait, la prétendue « coopération » n’a toujours été qu’un mélange de saupoudrages, de mesures factices, et d’actions de déstabilisation. On notera que les Français descendants d’esclaves sont systématiquement écartés depuis 1802 de toutes responsabilités liées à la politique française à l’égard d’Haïti.

Même si la France n’est pas le seul pays à avoir martyrisé Haïti et à se comporter avec une telle violence, ces faits constituent un lourd passif et donnent à la visite du président de la République française un caractère éminemment historique et solennel qui n’échappera à aucun observateur, en France, comme à l’étranger.

Il appartient aujourd’hui à la France de changer de cap et de rompre avec quatre siècles d’agissements honteux.

Sans attendre qu’Haïti soit frappée par une catastrophe qui n’est qu’un malheur naturel venant s’ajouter à la cruauté des nations réputées civilisées, l’association des amis du général Dumas a présenté au président de la République française une demande symbolique.

Le général d’armée haïtien-français  Alexandre Dumas, père du célèbre écrivain, fut la victime collatérale de la politique menée par la France contre Haïti. Né esclave, donc victime de ce qui est aujourd’hui reconnu comme un crime contre l’humanité, il fut en 1802 également victime d’un fléau qui continue de ravager la France non seulement dans sa relation avec certains pays tels qu’Haïti, mais aussi dans la relation de ses gouvernements avec certains Français, descendants d’esclaves ou d’indigènes. Ce fléau a pour nom le racisme. Le général Alexandre Dumas est le plus grand héros de la Révolution française. Mais sa couleur de peau l’a privé de tous honneurs auxquels sa bravoure et son dévouement à la nation lui donnaient droit. Il est le seul général de l’histoire de France depuis 1802 auquel on ait refusé la Légion d’honneur. Bien plus, le gouvernement français, pour une raison qui ne peut s’expliquer autrement que par le racisme, est allé jusqu’à refuser, en 2006, d’inscrire le bicentenaire de sa mort sur la liste des commémorations nationales officielles.

Le général Dumas avait reçu un sabre d’honneur lors de la prise d’Alexandrie en juillet 1798. La remise de ce sabre est attestée, de manière incontestable, par un document autographe, tracé de la main du général Dumas et conservé au musée Dumas de Villers-Cotterêts. La remise de ce sabre d’honneur par Bonaparte faisait du général Dumas un membre de droit de l’ordre de la Légion d’Honneur. Un second document, daté de 1804, et signé de la main du maréchal Murat, également conservé au musée de Villers-Cotterêts, établit que le général Dumas a accompli la démarche pour que ce droit lui soit au moins reconnu. Même le maréchal Murat, beau-frère de Napoléon, dès 1804, soutenait publiquement le général Dumas, dans cette démarche légitime.

Pourtant une certaine France, depuis 1802, refuse, par racisme, d’accorder au général Dumas ce qu’il demandait. C’est la même France qui, par racisme, s’attache aujourd’hui à salir la mémoire de son fils, en lui contestant jusqu’à sa qualité d’auteur, en lui contestant jusqu’à la couleur de sa peau.

L’admission à titre posthume du général Dumas dans l’ordre national de la Légion d’honneur a été refusée par Jacques Chirac en 2002. C’est le même Jacques Chirac qui, assisté de Dominique de Villepin, a refusé que le bicentenaire du général Dumas soit commémoré en 2006. Ces deux hommes, il est vrai, venaient de soutenir un coup d’État en Haïti.

L’association des amis du général Dumas a réintroduit la demande d’admission de cet officier dans l’ordre national de la Légion d’honneur auprès du nouveau président, M. Nicolas Sarkozy, appuyée par une pétition signée par plus de 2000 personnes de par le monde, dont de très nombreux Haïtiens. Pour l’instant, il n’a pas été donné satisfaction à cette demande, sans qu’elle soit pour autant rejetée. Rien n’indique que jusqu’à présent ce dossier ait été prioritaire pour M. Nicolas Sarkozy. Mais le voyage qu’il a décidé change la donne.

Le fait, en effet, pour le président de la République, de se rendre en Haïti, sans se prononcer au préalable, de manière claire et solennelle sur cette demande, qui se trouve du reste soutenue par M. René Préval, actuel président de la République d’Haïti, serait le signe que l'attitude du président Sarkozy envers Haïti reste dans la continuité des exactions négrophobes plus haut évoquées. Il appartiendrait, dans ce cas, à tous les Haïtiens et aux Français de métropole et d’outre-mer victimes de discriminations d’en prendre immédiatement acte. Car que pourrait-on espérer d’un président de la République qui promettrait la justice pour les Français d’aujourd’hui et se refuserait, quelles que soient les raisons invoquées, à réparer, sans que cela coûte un centime à la République, une injustice vieille de plus de deux cents ans ? Un président de la République qui promettrait de promouvoir la « diversité», mais qui refuserait d’honorer le plus illustre des héros de cette « diversité ». Un président de la République, en outre, qui ne tiendrait pas sa parole, puisqu’il s’est engagé dès le 8 février 2008, les yeux dans les yeux, à « faire le nécessaire pour le général Dumas » ?

C’est pourquoi l’association des amis du général Dumas vous demande aujourd’hui de soutenir publiquement cette démarche symbolique et légitime, non seulement vis-à-vis d’Haïti, mais de tous les Français discriminés, en signant la pétition pour que le général Dumas soit rétabli dans ses prérogatives et en intervenant dans ce sens auprès du Président de la République française avant qu’il ne se rende en HaÏti le 17 février 2010.

Signature de la pétition :

http://www.claude-ribbe.com/index.php?option=com_petitions&view=petition&id=47&Itemid=74



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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 19:50


http://www.appel-20-fevrier.over-blog.com/pages/demission-collective-de-la-majorite-des-adherents-du-parti-de-gauche-06-2518018.html


Démission collective de la majorité des adhérents du Parti de Gauche 06.
 
Le Parti de Gauche  est très vite devenu un Parti totalement anti démocratique, avec des pratiques qui s’apparentent à celles de partis totalitaires.   

Les discours, les écrits, les statuts, les projets sont jetés à l’encan et la réalité est la recherche d’un pouvoir dont quelques membres actuels du PG n’ont jamais eu la possibilité d’exercer notamment dans le cadre de leur ancien Parti.

Nous avons décidé de quitter  le PG dans les Alpes Maritimes, aux motifs suivants :

Refus de la démocratie de la part d’un petit groupe de dirigeants autoproclamés dans 06 soutenus par la grande majorité des responsables du National du Parti de Gauche.

Soutien du PG National :

A  un coordinateur du PG 06 adjoint d’un Maire UMP, en contradiction avec les orientations politiques du Parti.

A  des membres d’une équipe autoproclamée qui utilise n’importe quel argument non politique pour asseoir leur hégémonie. En effet, comment peut-on se vanter, dans un parti politique républicain d’avoir le soutien de Jean Luc Mélenchon parce que celui-ci appartiendrait à la même « loge maçonnique »... ?

Les membres de cette minuscule équipe autoproclamée :

Disposent de la mainmise sur tous les postes de responsabilités départementales et nationales sans avoir été voté par quiconque.

Rejettent les premiers membres fondateurs, en s’accaparant des places qui ne sauraient être discutées, car soutenus par des responsables au National.

Rejettent tous les adhérents désirant pratiquer la démocratie et donc le vote, au prétexte du respect d’une « ligne » qui serait indiscutable et intangible dont ils seraient les seuls dépositaires.

Emploient des procédés, méthodes, décisions qui ne sauraient être discutés car descendus prétendument par des canaux inconnus du niveau national.

