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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 20:49


http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2009/Q39134.htm#2

 

LA MORT DU COUP D’ÉTAT OU LA MORT DES CONSTITUTIONS

Les pays de l’Amérique latine luttaient contre la pire des crises économiques de l’histoire dans le cadre d’un ordre institutionnel relatif.

Tandis que le président des États-Unis, Barack Obama, en visite à Moscou pour aborder des sujets cruciaux en matière d’armes nucléaires, déclarait que le seul président constitutionnel du Honduras était Manuel Zelaya, l’extrême droite et les faucons se livraient à Washington à des manœuvres dans le but de le faire négocier un pardon humiliant au titre des illégalités qui lui sont attribuées par les putschistes.

Il était évident que cet acte équivaudrait auprès de son peuple et du monde à sa disparition de la scène politique.

Nul ne doute que lorsque Zelaya a annoncé sa rentrée le 5 juillet il était décidé à honorer sa promesse de partager avec son peuple la brutale répression putschiste.

Le président hondurien était accompagné de Miguel d’Escoto, président pro tempore de l’Assemblée générale des Nations Unies, de Patricia Rodas, ministre hondurienne des Relations extérieures, et d’un journaliste de la chaîne Telesur, entre autres, soit au total neuf personnes. Zelaya a maintenu sa décision d’atterrir. Je sais qu’en plein vol, alors qu’il s’approchait de Tegucigalpa, on l’a mis au courant des images transmises par Telesur, au moment où la foule énorme qui l’attendait à l’extérieur de l’aéroport était attaquée par les militaires à l’aide de gaz lacrymogènes et de fusils automatiques.

Sa réaction immédiate a été de demander de prendre de la hauteur afin de dénoncer les faits à travers Telesur et d’exiger aux chefs de la troupe de mettre fin à la répression. Il les informa par la suite qu’il allait atterrir. Le haut commandement ordonna alors d’obstruer la piste. Ce qu’ont fait, en quelques secondes, les véhicules de transport motorisés.

Le Jet Falcon survola trois fois, à faible hauteur, l’aéroport. D’après les experts, le moment le plus tendu et dangereux pour les pilotes de petits avions rapides, comme celui où voyageait le président, c’est quand ils réduisent la vitesse pour toucher la piste. Aussi, je pense que cette tentative de rentrer au Honduras a été audace et courageuse.

S’ils voulaient le juger au titre de soi-disant délits constitutionnels, pourquoi l’ont-ils interdit d’atterrir ?

Zelaya sait que la Constitution du Honduras ainsi que le droit des peuples d’Amérique latine d’élire leurs gouvernants étaient en jeu.

Le Honduras est aujourd’hui non pas seulement un pays occupé par les putschistes mais aussi un pays occupé par les forces armées des États-Unis.

La base militaire de Soto Cano, connue aussi sous le nom de Palmerola, située à moins de 100 kilomètres de Tegucigalpa, fut réactivée en 1981 sous l’administration de Ronald Reagan. Elle fut utilisée par le général Oliver North alors qu’il dirigea la sale guerre contre le Nicaragua ; le gouvernement des États-Unis mena depuis cette base les attaques contre les révolutionnaires salvadoriens et guatémaltèques au prix de dizaines de milliers de vies.

C’est là qu’est stationnée la Force opérationnelle mixte Bravo des États-Unis, formée d’éléments des trois armées et occupant 85 pour 100 de la surface de la base. Eva Golinger fait connaître son rôle dans un article publié sur le site numérique Rébellion le 2 juillet 2009 , intitulé Base militaire US au centre du coup d’État perpétré au Honduras. Elle y explique que «  la Constitution du Honduras n’admet pas légalement la présence militaire étrangère dans le pays. Un accord « verbale » entre Washington et le Honduras y autorise l’importante et stratégique présence des centaines de militaires états-uniens, en vertu de cet accord « semi permanent ». Il a été conclu en 1954 dans le cadre de l’aide militaire offerte par les États-Unis au Honduras… le troisième pays le plus pauvre de l’hémisphère ». Et d’ajouter : « … l’accord qui justifie la présence militaire des États?Unis dans ce pays centre américain peut être annulé sans avis préalable. »

Soto Cano est d’ailleurs le siège de l’Académie d’aviation du Honduras. Une partie des membres de la force opérationnelle militaire états-unienne est formée de soldats honduriens.

Quel est l’objectif de la base militaire, des avions, des hélicoptères et de la force opérationnelle des États-Unis au Honduras ? Il ne fait aucun doute qu’elle sert exclusivement à être utilisée en Amérique centrale. La lutte contre le trafic de stupéfiants n’exige pas de telles armes.

Si le président Manuel Zelaya n’est pas restitué dans son poste, une vague de coups d’État menace de balayer un bon nombre de gouvernements d’Amérique latine ou alors ceux-ci resteront à la merci des militaires de l’extrême droite, formés dans la doctrine de sécurité de l’École des Amériques, experte en tortures, guerre psychologique et terreur.

L’autorité de nombre de gouvernements civils d’Amérique centrale et du Sud serait minée. Les temps ténébreux de jadis ne sont pas très loin. Les militaires putschistes ne feraient même pas attention à l’administration civile des États-Unis. Cela pourrait s’avérer très négatif pour un président qui, comme Barack Obama, veut améliorer l’image de ce pays. Le Pentagone obéit formellement au pouvoir civil. Les légions, à l’instar de ce qui s’est passé à Rome, n’ont pas encore pris les rênes de l’empire.

Il ne serait pas compréhensible que Zelaya accepte maintenant des manœuvres dilatoires qui ne feraient qu’épuiser les considérables forces sociales qui le soutiennent et qui ne conduisent qu’à une usure irréparable.

Le président illégalement renversé ne cherche pas le pouvoir.. Il défend un principe et comme l’a dit Martí : « Un principe juste depuis le fond d’une caverne est plus puissant qu’une armée ».

Fidel Castro Ruz

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 20:35

Les sans-papiers parisiens ont trouvé un nouveau toit (Reuters)

Expulsés fin juin par la CGT de la Bourse du travail à Paris, plusieurs centaines de sans-papiers ont trouvé refuge durant le week-end dans un nouveau local d'où ils veulent populariser leur mouvement.

Ils bénéficient désormais du soutien de nombreuses organisations, dont le NPA d'Olivier Besancenot, Attac, Solidaires et les Verts, à condition d'élargir leur demande de régularisation à tous les sans-papiers.

Ils veulent donc faire de leur nouveau toit, un local désaffecté de 4.800 mètres carrés situé rue Baudelique, dans le XVIIIe arrondissement, un "ministère de la régularisation de tous les sans-papiers".

Leur avenir dans ce bâtiment reste toutefois incertain.

"Nous avons appris que le propriétaire, la Caisse primaire d'assurance maladie, voulait faire un référé pour demander notre expulsion", a dit lundi à Reuters Sissoko Anzoumane, porte-parole de la Coordination des sans-papiers 75 (CSP 75).

Les sans-papiers réclament désormais 1.200 régularisations, alors que les autorités s'étaient engagées à examiner "avec bienveillance" 300 dossiers s'ils quittaient le trottoir où ils campaient depuis leur expulsion le 24 juin.

"On a libéré le trottoir comme ils le demandaient mais nous n'avons pas promis d'arrêter le mouvement. Depuis l'occupation de l'église Saint-Bernard, en 1996, la lutte du CSP 75 n'a jamais cessé", a précisé Sissoko Anzoumane.

