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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 21:13

 

DEPECHE DE L AGENCE ASSOCIATED PRESS

 

Pouria Amirshahi s'en prend à Malek Boutih, le qualifiant de "premier des sarkozystes" (Associated Press)

Le secrétaire aux Droits de l'homme du PS Pouria Amirshahi s'en est pris samedi à son collègue Malek Boutih, le qualifiant dans un communiqué de "premier des sarkozystes" et l'appelant à "choisir son camp".

"Que Malek Boutih choisisse son camp", lance-t-il, réagissant aux déclarations de ce dernier contre le plan d'urgence anti-crise présenté par les socialistes.

Dans les colonnes du "Parisien-Aujourd'hui en France", le "royaliste" Malek Boutih, membre du bureau national du PS, avait qualifié vendredi de "régression" reprenant "des recettes usées" le contre-plan de relance proposé par Martine Aubry. S'en prenant aussi à un PS "bunkerisé", il a pourtant nié vouloir en claquer la porte.

"'Sarko-compatible' sur à peu près tous les sujets (sécurité, discrimination positive, et maintenant économie), Malek Boutih est en train de marcher dans les pas ceux qui, comme Jean-Marie Bockel et Eric Besson, ont fait le lit de la droite - avant d'y finir carrément", juge-t-il.

"En cassant systématiquement son propre camp au moment même où le PS donne un signal clair aux Français, en applaudissant Nicolas Sarkozy à chacune de ses déclarations, Malek Boutih est devenu le premier des sarkozystes", a-t-il déclaré. "Que Sarkozy pense à lui à chaque fois qu'il envisage un remaniement ou une nouvelle mission en dit long sur l'état des relations politiques de proximité qu'ils entretiennent". AP

 

 

 

MESSAGE DE THIERRY DERONNE


http://palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Deronne.180109.htm


Dimanche 18 janvier 2009

Il arrive que des points de vue étouffés en France trouvent un écho à l'étranger. 

Ce texte m'est envoyé de Caracas par Thierry Deronne, préfacier de mon livre "La face cachée de Reporters sans frontières" (au passage, je signale que ce livre a retenu l'attention de la presse suisse, chinoise, vénézuélienne, mais pas française, même quand il a été sélectionné pour un grand prix des médias français).

Maxime Vivas

L'incroyable au PS s'est produit quand sous la pression des amis de Ségolène Royal au bureau national du PS, Vincent Peillon, Malek Boutih, David Assouline, qui surévaluaient à qui mieux mieux le rôle des intégristes antisémites dans la protestation en défense de Gaza, une longue discussion âpre a déchiré les participants. Bariza Khiari, Pouria Amirshahi, Razzy Hammadie n'ont pas laissé se dérouler sans réagir l'embuscade habituelle sur ce sujet. Bien sûr ils n'ont pas eu le dernier mot. Ils ne le pouvaient pas. Mais c'est la première fois qu'une résistance organisée s'est exprimée face à l'habituel terrorisme intellectuel sur ce sujet qui dominait jusque là cette assemblée et que confortaient en toutes circonstances François Hollande, Julien Dray et Pierre Moscovici. Pour finir le porte parole du parti, Benoit Hamon, en accord avec ses convictions intimes, est allé présenter à la presse la décision absurde des socialistes officiels. Vous la connaissez. Comme il y avait le risque de mots d'ordre inacceptables par le PS dans la manifestation du fait des intégristes musulmans, le PS s'est abstenu de défendre les gazaouis autrement que par des communiqués «équilibrés». Commençons par noter que ces communiqués ne sont pas du tout équilibrés.

Dire que l'action d'Israël est «disproportionnée» suggère qu'il existerait un niveau «proportionné» qu'on tremble d'entendre décrire. Bien sûr ce ne sont ce ne sont que des paroles destinées à donner le change. Mais on doit cependant pointer que cette absurdité est censée être une position de gauche ! Après tout c'est le PS que ça regarde et les militants qui acceptent ça que ça concerne. Mais du point de vue de la vie de la gauche il ne saurait pas plus être question d'accepter le reste de l'argumentation socialiste. Les participants à une manifestation ne sont engagés que par les mots d'ordre convenus entre les organisateurs. Sinon, par exemple, est-ce que cela signifie que quand les socialistes appellent à une manifestation tout le monde est censé être d'accord avec leur mot d'ordre?

 

Au cas concret la décision socialiste est de surcroît très offensante pour les organisateurs et les participants représentés dans le carré de tête de la manifestation. Le PS et Benoit Hamon pensent-ils que la Ligue des droits de l'homme, l'UNEF, le PCF, la FSU, la représentante de l'autorité Palestinienne en France pour ne rien dire du Parti de gauche ou du MRC sont moins vigilants et moins exigeants que le PS vis-à-vis des dérapages antisémites? Non. Je ne pense pas qu'ils le croient. Mais on a le devoir de leur rappeler qu'ils sont priés de trouver des prétextes à l'inaction qui soient moins infamants pour ceux qui ne veulent pas les suivre. Je dis que leur prise de position est un prétexte. S'ils étaient sincères ils auraient eu une indignation «équilibrée» comme ils disent. Ils auraient craint d'autres assimilations plus embarrassantes que celles avec quelques extrémistes marginaux. Je veux dire qu'il y a pire que d'être dans une manifestation où quelqu'un raconte n'importe quoi et qu'il est toujours possible de faire taire. Il y a bien pire. Par exemple être membre de la même internationale politique que le ministre de la défense qui l'organise, comme c'est le cas du travailliste Ehoud Barak. Bien sûr le PS français n'est pas responsable de l'action de ce dernier. Mais il faut noter que les pudeurs de gazelle du PS et de Benoit Hamon sont à sens unique. Ils ont peur d'être assimilés à des manifestants incontrôlés, ils ne craignent pas d'être assimilés aux organisateurs du massacre.

http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=651#more-651

Thierry Deronne
Vicepresidencia de Formación Integral
Televisión Publica VIVE , Biblioteca Nacional, Piso 4
Avenida Panteón , Caracas , República Bolivariana de Venezuela
Cel 00584164198614
Blog http://www.vive-fr.org/blog/
www.vive.gob.ve (castellano)
http://www.vive-be.org/ (francais)

Source : Maxime Vivas

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 21:04



  MANIFESTATION NATIONALE

  SAMEDI 31 JANVIER 2009 15 HEURES

  PARIS  RER  Luxembourg

  www.soutien11novembre.org

  Ce qui est attaqué
  Ce sont nos luttes
  Nos mots, nos modes de vie,
  Nos armes, nos amitiés,
  Et la possibilité d’affronter l’ordre des choses.
  « Association de malfaiteur »,
  « Association de malfaiteur à visée terroriste »,
  Des accusations qui font partie
  De ces petites machines de guerre
  Par lesquelles on gouverne.
  Par lesquelles on prétend neutraliser dans l’œuf
  Tout ce qui veut exister avec une épaisseur politique.

  A Tarnac, comme à Villiers le Bel,
  A la Goutte d’Or comme à Vincennes,
  Mêmes méthodes, même guerre.
  Bush nous a prévenu :
  La guerre au terrorisme sera sans fin.
  C’est aujourd’hui l’horizon commun de tous les gouvernements.

  L’état d’urgence permanent ne nous fait plus peur.
  Contre l’antiterrorisme comme mode de gouvernement,
  Organisons nous !

  Libération des inculpés de l’antiterrorisme !
  Arrêt des poursuites !

 



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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 20:17

Le Parisien, France inter , l’AFP, ont annoncé mardi 20 janvier « la mise en examen de Gérard Filoche ». C’est bien la première fois que Le Parisien me fait une si grande place : muet lorsque je dénonce la délinquance patronale, ce journal répercute l’annonce qu’un gros patron de la rue de la Paix a réussi, en se portant partie civile, à me faire « mettre en examen ».

Le prétexte est rocambolesque : j’aurais fait « entrave » à son « comité d’entreprise ». Moi ! Gêner un comité d’entreprise ? Et puis quoi encore ? S’il y a un eu un comité d’établissement au siége de l’importante société de cosmétique Guinot -Marie Cohr, c’est parce que j’ai insisté, en tant qu’inspecteur du travail du secteur, pour qu’il soit mis en place, car sinon, la direction n’en voulait pas !

Mais ils ont réussi à ce que ledit CE mis en place, fasse partie de ce qu’on appelle les « CE bidons » : il ne comporte que 2 membres totalement soumis à la direction au point de ne jamais fonctionner, sauf pour donner un « avis favorable » au licenciement d’une déléguée syndicale CGT, ce qu’il a fait à deux reprises.

Cette déléguée CGT, est d’abord une femme, d’origine arabe, de retour de congé maternité, dont l’entreprise a voulu se débarrasser après 6 ans de bons et loyaux services. Pour la pousser dehors, elle qui s’occupait de la zone commerciale du grand orient, ils l’ont mis à une zone Amérique latine Pacifique qu’elle ne connaissait pas et dont elle ne parlait pas la langue, ce qui lui demandait deux fois plus de travail, forme de harcèlement alors qu’elle avait les soucis de son nouveau-né. Plutôt que de lui redonner son poste après son congé maternité, ils y ont même mis des intérimaires.

