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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:53

 

Donald Trump enterre le partenariat trans pacifique (Reuters)

 

Donald Trump a signé Lundi 23 Janvier 2017 une ordonnance retirant les Etats-Unis du partenariat trans pacifique (TPP) et menace de faire de même avec l'Accord de Libre Echange Nord Américain (ALENA) faute d'un accord équitable avec le Mexique et le Canada.

Signé l'an dernier par douze pays d'Amérique et d'Asie dont les Etats-Unis, mais pas encore ratifié, le TPP visait à créer une nouvelle zone de libre-échange. En vertu de ses règles de ratification, le retrait des Etats-Unis signifie que le texte ne pourra pas entrer en vigueur.

« Une très bonne chose pour l'ouvrier américain », a commenté Donald Trump en signant l'ordonnance sur le TPP dans le bureau ovale, au troisième jour plein de son mandat.

Le partenariat trans pacifique, soutenu massivement par les milieux d'affaires américains et négocié par l'administration de Barack Obama, n'a jamais été approuvé par le congrès des Etats Unis.

L'accord constituait l'un des piliers de la politique du pivot vers l'Asie mise en oeuvre par l'ancien président.

La posture protectionniste de son successeur, qui a également plaidé pour que les alliés des Etats-Unis financent davantage leur défense, inquiète au Japon et dans d'autres pays de la zone Asie-Pacifique.

Harry Kazianis, directeur d'études de défense au Center for the National Interest, un groupe de réflexion de Washington, estime que Donald Trump devra maintenant trouver une nouvelle manière de rassurer les alliés asiatiques des Etats-Unis.

« Cela pourrait être sous la forme d'accords commerciaux bilatéraux. Le Japon, Taïwan et le Vietnam devraient être les premiers approchés, car ils jouent un rôle crucial dans la stratégie qu'appliquera le président Donald Trump, quelle qu'elle soit », dit cet analyste.

Le nouveau président américain compte aussi renégocier l’ALENA, qui lie les Etats-Unis, le Mexique et le Canada depuis 1994 et, faute d'un accord équitable, il décidera également d'en retirer les Etats-Unis, peut-on lire sur le site de la Maison Blanche.

Au Mexique, le président Enrique Pena Nieto a déclaré qu'il chercherait à préserver des échanges commerciaux exempts de droits de douane dans ses discussions avec la nouvelle administration américaine.

Le chef de l’état mexicain, qui sera reçu le 31 janvier 2017 à la Maison Blanche, a ajouté qu'il comptait négocier immédiatement avec les autres signataires du TPP des accords de libre-échange bilatéraux.

Son ministre de l’économie, Ildefonso Guajardo, a prévenu dans une interview publiée Lundi 23 Janvier 2017 par le quotidien Universal que le gouvernement mexicain devrait réfléchir à des mesures en miroir si Washington impose des restrictions aux importations vers le marché nord-américain.

Du côté du Canada, le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, a réuni son gouvernement en séminaire pour deux jours à Calgary, dans l'Alberta, pour débattre de la meilleure approche possible face à la renégociation exigée par le nouveau locataire de la Maison Blanche.

Dans son entourage, on estime que la nouvelle administration en place à Washington est davantage préoccupée par l'ampleur des déficits commerciaux avec la Chine et le Mexique que par les échanges avec le Canada.

Un conseiller de Donald Trump, Steve Schwarzman, a semblé aller dans ce sens en déclarant qu'il était très peu probable que le Canada subisse des dommages collatéraux d'une renégociation.

En Allemagne, le vice-chancelier Sigmar Gabriel a estimé que la politique commerciale de Donald Trump était susceptible de créer des opportunités pour les industriels allemands, aussi bien en Asie qu'en Amérique du Sud.

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 19:31

 

Martine Aubry et ses proches appellent à voter pour Benoît Hamon (Reuters)

 

La maire de Lille Martine Aubry et une vingtaine de ses proches, dont plusieurs anciens ministres, ont annoncé Lundi 23 Janvier 2017 leur soutien à Benoît Hamon, face à Manuel Valls, au second tour des élections primaires du Parti Socialiste et de ses alliés.

