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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 20:41

http://www.enfantsdepalestine.org/br,74


LE HUITIEME CONGRÈS DÉPARTEMENTAL DU SYNDICAT DÉPARTEMENTAL DE L'EDUCATION NATIONALE CGT NORD (SDEN-CGT NORD), RÉUNI LES 25 ET 26 MAI 2 009 À SAINT-AMAND-LES-EAUX A ADOPTÉ LA MOTION SUIVANTE : MOTION PALESTINE

L'offensive criminelle israélienne à Gaza en décembre-janvier 2009 a fait plus de 1500 morts et plus de 5000 blessés. Cette guerre totale par air, terre et mer, a été menée contre le peuple palestinien avec la volonté de détruire l'ensemble des infrastructures et installations : écoles, hôpitaux, routes, mosquées... Ambulances et cimetière n'ont pas été épargnés par l'armée d'occupation israélienne qui a largué pendant trois semaines, jours et nuits, des bombes au gaz sur des bébés, des femmes et des vieillards.

Les responsables de ce que l'Union Juive Française pour la Paix appelle " une abjecte boucherie " doivent être jugés devant les tribunaux nationaux et internationaux. L'impunité dont a toujours joui l'Etat sioniste doit cesser, comme doit cesser la complicité active des Etats Unis, de l'Europe et en particulier de la France ainsi que de certains Etats arabes, avec un Etat qui bafoue les droits élémentaires du peuple palestinien depuis plus de 60 ans.

L'aggravation de la situation des Palestiniens de Gaza, de Cisjordanie, de Jérusalem, comme celle des citoyens israéliens d'origine palestinienne, s'accélère davantage avec l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite israélienne.

Considérant que l'Etat d'Israël perpétue l'occupation et la colonisation de la Palestine, au mépris du droit international , des résolutions de l'ONU et de la Convention de Genève, qu'il poursuit la construction illégale du mur de l'apartheid, qu'il maintient arbitrairement en prison des dizaines d'élus du peuple palestinien, des maires, des députés, des ministres ainsi que 11 000 Palestiniens dont près de 500 enfants, Considérant également que les fortes mobilisations populaires de janvier, où 20 000 manifestants de notre région ont témoigné leur solidarité internationale avec le peuple palestinien et auxquelles notre syndicat a pris part,

Le SDEN-CGT Nord, en application des statuts de la CGT qui défend " les valeurs humanistes et internationalistes ", qui agit " pour la paix et le désarmement, pour les droits de l'homme et le rapprochement des peuples ", s'engage, à l'instar de la campagne de boycott contre l'apartheid en Afrique du Sud, à répondre à l'appel des 172 associations palestiniennes et des anticolonialistes israéliens pour le " Boycott Désinvestissement Sanctions " (B.D.S.) à l'encontre d'Israël, boycott et désinvestissements économique, universitaire, culturel et sportif.

Le SDEN-CGT Nord s'engage à populariser la campagne B.D.S. et à y participer tant que le peuple palestinien n'aura pas recouvré tous ses droits nationaux dont le droit au retour.

Enfin, le SDEN-CGT condamne le silence assourdissant du syndicat israélien la Histadrout : ce syndicat, censé représenter les intérêts des travailleurs israéliens, a refusé de condamner les crimes du gouvernement israélien pendant ces 23 jours de bombardements sur la population affamée et assiégée par le blocus de Gaza. Le SDEN-CGT Nord demande à la CGT de rompre toute relation avec ce syndicat tant qu'il n'aura pas condamné la politique coloniale israélienne et appelle à renforcer ses liens avec les syndicats palestiniens.




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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 20:29

General Motors ou la fin d'une certaine Amérique (Associated Press)

Pendant des générations, General Motors a nourri l'histoire d'amour de l'Amérique avec l'automobile, construisant des voitures qui exprimaient le statut social de leur propriétaire et la puissance industrielle des Etats-Unis. Mais après avoir survécu aux guerres, à la concurrence internationale et à la Crise de 1929, le géant centenaire roule vers la faillite.

L'entreprise qui accompagna le passage du cheval à la Chevrolet et la Cadillac devrait se placer lundi sous la protection de la loi contre les faillites afin de procéder à une vaste restructuration d'où doit émerger un groupe allégé d'une bonne partie de sa dette et de ses salariés, et détenu à près de 75% par le contribuable américain. GM ne sera plus qu'une fraction de ce qui fut le premier constructeur automobile du monde.

"On emploie le mot de symbole à tort et à travers ces temps-ci mais General Motors mérite vraiment cette appellation", estime Robert Thompson, professeur de culture populaire américaine à l'université de Syracuse. "General Motors est devenue par bien des aspects une métaphore de l'ère industrielle des Etats-Unis." "Ce qui est bon pour General Motors est bon pour l'Amérique", aurait dit le PDG du groupe en 1955, Charlie Wilson.

William Durant a donné le départ le 16 septembre 1908 en fondant General Motors à Flint, dans le Michigan (nord-est), avec la seule marque Buick, avant d'en absorber une poignée d'autres en trois ans: Oldsmobile, Cadillac, GMC, Chevrolet et ce qui est aujourd'hui Pontiac, et encore un bon nombre au fil des années: Saturn, Hummer, Opel, Saab...

GM a introduit la transmission entièrement automatique, équipé la Chevrolet du premier moteur V8, doté la Cadillac des ailerons arrière et présenté en 1953 la très sportive Corvette. Ses ingénieurs ont même participé à la mise au point du premier coeur artificiel (le Dodrill-GMR).

On chante l'Oldsmobile ("In My Merry Oldsmobile"), Burt Reynolds se lance dans une course-poursuite au volant de sa Pontiac Firebird Trans Am dans "Smokey and the Bandit" ("Cours après moi, Shériff", 1977), tandis que David Hasselhoff combat le crime avec Kitt, une Pontiac Firebird Trans Am modèle 1982, dans la série "Knight Rider" ("K2000").

GM a vendu du rêve à tous les âges. Pour bien des Américains, la première Cadillac était le signe extérieur du succès. "On pouvait souvent évaluer votre style de vie et votre réussite d'après le genre de voiture GM que vous conduisiez à un moment donné", explique Robert Thompson. "La Cadillac incarnait le luxe, cela signifiait que vous aviez réalisé le Rêve américain."

Pour l'informaticien Tim Barnes, 55 ans, la Corvette, la voiture qui l'a séduit à 15 ans, incarne toujours ce Rêve américain. Sortie de l'usine Chevrolet de Flint en 1953, la Corvette est entrée dans la légende. "C'était l'essence même de la voiture sportive", se souvient M. Barnes, qui a acquis sa première Corvette, une décapotable, en 1967. "Je me souviens encore de l'immatriculation et si j'en trouvais une aujourd'hui, je l'achèterais!". Il a rencontré sa première épouse en travaillant sur des Corvette avec un ami, a ramené son premier fils de l'hôpital en Corvette, et espère bien avoir une Corvette dans son garage quand il mourra.

En 1979, GM employait encore 618.000 personnes: plus que n'importe quelle autre entreprise du pays.

