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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 19:57

Les réunions régionales approchent.


Il est important que le plus grand nombre de signataires y participent, car notre action ne peut se limiter à la signature de la « Lettre ouverte » et nous devons entreprendre des actions concrètes.


Pour le moment, la mise en place de collectifs régionaux pour un front syndical de classe unitaire remporte la faveur de beaucoup de camarades, avec projet d’une réunion nationale des collectifs vers novembre-décembre sur Paris.


Bien évidemment, cette réunion nationale sera médiatisée (communiqué et conférence de presse) car notre démarche souffre cruellement de l’étouffement médiatique propre aux mouvements qui vont à l’encontre de la politique de Sarko/MEDEF et de ses accompagnateurs zélés (notamment les états-majors syndicaux de plus en plus illégitimes pour leur base).


A ce jour, ce sont principalement des militants CGT et FSU qui participent aux collectifs régionaux, mais chaque citoyen –même non syndiqué- y a sa place. C’est d’ailleurs l’occasion de se syndiquer (ou de se resyndiquer) pour infléchir activement, de l’intérieur, la dynamique nuisible de dirigeants syndicaux qui ne jurent que par la CES et la CSI.


Car nous avons tous besoin d’un vrai outil « syndicat » pour construire le « tous ensemble et en même temps » qui, seul, permettra de stopper la tornade que subissent 95 % des salariés, des retraités, des jeunes, des privés d’emploi.


 Les prochaines réunions régionales auront lieu :


 Le jeudi 18 septembre 2008 à 18h00 à LYON 69 pour
Rhône-Alpes (contact : n.chazalet@laposte.net ou didier.rousseau69@tele2.fr). Maison des Passages - 44, rue St-Georges - 69005 LYON (M° Vieux Lyon).


Le samedi 20 septembre 2008 à 14h00 à PARIS 75 pour
Ile de France (inscription obligatoire osemy75@hotmail.fr). Salle AGECA n° 8, 177, rue de Charonne (11ème), M° Alexandre Dumas. Une bonne vingtaine de participants à ce jour (il y a encore des places).

Le samedi 20 septembre 2008 à LABATUT 40 pour Aquitaine (contact : François PELLARIN au 06-87-55-27-26 ou au 05-58-35-45-18 - francois.pellarin@orange.fr). Une quinzaine de participants à ce jour, c’est pas mal mais il faut faire mieux.

 Le samedi 20 septembre 2008 à 17h30 à LAON 02 pour Picardie et Champagne-Ardenne (contact Olivier LEFEVRE au 06-07-88-01-55 - olivier.lefevre@snadgi-cgt-02.fr). A la Maison des associations, rue du Bourg (Laon Plateau).Une bonne dizaine de participants, mais la salle contient 70 places …

 

Pour signer la lettre ouverte : http://tous-ensemble.dyndns.org


Pour participer au forum des signataires : http://forum-tous-ensemble.dyndns.org

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 19:48

Le généreux coup de pouce de Le Pen à Dieudonné

François Vignolle, Azzedine Ahmed-Chaouch (avec Emmanuel Marolle) | 16.09.2008, 07h00


www.leparisien.fr


L’AMITIÉ n’empêche pas de faire des affaires. Le 11 juillet, Jean-Marie Le Pen devenait le parrain de la fille de Dieudonné. Ce rapprochement affectif entre le leader frontiste et l’humoriste s’est doublé, selon nos informations, d’un partenariat financier entre le parti politique du premier et la société du second quelques mois avant l’élection présidentielle de 2007.


Le Front national aurait versé quelque 60 000 € à Bonnie Production géré par Dieudonné M’Bala M’Bala, le vrai nom de l’artiste. Le contrat portait sur la location d’un espace, le Théâtre de la Main-d’Or dans le XI e arrondissement de Paris, propriété de Bonnie Production. Joint hier, le Front national n’a pas démenti cette information. « Nous avons formé à cet endroit des militants pour obtenir les cinq cents signatures de maires qui permettaient à Jean-Marie Le Pen d’être candidat pour ce scrutin », explique Jean-Michel Dubois, vice-trésorier du Front national. Le fantaisiste Dieudonné n’a pas souhaité confirmer cette information, soulignant seulement que la comptabilité de « sa société était saine ».


« Jeter l’argent par les fenêtres »


Ce type de transaction commerciale entre un parti et une société (impression de tracts, location de salle) est très fréquent et n’a rien d’illégal en soi. « La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ne nous a jamais épinglés sur ce contrat », insiste d’ailleurs Jean-Michel Dubois. Seulement, quelques cadres du parti frontiste s’interrogent sur le bien-fondé et le prix de cette prestation accordée à Bonnie Production. « Que le FN, criblé de dettes, engage plusieurs dizaines de milliers d’euros pour une location de salle alors que les militants auraient pu être formés au Paquebot (NDLR : siège historique du parti aujourd’hui mis en vente) , c’est jeter l’argent par les fenêtres », peste l’un d’eux.


Le Théâtre de la Main d’Or, d’une capacité de 200 places, est loué environ 2 000 € la journée (de 9 heures à 17 heures). Pour ce prix, la direction propose en plus un buffet campagnard et la présence d’un vidéo projecteur. Avec son budget de 60 000 € pour la formation des militants, le Front national aurait pu s’offrir la salle du Zénith et ses 6 000 places (environ 52 000 € ). Le FN n’a pas voulu préciser s’il avait loué la Main d’Or pour une journée ou plusieurs.

Le Parisien



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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 19:47

L'article suivant, signé "I.R.", est paru dans Informations Ouvrières, le journal du POI [ex-PT], n°11 [2405] de la semaine du 28 août au 3 septembre 2008:



"Il nous manque 70 à 80 signatures pour présenter notre candidat "

 

La réalité de l'indépendance de la LCR vis-à-vis du PS



L'Express [21 août] publie des extraits de la biographie consacrée à Olivier Besancenot par Eric Hacquemand, qui "dévoile quelques épisodes peu connus de l'ascension du porte-parole de la LCR". On y apprend, dans le détail, comment la LCR a marchandé auprès du PS les signatures de maires nécessaires à la candidature de Besancenot à la présidentielle en 2002. À la demande de la LCR, une première rencontre a lieu entre François Sabado, membre de la direction nationale de la LCR, et Jean-Christophe Cambadélis, dirigeant du PS. Sabado annonce la couleur: "Il nous manque 70 à 80 signatures pour présenter notre candidat".



"Je propose une dizaine de signatures, mais à condition qu'ils s'engagent."



À la question de Cambadélis, "Quel est notre intérêt d'aider un candidat d'extrême gauche dans cette campagne?", Sabado répond: "Besancenot pourrait, au deuxième tour, ne pas mettre sur le même plan Jospin et Chirac." Le livre cite Cambadélis: "J'envoie une note à Jospin et copie à François Hollande en leur présentant la demande de la LCR. […] Je propose une dizaine de signatures, mais à condition qu'ils s'engagent. […] Hollande m'appelle: "Ecoute, ne vas pas trop vite. Je suis d'accord… Mais à deux conditions: premièrement, Krivine doit m'appeler personnellement, moi, premier secrétaire" […]. Finalement, l'accord est concrétisé. Quelques jours plus tard, je déjeune avec Sabado […], voilà ce qu'il me propose: "Nous vous le promettons, Olivier fera une déclaration où il sera clair, sans pour autant donner une consigne de vote. Mais ce sera clair, compréhensible, c'est normal… Sur le fond, nous ne mettons pas sur le même plan Jospin et Chirac"." "Finalement, ils se mettront d'accord sur 14 signatures", conclut L'Express… et la LCR appellera à voter Chirac au deuxième tour.

  

 

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 19:35
Cameroun 1958, la guerre cachée de la France


Il y a tout juste cinquante ans, Ruben Um Nyobè, leader de l’Union des populations du Cameroun, tombait sous les balles françaises. La répression menée contre le mouvement indépendantiste fera des dizaines de milliers de victimes.

FANNY PIGEAUD



QUOTIDIEN : mercredi 17 septembre 2008

Elles sont trois au centre de l’image : trois têtes posées sur le sol. Trois têtes de jeunes hommes au visage tuméfié. Cette photo est l’un des rares témoignages subsistant, aujourd’hui au Cameroun, de la répression impitoyable menée par l’armée coloniale française contre l’Union des populations du Cameroun (UPC) et son leader, Ruben Um Nyobè, abattu il y a tout juste cinquante ans, le 13 septembre 1958.


La guerre contre ce parti politique, qui réclamait l’indépendance, a duré près de quinze ans et fait, selon les estimations, plusieurs dizaines de milliers de morts, voire des centaines de milliers de victimes. Mais elle fait l’objet d’un gros trou de mémoire en France et au sommet de l’Etat camerounais.


C’est en 1948, dans le milieu syndical de la cité portuaire de Douala, que l’UPC a vu le jour. Le pays est alors coupé en deux : d’abord colonie allemande, il a été placé en 1919 par la Société des Nations sous la tutelle française pour sa partie orientale, et britannique pour sa partie occidentale. Rapidement, les revendications de l’UPC - indépendance et réunification - deviennent extrêmement populaires, en particulier dans l’ouest et le sud du pays, les pays bamiléké et bassa, qui ont particulièrement souffert du système de prédation et du travail forcé imposés par les Allemands, puis les Français. La personnalité exceptionnelle de Ruben Um Nyobè, intellectuel intègre, humaniste et pacifiste, joue beaucoup : «Mpodol» («celui qui porte la parole des siens», en langue bassa), comme le surnomment ses partisans, jouit d’une formidable aura.


Pour plaider la cause nationaliste, Um Nyobè se rend à trois reprises au siège de l’ONU à New York. Mais si les autorités françaises envisagent l’indépendance du Cameroun, elles ne veulent pas confier les rênes du pouvoir à l’UPC. Elles dispersent violemment ses manifestations et ses réunions et elles finissent par l’interdire en juillet 1955. Les leaders du mouvement choisissent alors la clandestinité ou l’exil. Acculée, l’aile radicale du parti décide de répondre à la violence par la violence : elle prend le maquis dans le sud du pays, y installe une administration parallèle, et se lance dans des actions de guérilla. En retour, les autorités coloniales imposent un régime de terreur. Sous la direction du haut-commissaire du Cameroun de l’époque, Pierre Messmer, elles utilisent les méthodes alors en cours en Algérie : traqués, présentés comme des «terroristes», les «upécistes» sont infiltrés, arrêtés, torturés, déportés, assassinés, décapités. Des dizaines de villages sont rasés, d’autres bombardés au napalm, leurs populations sont déplacées, regroupées dans des camps pour couper les «maquisards» de leur soutien populaire. La répression cible en particulier l’ethnie bassa, principal vivier de la rébellion.


