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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 21:50

https://www.npa2009.org/idees/strategie/francois-ruffin-si-pouvait-deja-commencer-quelque-chose

Si nous pouvions déjà commencer quelque chose

Dimanche 18 Septembre 2016

Journaliste, réalisateur et tout simplement militant, François Ruffin était l’invité de la huitième université d’été du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

Question. Cela fait dix sept ans que tu as fondé et que tu animes le journal Fakir, outre ton travail dans l’émission « là-bas si j’y suis » avec Daniel Mermet. Pourrais-tu nous dire quelques mots sur le type de journalisme que tu pratiques ?

Réponse. Je me suis mis à faire quelque chose dont je suis devenu conscient plus tard, pas seulement du journalisme engagé mais aussi du journalisme d’action. Je voyais bien que, quand on sortait un dossier et des informations dans Fakir, cela n’avait pas d’impact parce que notre poids est tout à fait limité. À la différence de quand je travaillais chez Daniel Mermet, on n’entraînait pas de réaction de média, de responsable, de syndicaliste et de politique. Je me suis donc mis à faire un service après-information. S'il y a quelque chose que je trouve pas juste, sur lequel on a écrit, il faut se retrousser les manches et voir quels sont les chemins pour résoudre le problème. C’est visible dans Merci Patron, mais cela fait des années et des années que, au niveau du journal, nous pratiquons cela. Ainsi dans l’avant-dernier numéro, cette salariée d'Onet virée de son poste en gare d’Agen, ou bien l’affaire sur laquelle je suis actuellement, Ecopla, une boîte de l’Isère qui a un projet de société coopérative de production et pour laquelle Emmanuel Macron n’a jamais répondu. Hier, nous avons donc passé notre journée à interpeller Bercy et Emmanuel Macron, nous nous sommes fixés un plan de bataille. De même pour la défense des auxiliaires de vie sociale qui, dans la Somme et ailleurs, vont perdre à peu près vingt cinq pour cent de leur salaire, cela dans une complète indifférence.

Question. Au cours des derniers mois, le film Merci patron, que tu as réalisé, et le mouvement des Nuits Debout, dont tu as fait partie des initiateurs, ont été au cœur du mouvement contre la loi travail. Quel bilan tires-tu de cette séquence ?

Réponse. Le mouvement des Nuits Debout, c’est finalement dans la même logique. Qu’est-ce que l’on peut faire au niveau de l’action ? Pour tirer un tel bilan, il faut voir d’où l’on partait. L'hiver dernier dans ma région, Marine Le Pen faisait quarante deux pour cent des voix au premier tour des élections, envisageant la prise de la région. Face à cela, il y avait une gauche de gouvernement qui ne fait rien de gauche, une gauche critique inaudible et un vrai désert de morosité. Avec toutes les réserves, nous pouvons donc dire que, à gauche, ce printemps, il s’est passé quelque chose. Cela nous a donné un peu d’oxygène, avec un mouvement qui a su trouver plusieurs formes d’expression, le collectif « nous valons mieux que cela », la pétition « loi travail, non merci », les manifestations plus traditionnelles, des blocages et le mouvement des Nuits Debout. Et ce n’est pas des nouveaux moyens contre les anciens moyens. Nous avons choisi de lancer le mouvement des Nuits Debout à Paris le soir d’une manifestation de l’intersyndicale et de s’appuyer sur celle-ci. Nous voulons être dans l’alliance entre les cadres traditionnels et les formes d’expression nouvelles. Cela dit, il y a toutes les limites rencontrées. La masse critique n’a pas été atteinte dans les manifestations, à l'exception de la manifestation nationale du Mardi 14 Juin 2016, ainsi que dans les secteurs en grève, hormis quelques points de blocages comme le Havre, avec des secteurs avancés mais trop isolés.

Question. Tu cites une phrase de Vladimir Lénine sur la nature d’une situation révolutionnaire pour insister sur la nécessité que « ceux du milieu » basculent du côté de « ceux d’en bas ». Comment vois-tu cela dans le contexte actuel ?

Réponse. Cette citation était déjà à la une de Fakir il y a à peu près deux ans. Cela part d’une sorte d’intuition d’Emmanuel Todd dans l'illusion économique. A la différence des « éduqués », les classes populaires se prennent la mondialisation droit dans la gueule. Si tu regardes les statistiques, depuis les années 1980, les professions intermédiaires ont en gros un taux de chômage de cinq pour cent, alors que les ouvriers non qualifiés ont un chômage au-dessus de vingt pour cent. Cela se voit aussi évidemment au niveau des revenus. C’est un divorce économique qui produit aussi un divorce politique. Des ouvriers qui ont voté pour François Mitterrand en 1981 peuvent voter aujourd’hui pour le Front National. En 2005, quatre vingt pour cent des ouvriers ont voté non au traité constitutionnel européen alors que cinquante six pour cent des cadres et cinquante quatre pour cent des enseignants ont voté pour le oui. L’une de mes réponses est que, quand on interroge les classes populaires, pour eux le protectionnisme est une évidence. Il faut recourir à des outils de régulation pour ne pas être en concurrence avec le salarié roumain ou chinois. C’est à mon avis l’un des points de blocage dans la gauche critique. Il faut intégrer cette préoccupation et en faire quelque chose de positif, ne pas laisser cette arme aux mains du Front National.

Question. Justement cette gauche critique, la gauche de gauche, la gauche radicale, peine à se faire véritablement entendre alors que les idées antilibérales, voire anticapitalistes, peuvent avoir une audience large dans la société française. À quoi est-ce que cela tient ?

Réponse. Dans la société, il y a un potentiel. Nos idées ont des racines. Cela dit, moi j’appartiens à cette gauche critique, mais j’en ai honte. C’est de l’infantilisme, la division, les egos et les querelles. Qui peut avoir envie de cela ? À part ceux qui pensent politique toute la journée, personne ne comprend ce qui se passe à la gauche du Parti Socialiste. Tant que la masse critique n’est pas atteinte, quitte à ce qu’il y ait des divergences en son sein, nous restons invisibles. Qui fait vraiment la différence entre le NPA, Lutte Ouvrière, Ensemble et le Parti de Gauche ? Il y a là un gros souci. Pour moi, Jean Luc Mélenchon fait partie de la même famille, mais en tant qu’individu, on peut dire qu’il est « visualisé », mais son parti ne l'est pas. Et il faudrait qu’il n’y ait pas qu’un seul individu.