Refusent tous votes démocratiques au prétexte que  « le Parti ne doit pas se plier à la démocratie par le nombre ».

Les membres de cette minuscule équipe autoproclamée :

Tiennent des propos soupçonneux envers des adhérents d’origine Africaine (propos tenus notamment en réunion de la coordination départementale en septembre 2009).

Rejettent les adhérents des quartiers populaires en faisant pratiquer une enquête illicite téléphonique pour mesurer leur degré de motivation politique. 

La quasi-totalité des adhérents sur qui a été pratiquée cette inquisition téléphonique, à partir du National, disposent de noms considérés comme d’origines étrangères (maghrébines, africaines, espagnoles, italiennes…)..

Absence de questionnements téléphoniques auprès des adhérents des quartiers non populaires de Cannes et Mandelieu (21  nouveaux adhérents en 10 jours ). 

Les membres de cette minuscule équipe autoproclamée :

Rejettent les adhérents qui disposent de réseaux populaires, associatifs et syndicaux au prétexte d’entrisme et de fractionnisme (courrier du coordinateur départemental de droite).

Réussissent, par leurs affinités nationales, à ne pas faire entériner de nouvelles adhésions des quartiers populaires au prétexte de refuser la démocratie du nombre (texte écrit par le tuteur partial et entériné par le National).

Font adhérer des personnes des quartiers aisés de Cannes et Mandelieu qui ont des idées différentes du Parti de Gauche, sans leur faire subir le sort du questionnement téléphonique.

Fabriquent des Comités Locaux à partir de transferts d’adhérents sans autre explication que l’affinité personnelle..

Régionales. Les membres de cette minuscule équipe autoproclamée :

S’auto proclament seuls candidats possibles à tous postes éligibles dont les candidatures aux régionales, et sont soutenus en cela par un national mal informé et habitué à de telles pratiques.

Salissent l’honorabilité d’un élu et d’une militante altermondialiste reconnue dans les milieux populaires, par des courriers au national, avec certaines fausses signatures.

Rejettent une candidate issue de la diversité, militante des droits des femmes et des minorités économiques et sociales.

Refusent l’Assemblée Générale qui devait permettre de voter sur les candidats à la candidature aux régionales

Imposent des candidats têtes de liste, sans vote , avec l’aval du national.

Les membres de cette minuscule équipe autoproclamée :

Ont fait radier le Trésorier départemental aux motifs diffamants, calomnieux alors que celui-ci demandait l’application des statuts et de la démocratie

Ont demandé au National la nomination d’un tuteur et la mise en tutelle (procédure non statutaire) pour mieux asseoir leur pouvoir dictatorial au détriment de la démocratie.

Ont réalisé toutes les réunions uniquement à Cannes La Bocca dans une salle de la mairie sous-louée à une association et maintenant au Parti Communiste.

Ont refusé toute réunion à Nice, (dans un local qu’un élu avait mis à disposition du PG tout en payant ses cotisations) pour ne pas avoir à rencontrer des adhérents des quartiers populaires.

Viennent de réaliser une AG illicite, antistatutaire, juridiquement illégale, avec la totale bienveillance du National,   le 30.01.10 à Cannes La Bocca , en autarcie totale.

Ainsi, seuls 25 adhérents (pour la plupart nouveaux adhérents très proches d’Hervé Lavisse inscrits à la dernière heure) sur 147 adhérents inscrits ont participé à cette mascarade pour s’auto attribuer de nouvelles responsabilités.

RESULTATS : Pas un adhérent des quartiers populaires, pas un adhérent écologiste, pas un adhérent altermondialiste, pas un candidat de la diversité, pas un jeune

Ce Parti de Gauche est maintenant devenu conforme aux vœux de petits dictateurs, autoritaires, jacobins et anti-écologistes dont leur seule volonté est de prendre le pouvoir personnel sans vote démocratique, en écartant, en bafouant, et en dénigrant la majorité des adhérents de gauche par des pratiques délétères et diffamatoires.

Le constat est dramatique pour un parti dit de gauche qui en fait, n’a que le nom « gauche ».

En conséquence nous vous présentons notre démission et exigeons le remboursement de nos cotisations, y compris les versements de l’élu régional que vous avez poussé à la démission.

Fait le  4 février 2010  à  Nice   

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 19:39

Une grosse campagne pour un petit foulard ! Un lynchage électoraliste

(Par Chérif BOUDELAL – 5 février 2010)

La campagne électorale en France, préparant les élections régionales et cantonales de mars 2010, remue la mare et déclanche déjà une odeur nauséabonde qui nous rappelle toutes les précédentes lors desquelles l’islamophobie faisait partie des programmes de certains partis politiques.

Par principe notre association ne fait de campagne pour aucun parti politique, mais nous ne pouvons pas rester silencieux devant ce lynchage politico médiatique d’une jeune fille pour avoir osé couvrir ces cheveux et s’intéresser à la politique de son pays, en l’occurrence Ilham Moussaïd, inscrite sur la liste électorale du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste –section du Vaucluse). On veut l’exclure pour son bandana, que les uns appellent foulard et les autres voile, et d’autres encore font l’amalgame entre ce morceau de tissu et la « bourca afghane » pour monter les enchères contre la communauté musulmane de France, et ce pour espérer avoir quelques voix de plus !

Ce n’est pas pour faire l’apologie du port du foulard que nous réagissons à cette campagne malsaine, mais parce que nous voyons à travers celle-ci une relance de l’islamophobie à peine déguisée. Tous ces « républicains » laïcistes de circonstance s’élèvent contre cette candidate pour avoir couvert ses cheveux, en parlant au nom de la laïcité ! Ces gens savent-ils que la le vrai sens de la laïcité est d’abord le respect de la diversité au sein de la République ? Oui, généralement ceux qui tirent les ficelles sont des gens instruits, mais pas forcément intelligents. A travers leur « lutte contre le foulard islamique », ces derniers cachent à leurs concitoyens leur masque derrière lequel ils propagent l’idiologies de la haine qui tende à déstabiliser la communauté arabo-musulmane, et à travers elle la société entière à des fins politiques égoïstes.

Un peu d’histoire :

A l’origine, la laïcité a été fondée sur le principe de la séparation des pouvoirs entre l'Église et l’Etat, ce qui signifie l’interdiction aux institutions religieuses d’exercer leur influence sur les institutions de l’Etat. La laïcité a d’abord été appliquée à l’Administration de l’état civil en 1791, deux ans après la révolution de 1789. Ensuite, celle-ci s’étend à l’enseignement public dont la loi a été instaurée le 28 mars 1882 - près d’un siècle après son application à l’Administration - sous la recommandation de Jules Ferry, alors ministre de l’Instruction.

La loi du 9 décembre 1905 vient renforcer les dispositions de la laïcité en explicitant ses caractéristiques en matière de respect des libertés, de la pensée et des cultes (qu’on appelle aujourd’hui le respect de la diversité). Cette dernière loi stipule que toutes les religions peuvent être exercées librement par leurs adeptes, pour vue qu’ils ne portent pas atteinte aux lois de la République.

Il convient de poser cette question à ces « chantres de la laïcité » : le foulard porte-t-il atteinte aux lois de la République française ? La réponse est non, puisque le port du foulard en soi est le signe de la bonne conduite, de pudeur et de piété pour la musulmane qui le porte, mais aussi le respect de soi et d’autrui. Dans certains pays musulmans, comme la Turquie, dès leur enfance les filles portent le foulard sans avoir de rapport direct avec la religion ; c’est une tradition pratiquée par les filles et des femmes dans ce pays, quelles soient pratiquantes ou non.