"De toute façon, l'examen de 300 dossiers 'avec bienveillance', ça ne veut rien dire", a-t-il ajouté.

INTERVENTION DE LA MAIRIE ?

L'intervention manu militari, le 24 juin, du service d'ordre de la CGT pour libérer son bâtiment de la Bourse du travail, dans le IIIe arrondissement, avait suscité la réprobation d'associations humanitaires.

Le syndicat a fait valoir que l'occupation de son local s'éternisait depuis 14 mois et qu'elle était d'autant plus incompréhensible que la CGT s'était fortement mobilisée à l'époque en faveur des travailleurs sans-papiers.

Depuis l'intervention du syndicat, près de 400 personnes, dont des femmes et enfants, campaient sur le trottoir du boulevard du Temple, non loin de la Bourse du travail, dans des conditions jugées "inhumaines" par les organisations de soutien.

La section CGT du nettoiement soutient désormais le mouvement des sans-papiers, dont l'action dans de nouveaux locaux ne cause plus de préjudice à la centrale syndicale.

Décision a donc été prise de soutenir pendant le week-end l'occupation de locaux de la rue Baudelique.

Aussitôt après l'opération, un vaste dispositif policier - aujourd'hui levé - avait été déployé autour du bâtiment et un sans-papier arrêté et placé en garde à vue pour son rôle lors de l'occupation, qui s'est heurtée à la résistance de vigiles.

"Il a été libéré dimanche soir mais sera jugé en septembre", a précisé Sissoko Anzoumane.

Sur place, les sans-papiers ont trouvé de meilleures conditions qu'à la Bourse du travail avec des points d'eau et des sanitaires.

La municipalité parisienne ayant envisagé de préempter les locaux occupés, des associations de soutien aux sans-papiers auraient voulu qu'elle confirme son achat et intervienne pour qu'il n'y ait pas d'expulsion par les forces de l'ordre.

Mais une porte-parole de la mairie a indiqué à Reuters que la Ville avait retiré son offre à la suite d'un désaccord sur le prix, jugé trop cher. "En mars dernier, on a renoncé à l'opération", a-t-elle dit.





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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 17:52

Guantanamo, le dilemme yéménite

LE MONDE | 18.07.09 | 14h24  •  Mis à jour le 18.07.09 | 15h54

La scène se passait il y a quelques mois au Sheba, un grand hôtel international de Sanaa. Les familles des prisonniers yéménites de Guantanamo s'étaient réunies pour dénoncer le maintien de leurs proches en détention. Etranges circonstances, qui plaçaient ce jour-là en quasi vis-à-vis des jeunes femmes légèrement vêtues, concentrées à capter le soleil sur les margelles de la piscine, et un cortège d'anciens djihadistes manifestement gênés. Le frère de Ramzi Bin Sheiba, l'un des cerveaux présumés des attaques du 11 septembre 2001, se faisait alors pédagogue : "Laissez-moi vous dire une chose, mon ami, les plus riches partent en premier et le Yémen est un pays pauvre ; alors nous sommes en fin de liste", nous expliquait-il.

L'approche purement arithmétique de la question des Yéménites de Guantanamo est sans appel : ils y sont plus de 90, parmi les 230 détenus de la prison américaine. Moins de 30 sont rentrés au pays alors qu'il ne resterait plus que 13 Saoudiens sur un total initial de 139.

Quel que soit leur curriculum vitae, élèves d'écoles religieuses au Pakistan, en Afghanistan, ou soutiens actifs du terrorisme, Sanaa demande leur retour afin d'appliquer à chacun les mesures adéquates : réinsertion, procès. Mais cette demande intervient en même temps qu'un regain d'activité des islamistes au Yémen.

Al-Qaida a annoncé y avoir établi une nouvelle branche pour frapper, indifféremment, les pays de la péninsule arabique. L'un de ses derniers messages vidéo, diffusé sur Internet, mettait en scène les quatre figures de cette nouvelle ossature. Deux anciens prisonniers de Guantanamo, ex-pensionnaires du programme de réinsertion saoudien, apparaissent assis en tailleur, kalachnikov en bandoulière. Le verbe haut, ils appellent à tour de rôle à la mobilisation générale. Al-Qaida revendique le recrutement de 300 jeunes Yéménites partis faire le djihad au cours de l'année 2008. Plus de 60 ex-détenus de Guantanamo auraient repris les armes.

Le Yémen multiplie donc les actions et les effets d'annonce, avec la volonté de convaincre les Etats-Unis de son sérieux sur le terrain de la lutte antiterroriste. La mission n'est pas simple. Car Sanaa a été pointée du doigt par Washington à plusieurs reprises, pour sa gestion jugée trop molle de certains cas. Dont celui de Jamal Al-Badawi, l'un des acteurs présumés de l'attentat contre le destroyer USS-Cole, qui avait fait 17 morts en octobre 2000 dans la rade d'Aden. Après une évasion rocambolesque de la prison de haute sécurité de Sanaa, en février 2006, l'homme s'était finalement rendu à la police en octobre 2007. Depuis, un bras de fer est engagé entre le Yémen et les Etats-Unis pour son extradition.

Par le passé, le gouvernement a ouvertement privilégié le dialogue et la médiation avec les anciens membres d'Al-Qaida. Une méthode assimilée par beaucoup à de la faiblesse, pour ne pas dire de la connivence. Alors, aujourd'hui, les unités antiterroristes n'hésitent plus à lancer généreusement leurs filets dans les milieux islamistes présumés de la capitale, quitte à engorger les prisons de bien inoffensifs citoyens. C'est d'un air déterminé que le président Ali Abdallah Saleh nous assure pouvoir détourner "les prisonniers de Guantanamo de la violence et de l'extrémisme".

"Réinsertion, rééducation, intégration sociale." Voici donc la devise des officiels depuis plusieurs semaines. Des mots d'ordre mis en pratique bien avant l'épineux dossier de Guantanamo. Dès septembre 2002, un programme de "dialogue religieux" a été institué, afin d'insérer les acteurs les plus violents de la scène islamiste dans le giron de l'islam tolérant et pacifique. Le juge Hittar, ministre des affaires religieuses, porte fièrement ce programme. Il revendique 98 % de succès. Il est aujourd'hui l'un des promoteurs du centre de réinsertion réservé aux anciens de Guantanamo, un centre qui "n'existe pas encore, admet-il, mais qui fonctionnera une fois les Yéménites revenus".

Le volet théorique du programme, explique le ministre, porte sur le dialogue, "pour essayer de parvenir à une convergence entre les différents points de vue, supprimer les idées fausses et corriger les notions erronées". Quant au volet pratique, il concerne "la réintégration des détenus dans la société".

Concrètement, des imams seront chargés de démonter le discours du djihadisme armé, qui puise dans l'ignorance et la pauvreté. Puis les autorités suivront pas à pas le retour à la société de ces ex-combattants ennemis, en facilitant leur accès au travail et au logement.