Question. Tu as souvent plaidé pour l’unité à la gauche du Parti Socialiste. Sur quels axes programmatiques pourrait-on converger et à quels dangers doit-on faire face ?

Réponse. Moi je suis d’abord pour mettre la charrue avant les bœufs. Je suis pour rassembler les gens avant le programme. Il faut se frotter ensemble. Dans le dernier numéro de Fakir, nous faisons un entretien avec Chantal Mouffe qui pense ce que je pense. Je crois que nous avons tous un adversaire commun, mais que le problème de cette gauche, c’est qu’elle ne se sent pas en bataille contre cet adversaire. Alors que, quand tu es dans la bataille, cela serre les rangs et tu vois ce qui nous rassemble contre cet ennemi commun. Lui, c'est le un pour cent qui, d’après Oxfam, détient plus que les quatre vingt dix neuf pour cent des richesses. Ce sont les soixante quatre familles qui, dans le monde, détiennent plus que les cinquante pour cent des plus pauvres. Ce sont les financiers qui décident tant du destin des entreprises que du destin de la planète. C’est bien la finance, cet ennemi que François Hollande pointait en 2012. Sauf que nous, nous n'avons pas lâché et nous ne lâcherons pas. Au lieu de cela, nous nous regardons le nombril et quand une organisation ou un groupe d’organisation se regardent le nombril, il trouve toujours des différences. Pourtant, nous avons un bout de chemin à faire ensemble avant de nous trouver au pouvoir. Il y a bien sûr des expériences négatives, mais si nous regardons l’histoire, quel est le truc dont nous ne pouvons pas dire « regarde comment cela s’est terminé ». Si nous pouvions déjà commencer quelque chose.

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 20:01

http://www.liberation.fr/planete/2016/09/18/ada-colau-occuper-la-place_1501778

Occuper la place

Par François Musseau, correspondant permanent de Libération à Madrid

Dimanche 18 Septembre 2016

Activiste sociale, la nouvelle maire de Barcelone incarne le renouveau de la politique espagnole dans le sillage de Podemos.

Elle a quelque chose d’une intruse. Certes, elle s’est mise ce jour-là sur son trente et un, un ensemble noir couronné d’une écharpe crème et rehaussé de chaussures à talons. Certes aussi, elle a soigné sa chevelure frisée châtain clair. En somme, elle s’est efforcée de paraître ce qu’elle est, maire de Barcelone. Et ce n’est pas rien de gérer un budget de deux milliards sept cent millions d’euros par an et de diriger neuf mille fonctionnaires.

Pour le reste, n’allez pas lui demander de porter bijoux, colliers, bagues ou un quelconque accessoire décoratif. Ada Colau est brute de décoffrage, sans fards ni artifices. Et dans la casa de ciudad de Barcelone, cette altière mairie à la façade néo classique, entre les escaliers et les balustrades d’une majesté d’un autre âge, oui, elle dépare. Son regard franc, un tantinet espiègle, semble même s’excuser d’occuper un tel lieu de prestige, comme une plébéienne échouée on ne sait trop comment dans un sanctum sanctorum aristocratique.

Un peu plus d’un an, déjà, que l’intruse Ada Colau est la locataire en chef du municipal édifice de cette ville à vocation marchande et bourgeoise, elle qui n’avait pu finir ses études de philosophie et qui n’a jamais vraiment supporté « l'esprit phénicien », comprendre le sens des affaires et le goût immodéré pour le négoce qui colle à l’image de Barcelone. A quarante deux ans, cette mère d’un petit Luca, cinq ans, et dont le compagnon, Adria Alemany, est un économiste de gauche, reconnaît elle-même que, parfois, « cela lui donne un peu le vertige ». Il faut dire qu’à la seule évocation de ses illustres prédécesseurs, tous issus de la bonne société, le contraste est marqué.

Pour comprendre l’irruption de cette trublionne de classe moyenne, il faut avoir présent à l’esprit l’irrésistible ascension des indignés depuis 2011.

Notamment sous la bannière de Podemos, troisième force parlementaire nationale, ceux-ci ont bousculé la donne politique. Ada Colau, sympathisante sans être membre de Podemos, constitue un des fruits de ce singulier phénomène où, notable exception en Europe, l’irrévérence et la critique du statu quo passent par la gauche radicale, non par la droite extrême. Un pied dehors, un pied dedans, cette ancienne militante alter mondialisation, qui a battu le pavé de Gênes ou de Seattle au cours de sa vingtaine, donne donc cette sensation. « Bien sûr, j’ai sur le dos cette énorme responsabilité de maire. Mais, dans le même temps, je ne veux pas perdre le pouls de la rue, c’est ce qui me donne force et énergie ».

La rue, avec son pas volontaire de cheftaine scout et son naturel de passante citoyenne, Ada Colau s’y meut comme un poisson dans l’eau. Il faut la voir rayonner lorsqu’on l’arrête pour un selfie, un autographe ou un compliment, c’est-à-dire à tout moment dès lors qu’elle met les pieds dehors. Au moment de nous recevoir, dans le couloir cossu menant à son bureau, on l’informe qu’un groupe scolaire venu du marginal quartier de Nou Barris se trouve à l’étage. Ni une ni deux, Ada Colau monte les escaliers en trombe, se plante devant les pré adolescents, s’assoit sans manières sur une table et leur lance tout de go, ponctué par son sourire qui brille, « voilà, je suis la maire. Je m’appelle Ada Colau. Vous pouvez me demander tout ce que vous voulez ».

Ils ne s’en privent pas. Elle n’esquive rien. La rue, son oxygène et sa référence, avant d’atterrir dans les salons municipaux, de présider un salon technologique ou d’inaugurer un colloque sur le tourisme, c’était son écosystème.

