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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 21:59

http://www.soutien11novembre.org/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=20&Itemid=25


REUNION PUBLIQUE SAMEDI 6 DECEMBRE – 17 H

à La Parole Errante 9 rue François Debergue
Montreuil Métro Croix-de-Chavaux

11 novembre au matin, les usagers du rail sortent de la terreur : on vient d'arrêter les « commandos anti-TGV ». Michèle A.M. parade, sa belle prise est exposée par les médias, embarqués depuis le début dans l'opération. Deux jours plus tard, on semble plutôt reprocher aux interpellés d'avoir eu « l'intention » de commettre de tels actes. Ainsi allaient-ils finalement pouvoir devenir une sorte de « cellule », appartenant à une « nébuleuse », qui s'en serait, tôt ou tard, pris aux vies humaines. Magie de l'antiterrorisme : à mesure que les faits se dématérialisent, l'affaire s'aggrave.

La lutte antiterroriste ne s'intéresse pas tant aux actes qu'aux sujets qui pourraient les commettre. Un sujet, cela se fabrique. A partir de vies bien réelles, avec leurs particularités, leurs habitudes, leurs liens. Ces liens constituent d'ailleurs un objet d'investigation privilégié. C'est ainsi que la police construit une « mouvance », un « réseau», ou n'importe quel autre chien de mot signifiant une appartenance diffuse. Ce type d'objet a toujours convenu aux méthodes de la flicaille. Il offre un caractère inépuisable qui fait tout son charme. Les enquêtes n'ont plus de fin, elles sont extensibles à volonté, la menace est permanente, omniprésente.

Fabriquer un sujet terroriste, cela consiste en des procédures concrètes. Annoncer des menaces futures, leur fabriquer des appellations. Faire arrêter neuf personnes au petit matin, par des flics cagoulés, armés jusqu'aux dents. Les conduire dans des locaux spéciaux. Là, les garder quatre jours en cellule. Quatre jours ponctués d'interrogatoires nombreux et interminables, aux termes desquels n'importe qui serait prêt à avouer que sa grand-mère a conçu les attentats contre le World Trade Center. Pas d'avocat, si ce n'est à la fin, quand on aura eu le temps de les questionner sur ce qui est essentiel dans cette affaire : ce qu'ils vivent, ce qu'ils lisent, qui ils fréquentent, avec qui ils baisent. Il faut savoir s'ils ont manifesté, un jour, à Vichy, s'ils ont compris ou commis quelque ouvrage et pourquoi ils n'habitent pas, seuls, dans un appartement, mais vivent et s'organisent ensemble. Il n'y a plus alors qu'à extraire de cela les éléments adéquats et les retraduire dans le jargon de l'antiterrorisme. Produire ainsi, assortie de détails pittoresques, l'image de neuf clandestins, organisés en cellule, disposant d'un chef, et s'abreuvant d'un manuel de lutte armée.

Qu'importe que le fameux bréviaire secret se trouvât déjà en possession de plusieurs milliers de lecteurs, qui avaient pu se le procurer dans n'importe quelle librairie. Qu'importe qu'il fût impossible même aux journalistes venus accréditer cette thèse de confirmer tant soit peu ce portrait de clandestins reclus, coupés du monde. Le terme de « terrorisme » a le pouvoir de changer l'eau en vin, et pour ceux à qui on l'applique, chaque aspect de l'existence devient l'objet de soupçons si ce n'est une preuve accablante.

La réalité à partir de laquelle on a construit ici des terroristes, cette réalité, la justice peut toujours la trouver criminelle ; pour notre part, nous trouvons encore heureux que 3000 personnes s'opposent physiquement à la tenue d'un sommet ministériel sur l'immigration à Vichy, et honorable d'être solidaires de ses amis en garde à vue.

La SNCF recensait en 2007 vingt-sept mille actes de malveillance contre son réseau ferré. Le sabotage à proprement parler est un acte encore banal, dans toute grève bien menée – et le mouvement cheminot de l'automne dernier est encore venu le rappeler. Pour autant, et malgré la vive terreur que semble provoquer un blocage efficace du trafic ferroviaire, on n'avait pas encore brandi, dans de tels cas, la catégorie « terroriste », et l'arsenal judiciaire et policier exceptionnel qui l'accompagne. Ce qui s'est passé le 11 novembre est une provocation objective, qui a valeur de test. Il va de soi que si l'affaire s'éteint doucement dans le silence, tandis que croupissent en prison ceux qu'on a si grossièrement désignés à la vindicte universelle comme terroristes, rien n'empêchera que ce silence soit interprété comme un assentiment général donné au procédé, et à ses applications à venir. Ici, comme en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis, il est clair que l'antiterrorisme n'est pas une série de lois d'exception que chaque pays s'accorde mais bien la base d'un nouveau régime de gouvernement mondial.

Nous annonçons la création d'un comité de soutien à Paris.      
     
Il visera à soutenir matériellement et moralement les 9 personnes arrêtées le 11 novembre, dont 2 sont encore aujourd'hui en prison.     

Il s'engage dans une défense commune, de l'ensemble des arrêtés, quelque soit leurs chefs d'inculpation. Il refusera de communiquer plus particulièrement sur telle ou telle personne. Il ne perdra pas de temps à s'étendre sur la réalité des faits qui leur sont reprochés, et donc sur la question de l'innocence ou de la culpabilité des inculpés. Le comité de soutien se donne pour principe de refuser la présence des média à ses réunions, et s'autorisera à communiquer avec eux selon ses propres termes et conditions.

Plus que le soutien aux neufs mis en examen, le comité vise à tout faire pour que la machine antiterroriste – qui s'était mise en marche bien avant ce jour-là – ne puisse pas continuer son travail d'écrasement dans l'assentiment général. Cela passe par l'attaque du montage politique et médiatique visant la création d'un nouvel ennemi de l'intérieur : la « mouvance anarcho-autonome ». Le comité affirme son soutien aux 6 personnes prises depuis, janvier 2008 dans le tourbillon judiciaire qui accompagne cette fabrication – tous sont mis en examen dans le cadre d'une instruction antiterroriste : Ivan et Bruno pour avoir transporté des fumigènes artisanaux, Isa et Farid pour avoir convoyé du chlorate et des plans d'établissement pénitentiaire ; Juan, Isa et Damien sont aussi soupçonnés d'une tentative d'incendie d'un véhicule de police, et sont pour cela incarcérés depuis plusieurs mois sous le coup des assises antiterroristes.

