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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 21:37

Récemment il y a eu des événements tragiques en Chine impliquant des musulmans, et il y a eu des condamnations à mort. Une association française invite à participer à une manifestation ce 24 novembre en face de l’ambassade chinoise à Paris pour protester contre cette brutalité.

Certes, nous n’acceptons pas que nos frères ou n’importe quel être humain, des gens innocents, ou même ayant commis des erreurs, voire des « crimes » soient exécutés sans procès équitable et transparent.

Mais est-ce que pour cela la Chine est un pays ennemi à l’islam ? A qui pourrait-on faire plus confiance, à la Chine et à l’Orient asiatique ou bien aux Etats-Unis et ses alliés parmi les ex-puissances colonialistes ?

Avec qui nous avons plus de chance de développer des relations de compréhension et de respect mutuel pour le bien des uns et des autres sans qu’un camp cherche à dominer l’autre ?

Voici quelques éléments de réponse.

Al-cheikh al-Qaradawi, qu’Allah le renforce, parle sur son site (en Arabe) de sa visite en Chine la semaine dernière, à commencer par Pékin et puis la ville de Xian dans la province de Shaanxi.

Il y a participé à un forum débuté le jeudi 12 novembre, organisé avec le concours de l’université de Nord-Ouest, l’université publique des études internationales à Xian, et l’Association pour le développement de la culture et de l’éducation pour les minorité dans la province de Gansu.

Al-Qaradawi parle de mille raisons et raison pour renforcer les relations arabo-chinoises et quel a Chine joue un rôle important dans le soutien des causes arabes et musulmanes au niveau international. Il a souligné la profondeur des deux histoires civilisationnelles musulmane et chinoise, leurs ressemblances en face du colonialisme et que la Chine n’a pas cette cupidité occidentale pour faire main basse sur les richesses du monde.

Dans sa conférence devant ce forum, il a parlé de la voie médiane qu’apporte l’islam à l’humanité permettant d’harmoniser entre des aspects qui en apparence s’opposent, comme le matérialisme et le spiritualisme, l’individualisme et le collectivisme, la raison et la révélation, la vie ici-bas et la vie de l’au-delà, l’idéalisme et le réalisme, des aspects que l’islam parvient à équilibrer sans que l’un domine l’autre !

Il a visité la grande mosquée de Xi’an (12000 m2) qui remonte à l’an 742, et la mosquée de Niujie à Pékin (6000 m2) qui fut construite en 996.

Iyad Abbara



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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 20:40

http://www.contreimmigrationjetable.org/IMG/pdf/Tract_appel_manif_29-11-2009.pdf


Nous n'acceptons pas les politiques commises en notre nom !

Nous voulons l'égalité des droits !

Pour une politique de l'immigration respectueuse des droits fondamentaux

MANIFESTATION DIMANCHE 29 novembre 2009 A PARIS A 14 HEURES 30
DU METRO LUXEMBOURG - PLACE EDMOND ROSTAND AU MINISTERE DE L'IMMIGRATION

UCIJ - Uni(e)s Contre une Immigration Jetable

NON A L IMMIGRATION JETABLE

Des enfants arrêtés, des bébés en centre de rétention, des familles et des couples séparés, des lycéens et des étudiants forcés d'arrêter leurs études, des malades privés de soins, des exilés pourchassés, des travailleurs qui cotisent et n'ont aucun droits sociaux, une main-d'oeuvre immigrée maintenue volontairement dans la précarité

Quotas d'expulsion, quotas de délits de solidarité, fichage, appels à la délation, traitement arbitraire et suspicion à tous les niveaux de l'administration, contrôles au faciès, enfermement, morts en fourgon, décès aux postes de police ...

Les politiques d'immigration française et européenne désignent les étrangers comme une menace. Elles orientent nos sociétés vers une xénophobie d'Etat. Sous couvert de défendre une prétendue identité nationale, elles incitent au racisme et au repli communautaire.

Elles sont utilisées pour aggraver les régressions sociales dirigées contre toutes et tous.

L'instrumentalisation politique des questions d'immigration entraîne nos pays sur des pentes dangereuses.

La France ne respecte pas ses engagements comme signataire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, des textes qui défendent et protègent le droit de toutes et tous.




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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 20:29

Comment le capitalisme sauvage tue

Par Boguslaw Zietek*

« Tu as tué mon mari. Si tu n’avais pas changé la loi, il serait déjà parti à la retraite. Et il serait vivant ! » C’est par ces paroles qu’une des femmes dont le mari est décédé dans la mine Śląsk a accueilli le premier ministre Tusk. Les journalistes n’étaient pas présents pour l’entendre. L’entrée des locaux où avait lieu la rencontre avec les familles des mineurs victime de la tragédie leur avait été interdite. Ces femmes désespérées attaquaient avec rage le premier ministre car jusqu’à ce jour elles n’avaient aucune information sur le sort de leurs proches. Elles n’avaient même pas une liste des victimes.

Lorsque quelques années auparavant le président Poutine avait rencontré les familles des marins victimes de l’accident du sous-marin Koursk, il était de bon ton dans les médias polonais de faire des gorges chaudes en montrant à tout va les images de femmes de marins décédés sorties de la salle par les forces de l’ordre parce qu’elles exprimaient leur douleur et posaient des questions gênantes. L’entourage du premier ministre Tusk a fait mieux. On n’a pas laissé une telle chose se produire. La démocratie et la liberté sont d’un autre niveau en Pologne. Il n’était pas nécessaire de faire taire qui que ce soit. Tout a été fait pour éliminer ce genre de situation. Encore une fois les sbires du premier ministre lui ont épargné la peine de se trouver dans une situation où il aurait du répondre à des questions difficiles.

Depuis la tragédie de la mine Halemba [23 morts en novembre 2006], nous avons continuellement répété que ce n’était qu’une question de temps pour qu’une autre catastrophe mortelle ne se produise. Aucune leçon n’a été tirée du meurtre de Halemba. Les années suivantes la situation dans l’industrie minière n’avait pas changée. Comme par le passé on fait bon marché de la vie humaine en mettant les salariés en danger de mort dans la course pour augmenter les profits.

La falsification des détecteurs était courante, de même que le fait d’obliger les gens à travailler dans des conditions dangereuses, de leur faire courir des risques au mépris de leur vie. L’universalité de ce type de pratiques est d’autant plus terrifiante que le souvenir de la mine Halemba restait présent dans les mémoires, mais malgré tout on poursuivait impunément cette façon de faire. Qu’elle que soit la raison directe de la tragédie de la mine Slask, il est évident que le drame de Halemba n’a rien changé. Entre ces deux tragédies le nombre de signes confirmant qu’on jouait avec la vie humaine n’avait pas diminué. Exactement comme à l’époque, cette fois non plus il n’y avait eu aucune réaction. Il y a deux ans la Délégation de l’Agence de la Sécurité Intérieure de Katowice avait reçu deux rapports contenant des informations sur la falsification et la manipulation des données de mesure de méthane dans la mine Szczyglowice.

Des preuves furent apportées : des confirmations de salariés témoins, des enregistrements prouvant que des membres de l’encadrement incitaient les témoins à changer leur déposition. Se souvenant de la tragédie qui avait eu lieu à la mine de Halemba, des médias locaux se sont engagés à faire la lumière sur l’affaire. Deux ans plus tard, rien n’a avancé. L’affaire a été bloquée. Les personnes chargées de s’en occuper ont été mutées. L’enregistrement se trouve toujours aux mains des experts. Deux ans se sont écoulés.

A ce moment là, deux syndicalistes ont commencé une enquête sur le sujet et ils ont été licenciés au motif d’avoir organisé une grève illégale. Ils n’ont pas retrouvé d’emploi depuis. Après leur licenciement, comme ils n’avaient pas cessé de chercher des preuves et de convaincre leurs collègues de dénoncer la vérité, une provocation a été organisée contre eux. Comme on ne pouvait nier directement que les détecteurs de méthane avaient été bouchés, la direction a inventé sa propre version des faits, selon laquelle ce seraient les syndicalistes eux-mêmes qui auraient manipulé les appareils… afin d’en faire des photos et de les livrer à la justice. Cette provocation absurde avait comme objectif de terroriser le salarié de base en lui montrant que celui qui oserait dire ou faire quelque chose serait immédiatement brisé. Que toutes les méthodes seraient utilisées à cette fin. Car s’il est possible de se débarrasser d’un délégué syndical protégé et de l’éliminer, que peut donc faire un simple salarié ? La méthode fut efficace, d’autant plus que même ceux qui avaient osé parler savaient que malgré leur déposition aucun responsable n’avait été inquiété.

Dans beaucoup d’autres cas les autorités compétentes ont été alertées, les médias informés afin qu’il ne soit pas possible d’étouffer les affaires. Les journalistes, qui avaient tant œuvré pour que la lumière soit faite sur Halemba, ont tenté de mener des enquêtes, de rassembler des preuves, de recouper les informations. Bientôt il fut dit que sans preuves « irréfutables » on ne pouvait rien faire. Qu’est-ce donc que des « preuves irréfutables ? » Dans ce cas seul un cadavre constitue une preuve. Après de nombreuses tentatives, ces journalistes ont abandonné.

La conversation suivante entre un syndicaliste et un directeur de mine datant d’il y a à peine quelques jours illustre à merveille les mécanismes à l’œuvre dans le secteur minier. Le syndicaliste venait d’apprendre que des mineurs restaient au fond après la fin officielle de leur temps de travail et que leur porion emportait leurs badges à la surface. Dans les documents, tout va bien. Puisque le badge est là, cela signifie que le salarié a terminé son travail et a quitté le fond. Lorsque le délégué syndical a demandé ce que la direction allait faire s’il arrivait la même chose qu’à Halemba, il n’a reçu aucune réponse. Lorsqu’il a menacé de dénoncer l’affaire devant le procureur, il a entendu cette réponse claire et brutale : « Bien sûr, tu peux dénoncer cela au procureur, mais tu sais bien que quelqu’un doit le confirmer ». Aucun directeur n’oserait agir de la sorte s’il ne se savait pas couvert par sa hiérarchie au plus haut niveau et s’il n’avait la certitude qu’en cas de contrôle le procureur étoufferait l’affaire.

