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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 18:11

http://www.cadtm.org/Quand-enfin-la-gauche-europeenne

Brexit, élections en Espagne et en Italie

Quand enfin la gauche européenne jouera à domicile ?

par Yorgos Mitralias

Mercredi 6 Juillet 2016

A première vue, rien ne semble relier le Brexit britannique aux récentes élections en Italie et en Espagne, la crise sans précédent du parti travailliste britannique à la cosmogonie américaine de Bernie Sanders.

Les grands événements de cet été 2016 semblent n’obéir à aucune logique et n’être explicables que comme une manifestation de plus de ce qui d’habitude est appelé la crise de notre temps, en d’autres termes, confusion totale et évidemment, angoisse et terreur devant l’inconnu.

Et pourtant, tous ces événements plus ou moins cataclysmiques des dernières semaines obéissent a une logique interne. Ils ont un dénominateur commun qui leur donne un sens et les rend compréhensibles. Et ce dénominateur commun, si inavouable qu’il soit par les médias et les divers experts, est que la majorité des populations intéressées, la gauche, les mouvements ouvriers et ceux d’en bas sont partout en crise profonde parce qu’ils sont contraints de répondre à des dilemmes qui ne sont pas les leurs. Qui n’ont rien à faire avec leurs problèmes à eux. Qui sont artificiels et préfabriqués par leurs bourreaux, afin de rendre la crise de ceux d’en bas encore plus profonde. En d’autres termes, parce que depuis un certain temps, les très peu nombreux ceux d’en haut contraignent la multitude de ceux d’en bas de jouer a l’extérieur, sur le terrain de leur ennemi de classe, avec comme conséquence de partir perdants d’avance. Et cela indépendamment du résultat sorti des urnes du référendum ou de la confrontation électorale à laquelle ils participent.

Une parfaite illustration de cette situation lamentable est offerte par le désormais célèbre Brexit.

Ce n’est pas que le dilemme dedans ou dehors de l’Union Européenne n’est pas directement en lien avec les grands problèmes de la vie quotidienne de la grande majorité des citoyens britanniques.

Ce n’est même pas qu’il a divisé et scindé en deux le mouvement ouvrier britannique, la gauche de toute sensibilité et ceux d’en bas de Grande Bretagne avant même l’ouverture des urnes.

C’est surtout que ce faux dilemme les a divisés encore plus au lendemain du référendum, plongeant dans une terrible crise non pas le parti conservateur, qui a inventé et organisé le référendum, mais le parti travailliste lui-même, offrant même à son aile droite néo libérale et blairiste l’occasion de fomenter un véritable coup d’état contre son leader Jeremy Corbyn, jugé trop radical et de gauche.

Et ce qui est pire, c’est que tout cela arrive pendant que le pays est balayé par une vague sans précédent d’agressions racistes contre des immigrés polonais, qui fait suite à la victoire d’un Brexit particulièrement xénophobe, nationaliste et d’extrême droite.

Évidemment, rien de tout cela en Italie pour la simple raison qu’en Italie, la gauche parlementaire ne peut pas être divisée, car elle est en voie de disparition depuis belle lurette. Cependant, même ici les récentes élections communales et leurs résultats permettent de tirer des leçons analogues.

En effet, les politiques autoritaires et néo liberales du gouvernement de Matteo Renzi ont été condamnées massivement par les citoyens. Mais ces mêmes citoyens ne pouvaient choisir qu’entre la Ligue du Nord raciste, ou plutôt pogromiste, de Matteo Salvini et le plus modérément xénophobe Mouvement Cinq Étoiles (MCE) de Beppe Grillo pour exprimer leur condamnation.

En optant finalement pour le MCE et ses candidates aux mairies de Rome et de Turin, les citoyens Italiens ont porté un coup particulièrement rude et douloureux à Matteo Renzi et ses politiques antipopulaires, mais n’ont pas pu mettre en avant une perspective bien a eux qui tient compte de leurs propres priorités, qui sont d’ailleurs pareilles partout en Europe, lutte contre l’austérité, le chômage, la pauvreté, la précarité et le racisme. En d’autres termes, ils sont restés prisonniers des faux dilemmes face auxquels ils sont perdants d’avance, indépendamment de la réponse qu’ils y donnent. En somme, ils sont contraints de choisir entre Charybde et Scylla.

Naturellement, la situation est bien différente en Espagne, où la gauche a été représentée aux dernières élections parlementaires par son fleuron européen, la coalition Unidos Podemos, du tandem de Pablo Iglesias et d'Alberto Garzon. En conséquence, nous pourrions dire qu’en Espagne, les citoyens de gauche n’ont pas été orphelins et n’avaient pas à choisir entre Charybde et Scylla. Cependant, un coup d’œil plus attentif à l’échec électoral d'Unidos Podemos, qui se traduit par la perte d’un million cent mille voix entre le mois de décembre 2015 et le mois de juin 2016, révèle une toute autre réalité.

En effet, étant donné que l’échec d'Unidos Podemos est, de l’aveu commun, l’échec de Podemos et de sa direction, les raisons de la défaite doivent être recherchées aux choix faits bien avant les dernières élections. Et la conclusion est sans appel, les zigzags continus de la direction de Pablo Iglesias, combinés à la confusion produite, à juste titre, par les serments d’allégeance occasionnels à la sociale démocratie ou même au bien démagogique ni droite ni gauche, ont eu des conséquences catastrophiques, d’un coté, ils ont conduit à ce que Podemos n’exploite pas l’occasion historique présentée à lui il y a environ deux ans pour porter le coup final au bipartisme néo libéral espagnol. Et de l’autre coté, ils ont privé Podemos de sa grande crédibilité offerte par sa radicalité initiale, laquelle a été progressivement remplacée, dans la conscience de millions de citoyens, par l’image d’un Podemos plus ou moins patriotique qui ne diffère pas trop des partis traditionnels puisqu’il revendique lui aussi le fameux espace au centre, afin d’exercer la politique nationale mieux que ses gestionnaires traditionnels.

Le résultat de toutes ces acrobaties naïves est plutôt lamentable et porte un coup bien rude à toute la gauche européenne. Pourtant, il ne constitue pas une surprise. Le fait que les citoyens européens soient piégés dans des dilemmes se situant à des années lumière de leurs vrais problèmes, conduit à coup sûr à une ultérieure désorientation et désorganisation du peuple de gauche et nous rapproche des pires cauchemars de l’Europe de l’entre deux guerres. Il est donc urgent que des dizaines et des centaines de millions de citoyens européens jouent de nouveau sur leur propre terrain de classe, mettant en avant leurs propres revendications, propositions et perspectives, les seules qui puissent inspirer et redonner confiance à la multitude des opprimés qui cherchent désespérément un débouché politique à leurs luttes et à leurs résistances.

Tout cela est évidemment facile à dire mais bien plus difficile à traduire en actes, surtout dans une période comme la notre, marquée par la désorientation et la démobilisation du mouvement ouvrier et de la gauche européenne. Alors, pour que nous puissions commencer à reprendre du courage et passer à l’offensive, le tout premier devoir serait de regrouper le peu de forces désormais disponibles. Et cela parce que c’est aujourd’hui, plus que jamais, que ces forces doivent se rencontrer, se mettre en réseau et collaborer entre elles. Autour d’un programme et d’une vision de l’avenir, mais aussi autour d’un point de référence commun qui pourra inspirer par son exemple. Et ce point de référence ne peut être autre que le mouvement gigantesque en train de se développer aux États-Unis en soutien à la campagne de Bernie Sanders. Tant parce qu’il n’y a aucun autre qui puisse le remplacer, que parce que ce mouvement nord-américain réunit toutes les caractéristiques qui manquent aujourd’hui désespérément au mouvement européen, massivité sans précédent, radicalité, optimisme, agressivité et énormément d’énergie et d’enthousiasme juvénile.

