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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 20:59

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/11/09/enseignement-la-mutinerie-des-hussards_1264708_0.html


La mutinerie des hussards

LE MONDE | 09.11.09 | 14h59  •  Mis à jour le 09.11.09 | 23h22


"Aujourd'hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d'obéir." Le 6 novembre 2008, Alain Refalo, professeur des écoles à Colomiers, dans la banlieue toulousaine, débute ainsi la lettre qu'il envoie à son inspecteur d'académie. Il est bientôt imité par de nombreux collègues un peu partout en France. Chez les hussards noirs, ces instituteurs chers à Charles Péguy, il y a de la mutinerie dans l'air ! Ils sont 2 835 professeurs des écoles à refuser les réformes les plus récentes du primaire. Un mouvement de protestation comme l'éducation nationale les affectionne ? Pas si simple. Les "désobéisseurs", comme ils se qualifient eux-mêmes, se démarquent des formes classiques de contestation.

Menée en dehors des syndicats, la démarche est atypique. Alain Refalo, militant depuis vingt-cinq ans au Mouvement pour une alternative non violente, et objecteur de conscience à l'époque où le service militaire était encore obligatoire, se réfère au philosophe et poète américain Henry David Thoreau, antiesclavagiste dont la théorie de la désobéissance civile a influencé Tolstoï, Gandhi et Martin Luther King. En exergue, sur son blog, une citation de Georges Bernanos, "Il faut beaucoup d'indisciplinés pour faire un peuple libre", donne le "la". Sur le site du mouvement, une citation d'André Gide annonce la couleur : "Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis."

Deux mille huit cent trente-cinq réfractaires, c'est peu, au regard des 367 900 enseignants du premier degré. C'est beaucoup, pour un mouvement qui ne comporte aucune revendication catégorielle mais se cristallise sur la seule relation de l'enseignant à l'élève, et fait courir de vrais risques à ceux qui le suivent. Tous se regroupent autour de trois refus. Celui d'appliquer les nouveaux programmes de 2008, vécus comme un retour à des méthodes directives où les savoirs comptent bien plus que la manière de les transmettre. Celui, pour les directeurs d'école, de refuser de transmettre les données chiffrées de base élèves, un dispositif statistique jugé attentatoire à la vie privée. Celui, enfin, de l'aide personnalisée, mise en place, elle aussi, à la rentrée 2008.

Ce dernier point est le coeur du débat et l'élément déclencheur du mouvement. Conçue pour permettre un soutien scolaire de deux heures hebdomadaires en français et en mathématiques aux élèves en difficulté, elle est jugée beaucoup trop scolaire pour ne pas renforcer les jeunes en échec dans leur rejet du système éducatif. D'autant que, avec l'adoption de la semaine de quatre jours et la fin de la classe le samedi matin, les deux heures alourdissent un emploi du temps déjà important. Les hussards se mutinent mais ne désertent pas : ils prennent les élèves deux heures par semaine, mais sur des activités ludo-éducatives, théâtre ou jeux pédagogiques, plutôt que pour faire des mathématiques et du français.

Leur aversion pour les réformes du primaire traduit un divorce plus ancien entre ces professeurs des écoles, proches des méthodes participatives de Célestin Freinet, et leur ministère de tutelle. De 2006, avec le débat lancé par Gilles de Robien à propos des méthodes d'apprentissage de la lecture, jusqu'à aujourd'hui, le climat n'a cessé de se tendre entre le ministère de l'éducation nationale et les tenants des pédagogies actives, qui estiment que leur espace se réduit au sein de l'éducation nationale. Les désobéisseurs cristallisent ces inquiétudes et les portent sur la place publique. Non sans remous.

Au-delà des questions de fond se pose celle de la légitimité du refus d'obéissance : est-il légitime de rejeter les circulaires et instructions d'un gouvernement issu d'une majorité légitimement élue ? Sans surprise, le ministère répond par la négative. Confirmant les propos de son prédécesseur Xavier Darcos, Luc Chatel, dans une de ses toutes premières déclarations, a asséné : "La désobéissance n'est pas compatible avec les valeurs de l'éducation, avec l'idée que je me fais du métier d'enseignant."

Les dents grincent. Y compris quand Alain Refalo répond à l'invitation du pique-nique annuel "Paroles de résistance", organisé par l'association Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui, en présence de personnalités de la Résistance tels Raymond Aubrac et Stéphane Hessel. Eminemment politique, l'association se donne pour but de "refuser la récupération politicienne des combats et des valeurs de la résistance par le chef de l'Etat ainsi que pour célébrer les valeurs de fraternité et de solidarité du programme du Conseil national de la Résistance". Ce compagnonnage leur vaut de se faire stigmatiser par la droite comme "une passerelle jetée entre la mouvance anarcho-libertaire de la nébuleuse altermondialiste et la gauche institutionnelle qui fait depuis trente ans la pluie et le vilain temps dans l'éducation nationale" (Valeurs actuelles, 30 avril).

La réalité est plus complexe. S'il y a gros à parier que les sarkozystes doivent être fort peu nombreux dans leurs rangs, leur mouvance n'est pas idéologiquement homogène, entre pacifistes, gauchistes, gauche traditionnelle, non-syndiqués, syndiqués... Cette hétérogénéité se retrouve dans le rapport qu'ils entretiennent avec les syndicats. Aux prémices de leur action, ceux-ci ont considéré les trublions avec circonspection."Sud Education nous a immédiatement soutenus, explique Bastien Cazals, professeur des écoles à Saint-Jean-de-Vedas (Hérault). Pour le SGEN-CFDT, le SE-UNSA et le Snuipp, ce sont d'abord les adhérents des sections départementales qui nous défendent. Les directions nationales restent réservées sur nos formes d'action."

Quand elles n'y sont pas hostiles, comme le SE-UNSA : "Nous ne pouvons cautionner l'action individuelle. Seule l'action collective garantit la défense des salariés, explique Christian Chevalier, son secrétaire général. Au SE-UNSA, nous sommes légalistes. Nous considérons qu'en démocratie les fonctionnaires doivent appliquer les lois et les circulaires." Raisonnant à fronts renversés, le syndicaliste voit dans l'attitude des désobéisseurs face au dispositif d'aide personnalisée un possible... cheval de Troie du libéralisme : "Au nom de la liberté pédagogique, les désobéisseurs revendiquent la liberté d'action dans leur classe. Si l'enseignement et les méthodes varient beaucoup d'une classe ou d'un établissement à l'autre, les parents, dans une logique consumériste, vont choisir en fonction de ce que propose l'enseignant aux élèves."

Bastien Cazals s'étrangle d'un tel argumentaire. Cet ex-ingénieur est l'auteur d'un petit livre (Je suis prof et je désobéis, éditions Indigène) dans lequel il pourfend la logique libérale qui, pour lui, poursuit de façon méthodique la destruction totale de l'école républicaine : "Nous ne désobéissons pas parce que nous n'aimons pas les lois, mais parce que les récentes dispositions constituent une contre-réforme. Nous défendons l'école publique laïque de Jules Ferry."

Les parents d'élèves ne leur sont pas hostiles, du moins ceux qui adhèrent à la FCPE, fédération classée à gauche et majoritaire. "Nous approuvons leur rejet des réformes et leur hostilité à la semaine de quatre jours, explique Jean-Jacques Hazan, son président. Sur le terrain, les rapports entre la grande majorité de ces enseignants et les parents sont généralement assez bons. Les parents les soutiennent régulièrement."