Y a-t-ils une incompatibilité entre la laïcité et l’Islam ?

Selon les principes de l’Islam lui-même, il n’y a pas d’incompatibilité entre la religion musulmane et les autres religions et cultures, mais elles sont plutôt complémentaires. Donc, il n’y a pas d’incompatibilité entre l’Islam et la laïcité qui recommande le respect de la différence. L’inter culturalisme a existé pendant très longtemps au sein des sociétés arabo-musulmanes des Lumières ; ceux qui n’ont pas des œillères parmi les intellectuels occidentaux le savent très bien et le reconnaissent. L’Andalousie musulmane a été incontestablement la référence la plus pédagogique en matière de cohabitation entre les différentes religions et cultures ; beaucoup d’hommes et de femmes réfléchis envient aujourd’hui cette époque-là.

Il arrive que des « musulmans » fassent du zèle et bafouent les règles fondamentales de l’Islam en faisant le contraire de ce qui leur est recommandé par l’Islam, mais dans ce cas précis l’Islam et les femmes qui portent le foulard sont innocents. Ceci existe également dans d’autres religions ; et pourquoi s’en prendre à l’Islam et aux musulmans en particulier si ce n’est par haine envers eux ?

Certains intellectuels qui se spécialisent en « islamologie » font de « l’islamisme » leur plat de résistance, en se partageant les tâches. Les uns se sont spécialisés en « terrorisme islamique » et les autres se concentrent sur la question du foulard et de l’« Islam modéré de France », entre autres, pour servir leurs idéologies et assouvir leur haine envers les musulmans en essayant de les diviser pour mieux les humilier.. Ces deux groupes de « spécialistes » de l’islamophobie sont appelés par les médias les « consultants» auxquels leurs plateaux sont ouverts en permanence « pour débattre de ce phénomène islamique ». Nous constatons que l’Islam en France est devenu créateurs d’emploi et de « richesses scientifique » et profite à beaucoup de gens pour qui l’argent n’a aucune odeur et la profession n’a plus aucune valeur.

A nos jours, la laïcité de Jules Ferry est devenue une arme idéologique à facette multiple. Lorsque les jeunes de la communauté arabo-musulmane de France commencent à prendre conscience de leurs droits et de leurs devoirs en tant que citoyens, leurs détracteurs paniquent et leur cherchent « des solutions » sur mesure. Ils ont fait du « foulard islamique » leur cheval de bataille depuis 1989 pour susciter des réactions hostiles des citoyens français envers les musulmans. Et ils sont parvenus à faire légiférer une loi interdisant le port du foulard à l’école, en créant ainsi la laïcité bis car les législateurs de la laïcité originelle n’avaient pas prévu la présence des musulmans en France.

Ce sont ces « intellectuels orientés » qui présentent le foulard comme le symbole du « choc des civilisations », en terrorisant ceux qui avalent leur intox ; certains de ces terrorisés pensent, à tort, qu’ils sont réellement menacés par ce morceau de tissus et votent pour ses détracteurs. Rares ce sont ceux qui pensent que c’est plutôt l’intox de ces terroristes intellectuels qui représentent un danger pour eux et pour la société française, par la propagation de la haine qui tend à provoquer des affrontements entre les différentes communautés, et non pas le foulard en soi.

Faire ces remarques ne signifie nullement encourager le port du foulard ou faire l’apologie de « l’islamisme » en France. C’est par le principe de défendre la liberté, le respect des droits des êtres humains, et par souci de défendre les vertus de la laïcité que nous dénonçons cette campagne haineuse qui a été initiée par l’extrême droite. « La laïcité demeure le rempart le plus sûr contre la montée de l’intolérance », écrivait Paul Validier qui voyait déjà le danger de telles campagnes qui menaçaient la stabilité de la société française, en dénonçant l’exclusion de l’école des jeunes filles qui portaient le foulard.   

Les inspirateurs de cette campagne ont réussi à faire interdire le port du foulard à l’école mais sans arriver à leur but ; ils pensaient qu’à l’annonce de cette interdiction, les musulmans de France allaient réagir violemment contre cette loi afin de les désigner comme des fanatiques érudits et justifier ainsi leur intox selon laquelle ils constituent un danger pour la République. Et comme ils sont restés à leur faim, ils veulent raviver aujourd’hui cette campagne à travers une citoyenne musulmane qui porte le foulard, supposée commettre le crime de dépasser les limites de son ghetto en s’intéressant à la politique.

Nous disons que la laïcité est victime de ces laïcistes éhontés qui prétendent défendre cette vertu de la République, et à travers elle ils prétendent défendre la liberté de la femme « voilée », en se présentant comme les défenseurs des droits de l’être humain. Or, ces mêmes « défenseurs des droits de l’Homme » ferment les yeux et bouchent les oreilles sur des horreurs des plus barbares pratiquées contre femmes et enfants dans d’autres contrées, sans qu’ils bougent leur petit doigt, en faisant le mort. Mais tout à coup ils se réveillent et retrouvent leur vitalité dès qu’il s’agit de taper sur les musulmans, en s’attaquant aux plus faibles tels les charognards qui se jettent sur leurs proies sans défense, ou dont la défense est plutôt mitigé pour les uns et hypocrite pour les autres.

Enfin, ceux qui sont sincères et paniquent de voir les musulmans s’intéresser à leur religion et la politique de leur pays devraient plutôt se rassurer, car le vrai danger vient de ceux qui propagent la haine entre les différentes communautés et non de ceux qui veulent servir à la fois leur Dieu et leur pays.






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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 19:16

http://www.alters-paillon.over-blog.org/article-regionales-paca-solidarite-avec-le-npa-et-ilham-moussaid-44417638.html


Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 20:42 REGIONALES PACA : SOLIDARITE AVEC LE NPA ET ILHAM MOUSSAÏD

communiqué de presse des Alternatifs : "Régionales PACA 2010"
 
REGIONALES PACA : SOLIDARITE AVEC LE NPA ET ILHAM MOUSSAÏD

"Partenaires du NPA en PACA pour les élections régionales de mars 2010, sur la base d'un accord politique et programmatique, les Alternatifs PACA sont solidaires de la composition de la liste commune du Vaucluse. La présence sur cette liste d'une jeune militante portant un foulard ne doit pas occulter les objectifs sociaux, démocratiques, écologistes et féministes sur lesquels elle est clairement et depuis longtemps engagée.

Ce sont ces engagements qui expliquent le choix courageux et émancipateur d'Ilham Moussaïd de figurer sur cette liste.

Pour les Alternatifs, la participation à la citoyenneté active de toutes et de tous, et en particulier des jeunes des quartiers populaires de toutes origines, est un objectif central. Elle est inséparable du combat intransigeant pour l'égalité des droits.

Cette candidature a suscité des interrogations. La question est en effet complexe et le débat doit se poursuivre en particulier sur les discriminations et l'héritage post-colonial, comme sur le sens des signes religieux dans l'espace public et sur ce qu'ils signifient par rapport aux droits des femmes.

Les Alternatifs sont prêts à poursuivre ce débat, en restant vigilants sur le contexte dans lequel il s'ouvre. Ils refusent la confusion délibérément entretenue par ceux qui invoquent la laïcité et les droits des femmes uniquement quand il s'agit de l'islam. Ils refusent également l'assimilation entre islam et islamisme, foulard, voile et burqua, sur fond de débat nauséabond relatif à l'identité nationale, dans une logique xénophobe et raciste."

pour la coordination régionale PACA des Alternatifs

Magali Braconnot  - Bruno Della Sudda 
 
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 20:55

http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&catid=6&id=2499&option=com_content&Itemid=11


"Les partis communistes existants sont des restes du passé" 

Alain Badiou     

Alain Badiou, philosophe français, dont la pensée a actuellement une grande influence, était en décembre dernier à Bruxelles pour présenter son dernier livre « Eloge de l'amour ». Influencé par la révolte de 1968, il est engagé dans la lutte contre le capitalisme, toutefois en se démarquant des partis communistes qu'il considère être d'une autre époque.

