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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 15:32

Les procureurs turcs voudraient faire condamner le leader du HDP (Reuters)

Les procureurs turcs veulent faire condamner le chef du parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas, pour « diffusion de propagande d'un groupe terroriste », une peine passible d'une peine de cinq ans de prison, rapporte Vendredi 12 Août 2016 l'agence de presse Dogan.

D'après l'agence Dogan, l'inculpation visant Selahattin Demirtas et un autre responsable du HDP, Sirri Sureyya Onder, leur reproche d'avoir fait l'éloge des séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de leur chef emprisonné, Abdullah Ocalan, dans des discours remontant à 2013.

De nombreux élus du HDP font l'objet de poursuites judiciaires depuis que les parlementaires ont approuvé au mois de mai 2016 la levée de leur immunité parlementaire.

Dans une interview publiée cette semaine par le Monde, le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé le HDP de soutenir « les terroristes et d’être soutenu par une organisation terroriste, le PKK. Lorsque l'organisation terroriste disparaîtra, ce parti disparaîtra aussi », a-t-il ajouté.

Aux dernières élections législatives, au mois de novembre 2015, le HDP, qui réfute tout lien avec les séparatistes du PKK, a remporté cinquante neuf sièges de députés.

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 15:14

La justice refuse de fermer des échoppes de la jungle de Calais (Reuters)

Le tribunal administratif de Lille a débouté Vendredi 12 Août 2016 la préfecture du Pas-de-Calais, qui demandait l’autorisation de fermer soixante douze lieux de commerce et de restauration pour migrants dans la jungle de Calais.

Le juge a estimé que « les préoccupations exprimées par le préfet du Pas-de-Calais sont tout à fait compréhensibles », mais que « les conditions d'urgence et d'utilité requise ne sont pas remplies pour faire droit à sa demande ».

Les commerces et lieux de restauration « constituent des lieux de rencontre apaisés et ils ont une autre utilité que purement alimentaire », ajoute-t-il dans un communiqué.

« Nous avons été entendus, mais la préfecture a déjà prononcé la fermeture de plusieurs commerces qui sont fermés, nous allons maintenant demander que les coiffeurs et épiceries puissent fonctionner à nouveau rapidement », s'est réjoui François Guennoc, vice-président de l’association de l’Auberge des Migrants.

« Nous demandons un dialogue avec la préfecture pour obtenir de meilleures conditions sanitaires et de sécurité », a-t-il ajouté.

Depuis le début du mois de juillet 2016, la préfecture du Pas-de-Calais a mené des opérations de contrôles sur les commerces dans la jungle dans le but de les limiter puis a ensuite demandé à la justice l’autorisation de les détruire.

Elle avait estimé à l'audience que ces lieux de commerce étaient des « troubles à l'ordre public ».

Le collectif d’associations humanitaires présentes sur le site avait expliqué que, à l'inverse, l'existence de ces lieux de restauration diminuait les interminables files d'attente au moment des distributions de repas, qui créaient des moments de tensions entre les différentes communautés de migrants.

L’Auberge des Migrants a affirmé Vendredi 12 Août 2016 avoir recensé neuf mille cent six personnes dans le camp, dont mille cinq cent personnes au Centre d’Accueil Provisoire (CAP) et deux cent cinquante personnes au centre Jules Ferry.

D’après l’association, il y aurait huit cent soixante cinq mineurs dans la jungle, en grande majorité non accompagnés d’adultes. « Nous nous doutions que le nombre avait nettement augmenté, mais là c’est plus de deux mille personnes en un mois », a dit François Guennoc.

Les autorités, qui affirmaient jusqu'à présent que les migrants étaient quatre mille cinq cent, vont procéder à un nouveau comptage, a indiqué la préfecture.