Issue du populaire quartier barcelonais du Guinardo, de parents aujourd’hui séparés, père publicitaire et mère agent commercial, et d’une large fratrie de six enfants, Ada Colau a tracé son chemin sans facilité ni passe-droit, assumant les rudesses du parcours. Elle a tout d’abord fait mille boulots, hôtesse d’accueil, enquêteuse par téléphone, enseignante dans le primaire ou animatrice de centre aéré n’hésitant pas à se déguiser en papa Noël ou en oncle Donald pour amuser la galerie, du très courant dans cette Espagne de la précarité et des salaires payés au lance-pierre. Et, bien sûr, comme toute sa génération, elle vit et vivote en colocation, consciente que le logement est le grand drame d’une population ultra-endettée.

C’est dans les années 1990 et 2000, d’ailleurs, que la rue devient comme chez elle. A force d’arpenter les trottoirs et les places de l’alter mondialisation et de participer à la révolte contre « le diktat du sauvage capitalisme financier ». A force de s’indigner contre la guerre du golfe, puis celle d’Irak. A force, surtout, de manifester en faveur, précisément, d'un logement digne. « J’ai tout de suite senti », se souvient-elle, « qu’on touchait là le cœur du malaise. Sur ce chemin, j’ai été jusqu’au bout et c’est sûrement pour cela que je suis ici aujourd’hui ». Des milliers d’espagnols sont alors jetés à la rue, incapables de rembourser leurs traites. En 2006, à Barcelone, Ada Colau et une poignée de militants créent une plateforme pour les défendre, la Plataforma de Afectados por la Hipoteca (PAH). De l’aube claire aux soirées interminables, elle fait barrage de son corps face aux huissiers, chien fou entêté pour les uns, héroïquement opiniâtre pour la plupart. Cela donne des résultats. D’où une incroyable popularité pour cette « activiste sociale », elle se définissait ainsi et gagnait sa croûte comme salariée de l’observatoire du logement, qui lui permettra, au mois de juin 2015, d’emporter de justesse la forteresse municipale de Barcelone, capitale économique du pays.

Elle émarge officiellement à huit mille cent soixante six euros net mensuels mais, comme tous les maires de la mouvance Podemos, elle a plafonné ses émoluments à deux mille quatre cent euros, le différentiel étant reversé à des Organisations Non Gouvernementales (ONG). Elle a retiré le buste de l’ancien roi Juan Carlos dans la salle des délibérations. Par contre, elle a accroché dix portraits de femmes, dont celui de Federica Montseny, une anarchiste espagnole exilée à Toulouse. Elle défend son bilan bec et ongles, cent cinquante millions d’euros versés dans quinze quartiers « difficiles », cantines scolaires pour familles nécessiteuses, « réduction drastique des expulsions immobilières », moratoire de deux ans sur les nouveaux hôtels afin d’éviter que Barcelone « se noie sous le tsunami touristique », quitte à provoquer la fureur des milieux d’affaires, et baisse des frais de fonctionnement d’une mairie historiquement dispendieuse. La tâche est loin d’être aisée pour cette maire qui, il y a peu, qualifiait les banquiers de « criminels » et évoquait une« police municipale tristement célèbre pour ses cas de torture ».Surprise, ce matin-là, l’élue indignée se redresse dans son fauteuil, suspend son perpétuel sourire et lâche que « vous savez, je suis une activiste sociale de vocation, mais j’ai été élue à ce poste. Et je ne veux pas qu’on se souvienne de moi comme d’une militante, mais comme d’une bonne maire ».

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 19:29

L'armée d'Assad confirme la fin de la trêve en Syrie (Reuters)

L'armée syrienne a annoncé Lundi 19 Septembre 2016 la fin de la « période de cessez-le-feu » de sept jours parrainée par les Etats-Unis et la Russie et n'a pas donné d'indication sur son éventuel renouvellement.

Elle accuse les « groupes terroristes », terme utilisé pour décrire tous les opposants qui la combattent, de n'avoir respecté aucun des engagements contenus dans l'accord russo-américain et d'avoir profité de la cessation des hostilités pour se réarmer. Selon le communiqué de l'armée, les rebelles auraient violé le cessez-le-feu à trois cent reprises.

A Washington, le département d’état a déclaré que les Etats-Unis cherchaient à obtenir la prolongation du cessez-le-feu et il a demandé à Moscou de clarifier avant toute chose l'annonce faite par l'armée syrienne sur la fin de la période de trêve.

« Nous avions passé un accord avec la Russie, qui est comptable de sa mise en oeuvre par le régime syrien, aussi attendons-nous de la Russie qu'elle clarifie la situation », a dit le porte-parole du département d’état, John Kirby.

Le secrétaire d’état, John Kerry, a jugé quant à lui prématuré de dire que la trêve était terminée. L'Organisation des Nations Unies (ONU) a estimé que seuls Washington et Moscou étaient à même de dire qu'elle avait bel et bien pris fin.

Le chef de la diplomatie américaine a précisé que des conseillers russes et américains étaient réunis à Genève pour faire le point sur la situation.

La trêve de sept jours décrétée par l'armée syrienne était entrée en vigueur Lundi 12 Septembre 2016 et a expiré Dimanche 18 Septembre 2016 une minute avant minuit, à 20 heures 59 GMT.

Elle avait été annoncée le Lundi 12 Septembre 2016, deux jours après l'accord sur les modalités d'un cessez-le-feu conclu par les Etats-Unis et la Russie.

Dans son communiqué, l'armée syrienne promet de « continuer à remplir son devoir national en luttant conte le terrorisme dans le but de rétablir la sécurité et la stabilité ».

Nouvelles actions militaires

Sur le terrain, les rebelles ont également constaté l'échec de la cessation des hostilités.

Des avions, syriens ou russes, ont bombardé Lundi 19 Septembre 2016 des quartiers du centre d'Alep tenus par les insurgés ainsi que des villages à l'ouest de la ville, a rapporté l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), qui fait état de victimes.

« En pratique, la trêve a échoué et elle est terminée », a commenté un responsable rebelle, le chef du bureau politique du groupe Fastakim basé à Alep, Zakaria Malahifji. Il a ajouté qu'il fallait voir si quelque chose pouvait être fait pour la sauver « en théorie ».