Pour participer au débat sur l'avenir du socialisme, Investig'Action – michelcollon.info vous propose ici une interview d'Alain Badiou réalisée par le politologue Bleri Lleshi qui lui a posé des questions sur les alternatives au capitalisme, la définition du communisme, la situation actuelle de la social-démocratie en Europe, l'islamophobie...

Puis dans un autre article : De quoi Badiou est-il le nom ? Aymeric Monville, philosophe, membre du PCF, auteur de Misère du Nietzschéisme de gauche: de Georges Bataille à Michel Onfray réagit à l'ouvrage d'Alain Badiou, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, et à sa réception au sein du PCF. Le débat est lancé ! 

Bleri Lleshi : Hier soir, vous avez évoqué des nouvelles alternatives sociales et politiques. Pourriez-vous en dire davantage ?

Nous sommes dans un monde de plus en plus dominé par une vision unique d'organisation politique et sociale avec en son cœur le capitalisme, et comme forme politique (se déclarant la meilleure), la démocratie parlementaire. Nous sommes dans un monde où  cette combinaison est présentée comme seule voie possible et acceptable pour l’humanité. Ce capitalisme dominé par les intérêts privés est une politique qui se résume à la gestion de l’Etat par des gestionnaires nommés par des élections. J’ai appelé cela le capitalo-parlementarisme.

Ma question est de savoir si réellement ce modèle est un modèle unique. La question de l’alternative est donc une question globale : peut-on imaginer, peut-on vouloir que l’organisation de la société soit entièrement différente ?

Si vous me demandez quelle est l’alternative, je ne le sais pas évidemment, si je le savais, je ne manquerais pas de vous le dire et je ferais campagne pour. Depuis le 19ème siècle, ça s’est appelé le communisme, l’alternative. Le communisme, cela veut dire quoi ? Essentiellement une société qui serait organisée à tous les niveaux, économique, politique, social, etc. par autre chose que la propriété privée, autre chose que le règne du profit maximum. Une société qui ne serait pas sous la loi de l’égoïsme capitaliste tel qu’il domine actuellement. Le communisme a désigné cela pendant un moment.

Cela a ensuite désigné autre chose qui était la construction de nouveaux Etats, différents, collectivistes, mais malheureusement qui étaient aussi des états extrêmement brutaux et terroristes.

Je propose d’entrer dans une troisième étape communiste qui tiendrait compte de toutes les expériences et qui désignerait le projet d’une société collective, mais sans la terreur générale qui a existé au 20ème siècle.

Bleri Lleshi : Le communisme a aujourd'hui une image très négative pour beaucoup de gens, comment pouvons-nous changer cela ?

Avant de dire à quelqu'un qu’il est communiste, il faut  redéfinir le communisme et après on verra. Pour l’instant, le communisme est au niveau de l’idée. Il faut donc reformuler, rediscuter l’idée de communisme, et après on verra ce que c’est d’être communiste, d’être militant.

Bleri Lleshi : Comment pouvons-nous alors redéfinir le communisme du 21ème siècle ?

Je pense qu’il faut continuer à définir le communisme comme je l’ai fait tout à l’heure : une société organisée autrement qu’autour de la propriété privée et du profit ; une économie qui ne soit pas organisée autour du profit mais collectivement et dans une vision  égalitaire.
Au fond, il y a deux idées essentielles dans le communisme, mais qu’il faut retravailler. La première est une idée négative : il ne faut pas que les choses se fassent autour de la propriété et du profit, ; la deuxième est positive : dans toutes les situations essayer d’obtenir une égalité maximale.

Bleri Lleshi : Les partis communistes en Europe ne sont pas très grands ni importants pour le moment ...

Mais le communisme dont je parle n’a rien à voir avec les partis communistes existants : ce sont des restes du passé, des restes du communisme tel qu’il a été défini au 19ème siècle. Tout le monde sait que c’est fini, ça. L’URSS s’est effondrée, la Chine est un pays  capitaliste en réalité, donc c’est fini, ça. On est de nouveau au commencement de quelque chose, on ne peut pas continuer avec ce qu’il y a eu avant. Et donc comme toujours, on commence par le projet, la pensée, l’idéologie.

Bleri Lleshi : Existe-t-il déjà des exemples d’un nouveau communisme ?

Non on n’a pas d’exemple, bien sûr. Il n’a pas encore été défini, que voulez-vous dire par avoir des exemples ? Quand Marx a défini le communisme, avait-il des exemples ? Il n’en avait aucun, encore moins qu’aujourd’hui. Qu’on ne nous demande pas d’exemples, qu’on nous demande le travail de la pensée. Quand Marx en 1848 a fait le manifeste du parti communiste, il n'y avait encore aucun communiste. On est dans la même situation aujourd’hui, Il faut recommencer l’expérience communiste à zéro. Parce que nous sommes après un effort d'un siècle. Recommençons !

Bleri Lleshi : Ce sont les philosophes, les penseurs politiques qui devraient mettre en place cette nouvelle idée ?

Exactement, comme c’étaient des intellectuels, des philosophes, avec Marx, avec Fourrier et des tas d’autres qui l’ont formulé, tout en tenant compte de l’expérience pratique, parce qu’on était juste après la révolution française. Vous tenez compte de l’expérience pratique et c’est à vous de reformuler, de re-proposer, de discuter de la nouvelle idée du communisme, et de voir comment elle peut prendre une forme pratique, aussi. Marx, après avoir écrit sur le communisme, a essayé de créer la première Internationale, qui était finalement le premier parti communiste au monde, donc nous devons suivre le même chemin. Quand même, nous sommes beaucoup plus dans la même situation que celle de Marx au 19e siècle, que dans la situation de Lénine ou de Mao, si vous voulez, au 20e siècle.

Bleri Lleshi : Êtes-vous optimiste pour l'avenir ? Voyez-vous certaines étapes à parcourir, pouvez-vous nommer personnes sur qui vous pourrez compter ?

Quand on commence quelque chose, il faut bien être optimiste, sinon ce n'est pas la peine de commencer. Je suis optimiste, dans le sens où je suis convaincu que, premièrement, le capitalisme est une mauvaise chose pour l’humanité. Il y a la crise, et après la crise, il y aura des conflits, des guerres etc. L’avenir du capitalisme n’est pas du tout un avenir positif. Je suis donc optimiste à cause de ça. Les gens vont voir les mauvaises choses du capitalisme.

Puis je suis optimiste, parce que je pense que nous sommes maintenant à nouveau dans la possibilité de faire des propositions philosophiques, théoriques, idéologiques en faveur du communisme. Il faut voir qu'en France, il y a quelques années encore, on ne pouvait même pas parler de communisme. Si vous parliez de communisme, on vous disait que vous étiez criminel, terroriste, Stalinien, etc. C’est déjà une victoire de pouvoir parler de communisme, de pouvoir tenir des réunions sur le communisme, de pouvoir rassembler des philosophes. Cette victoire pour l’instant est dans la tête, mais c’est déjà quelque chose.

Bleri Lleshi : Y a-t-il certains penseurs politiques, des philosophes que nous devrions garder à l'esprit pour l'avenir ? Slavoj Zizek par exemple ?