L'objectif immédiat du comité est la libération de toutes les personnes incarcérées et la fin des poursuites judiciaires à l'encontre des inculpés.

comiteparis@yahoo.fr




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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 21:48


COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION DES PALESTINIENS EN FRANCE «AL JALIYA»
Par Association des Palestiniens en France > apf_paris@yahoo.fr
Paris, le 4 Décembre 2008

Sujet : Interdiction de la manifestation de solidarité avec GAZA du samedi 6 décembre


Ayant pris l’initiative avec d’autres associations d’appeler à une manifestation de solidarité avec le peuple palestinien qui subit un blocus meurtrier à Gaza et de dénoncer le soutien inconditionnel de la France à l’Etat criminel israélien, nous avons comme à l’accoutumé envoyé une déclaration de manifestation à la préfecture de police de Paris.

Cette déclaration comprenait le parcours détaillé de la manifestation qui doit partir le samedi 6 décembre à 15h de la place Denfert Rochereau, puis emprunter le bd St Michel ainsi que le bd St Germain pour finir devant l’Institut du Monde Arabe.

Lors du dernier contact de ce jour avec la préfecture, on nous a de nouveau indiqué que ce parcours n’était pas accepté parce qu’il présente un potentiel d’atteinte à «la sureté de l’ordre public».

Sans avoir eu plus d’informations, nous avons évidemment répondu que nous refusions cet argument. Notre interlocuteur nous a alors répondu que l’on s’exposait à une interdiction pure et simple de la manifestation.

Nous voulons par ce communiqué dénoncer les pressions visant à interdire l’expression d’une solidarité avec nos compatriotes à GAZA, en précisant qu’elles ne sont que la marque de l’infâme complicité de la France avec l’Etat d’Israël qui commet tous les jours des crimes de guerre.

Nous confirmons donc que la manifestation de solidarité avec GAZA partira bien le samedi 6 décembre à 15h de la Place Denfert Rochereau puis empruntera le Bd St Michel ainsi que le Bd St Germain pour arriver jusqu’à l’Institut du Monde Arabe où l’on dénoncera aussi la normalisation et la
collaboration de certains régimes arabes avec la puissance occupante, dont principalement l’Egypte.


Association des Palestiniens en France « AL JALIYA »Maison des associations du 13ème / 11 rue Caillaux 75013 Paris – boite n° 101
Mail: apf_paris@yahoo.fr
Tel : 06 11 67 91 02

Pour rappel, ci-dessous, la liste des associations signataires de l'appel à manifester pour Gaza le 6 décembre :
Association des Palestiniens en France (Al Jaliya), Comité palestinien pour le Droit au Retour, ISM France, Euro-Palestine, Ijtihad, Forum social des quartiers populaires, Convergence des causes,
IJAN, Collectif pour la libération de Georges Abdallah, AGEN, SRF, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS), (Association d'Etude) Yechouroun Judaïsme contre Sionisme, Comité de Lutte contre la Barbarie et l'Arbitraire (France), Groupe "La Conscience", IRC (immigration Repère et Citoyenneté), CPCP (Collectif Paix Comme Palestine),
Enfants de Palestine, ADETRA, syndicat indépendant suisse, Collectif Mâconnais pour la Paix au Proche Orient, l’AIAPEC - Association pour une Information Alternative Populaire, Educative et Citoyenne, VPK - Vlaams Palestina Komitee - Belgique, CODIP vzw - Belgique


Liste non exhaustive, pour ajouter le nom de votre organisation, contactez
l'Association des Palestiniens en France à l'adress suivante :
apf_paris@yahoo.fr


--
http://www.ism-france.org
ou
http://www.ism-suisse.org

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 22:07


Plainte contre trois chefs d'Etat africains en France

Mardi 2 décembre, 18h37 (Reuters)
     
Une plainte avec constitution de partie civile visant le patrimoine immobilier en France de trois chefs d'Etat africains a été déposée mardi à Paris pour "recel de détournement de fonds publics" par deux associations et un citoyen gabonais.

Cette procédure, qui dure depuis un an et demi, vise les présidents du Gabon, du Congo-Brazzaville et de la Guinée équatoriale, trois pays pétroliers.

Une plainte avec constitution de partie civile entraîne quasi-automatiquement la désignation d'un juge d'instruction. Le président du Gabon, Omar Bongo, a aussitôt annoncé par l'intermédiaire de son avocat français, Me Patrick Maisonneuve, qu'il allait riposter par une autre plainte en diffamation.

Omar Bongo nie toute malversation et reproche au journal Le Monde d'avoir publié des propos de Me William Bourdon, avocat de ses contradicteurs, faisant état de pressions et de propositions financières pour qu'il renonce à la procédure.

"Je m'inscris en faux sur le fait que les autorités gabonaises auraient tenté de faire pression sur les représentants d'association et notamment sur Me Bourdon", a dit Me Maisonneuve à la presse.

Les deux Organisations non gouvernementales plaignantes, Transparence International France et Sherpa, estiment dans un communiqué que les présidents n'ont pu acquérir grâce à leurs salaires le colossal patrimoine immobilier détenu en France.

"Il n'y a aucun doute sur le fait que ce patrimoine n'a pu être constitué grâce aux seuls salaires et émoluments de ces chefs d'Etat, au sujet desquels il existe de sérieuses présomptions de détournements de fonds publics", écrivent-elles.

DEUX PLAINTES DÉJÀ CLASSÉES SANS SUITE

Deux premières plaintes dites "simples" avaient été déposées auprès du parquet sur les mêmes faits en mars 2007 et juillet 2008. Le procureur les a classées sans suite, estimant que les indices d'infraction étaient insuffisants.

Outre Omar Bongo, sont visés le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, et celui de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbassogo.

Les plaignants s'appuient sur les résultats d'une enquête préliminaire de police diligentée par le parquet en 2007 qui a établi un état des biens détenus par les trois chefs d'Etat.

Le rapport de police répertorie 39 appartements, hôtels particuliers et maisons, 70 comptes bancaires et neuf voitures possédés en France par Omar Bongo, au pouvoir depuis 41 ans, et ses proches.

Selon la police, le président gabonais possède en propre 17 propriétés immobilières, dont un hôtel particulier près des Champs-Elysées acquis pour 18,875 millions d'euros en juin 2007. Il a en outre deux appartements avenue Foch de 88 et 210 m2 et un autre de 219 m2 dans le seizième arrondissement de la capitale.

Sur la Côte d'Azur, il détient deux appartements de 170 m2 et 100 m2, et trois maisons dont une de 176 m2.

Omar Bongo a été l'un des premiers chefs d'Etat reçus officiellement par Nicolas Sarkozy à Paris après son élection.

Denis Sassou Nguesso, revenu au pouvoir à Brazzaville en 1997 après une guerre civile, possède de son côté, selon la police, 24 propriétés et 112 comptes bancaires en France.

Il a une maison de 485 m2 au Vésinet (Yvelines) et un logement de neuf pièces dans le XVIIe arrondissement de Paris acheté 2,47 millions d'euros. Un hôtel particulier de sept pièces avec piscine à Neuilly a été acquis pour 3,15 millions d'euros en 2006 par sa fille cadette Julienne.

