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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 22:52
L'appui du Parti communiste des États-Unis à Obama

Antonio Artuso -
pueblo@sympatico. ca - Montréal, le 3 nov. 08
 
Je viens de lire l'article «Des nouvelles du Parti Communiste des USA - La crise dope le Parti communiste américain», qui critique l'appui du Parti communiste (CPUSA) à Obama.
 
Cet article est diffusé par le blog http://eldiablo. over-blog. org/article- 23880953. html et par des camarades de France et de Belgique.

Quelques mois avant les attentats terroristes du 11 septembre 2001, je suis allé
au Congrès du Parti communiste des États-Unis.

Nous étions plusieurs membres du Parti communiste du Canada et du Parti communiste du Québec (section du Parti communiste du Canada).

Notre délégation a rencontré les représentants de différents partis communistes, entre autre celui du Brésil, au Congrès du CPUSA.
 
Le Partido Comunista do Brasil est un parti frère du Parti communiste des États-Unis, tout comme le Parti communiste du Canada et les différents Partis communistes et ouvriers du monde.

Le PCdoB est un p
arti marxiste-léniniste héroïque, fondé en 1922.

Il a mené une lutte héroïque contre plusieurs dictatures capitalistes ouvertes ou voilées.

Il a lutté entre autres contre la dictature de l'«Estado Novo», de type fasciste mussolinien de Getúlio Vargas, et contre la dictature militaire de 1964.

Il  a dénoncé, pendant le grand débat sur la ligne du mouvement communiste international le révisionnisme de Khrouchtchev, qui allait conduire à l'effondrement de l'URSS.

Il a été conduit à mener la guérilla d'Araguaia, en Amazonie, en défense des populations les plus démunies et a toujours maintenu une position marxiste-léniniste.
 
Dans les années 70 et 80, j'étais militant du Parti communiste ouvrier (PCO) du Canada, qui suivait la ligne des partis qui, comme le PCdoB, la Chine, l'Albanie, dénonçaient le révisionnisme moderne et se définissaient comme «marxistes-léninistes» .  Au Québec, depuis l'effondrement du PCO vers 1983, les communistes du PCO ont toujours essayé de reconstruire le Parti communiste au Québec.  Nous avons fondé le Groupe communiste ouvrier, et après quelque temps, fidèle à notre objectif de construire un parti communiste qui unisse toutes les nations du Canada (nations amérindiennes, francophones, anglophones, Québécois, Acadiens, etc.) contre le capitalisme, nous avons décidé de communiquer avec le Parti communiste du Canada.  En peu de temps nos deux familles communistes, qui avaient eu des tendances différentes, se sont unies face aux nouvelles réalités d'un impérialisme états-unien aux caractéristiques de plus en plus fascistes.  Nous sommes devenus le Parti communiste du Québec (section du Parti communiste du Canada).  Tenant compte du fait que le Québec est une nation, nous avons deux exécutif, le Comité exécutif national pour le Québec, et le Comité central pour toutes les nations du Canada, avec des sections provinciales.
 
Et en 2001, en allant au Congrès du Parti communiste des États-Unis, nous, anciens membres du PCO, ne savions pas si nous allions rencontrer un véritable Parti communiste.

Nous ne savions pas quelle sorte de militantes/ants nous allions rencontrer.  Des militantes/ants âgées/és?  Des social-démocrates étroits, n'ayant plus rien de révolutionnaire?  Le représentant du PCdoB se posait la même question, son Parti ayant suivi le même processus que nous, celui de l'intégration de deux familles de partis communistes.
 
Nous avons été très agréablement surpris le dynamisme des militantes/ants, leur nombre (plus de 800), leur âge (majoritairement jeunes), leurs discours, leur internationalisme, leur absence totale de chauvinisme de grande nation, leur travail dans leurs différents lieux de travail, dans les écoles, les universités, les banlieues ouvrières, les quartiers pauvres de tous les États-Unis.  Elles et ils était de toutes les origines, blancs, noirs, hispanophones, asiatiques, ils s'efforçaient de parler l'espagnol ou le français et même le portugais.  Ils saluaient en criant des slogans à chaque représentant de Parti communiste qui montait sur la scène : «Ho, Ho, Ho Chi Minh» pour les représentants du Viêt-Nam, «Avante camaradas!» pour le représentant du PC du Portugal, etc.
 
Les camarades états-uniens avaient préparé un court montage audio-visuel sur l'histoire de l'héroïque Parti communiste des États-Unis sur ses innombrables luttes contre l'exploitation des travailleurs, contre les différentes formes d'oppression contre les Noirs, les Chicanos, les Filipinos, exclusion des pauvres des services de santé, d'éducation, racisme, etc.), contre la constante satanisation, la répression politique et policière, les agressions physiques contre des militantes/ants des droits civils, communistes et progressistes («Liberals») et le Macarthysme et contre les guerres impérialistes des États-Unis (Corée, véritable boucherie, Viêt-Nam, Cambodge-Laos qui a fait 6 millions de morts, etc.) et les coups d'États (Iran, Brésil, Chili, etc.).
 
Au sujet de l'appui de Obama contre MacCain, le Parti communiste des États-Unis a fait ce que les communistes doivent faire, c'est-à-dire «l'analyse concrète de la situation concrète», comme le disait Lénine.

Le Parti communiste des États-Unis fait un analyse concrète de la situation concrète,
 appuyer le candidat Obama, de droite, contre le candidat républicain MacCain, d'extrême-droite.

Il est très clair que les partis démocrate et républicain et que le candidat Obama ne sont pas socialistes; que ces partis 
ne se sont pas soudain transformés en socialistes; et que ces partis sont tous deux des partis à la solde des grands monopoles impérialistes des États-Unis; que l'État qui dirige les États-Unis est celui de la classe dominante; que les travailleuses/ eurs doivent mener la lutte de classe dans tous les domaines : dans les syndicats, les quartiers, les écoles, les institutions et les groupes démocratiques, etc., que le PCUSA doit continuer à se développer en tant que Parti communiste.
 
