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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 19:25

RADIO FRANCE INTERNATIONALE CONDAMNEE POUR LE SCANDALEUX LICENCIEMENT D’ALAIN MENARGUES

La cour d’appel de Paris vient de condamner Radio France Internationale (RFI) à verser des centaines de milliers d’euros d’indemnités au journaliste Alain Ménargues, licencié en 2004 parce qu’il avait osé rappeler une évidence, le caractère raciste de l’Etat d’Israël.

Alain Ménargues était directeur-général adjoint de RFI en octobre 2004, lorsqu’une campagne vénimeuse fut lancée contre lui par le lobby sioniste, qui disposait déjà, à cette époque, de puissants relais à l’intérieur de la station. Le responsable de la communication de RFI, par exemple, est l’un des animateurs de l’Association pour le Bien-Etre du Soldat Israélien, spécialisée dans la collecte d’argent pour l’armée israélienne.

Le crime de Ménargues ? Avoir rendu compte, de longue date, des crimes de l’armée israélienne au Proche-Orient, que ce soit dans ses reportages ou dans ses livres. Alain Ménargues connaît bien la région, pour avoir été notamment correspondant de Radio-France à Beyrouth pendant de nombreuses années.

Alain Ménargues a ainsi révélé, dans son livre « Les secrets de la guerre du Liban », comment, lors du massacre des Palestiniens à Sabra et Chatila en 1982 à Beyrouth, l’armée israélienne ne s’était pas contentée de fournir un soutien logistique à ses supplétifs des milices phalangistes (fascistes) libanaises, mais qu’elle avait aussi participé, directement, aux éxécutions sommaires de civils palestiniens désarmés.

Dans un autre livre, « Le Mur de Sharon », paru en 2004 (avant d’être mis sous le boisseau), Ménargues explique, entre autres, comment l’idéologie sioniste fondatrice de l’Etat d’Israël conduit inexorablement à une politique d’exclusion des populations non juives, palestiniennes.

L’accusation d’antisémitisme fut alors brandie, terrorisant les plus pleutres des journalistes de RFI, c’est-à-dire pas mal de monde quand même, et Ménargues fut promptement viré. Depuis lors, les éliminations ou mises à l’écart des émissions ou éléments suspects se sont succédées à RFI, dont la direction, confiée à Ockrent, la femme du ministre des Affaires étrangères Kouchner, licencie maintenant par charettes entières.

Alain Ménargues avait rapidement porté plainte, devant le tribunal des Prud’hommes, pour ce licenciement abusif. Il avait perdu.

Mais cinq ans après les faits, la Cour d’appel de Paris vient d’inverser le jugement de première instance, et nous ne pouvons que nous en féliciter.

Elle a jugé qu’il n’y avait pas de cause réelle et sérieuse au renvoi d’Alain Ménargues. En conséquence, elle a condamné RFI à payer à Alain Ménargues, outre ses indemnités conventionnelles de licenciement -qui dépassent un mois de salaire par année de présence chez les journalistes professionnels-, une somme de 200.000 euros de dommages et intérêts.

Alain Ménargues est actuellement journaliste indépendant et écrivain installé au Caire.

Article imprimé à partir du site de
l'Association CAPJPO-EuroPalestine; : http://www.europalestine.com




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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 19:16

www.almanar.com.lb

Galloway offre de l'argent et des véhicules au Hamas
     
Le député britannique George Galloway a offert  mardi de l'argent en liquide et des véhicules aux autorités qui contrôlent la bande de Gaza, affirmant ne pas craindre d'éventuelles poursuites judiciaires en Grande-Bretagne pour soutien au Hamas considéré comme, soi-disant terroriste en Europe.

"Nous octroyons 100 véhicules et tout leur contenu (...). Nous les donnons au gouvernement élu de Palestine", a affirmé M. Galloway, précisant qu'il offrait personnellement trois voitures et 25.000 livres (27.200 euros) au Premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh.

"Je dis aux gouvernements britannique et européens: si vous voulez me faire comparaître devant un tribunal, je vous promets qu'aucun jury en Grande-Bretagne ne me déclarera coupable, ils vous déclareront vous coupables", a-t-il ajouté.

M. Galloway a par ailleurs annoncé un don de deux millions de livres (2,2 millions d'euros) d'une association caritative basée en Grande-Bretagne pour construire des écoles dans la bande de Gaza, théâtre d'une vaste guerre de l'armée d'occupation israélienne en décembre-janvier.

Cette campagne militaire a fait plus de 1.300 martyrs et dévasté le territoire.

Rappelons que le Hamas avait remporté les dernières élections législatives en janvier 2006.

Mr Galloway faisait partie du convoi "Viva Palestina"




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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 19:06

Viva Palestina brise le blocus : la caravane est entrée dans la bande de Gaza

La caravane de solidarité « Viva Palestina » partie de Grande-Bretagne le mois dernier est entrée lundi dans la bande de Gaza, venant à bout de la mauvaise volonté et de l’obstruction des autorités égyptiennes, rapportent Claude Ganne et Farid Arada depuis la ville-frontière de Rafah.

Comprenant plus de 100 véhicules et transportant des tonnes de matériels de secours, Viva Palestina aura franchi 10.000 kilomètres au cours de son périple, à travers l’Europe et l’Afrique, avant de toucher maintenant un troisième continent.

« Des adultes qui pleurent et n’en croient pas leurs yeux … le siège, brisé … et tout cela, le jour anniversaire de la naissance du Prophète », écrit ainsi Farid Arada dans un message envoyé ce lundi après-midi.

