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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 18:07


http://www.survie-paris.org/cameroun-visite-officielle-de-paul.html


Cameroun. Visite officielle de Paul Biya en France

Communiqué de Survie, le 20 juillet 2009

Du 21 au 23 juillet, l’Etat français reçoit le potentat camerounais Paul Biya, dont le pays, riche en ressources exploitées notamment par des multinationales françaises, vit entre la misère et la répression.

Du 23 au 28 février 2008 des émeutes populaires se sont produites dans les principales villes du Cameroun. La révolte s’élevait contre la cherté de la vie et contre la réforme constitutionnelle qui a supprimé la limitation des mandats présidentiels. Cette révolte fut violemment réprimée par l’armée camerounaise, faisant entre cent et deux cents morts. Un tel événement, dans un pays francophone de 18 millions d’habitants, passa quasi inaperçu dans les médias français, lesquels médias viennent de consacrer, pendant plus de deux jours, des titres à la une et de nombreux reportages à un bilan similaire d’émeutes en Chine, pays de un milliard et demi d’habitants.

A peine un an et demi plus tard après les émeutes au Cameroun, l’Elysée reçoit, le 21 juillet, en grande pompe le président camerounais Paul Biya. On ne compte plus, en France, les articles et les livres de propagande, à l’accent quasi nord-coréen dans la flagornerie à l’égard du dictateur qui occupe la présidence à Yaoundé depuis vingt sept ans maintenant. Pourtant ces années ont été jalonnées de massacres et d’assassinats. De parti unique en élections truquées et en modifications de la constitution Paul Biya s’est maintenu par la force à la tête du Cameroun, après avoir été le chef de cabinet et le premier ministre du dictateur précédent, Hamadou Ahidjo, qu’il finit par supplanter en 1982.

L’état lamentable dans lequel se trouve le Cameroun, pays pétrolier et forestier, témoigne éloquemment contre le pouvoir qui l’opprime depuis un demi siècle. Infrastructures quasi inexistantes, absence d’hôpitaux, d’écoles et d’universités dignes de ce nom, administration gangrenée par la corruption, misère galopante de l’immense majorité de la population, tout cela va avec l’enrichissement pharaonique de l’oligarchie au pouvoir. Les puissants intérêts français implantés au Cameroun dans l’exploitation pétrolière et forestière, dans les plantations et dans les transports, avec notamment Total, Fabre et Bolloré expliquent sans doute la complaisance française à l’égard du pouvoir camerounais mais ne l’excusent pas.

Outre les répressions qui frappent l’expression de la colère populaire, la censure et l’intimidation s’abattent sur les journalistes qui tentent d’informer tant soit peu le public camerounais, notamment sur les biens mal acquis de la famille présidentielle (notamment révélés dans un rapport du CCFD intitulé Biens mal acquis. A qui profite le crime ?), et sur les associations de défense des droits de l’Homme indépendantes du pouvoir. De nombreux diplomates en poste au Cameroun ont exprimé courageusement leur blâme devant ces pratiques totalitaires, en particulier sur « Elecam », commission électorale dont 10 membres sur 12 sont issus du parti au pouvoir.

L’Etat français, qui prétend défendre les droits de l’Homme et la liberté des peuples partout dans le monde, n’a jamais proféré la moindre condamnation de cette politique.. Bien au contraire il déroule le tapis rouge au potentat responsable du malheur des Camerounais. L’indifférence des Français devant ce scandale est fondée sur l’ignorance dans laquelle ils sont tenus. Survie, depuis des années, tente de briser ce silence et d’attirer l’attention du public sur le sort des populations africaines soumises à des tyrannies prédatrices et mortifères. Une fois de plus nous adjurons les élus et les citoyens français d’exprimer leur réprobation devant l’accueil en France d’un dictateur qui enfonce son pays dans la misère et en brade les ressources, en témoignage de solidarité avec les aspirations d’un peuple muselé.




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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 17:56

http://www.liberation.fr/monde/0101581818-au-honduras-manuel-zelaya-joue-a-saute-frontiere


Au Honduras, Manuel Zelaya joue à saute frontière

Le président déchu du Honduras Manuel Zelaya a foulé le sol de son pays vendredi pour la première fois depuis son éviction par la force le 28 juin, mais la situation restait extrêmement confuse concernant son sort immédiat.

M. Zelaya, entouré d’une meute de journalistes et de partisans, est entré à pied au Honduras vers 14H25 locales (20h25 GMT), avant de revenir côté Nicaragua puis de franchir à nouveau la frontière.

Le tout sous les yeux des dizaines de policiers et militaires lourdement armés, mobilisés par le gouvernement de facto du Honduras pour garder l’entrée du territoire hondurien.

Les autorités de Tegucigalpa ont en effet ordonné l’arrestation du président évincé pour trahison et corruption.

Mais les forces de l’ordre ont fait quelques pas en arrière quand M. Zelaya a pénétré sur le sol hondurien. Le président déchu, téléphone à la main et son emblématique chapeau sur le crâne, a même pu s’entretenir brièvement avec le colonel du poste-frontière de Las Manos, un passage situé à une centaine de kilomètres au sud-est de Tegucigalpa.

«Mettez-moi en contact avec le chef d’état-major» de l’armée, le général Romeo Vazquez, a demandé M.. Zelaya à l’officier, après lui avoir serré la main..

Selon le président déchu, le militaire lui aurait dit: «nous n’avons rien contre vous».

Peu auparavant, M. Zelaya avait demandé aux autorités de fait du Honduras de laisser passer ses «amis et proches» pour qu’il puisse parler avec eux.

Les militaires ont cependant empêché sa femme, ses enfants, sa mère et sa belle-mère de venir à sa rencontre, a raconté son épouse à la chaîne latino-américaine Telesur, basée à Caracas.

Les forces de l’ordre ont également fait barrage aux milliers de partisans du président déchu, qui souhaitaient se rendre sur la frontière pour l’accueillir.

