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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 19:51

CRISE Aux Etats-Unis, 533 000 emplois ont été supprimés en novembre et 1,9 million depuis le début de l'année


L'Amérique n'a jamais détruit autant d'emplois depuis 1945


LE MONDE | 06.12.08 | 13h08  •  Mis à jour le 06.12.08 | 13h08


Après la tornade financière qui a commencé de ravager l'économie américaine, voici la débâcle sociale : le département du travail a annoncé, vendredi 5 décembre, qu'en novembre 533 000 emplois non agricoles avaient été détruits, chiffre le plus élevé depuis trente-quatre ans. Le taux de chômage a progressé de 0,2 point par rapport à octobre pour atteindre 6,7 %, au plus haut depuis quinze ans. Le pays compte 10,2 millions de chômeurs.


Le président George Bush a aussitôt reconnu que "les chiffres de l'emploi publiés aujourd'hui reflètent le fait que notre économie est en récession". Il a jouté : "Cela est dû, pour une grande part, aux problèmes sévères que connaissent nos marchés de l'immobilier et du crédit et le marché financier, et qui ont causé d'importantes pertes d'emplois." Il en a profité pour presser le Congrès d'adopter des mesures de soutien aux constructeurs automobiles dès la semaine prochaine.

Son successeur élu, Barack Obama, a déclaré dans un communiqué qu'il n'y avait "pas de remède rapide ou facile à cette crise qui s'est développée depuis plusieurs années et la situation va empirer avant de s'améliorer". Selon lui, "il est temps de réagir avec détermination et célérité pour remettre les gens au travail et relancer notre économie".

Effectivement, le marché américain du travail est malade. Les 533 000 suppressions d'emplois annoncées en novembre surviennent après 403 000 en octobre (au lieu des 240 000 annoncées) et 320 000 en septembre (au lieu des 284 000 annoncées). Avec 1,9 million sur onze mois, le total des destructions d'emplois pour l'année 2008 tout entière pourrait être le plus élevé depuis 1945, où il avait culminé à 2 750 000.

L'économie "capitule sur tous les fronts et la menace de récession généralisée est bien réelle", a estimé Peter Morici, professeur à l'Université du Maryland. Les entreprises ont "commencé à se focaliser sur les moyens de survivre à la récession et taillent comme des folles dans leurs effectifs", ajoute Joel Naroff, économiste indépendant interrogé par l'Agence France-Presse (AFP).


LE PIRE EST À VENIR


Tous les secteurs sont touchés, et pas seulement l'industrie, comme on pourrait le croire avec la nouvelle annonce de la mise en chômage technique par General Motors de 4 000 ouvriers supplémentaires, le 5 décembre. Les deux tiers des destructions d'emplois concernent le secteur des services.

"Seuls deux secteurs continuent à créer des emplois : le service public et la sphère santé-éducation, analyse Jean-Marc Lucas, économiste chez BNP Paribas. Désormais, les destructions d'emplois sont plus nombreuses dans les services, et c'est la preuve que la récession s'étend, car ceux-ci représentent 85 % des emplois salariés aux Etats-Unis et sont, en général, plus résistants à la conjoncture." Il ajoute : "Il faut s'attendre à une tendance de 300 000 à 400 000 destructions d'emplois par mois."

La dégradation du marché de l'emploi est aussi qualitative, car le nombre des chômeurs de longue durée (au-delà de 27 semaines) a bondi de 65 % depuis le début de l'année pour atteindre aujourd'hui 2,2 millions.

Ces mauvaises nouvelles ont provoqué un repli à Paris (- 5,48 %), à Francfort (- 4 %) et à Londres (- 2,74 %). En revanche, à Wall Street, le Dow Jones a terminé sur un gain de 3,09 %, les investisseurs pariant que la montée du chômage obligera le gouvernement à prendre de nouvelles mesures de soutien à l'économie.

Car le pire semble à venir. Certes, les salaires horaires ont continué à progresser en novembre de + 0,4 % d'un mois sur l'autre, portant la hausse en glissement annuel à + 3,7 %. Mais ce rythme devrait devenir négatif à bref délai.

Enfin, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la récession sera aux Etats-Unis plus sévère que dans les autres économies. Elle devrait provoquer un recul du produit intérieur brut américain de 0,9 % en 2009. L'OCDE prédit également que la conjoncture ne s'améliorera pas avant le troisième trimestre 2009 et encore, à toute petite vitesse, puisque la croissance devrait plafonner à + 1,6 % en 2010. C'est donc une nouvelle dégradation du marché de l'emploi qu'annoncent les experts de l'OCDE : le taux de chômage américain passerait de 5,7 % en 2008, à 7,3 % en 2009, pour atteindre 7,5 % en 2010. Dans ce contexte, seule une décélération rapide de l'inflation, notamment grâce à un baril passé le 5 décembre sous les 40 dollars, pourrait redonner aux ménages l'envie et les moyens de consommer à nouveau.



Alain Faujas et Clément Lacombe




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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 19:39

Des millions d’Américains risquent de perdre leur logement   

www.lariposte.com

Des millions de familles américaines sont menacées d’être expulsées de leur logement. Il y a celles qui ne parviennent pas à payer leur crédit, mais aussi celles dont les propriétaires ne parviennent pas à payer le leur. La situation est telle qu’un Shérif du comté de l’Illinois, Tom Dart, a décidé de refuser de procéder à de nouvelles expulsions.

Tom Dart s’explique : « La partie la plus difficile de notre travail, c’est sans doute celle que réalisent nos unités d’expulsions. A tout moment, nos officiers peuvent être sollicités pour jeter des familles à la rue. Elles se retrouvent dehors, tous leurs biens déposés sur le trottoir et exposés au vol. [...] Là où les compagnies de crédit ne voient que des bouts de papier, mes officiers voient des êtres humains. »

Et le Shérif poursuit : « Aussi dures soient-elles, les expulsions font partie de notre travail. Par contre, nous ne sommes pas supposés faire le travail qui relève des banques et compagnies d’assurance. Trop souvent, lorsqu’ils arrivent chez les gens pour procéder à une expulsion, nos officiers découvrent que le locataire paye son loyer chaque mois, et ignore complètement que le propriétaire du logement a cessé d’utiliser l’argent du loyer pour rembourser son crédit. Du coup, le locataire n’a pas été averti qu’il allait être expulsé. Tout ça parce que la banque ou la compagnie de crédit n’a pas fait la moindre démarche pour déterminer, en amont, qui vit dans le logement ciblé – alors que, pourtant, la loi les y oblige. Les banques partent du principe que c’est aux autorités locales – et donc au contribuable – de payer les frais de ces enquêtes préalables aux expulsions. Ça suffit. Nous ne ferons plus le travail des banques. Nous ne prendrons plus les locataires par surprise avec de tels ordres d’expulsion ». (The Chicago Sun-Times du 9 octobre).

Cette seule année, aux Etats-Unis, près de 750 000 personnes ont été expulsées de leur logement – et 107 500 pour le seul mois de septembre. Ces chiffres indiquent une accélération brutale des saisies hypothécaires. D’après une analyse de Market Watch, « ces saisies ont augmenté de 6,6% entre août et septembre, de 25,8% entre le deuxième et le troisième trimestre, et de 82,6% par rapport à l’an passé. Tout porte à croire qu’à la fin de l’année, le chiffre d’un million de saisies sera dépassé. » Le même rapport révèle que le nombre de « pré-saisies » – qui incluent différents types d’avertissements et mises en demeure – devrait atteindre les 2 millions, à la fin de l’année, ce qui est inédit.

Le Wall Street Journal du 8 octobre rapporte que près d’un propriétaire sur six, aux Etats-Unis, est « sous l’eau » : le montant de son crédit immobilier est supérieur au prix actuel de son logement. C’est la conséquence de la chute brutale des prix de l’immobilier : plus de 30%, dans certaines régions du pays. Cela concerne 12 millions de propriétaires, soit 16% d’entre eux – contre 4% il y a deux ans.

A la lecture de ces chiffres, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi tant de travailleurs américains ordinaires ont réagi avec colère à l’annonce du plan de sauvetage des banques adopté par le Congrès. Parmi ceux qui sont les plus durement frappés par les saisies hypothécaires, il y a les victimes des méthodes prédatrices et frauduleuses des vendeurs de subprimes.

« Quand vous viendrez m’expulser, je serai morte »

Le 3 octobre dernier, à Akron, dans l’Ohio, une retraitée de 90 ans, Addie Polk, a tenté à deux reprises de se suicider avec arme à feu lorsque des Shérifs sont venus pour l’expulser de son logement. Elle y vivait depuis 1970. En 1982, elle et son mari avaient remboursé leur crédit immobilier, juste avant leur retraite. En 2004, confrontée à des difficultés financières, elle a pris un crédit immobilier de 45 620 dollars, sur 30 ans, ainsi qu’un crédit à la consommation de 11 380 dollars, auprès de Countrywide Home Loan. Elle avait 86 ans. Puis elle a commencé à ne pas pouvoir payer son crédit – et en 2007, Countrywide a engagé une procédure de saisie. Son logement a été vendu aux enchères à Fannie Mae, début 2008, pour 28 000 dollars, et les Shérifs ont commencé à envoyer les avis d’expulsion. Countrywide était l’un des pires spéculateurs du marché des subprimes. Il s’est effondré en 2007. Dans ce cas, heureusement, Addie Polk a survécu et Fannie Mae a accepté de passer l’éponge sur son crédit.