Teodoro Obiang possède plusieurs voitures de luxe, dont trois Bugatti, et un logement.


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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 22:01


Trois suspects remis en liberté dans le dossier SNCF

Mardi 2 décembre, 17h17  (Reuters)
     
Contre l'avis du parquet, la cour d'appel de Paris a ordonné mardi la remise en liberté de trois des cinq suspects écroués depuis le 15 novembre dans l'enquête sur un sabotage des lignes de TGV de la SNCF.

En revanche, la chambre de l'instruction a refusé la libération des deux autres personnes en détention, le chef présumé du groupe, Julien Coupat, et sa compagne Yildune.

Les trois personnes libérées, deux jeunes femmes et un jeune homme, devaient sortir de prison dans la soirée, ont dit leurs avocats. Elles ont interdiction de quitter le territoire et de communiquer entre elles. Le parquet général avait requis vendredi dernier le maintien en détention des cinq suspects.

De brèves échauffourées ont eu lieu, après la décision, entre les gendarmes et les proches des suspects qui scandaient "Libérez les prisonniers!" devant la cour.

Me Irène Terrel, avocate de Julien Coupat, a estimé que la décision constituait un premier pas positif. "C'est quand même un désaveu assez radical de toute cette procédure. Bien évidemment, vous imaginez que si ces personnes avaient été celles qu'on a désignées au départ dans les médias, on n'aurait pas trois remises en liberté", a-t-elle dit aux journalistes.

"La justice, sereinement, prend peut-être un peu de temps pour aller jusqu'au bout de cette logique de liberté mais j'ai tout à fait bon espoir", a-t-elle ajouté, se réjouissant "pour ceux qui sortent aujourd'hui, (qui) ont été traités de terroristes et salis dans toute une série de médias".

DES INDICES, PAS DE PREUVES

Cinq femmes et quatre hommes, âgés de 22 à 34 ans et soupçonnés d'appartenir à un groupuscule d'activistes, sont mis en examen dans l'enquête sur le sabotage de caténaires de lignes TGV avec des crochets de fers à béton assemblés, dans la nuit du 7 au 8 novembre. Un autre sabotage, le 26 octobre en Moselle avec une méthode identique, est aussi l'objet de l'enquête.

Parmi les suspects, Julien Coupat et sa compagne se voient attribuer les dégradations car ils ont été vus par des policiers le 7 novembre stationner en pleine nuit pendant plusieurs heures en rase campagne, près de la ligne du TGV-Est qui a été sabotée.

Le couple était surveillé depuis plusieurs semaines par les policiers, qui leur imputent un activisme violent en marge de plusieurs manifestations ces derniers mois.

Les trois autres suspects qui ont été libérés mardi étaient tenus directement responsables d'un des sabotages car ils ont été contrôlés le même soir alors qu'ils dormaient dans un véhicule à une dizaine de kilomètres d'une ligne TGV.

Les quatre derniers suspects du dossier, mis en examen pour association de malfaiteurs à visée terroriste, ont été laissés libres sous contrôle judiciaire dès le 15 novembre.

Le but du groupe aurait été selon la police et le parquet de créer un désordre dans le pays pour favoriser l'émergence des mouvements sociaux.


Une trentaine d'intellectuels, des personnalités de gauche et d'extrême gauche et les habitants du village corrézien de Tarnac, où résidaient la plupart des suspects, ont lancé une campagne de soutien.

Outre les surveillances, l'accusation estime disposer de nombreux indices, notamment des écrits théorisant l'action contre les réseaux de communication, mais reconnaît n'avoir aucune preuve formelle.

La défense estime que les indices ne suffisent pas, dit que la procédure est politique et conteste la qualification de terrorisme pour les actes en question, quels qu'en soient les auteurs. Les suspects ont refusé de s'expliquer devant la police.



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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 21:39

 
Kaboul il y a 30 ans, et Kaboul aujourd’hui. N’avons-nous rien appris ?

Les « terroristes » étaient dans le collimateur des Soviétiques, maintenant ils sont dans le collimateur des Américains.

Robert Fisk - The Independent

Je suis sur le toit du vieux Central Hotel - ascenseur décoré en style pharaonique, jus de pomme imbuvable, thé vert sublime et gardes tadjikes armés à la porte d’entrée - j’ai vue sur le soir de Kaboul d’un rouge fumé.

Le fort de Bala Hissar luit dans le crépuscule ; portails massifs, grand donjon où l’armée britannique aurait dû déménager ses hommes en 1841. Elle a préféré y loger le roi et se construire un humble cantonnement dans la plaine sans défense, ce qui a entraîné une « catastrophe majeure ».

Comme des oiseaux automatiques, les cerfs-volants volent au-dessus des toits. Oui, les enfants font voler leurs cerfs-volants à Kaboul, mais sans Hollywood. La nuit, le bruit sourd des Sikorsky étasuniens et le chuchotement des F-18 volant à haute altitude envahissent ma chambre. Les États-Unis d’Amérique règlent les comptes de George Bush avec les “terroristes » qui essaient de renverser le gouvernement corrompu de Hamid Karzaï.

Retournons près de 29 ans en arrière : je suis sur le balcon de l’Hôtel intercontinental, de l’autre côté de cette ville formidable, froide, brumeuse. Personnel impeccable, bière polonaise glacée au bar, police secrète dans le hall d’entrée. Troupes russes parquées dans la cour avant. Le Fort Hissar brille à travers la fumée. Les cerfs-volants - il semble que la couleur favorite soit le vert - volent au-delà des arbres. La nuit, le bruit sourd des hélicoptères Hind et le chuchotement des MIGs volant à haute altitude envahissent ma chambre. L’Union soviétique règle les comptes de Léonid Brejnev avec les terroristes qui essayent de renverser le gouvernement corrompu de Babrak Karmal.

À 30 km au nord, à cette époque, un général soviétique nous a parlé de la victoire imminente sur les « terroristes » des montagnes, « vestiges » impérialistes - expression utilisée immanquablement par la radio communiste de Kaboul - qui étaient soutenus par l’Amérique, l’Arabie Saoudite et le Pakistan.

Accélérons jusqu’en 2001 - il y a seulement sept ans - et un général étasunien nous a parlé de la victoire imminente sur les « terroristes » des montagnes, les talibans pratiquement conquis qui étaient soutenus par l’Arabie Saoudite et le Pakistan. Le Russe pontifiait à la grande base aérienne soviétique de Bagram. Le général étasunien pontifiait à la grande base aérienne étasunienne de Bagram.

Ce n’est pas du déjà vu. Ceci est un double déjà-vu. Et il empire.

