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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 19:28


www.tousensemblelyon.over-blog.com
 

Nous vous proposons une rencontre de syndicats, de tendances syndicales, de collectifs le samedi 20 Juin à 13h30, Maison des passages, 44 rue Saint Georges à Lyon (métro terreaux)

 

Nous proposons l’ordre du jour suivant :

 

Accueil, 13h30-14h

 

14 h Présentation courte des délégations,

 

14h30 Rapport présenté par un membre de la FSE ou de Tous Ensemble (20mns)

 

15h Echange d’expériences et de points de vue

 

16 h Pause

 

16h30  Proposition de discussion sur la base d’un projet de texte/appel synthétique qui sera envoyé avant la réunion aux participants déclarés pour amendement, transformation etc...

 

18h00 Propositions et discussion d’initiatives communes :

 

Organisation d’une discussion et d’une diffusion de la plate forme revendicative autour de celle émise par le collectif national CGT Lutte de Classe.

 

Proposition d’une initiative nationale inter-organisations contre la répression

 

Proposition d’un regroupement avec instance provisoire.

 

Autres (propositions de points à ajouter à ce projet sur la base de contributions écrites  préalables).

 

Fin de la réunion 18 h30/19h 00

 

Dès que vous aurez fait connaître vos souhaits de participation nous vous ferons parvenir le projet d’appel que nous proposons à la discussion ainsi que des documents complémentaires (plate forme revendicative etc ..)

 

Pour la meilleure organisation de la réunion, nous proposons que chaque syndicat ou collectif ou tendance syndicale soit représenté(e) par un maximum de deux personnes, et que les membres en surplus ou les individus puissent participer sans être astreints à se présenter au nom d’une délégation et  à intervenir.

 

Pour les mêmes raisons, il est particulièrement souhaitable que chaque organisation qui souhaite participer renvoie un mail à l’une des deux adresses suivantes : uselfse@yahoo.fr  ou tousensemblelyon@yahoo.fr en fournissant les informations décrites dans la fiche jointe :

 

Participation au regroupement du 20 Juin à Lyon :

 

(Merci de nous envoyer ces infos par mail :à : uselfse@yahoo.fr  ou tousensemblelyon@yahoo.fr)

 

Comme nous, comme toute la population, vous constatez que la situation des travailleurs, des jeunes empire de jour en jour. En France comme dans tous les autres pays.

 

La profonde crise économique pousse le capitalisme, dans le simple but de maintenir le profit de quelques uns, à aggraver encore les conditions d’exploitation du travail, à remettre en cause toutes les conquêtes antérieures, à expulser de la production des millions d’ouvriers. En France, son gouvernement en titre est chargé de mettre en œuvre le plus rapidement possible les réformes allant en ce sens ainsi que l’appareil répressif et la criminalisation de l’activité syndicale censés empêcher notre combat.

 

Face à ses attaques, les travailleurs, les jeunes, la population ont répondu par millions à l’appel à la grève et à la manifestation des centrales syndicales le 29 Janvier et le 19 Mars, démontrant leur volonté de combat. C’est également par milliers que les travailleurs des usines anéanties manifestent, mènent action sur action, tentent de sortir de leur isolement.

 

Force est de constater que les journées d’action, que les actions isolées ne font pas reculer le patronat et le gouvernement qui continuent de plus belle. Les états-majors syndicaux ont pourtant choisi de rester dans ce cadre, inoffensif pour le gouvernement, voire d’appeler le 26 Mai et le 13 Juin à des actions dérisoires, profondément démotivantes et démobilisatrices. Dans leur volonté acharnée de dialogue avec ce gouvernement ennemi et le patronat, d’accompagnement de leur politique, ces mêmes états-majors refusent clairement toute centralisation du combat pour les faire plier, arracher les revendications.

 

Or la seule solution pour enrayer cette politique réactionnaire, menée en défense du capital contre les intérêts des travailleurs et de la majorité de la population, est au contraire d’opposer un mouvement unique, massif, de classe, tous ensemble contre elle et le gouvernement qui la porte. Sous la forme de la grève générale, sous la forme d’une marche nationale etc.. la question reste à discuter, mais nous savons que cela ne sera pas sous la forme des journées d’action ou des pique-niques !

 

Certains d’entre nous pensent que pour obtenir satisfaction, il faudrait ouvertement mettre en cause ce gouvernement aujourd’hui dans son existence, d’autres pensent que ce moment n’est pas venu, la question reste aussi à discuter mais nous savons tous nécessaire un front de nos organisations unique et fort sur nos revendications et non celles du patronat, comme le LKP en a montré la voie à la Guadeloupe.

 

Nous ne détaillons pas dans cette lettre toutes les revendications qui doivent servir de base au combat, mesures d’urgence en sauvegarde des travailleurs, en contradiction totale avec à la « négociation » par les dirigeants syndicaux des réformes et attaques de la bourgeoisie : interdiction des licenciements, augmentation des salaires, blocage des loyers et distribution des logements vacants etc .. . Nous pensons en effet que nous entrons clairement dans une période ou aucune de nos revendications ne pourra être obtenue, aucune conquête maintenue sans l’unification et la centralisation sur des bases de classe de notre combat et qu’il nous semble nécessaire de mener dans un premier temps la discussion sur les obstacles à cette unification et les moyens de la construire ensemble et ensuite de poursuivre sur la plate forme revendicative .

 

Notre responsabilité est évidente : tout faire pour construire les organisations syndicales, tout faire dans les syndicats pour construire l’opposition qui redonnera son sens à nos organisations profondément affaiblies par cette politique de collaboration de classe, et tout faire pour aider les travailleurs, les jeunes à construire l’instrument de leur unité contre la politique du capitalisme, sans condition ni exclusive. Mais également combattre pour l’unité de classe internationale face à la mise en place de la concurrence entre les travailleurs.

 

Le collectif « Tous Ensemble » Rhône-Alpes, issu de la lettre ouverte nationale aux Etats-majors syndicaux, constitué de syndiqués de tous horizons et de non-syndiqués, combat depuis septembre 2008 pour cette centralisation, pour cette unification. Mais au-delà des  quelques succès locaux que nous avons enregistré, c’est la question d’un regroupement national qui est posée, regroupement qui puisse efficacement armer les militants dans leur combat pour l’unité de leurs organisations, pour les revendications, contre ce système et son gouvernement.