En juillet dernier, à Taunton (Massachusetts), une mère de 53 ans, Carlene Balderrama, a envoyé un fax à sa compagnie de crédit : « Quand vous viendrez m’expulser de ma maison, je serai morte. » Lorsque les officiers de police sont arrivés sur place, elle s’était tuée avec le pistolet de son mari.

La crise frappe également les classes moyennes. Le 6 octobre, la chaîne CBS a raconté l’histoire de Ross DeMona. Il y a deux ans, elle a acheté une maison luxueuse avec 5 chambres, 3 salles de bain et une piscine en intérieur. Elle travaillait comme agent immobilier et pouvait se permettre de payer 2700 dollars de crédit par mois. Mais son affaire s’est effondrée au moment même où ses mensualités de crédit ont bondi à 4900 dollars. Elle est aujourd’hui sous le coup d’une procédure d’expulsion. « Bush n’est préoccupée que par les AIGs de ce monde », dit-elle. « Pour eux, c’est gagnant-gagnant – et pour moi c’est perdant-perdant. »

Dans la riche ville de Santa Barbara, la mairie a ouvert douze parkings spéciaux pour tous ceux qui dorment dans leur voiture. Parmi eux, Craig Miller, sa femme Paige et leurs deux enfants vivent dans un camping-car. « Cette famille vivait dans une grande maison avec quatre chambres et une piscine. Mais ils ont tout perdu lorsque l’affaire de Craig a coulé », raconte un journaliste de la BBC.

Barbara Harvey, 67 ans, mère de trois enfants, était cadre dans un organisme de crédit. Mais elle a été licenciée, en mars dernier. Elle vit désormais sur ce même parking de Santa Barbara, dans une petite Honda.

Un travailleur social de Santa Barbara commente la situation : « Ces gens ont travaillé toute leur vie pour avoir une maison, et à présent tout s’effondre, tout est en cendres. Ce n’est pas le rêve américain, c’est le cauchemar américain. »

Des villes de tentes ont commencé à émerger à travers le pays : à Fresno, Reno, Seattle, San Diego, Portland, Columbus, etc. Cette crise n’est pas terminée, loin s’en faut. Et elle constitue le terrain d’une remise en cause profonde et durable de la validité du système capitaliste, aux Etats-Unis.



La Riposte
Publication : lundi 24 novembre 2008

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 22:25

Vous trouverez ci dessous le discours d' Oskar Lafontaine au meeting de fondation du Parti de Gauche le 29 novembre à Saint Ouen


Oskar Lafontaine

il faut sortir du dilemme et rompre avec cette tradition fatale de compromis pourris!

www.lepartidegauche.fr

Mesdames, Messieurs, chers camarades !

C'est avec plaisir que je suis venu à Paris pour vous adresser la parole, alors que vous vous apprêtez à reconstruire en France un nouveau parti de gauche qui méritera vraiment ce nom. En Allemagne, nous venons de faire ce pas avec succès. Et c'est fort de cette expérience que je suis venu ici pour vous encourager à prendre le même chemin. Je sais bien que la constellation des partis politiques allemands n'est pas comparable à la situation française. Mais aujourd'hui, les sociétés françaises et allemandes ne diffèrent pas fondamentalement l'une de l'autre. Les problèmes économiques, politiques et sociaux qui se posent pour nos deux pays sont largement identiques. Je ne vois donc pas de raison majeure, pourquoi un nouveau parti de gauche n'aurait pas les mêmes chances de succès en France qu'en Allemagne.

Maintenant, que le parti Die LINKE existe depuis un an et demi, les sondages sérieux lui donnent 12 à 13 % au niveau national. Je dois vous avouer que je suis surpris moi-même de ce succès. Car ces chiffres ne mesurent pas la véritable ampleur de notre influence politique. A lui seul, le fait que nous soyons là, le fait qu'il existe en Allemagne un parti avec un profil politique et des revendications sociales nettement de gauche, à lui seul ce fait a changé l'orientation de la politique allemande. Et il n'y a pas que moi qui le dise. Presque tous les journaux allemands,

qu'ils soient de droite ou de gauche, qu'ils s'en réjouissent ou le déplorent, sont du même avis. La plupart d'entre eux sont d'accord pour écrire que c'est nous, le parti « DIE LINKE », qui sommes le projet politique le plus couronné de succès des dernières décades, que c'est nous qui au fond définissons de plus en plus l'agenda politique en Allemagne, que c'est nous qui poussons les autres partis à réagir. S'ils réagissent, s'ils reprennent à leur compte certaines de nos revendications sociales, c'est par crainte des électeurs. Et si le néolibéralisme, si virulent depuis 1990, est en train de s'effacer en Allemagne, c'est dû en bonne partie à notre présence parlementaire.

Chers camarades, il est évident que la construction d'un nouveau parti de gauche n'aurait pas pu réussir si les conditions extérieures, c'est à dire la situation sociale et politique de l'Allemagne, n'avaient pas été favorables au projet. C'est donc là le premier critère de succès. Alors que tous les partis politiques ouest-allemands si disputaient le « centre et préconisaient une politique économique néolibérale, la majorité de la population allemande déplorait le manque d'équilibre social résultant de cette politique. Le vide sur la gauche du spectre politique ne demandait qu'à être rempli. Car rien n'est plus efficace qu'une idée qui trouve son époque.

Le deuxième critère de succès est sans doute l'union des forces et des organisations politiques qui se définissent par une position critique à l'égard du capitalisme.

Le troisième critère - qui est peut-être le plus facile à réaliser, puisqu'il ne dépend que de nous seuls, mais ce n'est pas le moins important - c'est de donner au nouveau parti un profil clair, nettement discernable par rapport à l'uniformité des autres. Je ne manquerais pas de préciser ce troisième point par la suite, mais je voudrais l'aborder par un aperçu historique. Il est utile parfois de reculer d'un pas pour avoir une meilleure vue d'ensemble.

Au début de ma carrière politique, il y a une quarantaine d'années, les positions des partis de gauche en Europe étaient encore relativement claires, leurs missions bien définies. Il n'y avait pas encore cette uniformité centriste que les grands partis affichent de nos jours. Même en Allemagne, ou le parti social-démocrate, à Bad-Godesberg, avait décidé de s'arranger avec le capitalisme, gauche et droite restaient discernables pour les électeurs. Le SPD s'était détaché du marxisme, certes, mais avait conservé tout de même l'idée de réformer le capitalisme, de chercher la fameuse « troisième voie » entre communisme et capitalisme. Malheureusement, cet idéal réformateur a été enterré sous les débris du mur de Berlin.

En France, les positions des partis de gauche étaient plus nettes encore - non pas seulement du côté communiste, mais aussi du côté socialiste. Par son soutien à la guerre coloniale en Algérie, la SFIO avait perdu à la fin des années 60 toute légitimité comme parti de gauche. En 1971, au congrès d'Epinay, un nouveau parti socialiste se forme sous la direction de François Mitterrand. Le programme de ce nouveau parti socialiste français diffère considérablement de celui que les sociaux-démocrates allemands s'étaient donnés une bonne décade auparavant : il est anticapitaliste, il est critique à l'égard de l'OTAN et il est favorable aux alliances avec le parti communiste - tout ce que le programme du SPD n'est pas. C'était donc Epinay contre Godesberg au sein de l'Internationale Socialiste. Je suis allemand, mais je ne vous cache pas, que mes sympathies étaient du côté d'Epinay.

Je partage donc, chers camarades, vos déceptions. Car malgré ce programme théoriquement anticapitaliste, la politique pratique du gouvernement Mitterrand ne fut guère plus anticapitaliste que celle du gouvernement social-démocrate en Allemagne. Que ce soit en Angleterre, en Allemagne, en Espagne, .en France ou ailleurs , l'écart entre la théorie et la pratique politique est symptomatique pour l'histoire du socialisme ouest-européen. Presque toujours et presque partout, les dirigeants des partis socialistes ont lâché comme un lest leurs principes - souvent contre la volonté de la masse des militants - pour un portefeuille de gouvernement.

Et c'est bien là le grand dilemme des partis socialistes : c'est de formuler, pour ainsi dire, les principes d'opposition à Epinay et les principes de gouvernement à Godesberg. L'histoire des partis socialistes ouest-européens au pouvoir est une longue énumération de compromis pourris. Chers camarades, il faut sortir du dilemme et rompre avec cette tradition fatale de compromis pourris ! Pour un parti de gauche, les principes de gouvernement doivent toujours être les mêmes que les principes d'opposition. Si non, il disparaitra plus vite qu'il n'est venu.

Regardez vers l'Italie, regardez vers l'Espagne. La leçon, que la gauche peut tirer des dernières élections dans ces deux pays ne peut pas être plus claire : la lzquierda Unida marginalisée, la Rifondazione Comunista éliminée. Ces deux partis ont dû payer si cher leur participation au gouvernement parce qu'elle reposait sur des compromis pourris. C'est une absurdité, en effet, de quitter un parti à cause de sa ligne politique, de construire un nouveau parti, de former ensuite une coalition gouvernementale avec le parti qu'on vient de quitter sur la base de la politique même, pour laquelle on l'a quitté. Les électeurs n'apprécient guère ce genre de blagues - et ils n'ont pas tort.

