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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 14:26

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article170

Réunion du Club Politique Bastille

Samedi 17 Septembre 2016 à 14 heures 30

Librairie de l'EDMP

8 impasse Crozatier 75 012 Paris RER Gare de Lyon

La multiplication des faux débats jetés en pâture par les médias pour détourner l’attention de l’horreur économique et sociale et la destruction systématique de l’esprit critique dans les salles de classe comme dans les bureaux ou les ateliers rendent nécessaires l’existence de lieux de résistance à l’ordre établi comme à l’annihilation de la pensée.

A côté de nos engagements dans des actions concrètes pour promouvoir une autre vision de la société et défendre des droits acquis ou simplement des droits élémentaires de l’humanité, le Club Politique Bastille (CPB), ses réunions, son site internet et sa plateforme de débat, est un des lieux offrant la possibilité de faire un pas de côté pour prendre le temps de la réflexion, savoir raison et esprit critique garder, passer de l’idéologie assénée par le un pour cent à la praxis nécessaire des quatre vingt dix neuf pour cent et permettre le passage et le partage des savoirs comme vecteurs d’émancipation. Une manière de revisiter les champs de l’éducation populaire, reléguée dans les brocantes pittoresques par les tenants du néo libéralisme.

Au travers des débats politiques et des échanges, la mission est d’exporter dans le quotidien ce que nous partageons au CPB, comme sur les places des Nuits Debout ou encore à Notre Dame Des Landes, et l’objectif est de jeter les germes de l’insurrection en nous posant les questions et les interrogations sur la manière de vivre dans le monde.

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 17:14

http://www.alternativelibertaire.org/?Kurdistan-Un-renouveau-politique

Kurdistan, un renouveau politique

Par Raphaël Lebrujah

Mercredi 7 Septembre 2016

Les kurdes sont sous les feux des projecteurs pour leur résistance face à l'Etat Islamique et à l’oppression de l'état turc, mais aussi pour les changements sociaux et sociétaux mis en œuvre au Rojava, dans le Kurdistan syrien, retour sur une révolution idéologique.

Depuis mon voyage au Rojava, ma vision du monde à changé. Le processus révolutionnaire en cours ne bouscule pas simplement l’équilibre des forces au Moyen-Orient, mais aussi nos idéaux révolutionnaires. En effet, les clivages qui traversent les mouvements anarchistes et communistes révolutionnaires ou encore de la gauche révolutionnaire s’en retrouvent partiellement obsolètes. Ces clivages se retrouvent dans deux concepts clés, l'état et le pouvoir.

Instances de double pouvoir au niveau local

Cela a été le centre de la réflexion du mouvement de libération nationale kurde, notamment incarné par le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Pour cela, le PKK a entrepris une réflexion et une réorganisation de son corps qui a duré dix ans entre 1995 et 2005. Les éléments déclencheurs ont été la chute de l'union soviétique et les années noires, lorsque l'état turc a rasé des milliers de villages kurdes et où la violence de l'état turc a atteint un paroxysme. Repliés au mont Qandil en Irak, les guérilleros et guérilleras ont élargi leurs champs de recherche en relisant par exemple des auteurs comme Karl Marx, Mikhaïl Bakounine, Pierre Kropotkine, Rosa Luxembourg, Michel Foucault et d’autres auteurs post modernes, Noam Chomsky et Murray Bookchin. Ce dernier auteur a joué probablement le rôle le plus influent dans le renouveau de la pensée kurde. Murray Bookchin est connu pour ses thèses sur l’écologie et son mouvement municipaliste libertaire.

La majorité des révolutionnaires occidentaux sont attentistes, ils attendant la grève générale, or pour Murray Bookchin les grandes mobilisations sont des « offensives de printemps » dépassant rarement les « vacances d’été ». Les luttes par des manifestations et des grèves contre les états et le système capitaliste sont une tâche parfois cruciale mais, par leur forme, elles ne permettent pas d’inscrire un phénomène de transformation sociale durable. Murray Boochkin prône une lutte contre l'état par la construction des instances de double pouvoir au niveau local dès à présent. Il s’agit de fonder des assemblées et des conseils de quartiers qui, a terme, prendrons le contrôle de la municipalité, dissolvant l’ancien ordre. Les municipalités ainsi partiellement libérées du pouvoir de l'état pourront se confédérer contre lui.

Pour cela, Murray Bookchin s’appuie sur les très nombreux exemples historiques de cités assemblées confédérées contre le pouvoir des états.

Pour ne citer que trois exemples, les communes du Moyen Âge en Europe occidentale, les meetings towns de Nouvelle-Angleterre, ou encore les sections parisiennes de la révolution française. Ces expériences avaient toutes les caractéristiques de confédération en capacité de résister aux états par des milices contrôlées par les assemblées municipales, de s’appuyer sur un pouvoir de démocratie locale et d’avoir le contrôle sur leurs finances. On peut aussi trouver des expériences de cités assemblées aujourd’hui en Europe comme à Marinaleda en Espagne ou encore à Saillans en France.

Murray Bookchin montre également que ces instances de double pouvoir jouent un rôle essentiel dans les progrès sociaux que peut obtenir la majorité opprimée. Pour Murray Bookchin, la lutte contre les états modernes, pour être exact les états nations, passe par la prise de conscience de l’oppression du citoyen et de son éviction du champ politique plutôt que par la construction d’une identité ouvrière. Pour lui, l’incompatibilité du capitalisme avec l’écologie produira sa chute car il a pour finalité de produire un environnement non viable pour l’humanité. Il est donc incompatible avec cette dernière.

