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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 20:56

 L’affaire « Pétrole contre nourriture » sur Arte

Pain, pétrole et corruption
Arte - Mardi 10 avril 2009 , à 20h45
Genre : Documentaire
Date de sortie : 2009
Durée : 1h30

Résumé:

«Pétrole contre nourriture» : ce programme initié par l'ONU en 1996 visait à répondre aux besoins humanitaires de la population irakienne sous embargo. L'Irak devait vendre une quantité limitée de son pétrole, sous contrôle de l'ONU, et acheter en échange de la nourriture et des médicaments. En janvier 2004, un quotidien irakien publie une liste de personnalités et d'entreprises qui ont touché des pots-de-vin dans le cadre de cette opération humanitaire. L'ONU constitue discrètement une commission d'enquête indépendante, présidée par Paul Volcker, qui rend un rapport édifiant en 2005, accusant près de 2500 individus et sociétés internationales dans une trentaine de pays. Depuis, très peu de procès ont eu lieu et les mises en examen sont tout aussi rares.


Précisions liminaires en attendant l’émission

par Gilles Munier*

Pain, pétrole et corruption…Le titre, déjà en lui-même, indique le parti pris de l’émission. Il ne s’agit pas de « l’embargo » et de ses conséquences, mais d’un prétendu détournement, dès le départ, de cet embargo par les dirigeants irakiens.

Il ne faut pas inverser la cause et les effets -  vrais ou fabriqués -  pour occulter le génocide perpétré en Irak par les Etats-Unis et les gouvernements occidentaux.

Plus de 1,5 million, tel est le nombre des victimes irakiennes de cet embargo international.

Le gouvernement irakien demandait aux sociétés pétrolières de financer des opérations de lobbying pour obtenir la levée de l’embargo.

Le prix du pétrole étant fixé par les Etats-Unis, au plus bas, les « pots- de- vin » soustraits des bénéfices des entreprises, ne lésaient pas le peuple irakien.

La liste des « corrompus » a été constituée sous la direction d’Ahmed Chalabi et de la CIA. Elle a été traduite et diffusée par Memri, une agence israélienne de propagande anti-arabe.

Le quotidien irakien qui a révélé le « scandale » était en partie financé par George Soros, spéculateur spécialiste des campagnes d’intoxication médiatique.

L’enquête de Paul Volcker s’arrête aux portes du Pentagone. Pourquoi ?

Quid du pétrole vendu au marché noir, notamment via le Kurdistan de Massoud Barzani ? Une partie était-elle ensuite détournée vers Israël ?

Mis en examen il y a plus de 3 ans pour avoir « violé une résolution des Nations unies », il m’est interdit de sortir du territoire français, donc d’effectuer des recherches permettant d’assurer ma défense… et de travailler.

Comment se fait-il que la plupart des personnes mises en examen dans le volet français de l’affaire « Pétrole contre nourriture » circule à l’étranger, librement ? Tant mieux pour elles, et notamment pour le directeur de la société Total qui s’est rendu en Angola et en Syrie avec Nicolas Sarkozy et qui participera – peut-être - à une mission d’entreprises françaises… à Bagdad, en juin prochain, dirigée par Bernard Kouchner.

Mais alors, pourquoi ne me rend-on pas mon passeport ? Deux poids – deux mesures pour des raisons politiques ? Lesquelles ?

Au moins deux personnes impliquées dans l’affaire « Pétrole contre nourriture » sont décédées sans que justice leur soit rendue. Combien de temps faudra-il attendre pour que le procès ait lieu ?

* Secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes






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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 20:41

Un appel de militant-e-s, de citoyen-ne-s et d’élu-e-s de gauche de diverses sensibilités

Réaliser ensemble une campagne unitaire pour les élections européennes, c’est possible 

Appel urgent au PCF au PG et au NPA

Pourquoi faut-il un large front unitaire ?  Nous le savons bien quand même !

Face à la crise économique et à la crise écologique, avec leurs conséquences sociales terribles, face à l’implacable volonté de détruire les solidarités et d’attenter aux fondements mêmes des sociétés, en France, en Europe et dans le monde, nous soutenons la construction d’un front le plus large possible dans les luttes, notamment dans la perspective de la mobilisation du 19 mars, et dans les urnes, à l’occasion des prochaines élections européennes.

Les choix de l’Union Européenne : aider les banques mais abandonner la masse de la population et se détourner des problèmes posés pour l’avenir même de la planète. Ces choix économiques, sociaux, politiques et éthiques, - du TCE de 2005 au Traité de Lisbonne - sont complices du capitalisme mondialisé et des politiques mortifères d’accompagnement de la crise.

Dans les mobilisations, les mouvements sociaux, les débats, partout la volonté d’unité s’exprime et de plus en plus souvent se concrétise. C’est vrai à la Guadeloupe, à la Martinique ; c’est vrai dans les luttes universitaires et dans de nombreuses initiatives, comme l’Appel des appels. 

Ces mobilisations doivent dés que possible trouver une expression politique dans les urnes. Nous voulons y contribuer

A l’occasion des élections de juin 2009, un souffle citoyen peut contrarier ces politiques d’un autre siècle. Il faut battre la droite et contester la fausse alternative du social-libéralisme.  Ce scrutin de juin peut être un moment fort de contestation du capitalisme et sera l’occasion de confirmer la volonté d’une alternative sociale et écologique.

Il reste quelques semaines pour que ceux et celles qui veulent une autre politique se rencontrent et décident de faire front ensemble, le plus large possible !