Depuis le mois de juillet, les sanctions administratives tombent à l'encontre des désobéisseurs. Une centaine d'entre eux font l'objet de retenues sur salaire parfois importantes pour service non fait. Sur recours des intéressés, le tribunal administratif a suspendu ces retenues pour trois d'entre eux au motif que la nature du service qu'ils n'avaient pas effectué n'était pas assez précisée par leur autorité de tutelle. Mais le ministère a fait appel... Et lance la machine des sanctions disciplinaires contre les figures du mouvement. Alain Refalo a subi une rétrogradation d'échelon aux lourdes conséquences financières. Bastien Cazals a subi un blâme. Plus sévère, Erwan Redon, professeur des écoles à Marseille, a fait l'objet d'une mutation d'office.

Si leur mouvement suscite de la sympathie, leurs collègues rechignent à s'engager plus avant, au vu des risques encourus. Aujourd'hui, les désobéisseurs veulent élargir les bases du mouvement. Lors de leur université d'été, en août dernier, à Montpellier, ils ont élaboré une charte de résistance pédagogique qui permet d'affirmer "la possibilité de mettre en place toute alternative pédagogique dans l'intérêt des enfants". Une manière d'associer publiquement des soutiens qui n'osent se déclarer par peur des sanctions. A ce jour, seuls 2 000 enseignants ont signé.

Les hussards sont touchés dans leur solde, pas dans leur détermination. Selon Philippe Meirieu, universitaire et chef de file du courant pédagogue, ils ont transgressé une règle d'or de cette grande muette qu'est l'éducation nationale : "Le système scolaire s'est fait une spécialité de l'ensablement des réformes. Quand elles les dérangent, les professeurs se débrouillent pour ne pas les appliquer. Sans faire de vagues et sans sanction. En revendiquant publiquement leurs actes, ils rompent avec l'usage de ne pas faire et de n'en rien dire."

Christian Bonrepaux

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 20:59

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/11/06/la-tunisie-la-journaliste-du-monde-et-les-allegations-d-eric-raoult_1263923_0.html


La Tunisie, la journaliste du "Monde" et les allégations d’Eric Raoult

LE MONDE | 06.11.09 | 18h25  •  Mis à jour le 06.11.09 | 20h40


Mal informé ou mal inspiré, mais gratuitement insultant à l'égard du Monde, le député UMP (Seine-Saint-Denis) Eric Raoult s'est livré, samedi 31 octobre, à une étonnante attaque contre notre collaboratrice Florence Beaugé. Intervenant sur le plateau de Berbère Télévision, l'ancien ministre a justifié la mesure d'expulsion de Tunisie dont notre spécialiste du Maghreb a été victime en lui prêtant des écrits qu'elle n'a jamais commis.

M. Raoult a déclaré qu'on ne pouvait pas s'étonner "quand on fait de la provocation à l'égard du président Ben Ali", d'être "remis dans l'avion" à l'arrivée à Tunis. Quel type de provocation ? Réponse : "Quand on se permet de traiter le président Ben Ali de… [suit une moue des lèvres signifiant une grossièreté particulièrement vulgaire] et son épouse de... [suit une autre moue signifiant une autre grossièreté] ... ", et cela en s'abritant derrière "d'autres personnes à l'intérieur de son article".

Nous ne savons, pour notre part, ni où ni quand M. Raoult, qui préside le groupe d'amitié France-Tunisie à l'Assemblée nationale, a pu lire pareilles phrases. Si le député avait pris soin, avant de nous prendre ainsi à partie, de lire les reportages parus dans Le Monde, d'interroger ou de rencontrer Florence Beaugé, il eût été facile de lui démontrer que lesdites phrases relèvent de l'invention pure et simple : elles n'existent pas...

Mais peut-être M. Raoult a-t-il repris l'une des attaques personnelles les plus farfelues et les plus ignobles, quotidiennement formulées dans la presse tunisienne à l'encontre de notre consœur. Rarement journaliste du Monde a fait l'objet d'une telle campagne d'insultes et d'intimidations : "psychotique", "hystérique", "bonne pour la psychanalyse", "maléfique" "et par-dessus le marché idiote", sans compter, "c'est bien connu, volage"…

M. Raoult a encore justifié la mesure d'expulsion prise à l'encontre de Florence Beaugé par la teneur de ses écrits sur la Tunisie. Or les deux seuls articles de notre consœur publiés avant son expulsion sont un court récit de la journée d'un couple de Tunisiens militant pour le respect des droits de l'homme dans leur pays ainsi qu'une longue interview de Béchir Tekkari, le ministre tunisien de la justice et des droits de l'homme.

C'est faire preuve d'une bien curieuse conception du journalisme que de considérer que ces deux publications – dont l'une, répétons-le, donne amplement la parole à un ministre du président Ben Ali – relèvent de la "provocation" à l'encontre de la Tunisie ! Mais sans doute M. Raoult ne les avait-il pas lus avant de s'en prendre à Florence Beaugé. De même n'a-t-il vraisemblablement pas lu les reportages publiés après son expulsion, lesquels donnaient bien volontiers acte aux autorités tunisiennes des succès économiques et sociaux de leur pays, tout en relatant les dérives d'un régime peu regardant sur les droits de l'homme et la corruption.

Alain Frachon, directeur de la rédaction du "Monde"




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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 18:42

http://www.liberation.fr/monde/0101601456-la-grippe-plonge-l-ukraine-dans-une-hysterie-collective


La grippe plonge l’Ukraine dans une hystérie collective

Santé . Ecoles fermées, régions en quarantaine… Le pays est à l’arrêt en dépit de trois décès seulement attribués au H1N1.

Par MATHILDE GOANEC Kiev, de notre correspondante

Contre la grippe, des gousses d’ail, du gras de porc et des citrons verts… Remèdes populaires, dont les prix montent en flèche sur les étals des marchés d’Ukraine, confrontée à une sérieuse épidémie de grippe depuis deux semaines. Dans l’ouest du pays, gros foyer d’infection, les hôpitaux sont envahis, les malades contaminent les médecins, et le système de santé, déjà désorganisé, étouffe sous le coup de l’affolement.

Selon le ministère de la Santé, plus de 255 000 personnes touchées par la grippe et des maladies respiratoires ont été recensées dans le pays et 95 patients sont morts. Malgré des déclarations contradictoires, seul trois cas mortels ont pu être clairement attribués au H1N1, même si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) suppose que «la plupart des cas de grippe en Ukraine lui sont dus».

Conspiration. Accusé depuis des mois de faire l’autruche, le gouvernement ukrainien dirigé par Ioulia Timochenko a donc frappé un grand coup dès le premier cas mortel avéré, quitte à provoquer une panique générale. Partout dans le pays, les écoles ont fermé leurs portes pour trois longues semaines. Neuf régions ont carrément été placées en quarantaine, avec restrictions de circulation et contrôle des déplacements, et le dispositif pourrait s’étendre, selon la progression de la maladie. Des mesures extraordinaires, uniques en Europe, pourtant le nombre de malades et de décès est à peine plus élevé que l’an dernier à la même époque. Les rues se vident, et partout dans le pays, les rassemblements publics ont été interdits : commémorations, spectacles… et meetings électoraux, alors que l’Ukraine est en pleine campagne pour la présidentielle de janvier.

Jusqu’ici cantonné à l’ouest du pays, l’affolement a gagné Kiev le week-end dernier. Les habitants se sont rués dans les pharmacies, achetant en vrac vitamines, antigrippaux, et vidant les rares stocks de tamiflu disponibles. La pénurie a fait exploser les prix, malgré l’arrivée d’un avion bourré de doses du précieux remède, dimanche soir, à l’aéroport de Kiev. Les masques ont également fait leur apparition dans les rues, derrière les guichets, et sont portés par les chauffeurs de bus et de taxis. C’est même le dernier accessoire à la mode, sur le visage des belles de la capitale, dans les cinémas, cafés et discothèques.