Les camades doivent juger un Parti communiste en tenant compte :

1) de la ligne du Parti (la ligne idéologique, la ligne politique et la ligne organisationnelle) ;

2) du contexte du pays : un contexte de démagogie très proche du fascisme.
 
Le "gauchisme" (dogmatisme, sectarisme, aventurisme, etc.), tout comme l'anarchisme et le terrorisme, a pour source l'idéologie petit-bourgeoise.
 
À ce sujet, il convient de lire :

1) «Le Manifeste du Parti communiste» de Karl Marx et de Friedrich Engels : http://www.marxfaq. org/francais/ marx/works/ 1847/00/kmfe1847 0000.htm

2) «La maladie infantile du communisme (le "gauchisme"» de Lénine ( http://www.marxists .org/francais/ lenin/works/ 1920/04/gauchism e.htm ).
 
Et si vous lisez l'anglais, il convient de lire les analyses concrètes que fait le CPUSA en lire les articles du site Internet du Parti : http://cpusa. org/  .

Entre autre «Marx avait raison» (Cliquez sur :  
Marx was right by PWW/NM Editorial Board, 10/21/2008 )
 

Salutations solidaires et révolutionnaires,

 

Antonio Artuso

Parti communiste du Québec (section du Parti communiste du Canada )

Bureau de Montréal : 3115, av. Appleton, app. 1, Montréal (Québec) Canada H3S 1L6

Bureau : (514) 737-7817

Cellulaire : (514) 212-3857

Courriel : pueblo@sympatico. ca

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 21:57


Philippe VAL n’est pas à gauche, il est à l’ouest !

www.georges-sarre.net

Philippe Val chansonnier m’a fait rire ; pas toujours subtile, pas toujours léger, pas toujours si impertinent qu’il en avait l’air, il avait toutefois l’humour caustique, le verbe libre, et parfois même des paroles émouvantes.

Philippe Val rédacteur en chef m’a fait réfléchir : j’ai notamment interrogé le principe de laïcité, que je garde chevillé au cerveau, pour me demander si la publication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo était pertinente ou non. A l’époque, j’ai soutenu que Val n’avait pas nécessairement eu raison mais qu’on n’avait pas le droit de lui reprocher d’avoir eu tort ; car si la laïcité est une éthique de responsabilité (et qu’à ce titre cette publication n’était peut-être pas des plus pertinentes), elle pose quoi qu’il en soit, comme consubstantiel à la séparation de l’espace public et de la sphère privée, le droit au blasphème.

Mais Philippe Val, « militant à l’ouest », m’inquiète. Son dernier entretien, dans l’Express, avec Christophe Barbier, résume bien le court-circuit intellectuel qui a frappé ce gauchiste sympathique pour en faire un avocat du néo-conservatisme. Tout est dit lorsque Val vilipende cette gauche « antieuropéenne, antidémocrate et surtout antiaméricaine qui prône les mauvais choix ». Cette gauche là, on le lit plus loin, c’est « Chevènement et Mélenchon ». Cette gauche là est « de droite ». Pourquoi ? Parce qu’elle est « républicaine avant d’être démocrate ».

Val est à ce point « à l’ouest », qu’il analyse les mots et les clivages à l’aune du paysage politique des Etats-Unis d’Amérique : les républicains à droite, les démocrates à gauche ! Il est à ce point « à l’ouest » qu’il ne voit aucun problème au « partage démocratique » entre « Occidentaux » : aucune spécificité - aucun acquis social, aucun service public, aucune vertu environnementale, aucune éducation à l’émancipation individuelle - rien, en France, ne mérite donc, selon Philippe Val, d’être défendu, et ceux qui défendent une vision française de la République sociale sont des disciples de « Maurras », pas de Jaurès : Val perd la tête.

Il perd la tête parce qu’il mélange la Nation citoyenne, ouverte, internationaliste, et la Nation ethnique et romantique. Il perd la tête car il oublie que la gauche se définit à l’aune de l’émancipation individuelle, de la justice sociale, de la fraternité républicaine, et non de « l’approbation de la mutation » pour la mutation, du « bougisme » en somme.

Il perd la tête parce qu’il est tout à son nouveau schéma : l’Occident contre les islamistes, qu’il amalgame volontiers avec les Musulmans, et avec les Arabes (on n’est pas à un raccourci près dans le cerveau en court-circuit du citoyen Val). Le choc des civilisations… Dans ce schéma, pas de place pour le débat sur le contrat social, la République, la démocratie.

On est pour l’Occident, donc pour Washington, donc pour Bruxelles, ou bien on est contre. A peine concède-t-il qu’on puisse être contre parce que pro-islamiste, ou contre parce que conservateur d’un autre temps, de droite donc.

Val n’est plus à gauche, il est à l’ouest… C’est ainsi, mais c’est dangereux. Dangereux pour la gauche, qui n’est pas près, si elle suit Val, de se distinguer du sarkozysme autrement que sur la forme. Dangereux pour le monde, car le choc des civilisations pourrait finir par être une prophétie auto-réalisatrice.




 

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 21:52


http://atlasalternatif.over-blog.com/article-24301554.html


Attaque contre la Syrie


Le 26 octobre, un hélicoptère américain lançait un raid à la frontière syro-irakienne tuant 8 personnes (dont 4 enfants et un couple marié - http://www.counterpunch.org/kampmark10312008.html) dans un village syrien. Il visait officiellement un chef proche d’Al-Qaida, Abu Ghadiyah, dont Damas dément cependant qu'il se trouve sur son territoire. La même semaine les drones états-uniens tuaient 32 personnes au Pakistan (Waziristan).

Ces deux attaques contre des pays souverains suscitent des réactions hostiles dans l'opinion publique internationale y compris chez les alliés ou ex-alliés de Washington. Les Britanniques eux-mêmes se sont indignés de l'agression contre le Pakistan (http://dailytimes.com.pk/default.asp?page=2008\11\01\story_1-11-2008_pg7_25). En ce qui concerne la Syrie, le gouvernement irakien pro-américain s'est senti embarrassé par les frappes. Ni le Premier ministre Nuri al-Maliki ni le Président Jalal Talabani n'avaient été préalablement informés de l'attaque(http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/JK01Ak05.html).