Slavoj Zizek est un ami à moi depuis longtemps. Nous avons des discussions mais nous n’avons pas tout à fait le même point de vue. Peut-être parce que lui, il vient d’un pays socialiste, la Yougoslavie. Il a eu une expérience différente, mais nous sommes très proches. Mais nous organisons ensemble les conférences, celle à Londres et la prochaine à Berlin en juin. Nous sommes aussi tous les deux persuadés qu’il faut reformuler le communisme. Ses références philosophiques ne sont pas exactement les mêmes que les miennes, mais on va travailler ensemble. Lui est plus du côté de la psychanalyse. Moi, plus du côté de la science. Nous n'avons pas exactement les mêmes références, mais elles se ressemblent, et nous allons travailler ensemble.

Bleri Lleshi : Quelle est votre opinion sur la position des partis sociaux-démocrates en Europe aujourd'hui ?

Je pense que la social-démocratie en Europe est une fausse porte. Elle est une force interne au système capitalo-parlementariste. Sans aucun désir de vraiment rompre avec le capitalisme et de s’orienter vers une autre société, elle propose simplement une gestion du capitalisme un peu différente de la droite. Ce dont nous parlons, c'est de l’avenir d'un communisme  complètement extérieur à la social-démocratie.

Bleri Lleshi : Selon vous, quelles sont les causes de cette chute de la social-démocratie ?

Cela fait maintenant 20 ou 30 ans que la social-démocratie est devenue un peu comme le modèle social-démocrate américain. En France, la date de rupture se situe à l'époque du gouvernement Mitterand. Arrivé avec un programme de transformation, de nationalisation, etc, il a renoncé explicitement à développer cette voie, deux ans après son arrivée au pouvoir. En 1983, c’était fini. Cela a marqué la France, où la social-démocratie était plutôt à gauche. La social-démocratie ne joue plus de rôle historique véritable. C'est la même chose dans toute l'Europe. En Grèce par exemple, quand on parle de partis de gauche, on ne met pas le parti socialiste dedans. La gauche est après le parti socialiste.

Bleri Lleshi : Voyons un peu comment la gauche traite certaines questions d’actualité. Par exemple, au sujet de l'Islam. En Belgique, au côté de l'extrême droite, de plus en plus de personnes se disant « penseurs libres de gauche » affirment l'incompatibilité de l'islam avec le mode de vie occidental.

Cela existe en France aussi. Il y a l’idée que la vraie contradiction, aujourd’hui, n’est plus entre communisme et capitalisme, mais entre les civilisations occidentales et l’Islam. Ce sont des fictions idéologiques. D'accord on peut trouver des islamistes, tout comme des chrétiens extrémistes. Mais il faut absolument laisser cela de côté et considérer que la question de l’Islam n’est pas le plus important aujourd’hui en Europe. Par contre il est primordial de savoir si on s’engage vraiment dans une opposition radicale avec le capitalisme ou pas.

Personnellement, je ne défends absolument pas la manière de vivre occidentale. La domination, le capitalisme et la propriété privée; l’impérialisme aussi : les Occidentaux font des guerres partout. Je ne sens donc aucune solidarité avec l’Occident. Je veux qu’on ramène les consciences, les sujets à la véritable question. La seule question vraiment intéressante, y compris pour les philosophes : est-un autre monde que ce fameux monde occidental est-il possible ? Mais bien sûr, on ne va pas chercher du côté de l’Islam, des vieilles religions, l’avenir n’est pas là.

Bleri Lleshi : J'imagine que vous avez entendu parler de la récente interdiction du voile dans certaines écoles en Flandre.

Je suis tout à fait opposé à cette interdiction parce que pour une jeune fille qui vient à l’école, le problème c’est de venir à l’école et d’apprendre ce qu’elle doit apprendre. Ce n’est pas la question de savoir si elle a ou non un foulard sur la tête. Je considère que c’est une persécution contre les jeunes filles de religion musulmane. Il y a quarante ans, en France, beaucoup de femmes portaient un foulard sur la tête, on disait même qu’il ne fallait pas sortir dans la rue sans chapeau.  Les jeunes filles qui portent un foulard maintenant, peut-être que dans quarante ans, elles ne porteront plus de foulard.

C’est une politique absolument réactionnaire. Qui a créé le problème ? Ceux qui ont dit qu’il ne faut pas de foulard à l’école, pas les filles qui portent un foulard. Les cultures se mélangent, se transforment, il y a une dynamique historique. Déjà au 19ième siècle, quand les gens venaient de l’Italie en France, ou même du sud de la France, on disait la même chose : ils ne sont pas comme nous, etc. A la génération suivante, ils étaient Français. Ce sont des faux problèmes.. Et ce sont des problèmes graves, parce que cela se traduit par la persécution contre les gens.

Bleri Lleshi : Quelle position les partis de gauche devraient-ils adopter, premièrement quant à la diversité et deuxièmement, quant à l'immigration?

Les deux points sont liés. Nous sommes dans une période où dans tous les pays  industrialisés, il y a une immigration importante, pour la raison très simple que les métiers les plus durs, tels qu’ouvrier de bâtiment, de nettoyage, etc., sont occupés par des gens qui viennent d'ailleurs. En France, les mineurs ont été polonais, les ouvriers d’usine, italiens. Aujourd’hui ils ne sont pas polonais ou italiens, ils sont arabes ou africains. Mais c’est le même processus. Cette diversité a donc toujours existé. Et la position à adopter par rapport à cette diversité est de l’accepter, c’est-à-dire considérer que tout le monde ait les mêmes droits, et organiser la vie des gens aussi bien que possible, c’est tout.

Où est le problème ? On sait bien que le fait de persécuter ces gens vise simplement deux choses :  premièrement à ce qu’ils soient tranquilles, dociles et ne se révoltent pas, et deuxièmement pour pouvoir les payer le moins possible. C’est tout. N’importe quel pays moderne est construit avec la diversité. Et quant à la Belgique, déjà, qu’est-ce qu'être belge ? La position moderne à adopter par rapport à la diversité, c’est donc fondamentalement de suivre deux lignes, égalité et droit, quelle que soit la providence des gens ; tant qu’ils sont ici, qu’ils vivent ici, qu’ils travaillent ici, ils ont les mêmes droits.






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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 20:34

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Rene_Naba.050210.htm


Qatar: Un rebut de luxe pour recyclage haut de gamme (1/2)

René Naba

L‘effondrement économique de la principauté de Doubaï, à l’automne 2009, a fait craindre un écroulement cumulatif des autres pétromonarchies du Golfe, par effet de domino, jetant le doute sur la viabilité de ces émirats mirages, attisant la méfiance à l’égard de la finance islamique que les pays occidentaux souhaitent attirer en vue de dynamiser leurs économies convalescentes.

Parmi ces émirats mirages à forte attractivité, à l’existence aléatoire, le Qatar fait en France l’objet d’un engouement à la mesure de la projection fantasmatique qu’il propulse dans l’imaginaire du landerneau politique, souvent en méconnaissance de cause.

Tout le monde en parle mais très peu en connaissance de cause d’un pays sans doute l’un des rares au monde à être davantage connu pour ses installations que pour ses réalisations, son histoire ou sa géographie, ses belles lettres ou ses beaux-arts.

Désigné au choix, comme le pays d’Al Jazira ou du CENTCOM, le lieu d’exil des indésirables arabes, Qatar est à la fois tout cela et bien plus.