Symptômes corollaires, rumeurs et spéculations prolifèrent comme des champignons : à Lviv (dans l’est du pays) comme à Kiev, certains Ukrainiens auraient aperçu des avions, épandant sur les villes des substances toxiques pour contenir l’épidémie ; la grippe serait en réalité une terrifiante «peste pulmonaire» ou un virus créé de toutes pièces par les laboratoires pharmaceutiques, une information qui rebondit depuis quelques jours sur les blogs conspirationnistes occidentaux.

Masque. Mal préparée et en manque de moyens, l’Ukraine semble pour l’instant incapable de juguler cette crise d’hystérie collective, et ce ne sont pas les récentes déclarations de la Première ministre, Ioulia Timochenko, appelant la population à fabriquer ses propres masques en tissu, qui vont la rassurer.





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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 18:29

http://www.alain-benajam.com/article-le-11-septembre-2001-une-sale-affaire-pour-la-france--38574498.html


Le 11 septembre 2001, une sale affaire pour la France.

Lettre ouverte à mes amis gaullistes

Depuis huit ans maintenant le monde s'interroge sur la réalité des attentats du 11 septembre 2001.

Sur cette vue chacun peut voir les explosions parfaitement synchonisées avec les fragments de poutres sectionnées à la nanothermite telle qu'elle fut retrouvée dans les poussières prélevées à "ground 0". La version de l'empilement est contradictoire avec les faits tels que visibles notamment l'espace de plusieurs étages entre les explosions supérieures et inférieures et la présence d'explosion AU DESSUS du point d'impact des avions.

Qui sont les véritables négationnistes,  ceux qui s'obstinnent à nier des faits parfaitement démontrés ou ceux qui les mettent en évidence?

Une ingérence US dans les affaires de la France et un officier patriote, gaulliste persécuté:

Le commissaire Hubert Marty-Vrayance membre du RPR à sa fondation, membre du club 89, membre du comité du souvenir du Général de Gaulle, bras droit de Yves Bertrand directeur des Renseignement Généraux, chargé des enquêtes sensibles pour le président de la république Jacques Chirac. A l'époque des faits membre du Secrétariat Général de la Défense Nationale. SGDN, une pointure.

Je connaissais personnellement le commissaire H M-V à qui j'avais fait des démonstrations sur la reconnaissance automatique biométrique développée par mon entreprise et qui avait pris l'habitude de m'interroger sur des aspects techniques et scientifiques intéressant la sureté nationale par exemple le HAARP, le système US de manipulation du climat. J'ai par la suite développé avec lui une relation amicale

Dés le 11 septembre 2001 après midi j'ai appelé H M-V par téléphone pour lui faire part de mes doutes sur ce que je voyais et entendais à la télévision, comme il partageait ces doutes, j'ai appelé Thierry Meyssan président du Réseau Voltaire dont j'étais administrateur il se trouvait que Thierry partageait également ces doutes.

Dés septembre 2001, le Réseau Voltaire, organisation modérée défendant la laïcité et la liberté d'expression posait quelques questions sur les discordances qui existaient entre les faits exposés publiquement: photos, vidéos, description d'évènements et les explications et conclusions données officiellement par l'administration US, conclusions qui étaient relayées sans réserves par les médias français.

Ces discordances entre les faits brutes connus et les explications et conclusions données sur les attentats du 11 septembre 2001 furent publiées sur le site internet du Réseau Voltaire sous l'appellation du jeux des sept erreurs.

Dés les premiers mois suivant cet événement le Réseau Voltaire a pris contact avec des organisations régaliennes de l'état français. Le commissaire Hubert Marty-Vrayance avait pris une position très critique de cette version officielle dans un forum de discussion s'intéressant au renseignement, www.dgse.org, le commissaire H M-V m'avait inscrit à ce forum.

La prise de position de ce commissaire n'ayant pas suscité d'opposition de la part de sa hiérarchie, une réunion fut organisée entre Thierry Meyssan et des membres de ce forum de discussion composé essentiellement de professionnels du renseignement français sans que ni le SGDN et ni la direction de la DGSE ne trouvent à y redire.

Le commissaire Hubert Marty-Vrayance a même assisté techniquement Thierry Meyssan dans la rédaction de son livre « L 'effroyable Imposture » ceci est attesté par l'apposition de ses initiales en fin de page dans les remerciement

Le livre est publié début 2002 et a rencontré tout de suite un immense succès.

Thierry Meyssan est invité a une émission de télévision de Thierry Ardisson le 16 mars 2002: Tout le monde en parle.

L'émission est calme et se déroule normalement.

Le lendemain un scandal éclate, Thierry Ardisson est convoqué à la direction de France Télévision et sérieusement tancé, la direction le menace de lui retirer son émission. Anonymement il est menacé de mort et de ruine.

Le CSA a publié la note suivante toujours en vigueur

« Le Conseil a adressé un courrier au président de France Télévision au sujet de l'émission Tout le monde en parle, diffusée le 16 mars 2002 sur France 2 : Thierry Ardisson y avait en effet reçu M. Thierry Meyssan pour son livre 11 septembre 2001 - L'effroyable imposture et avait repris à son compte, sans la moindre distance critique ni précaution de langage, la propagation d'informations à l'évidence fausses, après avoir explicitement accordé à son auteur des labels de légitimité et de respectabilité. Le Conseil a rappelé au président de France Télévision les termes du préambule du cahier des missions et des charges de la chaîne qui précisent notamment que " les sociétés nationales de programme ont vocation à constituer la référence en matière d'éthique " et ceux de l'article 2 qui disposent que " la société assure l'honnêteté, l'indépendance et le pluralisme de l'information ". Il lui a demandé de prendre des
mesures pour que la vérité soit rétablie et que de tels dérapages ne se renouvellent pas ». Sa hiérarchie ne trouve toujours aucune critique à lui formuler ».

http://www.csa.fr/actualite/decisions/decisions_detail.php?id=144

Un « journaliste » Guillaume Dasquié habitué des plateaux US ou il y critiquait la France et les français publie dans « Le Monde » un article ou il accuse le commissaire H M-V d'avoir écrit le livre de Thierry Meyssan, ce qui est faux et lui est repproché tardivement par sa hiérarchie. Aujourd'hui Guillaume Dasquié est mis en examen sur plainte de Michel Alliot-Marie qui fut ministre de la défense pour possession illégale de documents classés secrets défense, le soit disant journaliste était une « barbouze » US

H M-V est d'abord abordé par le responsable de la CIA en France qui le menace.

Début avril 2002 Le commissaire Hubert Marty-Vrayance est convoqué par le numéro deux du SGDN le général B.D. qui lui signifie que: « A LA DEMANDE DE L'AMBASSADE US » il est mis fin à ses fonctions au SGDN et son accréditation secret défense lui est retirée.

Par la suite le commissaire Hubert Marty-Vrayance devra subir une suite de machinations et de complots ourdis par la DST et la société KROLL http://www.kroll.com entreprise faux nez de la CIA en France. Il fera finalement trois mois de prison préventive après une mise à pied de six mois et sera renvoyé de la police sans indemnité. Ce complot fabriqué par une agence de renseignement privée dirigée par un ex gendarme Patrick Baptendier a été décrit par lui même dans un livre: « Allez y on vous couvre » qui a défrayé la chronique récemment.

Je suis moi même mis en examen dans cette affaire, accusé de corruption de fonctionnaire car j'ai aidé ce commissaire patriote durant sa période de six mois de mise à pied sans solde.

