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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 19:25

Démentis sur un rapport "secret" sur l'embuscade en Afghanistan

PARIS (Reuters)

  L'armée française et l'Otan démentent l'existence d'un rapport "secret" soulignant le manque de moyens des soldats français tombés dans une embuscade meurtrière le 18 août en Afghanistan.

Ce document, évoqué par un quotidien canadien et le journaliste Eric de Lavarène pour France Info, reprend des éléments déjà avancés il y a plusieurs semaines par le Canard enchaîné.

"Qu'il y ait un rapport global de l'Otan, il n'en existe pas, et qu'il contredise l'analyse que nous-mêmes nous avons faite et que nous avons rendue publique et qui est consultable sur internet, je le conteste, je le démens", a dit le porte-parole de l'état-major des armées françaises sur France Info.

Christophe Prazuck a souligné que de nombreux points évoqués étaient "inexacts" et que Paris s'était déjà expliqué à de nombreuses reprises sur ces informations, n'apportant aucun élément nouveau.

"Nous n'avons pas la moindre information que ça (ce rapport) existe", a déclaré de son côté un porte-parole de l'Alliance atlantique sur France Inter.

Il a précisé que ni le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, ni l'état-major n'avaient eu d'informations sur un sous-équipement des soldats français.

Selon le site Libération.fr, plusieurs journalistes couvrant l'Afghanistan ont reçu, par courrier électronique, quelques pages d'un document rédigé en anglais en provenance d'une source à l'intérieur du quartier général de l'Isaf (Force internationale d'assistance à la sécurité) à Kaboul.

Le journal canadien "The Globe and Mail" affirme s'être procuré une copie d'un document confidentiel donnant plus de détails sur les circonstances de l'embuscade au cours de laquelle dix soldats de l'armée française ont trouvé la mort.

D'après le quotidien, les soldats ont manqué de munitions après seulement 90 minutes de combat alors que les affrontements auraient duré près de deux jours, ce que des rescapés avaient déjà évoqué publiquement.

Le journal canadien poursuit en écrivant que les Français engagés dans ces affrontements ont rapidement perdu tout moyen de communication avec leur commandement, devant attendre de longues heures avant l'arrivée de renforts.

COMBATS RAPPROCHÉS

"Ceci est probablement dû au fait que la section française ne disposait que d'une radio", peut-on lire dans un extrait du texte, qui précise que l'appareil est tombé en panne peu après le début des combats.

Christophe Prazuck a souligné qu'il n'y avait eu qu'une courte interruption des liaisons "quand le radio a été malheureusement tué."

Selon "The Globe and Mail", le document souligne que les soldats ont été tués "lors de combats rapprochés", ce que l'armée française avait déjà confirmé, précisant qu'un militaire a été tué à l'arme blanche.

Le rapport mentionne également la présence de "tireurs d'élite" dans les rangs des taliban, "dont la précision était excellente."

Les autorités militaires françaises avaient déjà reconnu que les taliban étaient "mieux organisés" et "capables de mener des opérations militaires plus dures."

L'enquête de l'Otan avance deux hypothèses qui expliqueraient les circonstances de l'embuscade.

"Soit les forces de l'Isaf ont pénétré dans un village truffé d'insurgés. Et dans ce cas, les taliban se sont retirés vers des positions défensives à l'approche de l'Isaf, avant d'exécuter un plan soigneusement préparé."

"Soit les insurgés ont obtenu des renseignements sur l'itinéraire et la destination" des soldats, peut-on lire dans "The Globe and Mail."

Le document souligne par ailleurs l'attitude des forces gouvernementales afghanes, qui se sont enfuies à pied peu après le début des combats, "laissant sur place leur équipement militaire, en proie à l'ennemi".

Samedi, plusieurs milliers de personnes - 2.000, selon la police - ont défilé à Paris entre la place de la République et celle de Clichy pour dénoncer la présence de troupes françaises en Afghanistan.

Cette manifestation survenait à deux jours du débat prévu lundi à l'Assemblée nationale sur ce sujet.

Dimanche, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a dit ne pas douter de l'issue positive du vote des parlementaires.

"S'il y a bien un élément du consensus, c'est de dire 'nous ne pouvons pas partir de l'Afghanistan'. Nous ne sommes pas seuls, nous y sommes à 39 dont 25 pays de l'Union européenne", a-t-il dit sur Canal +.

Selon un sondage BVA pour Orange et L'Express rendu public mardi dernier, les Français sont à 62% opposés au maintien d'une présence militaire de la France en Afghanistan.




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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 20:27

Des pro-Morales fusillés au Pando

Bolivie. Arrestation d’un préfet de région après l’assassinat de paysans acquis au président.


De notre correspondant à La Paz
REZA NOURMAMODE



QUOTIDIEN : jeudi 18 septembre 2008

«Nous nous sommes dispersés, car nous étions sans défense, explique Rodrigo Melina, rescapé de la tuerie. Les gens se jetaient dans la rivière, et là c’était incroyable, ils ont mitraillé ceux qui essayaient de traverser.» Depuis le début de la semaine, les témoignages glaçants se multiplient et tous racontent comment un groupe de paysans fidèles au président Evo Morales, simplement armés de bâtons, est tombé, la semaine passée, dans une embuscade tendue par des hommes armés à 30 kilomètres de Cobija, capitale de la région amazonienne du Pando (nord de la Bolivie).


Fosse commune.


Déplacés dans la capitale par les autorités pour les mettre à l’abri, et rassemblés mardi dans les salons du Parlement, certains rescapés assurent même que de jeunes enfants figurent parmi les victimes. «Nous sommes arrivés à la rivière, raconte Claudia Alpire, paysanne indigène de la commune de Filadelfia, et là ils ont tué les enfants. Des enfants d’1 an, de 6 ans, et de 8 ans, qui pleuraient et suppliaient leurs mères pour qu’on ne les tue pas. Ils les ont d’abord battus et après ils leur ont tiré dans le dos. Ces enfants sont là-bas et je crois que les poissons les ont mangés.» Le gouvernement, qui estime que le carnage a fait au bas mot 15 morts, une trentaine de blessés et provoqué une centaine de disparus - certaines sources font état de 30, voire 100 victimes -, n’a pas encore confirmé la mort d’enfants alors que la recherche de corps se poursuit.


