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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 21:27

http://www.oumma.com/En-quelques-mois-Sine-hebdo-a


En quelques mois, « Siné hebdo » a dépassé « Charlie Hebdo »

mercredi 27 mai 2009 - par Ian Hamel

Licencié de « Charlie Hebdo » en juillet 2008 pour avoir critiqué Jean Sarkozy, le fils du président, le dessinateur Siné a lancé « Siné Hebdo ». Anticapitaliste, anticolonialiste, antisioniste, Siné dénonce les dérives de son ancien journal.

On peut devenir patron de presse à l’âge où d’autres ne quittent plus leurs pantoufles. Pour preuve, Maurice Sinet, dit Siné, soufflera 81 bougies à la fin de l’année. Depuis quelques mois, il dirige « Siné Hebdo », un journal satirique vendu à 50 000 exemplaires, et qui salarie une dizaine de permanents. « Siné Hebdo », installé à Montreuil, se paye même le luxe de dépasser « Charlie Hebdo », dont le patron, Philippe Val, vient d’être nommé… à Radio France, avec la bénédiction de l’Elysée.

Siné a eu plusieurs vies. Chanteur de cabarets, amateur de jazz, il a même travaillé dans des publications très sérieuses comme « L’Express », avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, et « Révolution africaine », en compagnie de Jacques Verges. Depuis 1981, cet anarchiste, anticlérical, anticapitaliste, anticolonialiste, antisioniste, signait dans « Charlie Hebdo ». En juillet 2008, Siné s’en prend à Jean Sarkozy. Il écrit que ce dernier se serait converti au judaïsme par arrivisme, afin d’épouser la riche héritière juive du fondateur de l’enseigne Darty. Est-ce du racisme ? De l’antisémitisme ? Philippe Val, le directeur du journal, qui craint des représailles de l’Elysée, le licencie. Siné jure qu’il n’est pas antisémite. Il n’a fait qu’user de son droit à la satire.

« Charlie Hebdo » proche de Nicolas Sarkozy

« La presse, et plus particulièrement Internet, m’a largement soutenu contre la direction de “Charlie Hebdo“. “Pourquoi ne lances-tu pas un journal ?“ m’a proposé un imprimeur ? Je te fais crédit », raconte Siné. Avec son épouse Catherine, et quelques amis, ils se jettent dans l’aventure, persuadés de ne travailler que pour la gloire. Le premier numéro de « Siné Hebdo » est vendu à… 130 000 exemplaires. Un deuxième, puis un troisième numéro suivent. Aujourd’hui, le journal a stabilisé ses ventes autour de 50 000 exemplaires. Il emploie une dizaine de permanents, sans compter 80 à 90 pigistes.

En fait, « Siné Hebdo » ressemble comme deux gouttes d’eau à « Charlie Hebdo ». Même format, même prix (deux euros), même jour de sortie, le mercredi, même goût pour la satire. Sauf que « Charlie Hebdo », depuis l’affaire des caricatures du Prophète, ne cesse de rogner ses griffes, allant jusqu’à montrer quelques sympathies pour … Nicolas Sarkozy. Pour preuve, l’Elysée vient de promouvoir Philippe Val, son directeur, à Radio France ! Pour être admis à la table des grands, Philippe Val « a laissé entendre que les altermondialistes étaient antisémites », dénonce Bernard Cassen, le fondateur d’Attac.

Siné, antisioniste militant

Résultat, « Charlie Hebdo » est en chute libre, aujourd’hui dépassé par « Siné Hebdo ». Le dessinateur Charb, qui vient de succéder à Philippe Val, l’a reconnu dans « Le Monde » récemment : « En avril, nous avons vendu en moyenne 38 000 exemplaires en kiosque contre 52 000 l’été dernier (…) Comme d’autres, nous subissons les baisses de diffusion de la presse, en plus de la concurrence ».

Pour Siné, la chute de son ancien journal a d’autres explications. « Charlie Hebdo a perdu sa tradition libertaire. Dans la rédaction, les gens se détestent. Ils ne savent plus plaisanter. Ajoutez à cela un soutien inconditionnel à Israël », déplore le vieux dessinateur, qui ne cache pas son antisionisme militant. En 2004, n’a-t-il pas appelé à voter pour la liste Euro-Palestine ? Il est intéressant d’imaginer les conférences de rédaction de « Charlie Hebdo », quand Siné et Caroline Fourest étaient assis à la même table…

L’ancien fondateur de « L’Enragé », en mai 1968, avec Jean-Jacques Pauvert, est surtout un anarchiste. Dans l’un de ses derniers éditoriaux, il avoue qu’il prend son pied « à malmener les gens que je déteste et à louer ceux que j’aime ». « En juin, nous lançons notre premier hors-série afin de faire découvrir de jeunes dessinateurs que nous apprécions », annonce-t-il, avant d’ajouter en souriant : « Si nous avions commandé une étude de marché en 2008, on nous aurait forcément conseillé de ne pas lancer un journal ».


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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 21:00

www.droitaulogement.org


La cour d’ Appel de Paris prononce la relaxe de l’association Droit Au Logement

La treizième cour d’Appel de Paris a relaxé  aujourd’hui l’association Droit Au logement qui avait été condamnée en novembre 2008, par le tribunal de police , à une amende de 12 000 euros,  et à la confiscation de 318 tentes et de matériel de couchage, lors du campement des 374 familles sans logis de la rue de la banque, entre octobre et décembre 2007.

En outre, la  cours ordonne la restitution des tentes et du matériel de couchage saisi.

Cette décision est motivée par “l’état de nécessité” des  familles qui campaient , et le fait que l’article  de loi qui a justifié la condamnation du DAL n’a pas été prévu pour « réprimer les manifestations telles que celle organisée par l’association DAL pour lutter en faveur du droit au logement ».

Droit Au Logement remercie les avocats et juristes, Henri LECLERC Dominique HILSUM, Pascal LEVY, Ludivine LUBAKI, Marys FOURQUAGLIA et Dalila ABAR, Josiane BALASKO, Mgr GAILLOT et Mr FOFANA qui sont venus témoigner et tout les militantEs, familles, ciroyenEs solidaires, et organisations qui ont soutenu le DAL dans ce combat.

Nous demandons au gouvernement en particulier à Madame Boutin qui avait approuvé la condamnation du DAL, de cesser de réprimer les sans logis campeurs, de tirer les leçons de cette décision symbolique, de donner des instructions pour que les  sans abris qui se protègent sous une tente ne soient plus verbalisés, et réprimés pour être déplacés loin des regards et de mettre en œuvre une politique pour reloger les sans logis décemment et durablement, arrêter les expulsions et mettre en œuvre la loi de réquisition.

Un toit c’est un droit !!!




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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 20:17

 
Il y avait donc dimanche 31 mai à 11 heures du matin dans le vingtième arrondissement de Paris des affrontements entre des militants d'extrême droite et des militants d'extrême gauche.


  Depuis le 31 mai, il y a beaucoup de propagande d'extrême droite et d’extrême gauche relatives à ces affrontements.

 

  Vous trouverez en particulier un message d’extrême droite disponible à l’adresse ci dessous.

 

    http://lesogres.info/article.php3?id_article=4337

 

  Vous trouverez en particulier un message d’extrême gauche disponible à l’adresse ci dessous.

 

    http://alternativelibertaire.org/spip.php?article2898

 

  Je vous passe les détails de ces messages, vous les lisiez certainement, je ne les diffuse pas, ni les uns ni les autres.


  Nous connaissons très bien les noms d'un certain nombre de militants d'extrême droite, ils sont facilement reconnaissables quand on visionne les vidéos, pas un seul site ne cite le nom de pas un seul militant d'extrême gauche.


  Quand on a l'habitude de ce style d'affrontements et de provocations et quand on visionne attentivement ces vidéos, il en sort au moins une évidence de préparation et de préméditation de ces affrontements par un certain nombre de militants d'extrême droite et un certain nombre de militants d'extrême gauche, les services d'ordre servent précisément à l'anticipation de ce style d'affrontements.