Le PKK a également approfondi son élaboration de l'état nation. En effet, cet état au vice identitaire cherche à diviser pour mieux régner par l’opposition des identités. En Turquie, c’est sur cette base que les turcs sont opposés aux kurdes. Ces derniers ayant l’injonction de se laisser assimiler et d’oublier leur langue et culture. En union soviétique, l'état nation a pris la forme d’une identité ouvrière opposée aux bourgeois et aux petits bourgeois. C’est sur ce prétexte que la collectivisation forcée fit des millions de victimes. C’est aussi ainsi que l'union soviétique opposa la science ouvrière à la science bourgeoise, niant pendant un temps la véracité scientifique de la relativité générale d'Albert Einstein.

Armée autonome des femmes kurdes depuis 1992

C’est par une critique approfondie du patriarcat que les femmes kurdes du PKK ont également développé un mouvement de libération des femmes.

Les femmes kurdes sont organisées dans une armée autonome depuis 1992, devenue presque indépendante aujourd’hui, les YJA Star. Les organes d’auto-organisation féminine ont joué un rôle essentiel dans la nouvelle doctrine.

Pour le PKK, la première des oppressions est le patriarcat, qui a mis fin aux « sociétés naturelles », le « communisme primitif » chez Karl Marx.

Les sociétés naturelles ont développé leurs premières hiérarchies sociales sur la « rupture des genres » c’est-à-dire par la création des genres féminins et masculins dans l’objectif d’exploiter les femmes. Pour la gauche kurde, il ne peut y avoir de société libre et émancipée sans émancipation totale des femmes. Elles se réapproprient également le savoir, longtemps le monopole des hommes, à travers leur nouvel idéologie, la ginéologie ou science des femmes.

L’un des mots d’ordre du mouvement est « tuer l’homme » en vous car, selon elles, c’est la mentalité masculine qui est à l’origine de la recherche du pouvoir. Sur ces bases, elles éduquent les femmes puis les hommes à l’anti patriarcat et elles fondent leur propre organisation non mixte, leurs propres forces armées ou encore leurs propres coopératives agricoles comme au Rojava.

Au Rojava, l’idéologie du PKK est globalement respectée. L’économie est au mains des municipalités, comme le pétrole. Les femmes luttent tous les jours pour éduquer la société. Les municipalités sont unies par un contrat social fortement inspiré des élaborations de la fédérations des femmes kurdes. Pour finir, la majorité des décisions politiques ne dépassent pas le palier des cités assemblées.

Tous ces positionnements politiques remettent en cause la vision qu’ont les mouvements révolutionnaires occidentaux sur le monde. Peut-être qu’une partie de la solution à nos difficultés se trouve dans ce mouvement non blanc, féministe, écologiste et démocratique de Mésopotamie.

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 16:48

Berlin redoute une coalition Club Méditerranée au sein de l'Union Européenne (Reuters)

Certains responsables allemands craignent que ne se constitue au sein de l'Union Européenne un bloc méditerranéen qui tenterait d'imposer un assouplissement des règles budgétaires communes, alors que pour eux l'orthodoxie s'impose plus que jamais au vu du départ prochain de la Grande-Bretagne.

Le premier ministre grec Alexis Tsipras rencontre Vendredi 9 Septembre 2016 à Athènes les chefs d’état et de gouvernement de France, d'Italie, d'Espagne, du Portugal, de Malte et de Chypre pour débattre de l'avenir de l'Union Européenne après que les britanniques aient choisi, le 23 juin 2016, d'en sortir.

Alexis Tsipras se veut la figure de proue d'une initiative anti-austérité et se cherche des alliés, alors que l'Allemagne prône toujours une stricte discipline budgétaire avant le sommet européen de Bratislava au mois de septembre 2016.

Le député européen Markus Ferber, membre de l’union chrétienne sociale (CSU), l'aile bavaroise de l’union chrétienne démocrate (CDU), le parti de la chancelière Angela Merkel, a déclaré au journal die Welt qu'il redoutait de la part des pays du sud une « coalition de la redistribution » qui mettrait en péril la stabilité financière de l'Europe.

« Après le départ de la Grande-Bretagne, le Club Méditerranée aura une minorité de blocage qui pourra faire obstacle à Bruxelles à toute loi qui ne lui convient pas », dit-il.

Le commissaire européen Günther Öttinger exprime lui aussi un certain malaise.

« Ce serait une mauvaise chose que le fossé se creuse entre les pays membres de l'Union Européenne ayant de gros problèmes budgétaires et ceux pour lesquels ils sont minimes », dit-il, dans les colonnes du Passauer Neue Presse.

S'exprimant dans le même journal, Markus Ferber, vice-président de la commission économique et de change du parlement européen, souligne que l'Europe doit faire bloc.

« Il faut un signal pour plus de stabilité, ce qui implique qu'il faut appliquer les textes existants », affirme-t-il.

De ce point de vue, il reproche au ministre des finances Wolfgang Schäuble de soutenir la décision de l'Union Européenne de ne pas infliger d'amende à l'Espagne et au Portugal en raison de leur déficit budgétaire excessif.

Cette décision prise au mois de juillet 2016 montre que la commission européenne veut éviter de mettre des pays membres à l'amende alors que la croissance économique reste faible, que le ressentiment contre l’Union Européenne augmente et que des élections auront lieu en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, ainsi qu'un référendum en Italie, dans les douze mois qui viennent.

« Dans un moment où nous avons une croissance faible, il ne faut pas l'étouffer par le biais de sanctions économiques », a réagi le ministre des finances autrichien Jörg Schelling.