«Des machettes contre des armes automatiques»


«Il y avait un couvre-feu à partir de 20 heures. L’armée encerclait alors le quartier et on entendait des coups de feu d’intimidation jusqu’au matin. Comme les balles traversaient parfois les maisons, nous dormions sous nos lits»
, se souvient Raphaël, un habitant de Douala. «Tous les matins, on trouvait des têtes coupées exposées sur les trottoirs : elles étaient destinées à effrayer les gens et leur dire "ne rejoignez pas le maquis, vous finirez comme eux"», témoigne la journaliste Henriette Ekwé, alors enfant. Dans le maquis aussi, la vie est infernale : «C’était une guerre asymétrique : nous n’avions que des machettes à opposer aux armes automatiques de l’armée française. En forêt, où nous vivions, nous n’avions rien à manger» , se souvient un ancien résistant.


En France, ces événements passent quasiment inaperçus : la presse est préoccupée avant tout par la guerre d’Algérie. Surtout, très peu d’informations filtrent du Cameroun, parce que «c’était une guerre de professionnels», sans appelés du contingent, contrairement à l’Algérie, souligne l’historien français Gabriel Périès. D’ailleurs, la France n’a officiellement jamais été en guerre au Cameroun et le corps expéditionnaire y a été «envoyé pratiquement dans une semi-clandestinité», ajoute Périès.


En 1958, le refuge d’Um Nyobè est découvert. Il est tué alors qu’il tente de s’enfuir. Son corps, ensanglanté et défiguré, est enterré à la va-vite par les autorités coloniales et recouvert d’une dalle de béton.


Le Cameroun accède finalement à l’indépendance en 1960. Mais il reste sous l’étroit contrôle politique et économique de la France et du M. Afrique de De Gaulle, Jacques Foccart, qui impose à sa tête le président Ahmadou Ahidjo. Ceux qui dirigent ainsi l’Etat camerounais «n’ont jamais combattu pour l’indépendance mais ont été contraints de l’accepter» , souligne l’historien Emmanuel Tchumtchoua, qui note que «l’indépendance n’a pas mis fin à l’injustice et à la discrimination du régime colonial». L’UPC poursuit la lutte de libération dans l’Ouest, en plein pays bamiléké, via sa branche armée, l’Armée de libération nationale du Kamerun (ALNK). Ahidjo la combat sur le mode de la politique de la terre brûlée et avec l’aide active de l’armée française, qui est restée sur place jusqu’en 1964 pour former son homologue camerounaise. Les deux Maurice, Delaunay et Robert - des proches de Foccart -, supervisent la liquidation des maquis «upécistes» avec le chef des services camerounais, Jean Fochivé. «Dans chaque village, il y a eu de nombreux morts», raconte un journaliste originaire de l’Ouest, Denis Nkwebo, du quotidien privé le Jour. «Seize membres de ma famille ont été exécutés le même jour. On n’a jamais su ce qu’on leur reprochait.» Des bandes de pillards se mêlent aux rebelles et sèment la confusion. Le village de Badenkop, siège de l’état-major de l’ALNK, a été «complètement vidé» de sa population et incendié. Comme plusieurs centaines de milliers d’autres, ses habitants ont été parqués dans un camp pendant quatre ans. «Seules deux ou trois personnes étaient autorisées à sortir chaque jour du camp» , raconte un habitant.


C’est en 1971 que la guerre prend officiellement fin avec l’arrestation d’Ernest Ouandié, dernier chef de l’UPC, exécuté sur la place publique de la ville de Bafoussam. Mais les autorités continuent à entretenir un climat de terreur. «Jusqu’au début des années 90, on ne pouvait pas prononcer le nom d’Um Nyobè et de l’UPC. Sinon, on disparaissait», explique Samuel Mack-It, actuel président d’un parti héritier de l’UPC, non reconnu légalement. La chape de plomb n’a été levée que très furtivement en 1991, avec l’instauration d’un semblant de démocratie. Par calcul politique, le président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, «réhabilite» tout à la fois Ahmadou Ahidjo, condamné à mort par contumace en 1984, Ruben Um Nyobè, Ernest Ouandié et un autre responsable de l’UPC, Félix Moumié, mort empoisonné à Genève en octobre 1960, apparemment par les services secrets français. Mais Biya veille surtout à phagocyter ce qui reste de l’UPC.


«Comme si le pays n’avait pas d’histoire»


Aujourd’hui, la guerre qui a ensanglanté le Cameroun, tout comme le nom d’Um Nyobè et de ses camarades, sont rarement évoqués. Il n’existe aucun monument pour rappeler leur combat. Ils ne sont que brièvement mentionnés dans les manuels d’histoire. Cette indifférence vis-à-vis des héros de l’indépendance fait du Cameroun «un cas à part en Afrique» , souligne l’historien Tchumtchoua. «Il y a en réalité deux mémoires en conflit : celle, idéalisée, de l’UPC, et celle que veut fabriquer le pouvoir pour se maintenir. Selon cette dernière, les "upécistes" n’étaient rien d’autres que des bandits.» Quant à ceux qui ont survécu à cette période, «ils ont du mal à raconter, et ceux qui racontent un peu ne le font pas avec sérénité. Les plaies sont encore béantes. Beaucoup sont encore traumatisés et ont peur» , observe Henriette Ekwé.


Résultat, la jeunesse camerounaise ne sait pas grand-chose de ces années sombres qui ont pourtant orienté la suite du parcours du pays. «C’est comme s’il n’y avait pas d’histoire, or un pays sans histoire est comme une maison sans fondations» , déplore un ancien résistant, qui, comme les autres, vit aujourd’hui dans la misère.


«La période propice à l’émergence de notre conscience est en train d’arriver»
, estime cependant Tchumtchoua. «Tout se dira alors. On aura certes perdu des détails, mais l’histoire ne peut pas s’effacer. Il y a des mécanismes pour garder le souvenir : des berceuses et des chants évoquent d’une manière indirecte cette période.» Déjà, une petite association composée d’anciens upécistes, de veuves et d’orphelins de résistants, l’Association des vétérans du Cameroun (Asvecam), a vu le jour, en 2005 à Douala, pour «poser le devoir de mémoire». «Nous voulons faire comprendre aux jeunes qu’il y a eu des hommes de cœur, des altruistes qui se sont mis au service de leur pays sans attendre de manière immédiate une récompense ou une compensation», explique un de ses membres. Mais pour que les jeunes puissent se référer à ces figures, «il faut faire leur deuil, ce qui n’a jamais été fait : on ne les a pas enterrées, ni pleurées comme il le fallait, rappelle Tchumtchoua. Um Nyobè et Ouandié n’ont pas été inhumés selon les rituels traditionnels. Au contraire, on s’est acharné sur leurs cadavres, et en procédant ainsi, on leur a dénié le titre d’ancêtres. Ceux qui l’ont fait savaient ce qu’ils faisaient. » Rien ne se fera probablement sous le régime Biya, qui n’est que «le prolongement du régime néocolonial d’Ahidjo», souligne Henriette Ekwé. «D’autant que des responsables actuels de l’armée ou de la police ont été de grands tueurs dans les années 60.» Ce n’est probablement pas non plus le pouvoir actuel qui demandera à la France de «reconnaître les massacres qu’elle a commis au Cameroun», déplore le président de l’Asvecam, Mathieu Njassep, ancien secrétaire d’Ernest Ouandié. Pourtant, «les responsabilités doivent être établies» , plaide-t-il. Nous reconnaissons, nous, que certains de nos camarades ont fait des choses qui n’étaient pas correctes. Chaque partie doit assumer sa part de responsabilité.» Mais en France le black-out est total. «C’est incalculable le nombre de fois où nous nous sommes vus répondre, que ce soit par des personnes qui ont travaillé du côté de l’armée française, des services de renseignements ou des responsables politiques : "Mais il ne s’est rien passé au Cameroun !" Comme s’il y avait un pacte qui dit qu’il ne faut rien raconter. C’est assez troublant», témoigne Gaëlle Le Roy, auteure, avec Valérie Osouf, du documentaire Autopsie d’une indépendance (2008). Aucun militaire français présent dans le pays entre 1955 et 1964 n’a accepté de témoigner.


«Le fait qu’on ait utilisé des armes interdites comme le napalm explique aussi ce grand silence»
, renchérit Gabriel Périès. François Gèze, le directeur des éditions de la Découverte, prépare avec trois jeunes historiens, français et camerounais, un ouvrage sur la question qui complétera les rares écrits des historiens Richard Joseph et Achille Mbembe ou de l’écrivain Mongo Beti : «C’est une guerre secrète à tous les égards : elle n’est absolument pas documentée sur le plan historique.» Pourtant, «cette guerre "qui n’a jamais eu lieu" est dans les archives, souligne Périès. Mais si on ouvre réellement celles-ci, il y aura un problème : la destruction totale ou partielle d’un groupe social, d’une race ou d’un groupe ethnique [les Bassas et les Bamilékés, ndlr] est considérée comme un génocide et c’est un crime imprescriptible…» Peu de chance, donc, qu’elles soient rendues accessibles tant que certains acteurs impliqués sont en vie.

 



http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/352343.FR.php
© Libération
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 19:22
Cinq ex-secrétaires d'Etat américains appellent au dialogue avec Téhéran


LE MONDE | 16.09.08 | 14h07  •  Mis à jour le 16.09.08 | 14h07


inq anciens secrétaires d'Etat américains, républicains et démocrates, ont appelé, lundi 15 septembre, à ouvrir le dialogue avec l'Iran plutôt que d'envisager des options militaires pour qu'il cesse son programme nucléaire controversé.

 

"Franchement, les options militaires ne sont pas satisfaisantes. Nous ne voulons pas suivre cette voie", a déclaré Warren Christopher, qui a travaillé sous la présidence de Bill Clinton de 1993 à 1997. Outre M. Christopher, Colin Powell, Madeleine Albright, James Baker et Henry Kissinger se sont joints à cet appel au dialogue.