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 20:14

http://www.marianne.net/paris-acharnement-policier-face-aux-migrants-100244939.html

A Paris, l'acharnement policier face aux migrants

Par Mathias Destal

Lundi 8 Août 2016

Depuis la fin du mois de juillet 2016, quasiment plus un jour ne passe sans qu'une intervention de police ait lieu aux abords du métro Jaurès, où les migrants ont pris l'habitude de se regrouper. Ces interventions, parfois très musclées, embarrassent la mairie de Paris et suscitent la colère des associations de soutien. Samedi 6 Août 2016, alors qu'un rassemblement de protestation contre les méthodes de la police se tenait place de la République, les deux organisateurs de l'événement ont été empêchés de s'y rendre avant d'être placés en garde à vue.

Depuis le Vendredi 22 Juillet 2016, pas un jour ne passe sans que l’image de petits groupes installés aux abords du métro Jaurès ne frappe d’étonnement les passants, mobilise les soutiens et agite les services de police. Ce jour-là, un camp de fortune monté sous le métro aérien est démantelé. Selon les autorités, environ deux mille cinq cent personnes sont alors évacuées pour être placées dans des hébergements d’urgence, gymnases et hôtels, ou dans des Locaux de Rétention Administrative (LRA). Mais dès le lendemain, de nouveaux groupes de gens arrivent dans ce coin du nord de Paris. érythréens, tchadiens, soudanais, éthiopiens ou afghans, primo arrivants ou non, « environ une soixantaine de migrants arrivent à Paris chaque jour », déplore Dominique Versini, adjointe d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris, chargée notamment de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, qui qualifie la situation de délicate à gérer.

Les chiffres avancés par l’élue n’ont rien de nouveaux. Ce qui l’est davantage, ce sont les interventions quasi quotidiennes de la police ces dernières semaines et la mise à l'écart des collectifs de personnes solidaires. « La pression policière de ce niveau est inédite », estime Houssam al Assimi, l’un des membres du collectif d’aide aux migrants, la Chapelle Debout, présent à leurs côtés depuis de nombreux mois.

Des vidéos publiées récemment sur internet attestent d’interventions musclées des forces de l’ordre. Des images tournées dans la nuit du Dimanche 31 Juillet au Lundi Premier Août 2016 sur l’avenue de Flandre, entre les stations de métro Jaurès et Stalingrad, montrent par exemple une opération de dispersion organisée par la préfecture de police, avec usage intense de gaz lacrymogène et de coups de matraque. Résultat, des personnes peinant à se lever et des migrants reçus aux urgences, l’un pour une crise d’épilepsie et un autre pour une crise d’asthme liée au gaz. « Nous avons des consignes et nous y répondons par un usage strictement proportionné de la force », déclare-t-on au service de communication de la préfecture qui se défend en évoquant, ce soir là, « des jets de projectiles ».

La mairie marque ses distances

Mais deux jours plus tard, le lendemain puis encore Lundi 8 Août 2016 en début d'après-midi, rebelote. Des fourgons de police débarquent. Il s’agit, selon la police, d’effectuer des « opérations de contrôle de situations individuelles », les migrants installés là dans l'attente de pouvoir demander l'asile en France sont invités à monter dans les camions en direction des commissariats voisins. « Le mot est passé que la police distribuait des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) et qu’on pouvait être envoyé loin de Paris », raconte Jo, un jeune congolais de dix sept ans arrivé en France il y a un mois. « Du coup, les gens ne veulent plus être embarqués et alors la police tape, insulte et utilise les gaz », dit l'adolescent en mimant l’usage d’une bombe lacrymogène, comme celles qu'il a vu à l'œuvre, Mercredi 3 Août 2016. Pendant que les afghans avec qui il avait été arrêté passaient au relevé d’empreintes, lui a été remis en liberté. « Le policier m’a dit que je n’avais rien à faire ici ». Depuis, Jo est de retour à la case départ, avenue de Flandre.

Du côté de la mairie, on marque ses distances avec les récents événements et les pratiques des hommes en bleu, qui dépendent de la préfecture de police. « Nous n’avons rien à voir avec ces opérations », argue ainsi Dominique Versini. L'élue condamne « des interventions contraires aux méthodes de la ville », qui ne serait pas tenue informée. « Je comprends que les soutiens s’affolent », ajoute-t-elle.