Une commission d’enquête de l’Assemblée bolivienne des droits de l’homme est déjà sur place, en attendant la venue d’organisations internationales. Pour Rodrigo Melina, les autorités locales sont impliquées : «Le responsable, c’est Leopoldo Fernandez [le gouverneur du Pando, ndlr], affirme-t-il. Nous avons vu des véhicules des autorités locales avec à l’intérieur plus de 30 hommes armés de fusils, de mitraillettes et de revolvers.» Les rescapés soulignent que de nombreux corps ont été récupérés par les auteurs de la tuerie pour être enterrés dans une fosse commune.


Accusé par le gouvernement d’être responsable du massacre et d’avoir engagé des mercenaires, dont des ressortissants brésiliens et péruviens, pour accomplir le sale boulot, le gouverneur Fernandez a été arrêté mardi à Cobija par les militaires, officiellement pour «refus de se soumettre à l’état d’urgence», avant d’être transféré à La Paz et détenu dans un endroit gardé secret.


Les événements du Pando ont été les plus violents de la semaine d’affrontements qui ont opposé les militants autonomistes aux partisans du président Morales. Et l’état d’urgence a été décreté par le chef de l’Etat, vendredi, dans cette région frontalière du Brésil et du Pérou.


«Il n’y aura pas d’impunité dans ce dossier»,
avait prévenu dès dimanche Sacha Llorenti, vice-ministre des Relations sociales, ajoutant même : «Leopoldo Fernandez aura droit à une sentence de trente ans de prison.» Visé par une instruction ouverte par le procureur général de la République pour «génocide dans sa catégorie de massacre sanglant», le préfet risque en effet une peine maximale de trente années d’emprisonnement, sans possibilité de libération anticipée.


Régime de terreur.


 
Agé de 56 ans, Leopoldo Fernandez a été député et sénateur du Pando de 1979 à 2005, avant d’être élu préfet. Au sein du parti Action démocratique et sociale (ADS), il a participé au retour au pouvoir de l’ancien dictateur militaire Hugo Banzer en 1997. Les opposants à Fernandez, également entrepreneur du secteur agro-industriel, l’accusent d’avoir instauré un régime de terreur à la solde des grands propriétaires terriens. Le Comité civique proSanta Cruz, principale organisation autonomiste, a réclamé hier la libération immédiate du gouverneur du Pando, sans pour autant mettre dans la balance une éventuelle rupture du fragile dialogue entre gouvernement et opposition.



http://www.liberation.fr/actualite/monde/352662.FR.php
© Libération
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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 20:15

Sémira Adamu rappelons-nous !

Il y a 10 ans, le 22 septembre 1998, mourrait Sémira Adamu, étouffée par un coussin maintenu sur son visage écrasé sur les genoux d'un gendarme lors de sa sixième et fatale tentative d'expulsion.

Jeune femme de 20 ans, elle avait fuit son pays, le Nigéria, pour échapper à un mariage forcé, coutume interdite en Belgique.  Elle s'était déjà réfugiée au Togo pour s'éloigner du sexagénaire dont elle aurait dû devenir la quatrième épouse.  Mais, arrivée en Belgique où elle demandait l'asile, celui-ci lui fut refusé.  Enfermée comme une coupable alors qu'il eut fallu la traiter comme une victime d'une violence subie en raison de sa condition de femme. 

Mais le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides a préféré ne pas la croire. 

La Convention de Genève, dans sa définition du "réfugié" ne prend pas en considération ce type de maltraitance des femmes.

Sémira dans sa lutte a été largement médiatisée et est rapidement devenue une figure emblématique.  Le cabinet du Ministre de l'Intérieur (Tobback) a voulu en faire un exemple et procéder absolument et le plus rapidement possible à un éloignement. Cinq tentatives avaient déjà eu lieu, lors de l'avant-dernière, le coussin avait déjà été utilisé. Pour l'ultime tentative 3 gendarmes bien préparés étaient prévus pour le vol, ils étaient entourés de 6 autres, dont un avec une caméra vidéo qui a filmé une grande partie du drame.  Il n'y avait ainsi pas moins de 9 gendarmes dans l'avion et 3 membres de la sécurité de la Sabena.

Sémira fut placée à l'arrière, les 6 gendarmes formaient écran autour d'elle.  Ses mains et pieds ligotés, elle a commencé à chanter à l'entrée des passagers.  Immédiatement les gendarmes lui ont mis le coussin devant la bouche, l'ont pliée en deux, lui poussant la figure dans le coussin sur les genoux d'un des gendarmes.  Après 10 à 15 minutes de maintient dans cette position et en se relayant tout en rigolant, les gendarmes se rendent compte qu'elle étouffait. A l'audience lors de son procès l'un des gendarmes raconte : " On ne voulait pas lui laisser la possibilité de se redresser sur son siège et de retrouver ses forces" (…)

"À un moment très important je l’ai entendu renifler ou haleter (snikken), j’ai cru qu’elle pleurait alors on a continué. (...)"

Le coma a été ensuite constaté.

Trois gendarmes ont été poursuivis, les faits ont été requalifiés en "coups et blessures involontaires" ce qui a permis à la justice de considérer les faits comme un "accident".  Un an avec sursis pour les 3 ex-gendarmes qui ont étouffé Sémira, leur supérieur : 14 mois.  NO COMMENT !

La commémoration ne revêt évidemment pas uniquement l'aspect "affectif" de la perte de Sémira.  Elle permet de se poser la question sur la situation aujourd'hui : l'usage du coussin n'est plus autorisé, mais les expulsions violentes continuent.  Les personnes sont littéralement ligotées, parfois traînées sur le tarmac, devant leurs enfants si nécessaire, maintenues avec force dans l'avion ….