Siège du nouveau Quartier Général du «Central command» américain, le commandement du théâtre des opérations allant de l’Afghanistan au Maroc, et de la chaîne transfrontière arabe «Al-Jazira», Qatar fait cohabiter sur son sol, dans l’harmonie la plus discrète, la famille de l’ancien président irakien Saddam Hussein, le prédicateur islamique Youssef Al-Qaradawi, un des grands officiants de la chaîne transfrontière, et une discrète mission commerciale israélienne, assumant avec bonheur sa fonction de rebut de luxe pour recyclage haut de gamme.

Important producteur de pétrole et membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le Qatar a refusé d’adhérer à la Fédération des Emirats arabes Unis. Il gère de ce fait pour son propre compte de fabuleuses richesses. L’engouement de la classe politique française à son égard est comparable à celui qui prévalait à l’égard de l’Irak de Saddam Hussein du temps de sa splendeur et de l’avidité de ses interlocuteurs français, durant les décennies 1970-1980.

Là s’arrête la comparaison. Entourée par l’Arabie saoudite au sud et le golfe arabo-persique au nord, cette minuscule principauté de 11 427 km² peut être menacée, jamais menaçante, toujours alléchante.

L’Emir de Qatar est à Nicolas Sarkozy ce que Rafic Hariri était à Jacques Chirac, une béquille financière

Distinction rarissime, son Emir, Hamad bin Khalifa Al Thani, qui dirige le pays depuis 1995, est l’unique dirigeant arabe -et sans doute de la planète- à avoir bénéficié de l’extraordinaire privilège de co-présider à deux reprises, deux années consécutives (2007-2008), la prestigieuse parade militaire du 14 juillet, la fête nationale française. Sans doute pour les menus et multiples services rendus à la diplomatie française: Lubrification des négociations visant à la libération des infirmières bulgares de Libye, intercession dans les transactions visant à la libération du soldat israélien Gilad Shalit, captif du Hamas, intermédiation dans le conflit libanais visant à l’élection d’un nouveau président, implication dans le rapprochement syro-libanais et franco-syrien.

Entre la France et le Qatar, l’histoire, il est vrai, est ancienne, dont le mérite revient, contrairement aux apparences, non à Nicolas Sarkozy qui n’en est que l’ultime bénéficiaire ostentatoirement tapageur, mais à William Kazan, l’homme d’affaires libanais à qui il convient de rendre cette justice (1). Pour dire vrai d’ailleurs, le Qatar est à la France sous Nicolas Sarkozy ce que le milliardaire libano saoudien, l’ancien premier ministre Rafic Hariri, l’a été sous la mandature présidentielle de Jacques Chirac, avant que le premier ne périsse dans un attentat dont on commémore le 5eme anniversaire ce 15 février et que le second, seul président français à comparaître depuis le Maréchal Philipe Pétain en 1945-46, ne soit traduit en justice pour une affaire en rapport avec l’argent illicite… Une béquille financière, camouflée par l’adoubement du prince arabe d’un rôle honorifique de missi dominici convivial
et bénévole. C’est ainsi du moins que l’Emir du Qatar apparaît à bon nombre d’observateurs.

Le parrainage financier arabe parait d’ailleurs être une spécificité des présidents post gaullistes à en juger par le nombre des dirigeants français ayant recours à de telles pratiques: Chirac Hariri, Sarkozy Hamad bin Khalifa, auparavant Valéry Giscard d’Estaing et l’Empereur Jean Bedel Bokassa de Centrafrique, un tandem passé à la postérité pour ses prestations diamantaires.

William Kazan comme l’ancien premier ministre libanais assassiné Rafic Hariri, l‘homme lige des saoudiens, de même que le bijoutier Robert Mouawad, appartiennent à cette race de Libanais dont la fortune, fabuleuse, s’est faite au prix d’une abnégation sans failles à l’égard des familles dirigeantes des pétromonarchies du Golfe.

Entre William Kazan et Rafic Hariri, ces deux êtres au parcours similaire, se pose toutefois le problème de la doublure. Qui est le double de l’autre, qui est la copie conforme de l’autre?

Sur Hariri, William Kazan avait un double avantage: l’antériorité dans le circuit de la prestation de services et une dignité d’ambassadeur de par sa situation de compagnon de fortune, puis d’infortune, de l’ancien Emir de Qatar.

Tel un mauvais conte de fées, cet émir, Cheikh Khalifa Bin Hamad Al-Thani, régna sur sa principauté pendant près de vingt ans, avant d’être déboulonné par son propre fils, l’actuel prince. Brutus n’est pas le monopole de Rome, il s’en trouve de cas semblables à l’ombre des derricks (2).

Ami de la France, heureux propriétaire d’un fabuleux et convoité gisement gazier offshore North-Dome, Cheikh Khalifa, grand seigneur, gratifiera son dévoué serviteur du titre envié d’ambassadeur itinérant du Qatar en Europe occidentale, avec compétence sur une douzaine de pays et sur une multitude de fournisseurs multiformes, au moment où Rafic Hariri figurait sur la liste diplomatique saoudienne à Paris en tant que 3 me secrétaire.

A sa luxueuse résidence de l’avenue Montaigne à Paris, William Kazan, bijoutier de son état, sera aussi scintillant que resplendira l’état de grâce de son mentor du Qatar. L’éviction du souverain entraînera pour William Kazan et la perte de son immunité et la fin de son impunité.

Il se retrouve quelque temps en prison pour une sombre histoire de galantes compagnies, une fâcheuse affaire opportunément mise à jour qui comble d’aise le nouveau monarque qatariote, une heureuse coïncidence qui permet à la France, terre d’asile de son père, de rentrer dans les bonnes grâces du filial successeur. Ténébreuse affaire qui permis du coup au milliardaire libano-saoudien Rafic Hariri, fort de son amitié avec le président Jacques Chirac, d’éliminer son rival en affaires William Kazan.

Par une cruelle ironie du destin, les deux préposés pétro monarchiques mourront la même année en 2005, à six mois d’intervalle, Rafic Hariri de mort violente, dans un attentat le 15 février, William Kazan, de cancer, en Août, le même mois qui vit la mort du Roi Fahd d’Arabie et l’élection à la tête de l’Iran de Mahmoud Ahmadinejad.

Depuis lors, la lune miel se poursuit sans accroc. En France, rien n’est refusé à l’Emir ni l’Hôtel Lambert (3), ni l’Hôtel Raphaël à Paris, ni un deuxième Hôtel particulier, rue de Courcelles, à deux pas de l’Elysée, ni une superbe résidence d’été à Chateauneuf-de-Grasse dans les Alpes Maritimes, qui offre un beau panorama jusque dans la baie de Cannes. Détenteur de 25 pour cent du capital de la Société fermière du casino municipal de Cannes, Qatar est également devenu le partenaire titre de la célèbre course hippique du Prix de l’Arc de triomphe et le deuxième actionnaire du groupe Vinci.

De son côté, Qatari Diar, un fonds d’investissement possédé à 100% par Qatar Investment Authority, le fonds souverain du Qatar, est engagé dans des négociations exclusive avec Cegelec (ancienne filiale d’Alcatel), pour le rachat de ce poids lourd spécialisé dans les services liés à l’énergie, à l’électricité et la rénovation des caténaires ferroviaires au Maroc. Qatari Diar est très présent sur le plan international, au Maroc, en Egypte et dans tout le Moyen-Orient, mais aussi en Grande-Bretagne, dans l’immobilier, comme dans le quartier de Canary Wharf à Londres.

En retour, La France dispose au Qatar d’une école de gendarmerie et d’une duplication de l’Ecole Saint-Cyr, l’académie chargée de former les officiers supérieurs des Emirats.. Une école qui compte déjà à son crédit la formation du Prince héritier qatariote. Parmi les autres bénéficiaires de l’hospitalité du Qatar figurent la sœur de Rachid Dati, ancien ministre français de la justice, affectée au service du patrimoine, une structure placée sous l’autorité de l’épouse de l’Emir du Qatar, Cheikha Mozah, fraîchement élue membre de l’Académie des beaux-arts de France..