L’été est fini

Pour autant, le conseil des ministres des finances de l'Union Européenne (ECOFIN) réuni Vendredi 9 Septembre 2016 à Bratislava attendent toujours de ces deux pays qu'ils remettent de l'ordre dans leurs finances publiques.

« Je m'attends à une discussion très brève et surtout à une action probante de nos collègues espagnol et portugais », a dit le ministre des finances slovaque Peter Kazimir, dont le pays occupe la présidence tournante de l'Union Européenne.

Conformément aux règles communautaires, Madrid et Lisbonne doivent prendre d'ici au 15 octobre 2016 des décisions conséquentes en vue de réduire leur déficit budgétaire. C'est aussi la date limite de présentation des projets de budget de 2017 pour l'ensemble des pays de la zone euro.

Mais dans la mesure où l'Espagne reste régie par un gouvernement qui se limite à liquider les affaires courantes et qui n'est donc pas en mesure de prendre des engagements budgétaires contraignants, les ministres étudieront le moyen d'aménager les règles en fonction de cette situation, comme l'a dit le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.

« Tout nouveau gouvernement espagnol devra tout de même ramener le budget dans les clous, quelles qu'aient été les décisions de cet été », a-t-il toutefois rappelé. « Les problèmes budgétaires de l'Espagne ne se sont pas dissipés et il appartiendra au nouveau gouvernement d'y faire face ».

Pour ce qui concerne la Grèce, ECOFIN a réclamé une accélération des réformes convenues dans le cadre d'un nouvel accord de renflouement conclu en 2015, prévoyant une aide financière de quatre vingt six milliards d'euros jusqu'en 2018 en échange desdites réformes.

L'Eurogroupe a déjà accepté en mai le versement d'une tranche de dix milliards trois cent millions d'euros, dont sept milliards cinq cent millions d’euros ont déjà été transférés, le solde devant l'être d'ici la fin du mois d’octobre 2016 sous certaines conditions.

Jeroen Dijsselbloem a jugé qu'on avait déjà perdu beaucoup de temps.

« L'été est fini. Il est temps de retourner au travail », a-t-il résumé.

Son homologue allemand Wolfgang Schäuble s'est montré plus optimiste.

« Nous savons très bien que, avec la Grèce, la mise en oeuvre des mesures convenues intervient toujours dans les derniers moments du calendrier prévu », a-t-il dit.

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 16:17

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/09/06/burkini-la-charge-bancale-de-manuel-valls-contre-le-new-york-times_4993407_4355770.html

La charge bancale de Manuel Valls contre le New York Times

Par Adrien Sénécat

« Les voix des femmes musulmanes ont été quasiment noyées » dans la polémique estivale sur le burkini. C’est le constat dressé par le New York Times, qui leur a donné la parole dans une série de témoignages sur le voile, publiée le Vendredi 2 Septembre 2016. L’occasion pour certaines, comme Halima Djalab Bouguerra, une étudiante de vingt et un ans de Bourg-en-Bresse, dans le département de l'Ain, d’exprimer leurs inquiétudes,« les langues se sont déliées et plus personne n’a peur de dire à un musulman de rentrer chez lui ». L’article a fortement déplu à Manuel Valls, qui y a répondu par une tribune au Huffington Post, Lundi 5 Septembre 2016. Mais sa charge contre le sérieux du journal américain est peu probante.

Ce qu'a dit Manuel Valls

Cet article « donne une image insupportable, car fausse, de la France, pays des lumières et des libertés », écrit le premier ministre. Il met ensuite en cause le sérieux de l’article du journal américain, « la réalité, c’est qu’il ne s’agit pas d’une enquête de terrain, qui permet les différents éclairages ou la nuance dans l’analyse », assène-t-il. Et de mettre en doute le cœur même de l’enquête, à savoir les témoignages des femmes musulmanes.

« Ces témoignages ont été pour la plupart obtenus à la suite d’un événement scandaleux organisé en France, un camp d’été décolonial. Un camp qui, et cette information a son importance, était interdit, je cite, aux personnes à la peau blanche. Son but était de rassembler tous les partisans des communautarismes, tous les opposants à la mixité entre les personnes blanches et non blanches et tous ceux qui veulent, je cite encore, dénoncer le philosémitisme d'état dont la France serait victime ».

Une accusation répétée sur Radio Télévision Luxembourg (RTL), Mardi 6 Septembre 2016, où il a dénoncé « la complaisance vis-à-vis de femmes qui fréquentent un campement interdit aux blancs et ensuite la vision que ce papier donnait de la France ».

Pourquoi c'est faux

La version de Manuel Valls a pourtant de quoi surprendre quand on retrace le parcours de l’enquête du New York Times. Le journal a d’abord lancé un appel à témoignages le 22 août 2016, sous le thème suivant, « êtes-vous une femme musulmane en Europe ? Partagez votre opinion sur les restrictions au port du voile ». Cet appel a rapidement été relayé sur les réseaux sociaux.

Le camp décolonial a, quant à lui, eu lieu entre le 25 août et le 28 août 2016 à Reims. Il a, selon l’organisation, réuni environ cent quatre vingt personnes, loin des quelque mille deux cent témoignages revendiqués par le quotidien américain. Contrairement à ce qu’affirme Manuel Valls, les organisateurs ont souhaité réserver l’événement « aux personnes subissant le racisme ». Un choix qui fait débat, mais ne se résume pas, pour les organisations à l’origine du camp, à interdire la présence des blancs.