La leçon à tirer crève les yeux, au moment où nous assistons à une accélération extraordinaire de l’histoire, marquée par le fait que ceux d’en bas et leurs organisations, partis, syndicats et mouvements, sont de plus en plus contraints à la défensive, ou plutôt sont le dos au mur, c’est de la folie et du pur suicide que d’essayer de survivre en luttant séparément, qui plus est sur le terrain de l’adversaire. Par les temps qui courent, l’internationalisme en actes n’est plus un simple devoir. C’est la condition sine qua non de notre salut commun.

Vœux pieux qui ne tiennent pas compte des réalités ? Pas tant que cela, si on en juge de la toute récente prise de position du leader du parti travailliste britannique et grand admirateur du mouvement de masse créé aux États-Unis en soutien à la campagne de Bernie Sanders, Jeremy Corbyn, en faveur de la nécessite absolue de la jonction des mouvements européens et nord-américains, « je veux voir le mouvement contre l’austérité, le mouvement politique radical en Europe qui se bat pour un autre continent et contre l’austérité, se lier et faire la jonction avec ceux de l’autre coté de l’Atlantique qui font exactement la même chose ».

Et sans doute, le plus tôt sera le mieux, car le temps presse comme jamais auparavant.

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 17:43

https://www.mediapart.fr/journal/france/030816/mort-d-adama-traore-des-elements-cruciaux-ont-disparu-du-dossier?onglet=full

Mort d’Adama Traoré, des éléments cruciaux ont disparu du dossier

Par Faïza Zerouala

Mercredi 3 Août 2016

Selon nos informations, plusieurs pièces essentielles manquent au dossier concernant le décès d’Adama Traoré, mort à vingt quatre ans, Mardi 19 Juillet 2016, après son interpellation par les gendarmes de Persan Beaumont, dans le département du Val d'Oise. Le rapport d’intervention détaillé du Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU) et des pompiers n’a pas été communiqué à la juge d’instruction. La famille réfléchit à porter plainte pour dissimulation de preuves.

L’affaire Adama Traoré n’en finit pas de s’envelopper de mystères. Les circonstances de la mort du jeune homme de vingt quatre ans, Mardi 19 Juillet 2016, à la gendarmerie de Persan Beaumont, dans le département du Val d'Oise, commencent à mieux être cernées mais plusieurs inconnues, et pas des moindres, demeurent.

Selon nos informations, plusieurs preuves cruciales manquent toujours au dossier. Dès le lendemain du décès du jeune homme, Mercredi 20 Juillet 2016, une information judiciaire pour éclaircir les causes de la mort est ouverte par le parquet de Pontoise. Seulement, l’intégralité du dossier n’a pas été transmise à la juge d’instruction désignée. Seuls lui ont été communiqués les éléments médicaux, tels que les résultats d’autopsie ou le certificat rédigé au centre hospitalier de Gonesse, dans le département du Val d'Oise, où Adama Traoré a été transporté.

D'après une source judiciaire, il manque le rapport du Service Mobile d'Urgence et de Réanimation (SMUR) et des pompiers qui sont intervenus à la demande de la gendarmerie. Sans ce document essentiel, dans lequel l’intégralité de l’intervention est détaillée, impossible de connaître l'heure d'appel des pompiers sur place ou la nature exacte des soins médicaux prodigués à Adama Traoré, ni même d'avoir une description précise de l'intervention. Pour le moment, la seule certitude concerne les heures de l'interpellation du jeune homme, à 17 heures 45 environ, et celle du décès, constaté à 19 heures 05.

Dans les minutes qui ont précédé sa mort, l'interpellé, encore menotté, était-il déjà dans un coma irréversible ou était-il encore conscient ? Avait-il effectivement son tee-shirt maculé de sang ? Toutes ces constatations effectuées par le SMUR et les pompiers sont absentes du dossier.

De fait, les médecins légistes n’ont même pas pu accéder à ces informations pour appuyer leur propre travail et avoir un maximum de détails sur la première intervention médicale. Les médecins ont eu entre les mains les procès-verbaux de transport, constatations et mesures prises par la gendarmerie et ceux de la section de recherche de Versailles, rédigés le jour du décès du jeune homme.

Ils ont pu aussi consulter le procès-verbal d’interpellation de la compagnie de gendarmerie de l'Isle-Adam et ceux des auditions des gendarmes réalisés le lendemain, Mercredi 20 Juillet 2016.

Ces documents doivent leur permettre de reconstituer les circonstances exactes de l’interpellation d’Adama Traoré. Les gendarmes ont bien fait mention du fait qu'Adama Traoré « présente les signes d’un malaise », mais les médecins n’ont aucune donnée médicale précise émanant des quatre pompiers et des quatre membres du SMUR appelés pour sauver le jeune homme.

De fait, les premiers médecins qui ont examiné le jeune homme se sont basés sur les déclarations orales du SMUR concernant les antécédents médicaux d’Adama Traoré, comme le fait qu’il « serait porteur d’une toxicomanie aux stupéfiants et d’un éthylisme chronique ». Alors même que ce genre d'éléments doivent être confirmés par des analyses plus poussées, donc par nature plus longues.

La famille, interrogée un peu plus tard à la gendarmerie, réfute toute addiction et précise aussi que le jeune homme était en bonne santé.

Un autre élément factuel, lui aussi crucial pour la procédure, s'est miraculeusement évaporé, le rapport de police technique et scientifique rassemblant les constatations et prélèvements effectués dans le véhicule des gendarmes, là où tout s'est noué.

Le temps que le jeune homme a passé, menotté, en plein soleil dans la cour de la gendarmerie devrait aussi apparaître, tout comme le temps qui s'est écoulé entre son arrivée à la gendarmerie et l'appel aux pompiers. Les médecins légistes ont constaté une hyperthermie sur le corps d'Adama Traoré, sa température corporelle s'élevait à trente neuf degrés. Cette augmentation est-elle due à la canicule de ce jour-là, à une fièvre ou au fait que le jeune homme soit resté en plein soleil dans la cour ? Le déroulé précis de l'intervention est aussi censé permettre de répondre à ces interrogations. C'est pour cette raison que la famille envisage de saisir la justice concernant l'absence de ces documents.

Contacté par Mediapart, Yassine Bouzrou, l’un des avocats de la famille d'Adama Traoré, explique que « nous réfléchissons et n’excluons pas de déposer une plainte pour dissimulation de preuves ».

L’affaire est sensible. La version officielle, communiquée par le procureur de la république de Pontoise, Yves Jannier, se délite peu à peu. Dès le lendemain des faits, il avance comme cause du décès à l’Agence France Presse (AFP), seul canal de communication choisi, « un malaise cardiaque et une infection très grave touchant plusieurs organes ». Or le compte-rendu préliminaire d’autopsie du Jeudi 21 Juillet 2016, réalisé par un médecin légiste de l'institut médico-légal à l’hôpital de Garches, ne mentionne aucunement un quelconque malaise cardiaque. La première phrase est éloquente, « absence de cause immédiate au décès ». Puis, « un syndrome asphyxique aspécifique » est mentionné. Un « syndrome asphyxique », confirmé dans le second rapport d’autopsie effectué le Mardi 26 Juillet 2016, dont le procureur avait évidemment connaissance et dont il n’a jamais parlé, préférant insister sur « l’absence de violences significatives ».