Des incidents ont éclaté vers midi, heure du début du couvre-feu décrété dans la région par le gouvernement de facto. La police a lancé des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants à El Paraiso, à une dizaine de kilomètres de la frontière, et certains ont riposté en jetant des pierres.

M. Zelaya était parti jeudi de Managua, au lendemain de l’échec d’ultimes négociations entre les deux parties au Costa Rica, le gouvernement de facto refusant toujours le retour au pouvoir du président déchu.

Les Etats-Unis, qui ont fermement soutenu cette médiation, ont jugé la tentative de retour au Honduras du président Zelaya «imprudente», par l’intermédiaire de leur secrétaire d’Etat Hillary Clinton.

«Elle ne contribue pas à l’effort général engagé pour rétablir la démocratie et l’ordre constitutionnel au Honduras», a estimé la chef de la diplomatie américaine, appelant M. Zelaya à «accepter» les dernières propositions du médiateur costaricien Oscar Arias, présentées mercredi.

Un porte-parole du département d’Etat a par ailleurs indiqué que le président évincé avait l’intention de se rendre une nouvelle fois à Washington mardi pour des discussions avec l’administration américaine.

Près d’un mois après le coup d’Etat unanimement condamné par la communauté internationale, M. Zelaya a par ailleurs reçu vendredi le soutien des présidents du Mercosur.

Ils ont réaffirmé qu’ils ne reconnaîtraient «aucun gouvernement issu de cette rupture constitutionnelle», lors d’un sommet de cette union douanière sud-américaine à Asuncion.

(Source AFP)



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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 11:12

http://www.liberation.fr/societe/0101581738-les-fonds-du-probleme


Les fonds du problème

Le rapport de la brigade financière est une charge contre le député.

Karl Laske

Epilogue de sept mois d’enquête, le rapport de la brigade financière, remis le 13 juillet au procureur de la République de Paris, synthétise les principaux soupçons de la justice contre le député socialiste Julien Dray.

La passion des montres, des stylos et des tableaux, est-elle un alibi ?

L’enquête de la cellule antiblanchiment Tracfin a dévoilé la passion immodérée de Julien Dray pour les montres et les stylos - il en avait acheté pour 130 000 euros entre 2005 et 2008 -, le rapport d’enquête préliminaire, révélé par Mediapart et le Monde, nous apprend que cette addiction est revendiquée aussi par ses collaborateurs. Nathalie Fortis, son attachée parlementaire, comme Thomas Persuy, permanent de SOS Racisme, ont tous les deux expliqué à la brigade financière qu’une partie de l’argent qu’ils avaient reversé à Julien Dray correspondait à des objets qu’ils avaient achetés au député de l’Essonne. Jusqu’alors, les avocats de Julien Dray assuraient que des prêts réguliers avaient été conclus entre l’élu et ses collaborateurs et amis.

En mars 2006, Nathalie Fortis, qui vient de recevoir 5 500 euros du syndicat lycéen Fidl, reverse 4 000 euros à Julien Dray. Elle déclare aux policiers qu’il s’agit du «paiement d’une partie d’une montre Rolex» achetée à son patron en 2004. Dray confirme en précisant qu’il s’agit d’une «Rolex Submariner, modèle James Bond datant de 1955» d’un montant de 35 000 euros. Selon la brigade financière, la montre vaudrait beaucoup moins.

En mai 2006, Thomas Persuy, qui vient de recevoir 9 000 euros de la Fidl et de l’association Stop Racisme Val d’Orge, reverse 8 000 euros à Julien Dray. Il assure aux policiers que cette somme correspond à l’achat «de 5 ou 6 stylos Montblanc que Julien Dray était en train de liquider».

En septembre 2008, c’est SOS Racisme qui achète pour 9 000 euros «cinq tableaux» à l’Association de la 10e circonscription de l’Essonne, qui gère la permanence électorale de Julien Dray ; 7 000 euros sont aussitôt reversés au député. La brigade financière relève que la vente de tableaux est «très éloignée» de l’objet social de l’association.

Des missions fictives sont-elles à l’origine des versements à Julien Dray ?

Nathalie Fortis et Thomas Persuy auraient reversé 74 050 euros à Julien Dray. Les avocats ont jusqu’alors soutenu que cet argent ayant été régulièrement versé par les associations, Fortis et Persuy étaient libres d’en user à leur guise. La brigade financière a des doutes. La collaboratrice de Julien Dray a soutenu qu’elle avait perçu 23 000 euros de la Fidl pour assurer «la gestion courante de l’association». «Aucune convention n’a été retrouvée ou apportée par l’intéressée pour attester ses déclarations», notent les policiers. «Nous pouvons donc nous poser la question de savoir comment, avec un tel emploi du temps, Mme Fortis pouvait-elle encore travailler à d’autres tâches et pour les associations dont elle percevait les fonds ?» s’interrogent-ils. Un certain flou entoure aussi la rétribution de Thomas Persuy par la Fidl - à hauteur de 78 599 euros entre 2005 et 2008. «Il n’aurait pas été en mesure, selon la brigade financière, d’identifier les montants qui étaient liés aux remboursements de frais et ceux en rapport avec le paiement de ses indemnités, ni d’associer une action à un mouvement d’argent.» Le même type d’interrogation pèse sur le versement par la Fidl de 6 000 euros à une collaboratrice de Julien Dray à la région Ile-de-France, Geneviève de K. En février 2008, dès réception, elle reverse intégralement cette somme à son patron. Courant 2009, ce n’est qu’après le début de l’enquête qu’un rapport de 8 pages sur «la mutation de la Fidl» sera finalement trouvé. Elle assure, elle aussi, avoir simplement prêté cette somme à Julien Dray.

Les fonds sortis des associations peuvent-ils constituer un détournement de fonds publics ?

