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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 21:32

L'Iran n'a pas d'uranium hautement enrichi, selon des responsables américains (Associated Press)

L'Iran ne possède pas actuellement d'uranium hautement enrichi, indispensable pour fabriquer une arme nucléaire, ont déclaré mardi deux responsables du renseignement américain, contestant ainsi une affirmation israélienne.

Le directeur du Renseignement national Dennis Blair et le directeur de l'Agence du renseignement de la Défense, le général Michael Maples, ont déclaré mardi lors d'une audition au Congrès américain que l'Iran ne dispose que d'uranium faiblement enrichi.

Leurs déclarations vont à l'encontre des propos du haut responsable du renseignement militaire israélien, le général Amos Yadlin, qui a affirmé ce week-end que l'Iran avait franchi un palier sur le plan technologique et était maintenant capable de fabriquer des armes atomiques. Selon le renseignement américain, l'Iran ne devrait pas être en mesure de fabriquer des armes nucléaires avant 2010 au plus tôt, et probablement pas avant 2015, estiment certains analystes.

Selon M. Maples, les Etats-Unis et Israël se fondent sur les mêmes données mais arrivent à des conclusions différentes. Les Israéliens sont "beaucoup plus préoccupés" par la question, a-t-il souligné devant la Commission des services armés du Sénat.

L'état d'avancement du programme nucléaire iranien a fait l'objet de déclarations publiques contradictoires parmi les hauts responsables de l'armée et du renseignement américains récemment. Au début du mois, le secrétaire à la Défense Robert Gates et le chef d'état-major des armées Mike Mullen ont ainsi émis des avis divergents. Alors que l'amiral Mullen estimait que l'Iran avait suffisamment de matière fissile pour une bombe, M. Gates a affirmé que les Iraniens "ne sont pas prêts" à en fabriquer une "à ce stade". AP





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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:24

 Pour relever les défis, nous avons besoin d’une ligne politique.

Alain Faradji, Christian Picquet, Francis Sitel, Céline Malaisé, François Calaret, Michelle Ernis, Lars Steinau, Vincent Boulet, Bruno Leveder, Patrick Tamerlan, Djamila Lamontagne

Nous avons toujours défendu l’idée d’un dépassement de la LCR dans une force politique large luttant pour un socialisme démocratique. De ce point de vue, même s’il faudra prendre le temps d’un bilan détaillé du congrès fondateur du NPA, on peut d’ores et déjà tirer comme conclusion provisoire que les craintes que nous avions émises se sont révélées fondées, au-delà même des pronostics les plus pessimistes. Sur les délimitations programmatiques du nouveau parti, la confusion la plus totale se perpétue.

Sur la stratégie, ni les textes adoptés, ni le « discours inaugural » d’Olivier Besancenot ne permettent de répondre aux problèmes nodaux que doit se poser un parti digne de ce nom : quelle est la visée du NPA, quelle est sa perspective de pouvoir, quelles voies envisage-t-il pour y parvenir ? En matière d’orientation pratique, de relation au mouvement social, de positionnement dans les luttes et pour contribuer à leur dégager un horizon, de contribution à la construction d’un syndicalisme d’unité et de combat, d’engagement dans l’émergence d’organisations de masse à vocation majoritaire dans la société ou le salariat, nous sommes en présence d’une régression sur les apports les plus positifs de la LCR.

Concernant le choix fondateur qu’avait à faire ce congrès, à savoir chercher à donner un début de réponse politique à la radicalité sociale à l’occasion de l’échéance des européennes, c’est une ligne de fermeture qu’est parvenue à imposer la direction du NPA (mais l’on devrait plutôt parler de l’ex-noyau dirigeant de la LCR, qui exerce une totale prépondérance sur la direction officielle du NPA). Enfin, cerise sur le gâteau, sur le plan précisément des pratiques directionnelles, le congrès fondateur se sera achevé sur un déni de démocratie, une violation des principes statutaires, dont l’unique objectif était de réduire au silence la minorité « unitaire ». Autrement dit, tout ce qui avait contribué à faire de la LCR une organisation ouverte, en prise sur les réalités extérieures du mouvement ouvrier et de la lutte des classes, porteuse d’une nouvelle offre transformatrice pour la classe travailleuse, profondément démocratique dans ses règles de fonctionnement, se trouve ce faisant liquidé. Sans que le NPA, sur aucun des aspects qui viennent d’être évoqués, ne traduise une avancée prometteuse.

Au fond, en pointillé, la carte d’identité du nouveau parti renvoie à ce qu’ont anticipé Bensaïd et Besancenot dans leur ouvrage commun, Prenons parti : le NPA est confirmé comme le parti des luttes ; il se définit moins par son programme que par sa vision extrêmement propagandiste du socialisme du XXI° siècle ; les odes à Che Guevara et à Louise Michel viennent asseoir une approche stratégique où la question du pouvoir procédera simplement de la dynamique des luttes et de la grève générale, le problème de la démocratie devenant finalement très secondaire ; le NPA est, à lui seul, l’« outil politique à la mesure des défis de l’époque [pour ne plus] laisser la politique à ceux qui en font profession(et souvent profit) [et parce que l’idée d’une] nouvelle gauche révolutionnaire a fait son chemin ».

Il est cependant au moins possible de dégager deux enseignements positifs (et, hélas, deux seulement) de cette échéance : nous sommes parvenus (ce qui n’était pas gagné d’avance) à faire de la question des européennes, c’est-à-dire d’un choix stratégique majeur pour l’avenir du NPA, le débat ayant focalisé le congrès ; nous avons contribué à ce qu’un nombre significatif de délégués se prononce en faveur du rassemblement de la gauche de gauche, dessinant dans les conditions difficiles de ce congrès (sous-politisation, dispersion des votes sur des sujets d’importances inégales, absence d’expérience démocratique de nombreux participants…) une « sensibilité » (pas encore un courant ou une tendance, loin de là…). Cela confirme le bien-fondé des choix que nous avions faits, en refusant l’option d’une affirmation cristallisée autour d’Unir – qui nous aurait immanquablement marginalisés – et en
concentrant la bataille de clarification sur le seul point du scrutin de juin prochain.

Nous arrivons à présent à un moment où il nous faut faire des choix clairs. La « feuille de route » qui était la nôtre jusqu’au premier week-end de février est désormais caduque. Le courant que nous avons représenté ne peut demeurer dans le brouillard, se réfugier dans une attitude consistant à « attendre et voir », selon la formule consacrée. Ayant contribué à animer Unir depuis sa création, ainsi que la plate-forme B des deux derniers congrès de la LCR, ayant sur la base des mandats définis en commun largement participé à l’apparition de la « sensibilité unitaire » au congrès constituant du NPA, nous ne pensons absolument pas responsable de laisser dans un flou artistique les objectifs de la démarche que nous croyons nécessaire de définir présentement. Le risque serait, en effet, que nombre de nos camarades se démoralisent ou fassent des choix purement individuels. C’est ce qui nous amène à proposer une ligne politique à même de préserver le capital que nous avons collectivement accumulé ces dernières années et de peser collectivement sur les débats et réorganisations dont peut naître une gauche de gauche dans l’avenir.


