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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 21:20


Congrès du PCF : 15% des voix pour « Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » !   


www.lariposte.com


Le document Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme a recueilli 15% des voix, lors de la consultation interne des 29 et 30 octobre. Après de longues années pendant lesquelles le programme du PCF a été progressivement vidé de son contenu communiste et révolutionnaire, voici enfin un signe tangible d’un inversement de tendance. Le marxisme est de retour !

Il est vrai que Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme est devancé par le troisième texte (24%), soutenu notamment par le député-maire de Vénissieux, André Gerin, la section du quinzième arrondissement de Paris et les proches de Jean-Jacques Karman. Mais le score de notre texte n’en est pas moins remarquable. Parmi ses signataires ne figuraient aucun sénateur, aucun député, aucun maire et aucun membre du Conseil National. Nos moyens de communication et d’intervention dans le débat étaient extrêmement modestes. Le succès de notre texte s’explique avant tout par la clarté de son propos. Les idées, l’analyse et le programme communiste de ce texte coïncident avec les aspirations d’une large couche de la base du parti – et bien plus importante, en fait, que 15%.

En effet, tout en étant mécontents du document présenté par le CN, de nombreux communistes n’ont pas voulu sanctionner la direction sortante de peur d’affaiblir davantage le parti. Nombre de camarades craignent que l’émergence de « courants » ou de « tendances » contestataires présage un éclatement possible du parti. En ce qui concerne les initiateurs de Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme, leur objectif n’est en aucun cas de nuire à l’unité du parti. Nous sommes membres du PCF et nous le resterons. Sans un Parti Communiste puissant, aucune lutte sérieuse pour le renversement du capitalisme n’est possible. Comme l’indique le titre de notre texte, nous lutterons sans relâche pour renforcer le parti et développer son implantation sociale. Mais cet engagement n’exclut nullement la nécessité d’une discussion fraternelle, constructive et franche entre tous les communistes sur les questions de programme, de théorie et de stratégie. Nous considérons, par ailleurs, que la plus grande menace contre l’unité du parti – et la cause fondamentale de son affaiblissement – résident dans l’abandon des idées fondamentales du communisme. La lutte pour le renforcement du PCF est indissociable de la lutte pour le doter d’un programme authentiquement révolutionnaire.

La discussion sur les idées défendues dans les différents textes se poursuivra au-delà du Congrès. La crise actuelle du système capitaliste aura des répercussions importantes sur l’évolution ultérieure du PCF. Depuis la chute des pays prétendument « socialistes », il y a près de 20 ans, les capitalistes ont lancé une offensive idéologique de grande envergure contre les idées du communisme. Cette offensive n’a pas été sans conséquences sur le moral et la combativité des travailleurs, y compris chez les militants syndicaux et communistes. Le capitalisme triomphait, le socialisme était discrédité – semblait-il. La désorientation des militants était aggravée par le fait que les dirigeants des organisations supposées lutter contre le capitalisme s’adaptaient de plus en plus aux « réalités » du système en place. Au PCF, cette capitulation a trouvé son expression la plus flagrante dans la participation active de sa direction au plus grand programme de privatisation de l’histoire du pays, sous le gouvernement Jospin. Mais aujourd’hui, on voit bien où ce système nous a mené. Les camarades relèvent la tête, se rendent compte que les idées du communisme n’ont rien perdu de leur actualité. L’intérêt que les communistes ont porté au travail de La Riposte, en lui assurant les moyens militants et financiers nécessaires à son existence, fait partie de ce processus.

Avec 15% des voix dans les sections, notre combat pour le réarmement idéologique du PCF a franchi un cap majeur. C’est un début très encourageant. Mais ce n’est qu’un début. Dans les années à venir, par une explication fraternelle et constructive de notre démarche, et grâce à une attention scrupuleuse aux questions de théorie, de programme et de stratégie, nous parviendrons à convaincre une nette majorité des communistes de la justesse de nos idées. Jamais les idées du socialisme révolutionnaire n’ont été aussi nécessaires, dans le mouvement ouvrier français comme à l’échelle internationale. Elles fournissent la clé de l’émancipation des travailleurs et de la jeunesse. Telle est notre cause.

Greg Oxley (PCF Paris)



Publication : vendredi 31 octobre 2008


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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 21:06

http://altercommunistes.org/spip/spip.php?article388

34ème congrès du PCF

40 % des communistes dont il faut tenir compte ! 

première analyse des résultats du vote

dimanche 2 novembre 2008, par pam


L’affaiblissement du parti continue avec plus de 20000 cotisants perdus (-26%) et plus de 6000 votants perdus (-16%). La direction nationale est confrontée à l’échec de ses stratégies successives, à moins de dire que ses stratégies ont pour but de dissoudre le PCF pour faire autre chose, comme en Italie...

Un cas très particulier pour les Bouches du Rhône qui ont gagné 712 cotisants (+20%) et 205 votants (+9%) entre 2006 et 2008 ! Aux communistes du 13 d’analyser ces résultats plus en détail.

L’affaiblissement est cependant inégal et devient un véritable effondrement dans la banlieue rouge de la région parisienne. Le 93 et le 94 perdent plus de la moitié de cotisants, avec cependant une perte plus faible de votants. C’est le parti de masse qui disparait au profit du parti des élites et des spécialistes. Des militants de ces départements le subissent, et tentent de résister, d’autres s’en accommodent, certains pensent que ce "parti de masse" était un leurre. Mais le fait est que c’est le peuple qui est éjecté de son organisation !

C’est aussi le cas dans la Haute-vienne (-133% de cotisants et -20% de votants), la Haute marne (-166% de cotisants et -2% de votants !) et le Doubs (-156% de cotisants et + 39% de votants). Il faudrait une analyse plus poussée des situations locales précises

On mesure aussi l’impact de l’exclusion de Maxime Gremetz décidé par la direction avec presque un communiste sur deux perdu dans la Somme. Il est vrai que c’étaient des voix d’opposition !

Des cas particuliers qui doivent traduire une différence de décompte avec la Loire ou la Charente maritime qui gagne en cotisants mais perdent en voix…

L’orientation du conseil national sortant est en recul en voix dans 92 départements, alors que l’opposition se réclamant du marxisme progresse en voix dans 78 départements ! Les deux textes ont une divergence forte sur la souveraineté nationale et la conception de l’internationalisme, mais pour le vote du congrès, ils représentent sans équivoque un rejet en commun de l’orientation depuis la mutation.

Cette opposition progresse ainsi en % dans 87 départements, dont 71 de plus de 10% des exprimés et de manière encore plus significative, de plus de 20% des exprimés dans 32 départements.

Elle devient majoritaire dans 14 départements (+10) et dépasse 1/3 des voix dans 58 départements (+51).

De fait, la « base commune » votée par 88 dirigeants du conseil national ne permet pas le rassemblement large des communistes. Elle recule malgré le poids historique de la position de la direction dans le parti, malgré la bataille idéologique menée par tous les courants de cette direction pour gagner les communistes à l’idée du "changement".