Suite à la tragédie de la mine Slask d’autres informations voient le jour. Quelqu’un a filmé avec un téléphone portable un détecteur de méthane affichant un niveau supérieur au niveau autorisé. L’Agence de Sécurité Intérieure était au courant depuis 6 mois. Les contrôles effectués n’avaient rien donné. Depuis quelques temps les mineurs de Halemba affirmaient que si rien ne change, « une autre Halemba va avoir lieu ». Mais que pouvons nous faire si les institutions compétentes sont au courant des dysfonctionnements mais ne font rien pour éviter le drame ou estiment qu’il ne se passe rien de grave.

La raison de la catastrophe de la mine Slask n’est pas encore connue avec certitude. Avons-nous affaire à une deuxième Halemba ? Il est trop tôt pour le dire mais tout porte à croire qu’il en est ainsi. Dans les jours, les heures qui viennent, la question sera résolue. Mais déjà des voix se font entendre, les voix de représentants des élites politiques sous-estimant les informations sur les falsifications de détecteurs de méthane et sur la mise en danger de la vie des mineurs. Selon eux, si ces actes ont eu lieu, ce n’était pas dans cette mine, et si c’était dans cette mine, ce n’était pas sur ce front de taille ou pas à cet endroit. Ces allégations ne peuvent que soulever des inquiétudes. Peux être que suite à la tragédie de Ruda Slaska un ou deux directeurs vont perdre leurs postes. Mais cela ne changera rien. Car la gangrène qui tue le secteur minier provient des élites elles-mêmes.

Les mines en Pologne sont aux mains d’une mafia. Et celle qui détient les postes grâce au gouvernement actuel est une des pires qui soit. Cette mafia s’étend non seulement aux sociétés minières, aux institutions de contrôle, mais également au système juridique et policier. Le pouvoir de cette mafia est visible non seulement lorsqu’elle étouffe les scandales des accidents miniers et s’en sort sans dommage de catastrophes comme celles de Halemba et Slask, mais aussi dans l’impunité absolue dont elle bénéficie dans toutes sortes de vols, de délits et de corruption. Les scandales sont étouffés, les affaires finissent en non-lieu. Même lorsque les médias parviennent à médiatiser quelques affaires, cela ne dure pas.

Le business continue. Comme dans la mafia classique, ceux qui sont dans le business se soucient comme d’une guigne de la vie des mineurs. Pour les responsables du système, les mineurs sont des naïfs qui se sont laissé faire. Si jamais ils y pensent, c’est uniquement dans le contexte des ennuis que peut leur causer la médiatisation d’un accident tragique.

Halemba n’a rien changé. La tragédie de la mine Slask ne va rien changer non plus. Il y en aura d’autres. Les élites responsables des mines l’ont prévu et se sont mises à l’abri. C’est un secret de polichinelle qu’ils se sont assurés de leur impunité auprès des dirigeants politiques actuels comme ils l’avaient fait auparavant auprès de équipes précédentes. Le bruit actuel autour des mines ne va pas durer, il suffit d’attendre. Même si cette fois, ce bruit devient vraiment fort. Lors de la tragédie de Halemba nous étions les seuls à parler de l’exploitation qui tue.

Aujourd’hui, même ceux qu’on ne peut pas considérer comme les défenseurs des mineurs parlent de « capitalisme primitif et sauvage », de « meurtres », de « condamnation des mineurs à mort ». Mais ce sont toujours les mineurs qui payent. De leur vie.

Cette fois parmi les morts se trouvaient des jeunes qui commençaient à peine l’aventure du métier, comme d’autres qui auraient pu déjà être en retraite car ils avaient travaillé plus de 25 ans au fond — s’il n’y avait eu le changement de loi les obligeant à compenser par le travail leurs arrêts maladie pour obtenir la retraite complète. Pour les premiers, le gouvernement n’a pas d’argent pour investir dans les équipements de sécurité, ce qui les oblige à s’épuiser après chaque tonne. Pour les seconds le gouvernement a préparé cette loi qui les oblige à travailler jusqu’à la mort. Cela, c’est l’autre dimension de ce drame. Et la preuve que le « capitalisme sauvage » dont a parlé un présentateur de télévision ne commence pas « au fond », mais justement, c’est « au fond » qu’il finit. Et qu’il est décidé au contraire par ceux d’« en haut ».

Dans quelques semaines on va oublier le scandale. Des commissions spéciales et des politiques vont clamer que, comme d’habitude, « il n’y a pas de coupables ». Jusqu’au drame suivant. Mais alors, les politiques qui viendront en Silésie devront renforcer leur protection personnelle. Car après une énième tragédie, il se peut que les gens désespérés voudront eux-mêmes se faire justice.

Boguslaw Zietek est président de la Confédération des syndicats libres « Août 80 » (WZZ « Sierpien 80 ») et dirigeant du Parti polonais du travail (PPP). Nous reproduisons ici l’article paru dans l’hebdomadaire du syndicat « Kurier Zwiazkowy » (Courrier syndical) n° 313, du 23 septembre 2009, après qu’in terrible coup de grisou a tué le 18 septembre 2009 19 mineurs et blessés 39 dans la mine Slask de Ruda Slaska (Haute Silésie, Pologne). Traduit du Polonais par Monika Karbowska.




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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 20:17

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11/19/six-cent-millions-d-euros-en-plus-pour-les-actionnaires-d-ic.html


Jeudi 19 novembre 2009 : 80 Mal-logés en Colère ont occupé plusieurs heures le siège de la Société Nationale Immobilière, à Paris.

Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

Nous occupons aujourd’hui le siège national de la Société Nationale Immobilière, le bailleur social de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Avec d’autres bailleurs HLM, la SNI vient de finaliser le rachat, avec les fonds du logement social, de plus de vingt cinq mille logements à ICADE une autre filiale de la Caisse des Dépôts, qui en partage l’actionnariat avec des investisseurs privés.

Ces vingt cinq mille logements ont été financés par l’argent du logement social, à l’époque où ils faisaient partie d’une seule et unique structure HLM, la SCIC, contrôlée par l’Etat.

L’Etat a donc privatisé des logements pour ensuite les racheter : une opération étalée sur plusieurs années qui permet aujourd’hui aux actionnaires privés d’ICADE d’empocher 600 millions d’euros de dividendes, grâce aux deux milliards que la vente rapporte à la société. Certes l’Etat lui, aussi au travers de l’actionnariat de la Caisse des Dépôts au sein d’ICADE va également empocher une part de dividendes, mais cette somme ira dans la caisse du Fonds Stratégique d’Investissement. Ce fonds public, créé au prétexte de répondre à la « crise » est destiné à aider financièrement les grandes entreprises.

Pas un sou de cette vente n’ira donc aux mal logés. Par contre, ce seront bien deux milliards en moins dans les caisses des bailleurs sociaux, et principalement de la SNI pour l’investissement dans la construction de nouveaux logements sociaux. Les logements rachetés dans leur immense majorité avaient des loyers comparables à ceux des HLM, et ne représenteront donc pas une nouvelle offre pour les mal logés, même en cas de départ de leurs occupants actuels.

A ces deux milliards pris sur le budget du plus gros bailleur HLM français, il faut ajouter le coût de la rénovation de ces logements, dont ICADE a sciemment négligé l’entretien et les travaux de mise aux normes, ayant depuis longtemps prévu de les revendre.

La SNI a donc des comptes à rendre à tous les demandeurs de logement social, à qui elle oppose une fin de non recevoir en prétextant la difficulté à obtenir des crédits pour construire des HLM adaptés à leur revenus.

Nous refusons de payer la facture de ces deux milliards d’euros.

Nous n’acceptons pas de subir encore et encore le mal logement et les déclarations d’irresponsabilité des dirigeants de la SNI, qui n’ont jamais d’argent pour répondre à nos problèmes, mais en trouvent pour engraisser les actionnaires d’une société privatisée.

Si l’argent ne manque pas, où sont nos relogements ?

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !



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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 19:46

http://www.bondamanjak.com/a-la-une/8469-patrick-karam-sera-juge-le-7-janvier-2010-pour-detournement-de-fonds-publics.html


PATRICK KARAM SERA JUGE LE 7 JANVIER 2010 POUR DETOURNEMENT DE FONDS PUBLICS   

Suite à l'audience de fixation du 18 novembre 2009 au Tribunal de Grande Instance de Paris, le procès de Patrick Karam, pour détournement de fonds publics, a été définitivement fixé par le Président de la 11ème chambre correctionnelle, au jeudi 7 janvier 2010 à 13h30.

Le prévenu n'a pas osé comparaître, se contentant de faire savoir au tribunal, "sa crainte que l'affaire ne s'ébruite (???)".

Il encourt une peine maximale de 10 ans d'emprisonnement et de 150 000 Euros d'amende !

Pour mieux comprendre cette affaire ...

M. Claude Ribbe a introduit devant le Tribunal Correctionnel de Paris une plainte en citation directe pour détournement de fonds publics contre Patrick Karam, délégué interministériel pour l'Égalité des chances des Français d'outre-mer, sur le motif fallacieux que ce dernier n'avait pas droit à la protection judiciaire accordée à tous les fonctionnaires et les responsables publics diffamés.

M. Claude Ribbe multiplie depuis un an et demi les communications contre le Délégué interministériel Patrick Karam. A la suite de la plainte déposée contre lui avec constitution de partie civile, M. Claude Ribbe a été entendu par la Police plusieurs heures, puis mis en examen par le juge d'instruction Mme Brigitte Jolivet et renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris comme prévenu pour diffamation et injures. Il sera jugé le 11 février 2010 à 13H30.

