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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 21:48

La gauche et l’appui à la résistance   

Nadine Rosa-Rosso (nadinerr@gmail.com)


Intervention au Forum international de Beyrouth pour la résistance, l’anti-impérialisme, la solidarité des peuples et les alternatives, le 17 janvier 2009

La question clé de ce forum est celle de l’appui aux résistances à l’impérialisme, partout dans le monde. En tant que militante communiste belge indépendante, je voudrais aborder uniquement le problème de la gauche européenne sur cette question.

Les manifestations massives dans les capitales et les grandes villes européennes pour soutenir le peuple de Gaza viennent de mettre encore une fois en évidence le problème central : la toute grande majorité de la gauche, y compris les communistes, accepte de soutenir le peuple de Gaza face à l’agression israélienne mais refuse de soutenir ses expressions politiques, comme le Hamas en Palestine ou le Hezbollah au Liban. Non seulement la gauche ne les soutient pas, mais elle les dénonce et les combat. Son soutien au peuple de Gaza se situe sur le plan humanitaire et non sur le plan politique. En ce qui concerne le Hamas et le Hezbollah, la principale préoccupation de la gauche est l’appui des masses arabes à ces formations et non l’intention délibérée et hautement proclamée d’Israël de les anéantir. Sur le plan politique, on peut dire sans exagérer que le souhait (plus ou moins ouvertement avoué) de la gauche se situe sur la même ligne que celle du gouvernement israélien : liquider le soutien populaire au Hamas et au Hezbollah. Cette question se pose non seulement pour le Moyen-Orient mais aussi au sein des capitales européennes parce que la grande masse des manifestants à Bruxelles, Londres ou Paris aujourd’hui y est constituée des populations issues de l’immigration maghrébine.

Les réactions de la gauche sur ces manifestations sont tout à fait symptomatiques. Je vous en cite quelques-unes, mais je pourrais en citer des dizaines. Le site de Res Publica, en France, titre après la grande manifestation parisienne du 3 janvier : « Nous refusons d’être piégés par les islamistes du Hamas, du Jihad islamiste et du Hezbollah ! ». « Quelques militants de gauche et d’extrême gauche (qui ont très faiblement mobilisé) se sont retrouvés littéralement noyés dans une foule dont les opinions sont aux antipodes de ce qu’incarne le mouvement républicain français et de ce que prône la gauche du XXIème siècle. Plus de 90 % des manifestants ont défendu une vision du monde intégriste, communautariste, fondée sur la guerre des civilisations, anti-laïque, anti-républicaine et prôné un relativisme culturel dont on connaît toutes les dérives néfastes, notamment en Angleterre ».

Res Publica n’est ni marxiste ni communiste, mais on cherche en vain sur des sites marxistes le moindre mot positif sur Hamas. On trouvera des formulations telles que « Quoiqu’on puisse penser sur le Hamas, une chose est indiscutable : la population palestinienne a élu démocratiquement le Hamas à la direction de Gaza, lors d’élections qui se sont déroulées sous contrôle international . Et quand on cherche plus loin sur « ce qu’on peut penser du Hamas », on trouve tant sur le site du Parti Communiste Français que sur celui du Parti du Travail de Belgique un article intitulé «  Comment Israël a mis en selle le Hamas ». On y apprend que le Hamas a été soutenu par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne, un point c’est tout. Je souligne que cet article a été mis en ligne le 2 janvier, après une semaine de bombardements israéliens intensifs et la veille de l’offensive terrestre dont le but proclamé est la destruction
du Hamas.

Je reviens sur la citation de Res Publica parce qu’elle résume assez bien l’attitude générale de la gauche non seulement vis-à-vis de la résistance palestinienne mais aussi des masses arabes et musulmanes eu Europe.

Le plus intéressant de cette citation se trouve dans la parenthèse : la gauche et l’extrême gauche (qui ont très faiblement mobilisé). On pourrait s’attendre, après un tel aveu, à un bilan un tant soit peu autocritique de cette absence de mobilisation, en plein carnage du peuple palestinien.

Mais non, toute la charge est dirigée contre la masse des manifestants (90%) à qui il est reproché de mener la « guerre des civilisations ».

Dans toutes les manifestations auxquelles j’ai participé à Bruxelles, j’ai demandé à des manifestants de me traduire les slogans scandés en arabe et ils l’ont chaque fois fait avec plaisir. J’ai entendu beaucoup de soutien à la résistance palestinienne et beaucoup de dénonciation  des gouvernements arabes, en particulier du président égyptien Mubarak, des crimes d’Israël, du silence assourdissant de la communauté internationale ou de la complicité de l’Union européenne. Selon moi des mots d’ordre politiques tout à fait appropriés à la situation. Mais sans doute que certains n’entendent que « Allahu aqbar ! » et se font leur opinion sur cette seule base.

Le fait même que des slogans sont criés en arabe suffit parfois à irriter la gauche. Ainsi le comité organisateur de la manifestation du 11 janvier était préoccupé des langues qui y seraient utilisés. Mais ne peut-on tout simplement pas diffuser les traductions de ces slogans ? Ce serait peut-être le premier pas dans la compréhension mutuelle. Quand nous manifestions en 1973 contre le coup d’état militaire pro-américain de Pinochet au Chili, personne ne se serait aviser de dire aux manifestants latino-américains « Scandez en français, s’il vous plait ! ». Pour mener ce combat, nous avons tous appris des slogans en espagnol et cela ne choquait personne.

Le problème est bien dans la parenthèse : pourquoi la gauche et l’extrême gauche mobilisent si peu ? Et pour être plus clair, la gauche et l’extrême gauche sont-elles encore capables de mobiliser sur ces questions ?

Le problème était déjà évident lors de l’invasion israélienne du Liban à l’été 2006. Je voudrais citer ici un Israélien antisioniste, qui a trouvé refuge à Londres, le musicien de jazz Gilad Atzmon, et qui disait déjà, six mois avant l’invasion : « Depuis pas mal de temps, il est très clair que l’idéologie de gauche se débat désespérément pour trouver sa voie au milieu de la bataille en train d’émerger entre l’Occident et le Moyen-Orient.  Les paramètres de ce qu’il est convenu d’appeler le "clash entre civilisations" sont si clairement en place que le militant de gauche "rationnel" et "athée" est à coup sûr condamné à se retrouver plus près de Donald Rumsfeld que d’un religieux musulman ». Il est difficile de poser le problème plus clairement. Parmi les paramètres, je voudrais en traiter brièvement deux qui paralysent littéralement la gauche dans son soutien à la résistance palestinienne, libanaise et plus généralement arabe et/ou musulmane : la religion et le terrorisme.

La gauche et la religion

Atterrée par les sentiments religieux présents dans les masses populaires issues de l’immigration, la gauche, marxiste ou non, brandit régulièrement la célèbre phrase de Marx « La religion est l’opium du peuple ». Elle pense ainsi avoir tout dit. Il faut soumettre le peuple à une sérieuse cure de désintoxication et ceci avant tout autre chose. J’aimerais vous lire la citation de Marx qui aboutit à cette conclusion et si je cite Marx ce n’est pas pour me cacher derrière une sommité mais c’est parce que j’espère ainsi faire réfléchir au moins ceux qui s’en revendiquent.