Pour l’anecdote, on peut noter la publication le lendemain du vote dans l’humanité de la table ronde sur le parti avec Marie-Christine Burricand, publication reportée au fil des jours pour urgence de l’actualité…. Le vote des communistes n’en faisant visiblement par partie pour la direction de l’humanité !

La progression du nombre de communistes qui choisissent dans ces conditions de dire NON est plus que significative. La parole des communistes peut se libérer rapidement dans les semaines qui viennent, bousculant les conventions, les méfiances, laissant de coté le consensus mou d’appareil.

Poursuivre le congrès sans en tenir compte, c’est institutionnaliser la cassure entre communistes, rejeter la volonté de milliers de communistes de maintenir le PCF sur une base marxiste… Le congrès ne peut donc se dérouler comme la direction le souhaite

Parmi les votants pour la base commune, beaucoup ont voté pour les parties du texte qui font malgré tout référence au maintien du PCF, à des formulations influencées par le marxisme…

L’unité des communistes peut se reconstruire au 34ème congrès sur une autre base que celle proposée par le conseil national !

Pour renverser la tendance à l’affaiblissement, retourner dans le 93 et le 94 comme dans toute la France dans les quartiers populaires et les entreprises, il faut une autre orientation politique, une autre direction.

Marie-Georges Buffet peut encore décider de bousculer les choses pour être à la hauteur de la crise que la capitalisme va faire payer dans sa sauvagerie naturelle au monde du travail Il faut d’urgence un collectif unitaire de préparation du congrès, dépasser les logiques de clans, de courants et créer les conditions d’un congrès qui décoiffe pour faire vivre le PCF !

Cette analyse est basée sur les résultats de la direction nationale complétés par les 50 votes de PARIS XVeme refusée pour "cotisations inférieures à 5€" et par les votes du Rhône validés par la commission de transparence

manque encore deux départements (cantal et deux-sèvres)




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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 21:52


Source: http://www.granma. cu/frances/ 2008/octubre/ mier29/votacion- f.html


POUR LA DIX SEPTIEME FOIS CONSECUTIVE


Une majorité écrasante de

l’Assemblée générale de l’ONU condamne le blocus

 contre Cuba

 

NEW YORK – L’assemblée générale des Nations unies a adopté aujourd’hui à une écrasante majorité la résolution qui demande la levée du blocus étasunien contre Cuba, pour la 17e fois consécutive, rapportent les agences de presse.
 
Sur les 192 Etats-membres de l’assemblée, 185 ont voté en faveur tandis que trois ont voté contre (Les Etats-Unis, Israël et Palau) et que deux se sont abstenus (Iles Marshall et Micronésie). Par ce vote Cuba obtient une voix de plus que l’année dernière, quand 184 pays avaient voté en faveur de la résolution, quatre contre (Etats-Unis, Israël, Palau et les Iles Marshall) et une abstention (La Micronésie).
 
La résolution qui demande la levée du blocus a été adoptée 16 fois de suite, avec un soutien croissant qui va de 59 voix en 1992 à 185 d’aujourd’hui.
 
Avant le vote, le ministre cubain des Relations extérieures, Felipe Pérez Roque, est intervenu devant l’Assemblée où il a souligné les circonstances spéciales où se déroulait le nouveau vote de cette résolution, avec la crise économique que traverse le monde et, surtout, devant l’imminence des élections étasuniennes qui, selon le ministre, donneront un nouveau président qui « devra décider si le blocus est une politique qui a échoué ».
 
« Vous êtes seul, isolé », a déclaré le ministre, s’adressant au président George W. Bush. Le discours de Pérez Roque a été très applaudi par une partie de l’Assemblée.
 

 

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 21:44

         

  Compte rendu de la Réunion du Samedi 18 octobre

Riche et passionnante réunion ce samedi 18 octobre à Paris, autour de l’analyse des racines et conséquences économiques, politiques et sociales de la crise économique mondiale. Réunissant plus d’une quinzaine de militants intervenant soit dans la construction du NPA, soit dans « Forces militantes » ou PRS de la gauche du PS, des militants de sensibilité libertaire ou investis dans l’ activité syndicale lutte de classes, dans la continuité de l’ activité de Comités unitaires issus de la lutte pour le « non » au traité constitutionnel européen, le débat réalisé ce jour là est l’expression du véritable besoin de mener jusqu’au bout un échange démocratique entre militants restés fidèles à la nécessité d’en finir avec le régime capitaliste, pour le socialisme maintenant, même s’ils ont fait ces derniers temps des expériences différentes.

Ce débat est d’autant plus une nécessité que, comme nous avons été d’accord de l’établir,  nous sommes entrés dans une nouvelle période historique celle qui voit le capitalisme se heurter de plein fouet à ses propres  limites, entraînant le monde dans une crise économique mondiale dont on a du mal à imaginer la violence et les formes,  menant en tout cas l’ ensemble de l’ humanité dans une véritable catastrophe. Une période où des millions d’hommes et de femmes  dont beaucoup portaient déjà un diagnostic négatif sur l’avenir que leur réserve le système, sont aujourd’hui contraints de se poser le problème: Comment les empêcher de nuire et comment  agir ?

Chacun est bien conscient que  la réponse va bien au delà de simples réponses de techniques économiques, qu’elle est profondément politique.

Pourtant il nous était indispensable d’extraire du chaos des évènements actuels la logique des racines de cette crise économique majeure. C’est ce à quoi s’attache dans un exposé introductif Robert Rollinat. Il est impossible de résumer son examen critique, complexe et rigoureux qui retrace le cours du capitalisme et de la lutte de classes depuis la seconde guerre mondiale, le tournant des années 70 et les tentatives du système de repousser jusqu’ à aujourd’hui les limites de ses difficultés à reproduire et réaliser son taux de profit extrait de la plus value produite par l’ exploitation du salariat. Le camarade Robert Rollinat a entrepris la rédaction d’un ouvrage : « La crise : une analyse marxiste »  dont nous vous informerons de la parution.

Une première discussion se mène sur la portée politique et sociale causée par la crise. Celle-ci provoque une panique qui répercute sur tous les gouvernements et formations bourgeoises. Car nous entrons dans une récession qui entraînera la mise au chômage de millions de personnes, des centaines de nouvelles émeutes contre la faim, des centaines de milliers de vies brisées. La classe dominante est contrainte de se repositionner, changeant de discours à 100%. Quand la classe dominante tient un discours qui n’est plus cohérent et qu’elle doit continuer à diriger on change de période et on entre dans une crise culturelle de commandement  D’où la tentative d’ obtenir l’unité nationale tout en s’orientant en même temps sur le maximum de répression. S’ exprime ainsi une véritable panique qui ne peut conduire qu’ à une situation confuse et chaotique. Quand 25% de la flotte qui transporte les marchandises élaborées en Chine viennent d’être mis à quai, si la Chine et le Japon tournent aussi vers la récession en fonction de la dépendance et de l’ imbrication  de leur économie avec l’économie américaine, nous risquons alors  de plonger dans la dépression.