 

« En plaçant Benoît Hamon en tête du scrutin, avec trente six pour cent des suffrages exprimés, les électeurs des élections primaires ont adressé un message clair, le choix d’une gauche solide sur ses valeurs, lucide sur le défi social et écologique, porteuse d’une Europe refondée, et innovante sur ses solutions d’avenir », écrivent-ils dans un communiqué.

 

« Dimanche 29 Janvier 2017, nous voterons pour Benoît Hamon et nous appelons les électeurs de gauche à se mobiliser nombreux pour lui donner la force, demain, de rassembler les gauches que nous n’avons jamais cru irréconciliables », ajoutent-ils.

 

Les signataires appellent tous les socialistes « à se rassembler autour du candidat qui sera élu et à s’ouvrir aux autres forces de gauche et de l’écologie pour battre la droite et son projet de régression ».

 

Le texte est signé notamment par les anciens ministres François Lamy, Marylise Lebranchu, Philippe Martin, André Laignel, ainsi que par le député Jean-Marc Germain.

 

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 16:50

 

https://blogs.mediapart.fr/eugenio-populin/blog/210117/lettre-de-cedric-herrou-au-procureur-de-nice

 

https://citoyenssolidaires06.com/2017/01/21/lettre-de-cedric-herrou-au-grand-procureur-de-nice-jean-michel-pretre

 

Lettre de Cédric Herrou à Jean-Michel Prêtre, procureur de Nice

 

Samedi 21 Janvier 2017

 

Suite à l’arrestation de Morgan Herrou, de Lucile Boucard et de Cédric Herrou, ce dernier écrit au procureur qui, après une intervention musclée, a libéré tous les prévenus sans aucune poursuite judiciaire malgré plus de trente six heures de garde à vue et d’énormes moyens mobilisés, près de trente policiers casqués et armés, une mobilisation des militaires du dispositif sentinelle, des lunettes infrarouges, des enquêteurs en civil ainsi qu’un drone. Le bilan de cette opération se réduirait à l’arrestation de ces trois mineurs que Cédric Herrou avait pris en charge depuis plus d’un mois et pour qui il demandait aux pouvoirs publics une prise en charge. Ce bilan inclut aussi le traumatisme de l’infirmière de Médecins Du Monde (MDM) sur qui un policier a pointé son arme en hurlant, l’agression du journaliste de Libération plaqué au sol ayant subit par deux fois une clé au bras et bien sur le choc vécu par ces enfants soudanais.

 

Lettre de Cédric Herrou à Jean Michel Prêtre

 

Vous avez fait pleurer ma mère et mon père. Vous avez arrêté mon frère et mon amie. Vous nous avez mis sous les verrous, traités comme des chiens et des malfrats.

Vous avez ordonné à une trentaine de gardes mobiles, armes aux poings, d’entrer sur mes terres et de prendre ces trois enfants sans parents qui attendent chez moi, depuis plus d’un mois, d’être pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Ces enfants ont connu la guerre, la torture et l’esclavagisme. Ces enfants que je protège et qui m’ont donné leur confiance.

Vous avez, au nom de votre France, violé les droits de l'enfant. Ils attendaient sécurité de la part de notre pays. Vous me savez sensible aux personnes que j’aide et aux personnes que j’aime. Vous savez que ma liberté ne s’arrêtera pas aux barreaux de vos prisons et vous tapez là où cela fait mal.

Sachez que je resterai fidèle à mes convictions et que ma France, que notre France, continuera à défendre les droits des hommes, des femmes et des enfants présents sur le sol français au nom de nos valeurs qui fondent la république française.

Ne pensez pas que je suis seul, nous sommes des milliers et des millions.

Chacun son métier, le mien c’est agriculteur, le vôtre c’est de faire respecter la loi, la loi qui protège et qui fait que le vivre ensemble soit la règle primordiale de notre démocratie.

Vive notre France, celle que vous représentez.

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 16:29

 

Après l'avoir dénoncée, Donald Trump dit soutenir la Central Intelligence Agency (CIA) à mille pour cent (Reuters)

 

Donald Trump a tressé Samedi 21 Janvier 2017 des lauriers à la CIA, qu’il a dit soutenir à mille pour cent après l'avoir vivement critiquée pour avoir conclu à une ingérence de la Russie dans la campagne électorale 2016.