Il y a près de 29 ans, les “moudjahidines » afghans ont commencé une campagne pour mettre fin à la mixité dans les écoles décrétée par les gouvernements communistes successifs dans les montagnes éloignées. Des écoles ont été incendiées. À l’extérieur de Jalalabad, j’ai trouvé un proviseur et son épouse directrice brûlés vifs. Aujourd’hui, les talibans afghans font campagne pour mettre fin à la mixité dans les écoles - et en fait à l’éducation même des jeunes femmes - dans les grands déserts de Kandahar et de Helmand. Des écoles ont été incendiées. Des professeurs ont été exécutés.

Alors que le nombre de victimes augmentait dans les rangs soviétiques, les officiers se vantaient des prouesses croissantes de l’armée nationale afghane (ANA). Bien qu’elle fût infiltrée par les « moudjahidines », elle recevait de Moscou de nouveaux tanks et de nouveaux bataillons étaient entraînés pour affronter les guérilleros à l’extérieur de la capitale.

Accélérons jusqu’à aujourd’hui. Alors que le nombre de victimes augmente chez les Etasuniens et les Britanniques, leurs officiers se vantent des prouesses croissantes de l’ANA. Bien que celle-ci soit infiltrée par les talibans, les États-Unis et les autres états de l’OTAN lui fournissent de l’équipement et forment de nouveaux bataillons pour affronter les guérilleros à l’extérieur de la capitale. En janvier 1980, je pouvais prendre le bus de Kaboul à Kandahar. Sept ans plus tard, la route détruite était hantée par les combattants « moudjahidines » et des bandits. On ne pouvait se rendre à Kandahar en sécurité que par avion.

Immédiatement après l’arrivée des États-Unis en 2001, je pouvais prendre le bus de Kaboul à Kandahar. A présent, sept ans plus tard, la route - reconstruite sur les instructions expresses de Georges W. mais déjà fissurée et envahie par le sable - est hantée par les combattants talibans et les bandits et on ne peut se rendre à Kandahar en sécurité que par avion.

Pendant les années 80, les Soviétiques et l’ANA tenaient les villes mais ont perdu la quasi-totalité du pays. Aujourd’hui, les États-Unis et leurs alliés et l’ANA tiennent la plupart des villes, mais ont perdu la moitié sud du pays. Les Soviétiques ont envoyé secrètement 9000 soldats en renfort pour les 115 000 soldats des forces d’occupation afin de lutter contre les « moudjahidines ». Aujourd’hui, les Etasuniens envoient ouvertement 7000 soldats en renfort pour grossir les forces d’occupation de 55 000 hommes afin de combattre les talibans.

En 1980, je me faufilais jusqu’à Chicken Street pour acheter de vieux livres dans des magasins remplis de poussière, des réimpressions pakistanaises bon marché et illégales des mémoires d’officiers de l’empire britannique sous le regard anxieux de mon chauffeur qui craignait que je ne sois pris pour un Russe. La semaine dernière, je me suis faufilé jusqu’au magasin de livres Shar, rempli avec les mêmes volumes illicites, sous le regard anxieux de mon chauffeur qui craignait que l’on ne prenne pour un Américain (ou, en fait, pour un Britannique). Je trouve le livre de Stephan Tanner sur l’Afghanistan intitulé : Histoire militaire depuis Alexandre le Grand jusqu’à la chute des talibans ; par les rues de Kaboul, enfumées par les feux de bois, le chauffeur me ramène à mon hôtel où je vais lire dans ma chambre mal éclairée.

En 1840, Tanner écrit que la ligne d’approvisionnement britannique depuis la ville pakistanaise de Karachi jusqu’au Khyber Pass et de Jalalabad à Kaboul était menacée par des combattants afghans « les officiers britanniques sur cette ligne d’approvisionnement cruciale passant par Peshawar... étaient insultés et attaqués ». Je fouille dans mon sac pour trouver une récente coupure de presse du journal Le Monde. J’y vois la principale route d’approvisionnement de l’OTAN depuis la ville pakistanaise de Karachi, passant par le Khyber Pass et de Jalalabad à Kaboul et la carte marque les endroits de chaque attaque des talibans contre les convois amenant du carburant et des aliments aux alliés étasuniens en Afghanistan.

Je fouille ensuite dans les livres pakistanais réimprimés que j’ai trouvés et je découvre le général Roberts de Kandahar qui dit aux Britanniques en 1880 « nous n’avons rien à craindre de l’Afghanistan et la meilleure chose à faire est de le laisser tranquille autant que possible... Je suis sûr d’avoir raison quand je dis que moins les Afghans nous voient et moins nous leur déplairons ».

Mémo aux Etasuniens, aux Britannique, aux Canadiens et aux autres Humpty Dumpty : lisez Roberts, lisez l’histoire.


22 novembre 2008 - Cet article peut être consulté ici :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction de l’anglais : amg

http://www.info-palestine.net

Mercredi 26 Novembre 2008

Source :
http://www.alterinfo.net


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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 21:30

Bilan des élections régionales et municipales

Venezuela : une victoire au goût très amer

Romain Migus

Bien que les chavistes aient progressé en nombre de suffrages exprimés, ils perdent plusieurs États et mairies stratégiques aux élections du 23 novembre. La Révolution bolivarienne renforce son soutien populaire, mais doit faire face à une désaffection grandissante des classes moyennes, alors même que celles-ci se développent grâce à cette Révolution, observe Romain Migus. En recourant à une rhétorique populiste agressive, le parti au pouvoir s’aliène un électorat qui devrait pourtant lui être reconnaissant.

Les élections régionales et municipales du dimanche 23 novembre 2008 au Venezuela se sont déroulées de façon paisible. Dés quatre heures du matin, au son des trompettes et des feux d’artifices, les vénézuéliens ont commencé à se masser devant les bureaux de vote pour un scrutin électoral qui allait s’étendre jusqu’à neuf heures du soir. Vers 23h30, la présidente du Centre Nationale Électoral pouvait annoncer les premiers résultats qui allaient s’annoncer irréversibles.

Confirmation du camp chaviste et baptême plutôt réussi pour le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV)

Les chiffres au niveau national sont sans appel. Le PSUV remporte 233 mairies (80 % des Municipios) et 17 États régionaux sur les 22 qui étaient en jeu lors de cette élection. Le camp chaviste a obtenu 5 073 774 voix contre 3 948 912 pour l’opposition (53,45 % contre 41 65 %). La participation était de 65 %. Du jamais vu au Venezuela pour des élections régionales et municipales si l’on tient compte du fait que le nombre d’électeur a augmenté de prés de 8 millions en 8 ans !

On peut déjà noter que l’opposition perd 555 442 voix par rapport au référendum sur la proposition de Réforme constitutionnelle de l’année passée. En revanche, les chavistes augmentent eux de 694 342 voix. Et encore, ces résultats ne tiennent pas compte des nombreuses voix (451 131 pour être précis) qui ont été captées par des candidats ayant appartenu au camp chaviste et qui avaient décidé pour ces élections de faire cavalier seul, contre les candidats du PSUV.