Cela  conduit à l’explosion sociale. Ainsi on donne peu d’informations sur les multiples manifestations populaires aux USA qui ont suivi l’annonce de la première version du plan Paulson de sauvetage des banques et qui ont en partie contraint à une réélaboration de ce dernier. Et depuis quelques semaines les employés de Boeing l’une des principales entreprises américaines se maintiennent dans la grève. L’ entrée indépendante des salariés en lutte est la crainte majeure des gouvernants.

Dans ce sens une ligne de front est établie par Sarkozy : la discussion est possible avec tout le monde pour «  refonder » le capitalisme sauf avec « les collectivistes », c'est-à-dire avec toute force qui voudrait toucher à la propriété privée. A partir de là toutes les lignes régulationnistes sont appelées par Sarkozy à une union nationale, appel que les éditorialistes bourgeois commentent en disant: « Même s’il n’obtient pas formellement l’unité nationale, l’essentiel c’est le consensus ».

C’est ce qui ne manque pas de se produire.

Des camarades rendent compte du comment les dirigeants du PS ont été pris à     contre-pied par la crise, eux qui venaient d’enterrer le socialisme et d’ idéaliser « l’économie de   marché » dans leur nouvelle déclaration de principes. A la hâte chacun dans le PS s’efforce de se resituer sur l’échelle de la régulation du capitalisme. Comme toute la social démocratie internationale qui subit la crise sans réaction. Ainsi face aux mesures de Sarkozy de renflouement des banques, le groupe parlementaire  du PS, à part quelques très rares exceptions (celle de Mélenchon (Sénat) et de Marc Dolez (Députés)) a réalisé le consensus sur une abstention « pour ne pas faire obstacle au sauvetage des banques » engagé par Sarkozy.

Ce consensus du groupe parlementaire du PS laisse présager de nouvelles synthèses comme celle qui rassembla au Congrès du Mans les partisans du « oui » et ceux du « non » au projet de constitution européenne, synthèse qui ouvrit la voie à la candidature de Ségolène Royal, à la défaite politique face à Sarkozy, et au passage d’une première couche de cadres du PS au gouvernement Sarkozy. Pourtant selon le témoignage de certains camarades, dans le cadre de la crise et comme expression de la politisation de la société française, quand dans les AG de préparation du Congrès, une position pour un gouvernement de rupture avec le système capitaliste, ses contre réformes et ses traités européens « de concurrence libre et non faussée » est défendue sans complexe,  elle rencontre une vraie attention qui fait écho aux  opinions de nombreux déçus du PS ayant abandonné ce parti sans avoir trouvé encore une voie de réorganisation.


Une réflexion tendue affleure parmi des militants tentant de secouer le carcan du système des diverses « écuries » engagées dans  le consensus régulationniste,  afin de chercher à répondre aux urgences sociales et politiques du moment.     
     
La discussion s’engage sur quelle politique opposer face à ce capitalisme du « désastre » et sur les mots d’ordre qu’il convient de mettre en avant.

Un camarade avance : Le combat politique va s’ordonner sur cette réflexion : Pourquoi payerions nous leur crise ? Il met en avant quelques propositions transitoires pour combattre : liquidation des paradis fiscaux, réintroduction du contrôle des changes, réalisation de véritables nationalisations bancaires sans indemnisation ni rachat, levée du secret bancaire et contrôle non par des banquiers mais par des organisations de travailleurs, retour à des circuits d’épargne alimentant des dépenses sociales (par exemple l’aide à la construction de nouveaux logements etc…)

Au cours de la discussion il se dégage la compréhension que ces mots d’ordre, justes en soi, ne doivent pas être utilisés comme un catalogue de techniques financières et économiques et que leur utilisation dépend du rapport de force créé par le combat des salariés. Pour cela il convient d’éclairer le cadre général, expliquer et stigmatiser le système. Jamais la question du socialisme ne s’est posée de manière aussi aiguë et ce à travers une question toute simple : « Ces gens là sont dangereux pour la société, on ne doit pas leur laisser le pouvoir » ceci lié bien sûr à ce qui deviendra récurrent : « Ils trouvent des milliards pour sauver les banques et pour nous 100 euros c’est trop » ! Le mot d’ordre politique « Nos vies valent plus que leur profit » répond certes au contexte présent mais il doit trouver ses compléments sur le problème du pouvoir politique. Car poser le problème politique du pouvoir démocratique dans une campagne de propagande, d’agitation et d’analyse est une urgence. C’est cette perspective qui permet de tracer un cadre où la lutte pour les revendications  inscrit son horizon.

Des camarades témoignent de leur expérience au sein des comités pour un NPA et de la difficulté à dégager cette ligne politique. Même si la situation est hétérogène d’un comité à l’ autre, souvent les réunions publiques se limitent à faire un constat des attaques subies par la classe des salariés et à l’exigence d’une action « tous ensemble » tournée en direction  des bureaucraties  syndicales, lesquelles saucissonnent les luttes en s’adaptant à travers « le dialogue social » aux contre réformes du gouvernement. C’est un cercle vicieux. Ces camarades ont parfois le sentiment que la profondeur de la crise et de l’ampleur de ses conséquences frappe de sidération même parfois les cadres les plus radicaux. La ligue a fait le pari courageux et positif de s’ouvrir et d’ouvrir publiquement aux militants qui intègrent ces comités, les débats internes qui la traversent et dont beaucoup tournent autour de la difficulté de sortir du statut d’opposant aux directions des partis traditionnels et donc dépendant de leurs initiatives ou de l’absence d’elles. Pour que le NPA puisse regrouper la large couche de salariés qui cherchent une issue, il convient qu’ il se hisse jusqu’à ce combat politique en se portant par exemple candidat à un gouvernement de rupture avec le capitalisme, les mesures qu’il prendrait, les forces sur lesquelles il s’appuierait.

Le camarade libertaire sans s’opposer aux tentatives de regroupements politiques constate que  ceux-ci sont incapables d’avoir l’écoute de la masse de la jeunesse. Il évoque les nombreux groupes de jeunes qui s’engagent dans  des actions concrètes de rupture dégageant une pédagogie anti capitaliste, sur le terrain de la lutte contre la répression, sur la solidarité avec les Sans papiers etc.... D’ autres camarades font allusion à des groupes qui pratiquent ce type d’action comme « La Pelle et la pioche » tout en cherchant la cohérence d’une action politique en participant à la construction des comités pour un NPA,  ou comme « Jeudi noir » et « Macaq » dont certains animateurs sont liés  à la gauche rupturiste du PS.

La forme « parti » est elle en elle-même un obstacle à la libre initiative des    militants ? Ne voit on pas  cependant que la forme « réseaux » qu’ on lui oppose parfois, n’est pas en elle-même une garantie pour dégager cette libre initiative. Des nœuds de réseaux se constituent où il y a inégalité entre les militants. Certains disposent de plus d’ informations que d’autres, parfois une rétention d’information se constitue. Comment se donner les conditions d’un débat démocratique ?   