 

La FSE est une organisation syndicale étudiante qui a mené le combat contre la loi LRU à l’université. Pendant plus de 3 mois, la grève a été totale dans de nombreuses facultés, tant du côté des étudiants que de celui des enseignants. Mais le mouvement n’a pas réussi à s’élargir, à rompre l’isolement et à se centraliser pour menacer ce gouvernement, faute d’une mobilisation en ce sens des centrales syndicales. Il faut en tirer les conséquences.

 

De nombreux collectifs existent ainsi que des tendances syndicales qui défendent  ces objectifs ou une partie d’entre eux. Nous ne cherchons en aucun cas à les supplanter ou à les piloter. Nous ne souhaitons pas créer un énième collectif, mais nous pensons simplement qu’il est temps, plus que temps de mener fraternellement la discussion, pour agir ensemble. Si d’autre initiatives de ce type ont vu où voient le jour, nous y participerons avec le même esprit.

 

 

 

 

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 19:03

Barack Obama a défendu, jeudi, au Caire, le port du voile pour les musulmanes en Occident, prenant le contre-pied de la France. C'est par trois fois que le président américain a pris la défense du voile islamique dans son discours prononcé à l'université du Caire, critiquant le fait qu'un pays occidental "dicte les vêtements" qu'une musulmane "doit porter". Au nom de la laïcité, la France a banni, en 2004, dans les écoles, les signes religieux ostentatoires avec une loi interprétée comme ciblant surtout le voile islamique. La polémique fait également rage au Canada et en Allemagne, alors qu'en Belgique, 90 % des écoles le bannissent, et il est jugé "discriminatoire" par un décret du Conseil d'État. "Il est important pour les pays occidentaux d'éviter de gêner les citoyens musulmans" dans la pratique de leur religion, "comme ils le souhaitent, et, par exemple, en dictant les vêtements qu'une femme doit porter", a lancé Obama.

Sans jamais citer la France ou d'autres pays, il a enchaîné en affirmant : "On ne doit pas dissimuler l'hostilité envers une religion devant le faux-semblant du libéralisme." "Je sais qu'il y a un débat sur ce sujet", a-t-il ajouté devant un public trié sur le volet, parmi lequel de nombreuses femmes voilées. "Je rejette les vues de certains en Occident" pour qui "le fait qu'une femme choisisse de couvrir ses cheveux a quelque chose d'inégalitaire" . Obama a encore souligné que le gouvernement américain s'était porté en justice pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le voile et "punir ceux qui voudraient leur dénier". Une Américaine musulmane portant le voile, Dalia Mogahed, d'origine égyptienne, a fait son entrée comme conseillère du président à la Maison-Blanche, une première.

Débat dans le monde musulman

La question du port du voile, notamment à l'école, met aussi à l'épreuve des gouvernements et opinions publiques dans des pays musulmans. Le cheikh Mohammed Sayyed Tantaoui, imam d'al-Azhar, plus haute autorité de l'islam sunnite, a d'ailleurs donné sa bénédiction à la loi française en 2003. Si, selon lui, le voile est une "obligation divine" pour une femme musulmane vivant dans un pays musulman, elle doit se plier à son interdiction si un pays non musulman le décrète, comme c'est son droit. "Je répète, c'est leur droit et je ne peux pas m'y opposer", a insisté le responsable égyptien devant l'actuel président français Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre de l'Intérieur.

Si le port du voile est obligatoire dans certains pays musulmans, comme en Iran ou en Arabie saoudite, plusieurs pays arabes sont eux aussi confrontés à ce débat que la poussée du fondamentalisme a rendu houleux. La Cour constitutionnelle turque a ainsi invalidé il y un an un amendement levant l'interdiction de porter le foulard dans les universités qu'avait fait adopter le gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan. En Égypte, alors que 80 % des femmes sont désormais voilées, après trente ans de réislamisation, un interdit de fait reste sur le port du voile par une présentatrice des journaux des chaînes publiques de télévision. Et face à l'université du Caire, la grande statue symbolisant au début du XXe siècle la "Renaissance égyptienne" est représentée par une femme qui se dévoile.

www.lepoint.fr




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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 20:25

http://www.indigenes-republique.fr/imprimer.php3?id_article=584

Vincent Geisser convoqué devant le Conseil de discipline

Je me nomme Vincent Geisser. Je suis chargé de recherche au CNRS (CR 1) et président du Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI). J’ai été recruté au CNRS en octobre 1999, affecté à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM), localisé à Aix-en-Provence. Avant cette nomination, j’étais chargé de mission au Ministère des affaires étrangères (MAE : 1995-1999), en tant que chercheur à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) de Tunis. Dans ce cadre, je dirigeais un programme scientifique euro-maghrébin sur les migrations étudiantes et intellectuelles dans le bassin méditerranéen, dont les résultats ont été publiés en 2000 aux éditions du CNRS. C’est donc tout naturellement que j’ai sollicité en 2003-2004, auprès des instances du CNRS, une « Aide à projet nouveau », en vue de poursuivre mes recherches sur les migrations intellectuelles entre l’Europe et le Maghreb, en m’intéressant cette fois-ci aux chercheurs maghrébins ou d’origine maghrébine travaillant pour les institutions publiques françaises (université, CNRS et INSERM...). Il s’agissait pour mon équipe de faire une évaluation scientifique rigoureuse de la contribution des « chercheurs et des universitaires maghrébins » au rayonnement de la recherche française dans le monde, en privilégiant les sciences fondamentales. Ce projet a particulièrement intéressé les instances du CNRS, puisqu’elles ont décidé de financer mon programme de recherche APN à hauteur d’environ 20 000 euros. C’est précisément dans ce cadre « APN » labellisé « CNRS » que nous avons lancé officiellement en avril 2005 notre enquête quantitative sur « les enseignants-chercheurs issus des migrations maghrébines ».

Je tiens à préciser, toutefois, que nous avons débuté cette enquête dans un climat assez lourd et passionnel. En tant qu’auteur de l’ouvrage, La Nouvelle islamophobie, paru en septembre 2003 aux éditions La Découverte et qui a connu une certaine médiatisation (10 000 exemplaires vendus), j’ai fait l’objet de nombreuses attaques provenant de différents milieux, notamment de l’extrême droite. Ce rappel permettra de comprendre beaucoup de choses et, en particulier, la surveillance étroite dont j’ai fait l’objet de la part du Fonctionnaire défense du CNRS.