Tous les États ruraux ont été remporté par le PSUV ainsi que des États industriels comme Aragua, Bolivar et dans une certaine mesure Anzoátegui (où PDVSA a une forte implantation). La grande majorité des capitales des États régionaux a été remporté (18 sur 22).

Les partis politiques qui avaient appuyés Chavez et s’étaient retournés contre lui (comme c’est le cas pour Podemos) ou avaient présenté des candidats contre les candidats du PSUV (comme le parti Patrie Pour Tous — PPT) ont été balayés, perdant ainsi toute leur représentations au niveau régional et la grande majorité du peu de mairies qu’ils contrôlaient. Tant les chavistes que l’opposition leur ont fait payer leur manque de clarté idéologique. Exception faite du Parti communiste vénézuélien dont la claire affirmation à son idéologie marxiste-léniniste ne lui a fait ni perdre ni gagner de sièges. Pour sa première confrontation réelle en tant que parti politique, le PSUV a remporté son pari.

Et pourtant cette victoire quantitative ne doit pas être un élément pour se voiler la face : la Révolution bolivarienne a sérieusement été ébranlée dans des États stratégiques.

L’opposition remporte des victoires déterminantes

L’opposition au processus révolutionnaire remporte les États du Zulia, de Carabobo, de Nueva Esparta, du Táchira, de Miranda, ainsi que la mairie de la grande Caracas.

Nueva Esparta et Táchira ont une importance stratégique. Le premier est un ensemble d’îles dont l’île Marguerite est la plus importante. C’est le plus petit État du Venezuela, mais il revêt un caractère très important pour son insularité et sa proximité avec les îles des Antilles. Cette position stratégique est renforcée par la présence de la IV flotte des États-Unis dans la mer des Caraïbes. Le gouverneur élu (un membre du parti Accion Democratica) l’a déjà été pendant 10 ans. Il est réélu pour 4 ans.

La perte de l’État du Táchira pourrait avoir des conséquences désastreuses. Frontalier avec la Colombie, c’est un des deux États (avec le Zulia contrôlé aussi par l’opposition) par lequel transite toute la contrebande venant du pays voisin. Plus grave encore c’est un État occupé militairement de manière partielle par la Colombie à travers ses organisations paramilitaires [1]. Comme d’une part, celles-ci ont réglé le problème de l’insécurité au moyen de la terreur fasciste et de couvre-feux imposés à la population et que d’autre part l’insécurité est l’axe central du nouveau gouverneur (issu du parti COPEI), on peut légitimement craindre une expansion de ce problème et une violation croissante de la souveraineté du territoire vénézuélien par un corps d’armée étranger. Notons aussi qu’avec le maintien du Zulia dans le camp de l’opposition, les deux États régionaux qui entretiennent les relations les plus importantes avec le voisin colombien maintiendront désormais une proximité idéologique. L’étau se resserre sur le Venezuela bolivarien.

Les États Nueva Estparta et Tachira sont des pertes stratégiques mais ne constituent pas les revers les plus importants pour la Révolution bolivarienne lors de ces élections régionales et municipales. Les États du Zulia, de Miranda, et de Carabobo sont les États les plus peuplés du Venezuela, n’étant dépassés en nombre que par la mairie de la grande Caracas également aux mains de l’opposition. Ce sont des États très riches qui concentrent une bonne partie de l’industrie vénézuélienne.

Dans le cas du Zulia, on pense bien sur à l’industrie pétrolière mais aussi aux tentatives difficiles de réformes agraires bloquées par Manuel Rosales durant 8 ans, politique que continuera son dauphin, le gouverneur Pablo Perez.

L’État du Carabobo compte sur son territoire de très nombreuses industries privées (nationales et internationales) qui en font le poumon industriel du pays, et possède le deuxième port de marchandises du Venezuela (Puerto Cabello).

Quant à l’État du Miranda, il englobe quatre mairies de Caracas sur cinq, dont la mairie qui dispose des ressources les plus importantes par habitant de toute l’Amérique Latine (Chacao – fief de l’opposition). Si l’on ajoute à cela que les quatre mairies de Caracas qui dépendent de l’État du Miranda ont toutes été gagnées par l’opposition, on comprend aisément comment la grande mairie qui chapeaute les cinq mairies qui constituent Caracas soit passée elle aussi à l’opposition.

Si nous insistons sur la richesse de ces États régionaux, c’est pour souligner l’importance des ressources dont disposeront les gouverneurs d’opposition à travers les impôts régionaux. De plus, la Constitution oblige par ses articles 167 et 179, l’État central à financer les États régionaux et les Municipios à hauteur de 20 % de ses rentrées fiscales. 70 % de ce montant est réparti en fonction de la population des États régionaux. Autrement dit, comme les États les plus peuplés ont été gagnés par l’opposition, le gouvernement bolivarien va devoir financer les prochaines campagnes que les partis d’opposition mèneront contre lui. Cette manne financière (répartition de l’assiette fiscale de l’État pour les régions de l’opposition et impôts régionaux) ne manqueront pas d’avoir des répercussions sur les prochaines campagnes nationales ainsi que sur le renforcement de la structure des partis d’opposition.

Comment en est-on arrivé là ? Le Peuple aurait-il abandonné Chavez comme s’empressent à le souligner certains employés des entreprises de communication transnationales ?

Le discours et les faits

À regarder les résultats de plus prés [2], on se rend compte que les résultats des bureaux de vote des quartiers populaires de tous les États régionaux ou mairies gagnés par l’opposition (et surtout Caracas) démentent les affirmations de certains media transnationaux. Le chavisme y gagne largement, mais avec un faible taux de participation. En revanche, les quartiers de classe moyenne, où vit une population moins nombreuse ont fait le plein de vote pour l’opposition. Exemple type, la mairie de Baruta dans Caracas, où vit une population de classe moyenne a enregistré une différence de 94 868 voix en faveur de l’opposition plaçant le candidat de l’opposition en tête avec 83.08 %.

Ces chiffres doivent selon nous s’interpréter de la même manière : selon l’espace entre le discours et les faits. Faire coller les actes avec les discours dans le cas de la classe moyenne, et faire coller les discours aux actes dans le cas des classes populaires.

Dans le cas des classes moyennes, le gouvernement bolivarien est certainement celui qui a le plus fait pour protéger le peu de propriétés de cette classe sociale. Aide aux crédits immobiliers, suppression de la TVA sur les vente d’automobiles, politique de crédit pour monter (ou renforcer) leurs commerces. Des cliniques publiques ont été construites dans leur quartier, des marchés alimentaires publics à prix réduits se tiennent dans leurs quartiers, des écoles bolivariennes publiques accueillent leurs enfants. Les prix des écoles privées ont été gelés par le gouvernement leur permettant ainsi d’avoir une alternative aux écoles bolivariennes… etc. Mais surtout, le gouvernement a assuré une stabilité du système bancaire qui leur a permis d’épargner en toute tranquillité [3]. Malgré les réalisations faites pour les classes moyennes par le gouvernement bolivarien, celles-ci se maintiennent dans une haine antichaviste largement exploitée par les media. Il ne s’agit pourtant pas d’oligarques ni de propriétaires de moyen de production. Parfois, la frontière qui sépare la grande majorité des classes moyennes (basses et moyennes) de certaines classes populaires est plus liée à des questions d’espaces urbains qu’à des conditions économiques réellement différentes. Il conviendrait certainement pour le gouvernement et le PSUV d’apaiser la rhétorique contre les classes moyennes, ou tout au moins de la mettre en adéquation avec la politique avantageuse qu’ils mènent pour cette classe sociale.