Chers amis, si la gauche perd sa crédibilité, elle perd sa raison d'être. C'est pour cela que mon parti - die LINKE - a pris des mesures pour entraver cette tendance fatale des dirigeants au compromis politique dont j'ai parlé. Les décisions sur les grands principes de notre programme doivent être prises par l'ensemble des militants du parti et non seulement par une assemblée de délégués.

En outre, nous n'acceptons pas les dons qui dépassent une certaine somme, une somme relativement basse. Et croyez-moi, ce n'est pas l'attitude du renard qui voit que les raisins sont hors de sa portée qui est à l'origine de cette restriction. C'est tout simplement que nous ne voulons pas être corrompus. La corruption politique est un fléau de notre époque. Et ce qu'on appelle don n'est souvent qu'une façon légale de corrompre. La victoire électorale de Barack Obama est une bonne nouvelle, tant la politique du président Bush et de son parti était insupportable. Mais vu les sommes énormes que le capital américain a investi dans la campagne électorale du nouveau président, je reste très sceptique quant à son futur élan de réformateur. Le capital ne donne jamais sans prendre.

Venons en donc au profil programmatique qu'un parti de gauche doit avoir à mon avis. J'ai dit tout à l'heure que mes sympathies, il y a presque quarante ans, avaient été du côté d'Epinay et non de Godesberg. Eh bien, elles le sont toujours. Elles le sont peut-être plus que jamais. L'esprit anticapitaliste qui a animé la gauche française dans les années 70 s'impose toujours. Certes, une opinion publique manipulée au service du capital nous suggère à travers tous les médias que la mondialisation aurait complètement changé les choses, que l'anticapitalisme serait dépassé par l'histoire. Mais si on analyse le processus économique et social qui se déroule sous nos yeux sans parti pris, on se rend compte que la mondialisation n'a pas dissipé, mais aggravé les problèmes sociaux et les turbulences économiques causés par le capitalisme. Si vous comparez les écrits de Karl Marx au sujet de la concentration du capital, de l'impérialisme ou de l'internationalisation du capital financier avec les sottises néolibérales propagées de nos jours, vous constaterez que cet auteur du 19e siècle est bien plus actuel et clairvoyant que les idéologues du néolibéralisme à la mode.

Chers amis, plus que jamais l'anticapitalisme est de mise, car l'impérialisme, au début du 21ième siècle, est toujours réel. Et l'OTAN est instrumentalisée à son service. Jadis conçue comme alliance de défense, l'OTAN est devenue de nos jours une alliance d'intervention sous la direction des Etats-Unis. Mais la gauche ne peut pas préconiser une politique étrangère ayant pour but la conquête militaire des ressources et des marchés. Nous n'acceptons pas l'impérialisme belligérant de l’OTAN, qui intervient partout dans le monde en enfreignant le droit international. Nous sommes pour un système de sécurité collectif où les partenaires se soutiennent réciproquement lorsqu'ils sont attaqués, mais s'abstiennent de toute violence qui ne soit pas conforme au droit international.

En Allemagne, la question d'une intervention militaire - que ce fut au Kosovo ou que ce soit en Afghanistan - est une ligne de démarcation nette entre mon parti - die LINKE - et tous les autres partis, y compris le parti social-démocrate. Nous sommes intransigeants à ce sujet et notre participation à un gouvernement favorable aux interventions militaires de l'OTAN est inconcevable. La question de guerre ou de paix a d'ailleurs été de tout temps une raison de schisme au sein du socialisme allemand. Déjà en 1916 - sous l'impulsion de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht – la guerre a divisé la social-démocratie allemande en deux partis. Et il n'y a pas qu'en Allemagne que la gauche a vu clair. Je vous rappelle les paroles de Jean Jaurès, que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage ». Camarades, si nous voulons un monde où règne la paix, il nous faut civiliser le capitalisme.

Contre l'idéologie de privatisation prêchée par les porte-paroles du néolibéralisme, nous sauvegardons l'idée d'une économie publique sous contrôle démocratique. Nous préconisons une économie mixte où les entreprises privées, de loin la majorité, côtoient les entreprises nationalisées. Surtout les entreprises qui relèvent des besoins fondamentaux pour l'existence de la société - le secteur de l'énergie par exemple ou même le secteur bancaire dans la mesure où il est indispensable pour le fonctionnement de toute l'économie - doivent être nationalisées.

Nous remettons à l'ordre du jour la question de l'autogestion ouvrière et de la participation des employés au capital de leur entreprise qui semble de nos jours oubliée.

Nous luttons contre une politique de démontage social qui donne priorité aux intérêts des investisseurs et qui se moque de l'injustice sociale croissante, de la pauvreté de beaucoup d'enfants, des bas salaires, du licenciement dans les services publics, de la destruction de l'écosystème. Nous luttons contre une politique qui sacrifie au rendement du capital financier ce qu'il reste d'une opinion publique délibérative. Nous n'acceptons pas la privatisation des systèmes de prévoyance sociale, ni la privatisation des services de transport public. Nous n'acceptons pas non plus la privatisation du secteur de l'énergie et encore moins la privatisation du secteur public de l'éducation ou de la culture. Notre politique fiscale veut redonner à l'état les moyens de remplir ses fonctions classiques.

Aujourd'hui, les forces motrices du capitalisme ne sont plus les entrepreneurs, mais les investisseurs financiers. C'est le capital financier qui gouverne le monde et qui instaure globalement une économie de casino de jeux. La crise des marchés financiers était donc prévisible, attendue par les experts. Pourtant les gouvernements n'ont rien fait pour empêcher cette crise. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, les élites politiques ont jugé utile la spéculation effrénée. Et le continent européen s'est incliné devant ce jugement. Même pendant les phases, où la majorité des gouvernements européens était formée par des partis affiliés à l'Internationale Socialiste, aucune mesure n'a été prise. La perte de la dimension critique à l'égard du capitalisme a fait échouer lamentablement la politique opportuniste des partis socialistes et sociaux-démocrates sur toute la ligne. S'il fallait une preuve de cet échec, la crise actuelle des marchés financiers nous la livre.

Et s'il fallait une preuve, que nous, la gauche critique, ne sommes pas régressifs, que nous ne puisons pas dans le passé les remèdes contre les maux d'aujourd'hui, comme nous le reprochent constamment les libéraux et les conservateurs, s'il fallait une preuve, eh bien cette crise nous la livre aussi. Depuis le début des années 90 et la mondialisation qui s'en suit, la gauche, y compris moi-même, ne cesse de réclamer la règlementation des marchés financiers internationaux. Mais l'opinion publique néolibérale s'est moquée de nos opinions soi-disant régressives. Que la logique de la mondialisation n'était pas compatible avec une réglementation, nous a-t-on dit ; qu'il ne fallait surtout pas entraver le libre-échange et le libre flux transnational des capitaux, nous a-t-on prêché ; que toute réglementation était une solution surannée, régressive.

Et maintenant, que font les néolibéraux en Amérique du Nord et en Angleterre, que font les conservateurs en Allemagne et en France ? Eh bien - ils prétendent règlementer. Ceux qui nous ont accusé de régression politique quand nous demandions la nationalisation de certains secteurs bancaires afin d'éviter la crise, que font-ils maintenant ? Eh bien - ils font semblant de nationaliser les banques au nom de l'avenir.

Maintenant, on socialise les pertes et on fait payer les groupes les plus vulnérables de la société pour la défaillance du système. Maintenant, on organise de pompeux sommets internationaux pour règlementer les marchés financiers. Mais nous n'en sommes pas dupes : les éléphants vont accoucher d'une souris. Vont-ils fermer le casino ? N'y pensez pas ! Vont-ils seulement changer radicalement les règles de jeu à l'intérieur du casino ? Mais non ! Ce qu'ils vont faire, c'est d'élaborer avec grand fracas verbal un nouveau code de comportement pour les croupiers. Rien ne va vraiment changer.

Si vous voulez des changements, camarades, il faut reconstruire la gauche - en Allemagne, en France, partout en Europe. L'expérience allemande nous montre qu'une gauche européenne réorganisée et forte peut faire bouger les choses en forçant les autres partis à réagir. Construisons ensemble cette nouvelle gauche, une gauche qui se refuse aux compromis pourris ! Pour souligner une dernière fois l'importance de cette maxime, je termine avec une image empruntée au poète russe Maïakovski : chantons ensemble notre chanson, mais évitons de lui marcher sur la gorge.





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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 22:18

A lire, ce texte de l'UL CGT de Douai qui rappelle que la combativité à la base est aujourd'hui très élevée et qui pose clairement la question de l'unification des luttes des travailleurs contre la politique euro-formatée des grands actionnaires et de leurs serviteurs au pouvoir.

« Depuis quelques jours se déroulent des événements syndicaux et politiques importants sur l'arrondissement du Douaisis (59) qui témoignent de l'importance de la crise économique et sociale, du niveau des mobilisations en cours et de la nécessité pour les travailleurs de lutter ensemble.