La force du discours et de la parole, tel est donc le pari tenté par Sanaa. Et pour de nombreuses personnalités de la scène religieuse yéménite, cette approche peut en effet permettre de détourner les plus jeunes du terrorisme. Le cheikh Omar Ben Hafiz - "Habib Omar" comme l'appellent avec respect ses disciples - est un homme d'influence dans la région ; au moment où nous le rencontrons, il est à peine rentré des Comores que dans quelques heures il s'envolera pour Djeddah, en Arabie saoudite. "Habib Omar" n'est pas uniquement le responsable respecté de l'une des principales écoles religieuses au Yémen, à Tarim, dans la province orientale du pays. Il est pour beaucoup un modèle, qui diffuse avec l'autorité du sage la pensée soufie de tolérance. La prière du soir achevée, le cheikh s'installe, entouré de disciples, un châle vert largement déployé sur les épaules. "De nombreux jeunes musulmans vivent un malentendu ou ont une vision fausse de la religion, dit-il. Le dialogue et la clarification sont les moyens que les prophètes ont mis en oeuvre pour expliquer la religion. Quand on leur révèle la réalité, alors beaucoup d'entre eux se dégagent de ces malentendus."

Khaled Al-Anissi, le directeur de Hood, une importante ONG de défense des droits de l'homme, ne cherche pas ses mots pour qualifier le concept de réinsertion conçu par le gouvernement. "Ce sera un centre de détention, pas de réinsertion, une sorte de petit Guantanamo, rien de plus, affirme avec un brin de malice celui qui se tient aux côtés des familles de prisonniers depuis le début. La démarche est avant tout sécuritaire. Or, il faut qu'il y ait un dialogue dans un espace de liberté, sans pression." M. Anissi ne croit pas au retour au pays de cette petite centaine de prisonniers yéménites, mais bien à leur transfert vers d'autres pays, dont l'Arabie saoudite. Une voie que privilégie ouvertement l'administration américaine du président Obama.

Mohammad Omar attend son frère depuis six ans. Depuis six ans, sa mère n'a pas quitté le périmètre de la maison familiale, à Sanaa, de peur d'être absente au moment du retour de son jeune fils. Il y a un an jour pour jour, il nous confiait ses peurs. Aujourd'hui, "on a de l'espoir, dit-il. Toute la question est de savoir comment libérer les prisonniers tout en sauvant la face pour les Etats-Unis". Quant au centre de réinsertion, "il ne faut pas le chercher très loin. Il est à la maison, c'est la famille. J'ai déjà loué un appartement pour mon frère. Je l'aiderai pour un travail, pour un mariage, je lui donnerai de l'argent". Que lui dira-t-il à son retour ? "Je lui dirai : "Sois le bienvenu, nous avons confiance en toi, tu feras quelque chose de bien de ta vie, pour la société et ta famille"."

Nasser Al-Bahri, dit Abou Jandal, "le tueur", reçoit dans son modeste appartement, à proximité de l'ambassade américaine. Cet ancien garde du corps d'Oussama Ben Laden a 37 ans et quatre conflits à son actif - Bosnie, Somalie, Tadjikistan et Afghanistan. Les combattants, il les connaît. La réinsertion sociale, il l'attend toujours. Il est sans emploi et sans illusions sur les maux qui rongent le Yémen. Il arpentait les couloirs du Salon du livre de Sanaa lors de l'attaque contre l'USS-Cole. Son profil lui a valu vingt et un mois d'emprisonnement. L'ancien homme de confiance de Ben Laden dénonce d'un débit rapide les opportunistes et les orateurs qui, "à coups de discours, de films de propagande et de séances de qat", embrigadent les plus jeunes au Yémen. Et le programme du juge Hittar, dont il est un ancien élève ?

"J'ai vraiment beaucoup de respect pour lui, débute prudemment Bahri, mais quand je suis sorti de prison, on ne m'a rien proposé. Les gens viennent dans les prisons et vous font signer un papier pour vous faire renoncer à la violence, ils vous font un discours et c'est tout. Ils donnent un peu d'argent au moment du ramadan ou d'un mariage. Mais les conditions des jeunes sont très difficiles ici. Alors si quelqu'un a été réhabilité, montrez-le moi, qu'il devienne un exemple !"

L'homme est assez pessimiste pour monter son propre centre consacré au djihadisme, mais "le djihad des origines, celui qui oeuvre pour l'accomplissement de soi et des autres, via le dialogue". Il mise sur la formation professionnelle pour détourner les plus fragiles des armes et des concepts erronés. Il revendique le soutien des autorités, mais un soutien discret : accompagner l'ancien membre d'Al-Qaida dans son nouvel itinéraire pourrait paraître paradoxal.

Le débat sur le retour des prisonniers yéménites de Guantanamo est bien ouvert. Mais il dépasse de loin la seule question de la prison américaine. Le terrorisme obéit aux lois de "l'offre et de la demande", rappelle, sous couvert d'anonymat, un proche du palais présidentiel : "C'est un business comme un autre. Nous devons nous attaquer à la question de l'ignorance et de la pauvreté qui poussent les jeunes à devenir des combattants. Sinon, je crains le pire pour les générations futures, pour mon pays."






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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 19:53

Des sous-marins de combat nucléaires traversent Suez, avec l’accord de l’Egypte

L’Iran dans le colimateur des Dauphins, war game en Mer Rouge

Manlio Dinucci

Le Dauphin  a émergé de l’eau face aux baigneurs en villégiature à Eilat, le port israélien dans le golfe d’Aqabah en Mer Rouge. Ce n’était cependant pas un cétacée, mais un Dolphin, un des sous-marins israéliens armés de missiles nucléaires. La nouvelle a fait sensation. Ce n’est pourtant pas un mystère que les Dolphin croisent en Mer Rouge pour tenir l’Iran sous leur ligne de feu : nous l’avons écrit il y a sept ans sur il manifesto (5-4-2002). Les trois premiers sous-marins de cette classe, dotés des systèmes de navigation et de combat les plus sophistiqués, ont été fournis à Israël par l’Allemagne, dans les années 90, dont deux sous forme de don. Sur requête israélienne, aux six tubes de lancement de 533 mm, adaptés aux missiles de croisière à courte portée, on a ajouté dans chaque sous-marin quatre tubes de 650 mm, pour le lancement de missiles de croisière nucléaires à longue portée : les Popeye Turbo, qui peuvent atteindre un objectif à 1.500 kms. Ce sont des missiles dérivés des missiles étasuniens, dont la société israélienne Raphaël et Lokheed-Martin ont réalisé aussi, conjointement, une version pour avions.

En 2010, aux trois sous-marins de combat nucléaires s’en ajouteront deux autres, toujours fournis par l’Allemagne. Ils sont construits par les chantiers Howaldtswerke-Deutsche Werft AG pour 1,27 milliards de dollars, dont un tiers financé par le gouvernement allemand. Le Jérusalem Post confirme que les deux nouveaux sous-marins aussi, dont le sigle est U-212, sont construits selon les “spécificités israéliennes” : ils ont une plus grande vitesse (20 noeuds) et un plus grand rayon d’action (4.500 km) et sont plus silencieux pour pouvoir s’approcher des objectifs sans être identifiés.

Selon les experts militaires (nucléaires), un des trois Dolphins fournis par l’Allemagne, est gardé pour la navigation en Mer Rouge et Golfe Persique, l’autre en Méditerranée, et le troisième reste en réserve. Avec l’ajout de deux autres, le nombre de ceux qui sont en navigation, prêts à l’attaque nucléaire, pourra être doublé. Et ceci n’est qu’une partie des forces nucléaires israéliennes, dont le potentiel est estimé à 200-400 têtes nucléaires, avec une puissance équivalente à presque 4 mille bombes d’Hiroshima, et dont les vecteurs se montent à plus de 300 chasseurs étasuniens F-16 et F-15, et environ 50 missiles balistiques Jericho II sur rampes de lancement mobiles. Ces armes et d’autres armes nucléaires sont prêtes au lancement 24h sur 24.