La Syrie est l'objet d'agressions fréquentes de la part des Etats-Unis et d'Israël. Le gouvernement de Tel-Aviv avait bombardé Deir Al-Zour, en septembre 2007. Des "accidents" mystérieux ont eu lieu sur le territoire syrien : l’assassinat d’Imad Mughniyeh, leader du Hezbollah, assassiné à Damas, en février dernier, celui du général Mohammed Suleiman, conseiller pour la sécurité du président Assad, assassiné à Tartous, ville côtière au nord de la Syrie, il y a environ deux mois (http://fr.rian.ru/analysis/20081028/117998491.html). "Le dénominateur commun de toutes ces opérations est que plus personne ne prend la Syrie au sérieux, étant donné les violations répétées de sa souveraineté. Le pays n’a sans doute jamais connu une telle instabilité." conclut même le quotidien israélien Haaretz ( http://www.courrierinternational.com/article.asp ?obj_id=90851).

Par delà le succès militaire très douteux de ce qui est peut-être une des dernières opérations de l'administration Bush, l'effet politique, lui est désastreux, dans la région. Les sunnites iraquiens qui ont été bien traités par la Syrie depuis 2003 (des centaines de milliers y sont d'ailleurs réfugiés, un certain nombre de leurs "tribus" étant à cheval sur les deux côtés de la frontière) ont été exaspérés par cette attaque contre leur voisin et pourraient se montrer plus réticents à aider les Etats-Unis à combattre Al Qaida dans le cadre des Awakening Councils (conseils des sages). Les chiites redoutent que l'attaque contre la Syrie soit une étape dans une reprise du processus de guerre contre l'Iran. Le néoconservateur John Bolton, ex ambassadeur de Bush aux Nations-Unis, a d'ailleurs à nouveau agité le spectre de la guerre sur la chaine saoudienne al-Arabiya (émission Bi Saraha) - voir l'analyse de Sami Moubayed sur Asia Times Online http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/JK01Ak05.html.

Surtout le regain d'anti-américanisme que cela provoque en Irak rend difficile la signature de l'accord avec le gouvernement de Bagdad sur le statut des forces d'occupation états-uniennes (Status of Forces Agreement - SOFA) dont le mandat validé a posteriori par l'ONU prend fin cette année.

On peut se demander quelles seront les répercussions en Syrie même où la volonté de "normaliser" les relations avec les Occidentaux reste forte. Mardi 28 octobre (http://english.people.com.cn/90001/90777/90854/6525377.html), le ministre danois des affaires étrangères Per Stig Moeller, après une rencontre de deux heures avec le président Assad, a assuré Ehoud Olmert de l'intention "très sérieuse" du leader syrien de reprendre les négociations avec Israël.  Sur la table des négociations, la restitution du Golan et la normalisation des relations entre les deux Etats, en échange de l'abandon du soutien de la Syrie aux groupes armés palestiniens, au Hezbollah, et à l'Iran (http://www.haaretz.com/hasen/spages/1033028.html). Pour l'heure le durcissement de Damas se manifeste surtout à l'égard des Etats-Unis. A titre de représailles contre les bombardements, le gouvernement syrien a suspendu la présence des gardes à la frontière irakienne
qui freinaient les infiltrations possibles de résistants. Damas agit d'ailleurs sous la pression de la rue. Des milliers de Syriens ayant manifesté contre l'agression américaine le 30 octobre, le centre culturel de ce pays a dû être fermé (http://www.syria-today.com/pkg05/index.php?page=show_cat&ex=2&dir=c&cat_id=26). Le général américain David Petraeus nommé vendredi commendant central (Centcom) des forces du Moyen-Orient aurait proposé cette semaine de se rendre en Syrie pour y apaiser le ressentiment et oeuvrer à la séparation de la Syrie de son allié iranien, mais l'administration Bush, toujours partisane de l'épreuve de force, s'y serait opposée (http://abcnews.go.com/Politics/story?id=6148650&page=1).


     

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 21:47


http://atlasalternatif.over-blog.com/article-24332154.html


Et pendant ce temps en Palestine...


L'Egypte a apporté une nouvelle fois sa contribution au blocus qui asphyxie le territoire palestinien de Gaza en détruisant récemment trois tunnels facilitant la  contrebande à sa frontière avec l'enclave palestinienne de la  bande de Gaza, a rapporté samedi l'agence de presse égyptienne MENA. L'Egypte a intensifié la lutte contre les tunnels après avoir  négocié un cessez-le-feu entre le Hamas et le côté israélien en  juin 2008, tuant au total 40 trafiquants palestiniens depuis le  début de l'année (http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-11/02/content_753281.htm).

Néanmoins c'est au Caire que devrait se tenir le 9 novembre un dialogue rassemblant toutes  les factions palestiniennes en vue de la constitution d'un gouvernement d'union nationale entre le Fatah qui gouverne la Cisjordanie (et réprime les opposants pour plaire à l'occupant israélien http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5282) et le Hamas qui gouverne Gaza (http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-11/02/content_753271.htm).

Des initiatives de solidarité avec la population de Gaza continuent dans le monde. Le 29 octobre, le bateau "Dignity", parti de Chypre ma veille, a accosté à Gaza vers 8 H ce mercredi matin, avec à son bord 27 militants des droits de l’Homme, venus de 13 pays, dont le prix Nobel de la Paix Mairead Corrigan Maguire, le ténor italien Joe Fallisi, le député palestinien Moustapha Barghouti, le député israélien du parti arabe Balad, des avocats, des médecins. Israël avait menacé de l'arraisonner mais s'est abstenu (http://www.europalestine.com/spip.php?article3445).

Pour avoir une idée des conséquences du blocus israélien de Gaza sur la population, on peut se reporter au témoignage du journaliste Samah A. Habeeb sur http://www.europalestine.com/spip.php?article3429.