(C’est de plus en plus fréquent, il faut une loi pour protéger les femmes de retour de  maternité obligeant de leur redonner leur poste et interdisant de les licencier pendant un an).

Chez Guinot, les salariés cadres font des heures supplémentaires dissimulées en masse : ils les appellent d’ailleurs ironiquement « les heures philanthropiques ». Lorsque, pour faire valoir ses droits, la jeune femme s’est syndiquée, a demandé des élections de CE, elle est devenue la femme à abattre : isolement, propos racistes, dénonciation dans la boîte où tout le monde a peur. Ils m’ont demandé trois de fois de suite l’autorisation de la licencier, la dernière en juin 2004, sous un prétexte kafkaïen, après l’avoir cette fois « mise à pied ». La tenant ainsi, par la privation de salaire, ils ont fait traîner la procédure, négligeant de tenir le CE prévu début juillet. Ils allaient, si je n’étais activement intervenu, la laisser tout l’été, mis à pied. J’ai exigé que le CE se tienne vite, formalité nécessaire, et qu’ils me saisissent vite. Ils ne l’ont fait que le 24 juillet, alors que je partais le 26 juillet en congés tout le mois d’août.

Alors j’ai hâté la procédure, je suis allé dans l’entreprise, faire mon « enquête contradictoire », prendre acte que le CE avait voté, et prendre ma décision de refus d’autorisation de licenciement le lendemain avant mon départ en vacances, de façon à ce que la salariée retrouve un salaire fin juillet… et non pas fin septembre.

Ça s’est passé ainsi, déjouant ce qui était manifestement une sale pratique de la direction.

Je suis arrivé le 24 juillet 2004 avant le CE, j’ai d’ailleurs avec l’accord de la direction, dans le bureau du directeur, sans objection de quiconque, en expliquant clairement ma démarche, sur le coup, interrogé et confronté au total neuf personnes, établi l’innocence de la déléguée CGT, et le « CE » s’est réuni sans surprise, c’est-à-dire que les deux membres pro patronaux sont sortis de la pièce pour aller voter… l’avis favorable au licenciement de leur collègue, à deux voix contre zéro, à bulletin secret, ce qui leur a pris moins de dix minutes.

L’avocat de Guinot, M° Varaut, qui se vante dans le Parisien en termes idéologiquement révélateurs, de ma mise en examen, a tenté de mêler la proximité physique de mon enquête ce matin-là et la tenue du CE pour inventer d’abord que j’avais « fait du chantage » au CE puis c’est le procureur qui a amélioré la saisine initiale, avec un « réquisitoire supplétif » pour « entrave au CE ».

Reprocher à un inspecteur du travail « une entrave » au CE c’est tenter d’escalader l’Annapurna pieds nus, ça ne s’est jamais fait. Je n’avais absolument  aucune raison de faire la moindre pression sur les deux membres du CE totalement subordonnés à la direction et dont je connaissais le vote d’avance - lequel n’engageait pas ma décision. Je n’étais absorbé que par mon « enquête contradictoire » de façon à obtenir le maximum d’éléments et à rendre imparable juridiquement le refus de licenciement de la salariée.

Le ministère a cassé ma décision (ce n’est pas le seul cas hélas, car de plus en plus de « salariés protégés » se trouvent ainsi abattus). Pourtant, tout ce qui s’est passé, d’un bout à l’autre dans cette affaire, aurait dû donner superbement raison à la déléguée syndicale, et le fait que le tribunal administratif ait confirmé le ministère, me stupéfie. Je ne sais si la salariée ira en Conseil d’état, mais elle est tellement dans son bon droit, que cela mériterait d’être tenté.

Le juge Madre m’a convoqué pendant 5 heures le 7 mars 2007 alors que je revenais de Périgueux où avait été jugé et condamné l’assassin de deux de mes deux collègues (à Saussignac le 2 septembre 2004). Je l’ai alors surpris en lui apprenant un point de droit qu’il ignorait, c’est qu’un avis du CE favorable au licenciement d’un délégué n’était qu’un élément indicatif et ne s’imposait pas à l’inspection du travail.

Je n’ai entendu parler de rien entre le 7 mars 2007 et le 21 novembre 2008 et je croyais légitimement la plainte pour « chantage »  mort-née. 

Car si des patrons réussissent à force d’argent et d’entregent à faire convoquer des inspecteurs du travail devant les juges, c’est le contrôle de tout le droit du travail qui sera entravé, et non pas un CE bidon.

Invité à un CHSCT Guinot, en juillet 2008, je m’y suis rendu, et sans surprise, j’ai pu constater qu’il ne se tenait pas, que le responsable du CE/CHSCT, le même qui avait voté le licenciement de la salariée, n’était même pas dans les locaux, que le CHSCT était aussi « bidon » que le CE.

Le juge Madre aurait interrogé par écrit le Directeur général du travail, en droit, en décembre 2007 et m’a re-convoqué le 7 octobre 2008 : atteint d’une pneumonie avec complication, je n’ai pu y déférer. Puis le 21 novembre 2008 il m’a mis en examen à ma grande surprise.

Le Parisien cite, dans un entrefilet fielleusement présenté, la lettre du directeur général du travail, (DGT) Jean-Denis Combrexelle, affirmant qu’un inspecteur du travail qui intervient dans un CE a « un comportement professionnel aberrant ». Mais cette lettre ne me concerne pas ! Le juge Madre me l’a précisé : « J’ai interrogé votre directeur, bien sûr, en général, sans lui dire qu’il y avait le moindre lien avec vous ». La réponse du directeur est déconnectée de la situation concrète du 24 juillet 2004 à Guinot.

À moins, mais je n’ose le penser, que ce directeur n’ait eu vent de quelque chose et ait « chargé » le contenu de sa réponse de façon à ce que le procureur renonçant à évoquer un « chantage », relaie la plainte improbable de Guinot en évoquant une « entrave au CE ».

Ce directeur (DGT), Jean-Denis Combrexelle et moi, sommes en effet, en conflit idéologique ouvert, puisqu’il m’a convoqué le 9 avril 2008 pour me menacer dans l’exercice de ma fonction d’inspecteur du travail : ce DGT est celui dont « Liaisons sociales » révélait qu’il dînait chaque mois avec Denis Gauthier-Sauvagnac, celui qui a fait la fameuse « recodification du code du travail » contre laquelle je me suis tant battue, avec notamment Jacques Barthélémy grand avocat du Medef,  celui enfin qui m’envoie des lettres administratives comminatoires pour me rappeler en permanence à l’ordre, et me faire taire chaque fois que je parle dans un média. Avec le Directeur départemental, ils m’ont supprimé toute part de primes depuis de longues années, injuste rétorsion qui ne me fera pas céder. Son accusation est classique : je mélangerais les genres entre mes engagements syndicaux et politiques et mes missions de service.

Il convient de repréciser qu’un inspecteur du travail est « indépendant » selon la convention 81 de l’OIT. Nous sommes indépendants mais pas neutres. Nous avons pour mission « d’alerter les gouvernements en place sur le sort qui est fait aux salariés ». Nos assujettis ce sont les employeurs, pas les salariés. C’est aux employeurs que devons faire respecter le code du travail de la République. Il faut de l’imagination, pour me mettre, moi, à six mois de ma retraite, après trente ans de métier, en examen, pour « entrave à un CE ».

À l’émission « Ripostes », le 10 décembre 2006, Nicolas Sarkozy m’avait dit « Je ne partage pas votre détestation des employeurs, M. Filoche ». Je ne déteste pas les employeurs sauf ceux qui trichent et spolient leurs salariés de leurs droits. Je fais mon métier avec d’autant plus de vigueur que la délinquance patronale augmente considérablement, que le droit du travail est foulé aux pieds, pire méprisé bien au-delà de mon secteur où j’ai 4 500 entreprises et 45 000 salariés. Mon expérience, tous les jours, me fait rencontrer des « Guinot » : d’ailleurs j’engage les investigateurs à regarder de plus prés,( au 1 rue de la Paix et pas seulement), au delà de ma personne, la réalité de ce genre de patronat qui fait tout pour mettre en cause l’action de l’inspection du travail tout entière.

Gérard Filoche, le 21 janvier 2009 



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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 20:56

Accro aux montres et autres objets de luxe, le député PS est suspecté d’abus de confiance au préjudice d’associations liées à SOS Racisme.