Comme tout individu peut actionner n'importe qui devant le Tribunal correctionnel, M. Claude Ribbe suite à sa mise en examen, intente une procédure pour détournement de fonds pour faire diversion. Il devra en rendre compte lorsque le Tribunal examinera la question sur le fond le 7 janvier 2010. Il devra ensuite en assumer toutes les conséquences pour procédure abusive. Car le détournement de fonds dont parle de manière diffamatoire et calomnieuse « Veilledom » n'est autre que la protection juridique accordée par le Secrétariat Général du Gouvernement au Délégué inter ministériel qui assure la défense de M. Karam comme le fait toute autorité de tutelle pour n'importe quel fonctionnaire. A aucun moment, les fonds de la Délégation interministérielle n'ont été engagés. D'ores et déjà l'avocat du délégué interministériel, Maître Chabert a déjà fait savoir que les dommages et intérêts demandés seront extrêmement lourds (le Délégué les reversera à deux associations).

En attendant, quelques individus mal intentionnés ont décidé de salir la réputation du Délégué dans le seul but de lui nuire par le biais d'une campagne malveillante. Elle prend la forme de communiqués diffamatoires et injurieux ne portant aucune signature d'une personne privée, et à ce jour, personne ne peut désigner qui se cache derrière les émetteurs « Veilledom » ou « ARMADA ». C'est la raison pour laquelle le Délégué interministériel déposera lundi prochain plainte contre X pour diffamation et injures avec constitution de partie civile. L'enquête de police sous la direction d'un juge d'instruction devra faire la lumière sur les auteurs et les diffuseurs de ces communiqués.





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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 12:10

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Silvia_Cattori.181109.htm


Mouvement de solidarité avec les Palestiniens

Plaidoyer pour la liberté d'expression et d'action

Silvia Cattori

La guerre menée par les gouvernements israéliens successifs contre leurs voisins, depuis 1948, n’est pas seulement militaire. C’est aussi une guerre psychologique et une guerre de propagande dans laquelle ils sont du reste passés maîtres. Quand les mensonges ne suffisent plus pour masquer leurs crimes, ils se servent de la mémoire de l’Holocauste et de l’accusation d’« antisémitisme » comme d’une arme. Cela est fort choquant. D’autant que nos gouvernements cèdent à cette pression.

Mais quand ce sont des mouvements progressistes, des associations de soutien aux Palestiniens qui, en quelque sorte, intériorisent cette propagande et en arrivent à se servir de l’anathème de l’ « antisémitisme » pour museler les voix qui touchent au cœur du problème - le nationalisme sioniste, une idéologie raciste, outil de destruction de la Palestine et du peuple palestinien - cela est encore plus choquant. Le dernier exemple en date vient de nous en être malheureusement fourni par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS).

L’historien Paul-Éric Blanrue, auteur du livre « Sarkozy, Israël et les juifs », a été récemment pris pour cible - ainsi que d’autres personnes - sur le site dit « d’informations antifascistes » REFLEXes, dans un article non signé intitulé « Procès Dieudonné - Faurisson : la Cour des Miracles négationnistes !! ». Un article de très bas étage dont l’auteur se cache derrière l’anonymat et utilise abondamment les procédés de « culpabilité par association » qui ont fait les beaux jours du MacCarthysme. L’AFPS l’a, curieusement, publié sur son site officiel, sans commentaire introductif, ce qui laisse supposer qu’elle n’avait pas de réserves à émettre sur son contenu [1].

Au passage, dans cet article, le physicien belge Jean Bricmont, se trouvait également mis en cause, en ces termes, pour avoir apprécié la lecture de l’ouvrage de Blanrue : « On retrouve même ce livre cité en exemple par certains milieux pro-palestinien qui ces derniers temps, au nom de l’antisionisme sont prêts à de nombreuses compromissions tel que Jean Bricmont (…) ».

Ce dernier a réagi point par point aux arguments de l’auteur anonyme auquel l’AFPS venait d’offrir sa tribune. Suite à cela, l’AFPS, a mentionné qu’elle diffusait le texte en question sur son site – au titre d’un « droit de réponse » (que M. Bricmont, n’a pas demandé), tout en prenant soin de préciser qu’elle n’était pas d’accord avec ses positions (c’est nous qui soulignons) : « Jean Bricmont souhaite que nous publiions cette réflexion que lui inspire l’article de REFLEXes publié sur notre site et où il est directement mentionné (…). Il va sans dire que la publication de cet article n’engage en rien la position de l’AFPS en la matière, qu’il s’agisse du livre de Blanrue, de Dieudonné, de la conception de l’extrême droite, de la liberté d’expression ou encore de la gauche antifasciste... Nous ne partageons pas les positions de Jean Bricmont . » [2]

Or, que dit en substance Jean Bricmont, que l’AFPS ne partage pas ?

Au sujet de la liberté d’expression, M. Bricmont souligne que « défendre la liberté d’expression de X ne signifie nullement approuver les idées de X. Cette défense découle seulement d’une réflexion sur les principes de droit sur lesquels repose une société démocratique », que « dans une société réellement démocratique, il y aura nécessairement une multiplicité d’opinions, qu’il est impossible de les approuver toutes », mais que « l’expression de toutes ces idées, aussi folles et mutuellement contradictoires qu’elles soient, doit être légale. »

Au sujet de Dieudonné, M. Bricmont relève : « On requiert un an de prison (avec sursis) contre Dieudonné pour un sketch. On est évidemment libre d’estimer ce sketch de très mauvais goût, insultant, et le condamner moralement. Mais un an de prison (même avec sursis) ? Que répondra-t-on aux Noirs et aux musulmans qui pourraient se sentir insultés par d’autres sketches (y compris certains sketches de Dieudonné) ? »

Sur Blanrue, M. Bricmont précise : « J’ai lu le livre de Blanrue et je l’ai trouvé salutaire. Bien que moins complet, il est un peu le « Mearsheimer et Walt » français, en ce sens qu’il met, pour la première fois, le doigt sur un problème fondamental de nos sociétés, à savoir l’extraordinaire influence sur notre vie politique des réseaux pro-israéliens (ou du lobby pro-israélien comme disent Mearsheimer et Walt). »

S’agissant de l’extrême droite, M. Bricmont se demande où elle se situe vraiment aujourd’hui et se permet de mettre en cause la bonne conscience des « antifascistes » autoproclamés : « J’avoue (…) avoir un petit problème avec la notion d’extrême droite en France. Pour les « antifascistes », l’extrême droite, ce sont exclusivement les gens qui sont supposés être nostalgiques de Vichy, de la monarchie, de l’Algérie française, qui sont trop souverainistes à leur goût, ou encore, pour certains, les « islamo-fascistes ».

Après avoir relevé que l’apologie de la guerre, à Gaza, au Liban, en Afghanistan et en Irak, et la défense des politiques discriminatoires d’Israël n’ont pas été le fait de l’ « extrême droite », mais de beaucoup de gens se situant à gauche, il ajoute : « Si l’on veut bien élargir ainsi la notion d’extrême droite (ce qui me semble justifié d’un point de vue conceptuel et historique), on se rend compte que le gouvernement français, la plupart des médias et des intellectuels, et bien sûr, une bonne partie de la « gauche antifasciste » sont d’extrême droite, ce qui complique considérablement la nécessaire « lutte contre l’extrême droite ».

M. Bricmont résume ainsi sa position (c’est nous qui soulignons) : « Finalement, il est regrettable de voir que des articles comme celui de REFLEXes sont repris par des associations pro-palestiniennes comme l’AFPS (ou Bellaciao). Bien sûr, ils ont le droit de le faire, là n’est pas la question. Mais le fait de diffuser certains articles plutôt que d’autres est un choix politique, et ce choix peut être discuté. Or ce choix signifie que la priorité, pour ces organisations, n’est pas de défendre la liberté d’expression mais bien de hurler avec les loups dans la dénonciation des « méchants » (Dieudonné, Blanrue etc.)

Comment ne pas voir que le discours sur l’holocauste est instrumentalisé pour soutenir Israël et pour faire taire les critiques (la question n’étant pas de « mettre en cause » l’holocauste, mais de se demander pourquoi cet événement doit déterminer notre politique étrangère) ? Le temps où une majorité de gens aimaient réellement Israël, « la seule démocratie au Moyen-Orient », « la villa au milieu de la jungle » etc. est passé. Mais l’étape qui reste à franchir, pour qu’une autre politique envers le Moyen-Orient soit possible, est de libérer la parole et de faire cesser l’intimidation et la culpabilisation à propos de tout ce qui concerne Israël et le sionisme.

La « solidarité avec la Palestine » commence ici, principalement dans la lutte contre les réseaux pro-israéliens. Diffuser et faire connaître le livre de Blanrue, ou celui de Mearsheimer et Walt, défendre la liberté d’expression, aider à libérer le discours et à ouvrir le débat, c’est réellement « aider la lutte des Palestiniens », et c’est l’aider de façon essentielle.

Nous ne devons pas montrer aux sionistes que nous sommes « gentils », en nous « démarquant » sans arrêt de X ou de Y qui a eu une parole trop dure ou trop franche, mais montrer que nous sommes libres et que le temps de l’intimidation est passé. »

Le comportement de l’AFPS dans cette affaire est, tout à la fois, extrêmement choquant, extrêmement révélateur, et – comme nous allons le voir - pas vraiment surprenant. (Nous tenons d’emblée à préciser que, quand nous disons ici « l’AFPS », nous voulons parler de ses dirigeants, de ceux qui, dans le mouvement, définissent et orientent ses stratégies, et non de l’ensemble de ses militants dont nous admirons le dévouement.)

Comment peut-on accepter que l’AFPS, une des plus importantes associations françaises de solidarité avec la Palestine, fournisse, sans émettre de réserves, une tribune à des personnes qui se cachent derrière l’anonymat pour jeter le discrédit sur d’autres personnes dont les réflexions peuvent contribuer à élargir le débat sur la question palestinienne ? Que viennent faire ces accusations touchant un prétendu « antisémitisme » auxquelles l’AFPS prête voix ?