S'exprimant de la ville turque de Gaziantep, Zakaria Malahifji a également laissé entendre que des groupes rebelles se préparaient à de nouvelles actions militaires. « J'imagine que, dans un proche avenir, les groupes vont passer à l'action », a-t-il dit.

A Moscou, le ministère russe de la défense a déclaré, avant l'annonce de l'armée syrienne, qu'il lui semblait « absurde » que les forces du régime de Bachar al Assad respectent seules le cessez-le-feu alors qu'elles sont attaquées par des insurgés que Washington ne parvient pas à mettre au pas.

« Des soldats syriens et des citoyens pacifiques meurent encore. La cause en est que les Etats-Unis n'ont aucun moyen de pression efficace pour influencer l'opposition en Syrie et n'ont pas conscience de la situation véritable sur le terrain », a déclaré le lieutenant-général Sergueï Roudskoï, un haut responsable du ministère.

« En tenant compte du fait que les termes du cessez-le-feu ne sont pas respectés par les insurgés, nous considérons qu'il est absurde qu'il soit observé unilatéralement par les forces du gouvernement syrien », a-t-il ajouté.

Lundi 19 Septembre 2016, Moscou faisait état de cinquante trois violations de la trêve au cours des vingt-quatre heures écoulées.

Seule « lueur d’espoir »

Les perspectives d'une prolongation de la trêve s'étaient déjà considérablement amenuisées ce week-end à la suite des raids aériens de la coalition sous commandement américain qui ont visé Samedi 17 Septembre 2016 des positions de l'armée syrienne dans la région de Daïr al Zour, tuant plusieurs dizaines de soldats syriens.

L'armée américaine a plaidé l'erreur de tir, pensant frapper des positions des djihadistes de l'Etat Islamique. Mais Moscou a estimé que ces frappes mettaient en péril la trêve.

De New York, où il doit aussi assister à l'assemblée annuelle de l’ONU, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a convenu que l'accord russo-américain à l'origine de ce cessez-le-feu était « particulièrement fragile ».

Mais il a ajouté qu'il demeurait la seule « lueur d'espoir » de solution au conflit qui a fait plus de deux cent cinquante mille morts depuis le mois de mars 2011, profondément déstabilisé la région tout entière, favorisé l'essor de l'Etat Islamique et provoqué la plus grave crise de réfugiés en Europe depuis la deuxième guerre mondiale.

« C'est la seule base sur laquelle la communauté internationale peut se reposer », a-t-il dit.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 18:11

http://www.yoyo32.canalblog.com/archives/2016/09/18/34337105.html

MANUELA CARMENA A PARIS

Manuela Carmena, la maire de Madrid a une conception très personnelle de l'action politique, une conception dont feraient bien de s'inspirer nos représentants dans les différentes instances des appareils politiques, chez nous, en France.

« Il faut en finir avec les vieux tics de la pensée selon lesquels on continuerait, par exemple, de convaincre les gens en organisant des meetings. Ce qui me paraît fondamental et important c'est la possibilité qu'on donne aux citoyens pour agir et surveiller. Les individus ont de moins en moins besoins d'être représentés. Ils veulent agir par eux-mêmes ».

L'exemplarité par la gestion municipale de sa ville, « le pouvoir municipal, c'est celui qui s'occupe de la rue et des personnes qui n'ont pas de foyer. Nous sommes les premiers mobilisés pour gérer cela. Il faut oublier les schémas préconçus et les étiquettes, il faut penser aux gens, à leurs désirs, au bonheur auquel ils aspirent et à rendre possible leurs rêves. Il faut être très proche des gens ».

Ce n’est pas vraiment le chemin pris par nombre de candidats aux différentes élections primaires en vue de devenir chef des français. Les intérêts personnels et les intérêts de caste sont tellement criants derrière les propos qui se veulent pour le bien du peuple que c'est à se demander pourquoi les citoyens se déplacent encore pour aller voter. Encore que, d'une élection à l'autre, il y en ait de moins en moins. Mais ne pas aller voter ne suffit pas.

« J'aime rappeler que ce sont souvent des innovateurs sociaux qui ont permis à l'humanité d'accomplir de grands pas en avant. Nous devons prendre soin de nos innovateurs sociaux. J'aime beaucoup partir à la recherche de figures indépendantes venues de ces expérience dans le social. Je ne connais pas tout ce que j'aimerais connaître de la société française mais je les recherche. Je suis sûre qu'elles sont quelque part et, à un moment, elles apparaîtront. Nous sommes habitués à un discours politique qui pense l'erreur comme un échec. L'erreur, c'est une manière d'apprendre. En politique, il faut travailler à partir de cette dynamique d'erreurs et de réussites. toute l'histoire de l'humanité est un apprentissage permanent. La gauche a échoué. Elle a travaillé en tournant le dos aux citoyens. Elle a oublié l'intérêt général ». Propos à placer dans le contexte européen.

Pour l'heure, Manuela Carmena, les citoyens français auraient besoin de l'émergence d'innovateurs sociaux tels que toi. Cela devient urgent.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 17:59

Recul confirmé de l'union chrétienne démocrate (CDU) à Berlin où l'Alternative Für Deutschland (AFD) entre au sénat (Reuters)

Le parti social démocrate d'Allemagne (SPD) remporterait les élections régionales Dimanche 18 Septembre 2016 à Berlin avec vingt trois pour cent des voix, selon un sondage sortie des urnes de la chaîne de télévision ARD qui donne la CDU d'Angela Merkel en recul de cinq points à dix huit pour cent des voix et le parti contre les migrants AFD à douze pour cent des voix.

Ce second camouflet électoral en l'espace de deux semaines pour la CDU de la chancelière était attendu en raison du malaise grandissant ressenti par une partie de la population allemande à face à sa politique d'accueil des réfugiés.

Comme dans son fief de Mecklembourg-Poméranie occidentale où la CDU a subi un cuisant revers le Dimanche 4 Septembre 2016, la décision d'Angela Merkel d'ouvrir les frontières allemandes à environ un million de réfugiés depuis un an a dominé la campagne électorale à Berlin.

Si ce score de dix huit pour cent est confirmé, la CDU enregistrera sa pire performance électorale à Berlin depuis la réunification de l'Allemagne en 1990.