Au sortir de la fondation du NPA, pour déterminer ce que seront nos choix des prochaines semaines, il est nécessaire d’apporter une réponse claire à trois questions essentielles : ce parti peut-il retrouver un cours positif? Peut-il encore être un point d’appui (à défaut d’être un outil performant) pour la reconstruction d’un mouvement ouvrier sur des bases de transformation sociale radicale et pour l’émergence à terme d’une nouvelle représentation politique du monde du travail ? Existe-t-il en son sein un cadre démocratique suffisant pour permettre à une minorité, non seulement d’affirmer un point de vue (ce qui est une ambition par trop étriquée, sauf à résumer sa démarche à une longue marche à l’aboutissement aléatoire), mais de peser sur les décisions et, surtout, de pouvoir agir sur sa propre orientation, y compris sur un plan public ?


À ces trois questions, les réponses ne peuvent être que négatives. D’abord, le refus de la proposition d’un front de gauche, et plus encore les arguments d’un sectarisme invraisemblable qui ont sous-tendu cette décision, sciemment encouragés par l’attitude du bloc dirigeant ex-LCR, constituent bel et bien (comme nous l’avions d’ailleurs dit dans le rapport à notre réunion de décembre) l’acte fondateur du NPA ; il va en effet donner le ton, sans retour en arrière possible (sauf, évidemment, crise majeure qui ne pourra être provoquée que par des circonstances externes), à l’action concrète du NPA sur toute la séquence politique qui mène à 2012. Ensuite, c’est bien la ligne de rupture avec « le centre de gravité du mouvement ouvrier organisé » qui vient de s’imposer, et cela aura pour conséquence que la direction du nouveau parti va désormais s’atteler à détruire tout ce qui lui apparaîtra comme une menace pour le monopole dont elle entend disposer sur l’espace à gauche du Parti socialiste. Enfin, la décapitation de la « sensibilité européenne », avant même que celle-ci ait eu le temps de se former et au prix d’une violation délibérée de statuts à peine adoptés, témoigne de la volonté d’empêcher coûte que coûte l’émergence d’une opposition structurée qui viendrait gêner une direction qui n’est plus mue que par des calculs tacticiens (pour ne pas dire électoraux, chacun percevant bien, désormais, que la candidature présidentielle d’Olivier Besancenot en 2012 surdétermine les décisions prises aujourd’hui)) et a sciemment choisi de liquider le meilleur de l’héritage de la LCR (les arguments du bloc dirigeant, selon lesquels il n’était pas question de tolérer la reproduction des « mauvaises habitudes » de la LCR, signent à cet égard son authentique dégénérescence).

Naturellement, la base militante du NPA n’est pas réductible à sa direction. D’évidence, la force propulsive présente du NPA lui vient de la volonté d’une série d’adhérents, effectuant souvent là leur première expérience militante, de s’engager en politique (phénomène qui n’existe d’ailleurs pas qu’au sein du NPA, d’autres organisations en bénéficiant aussi, à un moindre degré, comme le PG). De même, une substantielle minorité s’est opposée à la logique du repli et à la destruction recherchée de toute possibilité de rassembler la gauche de gauche. Cela dit, d’une part, les actes fondateurs, sectaires et gauchistes, posés à l’occasion de ce congrès vont marquer pour une longue période les pratiques et le fonctionnement du parti, et ils vont même déterminer sa place sur le champ politique à gauche. Avec des effets possiblement catastrophiques, non seulement sur l’émergence d’une gauche de gauche
apte à peser sur l’avenir, mais encore sur le parti lui-même, dès lors que sa politique aventureuse l’amènera inévitablement à des fautes majeures ou qu’elle révèlera ses impasses. Encore une fois, on ne peut exclure qu’une crise d’ampleur vienne rouvrir les contradictions traversant cette formation et son groupe dirigeant, mais elle surviendra d’abord de l’extérieur. D’autre part, la « sensibilité européenne » demeure hétérogène, la conscience de la gravité de ce qui s’est passé à la Plaine-Saint-Denis n’est pas partagée par l’ensemble de celles et ceux qui ont voté l’amendement de Clermont-Ferrand ou d’autres textes similaires (il n’est pour s’en convaincre que de relever l’écart entre le nombre de délégués réunis sur le texte favorable à l’unité et la taille bien plus modeste des réunions de la « sensibilité » durant le congrès). Surtout, soyons conscients que l’enclenchement de la bataille des européennes - d’ici la fin février - va représenter un obstacle de taille à sa structuration : la direction ne manquera ainsi pas d’exercer sur elle le chantage à la division du parti, d’en appeler au patriotisme d’organisation contre les « liquidateurs » ou les « opportunistes » qui ne rêveraient que de se « mettre en travers » de la route pavée de roses du NPA (l’efficacité de ce genre d’argumentation se ressentant déjà au travers des messages d’une fraction des délégués ayant voté en faveur de l’unité).

Dans ces conditions, concevoir notre positionnement comme si nous militions encore à la LCR (par exemple, au plus fort moment de la bataille de 2006 pour les candidatures unitaires) relèverait d’une illusion. Le NPA n’est ni la LCR, ni même son prolongement hybride. Nous ne pouvons donc concentrer notre action sur la seule construction de long terme d’un courant interne, ainsi que nous l’avons fait, des années durant, dans une organisation qui possédait une tout autre tradition démocratique, ainsi qu’un patrimoine programmatique et un corps de références historiques soudant ses militants par-delà les fortes divergences qui les opposaient.

Dans la Ligue, nous pouvions espérer, du moins jusqu’à ce qu’elle soit pratiquement désintégrée au terme d’une manœuvre directionnelle dont la finalité était de la priver de tout rôle de contre-poids dans le processus de construction du NPA, infléchir le cours des choses, provoquer des redistributions de cartes internes (comme nous y étions partiellement parvenus entre janvier et juin 2006, en cristallisant une « LCR-Unitaire »). Rien de tel dans le NPA d’aujourd’hui. Il nous faut nous montrer conscient que le seul point sur lequel s’est retrouvé le millier d’adhérents ayant voté en faveur de l’amendement de Clermont-Ferrand (ou de textes voisins) concerne la question de l’unité aux européennes. Doter cette « sensibilité » de fondements plus solides et durables demandera, à la fois, la chaleur d’une expérience commune et de longs débats clarificateurs. Sans la moindre certitude que nous y parviendrons… En attendant, les élections européennes se seront déroulées et elles peuvent parfaitement s’achever sur un nouvel échec infligé à une tentative de réorganiser l’espace politique à gauche du PS, voire sur une catastrophe dont les effets pourraient se faire sentir sur une longue période (avec un PS restant dominant sans être pour autant assuré de disposer des moyens d’être une force d’alternance en 2012, et une gauche de gauche démantelée autant que réduite au témoignage).

Donner un prolongement à notre bataille du congrès du NPA, offrir une perspective politique à la « sensibilité européenne » et assumer les responsabilités qui sont celles d’Unir (courant qui a joué un rôle important lors du congrès du NPA), passe par l’engagement au sein du front de gauche en cours de constitution. Ce choix résulte simplement de la configuration qui va s’imposer dans quelques jours seulement, lorsque le NPA aura définitivement fermé la porte de l’unité : d’un côté, s’affirmera une froide logique de division et de destruction ; de l’autre, se présentera une possibilité, fragile certes et traversée de contradictions, mais aussi potentiellement porteuse d’une certaine dynamique et susceptible de faire bouger les lignes à gauche. Le fait que les Alternatifs et, depuis peu, la Fédération, sans oublier une fraction de la gauche des Verts et une série de secteurs syndicaux aient choisi de s’insérer dans le front de gauche confirme les termes du choix à effectuer. La neutralité est, de ce point de vue, impossible. Et la résignation à mener la campagne du NPA, quoi qu’il en coûte, n’est pas davantage une option envisageable, sauf à renier tout ce pour quoi nous nous sommes battus depuis des années.