La discussion évoque alors l’ émergence d’une nouvelle individualité militante dans le cadre de la décomposition des vieux appareils des partis traditionnels englués dans leur défense du système capitaliste. On ne vote plus aujourd’hui par discipline et adhésion à un parti, on se sert du vote comme d’une arme conjoncturelle pour battre tel candidat de droite ou pour punir un social- libéral qui a trahi notre confiance, en fonction d’une appréciation sur la situation politique et les rapports de force. Des militants n’ hésitent plus à prendre l’ initiative de s’adresser personnellement aux autres salariés leur expliquant les raisons pour lesquelles ils ont décidé de s’engager avec d’autres dans telle ou telle action et comment ils se situent par là dans l’ histoire. Ces textes sont lus avec la plus grande attention. Il se dégage ainsi l’ idée qu’il convient de se parler, d’échanger, de confronter . Des millions d’ hommes et de femmes engagent une réflexion politique hors du carcan des appareils. Tout en subissant dans leur grande masse le poids des défaites reçues depuis plus de vingt ans, ils se déterminent aussi dans l’ action revendicative ou autre après une réflexion sur les conditions dans lesquelles elles sont décidées. S’ils peuvent se saisir du combat ils n’ hésitent pas à s’engager dans des combats extrêmement courageux comme dans les grands magasins ou les fast food ou bien dans les combats du « réseau éducation sans frontières » ou la solidarité avec les SDF ou les Sans Papiers.

Pourtant le rouleau compresseur et de la société dominante et de ses appareils d’état et de propagande pèsent très fort. L’ absence d’une recomposition politique et syndicale démocratique de la conscience permettant d’envisager un autre horizon que celui du capitalisme joue comme un facteur de dislocation  et d’attentisme. Il y a aussi le besoin d’assimiler, de comprendre la période, un besoin de mûrissement. Comment jouer notre rôle d’éveilleurs, d’alertes ? Comment aider à ce que  se dégage la voie de la lutte contre le système capitaliste, pour le socialisme ? Pourtant les conséquences dramatiques de la crise du système ne peuvent que contraindre à une explosion sociale dont les formes et l’ ampleur ne peuvent être prévues. Celle ci quand elle aura lieu disposera t elle d’un cadre militant reconstruit, d’une véritable recomposition démocratique politique et syndicale aboutie ? Cela est peu probable même s’il convient d’ intervenir pour en faciliter l’ émergence

Chacun des militants réunis est engagé dans une intervention. Tous sentent le besoin de disposer d’un cadre de débat et d’intervention pour échanger librement sans les limites que posent souvent les pesanteurs imposées par les appareils militants saisis de sidération face aux situations nouvelles et la conscience de leurs responsabilités. La proposition de constituer un CLUB de réflexion critique et d’intervention, un « Club pour le socialisme maintenant » a traversé toute la réunion.  Un club inscrit dans la tradition des clubs de la « révolution de 48 » ou de « La Commune de Paris » où dans le foisonnement de la réflexion chacun pouvait passer d’un club à l’autre tout en luttant et en  cherchant à construire un instrument d’émancipation efficace.

Au centre de son fonctionnement et de son activité de réflexion doit s’exercer la démocratie la plus totale. Celle ci exige aussi que chacun prenne ses responsabilités, sans s’auto censurer, sans se contenter de déléguer à celui qui « saurait mieux », qui « dirait mieux ».

L’élaboration commune est une lutte, un engagement. La question de la démocratie dans le CLUB est une question centrale de la même manière qu’elle est une question centrale dans la lutte des classes, dans le fonctionnement des organisations des salariés et des organismes de lutte dont ils se dotent pour la mener, comme elle est centrale dans la construction d’un état débarrassé de la propriété privée des grands moyens de production et de ses appareils répressifs. Si l’ espoir qu’a soulevé la révolution d’octobre de 17 a été mis en échec c’est parce que cette question a été foulée aux pieds, de la même manière que c’est son non respect qui amène  les bureaucrates à décider contre les salariés et contre les militants. Enfin nous tenons à ce que ce CLUB soit un club dont l’ activité s’exerce avec les militants avec lesquels nous avons tissé des liens en Province, qu’il soit un CLUB Paris-Province
     
La décision est alors prise de mettre en chantier un texte pour la fondation de ce CLUB et la proposition de l’ intituler « CLUB SOCIALISME MAINTENANT » est retenue.
       
Paris 25 octobre 2008

Jean Puyade
                                                                     


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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 21:36


Environ trente personnes pour la troisième réunion lyonnaise de travail de « Tous Ensemble », le regroupement des signataires de la « Lettre ouverte aux Etats-Majors syndicaux »


Les infos du bureau

L’Appel adopté à la réunion précédente à été diffusé à la manifestation accompagnant la journée d’action du 7 octobre et dans les milieux de travail des camarades. L’accueil a été très positif, en rapport avec le ras-le bol des journées d’action et grèves sectorielles à répétition, couteuses et inefficaces.
   
A noter la composition de la réunion : des camarades non syndiqués, syndiqués, de différents syndicats (CGT,SUD, FSE,FSU, Solidaires ..) et de différents secteurs (EDF, TCL, SNCF, France-Telecom, Carrefour, Etudiants, DDASS, Inspection du Travail, Métallurgie, Chimie,  Education Nationale, Retraités..) .

La discussion

E Une camarade du CNR (regroupement constitué en 2008 en référence au Conseil National de la Résistance) a ouvert la discussion en proposant de reprendre une initiative du CNR : lancer la grève générale reconductible le 10 Novembre. En effet il faut être tous ensemble en même temps dans la lutte pour faire reculer le gouvernement On ne peut gagner chacun dans son coin. Par exemple la manifestation des enseignants du 19 ou la journée d’action du 7 octobre n’ont servie à rien. La grève du 10 n’est que le début, le lancement de toutes les actions à venir et reconductibles. Sarkozy ne reviendra pas sur ses reformes, et les gouvernements qui succéderont ne les changeront pas non plus, car, dans le passé, aucun gouvernement n’est revenu sur les reformes prises par les autres, ils n’ont pas eu le courage de faire de reformes et sont donc heureux que Sarkozy les fasse à leur place aussi impopulaires soient-elles. L’action du CNR n’est pas que franco-française, nous souhaitons provoquer un Mai 68, nous espérons que cette action fasse tâche d’huile à travers le monde. Pour cela le CNR a noué des liens dans plusieurs pays. Il faut regrouper le mal-être qui s’exprime partout aujourd’hui.  L’union des alternatives syndicales de Grenoble à déposé un préavis de grève pour le 10, c’est une bonne idée, puisque les syndicats ne nous suivent pas et que nous n’avons pas les moyens juridiques de lancer des préavis de grève, on peut toujours trouver une alternative pour contourner le blocage syndicale, cela ne veut pas dire que l’on doit quitter son syndicat, mais seulement trouver une alternative qui permet de lancer une action légale.
   