En ce moment un citoyen français Salah Hamouri, membre d’une association de jeunesse réputée proche du Front Populaire de Libération de la Palestine, est incarcéré en Israël depuis trois ans sans jugement (http://www.france-palestine.org/article7743.html). Le Quai d'Orsay ne se mobilise guère pour sa libération (http://www.oulala.net/Portail/IMG/_article_PDF/article_3696.pdf).



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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 21:40


http://ouvalacgt.over-blog.com/article-23622363.html

Samedi 11 Octobre 2008

Où en est le Forum pour un syndicalisme de Classe et de Masse ?


Nos lecteurs savent que depuis deux ans, nous avons participé activement à l'organisation et la tenue de forums pour un syndicalisme de classe et de masse, à l'initiative de plusieurs collectifs et syndicats de classe, la CGT-E Dalkia (aujourd'hui à Sud Energie), la Fédération Syndicale Etudiante, le collectif Continuer la CGT, le Comité Unitaire pour un front syndical de classe (CUFSC), le Collectif Intersyndical de lutte de classe anti-bureaucratique (CILCA) et bien sur notre blog « Où va la CGT ? »

Un certain nombre d'initiatives ont eu lieu en 2007 et 2008 : premier forum national en mai 2007, suivi de la publication d'un premier bulletin, une rencontre lors de la grève des Cheminots à l'automne 2007, un deuxième forum national en janvier 2008, accompagné d'un deuxième bulletin, d'un forum régional du Sud-ouest le 14 juin 2008, et depuis, plus rien.

Le travail accompli est important, l'unité réalisée est certaine même si chacun sait qu'elle est très relative, que les désaccords ont été délibérément laissés de côté pour construire en commun. Il faut noter que tout cela a été mené dans un esprit d'ouverture, sans sectarisme avec pourtant des militants d'horizons assez différents. Si l'on reprend le contenu des deux bulletins, réunissant un peu le travail réalisé ensemble, c'est franchement positif et c'est un premier jalon dans la construction d'un syndicalisme de classe.

Pourtant depuis le deuxième forum, les collectifs à l'origine du projet n'ont pas réussi à se voir, et on a même franchement l'impression que l'affaire est enterrée. Comme il n'est pas dans nos habitudes de masquer la réalité et la vérité, quelles qu'elles soient, nous mettons les pieds dans le plat et rendons public l'état des lieux.

Il semble bel et bien que pour la plupart des participants, ce Forum ne soit plus une priorité, voire même pour certains un obstacle à leurs propres objectifs.

Le CGT-E, on le sait, est dans une situation difficile, dont nous avons encore récemment parlé à propos du procès en Prud'hommes d'Evelyne Gaillet, soumis à une pression constante et épuisante de l'alliance entre la direction et les syndicats corrompus, pression doublée d'une multitude de procès en justice qui pèsent lourdement sur l'activité syndicale. Ces camarades pourtant pour une large part à l'origine du projet, n'ont manifestement pas réussi à se donner les moyens et les priorités de le poursuivre, sans doute d'autant plus qu'ils se retrouvent désormais à SUD avec une logique et des contraintes qui peuvent être différentes. Leur présence était toujours problématique entre les différentes échéances, ces derniers mois elle s'est considérablement diluée.

La FSE, syndicat étudiant, ne peut pas jouer un rôle moteur dans ce projet, et il n'y a aucun reproche à lui faire. Il faut qu'il y ait une présence effective du syndicalisme du monde du travail, pour que des étudiants puissent se positionner par rapport à leur avenir de classe, par rapport à la classe ouvrière et aux travailleurs exploités. Si les syndicalistes de classe sont absents, ils ne peuvent pas de fait soutenir une coquille vide.

Le Comité Unitaire pour Un Front Syndical de Classe a disparu, pour concentrer ensuite son activité autour de la Lettre ouverte aux directions syndicales, avec à la clé des rencontres régionales (dont celle de Douai du 27 septembre) et perspective de rencontre nationale, de préparation du quarante neuvième congrès de la CGT. Nous avons dit ce que nous pensions de cet appel, très en retrait des positions du Forum. Manifestement les camarades ont choisi d'élargir la base d'unité, d'abandonner une forme de radicalité pour, comme on dit « ratisser plus large ». C'est un choix que nous ne partageons pas,  même si l'initiative de la lettre ouverte attire de nombreux militants qui ne supportent plus l'attentisme des directions syndicales. Le problème, escamoté, c'est la question de l'orientation, de la collaboration de classe, de caresser dans le sens du poil un certain nombre de camarades de l'appareil qui ont du mal à digérer une critique
incisive de la Direction confédérale. Par ailleurs, le CUFSC n'a même pas eu la correction la plus élémentaire d'informer les autres participants du Forum de ses initiatives, alors que nous avons quand même presque deux ans de travail en commun... Il semble en tous les cas bien que ces camarades aient de fait abandonné le forum.

Le Collectif « Continuer la CGT » s'est désengagé sans explication claire (sinon d'obscures raisons internes) dès la fin du deuxième forum, et depuis n'a plus donné signe de vie, y compris pour informer de son activité, que nous connaissons par ailleurs dans le collectif lyonnais.

Nous découvrons par hasard sa volonté d’organiser conjointement avec le Collectif Métallurgie du Nord Pas de Calais un meeting de lutte, dont le contenu semble être encore  plus en retrait que l’initiative de la Lettre ouverte, en particulier plus un soupçon de critique à la direction de la CGT, et appel seulement à l’unité des luttes, ainsi qu’à la remise en cause de l’accord sur la représentativité. Nous aurons bien sûr l’occasion d’en reparler. Bien entendu, et c’est sans surprise, nous avons été soigneusement laissés de côtés de cette nouvelle proposition, comme de celle de la Lettre Ouverte, car nous portons une autre orientation syndicale de classe : celle de caractériser ouvertement et directement les directions syndicales comme des ennemis qui se cachent et pas des amis qui se trompent, celle de mener le débat ouvertement et explicitement comme nous l’avons fait pour la journée de l’indécence. Cette
opposition frontale et ouverte ne plait manifestement pas à tout le monde…

Enfin le Collectif Intersyndical de lutte de classe anti-bureaucratique a été présent jusqu'à la dernière rencontre (avortée) mais n'a pas depuis manifesté d'initiatives spéciales pour relancer le forum, aux plans régionaux comme national, ses militants étant (par ailleurs) très investis dans la polémique autour de la constitution du NPA

Quant à nous, nous avons tenté (avec nos moyens limités) de suivre le chemin initié par le Forum national. Nous avons été parmi les principaux organisateurs du forum régional du Sud-ouest, qui a été un beau succès, nous participons à des tentatives de regroupement lyonnais qui vit difficilement du fait de problèmes locaux, et bien entendu nous continuons à faire vivre le blog dont l'audience ne se dément pas, comme nous avons pu le constater autour de la journée de l’indécence, du soutien aux Goodyear, comme à Evelyne Gaillet à Caen.