La crise de l'automobile qui couvait depuis quelques mois a montré son vrai visage à partir de la « crise financière » des ces dernières semaines. La quasi totalité des entreprises de la filière automobile vont ainsi connaître de longues périodes de chômage en décembre et janvier. Celle qui est frappée la première est bien sûr Renault qui fermera ses portes dans un premier temps le 3 décembre à 19h, puis la semaine prochaine, pour une période de 6 semaines (reprise possible pour le 15 janvier). Il est à noter que l'entreprise qui sortait de ses murs 2200 véhicules/jour il y a encore quelques mois en est réduite à une production actuelle de 1200 puis 600 pour la semaine prochaine.

Les conséquences ont été immédiates pour les équipementiers, les sous-traitants directs comme les transports ou la sidérurgie, et bientôt sur les indirects comme le commerce dans toute sa diversité.

Si bien qu'il est à prévoir que près de 15000 salariés seront en chômage technique ou congés forcés (comme chez Renault) d'ici la semaine prochaine.

Certaines boites vont connaître des difficultés beaucoup plus graves puisque planent désormais des menaces de dépôts de bilan : un gros équipementier est dans ce cas (il emploie plus de 600 salariés), un sous traitant direct Renault, la société de transports CAT installée sur le site vient d'annoncer un plan de licenciement de 15 salariés (25% de l'effectif), et d'autres vont suivre. En outre, la quasi totalité des intérimaires des boites sous-traitantes a purement et simplement été virée, depuis plusieurs semaines.

Réduction de la production, accélération des processus de délocalisations, chômage technique, fermetures et suppressions d'emplois... 2009 va débuter de manière bien difficile chez nous comme tant d'autres régions en France.

Enfin, un malheur n'arrivant jamais seul, le président de la République est à Douai ce jeudi 4 décembre pour annoncer « son plan de relance pour l'économie française » alors que sa politique de cadeaux sans limites aux grands actionnaires et d'attaques tous azimuts des acquis populaires est largement responsable de la crise.

Mais, loin des effets d'annonce et des gesticulations médiatiques, des luttes se développent et sont gagnantes comme chez Faurécia Somain la semaine dernière qui ont obtenu satisfaction de leurs revendications après 5 jours de grève, ou encore chez CAT où les salariés en grève depuis aujourd'hui bloquent les livraisons de Renault et luttent pour annuler les 15 licenciements programmés.

Dans ce contexte et malgré la lourde insistance de la Sous Préfecture, la CGT de classe du Douaisis se refuse à rencontrer un de ses chefs de cabinet. Nous avons au contraire pris la décision de ventiler aux 7 entrées de Douai ville dès 6h30 du matin, ce 4 décembre, un tract de masse appelant à la manifestation pour l'emploi et les salaires du 18 décembre prochain et sur lequel sont  posées nos revendications et propositions pour la relance réelle de l'économie française et de nos industries à partir de la satisfaction des besoins populaires et en prenant sur les centaines de milliards d'euros de profits des grandes entreprises qui saccagent aujourd'hui notre pays : revalorisation du Smic à 1600 euros nets, arrêt des délocalisations, baisse significative de la TVA, mise en place d'une politique de recherche et de production en France avec l'intervention des fonds publics...

Mais ces mesures d'urgence, ainsi que toutes les autres qui concernent les retraites, la sécu, la défense des services publics..., nous savons bien qu'il nous faudra les imposer. Face au pouvoir du grand patronat qui nous mène à la crise et nous condamne à la régression sociale, notre appel interprofessionnel à la grève et manifestation du 18 décembre à Douai doit être un tremplin pour la mobilisation du Tous Ensemble dès la reprise vers la mi-janvier. »

Jacques Leclercq secrétaire général de l'UL des syndicats CGT du Douaisis




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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 21:59

http://www.soutien11novembre.org/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=20&Itemid=25


REUNION PUBLIQUE SAMEDI 6 DECEMBRE – 17 H

à La Parole Errante 9 rue François Debergue
Montreuil Métro Croix-de-Chavaux

11 novembre au matin, les usagers du rail sortent de la terreur : on vient d'arrêter les « commandos anti-TGV ». Michèle A.M. parade, sa belle prise est exposée par les médias, embarqués depuis le début dans l'opération. Deux jours plus tard, on semble plutôt reprocher aux interpellés d'avoir eu « l'intention » de commettre de tels actes. Ainsi allaient-ils finalement pouvoir devenir une sorte de « cellule », appartenant à une « nébuleuse », qui s'en serait, tôt ou tard, pris aux vies humaines. Magie de l'antiterrorisme : à mesure que les faits se dématérialisent, l'affaire s'aggrave.

La lutte antiterroriste ne s'intéresse pas tant aux actes qu'aux sujets qui pourraient les commettre. Un sujet, cela se fabrique. A partir de vies bien réelles, avec leurs particularités, leurs habitudes, leurs liens. Ces liens constituent d'ailleurs un objet d'investigation privilégié. C'est ainsi que la police construit une « mouvance », un « réseau», ou n'importe quel autre chien de mot signifiant une appartenance diffuse. Ce type d'objet a toujours convenu aux méthodes de la flicaille. Il offre un caractère inépuisable qui fait tout son charme. Les enquêtes n'ont plus de fin, elles sont extensibles à volonté, la menace est permanente, omniprésente.

Fabriquer un sujet terroriste, cela consiste en des procédures concrètes. Annoncer des menaces futures, leur fabriquer des appellations. Faire arrêter neuf personnes au petit matin, par des flics cagoulés, armés jusqu'aux dents. Les conduire dans des locaux spéciaux. Là, les garder quatre jours en cellule. Quatre jours ponctués d'interrogatoires nombreux et interminables, aux termes desquels n'importe qui serait prêt à avouer que sa grand-mère a conçu les attentats contre le World Trade Center. Pas d'avocat, si ce n'est à la fin, quand on aura eu le temps de les questionner sur ce qui est essentiel dans cette affaire : ce qu'ils vivent, ce qu'ils lisent, qui ils fréquentent, avec qui ils baisent. Il faut savoir s'ils ont manifesté, un jour, à Vichy, s'ils ont compris ou commis quelque ouvrage et pourquoi ils n'habitent pas, seuls, dans un appartement, mais vivent et s'organisent ensemble. Il n'y a plus alors qu'à extraire de cela les éléments adéquats et les retraduire dans le jargon de l'antiterrorisme. Produire ainsi, assortie de détails pittoresques, l'image de neuf clandestins, organisés en cellule, disposant d'un chef, et s'abreuvant d'un manuel de lutte armée.

Qu'importe que le fameux bréviaire secret se trouvât déjà en possession de plusieurs milliers de lecteurs, qui avaient pu se le procurer dans n'importe quelle librairie. Qu'importe qu'il fût impossible même aux journalistes venus accréditer cette thèse de confirmer tant soit peu ce portrait de clandestins reclus, coupés du monde. Le terme de « terrorisme » a le pouvoir de changer l'eau en vin, et pour ceux à qui on l'applique, chaque aspect de l'existence devient l'objet de soupçons si ce n'est une preuve accablante.

La réalité à partir de laquelle on a construit ici des terroristes, cette réalité, la justice peut toujours la trouver criminelle ; pour notre part, nous trouvons encore heureux que 3000 personnes s'opposent physiquement à la tenue d'un sommet ministériel sur l'immigration à Vichy, et honorable d'être solidaires de ses amis en garde à vue.

La SNCF recensait en 2007 vingt-sept mille actes de malveillance contre son réseau ferré. Le sabotage à proprement parler est un acte encore banal, dans toute grève bien menée – et le mouvement cheminot de l'automne dernier est encore venu le rappeler. Pour autant, et malgré la vive terreur que semble provoquer un blocage efficace du trafic ferroviaire, on n'avait pas encore brandi, dans de tels cas, la catégorie « terroriste », et l'arsenal judiciaire et policier exceptionnel qui l'accompagne. Ce qui s'est passé le 11 novembre est une provocation objective, qui a valeur de test. Il va de soi que si l'affaire s'éteint doucement dans le silence, tandis que croupissent en prison ceux qu'on a si grossièrement désignés à la vindicte universelle comme terroristes, rien n'empêchera que ce silence soit interprété comme un assentiment général donné au procédé, et à ses applications à venir. Ici, comme en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis, il est clair que l'antiterrorisme n'est pas une série de lois d'exception que chaque pays s'accorde mais bien la base d'un nouveau régime de gouvernement mondial.

Nous annonçons la création d'un comité de soutien à Paris.      
     
Il visera à soutenir matériellement et moralement les 9 personnes arrêtées le 11 novembre, dont 2 sont encore aujourd'hui en prison.     

Il s'engage dans une défense commune, de l'ensemble des arrêtés, quelque soit leurs chefs d'inculpation. Il refusera de communiquer plus particulièrement sur telle ou telle personne. Il ne perdra pas de temps à s'étendre sur la réalité des faits qui leur sont reprochés, et donc sur la question de l'innocence ou de la culpabilité des inculpés. Le comité de soutien se donne pour principe de refuser la présence des média à ses réunions, et s'autorisera à communiquer avec eux selon ses propres termes et conditions.