Au cours des interventions, certains sont revenus sur cette proposition, en comprenant l’impatience qui la dicte, en en partageant les motifs mais en doutant de la capacité de quiconque, hors justement les dirigeants des centrales syndicales, de lancer un mot d’ordre de grève tel jour qui réussisse à entrainer tout le monde en même temps (Nous n’avons pas encore construit la force nécessaire.) La grève générale partira d’un évènement ou de plusieurs, mais pas un « jour » en particulier. Il y a un combat à mener de reconquête des syndicats.
   

E Le tour de parole  qui a suivi a mixé les questions, les interventions générales sur la situation actuelle, la crise, les perspectives de combat et les informations sur chacun des secteurs. Dans les interventions quelque chose de récurrent : Les attaques frontales se multiplient dans les boites, les travailleurs sont à bout. Ce compte-rendu sépare arbitrairement les deux aspects pour être plus lisible.

Tour des secteurs

EDF : La direction exerce d’énormes pressions sur les agents : un collègue cadre a fait une tentative de suicide. Une proposition de réorganisation a été présentée : certes on nous propose une crèche.. mais on fait passer les cadres en 2x12 (principe américain de rentabilisation des plannings) avec moins d’ARTT, et comme il y aura interdiction de poser des ARTT pendant les vacances scolaires, on comprend pourquoi la crèche. Une insatisfaction profonde monte chez les collègues, hors de question de négocier ces plans destructeurs. Pour moi, c’est comme si le patron disait « j’ai décidé de vous couper un bras » et que  l’on réponde : « allons  négocier quel bras, à quel hauteur, avec ou sans anesthésie etc.. ».
   
Il faut relancer les signatures, il nous faut 30 000 signatures. Pour l’instant « Tous ensemble » ne fait pas bouger les choses au niveau des dirigeants.

DDASS-Santé : au niveau de l’organisation de la Santé, les réformes en cours vont détruire fondamentalement le système de santé dans ce pays, détruire les hôpitaux publics pour faire place aux privés. La création des Agences Régionales de Santé par exemple va être le levier de cette destruction, associant au pilotage  privé et public et détruisant au passage DDASS et DRASS. Et la confédération CGT est pour ! Mais dans le syndicat CGT des DDASS et DRASS on n’est pas d’accord avec la confédération et les positions vont se durcir. Les agents ne sont pas d’accord ! Tous ensemble sert aussi à cela : montrer qu’ailleurs on est pas d’accord avec les positions des directions au-delà de tel ou tel secteur..
   
Education Nationale : Lors de la manif de dimanche, il y avait un manifestant qui portait une pancarte « Puisqu’ils attaquent nos lycées, attaquons l’Elysée ! », mais que déclare Ashieri SG de la FSU : « Nous exigeons que Sarkozy nous entende, qu’il ouvre de véritables  négociations ». Alors que l’ensemble des organisations syndicales ont signé en Juin un accord sur la refonte des Lycées, qu’elles ont négocié jusqu’à aujourd’hui. Le SNES vient d’en partir, mais tout a été « négocié » et la reforme se met en place depuis l’été.
   
Direction départementale du travail- inspection du travail : Chez nous les organisations syndicales nationales ont refusé de siéger au CTPRM, de négocier les réformes/attaques. Les conditions de travail deviennent impossibles, on a plus de secrétaires. Les sanctions déguisées, les blocages à l’avancement se multiplient. Rien que dans notre direction, 10 congés maladie dus au stress. On a diffusé l’appel : les agents l’ont très bien reçu, ils en ont ras le bol et le disent. Le ministère du travail devient ministère du travail et de l’entreprise. Le directeur nous dit vous n’êtes plus simplement des contrôleurs, vous devez me représenter dans les commissions paritaires entre employeurs et salariés. Ce qui transforme notre rôle et nous met au service des patrons. Comme réponse, le directeur nous dit vous êtes des « brontosaures, il faut aller vers la liberté totale des relations de travail ». Non notre travail, c’est le
contrôle !!

Chimie : On est disséminés par nos directions syndicales qui n’ont pas de politique de classe. J’ai participé à la manif à Amiens en soutien à Goodyear, déléguée par les collègues de la chimie de Lyon. Ils sont depuis des mois en butte à d’énormes pressions de la direction, soumis au chantage « ou bien vous acceptez le passage au travail posté en 4x8, ou bien c’est 450 licenciements ». Ils refusent. IL faut savoir  et dire partout qu’à la CGT Goodyear qu’ils ont viré dirigeant local CGT du bureau syndical, un collabo. Il  avait signé l’accord 4x8 dans le dos des travailleurs,  alors qu’ils s’étaient prononcés contre ; le lendemain tous les ouvriers étaient en grève. Depuis, lui et un autre sont passés.. à l’UNSA où ils combattent les grèves menées contre les plans de la direction !! C’est possible de reconquérir les syndicats et de virer les collabos ! A Rhodia Lyon, les patrons ont annoncés au CE la
fermeture d’un site en Italie dont les productions doivent être transférées à Lyon. Devant la volonté de diviser : il ya eu deux débrayages massifs, dont un spontané, en soutien aux ouvriers italiens.


SNCF – Représentant de l’Union Solidaire Rhône: La défaite des mouvements de Novembre-Décembre a laissé beaucoup de traces. Les dirigeants syndicaux disaient « ont ne peut pas obtenir le maintien des 37,5 pour les régimes spéciaux mais vous allez voir ce que vous allez voir, pas touche aux quarante annuités » Et le passage aux 41 ans est passé dans l’été sans un geste de leur part. Tout cela a laissé énormément de traces, il est extrêmement difficile de reprendre pied. Contexte de forte division syndicale. Le travail de reconquête syndicale est un travail de longue haleine.  Il faut faire renaitre chez les travailleurs l’idée que l’on peut gagner.

TCL : La direction de Kéolis a annoncé la remise en cause de l’ensemble de la convention collective. Les syndicats accompagnent complètement, ils vont sans arrêts à des réunions avec la direction : rien ne filtre. Nous savons bien que c’est la destruction de notre convention qui est « négociée » . IL y a également volonté de détruire la Mutuelle au profit des assurances privées. Les collègues me disent « tu nous donne plus d’infos que les délégués syndicaux ». L’appel a été diffusé, les agents sont d’accord aves sont contenu. Quand on discute avec les traminots, ils ont tous prêts au combat, Ils sont remontés. La marmite bout, elle va exploser. Il faut diffuser l’appel. Maintenant notre rôle c’est d’aller dans les boîtes et de faire la jonction entre les travailleurs. Il faut nous organiser pour ça. Il faut qu’on aille voir tous ensemble les syndicats de la boîte.

Etudiants : Le mouvement assez dur contre la loi LRU de l’année dernière s’est terminé par un échec, mais nous avions poussé au mouvement à ces dates pour que la jonction avec le mouvement des salariés se fasse en Novembre-Décembre. Les universités appliquent la loi avec  précaution, mais d’autres réformes voient le jour et on sent qu’un mouvement se profile d’ici quelques mois. Il faudra mener la bataille pour la convergence. Mais si on part des mouvements de chacun, bien  entendu ce n’est jamais au même moment et les conditions sont inégales. Il faut partir de revendications générales.