Criminalisation de la solidarité

Pour protester contre ce qu’ils qualifient de chasse, de rafles ou de harcèlement à répétition, lesdits soutiens ont souhaité organiser une manifestation, Samedi 6 Août 2016. Le mot d’ordre était de dénoncer « le harcèlement et les violences policières contre les migrants ». Déposée par Houssam al Assimi, du collectif de la Chapelle Debout, et Aubépine Dahan, du Collectif Parisien de Soutien aux Exilés (CPSE), la demande a été acceptée par la préfecture à condition que l’action prenne la forme d’un rassemblement Samedi 6 Août 2016 à 16 heures place de la République.

Un rendez-vous est alors fixé une heure avant à proximité du métro Jaurès pour que les migrants et leurs soutiens se rendent en groupe place de la République. « Nous avions averti notre agent de liaison », assure Houssam al Assimi. « Elle nous avait donné son accord pour que nous allions jusqu’à la place de la République en marchant sans mégaphone ni banderoles. Mais au moment d’y aller, ils ont changé d’avis, nous nous sommes soudainement retrouvé nassés par les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) ».

Contraint de rester bloqué par un cordon de fonctionnaires, le groupe n’est libéré qu’aux environs de 19 heures. Houssam al Assimi et Aubépine Dahan, eux, repartent avec une convocation au commissariat du vingtième arrondissement, Dimanche 7 Août 2016 à 10 heures, afin d’être « entendus sur les faits de délits de manifestation illicite », ainsi que l’indique le document qui leur est remis. Surprise, quelques minutes après l’heure de leur convocation, les deux militants se voient notifier leur placement en garde à vue. Ils passent près de huit heures en cellule. A leur sortie, à la terrasse d’un café du quartier de Ménilmontant, Houssam al Assimi rembobine le fil de la journée avec des proches et des amis du collectif.

« En plus de faire la chasse aux migrants, on franchit un cap dans la criminalisation de la solidarité, c’est très grave », s'emporte-t-il. Le représentant de la Chapelle Debout n'est pas au bout de ses peines, Aubépine Dahan et lui-même ont quitté l’antenne de police avec une invitation à se présenter au palais de justice de Paris le 9 novembre 2016.

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 19:25

Nous sommes le peuple, nous sommes la rue, nous sommes Nuit Debout

Occupons nos places pour réfléchir et agir ensemble. Unissons nos forces et organisons nous pour faire respecter la volonté citoyenne.

Dans nos quartiers et communes, dans nos lieux de travail, développons une libre pensée démocratique, solidaire et désintéressée où l'humain, le vivant et la nature priment sur la marchandisation. Luttons pour des causes communes. Finissons-en avec l'individualisme.

Face aux capitalistes, à l’état et à la dictature financière, oeuvrons à la convergence des luttes, dans les Nuits Debout et dans des assemblées de coordination avec d'autres forces, syndicats, associations, réseaux et collectifs.

Face à la trahison des élites, à la corruption du système et au désengagement successif des dirigeants, nous appelons à un processus constituant, permettant à tous de participer.

Le mouvement des Nuits Debout condamne le racisme, la xénophobie, le repli identitaire et le tout sécuritaire qui participe à la dédiabolisation du Front National.

Le mouvement des Nuits Debout s'oppose à la globalisation des conflits mondiaux, favorisant le trafic, le déplacement des êtres humains et le commerce des armes.

Nous combattons la loi travail jusqu'à son abrogation. Aux côtés des deux mille interpellés de ces cinq derniers mois et des blessés, nous disons non à la violence policière et la répression judiciaire. Dénonçons ensemble les contrôles au faciès, les incivilités policières, les insultes racistes, le tutoiement et l'impunité des coupables de bavures à répétition. Réitérons des marches et des actions entre le centre des villes et les banlieues.

Les chômeurs, les retraités, les sans-logis, les travailleurs pauvres et les handicapés subissent de plein fouet les violences économiques. Le mouvement des Nuits Debout est pour une meilleure répartition des richesses, un travail, une retraite et un logement décent pour toutes et tous.