Mais nous ne pouvons (et ne voulons pas) faire vivre une structure artificiellement. Nous enregistrons donc la situation qui existe de fait et ne proposerons pas d'initiatives de relance tant que d'autres camarades ou collectifs ne s'engageront pas sérieusement dans le processus.

Nous continuerons à travailler au plan local, dans les collectifs régionaux que nous impulserons chaque fois que cela est possible et nous alerterons nos lecteurs sur notre disponibilité à y participer. Nous proposerons  localement des réunions de lecteurs du blog pour se rencontrer et discuter. Un des acquis du forum reste bel et bien le développement des liens entre des  militants lutte de classe longtemps isolés.

En forme de bilan, l'échec (nous espérons provisoire) du Forum montre que nous n'en sommes qu'au début, comme en témoigne les différentes initiatives depuis deux ans. Dernière en date, la rencontre  appelée par le collectif des métallos du Nord,  le 29 novembre à Paris (premier rendez-vous donné par eux depuis le meeting à l'occasion du quarante huitième Congrès), à laquelle nous participerons même si nous trouvons que l'appel escamote encore une fois le vrai débat.

Cela renforce notre opinion sur la situation du syndicalisme de classe dans notre pays dans la période actuelle : le principal frein n'est pas l'éparpillement des luttes auquel le « Tous ensemble » serait une sorte de recette miracle. Le principal frein n'est pas le sectarisme puisque pendant deux ans des collectifs d'orientation différente ont réussi à travailler ensemble.

Le principal frein est la confusion politique, la tentation permanente de reproduire les positions du syndicalisme du passé, avec toutes ses erreurs qui l'ont mené à l'échec : défense des nationalisations, du service public, de l'état, nationalisme, sous-estimation de la question de classe et du rôle des ouvriers, défense (plus exactement silence dans la critique) des structures de cogestion du capitalisme que sont la Sécu, les organismes de retraite, de formation professionnelle, ces structures  qui sont le nid permanent de création de la bureaucratie de cogestion et de collaboration de classe.

C’est vers le renforcement de cette institutionnalisation que la direction confédérale se dirige, avec des représentants légitimés périodiquement par des élections professionnelles ou prud'homales, et un financement (autre sujet épineux qu’il faudra bien aborder) garanti par des fonds publics plutôt que basé sur des cotisations et donc la nécessité d’un travail de terrain et d’organisation des travailleurs.

C’est déjà clairement inscrit dans la réforme de la représentativité, dont nous n'avons pas encore tiré toutes les conséquences, qui se feront réellement sentir d'ici un ou deux ans, mais qui va concrètement renforcer le syndicalisme de cogestion en faisant dépendre l’activité syndicale des élus d’entreprises ce qui aura aussi des répercutions sur le travail interpro et d’UL.

Il faudra bien comprendre pourquoi la CGT l'a signé, et face au durcissement de l'exploitation mené par Sarkozy, la direction confédérale a clairement fait ses choix.

A ce propos, il est intéressant de relever le point de vue de la bourgeoisie sur la question, par la bouche d'Entreprise & personnel (structure de conseil au patronat réunissant les DRH de grosses entreprises françaises), c'est édifiant.

« La CGT a changé et s'oriente vers un syndicalisme de négociation, mais toutes ses composantes sont loin d'être acquises à cette "révolution". Il n'y a plus une CGT, mais des CGT. Pour décrire le positionnement actuel des organisations syndicales, cinq critères peuvent être retenus, dépassant l'opposition traditionnelle entre "réformisme" et "syndicalisme de classe" : le rapport à l'économie de marché, la vision du rôle de l'Etat et la place du contrat, l'approche de la négociation collective, les modes d'action privilégiés, l'intégration dans le mouvement syndical international. »

Ils n’ont pas perdu de temps à tirer les enseignements de l’accélération des changements intervenus ces dernières années dans le paysage syndical ! C’est bien un choix de syndicalisme qui est en jeu, qui ne peut se calquer sur une réalité du passé, aussi il y a urgence à s’emparer de la question jusqu’au bout.

Depuis l'origine, nous disons que la priorité est politique, c'est d'ailleurs pour cette raison que nous n'avons jamais voulu créer une structure syndicale qui n'aurait été que bidon et que ce blog est explicitement animé par les militants politiques de Voie Prolétarienne, même si c'est sans sectarisme et de manière très ouverte.

Si le Forum national pour un syndicalisme de classe et de masse est pour l’instant retombé en sommeil, les autres initiatives qui ont lieu méritent notre attention. Elles ne font que poser avec plus d’acuité les questions politiques essentielles de la période. Les objectifs du blog « Où va la CGT ? » (qui existait d’ailleurs avant le forum) sont plus que jamais d’actualité,  nous invitons nos lecteurs à poursuivre le débat soit en ligne soit en prenant contact.