De la même manière, si les classes populaires ont largement voté pour le PSUV, elles l’ont faites dans une faible mobilisation. Là aussi, il convient de faire coller les actes et les réalisations sociales à la rhétorique socialiste du Pouvoir populaire et de l’amélioration des conditions de vie. Les défaites du PSUV s’expliquent par des mauvaises gestions locales et régionales (pourtant réalisées par des militaires très proches de Chavez qui avaient même participé aux coups d’État de 1992). Plus que d’appuyer la loyauté au chef de l’État, les électeurs ont préféré sanctionner l’incompétence en matière de gestion publique, notamment pour ce qui traite de la sécurité, du logement, de la collecte des ordures, des transports, etc… Problème qui selon de nombreux instituts de sondages vénézuéliens arrivent en tête des préoccupations des habitants des grandes villes devant l’emploi !

En bref, le discours politique devra désormais marcher de pair avec la réalité du processus pour reconquérir les électeurs perdus des classes moyennes et populaires.

Une victoire de la démocratie ?
Les porte-parole des partis politiques, du Centre National Électoral, les élus et observateurs se sont tous accordés pour dire que la grande gagnante de ces élections, au delà des résultats, fut la Démocratie. Est-ce si sûr ?

Nous pensons qu’il s’agit surtout d’une victoire quant à l’acceptation du système électoral par les Vénézuéliens. Mais qu’en est-il alors de la fameuse démocratie participative et protagonique ? N’est-elle plus digne de définir elle aussi le contenu de la Démocratie vénézuélienne ?

De plus, si l’on s’attarde sur la journée électorale, en effet, on ne trouve plus les fraudes régulières qui étaient commises avant l’arrivée de Chavez au pouvoir mais certains aspects d’un système démocratique représentatif parfait tiennent de l’absurde. La loi électorale vénézuélienne stipule que les bureaux de vote ne peuvent fermer tant qu’il y a un électeur dans la file d’attente. Les résultats serrés vers la fin de la journée électorale ont échauffé les esprits. Pour ne citer que deux exemples, on a pu voir ainsi des militants de Manuel Rosales dans le Zulia vider les hôpitaux dans les dernières minutes pour emmener voter des personnes en fauteuils roulant ou carrément sur des brancards.

Ces pratiques électoralistes ont pu être vu aussi dans le camp chaviste. À Caracas, les militants du PSUV se chargèrent de faire descendre des collines ceux qui n’avaient pas encore voté dans les derniers instants. Du coup, au lieu de fermer à 16 h, beaucoup de bureaux de vote fermèrent avec le dernier électeur aux alentours de 21 h. Rien à dire sur les méthodes (après tout, chaque parti pouvait ou vider les hôpitaux ou faire une campagne basée sur le remords), il s’agit de militantisme. Mais pour ce qui est de la démocratie en tant que telle, cela ressemble plus à un cirque qu’à des décisions prises par des citoyens rationnels. Le système représentatif ne peut à lui seul être garant de la démocratie. De plus, là où l’opposition n’a pas gagné mais n’a pas non plus été écrasé, on a vu se dérouler des manifestations violentes pour contester les résultats comme ce fut le cas dans l’État du Barinas ou dans la
ville de Maracay. Autrement dit, lorsque le résultat ne les favorise pas, les militants de l’opposition n’acceptent toujours pas le système de démocratie représentative vénézuélien.

D’autre part, les États-Unis ont investi dans cette campagne électorale plus de 4.7 millions de dollars pour l’année 2008 [4]. Depuis maintenant dix ans, en toute illégalité l’agence du département d’État (USAID) [5]et la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED) [6] ont déversé plus de 50 millions de dollars aux partis politiques d’opposition, chaînes de télévision commerciales, ONGs d’opposition, associations, etc… Ces deux dernières années, l’accent a été mis sur les étudiants et les personnes des classes populaires notamment avec la création de dizaines d’associations à Petare, le grand quartier populaire de l’Est de Caracas…. Le travail a bien fonctionné. Peut-on alors parler de Démocratie lorsque un État étranger investit des dizaines de millions de dollars pour corrompre les électeurs vénézuéliens afin qu’ils choisissent des candidats favorables à leurs intérêts ? Pour parler de réussite démocratique, il faudrait d’abord respecter les règlements préalables aux conditions qui assurent le bon déroulement de la démocratie. Le gouvernement bolivarien est ici le seul coupable de cette ingérence pour ne pas avoir encore expulsé les agences états-uniennes, qui depuis plus de 6 ans, sont basées à Caracas pour financer l’opposition, les étudiants de droite, des mouvements ultralibéraux dans les barrios, etc. Les exemples chilien ou nicaraguayen, yougoslave ou ukrainien montrent bien que ces politiques sont souvent couronnées de succès.

Consécration de la démocratie vénézuélienne, nous dis-t-on. Qui a donc été élu ?

Dans le Zulia, Manuel Rosales, qui au nom de tous les gouverneurs du Venezuela, avait ratifié le coup d’État d’avril 2002 a été élu à Maracaibo et a réussi à placer un pantin à ses ordres comme gouverneur de l’État.

Dans l’État du Miranda a été élu Capriles Radonski. Celui-là même qui main dans la main avec les terroristes tortionnaires d’extrême droite, Salvador Romani et Henry Lopez Sisco, avaient donné l’assaut à l’ambassade de Cuba, le 12 avril 2002. Le monde du fascisme est assez petit puisque Lopez Sisco était un ancien collègue des terroristes Posada Cariles [7]et Orlando Bosh ; et ancien responsable de la sécurité de l’État du Zulia dirigé par…Manuel Rosales. Comme si ses relations amicales ne suffisaient pas, lorsqu’il était à la tête de la mairie de Baruta, Capriles Radonski a signé des accords de coopération entre sa police municipale et le FBI états-unien. Entre le FBI et les pires fascistes du continent, on peut deviner les lignes de sa nouvelle politique sécuritaire.