Pour la parité des salaires, pour l’égalité entre les femmes et les hommes et aussi contre l'intolérance et l'exclusion des Lesbiennes, des Gays, des Bissexuels et des Transgenres (LGBT), nous ne baisserons pas les bras.

Pour une agriculture raisonnée, pour les circuits courts, pour le respect de l'environnement contre l'élévage industriel, contre l'agriculture intensive et pour la suppression des grands projets inutiles, comme Notre Dame Des Landes et Bure, et pour une sortie définitive du nucléaire.

Sur le fonctionnement

Parler de notre faculté à nous doter d'une communication collective.

Le mouvement des Nuits Debout organise de larges assemblées, regroupant ceux qui se retrouvent dans cette charte. Un mouvement regroupe tous ceux qui s'impliquent activement dans la vie du mouvement des Nuits Debout, au travers de ses commissions. Celles-ci doivent mandater des représentants en assemblée de coordination et y soumettre des propositions à adopter. Nous avons besoin de transparence dans le fonctionnement, la communication et le financement.

Le mouvement des Nuits Debout doit savoir se coordonner au niveau national et au niveau local.

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 16:11

http://www.pourlapalestine.be/declaration-du-conseil-de-linternationale-socialiste-concernant-la-palestine

Déclaration du conseil de l'internationale socialiste concernant la Palestine

Le conseil de l'internationale socialiste reconnaît les droits, en conformité avec les lois internationales, des réfugiés palestiniens, des citoyens palestiniens d’Israël et des palestiniens vivant sous occupation à Gaza et en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et reconnaît le droit du mouvement non violent pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) à exercer des pressions contre l’occupation israélienne.

Déclaration sur la question palestinienne

Réuni au siège de l'Organisation des Nations Unies (ONU) à Genève, le Vendredi Premier Juillet et le Samedi 2 Juillet 2016, le conseil de l'internationale socialiste a tenu des discussions sur le thème de la paix et de la sécurité internationale et a réfléchi sur les perspectives de paix au Moyen-Orient.

Rappelant ses précédentes déclarations, en particulier lors de ses conseils de New York, au mois de juin 2010, et d'Istanbul, aux mois de novembre 2013, de décembre 2014 et de juillet 2015, l'internationale socialiste réaffirme le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, y compris le droit de disposer d’un état indépendant de Palestine dans les frontières de juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, et réaffirme son engagement, conformément aux lois internationales, à mettre définitivement un terme à l’occupation israélienne de l'état palestinien qui a débuté en 1967, afin d’en arriver à une solution à deux états souverains et démocratiques pour tous leurs citoyens, ainsi qu’à une solution équitable de la question des réfugiés palestiniens sur base de la résolution 194 de l’ONU.

Après plus de vingt trois ans d’incapacité à réaliser la paix par le biais de processus de paix bilatéral, nous croyons que le temps est venu pour la communauté internationale de prendre collectivement ses responsabilités en fonction des lois internationales afin de mettre un terme à l’occupation de l'état palestinien et à toutes les entraves à l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination.

Rappelant leur déclaration concernant le Moyen-Orient lors du conseil d’Athènes en 2011, où nous avions réclamé la reconnaissance de l'état de Palestine, les membres de l'internationale socialiste réaffirment leur engagement à soutenir la reconnaissance immédiate et inconditionnelle de l’état de Palestine dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Ils s'engagent à soutenir un rôle international plus important par le biais d’une conférence internationale qui réunira divers acteurs internationaux venus de différentes régions afin de faire activement campagne pour une paix équitable et durable, s’appuyant sur les lois internationales, entre Israël et la Palestine, y compris la cessation définitive de l’occupation qui a débuté en 1967.

Ils s'engagent à soutenir une cessation totale de toutes les activités d’implantation, y compris dans Jérusalem-Est, et la fin immédiate de la destruction d’habitations et de la déportation des palestiniens.