INSA : On sent un ras-le bol chez les collègues. Déjà ils y a quelques jours, les mesures de renflouement des banques par le gouvernement bourgeois ont déclenché des discussions politiques intenses contre Sarkozy. Mais depuis deux trois jours, c’est le défilé, les agents savent que j’ai des positions politiques, même l’encadrement mène des discussions à caractère politique à contenu anticapitaliste.  La crise n’a pas d’équivalent, l’inquiétude est intense, la question est comment faire, il y a tellement de grèves , de mouvements..

Brandt : Camarade venue grâce au tract. Très intéressée. En bagarre avec la direction de la CGT, on a essayé de faire des choses avec d’autres syndicats. Souhaite en parler dans son syndicat, il faut que chacun en parle. Faire des équipes par secteurs pour briser l’isolement. A Brandt, il y un plan général de 100 licenciement, cela passe bien sûr par les précaires, c’est moins visible.. On ne gagnera pas tous seuls, il faut construire le tous ensemble par un travail d’équipe.

France Telecom : tous les 6 mois la direction nous sort une réforme de l’organisation L’objectif est clairement de faire de FT une coquille vide, il n’y aura plus d’agents, toutes les fonctions seront externalisées dans des sociétés externes.

Discussion générale

La crise : C’est un événement considérable.  Son effet positif est re-crédibiliser ceux qui dénonçaient le capitalisme, le libéralisme.

Par exemple cela montre bien ce que sont les retraites par capitalisation : aujourd’hui les retraités américains sont à la ruine. Il faut défendre la retraite par capitalisation. [ Pas tout à fait d’accord, oui à la défense de la retraite par répartition, mais la crise capitaliste attaque tous les retraités par capitalisation ou par répartition.

Il va falloir prendre le temps de remettre tout cela en place et convaincre les travailleurs : travail à moyen terme. [ Pas d’accord : on ne peut pas attendre : le plan de remise en cause aux TCL, c’est tout de suite. Les gars sont prêts au combat tout de suite.

Une discussion s’engage sur le caractère de la crise, financière ou crise du capitalisme dans son ensemble. La majorité des présents réfute l’idée d’une crise qui aurait son origine dans la sphère financière et que seule le capitalisme « financier » serait coupable, mais il est proposé un article à réaliser entre plusieurs camarades pour poursuive cette discussion.

Quoiqu’il en soit tout le monde est d’accord sur son caractère exceptionnel et le fait que  les patrons, les actionnaires veulent maintenir leurs profits en réduisant le cout du travail : baisse de salaires, licenciements. Le parfait exemple en est la remise en cause de la convention collective par le trust Kéolis aux TCL à Lyon. Ils veulent récupérer leurs milliards perdus sur le dos des travailleurs.

La crise du capitalisme est réelle, ce n’est pas une astuce des patrons pour « rebattre les cartes » et c’est la raison profonde la casse sociale mondiale actuelle.
   
Les perspectives de combat : Il faut la grève générale mais avec quelle perspective ? Si ce n’est pas ouvertement contre ce gouvernement, pour le renverser, cela n’ira pas loin. Mais si on veut le chasser, c’est pour mettre quoi à la place, il faut remettre en avant la perspective du socialisme, d’un gouvernement  ouvrier au service  des travailleurs. Si la question se pose de quoi mettre à la place car il y n’y pas de solution immédiate, justement discutons-en tous ensemble : qu’est-ce qu’il faut mettre à la place, cela devient urgent. [ Pas d’accord, certes, il faut penser à terme à parler du socialisme, mais il faut passer par des étapes, la défense contre chacune de s réformes. La lutte pour une autre société  est une autre perspective. Par exemple la privatisation de la Poste qui est très mal vue par la population : il faut signer la pétition, se mobiliser pour l’empêcher et on avance comme cela .

Là aussi une discussion s’engage sur faut-il remettre en cause directement le capitalisme et centraliser le combat contre son (ses) gouvernement(s) , ou faut-il mener le combat en défense des attaques et ensuite poser la question du changement de société ?

La question syndicale : Pour certains, la politique des dirigeants syndicaux est l’affaire de syndiqués de chaque syndicat, par l’affaire de l’externe. L’ensemble des travailleurs est soumis à une pression médiatique qui induit une défiance envers les syndicats, il faut laisser cette discussion en interne entre nous, pas à l’extérieur. Une camarade non syndiquée d’ailleurs se demande pourquoi nous faisons toujours référence aux syndicats, puisque nous disons que les dirigeants ne mènent pas  une politique en défense des travailleurs. [ Pas d’accord, premièrement ce regroupement est un regroupement de signataires (signataires = c’est ce qui nous rassemble) d’une lettre aux Etats-majors syndicaux contre leur politique, pour le « Tous ensemble » et non un regroupement informel de « gens » (relire la lettre), même si les non-syndiqués sont bien sûr les bienvenus. Donc hors de question de faire comme si les syndicats n’existaient pas, nous sommes ici des travailleurs en majorité syndiqués et les syndicats sont à nous ! Deuxièmement il est complètements faut de dire que l’action des dirigeants syndicaux ne concernerait pas les travailleurs non-syndiqués. Quand les directions syndicales négocient le passage à 40 années de cotisation, puis à 41, ce sont tous les travailleurs qui passent à 41 ans et qui voient leur retraite baisser. Troisièmement, plusieurs participants notent que c’est justement la politique des dirigeants qui causent la défiance envers les syndicats et qu’ils syndiquent dans leur entreprise en expliquant qu’il faut reconquérir et ne pas les laisser aux collabos.

Les camarades sont priés par J. de ne pas oubliés dans la crise actuelle, la situation des travailleurs privés d’emploi, actuels et à venir qu’ils va falloir regrouper également..

Le rôle et les tâches du collectif

Un camarade demande que le regroupement « Tous ensemble » s’identifie plus. (Il peut y avoir des non-syndiqués.)

Une série de propositions est faite pour continuer, renforcer l’activité du collectif :

- Réaliser un bulletin électronique/ papier pour que les participants puissent diffuser par dans leur entreprise. Est proposé : un éditorial sur la perspective générale, et des articles élaborés, courts, par les camarades sur la situation dans leur entreprise. Un article sur le caractère de la crise économique sous la forme de débat contradictoire entre deux participants. (Toutes les bonnes volontés qui souhaitent décrire ce qui est vécu dans leur entreprise sont les bienvenues. Et même ceux que l'écriture rebute, Marie (bibi.a@free.fr) se propose de servir de main. Toute idée est bienvenue. On peut être prolixe dans ce cadre.)

- Une prochaine réunion ouverte à tous les signataires, pour discuter de la poursuite de l’activité et du bulletin dont les articles devront être écrits et transmis au bureau auparavant.


Le 6  Novembre à 18h30 Lieu communiqué ultérieurement.