Les expulsions se banalisent, les forces en présence se sentent de plus en plus à l'aise et invulnérables.  L'inhumanité n'est pas dénoncée, au contraire. Actuellement ce ne sont plus uniquement les comités de soutien qui sont accusés de porter la responsabilité ; même les citoyens qui se permettent simplement de manifester leur désapprobation dans l'avion sont malmenés et accusés.  Ils le sont tant par les services de sécurité des compagnies d'aviation que par les forces de l'ordre.

La SN Brussels va jusqu'à bannir lesdits passagers de ses vols !!

Et la situation générale des demandeurs d'asile n'est guère plus aisée, on le sait. 

A ce propos un parallèle peut être fait du traitement injuste du dossier de Sémira et celui de certains demandeurs d'asile actuellement. Ainsi, une demandeuse d'asile iranienne qui a fuit son pays en raison de maltraitance tant parce qu'issue d'un milieu d'opposition au régime iranien qui ne respecte pas les droits de l'Homme, mais également à cause de sa condition de femme se voit malgré tout refuser l'asile.  Ces critères ne semblent pas suffisants pour qu'elle puisse être accueillie dans notre pays. 

Mais quels sont alors les critères ?

Y en a-t-il ?  Ou sommes-nous dans le régime de l'arbitraire ?



septembre 2008
Geneviève Parfait

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 19:57

Les réunions régionales approchent.


Il est important que le plus grand nombre de signataires y participent, car notre action ne peut se limiter à la signature de la « Lettre ouverte » et nous devons entreprendre des actions concrètes.


Pour le moment, la mise en place de collectifs régionaux pour un front syndical de classe unitaire remporte la faveur de beaucoup de camarades, avec projet d’une réunion nationale des collectifs vers novembre-décembre sur Paris.


Bien évidemment, cette réunion nationale sera médiatisée (communiqué et conférence de presse) car notre démarche souffre cruellement de l’étouffement médiatique propre aux mouvements qui vont à l’encontre de la politique de Sarko/MEDEF et de ses accompagnateurs zélés (notamment les états-majors syndicaux de plus en plus illégitimes pour leur base).


A ce jour, ce sont principalement des militants CGT et FSU qui participent aux collectifs régionaux, mais chaque citoyen –même non syndiqué- y a sa place. C’est d’ailleurs l’occasion de se syndiquer (ou de se resyndiquer) pour infléchir activement, de l’intérieur, la dynamique nuisible de dirigeants syndicaux qui ne jurent que par la CES et la CSI.


Car nous avons tous besoin d’un vrai outil « syndicat » pour construire le « tous ensemble et en même temps » qui, seul, permettra de stopper la tornade que subissent 95 % des salariés, des retraités, des jeunes, des privés d’emploi.


 Les prochaines réunions régionales auront lieu :


 Le jeudi 18 septembre 2008 à 18h00 à LYON 69 pour
Rhône-Alpes (contact : n.chazalet@laposte.net ou didier.rousseau69@tele2.fr). Maison des Passages - 44, rue St-Georges - 69005 LYON (M° Vieux Lyon).


Le samedi 20 septembre 2008 à 14h00 à PARIS 75 pour
Ile de France (inscription obligatoire osemy75@hotmail.fr). Salle AGECA n° 8, 177, rue de Charonne (11ème), M° Alexandre Dumas. Une bonne vingtaine de participants à ce jour (il y a encore des places).

Le samedi 20 septembre 2008 à LABATUT 40 pour Aquitaine (contact : François PELLARIN au 06-87-55-27-26 ou au 05-58-35-45-18 - francois.pellarin@orange.fr). Une quinzaine de participants à ce jour, c’est pas mal mais il faut faire mieux.

 Le samedi 20 septembre 2008 à 17h30 à LAON 02 pour Picardie et Champagne-Ardenne (contact Olivier LEFEVRE au 06-07-88-01-55 - olivier.lefevre@snadgi-cgt-02.fr). A la Maison des associations, rue du Bourg (Laon Plateau).Une bonne dizaine de participants, mais la salle contient 70 places …

 

Pour signer la lettre ouverte : http://tous-ensemble.dyndns.org


Pour participer au forum des signataires : http://forum-tous-ensemble.dyndns.org

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 19:48

Le généreux coup de pouce de Le Pen à Dieudonné

François Vignolle, Azzedine Ahmed-Chaouch (avec Emmanuel Marolle) | 16.09.2008, 07h00


www.leparisien.fr


L’AMITIÉ n’empêche pas de faire des affaires. Le 11 juillet, Jean-Marie Le Pen devenait le parrain de la fille de Dieudonné. Ce rapprochement affectif entre le leader frontiste et l’humoriste s’est doublé, selon nos informations, d’un partenariat financier entre le parti politique du premier et la société du second quelques mois avant l’élection présidentielle de 2007.


Le Front national aurait versé quelque 60 000 € à Bonnie Production géré par Dieudonné M’Bala M’Bala, le vrai nom de l’artiste. Le contrat portait sur la location d’un espace, le Théâtre de la Main-d’Or dans le XI e arrondissement de Paris, propriété de Bonnie Production. Joint hier, le Front national n’a pas démenti cette information. « Nous avons formé à cet endroit des militants pour obtenir les cinq cents signatures de maires qui permettaient à Jean-Marie Le Pen d’être candidat pour ce scrutin », explique Jean-Michel Dubois, vice-trésorier du Front national. Le fantaisiste Dieudonné n’a pas souhaité confirmer cette information, soulignant seulement que la comptabilité de « sa société était saine ».


« Jeter l’argent par les fenêtres »


Ce type de transaction commerciale entre un parti et une société (impression de tracts, location de salle) est très fréquent et n’a rien d’illégal en soi. « La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ne nous a jamais épinglés sur ce contrat », insiste d’ailleurs Jean-Michel Dubois. Seulement, quelques cadres du parti frontiste s’interrogent sur le bien-fondé et le prix de cette prestation accordée à Bonnie Production. « Que le FN, criblé de dettes, engage plusieurs dizaines de milliers d’euros pour une location de salle alors que les militants auraient pu être formés au Paquebot (NDLR : siège historique du parti aujourd’hui mis en vente) , c’est jeter l’argent par les fenêtres », peste l’un d’eux.