  J'en arrive tout de suite au détail le plus important. Ces affrontements duraient au moins dix minutes, les vidéos durent à peu près autant de temps et à aucun moment on ne voit aucun uniforme d'aucun policier.


  Le deuxième détail le plus important est le suivant, sauf erreur, il n'y a aucune plainte en justice d'aucun militant d'extrême droite et d'aucun militant d'extrême gauche, je n'écris bien évidemment pas ces phrases dans le sens de la contestation de l'existence de ces affrontements.


 Nous ne sommes ni en guerre ni en Palestine, je ne jouerais pas au petit jeu du vrai faux agresseur et de la vraie fausse victime, et les uns et les autres le joueront sans moi.


  Ces affrontements arrivent dans le cadre d'un contexte très particulier, ce n'est pas seulement le contexte de la campagne pour les élections européennes, et ce n'est pas non plus le contexte de la guerre d'Israël contre la Palestine, c'est le contexte de la fabrication totalement subjective et totalement artificielle d'une stratégie de la tension autour de tous les faits et gestes et de tous les déplacements de la liste Soral.


  Vous visionniez certainement comme moi d'autres vidéos. Il y a par exemple la vidéo du marché de Saint Denis ou il y a d'autres militants d'extrême droite et d'autres militants d'extrême gauche, il y a bien sûr des agressions verbales mais il n'y pas d'agression physique ni dans un sens ni dans l'autre, et il y a à cinq mètres une vingtaine de policiers en uniforme.

 

  On ne combat pas l’extrême droite par les méthodes de l’extrême droite, on combat l’extrême droite par la lutte politique et populaire de masse.


  Qui cherchait donc quoi le dimanche 31 mai à 11 heures du matin dans le vingtième arrondissement de Paris ?

 

  Bernard Fischer     
 

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 21:53


L'Organisation des Etats américains annule la suspension de Cuba (Associated Press)

L'Organisation des Etats américains (OEA) a décidé mercredi d'abroger les mesures qui avaient suspendu Cuba de l'instance en 1962.

"La Guerre froide a pris fin ce jour à San Pedro Sula", s'est félicité le président du Honduras Manuel Zelaya après l'annonce officielle de cette mesure.

La décision a été prise "sans conditions", a précisé le ministre équatorien des Affaires étrangères Fander Falconi, mais elle fixe toutefois des mécanismes pour la réintégration de Cuba au sein de l'OEA. Cuba devra notamment accepter de respecter les conventions de l'OEA sur les droits de l'Homme et d'autres sujets.

"C'est un moment de réjouissance pour tous en Amérique latine", a lancé Fander Falconi à la presse après la séance. La décision a été prise par consensus, ce qui veut dire que les Etats-Unis ont donné leur accord.
Nombre de pays-membres souhaitaient que Cuba puisse réintégrer l'OEA sans conditions préalables, mais la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait pressé ses partenaires de demander que l'île communiste engage des réformes démocratiques et améliore le respect des droits de l'Homme.

Le gouvernement cubain, lui, répète qu'il n'a aucune envie de revenir au sein de l'OEA, qui regroupe 34 pays du continent américain, accusant l'instance d'être l'instrument de Washington. L'ancien dirigeant cubain Fidel Castro écrivait mercredi dans les journaux officiels que l'OEA ne devrait pas exister, estimant qu'historiquement elle a "ouvert les portes au cheval de Troie", les Etats-Unis, pour faire des ravages en Amérique latine.

Les Etats-Unis avaient obtenu que Cuba soit suspendu de l'organisation de en 1962 en pleine guerre froide. Mais ces dernières années, l'isolement de Cuba s'est effrité. A l'exception des Etats-Unis, tous les pays du continent américain ont rétabli des relations avec Cuba. Et la nouvelle administration américaine a fait ces quatre derniers mois plusieurs gestes d'ouverture vis-à-vis de Cuba.

Hillary Clinton avait quitté le Honduras, où les ministres des Affaires étrangères de l'OEA étaient réunis, avant le vote final pour rejoindre le président Barack Obama en Egypte. Elle avait dit que l'organisation n'était pas parvenue à un consensus sur Cuba.

Mme Clinton avait passé une bonne partie de la journée à tenter de convaincre ses partenaires d'accepter une formule dans laquelle l'organisation annulerait la suspension de Cuba mais lierait son retour à des réformes démocratiques. AP





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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 21:45


Le Hamas ne soutient pas le "Parti Antisioniste"

Etonnés par les déclarations publiques faites par les candidats de la liste Dieudonné, Soral, Gouasmi, dite "antisioniste", qui affirment avoir le soutien du Hamas, à l’occasion des élections européennes, nous avons pris la peine de poser la question à des responsables du Hamas, dans la bande de Gaza.

La réponse du bureau de Ismaël Hanyeh a été simple et rapide : "Nous ne connaissons pas ces gens-là. Nous n’avons même pas connaissance de l’existence de cette liste. Nous militons certes contre le sionisme, dont l’objectif est de nous chasser de nos terres, mais nous n’avons jamais accordé notre soutien à cette liste. Nous en profitons d’ailleurs pour réaffirmer que nous ne luttons pas contre les juifs, mais contre l’occupant israélien et contre tous ceux qui emploient la terreur pour nous transformer en réfugiés".

Conclusion : c’est mal de raconter n’importe quoi aux gens et de les prendre pour des imbéciles.

www.europalestine.com

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:48

Les manœuvres de diversion : la question du foulard islamique.

Au terme de ce rappel historique, nous insistons sur le fait que le combat laïque a une carte d’identité, il revendique la rupture définitive entre le pouvoir, les services publics et les religions ; en France cette question s’est toujours concentré sur les rapports spécifiques de l’Etat et de la hiérarchie catholique ; les laïques revendiquent l’application intégrale du principe républicain de 1905, la République ne subventionne aucun culte ; fonds publics à l’école publique ! Nous avons connu depuis bien des manœuvres de diversion.

C’est le cas des affaires qui ont tourné autour du port du foulard. La première remonte à 1989 dans un collège de Creil, dont le proviseur sera ensuite candidat du RPR aux élections législatives qui suivront. Une campagne médiatique outrancière monte en flèche le fait que trois élèves refusent de retirer leur voile à la porte de l’établissement scolaire. C’est aussi l’époque où l’Elysée et François Mitterand en particulier utilise la question du vote des immigrés dans les élections locales pour diviser la droite et favoriser le vote populiste en faveur de Le Pen. La question du foulard est purement et simplement une manœuvre politicienne qui n’a pas grand-chose à voir avec le combat des laïques.

A l’époque un courant jouant sur ses relations au sein du Grand Orient de France, avec le soutien de plusieurs associations (dont Europe et Laïcité et le CNAFAL), se déchaîne contre le port du voile à l’école. Ainsi donc les trois gamines de Creil menaceraient la puissante République une et indivisible et la ferait trembler sur ses bases… Bernard Teper, un des responsables de cette mouvance montera en 1992 un éphémère mouvement politique, Initiative Républicaine.