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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 21:27

Le mouvement du Fatah et le dialogue du Caire : priorités contradictoires

Ramallah – CPI

Plusieurs courants tirent les ficelles, à l’intérieur du mouvement de Fatah. Chacun d’eux garde une position différente de l’autre. En fait, chacun ne pense qu’à ses intérêts. La scène palestinienne est-elle désormais un tas de projets privés ?

Salam Fayyad occupe le poste de premier ministre. Il y a ceux qui en profitent. Ils ne trouvent donc pas d’intérêt à une réconciliation intérieure. Par contre, il y a aussi des ministres qui ont perdu leurs portefeuilles. Ces derniers tentent de toute leur force de faire tomber l’empire en carton du cabinet de Fayyad qui avait donné de l’importance à certains et en avait rabaissé d’autres.

Conflits

Quant au dialogue du Caire, à l’intérieur même du mouvement du Fatah, des courants ont entamé des accusations réciproques. Les uns accusent les autres d’être les bénéficiaires d’une réussite probable du dialogue du Caire. Ces derniers jours, on laisse propager des rumeurs contre des personnalités du mouvement du Fatah dont Jibril Ar-Rojoub et Ahmed Halas.

Des rumeurs disent par exemple que Jibril avait établi un accord avec le mouvement du Hamas pour qu’il ait le contrôle des services de sécurité du gouvernement de l’après réconciliation. Tout cela pour dire aux bases du Fatah que cette personnalité du mouvement conspire avec le Hamas, dans les coulisses.

Des intérêts

A l’intérieur du mouvement du Fatah, des courants s’entretuent, chacun essayant de souiller l’image de l’autre. Chacun craint que l’autre va s’agrandir au détriment de l’autre, après la réconciliation.

Azzam Al-Ahmed est chef du groupe parlementaire du Fatah au Conseil Législatif Palestinien. On dit qu’il ne peut jamais vivre sans être ministre. Il était vice-premier ministre dans le cabinet de l’union nationale. A l’époque, on l’appelait même le premier ministre de la Cisjordanie. Cependant, dans son cabinet, Fayyad ne lui a rien confié. Leurs relations se sont très envenimées. Azzam a même averti Fayyad que les jours de son gouvernement sont comptés. La réconciliation et la fin de la division signeront l’arrêt de mort de ce cabinet.

Al-Ahmed croit que le rôle du Fatah dans les institutions palestiniennes devient négatif. Il n’arrête de montrer sa volonté de changer Fayyad pour le remplacer par un autre membre du Fatah. Il y a toujours ce veto américain le soutenant. Al-Ahmed ne voit alors d’autre moyen que de le pousser de son fauteuil avec un accord avec le mouvement du Hamas. Néanmoins, s’il veut tant le départ de Fayad, il n’acceptera pas pour autant un accord avec le Hamas, sans un prix. C’est pour cette raison qu’il n’arrête pas de parler de conditions préalables avant toute rencontre avec le Hamas.

Abou Chaker An-Natcha et d’autres, connus pour leur caractère raisonnable, appellent à mettre un terme à l’état de division pour l’intérêt national. La question est de savoir s’ils font du poids pour une décision raisonnable de leur mouvement.

Les services de sécurité

Les chefs des services de sécurité ont, eux, un autre avis. Ils croient que toute réconciliation feront d’eux les grands perdants. En fait, ils sont accusés de commettre beaucoup d’erreurs, notamment après la prise de pouvoir par le Hamas dans la bande de Gaza. Ces services ont alors intensifié leur campagne d’arrestations contre les membres du Hamas en Cisjordanie.

Ils savent qu’ils vont automatiquement perdre leurs positions. Ils avaient tant fait, surtout contre le mouvement du Hamas, qu’ils ont peur de ne pas être pardonnés.

Par ailleurs, le discours public du Fatah ne montre aucun sérieux. Le discours est pire : il ne lance que des provocations contre le Hamas. Ce dernier n’exprime aucune tendance nouvelle.

La dernière question reste : quel courant du mouvement du Fatah s’engage dans le dialogue du Caire, et s’il réussissait, pourrait-il imposer les accords conclus aux autres courants du mouvement du Fatah ?




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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 22:00

Un nouveau bateau de volontaires brise le blocus de Gaza

Un nouveau bateau de volontaires internationaux parti de Chypre pour briser symboliquement par la mer le blocus israélien imposé à la bande de Gaza, est parvenu sans encombres mercredi au territoire palestinien, en dépit des menaces israéliennes de le stopper.

Le bateau "Dignité" de 20 mètres, qui a appareillé mardi après-midi de Larnaca, a touché les côtes de Gaza vers 08H00 locales (06H00 GMT), selon des correspondants de l'AFP sur place.

Un groupe de 27 militants propalestiniens venus de 13 pays avaient embarqué à Larnaca pour une seconde tentative d'atteindre Gaza par la mer après qu'une première en août se fut déroulée sans intervention de la marine israélienne.

Le groupe comprend le prix Nobel de la paix Mairead Corrigan Maguire, le député palestinien Moustapha Barghouthi et un militant israélien d'extrême gauche, Gidéon Spiro.

La veille, le ministère israélien des Affaires étrangères avait pourtant annoncé que les militants ne seraient pas autorisés à débarquer à Gaza, accusant les organisateurs d'avoir "monté une opération de propagande" sous prétexte d'aide humanitaire.

"En fin de compte, il a été décidé lors de consultations à haut niveau d'autoriser la venue du navire" a indiqué à l'AFP le porte-parole des Affaires étrangères, Yigal Palmor.

Dans des déclarations à la presse à l'arrivée du bateau à Gaza, M. Barghouthi a salué "une journée historique dans la vie du peuple palestinien. Nous sommes arrivés ici sans avoir à demander des permis aux Israéliens".

Basé à Ramallah en Cisjordanie, M. Barghouthi ne peut se rendre à Gaza en temps normal sans autorisation israélienne.

"Aujourd'hui le blocus a été brisé. C'est un message signifiant à la population de Gaza que nous ne l'avons pas abandonnée", a-t-il ajouté.

Accueillant le bateau sur le port, le député palestinien indépendant Jamal Al-Khodari, qui préside un comité populaire oeuvrant pour la fin du blocus, a affirmé qu'après les navires, des militants pro-palestiniens allaient tenter à l'avenir de briser le bouclage "par air, en envoyant un avion à Gaza".

Mohammad Awad, secrétaire général du gouvernement issu du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle Gaza, a appelé les "dirigeants arabes et le secrétaire général de la Ligue arabe (Amr Moussa) à venir à Gaza par la mer pour prouver par les actions qu'ils nous soutiennent" .

L'organisation Free Gaza Movement, basée aux Etats-Unis, avait organisé en août une première croisière entre Chypre et Gaza, distantes de 370 km, dans le but d'attirer l'attention sur le sort du million et demi de Palestiniens vivant dans le petit territoire.

Les autorités israéliennes avaient à l'époque autorisé le passage de crainte qu'une confrontation en mer avec les militants desserve Israël.

