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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 17:52

http://www.revolutionpermanente.fr/Video-Le-NPA-manifeste-contre-l-interdiction-du-burkini-a-Leucate-Plage

Action contre l'islamophobie en marge de l'université d'été du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Le NPA manifeste contre l’interdiction du burkini à Leucate Plage

Jeudi 25 Août 2016, les centaines de militants et sympathisants du NPA présents à l'université d’été du NPA à Leucate ont organisé une manifestation contre l’interdiction du burkini, dans cette ville proche de Perpignan où le maire des Républicains Michel Py a pris un arrêté interdisant le burkini.

Brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « non à l’islamophobie » et « non à l’interdiction du burkini », les manifestants se sont dirigés vers la plage puis sont rentrés habillés dans l’eau en scandant les slogans « ce n'est pas le burkini qui ruine la société, c’est la loi travail et l'état policier », ou encore « trop couvertes ou pas assez, c’est aux femmes de décider ».

Après cette action symbolique, ils ont pris la direction de la mairie de Leucate pour protester contre la politique islamophobe et raciste du gouvernement et des mairies et pour exiger la levée des différents arrêtés pris à l’encontre des femmes musulmanes.

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 17:37

Le conseil d’état suspend l’arrêté du maire de Villeneuve Loubet contre le burkini (Reuters)

Le conseil d’état a suspendu Vendredi 26 Août 2016 l’arrêté du maire de Villeneuve Loubet interdisant aux baigneurs portant des vêtements ostensiblement religieux l'accès aux plages de Villeneuve-Loubet, dans le département des Alpes-Maritimes.

La plus haute juridiction administrative avait été saisie en urgence par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF), qui jugeaient ce type d'arrêté liberticide.

Plusieurs dizaines de maires, la plupart membres du parti des Républicains, ont pris depuis la fin du mois de juillet 2016 ce type d'arrêtés au nom de risques de troubles à l'ordre public.

« Il ne résulte pas de l'instruction que des risques de trouble à l'ordre public aient résulté, sur les plages de la commune de Villeneuve-Loubet, de la tenue adoptée en vue de la baignade par certaines personnes », écrit Vendredi 26 Août 2016 dans son ordonnance le juge des référés du conseil d’état.

« En l'absence de tels risques, l'émotion et les inquiétudes résultant des attentats terroristes, et notamment de celui commis à Nice le Jeudi 14 Juillet 2016, ne sauraient suffire à justifier légalement la mesure d'interdiction contestée ».

Pour le conseil d’état, le maire de Villeneuve-Loubet ne pouvait édicter cette interdiction « sans excéder ses pouvoirs de police. L'arrêté litigieux a ainsi porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d'aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle », conclut-il.

Le maire de Sisco maintient son décret

Lionnel Luca, maire des Républicains de Villeneuve-Loubet devait s'exprimer Vendredi 26 Août 2016 à 17 heures 30, selon ses services.

A l'audience, l'avocat de la ville, François Pinatel, avait assuré Jeudi 25 Août 2016 que les burkinis y étaient devenus pléthoriques avant le 5 août 2016, quand l'arrêté a été pris, et contribuaient à crisper le climat « dans une région fortement éprouvée par les attentats ».

L'avocat de la LDH, Patrice Spinosi, a salué Vendredi 26 Août 2016 une décision « qui a vocation à faire jurisprudence. Aujourd'hui, tous les arrêtés qui ont été pris doivent se conformer à la décision du conseil d’état », a-t-il estimé. « Logiquement, les maires devraient retirer ces arrêtés, le cas échéant des actions judiciaires sont susceptibles d'être introduites contre ces arrêtés ».

Le maire socialiste de Sisco, en Haute-Corse, Ange-Pierre Vivoni, qui avait pris un arrêté contre le burkini après une rixe attribuée à tort au port de ce vêtement entre des riverains et une famille d'origine maghrébine, a exclu de le retirer.

« Aujourd'hui, toute provocation peut mettre le feu aux poudres », a-t-il expliqué sur BFM Télévision. « Ici, la tension est très forte », a-t-il assuré.

Le maire des Républicains de la Ciotat a quant à lui fait savoir qu'il ne souhaitait pas s'exprimer sur le sujet.

La polémique sur le burkini exacerbe les tensions en France et divise le gouvernement, où deux ministres ont pris leurs distances avec la multiplication des arrêtés d'interdiction, soutenus par le premier ministre, Manuel Valls.