Les ambiguités de la ligne républicaine…

Après la défaite laïque de 1984, le PS connaîtra une première hémorragie; de nombreux militants le quitteront en raison de la trahison du mandat laïque que représentait la loi Savary, assortie à l’époque de plans de réforme du lycée (rapport Prost) et du collège (rapport Legrand) largement rejetés par la profession enseignante. Des fédérations entières du parti se casseront en deux. Le départ de nombreux militants accroîtra encore le poids des élus dans le contrôle de l’organisation politique. Parmi ces militants beaucoup chercheront des engagements qui, à leurs yeux, pouvaient leur permettre de continuer le combat laïque. Les années 1984 verront un mouvement vers la franc maçonnerie, en particulier le Grand Orient. Sain au point de départ ce mouvement sera progressivement endigué dans les limites offertes par l’organisation qui les accueillait. Quelque part il y avait la nostalgie de la république franc-maçonne, l’illusion d’une laïcité « centre de l’union » et bien des ambiguïtés sur la question du voile, par exemple… 

Le mouvement Initiative Républicaine jouera un rôle dans la naissance de la Coordination Nationale de la Gauche Républicaine ou Gauche Républicaine dans la perspective de rassembler l’ensemble de l’arc politique de la gauche républicaine. Son secrétaire national est l’ancien député Pierre Carassus. On retrouve dans ce rassemblement l’Association pour une Gauche Républicaine, Initiative Républicaine (Bernard Teper), le club Société et Démocratie, des dissidents du MRC et plusieurs groupes locaux. Le projet politique de la CNGR se définit par sa fidélité aux valeurs fondatrices de la Révolution Française, telles qu celles-ci sont définies dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et du programme du Conseil National de la Résistance.

La montée de la discussion dans l’électorat socialiste et au sein du PS à la fin de l’année 2004 conduit un certain nombre de ses membres à adhérer ou réadhérer au PS, tandis qu’une partie des autres soutiennent le PCF. En 2005 la CNGR jouera un rôle dans la campagne et au sein des collectifs pour le non au TCE ; Par la suite elle participera aux collectifs du 29 mai, qui ont rédigé la charte antilibérale, ainsi qu’au collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes, en vue des élections présidentielles de 2007. En juillet 2006, la CNGR, rebaptisée Gauche Républicaine et le Mouvement pour une alternative républicaine et sociale annoncent leur rapprochement, qui doit aboutir à terme à la fusion des deux organisations. Les deux mouvements fusionnent le 27 mars 2007 et donnent naissance au MARS-Gauche Républicaine. Lorsque les courants Forces Militantes (Marc Dolez) et PRS (Jean Luc Mélenchon) rompent avec le PS au congrès de Reims (octobre 2008) pour fonder le Parti de Gauche, le MARS de Eric Coquerel rejoint le nouveau parti.

La gauche républicaine, comme son nom l’indique, se fonde sur les valeurs de la République, pas sur le socialisme, c’est une composante « républicaine » qui a sans doute sa respectabilité, ce n’est pas une orientation anticapitaliste, dont la lutte pour l’émancipation sociale met comme préalable d’affranchir « les organes de la pensée publique » (Jaurès) de tout lien avec les religions. De plus l’itinéraire des républicains de gauche s’est plus concentré sur le combat contre le port de signes d’appartenance communautaire dans les services publics que sur la revendication laïque de rupture du concordat imposé par les gouvernements de la Vème République. L’ensemble des courants de la gauche républicaine ne se sont jamais fixés comme objectif de remettre clairement cette question à l’ordre du jour…

Au bout de la chaîne Riposte laïque ou la dérive outrancière.

En septembre 2007 une composante du journal Respublica, dont Bernard Teper, a été une cheville ouvrière, fondait le journal Riposte Laïque ; le texte de la déclaration de principes stipule ceci :

« Nous sommes, pour un certain nombre d’entre nous, issus du journal en ligne Respublica. Après avoir participé avec beaucoup de plaisir à cette aventure, le rédacteur en chef, ainsi que celui qui écrivait la plupart du temps la chronique d’Evariste et d’autres collaborateurs ont décidé de créer un nouveau média plus spécifiquement ancré dans la priorité du combat laïque. Nous pensons que le moment est venu pour cela. »

Troublant ! A la lecture de cette citation on peut se demander s’il s’agit d’une scission ou d’un complément ? J’aimerais bien recevoir une réponse sur ce point…

Il suffit de prendre quelques thèmes traités par ce journal pour être édifié sur son orientation. Le lundi 12 janvier, alors qu’un mouvement d’instituteurs se développe contre Darcos, une certaine Christine Tassin dans un article intitulé « halte à l’imposture des enseignants désobéisseurs » écrit :

« Depuis plus d’un mois, un mouvement d’ « enseignants-désobéisseurs » se développe. Il concerne environ 1 millier de professeurs des écoles qui refusent d’appliquer les programmes du primaire 2008 et d’organiser l’aide personnalisée. On croit rêver. Non seulement ces enseignants, qui, comme fonctionnaires, doivent (devraient) appliquer les textes et les programmes ne le font pas, mais, en plus, non seulement ils s’en targuent mais ils osent protester contre les sanctions administratives dont ils font l’objet, avec le soutien, comme d’habitude, de plusieurs syndicats coresponsables de l’état de déliquescence de l’école publique. »

Dans un article du 12 janvier, intitulé « les laïques doivent abandonner à l’extrême droite le combat contre l’offensive islamiste », un certain Pierre Cassen écrit :

« L’arrogante offensive de l’islam contre la laïcité exaspère de plus en plus de citoyens de notre pays qui ont en mémoire la bataille de leurs ancêtres contre l’hégémonie de l’église catholique. La prolifération de voiles et de burquas est ressentie comme une agression par de nombreuses femmes, pour qui cet accoutrement constitue une régression et nie les combats féministes et laïques. D’autres faits, piscines communautaristes, constructions de mosquées de plus en plus visibles, souvent payées par le contribuable, annulation du mariage de Lille, affaire des caricatures, revendication de viande halal dans les cantines scolaires, refus de mixité à l’hôpital, etc font comprendre aux moins politisés qu’aujourd’hui l’islam est le fer de lance d’une vaste offensive contre la laïcité, et plus largement la liberté et l’égalité, en France et d’autres pays d’Europe. »

L’offensive contre la laïcité c’est l’Islam. Le paragraphe que nous venons de citer aurait pu parfaitement être rédigé par Jean Marie Le Pen…

Sous le pseudonyme de Cyrano, un collectif d’auteurs nous crédite toutes les semaines de textes, dont ce dernier rédigé après les grandes manifestations en France contre le carnage de Gaza :

« On se souvient des manifestations à l’époque de Gaza. Nul n’a oublié ces démonstrations ahurissantes de haine de certains manifestants, cet amalgame systématique entre Israël et le régime nazi, entre Israël et l’Afrique du Sud, la références à des crimes de guerre, l’antisémitisme déguisé en antisionisme. Nous avions, sans aucune concession, dénoncé les Buffet, Besançenot et Mélenchon qui, en participant à des manifestations, notamment à Paris et à Marseille, où les Allah akbar faisaient bien plus de bruit que l’Internationale, s’étaient déshonorés en marchant avec les adorateurs d’un parti religieux fasciste, le Hamas.

Il est particulièrement intéressant de regarder la composition de nos nouveaux miliciens, avec l’uniforme vert (quel symbole !) On y voit très peu de femmes arabo-musulmanes, et pas de voile de service. On y voit beaucoup de militants « souchiens », comme dirait l’inimitable porte-parole des indigènes de la République, Houria Bouteldja. Les islamistes ont été assez malins pour instrumentaliser leurs idiots inutiles, et les mettre en avant. L’homme qui finit dans une prise de parole est tellement dans cette caricature qu’on ne sait si on doit rire ou pleurer. Il ressemble tellement à tous ces marxistes, en Iran, qui ont aidé l’ayatollah Khomeiny à prendre le pouvoir, et qui ont compris leur erreur le jour où ils se sont retrouvés en prison, avant d’être exécutés. Tous ces gauchistes compassionnels dégénérés, qui doivent lire la prose d’Alain Gresh, ont l’air très fiers d’eux, et sont convaincus de lutter contre l’impérialisme et ses alliés. Ils oublient juste qu’ils sont en train, en France, d’exporter le conflit israélo-palestinien, et de servir la soupe aux Hamas et à ses militants hexagonaux. Ils sont incurables, irrécupérables, et nous savons que nous aurons ces collabos en face de nous, comme lors de la bataille pour une loi contre les signes religieux à l’école, quand il s’agira de défendre la République laïque, face aux communautaristes religieux islamistes.