Ils s'engagent à encourager l’approche non violente, à tous les niveaux et par toutes les parties, et à exiger la cessation immédiate de toute forme de violence exercée par la puissance occupante et les colons israéliens à l’encontre de la résistance non violente palestinienne.

Ils s'engagent à réclamer la libération immédiate de tous les prisonniers palestiniens et tout particulièrement des membres élus du conseil législatif palestinien, des mineurs et des prisonniers en détention administrative.

Ils s'engagent à condamner sévèrement le blocus illégal de la bande de Gaza par les forces armées israéliennes et à appeler le gouvernement israélien à lever immédiatement le siège de la bande de Gaza et de permettre ainsi la liberté de circulation pour les personnes et les marchandises entre Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.

Le conseil soutient la solidarité internationale avec la Palestine.

L’internationale socialiste reconnaît le droit du mouvement non violent pour le BDS à exercer des pressions contre l’occupation israélienne.

L’internationale socialiste exige la fin de l’occupation, du système de ségrégation et de toutes formes de discrimination à l’égard des palestiniens, y compris ceux qui vivent dans le Néguev. Il confirme en outre le droit des personnes à jouir d’une égalité complète et à retourner dans leurs communautés détruites pour la sauvegarde des deux peuples et la garantie de leur avenir.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 20:02

https://www.change.org/p/air-france-non-à-la-justice-de-classe-vincent-martinez-doit-être-réintégré-par-air-france

Non à la justice de classe, Vincent Martinez doit être réintégré par Air France

Alors que l’inspection du travail avait refusé le licenciement de Vincent Martinez, délégué de la Confédération Générale du Travail (CGT) d'Air France, dans l'affaire dite de la chemise, la ministre du travail Myriam el Khomri vient de valider la procédure de licenciement.

Dans un communiqué laconique, le ministère du travail annonce avoir validé le licenciement de Vincent Martinez, délégué de la CGT d'Air France accusé d'avoir participé à l'épisode de la chemise arrachée. Pourtant, l'inspection du travail avait pris une décision inverse au mois de janvier 2016. Comme dans l’affaire Goodyear, le gouvernement s’acharne contre les militants syndicaux. C’est pour nous totalement inacceptable.

Le communiqué du ministère précise « qu’à l'issue d'une analyse longue et minutieuse des faits survenus le 5 octobre 2015 en marge du Comité Central d’Entreprise (CCE) du groupe Air France et sur la base des éléments portés au dossier, il ressort que la faute reprochée est d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement du salarié protégé ». Là encore, cette affirmation vient contredire les témoignages de plusieurs journalistes qui avaient enquêté et montré la fragilité des accusations de la Direction des Ressources Humaines (DRH) à l’ encontre de Vincent Martinez. Poussant dans le même sens, l’inspection du travail avait pour sa part estimé « qu’il était impossible de déterminer avec certitude » si le DRH bouscule des salariés volontairement, ou s'il est lui-même chahuté ».

Cette décision, est en réalité purement politique. Elle s’inscrit dans la lignée de la politique antisociale et de répression syndicale menée par François Hollande, Manuel Valls et l’ensemble du gouvernement socialiste depuis le début du quinquennat. Mise en grosse difficulté sur la bataille de la loi travail, la ministre du travail Myriam el Khomri, tente ici de prendre une revanche sur les salariés qui refusent de voir le droit du travail complètement détruit afin de répondre aux injonctions d’un patronat toujours plus réactionnaire.

Dans la même semaine, la Société Française de Radiotéléphone (SFR) annonce la suppression de cinq mille emplois dans la plus grande indifférence gouvernementale, le gouvernement, lui, préférant s’acharner contre les syndicalistes plutôt que de demander des comptes au patronat sur l’utilisation du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE).

Nous sommes ici face à une décision qui s’apparente ni plus ni moins à de la justice de classe.

La peur, ou les menaces, ne nous ferons jamais reculer.

Mobilisons-nous massivement en signant cette pétition pour exiger la réintégration immédiate de Vincent Martinez, délégué de la CGT d'Air France.

Car aujourd’hui c’est lui, et, demain, cela peut être n’importe qui d’entre nous.