Le gouvernement israélien, qui refuse de signer le Traité de non-prolifération, ne reconnaît pas qu’il possède des armes nucléaires (dont l’existence est reconnue par l’Agence internationale pour l’énergie atomique), mais laisse entendre qu’il les a et peut les utiliser.  Ainsi s’explique pourquoi le Dolphin est apparu sous les yeux des baigneurs d’Eilat et pourquoi le Jerusalem Post informe qu’il a transité par le Canal de Suez, au retour d’une manoeuvre en Mer Rouge. Comme l’écrit ce même journal, c’est “un signal à l’Iran”. En d’autres termes, une façon de faire comprendre à l’Iran et à d’autres pays de la région, lequels ne possèdent pas d’armes nucléaires, qu’Israël, par contre, en a et est prêt à les utiliser.

Ultérieur “signal d’avertissement à l’Iran”, la nouvelle, rapportée par Haaretz, qu’hier, deux autres navires de guerre israéliens, le Hanit et le Eilat, ont traversé le Canal de Suez en direction de la Mer Rouge. Le Hanit y avait déjà transité en juin avec le sous-marin Dolphin. Ceci implique un accord israélo-égyptien de fonction anti-iranienne. Les sources militaires israéliennes elles-même parlent d’un “changement de politique”, qui permet aux unités de la marine de transiter librement par le Canal. C’est ce qu’a confirmé le ministre égyptien des affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, qui a qualifié de “légitime” l’utilisation  militaire du Canal de Suez par Israël, établie  par “un accord entre Le Caire et Jérusalem”. Il existe donc une liaison stratégique plus étroite entre la Méditerranée, la Mer Rouge et le Golfe Persique.

Et tandis qu’Israël s’exerce à l’attaque nucléaire contre l’Iran, les leaders du G8 (quasiment tous souteneurs actifs du programme nucléaire militaire israélien),  dénoncent “les risques de prolifération posés par le programme nucléaire iranien”, dans les documents approuvés à L’Aquila le 8 juillet “au cours du dîner”.

Edition de mercredi 15 juillet de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20090715/pagina/09/pezzo/255010/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 19:43

Protestation de huit membres du CPN après la déclaration commune NPA/PG

Les membres du CPN soussignés, considèrent que si le mandat donné par le CPN du 21 juin était bien de prendre contact avec les organisations telle que le PG, LO, le PCF, etc... pour préparer la campagne de rentrée sur l'emploi et les licenciements ainsi que de se faire une meilleure idée de la situation en vue des régionales, il n'était en aucun cas de s'engager dès maintenant  dans une quelconque politique électorale commune pour les prochaines régionales.

En acceptant dès aujourd'hui le projet d'une déclaration commune à ce sujet avec le PG, le CE a fait glisser le centre de gravité des préoccupations du NPA du terrain des luttes sur le terrain électoral et cela alors que les plans massifs de licenciements et les attaques gouvernementales à venir nécessiteraient au contraire de donner la priorité aux résistances populaires.

En se précipitant de prendre position pour une fusion des listes avec le PS au deuxième tour des régionales 10 mois avant les élections elles-mêmes et cela même sans avoir idée de ce que sera le paysage politique à ce moment, le CE a donné une inflexion électorale, institutionnelle et suiviste à l'égard du PS, alors que le projet et la méthode du NPA étaient de se construire comme un  parti  présent dans les luttes, cherchant des accords avec les organisations qui agissent dans les combats quotidiens, en rupture par contre avec tous ceux qui utilisent les institutions au service des licencieurs et des pollueurs.

La résolution du dernier CPN dit pourtant: “Il s’agit d’une orientation générale qui n’exclut pas l’ensemble des cas de figure qui peuvent se poser (fusion, maintien de nos listes, désistement, abstention…). Ce positionnement politique devra être affiné lors du CPN de septembre.”

Il nous aurait semblé plus juste d'attendre pour prendre position sur cette question du second tour des régionales afin d'abord de montrer aux classes populaires que notre priorité n'est pas notre sort électoral particulier mais leur situation sociale dramatique, afin ensuite de  témoigner le plus clairement possible de notre fidélité à notre programme de départ à savoir notre indépendance à l'égard du PS et des institutions, afin encore de manifester que nous n'avons pas de places ni d'intérêts à défendre distincts de ceux des classes populaires. Abandonner des points de notre programme - comme l'interdiction des licenciements par exemple qui ne figure plus dans la déclaration commune - pour des accords politiciens avec le PS afin d'obtenir des voix et des sièges serait s'asseoir sur  l'appel de Besancenot au lendemain des présidentielles et renier ceux qui ont répondu à cet appel ! Pour nous, il faut d’abord vérifier avec qui
nous pouvons mener une vraie campagne de mobilisation pour une intervention qui s’appliquera réellement sur le terrain.

Ce n'est qu'en s'appuyant et représentant au plus près les sentiments populaires que nous devons préparer une unité réelle de combat pour l’interdiction des licenciements avec les militants du PC, du PG, les alternatifs, les syndicalistes et un plan de manifestations programmées en commun, un travail de liaison entre les boites en lutte. Les discussions à mener, au sommet, avec les dirigeants de ces organisations ne peuvent ignorer le terrain des luttes dans la situation de crise grave que nous subissons.

Toute autre méthode qui l'oublierait au profit de calculs électoraux nous placerait au contraire sous la pression et l'influence de cette gauche institutionnelle et de ses méthodes.

Quant à l'adoption de fusions dites techniques avec le PS, il nous semble pour le moins que cela aurait mérité débat.

C'est pourquoi nous nous tenons à signaler que les réactions de déception sont vives parmi nos camarades ouvriers, déjà trop peu nombreux dans le NPA, ainsi que parmi nos camarades issus du courant écologique radical, il est encore temps de faire apparaître notre volonté unitaire sur le terrain des luttes à mener en commun d’abord, sans mettre en avant le PG et Mélenchon qui devient le centre et le pivot d’une alliance électorale pour la préparation des Régionales.

Nous demandons de de revenir à l’orientation issue du CPN sans aller au-delà.

Yvan Z (tête de liste aux Européennes, région Est), Vincent (Mulhouse), Sylvia (Autun, à titre individuel), Siar (Strasbourg), Jo (Mulhouse), Gael (Paris), Françoise (Mulhouse), Dominique (Montbéliard).

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 19:34

http://www.liberation.fr/monde/0101580464-ces-francais-a-la-botte-electorale-de-sassou

Ces Français à la botte électorale de Sassou

Congo-Brazzaville . Députés et avocats cautionnent le vote contesté.

Brazzaville, correspondance BERTRAND SACLA

Les candidats de l’opposition et plusieurs autres sans étiquette contestent toujours la réélection dimanche dernier à la tête du Congo de Denis Sassou Nguesso - avec, officiellement, 78,6 % des voix . Une manifestation a été violemment dispersée par la police mercredi. Tous dénoncent des fraudes pendant et après le vote. Mais ce n’est pas ce qu’ont constaté quatre élus français. Deux parlementaires européens - l’ex-ministre de la Justice et de la Culture Jacques Toubon et Patrick Gaubert, également président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) - ainsi que deux députés UMP - Jean-François Mancel (Oise) et Jean-Michel Fourgous (Yvelines) - se sont fait les défenseurs zélés de Sassou Nguesso cette semaine à Brazzaville.