A l’issue d’une matinée de négociations difficiles avec les officiels égyptiens, les responsables de la caravane, conduite par le député britannique George Galloway, ont accepté un compromis : à savoir, que quelques uns de leurs véhicules, dont une voiture de pompiers et une autre portant une embarcation, entrent dans la bande de Gaza après être passés par un poste de contrôle israélien, celui d’Al Ouja. Le reste est passé par le poste égypto-palestinien de Rafah.

Avant que le convoi ne prenne la route Saladin en direction de Gaza-ville, au nord de la bande, George Galloway a dénoncé devant la presse les crimes de l’armée israélienne, et promis que l’humanité consciente ne laissera jamais tomber le peuple palestinien.

Dimanche, le convoi avait été bloqué toute la journée, à El Arich (quelques dizaines de kilomètres à l’ouest de la bande de Gaza) par l’armée égyptienne. Des agents provocateurs, agissant sous la protection de la police égyptienne, avaient même attaqué quelques uns des camions.

Article imprimé à partir du site de
l'Association CAPJPO-EuroPalestine; : http://www.europalestine.com





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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 22:16

Adresse aux directions nationales du Nouveau Parti Anticapitaliste, du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche et à l'exécutif provisoire de La Fédération

Les fédérations départementales de Saône-et-Loire  du Nouveau Parti Anticapitaliste, du Parti Communiste Français, le comité départemental du Parti de Gauche et le collectif unitaire départemental (Cual71), membre de La Fédération, ont participé le 23 février 2009 à une réunion unitaire à Chalon-sur-Saône, à l'initiative du Cual71.

Les échanges ont porté notamment sur les perspectives de listes communes aux élections européennes de juin 2009.

Le Front de Gauche, constitué pour l'instant par le PCF et le PG, et le NPA  ont exposé leurs points de vue respectifs sur les conditions politiques dans lesquelles l'unité aux élections européennes peut se réaliser. Elles ont constaté les points communs et les différences de leurs approches, et en ont débattu. Cependant, les quatre formations ont constaté leur attachement commun fondamental à des listes unitaires rassemblant toutes les forces politiques du Non de gauche au TCE,  afin de susciter une dynamique porteuse d'espoir, en particulier pour les classes populaires, dans les luttes en cours et à venir  et d'une alternative crédible susceptible de porter un coup déterminant à l'Europe libérale. Elles pensent que tous les efforts doivent être faits pour réaliser au plus vite cette unité qu'elles considèrent comme un objectif fondamental.

Dès lors, elles ont décidé d'un commun accord de s'adresser à leurs directions ou rattachements nationaux, afin de les prier instamment de prendre le temps d'examiner  les divergences constatées et de tenter de les surmonter.

Dès lors, elles émettent le vœu que tous les contacts utiles soient pris et maintenus pour créer les conditions du rassemblement des forces anticapitalistes et écologistes et qu'une réunion au niveau national des quatre formations ait lieu dès que possible pour procéder à cet examen.

Fédération de Saône-et-Loire du PCF
Fédération de Saône-et-Loire du NPA
Comité de Saône-et-Loire du PG
Cual71 (membre de La Fédération)




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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 22:06

Collectif National pour un Front Syndical de Classe mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »

collectif.syndical.classe@laposte.net

Solidarité avec l'UL CGT de Douai

La confédération CGT a entrepris depuis quelque temps déjà d'exclure ou de tenter d'exclure de la CGT les structures (syndicat, UL...) qui ne suivent pas aveuglément la ligne, dictée par la Confédération européenne des syndicats, du syndicalisme rassemblé au sommet autour de l'abandon de la lutte de classe et de l'accompagnement du capitalisme.

Des camarades ayant beaucoup donné pour défendre la CGT et les travailleurs se retrouvent ainsi maltraités, menacés, et c'est bien évidemment l'ensemble des travailleurs qui pâtit de cette situation de division et le patronat qui se frotte les mains. Des militants de la CGT Dalkia exclus et envoyés au tribunal conjointement par la direction de Dalkia et par la fédération CGT de la construction (qui réclame 169 000 euros) à la mise en cause du syndicat CGT de Forclum Rhônes-Alpes, là-encore par voie judiciaire et là-encore par le patronat et la Fédé de la construction, les exemples ne manquent malheureusement pas d'une telle dérive.

Durement attaquée par la confédération et par l'UD du Nord sous le seul prétexte qu'elle refuse d'abandonner les valeurs et les pratiques héritées de la grande CGT de Frachon et de la lutte des classes, l'UL CGT de Douai est elle-aussi prise dans cette tourmente.

L'UD du Nord a ainsi porté plainte à l'automne 2008 pour obtenir l'interdiction du congrès de l'UL mais elle a été déboutée par la justice et l'UL de Douai a pu tenir son congrès, dont la validité a été contrôlée par huissier, avec l'écrasante majorité des bases syndicales de son territoire.

Après cet échec, l'UD entreprend désormais de monter une UL bis à Douai, illégale, avec quelques syndicats essentiellement issus du Public. Elle essaie dans le même temps de contrer les initiatives de l'UL par des contre-manifestations et elle l'attaque à nouveau en justice en la personne de son secrétaire général Jacques Leclercq, à qui elle réclame 10000 euros de dommages et intérêts pour « diffamation ». Jacques Leclercq est convoqué en correctionnelle le 7 avril prochain.