Le Théâtre de la Main d’Or, d’une capacité de 200 places, est loué environ 2 000 € la journée (de 9 heures à 17 heures). Pour ce prix, la direction propose en plus un buffet campagnard et la présence d’un vidéo projecteur. Avec son budget de 60 000 € pour la formation des militants, le Front national aurait pu s’offrir la salle du Zénith et ses 6 000 places (environ 52 000 € ). Le FN n’a pas voulu préciser s’il avait loué la Main d’Or pour une journée ou plusieurs.

Le Parisien



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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 19:47

L'article suivant, signé "I.R.", est paru dans Informations Ouvrières, le journal du POI [ex-PT], n°11 [2405] de la semaine du 28 août au 3 septembre 2008:



"Il nous manque 70 à 80 signatures pour présenter notre candidat "

 

La réalité de l'indépendance de la LCR vis-à-vis du PS



L'Express [21 août] publie des extraits de la biographie consacrée à Olivier Besancenot par Eric Hacquemand, qui "dévoile quelques épisodes peu connus de l'ascension du porte-parole de la LCR". On y apprend, dans le détail, comment la LCR a marchandé auprès du PS les signatures de maires nécessaires à la candidature de Besancenot à la présidentielle en 2002. À la demande de la LCR, une première rencontre a lieu entre François Sabado, membre de la direction nationale de la LCR, et Jean-Christophe Cambadélis, dirigeant du PS. Sabado annonce la couleur: "Il nous manque 70 à 80 signatures pour présenter notre candidat".



"Je propose une dizaine de signatures, mais à condition qu'ils s'engagent."



À la question de Cambadélis, "Quel est notre intérêt d'aider un candidat d'extrême gauche dans cette campagne?", Sabado répond: "Besancenot pourrait, au deuxième tour, ne pas mettre sur le même plan Jospin et Chirac." Le livre cite Cambadélis: "J'envoie une note à Jospin et copie à François Hollande en leur présentant la demande de la LCR. […] Je propose une dizaine de signatures, mais à condition qu'ils s'engagent. […] Hollande m'appelle: "Ecoute, ne vas pas trop vite. Je suis d'accord… Mais à deux conditions: premièrement, Krivine doit m'appeler personnellement, moi, premier secrétaire" […]. Finalement, l'accord est concrétisé. Quelques jours plus tard, je déjeune avec Sabado […], voilà ce qu'il me propose: "Nous vous le promettons, Olivier fera une déclaration où il sera clair, sans pour autant donner une consigne de vote. Mais ce sera clair, compréhensible, c'est normal… Sur le fond, nous ne mettons pas sur le même plan Jospin et Chirac"." "Finalement, ils se mettront d'accord sur 14 signatures", conclut L'Express… et la LCR appellera à voter Chirac au deuxième tour.

  

 

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 19:35
Cameroun 1958, la guerre cachée de la France


Il y a tout juste cinquante ans, Ruben Um Nyobè, leader de l’Union des populations du Cameroun, tombait sous les balles françaises. La répression menée contre le mouvement indépendantiste fera des dizaines de milliers de victimes.

FANNY PIGEAUD



QUOTIDIEN : mercredi 17 septembre 2008

Elles sont trois au centre de l’image : trois têtes posées sur le sol. Trois têtes de jeunes hommes au visage tuméfié. Cette photo est l’un des rares témoignages subsistant, aujourd’hui au Cameroun, de la répression impitoyable menée par l’armée coloniale française contre l’Union des populations du Cameroun (UPC) et son leader, Ruben Um Nyobè, abattu il y a tout juste cinquante ans, le 13 septembre 1958.


La guerre contre ce parti politique, qui réclamait l’indépendance, a duré près de quinze ans et fait, selon les estimations, plusieurs dizaines de milliers de morts, voire des centaines de milliers de victimes. Mais elle fait l’objet d’un gros trou de mémoire en France et au sommet de l’Etat camerounais.


C’est en 1948, dans le milieu syndical de la cité portuaire de Douala, que l’UPC a vu le jour. Le pays est alors coupé en deux : d’abord colonie allemande, il a été placé en 1919 par la Société des Nations sous la tutelle française pour sa partie orientale, et britannique pour sa partie occidentale. Rapidement, les revendications de l’UPC - indépendance et réunification - deviennent extrêmement populaires, en particulier dans l’ouest et le sud du pays, les pays bamiléké et bassa, qui ont particulièrement souffert du système de prédation et du travail forcé imposés par les Allemands, puis les Français. La personnalité exceptionnelle de Ruben Um Nyobè, intellectuel intègre, humaniste et pacifiste, joue beaucoup : «Mpodol» («celui qui porte la parole des siens», en langue bassa), comme le surnomment ses partisans, jouit d’une formidable aura.


Pour plaider la cause nationaliste, Um Nyobè se rend à trois reprises au siège de l’ONU à New York. Mais si les autorités françaises envisagent l’indépendance du Cameroun, elles ne veulent pas confier les rênes du pouvoir à l’UPC. Elles dispersent violemment ses manifestations et ses réunions et elles finissent par l’interdire en juillet 1955. Les leaders du mouvement choisissent alors la clandestinité ou l’exil. Acculée, l’aile radicale du parti décide de répondre à la violence par la violence : elle prend le maquis dans le sud du pays, y installe une administration parallèle, et se lance dans des actions de guérilla. En retour, les autorités coloniales imposent un régime de terreur. Sous la direction du haut-commissaire du Cameroun de l’époque, Pierre Messmer, elles utilisent les méthodes alors en cours en Algérie : traqués, présentés comme des «terroristes», les «upécistes» sont infiltrés, arrêtés, torturés, déportés, assassinés, décapités. Des dizaines de villages sont rasés, d’autres bombardés au napalm, leurs populations sont déplacées, regroupées dans des camps pour couper les «maquisards» de leur soutien populaire. La répression cible en particulier l’ethnie bassa, principal vivier de la rébellion.