C’est le point dur des soupçons. L’enquête de la police s’est orientée sur un «abus de confiance» présumé au détriment des associations, elle n’est pas remontée sur l’origine des fonds. Or une partie de cet argent est publique. SOS Racisme et ses satellites sont subventionnés par les pouvoirs publics à hauteur de 90 %. Or, selon les policiers, certains reversements à Julien Dray sont corrélés à des paiements de subventions. En mai 2006, c’est une subvention de 12 000 euros reçue par la Fidl qui permet à Thomas Persuy de décaisser 8 000 euros pour le député. En mai 2008, idem. Thomas Persuy fait un chèque de 6 000 euros qu’il vient de recevoir de la Fidl (en deux chèques de 2 700 euros et 3 300 euros). «Rappelons que la Fidl venait de recevoir 10 000 euros de subventions», notent les policiers. Selon les extraits de Mediapart et du Monde, la brigade financière ne fait pas état des subventions versées par le conseil
régional à la galaxie SOS Racisme. Celles-ci sont pourtant substantielles. Ainsi, en 2008, la Fidl a ainsi reçu 50 000 euros. Les subventions versées à SOS Racisme s’élèvent à 100 000 euros en 2007. La Fédération nationale des maisons des potes (FNMP) était encore plus massivement subventionnée (600 000 euros environ). Les enquêteurs n’ont entrepris aucune vérification sur ce point, ni entendu aucun élu. Julien Dray est vice-président du conseil régional chargé de la politique de la ville et de la jeunesse, et ses collaborateurs ont naturellement participé aux financements du milieu associatif de la région.

L’affaire traduit-elle des dysfonctionnements au sein de SOS Racisme ?

La gestion de l’association est chaotique depuis son origine. Lors de son contrôle en 2002, la Cour des comptes avait signalé de «graves insuffisances de gestion et de rigueur». Des frais sans justificatifs (60 000 euros en 2000), des dettes (380 000 euros en 2002) avaient conduit SOS Racisme à se trouver placée sous le contrôle de l’Etat en 2003. La situation n’a guère été clarifiée si l’on en croit la brigade financière. Créée à la suite du contrôle de la Cour des comptes, l’association les Parrains de SOS Racisme a versé, elle aussi, des sommes à Nathalie Fortis, peu avant qu’elle ne les reverse à Julien Dray - en décembre 2007. Et à Thomas Persuy également, qui a fait de même, en juillet 2008. Cette association «réglait en espèces les dépenses pour SOS Racisme qu’on ne désirait pas faire apparaître au grand jour, expliquent les policiers, paiement des services d’ordre, colleurs d’affiches, ménages au black», ce qui expliquerait notamment l’importance des sorties en liquide - 129 250 euros entre 2005 et 2008. L’association les Parrains assurait aussi le paiement en direct de certains prestataires. Mais elle aurait également, selon Mediapart, versé des sommes «sans véritable justification» à une demi-douzaine de personnes. La situation de la Fidl est encore plus critique, puisqu’aucune comptabilité n’aurait été retrouvée par les enquêteurs, y compris chez l’expert-comptable du syndicat lycéen.

Le train de vie de Julien Dray est-il en cause ?

Oui et non. En dressant la liste des dépenses du député, la brigade financière s’est aperçue qu’elles s’élevaient à 521 919 euros en moyenne par an (sur les quatre dernières années). Et que ses revenus, estimés à 407 854 euros, n’y suffisaient pas. Il lui fallait donc faire appel à ses amis. Les seuls prêts accordés par Pierre Bergé s’élèveraient à 340 000 euros. Si Tracfin avait signalé les versements de «particuliers actifs dans la sphère socio-économique», et notamment de chefs d’entreprises attributaires de marchés publics dans l’Essonne ou au conseil régional, les policiers n’ont pas trouvé à redire sur ces prêts personnels, dont certains ont été, depuis, remboursés. Ils signalent quand même que Georges Sebag, petit commerçant des Alpes-Maritimes, qui avait remis à Julien Dray pour 21 000 euros de chèques de clients, avait reçu commande de 5 000 tee-shirts pour SOS Racisme.



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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 18:52

http://www.salah-hamouri.fr/node/74


Monsieur le Président, n’oubliez pas Salah !

Tribune libre – Libération - 24 juillet 2009

Monsieur le Président de la République, 4 ans déjà… 4 ans que Salah purge une peine de prison dont on a bien du mal à cerner les raisons quand on réside de facto dans un pays où l’on applique le principe de la présomption d’innocence..

Salah aussi est Français, et il doit se demander pourquoi son pays, le chantre des droits de l’Homme, ne fait rien pour lui et le laisse dépérir en prison pour un crime dont non seulement il n’est pas l’auteur, mais qui au-delà n’a jamais eu lieu.

Etre passé en voiture devant le domicile d’un rabbin ultra orthodoxe, voilà ce qu’ « On » reproche à Salah Hamouri ; et comme, sur dénonciation anonyme, il est supposé sans preuve appartenir au FPLP, « On » suppose que cet acte ne pouvait qu’être dû à la préparation d’un futur attentat. Nous disons « On » car nous parlons d’une armée d’occupation installée sur le territoire palestinien en toute illégalité, et dont pourtant la France a accepté tacitement les jugements arbitraires émis sur des non-actes de terrorisme potentiel !

Salah a été condamné à 7 ans de prison alors qu’aucun fait ni aucune preuve ne sont venus étayer l’accusation dont il est l’objet. Il s’est résigné au « plaider coupable, ce qui ne signifie pas qu’il soit coupable. Le procureur du tribunal militaire a en effet utilisé la malheureusement classique procédure du marchandage : 7 ans s’il plaidait coupable ou sinon beaucoup plus. Devant l’immobilisme de son pays, Salah a évidemment accepté, par bon sens dans une telle situation pour un jeune homme de 20 ans, comme d’ailleurs 95% des prisonniers palestiniens.