Que cherchent donc l'UD et la confédération en attaquant ainsi une UL légitime et soutenue par l'ensemble de la classe ouvrière du Douaisis ? Comment comprendre et accepter que, sous prétexte de faire rentrer « dans le rang » ceux qui résistent au recentrage confédéral en cours, elles soient prêtes à diviser et à affaiblir les travailleurs ?

Face à cette situation et afin que cessent ces attaques au moment même où les travailleurs gravement attaqués par le grand patronat ont un grand besoin de syndicats forts et offensifs, le Collectif pour un Front Syndical de classe appelle l'ensemble des militants et des structures de la CGT attachés au syndicalisme de lutte ou à la simple démocratie syndicale à manifester leur soutien en envoyant des messages de solidarité à l'UL.

Messages de soutien à envoyer à :

UL CGT de Douai
58 rue des Vierges 59500 DOUAI

ou par courriel : ulcgtdouai@wanadoo.fr




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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 21:58

Un squat israélien chez un diplomate français

A GAZA, les Israéliens n'ont pas seulement détruit 5 000 immeubles, entreprises, écoles ou hôpitaux, et endommagé quelque 25 000 habitations.

Certains militaires ont aussi « squatté » des maisons inoccupées. Par exemple, celle d'un agent consulaire français, Majdy Shakkoura, que celui-ci avait quittée pour mettre sa famille à l'abri.

Son cas est à ce point exemplaire qu'il a fait l'objet d'un télégramme adressé au Quai d'Orsay par Alain Rémy, consul général de France à Jérusalem.

Le 12 février dernier, ce diplomate y décrivait l'état dans lequel a été retrouvée la maison de ce Franco-Palestinien, dont la position avait, par précaution et à plusieurs reprises, été signalée au ministère israélien de la Défense.

De plus, un drapeau français flottait sur le toit.

Résultat, après trois semaines d'occupation par des soldats israéliens : « meubles saccagés, vitres brisées, portes cassées, excréments partout ».

Et, en prime, toujours selon le télégramme, la disparition de « 7 000 dollars, de bijoux, d'un ordinateur (...)» et « le drapeau français déchiré et souillé ».

En conclusion, le consul Alain Rémy demandait que cet agent français, médaillé de l'Ordre national du mérite, soit indemnisé. Joint par « Le Canard », le porte-parole du Quai d'Orsay a reconnu « le niveau important des dégradations » et affirmé que, une fois « évaluée la nature des dégâts (...), nous agirons avec le souci de la compensation des dommages subis ».

A aucun moment il n'est question de demander aux Israéliens de régler la note..

Moralité : le Quai d'Orsay est bon prince, il paiera. A l'instar de la Communauté internationale, qui s'est engagée à débourser 4,5 milliards de dollars pour permettre la reconstruction de Gaza.

C.A.(Le Canard Enchaîné 04/03/09)






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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 21:32

L'Iran n'a pas d'uranium hautement enrichi, selon des responsables américains (Associated Press)

L'Iran ne possède pas actuellement d'uranium hautement enrichi, indispensable pour fabriquer une arme nucléaire, ont déclaré mardi deux responsables du renseignement américain, contestant ainsi une affirmation israélienne.

Le directeur du Renseignement national Dennis Blair et le directeur de l'Agence du renseignement de la Défense, le général Michael Maples, ont déclaré mardi lors d'une audition au Congrès américain que l'Iran ne dispose que d'uranium faiblement enrichi.

Leurs déclarations vont à l'encontre des propos du haut responsable du renseignement militaire israélien, le général Amos Yadlin, qui a affirmé ce week-end que l'Iran avait franchi un palier sur le plan technologique et était maintenant capable de fabriquer des armes atomiques. Selon le renseignement américain, l'Iran ne devrait pas être en mesure de fabriquer des armes nucléaires avant 2010 au plus tôt, et probablement pas avant 2015, estiment certains analystes.

Selon M. Maples, les Etats-Unis et Israël se fondent sur les mêmes données mais arrivent à des conclusions différentes. Les Israéliens sont "beaucoup plus préoccupés" par la question, a-t-il souligné devant la Commission des services armés du Sénat.

L'état d'avancement du programme nucléaire iranien a fait l'objet de déclarations publiques contradictoires parmi les hauts responsables de l'armée et du renseignement américains récemment. Au début du mois, le secrétaire à la Défense Robert Gates et le chef d'état-major des armées Mike Mullen ont ainsi émis des avis divergents. Alors que l'amiral Mullen estimait que l'Iran avait suffisamment de matière fissile pour une bombe, M. Gates a affirmé que les Iraniens "ne sont pas prêts" à en fabriquer une "à ce stade". AP





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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:24

 Pour relever les défis, nous avons besoin d’une ligne politique.

Alain Faradji, Christian Picquet, Francis Sitel, Céline Malaisé, François Calaret, Michelle Ernis, Lars Steinau, Vincent Boulet, Bruno Leveder, Patrick Tamerlan, Djamila Lamontagne

Nous avons toujours défendu l’idée d’un dépassement de la LCR dans une force politique large luttant pour un socialisme démocratique. De ce point de vue, même s’il faudra prendre le temps d’un bilan détaillé du congrès fondateur du NPA, on peut d’ores et déjà tirer comme conclusion provisoire que les craintes que nous avions émises se sont révélées fondées, au-delà même des pronostics les plus pessimistes. Sur les délimitations programmatiques du nouveau parti, la confusion la plus totale se perpétue.