Il nous faut donc, d’un même mouvement et quelles que soient les difficultés, conduire au sein du NPA le débat de bilan du congrès constituant, participer (pour celles et ceux qui y ont été « désignés ») à la première réunion du CPN pour y contester avec toute la vivacité possible le choix qui y sera présenté de tourner le dos à la seule perspective correspondant aux intérêts de la classe travailleuse, commencer à structurer la « sensibilité européenne », et convaincre la plus grande partie de celle-ci de devenir au plus vite l’une des composantes du front de gauche. Cette démarche n’est que le prolongement du combat pour l’unité jusqu’au bout : c’est parce que les « unitaires » ne se résignent pas à voir le NPA commettre une faute irréparable que, jusqu’au dernier instant, ils doivent s’efforcer de réunir les conditions du rassemblement de l’ensemble des composantes de la gauche de gauche ; et c’est en fonction de cette approche qu’ils prendront immédiatement leur place au sein du front unitaire. C’est de cette unique manière qu’il deviendra possible d’établir une cohérence entre le combat que nous avons mené pour faire émerger du NPA un courant de militants agissant à la fois pour le rassemblement de la gauche de gauche, et l’insertion dans une tentative pratique d’opérer un début de redistribution des cartes sur le champ politique. C’est aussi de cette unique manière, en ayant une politique offensive et à la cohérence visible, qu’il sera possible de répondre aux tentations (qui vont être très fortes) du découragement, aux départs individuels ou à la résignation face à un bloc dirigeant agissant selon la méthode du coup de force permanent.

Soyons parfaitement conscients que, de notre participation au front de gauche, en toute conscience qui se présenteront, va pour partie dépendre la dynamique politique et militante dont ce dernier bénéficiera. L’expérience de la tentative d’aboutir à des candidatures unitaires, en 2006, a suffisamment prouvé que, même en petit nombre, même sans être un parti, il était possible d’influer fortement sur des constructions politiques impliquant plusieurs milliers de militants et s’adressant « grand angle » au peuple de gauche. De nouveau, dans des conditions certes différentes, il nous appartient aujourd’hui de peser sur les délimitations programmatiques du rassemblement, d’être un trait d’union permettant au plus grand nombre possible de composantes de la gauche de gauche de s’intégrer au front (comme mentionné, les Alternatifs sont sur le point de le faire, la Fédération et une fraction de la gauche des Verts aussi, ainsi que les communistes unitaires ; des initiatives de regroupement locales s’opèrent comme à Marseille ; notre présence - avec la symbolique qui l’entourera - aidera toutes ces forces à se coaliser), de pousser partout où nous sommes à la création de véritables collectifs militants, d’agir de telle sorte que la campagne devienne un jalon vers la formation du parti large qui est notre fil à plomb stratégique.

Nous sommes, à cet égard, contraints de faire le pari qu’une campagne réussie pour les européennes, une dynamique favorisant le frottement de traditions et de cultures différentes reposeront, en des termes nouveaux, la questions essentielle d’une nouvelle force politique, d’un parti large et pluraliste à même de changer le rapport des forces dans le mouvement ouvrier. Même si nous devons affronter de bien mauvais procès qui nous accuseront de préférer le Parti de gauche ou le Parti communiste au NPA. C’est en fonction de notre analyse des enjeux fondamentaux du rendez-vous politique qui s’annonce, et dans des circonstances que nous n’avons pas choisies, que nous sommes amenés à prendre nos responsabilités et à mettre notre projet stratégique en accord avec nos engagements pratiques.

Le courant Unir de la LCR n’a plus d’existence, dès lors que cette dernière s’est dissoute. Une association politique reprenant l’essentiel des acquis d’Unir, en revanche, a plus de raisons que jamais de se structurer, de se développer, de recruter. Comme cela était souligné dans le rapport de décembre, face à l’opération de désintégration forcée de la LCR, Unir est aujourd’hui l’héritière d’une partie du meilleur des traditions de celle-ci. Elle est, de surcroît, comme nous le disions toujours en décembre « un instrument ayant pour objectif de concourir au débat à gauche, de nourrir la réflexion des secteurs militants en quête d’alternative, d’agir pour faire avancer une perspective de reconstruction d’ensemble du mouvement ouvrier ». Si elle ne saurait se substituer à la « sensibilité européenne » du NPA, si cette dernière parvient à se structurer, elle n’a pour autant aucune raison de s’effacer derrière elle ou de disparaître. Bien au contraire son affirmation indépendante et son engagement plein et entier dans l’échéance des européennes sera, tout à la fois, un gage de transparence au sein de ladite « sensibilité » et un apport supplémentaire (grâce aux non-membres du NPA qui s’y retrouveraient) à la dynamique du rassemblement de la gauche de gauche.

Les premières discussions ont fait surgir une divergence sur les choix à opérer, ainsi que le devenir du courant Unir, avec les camarades signataires du second texte qui expliquent : « Notre désaccord se concentre donc sur la volonté des camarades de transformer l’association en une force politique en tant que telle qui intégrerait comme les autres forces politiques le Front de gauche ». Notre proposition était, non d’assimiler l’association Unir et les partis constituant le Front de gauche, mais de nous affirmer comme un courant potentiel de la future force politique large que nous souhaitons, et à ce titre préparer notre insertion dans le Front de gauche. Nous sommes en effet placés devant une alternative : soit poursuivre une politique de rassemblement unitaire pour les européennes, et donc refuser le choix qui va être officialisé dans les jours à venir de listes du seul NPA (parce qu’il va s’agir d’un choix délibéré de
destruction de toute possibilité de faire émerger une alternative pluraliste dans les années à venir), soit enregistrer cette décision et poursuivre une bataille de beaucoup plus long terme au sein du NPA (ce qui nous paraît totalement aléatoire et peu lisible au regard des enjeux généraux qui ont été évoqués précédemment). Les camarades qui optent pour cette seconde voie ont choisi de faire de la légitimité d’Unir l’un des objets fondamentaux de la discussion qui s’est ouverte entre nous. Dans ces conditions, et pour éviter des déchirements inutiles qui ne feraient que compromettre l’avenir, la solution nous apparaît être de mettre fin à l’existence de l’Association Unir. Nous proposons que l'Assemblée Générale d'Unir du 14 mars prenne acte des choix différents qui se dessinent et de l'impossibilité d'un cadre commun d'intervention. L’association Unir portait de toute manière la marque d’une histoire liée au
combat au sein de la LCR afin que l’objectif d’un nouveau parti large et pluraliste pour le socialisme ne soit pas liquidée au profit de la ligne d’aventure que le bloc dirigeant de la LCR est finalement parvenu à faire prévaloir. Élargir notre combat pour cet objectif stratégique, y gagner de nouveaux secteurs militants n’ayant pas été impliqués dans l’histoire des débats de la LCR ces dernières années, faire prospérer le capital que nous avons accumulé nous conduit à proposer la définition d’une autre forme d’organisation publique.