Une claque pour le premier ministre

Sans trancher le débat, François Hollande a indirectement évoqué la question, Jeudi 25 Août 2016, en appelant tous les citoyens à « se conformer aux règles, sans provocation ni stigmatisation ».

« Le conseil d’état s'est exprimé en droit. J'espère qu'il va clore cette mauvaise polémique », a réagi sur BFM Télévision Razzy Hammadi, porte-parole du Parti Socialiste.

Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), reçu cette semaine en urgence par le ministre de l’intérieur pour lui faire part de la profonde inquiétude des musulmans de France, a également estimé que cette décision du conseil d’état allait dans le bon sens et était de nature à apaiser le débat.

« C'est une décision qui va mettre fin au raidissement de certains hommes politiques », a déclaré à Reuters Abdallah Zekri, secrétaire général du CFCM, rappelant que le burkini n'avait rien à voir avec la religion.

« C'est une claque pour le premier ministre et un coup de pied au derrière pour Nicolas Sarkozy », a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy, qui voit dans le port du burkini une provocation, a annoncé Jeudi 25 Août 2016 qu'il souhaitait une loi l'interdisant sur tout le territoire français.

Les Républicains déposeront dès la rentrée parlementaire une proposition de loi visant à sécuriser les décisions des maires qui ont pris des arrêtés contre le burkini, a annoncé un porte-parole de la formation de droite, Guillaume Larrivé.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 19:48

http://www.bretagne-info.org/2016/08/24/le-nouveau-leader-de-podemos-pour-lindependance-de-landalousie

http://www.publico.es/politica/lider-del-sindicato-andaluz-trabajadores.html

Le nouveau leader du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT) dont le prédécesseur siège pour Podemos est en faveur de l’indépendance de l’Andalousie

Mercredi 24 Août 2016

Les militants du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) de Quimper ont traduit du castillan l’article qui suit relatant les positions de Podemos Andalousie en faveur de l’indépendance de cette nation.

Nous reproduisons cet article, car nous avons déja consacré des brèves au fait national andalou et parce que nous souhaiterions que les laudateurs de Podemos en Bretagne et en France , toujours très hostiles aux revendications indépendantistes ou simplement à celle en faveur du droit à l’auto détermination du peuple breton le lisent. Cela alimentera peut-être leur réflexions sur le caractère pluri national de l’état français et sur l’indissociabilité du combat de classes et de celui pour le droit à l’auto gouvernance des peuples sans état ici aussi.

Cette publication intéressante ne doit pas nous faire oublier non plus combien Podemos en Catalogne, au Pays Basque ou en Galice, semble bien moins engagé dans la perspective de rupture avec l’état central.

Par ailleurs d’autres organisations se revendiquent en faveur de l’indépendance de l’Andalousie, comme Andalucia Communista, Jaleo et Nacion Andaluza.

Le successeur de Diego Cañamero de Podemos à la direction du SAT demande l’indépendance de l’Andalousie.

Pour Oscar Reina, cela « facilitera le développement économique et social » de l’Andalousie et il considère les nationalismes de Catalogne et du Pays Basque comme des nationalismes frères.

Le porte-parole du SAT, Oscar Reina, qui a remplacé à ce poste Diego Cañamero de Podemos, a déclaré que « l’indépendance de l’Andalousie facilitera le développement des processus économiques et sociaux » et considère comme des frères les catalans et les basques.

« Nous devons aller ver plus de souveraineté, d’indépendance et de ressources propres », a déclaré Oscar Reina, qui a souligné que le SAT est un syndicat organisé en assemblées, républicain, de gauche et souverainiste andalou. Bien que le séparatisme ne soit qu’un courant au sein de l’organisation, il y est majoritaire selon les statuts du syndicat lui-même.

« Etre radical, c’est aller à la racine du problème et le problème de l’Andalousie est le même qu’il il y a cent ans, ne pas avoir la capacité de décider de ses propres ressources », a réitéré Oscar Reina. Sur les processus catalans et basques, le leader du SAT a dit que « bientôt l’Andalousie sera libre aussi, le vrai souverainisme andalou doit libérer et transformer l’Andalousie, nous sommes nationalistes pour être internationalistes, parce qu’un travailleur est le même partout », a-t-il ajouté.

