actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
Teresa Rodríguez rectifie la direction de Podemos et réitère ses conditions à Susana Diaz
Ciudadanos insiste pour dire qu'il ne donnera pas un chèque en blanc à la présidente.
Le Parti Populaire d’Andalousie lui reproche d’avoir convoqué des élections au parlement régional qui a besoin de stabilité quand maintenant elle ne peut même pas garantir son investiture.
Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) d’Andalousie dit que, s’il n’y a aucun accord, le vote pour les élections municipales du 24 mai 2015 sera un vote sanction pour tous.
Mardi 31 Mars 2015
La candidate de Podemos, Teresa Rodriguez, a insisté hier sur les trois conditions que sa formation a soumises à la présidente en fonction, Susana Díaz, pour discuter et faciliter son investiture.
Dans un commentaire posté sur son profil twitter, la députée européenne dit que Podemos ne peut pas soutenir « un gouvernement qui va à l'encontre des andalous ».
Cette manifestation de Teresa Rodriguez vient après que la secrétaire de la coordination exécutive de la maison mère, Àngela Ballester, ait indiqué que le paquet de mesures proposées par Teresa Rodríguez à Susana Diaz ne sont pas des « conditions » ni des « lignes rouges » pour faciliter son investiture, mais des « propositions », tout en notant que le dialogue est ouvert.
Ainsi, le parti a abaissé le niveau de la demande et se limite à assurer que ce qu’il a annoncé jusqu'ici sont des propositions et que la discussion peut continuer en fonction de la réponse des socialistes. « Nous n’avons pas fixé des lignes rouges » a ajouté Angela Ballester.
Teresa Rodriguez, quant à elle, a insisté sur la validité du document présenté jeudi à Susana Diaz avec les conditions de sa formation pour soutenir son investiture.
Parmi elles, se trouve la demande que les vice-présidents de la Junta Manuel Chaves et José Antonio Grin abandonnent leur fonction de député et de sénateur pour leur « responsabilité politique » dans les cas de corruption qui ont eu lieu pendant leur mandat. Le document considère également que les partis sont responsables du fait que l’argent du trésor public a été usurpé et qu'il a servi à financer les partis en question. Le document demande la réembauche de personnel dans l'éducation, la santé, l'égalité et la protection sociale à travers la réduction de toutes les charges des conseillers politiques. Le document appelle également toutes les banques qui ont un accord de coopération avec la Junta de s’engager à respecter les normes internationales concernant les expulsions, et à ce qu’il n’y ait aucune expulsion de la résidence principale sans relogement.
Podemos demande à ce que soit rendue publique la liste des conseillers politiques à la charge de la Junta et leurs salaires, afin de réduire considérablement leur nombre et les autres charges de la Junta.
Le porte-parole du PSOE au parlement andalou, Mario Jiménez, a averti hier que si les partis ne rendent pas possible « avec effet immédiat » un gouvernement dirigé par Susana Diaz, les citoyens sanctionneront certainement tous les partis dans les élections municipales du 24 mai 2015.
Pour sa part, le porte-parole parlementaire du Parti Populaire d’Andalousie, Carlos Rojas, a appelé la présidente en fonction à expliquer aux andalous les raisons pour lesquelles elle a convoqué des élections pour « obtenir une majorité pour approuver son budget il y a deux mois alors que maintenant elle ne peut même pas assurer sa propre investiture ».
Enfin, le candidat de Ciudadanos, Juan Marín, a réclamé le dialogue et la volonté de résoudre les problèmes et a averti Susana Diaz qu’il ne lui donnera pas « un chèque en blanc » sous forme d'abstention ou de soutien à son investiture pour « faire la même chose ».
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