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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 15:32

 

 

http://www.fnsac-cgt.com/article.php?IDart=1685&IDssrub=214

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-urgence-pour-le-spectacle

 

Urgence pour le spectacle

Culture en danger contre le coronavirus a lancé la pétition ci dessous adressée à Emmanuel Macron, Jean Castex et Roselyne Bachelot

Urgence pour le spectacle, pour la culture et pour ceux qui les font vivre 

Toutes les scènes de France sont fermées au public, la plupart depuis plus de six mois. Les cinémas ont refermé leurs portes. Artistes et techniciens du spectacle ne peuvent plus travailler. Les entreprises de spectacle sont à l'arrêt et tous leurs personnels craignent pour leur survie. Tous les secteurs sont touchés, la création elle-même mais aussi les prestataires et tous ceux qui concourent à la tenue des événements culturels ou festifs. Les auteurs et compositeurs dont les œuvres ne sont plus diffusées et à qui on ne commande plus rien sont sans ressources. Ils n'en meurent pas tous mais tous sont touchés.

Comment vivre sans exercer son art quand c'est le choix d'une vie ? Comment vivre en ayant perdu la moitié de ses revenus et en voyant l'avenir chaque jour plus sombre ? On a beau être dans le spectacle, il faut payer son loyer et remplir le réfrigérateur. Comment ne pas s'alarmer quand, faute d'avoir travaillé depuis de longs mois, les intermittents du spectacle n'ont plus accès aux indemnités journalières de sécurité sociale pour maladie ou pour maternité et quand ils voient la fin de l'année blanche accordée par le président de la république sans espoir de renouveler leurs droits à l'assurance chômage ?

La ministre de la culture, Roselyne Bachelot, a déclaré que « certaines activités professionnelles peuvent continuer dès lors qu'il n'y a pas de public. Concrètement, la création artistique continue de vivre. Les tournages, les répétitions de spectacle à huis-clos, les enregistrements et les captations des œuvres sans public sont tout à fait possibles ».

Après avoir versé des dizaines de millions d'euros aux entreprises de spectacle pour qu'elles puissent survivre à la crise sans avoir d'activité, il est temps de penser aux femmes et aux hommes qui donnent vie aux œuvres.

Permettons à tous les artistes, les techniciens, les compagnies, les groupes et les ensembles musicaux de reprendre le chemin des studios et des salles de spectacle, quand bien même elles demeurent fermées au public. Qu'on leur donne du travail, qu'on leur commande des créations, qu'on les paie et qu'ils génèrent comme à l'accoutumée leur protection sociale en cotisant aux différents organismes. Pendant cette triste crise, des milliers de spectacles et d’oeuvres peuvent se préparer pour demain. On les découvrira d'abord sur les plateformes en ligne avant qu'ils ne soient donnés en public dès que les conditions sanitaires le permettront. Comme ce sera nécessairement dans de petits lieux à cause de l’épidémie, il faudra des milliers de projets et d'équipes artistiques pour offrir à toute la population les concerts, les pièces ou les ballets dont elle aura été privée si longtemps.

Que l'état en premier lieu, mais aussi les régions, les départements et les villes, débloquent des fonds de toute urgence pour financer cette reprise du travail qui, à terme, permettra de donner des spectacles sur les scènes de tout le pays.

Il faut aussi sécuriser les droits collectifs. Les professionnels du spectacle ne demandent ici rien d'autre que ce qui doit être accordé à tous, travailler autant que possible pour vivre de son métier, alimenter la solidarité interprofessionnelle par ses cotisations et accéder à des droits sociaux lorsqu'on n'a plus d'emploi pour subvenir à ses besoins. La gravité de la crise économique et sociale provoquée par la situation sanitaire appelle plus que jamais le principe d'une indemnisation chômage sans condition pour tous ceux, intermittents ou pas, qui ont perdu leur emploi. 

Les caisses sociales des artistes et des techniciens doivent être renflouées. Les droits à l'assurance chômage, à la sécurité sociale, à la formation professionnelle, à la médecine du travail et aux congés payés doivent être garantis. L'année blanche durera beaucoup plus que ce qui était prévu. Tous les intermittents du spectacle, comme tous les travailleurs inscrits au chômage et empêchés de travailler, doivent voir leurs droits prolongés jusqu'à un an après la fin de la période d'impossibilité de travailler.

Premiers signataires

Christophe Alévêque, Samuel Churin, Pierre Dharréville, Nicolas Dubourg, Denis Gravouil

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