D’autant que les procès-verbaux des gendarmes sont éloquents. En effet, selon des révélations de l'Observateur, les gendarmes qui ont arrêté Adama Traoré se sont expliqués devant les enquêteurs. Et leurs déclarations ne souffrent d'aucune ambiguïté. Ils indiquent que « nous avons employé la force strictement nécessaire pour le maîtriser ». Ils ajoutent ensuite « qu'il a pris le poids de nos corps à tous les trois au moment de son interpellation ».

Une enquête a été confiée à l'Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale (IGGN), pour déterminer si la responsabilité des gendarmes est engagée. À l'évidence, l'affaire n'a pas encore livré tous ses secrets.

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 17:17

http://www.litci.org/en/statement-of-the-national-leadership-of-pstu-brazil

Déclaration de la direction nationale du Parti Socialiste des Travailleurs Unifié (PSTU) du Brésil

Mercredi 6 Juillet 2016

Un groupe de camarades a quitté les rangs de PSTU pour former une organisation différente. La scission a eu lieu après des mois d'un débat interne largement démocratique, dans lequel les différences politiques, théoriques et programmatiques ont été exposées. La différence la plus importante était sur ce que devrait être notre politique en ce qui concerne la chute du gouvernement de Dilma Rousseff de collaboration de classe, soutenu par le Parti des Travailleurs brésilien et ses alliés bourgeois.

Le groupe qui a maintenant rompu avec le PSTU était contre la politique du PSTU, exprimé dans le slogan « dehors Dilma Rousseff, Aécio Neves, Michel Temer et Eduardo Cunha, dehors chacun d'entre eux ».

À leur avis, le PSTU devrait soulever « non à la destitution » comme slogan principal et, dans ce contexte, affirmer notre opposition à la fois à Dilma Rousseff et à Michel Temer. Ils ont défendu la participation du PSTU à des événements appelés par le Frente Pueblo Sin Miedo (FPSM), pour appeler à construire un troisième camp autour du slogan « non à la mise en accusation ».

La majorité du PSTU a rejeté cette position pour considérer que « non à la mise en accusation » et la participation aux événements du FPSM signifiait, en réalité, d'avoir la même politique que la campagne contre le coup d’état, conduite par le Parti des Travailleurs brésilien pour maintenir Dilma Rousseff au pouvoir.

Le FPSM, dirigé par le Mouvement des Travailleurs Sans Terre (MTST) et le Partido Socialismo O Liberdade (PSOL), était essentiellement l'aile gauche de la campagne pour la défense de Dilma Rousseff.

La position des camarades considère en fait que le gouvernement de Dilma Rousseff, soutenu par le Parti des Travailleurs, n’a pas misérablement trahi les travailleurs et attaqué leurs droits, éveillant en eux un sentiment de haine plus que mérité. Les travailleurs voulaient la chute du gouvernement et ce sentiment était juste et correct. Le gouvernement de Dilma Rousseff n’était pas un gouvernement progressiste à côté d'une autre alternative bourgeoise, comme celle de Michel Temer. Pour les travailleurs, ce sont les mêmes. Par conséquent, il ne faut pas défendre l'un contre l'autre, mais la lutte contre les deux, dehors Dilma Rousseff, Michel Temer, Eduardo Cunha et Aécio Neves, dehors chacun d’entre eux.

En outre, à notre avis, les camarades donnent une plus grande importance aux élections bourgeoises que celles-ci devraient avoir pour les révolutionnaires. Ils défendent que nous devrions établir systématiquement des alliances et des fronts avec des partis comme le PSOL, qui est une organisation réformiste, et que nous nous isolons quand nous nous présentons nous mêmes. Cette évaluation est basée sur la vision que nous vivons globalement une longue période dans laquelle la possibilité des révolutions socialistes ne se pose pas, mais seulement la possibilité des révolutions démocratiques, et il est donc nécessaire d'élire des députés et de participer au parlement.

La majorité de notre parti n’est pas d'accord avec ce point de vue. Le projet du PSOL est de radicaliser la démocratie et le projet du PSTU est de faire la révolution socialiste. Ce sont deux choses complètement différentes. Il n'y a aucune manière de présenter et de construire une alternative révolutionnaire pour le mouvement avec une alternative réformiste, car elles sont opposées.

Nous sommes pour le front unique et l'unité d'action, mais au service de la lutte de notre classe.

Pour construire une alternative révolutionnaire, il est nécessaire de se présenter aux travailleurs clairement.

L'expérience du Parti des Travailleurs permet de faire la lumière dans ce débat.

Le Parti des Travailleurs n'a jamais été un parti révolutionnaire. Il était un parti de classe, donc progressiste. Mais quand il a décidé de faire des alliances avec d'autres partis pour gagner les élections à tout prix, il est devenu autre chose, ce que nous pouvons voir ici en ce moment.

Les camarades ne voulaient pas attendre le congrès du parti, parce qu'ils ne voulaient plus défendre la politique de la majorité de notre organisation.

Le PSTU est désolé qu’ils aient décidé la scission, car cela ne fait aucun doute que cela affaiblit la lutte pour la construction d’un parti révolutionnaire dans notre pays. Ce recul est un fait. Mais la lutte de la classe ouvrière pour sa libération est pleine d'obstacles et des revers. Cela renforce notre ferme détermination pour la construction du parti révolutionnaire.

Sans aucun doute, nous faisons beaucoup d'erreurs. Mais nous sommes fiers de montrer une trajectoire cohérente et un drapeau sans tâche d’opportunisme et de collaboration de classe.

Nous allons continuer sur cette trajectoire.

Les jeunes qui, il y a quarante ans, fondèrent la Ligue Ouvrière, puis Convergence Socialiste et aujourd'hui le PSTU, avaient depuis le début le projet politique de la construction d'un parti de combat de la classe ouvrière pour faire la révolution, prendre le pouvoir, en finir avec l’exploitation capitaliste, en finir avec toute sorte d'oppression et construire le socialisme. Ils avaient depuis le début le projet de construire un parti internationaliste, lié à partir de la base à une organisation révolutionnaire internationale, la Ligue Internationale des Travailleurs Quatrième Internationale (LITQI), prête à prendre la tête de tout front ou unité d’action pour la lutte pour les intérêts des travailleurs, contre le capital et aussi contre toute sorte d’oppression machiste, raciste ou homophobe, mais aussi à ne jamais perdre de vue notre objectif principal.

Pour les camarades qui ont accompagné notre trajectoire au cours de ces dernières années et aidé à construire le PSTU, et plus précisément pour le millier de travailleurs et de jeunes qui se sont battus au cours de ces dernières années, nous lançons cet appel, il est temps d'intensifier les efforts pour la construction de cet outil révolutionnaire. Prenez ce drapeau dans vos mains.

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 18:20

http://fr.hdpeurope.com/?p=3319

Visite officielle d'Eyyup Doru en Navarre et au Pays Basque espagnol

Le représentant du parti démocratique des peuples (HDP) en Europe, Eyyup Doru, a effectué une visite au Pays Basque espagnol et en Navarre du Mercredi 18 Mai au Vendredi 20 Mai 2016.