Plus que le soutien aux neufs mis en examen, le comité vise à tout faire pour que la machine antiterroriste – qui s'était mise en marche bien avant ce jour-là – ne puisse pas continuer son travail d'écrasement dans l'assentiment général. Cela passe par l'attaque du montage politique et médiatique visant la création d'un nouvel ennemi de l'intérieur : la « mouvance anarcho-autonome ». Le comité affirme son soutien aux 6 personnes prises depuis, janvier 2008 dans le tourbillon judiciaire qui accompagne cette fabrication – tous sont mis en examen dans le cadre d'une instruction antiterroriste : Ivan et Bruno pour avoir transporté des fumigènes artisanaux, Isa et Farid pour avoir convoyé du chlorate et des plans d'établissement pénitentiaire ; Juan, Isa et Damien sont aussi soupçonnés d'une tentative d'incendie d'un véhicule de police, et sont pour cela incarcérés depuis plusieurs mois sous le coup des assises antiterroristes.

L'objectif immédiat du comité est la libération de toutes les personnes incarcérées et la fin des poursuites judiciaires à l'encontre des inculpés.

comiteparis@yahoo.fr




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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 21:48


COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION DES PALESTINIENS EN FRANCE «AL JALIYA»
Par Association des Palestiniens en France > apf_paris@yahoo.fr
Paris, le 4 Décembre 2008

Sujet : Interdiction de la manifestation de solidarité avec GAZA du samedi 6 décembre


Ayant pris l’initiative avec d’autres associations d’appeler à une manifestation de solidarité avec le peuple palestinien qui subit un blocus meurtrier à Gaza et de dénoncer le soutien inconditionnel de la France à l’Etat criminel israélien, nous avons comme à l’accoutumé envoyé une déclaration de manifestation à la préfecture de police de Paris.

Cette déclaration comprenait le parcours détaillé de la manifestation qui doit partir le samedi 6 décembre à 15h de la place Denfert Rochereau, puis emprunter le bd St Michel ainsi que le bd St Germain pour finir devant l’Institut du Monde Arabe.

Lors du dernier contact de ce jour avec la préfecture, on nous a de nouveau indiqué que ce parcours n’était pas accepté parce qu’il présente un potentiel d’atteinte à «la sureté de l’ordre public».

Sans avoir eu plus d’informations, nous avons évidemment répondu que nous refusions cet argument. Notre interlocuteur nous a alors répondu que l’on s’exposait à une interdiction pure et simple de la manifestation.

Nous voulons par ce communiqué dénoncer les pressions visant à interdire l’expression d’une solidarité avec nos compatriotes à GAZA, en précisant qu’elles ne sont que la marque de l’infâme complicité de la France avec l’Etat d’Israël qui commet tous les jours des crimes de guerre.

Nous confirmons donc que la manifestation de solidarité avec GAZA partira bien le samedi 6 décembre à 15h de la Place Denfert Rochereau puis empruntera le Bd St Michel ainsi que le Bd St Germain pour arriver jusqu’à l’Institut du Monde Arabe où l’on dénoncera aussi la normalisation et la
collaboration de certains régimes arabes avec la puissance occupante, dont principalement l’Egypte.


Association des Palestiniens en France « AL JALIYA »Maison des associations du 13ème / 11 rue Caillaux 75013 Paris – boite n° 101
Mail: apf_paris@yahoo.fr
Tel : 06 11 67 91 02

Pour rappel, ci-dessous, la liste des associations signataires de l'appel à manifester pour Gaza le 6 décembre :
Association des Palestiniens en France (Al Jaliya), Comité palestinien pour le Droit au Retour, ISM France, Euro-Palestine, Ijtihad, Forum social des quartiers populaires, Convergence des causes,
IJAN, Collectif pour la libération de Georges Abdallah, AGEN, SRF, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS), (Association d'Etude) Yechouroun Judaïsme contre Sionisme, Comité de Lutte contre la Barbarie et l'Arbitraire (France), Groupe "La Conscience", IRC (immigration Repère et Citoyenneté), CPCP (Collectif Paix Comme Palestine),
Enfants de Palestine, ADETRA, syndicat indépendant suisse, Collectif Mâconnais pour la Paix au Proche Orient, l’AIAPEC - Association pour une Information Alternative Populaire, Educative et Citoyenne, VPK - Vlaams Palestina Komitee - Belgique, CODIP vzw - Belgique


Liste non exhaustive, pour ajouter le nom de votre organisation, contactez
l'Association des Palestiniens en France à l'adress suivante :
apf_paris@yahoo.fr


--
http://www.ism-france.org
ou
http://www.ism-suisse.org

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 22:07


Plainte contre trois chefs d'Etat africains en France

Mardi 2 décembre, 18h37 (Reuters)
     
Une plainte avec constitution de partie civile visant le patrimoine immobilier en France de trois chefs d'Etat africains a été déposée mardi à Paris pour "recel de détournement de fonds publics" par deux associations et un citoyen gabonais.

Cette procédure, qui dure depuis un an et demi, vise les présidents du Gabon, du Congo-Brazzaville et de la Guinée équatoriale, trois pays pétroliers.

Une plainte avec constitution de partie civile entraîne quasi-automatiquement la désignation d'un juge d'instruction. Le président du Gabon, Omar Bongo, a aussitôt annoncé par l'intermédiaire de son avocat français, Me Patrick Maisonneuve, qu'il allait riposter par une autre plainte en diffamation.

Omar Bongo nie toute malversation et reproche au journal Le Monde d'avoir publié des propos de Me William Bourdon, avocat de ses contradicteurs, faisant état de pressions et de propositions financières pour qu'il renonce à la procédure.

"Je m'inscris en faux sur le fait que les autorités gabonaises auraient tenté de faire pression sur les représentants d'association et notamment sur Me Bourdon", a dit Me Maisonneuve à la presse.

Les deux Organisations non gouvernementales plaignantes, Transparence International France et Sherpa, estiment dans un communiqué que les présidents n'ont pu acquérir grâce à leurs salaires le colossal patrimoine immobilier détenu en France.

"Il n'y a aucun doute sur le fait que ce patrimoine n'a pu être constitué grâce aux seuls salaires et émoluments de ces chefs d'Etat, au sujet desquels il existe de sérieuses présomptions de détournements de fonds publics", écrivent-elles.

DEUX PLAINTES DÉJÀ CLASSÉES SANS SUITE

Deux premières plaintes dites "simples" avaient été déposées auprès du parquet sur les mêmes faits en mars 2007 et juillet 2008. Le procureur les a classées sans suite, estimant que les indices d'infraction étaient insuffisants.

Outre Omar Bongo, sont visés le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, et celui de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbassogo.

Les plaignants s'appuient sur les résultats d'une enquête préliminaire de police diligentée par le parquet en 2007 qui a établi un état des biens détenus par les trois chefs d'Etat.

Le rapport de police répertorie 39 appartements, hôtels particuliers et maisons, 70 comptes bancaires et neuf voitures possédés en France par Omar Bongo, au pouvoir depuis 41 ans, et ses proches.

Selon la police, le président gabonais possède en propre 17 propriétés immobilières, dont un hôtel particulier près des Champs-Elysées acquis pour 18,875 millions d'euros en juin 2007. Il a en outre deux appartements avenue Foch de 88 et 210 m2 et un autre de 219 m2 dans le seizième arrondissement de la capitale.

Sur la Côte d'Azur, il détient deux appartements de 170 m2 et 100 m2, et trois maisons dont une de 176 m2.

Omar Bongo a été l'un des premiers chefs d'Etat reçus officiellement par Nicolas Sarkozy à Paris après son élection.

Denis Sassou Nguesso, revenu au pouvoir à Brazzaville en 1997 après une guerre civile, possède de son côté, selon la police, 24 propriétés et 112 comptes bancaires en France.

Il a une maison de 485 m2 au Vésinet (Yvelines) et un logement de neuf pièces dans le XVIIe arrondissement de Paris acheté 2,47 millions d'euros. Un hôtel particulier de sept pièces avec piscine à Neuilly a été acquis pour 3,15 millions d'euros en 2006 par sa fille cadette Julienne.

Teodoro Obiang possède plusieurs voitures de luxe, dont trois Bugatti, et un logement.


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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 22:01


Trois suspects remis en liberté dans le dossier SNCF

Mardi 2 décembre, 17h17  (Reuters)
     
Contre l'avis du parquet, la cour d'appel de Paris a ordonné mardi la remise en liberté de trois des cinq suspects écroués depuis le 15 novembre dans l'enquête sur un sabotage des lignes de TGV de la SNCF.

En revanche, la chambre de l'instruction a refusé la libération des deux autres personnes en détention, le chef présumé du groupe, Julien Coupat, et sa compagne Yildune.

Les trois personnes libérées, deux jeunes femmes et un jeune homme, devaient sortir de prison dans la soirée, ont dit leurs avocats. Elles ont interdiction de quitter le territoire et de communiquer entre elles. Le parquet général avait requis vendredi dernier le maintien en détention des cinq suspects.

De brèves échauffourées ont eu lieu, après la décision, entre les gendarmes et les proches des suspects qui scandaient "Libérez les prisonniers!" devant la cour.

Me Irène Terrel, avocate de Julien Coupat, a estimé que la décision constituait un premier pas positif. "C'est quand même un désaveu assez radical de toute cette procédure. Bien évidemment, vous imaginez que si ces personnes avaient été celles qu'on a désignées au départ dans les médias, on n'aurait pas trois remises en liberté", a-t-elle dit aux journalistes.

"La justice, sereinement, prend peut-être un peu de temps pour aller jusqu'au bout de cette logique de liberté mais j'ai tout à fait bon espoir", a-t-elle ajouté, se réjouissant "pour ceux qui sortent aujourd'hui, (qui) ont été traités de terroristes et salis dans toute une série de médias".