Il en est de même de l’ancien directeur controversé de Reporters sans frontières (4), Robert Ménard, pour la présidence d’une problématique fondation pour la défense de la liberté de la presse, qu’il désertera au bout d’un an, devant son peu de poids face à la structure parallèle mise sur pied par un authentique homme de terrain qui a donné au journalisme ses lettres de noblesse, le photographe Sami al-Hajj, de la chaîne al-Jazira, ancien pensionnaire du bagne de Guantanamo, fondateur du «Guantanamo Center», chargé de combattre les atteintes à la liberté de la presse.

Seule fausse note à ce tableau idyllique, la tentative de mise sur pied, en mars 2009, d’un «CRIF musulman», une structure de l’Islam laïc en France, à l’initiative d’une sous-préfète, Malika Benlarbi, sur suggestion du conseiller présidentiel Henri Guaino. La tentative tourna court par suite de la protestation du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), qui y a vu une «ingérence dans les affaires intérieures françaises» et une menace directe à sa représentativité.

Le balancement est constant dans l’Emirat, au point que certains jugent cette dualité comme relevant de la duplicité, la caution de desseins inavoués: Il en est ainsi du duo CENTCOM /al-Jazira. Il en est de même avec la France: L’amitié avec Sarkozy a permis au président français d’éradiquer toute sensibilité pro arabe au sein de l’administration préfectorale et du dispositif audiovisuel français et la promotion concomitante de personnalités notoirement pro israéliennes.

La liste est longue qui va de Bernard Kouchner (Quai d’Orsay), flamboyant ministre des Affaires étrangères à ses débuts contraint à une honteuse normalisation avec le génocidaire du Rwanda, Paul Kagamé, dans la foulée des révélations sur ses connections affairistes avec les dictateurs africains, à Dominique Strauss Khan (FMI), qui se demande à chacun de ses réveils ce qu’il peut bien faire pour Israël et non à la France dont il porte la nationalité, à Arno Klarsfeld (Matignon), réserviste de l’armée israélienne, à Pierre Lellouche (Affaires européennes), à François Zimmeray, ancien vice-président de la commission d’études politiques du CRIF, Ambassadeur pour les Droits de l’homme, en passant par Christine Ockrent (pôle audiovisuel extérieur), Philippe Val (France inter), et à la toute dernière recrue Valérie Hoffenberg, directrice pour la France de l’American Jewish Committee, représentante spéciale de la
France au processus de paix au Proche-Orient.

Une promotion accompagnée parallèlement de la mise à l’écart de Bruno Guigue (administration préfectorale), de la mise à l’index de l’universitaire Vincent Geisser et de l’éviction de Richard Labévière (Média) ainsi que de Waheeb Abou Wassil, seul palestinien du dispositif médiatique extérieur.

Il en est de même sur le plan international. Se plaçant à la pointe du combat pour la défense des causes arabes, le Qatar, en vertu du principe du balancement politique, est l’un des rares pays arabes à abriter néanmoins une discrète mission commerciale israélienne.

L’Emir du Qatar sera ainsi le premier dirigeant arabe à se rendre au Liban dès l’annonce du cessez le feu libano israélien, en Août 2006, prenant à sa charge la reconstruction de localités du sud Liban détruites par les Israéliens. Et la principauté sera aussi le pays hôte du sommet arabe pour l’aide à la reconstruction de Gaz. Mais malgré ses largesses et l’hospitalité d’Al-Jazira aux voix discordantes arabes, l’Emir sera contraint dan la foulée du sommet de Doha de fermer la mission israélienne à la suite de la destruction de l’enclave palestinienne par les Israéliens en janvier 2009, sous peine d’accusation de duplicité.

Al-Jazira, observe, elle, une retenue à l’égard du pays hôte, qu’elle n’a jamais interrogé ni sur la présence sur son sol de la mission commerciale israélienne, ni sur celle du Quartier Général du «Central Command» américain, ni sur la propulsion de personnalités pro-israéliennes dans les principaux rouages de l’administration diplomatique française. Une retenue semblable à la déférence témoignée par des vecteurs occidentaux à l’égard de leur gouvernement respectif, notamment la chaîne «Fox» à l’égard de l’administration Bush jr ou les chaînes publiques ou privées françaises à l’égard du pouvoir politique en France

L’honneur est sauf, au prix de quelques aménagements avec la liberté d’expression. Il permet au Qatar, par son amitié affichée avec la France, sans passé colonial dans la zone, de faire la démonstration de son indépendance tant vis-à-vis du grand frère saoudien, que du pesant tuteur américain, que de l’Irak ou de l’Egypte. Un exercice de saltimbanque qui lui permet de flirter, sans risque, avec l’Iran, contigu au champ gazier off shore du Qatar, et les autres bêtes noires de l’Occident -le mouvement islamique palestinien Hamas, le mouvement chiite libanais Hezbollah-, tous les contestataires à l’ordre hégémonique israélo américain sur l’espace arabe, mais dans les limites des règles du jeu imposé par son protecteur américain, sous peine de retour de bâton, comme en témoigne la tentative de déstabilisation d’Al Jazira lors de l’invasion américaine de l’Irak en 2003.

Notes

1. CF «Rafic Hariri, un homme d’affaires premier ministre» de René Naba Editions l’Harmattan 2000 notamment le chapitre V «Les ombres du passé».

2. Le coup d’état de 1995 porte en lui de forts relents pétroliers. British Petroleum qui avait commis l’erreur de se retirer de Qatargas en 1992 projetait de récupérer ses positions prises par la firme américaine Mobil. La Jordanie une créature de la Grande Bretagne lui prêta main forte en dépêchant près de 600 militaires et du matériel de guerre pour soutenir le putchiste, le propre fils de l’Emir, en verrouillant la frontière empêchant ainsi tout renfort au prince régnant. L’intervention jordanienne a constitué un cas flagrant d’ingérence étrangère, mais n’a jamais été dénoncée dans la mesure où elle servait les intérêts anglo saxons. Songeons à la tempête qui s’est déchaînée contre la Syrie, dix ans plus tard, au moment de l’attentat contre Rafic Hariri en février 2005.

3. L’Hôtel Lambert est situé à la proue de l’île Saint-Louis. Ses plans ont été dessinés par Louis Le Vau, maître d’oeuvre de Vaux-le-Vicomte. Anciennement propriété de la famille Rothschild, il a notamment abrité le couple mythique du cinéma français de la décennie 1960, Henri Vidal -Michèle Morgan.

4. «La face cachée de reporters sans frontières. De la CIA aux Faucons du Pentagone»-Editions Aden de Maxime Vivas.




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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:48

http://www.fr.lyrics-copy.com/chansons-populaires/le-chant-des-partisans.htm


Le chant des partisans

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?




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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:33

http://www.europalestine.com/spip.php?article4726


L’ultra-sioniste Frêche au tribunal : c’est pas trop tôt

Le politicien de Montpellier Georges Frêche, adorateur du terrorisme d’Etat israélien et champion du clientélisme local, est convoqué jeudi 4 février à 14 heures devant le tribunal correctionnel de la ville (au nouveau Palais de Justice, place Pierre-Flotte).

Dans un communiqué, Sylvain Pastor, responsable des Verts en région Languedoc-Roussillon et animateur de la campagne contre l’implantation aux frais du contribuable, de la société israélienne Agrexco dans la région, informe qu’il a porté plainte contre le chantage à l’antisémitisme pratiqué une fois de plus par Frêche.