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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:10

Samedi 14 mars 14H-17H

Réunion du CLUB « Socialisme maintenant »

Introduction au Débat par Pierre SAUVE, Robert DUGUET et Emile FABROL

Librairie « RESISTANCES » 4 villa Compoint 75017 Paris
(Angle du 40 Rue Guy Môquet) Métro Guy Môquet ou Brochant)

Comme nous l’ écrivions dans notre dernier éditorial (voir plus bas ) : « Sur le fil des rapports politiques entre les classes, la tension s’accroît. Le point de rupture n’est pas encore atteint mais les grèves de Guadeloupe, de Martinique et des chercheurs- enseignants sont grosses de potentialités. Si le gouvernement cède à la mobilisation, il sera déstabilisé. Déjà la bourgeoisie, son gouvernement n’agit plus avec cohérence (…) Le gouvernement doute, vacille. Une crise politique se développe (…) Partout il y a crainte que la mobilisation de la classe des salariés bouscule les gouvernements. Mais en attendant il n’ y  a qu’ en France qu’un tel processus est réellement engagé. Pour l’ heure le mouvement de mobilisation est toujours surveillé par les appareils syndicaux. Mais il existe. Contagion, c’est le mot clef. Sarkozy craint les contagions, Martine Aubry et les secrétaires généraux des confédérations
syndicales aussi.(…) ».

Nous vivons des semaines particulièrement importantes. Il convient  de faire le point et d’apprécier le degré du recul opéré dans les conflits par le gouvernement Sarkozy et le niveau atteint aujourd’hui par la crise  politique gouvernementale, dans le cadre de cette crise globale qui secoue le capitalisme mondial et qui frappe durement et dans des formes particulières en France.  Le gouvernement et ses ministres,  est contraint maintenant à l’ Université de s’en remettre à la bonne volonté des représentants syndicaux. Les chercheurs enseignants sont en grève illimitée depuis le 2 février. Jusqu’où leur auto organisation dans leurs assemblées et coordinations nationales de délégués élus, leurs manifestations, leur liaison avec le mouvement étudiant qui commence à s’auto organiser aussi et à se mobiliser à nouveau,  permettra t elle d’imposer aux responsables syndicaux qu’ils fonctionnent à leur service jusqu’au bout et se rendra –t-elle ainsi  capable d’ infliger à Sarkozy une défaite revendicative et politique. Le degré de cette défaite dépend de cette capacité de contrôle des salariés et jeunes sur leur mouvement. Jusqu’ à quel niveau en sommes nous aujourd’hui ?

Par quelles voies et comment peut on renforcer et  oxygéner suffisamment le mouvement contre Sarkozy et sa politique en liant les revendications immédiates à une solution pérenne au niveau de la société ? Quel est le développement de la réflexion de ceux qui, entrés en désobéissance contre les mesures des ministres nous ont appelé à  une réflexion commune sur leur activité, leur métier, définissant par là des normes pour une société humaine contre celles que la société capitaliste et sa marchandisation veut continuer à imposer ? Comment se dégage et jusqu’ où la perception d’ un horizon possible au-delà d’un capitalisme, perçu par beaucoup aujourd’hui, comme nous précipitant dans le désastre matériel et moral ?

Quel est l’ écho par exemple rencontré par le Manifeste des 9 Intellectuels antillais nous appelant à penser ensemble pour la conquête « des hautes nécessités » ? Comment s’articule- t- il  à la plateforme du « Rassemblement contre les profits abusifs et l’exploitation » le LKP ? Quelles leçons tirer après le premier succès imposé en Guadeloupe ?

Dans ce cadre là comment apprécier le rôle joué par ceux qui prétendent ouvrir une voie anti capitaliste, particulièrement après les congrès du NPA et du PG? Où en est on dans cette recomposition ? Quel est le degré atteint par le libre débat pour construire quelque chose qui soit à la hauteur des problèmes posés ? Les espoirs ouverts se voient ils confirmés ?

Nous vous appelons à nous faire parvenir vos réactions, vos commentaires afin que la discussion soit la plus ample et précise possible. Nous tiendrons compte des communications déjà arrivées et lirons celles de ceux  et celles qui ne pourraient  être parmi nous, mais bien sûr nous vous invitons à venir nombreux pour débattre librement ensemble. Débattre librement pour comprendre, Comprendre pour agir : Il n’ y  a pas d’urgence plus urgente.

www.socialisme-maintenant.org




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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 20:56

 L’affaire « Pétrole contre nourriture » sur Arte

Pain, pétrole et corruption
Arte - Mardi 10 avril 2009 , à 20h45
Genre : Documentaire
Date de sortie : 2009
Durée : 1h30

Résumé:

«Pétrole contre nourriture» : ce programme initié par l'ONU en 1996 visait à répondre aux besoins humanitaires de la population irakienne sous embargo. L'Irak devait vendre une quantité limitée de son pétrole, sous contrôle de l'ONU, et acheter en échange de la nourriture et des médicaments. En janvier 2004, un quotidien irakien publie une liste de personnalités et d'entreprises qui ont touché des pots-de-vin dans le cadre de cette opération humanitaire. L'ONU constitue discrètement une commission d'enquête indépendante, présidée par Paul Volcker, qui rend un rapport édifiant en 2005, accusant près de 2500 individus et sociétés internationales dans une trentaine de pays. Depuis, très peu de procès ont eu lieu et les mises en examen sont tout aussi rares.


Précisions liminaires en attendant l’émission

par Gilles Munier*

Pain, pétrole et corruption…Le titre, déjà en lui-même, indique le parti pris de l’émission. Il ne s’agit pas de « l’embargo » et de ses conséquences, mais d’un prétendu détournement, dès le départ, de cet embargo par les dirigeants irakiens.

Il ne faut pas inverser la cause et les effets -  vrais ou fabriqués -  pour occulter le génocide perpétré en Irak par les Etats-Unis et les gouvernements occidentaux.

Plus de 1,5 million, tel est le nombre des victimes irakiennes de cet embargo international.

Le gouvernement irakien demandait aux sociétés pétrolières de financer des opérations de lobbying pour obtenir la levée de l’embargo.

Le prix du pétrole étant fixé par les Etats-Unis, au plus bas, les « pots- de- vin » soustraits des bénéfices des entreprises, ne lésaient pas le peuple irakien.

La liste des « corrompus » a été constituée sous la direction d’Ahmed Chalabi et de la CIA. Elle a été traduite et diffusée par Memri, une agence israélienne de propagande anti-arabe.

Le quotidien irakien qui a révélé le « scandale » était en partie financé par George Soros, spéculateur spécialiste des campagnes d’intoxication médiatique.

L’enquête de Paul Volcker s’arrête aux portes du Pentagone. Pourquoi ?

Quid du pétrole vendu au marché noir, notamment via le Kurdistan de Massoud Barzani ? Une partie était-elle ensuite détournée vers Israël ?

Mis en examen il y a plus de 3 ans pour avoir « violé une résolution des Nations unies », il m’est interdit de sortir du territoire français, donc d’effectuer des recherches permettant d’assurer ma défense… et de travailler.

Comment se fait-il que la plupart des personnes mises en examen dans le volet français de l’affaire « Pétrole contre nourriture » circule à l’étranger, librement ? Tant mieux pour elles, et notamment pour le directeur de la société Total qui s’est rendu en Angola et en Syrie avec Nicolas Sarkozy et qui participera – peut-être - à une mission d’entreprises françaises… à Bagdad, en juin prochain, dirigée par Bernard Kouchner.

Mais alors, pourquoi ne me rend-on pas mon passeport ? Deux poids – deux mesures pour des raisons politiques ? Lesquelles ?