Créée en 2013, et donc absente des précédentes élections berlinoises, l'AFD, qui s'oppose frontalement à la politique migratoire d'Angela Merkel, réussit comme prévu à entrer au sénat de Berlin.

Elle intègre ainsi un dixième parlement régional sur les seize parlements régionaux que compte l'Allemagne fédérale. Mais le score projeté par l'ARD est inférieur aux intentions de vote mesurées cette semaine par les instituts de sondage.

Les écologistes arriveraient en troisième place avec dix sept pour cent des voix, soit un point de moins que leur niveau atteint aux précédentes élections régionales en 2011. Le parti de la gauche radicale die Linke progresserait lui de cinq points à dix sept pour cent des voix.

Le SPD, qui gouverne Berlin dans le cadre d'une coalition avec la CDU, perd cinq points par rapport au scrutin de 2011. Il avait alors obtenu vingt huit pour cent des voix. Mais il est en mesure de former une nouvelle coalition avec les verts et die Linke et de rejeter la CDU dans l'opposition.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 17:18

https://gazettedebout.fr/2016/09/17/manif-15-septembre-trouver-troisieme-voie/

Trouver une troisième voie

Compter les blessés. Appeler les copains et les copines pour savoir si tout va bien. Rester calme malgré les détonations. Ne pas courir. Rester groupés. Voici les automatismes que les participants aux défilés contre la loi travail ont développé ces derniers mois. Des habitudes qui n’ont pas été bien longues à réactiver Jeudi 15 Septembre 2016.

Vers 14 heures, je rejoins les activistes du mouvement des Nuits Debout pour retrouver le cortège qui doit partir de la place de la Bastille pour rejoindre la place de la République à Paris.

Beaucoup, pour ne pas dire tous, veulent aller dans le cortège de tête. Le fameux cortège de tête, le nid à casseurs dont se délectent les journalistes de BFM et compagnie. Je rechigne à remonter la foule assez dense qui avance le long du boulevard.

Je l’avoue sans honte. J'ai un peu peur. Mes dernières expériences en tête de cortège étaient loin d’être agréables. « Si tu as peur, c’est parce que tu n’es pas assez en colère », m’assure une connaissance.

À ma droite, deux hommes masqués s’attaquent à un abribus et détruisent la vitre. Les panneaux publicitaires étant protégés par des planches de bois, ils ne peuvent s’attaquer à leurs cibles habituelles, symboles du capitalisme honni. « Aveuglés par leur haine et leur frustration, des mois de nasses et de gazages, ces gens sont les enfants de la répression mise en place par Nicolas Sarkozy et entretenue par François Hollande. C’est triste à pleurer », se désole une militante de Nuit Debout.

Je poursuis ma route et je croise bon nombre d’amis et de militants de Nuit Debout. Bref, tout le monde est là, dans ce fameux cortège de tête. Mais ses membres sont loin d’être tous des hommes et des femmes en noir prêts à en découdre avec les forces de l’ordre. « Nous sommes l’avant-scène inclusive, plurielle, offensive et déterminée des luttes, des manifestations et des occupations convergentes », comme nous l’expliquions dans Gazette Debout.

On trouve ici toute une nébuleuse de militants, qui défilent devant les syndicats, sans pour autant avoir envie de balancer des pavés sur les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).

Une fille avec une couronne de fleur crie des slogans contre la loi travail. Un homme aux cheveux grisonnants marche à côté de jeunes étudiants tout sourire.

Un de mes amis me tire par le bras pour aller retrouver un de ses copains au Front De Gauche (FDG). Nous reculons un peu et restons un moment derrière une banderole, bien loin des hommes en noir et des affrontements. J’essaie de me concentrer sur les slogans, les chansons et cette ambiance souvent festive qui d’habitude me galvanise. Pourtant les déflagrations continuent de me faire sursauter. Une grenade lacrymogène tombe littéralement du ciel et sème la panique dans la foule. J’ai l’impression qu’elle a été tirée depuis l’immeuble. Un sentiment confirmé par plusieurs personnes autour de moi. Nous sommes face au numéro deux du boulevard des Filles du Calvaire. Les CRS ont-ils tiré depuis une fenêtre du quatrième étage ?

Un habitant peut-il posséder une telle arme et l’utiliser contre de simples manifestants pacifiques, qui ne font que crier leur colère contre un gouvernement qui refuse de les entendre ? Mon esprit est confus. Je poursuis ma marche en tremblant comme une feuille.

De la fumée noire s’élève dans le ciel. Un cocktail Molotov a dû être jeté. J’apprendrai plus tard que deux policiers ont été brûlés. Des images impressionnantes dont les médias vont certainement se délecter. Les journalistes étaient d’ailleurs très nombreux dans ce cortège, casqués et équipés de masques à gaz.

Les déflagrations continuent. J’aperçois au loin des affrontements entre des policiers et des manifestants. Je ne peux m’empêcher de reculer, de m’éloigner et de me fondre dans cette foule pour me protéger. « Tu rates tout le fun », m’assure un copain resté en tête de cortège.

La place de la République se dessine au loin. Au bord de la route, les badauds nous regardent passer. Je me sens comme un prisonnier qu’on va jeter dans la fosse aux lions. D’autres au contraire bombent le torse, tels des gladiateurs qui arrivent dans l’arène. La tension est palpable. La place va devenir rapidement un champ de bataille.

On me montre une tâche de sang au sol. Un manifestant aurait perdu son œil. Les appels à témoignages tournent sur les réseaux sociaux.

J’apprends par la presse que l’homme en question s’appelle Laurent Theron, il est syndicaliste à l'Union Syndicale Solidaire (USS). Sur son site internet, le syndicat décrit la scène.