En effet, c’est en septembre 2004 que se manifeste pour la première fois le Fonctionnaire sécurité de défense (FD) du CNRS. Avant cette date, je ne connaissais même pas son existence. Le FD adresse un email au directeur de mon unité de recherche (IREMAM), lui faisant part d’un certain nombre de problèmes inhérents à mon enquête. Il s’agit officiellement de régulariser l’enquête auprès de la CNIL [Commission nationale informatique et liberté]. Au départ, nous pensons que son intervention dans le dossier est de nature purement technique, voire juridique. En réalité, nous allons très rapidement nous rendre compte des soubassements sécuritaires de l’affaire. Dans le même email, le Fonctionnaire défense annonce que l’IREMAM va être prochainement classé en « établissement sensible » et qu’il appartient au directeur de l’Unité de lui fournir mensuellement la liste des stagiaires étrangers hors-Union européenne.

C’est devenu une pratique routinière des directeurs de laboratoires du CNRS que de transmettre chaque mois la liste des « étrangers » travaillant dans leurs murs. En somme, l’email du Fonctionnaire défense tend à accréditer l’idée que notre enquête sociologique - pourtant banale - constitue une enquête « sensible » dans un établissement « sensible », touchant une population « sensible », sur une zone géographique « sensible » (le Maghreb et le monde arabe en général). Mais, il est vrai, qu’au départ, nous ne faisions aucun lien entre l’objet de notre enquête - strictement scientifique - et le « climat sécuritaire » qui commençait à gagner certaines institutions.

C’est la lecture a posteriori des correspondances email qui fait apparaître ce « climat de suspicion » qui entoure notre laboratoire, en général, et certains chercheurs, en particulier, notamment ceux qui, comme moi, ont le « malheur » de travailler sur les questions d’islam, d’islamisme et d’autoritarisme dans le monde arabe.

Dès lors, le Fonctionnaire défense ne me lâchera plus. A partir de septembre 2004, il ne ce cessera de faire pression sur les instances locales, régionales et nationales du CNRS afin de me limiter dans mes activités scientifiques et intellectuelles, allant jusqu’à exiger des sanctions à mon égard. Il se déplacera même à Aix-en-Provence, le 2 février 2006, pour m’inspecter, en présence du Directeur de mon unité de recherche et du Délégué régional du CNRS « Provence ». Officiellement, la visite du FD a un but purement technique, afin de finaliser la mise en conformité de mon enquête avec les exigences de la CNIL. Ce que je conçois tout à fait. Mais après deux heures d’examen, le FD commence à me poser des questions précises sur le contenu d’un certain nombre de mes écrits, conférences ou déclarations de presse. A ma grande stupéfaction, je me rends compte alors que le Fonctionnaire défense dispose d’un dossier complet sur mes activités publiques, y compris des prises de parole à l’étranger dans le cadre du Conseil de l’Europe. Il me demande de me justifier sur un certain nombre de prises de positions, notamment mes critiques sur l’association « Ni Putes, Ni Soumises ». L’examen technique du questionnaire (objet officiel de la rencontre) se transforme en interrogatoire sur mes activités scientifiques, philosophiques et politiques. De même, il met en garde notre directeur d’unité sur les chercheurs signataires de certaines pétitions et lui demande de les rappeler à l’ordre afin qu’ils ne signent plus avec la mention « CNRS ». Je ressens personnellement un profond malaise dans une situation où un simple entretien professionnel se transforme rapidement en « interrogatoire politique ». A ma grande stupéfaction, je découvre qu’un véritable système de fiches de renseignements sur les chercheurs - ou, du moins, sur certains d’entre eux - a été mis en place par le Fonctionnaire défense au sein même du CNRS.

Alors que nous avions constitué un dossier de régularisation de mon enquête auprès de la CNIL, celui-ci ne sera jamais transmis. Le 15 mars 2007, nous recevons un courrier officiel du secrétaire général du CNRS nous demandant de « procéder à la destruction de tous les éléments collectés dans le cadre de cette enquête ». Le secrétaire général du CNRS se réfère à une jurisprudence de la CNIL et non à une décision motivée par ladite commission. En somme, il semblerait que le dossier n’est jamais été transmis à la CNIL, alors que tous les éléments de « mise en conformité » avaient été envoyés et que le CNRS avait même rédigé un projet de lettre à son président. Ni le directeur de l’IREMAM, ni le responsable de l’enquête, n’ont été informés de cette « mise en sommeil » unilatéral du dossier. Nous pensions sincèrement qu’il était en cours d’examen à la CNIL. Cela confirme bien l’hypothèse sécuritaire : il semblerait que l’action du Fonctionnaire défense durant ces 4 années n’avait nullement pour but de m’assister techniquement dans la procédure de légalisation de l’enquête mais tout simplement de l’enterrer, sous prétexte que son auteur serait suspect d’ « islamophilie » ou de relations de proximité avec les milieux musulmans. Cette hypothèse m’est confirmée oralement par un collègue du CEVIPOF, Vincent T..., qui dit avoir été consulté par le ministère de la Défense sur mon enquête à propos du « risque » de constitution d’un « lobby arabo-musulman » au sein du CNRS (sic). A ce moment, je me confie à mes collègues chercheurs, ainsi qu’à un certain nombre de spécialistes des enquêtes quantitatives qui me conseillent de réagir, y compris en publicisant « l’Affaire ». J’avoue que pour protéger l’institution et ne pas nuire à l’image du CNRS, je n’ai pas voulu en faire une «
affaire d’Etat ».

En juillet 2008, la directrice SHS (sciences humaines et sociales) du CNRS, Marie-Françoise Courel, prévient oralement l’un de mes collègues, directeur de recherche, que le Fonctionnaire défense veut obtenir des sanctions à mon égard pour mes écrits d’opinion. La directrice SHS se pose en médicatrice, en me prévenant officieusement par email des pressions incessantes exercées par le Fonctionnaire défense sur les instances du CNRS afin que je sois sanctionné. J’avoue que mon moral est au plus bas et que, ce que je perçois comme un véritable « harcèlement moral » finit par peser sur ma santé. J’hésite alors à déposer plainte. Mais encore une fois, je ne veux pas nuire aux intérêts de mon laboratoire et au prestige du CNRS qui, plus est, dans une période de crise institutionnelle et de restructuration.