Décalage. Au cours de deux conférences de presse organisées lundi dans la capitale congolaise, les quatre hommes ont salué le bon déroulement du scrutin. Mancel et Fourgous, accompagnés de plusieurs avocats français, dont Marcel Ceccaldi, ex-conseiller juridique du Front national, et Léon Lev-Forster, défenseur notamment de Charles Pasqua et de Julien Dray, ont déclaré qu’il s’était déroulé «dans un climat démocratique paisible […] et dans le respect des dispositions électorales en vigueur». Leurs conclusions sont en complet décalage, non seulement avec celles de l’opposition, mais aussi avec celles de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) qui avait déployé 47 observateurs sur le terrain le jour du vote.

Selon cette ONG affiliée à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la présidentielle n’a été «ni juste, ni transparente, ni équitable». La différence de jugement pourrait bien venir du cadre dans lequel les Français sont venus «observer». Bien qu’ils se soient présentés en tant que «députés européens» à la presse congolaise, Toubon et Gaubert ne sont pas venus pour le compte de l’UE - qui avait décidé de ne pas envoyer d’observateurs -, mais pour la Commission nationale des droits de l’homme, une structure mise en place et financée par le pouvoir de Brazzaville. Quant à Mancel, Fourgous et les avocats, c’est une organisation récente aux contours flous, créée par un ancien adversaire rallié à Sassou Nguesso, l’ex-maire de Brazzaville Bernard Kolélas, qui les a fait venir : la Conférence des partis démocrates humanistes africains (Codeha).

«Inadmissible». Certains d’entre eux n’ont pas contredit les membres du gouvernement congolais qui, à plusieurs reprises, ont accusé avant et après le vote les «médias internationaux» de «relayer de fausses informations». Plusieurs ont aussi fustigé le représentant de l’Union européenne à Brazzaville, Miguel Amado, qui avait mis en doute le fichier électoral (2,2 millions d’électeurs pour 3,6 millions d’habitants). «Je regretterais que M. Amado soit en train de réinventer le néocolonialisme», a lancé Mancel aux journalistes congolais, évoquant une «immixtion inadmissible dans la politique intérieure d’un pays indépendant».

«La Françafrique est toujours là», commente, désabusé, un responsable d’une mission africaine d’observation des élections, rappelant que Gaubert, notamment, connaît depuis longtemps le Congo. En 2005, la FIDH s’était ainsi inquiétée des «pressions» qu’il avait exercées sur les familles des «disparus du Beach» - des réfugiés congolais de retour après la guerre civile en 1999 et «volatilisés» au port fluvial de Brazzaville - pour qu’elles abandonnent les poursuites intentées en France contre plusieurs responsables du régime de Sassou Nguesso.



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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 19:22

http://www.liberation.fr/societe/0101580481-les-sans-papiers-retrouvent-un-qg

Les sans-papiers retrouvent un QG

Immigration. Expulsés de la Bourse du travail, ils ont investi un hangar dans le nord de Paris.

KARL LASKE

«On ne sait pas où on va ! s’exclame un sans-papiers. On va au terminus de la ligne, et après on fait demi tour !» Entre 200 et 300 sans-papiers ont quitté, vendredi à 15 heures, leur campement du boulevard du Temple, dans le IIIe arrondissement, vers un rassemblement de soutien, place du Châtelet. Puis ils se sont engouffrés dans le métro, vers un nouveau lieu d’occupation tenu secret. Certains ont de grands sacs où l’on devine des couvertures. Au métro Simplon, dans le XVIIIe arrondissement, la petite foule presse le pas, puis court et s’engouffre dans un garage. Le 14, rue Baudelique. Un vaste hangar, trois grandes baies vitrées à l’ancienne autour d’une vieille plateforme de déchargement et de multiples escaliers qui conduisent à des locaux désaffectés. On l’apprend sur les murs : ce sont les anciens locaux du comité central d’entreprise de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). «C’est dix fois mieux que
la Bourse du travail !» s’extasie quelqu’un.

Badges. Les sans-papiers s’emparent de palettes pour en faire des couchages, des cartons sont posés partout, dans un nuage de poussière. Autour d’eux, des militants, reconnaissables à leurs badges, s’activent. CGT pour certains, NPA pour d’autres. La porte est refermée.

«Chers camarades !» lance Sissoko Anzoumane, le porte-parole de la coordination des sans-papiers 75 (CSP 75), juché sur la plateforme avec les autres délégués. «Depuis le 9 juillet, la préfecture a proposé un examen de nos dossiers, et nous sommes appelés à quitter le boulevard du Temple, explique-t-il. Les accords avec la préfecture n’ont pas de sens sans rapport de force et sans unité. C’est pourquoi, avec les associations, les syndicats et les partis, nous allons exiger la régularisation de tous.» Sissoko annonce que le nouveau lieu doit devenir «le QG de tous les sans-papiers» de France. Alors que 126 régularisations ont été obtenues depuis le 2 mai 2008, la préfecture a accepté d’examiner 300 dossiers. «On peut obtenir 30 % de régularisations, mais aussi 100 %», s’exclame Sissoko, applaudi par la foule.

Derrière la porte d’entrée, les CRS sont là. L’action a été mise au point «par le syndicat CGT du nettoiement et le NPA», explique Alain. «Ces locaux étaient ceux du comité d’entreprise. On voudrait en faire une maison des sans-papiers, poursuit-il. C’est pour sortir par le haut de la situation de la Bourse du travail.» L’expulsion des sans-papiers de la Bourse par le service d’ordre de la CGT, le 24 juin, a plongé tous les réseaux de soutien, et les associations, dans l’incrédulité et l’embarras. La plupart n’ont pas choisi de condamner le syndicat.

Dans le dédale de bureaux vides, chacun s’installe. Ça résonne. Un groupe de femmes s’installe au premier étage, après avoir déplié de grands plastiques sur le sol poussiéreux. C’est l’ancien bureau d’un syndicat CGT (l’UGICT). Un sans-papiers se pose devant un militant qui arbore un badge CGT. «Vous êtes à la CGT ? questionne-t-il, surpris. Est-ce que maintenant la CGT est prête à s’associer à nous ?» Le militant répond qu’il fait partie de la CGT, d’un collectif de soutien aux sans-papiers d’Argenteuil (Val-d’Oise) : «C’est pas un bloc, la CGT, de la base jusqu’à Thibault, c’est des gens très différents..»

Pour Olivier, militant CGT du nettoiement, il faut «rétablir la réalité des choses» sur son syndicat : «Il y avait beaucoup de tensions à la Bourse du travail.On ne pouvait plus tenir de réunions. La ville de Paris aurait pu mettre son grain de sel aussi.» Il n’approuve pas l’évacuation musclée, mais, selon lui, «avec les occupations de sites qui ont été faites, c’est la CGT qui a porté le truc».

Epaule. Ce nouveau QG peut-il tenir ? «La convention d’occupation signée par le comité d’entreprise doit encore être valable, dit un responsable d’Attac. Ils ne devraient pas pouvoir expulser sans un vote des syndicats.» Avant l’irruption des sans-papiers, seuls des pompiers étaient présents dans l’immeuble. L’un d’eux déclare avoir été brutalisé lors de l’entrée de la foule. «Un pompier se plaint de l’épaule, explique un militant. C’est un prétexte !»

Boulevard du Temple, une cinquantaine de sans-papiers sont restés au campement, refusant de partir au Châtelet. Certains se déclaraient «trahis» ou sûrs d’avoir été exclus de la liste des 300 dossiers examinés. Cette liste a été établie sur les critères «d’ancienneté» et «d’assiduité» à l’occupation. Et seulement 200 convocations ont été distribuées. Pour les autres, c’est l’attente. «Sur 1 300 personnes, on ne peut pas en choisir 300, concède Sissoko. La lutte continue pour tout le monde.»