Au moins deux personnes impliquées dans l’affaire « Pétrole contre nourriture » sont décédées sans que justice leur soit rendue. Combien de temps faudra-il attendre pour que le procès ait lieu ?

* Secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes






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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 20:41

Un appel de militant-e-s, de citoyen-ne-s et d’élu-e-s de gauche de diverses sensibilités

Réaliser ensemble une campagne unitaire pour les élections européennes, c’est possible 

Appel urgent au PCF au PG et au NPA

Pourquoi faut-il un large front unitaire ?  Nous le savons bien quand même !

Face à la crise économique et à la crise écologique, avec leurs conséquences sociales terribles, face à l’implacable volonté de détruire les solidarités et d’attenter aux fondements mêmes des sociétés, en France, en Europe et dans le monde, nous soutenons la construction d’un front le plus large possible dans les luttes, notamment dans la perspective de la mobilisation du 19 mars, et dans les urnes, à l’occasion des prochaines élections européennes.

Les choix de l’Union Européenne : aider les banques mais abandonner la masse de la population et se détourner des problèmes posés pour l’avenir même de la planète. Ces choix économiques, sociaux, politiques et éthiques, - du TCE de 2005 au Traité de Lisbonne - sont complices du capitalisme mondialisé et des politiques mortifères d’accompagnement de la crise.

Dans les mobilisations, les mouvements sociaux, les débats, partout la volonté d’unité s’exprime et de plus en plus souvent se concrétise. C’est vrai à la Guadeloupe, à la Martinique ; c’est vrai dans les luttes universitaires et dans de nombreuses initiatives, comme l’Appel des appels. 

Ces mobilisations doivent dés que possible trouver une expression politique dans les urnes. Nous voulons y contribuer

A l’occasion des élections de juin 2009, un souffle citoyen peut contrarier ces politiques d’un autre siècle. Il faut battre la droite et contester la fausse alternative du social-libéralisme.  Ce scrutin de juin peut être un moment fort de contestation du capitalisme et sera l’occasion de confirmer la volonté d’une alternative sociale et écologique.

Il reste quelques semaines pour que ceux et celles qui veulent une autre politique se rencontrent et décident de faire front ensemble, le plus large possible !

Pour que le mouvement social qui chemine depuis les grandes grèves de 1995 se donne une expression politique, il faut changer la donne par une dynamique unitaire, en prolongeant celle qui a permis la victoire du NON de gauche au TCE en 2005, et en regroupant bien au-delà.  La crise du capitalisme confirme que nous avions raison de combattre cette vision de l’Europe. Songeons bien que nous avons une très grande responsabilité: si un espoir d'alternative n'émerge pas, vraiment à gauche, la crise politique et sociale pourrait  trouver une sortie très à droite.

Nous avons des engagements différents, mais, pour répondre à la situation politique insupportable, aucune force politique de la gauche de gauche n’a le droit de faire échouer ce qui est possible

Le PCF et le PG ont lancé un appel à un « Front de gauche ». Le NPA vient de « réaffirmer ses propositions unitaires ». Nous disons: chiche !

Maintenant, il y a urgence : il s’agit de mettre en place un cadre pour co-élaborer une campagne, avec la participation des forces sociales et politiques qui le voudront. Le PC et le PG doivent par exemple répondre clairement à la Fédération qui demande à être considérée comme un interlocuteur.

Oui, de très nombreuses forces politiques, sociales, syndicales, associatives, citoyennes, partagent en commun le même objectif d’une autre Europe, sociale, démocratique, féministe, antiraciste, altermondialiste, écologiste.

Et  nous n’acceptons pas que cela soit rendu impossible par des tactiques à courte vue.

Pour refuser la division, nous demandons qu’une rencontre ait lieu entre tous les courants de la gauche de transformation sociale (Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Parti Communiste Français, Fédération,…), afin de réaliser, et proposer à des composantes des mouvements sociaux, un front d’unité, le plus large possible, aux élections européennes

Le souci de ne pas agir pour un simple “coup électoral sans lendemain ” est largement partagé, d’autant que personne ne peut prévoir aujourd’hui l’état des forces de gauche pour le 2ème tour des régionales de 2010.

Mener campagne ensemble serait, si aucune direction politique ne vient le rendre impossible, l’occasion de changer le rapport des forces dans la gauche, avec la possibilité d’un score à deux chiffres, et permettre que s’expriment ensemble les exigences des mouvements sociaux.

Cela permettrait de réaliser un collectif d’unité pour le soutien à la campagne, au sein duquel, nationalement et localement, pourraient prendre place toutes les forces militantes concernées, politiques, associatives, syndicales, citoyennes.

C’est d’ailleurs certainement la meilleure façon de constituer une alliance durable des forces porteuses d’une alternative au système,  s’unir sur ce qui fait accord, en continuant à débattre ce qui fait problème, agir ensemble, mieux se connaître et consolider un cadre durable d’action, sur le plan politique, complémentaire de toutes les mobilisations sociales

Premiers signataires :

Etienne Adam, CNCU, Fédération, 14
Gilles Alfonsi, ACU, Fédération
Clément Aumeunier, Fédéré Motivé-e-s
Bally Bagayoko Vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, maire-adjoint de Saint-Denis
Tarek Ben Hiba Conseiller régional d’Île-de-France CACRPG, Fédération
Jacques Bidet, Nanterre
Gérard Blanchet, membre fondateur du NPA, La Fédération, Clermont-Ferrand et Montluçon
Jean Brafman, conseiller régional d’Île-de-France du groupe communiste, alternative citoyenne, républicain, parti de gauche, élu en 2004 comme communiste et alternative citoyenne sur une liste de rassemblement encore élargie en 2009 en cours de mandat
Patrick Braouezec Député
François Caussarieu,  Gauche alternative, Fédération, 64
Pierre Cours-Salies,,CNCU La Fédération, 93
Marie-Thérèse Elliautou, 33
Daniel Fontaine, maire d'Aubagne, vice-président du Conseil général 13
Pierre Gaugain - alternatives 83/Gauche alternative - 83170 Brignoles..
Catherine Jouanneau, militante NPA, 77
Olivier Lafferrière, Capagauche ! Saint-Étienne, CNCU, Fédération Loire-sud
Mehdi Lallaoui Conseiller régional d’Île-de-France CACRPG, militant associatif
Pierre Laporte, vice-président du conseil général, Fédération 93   
Sylvie Larue, ACU, Fédération, 35
Philippe Leclercq Conseiller régional de Lorraine Gauche Alternative 54  AlterEkolo membre de la fédération
Xavier Marchand, CUAL, 34
Mathilde Merle, Fédération, 33
Jean Pierre Meyer, AlterEkolo, Fédération, 42
Bernard Michaudet  CNCU /  Fédération 33
Daniel Mino, CNCU, animateur du collectif CAP à gauche 74 Chablais, 74
Gilles Monsillon, AlterEkolos, Fédération, 95
Jacques Perreux,vice-président du conseil général, Fédération, 94
Martine Rainaud, CNCU, Fédération, 33
Michel Rousseau, marcheur européen altermondialiste, La Fédération Paris 20ème.
Yves Salesse, Fédération
Monique Vidal collectif unitaire Gauche Alternative-Fédération de Houilles (78).
Claire Villiers,  Fédération,






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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:51

Ouvrons les yeux et rêvons ensemble… Maintenant ?