«Des machettes contre des armes automatiques»


«Il y avait un couvre-feu à partir de 20 heures. L’armée encerclait alors le quartier et on entendait des coups de feu d’intimidation jusqu’au matin. Comme les balles traversaient parfois les maisons, nous dormions sous nos lits»
, se souvient Raphaël, un habitant de Douala. «Tous les matins, on trouvait des têtes coupées exposées sur les trottoirs : elles étaient destinées à effrayer les gens et leur dire "ne rejoignez pas le maquis, vous finirez comme eux"», témoigne la journaliste Henriette Ekwé, alors enfant. Dans le maquis aussi, la vie est infernale : «C’était une guerre asymétrique : nous n’avions que des machettes à opposer aux armes automatiques de l’armée française. En forêt, où nous vivions, nous n’avions rien à manger» , se souvient un ancien résistant.


En France, ces événements passent quasiment inaperçus : la presse est préoccupée avant tout par la guerre d’Algérie. Surtout, très peu d’informations filtrent du Cameroun, parce que «c’était une guerre de professionnels», sans appelés du contingent, contrairement à l’Algérie, souligne l’historien français Gabriel Périès. D’ailleurs, la France n’a officiellement jamais été en guerre au Cameroun et le corps expéditionnaire y a été «envoyé pratiquement dans une semi-clandestinité», ajoute Périès.


En 1958, le refuge d’Um Nyobè est découvert. Il est tué alors qu’il tente de s’enfuir. Son corps, ensanglanté et défiguré, est enterré à la va-vite par les autorités coloniales et recouvert d’une dalle de béton.


Le Cameroun accède finalement à l’indépendance en 1960. Mais il reste sous l’étroit contrôle politique et économique de la France et du M. Afrique de De Gaulle, Jacques Foccart, qui impose à sa tête le président Ahmadou Ahidjo. Ceux qui dirigent ainsi l’Etat camerounais «n’ont jamais combattu pour l’indépendance mais ont été contraints de l’accepter» , souligne l’historien Emmanuel Tchumtchoua, qui note que «l’indépendance n’a pas mis fin à l’injustice et à la discrimination du régime colonial». L’UPC poursuit la lutte de libération dans l’Ouest, en plein pays bamiléké, via sa branche armée, l’Armée de libération nationale du Kamerun (ALNK). Ahidjo la combat sur le mode de la politique de la terre brûlée et avec l’aide active de l’armée française, qui est restée sur place jusqu’en 1964 pour former son homologue camerounaise. Les deux Maurice, Delaunay et Robert - des proches de Foccart -, supervisent la liquidation des maquis «upécistes» avec le chef des services camerounais, Jean Fochivé. «Dans chaque village, il y a eu de nombreux morts», raconte un journaliste originaire de l’Ouest, Denis Nkwebo, du quotidien privé le Jour. «Seize membres de ma famille ont été exécutés le même jour. On n’a jamais su ce qu’on leur reprochait.» Des bandes de pillards se mêlent aux rebelles et sèment la confusion. Le village de Badenkop, siège de l’état-major de l’ALNK, a été «complètement vidé» de sa population et incendié. Comme plusieurs centaines de milliers d’autres, ses habitants ont été parqués dans un camp pendant quatre ans. «Seules deux ou trois personnes étaient autorisées à sortir chaque jour du camp» , raconte un habitant.


C’est en 1971 que la guerre prend officiellement fin avec l’arrestation d’Ernest Ouandié, dernier chef de l’UPC, exécuté sur la place publique de la ville de Bafoussam. Mais les autorités continuent à entretenir un climat de terreur. «Jusqu’au début des années 90, on ne pouvait pas prononcer le nom d’Um Nyobè et de l’UPC. Sinon, on disparaissait», explique Samuel Mack-It, actuel président d’un parti héritier de l’UPC, non reconnu légalement. La chape de plomb n’a été levée que très furtivement en 1991, avec l’instauration d’un semblant de démocratie. Par calcul politique, le président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, «réhabilite» tout à la fois Ahmadou Ahidjo, condamné à mort par contumace en 1984, Ruben Um Nyobè, Ernest Ouandié et un autre responsable de l’UPC, Félix Moumié, mort empoisonné à Genève en octobre 1960, apparemment par les services secrets français. Mais Biya veille surtout à phagocyter ce qui reste de l’UPC.


«Comme si le pays n’avait pas d’histoire»


Aujourd’hui, la guerre qui a ensanglanté le Cameroun, tout comme le nom d’Um Nyobè et de ses camarades, sont rarement évoqués. Il n’existe aucun monument pour rappeler leur combat. Ils ne sont que brièvement mentionnés dans les manuels d’histoire. Cette indifférence vis-à-vis des héros de l’indépendance fait du Cameroun «un cas à part en Afrique» , souligne l’historien Tchumtchoua. «Il y a en réalité deux mémoires en conflit : celle, idéalisée, de l’UPC, et celle que veut fabriquer le pouvoir pour se maintenir. Selon cette dernière, les "upécistes" n’étaient rien d’autres que des bandits.» Quant à ceux qui ont survécu à cette période, «ils ont du mal à raconter, et ceux qui racontent un peu ne le font pas avec sérénité. Les plaies sont encore béantes. Beaucoup sont encore traumatisés et ont peur» , observe Henriette Ekwé.


Résultat, la jeunesse camerounaise ne sait pas grand-chose de ces années sombres qui ont pourtant orienté la suite du parcours du pays. «C’est comme s’il n’y avait pas d’histoire, or un pays sans histoire est comme une maison sans fondations» , déplore un ancien résistant, qui, comme les autres, vit aujourd’hui dans la misère.