KARL LASKE

http://www.liberation.fr/societe/0101314114-julien-dray-apparat-chic

C’est un peu une bouteille à la mer. Ce soir, Julien Dray a convié ses amis à Sainte-Geneviève-des-Bois, sa circonscription de l’Essonne, pour ses vœux 2009. «On peut tout collectionner, même les ennuis, écrit-il sur son invitation, et les amis, qu’on apprécie encore plus par ces temps de crise.» Les ennuis sont là. Indéniables. Quant aux amis, difficile de dire s’ils viendront. Les perquisitions de décembre, l’ouverture d’une enquête préliminaire pour abus de confiance au préjudice des Parrains de SOS Racisme et du syndicat lycéen Fidl, ont laissé l’entourage du député tétanisé et silencieux. «Pour certains, tout s’effondre, dit un militant. C’est dix ou quinze ans d’engagement militant derrière un mec. Julien les a perdus.» Etablie par Tracfin, le service antiblanchiment du ministère des Finances, la liste des montres et des produits de luxe achetés par Julien Dray donne le tournis - 313 180 euros de 2006 à 2008. Selon Tracfin, l’argent viendrait, en partie, des associations, via deux militants proches qui le lui reversaient, Nathalie Fortis, son attachée de presse, et Thomas Persuy. En 2006, le député, alors porte-parole du PS, s’offre une montre à 29 000 euros à Milan. Quatre mois plus tard, une autre à 18 500 euros à Cannes. Pour les avocats de Dray, il n’y a «aucune infraction». «J’ai le sentiment que Tracfin parle de la vie privée de Julien Dray, assure Me Florence Gaudillière. Il y a une multitude de gens qui ont versé de l’argent à Julien Dray sur ses comptes.» Les deux militants, s’ils étaient légitimement rémunérés par les associations, pouvaient reverser ce qu’ils voulaient à Julien Dray, assurent les avocats.

«Ça ne tenait pas la route»

Les amis d’avant ne sont pas surpris par le train de vie. «Nous avons tous une montre achetée à Julien Dray dans les années 80, dit l’un d’eux. Après, on n’a pas pu suivre. Trop cher. C’est un collectionneur qui fait tourner sa collection. Il revend en permanence.»«Au début des années 90, il est apparu dans Montres magazine, se rappelle un syndicaliste étudiant. Il présentait ses plus belles pièces. Elles valaient 40 000 francs (6 000 euros), soit pour lui un mois de salaire. Aujourd’hui, sa plus belle montre est à 30 000 euros : deux fois son salaire. On est passé à autre chose.»

En décembre 1999, il y avait eu l’affaire de la Patek Philippe. Une enquête préliminaire - encore une - pour l’achat, deux ans plus tôt, d’une montre «à complication» de 250 000 francs (38 000 euros). Dray avait réglé 100 000 par carte bancaire et le solde en liquide, alors que le plafond des paiement en espèces était passé à 50 000. L’enquête est classée sans suite.«L’explication qu’il donne, c’est qu’il a eu un héritage, rumine un militant. Ses parents sont des petits retraités de la fonction publique. Ça ne tenait pas la route, mais on n’a pas insisté.» La politique avant tout. «La caisse noire a toujours existé. Dès 1985, assure un ancien dirigeant étudiant. Mais elle servait pour 95 % à l’activité militante.»

L’enquête préliminaire confiée à la police livrera-t-elle les secrets financiers de SOS Racisme ? Certains y voient le signe d’une volonté de la chancellerie de garder l’affaire sous contrôle, hors du champ d’action d’un juge. Selon des sources militantes, Julien Dray, qui n’a pas été encore entendu, aurait été prévenu, la veille, des perquisitions prévues dans ses bureaux, le 19 décembre. Une marque d’attention du pouvoir vis-à-vis d’un élu qui, malgré sa position au PS, ne s’est pas opposé à l’entrée d’une de ses proches au gouvernement, l’ex-présidente de la Fédération nationale de la Maison des Potes, Fadela Amara. La Fédé, une autre pièce du dispositif, réunit 350 associations.

Deux observations psychologiques. «Dray est d’une timidité farouche, mais dès qu’il en sort, il est dans l’affrontement», dit un ami. «Julien, c’est un hypocondriaque qui vit la moitié du temps au régime, tente d’expliquer un autre. Il peut varier de dix kilos assez facilement.» En feuilletant le dossier de presse, on le voit bien : il y a deux Julien Dray. Celui qui maigrit et celui qui grossit. Le timide et l’impulsif.

Un chèque de Mitterrand

«Il est tout fou. Il est incapable de gérer du fric !» dit Gérard Filoche, ex-dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire, devenu l’animateur de la Gauche socialiste (GS), qui l’a connu aux prémices de sa carrière politique, en 1973. A la Ligue, son pseudo devient «Titus». Il s’engage dans la réunification de l’Unef, l’Union nationale des étudiants de France, et se rapproche des socialistes. Beaucoup trop au goût de la Ligue. «Julien avait participé à un stage à Biarritz, et la Ligue l’avait appris, se souvient Filoche. Le bureau politique a voulu faire voter un "blâme à Titus". Pendant trois mois, l’organisation n’a parlé que de ça. Fin 1981, le congrès de la Ligue repousse le blâme mais Titus est viré du bureau politique. Julien s’effondre en pleurs. On le cache parce qu’il pleure. Quelques semaines plus tard, j’apprends qu’il a adhéré au PS.»

C’est à l’Unef et à la fac de Villetaneuse que Dray et son premier réseau créent SOS Racisme, après la marche des Beurs, en 1984. Dray décroche un contact avec l’Elysée. Filoche offre le fichier des personnalités de la Ligue. Les «petites mains»Touche pas à mon pote se vendent par sacs entiers. Avec les premiers concerts, des fonds spéciaux arrivent. «Julien lui-même allait chercher l’argent, 500 000 francs (76 000 euros) à chaque fois, dit l’un des fondateurs. Mais personne ne peut dire combien il y a eu de fois. Je me suis installé un jour à une terrasse de café avec cette somme répartie dans mon blouson. Ça avait un goût d’aventure, d’action clandestine.»

Ces contacts sont sans témoins. Certains anciens de SOS contestent ces financements, mais l’argent secret est déjà là. «C’est un secret de Polichinelle, approuve Gérard Filoche. Un chèque de Mitterrand était aussi affiché sur les murs de SOS.» Les «parrains» et donateurs de SOS Racisme, parmi lesquels Pierre Bergé, soutiennent la cause de manière informelle.

Les mouvements étudiant et lycéen, la création d’un nouveau syndicat lycéen, la Fidl, favorisent la réélection de Mitterrand. Julien Dray y gagne la 10e circonscription de l’Essonne, en 1988. Durant quelques heures, il obtient même à l’Elysée l’assurance d’un secrétariat d’Etat à la jeunesse. Fausse joie. Il découvre la banlieue Sud, et ne ménage plus Mitterrand. Il s’achète une Golf 16 soupapes. Ses amis le croient alors associé à dans une affaire d’horlogerie, les Montres, rue Bonaparte, à Paris. Dray dément. «Il a donné des conseils à des nombreux amis, mais il n’a pas ouvert d’enseigne», assure son avocate Le gérant est un proche, Jean-Philippe D. «J’ai racheté les boutiques à Patrick C. et Claude Z., explique l’actuel propriétaire Jean Lassaussois. Des gens de la mouvance SOS Racisme. M. Dray n’a pas traité avec moi. Il est devenu un client.Il avait un côté frénétique, assez incroyable.
C’est un déchaîné des montres.»

«Julien a acheté une maison à Vallauris, saisie sous douanes, rapporte un proche. Il avait obtenu un prêt parlementaire à taux zéro, et une somme d’argent de Pierre Bergé.» Le parrain de SOS confirme : «Pour Vallauris, je lui ai accordé un prêt, enregistré, qu’il m’a remboursé.» Les services de l’Assemblée lui demandent d’ailleurs de justifier ce remboursement. «Julien Dray est un ami. Il l’était hier. Il le sera demain», ajoute Pierre Bergé.

Par son refus de la guerre du Golfe, en 1991, sa prise de contrôle de l’Unef, en 1994, Dray fait grandir la Gauche socialiste, mais reste en marge. Trublion toujours. En 1997, lors d’un déjeuner, Jospin lui reproche les «flèches» lancées contre lui au ministère de l’Education. «C’était contre Rocard», temporise Dray. Olivier Spithakis, alors directeur général de la Mnef, la mutuelle étudiante, lui prête aussi 150 000 francs à titre personnel. «C’était purement amical, pour les législatives se souvient-il. Il m’a remboursé.» Son complice de la Gauche socialiste, Jean-Luc Mélenchon, refuse un secrétariat d’Etat en 1997 mais en accepte un autre en février 2000. Julien Dray, lui, n’obtient qu’un poste de vice-président du conseil régional d’Ile-de- France en 1998. «Mais Julien était craint, assure Filoche. Quand tu avais SOS, l’Unef, la Fidl, tu avais toute la jeunesse.» Il en joue. «Lors des mouvements
contre Claude Allègre, il a tenté de désamorcer la mobilisation, raconte un ancien cadre. Il prétendait que le mouvement déclinait. Il a confié plus tard qu’il négociait son entrée au gouvernement.»

En 2001, Dray perd tout contrôle sur les étudiants, dont certains désapprouvent ses premières considérations sécuritaires. «La mère de toutes les batailles, c’est l’Unef, qui génère le plus de cadres, résume un dirigeant. L’Unef considérait que SOS était devenue une coquille vide, institutionnalisée.» Les relais du député de l’Essonne sont mis en minorité. Mais il s’accroche.