Nous avons eu droit à un discours du barbu de service, qui ose dire, au-delà des diatribes habituelles sur le conflit israélo-palestinien : « on est chez nous, chez nous c’est la France, et on va prendre les choses en main pour imposer le boycott d’Israël. »

Lors des dernières élections municipales, Riposte Laïque a produit un modèle de lettre aux listes se présentant aux suffrages des électeurs, où l’on peut lire ceci :

« Si, une fois élu, vous êtes l’objet de demandes directes (ou indirectes par le biais de baux emphytéotiques portant sur des terrains) de financement public de construction ou d’entretien de lieux de culte (église, synagogue, mosquée,temple….), quelle sera votre réponse ?...

Si vous êtes soumis à des revendications de type communautariste portant sur des spécificités alimentaires, comportementales, vestimentaires (ou autres), quelle sera votre décision ? Par exemple, si dans une des écoles publiques de votre commune, des accompagnatrices de sorties scolaires prétendent imposer leur « voile islamique », comment réagirez-vous ?.. »

Les églises, temples et synagogues étant construites dans ce pays depuis longtemps, l’aide publique par le biais de baux emphytéotiques ne peut donc concerner que les communautés musulmanes (pour les non-initiés, un bail emphytéotique est le prêt d’un terrain pour y construire un bâtiment pour une période de 33 ans et en général pour un euro symbolique accordé par une collectivité locale). Quant à la question vestimentaire, elle n’est envisagée naturellement que pour le port du voile…
 
Une « discussion » de Riposte Laïque avec Henry Pena Ruiz.

Le philosophe et écrivain Henry Pena Ruiz est intervenu lors des rencontres internationales de Saint Denis sur la laïcité le 5 avril, rencontres organisées par diverses associations laïques européennes. Il y disait en substance ceci :

« Du Mahgreb, de France, d’Europe et du monde entier, osons dire les principes d’une humanité réconciliée de la seule façon qui permette d’éviter le retour des fanatismes meurtriers : l’union des hommes par ce qui les élève au meilleur d’eux-mêmes. Liberté authentique fondée sur l’autonomie de jugement, égalité des droits rendue crédible par la justice sociale et internationale, se conjugueront alors, et elles le feront grâce à l’émancipation laïque des sociétés comme des personnes.

Un tel idéal n’est le produit d’aucune civilisation. Il a été conquis de haute lutte dans l’Occident comme il peut l’être ailleurs. A l’époque c’était le cléricalisme catholique, essentiellement qui lui faisait obstacle. Rompons aussi avec les illusions de perspective et avec les amnésies sélectives. Il ne faut pas que la géographie présente rende aveugle sur l’histoire passée. Chaque monothéisme a engendré ses formes d’oppression et de communautarisme, et nul ne peut donner la leçon à l’autre en la matière. C’est en Occident « chrétien » que furent inventées les croisades, les bûchers de l’inquisition, l’ « index des livres interdits », les expéditions coloniales assorties d’ethnocides, les bombardements massifs de populations civiles et les camps d’extermination à caractère raciste. Joli bilan. C’est en terre arabo-musulmane qu’a été sauvé l’immense héritage de la civilisation grecque, qu’on a inauguré une coexistence harmonieuse et un dialogue exigeant des grandes cultures, que s’est inventé le principe de lecture rationnelle des textes (avec Averroès) : les « Lumières » y ont devancé les Lumières européennes de plusieurs siècles. Serions-nous assez amnésiques pour l’oublier, et feindre de croire aujourd’hui qu’il n’y a d’islam qu’intégriste et de Christianisme que libérateur ? Certes, la figure intégriste de l’Islam politique est venue depuis ternir singulièrement l’image évoquée. Mais faut-il oublier Averroès sous prétexte qu’il y a eu Ben Laden ? A suivre un tel amalgame, il faudrait oublier le Christ, sous prétexte qu’il y a eu Torquemada.

En réalité, nulle civilisation n’est réductible à un de ses moments, et c’est faire preuve d’une lecture partisane – à moins qu’elle ne soit simplement mal instruite – que de vouloir hiérachiser les civilisations, comme prétend le faire Samuel Huttington dans vision apocalyptique du « clash des civilisations ». Ceux qui dressent la croix contre le croissant en prétendant faire de l’Europe un club chrétien sont les ancêtres momifiés des fous de Dieu qui dressent l’Islamisme politique contre les « croisés ». Symétrie des ostracismes. Les uns et les autres développent une critique de la modernité laïque, de la Raison, des Lumières, comme si on pouvait leur imposer les pires maux de notre époque. Il est si commode de prendre à témoin l’opinion en insistant sur les indéniables ravages produits par la mondialisation capitaliste inhumaine, et de faire semblant de les imputer aux idéaux laïques et démocratiques !

C’est pourquoi aujourd’hui on ne peut s’acharner unilatéralement contre une figure théologico-politique particulière, celle de l’islamisme politique, évidemment distincte de l’Islam. Certes, il ne faut lui faire aucune concession, et être intraitable tant sur la laïcité des institutions publiques que sur l’égalité des femmes. Mais cela doit se faire au nom d’une laïcité universaliste, qui ne soit pas à géométrie variable. La France laïque de la loi sur les signes religieux de mars 2004 a demandé aux élèves d’ôter le voile, la kipa ou la croix charismatique en entrant dans les espaces scolaires. La même France, entre 1883 et 1905 a fait ôter les crucifix des salles de classes, des mairies, des palais de justice. Et en 1937 une circulaire de Jean Zay avait déjà prohibé les religieux dans les établissements scolaires. Ce n’est donc pas « une loi sur le voile » qui a été votée sur proposition de la commission Stasi, mais une loi sur l’ensemble des manifestations ostentatoires des religions. Il afut y insister, afin de rendre lisible l’exigence universelle qui légitime la loi. Et d’éviter toute stigmatisation. »

L’intervention de Henry Pena Ruiz a suscité une violente polémique provoquée par un thuriféraire de « Riposte laïque » dans un article intitulé : « l’affligeante complaisance de Henry Pena Ruiz avec l’offensive islamique », où l’auteur polémique sous l’angle habituel, l’ennemi principal de la laïcité c’est l’islamisme, déformant grossièrement l’argumentation de notre écrivain. Ce dernier demande un droit de réponse, et il désignera assez justement ce qui fonde in fine la démarche de ce journal :

« L’heure n’est pas, ou ne devrait pas être, aux invectives contre des personnes qui entendent défendre la laïcité. Le débat oui, mais pas la déformation polémique. A moins que sous prétexte de laïcité on ne nourrisse un autre projet politique. Mais alors, il faut le dire. La défense d’Israël par Riposte Laïque au moment où il bombardait les populations civiles de Gaza ne me semble pas précisément relever de l’esprit laïque. En fait, Riposte laïque ne combat pas seulement l’islamisme, mais aussi et surtout l’Islam, et dissimule mal sa volonté de hiérarchiser les religions, mais aussi les différentes cultures. Elle reprend en fait à son compte la thèse du « choc des civilisations », de si triste mémoire. Je crains donc qu’avec elle la défense de la laïcité ne devienne la couverture d’un autre combat, qui n’est pas du tout le mien. De là à déformer mes propos pour mieux me disqualifier il n’y avait qu’un pas, et il a été franchi. »

Robert Duguet

www.socialisme-maintenant.org


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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:21

Vote de la FSU en CTPM sur la « masterisation » :

quand abstention rime avec capitulation !

Consternés, abasourdis, indignés, écœurés… Les réactions de stupéfaction et de colère ne se sont pas fait attendre, chez les enseignants-chercheurs en lutte depuis plusieurs mois, comme chez beaucoup d'enseignants des premier et second degrés, au lendemain d’un Comité Technique Paritaire Ministériel (CTPM) qui fera date, sans doute, dans l’histoire des trahisons syndicales.