Pourquoi avoir lancé cette pétition ? Car en tant que syndicalistes nous sommes totalement scandalisé par l’acharnement dont sont victimes toutes celles et tous ceux qui se battent quotidiennement pour préserver le droit du travail, assurer des emplois stables et de qualité et protéger les salariés face au pouvoir démesuré des grandes entreprises. On nous parle très souvent de violence, notamment dans le cas de l’épisode des chemises déchirées chez Air France. En l’occurrence nous sommes ici face un vrai cas de violence, une violence sociale et humaine.

Cette situation de chasse aux sorcières est d’autant plus dramatique qu’elle est réalisée sous un gouvernement dit de gauche. Un gouvernement qui n’hésite pas à aller à l’encontre des jugements de l’inspection du travail pour satisfaire l‘intérêt du patronat.

Cette pétition doit aussi montrer que, dans toutes les épreuves, nous sommes toujours aussi solidaires et unis. Nous sommes les plus nombreux et les menaces, où les sanctions injustifiées, ne nous ferons pas baisser la garde.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 19:44

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdSh_2iuriEo7axtPfwAvbHGz5eLKWc3DEoSkS_1JKkQpI2AQ/viewform

DIX PROPOSITIONS DE NUIT DEBOUT RENNES

Fin du cumul des mandats.

Inéligibilité à vie pour les élus condamnés pour des faits de corruption, de trafic d’influence, de fraude électorale ou de fraude fiscale pendant leur mandat.

Impossibilité pour le gouvernement d’imposer une loi sans débat à l’assemblée nationale, suppression du quarante-neuvième article de la constitution de la cinquième république.

Instauration d’un pourcentage minimum de représentants présents, au moins soixante dix pour cent, dans les assemblées pour voter des lois sur des plages horaires décentes.

Transparence totale de l’utilisation des fonds publics par les institutions gouvernementales et les élus.

Référendum à l’initiative du peuple pour discuter ou proposer une nouvelle loi.

Comptabilisation du vote blanc dans les suffrages exprimés, actuellement reconnu mais non comptabilisé dans les résultats du scrutin.

Retour à l’égalité stricte du temps de parole médiatique des candidats à une élection.

Répartition équitable des financements des médias pour plus de pluralité.

Ouvrir des formations à la vie publique pour tous et à tout âge.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 19:11

https://www.zamanfrance.fr/article/grande-bretagne-membres-labour-autorises-a-voter-leur-dirigeant-23097.html

Des membres du parti travailliste britannique autorisés à voter pour leur dirigeant (Reuters)

Des membres du parti travailliste britannique qui n'avaient pas été autorisés à voter pour le choix du prochain dirigeant de l'opposition ont obtenu Lundi 8 Août 2016 en justice le droit de le faire.

Le parti travailliste est dans la tourmente depuis la décision des britanniques le Jeudi 23 Juin 2016 de sortir de l'Union Européenne. Les détracteurs du chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn, l'accusent de n'avoir pas mis assez d'énergie à soutenir la campagne pour le maintien du Royaume-Uni de Grande Bretagne dans l'Union Européenne et estiment que si des élections législatives devaient se tenir, il ne serait pas en mesure de les remporter.

Mais Jeremy Corbyn, qui a été élu au mois de septembre 2015 à la tête du parti travailliste sur une ligne à gauche, a le soutien de la base du parti. Son challenger, le député Owen Smith, est plutôt soutenu par le parti travailliste parlementaire.

Le National Executive Committee (NEC) du parti travailliste a décidé au mois de juillet 2016 que les membres qui avaient adhéré au parti travailliste depuis le 12 janvier 2016 n'étaient pas autorisés à voter, à moins de s'acquitter de vingt cinq livres sterling supplémentaires, environ trente euros.

Selon la presse britannique, cette décision revient à interdire la participation au scrutin à cent trente mille nouveaux membres.

Cinq membres du parti travailliste ont contesté cette décision en justice et ont obtenu gain de cause, Lundi 8 Août 2016.

Le parti travailliste peut faire appel de cette décision.