Plutôt que de s’en prendre à des gens qui, n’en déplaise à certains, ont leur manière propre de parler de la nature de l’État juif, plutôt que de jeter sur eux la suspicion et d’alimenter la division, n’est-ce pas au rassemblement de toutes les forces disponibles qu’une association de solidarité avec la Palestine devrait se consacrer ?

De toutes manières, se prêter à des manœuvres ayant pour but de discréditer des voix qui peuvent déranger certains dirigeants de la solidarité, est un procédé peu reluisant.

Les nombreuses personnes que les positions de l’AFPS ont choqué par le passé, et qui nous l’ont fait savoir, se posent ici de manière plus lancinante que jamais un certain nombre de questions, et notamment celles-ci : Quelle politique, au juste, cette association a-t-elle jusqu’ici suivie ? Est-ce bien à la défense de la cause palestinienne qu’elle s’est mobilisée en priorité ? Cette politique a-t-elle soutenu, ou a-t-elle au contraire entravé, la lutte des Palestiniens ? Si elle n’a pas soutenu leur lutte, au bénéfice de qui cette politique a-t-elle été menée ? Se poser ces questions n’est pas faire le procès de l’ensemble de l’action de l’AFPS mais centrer le débat sur ce qui compte : la lutte du peuple palestinien et le meilleur soutien à lui apporter.

Loin de « libérer le discours » et contribuer ainsi « de façon essentielle » à la lutte des Palestiniens comme le propose à juste titre M. Bricmont, l’AFPS vient au contraire de signifier – à l’adresse de ses lecteurs et militants - son désaccord avec lui. Ce qui laisse entendre qu’elle cautionne le texte anonyme de REFLEXes et qu’elle continuera de désigner ceux et celles qu’elle s’arroge le droit d’exclure, comme « antisémites », « négationnistes », etc. [3]

Est-ce le rôle de l’AFPS de s’associer aux calomnies d’individus qui agissent, chez nous, avec les mêmes méthodes que les colons juifs en Palestine : la déshumanisation, l’exclusion ?

C’est pourtant bien la souffrance des Palestiniens cadenassés dans des ghettos de misère par l’occupant israélien, sous la menace permanente de colons juifs ouvertement racistes, et sous l’oppression d’une armée coloniale d’occupation qui les assassine sans discontinuer sur une large échelle, qui devrait inquiéter l’AFPS. C’est l’urgence qu’il y a à apporter remède à cette situation qui devrait être au cœur de ses préoccupations.

C’est là bas, en Palestine, qu’il y a un véritable danger et une véritable discrimination ! Pas chez nous ! C’est là bas, en Israël, que l’on voit à l’œuvre un racisme généralisé ainsi qu’une ségrégation religieuse et ethnique. C’est en Israël qu’il y a négation de l’Autre et un gouvernement fascisant. Pas chez nous !

Ce qui devrait également préoccuper et mobiliser l’attention de l’AFPS, c’est l’ampleur du racisme anti-arabe et antimusulman qui s’est développé dans nos sociétés laïques à l’instigation de ces propagandistes pro-israéliens omniprésents, adeptes de la théorie du « choc des civilisations » [4]. C’est l’islamophobie, entraînée par la propagation de la peur et de la haine de l’Islam à des fins politiques. C’est la diabolisation et la déshumanisation des musulmans et des Arabes pour faire passer comme inévitables les crimes commis contre eux par les armées occupantes. C’est l’usage continuel de l’« antisémitisme » comme instrument de pression par Israël et les organisations juives sur nos gouvernements.

Les calomnies de prétendus « antisionistes », qui se servent de leur position au sein des associations de défense des Palestiniens pour isoler, intimider, diviser, exclure, et assurer leur contrôle sur l’information, ont trop duré : elles devraient être bannies [5].

Le rôle d’une association comme l’AFPS ne devrait-il pas être, non pas de faire écho à un antisémitisme largement imaginaire (Jacques Attali lui-même a admis récemment qu’il n’existe pas !), mais de s’attacher à défendre les victimes, aussi bien de la politique criminelle de l’État juif, que de ceux qui utilisent cette arme facile - mais malheureusement efficace - de l’« antisémitisme », du « négationnisme » ? Ne devrait-il pas être de soutenir pleinement la résistance palestinienne – fut-elle incarnée par des mouvements religieux comme le Hamas et le Djihad - et de lui apporter un plein soutien ?

Malheureusement, l’AFPS n’a pas joué ce rôle (du moins jusqu’à tout récemment). Il suffit pour s’en convaincre de revoir à qui, durant ces années si cruciales et dangereuses pour les Palestiniens, l’AFPS a prioritairement donné la parole [6]. Nombre de militants et sympathisants que nous avons rencontrés nous ont dit avoir vu, avec consternation et colère, l’AFPS se cramponner à des stratégies politiques contreproductives – à des stratégies qui répondaient point par point, aussi bien aux intérêts très particuliers du « camp de la paix israélien », qu’aux intérêts personnels des dirigeants ou représentants de l’Autorité Palestinienne (AP) et de l’OLP, que les trois quart du peuple palestinien rejetaient car ils incarnaient la corruption et la collaboration avec l’occupant [7].

Après les élections qui ont porté le Hamas au pouvoir en janvier 2006, on aurait pu s’attendre à ce que l’AFPS fasse son autocritique et change de cap. Mais elle a continué de considérer les portes parole de l’AP et les délégués de l’OLP comme les représentants légitimes du peuple palestinien, tandis que des ministres du gouvernement du Hamas [8] ainsi que des parlementaires de ce mouvement étaient emprisonnés et torturés en Israël avec la complicité tacite de l’AP ; et que, plus grave encore, des résistants et de simples sympathisants du Hamas, étaient pourchassés, torturés et assassinés, par les Forces de sécurité de Mahmoud Abbas [9]. L’AFPS ne pouvait ignorer que, si le peuple palestinien a accordé sa confiance au Hamas, c’est parce que celui-ci incarnait à ses yeux la probité et la résistance à l’occupant.

Or curieusement, cette victoire du peuple palestinien, a été ressentie comme une catastrophe par nombre de dirigeants de l’AFPS qui soutenaient les « laïcs » contre les « islamistes » et qui auraient voulu voir gagner les « modérés » du Fatah. C’est en ces termes que Bernard Ravenel, ancien président de l’Association France-Palestine Solidarité, faisait état de son désarroi dans un article du 22 février 2006 : « C’est l’écroulement du monde palestinien que j’ai connu, laïque, démocratique, “de gauche”. » [10]

Comment expliquer ce parti pris en faveur d’un pouvoir qui amenait la cause palestinienne au naufrage ? Parce que, en fait, l’AFPS ne s’est jamais positionnée comme un mouvement de soutien à la lutte de libération nationale du peuple palestinien et sa résistance contre le nettoyage ethnique. Une lutte qui, rappelons-le, comporte trois revendications majeures : 1) la fin de l’occupation et de la colonisation de toutes les terres arabes et le démantèlement du mur, 2) l’égalité des droits des Palestiniens de 48 vivant en Israël, 3) le droit au retour de tous les réfugiés chez eux, là d’où les colons juifs les en ont chassés dès 1948.

Alors que les conséquences désastreuses des pourparlers de Madrid et des Accords d’Oslo étaient prédites par des Palestiniens lucides comme Edward Said [11] ; alors qu’il était apparu comme évident que les compromissions de l’Autorité palestinienne n’apporteraient que plus de souffrance au peuple palestinien, l’AFPS a malheureusement persisté à soutenir aveuglément le processus d’Oslo [12], se condamnant ainsi à cantonner les militants de la solidarité dans le rôle d’auxiliaires d’une stratégie de négociation perdue d’avance. Une stratégie qui réduisait une lutte de libération nationale à d’illusoires discussions permettant surtout aux dirigeants de l’Autorité palestinienne et à leurs représentants d’acquérir des privilèges économiques et d’asseoir leur pouvoir avec le soutien de l’Occident et d’Israël.

L’AFPS n’a jamais voulu entendre, par la suite, les cris d’alarme de militants lucides qui, comme Pierre-Yves Salingue, ne pouvaient pas accepter de voir le mouvement de solidarité avec les Palestiniens se transformer en un mouvement « pour la Paix » [13], alors que sa vocation était d’agir en soutien à leur lutte de libération nationale. Salingue dénonçait cette stratégie en ces termes : « Il s’agit d’un mouvement de soutien à la recherche de la paix, animé par la croyance que la paix est possible dans le double respect de l’État juif d’Israël et des aspirations des Palestiniens. Mais l’histoire a montré que c’est une équation impossible à résoudre parce que la logique de l’État sioniste d’Israël est strictement antagoniste avec la satisfaction des exigences légitimes du peuple palestinien. » [14]

Les questions posées restaient sans réponse. Il était mal vu de critiquer le processus d’Oslo ; mal vu de dire que le vol de la terre palestinienne, avait commencé en 1948 ; mal vu de parler du droit de retour des réfugiés, (car reconnaitre ce droit remettait en cause la légitimité d’Israël dès sa fondation, et pas seulement en ce qui concerne les territoires occupés depuis 1967). Il était mal vu de critiquer la « solution à deux États » qui allait conduire à la reconnaissance de l’État d’Israël en tant qu’ « État juif », à l’exclusion des Arabes palestiniens vivant en Israël, et à la négation du droit de retour des réfugiés chez eux ; mal vu de dénoncer le prétendu « processus de paix » dans lequel l’AP s’enfonçait et qui permettait manifestement à l’occupant de poursuivre à marche forcée sa colonisation.

Cela explique pourquoi ont été ignorés les textes émanant d’intellectuels, analystes politiques ou militants palestiniens qui ne cadraient pas avec la ligne suivie par l’AFPS ; textes qui condamnaient la poursuite de négociations ne menant à rien, qui rejetaient la fable de la « solution à deux États » et appelaient au démantèlement de l’Autorité de Ramallah en faisant observer que « les accords d’Oslo ont créé une nouvelle bourgeoisie palestinienne dont les intérêts sont liés à la poursuite de l’occupation israélienne… » [15].