Nous ne revenons pas sur l’acceptation de ce faux procès par la France, nous ne revenons pas sur l’inertie de la diplomatie française ; mais le 26 juillet prochain est une date que l’on ne peut pas manquer pour Salah. Ce jour là va être examinée la possibilité d’une libération anticipée pour notre compatriote.

Le 25 juin dernier, après quatre ans d’attente, vous avez enfin accepté que Mme Denise Hamouri, la maman de Salah, soit reçue à l’Elysée. Pas par vous, mais par un de vos proches conseillers qui a promis une intervention de la France à cette date.

Cette tribune vise à vous rappeler vos promesses, Monsieur le Président de la République. Parce que vous avez promis de ne laisser « tomber » aucun Français victime d’arbitraire à l’étranger et « quoi qu’ils aient fait », nous attentons plus qu’une intervention ce jour-là, nous attendons la libération de Salah. Et sans aucun nouveau marchandage : il n’est pas question que ce jeune franco-palestinien n’ait plus le droit de résider à Jérusalem. Salah n’est pas coupable, il est victime d’un système injuste et inquiétant. Il a suffisamment souffert et la France a déjà assez honte. A présent, seule importe sa libération, sans concession. .

Liste des signataires :

Noël MAMÈRE, Député-maire de Bègles ; Jean-Claude LEFORT, Député honoraire ; Monique CERISIER-BEN-GUIGA, Sénatrice représentant les Français établis hors de France ; Alima BOUMEDIENE-THIERY, Sénatrice de Paris ; Naïma CHARAÏ, Conseillère régionale d’Aquitaine et suppléante de N.Mamère ; Patrick LE HYARIC, Député européen et Directeur de l’Humanité ; Daniel COHN-BENDIT, Député européen ; Christiane TAUBIRA, Députée de Guyane ; Dominique VOYNET, Sénatrice de Seine-Saint-Denis ; Jean-Claude SANDRIER, Député du Cher, Président du Groupe GDR ; Pierre COURS-SALIES, Professeur en Sociologie et Démographie-Université Paris 8 ; Kamel KABTANE, Recteur de la Mosquée de Lyon ; Marie-Christine BLANDIN, Sénatrice du Nord ; Yves COCHET, Député de Paris ; Nicole BORVO COHEN-SEAT, Sénatrice de Paris ; Michel BILLOUT, Sénateur de Seine-et-Marne ; Marie-Noëlle LIENEMANN, ancienne Ministre ; Lysiane ALEZARD, Conseillère Régionale d’Ile-de-France ; Marc DOLEZ, Député du Nord ; Jacques FATH, membre du Comité exécutif national du PCF ; Michelle DEMESSINE, Sénatrice du Nord ; Jacques MULLER, Sénateur du Haut-Rhin ; Isabelle PASQUET, Sénatrice des Bouches du Rhône ; Daniel VOGUET, Avocat à la Cour ; Michèle SIBONY, Porte-parole de l’Union Juive Française pour la Paix ; Jean DESESSARD, Sénateur de Paris ; Jack RALITE, Sénateur de la Seine-Saint-Denis ; Martine BILLARD, Députée de Paris ; Annie JARAUD-VERGNOLLE, Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques ; Yvan RENAR, Sénateur du Nord ; Christiane DEMONTES, Sénatrice du Rhône ; Martine FAURE, Députée de Gironde ; Marie-Hélène AMIABLE, Députée-maire de Bagneux ; François DE RUGY, Député de Loire-Atlantique ; Albert JACQUARD, généticien, ex-membre du Comité consultatif national d’éthique ; Yasmine BOUDJENAH, ancienne Députée européenne ; Rony BRAUMAN, Médecin humanitaire ; Daniel BRUNEL, Vice président du Conseil Régional d’Ile-de-France ; Alain LHOSTIS, Conseiller de Paris ; Nabil EL-HAGGAR, Universitaire ; Bernard RAVENEL, Président d’honneur de l’Association France-Palestine Solidarité ; Pierre MANSAT, Adjoint au Maire de Paris ; François ROCHEBLOINE, Député de la Loire (Nouveau Centre) ; Laurence COHEN, Conseillère régionale d’Ile de France ; Bariza KHIARI, Sénatrice de Paris ; Matthieu ROUVEYRE, Conseiller municipal de Bordeaux et Conseiller général de Gironde ; Alain VIDALIES, Député des Landes ; Henri EMMANUELLI, Député et Président du Conseil Général des Landes




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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 20:14

http://www.liberation.fr/politiques/0101581287-buisson-un-conseiller-tres-a-droite


Buisson, un conseiller très à droite

Le proche du Président est un intime des milieux nationalistes.

Par CHRISTOPHE FORCARI

Patrick Buisson, l’un des conseillers politique les plus influents auprès de Nicolas Sarkozy, ferait volontiers siennes les paroles de la chanson d’Edith Piaf Non, je ne regrette rien, chant de ralliement des soldats putschistes de l’Algérie française et des militants de l’OAS, dont il a d’ailleurs écrit une histoire. Il assume et revendique. Les racines, les origines familiales, la culture, les références et les valeurs : tout fait de l’actuel patron de la chaîne Histoire (filiale de TF1) un homme d’extrême droite, même s’il n’a jamais été vraiment encarté dans aucun des groupuscules de cette mouvance. S’il se présente de manière un brin provocatrice comme appartenant à «la génération Occident», il n’a jamais officiellement milité dans ce mouvement nationaliste. Il aura juste fait un bref passage à la Fédération nationale des étudiants de France (Fnef), lors de ses années estudiantines à Nanterre en 1968. Il y croisera, entre autres, Marie-France Stirbois et Bruno Gollnisch, le numéro 2 du Front national qui n’entretient «aucune relation même à titre privé avec Patrick Buisson».