« Les processus basques et catalans sont simplement plus avancés ». Oscar Reina les a également considérés comme des « frères de processus, parce que ce qui est en cause, c’est de s’organiser par le bas afin que la voix des peuples dans les parlements soit entendue, nous croyons profondément que plus de détermination donnera lieu à plus de démocratie ».

Il a également dit que « le SAT n’est pas identifié à un parti », mais que son prédécesseur, Diego Cañamero, a dit que « là où est Diego Cañamero est la voix du syndicat », car c’est « un exemple de cohérence politique ».

Un fils d’ouvriers journaliers et ancien conseiller municipal

Oscar Reina a vingt six ans, il a travaillé dans l’agriculture et la construction, il a eu le bac, il a deux frères, il est le fils de journaliers à qui il doit sa conscience politique et il a été conseiller municipal de Gilena, dans la province de Sevilla, qu’il a quitté pour être à la tête du SAT dont il est secrétaire général.

Bien qu'il n'ait pas été condamné, plusieurs procédures judiciaires pèsent sur lui pour les occupations des domaines de Somonte, dans la province de Córdoba, et de Las Turquillas, dans la province de Sevilla, et pour l’attaque de deux supermarchés, dont il dit que « j'espère que cela ne va pas avoir de conséquences criminelles parce que je n’en ai pas profité ni fait de mal à personne, j’ai défendu le bien social de l’Andalousie, comme Blas Infante, le père de la patrie andalouse, le voulait ».

Le SAT revendique environ cinq mille militants qui paient des cotisations mais, en comptant ceux qui ne peuvent pas payer, on peut atteindre près de vingt cinq mille militants.

Créé en 2007 à l'université Pablo de Olavide de Sévilla, le SAT a eu aussi dans ses rangs des professeurs d’université, comme Isidoro Moreno et Sergio Pascual.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 19:17

http://www.liberation.fr/planete/2016/08/25/le-debat-sur-le-burkini-fait-des-vagues-jusqu-a-londres_1474643

Le débat sur le burkini fait des vagues jusqu'à Londres

Par Hélaine Lefrançois, correspondante de l'agence Interim à Londres

Jeudi 25 Août 2016 à 12 heures, une petite cinquantaine de femmes ont planté leur parasol devant l’ambassade de France à Londres pour protester contre l’interdiction du maillot de bain islamique.

La plage s’est invitée sur le seuil de l’ambassade de France à Londres, Jeudi 25 Août 2016 à 12 heures. Malgré le sable sur le sol, les ballons gonflables et les pelles en plastique, cette version britannique de Paris-Plage n’avait rien de ludique. La petite cinquantaine de femmes qui ont passé leur pause déjeuner dans le quartier chic de Knightsbridge n’était pas là pour fêter l’été mais pour protester contre l’interdiction du burkini en France.

Outre-Manche, les photos de la femme voilée sommée de retirer sa tunique sur une plage niçoise ont choqué. «J’en ai eu la nausée, c’est tellement inquiétant et frustrant », lâche Esmat Jeraz, l’une des organisatrices. Cette britannique de vingt six ans qui porte le hijab a imaginé cette beach party « avec un groupe de femmes dont les trois quarts ne sont pas musulmanes dans le but de montrer notre solidarité et de protester contre une mesure islamophobe et misogyne ».

Des femmes en bikini, en burkini ou coiffées d’un bonnet de bain sont donc venues brandir des pancartes, « ne cachez pas l’islamophobie sous le voile du féminisme » ou « laissez-les porter ce qu’elles veulent », sous le regard amusé ou perplexe des policiers armés qui surveillent l’entrée de l’ambassade. « Les arrêtés municipaux dans certaines villes du littoral français isolent des femmes en raison de leur religion dans un contexte déjà difficile pour elles », déplore Jenna, une femme pasteur dont le vêtement traditionnel détonne avec le maillot de bain de sa voisine.

Si l’événement organisé à la dernière minute et réservé aux femmes a mobilisé presque autant de manifestantes que de journalistes, les organisatrices espèrent « secouer les autorités françaises pour qu’elles annulent l’interdiction ». D’autres manifestations susceptibles d’attirer plus de monde sont prévues à Londres et à Leeds, Vendredi 26 Août 2016, à Édinbourg, Samedi 27 Août 2016, et les policiers de l’ambassade auront également le droit à une flash mob le 3 septembre 2016.

Port du hijab autorisé dans la police écossaise

Alors que l’interdiction du burkini en France interloque le public et les médias britanniques, les policières écossaises viennent d’obtenir le droit de porter le hijab quand elles sont en service.