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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 20:50

Une militante des droits de l'homme assassinée en Russie

MOSCOU (AFP) - Une militante des droits de l'homme russe, Natalia Estemirova, qui dénonçait la poursuite des exactions en Tchétchénie officiellement pacifiée a été enlevée et assassinée mercredi, un crime qui a "indigné" le président russe Dmitri Medvedev.

Le corps de Natalia Estemirova de l'ONG Memorial, dont l'enlèvement avait été annoncé un peu plus tôt par l'organisation, a été découvert vers 17H20 (13H20 GMT) dans une forêt près de Nazran, principale ville d'Ingouchie.

"Le corps porte des traces de blessures à la tête et à la poitrine", a indiqué la commission d'enquête du Parquet dans un communiqué.

Le matin Mme Estemirova, 50 ans, avait été "poussée de force, près de chez elle, dans une voiture" et emmenée vers une destination inconnue, avait indiqué Memorial, citant des témoins.

"Le président Dmitri Medvedev s'est dit indigné par ce meurtre" et a présenté ses condoléances à la famille de la victime, a déclaré sa porte-parole Natalia Timakova citée par les agences russes.

Le président tchétchène Ramzan Kadyrov a qualifié mercredi d'"inhumain" l'assassinat de Natalia Estemirova et s'est engagé à superviser personnellement l'enquête. "Ceux qui ont levé la main sur elle n'ont pas le droit de revendiquer le qualificatif d'être humain et ne méritent pas de pitié", a déclaré M. Kadyrov cité par l'agence de presse russe Ria-Novosti.

Natalia Estemirova avait dénoncé dernièrement une exécution arbitraire en Tchétchénie, ce qui avait déplu aux autorités locales pro-russes, a déclaré à l'AFP Alexandre Tcherkassov, de l'ONG Memorial.

Il s'agit du meurtre d'un rebelle présumé par des hommes en tenue de camouflage à Akhkintchou- Borzoï le 7 juillet, un incident rendu public par Memorial.

L'ONG rappelle que l'activité de Mme Estemirova avait déjà suscité dans le passé "le mécontentement des autorités tchétchènes".

"Je n'ai aucun doute que ce meurtre est lié à l'activité professionnelle de Natalia qui dénonçait l'arbitraire des forces de l'ordre de Ramzan Kadyrov", le président tchétchène pro-russe, a déclaré à l'AFP Tatiana Lokchina de Human Rights Watch.

Selon elle, la manière dont elle a été enlevée, évoque les méthodes des hommes de Kadyrov.

Le gouvernement russe a pourtant levé en avril "l'opération antiterroriste" qui était en cours depuis une décennie en Tchétchénie, ce qui était censé symboliser une normalisation.

"Ce crime horrible a eu lieu là où on nous dit que la guerre est finie, que l'ordre et la loi règnent, dans la Tchétchénie de Kadyrov (...) Nous savons que la longue main de Kadyrov est capable d'atteindre les opposants partout", a dénoncé Lev Ponomarev de l'ONG russe Pour les droits de l'homme.

Le fait que le corps de la militante a été retrouvé en Ingouchie "porte un coup (de plus) au président ingouche Iounous-Bek Evkourov" connu pour dialoguer avec la société civile et lui-même grièvement blessé dans un attentat suicide fin juin, estime Alexeï Malachenko, analyste au centre Carnegie.

"C'est une tentative de prouver que ses méthodes ne marchent pas dans le Caucase", ajoute l'expert qui vient de publier un livre sur M. Kadyrov.

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s'est déclaré "horrifié" par le meurtre de Natalia Estemirova et a réclamé que les auteurs de ce crime soient jugés.

La présidence suédoise de l'UE a aussi condamné ce meurtre "brutal" et appelé "les autorités russes à essayer de trouver qui est responsable et à faire ce qu'il faut" pour cela.

Mme Estemirova était proche de la journaliste Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006 à Moscou et qui était l'une des rares à avoir continué à se rendre en Tchétchénie pendant le conflit. Ce crime n'a jamais été élucidé.

Elle fut la première lauréate en 2007 du Prix Anna Politkovskaïa, décerné à des militantes des droits de l'homme dans des zones de conflit. Elle s'est également vu décerner un prix du Parlement suédois et la médaille Robert Schuman du Parlement européen.

http://www.liberation.fr/depeches/0101579882-russie-une-collaboratrice-de-l-ong-memorial-enlevee-en-tchetchenie

http://www.lemonde.fr/sujet/1e93/natalia-estemirova.html




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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 18:30

En s´attachant à supprimer plus de 20% des effectifs de Radio France International (RFI) sans apporter de projet alternatif, le gouvernement français montre à la fois son mépris d´une station qui est aujourd´hui reconnue et appréciée dans de nombreux pays d´Afrique et son incapacité à gérer un conflit social qui pénalise l´information francophone depuis huit semaines. Retour sur l´actualité d´une radio mondiale qui ne parvient plus à se faire entendre...

Il faut lire les journaux africains ou écouter les revues de presse internationale du continent noir pour bien mesurer la portée de la grève qui paralyse depuis plus de cinquante jours tout ou partie des programmes de Radio France International. Lire par exemple Le Républicain, un quotidien de Bamako (Mali), quelques jours après le début du conflit, le 28 mai dernier. Dans un éditorial intitulé « Requiem pour une radio autrefois mondiale », Adam Thiam écrit : « La grève de RFI fait mal à l´Afrique d´expression française (...). Son silence meublé par une musique lugubre a plus d´effet sur le fidèle public que la crise financière internationale. »

Au Mali, RFI a sans doute plus d´importance que TF1 en France. Le nom de Juan Gomez, qui ouvre tous les jours l´antenne aux auditeurs dans son émission « Appels d´actualité », y est plus connu que celui de Laurence Ferrari ou de David Pujadas. C´est cette relation inestimable d´un média d´information multiculturel vis-à-vis de pays essentiellement francophones qui est en train d´être fragilisée par l´obstination du gouvernement français à supprimer 22% des effectifs à RFI, soit 206 postes sur près d´un millier. En procédant, comme n´importe quelle entreprise privée, à des licenciements secs.

Les motifs avancés par la présidence de RFI présentent toutes les apparences de la logique comptable : un bilan en 2008 marqué par un déficit de 8,7 millions d´euros, une audience globale qui aurait tendance à s´effriter, y compris en Afrique francophone, face à l´émergence des nouveaux canaux d´information (radios et télévisions locales privées, sites Internet, câble et satellite... ), des émissions dans certaines langues étrangères de moins en moins suivies, etc.

Pour opposer à ces maux les grands remèdes, Alain de Pouzilhac, par ailleurs président de France 24 et de TV5, a donc choisi de supprimer six antennes en langues allemande, turque, polonaise, serbo-croate, albanaise, laotienne et moldave. Les journalistes y travaillant, pour la plupart issus des pays vers lesquels ils émettent, sont considérés comme déconnectés des réalités locales nées de l´après-guerre froide. Ce qui expliquerait la faible audience de leurs antennes dans les pays concernés. La direction de RFI affirme donc sa volonté de réinvestir dans des « langues prioritaires », de créer une rédaction en swahili et de développer de nouveaux vecteurs de diffusion sur Internet ou sur téléphone mobile.