Ce qui n'empêchait pas les critiques de monter: les voitures GM tombaient en panne, elles rouillaient, et pendant ce temps les Japonais introduisaient des Honda et Toyota qui semblaient inusables et ne nécessiter aucune réparation.

GM et les autres géants installés à Detroit commencèrent à se recentrer sur les camions et les voitures tout-terrain (ou 4x4) dont la vente dégageait des bénéfices suffisamment élevés pour couvrir les dépenses logiquement croissantes de retraite et de couverture santé des salariés. A la fin des années 1990, l'économie est florissante et GM écoule plus de camions et 4x4 que jamais, enregistrant des bénéfices records de 6,7 milliards de dollars en 1997.

Mais les enfants du baby-boom vieillissent, et avec eux GM, faute de petites voitures d'entrée de gamme susceptibles d'attirer les jeunes. Malgré de grandes campagnes publicitaires de rajeunissement, en 2008, l'acheteur moyen d'une Buick familiale avait 66 ans.

C'est une General Motors trop lourde au blason terni qui est entrée dans le XXIe siècle, avec trop de salariés, d'usines, de marques et de modèles. Comme sa rivale Chrysler, déjà en cours de restructuration devant le tribunal des faillites, GM perd des milliards de dollars même pendant les années où les Américains achètent plus de 16 millions de véhicules.

Avec l'augmentation du prix de l'essence, GM a tenté de produire des voitures plus économes, mais un peu tard. Avec la récession générale, les ventes d'automobiles aux Etats-Unis ont chuté de près de moitié. GM et Chrysler se sont effondrées sous leur propre poids. L'entreprise fondée par Billy Durant ne comptait plus que 88.000 salariés aux Etats-Unis l'an dernier, et ce nombre devrait encore diminuer avec la restructuration.

Herb Chambers, concessionnaire en Nouvelle-Angleterre depuis 25 ans, y voit la conséquence directe de la stratégie du géant de Detroit, qui a sous-estimé les petites Japonaises à leurs débuts sur le marché américain dans les années 1970 et 80. La part de marché de GM est tombée de plus de 50% en 1962 à 19% aujourd'hui. "Les coûts ont explosé, la technologie était en retard et la qualité n'était pas au rendez-vous", analyse ce professionnel.

Beaucoup se demandent maintenant si le dépôt de bilan de GM va risquer de saper encore ses ventes. On peut seulement constater que ce n'est pas le cas pour Chrysler jusqu'ici. Et Herb Chambers ne fait pas encore une croix sur General Motors: les constructeurs de Detroit ont par le passé prouvé leur faculté à surmonter leurs périodes les plus noires. AP



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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 20:20

Paris XXe : rixe avec des partisans de Dieudonné

31.05.2009, 15h50 | Mise à jour : 15h51

INFO LE PARISIEN. Une violente rixe a opposé, dimanche matin à Paris, des militants de la liste antisioniste de l'humoriste Dieudonné à plusieurs individus non encore identifiés pour l'instant. Dieudonné était présent au moment des incidents mais n'y aurait pas pris part. La bagarre a éclaté sur le marché de la rue des Pyrénées dans le XXe arrondissement vers 11 heures, alors que Dieudonné et ses partisans venaient faire campagne pour leur «liste anti-sioniste» aux Européennes. Trois personnes ont été blessées et cinq autres interpellées. Les auditions doivent maintenant déterminer les responsabilités.


www.leparisien.fr
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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 19:16

www.liberation.fr

Le camp Coupat soigne son droit

Tarnac. Les avocats du suspect se battent pour que le juge antiterroriste soit dessaisi.

Jean-Claude Marin, le procureur de la République de Paris, est furieux. La sortie hypermédiatisée de Julien Coupat de la prison de la Santé ferait passer pour blanc comme neige le principal suspect de l’affaire de Tarnac. Dans un communiqué diffusé vendredi, il rappelle que «M. Julien Coupat demeure mis en examen [notamment pour le chef] de direction ou organisation d’un groupement formé en vue de la préparation d’un acte de terrorisme». Selon lui, «cette mise en examen repose sur des charges significatives». Quelques heures plus tard, Coupat réplique en faisant appel de son contrôle judiciaire, qui l’oblige à se tenir entre Montreuil (Seine-Saint-Denis) et Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), à payer 16 000 euros de caution et qui l’empêche de voir sa compagne, Yildune Lévy.

La bataille médiatique continue avec un net avantage pour Coupat et ses soutiens. Une bataille qui en masque une autre. Celle qui se joue dans les galeries du Palais de justice entre le juge d’instruction Thierry Fragnoli et le parquet d’un côté, les avocats de l’autre. Ils s’opposent sur la qualification de l’affaire en terrorisme.

Incompétence.

Le 2 avril, les avocats ont ouvert les hostilités. Après la révélation du contenu du dossier d’instruction (et de sa minceur), les avocats des mis en examen ont convoqué une conférence de presse. Objet : annoncer une requête en déclaration d’incompétence à l’intention du juge. En d’autres termes, demander au juge antiterroriste de se dessaisir de l’affaire pour qu’elletombe dans le droit commun.

Le 6 mai, par une ordonnance, le juge a répondu. Pas de raison de lâcher le dossier. C’est une affaire de terrorisme qui relève de sa compétence.

Pour demander la requalification, Mes William Bourdon et Irène Terrel se sont attaqués à «l’infraction d’association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste», à «l’infraction de direction ou organisation» de cette association de malfaiteur (qui vise Coupat), et à «la notion de terrorisme». Ils se sont appuyés sur des textes de l’ONU qui, selon eux, «doivent primer sur le droit national», affirmant qu’il y a terrorisme lorsque les actes sont «de nature à porter atteinte à l’intégrité physique d’autrui». Or, les sabotages de trains ne pouvaient en aucun cas tuer.

Côté parquet, on a répliqué en se fondant sur le droit français, dans lequel «destructions, dégradations et détériorations», justifient des mises en examen dans un cadre antiterroriste, «non sur la notion de terreur, mais sur celle de l’intimidation».

Une position que reprend à son compte Thierry Fragnoli, invité à trancher. Pour lui, la définition du terrorisme de l’ONU n’en est pas une. Reste «l’intimidation» avancée par le parquet. Il retient une définition d’un texte européen qui explique que le terrorisme «vise à intimider gravement une population, ou à contraindre indûment un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque, ou à gravement déstabiliser ou détruire les structures fondamentales politiques, constitutionnelles, économiques ou sociales d’un pays ou d’une organisation internationale». En résumé, pas besoin de tuer pour être un terroriste.

Jurisprudence.

Leur requête rejetée, les avocats indiquent avoir formé un appel qui sera examiné par la chambre de l’instruction. Pour Me Bourdon, s’il y avait une jurisprudence «Coupat-Lévy», cela serait «ouvrir une boîte de Pandore toxique pour l’Etat de droit». Me Terrel complète : «On relie des actes entre eux, comme une espèce de petite mosaïque. Quelques bouts de fers sur une caténaire finissent par devenir des dégradations dans une entreprise terroriste. Demain, un simple tag pourrait devenir du terrorisme.»



