Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 14:19

Netanyahu affirme que le Hamas poursuit ses tirs à Gaza (Reuters)

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche sur CNN que le Hamas violait la trêve humanitaire de vingt-quatre heures qu'il prétend avoir acceptée.

« Le Hamas n'accepte même pas son propre cessez-le-feu, il continue à tirer sur nous alors que nous parlons », a-t-il dit. Israël « prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son peuple », a ajouté Benjamin Netanyahu.

En milieu de journée, le Hamas avait annoncé avoir accepté une trêve humanitaire de vingt-quatre heures dans la bande de Gaza à compter de 14 heures (11 heures GMT).

La veille, la branche armée du mouvement de la résistance islamique avait pourtant rejeté une telle trêve acceptée par les israéliens et avait repris ses tirs en direction de l'état hébreu. En conséquence, l’armée israélienne a repris dimanche matin ses opérations militaires.

« En réponse à une intervention de l'ONU et en prenant en compte la situation de notre peuple et les fêtes de l'Aïd, les factions de la résistance ont accepté de soutenir une pause humanitaire de vingt-quatre heures à compter de ce dimanche à 14 heures », avait déclaré à Reuters Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas.

A 14 heures (11 heures GMT), des tirs d'artillerie pouvaient encore être entendus à Gaza et les sirènes de l'alerte aérienne retentissaient dans le sud de l'état hébreu.

Une première trêve humanitaire était entrée en vigueur samedi matin à 8 heures (5 heures GMT) pour une durée initiale de douze heures. Israël avait ensuite prolongé ce cessez-le-feu de quatre heures, jusqu'à minuit, puis de vingt-quatre heures, jusqu'à ce dimanche à minuit.

Mais le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, avait rejeté cette proposition, exigeant le retrait des soldats israéliens de l'enclave palestinienne.

« FORCE ACCRUE »

A la suite de tirs de plusieurs roquettes, les chars et les pièces d'artillerie de l'armée israélienne sont de nouveau entrés en action dimanche matin notamment dans la ville de Gaza, où le ballet des ambulances a repris. Une dizaine de morts supplémentaires ont été signalés côté palestinien après la reprise des bombardements.

« A la suite des tirs incessants de roquettes du Hamas pendant toute la durée de cette fenêtre humanitaire, qui avait été acceptée pour le bien de la population civile à Gaza, l'armée va reprendre ses opérations aériennes, navales et terrestres dans la bande de Gaza », avait annoncé l'armée israélienne dans un communiqué diffusé vers 10 heures (7 heures GMT).

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit réunir son gouvernement dans la journée pour décider de la suite des opérations engagées le 8 juillet et prolongées dix jours plus tard par une intervention terrestre, la première dans la bande de Gaza depuis l'hiver 2008-2009.

« Après ce que nous avons vu ce matin, il est clair que nous devons reprendre les combats avec une force accrue », a dit le ministre des communications, Gilad Erdan, à la radio de l'armée israélienne.

Le Hamas a déclaré de son côté que des roquettes avaient été tirées dans la matinée en direction des villes de Tel Aviv et Ashdod. Aucune victime n'a été signalée.

L'armée israélienne, qui a précisé que deux de ces roquettes avaient été détruites par le système de défense aérienne « dôme de fer », a annoncé qu'un soldat avait été tué par un obus de mortier dans la nuit de samedi à dimanche, portant à quarante-trois les pertes essuyées par l’armée israélienne. Trois civils, deux israéliens et un travailleur immigré thaïlandais, ont également péri dans des explosions de roquettes.

Côté palestinien, avec les nouveaux corps extraits des décombres samedi pendant la suspension des combats, le bilan est de plus de mille soixante morts, des civils pour la plupart, selon les autorités du territoire.

APPEL DU PAPE

Israël a déclenché l'opération « bordure protectrice » le 8 juillet pour mettre fin aux salves de roquettes tirées par le Hamas et les autres factions combattantes présentes dans la bande de Gaza.

D'abord limitée à des bombardements aériens et navals, l'opération est montée en puissance dix jours plus tard avec le déclenchement d'une phase terrestre dans l'objectif de localiser et de détruire le réseau de tunnels creusés sous Gaza pour mener des infiltrations en Israël, stocker des armes ou contourner le blocus du territoire.

Les puissances engagées dans une médiation avaient appelé samedi à Paris à prolonger le cessez-le-feu humanitaire.

John Kerry, le secrétaire d'état américain arrivé lundi dernier au Caire et qui multipliait depuis les navettes, a quitté Paris samedi soir pour regagner Washington.

Sur le fond, les positions d'Israël et du Hamas semblent plus inconciliables que jamais.

Le mouvement palestinien exige une levée du blocus imposé à la bande de Gaza par Israël mais aussi l'Egypte en préalable à tout accord de cessation des hostilités.

Les combats dans Gaza ont également des répercussions en Cisjordanie, où huit palestiniens ont trouvé la mort vendredi lors d'accrochages près des villes de Naplouse et Hébron, dit-on de sources médicales palestiniennes.

Le pape François s'est livré à un vibrant plaidoyer pour la paix dans le monde, lors de la traditionnelle prière dominicale de l'angélus place Saint-Pierre à Rome. Après avoir évoqué le centenaire de la première guerre mondiale, le chef de l'église catholique a dit que ses pensées allaient tout particulièrement aujourd'hui aux peuples du Proche-Orient, d'Irak et d'Ukraine.

A Paris, le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, a dénoncé « l’engrenage » de la violence et réclamé « d'urgence un réel cessez-le-feu et l'ouverture de négociations ».

Partager cet article
Repost0

commentaires