Le 4 avril 2009, j’adresse un message privé et personnel par email au Comité de soutien de la jeune allocataire de recherche, « Sabrina ». Dans le communiqué publié par ce Comité, il apparaît clairement que le Fonctionnaire défense est intervenu directement pour obtenir le non renouvellement de son allocation de recherche. J’avoue que la modération dont j’avais preuve jusqu’à présent finit par céder, et ce d’autant plus que je constate que le FD a fait une « nouvelle victime ». Il est vrai que dans mon message privé de soutien à Sabrina, je comparais l’action sécuritaire du FD aux méthodes utilisées contre les Juifs et les Justes. A aucun moment, je ne mets en cause le CNRS en tant qu’institution scientifique. Je m’étonnais simplement que la logique sécuritaire finisse par prévaloir sur la logique de la science et de la diffusion du savoir. Toutefois, je tiens à rappeler que mon email avait un caractère strictement privé, voire intime, et qu’il n’était pas destiné à être publié ni sur un Blog, ni sur un quelconque site Internet. C’est précisément pour cette dernière affaire que je suis convoqué officiellement devant le « conseil de discipline » du CNRS.

En réalité, ce qu’il faut bien appeler « l’Affaire Geisser / Fonctionnaire Défense » s’inscrit sur le long terme (2004-2009) et non simplement dans la « temporalité » de ces dernières semaines, fruit d’une attitude de suspicion et de pratiques concrètes de surveillance de mes écrits et de ma pensée qui ont souvent frôlé le harcèlement moral et ont nui à mes activités de chercheur et d’universitaire. Sur un plan plus général, cette affaire traduit l’intrusion inquiétante de logiques policières et sécuritaires au sein même des milieux scientifiques et universitaires, dont la finalité est de contrôler la production et la diffusion du savoir.

LETTRE OUVERTE A MME VALERIE PECRESSE, MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE

L’influence des savants et des intellectuels est certes quelque peu en déclin dans notre nouveau modèle de société. Chercheurs, universitaires et intellectuels n’en continuent pas moins de creuser leur sillon, faisant fi du bruit et de la fureur extérieurs. Ce qui ne signifie pas qu’ils vivent dans des bulles hors du monde. Au contraire, ils sont plus investis que jamais dans la mission qui est la leur : contribuer avec d’autres à apporter à leurs concitoyens cet élément de pensée critique indispensable à la préservation de la démocratie. Grâce aux réseaux qu’ils tissent par la circulation de leur pensée et de leur parole, au-delà des préjugés, des mythes ou des frayeurs en vogue et de leur instrumentalisation, ils n’ont de cesse d’agir au nom de la liberté et de l’impartialité, quelles que puissent être par ailleurs leurs éventuelles appartenances religieuses ou affinités politiques. Nos sociétés, trop souvent soumises aux diktats des médias et de l’internet, ont besoin de cette parole libre, au seul service des principes de la démocratie, évoluant sans entraves et produisant du savoir, de la connaissance et de la réflexion. Il se trouve que dans notre pays la majorité des intellectuels appartient à la fonction publique, ce qui ne signifie pas qu’ils soient de quelque façon inféodés à des institutions ou au pouvoir politique, même s’il existe certes parmi eux des intellectuels organiques. Si la liberté est nécessaire pour penser et écrire, il va de soi que l’obligation de réserve qui s’applique en général à certaines catégories de fonctionnaires ne peut aucunement s’appliquer à leur cas, sauf à n’attendre d’eux que la reproduction d’une doctrine officielle et stérile. Aujourd’hui, la convocation devant une commission disciplinaire, de notre collègue Vincent Geisser, chercheur au CNRS, accusé ne n’avoir pas
respecté cette « obligation », constitue un signe supplémentaire et particulièrement alarmant de l’idée que les institutions de notre pays semblent désormais se faire de notre rôle. Devrons-nous donc soumettre nos articles, nos livres, nos prises de position publiques à l’approbation de leur censure, alors qu’aucune consigne ne devrait émaner d’elles si ce n’est celle de la rigueur intellectuelle et de la créativité qui accompagne toute recherche ?

Quels compromis honteux devrons-nous accepter pour échapper à l’humiliation d’un conseil de discipline ? La France, pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression, est-elle en train de perdre son âme ? Comment continuer à faire notre travail, à assumer pleinement notre vocation, sous la menace constante de la sanction ?

Que sommes-nous ? De simples courroies de transmission des idées qui ont l’agrément de nos dirigeants et des institutions qui nous emploient, ou des hommes et des femmes autonomes exerçant leur métier librement, en toute responsabilité, en toute honnêteté, et au service d’une recherche, d’une pensée et d’un savoir libres de tout carcan idéologique, n’ayant d’autre limite que la considération du bien commun ?

L’obligation de réserve ne peut en aucun cas valoir pour les intellectuels, y compris lorsqu’ils sont fonctionnaires. Les y soumettre revient purement et simplement à les faire disparaître comme intellectuels, c’est ruiner la liberté dont ils ont besoin pour continuer leur œuvre salutaire, indispensable à la vie normale d’un pays politiquement sain, et qui a besoin d’eux pour son équilibre. Ce qui arrive à notre collègue Vincent Geisser, qui a le malheur de travailler sur l’islam, sujet brûlant s’il en est, est d’une extrême gravité et interpelle tous les citoyens de ce pays. Le traitement indigne auquel il est soumis est une honte pour la profession et pour la France.

COLLECTIF POUR LA SAUVEGARDE DE LA LIBERTE INTELLECTUELLE DES CHERCHEURS ET ENSEIGNANTS-CHERCHEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE



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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 13:51

NON A L’IMPLANTATION DE L’ENTREPRISE ISRAELIENNE AGREXCO A SETE !

PAS UN EURO D’ARGENT PUBLIC CONTRE LE PEUPLE PALESTINIEN !

OUI A LA CREATION D'EMPLOIS RESPECTANT LES DROITS DES PALESTINIENS ET PROTEGEANT LES PAYSANS LANGUEDOCIENS

En pleine guerre contre la population de Gaza en janvier dernier, le président de la région Languedoc-Roussillon, engageant tout le conseil régional, annonçait à grand renfort de promesses d’emplois et de subventions régionales l’implantation dans le port de Sète de l’entreprise israélienne AGREXCO. Incluant cette opération dans un plan d’investissement de 200M d’€ sur 10 ans, il promettait – sur fond d’élections régionales prochaines - la création de 200 emplois et 500 000 t de trafic supplémentaire.