Un vote « coup de poignard dans le dos » des personnels et étudiants en lutte

Au CTPM du 27 mai, devaient être présentés les décrets concernant les modalités de recrutement des enseignants du primaire et du secondaire, décrets ministériels qui avaient été publiés dès le 19 mai, alors que les diverses consultations (même illusoires) n’étaient pas terminées. Les organisations syndicales ont boycotté ce CTPM, considérant à juste titre qu’il s’agissait d’un passage en force du ministre.

Le 28 mai s’est tenu le CTPM reconvoqué, et les mêmes décrets ont été soumis au vote des organisations syndicales. Ces textes ne contiennent rien d’autre que la base du projet Darcos concernant le recrutement des enseignants, appelé « masterisation », et massivement rejeté par la communauté universitaire ; à savoir que « peuvent se présenter aux concours externes » les candidats ayant déjà obtenu un master ou inscrits en dernière année de master (article 2). Les modalités de formation de ces enseignants, avant et après le concours, ne sont pas évoquées, si ce n’est à travers ces quelques mots de l’article 6 : « A l’issue du stage, dont les conditions sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’éducation, et qui comporte une formation, la titularisation est prononcée par le recteur. »

Dans ces conditions, et face à un tel mépris du ministre, il paraissait logique de voter contre ces décrets. C’est ce qu’ont fait la quasi-totalité des organisations syndicales ; toutes, sauf deux : la très minoritaire CSEN, et… la très majoritaire FSU, qui s’est abstenue sur le décret des certifiés/agrégés, et n’a « pas pris part au vote » sur celui des profs d’EPS ! Cette abstention a permis aux deux décrets de passer comme adoptés par le CTPM, puisque les voix « pour » de l’administration ont été majoritaires.

Pour les milliers d’enseignants et d’étudiants mobilisés depuis 15 semaines contre le projet désastreux de « masterisation », l’interprétation d’un tel vote ne peut être que celle-ci : la direction de la FSU, tournant le dos au combat résolu pour le retrait des projets Darcos et Pécresse, affiche désormais son soutien à la contre-réforme du ministre.

Une stratégie du renoncement et de l’abandon

Pourtant, les « obstinés » de la lutte contre la « masterisation » à la sauce Darcos, dans les universités et les IUFM, ont largement fait la démonstration de la nocivité d’un tel projet : tel qu’il est conçu, dans un contexte de réduction drastique des postes, le recrutement au niveau master accentuera la sélection sociale, transformera en masse de précaires les étudiants ayant échoué au concours, et finira par abolir le système de recrutement des enseignants français par concours, c'est-à-dire leur statut de fonctionnaires. Si l’on ajoute la disparition programmée des IUFM, et de toute formation pédagogique digne de ce nom pour les futurs enseignants, ainsi que la mise en concurrence imposée aux établissements scolaires et universitaires, on voit le sort qui est réservé au service public d’éducation dans les années à venir : celui de sa liquidation, à l’instar de ce qui s’est produit en Grande-Bretagne sous Thatcher et ses successeurs, et en Italie sous Berlusconi.

La question de la « masterisation » traverse tous les niveaux du système éducatif, et menace les fondements mêmes de l’Education nationale. Dès février, et de façon plus pressante face au mépris des ministres Darcos et Pécresse, les enseignants-chercheurs en lutte ont appelé à la convergence de l’action « de la maternelle à l’université ». Ils se sont heurtés à une surdité persistante de la part de la direction nationale de la FSU, aussi bien pour relayer auprès de tous ses syndiqués la légitimité de ce combat, que pour appeler à des actions communes entre Primaire, Secondaire et Supérieur à l’échelle nationale.

Il faut dire que son plus gros syndicat, le SNES, a constitué un obstacle indéniable à la mise en œuvre de cette convergence : arc-boutée sur l’illusion d’une revalorisation salariale conditionnée par l’élévation du niveau de recrutement, la direction du SNES a attendu son congrès de mi-mars (sous la pression de ses sections les plus combatives) pour exiger enfin le retrait (et non plus le simple report) de la contre-réforme Darcos. Sans éclairage ni cadrage nationaux, sans appel à la grève, sans un affichage fort du soutien de toute la FSU, il était difficile, pour des sections locales du SNES, d’organiser la résistance commune entre Secondaire et Supérieur.

Le dernier épisode de l’abstention-appui au CTPM du 28 mai, commandée par la direction du SNES, sous le prétexte fallacieux de « respect des mandats », est dans la suite logique de cette stratégie de renoncement et d’accompagnement, qui privilégie un syndicalisme de « discussions », plutôt que l’engagement déterminé à construire le « Tous ensemble en même temps », seul capable de faire reculer le pouvoir sarkozyste.

La FSU face à ses responsabilités

Avec ce vote, lourd de conséquences, les directions du SNES et de la FSU ont pris le risque de fragiliser davantage un mouvement de lutte exceptionnel par son ampleur, sa durée, sa diversité d’actions et sa qualité idéologique. Un mouvement qui a su analyser, au-delà des textes et discours gouvernementaux et médiatiques, la responsabilité écrasante des directives européennes (Stratégie de Lisbonne et processus de Bologne) dans la casse des services publics d’éducation, d’enseignement supérieur et de Recherche. Or on sait la volonté affichée par la FSU d’adhérer à la Confédération Européenne des Syndicats, structure subventionnée par l’UE, qui prône aux salariés la résignation devant la crise et la renonciation à défendre leurs droits et acquis attaqués de toutes parts. Ceci explique aussi cela…

En prenant un tel risque, la FSU se fragilise elle-même, en révélant son incapacité à élaborer une position commune et cohérente sur une question aussi fondamentale que la formation des enseignants ; elle fragilise ses syndicats nationaux en partie discrédités par leurs atermoiements et leurs incohérences ; enfin, c’est l’ensemble du syndicalisme enseignant qui est affaibli par sa stratégie d’accompagnement de la politique gouvernementale.

La direction de la FSU est à un moment crucial de son histoire : elle doit désormais entendre la voix de tous les personnels de l’éducation nationale qui se battent avec détermination pour défendre leurs emplois, leurs services publics et leurs droits ; elle doit refuser tous les pièges tendus par le pouvoir, menant à la compromission ; elle doit retrouver le chemin du syndicalisme de lutte et travailler à la construction du rapport de forces nécessaire pour arracher de vraies victoires.

Faute de quoi, elle porterait l’entière responsabilité des difficultés internes qui en découleraient.

Les militants du Collectif National pour un Front Syndical de Classe (CNFSC), quant à eux, refusent de céder à la résignation qui ferait le jeu du pouvoir ; partout où ils le peuvent, ils se joindront aux travailleurs et étudiants en lutte dans les universités ; ils invitent les militants de la FSU à faire connaître leur réprobation à leurs directions syndicales et à contribuer à la construction du front de luttes le plus large contre le gouvernement, le patronat et l’Union européenne.






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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:12

http://oumma.com

En pleine campagne internationale de boycott d’Israël, Georges Frêche veut implanter l’entreprise israélienne Agrexco à Sète !

mercredi 27 mai 2009 - par José Luis Moraguès

EN PLEINE CAMPAGNE INTERNATIONALE DE BOYCOTT D’ISRAËL, LE CONSEIL REGIONAL LANGUEDOC-ROUSSILLON PAR LA VOIX DE G. FRÊCHE VEUT IMPLANTER L ENTREPRISE ISRAÉLIENNE AGREXCO A SETE !

Depuis bientôt 6 mois, le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche en personne, a lancé sa campagne de marketing pour la promotion de l’entreprise israélienne d’import/export AGREXCO (fruits et légumes et fleurs) et son implantation dans le port de Sète à grand coup « de création d’emplois » : 200 emplois grâce à Israël promet-il sur tous les médias…

Depuis des décennies la situation de l’emploi est dramatique dans la région et les politiques libérales nationales mais aussi régionales plus récentes n’ont fait qu’aggraver la situation. L’invocation de « la crise » ne saurait en aucun cas justifier ni dédouaner, ceux qui, aux postes de commande, sont tout de même les artisans de ces politiques. Si bien que quand un de ces responsables se présente en créateur d’emploi sur fond d’élections régionales, il y a tout lieu de se méfier.