Cela explique également pourquoi ce sont des portes parole du « camp de la paix israélien » qui ont occupé une place prépondérante dans l’orientation politique de l’AFPS [16]. Et cela permet de comprendre pourquoi – vu l’évolution désastreuse de la situation en Palestine depuis 2000 - les voix de ceux qui n’ont jamais adhéré à cette ligne politique ont été ressenties comme très dérangeantes par certains dirigeants du mouvement de solidarité. Les accusations d’« antisémitisme » servaient à les faire taire, ou du moins à les rendre inaudibles.

Après le carnage à Gaza de 2008-2009, on a vu, et cela est positif, des responsables de la solidarité modifier radicalement leur discours [17]. Mais ceux qui ont un peu de mémoire restent attentifs : ils se souviennent que, hier encore, l’AFPS était partie prenante de rassemblements « pour une paix juste en Palestine-Israël » où Michel Warschawsky et Dominique Vidal partageaient le micro avec Leila Shahid, déléguée générale de la Palestine en France, en présence d’un public désireux de comprendre les véritables enjeux et d’agir correctement [18]. Pourtant, les dirigeants de l’AFPS ne pouvaient ignorer qu’en dépit de ses talents oratoires, Leila Shahid, porte parole de l’Autorité palestinienne, n’en représentait pas moins un pouvoir faisant les intérêts d’une petite élite affairiste qui tirait grand profit du « processus Oslo », et que sa conception de la lutte de libération, était aux antipodes de celle à laquelle aspirait le peuple palestinien [19]. Elle incarnait une politique – celle de l’Autorité palestinienne - qui ne risquait pas de mettre en cause la « légitimité » d’Israël, ni son « droit à exister dans des frontières sûres et reconnues » !

Pour Israël, l’Autorité palestinienne et les représentants de l’OLP étaient le partenaire idéal pour pouvoir poursuivre la colonisation et l’expulsion des Palestiniens de leurs terres.

Et que dire, de cet autre partenaire privilégié de l’AFPS : Elias Sambar, observateur permanent de la Palestine auprès de l’UNESCO ! Fervent défenseur d’Oslo, il n’a jamais perdu une occasion de diaboliser le Hamas, même après la victoire de celui-ci aux élections et, plus récemment, de l’associer aux chiites, à l’Iran, reprenant ainsi la propagande répandue par Israël. Pour preuve que la souffrance du peuple palestinien n’est pas son problème, après le carnage de Gaza en 2008-2009, il a eu l’indécence de faire l’éloge, de « cette police palestinienne, désormais unifiée, qui a repris les choses en main » à Naplouse et Jénine. Une police qui, excusez du peu, a été formée par le général étatsunien Keith Dayton (U.S. security coordinator for Israel and the Palestinian Authority) pour liquider, en collaboration avec l’occupant, la résistance de son propre peuple ! [20] Et dont Bernard Kouchner - le chef de la diplomatie française, qui a pris le relais de Washington pour défendre les intérêts de Tel Aviv dans la région depuis la déconfiture de l’ère Bush - a bien évidemment vanté les mérites [21].

Mais le partenaire qui a le plus marqué de son empreinte le mouvement de solidarité est l’Israélien Uri Avnery, fondateur de Gush Shalom (Le Bloc de la paix), dont l’AFPS publie la chronique hebdomadaire. Un partenaire qui campe pourtant sur des positions incompatibles avec les objectifs de la lutte du peuple palestinien pour sa libération nationale, notamment sur la question du droit de retour des réfugiés : le principe raciste « deux États pour deux peuples » est, pour lui, la base du compromis historique et, dit-il « il est clair que le retour de millions de réfugiés palestiniens dans l’État d’Israël changerait complètement le caractère de l’État contrairement aux intentions de ses fondateurs et de la plupart de ses citoyens… » [22].

Autre signe troublant. L’AFPS n’a pas fermement dénoncé, à notre connaissance [23], les parlementaires européens - y compris de gauche - qui, en 2003, ont voté à la quasi unanimité l’inscription du Hamas sur la liste terroriste [24], donnant ainsi le feu vert à Israël pour exécuter « préventivement » les cadres du Hamas ou du Djihad, c’est-à-dire des résistants que ce vote a transformés en « terroristes ». L’AFPS n’a rien dit, à notre connaissance, quand l’Autorité illégitime de Ramallah a gelé les comptes des organisations de charité musulmanes, privant ainsi les familles palestiniennes les plus démunies d’une aide dont elles avaient cruellement besoin.

Nous avons exposé dans plusieurs articles [25] la déception manifestée par la population palestinienne de voir Yasser Abed Rabbo, le conseiller de feu Yasser Arafat, et la délégation palestinienne, à Genève en 2003, promouvoir une prétendue Initiative de paix [26] que cette population désavouait. Nous étions sur place et avons vu avec quel désespoir les Palestiniens assiégés les regardaient festoyer, lors de ce carnaval, aux côtés d’officiers et généraux israéliens, notamment l’ancien président du Shabak considéré comme un véritable assassin. Cela se passait en cet hiver sanglant où Israël profitait de cette mascarade, qui réunissait tout le gratin mondial à Genève, pour lancer de meurtrières opérations militaires, dans le district de Naplouse et à Gaza.

Pour ceux qui voyaient ce battage diplomatique comme une nouvelle duperie, il était très choquant de constater que l’AFPS n’avait pas condamné fermement, dès le départ, cette énième initiative de paix, qu’Ilan Pappe - l’un des rares Israéliens à dire les choses comme elles sont - avait justement dénoncée et qualifiée de « bulle de savon ».

En fournissant une tribune à des militants israéliens internationalement très présents (Gush Shalom, La Paix maintenant, etc) – qui, sur toute une série de points, avaient eux l’intérêt non avoué de consolider les acquis illégaux de l’État d’Israël et la « normalisation » entre l’occupant et l’occupé - l’AFPS n’a pas aidé la cause qu’elle affirme défendre. Elle n’a pas rempli le rôle qu’un mouvement de soutien à la lutte de libération nationale aurait dû assumer. Elle n’a pas, comme elle l’aurait dû, soutenu la lutte définie par l’ensemble des forces palestiniennes hostiles à l’esprit d’Oslo, et leur droit à la résistance sous toutes ses formes, qu’elle soit armée ou civile [27]. En 2002 et 2003, aussi bien en Cisjordanie qu’à Gaza, beaucoup de résistants palestiniens nous ont dit leur écœurement de voir défiler ces groupes d’internationaux venus en « mission civile » encadrés par des notables du Fatah et du FPLP - à l’exclusion du Hamas et du Djihad – ce qui ne faisait qu’accentuer la division, la souffrance et les jalousies entre Palestiniens au lieu de contribuer à leur unité.

Les Palestiniens qui ont payé dans le sang les trahisons de l’Autorité de Ramallah [28] ne peuvent comprendre que les principaux dirigeants du mouvement de solidarité international aient choisi le camp des collaborateurs et non le camp de la résistance. Pourtant, ils avaient été avertis dès le départ ; les innombrables carnages qui, notamment depuis 2005, ont jeté la population de Gaza dans l’horreur auraient peut-être été évités si, dès les années 90, les stratèges de la solidarité avaient écouté la voix des Palestiniens qui, comme Edward Said, avaient dénoncé l’imposture d’Oslo.

Compte tenu de ses orientations, l’AFPS, a longtemps tergiversé au sujet de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël), lancée en 2005 par la société civile, et à laquelle participent toutes les factions nationales et islamiques palestiniennes [29]. Car l’appel BDS posait très clairement les trois revendications fondamentales de la lutte de libération nationale palestinienne basées sur le droit international.

La résistance de la population de Gaza, les horreurs de décembre 2008 / janvier 2009 – plus meurtrières encore que toutes celles qu’Israël lui avait infligées depuis 2005 [30] - et l’onde de choc produite, ont fini par contraindre toutes les associations de solidarité, dont l’AFPS, à s’engager sans plus traîner les pieds dans la campagne BDS - en dépit de l’hostilité déclarée d’Uri Avnery au boycott [31].

Cela permet d’espérer que les choses vont aller dans le bon sens. D’autant que les fondateurs de l’appel BDS ont clairement fait savoir qu’ils entendaient désormais déterminer eux-mêmes le contenu de leur action, qu’il n’était plus question pour eux de se le voir dicter de l’extérieur ; et qu’il fallait en respecter les exigences fondamentales : la fin de l’occupation et de la colonisation des terres arabes et le démantèlement du mur ; l’égalité des droits pour les Palestiniens vivant en Israël ; les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU.

Coupant court aux pressions des associations de solidarité qui réclamaient un rôle politique de codécision - rôle qu’elles avaient pris l’habitude d’exercer et qui leur permettait de faire le tri qui leur convenait dans les revendications palestiniennes [32] - Omar Barghouti, un des membres fondateurs de l’appel, nous disait en 2007 : « Comme Palestinien, je ne peux accepter que quiconque, dans le mouvement de solidarité, me dise ce que je suis autorisé et ce que je ne suis pas autorisé à proposer ou à défendre. C’est nous qui décidons ce qui est autorisé. Même les gens qui ont des principes très solides dans le mouvement de solidarité avec les Palestiniens sont nos partenaires, nos camarades, mais ils ne sont pas « nous ». Ils ne devraient pas parler à notre place comme si nous avions cessé d’exister » [33].

En conclusion, face aux atrocités croissantes, le mot est faible, subies quotidiennement par le peuple palestinien, il est du devoir de chacun de tenter tout ce qui est en son pouvoir pour y mettre fin. La Palestine a besoin de loyauté et de l’union de toutes les forces disponibles. Il y a déjà eu trop de victimes. Trop de souffrances. Trop de mensonges. Trop de désinformation.

Les orientations stratégiques du mouvement de solidarité doivent pouvoir être librement débattues. Parler de ce qui a dysfonctionné est primordial. Surtout quand il s’agit d’une association de l’importance de l’AFPS qui, par le nombre de ses membres et les fonds dont elle dispose, occupe une position prépondérante. Étouffer le débat, c’est rendre un très mauvais service à la cause que l’on prétend défendre. Il y a des vies en jeu en Palestine.