« La religion est la théorie générale de ce monde, (..) sa logique sous forme populaire, son point d’honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son comportement solennel, sa raison générale de consolation et de justification. (…) La misère religieuse est à la fois l’expression de la misère réelle et d’autre part la protestation contre cette misère. La religion est le soupir de la créature accablée, le cœur d’un homme sans cœur, comme elle est l’esprit des temps privés d’esprit. Elle est l’opium du peuple… ».

J’ai toujours été athée et je le reste mais je ne suis pas du tout étonnée de la montée des sentiments religieux dans les peuples. Dans le monde d’aujourd’hui, la plupart des hommes politiques, y compris de la gauche, aiment proclamer leur impuissance : ils ne peuvent rien contre la supériorité militaire des Etats-Unis, ils ne peuvent rien, ou presque, contre les spéculations financières et la logique du profit qui ruinent, affament et tuent des milliards d’êtres humains sur cette planète. Tout cela, c’est « la main invisible du marché ». Mais quelle différence y a-t-il entre une « main invisible » et « l’intervention divine » ? La seule différence, c’est que la théorie de la « main invisible » désarme totalement les masses dans leur soif de justice sociale et économique et que « l’intervention divine » semble souvent les aider à tenir bon et à résister. Que cela nous plaise ou nous déplaise, ce n’est pas en crachant sur des milliards d’être humains que nous allons nous rapprocher d’eux.

La gauche fait exactement la même chose que ce qu’elle reproche aux islamistes : elle n’analyse la situation qu’en termes religieux. Elle refuse d’entendre les propos religieux comme « une protestation contre la misère ». Et on pourrait ajouter aujourd’hui contre l’impérialisme, le colonialisme et le néo-colonialisme. Et par ce refus elle se coupe totalement d’une immense partie des masses populaires. Et je ne peux pas mieux dire que Gilad Atzmon « Plutôt qu’imposer nos croyances à d’autres, nous ferions bien mieux d’apprendre à comprendre ce en quoi les autres croient. ». Parce que si nous continuons à refuser d’apprendre à comprendre, nous passerons le reste de notre vie à nous lamenter sur les sentiments religieux des masses au lieu de les rejoindre dans leur combat pour la paix, l’indépendance et la justice sociale et économique.

A propos de la religion, il est important d’ajouter que le sort réservé à la religion musulmane est fort différent de celui réservé, même par la gauche, à la religion chrétienne. Je n’ai jamais perçu aucune réticence de la gauche à se solidariser avec les évêques latino-américains partisans de la théologie de la libération en lutte contre l’impérialisme yankee dans les année 70, ni avec le catholicisme déclaré de la résistance irlandaise contre l’impérialisme britannique. Je n’ai jamais entendu la gauche critiquer Martin Luther King pour ses références à l’évangile qui ont été un puissant levier de mobilisation pour la masse des travailleurs noirs américains, privés de tous les droits politiques, économiques et sociaux dans les USA des années soixante. La différence de traitement, la méfiance systématique à l’égard des musulmans, tous soupçonnés, sans distinction, de vouloir nous imposer la Charia, ne peut s’expliquer que par l’empreinte indélébile du colonialisme sur nos consciences.  N’oublions quand même pas que les communistes, comme ceux du Parti Communiste Belge, ont réussi à vanter les mérites de la colonisation, colportée avec enthousiasme par les missionnaires chrétiens.

Ainsi, en 1948, au sortir d’une résistance héroïque des partis communistes contre l’occupant nazi, on pouvait lire dans le programme du Parti Communiste de Belgique pour le Congo : « réalisation d'une seule entité économique Belgique-Congo, développement des échanges avec la colonie et valorisation de ses richesses nationales, nationalisation des richesses et des entreprises trustées au Congo, développement du colonat blanc, du paysannat et de l'artisanat noir et extension progressive aux populations noires des droits et libertés démocratiques. » C’est ce genre d’éducation politique des travailleurs qui a abouti à l’absence quasi totale de réaction de ces mêmes travailleurs face à l’assassinat de Patrice Lumumba et de Pierre Mulele, comme des dizaines d’autres dirigeants et militants africains anti-impérialistes. Car « notre » civilisation chrétienne est quand même quelque chose de civilisé, n’est-ce pas ? Et nous ne pouvons étendre les droits et libertés démocratiques aux masses du tiers monde que de façon « progressive », vu qu’elles sont trop barbares pour en faire un bon usage. C’est exactement ce même type de raisonnement politique colonial qui fait qu’aujourd’hui la gauche se mord les doigts d’avoir soutenu les élections démocratiques en Palestine. Dommage, il aurait fallu être plus « progressif » puisque maintenant la majorité a voté Hamas. Pire, la gauche reproche à l’Occident d’avoir « forcé la main à l’OLP pour organiser des élections législatives en 2006 alors que tout indiquait que le Hamas allait les remporter ». C’est ce qu’on peut lire aujourd’hui sur le site du Parti Communiste Français et du Parti du Travail de Belgique.

Si l’on cessait de se focaliser sur les convictions religieuses, on pourrait peut-être « apprendre à comprendre » pourquoi les masses arabes et musulmanes qui manifestent aujourd’hui pour la Palestine crient « zéro » à un dirigeant arabe et musulman comme Mubarak et clament le nom de Chavez, un dirigeant latino-américain et chrétien. Est-ce que ces masses n’expriment pas ainsi clairement que leur grille de lecture n’est pas, en premier lieu, la religion mais bien la position à l’égard de l’impérialisme américain et sioniste ? Et si la gauche posait le problème radicalement en ces termes, est-ce qu’elle ne pourrait pas retrouver un petit peu du soutien populaire qui a fait sa force ?

La gauche et le terrorisme


La seconde grande source de paralysie de la gauche dans le combat anti-impérialiste est la hantise d’être assimilée au terrorisme. Le président de la Chambre des représentants allemande, Walter Momper, la chef de la fraction des Verts Franziska Eichstädt-Bohlig, un chef du Linke Klaus Lederer, et d’autres encore ont manifesté à Berlin en soutien à Israël sous le slogan « Halte à la terreur du Hamas » . Il faut savoir que la formation de gauche allemande Die Linke est considérée par beaucoup en Europe comme une alternative crédible et nouvelle pour la gauche.