La journaliste de Mediapart Faïza Zerouala, qui a couvert le camp d’été, assure au Monde qu’elle est la seule à y avoir assisté, avec une consœur du Bondy Blog. C’est également ce que nous dit Lillie Dremeaux, l’auteure de l’enquête du New York Times, qui nous renvoie vers la réponse de la direction du quotidien à Manuel Valls, « notre article s’appuie sur les réponses de plus de mille deux cent lectrices à un appel à témoignages en ligne en anglais, en français et en arabe », y indique Danielle Rhoades Ha, porte-parole du journal.

Loin du sensationnalisme des « no-go zones »

Sur ces centaines de témoignages, le New York Times a publié ceux de vingt et une femmes de vingt deux ans à quarante et un ans. Treize d'entre elles vivent en France. On en compte trois à Paris, deux à Toulouse et une à Grenoble, à Roubaix, à Lyon, à Orléans, à Drancy, à Lille, à Perpignan et aux Lilas. Les huit autres vivent à l’étranger, dont cinq en Belgique. Le fameux camp décolonial n’est jamais évoqué dans l’article et il est difficile d’imaginer que toutes ces femmes aient pu y participer.

Quant au contenu de l’article, on y trouve des points de vue divers. Plusieurs femmes ont des mots très durs envers l'état, dénonçant un régime d’apartheid ou expliquant ne plus se sentir en sécurité et c’est ce que Manuel Valls n’a pas apprécié. Pour lui, comme il l’écrit dans le Huffington Post, « l’immense majorité des femmes musulmanes qui ne se reconnaissent pas dans une vision ultra-rigoriste de l’Islam » n’ont pas été interrogées.

D’autres témoignages insistent aussi sur la pression sociale et les incompréhensions d’amis ou de collègues, notamment vis-à-vis de la consommation d’alcool. Certaines relativisent également la situation, pointant un contraste entre la présentation médiatique et la réalité, comme Saadia Akessour.

« Je me suis baignée cet été du côté d’Hendaye, dans le sud-ouest de la France. J’ai été un peu la curiosité du coin, mais j’ai trouvé les gens bienveillants. Il me semble que les médias et politiciens sont en contradiction avec ce que pense le peuple ».

Nous sommes donc loin du sensationnalisme des commentaires de Fox News sur les « no-go zones » parisiennes, pour lesquels la chaîne avait dû s’excuser après les attentats de Paris au mois de novembre 2015.

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 15:52

Trois femmes arrêtées projetaient un attentat à la gare de Lyon à Paris (Reuters)

Les trois jeunes femmes interpellées Jeudi 8 Septembre 2016 soir à Boussy-Saint-Antoine, dans le département de l’Essonne, et soupçonnées de préparer des actions « violentes et imminentes », voulaient commettre un attentat à la gare de Lyon à Paris, a-t-on appris Vendredi 9 Septembre 2016 de source proche de l'enquête.

« Elles voulaient commettre un attentat à la gare de Lyon à Paris, Jeudi 8 Septembre 2016 », a dit cette source, précisant que l'ensemble des gares parisiennes et celle de Boussy-Saint-Antoine, à trente kilomètres au sud de Paris, avaient été placées sous alerte.

En marge d'une réunion des pays du sud de l'Union Européenne à Athènes, François Hollande a confirmé qu'un « attentat avait été déjoué », sans donner plus de précisions.

« Nous avions des informations qui ont pu nous mettre en alerte et conduire à des arrestations, celles qui ont eu lieu Jeudi 8 Septembre 2016 », a dit le chef de l’état à la presse. « Il y a là un groupe qui a été annihilé mais il y en a d'autres ».

Les trois femmes, âgées de trente neuf ans, de vingt trois ans et de dix neuf ans, interpellées dans le cadre de l'enquête sur la voiture contenant des bonbonnes de gaz près de Notre-Dame-de-Paris ce week-end, sont, selon le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, « radicalisées et fanatisées ».

Une quatrième personne a été interpellée lors de l'opération. « Il s'agit du futur époux religieux de la jeune femme de vingt trois ans », dit-on de source policière.

« C'est aussi le frère d'un proche de Larossi Abballa », assassin de deux policiers à Magnanville, dans le département des Yvelines, au mois de juin 2016, a-t-on précisé.

Course contre la montre

La jeune femme de dix neuf ans, fille du propriétaire de la voiture et l'une des principales suspectes dans l'enquête, avait rédigé une lettre dans laquelle elle prête allégeance à l'Etat Islamique, selon la source proche de l'enquête.

Les trois femmes ont été placées en garde à vue dans les locaux de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) aussitôt après leur interpellation.

Ce commando de femmes est désormais soupçonné d'avoir voulu faire exploser le week-end dernier au coeur de Paris la Peugeot 607 remplie de bonbonnes de gaz avec laquelle la principale suspecte avait quitté le domicile de son père.

Les enquêteurs cherchent à comprendre pourquoi la berline a été abandonnée dans la nuit du Samedi 3 Septembre au Dimanche 4 Septembre 2016 près de Notre-Dame avec les feux de détresse allumés et sans plaque d'immatriculation.

La berline contenait six bouteilles bonbonnes de gaz pleines sans dispositif de mise à feu. Mais trois bidons de gazole ont été également retrouvés, ce qui aurait peut-être pu permettre une explosion sans dispositif sophistiqué.

Depuis Dimanche 4 Septembre 2016, les enquêteurs ont mené une course contre la montre, selon l'expression du ministre de l’intérieur, pour localiser la jeune femme de dix neuf ans connue pour son extrême radicalisation et dont le père avait signalé la disparition.

Ils l'ont finalement localisée à Boussy-Saint-Antoine en compagnie de deux autres femmes et la surveillance du trio a poussé Jeudi 8 Septembre 2016 les autorités à lancer une alerte générale dans les gares parisiennes, plus spécifiquement gare de Lyon.