DES INDICES, PAS DE PREUVES

Cinq femmes et quatre hommes, âgés de 22 à 34 ans et soupçonnés d'appartenir à un groupuscule d'activistes, sont mis en examen dans l'enquête sur le sabotage de caténaires de lignes TGV avec des crochets de fers à béton assemblés, dans la nuit du 7 au 8 novembre. Un autre sabotage, le 26 octobre en Moselle avec une méthode identique, est aussi l'objet de l'enquête.

Parmi les suspects, Julien Coupat et sa compagne se voient attribuer les dégradations car ils ont été vus par des policiers le 7 novembre stationner en pleine nuit pendant plusieurs heures en rase campagne, près de la ligne du TGV-Est qui a été sabotée.

Le couple était surveillé depuis plusieurs semaines par les policiers, qui leur imputent un activisme violent en marge de plusieurs manifestations ces derniers mois.

Les trois autres suspects qui ont été libérés mardi étaient tenus directement responsables d'un des sabotages car ils ont été contrôlés le même soir alors qu'ils dormaient dans un véhicule à une dizaine de kilomètres d'une ligne TGV.

Les quatre derniers suspects du dossier, mis en examen pour association de malfaiteurs à visée terroriste, ont été laissés libres sous contrôle judiciaire dès le 15 novembre.

Le but du groupe aurait été selon la police et le parquet de créer un désordre dans le pays pour favoriser l'émergence des mouvements sociaux.


Une trentaine d'intellectuels, des personnalités de gauche et d'extrême gauche et les habitants du village corrézien de Tarnac, où résidaient la plupart des suspects, ont lancé une campagne de soutien.

Outre les surveillances, l'accusation estime disposer de nombreux indices, notamment des écrits théorisant l'action contre les réseaux de communication, mais reconnaît n'avoir aucune preuve formelle.

La défense estime que les indices ne suffisent pas, dit que la procédure est politique et conteste la qualification de terrorisme pour les actes en question, quels qu'en soient les auteurs. Les suspects ont refusé de s'expliquer devant la police.



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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 21:39

 
Kaboul il y a 30 ans, et Kaboul aujourd’hui. N’avons-nous rien appris ?

Les « terroristes » étaient dans le collimateur des Soviétiques, maintenant ils sont dans le collimateur des Américains.

Robert Fisk - The Independent

Je suis sur le toit du vieux Central Hotel - ascenseur décoré en style pharaonique, jus de pomme imbuvable, thé vert sublime et gardes tadjikes armés à la porte d’entrée - j’ai vue sur le soir de Kaboul d’un rouge fumé.

Le fort de Bala Hissar luit dans le crépuscule ; portails massifs, grand donjon où l’armée britannique aurait dû déménager ses hommes en 1841. Elle a préféré y loger le roi et se construire un humble cantonnement dans la plaine sans défense, ce qui a entraîné une « catastrophe majeure ».

Comme des oiseaux automatiques, les cerfs-volants volent au-dessus des toits. Oui, les enfants font voler leurs cerfs-volants à Kaboul, mais sans Hollywood. La nuit, le bruit sourd des Sikorsky étasuniens et le chuchotement des F-18 volant à haute altitude envahissent ma chambre. Les États-Unis d’Amérique règlent les comptes de George Bush avec les “terroristes » qui essaient de renverser le gouvernement corrompu de Hamid Karzaï.

Retournons près de 29 ans en arrière : je suis sur le balcon de l’Hôtel intercontinental, de l’autre côté de cette ville formidable, froide, brumeuse. Personnel impeccable, bière polonaise glacée au bar, police secrète dans le hall d’entrée. Troupes russes parquées dans la cour avant. Le Fort Hissar brille à travers la fumée. Les cerfs-volants - il semble que la couleur favorite soit le vert - volent au-delà des arbres. La nuit, le bruit sourd des hélicoptères Hind et le chuchotement des MIGs volant à haute altitude envahissent ma chambre. L’Union soviétique règle les comptes de Léonid Brejnev avec les terroristes qui essayent de renverser le gouvernement corrompu de Babrak Karmal.

À 30 km au nord, à cette époque, un général soviétique nous a parlé de la victoire imminente sur les « terroristes » des montagnes, « vestiges » impérialistes - expression utilisée immanquablement par la radio communiste de Kaboul - qui étaient soutenus par l’Amérique, l’Arabie Saoudite et le Pakistan.

Accélérons jusqu’en 2001 - il y a seulement sept ans - et un général étasunien nous a parlé de la victoire imminente sur les « terroristes » des montagnes, les talibans pratiquement conquis qui étaient soutenus par l’Arabie Saoudite et le Pakistan. Le Russe pontifiait à la grande base aérienne soviétique de Bagram. Le général étasunien pontifiait à la grande base aérienne étasunienne de Bagram.

Ce n’est pas du déjà vu. Ceci est un double déjà-vu. Et il empire.

Il y a près de 29 ans, les “moudjahidines » afghans ont commencé une campagne pour mettre fin à la mixité dans les écoles décrétée par les gouvernements communistes successifs dans les montagnes éloignées. Des écoles ont été incendiées. À l’extérieur de Jalalabad, j’ai trouvé un proviseur et son épouse directrice brûlés vifs. Aujourd’hui, les talibans afghans font campagne pour mettre fin à la mixité dans les écoles - et en fait à l’éducation même des jeunes femmes - dans les grands déserts de Kandahar et de Helmand. Des écoles ont été incendiées. Des professeurs ont été exécutés.

Alors que le nombre de victimes augmentait dans les rangs soviétiques, les officiers se vantaient des prouesses croissantes de l’armée nationale afghane (ANA). Bien qu’elle fût infiltrée par les « moudjahidines », elle recevait de Moscou de nouveaux tanks et de nouveaux bataillons étaient entraînés pour affronter les guérilleros à l’extérieur de la capitale.

Accélérons jusqu’à aujourd’hui. Alors que le nombre de victimes augmente chez les Etasuniens et les Britanniques, leurs officiers se vantent des prouesses croissantes de l’ANA. Bien que celle-ci soit infiltrée par les talibans, les États-Unis et les autres états de l’OTAN lui fournissent de l’équipement et forment de nouveaux bataillons pour affronter les guérilleros à l’extérieur de la capitale. En janvier 1980, je pouvais prendre le bus de Kaboul à Kandahar. Sept ans plus tard, la route détruite était hantée par les combattants « moudjahidines » et des bandits. On ne pouvait se rendre à Kandahar en sécurité que par avion.

Immédiatement après l’arrivée des États-Unis en 2001, je pouvais prendre le bus de Kaboul à Kandahar. A présent, sept ans plus tard, la route - reconstruite sur les instructions expresses de Georges W. mais déjà fissurée et envahie par le sable - est hantée par les combattants talibans et les bandits et on ne peut se rendre à Kandahar en sécurité que par avion.

Pendant les années 80, les Soviétiques et l’ANA tenaient les villes mais ont perdu la quasi-totalité du pays. Aujourd’hui, les États-Unis et leurs alliés et l’ANA tiennent la plupart des villes, mais ont perdu la moitié sud du pays. Les Soviétiques ont envoyé secrètement 9000 soldats en renfort pour les 115 000 soldats des forces d’occupation afin de lutter contre les « moudjahidines ». Aujourd’hui, les Etasuniens envoient ouvertement 7000 soldats en renfort pour grossir les forces d’occupation de 55 000 hommes afin de combattre les talibans.

En 1980, je me faufilais jusqu’à Chicken Street pour acheter de vieux livres dans des magasins remplis de poussière, des réimpressions pakistanaises bon marché et illégales des mémoires d’officiers de l’empire britannique sous le regard anxieux de mon chauffeur qui craignait que je ne sois pris pour un Russe. La semaine dernière, je me suis faufilé jusqu’au magasin de livres Shar, rempli avec les mêmes volumes illicites, sous le regard anxieux de mon chauffeur qui craignait que l’on ne prenne pour un Américain (ou, en fait, pour un Britannique). Je trouve le livre de Stephan Tanner sur l’Afghanistan intitulé : Histoire militaire depuis Alexandre le Grand jusqu’à la chute des talibans ; par les rues de Kaboul, enfumées par les feux de bois, le chauffeur me ramène à mon hôtel où je vais lire dans ma chambre mal éclairée.

En 1840, Tanner écrit que la ligne d’approvisionnement britannique depuis la ville pakistanaise de Karachi jusqu’au Khyber Pass et de Jalalabad à Kaboul était menacée par des combattants afghans « les officiers britanniques sur cette ligne d’approvisionnement cruciale passant par Peshawar... étaient insultés et attaqués ». Je fouille dans mon sac pour trouver une récente coupure de presse du journal Le Monde. J’y vois la principale route d’approvisionnement de l’OTAN depuis la ville pakistanaise de Karachi, passant par le Khyber Pass et de Jalalabad à Kaboul et la carte marque les endroits de chaque attaque des talibans contre les convois amenant du carburant et des aliments aux alliés étasuniens en Afghanistan.