Toute l’histoire de la colonisation et de la décolonisation est une histoire de terres volées par la force militaire et reconquises par la force. De l’Algérie au Vietnam, de Cuba à l’Afrique du Sud, du Congo à la Palestine, aucune puissance colonisatrice n’a renoncé par la négociation et le dialogue politiques à sa domination. C’est aussi le sens que Gilad Atzmon vient de donner la semaine passée aux tirs de roquette du Hamas : « Cette semaine, nous en avons appris un peu plus sur l'arsenal balistique du Hamas. Il est évident que le Hamas a fait preuve d'une certaine retenue avec Israël depuis trop longtemps. Le Hamas s'est retenu d'étendre le conflit à l'ensemble du sud d'Israël. Il m'est venu à l'esprit que les volées de roquettes qui se sont abattues sporadiquement sur Sderot et Ashkelon n'étaient en réalité rien d'autre qu'un message des Palestiniens emprisonnés. C'était d'abord un message à la terre, aux champs et aux vergers volés : 'Notre terre adorée, nous ne t'avons pas oubliée, nous combattons encore pour toi, au plus vite nous reviendrons, nous reprendrons là où nous avons été arrêtés ». Ce qu’un juif né sur le sol d’Israël peut comprendre, reste incompris et en tout cas indéfendable pour la gauche européenne : la nécessité et le droit des peuples à reprendre par la force ce qui leur a été volé par la force.

Parce que depuis le 11 septembre 2001, tout usage de la force dans la lutte anticoloniale et anti-impérialiste est répertorié dans la catégorie « terrorisme » ; il n’est même plus question d’en discuter.

Il faudrait pourtant rappeler que le Hamas a été placé par les Etats-Unis sur la liste des organisations terroristes bien longtemps avant le 11 septembre, en 1995. C’est en janvier 1995 que les Etats-Unis ont élaboré la « Specially designated terrorist List (STD) » sur laquelle on retrouvait pratiquement tous les mouvements, partis et organisations du tiers monde qui ont recours à la lutte armée contre l’impérialisme. Mais c’est surtout après le 11 septembre, et avec le lancement de la « global war on terror (GWAT) », la guerre globale contre le terrorisme de l’administration Bush, que la capitulation d’une grande partie de la gauche a commencé . La peur d’être classée parmi les terroristes ou parmi des partisans du terrorisme n’est plus seulement politique ou idéologique, elle est aussi pratique. La directive de l’Union européenne pour la lutte contre les organisations terroristes a été traduite dans la plupart des législations nationales par un « copier-coller » qui permet aux tribunaux de poursuivre nombre de militants suspectés de soutenir le terrorisme. A Londres, des militants vendant des brochures comportant une analyse marxiste du Hamas ont été arrêtés et leurs brochures saisies. Autrement dit, se renseigner ou en renseigner d’autres sur le programme politique et sur les agissements du Hamas ou du Hezbollah devient une entreprise illégale.

Chacun est donc prié, pour vivre en paix, d’au minimum prendre ses distances et si possible de condamner sans réserve ces formations politiques. Dans ces conditions, on voit mal comment la lutte politique entre la gauche et ces courants pourrait se mener de façon saine.

J’ai donc une proposition très concrète à faire : nous devons lancer un appel pour faire retirer le Hamas de la liste des organisations terroristes. Nous devons nous opposer aux tentatives européennes actuelles d’y placer également le Hezbollah. C’est la moindre des choses que nous puissions faire si nous prétendons soutenir la résistance palestinienne, libanaise et arabe. C’est la condition démocratique minimale pour qu’un soutien à la résistance soit possible et qu’une confrontation des courants politiques différents au sein de la résistance à l’impérialisme soit possible. C’est la condition politique indispensable pour que la gauche ait la moindre chance de se faire entendre par les masses en lutte contre l’impérialisme.

Je suis parfaitement consciente que mes convictions politiques sont minoritaires dans la gauche et en particulier parmi les communistes européens.. Cela me préoccupe profondément, non pas pour mon propre sort, je ne suis qu’une militante parmi d’autres, mais pour l’avenir de l’idéal communiste qui est la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme et, dès lors, inéluctablement, l’abolition de l’oppression impérialiste, coloniale et néo-coloniale.



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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 21:42

GUERRE ET GAZ NATUREL : Invasion israélienne et gisements gaziers au large de Gaza


Global Research, Michel Chossudovsky, 8 janvier 2009


lundi 12 janvier 2009, par Comité Valmy

L’invasion militaire de la Bande de Gaza par les forces israéliennes, est en relation directe avec le contrôle et la possession de réserves stratégiques de gaz offshore.

Il s’agit d’une guerre de conquête. Découvertes en 2000, d´immenses réserves de gaz gisent au large de la côte de Gaza
.

Des droits d´exploitation gazière et pétrolière de 25 ans, signés en novembre 1999 avec l’Autorité Palestinienne (PA), ont été accordés à British Gas (BG Group) et à son partenaire d´Athènes, Consolidated Contractors International Company (CCC), propriété du Liban et de la famille Sabbagh Koury.

Les droits sur le gaz offshore se montent respectivement à 60 pour cent pour BG, 30 pour cent pour CCC, et 10 pour cent pour le Fonds d’investissement de l’Autorité Palestinienne (Haaretz, 21 octobre 2007).

L´accord PA-BG-CCC inclue l´aménagement des gisements et la construction d’un gazoduc.
(Middle East Economic Digest, 5 janvier 2001).

La licence de BG couvre la totalité de la zone maritime au large de Gaza, laquelle est contiguë à plusieurs installations gazières offshore israéliennes. (Voir la carte ci-dessous). Il convient de noter que 60 pour cent des réserves gazières le long de la côte de Gaza et d´Israël appartiennent à la Palestine.

BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. British Gas estime que les réserves sont de l’ordre de 1,4 billions de pieds cubes (plus de 39 milliards de m3), évaluées à environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres publiés par British Gas. La taille des réserves de gaz palestiniennes pourraient être bien plus important
es.





Qui est propriétaire des gisement
s gaziers

La question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est cruciale. Du point de vue juridique, les réserves de gaz appartiennent à la Palestine.

La mort de Yasser Arafat, l’élection du Hamas au gouvernement et la débâcle de l’Autorité Palestinienne ont permis à Israël d’établir un contrôle de facto sur les réserves de gaz offshore de Gaza.

British Gas (BG Group) a eu à traiter avec le gouvernement de Tel-Aviv. De son côté, le gouvernement du Hamas a été court-circuité en ce qui concerne l’exploration et la reconnaissance des droits sur les gisements gaziers.

L’élection du Premier Ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur. La souveraineté de la Palestine sur les gisements de gaz offshore fut contestée à la Cour Suprême israélienne. Sharon déclara sans ambiguïté qu´« Israël n’achèterait jamais de gaz à la Palestine, » laissant entendre que les réserves gazières au large de Gaza appartiennent à Israël.

En 2003, Ariel Sharon opposa son veto à un premier accord, qui aurait permis à British Gas d´alimenter Israël en gaz naturel des réserves offshore de Gaza.
(The Independent, 19 août 2003).

La victoire électorale du Hamas en 2006 a favorisé la fin de l’Autorité Palestinienne, qui est devenue confinée à la Cisjordanie, sous mandat du régime de Mahmoud Abbas.