Cette prise de position intervient au moment où Washington a menacé, lundi, Téhéran de nouvelles sanctions, après la publication d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique qui affirme que l'Iran refuse de coopérer. "Nous appelons l'Iran à suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium et de retraitement, sans quoi les sanctions déjà décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies continueront à être appliquées et de nouvelles sanctions pourront l'être", a dit un porte-parole de la Maison Blanche. - (AFP.)

Article paru dans l'édition du 17.09.08
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 19:12

La Fed vole à la rescousse de l'assureur AIG

NEW YORK (Reuters)

  La Réserve fédérale américaine (Fed) a autorisé mardi la Fed de New York à accorder un prêt de 85 milliards de dollars au géant de l'assurance AIG pour le sauver d'une faillite.

La Fed précise que le prêt-relais garanti porte sur deux ans et prévoit une prise de participation du gouvernement à hauteur de 79,9% du capital.

L'Etat disposera en outre d'un droit de veto sur le paiement des dividendes aux actionnaires prioritaires en vertu de cet accord qui a reçu, précise la Fed, l'aval du département du Trésor.

Dans son communiqué, la Fed explique que le placement en faillite désordonnée d'American International Group "aurait ajouté aux niveaux déjà significatifs de fragilité des marchés financiers" et aurait pu avoir des conséquences néfastes pour l'ensemble de l'économie.

De fait, ce prêt devrait permettre, ajoute l'autorité financière, la cession de certaines activités par AIG dans un cadre plus favorable que celui d'une faillite.

L'opération sera garantie par la totalité des actifs d'AIG et ceux de ses filiales et la Fed sera remboursée lors de la revente d'actifs.

L'annonce de la Fed met un terme à une journée particulièrement turbulente pour AIG et à une succession d'informations contradictoires qui ont conduit son action à faire du yo-yo en séance et en après-Bourse.

Le titre avait touché en séance un plus bas de 1,25 dollar après que la chaîne de télévision CNBC eut rapporté que le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson restait apparemment opposé à l'usage d'argent public pour renflouer les établissements financiers en difficulté.

Mais l'action avait réduit ses pertes et clôturé en baisse de 21,22% à 3,75 dollars, lorsque l'agence Bloomberg avait évoqué une intervention potentielle de la Fed. En après-Bourse, l'action AIG avait pourtant ensuite rechuté de 48% à l'évocation par la presse d'un placement du groupe sous tutelle.

DES ACTIFS PROFITABLES

Selon le New York Times, AIG avait commencé à préparer une demande de placement sous la protection du droit des faillites, en faisant appel au cabinet juridique Weil Gotshal.

Mais le gouverneur de New York, David Paterson, estimait sur CNN que les États-Unis ne pouvaient se permettre de laisser AIG faire faillite, au lendemain d'un premier accord lui ouvrant l'accès à 20 milliards de dollars de liquidités.

Cet arrangement permettait essentiellement à l'assureur de se prêter à lui-même 20 milliards de dollars par transfert de ressources de filiales vers la société-mère.

AIG a subi 18 milliards de dollars de pertes au cours des trois derniers trimestres, liées à des garanties sur des dérivés de créances immobilières. Il a terminé le mois de juin avec un actif de 1.050 milliards de dollars.

Moody's Investors Service a réduit lundi sa note de deux crans, de Aa3 à A2, et Fitch Ratings a également réduit de deux crans, de AA- à A.

Ces déclassements impliquent que les associés en affaires d'AIG peuvent exiger de lui 14,5 milliards de dollars de garanties (collatéral) supplémentaires.

Cela pourrait aussi se traduire par la dénonciation de certains contrats avec l'obligation de payer 5,4 milliards de dollars, suivant un document remis à la Bourse le mois dernier.

AIG dispose de plusieurs actifs profitables qu'il pourrait vendre, dont l'assurance vie, l'assurance des biens et des personnes et le crédit-bail aéronautique.

Cette dernière activité, numéro deux mondial du secteur, pourrait susciter l'intérêt de la Chine ou de fonds souverains de pays pétroliers, ont estimé mardi des analystes et dirigeants du secteur aéronautique, mais risquent d'être hors de portée des concurrents du secteur.



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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 20:02

Déclaration de la Ligue Internationale des Travailleurs - Quatrième Internationale

Bolivie

Mettons en échec l'offensive
de l'extrême droite de la Media Luna !

  La Bolivie vit des moments de tension énorme sous l'action violente et de grande envergure de groupes armés de droite. Il s'agit des soi-disant Comités Civiques des quatre départements de la « Media Luna » (Santa Cruz, Tarija, Beni et Pando) et de l'Union de la Jeunesse de Santa Cruz.

Ces groupes sont descendus dans la rue, ont occupé quelques installations de gaz et des gazoducs et les ont fait exploser, ont occupé des bâtiments publics, poursuivent et terrorisent des dirigeants syndicaux et populaires et sont arrivés à attaquer des colonnes de paysans, provoquant la mort de quatorze d'entre eux et des dizaines de blessés.

Les bandes de l'extrême droite ont un objectif clair : s'assurer le pouvoir dans les départements de la Media Luna, en imposant par la force leur contrôle total sur cette partie du pays. Dans l'immédiat, ils veulent obliger le gouvernement à suspendre le referendum convoqué par Evo Morales concernant le projet de nouvelle Constitution, approuvé par l'Assemblée Constituante, et le révoquer

Ce secteur bourgeois d'extrême droite a beaucoup de caractéristiques fascistes : il utilise des méthodes de guerre civile contre le mouvement ouvrier, paysan, indigène et populaire ; il est profondément raciste et distille une haine brutale contre la majorité indigène du pays ; il est dirigée par le secteur bourgeois le plus puissant du pays, qui essaye de monopoliser les recettes du gaz , et il mobilise des secteurs de masses de la classe moyenne et de la petite bourgeoisie contre les masses populaires.
Les actions de cette extrême droite cherchent à terroriser le mouvement de masses, le paralyser et imposer leurs objectifs par la force, contre la volonté populaire manifestée à travers la lutte et dans les élections.

La bourgeoisie et la droite de la Media Luna se cachent derrière l'exigence d'un supposé « droit d'autonomie », avec laquelle elles menacent même de diviser le pays.

Ce faux droit d'une « autonomie » réactionnaire et pro-impérialiste n'a réellement d'autre prétention que de pouvoir brader les richesses naturelles de la région directement à l'impérialisme et aux pays les plus forts du continent, comme le Brésil, en se réservant une tranche du butin plus grande que celle obtenue actuellement, puisque la bourgeoisie de la Media Luna ne devrait plus répartir cette tranche avec la bourgeoisie de La Paz. En même temps, elle se débarrasserait ainsi de « l'Altiplano pauvre » et ses « masses rebelles ».

Derrière ce mouvement d'extrême droite, il y a la main de l'impérialisme yankee qui a stimulé tout le processus par le biais de son ambassadeur, Philip Goldberg.

Quelques jours avant les attaques, ce monsieur a reçu les principaux chefs des Comités Civiques de la Media Luna pour examiner et approuver leurs actions meurtrières.

L'intérêt de l'impérialisme est de garantir, à tout prix, le contrôle d'importantes réserves d'hydrocarbures et, en même temps, de mettre un terme au processus révolutionnaire bolivien, une référence pour toute l'Amérique latine.

Pourquoi l'extrême droite se fortifie-t-elle ?

C'est un fait que l'extrême droite, avec ses méthodes fascistes, se développe de façon accélérée. Elle contrôle une partie du pays, menace la production de gaz (la richesse la plus importante de la Bolivie) et est en train de s'imposer face à l'impuissance ou l'inaction du gouvernement.

Comment est-il possible que cela a lieu dans un pays qui a vécu, durant ces dernières années, deux révolutions qui ont renversé des gouvernements de droite (la dernière, il y a seulement trois ans) ? Comment ce mouvement peut-il avoir tant de force dans un pays où, il y a moins de deux mois, le président a obtenu presque 70% des voix pour confirmer son mandat dans un referendum révocatoire ?

La seule explication possible est la politique de conciliation du gouvernement.

Le gouvernement d'Evo Morales refuse de réprimer le mouvement d'extrême droite et de mobiliser les masses contre lui, alors que tout récemment il n'a pas hésité à réprimer durement la lutte des mineurs de Huanuni en défense de leurs pensions et d'autres exigences, en tuant plusieurs travailleurs dans cette répression.

A tout moment, Evo cherche des accords ou des pactes avec la bourgeoisie de la Media Luna pour gouverner le pays conjointement. Il refuse d'envoyer des troupes à tous les Départements pour récupérer les bâtiments publics occupés, sous prétexte de « ne pas verser de sang ». Il accepte même de céder aux exigences de l'extrême droite dans des questions comme le referendum sur la Constituante ou les impôts.

Avec cette politique, Evo laisse le terrain ouvert pour que l'extrême droite, à travers l'action directe, se fortifie de plus en plus, en occupant le vide de pouvoir laissé par le gouvernement. Qui plus est, il paralyse et démoralise une possible réaction des masses, qui seraient la seule force capable de faire face à l'extrême droite et de la mettre en échec.

On ne discute pas avec ceux qui utilisent des méthodes fascistes !

Il faut les mettre en échec par la force !

Il n'y a pas de conciliation possible avec un secteur qui cherche à écraser la classe ouvrière, les paysans et les indigènes, qui cherche à les soumettre, par la terreur, à la même situation de misère et de surexploitation dans laquelle ils ont vécu pendant cinq cents ans, et de laquelle ils cherchent à se libérer.

L'extrême droite, qui utilise des méthodes fascistes, ne comprend qu'un langage : celui de la force. Plus aucune conciliation ! Nous exigeons que le gouvernement et l'armée répriment et mettent en prison les groupes d'extrême droite qui occupent des bâtiments publics ! Les installations de gaz sont un patrimoine du peuple bolivien : prison pour les membres de l'extrême droite qui les occupent et y pratiquent le sabotage ! Jugement et châtiment pour les assassins de paysans ! Dissolution immédiate et mise hors la loi de l'Union de la Jeunesse de Santa Cruz et des Comités Civiques! Non à la partition de la Bolivie !

Que la COB se mette à la tête d'un Front Unique d'ouvriers, de paysans et de secteurs populaires pour mettre en échec l'extrême droite !

Toutefois, vu leur façon d'agir face aux multiples agressions, il n'y a aucune garantie que le gouvernement d'Evo et l'armée veuillent faire face aux groupes de la droite organisée et les mettre en échec. Il n'y a que la classe ouvrière, à la tête des masses paysannes, indigènes et populaires, qui peut le faire.