Ceux et celles qui sont intéressés peuvent d’ores et déjà lire l’extrait sur le travail syndical issu du dernier congrès des militants qui animent ce blog, le manifeste pour un syndicalisme de classe et les textes de l’histoire sur le syndicalisme de classe, en particulier ceux d’Alexander Losovsky



 

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 21:35


Conférence-débat : World Trade Center, Analyse technique de la chute des 3 tours avec Richard Gage

Nous avons le plaisir de vous inviter à la soirée :

- World Trade Center
  Analyse technique de la chute des 3 tours
  Conférence-débat avec Richard Gage
  Architecte américain membre de l’AIA

  Le jeudi 13 novembre 2008 à 20h00, au cinéma Grand Action
  5 rue des écoles, 75 005 Paris (Métro Cardinal Lemoine)

Dans le cadre d’une tournée européenne faisant suite à une série de conférences-débats données en Amérique du Nord, Richard Gage sera à Paris le jeudi 13 novembre prochain.

M. Richard Gage, membre de l’American Institute of Architects, exerce dans un cabinet de la région de San Francisco depuis une vingtaine d’années et a travaillé sur divers projets de construction, dont un nombre important de bâtiments à structure d’acier.

En parallèle, Richard Gage est le président fondateur de l’association d’architectes et d’ingénieurs pour la vérité sur le 11-Septembre, qui s’est livrée à une contre-analyse poussée des rapports techniques officiels sur l’effondrement des 3 tours. Cette association d’experts regroupe aujourd’hui plus de 500 membres et 2500 sympathisants à travers les États-Unis. Leur travail s’appuie sur les études réalisées par les 2 instituts officiels du NIST (National Institute for Standards and Technologies) et de la FEMA (Federal Emergency Management Agency) chargés par la Commission d’enquête sur le 11-Septembre de l’étude technique de la chute des 3 tours.

Ils ont exploré tous les documents, témoignages, films, reportages et rapports à leur disposition afin de cerner les limites des comptes-rendus officiels, et notamment leurs diverses approximations contestables et autres impossibilités scientifiques. Ce travail rigoureux suit une démarche de compréhension de l’événement, de recherche des causes possibles, et de préconisations de mesures préventives. Ce cas unique dans l’histoire de l’architecture doit en effet également servir à améliorer les techniques de construction et de prévention d’incendie dans l’industrie du bâtiment.

Cette initiative s’inscrit dans le "9/11 Truth Movement", mouvement citoyen international initié par des familles de victimes du 11-Septembre qui milite pour la mise en place d’une nouvelle enquête internationale et indépendante sur cette tragédie.

Si vous êtes intéressé par cette conférence merci de vous préinscrire : http://www.reopen911.info/richard-gage-paris.html

Conférence en anglais avec traduction simultanée Entrée : 5 euros (plus participation aux frais de location pour la traduction simultanée)

  Association ReOpen911.info
  www.ReOpen911.info

L’association française ReOpen911 est une initiative citoyenne, démocratique et pacifiste qui travaille avec de nombreuses autres associations américaines et européennes, qui informe les citoyens sur les attentats du 11 septembre 2001 et qui milite, en partenariat avec des familles de victimes, pour la réouverture d’une enquête indépendante.

Ainsi, nous collaborons régulièrement avec des universitaires, des intellectuels, mais aussi des institutions renommées comme le Mémorial de Caen.

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 21:30


De nouveaux massacres au Nord-Kivu

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-24293542.html

L'officier rebelle tutsi Laurent Nkunda (voir notre précédent article) a lancé cette semaine à l'Est du Congo une offensive contre la ville de Goma qui s’est vidée de ses habitants : tous ceux qui le pouvaient se sont repliés sur Bukavu, la capitale du Sud Kivu, les autres ont tenté d’échapper aux tirs sporadiques même si en début de soirée le mouvement de Laurent Nkunda, à la demande des Nations unies, a annoncé qu’il n’entrerait pas dans la ville et qu’il décrétait un cessez le feu. Le personnel de la Mission des Nations unies au Congo a quitté ses bureaux voisins de l’aéroport pour une résidence plus sûre au bord du lac Kivu, à proximité de la frontière rwandaise...

Plusieurs camps de personnes déplacées près de la ville de Rutshuru dans le Nord-Kivu, à 90 km au nord de Goma, ont été vidés par la force, pillés et brûlés. Des massacres de grande envergure se déroulent. L'Unicef s'inquiète d'un éventuel déclenchement d'une épidémie de choléra et de rougeole parmi les dizaines de milliers de déplacés regroupés aux portes de Goma

Le chef de la MONUC demande des renforts, mais le Conseil de sécurité de l'ONU s’est retrouvé divisé sur cette question et les Etats-Unis vont envoyer un nouvel émissaire au Congo. Du côté européen,  Bernard Kouchner fidèle à son credo interventionniste, alors que la France préside l’Union européenne, s’est déclaré favorable au déploiement de 1500 hommes pour mettre fin aux violences. D'autres partenaires sont plus réticents. Paris, qui sait que l'ingérence de la France n'est plus acceptée dans la zone, essaie d’associer les Britanniques à l’initiative.

Le gouvernement nationaliste à dominante tutsie (FPR) rwandais, de Paul Kagame, accusé d'armer Nkunda est montré du doigt par les spécialistes.

"Laurent Nkunda, ses compagnons de bataille et ses protecteurs rwandais assurent qu’ils se battent pour défendre les Tutsis congolais, une minorité qu’ils disent menacée, alors que depuis des années des efforts notoires ont été déployés pour leur faire place dans les institutions de la république, au même titre que tous les autres citoyens et effacer le souvenir des années de guerre" écrit Colette Braeckman, journaliste au quotidien belge Le soir, http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2008/10/29/qui-seme-la-haine/. "Quant au président Kagame, qui, à des degrés divers, est le "parrain" incontestable de Nkunda, et qui, après la terrible expérience du génocide, se montre si soucieux de la sécurité de son peuple, il devrait savoir qu’à terme, la dissuasion par la force ne représente qu’un éphémère rempart." ajoute-t-elle. Colette Braeckman était pourtant jusqu'ici plutôt proche du gouvernement rwandais, dans sa façon
notamment de dénoncer l'inculpation (dans les colonnes du Monde Diplomatique) de Paul Kagamé par le juge français Bruguière (http://www.monde-diplomatique.fr/2007/01/BRAECKMAN/14367).