Quand j’y suis allée en 2002 pour la première fois, avec la curiosité d’une journaliste, je n’avais aucun parti pris. Je voulais comprendre ce qui se passait. J’en suis revenue désespérée et révoltée. Depuis, je n’ai cessé de témoigner.

Les erreurs de stratégies et les mauvais calculs se payent en larmes et en sang en Palestine. Il m’a paru essentiel de le rappeler ; même si ce qui précède n’a pas été facile à écrire et qu’il m’a été très douloureux d’avoir à désigner des personnes ou des groupes.

Le temps est venu d’écouter des voix qui apportent un autre éclairage que celui dispensé par Uri Avnery et autres ténors du « camp de la paix » israélien ; d’écouter ceux qui rappellent que la question palestinienne n’est pas l’histoire d’un « conflit » [34] mais l’histoire d’une dépossession qui exige que l’État d’Israël rende aux Palestiniens tout ce qu’il leur a volé.

Et, si l’on veut vraiment soutenir la cause palestinienne, on ne peut pas donner crédit à ceux qui se servent de l’ « antisémitisme » pour étouffer le débat. Dans cette perspective, il me paraît aussi – pour reprendre les termes de Jean Bricmont - que « défendre la liberté d’expression, aider à libérer le discours et à ouvrir le débat, c’est réellement « aider la lutte des Palestiniens », et c’est l’aider de façon essentielle ».

Silvia Cattori



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Published by FISCHER
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 11:40

CONTRIBUTION POUR L’ORIENTATION DU NPA

Pour l’arrêt immédiat des discussions électoralistes avec les réformistes,  pour que le NPA mette toute son énergie dans la lutte de classe, pour donner aux travailleurs et jeunes combatifs l’envie de rejoindre le parti…

Militants du NPA, unissons-nous pour mettre en échec l’orientation de la direction lors de la consultation interne !

Au-delà, renforçons l’opposition de gauche dans le parti et ouvrons le débat pour une grande Tendance révolutionnaire unifiée !

Suite à la réunion du CPN (Conseil Politique National) des 7-8 novembre, la Tendance CLAIRE du NPA regrette que l’ordre du jour ait été presque intégralement consacré à la question des élections. Alors que la situation sociale est marquée par une importante conflictualité malgré sa dispersion et la politique toujours plus collaboratrice des directions syndicales et de leurs amis dirigeants des partis réformistes (PCF, PG, Fédération, Alternatifs), il n’est pas normal qu’un parti anticapitaliste comme le nôtre ne consacre pas l’essentiel de son énergie militante à construire une orientation politique pour les luttes.

Il n’est pas normal que la direction du parti se soit échinée avant tout, depuis le mois de juin et plus encore depuis la rentrée, à discutailler avec les réformistes en vue d’un accord électoraliste au lieu de mener une véritable campagne contre les licenciements, comme cela avait pourtant été décidé par le CPN de juin.

Il n’est pas normal non plus que rien n’ait été fait pour relancer la dynamique de construction du parti malgré le reflux de militants depuis le congrès de fondation, notamment parmi les ouvriers les jeunes combatifs, et malgré l’échec évident du journal Tout est à nous, qui est faible politiquement, manque de dynamisme révolutionnaire et de connexions vivantes avec les réalités de la lutte de classe.

Au lieu de se concentrer sur la lutte de classe et la construction du parti, la direction a consacré toute son énergie à discutailler des élections

Ce que les travailleurs en lutte sont en droit d’attendre d’un parti anticapitaliste, ce qui leur donnerait envie de rejoindre le NPA, ce qui ferait revenir les membres fondateurs déçus par la mollesse de la ligne, notamment parmi les ouvriers et les jeunes, c’est la capacité à être vraiment un outil pour les luttes :

Un parti qui combatte centralement pour la convergence des luttes ouvrières aujourd’hui dispersées ;

Un parti qui mette toute son énergie pour imposer aux bureaucrates et aux réformistes une manifestation centrale à Paris contre la privatisation de la poste et pour construire un affrontement avec le gouvernement Sarkozy ;

Un parti qui mène campagne pour mettre en échec tous les plans de licenciements, pour la répartition des heures de travail entre tous, pour l’ouverture des livres de comptes des entreprises qui se prétendent en difficulté, pour l’expropriation sans indemnités ni rachat des trusts capitalistes ;

Un parti enfin qui, bien dirigé et conséquent avec son orientation, sache se donner les moyens de faire une vraie campagne, en respectant les délais fixés pour ne pas laisser passer les occasions, en sortant des affiches dynamiques avec de vrais slogans de combat et des images de travailleurs en lutte, en diffusant des tracts pugnaces pour faire connaître ses propositions aux travailleurs à la porte des entreprises, des établissements et des quartiers populaires, en organisant enfin des meetings dans tout le pays qui soient capables de soulever l’enthousiasme de la classe ouvrière et de la jeunesse…

La direction a multiplié les concessions aux réformistes du PC et du PG

La direction de notre parti ne s’est pas contentée de l’engager dans la voie sans issue de l’électoralisme : elle est allée jusqu’à céder sur presque toutes les revendications du NPA pour tenter coûte que coûte d’obtenir un accord avec les réformistes qui refusent tout programme pouvant s’en prendre sérieusement aux profits des capitalistes et qui ont participé avec le PS à la gestion des régions depuis cinq ans en multipliant les cadeaux au patronat (sans parler de sa participation aux gouvernements de « gauche » valets des capitalistes, casseurs des acquis sociaux, privatisateur les services publics…). C’est ainsi que :

La direction est passée du projet d’un « rassemblement autour d’un programme anticapitaliste » à celui d’un « front anticapitaliste et antilibéral » ;

Elle a troqué la revendication centrale du NPA, l’interdiction des licenciements, contre une bien vague « rupture pour en finir avec le chômage et les licenciements » ;

Elle a substitué à l’exigence d’une augmentation de 300 euros nets pour tous et d’un revenu minimal de 1500 euros nets une tout aussi vague « défense du pouvoir d’achat » ;

Elle se contente d’affirmer le principe du « droit à la protection sociale et à la retraite », mais sans la moindre revendication précise, au moment même où le gouvernement veut encore augmenter l’âge de la retraite et les annuités de cotisation ;

Elle se prononce désormais pour un « grand service public bancaire » et non plus pour un monopole public sous le contrôle des travailleurs — et moins encore pour l’expropriation sans indemnités ni rachat des banques ;

La direction a cédé sur le refus de participer à des exécutifs régionaux avec le PS et Europe écologie, puisque la résolution adoptée par le CPN déclare sa volonté de gérer les régions et n’exclut de le faire que dans l’hypothèse « d’exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe Ecologie » : cela autorise logiquement une cogestion avec ces partis au cas où ils ne « domineraient » pas ;

Enfin, la direction vient de céder même sur son exigence d’un accord électoral national, dont elle avait pourtant fait son cheval de bataille contre le PCF (désireux quant à lui de s’allier ici ou là dès le premier tour avec le PS) : dans sa « motion d’organisation du débat et de la consultation pour les régionales » adoptée par le CPN, il est prévu de « décider des choix nationaux et régionaux du NPA pour ces élections » et de se prononcer non seulement sur « les diverses positions nationales (…) exprimées lors du CPN », mais aussi sur « les positions existant dans les régions » ; et il est dit expressément que « les votes » seront « de dimension nationale et locale » : cela ouvre clairement la voie à une position différenciée au niveau national et dans les différentes régions, manifestement dans le souci purement manœuvrier de conclure des accords avec le PG et d’autres réformistes là où le PCF se présentera avec le PS dès le premier tour…

La direction bafoue la démocratie et impose une régionalisation du parti

Au lieu de répondre au signal d’alarme tiré par de nombreux militants, qui soulignent l’effet désastreux des priorités de la direction depuis des mois, la majorité du CPN persiste et signe. La direction a demandé et obtenu carte blanche pour poursuivre ses discussions avec le PCF et surtout en fait avec le PG… alors même qu’un accord semble de moins en moins possible… Elle n’a même pas accepté la proposition que soit organisée une conférence nationale exceptionnelle du parti pour trancher le débat qui divise pourtant l’organisation comme cela n’avait jamais été le cas auparavant. Cinq motions ont été soumises au vote, les unes après les autres (chaque membre du CPN pouvant donc voter pour plusieurs motions) . La motion de la direction a recueilli 56% de votes pour, celle de la gauche (contre l’alliance avec le front de gauche) 19%, et les trois motions de droite (qui sont prêtes à toutes les concessions pour faire liste commune avec le front de gauche) ont recueilli entre 15 et 23% des voix (avec l’appui de membres de la majorité). Tout en prétendant reprendre la méthode du congrès pour consulter les militants, la direction n’a accepté que l’organisation d’« AG regroupant des comités de base », mais non d’une conférence nationale des délégués de ces AG, qui seule aurait permis le choix légitime et démocratique d’une orientation pour tout le parti. Aucun membre du CPN ne s’est opposé à la motion d’organisation de la consultation des militants, y compris les camarades de la gauche  qui avaient pourtant proposé l’organisation d’une conférence nationale dans leur motion !

D’une part, sous la pression des institutions bourgeoises et des manœuvres des partis réformistes, la direction du NPA a pris la lourde responsabilité d’une régionalisation du parti, au détriment d’une cohérence nationale pourtant indispensable à l’objectif d’unifier la classe ouvrière autour d’un programme anticapitaliste conséquent qu’il s’agit de populariser dans tout le pays en harmonisant les actes et les paroles.