Il faut reprendre la tradition glorieuse des mineurs dans la Révolution de 1952, dans les mobilisations de 1985 et dans les soulèvements victorieux de 2003 et 2005, quand les ouvriers et les secteurs populaires ont fait face à la répression armée dans la rue et l'ont mise en échec.

Nous saluons l'appel de la Réunion élargie de la COB à une Marche Nationale pour 16 septembre et l'exigence à Evo d'ouvrir un procès de responsabilité et de décréter la prison pour les gouverneurs de la Media Luna et la direction des Comités Civiques, ainsi que la décision de préparer une Réunion élargie de la COB à Santa Cruz.

Mais il faut aller plus loin. La COB doit faire un appel à tous les syndicats, aux organisations paysannes, populaires et démocratiques, à former un grand Front Unique pour faire face à l'extrême droite au moyen de l'action directe.

On ne peut pas faire face à ces groupes de droite seulement avec des mots ou des manifestations publiques. Il faut se défendre de ces bandes en utilisant des méthodes d'action directe dans la rue. Il est urgent que les syndicats et les organisations paysannes organisent des milliers de groupes d'autodéfense parmi les mineurs, les paysans, les ouvriers des usines et les secteurs populaires. Nous exigeons que le gouvernement soutienne ces groupes et leur donne les moyens pour se défendre des bandes d'extrême droite.

La COB et les organisations paysannes, populaires et indigènes doivent appeler à la grève générale, accompagnée d'une grande mobilisation nationale de masses pour mettre en échec la droite. Cette convocation à la mobilisation devrait inclure de manière explicite un appel à la classe ouvrière et aux secteurs populaires des départements de la Media Luna à se soulever contre la bourgeoisie et les propriétaires fonciers qui les exploitent et les oppriment directement. Seulement la classe ouvrière et les exploités de la Bolivie peuvent unir le pays contre la bourgeoisie divisionniste.

Seulement en reprenant les mobilisations, est-il possible de faire valoir l'« Agenda d'octobre » qui propose de combattre pour l'expropriation des propriétaires fonciers de l'Est bolivien, pour la terre aux paysans et aux indigènes, et pour une véritable nationalisation du gaz et de l'industrie minière, sans indemnisation aux entreprises impérialistes.

Tout le soutien au peuple bolivien, pour mettre en échec la menace fasciste !

Le mouvement ouvrier du monde entier, principalement de l'Amérique latine, les paysans et les indigènes de notre continent, les étudiants et tous les peuples qui combattent contre l'impérialisme, ne peuvent pas abandonner le peuple bolivien à son sort.

Il est urgent que toutes les organisations sociales se prononcent le plus rapidement possible pour répudier les actions violentes et les tentatives putschistes de la bourgeoisie d'extrême droite de la Media Luna. Il est impérieux de faire parvenir notre solidarité à la classe ouvrière et les secteurs populaires de la Bolivie par le biais de ces organisations.

Faisons une grande campagne de solidarité, qui les aide à faire face aux forces d'extrême droite et à les mettre en échec !

SI de la LIT-QI

le 13 septembre 2008

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 19:54

"Dimanche noir" pour le système financier américain

NEW YORK (Reuters)

  L'ensemble du système financier américain est menacé d'une nouvelle secousse grave après un "dimanche noir" qui a vu Lehman Brothers déposer son bilan, Bank of America mettre la main sur Merrill Lynch et la Réserve fédérale ouvrir encore le robinet des liquidités pour tenter de limiter les dégâts.

Les Bourses européennes ont ouvert en forte baisse alors que le dollar cédait du terrain et que Wall Street s'annonçait en repli de plus de 3%. Parallèlement, les marchés obligataires et l'or étaient en hausse, jouant leur rôle de valeur refuge.

Dans le but d'éviter une nouvelle contagion de la crise, dix grandes banques internationales ont créé un fonds d'urgence de 70 milliards de dollars (49 milliards d'euros), dans lequel chacune d'entre elles pourra puiser en cas de besoin urgent.

Mais les investisseurs s'interrogent déjà sur l'identité de la prochaine victime de l'effet domino, et le nom de l'assureur American International Group (AIG) est le plus souvent cité. La presse rapporte qu'AIG a demandé des liquidités en urgence à la Fed.

L'enchaînement des événements montre que Wall Street et les autorités américaines semblent résolues à procéder au "grand nettoyage" du secteur rendu nécessaire par la crise du crédit et de l'immobilier.

"Le système financier américain se rend compte que les plaques tectoniques qui constituent ses fondations sont en train de bouger comme jamais auparavant", résume Peter Kenny, directeur général de la société de gestion Knight Equity Markets à New York. "Nous sommes à l'aube d'un nouveau monde financier".

"RISQUE DE TSUNAMI"

Lehman Brothers, placée dimanche sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites, est la plus importante faillite de Wall Street depuis le scandale du spécialiste des "junk bonds" Drexel Burnham Lambert en 1990.

"Il y a un risque de tsunami immédiat lié au débouclage des positions sur les dérivés et les swap du côté des courtiers, des fonds spéculatifs et des acheteurs en général", estime Bill Gross, responsable des investissements de Pacific Investment Management (Pimco).

La disparition de Lehman et le rachat de Merrill interviennent six mois après la chute de Bear Stearns, racheté en urgence mi-mars par JPMorgan Chase & Co. Les trois sociétés figuraient auparavant parmi les cinq premières banques d'investissement du pays.

Les événements se sont précipités dimanche après l'échec des discussions orchestrées par la Fed et le Trésor américain pour essayer de sauver Lehman, efforts ruinés par le retrait du britannique Barclays, le repreneur le plus probable.

Quelques heures plus tard, Bank of America annonçait le rachat de Merrill Lynch pour l'équivalent de 50 milliards de dollars.

Parallèlement, le New York Times rapportait qu'AIG, ex-première capitalisation boursière mondiale du secteur de l'assurance, avait approché la Fed en vue de trouver 40 milliards de dollars de financements à court terme.

La banque centrale a annoncé pour sa part une série de mesures destinées à apaiser les marchés: outre l'élargissement de la gamme de collatéraux acceptés en échange de liquidités, la banque centrale va augmenter les montants de bons du Trésor alloués dans le cadre de ses adjudications classiques.

WASHINGTON NE VEUT PLUS FINANCER UN SAUVETAGE

"Le fait même qu'ils soient forcés d'agir ainsi et la possibilité de mesures supplémentaires traduit l'ampleur et la gravité des difficultés dans lesquelles le système est plongé", souligne V. Anantha Nageswaran, de la banque suisse Julius Baer à Singapour.

Cette crise trouve son origine dans la chute du marché immobilier et la dégradation rapide et forte de celui du crédit. Lehman s'est ainsi effondrée sous le poids des actifs à risque ou "toxiques", liés principalement à l'immobilier résidentiel ou commercial, dont la valeur a chuté.

L'un des déclencheurs des événements du week-end a été la fermeté du secrétaire au Trésor, Henry Paulson, opposé à ce que des fonds publics soient engagés dans un sauvetage de Lehman.

L'absence de telles garanties publiques est l'une des raisons du retrait de Barclays, a expliqué une source proche du dossier.

Auparavant, l'administration Bush s'était déjà engagée dans le sauvetage de Bear Stearns et plus récemment dans celui des géants du refinancement de crédits Fannie Mae et Freddie Mac. Elle ne voulait visiblement pas se voir accusée de "nationaliser les pertes" et de prendre des risques excessifs en renflouant un établissement financier de plus.

Paulson - lui-même ancien dirigeant de la banque Goldman Sachs - a toutefois participé pendant tout le week-end à la recherche d'un repreneur pour Lehman. Et il a encouragé la création du fonds d'urgence mis en place par les banques.

Pour tenter de limiter les dégâts, la Securities and Exchange Commission (SEC), l'autorité des marchés financiers américains, pourrait maintenant prendre des mesures limitant les ventes à découvert. Reste à savoir si ces mesures suffiront à contenir les répercussions des dernières secousses.

"Tous ceux qui ont des actifs toxiques et qui n'ont pas encore achevé leur confession feraient mieux de le faire maintenant", souligne Matt McCormick, gérant de Bahl & Gaynor Investment Counsel, pour qui "Lehman a tenté de nier la réalité jusqu'à l'issue fatale."

La chute de Lehman et le rachat de Merrill devraient toutefois avoir des conséquences lourdes sur l'emploi à Wall Street. Selon certaines estimations, le secteur financier a déjà procédé à 100.000 suppression d'emplois et 50.000 autres pourraient s'annoncer maintenant.



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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 21:07
Lettre ouverte sur le 11-septembre aux cadres politiques, sociaux et culturels de la France



Strasbourg, le 10 septembre 2008



Au moment où le Parlement, après la mort de dix de nos soldats, doit débattre de l'engagement militaire français en Afghanistan, il est plus que jamais d'actualité de s'interroger sur les événements qui, dans la conscience universelle, fondent la notion de « terrorisme international », lequel est censé justifier cet engagement. La figure emblématique de cette notion est celle des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, avec leurs 2997 victimes.


La géopolitique, sous l'empire de la version officielle des attentats, a pris une orientation marquée par la « lutte contre le terrorisme ». Aujourd'hui, dans notre pays, le Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale fait de celle-ci et du « renseignement » censé la soutenir, un impératif prioritaire, accompagné par la réduction (contestée) des effectifs des armées et illustré par l'engagement en Afghanistan dans une coalition dominée par l'US Army. Si la version officielle du « Nine-Eleven » (9/11) est une imposture, le paradigme que soutient la doxa officielle est, en partie, sans justification.


Plutôt que dans le « terrorisme international », ne faut-il pas alors chercher la clé des événements dans le pétrole, ses gisements et son transport, et dans le projet impérial d'une oligarchie ? Défendre, avec
la vie de nos soldats, la liberté et la paix, cela passe par l'examen critique du 9/11.


Combien il eût été préférable que les réalités en fussent dites par de grandes voix, légitimées par le suffrage universel et l'exercice des responsabilités ! Mais, hélas !, il est regrettable que les plus hautes autorités de l'État fondent leurs décisions sur la version officielle des attentats, comme il l'est aussi que la presse française n'ait pas produit de veritable enquête sur le 9/11.