Pour que le mouvement social qui chemine depuis les grandes grèves de 1995 se donne une expression politique, il faut changer la donne par une dynamique unitaire, en prolongeant celle qui a permis la victoire du NON de gauche au TCE en 2005, et en regroupant bien au-delà.  La crise du capitalisme confirme que nous avions raison de combattre cette vision de l’Europe. Songeons bien que nous avons une très grande responsabilité: si un espoir d'alternative n'émerge pas, vraiment à gauche, la crise politique et sociale pourrait  trouver une sortie très à droite.

Nous avons des engagements différents, mais, pour répondre à la situation politique insupportable, aucune force politique de la gauche de gauche n’a le droit de faire échouer ce qui est possible

Le PCF et le PG ont lancé un appel à un « Front de gauche ». Le NPA vient de « réaffirmer ses propositions unitaires ». Nous disons: chiche !

Maintenant, il y a urgence : il s’agit de mettre en place un cadre pour co-élaborer une campagne, avec la participation des forces sociales et politiques qui le voudront. Le PC et le PG doivent par exemple répondre clairement à la Fédération qui demande à être considérée comme un interlocuteur.

Oui, de très nombreuses forces politiques, sociales, syndicales, associatives, citoyennes, partagent en commun le même objectif d’une autre Europe, sociale, démocratique, féministe, antiraciste, altermondialiste, écologiste.

Et  nous n’acceptons pas que cela soit rendu impossible par des tactiques à courte vue.

Pour refuser la division, nous demandons qu’une rencontre ait lieu entre tous les courants de la gauche de transformation sociale (Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Parti Communiste Français, Fédération,…), afin de réaliser, et proposer à des composantes des mouvements sociaux, un front d’unité, le plus large possible, aux élections européennes

Le souci de ne pas agir pour un simple “coup électoral sans lendemain ” est largement partagé, d’autant que personne ne peut prévoir aujourd’hui l’état des forces de gauche pour le 2ème tour des régionales de 2010.

Mener campagne ensemble serait, si aucune direction politique ne vient le rendre impossible, l’occasion de changer le rapport des forces dans la gauche, avec la possibilité d’un score à deux chiffres, et permettre que s’expriment ensemble les exigences des mouvements sociaux.

Cela permettrait de réaliser un collectif d’unité pour le soutien à la campagne, au sein duquel, nationalement et localement, pourraient prendre place toutes les forces militantes concernées, politiques, associatives, syndicales, citoyennes.

C’est d’ailleurs certainement la meilleure façon de constituer une alliance durable des forces porteuses d’une alternative au système,  s’unir sur ce qui fait accord, en continuant à débattre ce qui fait problème, agir ensemble, mieux se connaître et consolider un cadre durable d’action, sur le plan politique, complémentaire de toutes les mobilisations sociales

Premiers signataires :

Etienne Adam, CNCU, Fédération, 14
Gilles Alfonsi, ACU, Fédération
Clément Aumeunier, Fédéré Motivé-e-s
Bally Bagayoko Vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, maire-adjoint de Saint-Denis
Tarek Ben Hiba Conseiller régional d’Île-de-France CACRPG, Fédération
Jacques Bidet, Nanterre
Gérard Blanchet, membre fondateur du NPA, La Fédération, Clermont-Ferrand et Montluçon
Jean Brafman, conseiller régional d’Île-de-France du groupe communiste, alternative citoyenne, républicain, parti de gauche, élu en 2004 comme communiste et alternative citoyenne sur une liste de rassemblement encore élargie en 2009 en cours de mandat
Patrick Braouezec Député
François Caussarieu,  Gauche alternative, Fédération, 64
Pierre Cours-Salies,,CNCU La Fédération, 93
Marie-Thérèse Elliautou, 33
Daniel Fontaine, maire d'Aubagne, vice-président du Conseil général 13
Pierre Gaugain - alternatives 83/Gauche alternative - 83170 Brignoles..
Catherine Jouanneau, militante NPA, 77
Olivier Lafferrière, Capagauche ! Saint-Étienne, CNCU, Fédération Loire-sud
Mehdi Lallaoui Conseiller régional d’Île-de-France CACRPG, militant associatif
Pierre Laporte, vice-président du conseil général, Fédération 93   
Sylvie Larue, ACU, Fédération, 35
Philippe Leclercq Conseiller régional de Lorraine Gauche Alternative 54  AlterEkolo membre de la fédération
Xavier Marchand, CUAL, 34
Mathilde Merle, Fédération, 33
Jean Pierre Meyer, AlterEkolo, Fédération, 42
Bernard Michaudet  CNCU /  Fédération 33
Daniel Mino, CNCU, animateur du collectif CAP à gauche 74 Chablais, 74
Gilles Monsillon, AlterEkolos, Fédération, 95
Jacques Perreux,vice-président du conseil général, Fédération, 94
Martine Rainaud, CNCU, Fédération, 33
Michel Rousseau, marcheur européen altermondialiste, La Fédération Paris 20ème.
Yves Salesse, Fédération
Monique Vidal collectif unitaire Gauche Alternative-Fédération de Houilles (78).
Claire Villiers,  Fédération,






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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:51

Ouvrons les yeux et rêvons ensemble… Maintenant ?

Ce texte n’est qu’une rapide ébauche de propositions. Rejoignez le forum pour la développer et la faire vivre.

Soyons réalistes.