La validation de la loi qui vise au retrait de l’immunité parlementaire des députés du HDP au parlement de Turquie et la situation alarmante de la guerre civile en cours dans la région kurde du pays, notamment les agressions des forces de l’ordre de l'état contre la population civile, étaient les deux thèmes à l’ordre du jour lors des différentes rencontres auxquels Eyyup Doru a pris part.

Eyyup Doru a débuté sa mission en s’adressant à l’assemblée du parlement de Navarre où s’est tenue une cérémonie d’accueil en présence de la majorité des parlementaires et pendant laquelle il a reçu un titre. La présidente du parlement de Navarre, Ainhoa Aznárez Igarza, a inauguré la rencontre dans le cadre d’une réception officielle ou elle a évoqué l’habituelle « solidarité de la Navarre avec les exigences des peuples qui luttent pour la reconnaissance et le respect de la part de la communauté internationale », en soulignant que le texte fondateur de l’Organisation des Nations Unies (ONU) appelait à « éviter la guerre, pratiquer la tolérance et promouvoir le progrès et l’égalité des droits ».

Dans ce contexte, la présidente à affirmé que le « peu d’informations, et dans de nombreux cas des informations déformées, piétinent les problèmes et les processus historiques que traverse le peuple kurde ».

La présidente a également regretté que « l’instabilité des pays voisins met en lumière les inégalités qui se cachent derrière le conflit actuel et le manque d’un soutien international clair ».

Ainhoa Aznárez Igarza a conclu le discours lors de l’inauguration en dénonçant la « politique répressive concernant la négation de l’identité, l’atteinte à la culture, la langue et les coutumes du peuple kurde ».

Après la cérémonie d’accueil, Eyyup Doru s’est adressé, dans le cadre de la séance de travail de la commission des droits de l'homme du parlement de l’entité autonome de Navarre, aux parlementaires chargés des questions des droits humains et les thèmes exposés lors du meeting d’introduction y ont été approfondis. Les différents parlementaires ont exprimés leurs fortes inquiétudes concernant la dégradation des droits humains et ils ont proposé en conclusion de soumettre un avis au sein du parlement de Navarre dans son ensemble pour que soit prises des mesures à l’encontre des actes de violations flagrantes et anticonstitutionnelles en cours dans le pays.

Le deuxième jour de la visite s’est principalement composé de rencontres avec les différents partis officiels de l’entité autonome du Pays Basque espagnol pendant lesquelles Eyyup Doru a débattu des thèmes exposés la veille dans l’entité autonome de Navarre et où les différents représentants y ont par ailleurs exprimés leur profondes inquiétudes.

Le représentant du HDP s’est rendu Vendredi 20 Mai 2016 au parlement basque où il participé à la commission des droits humains, de l'égalité et de la participation citoyenne et où il a fait également une conférence de presse.

Les deux parlements autonomes ont par ailleurs décidé de voter une déclaration institutionnelle pour protester contre la loi sur l’immunité parlementaire des députés de la grande assemblée de Turquie et de se solidariser en faveur du droit à l’auto détermination du peuple kurde.

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 17:59

http://www.liberation.fr/futurs/2016/08/04/zaman-france-paie-tres-cher-la-situation-turque_1470284

Zaman France paie très cher la situation turque

Interview d'Emre Demir par Margaux Lacroux

Jeudi 4 Août 2016

Depuis la tentative de putsch en Turquie, Recep Tayyip Erdogan mène une campagne de purge sans précédent dans les médias. Par ricochet, le journal Zaman France en fait actuellement les frais.

Hebdomadaire franco-turc créé en 2008, Zaman France est une franchise du plus grand quotidien turc d’opposition, Zaman. Ce journal est associé au mouvement de l’imam Fethullah Gülen, ancien allié de Recep Tayyip Erdogan devenu son ennemi parce qu’il accuse le gouvernement de corruption. Installé aux Etats-Unis, il est soupçonné d’avoir orchestré un coup d'état raté pour renverser le président Recep Tayyip Erdogan. Emre Demir, fondateur et rédacteur en chef de Zaman France, déplore les répercussions de ces événements sur son journal.

Margaux Lacroux. Quels sont vos liens avec le quotidien Zaman en Turquie, qui a été mis sous tutelle au mois de mars 2016 ?

Emre Demir. Nous en partageons la ligne éditoriale initiale d’opposition mais Zaman France est une société française. C’est une franchise de Zaman et financièrement nous sommes indépendants. Au mois de mars 2016, au moment de sa mise sous tutelle, Zaman a perdu tout son lectorat, son audience et son influence. Le journal a été saisi par le gouvernement et tous les journalistes qui y travaillaient ont été mis à la porte. Zaman France a pu continuer son travail car c’est un média indépendant. Avant, nous bénéficions largement de la popularité de Zaman mais aujourd’hui nous payons très cher la situation turque, il y a une pression énorme.

Margaux Lacroux. Les partisans du parti de la justice et du développement (AKP), le parti fondé par Recep Tayyip Erdogan, accusent les anciens journalistes de Zaman d’avoir aidé à organiser le putsch.

Emre Demir. Ils n’avaient aucun moyen de faire ce qui leur est reproché. Quand on les a virés, ils ont été complètement écartés et ils ne pouvaient plus exercer leur métier. Ils n’ont pas eu d’indemnités, ils avaient du mal à retrouver du travail et ils étaient en grande difficulté financière. Comme le gouvernement accuse le mouvement de Fethullah Gülen, l’image de Zaman est assimilée à ces putschistes. Il y a une volonté de punir les journalistes de Zaman. En réalité, la totalité de ces journalistes avaient condamné le putsch. Nous, en France, nous pouvons heureusement continuer à exercer notre métier. Il y a cependant beaucoup de pressions, des désabonnements et des menaces. A partir du Vendredi 15 Juillet 2016, nous avons reçu des centaines de menaces par jour.

Margaux Lacroux. Les journalistes de Zaman France sont aussi accusés de complicité.

Emre Demir. Depuis la France, nous n'avons évidemment eu aucun rôle dans le putsch. C’est ironique, Zaman France est connu pour sa position dure contre les coups d'état et les régimes de l’époque militaire. Ce qui me dérange, c’est que nous avons été très clairs, nous avons publié un éditorial qui condamnait la tentative de putsch dès les premières heures. La une de Zaman France après le putsch raté était « la république sauvée par le peuple ». J’ai aussi déclaré dans les médias que je préférais un gouvernement élu plutôt qu’un régime de putschistes. Or, il y a actuellement une sorte d’hystérie collective en Turquie. Dès le début, le mouvement de Fethullah Gülen a été pointé du doigt. Je ne suis pas bien placé pour dire si c’est vrai ou pas mais, depuis, Recep Tayyip Erdogan inflige une punition collective. Nous n'avons pas vu de telles pratiques depuis des dizaines d’années. Toute personne considérée comme güléniste doit le payer très cher.

Margaux Lacroux. Pourriez-vous faire les frais des appels à la délation qui circulent sur les réseaux sociaux ?

Emre Demir. Oui, nous sommes ciblés. Le gouvernement d’Ankara soutient la délation même en France. C’est choquant. Mais il y a plus grave, des associations et des établissements éducatifs connus pour leurs liens avec le mouvement güléniste ont été ciblés de manière très violente. Des personnes en lien avec l’AKP appellent à attaquer et punir les gulénistes ici en France. Ils sont très organisés et partagent même les vidéos de leurs actions sur les réseaux sociaux. En tout, il y a eu seize cas de dégradations dans notre pays. J’espère que cela va se calmer mais l’ambiance est très délétère.