Qu'ont donc obtenu les supposés « terroristes » du 9/11 ? L'inverse de ce qu'ils étaient censés vouloir : la militarisation des États-Unis (EU), leur main-mise sur l'Afghanistan, sur l'Irak, demain peut être sur l'Iran, et les progrès, lents mais indéniables, vers une solution du conflit israélo-palestinien.


Quand, en 1946, les terroristes juifs de l'Irgoun firent exploser une aile de l'hôtel King David à Jérusalem, ils obtinrent, plus tard, le départ du mandataire britannique de Palestine. Quand, en 1983, des terroristes, sans doute commandités par la Syrie, firent exploser les cantonnements français et américains à Beyrouth, ils obtinrent le départ de la force internationale d'interposition. Quand l'Iran voulut obtenir satisfaction dans l'affaire Eurodif, ou la Libye au Tchad, ils eurent, sans doute, recours au terrorisme. Le terrorisme d'État, dirigé contre un autre État, existe. Mais le terrorisme, en somme indépendant, à effet inversé est une nouveauté. C'est un premier indice de l'imposture, un second étant le suicide prémédité de dix-neuf pirates par groupes de cinq, qui est une impossibilité psychologique.


En 2005, le général Leonid Ivashov, ancien chef d'état-major interarmes de Russie, en poste le 11 septembre 2001, a écrit - et a dit publiquement à Bruxelles, à la conférence Axis for Peace, 17-18 novembre 2005 - ceci : « Le terrorisme international n’existe pas. Le terrorisme contribue à (...) la soumission des États à une oligarchie mondialisée. (...) L’objet principal de la nouvelle élite mondiale est la réalité (...) culturelle et historique, le système existant des relations entre les États, l’ordre mondial national et étatique de la civilisation humaine, l’identité nationale. (...) Si l’on analyse dans ce contexte les événements du 11 Septembre 2001 aux États-Unis, on peut en tirer les conclusions suivantes : 1/ Les commanditaires de ces attentats sont les cercles politiques et les milieux d’affaires qui avaient intérêt à déstabiliser l’ordre mondial (...) les initiateurs en furent des oligarques et des politiciens qui leur sont soumis. 2/ Seuls les services secrets (...) sont capables de planifier (...) une opération d'une telle ampleur. D’une manière générale, ce sont les services secrets qui créent, financent et contrôlent les organisations extrémistes. (...) 3/ Oussama ben Laden et « al-Qaïda » ne peuvent être ni les organisateurs ni les exécutants des attentats du 11 Septembre. Ils n’en ont pas les moyens (...) Par conséquent, une équipe de professionnels a dû être formée et les kamikazes arabes jouent le rôle de figurants pour masquer l’opération. Cette opération a aussi joué le jeu de l’élite politique et économique des États-Unis qui aspire également à la domination globale. » Un militaire de ce rang parlerait-il aussi nettement sans la certitude de ce qu'il avance ?


Pourquoi la vérité, au fond criante, est-elle si cachée ? D'abord, parce qu'il y a un obstacle psychologique. Les Pilgrim Fathers, la Déclaration d'Indépendance, La Fayette, l'Ouest, Hollywood, le 6 juin 44, la science, le jazz, la lune, Windows, la Liberté, tout ce qu'évoquent les Etats-Unis (EU) semble s'opposer à l'idée qu'une oligarchie intérieure criminelle ait pu donner la mort à trois mille de ses concitoyens au nom d'une ambition impériale. Hélas !, il faut s'accommoder à l'idée que le grand peuple des EU, que nous aimons et admirons, est régi par une oligarchie, détachée de lui et qui détient la réalité des pouvoirs. Ensuite, parce qu'il y a une conspiration du silence des médias occidentaux, dont il faut chercher l'explication dans la composition de leur capital, peu propice à l'indépendance. On l'a vu en France quand l'aimable actrice Marion Cotillard a dit ses doutes sur le 9/11[1].


Que peut-on savoir sur le 9/11 ? Si les comploteurs états-uniens ont compté sur la force hypnotique des images et sur le silence des médias, ils seront confondus par l'Internet qu'ils n'avaient pas prévu. Tout internaute peut - comme le signataire de ces lignes, qui n'a aucune source privilégiée de renseignement et n'est mandaté par personne -, moyennant un vrai effort, se persuader de la réalité du complot. (En ce qui le concerne, l'auteur de cette lettre a forgé sa conviction dès le 31 octobre 2001, le jour où Le Figaro publia l'information, jamais démentie, de la visite en juillet 2001 du chef de poste de la CIA à Dubaï rendue à Oussama ben Laden y faisant soigner son insuffisance rénale à l'hôpital américain [www.globalresearch.ca/articles/RIC111A.html]. Qui peut, depuis lors, sérieusement penser que Ben Laden était en train de comploter le 9/11 ?


Outre L'effroyable imposture et le Pentagate, livres de M. Thierry Meyssan (sans doute validés ou inspirés par « la communauté française du renseignement », voir l'interview récente de T.M. sur le site de l'association française ReOpen911: www.reopen911.info/), l'on dispose, sur Internet, des excellents films-vidéos américains au premier rang desquels Loose Change (2006), déjà vue par 100 millions d'internautes, 911 Mysteries, 911 in Plane Site, Confronting the Evidence, The Great Conspiracy, The Myth and the Reality (tous visibles, sous-titrés ou doublés, sur le site de ReOpen911), ainsi, que du film Zero - Enquête sur le 11-septembre (2007) du journaliste et député socialiste italien au Parlement européen, Giulietto Chiesa. En revanche, ce n'est pas avec la « Commission on 9/11 » que l'on trouvera la vérité. Dirigée par le très controversé Philip Zelikow, proche de la Maison-Blanche, son rapport est, comme celui de la Commission Warren pour l'assassinat de J.F. Kennedy, un modèle de dissimulation bavarde.


En dehors des attentats, a-t-on d'autres indices ? Certes, et les faits ci-après sont rigoureusement exacts, rapportés par des médias réputés[2].


Le 24 juillet 2001, sept semaines avant les attentats, le promoteur Larry Silverstein acquiert, du Port de New York, le World Trade Center (WTC), avec les tours jumelles (à l'exception de l'immeuble WTC 7 qu'il possède déjà), en bail emphytéotique de 99 ans avec une assurance, âprement discutée, contre un attentat terroriste. Les tours, construites de 1966 à 1973, avaient vieilli et le devis de leur désamiantage était d'un milliard de dollars. En août et septembre, M. Silverstein discutait chaque matin des baux avec ses locataires du WTC, dans ses bureaux provisoires au 88e étage de la tour nord. Ses enfants Roger et Lisa, travaillant avec lui, faisaient de même au restaurant Windows on the World au sommet de la tour. Le 11 septembre, les dirigeants de « Silverstein Properties Inc. » avaient prévu une réunion avec des officiels de l'Autorité Portuaire pour discuter de mesures anti-terroristes au WTC. La réunion est annulée la veille au soir à la demande d'un participant [New York Times, 9/12/2001; Ha'aretz, 11/21/2001]. Le 11 septembre, M. Silverstein, supposé travailler ce jour-là, ne vint pas, décommandant à la dernière minute ses rendez-vous, car « ne pouvant annuler une consultation chez son dermatologue, même pour rencontrer des locataires de sa plus importante propriété », comme le précisera à la presse son épouse. Également, ses enfants arrivèrent « en retard » [New York Observer, 3/17/2003; New [1] Par exemple l'hebdomadaire Marianne, virulent sur son site Internet, et dont le quart du capital est détenu par une personne liée au fonds d'investissement Carlyle, lequel fonds avait organisé le 11 septembre 2001 à New York une réunion internationale à laquelle devaient participer l'ancien président Bush (le père) et Shafiq ben Laden, demi-frère d'Oussama (source : Wikipedia). (Ce qui n'est pas, naturellement, établir un lien entre Carlyle, ou telle ou telle personne, et le 9/11.)


Ces empêchements leur sauvèrent la vie. « Silverstein Properties Inc. » et ses associés ont reçu 4,5 mds $ des assurances et un procès est toujours en cours.


M. Jim Pierce, cousin du président Bush et p-dg de la firme AON ayant ses bureaux dans la tour sud, déplaça in extremis, dans la nuit du 10 au 11, une réunion d'affaires dans cette tour où elle était prévue, vers l'hôtel Millenium, pour cause de « salle trop petite » (sur 12 personnes présentes dans cette salle le 11/9, 11 périrent) [Ananova, 9/18/2001]. Mme Anne Tatlock, p-dg de la firme Fiduciary Trust Co. International, dont les bureaux se situaient du 92e au 97e étage de la tour sud put voir en direct le second avion frapper la tour et l'effondrement tuer 87 de ses employés alors qu'elle assistait, avec un groupe de chefs d'entreprises ayant probablement des bureaux dans les tours, à une fête de charité à l'invitation du milliardaire Warren Buffett, sur la base aérienne d'Offutt à Omaha (Nebraska) [www.thewebfairy.com/killtown/buffett.html].


Et voici l'indice décisif du complot intérieur [ABC News, 6/21/2002; New York Times, 11/21/2001]. Le premier avion frappe à 8h46. Aucun témoin ne peut alors savoir que ce n'est pas un accident.


Peu après, une dame voit de sa fenêtre des jeunes gens se réjouir et se photographier sur le toit de leur camionnette sur fond de tour fumante. Ils repartent avant le second impact. Choquée, la dame téléphone à la
police après avoir relevé l'immatriculation. Dans l'après-midi, la police les arrêtera. Ils s'appellent Oded Ellner, Omer Marmari, Paul Kurzberg, Sivan Kurzberg et Yaron Shmuel, et sont Israéliens. Le FBI dira que deux
d'entre eux ont travaillé pour le Mossad (les services secrets extérieurs de l'État hébreu). La camionnette appartient à une petite entreprise de déménagement servant de couverture dont le propriétaire, après son premier interrogatoire, repartira dès le lendemain avec sa famille en Israël. Dans la camionnette, les policiers trouvent un plan annoté de New York relativement aux attentats et découvrent les photos avec les jeunes gens hilares agitant un briquet allumé sur fond du premier attentat. Détenus au secret pendant 71 jours et interrogés - avec détecteur de mensonge - les pseudo-espions seront extradés vers Israël à la suite d'un arrangement entre les autorités fédérales et l'État hébreu. Si les pseudo-espions connaissaient à l'avance les attentats, c'est qu'on leur en avait fait la confidence. Et cela ne venait sans doute pas de « musulmans-fanatiques-ennemis-jurés-d'Israël », allant se confier à des Israéliens parlant mal l'anglais avec l'accent hébreu. C'est vraiment mal connaître le Mossad que de croire que, s'il avait eu à réaliser un complot, il s'y serait pris avec des agents aussi voyants. Mais arranger cela était possible de l'intérieur des EU. Bien entendu, les pseudo-espions étaient destinés à amalgamer Israël et les attentats, alors que l'histoire ci-dessus ne prouve rien, même si l'on peut penser que le remodelage du Proche-Orient voulu par les « neo-conservateurs » répond apparemment au désir de sécurité de l'État hébreu. De la sorte, « l'antisémitisme » devenait opposable à qui tenterait de contester la version officielle des attentats. C'est un piège subtil imaginé par les comploteurs et il ne faut pas s'y arrêter[1].