Face à la crise, les organisations sur lesquelles nous nous reposons pour gérer le monde dans lequel nous vivons et que nous avons contribué à fabriquer sont aujourd’hui irrémédiablement dépassées…

Nous nous retournons vers elles sans trouver de solution.

Syndicats, partis politiques, gouvernements, groupes de pressions, grandes multinationales, économistes, génies de la finances, voyants etc … se sont trompés, ou pire encore, pour ceux qui savaient.

Ils nous ont amenés dans le mur… Ils ne nous sortiront pas de la période critique dans laquelle nous rentrons. Ils sont dans la prospective et le tâtonnement… Et pourtant, d’une certaine manière, ils canalisent et neutralisent la réelle volonté que nous pourrions avoir, toutes et tous, individuellement, de donner un grand coup de pied dans la fourmilière…

Pourquoi ne serions nous pas dans le Rêve Général ?

Demandons l’impossible.

Il est sans doute temps de  mettre, d’une nouvelle façon, l’imagination au pouvoir, ou du moins essayer encore une fois…

Ces organisations qui nous régissent, ne sont en fait constituées que de groupes, pas si nombreux que cela, tenants d’un monde qui a prouvé son incapacité franchir le cap du 21ième siècle …  Alors que nous sommes bien plus nombreux à rêver d’un monde meilleur.

De plus, leur mode d’organisation, le plus souvent pyramidale, n’offre aucune garantie de démocratie pour les prises de décisions… La base est bien souvent flouée.

Tant qu’à rêver, remettons l’autogestion sur le tapis…

Syndicats, partis politiques, gouvernements, groupes de pressions, grandes multinationales, économistes, génies de la finances, voyants tiennent notamment les gens par les médias ; le vote des masses et leur information, sont décisifs…

Ne perdons pas confiance, pour autant, dans l’intelligence les uns des autres et dans leur capacité à se révolter et à résister.

Pourquoi ne jouerions nous pas aussi avec l’effet de masse pour contrer le système qui nous est imposé en nous appuyant sur le cinquième pouvoir et l’outil révolutionnaire que représente ce média surpuissant qu’est l’internet libre ?

Y a t’il urgence écologique, sociale et démocratique à cela ?…

Décroissants, écolos, déboulonneurs, adeptes de l’agriculture bio, anarchistes, féministes, libertaires, faucheurs volontaires, antilibéraux et anticapitalistes, gaullistes, républicains de tous poils… Insatisfaits de la tournure que prennent les événements…

Beaucoup de courants et de sensibilités peuvent être agrégés… Celles et ceux qui conviennent, du moins, de ne pas pratiquer sectarisme et excommunications immédiates et réciproques… Divisés, nous sommes vaincus.

Pourtant, nous sommes toutes et tous des électeurs, des consommateurs, clients de groupes financiers, lecteurs de presse écrite, des utilisateurs d’internet, des contribuables, des donateurs, des spectateurs qui font et défont les audiences TV, certains sont actionnaires, il ne faut pas trop facilement jeter la pierre… Nous pouvons initier des actions de masse par notre simple nombre. Comme beaucoup d’entre nous le font déjà individuellement ou sur le terrain associatif…

Il ne s’agit pas ici de refonder une simple communauté comme celles que l’on peut trouver sur Facebook. Il faudrait que toutes et tous s’impliquent et travaillent pour que la communauté, sur internet devienne très importante et soit potentiellement porteuse d’un projet ou susceptible, par un effet de masse, de contribuer à changer les choses.

Il faudrait que cette communauté soit capable de mobiliser, au-delà même d’internet et de favoriser une irruption citoyenne dans la vie réelle. C’est sans doute possible, tant internet est devenu LE média de chacune et chacun…

Combien de personnes militent sur internet ? Quel outil ?

Prenons donc la mesure du nombre que nous pourrions représenter si nous pouvions nous rassembler en une communauté, active, porteuse d’un autre projet de société, ou au moins, si nous n’arrivons pas à aller jusque là, d’autres valeurs que celles de la société qui périclite actuellement.

Parlons nombre ici : Non au TCE, candidature Bové, Primaire du PS, pétition contre Edvige… Qu’est que le cinquième pouvoir ? C’est la possibilité qu’offre internet de faire circuler librement une information et de la diffuser très largement… Pourquoi ne pas passer de la large information de la base à la construction par la base de cette communauté ?

Où nous organiser ? Pourquoi pas sur le terrain virtuel où est en train de naître le cinquième pouvoir ?

Problème : nous sommes incapables ensemble d’élaborer un projet de société. Des chapelles que nous avons constituées nous opposent.

Alors qu’en Guyane et en Guadeloupe, à la Réunion, la voie est montrée avec un projet de société.

Là c’est la population qui montre la voie et les organisations syndicales et politiques suivent, en amenant tout le savoir-faire qui peut accompagner un élan populaire

Si on ne peut pas fabriquer ça en France maintenant, faisons-le sur internet.

Agrégeons, groupons, unifions, rameutons, rassemblons les gens qui rêvent des mêmes choses. Insistons sur nos bases communes et pas sur les intransigeances qui peuvent nous diviser.

Soyons un groupe de pression d’un nouveau genre: les lobbies ne se gênent pas au parlement de Strasbourg et ailleurs.

Je voterai pour le candidat qui sera le plus proche des valeurs que notre collectif/communauté défend…

Etablissons ensemble et de façon autogérée, les règles de cette communauté…

Trouvons ensemble un objectif électoral. La révolution par les urnes est aussi une question de mobilisation, mais elle est pour beaucoup préférable à celle qui met les têtes sur des piques !