Un policier blessé

Jeudi 8 Septembre 2016 vers 19 heures 30, les enquêteurs ont vu les jeunes femmes sortir d’un appartement, non loin de la gare. Celle de dix neuf ans semble avoir repéré les policiers de la DGSI en planque et a bondi sur l'un d'eux avec un couteau, le blessant à l'épaule.

Les policiers « on dû ouvrir le feu face à des individus armés de couteaux qui ont blessé un des leurs », a déclaré Jeudi 8 Septembre 2016 le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve.

« L'assaillante a été blessée de plusieurs balles, dont une à la jambe », a précisé une source policière. Ses deux complices ont tenté de prendre la fuite à pied avant d'être maîtrisées sous les yeux de dizaines de riverains.

L'enquête, confiée à la DGSI et à la section antiterroriste de la brigade criminelle, avait démarré avec la découverte de la Peugeot abandonnée près de Notre-Dame de Paris.

Depuis Dimanche 4 Septembre 2016, plusieurs personnes ont été arrêtées, dont quatre étaient toujours en garde à vue, Jeudi 8 Septembre 2016.

Un second couple a été interpellé Mercredi 7 Septembre 2016 après l'arrestation d'un autre couple, Mardi 6 Septembre 2016, sur une aire d'autoroute, près d'Orange, dans le département du Vaucluse.

Les quatre personnes, originaires de Montargis, dans le département du Loiret, sont connues des services de renseignement pour leur radicalisation. Les enquêteurs n'ont pas révélé quel était leur rôle éventuel dans l'affaire.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 20:23

https://www.facebook.com/groups/366173483519457/permalink/853113481492119/

National populisme

Par Laurent Lévy

Jeudi 8 Septembre 2016

Un certain nombre de camarades d'Ensemble vient de signer un texte dont le résumé pourrait être le suivant, « même à contre cœur et malgré des divergences de détail, nous nous rallions à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, et nous entrons en campagne pour lui, même si ce n'est pas dans le cadre de la France Insoumise ». D'autres ne se sont pas bornés à le signer, mais le diffusent pour en appuyer la démarche. Je trouve quant à moi cela tout à fait consternant.

Je comprends bien les préoccupations des camarades du Parti Communiste Français (PCF) qui sont à l'origine de ce texte, de vouloir éviter que la crise de la gauche ne débouche sur un repli identitaire de leur parti et une candidature communiste. Et si j'avais été à leur place, je m'y serais peut-être associé.

Quoique nous sommes dans une conjoncture politique et idéologique qui évolue à une grande vitesse. La position politique de ce texte était à peu de choses près la mienne au printemps 2016. J'ai changé depuis, à mesure que Jean Luc Mélenchon révélait et explicitait la cohérence de son positionnement.

Le compte rendu de la rencontre qu'une délégation d'Ensemble a eue avec lui est à cet égard très éloquent.

Il s'enfonce en effet avec une cohérence délétère dans le national-populisme, alors même que ces questions, celles de l'identité, du souverainisme et aussi de la démocratie de masse, sont de plus en plus déterminantes dans le débat public.

Le centre de sa campagne, sur laquelle personne ne peut prétendre exercer quelque influence que ce soit, est « l'indépendantisme français ». Après avoir expliqué, en plein drame des migrants et réfugiés, qu'il était par principe hostile à tout droit d'installation, et qu’Angela Merkel avait eu tort d'accueillir tant de réfugiés, qu'autrement dit, on aurait mieux fait pour lui de les laisser crever dans leur bled, après avoir dit que les salariés détachés « volaient le pain » de ceux qui sont déjà là et confirmé ce propos en y ajoutant qu'ils avaient le choix de ne pas se comporter en « bourreaux », après avoir expliqué que les femmes voilées qui prétendaient aller à la plage se livraient ainsi à une « provocation salafiste », nous y voici donc, l'ensemble de son discours fait système. Même quand il dit des choses « de gauche », par exemple contre les politiques néo libérales, il le fait en affirmant que c'est le « levier de la nation » qui peut seul permettre d'en sortir.

Il aurait pu être, il l'a été en 2012, un bon candidat dans le cadre d'une alliance à plusieurs voix, d'un front qui soit de gauche. C'est une perspective qu'il a, de son propre aveu, abandonnée.

Je suis donc consterné que des camarades veuillent apporter leur contribution à ce que demain soit configuré dans des termes qui présenteraient ce discours national républicain, ou social-chauvin, comme le cœur de l'alternative qu'il faudra construire, car en réalité, le discours de Jean Luc Mélenchon, tel qu'il se déploie aujourd'hui, est quelque chose avec quoi nous ne pouvons pas nous borner à acter des désaccords, c'est quelque chose qu'il faut combattre.

Lorsque l'on voit la vitesse à laquelle la gauche républicaine dérive, penser au "printemps républicain", aux gens qui ont dit de la décision du conseil d’état sur la police vestimentaire des plages, « c’est Munich », aux derniers propos de Jacques Julliard, qui nous qualifie de « collaborateurs » comme le fait Riposte Laïque, dont les militants sont passés de la gauche à l'extrême-droite identitaire sans avoir besoin de changer un mot de leur discours sur la république, on doit s'inquiéter de tout ce qui peut, non seulement s'accommoder, mais aussi ne pas combattre cela avec la dernière énergie.