Je fouille ensuite dans les livres pakistanais réimprimés que j’ai trouvés et je découvre le général Roberts de Kandahar qui dit aux Britanniques en 1880 « nous n’avons rien à craindre de l’Afghanistan et la meilleure chose à faire est de le laisser tranquille autant que possible... Je suis sûr d’avoir raison quand je dis que moins les Afghans nous voient et moins nous leur déplairons ».

Mémo aux Etasuniens, aux Britannique, aux Canadiens et aux autres Humpty Dumpty : lisez Roberts, lisez l’histoire.


22 novembre 2008 - Cet article peut être consulté ici :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction de l’anglais : amg

http://www.info-palestine.net

Mercredi 26 Novembre 2008

Source :
http://www.alterinfo.net


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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 21:30

Bilan des élections régionales et municipales

Venezuela : une victoire au goût très amer

Romain Migus

Bien que les chavistes aient progressé en nombre de suffrages exprimés, ils perdent plusieurs États et mairies stratégiques aux élections du 23 novembre. La Révolution bolivarienne renforce son soutien populaire, mais doit faire face à une désaffection grandissante des classes moyennes, alors même que celles-ci se développent grâce à cette Révolution, observe Romain Migus. En recourant à une rhétorique populiste agressive, le parti au pouvoir s’aliène un électorat qui devrait pourtant lui être reconnaissant.

Les élections régionales et municipales du dimanche 23 novembre 2008 au Venezuela se sont déroulées de façon paisible. Dés quatre heures du matin, au son des trompettes et des feux d’artifices, les vénézuéliens ont commencé à se masser devant les bureaux de vote pour un scrutin électoral qui allait s’étendre jusqu’à neuf heures du soir. Vers 23h30, la présidente du Centre Nationale Électoral pouvait annoncer les premiers résultats qui allaient s’annoncer irréversibles.

Confirmation du camp chaviste et baptême plutôt réussi pour le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV)

Les chiffres au niveau national sont sans appel. Le PSUV remporte 233 mairies (80 % des Municipios) et 17 États régionaux sur les 22 qui étaient en jeu lors de cette élection. Le camp chaviste a obtenu 5 073 774 voix contre 3 948 912 pour l’opposition (53,45 % contre 41 65 %). La participation était de 65 %. Du jamais vu au Venezuela pour des élections régionales et municipales si l’on tient compte du fait que le nombre d’électeur a augmenté de prés de 8 millions en 8 ans !

On peut déjà noter que l’opposition perd 555 442 voix par rapport au référendum sur la proposition de Réforme constitutionnelle de l’année passée. En revanche, les chavistes augmentent eux de 694 342 voix. Et encore, ces résultats ne tiennent pas compte des nombreuses voix (451 131 pour être précis) qui ont été captées par des candidats ayant appartenu au camp chaviste et qui avaient décidé pour ces élections de faire cavalier seul, contre les candidats du PSUV.

Tous les États ruraux ont été remporté par le PSUV ainsi que des États industriels comme Aragua, Bolivar et dans une certaine mesure Anzoátegui (où PDVSA a une forte implantation). La grande majorité des capitales des États régionaux a été remporté (18 sur 22).

Les partis politiques qui avaient appuyés Chavez et s’étaient retournés contre lui (comme c’est le cas pour Podemos) ou avaient présenté des candidats contre les candidats du PSUV (comme le parti Patrie Pour Tous — PPT) ont été balayés, perdant ainsi toute leur représentations au niveau régional et la grande majorité du peu de mairies qu’ils contrôlaient. Tant les chavistes que l’opposition leur ont fait payer leur manque de clarté idéologique. Exception faite du Parti communiste vénézuélien dont la claire affirmation à son idéologie marxiste-léniniste ne lui a fait ni perdre ni gagner de sièges. Pour sa première confrontation réelle en tant que parti politique, le PSUV a remporté son pari.

Et pourtant cette victoire quantitative ne doit pas être un élément pour se voiler la face : la Révolution bolivarienne a sérieusement été ébranlée dans des États stratégiques.

L’opposition remporte des victoires déterminantes

L’opposition au processus révolutionnaire remporte les États du Zulia, de Carabobo, de Nueva Esparta, du Táchira, de Miranda, ainsi que la mairie de la grande Caracas.

Nueva Esparta et Táchira ont une importance stratégique. Le premier est un ensemble d’îles dont l’île Marguerite est la plus importante. C’est le plus petit État du Venezuela, mais il revêt un caractère très important pour son insularité et sa proximité avec les îles des Antilles. Cette position stratégique est renforcée par la présence de la IV flotte des États-Unis dans la mer des Caraïbes. Le gouverneur élu (un membre du parti Accion Democratica) l’a déjà été pendant 10 ans. Il est réélu pour 4 ans.

La perte de l’État du Táchira pourrait avoir des conséquences désastreuses. Frontalier avec la Colombie, c’est un des deux États (avec le Zulia contrôlé aussi par l’opposition) par lequel transite toute la contrebande venant du pays voisin. Plus grave encore c’est un État occupé militairement de manière partielle par la Colombie à travers ses organisations paramilitaires [1]. Comme d’une part, celles-ci ont réglé le problème de l’insécurité au moyen de la terreur fasciste et de couvre-feux imposés à la population et que d’autre part l’insécurité est l’axe central du nouveau gouverneur (issu du parti COPEI), on peut légitimement craindre une expansion de ce problème et une violation croissante de la souveraineté du territoire vénézuélien par un corps d’armée étranger. Notons aussi qu’avec le maintien du Zulia dans le camp de l’opposition, les deux États régionaux qui entretiennent les relations les plus importantes avec le voisin colombien maintiendront désormais une proximité idéologique. L’étau se resserre sur le Venezuela bolivarien.

Les États Nueva Estparta et Tachira sont des pertes stratégiques mais ne constituent pas les revers les plus importants pour la Révolution bolivarienne lors de ces élections régionales et municipales. Les États du Zulia, de Miranda, et de Carabobo sont les États les plus peuplés du Venezuela, n’étant dépassés en nombre que par la mairie de la grande Caracas également aux mains de l’opposition. Ce sont des États très riches qui concentrent une bonne partie de l’industrie vénézuélienne.

Dans le cas du Zulia, on pense bien sur à l’industrie pétrolière mais aussi aux tentatives difficiles de réformes agraires bloquées par Manuel Rosales durant 8 ans, politique que continuera son dauphin, le gouverneur Pablo Perez.

L’État du Carabobo compte sur son territoire de très nombreuses industries privées (nationales et internationales) qui en font le poumon industriel du pays, et possède le deuxième port de marchandises du Venezuela (Puerto Cabello).

Quant à l’État du Miranda, il englobe quatre mairies de Caracas sur cinq, dont la mairie qui dispose des ressources les plus importantes par habitant de toute l’Amérique Latine (Chacao – fief de l’opposition). Si l’on ajoute à cela que les quatre mairies de Caracas qui dépendent de l’État du Miranda ont toutes été gagnées par l’opposition, on comprend aisément comment la grande mairie qui chapeaute les cinq mairies qui constituent Caracas soit passée elle aussi à l’opposition.

Si nous insistons sur la richesse de ces États régionaux, c’est pour souligner l’importance des ressources dont disposeront les gouverneurs d’opposition à travers les impôts régionaux. De plus, la Constitution oblige par ses articles 167 et 179, l’État central à financer les États régionaux et les Municipios à hauteur de 20 % de ses rentrées fiscales. 70 % de ce montant est réparti en fonction de la population des États régionaux. Autrement dit, comme les États les plus peuplés ont été gagnés par l’opposition, le gouvernement bolivarien va devoir financer les prochaines campagnes que les partis d’opposition mèneront contre lui. Cette manne financière (répartition de l’assiette fiscale de l’État pour les régions de l’opposition et impôts régionaux) ne manqueront pas d’avoir des répercussions sur les prochaines campagnes nationales ainsi que sur le renforcement de la structure des partis d’opposition.

Comment en est-on arrivé là ? Le Peuple aurait-il abandonné Chavez comme s’empressent à le souligner certains employés des entreprises de communication transnationales ?

Le discours et les faits

À regarder les résultats de plus prés [2], on se rend compte que les résultats des bureaux de vote des quartiers populaires de tous les États régionaux ou mairies gagnés par l’opposition (et surtout Caracas) démentent les affirmations de certains media transnationaux. Le chavisme y gagne largement, mais avec un faible taux de participation. En revanche, les quartiers de classe moyenne, où vit une population moins nombreuse ont fait le plein de vote pour l’opposition. Exemple type, la mairie de Baruta dans Caracas, où vit une population de classe moyenne a enregistré une différence de 94 868 voix en faveur de l’opposition plaçant le candidat de l’opposition en tête avec 83.08 %.

Ces chiffres doivent selon nous s’interpréter de la même manière : selon l’espace entre le discours et les faits. Faire coller les actes avec les discours dans le cas de la classe moyenne, et faire coller les discours aux actes dans le cas des classes populaires.