Les cybercitoyens d’aujourd’hui votent, discutent, débattent clairement (pas comme sur un plateau TV), se sondent (pas avec l’organe de Parisot) et échangent. Plus ils sont nombreux (principe de Facebook) plus ils comptent et pèsent : mais il faut être plus actif encore qu’en validant  simplement  électroniquement une cause. Un peu plus, en tout cas… Même si on ne pourra pas exiger cela de toutes et tous.

Au minimum, on compte que celui qui milite pour le groupe ira voter (si on a pas de vote électronique d’ici-là) pour le candidat que le collectif pourrait faire émerger…

Pourquoi pas ? Cela ferait combien de votes en 2012 ???

Qu’avons-nous à perdre sinon une bonne partie du temps que nous passons déjà sur la Toile.

Combien d’internautes refont le monde chaque jour ? Avec le soutien des lecteurs de leurs blogs? Les chiffres sont sans doute impressionnants. Pourquoi ne pas fédérer, d’abord sur la Toile, toutes ces énergies-là ? Ce serait si bon de commencer à changer les choses avec cet outil… Qu’ils ont tant popularisé pour développer le commerce.

La proposition est la suivante :

Pour participer à la discussion préalable à la naissance du collectif www.revegeneral.fr, merci de vous inscrire en ligne pour rejoindre le forum à l’adresse suivante :

http://projet-revegeneral.forumactif.com/





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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:44

 L'Iran "surpris" par la rupture des relations diplomatiques décidée par le Maroc (Associated Press)

L'Iran s'est déclaré "surpris" samedi par la décision des autorité marocaines de rompre toute relation diplomatique avec Téhéran, au risque d'entamer l'unité du monde islamique.

Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères rejette les accusations lancées par le Maroc, selon lesquelles l'Iran interviendrait dans ses affaires intérieures.

Le Maroc a rendu publique sa décision vendredi, accusant Téhéran de tenter de répandre l'islam chiite dans le royaume.

La presse marocaine a accusé à multiples reprises l'ambassade d'Iran de se livrer ces dernières années au prosélytisme. L'ambassadeur iranien au Maroc a démenti avoir de telles activités la semaine dernière encore.

Des tensions sont récemment apparues dans le monde arabe à la suite de propos tenus le mois dernier par un dirigeant iranien sur le Bahreïn, perçus comme une menace pour la souveraineté de ce pays.

Le Bahreïn, pays allié du Maroc, est dirigé par une élite sunnite, mais sa majorité chiite entretient des liens étroits avec Téhéran, qui aurait depuis longtemps des visées sur ce royaume.

Le ministre marocain des Affaires étrangères avait convoqué l'ambassadeur d'Iran la semaine dernière en raison des tensions concernant le Bahreïn. AP




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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:40


Syrie: deux émissaires américains rencontrent à Damas le chef de la diplomatie (AFP)

Les émissaires américains Jeffrey Feltman et Daniel Shapiro ont entamé samedi matin un entretien avec le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, peu après leur arrivée à Damas.

Cette visite constitue le contact politique au plus haut niveau entre les deux pays depuis que Richard Armitage, qui était alors numéro deux du département d'Etat, s'était rendu à Damas en janvier 2005, selon le département d'Etat.

Cette rencontre intervient aussi alors que la nouvelle administration américaine a affiché sa volonté de dialoguer avec les "bêtes noires" des Etats-Unis au Proche-Orient.

M. Feltman, secrétaire d'Etat adjoint par intérim au Proche-Orient, et M. Shapiro, conseiller à la sécurité nationale chargé du Proche-Orient à la Maison Blanche, arrivaient en provenance de Beyrouth.

"Les Etats-Unis et la Syrie ont des divergences d'opinion sur de nombreux sujets importants et c'est une occasion pour nous d'échanger des opinions sur des questions bilatérales et régionales", a expliqué récemment un responsable américain sous couvert de l'anonymat.

Les deux émissaires étaient vendredi à Beyrouth pour rassurer les dirigeants libanais du soutien continu de Washington malgré ce récent rapprochement avec la Syrie, l'ancienne puissance de tutelle au Liban. M. Feltman avait alors indiqué que son pays avait une "longue liste" de préoccupations que lui et son collègue allaient discuter avec les responsables syriens.

"Nous n'avons aucun moyen de prédire l'avenir de nos relations avec la Syrie", avait noté mardi la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, lors d'une visite à Jérusalem. "Mais je pense que cela vaut le coup d'y aller et d'entamer ces conversations préliminaires", avait-elle dit. "Nous ne dialoguons pas pour le plaisir de discuter, il faut qu'il y ait un objectif et la perception d'un bénéfice possible, notamment pour les Etats-Unis et leurs alliés", avait-elle souligné.

L'ambassadeur de Syrie à Washington, Imad Moustapha, a eu un long entretien la semaine dernière au département d'Etat avec M. Feltman.

Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques mais celles-ci sont tendues depuis l'invasion américaine de l'Irak en 2003 et l'assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri en 2005, pour lequel le régime syrien a été pointé du doigt.

Israël et la Syrie ont mené l'an dernier des négociations de paix indirectes par l'intermédiaire de la Turquie, l'Etat hébreu cherchant à éloigner Damas de son allié iranien, qu'Israël accuse de vouloir se doter de l'arme atomique.