Le milliardaire, qui dénonçait il y a dix jours à peine les pratiques nazies de la CIA, a affiché son soutien aux agents en se rendant au siège de Langley, en Virginie.

« Très peu de gens pourraient faire le travail que vous faites et je veux que vous sachiez que je suis derrière vous », a déclaré Donald Trump sous les applaudissements.

Au lendemain de son investiture, le quarante-cinquième président des Etats-Unis n'a pas fait allusion à la Russie dans son discours d'une quinzaine de minutes et déclaré que la lutte contre le terrorisme radical islamique serait la priorité de la CIA.

Il a affirmé que ses désaccords avec les agences de renseignement avaient été inventés par les médias et déclaré que les journalistes figuraient « parmi les êtres humains les plus malhonnêtes sur terre ».

Donald Trump a également évoqué les images de télévision et les photographies de foules rassemblées Vendredi 20 Janvier 2017 pour la cérémonie d'investiture sur le National Mall à Washington, suggérant qu'elles avaient été façonnées pour tromper l'opinion et que le nombre de participants était bien plus élevé que ce qu'en avaient montré les médias.

Avant d'être investi à la présidence, Donald Trump s'en est vivement pris aux agences de renseignement après qu'elles ont conclu que des hackers avaient, sur instruction probable du président russe Vladimir Poutine, piraté les messageries du parti démocrate pour chercher à favoriser le milliardaire pendant la campagne électorale.

A quelques jours encore de son investiture, il les a accusées de « pratiques nazies », estimant qu'elles étaient à l'origine de fuites parues dans la presse selon lesquelles la Russie disposerait d'informations compromettantes le concernant.

Le directeur sortant de la CIA, John Brennan, a conseillé ensuite à Donald Trump de faire attention à ce qu'il dit, en particulier lorsqu'il s'agit de la Russie.

D'anciens responsables des services estiment qu'il faudra du temps pour panser les blessures infligées et soulignent l'inquiétude, largement partagée au sein des dix sept agences américaines de renseignement, quant aux compétences de Donald Trump, magnat de l'immobilier et ancien animateur de télévision réalité qui n'a jamais exercé de fonction publique.

« Beaucoup de gens se demandent si nous pourrons servir sous un président et un conseiller à la sécurité nationale qui ont fait preuve d'un tel mépris à l'égard de la communauté du renseignement. Ce n'est pas une séance de photographies pour la presse qui changera cela », a déclaré un agent de la CIA, qui travaille au siège après de multiples missions à l'étranger.

Ancien directeur adjoint de la CIA, Michael Morell a salué un « geste important et positif ». Mais, a-t-il ajouté, le « vrai test de la relation entre le président et sa plus importante agence de renseignement dépendra de l'ouverture qu'il manifestera sur ce que la CIA a à dire sur ce qu'il se passe dans le monde ».

Donald Trump avait initialement prévu de se rendre à Langley pour y investir Mike Pompeo à la tête de la CIA, mais le sénat n'a pas encore confirmé sa nomination. Le vote est prévu Lundi 23 Janvier 2017.

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 16:16

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/01/21/la-guerre-d-usure-de-la-mairie-de-barcelone-contre-un-projet-immobiler_5066647_3234.html

 

La guerre d’usure de la mairie de Barcelone contre un projet immobilier

 

Les promoteurs de la Tour Agbar, qui voulaient en faire un hôtel Hyatt, ont abandonné leur projet du fait de la lenteur et des complications posées par l’équipe municipale, hostile au développement sans frein du tourisme dans la ville catalane.

 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid

 

Samedi 21 Janvier 2017

 

Il n’y aura pas d’hôtel de luxe dans la Tour Agbar, cet édifice emblématique de Barcelone dessiné par l’architecte français Jean Nouvel. Les promoteurs de ce projet, Emin Capital et Westmont Hospitality Group, en ont eu assez des obstacles bureaucratiques, de la lenteur de l’administration municipale et des complications.