Voici le communiqué publié par Sylvain Pastor :

« Le 25 septembre dernier, en séance du Conseil régional, G. Frêche me taxait d’antisémitisme pour avoir défendu les positions de la Coalition contre Agrexco, à laquelle participent Les Verts. J’avais dû recourir à la justice pour récupérer de l’administration régionale la preuve sonore de ce propos scandaleux

http://www.languedoc-roussillon.lesverts.fr/spip.php?article141

J’ai depuis cité G. Frêche à comparaître devant le Tribunal correctionnel de Montpellier pour diffamation. Il y est convoqué ce jeudi 4 février, à 14 heures.

J’appelle à se mobiliser à cette occasion toutes celles et tous ceux qui n’acceptent plus, ni les graves dérapages verbaux du président sortant du Conseil régional, ni la politique qu’il mène dans bien des domaines, en l’espèce celle en faveur de l’implantation du bras armé commercial de l’Etat d’Israël, Agrexco, sur le terminal fruitier du port de Sète.

L’audience sera suivie d’un point-presse, en présence de mon avocat, Me Stéphane Fernandez, et de représentants de la Coalition contre Agrexco.

N.B. : Le Tribunal correctionnel de Montpellier se situe dans le nouveau Palais de justice, place Pierre-Flotte ».

CAPJPO-EuroPalestine apporte son plein soutien, tant à Sylvain Pastor qu’à la campagne contre l’implantation de la firme d’apartheid Agrexco à Sète, et appelle ses adhérents et sympathisants à se rendre nombreux devant le tribunal de Montpellier jeudi 4 février à 14 heures.

Philosémite déclaré, c’est-à-dire antisémite, Georges Frêche est un spécialiste de propos vulgaires visant tantôt les Arabes, tantôt les harkis ou les « Blacks », parfois même des gens d’origine juive comme il vient de le faire en trouvant à Laurent Fabius « une tronche pas très catholique ». Il est inversement depuis des années un admirateur sans failles du massacre du peuple palestinien perpétré par Israël.

Merci à la Coalition contre Agrexco de mettre les pieds dans le plat.

CAPJPO-EuroPalestine




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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 19:17


http://www.rue89.com/philippe-marliere/2010/02/04/voile-et-npa-cher-jean-luc-melanchon-tu-derapes-136928


Voile et NPA: "Cher Jean-Luc Mélenchon, tu dérapes!"

By Philippe Marlière

Dans une interview accordée à Marianne [1], Jean-Luc Mélenchon a commenté la candidature aux régionales d'Ilham Moussaïd.. Cette jeune femme voilée est candidate sur la liste NPA du Vaucluse. Pour le sénateur, cette candidature, ce « n'est franchement pas une bonne idée » et « tout ça est régressif ».. Bloggeur sur Rue89 [2] et militant au NPA, Philippe Marlière, lui répond.

Cher Jean-Luc,

Nous avons eu droit à la grand messe sur l'identité nationale des sécuritaires Besson-Hortefeux (un « débat » pour attrape-nigauds ou pour fachos de tout poil). Puis, ce fut au tour du couple Gérin-Raoult [3], les pieds-nickelés de l'ordre républicain (et « éradicateurs » de burqas). Aujourd'hui, nous enchaînons avec la chasse à la candidate « islamiste » du NPA. Manque de pot, cette fois-ci, c'est toi qui lance la meute contre Ilham Moussaïd. Que tu le fasses à partir d'une feuille réactionnaire [1] (la mal-nommée Marianne) ajoute encore au trouble.

Tu dis que cette candidature est « régressive ». Qu'en sais-tu ? Connais-tu la candidate ? As-tu discuté avec elle de ses opinions politiques ? Qu'est-ce qui te permet de douter de son engagement féministe, laïque et de gauche ?

Tu affirmes que cette candidature est « immature ». Pourquoi ? En quoi le choix d'une femme dont les parents sont issus de l'immigration serait « immature » ? Cette initiative que tu qualifies subtilement de « racoleuse » vise en réalité à présenter une jeune femme d'origine populaire et qui est politiquement active dans sa région. Où est le mal ?

En quoi Ilham Moussaïd est-elle une candidate religieuse ?


On peut opposer cet acte pleinement politique à la pitoyable drague des « minorités visibles » par les partis de gauche (un terme hypocrite et impropre, car on sait bien que l'on s'intéresse ici au caractère ethnique des personnes). Dans ce cas, contre la mise en scène de la couleur sur une liste, des partis de la gauche laïque cèdent quelques strapontins à des minorités normalement invisibles. Qu'as-tu à dire de cette tartufferie électorale ?

Plus fort encore : tu affirmes que le NPA « entraîne le débat sur le terrain religieux ». En quoi Ilham Moussaïd est-elle une candidate religieuse ? Rien dans son discours public de militante ne te permet d'étayer cette accusation gratuite.

Allons, cessons de tourner autour du pot : ce qui te pose problème, ce n'est ni la candidate, ni ses origines ethniques ou sociales, mais le fait qu'elle porte un foulard. Un foulard ! Quelle horreur ! Et te voilà déclinant le prêt-à-penser soi-disant laïque : le foulard, c'est mal, ce n'est pas républicain, ce n'est pas progressiste, etc..

Tu es l'un des rares hommes politiques français qui lit, réfléchit, débat, tente de comprendre et d'interpréter le monde tel qu'il est. Quelle déception de te retrouver attablé au café du communautarisme laïcard. Le foulard est un « signe de soumission patriarcale » assènes-tu. Qu'en sais-tu ?

Le foulard n'a intrinsèquement rien à voir avec cela. Dans certaines situations, une femme voilée peut en effet être soumise à la domination masculine, mais c'est loin d'être une règle générale. Inversement, nombre de femmes en apparence « libérées » et « modernes » vivent sous le joug tyrannique de conjoints.

La domination patriarcale s'inscrit avant tout dans les rapports hommes-femmes au quotidien. Une femme qui a librement décidé de porter le voile et qui mène une existence autonome sera toujours plus libre que celle sans voile qui, du foyer au bureau, sera cantonnée à des rôles mineurs, parce que femme.

Cette laïcité est celle de l'intolérance et du refus de la différence


Nous avons toi et moi longtemps appartenu au Parti socialiste, où il est de bon ton de stigmatiser les « voilées ». C'est dans ce parti que j'ai pu observer les manifestations les plus machistes et misogynes, sans que cela ne suscite aucun tollé chez les éléments masculins : blagues sexistes, intimidations physiques et, last but not least, infractions délibérées à la loi sur la parité. C'est drôle, dans ces cas-là, personne ne s'élève contre la « domination patriarcale ».

Tu affirmes enfin qu'Ilham Moussaïd « divise » et qu'il lui faut « tirer les leçons de l'Histoire de France (…) parce que nous avons connu trois siècles de guerre de religion ». Si ce n'est pas un dérapage de ta part, cela y ressemble de près.

En quoi le foulard d'Ilham serait-il comparable à nos guerre de religions, à la déportation des juifs par la police française ou encore à la « mission émancipatrice » laïco-chrétienne en Algérie ? Il faut garder le sens de la mesure, Jean-Luc !

La laïcité qui décide comment il faut s'habiller sur la voie publique, qui prétend interpréter le sens que l'on donne à son apparence physique et qui exclut les têtes (et les voiles ! ) qui dépassent, ce n'est pas la laïcité : c'est l'intolérance et le refus de la différence. Jean-Luc, laisse cela aux Besson, Hortefeux, Gérin et Raoult.







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