En 2006, British Gas « a été à deux doigts de signer un accord de pompage de gaz pour l’Égypte. » (Times, 28 mai 2007). Selon les rapports, le Premier Ministre britannique Tony Blair est intervenu pour le compte d’Israël pour faire capoter l’accord avec l’Égypte.

L’année suivante, en mai 2007, le Cabinet israélien a approuvé une proposition du Premier Ministre Ehud Olmert, « d’acheter du gaz à l’Autorité Palestinienne. » Le contrat proposé était de 4 milliards de dollars, avec des bénéfices de l’ordre de 2 milliards de dollars, dont un milliard pour les Palestiniens.

Toutefois, Tel-Aviv n’avait pas l’intention de partager les revenus avec la Palestine. Une équipe de négociateurs israéliens a été constituée par le Cabinet israélien pour arriver à un accord avec le BG Group en court-circuitant à la fois le gouvernement du Hamas et l’Autorité Palestinienne :

Les autorités de la défense israéliennes veulent que les Palestiniens soient payées en biens et en services, et insistent sur le fait qu´aucun argent ne doit aller au gouvernement contrôlé par le Hamas. (Ibid).

L’objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en 1999 sous Yasser Arafat entre BG Group et l’Autorité Palestinienne.

Dans le cadre de l´accord avec BG proposé en 2007, le gaz palestinien des réserves au large de Gaza devait être acheminé par un gazoduc sous-marin vers le port israélien d’Ashkelon, transférant de cette façon le contrôle sur la vente du gaz naturel à Israël.

L’accord a échoué. Les négociations ont été suspendues :

Meir Dagan, le chef du Mossad, s´est opposé à l’opération pour raison sécuritaire, prétextant que cela pourrait financer le terrorisme (Membre de la Knesset Gilad Erdan, allocution à la Knesset sur « L’intention du Vice-Premier Ministre Ehud Olmert d’acheter du gaz aux Palestiniens alors que le paiement servira le Hamas, » 1er mars 2006, cité dans l´article du lieutenant-général (à la retraite) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza’s Coastal Waters Threaten Israel’s National Security ? Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007)

L’intention d´Israël était d’empêcher que de possibles redevances soient payées aux Palestiniens. En décembre 2007, Le BG Group s´est a retiré des négociations avec Israël, et, en Janvier 2008, il a fermé son bureau en Israël. (site Internet de BG).

Le plan d’invasion à l´étude

Selon des sources militaires israéliennes, le projet d’invasion de Gaza dans le cadre de l’« Opération Cast Lead » a été mis en branle en juin 2008 :

Des sources dans le personnel de la défense ont déclaré que le Ministre de la Défense Ehud Barak a chargé les Forces de la Défense Israéliennes de se préparer à l’opération il y a plus de six mois [juin ou avant juin], bien qu´Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas.
(Barak Ravid, Operation "Cast Lead" : Israeli Air Force strike followed months of planning, 27 décembre 2008).

Ce même mois, les autorités israéliennes ont pris contact avec British Gas, dans le but de reprendre des négociations cruciales sur l’achat du gaz naturel de Gaza :

À la fois le directeur général du Ministère des Finances, Yarom Ariav, et le directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, Hezi Kugler, ont convenu d´informer BG du souhait d’Israël de renouer les pourparlers.

Les sources ont rajouté que BG n’a pas encore officiellement répondu à la demande d’Israël, mais que des cadres de l’entreprise pourraient sans doute aller quelques semaines en Israël pour des conversations avec certains fonctionnaires du gouvernement. Globes online-Israel’s Business Arena, 23 juin 2008)

La décision d’accélérer les négociations avec British Gas (BG Group) coïncidait chronologiquement à la planification de l’invasion de Gaza, amorcée en juin. Il semblerait qu´Israël était soucieux de parvenir à une entente avec BG Group avant l’invasion, qui était déjà à un stade de préparation avancée.

Et qui plus est, ces négociations avec British Gas ont été conduites par le gouvernement Ehud Olmert qui savait que l´invasion militaire était à l´étude. Selon toute vraisemblance, un nouvel arrangement politico-territorial « d’après-guerre » a aussi été envisagée par le gouvernement israélien pour la Bande de Gaza.

En fait, les négociations entre British Gas et les responsables israéliens étaient en cours en octobre 2008, 2 à 3 mois avant le début des bombardements du 27 décembre.

En novembre 2008, le Ministère israélien des Finances et le Ministère chargé des Infrastructures Nationales ont ordonné à Israel Electric Corporation (IEC) d´engager des négociations avec British Gas, pour l’achat de gaz naturel provenant de la concession de BG au large de Gaza. (Globes, 13 novembre 2008).

Yarom Ariav, directeur général du Ministère des Finances, et Hezi Kugler, directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, chef de la direction d´IEC, l’informant de la décision du gouvernement de permettre aux négociations d’aller de l’avant, conformément à la proposition cadre approuvée plus tôt cette année.

Il y a quelques semaines, le conseil d´administration d´IEC, dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès que le conseil d´administration approuvera l’exemption pour l´offre. (Globes, 13 novembre 2008)

Gaza et la géopolitique de l’énergie

L’occupation militaire de Gaza a pour but de transférer la souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit international.

À quoi pouvons-nous nous attendre suite à l’invasion ?

Quelle est l’intention d’Israël en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ?

Un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix » ?

La militarisation de la totalité du littoral de Gaza, lequel est stratégique pour Israël ?

La confiscation pure et simple des gisements gaziers palestiniens et la déclaration unilatérale de la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza ?

Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient intégrées aux installations offshore d’Israël, qui sont adjacentes. (Voir la carte 1 ci-dessus).

Ces diverses installations offshore sont aussi reliées au couloir de transport énergétique d´Israël, qui se prolonge jusqu´au port d’Eilat, le port maritime terminal de l´oléoduc sur la Mer Rouge, au terminal du pipeline à Ashkelon, vers Haïfa au nord, et se rattachant éventuellement grâce à un pipeline israélo-turc en projet au port turc de Ceyhan.

Ceyhan est le terminal du pipeline Trans-Caspien Bakou, Tbilissi Ceyhan (BTC). « Ce qui est envisagé, c´est de relier le pipeline BTC au pipeline Trans-Israel Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom d’Israel´s Tipline. »
(Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006).



Original : www.globalresearch.ca/index.php ?context=va&aid=11680 Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info


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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 21:45

PARIS, 16 janvier 2009 (AFP) – 13:53


Gaza : démission des musulmans de l'Amitié judéo-musulmane
(coprésident)


Les membres musulmans de l'Amitié judéo-musulmane de France (AJMF) ont démissionné de cette instance, reprochant à leurs homologues juifs de l'AJMF leur silence face aux "crimes de guerre" israéliens à Gaza, a-t-on appris vendredi auprès du coprésident de l'association, Djelloul Seddiki.


"Toute la partie musulmane est partie jeudi",
a indiqué à l'AFP M. Seddiki, qui est également directeur de l'Institut théologique de la Grande Mosquée de Paris, soulignant que le président d'honneur de l'AJMF, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris et ex-président du Conseil français du culte musulman (CFCM), faisait partie des démissionnaires.