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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 20:49

http://www.wsws.org/francais/News/2009/mai2009/dict-m25_prn.shtml

Le « débat » Obama-Cheney et la menace de dictature aux Etats-Unis

Par Joe Kishore

L’incroyable confrontation publique entre le président Barack Obama et l’ancien vice-président Dick Cheney survenue jeudi matin a dévoilé la fragilité du gouvernement constitutionnel et la profonde crise de la démocratie américaine.

Lors de son discours public aux Archives nationales de Washington, Obama a accusé la précédente administration de violer la Constitution. Ce discours d’Obama, consacré à la défense de sa décision de fermer le camp de prisonniers de Guantanamo, avait été planifié à la dernière minute. L’objectif était clairement de contrecarrer l’attaque de Cheney, le président en ayant été averti. 

L’attaque est survenue seulement quelques minutes après la fin des remarques d’Obama. Cheney, s’adressant à des membres d’un groupe de réflexion de droite du renseignement, a dénoncé le président de façon provocatrice et acerbe. Tournant en dérision les critiques d’Obama sur la politique d’ « interrogatoire musclé » de l’administration Bush, autrement dit la torture, l’ancien vice-président a presque accusé le président de vouloir aider et encourager les ennemis des Etats-Unis.

Cheney se trouve au centre d’une campagne de plus en plus incisive visant à mobiliser l’opposition au Congrès et, encore plus inquiétant, parmi ses alliés politiques et sympathisants dans l’armée et la Central Intelligence Agency, contre l’administration Obama. Le développement de l’influence de cette campagne a été reflété par le vote écrasant mercredi au Congrès qui s’est opposé au plan d’Obama de fermer la prison de Guantanamo. Le Sénat, dont la plupart des démocrates, soutenu par le témoignage du directeur du FBI, Robert Mueller III, qui a soulevé la menace posée par le transfert potentiel de prisonniers vers les pénitenciers des Etats-Unis, a voté contre la proposition de fermeture de Guantanamo.

En tentant de défendre les politiques de son administration, Obama a présenté ses propres décisions comme un certain effort d’arrière-garde désespéré pour rétablir le gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis après huit ans d’illégalité endémique de la part de l’administration précédente.

Il a souligné la gravité de la menace posée au pouvoir constitutionnel en faisant remarquer qu’il prononçait son discours dans un couloir qui affichait les documents fondateurs de la démocratie américaine : la Déclaration d’indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits. Obama rappela à son auditoire qu’il avait « juré de préserver, protéger et défendre la Constitution », et déclara que « nous ne devons jamais, par opportunisme, tourner le dos à ces principes durables ».

Obama a affirmé que sous la précédente administration, « notre gouvernement a pris des décisions basées sur la peur plutôt que la prévoyance; et bien trop souvent notre gouvernement a changé les faits et les preuves pour les adapter aux prédispositions idéologiques ».

Appelant au rétablissement de « la loi et du jugement en bonne et due forme », Obama a déclaré que « les décisions prises au cours des huit dernières années ont établi une approche légale improvisée pour combattre le terrorisme qui n’était pas efficace et qui ne pouvait être soutenue : un cadre qui n’était pas basé sur nos traditions légales et institutions de longue date et qui ne s’est pas laissé guider par nos valeurs ». Les politiques de l’administration Bush, a-t-il dit, ont miné « la loi ».

Dans la section la plus significative de son discours, qui nous informe sur la nature des luttes politiques qui ont fait rage aux plus hauts échelons de l’Etat, Obama a déclaré que les opposants de sa politique « adopte une perspective qui peut être résumée ainsi : “Tout est permis”. Leurs arguments suggèrent que l’objectif de la lutte contre le terrorisme peut justifier tous les moyens et que le président devrait avoir toute l’autorité voulue pour faire ce qu’il désire, admettant qu’ils soient d’accord avec ce président. »

Ayant recours à des euphémismes contredisant le sérieux de ses déclarations, Obama a mis en garde contre la présence de puissantes forces qui étaient prêtes à rompre avec les normes constitutionnelles : « De temps en temps, a-t-il dit, certains pensent que la sécurité et le succès des Etats-Unis exigent que nous nous éloignions des principes sacrés enchâssés dans cet édifice. Nous pouvons entendre de telles voix aujourd’hui. »

La voix principale à laquelle il faisait référence était celle de Cheney. Le président ne se serait pas senti obligé de répliquer à l’ancien vice-président si Obama le percevait comme un excentrique de droite mécontent. En fait, Obama sait que Cheney, celui qui prenait vraiment les décisions dans l’administration Bush et l’homme qui avait dirigé un gouvernement secret, détient une énorme influence au Pentagone, à la CIA et dans d’autres sections moins connues de la bureaucratie du renseignement et de l’armée qui exerce un vaste pouvoir et qui n’est responsable devant personne.

Dans ses remarques devant l’American Enterprise Institute, Cheney est passé à l’offensive contre Obama, traitant personnellement avec mépris l’administration et le président.

Les critiques d’Obama des méthodes d’interrogatoire « sont très injustes envers ceux qui travaillent dans les renseignements et les avocats qui méritent beaucoup mieux pour leurs services dévoués, » a déclaré Cheney. « Le danger ici est la perte de l’emphase sur la sécurité nationale et ce que ça requiert. »

Sur un ton menaçant, Cheney ajouta : « Je conseillerais à l’administration d’être très prudente à l’avenir. »

L’ancien vice-président a pratiquement accusé Obama d’aider les terroristes et de commettre une trahison.

« Divulguer les mémos des interrogatoires étaient absolument à l’opposé des intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis, » a-t-il déclaré. « De l’information top secrète se retrouvent maintenant dans les mains des terroristes, qui viennent de recevoir un important ajout dans leur manuel d’entraînement. Partout dans le monde, les gouvernements qui nous ont aidés à capturer des terroristes vont craindre que des opérations conjointes sensibles soient compromises. Et ceux qui travaillent à la CIA se demandent s’ils peuvent dépendre de la Maison-Blanche ou du Congrès pour obtenir un appui lorsque les choses vont se corser. »

Ces mots étaient particulièrement provocateurs et inquiétants, vu qu’ils évoquent délibérément des souvenirs des ressentiments de ceux qui travaillaient à la CIA contre l’administration Kennedy après l’invasion manquée de la baie des Cochons en 1961.

Cheney a joyeusement fait remarquer que la décision de divulguer les mémos a été opposée par des gens à la tête de l’administration Obama, incluant le directeur de la CIA, Leon Panetta, et le directeur du renseignement national, Dennis Blair.

Cheney s’est moqué de la « fausse indignation » de ceux qui ont critiqué les méthodes d’interrogation employées par l’administration Bush. « Au cours de ma longue expérience à Washington, peu de choses ont suscité autant d’indignation artificielle et de faux moralisme que les méthodes d’interrogation utilisées contre quelques terroristes capturés. » Il ajouta que les critiques de ces méthodes « ne sont pas dans une position pour sermonner quiconque sur les “valeurs” ».

Sans ambiguïté, l’ancien vice-président a défendu les techniques d’interrogation de l’administration Bush, insistant que « complètement exclure les méthodes d’interrogations musclées dans le futur est imprudent à l’extrême ».