En janvier 2002, il provoque une réunion pour conduire l’Unef à envisager une recapitalisation de La Mutuelle des étudiants (LMDE) par des fonds privés. Echaudés par l’affaire de la Mnef, les syndicalistes étudiants refusent. «Julien Dray soutenait qu’une somme de 80 millions de francs pouvait être avancée par des hommes d’affaires de la grande distribution, explique un ex-dirigeant étudiant. Il a dit aux représentants de l’Unef qu’il leur ordonnait d’accepter.» Les étudiants quittent le rendez-vous, près d’en venir aux mains. «La rupture se fait sur une conception d’éthique financière.»

«Sans militants ni statuts»

Du côté de SOS, la Cour des comptes signale les «graves insuffisances de gestion et de rigueur»de 1997 à 2000. L’association au budget de 7 millions de francs n’échappe au redressement judiciaire qu’avec l’aide de l’Etat. L’association des Parrains, au cœur de l’enquête de Tracfin, n’est créée qu’en 2000. «Pourquoi faire une assos pour ramasser de l’argent pour une autre assos ? s’interroge un fondateur. C’est le truc de Pierre [Bergé] et de Juju. C’est totalement opaque. Il n’y a pas de militants, pas de statuts, personne ne contrôle !» En 2003, Malek Boutih cède sa place de président de SOS Racisme à Dominique Sopo, et Julien Dray quitte la minorité du PS pour rejoindre François Hollande. Il l’a dit aux militants : «Pour moi, c’est la dernière ligne droite.» A 48 ans, il se verrait bien place Beauvau, à l’Intérieur. «Un type qui passe son temps à vendre des montres à l’Assemblée ne sera
jamais à l’Intérieur», prévient un de ses amis. S’il veut intégrer l’exécutif, il lui faut prendre la direction du parti. «Avec Hollande, ce sera une direction faible», explique-t-il à Filoche. «Conseiller du prince, un jour. Disgracié, bientôt», lui répond ce dernier. Et puis, Dray devient le poisson pilote de Ségolène Royal. Pas disgracié. Simplement battu.

Sa circonscription ne peut lui servir de repli. Pas son truc. Les proches y sont installés, y compris à la mairie de Sainte-Geneviève-des-Bois, dirigé par un ancien attaché parlementaire. Mais l’Essonne est aussi un terrain délicat. En rapportant des versements d’entrepreneurs sur les comptes de Dray, Tracfin signale qu’ils ont obtenu «un chantier public dans sa circonscription», ou encore «un marché avec le conseil régional d’Ile-de-France». Mais «sur ce point, Julien Dray réserve ses réponses au parquet», prévient son avocate.



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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 20:03

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7926

Tribune libre

Thèmes : Gaza

samedi 24 janvier 2009

intervention du 15 janvier au Parlement britannique

George Galloway : le deux poids-deux mesures du Foreign Office.

GALLOWAY George

[ Au royaume de sa Gracieuse Majesté, des députés sortent du rang pour dénoncer la politique du gouvernement à Gaza. Intervention du député George Galloway, le 15 janvier 2009 au Parlement britannique ]


Je dis au président de la commission parlementaire d’enquête sur les affaires étrangères, qui n’assiste pas à la séance, que la communauté internationale n’est pas impuissante, mais qu’elle feint simplement l’impuissance pour justifier son manquement à ses devoirs. Même si les déclarations du premier ministre ont été plus fermes, elles ont essentiellement masqué la même inertie que l’indolent et condescendant secrétaire d’état aux Affaires Etrangères et au Commonwealth (David Miliband), qui est venu se produire devant nous lundi dernier. Comparez l’attitude de la diplomatie britannique sur le sujet dont nous débattons actuellement avec sa réaction vis-à-vis du Zimbabwe, ou, plus particulièrement, à l’égard du conflit entre la Russie et la Géorgie. A l’époque, le ministre des affaires étrangères était omniprésent, sermonnant la Russie pour lui dire ce qu’il fallait qu’elle fasse. Il est même allé jusqu’à Kiev où, planté sur la ligne de démarcation, il a annoncé à la Russie ce que la communauté internationale exigeait d’elle.


Pour Gaza, nos ministres se vantent d’avoir rédigé une résolution de l’ONU, dont il n’a été tenu aucun compte. Je ne serais pas fier de dire que je suis l’auteur d’une résolution – adoptée, non pas à l’unanimité, comme l’a prétendu le ministre, mais avec l’abstention des Etats-Unis - dont le gouvernement ne comptait absolument pas en faire appliquer les termes. Voilà où nous en sommes.


Le ministre des affaires étrangères dit qu’il refuse ce qu’il appelle une "politique d’annonce" - qui a été largement soutenue ici même aujourd’hui, à savoir imposer un embargo sur les armes, rappeler les ambassadeurs et exiger le retrait des ambassadeurs d’Israël - parce qu’il ne veut pas isoler Israël.


Pourtant lui et le gouvernement étaient parmi les têtes de file de ceux qui ont isolé le gouvernement élu de Palestine, c’est-à-dire le Hamas. Ils ne veulent pas en entendre parler actuellement. Ils préfèrent parler du président Abbas qui occupe indûment le fauteuil présidentiel à Ramallah. Ils refusent de reconnaître que le peuple palestinien a voté pour le Hamas.


Je n’ai jamais soutenu le Hamas. Comme le député de Manchester-Gorton, Sir Gerald Kaufman (*), j’ai toujours été sympathisant et ami de feu le président Yasser Arafat. L’attitude d’Israël à l’égard du président Arafat et du Fatah quand ils étaient au pouvoir a été exactement la même que celle qu’ils ont aujourd’hui vis à vis du gouvernement du Hamas.


Israël a noyé le gouvernement d’Arafat dans le sang avec sa politique d’assassinats, de colonisation, de construction de murs et d’embargo économique. Le gouvernement britannique a soutenu à fond l’embargo à Gaza pour punir les Palestiniens d’avoir voté pour un gouvernement du Hamas.


Le deux poids-deux mesures du gouvernement dans cette affaire est si éhonté que les gens dans la rue sont fous de rage. Si ce n’est pas si évident d’où nous sommes, les gens qui sont dehors sont furieux. Le danger de radicalisation, en particulier de la jeunesse musulmane de ce pays, est bel et bien réel.


Le gouvernement cherche toujours quelque religieux à qui refuser un visa, ou un organisme musulman à interdire pour tenter de mettre un frein à la radicalisation. Que pense le ministre de l’effet que produisent actuellement sur les musulmans britanniques les images qu’ils voient aux infos du bombardement d’un centre de l’UNrwa et du massacre d’enfants dont il a été question ici ?


La politique du gouvernement visant à prévenir l’extrémisme et la radicalisation a été entravée par sa morgue et son incompétence concernant Gaza, surtout quand on voit le déploiement de zèle, comme, par exemple, dans le conflit entre la Géorgie et de la Russie.


Je n’ai pas le temps de dire tout ce que je voudrais dire, mais je veux dire quelque chose à ceux qui se sont glorifiés d’être allés à Sderot. Je suis impressionné par le nombre de députés qui se sont rendus à Sderot. Mais qui parmi eux est-il allé voir les ruines des villages palestiniens sur lesquels est construit Sderot ? Qui s’est renseigné sur l’épuration ethnique qu’ont subie les Palestiniens de Sderot et du sud d’Israël ? L’un d’entre eux savait-il seulement que les camps de réfugiés sont remplis de gens qui vivaient dans ces mêmes villages sur lesquels a été construite la ville de Sderot ?


Tout cela n’a pas commencé le 27 décembre.


Tout cela n’a même pas commencé - malgré toute la considération que j’ai pour la députée Phyllis Starkey, et qui a prononcé un discours superbe - en 1967, quand Sderot et d’autres localités ont été évacuées.


Cela a commencé ici même, quand Arthur Balfour, a promis, au nom d’un peuple, à un autre peuple le territoire d’un troisième peuple. C’est nous qui sommes les auteurs de cette tragédie.


Tout ce qui en a découlé par la suite découle de cette déclaration. Ne serait-ce que pour cette raison, le ministère des affaires étrangères devrait se bouger et faire entendre sa voix aux côtés des manifestants qui défilent dans les rues de Londres, de Birmingham, de Manchester, de Leeds, d’Edinburgh, de Glasgow et d’ailleurs.


Nous voulons voir le ministre agir. Les actes sont beaucoup plus parlants que les discours.


Et de la part du gouvernement, jusqu’à présent, nous n’avons vu absolument aucune action.


George Galloway
député (ancien Labour, aujourd’hui du nouveau parti "Respect") à la Chambre des Communes http://www.georgegalloway.com/


EN COMPLEMENT :


Vidéo de l’intervention

http://morris108.wordpress.com/2009/01/16/george-galloway-the-west-has-double-standards-when-it-comes-to-israel/


Et texte en anglais : http://www.theyworkforyou.com/debates/?id=2009-01-15d.396.0#g445.0


(*) SIR Gerald Kaufman http://en.wikipedia.org/wiki/Gerald_Kaufman


SIR Gerald Kaufman, le député travailliste a comparé hier les actes de l’armée israélienne à Gaza à ceux des nazis qui ont forcé sa famille à quitter la Pologne.


Au cours d’un débat à la Chambre des Communes (en GB), il a engagé le gouvernement à imposer un embargo des armes à Israël.