Margaux Lacroux. Des mandats d’arrêt ont été délivrés après le Vendredi 15 Juillet 2016. Etes-vous toujours en lien avec des journalistes de Zaman en Turquie ?

Emre Demir. C’est impossible. Tout contact avec un pays étranger est un grand risque. Tout est surveillé en Turquie actuellement. Mais personne ne sait s’il va être arrêté ou s’il est ciblé. Tout ce que je peux dire c’est que mes amis journalistes essaient de rester en vie. Une soixantaine de journalistes ont déjà été emprisonnés. Il y a probablement d’autres arrestations dont personne n’a entendu parler, surtout dans des médias locaux. Environ cent trente médias ont été fermés après le putsch. A part les médias de l'AKP, les médias libéraux et locaux ont été fermés. Il suffit de la décision d’un seul ministre pour fermer un média aujourd’hui, sans aucun recours. En résulte une certaine homogénéisation, les mêmes informations sont diffusées par tous les médias.

Margaux Lacroux. Déjà au mois de mars 2016, il y a eu une vague de désabonnements. Est-ce que cela continue ?

Emre Demir. Comme le gouvernement turc fait un appel à la délation aussi en France et en Europe, chaque abonné risque gros en ce moment. C’est un moyen de dire que cette personne, puisqu’elle lit Zaman, est un terroriste. Le gouvernement est en train de confisquer les biens et a suspendu les comptes bancaires de personnes qui étaient abonnées à Zaman Turquie. Au niveau financier, il y a aussi des répercussions. Nous n’avons pas encore eu le temps de vraiment nous pencher sur la question mais cela va être compliqué.

Margaux Lacroux. Faut-il s’inquiéter pour l’avenir de Zaman France ?

Emre Demir. Actuellement, nous réfléchissons à différentes options, changer le nom du journal ou passer en formule uniquement digitale. La situation est actuellement très grave et cela peut encore s’amplifier. J’espère que nous allons trouver une solution, nous sommes une petite équipe de neuf personnes qui n’a rien à se reprocher. Malgré toutes les pressions, nous avons quand même quatre cent mille visiteurs par mois sur notre site. Cela reste un média respecté et populaire. Nous allons trouver un moyen d’exercer notre métier et nous n'allons pas baisser les bras.

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 09:50

https://blogs.mediapart.fr/bruno-delannay/blog/030816/le-fmi-avoue-avoir-immole-la-grece-pour-le-compte-de-l-eurogroupe-yanis-varoufakis

Le Fonds Monétaire International (FMI) avoue avoir immolé la Grèce pour le compte de l‘Eurogroupe

Par Bruno Delannay

Mercredi 3 Août 2016

Justice ou impunité déplorable, corruption et toujours plus de corruption, ici se joue l'avenir de nos démocraties, pouvons-nous influencer et empêcher cette corruption qui consume le monde, seul point important pour les prochaines élections présidentielles en France.

Le texte tel que Yanis Varoufakis vient de le publier, il parle seul, il est édifiant et criant de vérité.

Cette semaine a débuté avec un débat au parlement grec, lancé par l’opposition officielle, le principal, mais pas le seul, supporter de la troïka à l‘intérieur de la Grèce, avec pour objectif final de me faire inculper pour avoir osé contrer la troïka lorsque je fus ministre des finances durant les six premiers mois de 2015. La troïka, qui avait organisé une panique bancaire avant même que je prenne pied dans mon ministère, qui m‘avait menacé de fermeture des banques trois jours après que j‘aie assumé ma charge ministérielle et qui avait mis en œuvre la fermeture de nos banques, avait à présent décidé de m’accuser d’avoir fermé les banques et imposé le contrôle des capitaux.

Comme tout bon harceleur, la troïka s’est montrée plus que prompte à blâmer ses victimes, à bafouer et à vilipender tout qui oserait résister à ses violences.

Ma réaction aux accusations de la troïka et à la menace d’être entraîné dans une enquête judiciaire fut simple, « allez y, je vous affronterai », les ai-je défiés, « dans l’arène que vous choisirez, dans un amphithéâtre, sur un plateau de télévision et même devant une cour de justice ». Au final, ils se sont dégonflés et la motion parlementaire a été rejetée lorsque quelques-uns d’entre eux, un petit parti qui est habituellement totalement inféodé à la troïka, ont fait le choix stratégique de voter contre elle.

Ensuite, pour parfaire la raclée essuyée par la troïka cette semaine, le rapport du bureau d’évaluation indépendante du FMI (IEO) a été publié. C’est une évaluation brutale qui ne laisse aucune place au doute quant à la théorie économique triviale et à la diplomatie à la canonnière utilisée par la troïka. Ce rapport met en difficulté le FMI, la Banque Centrale Européenne (BCE) et la commission européenne, soit ils restaurent un minimum de leur légitimité en admettant leurs erreurs et en se séparant de ceux qui portent le plus de responsabilité dans cette affaire, ou ils ne font rien, par la même décuplant le mécontentement des citoyens européens envers l’Union Européenne, accélérant ainsi la déconstruction de cette dernière.

Lorsque j’étais ministre, occupé à négocier avec ce genre d’individus, la presse dépendant de la troïka affirmait que j’étais indigne de conduire ces négociations parce que j’avais osé insinuer que, de 2010 à 2014, le FMI, la BCE et la commission européenne avaient soumis la Grèce à des simulations de noyade fiscale, provoquant une grande dépression inutile en raison de leur imposition violente de politiques macro économiques incompétentes. Les médias de l’establishment affirmaient que le ministre des finances d’une petite nation en faillite, soumise à des simulations de noyade fiscale par les fonctionnaires de la toute-puissante troïka, ne pouvait pas se permettre de dire, que ce soit en public ou même en privé, que l’on était en train de soumettre cette petite nation en faillite à des simulations de noyade fiscale.

Ma réponse fut que nous avions tenté le silence et l’obéissance de 2010 à 2014. Le résultat a été une perte de vingt huit pour cent du revenu national et les raisins de la colère qui « s’étoffaient et se faisaient de plus en plus lourd pour la récolte ». Il était donc temps de donner à la troïka des contre-propositions modérées et rationnelles, tout en refusant de continuer à hocher la tête devant leur tactique visant à faire comme si. Jamais on ne m’a pardonné d’avoir adopté cette position.

Un an après que la troïka ait réussi à me faire éjecter du gouvernement grec, en convaincant Alexis Tsipras à capituler devant eux contre les souhaits de soixante deux pour cent des électeurs grecs, le bureau des affaires internes du FMI confirme maintenant que ma position était totalement justifiée et non erronée ou peu diplomate. Dans son article du Vendredi 29 Juillet 2016 au sein du Daily Telegraph, Ambrose Evans-Pritcher a dit ceci à propos du rapport du bureau d’évaluation indépendante du FMI, « u sous-rapport sur la saga grecque révèle que le pays a été forcé de se soumettre à un resserrement écrasant, équivalent à onze pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB) sur les trois premières années. Ceci a déclenché une spirale négative auto-alimentée. Plus la situation se dégradait, plus la Grèce était forcée de sabrer, ce que l’ancien ministre des finances Yanis Varoufakis a appelé simulation de noyade fiscale ».

À présent, la question est que va-t-il se passer ensuite ?

Quel intérêt y a-t-il à recevoir un mea culpa, si les politiques imposées au gouvernement grec sont les mêmes que celles pour lesquelles un mea culpa a été publié ?

Quel intérêt y a-t-il à avoir un mea culpa, si les officiels qui ont imposé des politiques aussi désastreuses et inhumaines restent en place et sont, en fait, promus en récompense de leur incompétence crasse ?