Partisan. Avant de devenir le conseiller de l’ombre du candidat à l’Elysée Nicolas Sarkozy, un peu avant 2005, Patrick Buisson aura toujours été un ardent partisan de l’union de toutes les droites. «Dès 1984, avant que ne se mette en place la stratégie du cordon sanitaire et du front républicain contre le Front national, il militait en faveur d’une alliance entre le parti de Jean-Marie Le Pen et les partis de droite classique», confie l’ami d’un homme qui n’en a guère. Il sera d’ailleurs l’une des chevilles ouvrières du rapprochement entre Bruno Mégret, alors à la tête des Comités d’action républicaine (CAR), et du leader du FN, avec lequel Patrick Buisson continue à entretenir des contacts réguliers. De 1986 à 1987, il dirige l’hebdomadaire Minute, puis dirige la rédaction de Valeurs actuelles, où il croisera le milliardaire anglais Jimmy Goldsmith et Philippe de Villiers, dont il va devenir très vite le conseiller (pour les européennes de 1994) jusqu’en début 2005.

Collaborateur. Alors qu’il officiait déjà pour Nicolas Sarkozy, «il téléphonait à Philippe de Villiers pour lui dire que tel ou tel mot, tel concept testé pour la campagne de Sarkozy fonctionnait plutôt bien. Et les sondages commandés étaient redressés dans un sens plutôt favorable à Philippe de Villiers», raconte un ex-membre de l’équipe de campagne présidentielle du président du conseil général de Vendée. «Patrick a toujours été dans la position qui est la sienne aujourd’hui, c’est-à-dire celle dego between, d’intermédiaire et de conseiller de l’ombre. C’est un solitaire qui fonctionne seul, pas en bande ni en réseau», explique un ancien journaliste de Minute.

Certains lui reprochent alors d’user de sa position influente à LCI et au sein du groupe TF1 pour mieux vendre ses sondages et ses conseils. En clair, refuser ses services revenait à se voir interdire de passage dans son émission politique. «Il est clair qu’aujourd’hui Patrick à de quoi vivre jusqu’à la fin de ses jours», confie un ancien collaborateur de Minute qui lui reconnaît «un indéniable talent et de grandes capacités d’analyse stratégique». En tout cas, grâce à ses conseils, Nicolas Sarkozy sera parvenu à siphonner une partie de l’électorat frontiste que Patrick Buisson connaît si bien.



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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 19:49

Polémique après l'arrestation d'un prof de Harvard noir

Par Pascal Riché

Ami d'Obama, Henry Louis Gates a été arrêté alors qu'il tentait d'ouvrir sa propre maison. Le Président a pris fait et cause pour lui.

L'affaire Henry Louis Gates a fini par remonter jusqu'au sommet : interrogé sur le sujet, Barack Obama a jugé l'arrestation du Professeur Gates « stupide » et évoqué la persistance du racisme aux Etats-Unis, qui les « hante ».

Henry Louis Gates a en effet été arrêté par la police alors qu'il luttait pour ouvrir la serrure bloquée de sa maison. C'est un éminent professeur d'Harvard, spécialiste de l'histoire des tensions raciales aux Etats-Unis. Et noir.

Un « comportement désordonné et belliqueux »

L'incident, qui nourrit un débat passionné depuis quelques jours aux Etats-Unis, a eu lieu la semaine dernière. Henry Louis Gates, « Skip » pour ses familiers, revenait d'un voyage en Chine, où il effectuait des recherches sur les origines du célèbre violonceliste Yo-Yo Ma [1].

Il arrive chez lui, à Cambridge (banlieue chic de Boston) mais ne parvient pas à ouvrir la porte de sa maison. Avec l'aide de son chauffeur, noir lui aussi, il tente de forcer la porte en poussant dessus. Une passante zélée les repère et prévient la police.

Gates a pu entretemps rentrer chez lui. Une voiture de police arrive, un policier (blanc) se présente, demande à Gates de sortir. Ce dernier refuse. Le policier entre. Gates lui présente une pièce d'identité (avec son adresse) et demande au policier de s'identifier à son tour, ce que ce dernier aurait refusé de faire. Le policier sort, Gates le poursuit, en colère, répétant : « C'est comme cela que vous traitez un Noir aux Etats-Unis ! »

Selon le rapport de police, Gates affichait un « comportement désordonné et belliqueux » et menaçait : « Vous ne savez pas à qui vous avez affaire. » Le policier décide alors de lui passer les menottes et de l'arrêter. Le rapport précise que l'officier s'est identifié, contrairement aux dires de Gates.

Un jeune noir sur neuf en prison

L'élection de Barack Obama a eclipsé pendant quelques mois le débat sur la discrimination raciale aux Etats-Unis. L'affaire Gates l'a brutalement reveillé. Certes, comme l'a rappelé mercredi le Président, le racisme recule aux Etats-Unis. Mais un jeune noir sur neuf est toujours en prison et les contrôles policiers ciblent encore trop souvent les suspects en fonction de leur couleur de peau…

Gates n'entend en tout cas pas en rester là. Il veut mettre sa notoriété au service de la lutte contre le « délit de faciès » (« racial profiling » en VO), notamment en réalisant un documentaire sur les discriminations dans la justice pénale.

Obama : « Si cela m'était arrivé… »

Barack Obama, pour sa part, a déclaré comprendre la colère de « Skip » Gates, qui est par ailleurs son ami personnel.

« Si c'était moi qui avais essayé de m'introduire… », a-t-il plaisanté, avant de se reprendre : « Cela ne risque pas trop d'arriver ici [à la maison Blanche, ndlr]… Je serais descendu » :

« Ce que nous savons, au-delà de cet incident, c'est que la police depuis très longtemps arrête des Africains-américains et des Latinos de façon disproportionnée, a-il encore déclaré. C'est un simple constat. » (Voir la vidéo, en anglais)

Le policier responsable de l'arrestation s'est déclaré « déçu » [2] par les remarques d'Obama, et notamment par l'utilisation du mot « stupidité » : selon lui, le Président a parlé « sans connaître les faits. » Il a refusé de s'excuser, estimant qu'il avait « suivi les procédures ».