Elle dénonce aussi "la passivité de la communauté internationale (ndle : des Occidentaux) face aux développements que pourrait susciter la chute possible de Goma : transformation de la rébellion en mouvement d’opposition national, risque de sécession du Kivu, qui pourrait entraîner d’autres provinces (Bas Congo, Katanga…) menace de balkanisation du pays tandis qu’à Kinshasa une motion de défiance contre le chef de l’Etat pourrait entraîner un changement de leadership…" (http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2008/10/29/les-raisons-de-la-solitude-de-kinshasa/). Depuis plusieurs mois Karel de Gucht notamment, ministre des affaires étrangères belges dissuadait le président Kabila d'avoir une position de fermeté face à la rebellion.

Les Echos de Kinshasa ( www.congopanorama.info) accusent aujourd'hui "les compagnies militaires privées des mercenaires Américains et Européens, voire Sud Africains au su et au vu de leur gouvernements respectifs qui fournissent des armes à Nkundabatware, parfois elles sont même contractées par la MONUC en contrepartie de ces minerais strategiques (citons Aviation Consultancy Services or ACS, Kayswell Services, DynCorp International or DCP, Triple Canopy, Northrop Grumman (NOC), PAE (une filiale de Lockheed Martin ou LMT), MPRI (une filiale de L-3 Communications - LLL), Blackwater,AFRICOM, Executive Outcomes)!"

Le silence sur le Congo des intellectuels médiatiques français, lui, est toujours aussi assourdissant.

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 21:20


Congrès du PCF : 15% des voix pour « Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » !   


www.lariposte.com


Le document Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme a recueilli 15% des voix, lors de la consultation interne des 29 et 30 octobre. Après de longues années pendant lesquelles le programme du PCF a été progressivement vidé de son contenu communiste et révolutionnaire, voici enfin un signe tangible d’un inversement de tendance. Le marxisme est de retour !

Il est vrai que Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme est devancé par le troisième texte (24%), soutenu notamment par le député-maire de Vénissieux, André Gerin, la section du quinzième arrondissement de Paris et les proches de Jean-Jacques Karman. Mais le score de notre texte n’en est pas moins remarquable. Parmi ses signataires ne figuraient aucun sénateur, aucun député, aucun maire et aucun membre du Conseil National. Nos moyens de communication et d’intervention dans le débat étaient extrêmement modestes. Le succès de notre texte s’explique avant tout par la clarté de son propos. Les idées, l’analyse et le programme communiste de ce texte coïncident avec les aspirations d’une large couche de la base du parti – et bien plus importante, en fait, que 15%.

En effet, tout en étant mécontents du document présenté par le CN, de nombreux communistes n’ont pas voulu sanctionner la direction sortante de peur d’affaiblir davantage le parti. Nombre de camarades craignent que l’émergence de « courants » ou de « tendances » contestataires présage un éclatement possible du parti. En ce qui concerne les initiateurs de Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme, leur objectif n’est en aucun cas de nuire à l’unité du parti. Nous sommes membres du PCF et nous le resterons. Sans un Parti Communiste puissant, aucune lutte sérieuse pour le renversement du capitalisme n’est possible. Comme l’indique le titre de notre texte, nous lutterons sans relâche pour renforcer le parti et développer son implantation sociale. Mais cet engagement n’exclut nullement la nécessité d’une discussion fraternelle, constructive et franche entre tous les communistes sur les questions de programme, de théorie et de stratégie. Nous considérons, par ailleurs, que la plus grande menace contre l’unité du parti – et la cause fondamentale de son affaiblissement – résident dans l’abandon des idées fondamentales du communisme. La lutte pour le renforcement du PCF est indissociable de la lutte pour le doter d’un programme authentiquement révolutionnaire.

La discussion sur les idées défendues dans les différents textes se poursuivra au-delà du Congrès. La crise actuelle du système capitaliste aura des répercussions importantes sur l’évolution ultérieure du PCF. Depuis la chute des pays prétendument « socialistes », il y a près de 20 ans, les capitalistes ont lancé une offensive idéologique de grande envergure contre les idées du communisme. Cette offensive n’a pas été sans conséquences sur le moral et la combativité des travailleurs, y compris chez les militants syndicaux et communistes. Le capitalisme triomphait, le socialisme était discrédité – semblait-il. La désorientation des militants était aggravée par le fait que les dirigeants des organisations supposées lutter contre le capitalisme s’adaptaient de plus en plus aux « réalités » du système en place. Au PCF, cette capitulation a trouvé son expression la plus flagrante dans la participation active de sa direction au plus grand programme de privatisation de l’histoire du pays, sous le gouvernement Jospin. Mais aujourd’hui, on voit bien où ce système nous a mené. Les camarades relèvent la tête, se rendent compte que les idées du communisme n’ont rien perdu de leur actualité. L’intérêt que les communistes ont porté au travail de La Riposte, en lui assurant les moyens militants et financiers nécessaires à son existence, fait partie de ce processus.

Avec 15% des voix dans les sections, notre combat pour le réarmement idéologique du PCF a franchi un cap majeur. C’est un début très encourageant. Mais ce n’est qu’un début. Dans les années à venir, par une explication fraternelle et constructive de notre démarche, et grâce à une attention scrupuleuse aux questions de théorie, de programme et de stratégie, nous parviendrons à convaincre une nette majorité des communistes de la justesse de nos idées. Jamais les idées du socialisme révolutionnaire n’ont été aussi nécessaires, dans le mouvement ouvrier français comme à l’échelle internationale. Elles fournissent la clé de l’émancipation des travailleurs et de la jeunesse. Telle est notre cause.

Greg Oxley (PCF Paris)



Publication : vendredi 31 octobre 2008


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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 21:06

http://altercommunistes.org/spip/spip.php?article388

34ème congrès du PCF

40 % des communistes dont il faut tenir compte ! 

première analyse des résultats du vote

dimanche 2 novembre 2008, par pam


L’affaiblissement du parti continue avec plus de 20000 cotisants perdus (-26%) et plus de 6000 votants perdus (-16%). La direction nationale est confrontée à l’échec de ses stratégies successives, à moins de dire que ses stratégies ont pour but de dissoudre le PCF pour faire autre chose, comme en Italie...