Il a continué en dénonçant la décision d’Obama de fermer Guantanamo, en lançant un avertissement : « Je pense que le président trouvera, après réflexion, que d’amener les pires terroristes aux États-Unis sera cause de grands dangers et regrets dans les années à venir. »

Ce n’est pas une exagération que d’affirmer que cette confrontation publique entre Obama et Cheney n’a pas de précédent dans l’histoire américaine moderne. Croire que cet échange amer entre le président et l’ancien vice-président ne soulève pas d’importantes questions sur la viabilité de la démocratie américaine est le comble de la complaisance.

Soyons clairs : Cheney parle pour les sections puissantes de la classe dirigeante, soutenue par des sections substantielles de l’appareil militaire et des services du renseignement, qui sont profondément hostiles à la démocratie.

Quant à Obama, sa propre position est minée par des contradictions politiques profondes et insolubles. Son plaidoyer pour que la constitution soit respectée est complètement infirmé par le fait que son administration a accepté sans question les prémisses essentielles sur lesquelles étaient basées la politique étrangère de l’administration Bush : les Etats-Unis mènent une lutte desespérée contre le « terrorisme ».

Tout en s’opposant à certains gestes de l’administration Bush, Obama évite prudemment de défier le mensonge politique fondamental à l’origine de tous ses crimes.

« Al-Qaïda planifie activement une autre attaque contre nous » a déclaré Obama dans le même discours mardi. « Nous savons que cette menace planera sur nous pour longtemps et que nous devons utiliser tous les  composantes de notre pouvoir pour la défaire. »  Et en fait, a affirmé Obama, son administration mène cette lutte de façon plus cohérente en « luttant contre les extrémistes en Afghanistan et au Pakistan qui nous ont attaqué le 11-Septembre ».

Si Obama dit la vérité (que l’administration précédente a adopté une politique où « tout était permis »), alors les responsables doivent être poursuivis en tant que criminels politiques. Au lieu de cela, Obama est venu à leur défense en les décrivant comme étant trop zélés dans la poursuite d’une noble cause. « Confronté à des menaces incertaines, a-t-il dit, notre gouvernement a pris une série de décisions rapides. Et je crois que ces décisions étaient motivées par le désir sincère de protéger la population américaine. »

En deux occasions, Obama a insisté que personne ne serait amené en justice pour les politiques de huit dernières années. Il s’est opposé à la création d’une commission indépendante et a insisté qu’il n’y aurait aucune tentative de « se concentrer sur le passé ».

En indiquant qu’il ne poursuivra les conspirateurs autour de Cheney, Obama ne continue en fait que sa politique de couardise et d’accommodation qui a caractérisé son administration depuis sa mise en place. Chacune des ces concessions a encouragé les sections les plus à droite de l’Etat et a facilité la conspiration contre les droits démocratiques.

La temporisation d’Obama,  ses reculs constants, sont déterminés par les intérêts de classe qu’il représente. Peu importe les critiques qu’il fera de la politique de l’administration Bush, Obama a les mêmes objectifs essentiels. En termes de sa politique intérieure, il a continué à donner d’immenses sommes aux banques et aux investisseurs de Wall Street. En termes de  politique militaire, il continue l’occupation de l’Irak tout en élargissant la guerre en Afghanistan et au Pakistan. Sa défense de la légalité est contredite par le fait que son administration a remis sur pied les commissions militaires pour juger les prisonniers de Guantanamo, a refusé de publier les photos sur la torture et, en général, a maintenu les mesures antidémocratiques de son prédécesseur.

Malgré les avertissements que donne Obama sur l’érosion de la démocratie aux Etats-Unis, son administration, par ses actes mêmes, en facilite et en accélère l’effondrement. Il est impossible de combiner la guerre impérialiste avec la démocratie. La dernière ne peut survivre sans une opposition à  la première.

Obama est incapable d’exposer le véritable contenu social et politique de l’attaque de Cheney, parce que cela demanderait d’exposer les objectifs politiques et les intérêts de classe réactionnaires qui motivent la « guerre au terrorisme ». De plus, cela demanderait un appel à une large mobilisation du peuple américain en défense des droits démocratiques. Mais dans une époque où l’administration met en œuvre une politique intérieure qui défend les intérêts de l’élite financière, l’administration Obama n’a pas l’intention de soulever le mécontentement populaire.

La défense des droits démocratiques ne peut être entreprise  par aucune faction de la classe dirigeante. Les institutions de la démocratie américaine sont déjà dans un état avancé de désintégration.

La défense des droits démocratiques dépend de l’organisation politique indépendante de la classe ouvrière.

(Article original anglais paru le 22 mai 2009)



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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 20:27

En Guadeloupe, la tragédie de "Mé 67" refoulée

LE MONDE | 26.05.09 | 17h38  •  Mis à jour le 27.05.09 | 09h37

Pointe-à-Pitre, envoyée spéciale

Le jour se lève à peine. On a tiré toute la nuit dans Pointe-à-Pitre. Le feu ne s'est calmé qu'aux petites heures du matin, dans l'épuisement et la peur. Ce samedi 27 mai 1967, Max Jasor, 13 ans, le fils du libraire, est très tôt levé, dans l'appartement familial de la rue Barbès. Au no 25, devant la porte en fer grillagée, on a jeté un homme comme un sac. Il a plusieurs côtes brisées, la mâchoire enfoncée, des dents cassées. Du haut de l'escalier, l'adolescent ne voit qu'une masse informe, qui geint. Son père, Hubert Jasor.

La veille, vendredi 26 mai, des émeutes ont éclaté place de la Victoire, en début d'après-midi, puis se sont propagées dans Pointe-à-Pitre et ses faubourgs. Un millier d'ouvriers du bâtiment, en grève depuis le 24 mai pour obtenir une augmentation de salaire, se sont massés autour de la darse, dès la fin de la matinée.

Huit mois auparavant, le cyclone Ines a ravagé la Guadeloupe, faisant 32 morts et des millions de francs de dégâts. Les ouvriers du bâtiment ont du travail - mais peu de revenus. Ils attendent le résultat de négociations qui traînent à la chambre de commerce. Dans le petit bâtiment blanc de style colonial, au bord de la place - aujourd'hui office du tourisme -, patronat et syndicats se séparent sur un échec.

Hubert Jasor n'a rien à voir avec cette grève. Le libraire a bien été inquiété plusieurs fois pour avoir, l'un des premiers, cru à l'avenir des écrivains antillais. C'est une époque où les livres de Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs ou Les Damnés de la terre, avec sa célèbre préface de Jean-Paul Sartre, sont saisis par la police.

Une époque où littérature se confond avec politique et se conjugue avec décolonisation. Le père aime aussi Voltaire et les encyclopédistes, Racine et les tragédies, Balzac et le roman, les six enfants ont intérêt à connaître leurs classiques. "Un peu comme Prométhée avait volé le feu aux dieux, il fallait voler la lecture aux Blancs", dit aujourd'hui Max Jasor.