Le résultat de la consultation pour désigner le nouveau leader du parti travailliste devrait être connu le 24 septembre 2016.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 18:56

Lafarge accusé par le Monde d'arrangements avec l'Etat Islamique en Syrie (Reuters)

Une cimenterie du groupe français Lafarge située à Jalabiya, dans le nord de la Syrie, a payé des taxes à l'organisation Etat Islamique en 2013 et en 2014 pour continuer à fonctionner pendant la guerre, affirme Mardi 21 Juin 2016 le quotidien le Monde.

« Des courriels envoyés par la direction de Lafarge en Syrie, publiés en partie par le site syrien proche de l’opposition Zaman al Wasl et que le Monde a pu consulter, révèlent les arrangements de Lafarge avec le groupe djihadiste pour pouvoir poursuivre la production jusqu’au 19 septembre 2014, date à laquelle l’Etat Islamique s’empare du site et Lafarge annonce l’arrêt de toute activité », écrit le journal.

Selon le Monde, la société s'est efforcée d'assurer l'accès à l'usine des employés et des matières premières en recourant à des intermédiaires locaux et la direction de Lafarge à Paris était au courant de la situation.

« Lafarge passait par des intermédiaires et des négociants qui commercialisaient le pétrole raffiné par l’Etat Islamique, contre le paiement d’une licence et le versement de taxes », écrit le Monde.

Le journal fait notamment état d'un laissez-passer estampillé du tampon de l’Etat Islamique, daté du 11 septembre 2014, pour permettre la libre circulation des matériaux et d'un courriel du 9 septembre 2014 concernant les approvisionnements.

Lafarge a fusionné en 2015 avec son concurrent suisse Holcim pour donner naissance au premier groupe cimentier mondial Lafarge Holcim.

Interrogée sur l'article du Monde, une porte-parole du groupe Lafarge Holcim a répondu par email à Reuters, « lorsque le conflit s’est rapproché de la zone de l’usine, la priorité absolue de Lafarge a toujours été d’assurer la sécurité et la sûreté de son personnel, tandis que la fermeture de l’usine était étudiée ».

Elle a fait valoir que, entre 2010 et 2014, cette cimenterie de Lafarge « approvisionnait environ un tiers du marché local, répondant à un besoin de première nécessité de la population et aux besoins de développement économique de la Syrie ».

Une source proche du dossier a déclaré à Reuters que « tous les expatriés avaient quitté la Syrie en 2012. Après le mois de septembre 2012, l'usine était dirigée par mail et par téléphone. La seule demande qui était adressée, c'était d'assurer la sécurité des gens », a ajouté cette source.

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 19:45

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2016/08/08/a-paris-la-police-disperse-quotidiennement-les-groupes-de-migrants_4979711_1654200.html

A Paris, la police disperse quotidiennement les groupes de migrants

Par Isabelle Rey-Lefebvre

Lundi 8 Août 2016

Orhan Majidi et Hamid Ahmadzai, deux jeunes Afghans, campent tant bien que mal, depuis deux mois, avec une dizaine de leurs compatriotes, sur la même rampe du parking de l’immeuble de France Terre d'Asile (FTA), boulevard de la Villette, dans le dix neuvième arrondissement de Paris. A chaque voiture qui veut entrer ou sortir, il faut déménager un matelas et des affaires.

Etudiant, arrivé par la Turquie, Orhan Majidi ne veut pas s’éloigner, fût-ce de quelques mètres, du local de l’association qui lui a donné rendez-vous, Mercredi 17 Août 2016, pour lui fournir le précieux récépissé de dépôt d’une demande d’asile qui lui ouvrira probablement les portes d’un centre d’accueil. Hamid Ahmadzai, lui, attendra dix jours de plus.

A deux pas, près du bassin de la Villette, et de l’autre côté, rue Pajol, ce sont plutôt de petits groupes de soudanais, d'érythréens et d'éthiopiens qui viennent compléter cette cartographie de l’exil du monde vers Paris.