Un cas très particulier pour les Bouches du Rhône qui ont gagné 712 cotisants (+20%) et 205 votants (+9%) entre 2006 et 2008 ! Aux communistes du 13 d’analyser ces résultats plus en détail.

L’affaiblissement est cependant inégal et devient un véritable effondrement dans la banlieue rouge de la région parisienne. Le 93 et le 94 perdent plus de la moitié de cotisants, avec cependant une perte plus faible de votants. C’est le parti de masse qui disparait au profit du parti des élites et des spécialistes. Des militants de ces départements le subissent, et tentent de résister, d’autres s’en accommodent, certains pensent que ce "parti de masse" était un leurre. Mais le fait est que c’est le peuple qui est éjecté de son organisation !

C’est aussi le cas dans la Haute-vienne (-133% de cotisants et -20% de votants), la Haute marne (-166% de cotisants et -2% de votants !) et le Doubs (-156% de cotisants et + 39% de votants). Il faudrait une analyse plus poussée des situations locales précises

On mesure aussi l’impact de l’exclusion de Maxime Gremetz décidé par la direction avec presque un communiste sur deux perdu dans la Somme. Il est vrai que c’étaient des voix d’opposition !

Des cas particuliers qui doivent traduire une différence de décompte avec la Loire ou la Charente maritime qui gagne en cotisants mais perdent en voix…

L’orientation du conseil national sortant est en recul en voix dans 92 départements, alors que l’opposition se réclamant du marxisme progresse en voix dans 78 départements ! Les deux textes ont une divergence forte sur la souveraineté nationale et la conception de l’internationalisme, mais pour le vote du congrès, ils représentent sans équivoque un rejet en commun de l’orientation depuis la mutation.

Cette opposition progresse ainsi en % dans 87 départements, dont 71 de plus de 10% des exprimés et de manière encore plus significative, de plus de 20% des exprimés dans 32 départements.

Elle devient majoritaire dans 14 départements (+10) et dépasse 1/3 des voix dans 58 départements (+51).

De fait, la « base commune » votée par 88 dirigeants du conseil national ne permet pas le rassemblement large des communistes. Elle recule malgré le poids historique de la position de la direction dans le parti, malgré la bataille idéologique menée par tous les courants de cette direction pour gagner les communistes à l’idée du "changement".

Pour l’anecdote, on peut noter la publication le lendemain du vote dans l’humanité de la table ronde sur le parti avec Marie-Christine Burricand, publication reportée au fil des jours pour urgence de l’actualité…. Le vote des communistes n’en faisant visiblement par partie pour la direction de l’humanité !

La progression du nombre de communistes qui choisissent dans ces conditions de dire NON est plus que significative. La parole des communistes peut se libérer rapidement dans les semaines qui viennent, bousculant les conventions, les méfiances, laissant de coté le consensus mou d’appareil.

Poursuivre le congrès sans en tenir compte, c’est institutionnaliser la cassure entre communistes, rejeter la volonté de milliers de communistes de maintenir le PCF sur une base marxiste… Le congrès ne peut donc se dérouler comme la direction le souhaite

Parmi les votants pour la base commune, beaucoup ont voté pour les parties du texte qui font malgré tout référence au maintien du PCF, à des formulations influencées par le marxisme…

L’unité des communistes peut se reconstruire au 34ème congrès sur une autre base que celle proposée par le conseil national !

Pour renverser la tendance à l’affaiblissement, retourner dans le 93 et le 94 comme dans toute la France dans les quartiers populaires et les entreprises, il faut une autre orientation politique, une autre direction.

Marie-Georges Buffet peut encore décider de bousculer les choses pour être à la hauteur de la crise que la capitalisme va faire payer dans sa sauvagerie naturelle au monde du travail Il faut d’urgence un collectif unitaire de préparation du congrès, dépasser les logiques de clans, de courants et créer les conditions d’un congrès qui décoiffe pour faire vivre le PCF !

Cette analyse est basée sur les résultats de la direction nationale complétés par les 50 votes de PARIS XVeme refusée pour "cotisations inférieures à 5€" et par les votes du Rhône validés par la commission de transparence

manque encore deux départements (cantal et deux-sèvres)




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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 21:52


Source: http://www.granma. cu/frances/ 2008/octubre/ mier29/votacion- f.html


POUR LA DIX SEPTIEME FOIS CONSECUTIVE


Une majorité écrasante de

l’Assemblée générale de l’ONU condamne le blocus

 contre Cuba

 

NEW YORK – L’assemblée générale des Nations unies a adopté aujourd’hui à une écrasante majorité la résolution qui demande la levée du blocus étasunien contre Cuba, pour la 17e fois consécutive, rapportent les agences de presse.
 
Sur les 192 Etats-membres de l’assemblée, 185 ont voté en faveur tandis que trois ont voté contre (Les Etats-Unis, Israël et Palau) et que deux se sont abstenus (Iles Marshall et Micronésie). Par ce vote Cuba obtient une voix de plus que l’année dernière, quand 184 pays avaient voté en faveur de la résolution, quatre contre (Etats-Unis, Israël, Palau et les Iles Marshall) et une abstention (La Micronésie).
 
La résolution qui demande la levée du blocus a été adoptée 16 fois de suite, avec un soutien croissant qui va de 59 voix en 1992 à 185 d’aujourd’hui.
 
Avant le vote, le ministre cubain des Relations extérieures, Felipe Pérez Roque, est intervenu devant l’Assemblée où il a souligné les circonstances spéciales où se déroulait le nouveau vote de cette résolution, avec la crise économique que traverse le monde et, surtout, devant l’imminence des élections étasuniennes qui, selon le ministre, donneront un nouveau président qui « devra décider si le blocus est une politique qui a échoué ».
 
« Vous êtes seul, isolé », a déclaré le ministre, s’adressant au président George W. Bush. Le discours de Pérez Roque a été très applaudi par une partie de l’Assemblée.
 

 

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