La clameur internet du peuple français

Aujourd'hui le peuple français comme les peuples du monde n'en finissent plus de s'interroger sur la faisabilité de cette incroyable version officielle des attentats du 11 septembre 2001.

L'association étatsunienne qui n'existe plus aujourd'hui  Reopen 911.org  fondée grace à l'aide d'un milliardaire US Jimmy Walter a diffusé mondialement le CD "Confronting the Evidence"  puis l'association indépendante française  Reopen 911.info ont repris avec brio ce qui avait été initialisé par le Réseau Voltaire.

Des dizaines d'ouvrages ont été édité mettant en lumière tel ou tel point technique de cette version dépassant les deux premiers livres de Thierry Meyssan « l'Effroyable Imposture » et le « Pentagate »

Le succès de l'association Reopen 911 utilisant largement l'Internet pour la diffusion de documents de qualité a permis de populariser cette interrogation lancinante: comment une telle version officielle des attentats du 11 9 peut être crue.

Une énorme pression venant du peuple et quelques artistes de renom qui s'en sont fait les porte-paroles a obligé les médias français à réagir, médias jusque la réfugiés soit dans le mutisme soit dans la basse insulte envers Thierry Meyssan.

Quelques parcimonieuses fenêtres médiatiques ont été concédé un peu par hazard suite aux deux esclandres dues à Jean Marie Bigard et Mathieu Kassovitz qui profitant d'un moment de promotions de leurs spectacles ont émis leurs opinions non conformes sur ce sujet.

Il faut rappeler que l'évocation d'un doute sur la version officielle sur les antennes médiatiques est interdite par le CSA. Cette interdiction ayant été fortuitement transgressée, les médias ont donc cherché à décrédibiliser ceux qui avaient évoqués ces doutes ainsi que leurs arguments. Ils ont dans un premiers temps promis qu'un débat équilibré pourrait opposer des experts techniques reconnus qui doutent, face à des experts qui pourraient démontrer la faisabilité technique de la version officielle. Ce débat devait être inclus dans l'émission présentée par Guillaume Durand: « L'Objet du Scandale », or ce qui avait été promis par Guillaume Durand n'a pas été tenu. Le prétexte fallacieux était qu'il lui était impossible de trouver des experts partisans de la version officielle qui veuillent bien participer à un tel débat. Du côté de ceux qui doutent, il était prévu un journaliste d'investigation Eric Laurent qui a écrit un livre sur le sujet et Niels Harrit un scientifique danois dont le laboratoire a trouvé de la nano-thermite dans les poussières du WTC ( La nano-thermite est un explosif puissant et rare qui sert en démolition contrôlée pour couper les poutres métalliques).

A la place du débat technique attendu nos artistes qui connaissent bien le dossier, mais comme n'importe quel citoyen pourrait aujourd'hui le connaître, se sont retrouvés seuls face à deux journalistes habitués à ce genre de débat dont l'un Hervé Gattegno journaliste de combat anti gaulliste est connu pour son implication militante dans la défense de la version officielle et donc sa parfaite connaissance technique de cette affaire. En plus Guillaume Durand qui avait fait foi d'impartialité auprès de nos généreux artistes s'est montré un partisan particulièrement agressif de cette contestée version officielle. Guillaume Durand s'inspirait d'un livre qu'il avait à la main le livre de Guillaume Dasquié et Jean Guisnel « L'Effroyable Mensonge » qui décline toutes les insultes possibles à l'égard de Thierry Meyssan et toute la rhétorique appliquée depuis son écriture par les médias à savoir que toute contestation d'un version officielle venant des USA fait oeuvre de révisionnisme de négationnisme et d'antisémitisme. Evidemment dans cet ouvrage il est impossible d'y trouver le moindre argument technique.

Ainsi cette émission confuse à dessein fut conçue comme un piège et le téléspectateur circonspect n'a pu en tirer aucunes conclusions, le tour était joué.

Cependant il en reste un aspect grandement positif et inquiétant qui est la démonstration aux yeux des français qu'une entreprise de télévision publique d'information s'implique depuis huit années corps et âme dans la conservation secrète d'un crime immonde perpétré par une puissance étrangère, crime qui a impliqué la France dans une guerre ou elle n'avait rien a faire et ou elle a perdu certains de ses soldats.

Les gaullistes et nationaux-républicains

Les gaullistes et nationaux-républicains ne peuvent plus rester muets face à cet événement. En effet suite à ces « attentats » l'argumentation d'une nécessaire gouvernance mondiale s'est avancée pour organiser une guerre contre un terrorisme islamiste. Il y aurait une guerre de civilisation qui ferait rage opposant une religion l'Islam à un « monde libre » (tient j'ai déjà entendu ça) évidemment dirigé par les anglo-saxons comme d'habitude. Le pseudo communisme étant mort de sa belle mort il aurait été souhaitable d'inventer autre chose pour faire marcher le complexe militaro-industriel US base de l'économie anglo-saxonne.

Faut il le rappeler à mes amis gaullistes que le général s'était opposé fortement à la division du monde en deux camps dont chacun subissait la tutelle d'une superpuissance. Nous même sous le joug anglo-saxon furent contraints à engager des guerres coloniales meurtrières en Indochine et en Algérie. Le général de Gaulle mit pour un temps fin à cette soumission de la France à l'étranger.

Que le doute subsiste que ces attentats du 11 septembre 2001 puissent avoir été organisé par une force régalienne interne aux USA est considérablement important pour notre pays et sa place dans le monde.

Qu'il s'agisse de l'une ou l'autre version qui soit réelle et la politique de la France s'en trouverait radicalement changée.

En outre cette affaire a démontré une ingérence intolérable et inacceptable des USA dans les affaires de notre pays que cela soit dans le domaine du renseignement avec l'éviction du commissaire Hubert Marty-Vrayance du SGDN et l'organisation de couteuses machinations cherchant à l'éliminer ou que cela soit l'évidente implication des médias publics français dans la dissimulation de la vérité concernant le plus odieux crime depuis la fin du nazisme: les attentats du 11 septembre 2001.

Amis gaullistes et nationaux-républicains faites entendre votre voix et votre différence dans cette affaire, le peuple attend, il suffit de s'en rendre compte dans tous les forums de discussion sur l'Internet.

M. Nicolas Dupont-Aignant vous avez dit que Gutemberg avait appris aux peuples à lire et l'Internet leur avaient appris à écrire et bien dans cette affaire il se servent de l'écriture et la clameur électronique n'en finit plus de gronder et s'amplifier, ne passez pas à côté de l'Histoire, intervenez.

Alain Benajam




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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 18:18

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/11/07/derriere-le-mur-les-peuples-ne-revaient-pas-de-capitalisme-par-slavoj-zizek-philisophe_1264164_0.html


Derrière le Mur, les peuples ne rêvaient pas de capitalisme

LE MONDE | 07.11.09 | 15h21  •  Mis à jour le 07.11.09 | 15h24

Vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin le 9 novembre, célébrer cet événement devrait nous donner à réfléchir.

C'est un lieu commun que d'insister sur ce que ces événements ont eu de "miraculeux". Un rêve est devenu réalité, il s'est passé quelque chose qu'on n'aurait même pas envisagé quelques mois auparavant : des élections libres, la fin des régimes communistes qui se sont effondrés comme un château de cartes.

Qui en Pologne aurait pu imaginer Lech Walesa président de la République ? Mais à ce miracle s'en ajoute un plus grand encore, advenu quelques années plus tard : le retour au pouvoir des ex-communistes par la vertu du scrutin démocratique, la marginalisation du même Lech Walesa, désormais beaucoup moins populaire que le général Jaruzelski dont le coup d'Etat avait écrasé Solidarnosc quinze ans plus tôt.