Et pour prouver qu'il n'est pas raciste, Jim Crowley a raconté [3] qu'il n'avait pas hésité à faire le bouche à bouche à la star de basket Reggie Lewis [4], un noir.

http://www.rue89.com/2009/07/23/polemique-apres-larrestation-dun-prof-de-harvard-noir



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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 19:30

Menaces à l'encontre de Jean Bosco Talla, journaliste camerounais

Appel à la vigilance quant à la situation des acteurs de la société civile camerounaise, suite à la publication du Rapport sur les Biens mal acquis du CCFD-Terre Solidaire

Nos organisations sont vivement préoccupées par les actes d’intimidation et de harcèlement dont est actuellement l’objet Jean Bosco Talla, directeur de publication du journal Germinal et ancien membre du comité de pilotage du Programme concerté pluri-acteur (PCPA).

Depuis samedi 27 juin 2009, deux individus en tenue civile rodent à proximité de son domicile. A deux reprises, ils sont venus sonner pour demander si le journaliste vivait bien à cette adresse. Dans la nuit du dimanche 28 juin, Jean Bosco Talla a reçu un appel téléphonique anonyme l’avertissant qu’il fallait qu’il s’attende à une « riposte ». Depuis lors, des individus, qui refusent de décliner leur identité, l’appellent et lui demandent où il se trouve. Hier, 1er juillet, il a reçu un sms anonyme le menaçant en ces termes : « de tte facon vtre cause et celle 2 vs comanditèr seront entendu dès lè prochin jrs »[1]. Aujourd’hui, 2 juillet, les menaces se précisent : « cessez 2 de gesticuler la ou vs êtes si non vtre echeance sra ecourte »[2].

Plusieurs personnes, ont indiqué à Jean Bosco Talla qu'il y avait « des gens à ses trousses » au sein des services de l’Etat et l’ont incité à la prudence. 

Ces actes d’intimidation et de harcèlement à l’encontre de Jean Bosco Talla font suite à la publication, du rapport du CCFD-Terre Solidaire « Biens mal acquis. A qui profite le crime ? », le 24 juin 2009, dont plusieurs pages sont consacrées au président camerounais Paul Biya et à sa famille.

Le rapport a fait grand bruit au Cameroun. Une partie de la presse a relayé les réactions virulentes du gouvernement et du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais (RDPC) - parti au pouvoir - à l’encontre dudit rapport, du CCFD-Terre Solidaire et de ses partenaires au Cameroun, dont le journal Germinal.

Ces menaces s’inscrivent dans un contexte plus général de stigmatisation des journalistes indépendants, des défenseurs des droits de l’Homme et des syndicalistes qui dénoncent la corruption généralisée au sein des institutions publiques, les atteintes aux droits de l’Homme des forces de l’ordre et les dérives autoritaires du pouvoir en place.

Jean-Marc Bikoko, président de la centrale syndicale du secteur public (CSP) et coordinateur de la Plateforme d’information et d’action sur la dette du Cameroun, a également reçu des appels anonymes et a été averti que les renseignements généraux s’intéressaient de près à ses faits et gestes. Il est à craindre que d’autres organisations et personnes avec lesquelles le CCFD-Terre Solidaire entretient des relations au Cameroun ne soient également l’objet d’actes d’intimidation et de harcèlement.

Convaincus qu’une société civile indépendante et structurée est indispensable pour un développement équilibré du Cameroun, nous appelons les autorités camerounaises à veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de menaces et de harcèlements à l’encontre de Jean Bosco Talla, à garantir en toutes circonstances son intégrité physique et psychologique ainsi que celle des autres partenaires du CCFD-Terre Solidaire et à  ouvrir une enquête sur les menaces téléphoniques proférées à l’encontre de Jean Bosco Talla afin que leurs auteurs soient identifiés, et que des poursuites adéquates soient engagées à leur encontre conformément à loi.

Organisations signataires

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-France) (www.acatfrance.fr )

Agir ensemble pour les droits de l’Homme (AEDH)  (www.aedh.org )

Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre Solidaire)  (www.ccfd.asso.fr  )   

Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l'Homme (programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme et de l'Organisation mondiale contre la torture)  (www.fidh.org ) (www.omct.org )

Sherpa  (www.asso-sherpa.org )

Survie (www.survie.org )

Tax Justice Network  (www.taxjustice.net )




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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 19:17


http://ugtg.org/article_1012.html

 

La justice coloniale met en examen Maîtres Tacita et Aristide !

Le LKP condamne avec la plus grande fermeté les mises en examen de Patrice TACITA et Sarah ARISTIDE, avocats militants du LKP.

Pour ceux qui en doutent encore, ces mises en examen sont l’un des aspects de "l’Etat policier" qui réprime toutes celles et tous ceux qui osent s’opposer au mépris, à la négation, à l’exploitation et à la discrimination, a tout pwofitasyon dont nous sommes, nous Guadeloupéens, victimes

 

Ces mises en examen reflètent la volonté manifeste de l’Etat colonial Français de faire taire toute contestation en Guadeloupe en s’en prenant directement aux Avocats du LKP.

 

OUI, nous sommes bien dans une colonie car les magistrats « français » ayant trempé dans cette grave affaire d’écoutes téléphoniques illicites dénoncée par TACITA et ARISTIDE n’ont jamais été inquiétés par leur justice. Sé ta yo !

OUI, en France, ces pratiques auraient été dénoncées par la Chancellerie et les coupables lourdement sanctionnés..

Men NOU AN GWADLOUP, Terre de pwofitasyon où la pratique des écoutes téléphoniques illégales, la violation de la confidentialité des correspondances entre un avocat et son client, les prix et marges exorbitants, la répression anti syndicale, la discrimination raciale à l’embauche à l’encontre des Guadeloupéens sont tolérées voire légalisées et institutionnalisés par le système colonial Français lui même.