"On ne pouvait pas rester"
dans l'AJMF, a-t-il expliqué, déplorant le silence de ses partenaires juifs au sein de l'association, malgré le très lourd bilan humain de l'opération israélienne dans la population de Gaza.


"On ne se parle plus. Ils ne m'ont plus appelé depuis le début de la guerre",
a-t-il affirmé, confiant avoir reçu un appel du rabbin Michel Serfaty après l'annonce de sa démission. "C'est trop tard", a estimé M. Seddiki.


Dans un communiqué exposant les motifs de sa décision, il se déclare "choqué et consterné devant l'ampleur des massacres inqualifiables dont sont victimes les habitants de Gaza depuis plus de vingt jours par l'armée de l'occupation israélienne".


Il déplore de la part des représentants juifs au sein de l'AJMF "l'absence totale de condamnations qu'impliqueraient les objectifs du vivre ensemble et du rapprochement entre les communautés que se sont fixé les fondateurs de l'AJMF depuis bientôt cinq ans".


Selon lui, "ce silence ne peut être justifié que par une complicité à l'égard de ces crimes de guerre et qui rend les abc du dialogue et de l'amitié escomptés caducs" et "dépourvus de toute crédibilité".


"Dans ces circonstances insoutenables, le devoir de coreligiosité , de fraternité, de solidarité et voire même d'humanité à l'égard de nos frères martyrisés nous impose un temps de deuil, de témoignage, de méditation, de prière et de silence à la mémoire des milliers de victimes"
à Gaza, écrit-il.


"Conscient de l'inefficacité de ce dialogue tel qu'il se présente aujourd'hui" ,
le coprésident de l'AJMF exprime à ses partenaires son "regret de vous annoncer solennellement mon retrait de cette instance en invitant ses membres - une fois les esprits apaisés- à méditer et à repenser les fondements éthiques de ce dialogue".

 

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 21:35

Barack Obama a signé le décret de fermeture de Guantanamo (Associated Press)

Barack Obama a ordonné jeudi la fermeture d'ici un an du centre de détention de Guantanamo ainsi que des prisons secrètes de la CIA à l'étranger, le réexamen du fonctionnement des tribunaux militaires jugeant des terroristes présumés et l'arrêt des techniques d'interrogatoires "musclées", assimilées à de la torture par les organisations de défense des droits de l'Homme.

Le nouveau président américain a signé au total trois décrets et une directive, expliquant la portée de chaque texte avant d'apposer son paraphe. La cérémonie de signature, dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, s'est déroulée en présence du conseiller juridique de la présidence, Greg Craig. M. Obama l'a parfois sollicité pour s'assurer de la bonne description des documents concernés.

Le premier texte concerne la fermeture de Guantanamo. Barack Obama, durant sa campagne électorale, s'était engagé à fermer rapidement le centre de détention controversé ouvert sur la base navale américaine à Cuba en 2002, après les attentats du 11 septembre 2001.

Quelque 245 terroristes présumés y sont toujours détenus, la plupart sans inculpation ni jugement en dehors de tout cadre légal. L'ancienne administration Bush a toujours considéré les prisonniers de Guantanamo comme des "combattants ennemis" -statut créé pour l'occasion-, ne bénéficiant pas des droits conférés par la loi fédérale américaine ou les Conventions de Genève sur les prisonniers de guerre.

Les Etats-Unis, a souligné M. Obama, entendent "gagner (le) combat" contre le terrorisme. "Nous le gagnerons selon nos termes", "en accord avec nos valeurs et nos idéaux".

En attendant la fermeture définitive de Guantanamo, le ministère de la Défense a demandé la suspension pour quatre mois de la procédure judiciaire pour les détenus du camp inculpés de crimes de guerre, le temps de réexaminer leur dossier. Deux magistrats militaires en charge du dossier de six accusés ont rapidement fait droit à cette requête, destinée à déterminer si les accusés peuvent et doivent être jugés.

La situation juridique de chaque détenu de Guantanamo va être passée en revue. "Si des détenus ne peuvent pas être transférés", notamment vers un "pays tiers" ou jugés, toutes les "options légales" seront examinées.

La fermeture de Guantanamo, en définitive, servira "les intérêts de la sécurité nationale, de la politique étrangère et de la justice américaines", à la lumière des "importantes préoccupations suscitées, tant aux Etats-Unis qu'à l'étranger" par la détention actuelle des prisonniers du camp, note le texte.

Le décret de Guantanamo ordonne également à la CIA, la centrale de renseignement américaine, de fermer toutes ses prisons secrètes à l'étranger. Certains suspects de terrorisme, remis en liberté par la suite, ont expliqué à l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avoir été torturés dans ces centres clandestins.

Un groupe de travail va par ailleurs être chargé de recommander dans un délai de six mois les procédures à suivre pour l'incarcération à l'avenir des suspects de terrorisme. Ce groupe se penchera en particulier sur la question des lieux de détention après la fermeture de Guantanamo.

Il est d'autre part ordonné à tout le personnel militaire américain de se conformer aux dispositions du Manuel de terrain de l'armée pour l'interrogatoire des détenus. Ce manuel interdit explicitement le recours aux menaces, à la coercition, aux violences physiques et au simulacre de noyade ou "waterboarding".

"Nous pensons que le Manuel de terrain de l'armée reflète le meilleur jugement de nos militaires, que nous pouvons respecter une règle affirmant que nous ne pratiquons pas la torture", tout en pouvant cependant "obtenir les informations dont nous avons besoin", a noté M. Obama. "Nous souhaitons observer des normes de conduite fondamentales, pas seulement lorsque c'est facile, mais également quand c'est difficile", a-t-il ajouté.

Toutefois, a expliqué un responsable gouvernemental, un groupe de travail va déterminer si d'autres techniques d'interrogatoires non mentionnées dans le Manuel sont ou non nécessaires aux professionnels du renseignement. Ce responsable n'a pas exclu la réintroduction de "techniques d'interrogatoires augmentées"...

Le ministère de la Justice, enfin, a reçu des instructions pour le réexamen du dossier d'Ali al-Marri, originaire du Qatar et seul "combattant ennemi" actuellement détenu sur le sol américain et soupçonné d'être un agent dormant d'Al Qaïda. Comme pour les détenus de Guantanamo, la directive signée jeudi par Obama suspend la procédure judiciaire en cours, actuellement devant une instance d'appel, le temps de la réévaluation du dossier. AP




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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 21:22


www.palestine-info.cc

Les autorités françaises interdisent la chaîne satellitaire Al-Aqsa
[ 11/01/2009 - 00:56 ]

Gaza – CPI

Al-Asqa, chaîne satellitaire du mouvement du Hamas, a été interdite par les autorités françaises. Une décision prise sous les pressions du lobby sioniste.