Bien évidemment d’abord sur le nombre d’emplois annoncés car en la matière on a vu bien des montagnes accoucher d’une souris les élections passées…

Mais plus important encore, il s’agit d’évaluer en quoi ce projet va renforcer ou non le libéralisme, dont on sait que les mécanismes directs ou indirects ont toujours des effets catastrophiques pour les travailleurs (des entreprises et des champs) et pour toute la société civile, en termes d’écologie, de santé, d’habitat etc. Quelles seront les conséquences de l’importation massive de fruits et légumes à des prix défiant toute concurrence pour les agriculteurs et primeurs de la région ? N’y a il pas d’autres moyens pour avoir des fruits et légumes que de les importer depuis des milliers de km selon des technologies coûteuses, des consommations d’énergie démesurées et une pollution accrue ? Est-ce le seul mode de développement social possible et souhaitable ?

A eux seuls, chacun de ces motifs mérite que la « création d’emplois » sciemment agitée comme un leurre destiné à aveugler et piéger une population en désespérance d’emploi soit soumis à une étude serrée pour évaluer si le jeu en vaut la chandelle.

Il ne fait aucun doute que les partis, syndicats ouvriers, salariés et paysans, que les organisations altermondialistes et toutes celles qui d’une façon ou d’une autre se battent pour une autre approche éthique, économique, écologique du développement, pour un autre mode de société, ont l’expertise pour répondre à ces questions.

Et puisque le président de région a annoncé un plan d’investissement de 200 millions d’euros sur 10 ans, il ne fait aucun doute non plus que ces organisations sauront bien trouver d’autres projets alternatifs, d’autres propositions concrètes, réellement créatrices d’emplois pour le port de Sète et en synergie conforme avec un autre type de développement régional tant agricole qu’en terme d’infrastructure. Qu’en est-il de la souveraineté alimentaire ? Combien d’installations de jeunes agriculteurs pourrait-on financer dans la région avec une infime partie de ces sommes ?

A toutes ces raisons s’ajoute un motif qui a lui seul serait suffisant pour s’opposer à l’installation de cette entreprise israélienne dans le port de Sète : la politique de l’état colonial israélien.

Car nous prétendons que cette question ne saurait être l’apanage des seules associations de solidarité avec la Palestine, pas plus que dans les années 70, la lutte contre l’apartheid en Afrique du sud n’a été l’apanage des organisations de solidarité avec la lutte des africains.

Aurions-nous accepté dans les années 70 – au nom de la seule création d’emploi – l’implantation à Sète de l’entreprise « Outspan » en vue d’en faire la porte d’entrée européenne N°1 des fameuses « oranges Outspan » … boycottées dans le monde entier ?

Car c’est bien en ces termes que la question se pose en regard de la politique de l’état colonial d’Israël.

G. Frêche : un soutien inconditionnel à la politique coloniale israélienne :

Les déclarations racistes de G. FRÊCHE sont connues, le mépris et l’insulte à l’égard des arabes et des musulmans, contre les Harkis qu’il a traité de « sous-hommes », trop de « blacks » dans l’équipe de France, sans compter le mépris des électeurs « J’ai toujours été élu par une majorité de cons » etc. Ce serait une indulgence grave de penser qu’il a simplement « pété un câble » alors que ses positions sont le reflet de sa vision du monde arrogante et raciste. Son implication ancienne dans le soutien à la politique coloniale de l’état d’Israël va bien au delà du clientélisme qui fonde son maintien au pouvoir ; elle est une adhésion au sionisme.

Il est libre de droits et vous pouvez le diffuser et surtout ne vous en privez pas !!

Inaugurant le festival international de danse à Montpellier il a accueilli une troupe israélienne par ces mots « Montpellier est le poste avancé de Tsahal ». Tsahal n’est autre que l’armée israélienne, celle qui s‘illustre chaque jour dans l’occupation de la Palestine et les crimes de guerre ! Chaque année G. Frêche participe en Juin au parc de Grammont (Montpellier) à la dite « journée de Jérusalem » où il clame haut et fort « Jérusalem est une et indivisible et la capitale éternelle d’Israël ». En violation flagrante du droit international et de l’ONU qui désigne Tel Aviv et non Jérusalem comme capitale d’Israël, qui affirme que Jérusalem est sous juridiction internationale et que Jérusalem-Est est palestinienne.

Dans ces mêmes rassemblements composés d’une majorité écrasante de citoyens français de religion juive il s’adresse à eux comme si c’étaient des israéliens ( !) les félicitant de la construction du Mur : « Vous savez qu’ici (il parle de Montpellier !) nous sommes une zone libérée d’Eretz d’Israël depuis trente ans. Alors je voudrais vous dire que nous, pour le mur que vous érigez contre les attentats, à l’époque où tout le monde hurlait, nous avons ici à Montpellier soutenu la faction (sic !)de ce mur parce que, bien sûr, je savais bien que ça faisait pas un plaisir fou aux Israéliens de faire un mur, mais c’était la seule façon d’éviter des dizaines de victimes innocentes semaine après semaine. Ce mur était justifié, tellement justifié qu’il a fait tomber de façon extraordinaire le nombre des attentats meurtriers en Israël. »

Ainsi on ne s’étonnera pas du choix partial et délibéré d’Israël par G. Frêche, mais devons nous obéir à de telles considérations ?

La politique coloniale israélienne est condamnée par l’ONU et les instances internationales :

A tous ceux qui seraient tentés de caractériser le conflit Israélo-palestinien de conflit religieux et confessionnel, il n’est que de se reporter aux nombreuses résolutions de l’ONU et des instances internationales. Ce qui caractérise la condamnation de politique de l’état d’Israël c’est la violation du droit international : de l’ONU, des conventions de Genève et des droits humains et rien d’autre.

Trois exemples plus récents parmi tant d’autres :

1- Le parlement européen constate et condamne la violation des droits de l’homme par Israël en 2002 :

Le 20 novembre 1995 l’Union Européenne concluait un accord d’association avec Israël. Cet accord entrait en vigueur le 1er juin 2000. L’Union Européenne est alors devenue le Premier partenaire économique d’Israël, plus grand importateur de produits israéliens et son second plus grand exportateur. En 2006, le total des échanges entre l’UE et Israël s’élevait à 23,5 milliards d’euros.

L’article 2 de cet accord d’association stipule que son application est conditionnée au respect des traités et conventions internationales par Israël.

Or au terme d’une enquête de deux ans en Israël et en Palestine les experts du parlement européen ont constaté qu’Israël viole quasi systématiquement les droits de l’Homme dans les Territoires occupés (bouclage des territoires, implantation de colonies, déplacements forcés de population, arrestations arbitraires…). Mais également qu’Israël bafoue les principes démocratiques à l’égard des Palestiniens citoyens israéliens qui font l’objet de discriminations toujours plus nombreuses : inégalités d’accès aux emplois, discriminations sur le plan de la propriété et de la représentation politique...

En conséquence de quoi le 10 avril 2002 le Parlement européen a adopté une résolution par laquelle il demande à la Commission et au Conseil européen de suspendre les accords d’association avec Israël en raison de la violation de l’article 2. A ce jour on attend l’application de cette résolution . (Chacun sait que le 4 décembre 2008 le parlement européen à manifesté à nouveau son désaccord face à la politique israélienne en refusant de voter le « rehaussement » des ces accord, c’est à dire leur extension. Chacun sait aussi que le 12 décembre B. Kouchner et N. Sarkozy en violation flagrante de leur propre démocratie, sont passé outre ce vote et ont fait approuver ce « rehaussement » par le conseil des ministres européens !)