Toutefois, ces négociations n'ont abouti à aucun accord, alors que le prochain gouvernement de droite en Israël paraît encore moins disposé à un retrait total du plateau syrien du Golan, occupé depuis juin 1967 dont Damas exige la restitution.




 

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:36

 http://immigration.blogs.liberation.fr/coroller/2009/03/---page-size--1.html

Le squat oublié des sans-papiers

C'est une «lutte oubliée et méconnue». Depuis le 2 mai 2008, des Africains en situation irrégulière occupent des locaux de la bourse du travail de Paris. Selon la CSP 75 (coordination des sans-papiers), ils sont 1300 en lutte pour être régularisés. Tous travaillent, et veulent bénéficier d'une circulaire de janvier 2008 permettant aux étrangers employés dans un secteur en pénurie de main d'œuvre de demander un titre de séjour. Dix mois après le début du mouvement, 90 ont obtenu des papiers sur les 750 ayant déposé un dossier à la préfecture de police de Paris. Ce qui est peu. Hier, 5 mars, les meneurs du mouvement ont lancé un cri d'alarme. Ils craignent d'être expulsés des locaux qu'ils occupent jour et nuit. La commission administrative de la Bourse du travail – composée de la CFDT; la CGT, FO, la CFE-CGC, l'Unsa et Solidaires - réunie en séance plénière le 5 février 2009 aurait formulé de nombreux griefs contre ce mouvement. D'où leur inquiétude.

Leur mouvement a débuté après celui lancé le 15 avril 2008 par la CGT et l'association Droits Devant. Plusieurs centaines de salariés en situation irrégulière soutenus par ce syndicat s'étaient alors mis en grève sur leur lieu de travail. Les mois suivants, d'autres sans-papiers ont rejoint le mouvement qui dure toujours. Aujourd'hui, selon la CGT, sur 2 300 grévistes suivis, «on est à 1 270 régularisations», sans compter, ajoute Droits Devant, des «centaines de dossiers, car des patrons font chaque jour régulariser des travailleurs sans qu'on le sache».

Entre la CSP 75, la CGT, Droits Devant voire même le Réseau éducation sans frontières, les relations ont longtemps été tendues. En cause, le choix des Africains d'occuper la bourse du travail, lieu géré par les syndicats, et pas un autre lieu. Les sans-papiers de la bourse sont des «amis» affirme ainsi Brigitte Wieser, du RESF, mais «occuper un lieu où l'on empêche la CGT de travailler, cela arrange la préfecture et le gouvernement, et c'est aller vers une impasse».

Hier, les représentants de l'Union départementale CGT de Paris se sont invités à la réunion organisée par la CSP 75. Son secrétaire général, Patrick Picard, a souligné les «contraintes» que cette occupation fait peser sur la vie quotidienne à la bourse du travail. Selon lui, «il y a d'autres modes d'action à creuser». Allusion à une éventuelle expulsion? Pour la CGT, une évacuation par la force ferait mauvais genre. Quoiqu'il y a un précédent. En avril 2007, des gros bras syndicaux avaient viré un collectif de sans-papiers qui occupait un autre immeuble de la bourse du travail. Cette action avait fait grand bruit. Coincées, la CSP et la CGT ont renoué le dialogue. «Nous nous sommes proposé d'aider à monter les dossiers», explique Patrick Ricard. Le Haut conseil des Maliens de France, association qui fédère la diaspora malienne, et le NPA (nouveau parti anticapitaliste) se sont également impliqués dans ce dossier.



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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 19:20

 

La gauche est en crise. Ses stratégies sont pour l’instant inopérantes, voire contre-productives, comme le montrent sa disparition en Italie et l’union sacrée de la fausse gauche avec la vraie droite en Allemagne. Et si la crise de "la gauche" était elle aussi systémique, consubstantielle à la crise planétaire ?

Qu’est-ce que la gauche ?

Nuit du 4 août 1789 - abolition des privilèges

Le terme est né en France, quand les opposants au féodalisme s’assirent à gauche et les conservateurs à droite de l’hémicycle. La principale revendication était l’abolition des privilèges de la noblesse et du clergé. Celle ci fut votée par une assemblée majoritairement de droite, sous la pression de révoltes populaires dépassant les moyens de répression de l’époque, le 4 août 1789.

La gauche s’est définie par son opposition aux privilèges, et la droite par son attachement aux sauveurs suprêmes, aux césars et aux tribuns. L’étymologie fournit ainsi en axiome une définition "universelle" de la droite et de la gauche, sans ethnocentrisme ni chronocentrisme.Historiquement, le libéralisme philosophique n’est pas de droite, et une Nomenklatura n’est pas de gauche. Le clivage n’a rien de nouveau : la droite veut des hommes providentiels, des rois et des chefs, des délégués et des patrons, des guides et des führers, et leur concède bien volontiers les privilèges de leur éminence putative, et la gauche veut une réelle démocratie (Polis-tikès). Leurs corpus respectifs opposent deux modèles d’organisations : l’idéologie de droite est celle des pyramides hiérarchiques, et l’idéologie de gauche celle des organisations en réseaux.

Partis de gauche : pour aller où ?

Paradoxe apparent, les "partis de gauche" ne sont pas organisés en réseaux, mais comme les partis de droite et les entreprises capitalistes, en pyramides ! Un "parti de gauche" en ce début de millénaire, c’est une entreprise qui vend un service : changer la société. Ses recettes sont constituées de contributions monétaires et bénévoles, et ses dépenses consistent en actions de lobbying politique. Son organisation est verticale, pyramidale. Elle comprend une dizaine d’échelons hiérarchiques basés le plus souvent sur des découpages administratifs successifs chapeautés de multiples instances de direction concentriques. Comme dans toutes les entreprises basées sur ce modèle typique du dix-neuvième siècle, l’information ne circule pas ou très mal, les outils sont inadaptés aux objectifs, le climat social est effroyable, et la productivité globale est affligeante.