Les conditions sont précaires, sans toilettes, autour d’un point d’eau unique et les migrants sont condamnés à l’errance. Presque chaque jour, vers midi, la police les déloge, les emmène au commissariat pour identification et, parfois, délivre des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF), avant même qu’ils aient pu formuler la moindre demande d’asile.

Ce qui a changé, depuis le mois de juillet 2016, c’est que les évacuations ne s’accompagnent plus, comme auparavant, du travail d’encadrement d’associations spécialisées et encore moins de propositions d’hébergement, « face à eux, les migrants n’ont plus que des policiers », constate Loïc Horellou, riverain et bénévole dans un collectif de soutien protéiforme qui prodigue repas, couvertures et tentes, et aide dans les démarches administratives. Les forces de l’ordre ont, en effet, pour mission de prévenir toute formation de nouveau regroupement.

Chasse à l’homme

Les pouvoirs publics n’ignorent pas que la route venant de Libye via l’Italie jusqu’à Paris est très empruntée, comme en témoigne la tension à la frontière entre Vintimille et Menton que, Vendredi 5 Août 2016, à l’issue d’une manifestation, cent quarante migrants ont tenté de franchir, « c’était la chasse à l’homme dans les rues de Menton », témoigne Martine Landry, militante locale d’Amnesty International. Treize militants de No Border ont été placés en garde à vue.

« Entre cinquante et soixante personnes arrivent chaque jour à Paris, les rassemblements se forment très vite et il n’est pas question, pour la ville, de revivre le scénario de l’été 2015, avec ses campements indignes », plaide Dominique Versini, adjointe à la maire de Paris chargée, notamment, de la solidarité.

« Voilà un an que notre quartier, entre la gare de l’Est où débarquent les afghans, la gare du Nord, chemin vers Calais, et l’unique point d’enregistrement de FTA, boulevard de la Villette, accueille de multiples campements et c’est difficile à vivre pour tout le monde, habitants, commerçants et, surtout, migrants », explique Loïc Horellou. Chaque évacuation de campement se traduit, pour en empêcher la reformation, par l’édification de grilles toujours plus hautes et robustes, entravant la circulation dans le quartier. Entre les stations de métro Jaurès et de la Chapelle, l’espace sous la ligne aérienne, refuge commode, est désormais totalement condamné.

Cinq mille places d’accueil temporaires créées

Depuis le mois d'août 2015, la préfecture de la région Ile-de-France, l’accueil des migrants est une compétence d'état, a démantelé vingt six campements et mis à l’abri près de quinze mille personnes, un véritable tour de force, apprécié des migrants puisque seulement quatre vingt d’entre eux en sont partis.

La rumeur d’une évacuation, qui signifiait jusqu’à récemment la promesse d’un toit, attire les candidats, « lors de la dernière mise à l’abri, Vendredi 22 Juillet 2016, nous avions, la veille, recensé mille cinq cent personnes et trouvé, avec beaucoup de difficultés, autant de places, mais ce sont deux mille six cent personnes que nous avons découvertes le matin », raconte Sophie Brocas, préfète de Paris, qui s’avoue à court de lits et a dû, en toute hâte, réquisitionner cinq gymnases. La préfecture cherche des solutions pérennes, entre quatre vingt et cent migrants migrants partent, chaque semaine, vers des hébergements en province.

En 2016, cinq mille nouvelles places d’accueil temporaire ont été créées, dont deux mille en Ile-de-France, et deux cent seize millions d’euros ont été débloqués. « L'état fait des efforts, mais notre système est engorgé et absurde tant qu’il n’y a pas de solidarité entre les villes. Bien accueillir quinze mille réfugiés par an est pourtant à notre portée », estime Pierre Henry, directeur général de FTA, « mais il faut des centres d’accueil dans une trentaine de grandes villes, après un recensement et une identification indispensables ».

« Notre projet d’ouvrir, à la fin du mois de septembre 2016, un lieu humanitaire de premier accueil, à Paris, est en marche, avec l’accord de l’état, mais il en faut d’autres, partout en France », suggère Dominique Versini.

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