Après avoir attendu, en vain, pendant onze mois la licence d’activité de la mairie, les deux partenaires ont reconnu, Vendredi 13 Janvier 2017, qu’ils renonçaient à y ouvrir un établissement du groupe hôtelier Hyatt.

« Nous ne pouvons pas continuer à consacrer de l’énergie et des ressources à un projet dont, après tant de temps, nous ne sommes toujours pas sûrs qu’il verra le jour », ont-ils expliqué.

Oubliées les quelque quatre cent chambres d’hôtels surmontées d’un observatoire avec vue panoramique sur Barcelone, un projet censé créer trois cent quarante emplois directs et deux cent cinquante emplois indirects. Le gratte-ciel d’une hauteur de cent quarante cinq mètres, avec trente sept mille mètres carrés répartis sur trente quatre étages, ne sera pas un hôtel mais un immeuble de bureaux. La compagnie nationale des eaux de Barcelone, Agbar, une filiale du français Suez, l’a vendu à cette fin au groupe immobilier Merlin Properties pour un montant de cent quarante deux millions d’euros.

Que l’on ne s’y trompe pas. Pour l’équipe municipale de Barcelone, conduite par la militante du droit au logement Ada Colau, élue au mois de mai 2015 avec le soutien de Podemos, le retrait du projet hôtelier initial est une très bonne nouvelle. « Bien que ce soit une décision des propriétaires, nous l’accueillons comme une victoire », s’est félicité Josep Maria Montaner, le conseiller municipal chargé du district de Sant Marti, où est située la Tour Agbar. Sur la chaîne locale Barcelona Télévision, l’élu a rappelé « la volonté des habitants et de la mairie qu’il n’y ait pas d’hôtel » et reconnu que la mairie n’avait accordé « aucune facilité pour les formalités ».

Les socialistes catalans, en désaccord avec la maire, pensaient que le nouveau projet de la Tour Agbar pouvait « aider à diversifier l’économie de la ville ». Les nationalistes de droite du parti Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) regrettent, eux, que la municipalité ait ainsi lancé « le message que les investisseurs internationaux ne sont pas les bienvenus dans des projets à forte valeur ajoutée qui dynamisent le tourisme de qualité ».

Depuis son arrivée à la tête de la deuxième ville espagnole, Ada Colau a eu à cœur de freiner le tourisme de masse qui menace de faire de Barcelone un « parc à thèmes ». L’une de ses premières mesures fut d’instaurer un moratoire d’un an, qui a été reconduit, sur la concession de licences d’exploitation pour le secteur touristique, afin de faire une radiographie de cette activité et de son impact.

La chaîne Four Seasons avait dû abandonner son projet d’hôtel Passeig de Gracia. Celui de la Tour Agbar, quant à lui, possédait déjà les autorisations d’exploitation hôtelière. Mais la mairie a eu ses promoteurs à l’usure.

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 15:58

 

La conférence d'Astana, test de l'influence russe selon Mohamed Allouche (Reuters)

 

La conférence d'Astana sera un vrai test de l'influence de la Russie sur le régime de Damas et sur son allié iranien, a estimé Dimanche 22 Janvier 2017 le chef de la délégation de l'opposition Mohamed Allouche.

« C'est un vrai test du pouvoir de la Russie et de son influence sur le régime et sur l'Iran en tant que garante de l'accord. Si elle échoue dans ce rôle, il y aura de gros échecs », a prédit Mohamed Allouche, qui est aussi le chef de la branche politique du groupe Djaïch al Islam.

L'opposition syrienne accuse le gouvernement et les milices soutenues par l'Iran de poursuivre leurs offensives dans plusieurs régions de Syrie, notamment à Wadi Barada près de Damas, en violation du cessez-le-feu en vigueur depuis la fin du mois de décembre 2016.

« La Russie veut passer du statut de partie directement impliquée dans les combats à celui de garant et de pays neutre mais cette volonté est contestée par le régime syrien qui souhaite son échec et par l'Iran qui combat avec ses milices sectaires en Syrie », a déclaré Mohamed Allouche.

Moscou et la Turquie sont les parrains de la conférence qui débute Lundi 23 Janvier 2017 à Astana, la capitale du Kazakhstan. Les deux pays ont mis de leur côté leurs divergences sur l'avenir du président syrien Bachar al Assad dans la quête d'un règlement du conflit.