L'explication classique de ce deuxième renversement renvoie aux espérances "infantiles" d'un peuple qui se faisait une image peu réaliste du capitalisme : il voulait le beurre et l'argent du beurre, il voulait la liberté du marché et de la démocratie, la prospérité sans les inconvénients de la "société du risque", sans renoncer à la sécurité et à la stabilité que garantissaient (plus ou moins) les régimes communistes. Comme certains Occidentaux l'ont fait remarquer sarcastiquement, le noble combat pour la liberté et la justice a viré à l'orgie de bananes et de pornographie. Au lendemain de la victoire, le peuple a déchanté : il lui a fallu se plier aux règles de la réalité nouvelle et payer le prix de la liberté politique et économique.

Après l'inévitable déception, trois réactions se sont fait jour (tantôt contradictoires, tantôt complémentaires) : la nostalgie du "bon vieux temps" communiste ; le populisme nationaliste de droite ; la paranoïa anticommuniste à retardement. Les deux premières sont faciles à comprendre. La nostalgie ne mérite pas qu'on la prenne trop au sérieux : loin d'exprimer un désir sincère de retour à la grisaille socialiste, il s'agit plutôt d'un travail de deuil, d'une façon d'enterrer le passé. Quant à l'essor du populisme, ce n'est pas une spécialité est-européenne, mais un trait commun à tous les pays pris dans le tourbillon de la mondialisation.

Plus intéressante est l'étrange résurgence de l'anticommunisme vingt ans après. Ce phénomène vient en réponse à la question : "Si le capitalisme vaut tellement mieux que le socialisme, pourquoi notre vie est-elle toujours aussi médiocre ?" Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas vraiment entrés dans le capitalisme, parce que les communistes sont encore au pouvoir, dissimulés sous le masque de propriétaires et de managers...

D'ailleurs, l'immense majorité des dissidents de l'Est ne manifestaient pas pour le capitalisme. Ils voulaient plus de solidarité et un semblant de justice, ils voulaient être libres de mener leur vie sans être sans cesse contrôlés par l'Etat, libres de se réunir et de parler ouvertement, ils voulaient une vie honnête et décente, débarrassée du bourrage de crâne, de l'hypocrisie et du cynisme. Comme plusieurs observateurs l'ont bien vu, les idéaux qui sous-tendaient leur révolte étaient largement inspirés de l'idéologie dominante : on aspirait à quelque chose comme "un socialisme à visage humain".

Mais la seule réponse à l'utopie socialiste est-elle le capitalisme réel ? La chute du Mur a-t-elle vraiment ouvert la voie à un capitalisme mature, rendant obsolète toute utopie ? Et s'il s'agissait là aussi d'une utopie ? Le 9 novembre 1989 annonçait les "joyeuses années 1990", le rêve de la "fin de l'histoire" chère à Fukuyama, la conviction que la démocratie libérale avait triomphé, que le but était atteint, que la communauté globale et libérale était au coin de la rue, que les obstacles résiduels à ce happy-ending hollywoodien n'étaient que contingents (quelques poches de résistance, là où les dirigeants n'avaient pas encore compris qu'ils avaient fait leur temps).

Le 11-Septembre est venu sonner la fin de l'ère Clinton : il inaugure une époque qui voit se dresser de nouveaux murs, entre Israël et la Cisjordanie, autour de l'Union européenne, à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, et à l'intérieur même des Etats. Comme si la thèse de Fukuyama avait dû mourir deux fois. En effet, l'effondrement de l'utopie politique de la démocratie libérale après le 11-Septembre n'a pas affecté l'autre utopie, économique celle-là, portée par le capitalisme mondialisé. Si la crise financière de 2008 a un sens historique, c'est qu'elle renverse le pan économique des rêveries "fukuyamesques".

Le libéralisme se voulait une anti-utopie, le néolibéralisme tournait le dos aux idéologies responsables de l'horreur totalitaire du vingtième siècle. Mais on comprend aujourd'hui que la période utopique par excellence aura été les années 1990, dans leur croyance que l'humanité avait enfin trouvé la formule socio-économique optimale. Or l'expérience des dernières décennies montre clairement que le marché n'est pas un mécanisme inoffensif qui agit au mieux quand on le laisse faire. Pour créer les conditions de son fonctionnement, une grande violence préalable est requise. Face aux ravages qu'ils ont eux-mêmes provoqués, les fondamentalistes du marché retrouvent les réflexes typiques de la mentalité totalitaire : ils imputent leur échec aux compromis passés par ceux qui ont traduit leurs visions en politique (trop d'intervention étatique, etc.), et exigent une application plus radicale encore de la doctrine du marché.

Aujourd'hui, où en sommes-nous ? Evoquons ici le destin de Victor Kravchenko (1905-1966), ce diplomate soviétique qui, en 1944, profita d'un voyage à New York pour faire défection. Sous le titre J'ai choisi la liberté, il publiera ses Mémoires, premier témoignage direct des horreurs du stalinisme, incluant un rapport détaillé sur la famine due aux collectivisations forcées en Ukraine, auxquelles il avait lui-même participé au début des années 1930, alors qu'il était encore un fidèle du système.

Sa biographie officielle s'achève en 1949, date à laquelle il gagne haut la main le procès intenté par ses accusateurs prosoviétiques de Paris, qui avaient appelé son épouse à témoigner de sa corruption, de son alcoolisme et de ses violences conjugales. Ce qu'on sait moins, c'est qu'aussitôt après sa victoire, alors qu'il est ovationné comme un héros de la guerre froide, Kravchenko est préoccupé par le maccarthysme. Pour lui, cet anticommunisme acharné risque de tomber mimétiquement dans les travers de ses adversaires. Il prend également conscience de l'injustice qui règne à l'Ouest et se met en tête d'élaborer une réforme radicale des sociétés démocratiques occidentales.

Suite à un deuxième volume (moins médiatisé) de ses Mémoires, publié sous le titre éloquent J'ai choisi la justice, le voilà qui se lance dans une croisade pour un nouveau mode de production, avec moins d'exploitation. Il se retrouve ainsi en Bolivie, où il va investir (et perdre) toute sa fortune dans l'organisation de collectivités de paysans pauvres. Abattu par ce fiasco, il se retire de la vie publique et finit par se suicider à New York.

Aujourd'hui, de nouveaux Kravchenko se font entendre un peu partout dans le monde, des Etats-Unis à l'Inde, à la Chine et au Japon, de l'Amérique latine à l'Afrique, du Moyen-Orient à l'Europe occidentale et orientale. Ils sont tous très différents, ils ne parlent pas la même langue, mais ils sont plus nombreux qu'on ne le pense, et les puissants ne craignent qu'une chose, c'est que leurs voix se fassent écho et s'amplifient.

Conscients que nous allons droit à la catastrophe, ils sont prêts à agir coûte que coûte. Déçus par le communisme du XXe siècle, ils n'hésitent pas à repartir de zéro et à réinventer la notion de justice. Traités de dangereux utopistes par leurs adversaires, ils sont pourtant les seuls à s'être vraiment réveillés du rêve qui nous aveugle encore presque tous. Ce sont eux qui, sans la moindre nostalgie du défunt "socialisme réel", portent le véritable espoir de la gauche.

Traduit de l'anglais par Myriam Dennehy

Slavoj Zizek

Philosophe, ancien candidat du parti Démocratie libérale slovène en 1991 à la première élection présidentielle libre qui a précédé l'indépendance de son pays en 1991.