Jusque-là, le voile n’était pas interdit, mais elles devaient demander l’autorisation à leurs supérieurs. Sur le modèle de la police du grand Londres, qui a autorisé cette option vestimentaire il y a plus de dix ans, le commissaire en chef de Police Scotland espère ainsi encourager les musulmanes à intégrer les forces de l’ordre pour plus de diversité. « Comme beaucoup d’employeurs, surtout dans le secteur public, nous faisons en sorte que notre service soit représentatif des communautés que nous servons », a-t-il expliqué dans un communiqué. Le hijab n’est pas le seul signe religieux ostentatoire autorisé au sein de la police britannique. Les sikhs ont également le droit de porter le turban, sauf si le casque est obligatoire pour des raisons de sécurité.

Ce hasard de l’actualité fait sourire Esmat. « Cette mesure montre le décalage entre les deux pays. Je pense que le Royaume-Uni est unique, il respecte les différentes cultures, religions et origines ethniques », affirme-t-elle. Un peu plus loin, Hannah, une autre manifestante, fait la moue, « j’aimerais dire que notre pays est plus tolérant, mais je pense que ce n’est qu’une façade. L’islamophobie est aussi un gros problème ici ».

Notamment depuis la victoire du Brexit, qui a vu augmenter les actes racistes, islamophobes et xénophobes. Le National Police Chief Council a enregistré trois mille trois cent vingt six crimes de haine la dernière quinzaine du mois de juillet 2016, soit une augmentation de quarante pour cent par rapport au mois de juillet 2015.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 18:52

http://www.pcf.fr/90734

Un racisme sans voile

Par Fabienne Haloui, responsable de la lutte contre le racisme et pour l’égalité des droits au Parti Communiste Français (PCF)

Deux femmes viennent de subir une opération policière contre le burkini. La première, Siam, devant ses enfants, à Cannes, a dû choisir entre quitter la plage ou être verbalisée car elle portait un foulard. La deuxième sur une plage niçoise, a été sommée de se dévêtir et de quitter sa tunique à la demande de quatre policiers.

En prétendant assurer les bonnes mœurs et l’ordre public et lutter contre l’oppression patriarcale, les racistes et les islamophobes se lâchent.

Ils humilient, attentent aux droits fondamentaux de la personne et portent gravement atteinte au principe de laïcité.

La droite, l’extrême droite mais aussi le premier ministre Manuel Valls portent une terrible responsabilité dans ces dérives racistes, malsaines et dangereuses. Il est urgent de se ressaisir et de ne pas tomber dans le piège de la haine et de la division tendu par les extrémistes et les fanatiques.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 18:36

Paris veut une réponse ferme sur les armes chimiques en Syrie (Reuters)

La France a demandé Jeudi 25 Août 2016 une réponse ferme du conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU), dont elle est un membre permanent, à une enquête établissant la responsabilité de l'armée syrienne dans deux attaques chimiques en Syrie en 2014 et en 2015.

« L’utilisation d’armes chimiques, que les autorités syriennes s’étaient engagées à proscrire, est une abomination qui met en lumière le rôle accablant joué par le régime de Damas dans la détérioration continue de la situation en Syrie », a déclaré le ministre français des affaires étrangères, Jean Marc Ayrault.

« Elle appelle une réaction à la hauteur de sa gravité », a ajouté Jean-Marc Ayrault dans un communiqué. « Il appartient au conseil de sécurité de l’ONU de prendre ses responsabilités. La France y travaille d’ores et déjà avec ses partenaires ».

Le président de la république française, François Hollande, s'est aussi alarmé devant la presse de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, après une réunion de dirigeants sociaux-démocrates européens à la Celle Saint-Cloud, près de Paris.

« Nous avons maintenant la preuve que le régime syrien a utilisé des armes chimiques », a-t-il dit. « L'organisation de l'Etat Islamique a utilisé aussi des armes chimiques sans doute analogues à celles du régime. Nous sommes dans une situation extrêmement grave où il y a une catastrophe humanitaire et où il y a des preuves de crimes qui ont été apportées », a-t-il ajouté.

« D'où la nécessité de ne pas entretenir les belligérants et c'est une responsabilité qui pèse sur la Russie qui doit comprendre qu'il doit y avoir le plus rapidement une reprise des négociations ».

François Hollande s'est aussi adressé à Ankara, qui vient de lancer une offensive contre l’Etat Islamique en Syrie.