Le chef de la délégation gouvernementale syrienne, le représentant syrien auprès de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Bachar al Djafaari, a déclaré Dimanche 22 Janvier 2017 que le renforcement du cessez-le-feu et la recherche d'un terrain d'entente sur la lutte contre le terrorisme seraient les principaux points à l'ordre du jour de la conférence.

S'exprimant à Astana, il a ajouté que Damas considérait que ces pourparlers concernaient exclusivement les parties syriennes et que la Turquie ne participerait pas aux discussions.

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 20:35

 

Défilé à Paris de la marche des femmes contre Donald Trump (Reuters)

 

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées Samedi 21 Janvier 2017 à Paris pour une manifestation visant à dénoncer les propos misogynes et racistes de Donald Trump.

Ce défilé fait écho à la marche des femmes qui devrait réunir deux cent mille personnes à Washington, au lendemain de l'investiture du quarante-cinquième président des Etats-Unis.

Le défilé parisien, principalement constitué de femmes, s'est déroulé entre le parvis des droits de l'homme, sur l’Esplanade du Trocadéro, et le Mur de la Paix, situé sur le Champ-de-Mars, près de la Tour Eiffel.

« Women's rights are human rights », pouvait-on lire sur une banderole tandis qu'une autre pancarte indiquait « a woman's place is in the house, the White House ».

Au-delà des propos machistes et racistes du successeur de Barack Obama, cette initiative vise plus largement à dénoncer son programme.

Il s'agit de « beaucoup plus que les femmes, ce sont les sciences, l'environnement et les murs pour bloquer les gens en Amérique », a déclaré à BFM Télévision Connie Borde, vice-présidente de l'antenne française de l’association des démocrates expatriés (Democrats Abroad France), qui a relayé cette démarche en France.

« Nous ne remettons pas en question la légitimité de Donald Trump, mais son programme nous fait très peur », a-t-elle précisé en ajoutant que « pourvu qu'il nous entende ».

Outre Washington et Paris, plus de six cent cinquante rassemblements de ce type étaient prévus Samedi 21 Janvier 2017 à travers le monde, notamment à Londres, Berlin, Rome, Genève, Nairobi et Tokyo.

A Sydney, ils étaient trois mille femmes et hommes à marcher en direction du consulat des Etats-Unis. A Melbourne, ils étaient environ cinq mille. En Nouvelle-Zélande, la marche de Wellington a attiré environ deux mille personnes.

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 20:08

 

Les femmes en marche contre le sexisme de Donald Trump (Reuters)

 

D'imposants cortèges principalement féminins ont convergé Samedi 21 Janvier 2017 vers le centre de Washington pour participer à la marche des femmes contre le programme et le discours sexiste de Donald Trump.

Organisée au lendemain de l'investiture du quarante-cinquième président des Etats-Unis, cette marche des femmes sur le National Mall de la capitale fédérale entend contrer les propos machistes et parfois obscènes que Donald Trump a tenus avant ou durant sa campagne victorieuse.

Ses organisateurs espéraient deux cent mille personnes pour ce rassemblement qui sera le point d'orgue des manifestants ayant entouré l'investiture de Donald Trump. Au vu de l'afflux gigantesque auquel a été confronté le métro de Washington, le pari semble largement à portée.

Samedi 21 Janvier 2017 à 11 heures du matin, la compagnie de métro faisait état d'un trafic de deux cent soixante quinze mille passagers et passagères déjà pris en charge, contre cent quatre vingt treize mille à la même heure la veille, le jour de l'investiture de Donald Trump.

Les rames et les quais ont été saturés tôt dans la matinée du Samedi 21 Janvier 2017. Une station au moins a dû être fermée. Trop de voyageurs s'y pressaient déjà et en faire entrer d'autres aurait pu provoquer des accidents.

Outre Washington, plus de six cent cinquante rassemblements de ce type étaient prévus Samedi 21 Janvier 2017 à travers le monde, notamment à Paris, Londres, Berlin, Rome, Genève, Nairobi et Tokyo.