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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 20:45

http://www.liberation.fr/medias/0101601504-facebook-a-spams-ouverts


Facebook à spams ouverts

Web . Le réseau fait condamner aux Etats-Unis un spammeur mais ne protège pas les données.

Par CAMILLE GEVAUDAN

Il s’autoproclamait «roi du spam», et a écopé la semaine dernière d’une très lourde amende à la suite d’un procès intenté par Facebook : 711 millions de dollars (478 millions d’euros) pour les milliers de données personnelles récupérées illégalement et de messages non sollicités envoyés aux membres du réseau social via la messagerie interne du site ou le «mur» des profils. Ces messages contenaient des liens menant à des sites commerciaux ou des pages de phishing, qui tentent de récupérer identifiants et mots de passe des internautes pour accéder à leurs comptes en ligne.

Juteux. L’affaire représente une grande victoire pour le réseau social, qui dit s’efforcer de lutter pour bannir les publicités et récupérations d’infos personnelles non autorisées. Mais elle a aussi permis d’attirer l’attention sur le juteux business que Facebook laisse faire.

Le site américain Techcrunch a ainsi publié le témoignage de Dennis Yu, PDG d’une société de marketing spécialisée dans la publicité sur Facebook, mais aussi ex-spammeur. «Je n’en suis pas fier, dit-il, mais c’était très lucratif.» Yu révèle que les annonceurs passent souvent par des développeurs de jeux et d’applications ludiques pour atteindre les membres du réseau social. Tout se joue en un clic. Ce tout petit clic sur le bouton «Autoriser l’accès» que l’on exécute si vite, impatient de voir si on peut battre ses amis au «Quiz Twilight spécial Halloween», sans lire ou sans comprendre l’avertissement affiché en haut de la page. Ce clic autorise l’application visée à «accéder aux informations de votre profil, à vos photos, aux informations sur vos amis et à tout autre contenu nécessaire à son fonctionnement» : statut de célibataire ou en couple, date de naissance, téléphone portable si l’application propose d’envoyer un score par SMS… Et il n’est pas rare que ces données soient vendues à des annonceurs. Leur valeur est pour eux bien plus grande que celle des pubs ciblées classiques sur Facebook. En reprenant le style graphique du site - sobre, bleu et blanc - et en réutilisant, par exemple, la photo illégalement acquise des contacts de l’internaute, il est en effet facile d’imiter des sollicitations du réseau social lui-même.

Taux de clics. Comme il devient difficile pour les utilisateurs de distinguer ces publicités des messages légitimes de Facebook. Leur succès est impressionnant ; selon Dennis Yu, elles attirent environ 4 clics pour 100 affichages, alors que le taux de clics sur un lien publicitaire de Google avoisine 0,1 %. A raison de 15 centimes de revenu par clic, le bénéfice peut atteindre des dizaines de milliers de dollars par jour… Voire plus. «Les chiffres actuels sont bien supérieurs», précise Dennis Yu. L’économie des spams prospère, selon lui, dans une politique de relatif «laisser-faire», Facebook n’intervenant «que quand les violations sont si flagrantes que leur service de relations clients est noyé sous les plaintes».

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 20:28

Mystères de Bagdad : la disparition du député Mohammad al-Daïni

Le député Mohammad al-Daïni, accusé d’avoir permis à un kamikaze de pénétrer dans la Zone verte, et dans l’enceinte du Parlement, pour se faire exploser le 12 avril 2007 dans la cafétéria du Parlement irakien, aurait été arrêté le 14 octobre en Malaisie, en possession d’un passeport diplomatique. L’attentat avait fait 8 morts dont un député de sa formation, le Front du dialogue national, petite formation sunnite dirigée par Saleh al-Moutlak.

A l’époque, l’attentat avait été revendiqué par l’organisation Al-Qaïda en Mésopotamie. Al-Daïni accusait le gouvernement d’al-Maliki de s’en servir pour l’obliger à se taire : il avait participé à une émission de la BBC où il dénonçait l’existence de prisons secrètes du ministère de l’Intérieur et les tortures qui y étaient pratiquées à Bagdad, et dans la province de Diyala (AFI-Flash n°90). Ayant obtenu un visa pour se rendre aux Etats-Unis, à l’invitation de deux sénateurs démocrates, il était en route pour Washington, via Amman, quand son avion a fait demi tour sur ordre des autorités irakiennes.

Lors d’une conférence de presse donnée juste avant la levée de son immunité parlementaire, il avait nié sa participation à l’attentat et accusé le régime d’avoir torturé ses gardes du corps pour leur extorquer des aveux l’impliquant dans cet attentat. Il avait demandé que des organisations internationales leur rendent visite en prison et les présentent à un comité médical indépendant. Personne ne savait ce qu’il était devenu ensuite.

Interpellé par les sénateurs américains, le ministère de l’Intérieur avait d’abord déclaré qu’Al-Daïni était détenu, puis en fuite… Avec quelles complicités ? On dit que le député est un ancien de la Garde républicaine spéciale, corps d’élite du temps du président Saddam Hussein.

BREVES

Députée accusée de terrorisme - Le 24 octobre, c’était au tour de la députée Taysir al-Mashadani membre du Parti islamique (proche des Frères musulmans) et de son mari Hicham al-Khiyali, membre du conseil provincial de Diyala, d’être accusés de « financer des activités terroristes ». Un mandat d’arrêt a été délivré contre eux. En juin 2006, la députée avait été enlevée pendant 2 mois par un groupe chiite pro-iranien. Le Parti islamique parle de pressions exercées sur Iyad al-Samarraï, président du Parlement, pour l’empêcher d’auditionner des ministres appartenant à la formation de Nouri al-Maliki. 
                                                       
http://france-irak-actualite.over-blog.org




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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 20:14

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/11/07/accord-du-hezbollah-pour-la-formation-d-un-nouveau-gouvernement-libanais_1263958_3218.html#xtor=AL-32280151


Accord du Hezbollah pour la formation d'un nouveau gouvernement libanais

LEMONDE.FR avec AFP | 07.11.09 | 09h40

Après cinq mois de difficiles négociations avec le premier ministre désigné Saad Hariri, le camp mené par le Hezbollah a donné son accord pour la formation d'un nouveau gouvernement au Liban. "Les participants à la réunion se sont mis d'accord sur la formation d'un gouvernement d'union nationale conformément aux règles approuvées durant les négociations", indique le Hezbollah dans un communiqué.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui participait à cette réunion, ainsi que son allié chrétien Michel Aoun et son allié chiite, le président du Parlement Nabih Berri, ont espéré que "cette initiative soit pour le bien du Liban et de son peuple", selon le communiqué. Le nouveau gouvernement d'union nationale se faisait attendre depuis les législatives du 7 juin.

Les parties étaient d'accord sur la formule de répartition des portefeuilles (15 ministres pour la majorité, 10 pour la minorité et cinq ministres "neutres" choisis par le président de la République), mais les consultations bloquaient sur les noms de certains ministres et la nature des portefeuilles accordés à la minorité. Cette formule "15 + 10 + 5"  sera maintenue", d'après un source proche de l'entourage de M. Hariri. Une autre source, à la présidence de la République, a affirmé que le chef de l'Etat, Michel Sleimane, "était optimiste quant à la formation imminente du gouvernement".

La presse libanaise était aussi optimiste. "Le nouveau gouvernement est désormais sur le point de naître", titrait samedi le quotidien An Nahar, proche de la majorité. "La rencontre Berri-Aoun-Nasrallah-Frangieh fait naître le gouvernement de Hariri", titrait de son côté le quotidien proche de la minorité As Safir. Selon le quotidien francophone L'Orient-Le Jour, "les décrets de formation du nouveau gouvernement seraient pour demain (dimanche) au plus tard".