Même si l’opération médiatique est certaine, il n’en demeure pas moins  que l’opérateur portuaire italien GF Group a remporté l’appel d’offres pour l’exploitation d’un terminal fruitier et d’un terminal conteneur pour « Port Sud de France » (nouveau nom selon Frêche du port de Sète) et qu’AGREXCO a remporté l’appel d’offres d’exportation des fruits et légumes et signé convention avec la Région. Si l’on ajoute les divers déplacements –largement médiatisés -  en France des responsables de ces deux groupes et ceux du président de la Région en Israël, tout indique que le processus est engagé et qu’une « politique de l’autruche » serait lourde de conséquences.

LA POLITIQUE DES DROITS DE L’HOMME DE L’ÉTAT D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LE PARLEMENT EUROPÉEN

En 2002, le parlement européen s’est prononcé pour la suspension des « accords d’association » avec Israël en raison du non respect par Israël des droits de l’Homme (en Palestine mais aussi en Israël à l’égard des arabes israéliens).

Le 4 décembre 2008, soulignant ainsi la permanence du problème, la plupart de nos élus au même parlement européen ont voté contre « le rehaussement des accords de suspension » avec Israël.

LA POLITIQUE COLONIALISTE DE L’ÉTAT D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LES INSTANCES INTERNATIONALES

En juillet 2004 la Cour Internationale de Justice de la Haye (CIJ) condamnait la construction du MUR en territoire palestinien et demandait sa démolition.

En décembre 2008, le président de l’assemblée générale de l’ONU, Miguel d’Escoto Brockmann demandait à l’ONU d’utiliser le terme d’apartheid pour qualifier la politique de l’état d’Israël et lançait un appel à soutenir la campagne non violente de boycott, désinvestissement et sanctions d’Israël.

GAZA : LA POLITIQUE CRIMINELLE D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LES PEUPLES DE LA PLANETE

1315 tués, 433 enfants 6000 blessés en 22 jours dont une écrasante majorité de civils et la destruction des habitations et infrastructures de santé d’enseignement etc. Des millions de personnes ont manifesté pour dénoncer les crimes de guerre commis par l’armée israélienne. Richard Falk, rapporteur de l’ONU sur les droits de l’Homme dans les territoires occupés depuis 1967 déclarait à l’issue de la guerre qu’en raison des armes utilisées et des attaques contre les civils : « L’approche militaire visant à « punir » Gaza était intrinsèquement criminelle ; elle violait les lois de la guerre et avait abouti à des crimes contre l’humanité ».

AGREXCO INSTRUMENT DIRECT DE LA COLONISATION AGRICOLE

Au nom du respect des droits humains, de la morale et de la justice et des décisions des instances internationales, les raisons ci-dessus seraient largement suffisantes pour refuser l’implantation d’une entreprise israélienne de quelque secteur que ce soit à Sète ou ailleurs, car toutes les entreprises israéliennes, tirent directement ou indirectement, profit d’une colonisation condamnée depuis des décennies par les instances internationales !

Mais le choix d’AGREXCO (fruits, légumes et fleurs) est caricatural car elle est l’instrument N°1 de la colonisation dans l’agriculture. D’abord parce que l’entreprise est directement liée au ministère de l’agriculture israélien qui la contrôle à 50% et dont elle applique la politique, mais aussi parce que les 70% de ses exportations proviennent des colonies (reconnu en 2006 par le directeur d’agrexco lors d’un procès en Grande Bretagne). Notamment des colonies de la vallée du Jourdain où 7000 colons se sont appropriés 95% des terres et contrôlent 98% de l’eau ! Réduisant à la misère ou à l’exil les paysans palestiniens des zones où sévit cette entreprise.

LE CHOIX D’AGREXCO EST CONTRAIRE A L’ETHIQUE ET AUX VALEURS DES DROITS HUMAINS

Aurait-on dans les années 70, en plein apartheid sud africain, – au nom de la seule création d’ emplois – accepté l’implantation de l’entreprise « Outspan » pour en faire la porte d’entrée européenne des oranges « Outspan » symbole d’un apartheid boycotté par le monde entier ? C’est en ces termes qu’il faut raisonner ! C’est la raison pour laquelle nous répondons à « l’Appel BDS » lancé par 171 organisations palestiniennes en juillet 2005 et refusons cette implantation.

Pour autant et parce que la question de l’emploi est au centre de nos préoccupations, notre intérêt pour les emplois sur le port et les activités du port nous amènent aussi à nous préoccuper des emplois dans l’agriculture. Quelles conséquences auraient les importations massives de fruits et légumes largement subventionnés en Israël sur l’économie paysanne de la région ? Et par voie de conséquence quels risques de pénurie alimentaire et de destruction de savoirs-faire encourons nous ? Va t-on, au prétexte de la création d'emplois de manutentionnaires précarisés sur le port, participer à la liquidation d'emplois agricoles paysans réels ? Pire encore, cela se ferait avec l’argent public ? C’est inacceptable et nous le refusons.

Et puisque le président de Région a annoncé un plan d’investissement de 200 millions d’euros sur 10 ans, il ne fait aucun doute qu’il soit possible de mettre en place d’autres projets alternatifs, réellement créateurs d’emplois pour le port de Sète, en synergie avec un autre type de développement régional, tant au plan agricole qu’en terme d’infrastructures et qui seraient conformes à l’éthique et aux valeurs des droits humains.

Nous appelons toutes les organisations, partis, syndicats et associations à rejoindre cette coalition «  Pour des emplois conforme à l’éthique et avec l’agriculture régionale, contre l’implantation d’AGREXCO à Sète ».

Signalez-vous auprès des signataires qui transmettront.