Ce texte n’est qu’une rapide ébauche de propositions. Rejoignez le forum pour la développer et la faire vivre.

Soyons réalistes.

Face à la crise, les organisations sur lesquelles nous nous reposons pour gérer le monde dans lequel nous vivons et que nous avons contribué à fabriquer sont aujourd’hui irrémédiablement dépassées…

Nous nous retournons vers elles sans trouver de solution.

Syndicats, partis politiques, gouvernements, groupes de pressions, grandes multinationales, économistes, génies de la finances, voyants etc … se sont trompés, ou pire encore, pour ceux qui savaient.

Ils nous ont amenés dans le mur… Ils ne nous sortiront pas de la période critique dans laquelle nous rentrons. Ils sont dans la prospective et le tâtonnement… Et pourtant, d’une certaine manière, ils canalisent et neutralisent la réelle volonté que nous pourrions avoir, toutes et tous, individuellement, de donner un grand coup de pied dans la fourmilière…

Pourquoi ne serions nous pas dans le Rêve Général ?

Demandons l’impossible.

Il est sans doute temps de  mettre, d’une nouvelle façon, l’imagination au pouvoir, ou du moins essayer encore une fois…

Ces organisations qui nous régissent, ne sont en fait constituées que de groupes, pas si nombreux que cela, tenants d’un monde qui a prouvé son incapacité franchir le cap du 21ième siècle …  Alors que nous sommes bien plus nombreux à rêver d’un monde meilleur.

De plus, leur mode d’organisation, le plus souvent pyramidale, n’offre aucune garantie de démocratie pour les prises de décisions… La base est bien souvent flouée.

Tant qu’à rêver, remettons l’autogestion sur le tapis…

Syndicats, partis politiques, gouvernements, groupes de pressions, grandes multinationales, économistes, génies de la finances, voyants tiennent notamment les gens par les médias ; le vote des masses et leur information, sont décisifs…

Ne perdons pas confiance, pour autant, dans l’intelligence les uns des autres et dans leur capacité à se révolter et à résister.

Pourquoi ne jouerions nous pas aussi avec l’effet de masse pour contrer le système qui nous est imposé en nous appuyant sur le cinquième pouvoir et l’outil révolutionnaire que représente ce média surpuissant qu’est l’internet libre ?

Y a t’il urgence écologique, sociale et démocratique à cela ?…

Décroissants, écolos, déboulonneurs, adeptes de l’agriculture bio, anarchistes, féministes, libertaires, faucheurs volontaires, antilibéraux et anticapitalistes, gaullistes, républicains de tous poils… Insatisfaits de la tournure que prennent les événements…

Beaucoup de courants et de sensibilités peuvent être agrégés… Celles et ceux qui conviennent, du moins, de ne pas pratiquer sectarisme et excommunications immédiates et réciproques… Divisés, nous sommes vaincus.

Pourtant, nous sommes toutes et tous des électeurs, des consommateurs, clients de groupes financiers, lecteurs de presse écrite, des utilisateurs d’internet, des contribuables, des donateurs, des spectateurs qui font et défont les audiences TV, certains sont actionnaires, il ne faut pas trop facilement jeter la pierre… Nous pouvons initier des actions de masse par notre simple nombre. Comme beaucoup d’entre nous le font déjà individuellement ou sur le terrain associatif…

Il ne s’agit pas ici de refonder une simple communauté comme celles que l’on peut trouver sur Facebook. Il faudrait que toutes et tous s’impliquent et travaillent pour que la communauté, sur internet devienne très importante et soit potentiellement porteuse d’un projet ou susceptible, par un effet de masse, de contribuer à changer les choses.

Il faudrait que cette communauté soit capable de mobiliser, au-delà même d’internet et de favoriser une irruption citoyenne dans la vie réelle. C’est sans doute possible, tant internet est devenu LE média de chacune et chacun…

Combien de personnes militent sur internet ? Quel outil ?

Prenons donc la mesure du nombre que nous pourrions représenter si nous pouvions nous rassembler en une communauté, active, porteuse d’un autre projet de société, ou au moins, si nous n’arrivons pas à aller jusque là, d’autres valeurs que celles de la société qui périclite actuellement.

Parlons nombre ici : Non au TCE, candidature Bové, Primaire du PS, pétition contre Edvige… Qu’est que le cinquième pouvoir ? C’est la possibilité qu’offre internet de faire circuler librement une information et de la diffuser très largement… Pourquoi ne pas passer de la large information de la base à la construction par la base de cette communauté ?

Où nous organiser ? Pourquoi pas sur le terrain virtuel où est en train de naître le cinquième pouvoir ?

Problème : nous sommes incapables ensemble d’élaborer un projet de société. Des chapelles que nous avons constituées nous opposent.

Alors qu’en Guyane et en Guadeloupe, à la Réunion, la voie est montrée avec un projet de société.

Là c’est la population qui montre la voie et les organisations syndicales et politiques suivent, en amenant tout le savoir-faire qui peut accompagner un élan populaire

Si on ne peut pas fabriquer ça en France maintenant, faisons-le sur internet.

Agrégeons, groupons, unifions, rameutons, rassemblons les gens qui rêvent des mêmes choses. Insistons sur nos bases communes et pas sur les intransigeances qui peuvent nous diviser.

Soyons un groupe de pression d’un nouveau genre: les lobbies ne se gênent pas au parlement de Strasbourg et ailleurs.

Je voterai pour le candidat qui sera le plus proche des valeurs que notre collectif/communauté défend…

Etablissons ensemble et de façon autogérée, les règles de cette communauté…

Trouvons ensemble un objectif électoral. La révolution par les urnes est aussi une question de mobilisation, mais elle est pour beaucoup préférable à celle qui met les têtes sur des piques !

Les cybercitoyens d’aujourd’hui votent, discutent, débattent clairement (pas comme sur un plateau TV), se sondent (pas avec l’organe de Parisot) et échangent. Plus ils sont nombreux (principe de Facebook) plus ils comptent et pèsent : mais il faut être plus actif encore qu’en validant  simplement  électroniquement une cause. Un peu plus, en tout cas… Même si on ne pourra pas exiger cela de toutes et tous.

Au minimum, on compte que celui qui milite pour le groupe ira voter (si on a pas de vote électronique d’ici-là) pour le candidat que le collectif pourrait faire émerger…

Pourquoi pas ? Cela ferait combien de votes en 2012 ???

Qu’avons-nous à perdre sinon une bonne partie du temps que nous passons déjà sur la Toile.

Combien d’internautes refont le monde chaque jour ? Avec le soutien des lecteurs de leurs blogs? Les chiffres sont sans doute impressionnants. Pourquoi ne pas fédérer, d’abord sur la Toile, toutes ces énergies-là ? Ce serait si bon de commencer à changer les choses avec cet outil… Qu’ils ont tant popularisé pour développer le commerce.

La proposition est la suivante :

Pour participer à la discussion préalable à la naissance du collectif www.revegeneral.fr, merci de vous inscrire en ligne pour rejoindre le forum à l’adresse suivante :

http://projet-revegeneral.forumactif.com/





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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:44

 L'Iran "surpris" par la rupture des relations diplomatiques décidée par le Maroc (Associated Press)

L'Iran s'est déclaré "surpris" samedi par la décision des autorité marocaines de rompre toute relation diplomatique avec Téhéran, au risque d'entamer l'unité du monde islamique.

Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères rejette les accusations lancées par le Maroc, selon lesquelles l'Iran interviendrait dans ses affaires intérieures.

Le Maroc a rendu publique sa décision vendredi, accusant Téhéran de tenter de répandre l'islam chiite dans le royaume.

La presse marocaine a accusé à multiples reprises l'ambassade d'Iran de se livrer ces dernières années au prosélytisme. L'ambassadeur iranien au Maroc a démenti avoir de telles activités la semaine dernière encore.

Des tensions sont récemment apparues dans le monde arabe à la suite de propos tenus le mois dernier par un dirigeant iranien sur le Bahreïn, perçus comme une menace pour la souveraineté de ce pays.

Le Bahreïn, pays allié du Maroc, est dirigé par une élite sunnite, mais sa majorité chiite entretient des liens étroits avec Téhéran, qui aurait depuis longtemps des visées sur ce royaume.

Le ministre marocain des Affaires étrangères avait convoqué l'ambassadeur d'Iran la semaine dernière en raison des tensions concernant le Bahreïn. AP




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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:40


Syrie: deux émissaires américains rencontrent à Damas le chef de la diplomatie (AFP)

Les émissaires américains Jeffrey Feltman et Daniel Shapiro ont entamé samedi matin un entretien avec le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, peu après leur arrivée à Damas.

Cette visite constitue le contact politique au plus haut niveau entre les deux pays depuis que Richard Armitage, qui était alors numéro deux du département d'Etat, s'était rendu à Damas en janvier 2005, selon le département d'Etat.

Cette rencontre intervient aussi alors que la nouvelle administration américaine a affiché sa volonté de dialoguer avec les "bêtes noires" des Etats-Unis au Proche-Orient.

M. Feltman, secrétaire d'Etat adjoint par intérim au Proche-Orient, et M. Shapiro, conseiller à la sécurité nationale chargé du Proche-Orient à la Maison Blanche, arrivaient en provenance de Beyrouth.

"Les Etats-Unis et la Syrie ont des divergences d'opinion sur de nombreux sujets importants et c'est une occasion pour nous d'échanger des opinions sur des questions bilatérales et régionales", a expliqué récemment un responsable américain sous couvert de l'anonymat.

Les deux émissaires étaient vendredi à Beyrouth pour rassurer les dirigeants libanais du soutien continu de Washington malgré ce récent rapprochement avec la Syrie, l'ancienne puissance de tutelle au Liban. M. Feltman avait alors indiqué que son pays avait une "longue liste" de préoccupations que lui et son collègue allaient discuter avec les responsables syriens.

"Nous n'avons aucun moyen de prédire l'avenir de nos relations avec la Syrie", avait noté mardi la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, lors d'une visite à Jérusalem. "Mais je pense que cela vaut le coup d'y aller et d'entamer ces conversations préliminaires", avait-elle dit. "Nous ne dialoguons pas pour le plaisir de discuter, il faut qu'il y ait un objectif et la perception d'un bénéfice possible, notamment pour les Etats-Unis et leurs alliés", avait-elle souligné.

L'ambassadeur de Syrie à Washington, Imad Moustapha, a eu un long entretien la semaine dernière au département d'Etat avec M. Feltman.

Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques mais celles-ci sont tendues depuis l'invasion américaine de l'Irak en 2003 et l'assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri en 2005, pour lequel le régime syrien a été pointé du doigt.

Israël et la Syrie ont mené l'an dernier des négociations de paix indirectes par l'intermédiaire de la Turquie, l'Etat hébreu cherchant à éloigner Damas de son allié iranien, qu'Israël accuse de vouloir se doter de l'arme atomique.

Toutefois, ces négociations n'ont abouti à aucun accord, alors que le prochain gouvernement de droite en Israël paraît encore moins disposé à un retrait total du plateau syrien du Golan, occupé depuis juin 1967 dont Damas exige la restitution.




 

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:36

 http://immigration.blogs.liberation.fr/coroller/2009/03/---page-size--1.html

Le squat oublié des sans-papiers

C'est une «lutte oubliée et méconnue». Depuis le 2 mai 2008, des Africains en situation irrégulière occupent des locaux de la bourse du travail de Paris. Selon la CSP 75 (coordination des sans-papiers), ils sont 1300 en lutte pour être régularisés. Tous travaillent, et veulent bénéficier d'une circulaire de janvier 2008 permettant aux étrangers employés dans un secteur en pénurie de main d'œuvre de demander un titre de séjour. Dix mois après le début du mouvement, 90 ont obtenu des papiers sur les 750 ayant déposé un dossier à la préfecture de police de Paris. Ce qui est peu. Hier, 5 mars, les meneurs du mouvement ont lancé un cri d'alarme. Ils craignent d'être expulsés des locaux qu'ils occupent jour et nuit. La commission administrative de la Bourse du travail – composée de la CFDT; la CGT, FO, la CFE-CGC, l'Unsa et Solidaires - réunie en séance plénière le 5 février 2009 aurait formulé de nombreux griefs contre ce mouvement. D'où leur inquiétude.

Leur mouvement a débuté après celui lancé le 15 avril 2008 par la CGT et l'association Droits Devant. Plusieurs centaines de salariés en situation irrégulière soutenus par ce syndicat s'étaient alors mis en grève sur leur lieu de travail. Les mois suivants, d'autres sans-papiers ont rejoint le mouvement qui dure toujours. Aujourd'hui, selon la CGT, sur 2 300 grévistes suivis, «on est à 1 270 régularisations», sans compter, ajoute Droits Devant, des «centaines de dossiers, car des patrons font chaque jour régulariser des travailleurs sans qu'on le sache».

Entre la CSP 75, la CGT, Droits Devant voire même le Réseau éducation sans frontières, les relations ont longtemps été tendues. En cause, le choix des Africains d'occuper la bourse du travail, lieu géré par les syndicats, et pas un autre lieu. Les sans-papiers de la bourse sont des «amis» affirme ainsi Brigitte Wieser, du RESF, mais «occuper un lieu où l'on empêche la CGT de travailler, cela arrange la préfecture et le gouvernement, et c'est aller vers une impasse».

Hier, les représentants de l'Union départementale CGT de Paris se sont invités à la réunion organisée par la CSP 75. Son secrétaire général, Patrick Picard, a souligné les «contraintes» que cette occupation fait peser sur la vie quotidienne à la bourse du travail. Selon lui, «il y a d'autres modes d'action à creuser». Allusion à une éventuelle expulsion? Pour la CGT, une évacuation par la force ferait mauvais genre. Quoiqu'il y a un précédent. En avril 2007, des gros bras syndicaux avaient viré un collectif de sans-papiers qui occupait un autre immeuble de la bourse du travail. Cette action avait fait grand bruit. Coincées, la CSP et la CGT ont renoué le dialogue. «Nous nous sommes proposé d'aider à monter les dossiers», explique Patrick Ricard. Le Haut conseil des Maliens de France, association qui fédère la diaspora malienne, et le NPA (nouveau parti anticapitaliste) se sont également impliqués dans ce dossier.



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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 19:20

 

La gauche est en crise. Ses stratégies sont pour l’instant inopérantes, voire contre-productives, comme le montrent sa disparition en Italie et l’union sacrée de la fausse gauche avec la vraie droite en Allemagne. Et si la crise de "la gauche" était elle aussi systémique, consubstantielle à la crise planétaire ?

Qu’est-ce que la gauche ?