Soutenir une démarche et la combattre sont deux postures incompatibles.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 19:22

http://www.communisteslibertairescgt.org/Calais-Tenir-une-ligne-de-classe.html

Tenir une ligne de classe

Lundi 5 Septembre 2016

Il est bien évident que, de par sa taille, le bidonville de Calais pose des problèmes compliqués et quotidiens pour les habitants et les salariés de Calais et des alentours.

Mais il n’est pas possible pour autant de perdre notre boussole de la Confédération Générale du Travail (CGT) et de manifester avec les petits patrons du coin sur des mots d’ordres qui prônent le « démantèlement » du bidonville en lieu et place du « relogement » des personnes ou pire « l’expulsion immédiate des immigrés économiques ».

Secrétaire général de la CGT du Port de Calais, Hervé Caux, dans un communiqué daté du Jeudi Premier Septembre 2016, justifie la position de certains secteurs locaux de la CGT par la nécessité de couper l’herbe sous les pieds de l’extrême-droite. Si l’intention du camarade, connu également pour avoir été plusieurs fois candidat sur des listes du Parti Communiste Français (PCF), est louable, il est bien évident que la méthode est funeste. Ce n’est pas en reprenant une partie de la thématique des fascistes que l’on pourra les combattre.

Dans une formule volontairement ambigüe, Hervé Caux demande « l’éradication » des personnes qui gravitent autour du bidonville. Or s’il existe des salopards qui profitent de la misère des réfugiés, nombre de militants travaillent de manière solidaire sur le terrain et venir les renforcer devrait être un axe militant pour des syndicalistes.

Des syndicalistes du secteur maritime et d’Euro Tunnel pourraient y compris jouer un rôle utile en organisant un passage massif de la Manche puisque c’est l’objectif de celles et ceux qui s’entassent à Calais. Voilà qui ferait une belle manifestation de classe et la chose est possible avec le soutien de toute la CGT.

Enfin comment entendre qu’un syndicat de la CGT puisse demander que Calais soit déclarer zone franche ? Comment des syndicalistes peuvent-ils demander que les patrons soient exonérés de taxe alors qu’on sait que ces zones franches ne produisent aucun emploi mais seulement des effets d’aubaines pour des patrons qui emménagent volontiers mais sans créer même un chouia d’emploi ?

Il est sans doute temps que la direction confédérale se déplace et vienne apporter son soutien et une orientation claire aux militants du calaisis. Sinon le risque est grand que la CGT ne s’ensable.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 19:07

http://www.lesinrocks.com/2016/09/08/actualite/frederic-lordon-bilan-de-nuit-debout-on-ne-va-se-raconter-dhistoire-feu-na-pris-11862763

Frédéric Lordon fait le bilan du mouvement des Nuits Debout, « on ne va pas se raconter d’histoires, le feu n’a pas pris »

Par Mathieu Dejean

Jeudi 8 Septembre 2016

Le mouvement des Nuits Debout a plié bagages, l’heure est au bilan. Le philosophe et économiste Frédéric Lordon se prête à cet exercice et se montre sans concessions pour ce mouvement dont il a été un des acteurs. Le philosophe Manuel Cervera-Marzal, également actif dans le mouvement, estime cependant qu’une de ses victoires réside « dans sa propre existence ».

Il était sur la place de la République le Jeudi 31 Mars 2016 après la manifestation contre la loi travail, premier jour d’occupation du mouvement qui hésitait encore entre deux noms, Nuit Rouge ou Nuit Debout. Ce jour-là, on l’a même « poussé au cul » pour qu’il prenne la parole sur scène, devant la foule qui avait décidé de ne pas rentrer chez elle. Frédéric Lordon, économiste et philosophe, directeur de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), devenait alors l’un des visages de cet événement inédit en France qui allait s’étendre jusqu’aux prémisses de l’été et qui a finalement pris le sobriquet de Nuit Debout.

L’intellectuel, récalcitrant par rapport à la médiatisation dont il a pu faire l’objet à l’époque, a fait partie des soutiens à la fois fervents et intransigeants de ce mouvement. Sans concessions, déjà à l’époque, avec sa tendance citoyenniste qui parle beaucoup, au détriment de l’action, il l’avait encouragé, avec François Ruffin et le collectif pour la convergence des luttes, à s’organiser pour réellement faire peur et obtenir le retrait de la loi travail.

« Le feu n’a pas, ou pas encore, pris »

L’été s’est écoulé, la loi travail est passée en force par le quarante-neuvième article de la constitution, et le mouvement des Nuits Debout a périclité. La tête froide, Frédéric Lordon, qui s’apprête à publier un nouveau livre, « les affects et la politique », aux éditions du Seuil, au début du mois d’octobre 2016, en dresse le bilan dans une interview accordée au Bondy Blog.

D’après lui, la portée du mouvement des Nuits Debout a en définitive été relativement modeste, malgré l’impression de ses participants de vivre un bouleversement politique majeur.

« Tous les mouvements insurrectionnels commencent à très petite échelle. Le problème pour le pouvoir c’est quand cela gagne et quand la plaine entière vient à s’embraser. On ne va pas se raconter d’histoire, le feu n’a pas, ou pas encore, pris. Je crois cependant que beaucoup de gens qui étaient loin de l’événement l’ont regardé avec intérêt et qu’il s’est peut être passé quelque chose dans les têtes dont nous ne pouvons pas encore mesurer tous les effets ».

Frédéric Lordon analyse ensuite la mécanique par laquelle le mouvement s’est transformé. Selon lui, sa persistance dans le temps et ses actions ont suscité en retour la violence des gardiens de l’ordre, qui a eu pour effet de radicaliser à son tour les manifestants.