Pour résumer, il est urgent que des excuses soient adressées au peuple grec, pas seulement de la part du FMI, mais aussi de la part de la BCE et de la commission européenne, dont les officiels ont encouragé le FMI à procéder à la simulation de noyade fiscale de la Grèce. Mais des excuses et un mea culpa collectif de la part de la troïka seraient terriblement insuffisants. Cela doit être suivi du licenciement immédiat d’au moins trois fonctionnaires.

Le premier sur la liste est Poul Thomsen, le chef de la première mission du FMI en Grèce, dont l’échec retentissant, selon les propres rapports du FMI, jamais auparavant un chef de mission n’avait présidé à pire désastre macro-économique, a résulté en une promotion au poste de responsable pour l’Europe au sein du FMI. Le second, fort proche du premier sur cette liste, est Thomas Wieser, le président de l’Euro Working Group, qui a trempé dans toutes les politiques et tous les coups qui ont conduit à l’immolation de la Grèce et l’ignominie de l’Europe, qui sera, il faut l’espérer, rejoint dans sa retraite par Declan Costello, dont les empreintes se retrouvent partout au sein des instruments utilisés pour la simulation de noyade fiscale. Et, enfin, un gentleman que mes amis irlandais ne connaissent que trop bien, Klaus Masuch de la BCE.

Enfin, et c’est le plus important, ces excuses et ces licenciements ne serviront à rien s’ils ne sont pas suivi d’un revirement complet sur les politiques macro-économiques, fiscales et de réformes appliquées en Grèce et au-delà.

Est-ce que l’un au moins de ces éléments se produira ? Ou le rapport du bureau d’évaluation indépendante du FMI ne fera qu’illuminer le ciel un instant, avant d’être vite oublié ? Les signes penchent pour la seconde voie. Dans ce cas, les chances de l’Union Européenne de regagner la confiance de ses citoyens, chances qui sont déjà trop minces, s’échapperont des mains de nos dirigeants comme du fin sable blanc.

Citations supplémentaires du texte d’Ambrose Evans-Pritchard

« Le rapport du bureau d’évaluation indépendante du FMI (IEO) passe au-dessus de la tête de sa directrice, Christine Lagarde. Il ne répond qu’au conseil d’administration et les administrateurs d’Asie et d’Amérique Latine sont clairement révoltés devant la manière avec laquelle des initiés de l’Union Européenne ont utilisé le FMI pour sauver leur propre, riche union monétaire et leur système bancaire.

Si les actions du FMI étaient compréhensibles au centre de la crise, la dure vérité est que le programme de sauvetage a sacrifié la Grèce au cours d’une mise en attente destinée à sauver l’euro et les banques de l’Europe du nord. La Grèce a enduré le traditionnel choc d’austérité amené par le FMI, sans les remèdes de compensation du FMI que sont la réduction de la dette et la dévaluation monétaire pour rétablir la viabilité du pays.

Les plus hauts fonctionnaires du FMI ont trompé leur propre conseil d’administration, commis une série d’erreurs de jugement calamiteuses en Grèce, sont devenus des défenseurs enthousiastes du projet de l’euro, ont ignoré les signaux avertissant du déclenchement imminent d’une crise et, collectivement, ils ont échoué à maîtriser un concept élémentaire de la théorie monétaire. De nombreux documents ont été préparés en dehors des canaux officiels connus. La documentation écrite sur certains sujets sensibles n’a pas pu être localisée.

Le rapport de l’IEO décrit une culture de la complaisance, encline a produire des analyses superficielles et mécaniques, et retrace un effondrement de gouvernance choquant au sein du FMI, dressant un tableau trouble dans lequel on ne sait pas qui décide ».

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 09:15

http://www.liberation.fr/debats/2016/08/02/il-faut-sauver-antonio-gramsci-de-ses-ennemis_1469922

Il faut sauver Antonio Gramsci de ses ennemis

Par Robert Maggiori

Mardi 2 Août 2016

La droite et l’extrême droite ont revendiqué le penseur du Parti Communiste Italien (PCI).

Récupération tactique de celui qui rappelait que la conquête du pouvoir passait par les idées. Mais pas n’importe quelles idées, aurait ajouté le penseur sarde.

Suivant les données de la bibliografia gramsciana, fondée par John Cammett, et de l’International Gramsci Society, il existe plus de dix huit mille études consacrées au philosophe, homme politique et révolutionnaire italien, publiées dans une quarantaine de langues, deux mille cinq cent en anglais et six cent en japonais. Preuve de la richesse de sa pensée, mais aussi de la difficulté à définir, sans trop de simplifications, « ce qu’Antonio Gramsci a vraiment dit ».

S’il est normal que son œuvre, dont il faut rappeler qu’elle a été pour une large part rédigée en prison, qu’elle a de ce fait un caractère non systématique, et qu’il a fallu plusieurs décennies pour en présenter une édition scientifique, fasse l’objet d’une multitude d’interprétations, il apparaît plus paradoxal qu’après avoir constitué l’une des assises fondamentales du marxisme d’après Karl Marx, elle soit, depuis le début des années 1980, annexée par la pensée d’extrême droite. Il y a même eu un Nicolas Sarkozy, philosophe bien connu, pour déclarer au Figaro « qu’au fond, j’ai fait mienne l’analyse d’Antonio Gramsci, le pouvoir se gagne par les idées ».

Antonio Gramsci est né le 22 janvier 1891 à Ales, en Sardaigne. Enfant, il fait une grave chute qui déforme à jamais son dos. Pour aider sa famille, le jeune Antonio Gramsci trouve un travail de transporteur de dossiers au cadastre de Ghilarza. Une bourse lui permet de partir pour Turin et de s’inscrire à la faculté de lettres. Membre des jeunesses socialistes, il entre, en 1916, à la rédaction de l’Avanti comme chroniqueur et critique théâtral. Il étudie l’idéalisme allemand, Friedrich Hegel, et découvre Karl Marx. Un an après, il dirige « le cri du peuple », c’est dans ses pages qu’il commente la révolution russe.

En 1919, il fonde l’Ordine Nuovo. Dans un article de cette revue, il lance l’idée des conseils d’usine, qui aussitôt se multiplient. Antonio Gramsci devient le leader du mouvement conseilliste, lors des grandes grèves des mois de mars et d’avril 1920. L’année suivante, il entre au comité central du PCI, juste né à Livourne, qui le délègue à l’internationale communiste. Il part pour Moscou à la fin du mois de mai 1922. Malade, il reste six mois au sanatorium de Serebryany Bor où il rencontre une jeune musicienne russe, Julia Schucht, qui deviendra sa femme.

Le cerveau à supprimer

En 1923, l’internationale communiste l’envoie à Vienne pour suivre de plus près la situation en Italie où le fascisme s’est installé. Chef effectif du PCI, Antonio Gramsci est élu député de Vénétie le 6 avril 1924. Revenu en Italie, il est, pour les mussoliniens, le « cerveau qu’il faut empêcher de fonctionner ».

Malgré son immunité parlementaire, il est arrêté par les fascistes le 8 novembre 1926. Il restera en prison jusqu’à sa mort, le 27 avril 1937. On sait aujourd’hui, il faudrait tout un livre pour en expliquer les sombres raisons, que les cadres du PCI n’ont pas fait grand-chose pour le libérer.