Nuit du 4 août 1789 - abolition des privilèges

Le terme est né en France, quand les opposants au féodalisme s’assirent à gauche et les conservateurs à droite de l’hémicycle. La principale revendication était l’abolition des privilèges de la noblesse et du clergé. Celle ci fut votée par une assemblée majoritairement de droite, sous la pression de révoltes populaires dépassant les moyens de répression de l’époque, le 4 août 1789.

La gauche s’est définie par son opposition aux privilèges, et la droite par son attachement aux sauveurs suprêmes, aux césars et aux tribuns. L’étymologie fournit ainsi en axiome une définition "universelle" de la droite et de la gauche, sans ethnocentrisme ni chronocentrisme.Historiquement, le libéralisme philosophique n’est pas de droite, et une Nomenklatura n’est pas de gauche. Le clivage n’a rien de nouveau : la droite veut des hommes providentiels, des rois et des chefs, des délégués et des patrons, des guides et des führers, et leur concède bien volontiers les privilèges de leur éminence putative, et la gauche veut une réelle démocratie (Polis-tikès). Leurs corpus respectifs opposent deux modèles d’organisations : l’idéologie de droite est celle des pyramides hiérarchiques, et l’idéologie de gauche celle des organisations en réseaux.

Partis de gauche : pour aller où ?

Paradoxe apparent, les "partis de gauche" ne sont pas organisés en réseaux, mais comme les partis de droite et les entreprises capitalistes, en pyramides ! Un "parti de gauche" en ce début de millénaire, c’est une entreprise qui vend un service : changer la société. Ses recettes sont constituées de contributions monétaires et bénévoles, et ses dépenses consistent en actions de lobbying politique. Son organisation est verticale, pyramidale. Elle comprend une dizaine d’échelons hiérarchiques basés le plus souvent sur des découpages administratifs successifs chapeautés de multiples instances de direction concentriques. Comme dans toutes les entreprises basées sur ce modèle typique du dix-neuvième siècle, l’information ne circule pas ou très mal, les outils sont inadaptés aux objectifs, le climat social est effroyable, et la productivité globale est affligeante.

Naturellement, en termes d’image et de crédibilité, un "parti de gauche" fonctionnant avec plus de hiérarchies internes réelles qu’une entreprise comme Google devient de plus en plus difficile à vendre à ses électeurs potentiels. Leur désaffection n’est donc pas liée à un tarissement de la demande mais à une inadéquation de l’offre, conduisant à une rentabilité négative de l’investissement militant global dans les principaux partis "de gauche" du marché : en quelques décennies, la part des revenus du travail dans le PIB a considérablement diminué au profit des revenus du capital.

Dans leurs formes actuelles, les organisations "de gauche" échouent à opposer à la globalisation du secteur mercantile une globalisation des alternatives démocratiques. Selon un sondage, plus de huit personnes sur dix pensent pourtant "que notre société est mauvaise, et doit changer".

Mais comme la quasi-totalité de l’offre des partis, syndicats, et associations "de gauche" repose sur un modèle d’organisation de droite [1] que les entreprises capitalistes elles-mêmes n’adoptent plus en l’état, cette majorité ne concourt que de manière de plus en plus marginale à la demande résiduelle pour ce qui nous sert de gauche politique aujourd’hui.

La démocratie directe : un resizing

Le marketing ne peut enrayer une telle crise : des restructurations majeures s’imposent. Google a trois niveaux hiérarchiques, plus un quatrième qui décide : les actionnaires. Aux partis de gauche et aux entreprises avisées d’adopter un modèle encore plus productif en allant au bout du resizing [2] : aucun échelon hiérarchique. L’absence de hiérarchie ne vise pas seulement l’économie de dépenses improductives, voire contre-productives, mais aussi et surtout la meilleure capitalisation de l’intelligence collective. Un resizing complet équivaut au concept politique de démocratie directe [3].

Des tergiversations et des obstacles sont prévisibles, car les échelons hiérarchiques jouent un rôle conservateur bien connu des sociologues des organisations et désormais des électeurs. Les solutions sont connues elles aussi, pour l’essentiel, depuis des millénaires : éviter toute délégation de pouvoir, user de tirages aux sort, de mandats non renouvelables, impératifs, non cumulables, développer méthodes et outils horizontaux d’élaboration de textes collectifs et de prise de décisions (opérationnels même à plusieurs milliards), se doter d’instances exécutives, d’arbitrage, et de contre-pouvoirs indépendantes et à zéro niveaux hiérarchiques, ... et expérimenter tout ça et plus encore ici et maintenant.

Politiquement, quelques ersatz ont suffit à Royal pour court-circuiter l’éléphanterie du PS, à Obama pour doubler Hillary, ou à Besancenot pour passer en vedette américaine chez Drucker. La démocratie directe partout, au parti comme à l’entreprise, représente donc bien une énorme demande qui reste insatisfaite, reniée, édulcorée, sans cesse instrumentalisée et pourtant toujours masquée au débat public [4]. Voilà l’élément systémique de la crise d’une gauche qui s’étonne de demeurer politiquement minoritaire quand elle est sociologiquement ultra-majoritaire.

Bravitude participative ou démocratie directe ?

Associée peu ou prou au "monarchisme d’entreprise" consubstantiel des dogmes réactionnaires, la "démocratie" représentative devient invendable [5]. C’est pourquoi les mouvements de concentration, O.P.A., grandes alliances, et petits arrangements entre "partis de gauche" ne freinent guère leurs déclins. Quelques "bravitudes participatives" peuvent-elles suffire à racheter une gauche Canada-Dry noyée dans un verre de Vichy ?

Le remède à la crise des "partis de gauche" n’est-il pas plutôt d’y revenir ? (à gauche, au sens rappelé en introduction) 2002, 2005, 2007, toutes les grandes études de marché récentes le confirme : désormais, pour convaincre d’adhérer à leur concept d’entreprise, il ne suffit plus aux organisations de gauche de vendre sur catalogue une démocratie livrable au chant du coq le matin du grand soir. Elle doivent avoir le produit en stock [6], et le mettre en rayons !.

Minga, 2008

Notes

[1] "Le pouvoir politique, à proprement parler, est le pouvoir organisé d’une classe pour l’oppression d’une autre." (Karl Marx - Le Manifeste du Parti Communiste).

[2] Resizing : réorganisation d’une entreprise par la suppression des échelons hiérarchiques inutiles. A ne pas confondre avec le downsizing, qui est la réduction de la taille et/ou du périmètre d’activité pour augmenter la rentabilité financière de ce qui reste.

[3] Démocratie directe : c’est un pléonasme, car étymologiquement la démocratie est directe ou n’est pas.

[4] Sur les confiscations du débat démocratique, voir aussi "Critique de la démoscopie, du débat démocratique confisqué par son propre spectacle" (Yannis Youlountas, La gouttière, 2007), dont les principales pages sont lisibles sur : www.youlountas.net.

[5] Démocratie "représentative" : voir brochure "Sommes-nous en démocratie ?", à télécharger sur www.les-renseignements-genereux.org.

[6] "Le média, c’est le message", dit Mac Luhan. De la même façon (mais cela s’applique aux quatre pouvoirs définis par Tocqueville et non plus seulement au quatrième), "l’organisation, c’est le projet". L’organisation et son projet perdent toute crédibilité lorsqu’ils s’opposent.

Source : 
http://www.revoltes.net/spip.php?article1464




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