2- La cour Internationale de Justice (CIJ) condamne la construction du Mur en 2004

La construction du Mur, tant applaudi par G. Frêche et dont la longueur est deux fois celle du périmètre de la ligne verte (frontières de l’ONU en 1967) a été condamnée par la Cour Internationale de Justice (CIJ) qui en a demandé la destruction en 2004 car ce Mur pénètre largement en territoire palestinien, jusqu’à parfois 15km, coupant les paysans de leurs terres, annexant leurs terres et leur points d’eau.

3- Guerre contre Gaza en Décembre-Janvier 2009 : Violations des conventions de Genève, crimes de guerre et crime contre l’humanité

1315 tués, 433 enfants, 6000 blessés en 22 jours d’une agression sans précédent de l’armée israélienne contre toute la population civile de la bande de Gaza déjà affaiblie par le blocus total israélien depuis plus de 8 mois. Attaques délibérées contre les civils, bombardement des habitations, des hôpitaux, des mosquées, des écoles y compris une école de l’ONU ! des universités et bien sûr de toutes les infrastructures industrielles et commerçantes existantes en activité ou non. Emploi d’armes interdites, bombes au phosphore (napalm), bombes à fragmentation, à uranium appauvri etc.

Ce qui a fait dire à Richard Falk le rapporteur spécial de l’ONU sur les Droits de l’Homme dans les territoires occupés depuis 1967 : « L’attaque (israélienne) diffère de tous les précédents recours à la force, à la fois par les armes utilisées et par la mise en œuvre d’une tactique meurtrière contre une population sans défense .(…) L’approche militaire visant à « punir » Gaza était intrinsèquement criminelle ; elle violait les lois de la guerre et à abouti à des crimes contre l’humanité ».

Le président de l’Assemblée Générale de l’ONU lors de l’AG a qualifié « d’apartheid » la politique israélienne et l’a comparée à celle de l’Afrique du Sud du temps de l’apratheid. Il a également appelé a soutenir la campagne non violente de boycott, désinvestissement et sanctions lancé par la société civile palestinienne. Des plaintes sont portées devant le TPI par des dizaines d’associations réunies, un tribunal « Russel » instruit le dossier …

Pour ceux qui en doutaient encore, la Guerre israélienne contre Gaza a levé le voile sur la politique criminelle d’un état qui, dès avant sa création en 1947, comment le démontrent les nouveaux historiens israéliens avait pour projet de chasser les palestiniens de leur terre et d’étendre sa possession territoriale à toute la Palestine historique. (Lire en particulier : «  Le nettoyage ethnique de la Palestine » de Ilan Pappé, 2008 chez Fayard et « Comment le peuple juif fut inventé » de Shlomo Sand, 2009, chez fayard également.)

En plus du nettoyage ethnique il faudrait également évoquer la politique non seulement de discrimination mais d’apartheid pratiquée en Israël même à l’égard des « arabes palestiniens », des « palestiniens d’Israël » qui sont 1,5 millions à vivre en Israël. Cette politique d’apartheid consciencieusement menée depuis 60 ans et qui vise l’expulsion des non juifs de l’état-juif d’Israël prends aujourd’hui pignon sur rue avec l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir en Israël et s’exprime sous le mot d’ordre de « transfert » des palestiniens d’Israël vers la Cisjordanie et ailleurs...

AGREXCO FER DE LANCE DE LA COLONISATION :

Agrexco est une entreprise israélienne d’import-export qui commercialise les fruits, les légumes et les fleurs. Agrexco-Carmel- ecofresh – biotop – jordan river (pour les dattes) sont autant d’étiquettes distribuées par AGREXCO. Propriété à 50% de l’état israélien et traite 70% des exportations israéliennes.

Mais ce qui fait la spécificité d’Agrexco c’est qu’elle emballe, exporte et vend tous les produits en provenance de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, c’est à dire en Palestine où elle applique directement la politique coloniale.

La vallée du Jourdain, située à l’est de la Cisjordanie, c’est environ 24000 km2 soit presque ¼ de la Cisjordanie. En 1967 il y avait 350 000 palestiniens dans la vallée du Jourdain. Il n’en reste plus que 52 000 en 2007, soit moins de 15% de la population de 1967. Par contre il y a 7000 colons qui contrôlent 95% des terres et 98% de l’eau pompée dans de nouveaux forages à plus de 400m de profondeur. L’eau du Jourdain a été rendue inaccessible aux palestiniens par la construction d’une barrière métallique électrifiée dont la construction a permis la confiscation supplémentaire de 500 Km2 de terres palestiniennes.

Les 52 000 palestiniens restants sont parqués dans 32 villages dont 13 déclarés illégaux depuis 1967 interdits de tout (notamment permis de construire). 4500 palestiniens vivent dans les deux plus grands villages de Fasayel et Al Jiflik. Dans ce dernier village en 2007 Israël a refusé le permis de construire pour une école en disant aux habitants d’accompagner leurs enfants à une école voisine à plus d’une heure de route (sans compter les check-points) ou en leur disant tout simplement d’aller habiter ailleurs ( !). La situation des palestiniens est désastreuse à tous les points de vue. Ils ont beaucoup de difficultés à cultiver les 5% des terres qui leur restent en raison du manque d’eau laquelle est sous contrôle israélien.

Tous les fruits et légumes récoltés qu’ils voudraient acheminer et commercialiser dans le reste de la Cisjordanie doivent passer par l’unique check-point de Tayasir qui bien sûr ouvre et ferme au bon vouloir de l’armée d’occupation. Si bien que tous les produits frais et périssables n’arrivent presque jamais à destination et pourrissent sur place. Quand à vendre ces produits sur le marché israélien c’est hors de question. En effet leurs produits ne peuvent en aucun cas être concurrentiels avec ceux des colons qui occupent leurs propre terres et reçoivent d’importantes aides et subventions : 22 millions de dollars en 2007 pour le développement agricole des 7000 colons de la vallée du Jourdain.

C’est ce qui permet à Israël non seulement d’anéantir toute tentative de commercialisation des produits agricoles palestiniens mais également d’envahir le marché et les étals palestiniens avec les produits israéliens qui comble de cynisme, sont la plupart du temps cultivés sur les terres volées aux palestiniens !. Et c’est AGREXCO qui orchestre tous ces mécanismes commerciaux destinés à rentabiliser l’agriculture coloniale et obliger ainsi les palestiniens à abandonner leurs terres.

Voilà la raison pour laquelle les prix des fruits et légumes israéliens, y compris bio, sont compétitifs en Europe et vont directement concurrencer les produits de la région. N’oublions pas qu’Israël reçoit des Etats-Unis 3 milliards de $ par an d’aides. Même si la majeure partie de la somme doit être consacrée à l’armement, l’autre partie vient en soutien à la colonisation.

Le sens de l’appel au Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) de 171 organisations palestiniennes en juillet 2005

En juillet 2005 s’est élevé de Palestine un APPEL sans précédent de la société civile palestinienne adressé aux sociétés civiles du monde entier. L’appel au Boycott, aux Sanctions et aux Retraits des Investissements, contre Israël jusqu’à ce qu’il applique le Droit International et les Principes Universels des Droits de l’Homme.

- Un Appel exceptionnel :

D’abord parce qu’en regroupant les associations des trois composantes du peuple palestinien produites par la colonisation il réunifie les Réfugiés, les Palestiniens sous occupation et les Palestiniens d’Israël.

Par le nombre et la diversité : 171 organisations, associations, partis et syndicats ont dépassé leurs divergences pour trouver un accord.

Enfin cet Appel révèle l’existence d’une société civile palestinienne malgré la féroce occupation militaire.