Sir Gerald, qui a été élevé dans une famille de juifs orthodoxes et sionistes, a déclaré : "Ma grand-mère, qui était souffrante, était alitée quand les nazis sont arrivés dans sa ville natale. Un soldat allemand l’a tuée d’une balle dans la tête".


"Ma grand-mère n’est pas morte pour servir d’alibi aux soldats israéliens qui s’en vont assassiner des grands-mères palestiniennes à Gaza. L’actuel gouvernement israélien exploite impitoyablement et cyniquement le sentiment de culpabilité perpétuel sur le massacre des Juifs au cours de l’holocauste comme justification du massacre des Palestiniens".


Il a ajouté que l’affirmation que beaucoup de ces Palestiniens étaient des activistes, "c’était la réponse que donnaient les nazis", disant : "je suppose que les Juifs qui se battaient pour sauver leur vie dans le ghetto de Varsovie devaient aussi être accusés d’être des "activistes".


Il a accusé le gouvernement israélien de ne rechercher que la "conquête", ajoutant : "Ce ne sont pas seulement des criminels de guerre, ce sont des imbéciles".


Traduction : Des bassines et du zèle http://blog.emceebeulogue.fr/

Pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info


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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 21:48

La gauche et l’appui à la résistance   

Nadine Rosa-Rosso (nadinerr@gmail.com)


Intervention au Forum international de Beyrouth pour la résistance, l’anti-impérialisme, la solidarité des peuples et les alternatives, le 17 janvier 2009

La question clé de ce forum est celle de l’appui aux résistances à l’impérialisme, partout dans le monde. En tant que militante communiste belge indépendante, je voudrais aborder uniquement le problème de la gauche européenne sur cette question.

Les manifestations massives dans les capitales et les grandes villes européennes pour soutenir le peuple de Gaza viennent de mettre encore une fois en évidence le problème central : la toute grande majorité de la gauche, y compris les communistes, accepte de soutenir le peuple de Gaza face à l’agression israélienne mais refuse de soutenir ses expressions politiques, comme le Hamas en Palestine ou le Hezbollah au Liban. Non seulement la gauche ne les soutient pas, mais elle les dénonce et les combat. Son soutien au peuple de Gaza se situe sur le plan humanitaire et non sur le plan politique. En ce qui concerne le Hamas et le Hezbollah, la principale préoccupation de la gauche est l’appui des masses arabes à ces formations et non l’intention délibérée et hautement proclamée d’Israël de les anéantir. Sur le plan politique, on peut dire sans exagérer que le souhait (plus ou moins ouvertement avoué) de la gauche se situe sur la même ligne que celle du gouvernement israélien : liquider le soutien populaire au Hamas et au Hezbollah. Cette question se pose non seulement pour le Moyen-Orient mais aussi au sein des capitales européennes parce que la grande masse des manifestants à Bruxelles, Londres ou Paris aujourd’hui y est constituée des populations issues de l’immigration maghrébine.

Les réactions de la gauche sur ces manifestations sont tout à fait symptomatiques. Je vous en cite quelques-unes, mais je pourrais en citer des dizaines. Le site de Res Publica, en France, titre après la grande manifestation parisienne du 3 janvier : « Nous refusons d’être piégés par les islamistes du Hamas, du Jihad islamiste et du Hezbollah ! ». « Quelques militants de gauche et d’extrême gauche (qui ont très faiblement mobilisé) se sont retrouvés littéralement noyés dans une foule dont les opinions sont aux antipodes de ce qu’incarne le mouvement républicain français et de ce que prône la gauche du XXIème siècle. Plus de 90 % des manifestants ont défendu une vision du monde intégriste, communautariste, fondée sur la guerre des civilisations, anti-laïque, anti-républicaine et prôné un relativisme culturel dont on connaît toutes les dérives néfastes, notamment en Angleterre ».

Res Publica n’est ni marxiste ni communiste, mais on cherche en vain sur des sites marxistes le moindre mot positif sur Hamas. On trouvera des formulations telles que « Quoiqu’on puisse penser sur le Hamas, une chose est indiscutable : la population palestinienne a élu démocratiquement le Hamas à la direction de Gaza, lors d’élections qui se sont déroulées sous contrôle international . Et quand on cherche plus loin sur « ce qu’on peut penser du Hamas », on trouve tant sur le site du Parti Communiste Français que sur celui du Parti du Travail de Belgique un article intitulé «  Comment Israël a mis en selle le Hamas ». On y apprend que le Hamas a été soutenu par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne, un point c’est tout. Je souligne que cet article a été mis en ligne le 2 janvier, après une semaine de bombardements israéliens intensifs et la veille de l’offensive terrestre dont le but proclamé est la destruction
du Hamas.

Je reviens sur la citation de Res Publica parce qu’elle résume assez bien l’attitude générale de la gauche non seulement vis-à-vis de la résistance palestinienne mais aussi des masses arabes et musulmanes eu Europe.

Le plus intéressant de cette citation se trouve dans la parenthèse : la gauche et l’extrême gauche (qui ont très faiblement mobilisé). On pourrait s’attendre, après un tel aveu, à un bilan un tant soit peu autocritique de cette absence de mobilisation, en plein carnage du peuple palestinien.

Mais non, toute la charge est dirigée contre la masse des manifestants (90%) à qui il est reproché de mener la « guerre des civilisations ».

Dans toutes les manifestations auxquelles j’ai participé à Bruxelles, j’ai demandé à des manifestants de me traduire les slogans scandés en arabe et ils l’ont chaque fois fait avec plaisir. J’ai entendu beaucoup de soutien à la résistance palestinienne et beaucoup de dénonciation  des gouvernements arabes, en particulier du président égyptien Mubarak, des crimes d’Israël, du silence assourdissant de la communauté internationale ou de la complicité de l’Union européenne. Selon moi des mots d’ordre politiques tout à fait appropriés à la situation. Mais sans doute que certains n’entendent que « Allahu aqbar ! » et se font leur opinion sur cette seule base.

Le fait même que des slogans sont criés en arabe suffit parfois à irriter la gauche. Ainsi le comité organisateur de la manifestation du 11 janvier était préoccupé des langues qui y seraient utilisés. Mais ne peut-on tout simplement pas diffuser les traductions de ces slogans ? Ce serait peut-être le premier pas dans la compréhension mutuelle. Quand nous manifestions en 1973 contre le coup d’état militaire pro-américain de Pinochet au Chili, personne ne se serait aviser de dire aux manifestants latino-américains « Scandez en français, s’il vous plait ! ». Pour mener ce combat, nous avons tous appris des slogans en espagnol et cela ne choquait personne.

Le problème est bien dans la parenthèse : pourquoi la gauche et l’extrême gauche mobilisent si peu ? Et pour être plus clair, la gauche et l’extrême gauche sont-elles encore capables de mobiliser sur ces questions ?

Le problème était déjà évident lors de l’invasion israélienne du Liban à l’été 2006. Je voudrais citer ici un Israélien antisioniste, qui a trouvé refuge à Londres, le musicien de jazz Gilad Atzmon, et qui disait déjà, six mois avant l’invasion : « Depuis pas mal de temps, il est très clair que l’idéologie de gauche se débat désespérément pour trouver sa voie au milieu de la bataille en train d’émerger entre l’Occident et le Moyen-Orient.  Les paramètres de ce qu’il est convenu d’appeler le "clash entre civilisations" sont si clairement en place que le militant de gauche "rationnel" et "athée" est à coup sûr condamné à se retrouver plus près de Donald Rumsfeld que d’un religieux musulman ». Il est difficile de poser le problème plus clairement. Parmi les paramètres, je voudrais en traiter brièvement deux qui paralysent littéralement la gauche dans son soutien à la résistance palestinienne, libanaise et plus généralement arabe et/ou musulmane : la religion et le terrorisme.

La gauche et la religion

Atterrée par les sentiments religieux présents dans les masses populaires issues de l’immigration, la gauche, marxiste ou non, brandit régulièrement la célèbre phrase de Marx « La religion est l’opium du peuple ». Elle pense ainsi avoir tout dit. Il faut soumettre le peuple à une sérieuse cure de désintoxication et ceci avant tout autre chose. J’aimerais vous lire la citation de Marx qui aboutit à cette conclusion et si je cite Marx ce n’est pas pour me cacher derrière une sommité mais c’est parce que j’espère ainsi faire réfléchir au moins ceux qui s’en revendiquent.

« La religion est la théorie générale de ce monde, (..) sa logique sous forme populaire, son point d’honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son comportement solennel, sa raison générale de consolation et de justification. (…) La misère religieuse est à la fois l’expression de la misère réelle et d’autre part la protestation contre cette misère. La religion est le soupir de la créature accablée, le cœur d’un homme sans cœur, comme elle est l’esprit des temps privés d’esprit. Elle est l’opium du peuple… ».