Conférence de presse 4 juin 10h Espace martin Luther King

Rassemblement/ Manifestation Montpellier 25 juin (heure et lieu à préciser)

Les signataires (A la date du 3 juin) :

AFPS (Association France Palestine Solidarité)
ALTERNATIFS (30,34),
APJ (Les Américains pour la Paix et la Justice, Montpellier)
AP-LR (Association des Palestiniens Languedoc-Roussillon)
APTI (Association pour la Promotion des Travailleurs Immigrés 30)
Association Salam (66)
ASTI (Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés, 66)
ATTAC (Sète Bassin de Thau)
CAPJPO (Europalestine)
CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien),
CIMADE,
CMF (Collectif des Musulmans de France),
COMITE BDS (Comité Boycott, Désinvestissement, Sanctions, Montpellier)
COLLECTIF PALESTINE (Narbonne),
CONFEDERATION PAYSANNE,
CREF (Centre Razi d'Education et de formation,66)
CUALs (Comités Unitaires pour une Alternative au Libéralisme : Mtp Centre, Mtp. Cévennes Petit Bard, Mtp.La Paillade,  Mèze)
EXPRESSION MUSULMANE (66)
IDENTITE PLURIELLE (66)
IJAN (Réseau Juif Antisioniste International)
Les Verts (Languedoc-Roussillon, Sète),
LDH (Ligue des Droits de l’Homme, sections : Alès, Montpellier, Uzès, Sainte Anastasie)
MAN (Mouvement pour une Alternative Non violente)
MDPL (Mouvement pour le Désarmement la Paix et la Liberté)
MIB (Mouvement Immigration Banlieues)
MdlP (Mouvement de La Paix, Montpellier)
NPA ( Nouveau Parti Anticapitaliste)
PALESTINE PORTE VOIX (Carcasonne)
PARASOL (Palestine, Résistance, Action Solidarité),
PCF (Parti Communiste Français)
PG (Parti de Gauche)
POLE ETHIQUE (66)
RESISTANCE 30
SUD EDUCATION (11)
UNION SYNDICALE SOLIDAIRES 34
UJFP  (Union Juive Française pour la Paix)
VIVRE EN PAIX




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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 18:54


http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2009/Q39106.htm#1

1 500 personnes réclament l'arrestation des criminels de guerre Bush et Clinton à Toronto

Plus de 1 500 personnes ont manifesté devant le Centre des Congrès du Toronto métropolitain le 29 mai pour dénoncer la présence des présidents Bush et Clinton à une conférence sélecte et pour exiger leur arrestation en tant que criminels de guerre.

Alors que Bush et Clinton s'adressaient aux riches participants à l'événement à l'intérieur, dans la rue les gens scandaient : « George Bush, criminel de guerre ! », « Emprisonnez George Bush », « Bill Clinton, criminel de guerre », « Stephen Harper, criminel de guerre » et « Renvoyez Bush chez lui, laisser les résistants de guerre rester ! » pendant plus de trois heures durant les heures de pointe au centre-ville.

Les nombreuses pancartes condamnant Bush comme criminel de guerre étaient visibles partout et il y avait une grande bannière suspendue portant le portrait de George Bush en uniforme de prisonnier. Avant le départ de la manifestation, les participants ont été invités à lancer des chaussures à la tête de Bush comme l'a fait le journaliste irakien Muntadar al-Zaidi, arrêté et condamné à trois ans de prison pour avoir lancé son soulier à Bush en signe de colère face aux crimes commis contre le peuple irakien.

Les manifestants ont exprimé la demande du peuple canadien que le Canada défende la primauté du droit international et s'acquitte de son devoir en tant que membre de la communauté des nations en traduisant les criminels de guerre en justice, quels qu'ils soient.

Rolf Gerstenberger, président de la section local 1005 du syndicat des Métallos, était un des nombreux intervenants à la manifestation. Il a dit que cette action était très importante parce que la communauté internationale a déclaré que le crime suprême contre l'humanité est celui de la guerre d'agression contre un pays souverain, un crime contre la paix. Il a dit que les travailleurs et le peuple du Canada ne toléreront pas que le gouvernement canadien et les riches laissent des criminels de guerre comme Bush et Clinton se promener librement au Canada et essayer de justifier leurs crimes auprès du public canadien et du public international.

Khaled Mouammar de la Fédération canado-arabe a parlé des millions de personnes qui ont été tuées ou déplacées en Afghanistan et en Iran sous le régime Bush, et des plus d'un million d'Irakiens qui sont morts à cause des sanctions économiques de l'administration Clinton. Il y a là suffisamment de preuve pour inculper Bush et Clinton de crimes contre l'humanité, a-t-il dit. Lui et d'autres intervenants ont condamné le gouvernement Harper pour avoir permis à ces criminels de guerre de venir au Canada alors qu'il a refusé l'entrée à l'activiste anti-guerre George Galloway et qu'il a expulsé des résistants américains qui ont refusé de participer à une guerre immorale en Irak, une guerre justifiée par le mensonge.

L'activiste autochtone Decajeweiah (Splitting the Sky) a raconté sa tentative de faire une arrestation de simple citoyen lorsque Bush était à Calgary en mars dernier. Il avait formellement demandé à la GRC de mettre Bush en état d'arrestation dès son arrivée au Canada aux termes de la loi canadienne sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité. Voyant que les autorité n'allaient rien faire, il a décidé d'aller l'arrêter lui-même. Mais au lieu de le laisser exercer son droit de faire une arrestation de citoyen, les policiers l'ont arrêté et c'est lui qui doit maintenant répondre à des accusations. Son procès n'aura pas lieu avant mars 2010. Decajeweiah a fait remarquer que lorsque l'État canadien refuse d'arrêter des criminels de guerre comme Bush et Clinton, c'est le peuple qui doit prendre les choses en main et défendre le droit international.

À la conclusion de la manifestation, la foule a scandé : « Arrêtez Bush », « Arrêtez Clinton » et « Faites votre travail » face aux nombreux policiers déployés derrière les barricades dressées pour protéger les criminels de guerre de la colère du peuple.




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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 18:33



Nous en arrivons à la fin de la campagne pour les élections européennes.

 

En France, comme conséquence de la profonde crise du mouvement populaire, de la gauche et de l'extrême gauche françaises, nous assistons à une multiplication des appels à l'abstention, chacun pour ses raisons. L’abstention populaire sera massive et majoritaire.

 

La polémique contre le Front de Gauche ou bien contre le NPA ne sert à rien non plus, tous les militants de base sont et seront ensemble dans le mouvement social. Après demain, dimanche soir, nous additionnerons les résultats du Front de Gauche et du NPA.

 

Nous refusons en même temps la profonde dégénérescence franco française de la gauche et de l'extrême gauche françaises.