Antonio Ledezma, nouveau maire de la grande mairie de Caracas, est un grand démocrate…

En 2002, il participe au coup d’État et au sabotage économique qui le suivi. En 2004, il fait parti des groupuscules fascistes qui contestent la légitimité du résultat au referendum révocatoire. Il est membre fondateur du Commando national de la Résistance, collectif d’extrême droite prônant la violence et la non-reconnaissance du gouvernement bolivarien. En 2005, il est l’un des promoteurs du boycott des élections législatives. En 2007, il fut le promoteur de la « marche sans retour », qui initiait une série de manifestations une semaine avant le référendum sur la proposition de réforme partielle de la Constitution. La consigne donnée aux manifestants était de « faire des provisions et de se préparer » parce qu’ils n’accepteraient jamais la dictature. Il fallait évidemment comprendre une possible victoire du « Oui » au référendum.

Dans l’État du Carabobo, le gouverneur élu, Henrique Salas Feo est le fils de Henrique Salas Römer. Le papa est un patriarche de la région, multimillionaire, et ancien candidat contre Chavez aux élections de 1998. Le 7 mai 2008, il affirmait dans les colonnes du journal El Universal, que l’autonomie est une alternative au gouvernement de Chavez et déclarait : « Ainsi, les revenus pétroliers ne passeront plus par le pouvoir central et iront directement aux régions. » [8] Sans commentaires.

En bon chef de seigneurie féodale, il a légué sa succession à son fils non sans donner le ton de la politique à suivre.

Voila donc le visage de quelques uns des nouveaux "démocrates" qui dirigeront certains des États les plus importants du Venezuela. Le fascisme étant comme la toux, difficile d’occulter, dés le mardi 25 novembre des actes d’intimidations et de violences contre les institutions nationales étaient perpétrées par les militants d’opposition. Principale cible : les missions d’éducations, Barrio Adentro et les médecins cubains, les sièges des Conseils Communaux, les Universités crées par le gouvernement bolivarien… Leur but est d’interdire l’accès des différentes initiatives impulsés par le Peuple et le gouvernement aux installations dépendant des régions ou des mairies qu’ils contrôlent [9]. Toutes ces actions se sont déroulées…. à peine 36 heures après la victoire de ces membres de l’opposition.

Ils leur restent 35 040 heures de gestion avant la prochaine élection.

« On vit tranquille aussi dans les cachots, en-est ce assez pour s’y trouver bien » répondait Rousseau à Hobbes…

www.palestine-solidarite.org

 

www.alterinfo.net

 

www.cadtm.org

 

www.voltairenet.org

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 21:23

 

Gaza: la marine israélienne refoule un bateau libyen chargé d'aide humanitaire

Lundi 1 décembre, 12h43 (AFP)

Un bateau libyen en route pour la bande de Gaza, bouclée par Israël, a été intercepté par la marine israélienne et contraint à rebrousser chemin, ont indiqué lundi des sources palestinienne et israélienne.

Le cargo, chargé d'aide humanitaire, a été intercepté au large de Gaza par des bâtiments israéliens qui l'ont sommé de regagner le port égyptien d'El-Arich, a indiqué le député palestinien Jamal Al-Khoudari, qui dirige un Comité populaire luttant contre le blocus israélien.

Le Al-Marwa était le premier bateau d'un pays arabe à se diriger vers Gaza pour tenter de briser le blocus israélien imposé au territoire contrôlé par les islamistes du Hamas. Des embarcations privées transportant des militants pro-palestiniens étrangers avaient fait le voyage ces derniers mois mais la marine israélienne les avaient laissé passer.

Une association caritative du Qatar a annoncé lundi son intention d'acheminer par bateau une tonne de médicaments aux Palestiniens de la bande de Gaza.

Israël a confirmé avoir refoulé le bateau libyen.

"Des navires de la marine se sont approchés du bateau libyen et l'ont sommé par radio de rebrousser chemin", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor.

"Quiconque souhaite acheminer de l'aide humanitaire à Gaza doit le faire en coordination avec Israël et à travers les points de passage connus. Ils peuvent aussi contacter l'Egypte", a-t-il ajouté.

Le terminal de Rafah, à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, est fermé quasiment en permanence depuis juin 2006 et ne peut fonctionner sans le feu vert d'Israël.

Réagissant à l'interception du bateau, un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé dans un communiqué que cette mesure "révèle le vrai visage criminel de l'occupant".

Il a aussi appelé l'Egypte à rouvrir le terminal de Rafah. "Le maintien de sa fermeture entrera dans l'Histoire comme un crime commis par tous ceux qui assiègent la bande de Gaza", a affirmé M. Barhoum.

A Tripoli, une source officielle libyenne a déclaré a l'AFP que l'équipage du bateau était en contact avec les autorités libyennes. "L'équipage nous a indiqué que le bateau, bien que chargé d'aide humanitaire, faisait l'objet de tracasseries de la part d'embarcations de guerre israéliennes".

Elle a ajouté que le bateau, faute de pouvoir décharger sa cargaison à Gaza n'aurait d'autre choix "que de revenir en Libye".

Le blocus de la bande de Gaza, en vigueur depuis la prise de pouvoir par le Hamas en juin 2007, a été renforcé début novembre en raison d'une recrudescence des violences.

Le bateau libyen transportait 500 tonnes d'huile, 750 tonnes de lait, 1.200 tonnes de riz, 500 tonnes de farine de blé et 100 tonnes de médicaments, selon le Fonds libyen d'aide et de développement en Afrique, qui a affrété le navire.

Pour protester contre le blocus, des militants pro-palestiniens ont déjà organisé à trois reprises -- parfois accompagnés de personnalités politiques -- des traversées depuis Chypre depuis le mois d'août, afin de livrer des denrées et du matériel humanitaire.

A chaque fois, les autorités israéliennes avaient fini par laisser passer les bateaux après avoir menacé de les intercepter.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 20:50

Réunion du Club "Socialisme Maintenant"

 

Samedi 6 décembre 2008 - 14 à 17 heures

 

Café Le Bel Vil

 

Angle rue de Belleville et rue des fêtes

 

Métro Place des fêtes

 

http://pagesperso-orange.fr/rduguet/sm/index.htm

 

Faire face

 

Nous ne changeons pas de saison ; nous changeons d’époque !
City group annonce 53.000 licenciements. Les autres grandes banques, celles qui n’ont pas fait faillite, celles que l’Etat a recapitalisées multiplient les plans de licenciement... C’est une déferlante.

 

General Motors annonce sa possible faillite. Mais aussi Ford et Chrysler. Au vrai, c’est toute l’industrie automobile mondiale qui craque. Bâtiment et automobile sont des industries majeures. C’est, selon le BIT, 20 % de la population active. Les « analystes » annoncent à partir de janvier 2009 plus de 200.000 nouveaux chômeurs chaque mois, aux USA. Il en sera de même en Europe. L’épidémie ne connaît pas de frontières, gagne un continent après l’autre.

 

L’édifice financier bâti depuis les années 60 s’effondre : des masses de crédits fictifs, de titres « pourris » d’emprunts, provoquent faillites et risques systémiques.