Qu'est-il arrivé aux tours ? La version officielle est celle du « pancake » (plat de crêpes) : les planchers s'entassant l'un sur l'autre depuis le sommet à partir de l'acier ramolli par le feu de kérozène.
Mais l'acier ne fond qu'à 1500°, tandis que la combustion du kérozène ne dépasse pas 950° (et la chaleur n'atteignait en réalité que 200° à 600° sur les structures protégées par le béton, sauf en quelques endroits découverts par l'impact). Ensuite, comment expliquer qu'à l'arrivée tout soit réduit en poussière sur les fondations, sans aucun empilement visible ? Comment expliquer que le bâti central, sur lequel chaque attache pouvait supporter vingt fois le poids effectivement appliqué, soit réduit en poussière tout comme l'enveloppe extérieure et les planchers, et à la même vitesse qu'eux ? C'est absurde [www.serendipity. li/wtc5.htm].


Le témoignage le plus probant - entendu à huis-clos par la Commission Zelikow et non reproduit dans le rapport final - vient d'un héros. Le concierge depuis vingt ans du WTC, William Rodriguez, sera décoré pour son courage, aidant jusqu'au dernier moment les personnes piégées dans les étages. Il affirme ceci qui est le témoignage signant le complot : à 8h46, se trouvant au premier sous-sol B1 de la tour nord, il est bousculé par une énorme explosion qu'il situe aux niveaux souterrains B2 ou B3 et verra surgir un ouvrier gravement brûlé par cette explosion. Plusieurs secondes après cette première explosion, il entend le choc de l'avion en haut. La version officielle explique cela par la propagation du son et par le kérozène projeté dans les puits centraux d'ascenseurs. Mais pour parvenir du sommet, le son a mis une seconde dans l'air et 2/10e par les parties solides. Or, le délai entre l'explosion du bas et l'impact du haut était, selon Rodriguez, bien plus important que 8/10e de seconde. (Sans doute y eut-il un défaut de synchronisation des démolisseurs pilotant l'opération à distance...) Bien entendu, les architectes avaient conçu les tours de manière à ce qu'il n'y ait pas de puits central propageant un incendie. Les tours étaient faites d'un bâti central à 47 colonnes d'acier, contenant ascenseurs et escaliers, et d'une enveloppe extérieure à 240 colonnes. Il fallait changer d'ascenseur deux fois pour atteindre le sommet des tours. Il existait bien le puits d'un ascenseur de service mais à supposer que du kérozène ait pu y pénétrer, il n'aurait pas explosé étant dispersé et faute d'assez d'oxygène.


Les enregistrements sismographiques, les multiples témoignages d'employés, de journalistes, de policiers et de pompiers (dont 340 seront ensevelis dans l'effondrement des tours qu'ils n'avaient pas imaginé possible) font état d'énormes explosions à la base des tours avant leur effondrement.


Ensuite, pendant les effondrements (à la vitesse de la chute libre), des chapelets d'explosions sont entendus et des éclairs vus, réduisant tout en poussière. Il est particulièrement démonstratif de la démolition contrôlée de voir des fumées (squibs) sortant des fenêtres dix ou vingt étages plus bas que le front d'éboulement et donc bien en avance sur lui (voir les vidéos). L'explication officielle nous dit qu'il s'agit de l'air comprimé par l'éboulement. Dix étages en avance ?... Il n'y avait dans les tours aucune substance explosive et pas de gaz.



Qu'est-ce qui peut alors exploser, sinon des explosifs disposés là préalablement ? Juste avant l'effondrement du sommet de la tour sud, on voit couler par les fenêtres, aux niveaux de l'impact de l'avion, du métal fondu de couleur orange. Ce n'est pas l'aluminium fondu de l'avion qui, en fusion, serait argenté. Il s'agit bien d'acier fondu. Qu'est-ce qui le fait fondre ? La réponse est : de la thermite (ou plus exactement, d'après les travaux du Pr Steven Jones, physicien, qui a retrouvé, dans la poussière de l'effondrement, des particules microscopiques d'acier fondu dont il a fait l'analyse, de la thermate), c'est-à-dire un mélange d'oxyde de fer, d'aluminium et de soufre dont la combustion violemment exothermique se fait à 2500°. C'est cette thermate, dont les militaires notamment ont l'expérience, qui va cisailler tout ou partie du maillage en acier au niveau des impacts et à la base des tours, et que l'on retrouvera en flaques de métal fondu brûlant dans le chantier de déblaiement longtemps après le 11/9. Chaque tour était structurée par cent-mille tonnes de poutres d'acier de la meilleure qualité. (Le métal de la Tour Eiffel ne pèse que sept-mille-trois-cents tonnes.) Les tours étaient indestructibles pour leurs concepteurs qui avaient anticipé le choc d'un Boeing 707 égaré, peu différent des Boeing 767. Comment fut disposée la thermate en poudre ? Le rapport d'enquête du NIST (National Institute of Standards and Technology) nous apprend que les tours avaient subi les années précédentes des travaux limités d'ignifugation portant exactement sur les niveaux percutés par les avions. L'explosif fut sûrement disposé à ce moment-là. Concernant les explosifs disposés dans les étages, dans les semaines et les jours précédant le 11/9 eurent lieu les événements suivants : des travaux menés de nuit générant une épaisse poussière dans les étages adjacents, remarquée le matin par les employés; des exercices d'alerte entraînant l'évacuation des tours et des allées-et-venues sans surveillance; une inusitée et longue coupure d'électricité pour maintenance début septembre, inactivant toutes les caméras de surveillance; enfin la suppression le 6 de la tournée quotidienne des chiens renifleurs d'explosifs. Remarquons que le dirigeant jusqu'en 2000 de la société chargée de la sécurité du WTC était Marvin Bush, frère cadet du président et, après 2000, Wirt D. Walker III, leur cousin.


Voici donc le probable scénario de la démolition: (explosifs + thermate) pour démolir à la base les colonnes centrales / (avions + thermate) pour faire de même au niveau des impacts et amorcer la chute du sommet / explosifs en séquentiel tous les trois étages pour tout démolir en chute libre. Mais la thermate a une température d'allumage de 1500° supérieure à celle du feu de kérozène. Comment fut elle amorcée en haut ? Par les avions, nous allons le voir.


Que peut-on dire des avions censés frapper les tours ? La réponse suit d'un raisonnement simple. Si l'on accepte le fait certain que les tours étaient minées, il était impossible pour les comploteurs de prendre le risque qu'un détournement avec pirates échouât, ce qui eût conduit, lors de l'examen de la tour restante, à la découverte des explosifs. Les avions qui frappent ne sont pas les avions originaux détournés par des pirates !


Et du reste les listes de passagers publiées après le 11/9 ne comportent pas de noms à consonance arabe (cf. celle des vols 175 et 93 de la compagnie United Airlines: www.Public-Action.com/911/uapassngerlist). Il n'y avait donc tout simplement pas de pirates dans les avions qui ont décollé ! Il s'est agi d'une mise en scène que nous allons expliquer ci-dessous. Mais en voici la preuve visuelle : tant pour le pseudo vol 11 sur la tour nord dont l'impact est filmé par hasard par les cinéastes français Naudet (DVD du commerce), que pour le pseudo vol 175 sur la tour sud filmé sous de multiples angles par les télévisions, il apparaît, sur le ralenti (voir la vidéo 911 in Plane Site), venant de l'avion, un éclair blanc à l'instant précédant l'impact. Cet éclair est dû sans doute au tir d'un missile (avec explosif au magnésium) générant une chaleur suffisante pour amorcer la thermate. Comme dans la nouvelle célèbre d'E. Poe, La lettre volée, la meilleure façon de cacher la chose est de la montrer à tous : regardez bien la célèbre photographie du vol 175 prêt à s'encastrer dans la tour sud [www.serendipity.li/wot/aa11.html]. On voit que le ventre de l'avion a un renflement : le logement d'un missile sur un Boeing en version militaire.


Et l'immeuble 7 du WTC ? C'est la preuve visuelle la plus certaine du complot. Haut de 47 étages, achevé en 1987, non touché par un avion, situé à 150 m de la tour nord, modérément affecté par l'effondrement de celle-ci, il s'effondre à 17h20 exactement comme en démolition contrôlée. À l'évidence, il était préparé d'avance pour cette démolition devant suivre celle des tours, à la fois sans doute parce qu'il contenait une annexe de la CIA, les dossiers des scandales Enron et WorldCom et parce que son 23e étage, « bunker de crise » du maire de New York, a dû servir pour le pilotage-radio de la démolition des tours. Son propriétaire, L.Silverstein, expliquera en 2002 qu'il avait dit aux pompiers, ne parvenant pas à éteindre les incendies, qu'il fallait le démolir : « pull it » [« tirez-le »]. Mais cette expression étant curieusement celle de l'argot de la démolition contrôlée par explosifs, laquelle ne se prépare pas en quelques heures dans un immeuble où il y a des feux, il précisera en 2005 que « it » s'appliquait au groupe de pompiers à retirer... Cette explication fantaisiste a au moins le mérite de plaire au Département d'État si soucieux de diffuser la version officielle (http://usinfo.state.gov/media/Archive/2005/Sep/16-241966.html]...