Du côté opposé, une certaine historiographie de droite, pour détruire l’idée qu’il aurait été le cerveau à supprimer, s’escrime désormais à montrer qu’en réalité Benito Mussolini a aidé Antonio Gramsci et a sympathiquement veillé à ce qu’il reçoive dans sa cellule les livres dont il avait besoin.

Toujours est-il qu’au début des années 1930, toute référence au fondateur du journal du PCI, l’Unitá, disparaît de la presse communiste. Ce n’est qu’après la guerre que sa mémoire devient objet de culte. Antonio Gramsci est le parti par antonomase, son héros, son label et sa philosophie. Son portrait est dans toutes les cellules et son effigie sur les drapeaux, les polos et les agendas.

Durant la période révolutionnaire, en union soviétique, il était, par l’action, Vladimir Lénine et, par sa pensée, Karl Marx. Mais lorsque, en Italie, le parti de Palmiro Togliatti, puis de Luigi Longo et d’Enrico Berlinguer, le transforme en théoricien de l’eurocommunisme, antidogmatique et antistalinien, à Moscou on l’efface des tablettes. Il sera réhabilité, comme les autres hérétiques György Lukács ou Nikolaï Boukharine, lorsque Mikhaïl Gorbatchev lancera la glasnost.

Au mois de juillet 1987, la revue Kommunist titre « actualité des idées d’Antonio Gramsci » et annonce la parution en russe des cahiers de prison. En Italie, grâce à l’hégémonie culturelle exercée par le PCI, Antonio Gramsci devient un auteur classique, étudié dans les écoles. La gauche française, en revanche, l’ignore ou le sous-estime. Une partie des raisons est éditoriale.

Les éditions Gallimard publient les lettres de prison en 1971 et, de 1974 à 1980, les écrits politiques, rédigés avant l’emprisonnement. Ce n’est qu’en 1984 que Robert Paris commence la publication des ouvrages de captivité, les cinq volumes des cahiers de prison.

Longtemps, autrement dit, nousn’avons guère disposé en France d’une édition fiable de l’œuvre gramscienne. Les autres motifs sont politiques et philosophiques. Le marxisme, en France, c’était en grande partie Louis Althusser. Nous lui devons probablement d’avoir introduit de force Antonio Gramsci dans le débat théorique. Mais d’une façon assez paradoxale, puisque, au nom de la scientificité du marxisme, mère porteuse de bien des catastrophes, il soumet à une violente critique toute la pensée gramscienne, réduite à une forme d’historicisme. L’opération ne réussit guère et, à mesure que les œuvres du philosophe sarde paraissent et que paraissent, de plus en plus nombreux, les commentaires et les études, Antonio Gramsci devient la coqueluche de la gauche française. « Le siècle sera gramscien ou ne sera pas », lance audacieusement un hebdomadaire.

On pourrait supposer que les cahiers de prison ne sont pétris que de politique et de théorie marxiste. Ce n’est pas le cas. Ils représentent six ou sept années d’écriture dans la solitude d’une cellule ou d’une chambre de clinique, mais tout y est, réflexions personnelles, développements philosophiques, portraits, remarques psychologiques, études littéraires, notes bibliographiques, essais et traductions. Il voulait faire, écrit-il à sa belle-sœur, Tatiana Schucht, quelque chose pour l’éternité, qui pût l’absorber et centrer sa vie intérieure.

Une assise théorique

En entamant son premier cahier, le 8 février 1929, il dresse la liste, en seize points, des principaux thèmes qu’il se propose d’étudier, « théorie de l’histoire et historiographie, formations des groupes intellectuels italiens, littérature populaire des romans-feuilletons, le concept de folklore, la question méridionale et le sens commun ». Publiés à partir de 1948 en volumes thématiques, le matérialisme historique et la philosophie de Benedetto Croce, les Intellectuels et l’organisation de la culture et notes sur Nicolas Machiavel, les cahiers de prison feront d’Antonio Gramsci « le plus grand philosophe marxiste après Karl Marx ». Sa pensée, diversifiée et articulée, offre, en effet, une assise théorique à partir de laquelle il est possible de rendre compte de la complexité des sociétés occidentales avancées, dans lesquelles le dessein révolutionnaire ne peut reproduire les schémas du modèle soviétique, mais exige d’abord la direction intellectuelle et morale de la société civile et la conquête de l’hégémonie.

A la critique de l’économisme dominant, Antonio Gramsci ajoute donc les dimensions culturelles et éthiques de l’exercice du pouvoir politique. Son apport spécifique au marxisme, qu’il nomme philosophie de la praxis, tient à la façon dont il a repensé les liens entre l’infrastructure économique et la superstructure idéologique, à laquelle il donne une importance capitale. C’est dans ce cadre, l’analyse des conditions culturelles de l’action, qu’il a élaboré ses recherches sur les intellectuels et a forgé le concept, très opératoire, d’hégémonie.

A partir de là ont fleuri les études gramsciennes, en nombre infini, et dans tous les pays. Elles ont surtout proliféré au sein de la gauche intellectuelle, l’argentin Ernesto Laclau pour ne citer qu’un nom, qui, exploitant la philosophie de la praxis d’Antonio Gramsci, mais aussi sa vision de l’état et de la société civile, a tenté, comme le voulait Karl Marx, de faire l’anatomie des sociétés contemporaines, dont le mode de production a radicalement changé, où les notions de classe, de parti et de prolétariat, ont perdu de leur prégnance et où la politique a été dessaisie de son gouvernail par les puissances absconses de la finance.

Dans les pays anglo-saxons et aux Etats-Unis, où une anthologie des cahiers de prison figure parmi les lectures obligées des étudiants en philosophie, sociologie, sciences politiques et journalisme, la pensée gramscienne alimente les cultural studies, par l’intermédiaire de penseurs tels qu’Edward Said ou de l’anglo jamaïcain Stuart Hall, les post colonial studies, à travers la derridienne Gayatri Spivak, et les subaltern studies, nées en Inde du travail de l’historien Ranajit Guha et de son élève Partha Chatterjee, qui a interprété la lutte de libération indienne au moyen des catégories utilisées par Antonio Gramsci pour le risorgimento italien. Le penseur sarde est même devenu une sorte de drapeau de la lutte des minorités sexuelles ou ethniques sous la plume de l’afro américain Cornel West, « Councillor West », dans Matrix Reloaded des sœurs Wachowski.

En Amérique latine, et au Brésil en particulier, Antonio Gramsci continue, en revanche, à être lu, entre autres par Carlos Nelson Coutinho, Marco Aurélio Nogueira ou Marcos del Roio, comme théoricien politique révolutionnaire, dont les outils restent opératoires pour comprendre les dynamiques du monde globalisé et en sortir. On n’oublie pas, enfin, qu’Antonio Gramsci est une référence tant pour Aléxis Tsípras et les inspirateurs de Syriza en Grèce, ou pour Pablo Iglesias et les philosophes de l’université Complutense de Madrid, où est né Podemos. Dans tous les cas, il s’agit d’une exploitation légitime de la pensée gramscienne, qui en poursuit la visée émancipatrice, de gauche.

Gramscisme de droite

Plus paradoxale est sa récupération par les penseurs néo conservateurs ou d’extrême droite. C’est sans doute Alain de Benoist qui insista le premier, dès les années 1970, sur la nécessité de forger un gramscisme de droite qui puisse inciter les politiques droitières à faire davantage attention aux dimensions culturelles de l’action politique. En 1985, huit de ses textes sont réunis et traduits en allemand sous le titre « kultur revolution von rechts, Antonio Gramsci und die nouvelle droite » et la revue Junge Freiheit explicite encore le propos en appelant la droite et l’extrême droite à la reconquête de l’hégémonie sociale perdue contre la gauche, en travaillant sur la notion gramscienne de sens commun.