Sur la stratégie, ni les textes adoptés, ni le « discours inaugural » d’Olivier Besancenot ne permettent de répondre aux problèmes nodaux que doit se poser un parti digne de ce nom : quelle est la visée du NPA, quelle est sa perspective de pouvoir, quelles voies envisage-t-il pour y parvenir ? En matière d’orientation pratique, de relation au mouvement social, de positionnement dans les luttes et pour contribuer à leur dégager un horizon, de contribution à la construction d’un syndicalisme d’unité et de combat, d’engagement dans l’émergence d’organisations de masse à vocation majoritaire dans la société ou le salariat, nous sommes en présence d’une régression sur les apports les plus positifs de la LCR.

Concernant le choix fondateur qu’avait à faire ce congrès, à savoir chercher à donner un début de réponse politique à la radicalité sociale à l’occasion de l’échéance des européennes, c’est une ligne de fermeture qu’est parvenue à imposer la direction du NPA (mais l’on devrait plutôt parler de l’ex-noyau dirigeant de la LCR, qui exerce une totale prépondérance sur la direction officielle du NPA). Enfin, cerise sur le gâteau, sur le plan précisément des pratiques directionnelles, le congrès fondateur se sera achevé sur un déni de démocratie, une violation des principes statutaires, dont l’unique objectif était de réduire au silence la minorité « unitaire ». Autrement dit, tout ce qui avait contribué à faire de la LCR une organisation ouverte, en prise sur les réalités extérieures du mouvement ouvrier et de la lutte des classes, porteuse d’une nouvelle offre transformatrice pour la classe travailleuse, profondément démocratique dans ses règles de fonctionnement, se trouve ce faisant liquidé. Sans que le NPA, sur aucun des aspects qui viennent d’être évoqués, ne traduise une avancée prometteuse.

Au fond, en pointillé, la carte d’identité du nouveau parti renvoie à ce qu’ont anticipé Bensaïd et Besancenot dans leur ouvrage commun, Prenons parti : le NPA est confirmé comme le parti des luttes ; il se définit moins par son programme que par sa vision extrêmement propagandiste du socialisme du XXI° siècle ; les odes à Che Guevara et à Louise Michel viennent asseoir une approche stratégique où la question du pouvoir procédera simplement de la dynamique des luttes et de la grève générale, le problème de la démocratie devenant finalement très secondaire ; le NPA est, à lui seul, l’« outil politique à la mesure des défis de l’époque [pour ne plus] laisser la politique à ceux qui en font profession(et souvent profit) [et parce que l’idée d’une] nouvelle gauche révolutionnaire a fait son chemin ».

Il est cependant au moins possible de dégager deux enseignements positifs (et, hélas, deux seulement) de cette échéance : nous sommes parvenus (ce qui n’était pas gagné d’avance) à faire de la question des européennes, c’est-à-dire d’un choix stratégique majeur pour l’avenir du NPA, le débat ayant focalisé le congrès ; nous avons contribué à ce qu’un nombre significatif de délégués se prononce en faveur du rassemblement de la gauche de gauche, dessinant dans les conditions difficiles de ce congrès (sous-politisation, dispersion des votes sur des sujets d’importances inégales, absence d’expérience démocratique de nombreux participants…) une « sensibilité » (pas encore un courant ou une tendance, loin de là…). Cela confirme le bien-fondé des choix que nous avions faits, en refusant l’option d’une affirmation cristallisée autour d’Unir – qui nous aurait immanquablement marginalisés – et en
concentrant la bataille de clarification sur le seul point du scrutin de juin prochain.

Nous arrivons à présent à un moment où il nous faut faire des choix clairs. La « feuille de route » qui était la nôtre jusqu’au premier week-end de février est désormais caduque. Le courant que nous avons représenté ne peut demeurer dans le brouillard, se réfugier dans une attitude consistant à « attendre et voir », selon la formule consacrée. Ayant contribué à animer Unir depuis sa création, ainsi que la plate-forme B des deux derniers congrès de la LCR, ayant sur la base des mandats définis en commun largement participé à l’apparition de la « sensibilité unitaire » au congrès constituant du NPA, nous ne pensons absolument pas responsable de laisser dans un flou artistique les objectifs de la démarche que nous croyons nécessaire de définir présentement. Le risque serait, en effet, que nombre de nos camarades se démoralisent ou fassent des choix purement individuels. C’est ce qui nous amène à proposer une ligne politique à même de préserver le capital que nous avons collectivement accumulé ces dernières années et de peser collectivement sur les débats et réorganisations dont peut naître une gauche de gauche dans l’avenir.


Au sortir de la fondation du NPA, pour déterminer ce que seront nos choix des prochaines semaines, il est nécessaire d’apporter une réponse claire à trois questions essentielles : ce parti peut-il retrouver un cours positif? Peut-il encore être un point d’appui (à défaut d’être un outil performant) pour la reconstruction d’un mouvement ouvrier sur des bases de transformation sociale radicale et pour l’émergence à terme d’une nouvelle représentation politique du monde du travail ? Existe-t-il en son sein un cadre démocratique suffisant pour permettre à une minorité, non seulement d’affirmer un point de vue (ce qui est une ambition par trop étriquée, sauf à résumer sa démarche à une longue marche à l’aboutissement aléatoire), mais de peser sur les décisions et, surtout, de pouvoir agir sur sa propre orientation, y compris sur un plan public ?