« La Turquie elle-même a voulu pénétrer sur le territoire syrien pour lutter contre l’Etat Islamique et nous pouvons comprendre cette attitude, compte tenu de ce qu'a été le crime terroriste qui a été commis par l’Etat Islamique en Turquie », a-t-il dit.

Convaincre Moscou

« Et, en même temps, nous devons faire en sorte qu'il y ait à travers cette action une volonté commune d'aller vers la négociation et vers une solution politique en Syrie », a insisté le président français.

Selon une enquête de l'ONU et de l'Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) consultée par Reuters, des hélicoptères de l'armée syrienne ont effectué deux attaques au chlore le 21 avril 2014 et le 16 mars 2015.

Les enquêteurs estiment également disposer de suffisamment d'éléments pour conclure que les djihadistes de l'Etat Islamique ont utilisé du gaz moutarde au soufre à Marea, dans la province d'Alep, le 21 août 2015.

Le rapport devrait diviser les membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, entre la Chine et la Russie d'un côté et les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne de l'autre, sur d'éventuelles sanctions à adopter contre Damas.

Selon des sources diplomatiques françaises, Paris va utiliser les conclusions du rapport pour tenter de convaincre Moscou d'user de son influence auprès de son allié syrien afin d'obtenir un cessez-le-feu durable.

« Nous allons nous servir du rapport sur les armes chimiques pour convaincre les uns et les autres et pour faire sortir les russes de leur ambiguïté », explique un haut diplomate français. « Si les russes votent contre, ils seront obligés de justifier l'utilisation de l'arme chimique ».

Les quinze membres du conseil de sécurité de l’ONU devraient discuter la semaine prochaine du rapport, qui sera rendu public dans la foulée, selon le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 20:23

http://www.europalestine.com/spip.php?article12171

http://www.football.fr/ligue-des-champions/articles/les-fans-du-celtic-ne-lachent-pas-la-palestine-815069

Les fans du Celtic Glasgow ne lâchent pas la Palestine

Lundi 22 Août 2016

Alors que le Celtic Glasgow devrait être sanctionné par l’Union Européenne de Football Association (UEFA) après l’apparition de drapeaux palestiniens dans les tribunes du Celtic Park lors du barrage de la ligue des champions contre les israéliens d’Hapoël Beersheva, certains supporters du club écossais se mobilisent et ont lancé un appel aux dons pour venir en aide aux palestiniens.

Le 22 septembre 2016, l’UEFA, qui interdit toute diffusion de messages ou idées politiques pendant les rencontres, devrait à nouveau sanctionner le Celtic Glasgow. L’instance européenne reproche aux supporters du club écossais d’avoir brandi des drapeaux palestiniens, considérés comme illicites, lors du barrage aller de la ligue des champions remporté par cinq buts contre deux face aux israéliens d’Hapoël Beersheva au Celtic Park.

Pour protester contre cette future sanction, certains fans des Bhoys ont lancé un hashtag, afin de lever des fonds pour venir en aide aux palestiniens à travers deux organisations caritatives.

« Lors du match aller de la ligue des champions contre l’Hapoël Beersheva le 17 août 2016, la Green Brigade et d’autres supporters de Celtic Park ont brandi le drapeau palestinien », apprend-on dans un communiqué publié sur le site www.gofundme.com.

« Cet acte de solidarité a valu au Celtic Glasgow du respect et des félicitations à travers le monde. Ainsi qu’une charge disciplinaire de l’UEFA, qui considère le drapeau palestinien comme une bannière illicite. En réponse à cet acte mesquin et politiquement partisan de la part de l’instance dirigeante du football européen, nous sommes déterminés à apporter notre contribution positive en lançant la campagne Match the Fine for Palestine. Nous espérons récolter quinze mille livres sterlings, à diviser entre Medical Aid Palestine (MAP) et le Lajee Center, un centre culturel palestinien pour les enfants dans le camp de réfugiés d’Aida, à Bethléem ».

Une initiative qui a déjà récolté près de quarante cinq mille livres sterlings, soit cinquante deux mille euros.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 20:05

http://www.gcant.fr/2016/06/hommage-à-martin-de-mijolla-disparu-le-4-juin-dernier.html

Hommage à Martin de Mijolla disparu le Samedi 4 Juin 2016

Par Michel Lebon, président du Groupement des Conseils pour l'Aménagement Numérique des Territoires (GCANT)

Martin de Mijolla nous a quittés, Samedi 4 Juin 2016.