Ce sont les autorités audiovisuelles qui ont déclaré l’interdiction de la chaîne Al-Aqsa. Elle a été chassée du paquet satellitaire français. Le comité américano-juif, un comité des plus pro-israéliens, a salué la décision, en espérant qu’elle limitera la diffusion d’Al-Aqsa sur les territoires européens.

Cette mesure a été prise en réponse aux appels répétés dudit comité. En fait, le comité prétend que la chaîne « viole les critères européens concernant la provocation à l’extrémisme et la violence ».

Notons que la France avait interdit la diffusion de la chaîne libanaise Al-Manar du Hezbollah, sous les pressions encore une autre fois de l’Entité sioniste et d’organisations pro-israéliennes.

Notons également que le siège de la chaîne satellitaire Al-Aqsa de Gaza avait été bombardé par les chasseurs israéliens, au début de l’agression contre la bande de Gaza. Un bombardement condamné par l’Union mondiale des journalistes. L’Union considère que l’Entité sioniste avait violé la loi internationale en prenant en cible une institution de médias.
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 21:15

Tarnac ou les fantasmes du pouvoir, par Gabrielle Hallez


LE MONDE | 20.01.09 | 09h13  •  Mis à jour le 21.01.09 | 18h30


  J'ai été mise en examen et mise sous contrôle judiciaire suite aux arrestations du 11 novembre 2008. Sur les neuf personnes inculpées, Julien [Coupat] reste encore incarcéré. L'appel pour sa libération aura lieu dans les jours à venir. A nouveau l'attente. Le lent dégonflement de l'affaire continue, et une nouvelle étape a été franchie, vendredi 16 janvier, avec la sortie d'Yildune [Lévy]. Il en faudra d'autres.


Cette triste affaire aura au moins rappelé l'obsession du pouvoir : écraser tout ce qui s'organise et vit hors de ses normes.

Je ne voudrais pas qu'on puisse prendre cette histoire comme un événement isolé. Ce qui nous est arrivé est arrivé à d'autres, et peut arriver encore.

6h40 : braquée dans mon lit. Cagoulés, des hommes de la sous-direction de la lutte antiterroriste (SDAT) cherchent désespérément des armes en hurlant. Menottée sur une chaise, j'attends la fin des perquisitions, ballet absurde, pendant des heures, d'objets ordinaires mis sous scellés. Sachez-le, si cela vous arrive, ils embarquent tout le matériel informatique, vos brosses à dents pour les traces ADN, vos draps pour savoir avec qui vous dormez.

Après plus de huit heures de perquisition, ils me chargent dans une voiture. Direction : Paris-Levallois-Perret. Les journalistes cernent le village. Personne ne pourra manquer d'admirer le spectacle de la police en action, et les moyens imposants du ministère de l'intérieur quand il s'agit de sécuriser le territoire. Quand cinq flics arrêtent un type, ça peut sembler arbitraire, quand ils sont 150 et avec des cagoules, ça a l'air sérieux, c'est l'état d'urgence. La présence des journalistes fait partie de la même logique. Ce qui s'est passé là, comme les arrestations à Villiers-le-Bel, ce n'est pas un dérapage, c'est une méthode.

Levallois-Perret, locaux de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et de la SDAT. Des préfabriqués sur trois étages, superposition de cellules spéciales, caméras panoptiques braquées en permanence sur toi. Quatre-vingt-seize heures de garde à vue. Mais le temps n'est vite plus un repère. Ni heure ni lumière du jour. Je ne sais pas combien de personnes ont été arrêtées. Je sais seulement, après notre arrivée, les motifs de mon arrestation.

Les interrogatoires s'enchaînent. Une fois huit heures sans pause, va-et-vient de nouveaux officiers qui se relaient. Mauvaises blagues, pressions, menaces : "Ta mère est la dixième personne mise en garde à vue dans le cadre de l'opération Taïga, on va la mettre en détention", "Tu ne reverras plus ta fille". Leur bassesse n'est pas une surprise. Ils me questionnaient sur tout : "Comment vivez-vous?", "Comment êtes-vous organisés pour manger?", "Est-ce que tu écris?", "Qu'est-ce que tu lis?" Ils voulaient des aveux pour donner corps à leur fantasme de cellule terroriste imaginaire.

Un des officiers de la police judiciaire (PJ) m'a annoncé, lors de la perquisition : "Nous sommes ennemis." Ennemis peut-être, mais nous ne sommes pas leur reflet. Il n'y a jamais eu de cellule invisible, et nous n'avons que faire de "chefs" et de "bras droits". La police croit toujours que ce qu'elle traque est organisé à son image, comme en d'autres temps, où elle brandissait le spectre du syndicat du crime.

Un gendarme me lit un communiqué allemand, diffusé le 10 novembre en Allemagne, qui revendique les sabotages dans le cadre d'une action antinucléaire. Sabotages dont ils veulent nous accuser. Le communiqué apparaîtra dans le rapport de la SDAT transmis à la presse dès la première semaine, puis sera quasiment oublié.

Au bout de trois jours, un avocat peut venir assister le prévenu retenu sous le coup d'une procédure antiterroriste. Trois jours pendant lesquels tu n'es au courant de rien d'autre que de ce que la police veut bien te dire, c'est-à-dire rien ou des mensonges. Alors oui, ce fut vraiment un soulagement quand on m'a annoncé que je pouvais voir mon avocate. Enfin des nouvelles de ma fille et de l'ampleur médiatique de l'affaire. Nouvelles aussi du village et du comité de soutien créé dans les premiers jours qui ont suivi l'arrestation.

Puis ce fut le dépôt (lieu de détention avant de comparaître devant le juge). Là s'entassent des centaines d'hommes et de femmes dans la crasse et l'attente. Une pensée pour Kafka dans le dédale de la souricière, infinité de couloirs gris et humides dont les portes s'ouvrent sur les rutilantes salles d'audience. Je suis amenée jusqu'aux galeries toutes neuves de la section antiterroriste pour comparaître devant le juge d'instruction. Puis la prison.

Fleury-Mérogis – la plus grande d'Europe. Tous les charognards gardent cette prison, pigeons, corneilles, mouettes et de nombreux rats. Nous y sommes arrivées, Manon (Gilbert), Yildune et moi en tant que détenues particulièrement surveillées (DPS), ce qui implique des mesures de surveillance plus soutenues, comme, d'être chaque nuit réveillées toutes les deux heures, lumières allumées et sommées de faire signe. Fouilles intensives et répétées. Ce statut, seules les prisonnières politiques basques l'ont à Fleury, et Isa l'avait eu aussi, en détention depuis bientôt un an sous le coup d'une procédure antiterroriste [cette personne est soupçonnée d'avoir posé un explosif sous une dépanneuse de la Préfecture de police de Paris, en mai 2007]. Les fouilles au corps, le mitard, les petites humiliations, le froid et la nourriture dégueulasse : le quotidien de la prison est fait pour écraser.