Naturellement, en termes d’image et de crédibilité, un "parti de gauche" fonctionnant avec plus de hiérarchies internes réelles qu’une entreprise comme Google devient de plus en plus difficile à vendre à ses électeurs potentiels. Leur désaffection n’est donc pas liée à un tarissement de la demande mais à une inadéquation de l’offre, conduisant à une rentabilité négative de l’investissement militant global dans les principaux partis "de gauche" du marché : en quelques décennies, la part des revenus du travail dans le PIB a considérablement diminué au profit des revenus du capital.

Dans leurs formes actuelles, les organisations "de gauche" échouent à opposer à la globalisation du secteur mercantile une globalisation des alternatives démocratiques. Selon un sondage, plus de huit personnes sur dix pensent pourtant "que notre société est mauvaise, et doit changer".

Mais comme la quasi-totalité de l’offre des partis, syndicats, et associations "de gauche" repose sur un modèle d’organisation de droite [1] que les entreprises capitalistes elles-mêmes n’adoptent plus en l’état, cette majorité ne concourt que de manière de plus en plus marginale à la demande résiduelle pour ce qui nous sert de gauche politique aujourd’hui.

La démocratie directe : un resizing

Le marketing ne peut enrayer une telle crise : des restructurations majeures s’imposent. Google a trois niveaux hiérarchiques, plus un quatrième qui décide : les actionnaires. Aux partis de gauche et aux entreprises avisées d’adopter un modèle encore plus productif en allant au bout du resizing [2] : aucun échelon hiérarchique. L’absence de hiérarchie ne vise pas seulement l’économie de dépenses improductives, voire contre-productives, mais aussi et surtout la meilleure capitalisation de l’intelligence collective. Un resizing complet équivaut au concept politique de démocratie directe [3].

Des tergiversations et des obstacles sont prévisibles, car les échelons hiérarchiques jouent un rôle conservateur bien connu des sociologues des organisations et désormais des électeurs. Les solutions sont connues elles aussi, pour l’essentiel, depuis des millénaires : éviter toute délégation de pouvoir, user de tirages aux sort, de mandats non renouvelables, impératifs, non cumulables, développer méthodes et outils horizontaux d’élaboration de textes collectifs et de prise de décisions (opérationnels même à plusieurs milliards), se doter d’instances exécutives, d’arbitrage, et de contre-pouvoirs indépendantes et à zéro niveaux hiérarchiques, ... et expérimenter tout ça et plus encore ici et maintenant.

Politiquement, quelques ersatz ont suffit à Royal pour court-circuiter l’éléphanterie du PS, à Obama pour doubler Hillary, ou à Besancenot pour passer en vedette américaine chez Drucker. La démocratie directe partout, au parti comme à l’entreprise, représente donc bien une énorme demande qui reste insatisfaite, reniée, édulcorée, sans cesse instrumentalisée et pourtant toujours masquée au débat public [4]. Voilà l’élément systémique de la crise d’une gauche qui s’étonne de demeurer politiquement minoritaire quand elle est sociologiquement ultra-majoritaire.

Bravitude participative ou démocratie directe ?

Associée peu ou prou au "monarchisme d’entreprise" consubstantiel des dogmes réactionnaires, la "démocratie" représentative devient invendable [5]. C’est pourquoi les mouvements de concentration, O.P.A., grandes alliances, et petits arrangements entre "partis de gauche" ne freinent guère leurs déclins. Quelques "bravitudes participatives" peuvent-elles suffire à racheter une gauche Canada-Dry noyée dans un verre de Vichy ?

Le remède à la crise des "partis de gauche" n’est-il pas plutôt d’y revenir ? (à gauche, au sens rappelé en introduction) 2002, 2005, 2007, toutes les grandes études de marché récentes le confirme : désormais, pour convaincre d’adhérer à leur concept d’entreprise, il ne suffit plus aux organisations de gauche de vendre sur catalogue une démocratie livrable au chant du coq le matin du grand soir. Elle doivent avoir le produit en stock [6], et le mettre en rayons !.

Minga, 2008

Notes

[1] "Le pouvoir politique, à proprement parler, est le pouvoir organisé d’une classe pour l’oppression d’une autre." (Karl Marx - Le Manifeste du Parti Communiste).

[2] Resizing : réorganisation d’une entreprise par la suppression des échelons hiérarchiques inutiles. A ne pas confondre avec le downsizing, qui est la réduction de la taille et/ou du périmètre d’activité pour augmenter la rentabilité financière de ce qui reste.

[3] Démocratie directe : c’est un pléonasme, car étymologiquement la démocratie est directe ou n’est pas.

[4] Sur les confiscations du débat démocratique, voir aussi "Critique de la démoscopie, du débat démocratique confisqué par son propre spectacle" (Yannis Youlountas, La gouttière, 2007), dont les principales pages sont lisibles sur : www.youlountas.net.

[5] Démocratie "représentative" : voir brochure "Sommes-nous en démocratie ?", à télécharger sur www.les-renseignements-genereux.org.