 

Nous changeons d’époque.
Cette fois, la crise du capital est mondiale, presque simultanée.

 

Des millions, des dizaines de millions de femmes, d’hommes vont être confrontés à leur survie. La plupart des illusions, des certitudes vont s’écrouler. Fuir la réalité ou y faire face. Mais alarme ! Cette crise n’est pas la « crise finale » du capitalisme qui ne s’autodétruira pas. Il détruira les hommes et les marchandises, la culture et l’intelligence, l’humanité et le sacré. Tout. Tout pour sauver le système. Cette barbare déraison doit être dominée, maitrisée, soumise à l’intérêt général. Au salariat.

 

Comprendre pour agir. Débattre pour faire vivre l’essentiel, la démocratie. Sans elle, rien ne change, rien ne changera. Des appareils, des hommes, désignés par les puissants, encensés par les médias, s’imposeront, contre les masses. Rosa Luxembourg avait raison, le socialisme appelle comme une nécessité la démocratie. La liberté est la garantie de la lutte pour l’émancipation. Le système capitaliste est malade, divisé, menacé, mais contre les « collectivistes » ils se lèveront, retrouverons vigueur, allant, combattrons pour défendre bec et ongles la propriété privée des moyens de production. Avec la guerre comme arme de régulation…

 

A l’inverse si des millions d’exploités prennent en mains leur destin, désignent dans la lutte des représentants révocables à chaque instant, alors, les solutions démocratiques anticapitalistes trouveront leur chemin.

 

Pour débattre de cette nouvelle époque, pour l’incarner, nous décidons de fonder un club nommé : SOCIALISME MAINTENANT. Action et réflexion. Débats et interventions. L’objectif est ambitieux, les moyens modestes. Si vous êtes intéressé, rejoignez-nous, prenez votre place. Faire face, c’est un combat.

 


 

Nous avons connu de longues périodes où nous guettions les moindres signes par lesquels s’exprimait le travail souterrain minant le système d’exploitation et d’oppression, signes qui répondraient à notre volonté de changer le monde. Mais rien d’essentiel ne bougeait. Certes, depuis la Libération, les évènements, les explosions, les remises en question de l’ordre impérialiste mondial établi en 1945, n’ont pas manqué (guerres locales, décolonisations, 1968 dans les pays capitalistes et aussi le printemps de Prague, les coups de boutoir en Amérique Latine, en Asie, la chute des vieilles dictatures en Europe, la chute du mur de Berlin…). Mais « globalement » le système capitaliste a tenu. Lorsque la mobilisation des salariés et des peuples commençait à menacer l’ordre social, dirigeants syndicaux et politiques de « gauche » se portaient au secours de la bourgeoisie. Certes, souterrainement, les contradictions n’ ont pas cessé de faire leur travail. Mais le système capitaliste a été en mesure de lancer mondialement une contre offensive destructrice et à imposer pour de longues années une stabilité de sa domination qui a lourdement pesé.

 

L’ éclatement de la crise financière, bancaire, immobilière, économique mondiale change tout. Avec la Chine, l’Asie est entrée dans la danse. Pour l’heure, les « maîtres du monde » courent après les évènements. Des phénomènes de dislocation se font jour, à commencer par les USA : menace de faillites de la Général Motors ( !) faillite de centaines de banques régionales, incohérence du plan Paulson…

 

Dans tous les pays le chômage explose. Les chiffres réels sont toujours plus élevés que les pronostics des « experts ».
La crise sociale intimement liée à la crise écologique ne peut qu’ éclater. C’est inévitable. Par millions, femmes, hommes se mobiliseront pour leur survie, celle de leurs enfants, pour la préservation des conditions mêmes de la reproduction de la vie sur la planète. Analyser, discuter cette situation est une passionnante nécessité.


La création de notre club pour « le socialisme maintenant » s’inscrit dans cette démarche.

 

Notre première réunion a été un succès. Venez, venons plus nombreux pour discuter de la situation politique et de la proclamation du club.

 


"je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, ces banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession,d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis"

Thomas Jefferson 1802



 

 

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 21:27

 

La Syrie demande l'aide de la France pour mettre fin au blocus de Gaza

Dimanche 30 novembre, 21h19 (AP)

Le président syrien Bachar el-Assad a exhorté dimanche la France et l'Union européenne à apporter leur aide pour mettre fin au blocus israélien de la Bande de Gaza, a annoncé l'agence de presse SANA.

Selon l'agence de presse, Bachar el-Assad a tenu ces propos dimanche après avoir reçu à Damas Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Levitte.

Israël a resserré son blocus de Gaza au début du mois, en représailles à des attaques au mortier et à des tirs de roquettes.

Selon Bachar el-Assad, le blocus est chaque jour source de nouvelles souffrances.

La Syrie accueille la direction en exil du Hamas, qui a pris le contrôle de Gaza en 2007. AP



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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 21:18

SOLIDARITE  GAZA  PALESTINE CONTRE  LE  BLOCUS
ET  LES  CRIMES  DE  GUERRE  D’ISRAEL

MANIFESTATION SAMEDI 6 DECEMBRE 2008 15 HEURES
PARIS METRO DENFERT ROCHEREAU

Jusqu’à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza (1.500.000 personnes) depuis janvier 2006 suite au blocus terre-air-mer imposé par la puissance coloniale sioniste, qui peut compter sur la complicité de l’Union Européenne et de la France et sur la collaboration active de certains Etats arabes tels que l’Egypte, en vue de mettre les Palestiniens à genoux.

En conséquence de cette guerre :

80% de la population de Gaza vit en-dessous du seuil de pauvreté, 1.100.000 personnes dépendent des aides humanitaires, 60% des enfants souffrent de malnutrition, 260 personnes sont mortes soit parce qu´elles ont été empêchées d´aller se faire soigner à l´étranger, soit par manque de médicaments.

Le taux de chômage atteint 65%, 97% des usines et des ateliers ont cessé de travailler, le revenu par personne est de 443 euros par an, soit 1.36 euros par jour.

La liberté de circulation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, Jérusalem et le monde extérieur est bloquée, plus de 1.500 cargaisons et containers de matières premières sont détenus dans les ports israéliens, les projets de construction et de développement des hôpitaux, des cliniques et d´établissements éducatifs sont suspendus et les coupures de courant dépassent les 10 heures par jour.

ARRET IMMEDIAT DU BLOCUS DE GAZA

VIVE LA RESISTANCE DU PEUPLE PALESTINIEN

Premiers signataires :
Association des Palestiniens en France (Al Jaliya), Comité palestinien pour le droit au retour, Ijtihad, ISM France, Euro-Palestine, Forum social des quartiers populaires, Convergence des causes, IJAN, Collectif pour la libération de Georges Abdallah, AGEN, SRF, UJFP

www.europalestine.com



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