A Sydney, ils étaient trois mille femmes et hommes à marcher en direction du consulat des Etats-Unis. A Melbourne, ils étaient environ cinq mille. En Nouvelle-Zélande, la marche de Wellington a attiré environ deux mille personnes.

Dans la capitale fédérale américaine, un important service d'ordre a été prévu pour éviter des incidents similaires à ceux qui ont éclaté Vendredi 20 Janvier 2017 en marge de manifestations contre Donald Trump, avec des vitrines brisées, des voitures vandalisées et des affrontements avec les forces de l'ordre qui ont procédé à plus de deux cent interpellations.

Toutes ces manifestations soulignent l'ampleur de la colère dans un pays profondément divisé par la virulence de la campagne électorale qui a abouti à la victoire surprise de Donald Trump face à la démocrate Hillary Clinton, qui entendait devenir la première femme élue à la présidence des Etats-Unis.

Imaginée par une grand-mère hawaïenne, Teresa Shook, la marche des femmes se veut un exutoire pour que les femmes et les hommes qui se considèrent féministes puissent exprimer leur malaise et leur anxiété à l'entame du mandat d'un homme dont les dérapages sexistes ont émaillé son ascension vers la Maison Blanche.

Les raisons avancées par des militantes contactées par Reuters sont nombreuses, de la volonté d'inspirer d'autres femmes à suivre l'exemple ouvert par Hillary Clinton au refus des projets de la nouvelle administration de supprimer l'Obamacare, la loi de 2010 pour l'accès à la santé qui réclame, entre autres choses, des assureurs qu'ils couvrent le contrôle des naissances.

« Il est important que nos droits soient respectés », explique Lexi Milani, une restauratrice de Baltimore âgée de quarante et un ans qui a fait le trajet en bus avec une trentaine d'amis. « Des gens se sont battus pour nos droits et le président Donald Trump a clairement expliqué qu'il ne les respectait pas », poursuit-elle.

« Je veux simplement que les gens se sentent investis et soient actifs lorsqu'ils rentreront chez eux, qu’ils appelleront leur député et qu’ils se déclareront candidats à des postes. Je ne veux pas qu’ils se sentent battus », ajoute-t-elle.

Whitney Jordan, vingt huit ans, qui travaille dans un magasin de New York, est venue elle à Washington dans un car affrété par l'association Planned Parenthood, une des principales organisations de planification familiale qui soutient fortement la marche des femmes.

« Il y a beaucoup de choses, protester contre l'administration qui s'installe et contre l'irrespect flagrant à l'égard des femmes et des gens de couleur », résume-t-elle.

Carli Baklashev, mère au foyer de cinq enfants vivant dans le Missouri, explique sa participation par sa volonté de marquer sa résistance « à l'idéologie de tout ce que Donald Trump représente. Je veux aussi apprendre à mes enfants que l'amour, l'empathie, l'inclusion et la diversité sont à la base de ce que nous sommes », ajoute-t-elle.

Sollicitée par Reuters, l'équipe entourant Donald Trump n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette manifestation.

Une initiative intitulée Pussy Hat invite les manifestantes à se tricoter des chapeaux de maille rose avec des oreilles de chat. Le terme pussy en anglais désigne un chat mais aussi de manière vulgaire le sexe féminin.

Révélés au mois de septembre 2016 par le Washington Post, les propos du futur président enregistrés en 2005 lors d'une conversation avec un présentateur de télévision, dans laquelle il se vantait « d’attraper les femmes par le sexe et d'en faire tout ce qu'on veut », ont suscité l'effroi.

Au rang des célébrités, les chanteuses Katy Perry et Janelle Monae étaient attendues Samedi 21 Janvier 2017 sur le National Mall.

Au total, des dizaines d'organisations et de collectifs féministes, LGBT ou autres, se sont investis dans cette marche des femmes de Washington.

Certains républicains leur ont reproché d'alimenter les tensions en jouant la carte de la politique identitaire, une accusation balayée par Jim Hines, élu démocrate du Connecticut. « C'est Donald Trump qui a ciblé les musulmans, qui a tenu des propos méprisants contre les femmes et qui a critiqué une juge d'ascendance mexicaine. C'est cela, la politique identitaire », a-t-il contré.