Et le contrôle aérien ? Le 11/9 avaient lieu cinq exercices de la défense anti-aérienne (NORAD) sur le nord-est des EU (« Global Guardian », « Vigilant Guardian », etc.) La date prévue était sans doute un secret militaire qu'il aurait été bien difficile de percer à partir d'une grotte en Afghanistan... Ces exercices supposaient de multiples mouvements d'avions militaires et beaucoup d'imprévus sur les radars entre « exercise » et « real-world » qui feront hésiter les contrôleurs aériens civils ou militaires. Le contrôle aérien civil (FAA) ne disposera que de l'écho radar « primaire » (donnant position, distance et vitesse) des avions, après que ceux-ci auront éteint leur transpondeur (donnant identification et altitude en sus : http://pagesperso-orange.fr/controleaerien/xpdr.html). Ainsi, le suivi des avions détournés sera sujet à caution et propice aux substitutions, ce qui donne la clé du 9/11. Dans le ciel du nord-est américain, le 11/9 au matin, il y avait de l'ordre de 1000 avions. Les enregistrements radar qui serviront aux travaux de la Commission Zelikow seront ceux des civils, retraités par les militaires avec un logiciel censé en éliminer les échos des exercices... Et, très bizarrement, aucun des quatre équipages n'a formé le code 7500 (HJCK) qui signale un détournement. L'inaptitude de la chasse à atteindre les vols détournés sera due, pour les militaires, à la confusion née des exercices.


Et le Pentagone ? Depuis le livre de M. Meyssan, chacun peut savoir que ce n'est évidemment pas le Boeing 757 du vol 77 d'American Airlines qui a frappé le Pentagone, mais un missile de croisière ou un drone ainsi qu'une éventuelle bombe [www.serendipity.li/wot/crash_site. htm]. Il faut un extraordinaire aveuglement volontaire pour en douter quand on voit le simple trou initial de 4 ou 5 m de côté dans la façade de l'édifice, l'absence de débris significatifs sur la pelouse, l'effondrement de la façade une demi-heure plus tard, l'explosion rouge-orangé et non jaune et noire (comme celle du kérozène), l'absence de tout film montrant l'avion alors qu'il s'agit de l'endroit le plus surveillé du monde, la manoeuvre ahurissante de descente en spirale sur 270°, de 2000 m à 0, d'un avion de ligne à 800 km/h, exécutée par un « pilote » (Hani Hanjour) incapable de piloter un petit Cessna le mois précédent. La liste des passagers du vol 77 est aussi étrange avec une sur-représentation d'employés des contractants du Pentagone pour l'industrie d'armement (missiles Raytheon, etc.)[www.thewebfairy. com/killtown/flight77/passengers. html]. Des gens à éliminer ?...


Et les appels téléphoniques ? La quasi totalité des appels téléphoniques des personnels de cabine et des passagers sont des faux, réalisés par des techniques élaborées de synthèse vocale, la voix de synthèse étant celle du locuteur supposé. (« L'état de l'art »en la matière, début 1999, est donné par un article du Washington Post : http://public-action.com/911/voice-simulation/index.html.)


D'abord, parce que certains appels sont censés avoir été passés sur des téléphones portables lesquels étaient à l'époque inopérants au-dessus de 2000 m. Ensuite, parce que le ton de voix des appels (notamment ceux,
nombreux, du vol 93), d'après ceux les ayant reçus, c'est-à-dire les familles, seules autorisées (à l'exclusion du public et de la presse) par le FBI à réentendre ceux enregistrés, est étonnamment calme eu égard à la situation.


On peut s'en rendre compte soi-même en écoutant le seul appel rendu public, celui de l'hôtesse de l'air Betty Ong du vol 11 : décrivant ses collègues poignardés, elle garde un ton monocorde et l'on n'entend pas de cris autour d'elle malgré 92 personnes à bord et l'usage de gaz lacrymogène
[www.abovetopsecret.com/forum/thread317764/pg1]. Enfin, parce que certaines communications sont bizarres. Ainsi, sur le vol 77, Barbara Olson indique à son mari (le procureur fédéral Th. Olson qui rapporte la conversation supposée) que les passagers et les pilotes ont été regroupés à l'arrière par les pirates. Or le pilote était Ch. Burlingame, ancien pilote de chasse de l'US Navy au Vietnam, diplômé de l'école « Top Gun », ayant suivi les entraînements « commando » et haltérophile. Cet homme aurait-il cédé sa place sans se battre à des pirates (malingres), armés de simples « cutters » ?


Et le vol 93 ? C'est l'avion censé s'écraser en Pennsylvanie après que ses passengers ont tenté d'en reprendre le contrôle, l'un deux lançant le fameux « Let's roll ! » Mais, comme pour le Pentagone, l'impact au sol ne correspond en aucun cas à celui du crash d'un Boeing. Il suffit de regarder les photos et les reportages, avec les témoignages éberlués des sauveteurs immédiatement sur les lieux, pour s'en persuader. Il faut aussi tenir compte des témoignages laissant supposer que le vol 93 - parti avec 41 minutes de retard - était suivi par des chasseurs. C'est donc sans doute un tir de missile qui l'a abattu vers 10h10. Du reste un appel pathétique (sans doute, lui, authentique) d'un passager vers le centre d'appel d'urgence (indicatif 911), quelques minutes avant le crash, fait état d'une explosion et de fumée, ce qui ne correspond pas à la version du « Let's roll ! » . Nous allons revenir sur le devenir du vol 93.


Comment a-t-on pu substituer des avions[1] ? Le scénario ci-après (sur la Toile dès mars 2002) rend compte des faits. Tout d'abord il faut remarquer le nombre de passagers anormalement bas des quatre vols, remplis à 20-30% alors que le taux est de 50% pour un mardi ordinaire. Ensuite, le phénomène central à expliquer est la coupure des transpondeurs des quatre avions. Quel en aurait été l'intérêt pour de vrais pirates ? Tout le monde sait que les avions sont alors suivis par le contrôle aérien civil et militaire à partir de l'écho « primaire » des radars au sol ou par les radars embarqués des pilotes de chasse. Ces derniers sont entraînés à l'interception d'un avion sans transpondeur, ce qu'est évidemment un aéronef hostile. Le 11/9, de tels exercices étaient précisément en cours.


En revanche, le transpondeur coupé, l'avion apparaît comme un simple « blip » sur les écrans radar. Dès lors, si un aéronef militaire (avions, missile ou drone) sans transpondeur, piloté ou téléguidé vole à proximité de l'avion original muet, les « blips » se confondent et, lorsqu'ils se séparent, le vol civil peut devenir le vol militaire et réciproquement. En voici le scénario.


Chaque commandant de bord des vols 11, 175, 77 et 93 (dont trois - 11, 175 et 77 - sont d'anciens pilotes de chasse, désignés pour ces vols au dernier moment) reçoit, sur une fréquence d'urgence, la communication
suivante d'une « taupe » infiltrée au NORAD : « Ici le commandement de la défense anti-aérienne. Il y a une alerte nationale due à une attaque terroriste. Coupez votre transpondeur. Gardez le silence radio. Voici votre
nouveau plan de vol. Vous allez atterrir sur la base militaire de X... » (Le silence radio est une précaution contre des missiles à guidage électromagnétique.) À ce moment, un aéronef militaire de substitution, sans
transpondeur, est à proximité du vol original auquel il va se substituer.


Les pilotes civils s'exécutent et vont atterrir sur la base militaire, tandis que les contrôleurs abusés vont maintenant suivre l'aéronef militaire: des Boeing ressemblants pour les vols 11 et 175, qui iront, téléguidés, vers les tours, un missile ou un drone avec auto-pilote pour le vol 77 vers le Pentagone, et un petit avion piloté pour le vol 93. Cela suppose naturellement des agents infiltrés au NORAD et à la FAA (civils) pour assurer les contrôleurs que l'avion qui se dirige vers la base militaire est bien un aéronef militaire. Tous les passagers et membres d'équipage des quatre avions (200 à 240 personnes) sont réunis - moins d'éventuels comparses - sur la base aérienne (voir pour une localisation: www.serendipity.li/wot/spencer02.htm). Ils vont embarquer dans le vol 93 qui sera détruit en vol (oui, le 9/11 est une horreur) soit par missile, soit par bombe, de manière à ce qu'il n'en subsiste rien. Les identifications ADN des victimes seront faites par des légistes militaires sur la base de l'Air Force de Dover (Delaware), les restes humains, venus de Pennsylvanie et, faussement, des tours ou du Pentagone (sauf pour les 125 employés tués par le missile), y étant apportés aussi par des militaires... La difficulté est le délai très court laissé au vol 93 entre son détournement (9h25) et son crash (10h10) pour atterrir, charger des passagers et redécoller. De toute façon, il y a tant de témoignages contradictoires sur ce qu'il lui est arrivé [Mirror, 9/12/2002], qu'il y a sans doute des faits qui nous échappent. Une certitude est que ce qui n'est pas arrivé, c'est la version officielle.


Madame, Monsieur, voici venir le moment de vous déterminer. Nous ne devons plus accepter d'être abusés; nous devons dire clairement notre vérité.


Nous devons arrêter l'hubris[2] de ceux qui conduisent le monde au chaos. La contestation monte partout, aux États-Unis bien sûr, en Amérique du Sud, au Japon, au Canada, en Russie... Il ne faut pas avoir la naïveté de croire que l'élection de M. Obama changerait grand-chose. Il est conseillé par Zbigniew Brzezinski, théoricien le plus exalté de l'empire états-unien et par Mme M. Albright, du même acabit. De l'autre côté, M. Mac Cain est
cornaqué par H. Kissinger et c'est tout dire. Entre Démocrates et Républicains, l'oligarchie tient la balance égale et le président n'a que l'apparence du pouvoir.


Vous avez, vous, cadres de la France, et au premier rang les parlementaires, ce choix de dire non.


La France, partie d'un si bon pas le le 14 février 2003 aux Nations-Unies en refusant l'invasion de l'Irak, sinon au nom de la vérité sur le 11-septembre, du moins au nom du droit international, la France qui a tant de fois étonné le monde, la France, notre patrie, doit épargner le sang de ses soldats et faire triompher la vérité sur le mensonge - et que ce soit à la fin pour l'honneur de l'esprit humain.

J.K.


Cette Lettre ouverte a été envoyée par la poste à 2997 exemplaires, et si possible également par courriel permettant d'activer les liens, aux cadres de la France : assemblées parlementaires, partis politiques, syndicats, presse et médias, Institut, universités et grandes écoles, confessions religieuses et associations philosophiques, intellectuels, artistes, personnalités qualifiées, etc.