À ces trois questions, les réponses ne peuvent être que négatives. D’abord, le refus de la proposition d’un front de gauche, et plus encore les arguments d’un sectarisme invraisemblable qui ont sous-tendu cette décision, sciemment encouragés par l’attitude du bloc dirigeant ex-LCR, constituent bel et bien (comme nous l’avions d’ailleurs dit dans le rapport à notre réunion de décembre) l’acte fondateur du NPA ; il va en effet donner le ton, sans retour en arrière possible (sauf, évidemment, crise majeure qui ne pourra être provoquée que par des circonstances externes), à l’action concrète du NPA sur toute la séquence politique qui mène à 2012. Ensuite, c’est bien la ligne de rupture avec « le centre de gravité du mouvement ouvrier organisé » qui vient de s’imposer, et cela aura pour conséquence que la direction du nouveau parti va désormais s’atteler à détruire tout ce qui lui apparaîtra comme une menace pour le monopole dont elle entend disposer sur l’espace à gauche du Parti socialiste. Enfin, la décapitation de la « sensibilité européenne », avant même que celle-ci ait eu le temps de se former et au prix d’une violation délibérée de statuts à peine adoptés, témoigne de la volonté d’empêcher coûte que coûte l’émergence d’une opposition structurée qui viendrait gêner une direction qui n’est plus mue que par des calculs tacticiens (pour ne pas dire électoraux, chacun percevant bien, désormais, que la candidature présidentielle d’Olivier Besancenot en 2012 surdétermine les décisions prises aujourd’hui)) et a sciemment choisi de liquider le meilleur de l’héritage de la LCR (les arguments du bloc dirigeant, selon lesquels il n’était pas question de tolérer la reproduction des « mauvaises habitudes » de la LCR, signent à cet égard son authentique dégénérescence).

Naturellement, la base militante du NPA n’est pas réductible à sa direction. D’évidence, la force propulsive présente du NPA lui vient de la volonté d’une série d’adhérents, effectuant souvent là leur première expérience militante, de s’engager en politique (phénomène qui n’existe d’ailleurs pas qu’au sein du NPA, d’autres organisations en bénéficiant aussi, à un moindre degré, comme le PG). De même, une substantielle minorité s’est opposée à la logique du repli et à la destruction recherchée de toute possibilité de rassembler la gauche de gauche. Cela dit, d’une part, les actes fondateurs, sectaires et gauchistes, posés à l’occasion de ce congrès vont marquer pour une longue période les pratiques et le fonctionnement du parti, et ils vont même déterminer sa place sur le champ politique à gauche. Avec des effets possiblement catastrophiques, non seulement sur l’émergence d’une gauche de gauche
apte à peser sur l’avenir, mais encore sur le parti lui-même, dès lors que sa politique aventureuse l’amènera inévitablement à des fautes majeures ou qu’elle révèlera ses impasses. Encore une fois, on ne peut exclure qu’une crise d’ampleur vienne rouvrir les contradictions traversant cette formation et son groupe dirigeant, mais elle surviendra d’abord de l’extérieur. D’autre part, la « sensibilité européenne » demeure hétérogène, la conscience de la gravité de ce qui s’est passé à la Plaine-Saint-Denis n’est pas partagée par l’ensemble de celles et ceux qui ont voté l’amendement de Clermont-Ferrand ou d’autres textes similaires (il n’est pour s’en convaincre que de relever l’écart entre le nombre de délégués réunis sur le texte favorable à l’unité et la taille bien plus modeste des réunions de la « sensibilité » durant le congrès). Surtout, soyons conscients que l’enclenchement de la bataille des européennes - d’ici la fin février - va représenter un obstacle de taille à sa structuration : la direction ne manquera ainsi pas d’exercer sur elle le chantage à la division du parti, d’en appeler au patriotisme d’organisation contre les « liquidateurs » ou les « opportunistes » qui ne rêveraient que de se « mettre en travers » de la route pavée de roses du NPA (l’efficacité de ce genre d’argumentation se ressentant déjà au travers des messages d’une fraction des délégués ayant voté en faveur de l’unité).

Dans ces conditions, concevoir notre positionnement comme si nous militions encore à la LCR (par exemple, au plus fort moment de la bataille de 2006 pour les candidatures unitaires) relèverait d’une illusion. Le NPA n’est ni la LCR, ni même son prolongement hybride. Nous ne pouvons donc concentrer notre action sur la seule construction de long terme d’un courant interne, ainsi que nous l’avons fait, des années durant, dans une organisation qui possédait une tout autre tradition démocratique, ainsi qu’un patrimoine programmatique et un corps de références historiques soudant ses militants par-delà les fortes divergences qui les opposaient.

Dans la Ligue, nous pouvions espérer, du moins jusqu’à ce qu’elle soit pratiquement désintégrée au terme d’une manœuvre directionnelle dont la finalité était de la priver de tout rôle de contre-poids dans le processus de construction du NPA, infléchir le cours des choses, provoquer des redistributions de cartes internes (comme nous y étions partiellement parvenus entre janvier et juin 2006, en cristallisant une « LCR-Unitaire »). Rien de tel dans le NPA d’aujourd’hui. Il nous faut nous montrer conscient que le seul point sur lequel s’est retrouvé le millier d’adhérents ayant voté en faveur de l’amendement de Clermont-Ferrand (ou de textes voisins) concerne la question de l’unité aux européennes. Doter cette « sensibilité » de fondements plus solides et durables demandera, à la fois, la chaleur d’une expérience commune et de longs débats clarificateurs. Sans la moindre certitude que nous y parviendrons… En attendant, les élections européennes se seront déroulées et elles peuvent parfaitement s’achever sur un nouvel échec infligé à une tentative de réorganiser l’espace politique à gauche du PS, voire sur une catastrophe dont les effets pourraient se faire sentir sur une longue période (avec un PS restant dominant sans être pour autant assuré de disposer des moyens d’être une force d’alternance en 2012, et une gauche de gauche démantelée autant que réduite au témoignage).