D’autre part, la direction empêche un vrai débat dans l’ensemble du parti, car les AG prévues n’ont pas d’autre choix que de se prononcer pour ou contre les différents textes présentés au CPN, sans possibilité d’en présenter d’autres, ni même de les faire évoluer, ce qui revient à un véritable référendum déguisé. En effet, en demandant aux militants de choisir entre des textes tout ficelés au niveau du CPN, la direction dénie tout droit d’initiative à la base, elle interdit la présentation d’autres textes, que ce soit par des militants qui se regrouperaient pour l’occasion ou par des courants non représentés au CPN (alors que le CPN a été élu, rappelons-le, par un congrès auquel tout avait été fait pour empêcher la constitution de courants… de sorte que le CPN ne saurait prétendre représenter fidèlement la diversité du parti !). Plus généralement, s’il y avait eu une conférence nationale, les textes présentés aux délégués de la conférence nationale elle-même auraient été nourris pas les débats préalables aux niveaux local et départemental et par les discussions entre les courants, ils auraient pu évoluer par rapport aux textes initiaux, les militants auraient donc pu et voulu sincèrement se convaincre les uns les autres, des courants auraient pu développer leurs positions propres tout en cherchant à se rapprocher sur la base de leurs points communs... Il en aurait résulté à la fois des clarifications programmatiques et stratégiques, une élévation générale du niveau politique, que seule peut permettre une vraie discussion. En revanche, avec un référendum déguisé, les militants qui se reconnaissent déjà dans un texte n’auront pas d’autre choix que de le défendre en bloc contre les autres s’ils veulent gagner et le « débat » n’a donc d’intérêt que pour les militants qui hésitent entre tel ou tel texte.

Infliger une défaite à la direction du parti lors de la consultation interne ? « C’est possible ! »

Dans ces conditions, il est crucial que les militants se saisissent des enjeux sous-jacents aux discussions qui traversent aujourd’hui le parti : à travers la question apparemment tactique des alliances électorales, est apparu en fait un débat programmatique et stratégique — sciemment contourné par la direction lors du congrès de fondation — posant la question de la nature même du parti que nous voulons : un parti électoraliste ou un parti de lutte de classe ? Un parti qui cède aux réformistes du PCF et du PG ou un parti qui lutte pour gagner les travailleurs à un programme anticapitaliste révolutionnaire ? Un parti bien organisé et démocratique ou un parti à la dérive organisationnellement et tendant à s’adapter au cadre institutionnel des régions ?

C’est pourquoi la Tendance CLAIRE appelle tous les militants du NPA à rejeter, lors de la consultation interne, la résolution de la direction — tout comme bien sûr celle de la droite du parti, le courant « Convergence et alternative », qui voudrait non seulement poursuivre encore les concessions aux réformistes, mais en fait capituler purement et simplement devant eux ! Compte tenu de la façon anti-démocratique dont la direction a décidé d’organiser la consultation des militants, privée comme tout le monde du droit de présenter son propre texte ou même simplement des amendements, la Tendance CLAIRE appelle à voter massivement pour la résolution intitulée « Dans les luttes comme dans les élections : une politique de rupture avec le capitalisme », présentée par 25 camarades du CPN, soutenue également par le courant Gauche révolutionnaire et la Fraction L’Étincelle issue de Lutte ouvrière.

Avancer dans les discussions entre militants ouvriers et révolutionnaires et vers une grande Tendance révolutionnaire unifiée ? C’est nécessaire !

L’enjeu de cette consultation des militants est crucial. Mais, quel que soit son résultat, il ne sera plus possible de faire confiance à la direction actuelle pour mener le NPA sur la voie d’une orientation réellement anticapitaliste et révolutionnaire et pour le construire sérieusement dans et par la lutte de classe. C’est pourquoi il est nécessaire que s’ouvre enfin le débat stratégique qui n’a pas pu avoir lieu au congrès. Dans ce but, les militants ouvriers et révolutionnaires du NPA, les courants qui réalisent aujourd’hui une unité de fait contre la politique de la direction, ont la responsabilité de commencer à se regrouper et à débattre s’ils veulent progresser et peser enfin de manière significative dans le parti. À moins de se faire des illusions et de ne pas prendre la mesure des dégâts déjà causés par la politique de la direction, il serait faux d’attendre le prochain congrès.

Il ne s’agit certes pas de proclamer en deux jours une tendance unifiée, comme s’il n’y avait aucun désaccord entre les militants et courants qui se réclament du prolétariat et de la révolution au sein du NPA. Mais il s’agit précisément de cerner les points d’accord et de discuter ouvertement des divergences, sans préjugés ni tabous, pour commencer à les surmonter et à tester la pertinence des différentes positions, y compris bien sûr les propositions concrètes : 

Il serait par exemple nécessaire de discuter de la différence entre un programme de transition révolutionnaire, tel que l’ont conçu l’Internationale communiste, puis Trotsky et la IVe Internationale, et un simple « programme d’urgence » tel que celui proposé par les camarades signataires de la résolution « Dans les luttes comme dans les élections : une politique de rupture avec le capitalisme ».

Il faudrait discuter aussi de la nature du PS actuel, qui n’est plus selon nous un parti ouvrier réformiste même très dégénéré, mais un parti purement et simplement bourgeois, analogue au Parti démocrate américain ; il en résulte que nous ne pouvons appeler les travailleurs à voter pour lui même pour « battre la droite », car cela revient à semer des illusions en prétendant que la gauche bourgeoise serait moins éloignée des intérêts des travailleurs que la droite, alors qu’il s’agit en fait de nuances entre deux politiques dictées par le capital.

On devrait discuter également du fait d’avoir approuvé dans un premier temps (lors du CPN de juin) l’ouverture de négociations en vue d’une alliance électorale, donc programmatique, avec les dirigeants du PCF et du PG, malgré leur nature et notamment leur rôle dans le blocage de la montée vers la grève générale que nous avons vécue au premier semestre.

Il serait nécessaire aussi de cerner la logique politique qui a conduit la direction à sa politique électoraliste et à toutes ses concessions aux réformistes : selon nous, elle était déjà présente dans les résolutions adoptées par le congrès de fondation auxquelles nous sommes les seuls à avoir opposé à l’époque des résolutions alternatives — au prix d’une scandaleuse répression anti-démocratique et anti-statutaire de la part de la direction du NPA, dont nous subissons toujours les conséquences …

Tout cela peut et doit se discuter entre militants ouvriers et révolutionnaires capables à la fois de soumettre leurs positions au débat démocratique et de les assumer jusqu’au bout lorsqu’elles se révèlent pertinentes, même si cela implique un affrontement politique avec la direction de leur propre parti. C’est pourquoi la Tendance CLAIRE du NPA participe non seulement, immédiatement et sans conditions, au « bloc des gauches » qui s’est constitué de fait dans notre parti, mais aussi aux discussions programmatiques et stratégiques qui ont d’ores et déjà commencé à s’ouvrir, avec divers échanges et une première rencontre. Elle y défend pour sa part la proposition d’avancer progressivement vers une grande Tendance révolutionnaire unifiée, capable de peser sur le présent et l’avenir du NPA pour en faire le parti de lutte anticapitaliste et révolutionnaire dont notre classe a besoin.

Tendance CLAIRE du NPA


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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 20:58

Manifeste du Collectif « La journée sans immigrés : vingt quatre heures sans nous ! ».

Faisons du premier mars une journée historique.

Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d immigrés, citoyens conscients de l apport essentiel de l immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants.

Rappelons qu un immigré est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines. Nous voulons nous réapproprier et réhabiliter ce terme devenu péjoratif par la force de l instrumentalisation politique.

Nous refusons les stéréotypes véhiculés qui menacent notre cohésion sociale. Nous refusons que les bienfaits passés, présents et futurs des immigrés qui ont toujours construit la France soient ainsi niés d un trait. Et entendons par ailleurs qu il nous appartient de les mettre en valeur.

Les immigrés et descendants d immigrés ont manifesté à maintes reprises pour défendre leurs droits. Et en retour, ils n ont reçu que mépris !

Aujourd hui, puisqu il est convenu que « la consommation est le moteur de la croissance », nous voulons agir sur ce levier pour marquer notre indignation.

Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le «code de l entrée et du séjour des étrangers et du droit d asile» (CESEDA), plus communément appelé le code des étrangers. Cette loi symbolise une conception utilitariste de l immigration, en d autres termes, une immigration choisie sur critères économiques. Nous ne pouvions trouver de meilleur jour pour appeler à « une journée sans immigrés ». Nous, immigrés, descendants d immigrés, citoyens conscients de l apport de l immigration à notre pays, sommes tous des consommateurs et nous participons quotidiennement à la croissance de notre pays.

Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l apport de chacun d entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d agir sur notre avenir alors, prenons-le !

Le premier mars 2010 : Agissons en cessant de consommer et/ou de travailler. Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l industrie, dans le bâtiment, dans l agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique¦

Pour la première fois en France, nous décidons de ne pas participer à la vie de la Cité. Par cette absence, nous voulons marquer la nécessité de notre présence.

http://www.lajourneesansimmigres.org/fr/




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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 21:06

Collectif des Collectifs

Agissons collectivement contre le Capital et les privilèges

 



Signer la pétition   -   Voir les signataires


 

L’appel que nous lançons ci-dessous n’est pas qu'une simple pétition. Il s’agit bien d’un appel à agir collectivement.

Il s’adresse donc aux collectifs désireux de mutualiser leurs forces.
Mais il s'adresse aussi et surtout à tous ceux qui, bien qu’en révolte individuelle contre les ravages de la société capitaliste, ne se sont pas encore engagés dans une démarche collective et qui, pour de multiples raisons, hésitent encore à le faire.

Nous appelons ceux-ci à venir renforcer ceux qui œuvrent déjà dans le cadre de collectifs, d’associations, de partis, de syndicats et à s’inscrire avec eux dans une action qui vise d’abord à mettre davantage en évidence la convergence des luttes.

Construisons ensemble un cadre à l’expression de cette convergence, de notre détermination à résister et inventons ensemble un nouvel art de militer



 

Notre société est malade, gravement malade.

Tous les symptômes sont là !