Il a été brutalement emporté par un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) et ses suites à l’âge de soixante et un ans.

Martin de Mijolla était un membre historique de notre association, il siégeait à notre conseil d'administration et il contribuait de façon discrète et professionnelle à son activité avec toujours des avis de sagesse.

Martin de Mijolla a été enterré Vendredi 10 Juin 2016 à 15 heures à Saint Loup, son village familial, près de Tarare, dans le Rhône.

Nous pensons tous à lui, à son épouse, à sa famille et à ses collègues chez Stragis, dans les collectivités, le conseil général des Hauts de Seine, en dernier, et dans les cabinets de conseil dans lesquels il avait agit pour le numérique.

Martin de Mijolla avait beaucoup d'humanité.

A titre personnel, je l'appréciais beaucoup, car il m'avait témoigné récemment tous ses encouragements dans ma nouvelle responsabilité.

Le bureau du GCANT a fait porter un coussin de fleurs pour ses obsèques et un mot de condoléances à son épouse.

Enfin, le GCANT et Stragis, le dernier cabinet qu'il avait récemment rejoint, ont décidé de travailler à la création d'un colloque qui porterait le nom de Martin de Mijolla, pour commémorer ses actions sur ses thématiques favorites, notamment l'éducation numérique.

Alors, comme on dit sur les médias sociaux, Requiescat In Pace, Martin de Mijolla.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 19:48

Les tensions s'exacerbent autour du burkini (Reuters)

Les tensions autour du port du burkini sur les plages françaises se sont avivées Mercredi 24 Août 2016 avec les abus reprochés aux policiers de plusieurs villes qui ont pris des arrêtés contre ce costume de bain pour les femmes musulmanes.

Elles surviennent à la veille de l'examen par le conseil d’état, la plus haute juridiction administrative française, de la requête de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) contre un arrêté contre le burkini pris à Villeneuve-Loubet, dans le département des Alpes Maritimes.

Après l'affaire d'une toulousaine qui dit avoir été verbalisée à Cannes pour un simple voile, les photos publiées par le Daily Mail d'une femme invitée à retirer une tunique ont fait le tour d'internet.

Dans le Figaro Magazine à paraître Vendredi 26 Août 2016, le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, dénonce le port du burkini sur les plages, répétant que la république a trop reculé.

« C'est un acte politique et militant et c’est une provocation. Les femmes qui le portent testent la résistance de la république », estime l’ancien président de la république, qui a déclaré Lundi 22 Août 2016 sa candidature aux élections présidentielles de 2017.

Il propose « une loi qui interdise tout signe religieux ostensible à l'école, à l'université, dans l'administration et dans les entreprises ».

Mais pour David Thomson, reporter de Radio France Internationale (RFI) spécialisé dans le djihadisme, les photos de Nice vont alimenter des années de propagande djihadiste.

« Les sympathisants djihadistes semblent eux-mêmes surpris que la police municipale de Nice fasse leur travail de propagande à leur place », dit-il sur France Info. « Pour eux, c'est du pain béni. Le récit djihadiste martèle depuis des années qu'il serait impossible pour un musulman de vivre sa religion dignement en France ».

Joint par Reuters, Abdallah Zekri, président de l'Observatoire National contre l’Islamophobie (ONI), déplore une « stigmatisation qui ne fait qu'encourager les recruteurs de l'Etat Islamique ».

Une toulousaine de trente quatre ans a déclaré Mardi 23 Août 2016 avoir été verbalisée Mardi 16 Août 2016 à Cannes, où le maire des Républicains a signé à la fin du mois de juillet 2016 un arrêté proscrivant les vêtements religieux en bord de mer, et compte saisir la justice.

Jugeant que l'affaire a pris une tournure préoccupante, le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), Anouar Kbibech, a été reçu à sa demande Mercredi 24 Août 2016 par le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve.

Aucune polémique à Cassis

Venu exprimer la « forte émotion des musulmans de France et au-delà », Anouar Kbibech a dit après l'entretien avoir été rassuré par Bernard Cazeneuve qui lui a affirmé que les principes de l'état de droit seraient respectés.

Rappelant que le conseil d’état devait se prononcer, Bernard Cazeneuve a estimé que de tels arrêtés contre le burkini pouvaient être pris « en cas de trouble à l'ordre public, mais dans un cadre où les mesures sont proportionnées. Les arrêtés pris ne doivent pas conduire à la stigmatisation ou à la division », a-t-il dit.