« Lorsqu’il se sent réellement mis en danger, un ordre institutionnel et un système de pouvoir peuvent devenir capables de tout, je veux dire de toutes les violences. À un degré certes encore modéré, c’est cela que le mouvement social et la composante de Nuit Debout qui s’y reconnaissait ont expérimenté. Violences policières, violences judiciaires et violences symboliques d’éditorialistes littéralement écumants, c’est tout un, le système en train de se défendre. On ne pouvait pas nous donner plus parlante attestation de ce que nous étions dans le vrai », estime-t-il.

« La réalité du cortège de tête, c’est la diversité de sa composition »

Enfin, le philosophe spinoziste décrit le fameux cortège de tête qui s’est constitué dans les manifestations contre la loi travail à partir du premier mai 2016 au moins. Il étaye à cet égard l’hypothèse d’une porosité entre les manifestants habituellement pacifistes et ceux que l’on désigne couramment comme des casseurs.

« Il faut être un éditorialiste de BFM Télévision le cul vissé dans son fauteuil pour faire du cortège de tête un pur ramassis de casseurs. La réalité du cortège de tête, c’est la diversité de sa composition, autonomes et Mouvement Indépendant Inter Lycées (MILI) bien sûr, mais également manifestants tout à fait ordinaires rendus furieux par la violence policière au fil des manifestations et militants syndicaux décidés à ne plus se laisser matraquer et gazer sans réagir ».

« La grande victoire de Nuit Debout, c’est sa propre existence »

Frédéric Lordon n’est pas le seul intellectuel à avoir participé au mouvement des Nuits Debout et à saluer aujourd’hui, sans fétichisme ni complaisance excessive, son irruption dans le débat public. Le philosophe Manuel Cervera Marzal en a également été un soutien actif. Il en tire son propre anti bilan dans la revue Contretemps, citant Karl Marx à propos de la Commune de Paris.

« On ne demande pas des comptes innocemment. Et ceux qui y étaient n’ont pas besoin de ce bilan. Ils savent que la grande victoire de Nuit Debout c’est, comme le dit un esprit aiguisé dans des circonstances analogues, sa propre existence.

Il en énumère d’autres victoires, dont il précise ironiquement qu’elles devraient satisfaire « ceux qui se plaignent quotidiennement que l’abstention grimpe et que le charbon de la colère alimente les chaudières du Front National. Dans un régime oligarchique où les gens ordinaires sont depuis longtemps exclus des lieux dans lesquels se décide leur avenir, voire des milliers de citoyens reprendre en mains leurs affaires est en soi un immense soulagement ».

Tout mouvement porte en lui sa propre fin, philosophaient certains activistes lucides du mouvement des Nuits Debout. Peut-être cette rentrée du mois de septembre 2016 porte-t-elle les prémisses d’une nouvelle phase de contestation ? Si c’est le cas, la journée du Jeudi 15 Septembre 2016, où une manifestation contre la loi travail est prévue, devrait en indiquer la nature.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 20:37

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/09/06/plusieurs-manifestations-contre-le-putschiste-michel-temer_4993154_3222.html

Plusieurs manifestations contre le putschiste Michel Temer

Par Claire Gatinois, correspondante du Monde à Sao Paulo

Une nouvelle fois, depuis la destitution de la présidente Dilma Rousseff, Mercredi 31 Août 2016, la rue brésilienne a crié « fora Temer ». A Sao Paulo, Dimanche 4 Septembre 2016, les manifestants étaient cent mille, selon les organisateurs, à appeler au départ du nouveau président brésilien, Michel Temer. Un dirigeant qu’ils jugent illégitime, réclamant l’organisation de nouvelles élections. Des protestations, moins étoffées, ont aussi eu lieu à Rio de Janeiro, Curitiba et Salvador à l’appel des mouvements de gauche tels « Brasil popular » et « povo sem medo ».

Faisant fi des mises en garde du nouveau chef de l'état, agacé d’être traité de putschiste par ses adversaires et le Parti des Travailleurs de la présidente déchue, la foule a fait sien le slogan de « diretas ja », « des élections directes tout de suite », un mot d’ordre déjà employé à la fin de la dictature militaire.

Contestation insignifiante

La manifestation à Sao Paulo s’est déroulée dans le calme jusqu’à sa dispersion, entre 20 heures et 21 heures A ce moment-là, des témoignages recueillis par les médias brésiliens évoquent des actes de vandalisme de la part de casseurs, surnommés les « blacks blocs », et des ripostes démesurées de la part de la police militaire usant généreusement de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Un journaliste de la British Broadcasting Corporation (BBC) du Brésil a, notamment, reçu des coups de matraque. « Une escalade de violence qui vise à dissuader les manifestants », dénonce le député du Parti des Travailleurs Paulo Teixeira, évoquant des débordements policiers. Mercredi 31 Août 2016, une jeune manifestante de dix neuf ans, Deborah Fabri, avait eu l’œil gauche perforé par un projectile.

Depuis Hanghzou, où il participait au sommet du G20, Michel Temer a minimisé l’ampleur de la contestation de ces derniers jours, qualifiée d'insignifiante et composée tout au plus de « quarante, cinquante ou cent personnes ». De petites actions a appuyé le ministre des relations extérieures, José Serra, à ses côtés. Les manifestants se sont à nouveau donné rendez-vous Jeudi 8 Septembre 2016.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 20:18

L'opposition syrienne fixe un calendrier pour le départ de Bachar al Assad (Reuters)

Le Haut Comité des Négociations (HCN) représentatif de l'opposition syrienne a averti Mercredi 7 Septembre 2016 qu'il s'opposerait à l'accord que russes et américains s'efforcent de conclure s'il est différent de son propre plan, qui passe par la mise à l'écart du président Bachar al Assad.