 

  • la soumission du pouvoir politique aux exigences des lobbies économiques et des multinationales

 

  • les licenciements en croissance exponentielle

 

  • l’explosion du nombre de chômeurs et de précaires

 

  • l’appauvrissement et le démantèlement progressif des services publics

 

  • la mise en pièce des systèmes de protection sociale

 

  • l’accès de plus en plus sélectif aux soins de santé

 

  • une fiscalité de moins en moins redistributive

 

  • une augmentation considérable des écarts de revenus

 

  • l’abandon des sans domicile fixe et des mal logés

 

  • l’obsession sécuritaire et la banalisation des systèmes de surveillance et de répression

 

  • une organisation pyramidale de plus en plus pesante

 

  • la mise sous tutelle d’une justice inflexible pour les plus pauvres

 

  • le renforcement d’un régime d’apartheid qui soumet les immigrés à la surexploitation et aux discriminations constantes

 

  • la terreur exercée à l’égard des étrangers dépourvus de titre de séjour, traités en esclaves et menacés d’expulsion

 

  • le renoncement aux principes fondateurs de l’enseignement et de la formation au profit d’un conditionnement productiviste et normalisant

 

  • la culture sacrifiée à la marchandisation des « biens culturels » et à la pipolisation

 

  • la casse des réseaux d’éducation populaire

 

  • l’envahissement de notre univers visuel et sonore par la publicité

 

  • la dégradation des grands médias par, la connivence avec les intérêts politiques et financiers et par l’autocensure

 

  • le pillage inconsidéré des ressources naturelles

 

  • le saccage de l’espace rural

 

  • le maintien de formes de domination à l’encontre des femmes

 

  • l’exclusion des ainés et l’absence de perspective pour les jeunes


Les guerres sanglantes qui persistent reflètent la sauvagerie de la guerre économique. Elles tuent principalement les plus pauvres. Les discours rassurants et mensongers masquent mal le triomphe d’une idéologie du chacun pour soi .

Fort heureusement les résistances se développent partout, parmi les professionnels d’un même secteur et parmi les exclus du travail.
Des collectifs se créent inspirés par le désir de défendre une multitude de causes, unis par la volonté de défendre l’émancipation de toutes les femmes et de tous les hommes.

Nous sommes un Collectif de collectifs désireux de mettre en synergie nos actions et de mutualiser nos revendications. Nous ne partons pas de rien ; nous nous inscrivons dans le sillage de nombreuses mobilisations antérieures.

Notre démarche est celle d’une contribution à un monde enfin dégagé du pouvoir du Capital, par la réalisation des convergences vers cet objectif entre des forces aujourd’hui encore trop dispersées.

Nous faisons notres les revendications des collectifs qui nous rejoignent sur cette base.

Loin de prétendre nous substituer aux cadres traditionnels de l’engagement, nous invitons à la réappropriation des nos revendications par les organisations politiques et les forces syndicales. Nous appelons toutes les forces politiques, citoyennes, sociales et syndicales à la construction d’une riposte d’ensemble pouvant aller jusqu’à la grève générale.

 

 


Premier(e)s signataires :


Dominique ABADA-SIMON, Bruno ANTZENBERGER (Force Lycéenne, Collectif Front de Lutte pour l'Education),Benjamin BALL (Collectif Front de Lutte pour l'Education, Collectif des voleurs de gratuits, Collectif Jeudi Noir),Sabrina BEN KARICH, Kamal BENMAROUF (Militant CLCV,Christophe BERTELOOT (association quartier partage,Muriel BERTELOOT, François BRUN (Appel des appels 75),Pascal BUSQUETS,Théo CHEVALIER (Force Lycéenne Collectif Front de Lutte pour l'Education),Olivia DRAGHICI (Appel des appels 75),Bernard FISCHER (Convergence des luttes),Laurianne FLESCH (Reopen 9/11, Colibri, Mouvement pour la Terre et l'Humanisme), Bamba GUAYE LINDOR (Les Damnès de la terre), Cécilia KEBAILI (Appel des appels 75), Cléa KEBAILI,Roger LUCE, Xavier MARCHAND (Convergence des luttes),Gérard OGER, Aline PAILLER (Collectif Je ne veux plus rentrer chez moi),Evelyne PERRIN (Collectif droits Nouveaux),Guillaume RICAUD PERRETI, Jean THOUARD, Marlène TUININGA (Ligue internationale des Femmes pour la paix et la liberté, Femmes en noir, Réseau Espérance)

 


Soutiens :


SGEN AC CGT, Jeunes Laïques et Solidaires, Force Lycéenne


Signatures de collectifs :


Collectif Front de Lutte pour l'Education

Collectif des voleurs de gratuits

Conseil national d'Alternative Jacobine (AJ)

Conseil national de la Résistance ;-)

 


Contact secrétariat signatures:
webmaster@convergencedesluttes.fr


Site internet:
http://www.collectifdescollectifs.fr


Signer la pétition - Voir les signataires


pétition réalisée avec le logiciel libre phpPetitions

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 21:01

http://ouvalacgt.over-blog.com/article-candidature-jp-delannoy-de-lyon-a-toulouse-39255968.html


Jeudi 12 novembre 2009

La candidature de JP Delannoy, de Lyon à Toulouse...

Mardi soir a eu lieu la première réunion publique de la candidature de Jean Pierre Delannoy, à Lyon. Plusieurs dizaines de camarades de la CGT s'étaient déplacés, de la Poste, la DASS, de l'agro-alimentaire, les pompiers, les chômeurs et précaires (qui commencent également à diffuser leur position pour le Congrès, pour un syndicalisme de classe, voir à gauche), et aussi la présence en tant que tel du syndicat CGT du CHS le Vinatier (les camarades nous ont transmis à cette occasion la version finale de leur prise de position, voir ci-dessous).

Le débat avec la participation de Jean Pierre Delannoy a permis de bien comprendre cette candidature symbolique. D'une part, il ne s'agit pas d'un combat de "personnes", mais d'une équipe qui travaille autour de cette candidature (dont d'ailleurs les camarades du blog "Où va la CGT ?" dans toutes les villes où il y aura réunion). Et candidature qui n'est qu'un premier pas, une première étape, à l'intérieur de la CGT (et pas en dehors), pour en refaire un syndicat de classe et de masse.

Les camarades du Nord ayant dû repartir vers 20h, la discussion s'est poursuivie sans eux sur l'opportunité ou pas de faire un rassemblement public à Nantes durant le Congrès. Certains camarades n'étaient pas très chaud, dans la crainte d'indisposer les délégués présents, ou pour ne pas risquer d'affaiblir la CGT puisque les médias se feront un plaisir d'utiliser l'événement d'un point de vue anti-syndical.

Nous, sur ce blog, nous sommes très favorables à ce rassemblement public, et nous disons qu'il faut que cela soit un succès. Les délégués ? Soit ils partagent les points de vue confédéraux, soit ce sont des potiches [désolé pour la formule choc, nous savons tous de quoi il retourne], soit ils sont plus ou moins critiques et comprendront très bien cette expression - étant entendu, bien sûr, qu'il ne s'agit pas de faire de la provocation. De toutes les façons, tout le monde sait que le débat est parfaitement verrouillé, et pendant le congrès lui-même encore plus !

Les médias ? Bien sur, c'est le risque. Mais en même temps, c'est l'occasion de se faire entendre. Chacun sait comment le débat est fermé pour les opposants : prise de paroles qui n'apparaissent pas au compte rendu, refus de donner la parole aux opposants quand ils sont connus, verrouillage dans les structures et impossibilité de mener un vrai débat démocratique contradictoire. Nous connaissons tous la situation, et nous avons tous en mémoire le débat sur la représentativité et la manière dont il a été bouclé !

Non, il faut oser s'afficher, se faire connaître, sans nous soucier de la presse hostile. Il suffit de voir l'impact de la candidature de Jean-Pierre dans la presse, l'impact de notre blog, pour mesurer pourquoi l'apparition publique est nécessaire.

L'expérience du meeting à Lille en parallèle du 48ème Congrès est là pour nous montrer qu'au contraire c'est très positif.

Tous les camarades combatifs et honnêtes de la CGT sont extrêmement attachés à leur organisation, "c'est tout ce qui nous reste", entend-on souvent. Alors, ils ont beau savoir "comment ça marche", le côté complètement factice de la prétendue démocratie confédérale, ils pensent encore qu'il faut "respecter les règles", "faire remonter les candidatures par les structures", cantonner le débat en interne [nous ne parlons pas ici des prétendus opposants qui se cachent derrière ces arguments pour éviter de prendre position].

Mais camarades, si on procède ainsi, vous vous rendez-bien compte qu'il ne se passera rien du tout ? Imaginez-vous une seule seconde, une seule milli-seconde même, que l'UD du Nord ou la Fédération de la Métallurgie allait faire remonter la candidature de JP Delannoy ??? On est en plein rêve, non ??? La direction confédérale sait parfaitement procéder, utiliser ces "règles" qu'elle a mises en place pour étouffer tout débat, toute opposition !!! Et la mise en place de la future "commission de validation d'appartenance" va faire tomber les couperêts !

Non, il faut y aller, mener la lutte ouvertement, nous le disons tout le temps, "ce sont des ennemis qui se cachent, pas des amis qui se trompent", alors aucune hésitation, aucune naïveté, aucune conciliation.

Première rencontre à Lyon, mais pas la dernière. Premières questions, premières interrogations, premières démarcations.

Le combat de classe continue, dans la CGT. La prochaine étape, c'est à Toulouse, le 18 novembre, et là encore les camarades du blog "Où va la CGT ?" sont actifs dans la préparation - nous mettons ci-dessous le tract d'appel.

D'autres rencontres sont envisagées, à Marseille, à Paris. Et bien sûr la rencontre à Nantes pendant le congrès confédéral. Le chemin est long, mais ça y est, nous l'avons entamé. Il faut avancer, nous regrouper. Si tous les hésitants restent sur le bord du chemin en attendant de voir, il faut savoir que bientôt, ils n'auront plus l'occasion d'hésiter !

En avant, et vive la CGT de lutte de classe !




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