« Selon de multiples témoignages, rien ne justifiait de faire usage de la force à l’encontre de Laurent Theron. En effet, celui-ci se trouvait à côté du skatepark à l’entrée de la place de la République et discutait comme beaucoup d’autres personnes autour de lui en fin de manifestation. Il n’y avait à proximité aucune action à l’encontre des forces de police. Pourtant les forces de l’ordre ont lancé une charge accompagnée de tirs massifs de grenades lacrymogènes, de grenades désencerclantes et de Lanceurs de Balles de Défense (LBD). C’est à ce moment là que Laurent Theron a été blessé à l’oeil, son voisin étant lui blessé aux jambes. Dans les images disponibles, une goupille de grenade est parfaitement visible dans le sang de notre camarade. Pris en charge, notamment par les Streets Medics, Laurent Theron a dû attendre cinquante cinq minutes avant d’être pris en charge par les pompiers ».

Le communiqué de presse diffusé par la préfecture fait état de huit policiers blessés et de seulement quatre manifestants blessés. Un chiffre aberrant que je peine à comprendre. Rien que dans mon entourage, je compte déjà cinq personnes atteintes. La manipulation des chiffres a déjà été dénoncée par les Street Médics que nous avions rencontrés avant l’été.

La place est noyée par les gaz. Les gens courent dans tous les sens, pris au piège dans une véritable souricière. « Nous étions du gibier chassé dans tous les sens sur la place et avons mené de belles charges mais connu de douloureuses pertes. Leur démocratie pique les yeux. Elle est irrespirable » résume un militant de Nuit Debout du cortège de tête.

Face au déluge de grenades qui pleuvent de toute part, j’abandonne et je m’échappe par l’une des issues contrôlées par les forces de l’ordre. Une femme s’emporte dans une rue derrière. « Il y en a marre de toute cette violence, moi j’aimerais pouvoir aller chercher mes enfants à l’école tranquillement ».

Le calme est revenu peu avant 18 heures. Nuit Debout a pu s’installer et commencer son assemblée générale.

Un ami à qui je confiais mon malaise en fin de journée s’est étonné. « Mais pourquoi ne vas-tu pas derrière, avec les syndicats. C’est beaucoup plus calme ».

Il a raison. Mais je dois avouer que je ne me retrouve pas dans leur organisation et leur philosophie qui me paraissent encore accrochées aux logiques d’un autre âge. Tout comme je n’arrive pas à m’identifier au cortège de tête. Pourtant, il n’est pas question pour moi de me taire, d’abandonner et de laisser faire. Mais entre la violence et le corporatisme, il me faut imaginer une troisième voie pour exprimer mon dégoût, ma lassitude et ma colère.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 16:53

Moscou accuse la coalition sous commandement américain d'avoir frappé l'armée syrienne (Reuters)

L'état-major des forces syriennes et la Russie ont accusé Samedi 17 Septembre 2016 la coalition sous commandement américain d'avoir bombardé des positions de l'armée syrienne près de Daïr al Zour, dans le nord-est de la Syrie, tuant plusieurs dizaines de soldats.

L'armée américaine affirme que sa coalition a mis fin à ces bombardements aériens contre ce qu'elle pensait être des positions de l'organisation Etat Islamique après avoir été informée par la Russie que des véhicules et du personnel militaires syriens avaient certainement été touchés.

Un responsable de l'administration américaine a dit que les Etats-Unis avaient exprimé leurs regrets à la Russie après la mort non voulue de militaires syriens dans des bombardements aériens de la coalition sous direction américaine.

Le ministère australien de la défense a présenté pour sa part ses condoléances aux familles des militaires tués, précisant que des avions australiens avaient participé au raid.

« L'Australie n'aurait jamais visé délibérément une unité militaire syrienne connue ni soutenu activement l’Etat Islamique », a déclaré le ministère.

Ces frappes, qui ont permis aux combattants de l'Etat Islamique de s'emparer brièvement de positions de l'armée syrienne près de l'aéroport de Daïr al Zour, fragilisent un peu plus la trêve parrainée par Moscou et Washington et entrée en vigueur Lundi 12 Septembre 2016.

A la demande de la Russie, qui soutient le président Bachar al Assad dans la guerre complexe qui dévaste la Syrie, le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) s'est réuni en urgence pendant une heure Samedi 17 Septembre 2016. Américains et russes se sont livrés à une nouvelle passe d'armes diplomatique à l'issue de cette réunion.

Jugeant que la Russie n'avait jamais manifesté pareille indignation pour tous les civils tués par le régime syrien, l'ambassadrice américaine Samantha Power a qualifié l'attitude russe de cynique et d’hypocrite. Elle a accusé Moscou de faire preuve de démagogie.

Moscou accuse Washington de soutenir l’Etat Islamique

Prié de dire si les bombardements du Samedi 17 Septembre 2016 marquaient la fin de l'accord russo-américain sur la trêve en Syrie, son homologue russe Vitali Tchourkine a répondu « qu’il y a un très grand point d'interrogation. Il sera très intéressant de voir quelle sera la réaction de Washington. Si l'attitude de l'ambassadrice Samantha Power aujourd'hui fournit la moindre indication de leur possible réaction, alors nous sommes face à de graves ennuis », a-t-il ajouté.

Selon le ministère russe de la défense, l'aviation de la coalition réunie par les Etats-Unis a tué plus de soixante militaires syriens lors de quatre raids menés par deux chasseurs F-16 et deux avions A-10 venus de la direction de l'Irak.

Citant une source dans l'aéroport, l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), qui suit l'évolution des combats en Syrie grâce à des informateurs sur le terrain, a pour sa part avancé un bilan d'au moins quatre vingt soldats syriens tués.

Dans un communiqué diffusé par des médias officiels syriens, l'armée syrienne précise que ces frappes ont été menées Samedi 17 Septembre 2016 à 17 heures, 14 heures GMT, sur Djebel Tharda, près de l'aéroport de Daïr al Zour.

Pour l'armée syrienne, qui dénonce une « agression dangereuse et flagrante », ces frappes apportent la « preuve irréfutable » que les Etats-Unis et leurs alliés soutiennent l'Etat Islamique.

Le ministère russe des affaires étrangères a lui aussi jugé qu'il ne faisait « désormais plus aucun doute que la Maison Blanche défend l'Etat Islamique ».

Dans un communiqué, l'armée américaine souligne que la Syrie est dans « une situation complexe » et que « les forces de la coalition ne frapperaient pas délibérément une unité militaire syrienne identifiée ».