J’ai toujours été athée et je le reste mais je ne suis pas du tout étonnée de la montée des sentiments religieux dans les peuples. Dans le monde d’aujourd’hui, la plupart des hommes politiques, y compris de la gauche, aiment proclamer leur impuissance : ils ne peuvent rien contre la supériorité militaire des Etats-Unis, ils ne peuvent rien, ou presque, contre les spéculations financières et la logique du profit qui ruinent, affament et tuent des milliards d’êtres humains sur cette planète. Tout cela, c’est « la main invisible du marché ». Mais quelle différence y a-t-il entre une « main invisible » et « l’intervention divine » ? La seule différence, c’est que la théorie de la « main invisible » désarme totalement les masses dans leur soif de justice sociale et économique et que « l’intervention divine » semble souvent les aider à tenir bon et à résister. Que cela nous plaise ou nous déplaise, ce n’est pas en crachant sur des milliards d’être humains que nous allons nous rapprocher d’eux.

La gauche fait exactement la même chose que ce qu’elle reproche aux islamistes : elle n’analyse la situation qu’en termes religieux. Elle refuse d’entendre les propos religieux comme « une protestation contre la misère ». Et on pourrait ajouter aujourd’hui contre l’impérialisme, le colonialisme et le néo-colonialisme. Et par ce refus elle se coupe totalement d’une immense partie des masses populaires. Et je ne peux pas mieux dire que Gilad Atzmon « Plutôt qu’imposer nos croyances à d’autres, nous ferions bien mieux d’apprendre à comprendre ce en quoi les autres croient. ». Parce que si nous continuons à refuser d’apprendre à comprendre, nous passerons le reste de notre vie à nous lamenter sur les sentiments religieux des masses au lieu de les rejoindre dans leur combat pour la paix, l’indépendance et la justice sociale et économique.

A propos de la religion, il est important d’ajouter que le sort réservé à la religion musulmane est fort différent de celui réservé, même par la gauche, à la religion chrétienne. Je n’ai jamais perçu aucune réticence de la gauche à se solidariser avec les évêques latino-américains partisans de la théologie de la libération en lutte contre l’impérialisme yankee dans les année 70, ni avec le catholicisme déclaré de la résistance irlandaise contre l’impérialisme britannique. Je n’ai jamais entendu la gauche critiquer Martin Luther King pour ses références à l’évangile qui ont été un puissant levier de mobilisation pour la masse des travailleurs noirs américains, privés de tous les droits politiques, économiques et sociaux dans les USA des années soixante. La différence de traitement, la méfiance systématique à l’égard des musulmans, tous soupçonnés, sans distinction, de vouloir nous imposer la Charia, ne peut s’expliquer que par l’empreinte indélébile du colonialisme sur nos consciences.  N’oublions quand même pas que les communistes, comme ceux du Parti Communiste Belge, ont réussi à vanter les mérites de la colonisation, colportée avec enthousiasme par les missionnaires chrétiens.

Ainsi, en 1948, au sortir d’une résistance héroïque des partis communistes contre l’occupant nazi, on pouvait lire dans le programme du Parti Communiste de Belgique pour le Congo : « réalisation d'une seule entité économique Belgique-Congo, développement des échanges avec la colonie et valorisation de ses richesses nationales, nationalisation des richesses et des entreprises trustées au Congo, développement du colonat blanc, du paysannat et de l'artisanat noir et extension progressive aux populations noires des droits et libertés démocratiques. » C’est ce genre d’éducation politique des travailleurs qui a abouti à l’absence quasi totale de réaction de ces mêmes travailleurs face à l’assassinat de Patrice Lumumba et de Pierre Mulele, comme des dizaines d’autres dirigeants et militants africains anti-impérialistes. Car « notre » civilisation chrétienne est quand même quelque chose de civilisé, n’est-ce pas ? Et nous ne pouvons étendre les droits et libertés démocratiques aux masses du tiers monde que de façon « progressive », vu qu’elles sont trop barbares pour en faire un bon usage. C’est exactement ce même type de raisonnement politique colonial qui fait qu’aujourd’hui la gauche se mord les doigts d’avoir soutenu les élections démocratiques en Palestine. Dommage, il aurait fallu être plus « progressif » puisque maintenant la majorité a voté Hamas. Pire, la gauche reproche à l’Occident d’avoir « forcé la main à l’OLP pour organiser des élections législatives en 2006 alors que tout indiquait que le Hamas allait les remporter ». C’est ce qu’on peut lire aujourd’hui sur le site du Parti Communiste Français et du Parti du Travail de Belgique.

Si l’on cessait de se focaliser sur les convictions religieuses, on pourrait peut-être « apprendre à comprendre » pourquoi les masses arabes et musulmanes qui manifestent aujourd’hui pour la Palestine crient « zéro » à un dirigeant arabe et musulman comme Mubarak et clament le nom de Chavez, un dirigeant latino-américain et chrétien. Est-ce que ces masses n’expriment pas ainsi clairement que leur grille de lecture n’est pas, en premier lieu, la religion mais bien la position à l’égard de l’impérialisme américain et sioniste ? Et si la gauche posait le problème radicalement en ces termes, est-ce qu’elle ne pourrait pas retrouver un petit peu du soutien populaire qui a fait sa force ?

La gauche et le terrorisme


La seconde grande source de paralysie de la gauche dans le combat anti-impérialiste est la hantise d’être assimilée au terrorisme. Le président de la Chambre des représentants allemande, Walter Momper, la chef de la fraction des Verts Franziska Eichstädt-Bohlig, un chef du Linke Klaus Lederer, et d’autres encore ont manifesté à Berlin en soutien à Israël sous le slogan « Halte à la terreur du Hamas » . Il faut savoir que la formation de gauche allemande Die Linke est considérée par beaucoup en Europe comme une alternative crédible et nouvelle pour la gauche.

Toute l’histoire de la colonisation et de la décolonisation est une histoire de terres volées par la force militaire et reconquises par la force. De l’Algérie au Vietnam, de Cuba à l’Afrique du Sud, du Congo à la Palestine, aucune puissance colonisatrice n’a renoncé par la négociation et le dialogue politiques à sa domination. C’est aussi le sens que Gilad Atzmon vient de donner la semaine passée aux tirs de roquette du Hamas : « Cette semaine, nous en avons appris un peu plus sur l'arsenal balistique du Hamas. Il est évident que le Hamas a fait preuve d'une certaine retenue avec Israël depuis trop longtemps. Le Hamas s'est retenu d'étendre le conflit à l'ensemble du sud d'Israël. Il m'est venu à l'esprit que les volées de roquettes qui se sont abattues sporadiquement sur Sderot et Ashkelon n'étaient en réalité rien d'autre qu'un message des Palestiniens emprisonnés. C'était d'abord un message à la terre, aux champs et aux vergers volés : 'Notre terre adorée, nous ne t'avons pas oubliée, nous combattons encore pour toi, au plus vite nous reviendrons, nous reprendrons là où nous avons été arrêtés ». Ce qu’un juif né sur le sol d’Israël peut comprendre, reste incompris et en tout cas indéfendable pour la gauche européenne : la nécessité et le droit des peuples à reprendre par la force ce qui leur a été volé par la force.

Parce que depuis le 11 septembre 2001, tout usage de la force dans la lutte anticoloniale et anti-impérialiste est répertorié dans la catégorie « terrorisme » ; il n’est même plus question d’en discuter.

Il faudrait pourtant rappeler que le Hamas a été placé par les Etats-Unis sur la liste des organisations terroristes bien longtemps avant le 11 septembre, en 1995. C’est en janvier 1995 que les Etats-Unis ont élaboré la « Specially designated terrorist List (STD) » sur laquelle on retrouvait pratiquement tous les mouvements, partis et organisations du tiers monde qui ont recours à la lutte armée contre l’impérialisme. Mais c’est surtout après le 11 septembre, et avec le lancement de la « global war on terror (GWAT) », la guerre globale contre le terrorisme de l’administration Bush, que la capitulation d’une grande partie de la gauche a commencé . La peur d’être classée parmi les terroristes ou parmi des partisans du terrorisme n’est plus seulement politique ou idéologique, elle est aussi pratique. La directive de l’Union européenne pour la lutte contre les organisations terroristes a été traduite dans la plupart des législations nationales par un « copier-coller » qui permet aux tribunaux de poursuivre nombre de militants suspectés de soutenir le terrorisme. A Londres, des militants vendant des brochures comportant une analyse marxiste du Hamas ont été arrêtés et leurs brochures saisies. Autrement dit, se renseigner ou en renseigner d’autres sur le programme politique et sur les agissements du Hamas ou du Hezbollah devient une entreprise illégale.

Chacun est donc prié, pour vivre en paix, d’au minimum prendre ses distances et si possible de condamner sans réserve ces formations politiques. Dans ces conditions, on voit mal comment la lutte politique entre la gauche et ces courants pourrait se mener de façon saine.

J’ai donc une proposition très concrète à faire : nous devons lancer un appel pour faire retirer le Hamas de la liste des organisations terroristes. Nous devons nous opposer aux tentatives européennes actuelles d’y placer également le Hezbollah. C’est la moindre des choses que nous puissions faire si nous prétendons soutenir la résistance palestinienne, libanaise et arabe. C’est la condition démocratique minimale pour qu’un soutien à la résistance soit possible et qu’une confrontation des courants politiques différents au sein de la résistance à l’impérialisme soit possible. C’est la condition politique indispensable pour que la gauche ait la moindre chance de se faire entendre par les masses en lutte contre l’impérialisme.