Donner un prolongement à notre bataille du congrès du NPA, offrir une perspective politique à la « sensibilité européenne » et assumer les responsabilités qui sont celles d’Unir (courant qui a joué un rôle important lors du congrès du NPA), passe par l’engagement au sein du front de gauche en cours de constitution. Ce choix résulte simplement de la configuration qui va s’imposer dans quelques jours seulement, lorsque le NPA aura définitivement fermé la porte de l’unité : d’un côté, s’affirmera une froide logique de division et de destruction ; de l’autre, se présentera une possibilité, fragile certes et traversée de contradictions, mais aussi potentiellement porteuse d’une certaine dynamique et susceptible de faire bouger les lignes à gauche. Le fait que les Alternatifs et, depuis peu, la Fédération, sans oublier une fraction de la gauche des Verts et une série de secteurs syndicaux aient choisi de s’insérer dans le front de gauche confirme les termes du choix à effectuer. La neutralité est, de ce point de vue, impossible. Et la résignation à mener la campagne du NPA, quoi qu’il en coûte, n’est pas davantage une option envisageable, sauf à renier tout ce pour quoi nous nous sommes battus depuis des années.

Il nous faut donc, d’un même mouvement et quelles que soient les difficultés, conduire au sein du NPA le débat de bilan du congrès constituant, participer (pour celles et ceux qui y ont été « désignés ») à la première réunion du CPN pour y contester avec toute la vivacité possible le choix qui y sera présenté de tourner le dos à la seule perspective correspondant aux intérêts de la classe travailleuse, commencer à structurer la « sensibilité européenne », et convaincre la plus grande partie de celle-ci de devenir au plus vite l’une des composantes du front de gauche. Cette démarche n’est que le prolongement du combat pour l’unité jusqu’au bout : c’est parce que les « unitaires » ne se résignent pas à voir le NPA commettre une faute irréparable que, jusqu’au dernier instant, ils doivent s’efforcer de réunir les conditions du rassemblement de l’ensemble des composantes de la gauche de gauche ; et c’est en fonction de cette approche qu’ils prendront immédiatement leur place au sein du front unitaire. C’est de cette unique manière qu’il deviendra possible d’établir une cohérence entre le combat que nous avons mené pour faire émerger du NPA un courant de militants agissant à la fois pour le rassemblement de la gauche de gauche, et l’insertion dans une tentative pratique d’opérer un début de redistribution des cartes sur le champ politique. C’est aussi de cette unique manière, en ayant une politique offensive et à la cohérence visible, qu’il sera possible de répondre aux tentations (qui vont être très fortes) du découragement, aux départs individuels ou à la résignation face à un bloc dirigeant agissant selon la méthode du coup de force permanent.

Soyons parfaitement conscients que, de notre participation au front de gauche, en toute conscience qui se présenteront, va pour partie dépendre la dynamique politique et militante dont ce dernier bénéficiera. L’expérience de la tentative d’aboutir à des candidatures unitaires, en 2006, a suffisamment prouvé que, même en petit nombre, même sans être un parti, il était possible d’influer fortement sur des constructions politiques impliquant plusieurs milliers de militants et s’adressant « grand angle » au peuple de gauche. De nouveau, dans des conditions certes différentes, il nous appartient aujourd’hui de peser sur les délimitations programmatiques du rassemblement, d’être un trait d’union permettant au plus grand nombre possible de composantes de la gauche de gauche de s’intégrer au front (comme mentionné, les Alternatifs sont sur le point de le faire, la Fédération et une fraction de la gauche des Verts aussi, ainsi que les communistes unitaires ; des initiatives de regroupement locales s’opèrent comme à Marseille ; notre présence - avec la symbolique qui l’entourera - aidera toutes ces forces à se coaliser), de pousser partout où nous sommes à la création de véritables collectifs militants, d’agir de telle sorte que la campagne devienne un jalon vers la formation du parti large qui est notre fil à plomb stratégique.

Nous sommes, à cet égard, contraints de faire le pari qu’une campagne réussie pour les européennes, une dynamique favorisant le frottement de traditions et de cultures différentes reposeront, en des termes nouveaux, la questions essentielle d’une nouvelle force politique, d’un parti large et pluraliste à même de changer le rapport des forces dans le mouvement ouvrier. Même si nous devons affronter de bien mauvais procès qui nous accuseront de préférer le Parti de gauche ou le Parti communiste au NPA. C’est en fonction de notre analyse des enjeux fondamentaux du rendez-vous politique qui s’annonce, et dans des circonstances que nous n’avons pas choisies, que nous sommes amenés à prendre nos responsabilités et à mettre notre projet stratégique en accord avec nos engagements pratiques.