Cet après-midi du vendredi 26 mai, Hubert Jasor se pointe sur la darse. Un bâtiment de la marine nationale est au mouillage, les marins en ville. Un matelot blanc est pris à partie par la foule, Jasor s'interpose, une balle lui frôle la nuque. Puis il est blessé par le coup de crosse d'un gendarme. Recousu à l'hôpital Ricou, le libraire rentre chez lui, quand une patrouille de "képis rouges" l'arrête. L'insulte. Emmené dans la cour de la sous-préfecture, il y est battu comme plâtre.

Caché sous des corps inertes, Hubert Jasor entend ces mots qui le glacent : "Les morts, on les fout à la darse ou à la Gabarre" - le pont qui sépare Grande-Terre de Basse-Terre. Vers 4 heures du matin, reconnu par les forces de l'ordre, il échappe à son calvaire. Conduit à la gendarmerie, il entend des têtes cogner contre les murs, lors d'interrogatoires où les aveux pleuvent à la vitesse des coups. "Ils l'ont arrêté puis l'ont jeté devant la maison", raconte son fils.

Depuis des heures déjà, la situation a dégénéré en une violence incontrôlable. Une phrase, que son auteur présumé jure ne jamais avoir prononcée, a fait en un éclair le tour des manifestants et déclenché l'émeute, en tout début d'après-midi : "Quand les nègres auront faim, ils se remettront au travail." Georges Brizard, le président du syndicat des entrepreneurs du bâtiment, patron de la Socotra, l'aurait prononcée. C'est lui qui négocie avec la CGT Guadeloupe. Le Savoyard, bonhomme costaud et fort en gueule, moustache en balai-brosse, a la réputation de ne pas mâcher ses mots. Les CRS devront l'évacuer en urgence, et le plus discrètement possible.

L'un des fils de cet ingénieur agronome, Michel Brizard, 62 ans aujourd'hui, patron d'une PME dans la zone industrielle de Jarry, raconte que son père a été mortifié de vieillir avec cette tache. "Non seulement parce que je ne l'ai pas dit, mais parce que même si j'en avais eu envie, je n'aurais pas osé", lui répétait ce dernier, désormais décédé.

Sur la place, deux sections de 25 CRS et un peloton de 14 gendarmes gardent la chambre de commerce et, en face, la sous-préfecture. Les gardiens de la paix, dépourvus d'équipement de protection, ont été retirés. Au bord de l'eau, où accostent d'ordinaire les bateaux chargés de sel de Saint-Martin ou de boeufs vivants de Porto-Rico - qui s'échappent parfois, semant la panique dans la ville -, des conques de lambis sont entassées. Ce mollusque, spécialité culinaire antillaise, est vendu sans sa lourde coquille, hérissée de six pointes. Les conques, dont les esclaves usaient comme d'une trompe pour communiquer, vont devenir une arme redoutable.

La première atteint un CRS en pleine tête : il a enlevé son casque pour s'éponger, à cause de la chaleur. Il s'écroule, évacué par deux collègues. Jean Chomereau-Lamotte, seul journaliste sur place, témoin de la scène, prend une photo. "Qu'est-ce que vous foutez là ?", lui a demandé le chef de la section de CRS. Il a brandi sa carte de presse, no 19797.

Après une sommation du commissaire Canales, qu'aucun témoin n'a entendue,

le feu se déclenche. "Ils utilisaient des MAT 49 (Manufacture d'armes de Tulle) qui ont beaucoup servi en Algérie", témoigne Chomereau-Lamotte. Il entend les balles ricocher sur la fontaine de la place, au milieu des gaz lacrymogènes, et tout à coup, un cri : "Yo pren Nestor !" Ils ont tué Nestor. Cette nouvelle va porter la tension à son paroxysme.

"Jacques Nestor, membre du GONG, et l'un des principaux meneurs", comme l'écrira le préfet Pierre Bolotte, vient de recevoir une décharge en plein ventre. Il meurt en arrivant à l'hôpital. Le GONG, Groupe d'organisation nationale de la Guadeloupe, est la cible désignée pour les autorités. Ce ne sont que quelques dizaines de personnes, mais très actives et très surveillées. Le groupe indépendantiste, créé en 1963 à Paris par une soixantaine de militants anticolonialistes, pour la plupart issus de l'AGEG (Association générale des étudiants guadeloupéens), est même devenu une obsession pour le préfet. Il produit sur ce sujet pléthore de notes pour sa hiérarchie.

Louis Théodore le sait bien, qui passera dix ans dans la clandestinité. Cet ex-militant de l'AGEG, membre du Front antillo-guyanais, organisation interdite, a rencontré Mao, le Che, Ben Bella, voyagé dans les pays de l'Est, au beau milieu de la guerre froide. Quand un camarade vient le trouver, à l'école de Gérard Lauriette - dit "Papa Yaya", figure de la créolité guadeloupéenne -, où il enseigne, il n'hésite guère. "Loulou, Jackie est mort", lui a dit son ami en lui montrant un mouchoir imbibé de sang. "Il y avait énormément d'arrestations. La répression commençait, et je savais qu'ils frapperaient tout le monde." Ces militants avaient été formés avec l'idée qu'ils devraient un jour se cacher, et ils avaient pris des dispositions. "On se déplaçait tout le temps. On a fait rentrer Sonny Rupaire (militant nationaliste et poète) de Cuba. On était un petit noyau." En une nuit, ils sont capables de mobiliser quarante personnes pour couvrir la Guadeloupe de tracts et d'inscriptions.

Mais, dans Pointe-à-Pitre, ils n'organisent rien, ces 26 et 27 mai. Près de 56 % de la population de l'île a moins de 20 ans, en cette fin des années 1960. Devant les CRS, les jeunes voient rouge. Des barrages sont érigés partout, des voitures incendiées, le supermarché Unimag, au bout de la rue Frébault, pillé, les pierres volent. Et surtout, l'armurerie Boyer, rue Delgrès, en centre-ville, a été dévalisée. Noir ou Blanc, il ne fait pas bon être dans les rues.

Le jeune Jasor a raccompagné chez lui l'un de ses copains du lycée Carnot pour le protéger, car il a la peau si claire qu'il pourrait passer pour un Blanc. Au retour, il observe, médusé, une femme noire, assez sophistiquée, que l'on questionne méchamment sur un barrage : "Tu es noire ou tu es blanche ?" Elle : "Je n'ai pas à répondre à cette question." Alors que son véhicule est secoué de plus en plus fort, elle se met à pleurer et dit en créole : "Zot pa ka voué an nwé ?" ("Vous ne voyez pas que je suis noire ?")

Serge Glaude, fils de notables guadeloupéens qui a participé à la fondation du GONG, est enseignant au collège de Sainte-Rose. Il a alors 32 ans. Le jeudi, il a conjuré en vain "Kiki" Nestor de quitter Pointe-à-Pitre. Ce dernier lui a raconté que, la veille, il est allé tirer du commissariat un vieux à qui la police avait pris son vélo et qu'il a été, à cette occasion, pris en photo "en long en large et en travers". Quand il apprend sa mort, Serge Glaude tente de se rendre à la veillée funèbre avec deux amis. Des gendarmes mobiles arrêtent son ID 19. "J'ai fait l'Algérie : ces gars étaient dopés au vin rouge et au bismuth. Ils sautillaient sur place en disant : "On va tirer."" L'enseignant assure que certains d'entre eux parlaient mal le français, des légionnaires. On lui intime l'ordre de descendre de voiture. "Le couvre-feu, on s'en fout. On a ordre de tirer sur les nègres comme sur des lapins." Il est aligné contre un mur quand arrive une Jeep de gendarmes, avec un chef de détachement. Les hommes baissent tout de suite leur arme.