Par un concours de circonstances favorables, Manon et moi sommes sorties assez rapidement. Circonstances favorables, c'est-à-dire : nous sommes blanches, issues de la classe moyenne, ayant eu l'opportunité de faire des études; grâce aussi à la multiplication des comités de soutien. Et puis, il y avait l'actualité, marquée par des événements révélateurs du climat politique actuel qui ne sont pas passés inaperçus (par exemple cette descente policière musclée dans un collège).

Je dis "rapidement", par rapport aux détentions préventives qui durent, pour la plupart, des mois et des années. Qui durent, notamment, pour ceux pour qui ne jouent jamais ces "circonstances favorables". La plupart immigrés, voués au mépris de la police et des magistrats.

Mais ce qui est encore séparé au-dehors arrive à se reconnaître entre les murs de la prison. Des solidarités se nouent dans l'évidence d'une hostilité commune. La radicalisation de la situation amène de plus en plus de gens à subir la répression et la détention. Des rafles dans les banlieues aux peines de plus en plus nombreuses pour des grévistes ou des manifestants lors de mouvements sociaux.

Finalement, la prison est peut-être en passe de devenir un des rares lieux où s'opère la jonction tant redoutée par M. Sarkozy : "S'il y avait une connexion entre les étudiants et les banlieues, tout serait possible. Y compris une explosion généralisée et une fin de quinquennat épouvantable", avait-il dit en 2006.

Gabrielle Hallez, mise en examen dans l'affaire de Tarnac






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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 17:41

http://soutien-palestine.blogspot.com/2009_01_01_archive.html

 

Même si les bombardements de l’armée sioniste sur Gaza se sont arrêtés pour un temps, c’est la mort qui rôde toujours et encore sur cette terre sur laquelle coule une mer de sang. Le nombre de victimes ne cesse en effet d’augmenter au fur et à mesure que les corps sont dégagés des champs de ruines. Plus de 1300 morts à ce jour et plus de 6000 blessés dont 500 dans un état jugé critique. 410 enfants ont péri dans ce carnage. Toutes les infrastructures vitales sont détruites ; 4000 maisons sont entièrement démolies, 20 000 autres sont partiellement détruites ; des milliers de Palestiniens sont sans foyers.

La déshumanisation et la diabolisation permanentes des Palestiniens par l’ensemble du monde qui se dit « civilisé » a permis à Israël de pratiquer sa barbarie sans être inquiété puisqu’il s’agissait de conduire une guerre pure au nom du terrorisme.

Mais le massacre qu’Israël a perpétré à Gaza et dont les nations du monde entier se sont rendues complices restera à tout jamais gravé dans l’Histoire et dans les mémoires. Il n’y a plus que les dirigeants occidentaux à rire encore en tapotant l’épaule du bourreau Olmert. Les peuples du monde entier ont vu l’infamie commise par l’armée des barbares et auprès d’eux la propagande israélienne a perdu à tout jamais son pouvoir de mystifier les consciences ; le silence et l’intimidation n’auront plus jamais cours.

Israël devra encore affronter notre détermination à dénoncer ses crimes de guerre au cours de la manifestation nationale organisée à Paris ce samedi 24 janvier 2009.
Rendez-vous à 14 heures place Denfert Rochereau.

 
 

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 17:21

  Ce message est un message de bilan de la première guerre d’Israël contre Gaza.

 

  Quels étaient les objectifs de guerre d’Israël ? Les sionistes le savaient ils eux mêmes ? Si on fait la comparaison par rapport aux guerres d’Irak, l’objectif était il un objectif du type première guerre d’Irak en 1991 ? L’objectif était il un objectif du type deuxième guerre d’Irak en 2003 ? La seule certitude est la suivante. Les guerres sionistes sont toujours des courses contre la montre. La première guerre d’Israël contre Gaza avait une date butoir, elle était à Washington, c’était le 20 janvier, c’était le jour de l’investiture du quarante quatrième président des Etats Unis.

 

  Quels sont les résultats de cette guerre ? Le bilan est catastrophique et les dommages collatéraux sont immenses. Mille cinq cent morts, c’était une guerre moderne, une guerre contre les civils, contre les écoles et les hôpitaux de l’ONU, une nouvelle manifestation et démonstration extrêmement claire de la nature fasciste du sionisme politique. C’est la consécration définitive du Hamas comme l’incarnation de la résistance palestinienne et une défaite importante du président de l’autorité palestinienne, du Fatah, de l’OLP et de leurs protecteurs arabes d’Egypte, de Jordanie et d’Arabie Saoudite.

 

  Les conséquences diplomatiques sont immenses. La Ligue arabe n‘existe plus, il n’y avait pas une seule réunion pendant la guerre. C’est l’échec total des réunions de Doha et de Koweït City après la guerre. C’est la rupture des relations diplomatiques entre le Vénézuela et Israël et entre la Bolivie et Israël. Des humouristes arabes proposent le transfert du siège de la Ligue arabe à Caracas.

 

  « It is the time of boycott Israël », c’est le titre d’un célèbre message de Naomi Klein dans le quotidien britannique « The Guardian », c’est le temps d’une campagne mondiale pour le boycott diplomatique, économique et militaire d’Israël, à l’image de la campagne d’il y a vingt ans pour le boycott du régime d’apartheid en Afrique du Sud.

 

  Les sionistes réveillaient le mouvement anti guerre dans les métropoles impérialistes, en France, en Europe et aux Etats Unis. Des petits cortèges des organisations françaises suivaient  les gros cortèges des organisations arabo musulmanes. Des dizaines de milliers de jeunes des cités des banlieues populaires participaient aux manifestations dans les cortèges et sous les banderoles des organisations arabo musulmanes. Ces manifestations étaient des manifestations d’éducation populaire. Ils sauvaient l’honneur de l’humanité. La génération de 2009 manifestait contre la guerre de Gaza, comme la génération de 1936 manifestait contre la guerre d’Espagne, comme la génération de 1954 manifestait contre la guerre d’Algérie, comme la génération de 1968 manifestait contre la guerre du Vietnam. La gauche sioniste dénonçait l’importation du conflit israélo palestinien en France et appelait au boycott de ces manifestations. Pour elle aussi, c’est le temps du boycott. La prochaine fois, ils organiseront des manifestations  de soutien à Israël.

 

  Bernard Fischer

  www.fischer02003.over-blog.com

   

 

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 22:00

Le professeur André Nouschi, 86 ans, natif de Constantine, une icone dans le monde des historiens, réputé mondialement, Professeur honoraire de l'université de NICE, a écrit cette lettre à l'adresse de l'ambassadeur d'Israël à Paris.   

André Nouschi fut combattant de la France libre et a été enseignant à l’université de Tunis. Spécialiste de l'histoire du XXème siècle et de l'Afrique du Nord, il a publié de nombreux ouvrages dont La France de 1914 à 1940, L'Algérie amère (1914-1994), La France et le pétrole, La Méditerranée, La France et le monde arabe.