[1] www.serendipity.li/wot/plissken.htm . Une mise en garde est nécessaire: certains sites traitant du 9/11 peuvent avoir une partie antisioniste ou antisémite. Chercher la vérité sur le 9/11 suppose de le faire avec un esprit différencié. Seul importe le message et non le messager. Ce problème a existé avec M. Th. Meyssan et, dans l'histoire contemporaine, avec la vérité sur le massacre à Katyn, pendant la Seconde guerre mondiale, de 15000 officiers et intellectuels polonais, dont les Allemands clamaient qu'il était dû aux Soviétiques, ce qui ne fut universellement reconnu qu'avec l'ouverture des archives de l'ex-URSS.


[2] voir l'interview d'Aaron Russo : www.dailymotion.com/video/x3qiv7_aaron-russo-sur-le-911-le-cfr-et-ro_politics/ 6



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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 20:37
Mémoires d'une tragédie sans fin


LE MONDE | 13.09.08 | 13h25  •  Mis à jour le 13.09.08 | 13h25



es articles de journaux jaunissent sur le mur de la petite chapelle en bois. "Le corps du Père Tiberio Fernandez a été retrouvé décapité, démembré et castré dans les eaux du fleuve Cauca", titre l'un d'eux, daté du 17 avril 1990. A côté est épinglée la photo d'une jeune fille : la nièce du curé, violée et assassinée devant lui. Sur le cahier relié, les paroissiens de Trujillo ont consigné de leur écriture maladroite leurs souvenirs du prêtre et de la sanglante tourmente qui, il y a vingt ans, s'abattait sur leur région.

 

Nichée dans la verdure de la cordillère des Andes, dans l'ouest de la Colombie, la municipalité de Trujillo compte aujourd'hui 22 000 habitants, dont plus de la moitié vivent en zone rurale. Entre 1988 et 1994, 342 personnes y ont été torturées et assassinées, selon les comptes de l'association locale des familles des victimes. Des dizaines de corps n'ont jamais été retrouvés.


Pendant ces années noires, toute la Colombie a connu une flambée de violence. Dans plusieurs zones du pays, dont Trujillo, l'armée, la police et des élus locaux se sont ligués avec les narcotrafiquants pour faire régner la terreur. Des milices locales se sont constituées et une violence multiforme est venue se superposer aux rivalités politiques traditionnelles. Aujourd'hui encore, militaires, guérilleros, narcotrafiquants, paramilitaires et délinquants se disputent le contrôle d'un territoire fragmenté.


Plusieurs fois profané, un modeste parc de la Mémoire surplombe aujourd'hui le gros bourg de Trujillo et son clocher blanc. Les restes des victimes ou, en leur absence, des photos et des objets leur ayant appartenu, ont été scellés dans le mur qui serpente le long du chemin. Sous chaque plaque commémorative, une fresque naïve rappelle le métier du disparu : paysan, cueilleur de mûres ou de café, menuisier, instituteur, infirmier... Doña Consuelo, qui fleurit et fait visiter l'endroit, a perdu son mari, torturé par l'armée et décédé cinq mois plus tard. Deux de ses fils ont disparu. Ils avaient 14 et 16 ans.


Gloria Amparo Espinosa, la jeune maire de la ville, se dit, elle, "chanceuse" puisque son père, abattu d'une balle dans la tête, n'a pas été torturé et qu'il a pu être dignement enterré. Un privilège. "A Trujillo, les bourreaux ont usé de techniques de torture et fait preuve d'une cruauté sans précédent, démembrant à la tronçonneuse leurs victimes encore vivantes", rappelle le sociologue Alvaro Camacho. Au cours des années 1990, la tronçonneuse deviendra le symbole des massacres perpétrés par les paramilitaires et des "écoles de la mort" qui se répandent dans le pays. Les jeunes miliciens y apprendront à dépecer les corps humains.


"Trujillo, une tragédie qui n'en finit pas", c'est le titre du rapport qui doit être officiellement présenté mardi 16 septembre par la Commission nationale de réparation et réconciliation (CNRR). Créée en 2005 dans le cadre du processus de démobilisation des paramilitaires, cette commission a mis en place un groupe de travail sur la "mémoire historique". "Quand l'impunité est la règle, la mémoire devient une forme de justice pour les victimes", explique l'historien Gonzalo Sanchez, qui dirige l'équipe d'universitaires chargés de reconstruire un demi-siècle de conflit armé.


La tâche est trop vaste pour pouvoir être menée à bien : 2 505 massacres - et un total de 14 000 victimes - ont été recensés entre 1982 et 2007 en Colombie. Gonzalo Sanchez et ses collègues ont donc choisi de travailler sur une série de cas emblématiques. Trujillo a eu la primeur. Début septembre, l'équipe de chercheurs a fait le voyage pour présenter le résultat de ses travaux - un rapport de 300 pages - aux habitants de Trujillo. Une brève cérémonie a été organisée dans le parc de la Mémoire.


"Nous pensions que, vingt ans après, le drame, les tensions et les passions étaient ici apaisés"
, raconte la politologue Maria Emma Wills. Un travail de mémoire y avait déjà été fait - dans lequel les femmes et l'Eglise ont joué un rôle déterminant. Mais les coupables n'ayant jamais été punis, les corps de dizaines de victimes n'ayant jamais été enterrés, les blessures ne sont pas refermées. Pire encore, les milices au service des narcotrafiquants - Rastrojos ("mauvaises herbes") et Machos - continuent de sévir. Lucila, 79 ans, pleure son dernier fils, abattu en juillet, et son petit-fils de 28 ans, enterré il y a quelques jours. En chuchotant, un élu de Trujillo affirme que, vendredi 5 septembre, encore, un habitant du bourg a disparu. Le rapport de la CNRR mérite bien son titre : la tragédie colombienne n'en finit pas.


Fondé au début des années 1920 par des pionniers planteurs de café, Trujillo n'a jamais vraiment connu la paix. Les élites politiques s'y sont longtemps disputé le pouvoir : conservateurs contre libéraux, puis conservateurs entre eux. Revolvers et machettes y ont connu de beaux jours depuis les années 1950. Mais, à la fin des années 1980, la violence change de dimension. La petite Armée de libération nationale (ELN), née vingt ans plus tôt dans le sillage de la révolution cubaine, s'installe dans les contreforts de la montagne. Les guérilleros rançonnent et séquestrent à l'occasion les grands propriétaires, puis les "narcos" alors en pleine expansion. Située à l'embouchure du canyon de Garrapatas, qui débouche sur l'océan Pacifique, la région de Trujillo jouit d'un emplacement stratégique pour tous les trafics illicites.


Comme dans le reste du pays, paysans et journaliers tentent alors tant bien que mal de défendre leurs droits. Soucieux du sort des plus démunis, le Père Tiberio Fernandez - arrivé en 1984 - organise coopératives et manifestations. La lutte contre "les subversifs" - les guérilleros et leurs alliés supposés - fournit le prétexte d'une sombre alliance entre narcotrafiquants et militaires. En mars 1990, 11 soldats meurent dans une embuscade de l'ELN. Les violences contre les civils et la barbarie atteignent leur paroxysme. "Les massacres anéantissent la capacité de réaction de la population", note le rapport. La terreur brise toute trace ou velléité d'organisation sociale. Plus encore que la peur des représailles, la mutilation des cadavres, "violence inutile", se révèle terriblement efficace d'un point de vue symbolique. " Nous n'osions même pas décrire ce qui nous arrivait", résume Gloria Amparo Espinosa.


Deux narcotrafiquants, alors inconnus du grand public - Diego Montoya et Henry Loaiza, alias le "Scorpion", - organisent les milices. C'est dans leurs propriétés que des dizaines de civils seront massacrés. Mais les habitants de Trujillo sont formels : "L'homme à la tronçonneuse", c'était Alirio Urreña, major de l'armée à l'époque des faits. "Les crimes ont été commis et planifiés conjointement par les militaires et les structures criminelles des narcotrafiquants", affirme le rapport de la CNRR. Don Diego et le "Scorpion" ont été capturés pour... trafic de drogue. Et Alirio Urreña vient tout juste d'être mis en détention préventive, dix-huit ans après les faits. "L'impunité est aussi une forme d'agression contre les victimes", signale Alvaro Camacho.


En 1995, sous la pression de la Commission interaméricaine des droits de l'homme, l'Etat colombien a pourtant reconnu sa responsabilité dans le massacre de Trujillo - une première dans l'histoire du pays. Une commission ad hoc est alors nommée qui désigne les coupables potentiels et demande à l'Etat d'indemniser les victimes. Mais seules 34 familles sont indemnisées. Et le plan de développement proposé à titre de réparation collective restera lettre morte.


Yamileth Vargas, 22 ans, 1,40 m et une détermination de fer, milite aujourd'hui au sein de l'Association nationale des victimes de crimes d'Etat. Elle avait 4 ans quand son père, ébéniste, a disparu. Elle exige aujourd'hui "vérité, justice et réparation", soit la litanie des organisations de défense des droits de l'homme. Mère d'un disparu, Diocelina, 75 ans, ne comprend pas bien tous ces mots : elle voudrait que le gouvernement lui donne enfin "un petit logement".


Directeur d'une radio communautaire, Alfredo Marin s'interroge sur les vertus de ce travail de mémoire : "Personne n'a jamais payé pour les crimes commis, pourquoi continuer à bercer d'illusions les familles des victimes ? Certaines d'entre elles veulent d'ailleurs oublier. C'est vrai qu'à Trujillo il y a encore des problèmes. Mais ne vaudrait-il pas mieux penser à l'avenir ? Nous avons besoin d'attirer les investissements et de développer le tourisme. Ce n'est pas en érigeant des monuments à la mémoire des massacres que nous y arriverons."


Pour bénéficier de réductions de peine prévues par la loi, les chefs paramilitaires aujourd'hui démobilisés sont tenus de confesser leurs crimes. Leurs aveux - même incomplets - viennent alimenter la mémoire en devenir du conflit colombien. "Une mémoire historique dont certains traits restent terriblement présents", précise le rapport de la CNRR.


Impliqué par leurs aveux, un général de l'armée, Rito Alejo del Rio, vient d'être arrêté à Bogota. Yamileth Vargas s'interroge : "Nous, cela fait dix-huit ans que nous dénonçons sans résultat les crimes commis par les militaires à Trujillo. Pourquoi le récit des événements fait par les paramilitaires est-il plus crédible que celui des victimes ?"



Marie Delcas Trujillo (Colombie), envoyée spéciale
Article paru dans l'édition du 14.09.08


 
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