Le courant Unir de la LCR n’a plus d’existence, dès lors que cette dernière s’est dissoute. Une association politique reprenant l’essentiel des acquis d’Unir, en revanche, a plus de raisons que jamais de se structurer, de se développer, de recruter. Comme cela était souligné dans le rapport de décembre, face à l’opération de désintégration forcée de la LCR, Unir est aujourd’hui l’héritière d’une partie du meilleur des traditions de celle-ci. Elle est, de surcroît, comme nous le disions toujours en décembre « un instrument ayant pour objectif de concourir au débat à gauche, de nourrir la réflexion des secteurs militants en quête d’alternative, d’agir pour faire avancer une perspective de reconstruction d’ensemble du mouvement ouvrier ». Si elle ne saurait se substituer à la « sensibilité européenne » du NPA, si cette dernière parvient à se structurer, elle n’a pour autant aucune raison de s’effacer derrière elle ou de disparaître. Bien au contraire son affirmation indépendante et son engagement plein et entier dans l’échéance des européennes sera, tout à la fois, un gage de transparence au sein de ladite « sensibilité » et un apport supplémentaire (grâce aux non-membres du NPA qui s’y retrouveraient) à la dynamique du rassemblement de la gauche de gauche.

Les premières discussions ont fait surgir une divergence sur les choix à opérer, ainsi que le devenir du courant Unir, avec les camarades signataires du second texte qui expliquent : « Notre désaccord se concentre donc sur la volonté des camarades de transformer l’association en une force politique en tant que telle qui intégrerait comme les autres forces politiques le Front de gauche ». Notre proposition était, non d’assimiler l’association Unir et les partis constituant le Front de gauche, mais de nous affirmer comme un courant potentiel de la future force politique large que nous souhaitons, et à ce titre préparer notre insertion dans le Front de gauche. Nous sommes en effet placés devant une alternative : soit poursuivre une politique de rassemblement unitaire pour les européennes, et donc refuser le choix qui va être officialisé dans les jours à venir de listes du seul NPA (parce qu’il va s’agir d’un choix délibéré de
destruction de toute possibilité de faire émerger une alternative pluraliste dans les années à venir), soit enregistrer cette décision et poursuivre une bataille de beaucoup plus long terme au sein du NPA (ce qui nous paraît totalement aléatoire et peu lisible au regard des enjeux généraux qui ont été évoqués précédemment). Les camarades qui optent pour cette seconde voie ont choisi de faire de la légitimité d’Unir l’un des objets fondamentaux de la discussion qui s’est ouverte entre nous. Dans ces conditions, et pour éviter des déchirements inutiles qui ne feraient que compromettre l’avenir, la solution nous apparaît être de mettre fin à l’existence de l’Association Unir. Nous proposons que l'Assemblée Générale d'Unir du 14 mars prenne acte des choix différents qui se dessinent et de l'impossibilité d'un cadre commun d'intervention. L’association Unir portait de toute manière la marque d’une histoire liée au
combat au sein de la LCR afin que l’objectif d’un nouveau parti large et pluraliste pour le socialisme ne soit pas liquidée au profit de la ligne d’aventure que le bloc dirigeant de la LCR est finalement parvenu à faire prévaloir. Élargir notre combat pour cet objectif stratégique, y gagner de nouveaux secteurs militants n’ayant pas été impliqués dans l’histoire des débats de la LCR ces dernières années, faire prospérer le capital que nous avons accumulé nous conduit à proposer la définition d’une autre forme d’organisation publique.





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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:10

Samedi 14 mars 14H-17H

Réunion du CLUB « Socialisme maintenant »

Introduction au Débat par Pierre SAUVE, Robert DUGUET et Emile FABROL

Librairie « RESISTANCES » 4 villa Compoint 75017 Paris
(Angle du 40 Rue Guy Môquet) Métro Guy Môquet ou Brochant)

Comme nous l’ écrivions dans notre dernier éditorial (voir plus bas ) : « Sur le fil des rapports politiques entre les classes, la tension s’accroît. Le point de rupture n’est pas encore atteint mais les grèves de Guadeloupe, de Martinique et des chercheurs- enseignants sont grosses de potentialités. Si le gouvernement cède à la mobilisation, il sera déstabilisé. Déjà la bourgeoisie, son gouvernement n’agit plus avec cohérence (…) Le gouvernement doute, vacille. Une crise politique se développe (…) Partout il y a crainte que la mobilisation de la classe des salariés bouscule les gouvernements. Mais en attendant il n’ y  a qu’ en France qu’un tel processus est réellement engagé. Pour l’ heure le mouvement de mobilisation est toujours surveillé par les appareils syndicaux. Mais il existe. Contagion, c’est le mot clef. Sarkozy craint les contagions, Martine Aubry et les secrétaires généraux des confédérations
syndicales aussi.(…) ».

Nous vivons des semaines particulièrement importantes. Il convient  de faire le point et d’apprécier le degré du recul opéré dans les conflits par le gouvernement Sarkozy et le niveau atteint aujourd’hui par la crise  politique gouvernementale, dans le cadre de cette crise globale qui secoue le capitalisme mondial et qui frappe durement et dans des formes particulières en France.  Le gouvernement et ses ministres,  est contraint maintenant à l’ Université de s’en remettre à la bonne volonté des représentants syndicaux. Les chercheurs enseignants sont en grève illimitée depuis le 2 février. Jusqu’où leur auto organisation dans leurs assemblées et coordinations nationales de délégués élus, leurs manifestations, leur liaison avec le mouvement étudiant qui commence à s’auto organiser aussi et à se mobiliser à nouveau,  permettra t elle d’imposer aux responsables syndicaux qu’ils fonctionnent à leur service jusqu’au bout et se rendra –t-elle ainsi  capable d’ infliger à Sarkozy une défaite revendicative et politique. Le degré de cette défaite dépend de cette capacité de contrôle des salariés et jeunes sur leur mouvement. Jusqu’ à quel niveau en sommes nous aujourd’hui ?