[6] "Le média, c’est le message", dit Mac Luhan. De la même façon (mais cela s’applique aux quatre pouvoirs définis par Tocqueville et non plus seulement au quatrième), "l’organisation, c’est le projet". L’organisation et son projet perdent toute crédibilité lorsqu’ils s’opposent.

Source : 
http://www.revoltes.net/spip.php?article1464




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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 19:12

 Moi, Modibo, expulsé "comme un animal"

www.humanite.fr

Témoignage. Depuis Bamako où il a été expulsé depuis une semaine, Mobido Sissoko, 41 ans dont vingt en France, témoigne de son expulsion, alors qu’il était en grève de la faim.

Il a le souffle court, parle lentement. Gêné. Depuis une semaine, Modibo Sissoko est de retour à Bamako, capitale du Mali, après vingt ans d’absence. Il souffle : « J’ai rien ici. Je connais pas. » Et s’inquiète : « Comment je vais récupérer mes affaires qui sont restées en France ? ». À quarante et un ans, cet homme a vécu autant à Paris qu’à Bamako.. Arrivé en 1989 en France, il a travaillé pendant vingt ans dans le bâtiment. Plusieurs fois licencié parce que sans papiers, il avait néanmoins obtenu de son dernier employeur une promesse d’embauche, indispensable à sa demande de régularisation par le travail. Rendez-vous était fixé en préfecture le 12 mars.

Mais fin janvier, Modibo Sissoko est arrêté à proximité de son foyer à Viry-Chatillon. À la suite d’un refus d’embarquer, il est sous le coup d’une interdiction du territoire français de trois ans prononcée par le tribunal de grande instance de Lyon en 2007. Il a beau montrer sa convocation en préfecture, rien n’y fait, Modibo est placé au centre de rétention administrative (CRA) de Palaiseau, en attendant sa probable expulsion. Le 14 février, les retenus du centre votent la grève de la faim. « Dans le centre, les sans-papiers sont traités comme des criminels, explique Modibo. On remplit les caisses de l’État en payant des impôts et après on est traités comme des chiens. »

Vendredi 20 février, Modibo est « extrait », comme dit le vocabulaire officiel, du CRA pour être « éloigné du territoire ». Mais le commandant de bord le débarque. Selon la préfecture, son comportement n’était pas de nature à ce que le vol se déroule sereinement. Selon le Réseau Éducation sans frontières (RESF), le commandant de bord aurait refusé d’embarquer sans assistance médicale une personne affaiblie par une semaine de grève de la faim. Modibo est ramené au CRA. Son répit est de courte durée. Deuxième tentative d’expulsion le lundi. Modibo Sissoko, escorté par six policiers, dit alors avoir été violemment « agressé » : « J’avais les pieds scotchés au siège, les mains menottées dans le dos. J’étais attaché comme un animal. Plié en deux, je n’arrivais pas à respirer. »Au point que plusieurs passagers interviennent.

L’Association malienne des expulsés (AME) qui a accueilli Modibo à l’aéroport a recueilli le témoignage de l’un d’entre eux, prêt à témoigner devant la justice. « Il a été touché violemment, confirme Alassane Dicko, secrétaire permanent de l’association, employant un euphémisme par peur des poursuites. L’un des passagers nous a dit qu’il hurlait comme une bête. » Les passagers organisent une collecte : 560 euros pour que Modibo ne rentre pas sans rien à Bamako.

Depuis son « rapatriement » comme il dit, Modibo dit « avoir mal partout », particulièrement au dos. Il doit aller voir un médecin aujourd’hui. L’Association malienne des expulsés s’inquiète du changement de nature des expulsions : « Depuis décembre, les expulsés ont changé, remarque Alassane Dicko. Nous voyons arriver de plus en plus de gens qui étaient depuis très longtemps en France, quinze ans, même vingt-deux ans la semaine dernière. L’un vient de sortir du bureau, il a sa femme et ses enfants en France, il ne comprend pas ce qui lui arrive. »

Marie Barbier



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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 18:50

 Un certain nombre de militants et d’organisations posent à nouveau la question du boycott des élections et de l’abstention électorale massive dans le cadre de la campagne pour les élections européennes de juin 2009 comme si cette question était une question nouvelle.

  Du point de vue de ces militants et de ces organisations, les élections européennes seraient des élections anti démocratiques et c’est la raison pour laquelle ils appellent au boycott de ces élections. Cet argument apparemment logique et de bon sens est le plus vieil argument de tous les gauchistes et de tous les anarchistes. Cet argument est une conséquence, ce n’est vraiment pas la seule conséquence, de la profonde crise de décomposition de la vieille gauche française et n’est pas du tout une base de construction de la nouvelle gauche. Les élections européennes sont anti démocratiques, mais les élections présidentielles, les élections législatives, les élections municipales et les élections régionales le sont aussi, et la forme électorale la plus anti démocratique, c’est le référendum, les référendums de la cinquième république sont tout simplement la forme la plus moderne de tous les plébiscites de tous les
empires.

  Le boycott des élections européennes en raison de leur nature anti démocratique, c’est aussi le boycott des élections présidentielles, législatives, municipales et régionales pour la même raison, c’est la définition la plus fondamentale du gauchisme et de l’anarchisme. Ces mêmes militants et ces mêmes organisations font des grandes analyses contre l’Europe des régions, la promotion des régions serait la négation des états nations, et ils sont donc certainement aussi pour le boycott des élections régionales.

  Les référendums sont la forme la plus anti démocratique de consultation populaire et le référendum du 29 mai 2005 était particulièrement anti démocratique.