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 18:32

 

Heurts à Washington lors des manifestations contre Donald Trump (Reuters)

 

Des échauffourées se sont produites Vendredi 20 Janvier 2017 à Washington où des militants contre Donald Trump ont tenté de perturber la cérémonie d'investiture du quarante-cinquième président des Etats-Unis, brisant des vitrines et affrontant les forces de l'ordre qui ont fait usage de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogènes.

Au total, au moins deux cent dix sept personnes ont été interpellées parmi les manifestants et six policiers ont été blessés, a précisé le chef par intérim de la police de Washington, Peter Newsham, lors d'une conférence de presse.

Les manifestants arrêtés passeront la nuit en détention avant de comparaître Samedi 21 Janvier 2017 devant un tribunal, a-t-il ajouté, alors que la police continue de surveiller les diverses célébrations qui ont lieu cette nuit à Washington.

Le chef par intérim de la police a fait état en outre d'un groupe de quatre cent à cinq cent personnes responsables des destructions et des vitrines brisées.

Au total, environ neuf cent mille personnes étaient attendues à la cérémonie d'investiture de Donald Trump à Washington.

Mais le plus important rassemblement d'opposants doit avoir lieu Samedi 21 Janvier 2017, la marche des femmes, pour laquelle les organisateurs attendent deux cent mille participants. Le chef par intérim de la police de Washington anticipe un événement largement pacifique.

Vendredi 20 Janvier 2017, des centaines de manifestants aux appartenances diverses ont défilé dans Washington et certains groupes se sont opposés à la police. Un manifestant a jeté un projectile par la fenêtre passager d'une voiture de police.

Peu avant la prestation de serment et le discours d'investiture de Donald Trump, cinq cent militants vêtus de noir, certains le visage masqué, ont manifesté dans le centre de Washington, à moins de deux mille cinq cent mètres du Capitole où se déroulait la cérémonie.

Ils ont détruit les vitrines d'une agence de la Bank of America, d'un restaurant Mac Donald's et d'une boutique Starbucks, autant de symboles du capitalisme américain, et scandé des slogans contre Donald Trump.

Plus tard dans la journée, tandis que se déroulait la traditionnelle parade le long de Pennsylvania Avenue, menant le nouveau président du Capitole à la Maison Blanche, de nouveaux incidents se sont produits à quelques blocs de là.

Plusieurs véhicules ont été incendiés, dont un camion d'une chaîne de télévision et une limousine noire.

Dans la matinée du Vendredi 20 Janvier 2017, des membres d’un groupe d'opposants s'étaient heurtés aux forces de l'ordre à l'un des douze points de contrôle donnant accès au National Mall, le parc qui s'étend du Lincoln Memorial au Congrès, où la foule assisté à l'investiture de Donald Trump.

Ailleurs dans Washington, des incidents ont opposé des partisans et des opposants à Donald Trump. Un motard des Bikers for Donald Trump a notamment été frappé au visage lors d'une altercation.

Sur le site internet de la Maison Blanche, la nouvelle administration présidentielle a dénoncé un dangereux climat contre les policiers aux Etats Unis. « L'administration de Donald Trump va y mettre fin », ajoute-t-elle.

Au total, une trentaine d'associations ont reçu des autorisations pour des rassemblements et des marches avant, pendant et après la prestation de serment de Donald Trump.

La police de la capitale fédérale s'était préparée à la présence d'environ neuf cent mille personnes à Washington, à la fois pour assister à l'investiture mais aussi pour manifester contre un homme dont le style a coupé le pays en deux et dont les annonces politiques nourrissent des inquiétudes.

Vendredi 20 Janvier 2017 vers 11 heures du matin, le réseau de métro de la ville dénombrait moitié moins de passagers que lors de l'investiture de Barack Obama en 2013 et en 2009 et faisait état d'un chiffre comparable à celui du second mandat de George Bush en 2005.

Vingt huit mille membres des forces de l'ordre avaient été mobilisés, des kilomètres de barrières installés et des points de contrôle et des barrages filtrants dressés pour former un cordon de sécurité de huit kilomètres carrés dans le centre de Washington, transformé en forteresse urbaine.