Le premier ministre, Manuel Valls, a apporté la semaine dernière son soutien aux maires qui ont pris de telles mesures, car, a-t-il dit, les plages doivent être « préservées des revendications religieuses ».

Mais le Parti Socialiste voit dans l'affaire de Cannes « une dérive particulièrement dangereuse », qu'il s'agisse des conditions de l'intervention de la police ou « de l'attitude de la foule présente ce jour-là sur cette plage. Nous ne pouvons qu'exprimer notre incompréhension sur les fondements même de cette verbalisation qui ne saurait être compatible avec les principes de notre droit », dit-il dans un communiqué.

Dans un communiqué distinct, le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) fait part de sa colère à la vue des images qui montrent la police municipale de Nice autour d’une femme portant le voile et parle d’humiliation publique, mais aussi de traque.

Nous parlons beaucoup trop de tout cela

Pour Christian Estrosi, premier adjoint des Républicains au maire de Nice, la police municipale a « parfaitement fait respecter l’arrêté en vigueur » dans sa ville.

Après le maire de Cannes, David Lisnard, d'autres villes balnéaires du Nord et du Sud-Est, dont le Touquet et la Ciotat, ont pris des arrêtés similaires.

A Cassis, une des trois villes des Bouches-du-Rhône à avoir pris un arrêté municipal interdisant le port du burkini, la décision de la maire des Républicains, Danielle Milon, ne suscite ni polémique, ni même de commentaire en l'absence de présence sur les plages de contrevenantes à la loi.

Aucun panneau ne signale l'existence de l'arrêté municipal. « Nous avons informé de cette possibilité mais cela ne change pas fondamentalement nos missions », dit un policier chargé de faire respecter le stationnement.

« Nous parlons beaucoup trop de tout cela », lâche sur le bord de mer une femme aux cheveux cachés sous un foulard, les membres dissimulés par un pantalon de toile et un gilet de coton.

Sur le sable, elle enlèvera ses vêtements pour laisser apparaître un maillot une pièce de couleur noire et cachera aussi ses jambes sous un paréo sombre. « Le plus dur, c'est pour elle. Cela va vite devenir intenable avec la chaleur qui frôle les quarante degrés sur le sable », souligne Karine, une lilloise de trente ans qui juge disproportionnée la prise d'un arrêté contre le burkini.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 19:21

Les rebelles syriens soutenus par Ankara ont repris Djarablous (Reuters)

Des rebelles syriens, appuyés par les forces spéciales turques et des blindés et avions turcs, ont repris Mercredi 24 Août 2016 la ville de Djarablous, l'un des derniers bastions des djihadistes de l'Etat Islamique dans le nord de la Syrie, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan.

D'après l'agence de presse turque Anadolu, l'armée turque n'a subi aucune perte au cours de cette opération lancée Mercredi 24 Août 2016 en début de journée.

Un rebelle syrien a en revanche été tué avant que les djihadistes n'abandonnent la ville.

Il s'agit de la première incursion majeure de l'armée turque en territoire syrien mais celle-ci ne s'arrêtera pas avec la prise de Djarablous, a déclaré un responsable turc.

L'opération appelée « Bouclier de l'Euphrate » vise à empêcher les combattants étrangers de circuler librement et à couper leurs voies d'approvisionnement, a-t-il poursuivi, précisant qu'elle se poursuivra tant qu'Ankara ne considérera pas que sa sécurité nationale est assurée.

Outre l'Etat Islamique, l'intervention militaire turque vise également à empêcher les miliciens kurdes syriens, qui contrôlent déjà une bande de territoire de quatre cent kilomètres le long de la frontière, de poursuivre leur progression vers l’ouest.

Ankara considère le parti de l’union démocratique (PYD) et sa branche armée, les unités de protection du peuple (YPG), comme le prolongement syrien de ses propres séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Lors d'une conférence de presse conjointe avec le vice-président américain Joe Biden, dont le pays a fait des YPG le fer de lance de la lutte contre l'Etat Islamique en Syrie, Recep Tayyip Erdogan a répété Mercredi 24 Août 2016 que la Turquie considérait la milice kurde comme une organisation terroriste.

« Ce n'est pas parce qu'une organisation terroriste combat une autre organisation terroriste qu'elle est innocente », a-t-il dit.