Dans le cas des classes moyennes, le gouvernement bolivarien est certainement celui qui a le plus fait pour protéger le peu de propriétés de cette classe sociale. Aide aux crédits immobiliers, suppression de la TVA sur les vente d’automobiles, politique de crédit pour monter (ou renforcer) leurs commerces. Des cliniques publiques ont été construites dans leur quartier, des marchés alimentaires publics à prix réduits se tiennent dans leurs quartiers, des écoles bolivariennes publiques accueillent leurs enfants. Les prix des écoles privées ont été gelés par le gouvernement leur permettant ainsi d’avoir une alternative aux écoles bolivariennes… etc. Mais surtout, le gouvernement a assuré une stabilité du système bancaire qui leur a permis d’épargner en toute tranquillité [3]. Malgré les réalisations faites pour les classes moyennes par le gouvernement bolivarien, celles-ci se maintiennent dans une haine antichaviste largement exploitée par les media. Il ne s’agit pourtant pas d’oligarques ni de propriétaires de moyen de production. Parfois, la frontière qui sépare la grande majorité des classes moyennes (basses et moyennes) de certaines classes populaires est plus liée à des questions d’espaces urbains qu’à des conditions économiques réellement différentes. Il conviendrait certainement pour le gouvernement et le PSUV d’apaiser la rhétorique contre les classes moyennes, ou tout au moins de la mettre en adéquation avec la politique avantageuse qu’ils mènent pour cette classe sociale.

De la même manière, si les classes populaires ont largement voté pour le PSUV, elles l’ont faites dans une faible mobilisation. Là aussi, il convient de faire coller les actes et les réalisations sociales à la rhétorique socialiste du Pouvoir populaire et de l’amélioration des conditions de vie. Les défaites du PSUV s’expliquent par des mauvaises gestions locales et régionales (pourtant réalisées par des militaires très proches de Chavez qui avaient même participé aux coups d’État de 1992). Plus que d’appuyer la loyauté au chef de l’État, les électeurs ont préféré sanctionner l’incompétence en matière de gestion publique, notamment pour ce qui traite de la sécurité, du logement, de la collecte des ordures, des transports, etc… Problème qui selon de nombreux instituts de sondages vénézuéliens arrivent en tête des préoccupations des habitants des grandes villes devant l’emploi !

En bref, le discours politique devra désormais marcher de pair avec la réalité du processus pour reconquérir les électeurs perdus des classes moyennes et populaires.

Une victoire de la démocratie ?
Les porte-parole des partis politiques, du Centre National Électoral, les élus et observateurs se sont tous accordés pour dire que la grande gagnante de ces élections, au delà des résultats, fut la Démocratie. Est-ce si sûr ?

Nous pensons qu’il s’agit surtout d’une victoire quant à l’acceptation du système électoral par les Vénézuéliens. Mais qu’en est-il alors de la fameuse démocratie participative et protagonique ? N’est-elle plus digne de définir elle aussi le contenu de la Démocratie vénézuélienne ?

De plus, si l’on s’attarde sur la journée électorale, en effet, on ne trouve plus les fraudes régulières qui étaient commises avant l’arrivée de Chavez au pouvoir mais certains aspects d’un système démocratique représentatif parfait tiennent de l’absurde. La loi électorale vénézuélienne stipule que les bureaux de vote ne peuvent fermer tant qu’il y a un électeur dans la file d’attente. Les résultats serrés vers la fin de la journée électorale ont échauffé les esprits. Pour ne citer que deux exemples, on a pu voir ainsi des militants de Manuel Rosales dans le Zulia vider les hôpitaux dans les dernières minutes pour emmener voter des personnes en fauteuils roulant ou carrément sur des brancards.

Ces pratiques électoralistes ont pu être vu aussi dans le camp chaviste. À Caracas, les militants du PSUV se chargèrent de faire descendre des collines ceux qui n’avaient pas encore voté dans les derniers instants. Du coup, au lieu de fermer à 16 h, beaucoup de bureaux de vote fermèrent avec le dernier électeur aux alentours de 21 h. Rien à dire sur les méthodes (après tout, chaque parti pouvait ou vider les hôpitaux ou faire une campagne basée sur le remords), il s’agit de militantisme. Mais pour ce qui est de la démocratie en tant que telle, cela ressemble plus à un cirque qu’à des décisions prises par des citoyens rationnels. Le système représentatif ne peut à lui seul être garant de la démocratie. De plus, là où l’opposition n’a pas gagné mais n’a pas non plus été écrasé, on a vu se dérouler des manifestations violentes pour contester les résultats comme ce fut le cas dans l’État du Barinas ou dans la
ville de Maracay. Autrement dit, lorsque le résultat ne les favorise pas, les militants de l’opposition n’acceptent toujours pas le système de démocratie représentative vénézuélien.

D’autre part, les États-Unis ont investi dans cette campagne électorale plus de 4.7 millions de dollars pour l’année 2008 [4]. Depuis maintenant dix ans, en toute illégalité l’agence du département d’État (USAID) [5]et la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED) [6] ont déversé plus de 50 millions de dollars aux partis politiques d’opposition, chaînes de télévision commerciales, ONGs d’opposition, associations, etc… Ces deux dernières années, l’accent a été mis sur les étudiants et les personnes des classes populaires notamment avec la création de dizaines d’associations à Petare, le grand quartier populaire de l’Est de Caracas…. Le travail a bien fonctionné. Peut-on alors parler de Démocratie lorsque un État étranger investit des dizaines de millions de dollars pour corrompre les électeurs vénézuéliens afin qu’ils choisissent des candidats favorables à leurs intérêts ? Pour parler de réussite démocratique, il faudrait d’abord respecter les règlements préalables aux conditions qui assurent le bon déroulement de la démocratie. Le gouvernement bolivarien est ici le seul coupable de cette ingérence pour ne pas avoir encore expulsé les agences états-uniennes, qui depuis plus de 6 ans, sont basées à Caracas pour financer l’opposition, les étudiants de droite, des mouvements ultralibéraux dans les barrios, etc. Les exemples chilien ou nicaraguayen, yougoslave ou ukrainien montrent bien que ces politiques sont souvent couronnées de succès.

Consécration de la démocratie vénézuélienne, nous dis-t-on. Qui a donc été élu ?

Dans le Zulia, Manuel Rosales, qui au nom de tous les gouverneurs du Venezuela, avait ratifié le coup d’État d’avril 2002 a été élu à Maracaibo et a réussi à placer un pantin à ses ordres comme gouverneur de l’État.

Dans l’État du Miranda a été élu Capriles Radonski. Celui-là même qui main dans la main avec les terroristes tortionnaires d’extrême droite, Salvador Romani et Henry Lopez Sisco, avaient donné l’assaut à l’ambassade de Cuba, le 12 avril 2002. Le monde du fascisme est assez petit puisque Lopez Sisco était un ancien collègue des terroristes Posada Cariles [7]et Orlando Bosh ; et ancien responsable de la sécurité de l’État du Zulia dirigé par…Manuel Rosales. Comme si ses relations amicales ne suffisaient pas, lorsqu’il était à la tête de la mairie de Baruta, Capriles Radonski a signé des accords de coopération entre sa police municipale et le FBI états-unien. Entre le FBI et les pires fascistes du continent, on peut deviner les lignes de sa nouvelle politique sécuritaire.

Antonio Ledezma, nouveau maire de la grande mairie de Caracas, est un grand démocrate…

En 2002, il participe au coup d’État et au sabotage économique qui le suivi. En 2004, il fait parti des groupuscules fascistes qui contestent la légitimité du résultat au referendum révocatoire. Il est membre fondateur du Commando national de la Résistance, collectif d’extrême droite prônant la violence et la non-reconnaissance du gouvernement bolivarien. En 2005, il est l’un des promoteurs du boycott des élections législatives. En 2007, il fut le promoteur de la « marche sans retour », qui initiait une série de manifestations une semaine avant le référendum sur la proposition de réforme partielle de la Constitution. La consigne donnée aux manifestants était de « faire des provisions et de se préparer » parce qu’ils n’accepteraient jamais la dictature. Il fallait évidemment comprendre une possible victoire du « Oui » au référendum.

Dans l’État du Carabobo, le gouverneur élu, Henrique Salas Feo est le fils de Henrique Salas Römer. Le papa est un patriarche de la région, multimillionaire, et ancien candidat contre Chavez aux élections de 1998. Le 7 mai 2008, il affirmait dans les colonnes du journal El Universal, que l’autonomie est une alternative au gouvernement de Chavez et déclarait : « Ainsi, les revenus pétroliers ne passeront plus par le pouvoir central et iront directement aux régions. » [8] Sans commentaires.

En bon chef de seigneurie féodale, il a légué sa succession à son fils non sans donner le ton de la politique à suivre.

Voila donc le visage de quelques uns des nouveaux "démocrates" qui dirigeront certains des États les plus importants du Venezuela. Le fascisme étant comme la toux, difficile d’occulter, dés le mardi 25 novembre des actes d’intimidations et de violences contre les institutions nationales étaient perpétrées par les militants d’opposition. Principale cible : les missions d’éducations, Barrio Adentro et les médecins cubains, les sièges des Conseils Communaux, les Universités crées par le gouvernement bolivarien… Leur but est d’interdire l’accès des différentes initiatives impulsés par le Peuple et le gouvernement aux installations dépendant des régions ou des mairies qu’ils contrôlent [9]. Toutes ces actions se sont déroulées…. à peine 36 heures après la victoire de ces membres de l’opposition.

Ils leur restent 35 040 heures de gestion avant la prochaine élection.

« On vit tranquille aussi dans les cachots, en-est ce assez pour s’y trouver bien » répondait Rousseau à Hobbes…

www.palestine-solidarite.org

 

www.alterinfo.net

 

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