«La période propice à l’émergence de notre conscience est en train d’arriver»
, estime cependant Tchumtchoua. «Tout se dira alors. On aura certes perdu des détails, mais l’histoire ne peut pas s’effacer. Il y a des mécanismes pour garder le souvenir : des berceuses et des chants évoquent d’une manière indirecte cette période.» Déjà, une petite association composée d’anciens upécistes, de veuves et d’orphelins de résistants, l’Association des vétérans du Cameroun (Asvecam), a vu le jour, en 2005 à Douala, pour «poser le devoir de mémoire». «Nous voulons faire comprendre aux jeunes qu’il y a eu des hommes de cœur, des altruistes qui se sont mis au service de leur pays sans attendre de manière immédiate une récompense ou une compensation», explique un de ses membres. Mais pour que les jeunes puissent se référer à ces figures, «il faut faire leur deuil, ce qui n’a jamais été fait : on ne les a pas enterrées, ni pleurées comme il le fallait, rappelle Tchumtchoua. Um Nyobè et Ouandié n’ont pas été inhumés selon les rituels traditionnels. Au contraire, on s’est acharné sur leurs cadavres, et en procédant ainsi, on leur a dénié le titre d’ancêtres. Ceux qui l’ont fait savaient ce qu’ils faisaient. » Rien ne se fera probablement sous le régime Biya, qui n’est que «le prolongement du régime néocolonial d’Ahidjo», souligne Henriette Ekwé. «D’autant que des responsables actuels de l’armée ou de la police ont été de grands tueurs dans les années 60.» Ce n’est probablement pas non plus le pouvoir actuel qui demandera à la France de «reconnaître les massacres qu’elle a commis au Cameroun», déplore le président de l’Asvecam, Mathieu Njassep, ancien secrétaire d’Ernest Ouandié. Pourtant, «les responsabilités doivent être établies» , plaide-t-il. Nous reconnaissons, nous, que certains de nos camarades ont fait des choses qui n’étaient pas correctes. Chaque partie doit assumer sa part de responsabilité.» Mais en France le black-out est total. «C’est incalculable le nombre de fois où nous nous sommes vus répondre, que ce soit par des personnes qui ont travaillé du côté de l’armée française, des services de renseignements ou des responsables politiques : "Mais il ne s’est rien passé au Cameroun !" Comme s’il y avait un pacte qui dit qu’il ne faut rien raconter. C’est assez troublant», témoigne Gaëlle Le Roy, auteure, avec Valérie Osouf, du documentaire Autopsie d’une indépendance (2008). Aucun militaire français présent dans le pays entre 1955 et 1964 n’a accepté de témoigner.


«Le fait qu’on ait utilisé des armes interdites comme le napalm explique aussi ce grand silence»
, renchérit Gabriel Périès. François Gèze, le directeur des éditions de la Découverte, prépare avec trois jeunes historiens, français et camerounais, un ouvrage sur la question qui complétera les rares écrits des historiens Richard Joseph et Achille Mbembe ou de l’écrivain Mongo Beti : «C’est une guerre secrète à tous les égards : elle n’est absolument pas documentée sur le plan historique.» Pourtant, «cette guerre "qui n’a jamais eu lieu" est dans les archives, souligne Périès. Mais si on ouvre réellement celles-ci, il y aura un problème : la destruction totale ou partielle d’un groupe social, d’une race ou d’un groupe ethnique [les Bassas et les Bamilékés, ndlr] est considérée comme un génocide et c’est un crime imprescriptible…» Peu de chance, donc, qu’elles soient rendues accessibles tant que certains acteurs impliqués sont en vie.

 



http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/352343.FR.php
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 19:22
Cinq ex-secrétaires d'Etat américains appellent au dialogue avec Téhéran


LE MONDE | 16.09.08 | 14h07  •  Mis à jour le 16.09.08 | 14h07


inq anciens secrétaires d'Etat américains, républicains et démocrates, ont appelé, lundi 15 septembre, à ouvrir le dialogue avec l'Iran plutôt que d'envisager des options militaires pour qu'il cesse son programme nucléaire controversé.

 

"Franchement, les options militaires ne sont pas satisfaisantes. Nous ne voulons pas suivre cette voie", a déclaré Warren Christopher, qui a travaillé sous la présidence de Bill Clinton de 1993 à 1997. Outre M. Christopher, Colin Powell, Madeleine Albright, James Baker et Henry Kissinger se sont joints à cet appel au dialogue.


Cette prise de position intervient au moment où Washington a menacé, lundi, Téhéran de nouvelles sanctions, après la publication d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique qui affirme que l'Iran refuse de coopérer. "Nous appelons l'Iran à suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium et de retraitement, sans quoi les sanctions déjà décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies continueront à être appliquées et de nouvelles sanctions pourront l'être", a dit un porte-parole de la Maison Blanche. - (AFP.)

Article paru dans l'édition du 17.09.08
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 19:12

La Fed vole à la rescousse de l'assureur AIG

NEW YORK (Reuters)

  La Réserve fédérale américaine (Fed) a autorisé mardi la Fed de New York à accorder un prêt de 85 milliards de dollars au géant de l'assurance AIG pour le sauver d'une faillite.

La Fed précise que le prêt-relais garanti porte sur deux ans et prévoit une prise de participation du gouvernement à hauteur de 79,9% du capital.

L'Etat disposera en outre d'un droit de veto sur le paiement des dividendes aux actionnaires prioritaires en vertu de cet accord qui a reçu, précise la Fed, l'aval du département du Trésor.

Dans son communiqué, la Fed explique que le placement en faillite désordonnée d'American International Group "aurait ajouté aux niveaux déjà significatifs de fragilité des marchés financiers" et aurait pu avoir des conséquences néfastes pour l'ensemble de l'économie.

De fait, ce prêt devrait permettre, ajoute l'autorité financière, la cession de certaines activités par AIG dans un cadre plus favorable que celui d'une faillite.

L'opération sera garantie par la totalité des actifs d'AIG et ceux de ses filiales et la Fed sera remboursée lors de la revente d'actifs.

L'annonce de la Fed met un terme à une journée particulièrement turbulente pour AIG et à une succession d'informations contradictoires qui ont conduit son action à faire du yo-yo en séance et en après-Bourse.