Difficultés de coordination entre les Etats Unis et la Russie

D'après l'agence Amak, l'organe de communication de l'Etat Islamique, les djihadistes ont pris le contrôle de Djebel Tharda après ces frappes, ce qui leur aurait permis de dominer des zones de Daïr al Zour tenues par les forces syriennes. L'aéroport et certains quartiers de la ville sont entièrement encerclés par l'Etat Islamique depuis l'an dernier, l'aéroport fournissant aux assiégés leur seul lien avec l'extérieur.

Les médias russes et syriens ont rapporté que l'armée syrienne avait par la suite reconquis les positions perdues.

D'après l'OSDH, au moins vingt combattants de l'Etat Islamique ont été tués dans d'intenses bombardements de l'aviation russe durant ces combats.

Cet incident illustre les difficultés pour la Russie et les Etats-Unis à coordonner leurs frappes aériennes contre l'Etat Islamique et d'autres groupes djihadistes actifs en Syrie, comme les deux puissances en ont exprimé la volonté.

Il fragilise surtout un peu plus une trêve censée permettre l'acheminement d'une aide humanitaire aux populations prises au piège d'une guerre qui dure depuis cinq ans. Les différents belligérants s'accusent mutuellement et de plus en plus fréquemment de violations du cessez-le-feu.

La Russie a ainsi jugé Samedi 17 Septembre 2016 que la situation se dégradait sur le terrain tandis que, dans l'autre camp, un chef de l'opposition armée à Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, a prédit que la trêve ne tiendrait pas.

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 19:35

http://gauche.blog.lemonde.fr/2016/09/15/clementine-autain-se-range-a-son-tour-derriere-melenchon

Clémentine Autain se range à son tour derrière Jean Luc Mélenchon

Une de plus, après la communiste Marie-George Buffet, c’est au tour de Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble, d’appeler à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Dans un mail à ses troupes, envoyé Mercredi 14 Septembre 2016 et que le Monde a pu consulter, l’élue de Sevran, dans le département de la Seine-Saint-Denis, appelle à « ne pas attendre Godot, prendre parti et agir. Un seul candidat s’est déclaré pour porter le projet de notre gauche de rupture, c'est Jean-Luc Mélenchon, qui fut notre candidat en 2012 ».

Contactée, Clémentine Autain n’a pas souhaité en dire davantage, « ce mail n’avait pas vocation à être rendu public mais à peser sur le débat interne », explique-t-elle. Sa formation, troisième force du Front De Gauche (FDG) composée d'anciens communistes mais aussi d’anciens militants du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), n’a pas encore tranché cette question.

Dans son texte, elle reconnaît des « désaccords avec la démarche et certains partis pris de Jean-Luc Mélenchon sur la Syrie, les réfugiés, le Brexit, François Mitterrand et la conception du rassemblement. Son projet n’est pas un copié-collé du nôtre », ajoute-t-elle en proposant non pas de « rallier les insoumis, le nouveau mouvement du député européen, mais de contribuer à faire entendre la voix d’une gauche de transformation sociale et écologiste. Or quelle personnalité déclarée volontaire pour 2017 représenterait mieux nos idées que Jean-Luc Mélenchon ? Je n’en vois pas », écrit-elle. Pour cette dernière, les autres candidats « déclarés ou putatifs » à gauche ne sont pas à même de les représenter, « il eut fallu qu’ils produisent des actes de rupture et qu’un rassemblement inédit émerge, rien de tout cela ne se produit ».

Clémentine Autain souhaite « éviter une situation d’éclatement, Jean Luc Mélenchon, fort aujourd’hui de plus de dix pour cent des intentions de vote, ne se retirera pas et il serait catastrophique que notre espace politique, celui du FDG, compte plusieurs candidats, nous avons vu le résultat calamiteux en 2007 de ce type d’atomisation », rappelle-t-elle. A l’époque, après l’échec des comités antilibéraux, pas moins de sept candidats à gauche avaient tenté leur chance au premier tour de la présidentielle.

Elle juge ainsi que « la candidature de Jean-Luc Mélenchon a des inconvénients politiques mais elle a un atout majeur. Il trace le sillon d’une gauche en rupture avec trente ans de politiques néo libérales et productivistes ». Et d’ajouter, à l’intention des communistes qui n’ont toujours pas choisi leur candidat, « qu'il n’est pas question de tripatouiller des alliances de courte vue pour en revenir aux promesses de François Hollande ou à la gauche plurielle ».

Pour elle, il était urgent de prendre position. « Ne pas choisir aujourd’hui, c’est prendre le risque de la confusion et de l’inutilité. C’est aussi laisser Jean-Luc Mélenchon tracer sa route sur les seules intuitions et convictions de sa mouvance politique. Nous devons faire irruption, sur nos propres bases politiques, en bataillant pour la construction d’un cadre commun de campagne ». Elle rejoint ainsi la démarche d’élus communistes et de militants de sa propre formation qui ont appelé à soutenir Jean Luc Mélenchon dans un texte publié Mercredi 7 Septembre 2016.

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 19:09

Pour un chef rebelle d'Alep, la trêve ne tiendra pas en Syrie (Reuters)

La trêve négociée par les Etats-Unis et la Russie et entrée en vigueur Lundi 12 Septembre 2016 en Syrie ne tiendra pas, a assuré Samedi 17 Septembre 2016 un représentant de l'opposition armée à Alep, alors que les violations se multiplient et que Moscou accuse les américains de ne pas respecter leurs obligations.

La Russie, dont l'aviation appuie depuis un an l'armée syrienne, et les Etats-Unis, qui soutiennent des rebelles jugés modérés, ont tous deux exprimé Vendredi 16 Septembre 2016 l'intention de prolonger ce cessez-le-feu précaire.

Leur accord prévoit notamment l'acheminement d'aide humanitaire dans les quartiers orientaux d'Alep, tenus par les insurgés, et dans d'autres localités assiégées par les forces gouvernementales, mais aucun convoi n'est encore arrivé à destination et les belligérants s'accusent mutuellement de saper le cessez-le-feu.