Comptes et légendes du déficit 

La réalité est cependant assez différente. Commençons par le déficit de 8,7 millions d´euros. Selon un rapport d´expertise comptable INA (lire « RFI en grève contre les menaces de grande braderie », Acrimed, 12 mai 2009), commandé par le comité d´entreprise en 2009, 93% de ce déficit s´expliquent par des éléments exceptionnels qui se répartissent comme suit :  1,9 millions d´euros de redressement URSSAF suite à une erreur de la DRH en 2003, 2,4 millions d´euros dans la filiale en langue arabe Monte Carlo Doualiya (MCD), la direction impute le déficit au précédent directeur Philippe Beauvillard, 2,8 millions d´euros de charges de personnel incluant le coût des licenciements et des limogeages de membres de la direction précédente et un million d´euros de provisions pour contentieux.

S´agissant des dernières audiences communiquées par la direction de RFI, elles montrent que le nombre d´auditeurs dans le monde est de 46,1 millions en 2007 [1] contre 43,3 millions un an plus tôt. Mais, pour Alain de Pouzilhac et sa directrice générale Christine Ockrent, la troisième radio internationale de la planète - après la BBC et Voice of America - a des « parts de marché qui s´effondrent partout dans le monde ».. Même si elle occupe souvent les premières places des sondages dans les capitales d´Afrique francophone.

Enfin, le choix de restreindre le nombre de langues diffusées va à l´encontre du multilinguisme prôné par toutes les grands médias d´information (y compris en Chine et en Russie). Si RFI renonce par exemple à émettre en langue allemande, la Deutsche Welle, elle, va continuer à diffuser des bulletins d´information en langue française (lire « RFI, en version française uniquement ? », La Valise diplomatique, 2 décembre 2008)...

Ajoutons que les six langues menacées ne seront pas les seules à subir le plan de restructuration. Techniciens, réalisateurs mais aussi journalistes d´autres éditions, comme la rédaction en langue espagnole, devront également contribuer à l´effort de réduction des effectifs. Sont donc aujourd´hui menacés ces mêmes salariés qui avaient été chaudement félicités par Ingrid Betancourt, en visite à la rédaction de RFI après sa libération il y a un an, pour le lien qu´ils avaient su entretenir entre les deux rives de l´Atlantique durant sa captivité....

Reconfiguration- dissolution dans l´AEF 

Mais qui se soucie vraiment de RFI ? Qui se préoccupe de cette radio que l´ancien publicitaire Alain de Pouzilhac, ex-président du groupe Havas (lire « Des chaînes "tout info" bien peu dérangeantes », par Marc Endeweld, Le Monde diplomatique, juin 2007), voudrait principalement réserver aux élites africaines, aux « leaders d´opinion », comme il dit - quitte à renouer avec la vocation originelle d´une radio née de l´Exposition universelle de 1931 sous le nom de « poste colonial » ? En tout cas, le sort de RFI ne provoque généralement qu´une grande apathie en France. Lors de la manifestation du 16 juin, qui a réuni modestement quelque 300 personnes, rares étaient les salariés de Radio France ou de France Télévisions à s´être déplacés pour soutenir leurs camarades ou confrères. Et il a fallu que le conflit s´enlise pour que la presse française commence à répercuter ce mouvement social. On imagine aisément quelle caisse de résonance auraient trouvé les salariés de Radio France si un plan social avait affecté plus de 20% de leurs effectifs alors même que l´actionnaire public, par la voix du chef de l´Etat, demande aux entreprises de ne pas licencier en période de crise...

Pourtant, à travers le périmètre de Radio France International, c´est bien la reconfiguration de l´ensemble de l´audiovisuel extérieur de la France qui se profile. En confiant au président-créateur de France 24 la responsabilité de RFI comme du holding de l´audiovisuel extérieur de la France (AEF), l´Etat a pris le risque de desservir les intérêts de la radio au profit du développement de sa télévision internationale (France 24 ne voit d´ailleurs sans doute pas d´un si mauvais oeil la grève à RFI...). Economies d´échelle, synergies, mutualisation, professe Pouzilhac à la demande des conseillers ministériels. En réalité, si des moyens peuvent être mis en commun à la diffusion ou dans les services administratifs et commerciaux, on sait, depuis le cocasse rapport Benamou de 2007, que de telles synergies ne sont pas si simples à dégager.

Difficile, par exemple, de demander à un journaliste radio d´alimenter l´antenne de France 24 via une salle de rédaction unique. En revanche, oui, la question est posée du statut des personnels dans une maison hautement syndiquée où les luttes de pouvoir syndicales portent à l´affrontement permanent et, pour reprendre les termes de la direction, au « conservatisme ». Il n´est peut-être pas interdit de se demander si une chaîne formée de jeunes journalistes multitâches et dotés d´une culture syndicale encore embryonnaire n´est pas jugée préférable à une radio constituée en très large part de reporters aguerris qui sont aussi des salariés beaucoup moins malléables...

En cette période de refonte des conventions de l´audiovisuel public, la direction rêve sans doute d´un climat social apaisé dans la perspective de l´après-grève. On en est loin.

L´intersyndicale de RFI (FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT) n´a-t-elle pas été jusqu´à dévoiler le salaire de ses deux dirigeants, Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, qui toucheraient chacun 310 000 euros annuels fixes auxquels il faut ajouter 70 000 euros de part variable ? Soit près de trois fois le salaire de l´ancien PDG Antoine Schwartz et deux fois celui du PDG de Radio France...

Le nouveau règne de Christine Ockrent 

La relation de RFI avec sa nouvelle directrice générale Christine Ockrent est en soi un cas d´espèce.

Femme de l´actuel ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner, l´ancienne présentatrice de « France Europe Express », sur France 3, incarne aujourd´hui une forme de remise au pas de cette radio qui s´est pourtant efforcée d´échapper ces dernières années au rôle de « voix de la France » (lire « Christine Ockrent, la voix de la France », La Valise diplomatique, 21 février 2008). Un signe ? Citons d´abord le licenciement en juillet 2008 de Richard Labévière, rédacteur en chef international à RFI, coupable d´avoir diffusé une interview du président syrien Bachar Al-Assad sur TV5 puis sur RFI sans en référer à sa directrice générale (lire « Licenciement politique à RFI », La Valise diplomatique, 4 septembre 2008). A l´évidence, Richard Labévière a été victime d´un règlement de compte en interne pour n´être soutenu que par la seule CFDT - syndicat minoritaire - et alors que ses positions ouvertement pro arabes lui avaient attiré des ennemis tant à l´intérieur qu´à l´extérieur de RFI. Christine Ockrent, en tout cas, s´est empressée de marquer son pouvoir en se débarrassant d´un homme faiblement défendu et sans doute en dissonance avec Bernard Kouchner dans sa politique au Moyen-Orient (en décembre 2008, la France fera d´Israël le partenaire privilégié de l´Union européenne).

Christine Ockrent a encore montré son sens du dialogue social à l´occasion du Festival de Cannes en 2009. Dans un tract intitulé « La reine du mépris à RFI », le 9 mai, le Syndicat national des journalistes (SNJ) relève qu´elle n´a pas hésité à s´en prendre aux reporters envoyés sur place pour fustiger leur « inélégance » : « Evidemment, certains salariés, non grévistes mais qui soutiennent le mouvement, ne se sont pas privés des descendre au Festival de Cannes, de réaliser des reportages, d´enregistrer des débats en sachant pertinemment que tout ce travail ne serait jamais diffusé. Je ne trouve pas cela très élégant pour les invités qu´on a dérangés. » En sa qualité d´arbitre des élégances, Christine Ockrent a probablement omis de se renseigner sur le fonctionnement de son antenne, qui diffuse entretiens et reportages lors de la sortie des films en salles.