Par quelles voies et comment peut on renforcer et  oxygéner suffisamment le mouvement contre Sarkozy et sa politique en liant les revendications immédiates à une solution pérenne au niveau de la société ? Quel est le développement de la réflexion de ceux qui, entrés en désobéissance contre les mesures des ministres nous ont appelé à  une réflexion commune sur leur activité, leur métier, définissant par là des normes pour une société humaine contre celles que la société capitaliste et sa marchandisation veut continuer à imposer ? Comment se dégage et jusqu’ où la perception d’ un horizon possible au-delà d’un capitalisme, perçu par beaucoup aujourd’hui, comme nous précipitant dans le désastre matériel et moral ?

Quel est l’ écho par exemple rencontré par le Manifeste des 9 Intellectuels antillais nous appelant à penser ensemble pour la conquête « des hautes nécessités » ? Comment s’articule- t- il  à la plateforme du « Rassemblement contre les profits abusifs et l’exploitation » le LKP ? Quelles leçons tirer après le premier succès imposé en Guadeloupe ?

Dans ce cadre là comment apprécier le rôle joué par ceux qui prétendent ouvrir une voie anti capitaliste, particulièrement après les congrès du NPA et du PG? Où en est on dans cette recomposition ? Quel est le degré atteint par le libre débat pour construire quelque chose qui soit à la hauteur des problèmes posés ? Les espoirs ouverts se voient ils confirmés ?

Nous vous appelons à nous faire parvenir vos réactions, vos commentaires afin que la discussion soit la plus ample et précise possible. Nous tiendrons compte des communications déjà arrivées et lirons celles de ceux  et celles qui ne pourraient  être parmi nous, mais bien sûr nous vous invitons à venir nombreux pour débattre librement ensemble. Débattre librement pour comprendre, Comprendre pour agir : Il n’ y  a pas d’urgence plus urgente.

www.socialisme-maintenant.org




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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 20:56

 L’affaire « Pétrole contre nourriture » sur Arte

Pain, pétrole et corruption
Arte - Mardi 10 avril 2009 , à 20h45
Genre : Documentaire
Date de sortie : 2009
Durée : 1h30

Résumé:

«Pétrole contre nourriture» : ce programme initié par l'ONU en 1996 visait à répondre aux besoins humanitaires de la population irakienne sous embargo. L'Irak devait vendre une quantité limitée de son pétrole, sous contrôle de l'ONU, et acheter en échange de la nourriture et des médicaments. En janvier 2004, un quotidien irakien publie une liste de personnalités et d'entreprises qui ont touché des pots-de-vin dans le cadre de cette opération humanitaire. L'ONU constitue discrètement une commission d'enquête indépendante, présidée par Paul Volcker, qui rend un rapport édifiant en 2005, accusant près de 2500 individus et sociétés internationales dans une trentaine de pays. Depuis, très peu de procès ont eu lieu et les mises en examen sont tout aussi rares.


Précisions liminaires en attendant l’émission

par Gilles Munier*

Pain, pétrole et corruption…Le titre, déjà en lui-même, indique le parti pris de l’émission. Il ne s’agit pas de « l’embargo » et de ses conséquences, mais d’un prétendu détournement, dès le départ, de cet embargo par les dirigeants irakiens.

Il ne faut pas inverser la cause et les effets -  vrais ou fabriqués -  pour occulter le génocide perpétré en Irak par les Etats-Unis et les gouvernements occidentaux.

Plus de 1,5 million, tel est le nombre des victimes irakiennes de cet embargo international.

Le gouvernement irakien demandait aux sociétés pétrolières de financer des opérations de lobbying pour obtenir la levée de l’embargo.

Le prix du pétrole étant fixé par les Etats-Unis, au plus bas, les « pots- de- vin » soustraits des bénéfices des entreprises, ne lésaient pas le peuple irakien.

La liste des « corrompus » a été constituée sous la direction d’Ahmed Chalabi et de la CIA. Elle a été traduite et diffusée par Memri, une agence israélienne de propagande anti-arabe.

Le quotidien irakien qui a révélé le « scandale » était en partie financé par George Soros, spéculateur spécialiste des campagnes d’intoxication médiatique.

L’enquête de Paul Volcker s’arrête aux portes du Pentagone. Pourquoi ?

Quid du pétrole vendu au marché noir, notamment via le Kurdistan de Massoud Barzani ? Une partie était-elle ensuite détournée vers Israël ?

Mis en examen il y a plus de 3 ans pour avoir « violé une résolution des Nations unies », il m’est interdit de sortir du territoire français, donc d’effectuer des recherches permettant d’assurer ma défense… et de travailler.

Comment se fait-il que la plupart des personnes mises en examen dans le volet français de l’affaire « Pétrole contre nourriture » circule à l’étranger, librement ? Tant mieux pour elles, et notamment pour le directeur de la société Total qui s’est rendu en Angola et en Syrie avec Nicolas Sarkozy et qui participera – peut-être - à une mission d’entreprises françaises… à Bagdad, en juin prochain, dirigée par Bernard Kouchner.

Mais alors, pourquoi ne me rend-on pas mon passeport ? Deux poids – deux mesures pour des raisons politiques ? Lesquelles ?

Au moins deux personnes impliquées dans l’affaire « Pétrole contre nourriture » sont décédées sans que justice leur soit rendue. Combien de temps faudra-il attendre pour que le procès ait lieu ?

* Secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes






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