Le LKP salue le courage, l’engagement et la détermination de Maîtres Sarah ARISTIDE et Patrice TACITA et de tous les Avocats qui se dressent pour défendre les libertés fondamentales et démocratiques dans un pays dominé .

Le LKP Appelle l’ensemble des Guadeloupéens à se préparer à contrer l’ordre colonial Français en participant à toutes les manifestations organisées pour défendre le droit, la dignité et les intérêts du Peuple Guadeloupéen.

Pour le LKP, le porte-parole Elie Domota

 


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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 18:59

Vous avez bien voulu appeler mon attention sur la proposition de loi réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires de Richard Mallié, François Baroin, Marc le Fur et plusieurs autres députés UMP.

Je tenais à vous assurer que j’avais pris connaissance de votre courrier avec tout l’intérêt qu’il mérite.

Je tenais à vous préciser que cette proposition de loi ne remet pas en cause la règle du repos dominical. Les députés UMP considèrent, en effet, que le dimanche n’est pas un jour comme les autres et ont souhaité réaffirmer leur attachement à ce principe dans ce texte.

Il n’y a donc pas de généralisation du travail le dimanche mais des aménagements à une législation déjà existante.

Les députés UMP ont également souhaité rappeler que les dispositions de ce texte, à l’exception de celle affirmant que le repos hebdomadaire est donné le dimanche, ne sont pas applicables dans les départements de la Moselle, du Bas Rhin et du Haut-Rhin dans lesquels s’applique le code professionnel local.

Les dérogations proposées par ce texte sont très encadrées. Elles sont assorties, dans les nouveaux périmètres d’usage de consommation exceptionnel (PUCE), de garanties au profit des salariés en termes de liberté de choix de travailler ou non le dimanche, de rémunération et de repos compensateur. Dans les communes d’intérêt touristique et dans les zones touristiques, il y aura des négociations afin de fixer des contreparties pour les salariés privés du repos dominical lorsqu’il n’en existe pas déjà.

Le régime applicable dans les 500 communes et la trentaine de zones touristiques, au sens du code du travail, en matière d’autorisation d’emploi de salariés le dimanche est clarifié conformément aux préconisations du Conseil économique, social et environnemental de février 2007. Aucun syndicat ne s’est opposé à ces recommandations. L’autorisation d’ouverture dominicale sera désormais applicable à tous les commerces de détail de biens et de services situés dans ces communes et plus uniquement aux commerces « mettant à la disposition du public des biens et services d’ordre sportif, récréatif ou culturel ». Pour bien les différencier des communes touristiques, au sens du code du tourisme, les députés UMP ont souhaité baptiser ces communes « d’intérêt touristique ». La liste des communes d’intérêt touristique ou thermales ainsi que le périmètre des zones touristiques sont établis par le préfet à la demande du maire, après avis du conseil départemental du tourisme. La position des chambres consulaires (CCI et chambres de métiers) est, par conséquent, exprimée. A Paris, c’est le préfet qui étudiera la possibilité de créer de nouvelles zones touristiques ou du classement de la commune en commune d’intérêt touristique. Les critères de définition des communes d’intérêt  touristiques restent, quant à eux, inchangés.

Un nouveau régime de dérogation à la règle du repos dominical est institué: les périmètres d’usage de consommation exceptionnel (PUCE). Ce dispositif, qui est le fruit d’un compromis résultant de la coproduction législative, est équilibré. Il ne bouscule pas nos traditions et répond à une demande commune d’entreprises, de salariés et de consommateurs.

Il prend en compte, dans les unités urbaines de plus d’un million d’habitants, les situations existantes « d’usage de consommation dominical » ainsi que le critère de la « proximité immédiate d’une zone frontalière » où il y a, dans le pays voisin, un usage de consommation dominical. 3 unités urbaines de plus d’un million d’habitants sont donc concernées. Il s’agit de Paris, Marseille-Aix-en-Provence et Lille.

L’autorisation de création de ces PUCE est donnée par les préfets à la demande des élus et après avis de l’ensemble des acteurs concernés (chambres consulaires, commerçants et artisans, syndicats patronaux et de salariés locaux).

L’autorisation individuelle pour chaque commerce concerné dans les PUCE est ensuite subordonnée à la détermination de contreparties au profit des salariés par accord collectif ou par référendum. Le principe du volontariat est affirmé par la proposition de loi et le droit à la réversibilité du choix est inscrit dans le texte. Un accord écrit du salarié est requis. Le refus d’un salarié concerné de travailler le dimanche ne peut être un motif de refus d’embauche, ni d’une sanction disciplinaire. Les salariés concernés pourront demander à être prioritaires pour occuper un emploi sans travail le dimanche qui viendrait à se libérer dans l’entreprise. Ils pourront, trois fois par an, bénéficier d’un repos exceptionnel en prévenant leur employeur un mois avant. De plus, les salariés des commerces bénéficiaires de telles dérogations dans les PUCE auront droit à un repos compensateur et percevront une rémunération
supplémentaire au moins égale au double de leur rémunération normalement due pour une durée équivalente, à défaut d’accord collectif.

Afin de maintenir l’équilibre entre les différents types de commerce et préserver les commerces de proximité le texte de cette proposition de loi précise que les commerces alimentaires situés dans les PUCE ainsi que dans les communes d’intérêt touristique et zones touristiques ne pourront pas ouvrir le dimanche après-midi.

L’évolution des modes de vie des Français est aussi prise en compte avec l’autorisation d’ouverture des commerces alimentaires jusqu’à 13 heures le dimanche (12 heures selon la législation en vigueur).

Cette proposition de loi a été examinée selon la nouvelle procédure parlementaire du temps programmé. Les socialistes ont toutefois décidé d’engager une bataille de procédure en demandant l’application du temps global maximum, c'est-à-dire une discussion en séance publique de plus de 75 heures, ce qui est extrêmement long s’agissant d’un texte comportant seulement 2 articles. Ils ont donc, une nouvelle fois, manifesté leur volonté d’obstruction. Je vous rappelle, qu’en décembre dernier, la discussion d’une proposition de loi portant sur le même objet n’avait pu être menée à son terme, l’opposition ayant déposé plus de 7.000 amendements dont seulement 1.346 étaient différents.