Je suis parfaitement consciente que mes convictions politiques sont minoritaires dans la gauche et en particulier parmi les communistes européens.. Cela me préoccupe profondément, non pas pour mon propre sort, je ne suis qu’une militante parmi d’autres, mais pour l’avenir de l’idéal communiste qui est la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme et, dès lors, inéluctablement, l’abolition de l’oppression impérialiste, coloniale et néo-coloniale.



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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 21:42

GUERRE ET GAZ NATUREL : Invasion israélienne et gisements gaziers au large de Gaza


Global Research, Michel Chossudovsky, 8 janvier 2009


lundi 12 janvier 2009, par Comité Valmy

L’invasion militaire de la Bande de Gaza par les forces israéliennes, est en relation directe avec le contrôle et la possession de réserves stratégiques de gaz offshore.

Il s’agit d’une guerre de conquête. Découvertes en 2000, d´immenses réserves de gaz gisent au large de la côte de Gaza
.

Des droits d´exploitation gazière et pétrolière de 25 ans, signés en novembre 1999 avec l’Autorité Palestinienne (PA), ont été accordés à British Gas (BG Group) et à son partenaire d´Athènes, Consolidated Contractors International Company (CCC), propriété du Liban et de la famille Sabbagh Koury.

Les droits sur le gaz offshore se montent respectivement à 60 pour cent pour BG, 30 pour cent pour CCC, et 10 pour cent pour le Fonds d’investissement de l’Autorité Palestinienne (Haaretz, 21 octobre 2007).

L´accord PA-BG-CCC inclue l´aménagement des gisements et la construction d’un gazoduc.
(Middle East Economic Digest, 5 janvier 2001).

La licence de BG couvre la totalité de la zone maritime au large de Gaza, laquelle est contiguë à plusieurs installations gazières offshore israéliennes. (Voir la carte ci-dessous). Il convient de noter que 60 pour cent des réserves gazières le long de la côte de Gaza et d´Israël appartiennent à la Palestine.

BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. British Gas estime que les réserves sont de l’ordre de 1,4 billions de pieds cubes (plus de 39 milliards de m3), évaluées à environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres publiés par British Gas. La taille des réserves de gaz palestiniennes pourraient être bien plus important
es.





Qui est propriétaire des gisement
s gaziers

La question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est cruciale. Du point de vue juridique, les réserves de gaz appartiennent à la Palestine.

La mort de Yasser Arafat, l’élection du Hamas au gouvernement et la débâcle de l’Autorité Palestinienne ont permis à Israël d’établir un contrôle de facto sur les réserves de gaz offshore de Gaza.

British Gas (BG Group) a eu à traiter avec le gouvernement de Tel-Aviv. De son côté, le gouvernement du Hamas a été court-circuité en ce qui concerne l’exploration et la reconnaissance des droits sur les gisements gaziers.

L’élection du Premier Ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur. La souveraineté de la Palestine sur les gisements de gaz offshore fut contestée à la Cour Suprême israélienne. Sharon déclara sans ambiguïté qu´« Israël n’achèterait jamais de gaz à la Palestine, » laissant entendre que les réserves gazières au large de Gaza appartiennent à Israël.

En 2003, Ariel Sharon opposa son veto à un premier accord, qui aurait permis à British Gas d´alimenter Israël en gaz naturel des réserves offshore de Gaza.
(The Independent, 19 août 2003).

La victoire électorale du Hamas en 2006 a favorisé la fin de l’Autorité Palestinienne, qui est devenue confinée à la Cisjordanie, sous mandat du régime de Mahmoud Abbas.

En 2006, British Gas « a été à deux doigts de signer un accord de pompage de gaz pour l’Égypte. » (Times, 28 mai 2007). Selon les rapports, le Premier Ministre britannique Tony Blair est intervenu pour le compte d’Israël pour faire capoter l’accord avec l’Égypte.

L’année suivante, en mai 2007, le Cabinet israélien a approuvé une proposition du Premier Ministre Ehud Olmert, « d’acheter du gaz à l’Autorité Palestinienne. » Le contrat proposé était de 4 milliards de dollars, avec des bénéfices de l’ordre de 2 milliards de dollars, dont un milliard pour les Palestiniens.

Toutefois, Tel-Aviv n’avait pas l’intention de partager les revenus avec la Palestine. Une équipe de négociateurs israéliens a été constituée par le Cabinet israélien pour arriver à un accord avec le BG Group en court-circuitant à la fois le gouvernement du Hamas et l’Autorité Palestinienne :

Les autorités de la défense israéliennes veulent que les Palestiniens soient payées en biens et en services, et insistent sur le fait qu´aucun argent ne doit aller au gouvernement contrôlé par le Hamas. (Ibid).

L’objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en 1999 sous Yasser Arafat entre BG Group et l’Autorité Palestinienne.

Dans le cadre de l´accord avec BG proposé en 2007, le gaz palestinien des réserves au large de Gaza devait être acheminé par un gazoduc sous-marin vers le port israélien d’Ashkelon, transférant de cette façon le contrôle sur la vente du gaz naturel à Israël.

L’accord a échoué. Les négociations ont été suspendues :

Meir Dagan, le chef du Mossad, s´est opposé à l’opération pour raison sécuritaire, prétextant que cela pourrait financer le terrorisme (Membre de la Knesset Gilad Erdan, allocution à la Knesset sur « L’intention du Vice-Premier Ministre Ehud Olmert d’acheter du gaz aux Palestiniens alors que le paiement servira le Hamas, » 1er mars 2006, cité dans l´article du lieutenant-général (à la retraite) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza’s Coastal Waters Threaten Israel’s National Security ? Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007)

L’intention d´Israël était d’empêcher que de possibles redevances soient payées aux Palestiniens. En décembre 2007, Le BG Group s´est a retiré des négociations avec Israël, et, en Janvier 2008, il a fermé son bureau en Israël. (site Internet de BG).

Le plan d’invasion à l´étude

Selon des sources militaires israéliennes, le projet d’invasion de Gaza dans le cadre de l’« Opération Cast Lead » a été mis en branle en juin 2008 :

Des sources dans le personnel de la défense ont déclaré que le Ministre de la Défense Ehud Barak a chargé les Forces de la Défense Israéliennes de se préparer à l’opération il y a plus de six mois [juin ou avant juin], bien qu´Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas.
(Barak Ravid, Operation "Cast Lead" : Israeli Air Force strike followed months of planning, 27 décembre 2008).

Ce même mois, les autorités israéliennes ont pris contact avec British Gas, dans le but de reprendre des négociations cruciales sur l’achat du gaz naturel de Gaza :

À la fois le directeur général du Ministère des Finances, Yarom Ariav, et le directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, Hezi Kugler, ont convenu d´informer BG du souhait d’Israël de renouer les pourparlers.

Les sources ont rajouté que BG n’a pas encore officiellement répondu à la demande d’Israël, mais que des cadres de l’entreprise pourraient sans doute aller quelques semaines en Israël pour des conversations avec certains fonctionnaires du gouvernement. Globes online-Israel’s Business Arena, 23 juin 2008)

La décision d’accélérer les négociations avec British Gas (BG Group) coïncidait chronologiquement à la planification de l’invasion de Gaza, amorcée en juin. Il semblerait qu´Israël était soucieux de parvenir à une entente avec BG Group avant l’invasion, qui était déjà à un stade de préparation avancée.

Et qui plus est, ces négociations avec British Gas ont été conduites par le gouvernement Ehud Olmert qui savait que l´invasion militaire était à l´étude. Selon toute vraisemblance, un nouvel arrangement politico-territorial « d’après-guerre » a aussi été envisagée par le gouvernement israélien pour la Bande de Gaza.

En fait, les négociations entre British Gas et les responsables israéliens étaient en cours en octobre 2008, 2 à 3 mois avant le début des bombardements du 27 décembre.

En novembre 2008, le Ministère israélien des Finances et le Ministère chargé des Infrastructures Nationales ont ordonné à Israel Electric Corporation (IEC) d´engager des négociations avec British Gas, pour l’achat de gaz naturel provenant de la concession de BG au large de Gaza. (Globes, 13 novembre 2008).

Yarom Ariav, directeur général du Ministère des Finances, et Hezi Kugler, directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, chef de la direction d´IEC, l’informant de la décision du gouvernement de permettre aux négociations d’aller de l’avant, conformément à la proposition cadre approuvée plus tôt cette année.

Il y a quelques semaines, le conseil d´administration d´IEC, dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès que le conseil d´administration approuvera l’exemption pour l´offre. (Globes, 13 novembre 2008)

Gaza et la géopolitique de l’énergie

L’occupation militaire de Gaza a pour but de transférer la souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit international.

À quoi pouvons-nous nous attendre suite à l’invasion ?

Quelle est l’intention d’Israël en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ?

Un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix » ?

La militarisation de la totalité du littoral de Gaza, lequel est stratégique pour Israël ?

La confiscation pure et simple des gisements gaziers palestiniens et la déclaration unilatérale de la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza ?

Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient intégrées aux installations offshore d’Israël, qui sont adjacentes. (Voir la carte 1 ci-dessus).