Le titre avait touché en séance un plus bas de 1,25 dollar après que la chaîne de télévision CNBC eut rapporté que le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson restait apparemment opposé à l'usage d'argent public pour renflouer les établissements financiers en difficulté.

Mais l'action avait réduit ses pertes et clôturé en baisse de 21,22% à 3,75 dollars, lorsque l'agence Bloomberg avait évoqué une intervention potentielle de la Fed. En après-Bourse, l'action AIG avait pourtant ensuite rechuté de 48% à l'évocation par la presse d'un placement du groupe sous tutelle.

DES ACTIFS PROFITABLES

Selon le New York Times, AIG avait commencé à préparer une demande de placement sous la protection du droit des faillites, en faisant appel au cabinet juridique Weil Gotshal.

Mais le gouverneur de New York, David Paterson, estimait sur CNN que les États-Unis ne pouvaient se permettre de laisser AIG faire faillite, au lendemain d'un premier accord lui ouvrant l'accès à 20 milliards de dollars de liquidités.

Cet arrangement permettait essentiellement à l'assureur de se prêter à lui-même 20 milliards de dollars par transfert de ressources de filiales vers la société-mère.

AIG a subi 18 milliards de dollars de pertes au cours des trois derniers trimestres, liées à des garanties sur des dérivés de créances immobilières. Il a terminé le mois de juin avec un actif de 1.050 milliards de dollars.

Moody's Investors Service a réduit lundi sa note de deux crans, de Aa3 à A2, et Fitch Ratings a également réduit de deux crans, de AA- à A.

Ces déclassements impliquent que les associés en affaires d'AIG peuvent exiger de lui 14,5 milliards de dollars de garanties (collatéral) supplémentaires.

Cela pourrait aussi se traduire par la dénonciation de certains contrats avec l'obligation de payer 5,4 milliards de dollars, suivant un document remis à la Bourse le mois dernier.

AIG dispose de plusieurs actifs profitables qu'il pourrait vendre, dont l'assurance vie, l'assurance des biens et des personnes et le crédit-bail aéronautique.

Cette dernière activité, numéro deux mondial du secteur, pourrait susciter l'intérêt de la Chine ou de fonds souverains de pays pétroliers, ont estimé mardi des analystes et dirigeants du secteur aéronautique, mais risquent d'être hors de portée des concurrents du secteur.



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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 20:02

Déclaration de la Ligue Internationale des Travailleurs - Quatrième Internationale

Bolivie

Mettons en échec l'offensive
de l'extrême droite de la Media Luna !

  La Bolivie vit des moments de tension énorme sous l'action violente et de grande envergure de groupes armés de droite. Il s'agit des soi-disant Comités Civiques des quatre départements de la « Media Luna » (Santa Cruz, Tarija, Beni et Pando) et de l'Union de la Jeunesse de Santa Cruz.

Ces groupes sont descendus dans la rue, ont occupé quelques installations de gaz et des gazoducs et les ont fait exploser, ont occupé des bâtiments publics, poursuivent et terrorisent des dirigeants syndicaux et populaires et sont arrivés à attaquer des colonnes de paysans, provoquant la mort de quatorze d'entre eux et des dizaines de blessés.

Les bandes de l'extrême droite ont un objectif clair : s'assurer le pouvoir dans les départements de la Media Luna, en imposant par la force leur contrôle total sur cette partie du pays. Dans l'immédiat, ils veulent obliger le gouvernement à suspendre le referendum convoqué par Evo Morales concernant le projet de nouvelle Constitution, approuvé par l'Assemblée Constituante, et le révoquer

Ce secteur bourgeois d'extrême droite a beaucoup de caractéristiques fascistes : il utilise des méthodes de guerre civile contre le mouvement ouvrier, paysan, indigène et populaire ; il est profondément raciste et distille une haine brutale contre la majorité indigène du pays ; il est dirigée par le secteur bourgeois le plus puissant du pays, qui essaye de monopoliser les recettes du gaz , et il mobilise des secteurs de masses de la classe moyenne et de la petite bourgeoisie contre les masses populaires.
Les actions de cette extrême droite cherchent à terroriser le mouvement de masses, le paralyser et imposer leurs objectifs par la force, contre la volonté populaire manifestée à travers la lutte et dans les élections.

La bourgeoisie et la droite de la Media Luna se cachent derrière l'exigence d'un supposé « droit d'autonomie », avec laquelle elles menacent même de diviser le pays.

Ce faux droit d'une « autonomie » réactionnaire et pro-impérialiste n'a réellement d'autre prétention que de pouvoir brader les richesses naturelles de la région directement à l'impérialisme et aux pays les plus forts du continent, comme le Brésil, en se réservant une tranche du butin plus grande que celle obtenue actuellement, puisque la bourgeoisie de la Media Luna ne devrait plus répartir cette tranche avec la bourgeoisie de La Paz. En même temps, elle se débarrasserait ainsi de « l'Altiplano pauvre » et ses « masses rebelles ».

Derrière ce mouvement d'extrême droite, il y a la main de l'impérialisme yankee qui a stimulé tout le processus par le biais de son ambassadeur, Philip Goldberg.

Quelques jours avant les attaques, ce monsieur a reçu les principaux chefs des Comités Civiques de la Media Luna pour examiner et approuver leurs actions meurtrières.

L'intérêt de l'impérialisme est de garantir, à tout prix, le contrôle d'importantes réserves d'hydrocarbures et, en même temps, de mettre un terme au processus révolutionnaire bolivien, une référence pour toute l'Amérique latine.

Pourquoi l'extrême droite se fortifie-t-elle ?

C'est un fait que l'extrême droite, avec ses méthodes fascistes, se développe de façon accélérée. Elle contrôle une partie du pays, menace la production de gaz (la richesse la plus importante de la Bolivie) et est en train de s'imposer face à l'impuissance ou l'inaction du gouvernement.