La voix de la Françafrique ? 

Reste la question essentielle : la réorganisation de RFI sous la férule de sa directrice générale est-elle de nature à affaiblir l´indépendance de la « radio mondiale » ? Les esprits avertis diront que cette indépendance a toujours été toute relative. On se souvient que le président du Togo Gnassingbé Eyadema, par exemple, n´hésitait pas à appeler directement Jacques Chirac, alors à l´Elysée, pour empêcher la diffusion d´une interview de son principal opposant. Le patron de RFI, Jean-Paul Cluzel, s´arrangeait alors pour que l´entretien ne soit diffusé qu´une fois coupés les réémetteurs FM au Togo... La gestion de ce dossier typique de la Françafrique coûtera son poste au directeur de la rédaction de RFI, Jérôme Bouvier, qui avait montré peu d´empressement à se conformer aux ordres venus d´en haut...

Mais l´arrivée de Christine Ockrent est aussi une façon d´assurer à la Françafrique la possibilité de se survivre à elle-même. En cela, la mort d´Omar Bongo, le 8 juin (lire, dans Le Monde diplomatique de juillet, actuellement en kiosques, « Omar Bongo, une passion française », par Boubacar Boris Diop), fut un cas d´école. Malgré la grève, pas moins de deux heures et demie d´émission spéciale furent consacrées au décès du vieux chef d´Etat africain, suivies, le 16 juin, de trois heures de couverture sur l´antenne monde et Afrique de ses obsèques auxquelles assistaient Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac et, bien sûr, Bernard Kouchner. Que ce dernier ait été grassement rémunéré (816 000 euros) pour un maigre rapport sur le système de santé au Gabon et qu´il ait été encore président, en janvier dernier, de la société chargée de facturer ce service (lire « Kouchner, ministre des factures étrangères », par Xavier Monnier, Bakchich.info, 13 janvier 2009) n´a évidemment rien à voir avec tant de sollicitude. .. « Bongo, mieux que Jean-Paul II, Senghor ou Aimé Césaire qui n´ont eu droit, en leur temps, qu´à une heure ou deux de spéciale en direct », note le blog de salariés, RFI Riposte.

L´Etat sourd à une demande de médiation 

Et maintenant, que faire ? L´intersyndicale de RFI continue de se battre devant la justice pour empêcher le plan social ; elle demande la « nullité » des licenciements exigés. Et la mobilisation s´est poursuivie, le 25 juin, avec l´émission sur le parvis de l´Hôtel de Ville de Paris d´un programme éphémère de soutien aux grévistes. Mais, disons-le clairement, seule une solidarité massive exprimée avec les salariés peut encore convaincre Nicolas Sarkozy de nommer son conseiller social Raymond Soubie à la tête d´une médiation pour sortir de l´impasse. Par leur gestion désastreuse du conflit - consistant le plus souvent à s´abriter derrière leur directrice déléguée Geneviève Goetzinger -, Alain de Pouzilhac comme Christine Ockrent ont démontré leur inaptitude à sortir par le haut de cette grève qui s´avère aujourd´hui la plus longue de l´audiovisuel public. Combien d´habitués, combien de fidèles auditeurs la radio mondiale aura-t-elle perdus au terme de ce bras de fer entre RFI et son actionnaire public... auquel la directrice Christine Ockrent assure une sorte de compagnonnage ?

Notes

[1] Dont 27,5 millions en Afrique 10,5 millions au Proche-Orient, Moyen-Orient et Maghreb, 4,2 millions en Amériques, 2,2 millions en Europe (dont près d´un million en Ile-de-France) , 1,7 million en Asie et en Océanie.

http://blog.mondediplo.net/2009-07-03-RFI-ou-le-retour-du-poste-colonial




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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 20:38


http://www.aloufok.net/spip.php?article710


L´Autorité palestinienne suspend Al Djazira en Cisjordanie

L´Autorité palestinienne a interdit toute activité de la chaîne de télévision qatarie Al Djazira en Cisjordanie pour s´être fait l´écho d´une accusation de complot du président Mahmoud Abbas contre son prédécesseur Yasser Arafat en 2003.

L´Autorité a annoncé des poursuites contre la chaîne pour propagation par son service arabophone de fausses nouvelles de nature à porter préjudice au président palestinien au sein de la population du territoire sous occupation israélienne.

Al Djazira avait repris mardi un document remis dimanche en Jordanie aux journalistes par le secrétaire général en exil du comité central du Fatah, Farouk Kaddoumi, qui accuse Abbas d´avoir, en liaison avec Israël, comploté en 2003 en vue de tuer Yasser Arafat.

Chef du Fatah, principale composante de l´Organisation de libération de la Palestine (OLP), qu´il présidait, et premier chef de l´Autorité autonome palestinienne issue des accords d´Oslo de 1993, celui-ci est mort en novembre 2004 à Paris d´un mystérieux mal qui n´a jamais été clairement identifié.

"Ce rapport est un tissu de mensonges", avait réagi dès mardi le comité central du Fatah sur son site internet dans un communiqué, accusant Kaddoumi, un pro-syrien resté en exil à Tunis après les accords d´Oslo qui ont permis à Arafat de regagner sa patrie, de "diviser le Fatah et d´empêcher la tenue du sixième Congrès".

Il est question d´organiser le 4 août à Bethléem le premier congrès du Fatah depuis vingt ans, au moment où le mouvement nationaliste, qui a perdu le contrôle de la bande de Gaza en janvier 2007 au profit de son rival islamiste le Hamas, est en proie à de profondes divisions
internes.

Kaddoumi et d´autres dirigeants du mouvement veulent qu´il se tienne plutôt à l´étranger.

Le ministère de l´Information de l´Autorité autonome d´Abbas a reproché à Al Djazira d´avoir consacré un temps excessif de ses émissions à de la propagande hostile "malgré les conseils répétés qui lui ont été prodigués de couvrir les affaires palestiniennes de façon objective et équilibrée".

Trois policiers en civil se sont présentés mercredi au bureau d´Al Djazira à Ramallah pour remettre une injonction écrite à la chaîne de ne plus travailler, diffuser et dépêcher des reporters sur le terrain jusqu´à ce que la justice se prononce.

Un porte-parole des services de sécurité palestiniens a déclaré : "Nous les tiendrons à l´oeil." Mais le bureau d´Al Djazira n´a pas été fermé.

A Jérusalem, l´Association de la presse étrangère a exprimé dans un communiqué sa profonde préoccupation devant la mesure prise par l´Autorité palestinienne et a rappelée celle-ci à son engagement de respecter la liberté de la presse.

Rendant compte de la sanction frappant la chaîne en Cisjordanie, un présentateur d´Al Djazira a "exprimé son étonnement devant la décision de l´Autorité palestinienne" et annoncé que le média qatari répondrait ultérieurement aux accusations qui le visent.

Les relations entre l´Autorité palestinienne et Al Djazira sont tendues depuis la défaite des forces du Fatah face au Hamas, il y a deux ans.


Les correspondants de la chaîne avaient alors accusé l´Autorité de les persécuter. De leur côté, les dirigeants de l´Autorité autonome ont accusé Al Djazira de prendre parti pour le Hamas.




 

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