En dehors de Washington, des manifestations contre Donald Trump ont eu lieu dans plusieurs villes, à Los Angeles, à Tokyo et à Londres.

A Moscou, où l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche a déclenché une sorte de Trumpomania, l'heure était à la fête.

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 20:49

 

http://www.liberation.fr/france/2017/01/20/samedi-paris-aussi-marchera-pour-le-droit-des-femmes_1542882

 

Samedi 21 Janvier 2017, Paris aussi marchera pour le droit des femmes

 

Par Sofia Fischer

 

En réponse à la prise de fonction de Donald Trump, plus d’un million de femmes dans le monde entier devraient marcher dans les rues de leur ville pour défendre leurs droits, Samedi 21 Janvier 2017.

« Action, réaction », explique simplement avec son fort accent américain Lisa Aidan, femme d’affaires installée en France depuis trente ans, mobilisée dans l’organisation de la Women’s March à Paris. « Il ne faut pas rester avec les mains dans les poches. Si Donald Trump peut être élu aux Etats-Unis, cela peut arriver partout et surtout en France. C’est impératif de défendre nos droits ».

L’édition parisienne de la Women’s March fera écho à celle de Washington qui se déroulera également Samedi 21 Janvier 2017.

L’initiative féministe, partie d’Hawaï, avait appelé les femmes américaines à se rassembler dans la capitale pour défendre leurs droits après l’investiture du président élu Donald Trump. Parmi les six cent seize « marches sœurs » prévues de Londres à Berlin en passant par Tel-Aviv, Bangkok ou Johannesburg, l’édition parisienne, qui aura lieu Samedi 21 Janvier 2017 à partir de 14 heures, de l'Esplanade du Trocadéro à l’Ecole Militaire, espère rassembler plus de dix mille personnes, selon ses organisatrices. « Alors que le nouveau président des Etats-Unis s’apprête à appliquer l’idéologie violemment sexiste, lesbophobe, homophobe, xénophobe et raciste qu’il a défendue durant toute sa campagne, nous sommes toutes mobilisées », peut-on lire sur l’événement Facebook.

Quand on demande à Lisa Aidan si, Samedi 21 Janvier 2017, son cœur ne sera pas plutôt à Washington, la réponse est définitive. Après avoir perdu la Maison Blanche, il faut défendre l’Elysée. « Je manifeste pour les deux. Nous sommes outrées et choquées du fait que Donald Trump ait été élu. Nous manifestons bien évidemment en réaction à tout ce qu’il représente, mais aussi pour les droits des femmes, les droits humains et les menaces qui pèsent sur eux en France ». Elle assure que cette marche, que les organisatrices espèrent historique, marquera le coup d’envoi d’une mobilisation durable en Europe, où le droit des femmes est sans cesse remis en cause, plus récemment, en Espagne et en Pologne. « Nous envoyons un message à cette nouvelle administration et au monde pour dire non », continue la femme d’affaires en franglais.

En France, c’est la Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) qui a pris l’initiative d’organiser une marche pour soutenir les américaines, en collaboration avec l'organisation de soutien à Hillary Clinton de Pantsuit Nation France dont fait partie Lisa Aidan.

Selon la présidente de la CLEF, Françoise Morvan, le mouvement se veut le plus inclusif possible. « Quand nous parlons de droits des femmes, il s’agit en fait des droits humains en général ». Pour elle et pour les soixante cinq associations militantes qui font partie de la CLEF, la solidarité avec les américaines est nécessaire face à la menace que Donald Trump représente. « Aujourd’hui, le droit des femmes est restreint partout. Nous voyons bien que, même dans notre débat présidentiel, des choses essentielles comme le droit à l’avortement sont remises en question ».

Si les équipes de Donald Trump ont eu du mal à trouver des artistes pour la cérémonie d’inauguration du nouveau président, la marche pour les femmes, elle, peut compter sur la présence de plusieurs stars.

Outre la publicité faite par Beyoncé, les organisatrices peuvent compter sur la présence de Scarlett Johansson, Cher, Katy Perry ou Amy Schumer qui ont confirmé leur mobilisation, Samedi 21 Janvier 2017. Les organisatrices françaises, elles, attendent toujours la confirmation de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

 

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