Outre les CRS et les forces de police déjà sur place, le préfet Bolotte reçoit vers 1 heure du matin le renfort de deux pelotons venus de Martinique. Dans l'après-midi, il a aussi pris la décision de ramener sur Pointe-à-Pitre un escadron de gendarmes mobiles sur le point d'embarquer à l'aéroport du Raizet. Leurs armes sont déjà dans l'avion. Ce sont ces "képis rouges" qui ont laissé le pire souvenir. Ces hommes avaient été appelés en renfort au mois de mars, lors d'incidents qui avaient éclaté à Basse-Terre avec Srnsky, un militant de l'UNR, le parti gaulliste.

Propriétaire du magasin de chaussures Sans Pareil, il avait lancé son berger allemand contre un cordonnier-cloutier ambulant, un Noir infirme nommé Balzinc, qui s'était installé sur le trottoir devant sa boutique. Le commerçant blanc, exfiltré par le préfet, avait échappé de peu au lynchage, et sa Mercedes avait fini à l'eau. L'affaire a surtout servi aux Renseignements généraux pour établir des listes de militants à surveiller, voire à arrêter, parmi lesquels le docteur Pierre Sainton, l'un des fondateurs du GONG.

En fin d'après-midi, le préfet reçoit la visite du maire communiste de Pointe-à-Pitre, Henri Bangou. Voici comment il le décrit à son ministre de tutelle, le général Pierre Billotte, avant une visite que ce dernier doit effectuer dans l'île : "Le docteur Bangou, c'est un problème que vous connaissez très bien. Vous le reconnaîtrez vite : il est très grand, une tête très intelligente, un aspect avenant et fort bien élevé." La description tient toujours la route. Au plus fort des troubles, le maire a ceint son écharpe et s'est rendu, accompagné d'une partie de ses adjoints, vers le marché central, où des groupes de jeunes font face aux CRS. "Je vais haranguer la foule, pour dire : calmez-vous", explique-t-il. Mais l'épisode tourne court, l'équipe municipale est obligée de battre rapidement en retraite. Lorsque le maire demande au préfet de retirer les forces de l'ordre, celui-ci refuse. "Il m'a répondu qu'il ne pouvait pas. Qu'il
avait été accusé de mollesse lors des événements de Basse-Terre."

La chasse à l'homme a commencé. Dès le 26 mai au soir, à 18 h 45, le préfet envoie un long télégramme au ministre, qui mentionne notamment ceci : "Ai ordonné arrestation principaux meneurs dont TOMICHE, secrétaire syndical employé de commerce et récemment exclu du comité central du Parti communiste STOP." Sur une radio amateur, Paul Tomiche capte les ondes de la police : il faut amener le propriétaire de "l'Opel Corsa 77 MV, Max, Victorine, mort ou vif à Petit Papa" (la gendarmerie de Petit-Pérou). Sa voiture. Il se cache à Bergevin, puis beaucoup plus loin, à Petit-Canal. Coupe sa barbe. Part au Moule. L'Etincelle, l'organe du PCG, titrera : "Les aventuriers ont pris la fuite." Il sera arrêté et fera onze mois de prison.

Le bilan officiel tiré par Pierre Bolotte pour le ministère, dans un télégramme daté du 30 mai, est le suivant : "Sept morts identifiés. Possibilité autres victimes non déclarées." Ce sont tous des manifestants. Il y a de nombreux blessés parmi les civils, mais combien ? Pour les forces de l'ordre : "Armée, un sous-lieutenant sérieusement blessé. Gendarmerie, six gradés et gendarmes, dont deux par armes à feu. CRS, vingt-sept gradés et gardiens, dont dix gravement et quatre blessés par armes à feu." Vingt-sept arrestations de droit commun ont lieu, et vingt et une inculpations. Dix inculpés écopent de peines de prison ferme. Les arrestations vont se poursuivre. Le dimanche 30 mai au soir, à la préfecture de Basse-Terre, les ouvriers, qui demandaient une augmentation de 2,5 %, en obtiennent une de 25 %.

Un autre procès a lieu, à Paris, du 19 février au 1er mars 1968, à la Cour de sûreté de l'Etat, où 18 indépendantistes guadeloupéens sont jugés pour atteinte à l'intégrité du territoire français. La raison ? Leur appartenance au GONG, supposé avoir organisé les émeutes de Pointe-à-Pitre, bien que le rapport du commissaire Honoré Gévaudan, en juin 1967, ait clairement écarté cette hypothèse. Aimé Césaire et Jean-Paul Sartre feront partie des témoins de la défense.

Le préfet Bolotte n'aura jamais à répondre de ses actes, il ne paraîtra dans aucun procès. Il a été enterré le 27 mai 2008. Le commissaire Canales n'ira pas non plus à la barre, prétextant une dépression nerveuse. Glaude, Makouke, Sainton et Théodore ont pris quatre ans avec sursis. Deux inculpés ont eu trois ans avec sursis. Tous les autres, dont Lauriette et Rupaire, ont été acquittés. C'est dans la préface des Damnés de la terre que Jean-Paul Sartre écrivit : "Les voix jaunes et noires parlaient encore de notre humanisme, mais c'était pour nous reprocher notre inhumanité." Depuis 1967, aucun CRS n'a remis les pieds dans l'île.

Béatrice Gurrey
Article paru dans l'édition du 27.05.09




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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 21:10

Le parquet de Paris ne s'oppose plus à la remise en liberté de Julien Coupat (Associated Press)

Le parquet de Paris ne s'oppose plus à la remise en liberté de Julien Coupat, présenté comme le chef d'une cellule soupçonnée de sabotages de caténaires SNCF, a-t-on appris mercredi soir de source judiciaire.

Ecroué depuis le 15 novembre dernier à la prison parisienne de la Santé, Julien Coupat a été entendu mercredi après-midi par le juge d'instruction en charge de cette affaire. Sa remise en liberté pourrait intervenir jeudi, précise-t-on de source judiciaire.

Julien Coupat est mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et "direction d'une structure à vocation terroriste", des chefs passibles de la cour d'assises. Il a toujours protesté de son innocence.

On explique de source judiciaire que le juge d'instruction avait demandé mardi au parquet de se prononcer sur une éventuelle remise en liberté de Julien Coupat. Le parquet ne s'y pas opposé à l'issue de l'audition mercredi, estimant qu'il n'y avait plus de risques de "concertation frauduleuse" entre les neuf personnes mises en examen ni de risques de pression sur les témoins.