 

En Belgique, il y a la liste du PTB. En Grèce, il y a la liste du KKK. En Italie, il y a une liste commune du PRC et du PDCI. Au Portugal, il y a une liste d'un véritable bloc de gauche.

 

Nous leur souhaitons les meilleurs résultats.

 

Bernard Fischer

 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 21:27

http://www.oumma.com/En-quelques-mois-Sine-hebdo-a


En quelques mois, « Siné hebdo » a dépassé « Charlie Hebdo »

mercredi 27 mai 2009 - par Ian Hamel

Licencié de « Charlie Hebdo » en juillet 2008 pour avoir critiqué Jean Sarkozy, le fils du président, le dessinateur Siné a lancé « Siné Hebdo ». Anticapitaliste, anticolonialiste, antisioniste, Siné dénonce les dérives de son ancien journal.

On peut devenir patron de presse à l’âge où d’autres ne quittent plus leurs pantoufles. Pour preuve, Maurice Sinet, dit Siné, soufflera 81 bougies à la fin de l’année. Depuis quelques mois, il dirige « Siné Hebdo », un journal satirique vendu à 50 000 exemplaires, et qui salarie une dizaine de permanents. « Siné Hebdo », installé à Montreuil, se paye même le luxe de dépasser « Charlie Hebdo », dont le patron, Philippe Val, vient d’être nommé… à Radio France, avec la bénédiction de l’Elysée.

Siné a eu plusieurs vies. Chanteur de cabarets, amateur de jazz, il a même travaillé dans des publications très sérieuses comme « L’Express », avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, et « Révolution africaine », en compagnie de Jacques Verges. Depuis 1981, cet anarchiste, anticlérical, anticapitaliste, anticolonialiste, antisioniste, signait dans « Charlie Hebdo ». En juillet 2008, Siné s’en prend à Jean Sarkozy. Il écrit que ce dernier se serait converti au judaïsme par arrivisme, afin d’épouser la riche héritière juive du fondateur de l’enseigne Darty. Est-ce du racisme ? De l’antisémitisme ? Philippe Val, le directeur du journal, qui craint des représailles de l’Elysée, le licencie. Siné jure qu’il n’est pas antisémite. Il n’a fait qu’user de son droit à la satire.

« Charlie Hebdo » proche de Nicolas Sarkozy

« La presse, et plus particulièrement Internet, m’a largement soutenu contre la direction de “Charlie Hebdo“. “Pourquoi ne lances-tu pas un journal ?“ m’a proposé un imprimeur ? Je te fais crédit », raconte Siné. Avec son épouse Catherine, et quelques amis, ils se jettent dans l’aventure, persuadés de ne travailler que pour la gloire. Le premier numéro de « Siné Hebdo » est vendu à… 130 000 exemplaires. Un deuxième, puis un troisième numéro suivent. Aujourd’hui, le journal a stabilisé ses ventes autour de 50 000 exemplaires. Il emploie une dizaine de permanents, sans compter 80 à 90 pigistes.

En fait, « Siné Hebdo » ressemble comme deux gouttes d’eau à « Charlie Hebdo ». Même format, même prix (deux euros), même jour de sortie, le mercredi, même goût pour la satire. Sauf que « Charlie Hebdo », depuis l’affaire des caricatures du Prophète, ne cesse de rogner ses griffes, allant jusqu’à montrer quelques sympathies pour … Nicolas Sarkozy. Pour preuve, l’Elysée vient de promouvoir Philippe Val, son directeur, à Radio France ! Pour être admis à la table des grands, Philippe Val « a laissé entendre que les altermondialistes étaient antisémites », dénonce Bernard Cassen, le fondateur d’Attac.

Siné, antisioniste militant

Résultat, « Charlie Hebdo » est en chute libre, aujourd’hui dépassé par « Siné Hebdo ». Le dessinateur Charb, qui vient de succéder à Philippe Val, l’a reconnu dans « Le Monde » récemment : « En avril, nous avons vendu en moyenne 38 000 exemplaires en kiosque contre 52 000 l’été dernier (…) Comme d’autres, nous subissons les baisses de diffusion de la presse, en plus de la concurrence ».

Pour Siné, la chute de son ancien journal a d’autres explications. « Charlie Hebdo a perdu sa tradition libertaire. Dans la rédaction, les gens se détestent. Ils ne savent plus plaisanter. Ajoutez à cela un soutien inconditionnel à Israël », déplore le vieux dessinateur, qui ne cache pas son antisionisme militant. En 2004, n’a-t-il pas appelé à voter pour la liste Euro-Palestine ? Il est intéressant d’imaginer les conférences de rédaction de « Charlie Hebdo », quand Siné et Caroline Fourest étaient assis à la même table…

L’ancien fondateur de « L’Enragé », en mai 1968, avec Jean-Jacques Pauvert, est surtout un anarchiste. Dans l’un de ses derniers éditoriaux, il avoue qu’il prend son pied « à malmener les gens que je déteste et à louer ceux que j’aime ». « En juin, nous lançons notre premier hors-série afin de faire découvrir de jeunes dessinateurs que nous apprécions », annonce-t-il, avant d’ajouter en souriant : « Si nous avions commandé une étude de marché en 2008, on nous aurait forcément conseillé de ne pas lancer un journal ».


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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 21:00

www.droitaulogement.org


La cour d’ Appel de Paris prononce la relaxe de l’association Droit Au Logement

La treizième cour d’Appel de Paris a relaxé  aujourd’hui l’association Droit Au logement qui avait été condamnée en novembre 2008, par le tribunal de police , à une amende de 12 000 euros,  et à la confiscation de 318 tentes et de matériel de couchage, lors du campement des 374 familles sans logis de la rue de la banque, entre octobre et décembre 2007.

En outre, la  cours ordonne la restitution des tentes et du matériel de couchage saisi.

Cette décision est motivée par “l’état de nécessité” des  familles qui campaient , et le fait que l’article  de loi qui a justifié la condamnation du DAL n’a pas été prévu pour « réprimer les manifestations telles que celle organisée par l’association DAL pour lutter en faveur du droit au logement ».

Droit Au Logement remercie les avocats et juristes, Henri LECLERC Dominique HILSUM, Pascal LEVY, Ludivine LUBAKI, Marys FOURQUAGLIA et Dalila ABAR, Josiane BALASKO, Mgr GAILLOT et Mr FOFANA qui sont venus témoigner et tout les militantEs, familles, ciroyenEs solidaires, et organisations qui ont soutenu le DAL dans ce combat.