Le Gouvernement et sa majorité ont souhaité mener à bien cette réforme qui est l’un des engagements du Chef de l’Etat, qui ne généralise pas le travail du dimanche mais qui offre la liberté de choix de travailler ou non le dimanche.

Telles sont les informations que je suis en mesure de vous communiquer à ce stade de l’examen du texte. Cette proposition de loi est actuellement en discussion au Sénat.

Jean-François COPÉ, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale



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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 18:42

http://www.liberation.fr/societe/0101580903-sabotage-des-tgv-les-juges-poursuivent-la-piste-allemande


Sabotage des TGV : les juges poursuivent la piste allemande

Caténaires. Des magistrats ont tenté d’entendre des témoins outre-Rhin en fin de semaine.

Par KARL LASKE

Huit mois après les faits, c’est évidemment un peu tard. Les juges antiterroristes chargés de l’affaire des sabotages de la SNCF ont relancé, la semaine dernière, leurs investigations en Allemagne. La pose des crochets qui avaient endommagé des caténaires sur quatre lignes TGV dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 - Paris-Lille, Est et Sud-Est - a été revendiquée outre-Rhin dès le 10 novembre, en même temps que des incendies de postes électriques en Allemagne. Dans leur message, publié et authentifié par la revue antinucléaire Anti Atom Aktuell, les saboteurs assuraient avoir frappé le réseau ferré par «résistance» au lobby nucléaire, à l’occasion de l’acheminement de déchets par des containers Castor, de La Hague vers le site de stockage de Gorleben dans le nord de l’Allemagne. Jeudi et vendredi, les juges français ont donc tenté d’entendre trois militants antinucléaires en qualité de témoin, à Hambourg et Berlin. Deux rassemblements de protestation ont été organisés - l’un devant l’ambassade de France à Berlin -, pour dénoncer une «tentative d’intimidation» et de «criminalisation» du mouvement antinucléaire. Le premier témoin, Hauke B., ne s’est pas présenté, ainsi que la loi allemande l’y autorise. Une autre militante convoquée a été arrêtée lors du rassemblement déguisée en singe jaune, et portant avec d’autres un crochet géant, une réplique en tuyau de plomberie des fers à béton forgés pour stopper les trains. Conduite dans son déguisement devant les juges, elle a également refusé de s’exprimer.

Boulangeries. Un rapport de la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la PJ a désigné Hauke B. et Sandra G. comme suspects de «faits de sabotages contre le réseau ferré en 1996-1997 à l’aide de crochets métalliques» dans le cadre d’une procédure ouverte en 1999. Mais la Sdat a oublié l’essentiel, à savoir qu’ils avaient tous deux bénéficié d’un non-lieu au terme des investigations.L’affaire connue sous le nom de Goldene Hakenkralle - «crochet doré» - a été un fiasco policier et a donné lieu à un documentaire sur Hauke B. Les policiers avaient, entre autres, placé sous surveillance une chaîne de boulangeries bio, persuadés que des messages circulaient dans les pains. «Il est inadmissible que les policiers antiterroristes présentent ces innocentés comme des suspects», fait remarquer un antinucléaire français. La Sdat signale, dans son rapport, que Sandra G. serait «une relation de Julien Coupat», le principal suspect français, mais cet élément à charge ne pèse, en effet, plus grand-chose si elle a été blanchie.

Hormis leur présence à proximité d’une voie sabotée ce soir-là, aucun élément matériel n’est encore venu confirmer l’implication de Julien Coupat et de sa compagne, Yldune Lévy, dans les sabotages. Mais tous deux restent comme leurs amis de Tarnac poursuivis pour «destruction en réunion à visée terroriste».

Moulinet. En Italie, une procédure vient d’être ouverte à Pérouse pour une tentative similaire de sabotage de voies ferrées. Et l’on a cette fois des éléments attestant des préparatifs, mais aucun fait, faute de passage à l’acte. Alessandro S. et Sergio M. S., deux jeunes anarchistes, ont été arrêtés par la police antiterroriste, le 3 juillet, dans le cadre d’un vaste coup de filet sur la mouvance «anarcho-insurrectionnaliste», déclinaison italienne de l’appellation «anarcho-autonome». Ils étaient en réalité surveillés depuis seize mois. Les deux militants avaient été interpellés fortuitement, une première fois, le 27 mars 2008, à proximité de la voie ferrée Orte-Ancône, dans une Lancia blanche volée. Dans le coffre, les carabiniers trouvent quatre crochets enduits de graisse, enveloppés dans du papier journal. Ils trouvent aussi deux cannes à pêche, dont l’une sans moulinet, l’outil parfait pour la pose des crochets sur les caténaires. Selon les policiers, ces crochets répondaient aux consignes de fabrication d’un livret anarchiste, Mille façons de saboter ce monde. Un opuscule apparemment plus opérationnel que le livre du Comité invisible, l’Insurrection qui vient, qui se contente de mentionner le sabotage des TGV sans entrer en matière. En 2004, l’Italie avait déjà connu une série d’actions de sabotage de ses lignes Eurostar, qualifiées de «terroristes» par les autorités. Le commissaire européen aux transports, Antonio Tajani, a salué les policiers antiterroristes pour avoir déjoué «un attentat visant la sécurité du transport ferroviaire». Les deux jeunes militants ont été incarcérés.

Réagissant aux interpellations italiennes et aux convocations en Allemagne, un collectif de soutien aux mis en cause français s’est trouvé un nouveau mot d’ordre : «Tarnac, Berlin, Pérouse, malfaiteurs de tous les pays associons-nous.»«On complote contre nous internationalement, c’est donc internationalement que nous devons conspirer contre eux», annonce le collectif.




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