« La trêve, comme nous l'avons dit au département d’état, ne tiendra pas », a affirmé le chef rebelle d'Alep, soulignant le fait que les camions de l'Organisation des Nations Unies (ONU) attendent toujours le feu vert de Damas pour gagner la ville.

« La Russie qui mène la guerre contre un peuple ne peut pas essayer d'obtenir une trêve et il n'est pas non plus possible qu'elle parraine cet accord alors qu'elle bombarde jour et nuit, tandis que, de l'autre côté, l'autre partie, à savoir les Etats-Unis, est spectatrice », a-t-il poursuivi.

Moscou, qui accuse également les rebelles de violer les termes de l'accord, invite Washington à faire davantage pour qu'ils respectent la trêve et à distinguer les modérés des djihadistes, qui ne sont pas concernés par le cessez-le-feu.

Entretien entre Sergueï Lavrov et John Kerry

Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a discuté de l'application de la trêve avec le secrétaire d’état américain John Kerry en souhaitant que les militaires américains soient pleinement impliqués dans la surveillance du cessez-le-feu. Il a également proposé que les Etats-Unis acceptent la publication des termes de l'accord conclu Samedi 10 Septembre 2016, ce que Washington refuse jusqu'à présent.

Cité par les agences de presse russes, un responsable du ministère russe de la défense a fait état d'une dégradation de la situation avec cent quatre vingt dix neuf violations de la trêve et il a accusé les Etats-Unis de ne pas appliquer les obligations contenues dans l'accord.

« Si les Etats-Unis ne prennent aucune mesure pour remplir leurs obligations en vertu de l'accord du Vendredi 9 Septembre 2016, ils seront entièrement responsables de l'effondrement du cessez-le-feu », a-t-il ajouté.

Interrogé à Bichkek, où se tient un sommet de la Communauté des Etats Indépendants (CEI), Vladimir Poutine a également estimé que les Etats-Unis appelaient à l'ouverture et la transparence mais « ne respectent pas ce postulat. C’est à cause des difficultés qu'ils rencontrent, pour faire la différence entre les composantes légitimes de l'opposition et les demi-criminels. Mais nous sommes plus positifs que négatifs et nous espérons que les promesses des américains seront tenues », a ajouté le président russe.

Combats contre l’Etat Islamique

Le principal point de discorde entre les deux camps concerne l'acheminement de l'aide à Alep, divisée entre quartiers tenus par le gouvernement et quartiers tenus par les rebelles. Les forces syriennes encerclent la zone rebelle, prenant au piège trois cent mille civils qui ne sont plus ravitaillés en nourriture.

Les parties au conflit s'accusent de ne pas avoir évacué la route Castello, par laquelle l'aide doit être acheminée.

Vendredi 16 Septembre 2016, le ministère russe de la défense a affirmé que l'armée syrienne avait quitté ses positions dans cette zone destinée à être démilitarisée, avant d'indiquer quelques minutes plus tard qu'elle y était revenue après avoir été attaquée par les rebelles.

« Il n'y a aucun changement », a constaté Samedi 17 Septembre 2016 Zakaria Malahifji, porte-parole d'un groupe rebelle à Alep.

Sur le terrain, des raids aériens ont visé dans la nuit des positions rebelles à Maarat al Nouman, à Sarakeb et à Khan Cheïkhoun, dans la province d'Idlib, rapporte l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

D'autres bombardements et des combats ont eu lieu dans la Ghouta orientale, ainsi qu'au nord d’Homs, à l'est d’Hama, au sud d'Alep et dans la province de Deraa, ajoute-t-il.

Dans le nord du pays, les rebelles de l'Armée Syrienne Libre (ASL) soutenus par l'armée turque progressent vers le sud à partir des villes d’al Raï et d’Azaz en direction de la ville d’al Bab, contrôlée par l'Etat Islamique, qui n'est pas concerné par la cessation des hostilités.

Des combats ont également repris Samedi 17 Septembre 2016 entre l'armée syrienne et les djihadistes de l'Etat Islamique autour des villes de Kasr al Haïr, de Soukhna et de Palmyre.

Des positions de l'organisation d'Abou Bakr al Baghdadi ont également été visées par des raids aériens près de Daïr al Zour, dans l'est du pays. Dans les monts Qalamoun au nord-est de Damas, des affrontements opposaient l'Etat Islamique aux djihadistes rivaux du Front Fateh al Cham, ancienne branche syrienne d’al Qaïda.

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 18:39

Vaste intervention de police à Paris après une fausse alerte (Reuters)

Une fausse alerte à l'attentat a déclenché Samedi 17 Septembre 2016 une vaste opération de police ainsi qu'un bref mouvement de panique dans un quartier commerçant du premier arrondissement de Paris, au coeur de la capitale française.

Plusieurs dizaines de policiers, dont des hommes de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI), se sont déployés dans le secteur et ont temporairement fermé plusieurs rues autour de l'église Saint-Leu, a constaté un journaliste de Reuters présent sur place.

« Levée de doute effectuée, aucun danger à signaler », a par la suite fait savoir la préfecture de police via Twitter.

Selon le porte-parole du ministère de l’intérieur, l'alerte a été donnée Samedi 17 Septembre 2016 peu après 15 heures 30 locales par un « appel qui faisait état d'une possible prise d'otages à l'intérieur de cette église. Au fur et à mesure que cette opération avançait, le prêtre est sorti, ainsi qu'un certain nombre de personnes et la BRI s'est assurée qu'il n'y avait personne et qu'il n'y avait pas d'assaillant », a déclaré Pierre-Henry Brandet sur BFM Télévision.

« Bien évidemment, nous avons pris le maximum de précautions. Evidemment, nous avons déployé des forces conséquentes, mais parce que c'est à la hauteur des enjeux et de la menace qui est particulièrement élevée ».

Durant plusieurs minutes, l'application du gouvernement Système d’Alerte et d’Information des Populations (SAIP), destinée aux possesseurs de smart phones, a fait état d'un possible attentat et recommandé de s'abriter.

Selon des témoins, les passants ont été confinés, notamment dans le centre commercial des Halles, qui se trouve à proximité de l'église Saint-Leu.

La police a ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances exactes dans lesquelles l'alerte a été donnée, a précisé le porte-parole du ministère de l’intérieur.

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