Nous demandons au gouvernement en particulier à Madame Boutin qui avait approuvé la condamnation du DAL, de cesser de réprimer les sans logis campeurs, de tirer les leçons de cette décision symbolique, de donner des instructions pour que les  sans abris qui se protègent sous une tente ne soient plus verbalisés, et réprimés pour être déplacés loin des regards et de mettre en œuvre une politique pour reloger les sans logis décemment et durablement, arrêter les expulsions et mettre en œuvre la loi de réquisition.

Un toit c’est un droit !!!




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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 20:17

 
Il y avait donc dimanche 31 mai à 11 heures du matin dans le vingtième arrondissement de Paris des affrontements entre des militants d'extrême droite et des militants d'extrême gauche.


  Depuis le 31 mai, il y a beaucoup de propagande d'extrême droite et d’extrême gauche relatives à ces affrontements.

 

  Vous trouverez en particulier un message d’extrême droite disponible à l’adresse ci dessous.

 

    http://lesogres.info/article.php3?id_article=4337

 

  Vous trouverez en particulier un message d’extrême gauche disponible à l’adresse ci dessous.

 

    http://alternativelibertaire.org/spip.php?article2898

 

  Je vous passe les détails de ces messages, vous les lisiez certainement, je ne les diffuse pas, ni les uns ni les autres.


  Nous connaissons très bien les noms d'un certain nombre de militants d'extrême droite, ils sont facilement reconnaissables quand on visionne les vidéos, pas un seul site ne cite le nom de pas un seul militant d'extrême gauche.


  Quand on a l'habitude de ce style d'affrontements et de provocations et quand on visionne attentivement ces vidéos, il en sort au moins une évidence de préparation et de préméditation de ces affrontements par un certain nombre de militants d'extrême droite et un certain nombre de militants d'extrême gauche, les services d'ordre servent précisément à l'anticipation de ce style d'affrontements.


  J'en arrive tout de suite au détail le plus important. Ces affrontements duraient au moins dix minutes, les vidéos durent à peu près autant de temps et à aucun moment on ne voit aucun uniforme d'aucun policier.


  Le deuxième détail le plus important est le suivant, sauf erreur, il n'y a aucune plainte en justice d'aucun militant d'extrême droite et d'aucun militant d'extrême gauche, je n'écris bien évidemment pas ces phrases dans le sens de la contestation de l'existence de ces affrontements.


 Nous ne sommes ni en guerre ni en Palestine, je ne jouerais pas au petit jeu du vrai faux agresseur et de la vraie fausse victime, et les uns et les autres le joueront sans moi.


  Ces affrontements arrivent dans le cadre d'un contexte très particulier, ce n'est pas seulement le contexte de la campagne pour les élections européennes, et ce n'est pas non plus le contexte de la guerre d'Israël contre la Palestine, c'est le contexte de la fabrication totalement subjective et totalement artificielle d'une stratégie de la tension autour de tous les faits et gestes et de tous les déplacements de la liste Soral.


  Vous visionniez certainement comme moi d'autres vidéos. Il y a par exemple la vidéo du marché de Saint Denis ou il y a d'autres militants d'extrême droite et d'autres militants d'extrême gauche, il y a bien sûr des agressions verbales mais il n'y pas d'agression physique ni dans un sens ni dans l'autre, et il y a à cinq mètres une vingtaine de policiers en uniforme.

 

  On ne combat pas l’extrême droite par les méthodes de l’extrême droite, on combat l’extrême droite par la lutte politique et populaire de masse.


  Qui cherchait donc quoi le dimanche 31 mai à 11 heures du matin dans le vingtième arrondissement de Paris ?

 

  Bernard Fischer     
 

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 21:53


L'Organisation des Etats américains annule la suspension de Cuba (Associated Press)

L'Organisation des Etats américains (OEA) a décidé mercredi d'abroger les mesures qui avaient suspendu Cuba de l'instance en 1962.

"La Guerre froide a pris fin ce jour à San Pedro Sula", s'est félicité le président du Honduras Manuel Zelaya après l'annonce officielle de cette mesure.

La décision a été prise "sans conditions", a précisé le ministre équatorien des Affaires étrangères Fander Falconi, mais elle fixe toutefois des mécanismes pour la réintégration de Cuba au sein de l'OEA. Cuba devra notamment accepter de respecter les conventions de l'OEA sur les droits de l'Homme et d'autres sujets.

"C'est un moment de réjouissance pour tous en Amérique latine", a lancé Fander Falconi à la presse après la séance. La décision a été prise par consensus, ce qui veut dire que les Etats-Unis ont donné leur accord.
Nombre de pays-membres souhaitaient que Cuba puisse réintégrer l'OEA sans conditions préalables, mais la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait pressé ses partenaires de demander que l'île communiste engage des réformes démocratiques et améliore le respect des droits de l'Homme.

Le gouvernement cubain, lui, répète qu'il n'a aucune envie de revenir au sein de l'OEA, qui regroupe 34 pays du continent américain, accusant l'instance d'être l'instrument de Washington. L'ancien dirigeant cubain Fidel Castro écrivait mercredi dans les journaux officiels que l'OEA ne devrait pas exister, estimant qu'historiquement elle a "ouvert les portes au cheval de Troie", les Etats-Unis, pour faire des ravages en Amérique latine.

Les Etats-Unis avaient obtenu que Cuba soit suspendu de l'organisation de en 1962 en pleine guerre froide. Mais ces dernières années, l'isolement de Cuba s'est effrité. A l'exception des Etats-Unis, tous les pays du continent américain ont rétabli des relations avec Cuba. Et la nouvelle administration américaine a fait ces quatre derniers mois plusieurs gestes d'ouverture vis-à-vis de Cuba.

Hillary Clinton avait quitté le Honduras, où les ministres des Affaires étrangères de l'OEA étaient réunis, avant le vote final pour rejoindre le président Barack Obama en Egypte. Elle avait dit que l'organisation n'était pas parvenue à un consensus sur Cuba.

Mme Clinton avait passé une bonne partie de la journée à tenter de convaincre ses partenaires d'accepter une formule dans laquelle l'organisation annulerait la suspension de Cuba mais lierait son retour à des réformes démocratiques. AP





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