  Les mêmes militants et les mêmes organisations appelaient au vote non au référendum du 29 mai 2005, ils avaient politiquement et pratiquement raison mais ils avaient idéologiquement tort du point de vue de leur idéologie de boycott des élections en raison de leur nature anti démocratique.

  Par rapport à la question de l’abstention, ces militants et ces organisations confondent et inversent manifestement les causes subjectives et les conséquences objectives.

  L’abstention populaire massive est la conséquence de l’absence de candidatures révolutionnaires de défense des intérêts populaires. Le refus de présentation de candidatures révolutionnaires et populaires va dans le sens de l’augmentation et ne va pas dans le sens de la diminution du nombre des voix des candidats des partis de droite et des partis réformistes.

  Si et quand des militants et des organisations appelent à l’abstention et au boycott des élections comme préalable et comme refus de présentation et de participation à toute campagne électorale, ils ne comprennent rien à la nouvelle période historique du mouvement populaire international. La caractéristique la plus importante de cette nouvelle période historique internationale, c’est précisément l’utilisation et la subversion des élections même les plus anti démocratiques  par les peuples du monde pour la présentation et la victoire de candidatures révolutionnaires et populaires.

  Je citerais seulement les deux expressions les plus spectaculaires de cette nouvelle forme de prise du palais d’hiver et de révolution, c’est la victoire du Hamas aux élections palestiniennes de janvier 2006 et la victoire de Chavez à une dizaine d’élections au Vénézuela depuis dix ans. Chavez, Nasrallah et Haniyeh sont bien les héritiers et les successeurs de Lénine et de Guevara.

 Bernard Fischer

 

 www.fischer02003.over-blog.com    

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 18:38

Mandat d'arrêt de la CPI contre le président soudanais (Reuters)

La Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt contre le président du Soudan, Omar Hassan al Bachir, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, une décision qui ranime les craintes de nouvelles violences en Afrique de l'Est.

La CPI, qui a établi sept chefs d'inculpation, dont ceux de meurtre et de déplacement forcé de populations, a estimé ne pas disposer d'éléments suffisants pour retenir le chef d'accusation de génocide.

Le président soudanais est le personnage politique le plus important poursuivi par la cour depuis sa création en 2002.

L'émission de ce mandat d'arrêt pourrait provoquer des troubles au Soudan et nuire aux espoirs de paix dans la région, au point que le département d'Etat américain a immédiatement réagi.

En visite avec Hillary Clinton à Jérusalem, le porte-parole du département d'Etat, Robert Wood, a mis en garde contre d'éventuelles agressions contre les civils et les intérêts étrangers. Celles-ci "doivent être évités et ne seront pas tolérés", a-t-il dit, ajoutant toutefois que les Etats-Unis "estiment que ceux qui ont commis des atrocités doivent être traduits en justice".

Bachir, qui est au pouvoir depuis 20 ans, a rejeté les accusations de la CPI estimant, par la voix d'un de ses conseillers s'exprimant à la télévision, qu'elles font partie d'un plan "néo-colonialiste" occidental.

"Ils peuvent le ravaler (leur mandat)", avait lancé Bachir à ses partisans réunis dans le nord du pays mardi.

DÉMONSTRATION DE FORCE

Des centaines de manifestants se sont rassemblés dans le centre de Khartoum pour protester contre l'émission du mandat d'arrêt de la CPI.

Des responsables de l'Onu rapportent que la tension s'est également accrue au Darfour, et que des centaines de soldats soudanais ont défilé dans la capitale régionale El Fasher pour procéder à une démonstration de force.

"Il semble qu'ils voulaient montrer à la population qu'ils étaient encore les maîtres de la situation (...) Le message était 'Nous sommes là. Tenez-vous tranquilles'", a expliqué un représentant de l'Onu.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé le gouvernement soudanais à continuer de coopérer avec toutes les organisations de l'Onu et de garantir la sécurité de leurs membres.

"Les Nations unies vont poursuivre leurs opérations de paix, humanitaires, de défense des droits de l'Homme et leurs activités de développement au Soudan", précise un communiqué.

La Chine, l'Union africaine et la Ligue arabe ont laissé entendre qu'une inculpation du président soudanais pourrait déstabiliser la région, aggraver le conflit du Darfour, voire menacer l'accord de paix fragile conclu entre Khartoum et le Sud semi-autonome.

"Bachir et son gouvernement islamique fondamentaliste ne renonceront jamais au pouvoir", a estimé Abdel Wahed Mohamed Ahmed Al Nur, fondateur du mouvement rebelle de libération du Soudan.

"Mais le Mouvement de libération du Soudan et ceux qui croient dans la justice et dans les droits de l'Homme sont prêts à le chasser du pouvoir par le soulèvement populaire et cent autres moyens", a-t-il ajouté.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a appelé le Conseil de sécurité de l'Onu à tenir "une session d'urgence" pour reporter le mandat d'arrêt.

De son côté, le Tchad voisin a opté pour une position de fermeté et d'attente. "En tant que ministre tchadien des Droits de l'Homme, je prends acte de la décision de la Cour pénale internationale et je suis pour l'application effective du droit", a déclaré Abderamane Djasnabaille.

Des responsables onusiens estiment qu'au moins 300.000 personnes sont mortes dans le conflit du Darfour depuis 2003. Khartoum parle de 10.000 tués. Environ 2,7 millions de personnes auraient été déplacées en raison des combats nés de l'opposition de rebelles, principalement non-arabes, contre le gouvernement.




 

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