Ces diverses installations offshore sont aussi reliées au couloir de transport énergétique d´Israël, qui se prolonge jusqu´au port d’Eilat, le port maritime terminal de l´oléoduc sur la Mer Rouge, au terminal du pipeline à Ashkelon, vers Haïfa au nord, et se rattachant éventuellement grâce à un pipeline israélo-turc en projet au port turc de Ceyhan.

Ceyhan est le terminal du pipeline Trans-Caspien Bakou, Tbilissi Ceyhan (BTC). « Ce qui est envisagé, c´est de relier le pipeline BTC au pipeline Trans-Israel Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom d’Israel´s Tipline. »
(Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006).



Original : www.globalresearch.ca/index.php ?context=va&aid=11680 Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info


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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 21:45

PARIS, 16 janvier 2009 (AFP) – 13:53


Gaza : démission des musulmans de l'Amitié judéo-musulmane
(coprésident)


Les membres musulmans de l'Amitié judéo-musulmane de France (AJMF) ont démissionné de cette instance, reprochant à leurs homologues juifs de l'AJMF leur silence face aux "crimes de guerre" israéliens à Gaza, a-t-on appris vendredi auprès du coprésident de l'association, Djelloul Seddiki.


"Toute la partie musulmane est partie jeudi",
a indiqué à l'AFP M. Seddiki, qui est également directeur de l'Institut théologique de la Grande Mosquée de Paris, soulignant que le président d'honneur de l'AJMF, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris et ex-président du Conseil français du culte musulman (CFCM), faisait partie des démissionnaires.


"On ne pouvait pas rester"
dans l'AJMF, a-t-il expliqué, déplorant le silence de ses partenaires juifs au sein de l'association, malgré le très lourd bilan humain de l'opération israélienne dans la population de Gaza.


"On ne se parle plus. Ils ne m'ont plus appelé depuis le début de la guerre",
a-t-il affirmé, confiant avoir reçu un appel du rabbin Michel Serfaty après l'annonce de sa démission. "C'est trop tard", a estimé M. Seddiki.


Dans un communiqué exposant les motifs de sa décision, il se déclare "choqué et consterné devant l'ampleur des massacres inqualifiables dont sont victimes les habitants de Gaza depuis plus de vingt jours par l'armée de l'occupation israélienne".


Il déplore de la part des représentants juifs au sein de l'AJMF "l'absence totale de condamnations qu'impliqueraient les objectifs du vivre ensemble et du rapprochement entre les communautés que se sont fixé les fondateurs de l'AJMF depuis bientôt cinq ans".


Selon lui, "ce silence ne peut être justifié que par une complicité à l'égard de ces crimes de guerre et qui rend les abc du dialogue et de l'amitié escomptés caducs" et "dépourvus de toute crédibilité".


"Dans ces circonstances insoutenables, le devoir de coreligiosité , de fraternité, de solidarité et voire même d'humanité à l'égard de nos frères martyrisés nous impose un temps de deuil, de témoignage, de méditation, de prière et de silence à la mémoire des milliers de victimes"
à Gaza, écrit-il.


"Conscient de l'inefficacité de ce dialogue tel qu'il se présente aujourd'hui" ,
le coprésident de l'AJMF exprime à ses partenaires son "regret de vous annoncer solennellement mon retrait de cette instance en invitant ses membres - une fois les esprits apaisés- à méditer et à repenser les fondements éthiques de ce dialogue".

 

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 21:35

Barack Obama a signé le décret de fermeture de Guantanamo (Associated Press)

Barack Obama a ordonné jeudi la fermeture d'ici un an du centre de détention de Guantanamo ainsi que des prisons secrètes de la CIA à l'étranger, le réexamen du fonctionnement des tribunaux militaires jugeant des terroristes présumés et l'arrêt des techniques d'interrogatoires "musclées", assimilées à de la torture par les organisations de défense des droits de l'Homme.

Le nouveau président américain a signé au total trois décrets et une directive, expliquant la portée de chaque texte avant d'apposer son paraphe. La cérémonie de signature, dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, s'est déroulée en présence du conseiller juridique de la présidence, Greg Craig. M. Obama l'a parfois sollicité pour s'assurer de la bonne description des documents concernés.

Le premier texte concerne la fermeture de Guantanamo. Barack Obama, durant sa campagne électorale, s'était engagé à fermer rapidement le centre de détention controversé ouvert sur la base navale américaine à Cuba en 2002, après les attentats du 11 septembre 2001.

Quelque 245 terroristes présumés y sont toujours détenus, la plupart sans inculpation ni jugement en dehors de tout cadre légal. L'ancienne administration Bush a toujours considéré les prisonniers de Guantanamo comme des "combattants ennemis" -statut créé pour l'occasion-, ne bénéficiant pas des droits conférés par la loi fédérale américaine ou les Conventions de Genève sur les prisonniers de guerre.

Les Etats-Unis, a souligné M. Obama, entendent "gagner (le) combat" contre le terrorisme. "Nous le gagnerons selon nos termes", "en accord avec nos valeurs et nos idéaux".

En attendant la fermeture définitive de Guantanamo, le ministère de la Défense a demandé la suspension pour quatre mois de la procédure judiciaire pour les détenus du camp inculpés de crimes de guerre, le temps de réexaminer leur dossier. Deux magistrats militaires en charge du dossier de six accusés ont rapidement fait droit à cette requête, destinée à déterminer si les accusés peuvent et doivent être jugés.

La situation juridique de chaque détenu de Guantanamo va être passée en revue. "Si des détenus ne peuvent pas être transférés", notamment vers un "pays tiers" ou jugés, toutes les "options légales" seront examinées.

La fermeture de Guantanamo, en définitive, servira "les intérêts de la sécurité nationale, de la politique étrangère et de la justice américaines", à la lumière des "importantes préoccupations suscitées, tant aux Etats-Unis qu'à l'étranger" par la détention actuelle des prisonniers du camp, note le texte.

Le décret de Guantanamo ordonne également à la CIA, la centrale de renseignement américaine, de fermer toutes ses prisons secrètes à l'étranger. Certains suspects de terrorisme, remis en liberté par la suite, ont expliqué à l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avoir été torturés dans ces centres clandestins.

Un groupe de travail va par ailleurs être chargé de recommander dans un délai de six mois les procédures à suivre pour l'incarcération à l'avenir des suspects de terrorisme. Ce groupe se penchera en particulier sur la question des lieux de détention après la fermeture de Guantanamo.

Il est d'autre part ordonné à tout le personnel militaire américain de se conformer aux dispositions du Manuel de terrain de l'armée pour l'interrogatoire des détenus. Ce manuel interdit explicitement le recours aux menaces, à la coercition, aux violences physiques et au simulacre de noyade ou "waterboarding".

"Nous pensons que le Manuel de terrain de l'armée reflète le meilleur jugement de nos militaires, que nous pouvons respecter une règle affirmant que nous ne pratiquons pas la torture", tout en pouvant cependant "obtenir les informations dont nous avons besoin", a noté M. Obama. "Nous souhaitons observer des normes de conduite fondamentales, pas seulement lorsque c'est facile, mais également quand c'est difficile", a-t-il ajouté.

Toutefois, a expliqué un responsable gouvernemental, un groupe de travail va déterminer si d'autres techniques d'interrogatoires non mentionnées dans le Manuel sont ou non nécessaires aux professionnels du renseignement. Ce responsable n'a pas exclu la réintroduction de "techniques d'interrogatoires augmentées"...

Le ministère de la Justice, enfin, a reçu des instructions pour le réexamen du dossier d'Ali al-Marri, originaire du Qatar et seul "combattant ennemi" actuellement détenu sur le sol américain et soupçonné d'être un agent dormant d'Al Qaïda. Comme pour les détenus de Guantanamo, la directive signée jeudi par Obama suspend la procédure judiciaire en cours, actuellement devant une instance d'appel, le temps de la réévaluation du dossier. AP




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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 21:22


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Les autorités françaises interdisent la chaîne satellitaire Al-Aqsa
[ 11/01/2009 - 00:56 ]

Gaza – CPI

Al-Asqa, chaîne satellitaire du mouvement du Hamas, a été interdite par les autorités françaises. Une décision prise sous les pressions du lobby sioniste.

Ce sont les autorités audiovisuelles qui ont déclaré l’interdiction de la chaîne Al-Aqsa. Elle a été chassée du paquet satellitaire français. Le comité américano-juif, un comité des plus pro-israéliens, a salué la décision, en espérant qu’elle limitera la diffusion d’Al-Aqsa sur les territoires européens.

Cette mesure a été prise en réponse aux appels répétés dudit comité. En fait, le comité prétend que la chaîne « viole les critères européens concernant la provocation à l’extrémisme et la violence ».

Notons que la France avait interdit la diffusion de la chaîne libanaise Al-Manar du Hezbollah, sous les pressions encore une autre fois de l’Entité sioniste et d’organisations pro-israéliennes.

Notons également que le siège de la chaîne satellitaire Al-Aqsa de Gaza avait été bombardé par les chasseurs israéliens, au début de l’agression contre la bande de Gaza. Un bombardement condamné par l’Union mondiale des journalistes. L’Union considère que l’Entité sioniste avait violé la loi internationale en prenant en cible une institution de médias.
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