Un Appel direct aux sociétés civiles et aux citoyens de la planète :

« Étant donné que toutes les formes d’intervention internationale et de tentatives de paix n’ont pas jusqu’ici convaincu ou forcé Israël à se conformer à la loi humanitaire, à respecter les Droits de l’Homme fondamentaux et à mettre fin à son occupation et son oppression du peuple de la Palestine (…) Nous, représentants de la Société Civile Palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. (…) Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos états respectifs pour qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël. »

« Ces mesures punitives non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international (…)

Une riposte d’une ampleur internationale :

Après 4 ans de gestation, d’oppositions et de difficultés, la guerre contre Gaza a permis de réduire les résistances et dans de nombreux pays d’Europe les sanctions sont en route et en France les actions de boycott, de désinvestissement et de sanctions sont en marche…





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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:01

CRA: les manifestations prévues mardi maintenues (Associated Press)

Les associations de soutien aux immigrés ont décidé de maintenir leurs manifestations prévues mardi contre les nouvelles dispositions d'intervention auprès des étrangers en instance d'expulsion, malgré le désaveu infligé par le tribunal administratif au ministre de l'Immigration Eric Besson.

Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a décidé samedi de suspendre les contrats conclus le 10 mai par le ministre de l'Immigration concernant l'assistance juridique aux étrangers placés en rétention administrative.

Face à cette décision, Eric Besson a annoncé dimanche vouloir prolonger de trois mois la mission de la Cimade dans les Centres de rétention administrative (CRA). L'association a accepté le principe de cette prolongation, mais faisait savoir lundi qu'elle entendait encore discuter des modalités proposées.

Le ministère a aussi annoncé que la décision du tribunal administratif allait faire l'objet d'un pourvoi devant le Conseil d'Etat, et qu'il ferait appel en cas d'annulation des marchés passés.

Les rassemblements, annoncés avant la décision de justice "sont maintenus avec le même mot d'ordre: 'Dehors, dedans, nous restons aux côtés des étrangers", déclarait-on lundi à la Cimade. "L'appel d'offre n'est pas annulé au fond, la réforme voulue par le ministre ne change pas sur le fond. Mais les manifestations de mardi seront certainement plus joyeuses que prévu", selon la Cimade.

Des rassemblements sont prévus mardi devant les palais de justice, les préfectures ou les CRA à Clermont-Ferrand, Lille, Lyon, Nîmes, Mont-de-Marsan, Orléans, Pau, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse, Rochambeau et Cayenne (Guyane), à Paris et en banlieue (Bobigny, Plaisir et Palaiseau).

"Centres de rétention: dehors ou dedans, nous restons aux côtés des étrangers!", déclarent la Cimade, le GISTI, Emmaüs France, le Secours Catholique, SOS Racisme, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) ou encore le Syndicat des avocats de France (SAF) dans un communiqué commun.

Le 2 juin était la date initiale de fin du contrat qui permet actuellement à la seule Cimade d'assister juridiquement les étrangers dans les centres de rétention, et la date d'entrée en vigueur des nouvelles dispositions.

M. Besson avait signé le 10 mai -sans attendre une première décision du tribunal administratif- le texte attribuant la mission d'assistance juridique aux étrangers à l'ASSFAM, la Cimade, le Collectif Respect, le Forum Réfugiés, France Terre d'Asile et l'Ordre de Malte, suite à l'appel d'offre dont le résultat a été publié le 10 avril dernier. La Cimade a obtenu trois lots, les autres organisations un chacune.

Après cette signature, la Cimade avait introduit un nouveau recours, qui a abouti samedi à la suspension des contrats.

Sur le fond, la Cimade, appuyée par de nombreuses autres associations, dénonce notamment la rédaction de l'appel d'offre qui prévoit une simple "information" des étrangers sur leurs droits et non une véritable assistance juridique, alors que les procédures de recours sont complexes.

Le juge doit encore se prononcer sur la validité de l'appel d'offre et le ministre s'est déclaré dimanche prêt à modifier, si la justice le lui demande, le texte pour donner aux associations le droit de fournir aux étrangers cette véritable "assistance". AP





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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 20:54


Un court texte pour expliquer ce qui s'est passé pour les européennes

Aujourd'hui certains s'interrogent sur la non participation de la Fédération à une liste pour les élections européennes. Nous sommes en particulier interpellés par des camarades qui voudraient comprendre pourquoi nous n'avons pas rallié le « Front de gauche PCF-PG ».

Dès les première intervention publique de la Fédération nous nous étions fixé un objectif :« Nous agissons, ensemble, pour faire exister en vue des élections européennes de juin prochain, une unité de toutes les forces qui veulent une autre Europe et combattent ce qu’elle est ». et un moyen « la constitution de listes de large union des partisans d’une Europe sociale, démocratique et écologique, en rupture avec la domination des marchés financiers et la mondialisation libérale ».

Nous n'avons pas varié dans cette attitude et proposé à diverses reprises des rencontres de tous les interlocuteurs pour aboutir. Dans un communiqué du 15 mars nous rappelions : « Nous ne voulons pas que la division s’installe à la gauche de la gauche alors que le mouvement social est uni. Réaliser une campagne unitaire pour les élections européennes, c’est possible. Nous demandons à Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon de ne pas jouer au jeu « pourquoi gagner ensemble quand on peut perdre chacun tout seul ». Pourquoi se contenter d’une lutte de classement entre les petits au lieu de porter une alternative ensemble ?

Pour refuser la division, nous demandons qu’une rencontre ait lieu entre tous les courants de la gauche de transformation sociale ».

Position irréaliste ? Refus de choisir?

Non, mais la conviction que l'évolution de la situation politique et sociale rendait chaque jour plus nécessaire et possible cette liste unitaire de toutes les forces de gauche, capables par ailleurs d'actions unitaires sur le terrain. Nous avons sous-estimé la rupture, ou du moins l'écart grandissant, entre mouvements sociaux et logique partidaire. Nous avons pensé à tort que la pression des acteurs des mouvements sociaux aurait raison des intérêts de boutiques.

Le Npa après avoir cherché à mettre en avant des divergences de programme faisait d'un front durable la condition d'une alliance. Cette exigence ne pouvait être pour nous un préalable, mais nous la partageons : il est indispensable de faire la démonstration que la liste unique n'est pas un cartel politique de circonstances mais le début du processus d'élaboration en commun d'une alternative. C'était aussi la position du parti de Gauche.

Le refus du PCF de répondre là dessus ne peut qu'alimenter les suspicions sur des choix de tactiques politiciennes. Le PCF fournissait ainsi au NPA la possibilité de faire cavalier seul, et de se justifier. Dès lors le débat politique risque de ne se réduire qu'à un combat fratricide où chacun renvoie sur l'autre la responsabilité de l'échec de tous.

Dans cette situation, il fallait être à même de créer une vraie dynamique unitaire, rassemblant au delà des organisations politiques : c'est en cela que la participation -et les propositions- de la Fédération à la définition de la liste et de la campagne nous semblaient importantes. Il fallait faire la démonstration que nous voulions autre chose que d'additionner des pourcentages pour faire un score sans lendemain.

S'il ne s'agissait que de rajouter quelques noms à une liste l'intérêt pour tous est limité. S'il ne s'agit que de rajouter un sigle, ce n'est pas de nature à créer les conditions d'un rassemblement qui puisse faire bouger les lignes.

Quand nous avons rencontré le parti de gauche il est devenu évident que le PCF ne voulait pas de la fédération, non pas à cause de l'ACU mais parce que nous proposions une dynamique insécurisante pour la direction du PCF. Au mieux aurait il accepté quelques « personnalités » de nos rangs sans nous laisser la possibilité de prendre toute notre place dans la campagne.

Une liste dans ces conditions est très loin des objectifs que nous nous sommes fixés au départ, elle n'est pas de nature à peser réellement dans le débat européen et national. Elle ne pouvait qu'entretenir la division au moment où il faut avancer dans l'unité des forces pour une alternative à gauche, pour préparer une réponse à la crise.

Mieux vaut dans ces conditions ne pas participer à cette compétition entre forces qui, dispersées, ne comptent pas vraiment dans la modification du champ politique surtout dans une échéance électorale où l'abstention risque d'être un mode d'expression y compris de personnes qui ont fait la victoire du non et qui ne veulent pas choisir.

www.lafederation.org

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