Le gouvernement d'union nationale est une revendication de l'opposition qui refuse que la majorité s'arroge les décisions importantes, notamment sur la question de l'arsenal du Hezbollah. Les deux camps s'accusaient mutuellement de blocage, la majorité estimant que le minorité est inféodée à Damas et Téhéran, tandis que celle-ci accuse l'autre camp d'obéir aux ordres de Washington et de Ryad.





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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 19:08

http://lariposte.com/Trois-amendements-au-document-de-congres-de-la-CGT-1279.html


Trois amendements au document de congrès de la CGT

Nous publions ci-dessous trois résolutions destinées à amender le texte d’orientation du 49ème Congrès de la CGT. Nous les soumettons à l’attention des militants CGT, qui peuvent s’en inspirer dans le travail de discussion et d’amendement préalable au congrès.

Résolution n°1 – Remplace les paragraphes I-131 à I-157

Le capitalisme traverse sa plus grave crise internationale depuis la récession mondiale du début des années 30. C’est une crise classique de surproduction, qui a été précédée d’une spéculation financière massive. Les mesures de « relance » désespérées des gouvernements ne peuvent provoquer, au mieux, qu’un répit temporaire. Les capitalistes sont dans l’impasse, et ils s’acharnent surtout à faire payer la crise aux salariés, aux jeunes, aux chômeurs et aux retraités.

La reprise économique se fera au prix de la destruction d’une grande partie de l’appareil de production – accompagnée d’une explosion du chômage de masse – et de la casse des acquis sociaux. L’éclatement du code du travail, l’extension des contrats précaires, la baisse des revenus, la remise en cause des droits syndicaux et la dégradation des conditions de travail sont à l’ordre du jour.

Pour la CGT, cette perspective est inacceptable. Elle entend développer des luttes visant à la défense des intérêts des travailleurs, dans la perspective d’une rupture avec le capitalisme.

1) Les salariés ne peuvent tolérer le développement du chômage de masse. Il signifie l’extension de la grande misère et la dégradation constante des conditions de salaire et de travail de ceux qui conservent un emploi. Le droit au travail est un droit fondamental. Le congrès de la CGT s’oppose aux fermetures d’entreprises. Notre mot d’ordre : l’occupation et la nationalisation, sous le contrôle des salariés, des entreprises menacées de fermeture.

2) La CGT milite également pour un vaste programme de travaux publics, de façon à répondre aux besoins de la population en matière d’hôpitaux, d’écoles, de routes, etc., et à embaucher des chômeurs pour les construire. Dans le même temps, par une réduction de la semaine de travail, sans perte de salaire, il faut partager le travail disponible entre tous les travailleurs.

3) Il faut en finir avec le secret bancaire, ouvrir les comptes des entreprises. Les travailleurs doivent tout savoir de la spéculation, des escroqueries comptables, des transactions crapuleuses, des profits et des bonus faramineux.

4) Face à la crise et à ses conséquences désastreuses, il faut que les salariés prennent le contrôle de l’économie. En premier lieu, l’ensemble du système bancaire et financier doit être arraché des mains des spéculateurs. Il faut mettre un coup d’arrêt aux plans de sauvetage pour les riches. Il faut nationaliser les banques et les institutions financières, sous le contrôle et la gestion démocratique des salariés.

5) Le congrès de la CGT revendique également des salaires et des pensions décents pour tous. Ces revenus doivent être indexés sur le coût de la vie, à partir d’indices des prix élaborés par les syndicats.

Résolution n°2 - Remplace les paragraphes II-111 à II-120

Au cours de la dernière période, la CGT a appelé à cinq journées de mobilisation interprofessionnelle, en cinq mois, dans le cadre d’une intersyndicale regroupant les huit principales confédérations syndicales du pays. Des millions de travailleurs se sont mobilisés, à ces occasions. Cependant, ces journées d’action n’ont pas fait reculer le gouvernement et le patronat. La remise en cause des droits et des conditions de travail des salariés, le démantèlement des services publics et la destruction massive d’emplois se sont poursuivis. Dans ce contexte, il ne faut pas s’étonner de la diminution sensible du nombre de participants aux mobilisations interprofessionnelles. Les deux dernières journées de mobilisation – les 13 juin et 7 octobre – ont été des échecs prévisibles. Beaucoup de salariés refusent de perdre une journée de salaire « pour rien ».

1) Le congrès prend acte de cet échec et propose un changement de stratégie. Les capitalistes et le gouvernement sont engagés dans une lutte implacable contre les conquêtes sociales précédemment gagnées par la classe ouvrière. Il ne peut y avoir de « partenariat social », sur cette base. Quant aux « journées d’actions », elles ont épuisé leur potentiel. Le congrès décide donc d’orienter l’ensemble des organisations CGT vers la préparation d’une grève générale reconductible, comme seul moyen de faire plier le gouvernement.

2) Les organisations CGT doivent toujours rechercher l’unité syndicale. Mais l’objectif de l’unité syndicale ne doit pas être un frein à la mise en œuvre d’une stratégie propre à la CGT, sur la base de ses propres revendications. Si l’unité syndicale signifie la limitation de l’action syndicale au dénominateur commun le plus bas, elle devient contre-productive. Sans jamais fermer la porte à des actions communes avec les autres confédérations syndicales, la CGT doit systématiquement préparer les salariés à la nécessité d’un mouvement de grève reconductible. Il faut dire la vérité aux salariés sur les limites de la stratégie des « journées d’action » – et en tirer toutes les conséquences stratégiques qui s’imposent.

3) Les négociations avec le patronat et le gouvernement n’ont de sens que sur la base d’un rapport de forces susceptible de les contraindre à reculer. Sans cela, les négociations et autres « consultations » servent le pouvoir en semant des illusions, chez les salariés, sur la possibilité de satisfaire nos revendications au moyen de simples discussions. Le congrès décide que la participation de la CGT à des consultations et des négociations avec le gouvernement sera conditionnée à la construction d’un rapport de forces susceptible de lui arracher des concessions. Et encore une fois, ce rapport de forces ne peut être établi que par un mouvement de grève reconductible.

Résolution n°3 – Remplace les paragraphes II-121 à II-138, III-64 à III-89, III-105 à III-122, III-139 à III-169 et III-179 à III-185.

Dans la période actuelle, les travailleurs ont plus que jamais besoin d’une CGT puissante, engagée avec détermination dans la lutte pour la défense de leurs salaires, de leurs droits et de leurs conditions de travail. Les capitalistes et leur gouvernement cherchent à affaiblir le mouvement syndical en l’intégrant à l’appareil d’Etat. Pour faire face à ces attaques et à ces pressions, il faut renforcer et démocratiser davantage notre organisation, à tous les niveaux.

1) Les adhérents CGT doivent contrôler leurs dirigeants et leurs représentants, qui doivent être élus et révocables. Les délégués et représentants syndicaux doivent être systématiquement élus par les adhérents de leur section syndicale. Des assemblées générales de syndiqués doivent être régulièrement tenues afin de nourrir les débats sur les revendications et la stratégie de la CGT. Il faut garantir un contrôle démocratique des élus et mandatés. Les délégués aux congrès – à quelque niveau que ce soit – doivent être formellement élus par leur base syndicale, au terme d’un débat démocratique dûment organisé.

2) Les adhérents CGT doivent pouvoir bénéficier d’une meilleure formation militante. C’est la condition d’un militantisme syndical de lutte et du contrôle démocratique de l’organisation par ses adhérents. La CGT doit être une école d’éducation populaire capable d’organiser de larges couches du salariat pour mener des luttes et les préparer au contrôle démocratique des entreprises et de l’économie. Dans cette perspective, il faut renforcer les structures interprofessionnelles que sont les Unions Locales des syndicats CGT.