Monsieur l'Ambassadeur,

Pour vous c'est shabat, qui devait être un jour de paix mais qui est celui de la guerre. Pour moi, depuis plusieurs années, la colonisation et le vol israélien des terres palestiniennes m'exaspère. Je vous écris donc à plusieurs titres : comme Français, comme Juif de naissance et comme artisan des accords entre l'Université de Nice et celle de Haïfa.

Il n'est plus possible de se taire devant la politique d'assassinats et d'expansion impérialiste d'Israël. Vous vous conduisez exactement comme Hitler s'est conduit en Europe avec l'Autriche et la Tchécoslovaquie .Vous méprisez les résolutions de l'ONU comme lui celles de la SDN et vous assassinez impunément des femmes, des enfants ; n'invoquez pas les attentats, l'Intifada. Tout cela résulte de la colonisation ILLEGITIME et ILLEGALE. QUI EST UN VOL. Vous vous conduisez comme des voleurs de terres et vous tournez le dos aux règles de la morale juive. Honte à vous : Honte à Israël ! Vous creusez votre tombe sans vous en rendre compte. Car vous êtes condamnés à vivre avec les Palestiniens et les états arabes. Si vous manquez de cette intelligence politique, alors vous êtes indignes de faire de la politique et vos dirigeants devraient prendre leur retraite. Un pays qui assassine Rabin, qui glorifie son assassin est un pays sans morale et sans honneur. Que le ciel et que votre Dieu mette à mort Sharon l'assassin. Vous avez subi une défaite au Liban en 2006.Vous en subirez d'autres, j'espère, et vous allez envoyer à la mort de jeunes Israéliens parce que vous n'avez pas le courage de faire la paix.

Comment les Juifs qui ont tant souffert peuvent-ils imiter leurs bourreaux hitlériens ? Pour moi, depuis 1975, la colonisation me rappelle de vieux souvenirs, ceux de l'hitlérisme .Je ne vois pas de différence entre vos dirigeants et ceux de l'Allemagne nazie ?

Personnellement, je vous combattrai de toutes mes forces comme je l'ai fait entre 1938 et 1945 jusqu'à ce que la justice des hommes détruise l'hitlérisme qui est au cœur de votre pays. Honte à Israël.

J'espère que votre Dieu lancera contre ses dirigeants la vengeance qu'ils méritent. J'ai honte comme Juif, ancien combattant de la 2ème guerre mondiale, pour vous. Que votre Dieu vous maudisse jusqu'à la fin des siècles ! J'espère que vous serez punis..

André Nouschi

Professeur honoraire de l'Université

http://www.lematind z.net/news/ 2332-le-professe ur-andre- nouschi-ecrit- a-lambassadeur- disrael-a- paris.html


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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 21:53


Ban Ki-moon choqué et scandalisé par ce qu'il a vu à Gaza (Reuters)

Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, s'est dit "choqué" et "scandalisé" par le spectacle qu'il a vu à Gaza après trois semaines de déluge de feu israélien.

Ban est la première haute personnalité étrangère à se rendre sur l'ex-champ de bataille depuis le cessez-le-feu unilatéral décrété par Israël, dont l'offensive contre le Hamas a fait plus de 1.300 morts, près de 6.000 blessés, des milliers de sans-abri et quelque deux milliards de dollars de dégâts.

Le Hamas a promis dimanche de respecter la trêve si l'armée israélienne quittait le territoire dans la semaine, un retrait en grande partie réalisé avant la prise de fonctions de Barack Obama, mardi, pour éviter toute friction avec le nouveau chef de la Maison blanche.

Le président sortant George Bush avait donné son aval à l'opération d'Israël, jugeant qu'elle constituait une riposte légitime aux tirs de roquette des activistes qui avaient refusé le 19 décembre de proroger la trêve de six mois conclue grâce à une médiation égyptienne.

"Je n'ai vu qu'une partie des destructions. C'est choquant et alarmant. J'ai assisté à des scènes déchirantes. Je suis profondément peiné par ce que j'ai vu aujourd'hui", a dit Ban Ki-moon, réitérant sa condamnation de l'"usage excessif de la force" par Israël, tout en dénonçant les tirs du Hamas.

Tandis qu'il parlait, de la fumée s'élevait encore des entrepôts de nourriture du QG l'Agence de l'Onu pour les réfugiés, frappés jeudi par l'aviation israélienne - un raid qualifié de "scandaleux" par Ban qui a exigé une enquête et la punition des responsables.

Les agences de l'Onu et les autres organismes humanitaires ont annoncé l'expédition rapide à Gaza d'une aide massive via les points de passage avec Israël mais le contrôle exercé depuis juin 2007 par le Hamas sur le territoire pose problème en raison du boycottage du mouvement islamiste par l'Occident.

"NOUS AVONS GAGNÉ LA GUERRE MAIS TOUT PERDU"

Des milliers de sympathisants du Hamas agitant des drapeaux du mouvement ont participé à un "meeting de victoire" devant le QG des Nations unies à l'occasion de la venue de Ban Ki-moon, afin de réclamer la fin du boycottage occidental et la reconnaissance de l'Onu.

Celle-ci fait partie, aux côtés des Etats-Unis, de la Russie et de l'Union européenne, d'un "quartet" de médiateurs internationaux qui refuse de traiter avec le mouvement islamiste tant qu'il ne renoncera pas à la violence et ne reconnaîtra pas Israël.

Ban a adjuré les Palestiniens de se rassembler sous la houlette du président Mahmoud Abbas, dont le Hamas a chassé le Fatah de Gaza. "J'appelle le Fatah, le Hamas et toutes les factions palestiniennes à se réunir dans le cadre de l'autorité palestinienne légitime."

Dans la foule participant au meeting, Abou Mourad Ghaleb affirme ne pas être venu pour soutenu le Hamas, mais pour "dire à l'Onu que les Palestiniens ne plieront pas devant Israël, seule puissance mondiale".

"Lui n'est juste qu'une image, pas une voix", ajoute cet ingénieur palestinien de 40 ans au sujet du secrétaire général de l'Onu, rappelant que les Nations unies n'ont jamais réussi à faire appliquer leurs résolutions par l'Etat juif.

Les dirigeants israéliens avaient exprimé ouvertement l'espoir que, en semant la dévastation à Gaza, les Palestiniens en rendraient responsable le Hamas et se détourneraient du mouvement islamiste.

Certains d'entre eux semblent, de fait, vaciller dans leurs convictions.
"Le Hamas a surestimé sa propre force et nous a amené encore plus de destructions. Tout le monde nous a laissés tomber, alors maintenant, il faudrait chercher un règlement de paix avec Israël", confie Waël Eïd, un Gazaoui observant de loin le meeting du Hamas.

"Nous avons gagné la guerre. Mais nous avons tout perdu", renchérit sardoniquement Nabil Soultan dans les faubourgs de Gaza en parcourant les ruines de sa maison, comme de nombreux Palestiniens que la guerre a privés de foyers.

Ban s'est aussi rendu dans le sud d'Israël, sur des sites civils touchés par des roquettes.




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