Le parquet s'était jusqu'à présent opposé plusieurs fois à la remise en liberté de Julien Coupat. Ses avocats et ceux des autres mis en examen ont toujours dénoncé une "instrumentalisation politique" de ce dossier. Sur les neuf mis en examen, cinq sont soupçonnés d'avoir participé à des actes de malveillance ayant visé la SNCF. Proches de la mouvance qualifiée d'"anarcho-autonome" par la police, ces personnes sont suspectées d'avoir formé une "cellule invisible".

Dans un entretien publié lundi par "Le Monde", Julien Coupat a qualifié de "petite vengeance" la prolongation de sa détention. Répondant par écrit aux questions du quotidien, il a dénoncé une "fable médiatique sur notre compte, celle du petit noyau de fanatiques portant l'attaque au coeur de l'Etat en accrochant trois bouts de fer sur des caténaires".

Par ailleurs, Julien Coupat a nié être l'auteur du livre "L'insurrection qui vient", versé au dossier d'instruction, dont il dit être "un lecteur". "Il n'y a pas d"affaire de Tarnac', pas plus que d"affaire Coupat'", a-t-il poursuivi dans cet entretien. AP



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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 19:04

La gauche est au pouvoir en France

http://lesbourdins.chez-alice.fr/JY/Bulletin030.htm

Eh oui, la gauche est au pouvoir, et on ne vous l'avait même pas dit. C'est pourtant facile, un coup de Google, et hop la liste est partie. J'en ai trouvé 18, mais ce n'est pas complet. Il y a  Bernard Kouchner, Militaires Sans Frontières. Il y a Richard Descoings, directeur de Sciences-Po, chargé de mission de Xavier Darcos. Il y a Michel Rocard, ambassadeur aux pôles (arctique et antarctique). Il y a Jack Lang, émissaire spécial du Président de la République pour Cuba. Il y a Fadela Amara, auteure de "La Racaille de la République", Seuil 2006. Il y a Eric Besson, ministre des ratonnades. Il y a Brice Lalonde, ambassadeur chargé des négociations climatiques. Il y a Martin Hirsch, commissaire aux pauvres et aux jeunes. Il y a Jean-Marie Bockel, ancien combattant.

Il y a Jean-Pierre Jouyet : "Nommé par Nicolas Sarkozy à la tête de l'Autorité des marchés financiers (AMF) le 14 novembre 2008. Par un arrêté ministériel du 19 janvier 2009 publié au Journal Officiel le 14 février 2009, l'indemnité de fonction à ce poste a été portée de 149 000 à 220 000 € avec effet rétroactif à la date de sa nomination."

Il y a Jacques Attali, président de la commission chargée des propositions pour enfoncer la France dans la crise. Il y a Marin Karmitz, animateur du conseil pour la création artistique. Il y a François Zimeray, ex-député européen socialiste, ambassadeur pour les droits de l’Homme. Il y a Philippe Val, le chien. Il y a Jean Daniel, celui qui déjeune.

Il y a Denis Olivennes, directeur de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur : "Il y a presque deux ans, Christine Albanel, en accord avec le président de la République, m’a chargé d’une mission qui consistait à obtenir un accord entre les parties concernées pour trouver une solution au piratage. Elle s’est adressée à quelqu’un de gauche car elle voulait que le sujet soit non partisan. On a abouti à un accord sur un dispositif de riposte graduée."

Il y a Bernard Tapie, futur PDG du Club Med avec nos sous. Il y a Dominique Strauss Kahn, représentant personnel de Nicolas Sarkozy au FMI. Et puis alors il y a Claude Allègre. Franchement, Sarko, il y en a déjà 18 avant lui, tu pourrais pas mettre Juppé à la place ? S'il te plaît, Monsieur le président, s'il te plaît !

Jean Yves Bourdin.





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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 18:45

www.socialisme-maintenant.org


www.wsws.org  

La faillite de Chrysler , par Tom Eley et Barry Grey
 
Ce jeudi, le président américain Barack Obama a annoncé lors d’une conférence de presse que Chrysler, le troisième constructeur automobile américain, était en faillite et se plaçait sous le chapitre 11 de la loi américaine sur la faillite. Obama a déclaré que ce processus permettrait de « sauver des emplois » et serait rapide et sans douleur.

Il n’a fallu que quelques heures pour que ses paroles se révèlent être mensongères. Toutes les usines de Chrysler seront fermées pour la durée du processus de faillite et au moins six d’entre elles sont définitivement fermées. Des analystes ont affirmé que la faillite de Chrysler pourrait traîner en cour et que la compagnie pourrait être liquidée. Beaucoup de travailleurs de Chrysler ne mettront plus jamais les pieds dans leur usine.

Dans ses commentaires de jeudi dernier, Obama a cherché à faire porter le blâme de la faillite à une poignée de fonds spéculatifs et autres détenteurs d’actions qui ont refusé de diminuer la dette de Chrysler. Cela est un écran de fumée. En fait, c’est l’administration Obama qui a mis Chrysler en faillite.

L’administration, en accord avec les Travailleurs unis de l’auto (United Auto Workers, UAW), Chrysler et Fiat, a soulevé la menace de la faillite pour forcer les travailleurs de l’auto à accepter d’immenses concessions. Une fois les concessions acceptées, Chrysler a été soumis au chapitre 11.

Les UAW ont joué un rôle clé dans cette conspiration en empêchant toute résistance des travailleurs.

Dans un communiqué de presse, les dirigeants des UAW n’ont donné aucune explication sur le reniement de leur promesse que l’acceptation de nouvelles et importantes concessions empêcherait la faillite et protégerait les emplois. Ils ont toutefois annoncé que les UAW chercheraient à utiliser les tribunaux de faillite pour officialiser les concessions qu’ils ont réussi à arracher aux travailleurs. « Les UAW vont se joindre au gouvernement américain, à Chrysler et à Fiat pour demander à la cour des faillites des Etats-Unis que les ententes contractuelles ratifiées par les membres des UAW soient immédiatement approuvées », peut-on lire.

Lorsque Chrysler sortira de la faillite, si même il en sort, les UAW en deviendront le principal actionnaire. Les UAW pourraient aussi bientôt avoir 40 pour cent des parts de General Motors, un autre grand constructeur automobile qui envisage déclarer faillite.

Ces événements démontrent que les UAW ne sont plus un syndicat que de nom. Ils sont une entreprise qui tire la plus grande partie de ses revenus de l’augmentation de l’exploitation de ses « membres », en plus des cotisations déduites automatiquement des chèques de paie du nombre décroissant de ceux qui travaillent encore.

La transformation des UAW en une entreprise est le résultat d’un processus historique ayant débuté il y a des dizaines d’années. Cette transformation tire sa source dans la perspective politique de droite sur laquelle sont basés les UAW ainsi que le reste du mouvement syndical officiel.

Dans leur lutte contre la destruction de leurs emplois, conditions de vie et conditions de travail, les travailleurs de l’auto ne trouveront pas d’adversaires plus acharnés que les UAW. Il est essentiel que ces luttes, qui doivent commencer maintenant avec l’organisation de comités de membres de la base indépendants des UAW, soient basées sur les leçons politiques des événements ayant mené au désastre actuel.