Comment est-il possible que cela a lieu dans un pays qui a vécu, durant ces dernières années, deux révolutions qui ont renversé des gouvernements de droite (la dernière, il y a seulement trois ans) ? Comment ce mouvement peut-il avoir tant de force dans un pays où, il y a moins de deux mois, le président a obtenu presque 70% des voix pour confirmer son mandat dans un referendum révocatoire ?

La seule explication possible est la politique de conciliation du gouvernement.

Le gouvernement d'Evo Morales refuse de réprimer le mouvement d'extrême droite et de mobiliser les masses contre lui, alors que tout récemment il n'a pas hésité à réprimer durement la lutte des mineurs de Huanuni en défense de leurs pensions et d'autres exigences, en tuant plusieurs travailleurs dans cette répression.

A tout moment, Evo cherche des accords ou des pactes avec la bourgeoisie de la Media Luna pour gouverner le pays conjointement. Il refuse d'envoyer des troupes à tous les Départements pour récupérer les bâtiments publics occupés, sous prétexte de « ne pas verser de sang ». Il accepte même de céder aux exigences de l'extrême droite dans des questions comme le referendum sur la Constituante ou les impôts.

Avec cette politique, Evo laisse le terrain ouvert pour que l'extrême droite, à travers l'action directe, se fortifie de plus en plus, en occupant le vide de pouvoir laissé par le gouvernement. Qui plus est, il paralyse et démoralise une possible réaction des masses, qui seraient la seule force capable de faire face à l'extrême droite et de la mettre en échec.

On ne discute pas avec ceux qui utilisent des méthodes fascistes !

Il faut les mettre en échec par la force !

Il n'y a pas de conciliation possible avec un secteur qui cherche à écraser la classe ouvrière, les paysans et les indigènes, qui cherche à les soumettre, par la terreur, à la même situation de misère et de surexploitation dans laquelle ils ont vécu pendant cinq cents ans, et de laquelle ils cherchent à se libérer.

L'extrême droite, qui utilise des méthodes fascistes, ne comprend qu'un langage : celui de la force. Plus aucune conciliation ! Nous exigeons que le gouvernement et l'armée répriment et mettent en prison les groupes d'extrême droite qui occupent des bâtiments publics ! Les installations de gaz sont un patrimoine du peuple bolivien : prison pour les membres de l'extrême droite qui les occupent et y pratiquent le sabotage ! Jugement et châtiment pour les assassins de paysans ! Dissolution immédiate et mise hors la loi de l'Union de la Jeunesse de Santa Cruz et des Comités Civiques! Non à la partition de la Bolivie !

Que la COB se mette à la tête d'un Front Unique d'ouvriers, de paysans et de secteurs populaires pour mettre en échec l'extrême droite !

Toutefois, vu leur façon d'agir face aux multiples agressions, il n'y a aucune garantie que le gouvernement d'Evo et l'armée veuillent faire face aux groupes de la droite organisée et les mettre en échec. Il n'y a que la classe ouvrière, à la tête des masses paysannes, indigènes et populaires, qui peut le faire.

Il faut reprendre la tradition glorieuse des mineurs dans la Révolution de 1952, dans les mobilisations de 1985 et dans les soulèvements victorieux de 2003 et 2005, quand les ouvriers et les secteurs populaires ont fait face à la répression armée dans la rue et l'ont mise en échec.

Nous saluons l'appel de la Réunion élargie de la COB à une Marche Nationale pour 16 septembre et l'exigence à Evo d'ouvrir un procès de responsabilité et de décréter la prison pour les gouverneurs de la Media Luna et la direction des Comités Civiques, ainsi que la décision de préparer une Réunion élargie de la COB à Santa Cruz.

Mais il faut aller plus loin. La COB doit faire un appel à tous les syndicats, aux organisations paysannes, populaires et démocratiques, à former un grand Front Unique pour faire face à l'extrême droite au moyen de l'action directe.

On ne peut pas faire face à ces groupes de droite seulement avec des mots ou des manifestations publiques. Il faut se défendre de ces bandes en utilisant des méthodes d'action directe dans la rue. Il est urgent que les syndicats et les organisations paysannes organisent des milliers de groupes d'autodéfense parmi les mineurs, les paysans, les ouvriers des usines et les secteurs populaires. Nous exigeons que le gouvernement soutienne ces groupes et leur donne les moyens pour se défendre des bandes d'extrême droite.

La COB et les organisations paysannes, populaires et indigènes doivent appeler à la grève générale, accompagnée d'une grande mobilisation nationale de masses pour mettre en échec la droite. Cette convocation à la mobilisation devrait inclure de manière explicite un appel à la classe ouvrière et aux secteurs populaires des départements de la Media Luna à se soulever contre la bourgeoisie et les propriétaires fonciers qui les exploitent et les oppriment directement. Seulement la classe ouvrière et les exploités de la Bolivie peuvent unir le pays contre la bourgeoisie divisionniste.

Seulement en reprenant les mobilisations, est-il possible de faire valoir l'« Agenda d'octobre » qui propose de combattre pour l'expropriation des propriétaires fonciers de l'Est bolivien, pour la terre aux paysans et aux indigènes, et pour une véritable nationalisation du gaz et de l'industrie minière, sans indemnisation aux entreprises impérialistes.

Tout le soutien au peuple bolivien, pour mettre en échec la menace fasciste !

Le mouvement ouvrier du monde entier, principalement de l'Amérique latine, les paysans et les indigènes de notre continent, les étudiants et tous les peuples qui combattent contre l'impérialisme, ne peuvent pas abandonner le peuple bolivien à son sort.

Il est urgent que toutes les organisations sociales se prononcent le plus rapidement possible pour répudier les actions violentes et les tentatives putschistes de la bourgeoisie d'extrême droite de la Media Luna. Il est impérieux de faire parvenir notre solidarité à la classe ouvrière et les secteurs populaires de la Bolivie par le biais de ces organisations.

Faisons une grande campagne de solidarité, qui les aide à faire face aux forces d'extrême droite et à les mettre en échec !

SI de la LIT-QI

le 13 septembre 2008

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