3) La direction de chaque organisation CGT doit défendre un programme militant capable de mobiliser les travailleurs pour la défense de leurs emplois et de leurs conditions de vie. Tout en étant placés sous le contrôle démocratique des bases syndicales, les exécutifs doivent être en mesure de proposer un plan d’action. Ils ont aussi la responsabilité de garantir une coordination de ces plans d’action avec les différentes structures CGT, dans le souci de bâtir un rapport de forces victorieux.

4) Les nouvelles règles de représentativité syndicale renforcent le contrôle de l’Etat sur le mouvement syndical, dans les entreprises, et portent atteinte au libre choix des adhérents dans l’élection de leurs représentants. Le congrès rappelle que les représentants du syndicat dans l’entreprise doivent être placés sous le contrôle des adhérents de la CGT – et non de l’Etat. La CGT gagnera en audience auprès des salariés par la justesse de ses idées et par sa capacité à créer des conditions de luttes victorieuses, et non par la conclusion d’accords avec le patronat, sous l’égide de l’Etat. Le congrès décide de retirer la signature de la CGT de la « Position commune » du 9 avril 2008, qui est contraire aux principes d’un syndicalisme de lutte indépendant de l’appareil d’Etat.

5) La CGT demande l’abolition de toute la législation anti-syndicale en vigueur dans les entreprises de moins de cinquante salariés, et revendique le droit de constituer des sections syndicales et de désigner des délégués syndicaux dans tous les lieux de travail. La CGT revendique enfin l’abolition de toute limitation du droit de grève – notamment s’agissant des transports et de la fonction publique.

La Riposte
Publication : mardi 3 novembre 2009
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 19:00

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Cirepal.291009.htm


Nous n'oublions pas : il y a 53 ans, le massacre de Kfar Qâssem

« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », c’est le mot d’ordre scandé et écrit sur les banderoles des participants à la marche commémorative, le 29 octobre 2009. Ils sont venus par milliers, de toute la Palestine occupée en 48 (ce qui est nommé Israël) à Kfar Qassem, des Palestiniens qui ont décidé d’affronter le pouvoir sioniste à chaque moment de leur histoire.

Il y a 53 ans, le 29 octobre en 1956, les sionistes commettent un massacre dans la petite ville tranquille de Kfar Qâssem, située dans le Triangle, région proche de la Cisjordanie. Plus de 50 personnes sont froidement assassinées, la plupart des ouvriers qui rentraient chez eux après leur dure journée de travail. Cet horrible massacre sera justifié par les sionistes de l’époque (les dirigeants travaillistes) par la crainte de l’Egypte, au moment où Israël se lançait avec la France et la Grande-Bretagne dans l’agression tripartite contre ce pays arabe dont le dirigeant nationaliste Abdel Nasser avait décidé de nationaliser le pétrole.

« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », car l’Etat sioniste est un Etat colonial construit sur la terreur et les massacres. Bien avant 1956 et le massacre de Kfar Qâssem, il (en tant qu’Etat ou bandes armées) avait commis des dizaines d’autres massacres, aussi horribles, pour expulser le peuple palestinien des zones dont il voulait s’emparer, en procédant à un nettoyage ethnique. Le massacre de Kfar Qâssem, justifié par les colons, moins de dix ans après la création de l’Etat colonial, visait en fait à poursuivre le nettoyage ethnique, non achevé en 1948-49. Profitant de la guerre contre l’Egypte et sous prétexte de sécuriser le front interne (rappelons-nous les guerres de 2006 au Liban et 2008-2009 à Gaza), l’armée sioniste exécute son massacre dans la petite ville tranquille. Le but : semer la panique dans tout le Triangle pour expulser la population palestinienne qui y était restée majoritaire, Kfar Qassem devant jouer le rôle de Deir Yassine en mai 1948, le village martyr où le massacre a semé la panique dans la population palestinienne de la zone d’al-Quds. En commettant le massacre de Kfar Qassem, les sionistes espéraient que la population du Triangle s’enfuierait. Mais elle ne broncha pas d’un pouce, au contraire. Elle avait compris et appris la lecon :

« Plus jamais, plus jamais, nous n’abandonnerons notre terre, même si nous devons être tous ensevelis. Nous le serons dans notre propre pays. »

C’est ce qu’on déclaré récemment plusieurs personnalités palestiniennes de Haïfa, lors d’une interview télévisée qui abordait la question des dernières mesures israéliennes envers les Palestiniens de 48, voulant les étouffer sinon les expulser (télévision al-Quds). Face aux cris de guerre lancés par l’establishment sioniste, civil et militaire, sécuritaire et médiatique, universitaire et populaire, contre les Palestiniens de 48 jugés « infidèles » au credo raciste et colonial, les Palestiniens ont levé la tête et résisté : sûrs de leurs droits sur leur patrie et leurs terres, ils refusent les menaces sionistes et ont décidé de poursuivre leurs luttes.

Parmi les récentes manœuvres militaires sionistes très fréquentes, l’une d’elle consistait précisément à affronter le « front interne », c’est-à-dire les Palestiniens de 48, en temps de guerre. Comment agir envers eux, que faire ? C’est la région du Triangle qui avait été ciblée pour ces manœuvres, et l’un des plans envisagés consistait à bloquer les routes des villes et villages palestiniens et à encercler toute la zone, en vue de faciliter des actions plus importantes de la part de l’armée sioniste.

Lors de ces manœuvres, les analystes avaient vu le danger menaçant les Palestiniens de 48 dans cette région, lors d’une prochaine guerre entreprise par les dirigeants israéliens : expulsion massive ? massacres ??? Ce qui signifie, en clair, reproduire en beaucoup plus grand ce qui s’est passé à Kfar Qassem, en 1956. Le mot d’ordre « nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas » reste un mot d’ordre d’actualité. L’ennemi sioniste continue à envisager des crimes de plus en plus monstrueux.

La marche commémorative à Kfar Qassem, ce 29 octobre 2009, porte également une autre signification : face aux tentatives sionistes de délégitimer toute commémoration de l’histoire palestinienne, à commencer par la Nakba, en votant lois sur lois dans leur parlement, et face aux cris de guerre racistes lancés par l’establishment sioniste, les Palestiniens de 48 affirment que non seulement al-Quds, Gaza, la Cisjordanie, le Golan, le Liban, les intéressent et qu’ils sont prêts à soutenir leurs populations contre les massacres israéliens, mais qu’ils continuent à défendre leur existence dans leur propre pays, même colonisé, et qu’ils ne baisseront pas les bras, quelle que soit la puissance de l’ennemi ou la puissance de ses alliés. Ils savent qu’ils sont dans leur droit, le droit des peuples à disposer de leurs terres, de leur air, de leur mer et de leur vie, le droit de résister à toute occupation, par tous les moyens et en tout temps.

Extraits de l’hymne aux martyrs de Kfar Qassem (Samih al-Qassem)

« Le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés, je n’ai pas pleuré, mais je me suis dit « un autre contingent suivra, de maison en maison », le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés, je me suis réveillé, les yeux brillants de joie, de mille joies. Moi, ô Kafr Qassem, je ne célèbre pas la mort, mais les bras qui n’ont cessé de résister, je remplis le monde d’acclamations, non négociables, Kafr Qassem, Kafr Qassem, Kafr Qassem, ton sang continue à couler et nous continuons à résister »

Cirepal (Centre d'Information sur la Résistance en Palestine)


 



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