L’appel, depuis, a été entendu, des think tanks néo conservateurs américains au Front National lepéniste, même si l’on oubliait que, pour Antonio Gramsci, c’est le parti communiste qui devait construire l’hégémonie et, en tant qu’intellectuel collectif, donner cohérence au sens commun, afin que de là sourdent, majoritaires, les idées de justice sociale. A voir la façon dont il est aujourd’hui utilisé par ceux qui furent toute sa vie ses ennemis, Antonio Gramsci se retournerait dans sa tombe.

Là où il est, il a sans doute gardé avec plus d’émotion la vidéo lettre que lui envoya, en 1997, l’historien marxiste Eric Hobsbawm, « tu es mort depuis soixante ans, mais tu vis dans le cœur de ceux qui veulent un monde où les pauvres aient la possibilité de devenir de vrais êtres humains ».

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 19:43

Des élus allemands prônent le retrait des soldats d'Incirlik (Reuters)

Dimanche 10 juillet 2016

Plusieurs députés allemands estiment que les deux cent cinquante soldats allemands déployés sur la base aérienne turque d'Incirlik doivent être rappelés en Allemagne si les autorités d'Ankara continuent de refuser l'idée d'une visite de parlementaires allemands sur le site.

Quelque deux cent cinquante militaires allemands sont présents à Incirlik et participent aux opérations de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) contre les combattants du groupe Etat Islamique en Irak.

Des députés allemands avaient demandé la possibilité de se rendre sur la base mais les autorités turques refusent, furieuses de l'adoption par le Bundestag le mois dernier d'une résolution qualifiant de génocide les massacres d’arméniens pour les forces ottomanes en 1915.

Les relations entre l'Allemagne et la Turquie se sont tendues depuis l'adoption de ce texte et Ankara a rappelé son ambassadeur à Berlin.

Pour le député écologiste Cem Ozdemir, d'origine turque, le refus de la Turquie à la venue des parlementaires est inacceptable.

« En tant que députés, nous dépêchons des soldats dans certains endroits, nous devons savoir où ils se trouvent, comment ils sont et pouvoir leur parler. Si cela n'est pas possible en Turquie, alors les soldats doivent revenir en Allemagne », a-t-il dit sur la chaîne publique ARD.

Les élus de plusieurs autres partis, dont les élus du parti social démocrate d’Allemagne (SPD), ont joint leurs voix à la demande de la chancelière Angela Merkel pour que puisse s'effectuer cette visite de parlementaires à Incirlik.

Angela Merkel a rencontré le président turc Recep Tayyip Erdogan en marge du sommet de l'OTAN à Varsovie Samedi 9 Juillet 2016 et a décrit la rencontre comme constructive bien que demeurent les divergences existantes.

« L'attitude du président turc Recep Tayyip Erdogan risque d'aboutir au retrait de l'armée allemande », a déclaré Andreas Scheuer, secrétaire général de l’union chrétienne-sociale (CSU), composante bavaroise de l’union chrétienne démocrate (CDU), au quotidien Tagesspiegel à paraître Lundi 11 Juillet 2016.

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 15:24

Les supermarchés Marinopoulos se déclarent en faillite en Grèce (Reuters)

La chaîne grecque de supermarchés Marinopoulos s'est déclarée Mercredi 29 Juin 2016 en faillite, nouveau signe des difficultés économiques de la Grèce, plongée en récession depuis des années.

Marinopoulos, qui emploie plus de douze mille cinq cent personnes et dispose de plus de huit cent magasins, a demandé à la justice de lancer une procédure de sauvegarde pour lui donner le temps d'essayer de se restructurer.

Cette demande devrait être examinée Vendredi Premier Juillet 2016, précise le distributeur dans un communiqué.

« Le redressement judiciaire est la seule solution pour maintenir l'activité du groupe à l'heure actuelle et permettre une transition progressive vers un plan global qui assurera une viabilité de long terme », écrit Marinopoulos, dont les magasins continuent de fonctionner normalement.

D'après les médias grecs, la chaîne de supermarchés doit environ sept cent millions d'euros à deux mille fournisseurs.

Un représentant du personnel, Thomas Hortis, a dit craindre la fermeture d'environ la moitié des supermarchés du groupe et des suppressions d'emplois massives.

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 15:12

http://www.france-palestine.org/Campagnes-BDS-boycott-desinvestissement-sanctions-Declaration-du-PCF

Déclaration du Parti Communiste Français (PCF) relative à la campagne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS)

Vendredi 22 Juillet 2016

Suite à un texte diffusé par le Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) faisant état de l’audition par sa commission « relations avec les élus » d’une conseillère communiste de Paris, des affirmations sans fondement ont circulé sur les réseaux sociaux quant à la position du PCF sur la campagne BDS et à la nature et les objectifs de cette campagne.

Le PCF tient à rappeler et réaffirmer son soutien sans équivoque depuis son origine à la campagne internationale pour le BDS et à l'appel de 2005 lancé par les partis politiques, syndicats, associations, coalitions et organisations palestiniennes représentant les trois parties intégrantes du peuple de la Palestine, réfugiés palestiniens, palestiniens sous occupation et citoyens palestiniens d’Israël.

Encore le 4 juin 2016, le PCF a publié une vidéo appelant à la mobilisation populaire pour une paix juste et durable entre israéliens et palestiniens et rappelant le sens de son engagement aux côtés des démocrates et des progressistes israéliens et palestiniens pour le respect du droit international, l’arrêt de la colonisation et de l’occupation israélienne, la reconnaissance de l'état palestinien dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale, la libération de Marwan Barghouthi et de tous les prisonniers politiques palestiniens, la levée du blocus de Gaza, la destruction du mur, le retour des réfugiés palestiniens et la coexistence pacifique entre palestiniens et israéliens.

Les forces progressistes et démocratiques israéliennes telles que le parti communiste israélien, Breaking the Silence, La Paix Maintenant, de nombreuses personnalités, y compris de droite et des membres de l'état major, appellent en Israël à mettre fin à l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens, au respect des accords internationaux et à un règlement diplomatique pacifique d’une situation dont les gouvernements successifs israéliens, mais particulièrement celui de Benjamin Netanyahu, portent la responsabilité.

De nombreux militants communistes français participent aux actions pacifiques du mouvement pour le BDS, dont le PCF n’est pas signataire, et sont poursuivis en vertu des circulaires de Michel Mercier et de Michèle Alliot-Marie qui criminalisent l’action militante pacifiste et insultent les militants de la paix les accusant d’antisémitisme. Ce sont ces circulaires et l’interdiction du boycott citoyen qui sont illégales, pas l’action non violente des militants de la paix engagés pour la solution à deux états. Engagé à leurs côtés pour leur relaxe, le PCF milite pour l’abrogation de ces circulaires adoptées sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Ces dernières années, l’Union Européenne qui, elle-même, au regard du droit et des conventions internationales, « ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur les territoires occupés par le pays depuis juin 1967 qui sont le plateau du Golan, la bande de Gaza et la Cisjordanie y compris Jérusalem-Est », a exclu les produits issus des colonies illégales israéliennes de l’accès aux financements européens.

Cette position est la seule et unique position du PCF, elle est au coeur de son engagement pour la paix, la fraternité entre les peuples et la solidarité internationale.

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