Le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, avait auparavant sommé les combattants kurdes, qui multiplient les victoires dans le nord de la Syrie, de se replier à l'est de l'Euphrate, faute de quoi la Turquie « fera le nécessaire ».

Damas condamne, Paris applaudit

A Djarablous, un commandant du groupe rebelle syrien Faïlak al Cham, qui a requis l'anonymat, a dit à Reuters que les djihadistes de l'Etat Islamique avaient fui en direction du sud et que certains s'étaient rendus.

« Les combattants de l’Etat Islamique se sont retirés de plusieurs villages des abords de Djarablous et se dirigent vers le sud, vers la ville d’al Bab », a-t-il dit.

Selon lui, les rebelles ont pris le contrôle de quatre autres villages du nord de la Syrie et une cinquantaine de djihadistes de l'Etat Islamique ont été tués depuis le début de l'opération.

A Damas, le ministère syrien des affaires étrangères a condamné l'incursion militaire turque, parlant d'atteinte à la souveraineté du pays, a rapporté la télévision officielle syrienne.

A Paris, en revanche, les autorités françaises ont salué « l'intensification des efforts » de la Turquie dans la lutte contre l'Etat Islamique.

Côté kurde, Saleh Mouslim, chef du PYD, a déclaré sur Twitter que la Turquie mettait en Syrie le pied dans un bourbier et risquait d'y subir une défaite, tout comme l'Etat Islamique. Les YPG ont parlé « d’ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Syrie ».

Les YPG se sont emparées Mardi 23 Août 2016 de la quasi-totalité de la ville d’Hassaka où elles ont infligé une sévère défaite aux forces gouvernementales syriennes.

Pièce maîtresse de la campagne américaine de lutte contre l’Etat Islamique, les YPG tiennent une bonne part du nord de la Syrie, région qui jouit d'une autonomie de fait depuis le début du conflit, et militent pour l'instauration d'un régime fédéral afin de préserver cette autonomie, dans le cadre d'un règlement du conflit.

Washington a mis en garde les kurdes

Les YPG contrôlent une bande de quatre cent kilomètres le long de la frontière turque, qui va de la frontière irakienne à l'Euphrate, ainsi que la poche d’Afrin dans le nord ouest syrien. Avant la prise d'Hassaka, les miliciens kurdes avaient déjà obtenu une grande victoire le 12 août 2016 en chassant l'Etat Islamique de Manbij, à quarante kilomètres au sud de Djarablous, sous la bannière des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), l'alliance soutenue par les puissances occidentales à laquelle ils appartiennent.

A Ankara, on redoute que leurs succès n'attisent les ambitions de leurs frères turcs du PKK, qui ont repris les armes au mois de juillet 2015 lorsque que Recep Tayyip Erdogan s'est lancé dans une « guerre synchronisée » contre l'Etat Islamique et contre les séparatistes kurdes.

Le vice-président américain, Joe Biden, est arrivé en Turquie quelques heures après le début des opérations. Il est le plus haut responsable américain en visite dans ce pays depuis le coup d’état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016.

Un haut responsable de l'administration américaine accompagnant Joe Biden a indiqué que Washington souhaitait aider la Turquie à chasser l'Etat Islamique des zones frontalières et fournissait un appui aérien aux Turcs. Les avions américains ont mené huit frappes aériennes à Djarablous, a précisé Mercredi 24 Août 2016 un responsable du ministère de la défense des Etats Unis.

Lors d'une conférence de presse aux côtés de Joe Biden, le premier ministre turc, Binali Yildirim, a estimé que les Etats-Unis devaient revenir sur le soutien qu'ils accordent aux YPG afin d'empêcher une nouvelle escalade dans la région.

Allant dans le sens des turcs, Joe Biden a dit que Washington avait clairement signifié aux forces kurdes syriennes qu'elles devaient repasser à l'est de l'Euphrate, après avoir conquis la ville de Manbij, afin de conserver le soutien des Etats-Unis.

La Turquie et les Etats-Unis espèrent qu'en chassant l'Etat Islamique du secteur, ils pourront priver l'organisation d'une voie par laquelle, de longue date, elle reçoit des combattants étrangers et des financements grâce à divers trafics.

L'offensive du Mercredi 24 Août 2016 a débuté quatre jours après l'attentat suicide imputé à l'Etat Islamique qui a fait cinquante quatre morts lors d'un mariage à Gaziantep, dans le sud-est de la Turquie.

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