Mis sur pied avec l'appui de l'Arabie Saoudite et des puissances occidentales dans l'optique de négociations de paix aujourd'hui dans l'impasse, le HCN a présenté ce plan à Londres.

Il propose six mois de négociations en vue de la formation d'un organe de transition constitué de représentants de l'opposition, de membres du gouvernement et de personnalités de la société civile, qui serait chargé d'administrer le pays pendant dix huit mois, après quoi des élections seraient organisées.

« Cette période de transition s'ouvrira avec le départ de Bachar al Assad et de sa clique et, bien sûr, de ceux qui ont commis des crimes aux dépens du peuple syrien », a expliqué Riad Hidjab, principal coordinateur du HCN.

« Si les russes et les américains s'accordent sur quelque chose de très différent de ce à quoi les syriens aspirent, nous ne l'accepterons pas », a-t-il poursuivi.

« Il n'est pas question de garder Bachar al Assad pendant six mois, ni même un mois ou un jour durant cette période de transition. Les russes et les américains le savent. Ils connaissent la position du peuple syrien. Il a fait de grands sacrifices et ne renoncera pas à cette exigence », a-t-il rappelé.

Moscou et Washington, qui ont pris des partis diamétralement opposés dans le conflit, seraient sur le point de s'entendre.

Le secrétaire d’état américain John Kerry et le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov doivent se revoir Jeudi 8 Septembre et Vendredi 9 Septembre 2016 à Genève, selon Moscou, ce que n'a pas confirmé le département d’état américain.

A Washington, le porte-parole du département d’état, Mark Toner, a précisé que John Kerry ne serait pas à Genève, Jeudi 8 Septembre 2016. « Nous n'accepterons pas un accord qui ne répond pas à nos objectifs fondamentaux », a ajouté le porte-parole.

Renforts gouvernementaux à Alep

La cessation des hostilités obtenue au mois de février 2016 par John Kerry et Sergueï Lavrov a tourné court au bout de quelques semaines, notamment en raison de l'offensive des forces gouvernementales à Alep.

Première ville de Syrie avant la guerre, elle est aujourd'hui le principal enjeu du conflit, mais aussi des négociations entre la Russie et les Etats Unis, et une trêve dans ce secteur pourrait ouvrir la voie à une cessation globale des hostilités.

Or sur le terrain, les combats semblent au contraire s'intensifier. Les forces gouvernementales soutenues par l'aviation russe assiègent à nouveau depuis Dimanche 4 Septembre 2016 les quartiers sud et est aux mains des insurgés. La milice chiite irakienne Harakat al Noudjaba, engagée aux côtés de l'armée, a dépêché ces deux derniers jours un millier d'hommes supplémentaires.

Un peu plus au sud, les rebelles ont lancé la semaine dernière une offensive dans un secteur stratégique de la province d’Hama où se trouvent des villes acquises au régime, peuplées de chrétiens et d'alaouites, minorité à laquelle appartient Bachar al Assad.

Les combats y ont fait cent mille déplacés entre le Dimanche 28 Août 2016 et le Lundi 5 Septembre 2016, selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), qui citent le Croissant-Rouge Arabe Syrien et le gouverneur de la province.

A la frontière turque, qu'Ankara dit avoir débarrassée de la présence de l'Etat Islamique avec l'appui de l'Armée Syrienne Libre (ASL), deux cent quatre vingt douze habitants de Djarablous ont en revanche pu regagner leurs foyers. Les djihadistes en ont été chassés dans le cadre de l'opération Bouclier de l'Euphrate, lancée le Mercredi 24 Août 2016 par l'armée turque et ses alliés locaux.

Objectif Rakka

Le ministère russe des affaires étrangères s'est dit Mercredi 7 Septembre 2016 vivement préoccupé par leurs mouvements. « Cela remet en question la souveraineté et l'intégrité territoriales de la république arabe syrienne », juge-t-il dans un communiqué.

« Nous appelons Ankara à s'abstenir de toute nouvelle mesure, qui ne ferait que déstabiliser un peu plus la situation en Syrie », ajoute-t-il.

Outre la lutte contre l'Etat Islamique, l'opération Bouclier de l'Euphrate avait pour but d'enrayer la progression des miliciens kurdes des unités de protection du peuple (YPG), soutenus par les Etats-Unis, qui multiplient les victoires dans le nord de la Syrie.

L'administration turque les assimile aux séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), auxquels elle a déclaré la guerre.

Ankara les a sommés de se replier à l'est de l'Euphrate, ce qu'ils n'ont pas fait totalement, a déploré Mercredi 7 Septembre 2016 le vice-premier ministre turc Nurettin Canikli. Il a par ailleurs fait état de cent dix morts dans les rangs de l'Etat Islamique et des YPG depuis le début de l’opération Bouclier de l'Euphrate.

Cité Mercredi 7 Septembre 2016 par le quotidien Hurriyet, le président turc Recep Tayyip Erdogan indique que Barack Obama a évoqué l'idée d'une action militaire commune à Rakka, capitale du califat proclamé par l'Etat Islamique.

« Nous avons dit que, de notre point de vue, ce ne serait pas un problème. Unissons nos soldats, tout ce qui est nécessaire sera fait. Mais, à ce stade, nous devons montrer notre présence dans la région. Nous n'avons pas la possibilité de faire un pas en arrière. Si nous reculons, des groupes terroristes comme l’Etat Islamique, le PKK, le parti de l’union démocratique (PYD) et les YPG s'y installeront », a-t-il ajouté.

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