Israël impose un blocus à Gaza depuis juin 2007, après la violente prise de pouvoir par le Hamas aux dépens du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas. Ce blocus avait été renforcé en janvier 2008 pour riposter aux tirs de roquettes palestiniennes sur Israël.

source : http://fr.news. yahoo.com/ 2/20081029/ twl-un-nouveau- bateau-de- volontaires- bri-0a24677. html

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 21:55

Colombie: purge sans précédent de l'armée pour des disparitions

Mercredi 29 octobre, 20h08

www.fr.news.yahoo.com

 
Le gouvernement colombien a démis de leurs fonctions trois généraux et 24 autres officiers et sous-officiers pour leur implication présumée dans des exécutions extrajudiciaires, une purge qui intervient pendant la visite du Haut commissaire des droits de l'homme de l'Onu.

Le ministère colombien de la Défense a annoncé mercredi que le nombre de militaires limogés dans le cadre de cette affaire s'élevait à 27 et non 25 comme indiqué un peu plus tôt par le chef d'état-major interarmes Freddy Padilla de Leon.

Au total, trois généraux, 11 colonels, un capitaine, un lieutenant, quatre majors et sept sous-officiers ont tous été démis de leurs fonctions dans le cadre de l'enquête ouverte sur la disparition d'une vingtaine de jeunes dans des quartiers pauvres du sud de Bogota.

Le général Padilla a annoncé ces limogeages sans précédent dans l'armée depuis que le président Alvaro Uribe a été élu en 2002, après une conférence de presse à laquelle ce dernier et le ministre de la Défense Juan Manuel Santos participaient.

Une enquête menée depuis le 3 octobre par l'armée "a mis en lumière que des membres des forces armées avaient pu être impliqués dans des assassinats", a annoncé le président.

"Dans certaines instances de l'armée, il y a eu négligence et manque de respect des procédures (...) ce qui a permis que certaines personnes puissent être impliquées dans des crimes", a-t-il ajouté.

Les autorités ont notamment destitué le général de la septième division Roberto Pico Hernandez, le général de brigade Jose Joaquin Cortes, commandant de la IIe division, et le général de brigade Paulino Coronado Gamez, de la trentième brigade, comptant des bataillons déployés dans le nord-ouest du pays. Tous trois ont clamé leur innocence.

Les jeunes disparus avaient été déclarés morts au combat dans les rangs de la guérilla dans le département Norte de Santander (nord-ouest), à peine quelques jours après leur disparition signalée à Bogota.

Ces "morts au combat" ont paru peu vraisemblables à leurs proches, estimant peu crédible qu'ils aient pu en seulement quelques jours rejoindre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), recevoir une formation et participer à des opérations.

Lorsque le scandale a éclaté fin septembre - après la découverte de 19 cadavres dans des fosses communes du nord-ouest du pays, à Ocana - certains ont fait le rapprochement avec la pratique dite des "faux positifs", selon laquelle des unités de l'armée colombienne exécute des civils pour gonfler les chiffres de guérilleros tués et obtenir ainsi des récompenses.

Cette pratique a été amplement dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty international, mardi.

En 2007, selon cette ONG, 330 exécutions extrajudiciaires par les forces de l'ordre ont été comptabilisées, contre 220 en moyenne en 2004-2006 et environ 100 en 2002.

"La plupart des victimes étaient des paysans ou des dirigeants communautaires que les forces de l'ordre ont présenté faussement comme des guérilleros morts au combat", a écrit Amnesty.

L'annonce de la destitution des généraux intervient alors que le Haut commissaire des droits de l'homme de l'Onu, Navi Pillay, arrivée dimanche soir, est en visite en Colombie.

Le cas de la Colombie fera l'objet d'un examen spécifique par le Conseil des droits de l'homme de l'Onu en décembre. La situation colombienne sur cette question soulève aussi la contestation parmi les congressistes démocrates du grand allié américain, dont la politique à l'égard de Bogota pourrait de ce fait se durcir si le candidat démocrate à la présidentielle Barack Obama était élu en novembre.




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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 21:51
« Bakchich » porte plainte contre Philippe Val


www.bakchich.info

Dans son dernier livre et sur RMC, le patron de « Charlie Hebdo », Philippe Val, a comparé notre site au journal raciste, antisémite, et pro-nazi, « Je suis partout ». Nous portons plainte.

Dans son livre paru ce mardi 28 octobre aux éditions Grasset, Reviens, Voltaire, ils sont devenus fous, Philippe Val compare Bakchich à Je suis partout, un journal des années 1930 et 1940, fasciste, raciste, antisémite, et organe de propagande, en France, de l’idéologie nazie dont voici une couverture piquée ici.

Après un paragraphe où Val revient sur les affaires des caricatures de Mahomet et celle de Siné, il s’en prend aux sites internet d’information :

« Mais au fond, tout cela est anecdotique, l’affaire Siné révèle quelque chose d’autrement plus grave et plus profond.

D’abord, la question des sites d’information sur Internet, qu’ils soient autonomes comme, par exemple, Médiapart, Rue 89 ou Bakchich, ou qu’ils soient les appendices des grands titres comme Le Monde, Marianne ou Le Nouvel Observateur.

Ne parlons même pas de Bakchich, qui actualise et adapte sur Internet les méthodes glorieuses de Je suis partout. Malheureusement, ce genre de site d’informations n’est pas l’exception, c’est la règle. » Et Philippe Val, dans son livre, de s’en prendre à nos confrères de Médiapart et de Rue 89.


Après ces déclarations, où Bakchich est comparé à ce journal symbole de la collaboration avec l’occupant nazi, Je suis partout, Philippe Val persiste et signe lors d’une émission, « Les grandes gueules », sur RMC, mardi 28 octobre.

« – Les Grandes Gueules, à Philippe Val : Vous avez des mots très durs envers les sites internet d’information, notamment Bakchich.info. Vous faites une comparaison entre Bakchich et Je suis partout, qui rappelons-le pour les plus jeunes était un journal collabo et antisémite, c’est fort ça ?

– Philippe Val : Bakchich, oui, c’est un site extrêmement médiocre, qui se permet d’écrire des choses sur les gens, encore une fois sans preuves, de répercuter des rumeurs. »

Cette comparaison est insultante et inadmissible. Elle n’entre pas dans le cadre normal du débat public. Bakchich a décidé de porter plainte, dès demain mercredi.




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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 21:50

http://www.survie-paris.org/agenda-survie-paris/article/jeudi-6-novembre-19h-reunion

Jeudi 6 novembre - 19h - Réunion mensuelle de Survie Paris Ile de France

La réunion mensuelle des adhérent-e-s et sympathisants de Survie Paris Ile-de-France est ouverte à tous.

Au programme, ce mois-ci

Echanges autour de l’actualité : procès Angolagate, etc

Lancement Campagne "Business & dictatures"

Bilan du Sommet citoyen sur les migrations

Lieu : Maison des Associations, 5 rue Perrée, M° République / Temple

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