Plusieurs aspects de la perspective politique des UAW ont mené à son effondrement et à sa transformation en instrument d’exploitation des travailleurs.

* La défense du capitalisme et l’opposition au socialisme : Dans les luttes de masse qui ont mené à la création des UAW dans les années 1930, les travailleurs les plus militants étaient animés par les idéaux du socialisme. Mais la direction syndicale a très tôt rejeté toute lutte pour une restructuration radicale ou une réforme démocratique de la vie économique américaine, voire une transformation révolutionnaire sur la base de principes socialistes. Après la Deuxième Guerre mondiale, de laquelle les Etats-Unis sont sortis en tant que puissance capitaliste dominante, les UAW se sont ralliés à la campagne de l’élite dirigeante américaine visant à obtenir l’hégémonie mondiale. Ils ont ainsi soutenu la politique de la guerre froide à l’étranger et de la chasse aux sorcières contre les communistes aux Etats-Unis mêmes. Les UAW ont organisé une purge des éléments socialistes et radicaux qui avaient joué un rôle clé dans la création du syndicat.

La bureaucratie syndicale qui s’est consolidée sur cette base réactionnaire a identifié ses intérêts avec la rentabilité des trois grands constructeurs américains. Cela signifie que les emplois et les salaires des travailleurs dépendent entièrement de la suprématie économique et industrielle sans partage des Etats-Unis. Lorsque cette suprématie a commencé à s’éroder, les UAW ont adopté comme politique la collaboration avec les compagnies pour renverser les gains que les travailleurs avaient obtenus dans les luttes précédentes.

* Le nationalisme : L’identification des intérêts des travailleurs avec ceux des patrons est liée au nationalisme. Les UAW rejettent le principe fondamental que les travailleurs de tous les pays sont unis dans une lutte commune et qu’ils ne peuvent défendre leurs intérêts qu’en s’unissant internationalement avec leurs frères et sœurs de classe. L’économie mondiale devenant de plus en plus intégrée et dominée par des compagnies transnationales qui mènent leurs opérations à l’échelle mondiale et cherchent les salaires les plus bas sur la planète, il a été démontré que l’orientation nationaliste des UAW est une impasse pour les travailleurs.

Plutôt que faire pression sur les compagnies de l’industrie automobile pour qu’elles fassent des concessions aux travailleurs, les UAW ont plutôt commencé à faire pression sur les travailleurs pour qu’ils fassent des concessions aux compagnies. Les UAW ont cherché à monter les travailleurs américains contre les travailleurs canadiens, mexicains, européens et japonais, insistant qu’ils devaient accepter des salaires moins élevés et l’élimination d’emplois pour que « leurs » compagnies américaines soient plus concurrentielles. La spirale descendante des emplois et du niveau de vie qui en a résulté a mené au désastre que l’on connaît aujourd’hui.

* L’alliance avec le Parti démocrate : Lors des luttes de classe qui ont établi les UAW, comme les grèves d’occupation de Flint et d’autres villes, la direction des UAW a rejeté une lutte pour l’organisation politique indépendante de la classe ouvrière, attachant plutôt les travailleurs au Parti démocrate. C’était là l’expression au niveau politique de sa défense du capitalisme.

Ce soutien a privé les travailleurs de tout moyen de s’opposer de façon efficace à l’offensive que mène la classe dirigeante depuis trente ans maintenant (offensive qui a commencé en 1979-80 avec le sauvetage de Chrysler), tant sous les gouvernements démocrates que républicains.

Cette politique a abouti à l’élection d’Obama, avec le soutien des UAW, et la mise en place d’un gouvernement qui fonctionne comme l’agent direct de Wall Street. L’alliance des UAW avec les démocrates prend aujourd’hui la forme d’un front uni de l’administration Obama et des UAW pour imposer des salaires et des conditions de travail de misère que l’on ne connaissait plus depuis les usines non syndiquées des années 1930.

Il est urgent que les travailleurs tirent les conclusions de toute cette expérience qui a mené à la faillite de Chrysler et à celle imminente de General Motors.

Les travailleurs doivent revenir aux traditions militantes des générations passées. Ils doivent lutter pour jeter les patrons des UAW hors des usines, tout comme les pionniers des syndicats industriels des années 1930 ont rompu avec l’AFL pour organiser la résistance des travailleurs au despotisme industriel et aux conditions de travail de misère. Ils doivent élire des comités d’usines pour organiser des manifestations, des grèves et des occupations d’usine contre les mises à pied, les fermetures d’usine et les concessions imposées par les UAW. Ils doivent faire appel à tous les travailleurs de l’automobile aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique, en Europe et en Asie, pour qu’ils s’unissent dans une lutte commune.

Cette lutte est avant tout une lutte politique. Elle doit être guidée par une nouvelle perspective politique. Les travailleurs doivent rompre avec le Parti démocrate et le système des deux partis et lutter pour la construction d’un parti socialiste de masse de la classe ouvrière. Ce n’est qu’avec son propre parti, un parti luttant pour un gouvernement ouvrier que la classe ouvrière peut mettre de l’avant sa solution à la crise économique.

Au cœur de cette politique défendant les intérêts des travailleurs — des emplois stables et des salaires décents, un système de santé, des retraites, la démocratie industrielle et des conditions de travail décentes — se trouve la revendication que l’industrie de l’auto et les banques soient nationalisées et placées sous le contrôle démocratique de la classe ouvrière. Il faut lutter pour cette politique socialiste aux Etats-Unis mêmes et à l’échelle internationale.

Il est nécessaire de retirer le contrôle de l’industrie des mains des oligarques financiers pour l’organiser internationalement selon les besoins humains, pas le profit privé.

(Article original anglais paru le 2 mai 2009)
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 21:10

http://www.palestine-solidarite.org/actualite.TEC.250509.htm


Entrée de 40 camions et 22 personnes dont des parlementaires européens

Le convoi européen « espoir pour Gaza» organisé par « la campagne Européenne pour mettre fin au siège de Gaza »  est entré à Gaza suite à un accord conclu avec les autorités Egyptiennes

Genève le 25 mai 2009 à 20 :30

Le convoi européen « espoir pour Gaza » est entré le lundi soir à Gaza (25 mai 2009 ) par le passage frontalier de Rafah suite à un accord conclu entre les responsables du convoi et les autorités Egyptiennes qui refusaient de laisser entrer le convoi malgré que toutes les procédures administratives aient été accomplies.

Les responsables du convoi avaient auparavant décidé de rebrousser leur chemin et de rentrer en Europe suite au refus des Autorités Egyptiennes et aux pressions qu’elles avaient exercé sur des dizaines d’activistes afin de les obliger à quitter la zone frontalière située entre Gaza et L’Egypte.

Rappelons par ailleurs, que le convoi qui avait été organisé grâce à la coopération de plusieurs organisations et associations dans le continent européen, avait commencé son voyage au début du mois de mai suite à la tenue du 7ème congrès européen sur le droit de retour des palestiniens.

Genève, le 25 mai 09

Anouar Gharbi +41792465703

Porte parole de la campagne Européenne pour mettre fin au siège de Gaza

 






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